Touadéra, Abazène et Djono-Ahaba, vous êtes interpellés ici : À Gordile, les élèves de troisième privés de cours depuis plus d’un mois à cause d’un simple tableau qui manque

Rédigé le 16 avril 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Depuis plus d’un mois, dans la ville de Gordile, située dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine, les élèves de classe de troisième n’ont pas suivi un seul cours. Ces collégiens inscrits en année d’examen restent assis sans tableau ni craie, alors que la rentrée scolaire a eu lieu il y a plusieurs mois.
C’est incroyable en 2026. Lisez bien ceci : les professeurs se présentent chaque jour dans les établissements, mais impossible de dispenser les leçons. Aucun tableau noir, même un simple contreplaqué peint, n’est disponible. La craie manque aussi totalement. Les enfants arrivent le matin, constatent la situation et repartent chez eux sans rien apprendre. Cette paralysie touche directement des jeunes qui préparent des examens importants dans quelques mois.
Pourtant, les discours officiels se multiplient sur l’importance de former la jeunesse et de bâtir l’avenir du pays grâce à l’éducation. Faustin-Archange Touadera se déplace régulièrement à Paoua, à Batangafo et ailleurs pour répéter ces engagements. Sur le terrain à Gordile, rien ne suit. Les salles de classe restent vides d’outils élémentaires.
La situation devient encore plus choquante quand on sait que Gordile est la ville natale de hauts responsables du gouvernement, dont le ministre d’État chargé de la Justice et le ministre des Transports. Ces personnalités originaires de la localité occupent des postes influents depuis longtemps. Elles n’ont pourtant pas réussi à fournir un tableau et quelques craies aux écoles de leur propre ville.
Pendant ce temps, des sommes importantes comme 16 millions sont débloquées à Touadéra pour sa campagne électorale de décembre 2025. Un simple tableau reste introuvable pour ces collégiens.
Par ailleurs, dans d’autres coins du pays, comme à Ouanda-Djallé par exemple, des élèves suivent déjà les cours sous les arbres ou assis par terre, mais à Gordile le manque atteint un niveau où même le tableau de base fait défaut.
Les parents et les enseignants expriment leur incompréhension totale face à cette inaction. Les enfants perdent des semaines précieuses d’apprentissage sans que personne ne bouge pour corriger le problème. Le système scolaire montre ici ses limites les plus criantes en plein milieu de l’année 2026.
Par Ibrahim Moussa
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC




