Après les pygmées dans l’armée, Touadéra fait appelle aux nabots et Kalakongba mystiques pour libérer Amdafock
Le général Khalid alias Kalakongba di Nabot de l’UPC Alindao à gauche rappelé en renfort dans l’armée nationale FACA
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Par : la rédaction de ,
La vidéo de la reconquête de la ville frontalière d’Amdafock fait le buzz sur Internet : la présence d’un combattant d’à peine un mètre de haut provoque les moqueries et réveille les vieilles légendes de la Vakaga.
Décidément, l’art de la guerre version Touadéra et Wagner ne cessera jamais de surprendre les Centrafricains. Après l’intégration très commentée et controversée des Pygmées Aka au sein des forces armées centrafricaines, le régime de Faustin-Archange Touadéra semble avoir franchi une nouvelle étape dans le recrutement d’unités pour le moins… originales.
Le général Khalid alias Kalakongba di Nabot de l’UPC Alindao à gauche rappelé en renfort dans l’armée nationale FACA
En effet, ce dimanche 5 juillet, alors que les médias proches du régime ainsi que le clan au pouvoir célébraient la libération de la ville stratégique d’Amdafok par les forces alliées et les mercenaires russes, c’est une tout autre séquence qui a enflammé les réseaux sociaux.
Dans une vidéo tournée par les combattants juste après les affrontements, un détail a immédiatement sauté aux yeux des internautes, déclenchant une vague de fous rires et de détournements : la présence, au milieu des troupes, d’un combattant d’une taille défiant toutes les normes militaires. Un vieux papa, visiblement courageux, mais dont la taille dépasse à peine un mètre.
Le “Nabot” d’Amdafock : Le buzz qui fait tordre de rire la toile
Sur Internet, l’image de ce combattant miniature, l’arme au poing au milieu de gaillards d’un mètre quatre-vingt, est devenue virale en quelques heures. Les commentaires ironiques fusent de toutes parts sur les groupes WhatsApp et les pages Facebook banguissoises.
« Mais s’il doit fuir face aux rebelles, combien de foulées va-t-il devoir faire pour parcourir dix mètres ? », s’amuse un internaute. Pour beaucoup, voir un homme de moins d’un mètre prendre de tels risques sur l’un des fronts les plus dangereux du pays relève du surréalisme total. Les moqueries ne visent pas le courage de ce monsieur, mais plutôt le recrutement hétéroclite du régime qui semble faire feu de tout bois et de toutes tailles pour combler les rangs.
Entre rire et réalité : Le mythe des Kalakongba de la Vakaga
Très vite, le public a trouvé un surnom à ce combattant hors-norme : le “Kalakongba”. En Centrafrique, et plus particulièrement dans la préfecture de la Vakaga et autour de Birao, ce terme en Sango désigne bien plus qu’une personne de petite taille. Il renvoie à un phénomène mystique profondément ancré dans les croyances.
Selon la tradition, les Kalakongba sont des êtres mystiques de petite taille qui vivent cachés au plus profond de la brousse et de la forêt. Possédant des pouvoirs occultes, ils s’amusent à piéger les villageois et les cultivateurs. Il suffit qu’un marcheur distrait touche une feuille ou une plante disposée intentionnellement par un Kalakongba pour qu’il perde instantanément tout sens de l’orientation.
Envoûtée, la victime se met alors à suivre aveuglément ces petits êtres à travers la forêt pendant deux jours, trois jours, parfois même un mois, errant sans fin.
Les habitants de Birao racontent encore l’histoire de cette femme, près de Birao, retrouvée après avoir marché pendant des jours sous le contrôle des Kalakongba , les pieds totalement en sang et hospitalisée dans un état de fatigue extrême.
Touadéra et la magie des urnes… et de la brousse
En voyant ce vieil homme d’un mètre célébrer la victoire à Amdafock, les Centrafricains ont immédiatement fait le lien : « Touadéra a envoyé les Kalakongba mystiques pour envoûter et chasser les rebelles d’Amdafok ! », lit-on sur la toile.
Derrière l’humour et la satire, cette histoire confirme la composition de plus en plus mystérieuse des forces engagées sur le terrain, où se mêlent ex-rebelles, recrues locales et figures insolites. Reste à savoir si, après les Pygmées et les Kalakongba, le régime n’extirpera pas d’autres créatures de la forêt pour sécuriser les frontières de la RCA. En attendant, le “petit” soldat d’Amdafok est devenu, malgré lui, la star incontournable de la libération du week-end.
Par Alain Nzilo
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Franchement, ce régime ne sait pas mentir. Cinq jours d’intense combat à Amdafock entre les rebelles et les forces gouvernementales ? Il faut arrêter vos bêtises ! Les centrafricains ne sont pas des enfants, encore moins des moutons
Le grand sorcier de Carnot, Évariste Ngamana, porte-parole du gouvernement centrafricain
Voilà la réalité. Ces crimino-mythomanes de la septième république ont été pris par la gorge sur l’affaire d’Amdafock. En annonçant en grande pompe, sur les antennes de la radio Centrafrique ce dimanche 5 juillet 2026 la reprise totale de la ville d’Amdafock après « cinq jours de farouches combats », la Radio Centrafrique et le gouvernement se sont pris dans leur propre piège communicationnel. Retour sur les coulisses d’une manipulation d’information qui peine à cacher la réalité du terrain.
Le mensonge a des jambes courtes : le piège de la chronologie
Le gouvernement a-t-il été pris à la gorge par ses propres versions mensongères ? Oui, vraiment oui. Souvenez-vous, dès le début de l’offensive des rebelles contre la ville d’Amdafock le 30 juin dernier, les canaux officiels s’étaient empressés d’assurer à l’opinion publique que la ville d’Amdafock était déjà sécurisée et sous contrôle des forces régulières. Une annonce alors qualifiée de pure fiction par les observateurs et la population locale, qui constataient la présence continue des rebelles dans la ville.
Alors, les forces coalisées du gouvernement ont réellement repris le contrôle de la ville d’Amdafock ce dimanche 5 juillet 2026. Pour tenter de cacher le premier mensonge et s’aligner sur la réalité , le pouvoir de Bangui a dû opérer une lourde marche arrière rhétorique. En inventant le scénario de « cinq jours d’intenses combats ininterrompus », les bras cassés de la septième république des mythos tentent maladroitement de justifier le décalage entre leurs proclamations passées et la réalité de l’assaut final. Une pirouette qui confirme ce que les anciens rappellent souvent : le mensonge court vite, mais il ne va pas loin.
Des mercenaires et des recrues étrangères loin du « patriotisme » vanté
Derrière le narratif officiel saluant le « professionnalisme » et « l’engagement patriotique » des forces bilatérales, la réalité humaine de l’offensive de ce dimanche dessine un tout autre portrait :
Le fer de lance de l’assaut : Ce sont les hommes du groupe russe Wagner qui ont organisé l’attaque, débutée dimanche matin vers 10 heures et conclue en fin d’après-midi, avant de poser pour les photos de victoire.
Des troupes d’appoint non-centrafricaines : Très loin des communiqués célébrant « les fils de la nation », les renforts utilisés sur le terrain étaient en grande partie composés d’ex-rebelles des factions UPC, 3R et MPC. Recrutés pour la plus part au Tchad ou au Soudan, ces jeunes combattants ne parlent pas un mot de sango et n’ont aucun lien avec la terre centrafricaine qu’ils sont censés défendre.
Une radio nationale transformée en outil de propagande
En diffusant en boucle le communiqué du ministre d’État Évariste Ngamana, dit sorcier de Carnot, la radio nationale s’est muée en caisse de résonance d’une stratégie d’information directement importée des méthodes de communication russes.
Si le gouvernement espère blanchir son image et transformer ce chaos militaire en succès politique, le public n’est plus dupe. Cette tentative de réécrire l’histoire en direct à l’antenne démontre les dérives d’une gouvernance basée sur la façade et l’illusion, au détriment de la vérité due au peuple centrafricain.
Par Alain Nzilo
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Nous n’avons plus rien de militaire sur nous » : Le capitaine du détachement d’Amdafock réclame l’évacuation de ses troupes vers Birao puis Bangui
Les soldats FACA déployés à Yalinga, dans la Haute-Kotto
Alors que les autorités et les canaux de propagande à la solde de Wagner passent leur temps à répéter comme des perroquets depuis plusieurs années que les échecs de l’armée étaient uniquement dus à l’embargo sur les armes imposées par les nations-unies, la réalité de ce qui se passe à Amdafock vient briser cette propagande. Voilà maintenant deux ans que cet embargo est levé, et pourtant, rien n’a changé : les militaires manquent de tout, n’ont aucun équipement sérieux et se retrouvent totalement démunis.
Le capitaine, chef du détachement militaire à Amdafock, a jeté un pavé dans la mare lors d’un échange téléphonique sans fard avec un collègue resté à Bangui, dévoilant les coulisses de leur mémorable marathon nocturne pour rejoindre la base de la MINUSCA.
En civil et désarmés depuis cinq jours
Le constat dressé par le commandant est implacable : après cinq jours passés à l’intérieur de la base onusienne, ses hommes n’ont absolument aucun effet militaire à disposition. Lors de la débandade, la précipitation était telle que plusieurs éléments ont fui en tenue civile, sans même une paire de chaussures réglementaires. Pour couronner le tout, le protocole de sécurité des casques bleus a fonctionné à merveille : toutes les armes ont été confisquées et neutralisées à l’entrée.
Par conséquent, si une colonne de contre-offensive venait à débarquer pour reprendre Amdafock, l’armée régulière détachée dans la ville serait totalement incapable de lever le petit doigt.
Cap sur Birao et Bangui, place aux miliciens
Le capitaine ne cache d’ailleurs plus ses intentions : l’unique objectif de sa troupe est désormais d’évacuer la zone, de rejoindre Birao à 65 kilomètres de là, puis de rentrer définitivement à Bangui. La guerre ? Ce sera sans eux.
Si les forces de soutien veulent des guides ou des combattants pour repousser les rebelles, le chef de détachement conseille ouvertement de se tourner vers les « Wagner noirs ». Ces miliciens d’autodéfense locaux, des civils natifs de la région formés à la va-vite, sont visiblement les seuls à pouvoir marcher face aux insurgés.
Ce décalage total met à mal les campagnes de communication qui saturent l’espace public centrafricain pour cacher l’incompétence des tuteurs russes. Derrière les excuses faciles de l’embargo, les troupes régulières se retrouvent démunies et promptes à battre des records de vitesse à la moindre alerte, laissant les milices locales gérer le chaos logistique.
Par Alain Nzilo
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L’UNOPS en plein chaos : trois morts parmi les employés contractuels privé de salaire par la MINUSCA
Manifestation des ex-employés de l’UNOPS de la Minusca devant le siège à Bangui
Le décès d’un employé centrafricain privé de salaire plonge les équipes des travailleurs contractuels de l’UNOPS dans le deuil et l’indignation face à l’indifférence de la direction.
Le climat social au sein de l’UNOPS à Bangui vient de basculer dans le deuil. Dans la nuit du dimanche au lundi 6 juillet 2026, un troisième travailleur centrafricain est décédé des suites d’une maladie. Pour ses collègues et les membres du personnel, la cause de cette perte est évidente : l’absence de salaire depuis plusieurs mois a privé cet ouvrier des moyens financiers nécessaires pour accéder à des soins médicaux urgents.
Effectuant des travaux physiques particulièrement éprouvants, les employés contractuels centrafricains de l’UNOPS se retrouvent désormais sans défense face à la maladie, faute de pouvoir honorer les frais de santé les plus élémentaires.
Pendant que les familles des agents centrafricains pleurent leurs morts, le personnel expatrié continue de mener une vie dorée. Les cadres internationaux reçoivent leurs virements chaque fin de mois, des rémunérations qui varient entre dix et vingt millions de francs CFA. Aucun retard, aucune erreur administrative ne vient perturber leur quotidien. Les arguments de la direction de l’UNOPS, qui rejette la responsabilité de cette crise sur des retards venus de Washington, perdent toute consistance face à ce traitement préférentiel. Si le problème financier était réel, il toucherait l’ensemble de la pyramide et non pas uniquement les salaires les plus bas.
La détresse des travailleurs est aggravée par une précarité contractuelle totale. Après avoir réduit la durée des contrats à de simples trimestres, l’administration de l’UNOPS fait désormais travailler les agents centrafricains sans aucun document légal. Les ouvriers triment chaque jour sous une pression constante pour maintenir la mission à flot, mais dans un vide juridique absolu, sans signature, sans couverture sociale et sans la moindre garantie pour le lendemain.
Ces événements tragiques achèvent de décrédibiliser la parole publique de Valentine Rugwabiza. La cheffe de la MINUSCA avait formellement assuré lors de sa conférence de presse à Bangui que la baisse des contributions américaines ne sacrifierait pas la main-d’œuvre nationale. Les faits prouvent exactement le contraire. Entre la fermeture des bases régionales qui a laissé des centaines de gardiens et de techniciens sur le carreau, et la faillite humaine de son prestataire UNOPS à Bangui, la protection des Centrafricains s’avère être un mensonge politique.
Comme tout le monde le sait, au sein de la fonction publique centrafricaine, l’accès reste conditionné par l’allégeance au parti MCU. Coincés entre un État verrouillé et une administration onusienne qui dissimule sa mauvaise gestion derrière des prétextes imaginaires, les pères de famille centrafricains paient désormais de leur vie le prix de cette indifférence.
Par Gisèle MOLOMA
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MLPC: face aux mercenaires politiques de Touadéra, Martin Ziguélé recadre fermement les traîtres
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Par : la rédaction de ,
Il y a des moments en politique où les masques tombent avec fracas. Pour détruire la direction du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le pouvoir de Faustin-Archange Touadéra utilise des mercenaires politiques en quête de subsistance. En reprenant la parole, Martin Ziguélé, président légitime du parti, vient de remettre les pendules à l’heure. Avec une rigueur juridique implacable et un sens de l’honneur qui manque à ses détracteurs, il pulvérise l’escroquerie intellectuelle de ces frondeurs.
L’escroquerie des dates : La vérité des textes contre la mauvaise foi
Les agents politiques menés par messieurs Mazette et Koyambounou tentent d’agiter l’argument fallacieux du calendrier du congrès pour contester la direction du parti MLPC. C’est oublier la loi interne qui régit le MLPC depuis sa création en 1979.
Martin Ziguélé rappelle avec une précision chirurgicale les faits historiques et textuels qui clouent le bec à ces opportunistes :
L’article 24 du règlement intérieur stipule clairement que le Congrès est l’organe suprême. Si le délai théorique de trois ans n’est pas tenu, le bureau politique reste automatiquement en place jusqu’à l’installation du bureau du nouveau Congrès ordinaire.
Un historique incontestable : Le parti est né en 1979, son premier congrès a eu lieu en 1995 (16 ans plus tard). Le deuxième congrès s’est tenu en 2004 (9 ans plus tard). Le quatrième congrès a eu lieu en 2020 (13 ans après le troisième de 2007).
Où étaient Mazette et Koyambounou pendant ces décennies ? Ils siégeaient sagement dans les instances, sans jamais dire un mot. Pourquoi ce soudain besoin de règles ? La réponse se trouve dans les tiroirs-caisses du pouvoir.
Des miliciens politiques payés par le régime de Bangui
Le véritable nœud du problème n’a rien de statutaire : il est financier. Depuis que le bureau politique du MLPC a refusé à l’unanimité de cautionner le simulacre du « dialogue républicain » de Touadéra car aucune préoccupation de l’opposition n’y était inscrite —, le régime cherche à décapiter le parti.
> « Le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers […] dans l’objectif de déstabiliser la direction du parti. Ils se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là. » Martin Ziguélé
Ceux qui prétendent aujourd’hui « réveiller » ou « réconcilier » le MLPC ne sont rien d’autre que des profiteurs, calqués sur le modèle des milices Wagner. On ne construit pas un parti d’opposition en allant mendier la soupe sur la table du dictateur Faustin-Archange Touadéra. Ce sont des employés du pouvoir, chargés de liquider la seule force politique encore debout et indépendante en République centrafricaine.
Un seul chef, une seule légitimité : Le 5ème Congrès
Que les choses soient claires : l’article 12 des statuts du MLPC dispose que seul le président du parti peut convoquer un congrès. C’est exactement ce qu’a fait Martin Ziguélé en convoquant de manière parfaitement régulière le 5ème Congrès ordinaire du parti les 9 et 10 septembre.
Les prétendues divisions (MLPC 1, 2 ou 3) inventées à Bangui n’ont aucune base légale, aucune base sérieuse, et surtout, aucune base militante. Martin Ziguélé reste le garant de la vision historique du MLPC. Le parti est debout, adossé au droit, et refuse de prendre les Centrafricains pour des imbéciles. Le mercenariat politique a trouvé son maître, et il s’appelle Martin Ziguélé.
Par Gisèle MOLOMA
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le ministre de l’Intérieur Bienvenu Zokoué, après sa bourde administrative monumentale, tente maladroitement de se rattraper
Le général de la police, Bienvenu Zokoué, ministre centrafricaine de la sécurité publique
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Par : la rédaction de ,
Paniqué par les réactions hostiles des centrafricains sur les réseaux sociaux, le ministre de l’Intérieur, le général de police Bienvenu Zokoué tente de nier l’existence d’un document absurde du ministère de l’intérieur ordonnant aux policiers de rester chez eux suite à l’attaque de la ville d’Amdafock par les rebelles.
En effet, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, Bienvenu Zokwe, se retrouve au cœur d’une situation ridicule qu’il a lui-même provoquée. Par un communiqué officiel, il tente aujourd’hui de faire croire que le message radio numéro 395/MISP/DIRCAP/DGPN/SP daté du 30 juin 2026 est une pure invention des réseaux sociaux. Ce document du ministère de l’intérieur, qui porte pourtant sa signature, demandait textuellement aux policiers et aux gendarmes de rester chez eux en raison de la situation sécuritaire du pays. Devant la bêtise de cette consigne, le ministre panique et essaie de faire disparaître ses propres écrits en accusant internet.
Cette affaire montre l’incapacité totale du sommet de l’État à gérer une crise. En Centrafrique, personne n’a le temps ni les moyens de fabriquer de faux décrets officiels avec des codes administratifs aussi précis. C’est Bienvenu Zokoué lui-même qui a rédigé cette note. Généralement, quand la sécurité nationale est menacée comme après les événements d’Amdafock, l’autorité militaire ordonne un quartier consigné. Les hommes doivent se rassembler dans les casernes et les camps pour recevoir des consignes et partir en patrouille. Or, dans son texte, le ministre a écrit noir sur blanc que les forces de l’ordre devaient rester à la maison. Cette phrase absurde a déclenché l’hilarité générale sur les réseaux sociaux. Le ministre a fait caca dans son propre pantalon, et il essaie maintenant de ramasser ses propres excréments pour les rejeter sur la population.
Pour se sortir de ce piège, le responsable de la sécurité utilise les mots exacts dictés par ses maîtres russes. Les formules comme ennemis de la République ou fossoyeurs de la paix proviennent directement du vocabulaire que les mercenaires de Wagner ont imposé au régime de Bangui. Les ministres de Faustin Archange Touadera répètent ces expressions en boucle comme des perroquets dès que le public découvre leurs erreurs. Au lieu d’assumer la responsabilité d’un ordre totalement illogique, Bienvenu Zokoué préfère dénoncer une manipulation imaginaire en utilisant la rhétorique que Wagner lui a apprise.
La population de la capitale refuse de croire à ce démenti officiel qui aggrave son cas. Comment un ministre peut-il affirmer que la situation est sérieuse tout en demandant aux forces de l’ordre de ne pas sortir de chez elles. Pour tenter de calmer les moqueries et sauver les apparences, le ministère insiste sur le maintien du rassemblement de ce vendredi 3 juillet 2026 à la place d’armes Martin Lingoupou du camp Henri Isamo. Cette agitation prouve la fébrilité d’un pouvoir qui ne sait plus comment justifier ses propres documents officiels alors que les policiers eux-mêmes s’interrogent sur les capacités de leur hiérarchie.
Par Anselme Mbata
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EBOLA, MENSONGES ET COPIER-COLLER : LE MYSTÈRE DES STATISTIQUES SOVIÉTIQUES ET DE LA PROPAGANDE DU RÉGIME TOUADÉRA
Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé
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Par : la rédaction de ,
Des chiffres trop parfaits pour être vrais : 5 982 patients surveillés dans les hôpitaux de Bangui et absolument personne ne dépasse les 38°C ? C’est statistiquement suspect et digne d’une gestion de crise soviétique.
Cette invraisemblable perfection médicale découle directement de la stratégie de communication et de manipulation de l’information organisée au cœur du régime de Faustin-Archange Touadera.
Le thermomètre politique
Comment un virus aussi foudroyant qu’Ebola, qui progresse à pas de géant en République démocratique du Congo (782 cas, 181 décès) et frappe l’Ouganda, peut-il s’arrêter net aux frontières de la Centrafrique ? Mieux encore : comment, sur les milliers de malades ordinaires qui franchissent chaque jour les portes des hôpitaux de Bangui pour des paludismes ou des infections diverses, le thermomètre officiel réussit-il l’exploit de ne jamais afficher un seul 38,1°C ?
La réponse ne relève pas de la médecine, mais de la pure mise en scène. À l’instar des méthodes de l’ère soviétique, le ministère de la Santé applique la politique du thermomètre docile. Pour ne pas paniquer les investisseurs et surtout pour maintenir l’illusion que le territoire est entièrement sous contrôle, le clan Touadéra a décrété que la Centrafrique était immunisée. On invente des bilans parfaits, on lisse les courbes, et tant pis si la réalité du terrain contredit formellement ces fables bureaucratiques.
La méthode du « copier-coller » : La fabrique de la désinformation
Ce mystère des chiffres parfaits n’est pas le fruit du hasard. Il s’explique par les méthodes de traitement de texte des services de communication de l’État, passés maîtres dans l’art de l’illusion. Pour le clan Touadéra, la vérité est un danger ; la propagande, un bouclier.
La technique est connue: on prend les anciens rapports de surveillance épidémiologique, on y applique un copier-coller grossier pour standardiser les résultats d’une semaine à l’autre, et on diffuse massivement cette fausse paix sanitaire sur les réseaux et dans les médias officiels. En transformant la menace Ebola en un outil de positionnement politique, les stratèges du pouvoir métamorphosent une crise sanitaire majeure en un vulgaire exercice d’autosatisfaction à la gloire du « Professeur ».
Des frontières passoires protégées par des communiqués virtuels
Pendant que le Conseil des ministres s’extasie sur des rapports d’une perfection suspecte, la réalité aux frontières est effrayante. Le gouvernement avoue lui-même qu’il n’a activé que **6 points d’entrée sur 14** à Bangui. Les 8 autres ? Des passoires totales par lesquelles transitent chaque jour des marchandises et des voyageurs en provenance directe des zones contaminées de la RDC, sans le moindre contrôle.
Le comble de l’ironie est atteint lorsque le rapport prétend, sur la base d’une simple visite de terrain d’une journée, que le dispositif de Zémio est « en avance » sur le plan de riposte. Comment un système de santé exsangue, incapable de fournir des médicaments de base dans ses dispensaires de province, pourrait-il être « en avance » sur l’un des virus les plus dangereux de la planète ? C’est le grand bluff d’un régime qui préfère soigner son image plutôt que de protéger sa population.
Le triomphe du mensonge d’État
En fin de compte, la gestion de la menace Ebola par le régime Touadéra démontre un mépris total pour la vie des Centrafricains. En préférant le copier-coller des rapports et les statistiques truquées à une réelle transparence sanitaire, le pouvoir s’enferme dans son propre délire. Mais face à la science et à la fureur d’une épidémie, les communiqués de presse mensongers et les thermomètres falsifiés ne seront jamais d’un grand secours.
Par Éric Azoumi
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Inondations à Bégoua : Le chef du quartier Zako 4 lance un cri d’alarme après le débordement des rivières Ngola et Poko
pylone-de-lenerca-touche-par-un-vent-violent-a-danzy-par-diaspora – RCA : panne de l’électricité à Bangui, 3 jours après, la population commence à sentir les conséquences
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Par : la rédaction de ,
Une semaine après les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la capitale centrafricaine et ses environs, la situation reste critique dans la commune de Bégoua . Le débordement des cours d’eau Ngola et Poko a plongé plusieurs quartiers dans le chaos, poussant le chef de Zako 4, Albert Dengaou, à lancer un appel de détresse urgent au gouvernement et aux partenaires humanitaires.
Des dégâts matériels considérables et des familles à la rue
Le constat sur le terrain est désolant. Les quartiers Zako 2, Zako 3 et Zako 4 sont aujourd’hui en grande partie submergés. L’eau s’est infiltrée partout, détruisant de nombreuses habitations et plongeant la population locale dans une précarité extrême.
« Toutes les maisons sont dans l’eau et les gens vivent dans la précarité. À l’exception des constructions en dur qui ont réussi à résister, tout s’est écroulé », témoigne avec gravité Albert Dengaou, chef du quartier Zako 4.
Les infrastructures publiques ne sont pas épargnées par cette catastrophe écologique, que les autorités locales attribuent directement aux effets du changement climatique. Parmi les bâtiments touchés, l’école privée « Flamboyant » se retrouve elle aussi complètement inondée, hypothéquant la scolarité des enfants de la zone.
Le sentiment d’abandon d’une population sinistrée
Ce drame vient s’ajouter à une situation déjà fragile. Il y a peu de temps, un violent cyclone avait déjà frappé la commune, arrachant des toits et fragilisant les habitations. À l’époque, le chef de quartier avait recensé les dégâts et alerté le ministère de l’Action humanitaire ainsi que la Croix-Rouge centrafricaine, mais l’aide promise se fait toujours attendre.
« La fois dernière, quand il y a eu le vent violent, j’ai fait recours au gouvernement et à la Croix-Rouge. Mais jusqu’à présent, nous n’avons pas encore eu gain de cause », déplore le leader communautaire.
Un cri du cœur adressé aux autorités et aux ONG
Face à l’ampleur de cette nouvelle crise qui laisse de nombreuses familles sans abri et exposées aux intempéries, Albert Dengaou refuse de baisser les bras. Il s’attelle actuellement à enregistrer méthodiquement chaque maison détruite pour constituer les dossiers de sinistre.
Tout en mesurant les limites financières de l’État, il exhorte le gouvernement centrafricain, les organisations internationales et les ONG à ne pas fermer les yeux sur la détresse de Bégoua : « Le père reste le père. C’est pourquoi je lance ce cri d’alarme pour que le gouvernement pense à nous. Cette fois-ci, la situation est vraiment très grave. »
Par Brahim Sallé
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FLASH INFO : Bien mal acquis, le Parti du Changement Social et son président Chancel Sekode saisissent le Tribunal judiciaire de Paris contre Prisca Mamadou
Monsieur Chancel Sokodé Ndeugbayi, Président du Parti du Changement social (PCS)
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Par : la rédaction de ,
Le Parti du Changement Social, présidé par Chancel Sekode, sollicite le Parquet National Financier à Paris après des révélations sur une acquisition immobilière de 700 000 euros par Prisca Mamadou.
L’affaire débute par une publication de Mediapart concernant une importante transaction immobilière. Cette opération de 700 000 euros interpelle la formation politique centrafricaine dirigée par Chancel Sekode. Ce parti d’opposition fonde sa démarche sur l’examen de relevés bancaires d’Ecobank. Dans son communiqué officiel publié ce jour 7 juillet 2026, l’organisation déclare textuellement : “la lutte contre la corruption, la transparence dans la gestion des ressources financières et la défense de l’intérêt général constituent des engagements majeurs du Parti du Changement Social.”
Pour cette structure, la provenance des sommes mobilisées exige une vérification complète par des magistrats. La formation concrétise son action par le dépôt d’une plainte pénale le 13 juillet 2026 pour des qualifications telles que le bien mal acquis ou le blanchiment de capitaux. Le mouvement précise publiquement que “cette démarche ne constitue pas une condamnation anticipée d’une quelconque personne, mais une demande de transparence et de clarification judiciaire”.
En parallèle, le mouvement lance une mobilisation générale et demande l’appui des structures spécialisées. Le président Chancel Sekode invite les associations concernées à planifier une action collective avant le samedi 11 juillet 2026.
Contacté par la rédaction du CNC, l’auteur de l’appel, Monsieur Chancel Sekode, affirme : le Parti du Changement Social appelle également toute personne disposant d’informations ou de documents pertinents à contribuer à cette démarche dans le respect du cadre légal.
Par Alain Nzilo
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Bataille d’Am-Dafock : l’Alliance du Sursaut Patriotique dénonce publiquement la MINUSCA pour son soutien logistique aux mercenaires russes du groupe Wagner
Les forces coalisées du gouvernement qui ont repris la ville d’Amdafock aux mains des rebelles
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Par : la rédaction de ,
24h après la bataille d’Am-Dafock le dimanche 5 juillet, l’Alliance du Sursaut Patriotique incrimine publiquement la MINUSCA. Elle lui reproche d’avoir favorisé la contre-offensive des forces gouvernementales et du groupe Wagner.
Le commandement militaire de l’Alliance du Sursaut Patriotique a rendu public un communiqué officiel ce lundi 6 juillet 2026 depuis Bangui. Cette organisation déclare avoir initialement accordé un accès libre à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine dans la zone de Am-Dafock. Cet accord avait pour unique objectif de faciliter le déploiement des secours humanitaires d’urgence, de secourir les populations civiles et de prendre en charge dignement les corps des combattants tombés lors des récents affrontements, conformément aux règles du droit international humanitaire.
Cependant, la situation a pris une tournure différente. L’Alliance du Sursaut Patriotique exprime sa profonde indignation en affirmant que la force internationale a profité de cette ouverture humanitaire pour transporter des membres du groupe de sécurité privé russe Wagner à bord de ses propres véhicules et aéronefs. Selon le document officiel, ces forces russes ont ensuite été logées directement au sein de la base provisoire que la mission onusienne possède à Am-Dafock.
Cette présence a permis aux forces de Wagner de lancer une offensive militaire directe contre les positions tenues par les troupes de l’Alliance du Sursaut Patriotique. Les combats se sont déroulés le dimanche 5 juillet 2026 aux abords immédiats de ladite base. L’organisation centrafricaine explique que la configuration du terrain lui étant devenue totalement défavorable, ses unités militaires ont opéré un repli tactique immédiat. Cette décision avait pour but de préserver la vie de ses hommes ainsi que son potentiel militaire pour les échéances à venir.
Le commandement de l’organisation rappelle que la perte de la ville de Am-Dafock, survenue le 30 juin dernier, découle directement de ces agissements impliquant la force multinationale. Pour les chefs rebelles, ces actions contredisent directement les principes fondamentaux de neutralité, d’impartialité et de non-engagement qui constituent pourtant le socle légal du mandat confié par l’Organisation des Nations unies.
En fournissant ce soutien logistique et opérationnel sur le terrain, la force de maintien de la paix s’expose à perdre définitivement sa crédibilité internationale. Elle se positionne désormais comme un acteur direct du conflit armé, en violation des résolutions de l’ONU.
C’est pourquoi l’Alliance du Sursaut Patriotique interpelle directement l’Organisation des Nations unies, l’Union africaine ainsi que la Communauté économique des États de l’Afrique centrale. Elle exige de ces instances une vigilance accrue et un contrôle strict concernant l’application du droit international humanitaire et le respect des obligations de la mission sur le terrain.
Sur le plan intérieur, l’organisation demande à la population centrafricaine de conserver son calme en toutes circonstances. Elle affirme que ses troupes restent pleinement mobilisées et fidèles à leur engagement d’exclure les forces russes du territoire national tout en s’efforçant de soulager les souffrances des civils.
Par Ibrahim Moussa
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Karim Meckassoua est presque sûr de lui . Tout ce cocktail de ces mercenaires finira par faire boum un jour
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Par : la rédaction de ,
L’accumulation chaotique de forces étrangères privées par le dictateur de Bangui va s’éclater un jour ou l’autre.
La survie de l’empereur-dictateur Faustin Touadera Touadera ne dépend plus aujourd’hui de la légitimité des urnes ni du soutien de ses concitoyens, mais d’un dispositif militaire composite entièrement importé. En transformant le territoire national en un terrain de jeu pour des armées privées, le pouvoir de Bangui a basculé dans une logique sécuritaire aussi opaque que dangereuse. Karim Meckassoua jette un cri d’alarme sur cette perte totale de contrôle.
« Tout ce cocktail-là finira par faire boum aujourd’hui » Pour l’ancien président de l’Assemblée nationale, l’installation massive et incontrôlée de ces différents groupes sur le sol centrafricain ne stabilise pas le pays, elle prépare au contraire une déflagration inévitable.
« Il y a Wagner qui est là, il y a Bancroft aujourd’hui, il y a les forces rwandaises, ils sont plus de 3 000 dans la MINUSCA et en privé. En plus de cela, voyez-vous madame, il fait venir les Ougandais. Donc tout ce cocktail-là finira par faire boum aujourd’hui. »
Cette dépendance absolue à des forces extérieures met en lumière la panique profonde qui paralyse le sommet de l’État. L’empereur-dictateur Touadera s’enferme dans une peur destructrice : il a peur de son armée nationale, qu’il sait marginalisée, et il a peur de son propre peuple, dont il redoute l’insoumission. Pour se protéger, il préfère transformer la Présidence en une forteresse gardée par des proxys et des soldats de fortune n’obéissant à aucune règle républicaine, vendant ainsi la souveraineté du pays au plus offrant sécuritaire.
L’appel à la résistance pacifique face au chaos annoncé Cette accumulation de troupes hétéroclites – où cohabitent les Russes de Wagner qui dirigent l’appareil d’État, les paramilitaires américains de Bancroft, ainsi que des contingents ougandais et rwandais – menace d’emporter le peu de stabilité qui restait à la République centrafricaine. C’est contre ce scénario du pire que l’opposition politique s’organise fermement depuis l’extérieur.
Face à la force brute, à la violation systématique du droit et à la confiscation de la souveraineté par des intermédiaires étrangers, Karim Meckassoua et le Bloc républicain opposent une stratégie de refus global. En s’appuyant sur le rassemblement des forces vives de la nation, l’ancien président de l’Assemblée nationale réaffirme la volonté du peuple de mener un combat déterminé et inflexible : « Nous allons lutter pacifiquement jusqu’à ce que le président Touadera Touadera puisse rendre gorge. »
Par Gisèle MOLOMA
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Centrafrique : Touadéra, Rator, la population vous demande si ces voyous qui ont investi la ville d’Amdafock sont-ils vraiment des Centrafricains ?
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Par : la rédaction de ,
C’est la question qui brûle les lèvres et sature les réseaux sociaux à Bangui depuis dimanche dernier. Au sein des groupes de discussion, dans les quartiers, parmi les partisans comme chez les opposants, l’incompréhension domine. Seuls ceux qui profitent directement des privilèges du pouvoir feignent de fermer les yeux. Pour le reste des citoyens, l’offensive menée ce dimanche 5 juillet 2026 pour reprendre la ville d’Amdafock jette un voile de suspicion total sur la nature réelle de la coalition gouvernementale.
Les faits parlent d’eux-mêmes. Après les combats acharnés qui se sont déroulés entre 10 heures et 15 heures, les éléments de cette fameuse troupe de reconquête forte de 1 000 à 1 500 hommes marchant aux côtés des mercenaires russes et des milices locales se sont empressés de célébrer leur présence. Ils ont choisi pour cela le même décor que leurs adversaires quelques jours plus tôt : le devant de la brigade de gendarmerie d’Amdafock. Photos et vidéos ont été diffusées pour prouver leur présence. Mais au lieu de rassurer, ces images ont provoqué la stupéfaction générale.
Aucun drapeau centrafricain : Place aux bannières de Wagner
Sur les images de cette prétendue libération, un symbole a particulièrement choqué la population : l’absence absolue des couleurs nationales centrafricaines. À la place, ces bandes armées, agissant en parfaite coordination avec les criminels des forces russes, ont fièrement arboré le drapeau noir frappé d’une tête de mort, emblème officiel de Wagner.
Se revendiquant ouvertement comme les « Wagner Noirs », ces miliciens ont hissé cette bannière étrangère tout en hurlant leurs slogans. Cette profanation symbolique illustre la dépendance totale du régime de Bangui vis-à-vis de forces et de voyous importés, actant la disparition des derniers vestiges de la souveraineté nationale au profit d’intérêts extérieurs.
Pas un mot de Sango, de l’arabe tchadien à tous les étages
Dans ces enregistrements qui tournent en boucle, un autre détail frappe immédiatement l’oreille de n’importe quel citoyen : l’absence de la langue nationale. Aucun de ces combattants ne s’exprime en sango. Les slogans de ralliement, les échanges entre les troupes et les harangues se font exclusivement en arabe tchadien. Les seuls termes audibles au milieu des cris se résument à des refrains sur le « moral, moral, moral, moral ». Pour les observateurs, le constat s’impose d’emblée : il n’y a aucun Centrafricain parmi ces troupes censées incarner la force légitime de l’État.
Le paradoxe de la communication gouvernementale devient alors criant. Paniqué par la perte de la ville et par les capacités des insurgés, Faustin-Archange Touadéra avait convoqué en urgence au palais présidentiel une frange de la communauté musulmane, dont Monsieur Rator, ancien président par intérim du Conseil supérieur islamique de Centrafrique. Lors de cette réunion, le communiqué officiel lu devant le chef de l’État par l’imam de la mosquée Ali Babolo du Kilomètre 5 affirmait haut et fort que les assaillants d’Amdafock étaient des mercenaires étrangers payés pour piller et massacrer. Or, la réalité de la contre-offensive offre un miroir identique : pour chasser des étrangers, le régime a envoyé d’autres étrangers.
Le business du DDR : Des ex-rebelles recyclés aux frais des contribuables
Derrière cette opération se cache le grand recyclage des anciens mouvements rebelles de l’UPC, du MPC et des 3R. Les jeunes combattants issus de l’UPC et des 3R sont en grande majorité des ressortissants tchadiens, tandis que les rangs du MPC regorgent de jeunes Soudanais. Ce sont précisément ces mêmes individus pour lesquels la communauté internationale et les Nations Unies ont injecté des sommes colossales dans les programmes de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR).
Au lieu d’un retour à la vie civile, ces hommes ont été intégrés en bloc au dispositif sécuritaire du régime pour servir de chair à canon. Pire encore, les revendications de ces troupes d’importation tournent au ridicule : ces hommes exigent désormais leurs récompenses et leurs grades au sein des forces régulières, réclamant à cor et à cri des galons de caporal-chef ou de sergent.
Cette situation démontre la faillite morale de cette gestion sécuritaire. En s’appuyant sur des miliciens venus d’ailleurs pour tenir des morceaux de territoire, le pouvoir de Bangui valide les pires craintes de la population. Les réseaux sociaux continuent de bouillonner face à cette armée de procuration, confirmant que la puissance tant vantée n’est qu’une illusion de plus.
Par Alain Nzilo
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Attaque de la ville d’Amdafock : Les gendarmes remportent la victoire du marathon pour aller vers la base de la MINUSCA
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Par : la rédaction de ,
L’information provient directement de la bouche du capitaine, chef du détachement militaire à Amdafock, lors d’une confidence téléphonique avec l’un de ses collègues basé à Bangui. Selon ce qu’il a dit, l’état-major l’avait pourtant prévenu : une offensive rebelle était programmée pour 4 heures du matin. Serein, le commandement avait assuré qu’ils sont informés, et que les troupes étaient en quartier consigné et prêtes à en découdre.
À l’heure indiquée, les rebelles ont effectivement débarqué, lourdement armés et supérieurs en nombre. Après une tentative de riposte, les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont sagement opté pour un « repli tactique » en direction de la base locale de la MINUSCA.
Un sprint mémorable
C’est durant cette retraite que l’incroyable s’est produit. Alors que les soldats FACA et leur chef couraient vers la base de la Minusca, ils ont vu débarquer les éléments de la gendarmerie qui viennent en très grande vitesse incroyable. Lancés à une vitesse nettement supérieure, les gendarmes ont doublé les soldats en un clin d’œil, franchissant la ligne d’arrivée de la base onusienne en grands vainqueurs de ce marathon improvisé. Les FACA sont arrivés bons deuxièmes, quelques minutes plus tard et tout fatigués, renflant comme des bons soulards à bout de souffle.
Pendant ce temps, la ville d’Amdafock, laissée aux assaillants, est tombée entièrement aux mains des rebelles en un temps record.
Des coureurs en tongs (Ngbala) et en claquettes
Pendant ce temps, le comité d’accueil à la MINUSCA a immédiatement appliqué les mesures de sécurité réglementaires : les athlètes du jour ont été désarmés un par un dès leur entrée sur le site.
Le plus surprenant reste l’équipement de cette armée pourtant alertée à l’avance. Loin des rangers réglementaires, plusieurs soldats ont disputé cette course en claquettes, en tongs ou en baskets de fortune, comme s’ils sortaient tout juste de leur lit. Une tenue de combat pour le moins originale qui a grandement facilité ce grand moment de panique générale.
Par Alain Nzilo
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Pour imposer sa tyrannie et briser toute résistance chez les magistrats, le dictateur Touadéra lâche les codes juridiques et sort la Bible pour endormir la justice centrafricaine.
Le spectacle de la rentrée judiciaire à Bangui a atteint son paroxysme dans le ridicule et la manipulation psychologique. Ne pouvant plus cacher le naufrage total de son système politique, le chef de l’exécutif a troqué ses habits de président pour se muer en prêcheur de caniveau. Une dérive mystique surréaliste destinée à soumettre les derniers juges indépendants du pays par la culpabilisation religieuse.
Pour endormir son auditoire et fuir ses propres responsabilités constitutionnelles, Faustin-Archange Touadéra a osé lancer du haut de la tribune :
« Mesdames et Messieurs les magistrats et juges, je voudrais conclure en vous rappelant que l’exercice de votre fonction est une charge sacrée. Les Saintes Écritures nous rappellent avec force que le premier bouclier d’un serviteur de la justice est son intégrité. Vous trouverez cela dans le proverbe verset 3. En refusant les détours de la corruption et de la complaisance, en choisissant la voie de l’impartialité absolue, vous n’attirerez pas seulement le respect de vos concitoyens, vous attirerez sur vous, sur vos carrières et sur vos familles respectives la protection divine et la paix de l’esprit. »
Ce prêche moralisateur est d’un cynisme absolu. En agitant les versets bibliques et en promettant la « protection divine », le locataire du palais de la Renaissance tente de jeter un voile religieux sur la vassalisation de l’appareil judiciaire. Exiger une droiture divine de la part de magistrats précarisés, terrorisés et surveillés de près, alors que le sommet de l’État a lui-même piétiné la Constitution pour s’octroyer un pouvoir à vie avec la complicité des mercenaires russes, relève d’une hypocrisie sans bornes. Le premier pilleur des lois de la République demande aux juges d’avoir peur de Dieu pour mieux les forcer à obéir à ses propres décrets tyranniques.
Touadéra a enfoncé le clou en tentant de sacraliser la soumission des hommes en robe rouge : « Un magistrat intègre ne craint ni les pressions, ni les menaces, car sa conscience est libre et son action guidée par la vérité (…) Que cette rentrée judiciaire soit pour chacun de vous l’occasion de renouveler son pacte de droiture avec votre conscience et avec le Créateur pour le salut de notre nation. »
Cette rhétorique lâche cherche à rejeter la faute sur les juges s’ils cèdent aux pressions politiques. Dans la réalité de la VIIe République, le magistrat qui refuse de suivre les ordres du clan présidentiel ou de couvrir les exactions des forces d’occupation russes ne fait pas face à la colère divine, mais bien à la violence terrestre du régime : limogeages immédiats, menaces de mort et persécutions. Utiliser le livre des Proverbes pour exiger l’héroïsme des magistrats tout en protégeant les réseaux mafieux qui pillent les ressources nationales est une insulte ouverte à l’intelligence du peuple centrafricain. La justice n’a pas besoin de pasteurs corrompus au sommet de l’État, elle a besoin de libertés constitutionnelles que ce régime s’acharne à détruire.
Sur les ondes de la radio Ndékè-luka, l’ancien ministre Raymond Adouma a fustigé la reconduction de l’équipe gouvernementale, dénonçant l’effondrement social du pays et la misère de la population.
L’intervention de Raymond Adouma, membre de l’opposition réunie au sein du BRDC, s’est construite sur un constat d’échec global qui touche directement la survie quotidienne de la population lors du débat politique Patara sur la radio Ndékè-luka du 13 juin 2026. Les données partagées décrivent une réalité insoutenable pour la majorité des foyers centrafricains. Trois citoyens sur quatre survivent actuellement sous le seuil de pauvreté avec un revenu inférieur à mille francs par jour. Cette précarité extrême se traduit par une insécurité alimentaire généralisée, une grande partie de la population ne prenant plus qu’un unique repas quotidien, tandis que la cherté de la vie accentue la détresse des ménages.
La critique s’étend de manière incisive au secteur de la santé publique et des infrastructures de base. Les structures hospitalières nationales manquent de tout, des médicaments de première nécessité jusqu’aux équipements de base, ce qui engendre une hausse continue et excessive du taux de mortalité. Les routes nationales sont inexistantes, réduites à des pistes de poussière qui coupent les provinces du reste du pays et bloquent l’économie. Pour l’opposition, cet état de délabrement est le résultat direct du maintien des dirigeants aux affaires.
La reconduction de soixante-douze pour cent des membres de l’ancien gouvernement dans cette équipe de la septième république cristallise la colère des observateurs. Raymond Adouma dénonce le maintien de personnalités qu’il qualifie d’incapables, un choix dicté uniquement par la recherche d’une loyauté politique et d’une stabilité du pouvoir au détriment de l’intérêt public. Cette reconduction massive de l’ancienne élite administrative annihile toute perspective de changement et de relance d’une économie nationale qui stagne depuis des années.
La gestion des ressources naturelles est également au centre des accusations d’opacité administrative. Alors que plus de cent permis miniers ont été distribués dans le pays, notamment pour l’exploitation de l’or à Andesma, les revenus issus de ces concessions ne représentent que quatre pour cent des recettes globales de l’État. L’opposition pointe du doigt un système où les richesses du sous-sol profitent majoritairement à des compagnies et des puissances étrangères, tandis que les populations locales subissent les conséquences d’un désastre écologique dans l’est du pays, caractérisé par la pollution des cours d’eau et la disparition des ressources halieutiques.
Cette absence de redistribution s’accompagne d’une restriction de la communication étatique, le pouvoir ayant interdit aux ministres d’utiliser plusieurs canaux d’information. Cette décision prive les citoyens d’explications claires sur des sujets sensibles, à l’instar des rumeurs persistantes concernant l’accueil de vagues de migrants en provenance des États-Unis logés dans des immeubles de la capitale sur l’avenue Conjugo. En se murant dans le silence et en refusant de débattre sur les plateaux radiophoniques, les représentants du pouvoir manifestent une absence totale de redevabilité, confirmée par l’absence de quatre ministres lors du tout premier conseil des ministres présidé par le chef de l’État.
Communiqué gouvernemental sur Amdafock : qui a réellement écrit le texte lu par Évariste Ngamana ?
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Par : la rédaction de ,
À Bangui, la lecture monocorde et infentiledu communiqué gouvernemental sur Amdafock montre un gouvernement coupé du terrain et confirme la soumission du régime Touadéra aux consignes venues des Wagner.
La ville d’Amdafock, à l’extrême nord-est de la Centrafrique, vit dans le chaos depuis l’assaut coordonné du mardi 30 juin 2026. Les informations du terrain concordent sur un bilan humain et matériel très lourd. C’est pourtant ce moment qu’a choisi le grand sorcier de Carnot, plus précisement le ministre d’État chargé de la communication, Évariste Ngamana, pour lire un texte truffé de contre-vérités.
Le porte-parole du gouvernement a récité son allocution d’un ton gamin , semblable à un élève du secondaire lisant une leçon apprise au moment de sa lecture. Pas un mot senti, pas un geste d’empathie envers les victimes. Une simple lecture linéaire, comme si les morts d’Amdafock ne méritaient même pas l’effort d’une émotion de ces bras cassés de la septième république.
Pendant que la voix officielle du gouvernement répète que la situation est entièrement maîtrisée, les faits sur place démentent cette version. Trois jours après l’attaque, les assaillants occupent toujours des positions clés de la ville. Les combats ont coûté la vie à plusieurs dizaines de civils et causé des pertes majeures parmi les soldats des forces armées nationales et leurs alliés russes.
Le bilan matériel est tout aussi accablant. Des chars et du matériel lourd sont tombés entre les mains des groupes rebelles. La base temporaire de la mission onusienne a essuyé des tirs directs, blessant plusieurs casques bleus. Voilà la réalité que le communiqué gouvernemental s’applique à maquiller.
Cette obstination à travestir les événements en dit long sur l’origine du texte. Sa rédaction n’a pas été guidée par l’intérêt national, mais dictée par les conseillers russes de la société de mercenariat installée à Bangui. L’objectif de cette sortie médiatique : préserver les apparences et masquer la déroute des partenaires bilatéraux.
Le sommet de l’indécence est atteint lorsque le pouvoir invite les populations traumatisées de la Vakaga à vaquer normalement à leurs occupations. Une faute politique lourde, adressée à des habitants qui comptent encore leurs morts. Cette attitude prouve le refus de reconnaître la faillite du dispositif sécuritaire et l’incapacité des autorités à défendre les frontières de la Centrafrique.
Sur le terrain, les forces gouvernementales et leurs tuteurs étrangers ont plié, laissant les habitants d’Amdafock livrés à eux-mêmes. Aucun renfort sérieux, aucune reprise de la ville, aucun plan annoncé pour secourir les populations prises au piège.
Depuis la capitale, les officiers russes continuent de piloter la crise, imposant des éléments de langage rigides au gouvernement et à l’État-major des armées. Il faut à tout prix éviter un scandale international sur l’efficacité réelle de leur présence militaire. Pendant ce temps, à plus de mille kilomètres de Bangui, Amdafock reste aux mains de ses assaillants.
Par Ibrahim Moussa
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Centrafrique : un fugitif, recherché par la justice centrafricaine pour faux et usage de faux, est devenu député de la VIIe République
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Par : la rédaction de ,
Un centrafricain recherché activement par la justice de son pays, et placé sous mandat d’arrêt, battranquillement campagne, et remporte son siège et entre à l’Assemblée nationale.
Le Tribunal de Grande Instance de Bangui a rendu son verdict le 23 avril 2026. Sous la présidence du magistrat Odjoney Davy Aouat-Babala, Georges Mamia Mindani Le Eric, également connu sous le nom de Feikoutoungali, a été déclaré coupable de faux et usage de faux, en vertu de l’article 355 du Code pénal centrafricain. Les documents judiciaires issus du greffe correctionnel ne laissent aucune place au doute.
La sentence prononcée ce jour-là est ne laisse aucune place au doute : six mois d’emprisonnement ferme, cent mille francs CFA d’amende, et une condamnation solidaire à verser un million de francs CFA à la victime civile, le sieur Namtoli Elie Allard. Le jugement va encore plus loin en délivrant un mandat d’arrêt et un mandat de dépôt contre le prévenu.
Le Cabinet d’instruction a formalisé ce mandat d’arrêt le 30 avril 2026. Le texte est explicite : tous les dépositaires de la force publique sont enjoints de rechercher activement le condamné et de le conduire sans délai à la Maison d’arrêt de Bangui. Les termes du document ne souffrent d’aucune interprétation contraire, aucune marge de manœuvre n’est laissée aux autorités chargées de l’exécuter.
Pourtant, rien de tout cela ne s’est produit. Au lieu de rejoindre une cellule, Georges Mamia Mindani Le Eric a continué sa route comme si de rien n’était. Il a battu campagne pour le second tour des élections législatives, sillonné les quartiers, mobilisé ses soutiens, et s’est présenté devant les électeurs sans que la force publique ne daigne l’interpeller. Une complaisance administrative et politique évidente a fonctionné comme un bouclier invisible autour de lui tout au long du processus électoral.
Le résultat est là, consigné dans les procès-verbaux officiels. Mamia Mindani Le Eric a été proclamé député à l’Assemblée nationale de la VIIe République. Un homme sous mandat d’arrêt, condamné par les propres tribunaux du pays, siège désormais dans l’hémicycle de Bangui.
La Constitution réformée d’une manière totalement illégale sous l’impulsion de Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro encadre en théorie l’immunité parlementaire de façon stricte. Dans les textes, cette immunité se divise en deux volets distincts. Le premier, l’irresponsabilité, protège le député uniquement pour ses opinions et ses votes dans l’exercice de ses fonctions parlementaires. Elle est absolue, mais sans aucun rapport avec ce dossier. Le second volet, l’inviolabilité, protège le parlementaire contre les arrestations pour des actes accomplis en dehors de ses fonctions.
C’est précisément ici que le nœud juridique se resserre. La condamnation de Mamia Mindani est intervenue avant son élection définitive et concerne des infractions de droit commun, des faits de faux et usage de faux totalement étrangers à toute activité parlementaire. En droit constitutionnel classique, l’inviolabilité interdit certes l’arrestation d’un député en session sans l’autorisation préalable de l’Assemblée nationale, sauf en cas de flagrant délit.
Mais le calendrier des événements a créé une situation que les défenseurs du régime exploitent sans gêne. La condamnation est survenue avant le mandat, ce qui signifie que l’immunité ne devrait pas logiquement couvrir des faits jugés et sanctionnés avant l’entrée en fonction du parlementaire. Malgré cela, l’Assemblée nationale invoque son règlement intérieur pour suspendre toute mesure de détention visant ses membres, dès lors qu’elle estime que cette détention entraverait le travail législatif.
Le résultat pratique est simple : la condamnation reste inscrite dans les registres du tribunal, le mandat d’arrêt est toujours valide, mais son exécution est gelée. Elle le restera tant que le Bureau de l’Assemblée nationale, largement dominé par les fidèles du Mouvement Cœurs Unis, refusera de lever l’immunité de Mamia Mindani. La justice centrafricaine se retrouve ainsi réduite à attendre l’autorisation d’une institution politique pour exécuter ses propres décisions.
Cette situation ne surgit pas dans un vide. L’Assemblée nationale actuelle accumule les dossiers préoccupants. Des élus ont été signalés comme porteurs de faux diplômes du baccalauréat, pourtant exigé par la loi comme condition minimale pour siéger. D’autres ont des statuts civils ou nationaux si flous que des agents de l’État les désignent ouvertement comme des apatrides. Des soupçons d’achat de titres académiques planent sur plusieurs noms sans que la moindre enquête officielle ne soit ouverte.
Les accusations pointent nommément le ministre d’État chargé de l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas, soupçonné de distribuer des brevets de complaisance à des proches et alliés du régime. À cette dérive s’ajoute un népotisme solidement installé dans les structures de la nouvelle législature, où beaux-frères, neveux et parents des plus hautes autorités du pays ont trouvé refuge sous l’écharpe parlementaire.
L’écharpe de député est ainsi devenue, sous la VIIe République, un document de protection judiciaire plus efficace qu’aucun avocat. Tant que le Bureau de l’Assemblée continuera de refuser de livrer Mamia Mindani à la justice qui le réclame, on se demandera combien d’autres condamnés ont déjà compris la leçon et préparent tranquillement leur candidature pour les prochaines échéances électorales.
Par Gisèle MOLOMA
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Nadine Kossi, Présidente de l’association action solidaire, appelle à reconstruire les liens entre les Centrafricains
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Par : la rédaction de ,
En Centrafrique, la présidente de l’Association Action Solidaire, Nadine Kossi, plaide pour une reconstruction nationale qui commence par la solidarité entre citoyens et par la place des femmes.
En effet, le pays sort de longues années de crise et les débats sur la paix, le vivre-ensemble et le développement occupent une place importante dans la société centrafricaine. Pour de nombreux observateurs, la cohésion sociale est devenue une condition de base pour bâtir une nation plus unie. C’est aussi la conviction de Nadine Kossi, qui refuse d’en faire un simple slogan politique.
Pour la présidente de l’Association Action Solidaire, la cohésion sociale n’est pas un concept réservé aux discours officiels, mais une responsabilité que chacun doit porter.
« Une société ne peut pas évoluer lorsque certaines personnes se sentent abandonnées ou exclues. Nous avons besoin de solidarité, d’écoute et de respect mutuel pour avancer ensemble », estime-t-elle.
Sur le terrain, Nadine Kossi ne se contente pas de paroles. À travers Action Solidaire, elle mène des actions en faveur des personnes vulnérables et de celles qui vivent des moments difficiles. Sa démarche repose sur une logique simple : tendre la main à ceux qui en ont besoin et contribuer, à son niveau, à resserrer les liens entre les communautés.
Aux yeux de Nadine Kossi, la reconstruction d’un pays ne se réduit pas aux routes, aux bâtiments, aux institutions ou aux politiques publiques. Elle passe aussi par la réparation du tissu social, abîmé par des années de conflits et de méfiance entre les habitants.
« Une nation se construit aussi à travers les relations humaines. Lorsqu’on apporte du soutien à une personne qui souffre, on ne change pas seulement sa situation ; on participe aussi à la construction d’une société plus humaine », affirme la présidente d’Action Solidaire.
Dans cette dynamique, Nadine Kossi insiste sur un autre point : la place des femmes dans le processus de reconstruction nationale. Selon elle, leur implication dans les différents secteurs de la vie publique compte parmi les facteurs déterminants pour l’avenir du pays.
En effet, ces dernières années, plusieurs femmes ont accédé à des postes de responsabilité au sein des institutions centrafricaines. Une évolution que Nadine Kossi juge encourageante, même si le chemin reste long pour parvenir à une véritable égalité dans les sphères de décision.
« Les femmes jouent un rôle fondamental au sein des familles et des communautés. Lorsqu’elles participent davantage à la prise de décision, elles contribuent aussi à renforcer la stabilité sociale », précise Nadine Kossi.
Pour elle, la cohésion sociale reste l’affaire de tous. Autorités, organisations, leaders communautaires et simples citoyens, chacun porte une part de responsabilité dans la construction d’un environnement fondé sur le respect, l’entraide et l’unité, insiste la présidente d’Action Solidaire.
Dans une République centrafricaine qui aspire à davantage de paix et de prospérité, Nadine Kossi en est convaincue : le renforcement des liens entre les citoyens pourrait bien devenir l’un des piliers d’un avenir plus stable et plus inclusif.
Par Alain Nzilo
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L’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (ODSTC), par la voix de son Secrétaire Général Exécutif Louis-Marie KOGRENGBO, s’engage pour l’élimination du travail des enfants ce 12 juin 2026.
Dans sa déclaration publiée à l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants instituée par l’Organisation Internationale du Travail, l’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (ODSTC) réaffirme son engagement total pour supprimer toutes les formes de travail des enfants. Louis-Marie KOGRENGBO, Secrétaire Général Exécutif de l’ODSTC, porte ce message clair au nom de l’organisation. Le thème choisi par l’OIT cette année, « Carton rouge au travail des enfants : une enfance protégée, un travail décent pour les adultes », souligne le lien entre la protection de l’enfance et la promotion d’un emploi correct pour les grandes personnes.
L’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (ODSTC) exprime une vive préoccupation face à la situation de nombreux enfants centrafricains exposés à des activités économiques inadaptées à leur âge, à leur santé, à leur sécurité et à leur épanouissement. Dans plusieurs zones du pays, des enfants se retrouvent dans des travaux des mines artisanales, dans des tâches agricoles difficiles, dans le petit commerce de rue, dans des travaux domestiques trop lourds ou dans d’autres situations d’exploitation. Ces pratiques portent atteinte aux droits de l’enfant et nuisent à l’avenir de la nation entière.
Le travail des enfants constitue un frein important au progrès économique et humain du pays. Une nation qui permet à ses enfants de quitter l’école pour travailler risque d’affaiblir son capital humain sur le long terme. L’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (ODSTC) et Louis-Marie KOGRENGBO saluent les actions menées par le Gouvernement de la République Centrafricaine pour combattre ce phénomène.
L’ODSTC adresse ses félicitations à Madame Annie Michelle MOUANGA, Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et de la Protection Sociale, pour son implication directe, sa volonté ferme et son rôle de premier plan dans cette cause nationale. Sous son action, des initiatives de sensibilisation, de prévention et de protection ont gagné en force pour défendre les droits des enfants et combattre les pires formes de leur exploitation. Madame le Ministre a placé cette question au centre de son travail et en a fait une priorité majeure.
L’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (ODSTC) encourage Madame Annie Michelle MOUANGA à continuer cette mission avec la même détermination. Chaque enfant sorti d’une situation d’exploitation et remis à l’école représente un succès pour la République et un investissement solide pour demain. Louis-Marie KOGRENGBO, au nom de l’ODSTC, invite tous les acteurs nationaux à unir leurs forces pour supprimer définitivement le travail des enfants en Centrafrique.
L’ODSTC propose plusieurs mesures concrètes : appliquer avec rigueur les lois nationales sur la protection de l’enfant, multiplier les inspections du travail dans les domaines exposés, créer des dispositifs efficaces pour retirer les enfants de l’exploitation et les réintégrer dans le système scolaire, mettre en place des programmes de protection sociale pour les familles en difficulté, favoriser l’emploi correct et des revenus suffisants pour les adultes, intensifier les actions de sensibilisation auprès des communautés, des employeurs et des parents, et améliorer l’accès à une éducation de qualité partout sur le territoire.
L’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (ODSTC) rappelle son attachement aux valeurs de justice sociale, de dignité humaine et de travail décent. L’organisation reste pleinement mobilisée aux côtés du Gouvernement, des partenaires sociaux, des organisations de la société civile, de l’OIT et de tous les partenaires au développement pour réduire durablement le travail des enfants en République Centrafricaine.
Louis-Marie KOGRENGBO et l’ODSTC affirment que la place d’un enfant se trouve à l’école, au sein de sa famille, dans les centres de formation et dans les lieux qui soutiennent son développement, et non dans les mines, les champs ou toute activité qui menace son avenir. En cette Journée mondiale, l’ODSTC adresse un appel à toutes les forces vives de la Nation pour qu’elles joignent leurs efforts afin d’assurer à chaque enfant centrafricain une enfance protégée, une éducation de qualité et un avenir plein d’espoir. Ensemble, opposons un carton rouge au travail des enfants. Ensemble, protégeons l’enfance. Ensemble, promouvons le travail décent pour les adultes. Ensemble, construisons une République Centrafricaine plus juste, plus solidaire et plus prospère.
La ville d’Amdafock reprise par les mercenaires russes, les FACA, les miliciens « Wagner Noirs » et des ex-rebelles de l’UPC, MPC et 3R
Les forces coalisées du gouvernement qui ont repris la ville d’Amdafock aux mains des rebelles
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Par : la rédaction de ,
Ce dimanche 5 juillet 2026, quasiment une semaine après la débandade mémorable qui avait vu les forces de sécurité intérieure remporter le marathon vers la base de la MINUSCA, Amdafock change à nouveau de mains. Une alliance pour le moins hétéroclite, associant les mercenaires russes, les soldats FACA, les miliciens d’autodéfense locale et, de manière plus surprenante, des ex-rebelles de l’UPC, du MPC et des 3R, a repris le contrôle de la localité.
Une approche discrète à l’aube
Pour éviter d’éveiller les soupçons des guetteurs et des informateurs rebelles basés à Birao, l’opération a débuté dans le secret le plus total. La colonne a quitté Birao aux alentours de 5 heures du matin. Après une progression rapide, les troupes se sont positionnées à 5 kilomètres d’Amdafock pour organiser leur dispositif d’assaut.
L’offensive a véritablement démarré avec l’appui de l’aviation. Des hélicoptères et des mirages ont pilonné les positions adverses, permettant aux troupes au sol de lancer une attaque surprise entre 10 heures et 11 heures du matin. Face à cette puissance de feu et à une colonne estimée à plus de 1 000 hommes menée par les instructeurs russes, les rebelles ont choisi de ne pas insister et se sont repliés dans la forêt environnante.
Des frappes lourdes et un bilan civil dramatique
Si l’objectif militaire est atteint, les méthodes employées laissent des traces colossales. Les bombardements aériens intensifs ont causé des destructions massives sur les bâtiments et les infrastructures de la ville.
Le bilan humain s’avère particulièrement lourd du côté des civils. À la frontière entre Amdafock et le Soudan, des habitants et des pillards opportunistes, ignorant totalement qu’une contre-offensive gouvernementale était en cours, sont sortis pour récupérer des biens abandonnés. Pris au piège au milieu des combats et des tirs aveugles, de nombreux civils soudanais et centrafricains ont été massacrés au cours de l’assaut. Si les pertes réelles dans les rangs des rebelles restent impossibles à chiffrer pour le moment, le prix payé par la population civile est d’ores et déjà extrêmement lourd.
Amdafock est donc de nouveau sous le contrôle de Bangui et de ses alliés de circonstance. Reste à savoir si les FACA et les gendarmes vont réemménager dans les ruines de leur ancienne base pulvérisée, ou s’ils préféreront entamer des négociations pour louer une maison intacte afin d’y installer leur nouveau quartier général.
Par Alain Nzilo
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Opération de contre-offensive à Amdafock, Touadera fait appel aux ex-rebelles de 3R, de l’UPC et du MPC pour appuyer les mercenaires russes
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Par : la rédaction de ,
Alors que les médias propagandistes et leurs « perroquets » habituels crient déjà victoire en propageant de fausses informations sur une prétendue reprise de la ville, la réalité à Amdafock est tout autre. Panique générale, replis stratégiques honteux et alliances de circonstance grotesques : le régime de Bangui s’embourbe et appelle désormais les bourreaux d’hier à la rescousse.
Amdafock aux mains des rebelles, les FACA en déroute
Depuis le 30 juin dernier, à 4 heures du matin, la ville frontalière d’Amdafock (A-M-D-A-F-O-C-K), située à l’extrême nord-est de la République centrafricaine, à 60 km de Birao dans la Vakaga, a totalement échappé au contrôle du gouvernement. Face à l’assaut d’éléments rebelles lourdement armés, les « forces lourdes » loyalistes ont immédiatement cédé à la panique. Les éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) n’ont trouvé d’autre issue que de fuir pour aller se réfugier lâchement dans la base locale de la MINUSCA.
Aujourd’hui, la ville est entièrement occupée par les rebelles, n’en déplaise aux propagandistes qui s’empressent de publier le contraire bêtement.
Le double jeu du pouvoir et de Wagner mis à nu
Pendant des années, la population de la Vakaga a supplié le gouvernement de déployer des troupes pour sécuriser cette frontière poreuse avec le Soudan. Le régime Touadera a toujours fait mine de ne rien entendre. Et pour cause : Amdafock est une plaque tournante stratégique. Le gouvernement et ses alliés du groupe Wagner y maintiennent délibérément le flou pour ravitailler en sous-main les rebelles soudanais du SFR. Mais aujourd’hui, pris à leur propre piège, les autorités de Bangui s’apprêtent à jouer l’éternelle carte de la victimisation en accusant le Soudan d’avoir appuyé l’offensive.
Le plan secret de Wagner ? Reproduire exactement le scénario de Bambouti : masser des troupes, lancer une contre-offensive brutale pour reprendre la ville, et y installer définitivement une base de mercenaires russes sous prétexte de « sécurisation ».
L’ironie suprême : appeler des rebelles pour combattre des rebelles
Pour tenter de reconquérir Amdafock sans se faire laminer, l’état-major et ses parrains russes planifient une attaque discrète pour ne pas éveiller les soupçons, car les rebelles, très vigilants, encerclent déjà les accès à Birao et guettent le moindre mouvement pour prendre les troupes gouvernementales en haleine.
Près de 1 000 hommes sont en cours de mobilisation : 400 sont déjà arrivés à Birao et 300 autres contournent par les localités voisines pour tenter une manœuvre d’encerclement en tenaille.
Mais le plus croustillant réside dans le recrutement des renforts. À court de solutions et de courage, le président Touadera a officiellement fait appel à environ 400 ex-rebelles des mouvements 3R, UPC et MPC. Oui, vous avez bien lu : le gouvernement recycle et arme les criminels d’hier pour aller combattre les rebelles d’aujourd’hui aux côtés des mercenaires russes !
Une contre-offensive invisible… uniquement médiatique
Pour l’instant, sur le terrain, l’offensive n’a même pas commencé. Les stratèges de Bangui tremblent et réfléchissent encore à la manière d’attaquer sans se faire corriger. La seule contre-offensive active se déroule sur les réseaux sociaux et dans les médias officiels, qui tournent en boucle comme des perroquets pour annoncer des victoires imaginaires.
La population, quant à elle, observe avec ironie ce spectacle tragi-comique en attendant de voir quand les parrains russes et leurs nouveaux mercenaires d’emprunt (3R, UPC, MPC) oseront enfin pointer le bout de leur nez à Amdafock.
Par Alain Nzilo
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Invité au micro de la Radio Ndeke Luka ce lundi 15 juin 2026, Dmitri Sitiy a une nouvelle fois fait la démonstration d’une surprenante absence de remords.
Interrogé sur les exactions documentées par les organisations de la société civile et les Nations unies, le chef de file des opérations russes en République centrafricaine s’est muré dans un déni total, qualifiant de simples « rumeurs » les accusations de viols, de tortures et d’exécutions sommaires qui pèsent sur ses hommes à l’intérieur du pays. Une posture de rejet systématique qui sonne comme un affront direct pour les milliers de victimes centrafricaines.
Le ton employé à l’antenne était glacial, presque provocateur. Ce lundi, les auditeurs de Radio Ndeke Luka ont assisté en direct au plaidoyer de blanchiment d’un Dmitri Sitiy totalement imperturbable face aux accusations de crimes de sang commis par ses troupes. Devant le micro, le responsable russe s’est enfermé dans une rhétorique de l’esquive bien rodée, refusant d’admettre la moindre dérive ou le moindre manque de contrôle sur ses éléments déployés sur le terrain.
Pour justifier l’horreur et écarter les soupçons qui pèsent sur les forces russes et les paramilitaires de l’ex-nébuleuse Wagner, Dmitri Sitiy a développé une stratégie de sectorisation géographique. Selon lui, toutes ces accusations se concentreraient uniquement dans ce qu’il qualifie de « zones grises », des régions reculées caractérisées par une absence de contrôle étatique et de témoins directs. C’est dans ces angles morts de la République que se construirait, d’après ses dires, une campagne de désinformation systématique. Sans sourciller, le chef des opérations russes est allé jusqu’à nier l’existence même des faits en posant une question rhétorique : « Mais il n’y a pas de preuves, pourquoi on fait des accusations ? ». Une tentative de balayer d’un revers de main le travail d’enquête minutieux mené par la société civile centrafricaine et les experts internationaux.
Poussant le cynisme encore plus loin, Dmitri Sitiy a tenté d’inverser les rôles en pointant du doigt les organisations qui documentent ces abus. Plutôt que de répondre sur le fond des dossiers de violences sexuelles commises sur des femmes et des enfants, il a choisi de questionner la légitimité et la fiabilité des réseaux d’agents locaux sur le terrain. Dans sa logique de déni, les rapports accablants de la société civile ne seraient que des outils de propagande manipulés par des puissances tierces, des inventions destinées à « salir la force » et à « chasser » la présence russe du territoire centrafricain. En renvoyant systématiquement la responsabilité des exactions vers d’autres acteurs ou vers les groupes armés, le commandement russe s’emmure dans une culture de l’opacité et de l’impunité absolue, sourd à la détresse et aux appels à la justice des populations civiles.
Centrafrique : la grande défaite à Amdafock, la propagande pro-Touadéra et Wagner accuse tous azimuts
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Par : la rédaction de ,
À la suite de la cuisante débâcle militaire subie à Amdafock dans la Vakaga, l’appareil de propagande du régime de Bangui, téléguidé par les mercenaires russes du groupe Wagner, a choisi sa stratégie favorite : la fuite en avant informationnelle et l’agitation géopolitique sur les réseaux sociaux. À coups d’accusations outrancières, les officines du pouvoir ont tenté de rejeter la responsabilité de leur propre échec sur le Tchad voisin, poussant N’Djamena à une mise au point officielle immédiate.
Loin d’inciter à la retenue, cette réaction tchadienne a galvanisé les communicateurs du l’empereur dictateur Faustin-Archange Touadéra, qui se retournent désormais de manière surréaliste contre la France et le Soudan, exigeant d’eux qu’ils « clarifient leurs positions ». Une posture qui frôle le ridicule et démontre une amnésie politique totale.
Le Tchad outré : N’Djamena dénonce une campagne de désinformation
Face aux vagues de dénonciations instrumentées depuis Bangui, le ministère tchadien des Affaires étrangères a publié ce vendredi 3 juillet 2026 un démenti formel. Qualifiant les accusations centrafricaines d’« allégations relayées par certaines officines politico-médiatiques » et de « campagne plus large de désinformation destinée à discréditer le Tchad », N’Djamena réaffirme son attachement au respect de la souveraineté des États.
Toutefois, le ton donneur de leçons du communiqué tchadien, qui invoque avec emphase les « convictions panafricanistes et pacifistes » du président Mahamat Idriss Déby Itno, se heurte à une réalité historique et judiciaire incontournable. Il est de notoriété publique que le Tchad a servi de base arrière et de parrain logistique aux Forces de soutien rapide (FSR) soudanaises. Ces forces se sont rendues coupables de massacres de masse et de nettoyage ethnique au Darfour, au point de pousser la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête visant directement les cercles du pouvoir tchadien et Mahamat Idriss Déby. Voir N’Djamena s’ériger aujourd’hui en garant de la morale et du droit international relève d’une hypocrisie sans nom.
L’arroseur arrosé : Le hub logistique de Touadéra pour les FSR et les mercenaires colombiens
La virulence des communicants de Bangui contre le Soudan légitime est d’autant plus risible que le régime de Touadéra a lui-même transformé le territoire centrafricain en une véritable plaque tournante criminelle au profit des rebelles soudanais des FSR de “Hemeti”. Pendant des mois, le carburant, les armes et les munitions ont transité par la Centrafrique.
Plus effarant encore, Bangui est devenu le point d’entrée de mercenaires internationaux : des combattants colombiens ont ouvertement atterri à l’aéroport de Bangui-M’Poko par des vols réguliers de la Royal Air Maroc (RAM), avant d’être acheminés par les airs vers Birao, puis déployés au Darfour pour prêter main-forte aux FSR. Alors que Touadéra alimente activement la déstabilisation de son voisin soudanais par ce trafic de mercenaires, ses partisans osent aujourd’hui crier au complot et exiger des comptes à Khartoum.
Agitation de rue : Une marche programmée pour tromper les centrafricains
Preuve de cette déconnexion totale et de la manipulation orchestrée en coulisses par les parrains russes de Wagner, un message interne intercepté auprès des réseaux de propagande du régime illustre parfaitement cette ivresse numérique :
« Suite à notre dénonciation de ce jour, le Gouvernement du Tchad répond. On ne lâchera pas la pression. La France et le Soudan doivent clarifier leurs positions sinon ils auront le Peuple centrafricain face à eux. La résistance citoyenne se poursuivra jusqu’à la victoire finale. »
Pour donner corps à ce chantage nationaliste virtuel, ce collectif de communicants à la solde du pouvoir passe à la vitesse supérieure. Ils ont officiellement programmé une marche de protestation dans les rues de Bangui le mercredi 8 juillet.
Cette tentative d’instrumentaliser la population pour une parodie de « résistance citoyenne » cherche désespérément à allumer des contre-feux diplomatiques et populaires. L’objectif est limpide : détourner les yeux de l’opinion publique de la réalité tragique du terrain, à savoir la perte de la ville d’Am Dafock, la mort dissimulée des dizaines de soldats FACA, et l’échec cuisant de la stratégie sécuritaire de Faustin-Archange Touadéra.
Affaire à suivre
Par Gisèle MOLOMA
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Attaque de la ville d’Amdafok : pourquoi le Mytho dictateur Faustin Archange Touadera fait-il appel au Conseil supérieur islamique et au Conseil national des imams de Centrafrique ?
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Par : la rédaction de ,
Au lendemain de l’attaque violente qui a frappé la localité d’Amdafok, dans la préfecture de la Vakaga, le pouvoir a exigé une déclaration des leaders musulmans pour cacher sa propre défaillance sécuritaire nationale.
Cette démarche s’est déroulée directement au Palais de la Renaissance à Bangui en présence du dictateur Faustin Archange Touadera. Ce n’est pas par un communiqué indépendant que les leaders religieux ont communiqué, mais par une lecture publique dictée au cœur même du pouvoir présidentiel. Au micro des médias, Abdul Karim Ousmane du Conseil supérieur islamique, a prononcé les mots suivants :
Suite à l’attaque perpétrée à la frontière nord-est de la République centrafricaine par des sieges présumés musulmans des nationalités étrangères en date du 30 juin 2026 dans la ville d’Amdafok, en République centrafricaine Qomdan, avec la plus grande fermeté, cet acte de violence visant à semer la peur, à porter atteinte à la paix, à la sécurité et à l’unité nationale. De telles actions est contraire aux enseignements de l’islam qui prônent la paix, la préservation de la vie humaine et le vivre ensemble. Nous tenons, par ces communiqués de presse, à informer l’opinion nationale et internationale aux organisations des Nations unies et toutes autres organisations qui prônent la paix et la quietude de la population qu’est le C6K et le CNI ne sauraient tolérer. Nous demandons aux autorités en charge de la défense et de la sécurité de toutes mettre en œuvre pour estoper cette violence sur nos populations.
Le déroulement de cette audience indique une mise en scène préparée à l’avance par les conseillers russes du dictateur Faustin-Archange Touadera. Le texte a été remis aux leaders religieux pour être lu sous la surveillance directe de Baba Kongoboro, une méthode qui vise à utiliser l’autorité de la communauté musulmane pour couvrir la panique d’un gouvernement qui voit sa légitimité s’effondrer auprès de la population.
Cette convocation des instances islamiques montre un traitement politique à double vitesse. Lorsque des milices comme les Azandé Ani Kpi Gbé ou les factions Anti-Balaka commettent des exactions et détruisent des villages entiers, le président Touadera ne réunit jamais l’Église catholique ou les représentants des églises chrétiennes pour exiger des condamnations publiques.
Dès qu’un groupe opère dans le Nord-Est ou emploie la langue arabe, le pouvoir active les institutions musulmanes, une méthode qui attribue indirectement la responsabilité de l’attaque à toute une communauté confessionnelle. Cette manipulation politique fragilise la cohésion sociale alors que les habitants de la Vakaga, qui parlent le sango, demandent uniquement la sécurité.
Le discours officiel insiste sur l’origine étrangère des assaillants venus du Soudan pour dédouaner l’armée nationale et ses soutiens, mais cette rhétorique se heurte aux choix de Faustin Archange Touadera. C’est le dictateur lui-même qui a installé les mercenaires russes du groupe Wagner et les troupes rwandaises sur le territoire national.
Ces forces étrangères ne protègent pas le pays, elles exploitent les richesses de la République. La présence de Wagner coûte plus de 200 milliards de francs CFA par an en siphonnant l’or et les diamants, tout en prenant le contrôle des cordons douaniers et en vendant des alcools frelatés qui détruisent la santé de la jeunesse et causent des accidents mortels.
Cette agitation au Palais de la Renaissance montre la peur d’un régime qui ne peut plus cacher ses promesses non tenues. En 2021, l’ambassade de Russie et le pouvoir centrafricain affirmaient que le déploiement des mercenaires russes réglerait la crise en trois mois.
En juillet 2026, la paix promise est absente et l’attaque d’Amdafok, où la base de la Minusca a été visée et des casques bleus blessés, démontre l’échec de la force. Au lieu de s’allier avec des mercenaires étrangers pour faire la guerre aux Centrafricains, le pouvoir refuse toujours d’engager un dialogue national inclusif avec ses propres citoyens.
Par Ibrahim Moussa
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Amdafock : un communiqué gouvernemental qui insulte la mémoire des soldats tombés
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Par : la rédaction de ,
Après l’attaque d’Amdafock , dans la Vakaga, le gouvernement centrafricain publie un communiqué qui ignore ses soldats tués et présente une déroute militaire comme une victoire, plus grave, comme une situation maîtrisée.
Le texte, lu par le marabout de Carnot, Évariste Ngamana, ministre de la Communication, restera sans doute dans les annales comme un monument de démagogie. Le pays vient de subir une offensive coordonnée d’une ampleur rarement vue depuis des années, et Bangui répond par le mensonge d’État, quitte à piétiner la mémoire de ses propres militaires.
Dans ce communiqué, le gouvernement se dit « préoccupé » par des tirs ayant touché la base de la Minusca et évoque vaguement « plusieurs casques bleus blessés ». Comment un gouvernement censé piloter la gestion de crise peut-il ignorer le bilan exact d’une force onusienne déployée sur son propre territoire ? C’est pourtant un secret de polichinelle : trois casques bleus zambiens ont été touchés, dont un grièvement.
Le plus insultant est ailleurs. Le communiqué passe sous silence la mort de dizaines de soldats des Forces armées centrafricaines et de leurs alliés mercenaires russes de Wagner, tombés sous les balles d’une coalition dont le pouvoir feint d’ignorer l’origine. Aucun mot de compassion, aucune condoléance aux familles endeuillées.
L’Empereur-président Faustin-Archange Touadéra et son gouvernement traitent ainsi leurs militaires comme de la simple chair à canon. Des hommes envoyés au front, tués au combat, puis effacés d’un communiqué officiel comme s’ils n’avaient jamais existé.
Depuis des années, le régime clame à grands coups de propagande que la paix et la sécurité sont revenues sur toute l’étendue du territoire national. Le réveil est rude. L’attaque menée par plus de 800 combattants de l’Alliance du sursaut patriotique, l’ASP, prouve que la prétendue politique d’endiguement des groupes armés n’était qu’un écran de fumée.
La réalité documentée par des sources indépendantes contredit point par point la version officielle. Le gouvernement ose féliciter le « professionnalisme » et la « bravoure » des FACA. Or, rapidement débordées, les forces gouvernementales ont fui le combat pour se réfugier dans l’enceinte de la Minusca, attirant les rebelles et provoquant les tirs sur la base onusienne.
Même démagogie sur le contrôle de la ville. Le communiqué affirme sans trembler que « la situation est sous contrôle ». Sur le terrain, Amdafock demeure bel et bien entre les mains des insurgés de l’ASP, qui menacent désormais de poursuivre leur progression vers Birao.
Sous les airs assurés du porte-parole Évariste Ngamana, la panique gagne les couloirs du pouvoir. Preuve de cette fébrilité : le nouveau ministre de l’Intérieur, Bienvenu Zokoué, a convoqué en urgence tous les officiers de la capitale pour un « grand rapport groupé ». Les rumeurs de déstabilisation et la réduction du dispositif de la Minusca achèvent d’installer la peur au sommet de l’État.
En qualifiant cette offensive de simple « incursion » de groupes venus de l’autre côté de la frontière, le gouvernement choisit la politique de l’autruche. Pendant ce temps, les familles des soldats tués attendent toujours qu’on prononce, au moins une fois, le nom de leurs morts.
Par Gisèle MOLOMA
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Propagande des Wagner sur la libération de la ville d’Amdafock: ça chauffe dans le groupe WhatsApp de la jeunesse consciente de la Vakaga et les menaces fusent de partout
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Par : la rédaction de ,
Le groupe de discussion WhatsApp de la jeunesse consciente de la Vakaga est devenu depuis près d’une semaine un véritables terrains de débat. Les échanges sont particulièrement vifs entre les citoyens qui réclament la vérité et les ressortissants de la préfecture de la Vakaga qui siègent au gouvernement, soutenus par des personnes manipulées par le régime pour diffuser de fausses informations. Dans ces groupes, la tension est totale, juste après la publication d’un communiqué de démenti par la jeunesse consciente de la Vakaga.
Cette tension met directement en danger la vie du coordinateur de la jeunesse consciente de la Vakaga. Ce dernier fait l’objet de menaces directes et de pressions importantes. Malgré ce danger, il affirme être prêt à donner sa vie pour son pays car il refuse de cautionner le mensonge.
Une mise en scène à l’hôtel Azimut
À l’origine de cette colère, une conférence de presse s’est tenue à l’hôtel Azimut. Des membres du gouvernement originaires de la préfecture de la Vakaga y ont déclaré publiquement que la ville d’Amdafock était libérée et totalement sous contrôle des FACA et de leurs alliés du groupe Wagner.
Pour valider cette annonce sur les réseaux sociaux, notamment sur WhatsApp, des partisans du régime ont partagé plusieurs images. Mais les membres du groupe ont rapidement découvert la supercherie en analysant ces éléments :
Des photos très anciennes : Les images partagées proviennent en réalité d’archives datant de 2019.
Une fausse localisation : Plusieurs photos ne montrent même pas le Nord-Est du pays, mais des localités très éloignées comme la Mambéré ou la Ouaka.
L’erreur des concepteurs étrangers : Ces fautes grossières s’expliquent par le fait que les mercenaires russes de la société Wagner, qui dictent ces récits au gouvernement, à l’état-major et à tous ceux qui veulent bien propager leur mensonge, ne connaissent pas la géographie locale et la route menant vers le Soudan. Ils essaient de tromper la population comme des enfants.
Le communiqué de la Jeunesse Consciente pour rétablir les faits
Face à ces publications mensongères, l’Association Jeunesse Consciente de la Vakaga a immédiatement réagi en publiant un communiqué pour dire non. Les jeunes refusent que l’on mente à la population et que l’on expose la vie des citoyens à un danger de cette manière.
Dans ce document signé par le coordinateur Salim Deya le 3 juillet 2026, l’association apporte un démenti clair :
« Le Coordonnateur de l’Association Jeunesse Consciente de la Vakaga, J.C.V, dément formellement les déclarations faites lors de la conférence de presse organisée par certains cadres de la région de Fertit ce jour 03/07/2026 a l’Hotel AZIMUT affirmant que la situation est “sous contrôle” par les FACA et leurs Alliés Russes alors que les Bandits de FSR Occupait toujours la ville. »
L’annonce de cette prise de position a provoqué la colère des membres du gouvernement natifs de la préfecture de la Vakaga. Ces derniers ont qualifié ce communiqué de provocation. Selon eux, il faudrait faire croire que la ville est reprise pour laisser les habitants tranquilles et ne pas les inquiéter davantage.
En outre, le pouvoir cherche aussi à se dédouaner en accusant des pays comme la France, le Soudan ou le Tchad d’attaquer le pays, simplement pour faire plaisir aux russes.
Un appel pour la sécurité et l’aide humanitaire
La Jeunesse Consciente de la Vakaga rappelle que le pays est réellement en danger et qu’il faut un minimum de vérité pour s’en sortir. Cacher la présence des hommes armés ne protège pas les familles sur place.
C’est pourquoi, à travers leur communiqué, ils demandent des actions concrètes aux autorités de Bangui, et particulièrement au ministère de la Défense :
Sur le plan de la sécurité : L’envoi immédiat et urgent de forces de l’ordre pour sécuriser la population face à l’occupation réelle de la ville par les combattants du FSR.
Sur le plan social : Une intervention humanitaire d’urgence pour venir en aide aux communautés locales touchées par cette crise.
Par Ibrahim Moussa
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Travaux de route sur l’axe Ndélé – Ouadda-Maïkaga : les ouvriers à nouveau roulés dans la farine par le directeur général de l’ONM
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Privés de quatre mois de salaire, les employés des chantiers routiers de Ndélé – Ouadda bloquent tout à nouveau. Ils dénoncent les mensonges répétés du directeur général de l’ONM.
La trêve sur le grand chantier routier reliant Ndélé à Ouadda-Maïkaga vient d’exploser. Alors que les ouvriers avaient accepté de reprendre le travail après une première grève le mois dernier, la colère s’enflamme de plus belle dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Ces pères de famille constatent avec amertume que les engagements fermes obtenus lors des récentes négociations n’étaient que de la poudre aux yeux. Face à cette situation intenable, les démissions se multiplient au sein des équipes techniques, et la base ouvrière a décidé de bloquer totalement les activités pour réclamer leur argent.
Pour comprendre ce nouveau blocage, il faut revenir aux discussions qui s’étaient tenues pour suspendre la première grève. À cette occasion, une réunion importante avait réuni les autorités locales, les représentants de l’UNOPS et le directeur général de l’ONM. Ce dernier avait alors déployé de grands arguments pour convaincre les grévistes de reprendre les engins, leur assurant que le problème financier était en cours de règlement. Confiants, les employés étaient retournés sur le terrain, attendant patiemment que les virements arrivent sur leurs comptes bancaires.
Mais l’attente est restée vaine, et les promesses se sont transformées en un scénario absurde. Devant l’absence de paiement, les employés ont demandé des comptes. Le directeur général de l’ONM s’est alors embourbé dans des explications confuses. Il a d’abord affirmé s’être rendu auprès de l’UNOPS, l’organisme chargé d’exécuter ces travaux financés par la Banque mondiale, pour vérifier la situation. Selon lui, l’UNOPS lui aurait montré tous les documents officiels prouvant que les fonds avaient déjà été débloqués et actés. La procédure prévoyait que l’UNOPS vire l’argent sur un compte de la banque BGFI, qui devait ensuite alimenter les caisses de l’ONM pour que ce dernier procède enfin à la paie des salaires.
C’est à ce moment précis que le discours du directeur général de l’ONM a basculé dans le ridicule. Pour justifier le fait que l’argent n’arrive toujours pas, il a rejeté la responsabilité sur des lenteurs administratives situées directement à Washington, au siège de la Banque mondiale. Plus incroyable encore, il a demandé aux ouvriers de ne pas s’énerver, leur expliquant que ce retard de quatre mois était une bonne chose, comparable à un « placement d’argent à la banque ». Selon sa logique, en attendant encore un peu, les employés toucheraient une très grosse somme d’un seul coup. Il a également tenté de jouer sur la corde patriotique, affirmant que ces sacrifices étaient nécessaires pour le développement du pays, car cette route doit à terme relier Birao, désenclaver les cultivateurs et faciliter le transport des produits agricoles vers le marché de Ndélé.
Cette rhétorique a été accueillie comme une insulte par les grévistes. Sur le terrain, la réalité est dramatique : ces pères de famille ne peuvent pas nourrir leurs enfants avec des discours sur le développement national. Pour survivre depuis quatre mois, ils sont obligés de s’endetter lourdement auprès des commerçants locaux. Or, les créanciers s’impatientent et refusent désormais de prêter à crédit. Les ouvriers refusent d’être les victimes de ce jeu de renvoi de responsabilité où l’ONM accuse l’UNOPS, qui elle-même renvoie la balle à la Banque mondiale et aux délais de transfert depuis les États-Unis.
Le point de rupture définitif s’est joué entre le 2 et le 3 juillet. Le directeur général de l’ONM avait fixé cette période comme date butoir, promettant que l’argent serait disponible après une attente finale de douze à treize jours. Arrivés au rendez-vous, les employés n’ont constaté qu’un silence de mort. Pire encore, le directeur général de l’ONM est devenu totalement injoignable. Toutes les tentatives d’appels des représentants du personnel ont échoué : les téléphones sont éteints, les lignes coupées et la direction reste totalement sourde aux appels de détresse de ses équipes.
Trompés et abandonnés par le premier responsable de l’ONM, les ouvriers ont pris leurs responsabilités. Ils refusent de continuer à fournir une main-d’œuvre gratuite au profit d’une administration qui les fuit. Le mot d’ordre de grève générale est relancé, les machines sont de nouveau immobilisées et le chantier de l’axe Ndélé Ouadda-Maïkaga est replongé dans une paralysie totale tant que les quatre mois de salaire ne seront pas intégralement versés.
Par Barthelemy Kossi
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Centrafrique : La CCR menace de marcher sur Bangui et lance un ultimatum au pouvoir
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Par : la rédaction de ,
Un nouveau cap vient d’être franchi dans la crise politique et sécuritaire qui touche le pays depuis plusieurs années. Une nouvelle coalition des groupes armées vient de faire son apparition dans la foulée de l’attaque du 30 juin dernier contre la ville d’Amdafock, située à 60 kilomètres de Birao, à la frontière avec le Soudan, où les rebelles ont occupé la ville.
C’est dans ce désordre généré par le dictateur Touadéra lui-même que, dans un document officiel daté du 1er juillet 2026, une entité baptisée la Coalition Centrafricaine pour le Redressement (CCR) déclare ouvertement son intention d’engager une offensive militaire d’envergure contre la capitale nationale. Signé par son coordonnateur général, M. Mavode Serge Katanga, ce texte marque le début d’une tentative de déstabilisation directe des institutions actuelles issue du troisième mandat de Baba Kongoboro.
Une injonction à la population et aux armées
Dans son message, l’organisation rebelle cherche à imposer son autorité et utilise un ton particulièrement comminatoire pour dicter la conduite à tenir dans les jours à venir. La Coalition Centrafricaine pour le Redressement formule une injonction directe aux civils en déclarant :
« Nous vous invitons instamment à faire des réserves de nourriture, d’eau et de produits de première nécessité pour les prochains jours. »
Cette consigne, qui s’apparente à une tentative d’intimidation psychologique, vise à préparer les esprits à un blocus ou à des combats urbains imminents. L’organisation cherche à saper l’autorité de l’État en annonçant que toutes ses dispositions logistiques et militaires sont validées pour renverser le président Faustin-Archange Touadéra et contraindre les forces bilatérales russes à quitter le territoire.
Un appel à la défection militaire
Au-delà des pressions exercées sur la population civile, la CCR tente de diviser l’appareil sécuritaire de l’État. Elle s’adresse directement aux Forces Armées Centrafricaines (FACA), les exhortant à rompre leur devoir d’allégeance envers le gouvernement légitime. Le groupe exige des soldats qu’ils rejoignent leurs rangs au moment opportun, tentant ainsi de provoquer un effondrement interne des forces régulières.
Bien que le communiqué se veuille rassurant à l’égard des représentations diplomatiques étrangères et des opérateurs économiques, cette annonce de marche sur Bangui replonge le pays dans une période de forte incertitude. La réaction des autorités gouvernementales et le positionnement réel de l’armée sur le terrain détermineront l’issue de cette épreuve de force.
Par Sylvie Mbari
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Le Pr Jean-François Akandji-Kombé affirme : Nous portons une lourde responsabilité face aux générations futures des Centrafricains
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Par : la rédaction de ,
L’avenir de la RCA doit s’écrire dès aujourd’hui, et ce sont ses propres enfants qui doivent en tenir la plume. C’est le message central délivré par le Pr Jean-François Akandji-Kombé, Coordonnateur Général du Rassemblement Unitaire. Dans un appel vibrant à la nation, le leader politique insiste sur le devoir de transmission et l’obligation d’action qui incombent à la population actuelle pour garantir un avenir digne aux enfants de demain.
Le poids du devoir civique et historique
Pour le Pr Jean-François Akandji-Kombé, la patrie est une terre-mère, le trésor le plus cher des Centrafricains. L’organisation politique souligne que les citoyens actuels incarnent l’ultime chance de redressement pour le pays. L’auteur de la lettre rappelle que ce devoir de redonner le sourire aux filles et aux fils de la nation s’inscrit dans une temporalité qui dépasse le présent : c’est un engagement devant l’Histoire, devant le monde et, en priorité, pour la postérité.
Les Consultations Citoyennes comme réponse collective
Pour traduire cette obligation en actes concrets, le Rassemblement Unitaire annonce le lancement des « Consultations Citoyennes Centrafricaines ». Cette initiative se veut un espace de dialogue totalement ouvert, rejetant toute forme d’exclusion. Selon le Pr Jean-François Akandji-Kombé, ce processus permettra de briser les barrières de la division et d’affirmer haut et fort, devant les autorités de Bangui, l’existence d’une identité centrafricaine unique et indivisible.
L’organisation explique que ces échanges redonneront la parole à ceux dont la voix a été confisquée. Il s’agit, selon les mots du mouvement, de reconquérir le droit au respect et à l’existence, en accord avec l’héritage politique du père fondateur de la nation, Barthélémy Boganda. L’objectif avoué est de soustraire la gouvernance du pays aux influences étrangères et prédatrices pour la remettre durablement entre les mains du peuple.
Une feuille de route disponible immédiatement
Le mouvement ne compte pas en rester aux déclarations d’intention. Le Pr Jean-François Akandji-Kombé informe les citoyens de la parution imminente, sous quarante-huit heures, du document-cadre de cette grande initiative. Accessible à tous et gratuitement sur la plateforme internet du Rassemblement Unitaire, ce texte précisera les modalités pratiques, la philosophie et les attentes de cette démarche de souveraineté.
En réitérant son invitation à rejoindre le mouvement, le Coordonnateur Général réaffirme sa volonté d’agir pour et avec la population, signant ainsi l’acte de départ d’une renaissance nationale attendue.
Par Anselme Mbata
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Amdafock : le chef du détachement des soldats FACA dément formellement le gouvernement et affirme clairement que les rebelles sont partout dans la ville
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Par : la rédaction de ,
Contredisant la propagande pathétique et criminelle des bras cassés de la septième république, le chef du détachement militaire de l’armée nationale à Amdafock affirme que la localité reste entièrement occupée par les assaillants depuis l’attaque du 30 juin.
Pour comprendre et identifier les relais de cette propagande de ces poupées russes, il faut remonter un peu en arrière. Rappelons que dans la foulée de cette communication du gouvernement , des médias comme Radio France Internationale ainsi que plusieurs médias nationaux ont repris mot pour mot, comme des perroquets, la propagande du gouvernement. Sans faire le travail de vérification sur le terrain qui incombe pourtant aux journalistes, ces médias ont diffusé l’annonce de la reprise de la ville en se contentant de s’abriter derrière la parole des soi-disant autorités. Pourtant, le rôle d’un journaliste est de vérifier les faits avant de publier, même lorsqu’il s’agit d’une source officielle.
Les déclarations venues du gouvernement et de l’état-major affirment que les forces régulières, appuyées par leurs alliés russes, ont repris le contrôle d’Amdafock après les affrontements du 30 juin dernier. Cette version est pourtant totalement démentie par le capitaine qui dirige le détachement des soldats sur place, dans cette ville de la préfecture de la Vakaga située à 60 kilomètres de Birao. Depuis la base de la MINUSCA où il se trouve actuellement, cet officier livre un témoignage qui prend à contre-pied la communication du gouvernement. Du coup, les centrafricains, qui suivent cette situation depuis le début comprennent que les textes lus à la radio et à la télévision par l’État-major et le porte-parole du gouvernement ne sont que de la propagande préparée et dictée par les alliés de Wagner, un copier-coller traduit par intelligence artificielle que les autorités se contentent de répéter sans connaître la réalité du terrain.
Le capitaine rejette fermement les annonces de victoire. Selon ses propres mots, la réalité du terrain est radicalement différente de ce qui est diffusé. Il explique que la ville n’a pas été reprise et que ce sont les rebelles, les assaillants, qui occupent l’espace. Le capitaine décrit une présence ennemie omniprésente, précisant que les assaillants se positionnent partout, jusque dans les arbres, pour quadriller la zone.
Pour appuyer ses dires et faire preuve d’une totale franchise, l’officier relate la venue d’une délégation importante de responsables humanitaires et d’organismes internationaux directement depuis la capitale, Bangui. Ayant entendu les messages officiels affirmant que l’armée contrôlait la zone, ces chefs de la Croix-Rouge et des Nations Unies sont arrivés sur place avec l’objectif d’aller récupérer les corps des soldats tués ainsi que des civils, qui gisent encore dans les rues. Une réunion s’est tenue au sein même de la base de la MINUSCA, rassemblant cette délégation venue de Bangui, le sous-préfet, le commandant de brigade adjoint de la gendarmerie et le capitaine lui-même. C’est à ce moment-là que la délégation a découvert le véritable chaos de la situation.
À l’issue de cette réunion, voulant constater l’état de la ville, la délégation est sortie avec deux véhicules blindés de la MINUSCA ouvrant la marche. À peine les véhicules ont-ils franchi le portail de la base pour avancer que des tirs nourris ont visé directement le convoi. Face à cette puissance de feu et au danger immédiat, les forces de l’ONU et les chefs humanitaires ont dû faire demi-tour en toute hâte pour se réfugier à l’intérieur de la base.
Le capitaine dénonce également un manque de soutien et de renforts réels. Alors que la propagande évoque l’arrivée de 100 éléments de renfort pour appuyer les troupes, l’officier dément formellement leur présence à Amdafock. Il affirme qu’en tant que chef sur place, il n’a vu aucun de ces hommes. Ces renforts se trouveraient théoriquement à Birao, mais ils n’ont pas bougé d’un seul pas vers Amdafock depuis cinq jours.
Cette paralysie et la réalité des tirs ont forcé la délégation de la Croix-Rouge et des organismes internationaux à repartir vers Bangui totalement bredouilles. Après avoir vu le chaos de leurs propres yeux, ils sont rentrés à la capitale sans pouvoir remplir leur mission d’aide. Les dépouilles des soldats restent abandonnées aux éléments dans la ville, à l’exception du corps d’un soldat qui a pu être récupéré et conservé une journée avant d’être évacué vers la capitale. Le récit de l’officier montre une situation qui dépasse l’entendement, et ce retournement de situation ne constitue que le début des révélations sur les événements d’Amdafock.
Par Ibrahim Moussa
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Centrafrique : Les dérives dictatoriales de la septième République justifient-elles l’application tacite et implicite de la constitution de 2016 ?
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Par : la rédaction de ,
La promulgation d’une nouvelle constitution qui consacre la septième République suppose l’abrogation pure et simple de la constitution du 30 mars 2016.
Dans le respect de la volonté souveraine du peuple, cette évolution institutionnelle non négociable doit s’imposer comme le nouvel ordre constitutionnel et opposable à tous.
Il faut noter à titre de rappel que l’avènement de la septième République a suscité de nombreux et divers débats politiques compte tenu du caractère hyperpresidentiel du régime sans pour autant mettre le peuple au cœur de la problématique.
Force est de constater avec amertume que la septième République sans vision et sans idéologie peine à retrouver ses repères et que les dérapages sans cesse croissant soulèvent de véritables préoccupations démocratiques car le pouvoir de Bangui utilise simultanément au gré de son humeur les deux constitutions.
C’est ainsi que les binationaux qui sont strictement interdits à occuper les hautes fonctions politiques et militaires par la nouvelle constitution siègent encore au gouvernement et à l’assemblée nationale, le vice-président de la République prévu de façon expresse par la nouvelle constitution n’est toujours pas désigné etc…
L’on remarque de prime abord que la soif excessive de confisquer le pouvoir de l’État était trop forte qu’il fallait inventer mécaniquement un troisième mandat synonyme d’une nouvelle constitution qu’on ne peut appliquer.
Le dualisme constitutionnel ou la coexistence de deux constitutions pousse le citoyen lambda inquiet de son avenir à s’interroger :
1- Les dérives dictatoriales de la septième République justifient-elles une application tacite et implicite de la constitution de 2016 ?
2- En d’autres termes, est-il légal d’appliquer simultanément deux constitutions ?
3- Par ailleurs, l”incursion armée à l’est de la République est-elle la conséquence directe du nouvel ordre constitutionnel imposé au forceps ?
4- À ce stade, existe t-il encore issue négociable à ce vacarme politique qui se profile ?
En tout état de cause et dans l’incapacité du pouvoir de Bangui a appliquer stricto sensu la nouvelle constitution, la voie la plus conforme aux principes démocratiques reste la démission qui n’est nullement une option mais une obligation afin de faciliter une transition politique respectueuse de la légalité constitutionnelle.
Par ailleurs, nous avons une pensée républicaine et patriotique pour les citoyens violentés impunément par les mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner, pour nos forces de défense et de sécurité tombés au front à Am-Dafock ainsi que pour la sous préfète et les autres en captivité voire sacrifiés par le pouvoir de Bangui entre les mains des résistants “Azandés” qui ne réclament rien d’autres que leur portion de droit dans la République.
Dans la suite logique de ce qui précède, nous exhortons également les forces vives de la nation de s’adherer massivement à la “consultation citoyenne centrafricaine” initiée par le Rassemblement Unitaire qui représente une des alternatives plausibles et crédibles afin de libérer notre pays du joug dictatorial et de restaurer la démocratie.
Enfin, il faut souligner que ce qui est fabuleux dans le mensonge érigé en mode de gouvernance de la septième République, c’est que le Président de la République et son gouvernement peuvent mentir à tout un peuple sauf à eux-mêmes.
Nous vous rappelons qu’on ne gère pas un peuple sans pour autant lui expliquer comment on le gère…alors donnez des explications crédibles au peuple non seulement sur les affrontements meurtriers couronné par la prise de la ville stratégique d’Am-Dafock par les groupes armés mais aussi sur l’assassinat lache et barbare du prêtre de Zemio.
En attendant que le peuple souverain plongé artificiellement dans un profond sommeil onirique se réveille pour se rendre à l’évidence que la supercherie de changement de constitution n’était que la volonté du pouvoir de Bangui de sauter les verrous de limitation de mandat afin de se représenter indéfiniment à la magistrature suprême qui a embobiné le peuple avec une cargaison de mensonges était exclusivement destiné à faciliter le troisième mandat illégal. Les paisibles voire hospitaliers habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signalent que tous les indicateurs du tableau synoptique de gouvernance sont au rouge et correspondent aux signes avant-coureurs de déclin, de fin de règne, et de l’effondrement d’un régime construit sur de mensonges, des manipulations, de la pure démagogie.
Lorsqu’un pouvoir hyperpresidentiel fait peur à tout le monde et par la même occasion commence à avoir peur de son propre ombre…c’est inévitablement la fin.
Monsieur le président, n’attendez pas que les bruits de botte, la huée populaire et la clameur de la rue vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est enfin arrivé.
En outre, nous vous signalons que le dialogue politique réclamé en vain depuis des années pour aplanir les divergences des différents protagonistes n’a plus droit de cité si ce n’est à défaut de démission volontaire ou une concertation pour négocier les conditions de son départ en vue d’une capitulation honorable.
Alors, en conséquence de ce qui précède, il apparaît judicieux et dès maintenant de démissionner avec honneur au risque d’être contraint par la force Monsieur le Président pour ouvrir la voie à une transition politique consensuelle afin de donner une ultime chance à la nation de se reconstruire non sur des ruines mais sur de bases saines
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande même avec insistance, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.
Limassa le 04 Juillet 2026.
Bernard SELEMBY DOUDOU.
Juriste, Environnementaliste.
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Le 8 mai dernier, l’empereur de Bangui Faustin-Archange Touadera a transformé une rencontre censée honorer la presse en une mise en scène grotesque. Ce 8 mai, le dictateur a une fois de plus prouvé qu’il tourne le dos à la réalité du pays.
Sous les vieux plafonds du palais de la renaissance, l’ambiance était pesante. Le dictateur Faustin-Archange Touadera s’est livré à un exercice de pure forme, où chaque question semblait avoir été préparée pour servir sa propre gloire. L’empereur a tenté de convaincre son auditoire que la paix règne, alors que les provinces s’enfoncent dans le chaos et la peur domine actuellement le pays. Ce rendez-vous médiatique n’était qu’un paravent destiné à masquer l’incapacité du régime à protéger les citoyens. Pendant que l’empereur savoure son café, les Centrafricains comptent leurs morts.
La parole était verrouillée. Aucune voix dissidente n’a pu s’élever pour interroger le dictateur sur ses échecs sécuritaires durant 10 ans, alors qu’il avait promis, en 2016 lors de sa campagne électorale, que le problème sécuritaire du pays allait se terminer en trois mois. Même l’ancien ambassadeur de la Russie à Bangui avait même promis qu’avec les Wagner, 3 mois suffit de mettre de l’ordre et la paix partout. La réalité? C’est le chaos total. Et au palais de la renaissance ce vendredi 8 mai, l’empereur préfère le monologue à l’échange, car le dialogue exige une honnêteté qu’il ne possède plus.
En se présentant comme le seul garant de l’ordre, le dictateur insulte l’intelligence de ceux qui voient les milices et les mercenaires dicter leur loi. La presse présente, réduite au silence ou à la complaisance, a servi de décor à cette farce.
Cette situation montre un homme totalement déconnecté des souffrances du peuple. L’empereur parle de grands projets et de spécialisation de l’armée, mais ignore volontairement les exactions commises par ses propres soutiens. Le dédain affiché pour la vérité durant cette prestation est le signe d’un régime qui ne tient plus que par la peur et la manipulation médiatique.
La mise en scène de ce 8 mai restera dans les mémoires comme l’ultime preuve de la dérive autocratique. Le dictateur utilise les symboles de la République pour asseoir une autorité qui ne repose sur aucune légitimité populaire. En transformant un événement international en une ode à sa propre personne, l’empereur de Bangui a définitivement tourné le dos à la démocratie.
Le parti PATRIE dénonce un acharnement ciblé contre son président Crépin Mboli-Goumba
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Par : la rédaction de ,
Le mercredi 2 juillet 2026, la tension est montée d’un cran entre le pouvoir de Bangui et l’opposition. Le parti politique PATRIE a rendu public un communiqué officiel pour contester fermement une décision administrative visant directement son leader, Maître Crépin Mboli-Goumba. Ce dernier a reçu une mise en demeure du ministère de l’Urbanisme lui ordonnant de libérer le domaine public devant son domicile situé sur le boulevard Charles de Gaulle.
La formation politique dénonce une justice à double vitesse et un traitement discriminatoire flagrant. Pour étayer ses propos, l’organisation souligne une situation précise dans le texte de sa cellule de communication :
« L’acharnement du régime sur la personne du Président Crépin MBOLI-GOUMBA n’est pas nouveau. Pour s’en persuader, dans le cas d’espèce, il suffit de noter que le voisin immédiat du Président MBOLI-GOUMBA occupe l’espace public sans autorisation en exploitant un garage, ce qui obstrue totalement le passage. Cela ne préoccupe pas le Ministre de l’Urbanisme. Cette discrimination contrevient à l’article 7 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui stipule que “tous les citoyens sont égaux devant la loi et ont droit à une égale protection”. Sur ce fondement et d’autres dispositions pertinentes, un huissier sera commis dès demain afin de faire un procès-verbal de constat, nous permettant de déférer cette mise en demeure devant le Tribunal Administratif en référé.
Il n’est pas superflu de rappeler que les usages et la loi du 9 janvier 1964 relative au domaine national en ses articles 19 et suivants, donnent prérogatives à la Mairie et au Ministère des travaux publics s’agissant des procédure d’occupation de l’espace public. Nullement au Ministère de l’Urbanisme. Pour s’en convaincre, il suffit de se promener dans la ville de Bangui pour voir des ouvrages temporaires érigés sur le domaine public avec l’autorisation de la Mairie. Comment se fait-il que la loi ne s’applique qu’au Président MBOLI-GOUMBA. »
Face à cette offensive qu’il juge purement politique, le mouvement PATRIE rappelle que les aménagements contestés reposent sur une autorisation en bonne et due forme délivrée par la mairie de Bangui en septembre 2012. Le parti lie directement cette soudaine pression administrative aux déplacements nocturnes d’une haute autorité de l’État dans le voisinage immédiat, et annonce son intention de saisir la justice administrative pour faire annuler la procédure.
Par Anselme Mbata
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OTAGE DE WAGNER ET VRP DE POUTINE : En quette de légitimité internationale, après son braquage électoral, TOUADERA se prête au jeu des questions-réponses d’une chaine, RT, de propagande Russe
Considéré comme, MIROIR D’UN REGIME ILLEGITIME, l’interview accordée par Faustin-Archange TOUADERA à la chaîne russe RT n’est pas un échange journalistique, c’est un exercice de propagande soigneusement mis en scène pour maquiller un braquage électoral et une fuite en avant autoritaire. RT, organe de propagande du Kremlin, lui offre une vitrine complaisante au moment même où son régime est contesté à l’intérieur et discrédité sur la scène internationale, pendant que les associations de défense des droits humains et de nombreux médias documentent l’emprise violente du groupe Wagner sur l’État centrafricain.
Derrière les éléments de langage répétés – « PAIX », « SECURITE », « SOUVERAINETE » – se dessine une réalité bien plus sombre : instrumentalisation de la peur, mensonges grossiers sur la situation sécuritaire, capture des ressources nationales par Wagner, marginalisation de l’opposition et destruction de toute perspective démocratique.
MENSONGES SUR LES ELECTIONS ET LA “LEGITIMITE” POPULAIRE
TOUADERA présente les élections de décembre 2025 comme un « pari réussi » et une « fierté démocratique », avec une participation de 63% et 77% des voix en sa faveur, parlant d’« ancrage démocratique » et d’adhésion massive à sa prétendue vision.
Cette narration occulte délibérément la réalité d’un processus verrouillé : contrôle des moyens de l’État, propagande omniprésente, marginalisation et intimidation de l’opposition, et climat de peur alimenté par la présence de mercenaires armés dans l’appareil sécuritaire.
Il affirme que « tous les acteurs politiques ont pu parcourir le pays pour battre campagne », alors même que depuis plusieurs années, des rapports soulignent que les zones de l’intérieur restent sous forte influence de groupes armés, de milices et des mercenaires russes, rendant illusoire une campagne libre et équitable pour l’opposition. La mise en scène d’une « population en liesse » cache une fatigue profonde, une exaspération face à l’immobilisme, à la personnalisation du pouvoir, à l’hyper-présidentialisme renforcé par la nouvelle Constitution de 2023 qui donne à TOUADERA une mainmise quasi totale sur les institutions et les ressources.
PAIX, SECURITE, PEUR : LA MANIPULATION PERMANENTE
Dans l’interview, TOUADERA martèle que « le pays a retrouvé la paix », tout en répétant qu’il faut « consolider la sécurité » et que la situation reste « fragile », justifiant ainsi son maintien au pouvoir comme condition de la stabilité. Ce double discours est une contradiction structurante : soit la paix est réellement revenue depuis plusieurs années, soit le pays demeure en péril permanent ; dans les deux cas, TOUADERA s’en sert comme levier de chantage politique en se présentant comme l’unique rempart contre le chaos.
En réalité, cela fait au moins sept ans que le pays connaît une amélioration relative de la situation militaire sur de larges portions du territoire, sans pour autant que le régime n’ait transformé ce répit en développement concret, en renforcement durable de l’État de droit ou en amélioration de la vie quotidienne. Plutôt que d’assumer ses échecs – routes délabrées, électricité et eau potable, insuffisantes ou inexistantes, services publics exsangues – il recycle le narratif de la peur : « il faut continuer à sécuriser », « la paix est fragile », « il faut consolider », afin d’expliquer qu’en dehors de lui et de ses alliés russes, c’est le retour à la guerre.
WAGNER, “INSTRUCTEURS RUSSES” OU MACHINE DE TERREUR ?
Tout au long de l’interview, TOUADERA s’efforce de maquiller les mercenaires de Wagner en simples « instructeurs russes », « alliés » ayant permis le « retour de la paix » et la montée en puissance des forces armées centrafricaines. Il parle de formation, de professionnalisation, de sacrifice d’hommes russes morts sur le sol centrafricain, tout en passant sous silence la réalité documentée : exécutions sommaires, tortures, disparitions forcées, violences contre les civils, et capture d’une partie substantielle des ressources minières et des circuits économiques par Wagner et ses sociétés écrans.
Plusieurs enquêtes détaillées montrent que Wagner opère comme une machine de guerre et de prédation, intégrée à la chaîne de commandement militaire, s’immisçant dans les douanes, la police, la gendarmerie, les services de renseignement et les secteurs minier et forestier, au point que la République centrafricaine est devenue un « laboratoire de la terreur » et de la mainmise russe. Derrière la rhétorique de la « souveraineté » affichée par TOUADERA, c’est précisément l’inverse qui se produit : une dépendance extrême envers un groupe de mercenaires étrangers qui dicte les termes sécuritaires, économiques et politiques au sommet de l’État, en échange de concessions minières, forestières, de marchés et d’impunité totale.
SOUVERAINETE CONFISQUEE ET PROPAGANDE ANTI-OCCIDENTALE
TOUADERA se présente comme le défenseur jaloux de la « souveraineté » nationale, prétend ouvrir le pays « à tous les partenaires » tout en donnant à la Russie un statut de protecteur privilégié, politique, militaire, économique, énergétique et même IDEOLOGIQUE. Il accuse les médias internationaux de « désinformation » et fustige les critiques occidentales, sans jamais répondre au fond : la dérive autoritaire, la révision constitutionnelle sur mesure, la répression de la société civile, la criminalisation de l’opposition et le rôle central de Wagner dans la répression.
Dans cette interview, RT ne joue pas le rôle d’un média, mais d’un relais de la narrative POUTINE–TOUADERA : délégitimer la Cour pénale internationale, promouvoir des « institutions souveraines » en réalité soumises au pouvoir exécutif, réduire toute critique à une manœuvre occidentale, présenter la Russie comme seule alliée sincère de l’Afrique. Loin de défendre une souveraineté populaire, TOUADERA défend en réalité une souveraineté personnelle, fusionnée à son clan et à ses parrains russes, contre les Centrafricains eux-mêmes qui aspirent à un État de droit, à une justice indépendante et à des élections libres.
DEVELOPPEMENT, INFRASTRUCTURES, PND : PROMESSES RECYCLEES, BILAN VIDE
Lorsqu’il parle de sa « vision » de développement, TOUADERA aligne les slogans : routes, électricité, capital humain, PND 2024–2028, corridors, projet de chemin de fer vers Kribi, électrification des villes, reconstruction des écoles et centres de santé. Mais rien, dans les dix années écoulées, ne corrobore cette image de bâtisseur : le pays reste quasi enclavé, les axes routiers structurants sont en mauvais état, l’accès à l’électricité demeure extrêmement faible, et l’État peine à assurer les services de base.
Le fameux Plan national de développement, présenté comme « participatif » et colonne vertébrale de son projet de société, sert surtout de vitrine technique pour les bailleurs alors que le pouvoir a déjà démontré sa capacité à piétiner la Constitution de 2016, la séparation des pouvoirs et les garde-fous institutionnels pour prolonger son règne. Même le récit sur l’avenir – tourisme, mines, agriculture, jeunesse formée – sonne creux après deux mandats de stagnation et de promesses non tenues ; le discours est celui d’un candidat fraîchement élu alors qu’il est en poste depuis une décennie, ce qui révèle une fuite en avant communicationnelle.
MEDIAS, RT ET FABRICATION D’UN RECIT ALTERNATIF
RT, chaîne alignée sur le Kremlin, n’est pas un acteur neutre dans cette séquence : elle construit un récit dans lequel TOUADERA apparaît comme le chef visionnaire qui a « évité la guerre civile » grâce à la Russie, victime d’une « campagne de désinformation » occidentale, incompris par les médias traditionnels. Le journaliste multiplie les questions complaisantes, pousse dans le sens d’une remise en cause de la Cour pénale internationale, insiste sur le « succès » du modèle russo-centrafricain et invite le président à dérouler sa propagande sans aucune contradiction.
Le résultat est une fiction politique : un dirigeant prétendument plébiscité, un pays prétendument pacifié, une coopération russe prétendument désintéressée, une opposition réduite à des « manipulateurs » soutenus de l’extérieur. Ce récit se fracasse pourtant sur les enquêtes déjà publiées, les témoignages de victimes, les rapports documentant la brutalité de Wagner, la prédation sur les mines et l’extension d’un système de peur et de rackets du PK5 aux zones minières les plus reculées.
ENFIN, ROMPRE AVEC LA PEUR, NOMMER LES RESPONSABILITES
Cette interview n’est pas un programme politique, c’est un symptôme : celui d’un régime qui a perdu toute légitimité démocratique et qui cherche, par la propagande et l’appui de Wagner et de Moscou, à imposer une image de stabilité qu’aucun fait sérieux ne confirme. En minimisant ou en taisant les exactions du groupe Wagner, en réduisant les mercenaires à de simples « instructeurs russes », TOUADERA participe directement à la normalisation d’un appareil de terreur qui tue, torture, rackette et pille au nom de sa survie politique.
Le peuple centrafricain n’a pas besoin de nouveaux contes sur la « paix à consolider », mais d’un État réellement souverain, d’institutions indépendantes, d’une armée nationale au service de la population, d’élections crédibles et de partenaires internationaux qui respectent sa dignité plutôt que d’exploiter sa fragilité. Rompre avec la manipulation de la peur et nommer clairement le rôle du groupe Wagner – non pas comme des « instructeurs », mais comme un bras armé de prédation et de répression – est une condition pour que la Centrafrique sorte enfin du statut de protectorat officieux de Moscou et retrouve le chemin d’une vraie souveraineté populaire.
BERTRAND KÉNGUÉTONA : L’HOMME QUI A RAMENÉ L’UNIVERSITÉ DE BANGUI AU 19e ᵉ SIÈCLE avec ses 3 forages pour un millier d’étudiants
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Pendant que Bertrand Kénguétona se félicite de ses trois forages mécaniques et manuels, les étudiants font des rangs interminables puis transportent l’eau dans les escaliers obscurs de leur campus pour monter au sixième étage.
Dans son interview accordée à la radio Ndèkè-Luka, Bertrand Kénguétona affirme fièrement que le gouvernement a installé trois forages sur le campus universitaire. Un à la cité 1, un autre du côté de l’ENS, et un troisième à la cité 2. Il présente cette mesure comme une avancée, une preuve de la sollicitude des autorités envers les étudiants.
Mais examinons concrètement ce que cela signifie pour les étudiants occupants de ces locaux qui comptent jusqu’à six étages par bloc de deux ou trois bâtiments par cité. Imaginez la scène du matin avant d’aller au cours: des centaines d’étudiants convergent vers un unique point d’eau. Chacun vient avec son bidon, son seau, sa bassine pour attendre son tour.
Les rangs se forment, s’allongent, serpentent autour du forage manuel. L’attente commence, parfois une heure, parfois deux, selon l’affluence. Le temps file, les cours approchent, mais l’eau reste une priorité absolue car sans elle, pas de toilette, pas de douche, pas même de quoi boire.
Une fois le bidon rempli, l’épreuve physique débute réellement pour ceux qui habitent en hauteur. Celui qui loge au sixième étage soulève sa charge et entame l’ascension. Pas d’ascenseur évidemment, juste des escaliers étroits et sombres qui n’en finissent plus de monter.
Vingt litres d’eau pèsent vingt kilos qu’il faut porter à bout de bras. Chaque marche devient une petite victoire, chaque palier une pause nécessaire. Le souffle manque, les bras tremblent, mais il faut continuer jusqu’en haut où l’eau sera versée dans une cuvette puis rationnée.
Cette gymnastique quotidienne ne concerne pas dix ou vingt personnes. Elle implique des centaines d’étudiants répartis dans plusieurs bâtiments qui tous dépendent du même forage manuel. Le matin avant les cours, le soir après les travaux dirigés, parfois même la nuit quand la journée n’a pas permis de s’approvisionner.
Mais l’absurdité ne s’arrête pas à cette corvée épuisante qui rythme désormais la vie estudiantine. Les toilettes situées dans les chambres nécessitent une chasse d’eau pour fonctionner correctement. Or, sans eau courante dans les tuyaux, le mécanisme reste complètement inopérant et inutilisable.
Les résidents doivent donc verser manuellement l’eau dans la cuvette pour évacuer les déchets. Sauf que cette méthode artisanale finit par boucher les canalisations qui n’ont jamais été conçues pour ce genre d’usage. Les toilettes deviennent alors inutilisables, insalubres, dangereuses même pour la santé des occupants qui continuent de vivre dans ces conditions.
Pour une solution miracle, Kénguétona a annoncé que Touadera a donc fait construire des toilettes modernes au pied de chaque cité pour pallier ce problème. Une rangée de cabines censées remplacer les sanitaires défaillants dans les chambres. Mais réfléchissons un instant : des milliers d’étudiants pour quelques cabines dans la cour, comment ce calcul peut-il tenir la route ?
Le scénario devient alors complètement absurde pour tous ces jeunes. Pour se doucher le matin, les étudiants descendent avec leur serviette et leur savon. Ils rejoignent une nouvelle file d’attente devant les cabines où certains patientent debout, d’autres s’assoient par terre en attendant leur tour.
Le temps passe, toujours trop vite quand on a cours à huit heures du matin. Ceux qui renoncent à force d’attendre repartent sans s’être lavés. Ils sont alors condamnés à affronter la journée dans des conditions d’hygiène déplorables, avec tout ce que cela implique comme gêne et inconfort.
Cette organisation chaotique provoque naturellement des tensions quotidiennes entre les usagers. Les disputes éclatent pour une question de tour, de temps passé sous la douche, de cabine occupée trop longtemps. L’administration appelle cela de l’indiscipline estudiantine comme si les étudiants étaient les seuls responsables.
Mais n’est-ce pas plutôt le résultat prévisible d’une infrastructure complètement inadaptée au nombre d’usagers réels ? Mettre mille personnes devant trois robinets manuels et s’étonner des bousculades relève de la mauvaise foi. C’est comme organiser délibérément le chaos puis reprocher aux victimes de ne pas rester calmes dans la pagaille.
Kénguétona évoque ensuite les pannes récurrentes qui touchent ces fameux forages manuels. Selon lui, l’incivisme des étudiants provoque ces dysfonctionnements à répétition. Ils jetteraient n’importe quoi dans les installations, causant ainsi les blocages qui rendent les forages inutilisables pendant des jours.
Une accusation commode qui permet d’éviter toute remise en question de la gestion administrative. Mais comment des étudiants pourraient-ils saboter un forage en le pompant pour avoir de l’eau ? Jettent-ils des objets dans le puits ? Versent-ils du ciment dans les tuyaux ? L’explication ne tient absolument pas debout.
La réalité est beaucoup plus prosaïque et facile à comprendre pour qui connaît le terrain. Un forage manuel sollicité en permanence par des centaines de personnes s’use rapidement. Les pompes fatiguent, les filtres se colmatent, les pièces mécaniques rendent l’âme après quelques mois d’utilisation intensive.
C’est une question de MAINTENANCE préventive et de remplacement régulier des composants fragiles. Mais cela suppose un budget d’entretien, des techniciens compétents, une gestion rigoureuse du matériel. Tout ce qui semble faire cruellement défaut à l’université de Bangui sous la direction de Kenguetona.
Quand les forages tombent en panne, l’administration demande aux étudiants de cotiser pour les réparations nécessaires. Chacun doit contribuer financièrement pour remettre en état un équipement que l’État était censé fournir et entretenir. Les jeunes paient donc deux fois : d’abord à travers les impôts de leurs parents, ensuite directement de leur poche.
Cette double ponction n’émeut apparemment pas le secrétaire général qui trouve la solution normale. Parlons maintenant des sommes en jeu pour mieux comprendre l’ampleur du gâchis. Un forage décent coûte plusieurs millions de francs CFA que l’État a investis pour équiper le campus.
Mais au lieu d’installer un système de château d’eau avec distribution par gravité dans tous les bâtiments comme dans toute université normale, on a opté pour la solution minimale et archaïque. Trois points d’eau manuels pour des milliers d’usagers qui doivent se débrouiller avec ces moyens dérisoires.
L’économie réalisée sur l’installation se paie maintenant en souffrances quotidiennes pour tous ces étudiants. Cette logique du moindre effort caractérise l’ensemble de la gestion de Kenguetona. On ne résout pas les problèmes structurels, on les contourne avec des rustines temporaires qui ne font qu’aggraver la situation.
L’eau ne monte pas aux étages à cause d’installations vétustes ? Qu’à cela ne tienne, les étudiants descendront la chercher à la main comme au village. Les toilettes ne fonctionnent pas correctement ? Ils utiliseront celles du rez-de-chaussée en faisant la queue pendant des heures.
Chaque dysfonctionnement devient ainsi la nouvelle norme, acceptée, banalisée, même revendiquée parfois. Le plus révoltant reste l’aplomb avec lequel ces demi-mesures sont présentées comme des réussites administratives. Kenguetona parle de ses forages manuels comme d’une prouesse technique digne d’éloge.
Il se félicite de cette installation alors que n’importe quel ingénieur hydraulique rirait en voyant le dispositif mis en place. Trois forages manuels pour un campus qui devrait disposer d’un réseau d’adduction complet, c’est comme mettre trois pansements sur une jambe cassée et se déclarer satisfait du résultat.
Les étudiants vivent cette situation absurde depuis des années maintenant. Ils se sont habitués, faute de mieux, à cette vie de porteurs d’eau permanents. Porter l’eau fait partie de leur routine universitaire, au même titre qu’assister aux cours ou réviser pour les examens en fin de semestre.
Cette normalisation de l’anormal devient elle-même un problème majeur qu’il faut dénoncer. Car quand personne ne crie au scandale, l’administration se croit quitte de toute responsabilité. Elle interprète le silence comme un acquiescement, la résignation comme une approbation tacite de sa gestion catastrophique.
D’autres universités africaines, dans des pays pourtant moins riches que la Centrafrique, ont résolu cette question basique depuis longtemps. Des châteaux d’eau alimentent les résidences, des pompes électriques assurent la distribution, des plombiers interviennent rapidement en cas de fuite. Rien de révolutionnaire, juste de la gestion ordinaire et compétente.
Mais à Bangui, on reste coincé au stade artisanal et préhistorique avec des corvées d’eau dignes du siècle dernier. Kenguetona devrait descendre de son bureau et passer une journée dans la peau d’un étudiant de sixième étage. Se lever à cinq heures du matin pour avoir sa part d’eau avant la cohue matinale.
Porter ses vingt litres dans l’escalier obscur en priant pour ne pas trébucher. Se laver dans une bassine en équilibre dans une chambre de huit mètres carrés qu’il partage avec d’autres. Peut-être qu’après cette expérience immersive, ses déclarations changeraient de ton et qu’il cesserait de présenter trois forages manuels comme une solution satisfaisante.
Mais rien n’indique que cette prise de conscience aura lieu un jour prochain. L’homme continue de parler depuis sa position confortable, complètement déconnecté des réalités du terrain. Il énonce des chiffres, cite des réalisations, évoque des projets futurs qui ne verront probablement jamais le jour.
Pendant ce temps, des milliers de jeunes continuent leur ballet aquatique quotidien incessant. Ils montent et descendent les escaliers comme des fourmis laborieuses qui n’ont pas d’autre choix. L’université de Bangui forme peut-être des intellectuels sur le papier, mais elle fabrique surtout des porteurs d’eau diplômés
L’intégrité du système éducatif centrafricain se trouve aujourd’hui fragilisée par une pratique administrative qui décharge les jurys d’examen de leurs prérogatives légales au profit de décisions politiques. Le Docteur MBOE Dédé-Vianney souligne que l’attribution du baccalauréat par simple arrêté ministériel constitue une rupture avec les normes académiques universelles. En agissant ainsi, le gouvernement ne se contente pas de régulariser des dossiers, il fragilise la reconnaissance même des compétences acquises sur le sol national.
Cette méthode de délivrance de titres académiques, qualifiée de “diplômes-récompenses” par l’auteur, est le résultat d’une incompétence juridique avérée au sommet de l’État. Selon le Docteur MBOE Dédé-Vianney, le Conseil des ministres a outrepassé ses droits en autorisant l’Exécutif à se substituer à la souveraineté d’un jury, seule entité capable de valider une admission. Pour le juriste, cette dérive transforme le baccalauréat en un acte administratif révocable, ce qui prive le diplôme de sa substance et de sa force probante.
Le risque majeur identifié par le Docteur MBOE Dédé-Vianney réside dans le discrédit qui frappe désormais les parchemins centrafricains sur la scène internationale. Un diplôme qui ne repose pas sur une délibération conforme aux lois devient vulnérable devant les juridictions étrangères et les services d’équivalence universitaire. L’auteur insiste sur le fait que cette politique de facilité ne rend pas service aux bénéficiaires, car elle expose leurs titres à une annulation certaine et à une suspicion permanente lors de leurs parcours hors frontières.
En définitive, le Docteur MBOE Dédé-Vianney rappelle que la crédibilité d’une nation se mesure à sa capacité à respecter ses propres lois et l’indépendance de ses institutions éducatives. Plutôt que de pérenniser des pratiques qui alimentent le déclin de l’État de droit, le gouvernement devrait revenir à la légalité en convoquant des jurys qualifiés pour traiter ces dossiers de manière transparente et rigoureuse. Pour l’avocat et universitaire, gouverner ne consiste pas à contourner les règles, mais à garantir que chaque diplôme délivré soit le reflet d’un mérite intellectuel indiscutable.
Centrafrique : quand Touadéra nie la faillite économique de son propre régime
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/le-president-faustin-archange-touadera-en-costume-et-chapeau-americain-a-bangui-en-republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le Président Faustin Archange Touadera, en costume et chapeau américain, à Bangui, en République centrafricaine
Dans son entretien accordé à la chaine française France 24, Faustin-Archange Touadéra a balayé d’un revers de main les accusations d’échec économique portées contre lui. Face aux questions sur la pauvreté croissante, l’absence d’infrastructures et la dégradation du niveau de vie des centrafricains, Baba Kongoboro a répondu avec un calme déconcertant que “la République centrafricaine revient de très loin” et que “des progrès ont été réalisés”. C’est pathétiquement incroyable.
En effet, depuis dix ans, les indicateurs économiques du pays chutent chaque année. Le revenu moyen n’a pas augmenté. Les exportations restent chaotiques. Les salaires de certains fonctionnaires des institutions sont irréguliers. Les hôpitaux fonctionnent sans équipement. Les chantiers annoncés, routes, universités, logements, barrages, se réduisent à des promesses répétées à chaque discours présidentiel. Pourtant, Touadéra continue de présenter cette inertie comme une “reconstruction nationale”, en parlant d’un pays qui “relève la tête”.
La réponse du président Baba Kongoboro traduit une stratégie bien connue : nier la réalité en invoquant la patience et le temps. Il affirme qu’“on ne peut pas tout résoudre en même temps”, tout en oubliant qu’il dirige depuis 2016. Les difficultés économiques deviennent ainsi des justifications politiques. Il dépeint la pauvreté comme une fatalité historique, non comme le résultat d’une gouvernance défaillante.
Son langage est celui d’un chef d’État détaché des faits. Aucun mot sur l’inflation. Sur la dette. Sur la fuite des capitaux. Sur la dépendance croissante envers l’aide étrangère. Touadéra se retranche derrière un discours de résilience, transformant la misère en preuve de courage national. Il prétend que la situation du pays s’améliore parce qu’elle n’est plus catastrophique, oubliant que la simple survie d’un État ne saurait tenir lieu de développement.
Dans cette interview, le président Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro ne parle ni de réformes ni de résultats. Il se contente de dire que “le peuple lui fait confiance”. Un argument de foi plutôt qu’un bilan. Le ton rassurant masque une impasse totale : celle d’un pouvoir incapable de produire du changement, mais encore capable de nier l’évidence.
Regardons les chiffres. En 2016, quand Touadéra est arrivé au pouvoir, le PIB par habitant de la Centrafrique était d’environ 400 dollars. En 2025, après dix ans de règne, il est toujours d’environ 400 dollars. Peut-être même moins si on ajuste avec l’inflation. Dix ans sans croissance réelle. Dix ans sans amélioration du niveau de vie. Dix ans sans création de richesse.
Les exportations du pays restent dominées par les ressources naturelles non transformées. Or, diamants, bois. Les mêmes produits qu’il y a vingt ans. Aucune industrialisation. Aucune diversification économique. Aucune valeur ajoutée. Le pays exporte des matières premières brutes et importe tout le reste. Y compris la nourriture.
Les infrastructures sont inexistantes ou dans un état catastrophique. L’axe Bangui-Bambari, Bangui-Berberati, pourtant considérés comme prioritaires, reste impraticables pendant la saison des pluies. Les autres routes du pays sont encore pires. Certaines régions sont complètement enclavées. Impossible d’acheminer des marchandises. Impossible de circuler librement.
Les écoles manquent de tout. De manuels. De tables. De chaises. Parfois même de toits. Dans la totalité des régions du pays, ce sont les parents d’élèves qui paient des maîtres parents pour que leurs enfants puissent étudier. Parce que l’État n’envoie plus d’enseignants. Ou alors il les envoie sans les payer.
Les hôpitaux sont des mouroirs. Notre reportage à l’hôpital pédiatrique de Bangui l’a montré de manière glaçante. Des bébés qui agonisent pendant deux heures sans voir un seul médecin. Des agents de santé indifférents. Des doctoresses qui crient sur les parents. Un système complètement effondré.
Et quand on pose la question à Touadéra, il répond que “la République centrafricaine revient de très loin”. Revenir de loin vers où ? Vers nulle part ? Vers la même misère qu’avant ? Vers la même pauvreté ? Vers le même sous-développement ?
Touadéra invoque constamment le passé pour justifier son inaction présente. Il parle d’un “État failli” en 2016. Comme si le fait que le pays était en crise en 2016 justifiait qu’il soit toujours en crise en 2025. Comme si dix ans de pouvoir ne suffisaient pas pour changer quelque chose. N’importe quoi.
Il affirme qu’“on ne peut pas tout résoudre en même temps”. C’est vrai. Personne ne demande à Touadéra de tout résoudre en même temps. Mais après dix ans, on peut au moins demander qu’il résolve quelque chose. Une seule chose. N’importe laquelle. Une route. Une école. Un hôpital. Une usine. Un emploi. N’importe quoi.
Mais non. Rien. Dix ans de pouvoir et aucun résultat tangible. Aucune réalisation concrète. Aucun changement visible dans la vie quotidienne des Centrafricains.
Les chantiers annoncés depuis 2016 n’ont jamais vu le jour. Les routes promises n’ont jamais été construites. Les logements sociaux promis n’ont jamais été bâtis. Les barrages hydroélectriques annoncés n’ont jamais été réalisés.
Tout reste au stade de l’annonce. Du discours. De la promesse. Et à chaque nouvelle année, Touadéra refait les mêmes promesses. Comme si les Centrafricains avaient la mémoire courte. Comme si personne ne se souvenait des promesses de l’année précédente.
Dans l’interview de France 24, Touadéra n’a donné aucun chiffre. Aucune statistique. Aucun indicateur économique. Aucun résultat concret. Il s’est contenté de formules creuses. “Nous avons progressé”. “Le pays relève la tête”. “La reconstruction est en marche”.
Des mots vides. Des phrases toutes faites. Un discours rodé qui ne correspond à aucune réalité vécue par les Centrafricains.
Le journaliste lui a posé des questions précises. Sur la pauvreté. Sur l’absence de routes. Sur l’absence d’écoles. Sur l’absence d’hôpitaux. Touadéra n’a répondu à aucune de ces questions de manière concrète. Il a simplement nié. Il a nié l’évidence. Il a nié la réalité.
Il a même demandé si ces constats relevaient de “l’opinion” du journaliste ou des Centrafricains eux-mêmes. Comme si la pauvreté était une question d’opinion. Comme si les routes en ruine étaient une question de point de vue. Comme si les hôpitaux sans médecins étaient une affaire de perception.
C’est du mépris. Du mépris pour le journaliste qui pose des questions légitimes. Du mépris pour les Centrafricains qui vivent cette misère quotidiennement. Du mépris pour la réalité elle-même.
Touadéra vit dans une bulle. Une bulle où tout va bien. Où le pays progresse. Où le peuple est reconnaissant. Où les institutions fonctionnent. Une bulle complètement déconnectée de la réalité centrafricaine.
Dans cette bulle, il n’y a pas d’inflation. Pas de dette. Pas de fuite des capitaux. Pas de dépendance envers l’aide étrangère. Pas de corruption. Pas de détournements. Pas de misère. Tout va bien. Le pays se développe. Le peuple est heureux.
Mais en dehors de cette bulle, la réalité est tout autre. L’inflation ronge le pouvoir d’achat des familles. La dette publique explose. Les capitaux fuient vers l’étranger. Le pays dépend entièrement de l’aide internationale pour fonctionner. La corruption est généralisée. Les détournements sont systématiques. La misère est partout.
Touadéra transforme la misère en preuve de courage national. Il présente la pauvreté comme une fatalité historique. Il dépeint les difficultés économiques comme des justifications politiques. “Nous revenons de loin”. “Nous ne pouvons pas tout faire en même temps”. “Il faut du temps”.
Mais le temps, Touadéra l’a eu. Dix ans. Dix ans, c’est largement suffisant pour montrer des résultats. Pour construire quelque chose. Pour changer quelque chose. N’importe quel dirigeant sérieux aurait pu, en dix ans, construire au moins quelques routes. Ouvrir au moins quelques écoles. Équiper au moins quelques hôpitaux. Créer au moins quelques emplois.
Mais pas Touadéra. Lui, il se contente de parler. De promettre. De nier. Et de demander encore plus de temps. Encore cinq ans. Encore dix ans peut-être. Pour continuer à ne rien faire.
CENTRAFRIQUE : THOMAS DIETRICH,PETIT PROCUREUR DE LA FRANÇAFRIQUE, GRAND MEPRIS DES CENTRAFRICAINS
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Dans sa dernière vidéo sur la République centrafricaine, Thomas DIETRICH nous invite à« plonger au cœur » d’une grande guerre qui se prépare, en expliquant comment Paris chercherait à déstabiliser Bangui pour chasser les Russes et reconquérir son ancien pré carré. Il se met en scène en lanceur d’alerte courageux, ton moralisateur et dramatique, censé réveiller les consciences françaises et africaines. Mais en voyant de près ce vernis d’« investigation », son reportage est un trompe‑l’œil : angles grossiers, affirmations non documentées, prisme unique de la Françafrique et une posture intellectuelle profondément méprisante pour les Centrafricains. En réduisant la crise à un jeu de barbouzes entre Paris, Moscou, N’Djamena et Khartoum, il efface la responsabilité de TOUADERA et infantilise tout un peuple.
Dietrich pointe une diplomatie centrafricaine chaotique, alignée sur le camp du général HEMETI et transformant la RCA en base arrière pour armes, mercenaires et trafics via Birao. Mais il se dérobe devant l’essentiel : cette stratégie est le produit de choix politiques délibérés de TOUADERA, de son clan et de ses conseillers, qui ont accepté de mettre la Centrafrique au service de seigneurs de guerre étrangers en échange de protection et de survie au pouvoir. Il détaille les manœuvres de la France mais reste pudique sur le fait que ce sont des décideurs centrafricains qui ont ouvert la porte à Wagner, à Africa Corps et aux réseaux soudanais et tchadiens.
Il transforme le peuple centrafricain en victime sans auteurs, comme si l’Histoire se faisait uniquement à Paris et au Kremlin.
Toute sa vidéo tourne autour d’une idée fixe : la France serait prête à tout pour reprendre pied à Bangui, venger le départ de son armée en 2018 et chasser les mercenaires russes. Il déroule visites ministérielles, rôle d’Orano, réseaux d’anciens diplomates et militaires pour conclure à un plan de déstabilisation. Débattre des intentions de Paris est légitime, mais faire de la Françafrique le seul cadre explicatif, c’est dire aux Centrafricains : « Votre crise n’est que la répétition d’un vieux théâtre français, vous n’êtes que décor et figurants. » Dietrich ignore ce que pensent nos intellectuels, juristes, militants, journalistes, qui, eux, analysent depuis des années le système TOUADERA, Wagner, la paupérisation et les violences structurelles.
C’est une nouvelle Françafrique intellectuelle : “Je vais vous raconter votre pays”. Non, monsieur DIETRICH, on n’a pas besoin de vous pour comprendre ce qui se passe chez nous.
Il admet pourtant que les Russes sont omniprésents : Wagner puis Africa Corps, mercenaires blancs au côté de l’armée, protection rapprochée du président, révision constitutionnelle sous leur œil complaisant et celui de Paris. Mais sa voix, si vibrante pour chaque barbouzerie française, se fait étrangement douce face à la prédation russe. Où est sa dénonciation ferme de cette recolonisation, de l’emprise de Wagner sur les mines, les forêts, les routes, l’économie et l’administration ? Où est sa compassion pour les dizaines de milliers de Centrafricains morts en silence du fait des mercenaires russes, des milices pro‑régime, de la faim, de la misère et d’un État capturé par un clan incompétent ?
TOUADERA, c’est dix ans d’échec total ; Dietrich, qui se dit « journaliste d’investigation », survole ce bilan pour revenir à son jouet préféré : la Françafrique.
Lorsqu’il aborde Nourredine ADAM, DIETRICH égrène les clichés : seigneur de guerre sanguinaire, financé par BURHAN et DEBY, prêt à marcher sur Bangui grâce à des alliances et des réseaux opposants. Il affirme qu’ADAM aurait séjourné en France pour rencontrer « toute l’opposition centrafricaine », sans fournir la moindre preuve sérieuse. Un journaliste d’investigation digne de ce nom ne se contente pas d’un « selon mes informations » pour lancer des accusations aussi lourdes. Plus grave encore, en parlant de certains Centrafricains comme d’« étrangers » dès qu’ils ne sont pas d’accord avec son « patron » TOUADERA, il glisse sur une pente qui traite les opposants comme corps étrangers à la nation, alors que le président lui‑même est entouré de ministres et mercenaires étrangers et a violé la Constitution pour rester au pouvoir.
DIETRICH se présente aussi comme martyr : menacé, expulsé, torturé, fiché S, prêt à tout pour « éclater la vérité ». Les violences subies sont réelles, mais il les convertit en capital symbolique, en légitimité automatique, comme si avoir été maltraité garantissait la justesse de chaque mot. Dans le cas de la Centrafrique, cette « autosacralisation » devient problème : au lieu de dialoguer avec les analyses centrafricaines, il recentre le récit sur son combat contre la Françafrique. Il surfe sur une vague anti‑France, gagne en visibilité, en abonnés, en dons, tout en évitant d’affronter de front TOUADERA, Wagner et la recolonisation russe.
Ce n’est pas le comportement d’un intellectuel libre, mais celui d’un homme avide de posture et de succès.
Oui, ce qui se prépare à Am‑Da‑Fok dans le nord est dramatique ; oui, la perspective d’une nouvelle guerre, d’une offensive venue du Darfour et d’un encerclement de Bangui est terrifiante. Mais non, DIETRICH n’a ni le monopole ni la compétence exclusive pour parler au nom de tous les Centrafricains. Quand il réduit nos souffrances au seul théâtre de la Françafrique, efface l’échec total de TOUADERA, passe sous silence la recolonisation russe et les morts invisibles de la pauvreté, il nous infantilise.[1]
Alors oui, monsieur DIETRICH, vous vous trompez : vous n’êtes pas le héros que vous croyez, mais un homme qui a trouvé dans la Françafrique une niche médiatique. Si vous n’avez rien à apporter de plus qu’un récit bancal qui nie notre capacité de réflexion, alors, avec gravité mais sans détour :
fermez‑la !
Laissez les Centrafricains penser, débattre et décider eux‑mêmes de leur avenir.
Par Arsène—Thierry BENGUEWE DAMARAS
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Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Touadéra piégé entre son délire et la foudre de Nourredine Adam sur Amdafock
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Par : la rédaction de ,
Pendant que les cercles présidentiels s’activent pour pérenniser leur domination sur le pays, la foudre militaire d’Amdafock vient de rappeler aux autorités de Bangui à regarder en face sa propre propagande pathétique depuis des dizaines d’années.
L’assaut fulgurant déclenché à la frontière nord-est par le chef rebelle Nourredine Adam, patron du FPRC, est venu pulvériser le sommeil tranquille de Faustin-Archange Touadéra.
Ce menteur invétéré, installé à Bangui, passe son temps à débiter ses bêtises quotidiennes à la télévision centrafricaines ainsi qu’à la radio pour cacher sa panique totale devant la perte de contrôle du territoire.
L’attaque a laissé sur le carreau des dizaines de soldats de forces armées centrafricaines ainsi que des mercenaires russes du groupe Wagner, dont les corps gisent désormais dans la poussière d’Amdafock.
Plutôt que d’admettre la débâcle, le dictateur choisit de dérouler sa rhétorique habituelle en accusant des forces étrangèeres d’incendier les cases et de martyriser les populations civiles.
Cette posture outrancière s’avère d’autant plus grotesque que le chef de l’État passe son temps à modifier la constitution pour s’éterniser au pouvoir de manière frauduleuse.
Le prétendu accord de paix d’avril 2025 dévoile enfin sa vraie nature : Touadéra négocie uniquement avec les rebelles étrangers pour garantir sa propre sécurité, délaissant totalement ses compatriotes.
La supercherie culmine lorsque le président feint l’indignation face aux incursions transfrontalières alors qu’il a lui-même introduit les sanguinaires paramilitaires de Wagner sur le sol national.
Ces supplétifs russes pillent les habitations, incendient les villages et massacrent les Centrafricains à un niveau qui dépasse dix mille fois l’entendement humain et l’imagination.
Pendant que la présidence s’enfonce dans ses délires mythomanes, une vidéo montre les forces de Nourredine Adam paradant fièrement devant la gendarmerie d’Amdafock, prouvant la déroute totale de l’armée.
Par Ibrahim Moussa
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Ça y est ! Le mytho-dictateur Faustin-Archange Touadéra déclare : J’ai noté avec satisfaction la signature des accords de coopération juridique et judiciaire avec la Russie . La RCA est désormais complètement sous colonisation russe
En s’accaparant les tribunaux de la République lors de cette audience solennelle, l’autocrate de Bangui livre le dernier verrou de la souveraineté nationale. Ce décret verbal officialise la mainmise définitive de Moscou sur l’ensemble des structures vitales du pays.
La capitulation de l’appareil judiciaire représente la pièce finale d’un puzzle de colonisation intégrale amorcé depuis plusieurs années par la Russie. Le régime de Bangui ne se contente plus de confier sa sécurité rapprochée à des forces extérieures, il a méthodiquement abandonné des pans entiers de la souveraineté économique, douanière, fiscale et forestière aux agents du Kremlin. De la gestion des frontières à la collecte des taxes dans les cordons douaniers, en passant par le pillage industriel des massifs forestiers de la Lobaye et de la Sangha-Mbaéré, chaque secteur stratégique est aujourd’hui piloté par des conseillers russes. L’intrusion officielle de Moscou dans la rédaction et l’application des lois vient sceller ce processus d’absorption, transformant l’État centrafricain en une entité totalement privée d’autonomie décisionnelle.
L’alignement du droit national sur le modèle de la Fédération de Russie détruit le principe même de la légalité républicaine. En imposant la tutelle technique de conseillers étrangers sur les magistrats, le pouvoir met en place une machine d’invalidation systématique des règles administratives ordinaires. La gendarmerie, la police nationale et l’armée se retrouvent de fait soumises à des protocoles de commandement et de surveillance conçus en dehors des frontières, où le maintien de l’ordre public se confond avec la protection des intérêts économiques de la puissance occupante. Les commissariats et les brigades de recherche perdent leur autonomie opérationnelle pour devenir les bras armés d’un dispositif global de quadrillage sécuritaire, destiné à neutraliser toute contestation populaire face à la misère sociale grandissante.
La pénétration russe dans l’administration des finances et des forêts crée une zone d’ombre permanente qui échappe à tout contrôle de la Cour des comptes ou des inspections d’État. Les concessions minières et forestières octroyées aux entreprises liées au Kremlin sont sanctuarisées par des mécanismes juridiques d’exception que les tribunaux de Bangui sont désormais sommés de valider sans discussion. Cette criminalisation rampante de l’économie s’appuie sur la complicité forcée d’un corps judiciaire tétanisé par la peur des représailles politiques et des limogeages immédiats. Les magistrats intègres assistent impuissants à l’instauration d’un droit colonial moderne, où la spoliation des ressources du sous-sol et la destruction de la faune nationale sont légitimées par des accords bilatéraux secrets.
Le projet de restructuration de la justice militaire s’intègre directement dans cette stratégie de verrouillage global des services de défense et de sécurité. En confiant l’élaboration du statut des juges militaires à des instances sous influence étrangère, le pouvoir exécutif s’assure que les exactions commises sur le terrain par les troupes et leurs instructeurs extérieurs ne pourront jamais être poursuivies devant des juridictions civiles indépendantes. Cette justice de garnison, déconnectée des réalités constitutionnelles du pays, sert de bouclier de protection pour garantir l’impunité des réseaux criminels qui maintiennent le régime à flot. Le droit devient ainsi une simple technique de dissimulation des violences de masse et des détournements de fonds publics à grande échelle.
La complicité du sommet de l’État dans cette entreprise de démantèlement des institutions nationales éclate au grand jour à travers les silences calculés du discours présidentiel. Alors que la population subit la hausse des prix, l’insécurité galopante et le racket quotidien sur les axes routiers, la présidence s’attarde sur la criminalisation de l’espace virtuel et la traque des opinions dissidentes sur les réseaux sociaux. Ce décalage profond montre que la priorité du pouvoir n’est pas le fonctionnement des services publics ou le bien-être des citoyens, mais la préservation d’une dictature impériale totalement inféodée à ses parrains extérieurs. L’indépendance nationale est devenue une formule creuse, un slogan de propagande utilisé pour masquer la réalité d’un territoire national entièrement géré comme un comptoir colonial par les émissaires de Moscou.