Près d’un an après la levée de l’embargo sur les armes, que devient la logistique militaire en Centrafrique ?

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Un an après la levée de l’embargo sur les armes, la logistique militaire centrafricaine, toujours en ruine, entrave l’armée face à une insécurité croissante.
En République centrafricaine, où les groupes armés continuent de semer la terreur dans les provinces, l’espoir d’une armée nationale forte et autonome s’effondre sous le poids d’une logistique militaire en plein désarroi. La levée de l’embargo sur les armes par les Nations unies en juillet 2024, saluée comme une étape vers la souveraineté sécuritaire, n’a pas tenu ses promesses. Lors d’une émission de la radio Ndéké-Luka, Jean Sosthène Dengbe, président de la Commission défense et sécurité à l’Assemblée nationale, a peint un tableau optimiste, vantant des véhicules neufs et des dons des partenaires étrangers pour équiper les Forces armées centrafricaines (FACA). Mais ses paroles, entre ambition affichée et aveux d’impuissance, cachent une réalité bien plus sombre : la logistique militaire est en lambeaux, et les ressources, lorsqu’elles existent, semblent échapper aux soldats centrafricains pour bénéficier à d’autres acteurs, notamment les mercenaires russes du groupe Wagner.
Dengbe, chargé de superviser la réforme du secteur de la sécurité (RSS), a mis en avant plusieurs efforts. Il a évoqué l’acquisition de véhicules neufs pour certains détachements, une rupture avec les carcasses d’occasion qui encombraient les casernes. Il a également salué des dons américains, comme des citernes qu’il dit “intactes”, et une hausse des budgets pour les ministères de la Défense et de l’Intérieur. Ces annonces s’accompagnent de projets ambitieux : relancer les génies militaires pour construire des routes ou des bases, comme l’avenue Benz-vi jadis, et former une armée d’élite via des académies au Maroc ou en Russie. Une formation récente de 36 chauffeurs à Beyrumeu est présentée comme un pas vers la professionnalisation. Dengbe insiste sur la discipline et l’engagement des soldats, qu’il décrit comme soucieux du matériel confié, et rêve d’une RCA libérée de toute dépendance étrangère pour sa défense.
Pourtant, ces déclarations se heurtent à une réalité implacable, que Dengbe lui-même laisse entrevoir. La logistique militaire ne se résume pas à des véhicules. Elle exige une chaîne complète : carburant, rations pour les soldats, maintenance, techniciens qualifiés. Sur ces points, le tableau est désastreux. Dengbe admet l’absence d’un service dédié à la gestion logistique, un vide qui paralyse les FACA. Autrefois, des chauffeurs, ingénieurs et logisticiens formaient l’épine dorsale de l’armée ; aujourd’hui, ce savoir-faire s’est volatilisé. Pire, le carburant, essentiel pour les opérations, dépend encore de la MINUSCA, la mission onusienne en RCA. Cette dépendance, que Dengbe mentionne avec une gêne palpable, contredit l’aspiration à une armée autonome, un objectif martelé par le président et le ministre de la Défense.
Mais une ombre encore plus lourde plane sur ces annonces : les ressources, lorsqu’elles arrivent, ne semblent pas bénéficier aux FACA, surtout dans les provinces. Des témoignages persistants, relayés par des observateurs locaux, révèlent une réalité alarmante. Les véhicules neufs et les équipements fournis par les partenaires internationaux, souvent destinés à renforcer l’armée nationale, seraient en grande partie détournés vers les mercenaires russes du groupe Wagner, omniprésents en RCA. Ces derniers, déployés dans des zones stratégiques, roulent dans des blindés modernes, utilisent des motos tout-terrain pour sillonner les forêts, et disposent de flottes de plusieurs véhicules – parfois deux, trois, voire quatre par unité. Pendant ce temps, les soldats FACA stationnés dans des villes comme Bambari, Bria ou Kaga-Bandoro manquent cruellement de moyens. Dans bien des cas, ils n’ont aucun véhicule à leur disposition et doivent emprunter des motos à des civils pour se déplacer, voire pour partir au combat contre des groupes armés mieux équipés.
Cette disparité jette une lumière sur les déclarations de Dengbe. Lorsqu’il parle de véhicules neufs, il omet de préciser leur répartition. Combien de ces camions ou citernes atteignent réellement les FACA, et combien finissent entre les mains de Wagner, qui opère en parallèle de l’armée nationale ? Cette question, que le député élude, alimente un sentiment de défiance. Les FACA, censées incarner la souveraineté de la RCA, se retrouvent reléguées au second plan, dépendantes non seulement de la MINUSCA pour le carburant, mais aussi de Wagner pour les opérations d’envergure. Cette tutelle russe, loin d’être un simple appui, confine à une mainmise. Les mercenaires, avec leurs blindés et leurs motos, mènent des missions que les FACA, faute de moyens, ne peuvent assumer. Cette situation, murmurée dans les provinces, transforme l’optimisme de Dengbe en une promesse vide pour les soldats laissés à l’abandon.
La levée de l’embargo, censée doter la RCA d’une armée capable de tenir tête aux milices dans des préfectures comme l’Ouham-Pendé, l’Ouham ou la Nana-Gribizi, n’a fait que révéler ces déséquilibres. Sans logistique fiable, les armes neuves, si elles parviennent, restent inutiles. Dengbe souligne l’importance du carburant, “en matière de guerre”, mais qui contrôle les citernes ? Les FACA, clouées au sol par manque de moyens, ou Wagner, qui parade avec des équipements modernes ? Les soldats, souvent contraints d’improviser avec des motos de fortune, ne peuvent rivaliser avec des groupes armés mobiles et bien armés. Cette faiblesse logistique, aggravée par la captation des ressources par des acteurs étrangers, rend l’armée incapable de sécuriser les couloirs de transhumance – un autre échec que Dengbe reconnaît à demi-mot.
Les racines du problème sont profondes, et Dengbe ne les ignore pas. Il évoque les “plaies béantes” héritées des crises, de la guerre civile de 2013 aux conflits qui ont suivi, qui ont démantelé les institutions et vidé les caisses de l’État. Ce constat est juste, mais il ne peut excuser l’absence de progrès tangibles. La RSS, soutenue par l’Union européenne et d’autres partenaires, devait reconstruire une armée opérationnelle. Or, près d’un an après la levée de l’embargo, les avancées se limitent à des gestes symboliques : quelques véhicules, une poignée de chauffeurs formés, des promesses de génies militaires sans calendrier précis. Les formations à l’étranger, au Maroc ou en Russie, concernent une élite restreinte, loin des besoins massifs d’une armée en reconstruction. Et pendant que les FACA peinent à se déplacer, Wagner consolide son emprise, transformant l’armée nationale en un simple faire-valoir.
Jean Sosthène Dengbe, en tant que président de la Commission défense, porte une responsabilité dans ce fiasco. Son discours, qui oscille entre satisfecit et aveux, manque de franchise. Lorsqu’il loue la discipline des soldats ou la “vision” d’une armée indépendante, il passe sous silence la dépendance humiliante envers Wagner et la misère logistique des FACA dans les provinces. Les citoyens centrafricains, épuisés par l’insécurité, n’attendent pas des mots, mais des actes. Chaque jour où les soldats mendient des motos pour rejoindre le front, la confiance dans l’État s’effrite. Chaque véhicule détourné vers Wagner est une trahison des promesses faites après l’embargo….
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
