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« Une armée qui braque au lieu de défendre » : Crépin Mboli-Goumba épingle l’échec sécuritaire de Touadéra

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« Une armée qui braque au lieu de défendre » : Crépin Mboli-Goumba épingle l’échec sécuritaire de Touadéra

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Les leaders du BRDC ont tenu une conférence de presse ce jeudi 16 avril 2026 à Bangui. Crépin Mboli-Goumba a critiqué l’échec sécuritaire du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Pour le BRDC, le premier mandat avait commencé en 2016 avec de l’espoir. Dix ans plus tard, l’État n’a pas réussi à bâtir une armée républicaine capable de défendre le territoire national. La sécurité du pays repose encore sur Wagner, sur la MINUSCA ou sur des accords bilatéraux.

 

Crépin Mboli-Goumba a déclaré qu’il s’agit d’une armée qui braque au lieu de défendre. Une armée qui manque de moyens, qui a faim et qui n’est pas formée pour protéger l’intégrité du territoire. Le retrait progressif de la MINUSCA crée un vide que les groupes armés commencent à exploiter. La sécurité arrive seulement jusqu’à Boilly.

 

À Bangui, l’insécurité monte avec des braquages réguliers dans les différents arrondissements et leurs périphéries. Un policier a été enlevé puis exécuté pendant qu’il assurait son service dans les locaux de la police. Des tortures touchent les détenus dans les établissements pénitentiaires.

 

À l’est, la gestion de la milice azandée a contribué à détériorer la situation. À l’ouest, des corps décapités apparaissent sur des images.

 

L’opposition réunie au sein du BRDC réclame le dialogue politique.

 

Par Brahim Sallé

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Centrafrique : quand Touadéra trouve une raison pathétique pour battre campagne contre Anicet-Georges Dologuélé au second tour des législatives

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Centrafrique : quand Touadéra trouve une raison pathétique pour battre campagne contre Anicet-Georges Dologuélé au second tour des législatives

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’histoire politique mondiale vient d’enregistrer un fait pour le moins singulier dans la localité de Bohong, circonscription de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Alors que le second tour des élections législatives approche, le déploiement de l’appareil étatique a pris une tournure qui dépasse l’entendement habituel des fonctions républicaines.

 

L’événement est de taille par la qualité de ses invités, mais déroutant par son objet. Voir le chef de l’État, le président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre et une cohorte de ministres se déplacer en province est une opération lourde. Pourtant, ce voyage officiel visait à inaugurer la réhabilitation d’un bâtiment de trois salles de classe.

 

Il ne s’agit pas ici de la sortie de terre d’un nouveau complexe scolaire, mais de travaux de peinture et de toiture. Ce bâtiment existe déjà. Mieux encore, les élèves y suivent des cours depuis deux ans. Cette mobilisation totale du sommet de l’exécutif pour de simples finitions de rénovation indique une volonté de présence qui dépasse la simple gestion des affaires publiques.

 

Le choix de Bohong ne doit rien au hasard. Cette zone est le terrain de duel pour le second tour des législatives, où Anicet-Georges Dologuélé, figure de l’opposition, est le député sortant, candidat à sa propre succession. En investissant les lieux avec tout le décorum de la présidence, le pouvoir en place utilise les moyens de la République pour marquer son territoire.

 

Le paradoxe est total : cet établissement a été financé en partie par des leaders de l’opposition démocratique. En s’appropriant la cérémonie de réception de ces petits travaux, le régime tente de capter le crédit d’un projet qu’il n’a pas initié à l’origine.

 

Cette stratégie montre une confusion des genres. Le chef de l’État délaisse son rôle de garant des institutions pour devenir un acteur de terrain, agissant comme un soutien direct pour écarter un adversaire politique gênant.

 

Utiliser un prétexte administratif pour saturer l’espace médiatique et physique dans une circonscription clé est une méthode qui interroge sur l’équité de la compétition. À Bohong, ce ne sont pas deux candidats qui se mesurent, mais un opposant qui se retrouve face à l’ensemble du gouvernement réuni autour d’un pot de peinture. Cette mise en scène de la puissance publique pour des enjeux locaux restera gravée comme une méthode de contournement des règles de campagne habituelles.

 

Par Fortuné Boborang

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Le bilan de l’attaque du cortège de la mort de l’UPC et du MPC à Bowaye s’alourdit à 6 morts et 11 blessés

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Le bilan de l’attaque du cortège de la mort de l’UPC et du MPC à Bowaye  s’alourdit à 6 morts et 11 blessés

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le cortège de la mort de l’UPC et du MPC est revenu à Bowaye ce lundi 20 avril 2026 vers 15 heures. Après deux jours qu’ils ont passé sur place, le bilan humain et matériel s’alourdit   

 

En effet, les ex-rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique et du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique, devenus depuis quelques mois des russes noirs, c’est-à-dire des agents de sale boulots de Touadéra,  ont de nouveau envahi ce village de la préfecture de l’Ouham, situé à 70 km de Bossangoa.

 

Lourdement armés et circulant à moto, dès leur arrivée dans le village,  ils ont provoqué la fuite massive des habitants vers la brousse. C’était vers 15 heures. Durant 48 heures, les ex-rebelles ont occupé le village, provoquant un désordre total.

 

Le lendemain, mardi, des mercenaires russes basés à Nana-Bakassa ont rejoint leurs supplétifs de l’UPC et du MPC à bord de 13 motos. Selon les témoignages, ces mercenaires sont venus ravitailler les ex-rebelles en munitions avant que ces derniers ne poursuivent leurs exactions sur la population.

 

Durant tout le temps qu’ils ont passé sur place, le bilan définitif de ce passage est désormais connu : 6 personnes ont été tuées et 11 autres ont été blessées.

 

Parmi les victimes lâchement abattues, on compte une femme, un chef de quartier,  un guérisseur traditionnel, ainsi qu’un jeune civil du village.

 

Deux autres jeunes, de simples passants venant du village Benzambé, ont également été exécutés froidement alors qu’ils circulaient simplement à moto.

 

Après les avoir abattu, les ex-rebelles de l’UPC et du MPC ont récupéré leur moto. Mais la chose la plus grave encore, les ex-rebelles ont utilisé une méthode apprise des mercenaires russes : ils ont habillé les cadavres de ces deux civils avec des tenues militaires. Ces victimes ont ensuite été filmées pour faire croire qu’il s’agissait de combattants rebelles tués au combat. Ce maquillage des crimes vise à masquer la réalité des attaques contre des innocents.

 

Un départ après 48 heures de terreur.  Les assaillants ont finalement quitté le village dans la soirée du mercredi 22 avril 2026. Ce n’est qu’après leur départ que la population a commencé à revenir pour découvrir l’ampleur des dégâts. Les habitants ont dû procéder en urgence à l’enterrement des corps qui commençaient déjà à se décomposer en plein air, témoignant de la violence des faits.

 

Ce n’est pas la première fois que Bowaye est ainsi sacrifié. Depuis des années, le village subit les assauts des mercenaires russes. Aujourd’hui, ces derniers délèguent ouvertement ce sale boulot aux ex-rebelles de l’UPC et du MPC. Ces groupes agissent désormais comme des bras armés sur le terrain pour commettre des crimes contre l’humanité.

 

Si le gouvernement doute de la nature de ces exactions, il n’a qu’à envoyer des enquêteurs sur place. Ils constateront que les victimes n’étaient pas des rebelles, mais des citoyens ordinaires victimes d’une mise en scène criminelle. Pendant que Bangui ferme les yeux, ces criminels de haut rang continuent de terroriser l’Ouham sous la protection de leurs mentors russes.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Émile Gros Nakombo : le maire de Bangui qui joue les victimes pendant que sa ville croule sous les ordures et ses agents n’ont pas de salaires

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Émile Gros Nakombo : le maire de Bangui qui joue les victimes pendant que sa ville croule sous les ordures et ses agents n’ont pas de salaires

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis son éviction au début de la semaine de la mairie de Bangui, Émile Gros Nakombo multiplie les sorties médiatiques pour se présenter comme un homme injustement écarté. Un discours déjà entendu, mais qui laisse de côté l’essentiel : ce que les Banguissois ont vécu sous sa gestion pendant dix ans.

 

Dix ans à la tête de la mairie de Bangui, et Nakombo en fait un titre de gloire. Il cite d’une manière pathétique et imaginaire des contrats, des financements, des représentations sous-régionales, continentales, mondiales. Mais une question s’impose : où sont les résultats concrets pour les banguissois et les employés de la mairie? La capitale centrafricaine est aujourd’hui un vaste dépotoir à ciel ouvert. Les ordures s’accumulent dans les artères de la ville, les marchés débordent de déchets, et les quartiers, n’en parle pas. Dix ans de mandat pour ce résultat totalement nul.

 

Sur la question financière, Nakombo se drape dans une immunité morale qu’il s’est lui-même cousue. Il affirme que les contrôleurs ne l’ont jamais épinglé, que l’argent ne passe pas entre ses mains, qu’il ne cherche pas l’argent. Soit. Mais gérer une mairie ne se limite pas à éviter les détournements. Cela suppose aussi de livrer des services publics dignes de ce nom aux populations. Et sur ce terrain, le bilan parle de lui-même.

 

Ses agents, eux, ont une autre version de ces dix ans. Le maire qui se présente aujourd’hui comme victime d’une procédure irrégulière est le même qui a martyrisé son personnel pendant une décennie. Des salaires retenus, des agents humiliés, des décisions injustes prises depuis le bureau du maire sans recours possible. Le discours de la victime sonne creux quand on entend ceux qui ont travaillé sous ses ordres.

 

L’installation d’une mafia à la mairie de Bangui sous son mandat est un autre chapitre que Nakombo préfère ne pas ouvrir dans ses interviews. Un réseau opaque dont la présence au sein d’une institution municipale pose des questions sur la gouvernance réelle de la mairie pendant ces dix années.

 

Sur l’argument juridique, Nakombo n’a pas tort sur la forme. Un maire nommé par décret présidentiel ne peut théoriquement être écarté que par la même voie. Mais se réfugier derrière une technicité juridique pour esquiver le débat de fond, c’est précisément ce que fait un homme qui n’a pas de bilan solide à défendre.

 

Pour les banguissois, leur ville mérite mieux qu’un maire qui compte ses années de mandat comme des médailles tout en laissant la ville dans cet état chaotique.

 

Par Arsène Mbata

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Obo : un soldat FACA prémédite à mort un conducteur d’un véhicule

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Obo : un soldat FACA prémédite à mort un conducteur d’un véhicule

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Obo  , dans la préfecture du Haut-Mbomou, un conducteur assurant la liaison Mboki-Obo   a reçu des menaces de mort explicites d’un soldat des Forces armées centrafricaines après avoir refusé de transporter gratuitement leurs bagages.

 

Tout le monde en Centrafrique connaît bien le système de formalité qui existe sur les routes. Les militaires, policiers et gendarmes ont installé des barrières un peu partout dans le pays, et les usagers doivent verser une petite somme avant de continuer leur chemin. Que l’on voyage en moto, en voiture, en vélo ou à pied, il faut payer cette formalité d’usage.

 

Et la préfecture du Haut-Mbomou ne fait pas exception. Dans cette région de l’Est de la RCA, les barrières se trouvent également à Mboki, Zémio, Bambouti, Obo et dans d’autres localités. Les montants demandés changent selon les endroits et les jours, mais ils restent souvent très élevé dans cette zone.

 

En effet, le samedi dernier, un conducteur qui faisait l’aller-retour entre Mboki et Obo s’est arrêté à la sortie de Mboki. Un soldat lui a demandé service de charger gratuitement ses sacs de manioc et d’arachides pour les emmener jusqu’à Obo.

 

Voyant clairement les sacs, le chauffeur a répondu calmement qu’il payait déjà la formalité à chaque passage et que ces transports gratuits lui posaient problème : son véhicule avait moins de place pour les passagers payants, ce qui réduisait ses revenus et rendait plus difficile l’entretien de la voiture.

 

Le soldat est parti un moment, puis il est revenu accompagné de plusieurs collègues. Ils ont exigé que le chauffeur verse 10 000 francs CFA de formalité supplémentaire avant de passer.

 

Au même moment, un autre soldat, qui était de faction ce jour-là,  a pris la parole pour dire que le conducteur avait raison : demander à la fois un service gratuit et un paiement supplémentaire revenait à imposer une double charge.

 

Grâce à son intervention, le chauffeur a finalement payé 5 000 francs et a pu continuer sa route.

 

Une fois arrivé à l’entrée de la ville d’Obo, d’autres soldats attendaient déjà le véhicule et son conducteur. Ils avaient été informés par leurs collègues de Mboki et lui ont immédiatement réclamé 20 000 francs CFA de formalité. Ils lui reprochaient d’avoir refusé de rendre service aux militaires. Le chauffeur, surpris par cette nouvelle demande, n’a pas compris pourquoi le montant avait autant augmenté.

 

L’un des soldats s’est alors adressé directement au conducteur sur un ton menaçant : « Toi là, je te connais déjà. Si un petit bruit tombe ici à Obo, je sors mon arme, je me mets dans un coin et je profite du moment pour te tirer dessus et te tuer. Tu vas voir un jour. Il faut prier pour qu’il n’y ait pas de bruit qui tombe ici. Sinon je te tue. »

 

Le militaire a ensuite ordonné de fouiller le véhicule en accusant le chauffeur de transporter des armes destinées à des miliciens à Zandé. Face à ces menaces et à ces accusations, le conducteur est resté silencieux. Il a fini par donner 4 000 francs pour pouvoir poursuivre son trajet et ramener ses clients jusqu’à destination.

 

Les transporteurs qui travaillent chaque jour pour ravitailler les villes de la région subissent régulièrement ce genre de pressions de la part des éléments en uniforme.

 

Par Éric Nzapa

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Agression armée sur la route Kouki-Markounda : un blessé par balle

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Agression armée sur la route Kouki-Markounda : un blessé par balle

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une tentative de vol a fait une victime grave mardi dernier  entre Kouki et Markounda. L’attaque visait deux hommes à moto de retour du site minier Maxime.

 

En effet, l’agression a eu lieu à quelques kilomètres du chantier Maxime  alors que les deux motocyclistes venait juste de quitter ce chantier minier. Des hommes armés ont ouvert le feu sur l’engin pour obliger les passagers à s’arrêter. Les tirs visaient directement les deux usagers.

 

L’acte criminel a fait un bilan lourd. Le passager , derrière la moto est atteint d’une plaie grave au thorax. Actuellement hospitalisé, il reçoit les soins nécessaires à sa survie. Pendant ce temps, le conducteur, de son côté,  est indemne physiquement.

 

Les assaillants ont pris la fuite après avoir tiré. Cet événement prouve la dangerosité du trajet pour les gens qui risquent leur vie pour aller chercher leur pain sur des chantiers miniers dans la préfecture de l’Ouham ou ailleurs. Pour le moment, les auteurs de l’attaque courent toujours.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Louis-Marie Kogrengbo lance un appel pour le vote en faveur des femmes candidates au second tour des législatives

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Louis-Marie Kogrengbo lance un appel pour le vote en faveur des femmes candidates au second tour des législatives

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Secrétaire Général Exécutif du Syndicat ODSTC, Louis-Marie Kogrengbo, a adressé un message direct et engagé à tout le peuple centrafricain, aux travailleurs, aux organisations de la société civile et à toutes les forces vives de la Nation.

 

Dans son texte, il indique que sur les 90 députés déjà élus au premier tour des élections législatives, seulement 8 femmes ont obtenu un siège. En même temps, 14 femmes candidates continuent la compétition et participeront au second tour ce dimanche 26 avril 2026.

 

Louis-Marie Kogrengbo attire l’attention sur le risque d’une faible présence des femmes dans la future Assemblée Nationale de la 7ᵉ République, qui disposera de 144 sièges au total. Il estime que cette situation va à l’encontre des idées d’équité, de justice sociale et de démocratie participative défendues dans le pays.

 

Il refuse cette mise à l’écart des femmes et demande une présence équilibrée et juste au sein de l’institution. Selon lui, les femmes constituent des actrices importantes du développement, des piliers des communautés et des artisanes de paix et de cohésion sociale. Leur absence ou leur nombre réduit dans les lieux de décision affaiblit la démocratie et limite les perspectives pour l’ensemble du pays.

 

C’est la raison pour laquelle Louis-Marie Kogrengbo invite tous les citoyens à se rendre aux urnes en nombre et à apporter leur soutien aux 14 femmes encore en course. Il demande aux travailleurs et travailleuses d’exprimer une solidarité concrète. Il appelle aussi les leaders d’opinion, les syndicats et les organisations de la société civile à relayer largement ce message en vue d’une représentation équilibrée.

 

Pour le dirigeant syndical, le vote du 26 avril 2026 représente une occasion importante. Chaque voix doit servir à rétablir l’équilibre, à corriger le déséquilibre actuel et à construire une Assemblée Nationale qui corresponde à l’image complète de la Nation centrafricaine.

 

Ensemble, il faut faire entendre la voix des femmes et contribuer à une histoire démocratique plus équilibrée de la République Centrafricaine, a conclu le syndicaliste en chef.

 

Par Anselme Mbata

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L’affaire des véhicules impayés de l’investiture de Touadéra : les propriétaires roulés de nouveau dans la farine et décident de bloquer le ministère des transports

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L’affaire des véhicules impayés de l’investiture de Touadéra : les propriétaires roulés de nouveau dans la farine et décident de bloquer le ministère des transports

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’affaire des véhicules impayés de l’investiture de Faustin-Archange Touadéra n’en finit pas. Trois jours après la rencontre à Damara où le dictateur centrafricain avait promis de régler la situation « très vite et en bonne intelligence », les propriétaires n’ont reçu aucune nouvelle, aucun centime, aucun signe.

 

C’est dans ce contexte que ce mercredi 22 avril 2026, ils sont retournés frapper à la porte du directeur général des transports. Résultat : un homme visiblement à bout, qui leur a reconnu ouvertement que le dossier dépasse ses attributions. Il ne peut rien faire. Il les a redirigés vers son ministre.

 

Les représentants des propriétaires se sont donc rendus au bureau du ministre des transports, Gautron Djono Ahaba. L’homme les a reçus et leur a tenu un discours précis : lui, il ne gère que les bus, les minibus, les véhicules de transport collectif. Les voitures de particuliers mobilisées lors de l’investiture, ce n’est pas son dossier. C’est le ministère des mines qui est compétent. C’est le ministre des mines Ruffin Beltoungou qui devait payer.

 

« De mon côté, j’ai déjà tout réglé. Je n’ai aucun problème », leur a-t-il dit. Il a ajouté que le dossier est déjà au niveau du trésor public et que les choses avancent. Il leur a demandé de ne pas lâcher.

 

Les propriétaires ont compris finalement le jeu et ont  quitté le ministère des transports et ont marché jusqu’au ministère des mines.

 

Là, ils se sont retrouvés devant un mur. On leur a dit que le ministre est en voyage.

La colère a été immédiate. Ces hommes et ces femmes qui ont mis leurs véhicules à disposition de l’État le 30 mars pour la prestation de serment du dictateur centrafricain au stade 20 000 places de Bangui, qui ont ensuite couru de bureau en bureau pendant des semaines, qui ont envoyé trois délégués jusqu’à la ferme présidentielle de Damara pour remettre les dossiers en main propre à Touadéra lui-même, se retrouvent ce mercredi 22 avril avec la même réponse que depuis le début : personne n’est là, personne ne peut rien.

 

Pour rappel, depuis le début de l’affaire, le jeu de renvoi est devient un jeu de chat et souri. Le directeur général des transports Wenceslas Nguelekoumon renvoie vers l’ONEM, l’ONEM renvoie vers le ministre des mines Ruffin Benam Beltoungou, le ministre des mines renvoie vers l’ONEM, et le directeur général de l’ONEM disparaît. La signature du ministre des mines autorisant le décaissement n’a rien débloqué. La rencontre avec Touadéra à Damara n’a rien débloqué. Le trésor public est cité, mais personne ne confirme un paiement.

 

Devant la porte close du ministère des mines, les propriétaires ont pris une décision. Plus question de frapper aux portes poliment. Chacun amène son véhicule pour bloquer l’entrée du ministère des transports. Personne n’entre, personne ne sort, jusqu’à ce qu’une réponse concrète soit donnée.

 

La décision est prise pour ce jeudi 24 avril.

 

Rappelons que dans la septième République de Faustin-Archange Touadéra, il faut donc avoir traversé le directeur général des transports, l’ONEM, le ministre des mines, la ferme présidentielle de Damara, le ministre des transports à nouveau, et le ministère des mines une nouvelle fois, pour en arriver là où tout aurait dû commencer : quelqu’un qui paie ce qu’il doit.

 

Par Alain Nzilo

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Touadéra et sa clique de la cryptomoney : comment un régime des mafieux affame son peuple pour engraisser une mafia internationale

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Touadéra et sa clique de la cryptomoney : le pillage numérique d’un pays déjà à genoux.  Comment un régime affame son peuple pour engraisser une mafia internationale

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra se prend pour un visionnaire high-tech pendant que son peuple crève de faim. Bitcoin légal, Sango Coin foireux, et maintenant le grotesque memecoin $CAR : ces gadgets numériques, vendus comme « souveraineté monétaire », ne sont rien d’autre qu’une machine à piller les ressources d’un des pays les plus pauvres de la planète. Sans le moindre garde-fou, le régime ouvre grandes les portes aux spéculateurs voraces, aux cybercriminels et aux réseaux mafieux transnationaux. Résultat ? Les richesses nationales – terres, minerais, avenir – s’évaporent dans des wallets opaques pendant que les Centrafricains croupissent dans la misère et la violence. Touadéra n’innove pas : il brade.

 

En effet, la République centrafricaine est devenue depuis 10 ans  le gérant laboratoire d’une escroquerie d’État grandeur nature. Depuis 2022, Faustin-Archange Touadéra, autoproclamé pionnier du futur numérique, impose des cryptomonnaies qui n’enrichissent qu’une poignée de complices et de vautours étrangers. Le Sango Coin, lancé en fanfare et adossé au bitcoin, a été un fiasco retentissant : à peine quelques pourcents vendus, des promesses de citoyenneté et de terrains balayées par la Cour constitutionnelle, et surtout un vide sidéral pour la population. Mais Touadéra ne s’arrête pas là. En février 2025, il dégaine le $CAR, un memecoin ridicule inspiré des pitreries trumpistes, qu’il annonce fièrement en vidéo : « Je suis fier d’annoncer le lancement du memecoin officiel de la République centrafricaine », avant de célébrer son « succès retentissant ». Succès pour qui ? Certainement pas pour les Centrafricains.

 

Ce $CAR n’est qu’un outil spéculatif pur, sans valeur intrinsèque, conçu pour faire monter artificiellement un token sur Solana avant que les initiés ne vident la pompe. Pire : le régime l’utilise pour **tokeniser** des terres nationales – plus de 1 700 hectares près de Bangui bradés aux enchères crypto aux quatre coins du monde. Des parcelles du sol centrafricain vendues à des anonymes planqués derrière des wallets, sans transparence, sans intégration au budget, sans bénéfice visible pour l’État ou le peuple. C’est du vol légalisé, du pillage digitalisé.

 

Les rapports accablants s’accumulent. La Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC) dénonce sans ambiguïté : ces projets crypto « consolident le pouvoir d’une élite prédatrice », « ouvrent la voie à la corruption massive » et « invitent les réseaux criminels étrangers à s’emparer du pays ». Blanchiment d’argent, trafic de drogue, contournement de sanctions, financement du terrorisme : les cryptos mal régulées sont le paradis des mafias. En Centrafrique, l’absence totale de garde-fous transforme le pays en terrain de jeu pour ces prédateurs. Pendant ce temps, moins de 10 % des jetons Sango trouvent preneurs, l’île promise aux crypto-riches reste un mirage, et les déplacés de Mbongossoua crient dans le vide.

 

Touadéra et sa clique,  conseillers véreux, intermédiaires opaques, complices russes ou autres,  se gargarisent de « développement » et d’« innovation ». En réalité, ils orchestrent une grande arnaque : vendre des illusions numériques pour masquer la dilapidation des ressources réelles. Le peuple, lui, reste pauvre, vulnérable aux exactions armées, privé d’écoles, d’hôpitaux, de routes. Les milliards promis par le PND ? Introuvables. Les 21 milliards du budget agricole évaporés ? Mystère. Mais les wallets crypto, eux, se remplissent.

 

Cette « révolution » blockchain n’est pas une modernisation : c’est une trahison nationale. Touadéra ne fait pas entrer la Centrafrique dans le futur ; il la livre en pâture à une mafia globale qui rit en empochant les miettes d’un pays ravagé. Le $CAR n’est pas un memecoin : c’est le symbole d’un régime qui préfère les mèmes aux hommes, les scams aux citoyens, et les cryptos aux vies humaines.

 

Par Alain Nzilo

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L’analyse du politologue Fari Tahéruka Shabazz  sur  les conditions de l’effondrement des Wagner à l’Est de Centrafrique

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L’analyse du politologue Fari Tahéruka Shabazz  sur  les conditions de l’effondrement des Wagner à l’Est de Centrafrique

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le 24 février 2026, Fari Tahéruka Shabazz a rendu publique une analyse vocale qui décortique, point par point, les conditions d’un effondrement possible du dispositif Wagner à l’Est de la en République centrafricaine.

 

Ce qui a déclenché cette prise de parole, c’est une interview accordée le 7 février 2026 à Russia Today par Dmitri Podolski, chef des opérations Wagner et conseiller à la sécurité auprès du président Touadéra. Fari Tahéruka Shabazz a relevé que Podolski y a dit l’inavouable : la RCA n’est pas sécurisée, plus de 3 200 kilomètres de frontières échappe à tout contrôle, et après dix ans au pouvoir, Touadéra n’a rien bâti d’utile. Des mots qui ont démoli d’un coup l’ensemble des discours officiels de Bangui.

 

Ce que Fari Tahéruka Shabazz a mis en évidence derrière ces aveux, c’est que le dispositif Wagner tient debout grâce à un pilier extérieur qu’il ne maîtrise pas : la MINUSCA. C’est elle qui nourrit logistiquement les corridors que les mercenaires empruntent entre Bangui et l’est minier. Sans cette béquille onusienne, les chaînes d’approvisionnement sur plus de mille kilomètres deviennent vulnérables, et le modèle économique entier — extraction d’or et de diamants, exportation via Dubaï — se retrouve en péril.

 

Fari Tahéruka Shabazz a également nommé la stratégie appliquée dans le Mbomou, la Haute-Kotto et la Vakaga : la Zatistka, une doctrine venue des guerres post-soviétiques. Ratissage, incendie de villages, vidange forcée des territoires pour créer des zones sans population ni droit, et ainsi livrer le sous-sol aux prédateurs miniers. Selon Fari Tahéruka Shabazz, Podolski n’a pas caché que c’est exactement ce cadre qui guide les opérations en cours contre les communautés Zandé et Nzakara.

 

L’analyste a pointé quelque chose que peu de commentateurs ont encore mesuré : la décision de Donald Trump de revoir le financement américain de l’ONU pourrait retirer à Wagner le socle logistique sur lequel il s’appuie. Fari Tahéruka Shabazz rappelle que les États-Unis injectent chaque année environ 700 milliards de francs CFA dans la MINUSCA. Si cette manne disparaît, les forces russes se retrouvent seules face à des distances absurdes et des lignes d’approvisionnement intenables.

 

C’est dans ce contexte que Fari Tahéruka Shabazz a adressé des recommandations directes aux résistants de l’est, notamment les Azandé Ani Kpi Gbe. Il leur a demandé de libérer sans délai les otages — sous-préfet, gendarmes, agents — via le CICR, car leur détention est devenue un poids moral et logistique qui retourne l’opinion internationale contre eux. Fari Tahéruka Shabazz les a aussi encouragés à nouer des liens opérationnels avec la CPC fondamentale de Noureddine Adam, pour disperser les Wagner sur plusieurs fronts simultanés.

 

La diaspora centrafricaine a été interpellée directement par Fari Tahéruka Shabazz, qui a rappelé que des dizaines de milliers de réfugiés attendent de l’aide à Bili, en RDC, et dans d’autres points de passage au Soudan du Sud. Vêtements, médicaments, nourriture — des choses concrètes que la diaspora peut mobiliser sans attendre une décision politique. Fari Tahéruka Shabazz a également insisté sur le travail de communication : nommer l’épuration ethnique en cours pour ce qu’elle est, et faire porter la pression internationale sur Wagner plutôt que sur les résistants.

 

La question qui reste ouverte, et que personne à Bangui ne veut encore formuler à voix haute, c’est celle de la durée. Si la MINUSCA recule ou se retire, si les résistants s’unissent et coupent les lignes logistiques vitales, Wagner pourrait se retrouver à court de carburant, de munitions et d’argent dans des zones où ni la géographie ni les populations ne lui sont favorables. Podolski le sait. C’est peut-être pour cela qu’il a parlé.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Wagner, Afrika Korps…, Pour Martin Ziguélé, « c’est blanc bonnet et bonnet blanc » : la RCA toujours sous influence des mercenaires

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Wagner, Afrika Korps…, Pour Martin Ziguélé, « c’est blanc bonnet et bonnet blanc » : la RCA toujours sous influence des mercenaires

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans l’émission Beuf Politique en Visio sur JMTV+, Martin Ziguélé, ancien Premier ministre centrafricain et président du MLPC, a livré son analyse sur la présence des groupes armés russes en Centrafrique.

 

Ziguélé a rappelé qu’il avait voté l’accord de défense signé entre la République centrafricaine et la Russie en tant que député. Cet accord visait une coopération normale entre États. Pourtant, au lieu de conseillers militaires officiels russes, le pays a reçu des éléments du groupe Wagner.

 

Il qualifie Wagner de mercenaires. Ces derniers forment selon lui une entreprise à plusieurs facettes : militaire, commerciale, économique et spécialisée dans la manipulation de l’information. Ziguélé a expliqué que le groupe a profité de son succès sur le terrain en décembre 2020, lors de la riposte contre la coalition des Patriotes pour le changement (CPC), pour étendre son rôle dans de nombreux secteurs de la vie nationale.

 

Il affirme que Wagner a influencé la réforme constitutionnelle, le référendum et les élections récentes, qu’il décrit comme exclusives. Aujourd’hui, alors que l’on évoque le remplacement de Wagner par l’Afrika Korps, Ziguélé estime qu’il s’agit du même phénomène. Il utilise l’expression « c’est blanc bonnet et bonnet blanc » pour souligner que le changement de nom ne modifie pas la nature de l’influence.

 

L’ancien chef du gouvernement maintient que les mercenaires n’ont pas leur place dans un État de droit. Leur présence va à l’encontre des principes d’un fonctionnement normal des institutions. Il préfère des relations directes entre États plutôt qu’avec des groupes privés armés.

 

Ziguélé a observé que ces éléments se montrent moins visibles dans les rues de Bangui ces derniers mois. Cependant, il reste persuadé qu’ils demeurent présents sur le territoire, notamment pour assurer la sécurité lors d’événements majeurs comme l’investiture présidentielle prévue le 30 mars au stade Barthélemy Boganda.

 

Pour lui, cette situation illustre les limites d’une politique étrangère fondée sur des alliances de circonstance. Il plaide pour que la Centrafrique recherche un équilibre dans ses partenariats et mette toujours en priorité les intérêts nationaux. La maturité d’une telle politique se mesure à sa capacité à diversifier les relations tout en évitant de dépendre d’un seul acteur.

 

Martin Ziguélé, qui termine son deuxième mandat de député et ne s’est pas représenté aux dernières élections législatives, a indiqué qu’il se consacrera désormais pleinement à son parti et à ses travaux sur l’avenir du pays, notamment à travers son livre Des crises à l’espérance – Ma vision pour la Centrafrique.

 

Son intervention rappelle que la question de la souveraineté passe aussi par la maîtrise des forces de sécurité nationales, sans recours permanent à des acteurs extérieurs privés.

 

Par Alain Nzilo

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Délivrance du faux baccalauréat par arrêté ministériel : Le Ministre d’État à l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas s’enfonce de plus en plus après sa conférence de presse

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Délivrance du faux baccalauréat par arrêté ministériel : Le Ministre d’État à l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas  s’enfonce de plus en plus après sa conférence de presse

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Lors de sa conférence de presse tenue ce samedi au Building administratif à Bangui, le Ministre d’État à l’Éducation nationale, monsieur Aurélien Simplice Zingas  a tenté de justifier la délivrance de plusieurs faux baccalauréats par arrêtés ministériels, mais ses explications n’ont fait qu’aggraver la situation et le faire s’enfoncer davantage.

 

Assis dans son bureau devant les journalistes, le Ministre Aurélien Simplice Zingas a expliqué que le problème ne vient pas de son action actuelle mais d’une période ancienne entre 2006 et 2014 où il manquait des tableaux de notes. Il a parlé de cinq décisions de régularisation : quatre signées par l’ancien ministre Aboubakar MOUKADAS entre 2019 et 2022, et la cinquième signée par lui-même le 28 février 2025. Selon lui, ces décisions ont été prises après vérification des signatures des anciens directeurs, dans un cadre légal, pour permettre à des étudiants de poursuivre leurs études. Il a même affirmé que certains bénéficiaires ont réussi à aller jusqu’au Master 2 ou au Doctorat.

 

Pourtant, ce discours passe très mal quand on regarde de près les cas qui circulent sur les réseaux sociaux. Comme lui-même a expliqué, ces régularisations, comme tout le monde le sait,  se faisaient souvent dans la clandestinité. Tant que personne ne posait de questions, tout restait caché. C’est seulement lorsque des citoyens ont commencé à tomber sur les faits et à les rendre publics que l’affaire a éclaté au grand jour.

 

Prenons quelques exemples concrets des noms dans la liste des bacheliers que le ministre a signé l’arrêté. Le cas de l’ancien député Ndotizo, ami direct du Ministre Zingas avec qui il partage souvent des week-end ensemble. Ce monsieur, lui-même déclare à multiple fois qu’il obtient son baccalauréat tantôt en 2013, tantôt en 2023, tantôt en 2012.  Il apparaît avec des baccalauréats délivrés à des années différentes que tout le monde sait pertinemment qu’il n’a jamais eu un baccalauréat dans sa vie. Dans l’arrêté ministériel de Zingas, on lui attribue encore une autre année du baccalauréat. Le plus étonnant, c’est que ce même homme n’arrive même pas à écrire correctement son propre nom. Comment peut-il avoir un baccalauréat et déposer sa candidature aux législatives avec des diplômes qui changent selon les circonstances ?

 

Un autre cas concerne le colonel Wananga, un officier de la garde présidentielle, qui, tout le monde le sait, était un pauvre soldat,  qui par ailleurs a rapidement gravi les échelons avec l’arrivée de Touadéra au pouvoir. Ce militaire,  qui était simple soldat de deuxième classe des FACA, a vite changé de corps et passe dans la gendarmerie. En plus de monter en grade d’une manière incroyable, il est devenu nouveau bachelier grâce à Zingas. Lui non plus ne sait même pas écrire son nom correctement. On lui a collé ce diplôme sans qu’il ait jamais passé d’examen, simplement parce qu’il est garde du corps du dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera.

 

Il y a aussi le cas d’un jeune qui est né en 1998 qui, selon les arrêtés signés, aurait obtenu son baccalauréat en 2013, soit à seulement 15 ans. C’est tout simplement incroyable.

 

Et ce n’est pas un cas rare. Beaucoup de députés sans bac et de personnalités ont reçu des baccalauréats fictifs juste pour pouvoir déposer leur candidature aux élections législatives. Des gens sans aucun niveau réel se retrouvent avec un diplôme officiel grâce à ces arrêtés ministériels.

 

Le Ministre ose pourtant dire que ces personnes ont ensuite poursuivi leurs études jusqu’au Master ou au Doctorat. C’est là que ça devient vraiment choquant. Comment peut-on prétendre qu’un individu qui n’arrive pas à écrire son nom ou qui obtient un bac à 15 ans a validé un Master 2 ou un Doctorat ? Cela prend vraiment les Centrafricains pour des imbéciles.

 

Ce qui se passe dépasse l’entendement. Au lieu d’assumer que des faux diplômes ont été fabriqués pour des proches, des militaires et des personnalités politiques, le Ministre préfère parler de « dysfonctionnements hérités du passé » et de « mesures exceptionnelles ». C’est un foutage de gueule monumental.

 

Par Alain Nzilo

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Ferdinand Alexandre N’Guendet, ancien Chef de l’État centrafricain, adresse ses condoléances au Président Mahamat Idriss Deby Itno

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Ferdinand Alexandre N’Guendet, ancien Chef de l’État centrafricain, adresse ses condoléances au Président Mahamat Idriss Deby Itno

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ferdinand Alexandre N’Guendet, ancien Chef d’État centrafricain de transition a adressé le 20 avril 2026 une lettre de condoléances au Président tchadien Mahamat Idriss Deby Itno.

 

Le document, daté du 20 avril 2026, coïncide avec le cinquième anniversaire de la mort du Maréchal Idriss Deby Itno, tué au front le 20 avril 2021, au lendemain de sa réélection à la tête du Tchad.

 

L’ancien Président Alexandre Ferdinand N’Guendet  y retrace le lien politique qui l’unissait au défunt, rappelant qu’il avait assumé les fonctions de Président du Conseil National de Transition CENTRAFRICAIN à une période qu’il qualifie de « particulièrement décisive pour la sous-région ». C’est dans ce cadre qu’il dit avoir mesuré, aux côtés du Maréchal Deby, l’ampleur d’un engagement qui dépassait les frontières tchadiennes pour embrasser l’ensemble de l’Afrique Centrale.

 

Il décrit l’ancien président tchadien comme « un homme d’État d’exception, un officier d’honneur et un panafricaniste résolu », dont la capacité de décision et le sens de l’État « forcent encore aujourd’hui le respect ». Des mots qui sonnent comme un hommage d’homme d’État à homme d’État, porté par une relation forgée dans les turbulences politiques d’une région que ni Bangui ni N’Djamena n’ont jamais cessé de traverser côte à côte.

 

Alexandre Ferdinand N’Guendet  adresse ses condoléances à la famille du disparu, au peuple tchadien frère, et au Président Mahamat Idriss Deby Itno, qu’il interpelle directement sous le terme de « cher frère ». Il dit former le vœu que l’œuvre de réconciliation nationale conduite par le fils du Maréchal aboutisse à la stabilité durable à laquelle son père aspirait de toutes ses forces.

 

L’ancien Chef de l’État centrafricain assure le Président tchadien de son soutien et de sa solidarité, souhaitant que l’âme du Maréchal Idriss Deby Itno repose en paix et que son héritage continue d’éclairer les générations à venir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

 

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Crime au lycée Moderne de Dékoa : Le Ministre parle de deux morts, mais où a-t-il trouvé ce bilan ?

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Crime au lycée Moderne de Dékoa : Le Ministre parle de deux morts, mais où a-t-il trouvé ce bilan ?

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Lors de sa conférence de presse ce samedi 17 avril 2026 , le Ministre d’État à l’Éducation nationale, monsieur Aurélien Simplice Zingas  a déclaré que seulement deux élèves ont perdu la vie à Dékoa lors de la manifestation des élèves contre le détournement de leur bourse Maïngo.

 

Lors de sa conférence de presse au Building administratif, le Ministre a expliqué qu’il s’est rendu à Dékoa du 15 au 17 avril sur instructions du Président de la République, Professeur Faustin-Archange Touadéra. Il a indiqué qu’il a rencontré les autorités locales, les forces de sécurité, les partenaires russes et les élèves. Selon lui, il a constaté des irrégularités dans la gestion des bourses du projet MAÏNGO financé par la Banque Mondiale. Il a parlé d’une liste de bénéficiaires qui a été modifiée avec des noms fictifs au détriment des vrais élèves, ce qui a provoqué la colère et le drame.

 

Il a aussi dit avoir présenté les condoléances du Gouvernement, visité les blessés et apporté un soutien aux familles. Il a ajouté que les élèves ont accepté de reprendre les cours lundi 20 avril.

 

Pourtant, la réalité sur le terrain montre un bilan plus lourd. Trois élèves ont perdu la vie, et non deux comme l’a déclaré le Ministre. Il s’agit de deux filles et d’un garçon. Le garçon était en classe de terminale et préparait son baccalauréat cette année. Il a été tué sur place. La première fille était en classe de quatrième. La deuxième fille était en classe de cinquième. Elle a été transportée à l’hôpital de Dékoa mais elle est morte là-bas à cause de ses blessures.

 

Ce qui est étonnant, c’est que le Ministre lui-même avait déjà signalé ces mêmes irrégularités dans la gestion des bourses lors du Conseil des Ministres. Il connaissait bien le problème depuis un certain temps. On a vu des situations similaires à Sibut, chef-lieu de la préfecture de la Kémo, où plusieurs enfants ont perdu la vie dans des circonstances liées aux bourses. Des dégâts ont aussi été signalés à d’autres endroits comme dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. À chaque fois, des morts d’élèves reviennent avec ce projet MAINGO.

 

La question qui reste posée est simple : qu’est-ce qui a été fait concrètement pour corriger ces irrégularités avant que la situation ne tourne encore au drame à Dékoa ? Les élèves n’ont pas eu d’autre choix que de manifester leur mécontentement, et cela s’est terminé par des pertes en vies humaines. Les familles endeuillées et beaucoup d’habitants attendent maintenant des mesures réelles pour que ces problèmes cessent et que plus aucun enfant ne perde la vie pour des questions de bourses.

 

Le Ministre a promis des enquêtes et la fin de l’impunité. Les prochaines semaines diront si ces engagements seront suivis d’actions rapides et efficaces sur le terrain.

 

Par Justin Ibrahim

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Un char russe écrase et tue trois motocyclistes au PK 26, le jour de l’anniversaire de Touadéra

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Un char russe écrase et tue trois motocyclistes au PK 26, le jour de l’anniversaire de Touadéra

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Trois personnes circulant à moto ont été littéralement tuées sur la route nationale numéro 1, au PK 26, après qu’un char de l’Africa Corps les a percutées de plein fouet.

 

En ce mardi 21 avril 2026, alors que la capitale vibrait au rythme des célébrations de l’anniversaire du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera, un accident d’une rare violence a endeuillé la route de Boali.

 

Le drame s’est produit au niveau du PK 26, sur l’axe reliant Bangui à Boali. Selon les témoignages recueillis sur place par la rédaction du CNC et les premières images circulant sur les réseaux sociaux, un char (blindé) appartenant au contingent russe d’AfrikaCorp est impliqué dans une collision avec un engin deux-roues.

 

La motocyclette transportait trois personnes au moment de l’impact. Sous la puissance du choc et le poids de l’engin de guerre, les victimes n’ont eu aucune chance.

 

Le constat est tragique : les trois passagers de la moto sont décédés sur le coup. Les corps, retrouvés sur le bitume, témoignent de la violence de l’accident. Les riverains, accourus sur les lieux immédiatement après le crash, n’ont pu que constater le décès des victimes, dont l’identité reste à confirmer officiellement par les autorités de police judiciaire.

 

> « C’était un choc terrible. Le blindé circulait dans le cadre d’un convoi et la moto s’est retrouvée littéralement écrasée », explique Martial Béré, un témoin oculaire de l’accident.

 

L’implication des mercenaires russes dans cet accident de la circulation risque de raviver les débats sur la sécurité routière des convois militaires des russes et la cohabitation entre les engins lourds et les usagers civils sur les axes principaux du pays.

 

Rappelons que ce n’est pas la première fois. Depuis des années, les routes centrafricaines sont devenues des zones à haut risque pour ceux qui osent les emprunter. Les blindés russes, lourds et rapides, foncent sans se soucier des vies qu’ils croisent.

 

Par Anselme Mbata

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Jean-Pierre Mara : les vrais problèmes de la RCA ne viennent pas du choc économique mondial

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Jean-Pierre Mara : les vrais problèmes de la RCA ne viennent pas du choc économique mondial

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Selon Jean-Pierre Mara, ancien député centrafricain de Mala, il est faux de penser que les difficultés de la République centrafricaine s’expliquent par le choc économique mondial. Dans son analyse publiée sur sa plateforme de réseau social Facebook, , l’auteur affirme que le problème central réside dans l’incompétence de la chaîne de décision en matière de création de richesse.

 

Jean-Pierre Mara invite les Centrafricains à se poser une question simple : d’où vient l’argent que l’on dépense et comment la richesse qui le génère est-elle réellement créée ? Il dénonce une propension à consommer et à consolider les dépenses de protection sans se soucier de la génération de nouvelles richesses.

 

L’auteur détaille son propos par l’exemple concret des petites coupures : pour 5 FCFA, on parle encore de « PATA OKO », une unité de compte qui remonte à la colonisation, où 5 CFA équivalaient à un pata. Ainsi, 100 CFA font deux patas, 250 CFA correspondent à « bale okou » ou dix unités de cinq. Cette confusion monétaire persiste sans que les gouvernements successifs osent s’attaquer à la solution.

 

Jean-Pierre Mara insiste : ce n’est pas la faute de la France. La RCA manque cruellement d’économistes et de spécialistes de la monnaie, et semble ne pas en vouloir.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : les soldats FACA poursuivent toujours le pillage du bâtiment de la sous-préfecture de Bambouti

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Centrafrique : les soldats FACA poursuivent toujours le pillage du bâtiment de la sous-préfecture de Bambouti

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le pillage du bâtiment de la sous-préfecture de Bambouti continue. Cette fois, ce sont les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) qui mènent l’opération.

 

Depuis un mois, ces mêmes militaires avaient déjà emporté presque tout ce qui se trouvait sur place : dans les maisons des particuliers, au centre de santé et dans les locaux de la sous-préfecture.  Mais la semaine dernière, ils sont revenus pour récupérer les mobiliers encore présents dans le bâtiment sous-préfectoral. Chaises, bureaux, sacs de ciment et autres matériaux qui avaient été apportés pour réaménager les lieux avant l’attaque des miliciens à Zandé le 28 décembre dernier.

 

En effet, l’insécurité provoquée par cette attaque avait obligé la population à fuir et avait arrêté tous les travaux. Les soldats des FACA ont alors commencé à vider les locaux. Ils emportent les objets vers les villages du Soudan du Sud tout proche, notamment à Source Ibou, situé juste de l’autre côté de la frontière. Là-bas, ils vendent les biens à des particuliers pour quelques centimes, de quoi acheter de l’alcool ou de quoi manger.

 

Un habitant a ainsi acheté deux chaises en plastique provenant directement de la sous-préfecture. Les militaires ne semblent pas mesurer la gravité de leurs actes. Pour eux, il s’agit simplement de l’État, qui reconstruira toujours, ou de la MINUSCA qui s’en occupera. Sauf que la MINUSCA a déjà quitté la zone.

 

Bambouti se trouve à seulement cinq kilomètres de la frontière avec le Soudan du Sud, dans la préfecture du Haut-Mbomou, à l’extrême sud-est du pays.

 

Les soldats FACA continuent donc…

 

Par Éric Nzapa

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Affaire ONASPORT : le colonel OUANANGA, frère du directeur général suspendu, met la pression sur le Premier ministre et le ministre des Sports pour un retour immédiat de son cadet

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Affaire ONASPORT : le colonel OUANANGA, frère du directeur général suspendu, met la pression sur le Premier ministre et le ministre des Sports pour un retour immédiat de son cadet

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le directeur général de l’Office national des infrastructures sportives (ONASPORT), Hervé Sévérin Lidamon, reste au centre d’une affaire qui continue de secouer le milieu sportif et politique centrafricain. Suspendu depuis le 9 mars 2026 par arrêté ministériel, il bénéficie pourtant d’un puissant soutien familial qui pousse pour son retour rapide à la tête de l’institution sportive nationale.

 

Pour mieux comprendre cette histoire, il faut revenir un peu en arrière. En effet, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Rodolphe Héritier Bonheur Doneng Wanzoumon, a prononcé la suspension immédiate de M. Lidamon après une enquête qui a établi plusieurs irrégularités graves. Parmi elles : l’occupation illégale du stade Barthélemy Boganda, des dégradations sur le site, l’usage personnel d’infrastructures publiques, et surtout un manque de respect envers sa hiérarchie.

 

Pour rappel, lors d’une visite du premier ministre et sa délégation au complexe sportif Barthelemy Boganda, le directeur général Lidamon, face à la colère du premier ministre qui a constaté des nombreux dégâts et s’interroge sur la capacité du DG à mieux gérer les infrastructures sportives nationales,  lui avait répondu au ministre et au Premier ministre qu’il avait été nommé par décret comme eux et qu’il fallait que chacun s’occupe de ses affaires. Ce ton peu professionnel a achevé de sceller son sort.

 

L’enquête a aussi mis au jour des pratiques surprenantes. Au stade, un local avait été transformé en une vaste chambre froide équipée de 187 congélateurs, dont beaucoup provenaient de saisies sur des locataires en retard de paiement. Lidamon avait branché directement ces installations sur le réseau électrique de l’ENERCA sans contrat officiel, faisant supporter à l’État les coûts d’un commerce privé. Au complexe Omnisport, six petits restaurants avaient été construits et confiés à ses proches. Une autre chambre froide servait à la vente d’eau glacée et de glace à l’entrée du stade Boganda. Autant d’éléments qui ont conduit le ministre à le relever de ses fonctions et à nommer un directeur général par intérim.

 

Pourtant, depuis cette décision, la pression monte de tous côtés. Le frère aîné de Hervé Sévérin Lidamon, le colonel Ouananga , officier de la garde présidentielle, est entré en action. Il appelle sans relâche le Premier ministre et le ministre des Sports pour exiger le retour immédiat de son cadet au poste. Des sources indiquent que ces appels insistants s’accompagnent de menaces à peine voilées.

 

La situation a même pris une tournure plus tendue au sein de l’ONASPORT. Des employés, excédés par la gestion de Lidamon, qu’ils décrivent comme un homme sans formation solide, aux méthodes brutales de chef de quartier, parlaient d’organiser une grève pour s’opposer à tout retour. La rumeur d’une annulation de la sanction circulait déjà dans les couloirs. Mais le colonel Wananga, informé de ces intentions, a dépêché des éléments de la garde présidentielle pour intimider le personnel et faire comprendre qu’aucune grève ne serait tolérée.

 

Ce qui rend l’affaire encore plus étonnante, c’est le passé commun entre le colonel Wananga et le ministre Doneng. Les deux hommes ont manœuvré ensemble au sein de la milice Requin, groupe armé clandestin hautement criminel lié au pouvoir et accusé de nombreuses exactions dans le pays. Wananga y occupait le volet militaire, tandis que Doneng gérait plutôt le côté politique.

 

Mais à la surprise de tout, aujourd’hui, le directeur général suspendu s’en prend publiquement sur les réseaux sociaux au ministre, qu’il accuse d’être lié à la milice armée Requins. Il semble oublier que son propre frère occupe une place bien plus centrale dans cette même structure, avec un rôle direct dans les opérations les plus dures.

 

Les employés de l’ONASPORT, eux, ne cachent plus leur exaspération. Ils voient en Lidamon un gestionnaire incapable, aux comportements agressifs et aux diplômes douteux, qui traite l’institution comme une affaire personnelle. La découverte, lors de la tentative de passation de service, d’une kalachnikov chargée dans le bureau, et l’arrestation d’un garde du corps qui avait tenté de s’opposer à l’inspection, n’ont fait que renforcer leur méfiance.

 

Dans un pays où les institutions sportives devraient servir au développement de la jeunesse et non aux intérêts privés, cette affaire pose une question simple : jusqu’où ira l’influence familiale pour contourner une sanction ministérielle ? Le colonel Ouananga continue de peser de tout son poids pour ramener son frère.

 

Et à la dernière nouvelle, Le Premier ministre et le ministre des Sports ont finalement cédé. Le directeur Lidamon a repris ses fonction du DG.

 

L’affaire ONASPORT est loin d’être terminée. Corbeau News Centrafrique continue de suivre ce dossier avec attention.

 

Par Alain Nzilo

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Rebondissement dans l’affaire des véhicules impayés de l’investiture de Touadéra : les propriétaires rencontrent finalement le dictateur en personne à Damara

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Rebondissement dans l’affaire des véhicules impayés de l’investiture de Touadéra : les propriétaires rencontrent finalement le dictateur en personne à Damara

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’affaire des véhicules impayés loués par le comité d’organisation de l’investiture prend une nouvelle tournure spectaculaire. Après des semaines de tracasseries bureaucratiques et de promesses non tenues, les propriétaires des véhicules de l’investiture de Touadéra ont réussi à porter leur dossier directement aux oreilles du dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

 

Pour rappel, le 30 mars 2026, lors de la prestation de serment du dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra au stade 20 000 places de Bangui, des centaines de pick-up, bus et voitures particulières avaient été mobilisés pour transporter les invités. Les propriétaires avaient accepté de mettre leurs engins à disposition, convaincus d’être réglés rapidement. Plus de deux semaines après, pas un franc n’avait été versé malgré les allers-retours entre le ministère des Transports, l’ONEM et le ministre des Mines Ruffin Benam Beltoungou.

 

Après la signature par le ministre des Mines de l’autorisation de décaissement des fonds, le directeur général de l’ONEM est devenu invisible depuis une semaine. Au Trésor public comme au ministère des Finances, aucune avancée concrète. Face à ce nouveau blocage, les propriétaires ont monté une stratégie audacieuse.

 

Le dimanche 19 avril 2026, profitant du départ du convoi présidentiel vers Damara, ils ont choisi trois délégués et ont pris la même route pour se rendre à la ferme du dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra, située à environ 75 km de Bangui. Ils ont réussi à rencontrer le chef de l’État et lui ont remis tous les documents : état des véhicules, montants dus par engin, et justificatifs complets.

 

Le dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra les a écoutés et leur a promis de faire un effort personnel pour que le problème soit réglé « très vite et en bonne intelligence » dans les prochains jours.

 

Les propriétaires sont rentrés à Bangui et patientent désormais. Ils espèrent une issue favorable dès mardi, mercredi ou jeudi. Les détails et confirmations de paiement suivront dans nos prochains articles.

 

Dans la septième République du dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra, il faut donc aller jusqu’à la ferme présidentielle pour espérer récupérer un simple dû après avoir rendu service à l’État. Une situation qui en dit long sur le fonctionnement du régime.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Quand le gouvernement prétend combattre les faux diplômes qu’il produit lui-même en masse

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Quand le gouvernement prétend combattre les faux diplômes qu’il produit lui-même en masse

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans un communiqué de presse, le ministère de la Justice, par la voix de son ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazene, a instruit le Procureur de la République d’engager des poursuites contre près de 600 personnes accusées d’avoir intégré la fonction publique avec des diplômes falsifiés. Le texte officiel met en avant la nécessité de restaurer la crédibilité des institutions et de respecter les règles de recrutement basées sur le mérite et l’équité.

 

Pourtant, cette annonce arrive au milieu d’une autre polémique qui agite fortement l’opinion publique depuis plusieurs jours. Un arrêté signé par le ministre d’État chargé de l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Kongbelet Zingas, a fuité sur les réseaux sociaux.

 

Ce document liste des noms et attribue des diplômes de baccalauréat à des dizaines de personnes, souvent proches du régime. Beaucoup d’entre elles n’auraient même pas terminé le primaire. L’affaire a pris une telle ampleur que le ministre lui-même a dû organiser un point de presse le samedi 18 avril pour tenter de calmer les esprits.

 

Malgré cela, des pétitions circulent déjà et rassemblent des milliers de signatures, tandis que les discussions continuent de monter sur les réseaux.

 

Ce qui rend la situation particulièrement délicate, c’est que le pouvoir est directement impliqué dans cette production massive des faux diplômes.

 

Ce qui aggrave cette situation, c’est que la nouvelle Constitution du troisième mandat de Touadéra exige le baccalauréat pour pouvoir se présenter aux élections législatives. Or, selon des informations qui reviennent régulièrement, une grande partie des candidats du parti présidentiel MCU, soit environ 80%,  ne rempliraient pas cette condition de base. Plutôt que d’exclure ces personnes, le régime préfère choisir de leur fournir les faux diplômes nécessaires par voie d’arrêté ministériel. Cela permettrait de maintenir en lice des candidats qui, autrement, n’auraient pas pu participer.

 

Cette façon de faire ne concerne pas seulement le domaine politique. D’ailleurs dans le secteur de la santé, des syndicats de soignants ont signalé depuis longtemps l’intégration de personnes présentées comme médecins ou infirmiers, alors qu’elles n’ont suivi aucune formation appropriée. Ces alertes n’ont pas reçu de réponse concrète de la part des autorités. Aujourd’hui, le même gouvernement qui a laissé passer ces cas ressort le dossier des faux diplômes dans l’administration publique pour annoncer des poursuites. Beaucoup y voient une manière de détourner l’attention du scandale lié à l’arrêté du ministère de l’Éducation.

 

Le communiqué du ministère de la Justice insiste sur l’ouverture d’enquêtes et la fermeté des autorités. Mais pour une partie de l’opinion, cette opération tombe à point nommé pour diluer les responsabilités et orienter le regard vers des fonctionnaires anonymes plutôt que vers les décisions prises au sommet. Pendant ce temps, les captures d’écran de l’arrêté continuent de circuler largement, et la colère ne retombe pas dans les quartiers.

 

L’administration centrafricaine se trouve une nouvelle fois au centre des débats. Les citoyens attendent des explications claires et des mesures qui s’appliquent de la même manière à tous, sans distinction. Pour l’instant, le débat reste ouvert et les questions persistent.

 

Par Anselme Mbata

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Le cortège de la mort de l’UPC et du MPC revient à Bowaye et fait des dégâts énormes

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Le cortège de la mort de l’UPC et du MPC revient à Bowaye et fait des dégâts énormes

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le cortège de la mort de l’UPC et du MPC est revenu à Bowaye ce lundi 20 avril 2026 vers 15 heures. Les ex-rebelles de l’Union pour la Paix en Centrafrique et du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique ont de nouveau fondu sur ce village de la préfecture de l’Ouham, situé à 70 km de Bossangoa, lourdement armés, à bord de motos, semant la terreur et poussant une nouvelle fois la population sur les chemins de l’exode.

 

D’ailleurs ce n’est pas la première fois. Ces mêmes éléments armés, que beaucoup appellent désormais les « Russes noirs », terrorisent plusieurs villages de l’Ouham depuis quelques semaines. Ils incendient les habitations, agressent les habitants et tuent des gens. Cela ne cesse pas. Lors de leur précédent passage à Bowaye, plus de 10 000 personnes avaient été déplacées, des morts avaient été déplorés et des habitations réduites en cendres.

 

Derrière eux, on trouve les mercenaires russes. Ces ex-rebelles, qui ont récemment signé un accord avec le gouvernement, ont pris le relais dans le sale boulot des Wagner et de l’Africa Corps. Ce sont eux qui font le travail sur le terrain, tandis que les Russes se couvrent et leur font porter la responsabilité. Nous avions même documenté à plusieurs reprises les exactions commises contre ce village, de fois par les mercenaires russes du groupe Wagner depuis des années, de fois par leurs supplétifs de l’UPC et du MPC..

 

Ce schéma se répète partout. À l’ouest et au nord-ouest, le gouvernement sous-traite la sécurité aux mains des ex-rebelles. Dans l’est, dans la préfecture du Haut-Mbomou, c’est identique. Ces sales besognes sont confiées aux ex-rebelles de l’UPC qui acceptent et continuent de commettre ces actes barbares, pendant que Bangui regarde ailleurs.

 

Il est à noter que la dangerosité de cette situation tient à sa dimension communautaire. Ces ex-rebelles sont majoritairement des Peuls ou des Arabes tchadiens.

 

Dans l’est, les éléments de l’UPC kidnappent des civils et attaquent les communautés chrétiennes. Dans l’Ouham, ceux du MPC, composés d’Arabes tchadiens et de Soudanais, font de même. Le gouvernement et les mercenaires russes tentent ainsi de recréer les conditions des tensions intercommunautaires de 2012, qui avaient fait des milliers de morts et des millions de déplacés.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Féimonazoui

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Orange Money : les transferts inter-pays bloqués, les clients centrafricains en colère

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Orange Money : les transferts inter-pays bloqués, les clients centrafricains en colère

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis plusieurs jours, le service de transfert Orange Money via GIMAC connaît de graves dysfonctionnements. Les envois d’argent entre la République centrafricaine et le Cameroun, notamment via l’application Orange et Allô Orange, n’arrivent plus de manière instantanée comme promis par l’opérateur.

 

De nombreux utilisateurs à Bangui ont envoyé de l’argent vers des comptes Orange Money au Cameroun pour des achats urgents ou des besoins immédiats. Pourtant, les destinataires signalent que les fonds n’apparaissent pas sur leur compte. Ils tentent en vain de récupérer l’argent et se heurtent à un solde nul.

 

Les plaintes se multiplient dans la capitale centrafricaine. Certains clients ont contacté le service clientèle d’Orange à Bangui. On leur a assuré que le transfert allait passer dans la soirée, mais les promesses n’ont pas été tenues. Les lignes téléphoniques restent désormais muettes et les appels sans réponse.

 

Le problème touche directement le principe d’instantanéité mis en avant par Orange Money. Les utilisateurs paient des frais pour des opérations censées être rapides et fiables, surtout en cas d’urgence. Aujourd’hui, ces mêmes transferts prennent plusieurs jours, voire plus, ce qui transforme une solution mobile en simple virement classique lent et incertain.

 

Beaucoup de personnes se retrouvent bloquées dans leurs projets quotidiens à cause de ces retards répétés. Orange doit rapidement corriger son système de transfert international pour retrouver la confiance de ses clients.

 

Les mécontentements grandissent et les utilisateurs attendent des solutions concrètes.

Par Brahim Sallé

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Centrafrique : Émile Gros Nakombo, président de la délégation de la ville de Bangui, voit son décret de nomination abrogé par le personnel en colère

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Émile Gros Nakombo, président de la délégation de la ville de Bangui, voit son décret de nomination abrogé par le personnel en colère

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

De retour après sa mise en disponibilité pour les élections municipales, Émile Gros Nakombo a tenté sans succès lundi de réintégrer son bureau à la mairie de Bangui.

 

Accompagné de ses gardes du corps, le maire de la capitale centrafricaine s’est présenté en voiture devant le bâtiment administratif dans l’intention de regagner son bureau.

 

Mais la grande surprise pour lui est que les agents et le personnel de la mairie, informés de son arrivée, lui ont opposé un refus ferme et immédiat. Ils ont bloqué l’accès aux locaux et exigé qu’il reparte sans délai.

 

Émile Gros Nakombo dirige la mairie de Bangui depuis bientôt dix ans. Il avait été placé en disponibilité pendant trois mois afin de se présenter comme candidat aux élections municipales du 28 décembre 2025. Une fois cette période écoulée et les scrutins terminés, il souhaitait retrouver son poste.

 

Les employés en ont décidé autrement. Ils ont clairement indiqué qu’ils ne voulaient plus de lui à la tête de la délégation spéciale de la ville de Bangui.

 

Sous sa direction, la ville s’est transformée en un vaste dépotoir où les déchets s’accumulent dans les rues et les quartiers. Les agents de la mairie font également face à des retards chroniques et à une grande confusion dans le paiement de leurs salaires.

 

Nommé à l’origine par décret présidentiel, Émile Gros Nakombo s’est vu refuser l’entrée par les travailleurs eux-mêmes. Sans attendre une décision officielle, ils ont barré la route à celui qui dirigeait l’institution depuis une décennie.

 

La scène a montré l’ampleur du rejet dont il fait l’objet au sein du personnel municipal après dix années à la tête de la mairie.

 

Les agents ont fait savoir, de manière collective et déterminée, qu’ils ne l’acceptaient plus à ce poste. L’affaire s’est conclue sur ce blocage net.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Quand le ministre de commerce, Patrick Akoloza, joue au malin : il exige que les magasins illuminent leurs devantures pendant que Bangui reste dans le noir

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Quand le ministre de commerce, Patrick Akoloza, joue au malin : il exige que les magasins illuminent leurs devantures pendant que Bangui reste dans le noir

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le ministre du Commerce Patrick Akoloza a réuni le 9 avril à Bangui les opérateurs économiques et les commerçants de bétail. Dans son discours mécanique et robotique, il leur a demandé dans un ton aussi spectaculaire et pathétique d’illuminer les devantures de leurs magasins et supermarchés pour embellir la ville de Bangui et améliorer la vie des habitants.

 

Et l’homme ne s’arrête pas là! Pourtant, Aux boulangers il a parlé du pain et des pâtisseries comme des aliments du quotidien en insistant sur le respect des normes d’hygiène à toutes les étapes. Plus pire encore, aux bouchers il a rappelé que la viande de bœuf doit être transportée et conservée correctement parce qu’elle arrive chaque jour dans les assiettes des familles. Vraiment ça fait rire! Incroyable!

 

Franchement, est-ce que c’est le travail du ministre du Commerce de dire aux propriétaires de boutiques d’allumer leurs devantures ? Le texte qu’il a lu sonne froid et sans vie, comme si ces gens étaient venus écouter un robot qui débite des phrases sans chaleur humaine.

 

Et oui! À Bangui, la lumière manque tout le temps, les coupures arrivent sans prévenir. Les commerçants doivent trouver des groupes électrogènes juste pour faire tourner leurs fours et garder leurs produits au frais. S’il y a coupure, comment ils font pour illuminer en plus ?

 

Au lieu de mettre cette pression sur eux, le ministre devrait plutôt aller voir l’ENERCA et exiger qu’elle éclaire correctement les rues et les quartiers. Les boulangers, souvent libanais, subissent déjà les pressions de la mairie depuis longtemps pour moderniser, pourtant rien n’a vraiment changé sur le terrain.

 

Le pain, censé peser 250 grammes, fait maintenant 30 ou 20 grammes. Les beaux discours ne suffiront pas. Il faudrait des contrôles sérieux tous les jours sur place, sans corruption, pour que les choses bougent vraiment.

 

Est-ce qu’avec un texte aussi robotique lu devant eux, il croit sincèrement que la qualité va s’améliorer ?

 

Par Alain Nzilo

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RCA : Louis-Marie KOGRENGBO interpelle le Ministre Conseiller Personnel du Chef de l’État sur la place de Touadéra dans le cycle électoral en cours

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Louis-Marie KOGRENGBO interpelle le Ministre Conseiller Personnel du Chef de l’État sur la place de Touadéra dans le cycle électoral en cours

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dans une lettre ouverte adressée à Monsieur le Ministre Conseiller Personnel du Chef de l’État, Louis-Marie KOGRENGBO, Secrétaire Général Exécutif de l’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (ODSTC) et acteur de la vie sociale, s’exprime sur la place du Chef de l’État dans le cycle électoral en cours.

 

Selon Louis-Marie KOGRENGBO, un document qui circule sur la toile détaille un programme de descentes du Chef de l’État pour soutenir des candidats aux élections Législatives, Régionales et Municipales, tant à Bangui qu’en province. Cette initiative interroge la posture que doit adopter le Chef de l’État dans une compétition électorale.

 

Dans toute République digne de ce nom, le Chef de l’État incarne le Symbole de l’Unité Nationale. Une fois élu, il cesse d’être le représentant d’un parti, d’une région, d’une ethnie ou d’un clan. Il devient le garant de l’intérêt général et le point d’équilibre entre les forces politiques et sociales.

 

Affirmer que le Chef de l’État se tient « au-dessus de la mêlée » ne constitue pas une simple formule. C’est un principe fondamental, une exigence éthique et institutionnelle.

 

Pourtant, en participant activement à des meetings de soutien à des candidats d’un parti politique, le Chef de l’État quitte cette position d’arbitre pour entrer dans l’arène partisane.

 

Le programme annoncé montre une implication directe dans la campagne électorale. Cette situation crée une confusion entre la fonction présidentielle, qui doit rester neutre et rassembleuse, et l’engagement partisan, par nature clivant et compétitif.

 

Cette confusion fragilise les fondements de l’État de droit. Elle donne l’impression que l’appareil d’État peut être mobilisé au service d’un camp, au détriment des autres.

 

L’un des piliers de toute élection crédible repose sur l’égalité des chances entre les candidats. Lorsque le Chef de l’État s’implique publiquement et activement en faveur de certains candidats, il introduit un déséquilibre évident. Sa position, son influence et les moyens qui accompagnent ses déplacements confèrent un avantage structurel à ceux qu’il soutient.

 

Louis-Marie KOGRENGBO juge plus grave encore l’utilisation d’établissements publics, notamment des écoles et des lycées, comme cadres de meetings politiques. Ces lieux doivent rester des espaces neutres, dédiés à l’éducation, à la formation et à la construction de l’esprit critique. Les transformer en tribunes politiques constitue une dérive qui mérite d’être dénoncée avec fermeté.

 

C’est aussi un signal envoyé à la jeunesse : celui d’une confusion entre savoir, citoyenneté et engagement partisan.

 

À travers ces descentes, le débat politique semble se déplacer des programmes des candidats vers la figure du Chef de l’État. Les élections risquent ainsi de se transformer en un référendum implicite sur sa personne.

 

Cette personnalisation du pouvoir affaiblit la démocratie représentative. Elle réduit le rôle des candidats à celui de relais, au lieu d’en faire de véritables porteurs de projets pour leurs circonscriptions.

 

Dans un contexte national marqué par des fragilités sociales et politiques, une telle implication du Chef de l’État dans une logique partisane peut accentuer les divisions. Elle peut nourrir un sentiment d’exclusion chez ceux qui ne se reconnaissent pas dans le parti soutenu. Elle peut également entamer la confiance des citoyens dans l’impartialité des institutions.

 

Or, la stabilité d’un pays repose avant tout sur la confiance.

 

Louis-Marie KOGRENGBO rappelle quelques exigences essentielles : le respect strict de la neutralité du Chef de l’État en période électorale, la préservation des espaces publics comme lieux neutres, la garantie d’une compétition électorale équitable, et la promotion d’un débat politique fondé sur les idées et les programmes.

 

La démocratie ne se mesure pas seulement à l’organisation d’élections, mais à la qualité des conditions dans lesquelles elles se déroulent.

L’histoire jugera les actes posés aujourd’hui. Le Chef de l’État a le choix entre deux postures : être le rassembleur au-dessus des intérêts partisans, ou devenir un acteur direct d’une compétition politique inégale.

 

Mais une question demeure, incontournable : peut-on être à la fois arbitre et joueur sans compromettre l’équité du jeu ? Il en va de la crédibilité de nos institutions, de la confiance du peuple, et de l’avenir de notre démocratie.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : les soldats FACA se sont transformés en bandits de grand chemin à Ouanda-Djallé

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les soldats FACA se sont transformés en bandits de grand chemin à Ouanda-Djallé

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les habitants de Ouanda-Djallé ne supportent plus le comportement des soldats FACA. Ils demandent au général Zéphirin Mamadou, chef d’État-major des armées  de venir récupérer ces voyous militaires.

 

La situation dépasse l’entendement. Les habitants de Ouanda-Djallé regardent, impuissants, leurs propres soldats – qu’ils financent pourtant par leurs impôts, qu’ils équipent et arment avec l’argent public – se transformer en racketteurs.

 

Ce qui énerve encore plus la population, c’est de constater que ces voyous militaires s’en prennent aux plus vulnérables. Les Peuls de la région constituent l’essentiel de l’activité commerciale de Ouanda-Djallé.

 

Ces éleveurs quittent régulièrement leurs campements de brousse pour venir échanger au marché. Ils apportent du beurre, du lait et d’autres produits d’élevage qu’ils vendent avant d’acheter des vivres pour retourner dans leurs campement.

 

Mais leurs déplacements se transforment désormais en cauchemar. Les soldats FACA les interceptent à la sortie de la ville, les arrêtent et les fouillent minutieusement.

 

Dès qu’ils découvrent de l’argent sur eux, ils confisquent tout. L’intégralité de leurs gains passe dans les poches des ces voyous militaires, sans aucune forme de justification.

 

Ce pillage en règle se répète continuellement. Les habitants de Ouanda-Djallé assistent, incrédules, à ces scènes de banditisme commis par ceux-là mêmes censés assurer leur sécurité.

 

Ces pauvres éleveurs qui viennent simplement gagner leur vie se font détrousser au vu et au su de tous. La population ne comprend plus comment le pays peut tolérer de telles pratiques.

 

C’est pourquoi elle continue de réclamer au général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major, qu’il vienne chercher ces voyous militaires et qu’il laisse les gens tranquilles​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio

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Zingas , Encore Zingas. Zingas hier, Zingas aujourd’hui, toujours Zingas. Le père de la fausseté d’État, le criminel en col blanc en Centrafrique

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Zingas , Encore Zingas. Zingas hier, Zingas aujourd’hui, toujours Zingas. Le père de la fausseté d’État, le criminel en col blanc  en Centrafrique

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Aurélien Simplice Zingas, Un nom qui hante les mémoires centrafricaines comme un présage de déshonneur et de décadence depuis plus de 20 ans.

 

On dit que les Centrafricains ont la mémoire courte. Pourtant, ce nom-là, Aurélien Simplice Zingas, résonne encore comme une malédiction, un exemple parfait de l’effondrement des valeurs et de l’impunité généralisée. Ceux qui l’ont côtoyé de près depuis de longues années le savent : dès sa nomination comme Ministre d’État au département de l’éducation nationale, tout était écrit. On se demandait alors quelle est la vision de Faustin-Archange Touadera de l’éducation des enfants de ce pays.

 

Le scandale du « BAC exceptionnel » explosé depuis deux jours sur les réseaux sociaux centrafricains n’a donc rien d’une surprise. L’homme n’en est ni à son premier méfait, ni à sa première dérive.

 

2005-2006 : un drame qui n’a jamais eu son procès, dans un appareil d’État qui préfère l’ombre à la justice

 

À l’époque, Aurélien Simplice Zingas, alors ministre délégué à l’Éducation nationale sous l’autorité de Charles Armel Doubane, autorisait déjà des vagues de candidats camerounais à venir composer à Bangui,  et ce, à l’insu de son supérieur hiérarchique.

 

C’est dans ce contexte trouble que survient, lors de la session du baccalauréat 2005-2006, un accident tragique sur l’axe Bouar-Yaloké. Des bus transportant des candidats camerounais vers Bangui sont impliqués. Bilan : des morts, des blessés graves. Cet événement triste met à nu la réalité indigne : des centaines de candidats étrangers affluent vers la Centrafrique, attirés par un système déjà pourri par la corruption. Au fond de ces déplacements, des réseaux parallèles prospèrent, alimentés par des flux d’argent et des pratiques en totale violation des règles en vigueur.

 

L’année suivante : Zingas exporte sa mafia à Douala, au Cameroun

 

Après ce fiasco, Aurélien Simplice Zingas ne recule pas. Bien au contraire. Il décide d’exporter sa mafia : un centre d’examen centrafricain est installé à Douala, au Cameroun, sous couvert d’un prétendu partenariat éducatif avec un établissement privé local. Un centre fictif, illégal, qui piétine allègrement les règles d’organisation des examens nationaux.

 

En effet, pour donner de la forme à la supercherie, deux enseignants centrafricains,(professeur de Sciences Eco au Lycée MJ Caron et l’autre professeur d’histoire Géo au lycée des Martyrs) furent envoyés sur place pour superviser les épreuves, en qualité de Chef de Centre et Président du Jury de Douala et le second en qualité de chef de secrétariat.

 

Sur le terrain, le système est bien connu d’ailleurs. Les candidats paient des sommes exorbitantes,  plusieurs millions de francs CFA,  pour s’inscrire, passer les épreuves et s’assurer des résultats. L’argent circule, les complicités se monnayent.

 

Interpellations, destruction de preuves et protection politique

 

À la fin des épreuves à Douala, les copies sont acheminées vers Bangui à bord d’un vol Camer-Co. Mais à l’aéroport, les autorités tombent sur des valises remplies de copies en provenance de Douala. Le pot aux roses est découvert.

 

Les deux encadreurs sont immédiatement interpellés et placés en garde à vue à la SRI. L’enquête révèle une organisation parallèle, illégale, montée de toutes pièces. Pourtant, une intervention politique au plus haut niveau de l’État permet leur libération rapide. Zingas, protégé par la première dame de l’époque qui le considère comme « son fils chouchou », s’en sort une fois de plus sans encombre.

 

Les copies saisies sont détruites, effaçant toute preuve tangible. Malgré tout, les diplômes sont délivrés aux candidats concernés, avec des notes exceptionnellement élevées — grâce à la complicité de la Direction des Examens et Concours.

 

Zingas, toujours le même scénario

 

Avec Zingas, rien ne change. Il ne brille ni par le talent, ni par l’intégrité, mais par une ruse sans limites. Partout où il passe, il laisse derrière lui des traces de médiocrité et de corruption.

 

Il est grand temps, si la justice de la septième République veut prouver son indépendance et sa fermeté, de s’emparer de ce dossier et de neutraliser définitivement cet individu. L’avenir de l’éducation et la confiance des Centrafricains en dépendent.

 

Par Anselme Mbata, tiré d’un éditorial fait par AKZ

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Abakar Sabone met en garde les proches de Touadéra : « À chacun son tour, votre tour viendra »

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Abakar Sabone met en garde les proches de Touadéra : « À chacun son tour, votre tour viendra »

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Abakar Sabone s’est adressé directement le 29 mars dernier aux partisans et collaborateurs actuels de Faustin-Archange Touadéra lors de son direct sur Facebook. L’ancien ministre centrafricain les a avertis sans détour sur le caractère temporaire de leur position au pouvoir.

 

Il a rappelé qu’il avait lui-même travaillé aux côtés de l’ancien président François Bozizé, occupant les mêmes fonctions et partageant les mêmes espaces gouvernementaux. À cette époque, tout le monde se trouvait encore au pays. Aujourd’hui, beaucoup d’anciens responsables, dont lui, vivent à l’étranger. Sabone a insisté sur le fait que la chaise sur laquelle Touadéra est assis est la même que celle qu’occupait Bozizé auparavant.

 

Selon lui, ce qui se passe actuellement avec l’ancien président Bozizé n’a rien d’une exception. Il a lancé un avertissement clair aux proches du régime en place : ce qui arrive aujourd’hui à Bozizé pourrait très bien leur arriver demain. « À chacun son tour. Votre tour viendra », a-t-il répété avec insistance. Il les a invités à ne pas se croire en sécurité permanente, car rien n’est figé dans la vie politique centrafricaine.

 

Sabone a expliqué que le pouvoir actuel décide seul de son sort. Un décret annule un autre décret. On dissout une constitution comme on dissout un gouvernement ou une assemblée. Tout se fait selon la volonté de ceux qui dirigent, sans aucun contre-pouvoir réel. Il a accusé les autorités d’avoir modifié la constitution sur mesure, comme un vêtement taillé par leur propre couturier, uniquement pour permettre un troisième mandat.

 

L’ancien ministre a poursuivi en soulignant que lui et d’autres étaient présents au pays avec Bozizé, mais que la situation a complètement changé. Il a mis en garde contre l’illusion de stabilité. Ceux qui se sentent en paix aujourd’hui risquent de découvrir que leur tour arrive plus vite qu’ils ne l’imaginent. Sabone a rappelé que tout le monde dort avec la paix au ventre chaque nuit, mais que cette paix apparente cache une autre réalité faite d’incertitudes et de revirements brutaux.

 

Il a terminé son message en revenant sur l’idée que personne n’est à l’abri des retournements de situation politique. Ce qu’ils font subir à l’ancien président Bozizé pourrait leur être retourné un jour. « Attendez. Votre tour viendra », a-t-il conclu sur ce point précis de son intervention.

 

Par Alain Nzilo

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Madame Ousna Sabé réagit avec force au licenciement abusif de madame Samantha Olivia Imanga par les Libanais de Mercure Logistique : “Garder le silence face à l’injustice, c’est devenir complice de sa propre maltraitance”

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Madame Ousna Sabé réagit avec force au licenciement abusif de madame Samantha Olivia Imanga  par les Libanais de Mercure Logistique : “Garder le silence face à l’injustice, c’est devenir complice de sa propre maltraitance”

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le vendredi 17 avril dernier, Madame Ousna Sabé, depuis son profil Facebook,  réagit avec force au licenciement abusif de madame Samantha Olivia Imanga  par les Libanais de Mercure Logistique : “Garder le silence face à l’injustice, c’est devenir complice de sa propre maltraitance”

 

Dans une déclaration courageuse et sans filtre, Ousna Sabé appelle tous les Centrafricains à briser le silence face aux injustices, particulièrement celles subies sur les lieux de travail.

 

Voici l’essentiel de sa réaction :

 

« Bonjour la population, j’espère que vous allez bien. Sur Centrafricain, garder le silence face à l’injustice n’est pas une solution. Ça ne l’a jamais été et ça ne le sera jamais. Au contraire, en vous taisant, vous devenez complices de votre propre maltraitance.

 

Si vous pensez qu’en vous taisant vous serez épargnés, que l’on ne vous remarquera pas et qu’on ne vous fera pas subir la même chose, c’est faux. Quand vous subissez de l’injustice dans votre lieu de travail, dans votre famille, dans vos lieux de prière, dans les associations… partout où vous évoluez, apprenez à libérer la parole et à dénoncer.

 

La peur ne va pas changer votre situation. Ce qui peut changer votre situation, c’est quand vous ouvrez la bouche, quand vous prenez la parole et que vous dénoncez les maltraitances et les injustices que vous subissez.

 

Aujourd’hui on est dans un pays où, quand tu dénonces, on te taxe tout de suite d’opposant politique. On dit que c’est parce que tu n’aimes pas le régime en place, parce que tu n’aimes pas le Président de la République, parce que tu es ennemi de la paix. Mais écoutez-moi très bien : dans ce pays, il n’y a aucune loi qui interdit à qui que ce soit d’être de l’opposition politique. Il n’y a aucune loi qui interdit aux Centrafricains d’être opposants politiques. Il n’y a aucune loi qui oblige qui que ce soit à aimer un régime ou à aimer le Président de la République.

 

Le Président de la République, on lui doit respect en tant que Président de tous les Centrafricains, même ceux de l’opposition. Mais l’aimer ? Rien ne nous y oblige. Alors qu’on ne vous fasse pas peur, qu’on ne vous intimide pas en vous taxant de ces choses que vous n’êtes pas.

 

Vous n’êtes pas une mauvaise personne si vous ne partagez pas la vision du Président. Vous n’êtes pas une mauvaise personne si vous ne partagez pas la vision de ceux qui le soutiennent. Arrêtez avec cette peur.

 

Apprenons à dénoncer. Apprenons à créer le scandale, à demander de l’aide. Allez sur la page Tube Centre, regardez la vidéo de cette jeune dame et vous comprendrez de quoi je parle. Ce qu’elle dénonce est grave, extrêmement grave. Mais je peux vous assurer qu’il y a encore des cas beaucoup plus graves que le sien.

 

Les gens qui travaillent chez les Libanais sont maltraités tout le temps. Pour la plupart, j’en sais quelque chose. Pendant presque 15 ans, dans la société où je travaillais, nous étions logés dans un immeuble avec des Libanais en haut, nous en bas… Nous savons comment ces gens traitent leurs employés : licenciements abusifs à répétition, maltraitance morale, psychologique et même physique.

 

Beaucoup de gens m’ont demandé de parler de ces choses, mais je leur ai toujours dit : je ne suis personne pour aller imposer quoi que ce soit aux Libanais. La seule chose que je peux faire, c’est d’en parler. Mais pour en parler, il faut que vous-mêmes, les victimes, vous dénonciez afin que nous puissions vous appuyer.

 

Parfois, quand certaines personnes prennent le courage de parler, il y en a toujours d’autres à côté pour les décourager : “Si tu parles, tu ne vas plus avoir de travail dans ce pays.” Mais comment ça ? Pourquoi ? Et ce sont souvent les mêmes qui disent vouloir le changement, vouloir une nation plus juste… Vous qui avez trop peur, gardez votre peur pour vous. Laissez ceux qui ont le courage de parler le faire. Une chose est claire : le monde n’est pas détruit seulement par ceux qui font le mal, mais aussi et surtout par ceux qui les regardent faire sans réagir.

 

Je suis fière de cette jeune dame qui a osé prendre la parole. Ma sœur, beaucoup de courage ! Si tu veux, on peut en parler en privé.

 

Aux autres, je vous demande : n’ayez plus peur. La peur ne vous protège pas. Au contraire, vous subissez tout ce mal dans le noir. Il faut en parler pour que tout le monde le sache. Il faut en parler pour espérer que les choses changent.

 

Nous voulons vraiment d’une République qui respecte tout le monde et chacun de ses enfants. Trop, c’est trop !

 

Et à vous qui travaillez dans les instances censées régler ces situations (femmes juristes, inspection du travail, etc.), les Centrafricains se plaignent trop de vous. Aidez ceux qui n’ont pas de relations, ceux qui n’ont personne. S’il vous plaît, aidez-les. » Madame Ousna conclut en appelant clairement à la fin du silence et à la protection effective des travailleurs centrafricains face aux abus.

 

Par Alain Nzilo

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Pour le Dr Junior Romuald Ouéfio Nguérénam,  « Les faux médicaments détruisent le système de santé » :  Insuffisance rénale, hépatites et résistance extrême aux antibiotiques

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Pour le Dr Junior Romuald Ouéfio Nguérénam,  « Les faux médicaments détruisent le système de santé » :  Insuffisance rénale, hépatites et résistance extrême aux antibiotiques

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans une interview accordée à la radio Ndékè-luka, le Dr Junior Romuald Ouéfio Nguérénam, Directeur de la Pharmacie, des Laboratoires et de la Médecine Traditionnelle au ministère de la Santé publique, alerte sur les ravages causés par les faux médicaments et les mini-pharmas illégales en République centrafricaine.

 

Selon le  Dr Junior Romuald Ouéfio Nguérénam , La bataille contre les faux médicaments ne date pas de septembre 2025. D’après ses explications, , elle a commencé dès 2019 avec la fermeture de l’établissement Orof Pharma pour présence de produits falsifiés. En 2024, deux conteneurs de 40 pieds remplis de faux médicaments ont été interceptés et entièrement détruits.

 

En septembre 2025, les autorités ont procédé à la fermeture de 17 mini-pharmas dans les 5e, 6e et 8e arrondissements de Bangui. Aucune de ces structures n’avait d’autorisation du ministère de la Santé, aucune ne disposait de personnel qualifié en pharmacie, et les conditions de conservation étaient catastrophiques : produits stockés jusqu’à 45-50°C, dates de péremption falsifiées, injections et même actes chirurgicaux pratiqués sur place.

 

Le directeur insiste : cette lutte est transversale et multisectorielle. Elle a d’abord visé le milieu formel, avec des contrôles rigoureux dans les hôpitaux publics comme l’hôpital communautaire. Des agents véreux qui introduisaient des faux médicaments dans les circuits officiels ont été identifiés, sanctionnés et, pour la plupart, licenciés.

 

Des conséquences sanitaires

Les risques liés à la consommation de ces faux médicaments sont extrêmement graves. Le Dr Ouéfio Nguérénam cite des statistiques alarmantes :

 

Plus de 2 000 cas d’insuffisance rénale chronique suivis au Centre de Modialyses, y compris chez des enfants, souvent après la prise de produits vendus dans les mini-pharmas.Un taux élevé d’hépatites directement lié à ces médicaments de qualité inférieure.La République centrafricaine est le premier pays au monde avec un taux de résistance aux antimicrobiens supérieur à 85 %. « Aujourd’hui, si vous donnez un traitement, ça ne marche pas parce que les microbes sont habitués à ces produits-là », explique-t-il.Il évoque également des cas d’empoisonnement dans les quartiers, liés à des substances vendues illégalement dans ces structures.

 

Réouvertures illégales et intervention de la justice Six mois après leur fermeture, certaines mini-pharmas ont rouvert leurs portes, commettant un « bris de scellés ». Le Dr Ouéfio Nguérénam annonce que la justice est désormais saisie et que les responsables devront répondre de leurs actes devant les tribunaux.

 

« Beaucoup de gens pensent que la lutte contre les faux médicaments est une exclusivité du ministère de la Santé. C’est faux », martèle-t-il. Cette lutte nécessite une collaboration étroite avec la justice, les forces de défense et de sécurité.

 

Des solutions en cours : sensibilisation et approvisionnement Pour renforcer l’action, le ministère prévoit :

Une intensification de la sensibilisation des populations via les médias et tous les canaux de communication.Un meilleur approvisionnement des districts et formations sanitaires en médicaments de qualité, sûrs, efficaces et accessibles.Un renforcement de la coopération multisectorielle pour une répression plus efficace.Le Dr Ouéfio Nguérénam rappelle que la loi de 2020 sur le médicament et l’exercice de la pharmacie encadre strictement l’ouverture des officines. Elle exige un doctorat en pharmacie pour les pharmacies classiques et prévoit des dépôts pharmaceutiques (pharmacies villageoises) dans les zones éloignées sous conditions.

 

Il conclut avec fermeté : les mini-pharmas ne comblent aucun vide dans le système de santé. Au contraire, elles le détruisent. Leur disparition n’entraînera pas de manque, car l’État travaille activement à garantir un accès légal et sécurisé aux vrais médicaments.

Par Brahim Sallé

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Grève à l’UNOPS : les chantiers routiers de la MINUSCA stoppés net à Ndélé

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Grève à l’UNOPS : les chantiers routiers de la MINUSCA stoppés net à Ndélé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Après trois mois d’arriéré de salaire, les activités de l’agence UNOPS de la MINUSCA sont totalement paralysées dans la région de Ndélé.

 

Depuis la semaine dernière, toutes les machines des travaux de routes menés par l’UNOPS, en collaboration avec la Minusca  ont été rapatriées à la base de Krakoma, située à 105 kilomètres de Ndélé, tandis que l’ensemble du personnel se trouve actuellement à Ndélé centre.

 

Suite à ce problème de salaires, les employés accusent ouvertement l’Office national du matériel (ONM) d’avoir détourné les fonds destinés à leurs rémunérations. Ils ont saisi l’EUNOPS, qui affirme de son côté que les salaires ont bien été versés depuis plusieurs semaines. Selon les travailleurs, ils auraient été joués par l’ONM, même si aucune preuve n’a pour l’instant été rendue publique et que l’organisation onusienne maintient sa version.

 

Ces travaux routiers s’inscrivent dans les grands projets de réhabilitation menés par l’UNOPS en partenariat avec la MINUSCA et le gouvernement centrafricain, notamment sur l’axe Kaga-Bandoro-Mbrès-Ndélé et la route Ndélé-Pata. Ils visent à reconnecter les communautés isolées du nord-est du pays, à faciliter l’accès humanitaire et à relancer l’économie locale après des années de conflit.

 

Des centaines de kilomètres ont déjà été réhabilités grâce à ces interventions, souvent soutenues par la Banque mondiale dans le cadre du projet d’urgence de rétablissement des infrastructures. Les engins lourds fournis ou coordonnés via l’ONM et la MINUSCA étaient essentiels pour ces chantiers mécanisés dans une zone où l’accès reste difficile.

 

Pour l’instant, les équipes restent bloquées à Ndélé sans perspective immédiate de reprise, et les accusations continuent de circuler.

 

Par Barthelemy Kossi

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La septième république des menteurs : comment le Préfet de la Vakaga, Jude Ngayoko , préfère mentir que de dire la vérité

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La septième république des menteurs : comment le Préfet de la Vakaga, Jude Ngayoko , préfère mentir que de dire la vérité  

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le préfet Jude Ngayoko est atteint de la maladie de mythomanie. Comme un bon mythomane, il préfère mentir que de dire la vérité. La preuve en est que ce lundi 13 avril 2026, depuis son confort de Birao, il a décrit à Radio Guira FM une Vakaga paisible, sécurisée, presque sans souci. Aucun incident, une transhumance apaisée, des routes libres, un accord local respecté. Il a remercié, avec une assurance déconcertante, les forces russes de la milice Afrikacorp, baptisées dans le langage des bras cassés du régime comme des forces  de sécurité, mais également la MINUSCA et le gouvernement pour ce “bilan positif”. Pendant ce temps, à Angatoy, à quarante kilomètres d’Amdafock, des civils gisaient dans leur sang.

 

En effet, deux jours plus tôt avant sa déclaration pathétique, le samedi 11 avril, des miliciens des Forces de Soutien Rapide (FSR) soudanaises avaient attaqué le village d’Angatoy. Des hommes, des femmes, des enfants — des cibles faciles pour des armes venues d’un conflit que personne ne maîtrise. Corbeau News Centrafrique a expliqué les faits : une riposte aux raids de l’Afrikacorp, parti de Birao pour frapper le Soudan. Mais Jude Ngayoko, lui, n’a pas prononcé le nom d’Angatoy. Pas un mot sur les morts. Pas une allusion aux corps abandonnés à quelques heures de route de son bureau.

 

La distance explique-t-elle tout ? Birao, où le préfet s’exprimait, est à plus de d’une dizaine de kilomètres d’Angatoy. Assez pour ne pas entendre les cris, assez pour ignorer les fosses. Mais la géographie ne justifie pas l’omission. Un préfet est censé connaître son territoire, pas le décrire comme un décor de théâtre.

 

Ce n’est pas un fait rare dans ladite préfecture. Depuis des mois, les populations de cette bande frontalière subissent les assauts des groupes armés,  des milices soudanaises qui traversent les frontières comme on traverse une rue du quartier Malimaka, sans que ni la MINUSCA, ni les forces russes stationnées à Birao ne les arrêtent. Jude Ngayoko le sait. Pourtant, dans son interview, il a choisi de taire Angatoy. Comme si effacer un nom pouvait effacer les crimes.

 

En plus de cela, le Préfet ne parle même pas de ce qui se passe sur les axes reliant la ville d’Ouanda-Djallé avec des morts quotidiens des bandits soudanais ou des miliciens russes. Voilà la septième république des mythos.

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Par Ibrahim Moussa

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Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR

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Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles  du FSR pendant que l’État regarde ailleurs

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto  reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays.

 

Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré.

 

Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement.

 

La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan.

 

C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national.

 

L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire.

 

Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment.

 

La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs.

 

Par Moïse Banafio

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Bambouti : arrestation de deux conducteurs de taxi-moto par des mercenaires d’Afrikacorp

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Bambouti : arrestation de deux conducteurs de taxi-moto par des mercenaires d’Afrikacorp

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Depuis l’installation en janvier dernier des miliciens russes d’Afrikacorp, les déplacements quotidiens sont devenus très risqués  pour les habitants du Haut-Mbomou souhaitant se rendre au Soudan du sud via la ville de Bambouti.

 

Comme tout le monde le sait d’ailleurs, dans la préfecture du Haut-Mbomou, la ville de Bambouti est une localité que les habitants d’Obo, de Zemio, même de Mboki  rejoignent régulièrement pour transporter des passagers ou écouler des marchandises vers le Sud-Soudan. Une route ordinaire, un commerce transfrontalier banal,  jusqu’à l’arrivée des mercenaires russes de la milice Afrikacorp dans la zone.

 

Pour comprendre la réalité de cette histoire, il faut remonter à la semaine dernière quand deux conducteurs de taxi-moto sont crapuleusement arrêtés par ces criminels de Poutine.

 

En effet, le mardi 14 avril dernier, deux taximen partis d’Obo en direction de Bambouti ont été interceptés et arrêtés par des éléments d’Afrikacorp au niveau juste de Bambouti. L’un est centrafricain, l’autre est de nationalité soudanaise. Plusieurs jours après les faits, aucun des deux n’a été relâché. Mais après l’intervention pour la seconde fois des autorités sud-sudanaises, les deux jeunes sont finalement libérés et retrouvent Source Ybou au Soudan du sud le week-end dernier.

 

de nationalité soudanaise. Plusieurs jours après les faits, aucun des deux n’a été relâché.

 

Ce n’est pas la première fois d’ailleurs. Depuis que les forces russes se sont installées à Bambouti le 1er janvier 2026, les arrestations arbitraires, les blocages et les intimidations se sont accumulés dans la région. Les commerçants hésitent désormais avant de prendre la route. Les taximen calculent le risque. Les familles attendent le retour des leurs sans savoir si ce sera pour le soir ou pour dans plusieurs jours.

La population d’Obo et des environs ne cache plus son exaspération.

 

Par Éric Nzapa

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Petit Delphin KOTTO, Coordonnateur National de la COSCIPAC, sollicite un nouvel appui de la France pour la restauration de la démocratie en Centrafrique

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Petit Delphin KOTTO, Coordonnateur National de la COSCIPAC, sollicite un nouvel appui de la France pour la restauration de la démocratie en Centrafrique

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, désignée sous le nom de COSCIPAC, a adressé une lettre à Son Excellence Emmanuel Macron, Président de la République française.

 

Dans cette correspondance, la COSCIPAC, par l’intermédiaire de son Coordonnateur National Petit Delphin KOTTO, expose les raisons d’une reconsidération stratégique de l’engagement de la France en République Centrafricaine en vue de la restauration de la démocratie et de la stabilité durable.

 

La COSCIPAC rappelle que l’histoire commune entre la France et la République Centrafricaine constitue un socle vivant porteur de responsabilités partagées, d’intérêts réciproques et d’engagements moraux envers les peuples.

 

La COSCIPAC indique que la République Centrafricaine occupe une position charnière au cœur du continent africain et demeure un espace déterminant pour les équilibres régionaux.

 

La COSCIPAC mentionne que la situation sécuritaire en République Centrafricaine demeure fragilisée malgré la présence de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique, désignée par le sigle MINUSCA.

 

La COSCIPAC souligne que les ressources naturelles de la République Centrafricaine, telles que les diamants, l’or et l’uranium, représentent une opportunité de développement et requièrent une gestion équitable et durable dans l’intérêt du peuple centrafricain et des partenaires internationaux.

 

La COSCIPAC évoque la dimension culturelle et linguistique des relations entre la France et la République Centrafricaine, liée à l’appartenance à l’espace francophone ainsi qu’aux liens éducatifs et aux échanges humains.

 

La COSCIPAC exprime son point de vue sur l’évolution de la gouvernance nationale sous le régime politique de Faustin-Archange TOUADERA, avec des signaux qui témoignent d’un recul des principes démocratiques, de violations des droits de l’Homme, d’une concentration du pouvoir et d’une marginalisation des forces vives de la nation.

 

La COSCIPAC en appelle à la responsabilité historique, politique et morale de la France pour favoriser un retour à un ordre constitutionnel pleinement démocratique.

 

La COSCIPAC indique que la France dispose de leviers diplomatiques pour encourager un dialogue politique inclusif, soutenir les initiatives de réconciliation nationale et promouvoir une gouvernance respectueuse des aspirations du peuple centrafricain.

 

La COSCIPAC précise qu’il ne s’agit pas de solliciter une ingérence mais plutôt une action diplomatique fondée sur les principes universels de liberté, de justice et de dignité humaine.

 

La COSCIPAC sollicite de la part du Président français une reconsidération approfondie des relations entre la France et la République Centrafricaine, l’usage du poids diplomatique de la France pour favoriser une transition politique inclusive et crédible, un appui à la restauration des institutions démocratiques et de l’État de droit, ainsi qu’une vigilance accrue face aux dérives autoritaires susceptibles de compromettre la stabilité du pays.

 

Pour la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC), le document est signé par le Coordonnateur National Petit Delphin KOTTO.

 

que du poisson.

 

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : Le ministère centrafricain de l’Éducation, nouvelle usine à fabrication des bacheliers fantômes avec des faux baccalauréat

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Centrafrique : Le ministère de l’Éducation, usine à fabrication des bacheliers fantômes avec des faux baccalauréat

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/le-ministre-centrafricain-de-l-education-nationale-aurelien-simplice-zingas.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Le ministère de l’Éducation, usine à fabrication des bacheliers fantômes avec des faux baccalauréat
Le ministre centrafricain de l’éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Il fut un temps où les « bacs de Rinegui »,  ces diplômes obtenus frauduleusement,  se négociait dans l’ombre. Aujourd’hui, en Centrafrique, la fraude s’affiche au grand jour. Le ministère de l’Éducation a institutionnalisé la fabrication de bacheliers fantômes, avec un arrêté qui valide des admissions spectaculaire et criminelle. Le tout, sans la moindre honte. Le pays, dirigé par un ancien professeur de mathématiques, vient d’écrire une nouvelle page de son histoire éducative : celle où le diplôme se décroche par décret.

 

Le ministère centrafricain de l’Éducation est devenu une usine de fabrication massive des faux diplômes. Sur une simple commande passée au téléphone, on peut avoir n’importe quel diplôme. On peut commander un baccalauréat comme on passe une commande  au restaurant Zougoulou À Bangui.

 

Cette histoire ressemble à une blague. Nombreux de nos lecteurs pensent plutôt à une comédie à l’ivoirienne, mais non! C’est une réalité.  Regarder, on vous donne un exemple réel.

 

Depuis la semaine dernière, sur les réseaux sociaux,  circule un arrêté ministériel du gouvernement centrafricain. L’arrêté est très visible, noir sur blanc, largement partagé et commenté sur les plateformes de réseaux sociaux.

 

Daté du 28 février 2025, ce vrai-faux arrêté ministériel proclame l’admission « à titre exceptionnel » de plusieurs dizaines de candidats dans les séries B, G2 et A4. Des noms, des lycées (Gobongo, Barthélémy Boganda),

 

Le pire  dans cette histoire ? Ce document est antidaté. Signé après la publication des résultats officiels, il légalise a posteriori des candidatures qui n’ont jamais existé. En droit, cela s’appelle un faux en écriture publique, commis avec la complicité de l’État.

 

Comme tout le monde le sait d’ailleurs, certains de ces « lauréats » n’ont jamais dépassé les classes de primaire. D’autres n’ont pas fréquenté l’école. Leurs noms figurent pourtant en série B, G2, A4,  aux côtés de ceux qui ont travaillé, révisé, tremblé le jour des épreuves.

 

Sur les réseaux sociaux, les Centrafricains ont réagi avec colère. Les commentaires des Centrafricains disent tout.

 

Guy Gervais Komboth Bida a reconnu sur la liste le nom de l’ex-député Ndotizo,  un monsieur dont le dossier de candidature aux législatives mentionne déjà un baccalauréat obtenu en 2015. Il figure pourtant parmi les “admis à titre exceptionnel” de 2025 du ministère de l’éducation.

 

Consultânt Romaric Ganga, lui, est plus direct : “La plupart sont des députés.” José Malot, ex-doyen de la faculté de droit et des sciences économiques  à l’université de Bangui résume d’une formule lapidaire : “Bac Honoris causa, comme dirait un frère.”

 

Dan Frederick Ngbiegba Kognabade anticipe déjà la suite : “Pour la saison 2 : Licence, Master et Doctorat à titre exceptionnel.”

 

Serge Gbokou pose la question que personne dans les institutions n’ose poser : pourquoi envoyer les enfants à l’école si le diplôme n’est plus la reconnaissance des efforts scolaires ?

 

Patrick Mbawa répond à sa manière : “Pendant que certains se battent jour et nuit, d’autres obtiennent des diplômes tranquillement par décision administrative. C’est une insulte à tous ceux qui travaillent dur.”

 

Abdoul Nassir Bello va plus loin : voilà un pays dirigé par un éducateur,  Touadéra est professeur de mathématiques,  et c’est sous sa présidence qu’on distribue le baccalauréat comme un bon de réduction.

 

Ce qui est plus délirant, c’est que ça se passe ouvertement. Les faussaires du régime de Touadéra ne se cachent plus. Alors qu’auparavant, les faux diplômes circulaient sous le manteau. On murmurait le nom du baccalauréat de. Aujourd’hui, le ministre, qui est d’ailleurs un faux diplômé,  signe en plein jour et publie des listes additives sans se cacher. Le message est désormais clair : l’école ne récompense plus le mérite. Elle récompense les relations. Pourquoi réviser quand un coup de tampon suffit ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Licenciée pour avoir refusé les avances sexuelles du directeur technique : le témoignage explosif de Samantha Olivia Imanga contre Mercure Logistique

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Licenciée pour avoir refusé les avances du directeur technique : le témoignage explosif de Samantha Olivia Imanga contre Mercure Logistique

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/la-jeune-dame-victime-du-licenciement-abusif-des-libanais-de-mercure-logistique.webp” data-wpel-link=”internal”>Licenciée pour avoir refusé les avances du directeur technique : le témoignage explosif de Samantha Olivia Imanga contre Mercure Logistique
La jeune dame victime du licenciement abusif des libanais de Mercure logistique

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Samantha Olivia Imanga travaillait à Mercure Logistique quand le directeur technique a commencé à lui faire des avances. Elle a refusé net. Dès ce moment, les insultes et la maltraitance ont démarré.

 

Chaque fois qu’il l’appelait, il l’humiliait violemment. Samantha pleurait en silence, incapable de répondre à cet homme plus âgé qu’elle. Tout le personnel savait ce qui se passait.

 

Le 24 mars, elle a tout raconté au chef du personnel : harcèlement sexuel, maltraitance et injures. Il a promis d’en parler au PDG. Mais le 3 avril, son chef l’a convoquée pour lui annoncer son licenciement immédiat. Le PDG aurait conclu après enquête qu’elle n’était « pas de bonne moralité ».

 

Samantha est allée à l’inspection du travail et chez les femmes juristes. Elle décrit un climat où les Libanais traitent les Centrafricains comme des esclaves. On insulte les mères, on crie jusqu’à faire saigner, on licencie sans raison. Personne ne défend les employés, même pas le délégué du personnel.

 

Elle révèle que dix Camerounais ont déjà été recrutés pour remplacer les locaux, et d’autres arrivent. Pourtant, les Centrafricains ont des diplômes et font tout le travail, y compris celui du directeur technique qui, selon elle, ne connaît rien à la mécanique.

 

Samantha appelle toutes les autres victimes, femmes et hommes, à témoigner. Elle pose une question directe aux autorités : si le gouvernement n’intervient pas, qui protégera les Centrafricains dans leur propre pays ?

 

Mercure Logistique nie-t-elle ces faits ? L’avenir dira si ce témoignage restera isolé ou s’il déclenchera enfin une enquête réelle.

 

Ce témoignage laisse un goût amer. Une jeune femme qualifiée, humiliée puis jetée dehors pour avoir simplement dit non. Les Centrafricains méritent mieux que ce mépris quotidien sur leur propre sol. Il est temps que les autorités écoutent et agissent.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : un jeune civil arrêté, torturé et pendu près de Sikikédé par des éléments russes d’Afrikacorp et leurs supplétifs

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Centrafrique : un jeune civil arrêté, torturé et pendu près de Sikikédé par des éléments russes d’Afrikacorp et leurs supplétifs

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/06/Deux-mercenaires-russes-de-Wagner-occupant-lEtat-major-des-rebelles-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : un jeune civil arrêté, torturé et pendu près de Sikikédé par des éléments russes d’Afrikacorp et leurs supplétifs
Deux mercenaires russes de Wagner occupant l’Etat-major des rebelles

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine, une nouvelle affaire d’exactions impliquant des forces mixtes Afrikacorp (ex-Wagner) et leurs supplétifs russes noirs est signalée depuis quelques jours dans cette région du nord-Est de la République centrafricaine.

 

En effet, il y a environ deux semaines, un groupe composé d’éléments russes d’Afrikacorp (ex-Wagner) et leurs supplétifs russes noirs se serait dirigé vers le village de Massambaye. Sur place, ils ont interpellé un jeune civil, sans que les motifs précis de l’arrestation ne soient clairement établis au-delà d’une accusation farfelue de complicité avec des rebelles imaginaires.

 

Le jeune homme a ensuite été emmené par ces criminels de Poutine et de Touadera jusqu’à Sikikédé. Là, les voyous russes ont exigé de ses parents la somme de 10 millions de francs CFA pour sa libération, affirmant qu’il s’agissait d’un « rebelle » de la CPCF. Les parents, selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, n’auraient pas été en mesure de réunir cette somme.

 

Face à l’impossibilité de payer, les forces russes de la milice Afrikacorp ont tout simplement procédé à la torture du jeune civil. Il aurait ensuite été pendu à mort. Son corps aurait été traîné sur plusieurs kilomètres dans la brousse aux abords de Sikikédé, avant d’être abandonné. Le groupe aurait ensuite poursuivi sa route en direction de Gordil, toujours dans la Vakaga.

 

Ce type d’incident s’inscrit malheureusement dans un contexte de tensions persistantes dans le nord et le nord-est du pays, où les opérations de sécurisation menées par les éléments russes d’Afrikacorp avec l’appui des jeunes centrafricains souvent appelés russes noirs visent les groupes armés  imaginaires dans la zone. Des sources sécuritaires évoquent régulièrement des arrestations arbitraires, des demandes de rançon et des violences contre des civils soupçonnés de liens avec la rébellion.

Par Barthelemy Kossi

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HCR, où est passé l’argent des aides scolaires 2024-2025 pour les enfants et étudiants réfugiés, alors qu’on est déjà en mars 2026 et que rien n’est encore arrivé ?

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Où est passé l’argent des aides scolaires 2024-2025 pour les enfants et étudiants réfugiés, alors qu’on est déjà en mars 2026 et que rien n’est encore arrivé ?

 

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Liliane GAMANZA, Chargée de service communautaire HCR

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les parents réfugiés installés à Bangui en ont ras-le-bol. Depuis l’année scolaire 2024-2025, l’aide promise pour les frais de scolarité de leurs enfants n’est toujours pas arrivée. On parle de 35 000 FCFA pour les élèves du primaire et du lycée, et 100 000 FCFA pour les étudiants à l’université. C’était une habitude chaque année : on amenait le bulletin, on enregistrait, on vérifiait les notes affichées, et l’argent tombait pour aider à payer l’école.

 

Mais là, depuis plus d’un an, zéro franc tombait aux mains de ces enfants réfugiés. Les familles attendent, attendent, et le budget 2025 est déjà passé à la trappe. On est en mars 2026, la nouvelle année scolaire avance, et toujours rien pour l’ancienne. Les parents à Saint-Charles, par exemple, déboursent parfois 70 000 FCFA de leur poche pour le primaire, alors que l’aide couvre à peine la moitié. Et les tout-petits de maternelle ? Ils sont inscrits, mais pas pris en compte dans cette aide.

 

Les autorités centrafricaines et les bureaux du HCR ont convoqué des réunions pour calmer le jeu. D’abord vers février 2025, quand les murmures montaient,  on parlait de marches, de brouilles entre communautés. Les délégués ont été appelés en urgence, on leur a présenté des excuses, promis que l’argent serait débloqué « bientôt », fin février. Rien. Ensuite, d’autres réunions : on prépare 2026, on va vérifier les effectifs dans les écoles, contrôler les enfants… Mais pour 2024-2025 ? Silence total.

 

Il y a même des contradictions qui rendent les gens fous. La chargée de protection (la Canadienne) dit d’un côté qu’on va finir avec les réfugiés de longue date, trouver des solutions durables. De l’autre, les gens chargés de la scolarité et de la santé réunissent du monde pour dire qu’on va faire des contrôles et payer pour la nouvelle année. Pendant ce temps, les bulletins des enfants restent sans aide, et les parents se demandent : l’argent est où ?

 

Certains murmurent que le budget a été bouffé quelque part, qu’on cherche juste comment justifier. D’autres calculent : comment un budget 2025 peut-il passer directement à 2026 sans rien verser ? Les réfugiés n’ont presque plus d’assistance ici. Cette aide scolaire était la seule chose concrète qui restait. Sans elle, les gosses risquent de décrocher, les familles s’endettent encore plus.

 

Les parents posent désormais la question simple : où est passé cet argent ? Et pour la suite, 2026, est-ce que ça va recommencer la même galère ? On attend des réponses claires de l’HCR, des partenaires et des autorités. Parce que les enfants ne peuvent pas attendre éternellement.

 

Par Alain Nzilo

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Martin Ziguélé : “La Centrafrique est devenue un goulag tropical sous Touadéra”

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Martin Ziguélé : “La Centrafrique est devenue un goulag tropical sous Touadéra”

De la transparence volée à la fraude totale : Martin Ziguélé accuse le pouvoir d’avoir détruit le système électoral centrafricain depuis 2005
Martin Ziguelé, président du parti MLPC, et porte-parole du BRDC. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors d’une émission sur la chaîne gabonaise SIBIKAN MEDIA, Martin Ziguélé, ancien Premier ministre et porte-parole du BRDC, a employé une métaphore forte pour qualifier le régime Touadéra : “Nous sommes dans un goulag, une sorte de goulag tropical.”

 

Cette comparaison avec les camps de travail soviétiques montre selon lui le niveau de répression atteint en Centrafrique. Ziguélé explique d’abord sa situation personnelle : “Moi je suis interdit d’expression sur la radio de mon propre pays, je suis interdit de participation à un débat à la télévision d’État de mon propre pays.”

 

L’ancien Premier ministre, figure politique majeure du pays, ne peut plus s’exprimer sur les médias publics centrafricains. Cette censure totale d’un opposant de cette envergure témoigne du verrouillage de l’espace médiatique.

 

Ziguélé compare la situation actuelle avec le chemin parcouru : “Regardez le chemin que nous avions parcouru en renversant l’Empire, en restaurant la République, en instaurant la démocratie, en créant une alternance démocratique en Afrique. Et regardez le recul que nous avons connu aujourd’hui”.

 

Cette référence historique rappelle que la Centrafrique a été pionnière en matière démocratique en Afrique. Le pays avait renversé la monarchie de Bokassa, restauré la République, organisé des élections libres. Cette histoire rend le recul actuel encore plus dramatique.

 

L’ancien Premier ministre décrit l’état des médias publics : “La radio-télévision n’existe que de nom. La télévision n’existe que de nom et la radio est constamment en panne, elle n’a même pas de groupe électrogène de secours”.

 

Il raconte un incident récent : “Il y a deux semaines, un journaliste en plein journal a pété les plombs et a dit que ce n’est plus possible, que c’est incroyable qu’une radio nationale, alors que le sommet des chefs d’État de la CEMAC se tenait ici, la radio centrafricaine ne pouvait pas faire le reportage en direct par manque de moyens”.

 

Cette anecdote montre l’état de délabrement des médias publics. Un pays qui accueille un sommet international mais dont la radio nationale ne peut pas le couvrir faute de moyens.

 

Ziguélé évoque l’histoire de la télévision centrafricaine : “La télévision a une histoire particulière en République Centrafricaine. C’était sous Bokassa que Bangui, la République Centrafricaine, a été le premier pays à avoir la télévision couleur à l’époque. Nous nous en vantions un peu partout et aujourd’hui nous nous retrouvons le dernier de la classe sans moyens”.

 

Cette comparaison historique est parlante : du premier pays africain avec la télévision couleur au dernier de la classe. Cette régression symbolise le destin du pays entier sous Touadéra.

 

L’ancien Premier ministre dénonce la transformation des médias publics : “Nos médias nationaux sont non seulement verrouillés pour que l’opposition ne s’y trouve pas, mais transformés en radio-collines”.

 

Cette référence aux “radio-collines” rwandaises qui ont diffusé la propagande du génocide en 1994 constitue une accusation grave. Ziguélé affirme que les médias centrafricains servent désormais uniquement la propagande du régime.

 

La métaphore du “goulag tropical” employée par Ziguélé renvoie à plusieurs réalités : l’interdiction d’expression pour l’opposition, la censure des médias, la répression politique, l’emprisonnement des voix critiques.

 

Un goulag est un camp de travail forcé où les dissidents étaient envoyés en Union soviétique. En qualifiant la Centrafrique de “goulag tropical”, Ziguélé suggère que le pays entier est devenu une prison pour ceux qui osent critiquer le pouvoir.

 

Cette situation contraste totalement avec l’histoire démocratique du pays. La Centrafrique avait connu des périodes de liberté d’expression, d’alternance démocratique, de pluralisme politique. Touadéra a détruit ces acquis.

 

Le verrouillage des médias publics constitue un élément clé de cette dérive autoritaire. Quand l’opposition ne peut plus s’exprimer sur les radios et télévisions nationales, le débat démocratique devient impossible.

 

L’état de délabrement de ces médias,  pannes constantes, absence de moyens,  n’est probablement pas accidentel. Un média public qui fonctionne mal peut difficilement jouer son rôle de contre-pouvoir.

 

La transformation en “radio-collines” témoigne de l’instrumentalisation totale des médias publics au service du pouvoir. Ils ne servent plus à informer mais à propager la parole officielle.

 

Cette situation médiatique s’inscrit dans le tableau plus large dressé par Ziguélé et Akandji-Kombé : un pays contrôlé par Wagner, un président qui vend les ressources nationales, une Constitution taillée pour protéger les criminels économiques, une opposition muselée.

 

Le “goulag tropical” de Ziguélé décrit une Centrafrique devenue prison à ciel ouvert où la liberté d’expression a disparu, où les opposants sont réduits au silence, où les médias propagent uniquement la parole du pouvoir.

 

Cette dérive autoritaire s’accompagne d’un effondrement des services publics – routes détruites, hôpitaux sans moyens, écoles délabrées, médias en panne – qui rend la vie quotidienne insupportable pour la majorité des Centrafricains.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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