Projet Diaspora : 1,9 million de dollars pour 95 entreprises et 350 emplois ?

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Près de trois ans après le lancement du projet, financé à hauteur de 1,91 million de dollars par la Banque africaine de développement et mis en œuvre par le PNUD, les autorités et les partenaires techniques affichent un taux d’exécution à 85 %. Pourtant, quand on regarde les chiffres concrets sortis directement de l’émission sur Guira FM et des rapports officiels récents, le résultat laisse perplexe.
À Bambari, l’antenne déconcentrée du guichet unique des formalités des entreprises a immatriculé un peu plus de 95 sociétés en moins d’un an. À Berberati, l’antenne vient à peine d’ouvrir en février et les statistiques restent encore à venir. Sur l’ensemble du projet, on parle de quelques dizaines d’experts de la diaspora mobilisés (autour de 42 selon les dernières données PNUD), de 270 apiculteurs formés avec 340 kits distribués, et d’un nombre limité d’emplois directs créés, estimé autour de 350 dans les communications.
Le coordonnateur du projet, Xavier Ngawen , a expliqué que l’objectif principal consistait à relancer le secteur privé à travers l’entrepreneuriat et la mobilisation des compétences venues de l’extérieur. Sur le terrain, on retient surtout la rédaction de documents stratégiques, des cahiers des charges pour la numérisation du RCCM et une plateforme virtuelle de la diaspora, l’installation de deux antennes en province, l’envoi de générateurs de dialyse et la venue de quelques professeurs pour des cours en mathématiques, informatique, big data ou intelligence artificielle.
Dans la même émission, les prix du marché à Bangui et dans les grandes villes restent élevés : une cuvette d’arachide à 13 000 FCFA, celle de manioc à 2 500 FCFA, un litre et demi d’huile à 1 500 FCFA, le kilogramme de viande entre 3 500 et 4 000 FCFA, et un sac de ciment à 45 000 FCFA dans certaines zones. Ces chiffres quotidiens montrent que la vie reste chère pour la grande majorité des Centrafricains, pendant que le projet avance surtout sur des études, des formations et des équipements ciblés.
Le projet a aussi permis de former 270 apiculteurs, dont 139 femmes, et de distribuer des kits pour améliorer la production de miel. Mais la phase de quantification réelle et de commercialisation à grande échelle n’arrivera qu’en 2026, alors que le projet touche à sa fin. La cartographie complète des talents de la diaspora, présentée comme une activité phare, accuse encore du retard et devrait être confiée à un cabinet international dans les prochains mois.
Au final, les fonds ont surtout servi à produire des stratégies, à appuyer des ministères (Affaires étrangères, Santé, Éducation) et à installer des guichets pour formaliser les opérateurs économiques. Les promoteurs espèrent que cette formalisation permettra aux entreprises de payer des impôts, d’accéder aux marchés publics et de sortir de l’informel. Mais pour beaucoup de petits entrepreneurs et de ménages, le lien direct avec une amélioration visible du quotidien reste difficile à percevoir.
Le gouvernement et les partenaires parlent déjà de prolonger ou de reformuler le projet autour de nouveaux axes : création d’une « maison de la diaspora », renforcement des partenariats, et mesures pour attirer davantage d’investisseurs venus de l’extérieur. La question que posent ces résultats reste simple : avec près de deux millions de dollars injectés, le bilan en termes d’entreprises viables, d’emplois massifs et de baisse du coût de la vie justifie-t-il l’effort ? Ou s’agit-il surtout d’un cycle habituel où l’aide internationale finance des documents et des structures pendant que les besoins de base des populations persistent ?
L’émission Tribune de l’économie sur Guira FM a donné la parole aux acteurs du projet. Elle a aussi rappelé, en fin de magazine, le prix réel des denrées sur les marchés. Ce contraste entre les annonces de progrès et la réalité quotidienne continue d’alimenter le débat sur l’efficacité de ce type d’initiatives en Centrafrique.
Par Éric Azoumi
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
