Moscou, la boîte de nuit russe installée au cœur du parc cinquantenaire où la jeunesse banguissoise sombre dans la débauche

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Une boite de nuit du nouveau genre s’impose désormais dans le paysage nocturne de la capitale centrafricaine, Bangui. Elle s’appelle Moscou. Elle est géré par les Russes du groupe Wagner, attire des jeunes banguissoise chaque nuit. L’alcool y règne en maître et les rapports sexuels se produisent en pleine lumière, sans retenue ni pudeur.
Cet endroit diabolique occupe ce qui fut jadis le jardin public, baptisé parc cinquantenaire, un espace où les familles venaient chercher la fraîcheur des arbres et le calme des bancs publics. Ces temps semblent appartenir désormais à une autre époque où le pays est encore dirigé par des gens de bonne moralité. Mais depuis quelques années, des grilles ont été posées, des murs érigés, et personne n’a vraiment compris pourquoi ni comment cette décision avait été prise. Derrière ces barrières, une construction massive a pris rapidement forme.
La bâtisse porte un nom qui ne laisse aucun doute sur ses véritables propriétaires : Moscou. Les mercenaires russes du groupe Wagner contrôlent entièrement les lieux, de la sécurité à la gestion commerciale. Personne d’autre n’a son mot à dire sur ce qui s’y passe. L’établissement fonctionne comme une boîte de nuit, mais va bien au-delà de ce concept. C’est devenu un microcosme où les règles centrafricaines ne semblent plus avoir de prise.
Dès qu’on franchit l’entrée, on bascule dans un véritable univers du diable. L’obscurité domine presque tout l’espace intérieur. Seuls quelques projecteurs balaient les murs et les tables par intermittence, créant une atmosphère où il devient difficile de distinguer les visages. La musique assourdissante couvre les conversations, rendant toute discussion impossible sans crier. Les clients s’entassent autour des comptoirs et sur les banquettes usées, cherchant leur place dans ce chaos organisé.
Une règle s’impose dès l’arrivée : il est formellement interdit d’apporter ses propres boissons. Les vigiles postés à l’entrée fouillent les sacs et confisquent toute bouteille personnelle. Cette consigne n’est pas négociable. À l’intérieur, on ne trouve que ce que les Wagner apportent eux-mêmes. La bière Africa ti l’or, alcool frelaté Wa Na Wa, de la Vodka, et coûtent deux fois plus cher qu’à l’extérieur. Pourtant, les jeunes continuent d’affluer, jour après jour, semaine après semaine, vidant leurs poches pour consommer sans contrôle.
Les mercenaires russes et syriens surveillent les transactions avec une attention méticuleuse. Ils circulent entre les tables, observent qui commande quoi, vérifient que personne ne tente de contourner leur monopole. Leur présence est constante, pesante même. Certains portent l’uniforme, d’autres des vêtements civils, mais tous affichent la même autorité naturelle. Personne ne songe à discuter leurs instructions.
Au fil des heures, l’ambiance change. Ce qui commence comme une soirée ordinaire bascule progressivement vers autre chose. L’alcool aidant, les inhibitions disparaissent rapidement. Les couples se forment et se déforment au gré des verres vidés. Puis viennent les premiers gestes déplacés, les mains qui s’égarent, les vêtements qu’on défait sans chercher l’intimité. Ce qui devrait rester privé s’affiche ici en pleine lumière.
Les rapports sexuels ne se cachent plus. Sur les banquettes du fond, contre les murs, parfois même sur les tables, dans les toilettes, les corps s’enlacent sans la moindre gêne. Le bruit du gémissement des jeunes filles, des femmes mures. Pendant ce temps, Les autres clients passent à côté, un verre à la main, comme si de rien n’était. Cette banalisation de l’intimité choque encore certains nouveaux venus, mais ceux qui fréquentent Moscou depuis plusieurs semaines ne se gênent même plus. La normalité s’est déplacée.
Les mercenaires assistent à ces scènes sans réagir. Parfois, ils participent eux-mêmes. D’autres fois, ils se contentent de regarder en fumant une cigarette, adossés au bar. Leur indifférence encourage les excès. Puisque personne n’intervient, tout devient permis. L’impunité s’installe comme une seconde nature.
Souvenez-vous, il y’a quelques mois, la radio Ndèkè-Luka avait fait un reportage sur le parc cinquantenaire, mais d’une manière diplomatique, car les Wagner, quand tu les cites, c’est la mort. Certains parents, inquiets, ont raconté comment leurs enfants sont devenus accros de cette boîte de nuit du nouveau genre.
Les habitants du quartier environnant, Lakouanga et Sica ont fini par s’habituer à cette présence. Certains s’en accommodent, d’autres maugréent entre eux mais sans oser protester publiquement. Les plus âgés se souviennent du temps où leurs petits-enfants jouaient sous les arbres du parc. Ces souvenirs leur semblent désormais irréels. Le parc a disparu, remplacé par cette forteresse où résonne la musique jusqu’au petit matin.
Les jeunes qui fréquentent Moscou viennent de tous les quartiers de Bangui. Certains économisent toute la semaine pour s’offrir une soirée dans l’établissement le plus diabolique de la capitale. D’autres y vont par curiosité, attirés par les rumeurs qui circulent.
Nous avons rencontré un jeune homme à la sortie de Moscou le matin, il nous a expliqué qu’il venait ici juste pour se satisfaire, car, d’après lui, les filles ne sont pas exigeantes. Pour elles, c’est la consommation et le fric qui les intéressent.
Les mercenaires russes ont compris qu’ils tenaient là un filon lucratif. Moscou génère chaque week-end des revenus considérables, bien supérieurs à ce qu’un établissement ordinaire pourrait espérer. Le monopole sur les boissons garantit des marges confortables. L’absence de concurrence élimine tout risque commercial. Et la protection armée assure que personne ne viendra troubler cette machine à profits.
Pendant ce temps, la vie continue dans le reste de Bangui.
Par Éric Azoumi
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
