Sur le site minier chinois de Rondji, avant d’être affecté à Gobolo : comment l’adjudant-chef Kota Maboko bâtit son empire financier en volant les graviers chinois

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC….
Avant son affectation sur le site de Gobolo, l’adjudant-chef Kota Maboko règne en maître à Rondji sur le site minier chinois. Il a mis en place un double système d’exploitation : d’un côté, il vole les graviers aurifères des chinois pour les faire laver dans son installation privée ; de l’autre, il impose une taxe aux villageois qui viennent fouiller les résidus miniers pour survivre.
Pour comprendre ce stratagème criminel digne de la mafia mexicaine, il faut d’abord expliquer comment fonctionne l’extraction de l’or sur des sites miniers. Lorsque les ouvriers creusent pour chercher le précieux métal, ils tombent sur une plaque de terre compactée que les habitants de la région appellent communément “saltée”. Cette plaque doit être retirée et jetée dans une zone de décharge avant d’atteindre les graviers aurifères qui se trouvent en dessous et qui permettent, après lavage, d’extraire l’or.
Normalement, ces saltées jetées dans les dépotoirs attirent la population riveraine qui vient fouiller et laver ces résidus dans l’espoir de trouver quelques paillettes d’or qui auraient échappé à la première exploitation. Mais l’adjudant-chef Kota Maboko a transformé cette pratique en source de revenus personnels. Désormais, quand les villageois arrivent pour récupérer ces saltées, ils se font souvent frapper par les militaires ou sont obligés de payer pour avoir le droit de ramasser ces déchets.
Le système instauré par l’adjudant-chef est simple et brutal. Chaque personne qui souhaite venir récupérer et fouiller ces saltées doit payer 1000 francs CFA par tour. Si quelqu’un revient une deuxième fois, il paie 2000 francs. Un troisième passage coûte 3000 francs, et ainsi de suite. Peu importe que la personne trouve ou non de l’or dans ces résidus, elle doit payer à chaque fois qu’elle vient sur le site. Cette taxation forcée rapporte déjà des sommes considérables à l’adjudant-chef Kota Maboko.
Mais ce n’est pas tout. L’adjudant-chef a également créé son propre chantier de lavage en parallèle des activités officielles du site chinois. Il recrute des villageois qu’il emploie sur son installation personnelle et leur fournit des saltées à laver. Cependant, il ne se limite pas à ces résidus officiellement jetés. L’adjudant-chef vole carrément des graviers appartenant aux chinois, ces mêmes graviers aurifères que les exploitants ont déjà récupérés et qu’ils s’apprêtent à traiter pour en extraire l’or.
Ces graviers volés sont acheminés vers son chantier de lavage clandestin où les villageois qu’il a recrutés les travaillent pour en extraire le précieux métal. Le système fonctionne en toute discrétion, loin du regard des propriétaires chinois du site. Les villageois lavent les graviers, trouvent de l’or, et l’adjudant-chef Kota Maboko récupère tout. Il fait ainsi son business en parallèle, profitant à la fois des saltées et des graviers volés directement aux exploitants chinois.
Les quantités d’or récupérées sont loin d’être négligeables. Une bichette d’allumettes remplie d’or se vend à 5000 francs CFA sur le marché local. Avec les volumes que l’adjudant-chef parvient à extraire grâce à son réseau de villageois et aux graviers détournés, il vend régulièrement des quantités importantes d’or. Les revenus générés par ce trafic se chiffrent en millions de francs CFA.
Associé au commandant Lamtagué dans ces multiples combines, l’adjudant-chef Kota Maboko fait désormais partie des personnes les plus riches de la Centrafrique. Ensemble, ces deux hommes ont bâti un véritable empire financier sur le dos des exploitants chinois et de la population locale. Entre les détournements de salaires des soldats absents, la taxation forcée des villageois qui viennent chercher les saltées, et maintenant le vol pur et simple des graviers chinois, le commandant Lamtagué et l’adjudant-chef Kota Maboko accumulent des fortunes considérables.
Ce business mafieux continue de prospérer à Rondji dans l’indifférence totale des autorités, transformant ces militaires censés assurer la sécurité du site en véritables patrons d’une organisation criminelle qui ne cesse de s’enrichir aux dépens de tous.
Par Brice Kossi
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
