Touadera, regarde comment tu gèrre un pays. C’est une boutique ou quoi ? Regarde ton budget 2025. L’écart abyssal entre prévisions et décaissements réels est pathétique
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Herve-Ndoba-modifie.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Herve-Ndoba-modifie.jpg” alt=”Touadera, regarde comment tu gèrre un pays. C’est une boutique ou quoi ? Regarde ton budget 2025. L’écart abyssal entre prévisions et décaissements réels est pathétique ” width=”300″ height=”277″ />Monsieur Hervé Ndoba, ministre des finances de la République centrafricaine
L’examen des flux de trésorerie de l’État centrafricain à la clôture de l’exercice 2025 donne à lire une arithmétique budgétaire difficilement réconciliable avec les prévisions officielles. C’est une véritable gestion aveugle d’un pays.
Regardez, la loi de finances 2025 avait arrêté les décaissements à 62,81 milliards de francs CFA. Les chiffres définitifs de l’exercice affichent 184,78 milliards effectivement décaissés, soit un taux d’exécution de 294,17 %. En d’autres termes, l’État centrafricain a dépensé près du triple de ce qu’il avait officiellement programmé, un écart qui ne relève plus du simple ajustement technique.
Selon le ministère des finances, plusieurs mouvements financiers expliquent ce gonflement. Le remboursement des titres publics a atteint 63,68 milliards, à 170 % de l’objectif initial. Celui des emprunts extérieurs s’est établi à 16,56 milliards, soit 186 % de la prévision. Mais c’est une ligne absente du budget de départ qui pèse le plus lourd : des tirages spéciaux effectués auprès de la BGFI et de la BSIC pour un cumul de 95,68 milliards de francs CFA, apparus en cours d’exercice sans inscription budgétaire préalable. Incroyable.
Ce qui retient l’attention dans cette configuration, c’est moins le volume des chiffres que leur logique. Une dépense non budgétisée de 95,68 milliards, mobilisée en urgence auprès de deux établissements bancaires privés, traduit une gestion dictée par les échéances de remboursement plutôt que par une programmation ordonnée. La planification initiale n’avait manifestement pas intégré l’ampleur réelle des besoins de liquidités de l’État.
Le document officiel justifie ces opérations par la nécessité d’honorer les engagements financiers. Mais cette justification laisse entière une interrogation de fond : si les engagements étaient connus, pourquoi la loi de finances ne les avait-elle pas anticipés ? L’écart entre 62,81 milliards prévus et 184,78 milliards décaissés n’est pas un accident comptable — c’est le reflet d’une conduite budgétaire qui s’ajuste au fil des crises de liquidités plutôt que de les prévenir.
Centrafrique : incendie sur le site des refugiés de Mpougou à Ouanda-Djallé, plusieurs habitations brûlées
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/site-des-refugies-de-mpougou-a-ouanda-djalle.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/site-des-refugies-de-mpougou-a-ouanda-djalle.webp” alt=”Centrafrique : incendie sur le site des refugiés de Mpougou à Ouanda-Djallé, plusieurs habitations brûlées” width=”400″ height=”179″ />site des refugiés de Mpougou à Ouanda-Djallé
Ce samedi 21 mars 2026, le feu a avalé une dizaine d’habitations sur le site de déplacés de Mpougou, à Ouanda-Djallé, après que des charbons de cuisine a été abandonnée dans une habitation.
Tout est parti du bloc B. Vers midi, dans l’une des huttes de ce secteur, une famille venait de finir de manger. En quittant les lieux, ses membres ont laissé derrière eux des charbons encore vifs. Le feu, sans personne pour le surveiller, a pris dans la paille qui sert de toiture, et la maison a commencé à brûler.
Ce qui aurait pu rester un feu isolé s’est vite propagé aux huttes voisines. Les habitations sur ce site sont construites les unes contre les autres, serrées, sans espace entre elles. Le feu a sauté de l’une à l’autre, consumant au total une dizaine d’habitation avant que les flammes ne s’éteignent.
Ce résultat s’explique aussi par le type de matériaux utilisés. Les agences humanitaires avaient récemment distribué des bâches pour que les familles puissent couvrir leurs abris. Mais dans certains blocs, dont le bloc B, ces bâches n’ont jamais été distribuées encore. Les réfugiés et les retournés ont continué à utiliser de la paille comme toiture, un matériau qui prend feu en quelques secondes.
Les familles touchées se retrouvent désormais sans toit ni affaires. Certaines ont trouvé refuge chez d’autres déplacés du site, en attendant de pouvoir reconstruire leurs huttes.
Il y’a lieu de rappeler que le site de Mpougou abrite principalement des réfugiés soudanais, contraints de fuir leur pays depuis le déclenchement de la guerre en 2023. Mais sur ce site, il y a également des retournés centrafricains. Ce sont des Centrafricains qui avaient fui au Soudan pendant les années de conflit dans leur propre pays, et qui ont dû repartir lorsque la guerre a éclaté là-bas aussi. Ils sont rentrés les mains vides, accompagnés de familles soudanaises qui fuyaient dans la même direction, et se sont tous installés à Ouanda-Djallé, sous-préfecture de la Vakaga, non loin de la frontière avec le Soudan.
Opération Kwa Ti Kodro : des milliards de l’Union européenne et de la Banque mondiale qui s’évaporent dans les poches des bras cassés
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/operation-kwa-ti-kodro-au-marche-combattant-dans-le-huitieme-arrondissement-de-bangui-photo-la-renaissance.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/operation-kwa-ti-kodro-au-marche-combattant-dans-le-huitieme-arrondissement-de-bangui-photo-la-renaissance.webp” alt=”Opération Kwa Ti Kodro : des milliards de l’Union européenne et de la Banque mondiale qui s’évaporent dans les poches des bras cassés” width=”400″ height=”224″ />Opération Kwa ti kodro au marché Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo la renaissance
À Bangui, des fonds colossaux déversés chaque année par l’Union européenne et la Banque mondiale alimentent une opération citoyenne qui ne produit rien, pendant que des volontaires sans un franc font le travail que l’État refuse d’accomplir.
L’opération Kwa Ti Kodro, portée en fanfare par le président Touadéra et ses ministres, mobilise chaque semaine des cortèges d’officiels et de partisans — communément surnommés « cherchés à manger » — qui sillonnent la capitale en grande pompe pour repartir les mains propres et les poches pleines. Le résultat de toute cette agitation se mesure dans les caniveaux, dans les marchés, dans les rues : zéro.
Cette opération qu’ils prennent le courage d’appeler Kwa Ti Kodro, portée en fanfare par le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera, et ses ministres, mobilise chaque semaine des cortèges d’officiels et de partisans, communément surnommés « cherchés à manger », qui sillonnent la capitale en grande pompe pour repartir les mains propres et les poches pleines. Le résultat de toute cette agitation se mesure dans les caniveaux, dans les marchés, dans les rues : zéro.
Ce n’est pas une impression ni un jugement hâtif. C’est une réalité que n’importe quel habitant de Bangui peut vérifier en se rendant dans l’un des quartiers censés avoir bénéficié de ces opérations hebdomadaires. Les ordures s’accumulent, les caniveaux restent bouchés, et la ville continue de se dégrader au rythme exact où les milliards changent de mains.
C’est précisément dans ce contexte que le samedi 14 mars 2026, un groupe de jeunes volontaires conduit par Lagbégo Champion s’est rendu au marché de Ouango, dans le 7e arrondissement, sans budget, sans matériel officiel, sans banderole. Ils ont trouvé des caniveaux murés par des années d’immondices tassées en blocs compacts, une puanteur suffocante, et des vendeuses de nourriture qui survivent chaque jour dans cet environnement indigne que personne n’avait daigné toucher.
Sans attendre personne, les bénévoles ont retroussé les manches. Certains jeunes sont descendus sous les kiosques et les petits ponts pour curer à mains nues des passages abandonnés depuis des années, extrayant un volume de déchets dont l’ampleur dit tout sur ce que l’État fait réellement de l’argent des bailleurs internationaux.
Ce que ces citoyens ont accompli gratuitement en une journée, les équipes officielles de Kwa Ti Kodro n’ont pas su ou voulu le faire en des mois de passages répétés sur ce même site. La différence entre les deux est simple : les volontaires travaillent, les autres encaissent. Pendant que des milliards transitent du trésor public vers des mains que personne ne contrôle, des mamans vendent à manger au milieu des eaux stagnantes et des déchets en décomposition.
La réaction des partisans du régime à l’arrivée des bénévoles achève le tableau. Une banderole à l’effigie du chef de l’État a été installée à l’entrée du marché, comme pour marquer le territoire. Puis, une fois les déchets rassemblés en tas par les volontaires, des individus se sont annoncés pour venir les enlever et récolter le crédit du travail accompli par d’autres. La population du 7e arrondissement a tout vu.
Lim-Pendé : La préfète annonce 80-90 % de sécurité, mais les habitants dénoncent un calme trompeur et des exactions persistantes des 3R
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/un_soldat_FACA_a_paoua.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/un_soldat_FACA_a_paoua.jpg” alt=”Lim-Pendé : La préfète annonce 80-90 % de sécurité, mais les habitants dénoncent un calme trompeur et des exactions persistantes des 3R” width=”300″ height=”248″ />Un soldat FACA basé à Paoua, dans lim-Pendé
Lors du débat Patara organisé par la radio Ndékè-luka à Paoua, la préfète de la Lim-Pendé, Pierrette Bengueré, a décrit la situation sécuritaire de la préfecture comme atteignant 80 à 90 %. Elle a pris ses fonctions en août 2024 et a insisté sur les progrès réalisés, notamment dans les zones autrefois considérées comme dangereuses, désormais fréquentées par la population. Elle a aussi mentionné la présence renforcée des Forces armées centrafricaines à Bémal, prêtes à étendre leur contrôle vers Bédakha et Bembere.
Les autres participants ont livré un tableau bien différent. Esther Guettel, ancienne dirigeante de RJ Belanga et aujourd’hui engagée pour la paix, a expliqué que des groupes armés, en particulier les 3R basés à Bembere, restent présents avec leurs armes. Elle a décrit des actes de racket, de vols de bœufs, d’attaques contre des cultivateurs qui préparent leurs champs et même des viols signalés en périphérie. Selon elle, ces hommes n’ont pas déposé les armes malgré les appels du gouvernement et continuent de semer la peur dans les villages éloignés.
Jules Baitoloum, président préfectoral de l’URCA, a estimé que la sécurité réelle dans les zones rurales ne dépasse pas 35 %. Il a pointé la persistance des taxations par des hommes armés et le décalage entre le calme observé au centre de Paoua et les difficultés vécues dans les communes reculées.
Francis Béret, membre de la société civile, a reconnu une accalmie visible à Paoua-centre, où le marché fonctionne et les habitants circulent librement, mais a insisté sur les souffrances des populations périphériques. Il a rappelé que les barrières de racket ont disparu, mais que la menace reste dès que les autorités s’éloignent.
Les échanges ont aussi porté sur la transhumance en cours. Plusieurs intervenants, dont le maire de Bétoko et le sous-préfet de Ndime, ont dénoncé l’arrivée d’éleveurs armés, souvent accompagnés de miliciens recrutés au Tchad ou au Cameroun. Ces groupes dévastent les plantations, pillent les greniers et tirent parfois sur les cultivateurs qui tentent de protéger leurs champs. Les couloirs de transhumance tracés lors de réunions passées avec la MINUSCA et l’ONG Concordis n’ont pas été respectés ni réaménagés.
La préfète a expliqué que le processus de désarmement a été suspendu à cause des élections groupées de décembre, mais que le gouvernement reprendra bientôt l’initiative. Elle a ajouté que ces hommes armés se montrent moins violents qu’avant et que des sensibilisations permettent de limiter les tensions.
Esther Guettel a appelé directement le ministère du DDR à se déplacer rapidement à Paoua pour désarmer ces groupes. Elle a aussi dénoncé la présence d’étrangers intégrés dans les rangs des FACA, tandis que des Centrafricains ex-rebelles attendent toujours leur prise en charge. Jules Baitoloum et d’autres ont réclamé le rapatriement systématique des non-nationaux et un renforcement des moyens pour les forces de sécurité, notamment des véhicules adaptés au terrain.
Le débat a mis en évidence un calme relatif à Paoua-ville, mais une insécurité persistante dans les périphéries, alimentée par la présence prolongée des 3R et la transhumance armée. Les participants ont insisté sur l’urgence d’un désarmement effectif et d’une gestion réelle des frontières poreuses pour éviter une nouvelle montée des violences.
Si le franc CFA était dévalué : les Centrafricains paieraient le prix fort, selon Martin Ziguelé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele.jpg” alt=”Si le franc CFA était dévalué : les Centrafricains paieraient le prix fort, selon Martin Ziguelé” width=”285″ height=”300″ />Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3, Président du parti MLPCScreenshot
Une dévaluation du franc CFA, comme celle de 1994 qui a divisé par deux sa valeur par rapport à l’euro (ou au franc français à l’époque), ramènerait des effets immédiats et douloureux sur le quotidien des Centrafricains. Martin Ziguelé, dans son intervention à Tribune de l’économie sur Guira FM, rappelle que ce sont les salariés, les paysans, les agriculteurs et les personnes à revenus modestes qui subiraient le plus lourd tribut.
Une hausse vertigineuse des prix des importations
La dévaluation rendrait les produits importés beaucoup plus chers en francs CFA. Les biens de consommation courante – riz, huile, sucre, médicaments, carburant, pièces détachées – verraient leurs coûts grimper rapidement. En 1994, l’inflation a bondi dans toute la zone CEMAC, avec des hausses cumulées souvent autour de 40-50 % en un an dans plusieurs pays, dont la Centrafrique. Le pouvoir d’achat s’est effondré pour les ménages dépendants des importations, qui représentent une part importante du panier familial en RCA.
Les couches vulnérables, déjà touchées par la vie chère actuelle (essence à plus de 1 100 FCFA le litre, sucre 5 kg à 5 000 FCFA, etc.), verraient leurs dépenses essentielles exploser sans compensation immédiate sur les salaires ou les revenus agricoles.
Les salariés et fonctionnaires en première ligne
Les salaires fixes en FCFA perdraient de leur valeur réelle du jour au lendemain. En 1994, les ajustements de salaires n’ont pas suivi le rythme de l’inflation, laissant de nombreux employés publics et privés avec moins de moyens pour couvrir les besoins de base. Ziguelé insiste : ce sont ces catégories – fonctionnaires, employés modestes – qui paient le plus cher l’indiscipline budgétaire accumulée.
Les paysans et agriculteurs : un gain théorique, mais pas immédiat
Théoriquement, une dévaluation rend les exportations (bois, or, diamant, produits agricoles) plus compétitives et pourrait augmenter les revenus des producteurs locaux en FCFA. Mais en RCA, où les circuits d’exportation restent souvent informels et où les rapatriements de devises posent problème, les bénéfices mettraient du temps à arriver. À court terme, les intrants importés (engrais, outils, semences) deviendraient plus chers, freinant la production et aggravant la situation alimentaire.
Un choc sur l’endettement et l’économie réelle
L’État, déjà lourdement endetté, verrait sa dette extérieure (en devises) peser plus lourd en FCFA, compliquant les remboursements. Les entreprises locales, qui dépendent du crédit bancaire, souffriraient encore plus de l’effet d’éviction : moins de ressources pour les privés, plus de difficultés à investir ou maintenir les emplois.
Ziguelé prévient que sans économie diversifiée et exportations fortes, une dévaluation ressemblerait à un « traitement de cheval » : elle pourrait guérir certains déséquilibres à long terme, mais entraîner une convalescence longue et pénible pour les populations.
En résumé, une nouvelle dévaluation, pour Martin Ziguelé, toucherait d’abord les plus fragiles. Elle rappellerait 1994 : inflation galopante, perte de pouvoir d’achat, difficultés accrues pour les ménages modestes. La stabilité du franc CFA se maintient grâce à la discipline collective – déficits réduits, rapatriements des recettes, lutte contre la corruption. Sans cela, le risque persiste, et ce sont toujours les mêmes qui trinquent.
67e anniversaire de la disparition de Barthélemy Boganda : Comment le régime Touadéra instrumentalise l’histoire pour légitimer sa “Septième République” autoritaire
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Touadera-prete-serment-joli.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Touadera-prete-serment-joli.jpg” alt=”67e anniversaire de la disparition de Barthélemy Boganda : Comment le régime Touadéra instrumentalise l’histoire pour légitimer sa “Septième République” autoritaire” width=”300″ height=”236″ />Prestation de serment du Président Touadera le 30 mars 2021 à l’assemblée nationale à Bangui
Le compte rendu du Conseil des ministres du 26 février 2026 consacre une partie notable à la préparation du 29 mars 2026, date marquant le 67e anniversaire de la disparition de Barthélemy Boganda.
Le gouvernement prévoit des offices religieux, des manifestations artistiques et culturelles, un concours de rédaction pour les élèves, le tout organisé sur trois sites : Bangui, le village de Boganda et la sous-préfecture du même nom. Le lendemain, 30 mars, aura lieu la prestation de serment du dictateur de Bangui, présentée comme l’entrée dans la « Septième République », dont les fondements seraient inspirés de la philosophie du président-fondateur.
Cette juxtaposition n’est pas un hasard. Elle sert à coller l’image du régime actuel sur celle de Boganda, figure historique incontestée, symbole d’indépendance, d’unité nationale et de lutte contre la domination étrangère. En liant directement la commémoration de sa mort à la cérémonie de serment présidentiel, le pouvoir cherche à faire passer sa propre continuité comme une suite logique de l’héritage bogandien. Le message implicite est clair : Touadéra et sa « Septième République » prolongent l’œuvre du fondateur, alors que les faits racontent une tout autre histoire.
Boganda prônait l’émancipation économique, la souveraineté réelle, la réduction des inégalités et la construction d’un État au service du peuple. Aujourd’hui, le pays reste parmi les plus pauvres au monde, les ressources forestières et minières continuent de fuir vers des intérêts privés ou étrangers, les salaires des fonctionnaires stagnent, les routes sont défoncées, les hôpitaux manquent de tout, et la sécurité reste fragile dans de vastes zones. Les idéaux d’autonomie et de justice sociale que Boganda défendait sont loin d’être réalisés ; au contraire, le régime actuel accumule les accusations de concentration du pouvoir, de répression des voix dissidentes et de gestion opaque des deniers publics.
Pourtant, le Conseil instruit le ministre des Finances de dégager les ressources budgétaires nécessaires pour financer ces célébrations. Dans un pays où les priorités criantes manquent cruellement de moyens – éducation, santé, agriculture, reconstruction des infrastructures –, consacrer de l’argent public à des offices religieux, des spectacles et un concours scolaire sert surtout à entretenir une narration politique. C’est une opération de communication qui détourne l’attention des échecs quotidiens et tente de légitimer un pouvoir qui s’accroche aux symboles du passé pour masquer les insuffisances du présent.
Boganda n’a jamais cherché à se perpétuer par des rituels grandioses ou des changements de numérotation constitutionnelle. Il voulait un État efficace et juste. Associer son souvenir à une prestation de serment qui consacre la prolongation d’un mandat et d’un système contesté transforme un devoir de mémoire en outil de propagande. Les Centrafricains ne demandent pas plus de commémorations fastueuses ; ils demandent des résultats concrets. Tant que les ressources serviront à glorifier le régime plutôt qu’à soulager la misère, cette instrumentalisation de l’histoire restera un affront à la mémoire même de celui qu’on prétend honorer.
Quand le doigt accusateur du pasteur Faki se retourne contre lui
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/pasteur-allia-jean-pierre.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/pasteur-allia-jean-pierre.webp” alt=”Quand le doigt accusateur du pasteur Faki se retourne contre lui” width=”400″ height=”446″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/pasteur-allia-jean-pierre.webp 400w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/pasteur-allia-jean-pierre-377×420.webp 377w” sizes=”auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px” />Pasteur Allia jean Pierre
Le pasteur Issene Faki convoque son complice Allia jean Pierre pour venir accabler ses fidèles de trois péchés capitaux. Mais chaque accusation portée au sein de l’église Bataillon 2 ce dimanche décrit l’accusateur lui-même.
En effet, ce dimanche 15 mars 2026, le pasteur Issene Faki de l’église UFEB Bataillon 2 a invité un prédicateur, pasteur Allia jean Pierre dans son église. Mais au moment de sa prédication, ce dernier a déroulé trois points devant la congrégation : les fidèles de l’église UFEB Bataillon 2 sont des menteurs, des colérique et des voleurs. Trois accusations censées tomber sur les fidèles. Elles sont tombées au contraire sur pasteur Issene Faki lui-même.
Commençons par le mensonge. Faki ment avec une aisance qui force presque l’admiration des grands menteurs du monde. Prenant l’exemple, : un jour, un fidèle apprend que le pasteur a raconté des choses en son nom, à son insu. Il appelle pasteur Issene Faki pour lui dire. Mais Issene Faki nie en bloc. En plus de cela, Faki l’a convoqué en urgence devant le conseil de l’église un samedi matin. Mais lors du conseil, devant bon nombre des cadres de l’église, c’est le spectacle du dernier cri du jamais vu dans le pays. Issene Faki nie encore devant lui , et réclame des preuves. Le fidèle, tranquille, ouvre son ordinateur et fait jouer un audio, dans lequel on entend le pasteur FAKI attaque le monsieur frontalement. Le pasteur Issene Faki, écoute sa propre voix. ,et tombe de nu. C’est la honte générale. Le silence qui suit dit tout. Faki a demandé pardon, pardon, pardon.
Ce n’est pas un écart. C’est un mode de fonctionnement. Faki ment quand ça l’arrange, nie quand on l’accuse, et revient à genoux quand les preuves bouchent toutes les sorties. Pendant ce temps, le pasteur invité a dit que mentir, c’est garder le vieil homme en soi. Difficile de ne pas penser à qui ce portrait colle le mieux.
Deuxième point évoqué par le pasteur invité : la colère. Là encore, le pasteur invité décrit Issene Faki sans le savoir.
Prenant un exemple simple du pasteur Issene Faki, il y a quelques semaines, un diacre, ancien policier, a pris la parole pendant un conseil d’église. Il a dit à Faki, avec égard, qu’un pasteur doit être au-dessus des vieilles querelles et ne pas revenir dessus à chaque réunion. Faki a explosé. Il a attaqué le diacre. La séance a fini en pagaille, chacun rentrant chez soi sans qu’aucune décision ne soit prise. Le lendemain, Faki est allé frapper à la porte du diacre pour demander pardon. Puis il est revenu au conseil suivant faire de même publiquement.
C’est le cycle Faki : l’emportement, le désastre, les excuses. Puis recommencer. Le prédicateur invité a dit que la colère, c’est le signe d’un cœur qui n’a pas encore lâché le vieil homme. Le portrait tient toujours.
Troisième et dernier point évoqué par le pasteur invité: le vol. Le prédicateur avait choisi un exemple modeste — un fidèle qui gonfle le prix d’un sac de ciment de dix mille à douze mille francs et empoche la différence. Deux mille francs. Faki, lui, ne chipote pas sur les détails. Quand le président Touadéra a remis cinq millions de francs à l’église pour financer sa reconstruction, une partie de cette somme a pris un autre chemin. Environ cinq cent mille francs, peut-être un million, selon les estimations qui circulent parmi les membres du conseil.
Faki a d’abord nié avoir touché à quoi que ce soit. Puis, acculé lors d’une réunion du conseil, il a changé de version. Il a commencé à citer des noms : tel diacre, tel autre, même un ancien secrétaire général de l’église, mort depuis. Sa nouvelle défense n’était plus l’innocence, mais le partage. Ce n’est pas lui seul qui aurait pris, d’autres auraient mangé avec lui. En disant cela, il reconnaissait avoir mangé.
Avec l’argent de l’église, Faki a monté une école privée. Il a acheté des fermes. Il paie la scolarité de ses enfants en Tunisie. Le prédicateur invité parlait de deux mille francs sur un sac de ciment. Faki parle de millions, d’immobilier, d’éducation à l’étranger.
Ce dimanche, le pasteur Faki a cru pouvoir se purifier en faisant laver les péchés de ses fidèles par un complice venu de l’extérieur. L’opération a produit l’effet inverse. Chaque mot du sermon a rebondi sur lui.
Sous Touadéra, la dictature s’impose désormais au nom des élections : comment l’Autorité nationale des élections est aux ordres du gouvernement
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/maxime-balalou-lors-de-sa-conference-de-presse-du-lundi-21-juillet-2025.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/maxime-balalou-lors-de-sa-conference-de-presse-du-lundi-21-juillet-2025.jpg” alt=”L’ex-détenu Maxime Balalou salue les gardiens de la dictature en Centrafrique” width=”300″ height=”265″ />Le voleur des poteaux électriques, Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement lors de sa conférence de presse hebdomadaire du lundi 14 juillet 2025 à Bangui. Photo CNCScreenshot
Le ministre de la Communication, Maxime Balalou, a présenté devant la presse le bilan des candidatures pour les élections de 2025, tout en restant en fonction et candidat aux législatives dans le deuxième arrondissement de Bangui. Ministre et candidat à la fois, il parle au nom du gouvernement, dirige la communication électorale et s’arroge le droit d’expliquer un processus qu’il contrôle. Cette confusion totale entre pouvoir exécutif et arbitre électoral traduit une dérive autoritaire assumée, dissimulée sous le vernis d’un discours officiel.
D’après les chiffres annoncés par le porte-parole du gouvernement qui est également porte-parole de l’autorité nationale des élections et candidat aux législatives, du 2 au 11 octobre 2025, l’Autorité nationale des élections (ANE) a enregistré dix candidatures à la présidentielle, aucune féminine. En 2020, il y en avait 22, dont une femme. Pour les législatives, 717 dossiers ont été déposés, dont 635 hommes (88,54 %) et 82 femmes (11,45 %), un recul net par rapport aux 1572 candidatures enregistrées lors du précédent scrutin. Balalou parle d’un succès logistique, mais ces chiffres montrent surtout une exclusion croissante des femmes et une monopolisation du pouvoir par les mêmes figures politiques issues du même clan.
L’ex-détenu et voleur des poteaux électriques, Maxime Balalou a également évoqué 23 candidatures régionales dans la région de Basoubangui et 58 listes municipales composées de 232 hommes et 211 femmes. Il a salué un « progrès démocratique », vantant la « première historique » d’élections groupées – présidentielle, législatives, régionales et municipales – organisées simultanément. Mais dans les faits, le régime impose un processus verrouillé, contrôlé du sommet à la base, où l’ANE, censée être indépendante, agit sous la tutelle directe du gouvernement.
Maxime Balalou a reconnu des difficultés dans les localités de Zemio et Djema, évoquant une « mission prévue » pour installer les démembrements électoraux. Une formule creuse répétée sans solution réelle. Derrière les mots de transparence, le pouvoir conserve le contrôle des moyens, des annonces, des médias et des institutions. Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou utilise sa position pour orienter le débat public et influencer les électeurs, alors même qu’il est candidat.
La loi exige que tout membre du gouvernement souhaitant se présenter à une élection démissionne avant le dépôt de sa candidature. Balalou, lui, reste à son poste, assure la propagande d’État et parle au nom du gouvernement, sans gêne. Dans quel pays un ministre-candidat organise lui-même la communication électorale ? Dans une République où la séparation des pouvoirs n’existe plus, où la dictature s’exerce à visage découvert, sans qu’aucune institution ne s’y oppose.
Ce que le gouvernement présente comme un « bilan » n’est en réalité qu’une démonstration de force d’un régime qui confisque la démocratie. Les élections ne sont plus un exercice citoyen, mais une opération de contrôle politique. L’ANE est réduite au rôle de figurant, les médias publics sont transformés en instruments de campagne, et les voix critiques sont marginalisées.
C’est la dictature pure et simple, celle qui refuse de dire son nom mais s’impose par la peur, la propagande et la manipulation des lois. Le pouvoir prétend organiser des élections inclusives, mais c’est lui qui choisit les candidats, rédige les bilans et commente les résultats avant même le vote. Tout se décide dans les cercles du MCU, sous la surveillance directe du gouvernement.
Derrière les chiffres et les communiqués officiels, une seule réalité s’impose : la République centrafricaine vit sous un régime autoritaire qui se déguise en démocratie électorale, et le porte-parole du gouvernement en est aujourd’hui la preuve vivante.
Touadera, écoute le DG de la Sodeca: il parle de l’électricité comme problème majeur de la Sodeca. L’État ne peut pas acheter des groupes électrogène pour pallier à ce problème?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/leau-de-la-SODECA-coule-au-robinet.jpg” data-wpel-link=”internal”>l’eau sale de la SODECA coule au robinet dans le sixième arrondissement le vendredi 22 novembre 2024. CopyrightCNC
Pour Éric Megalos-Dima, la Sodeca ne peut pas pomper sans courant. L’État pourrait garantir l’eau en installant des groupes électrogènes adaptés et fiables.
Selon le Directeur Général, La Sodeca distribue l’eau à Bangui en utilisant un système dit de refoulement direct. L’eau captée au bord de la rivière Oubangui est traitée puis envoyée directement vers les abonnés à l’aide de pompes électriques. Sans électricité, ces pompes s’arrêtent, et l’eau cesse de circuler immédiatement. Ce choix technique, hérité de la période de construction initiale du réseau en 1975, rend la distribution totalement dépendante du réseau public d’électricité géré par l’ENERCA.
Dans plusieurs secteurs comme les télécommunications, les sociétés comme la Télécel ou Orange Centrafrique utilisent des groupes électrogènes de 500 kVA pour garantir l’alimentation continue en cas de coupure. La même logique peut s’appliquer à la Sodeca. Deux groupes électrogènes de cette capacité suffiraient à faire fonctionner plusieurs pompes, permettant d’alimenter les quartiers tour à tour pendant les interruptions du courant.
L’État dispose des moyens financiers pour acquérir ces équipements. Un groupe industriel de 500 kVA coûte entre 250 et 300 millions FCFA. Installer deux ou trois groupes représente un investissement accessible, surtout si on considère les dépenses répétées liées aux réparations d’urgence et aux interruptions constantes. Au-delà de l’achat, le carburant, l’entretien et la sécurité doivent être planifiés, mais ces aspects peuvent être intégrés dans le budget national ou soutenus par des partenaires techniques.
La Sodeca a déjà reçu, dans le passé, grâce au Comité international de la Croix-Rouge, un groupe électrogène capable de soutenir les installations. Cependant, le manque d’organisation autour de l’approvisionnement en carburant et la MAINTENANCE freine son utilisation. Ce problème ne relève pas d’un obstacle technique, mais d’un choix de gestion et d’une absence de stratégie à long terme.
Les habitants de Bangui vivent depuis des années avec une distribution d’eau par rotation, souvent une ou deux heures par jour, tôt le matin ou tard le soir. Avec des groupes électrogènes performants et bien gérés, la société pourrait assurer une distribution plus stable et réduire cette dépendance totale à l’ENERCA. La construction de nouveaux châteaux d’eau ou de réservoirs en hauteur reste un projet lointain, mais des solutions immédiates existent.
Éric Megalos-Dima met en avant l’impact direct des coupures électriques sur la vie quotidienne et l’hygiène des familles. La mise en place de groupes électrogènes offrirait une marge de manœuvre immédiate pour relancer la distribution même pendant les coupures imprévues. La décision finale revient à l’État, qui a la capacité de doter la Sodeca d’une autonomie énergétique minimale et ainsi répondre aux besoins urgents de la population….
Le marché des jeux en ligne subit des changements avec l’apparition de nouvelles technologies et les attentes des internautes. Les sites offrent des solutions sécurisées pour protéger l’argent des internautes. Les joueurs réalisent des paris directement sur 1xBet car il s’agit d’un site de haute qualité dans l’industrie des jeux qui respecte les normes du secteur. Les opérateurs mobiles offrent des solutions spécifiques selon les régions.
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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/paris-sportifs-mobiles-tendances-securite-et-evolution-du-marche.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/paris-sportifs-mobiles-tendances-securite-et-evolution-du-marche.webp” alt=”Paris sportifs mobiles tendances, sécurité et évolution du marché” width=”400″ height=”195″ />Paris sportifs mobiles tendances, sécurité et évolution du marché
La protection des données personnelles des utilisateurs
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Le cryptage des données bancaires protège le capital des clients lors des dépôts.
La vérification des comptes limite les risques de fraude et de vol d’identité.
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L’évolution du marché influence directement les finances des entreprises. Les coûts liés aux technologies, aux infrastructures et au développement des applications peuvent impacter les cotes que les joueurs trouvent sur leurs écrans de smartphone. Les opérateurs ajustent leurs marges pour maintenir un équilibre entre qualité de service et compétitivité.
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Bataille entre la ministre Baïpou et Doctrouvé : CNC révèle les vraies raisons de la guerre qui déchire le MCU de l’intérieur
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/sylvie-Baipou-Temon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/sylvie-Baipou-Temon.jpg” alt=”L’hypocrisie de Touadéra face au départ d’Air France : quand Sylvie Baïpo-Temon est à l’origine du départ de cette compagnie de la RCA” width=”300″ height=”169″ />Sylvie Baïpou-Temon, ministre des affaires étrangères, originaire de Grimari
Euloge Doctrouvé Koï, griot insulteur public, n’attaque pas Baïpo-Temon pour le bien de la RCA. C’est une vengeance clanique : sa patronne, Mme Edith Lore Ngamana, née Mandazou Folndoco (épouse d’Évariste Ngamana), a perdu l’intérim d’ambassadeur au Maroc au profit d’un homme nommé par la ministre. Le régime se dévore complètement de l’intérieur!
Enfin, la vérité nue sur le live venimeux d’Euloge Doctrouvé Koï sur les réseaux sociaux contre Sylvie Baïpo-Temon. Ce n’est pas un cri d’alarme patriotique, ni un combat contre le « naufrage » des Affaires étrangères. C’est une opération commanditée, un règlement de comptes clanique pur et dur, organisé depuis les coulisses du pouvoir par le clan Ngamana. Corbeau News révèle l’affaire dans son intégralité : Koï n’est qu’un pantin, un griot à la solde d’Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale, de son épouse Mme Edith Lore Ngamana , et de Sani Yalo, le directeur de Barques et conseiller mystique occulte de Touadéra lui-même.
En effet, tout a commencé par une nomination discrète mais explosive au ministère des Affaires étrangères. Récemment, Sylvie Baïpo-Temon, en tant que cheffe de la diplomatie, a nommé un nouveau premier conseiller à l’ambassade de la RCA au Maroc. Un poste clé : deuxième personnalité de la représentation, qui assure l’intérim d’ambassadeur en l’absence du titulaire. Un job en or, avec privilèges, immunité, réseaux et opportunités financières discrètes dans un pays allié stratégique comme le Maroc.
Mais avant cette décision, qui occupait ce fauteuil intérimaire ? Mme Edith Lore Ngamana, l’épouse d’Évariste Ngamana. Chargée d’affaires de facto, elle gérait l’ambassade comme une extension de son influence clanique. Elle y avait pris ses aises, y accumulait des connexions, des affaires et du pouvoir parallèle. Mais Baïpo-Temon, dans un geste de rééquilibrage (ou de contre-attaque clanique), a imposé son homme. Exit Mme Ngamana. La dame, furieuse, n’a pas digéré l’humiliation. Elle a commencé à insulter la ministre en privé, à monter la tête de son entourage, à hurler à l’injustice.
Et qui a-t-elle choisi pour porter le fer ? Euloge Doctrouvé Koï, alias Docteur crapaud, alias le « docteur en insulte ». Pourquoi lui ? Parce que Koï est lié à la hanche à ce trio infernal : Évariste Ngamana (le vice-président qui contrôle une partie de l’Assemblée et des réseaux), son épouse Ngamana (la perdante du jour), et Sani Yalo, l’homme de l’ombre de Touadéra, son « conseiller mystique » qui tire les ficelles occultes du régime. Toucher à ces trois, c’est toucher à Koï. Il est leur griot attitré, leur insulteur public, leur porte-voix quand il faut salir un rival.
Dans son live Facebook, Koï a vomi son fiel : asphyxie du ministère, népotisme, menaces aux diplomates, hémorragie des cerveaux, incident Air France… Mais derrière les grands mots, c’est du vent. La vraie cible ? Venger la perte du poste marocain. Koï, qui hier léchait les bottes de Baïpo-Temon et du régime tout entier, se transforme soudain en « lanceur d’alerte ». Hypocrisie totale : lui qui dénonçait le népotisme dans son discours est lui-même l’incarnation d’un clanisme mafieux. Il mord la main qui nourrit son camp, pour protéger les intérêts de Évariste Ngamana et Yalo.
Rappelons le contexte : Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée, est un pilier du système Touadéra, un homme qui pèse sur les nominations, les budgets et les alliances. Son épouse, via l’ambassade au Maroc, étendait cette influence à l’international. Sani Yalo, le « mystique » du président, l’homme qui finance les campagnes, qui murmure à l’oreille de Touadéra, complète le tableau. Ce trio forme une triade occulte : politique, argent, sorcellerie. Koï en est le bras armé médiatique. Quand Baïpo-Temon, elle-même issue d’un autre réseau (proche de Touadéra mais indépendante dans ses choix), ose nommer un outsider au Maroc, c’est la guerre.
Koï, dans son live, se pose en défenseur de la méritocratie, des cadres chevronnés, contre les stagiaires et les proches. Ironie cruelle : c’est exactement ce qu’il défend pour son clan ! Mme Ngamana, une « cadre » parachutée par mariage et influence, perd son intérim au profit d’un vrai diplomate. Et Koï crie au scandale. Il appelle à l’audit, au memorandum des agents, à l’arbitrage du Premier ministre… Tout ça pour masquer la vendetta personnelle.
Corbeau News l’avait flairé dès le début. Nos articles sur le « griot insulteur » et le naufrage des AE n’étaient que la surface. Aujourd’hui, la preuve : cette attaque n’est pas idéologique, elle est clanique. Baïpo-Temon, accusée de transformer le Quai d’Orsay centrafricain en « boutique familiale », est en réalité en train de casser les monopoles des autres familles du régime. Singamana et Yalo ripostent via leur chien de garde Koï.
Résultat ? Le régime Touadéra, déjà en lambeaux, s’entre-déchire pour des postes d’ambassade. Diplomatie en péril ? Oui, mais pas à cause de Baïpo seule : à cause de ces rats qui se battent pour les fromages publics. Hémorragie des cerveaux ? Les vrais talents fuient ce cirque de clans. Incident Air France ? Un prétexte parmi d’autres pour Koï, qui oublie que son propre camp a contribué à l’isolement du pays.
Le président qui ne sait pas qu’il est président : Touadéra donne une masterclass d’incompétence et de mépris face à ses compatriotes de la diaspora
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/touadera-en-reunion-avec-la-diaspora-centrafricaine-en-russie.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/touadera-en-reunion-avec-la-diaspora-centrafricaine-en-russie.webp” alt=”Le président qui ne sait pas qu’il est président : Touadéra donne une masterclass d’incompétence et de mépris face à ses compatriotes de la diaspora” width=”400″ height=”401″ />Touadera en réunion avec la diaspora centrafricaine en Russie
Faustin-Archange Touadéra se plante devant sa diaspora et balance un discours qui dégage le renoncement total. Il décrit un pays vidé, sans infrastructures, sans avenir, et au lieu d’assumer dix ans de naufrage, il traite les exilés de fainéants, leur ordonne de rentrer pour réparer son bordel, et finit par admettre que la vie ici se résume à « où dormir ? comment s’organiser ? ». Un chef d’État qui ignore son propre rôle : supplier au lieu de diriger.
Faustin-Archange Touadéra n’est plus président. Il est devenu un mendiant patriotique. À Moscou, devant des Centrafricains qui ont fui son pays, il a tenu une leçon d’humiliation collective. Pas pour les autres. Pour lui-même.
Il ouvre sur l’évidence qu’il n’assume jamais : « C’est à nous, les Centrafricains, de prendre en main notre pays. Il faut être vaillant. Il faut être fort. » Vaillant pour survivre à quoi ? À l’absence totale d’État qu’il dirige depuis dix ans ? Fort pour supporter les routes qui n’existent pas, l’électricité qui clignote, l’eau qui rend malade ? Il parle comme un opposant en campagne, pas comme un chef en exercice.
Les bourses d’études ? « Elles ont précisément pour objet votre retour au pays. Il faut un peu de patriotisme. » Patriotisme = ticket retour gratuit vers la misère. Pas de promesse d’emploi, pas de logement, pas de sécurité. Juste « un peu de patriotisme ». Comme si l’amour du pays payait les factures ou protégeait des balles.
Puis il attaque les familles qui s’installent ailleurs : « Quand on n’est pas patriote, on travaille à l’étranger, on vieillit là-bas, on s’y installe, on y fonde une famille. Les enfants grandissent dans ce pays d’accueil. Ils ne connaissent plus le pays d’origine. » Il criminalise le fait de vivre mieux. Vos enfants nés en Russie ? Des traîtres en puissance. La faute ? À vous qui avez osé partir. Pas à lui qui n’a rien fait pour que vous restiez.
Il répète que « nous, les patriotes, nous voulons que la Centrafrique avance ». Avance vers quel horizon ? Vers plus de vide démographique ? Vers plus de mercenaires russes qui contrôlent les mines pendant que le peuple crève de faim ? Il ose même dire : « Beaucoup de cerveaux ont déjà fui le pays. […] Ceux qui sont partis s’emploient à les critiquer depuis l’étranger : il n’y a pas de routes, il n’y a pas d’électricité, il n’y a pas d’eau. Ils racontent n’importe quoi. »
N’importe quoi.
Les routes défoncées ou inexistantes = n’importe quoi.
Les coupures d’électricité qui durent des semaines = n’importe quoi.
L’eau potable rare ou polluée = n’importe quoi.
Pour un président qui se pavane à Moscou, oui. La réalité du peuple devient un mensonge quand elle sort de la bouche des exilés.
Sa solution miracle ? Une insulte pure : « Si ces réalités vous font mal, si elles vous indignent sincèrement, alors rentrez au pays. Venez travailler à les changer. Ce n’est pas en restant sur Internet à accuser les autres que vous ferez avancer les choses. » Rentrez. Changez tout. Sans budget. Sans plan. Sans appui. Sans rien. Comme si un seul revenant pouvait reconstruire un pays que lui a laissé pourrir.
Il admet la précarité sans honte : « Certains se demandent où dormir, comment s’organiser. C’est la réalité de votre pays. On ne renie pas son pays. Il faut rentrer. Il faut changer le pays. » Il nomme les galères – où dormir ? comment s’organiser ? – et termine par un appel creux. Rentrer pour dormir par terre. Pour s’organiser dans le chaos. Pour changer un pays qu’il n’a pas changé en une décennie entière.
Touadéra ne dirige plus. Il mendie. Il supplie des gens qu’il a fait fuir de revenir combler le vide qu’il a créé. Il minimise la souffrance quotidienne, accuse les victimes, renverse la responsabilité sur ceux qui ont eu le courage de partir. Il parle comme un homme qui ne sait plus qu’il est président. Un homme qui a oublié qu’un chef doit proposer des solutions, pas des leçons de morale à ceux qu’il a trahis.
Ce discours n’est pas une rencontre avec la diaspora. C’est un enterrement. L’enterrement d’un mandat. L’enterrement d’un pays qu’il a vidé. L’enterrement d’un président qui ne sait même plus qu’il l’est.
Pour Elysée Nguemalé, Touadéra doit d’abord changer sa mentalité lui-même. Il doit se discipliner avant de parler de la septième république aux centrafricains
Le débat Patara de février 2026 sur Radio Ndékè Luka a remis sur la table une promesse que beaucoup attendent encore : le grand changement annoncé pour la Septième République.
La Constitution illégale du 30 août 2023 entre en vigueur fin mars 2026, et le dictateur Touadéra lui-même, après sa réélection confirmée, avait parlé d’un tournant. Ses partisans ont repris ce mot avec enthousiasme. Mais dans le studio de Ndékè Luka, personne n’a semblé vraiment convaincu que cette promesse allait se concrétiser, du moins pas sans conditions préalables que le chef de l’État lui-même ne semble pas encore remplir.
Elysée Nguémalé a été le plus direct sur ce point. Pour lui, avant de parler de changement pour le peuple, Touadéra doit d’abord changer lui-même. Se discipliner. Discipliner son entourage. Discipliner ses collaborateurs. Ce n’est pas une attaque personnelle dans sa bouche, c’est une logique simple : un président est un gestionnaire, un citoyen ordinaire élevé à une fonction, pas un être au-dessus des comptes à rendre. Et si ce basculement intérieur n’arrive pas, Nguémalé dit clairement qu’il reste pessimiste.
Ce pessimisme n’est pas né du néant. Il se nourrit d’un bilan de dix ans que Steve Bendo-Ndeni a résumé sans chercher à ménager qui que ce soit. Il y a eu une certaine stabilité, une paix relative, personne ne le nie. Mais pour le reste, Bendo-Ndeni parle de maquillage : de la peinture sur des murs qui tiennent mal, quand ce qu’il faudrait c’est raser et reconstruire quelque chose de solide. Et l’équipe qui a accompagné le président durant ces dix années, il ne mâche pas ses mots pour la qualifier d’inadaptée aux besoins réels du pays.
Arletta Mamboui Abiali, elle, a pointé une autre piste. Elle ne met pas tout sur le dos du président. Le problème, selon elle, vient aussi de ceux qui travaillent avec lui, des ministres et responsables qui ne rendent pas compte aux citoyens comme ils devraient le faire. Elle reconnaît des avancées, mais les juge encore trop petites pour dix ans de gouvernance, et pose une question que personne n’a su trancher dans le débat : combien de temps encore faut-il attendre pour que ces changements soient réellement perceptibles dans la vie des gens ?
Nguémalé est revenu sur la question des garanties. Touadéra avait promis lors de son second mandat de faire de la lutte contre l’impunité sa colonne vertébrale. Cette promesse, elle est restée en grande partie lettre morte. Alors quand aujourd’hui il parle d’un grand changement pour la Septième République, la question qui s’impose d’elle-même est celle-ci : sur quelle base les Centrafricains devraient-ils croire que cette fois sera différente des fois précédentes ?
Cette interrogation plane au-dessus du débat tout entier comme un nuage qui ne crève pas. Les voix dans le studio ne réclament pas l’impossible. Elles réclament quelque chose de plus simple et de plus difficile à la fois : qu’un homme accepte de se regarder honnêtement, de reconnaître ses limites, de corriger son entourage, et de comprendre que gouverner c’est rendre des comptes, pas recevoir des éloges. C’est à ce prix-là, et seulement à ce prix-là, que Nguémalé dit être prêt à revoir son pessimisme.
Centrafrique : deux soldats FACA périssent dans le naufrage d’une pirogue à Bozoum
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/un-homme-dans-sa-pirogue-sur-la-rivière-koto-très-bonne-dimension-pour-extérieur-et-intérieur-de-larticle-avec-moise-banafio-le-12-octobre-2019-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/un-homme-dans-sa-pirogue-sur-la-rivière-koto-très-bonne-dimension-pour-extérieur-et-intérieur-de-larticle-avec-moise-banafio-le-12-octobre-2019-cnc.jpg” alt=”La chasse aux jeunes se poursuit à Zemio, 2 jeunes viennent d’être arrêtés par les soldats FACA” width=”300″ height=”270″ />Image d’illustration. Photo CNC
Mercredi 18 mars 2026 dans la matinée, la ville de Bozoum, capitale provinciale de l’Ouaham-Pendé, a été endeuillée par un drame qui a coûté la vie à deux soldats de forces armées centrafricaines.
Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC, les deux militaires, un sergent-chef et un caporal, avaient été désignés pour tenir un poste avancé de l’armée nationale. Mais pour y accéder, il faut impérativement traverser une rivière. C’est dans ce cadre qu’ils ont emprunté une pirogue avec un troisième camarade, seul moyen disponible pour rejoindre leur position ce matin-là.
C’est en cours de la traversée que la pirogue a chaviré. Les trois hommes ont été précipités dans l’eau. Le sergent-chef et le caporal n’ont pas pu résister au courant et ont péri noyés, tandis que le troisième militaire a réussi à s’en sortir vivant.
Les dépouilles des deux soldats FACA noyés ont été récupérées par la population locale qui était arrivée au secours. Ils sont actuellement acheminées vers Bangui, où leurs familles les attendent.
Vous savez pourquoi les centrafricains disent que les soldats FACA sont des voyous? Voici la preuve
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa.jpg” alt=”Vous savez pourquoi les centrafricains disent que les soldats FACA sont des voyous? Voici la preuve” width=”300″ height=”230″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa-80×60.jpg 80w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa
Le lundi 16 mars 2026, au village Mainodjo, 75 kilomètres de Markounda sur l’axe de Maitikoulou, un simple prisonnier s’évade. Au lieu de le poursuivre, les éléments des FACA tirent intensivement en l’air. Les habitants, terrorisés, fuient dans la brousse. Le lendemain, dans le village, le calme est revenu, mais la honte reste.
C’est exactement ce genre de comportement qui fait dire partout que nos soldats sont des idiots, des voyous et des incompétents. Un détenu s’est déjà enfui, il n’y a plus rien à faire. Pourtant ils sortent les armes et vident les chargeurs vers le ciel pour terroriser les citoyens.
Ces tirs inutiles ne servent à rien, sauf à semer la panique chez les civils et à gaspiller l’argent de l’État. Chaque balle tirée en l’air est payée par le contribuable centrafricain. Des munitions précieuses qui manquent cruellement quand il faut vraiment combattre.
Ils ont visiblement pris les pires habitudes de leurs formateurs russes de la milice Wagner: tirer sans réfléchir, impressionner par le bruit, et après on verra. Résultat ? La population se cache dans la brousse comme en temps de guerre, pendant que les soldats se sentent « contents » d’avoir fait du bruit.
Ce n’est pas de la défense nationale, c’est du voyoucratie en uniforme. Des soldats drogués au pouvoir de l’arme qui ne savent gérer qu’en créant la peur.
Tant que ce genre d’attitude continuera, personne ne respectera ces FACA. Ils deviennent leur propre ennemi et celui du peuple qu’ils sont censés protéger.
Violation de frontières, kidnapping des agriculteurs : les mercenaires russes de la milice Wagner frappent encore entre le Soudan du Sud et la RCA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/09/Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/09/Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula.png” alt=”Violation de frontières, kidnapping des agriculteurs : les mercenaires russes de la milice Wagner frappent encore entre le Soudan du Sud et la RCA” width=”300″ height=”161″ />Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula
Les mercenaires russes de la milice Wagner, appuyés des éléments de forces armées centrafricainesont quitté Bambouti aux premières heures du mardi 17 mars 2026 pour mener une opération de rapt à cheval sur deux frontières internationales.
Ce mardi 17 mars 2026, l’hélicoptère des Wagner a décollé sur le territoire centrafricain, notamment depuis Bambouti, peu avant six heures du matin.
Rappelons que la ville de Bambouti et le Soudan du Sud ne sont séparés que par cinq kilomètres à vol d’oiseau, une distance franchie en quelques minutes. Une fois arrivée dans le village Sud-Soudanais de Source Youbou, Les Wagner, dans leur hélicoptère, ont mis le cap à droite après le passage de la frontière, en direction du village sud-Soudanais d’Ezo, une localité dont une simple route qui divise la frontière entre les deux pays : la RCA et le Soudan du sud.
Une fois arrivée à Ezo, les mercenaires russes et les soldats FACA qui les accompagnaient ont pénétré à pied en territoire centrafricain. Douze kilomètres à travers la forêt les ont conduits jusqu’aux berges du Mbomou, cette rivière qui marque ici, dans sa portion la plus amont, la frontière entre la RCA et la République démocratique du Congo.
C’est là, dans les champs proches de la rive, qu’ils ont mis la main sur des cultivateurs. Des Soudanais du Sud et des centrafricains, qui travaillaient leurs champ en terre centrafricaine, comme c’est l’usage dans cette zone de frontière poreuse. Six personnes ont été emmenées de force.
Pour l’heure, 48 heures après le kidnapping, les Wagner ont fait aucune revendication. D’ailleurs ils n’ont expliqué Aucun motif de leur geste.
Les familles des otages ignorent encore où leurs proches hommes ont été conduits après leur embarquement dans l’hélicoptère des Wagner. Le détachement FACA présent dans l’appareil confirme, une fois de plus, la nature des opérations conjointes menées dans cette partie reculée du pays.
Une fois de plus, les Wagner sont prêtes à créer des conflits partout où ils n’en ont pas. Des pires criminels de Poutine envoyés pour tuer les centrafricains.
Florent Kema, chef d’État-major de CMSPR alerte sur une possible guerre ethnique dans l’Ouham : Gbaya contre Peuls et musulmans, avec Touadéra et Wagner en cause
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-elements-du-chef-rebelle-Armel-Sayo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-elements-du-chef-rebelle-Armel-Sayo.jpg” alt=”Florent Kema, chef d’État-major de CMSPR alerte sur une possible guerre ethnique dans l’Ouham : Gbaya contre Peuls et musulmans, avec Touadéra et Wagner en cause” width=”263″ height=”300″ />Les éléments de la CMSPR du chef rebelle Florent Kema
Le général Florent Kema, qui dirige l’état-major de la CMSPR, a partagé un long message audio ce 14 mars 2026 sur les réseaux sociaux. Il s’adresse directement aux Centrafricains de tous horizons : ceux qui vivent au pays, la diaspora dispersée en Europe, aux États-Unis, en Russie, en Chine ou ailleurs, et les réfugiés installés au Cameroun, au Congo-Brazzaville, en RDC et dans d’autres pays limitrophes.
Son intervention vise à informer les citoyens ordinaires, les acteurs des droits humains, les institutions judiciaires centrafricaines et internationales ainsi que la communauté internationale sur la situation qui se développe dans la préfecture de l’Ouham, surtout aux alentours de Bossangoa et dans les villages majoritairement Gbaya.
D’après ses dires, une stratégie de division ethnique est en cours, impliquant le président Faustin-Archange Touadéra et les mercenaires russes du groupe Wagner. Il décrit ces derniers comme exerçant une influence dominante sur le pouvoir actuel. L’objectif serait de semer la discorde entre les Gbaya d’une part, et les Peuls ainsi que les communautés musulmanes d’autre part, en provoquant des affrontements intercommunautaires.
Il rapporte des événements concrets pour appuyer ses propos. Récemment, des ex-combattants de l’UPC (sous Ali Darassa) et du MPC (sous Mahamat Al-Khatim) ont été rassemblés par les autorités et les Wagner. Ces ex-rebelles ont reçu des instructions pour progresser village par village dans les zones Gbaya proches de Bossangoa. Les motifs invoqués : la présence présumée de combattants liés à Kema et d’anciens soldats FACA de l’ère Bozizé dans ces endroits.
Dès le 4 mars 2026, cinq villages ont été visés, dont Baudili, Baudé, Boro et Boala. Les populations ont été expulsées, les habitations mises à feu, quatre habitants tués et huit blessés. Aujourd’hui, ces localités restent désertes et occupées par les ex-UPC et MPC, avec des éléments Peuls et Arabes parmi eux.
Le 11 mars suivant, les opérations se sont poursuivies. Une position de la CMSPR a été attaquée, menant à un combat intense dès l’aube jusqu’à 6 heures. Les forces de Kema ont reculé sur plus de 30 km vers Bowei. Les Wagner, arrivés massivement en soutien depuis Bossangoa, Nana-Bakassa et Batangafo, ont investi le village. Quinze jeunes ont été capturés, ligotés aux arbres, soumis à des sévices graves incluant mutilations génitales. Trois femmes ont subi des blessures, un centre de santé a été pillé et vandalisé, deux maisons incendiées, un aîné exécuté, et de nombreux biens emportés.
Florent Kema prévient que ces actions ne s’arrêteront pas à Bowei et visent l’ensemble des villages Gbaya de l’Ouham. Il reproche à Touadéra de bloquer tout dialogue national inclusif, malgré la suspension des opérations militaires par la CMSPR depuis février 2026. Au lieu de cela, le pouvoir privilégie des arrangements avec Ali Darassa (UPC), Bobo Sambé (3R) et Mahamat Al-Khatim (MPC), soutenus par les mercenaires russes, pour mener ces opérations qui touchent les civils.
Il adresse un message ferme aux musulmans centrafricains et à tous les civils de cette communauté : ils ne sont pas impliqués dans ce différend et personne ne doit lever la main sur eux. Il exhorte pareillement les Centrafricains de toutes régions (Nord, Sud, Est, Ouest) à rejeter toute attaque contre des civils musulmans ou d’autres groupes ethniques. Il souligne que les Gbaya et les musulmans ont toujours entretenu des liens pacifiques, et que ces divisions sont artificiellement encouragées.
En conclusion, il exprime sa gratitude envers les alliés qui ont fourni des renforts et lance un appel à l’union entre les Centrafricains et les différents groupes pour contrer cette dynamique. Il insiste sur la nécessité d’un vrai dialogue pour la paix, plutôt que sur cette voie de confrontation avec des forces étrangères.
Ce témoignage cherche à porter ces faits à la connaissance du plus grand nombre pour éviter que les tensions ethniques ne dégénèrent davantage dans l’Ouham.
Éric Sorongopé Zoumandi lance une bataille perdue d’avance contre la prolifération des lieux de culte à Bangui
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/eric-sorongope.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/eric-sorongope.jpg” alt=”Éric Sorongopé Zoumandi lance une bataille perdue d’avance contre la prolifération des lieux de culte à Bangui” width=”300″ height=”280″ />Eric Sorongopé, gouverneur de Bangui
Le gouverneur de Bangui vient de déclarer la guerre aux lieux de culte non agréés dans la capitale centrafricaine, une guerre que ses prédécesseurs ont tous perdue avant lui.
Des veillées nocturnes, des séances de délivrance tonitruantes, des jeûnes organisés comme un négoce : dans les quartiers de Bangui, Bimbo et Bégoua, ces cellules religieuses improvisées ont pris racine dans des maisons ordinaires, souvent portées par la pauvreté ambiante. Certains de ces pasteurs vont jusqu’à dissuader leurs fidèles de consulter un médecin, avec parfois des conséquences fatales. Des messages de haine et de division circulent depuis ces mêmes lieux, aggravant un climat déjà tendu.
Face à ce tableau, Éric Sorongopé Zoumandi a promis de vérifier les autorisations d’ouverture de ces lieux de culte et d’y remettre de l’ordre. Il rappelle que la RCA est un État laïque, et que prier ne donne à personne le droit de troubler la quiétude du voisinage ni de mettre en danger la vie d’un cardiaque réveillé en sursaut à minuit. Des mots fermes, un discours bien construit, mais qui sonnent étrangement familiers.
Car ce n’est pas la première sortie du gouverneur sur les dérives de la capitale. Il y a quelques mois, Sorongopé Zoumandi avait déjà pris le micro pour dénoncer la hécatombe causée par les taxis-motos dans les rues de Bangui. Grand bruit, annonces solennelles, puis silence radio. Les taxis-motos continuent de circuler, les accidents aussi.
Bien avant lui, c’est le pasteur Malonga , ministre de l’Administration du territoire sous le président François Bozizé, qui avait mené campagne contre cette même prolifération. Des églises fermées, des autorisations conditionnées, des discours sévères. Puis tout est revenu, intact, comme si rien n’avait bougé. Cela fait plus de dix ans que chaque gouvernement successif en RCA brandit l’interdiction sans jamais aller au bout.
À l’échelle du continent, le combat n’est guère plus encourageant. En RDC, au Rwanda, dans plusieurs capitales africaines, les autorités ont engagé des offensives similaires contre ces lieux de culte incontrôlés. Le bilan est partout le même : les Églises résistent, s’adaptent, se multiplient. Le phénomène est enraciné dans une pauvreté que les décrets administratifs ne peuvent pas effacer.
La question qui se pose alors est simple : de quels moyens dispose réellement un gouverneur de Bangui pour mener ce combat jusqu’au bout ? Il n’est pas ministre, il ne dispose ni d’un budget dédié ni d’une force de frappe institutionnelle capable de tenir dans la durée face à des centaines de cellules dispersées dans chaque
Louis Marie Kogrengbo, Secrétaire Général Exécutif de l’ODSTC, interpelle le ministre de l’Élevage sur la flambée du prix de la viande de bœuf à Bangui
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/capture-d-ecran-de-la-video-de-paturage-des-boeufs-en-rca.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/capture-d-ecran-de-la-video-de-paturage-des-boeufs-en-rca.webp” alt=”Louis Marie Kogrengbo, Secrétaire Général Exécutif de l’ODSTC, interpelle le ministre de l’Élevage sur la flambée du prix de la viande de bœuf à Bangui” width=”400″ height=”235″ />Capture d’écran de la vidéo de paturage des boeufs en RCA
À Bangui, le prix de la viande de bœuf échappe depuis plusieurs années au portemonnaie ordinaire des ménages, et un responsable syndical réclame une intervention ferme de l’État.
C’est par lettre ouverte adressée au ministre de l’Élevage et de la Santé Animale que Louis Marie Kogrengbo, Secrétaire Général Exécutif de l’Organisation pour le Développement Social des Travailleurs de Centrafrique (ODSTC), a décidé de porter publiquement ce constat. Dans ce courrier, il décrit avec précision les mécanismes qui entraînent la hausse : une chaîne de revente à plusieurs maillons, des frais de transport élevés du bétail, et des taxes officieuses perçues le long du parcours d’acheminement vers la capitale. Résultat, selon Kogrengbo : le prix final supporté par le consommateur ne reflète plus aucune réalité productive.
Pour l’auteur, cette spirale n’a rien d’inévitable. Louis Marie Kogrengbo rappelle que l’État centrafricain a déjà su, dans un passé récent, reprendre la main sur des marchés en déroute. Il cite notamment l’exemple du manioc, lorsque les autorités avaient mobilisé le Trésor public et la logistique de l’armée pour convoyer directement les sacs depuis les zones de production vers les grands marchés de Bangui — cassant net la spéculation. Des opérations similaires avaient concerné les feuilles de manioc et les feuilles de coco, avec des résultats tangibles pour les ménages.
Fort de ces précédents, Kogrengbo formule des recommandations au Gouvernement. Il plaide pour une rationalisation du circuit de convoyage du bétail, la mise en place d’un approvisionnement direct sous supervision publique, et l’instauration d’un contrôle effectif des prix. Il appelle également à un partenariat structuré entre l’État, les éleveurs, les transporteurs et les commerçants pour garantir un flux régulier de bétail vers Bangui.
Le Secrétaire Général Exécutif de l’ODSTC conclut en rappelant que réguler les marchés des produits essentiels n’est pas une option parmi d’autres pour un État, mais une obligation sociale envers les citoyens, dans un environnement où les revenus des travailleurs ne laissent guère de marge à l’imprévu.
Affaire Nourd Gregaza : le directeur de l’OCRB, Armel Paraba, est sous sanction sur ordre de Touadéra
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Le-general-de-la-police-centrafricaine-Bienvenu-Zokoue-DG-de-la-police-nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Le-general-de-la-police-centrafricaine-Bienvenu-Zokoue-DG-de-la-police-nationale.jpg” alt=”Affaire Nourd Gregaza : le directeur de l’OCRB, Armel Paraba, est sous sanction sur ordre de Touadéra” width=”300″ height=”300″ />Le général de la police, Bienvenu Zokoué, directeur général de la police nationale ol
Une évasion inexpliquée, un policier tué en détention par des Russes, et un directeur mis à pied : l’affaire Nourd Gregaza continue de chauffer au sein de la police nationale.
Tout remonte à la mi-décembre, quand les autorités ont annoncé l’évasion de Nourd Gregaza, présenté comme président du PRNC, un groupe armé centrafricain du nord, alors qu’il était gardé depuis plusieurs mois dans les locaux de l’Office Central pour la Répression du Banditisme, l’OCRB. Les circonstances de cette fuite n’ont jamais été élucidées. Aucune explication officielle n’a été fournie au public.
Après soi-disant l’évasion de Nourd Gregaza vers 4 heures du matin, des mercenaires russes de la milice Wagner ont interpellé plusieurs membres de la famille Nourd Gregaza, ainsi que des policiers qui assuraient la garde ce jour-là à l’office central pour la répression du banditisme.
Mais à la grande surprise des centrafricains, un mois après l’arrestation des policiers de l’OCRB, les autorités ont annoncé le décès de l’un d’eux en détention, tué par ceux-là mêmes qui l’avaient arrêté, c’est-à-dire les Wagner. Cette mort a provoqué une onde de choc dans les rangs de la police nationale.
Face à ce bilan, le chef de l’État Faustin-Archange Touadéra a exigé que des sanctions soient prononcées contre le directeur de l’OCRB, estimant que l’évasion de Gregaza ne pouvait résulter que d’une défaillance délibérée ou d’une négligence grave. L’ordre est donc descendu directement de la présidence vers le directeur général de la police.
Là est apparu un problème d’un autre ordre. Le directeur général de la police, le général Bienvenu Zokoué, et le directeur de l’OCRB, le général Armel Paraba, entretiennent des liens personnels étroits, ce qui a rendu l’exécution de la sanction particulièrement inconfortable pour le DG de la police. Mais l’injonction venait du sommet, et il n’était pas question de l’ignorer.
Le directeur de l’OCRB a finalement écopé d’une mise à pied. Concrètement, il reste en poste mais se trouve dépouillé de ses attributions : il n’assiste plus aux réunions des officiers généraux sur la sécurité nationale, ne signe plus aucun document officiel engageant l’OCRB et n’exerce aucun pouvoir de décision jusqu’à l’expiration de la durée fixée par la hiérarchie.
Quant à la mort du policier tué lors de sa détention par les Russes, elle n’a donné lieu à aucune mise en cause de leur côté. Pour Touadéra, dont les liens avec Wagner sont notoires, cette affaire semble relever d’une logique dans laquelle la vie d’un agent centrafricain ne pèse pas lourd face aux intérêts de ses partenaires.
Fari Tahéruka Shabazz : ce que Dmitri Podolski a dit sur la Zatistka annonce le pire pour les Zandé du sud-est centrafricain
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/dmitri-podolsky-conseiller-russe-du-president-touadera-sur-la-television-de-propagande-russe-rt.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/dmitri-podolsky-conseiller-russe-du-president-touadera-sur-la-television-de-propagande-russe-rt.webp” alt=”Fari Tahéruka Shabazz : ce que Dmitri Podolski a dit sur la Zatistka annonce le pire pour les Zandé du sud-est centrafricain” width=”400″ height=”225″ />Dmitri Podolsky, conseiller russe du président Touadéra, sur la télévision de propagande russe RT
Dans une déclaration vocale du 24 février 2026, Fari Tahéruka Shabazz alerte sur une doctrine russe de vidange démographique activement déployée contre les populations zandé, nzakara et yakoma du sud-est de la RCA.
Ce qui a retenu l’attention de Fari Tahéruka Shabazz dans la déclaration de ce chef robot de la milice Wagner, c’est une phrase prononcée par ce criminel de Poutine, monsieur Dmitri Podolski lui-même dans son interview à Russia Today du 7 février 2026 : « En vérité la stratégie que nous mettons en place, c’est la même stratégie que nous avons appliquée en 1990». Pour Fari Tahéruka Shabazz, cette phrase n’est pas un glissement de langue. C’est une déclaration d’intention assumée, publique, et adressée à ceux qui savent lire entre les lignes.
Cette stratégie des années 1990, Fari Tahéruka Shabazz la connaît et la nomme : la Zatistka. C’est la doctrine du ratissage, du nettoyage, de l’incendie délibéré des villages, du déplacement forcé des civils. Elle a été appliquée à Grozny en 1999, où la capitale tchétchène a été rasée jusqu’aux fondations, habitants compris. Fari Tahéruka Shabazz rappelle que Wagner ne fait pas autre chose aujourd’hui dans le Haut-Mbomou, la Haute-Kotto et la Vakaga.
L’objectif de la Zatistka, selon l’analyse de Fari Tahéruka Shabazz, n’est pas de pacifier un territoire. C’est de le vider. Vider la zone de ses habitants pour qu’il n’y ait plus de témoins, plus d’obstacles humains entre Wagner et les gisements d’or et de diamants. Les populations zandé, nzakara et yakoma ont deux options dans ce calcul russe : fuir vers le Soudan du Sud ou la RDC, ou mourir sur place.
Fari Tahéruka Shabazz insiste sur un point que beaucoup refusent encore d’admettre : Wagner n’a aucune retenue particulière envers les civils centrafricains. Il le dit sans détour dans sa déclaration — « Ils ont massacré leur propre population dans le Caucase, ils n’auront aucune difficulté à massacrer des nègres. Ce n’est pas leur problème. » Cette lucidité amère, Fari Tahéruka Shabazz la juge indispensable pour comprendre ce qui se prépare réellement à l’est.
Ce que Fari Tahéruka Shabazz relève également, c’est que même la présence d’otages centrafricains aux mains des Azandé Ani Kpi Gbe n’a pas freiné les bombardements ni les frappes d’hélicoptères Wagner dans la zone. La vie humaine ne constitue pas une variable dans l’équation russe. La Zatistka, telle que Podolski l’applique, ne distingue pas le combattant du paysan, l’adulte de l’enfant.
Fari Tahéruka Shabazz ancre tout cela dans une généalogie intellectuelle précise : cette doctrine du chaos contrôlé et de la violence maximale vient de ce que des idéologues russes comme Alexandre Douguine ou Nathalie Narochnitskaya ont théorisé pendant la décennie noire post-soviétique entre 1991 et 2001. Transnistrie, Abkhazie, Ossétie du Sud, Tadjikistan — partout la même méthode, partout le même résultat : des zones grises sans droit, sans présence internationale, et sous contrôle russe exclusif.
Ce que Podolski a dit à Russia Today depuis Bria, Fari Tahéruka Shabazz l’a entendu comme un avertissement que le monde n’a pas encore capté. La Zatistka n’est pas une opération militaire classique avec un début et une fin négociable. C’est un processus de transformation du territoire par l’élimination de ceux qui l’habitent, et Podolski a confirmé ouvertement que ce processus est en marche dans le sud-est centrafricain.
Le Gouverneur Victor Bissekoin pris en flagrant délit de mensonge : les Azandé Ani Kpi Gbé ne font PAS la guerre à l’État, ils exigent le départ des Russes de Wagner du Haut-Mbomou !
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/les-pauvres-jeunes-centrafricains-arretes-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner-appuyes-par-des-gendarmes-policier-et-faca.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/les-pauvres-jeunes-centrafricains-arretes-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner-appuyes-par-des-gendarmes-policier-et-faca.webp” alt=”Dans le Haut-Mbomou, les Zandé décident de porter Wagner devant la CPI” width=”500″ height=”225″ />Les pauvres jeunes centrafricains arrêtés par les mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par des gendarmes, policier et FACA
Dans sa dernière interview accordée à la radio Ndékè-luka, le gouverneur du Haut-Oubangui, Victor Bissekoin, a tenté de présenter le conflit dans le Haut-Mbomou comme une rébellion ouverte des miliciens Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG)contre les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et l’État centrafricain. Selon lui, ces « enfants du pays » se seraient retournés contre la nation après avoir été formés et armés pour défendre leur terre contre l’UPC.
Mensonge grossier et propagande recyclée.
Les faits, documentés par des rapports internationaux fiables (International Crisis Group, rapports ONU/MINUSCA 2025-2026, ACLED, Africa Intelligence), démontrent le contraire : l’AAKG n’est pasen guerre contre l’État ou les FACA en tant que telles. Le cœur du conflit, depuis mai 2025 et surtout fin 2025-début 2026, oppose directement les miliciens zandé aux mercenaires russes(Wagner / Africa Corps) qui opèrent sous commandement mixte avec certaines unités FACA.
Chronologie qui démasque le narratif officiel
– 2023: Création de l’AAKG comme milice d’autodéfense zandé face aux exactions de l’UPC (Unité pour la Paix en Centrafrique).
– Mars-Mai 2024: Le gouvernement et Wagner forment et intègrent environ 200 combattants AAKG dans l’armée, sous commandement russe. Ils combattent côte à côte contre l’UPC à Zémio, Mboki, etc.
– Mai 2025: Premiers affrontements directs AAKG vs forces russes (soutenues par FACA) autour de Zémio, suite à des violences, arrestations arbitraires et pillages par les Russes.
– Fin 2025 – 2026: Escalade majeure. Les ex-éléments AAKG (désormais appelés parfois « Wagner Ti Azandé » par dérision ou scission) mutinent contre les Russes. Attaques ciblées sur positions russes/FACA mixtes, enlèvements de leaders zandé par Wagner, désertions massives.
– Janvier-Février 2026: Clashes intenses à Zémio, Bambouti, Mboki. L’AAKG exige le départ immédiat des mercenaires russesdu Haut-Mbomou, la libération de leurs détenus et la fin de l’occupation perçue comme humiliante et prédatrice (contrôle des ressources, abus sur civils zandé).
– Rapports ONU et Crisis Group (2025-2026): Les violences sont qualifiées de « clashes entre AAKG et forces russes soutenues par l’armée ». La milice conditionne même tout dialogue futur au retrait russe de la zone.
Le gouverneur Bissekoin inverse sciemment la réalité : il accuse les Zandé de « se tourner contre le pays » alors que ce sont les Russesqui, après les avoir armés, les ont trahis, humiliés et poussés à la révolte. L’AAKG ne vise pas Bangui ni le président Touadéra directement ; elle veut chasser l’occupant étranger(Wagner/Africa Corps) qui pille leur région, rackette, lynche et disparaît des leurs.
Conséquences pour les civils : le vrai prix du mensonge
Les populations zandé paient le plus lourd tribut : déplacements massifs vers la brousse ou la RDC, absence d’école et de soins, famine imminente due aux cultures non plantées. En accusant les miliciens d’être anti-État, le gouverneur légitime la répression brutale (arrestations, bombardements) sans admettre que le vrai déclencheur est l’échec total de l’intégration sous contrôle russe.
Les centrafricains appellent à la transparence : que le gouvernement cesse de copier-coller la propagande wagnérienne et reconnaisse que le conflit du Haut-Mbomou est avant tout une révolte contre l’occupation mercenaire russe, pas une guerre civile contre l’État. Les Zandé ne sont pas des rebelles anti-patrie ; ils sont des Centrafricains qui refusent d’être traités comme des sujets d’une puissance étrangère sur leur propre sol.
La paix passera par le retrait des Russes du Haut-Mbomou, des négociations inclusives et la fin de l’impunité – pas par des mensonges d’État qui ne font qu’attiser la crise.
Investiture de Touadéra : un agent d’entretien propulsé DG de l’ONASPORTS suspend tout le sport sur l’ensemble du territoire national
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/heritier-doneng.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/heritier-doneng.jpg” alt=”Investiture de Touadéra : un agent d’entretien propulsé DG de l’ONASPORTS suspend tout le sport sur l’ensemble du territoire national” width=”300″ height=”200″ />Le ministre de la jeunesse et des sports lors du lancement du Festival Kota Nguia Ti Ndara au centre crulturel Missy Momo à Bangui
Pour préparer l’investiture du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadéra prévue le 30 mars prochain, l’ONASPORTS vient de suspendre toutes les activités sportives sur l’ensemble du territoire centrafricain, sur ordre d’un directeur général très incompétent, nommé par favoritisme par le ministre du tutelle.
La note circulaire N°110/ONASPORTS/DG/DAF/SRH.26, datée du 17 mars 2026 et signée par Christian Francial Malessandji, Directeur Général par intérim de l’Office National de Promotion et de Gestion des Infrastructures Sportives Publiques, ordonne la suspension immédiate de toutes les activités sportives jusqu’à nouvel ordre. Le motif invoqué : les préparatifs de la cérémonie d’investiture du chef de l’État.
Le problème est que seul le stade 20 000 places de Bangui, où se tiendra la cérémonie du 30 mars, est directement concerné par ces préparatifs. Toutes les autres infrastructures sportives du pays, terrains, gymnases, stades de province, n’ont aucun lien avec l’événement. Christian Francial Malessandji a néanmoins choisi de tout fermer, sans délai précis, privant sportifs, étudiants et clubs de leurs espaces d’entraînement et de compétition sur l’ensemble du territoire.
Cette décision d’une portée aussi large prend un relief particulier quand on sait dans quelles conditions Christian Francial Malessandji a accédé à ce poste. Séverin Lidamon, le directeur général titulaire, a été sanctionné et écarté par le ministre de la Jeunesse et des Sports Héritier Doneng il y a quelques jours pour faute lourde à peine. Pour le remplacer, Eritier Doneng n’a pas cherché loin : Christian Francial Malessandji était agent d’entretien au sein de la même structure, chargé du nettoyage des bureaux.
Ce qui a motivé cette promotion hors norme n’est pas un dossier de compétences ni un parcours dans le monde du sport. Christian Francial Malessandji et Héritier Doneng se connaissent depuis le quartier Sara, où ils jouent au football ensemble depuis l’enfance. C’est cette proximité personnelle qui a conduit le ministre à lui confier la direction de l’une des principales institutions sportives du pays, au mépris de tout critère professionnel.
La note qu’il a signée ce 17 mars, d’ailleurs bourrée des fautes, confirme le résultat palpable de ces nominations fondées sur la loyauté plutôt que sur l’expertise. En frappant toutes les infrastructures nationales au lieu de cibler uniquement le stade de 20 000 places, Christian Francial Malessandji a pris une décision dont les conséquences dépassent largement le cadre de l’investiture, et dont aucun sportif centrafricain ne comprend la logique.
Centrafrique : les Wagner tuent leur interprète par jalousie à Kadjéma, la panique gagne les rangs des autres interprètes
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/les-mercenaires-russes-de-la-milice-wagner-en-operation-a-mboki-dans-le-haut-mbomou.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/les-mercenaires-russes-de-la-milice-wagner-en-operation-a-mboki-dans-le-haut-mbomou.webp” alt=”Centrafrique : les Wagner tuent leur interprète par jalousie à Kadjéma, la panique gagne les rangs des autres interprètes ” width=”400″ height=”228″ />Les mercenaires russes de la milice Wagner en opération à Mboki, dans le Haut-Mbomou
Dans la province du Haut-Mbomou, au sud-Est de la RCA, Wagner vient d’abattre l’un de ses propres interprètes. Derrière les coups de feu entendus à Kadjéma, une jalousie amoureuse a suffi à sceller un destin de l’un de leurs interprètes.
En effet, ce mardi 10 mars 2026, la localité de Kadjéma, située à 40 kilomètres de Mboki sur l’axe Obo, a été frappée de détonations pendant de longues heures. Les mercenaires russes ont ensuite annoncé la mort de leur interprète, un Centrafricain originaire de Batangafo, présentant les faits comme une attaque de miliciens Azandés. Mais les habitants de Kadjéma, eux, savent ce qu’ils ont entendu : les tirs venaient d’une seule direction.
Selon des informations recoupées par la rédaction du CNC, tout a commencé à Mboki. En effet, tout est parti d’une jeune femme peule que l’un des mercenaires russes avait remarquée et veut la draguer. Mais parler directement avec la jeune fille est difficile à cause de la barrière de langue. C’est ainsi qu’il a mandaté l’un de leurs interprètes pour aller faire le boulot à sa place pour lui faire venir la jeune fille. Malheureusement pour lui, l’interprète, voyant la beauté de la jeune fille, a préféré s’engager pour lui-même et non pour le russe.
Musulman, originaire de Batangafo, l’homme a préféré jouer sa propre carte et s’est mis à courtiser la jeune femme pour son propre compte. Les Russes ont vite compris ce qui se passait, et la jalousie a pris le dessus. Et donc il faut à tout prix le faire disparaitre.
Pour l’éliminer sans laisser de traces, ils ont attiré l’interprète à une quarantaine de kilomètres, en brousse, près de l’eau. Là, ils ont ouvert le feu en criant à l’attaque ennemie, et dans la confusion voulue, l’interprète a été abattu. Le corps a été rapatrié vers Bangui dans la journée même, avec une précipitation que les populations locales n’ont pas manqué de noter.
Un deuxième interprète, présent lors des faits, a compris que la mise en scène était cousue de fil blanc. Pris de peur, il a multiplié les appels au sous-préfet, suppliant qu’on le mette à l’abri, convaincu d’être le prochain sur la liste. Sa panique n’est pas une exception: à Obo, à Zémio, et jusque dans le nord-ouest du pays, des interprètes commencent à chercher une sortie du groupe.
Ce n’est pourtant pas la première fois que Wagner liquide ses propres interprètes. À Zémio, deux interprètes avaient déjà été tués en 2025 dans des circonstances tout aussi nébuleuses. À Bouar, un autre avait connu le même sort l’année précédente. Ces hommes parlent les langues du terroir, ils entendent ce que les mercenaires russes ne peuvent pas saisir directement — et c’est précisément ce qu’ils savent qui les condamne.
Aujourd’hui, la rumeur court parmi les interprètes encore en poste : Wagner les remplace au fur et à mesure, recrute de nouveaux venus qui ignorent encore ce qu’ils ont vu, et recommence. Mais depuis l’affaire de Kadjéma, quelque chose a changé dans les esprits.
Après la débandade générale, la ville de Djema totalement vidée par les mercenaires russes de la milice Wagner
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/la-ville-de-djema-dans-le-haut-mbomou.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/la-ville-de-djema-dans-le-haut-mbomou.webp” alt=”Flash info : débandade générale à Djema, les mercenaires russes de la milice Wagner sèment la panique” width=”400″ height=”533″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/la-ville-de-djema-dans-le-haut-mbomou.webp 400w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/la-ville-de-djema-dans-le-haut-mbomou-315×420.webp 315w” sizes=”auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px” />La ville de Djema, dans le Haut-Mbomou
Les mercenaires de la milice Wagner, déployés depuis 2018 en République centrafricaine, ont encerclé et pillé maison par maison après avoir vidé la ville de Djema, dans le Haut-Mbomou.
En effet, ce mardi 17 mars 2026, la ville de Djemah, située au sud-est de la République centrafricaine, dans la préfecture du Haut-Mbomou, a subi une incursion rapide des mercenaires russes de la milice Wagner, surnommés localement sous le sobriquet de brique cuite.
Après leur soudaine incursion dans la matinée, ces voyous de Poutine ont pris au dépourvu la population, créant au passage une panique générale. La quasi-totalité des habitants se sont enfuies massivement en direction de la brousse. Seules les personnes âgées et les personnes handicapées, incapables de fuir rapidement, sont restées sur place.
Selon les témoignages recueillis par la rédaction du CNC, les mercenaires russes ont procédé maison par maison. Ils ont arrêté les habitants vulnérables qui n’avaient pas pu partir, les ont tabassés violemment, puis ont pillé les habitations de façon massive.
Même le domicile de la nouvelle chef du centre de santé locale, une dame récemment arrivée dans la ville après le remplacement de son prédécesseur, a également été entièrement pillé. Les mercenaires ont saccagé les lieux et emporté de nombreux biens chez les particuliers comme au centre de santé.
Les opérations de pillage ont duré plusieurs heures. Vers 14h-15h, les mercenaires russes ont finalement quitté la ville pour regagner leur point de départ, dont l’origine reste inconnue des habitants. Mais selon les quelques habitants contactés par CNC, les voyous de Touadéra ont pris la direction de Zemio.
Durant toute la journée du mardi 17 mars 2026, Djemah reste quasiment vide. La grande majorité de la population se trouve encore dispersée dans la brousse, dans un état de grande agitation et de peur.
Cette incursion intervient dans un contexte de tensions entre les miliciens Azandé et les forces liées à Wagner dans la région du Haut-Mbomou.
Corbeau News Centrafrique continue de suivre la situation de près. Des détails supplémentaires pourraient être apportés dans nos prochaines publications dès que de nouvelles informations fiables nous parviendront.
L’UFDO, mouvement satellitaire de Touadéra, rejoue la comédie en reconduisant son Président toto, monsieur Kparékouti
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Photo-de-famille-des-leaders-de-la-plateforme-UFDO-apres-la-reunion-de-reintegration-de-MLPC-CO-Koyambonou-et-MLPC-Fondateur-de-Mazette-en-casquette-noire-et-complet-chemise-pagne-scaled.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Photo-de-famille-des-leaders-de-la-plateforme-UFDO-apres-la-reunion-de-reintegration-de-MLPC-CO-Koyambonou-et-MLPC-Fondateur-de-Mazette-en-casquette-noire-et-complet-chemise-pagne-scaled.jpg” alt=”L’UFDO, mouvement satellitaire de Touadéra, rejoue la comédie en reconduisant son Président toto, monsieur Kparékouti” width=”2560″ height=”1920″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Photo-de-famille-des-leaders-de-la-plateforme-UFDO-apres-la-reunion-de-reintegration-de-MLPC-CO-Koyambonou-et-MLPC-Fondateur-de-Mazette-en-casquette-noire-et-complet-chemise-pagne-scaled.jpg 2560w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Photo-de-famille-des-leaders-de-la-plateforme-UFDO-apres-la-reunion-de-reintegration-de-MLPC-CO-Koyambonou-et-MLPC-Fondateur-de-Mazette-en-casquette-noire-et-complet-chemise-pagne-768×576.jpg 768w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Photo-de-famille-des-leaders-de-la-plateforme-UFDO-apres-la-reunion-de-reintegration-de-MLPC-CO-Koyambonou-et-MLPC-Fondateur-de-Mazette-en-casquette-noire-et-complet-chemise-pagne-1536×1152.jpg 1536w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Photo-de-famille-des-leaders-de-la-plateforme-UFDO-apres-la-reunion-de-reintegration-de-MLPC-CO-Koyambonou-et-MLPC-Fondateur-de-Mazette-en-casquette-noire-et-complet-chemise-pagne-2048×1536.jpg 2048w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Photo-de-famille-des-leaders-de-la-plateforme-UFDO-apres-la-reunion-de-reintegration-de-MLPC-CO-Koyambonou-et-MLPC-Fondateur-de-Mazette-en-casquette-noire-et-complet-chemise-pagne-560×420.jpg 560w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Photo-de-famille-des-leaders-de-la-plateforme-UFDO-apres-la-reunion-de-reintegration-de-MLPC-CO-Koyambonou-et-MLPC-Fondateur-de-Mazette-en-casquette-noire-et-complet-chemise-pagne-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Photo-de-famille-des-leaders-de-la-plateforme-UFDO-apres-la-reunion-de-reintegration-de-MLPC-CO-Koyambonou-et-MLPC-Fondateur-de-Mazette-en-casquette-noire-et-complet-chemise-pagne-696×522.jpg 696w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Photo-de-famille-des-leaders-de-la-plateforme-UFDO-apres-la-reunion-de-reintegration-de-MLPC-CO-Koyambonou-et-MLPC-Fondateur-de-Mazette-en-casquette-noire-et-complet-chemise-pagne-1068×801.jpg 1068w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Photo-de-famille-des-leaders-de-la-plateforme-UFDO-apres-la-reunion-de-reintegration-de-MLPC-CO-Koyambonou-et-MLPC-Fondateur-de-Mazette-en-casquette-noire-et-complet-chemise-pagne-1920×1440.jpg 1920w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Photo-de-famille-des-leaders-de-la-plateforme-UFDO-apres-la-reunion-de-reintegration-de-MLPC-CO-Koyambonou-et-MLPC-Fondateur-de-Mazette-en-casquette-noire-et-complet-chemise-pagne-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px” />Photo de famille des leaders de la plateforme UFDO après la réunion de réintégration de MLPC-CO Koyambonou et MLPC Fondateur de Mazette en casquette noire et complet chemise pagne
Le mouvement satellite, Union des Forces Démocratiques de l’Opposition (UFDO) a rassemblé ses membres le mercredi 11 mars 2026 au siège du Parti de l’Unité pour la Reconstruction (PUR) à Bangui. Eddy Symphorien Kparékouti, un illettré notoire, y a été reconduit à la tête de cette plateforme que ses propres publications suffisent à définir : un appendice politique du régime Touadéra déguisé en opposition.
Kparékouti reconduit, le bureau compte cinq autres membres aux étiquettes pour le moins douteuses. Romain Ouandakouzou du CRDC prend la vice-présidence, Jean Nestor Lebeau de l’ORP le poste de porte-parole, Martin Panou du MU celui de deuxième conseiller. Le CRDC, l’ORP, le MU — autant de micropartis fictifs, inconnus du grand public, dont on ignore jusqu’à la légalité.
Le cas le plus parlant reste celui de Gabriel Jean Édouard Koyambonou. Ancien Premier ministre, ancien inspecteur des douanes, éjecté du MLPC — Mouvement de Libération des Peuples Centrafricains — par ses propres camarades, il cumule désormais les fonctions de vice-porte-parole et de premier conseiller de l’UFDO tout en siégeant comme ministre d’État à la présidence de Touadéra. Un homme de cette stature qui se raccroche à une plateforme pareille : c’est la honte, comme on dit à Bangui.
Le communiqué final achève de lever le doute : la plateforme appelle à voter aux élections partielles du 26 avril et revendique son soutien à « la vision politique » du président Touadéra. Des partis inconnus, des mouvements sans base, rassemblés sous un sigle pour tromper la communauté internationale — l’UFDO est une fabrication, pas une opposition.
Ludovic LEDO avertit : Rejoindre la 7e République, c’est assumer les échecs de TOUADERA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/05/touaderateur-Ludovic-LEDO-ù.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/05/touaderateur-Ludovic-LEDO-ù.png” alt=”Ludovic LEDO avertit : Rejoindre la 7e République, c’est assumer les échecs de TOUADERA” width=”300″ height=”300″ />Ludovic Ledo, Coordinateur du G16
Le coordonnateur du G-16 Ludovic LEDO vient de lancer un avertissement ferme à tous ceux qui envisagent de s’associer au projet de 7e République. Dans une déclaration tranchante, il lie directement ce ralliement à l’acceptation des bilans négatifs accumulés durant les deux mandats du président TOUADERA.
Cette prise de position intervient alors que le débat autour de la Constitution de 2016 refait surface avec virulence en Centrafrique. Le G-16, structure de la société civile née en 2023, trouve dans cette séquence politique une occasion de réaffirmer sa raison d’être et son opposition farouche à toute modification constitutionnelle.
Dans cette optique, Ludovic LEDO ne mâche pas ses mots et reconnaît d’emblée que chaque citoyen garde la liberté de ses choix politiques. Il admet que certains peuvent décider d’accompagner cette transition constitutionnelle annoncée par le chef de l’État, mais cette liberté n’est pas sans conséquence selon lui.
C’est précisément sur ce point que le coordonnateur du G-16 insiste le plus lourdement. “Tous ceux-là qui, par opportunisme, s’inviteront à la table de cette 7e République en se laissant bercer par cet extrait du discours trompeur du Président TOUADERA, doivent savoir qu’ils seront comptables, par ricochet, de TOUS LES ÉCHECS ET ACTES MANQUÉS enregistrés par ce régime lors de son premier et second mandat à la tête de notre pays”, affirme-t-il avec force.
Cette sortie marque donc une escalade dans le ton adopté par les opposants à la modification constitutionnelle. LEDO va plus loin en associant directement ceux qui participent au projet aux bilans qu’il juge désastreux des deux mandats précédents de TOUADERA, une manière de dire que rallier cette 7e République équivaut à endosser l’héritage complet du régime actuel.
Pour appuyer cette logique de responsabilité collective, le leader du G-16 annonce que personne n’échappera au jugement de l’histoire. “Que ces personnes qui ont rejoint ou seraient tentées de rejoindre la 7e République, soient rassurées qu’elles répondront toutes de leurs actes, comme le Président TOUADERA lui-même, devant le tribunal de l’histoire”, écrit-il dans sa déclaration.
Cette formule du “tribunal de l’histoire” revient comme un leitmotiv dans son message, portant une menace à peine voilée. LEDO assure que les comptes seront rendus, tôt ou tard, et que le temps ne changera rien à cette réalité. “Inéluctablement, tous rendront des comptes, et si ce n’est pas un matin, ce sera un soir”, insiste-t-il.
Pour renforcer son propos, le coordonnateur du G-16 convoque la sagesse antique en citant Démocrite. “Mieux vaut réfléchir avant d’agir que regretter après avoir agi”, rappelle-t-il, cette référence philosophique visant manifestement à interpeller ceux qui pourraient céder aux sirènes du pouvoir sans mesurer les conséquences futures.
Derrière cette déclaration, on perçoit une stratégie politique claire de la part du G-16. En brandissant la menace d’une responsabilité collective, LEDO tente de freiner l’élan de ceux qui pourraient voir dans cette 7e République une opportunité de repositionnement politique, qu’ils soient cadres politiques ou citoyens ordinaires tentés de croire aux promesses gouvernementales.
La référence au “discours trompeur” du président TOUADERA traduit aussi une volonté de dénoncer ce que LEDO considère comme une manipulation. Pour le G-16, cette 7e République ne serait qu’un artifice destiné à redorer le blason d’un régime usé par deux mandats marqués, selon eux, par les échecs répétés et les manquements à répétition.
En qualifiant les partisans de cette transition d’“opportunistes”, LEDO cherche à délégitimer leur démarche. Il la réduit à une quête d’avantages personnels plutôt qu’à un engagement sincère pour l’avenir du pays, une accusation qui vise à discréditer par avance toute adhésion au projet présidentiel.
Ce groupe de la société civile centrafricaine, né dans la foulée des contestations de 2023, devait trouver un nouveau souffle après la mort de son fondateur Blagué. La prise de parole de LEDO montre que le G-16 entend rester actif dans le débat public et continuer à incarner une opposition aux velléités de changement constitutionnel qu’il combat depuis sa création.
En terminant son message par la formule “La lutte pour la libération de notre pays continue”, LEDO inscrit son combat dans la durée. Il refuse de baisser les armes face à ce qu’il perçoit comme une tentative de confiscation du pouvoir par la voie constitutionnelle, montrant ainsi que le G-16 ne compte pas abandonner le terrain malgré les annonces présidentielles.
Cette déclaration du coordonnateur vient rappeler que malgré les discours du pouvoir, une partie de la population centrafricaine reste fermement opposée à toute modification de la loi fondamentale de 2016. Le bras de fer entre le régime et ses opposants semble donc loin de s’apaiser, et chaque camp continue de mobiliser ses arguments pour convaincre une opinion publique partagée entre espoir de changement et méfiance envers les promesses
TOHOMAN CHANTAL MERVEILLE à Kabo : le mensonge de trop pour une députée au diplôme douteux
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/merveille-la-depute-sans-bac-de-kabo-illetree.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/merveille-la-depute-sans-bac-de-kabo-illetree.webp” alt=”TOHOMAN CHANTAL MERVEILLE à Kabo : le mensonge de trop pour une députée au diplôme douteux Rédigé le . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC La députée sortante de Kabo, TOHOMAN CHANTAL MERVEILLE, cumule les casseroles : faux diplôme de droit et mensonges publics devant la population lors de la journée du 8 mars. En effet, le 8 mars dernier, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, le gouvernement a acheminé des kits alimentaires fournis par des organisations humanitaires à la population de Kabo, une localité de la préfecture de l’Ouham-Fafa, au nord de la Centrafrique. Mais madame TOHOMAN CHANTAL MERVEILLE, députée sortante de cette circonscription, a accompagné la livraison. Jusque-là, rien d’inhabituel. C’est ce qui s’est passé ensuite qui a retenu l’attention. Devant les habitants rassemblés, l’élue a pris la parole pour affirmer que c’est elle qui avait financé et organisé la distribution pour les femmes de Kabo. Elle s’est présentée comme la généreuse pourvoyeuse de ces vivres, comme si le gouvernement qui est l’auteur de ces kits n’existait pas. Seulement, des membres de sa propre délégation ont pris la parole aussitôt pour rectifier les faits, rappelant publiquement que ces kits venaient de l’État. Toutefois, l’incident aurait pu s’arrêter là. Mais cette histoire remet en mémoire un autre dossier qui colle à TOHOMAN CHANTAL MERVEILLE depuis quelques mois : celui de son diplôme de capacité en droit, déclaré lors de sa candidature et contesté par plusieurs sources, qui le qualifient de document fabriqué dans les quartiers à Miskine, à l’université de Daniel Nzéwé. Dans un pays où 35 députés sortants ont été ajoutés aux listes du baccalauréat 2025 sans avoir passé le moindre examen, la question du diplôme de l’élue de Kabo s’inscrit dans un tableau plus large. Ce qui interpelle davantage, c’est l’arithmétique simple que la population de Kabo est en droit de faire. Pendant cinq ans, TOHOMAN CHANTAL MERVEILLE a perçu une indemnité mensuelle de trois millions de francs CFA, soit bien au-delà du salaire ordinaire d’un fonctionnaire centrafricain. Au bout du compte, aucun bilan tangible, aucune réalisation visible. Et c’est précisément à l’approche du nouveau scrutin, après l’invalidation des législatives du 28 décembre par le Conseil constitutionnel, qu’elle choisit de se montrer à Kabo, les mains chargées de vivres qui ne lui appartiennent pas. Par Crépin Zarami Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC” width=”400″ height=”888″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/merveille-la-depute-sans-bac-de-kabo-illetree.webp 400w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/merveille-la-depute-sans-bac-de-kabo-illetree-189×420.webp 189w” sizes=”auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px” />Madame TOHOMAN CHANTAL MERVEILLE, La député sans bac de Kabo, illétrée
La députée sortante de Kabo, TOHOMAN CHANTAL MERVEILLE, cumule les casseroles : faux diplôme de droit et mensonges publics devant la population lors de la journée du 8 mars.
En effet, le 8 mars dernier, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, le gouvernement a acheminé des kits alimentaires fournis par des organisations humanitaires à la population de Kabo, une localité de la préfecture de l’Ouham-Fafa, au nord de la Centrafrique. Mais madame TOHOMAN CHANTAL MERVEILLE, députée sortante de cette circonscription, a accompagné la livraison. Jusque-là, rien d’inhabituel. C’est ce qui s’est passé ensuite qui a retenu l’attention.
Devant les habitants rassemblés, l’élue a pris la parole pour affirmer que c’est elle qui avait financé et organisé la distribution pour les femmes de Kabo. Elle s’est présentée comme la généreuse pourvoyeuse de ces vivres, comme si le gouvernement qui est l’auteur de ces kits n’existait pas.
Seulement, des membres de sa propre délégation ont pris la parole aussitôt pour rectifier les faits, rappelant publiquement que ces kits venaient de l’État.
Toutefois, l’incident aurait pu s’arrêter là. Mais cette histoire remet en mémoire un autre dossier qui colle à TOHOMAN CHANTAL MERVEILLE depuis quelques mois : celui de son diplôme de capacité en droit, déclaré lors de sa candidature et contesté par plusieurs sources, qui le qualifient de document fabriqué dans les quartiers à Miskine, à l’université de Daniel Nzéwé.
Dans un pays où 35 députés sortants ont été ajoutés aux listes du baccalauréat 2025 sans avoir passé le moindre examen, la question du diplôme de l’élue de Kabo s’inscrit dans un tableau plus large.
Ce qui interpelle davantage, c’est l’arithmétique simple que la population de Kabo est en droit de faire. Pendant cinq ans, TOHOMAN CHANTAL MERVEILLE a perçu une indemnité mensuelle de trois millions de francs CFA, soit bien au-delà du salaire ordinaire d’un fonctionnaire centrafricain. Au bout du compte, aucun bilan tangible, aucune réalisation visible. Et c’est précisément à l’approche du nouveau scrutin, après l’invalidation des législatives du 28 décembre par le Conseil constitutionnel, qu’elle choisit de se montrer à Kabo, les mains chargées de vivres qui ne lui appartiennent pas.
Un post de Firmin Ngrebada, publié ce jour même par l’intéressé depuis Bangui sur la plateforme du réseau social Facebook, ne peut se lire à la légère. Il s’agit d’un texte hautement politique, habilement camouflé derrière le voile d’une fable africaine.
Rappelons les faits. Firmin Ngrebada a été l’un des hommes les plus puissants de Centrafrique. Premier ministre de la République centrafricaine de 2019 à 2021, il était considéré comme l’homme de confiance du président Touadéra, architecte des accords de paix de Khartoum. Puis vint la disgrâce. Écarté du gouvernement, il s’est reconverti en député, dernière planche de salut institutionnelle, avant d’en être également évincé. Le voilà aujourd’hui sans mandat, sans titre, sans fonction. Un homme politique nu.
La rhétorique de la fable : le classique des vaincus
Le recours à la fable est un choix rhétorique révélateur. Dans l’histoire politique africaine et mondiale, c’est souvent le propre des dirigeants tombés en disgrâce que de se réfugier dans la sagesse populaire, les proverbes, les paraboles. C’est une façon de parler sans paraître parler, de dénoncer sans paraître dénoncer, d’envoyer des messages ciblés tout en maintenant une apparence de neutralité bienveillante.
Ngrebada ne raconte pas une fable pour amuser ses abonnés un vendredi matin. Il règle des comptes avec une élégance calculée.
Décryptage du texte : qui est le lion, qui est le rat ?
La clé de lecture est ici fondamentale. Dans la fable classique d’Ésope, reprise par La Fontaine, la morale est universelle. Mais dans la bouche d’un ancien premier ministre centrafricain fraîchement éjecté du pouvoir, chaque personnage prend une dimension très concrète.
Le lion, puissant, orgueilleux, qui “éclate de rire” face à plus petit que lui, renvoie très probablement au système qui l’a écarté, à ses anciens alliés devenus adversaires, peut-être au cercle présidentiel lui-même. Le lion est celui qui, au sommet, méprise et oublie.
Le rat, humble, méprisé, mais finalement sauveur, c’est Ngrebada lui-même qui se met en scène. Celui qu’on a chassé, sous-estimé, jugé “trop petit” pour compter désormais. Mais qui prévient : je reviendrai, et vous aurez besoin de moi.
Les filets du chasseur représentent les difficultés à venir pour ceux qui l’ont écarté. C’est une prophétie politique douce-amère : vous tomberez, et vous regretterez de m’avoir méprisé.
La phrase la plus chargée
“Ne maltraitez jamais le stagiaire, l’assistant, le subalterne.”
En apparence, c’est du management bienveillant. En réalité, c’est une déclaration d’orgueil blessé. Un ancien premier ministre ne s’identifie pas spontanément au “stagiaire” par humilité sincère — il le fait pour retourner l’humiliation contre ceux qui l’ont infligée. C’est une façon de dire : vous m’avez traité comme un subalterne, mais vous verrez.
La signature : un détail qui dit tout
Il signe “Hon. Firmin Ngrebada”, Honorable. Il n’est plus rien institutionnellement, mais il maintient le titre honorifique. C’est un signal fort : je ne renonce pas à mon identité politique. Je suis toujours dans l’arène, même hors des murs du pouvoir.
la philosophie comme arme des vaincus
Ce post confirme ce que les politologues appellent la “reconversion narrative” des hommes politiques déchus. Faute de tribune institutionnelle, ils investissent les réseaux sociaux. Faute de pouvoir agir, ils philosophent. Faute de gouverner, ils enseignent.
Mais derrière la sagesse affichée, le message est clair et sans ambiguïté : Firmin Ngrebada n’a pas dit son dernier mot. Il se repositionne, reconstruit une image, entretient une base, et surtout — il avertit ceux qui l’ont écarté que l’histoire n’est pas terminée.
Comme disent effectivement de nombreux observateurs politiques africains : le pouvoir est un habit qu’on emprunte. Quand on vous le retire, c’est la nudité qui révèle qui vous êtes vraiment. Ngrebada, lui, choisit de se rhabiller avec des fables. C’est peut-être, finalement, la forme de dignité qui lui reste.
Wagner en déroute : quand les mercenaires russes envoient leurs griots à la radio après avoir perdu la bataille face à MSF
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/dmitri-podolsky-conseiller-russe-du-president-touadera-sur-la-television-de-propagande-russe-rt.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/dmitri-podolsky-conseiller-russe-du-president-touadera-sur-la-television-de-propagande-russe-rt.webp” alt=”Fari Tahéruka Shabazz : ce que Dmitri Podolski a dit sur la Zatistka annonce le pire pour les Zandé du sud-est centrafricain” width=”400″ height=”225″ />Dmitri Podolsky, conseiller russe du président Touadéra, sur la télévision de propagande russe RT
Libéré, rapatrié, rentré en France. François Antoine Zamparini Roux a quitté le sol centrafricain, et Wagner n’a rien pu faire pour retenir cet humanitaire que ses mercenaires avaient arrêté à Zémio le 6 mars 2026, en pleine réunion officielle convoquée par le sous-préfet lui-même.
C’est un camouflet d’une ampleur rare pour une organisation habituée à dicter sa loi sans que personne ne bronche. Le poids du MSF, sa réputation mondiale, ses réseaux diplomatiques et sa capacité à mobiliser l’opinion internationale ont mis Wagner en échec total. Les ministères de la Communication et de la Défense centrafricains avaient pourtant déversé leur propagande habituelle. Rien n’a fonctionné.
Alors Wagner a sorti son dernier outil : Radio Lengo Songo et ses griots en costume civil.
En effet, le 12 mars 2026, un certain Pott Madéndama-Enzia, présenté comme coordonnateur de la plateforme « Azimut Vivre Ensemble en Paix », a pris le micro pour s’indigner de la libération de Zamparini Roux, qu’il appelle sans gêne un « présumé espion » au dossier « lourd ». Personne ne lui a demandé d’où venait ce dossier, ni qui l’avait constitué.
Ce type de personnage n’est pas nouveau dans le paysage centrafricain. Ce sont des voix vulgaire en location, dépêchées par les criminels de Wagner pour habiller en indignation citoyenne ce qui n’est en réalité que la frustration d’une milice privée humiliée. Leurs « plateformes » n’ont ni membres visibles, ni actions documentées, ni existence réelle en dehors des micros de la radio Wagner.
L’argument central de Madéndama-Enzia repose sur une affirmation publiée dans une presse non identifiée : Zamparini Roux aurait été arrêté en RCA en 2016 et aurait soutenu le mouvement d’Armel Mingatoloum Sayo. Aucun document. Aucune source. Aucune pièce de justice. Juste une rumeur répétée avec assurance pour donner l’apparence d’un dossier là où il n’y a que du vide.
Ce que CNC a établi depuis le début est tout autre chose. Zamparini Roux était en mission officielle pour MSF-RDC. Il cherchait à ouvrir un couloir logistique vers Zémio pour ravitailler des milliers de déplacés centrafricains réfugiés à Nzapay, et à reprendre en partie la gestion de l’hôpital local. C’était sa troisième mission dans la ville. Il avait traversé la rivière Mbomou sur invitation du sous-préfet lui-même.
Wagner a beau agiter le mot « souveraineté » par la bouche de ses relais, ce mot sonne creux quand il sert à justifier l’arrestation d’un humanitaire venu soigner des populations abandonnées. La vraie souveraineté ne se défend pas en faisant irruption les armes à la main dans une réunion officielle pour kidnapper un travailleur médical étranger en mission.
L’échec de Wagner dans cette affaire est d’autant plus cinglant que l’organisation avait tout misé sur sa capacité à fabriquer un dossier judiciaire solide, comme elle l’avait fait avec Joseph Figueira Martin condamné à dix ans de travaux forcés en novembre 2025. Cette fois, la machine n’a pas eu le temps de tourner. MSF a pesé trop vite et trop fort.
Ce que Madéndama-Enzia et ses commanditaires n’ont pas compris, c’est que chaque sortie de ce genre documente un peu plus leur propre débâcle. Réclamer que la justice centrafricaine entende un homme déjà libéré et rentré en France, c’est admettre publiquement qu’on a perdu la main, qu’on n’a pas eu le temps de fabriquer les preuves, et que la pression internationale a été plus rapide que la mécanique judiciaire de Wagner.
Le Front Populaire Zokwezo reconnaît la victoire de Touadera comme un moindre mal face aux candidats jugés plus proches de Paris
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020.jpg” alt=”Le Front Populaire Zokwezo reconnaît la victoire de Touadera comme un moindre mal face aux candidats jugés plus proches de Paris” width=”300″ height=”169″ />Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020
La réélection de Touadera ne clôt pas le débat politique en Centrafrique. Le Front Populaire Zokwezo, après quatorze mois de campagne sur les réseaux sociaux, franchit une nouvelle étape. Sa déclaration du 7 janvier pose une condition claire : seul un gouvernement d’union nationale permettra les transformations indispensables.
Pendant quatorze mois, ce mouvement a déployé une campagne hebdomadaire sur les plateformes numériques. Leur message ciblait principalement la dépendance qu’ils jugent persistante envers l’ancienne puissance coloniale. Cette mobilisation aurait atteint, selon leurs dires, des millions de personnes à travers plusieurs continents. Le groupe affirme que seule sa présence au gouvernement, combinée avec un appui militaire russe, permettrait de renégocier les termes de la souveraineté nationale face à Paris.
Au-delà de cette campagne numérique, leurs critiques visent particulièrement certains responsables politiques passés. Ils dénoncent des erreurs stratégiques commises entre 2012 et 2013, période durant laquelle l’invasion de groupes rebelles aurait stoppé l’exploitation pétrolière à Boromata par des entreprises chinoises. Ces travaux auraient pu générer vingt milliards de dollars annuels selon leurs estimations. Le Front accuse ces dirigeants d’avoir servi des intérêts étrangers au détriment du développement national, entraînant l’arrêt de projets industriels majeurs comme la construction d’une cimenterie.
Parmi ces responsables critiqués, le candidat Dologuele, ancien Premier ministre, reçoit des reproches acerbes. Ses dix-huit mois d’arriérés salariaux durant son mandat sont présentés comme une insulte au peuple. Son score de douze pour cent aux élections témoignerait du rejet populaire de cette gestion. Le Front considère ce résultat comme une victoire partielle de sa campagne d’information.
S’agissant du président réélu Touadera, qui a obtenu soixante-seize pour cent des votes, le jugement reste nuancé. Si sa politique sécuritaire et géopolitique apparaît acceptable comparée au chaos antérieur, selon l’auteur du document, son bilan économique déçoit profondément. Le produit intérieur brut stagne à deux virgule cinq milliards de dollars, le plus faible de la zone franc. Le revenu par habitant plafonne à quatre cents dollars quand le Gabon atteint huit mille cinq cents. Avec une croissance de seulement un virgule quatre pour cent annuel face à une démographie galopante de trois virgule un pour cent, la pauvreté augmenterait mécaniquement.
Cette stagnation économique proviendrait notamment de l’impossibilité d’autoriser la Chine à reprendre l’exploitation pétrolière. Le chômage frappe entre quatre-vingt-deux et quatre-vingt-douze pour cent de la population active. Pour le Front, ces chiffres attestent d’une résoumission néocoloniale depuis 2023, malgré la présence militaire russe dans le pays.
En réponse à cette situation, le mouvement propose un dialogue politique incluant tous les acteurs, accompagné de mesures de grâce pour les exilés et détenus politiques. Ils préconisent un gouvernement d’union nationale de transition, non une simple ouverture symbolique. Cette transition devrait conduire à trois transformations majeures : obtenir une indépendance complète permettant une coopération équilibrée avec la France de gauche, remplacer le régime présidentiel par un système parlementaire, abandonner l’ultralibéralisme pour un socialisme inspiré du modèle chinois des années quatre-vingt.
Pour concrétiser cette vision, leur programme économique prévoit huit cent trente-cinq milliards de dollars d’investissements sur vingt ans, répartis en quatre plans quinquennaux. Seule cette approche massive et simultanée dans tous les secteurs pourrait, selon eux, sortir rapidement le pays de la misère chronique. Ils citent l’exemple de la Guinée équatoriale qui, grâce à son pétrole, a décollé entre 1996 et 2014 avec des taux de croissance à deux ou trois chiffres.
Malgré ses critiques, le Front reconnaît néanmoins la victoire de Touadera comme un moindre mal face aux candidats jugés plus proches de Paris. Ils rappellent aux opposants battus qu’ayant accepté de participer malgré les conditions contestables du scrutin, ils doivent assumer leur défaite. Le message final interpelle directement le président réélu sur sa capacité et sa volonté de lancer cette concertation nationale, d’autoriser l’exploitation pétrolière et d’engager les réformes structurelles promises
Dix ans pour faire de la RCA un goulag russe : le réquisitoire documenté de Jean Serge Wafio contre le régime Touadéra
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/10/monsieur-jean-serge-wafio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/10/monsieur-jean-serge-wafio.jpg” alt=”Dix ans pour faire de la RCA un goulag russe : le réquisitoire documenté de Jean Serge Wafio contre le régime Touadéra” width=”300″ height=”295″ />monsieur-jean-serge-wafio – EN POLITIQUE, IL Y A TOUJOURS UN DÉBUT ET UNE FIN…
Un document détaillé signé Jean Serge Wafio retrace, chiffres et images à l’appui, comment le régime Touadéra a méthodiquement détruit la Centrafrique entre 2016 et 2025.
Tout part d’un discours. Le mardi 9 décembre 2025, dans l’hémicycle du Palais de l’Assemblée Nationale, devant à peine 300 personnes dont les corps constitués et le Corps Diplomatique, le président Touadéra a lu ce que Wafio qualifie de texte « cousu de tissu de mensonges, de manipulations, de promesses sans lendemain », totalement coupé des souffrances réelles du peuple centrafricain. C’est en réponse directe à ce discours que le Président Fondateur du PDCA a entrepris de produire ce qu’il appelle un « devoir de mémoire » : un travail citoyen bâti sur des données factuelles et des images virales non floutées.
Les chiffres qu’il aligne sont d’une netteté implacable. Entre 2014-2015 et 2024-2025, la part des Centrafricains vivant avec moins de 2,15 dollars par jour est passée de 53 % à 67 %, le PIB par habitant a chuté de 768 à 510 dollars, le taux brut de scolarisation s’est effondré de 67 % à 9,1 %, et le ratio enseignants-élèves est passé de 1 pour 89 à 1 pour 200. Ces données, tirées de l’ICASEES, de la Banque Mondiale, de l’UNICEF et de l’OMS, dessinent la radiographie d’un État qui s’est volontairement vidé de ses obligations envers sa population.
Ce vidage n’est pas accidentel, selon Wafio : il a une destination précise. De janvier 2018 à fin octobre 2025, le Trésor Public centrafricain a versé aux mercenaires russes une prise en charge hebdomadaire d’abord fixée à 1 milliard de francs CFA, puis ramenée à 400 millions à partir de 2023, pour un cumul de 297,4 milliards de francs CFA. À cela s’ajoutent les versements mensuels à la société Wagner, portés à 15 milliards de francs CFA par mois depuis octobre 2025 avec la création d’Africa Corps, pour un total de 547 milliards de francs CFA entre 2018 et 2025, selon les données du Trésor Public.
Pendant ce temps, écrit Wafio, aucune salle de classe, aucune maternité, aucun hôpital régional, aucun logement social n’a été construit sur les recettes propres de l’État. À Bozoum, faute de tables-bancs, les élèves s’assoient sur des briques en terre. Seuls 5 % des Centrafricains ont accès à l’électricité, 3 % à l’eau courante, et uniquement à Bangui. Les médicaments sont introuvables dans les structures publiques, poussant la population vers la pharmacopée traditionnelle ou les produits de rue. En 2025, selon le rapport OCHA, un Centrafricain sur cinq est déplacé, et 2,4 millions de personnes souffrent de faim aiguë.
L’insalubrité publique, que Wafio nomme « mysticisme politique de Touadéra », est documentée par des images de la Place des Nations Unies, de la concession de Radio Centrafrique, du marché central de Bangui et du marché de Miskine — situé à 200 mètres du siège du MCU, le parti au pouvoir. Les routes dites nationales, les ornières béantes, les inondations annuelles faute de canaux de drainage, et les jeunes non scolarisés abandonnés à eux-mêmes complètent ce tableau d’une ville et d’un pays laissés à leur propre décomposition.
Mais c’est dans la rubrique des crimes d’État que le document de Wafio atteint sa charge la plus lourde. Il recense des tueries-calcinations de masse, des assassinats politiques, des exactions commises par les mercenaires russes et les milices d’État, des incendies de villages entiers — dont le site des déplacés d’Alindao en Basse-Kotto —, des mines posées sur des routes, des fouilles maison par maison, des éleveurs Mbororo abattus, des assassinats crapuleux pour trafics d’organes humains recensés de 2019 à 2024, et la liquidation de NDARASSA et de son lieutenant BOUBA HASSAN, ce dernier nommé ministre par Touadéra en guise de récompense.
Wafio note également que le gisement de Ndassima, dans la sous-préfecture de Bambari, a fait l’objet d’exportations illégales d’or et de diamant entre 2018 et 2022 pour une valeur de 5 000 milliards de francs CFA, dont la taxe à l’exportation de 5 % — soit 250 milliards de francs CFA — n’a jamais été perçue par le Trésor Public. L’Initiative Mondiale contre la Criminalité Organisée Transnationale, dans son rapport de novembre 2025, évalue à 17 milliards de francs CFA les pertes fiscales liées aux seuls systèmes opaques de distribution des carburants, au profit des dignitaires du régime.
Pour Wafio, l’année 2026 ouvre ce qu’il appelle « le tunnel de la Transition Politique », après l’officialisation par le Conseil Constitutionnel de Ouaboé Jean Pierre, le 19 janvier 2026, des résultats du quadruple scrutin frauduleux du 28 décembre 2025. Il appelle à une réconciliation intra-centrafricaine sincère, à des « préalables consensus » sur les responsabilités individuelles et collectives, et à l’établissement de mécanismes engageant les auteurs, commanditaires et complices des différents régimes, y compris après leur mort. Ce travail, précise-t-il, est indicatif et partiel, réalisé sur la base de données en sa possession, et il invite les historiens politiques centrafricains à l’étoffer pour que les générations futures puissent comprendre
Ulrich Grawah est le fondateur de Light Africa, une initiative née à Bangui avec l’ambition de transformer la manière dont les jeunes centrafricains envisagent leur avenir. Rencontré à Cantonnier, il a accepté de répondre aux questions de CNC sur sa démarche, sa vision et le message qu’il entend porter à une génération qu’il estime trop longtemps maintenue dans l’attente. Light Africa propose aujourd’hui des formations en marketing de réseau, couture, informatique et vannerie, avec pour objectif à court terme d’ouvrir un centre professionnel intégrant également la mécanique et la menuiserie.
Ulrich Grawah : Je suis Ulrich Grawah, responsable de Light Africa.
CNC : Qu’est-ce que Light Africa, précisément ?
Ulrich Grawah : Light Africa, c’est littéralement « la lumière de l’Afrique ». L’idée, c’est d’apporter quelque chose de plus pour éclairer ce continent, en commençant concrètement par la République centrafricaine.
CNC : Quelle est la vision que vous portez à travers cette initiative ?
Ulrich Grawah : Notre vision, c’est de former davantage de créateurs d’emplois. Nous voulons produire des employeurs, pas seulement des employés. C’est une rupture dans la façon de penser la formation.
CNC : Quelles sont vos attentes à l’égard des jeunes filles et garçons que vous rencontrez ici à Cantonnier ?
Ulrich Grawah : Ce que j’attends d’eux, c’est qu’ils se lèvent. Qu’ils rompent avec l’ancien paradigme qui consiste à rester sur place, à attendre que les choses viennent à eux. Je leur dis de se lancer dans l’entrepreneuriat, de chercher à être autonomes, de prendre leur destin en main.
CNC : Vous évoquez un « ancien paradigme ». Quelles sont, selon vous, les habitudes qui freinent les jeunes Centrafricains ?
Ulrich Grawah : L’habitude qui nous tue, c’est de remettre notre vie entre les mains des autres : le gouvernement, les parents, les organisations internationales. On attend que tout vienne d’ailleurs. La question qu’on devrait se poser n’est pas « qu’est-ce que mon pays peut faire pour moi ? », mais bien « qu’est-ce que moi, je propose à mon pays ? » C’est ce changement de mentalité que je cherche à provoquer.
CNC : Dans les médias, on entend souvent des appels au gouvernement pour former les jeunes, financer des programmes, réhabiliter des infrastructures. Est-ce que c’est cela, selon vous, l’ancienne habitude ?
Ulrich Grawah : Exactement. Cette logique de croiser les bras en attendant que tout vienne du gouvernement ou des ONG, c’est ce qui nous paralyse. Dieu n’a pas donné des richesses uniquement aux uns. Il nous a tous dotés d’un cerveau. Et ce cerveau, si on apprend à l’utiliser, à innover, à créer, il vaut bien plus que tout le pétrole ou le diamant du sous-sol. Le problème, c’est qu’on a oublié cette richesse-là. Il faut la réveiller.
CNC : Étant vous-même jeune, quels sont vos objectifs personnels pour les années à venir ?
Ulrich Grawah : Mon objectif, c’est d’impacter ma localité, puis mon pays. Dans les années à venir, je veux pouvoir m’asseoir avec des membres du gouvernement et leur montrer ce que j’apporte concrètement à la République centrafricaine. Pas des discours : des résultats. Des jeunes formés, devenus eux-mêmes créateurs d’emplois.
CNC : Votre initiative est-elle soutenue ou subventionnée par des ONG ou des bailleurs de fonds ?
Ulrich Grawah : Pour l’instant, non. Et ce n’est pas le point de départ que nous avons choisi. L’idée, c’est de se battre d’abord, de construire quelque chose de solide par nos propres moyens, et d’atteindre un niveau qui donne envie d’accompagner l’initiative. Nous ne refusons pas l’aide si elle vient, mais nous ne la posons pas comme condition.
CNC : Quel message souhaitez-vous adresser à la jeunesse africaine, et plus particulièrement à celle de Cantonnier ?
Ulrich Grawah : Mon message est simple : regardez ce qui se passe ailleurs dans le monde. Les jeunes innovent, créent, bougent. Ils ne se reposent pas sur les autres. C’est ce que nous devons faire ici aussi. Arrêtons d’accuser le gouvernement, les parents, les étrangers. Reprenons notre avenir en main. Décidons. Créons. C’est maintenant.
Alerte dans le Haut-Mbomou : nouveau déploiement massif des mercenaires russes de la milice Wagner à Zémio, un possible massacre à redouter
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/fuite-des-habitants-de-zemio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/fuite-des-habitants-de-zemio.jpg” alt=”Alerte dans le Haut-Mbomou : nouveau déploiement massif des mercenaires russes de la milice Wagner à Zémio, un possible massacre à redouter” width=”300″ height=”135″ />Fuite des habitants de Zemio vers la RDC
Alors qu’une mission conjointe du gouvernement s’apprête à descendre dans le Haut-Mbomou dans les prochains jours, les mercenaires de la milice russe Wagner, eux, ont leur propre agenda derrière la tête. Ils ont débarqué en masse à Zémio dimanche avec des véhicules blindés.
La délégation gouvernementale, appelée mission de la paix, devait recueillir les exigences des miliciens Azandés pour ouvrir une voie de discussion avec le gouvernement. L’objectif était clair : obtenir la libération de la sous-préfète de Bambouti, du commandant de brigade, ainsi que de deux agents électoraux capturés le 28 décembre 2025 à Bambouti. Mais Wagner n’a pas attendu.
Mais à la surprise de tous, le dimanche 15 mars vers 17 heures, trois véhicules dont un char blindé sont arrivés à Zémio. À leur bord, les mercenaires de la milice Wagner et leurs alliés de l’UPC, armés jusqu’aux dents, venus en nombre, ont pénétré dans la localité.
Mais avant d’atteindre Zémio, ce même convoi a fait halte au village de Kinikoumba, sur l’axe de Rafaï, à 70 kilomètres de Zémio. Les mercenaires ont encerclé le village, rassemblé de force les habitants, puis déshabillé les hommes un par un pour inspecter leurs corps. Le critère était simple et brutal : les traces de lame rasoir sur la peau. Deux jeunes hommes ont immédiatement été saisis — monsieur Kindossa Franklin et monsieur Guinessa. Menottés les mains dans le dos, ils ont été embarqués jusqu’à Zémio et jetés en cellule à la gendarmerie. Aucune infraction, aucune arme. Juste des marques sur le corps, que Wagner a décrétées preuve d’appartenance à la milice Azandé. Voilà ce que font les Wagner et leurs alliés ex-rebelles de l’UPC sur des civils dans la préfecture du Haut-Mbomou.
D’ailleurs, dans le Haut-Mbomou, la population le sait depuis longtemps : quand Wagner arrive, ce n’est pas pour discuter. Les habitants des localités voisines, Bambouti, Mboki, Obo — observent ce qui se passe à Zémio et beaucoup commencent déjà à s’inquiéter de ce qui pourrait arriver dans cette ville du sud-est du pays.
Ce déploiement intervient dans une préfecture déjà épuisée par des mois de tension, où chaque mouvement de véhicules blindés suffit à vider un quartier en quelques minutes. La question qui court dans le Haut-Mbomou ce lundi matin est simple : la mission de dialogue pourra-t-elle encore se tenir, ou Wagner vient-il de refermer cette porte ?
À Ouanda-Djallé, des soldats FACA suspendus inventent une nouvelle barrière à 45 kilomètres de chez eux
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Des-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-Keye-a-10-kilometres-de-Ouanda-Djalle.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Des-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-Keye-a-10-kilometres-de-Ouanda-Djalle.jpg” alt=”À Ouanda-Djallé, des soldats FACA suspendus inventent une nouvelle barrière à 45 kilomètres de chez eux” width=”300″ height=”135″ />Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga
Dans la sous-préfecture de Ouanda-Djallé, des soldats FACA suspendus pour exactions ont trouvé le moyen de poursuivre leur racket, mais depuis une autre ville, à 45 kilomètres.
Tout a commencé par une exaction des soldats FACA au marché central ayant occasionné la mort de 3 enfants et causé des blessures sur 9 autres actuellement à l’hôpital. Le ministre de la défense, celui de l’administration du territoire ont fait un déplacement dans la ville. Une réunion avait été organisé avec les autorités locales et à la population sur la crise. À l’issue de cette mission gouvernementale, certaines activités des soldats FACA ont été suspendus : interdits de tenir les barrières, interdits de contrôler les passages. Leur relève devait arriver dans les jours suivants.
Mais cette décision n’a pas rendu ces soldats inactifs. Notons qu’avant la suspension, leur activité aux barrières d’entrée et de sortie de Ouanda-Djallé était connue de tous : motos, véhicules, camions, personne ne passait sans payer ce qu’ils appelaient eux-mêmes des « formalités ». Cette habitude, solidement ancrée, n’allait pas disparaître avec une simple mesure administrative.
C’est là qu’intervient l’histoire d’un commerçant natif de Ouanda-Djallé. Cet homme effectuait régulièrement le trajet entre Sikikédé et Ouanda-Djallé avec son camion. Mais la semaine dernière, il quitte Sikikédé normalement pour rentrer à Ouanda-Djallé. Il emprunte la route habituelle, et arrive à Ouandja, dans la commune du même nom, à 45 kilomètres de Ouanda-Djallé.
À Ouandja, les soldats FACA détachés dans ce village l’arrêtent pour les « formalités » d’usage. Le commerçant s’exécute et règle ce qui lui est réclamé. Mais au moment de repartir, on lui annonce qu’il doit également s’acquitter des formalités au nom des soldats de Ouanda-Djallé, ceux-là mêmes qui sont suspendus et qui ne perçoivent plus rien à leurs propres barrières.
Le commerçant refuse net. Il dit qu’il ne peut pas payer pour une barrière qui se trouve dans une autre ville, relevant d’une autre sous-préfecture. Ouandja a ses propres autorités, Ouanda-Djallé aussi. Rien ne justifie qu’on lui réclame, à 45 kilomètres de distance, une somme destinée à des soldats qui ne sont même plus en service. Il choisit d’attendre sur place plutôt que de céder.
Deux jours passent. Le commerçant campe sur sa position. Finalement, les soldats lâchent prise et le laissent partir. Il reprend la route et arrive à Ouanda-Djallé, mais avec deux jours de retard et une mésaventure qui dit long sur ce que le racket aux barrières est en train de devenir dans cette partie du pays.
Danse des vampires ou protection réelle ? Le ministre du Commerce parle de labo et de normes pendant que les jeunes tombent sur les routes avec les sachets d’alcool frelaté
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Thierry-Patrick-Akoloza-en-Pleine-Emission-a-la-Radio-Ndeke-Luka.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Thierry-Patrick-Akoloza-en-Pleine-Emission-a-la-Radio-Ndeke-Luka.jpg” alt=”Danse des vampires ou protection réelle ? Le ministre du Commerce parle de labo et de normes pendant que les jeunes tombent sur les routes avec les sachets d’alcool frelaté*Rédigé le . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Pendant que le monde entier marque la Journée mondiale des droits des consommateurs ce 15 mars sous le thème « Des produits sûrs, des consommateurs confiants », la Centrafrique a vécu une célébration presque invisible. Aucune activité officielle n’a été organisée sur le terrain. Seul le ministre du Commerce et de l’Industrie, Maître Thierry Patrick Akoloza, a sorti un discours pour rappeler que l’État veut protéger les citoyens contre les produits de mauvaise qualité. Le ministre a listé une série de bonnes intentions : renforcer les textes de loi, améliorer le contrôle des marchandises qui arrivent sur le marché, trouver de l’argent pour construire enfin un laboratoire de référence, créer le Bureau centrafricain de normes, lutter contre les pratiques commerciales déloyales, promouvoir la métrologie légale pour que les balances et les mesures soient justes, et garder le contact avec les associations de consommateurs. Il a aussi demandé aux Centrafricains de rester vigilants, de connaître leurs droits et de porter plainte quand quelque chose ne va pas. Jusque-là, on pourrait applaudir. Sauf que sur le terrain, le quotidien raconte une autre histoire. Chez nous, on produit très peu de choses transformées. La plupart des biens de consommation courante viennent de l’extérieur, et personne ne peut vraiment vérifier leur qualité. Pas de laboratoire fiable, pas de contrôles systématiques aux frontières, pas de résultats publics. On nous parle de « normes » et de « réglementation », mais les étals et les boutiques regorgent de produits dont on ignore tout : date de péremption douteuse, composition cachée, emballages abîmés. Et le cas le plus criant reste celui de l’alcool frelaté produit sur place par Wagner. Au PK 26, sur la route de Boali, une usine tourne à plein régime. Elle appartient au groupe Wagner et fabrique localement la marque Africa Ti L’Or. Officiellement présentée comme une bière, cette boisson est en réalité un mélange de vodka, d’eau et de citron, souvent coupé avec des substances douteuses. La même structure produit aussi des petits sachets d’alcool frelaté, vendus à 100, 150 ou 200 francs CFA – avec des degrés qui montent parfois à 40, 80, voire 120 %. Ces pochettes plastiques inondent les rues, les marchés et les bars de Bangui et de l’intérieur du pays. Le gouvernement a pourtant pris un arrêté qui interdit formellement la production, l’importation et la vente de ces alcools en sachet, jugés dangereux pour la santé. Mais dans les faits, les services de l’État préfèrent s’attaquer aux cargaisons venues du Cameroun ou du Nigeria, pendant que la production locale de Wagner continue sans aucun contrôle indépendant. Personne ne peut entrer dans cette usine pour vérifier la qualité, les ingrédients ou le degré réel d’alcool. Résultat : les jeunes consomment massivement ces mixtures, les accidents de la route se multiplient, les cas d’empoisonnement et de dépendance explosent, et les autorités ferment les yeux. Ce n’est pas tout. Dans les magasins tenus par certains commerçants libanais, on trouve régulièrement du poisson avarié, de la viande pourrie ou du poulet impropre à la consommation. Ces produits sont récupérés, reconditionnés et remis en vente. Les agents censés faire les contrôles passent souvent leur chemin : les bakchichs font leur effet. L’État dit manquer de moyens pour vérifier quoi que ce soit, mais il semble en trouver quand il s’agit de protéger certains intérêts. Les consommateurs centrafricains ne demandent pas des promesses supplémentaires. Ils veulent du concret : des contrôles réels aux points d’entrée et dans les usines installées sur le territoire, un laboratoire qui fonctionne vraiment, des sanctions contre ceux qui inondent le pays avec des produits dangereux, et surtout la fin de cette tolérance à sens unique sur les sachets d’alcool frelaté produits localement. Tant que ces petites pochettes continueront à circuler librement, que les étals resteront remplis de marchandises pourries ou non vérifiées, et que certaines usines resteront intouchables, les beaux discours du 15 mars ressembleront plus à une danse rituelle qu’à une vraie volonté de protéger le sang des Centrafricains. Le gouvernement doit passer des mots aux gestes. Sinon, cette « protection des consommateurs » restera une belle déclaration que personne ne sent dans sa vie quotidienne. Les jeunes qui tombent sur les routes après avoir bu ces mixtures, les familles qui achètent des produits douteux sans pouvoir les contrôler, méritent mieux que des listes d’intentions. Ils méritent des actes. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC ” width=”300″ height=”251″ />Thierry Patrick Akoloza
Pendant que le monde entier marque la Journée mondiale des droits des consommateurs ce 15 mars sous le thème « Des produits sûrs, des consommateurs confiants », la Centrafrique a vécu une célébration presque invisible. Aucune activité officielle n’a été organisée sur le terrain. Seul le ministre du Commerce et de l’Industrie, Maître Thierry Patrick Akoloza, a sorti un discours pour rappeler que l’État veut protéger les citoyens contre les produits de mauvaise qualité.
Le ministre a listé une série de bonnes intentions : renforcer les textes de loi, améliorer le contrôle des marchandises qui arrivent sur le marché, trouver de l’argent pour construire enfin un laboratoire de référence, créer le Bureau centrafricain de normes, lutter contre les pratiques commerciales déloyales, promouvoir la métrologie légale pour que les balances et les mesures soient justes, et garder le contact avec les associations de consommateurs. Il a aussi demandé aux Centrafricains de rester vigilants, de connaître leurs droits et de porter plainte quand quelque chose ne va pas.
Jusque-là, on pourrait applaudir. Sauf que sur le terrain, le quotidien raconte une autre histoire.
Chez nous, on produit très peu de choses transformées. La plupart des biens de consommation courante viennent de l’extérieur, et personne ne peut vraiment vérifier leur qualité. Pas de laboratoire fiable, pas de contrôles systématiques aux frontières, pas de résultats publics. On nous parle de « normes » et de « réglementation », mais les étals et les boutiques regorgent de produits dont on ignore tout : date de péremption douteuse, composition cachée, emballages abîmés.
Et le cas le plus criant reste celui de l’alcool frelaté produit sur place par Wagner.
Au PK 26, sur la route de Boali, une usine tourne à plein régime. Elle appartient au groupe Wagner et fabrique localement la marque Africa Ti L’Or. Officiellement présentée comme une bière, cette boisson est en réalité un mélange de vodka, d’eau et de citron, souvent coupé avec des substances douteuses. La même structure produit aussi des petits sachets d’alcool frelaté, vendus à 100, 150 ou 200 francs CFA – avec des degrés qui montent parfois à 40, 80, voire 120 %. Ces pochettes plastiques inondent les rues, les marchés et les bars de Bangui et de l’intérieur du pays.
Le gouvernement a pourtant pris un arrêté qui interdit formellement la production, l’importation et la vente de ces alcools en sachet, jugés dangereux pour la santé. Mais dans les faits, les services de l’État préfèrent s’attaquer aux cargaisons venues du Cameroun ou du Nigeria, pendant que la production locale de Wagner continue sans aucun contrôle indépendant. Personne ne peut entrer dans cette usine pour vérifier la qualité, les ingrédients ou le degré réel d’alcool. Résultat : les jeunes consomment massivement ces mixtures, les accidents de la route se multiplient, les cas d’empoisonnement et de dépendance explosent, et les autorités ferment les yeux.
Ce n’est pas tout. Dans les magasins tenus par certains commerçants libanais, on trouve régulièrement du poisson avarié, de la viande pourrie ou du poulet impropre à la consommation. Ces produits sont récupérés, reconditionnés et remis en vente. Les agents censés faire les contrôles passent souvent leur chemin : les bakchichs font leur effet. L’État dit manquer de moyens pour vérifier quoi que ce soit, mais il semble en trouver quand il s’agit de protéger certains intérêts.
Les consommateurs centrafricains ne demandent pas des promesses supplémentaires. Ils veulent du concret : des contrôles réels aux points d’entrée et dans les usines installées sur le territoire, un laboratoire qui fonctionne vraiment, des sanctions contre ceux qui inondent le pays avec des produits dangereux, et surtout la fin de cette tolérance à sens unique sur les sachets d’alcool frelaté produits localement. Tant que ces petites pochettes continueront à circuler librement, que les étals resteront remplis de marchandises pourries ou non vérifiées, et que certaines usines resteront intouchables, les beaux discours du 15 mars ressembleront plus à une danse rituelle qu’à une vraie volonté de protéger le sang des Centrafricains.
Le gouvernement doit passer des mots aux gestes. Sinon, cette « protection des consommateurs » restera une belle déclaration que personne ne sent dans sa vie quotidienne. Les jeunes qui tombent sur les routes après avoir bu ces mixtures, les familles qui achètent des produits douteux sans pouvoir les contrôler, méritent mieux que des listes d’intentions. Ils méritent des actes.
À Sam-Ouandja, sous-préfecture de la Haute-Kotto, la situation scolaire atteint un point de rupture. Pendant que le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro inaugurait la rentrée 2024-2025 à Paoua en vantant l’éducation comme socle du pays, cette localité confirme l’effondrement complet du système éducatif centrafricain.
Quinze années au pouvoir séparent le discours de la réalité. Cinq ans comme Premier ministre sous François Bozizé, dix ans à la tête de l’État : le bilan éducatif de Baba Kongoboro reste totalement néant. Les milliards qui manquent aux salles de classe filent chaque mois vers les mercenaires russes, dix milliards mensuels engloutis pendant que ces mêmes forces étrangères repartent avec l’or, le bois et les ressources du pays. L’argent existe, il prend juste une autre direction, celle de Moscou.
Pour comprendre la réalité, il faut expliquer une chose. Sam-Ouandja compte deux écoles. Sur la rive nord se trouve l’école Zaïre, appelée ainsi car elle fait face au Congo comme Bangui fait face à Zongo. Sur la rive sud, l’école Bangui porte ce nom pour la même raison géographique. Cette disposition rappelle la capitale et son vis-à-vis congolais de l’autre côté de l’Oubangui. Dans ces deux établissements se joue quotidiennement l’avenir de près de trois mille enfants.
À l’école Zaïre, un seul maître-parent enseigne à plus de mille élèves. Cette réalité mérite qu’on s’y attarde : un maître parent, trois salles, six niveaux différents. Le dispositif adopté regroupe les classes par paires. CP1 et CP2 partagent la même salle, CM1 et CM2 une autre, CE1 et CE2 la troisième. L’enseignant court d’une pièce à l’autre dans une rotation permanente. Il dispense quelques minutes de cours ici, pose un exercice là-bas, revient vérifier les copies ailleurs. Cette navette incessante entre les trois espaces ne laisse aucune place à la pédagogie véritable.
Comment un enfant peut-il apprendre dans ces conditions ? La question trouve sa réponse dans les faits. Quand le maître s’absente pour rejoindre une autre salle, les élèves restent livrés à eux-mêmes. Les CP1 entendent les leçons des CP2, les CE1 celles des CE2. La confusion règne, la concentration devient impossible. Chaque retour de l’enseignant apporte son lot de désordre à gérer avant de reprendre tant bien que mal le fil du programme.
L’école Bangui bénéficie de trois maîtres-parents. Chacun gère un binôme de classes selon le même principe : CP1-CP2 pour l’un, CM1-CM2 pour l’autre, CE1-CE2 pour le troisième. Le ratio s’améliore légèrement sans devenir pour autant acceptable. Au total, quatre adultes encadrent l’ensemble des enfants scolarisés dans cette sous-préfecture. Ces chiffres ne relèvent ni de l’erreur ni de l’exagération, ils constituent le quotidien observable à Sam-Ouandja.
Les maîtres-parents assurent désormais l’enseignement dans tout le pays. Bangui n’échappe pas à cette règle, les villes de province encore moins. Ces volontaires non formés remplacent les enseignants titulaires absents, avec les moyens du bord et un dévouement qui ne suffit pas à compenser le vide institutionnel. Leur présence atteste d’une défaillance que personne ne cherche vraiment à réparer. L’État s’est retiré, laissant les communautés se débrouiller.
Cette situation n’a rien de récent. Elle s’installe dans la durée, s’aggrave année après année sans que les autorités y apportent de réponse concrète. Les infrastructures manquent, les enseignants titulaires disparaissent, les salaires des maîtres parents ne sont pas versés. Le système ne dysfonctionne plus, il a cessé de fonctionner. À Sam-Ouandja comme ailleurs, l’école publique survit grâce à des initiatives privées qui ne peuvent remplacer l’action d’un État démissionnaire.
Les enfants passent leurs journées dans des salles surchargées, encadrés par des maîtres parents dépassés qui font ce qu’ils peuvent avec rien. Ils grandissent sans acquérir les bases de la lecture et du calcul. L’analphabétisme se propage mécaniquement, inévitablement. Une génération entière se construit sur du sable, privée des outils qui permettraient de bâtir un avenir différent. Les discours présidentiels sur l’importance de l’éducation résonnent creux face aux classes bondées de Sam-Ouandja. Pendant que Touadéra parle d’avenir, les jeunes Centrafricains grandissent dans un abandon qui hypothèque toute perspective d’amélioration. L’argent qui pourrait construire des écoles, former des enseignants et payer des salaires décents file vers d’autres priorités, laissant le pays se vider de sa substance éducative
Flash info : débandade générale à Djema, les mercenaires russes de la milice Wagner sèment la panique
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/la-ville-de-djema-dans-le-haut-mbomou.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/la-ville-de-djema-dans-le-haut-mbomou.webp” alt=”Flash info : débandade générale à Djema, les mercenaires russes de la milice Wagner sèment la panique” width=”400″ height=”533″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/la-ville-de-djema-dans-le-haut-mbomou.webp 400w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/la-ville-de-djema-dans-le-haut-mbomou-315×420.webp 315w” sizes=”auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px” />La ville de Djema, dans le Haut-Mbomou
Ce mardi 17 mars 2026, dans la matinée, la ville de Djemah, située au sud-est de la République centrafricaine dans la préfecture du Haut-Mbomou, bascule dans le chaos. Des éléments de Merteneurus, identifiés comme des mercenaires russes de la milice Wagner, ont fait une entrée soudaine et surprise dans la localité.
La population, prise au dépourvu, a immédiatement pris la fuite en direction de la brousse. Aussitôt, les mercenaires russes de la milice Wagner ont commencé à casser les portes des maisons les unes après les autres, provoquant un mouvement de panique générale.
Djemah, petite commune du Haut-Mbomou habituellement paisible, se retrouve aujourd’hui quasiment vide. Les habitants ont tous quitté les lieux en urgence et se trouvent dispersés dans la brousse, où règne une grande agitation. Les informations sur les raisons exactes de cette incursion restent encore limitées, mais ces événements interviennent dans un contexte où les miliciens Azandé et les Wagner mènent depuis un an des combats acharnés.
«Si ça te choque, rentre et change le pays » : Touadéra attaque la diaspora centrafricaine depuis la Russie
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/touadera-en-reunion-avec-la-diaspora-centrafricaine-en-russie.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/touadera-en-reunion-avec-la-diaspora-centrafricaine-en-russie.webp” alt=”«Si ça te choque, rentre et change le pays » : Touadéra attaque la diaspora centrafricaine depuis la Russie ” width=”400″ height=”401″ />Touadera en réunion avec la diaspora centrafricaine en Russie
Un chef d’État qui admet le sous-peuplement, la fuite des cerveaux, l’absence d’infrastructures et invite les exilés à revenir braver la réalité quotidienne sans proposer de solutions concrètes. Un appel au patriotisme qui sonne comme une capitulation personnelle.
Lors de sa visite à Moscou début mars 2026, Faustin-Archange Touadéra a rencontré la diaspora centrafricaine. La version lissée du discours, sans les bégaiements ni les répétitions folles de l’oral, circule désormais. Mais même nettoyée, elle reste accablante. Elle montre un président qui décrit un pays en ruine, accuse les absents et demande aux autres de réparer ce qu’il n’a pas su gérer.
Il commence par : « C’est à nous, les Centrafricains, de prendre en main notre pays. Il faut être vaillant. Il faut être fort. »
Des mots qui sonnent comme un appel au secours plutôt qu’une affirmation de maîtrise. Le passage sur les centrafricains exilés qui s’installent ailleurs est direct : « Quand on n’est pas patriote, on travaille à l’étranger, on vieillit là-bas, on s’y installe, on y fonde une famille. Les enfants grandissent dans ce pays d’accueil. Ils ne connaissent plus le pays d’origine. Ils n’en parlent plus la langue ».
Il accuse les départs de trahison générationnelle. Chacun est « libre de choisir sa vie », dit-il ensuite, mais le ton trahit le reproche. Puis il répète : « Nous, nous voulons voir notre pays se développer. Nous, les patriotes, nous voulons que la Centrafrique avance. » Un refrain vide quand on sait que le développement patine depuis des années sous sa direction.
L’argument démographique frappe fort : « Nous ne sommes pas nombreux. Si vous avez des enfants à l’étranger, il faut que ces enfants reviennent au pays et qu’ils travaillent pour son développement. Nous avons besoin de population. Pour 623 000 kilomètres carrés, nous ne comptons que six millions d’habitants. Nous sommes sous-peuplés. Et ce sous-peuplement est lui-même un facteur de sous-développement. »
Un président qui, après une décennie au pouvoir, pointe le manque d’habitants comme cause principale du sous-développement ? C’est admettre que rien n’a été fait pour inverser l’exode, créer des conditions attractives ou stopper les départs massifs. Au lieu de plans concrets, il balance un constat géographique comme excuse.
Il oppose ensuite les « cerveaux » partis aux « intellectuels » restés : « Beaucoup de cerveaux ont déjà fui le pays. Ils sont aux États-Unis, ils sont ailleurs dans le monde. Ceux qui sont restés, le peu d’intellectuels qui ont fait le choix de demeurer au pays, travaillent dur. Et pendant ce temps, ceux qui sont partis s’emploient à les critiquer depuis l’étranger : il n’y a pas de routes, il n’y a pas d’électricité, il n’y a pas d’eau. Ils racontent n’importe quoi. »
Les critiques deviennent du « n’importe quoi ». Les plaintes sur l’absence de routes, d’électricité, d’eau potable ? Balayées d’un revers. La réalité quotidienne est niée ou minimisée.
La réponse aux indignés : « Mais si ces réalités vous font mal, si elles vous indignent sincèrement, alors rentrez au pays. Venez travailler à les changer. Ce n’est pas en restant sur Internet à accuser les autres que vous ferez avancer les choses. » Traduction : taisez-vous ou venez réparer vous-mêmes. Comme si un retour individuel pouvait compenser l’absence d’État efficace, de budget alloué, de lutte anticorruption réelle. Il ajoute : « Ceux qui sont au pays font des efforts. Si vous avez les compétences et la volonté, venez les mettre au service du pays. Descendez sur le terrain, travaillez, montrez l’exemple. » Montrer l’exemple à qui ? À un gouvernement qui, selon ses propres mots, gère un pays sous-peuplé et sous-développé ?
Il reconnaît les doutes : « Certains se demandent où dormir, comment s’organiser. C’est la réalité. C’est la réalité de votre pays. On ne renie pas son pays. Il faut rentrer. Il faut changer le pays. C’est cela l’enjeu. »
Il nomme ainsi la précarité – où dormir ? comment s’organiser ? – et conclut par un appel à ne pas « renier » le pays. Un président qui invite au retour en listant précisément les galères quotidiennes, sans promettre le moindre progrès immédiat. C’est l’aveu suprême : il sait que la vie au pays reste un combat, mais il renverse la charge sur les exilés plutôt que d’assumer les échecs collectifs.
Ce discours, même dans sa version « propre », ne rassure personne. Il expose un dirigeant qui décrit un pays vidé, appauvri, critiqué de l’extérieur, et qui répond par des appels patriotiques abstraits au lieu d’un bilan honnête et d’un plan clair. La diaspora repart avec la même impression : Bangui reste un lieu de promesses non tenues.
Maître Nicolas Tiangaye affirme que la nouvelle Constitution de 2023 est une copie intégrale russe imposée à la RCA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/tiangaye.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/tiangaye.jpg” alt=”Maître Nicolas Tiangaye affirme que la nouvelle Constitution de 2023 est une copie intégrale russe imposée à la RCA” width=”300″ height=”224″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/tiangaye.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/tiangaye-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/tiangaye-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />Maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention Républicaine pour le progrès social (CRPS)
Dans une interview exclusive accordée à l’émission « Actualité et nous » sur la Radio Fréquence RJDH, Maître Nicolas Tiangaye, ancien Premier ministre, ancien président du Conseil National de Transition et président de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), a tenu des propos sans concession sur la Constitution révisée de 2023 en République centrafricaine.
Selon lui, ce texte fondamental n’est pas l’expression de la volonté du peuple centrafricain, mais une copie inspirée et imposée par des intérêts russes pour consolider le pouvoir de Faustin-Archange Touadéra.
« La constitution de 2023, tout au moins l’absodo constitution de 2023, a été inspirée par les russes. […] Madame Darlan est encore vivante, vous pouvez l’appeler ici. Elle a reçu la visite des mercenaires Wagner qui lui ont demandé comment faire pour changer la constitution de 2016. Cela indique que ça ne peut pas se faire. Sur le plan strictement technique, sur le plan strictement juridique, ça n’était pas faisable. Et on l’a chassé pour ça. »
Maître Tiangaye explique que cette révision constitutionnelle vise explicitement à placer à la tête du pays « leur homme de lige », permettant ainsi à la Russie de poursuivre l’exploitation des richesses naturelles centrafricaines au détriment des populations.
« Ce qui leur permettrait de continuer à exploiter les richesses naturelles de notre pays au détriment du peuple, du peuple centrafricain. »
Il oppose radicalement ce texte à la Constitution de 2016, qu’il considère comme légitime car issue d’un large processus inclusif : consultations populaires à la base, forum national, examen par des experts et juristes, débat au Conseil National de Transition et adoption par le peuple.
« La constitution de 2016 a été précédée d’un forum, il y a des consultations de nos populations à la base, dans les villes, dans les villages. Il y a eu un forum national, le texte a été examiné avec le concours des experts, des juristes, des experts, des constitutionnalistes. Ça a été débattu au conseil national de transition et cette constitution, le projet a été adopté par le peuple africain. Et à partir de ce moment-là, nous estimions pour nous que cette constitution est le reflet de la volonté populaire. »
Pour Maître Nicolas Tiangaye, la CRPS et la plateforme BRDC (Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution) ne reconnaissent pas cette Constitution de 2023, qu’il qualifie de non nationale et d’illégitime.
« Nous ne reconnaissons pas la constitution actuellement parce qu’elle n’est pas la constitution des centrafricains. »
Il insiste sur le fait que ce changement de Constitution a permis à Faustin-Archange Touadéra de s’installer durablement au pouvoir, transformant la République centrafricaine en une forme de monarchie où l’alternance démocratique devient impossible.
Le leader politique réaffirme que le combat du BRDC reste d’obtenir une Constitution véritablement issue du peuple centrafricain, permettant à celui-ci de choisir librement ses dirigeants et d’exploiter ses richesses au bénéfice exclusif de ses populations.
Ces déclarations de Maître Nicolas Tiangaye constituent une charge directe et argumentée contre la légitimité de la révision constitutionnelle de 2023, accusée d’être un outil d’ingérence étrangère russe au service d’un pouvoir personnel.