Pris la main dans le sac, Mamadou Anselme, en intérim à l’Inspection académique de la Vakaga, détourne les frais de formation des enseignants de la Vakaga

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Alors que la Banque mondiale injecte des fonds colossaux via le projet PARE pour sauver un système éducatif en déliquescence dans la préfecture de la Vakaga, un homme sabote méthodiquement ces efforts : Mamadou Anselme, secrétaire général de l’Inspection académique. Sous couvert d’intérim, qu’il occupe depuis des années, l’homme a transformé les formations pédagogiques en machine à spolier les enseignants et à asphyxier l’éducation dans ladite préfecture.
Une formation sabotée dès le départ
Du 4 au 13 avril 2026, une session de formation sur la « pédagogie explicite », financée par la Banque mondiale, devait permettre à des dizaines d’enseignants de Birao, Tiringoulou et Ouanda-Djallé de se former. Sur le papier. En réalité, Mamadou Anselme en a fait un cauchemar administratif et financier :

Dès le départ, le ministère de l’éducation avait envoyé comme chef de mission l’inspecteur d’académie Justin Guy Evarist Kouzou. Ce dernier s’est vu rapidement mis dans la poche par Mamadou Anselme, secrétaire général de l’Inspection académique de la Vakaga qui assure l’intérim de l’inspecteur d’académie de la préfecture depuis plusieurs mois, et qui occupe cette fonction d’intérim depuis des années.
Pour cette formation de dix jours qui se déroulait de 7h30 à 15h30, les organisateurs avaient prévu le petit-déjeuner, de l’eau potable et le déjeuner communautaire à midi. Mamadou Anselme et son entourage ont suspendu le petit-déjeuner et l’eau, laissant les participants sans ces prestations.
Les participants ont été sélectionnés à partir d’une vieille liste établie il y a deux ans. Plusieurs enseignants figurant sur cette liste ont déjà quitté la préfecture, tandis que des enseignants présents sur place ont été mis à l’écart simplement parce que leur nom ne figurait pas sur cette liste obsolète présentée par monsieur Mamadou. Seule une cinquantaine d’enseignants de Birao ont suivi la formation, alors qu’à Birao, on peut compter environ une centaine d’enseignants et que d’autres viennent des sous-préfectures de Tiringoulou et Ouanda-Djallé.
Le système de racket massif des indemnités
À la clôture de la formation, le lundi 13 avril 2026, les frais de participation et les frais de transport pour les enseignants venus de loin devaient être versés. Dans d’autres préfectures, ces frais s’élèvent à 5 000 francs par jour, soit 50 000 francs pour dix jours, plus les indemnités de transport selon la distance. À Birao, Mamadou Anselme a fait ramener le montant journalier à 3 000 francs.
Les enseignants venus de l’extérieur (au-delà de 15 km) ont reçu 50 000 francs au total. Ceux de la ville qui ont accepté les conditions ont perçu publiquement 100 000 francs, avant de remettre une partie en cachette à Mamadou Anselme. Au final, certains enseignants ont touché seulement 25 000 ou 30 000 francs, tandis que d’autres ont perçu 100 000 francs selon qu’ils résident ou non à Birao.
Ces pratiques ne datent pas d’hier. Lors d’une formation précédente organisée par l’ONG Triangle pour la même durée de dix jours, les montants versés variaient fortement : certains enseignants ont reçu 90 000 francs, d’autres 25 000 francs et d’autres encore seulement 9 000 francs. Ceux qui ont perçu 100 000 francs ont dû partager la somme avec Mamadou Anselme. Cette répartition inégale avait déjà provoqué le limogeage de certains employés de l’ONG, alors que le secrétaire général reste en poste.
Mamadou Anselme choisit les enseignants qui acceptent ses propositions pour participer aux formations et écarte ceux qui refusent. Cette manière de faire prive de nombreux enseignants de la possibilité de se former sur les nouvelles méthodes pédagogiques et réduit les moyens destinés à améliorer la qualité de l’enseignement dans la Vakaga.
Les efforts des partenaires et de la Banque mondiale pour relever le niveau de l’éducation dans cette zone se heurtent ainsi à des détournements répétés au sein même de l’Inspection académique. Les enseignants et les populations locales attendent des mesures concrètes pour que ces fonds servent réellement à la formation et à l’encadrement des enfants.
Par Ibrahim Moussa
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
