Gouvernement Moloua 3 : Comment le ministre de la Santé Pierre Somsé utilise le chantage pour tenter de berner Touadéra et rester au gouvernement
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Élu député de Berberati 1 après avoir évincé le sortant Sosthène Ndèngbè, Pierre Somsé refuse de siéger à l’Assemblée nationale. Il préfère utiliser le chantage pour garder son poste à la tête du département de la santé.
La trahison du mandat législatif constitue le point d’orgue de la méthode Somsé. Sitôt le scrutin de Berberati remporté, le nouveau député a choisi de tourner le dos à l’Assemblée nationale. Plutôt que de défendre les intérêts de sa circonscription sur les bancs de l’hémicycle, le ministre a fait le choix de rester au sein du gouvernement Moloua 3. Ce refus de siéger découle de calculs précis liés aux avantages matériels et aux retours financiers que procure la gestion directe du budget de la santé publique, un département propice aux détournements et aux privilèges que le pouvoir législatif ne peut offrir.
Pour légitimer ce maintien forcé à la tête du ministère, le Dr Pierre Somsé a déployé une stratégie de persuasion redoutable auprès du président Faustin-Archange Touadéra et de l’ensemble du cabinet ministériel. L’homme fort de la santé publique fonde toute sa défense sur l’existence d’un prétendu grand projet sanitaire national, un dossier mastodonte dont le financement global dépendrait uniquement de sa reconduction. Selon ses déclarations insistantes, répétées à ses collègues et diffusées jusque dans les discussions de quartier, ce programme d’envergure internationale doit attirer des investissements massifs de la part des bailleurs de fonds comme la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé avec une échéance fixée à l’horizon 2027.
Le ministre de la Santé utilise ce dossier comme une arme politique exclusive. Il affirme sans sourciller que le retrait de sa personne physique de la gestion du ministère détruirait instantanément la confiance des partenaires extérieurs, bloquant ainsi l’arrivée des capitaux promis. Ce chantage technique et financier repose sur l’idée qu’aucun autre cadre centrafricain ne possède les compétences requises pour piloter ces négociations avec le monde de l’aide internationale. Face à cette pression habilement exercée, le président Touadéra, n’étant pas un spécialiste de ce secteur technique, s’est laissé convaincre par la rhétorique de son ministre, acceptant sa reconduction par peur de voir s’envoler ces financements hypothétiques.
Pourtant, la réalité du terrain contredit fermement cette nécessité absolue. Sous la direction prolongée de Pierre Somsé, le système sanitaire centrafricain a connu une dégradation continue, caractérisée par un manque de médicaments de base, des hôpitaux publics en ruine et une gestion administrative opaque. Le ministre utilise ce mirage du grand projet de 2027 pour dissimuler ses échecs répétés et maintenir sa mainmise sur l’un des budgets les plus importants de l’État, tout en bénéficiant de la passivité du pouvoir de Baba Kongoboro.
Cette manœuvre politique a causé un préjudice direct à la population de Berberati 1. Lors des élections, Pierre Somsé n’a pas hésité à évincer le député sortant du Mouvement Cœurs Unis, Sosthène Dengbe, au cours de primaires internes très discutées, avant d’obtenir le siège lors des législatives. En choisissant délibérément de délaisser son écharpe de député pour conserver son maroquin ministériel, il prive les électeurs de leur représentant élu, transformant le scrutin législatif en un simple tremplin personnel pour valider son poids politique au sein de la majorité.
Ce comportement n’est pas d’ailleurs une exception au sein de l’équipe de Moloua 3. Plusieurs ministres partagent cette même pratique consistant à postuler aux élections législatives pour barrer la route à certains candidats, remporter le siège, puis délaisser l’Assemblée nationale pour retourner s’installer confortablement dans leurs ministères respectifs. Ce système de cumul et de désertion des postes parlementaires paralyse le renouvellement de la classe politique à Bangui, instaurant une culture de la manipulation institutionnelle où le chantage et la conservation des privilèges passent avant le service de la population.
Par Alain Nzilo
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
