mardi, octobre 27, 2026
Accueil Blog Page 14

Scandale des faux bordereaux à l’université de Bangui : Harol Beranger Toufeina, cousin du doyen Azoumaye, prend la fuite après la découverte de la fraude

0

Scandale des faux bordereaux à l’université de Bangui : Harol Beranger Toufeina, cousin du doyen Azoumaye, prend la fuite après la découverte de la fraude

Scandale des faux bordereaux à l’université de Bangui : Harol Beranger Toufeina, cousin du doyen Azoumaye, prend la fuite après la découverte de la fraude
L’étudiant voleur HAROL BERANGER TOUFEINA

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

Un vaste système de faux bordereaux bancaires éclate à la faculté des lettres de Bangui. Harol Beranger Toufeina, cousin du doyen Jean-Claude Azoumaye, disparaît après la découverte de ses malversations au service de scolarité.

 

Un système de fausses quittances mis en place au service de scolarité

 

Harol Beranger Toufeina étudie en anthropologie à la faculté des lettres et sciences humaines de l’université de Bangui. Son cursus touche pourtant à sa fin depuis près d’un an. Son cousin, le doyen Jean-Claude Azoumaye, décide alors de le transférer au service de scolarité.

 

À lire aussi : Ministres injurieux : l’impunité, marque de fabrique du régime de Touadera

Ce poste lui donne accès direct aux dossiers d’inscription des étudiants. Normalement, chaque étudiant frappé d’une pénalité de 15 000 francs CFA doit régler ce montant à la banque BGFI, présente sur le campus. La banque valide ensuite le paiement et remet un reçu officiel à l’étudiant. Ce reçu rejoint alors le dossier universitaire pour finaliser l’inscription.

 

À lire aussi : Les déclarations mensongères et la propagande du sous-préfet Abel Beltoungou face à la terreur quotidienne des habitants de Yaloké

Toufeina contourne entièrement cette procédure. Il récupère lui-même l’argent des pénalités en espèces auprès des étudiants. Il fabrique ensuite de faux bordereaux de versement au nom de chaque étudiant concerné. Un faux cachet, présenté comme celui de la banque BGFI, orne ces documents falsifiés. Ces bordereaux truqués rejoignent ensuite les dossiers universitaires, comme s’il s’agissait de véritables reçus bancaires.

 

La découverte du pot aux roses par le chef de service

 

Le chef du service de scolarité tombe sur plusieurs de ces dossiers truqués en effectuant ses vérifications de routine. Il remarque une différence entre le cachet apposé sur certains bordereaux et celui habituellement utilisé par la faculté. Cette anomalie attire immédiatement son attention.

 

Il examine alors plusieurs bordereaux similaires. Le même cachet suspect apparaît sur un nombre important de dossiers. Le chef de service décide de pousser ses vérifications plus loin. Il se rend directement à l’agence BGFI installée sur le campus universitaire pour authentifier ces documents.

 

La vérification accablante auprès de la banque BGFI

 

Les agents de la banque BGFI examinent les bordereaux présentés par le chef de service. Leur verdict tombe sans ambiguïté. Le cachet apposé sur les documents ne correspond en rien au cachet officiel de leur établissement. Les agents confirment qu’il s’agit d’un cachet fabriqué, destiné à imiter frauduleusement le tampon de la banque.

 

Cette confirmation transforme un simple soupçon en preuve tangible de fraude organisée. Le nombre de dossiers concernés laisse entrevoir l’ampleur du système mis en place par Toufeina depuis sa nomination au service de scolarité.

 

La fuite précipitée de Harol Beranger Toufeina

 

Dès que la fraude éclate au grand jour, Harol Beranger Toufeina disparaît. Il quitte précipitamment Bangui pour une destination restée inconnue. Cette fuite intervient immédiatement après la vérification effectuée auprès de la BGFI.

 

Aucune sanction officielle n’a été prononcée contre lui à ce jour. Son statut d’étudiant, combiné à sa fonction informelle au service de scolarité, complique toute poursuite disciplinaire classique. Sa fuite laisse par ailleurs de nombreux dossiers d’étudiants dans une situation incertaine.

 

Un train de vie qui interroge

 

Toufeina n’occupe officiellement aucun poste rémunéré au sein de l’université. Son statut demeure celui d’un simple étudiant, sans salaire ni contrat. Son mode de vie contraste pourtant fortement avec cette situation.

 

Il possède cinq motos exploitées en taxi-moto, une activité commerciale qu’il supervise personnellement. Son domicile abrite un congélateur de 600 litres, un équipement rare pour un étudiant sans revenu déclaré. Un poste de télévision complète cet inventaire, qui interpelle son entourage depuis plusieurs mois.

 

Cette accumulation de biens coïncide avec sa prise de fonction au service de scolarité. Plusieurs témoins établissent un lien direct entre l’enrichissement de Toufeina et les malversations découvertes récemment.

 

Rappel des faits : un système de connivence ancien

 

Ce scandale ne surgit pas de nulle part. Corbeau News Centrafrique documente depuis l’année dernière une série d’agissements impliquant Toufeina et son cousin, le doyen Azoumaye.

 

Les clés de la discorde

 

Toufeina détenait déjà les clés des salles de classe et de l’administration de la faculté, bien avant son passage au service de scolarité. Cette responsabilité, habituellement confiée à l’appariteur officiel, revenait pourtant à lui seul. Un incident survenu en mai 2025 illustre cette confusion des rôles. Les clés remises à un autre étudiant, un certain Bourève, avaient disparu pendant plusieurs jours. Deux journées complètes de cours avaient été perdues, faute d’accès aux salles.

 

Le secrétariat par intérim et les disparitions d’argent

 

Pendant le congé du secrétaire permanent de la faculté, le doyen Azoumaye avait confié l’intérim à Toufeina plutôt qu’à un autre membre du personnel. Des disparitions d’argent avaient été signalées au retour du secrétaire permanent. Aucune suite n’avait été donnée à ces faits.

 

Le trafic des notes et les téléphones confisqués

 

Plusieurs témoignages recueillis par CNC évoquent la confiscation systématique des téléphones des étudiants pendant les examens. Toufeina collectait ces appareils avant de les remettre au chef du département d’anthropologie. Ce dernier réclamait ensuite de l’argent aux étudiants pour récupérer leur bien, entre 2 000 et 5 000 francs CFA selon le modèle du téléphone.

 

Toufeina intervenait également dans la fabrication de fausses revues de notes. Un étudiant nommé Johan aurait ainsi accédé à une classe supérieure sans avoir composé aucun examen, grâce à l’intervention directe de Toufeina auprès de l’équipe de saisie des résultats.

 

Le don détourné de la candidate Priska Mamadou

 

Un don de matériel de bureau offert à la faculté par Priska Mamadou, candidate aux élections législatives de décembre dernier, aurait également été revendu par Toufeina. Photocopieurs, rames de papier et fournitures diverses auraient disparu peu après leur livraison.

 

Le silence complice du doyen Azoumaye

 

L’affaire des faux bordereaux est remontée jusqu’au doyen Azoumaye. Aucune mesure n’a pourtant été prise contre son cousin. Cette inaction s’inscrit dans la continuité d’une gestion familiale de la faculté, dénoncée à plusieurs reprises par CNC depuis l’année dernière.

 

Le doyen avait déjà placé Toufeina à des postes de confiance sans lien avec son statut d’étudiant. Cette proximité familiale semble aujourd’hui protéger Toufeina, malgré l’ampleur des preuves rassemblées par le service de scolarité et confirmées par la banque BGFI.

 

Les étudiants victimes de ce système de faux bordereaux restent, pour leur part, dans une situation d’incertitude administrative totale. Leurs dossiers d’inscription reposent sur des documents désormais reconnus comme frauduleux…

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

 

Ndélé : après l’enlèvement de Bilal, Wagner demande à sa famille de venir récupérer ses vêtements et ses chaussures

0

Ndélé : après l’enlèvement de Bilal, Wagner demande à sa famille de venir récupérer ses vêtements et ses chaussures

 

Ndélé : après l’enlèvement de Bilal, Wagner demande à sa famille de venir récupérer ses vêtements et ses chaussures
Le transporteur Bilal enlevé à Ndelé par les mercenaires russes de la société Wagner en Ventrafrique

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Une semaine après le kidnapping de Bilal à l’entrée de Ndélé, les mercenaires russes de Wagner demandent désormais à sa famille de venir récupérer ses vêtements, ses chaussures et ses effets personnels, sans fournir son corps ni d’explication sur son sort.

 

Wagner se moque de la famille de Bilal

 

Les mercenaires russes basés à Ndélé ont informé la famille de Bilal qu’elle doit venir récupérer ses effets personnels laissés dans leur base. Il s’agit notamment de son sac, de ses vêtements et de ses chaussures.

À lire aussi : Nana-Mambéré : nouveau revers militaire cuisant pour Wagner face aux hommes du général Marcel Ndalé, plusieurs morts

 

Cette nouvelle intervient une semaine après le kidnapping du transporteur à l’entrée de Ndélé. Depuis son interpellation, Bilal n’a plus donné signe de vie.

À lire aussi : Réseau d’informateurs et licenciements express : La stratégie de terreur et de népotisme du DGA de Power Sécurité

 

Pour sa famille, la demande des mercenaires russes constitue un nouvel élément particulièrement grave. Les proches ne récupèrent pas Bilal. Ils sont invités à récupérer uniquement ses affaires personnelles.

 

Cette annonce intervient après plusieurs démarches entreprises par la famille pour obtenir des informations sur le disparu.

 

Le préfet de Bamingui-Bangoran avait déjà été menacé

 

Avant cette nouvelle annonce, le préfet de Bamingui-Bangoran s’était rendu devant la base des mercenaires russes à Ndélé pour demander des informations sur Bilal.

 

Il était accompagné du cousin du transporteur. Celui-ci cherchait à obtenir un signe de vie de son proche et à apporter une réponse à la famille.

 

Les mercenaires russes avaient refusé de donner des explications précises sur le sort de Bilal. Ils avaient interdit au préfet de revenir devant leur base et lui avaient lancé une menace directe : « Ce qui est arrivé à Bilal va vous arriver. »

 

Les hommes présents sur place avaient également montré les chaussures de Bilal. Ils avaient affirmé que le transporteur s’était échappé dès le lendemain de son arrestation.

 

Le préfet et le cousin de Bilal étaient ensuite repartis de la base.

 

Une nouvelle annonce qui renforce les inquiétudes de la famille

 

Après cette rencontre, le cousin de Bilal est revenu informer les proches de ce qui s’était passé devant la base.

 

Bilal est originaire de Ndélé. Une partie de sa famille vit dans cette ville. Il avait également établi sa résidence à Bangui, dans le 8e arrondissement, où vivent d’autres membres de sa famille.

 

Les proches des deux villes suivent donc l’affaire depuis son arrestation.

 

La famille a organisé des prières et des cérémonies en hommage au disparu. Elle ne dispose toujours pas de son corps.

 

La demande faite aujourd’hui par les mercenaires russes ajoute une nouvelle interrogation : pourquoi demander à la famille de venir récupérer les vêtements, le sac et les chaussures de Bilal alors que son corps reste introuvable ?

 

Pour les proches, cette démarche renforce leur conviction que Bilal n’est plus en vie. Elle ne constitue pas, à elle seule, une preuve judiciaire de sa mort. Seule une enquête peut établir ce qui lui est réellement arrivé.

 

Bilal arrêté avec cinq millions de francs CFA

 

L’affaire avait commencé à l’entrée de Ndélé, lorsque les mercenaires russes avaient intercepté un camion de transport en provenance de Bangui.

 

Ils avaient procédé au contrôle du véhicule, des passagers et des marchandises. Le chauffeur et Bilal avaient été arrêtés au cours de cette opération.

 

Le chauffeur avait été libéré quelques heures plus tard. Bilal, lui, avait été conduit dans la base des mercenaires russes.

 

Selon les informations recueillies auprès de ses proches, Bilal détenait cinq millions de francs CFA dans sa poche au moment de son arrestation.

 

Depuis son transfert dans la base, aucune preuve de vie n’a été présentée à sa famille.

 

Où est Bilal ?

 

La nouvelle demande adressée à la famille ne répond pas à la question principale : où se trouve Bilal ?

 

Les mercenaires russes demandent à ses proches de venir récupérer ses affaires personnelles. Ils ne remettent pas sa dépouille et ne donnent pas d’explication précise sur ce qui s’est passé après son arrestation.

 

La famille veut désormais connaître les circonstances de sa disparition. Si Bilal est mort, elle demande que les circonstances de son décès, le lieu où se trouve son corps et les responsables soient établis.

 

Une enquête judiciaire permettrait également de déterminer les conditions de son arrestation, les personnes qui l’ont détenu après son interpellation et ce qui s’est passé dans la base où il a été conduit.

 

La justice appelée à enquêter sur le sort du transporteur

 

L’affaire de Bilal pose une nouvelle fois la question de la protection des civils enlevés par les mercenaires russes ou leurs auxiliaires en République centrafricaine.

 

Les autorités judiciaires disposent désormais d’un élément précis à examiner : les mercenaires russes reconnaissent détenir les effets personnels de Bilal et demandent à sa famille de venir les récupérer, alors que le transporteur reste introuvable.

 

La famille attend donc une enquête permettant de déterminer si Bilal est vivant ou mort et, dans ce dernier cas, de retrouver sa dépouille et d’établir les responsabilités.

 

À Ndélé, ses proches ne veulent pas seulement récupérer son sac, ses vêtements et ses chaussures. Ils veulent savoir ce qui est arrivé à Bilal depuis son arrestation et connaître le lieu où se trouve aujourd’hui leur fils, leur frère et leur parent.

 

Par Barthelemy Kossi

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

De la violence aveugle à la tombe : L’adjudant-chef Kota Mamboko emporté par sa propre bêtise sur le chantier minier de Gobolo

0

De la violence aveugle à la tombe : L’adjudant-chef Kota Mamboko emporté par sa propre bêtise sur le chantier minier de Gobolo

 

De la violence aveugle à la tombe : L'adjudant-chef Kota Mamboko emporté par sa propre bêtise sur le chantier minier de Gobolo
Le commandant Lamtagué

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 La brutalité militaire a encore frappé à Gobolo, mais cette fois le sort s’est retourné. L’adjudant-chef Kota Mamboko est mort mystérieusement suite à l’agression de trop sur un habitant du site.

 

En effet, dans plusieurs localités de l’ouest et du nord-ouest de la République centrafricaine (RCA), le quotidien des villageois des zones minières est devenu un véritable calvaire. Venus chercher des graviers et laver les résidus pour tenter d’extraire quelques pépites d’or afin de nourrir leurs familles, les civils subissent la brutalité constante des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) déployés pour la sécurité des exploitations minières. Mais aujourd’hui, l’impunité et l’arrogance de certains sous-officiers rencontrent une réplique brutale.

 

À lire aussi : Des réseaux sociaux à l’intelligence artificielle : Comment la vitesse de la technologie panique le régime obsolète de Bangui

L’agression de trop à Gobolo : Quand la main qui a frappé se met à gonfler

Les faits se sont déroulés dans le village de Gobolo, situé à proximité du chantier de Rondji dans la préfecture de la Nana-Mambéré. L’adjudant-chef des FACA, Kota Mamboko, s’est illustré en portant brutalement la main sur un artisan minier local qui travaillait sur le site.

 

À lire aussi : Dans sa folie propagandiste, Fidel Gouandjika conteste les chiffres de la Banque mondiale sur la pauvreté et accuse mensongèrement l’opposition de fabriquer des données sur Google pour cacher la faillite de sa dictature.

Face à cette agression gratuite, le villageois a refusé de céder à la panique. Il a regardé le militaire droit dans les yeux avant de lui lancer un avertissement ferme : « Je te garantis que c’est la dernière fois que tu touches à quelqu’un, que tu boxes quelqu’un ou que tu frappes quelqu’un. C’est la dernière fois. »

 

Le villageois a ensuite rassemblé sa famille et quitté la zone en direction de Carnot, dans la préfecture de la Mambéré. Peu de temps après son départ, l’adjudant-chef Kota Mamboko a commencé à ressentir d’atroces douleurs au niveau de sa main droite la main même avec laquelle il avait violenté l’habitant. En quelques heures, le membre a enflé de manière spectaculaire et incontrôlable.

 

Devant la dégradation rapide de son état, le sous-officier a été évacué d’urgence vers la capitale. Mais malgré sa prise en charge à Bangui, l’adjudant-chef Kota Mamboko n’a pas survécu : il a rapidement rendu l’âme. La place mortuaire a été dressée au quartier Fouh, juste en face de l’Hôpital de l’Amitié à Bangui, scellant ainsi la fin tragique d’un militaire emporté par sa propre violence.

 

Le drame de Zawa : La preuve que la réalité rattrape les agresseurs

Ce qui s’est produit à Gobolo montre une situation qui se répète sur le terrain : la tension est générale et les exactions ne restent plus sans réponse. Ce drame s’inscrit dans une série d’événements qui frappent les forces déployées sur le terrain, comme en témoigne ce qui s’est passé à Zawa, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko, sur l’axe reliant Yaloké à Bossemtélé.

 

Rappelons le, le vendredi 25 juillet 2025, un sous-officier des FACA circulait à moto à Zawa avec l’un de ses éléments. Alors qu’il traversait un pont à l’entrée de la ville, l’engin a dérapé et a basculé dans la rivière. Alertés par le choc, les habitants se sont rapidement mobilisés pour porter secours aux victimes. Les riverains sont parvenus à repêcher le soldat transporté, mais le conducteur a disparu sous l’eau.

 

Le samedi 26 juillet 2025 au matin, seule la motocyclette a pu être tirée du lit de la rivière par la population. La disparition sous l’eau de ce militaire dans un contexte de fortes rancœurs accumulées par les populations riveraines des zones minières confirme une fois de plus la vulnérabilité des soldats lorsque le lien avec les civils est totalement brisé par la violence.

 

Comme à son habitude lors de tels évènements, l’état-major de défense observe un silence complet, refusant de communiquer sur les incidents impliquant ses troupes sur les axes secondaires.

 

Un avertissement direct au commandant du site IMC

Cette succession de drames doit servir de leçon aux hommes engagés sur le terrain. Sur le chantier de l’entreprise chinoise IMC, le commandant Lamtagué chargé de la sécurité répète souvent à qui veut l’entendre qu’il est un « tigre » capable de frapper n’importe qui.

La violence militaire dans les zones minières de la RCA, comme à Gobolo, souligne les tensions croissantes entre les forces armées et les civils, entraînant des tragédies inévitables.

 

Mais après le sort subi par l’adjudant-chef Kota Mamboko à Gobolo et les événements survenus à Zawa, cet officier devrait y réfléchir à deux fois. S’il persiste dans la voie des agressions gratuites et du mépris envers les villageois, il finira lui aussi par payer le prix fort. La population locale a répété à maintes reprises son appel au respect des droits des civils : ceux qui choisissent de faire la sourde oreille finissent tôt ou tard par être rattrapés par leur propre brutalité.

 

Par Martial Passi 

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Centrafrique : un citoyen tchadien décapité et sa tête exposée sur un piquet par les mercenaires russes près de Sam Ouandja

0

Centrafrique : un citoyen tchadien décapité et sa tête exposée sur un piquet par les mercenaires russes près de Sam Ouandja

Centrafrique : un citoyen tchadien décapité et sa tête exposée sur un piquet par les mercenaires russes près de Sam Ouandja
Deux mercenaires russes de Wagner occupant l’Etat-major des rebelles

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 La terreur a franchi un nouveau seuil de barbarie dans la préfecture de la Haute-Kotto. Il y a tout juste une semaine, sur un chantier aurifère situé à 85 kilomètres de Sam Ouandja, un citoyen d’origine tchadienne a été sauvagement exécuté et démembré par des mercenaires russes du groupe Wagner. Sa tête et ses deux mains découpées ont ensuite été plantées sur des tiges en bois, formant un macabre trophée destiné à instiller la peur au sein de la population.

 

Un raid nocturne d’une violence inouïe

 

Les faits se sont déroulés au milieu de la nuit, entre 2 heures et 3 heures du matin. Les mercenaires russes ont fait irruption dans l’une des habitations de fortune du site minier où résidait la victime. L’homme s’y trouvait en compagnie de sa compagne, une jeune femme originaire de Sam Ouandja venue sur le chantier pour y vendre des marchandises aux ouvriers.

À lire aussi : Centrafrique : comment Wagner finance la manifestation des jeunes filles pour soutenir l’ambassadeur de France à Bangui

 

Après avoir sommairement interrogé la jeune femme sur sa présence, les mercenaires ont dépouillé le couple de l’intégralité de leurs biens et de leur argent. Le ressortissant tchadien a ensuite été déshabillé à nu avant d’être supplicié. Sous les yeux de sa compagne, les mercenaires l’ont décapité et lui ont sectionné les mains.

À lire aussi : Nouvelle chute de Daniel Nzéwé, de son vrai nom Daniel Koli-Kanga : le multirécidiviste escroc et criminel de nouveau sous les verrous à l’OCRB

 

Une fois l’exécution achevée, les mercenaires russes ont abandonné le reste du corps mutilé sur place et ont mis en scène la dépouille en fixant la tête et les mains sur des pieux. La jeune femme, épargnée mais dépossédée de tout ce qu’elle possédait, a été laissée en vie pour regagner Sam Ouandja.

 

Une témoin sous le choc et un climat de terreur généralisé

 

Une équipe de la rédaction du CNC s’est rendue auprès de la rescapée, c’est-à-dire la copine de la victime,  à son retour à Sam Ouandja. La jeune femme présente des signes de traumatisme psychologique sévère : incapacité à s’exprimer clairement, crises de larmes ininterrompues et désorientation causées par l’horreur de la scène à laquelle elle a été contrainte d’assister. Son témoignage direct confirme le déroulement et la barbarie de l’attaque.

 

L’acharnement sur le site minier ne s’est pas arrêté là. Trois jours seulement après cette première exécution, les mercenaires sont revenus sur les mêmes lieux et ont assassiné un second ressortissant tchadien.

 

En l’espace de quelques jours, ce double assassinat et mis en scène a plongé le chantier minier et l’ensemble de la région de Sam Ouandja dans un climat de psychose. Ces exactions répétées confirment une fois de plus le mode opératoire des mercenaires russes dans le pays, fondé sur la violence extrême et la terreur des populations civiles.

 

Par Ibrahim Moussa

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

« Vous pouvez travailler trois mois, on vous paie un mois » : le propos pathétique de Djamaka qui fait tomber une employée de l’UNOPS à terre

0

« Vous pouvez travailler trois mois, on vous paie un mois » : le propos pathétique de Djamaka qui fait tomber une employée de l’UNOPS à terre

 

« Vous pouvez travailler trois mois, on vous paie un mois » : le propos pathétique de Djamaka qui fait tomber une employée de l'UNOPS à terre
Monsieur Aïma Jamanca, administrateur directeur adjoint de la MINUSCA. Autre logo

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le directeur adjoint de la MINUSCA a demandé aux contractuels individuels et aux travailleurs journaliers de l’UNOPS de travailler des mois sans salaire. Une employée s’est effondrée devant lui pendant l’assemblée générale des employés organisée à Bangui.

 

Une phrase qui a glacé la salle

 

À lire aussi : Centrafrique : La COSCIPAC pilonne le régime Touadéra et dénonce une cabale contre Anicet Georges Dologuélé

Jeudi 20 août, l’assemblée générale des contractuels individuels et travailleurs journaliers de la MINUSCA gérés par l’UNOPS a basculé après une déclaration de Djamaka. Le directeur adjoint de la mission s’adressait à des employés qui accumulent deux mois de retard de salaire.

 

À lire aussi : Ça y est! Sa mort est confirmée. Le transporteur Bilal a été froidement exécuté 24 heures après son enlèvement par les mercenaires Russes à Ndélé

Il leur a demandé de continuer à travailler malgré l’absence de contrat. Selon lui, les employés peuvent travailler deux à trois mois sans toucher un centime. Ils ne recevront ensuite qu’un seul mois de salaire, le temps que les dossiers remontent jusqu’à New York.

 

Djamaka a justifié ce délai par le circuit de traitement de l’UNOPS. L’organisme calcule d’abord les états de salaire. Il les envoie ensuite aux Nations Unies à New York pour étude. Les fonds reviennent enfin sur le compte de l’UNOPS, qui les traite en douze jours minimum avant tout versement.

 

Cette explication n’a convaincu personne dans la salle. Les employés présents ont entendu leur propre directeur adjoint confirmer, sans détour, qu’ils devront travailler pour rien pendant des semaines.

 

Une employée perd connaissance devant les responsables

 

La tension a atteint son sommet quelques minutes après cette déclaration. Rita, contractuelle individuelle affectée à un entrepôt, s’est effondrée au sol devant les représentants de la MINUSCA et de l’UNOPS. Elle a perdu connaissance sur place.

 

Les secours l’ont évacuée en urgence vers un hôpital de Bangui. Plusieurs employés présents décrivent une scène de choc collectif. Le malaise de Rita a suivi de près les propos de Djamaka sur les mois de travail non payés.

 

D’autres employés ont ensuite raconté leur propre situation. Certains cumulent des dettes depuis un an à cause des retards de salaire. D’autres peinent à couvrir leurs besoins de base pendant l’attente du virement de l’UNOPS.

 

Une colère qui monte face à l’inégalité de traitement

 

Les employés ont interrogé Djamaka sur un point précis. Pourquoi les staffs nationaux et internationaux de la MINUSCA ne subissent-ils aucun retard de paiement ? Seuls les IC et les travailleurs journaliers restent sans salaire pendant des mois.

 

Djamaka a répondu en évoquant la découverte de plus de 400 employés fantômes au sein de la mission. Ces postes fictifs auraient créé un déficit sur la ligne budgétaire, selon lui. Il n’a apporté aucune explication sur l’écart de traitement entre les catégories d’employés.

 

Les contractuels présents disent vivre un stress permanent depuis des mois. Beaucoup ignorent quand ils toucheront enfin leur salaire. Le malaise de Rita, survenu en pleine assemblée, résume pour eux l’état d’épuisement de tout le personnel journalier de la mission.

 

 Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

 

 

Baccalauréat dans la Vakaga : l’inspecteur Roger Anselme Mamadou au cœur du système de fraude et de la corruption massive

0

Baccalauréat dans la Vakaga : l’inspecteur Roger Anselme Mamadou au cœur du système de fraude et de la corruption massive

 

Baccalauréat dans la Vakaga : l’inspecteur Roger Anselme Mamadou au cœur du système de fraude et de la corruption massive
Dans une salle de classe lors de la composition du Baccalauréat à Birao, dans la Vakaga

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

Les résultats du baccalauréat 2026 au lycée moderne de Birao :  18 admis au premier tour et 11 admissibles sur 57 candidats,  lèvent le voile sur un vaste réseau de tricherie institutionnalisée. 

 

Au centre de cette machination : le secrétaire général de l’Inspection académique de la Vakaga, Roger Anselme Mamadou. Orchestrateur principal de ce trafic de diplômes, il pilote un système rodé où l’argent liquide remplace le mérite.

 

À lire aussi : Nana-Mambéré : plusieurs morts et blessés dans un éboulement sur le chantier minier de Zamboye, près de Baboua

L’inspecteur Mamadou ne se contente plus de simples arrangements. Il organise directement la substitution de candidats en rémunérant des enseignants de lycée et d’école pour qu’ils composent à la place des élèves les plus fortunés. Ce marché noir de l’éducation garantit le succès aux fraudeurs payants au détriment direct des élèves méritants.

 

À lire aussi : Nouvelle chute de Daniel Nzéwé, de son vrai nom Daniel Koli-Kanga : le multirécidiviste escroc et criminel de nouveau sous les verrous à l’OCRB

Un réseau étendu et des antécédents aussi chargés

 

La mécanique de fraudes impulsée par l’inspecteur Mamadou s’appuie sur des méthodes systématiques et des précédents édifiants :

Lycée moderne de Birao. Photo CNC
Lycée moderne de Birao. Photo CNC

 

La manipulation des sessions

 

Lors du baccalauréat 2025, ce système a affiché un score absurde de 40 admis sur 44, les quatre seuls recalés étant des élèves absents.

 

L’infiltration des candidats libres

 

Roger Anselme Mamadou valide massivement l’inscription de candidats libres issus directement des classes de seconde et de première pour gonfler les effectifs payants.

 

Le cas de l’élève NGAYAKO Line Aurore Axelle, la fille du Préfet de la Vakaga

 

Déclarée admise au premier tour à Birao alors qu’elle séjournait à Bangui durant toutes les épreuves écrites, la fille du Préfet de la Vakaga confirme la méthode Mamadou : faire composer des prêtes-noms en salle d’examen sous sa protection.

 

Un élève de troisième admis au baccalauréat à Birao

 

L’inspecteur a déjà fait admettre directement au baccalauréat une élève inscrit en classe de troisième au lycée moderne de Birao.

 

Une récidive coutumière

 

L’inspecteur Mamadou exploite depuis longtemps son poste à des fins frauduleuses, s’étant déjà illustré dans le monnayage de la gestion et de l’affectation des enseignants dans toute la région de la Vakaga.

 

Le ministère de l’Éducation doit immédiatement stopper les agissements de Roger Anselme Mamadou. L’impunité de cet inspecteur détruit l’équité des examens et ruine définitivement la crédibilité du système éducatif dans toute la Vakaga.

 

 

Par Ibrahim Moussa

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Marie-Reine Hassen : « Que reste-t-il de notre indépendance ? »

0

Marie-Reine Hassen : « Que reste-t-il de notre indépendance ? »

 

Marie-Reine Hassen : « Que reste-t-il de notre indépendance ? »
Marie-Reinne-Hassen

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Marie-Reine Hassen dresse un bilan sévère de l’indépendance centrafricaine, 66 ans après le 13 août 1960, entre dépendance sécuritaire, pauvreté et affaiblissement de l’État.

 

À l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine, célébré le 13 août 2026, Marie-Reine Hassen, ancienne ministre et présidente de DVR-Afrique, interroge la portée réelle de cette indépendance. Dans une déclaration publiée le 20 août 2026 sur la plateforme de réseau social Facebook, elle estime que les cérémonies officielles, les défilés et les festivités ne doivent pas masquer les difficultés auxquelles le pays reste confronté.

À lire aussi : Partenariat RCA-Chine : Le mirage des « 38 % de hausse » ou la farce d’une propagande douanière hors-sol

 

Pour Marie-Reine Hassen, la question centrale n’est plus seulement de savoir ce que les Centrafricains ont fait de leur indépendance, mais ce qu’il en reste après 66 années. Elle établit un parallèle avec une autre publication qu’elle avait consacrée au sujet en 2019, à l’occasion du 59e anniversaire de l’indépendance.

À lire aussi : Ça y est! Sa mort est confirmée. Le transporteur Bilal a été froidement exécuté 24 heures après son enlèvement par les mercenaires Russes à Ndélé

 

Selon l’ancienne ministre, sept années supplémentaires n’ont pas permis d’inverser la tendance. Elle décrit au contraire un pays marqué par une forte dépendance extérieure, une pauvreté persistante, des institutions affaiblies et une incapacité de l’État à assurer pleinement certaines de ses missions essentielles.

À lire aussi : Bangui : Balekouzou, le grand voleur du quartier Walingba arrêté à l’OCRB avec un sac rempli d’objets après le cambriolage d’une maison

 

Marie-Reine Hassen : « Une souveraineté abandonnée »

 

Dans sa déclaration, Marie-Reine Hassen place la souveraineté au centre de son analyse. Pour elle, l’indépendance ne peut pas être réduite à un drapeau, un hymne national ou une date célébrée chaque année.

 

L’ancienne ministre définit la souveraineté comme la capacité d’un État à défendre son territoire, faire respecter ses lois, assurer la sécurité de sa population, former sa jeunesse, développer ses infrastructures, protéger ses ressources et défendre ses intérêts à l’extérieur.

 

À ses yeux, cette capacité s’est progressivement réduite en République centrafricaine.

 

Marie-Reine Hassen estime notamment que la dépendance sécuritaire envers des forces étrangères constitue l’un des principaux signes de cette perte de souveraineté. Elle s’appuie sur le Rapport mondial 2026 de Human Rights Watch pour affirmer que la sécurité de plusieurs grandes villes centrafricaines dépend toujours des mercenaires du groupe Wagner.

 

Elle rappelle également que, selon cette organisation, Wagner a poursuivi en 2025 certaines activités commerciales ainsi que des opérations liées à la démobilisation de groupes armés.

 

Pour Marie-Reine Hassen, la présence durable de forces étrangères dans les fonctions sécuritaires pose donc la question de la capacité réelle de l’État centrafricain à assurer seul la défense de son territoire.

 

« La souveraineté n’est pas un drapeau », écrit-elle dans sa déclaration.

 

L’ancienne ministre considère que les attributs symboliques de la souveraineté sont toujours présents, avec les cérémonies officielles, les discours et les symboles nationaux. Elle estime en revanche que la capacité concrète de l’État à décider et agir librement s’est fortement réduite.

 

Marie-Reine Hassen : un État qui ne remplit plus toutes ses missions essentielles

 

Marie-Reine Hassen poursuit son analyse en s’intéressant au fonctionnement de l’État centrafricain. Elle estime que les institutions publiques ont progressivement perdu une partie de leur capacité à protéger les citoyens et à défendre l’intérêt général.

 

Selon elle, les solidarités familiales, claniques et politiques ont trop souvent pris le dessus sur l’intérêt national.

 

L’ancienne ministre évoque également l’affaiblissement des institutions et des organes de contrôle. Elle cite la corruption et l’impunité parmi les principaux problèmes qui, selon elle, empêchent l’État de fonctionner pleinement.

 

Dans sa déclaration, Marie-Reine Hassen s’appuie également sur les données d’Amnesty International concernant la situation des droits humains en 2025.

 

Elle mentionne notamment des attaques et homicides illégaux attribués à des forces gouvernementales, à leurs alliés et à des groupes armés. Elle évoque aussi les violences fondées sur le genre, les restrictions à la liberté d’expression, les disparitions forcées et la surpopulation carcérale.

 

L’ancienne ministre reconnaît que les affrontements armés ont diminué en 2025 et que certains groupes armés ont conclu de nouveaux accords de cessez-le-feu.

 

Elle estime néanmoins que ces évolutions n’ont pas réglé les difficultés sécuritaires du pays. Des violences sporadiques continuent, des civils restent exposés et des populations sont toujours déplacées. Dans certaines zones, l’accès humanitaire demeure également difficile.

 

Marie-Reine Hassen décrit une pauvreté persistante

 

Au-delà des questions institutionnelles et sécuritaires, Marie-Reine Hassen s’attarde sur les conditions de vie de la population.

 

Elle décrit un quotidien marqué par les difficultés d’accès aux services essentiels. Les routes, les écoles et les structures sanitaires figurent parmi les infrastructures qu’elle considère comme particulièrement dégradées.

 

L’ancienne ministre évoque aussi les difficultés d’accès à l’eau et à l’électricité.

 

Pour Marie-Reine Hassen, ces problèmes ont des conséquences directes sur les familles centrafricaines. Elle estime que la pauvreté s’est durablement installée dans une grande partie de la population.

 

Elle cite les données de la Banque mondiale selon lesquelles près de sept Centrafricains sur dix vivent dans l’extrême pauvreté. Elle affirme également que le produit intérieur brut réel par habitant est aujourd’hui inférieur à son niveau des années 1960.

 

Ce constat lui paraît particulièrement préoccupant après 66 années d’indépendance.

 

Marie-Reine Hassen établit ainsi un contraste entre les ressources naturelles dont dispose le pays et le niveau de vie d’une grande partie de sa population.

 

« Voilà le paradoxe centrafricain : un pays riche et un peuple extrêmement pauvre », écrit-elle.

 

Marie-Reine Hassen alerte sur l’accès à l’éducation

 

L’éducation occupe une autre place importante dans la déclaration de Marie-Reine Hassen.

 

L’ancienne ministre cite des données des Nations unies reprises par Human Rights Watch. Selon les chiffres qu’elle avance, environ sept enfants sur dix ne fréquentent pas régulièrement l’école.

 

Elle estime qu’environ 1,2 million d’enfants rencontrent des difficultés d’accès à l’éducation.

 

Pour Marie-Reine Hassen, ces chiffres constituent un indicateur important de la situation sociale du pays. Elle considère que l’avenir de la République centrafricaine dépend notamment de sa capacité à assurer une éducation accessible aux enfants.

 

L’ancienne ministre évoque également le phénomène des enfants vivant dans les rues de Bangui.

 

Elle décrit ces enfants comme privés de protection, d’éducation et de perspectives d’avenir. Pour elle, leur présence dans les rues constitue l’un des signes les plus visibles des difficultés sociales auxquelles sont confrontées certaines familles.

 

Marie-Reine Hassen relie cette situation aux difficultés économiques et sociales qui touchent une partie importante de la population.

 

Marie-Reine Hassen : « La responsabilité est d’abord la nôtre »

 

Dans sa déclaration, Marie-Reine Hassen refuse de faire porter l’ensemble de la responsabilité de la situation centrafricaine aux puissances étrangères.

 

Elle estime que les Centrafricains doivent également regarder les responsabilités internes.

 

Selon elle, la faiblesse de l’État trouve d’abord son origine dans les choix effectués par les dirigeants centrafricains au fil des décennies.

 

L’ancienne ministre cite plusieurs pratiques qu’elle considère comme responsables de l’affaiblissement de la République : autoritarisme, népotisme, clientélisme, cupidité, non-respect du droit et concentration des intérêts autour de réseaux familiaux ou claniques.

 

Elle estime que plusieurs dirigeants successifs ont contribué à cette dégradation et portent chacun une part de responsabilité.

 

Marie-Reine Hassen porte ensuite son analyse sur le pouvoir actuel.

 

Elle estime qu’après plus de dix années à la tête du pays, le président Faustin-Archange Touadéra porte désormais, selon elle, une responsabilité historique dans l’état actuel de la République centrafricaine.

 

L’ancienne ministre relie cette responsabilité à la dégradation des conditions de vie d’une partie de la population.

 

Pour elle, de nombreux Centrafricains consacrent aujourd’hui une grande partie de leurs efforts à satisfaire des besoins fondamentaux : se nourrir, se soigner, envoyer les enfants à l’école et assurer leur survie quotidienne.

 

Elle considère cette réalité comme l’un des principaux éléments à prendre en compte lorsqu’il s’agit d’évaluer le bilan de l’indépendance.

 

Marie-Reine Hassen : « On ne perd pas sa souveraineté en un jour »

 

Dans la dernière partie de sa déclaration, Marie-Reine Hassen décrit la perte de souveraineté comme un processus progressif.

 

Elle estime qu’un État ne renonce pas à son indépendance en une seule décision. La perte de souveraineté intervient, selon elle, progressivement lorsque l’État abandonne certaines de ses responsabilités.

 

Marie-Reine Hassen cite plusieurs situations qu’elle considère comme révélatrices de cette évolution : l’affaiblissement des institutions, la dépendance sécuritaire envers des forces étrangères, la priorité donnée aux intérêts particuliers et la mauvaise utilisation des ressources nationales.

 

Elle estime également que la confusion entre l’État et le pouvoir politique contribue à cette perte de souveraineté.

 

Pour l’ancienne ministre, la souveraineté implique donc une responsabilité permanente de la part de ceux qui exercent le pouvoir.

 

Elle rappelle avoir déjà utilisé, en 2019, l’expression de « naufrage silencieux d’un État absent » pour décrire la situation centrafricaine.

 

Sept ans plus tard, Marie-Reine Hassen considère que ce naufrage n’est plus silencieux.

 

Marie-Reine Hassen : « Que reste-t-il de notre indépendance ? »

 

La question posée par Marie-Reine Hassen prend ainsi une dimension politique et sociale.

 

L’ancienne ministre estime que les célébrations du 13 août ne suffisent pas à mesurer la réalité de l’indépendance centrafricaine.

 

Elle critique une célébration qui, selon elle, se limite trop souvent aux défilés, aux cérémonies, aux discours et aux festivités.

 

Pour Marie-Reine Hassen, l’indépendance doit être évaluée à partir de la capacité du pays à protéger ses citoyens, contrôler son territoire, exploiter ses ressources au bénéfice de la population, assurer l’éducation et la santé, développer ses infrastructures et garantir le fonctionnement des institutions.

 

Elle considère qu’un État peut conserver les symboles de son indépendance tout en perdant une partie de sa capacité à décider librement.

 

Dans sa déclaration du 20 août 2026, Marie-Reine Hassen revient donc à la question qu’elle avait posée en 2019 : « Qu’avons-nous fait de notre indépendance ? »

 

Sept ans après, elle reformule cette interrogation : « Que reste-t-il de notre indépendance ? »

 

Pour Marie-Reine Hassen, la réponse ne peut pas être trouvée dans les seules cérémonies du 13 août. Elle doit être recherchée dans la sécurité du territoire, la situation économique des familles, l’accès à l’éducation et aux soins, le fonctionnement des institutions, la protection des ressources nationales et la capacité de l’État à décider de son propre avenir.

 

Ancienne ministre et présidente de DVR-Afrique, Marie-Reine Hassen conclut son analyse en rappelant que l’indépendance n’est pas seulement une date inscrite dans le calendrier national. À ses yeux, elle représente une souveraineté qui impose des responsabilités aux dirigeants comme aux citoyens. Soixante-six ans après le 13 août 1960, elle invite ainsi les Centrafricains à répondre à une question qu’elle considère désormais centrale : qu’ont-ils fait de leur indépendance ?

 

Par Gisèle MOLOMA

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Centrafrique : qui a tué ce sous-officier de l’armée nationale à l’entrée de Bouar ? Wagner ou FACA ?

0

Centrafrique : qui a tué ce sous-officier de l’armée nationale à l’entrée de Bouar ? Wagner ou FACA ?

 

 

Centrafrique : qui a tué ce sous-officier de l’armée nationale à l’entrée de Bouar ? Wagner ou FACA ?
Le sergent tué lors d’une embuscade près de Bouar

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

Un sergent des Forces armées centrafricaines (FACA), promotion 2011, a été tué jeudi 20 août 2026 à environ sept kilomètres de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Plusieurs jours après les faits, l’identité de celui ou ceux qui ont ouvert le feu sur son véhicule reste inconnue.

 

Le militaire avait quitté sa base pour se rendre à Bouar. Il circulait avec un chauffeur lorsque des tirs ont été dirigés contre leur véhicule, après la barrière militaire de Wamtigira.

 

À lire aussi : Quand le président ne sait même plus quoi dire aux Centrafricains à part danser, le constat d’Anicet-Georges Dologuélé

Alertés par les tirs, les militaires présents à la barrière ont rapidement accouru sur les lieux. Ils ont découvert leur collègue grièvement touché. Le sergent a été évacué vers une structure sanitaire, mais il est décédé avant de pouvoir être pris en charge.

 

À lire aussi : Affaire Christian Dondra : Qui bloque réellement sa libération depuis 3 mois ?

Le chauffeur qui l’accompagnait a survécu à l’attaque. Les auteurs des tirs, eux, n’ont pas été identifiés.

 

Qui a tué ce sous-officier à l’entrée de Bouar ?

 

C’est l’une des principales interrogations après cette attaque. La zone où le militaire a été abattu se trouve après une barrière tenue par les forces de sécurité. Des éléments des FACA, de la gendarmerie et de la police y assurent le contrôle des mouvements.

 

Dans ces conditions, comment des hommes armés ont-ils pu atteindre ce secteur, ouvrir le feu sur un véhicule militaire et repartir sans être identifiés ? Qui sont-ils ? D’où venaient-ils ? Comment ont-ils pu accéder à cette zone après le dispositif de contrôle de Wamtigira ?

 

S’agit-il de bandits ? Des éléments russes du groupe Wagner? D’autres individus appartenant à l’armée nationale ? Pour l’heure, aucune de ces hypothèses n’est établie.

 

L’absence d’informations précises sur les auteurs alimente les interrogations. La zone de Bouar bénéficie d’une présence importante des forces de sécurité. Des militaires centrafricains y sont déployés, tandis que la présence de mercenaires russes et de leurs supplétifs est également signalée dans différents secteurs.

 

Une autre question concerne la sécurité des militaires eux-mêmes. Comment un sous-officier des FACA peut-il être pris pour cible à quelques kilomètres d’une ville où plusieurs forces sont présentes ? Pourquoi aucune interpellation n’a-t-elle été signalée après les tirs ? Les auteurs connaissaient-ils les mouvements du militaire ?

 

Un autre militaire de la promotion 2011 tué récemment proche de Damara

 

Le décès du sergent intervient alors qu’un autre militaire issu de la même promotion avait été tué récemment dans le secteur d’Imohoro, dans une affaire impliquant également un géologue suisse.

 

Cette nouvelle disparition frappe donc particulièrement les membres de la promotion 2011. Selon les informations recueillies, ses anciens camarades sont à la fois profondément attristés et en colère après la mort de leur collègue.

 

La succession de ces décès pose une nouvelle question : pourquoi des militaires de cette promotion sont-ils à nouveau pris pour cible dans des circonstances violentes et qui assure réellement leur sécurité sur les axes qu’ils empruntent ?

 

Le corps du sergent avait été récupéré par ses camarades après l’attaque et transporté à Bouar. Il devait ensuite être acheminé vers Bangui pour les obsèques.

 

Pour l’heure, aucune information officielle ne permet d’identifier les auteurs de l’attaque. La question reste entière : qui a tué ce sous-officier de l’armée nationale à quelques kilomètres seulement de l’entrée de Bouar, après une barrière où sont déployées plusieurs forces de sécurité ?

 

Par Martial Passi

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Pour Jonas Mandaba : celui qui tient la craie tient aussi le destin du pays

0

Pour Jonas Mandaba : celui qui tient la craie tient aussi le destin du pays

 

Pour Jonas Mandaba : celui qui tient la craie tient aussi le destin du pays
CopyrightCNC

 

 

 

      Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Dans chaque nation, certaines institutions portent une mission sacrée qui est celle de préparer les hommes et les femmes capables de guider l’avenir. L’école Normale des Instituteurs communément appelé ENI située plus particulièrement à Bambari fait partie de ces institutions.

 

À lire aussi : Ça y est! Sa mort est confirmée. Le transporteur Bilal a été froidement exécuté 24 heures après son enlèvement par les mercenaires Russes à Ndélé

L’ENI devait former les élites intellectuelles,

 

À lire aussi : Nana-Mambéré : nouveau revers militaire cuisant pour Wagner face aux hommes du général Marcel Ndalé, plusieurs morts

Malheureusement l’on se demande si cette mission est encore respectée car autrefois intégrer l’ENI était une fierté, les étudiants y entraient avec le rêve de devenir des éducateurs exemplaires, respectés de la société mais de nombreuses critiques demeurent à l’heure actuelle puisque de plus en plus, le niveau baisse et les inquiétudes grandissent. Certains étudiants arrivent sans véritable vocation juste suivre son collègue, parfois par manque d’emplois, ou être former pour éradiquer la pauvreté à travers le pain du mois, d’autres terminent leurs formations sans maîtrise solide des bases pédagogiques.

 

Dans certains établissements, on voit des enseignants qui parlent mal la langue de Molière, qui peinent à préparer un cours ou à transmettre clairement une leçon.

 

Si aujourd’hui la baisse de niveau au milieu scolaire prend de l’ampleur c’est parce que tout était déjà basculé en haut, si les Instituteurs sont privés d’une compétence qui devait être donné par les doyens. L’élève va recevoir que des barbaries, celui-ci était un mineur intellectuel va accepter tout ce qu’il reçoit alors c’est là le problème. 

 

À l’université, l’on essaie parfois de corriger certaines erreurs mais si rien ne change c’est parce qu’il faut tout changer dès le début. Ces Instituteurs mal formés détruisent énormément l’éducation et le pays va chaque jour très mal car ce peuple mal instruit dégage toujours une incompréhension au niveau de ces analyses. Si rien n’est fait alors le pays risquerait très fort de disparaitre de la carte. La République Centrafricaine doit être gérer par les cadres et doyens. Rappelons que David Dacko cet instituteur a dirigeant cette nation et le président actuel est un intellectuel alors formons plusieurs intellectuels pour gouverner cette nation.

 

Le problème ne vient pas seulement des étudiants. Il faut aussi regarder les conditions de formation; comment espérer l’excellence sans bibliothèques modernes, sans matériel pédagogique, sans encadrement sérieux et sans la moindre motivation des formateurs ?

 

Former des élites demandent des investissements, de la discipline et une vraie volonté politique.

 

A l’issue de cette analyse, je proposerai à ce que le gouvernement change sa technique, au lieu que les Instituteurs soit formés pendant quelques mois alors ceux-ci devraient être formé pendant trois bonnes années et être sanctionnés par un diplôme à la fin , les inspecteurs doivent circuler dans les établissements pour évaluer les situations, des bibliothèques doivent être mises au service de ceux-ci.

 

Par Jonas Mandaba 

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

 

Centrafrique : le préfet de Bamingui-Bangoran menacé par les mercenaires russes : « Ce qui est arrivé à Bilal va vous arriver »

0

Centrafrique : le préfet de Bamingui-Bangoran menacé par les mercenaires russes : « Ce qui est arrivé à Bilal va vous arriver »

 

Centrafrique : le préfet de Bamingui-Bangoran menacé par les mercenaires russes : « Ce qui est arrivé à Bilal va vous arriver »
Le transporteur Bilal enlevé à Ndelé par les mercenaires russes de la société Wagner en Ventrafrique

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

Le préfet de Bamingui-Bangoran a été directement menacé par des mercenaires russes lors de ses recherches sur le transporteur Bilal, arrêté à Ndélé et porté disparu depuis.

 

Le préfet se rend à la base des mercenaires russes

 

À la recherche d’informations sur le sort de Bilal, le préfet de Bamingui-Bangoran s’est rendu personnellement mercredi dernier devant la base des mercenaires russes à Ndélé. Il était accompagné du cousin du transporteur disparu.

À lire aussi : Éboulement meurtrier à Zamboye : le CNCA-PDD demande un deuil national et une enquête indépendante

 

Sa démarche visait à obtenir des informations sur Bilal et à rassurer sa famille, qui cherchait depuis plusieurs jours à connaître son sort.

À lire aussi : “56 puits d’eau gratuits” : quand l’ambassadeur Bikantov transforme un business Wagner en don humanitaire

 

Sur place, les mercenaires russes ont interdit au préfet de revenir devant leur base. Ils lui ont adressé une menace directe : « Si vous continuez à venir ici, ce qui est arrivé à Bilal va vous arriver. »

 

Les hommes armés ont ensuite présenté les chaussures de Bilal comme seul élément matériel concernant le disparu. Ils ont affirmé qu’il s’était échappé le lendemain de son arrestation. Le préfet et son accompagnateur ont ensuite été chassés des lieux.

 

Bilal arrêté à l’entrée de Ndélé

 

L’affaire remonte au passage de son camion de transport en provenance de Bangui à l’entrée de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran.

 

Les mercenaires russes avaient intercepté le véhicule à leur poste de contrôle. Ils avaient procédé à une fouille des passagers, du camion et des marchandises transportées.

 

Au cours de cette opération, le chauffeur et Bilal, qui exploitait le camion, ont été arrêtés. Le conducteur a retrouvé sa liberté quelques heures plus tard.

 

Bilal, lui, a été conduit à la base des mercenaires russes. Il détenait une somme de cinq millions de francs CFA, qui se trouvait dans son sac à main au moment de son enlèvement .

 

Depuis son transfert dans la base, sa famille n’a plus obtenu de preuve de vie.

 

Les proches de Bilal concluent à sa mort

 

Après sa visite à la base, le cousin de Bilal est revenu avec le préfet de Bamingui-Bangoran et a informé la famille de la réponse obtenue auprès des mercenaires russes.

 

La présentation des chaussures du disparu et l’affirmation selon laquelle Bilal se serait échappé dès le lendemain de son arrestation ont renforcé la conviction de ses proches. Pour la famille, ces éléments confirment que Bilal a été tué après son arrestation.

 

Des informations recueillies auprès de sources militaires et de proches indiquent également que Bilal a été tué environ vingt-quatre heures après son arrestation. Les mêmes sources affirment que les cinq millions de francs CFA qu’il détenait ont été pris lors de son arrestation.

 

Des habitants et des témoins de Ndélé rapportent par ailleurs que les corps de personnes tuées dans la base des mercenaires sont évacués discrètement vers des zones forestières situées autour de la ville. Cette pratique explique l’absence de dépouille dans plusieurs familles confrontées à des disparitions après des arrestations.

 

Des funérailles organisées à Bangui et à Ndélé

 

Bilal est originaire de Ndélé. Une partie de sa famille vit toujours dans cette ville, où il est considéré comme un enfant du terroir. Il avait également établi sa vie à Bangui, où il résidait dans le 8e arrondissement.

 

Sa disparition a donc touché ses proches dans les deux villes. Après le retour du cousin et du préfet auprès de la famille, la famille a pris acte des informations recueillies auprès des mercenaires russes et a décidé d’organiser les funérailles.

 

Les proches de Bilal établis à Bangui lui ont rendu hommage dans la capitale, tandis que sa famille de Ndélé a également organisé des cérémonies dans sa ville natale.

 

La famille reste privée de la dépouille de Bilal et ne dispose d’aucune explication officielle sur les circonstances exactes de sa mort. À Ndélé, ses proches continuent de demander des informations sur ce qui s’est passé après son transfert dans la base des mercenaires russes.

 

Par Barthelemy Kossi

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

 

Bozoum 2 : MINANG Désiré Oscar, le « député demi-dieu » qui fait la loi au-dessus des lois

0

Bozoum 2 : MINANG Désiré Oscar, le « député demi-dieu » qui fait la loi au-dessus des lois

Bozoum 2 : MINANG Désiré Oscar, le « député demi-dieu » qui fait la loi au-dessus des lois
MINANG Désiré Oscar député de Bozoum 2

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Dans la circonscription de Bozoum 2, englobant les communes de Kouazo, Danayere et Birvan-Bolee, l’élection législative a laissé place à un climat de terreur organisé . Élu sous la bannière du Mouvement Cœurs Unis (MCU), le nouveau député MINANG Désiré Oscar s’est autoproclamé « super-procureur », « super-magistrat » et véritable demi-dieu. Estimant que son écharpe parlementaire le place au-dessus des lois et même au-dessus du Créateur —, cet élu transforme la circonscription en un fief personnel où toute opposition est immédiatement embastillée.

 

Une justice locale sous ordres et complice

La séparation des pouvoirs n’est plus qu’un lointain souvenir à Bozoum. Fort de son statut d’homme fort du parti au pouvoir, MINANG Désiré Oscar manœuvre avec la complicité active des forces de l’ordre local : gendarmes, policiers et autorités judiciaires s’exécutent sans penser comme des humains. Ensemble, ils organisent une traque sans relâche des partisans de ses adversaires politiques.

 

Pour verrouiller la zone, le député invente des motifs pathétique et farfelus, transformant l’appareil judiciaire en un simple instrument de règlement de comptes.

À lire aussi : Un mois après les illusions de l’indépendance du 13 août, Bangui prépare sa soumission totale à Moscou en septembre prochain

 

L’élection piégée de la candidate indépendante Lamine Annette

La principale cible de cette machination politique est la candidate indépendante Lamine Annette. Durant la campagne, pour paralyser son état-major et briser sa dynamique, le député a accusé sans la moindre preuve son équipe d’acheter frauduleusement des cartes d’électeurs. Cette manœuvre de déstabilisation a profondément perturbé la campagne de la candidate indépendante. Bien que déclaré vainqueur, MINANG Désiré Oscar poursuit sa vendetta post-électorale et continue de rafler un à un les soutiens de sa rivale.

À lire aussi : L’aide internationale sauve-t-elle vraiment la Centrafrique… ou l’enfonce-t-elle d’avantage ? Les chercheurs y penchent sérieusement et confirment

 

Des notables et conseillers jetés au cachot

L’arbitraire a franchi un nouveau cap avec l’arrestation de personnalités locales respectées :

 

Ggyeke Valentin, chef du village doul Bokayan, et conseiller municipal de Bozoum.  Cet élu local croupit actuellement en prison à Bozoum sur la base d’accusations montées de toutes pièces par le député de Bozoum 2.

 

4 partisans en détention : Au total, au moins quatre militants de la candidate indépendante sont aujourd’hui arbitrairement incarcérés.

 

Chasse à l’homme contre l’enseignant BORNOU Kevin

La traque s’étend désormais aux cadres de l’équipe de la candidate indépendante. BORNOU Kevin, enseignant à l’école ECAC du village Bobanzoro (situé à Bikanyan, au PK 70 de Bozoum et PK 40 de Bouar) et ancien directeur de campagne de Lamine Annette, est directement visé. Après une première interpellation abusive, les forces à la solde du député cherchent activement à le remettre aux fers. L’enseignant a été contraint de prendre la fuite pour échapper à cette répression féroce.

 

L’impunité des « roitelets » de province

Ce tableau sombre est un parfait exemple de la dérive de ces cadres envoyés dans les provinces centrafricaines qui, une fois investis d’une parcelle de pouvoir, se comportent en monarques absolus. À Bozoum 2, l’écharpe tricolore ne sert plus à représenter le peuple, mais à semer la terreur, avec le silence coupable d’une administration locale totalement asservie.

 

Par Julien Bambou

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Daniel Nzéwé : une nouvelle plainte chinoise de onze millions vient alourdir son dossier à l’OCRB

0

Daniel Nzéwé : une nouvelle plainte chinoise de onze millions vient alourdir son dossier à l’OCRB

 

Daniel Nzéwé : une nouvelle plainte chinoise de onze millions vient alourdir son dossier à l’OCRB
Daniel Nzewé en garde à vue dans une cellule de l’OCRB à Bangui

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le dossier de ce criminel du niveau exceptionnel Daniel Nzéwé, de son vrai nom Daniel Koli-Kanga, s’aggrave à l’OCRB. Une plainte chinoise de onze millions s’ajoute aux dix millions déjà réclamés.

 

Une nouvelle plainte fait grimper le préjudice à vingt millions

 

Daniel Nzéwé restait détenu à l’OCRB pour une affaire de dix millions de francs CFA au préjudice de son compatriote Thierry Ouambeti. Un second dossier vient désormais s’ajouter au premier. Des investisseurs chinois ont porté plainte pour un montant de onze millions de francs CFA. Le préjudice total attribué au mis en cause atteint donc vingt et un millions de francs CFA.

À lire aussi : Bangui : Balekouzou, le grand voleur du quartier Walingba arrêté à l’OCRB avec un sac rempli d’objets après le cambriolage d’une maison

 

Le montage d’une fausse coopérative minière

 

À lire aussi : Centrafrique : La COSCIPAC pilonne le régime Touadéra et dénonce une cabale contre Anicet Georges Dologuélé

Selon les informations recueillies, Daniel Nzéwé avait proposé à ce groupe d’investisseurs chinois un projet minier. Il affirmait diriger une coopérative capable d’exploiter des gisements. Il leur a ensuite proposé de financer l’achat de tracteurs et de tractopelles pour démarrer l’exploitation. Les investisseurs devaient d’abord verser onze millions de francs CFA pour couvrir les démarches administratives du projet. Les Chinois ont accepté et remis la somme demandée.

 

Le silence prolongé qui a poussé les Chinois à porter plainte

 

Plusieurs mois se sont écoulés sans qu’aucune avancée concrète ne soit constatée. Les investisseurs n’ont vu ni gisement exploité, ni tracteur livré, ni document administratif abouti. Face à ce blocage, ils se sont rendus à l’OCRB pour déposer une plainte formelle. Ce nouveau dossier vient ainsi compléter celui déjà ouvert pour l’affaire Ouambeti.

 

Un scénario déjà connu depuis 2015

 

Cette affaire chinoise n’est pas la première pour Daniel Nzéwé. Pendant la transition politique dirigée par Catherine Samba-Panza, il avait déjà escroqué des ressortissants chinois pour plusieurs millions de francs CFA. Les victimes avaient alors porté plainte et il avait été incarcéré à la prison centrale de Ngaragba. Depuis sa cellule, il avait multiplié les courriers pour clamer son innocence. Il s’était notamment adressé à Faustin-Archange Touadéra, son ancien professeur à l’université de Bangui, devenu chef de l’État en 2016. Touadéra avait alors jugé qu’il pouvait être innocent et Daniel Nzéwé avait recouvré la liberté.

 

Des manipulations qui dépassent le seul dossier chinois

 

Le nom de Daniel Nzéwé revient également dans d’autres dossiers de fraude touchant des partenaires franco-israéliens et canadiens. Il aurait organisé une escroquerie liée à un trafic de faux or, causant la perte de plusieurs millions de francs CFA à ses victimes. Cette affaire avait été transmise à la Section de recherches et d’investigations de la gendarmerie nationale, qui l’avait arrêté.

 

Une protection politique qui neutralise les enquêtes

 

Le directeur de cabinet de la présidence avait pourtant estimé que les preuves de manipulation et de faux documents justifiaient son maintien en détention. Touadéra avait néanmoins ordonné sa remise en liberté. Cette intervention s’était répétée à plusieurs reprises. Membre du Mouvement Cœurs Unis, le parti au pouvoir, Daniel Nzéwé bénéficierait ainsi d’une protection récurrente qui bloque le travail des enquêteurs à chaque nouvelle affaire.

 

Quelle suite judiciaire pour ce nouveau dossier ?

 

Avec l’ajout de la plainte chinoise, le dossier de Daniel Nzéwé prend une ampleur inédite. Le montant cumulé du préjudice dépasse désormais vingt millions de francs CFA. La procédure normale voudrait qu’un dossier de cette gravité soit transmis au parquet de Bangui, avec un mandat de dépôt à la clé. Les habitudes constatées dans les affaires précédentes laissent toutefois planer un doute sur l’issue réelle de cette nouvelle détention.

 

Affaire à suivre…

 

Gisèle MOLOMA

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

MCU : le fils du député Mathurin Dimbelet , Fernand Dimbelet, communiquant du régime en prison, les tensions internes au camp de Touadéra prennent une nouvelle tournure

0

MCU : le fils du député Mathurin Dimbelet , Fernand Dimbelet, communiquant du régime en prison, les tensions internes au camp de Touadéra prennent une nouvelle tournure

 

MCU : le fils du député Mathurin Dimbelet , Fernand Dimbelet, communiquant du régime en prison, les tensions internes au camp de Touadéra prennent une nouvelle tournure
Fernand DIMBELET un communiquant actif du MCU

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Fernand Dimbelet, fils du député Mathurin Dimbelet Nakoe et militant du Mouvement cœurs unis (MCU), a été placé depuis vendredi dernier sous mandat de dépôt à la prison centrale de Ngaragba à Bangui après deux semaines passées à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui. Il est poursuivi pour diffamation à la suite d’une plainte du ministre de la Justice, garde des Sceaux, Djoubaye Abazène.

 

L’affaire intervient alors que plusieurs militants, communicants ou personnalités proches du pouvoir se retrouvent, depuis plusieurs semaines, impliqués dans des procédures judiciaires. Le cas de Fernand Dimbelet ajoute ainsi un nouvel épisode aux tensions qui traversent le camp présidentiel.

 

À lire aussi : Centrafrique : comment Wagner finance la manifestation des jeunes filles pour soutenir l’ambassadeur de France à Bangui

Une publication au cœur de la procédure

 

À l’origine de la procédure figure une publication diffusée sur les réseaux sociaux concernant des camions qui auraient été interceptés au Km5 avec des armes et des munitions.

À lire aussi : Partenariat RCA-Chine : Le mirage des « 38 % de hausse » ou la farce d’une propagande douanière hors-sol

 

Des publications attribuaient ces véhicules au ministre Djoubaye Abazène. Cette affirmation a été largement relayée sur les réseaux sociaux par plusieurs personnes après l’interception des camions.

 

À ce stade, rien ne permet d’établir que Fernand Dimbelet est l’auteur initial de cette information. Plusieurs jeunes avaient repris ou commenté la même affirmation sur les réseaux sociaux. La procédure judiciaire engagée contre lui fait, elle, suite à la plainte déposée par le ministre de la Justice.

 

Fernand Dimbelet est un militant du MCU et un communicant actif sur les réseaux sociaux. Il est régulièrement apparu dans l’espace numérique pour défendre les autorités et s’en prendre aux opposants au pouvoir.

 

Son placement sous mandat de dépôt donne une dimension particulière à cette affaire : un militant du camp présidentiel se retrouve désormais détenu à la suite d’une plainte déposée par un membre du même pouvoir.

 

Une ancienne affaire qui revient au premier plan

 

L’affaire des véhicules ne date pas de quelques jours. Elle s’inscrit dans un dossier plus ancien, régulièrement évoqué dans les échanges sur les réseaux sociaux.

 

Après l’arrestation des camions, plusieurs internautes avaient affirmé qu’ils appartenaient au ministre de la Justice et qu’ils avaient été utilisés pour transporter des armes et des munitions. Ces publications avaient circulé largement avant que la procédure visant Fernand Dimbelet ne soit engagée.

 

Le fait que plusieurs personnes aient relayé cette information est un élément important pour comprendre le contexte. La procédure visant Dimbelet ne signifie donc pas que celui-ci est nécessairement l’auteur de toutes les publications à l’origine de la polémique.

 

Le dossier judiciaire devra établir précisément les faits qui lui sont reprochés et le contenu de la publication retenue contre lui.

 

Après Kossimati, Dimbelet rejoint la liste des communicants poursuivis

 

Le placement en détention de Fernand Dimbelet intervient après plusieurs affaires judiciaires impliquant des personnalités ou communicants proches du pouvoir.

 

Quelques semaines plus tôt, Blaise Didacien Kossimati, un autre griot du régime, avait comparu devant la justice avant d’être condamné. Son passage devant les tribunaux avait déjà marqué une évolution dans les rapports entre le pouvoir et certains de ses propres relais dans l’espace public.

 

Le cas de Dimbelet présente une différence importante. Alors que certains dossiers ont donné lieu à des convocations, des auditions ou des condamnations, le jeune militant du MCU est directement placé sous mandat de dépôt et transféré à Ngaragba.

 

Cette succession de procédures donne une autre lecture aux événements qui se déroulent actuellement dans le camp présidentiel. Des personnalités qui ont longtemps participé à la défense du pouvoir se retrouvent elles-mêmes devant la justice.

 

Sani Yalo et Pascal Binda-Koyagbélé également devant la justice

 

Ces événements interviennent aussi après la convocation de Sani Allo et de Pascal Binda-Koyagbélé  devant le tribunal dans une affaire liée à une accusation de tentative de coup d’État.

 

Les deux hommes avaient été entendus dans le cadre de cette procédure. Leur passage devant la justice s’est produit dans un contexte politique déjà marqué par plusieurs affaires visant des personnes considérées comme proches ou favorables au pouvoir.

 

La multiplication de ces dossiers en quelques semaines nourrit les interrogations sur les rapports de force à l’intérieur même du camp présidentiel.

 

Martial Pabandi également détenu à Ngaragba

 

Le cas de Martial Pabandi vient renforcer cette série.

 

Lui aussi est présenté comme un communicant favorable au pouvoir. Il se trouve actuellement à la prison centrale de Ngaragba.

 

Avec Fernand Dimbelet, plusieurs figures qui évoluaient dans l’espace de communication du pouvoir se retrouvent ainsi confrontées à des procédures judiciaires ou à la détention.

 

Cette situation tranche avec leur position habituelle sur les réseaux sociaux. Ces communicants étaient jusque-là principalement connus pour leur soutien aux autorités et leurs attaques contre les opposants.

 

Quand les communicants du même camp deviennent adversaires

 

Le cas Dimbelet présente une particularité supplémentaire : la plainte émane directement d’un membre du gouvernement contre un militant du même camp politique.

 

Le ministre de la Justice et le jeune militant ne se trouvent donc pas dans une confrontation classique entre pouvoir et opposition. Ils appartiennent au même environnement politique, celui du MCU et de la majorité présidentielle.

 

C’est cette dimension qui donne à l’affaire sa portée politique.

 

Depuis plusieurs années, les réseaux sociaux sont devenus un espace important de confrontation politique en République centrafricaine. Les militants proches du pouvoir y occupent une place importante et participent régulièrement aux campagnes de communication en faveur des autorités.

 

Lorsque des membres de ce même environnement commencent à se retrouver devant les tribunaux, la question des rapports internes au camp présidentiel devient inévitable.

 

Le MCU face à ses propres contradictions

 

L’affaire Fernand Dimbelet intervient ainsi dans une période où plusieurs personnalités issues du même environnement politique sont impliquées dans des procédures judiciaires différentes.

 

Il ne s’agit pas de présenter ces dossiers comme une seule et même affaire. Les faits reprochés à Sani Allo et Pascal Binhakpo Agbélé ne sont pas ceux reprochés à Blaise Didacien Kossimati, Marcel Pabandi ou Fernand Dimbelet.

 

Les procédures sont distinctes. Les personnes concernées ne sont pas poursuivies pour les mêmes motifs.

 

Le point commun se trouve dans leur proximité politique ou leur activité de communication favorable au pouvoir.

 

Le placement de Fernand Dimbelet à Ngaragba intervient donc dans un contexte où le camp présidentiel voit plusieurs de ses propres relais passer du rôle de défenseurs du régime à celui de personnes poursuivies devant la justice.

 

Une bataille désormais à l’intérieur du camp

 

L’affaire des camions du Km5 constitue le point de départ immédiat de la procédure contre Fernand Dimbelet, mais son placement en détention dépasse désormais cette seule polémique.

 

Le jeune militant est poursuivi pour diffamation après une plainte du ministre de la Justice. Les publications concernant les camions avaient été largement relayées par plusieurs internautes et rien, dans les éléments évoqués ici, ne permet d’affirmer qu’il en était l’auteur initial.

 

La justice devra déterminer la responsabilité précise de Fernand Dimbelet dans les faits qui lui sont reprochés.

 

En attendant, son transfert à Ngaragba intervient après ceux ou les procédures visant d’autres personnalités du même environnement politique. Kossimati a été condamné. Marcel Pabandi se trouve également à Ngaragba. Sani Allo et Pascal Binhakpo Agbélé ont été entendus dans une affaire distincte.

 

Le pouvoir fait ainsi face à une situation inhabituelle : certains de ceux qui ont participé à sa défense politique et médiatique se retrouvent désormais poursuivis, condamnés ou détenus. Dans l’affaire Dimbelet, la confrontation oppose directement un ministre en exercice à un jeune militant du même camp, donnant à cette nouvelle procédure les allures d’un affrontement interne au MCU.

 

Par Éric Azoumi

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Yves Sanghamy martèle : « Nous avons le prix de l’essence le plus élevé au monde », une conséquence directe du contrat pétrolier opaque signé par le gouvernement

0

Yves Sanghamy martèle : « Nous avons le prix de l’essence le plus élevé au monde », une conséquence directe du contrat pétrolier opaque signé par le gouvernement

 

Yves Sanghamy martèle : « Nous avons le prix de l’essence le plus élevé au monde », une conséquence directe du contrat pétrolier opaque signé par le gouvernement
Yves Sanghamy, porte-parole de l’opposant Anicet Georges Dologuelé

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le porte-parole d’Anicet Georges Dologuélé accuse le gouvernement d’avoir plombé le prix du carburant en Centrafrique. Il vise directement le contrat signé avec la société Neptune, qu’il juge néfaste pour les ménages et pour les finances publiques.

 

Un contrat qui fait exploser les prix à la pompe Yves Sanghamy affirme que la Centrafrique affiche aujourd’hui le prix de l’essence le plus élevé au monde. Selon lui, cette flambée découle directement de l’accord d’approvisionnement conclu avec Neptune.

À lire aussi : Centrafrique : Jules Njawé confirme la politisation de la justice et la crise diplomatique avec le Tchad

 

La hausse du carburant ne reste pas isolée. Le coût du transport augmente à son tour, et cette hausse se répercute sur le prix des denrées de première nécessité dans les marchés du pays. Les ménages centrafricains subissent donc une double peine, à la pompe et dans leur panier alimentaire.

À lire aussi : « Tu vas finir comme Pierre Nkurunziza » : Le pasteur Nicolas Talingano prédit une fin tragique à Faustin-Archange Touadéra s’il s’obstine pour un troisième mandat

 

Une chute brutale des recettes fiscales

Le contrat pétrolier n’affecte pas seulement les consommateurs. Il touche aussi directement les caisses de l’État. Avant cet accord, la fiscalité pétrolière représentait environ 25% des recettes fiscales nationales. Ce chiffre est aujourd’hui tombé sous la barre des 10%.

 

Cette baisse prive l’État de ressources importantes, au moment même où les besoins en infrastructures, en santé et en éducation restent criants.

 

Un contrat signé de gré à gré

 

Yves Sanghamy pointe aussi les conditions d’attribution du contrat. Selon lui, l’accord a été conclu de gré à gré, sans appel d’offres transparent. Il y voit un exemple de gestion opaque des ressources stratégiques du pays, où l’intérêt public passe après des arrangements privés.

 

Pour l’opposition, ce dossier illustre l’incapacité du gouvernement à protéger le pouvoir d’achat des Centrafricains. Elle réclame la publication des termes du contrat et une révision de l’accord avec Neptune.

 

La hausse du carburant en Centrafrique, due au contrat pétrolier avec Neptune, a un impact direct sur les ménages et les finances publiques.

Par Anselme Mbata

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Centrafrique : un sous-officier de l’armée nationale abattu près de Bouar

0

Centrafrique : un sous-officier de l’armée nationale abattu près de Bouar

 

Centrafrique : un sous-officier de l’armée nationale abattu près de Bouar
Le sergent tué lors d’une embuscade près de Bouar

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Un sergent des Forces armées centrafricaines (FACA), promotion 2011, a été tué jeudi 20 août 2026 à environ sept kilomètres de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, lors d’une attaque contre le véhicule dans lequel il circulait.

 

Le sous-officier avait quitté sa base pour se rendre à Bouar. Il voyageait avec un chauffeur à bord d’un véhicule. À environ sept kilomètres de la ville, des hommes armés non identifiés ont surgi depuis la forêt et ouvert le feu en direction du véhicule.

 

À lire aussi : Village 5 Kilos : un soldat FACA tire sur un jeune après une dispute autour d’un téléphone

Des tirs ont été échangés au cours de l’attaque. Le sergent a été atteint par balle et a succombé à ses blessures. Le chauffeur qui l’accompagnait n’a pas été tué. Il a également été touché, mais ses blessures ne seraient pas graves.

 

À lire aussi : Ça y est! Sa mort est confirmée. Le transporteur Bilal a été froidement exécuté 24 heures après son enlèvement par les mercenaires Russes à Ndélé

Informés de l’attaque, des militaires de son unité se sont rapidement rendus sur les lieux. Ils ont récupéré le corps de leur camarade et l’ont transporté jusqu’à Bouar.

 

À lire aussi : Centrafrique : la PJLOD de monsieur Arsène Élien exige la fermeture du site minier de Zamboye et l’ouverture d’une enquête judiciaire

Le corps du sergent a été préparé à Bouar avant son transfert vers Bangui. La dépouille devait quitter Bouar vendredi 21 août à destination de la capitale centrafricaine.

 

Le sergent appartenait à la promotion 2011 des FACA. Sa mort plonge une nouvelle fois ses camarades dans le deuil, alors que les circonstances exactes de l’attaque et l’identité des hommes armés restent à établir.

 

Par Martial Passi 

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Souveraineté économique : la leçon de courage du Niger face à la démission des autorités centrafricaines

0

Souveraineté économique : la leçon de courage du Niger face à la démission des autorités centrafricaines

 

Souveraineté économique : la leçon de courage du Niger face à la démission des autorités centrafricaines
Rufin Benam Beltoungou, ministre centrafricain des Mines et de la géologie

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La gouvernance des ressources naturelles en Afrique franchit un cap décisif avec le courage incroyable des autorités nigériennes. Dans son édition du lundi 13 juillet 2026, le journal Médias Plus jette un véritable pavé dans la mare de la géopolitique en barrant sa une d’un titre sans équivoque : « Niger : L’État expulse les responsables chinois de SORAZ, CNPC et WAPCO pour non-respect des engagements ». Cette décision d’une rare fermeté de la part des autorités de Niamey marque un tournant historique dans les relations entre le pays et ses partenaires industriels d’Asie de l’Est. Elle résonne surtout comme une gifle monumentale pour le pouvoir aveugle de Bangui.

 

La leçon de Niamey : oser dire non aux géants chinois

L’action radicale entreprise par le gouvernement nigérien découle d’accumulations de manquements contractuels de la part des multinationales chinoises. Selon les éléments partagés par Médias Plus, le pouvoir reproche ouvertement aux directions de la SORAZ (Société de raffinage de Zinder), de la CNPC (China National Petroleum Corporation) et de WAPCO (West African Oil Pipeline Company) d’avoir bafoué leurs obligations. Parmi les principaux griefs figurent le non-respect des quotas d’emplois locaux et le blocage délibéré des transferts de technologies.

 

Il faut saluer et applaudir des deux mains ce courage politique. Le Niger, pourtant sous influence de la Russie de Wagner et des Africa Corps tout comme la République centrafricaine, démontre qu’un État peut faire respecter sa souveraineté. Bien que la Chine et la Russie s’affichent comme des partenaires indissociables sur la scène internationale, les Russes ne jouent pas franc jeu avec Pékin sur le continent africain (comme l’avait cruellement prouvé l’assassinat de neuf ressortissants chinois sur un site minier de l’Ouaka par les mercenaires de Wagner il y a quelques années). Mais là où le Niger utilise sa marge de manœuvre pour chasser les dirigeants chinois corrompus et hors-la-loi, la RCA, elle, s’écrase.

 

En RCA : les Chinois sont rois dans un système totalement corrompu

Le contraste avec notre pays est saisissant. En Centrafrique, les entreprises chinoises opèrent en terrain conquis, protégées par une corruption généralisée qui achète tout le monde, du sommet de l’État jusqu’au bas de l’échelle : président, Premier ministre, ministres, préfets, chefs de chantiers et militaires reçoivent leurs enveloppes mensuelles. En échange de ce silence acheté, ces compagnies bafouent l’ensemble du droit national en toute impunité.

 

Sur les chantiers miniers et routiers centrafricains, la main-d’œuvre locale est royalement ignorée. Les entreprises chinoises préfèrent importer illégalement des travailleurs venus d’Afrique centrale, principalement du Cameroun. Le cahier des charges environnemental est inexistant, la déforestation massive s’opère au mépris des enjeux climatiques, et le code du travail est piétiné. Les jours de fêtes nationales, comme le 1er décembre, ne sont pas respectés : c’est le travail forcé ou le licenciement immédiat à tour de bras.

 

Le scandale de Yongoro : quand l’armée nationale chasse ses propres citoyens

La preuve irréfutable de cette faillite morale et politique de l’État centrafricain s’est encore manifestée pas plus tard que ce dimanche 12 juillet 2026. Sur le site minier de Yongoro, situé dans la préfecture de la Nana-Mambéré(sur l’axe routier reliant Bouar-Bong et Bocaranga), les forces de l’ordre sont intervenues non pas pour protéger la population, mais pour chasser manu militari les ouvriers et artisans locaux.

 

L’objectif de cette opération commanditée par Bangui ? Spolier les travailleurs nationaux pour céder l’intégralité de ce gisement minier aux exploitants chinois. Les ouvriers de Yongoro, refusant de se laisser dépouiller, ont lancé un mouvement de manifestation qui se poursuit actuellement sur place.

 

Ce dernier événement résume la tragédie centrafricaine : dès qu’une ressource de valeur est découverte quelque part sur le territoire, le régime s’empresse de la livrer sur un plateau d’argent aux intérêts de Pékin. Pendant que le Niger éjecte les multinationales pour protéger ses fils, le pouvoir de Bangui envoie ses propres soldats brimer les Centrafricains pour préserver les intérêts de ses corrupteurs.

 

Par Martial Passi

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Faustin Zaméto : « 30 millions d’euros ne sauveront pas l’école centrafricaine », l’Éducation 2023-2027 critiquée

0

Faustin Zaméto : « 30 millions d’euros ne sauveront pas l’école centrafricaine », l’Éducation 2023-2027 critiquée

 

Faustin Zaméto : « 30 millions d’euros ne sauveront pas l’école centrafricaine », l’Éducation 2023-2027 critiquée
Faustin Zameto

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le sociologue et analyste politique Faustin Zaméto critique la mise en œuvre du Programme Éducation 2023-2027, financé à hauteur de 30 millions d’euros par l’Union européenne. Dans une tribune publiée le 19 août 2026, il dénonce les insuffisances des infrastructures scolaires, le manque d’enseignants et le faible contrôle de l’État sur les projets éducatifs.

 

Dans sa déclaration, Faustin Zaméto oppose la réunion du Comité de pilotage du Programme Éducation 2023-2027, tenue à Bangui, aux réalités observées dans certaines écoles de province. Il cite notamment Bambi, dans l’Ouham-Pendé, où il affirme que des classes accueillent jusqu’à 120 élèves, sans manuels et avec des infrastructures dégradées.

 

À lire aussi : Kidnappés par les mercenaires russes depuis une semaine à Bangui , deux jeunes centrafricains sont portés disparus, leurs familles s’inquiètent

Pour Faustin Zaméto, cette situation n’est pas nouvelle. Il rappelle plusieurs programmes engagés depuis 2010, notamment des programmes d’urgence, le plan sectoriel, le PAEB et le programme 2023-2027. Selon lui, les changements de programmes n’ont pas permis de régler durablement les problèmes des écoles.

 

À lire aussi : Les centrafricains se demandent où sont partis les fonds des projets routiers financés par la Banque mondiale et l’AFD? Le GTSC menace de son côté de porter l’affaire devant la justice

Faustin Zaméto critique la dépendance aux bailleurs

 

Faustin Zaméto estime que les politiques éducatives centrafricaines accordent une place excessive aux partenaires financiers. Il affirme que les projets sont souvent conçus pour répondre aux attentes des bailleurs plutôt que pour satisfaire directement les besoins des élèves et des enseignants.

 

Dans sa tribune, il cite des projets réalisés rapidement pour répondre aux exigences des partenaires. Il considère que cette logique transforme progressivement l’éducation en programme destiné à produire des rapports et des résultats présentables aux bailleurs.

 

L’analyste politique critique aussi le rôle actuel de l’État dans la construction et la réhabilitation des établissements scolaires. Il cite plusieurs organisations impliquées dans ces travaux, dont Caritas, COOPI, Plan, NRC et IRC. Faustin Zaméto s’interroge sur les moyens de contrôle dont dispose l’État lorsque celui-ci manque d’ingénieurs, de budget de suivi et d’autorité suffisante sur le terrain.

 

30 millions d’euros face aux besoins scolaires

 

Faustin Zaméto estime que les 30 millions d’euros du programme restent insuffisants face à l’ampleur des besoins du système éducatif centrafricain. Il avance notamment le chiffre de 60 % d’enfants non scolarisés et de 40 % d’écoles détruites ou inexistantes dans les dix préfectures couvertes par le programme.

 

Selon son calcul, les 30 millions d’euros représentent environ 6 millions d’euros par an. Répartie sur dix préfectures, cette enveloppe correspondrait à 600 000 euros par préfecture et par an. Faustin Zaméto estime que cette somme ne permettrait même pas de réhabiliter correctement cinq écoles par préfecture chaque année.

 

Le sociologue dénonce également l’absence, selon lui, d’un mécanisme suffisamment efficace pour sanctionner les travaux mal réalisés. Il évoque des écoles jamais terminées depuis 2010, des accusations de corruption en 2015 et des réhabilitations partielles en 2019. Il affirme qu’aucun audit ni aucune sanction n’ont permis de tirer les responsabilités des précédents programmes.

 

Cinq mesures proposées par Faustin Zaméto

 

Faustin Zaméto propose cinq mesures pour améliorer le suivi du Programme Éducation 2023-2027.

 

La première concerne le contrôle citoyen. Il propose que chaque école dispose d’un comité de parents, d’un numéro vert, d’un budget affiché et d’une géolocalisation. Selon lui, ces mécanismes permettraient aux populations de signaler rapidement les problèmes constatés sur les infrastructures scolaires.

 

La deuxième priorité porte sur le recrutement des enseignants. Faustin Zaméto considère que des classes de 120 élèves constituent une situation inacceptable. Il propose le recrutement, la formation et la prise en charge de 5 000 enseignants, avec leur intégration dans la fonction publique.

 

La troisième mesure vise le financement des projets en fonction de leurs résultats. Faustin Zaméto demande que le versement des financements soit conditionné à des audits indépendants. Il propose notamment de ne pas débloquer une deuxième tranche avant l’audit d’au moins 100 écoles.

 

La quatrième mesure concerne le rôle de l’État. Faustin Zaméto demande un engagement financier plus important en faveur de l’éducation et propose que 15 % du budget national soient consacrés à ce secteur. Il souhaite également la présence d’ingénieurs de l’État sur les chantiers scolaires et un ministère davantage impliqué dans la réalisation et le contrôle des travaux.

 

La cinquième mesure porte sur la transparence. Faustin Zaméto demande la publication de la liste des écoles construites ou réhabilitées depuis 2010, accompagnée de photographies avant et après les travaux.

 

« 30 millions d’euros ne sauveront pas l’école centrafricaine »

 

Dans la dernière partie de sa tribune, Faustin Zaméto estime que l’enveloppe de 30 millions d’euros ne suffit pas, à elle seule, à résoudre les difficultés du système éducatif centrafricain. Il affirme que la réussite du programme dépend surtout de la volonté politique et du suivi des engagements pris.

 

Faustin Zaméto appelle aussi les parents à participer davantage aux décisions concernant l’éducation de leurs enfants et demande aux enseignants de poursuivre leur travail malgré les difficultés. Il interpelle directement le gouvernement sur la nécessité de mesurer les résultats du système éducatif à partir du nombre d’enfants capables de lire plutôt qu’au nombre de réunions organisées avec les partenaires.

 

Pour Faustin Zaméto, le Programme Éducation 2023-2027 doit éviter de reproduire les insuffisances des programmes précédents. Il souhaite que les financements soient accompagnés d’un contrôle effectif, d’un suivi des chantiers et de résultats vérifiables dans les écoles.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

 

 

Affaire Guen : la CPS fixe un nouveau calendrier pour les réquisitions et plaidoiries

0

Affaire Guen : la CPS fixe un nouveau calendrier pour les réquisitions et plaidoiries

 

Affaire Guen : la CPS fixe un nouveau calendrier pour les réquisitions et plaidoiries
Le juge de la Section d’assises de la Cour pénale spéciale lors d’une audience dans le procès Ndélé I. CopyrightCPS

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 La Cour pénale spéciale (CPS) a modifié, vendredi 21 août 2026, le calendrier des audiences consacrées au réquisitoire du Parquet spécial et aux plaidoiries dans l’affaire dite « Guen ».

 

Les plaidoiries débuteront le 31 août

 

La Première Section de la Chambre d’assises de la CPS explique cette modification par un retard dans le dépôt de certains mémoires en clôture de la Défense. Les audiences publiques prévues pour le réquisitoire oral, les plaidoiries, les répliques et les dernières paroles des accusés ont donc été réorganisées.

À lire aussi : Bangui : Balekouzou, le grand voleur du quartier Walingba arrêté à l’OCRB avec un sac rempli d’objets après le cambriolage d’une maison

 

Le nouveau calendrier prévoit d’abord la plaidoirie des avocats des parties civiles le lundi 31 août 2026 à 10 heures. Le réquisitoire oral du Parquet spécial est programmé le mardi 1er septembre à la même heure.

À lire aussi : Kidnappés par les mercenaires russes depuis une semaine à Bangui , deux jeunes centrafricains sont portés disparus, leurs familles s’inquiètent

 

Les avocats des cinq accusés interviendront ensuite à tour de rôle. Me Yvon Fred Ludovic Mackpevo plaidera le 3 septembre pour François Boybanda alias Balere. Me Euloge Fortuné Mocpat interviendra le 4 septembre pour Philémon Kahena alias CB.

 

Me Albert Panda Gbianimbi plaidera le 7 septembre pour Dieudonné Gomitua. Me Sylvain Adrien Tabangue interviendra le 8 septembre pour Edmond Beina, tandis que Me Claude Ngaisset-Pessinam plaidera le 9 septembre pour Jean Bahara.

 

Les dernières étapes prévues le 11 septembre

 

La CPS prévoit le vendredi 11 septembre 2026 à 10 heures les répliques orales des parties ainsi que les dernières paroles des accusés, le cas échéant. Cette étape interviendra après plusieurs jours consacrés aux plaidoiries de la défense.

 

La phase de présentation des éléments de preuve avait été clôturée le 11 juin 2026. L’affaire entre ainsi dans sa phase finale consacrée aux arguments des parties et aux observations des accusés.

 

Cinq accusés poursuivis pour des faits commis en 2014

 

L’affaire concerne François Boybanda alias Balere, Philémon Kahena alias CB, Dieudonné Gomitua, Edmond Beina et Jean Bahara. Les poursuites portent sur des faits qui auraient été commis entre février et mars 2014 dans la sous-préfecture de Gadzi, notamment à Guen, Djomo et Gadzi.

 

Selon la CPS, les faits reprochés portent notamment sur des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre. Les cinq accusés bénéficient de la présomption d’innocence conformément à la loi.

 

La CPS, créée par la loi organique n°15.003 du 3 juin 2015, est une juridiction hybride intégrée au système judiciaire centrafricain. Elle a pour mandat d’enquêter et de poursuivre les crimes de droit international commis en République centrafricaine depuis 2003.

 

Par Brahim Sallé

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Centrafrique : La démission ou la destitution du Président de la République pourrait-elle débloquer la crise et contribuer au renouveau politique ?

0

Centrafrique : La démission ou la destitution du Président de la République pourrait-elle débloquer la crise et contribuer au renouveau politique ?

 

Centrafrique : La démission ou la destitution du Président de la République pourrait-elle débloquer la crise et contribuer au renouveau politique ?

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

À l’entame du premier quinquennat du Président de la République où l’on évoquait encore la notion de “l’union sacrée” des forces vives de la nation, la République centrafricaine jouissait en apparence du statut d’un État politiquement stable et juridiquement organisé puisqu’elle s’inscrivait dans la dynamique de la transition politique consensuelle.

 

Rongée par les déceptions successives, la confiance du peuple envers le pouvoir de Bangui s’erode progressivement et se corrode car le pays est miné par la corruption à grande échelle, la prevarication, l’affairisme, la mésaventure de la cryptomonnaie et de la tokenisation, la dépendance abusive du pays aux apports ou aides extérieures.

À lire aussi : Nouvelle chute de Daniel Nzéwé, de son vrai nom Daniel Koli-Kanga : le multirécidiviste escroc et criminel de nouveau sous les verrous à l’OCRB

 

Cette politique égoïste et égocentrique déjà préjudiciable aux intérêts du peuple s’est accentuée avec l’accord opaque et ambigu qui consacre l’avènement des mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner en Centrafrique.

À lire aussi : Centrafrique : La COSCIPAC pilonne le régime Touadéra et dénonce une cabale contre Anicet Georges Dologuélé

 

D’emblée, les mercenaires dont le recrutement, l’utilisation et le financement sont interdits par une convention internationale adoptée par l’assemblée générale de l’ONU en 1989 ont été présentés par le pouvoir de Bangui comme des instructeurs russes chargés de former les forces armées centrafricaines.

 

Cette coopération militaire jugée temporaire ou limitée dans le temps s’est progressivement muée en une présence permanente avec corollaire la sécurité du Président de la République et la négociation de l’accord de paix de Khartoum avec les groupes armés.

 

Peu après, le fait de réprimer une tentative de coup d’État de la Coalition des Patriotes pour le Changement en décembre 2020, les mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner sont devenus des acteurs clés de la politique et surtout de l’économie car ils s’invitent dans les secteurs de l’or, diamant, bois, brasserie et d’autres secteurs commerciaux sans le contrôle à minima des autorités établies.

 

Pour pérenniser le pillage à grande échelle du pays, les lobbies russes rédigent et imposent au peuple centrafricain une nouvelle constitution discriminatoire à essence polémique où le Président de la République peut se représenter indéfiniment et le traditionnel quinquennat passe au septennat nonobstant les deux serments prêtés sur la constitution du 30 mars 2016.

 

Au regard de cet amer constat qui cristalise la crise politique et institutionnelle qui perdure, la problématique de la responsabilité du Président de la République ainsi que de l’avenir du pays interroge sans oublier la capacité du pouvoir de Bangui de proposer une alternative pacifique et durable.

 

Après une minutieuse analyse et évaluation, l’on remarque que le problème centrafricain est le Président de la République lui-même et son mode de gouvernance qui relève de la haute trahison non seulement au regard de la violation de la constitution à travers le parjure, l’abus de pouvoir, l’atteinte répétée aux libertés fondamentales mais aussi à des renoncements aux engagements démocratiques.

 

Ces dérapages répétés justifient légitimement une procédure de destitution du Président de la République pour manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat.

 

Au regard de la configuration monocolore de l’assemblée nationale, cette hypothèse de destitution est hautement improbable.

 

En l’absence de courage politique pour engager la procédure de destitution du chef de l’État, la démission considérée comme un acte de responsabilité qui se présente comme un impératif et non une option serait la solution idoine.

 

Ces deux solutions envisagées représentent une possibilité de renouvellement politique pour permettre à notre nation d’ouvrir une nouvelle étape politique afin de rattraper le dernier wagon de l’émergence.

 

C’est une ultime occasion pour rétablir la confiance entre les citoyens et les institutions fragilisée par les incessants dérapages nés de l’autisme du pouvoir de Bangui en procédant soit par un dialogue politique réellement inclusif soit par l’organisation d’un processus politique pour aboutir à un consensus national en vue de légitimer les institutions républicaines et de relancer le pays.

 

Face à l’ampleur de la problématique, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- La démission ou la destitution du Président de la République serait-elle une solution pour sortir de l’impasse politique ?

2- En d’autres termes, le départ du chef de l’État peut-il favoriser une sortie de crise et un renouveau politique en Centrafrique ?

3- La haute trahison passible d’une procédure de destitution est-elle légitimement constituée ?

4- La non maîtrise des leviers décisionnels au profit des mercenaires de Wagner peut-elle justifier une éventuelle démission ?

 

En tout état de cause même s’il est notoire et évident que la procédure de destitution du Président de la République paraît utopique, celle de la démission reste plausible si l’on a encore un brin d’honneur et de patriotisme.

 

Ce peuple meurtri n’attend que cette démission du président de la République pour incompétence à l’instar de la démission quand bien même forcée du Président Djotodia à N’djamena au Tchad en 2014 en vue d’écrire une nouvelle et belle page de l’histoire avec de nouveaux acteurs compétents dans le cadre d’une refondation de la nouvelle République bâtie sur une large consultation citoyenne avec des projets de société émergents à l’instar des recommandations du forum de Bangui de 2015.

 

C’est bien évidemment ce que le Rassemblement Unitaire, une composante de la société civile centrafricaine envisage d’organiser dans le cadre des consultations citoyennes sans exclusive pour une renaissance centrafricaine que je vous invite au passage à y adhérer massivement dans les jours à venir.

 

Pour finir, nous vous rappelons que dans les grandes nations de démocratie, on ne gère pas un peuple sans lui rendre des comptes, en l’informant sur ce qu’on fait et en lui expliquant la méthode utilisée pour le gérer ainsi que les résultats escomptés.

 

S’inscrivant dans cette suite logique et au nom du droit à l’information, nous vous exhortons de donner des explications fiables, détaillées, crédibles, convainquantes et exempt de mensonges au peuple non seulement sur l’enlèvement, la séquestration et l’assassinat sur la route de Ndélé du transporteur dénommé Bilal par des mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner mais aussi de s’expliquer sur la non restitution à sa famille du corps sans vie du géologue suisse assassiné les jours précédents.

 

Au delà de tout, ce peuple martyrisé et anesthésié se réveillera de son profond sommeil onirique pour organiser la résistance sur la base des articles 28 et 29 de la constitution du 30 mars 2016.

 

Cependant les paisibles habitants de Limassa soutenus dans sa lutte par les vaillants citoyens de Mala et par extension à l’échelle nationale sonne le glas en déclenchant le processus graduel de fin de règne et vous rappelle qu’il y’a une belle vie entourée des siens après le pouvoir à l’image du président du Bénin Patrice Talon.

 

Monsieur le président, l’époque ou alors l’âge pour escalader les clôtures des chancelleries et ambassades est revolue et surtout votre morphologie endomorphique est inadaptée à cette épreuve.

 

Ainsi nous vous conseillons humblement de démissionner avec honneur avant d’être contraint par la force car l’exil de nos jours est une prison dorée certes mais son essence est la souffrance et le regret.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis le royaume de Limassa.

 

 

Limassa le 22 Août 2026.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Martin Ziguélé : « Ce que la Centrafrique tire du secteur de l’or est un vrai scandale »

0

Martin Ziguélé : « Ce que la Centrafrique tire du secteur de l’or est un vrai scandale »

Martin Ziguélé : « Ce que la Centrafrique tire du secteur de l’or est un vrai scandale »
Martin Ziguelé, président du parti MLPC, et porte-parole du BRDC. Photo CNC

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Martin Ziguélé, ancien Premier ministre centrafricain, dénonce l’écart entre les ressources minières exploitées et les revenus réels perçus par l’État. Il compare la RCA au Burkina Faso, largement plus performant.

 

Un écart financier qui interpelle

Martin Ziguélé critique la faible contribution du secteur aurifère aux caisses publiques. Selon lui, l’État centrafricain ne perçoit qu’environ trois milliards de francs CFA par an sur l’or extrait.

 

À lire aussi : Déchéance du député Souleman Bi Hassan : Élysée Nguemale relance le Conseil constitutionnel

Par ailleurs, le Burkina Faso encaisse des centaines de milliards grâce à une production comparable. Cette différence traduit, selon l’ancien Premier ministre, une gestion défaillante des ressources minières.

 

À lire aussi : Pampali à Touadéra : débarrassez-vous de votre entourage qui freine le pays, ou votre mandat sera perdu d’avance

Les recettes fiscales n’atteignent donc pas les niveaux attendus. Les citoyens et les infrastructures locales ne profitent pas des richesses extraites du sol centrafricain.

 

À lire aussi : Jean Symphorien Mapenzi et le fantasme de la “volonté du peuple” : l’absolutisme du MCU pousse le nouveau bureau de l’assemblée nationale à l’obéissance aveugle

Le carburant, autre secteur sinistré

Le secteur des hydrocarbures connaît des difficultés similaires, selon Ziguélé. Le gouvernement a confié l’approvisionnement en carburant à une société non enregistrée dans le pays.

 

Cette décision prive l’État de recettes fiscales importantes. Elle provoque, en outre, une pénurie continue de carburant sur tout le territoire.

 

À ce stade, les prix à la pompe atteignent des niveaux records, à Bangui comme en province. Les habitants paient leur carburant deux fois plus cher qu’à la frontière voisine.

 

Les parlementaires réclament un cadre légal strict

Face à cette situation, les parlementaires centrafricains demandent le rétablissement d’une agence de régulation indépendante. Ils réclament également la réouverture du marché à la concurrence.

 

Selon nos informations, seul un cadre légal rigoureux permettra de récupérer les fonds détournés lors de projets abandonnés. Cette réforme conditionnerait, en conséquence, le redressement du secteur énergétique.

La critique de Martin Ziguélé sur la gestion des ressources minières souligne le faible rendement du secteur aurifère en Centrafrique, qui n’apporte que peu de revenus à l’État.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Elysée Nguimalé : « Les autorités issues des élections n’ont pas la capacité intellectuelle suffisante pour tenir un appareil étatique. »

0

Elysée Nguimalé : « Les autorités issues des élections n’ont pas la capacité intellectuelle suffisante pour tenir un appareil étatique. »

 

Elysée Nguimalé : « Les autorités issues des élections n’ont pas la capacité intellectuelle suffisante pour tenir un appareil étatique. »
Élysée Nguemalet en pleine conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Sur Radio Ndeke Luka, Elysée Nguimalé, coordonnateur de l’OGDC, critique la classe politique. Selon lui, les autorités manquent de capacité intellectuelle pour diriger l’État et construire la paix durable.

 

Une charge contre Touadera

S’exprimant dans l’émission Patara sur Radio Ndeke Luka, Elysée Nguimalé vise directement la classe politique au pouvoir. Le coordonnateur de l’Observatoire pour la gouvernance démocratique en Centrafrique (OGDC) porte une charge d’une rare intensité. Par ailleurs, il revient longuement sur la situation à Boali, où les autorités peinent à rétablir l’ordre républicain.

 

À lire aussi : Kété-Sido : dix jeunes filles victimes d’agression sexuelle par des hommes armés non identifiés

Les provinces concernées subissent depuis des mois violences répétées et enlèvements. Selon nos informations, plusieurs familles auraient fui ces zones pour échapper aux exactions. À ce stade, aucune réponse durable n’a été apportée par l’État central.

 

À lire aussi : Dans son délire propagandiste et mensonger de mythomane, Fidel Gouandjika se réjouit de la prétendue élimination de la LRA par les forces russes pour falsifier l’histoire et masquer la complicité de la dictature avec les criminels de Joseph Kony.

De son côté, le juriste pointe des carences stratégiques au sommet de l’État. Il estime que ces lacunes ne relèvent pas d’un manque de moyens, mais d’un déficit de vision politique. En conséquence, il juge le forum de Bangui de 2015 largement inappliqué.

 

Elysée Nguimalé : « Lors du forum de Bangui en mai 2015, les principales recommandations avaient tout prévu. Elles avaient tracé une ligne, une orientation politique de la nation pour pouvoir construire la paix. Mais malheureusement, monsieur Armando, les autorités issues de ces élections n’ont pas la capacité intellectuelle suffisante pour pouvoir tenir un appareil étatique pour pouvoir mettre en applicabilité ces recommandations. »

 

Ce forum avait pourtant réuni l’ensemble des forces vives de la nation. Toutefié, ses conclusions restent, selon lui, lettre morte neuf ans plus tard.

 

Le reniement de l’héritage de Boganda

Pour appuyer son diagnostic, Elysée Nguimalé convoque les écrits fondateurs de la nation centrafricaine. Le père de l’indépendance, Barthélémy Boganda, avait fixé quatre conditions à la construction d’un État moderne. Il les avait détaillées dans son ouvrage La voie du progrès, publié en 1950 :

 

L’élément matériel, à savoir le travailL’élément socialL’élément intellectuelL’élément moralCes quatre piliers formaient, selon Boganda, le socle indispensable de toute nation viable. En revanche, le coordonnateur de l’OGDC estime que le pouvoir actuel s’est détourné de ces principes fondateurs. Il dénonce en particulier l’absence de travail effectif au sommet de l’État.

 

Elysée Nguimalé : « Notre père fondateur, Barthélémy Boganda, dans sa construction, a énuméré quatre éléments nécessaires pour la construction du pays dans son opuscule “La voie du progrès” en 1950 : l’élément matériel, l’élément social, l’élément intellectuel et l’élément moral. Mais est-ce que nos autorités, le président de la République, les députés, le gouvernement, travaillent ? Le travail commence d’abord à leur niveau. Si nous voyons le chef de l’État danser avec son gouvernement, est-ce que c’est ça travailler ? »

 

Cette image du chef de l’État dansant revient à plusieurs reprises dans son propos. Elle symbolise, selon lui, un décalage entre les priorités affichées et la réalité du terrain.

 

Un problème de gouvernance, pas un complot

De son côté, Elysée Nguimalé rejette fermement les explications officielles évoquant des « mains invisibles » ou des conspirations extérieures. Il attribue plutôt l’effondrement sécuritaire à un vide de leadership assumé. Par ailleurs, il rappelle que ce discours du complot permet, selon lui, d’éviter tout examen des responsabilités internes.

 

En conséquence, il désigne la gouvernance elle-même comme la cause directe du drame national. Il va jusqu’à évoquer la mort de l’État centrafricain en tant que projet politique.

 

Elysée Nguimalé souligne le déficit de capacité intellectuelle au sein des autorités, impactant la gouvernance et la stabilité en Centrafrique.

Elysée Nguimalé : « Il faut arrêter de penser aux auteurs intellectuels invisibles. Il y a un problème de gouvernance qui est là. L’homme politique centrafricain Goubina Papalie disait que l’État mérite aussi. C’est pour dire qu’actuellement, l’État centrafricain est en train de mourir, ou bien il est déjà mort, parce que cette construction de la paix n’a jamais existé. »

 

Ce constat rejoint, selon nos informations, les inquiétudes exprimées par d’autres acteurs de la société civile. Toutefois, aucune réaction officielle n’avait encore été enregistrée au moment de la diffusion de l’émission.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Centrafrique : Kossimatchi condamné, la fracture s’élargit au sein du pouvoir

0

Centrafrique : Kossimatchi condamné, la fracture s’élargit au sein du pouvoir

 

Centrafrique : Kossimatchi condamné, la fracture s’élargit au sein du pouvoir
Blaise-Didatien-Kossimatchi – Centrafrique : Bombardement de Bossangoa, Kossimatchi annonce un sit-in devant l’ambassade de France à Bangui

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 L’ancien porte-voix du MCU a écopé d’une peine de prison avec sursis, une sanction judiciaire qui expose les rivalités internes au sommet du pouvoir centrafricain.

 

Une condamnation qui confirme une crise interne

La justice centrafricaine vient de condamner Blaise Didatien Kossimatchi à une peine de prison avec sursis. Cette décision judiciaire dépasse le simple cadre pénal. Elle met en lumière des tensions profondes au sein du Mouvement Cœurs Unis, le parti de l’empereur Touadéra. Kossimatchi n’est pourtant pas un inconnu de la scène politique centrafricaine. Porte-parole du comité de soutien à Touadéra depuis 2016, il a également siégé dans la direction de campagne du MCU pour la présidentielle de 2020.

 

À lire aussi : Des réseaux sociaux à l’intelligence artificielle : Comment la vitesse de la technologie panique le régime obsolète de Bangui

Une élection locale à l’origine de la rupture

Le point de bascule remonte aux dernières échéances électorales locales. Kossimatchi a choisi de soutenir une candidature dissidente pour la mairie de Bangui. Ce choix l’a mis en porte-à-faux direct avec la ligne officielle de sa propre formation politique. L’échec de cette candidature a immédiatement fragilisé sa position au sein du parti. Une période d’agitation interne s’en est suivie, révélant des lignes de fracture jusque-là contenues.

 

À lire aussi : Insécurité chronique en Centrafrique, monsieur Bakonvoyo Dix Heures Odon décrypte les enjeux et origine du problème

Des attaques ciblées contre des ministres

Les sorties de Kossimatchi sur les réseaux sociaux ont ensuite précipité sa marginalisation. Il s’en est pris directement à plusieurs ministres à travers des attaques personnelles. Ce mode opératoire n’est pas nouveau chez le communicant. En 2018 déjà, le Conseil supérieur de la communication l’avait sanctionné pour incitation à la violence et à la haine. Cette fois, les responsables gouvernementaux ont estimé que la limite avait été franchie. La justice a réagi avec une rapidité inhabituelle pour mettre fin à ces sorties médiatiques.

 

Kossimatchi dénonce un complot de ses “frères”

Face à cette condamnation, Kossimatchi rejette toute responsabilité. Il affirme que ce procès résulte de manœuvres orchestrées par ses anciens camarades de parti. Ses propos sont sans détour : « Ce sont mes frères, nous sommes tous dans le même parti politique au pouvoir. Et ce sont eux qui ont comploté contre moi. Il faut que je dise la vérité. »

 

Malgré sa démission du bureau politique du MCU, il revendique toujours sa fidélité à l’empereur. Il précise : « Je suis démissionné du bureau politique du MCU, mais je reste fidèle au président Touadéra, c’est l’unique président que je soutiens. »

 

Un appareil judiciaire pris dans les rivalités du pouvoir

Cette affaire illustre un phénomène récurrent en Centrafrique : la justice mobilisée pour trancher des querelles entre alliés d’hier. Les luttes de positionnement au sein du MCU s’intensifient et se jouent désormais à visage découvert. Pour de nombreux observateurs à Bangui, la mise à l’écart de Kossimatchi confirme les fractures profondes qui traversent l’appareil dirigeant. Ces tensions surviennent alors que le parti présidentiel cherche à préserver une unité de façade avant les prochaines échéances politiques.

 

Affaire à suivre.

 

La crise interne au sein du MCU se renforce avec la condamnation de Kossimatchi, illustrant les conflits politiques qui bouleversent le paysage centrafricain.

Par Éric Azoumi 

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Bertrand Kenguetona nie puis avoue : les bâtiments universitaires sont-ils vraiment habitables ? Retour sur l’interview contradictoire et pathétique du secrétaire général de l’Université sur la radio Ndèkè-Luka

0

Bertrand Kenguetona nie puis avoue : les bâtiments universitaires sont-ils vraiment habitables ? Retour sur l’interview contradictoire et pathétique du secrétaire général de l’Université sur la radio Ndèkè-Luka

Bertrand Kenguetona nie puis avoue : les bâtiments universitaires sont-ils vraiment habitables ? Retour sur l’interview contradictoire et pathétique du secrétaire général de l’Université sur la radio Ndèkè-Luka
Bertrand Kenguetona, secrétaire général de l’Université de Bangui

 

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’interview de Bertrand Kenguetona, secrétaire général de l’Université de Bangui, a viré au naufrage verbal sur la radio Ndèkè-Luka : déni catégorique suivi d’aveux techniques qui démentent chaque phrase prononcée quelques minutes auparavant.

 

Reçu sur les ondes de la radio Ndèkè-Luka, Bertrand Kenguetona devait répondre à une interrogation précise concernant l’état de dégradation avancée des résidences estudiantines. Le journaliste a posé la question sans détour : « Les bâtiments du campus universitaire sont dans un état de délabrement avancé, ce qui empêche les étudiants d’étudier dans de bonnes conditions. Quelle solution l’administration universitaire propose-t-elle à ce problème ? »

 

La réponse du secrétaire général a d’abord consisté en un refus catégorique d’admettre la réalité décrite. Bertrand Kenguetona a déclaré que les bâtiments ne sont pas dans un état de dégradation avancée, et que si tel était le cas, les étudiants ne devraient tout simplement pas y habiter. Cette logique semblait claire selon lui : des infrastructures vraiment dégradées ne sauraient accueillir personne.

 

Pourtant, son raisonnement n’a tenu que quelques secondes avant de s’effondrer sous le poids des aveux qui ont suivi. Le même secrétaire général a enchaîné en reconnaissant que les bâtiments n’avaient bénéficié d’aucune MAINTENANCE depuis des années. Il a évoqué des difficultés répétées, des anomalies récurrentes et une incapacité manifeste à maintenir les infrastructures dans un état acceptable pour les occupants.

 

Puis, comme s’il prenait soudainement conscience de la gravité de la situation, il a dressé une liste accablante des carences techniques. Bertrand Kenguetona a parlé de vieillissement généralisé des installations, de chambres qui ne respectent aucune norme, de tuyauteries complètement hors service, de pannes électriques fréquentes et de matériels devenus totalement obsolètes. Malgré ce tableau désolant, il a confirmé que les étudiants continuent d’occuper l’ensemble des campus universitaires sans exception.

 

Ces aveux décrivent précisément une réalité matérielle qui contredit de manière claire son refus initial d’employer le terme de délabrement avancé. L’absence prolongée d’entretien qu’il reconnaît, les logements non conformes qu’il admet et les réseaux défaillants qu’il énumère confirment objectivement d’une usure profonde et dangereuse des structures. Comment peut-on nier la dégradation tout en décrivant minutieusement ses manifestations les plus graves ?

 

Cette contradiction n’est pas un simple glissement sémantique ou une maladresse de communication passagère. Bertrand Kenguetona, qui a lui-même été étudiant sur ce campus universitaire, connaît parfaitement la réalité de ces bâtiments et les conditions de vie qu’ils imposent. Il sait ce qu’est une chambre insalubre, une douche qui ne fonctionne pas, une installation électrique hasardeuse.

 

Pourtant, devant le micro, il a choisi de minimiser d’abord avant de reconnaître ensuite, comme s’il espérait que personne ne remarquerait l’incohérence. Après avoir admis toutes ces défaillances techniques, le secrétaire général a tenté de déplacer l’attention vers des promesses budgétaires lointaines. Il a mentionné des lignes financières inscrites dans la loi en préparation et annoncé qu’une entreprise serait sollicitée prochainement pour effectuer des travaux de réhabilitation.

 

Cette référence aux crédits futurs ne répond nullement à la question initiale qui portait sur la réalité actuelle vécue quotidiennement par les résidents. Elle n’explique pas pourquoi des bâtiments reconnus comme défectueux, dangereux et inhabitables selon sa propre logique continuent d’héberger des centaines d’étudiants sans aucune mesure d’urgence. Le budget ne colmate pas les fuites d’eau, ne répare pas les courts-circuits et ne rend pas les chambres conformes aux normes de sécurité.

 

Le double langage employé par l’administration montre une gêne certaine à assumer pleinement l’ampleur du problème devant l’opinion publique. D’un côté, le déni initial cherche manifestement à minimiser la responsabilité institutionnelle et à éviter toute critique directe de la gestion administrative. De l’autre, la reconnaissance détaillée des faits techniques trahit l’impossibilité de masquer une réalité trop visible et trop connue de tous.

 

Cette contradiction ne fait qu’aggraver la perception d’une gestion défaillante et d’un manque de considération pour la sécurité des étudiants. Les occupants continuent de vivre dans des conditions reconnues comme inappropriées par le responsable lui-même, sans qu’aucune action concrète ne soit engagée pour garantir leur protection immédiate. Ils subissent les conséquences d’une administration incapable de dire clairement les choses et d’agir en conséquence.

 

Par Gisèle MOLOMA

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Les déclarations mensongères et la propagande du sous-préfet Abel Beltoungou face à la terreur quotidienne des habitants de Yaloké

0

Les déclarations mensongères et la propagande du sous-préfet Abel Beltoungou face à la terreur quotidienne des habitants de Yaloké

 

Les déclarations mensongères et la propagande du sous-préfet Abel Beltoungou face à la terreur quotidienne des habitants de Yaloké
Abel Beltoungou, sous-préfet de Yaloké. Photo RNLJean Eudes Bagali, juin 2026.

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Le discours fallacieux d’Abel Beltoungou sur le retour du calme dans la sous-préfecture de Yaloké constitue une humiliation pour la population, qui fait face de jour comme de nuit à la violence insoutenable des bandits armés.

 

Les récentes déclarations du sous-préfet sur les ondes de la radio Ndékè-luka locale la semaine dernière s’apparentent à une opération de communication grossière. Ses propos tentent d’occulter une insécurité chronique profondément enracinée dans le quotidien des résidents de la circonscription.

 

Le sous-préfet s’exprime publiquement comme s’il venait de prendre ses fonctions le jour même, trahissant une ignorance totale des réalités de sa juridiction. Le calvaire vécu par les secteurs de Yaloké un et Yaloké deux demeure pourtant permanent.

 

Chaque jour apporte son lot de drames face aux incursions répétées de criminels qui sèment le chaos en toute impunité. Les agressions violentes et les vols de fonds massifs constituent le douloureux quotidien des citoyens abandonnés à leur triste sort.

 

Les conducteurs de mototaxis et les passants payent un tribut particulièrement lourd, certains y laissant tragiquement la vie lors d’embuscades ciblées. Les spoliations financières répétées dépouillent les familles de leurs maigres ressources sous le regard impuissant des proches.

 

L’arrestation fortuite de deux malfaiteurs sert de prétexte à une campagne publicitaire outrancière visant à simuler une maîtrise de la situation. Cette mise en scène fallacieuse cherche à faire croire à un rétablissement miraculeux de l’ordre public.

 

La réalité du terrain dément formellement ces célébrations officielles puisque les axes routiers de la région demeurent des zones de non-droit. Les forces de l’ordre profitent de cette confusion pour instaurer un système de rançonnement généralisé.

 

Militaires, gendarmes et policiers concentrent leurs efforts sur l’érection de barrières lucratives destinées à ponctionner illégalement l’argent des voyageurs. Cette taxe abusive, pudiquement qualifiée de formalité, frappe indistinctement les usagers et les véhicules de transport.

 

Cette quête effrénée de gains personnels l’emporte sur toute considération sécuritaire, laissant le champ libre aux assaillants pour planifier leurs méfaits. Les proclamations officielles d’Abel Beltoungou agissent ainsi comme un écran de fumée pour pérenniser ces pratiques abusives.

 

Pendant que les discours radiophoniques vantent une prétendue collaboration fructueuse avec les brigades locales, la détresse populaire ne cesse de grandir face à des institutions qui s’enrichissent sur le dos des usagers.

 

Par Arsène Zato

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube :

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email :

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

 

Ministres injurieux : l’impunité, marque de fabrique du régime de Touadera

0

Ministres injurieux : l’impunité, marque de fabrique du régime de Touadera

Investissements ou dépenses ? Les deux visages de l'endettement public : Quand la gestion mafieuse  du régime de Touadéra  asphyxie la RCA
Hervé Ndoba, ministre des finances et du budget de la Centrafrique

 

Rédigé le 22 août 2026.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Au sein du gouvernement CENTRAFRICAIN actuel, les propos offensants des membres de l’exécutif ne donnent lieu à aucune sanction. Cette absence de conséquences devient progressivement une règle tacite du pouvoir en place.

 

Récemment, le ministre des Finances s’est permis des attaques personnelles contre plusieurs figures de l’opposition lors d’une intervention télévisée. Ses propos ont provoqué des réactions dans l’opinion publique, mais n’ont entraîné aucune mesure corrective de la part de sa hiérarchie.

 

Dans le même registre, le ministre d’État à l’Éducation a tenu des remarques déplacées à l’égard d’une communauté du pays. Malgré les protestations qui ont suivi, elle conserve pleinement ses fonctions et continue d’intervenir publiquement comme si de rien n’était.

 

Ces situations se répètent régulièrement, créant un climat où la retenue et le respect semblent optionnels pour les responsables gouvernementaux.

 

Cette tolérance répond à plusieurs logiques. Le pouvoir utilise ces polémiques pour détourner l’attention des citoyens des questions de fond vers des querelles de personnes. Les ministres controversés servent ainsi de boucliers, absorbant les critiques qui pourraient viser directement le chef de l’État.

 

Par ailleurs, protéger ces responsables malgré leurs écarts envoie un message clair : la fidélité au régime compte plus que le respect des convenances ou des règles élémentaires de la fonction publique.

 

L’affaiblissement des institutions de contrôle facilite également cette dérive. Sans justice véritablement indépendante ni presse totalement libre, ces comportements se perpétuent en toute tranquillité.

 

Cette impunité face aux propos injurieux n’est pas un accident de parcours. Elle révèle la nature profonde du régime actuel et sa conception du pouvoir. En laissant ses ministres tenir des propos inadmissibles sans conséquence, le gouvernement montre qu’il place la politique avant l’éthique.

 

Cette approche nuit à la crédibilité des institutions et éloigne les citoyens de leurs représentants. Elle installe aussi un précédent dangereux où les limites de l’acceptable reculent constamment, normalisant progressivement des comportements qui auraient été inacceptables par le passé….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Kidnappés par les mercenaires russes depuis une semaine à Bangui , deux jeunes centrafricains sont portés disparus, leurs familles s’inquiètent

0

Kidnappés par les mercenaires russes depuis une semaine à Bangui , deux jeunes centrafricains sont portés disparus, leurs familles s’inquiètent

 

Kidnappés par les mercenaires russes depuis une semaine à Bangui , deux jeunes centrafricains sont portés disparus, leurs familles s’inquiètent
Le jeune Kalifa enlevé par les mercenaires russes de Wagner à Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Deux jeunes Centrafricains, dont Khalifa, 28 ans, sont portés disparus à Bangui après avoir été arrêtés par des mercenaires russes qui les accusent d’avoir volé des téléphones et du matériel informatique.

 

Les deux jeunes travaillaient pour les mercenaires russes et étaient notamment chargés de l’exploitation des téléphones et des appareils informatiques récupérés ou saisis par ces derniers. Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC, leur travail consistait à examiner les contenus des appareils, à extraire les informations jugées utiles et à les transmettre aux Russes.

À lire aussi : Éboulement de Zomboï : le MLPC met en cause la responsabilité du gouvernement

 

Trois jeunes arrêtés, deux toujours introuvables

 

À lire aussi : L’aide internationale sauve-t-elle vraiment la Centrafrique… ou l’enfonce-t-elle d’avantage ? Les chercheurs y penchent sérieusement et confirment

L’affaire remonte à la semaine dernière. Au départ, ils étaient trois quand ils ont été arrêtés par ces criminels de Touadera dans le cadre d’accusations portant sur le vol de téléphones et d’un ordinateur appartenant à ces derniers.

 

À lire aussi : Guerre en Ukraine et fleuve trop bas : la défense ridicule de Serge Ghislain Djorie atomisée par Paul Crescent Beninga qui pointe le monopole illégal accordé à Neptune Oil

Après leur arrestation, l’un des trois jeunes aurait réussi à sortir de leur contrôle, dans des circonstances qui restent à préciser. Les deux autres sont depuis portés disparus.

 

Parmi eux figure Khalifa, âgé de 28 ans et domicilié au quartier Golf, dans la zone du PK11 à la sortie nord de Bangui. Sa famille affirme être activement à sa recherche depuis plusieurs jours, sans parvenir à déterminer le lieu où il serait détenu ou ce qui lui serait arrivé.

 

La famille du second jeune se trouve dans la même situation. Ses proches cherchent également à obtenir des informations sur son lieu de détention et sur son état.

 

Les familles contactées par les mercenaires russes

 

Les proches des deux jeunes affirment avoir été contactés directement par des mercenaires russes. Ces derniers auraient expliqué que les jeunes étaient recherchés parce qu’ils auraient volé des téléphones et du matériel informatique.

 

Lorsque les familles demandent aux mercenaires russes où se trouvent leurs proches, les réponses restent imprécises. Selon les témoignages recueillis auprès des familles, les interlocuteurs russes répondent qu’ils ne savent pas où les deux jeunes se trouvent.

 

Cette absence d’information alimente l’inquiétude des proches, qui ne disposent pour l’heure d’aucun élément leur permettant de localiser les deux hommes.

 

Un travail directement lié aux opérations russes

 

Il est important de rappeler que les deux jeunes kidnappés connaissaient le fonctionnement du dispositif utilisé par les mercenaires russes pour exploiter les appareils électroniques récupérés lors de leurs opérations. Leur rôle consistait notamment à examiner des téléphones et des ordinateurs afin d’en extraire les données.

 

Lorsqu’un téléphone était récupéré, les jeunes pouvaient être chargés d’en examiner le contenu et de transférer les informations jugées importantes sur un support de stockage avant leur transmission aux mercenaires russes.

 

Cette fonction leur donnait accès à des informations contenues dans les appareils traités. C’est dans ce contexte que les mercenaires russes les auraient accusés d’avoir détourné certains téléphones et un ordinateur.

 

Par Anselme Mbata

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Nouvelle chute de Daniel Nzéwé, de son vrai nom Daniel Koli-Kanga : le multirécidiviste escroc et criminel de nouveau sous les verrous à l’OCRB

0

Nouvelle chute de Daniel Nzéwé, de son vrai nom Daniel Koli-Kanga : le multirécidiviste escroc et criminel de nouveau sous les verrous à l’OCRB

Nouvelle chute de Daniel Nzéwé, de son vrai nom Daniel Koli-Kanga : le multirécidiviste escroc et criminel de nouveau sous les verrous à l'OCRB
Nzéwé Daniel, de son vrai nom Daniel Koli-Kanga, né à Bambari

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Rattrapé par ses habitudes d’escroquerie, Daniel Nzéwé, dont le nom civil reste Daniel Koli-Kanga, dort de nouveau à l’OCRB. L’homme vient de commettre un coup de dix millions de francs CFA aux dépens du citoyen Thierry Ouambeti.

 

Une interpellation à l’OCRB après un nouveau coup de dix millions

 

L’affaire qui agite actuellement la capitale centrafricaine a éclaté lorsque Thierry Ouambeti a déposé une plainte formelle auprès des services de police. L’Office central pour la répression du banditisme a rapidement agi en procédant à l’arrestation de Daniel Koli-Kanga, qui se fait appeler Daniel Nzéwé depuis son arrivée à Bangui. Les enquêteurs cherchent à déterminer les rouages de cette transaction frauduleuse de dix millions de francs CFA, montée grâce aux talents de persuasion hors pair de l’intéressé.

À lire aussi : Centrafrique : Médard Polisse-Bébé appelle Touadéra à gouverner par le dialogue et non par la peur

 

Placé en détention provisoire dans les locaux de l’OCRB, le suspect attend la suite des actes d’instruction.

À lire aussi : Pathétique et criminel : regarder comment Fidel Gouandjika tente de légitimer les exactions des mercenaires russes en insultant la mémoire des victimes centrafricaines

 

De Bambari à Bangui : la trajectoire d’un habitué des prisons

 

Les premiers démêlés judiciaires de Daniel Nzéwé remontent à sa jeunesse dans la préfecture de la Ouaka, notamment dans la ville de Bambari. Déjà confronté à des procédures pour des affaires de vol et de tromperie, il avait ensuite gagné Sibut avant de s’implanter à Bangui. C’est durant cette période de mobilité géographique qu’il a progressivement mis en place un changement de nom, délaissant l’identité de Daniel Koli-Kanga pour adopter le patronyme de Nzéwé, affirmant qu’il s’agissait du nom de son père.

 

Cette modification patronymique visait à tourner la page d’un passé judiciaire déjà lourdement chargé par de multiples incarcérations. Toutefois, l’usage de ce nouveau nom n’a pas mis fin aux démêlés légaux, reprenant le même schéma de fausses promesses et de détournements de fonds à plus grande échelle.

 

L’escroquerie des investisseurs chinois en 2015

 

Durant la période de transition politique sous la présidence de Catherine Samba-Panza, l’homme s’était illustré dans un dossier majeur impliquant des ressortissants chinois. Il avait alors convaincu un groupe d’investisseurs chinois de lui verser d’importantes sommes d’argent sous prétexte de faciliter leurs démarches administratives et économiques dans le pays.

 

Cette transaction fictive s’était achevée par son arrestation et son incarcération à la prison centrale de Ngaragba. Depuis sa cellule, l’intéressé avait rédigé divers courriers d’appel et de décharge pour protester de son innocence, s’adressant notamment  à son ancien Professeur à l’Université de Bangui, Président Faustin-Archange Touadera qui venait d’arriver au pouvoir en 2016. Il avait finalement recouvré la liberté après une réponse favorable de ce dernier.

 

Des détournements répétés au détriment de l’association des parents d’élèves de son enfant

 

Au fil des années, les activités d’escroquerie de Daniel Nzéwé ont touché divers secteurs de la société. Parmi les dossiers recensés figurent des affaires de détournement de fonds des associations de parents d’élèves. Usant de son aisance relationnelle, il parvenait à s’immiscer dans la gestion financière de ces structures pour en extraire des cotisations.

 

L’affaire Lionel Dounda et les manipulations au cœur de la sphère politique

 

L’une des affaires les plus retentissantes associées à son nom demeure le dossier impliquant l’ancien ministre Léonel Dounda. Dans ce dossier de fausses signatures et de détournements financiers, les recoupements documentaires indiquent que Daniel Nzéwé a joué un rôle central d’initiateur et d’intermédiaire dans les transactions litigieuses.

 

Alors que l’ex-ministre Dounda se retrouvait poursuivi et incarcéré à la prison centrale de Ngaragba, Daniel Nzéwé est parvenu à maintenir sa liberté d’action. En s’appuyant sur ses connexions politiques et son adhésion au Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti au pouvoir, il s’est extrait des conséquences directes de cette procédure judiciaire.

 

Rejet de la Cour constitutionnelle en 2020 et validation contestée en 2025

 

Sur le plan politique, l’homme a cherché à plusieurs reprises à obtenir un mandat parlementaire. En 2020, alors qu’il présentait sa candidature aux élections législatives, la Cour constitutionnelle, présidée à l’époque par Danielle Darlan, avait rejeté son dossier. Les juges constitutionnels avaient motivé ce rejet par une moralité douteuse au regard du casier judiciaire et des nombreuses casseroles traînées par le candidat.

 

Cependant, lors du processus électoral de décembre 2025, sous la présidence constitutionnelle de Jean-Pierre Waboé, sa candidature a été validée sous l’identité de Daniel Nzéwé. Malgré cette validation contestée par une partie de l’opinion, le candidat a essuyé un échec dans les urnes au terme d’un scrutin très disputé.

 

Impunité et protections politiques au ministère de la Jeunesse et des Sports

 

En dépit des procédures pendantes et des accusations récurrentes d’usurpation et de falsification de documents administratifs, l’intéressé a conservé son titre de chargé de mission au ministère de la Jeunesse et des Sports. Ce poste officiel lui fournissait une couverture institutionnelle essentielle pour rassurer ses nouvelles victimes.

 

Les interventions de hauts responsables de l’appareil d’État ont à plusieurs reprises interrompu le cours normal des enquêtes. Lors de récentes investigations menées par la Section de recherches et d’investigations (SRI) de la gendarmerie nationale suite à de nouveaux détournements, des consignes directes venues de la présidence de la République avaient exigé sa remise en liberté, neutralisant ainsi le travail des enquêteurs.

 

Arrangement à l’amiable à l’OCRB?

 

La rétention actuelle de Daniel Koli-Kanga dans les locaux de l’OCRB provoque de fortes interrogations au sein de la population. Selon les procédures légales, un dossier d’escroquerie portant sur dix millions de francs CFA commis par un récidiviste devrait conduire à une présentation immédiate devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui, suivie d’un mandat de dépôt.

 

Les observateurs pensent plutôt que cette détention à l’OCRB est simplement une stratégie pour mettre la pression sur Daniel Koli Kanga pour qu’il verse une portion des fonds escroqué. L’homme sera libéré au bout de quelques jours, car il bénéficie d’une protection en fer du Président Faustin-Archange Touadera.

 

Affaire à suivre….

 

 

Par Gisèle MOLOMA

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Ça y est! Sa mort est confirmée. Le transporteur Bilal a été froidement exécuté 24 heures après son enlèvement par les mercenaires Russes à Ndélé

0

Ça y est! Sa mort est confirmée. Le transporteur Bilal a été froidement exécuté 24 heures après son enlèvement par les mercenaires Russes à Ndélé

 

Ça y est! Sa mort est confirmée. Le transporteur Bilal a été froidement exécuté 24 heures après son enlèvement par les mercenaires Russes à Ndélé
Le transporteur Bilal enlevé à Ndelé par les mercenaires russes de la société Wagner en Ventrafrique

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Une semaine après son arrestation par les mercenaires du groupe Wagner à l’entrée de Ndélé, le transporteur Bilal n’est plus de ce monde, la population exigeant initialement sa libération ou une preuve de vie avant que la terrible nouvelle ne tombe.

 

Bilal toujours porté disparu et l’attente insoutenable des proches

 

L’affaire remonte à mardi 11 août 2026 dans la soirée, lorsque des mercenaires du groupe Wagner ont intercepté son camion de transport en provenance de Bangui à leur poste de contrôle installé à l’entrée de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran.

À lire aussi : L’aide internationale sauve-t-elle vraiment la Centrafrique… ou l’enfonce-t-elle d’avantage ? Les chercheurs y penchent sérieusement et confirment

 

Après avoir fouillé le véhicule et les passagers, les mercenaires avaient arrêté le chauffeur et Bilal, le transporteur qui exploitait le camion.

À lire aussi : Sam-Ouandja : un jeune violemment agressé par des soldats des forces armées centrafricaines

 

Le chauffeur a été libéré quelques heures plus tard.

 

Bilal, lui, n’a toujours pas été libéré.

 

Ce mardi, cela faisait une semaine que le transporteur se trouvait entre les mains des mercenaires. Depuis son arrestation, ses proches n’ont reçu aucune information permettant d’établir officiellement où il se trouve et dans quelles conditions il est détenu.

 

Les mercenaires du groupe Wagner parlent d’une évasion

 

La situation s’est tendue davantage après l’information selon laquelle les mercenaires du groupe Wagner affirment que Bilal aurait échappé de sa cellule.

 

Cette version ne convainc pas les habitants de Ndélé.

 

La population s’interroge sur les conditions dans lesquelles une personne détenue dans une base fortement contrôlée par des hommes armés pourrait parvenir à s’échapper sans être retrouvée.

 

Les habitants demandent donc des explications précises sur les circonstances de cette prétendue évasion, ainsi qu’une preuve de vie de Bilal.

 

Une population qui exige des réponses face à la disparition

 

À Ndélé, la disparition prolongée du transporteur provoque une forte inquiétude.

 

Pour les habitants, le problème ne peut plus être traité comme une simple détention. Après une semaine sans nouvelles, ils exigent désormais que Bilal soit libéré sans condition ou que les mercenaires du groupe Wagner apportent une preuve claire qu’il est vivant.

 

La pression augmente dans la ville.

 

La population veut savoir où se trouve le transporteur, pourquoi il n’a pas été libéré comme le chauffeur et dans quelles circonstances les mercenaires du groupe Wagner affirment qu’il aurait quitté sa cellule.

 

Les interrogations autour de la détention et du sort de Bilal

 

La version de l’évasion intervient alors que Bilal était détenu dans une base contrôlée par les mercenaires du groupe Wagner.

 

Les conditions exactes de sa détention ne sont pas connues de manière indépendante. La rédaction ne dispose pas non plus, à ce stade, d’une preuve permettant d’établir que Bilal a été tué.

 

En revanche, son absence prolongée et l’absence de preuve de vie alimentent les inquiétudes et les interrogations dans la population.

 

C’est précisément pour cette raison que les habitants demandent aujourd’hui une information vérifiable sur son sort.

 

 

Affaire à suivre 

 

Par Barthelemy Kossi

 

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Réseau d’informateurs et licenciements express : La stratégie de terreur et de népotisme du DGA de Power Sécurité

0

Réseau d’informateurs et licenciements express : La stratégie de terreur et de népotisme du DGA

Réseau d'informateurs et licenciements express : La stratégie de terreur et de népotisme du DGA
Le DGA de Power Sécurité , Pasteur Osé Balezou

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 À Power Sécurité, à Bangui, les salariés vivent sous surveillance permanente. Selon nos informations, le DGA Pasteur Osé Balezou a bâti un système fondé sur la délation et le licenciement express.

 

Un système bâti hors des règles

Le climat de travail s’est dégradé chez Power Sécurité. Un sentiment d’insécurité touche désormais l’ensemble des salariés de l’entreprise.

 

Selon les recoupements de la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC), le Directeur Gérant Adjoint (DGA), le Pasteur Osé Balezou, a structuré une gouvernance interne fondée sur l’espionnage et la délation. Les procédures disciplinaires y sont expéditives.

 

Ce système ignore les règles élémentaires des ressources humaines. Il s’écarte aussi du droit du travail centrafricain. Cette surveillance vise un seul objectif : étouffer toute contestation et écarter les employés jugés dissidents.

 

Une milice d’informateurs au cœur de Power sécurité

Nos vérifications croisées confirment l’existence d’un réseau d’informateurs au sein des effectifs. Ce réseau touche les agents de terrain et le personnel administratif.

 

Ces employés sont recrutés par le DGA. Des promesses de protection ou des avantages salariaux les fidélisent. Ils font ainsi office d’agents de renseignement internes, au service de la direction générale adjointe.

 

Leur mission reste précise. Ils surveillent les conversations entre collègues. Ils traquent la moindre critique visant la direction. Ensuite, ils rapportent immédiatement chaque écart de conduite au directeur général adjoint.

 

Cette délation généralisée installe une méfiance durable dans les équipes. Chaque collègue devient une menace potentielle pour l’emploi des autres.

 

Une machine à licencier en moins de huit jours

Dès qu’un signalement remonte au Pasteur Osé Balezou, la machine disciplinaire s’active sans délai. Nos recoupements montrent qu’une erreur minime suffit à déclencher la procédure.

 

Ne pas appartenir au clan des fidèles du DGA produit le même effet. Une cascade de questionnaires démarre alors, suivie de demandes d’explication et de mises à pied conservatoires.

 

Le code du travail impose pourtant des délais stricts et des garanties contradictoires. Power Sécurité applique néanmoins des procédures de licenciement express. En trois à huit jours seulement, les dossiers se bouclent et les avis de renvoi se signent.

 

Ce recours systématique à l’expulsion rapide sert un objectif de dissuasion. Il fait des exemples sur le terrain pour paralyser le reste des effectifs par la peur.

 

Le népotisme complète la purge des effectifs

Cette répression ciblée s’accompagne d’un népotisme assumé au sommet de l’entreprise. Selon nos investigations, les postes libérés par ces licenciements reviennent rapidement aux protégés du DGA.

Les licenciements rapides chez Power Sécurité sont orchestrés par un réseau d’informateurs, tandis que le népotisme au travail favorise les proches du DGA.

 

Sa garde rapprochée bénéficie d’une impunité quasi totale face aux écarts professionnels. En dehors de ce cercle d’allégeance, les agents restent exposés à la sévérité maximale de la hiérarchie.

 

La rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC) constate un basculement clair. Le mérite et la compétence cèdent la place à un système féodal de loyauté forcée. La stabilité sociale de l’entreprise s’en trouve fragilisée un peu plus chaque jour.

 

Par Gisèle MOLOMA

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Quand le président ne sait même plus quoi dire aux Centrafricains à part danser, le constat d’Anicet-Georges Dologuélé

0

Quand le président ne sait même plus quoi dire aux Centrafricains à part danser, le constat d’Anicet-Georges Dologuélé

 

Quand le président ne sait même plus quoi dire aux Centrafricains à part danser, le constat d’Anicet-Georges <a href=Dologuélé” style=”max-width:100%;height:auto;”/>
Le leader de l’URCA, Anicet-Georges Dologuelé

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 L’opposant politique Anicet-Georges Dologuélé accuse le président Faustin-Archange Touadéra de fuir tout dialogue avec les Centrafricains, en misant désormais sur des danses publiques plutôt que sur un bilan clair.

 

Un chef de l’État qui esquive le débat

Anicet-Georges Dologuélé dresse un constat sévère sur la gouvernance de Faustin-Archange Touadéra. Selon l’ancien Premier ministre, le président centrafricain refuse tout échange direct sur son bilan. Il évite systématiquement les questions sur son programme politique. Cette absence de dialogue crée un vide dans la communication de l’État. Les Centrafricains n’ont plus d’espace pour interpeller leur dirigeant. Par ailleurs, cette fuite en avant s’installe depuis plusieurs années de pouvoir.

 

À lire aussi : Centrafrique : Quand la voix de Wagner résonne par la bouche d’Albert Yaloké Mokpem

L’image d’un président proche du peuple s’est progressivement effacée. Touadéra multiplie les apparitions publiques sans jamais répondre aux préoccupations réelles. De son côté, Dologuélé y voit un choix assumé plutôt qu’un simple oubli. Cette stratégie évite toute confrontation avec les critiques sur la sécurité, la gouvernance ou les mines.

 

À lire aussi : Martin Ziguélé accuse le gouvernement de bloquer les financements du FMI en refusant de récupérer 160 milliards de francs CFA d’impôts et de taxes impayés.

Des rassemblements transformés en spectacles de danse

Les apparitions publiques du chef de l’État suivent désormais un même schéma. Lors des rassemblements organisés par ses partisans, Touadéra danse au rythme de la musique. Aucun discours de fond n’accompagne ces moments filmés et diffusés. Le dialogue sérieux cède la place à cette mise en scène répétée. Cependant, cette communication ne convainc plus grand monde selon l’opposant.

 

Ces rencontres remplacent les échanges directs avec la population. Les Centrafricains attendent des réponses sur la sécurité, l’économie ou les mines. À la place, ils assistent à des chorégraphies minutées. Ce choix de communication interroge sur la capacité du président à gouverner par le dialogue.

 

Damara, le miroir d’un rapport transformé

La route menant à Damara, ville natale du président à soixante-quinze kilomètres de Bangui, montre ce changement mieux qu’ailleurs. Autrefois, le cortège présidentiel s’arrêtait régulièrement sur cette route. Touadéra distribuait alors quelques billets aux habitants massés sur les bas-côtés. Cette pratique servait de substitut à une véritable politique sociale.

 

Aujourd’hui, les véhicules officiels roulent à toute vitesse dans les bourgades, sans ralentir pour la foule paysanne. Le président ne salue plus ses compatriotes rassemblés sur son passage. Cette indifférence marque une rupture nette avec les habitudes passées.

 

L’argent ne suffit plus à rassurer

Selon Dologuélé, l’abondance financière a isolé le président de son peuple. Les billets distribués autrefois n’attirent plus les citoyens désabusés. Beaucoup rejettent désormais cette aide ponctuelle, jugée insuffisante face aux besoins réels du pays. En conséquence, le fossé entre le pouvoir et la population continue de se creuser.

 

Alain, je peux ajuster la longueur, insérer un lien “À lire aussi” au paragraphe 8, ou repasser sur le SEO (titre ≤60, méta ≤155) si tu veux que je pousse ça directement vers ton pipeline WordPress. Dis-moi juste quoi.

 

La gouvernance en Centrafrique devient une question cruciale, notamment avec l’absence de dialogue politique entre le président et la population, comme le souligne Anicet-Georges Dologuélé.

Par Gisèle MOLOMA

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Bangui : Balekouzou, le grand voleur du quartier Walingba arrêté à l’OCRB avec un sac rempli d’objets après le cambriolage d’une maison

0

Bangui : Balekouzou, le grand voleur du quartier Walingba arrêté à l’OCRB avec un sac rempli d’objets après le cambriolage d’une maison

 

Bangui : Balekouzou, le grand voleur du quartier Walingba arrêté à l’OCRB avec un sac rempli d’objets après le cambriolage d’une maison
Le voleur du quartier Walingba, monsieur Balekouzou

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Un jeune homme, clairement  identifié comme le grand voleur du quartier Walingba, dénommé Balekouzou a été interpellé mercredi 19 août 2026 à Walingba, dans le cinquième arrondissement de Bangui, après le cambriolage d’une maison familiale dont le propriétaire est un adjudant-chef des Forces armées centrafricaines.

 

Une maison laissée vide pendant quelques heures

 

À lire aussi : Village 5 Kilos : un soldat FACA tire sur un jeune après une dispute autour d’un téléphone

Le cambriolage s’est produit dans la journée, pendant l’absence de tous les membres de la famille. La maison appartient à Gérard Walanga Namkoisse, adjudant-chef, actuellement affecté à Sikikédé , dans la Vakaga.

 

À lire aussi : Nana-Mambéré : nouveau revers militaire cuisant pour Wagner face aux hommes du général Marcel Ndalé, plusieurs morts

Son épouse, qui travaille à la mairie de Bangui, était également absente au moment des faits. Les enfants avaient quitté la concession pour se rendre au domicile de leurs grands-parents.

Le voleur le plus terrible du quartier Walingba
Le voleur le plus terrible du quartier Walingba

 

Avant leur départ, la famille avait fermé à clé la concession. Le portail et la clôture en tôles étaient entièrement fermés. À l’intérieur, seuls les chiens de la famille se trouvaient encore dans la concession.

 

Le portail puis la porte de la maison forcés

 

Le grand voleur Balekouzou, qui habiterait dans le même quartier, aurait profité de l’absence de la famille pour s’introduire dans la concession.

 

Le jeune homme aurait d’abord forcé le portail avant de pénétrer dans la cour. Les chiens se sont immédiatement mis à aboyer.

 

Malgré les aboiements, il a poursuivi son opération. Il a ensuite forcé la porte d’entrée de la maison et s’est introduit dans les différentes pièces.

 

À l’intérieur, il a commencé à rassembler plusieurs objets appartenant à la famille.

 

Télévision, téléphones, argent et affaires des enfants dans le sac

 

Parmi les biens récupérés figurent une télévision, des téléphones portables et une somme d’argent qui se trouvait encore dans la maison.

 

Le jeune homme a également pris des ordinateur de jeux appartenant aux enfants, des vêtements  de valeur ainsi que des équipements divers rangés dans des sacs. Plusieurs autres effets personnels ont été rassemblés avant d’être placés dans un grand sac.

 

Une fois son butin constitué, le grand voleur Balekouzou a tenté de quitter la concession.

 

Les chiens continuaient d’aboyer fortement. Le jeune homme aurait cherché à les éloigner avant de pousser le portail et de sortir avec le sac contenant les objets récupérés dans la maison.

 

Les aboiements alertent les voisins

 

Les bruits provoqués par les chiens ont attiré l’attention des voisins. Ceux-ci ont voulu comprendre la raison de cette agitation alors que les occupants de la maison étaient absents.

 

Ils ont alors aperçu un jeune homme quittant la concession avec un gros sac.

 

Les voisins se sont immédiatement lancés à sa poursuite. Ils sont parvenus à l’interpeller avant qu’il ne puisse s’éloigner davantage du quartier.

 

Lors de la vérification du sac, plusieurs objets appartenant à la famille de Gérard Walanga Namkoisse ont été retrouvés. La scène de l’interpellation a également été filmée par des témoins.

 

Le suspect remis à l’OCRB de Ngoussima

 

Après son interpellation par les voisins, Balokouzou a été conduit à la brigade de l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB) de Ngoussima.

 

Le suspect se trouve depuis lors entre les mains des forces de l’ordre. La famille a déposé plainte le même jour, mercredi 19 août 2026.

 

Le propriétaire de la maison, Gérard Walanga Namkoisse, doit rejoindre Bangui dans les prochains jours en provenance de Birao, où il exerce ses fonctions militaires.

 

Une présentation au parquet attendue

 

La procédure engagée à la suite de la plainte doit se poursuivre avec la présentation du suspect devant le parquet. Les objets récupérés lors de son interpellation pourront servir à établir les circonstances du cambriolage et à identifier précisément les biens emportés.

 

L’affaire de Walingba intervient dans un contexte où les habitants de Bangui restent attentifs aux vols et aux cambriolages commis dans les concessions en l’absence de leurs occupants. Dans ce cas précis, les aboiements des chiens ont alerté les voisins et permis l’interpellation du suspect avant qu’il ne quitte le secteur avec les biens dérobés.

 

Par Arsène Mbata

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Centrafrique : La COSCIPAC pilonne le régime Touadéra et dénonce une cabale contre Anicet Georges Dologuélé

0

Centrafrique : La COSCIPAC pilonne le régime Touadéra et dénonce une cabale contre Anicet Georges Dologuélé

 

Centrafrique : La COSCIPAC pilonne le régime Touadéra et dénonce une cabale contre Anicet Georges Dologuélé
L’ancien premier ministre Anicet-Georges-Dologuelé, reçu en 2017 par le Président Faustin Archange Touadera au Palais de la renaissance à Bangui.

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC) vient de rendre public un communiqué cinglant (N°0134/COODO/SG/26) signé par son Coordonnateur National, Petit Delphin KOTTO. Dans un réquisitoire particulièrement virulent, la société civile dénonce l’acharnement du pouvoir de Bangui contre le chef de file de l’opposition, Anicet Georges Dologuélé, tout en dressant un bilan désastreux des urgences socio-économiques et sécuritaires du pays.

 

1. Le drame de Zamboy : Un deuil national qui ne saurait cacher la faillite d’État

 

À lire aussi : Il se voit désormais comme un dieu, Anicet-Georges Dologuélé critique la dérive autoritaire de Faustin-Archange Touadéra

En préambule, la COSCIPAC présente ses condoléances aux familles des victimes de l’éboulement mortel survenu le mardi 18 août 2026 à Zamboy (préfecture de la Nana-Mambéré), causé par de fortes pluies.

 

À lire aussi : Séminaire sur la gestion et l’exploitation numérique des radios et télévisions d’Afrique francophone : Du renforcement des compétences aux échanges d’expériences entre l’Afrique et la Chine

Tout en saluant la mémoire des victimes, l’organisation interpelle vertement le gouvernement : décréter une journée de deuil ne suffit pas. Elle exige des mesures concrètes et immédiates pour sécuriser l’ensemble des sites miniers du pays et éviter la répétition de ces tragédies humaines.

 

2. Charge virulente contre Fidèle Gouandjika : Le « caméléon pyromane »

 

Le cœur de la contestation politique porte sur les récentes sorties sur les réseaux sociaux de Fidèle Gouandjika, Conseiller spécial du Président Faustin-Archange Touadéra. Ce dernier avait en effet « conseillé » à Anicet Georges Dologuélé de demander sa réintégration dans la nationalité centrafricaine et de reconnaître le Président Touadéra, sous peine d’exclusion de l’Assemblée nationale.

 

La réaction de la COSCIPAC est cinglante :

 

Un passé de « vagabondage politique » : Le communiqué qualifie le conseiller de « caméléon » changeant de camp à chaque chute de régime.

 

Rôle d’atiseur de tensions : La société civile lui reproche d’attiser le feu politique au lieu d’aider le président son parent à résoudre les problèmes cruciaux du pays.

 

3. Un réquisitoire sur l’incapacité gouvernementale

 

La COSCIPAC dresse un tableau sombre des manquements du pouvoir en place et du cabinet présidentiel :

 

Sécurité sur les mines : Aucune solution apportée aux drames quotidiens dans les carrières minières.

 

Infrastructures routières : Un enclavement critique où les camions mettent plus d’un mois pour atteindre Bangassou, Ndélé, Birao ou Bria.

 

Services de base : Incapacité récurrente à fournir de l’eau potable et de l’électricité à la population.

 

Cherté de la vie et faim : L’envolée du prix du carburant fait flamber les produits de première nécessité, réduisant plus de 70% des Centrafricains à manquer de quoi manger chaque jour.

 

Refus du dialogue politique : Alors que des dirigeants voisins comme Mahamat Déby Kaka Itno au Tchad ont su décrisper la crise en libérant l’opposant Succès Masra, le pouvoir de Bangui s’enfonce dans l’intransigeance.

 

4. Rappel à l’ordre au Conseil Constitutionnel et soutien à Bocaranga 1

 

Face à ces menaces :

 

Au Conseil Constitutionnel : La COSCIPAC lui demande de sortir de son mutisme et de réaffirmer sa décision de décembre 2025 qui autorisait Dologuélé à se présenter aux élections et à siéger à l’Assemblée nationale, au lieu d’attendre l’embrasement pour « jouer au sapeur-pompier ».

 

Aux militants de l’URCA et à Dologuélé : Elle les appelle à la sérénité et à ne pas céder à l’intimidation ou à la cabale politique.

 

Aux électeurs de Bocaranga 1 : La société civile exige le respect des citoyens qui ont voté massivement pour leur représentant malgré les menaces.

 

5. Injonction à la CEMAC et à l’Union Africaine

 

En conclusion, la COSCIPAC lance un appel pressant aux chefs d’État de la CEMAC, à l’Union Africaine et particulièrement au Groupe des Sages pour rappeler le Président Touadéra à l’ordre face aux « dérives dictatoriales » marquant le début de son troisième mandat. Le texte conclut sur la nécessité absolue de privilégier le dialogue et l’apaisement pour éviter un basculement du pays.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

 

Partenariat RCA-Chine : Le mirage des « 38 % de hausse » ou la farce d’une propagande douanière hors-sol

0
Partenariat RCA-Chine : Le mirage des « 38 % de hausse » ou la farce d’une propagande douanière hors-sol
Partenariat RCA-Chine : Le mirage des « 38 % de hausse » ou la farce d’une propagande douanière hors-sol
Le Président centrafricain Touadera et son homologue chinois à Pékin
  
Partenariat RCA-Chine : Le mirage des « 38 % de hausse » ou la farce d’une propagande douanière hors-sol
  Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC    Quand la diplomatie de salon vire à la mise en scène grossière, les chiffres deviennent les meilleurs complices de la manipulation. Le ministre du Commerce et de l’Industrie, madame Maxime Balalou, a pompeusement reçu une délégation de l’ambassade de Chine menée par le diplomate Lin Ki-Fing. L’objectif officiel ? Célébrer une prétendue explosion des échanges bilatéraux. En réalité, cette rencontre théâtrale n’est qu’une énième opération de propagande visant à faire gober aux Centrafricains des avancées économiques virtuelles qui ne profitent qu’à une oligarchie déconnectée et aux puissances étrangères. 

L’illusion statistique des 38 % : une acrobatie politique ridicule

Lors de ce tête-à-tête, les deux parties ont applaudi une hausse spectaculaire de 38 % des échanges commerciaux, présentée comme le fruit direct de la suppression par Pékin des taxes douanières sur les produits importés de la RCA. 

Le mensonge de l’instantanéité et l’arnaque des chiffres

L’escroquerie intellectuelle de cette annonce saute aux yeux de quiconque suit l’actualité macroéconomique. Cette mesure d’exonération douanière n’a rien d’un traitement de faveur négocié en secret par Bangui : elle découle d’une décision globale de la Chine applicable depuis le 1er mai 2026 à l’ensemble des 53 pays africains à l’exception notable de l’Eswatini, puni pour ses liens avec Taïwan. Prétendre qu’en l’espace de seulement deux mois, les structures économiques moribondes de la RCA ont réagi au point de faire bondir les exportations réelles de 38 % est une insulte à l’intelligence des Centrafricains. C’est le retour de la politique de la poudre aux yeux pour amuser la galerie.Mais au fait, qu’exporte réellement la République centrafricaine ? Le discours ministériel vante l’attractivité nouvelle des produits centrafricains sur le marché asiatique grâce à cette fameuse « fiscalité zéro ». 

Le pillage sous étiquette officielle

La question que le gouvernement refuse d’aborder est pourtant simple : qu’exporte la RCA? Rien. Le pays ne produit rien qui puisse concurrencer ou simplement alimenter le marché chinois de manière indépendante. Le diamant et l’or, richesses nationales par excellence, sont intégralement captés à la source par les mercenaires russes de Wagner et leurs réseaux de contrebande. Quant au bois de valeur, il est exploité sous la coupe réglée de ces mêmes forces d’occupation et de leurs intermédiaires. Si hausse des flux il y a, elle ne représente que le blanchiment légal du pillage des ressources centrafricaines par Wagner à destination des ports chinois, sans qu’un seul centime ne retombe dans les caisses de l’État ou dans la poche du citoyen lambda.Des « formations à Pékin » pour endormir l’administration Pour clore cette journée de propagande, la délégation chinoise a agité la promesse habituelle de sessions de formation en Chine destinées aux cadres du ministère centrafricain du Commerce. 

La diversion par les perdiems

Cette promesse de voyages et de séminaires à Pékin est le vieux canevas utilisé par les puissances extérieures pour acheter le silence et la complaisance des hauts fonctionnaires. Pendant que le pays est mis en coupe réglée, on offre aux cadres administratifs des voyages d’études et des indemnités de déplacement. Une diversion parfaite qui permet au régime de Bangui de masquer son incapacité chronique à bâtir une économie nationale souveraine. Heureusement, le peuple centrafricain n’est plus dupe de ce jeu de dupes où l’or et le bois s’envolent, tandis que les officiels se contentent de taper des mains devant des graphiques inventés de toutes pièces. Par Sylvie Vickos

Rejoignez notre communauté

 Chaine officielle du CNC  Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4  CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC  Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube  Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.orgPour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org   

Les centrafricains se demandent où sont partis les fonds des projets routiers financés par la Banque mondiale et l’AFD? Le GTSC menace de son côté de porter l’affaire devant la justice

0

Les centrafricains se demandent où sont partis les fonds des projets routiers financés par la Banque mondiale et l’AFD? Le GTSC menace de son côté de porter l’affaire devant la justice

 

Les centrafricains se demandent où sont partis les fonds des projets routiers financés par la Banque mondiale et l’AFD? Le GTSC menace de son côté de porter l’affaire devant la justice
Dr Paul Crescent Beninga , porte-parole du GTSC

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) met en cause la gestion des fonds destinés aux travaux routiers dans le nord-est de la République centrafricaine, tout en demandant des éclaircissements sur les paiements effectués dans le cadre de ces projets.

 

Dans une déclaration publiée le 17 août 2026, le Groupe de Travail de la Société Civile revient sur les difficultés liées aux travaux de réouverture de la route Ndélé-Ouadda et à la construction de quatre ponts sur l’axe Mbrès-Ndélé, financés par la Banque mondiale et l’Agence Française de Développement (AFD).

À lire aussi : Centrafrique : quand les instituteurs bâtissaient mieux que les docteurs,

 

Le GTSC affirme que la coordination du projet PURIC a versé à l’UNOPS 5 millions d’euros pour les marchés financés par l’AFD et 30 637 410 dollars américains pour ceux financés par la Banque mondiale. Selon l’organisation, l’UNOPS n’aurait ensuite pas honoré ses engagements auprès des entreprises chargées des travaux, notamment l’Office National du Matériel (ONM) et le groupement MATIERE/SOFIA TP.

À lire aussi : Faustin Zaméto interpelle la justice et la Nation sur la détention du juriste Erenon Dominique Désiré

 

Cette affirmation doit être replacée dans un contexte où les versions concernant les paiements ne concordent pas. L’UNOPS affirme, de son côté, avoir effectué des versements aux prestataires concernés, tandis que certaines entreprises, dont l’Office National du Matériel, indiquent ne pas avoir reçu les fonds attendus. Le communiqué du GTSC ne permet pas, à lui seul, de déterminer à quel niveau se situe précisément le blocage des paiements.

 

La question porte donc moins, à ce stade, sur l’existence des financements que sur leur traçabilité et leur destination effective. Les montants annoncés sont importants : 30 637 410 dollars américains pour le financement de la Banque mondiale et 5 millions d’euros pour celui de l’AFD. Ils doivent servir à la réhabilitation du tronçon Ndélé-Ouadda et à la construction de quatre ponts sur l’axe Mbrès-Ndélé.

 

Le GTSC estime que les difficultés constatées pénalisent fortement les populations du Nord-Est, en raison du mauvais état du réseau routier. L’organisation s’interroge également sur le rôle de l’UNOPS dans le dispositif contractuel associant le gouvernement centrafricain, la Banque mondiale et l’AFD.

 

Le Groupe de Travail de la Société Civile critique également la réaction du gouvernement, qu’il juge tardive au regard des difficultés rencontrées. Il estime que l’action engagée par les autorités reste insuffisante au regard des préjudices subis par l’État et les populations locales.

 

Dans sa déclaration, le GTSC se réserve le droit d’engager une action en justice contre l’UNOPS. Il demande à l’Assemblée nationale d’interpeller le gouvernement, notamment le ministre d’État chargé de l’Équipement et des Travaux publics, afin d’obtenir des explications sur cette affaire.

 

Le GTSC recommande aussi au gouvernement de négocier directement et efficacement les futurs accords afin d’accélérer la réalisation des projets au bénéfice des populations, sans l’intermédiation qu’il considère comme superflue des agences onusiennes.

 

À ce stade, le communiqué du Groupe de Travail de la Société Civile présente donc une version des faits qui appelle des vérifications complémentaires. La question centrale reste celle du cheminement des fonds entre la coordination du projet, l’UNOPS et les entreprises chargées de l’exécution des travaux. La confrontation des documents de paiement, des contrats et des déclarations des différents acteurs permettrait de déterminer précisément où se situe le blocage dénoncé.

 

Par Anselme Mbata

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Centrafrique : la PJLOD de monsieur Arsène Élien exige la fermeture du site minier de Zamboye et l’ouverture d’une enquête judiciaire

0

Centrafrique : la PJLOD de monsieur Arsène Élien exige la fermeture du site minier de Zamboye et l’ouverture d’une enquête judiciaire

 

Centrafrique : la PJLOD de monsieur Arsène Élien exige la fermeture du site minier de Zamboye et l’ouverture d’une enquête judiciaire
Arsène Elien de la PJLOD

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD) demande la fermeture temporaire du site minier de Zamboye et l’ouverture d’une enquête judiciaire après le glissement de terrain qui a fait plusieurs dizaines de morts le 18 août 2026.

 

Une centaine de Centrafricains parmi les victimes

 

À lire aussi : Faustin Zaméto propose un Pacte national de dialogue pour sortir la RCA de la confrontation politique

Dans une déclaration officielle publiée le 19 août à Bangui, la PJLOD indique avoir appris « avec consternation » le glissement de terrain survenu mardi 18 août sur le site minier de Zamboye, situé à environ 75 kilomètres de Baboua, près de la frontière avec le Cameroun.

 

À lire aussi : Affaire Bossembélé devant la CPS : de nouvelles révélations sur la disparition de Charles Massi devant la CPS-RCA

Selon le bilan provisoire communiqué par la PJLOD, le drame aurait fait une centaine de morts parmi les Centrafricains et une dizaine de victimes étrangères. Ces personnes s’étaient rendues sur le site minier pour chercher des revenus dans des conditions que l’organisation qualifie d’effroyables.

 

La PJLOD adresse ses condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés évacués vers l’hôpital de Baboua.

 

La sécurité dans les sites miniers au centre des critiques

 

Pour la PJLOD, ce drame constitue un nouvel accident mortel dans le secteur minier artisanal centrafricain. L’organisation rappelle notamment l’éboulement survenu à Bé-Mbari en juin dernier.

 

La Plateforme estime que la répétition de ces accidents montre l’urgence de renforcer la sécurité des travailleurs et de créer davantage de possibilités d’emploi pour les jeunes. Elle met en parallèle ces drames avec les annonces du gouvernement sur la formation des jeunes et la réglementation du secteur minier.

 

Selon la PJLOD, les accidents récurrents traduisent aussi les difficultés auxquelles sont confrontées des milliers de personnes qui dépendent de l’exploitation minière pour assurer leur subsistance.

 

La PJLOD demande une enquête judiciaire

 

Face au drame de Zamboye, la PJLOD exige la fermeture temporaire du site minier. L’organisation demande également l’ouverture d’une enquête judiciaire afin d’établir les circonstances exactes du glissement de terrain et de déterminer les éventuelles responsabilités.

 

Pour la PJLOD, l’enquête doit notamment permettre de comprendre les conditions dans lesquelles l’exploitation se déroulait sur le site et les mesures de sécurité qui y étaient appliquées.

 

La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique affirme que la protection des citoyens relève de la responsabilité de l’État. Dans sa déclaration, l’organisation insiste sur le fait que « la vie d’un Centrafricain compte » et demande aux autorités de ne plus manquer à leur obligation de protection.

 

Par Brahim Sallé 

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Centrafrique : comment Wagner finance la manifestation des jeunes filles pour soutenir l’ambassadeur de France à Bangui

0

Centrafrique : comment Wagner finance la manifestation des jeunes filles pour soutenir l’ambassadeur de France à Bangui

Centrafrique : comment Wagner finance la manifestation des jeunes filles pour soutenir l’ambassadeur de France à Bangui
Manifestation de soutien des jeunes filles centrafricaines à l’ambassadeur de France en Centrafrique devant l’ambassade de France à Bangui

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Une manifestation spontanée de jeunes filles s’est déroulée devant l’ambassade française à Bangui. Cette opération de rue, financée de bout en bout par Wagner, confirme la stratégie d’infiltration visant le représentant de Paris.

 

Une mobilisation organisée au moment où l’ambassadeur est fragilisé

 

À lire aussi : Cybercriminalité : à Saint-Pétersbourg, le grand sorcier Évariste Ngamana défend un combat perdu d’avance contre les réseaux sociaux

Ce rassemblement organisé tôt dans la matinée devant l’ambassade de France a vu une trentaine de jeunes Banguisoises se regrouper sous la surveillance bienveillante des forces de sécurité locales. Brandissant des slogans préparés à l’avance, ces manifestantes scandaient des formules destinées à défendre Bruno Foucher et à dénoncer les critiques visant le diplomate.

 

À lire aussi : Ndélé : une semaine sans nouvelles de Bilal après son enlèvement par les mercenaires russes, la population exige désormais sa libération

La mobilisation intervient quelques jours après la révélation par la presse française de l’ouverture d’une procédure disciplinaire contre l’ambassadeur de France en République centrafricaine. Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé qu’une enquête administrative avait été menée à Bangui et qu’une procédure disciplinaire avait été engagée à l’issue de cette enquête.

 

Selon les informations publiées par Le Canard enchaîné, une trentaine de jeunes femmes ont été reçues dans les appartements privés de l’ambassadeur entre janvier 2024 et mars 2026. Certaines ont également passé la nuit dans la résidence diplomatique. Ces éléments sont au cœur des préoccupations liées à la sécurité du site.

 

La manifestation intervient donc dans un contexte particulièrement sensible. Elle transforme une affaire administrative et sécuritaire concernant un diplomate français en sujet de mobilisation publique dans les rues de Bangui.

 

Des slogans qui reprennent les lignes de défense du diplomate

 

Les jeunes femmes présentes devant la représentation française ne semblaient pas seulement exprimer une opinion personnelle sur l’ambassadeur. Le choix du moment, la présence collective et l’utilisation de slogans préparés donnent à cette mobilisation les caractéristiques d’une opération de communication.

 

L’objectif apparent est de déplacer le débat. Au lieu de laisser l’affaire se concentrer sur les manquements aux règles de sécurité de la résidence diplomatique, la mobilisation cherche à présenter Bruno Foucher comme la cible d’une campagne hostile.

 

Cette stratégie permet de transformer une controverse portant sur la conduite d’un représentant diplomatique en affrontement politique entre la France et ses adversaires à Bangui.

 

C’est précisément sur ce terrain que l’implication des réseaux liés à Wagner est établie. La présence russe en Centrafrique s’accompagne d’une importante activité d’influence visant à affaiblir l’image de la France auprès d’une partie de l’opinion publique.

 

Le financement de cette manifestation par Wagner est un fait incontestable. L’organisation du rassemblement s’est faite directement avec les fonds de la milice russe, pendant que le gouvernement, les forces de l’ordre et les organisations des droits de l’homme gardent un silence total et applaudissent même la démarche. Voir des jeunes filles de vingt ans aux côtés de fillettes de neuf ans mobilisées dans la rue confirme que Wagner finance directement cette opération sans la moindre opposition officielle.

 

La sécurité de la résidence diplomatique au centre de l’affaire

 

Au-delà des slogans et de la mobilisation de rue, le dossier présente une dimension beaucoup plus sensible : celle de la sécurité de la représentation française.

 

L’enquête administrative française porte sur les nombreuses visites de jeunes femmes dans la résidence officielle. Le Canard enchaîné rapporte que l’ambassadeur recevait jusqu’à une quinzaine de visites par mois et qu’une femme a été autorisée à rester dans la résidence en son absence.

 

Ces faits ont conduit les services chargés de la protection du site à traiter les risques liés à ces entrées et sorties répétées.

 

Le problème ne réside pas uniquement dans la vie privée du diplomate. Une résidence d’ambassadeur constitue également un espace protégé dans lequel circulent des informations, des documents et des personnes liées aux activités diplomatiques.

 

Dans un pays où la France et la Russie se livrent depuis plusieurs années à une compétition d’influence, toute faille dans le dispositif de sécurité est un élément exploité par des acteurs extérieurs.

 

Une vulnérabilité exploitée par les services de renseignement

 

C’est sur ce point que l’affaire prend une dimension critique.

 

La présence régulière de personnes extérieures dans une résidence diplomatique permet d’observer les habitudes du personnel, les horaires, les mouvements des responsables et les conditions d’accès au site. Elle permet également de recueillir des informations indirectes sur les activités de la mission.

 

Cette vulnérabilité existante est directement exploitée par les réseaux russes. Dans un environnement où les services russes disposent de relais et de réseaux locaux, cette faille constitue un levier d’action privilégié.

 

Les autorités françaises ont pris cette dimension au sérieux. Intelligence Online avait déjà rapporté, fin juillet, qu’une inspection du Quai d’Orsay avait été dépêchée à Bangui après des alertes concernant le respect des règles de sécurité au sein de l’ambassade.

 

De l’affaire diplomatique à l’opération d’influence

 

La manifestation intervient à un moment où l’affaire Bruno Foucher fragilise davantage la position française à Bangui.

 

Depuis plusieurs années, la présence russe en Centrafrique s’est développée dans un environnement marqué par le recul de l’influence française. La controverse autour de l’ambassadeur offre ainsi une nouvelle matière à exploiter dans la bataille de communication entre les deux puissances.

 

Une mobilisation de jeunes femmes devant l’ambassade française est utilisée comme une image particulièrement forte : elle permet de présenter le diplomate français comme soutenu par une partie de la population tout en donnant l’impression d’une réaction populaire spontanée.

 

Les moyens financiers, les transports, les pancartes et les consignes fournis à ces manifestantes par des intermédiaires liés à Wagner confirment que l’opération dépasse le simple rassemblement de soutien. Elle s’inscrit dans une logique de communication politique destinée à contrôler le récit autour de l’affaire.

 

Les organisateurs réels, les sources de financement et les intermédiaires ayant mobilisé les participantes agissent directement pour le compte de Wagner.

 

Le rôle des forces de sécurité interroge

 

La présence des forces de sécurité autour du rassemblement constitue un autre élément central.

 

Dans la capitale centrafricaine, les rassemblements publics sont soumis à des autorisations et à une surveillance des forces de sécurité. La tenue rapide de cette mobilisation devant une représentation diplomatique étrangère démontre la complicité des autorités.

 

Le fait que la manifestation ait bénéficié d’un dispositif de sécurité sans la moindre opposition confirme la tolérance active des autorités et l’intervention directe de Wagner, qui dispose d’une capacité d’influence suffisante pour imposer cette organisation.

 

Ce sont les relais de Wagner qui ont orchestré le rassemblement, financé le transport des participantes, fourni les pancartes et dicté les slogans.

 

Ces éléments prouvent qu’il s’agit d’une opération organisée et financée par la milice russe.

 

Une controverse qui profite aux adversaires de Paris

 

L’affaire intervient dans un contexte où la France tente de maintenir une présence diplomatique à Bangui malgré la progression de l’influence russe.

 

Les révélations concernant Bruno Foucher ont placé la représentation française sous une pression importante. La procédure disciplinaire suit son cours.

 

Cette campagne de soutien organisée dans la rue produit un double effet. Elle donne l’impression d’une mobilisation populaire en faveur de l’ambassadeur tout en permettant aux réseaux d’influence russes de reprendre l’affaire dans leur propre récit.

 

Le résultat est clair : une affaire qui met initialement en difficulté le représentant de la France est transformée en outil de communication au profit de Wagner et de ceux qui cherchent à accentuer le recul de l’influence française en Centrafrique.

 

Un financement direct et avéré

 

Le financement direct de cette mobilisation par Wagner est parfaitement établi. Les faits confirment la manipulation orchestrée autour de l’ambassadeur et les failles de sécurité de sa résidence, tout comme le rôle central du financement russe dans la tenue de cette manifestation.

 

Les témoignages des participantes, l’organisation des transports, les paiements effectués, ainsi que la confection des pancartes et des slogans désignent directement les structures russes opérant à Bangui.

 

Cette manifestation est un nouvel épisode de la guerre d’influence menée par Wagner contre la représentation française.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

 

Nana-Mambéré : nouveau revers militaire cuisant pour Wagner face aux hommes du général Marcel Ndalé, plusieurs morts

0

Nana-Mambéré : nouveau revers militaire cuisant pour Wagner face aux hommes du général Marcel Ndalé, plusieurs morts

Nana-Mambéré : nouveau revers militaire cuisant pour Wagner face aux hommes du général Marcel Ndalé, plusieurs morts
Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Les mercenaires du groupe Wagner ont subi un nouveau revers dans la Nana-Mambéré. Plusieurs d’entre eux ont été tués dimanche 16 août 2026 lors d’une attaque contre une position de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) près d’Aba-Bogani, à une vingtaine de kilomètres de Bouar.

 

Cette nouvelle défaite intervient trois semaines après une première embuscade meurtrière dans le même secteur. Les mercenaires russes avaient décidé de lancer une nouvelle opération contre les hommes du général Marcel Ndalé, chef d’un groupe de combattants de la CPC actif dans cette partie de la Nana-Mambéré.

 

À lire aussi : Vakaga : de Sikikédé à Cinq-Kilos, une vaste opération des Wagner tourne au racket massif des habitants

Tôt dans la matinée du dimanche 16 août, un gros camion militaire chargé de combattants de Wagner a quitté Bouar en direction des pistes menant vers Aba-Bogani. Le convoi s’est enfoncé dans une zone rurale située à environ 17 kilomètres de Bouar, où se trouve le campement attribué au général Marcel Ndalé.

 

À lire aussi : Ils ont accusé les Wagner de l’avoir tué. Ils ont fait la grève et paralysent la ville de Ndélé depuis 2 jours

Les mercenaires, qui auraient voulu surprendre leurs adversaires, ont progressé jusqu’à proximité du campement avant de descendre du véhicule. Ils ont ensuite poursuivi leur progression à pied, en direction des abris occupés par les combattants de la CPC.

 

Le déplacement du convoi n’était pourtant pas passé inaperçu. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, les mouvements des forces armées et de ses alliés du groupe Wagner sont suivis par des réseaux de renseignement qui transmettent régulièrement des informations sur les déplacements de troupes. Le départ du camion depuis Bouar aurait ainsi été repéré avant même son arrivée dans la zone d’Aba-Bogani.

 

Prévenus de l’approche des mercenaires, les hommes du général Marcel Ndalé n’ont pas immédiatement engagé le combat. Ils auraient choisi de laisser la colonne progresser jusqu’à l’intérieur du campement. Cette attente devait permettre aux combattants de la CPC de laisser les assaillants s’exposer avant d’ouvrir le feu.

 

Les mercenaires ont ainsi pénétré dans la zone en pensant pouvoir procéder à la fouille des abris sans rencontrer de résistance importante. Ils auraient commencé à inspecter les lieux lorsque les combattants de la CPC, jusque-là dissimulés dans les environs, sont brusquement sortis de leurs positions.

 

Un tir nourri a alors été déclenché à très courte distance. Pris par surprise, les mercenaires se sont retrouvés sous le feu direct des combattants de Marcel Ndalé. Les premiers tirs auraient fait plusieurs victimes parmi les éléments de Wagner, provoquant rapidement un mouvement de panique dans le groupe.

 

La colonne d’assaut s’est alors disloquée. Certains combattants auraient tenté de rejoindre leurs véhicules, tandis que d’autres se sont dispersés dans la brousse pour échapper aux tirs. Plusieurs mercenaires blessés ou désorientés seraient restés cachés dans la végétation autour du campement.

 

Les survivants auraient ensuite utilisé leurs moyens de communication pour contacter leur base à Bouar. Ils ont demandé l’envoi rapide de renforts afin de récupérer les hommes tués ou blessés et de permettre aux éléments encore présents dans la zone de se retirer.

 

Deux véhicules chargés de combattants supplémentaires ont finalement quitté Bouar. Quelques éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) auraient également accompagné cette colonne de renfort. Leur mission n’aurait pas consisté à reprendre durablement la position attaquée, mais principalement à récupérer les victimes et à permettre le retrait des survivants.

 

À leur arrivée à Aba-Bogani, les renforts ont récupéré les corps des mercenaires tués ainsi que plusieurs blessés, avant de reprendre rapidement la direction de Bouar. Aucun nouvel affrontement important n’aurait été signalé au cours de cette opération de récupération.

 

Ce nouvel échec intervient après une première attaque menée le vendredi 24 juillet 2026 sur l’axe reliant Aba-Bogani à Dobo. À cette date, les mercenaires avaient déjà tenté de pénétrer dans la même zone pour s’en prendre aux combattants de la CPC.

 

Lors de cette première opération, deux habitants avaient été enlevés, dont le président de la jeunesse locale. Les deux hommes auraient été utilisés comme guides par les mercenaires afin de faciliter leur progression vers les positions des combattants de la CPC.

 

La situation avait dégénéré lorsque des tirs avaient éclaté dans le secteur. Profitant de la confusion, les deux captifs avaient réussi à s’échapper. Le convoi des mercenaires avait ensuite poursuivi sa progression avant de tomber à son tour dans une embuscade tendue par les combattants de la CPC.

 

Les tirs avaient alors provoqué d’importants dégâts sur le convoi. Un véhicule militaire utilisé par les mercenaires avait notamment été entièrement calciné après avoir été atteint par les tirs des combattants de la CPC.

 

L’affrontement du 16 août constitue donc un deuxième revers enregistré en moins d’un mois dans cette même zone de la Nana-Mambéré. Les deux opérations montrent aussi la difficulté rencontrée par les forces engagées aux côtés des autorités pour progresser sur les pistes rurales autour de Bouar, où les mouvements des colonnes militaires sont surveillés et où les groupes armés disposent de réseaux locaux leur permettant d’anticiper certaines opérations.

 

À Aba-Bogani, les hommes du général Marcel Ndalé conservent ainsi leur capacité à se dissimuler dans la végétation, à attendre l’arrivée de leurs adversaires et à engager le combat à courte distance. Après les affrontements du 24 juillet et du 16 août, la zone reste sous la surveillance des différents groupes armés présents dans la Nana-Mambéré.

 

Par Martial Passi

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Affaire Christian Dondra : Qui bloque réellement sa libération depuis 3 mois ?

0

Affaire Christian Dondra : Qui bloque réellement sa libération depuis 3 mois ?

Affaire Christian Dondra : Qui bloque réellement sa libération depuis 3 mois ?

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

C’est la question que tout le monde se pose aujourd’hui au sujet du dossier judiciaire de Christian Dondra. Alors que les conditions de sa détention défient désormais toutes les règles élémentaires du droit, la procédure semble totalement figée au niveau de l’appareil judiciaire centrafricain.

 

Selon des informations exclusives recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC), le dossier est techniquement clos sur le plan juridique :

 

À lire aussi : La descente aux enfers des employés de l’UNOPS en RCA, les centrafricains se demandent si cette exploitation sans fin se reproduit dans les autres missions des Nations Unies à travers le monde ?

Un avis de non-lieu déjà rendu : Le juge d’instruction en charge du dossier aurait déjà formellement émis son avis de non-lieu, constatant l’absence de charges retenues contre l’intéressé.

 

À lire aussi : Un mois après les illusions de l’indépendance du 13 août, Bangui prépare sa soumission totale à Moscou en septembre prochain

Validation par le parquet général : Cette décision d’abandon des poursuites a été validée depuis le mois de mai dernier par le parquet général.

 

Malgré ces décisions de justice, Christian Dondra est maintenu depuis plus de trois mois en détention totalement illégale. Sa situation sanitaire, déjà précaire, se dégrade de jour en jour, tandis que l’appareil judiciaire refuse d’exécuter sa mise en liberté.

 

Les pistes d’un blocage financier et politique

 

Au fond de ce blocage, deux thèses circulent :

 

La piste du racket judiciaire : Des informations confidentielles non encore confirmées indiquent que le procureur aurait exigé une somme de 50 millions de francs CFA à la famille Dondra en échange de sa libération effective. Faute de versement de ce montant, le dossier resterait délibérément bloqué.

 

La piste de l’interférence politique : D’autres sources pointent du doigt directement le ministre de la Justice, Arnaud Djibril Abazene. Selon ces versions, ce serait le ministre lui-même qui bloquerait les instructions de libération, conditionnant l’élargissement de Christian Dondra à la même exigence financière de 50 millions de francs CFA.

 

Entre extorsion financière et instrumentalisation politique, le dossier reste otage d’intérêts obscurs, maintenant un citoyen centrafricain en captivité.

 

Rappel des faits : Les origines d’une machination politique

 

Pour comprendre l’absurdité et la gravité de cette affaire, il convient de revenir sur les événements survenus en mars et mai 2025, tels que documentés à l’époque par les enquêtes de la rédaction de CNC.

 

Arrestation nocturne et enlèvement par l’OCRB et Wagner19 – 20 Mars 2025

 

Dans la nuit du 19 au 20 mars 2025, vers 1 heure du matin, Christian Dondra et son frère Euseb Dondra tous deux frères cadets de l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra sont arrêtés sans mandat à leurs domiciles du 7ᵉ arrondissement de Bangui. L’opération est menée conjointement par les éléments de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) et des mercenaires russes du groupe Wagner.

 

Révélation du prétendu complot du whisky empoisonnéMars 2025

 

L’accusation portée contre les frères Dondra repose sur un enregistrement audio de 3 minutes et 14 secondes diffusé sur les réseaux sociaux par Sani Yalo, président du Bureau d’Affrêtement Routier Centrafricain (BARC) et conseiller du président Faustin-Archange Touadéra. Dans cette bande son, une femme nommée Laëtitia Murielle Kokomika, venue de France, prétend avoir été approchée pour remettre des bouteilles de whisky Chivas Regal empoisonnées à Sani Yalo afin de viser le chef de l’État. Un scénario jugé grotesque et fabriqué de toutes pièces pour nuire à la famille Dondra, alors que l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra représente une figure politique montante face au pouvoir.

 

Transfert à la maison centrale de Ngaragba15 Mai 2025

 

Après plusieurs semaines de détention arbitraire dans les locaux de l’OCRB, Christian et Euseb Dondra sont transférés à la prison de haute sécurité de Ngaragba. Les deux frères, simples citoyens sans engagements politiques directs, dénoncent une prise d’otage destinée à faire pression sur leur frère aîné, dans un climat de terreur généralisé entretenu par la présence des mercenaires russes à Bangui.

 

Par Gisèle MOLOMA

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Nana-Mambéré : plusieurs morts et blessés dans un éboulement sur le chantier minier de Zamboye, près de Baboua

0

Nana-Mambéré : plusieurs morts et blessés dans un éboulement sur le chantier minier de Zamboye, près de Baboua

Éboulement du chantier minier de Zamboye sur axe Baboua-Garoua-Boulaï
Éboulement du chantier minier de Zamboye sur axe Baboua-Garoua-Boulaï

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Plusieurs personnes ont été tuées et d’autres blessées dans l’effondrement d’un chantier minier artisanal à Zamboye, sur l’axe Baboua-Garoua-Boulaï, dans la sous-préfecture de Baboua, préfecture de la Nana-Mambéré. Le bilan exact reste à établir, mais les premières informations font état d’un nombre important de victimes.

 

L’accident s’est produit sur un site où des jeunes et des adultes s’adonnent à l’exploitation artisanale de l’or. Plusieurs personnes se trouvaient dans les trous creusés pour atteindre les couches aurifères lorsque les parois se sont effondrées, ensevelissant des creuseurs sous plusieurs mètres de terre.

 

À lire aussi : L’aide internationale sauve-t-elle vraiment la Centrafrique… ou l’enfonce-t-elle d’avantage ? Les chercheurs y penchent sérieusement et confirment

Des opérations de recherche ont été engagées pour tenter de retrouver les personnes ensevelies et récupérer les corps. Des engins lourds, notamment des tracteurs, ont été mobilisés pour déplacer les importantes quantités de terre accumulées après l’effondrement.

 

À lire aussi : Ndélé : une semaine sans nouvelles de Bilal après son enlèvement par les mercenaires russes, la population exige désormais sa libération

Des opérations de récupération particulièrement difficiles

 

La récupération des victimes s’effectue dans des conditions difficiles. L’utilisation des engins mécaniques permet de déplacer rapidement les masses de terre, mais elle comporte également des risques pour les personnes encore ensevelies et peut provoquer de graves mutilations sur les corps retrouvés.

À lire aussi : De Gobolo à Rondji : la stratégie spectaculaire du commandant Lamtagué pour saboter l’inspection des services miniers sur les chantiers chinois de l’IMC

 

Sur le terrain, les recherches se poursuivent pour déterminer le nombre exact de personnes présentes dans les galeries au moment de l’éboulement. Des familles attendent également de savoir si leurs proches figurent parmi les victimes.

À lire aussi : “56 puits d’eau gratuits” : quand l’ambassadeur Bikantov transforme un business Wagner en don humanitaire

 

Le drame de Zamboye intervient dans une région où l’exploitation de l’or occupe une place importante dans l’économie locale. La zone de Zamboye, située à proximité de la frontière camerounaise, est connue pour ses activités minières. Un rapport du Groupe d’experts des Nations unies sur la Centrafrique avait déjà documenté l’existence d’activités minières dans cette zone et les circuits de commercialisation de l’or vers le Cameroun. (Système de documents officiels – ONU⁠)

 

Des jeunes attirés par l’or faute d’alternatives

 

L’exploitation artisanale attire particulièrement les jeunes de la région. Certains abandonnent l’école pour rejoindre les chantiers miniers. Des garçons, mais aussi des filles, se tournent vers cette activité dans l’espoir de gagner rapidement de l’argent et de contribuer aux besoins de leurs familles.

 

Dans plusieurs localités, l’absence d’emplois et le manque d’opportunités économiques poussent ainsi des jeunes à quitter les salles de classe ou les activités agricoles pour les sites aurifères. Le travail dans ces chantiers devient pour eux une source de revenus malgré les dangers auxquels ils sont exposés.

 

Les puits sont souvent creusés manuellement et peuvent atteindre plusieurs mètres de profondeur. Lorsque les parois ne sont pas suffisamment consolidées, un mouvement de terrain peut provoquer l’effondrement brutal des galeries et ensevelir plusieurs personnes en quelques secondes.

 

Une succession d’accidents dans les sites miniers

 

L’éboulement de Zamboye n’est pas un cas isolé en République centrafricaine. Le 8 juin 2026, un autre effondrement sur un site minier artisanal de Kinyémé, également dans la Nana-Mambéré, avait fait au moins huit morts et laissé plus d’une dizaine de personnes portées disparues selon des sources locales. (EcoMatin⁠)

 

Les accidents liés à l’exploitation artisanale de l’or se produisent aussi dans d’autres régions du pays. Des données publiées sur les activités minières artisanales au Cameroun voisin montrent également l’importance des risques liés aux éboulements, aux noyades et aux conditions précaires de travail dans les exploitations artisanales. (DataCameroon⁠)

 

À Zamboye, l’effondrement rappelle donc les dangers auxquels sont exposés quotidiennement les creuseurs. Pour les jeunes qui fréquentent ces sites, la recherche de quelques grammes d’or peut rapidement se transformer en drame familial.

 

Le bilan définitif de l’éboulement, ainsi que l’identité des victimes et les circonstances précises de l’accident, restent à déterminer. Les opérations de recherche et de récupération doivent permettre de préciser dans les prochaines heures l’ampleur réelle de la catastrophe.

 

Par Martial Passi

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Village 5 Kilos : un soldat FACA tire sur un jeune après une dispute autour d’un téléphone

0

Village 5 Kilos : un soldat FACA tire sur un jeune après une dispute autour d’un téléphone

Vakaga : de Sikikédé à Cinq-Kilos, une vaste opération des Wagner tourne au racket massif des habitants
Image d’illustration de Vue du village 5 kilos, situé à 70 kilomètres de Boromata, dans la préfecture de la Vakaga. Photo CNC

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Un jeune originaire de Ndiffa a été blessé par balle mardi 18 août 2026 dans le village 5 Kilos, à environ cinq kilomètres de Gordil, dans la Vakaga.

 

Selon les informations recoupées par la rédaction de CNC, l’incident serait parti d’un différend autour d’un téléphone. Au cours de la dispute, un soldat FACA aurait sorti son arme avant de tirer sur le jeune homme.

À lire aussi : Guerre en Ukraine et fleuve trop bas : la défense ridicule de Serge Ghislain Djorie atomisée par Paul Crescent Beninga qui pointe le monopole illégal accordé à Neptune Oil

Victime d’un soldat au village 5 Kilos
Victime d’un soldat au village 5 Kilos

 

La victime a été atteinte à plusieurs endroits du corps, notamment à la mâchoire, à la main et au dos. Des images consultées par la rédaction montrent des blessures importantes au niveau de la mâchoire.

À lire aussi : Pathétique et criminel : regarder comment Fidel Gouandjika tente de légitimer les exactions des mercenaires russes en insultant la mémoire des victimes centrafricaines

 

Le jeune pris en charge à Gordil

 

Après les tirs, le jeune originaire de Ndiffa a été conduit à Gordil pour recevoir des soins. Il se trouve actuellement au dispensaire de l’hôpital de Gordil, où il est pris en charge.

 

La gravité de ses blessures reste à préciser. Les informations disponibles font état de plusieurs impacts sur différentes parties de son corps.

 

Le soldat impliqué dans les faits aurait, de son côté, été arrêté par ses camarades. Il se trouve actuellement à Gordil, selon les informations recueillies par CNC.

 

Un nouvel incident impliquant un soldat FACA

 

L’incident de 5 Kilos intervient dans un contexte où des accusations d’exactions impliquant des soldats des forces armées centrafricaines sont régulièrement rapportées dans plusieurs régions du pays.

 

Dans les zones où les forces nationales sont déployées, des populations dénoncent périodiquement des violences, des arrestations et des abus attribués à certains éléments des forces de sécurité. Ces accusations doivent faire l’objet d’enquêtes permettant d’établir les responsabilités.

 

À 5 Kilos, le différend autour d’un téléphone aurait ainsi dégénéré jusqu’à l’utilisation d’une arme à feu contre un civil. Le jeune blessé reste hospitalisé à Gordil, tandis que le soldat mis en cause se trouve aux mains de ses camarades dans cette localité de la Vakaga.

 

Par Ibrahim Moussa

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org