Bangui, 18 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – A quelques 500 kilomètres au nord-ouest de la capitale, les étals du marché de Paoua sont clairsemés ; il manque de tout, même des fruits et légumes. Non seulement l’insécurité qui perdure dans la région ne facilite pas les approvisionnements et génère des vols voire des pillages mais le prix des quelques denrées que l’on trouve a flambé, réduisant en ainsi l’accès à ces derniers qu’à ceux qui ont les moyens d’en bénéficier.
« La situation est de plus en plus catastrophique » témoigne un habitant « et on a du mal à imaginer du mieux par les temps qui courent ». Et malheureusement, les chiffres avancés par le programme alimentaire mondial (PAM) semblent lui donner raison. En effet, ce dernier estime que 42 % de la population centrafricaine souffre de la faim. Ce chiffre est une moyenne car dans la préfecture de lime-Pendé dont le chef-lieu est Paoua, il monte jusqu’à 61 %, soit quasiment deux personnes sur trois.
Malgré les aides alimentaires distribuées par le PAM, cela ne permet malheureusement pas de combler tous les besoins. « Tout le monde ici s’inquiète de la situation désastreuse », s’exclame une jeune mère qui explique qu’elle ne voit pas comment son enfant va pouvoir grandir comme il faut dans ces conditions. « Je ne sais pas comment nous ferions sans ces aides, nous serions déjà morts » poursuit-elle. La région est clairement en phase d’urgence alimentaire.
Les prévisions pour 2022 sont plutôt pessimistes puisque l’ONU annonce d’ores et déjà que plus de 3 millions de Centrafricains auront besoin d’assistance humanitaire, soit quasiment 63 % de la population du pays. Espérons que la réalité dans les faits sera meilleure que celle annoncée !
Bangui, 18 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les évêques de Centrafrique ont attiré l’attention du gouvernement sur les profondes mutations qui dramatisent la situation du pays, lors de la conférence épiscopale de 2022, selon
une source officielle.
Photos de la cloture de l’assemblée plénière des évêques de Centrafrique/ Landry Koyassake Faits d’actu
Les responsables religieux ont exprimé l’inquiétude en faisant le point sur la situation sécuritaire, diplomatique, socio-économique, sanitaire et éducative pendant des échanges avec le président du pays et le chef du gouvernement.
“C’est avec grande consternation et beaucoup de questionnements que nous assistons à des sorties médiatiques et des campagnes de désinformation visant à ternir l’image et la réputation de notre pays afin de maintenir les tensions conflictuelles au mépris de la souveraineté de l’Etat centrafricain”, indique le communiqué final publié dimanche soir.
“Cette situation vise à marginaliser et à isoler notre pays sur le plan diplomatique et international et cause un grand dommage économique dans le partenariat avec les institutions financières internationales qui soutiennent l’économie fragile de la République centrafricaine. Pendant ce temps, à l’intérieur du pays, certains groupes armés demeurent actifs et commettent des exactions”, ont-ils ajouté.
“Nos ressources naturelles, minières et forestières sont pillées. Nous assistons aujourd’hui à une exploitation abusive et effrénée de ces ressources par des étrangers avec la complicité de certains compatriotes. La dégradation et la destruction de notre environnement sont effrayantes”, ont-ils estimé.
Par ailleurs, les évêques ont appelé le gouvernement à la transparence autour des conventions signées avec les partenaires et pays étrangers.
Cette conférence annuelle s’est tenue du 10 au 16 janvier à Bimbo, une localité près de la capitale centrafricaine de Bangui.
Bangui, 17 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le Cameroun a été tenu en échec par le Cap-Vert (1-1), mais conserve la première place de son groupe grâce au cinquième but de Vincent Aboubakar à la CAN, lundi à Yaoundé.
Moins brillants offensivement que contre l’Éthiopie (4-1), les “Lions Indomptables” joueront leur 8e de finale le 24 janvier à Yaoundé, dans ce stade d’Olembé mal garni en début de match, et proche de sa jauge autorisée, 80%, au coup de sifflet final.
La suite du programme risque de se corser nettement, car le pays hôte pourrait bien hériter d’un monstrueux troisième de groupe, le Ghana, la Côte d’Ivoire ou l’Algérie!
Le Burkina Faso, qui a fait match nul (1-1) contre l’Ethiopie dans l’autre rencontre de la journée, termine deuxième avec 4 points, devançant le Cap-Vert qu’il a battu (1-0) lors de la phase de poule. Mais les “Tiburones Azules” (Requins Bleus), avec 4 points également, peuvent espérer finir parmi les quatre meilleurs troisièmes qui participeront aux 8e de finale.
Le Cameroun a une fois encore compté sur son capitaine, Vincent Aboubakar (39e), qui a repris dans le but une frappe déviée par Edilson “Diney” Borges.
“Madjer” de Garry Rodrigues
Après ses deux doublés contre le Burkina-Faso (2-1) et l’Éthiopie (4-1), “Abou” avance au rythme du recordman sur une CAN, le Zaïrois Pierre Ndaye Mulamba, 9 buts en 1974, en cinq rencontres, comme Michel Platini à l’Euro-1984.
Le “capi” a déjà rejoint Samuel Eto’o (5 buts en 2006 et 2008) et dépassé une autre légende des Lions Indomptables, Roger Milla (4 buts en 1986), comme Patrick Mboma en 2004.
Jusqu’ici, Aboubakar n’avait marqué qu’un but en Coupe d’Afrique, mais quel but! Une reprise de volée après un coup du sombrero pour gagner la finale 2017 contre l’Égypte (2-1), à deux minutes du coup de sifflet final!
Mais le Cap-Vert aussi marque de beaux buts. Lundi, il a égalisé d’une superbe “Madjer” de Garry Rodrigues (53e) sur un centre de Kenny Rocha Santos.
Le Cameroun a concédé un but à chaque match, un point à surveiller pour un des favoris.
Son sélectionneur, Toni Conceiçao, a essayé une troisième charnière centrale, cette fois c’est le Stéphanois Harold Moukoudi qui était associé à Michael Ngadeu, après Jérôme Onguéné contre le Burkina et Jean-Charles Castelletto contre l’Éthiopie.
Et son excellent gardien, André Onana, très à l’aise dans le jeu au pied, à l’école de l’Ajax Amsterdam, a quand même encore raté une sortie aérienne (44e).
Offensivement, le Cameroun a un peu patiné. Jouant cette fois en jaune, comme lors de la finale de leur première victoire en CAN (1984), les Lions ont pourtant tout fait pour signer une troisième victoire. Mais Karl Toko Ekambi (43e), Pierre Kunde (49e) ou Aboubakar lui-même (66e) ont manqué de précision.
Le stade a tremblé sur d’ultimes assauts de Samuel Oum-Gouet (75e) ou Clinton Njie (80e, 90e+3). Les Lions ont sept jours pour régler la mire.
Bangui, 17 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Réunis pour leur première assemblée plénière de l’année 2022, les évêques de Centrafrique ont publié, un message daté du 14 janvier.
Photos de la cloture de l’assemblée plénière des évêques de Centrafrique/ Landry Koyassake Faits d’actu
Après avoir, pour sa première assemblée plénière annuelle, eu des moments de prière et d’échanges avec les autorités centrafricaines, l’épiscopat de ce pays a publié, un message daté du 14 janvier. Dans ce texte, les neuf évêques et archevêques de ce pays d’Afrique centrale sont revenus sur l’importance du Synode sur la synodalité.
« À la suite du Christ, l’Église a fait de la synodalité sa façon habituelle de vivre et d’exercer sa mission dans le monde, ont-ils notamment écrit. Les conciles œcuméniques représentaient un exemple éloquent de cette expression ecclésiale lorsque des idées contraires menaçaient la foi de l’Église et son unité ». Et d’expliciter le but du synode : « Pour cette fois, il [le pape] veut écouter chaque baptisé en tant que sujet actif de l’évangélisation ».
Situation sociopolitique du pays
S’intéressant à la vie sociopolitique de la République centrafricaine, la Conférence des évêques a dénoncé « des sorties médiatiques et des campagnes de désinformation visant à ternir l’image et la réputation » du pays et à « maintenir les tensions conflictuelles au mépris de la souveraineté de l’État Centrafricain ».
« Cette situation vise à marginaliser et à isoler notre pays sur le plan diplomatique et international et cause un grand dommage économique dans le partenariat avec les institutions financières internationales qui soutiennent l’économie fragile de la République centrafricaine », ajoute-t-elle.
Aux yeux des évêques de ce pays, les ressources y sont abusivement exploitées par « des étrangers avec la complicité de certains compatriotes ». « La dégradation et la destruction de notre environnement sont effrayantes, s’alarment-ils également. Nous appelons de tous nos vœux que la transparence soit faite autour des conventions entre la Centrafrique et les partenaires et pays étrangers ».
L’épiscopat centrafricain s’est, par ailleurs, exprimé sur la question du Dialogue républicain souhaité par le président Faustin Archange Touadera et censé réunir les forces vives de la nation autour d’une même table. Il s’inquiète notamment du retrait de plusieurs responsables politiques et s’interroge « sur l’impact réel d’un tel exercice politique dans la recherche d’un retour à la paix, à la concorde et à la réconciliation nationale ». Tout en exprimant le vœu ardent que ce dialogue soit inclusif, il prévient que ces concertations ne doivent pas « non plus devenir une patente pour l’impunité ». « Il n’est pas question de sacrifier les exigences de la justice sur l’autel du politique », insiste-t-il.
Crise des valeurs morales
Les évêques centrafricains se sont enfin inquiétés de la crise des valeurs morales. « La corruption, l’enrichissement illicite, la gabegie, l’incompétence et le manque de déontologie professionnelle dans certains services de l’État, l’abus d’autorité et l’injustice, sont autant de symptômes qui traduisent et mettent à grand jour la crise de valeurs morales fondamentales » citent-ils fustigeant, par la même occasion, le comportement d’« adultes véreux [qui], forts de leur stature et position sociale, profitent » de la naïveté des enfants et les « exploitent à des fins sexuelles, hypothéquant ainsi leur jeunesse et leur avenir ».
Cette déclaration a aussi été l’occasion pour la conférence épiscopale centrafricaine, de décrier l’absence de cours d’éducation civique et morale qui étaient autrefois dispensés dans les établissements scolaires du pays.
Bangui, 17 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – En République centrafricaine, les dernières élections ont coûté plus cher à l’État et aux partenaires internationaux sans atteindre des résultats de qualité. Pour cette année 2022, avec les élections municipales, le projet du budget de l’autorité nationale des élections, estimé à 9 milliards de francs CFA, a été revu à la hausse par le chef de l’État Faustin Archange Touadera. Pour l’opposition, il s’agit sans doute d’un véritable hold-up sur le budget des élections qui se profile à l’horizon.
Ici, le président de l’ANE, Barthélémy Mathias Morouba fait la lecture des résultats provisoires des élections législatives du second tour et des partielles du 14 mars 2021, le 21 mars 2021 dans la salle de l’autorité nationale des élections. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé
Le projet de budget de l’autorité nationale des élections pour les élections municipales qui était de 9 milliards de francs CFA a été porté à 15 milliards de francs CFA par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, a-t-on appris des sources confidentielles proches de la présidence de la République.
Pour de nombreux observateurs, il ne fait aucun doute, la hausse de ce budget est la preuve que le chef de l’État prévoit d’organiser en même temps avec les municipales le référendum constitutionnel cette année. Or, pour l’opposition démocratique, il s’agit d’un véritable hold-up sur le budget des élections qui se profile à l’horizon.
S’agissant de ces élections municipales, ces leaders de l’opposition estiment que sans une reforme profonde et structurelle de l’autorité nationale des élections (ÂNE), ces municipales seront la reproduction des hold-up électoraux des présidentielles et des législatives de 2020 et 2021.
À en croire un juriste centrafricain, « l’ambition du chef de l’État serait d’accaparer totalement le pouvoir MCU sur le terrain politique dans le pays au triple niveau : présidentiel, législatif et local ».
Bangui, 17 janviers 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le tristement célèbre auteur présumé des nombreux braquages des éleveurs peuls dans la préfecture de Lim-Pendé, plus précisément vers Paoua, Monsieur Salé Zabadi, un ex-général du FPRC a été interpellé à Moundou, puis transféré à Ndjamena par les forces de l’ordre tchadiennes, a-t-on appris des sources sécuritaires de ce pays ami.
rca-recensement-electoral-un-superviseur-de-lane-tue-a-ippy/5-combattants-de-la-seleka-avec-leurs-armes-8/” rel=”attachment wp-att-39845″ data-wpel-link=”internal”>Les combattants rebelles de l’UPC.
Régulièrement accusé par les éleveurs peuls de les avoir rançonnés et brutalisés, l’ancien général du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), Monsieur Salé Zabadi a été arrêté la semaine dernière par les forces de l’ordre tchadiennes à Moundou, puis transférées à Ndjamena. Cette interpellation fait suite à la plainte d’un éleveur qui avait indiqué que le suspect, avec ses éléments, lui aurait volé il y a deux mois 10 têtes des bœufs dans des localités environnantes de Paoua.
Selon une source sécuritaire jointe par la rédaction du CNC à Paoua, ce fameux général rebelle malfaiteur Salé Zabadi aurait régné en maître depuis près de trois ans vers Paoua. Avec ses hommes, l’homme multiplie le racket de la population civile et rançonne les éleveurs peuls. Ils n’hésitent pas à faire usage de leurs armes. C’est suite à ses activités du grand banditisme qu’il a été arrêté puis transféré à Ndjamena par les forces tchadiennes.
Contrairement à ce qui a été mentionné dans certains médias étrangers, cette région de Paoua en allant vers le Tchad a été contrôlée depuis plus de trois ans par le sulfureux Salé Zabadi et ses hommes qui ne sont pas des éléments du mouvement 3R.
Bangui, 17 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis plus d’une semaine, à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, le courant ne passe plus entre les soldats FACA et les anciens rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique qui ont récemment quitté massivement leur maquis pour intégrer le processus du DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion ) piloté par les mercenaires de Wagner.
Les soldats FACA en patrouille dans Bangui. Photo CNC
À Bambari, les soldats FACA n’ont pas apprécié l’intégration des anciens rebelles de l’UPC dans les unités mixtes chargées de traquer le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et coordonnateur militaire de l’UPC. Selon eux, ces ex-rebelles, qui ne sont pas formés et incorporés dans les forces armées centrafricaines (FACA), constituent toujours un danger permanent non seulement pour eux, mais aussi pour tous les Centrafricains. En plus, ils les considèrent toujours comme leur ennemi, cible à abattre.
C’est ainsi que dans la nuit du vendredi à samedi 15 janvier 2022, un ex-colonel de l’UPC, surnommé ambassadeur, a été abattu froidement par les soldats FACA à Bambari, son corps jeté dans la rue. Selon certains témoins, cet ancien officier de l’UPC, qui a récemment déposé son arme, aurait demandé de permission aux Mercenaires russes pour regagner son domicile et aller se soigner à l’hôpital. Mais pour les soldats FACA, cet homme n’inspire pas confiance, et pourrait jouer au double jeu. La seule solution, « c’est de l’éliminer ». C’est ainsi que dans la nuit du vendredi à samedi 15 janvier 2022, trois soldats FACA, qui l’ont suivi discrètement depuis le centre-ville, l’ont froidement abattu à quelques mètres de chez lui.
Mais à l’annonce de sa mort, c’est la colère et la stupéfaction au sein de ses collègues anciens rebelles de l’UPC. Ils craignent désormais publiquement pour leur sécurité.
Rappelons qu’à Bambari, il y’a quatre unités chargées de traquer le chef rebelle Ali Darassa et ses combattants. Il s’agit des soldats FACA, des mercenaires russes, des miliciens Anti-Balaka et les ex-rebelles de l’UPC
Bangui, 17 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Suite à des révélations par voie de presse relayées en boucle sur les réseaux sociaux, le président de l’assemblée nationale serait accusé d’avoir organisé l’enlèvement, la torture et l’assassinat d’un sujet centrafricain.
Bernard SELEMBY DOUDOU, auteur de l’article. Photo courtoisie
En effet, selon les termes de révélations, un chef de famille a été enlevé par des hommes armés depuis janvier 2021 alors qu’il était en attente d’audience avec le secrétaire national du parti au pouvoir devenu actuellement président de l’assemblée nationale. Sur instruction du commanditaire, la personne enlevée aurait été sauvagement torturée et assassinée. En toute logique humaine, il apparaît évident de souligner qu’il s’agit d’une accusation grave, inacceptable surtout qu’elle met en cause selon les termes de la constitution la deuxième personnalité politique du pays qui aspire occuper le palais présidentiel en cas d’empêchement définitif du président de la république.
Loin de minimiser la détresse absolue de la famille de la victime et se référant au scandale du football gabonais où la presse britannique «the guardian » a révélé les cas de viol et d’agressions sexuelles sur mineurs, le procureur de la république du Gabon a diligenté une enquête judiciaire qui a abouti à l’arrestation des présumés coupables. Les faits graves reprochés au président de l’assemblée nationale n’étant pas pénalement prescrits, le procureur de la république près le tribunal de grande instance de Bangui, garant constitutionnelle de la sécurité et de l’intégrité physique des citoyens, disposant de l’opportunité des poursuites devrait ouvrir une information judiciaire en vue de déterminer l’existence juridique de l’infraction, d’en rechercher éventuellement les auteurs ou complices afin de les déférer devant les tribunaux compétents pour les punir conformément à la loi en vigueur.
Face à ce silence de cathédrale et devant l’amertume de la famille, le citoyen lambda s’interroge :
Le président de l’assemblée nationale se croyant au dessus de la loi, utilise t-il sa posture pour régler des comptes personnels liés à la haute mafia ?
Pourquoi ne démissionne t-il pas pour laver l’affront ?
Pourquoi les parlementaires ne mettent-ils pas en place une commission d’enquête parlementaire pour élucider les faits ?
L’hémicycle ou le palais du peuple s’est-il érigé en « forteresse » pour protéger de potentiels assassins ?
Pourquoi l’assemblée nationale est-elle sourde à la détresse de cette famille ?
Qu’est-ce qui peut justifier légitimement le mutisme des parlementaires ?
Pourquoi le procureur de la république ne demande t-il pas une levée de l’immunité parlementaire afin de l’auditionner sur les faits qui lui sont reprochés ?
La justice est-elle juste et égale à l’égard de tous les citoyens ?
Le principe d’égalité de tous devant la justice n’a t-elle pas de valeur constitutionnelle en Centrafrique ?
Où sont passés les organismes et associations de défense des droits humains ?
Au delà de tout ce qui précède, et faisant abstraction de toutes considérations politiques ou politiciennes, nous demandons avec humilité au président de l’assemblée nationale de ne pas se contenter d’un simple communiqué de presse signé par son directeur de cabinet car il s’agit de «mort d’homme ».
Il serait souhaitable en tant que responsable de l’institution qui incarne le peuple de chercher à laver l’affront en déposant une plainte pour diffamation contre la famille du disparu et peut être que la vérité jaillira…
mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Bangui, 17 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Si ce ne sont pas les rebelles, ce sont des Mercenaires russes et leurs supplétifs soldats FACA. Les populations centrafricaines, notamment les jeunes filles, les mamans et les personnes âgées, que ça soit au nord, sud, Est ou ouest continue de subir les conséquences tragiques de la guerre menée par des groupes armées et les forces gouvernementales.
Minusca-annonce-le-meurtredun-de-ses-employes-a-ndele-par-les-groupes-armes/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndele-le-5-aout-2017-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36617″ data-wpel-link=”internal”>Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC
À Nzacko, dans le sud-Est de la République centrafricaine, après le retrait provisoire des mercenaires russes de la ville, les rebelles du FPRC, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), dirigé localement par le général rebelle Mahamat Salé, occupent à nouveau la ville. Comme les mercenaires russes, ces malfaiteurs sèment le chaos au sein de la population locale. Ils se sont livrés à des actes de violence d’une extrême gravité sur la population civile.
Selon certains témoins interrogés par la presse, le vendredi dernier, ces rebelles avaient mis la main sur 14 filles, dont l’âge varie entre 12 et 16 ans. Ils les ont agressés sexuellement avant de les relâcher. C’est un crime grave, selon certains observateurs.
Les commerçants, de leur côté, ne sont pas aussi épargnés. Les rackets et les braquages se multiplient, poussant certains habitants à fuir la ville pour se réfugier à 60 kilomètres plus loin à l’est vers Bakouma.
Rappelons que la récente flambée de violence suite à l’attaque des rebelles de la coalition des rebelles sur la capitale, puis la contre-offensive des forces gouvernementales soutenues par des milliers des mercenaires russes aggrave la situation déjà désespérée de la population centrafricaine, avec des violations graves contre les femmes et les enfants.
Bangui, 17 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Selon un rapport de l’OMS, 2019 et 2020 auront été pour l’Afrique des années complexes. En effet la crise alimentaire n’a cessé d’augmenter, et la pandémie de Coronavirus n’a cessé de faire de ravage. En 2020, le continent comptabilisait plus de 281 millions d’individus en sous-alimentation, soit 46 millions de plus que l’année précédente.
Sortie d’une ambulance de la prison de Ngaragba le 22 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
La zone du continent disposant de la prévalence de la sous-alimentation la plus élevée est l’Afrique centrale, avec une part de 31%. Le nombre de personnes souffrant de la faim dans cette zone continue d’augmenter, en raison des conflits, du changement climatique, des ralentissements économiques et sanitaires (avec la Covid 19 et le VIH). « Les populations ont subi des pertes dévastatrices en vies humaines et pâtissent de problèmes de santé», a déclaré dans un message de fin d’année 2021, Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.
La Centrafrique est selon l’ONU, le deuxième pays le moins développé au monde. Elle est depuis 2013 au cœur d’une guerre civile. Malgré le fait que cette dernière a considérablement baissé d’intensité au cours des quatre dernières années, la situation sécuritaire, humanitaire et sanitaire du pays demeure complexe et ne s‘améliore pas.
C’est pour cette raison que le traitement de la Covid 19, restera une priorité pour les ONG. Médecin Sans Frontière (MSF) a déjà identifié et priorisé ses actions humanitaires pour 2022. « Notre principale zone d’intervention restera l’Afrique, avec la Centrafrique, la République démocratique du Congo et le Sud Soudan » indique Jean-Guy Vataux directeur général adjoint de MSF.
Pour L’OMS, les actions de sensibilisation, de traitement de la Covid 19 resteront au cœur de l’agenda africain. En parallèle, les organisations internationales, rappellent que certes la Covid19 occupe le devant de la scène, néanmoins, il est important de ne pas négliger la présence et l’augmentation de maladies tropicales, parasitaires (paludisme, schistosomiase, papillonite…) et sexuellement transmissibles (VIH, Hépatite C…). Augmentant chaque semaine, elles rendent les populations vulnérables, notamment les plus jeunes, alors qu’elles pourraient disposer de soins pour être traitées au bon moment.
L’objectif des organisations mondiales est donc de renforcer leurs actions en Afrique, particulièrement en RCA, afin de contribuer à un rétablissement de la situation sanitaire et humanitaire et restaurer un retour à la stabilité.
Bangui, 17 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les violences faites à l’endroit des peuples autochtones pygmées et peuls constituent en République centrafricaine une vive préoccupation. Et pour cause, certaines ONG des droits de l’homme, dans leurs rapports récents, font mention de nombreuse violation de droits de l’homme dont un nombre élevé concerne les violences et la discrimination à l’endroit des pygmées et Peuls.
À Moungoumba, l’ONG ADPPAB sensibilise sur la prévention des violences faites à l’endroit des peuples autochtones pygmées et Peuls
C’est à cet effet que s’est déroulée dans le pays, depuis le mois d’octobre dernier, une campagne de sensibilisation sur la prévention des violences faites à l’endroit des peuples autochtones pygmées et Peuls
À cette occasion, l’ONG Action pour le Développement des Peuls, pygmées Aka et Ba-Yaka, appuyées par la division droits de l’homme de la mission des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), a mené diverses activités pour sensibiliser les populations contre les violences en tout genre faites à l’endroit de cette couche de la population marginalisée. Des initiatives qui ont réuni divers participants aussi bien à la capitale que dans les villes de l’intérieur du pays.
À Bangui, l’ONG ADPPAB sensibilise sur la prévention des violences faites à l’endroit des peuples autochtones pygmées et Peuls
À Bangui, un atelier de sensibilisation publique avait été organisé du 19 au 22 octobre 2021 sur la prévention des violences faites à l’endroit des peuples autochtones pygmées et peuls. Cette activité a été appuyée par la division des droits de l’homme de la Minusca, et en présence de Monsieur Sylvain Djamani, représentant du Monsieur le maire de Bangui.
À Sibut, l’ONG ADPPAB a également organisé du 11 au 14 décembre 2021 un atelier de sensibilisation du public sur la violence faite à l’endroit des Peuls dans cette ville très affectée par de violences intercommunautaires. C’était en présence de madame la préfète de Kémo et du Monsieur le maire de la ville.
À Moungoumba, des séances de sensibilisation ont été également organisées du 21 au 24 décembre 2021 en présence du sous-préfet et de Monsieur le représentant du maire de la ville.
Selon le responsable de l’ONG ADPPAB, l’objectif de ces ateliers est de défendre le droit de ces peuples autochtones pygmées et peuls ainsi que pour la lutte contre leur marginalisation et leur discrimination dans la société.
Rappelons que la situation des pygmées qui reste similaire à celle des Peuls pose le problème de droits des minorités. Ils se plaignent du problème de la mise en quarantaine dont ils font l’objet régulièrement.
Bangui, 16 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce dialogue communautaire a servi de cadre de d’échanges aux participants pour s’informer sur les rôles et responsabilités de la police. En appui à la mise en œuvre du Programme de réduction de la violence communautaire (CVR5), la Section DDR (Désarmement, Démobilisation, Réintégration) de la Minusca de Bouar a organisé le jeudi 13 janvier à Bawi une session de dialogue communautaire entre les forces de sécurité intérieure et les communautés sous la présidence du sous-préfet de Baoro, Daniel Kpassinam.
Une patrouille mixte de la Minusca et de la police nationale à Bambari. CNC
Rassemblant 30 participants dont 2 policiers, 2 gendarmes, 7 femmes et 19 leaders de communautés et de groupements des localités de Bawi, Baoro et environ, ce dialogue communautaire a servi de cadre de d’échanges aux participants pour s’informer sur les rôles et responsabilités de la police et de la gendarmerie dans l’amélioration de l’environnement sécuritaire. Les discussions ont également porté sur l’appui que les communautés peuvent apporter aux forces de sécurité intérieure dans la conduite des missions de sécurisation dans la sous-préfecture de Baoro.
De la participation active des communautés à cette activité qui leur a permis de mieux comprendre les missions assignées à la police
A l’issue de la session de dialogue communautaire, le sous-préfet de Baoro, Daniel Kpassinam s’est réjoui « de la participation active des communautés à cette activité qui leur a permis de mieux comprendre les missions assignées à la police et à la gendarmerie ». Il a également relayé « le souhait des communautés de voir les forces de sécurité intérieure devenir une police de proximité qui va vers les populations afin de s’enquérir de leurs nouvelles. »
En marge de cette session de dialogue communautaire, l’équipe DDR a organisé une session de sensibilisation communautaire où des messages de sensibilisation ont été partagés sur la cohésion sociale, la paix et de la sécurité au sein des communautés.
Enfin, cette mission a été l’occasion d’effectuer l’enregistrement de 53 bénéficiaires du programme CVR5 dont 23 femmes et de procéder à la visite d’un site devant servir à la construction d’une école dans le cadre des actions de stabilisation des communautés et de prévention des conflits.
Le Programme de réduction de la violence communautaire (CVR5) est une initiative de la MINUSCA visant à promouvoir le dialogue entre les communautés et les forces de sécurité intérieure afin d’améliorer la sécurité et contribuer à la protection des populations. Il vient appuyer le Programme national de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (PNDDRR) mis en œuvre par le gouvernement centrafricain pour le rétablissement de la paix en République centrafricaine.
Bangui ( République centrafricaine ) – La justice guinéenne a ordonné l’ouverture d’investigations sur les crimes présumés commis sous l’ex-président Alpha Condé, renversé par un coup d’Etat en septembre 2021.
“Je vous instruis (…) d’engager sans délai ou faire engager les poursuites judiciaires ou de saisir la juridiction ou les juridictions compétentes autour des faits présumés commis pendant la période allant de 2010 à 2020 par des personnes qui restent à identifier”, indique le procureur général près la Cour d’appel de Conakry Alphonse Charles Wright dans un courrier consulté par l’AFP vendredi et adressé aux procureurs sous ses instructions.La période mentionnée couvre celle pendant laquelle Alpha Condé a dirigé la Guinée (2010-2021) avant d’être renversé par un coup d’Etat militaire dirigé par le colonel Mamady Doumbouya, qui s’est fait investir depuis président de transition.Le procureur général cite parmi les faits sur lesquels enquêter les meurtres, les disparitions forcées, les arrestations ou les enlèvements par des agents de l’Etat, les actes de torture et les atteintes aux libertés individuelles.Les enquêtes s’appuieront sur des appels à témoins, des auditions de victimes, des réquisitions judiciaires “sans aucune forme d’opposition de secret professionnel”, indique le procureur général.Les dernières années de M. Condé à la tête du pays ont été marquées à partir de 2019 par un exercice de plus en plus autoritaire du pouvoir, selon les défenseurs des droits humains, face à une vive contestation contre un troisième mandat du président. La contestation, plusieurs fois brutalement réprimée, a fait des dizaines de morts civils et quelques morts dans les rangs des forces de sécurité.La réélection de M. Condé en octobre 2020, vigoureusement contestée par l’opposition, a été précédée et suivie par des dizaines d’arrestations.Le colonel Doumbouya a assuré qu’il n’y aurait pas de “chasse aux sorcières” mais que la justice sera la “boussole” du pays.L’ordre d’ouvrir des investigations intervient alors que M. Condé, en résidence surveillée à Conakry, vient d’être autorisé à suivre des soins médicaux à l’étranger pendant un mois. M. Condé, 83 ans, n’a pas encore quitté le pays.
Avec VOA centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/IMG_6156.webp” rel=”attachment wp-att-53150″ data-wpel-link=”internal”>
Le Maroc s’est qualifié pour les 8e de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en battant les Comores (2-0) dont le gardien Salim Ben Boina a été le héros du stade omnisports de Yaoundé, vendredi.
Solides, les hommes de Vahid Halilhodzic ont marqué tôt, par Selim Amallah (17e), puis contenu leur adversaire avant dix dernières minutes plus folles, après un penalty de Youssef En-Nesyri arrêté par Ben Boina (83e).
Zakaria Aboukhlal (89e) a finalement signé le but du 2-0, concrétisant l’écrasante domination marocaine.
Après la victoire contre le Ghana (1-0), les “Lions de l’Atlas” assurent leur place en 8e de finale. Ils vont pouvoir bichonner leurs attaquants blessés ou positifs au Covid. En-Nesyri a joué les 25 dernières minutes, Ryan Mmaee attend un test négatif.
Les Comores auront besoin d’un exploit au troisième match contre le Ghana pour espérer une place de meilleur troisième. Et leur gardien, qui remplaçait Ali Ahamada aligné au premier match contre le Gabon (vainqueur 1-0), a fait honneur au football des îles de l’Océan Indien.
Pour son tout premier match dans une phase finale de la CAN, Ben Boina s’est fait remarquer sur des arrêts face à Alakouch (75e) ou Achraf Hakimi (77e), avant de soulever la – maigre – foule avec une triple parade sur sa ligne (78e) qui a même déclenché des applaudissements dans la tribune de presse, journalistes marocains compris.
Le Gabon tient le Ghana en échec
Le Gabon a logiquement égalisé dans les dernières minutes contre le Ghana (1-1).
Les Ghanéens peuvent regretter de s’être contentés de défendre en seconde période.
Ils avaient marqué un joli but, où “Dédé”, ex-star de Marseille a tout fait tout seul: contrôle orienté pour tourner autour d’Anthony Oyono et frapper au ras du poteau (18e).
Les Panthères ont aussi du mérite, elles jouaient encore sans leurs deux stars, Pierre-Emerick Aubameyang et Mario Lemina, pour quelques résidus de Covid détectés alors qu’ils avaient passé la veille un test négatif.
Avec ce nul, les Gabonais ont presque une place en 8e de finale, au pire parmi les meilleurs troisièmes.
Bangui, 14 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Repoussés hors des couloirs de transhumance, les Peuls empruntent d’autres routes et empiètent parfois avec leurs bêtes sur les champs des agriculteurs.
Une dizaine des boeufs au bord de la route entre Bossemptele et Baoro. Photo CNC / Gervais Lenga
Les éleveurs peuls s’inquiètent de la présence de groupes armés et de forces pro-gouvernementales qui ciblent la population nomade. Ici à Paoua, dans le nord-ouest de la Centrafrique, en novembre 2021. BARBARA DEBOUT / AFP
La silhouette longiligne de Lamine Bina émerge au milieu de son troupeau dans cette plaine du nord-ouest de la Centrafrique. En pleine période de transhumance, l’éleveur pose nerveusement son regard sur son cheptel puis sur l’horizon. Les milices armées comme les forces pro-gouvernementales ciblent fréquemment les nomades.
Ce Peul de 37 ans, dont le nom a été changé pour sa sécurité, a durant deux décennies emprunté les mêmes couloirs de transhumance, entre octobre et juin, quittant les plateaux arides du Tchad et du Soudan pour rejoindre les plaines de Centrafrique et les grands marchés aux bestiaux. Mais la résurgence des violences dans ce pays a changé la donne pour ces nomades.
Après avoir fortement baissé d’intensité depuis trois ans, la guerre civile, entamée en 2013 entre un Etat quasi failli et une multitude de groupes et milices armées qui contrôlaient ou écumaient encore fin 2020 plus des deux tiers du territoire, a connu un brusque regain d’intensité quand des rebelles ont lancé une offensive il y a un an pour renverser le chef de l’Etat Faustin-Archange Touadéra.
Ils ont vite été repoussés par une fulgurante contre-offensive de l’armée grâce à l’appui de centaines de paramilitaires russes, des mercenaires de la société privée de sécurité Wagner selon l’ONU. Ils ont regagné la majeure partie du pays en repoussant les rebelles hors des agglomérations. Mais ces derniers ont changé de tactique et mènent aujourd’hui des actions de guérilla dans les campagnes.
Taxés, pillés ou tués
Et ils rançonnent les éleveurs nomades, notamment durant la transhumance. Une manne pour les milices, l’élevage représentant en Centrafrique environ 13 % du PIB, selon l’ONU. « J’ai perdu beaucoup de bœufs », se désole Lamine dans son long boubou beige, en caressant les naseaux d’une de ses bêtes. « Les rebelles me demandent régulièrement de l’argent, mais je ne peux pas payer. Ils prennent dix ou quinze bœufs et la situation peut rapidement dégénérer si je refuse », lâche-t-il.
Un drame pour cet homme qui possède quelque soixante-dix bêtes. Alors, par crainte des attaques, il reste près de Paoua, ville à 500 kilomètres au nord-ouest de la capitale Bangui. « Cette situation m’oblige à vendre sur place, moins cher », explique-t-il, la voix couverte par des bruits de sabots et des meuglements : « Ici, je peux gagner entre 200 000 et 300 000 francs CFA [entre 300 à 450 euros] par tête, alors qu’à Bangui le prix grimpe à 400 000. »
« Et nous avons aussi besoin de faire pâturer nos bêtes en brousse et de voyager, mais les rebelles sont là », souffle Mahamat. Les rebelles, autour de Paoua, ce sont les 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation), l’un des groupes armés les plus puissants, se présentant comme une milice d’autodéfense peule et qui avait étendu, avant la contre-offensive russo-centrafricaine, son emprise sur tout le nord-ouest, empochant d’importants revenus de la transhumance.
Par peur d’être taxés, pillés ou tués, de nombreux éleveurs avaient rejoint ce groupe ou comptaient sur les 3R pour les appuyer dans leurs affrontements récurrents avec les cultivateurs sédentaires.
Assimilés aux miliciens
Dans tous les pays de la bande sahélienne ou frontaliers de cette zone désertique, les affrontements sanglants entre éleveurs nomades et cultivateurs sédentaires sont un fléau récurrent depuis des temps reculés. Les uns faisant migrer leurs bêtes du Sahel pour les faire paître dans les zones moins arides, en l’occurrence du Tchad et du Soudan vers la Centrafrique, déclenchant fréquemment conflits fonciers et combats meurtriers.
Mais aujourd’hui, ces nomades assurent aussi être les cibles des forces pro-gouvernementales, en particulier des paramilitaires russes, récemment accusés par l’ONU de crimes et d’exactions contre les civils en Centrafrique.
« Les militaires nous accusent d’être de mèche avec les rebelles », s’émeut un éleveur rencontré dans la zone de Paoua et qui requiert l’anonymat par peur de représailles. « Il n’est pas rare qu’ils tirent sur nous et nos bêtes », assure-t-il.
Pour Thierry Vircoulon, spécialiste de la région à l’Institut français des relations internationales (IFRI), les éleveurs peuls sont « ciblés par les forces pro-gouvernementales », car assimilés aux miliciens des 3R.
« Les Russes font une identification ethnique très simple » et ne cherchent pas à différencier un éleveur d’un milicien, renchérit Roland Marchal, chercheur du Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris.
Repoussés hors des couloirs de transhumance, les éleveurs empruntent d’autres routes et empiètent parfois avec leurs bêtes sur les champs des agriculteurs. En juin 2021, au moins quatorze personnes ont été tuées dans des combats entre les deux communautés dans le nord-ouest, près de la frontière avec le Tchad.
« Le passage du bétail dans les champs des agriculteurs donne parfois lieu à des incendies de maisons, des attaques et des meurtres », confirme Amadou Traoré, chef du bureau de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à Paoua.
Bangui, 14 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Monsieur Issa Manou, un opérateur économique centrafricain, enlevé à Bangui dans des circonstances étonnantes au siège du parti au pouvoir, le MCU, alors qu’il attendait d’être reçu en audience par l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, premier secrétaire du parti au pouvoir, le mouvement des cœurs unis (MCU), demeure toujours introuvable. Ses enfants, après près d’une année d’angoisse, ont déposé plainte contre Monsieur Simplice Mathieu Sarandji devant le tribunal de grande instance de Bangui. Mais chose étonnante, le suspect, qui est également le Président de l’Assemblée nationale, répond sèchement aux enfants de la victime et les menace de poursuite judiciaire. Chose contraire. À travers un communiqué de presse, Monsieur Sarandji parle d’une manipulation politique. Une façon simple de détourner cette affaire judiciaire en politique. D’après lui, il n’y aurait aucune plainte déposée contre lui au tribunal de grande instance de Bangui, et rejette catégoriquement ces allégations portées contre lui.
Ci-dessous l’intégralité de son communiqué de presse :
Le siège du mouvement Coeurs unis (MCU) du chef de l’État Faustin Archange Touadera dans le cinquième arrondissement de Bangui, au quartier Malimaka. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Depuis quelques jours une plainte, datée du 20 janvier 2021 et non enregistrée au Tribunal de Grande Instance de Bangui, est constamment relayée non seulement sur les réseaux sociaux mais également dans les colonnes de certains quotidiens de la place. Cette plainte fait état d’une prétendue disparition de Monsieur Issa MANOU impliquant le Secrétaire Exécutif National du Mouvement Cœurs Unis.
Á y regarder de très près, la publicité faite autour d’une soi-disant disparition du nommé Issa MANOU n’est qu’une tendance morbide et malicieuse de certains politiciens centrafricains de porter gratuitement atteinte à l’honneur et à la considération du Président de l’Assemblée Nationale.
Il faut souligner que le Président de l’Assemblée Nationale n’a jamais connu le nommé Issa MANOU ni n’a reçu une demande d’audience de ce dernier. En quoi, doit-on absolument impliquer à tort le Président de l’Assemblée Nationale dans une affaire dont il ne connait ni les tenants et les aboutissants ?
Le Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale met au défi les auteurs de ces allégations mensongères, de fournir les preuves réalistes et scientifiques qui peuvent faire l’objet d’une expertise et d’une contre-expertise policières, impartiales et indépendantes sur la véracité de ces affirmations gratuites.
Sous réserve de poursuites judiciaires contre les signataires de ladite plainte pour diffamation, le Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale voudrait saisir cette opportunité pour attirer l’attention des spécialistes de média sur la nécessité de bien vouloir vérifier la source des documents qu’ils se contentent de publier allégrement et sans aucune retenue.
Bangui, 14 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une délégation du bureau de la cour pénale internationale en Centrafrique, conduite par son représentant-pays en Centrafrique, Monsieur Mike Cole, s’est rendue à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto.
Une photo de famille avec le chef du bureau pays de la Cour pénale internationale monsieur Mike Cole devant le tribunal de grande instance de Bria. Photo CPI-rca
Le but de cette visite, selon le bureau de la cour pénale internationale dans le pays, c’est la prise de contact avec les communautés affectées, les autorités pour présenter le travail de la Cour en RCA. La délégation est composée de trois personnalités qui sont :
1) Monsieur Mike COLE, représentant pays de la CPI en RCA
2) Monsieur Blaise ZALAGOÉ, officier responsable de la participation des victimes
3) Monsieur Gama UZiel WON-NZERINTA, responsable de l’information publique et sensibilisation.
Une rencontre d’échange avec les autorités de la ville de Bria
Sur place à Bria, la délégation a rencontré d’abord les victimes de LRA, ensuite les autorités administratives y compris les leaders religieux, les leaders d’opinion, les représentants de la jeunesse, les chefs de groupe et quartiers et une troisième rencontre avec les membres de CMOP.
Pour le bureau de la cour pénale international, ce n’est pas la première fois pour la Cour de faire des missions en provinces
« Ce n’est pas une première fois pour la Cour de faire des missions en province, par contre c’est notre première mission dans la ville de Bria il faut le préciser. Par contre il y a presque une année et demie nous n’avons pas pu faire des missions à cause de la Covid-19 et aussi liée à la sécurité. Bien sûr c’est notre première mission dans la ville de Bria, il faut le préciser », indique le bureau de la CPI en RCA. D’après lui, plusieurs autres missions en province sont en programmation pour cette année 2022.
L’arriver de la délégation à l’aérodrome de Bria
Rappelons qu’après Bria, la délégation s’est rendue à Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, dans l’extrême nord-Est de la République centrafricaine.
Bangui, 13 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’homme d’affaires Issa Manou a été enlevé à Bangui dans des circonstances étonnantes alors qu’il attendait d’être reçu en audience par l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, premier secrétaire du parti au pouvoir, le mouvement des cœurs unis (MCU). Ses enfants, après près d’une année d’angoisse, déposent plainte contre Monsieur Simplice Mathieu Sarandji devant le tribunal de grande instance de Bangui.
Minusca-anti-francaise-en-centrafrique/simplice-mathieu-sarandji-par-le-gouvernement/” rel=”attachment wp-att-52580″ data-wpel-link=”internal”>Le Président de l’assemblée nationale, l’honorable Simplice Mathieu SARANDJI. Photo gouvernement
C’était avec un cœur serrer l’année dernière que le jeune Saleh, 17 ans, fils aîné du disparu Issa Manou avait décrit dans les médias les circonstances dans lesquelles son père avait été kidnappé :
« Mon père était venu juste pour demander l’audience pour voir monsieur Simplice Mathieu SARANDJI afin de plaider la libération de ses frères qui ont été arrêtés à la brigade criminelle quand il a été enlevé par des hommes en tenue ».
D’après son conducteur, Issa Manou attendait d’être reçu en audience par l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI au siège du parti MCU afin de lui demander sa faveur pour la libération de ses collaborateurs qui ont été arrêtés à l’aéroport international de Bangui Mpoko et conduits à la brigade criminelle. C’est dans la salle d’attente du parti MCU qu’il a été enlevé et conduit à une destination inconnue au bord d’une voiture Corolla couleur bleue, conduite par une personne civile, et escortée par deux porteurs de tenue « a témoigné monsieur Bello, conductrice de l’homme d’affaires Issa Manou qui n’est plus jamais revenue à la maison ni appelé sa famille depuis
ce jour.
Pour les enfants de l’homme d’affaires, il est temps que la justice de leur pays s’intéresse à cette affaire de la disparition de leur père qui est un homme très responsable et qui s’est toujours battu dignement pour assurer l’éducation et la survie de ses enfants. En cas du décès, son corps pourrait leur remettre pour qu’il soit inhumé dignement.
Selon un juriste contacté par CNC, il est peu probable que la lumière soit faite en ce moment sur la disparition de l’homme d’affaires Issa Manu, car la personne visée, Monsieur Simplice Mathieu Sarandji est actuellement député de la nation, et Président de l’Assemblée nationale. Il ne pourrait pas donc être poursuivi devant la justice à cause de son immunité parlementaire.
Bangui, 13 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un soldat des forces armées centrafricaines (FACA) a été interpellé par les éléments de la gendarmerie suite à des tirs d’armes automatiques survenus dans la nuit du mardi à mercredi 12 janvier au quartier Malimaka, dans le cinquième arrondissement de Bangui, selon des sources militaires contactées par la rédaction du CNC.
rca-larmee-nationale-a-un-nouveau-brassard-celui-de-wagner/profil-brassard-wagner/” rel=”attachment wp-att-51755″ data-wpel-link=”internal”>Un soldats FACA avec un brassard de la société de mercenariat Wagner
À en croire les mêmes sources, ce mardi 11 janvier, vers 19 heures, un Soldat FACA, à cause de la jalousie, a tiré plusieurs balles avec son arme de service sur un homme au quartier Malimaka, dans le cinquième arrondissement de Bangui.
Selon les témoins de la scène, c’est depuis plusieurs semaines que ce soldat soupçonnait ce jeune homme d’avoir dragué sa copine. Il était à sa recherche depuis. Mais ce mardi, vers 19 heures, il l’a croisé au quartier Malimaka. Il tentait de l’abattre avec son fusil de service, mais le jeune avait eu la chance de s’échapper vite derrière une maison du coin. L’une des projectiles a atteint un jeune de 12 ans qui était chez lui. Gravement blessé, il a été transporté d’urgence à l’hôpital communautaire.
Pendant ce temps, le service d’intervention de la gendarmerie est appelé en urgence sur le lieu, mais le soldat FACA a pris la poudre d’escampette. Malheureusement pour lui, il a été interpellé sur le lieu de son travail le lendemain, c’est-à-dire ce mercredi par les gendarmes.
Placé en garde à vue à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie, il attend son déferrement devant le parquet.
Bangui, 13 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – En décembre 1977, les centrafricains perdent un Maréchal, pour y retrouver un Empereur. C’est au palais du couronnement à Bangui, que Jean-Bedel Bokassa, est devenu Bokassa 1er, Empereur de Centrafrique.
rca/bokassa-en-russie/” rel=”attachment wp-att-46683″ data-wpel-link=”internal”>Thierry Simbi, Photo: Visite de Jean-Bedel Bokassa en Juillet 1970 à Léningrad (Saint Petersbourg) devant la statue du cavalier de bronze représentant Pierre le Grand
Inspiré des fastes Empires occidentaux et orientaux, Bokassa 1er est le 3ème souverain impérial du 20e siècle après Hirohito et le shah d’Iran.
La pompe centrafricaine se traduit par une tenue extraordinaire confectionnée spécialement pour l’occasion : aube grège faite de perles incrustées de diamants, et couronne de lauriers en or.
C’est dans le silence le plus total que Bokassa va se couronner, en posant la couronne impériale, lui-même, sur sa tête. C’est ensuite au tour de l’impératrice Catherine d’être couronnée par l’empereur. Agenouillée devant lui, dans une robe d’or incrustée de diamants, elle recevra des mains de Bokassa 1er sa couronne.
Dans la salle, des représentants de nombreux pays ont été conviés pour cette journée exceptionnelle pour l’Empereur, qui a lancé pour cette occasion plus de 10 000 invitations. C’est le musicien Manu Dibango qui assure l’animation. Malgré la crise et la famine qui touchent le pays, plus de 100 tonnes de nourriture ont été prévues.
Après la cérémonie, l’empereur a parcouru la capitale à bord d’un carrosse fait d’or et de bronze tiré par des chevaux de haras. Malheureusement, ces derniers mourront sous la chaleur et le poids d’un tel carrosse.
Pour financer cette cérémonie qui coûtait le quart des dépenses annuelles du pays, l’empereur Bokassa 1er avait réduit les salaires des fonctionnaires et taxait davantage la population. Le président Mouammar Kadhafi, a également participé au financement de ce sacre.
Le règne de Bokassa 1er ne durera que 2 ans. Il prit fin lorsqu’il demanda à la France de lui donner la bombe atomique afin de faire pression sur son peuple et les pays voisins. C’est avec lui que disparaîtra l’Empire, pour laisser place à la République Centrafricaine.
Bangui, 13 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un lieutenant des forces armées centrafricaines (FACA) est décédé à la suite d’une collusion impliquant un camion-benne sur le boulevard Charles de Gaulle à Bangui, capitale de la République centrafricaine.
rca-les-nations-unies-appellent-la-communaute-internationale-a-faire-plus-pour-aider-le-pays/une-moto-et-des-passants-dans-le-centre-ville-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-46448″ data-wpel-link=”internal”>À Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Selon le service de la police de l’agglomération de Bangui, ce mercredi 12 janvier, vers 12 heures, sur boulevard Charles de Gaulle, au centre-ville de la capitale, un terrible accident impliquant un camion benne et une motodame a coûté la vie à un lieutenant de l’armée nationale.
Selon la même source, le camion, qui revenait de Ngaragba dans le septième arrondissement, a violemment percuté la motodame conduite par le lieutenant Kevin Béréyombi qui revenait du centre-ville. Les roues arrière côté droit du camion-benne ont roulé sur le crâne du lieutenant FACA.
Selon les témoins, l’officier voulait éviter les trous du bitume qui surplombent la colline des panthères. Malheureusement, le choc a été trop brutal, il a perdu la vie et sa moto complètement broyée.
Pour l’heure, le corps du lieutenant se trouve à la morgue de l’hôpital général à Bangui.
Bangui, 13 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Cinq engins explosifs ont été découverts, dont deux n’ont pas explosé, et trois ont explosé sur des véhicules des Forces armées centrafricains (FACA) et de la Minusca.
La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) note une augmentation significative du nombre d’engins explosifs non identifiés, notamment dans le nord-ouest de la RCA.
Lors de la présentation du point de presse hebdomadaire de la MINUSCA sur Radio Guira FM, la radio des Nations unies en RCA, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, le major Zouhair El Kandoussi, a indiqué que depuis le début de l’année, « cinq engins explosifs ont été découverts, dont deux n’ont pas explosé, et trois ont explosé sur des véhicules des Forces armées centrafricains (FACA) et de la MINUSCA », promettant de poursuivre les opérations de nettoyage des zones infestées.
Le porte-parole de la Force de la MINUSCA a dénoncé cette « nouvelle tactique qui n’avait pas été démontrée par les éléments du groupe 3R auparavant », et qui vise à empêcher les casques bleus et les FACA dans l’exécution de leur mandat. « Deux engins explosifs découverts se trouvaient près de Babaza le 31 décembre 2021, un autre a été découvert au village de Nzakoundou le 2 janvier 2022, deux autres engins explosifs ont endommagé les véhicules de la MINUSCA près de Bohong, les 30 et 31 décembre 2021 », a précisé le Major El Kandoussi. Selon ce dernier, « il est estimé que les membres du groupe 3R ont mis en place ces engins explosifs non identifiés pour cibler les véhicules à roues des FACA et les casques bleus de la MINUSCA ».
Pour ce faire, « les éléments de la MINUSCA anticiperont de telles tactiques dans d’éventuelles attaques du groupe 3R », a-t’il rassuré. Par ailleurs, le Major Zouhair El Kandoussi a noté « une situation sécuritaire relativement calme mais imprévisible sur l’ensemble du pays », regrettant que cette semaine à Bangui, la criminalité continue d’être une préoccupation sérieuse dans la ville. « La MINUSCA continue inlassablement à œuvrer pour ramener la paix et la stabilité en République centrafricaine et les réfractaires de crimes de guerre seront traduits devant les juridictions compétentes », a-t-il averti.
La MINUSCA continue inlassablement à œuvrer pour ramener la paix et la stabilité en République centrafricaine
De son côté, le chargé de communication à la MINUSCA, Guy Karema, est revenu sur les inquiétudes de la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Coordonnatrice résidente et humanitaire, Denise Brown, sur la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans la préfecture de la Ouaka, notamment dans la localité de Boyo, après une mission dans la localité, le 6 janvier dernier. Selon Denise Brown, « différents éléments armés sont entrés dans Boyo et sur place, il y a des allégations d’assassinat, des maisons ont été détruites, des matériels aratoires et des stocks de semences volés », tout en insistant sur le respect des civils, lors des conflits armés.
Selon le constat fait par la Représentante spéciale adjointe, l’école n’est pas fonctionnelle depuis deux ans dans la localité à cause de l’insécurité, et le centre de santé fait face à un sérieux problème de médicament. « La sécurité n’est pas encore totale dans ces localités, donc il y a sérieusement du travail à faire », indique-t ’elle, avant d’ajouter que « le message de la population est que l’on reste à ses côtés. La MINUSCA a déployé le contingent népalais qui a fait un excellent travail en gérant une situation de conflit extrêmement compliquée tout en protégeant la population », a-t-elle fait savoir. La Représentante spéciale adjointe insiste sur le respect des civils lors des conflits armés, car, « les civils ne font pas partie du conflit. S’attaquer à eux à cause de leur appartenance à une communauté est contraire au principe du Droit International Humanitaire.
Il est alors important de respecter les civils et les laisser en dehors du conflit ».
Le chargé de communication à la MINUSCA, Guy Karema, est également revenu sur la situation des droits de l’homme dans le pays. Il a fait savoir que la Mission a enregistré et documenté 7 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté au moins 15 victimes, entre le 4 et le 10 janvier 2022. « S’y ajoutent également 10 incidents allégués, représentant 14 violations des droits de l’homme et du droit humanitaire qui auraient affecté 21 victimes », a indiqué Guy Karema, ajoutant que « la totalité des incidents, violations et victimes documentés cette semaine sont attribuables aux acteurs étatiques, à l’exception des 8 victimes dans la Nana-Mambéré, qui ont perdu la vie ou été blessées par des balles perdues lors d’affrontements entre acteurs étatiques et les groupes armés ».
Pour sa part, le porte-parole de la Police de la MINUSCA, le commissaire Serge Ntolo Minko, a salué la parfaite collaboration entre la composante Police des Nations unies (UNPOL) et les Forces de sécurité intérieures centrafricaines (FSI), ayant permis de « circonscrire rapidement le 07 janvier, l’incident survenu au 3e arrondissement de Bangui, à la suite d’une interpellation d’un commerçant qui a mal tourné, occasionnant malheureusement deux morts et environ cinq blessés ». Il a par ailleurs rassuré que « les états-majors intégrés de la MINUSCA, à travers leurs unités de police constituées et les officiers de police individuels, conjointement avec leurs homologues des FSI, continuent les patrouilles diurnes et nocturnes sur différents artères, carrefours et zones sensibles de la ville de Bangui et en régions », afin de garantir la sécurité des populations.
Le commissaire Serge Ntolo Minko a par ailleurs rappelé que la composante Police des Nations unies a organisé trois sessions de formation au profit de 90 policiers et gendarmes centrafricains, dans le cadre de leur renforcement des capacités. « La première session a porté sur le thème “collecte et exploitation du renseignement en période électorale” ; la deuxième, quant à elle, a concerné “les droits et protection des civils en période électorale” ; enfin, la troisième session s’est penchée sur les “violences basées sur le genre” », a détaillé le commissaire Serge Ntolo Minko.
Par United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in The Central African Republic (MINUSCA).
Centrafrique.org/abakar-sabone-une-trajectoire-au-gre-des-rebellions/abacar-sabome/” rel=”attachment wp-att-43948″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Abacar-Sabome-450×253.jpg” alt=”Abakar Sabone (ici le 22 décembre 2013), ancien chef du MLCJ, ancien ministre de Bozizé, ancien conseiller de Djotodia, ancien membre du FRPC, puis porte-parole de la CPC, est sous le coup d’un mandat d’arrêt, depuis le 25 janvier 2021. ” width=”450″ height=”253″ />Abakar Sabone (ici le 22 décembre 2013), ancien chef du MLCJ, ancien ministre de Bozizé, ancien conseiller de Djotodia, ancien membre du FRPC, puis porte-parole de la CPC, est sous le coup d’un mandat d’arrêt, depuis le 25 janvier 2021.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Depuis un certain temps, la Coordination Générale de la Coalition des patriotes pour le Changement (CPC) constate avec étonnement que certaines personnes se donnent la liberté de parler et de faire des déclarations intempestives, souvent contradictoires, au nom de la Coalition.
À plusieurs reprises, la Coordination Générale a demandé à leurs auteurs de se référer aux instances habilitées pour recevoir des orientations avant toutes déclarations. La Coordination Générale est au regret de constater que, malgré ses nombreuses mises en gardes, la dernière sortie de Monsieur Abakar SABONE, Porte-parole militaire de la CPC, est de nature à semer la confusion dans la compréhension de la ligne politique et des objectifs de la CPC, déroutant ainsi nos combattants, nos sympathisants et nos partenaires politiques.
Contre toute attente, le sieur Abakar SABONE, outrepassant son rôle de Porte- parole militaire de la CPC, est allé jusqu’à faire appel à l’opposition politique et démocratique pour exiger le retour de ses représentants dans le Comité Préparatoire du Dialogue Républicain en souffrance, en faisant fi des exigences de celle-ci.
Fort de tout ce qui précède, la Coordination générale porte à lattention de la communauté nationale et internationale que la déclaration de monsieur Abakar SABONE n’a jamais été discutée, encore moins concertée avec le Conseil des leaders de la CPC.
Monsieur Abakar SABONE, dans sa prestidigitation politique habituelle, et certainement en collusion avec des intérêts qui pourraient le servir et lui seul, par cette énième sortie hasardeuse, sème la confusion dans l’esprit des Centrafricains, des leaders de l’opposition politique et démocratique ainsi que dans celui de la Communauté internationale.
La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) n’a jamais été opposée au principe d’un Dialogue Politique et inclusif ; tout du contraire. Si jusqu’à ce jour ce dialogue réclamé par toutes les forces vives de la nation n’a jamais eu lieu, cela n’a pas été du fait ni de la CPC ni des autres forces vives de la nation. N’eut été la posture « va-t-en-guerre » de Monsieur TOUADERA ce Dialogue tant souhaité aurait déjà été effectif.
Cela dit, la CPC tient à rappeler à l’opinion nationale et internationale ainsi qu’à tous les Patriotes, qu’à compter de ce jour Monsieur Abakar SA- BONE est relevé de ses fonctions et n’officie plus en tant que Porte- parole militaire du mouvement.
À cet effet, toutes paroles ou déclarations faites par ce dernier n’engagent plus la responsabilité de la Coordination Générale ni celle des leaders de la CPC.
La Coordination Générale de la CPC saisit l’occasion pour présenter ses excuses aux leaders de l’opposition politique et démocratique, aux sympathisants ainsi qu’à toute personne physique ou morale que les sorties hasardeuses de Monsieur Abakar SABONE auraient choquées.
Fait à PARIS, le 11 Janvier 2022 /
Le Coordonnateur Général de la Coalition des Patriotes pour le changeement (CPC)
Bangui, 12 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un millier des éléments de forces armées centrafricains (FACA), appuyés par ceux de la gendarmerie et de la police ont mené, ce mardi 11 janvier, une opération de fouille systématique des maisons porte par porte dans une partie du deuxième arrondissement de Bangui. Selon la police, une centaine des individus sans papier avaient été interpellés dont des étrangers de diverses nationalités étrangères.
rca-une-operation-de-la-cns-visant-a-debusquer-un-malfrat-fait-polemique-a-bangui/pickup-police-nationale-cns-en-patrouille-micka-6/” rel=”attachment wp-att-36406″ data-wpel-link=”internal”>Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi
Dans le cadre de ses opérations de contrôle d’identité, de la recherche des suspects et des armements, le ministère de la sécurité publique a lancé depuis le mois de juin dernier une opération de fouille systématique de maisons dans les différents arrondissements de la capitale, y compris la commune de Bimbo et de Bégoua. Après le cinquième arrondissement, le huitième arrondissement, puis le quatrième arrondissement, le troisième arrondissement, Bégoua et Bimbo, ce mardi 11 janvier, vers 4 heures et demie du matin, ces mêmes éléments de forces de l’ordre ont bouclé plusieurs quartiers du deuxième arrondissement, vers les quartiers Sica 2 à la limite de l’institut New-Tech, pont castors en face du QG de la Minusca. Les forces de l’ordre fouillent des maisons, cherchent des armes et objets dangereux.
L’opération de fouilles menées dans ces quartiers par les forces de l’ordre a permis de mettre la main sur quelques suspects qui ont été aussitôt transférés à la compagnie nationale de sécurité (CNS). Et ce n’est pas tout ! L’opération a permis également l’arrestation d’une centaine des personnes sans papier, des armes de guerre et des effets militaires. Selon la police, une vingtaine des étrangers sans papier, dont des camerounais, des kenyans, des ougandais, des rwandais et congolais ont été également interpellés et conduits à la direction de surveillance du territoire (DST).
Pour la majorité de la population, cette opération est bien pour la sécurité dans le secteur, car il y’aurait eu une infiltration des personnes de mauvaise intention et aussi plusieurs actes de braquages sont enregistrés ce dernier temps.
Rappelons que ces opérations de fouilles des maisons qui se poursuivent dans la capitale et ses environs interviennent après de multiples cas de braquages à mains armées dans les quartiers de la capitale et de ses environs.
Bangui, 12 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le camp des déplacés de l’église catholique, appelé Galilée, au centre de la ville d’Alindao, a été ravagé par un violent incendie ce mardi 11 janvier 2022. Environ 1500 habitations réduites en cendre, et d’énormes dégâts matériels enregistrés.
centrafrique.org/site-des-deplaces-internes-de-leglise-catholique-dalindao-reduit-en-cendre-le-11-janvier-2022/” data-wpel-link=”internal”>Site des déplacés internes de l’église catholique d’Alindao réduit en cendre le 11 janvier 2022
La cause du drame n’est pas encore officiellement déterminée, mais selon certains témoins du sinistre, les feux seraient causé par une mauvaise manipulation d’un enfant vers 12 heures, emporté par le vent avant de se propager très rapidement, et détruisant au passage environ 1500 habitations. Aucun dégâts humains enregistrés, mais le site des déplacés de l’église catholique abrite des milliers des déplacés fuyant les violences des groupes armés depuis 2016.
Pour rappel, les incendies sont fréquents dans les camps des déplacés, comme à Kaga-Bandoro, Bambari et Bria.
Selon les humanitaire, les cas des incendies sont régulièrement enregistrés à cause du vent et de la saison sèche.
Par Bertrand Yékoua
Journaliste, correspondant du CNC à Bambari
Alain Nzilo
Directeur de publications
Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892
Email : alainnzilo@gmail.com
Bangui, 12 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce mardi 11 janvier 2022, le commandement de la mission logistique française en République centrafricaine a organisé un café média avec une trentaine des journalistes aux camps M’Poko à Bangui. L’objectif, présenter ses vœux et le bilan de la mission à la presse.
Après une séance de présentation de ses vœux à la presse, le commandant Jean-Marie de la mission logistique française à Bangui a dressé le bilan de la mission. D’après lui, la Mislog conduit vingt-huit projets pour un budget de 71 500 000 FCFA.
Ces projets sont basés sur : La santé; l’éducation; les sports; la culture et le social / Emploi.
Selon le commandant Jean-Marie de la mission logistique française à Bangui, sur le plan de la santé, la Mislog a eu à faire la formation sur les gestes qui sauvent et a participé à la cérémonie du 60e anniversaire de l’Institut Pasteur de Bangui.
Sur le point éducatif, la Mislog a fait l’atelier Lecture Écriture et Dialogue; elle a fait également des dons de kits scolaires dans plusieurs établissements publics et privés, sans oublier l’accompagnement de projets PADA en lien avec l’AFD et l’inauguration des ateliers du lycée technique avec l’AFD;
Dans le domaine de sports, la Mislog a eu à réaliser plusieurs projets, entre autres : le tournoi de pétanque; la conférence des athlètes paralympiques des JO; le gala de boxe; l’inauguration du terrain de basket du lycée Boganda avec AFD; l’inauguration du terrain de basket de l’école KOUDOUKOU;
Au plan culturel, nous avons Handicapable Festival; la fondation Handicapable et l’ouverture de la CAN;
Au niveau du social / emploi : Dons de machine à coudre; Dons de matériels de culture.
Pour sa part, le lieutenant-colonel Frédéric PERRUCHON, qui commande cette mission explique la pertinence de la mission et toutes les questions liés à la mission a été répondu par le colonel. La Mislog accompagner tous les militaires français qui se trouve à la Minusca et à l’EUTM et veuille sur la sécurisation du camps M’Poko.
Rappelons que ce café presse a réuni une trentaine des professionnels des différents médias centrafricains.
Déclaration du GTSC relative à la recrudescence de violences dans l’arrière-pays
Le GTSC constate depuis près de deux mois la recrudescence de violences (armées) dans
certaines localités du pays à l’instar des communes de Mann, de Boyo, de Ngaoundaye, de Ndassima, de la ville de Bria… Les populations de ces localités sont quotidiennement confrontées à des cas de violences injustifiées.
Selon les informations qui nous sont parvenues, les groupes armés, notamment, le mouvement 3R et certaines forces alliées au gouvernement seraient à l’origine des violences auxquelles sont soumises les populations des localités susmentionnées. Ces violences ne se justifient pas car la population centrafricaine ne pourrait en aucun cas être prise en otage et/ou servir de maind’œuvre à des officines qui se livrent aux actes de pillage de nos ressources naturelles.
Aussi, a-t-on appris qu’un avion aurait bombardé le site de Ndassima le dimanche 09 janvier 2022 aux environs de 02h00, entrainant de nombreuses pertes en vies humaines. Le GTSC présente ses condoléances aux familles endeuillées et s’interroge, par la même occasion, sur l’origine de cet acte qui révèle non seulement les difficultés auxquelles l’on est confronté dans la protection de notre espace aérien mais aussi témoigne de ce que notre territoire pourrait devenir un espace d’affrontement opposant des puissance étrangères si l’on n’y prend pas garde.
Au regard de tout ce qui précède, le GTSC :
✓ attire l’attention des groupes armés et des forces alliées au gouvernement sur la nécessité de laisser les populations de l’arrière-pays vaquer librement à leur occupation ;
✓ invite le gouvernement à tout mettre en œuvre pour assurer la protection des biens et des personnes sur l’étendue du territoire centrafricain.
Fait à Bangui le 10 Janvier 2022
Le Porte-parole
Paul-Crescent BENINGA
Plateforme de proposition de solutions pour la résolution pacifique des conflits et de contrôle citoyen
Groupe de Travail de la Société Civile sur la Crise Centrafricaine
Bangui, 12 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La Minusca a organisé le mardi 11 janvier 2022 au Centre d’écoute et d’échange de la Gendarmerie territoriale de Bouar un atelier de sensibilisation sur la culture de la paix. Ciblant 20 participants, dont 10 femmes, constitués des membres des Comités locaux de paix et de réconciliation (CLPR) des 1er et 2e arrondissements de la ville de Bouar, cet atelier visait à partager avec les participants les notions de base sur les valeurs, comportements et mode de vie qui rejettent la violence, préviennent les conflits et favorisent le vivre ensemble au sein des communautés.
Les échanges se sont focalisés sur les valeurs et principes universels nécessaires à la construction de la paix tels que le droit à la vie, la liberté, le respect de la diversité, la lutte contre le discours de la haine, le rejet de la violence, la lutte contre la désinformation etc. Selon Mme Nadane Véronique, une participante à l’atelier, « Dans nos communautés, nous sommes témoins de comportements qui sont sources de conflits. Les valeurs de la culture de la paix présentées au cours de cet atelier nous seront très utiles dans la prévention et la résolution des conflits. ».
Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la campagne sur la culture de la paix mise en œuvre par la MINUSCA et ses partenaires locaux dont le Comité local de paix et de réconciliation (CLPR), l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA) et le Conseil préfectoral de la jeunesse (CNPJ) de la Nana Mambéré.
Cette session de sensibilisation est la première d’une série d’activités qui ciblera les membres des Comités de paix et de réconciliation et de paix des autres arrondissements de Bouar, de même que les autorités locales, les responsables communautaires, les organisations de jeunes et de femmes, et les représentants des Forces de sécurité intérieure (FSI) des localités de Bouar, Baboua, Baoro, Beloko, Cantonnier, Yaloké, Bossembélé, Bossemptélé et Boali.
Bangui, 10 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Maître SOMBO -DIBELE Arlette, l’avocate de l’ancien chef d’État-major Ludovic Ngaïfé, de l’ancien chef milicien Anti-Balaka, de l’ancien ministre Maleyombo et du colonel Moussa Kitoko, incarcéré à la prison militaire de camp de Roux à Bangui, s’inquiète de leur vie. Elle a indiqué dans une correspondance adressée au ministre d’État à la justice, des droits de l’homme, Garde des sceaux que la situation sécuritaire de ses clients précités est alarmante.
L’ancien Chef d’État major de l’armée, le général Ludovic Ngaïfei. Photo d’archives.
En effet, selon la correspondance de Maître SOMBO -DIBELE Arlette au ministre de la justice, « dans la nuit du 04 janvier 2022, 8 éléments lourdement armés, ont pu pénétrer dans la prison du camp De ROUX, ont fait ouvrir la porte d’accès au bâtiment ou se trouvent ses clients cités ci-haut, et ont grimpé sur les grilles des fenêtres pour identifier leur position. Selon l’avocate, Compte tenu des qualités des personnalités qu’elle vient de citer, « toute atteinte à leur intégrité physique ne saurait être analysée que comme une volonté de contrer toute voix qui serait contraire à celle de l’heure », a mentionné Maître SOMBO -DIBELE Arlette, et d’ajouter : « Je vous saurais gré, des lors, de toutes les mesures dont vous instruirez les responsables des services pénitenciers afin que la sécurité, dont doivent bénéficier tous les détenus, soient assurée pour mes clients ».
Rappelons que l’ancien chef d’état-major des forces armées centrafricaines (FACA), le général de division Ludovic Ngaïfé admis à la retraite depuis 2018 a été interpellé à son domicile du quartier PK11 dans la nuit du vendredi à samedi 16 janvier 2021 par les Mercenaires russes appuyés par les éléments de la garde présidentielle. Placé en détention préventive à la prison de camp de Roux, il a été accusé, avec un dossier vide, de son implication présumée dans une tentative de déstabilisation du pouvoir en place. Or, tout remonte en janvier 2018 après une dispute entre le général Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON à l’époque, chef d’état-major des armées et le président Faustin Archange Touadera ayant finalement abouti à son limogeage en juillet 2018.
D’après nos informations, Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON n’avait pas apprécié la façon dont gère le pouvoir Faustin Archange Touadera et ses équipes. Ce qui l’a poussé à prendre sa plume pour donner sa position et la reprendre à nouveau, deux ans après son limogeage à la tête de l’armée, pour montrer qui est Touadera.
Mises en papier et remis à la presse afin de mettre à la disposition du public, ces quatre vérités sont résumées en ces termes : « Quand la souffrance du peuple m’interpelle à plus d’un titre ». Une goutte d’eau qui fait déborder le vase à la résidence du mathématicien de boy-rave.
Faustin Archange Touadera : un président mal élu
Pour dire que le président Touadera est un président mal élu pour ne pas dire, investi par la communauté internationale dans une situation de ni paix ni guerre.
Ivon Konaté
Cet ancien porte-parole de la milice Anti-Balaka, interpellé à la sortie de la ville de Bossembélé sur l’axe Bossangoa, le 15 décembre 2020 par les éléments auxiliaires des forces armées centrafricaines, policiers auxiliaires, a été transféré à Bangui le même jour, puis conduit à l’hôpital avant d’être placé en détention provisoire.
monsieur Thierry Savonarole MALEYOMBO
L’ancien ministre de la justice, Monsieur Thierry Savonarole MALEYOMBO, un cadre du parti KNK de l’ancien Président François Bozizé, a lui été arrêté jeudi 31 décembre 2020 à Bangui à la suite d’une perquisition menée à son domicile. Il lui reproche d’avoir mis son restaurant à la disposition de la rébellion pour en faire une de ses bases arrière. Une accusation rejetée en bloc par l’accusé.
Moussa Kitoko
Le colonel Moussa Jean de Dieu Kitoko, commandant de zone de défense du Nord-ouest a été arrêté dans sa base à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran par les mercenaires russes de la société Wagner le samedi 26 juin 2021. Transféré à Bangui, il avait été placé en garde à vue durant deux mois à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie avant d’être placé en détention provisoire. Sans chef d’accusation, ce colonel de l’armée nationale serait simplement victime des mercenaires russes de la société Wagner.
Bangui, 11 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le 31 décembre 2021, la sortie du Président de la République, chef de l’État, le Professeur Faustin Archange Touadera à l’occasion du réveillon de la sainte Sylvestre et du passage à la nouvelle année 2022, diffusée à la radio et à la télévision nationale fait réagir les centrafricains sur les réseaux sociaux. En plaçant la justice et la réconciliation nationale au centre de son discours, le Président de la République brasse du vent, et fait de la communication, selon ses détracteurs.
centrafricain-faustin-archange-touadera-adresse-presse-bangui-17-septembre-2021_/” rel=”attachment wp-att-51008″ data-wpel-link=”internal”>Président Faustin Archange Touadera adresse à la presse à Bangui le 17 septembre 2021. AFP
« j’ai souhaité que le dialogue républicain soit organisé avant la fin de cette année pour nous permettre d’entrer dans la nouvelle année les cœurs légers, battant à l’unisson et disposés à de bonnes actions pour le bien de tous. Malheureusement, tirant prétexte d’une demande de levée d’immunité parlementaire, régulièrement introduite par la justice et concernant trois Députés de la Nation, une partie de l’opposition démocratique a retiré ses représentants du Comité d’organisation du Dialogue, paralysant ainsi le fonctionnement dudit Comité. Je tiens à rappeler, afin qu’on n’en ignore, que notre Constitution consacre de manière péremptoire l’indépendance de la justice et l’égalité de tous les citoyens devant la loi, sans distinction de race, d’origine ethnique, de région, de sexe, de religion, d’appartenance politique et de position sociale », déclare le Président de la République Faustin Archange Touadera. Mais sur les réseaux sociaux, loin de faire l’unanimité, c’est une vaste pluie de critique qui tombe malheureusement.
Bernard Sillo : « Arrêtons de prendre en otage notre pays pour satisfaire des intérêts personnels ou étrangers », réagit Monsieur Bernard Sillo sur Twitter. Tandis que sur Facebook, un autre réagit :
Alain Gofio« Je viens de lire l’intégralité du discours du chef de l’état qui se présente désormais comme un dictateur au visage d’ange. C’est cette partie de la justice qui retient mon attention. Il parle de l’indépendance de la justice, Hassan Bouba en est un parfait exemple. Il est très idiot celui-là. Il doit avoir honte de ses confusions ». 😴
Justement, sur l’affaire de Monsieur Ali Hassan Bouba, ex-coordonnateur de la rébellion de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), inculpée par la cour pénale spéciale pour crime de guerre et crime contre l’humanité, puis placé en détention provisoire à la prison militaire de Camp de Roux et exfiltré de force de sa cellule par les Mercenaires russes et les éléments de la garde présidentielle sous la bénédiction de la présidence de la République avant d’être ramené chez lui au quartier KM5 discrédite totalement le chef de l’État devant le peuple centrafricain et la communauté internationale. Les acteurs de la justice avaient appelé même les autorités à respecter les institutions. Pourtant, quelques mois plutôt, le chef de l’État, soutenait à l’assemblée générale des Nations unies, une action déterminée visant à punir les auteurs des violations graves des droits humains. Il avait même affirmé sa volonté de lutter contre l’impunité.
Pour de nombreux Centrafricains, le chef de l’État n’a désormais aucune autorité morale de leur parler de la justice comme son principal instrument de la lutte contre l’impunité.
Bangui, 11 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Voilà il y a un peu plus de trois mois que les partis politiques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), le parti MLPC dirigé par le député Martin Ziguélé et la PATRIE de maître Crépin Mboli-Goumba ont annoncé, publiquement, le retrait de leurs représentants du comité d’organisation du Dialogue républicain un mois seulement après leur installation. Ils dénoncent la décision du pouvoir d’exhumer le dossier de la levée d’immunité de leurs trois parlementaires. Mais depuis cette date, les partis politique de l’opposition maintiennent leur position malgré des négociation initiées par le chef de l’État Faustin Archange Touadera. En attendant des tractations pour la reprise des travaux préparatoires, l’opposition démocratique propose de troquer son retour à la condition non négociable d’abandon total de la procédure judiciaire en cours. Or, du côté du pouvoir, on brandit la séparation de pouvoir. D’autres poussent le chef de l’État à réorganiser un nouveau comité de dialogue dit « Républicain » sans l’opposition démocratique.
centrafrique.org/centrafrique-dologuelee-accusess-et-deshabilles-touaderaa-2/img_2520/” rel=”attachment wp-att-16579″ data-wpel-link=”internal”>De droite à gauche : le President Faustin Archange TOUADÉRA et le chef de file de l’opposition Anicet Georges Dologuélé
Selon certains proches du chef de l’État, Faustin Archange Touadera ainsi que ceux de son parti les cœurs unis, si l’opposition démocratique continue de camper sur sa position de ne pas siéger dans le prochain dialogue dit « Républicain » initié par le Président de la République, qu’à cela ne tienne: il faut que le pays avance. Il faut nécessairement convoquer ce dialogue sans l’opposition justement. D’après eux, il n’y a aucune raison valable pour que toute la République les attende du moment où ils sont en train de chercher des stratégies auprès de leurs partenaires occidentaux.
Selon leurs indiscrétions, si l’opposition démocratique participe à ce dialogue dit « Républicain », elle va faire en sorte que le régime soit en ballottage, c’est-à-dire redevenir un régime de transition. Selon eux, soit il n’y aura pas de dialogue, soit il y’en aura, mais sans l’opposition, par la suite on annonce l’organisation du référendum constitutionnel.
Du côté de l’opposition, c’est l’étonnement. « Dans une démocratie, le dialogue est permanant », a fait savoir un membre de l’opposition. « Mais ce dialogue républicain, qui lui a demandé cela ?. Pour nous, il revient au président Touadera, signataire du décret instaurant ce comité d’organisation, choisisseur des entités qui doivent le composer, de reprendre un autre décret abrogeant partiellement la partie des ceux qu’ils ne veulent plus les voir au dialogue ou toute autre entité « dérangeante » qu’il souhaite aussi exclure également afin qu’il puisse poursuivre son dialogue comme il entend c’est tout ». Conclu cet opposant.
Selon un enseignant chercheur à l’Université de Bangui, un dialogue national est nécessaire entre l’opposition politique et le gouvernement pour permettre que les mécontentements continuent de s’exprimer dans un cadre légal et non par la violence armée. C’est la solution la plus idoine pour éviter que des tensions politiques ne finissent par faire le lit d’une instabilité chronique qui rendrait le pays difficilement gouvernable.
Centrafrique.org/une-fille-habillee-avec-un-t-shirt-je-suis-wagner/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/10/une-fille-habillee-avec-un-T-shirt-Je-suis-Wagner-450×444.jpg” alt=”une fille habillée avec un T-shirt Je suis Wagner” width=”450″ height=”444″ />une fille habillée avec un T-shirt Je suis Wagner
Les élections contestées de l’année dernière, qui ont donné l’occasion aux mercenaires du groupe Wagner, lié à l’État russe, d’affirmer leur influence sur la politique en République centrafricaine, jetteront une ombre sur 2022. Elles ont contribué à sécuriser Bangui et d’autres villes contre l’opposition armée mal organisée et a permis à Faustin-Archange Touadéra d’être réélu Président, mais dans des conditions discutables (AC Vol 62 n°2, Victoire sous un nuage).
L’Union européenne, la France, les États-Unis et les casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) ont avalé l’élection truquée de Touadéra, comme une option plus facile que de renouer avec les groupes armés et l’ancien toujours ambitieux Président François Bozizé (AC Vol 61 No 15, Choc des dirigeants). Ce qui a suivi a montré un échec politique de la part des responsables occidentaux : les victoires de Wagner étaient responsables de meurtres de Gbaya et de Peulh (ou Peul), simplement parce qu’ils sont ethniquement liés à Bozizé ou à la coalition des principaux groupes armés, l’Unité pour la paix en Centrafrique.
Malgré de nombreuses victoires, la situation militaire reste incertaine, car les mercenaires de Wagner n’ont aucun soutien aérien et manquent de troupes pour étendre leur contrôle sur un territoire vaste et peu peuplé. L’utilisation généralisée des mines terrestres par toutes les parties a fait un grand nombre de morts parmi les civils et a gravement entravé les déplacements à travers le pays. La Minusca, alliée de Touadéra depuis des années, est devenue la cible de manifestations hostiles à Bangui à partir de mars 2021, après que ses experts aient dénoncé les violations des droits humains commises par des agents de Wagner.
Objectif différent
En 2021, les préoccupations internationales concernant la rca sont passées d’une focalisation sur la politique intérieure (par exemple, si le gouvernement tenait ses promesses ou sur les menaces aux droits humains posées par les milices Requin de Touadéra) à des inquiétudes géopolitiques concernant le rôle de la Russie en Afrique. Cela a soulagé de nombreuses pratiques douteuses de Touadéra, mais a souligné les conséquences de sa coopération avec Wagner (AC Vol 62 No 19, l’inclinaison de Moscou pose des risques).
Touadéra a refusé de reconnaître le mauvais comportement de ses alliés russes et a surtout perdu le soutien financier de l’UE et de la Banque mondiale. La Banque a eu du mal à avaler la reprise des douanes centrafricaines en mai par une équipe russe dirigée par quelqu’un qui avait déjà été condamné en Russie pour violation de la réglementation douanière. Le contrat a été résilié en octobre. La France a suspendu son soutien budgétaire vital en juin et a poussé d’autres donateurs à faire de même. En conséquence, la RCA ne parviendra pas à payer les salaires ou les retraites de la fonction publique en 2022, créant plus de tensions sociales à Bangui. La perte du soutien français et européen a accru les divisions au sein de l’armée, où les soldats voient les promotions dictées par des considérations ethniques et des liens avec Touadéra ou les Russes, plutôt que sur le mérite.
Les chances de Touadéra de tenir son engagement de lancer un dialogue national semblent minces, étant donné sa réticence à accueillir une véritable opposition politique civile. Il a fait pression et soudoyé la Cour constitutionnelle et le système judiciaire plus largement pour coincer des opposants de premier plan tels que l’ancien président Karim Meckassoua, qui a fui le pays en août après avoir été destitué et démis de ses fonctions pour trahison.
En 2021, le président angolais João Lourenço, au nom de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs, a tenté une médiation entre Touadéra et les groupes armés. Touadéra a rencontré Lourenço en Angola et une délégation angolaise s’est rendue au Tchad pour s’entretenir avec les groupes armés. Ces pourparlers ont conduit les rebelles à réduire leurs attaques, mais l’intransigeance de Bozizé bloque de nouveaux progrès. En l’absence de propositions concrètes de Touadéra, les attaques rebelles devraient se multiplier en 2022. Cela se produira bien que le président ait signé l’accord de paix de Khartoum avec les rebelles en 2019. L’accord était censé avoir conduit à la création d’unités spéciales de sécurité mixtes,
Dans lesquelles les rebelles et les soldats centrafricains serviraient, et il prévoyait également une plus grande représentation des rebelles au gouvernement. Le non-respect par Touadéra de ses engagements devrait conduire l’Angola à renoncer à ses tentatives de médiation. La mise en œuvre strictement limitée de l’accord de paix de Khartoum a incité les rebelles à lancer une nouvelle campagne militaire à partir de décembre 2020.
Sous les conseillers russes, le régime devient plus autoritaire.
Les élections locales, généreusement financées par les donateurs, sont devenues le principal moyen de construire le parti présidentiel dans les grandes villes, où les ailes jeunesse sont utilisées comme milices pour intimider l’opposition civile. Les nouvelles administrations locales sont tout aussi prédatrices que l’État central l’a été par le passé.
A Bangui même, l’ambassadeur russe nouvellement nommé est aujourd’hui essentiellement un agent de relations publiques, essayant de nettoyer le gâchis créé par les déclarations de son prédécesseur contre l’opposition civile et de garder sous contrôle les mercenaires de Wagner lorsqu’ils sont dans la capitale. Mais cela change peu – les mercenaires n’ont pas changé leur mode opératoire à la campagne.
La RCA est utilisée par Moscou comme une illustration de ce qu’une alliance avec la Russie pourrait apporter aux dirigeants de n’importe quel pays africain : sécurité pour le régime, protection diplomatique au Conseil de sécurité de l’ONU et enrichissement personnel pour ses principaux membres et leurs proches. Touadéra s’efforce de manier un cabinet divisé sur la politique envers la Russie. Les
Conseillers poussent au remplacement du Premier ministre Henri-Marie Dondra, ce qui serait perçu comme une radicalisation du régime, à l’heure où ses caisses sont vides. Pendant ce temps, la RCA s’écarte davantage des recommandations des institutions de Bretton Woods avec certaines réformes, notamment l’exigence que tous les diamants soient achetés par une entreprise publique – une mesure visant à aider à payer les mercenaires de Wagner.
Bangui, 11 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Alors que la nouvelle année 2022 vient de commencer, le peuple centrafricain, abandonné à lui-même, abandonné par les autorités de leur pays, continue de payer le lourd tribut. Rien pour la journée du 9 janvier, dans la localité de Bozoum, deux hommes, dont un commerçant et un éleveur ont été froidement abattus alors qu’ils faisaient seulement leurs activités. À quand la fin ?
Lors d’une attaque des hommes armés assimilés aux éléments rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans la localité de Boïna, situé à une cinquantaine de kilomètres de Bozoum sur l’axe Bouar, un homme, âgée d’une quarantaine d’années a été tué par balle. Tandis que sur l’axe Bozoum – Bossemptélé, à une vingtaine de kilomètres de la ville de Bozoum sur l’axe Bossemptélé, plus précisément au village Boyabane, situé à 25 km de Bozoum, un éleveur peul, âgé d’une soixantaine d’année, sur son cheval, a été froidement assassiné par des soldats FACA vers 17 heures.
Selon les témoins, l’homme, un éleveur peul, laissant son troupeau quelques kilomètres plus loin, se dirigeait seul sur son cheval vers le village Boyabane pour s’approvisionner au vivres quand il a croisé les soldats FACA en provenance de la direction de Bossemptélé. Ils l’ont gratuitement abattu à bout portant et partir. Un crime qui avait paniqué tout le village.
Alors, pour la population locale, comment fait-il que les forces de l’ordre réagissent comme des bandits armés, comme des rebelles ?
Bangui, 10 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – C’est un feuilleton improbable que le locataire du palais de la renaissance, le professeur Faustin Archange Touadera se veut être le principal acteur. Après l’annonce en coulisse d’une probable enquête de la cour pénale internationale sur les exactions commises par les mercenaires de la société russe Wagner sur la population civile centrafricaine, le chef de l’État tente de changer de casquette : rapatrier les Wagner et amener des Israéliens. Mais Moscou, qui joue sur son image en Afrique, tape le poing sur la table, et Bangui tremble.
centrafricain/simplice-mathieu-sarandji-et-alexandre-ivanov-chef-de-la-cosi/” rel=”attachment wp-att-51125″ data-wpel-link=”internal”>Simplice Mathieu Sarandji et Alexandre Ivanov, chef de la COSI (Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale – une institution de représentation relevant du groupe PMC Wagner) le 15 Octobre 2021.
Tout s’est déroulé dans une extrême confidentialité l’année dernière. Même les ministres du Gouvernement centrafricain n’avaient pas cette information du premier rang. Mais pour en discuter, le Président Touadera avait décidé d’envoyer en novembre dernier le président de l’Assemblée nationale, le géographe Simplice Mathieu Sarandji en Russie, car si c’est lui qui va, vu le temps qu’il va faire à Moscou, ça va susciter beaucoup des réactions. Mais une fois en Russie, Simplice Mathieu Sarandji n’avait pas l’audace d’en parler clairement. Mais une fois qu’il avait tenté d’en discuter avec des représentants de Wagner à Moscou, ceux-ci l’ont mis mal à l’aise, et préfèrent s’aligner dès la première réponse négative. Bien au contraire, Simplice Mathieu Sarandji s’était engagé à devenir le porte-voix de Wagner non seulement auprès de son ami Faustin Archange Touadera, mais de tous les Centrafricains. Sarandji, nouvelle marionnette de Wagner, concocte à Moscou des stratégies de manipulation de l’opinion sur la base des campagnes anti-communauté internationale, anti-Minusca, anti-Union européenne et anti-française en Centrafrique. C’est ainsi que le choix du chef de l’État de changer les mercenaires du groupe Wagner aux Israéliens n’est plus d’actualité. Simplice Mathieu Sarandji, désormais, joue sa carte personnelle auprès de Wagner et des autorités russes.
Bangui, 10 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’attaque est survenue la semaine dernière vers 2 heures du matin alors que tout le staff dormait encore sur la base d’exploitation minière de Ndassima. Des explosifs largués par un hélicoptère de Wagner auraient coûté la vie à deux personnes, et blessés 10 autres. L’état-major parle d’une erreur de cible. Et si c’était de la population civile dans un village ?
Exploitation minière de la société russe Lobaye Invest à Ndassima, aux environs de Bakala, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC
C’était le jeudi 6 janvier dernier qu’un hélicoptère de Wagner, multipliant des bombardements depuis deux semaines dans les localités de Bambari afin de harceler et couper de sommeil aux éléments rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique, serait à l’origine de cet incident. Selon les témoins, c’était vers 2 heures du matin Qu’un avion aurait largué deux explosifs sur une position de la base d’exploitation minière de Ndassima, gérée par la société Wagner, détruisant au passage un de leur conteneur, et tuant deux personnes ainsi que 10 autres blessées ! Une partie des blessés a été transférée dans un hôpital à Bambari, d’autres à Bangui. On ignore le nombre exact des Mercenaires russes blessés ou tués dans cette attaque, mais certains témoins ont affirmé voir un mercenaire de Wagner blessé et transféré à l’hôpital de Bambari parmi les victimes.
Selon des sources sécuritaires locales, cette nouvelle stratégie d’attaque nocturne par des moyens aériens est adoptée, puis pratiquée depuis quelques semaines par les mercenaires russes afin de mettre de la pression sur les rebelles et les démoraliser. L’objectif, perturber au maximum leur sommeil afin de les pousser à se rendre. C’est justement ce qui est arrivé samedi dernier à Monsieur Djibril, un colonel de l’UPC qui est sorti de son maquis avec ses hommes pour demander leur désarmement. Mais le seul problème, c’est la population civile. Un tel acte a pour victimes les populations civiles innocentes. Le pouvoir de Bangui ne s’en soucie malheureusement de guerre.
Bangui, 10 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le vendredi 7 janvier 2022, l’ex-député de Sosso-Nakombo et ancien deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Monsieur Mathurin Dimbelé Nakoé , actuel conseiller spécial du Président de l’Assemblée nationale a publié, sur les réseaux sociaux, un post public dans lequel il avait soulevé un point crucial sur le véritable danger qui guette notre pays, la République centrafricaine est également son invasion par des opérateurs économiques étrangers. Sauf que cette sortie inattendue a suscité de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux, même au-delà.
Mathurin Dimbélé Nakoé
Les réseaux sociaux sont aujourd’hui indispensables à chacun d’entre nous. Leur place dans la, la société est prépondérante, leurs utilisateurs ayant aujourd’hui la capacité technique de s’exprimer devant une audience publique. Vous pouvez atteindre une large audience, mais avoir aussi de retour négatif. C’est ce qui est arrivé à Monsieur Mathurin Dimbélé Nakoé, conseiller spécial du Président de l’Assemblée nationale.
En effet, le vendredi 7 janvier 2022, il avait publié ceci sur le réseau social Facebook :
« Chers compatriotes, nous sommes en guerre, c’est vrai, mais le véritable danger qui guette notre pays est également son invasion par des opérateurs économiques étrangers. Notre économie est aux mains des étrangers. Le petit commerce est tenu par les immigrés tchadiens au km5, à Bambari, Bria, Carnot … Le secteur stratégique du pétrolier aval par les Camerounais, l’agrobusness par les Libanais et bientôt les Rwandais. Le transport par les Camerounais. Bref, tous les secteurs sont aux mains des étrangers. Chers compatriotes, réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard ».
Loin de faire la polémique, il a néanmoins suscité des nombreuses critiques de la part de certains internautes qui préfèrent mettre en cause son action quand il était encore député de Sosso-Nakombo. Selon ces internautes, ce type de réveil est tardif surtout quand il facilitait l’entrée des marchandises des citoyens camerounais quand il était député. Même la cour constitutionnelle avait rejeté sa candidature à sa propre succession à Sosso-Nakombo en 2020 en raison de ses nombreuses pratiques illégales et ses déboires judiciaires.
Souvenez-vous, il y’a deux ans, les députés Mathurin Dimbélé et Teddy Weïdane avaient été soupçonnés d’avoir trafiqué des faux macarons de l’assemblée nationale et vendus aux sujets camerounais. Une enquête judiciaire avait été ouverte, mais le dossier avait été classé sans suite à leur appartenance au parti au pouvoir.
À lire aussi : rca-affaire-des-deputes-mathurin-dimbele-et-teddy-weidane-lenquete-judiciaire-vient-detre-suspendue/” data-wpel-link=”internal”>RCA : affaire des députés Mathurin Dimbélé et Teddy Weïdane, l’enquête judiciaire vient d’être abandonnée.
Bangui, 10 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le président camerounais, Monsieur Paul Biya a décidé, dans un décret présidentiel du 5 janvier 2022, de la création de 3 nouvelles universités d’État, portant le nombre total de ces établissements publics dans le pays à 11. Pendant ce temps, la République centrafricaine (rca), dirigée par les enseignants du supérieur, dispose d’une seule université où les enseignants sont en grève depuis 45 jours .
Au Cameroun, les régions de l’Est, du Nord et du Sud auront bientôt chacune leur université d’Etat. La nouvelle a été annoncée ce 31 décembre par le Président Paul Biya lors de son discours de fin d’année à la Nation.
Jusqu’ici, ces trois régions étaient les seules du pays à ne pas abriter d’universités d’Etat. Avec ces trois nouveaux établissements, le Cameroun porte à 11 le nombre total de ses universités d’Etat, soit une dans chaque région à l’exception de la région du centre qui en compte deux à savoir, l’université de Yaoundé I et l’université de Yaoundé II.
Le Président a fait savoir que cette décision a pour objectif de réduire les disparités infrastructurelles entre les régions. « Il n’est pas acceptable que certaines régions aient le sentiment d’être laissées sur le chemin tandis que d’autres progressent », a expliqué le président camerounais.
Aucun détail supplémentaire n’a été donné par le président au sujet de la création des nouvelles universités.
Alors que l’annonce est encore toute fraîche dans le pays, les experts de l’éducation souhaitent que les nouvelles institutions soient spécialisées et alignées aux besoins des régions ciblées.
Bangui, 10 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un nouvel organisme d’accompagnement, d’aide et de formation des personnes vivantes avec les mobilités réduites voit le jour dans la capitale centrafricaine Bangui sous la présidence du célèbre artiste Beachman.
centrafrique.org/le-president-fondateur-handicapable-beachman-au-milieu/” data-wpel-link=”internal”>Le président fondateur HANDICAPABLE Beachman au milieu. PHOTO CNC/ D.Y. IBRAHIME
Lancée officiellement dimanche 9 janvier au centre culturel Samba-Panza à Bangui, la fondation « Handicapable », crée le 11 octobre 2021, se présente comme un organisme de bienfaisance entièrement consacré à la formation, à l’accompagnement, à l’assistance, aux conscientisations et à là moralisation des personnes vivantes avec les mobilités réduites avec une présence à travers toute la République centrafricaine afin de réduire la mendicité au milieu de handicap. Selon le Président fondateur, le but de la fondation Handicapable est de créer dans un bref délai, un complexe culturel capable D’accueillir, d’équiper et de former toute personne en situation de handicape.
Prenons la parole, le commandant Jean-Marie de la mission logistique française en Centrafrique exprime son émotion, car, selon lui, cette fondation est avant tout destinée à une population qui doit avoir sa place dans une société, la population ayant un handicape. Car elle fait pleinement partie des forces vives du Centrafrique.
« Comme Beachman ou Tristan, les personnes ayant un handicap contribuent au rayonnement de la Centrafrique au-delà des frontières, que ce soit dans les domaines de la culture, du sport et dans bien d’autres. Cette fondation HANDICABLE crée une nouvelle dynamique pour faciliter l’inclusion de toutes ces personnes qui font partie pleinement de la société. Au travers de l’appui de la MISLOG, c’est la France qui est à votre côté, car vous représentez aussi l’avenir et l’espoir de la Centrafrique.Ce soir, l’esprit de fraternité et de respect doit être présent en nous. Ces valeurs que nous allons retrouver en regardant ensemble le match de lancement de la coupe d’Afrique des Nations ».
Arrêté en Centrafrique mai en possession d’armes, Rémy Quignolot, ancien sergent de l’armée française établi en Afrique, risque les travaux forcés. Selon son avocat et sa sœur, il s’est retrouvé malgré lui au coeur du conflit entre Bangui et Paris. Sa dernière demande de remise en liberté a été rejetée le 24 novembre. Pour justifier son refus, le doyen des juges d’instruction de la capitale centrafricaine annonce “des éléments jusqu’alors inconnus du dossier et mis à disposition par l’organe de poursuite qui rabattent [sic] les cartes”. Le détenu s’appelle Rémy Quignolot.
Le français Juan Rémy Quignolot, interpellé par la police le 11 mai 2021 pour détention illégale d’armes de guerre. Photo CNC
Cela fait sept mois que cet ancien sergent de l’armée française établi en Afrique depuis une dizaine d’années est écroué à Bangui. Aujourd’hui âgé de 55 ans, il encourt les travaux forcés à perpétuité. Les accusations sont lourdes : atteinte à la sûreté de l’État, complot, terrorisme, espionnage, association de malfaiteurs, détention d’armes et munitions de guerre et proxénétisme…
“C’est lunaire, commente, dépité, son avocat français, Maxime Delacarte, qui a pu lui rendre visite cet été. Mis à part la détention d’armes, le dossier judiciaire est vide. Il n’a fait l’objet d’aucune surveillance policière ni d’écoutes téléphoniques, il n’y a pas de témoignage… Mon client est l’otage du pouvoir centrafricain, qui instrumentalise sa situation dans son bras de fer avec Paris.” Se retranchant derrière le “devoir de réserve”, l’ambassade de France à Bangui ne souhaite pas s’exprimer, sinon pour assurer que le prisonnier “bénéficie de la protection consulaire”.
Une arrestation mise en scène
“On ne comprend rien aux charges qui pèsent contre lui, on n’a aucun contact, c’est très angoissant!”, se désole la sœur du prisonnier. Tout ce que cette femme résidant en France sait du sort réservé à son frère, c’est qu’il est détenu à l’isolement, avec une assiette de riz par jour, et que sa maison a été récemment pillée. Elle évoque un “homme d’action avec l’esprit d’aventure, mais réservé et discret, qui aujourd’hui n’a plus rien”. Père de quatre enfants, Rémy Quignolot a vécu en Nouvelle-Zélande après son départ de l’armée, en 1992 selon ses déclarations. Il a ensuite posé ses valises en Afrique : au Togo, au Burkina Faso, au Mali et, fin 2013, en République centrafricaine , un pays extrêmement pauvre alors en pleine guerre civile. L’ancien soldat multiplie les contrats, dans la sécurité privée, la lutte contre le braconnage, l’accompagnement d’équipes de télévision ou comme “officier de protection rapprochée” pour les Casques bleus de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca)… Jusqu’au 10 mai dernier, date de son interpellation.
Une arrestation savamment mise en scène. Des munitions par centaines, quelques tenues militaires de camouflage, des jumelles, deux gilets pare-balles, des lampes torches, quatre chapeaux de brousse, des téléphones et, surtout, quatre armes (un pistolet automatique, un fusil de chasse, une carabine et un fusil M16) sont exposés aux photographes pour illustrer ce que l’accusation présente comme un “arsenal impressionnant” destiné à préparer un coup d’État. Ses “outils de travail”, se défend Quignolot, qui reconnaît néanmoins détenir illégalement le fusil M16.
Un contre-feu de Bangui?
“Si on se met à arrêter tous les gens armés à Bangui, on n’a pas fini!” “Freddy” Lemonnier ne compte plus en années pour calculer la durée de sa présence à Bangui, mais en nombre de coups d’État. Il en est à six. En tant que représentant des Français de Centrafrique, celui qui a tenu pendant vingt-sept ans le Relais des Chasses, une table réputée de la capitale, a rendu plusieurs fois visite au Français en prison, “pour lui donner à manger”. Actuellement dans l’Hexagone, Lemonnier se prépare à retourner en Centrafrique, son deuxième pays, même si “on n’aime plus les Français là-bas”, ainsi qu’il se désole en évoquant les manifestations orchestrées par le pouvoir contre la France et son drapeau régulièrement brûlé dans les rues de Bangui.
C’est en effet à la Russie et aux paramilitaires du très controversé groupe Wagner que le pouvoir a confié la défense du pays contre les groupes rebelles armés. L’arrestation de Quignolot est d’ailleurs survenue au moment où paraissaient dans la presse internationale les premières accusations de pillages, viols ou exécutions sommaires contre Wagner, et alors que la tension montait entre Bangui et Paris, ancienne puissance coloniale, sur fond de gel de la coopération et, en retour, de campagne médiatique antifrançaise.
Bangui a-t-il voulu allumer un contre-feu en arrêtant un “mercenaire” français? Le 19 décembre, un conseiller du président de la République centrafricaine, Steve Tangoa, publiait sur son compte Twitter la photo de Rémy Quignolot menotté, assortie de la légende “Le wagner français vous salut depuis centre-afrique [sic]”.
FPRC-aba-tom-au-assis-milieu-de-ses-gardes-du-corps/” rel=”attachment wp-att-40279″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/08/le-general-du-fprc-aba-tom-au-assis-milieu-de-ses-gardes-du-corps-450×421.jpg” alt=”Le général du FPRC ABA TOM assis au milieu de ses gardes du corps dans la localité de Bria. Photo CNC / Moïse Banafio” width=”450″ height=”421″ />Le général du FPRC ABA TOM assis au milieu de ses gardes du corps dans la localité de Bria. Photo CNC / Moïse Banafio
COMMUNIQUE DE PRESSE
En plus des travaux forcés auxquels sont soumis les hommes et les femmes de Bria, les mercenaires de la société militaire privée Wagner ont, mardi, le 04 janvier 2022, dans la ville de Bria, tué six personnes dans les quartiers Piango, Mandé, Bornou et Ndrou et confisqué les dans la dignité les leurs.
Dans le chantier minier de Pandé, à PK 30 de la localité de Lamy-Pont, 17 personnes ont été sauvagement massacrés, mercredi, le 05 janvier 2022, par les mêmes mercenaires de Wagner.
Vendredi, le 07 janvier 2022, dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, deux jeunes adolescents sont tués par les éléments de la force de sécurité intérieur (FSI).
Le FPRC présente ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées, exprime sa profonde compassion et dénonce sans réserve les rackets des populations, les détentions arbitraires, les disparitions forcées, les enlèvements, exécutions sommaires et assassinats ciblés qui s’érigent en mode de gouvernement.
Conscient que les changements indispensables pour soutenir la dynamique en vue de l’instauration d’un véritable État de droit, garant d’une société de progrès, ne peut résulter que de l’action militante des femmes et des hommes décidés de rompre avec la médiocrité et la résignation ;
Convaincu que le triomphe d’une démocratie saine et apaisée en Centrafrique nécessite la contribution de tous les acteurs ;
Engagé à soutenir pleinement toute démarche de paix et de la concorde nationale ;
Considérant que les violences barbares du gouvernement et ses mercenaires de la société Wagner sur les populations civiles sont inacceptables, intolérables et condamnables ;
Engagé à agir activement pour que le peuple centrafricain sorte de la torpeur et libère les énergies créatrices pour construire un pays de paix et de progrès où règnent la justice, l’équité, la liberté et l’égalité des droits pour tous ;
Face à l’escalade des violences et à l’agressivité individuelle et collective des mercenaires de Wagner ;
Considérant le bilan croissant de victimes, blessés et morts, endeuillant de nombreuses familles centrafricaines ;
Le FPRC lance un appel solennel aux FACA et aux FSI de se désolidariser du gouvernement de Bangui et d’œuvrer pour la libération des Centrafricaines et Centrafricains soumis sous le joug des mercenaires de Wagner.
Le FPRC s’engage à tout mettre en œuvre pour que les attaques sur les villages et les exactions sur les populations civiles, à Bangui comme dans l’arrière-pays, cessent sans délai et que ce conflit, qui n’a que trop duré, trouve son épilogue autour d’une table de concertation réunissant toutes les forces vives de la Nation et tous les protagonistes.
Le FPRC prend à témoin la communauté internationale, particulièrement l’ONU, l’UE, l’UA, la CIRGL, la CEEEAC, ainsi que le G5+ qui ne ménagent d’aucun effort pour des solutions pérennes à la crise multidécennale en République Centrafricaine.