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Soudan du Sud: le gouvernement responsable de crimes de guerre ?

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Soudan du Sud: le gouvernement responsable de crimes de guerre ?

Texte par: VOA
Publié par:Corbeaunews Centrafrique

Le Soudan du Sud est, depuis son indépendance en 2011, en proie à des violences politico-ethniques et à une instabilité chronique.

Des membres du gouvernement du Soudan du Sud sont responsables de violations des droits de l’homme s’apparentant à “des crimes de guerre”, a affirmé vendredi l’ONU, ajoutant avoir identifié 142 personnes dont les actes vont faire l’objet d’une enquête.

Depuis son indépendance du Soudan en 2011, le plus jeune pays du monde est en proie à des violences à caractère politico-ethnique et à une instabilité chronique, qui l’empêchent de se remettre de la sanglante guerre civile qui a fait près de 400.000 morts et quatre millions de déplacés entre 2013 et 2018.

Un accord de paix signé en 2018 par les ennemis jurés Riek Machar et Salva Kiir est toujours largement inappliqué, et l’ONU a mis en garde en février contre un “risque réel de retour au conflit” dans le pays.

Début mars, un rapport conjoint de la Mission de l’ONU dans le pays (Minuss) et du Bureau des droits de l’homme de l’ONU a affirmé qu’au moins 440 civils ont été tués entre juin et septembre 2021 dans la région de Tambura, dans l’Etat d’Equatoria-Occidental (sud-ouest du pays), lors de combats entre factions du vice-président Riek Machar et l’armée loyale au président Salva Kiir.

Vendredi, la Commission des droits de l’homme des Nations unies dans le pays a publié un nouveau rapport affirmant qu’elle avait “des motifs raisonnables de croire que des membres du gouvernement du Soudan du Sud se sont livrés à des actes (…) équivalant à des crimes de guerre” dans les Etats d’Equatoria-Central et d’Equatoria-Occidental.

La commission a “établi une liste de 142 personnes qui justifient une enquête pour une série de crimes relevant du droit national et international”, a déclaré sa présidente Yasmin Sooka devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève.

Le rapport décrit de nombreuses violations des droits de l’homme, parmi lesquelles des viols, de l’esclavage sexuel de femmes, des meurtres de dizaines d’enfants, dont au moins un bébé battu à mort devant sa mère.

“L’idée que la violence au niveau local n’est pas liée à l’Etat ou aux conflits au niveau national, comme le suggèrent le gouvernement et les élites militaires sud-soudanaises, est une erreur”, a déclaré Sooka.

“Ces meurtres, massacres, tortures, enlèvements, détentions, pillages, incendies de villages et déplacements forcés ainsi que les viols et violences sexuelles au niveau local sont le reflet d’une intense lutte politique pour le pouvoir (…) au niveau national”, a-t-elle ajouté.

L’accord signé en 2018 prévoit le principe d’un partage du pouvoir au sein d’un gouvernement d’union nationale, formé en février 2020 avec Kiir au poste de président, et Machar comme vice-président.

Mais les dispositions de l’accord de paix restent largement inappliquées, en raison notamment des querelles persistantes entre les deux rivaux au sommet de l’Etat.

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La transition au Burkina, trop longue selon la Cédéao

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La transition au Burkina, trop longue selon la Cédéao

Texte par: DW français
Publié par:Corbeaunews Centrafrique

La Cédéao voit d’un mauvais oeil la durée de la transition militaire de trois ans proposée par la junte.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) n’est toujours pas satisfaite par la durée de la transition militaire au Burkina Faso. En visite à Ouagadougou, la ministre ghanéenne des Affaires étrangères, Shirley Ayorkor Botchwey, qui dirigeait ladélégation de la Cédéao, s’est ainsi déclarée “inquiète” de la transition de trois ans proposée par la junte militaire au pouvoir au Burkina Faso.

C’est pourquoi, ajoute Shirley Ayorkor Botchwey, “la Cédéao demande que le gouvernement de transition fournisse une feuille de route claire de ses activités pour les prochains 36 mois.”

Au cours de son séjour, la délégation a rencontré le nouvel homme fort du pays, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui a renversé le 24 janvier dernier le président Roch Marc Christian Kaboré.

Apaisement

“Les problèmes qui frappent le Burkina Faso sont aussi nos problèmes (…) ce n’est pas en ces moments où le Burkina a des besoins que nous l’abandonnerons. Oui, le Burkina est suspendu de la Cédéao mais il est toujours un membre et nous continuerons de travailler ensemble pour ramener la normalité dans ce grand pays”, a déclaré Shirley Ayorkor Botchwey.

Une déclaration qui n’est pas étonnante puisque le principe de la Cédéao est de refuser les coups d’Etat et de réclamer un retour du pouvoir aux civils dans les 18 mois maximum. C’est ce que rappelle l’analyste politique burkinabè, Atiana Serge Oulon.

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Centrafrique, la cour pénale spéciale fixe la date de son premier procès

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Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 18 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Les premiers procès de la Cour pénale spéciale (CPS)  pour la République centrafricaine s’ouvriront le 19 avril prochain, selon la Section d’assise de la cour pénale spéciale qui a publié un communiqué de presse ce jeudi 17 mars 2022.

rca-la-cour-penale-speciale-passe-a-la-vitesse-superieure-avec-21-suspects-sous-les-verrous/les-magistrats-de-la-cour-penale-speciale-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-38415″ data-wpel-link=”internal”>les magistrats de la cour pénale spéciale à Bangui
Les magistrats de la Cour Pénale spéciale. (CPS).

 

Cette juridiction hybride, composée  des juges  centrafricains et internationaux,  a été créée en 2015. Elle a pour mandat de poursuivre les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et génocide perpétré en Centrafrique.

 

La première affaire

Justement, dans un communiqué de la cour publié ce jeudi 17 mars 2022, elle  a annoncé la tenue de son premier procès au 19 avril 2022.

« Le 21 février 2022, la Chambre d’assises désignait par ordonnance la 1re Section d’assises pour juger l’affaire ministère public contre Messieurs ISSA SALLET ADOUM alias BOZIZÉ, YAOUBA Ousman et MAHAMAT Tahir accusés d’avoir commis le 21 mai 2019 à LEMOUNA et à KOUNDJILI des meurtres et autres actes inhumains constitutifs de crimes contre l’humanité , des meurtres ,des tortures, autres atteintes à la dignité des personnes, notamment des traitements humiliants et dégradants constitutifs de crimes de guerre.

Monsieur ISSA SALLET ADOUM alias BOZIZE est également accusé, en sa qualité de chef militaire, des viols commis par ses subordonnés le 21 mai 2019 à KOUNDJILI constitutifs de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre », a indiqué la cour dans son communiqué de presse, tout en ajoutant que « Conformément aux dispositions de l’article 117 du Règlement de procédure et de preuve, la Section d’assises a convoqué le ministère public, les conseils des accusés et des parties civiles ce jour le 17 mars 2022, aux fins de prendre les mesures préparatoires pour permettre que le procès se déroule avec célérité et dans le respect des droits fondamentaux des parties. A l’issue de cette conférence la Section d’assises a fixé la date d’ouverture du premier procès de la Cour Pénale Spéciale au 19 Avril 2022 ».

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

« Dictateur meurtrier » : Biden critique Poutine après l’avoir qualifié de crimi nel de guerre

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« Dictateur meurtrier » : Biden critique Poutine après l’avoir qualifié de criminel de guerre

Texte par: La nouvelle tribune
Publié par:Corbeaunews Centrafrique

Depuis plusieurs mois, la situation est très tendue entre les Etats- Unis et la Russie dirigée par Vladimir Poutine. Les deux puissances n’accordent pas leur violon sur le dossier ukrainien. Et comme on peut l’imaginer, après l’offensive russe, la tension s’est aggravée. Cette semaine, le président Biden a qualifié son homologue russe de criminel de guerre, une réaction jugée « impardonnable » par le Kremlin qui a réagi quelques heures après la sortie du président américain. Hier encore, comme si cela ne suffisait pas, Biden a remis une couche en qualifiant son homologue de « pur voyou » et de « dictateur meurtrier ».

Entre Biden et Poutine ce n’est pas l’amour fou. Les dirigeants de ces deux puissances du monde. La tension s’est accentuée encore plus avec la guerre qui a éclaté en Ukraine le 24 Février dernier. En effet, les occidentaux avec les USA en tête ont condamné à plusieurs reprises l’offensive russe et ont imposé une multitude de sanctions contre la Russie mais aussi directement contre des hauts dirigeants russes. Dans ce contexte déjà très tendu, Biden ne manque pas de critiquer son homologue au cours de ses interventions. Hier jeudi, au cours d’une nouvelle intervention, il a qualifié son homologue de « pur voyou » .

S’exprimant lors du déjeuner annuel des Amis de l’Irlande le jour de la Saint-Patrick à Capitol Hill, Biden a déclaré que Poutine était « un dictateur meurtrier, un pur voyou qui mène une guerre immorale contre le peuple ukrainien ». Plus tôt dans la même journée de ce jeudi, lors d’une réunion avec Micheál Martin, le premier ministre irlandais, le président Biden s’est également concentré sur le dirigeant russe, déclarant : « La brutalité de Poutine et ce qu’il fait et ce que font ses troupes en Ukraine est tout simplement inhumain».

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En direct à la télévision, Vladimir Poutine attaque les Russes vivant en Occident: “De la rac aille et des traîtres”

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En direct à la télévision, Vladimir Poutine attaque les Russes vivant en Occident: “De la racaille et des traîtres”

Texte par: Lalibre.be
Publié par:Corbeaunews Centrafrique

Le président a appelé les Russes à faire la différence entre “les vrais patriotes” et “la racaille”.

En pleine réunion gouvernementale rediffusée en direct à la télévision, Vladimir Poutine a souhaité adresser un message à l’Occident et à tous les Russes habitant dans cette région. En effet, alors que le gouvernement se réunissait pour discuter des mesures de soutien économique en réponse aux sanctions occidentales contre la Russie, le président a accusé les Russes vivant en Europe ou aux États-Unis d’être des traîtres. Il a affirmé que l’Occident tentait de les utiliser comme une “cinquième colonne” pour détruire la Russie.

“Tout peuple, et en particulier le peuple russe, sera toujours capable de distinguer les vrais patriotes de la racaille et des traîtres, et de les recracher comme un moucheron qui a accidentellement atterri dans leur bouche (…) L’Occident veut diviser notre société, provoquer une confrontation civile en Russie et utiliser la cinquième colonne pour atteindre son objectif. Et il n’y a qu’un seul objectif, la destruction de la Russie. Mais ils n’y parviendront pas”, a-t-il déclaré.

Vladimir Poutine a poursuivi en affirmant que ces Russes pointés du doigt sont bien plus connectés à l’Occident qu’à leur pays. “Je suis convaincu que cette ‘auto-purification’ naturelle et nécessaire de la société ne fera que renforcer notre pays, notre solidarité, notre cohésion et notre capacité à relever n’importe quel défi”, a-t-il conclu.

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Centrafrique: un dialogue laborieux et aux contours flous, sans les rebelles

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Centrafrique: un dialogue laborieux et aux contours flous, sans les rebelles

Texte par: AFP
Publié par:Corbeaunews Centrafrique

A quatre jours de l’ouverture en centrafrique d’un dialogue national annoncé à la hussarde par le chef de l’Etat, le flou règne sur son organisation et ses objectifs, au-delà d’une vague promesse de restaurer “la paix” mais sans les groupes rebelles qui ne sont pas conviés.

Réclamé par l’opposition, le “Dialogue républicain” de réconciliation nationale, avec “l’opposition non armée et la société civile”, avait été promis il y a 15 mois par le président Faustin Archange Touadéra, à peine réélu dans un scrutin très contesté, dans un pays alors aux deux tiers aux mains de groupes armés.

Après de nombreux atermoiements, M. Touadéra l’a annoncé mardi soir à la surprise générale, les leaders de l’opposition l’apprenant à la radio, pour une ouverture du forum six jours plus tard et pour durer moins d’une semaine. Dans un pays meurtri par une guerre civile depuis plus de huit ans.

M. Touadéra l’avait promis au lendemain de sa victoire fin décembre 2020, avec 53,16% des suffrages, alors que moins d’un électeur sur trois avait eu la possibilité d’aller voter en raison de l’insécurité.

Un engagement pour répondre aux pressions d’une communauté internationale qui a mis sous perfusion ce pays classé deuxième le moins développé au monde et dont la moitié de la population vit dans un état d’insécurité alimentaire aigüe selon l’ONU, qui y a déployé depuis 2014 l’une de ses plus coûteuses missions de Casques bleus.

– “Mercenaires” russes –

Lors de la présidentielle, Bangui était menacée par une offensive de plusieurs des groupes armés occupant alors deux tiers du territoire. M. Touadéra avait appelé Moscou à l’aide et des centaines de paramilitaires russes étaient venus s’ajouter à ceux présents depuis 2018, à la rescousse d’une armée démunie.

Ces “instructeurs non armés” selon Moscou, “mercenaires” de la société privée de sécurité russe Wagner selon l’ONU, ont, depuis, facilement repoussé les groupes armés de la majorité des villes et territoires qu’ils occupaient. Non sans être accusés, par l’ONU et la France notamment, de commettre des “crimes de guerre” et d’avoir fait main basse sur les ressources du pays.

Lundi donc, et jusqu’au dimanche 27 mars, l’Assemblée nationale accueillera le Dialogue républicain dont l’objectif affiché se résumait jusqu’alors à “restaurer la paix et la sécurité”. C’est seulement jeudi que les organisateurs ont diffusé une liste de cinq “thématiques”, dont “Paix et sécurité”, “Gouvernance politique, renforcement démocratique et institutionnel” et “Développement économique et social”.

Mais les attentes concrètes restent floues. “L’objectif principal est de constituer un forum républicain autour des valeurs et principes de la République”, avance Obed Namsio, président du comité d’organisation. “Cela débouchera sur des feuilles de routes, des textes de loi”, assure Albert Yaloke Mokpeme, porte-parole de la Présidence.

Sur 450 à 500 participants attendus, nombre de cadres de l’opposition n’avaient toujours pas reçu d’invitation jeudi matin. La liste n’était toujours pas consultable. “Les entités conviées ainsi que les participants seront annoncés à la radio dans les prochains jours, c’est une tâche fastidieuse”, explique à l’AFP M. Mokpeme.

– Satisfaire les bailleurs internationaux –

L’opposition ne semble avoir guère plus de visibilité sur la finalité. “Nous attendons de la sincérité, nous voulons un accord politique qui permettra de retrouver la paix”, avance seulement Aurélien Simplice Zingas, représentant au comité d’organisation de la principale plate-forme de l’opposition, la COD-2020.

“Notre population souffre, il ne faut pas seulement des paroles mais aussi des actions”, lâche Simplice Marigai, un prof de handball de 52 ans, dans une rue de Bangui. Nombre de passants ne savaient même pas qu’un “Dialogue républicain” doit se tenir…

“Le dialogue a deux buts”, résume sévèrement Thierry Vircoulon, spécialiste de l’Afrique centrale à l’Institut français des relations internationales (Ifri): “permettre aux acteurs de l’opposition de revenir au pays sans être arrêtés et satisfaire une des conditions émises par les bailleurs internationaux”. “Ce qui compte dans le dialogue est donc moins ses conclusions que sa simple organisation”, assène le chercheur.

“Je ne pense pas que le dialogue change quoi que ce soit dans le pays, mais un dialogue, même symbolique, rassure la Banque mondiale”, renchérit Roland Marchal, du Centre de recherches internationales (Ceri) de Sciences Po Paris. “On fait la paix avec ses ennemis, pas ses amis; or la réconciliation n’intègre pas les groupes armés”, conclut-il.

Wagner, l’armée secrète de Poutine ? (Analyse)

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Wagner, l’armée secrète de Poutine ? (Analyse)

Texte par: Agence Anadolu
Publié par:Corbeaunews Centrafrique

Dans sa dernière livraison publiée le 31 aout 2021, La Chronique d’Amnesty International cite un journal russe basé à Londres, The Bell, selon lequel l’idée de créer Wagner aurait germé en 2012 dans l’esprit de hauts responsables de l’armée et du renseignement russes. Objectif, mettre sur pieds une armée privée « utilisable pour régler des problèmes par la force ».

Selon une note de l’Institut français des relations internationales (Ifri), publiée en septembre 2020, le groupe Wagner qui est finalement fondé en 2014, a commencé avec 250 hommes.

Fin 2021, l’ONG Amnesty International estimait que cette « armée privée » avait entre « 2 500 à 5 000 mercenaires » présents, selon plusieurs sources, « depuis 2014 sur les zones de conflit de la planète où la Russie a des intérêts stratégiques ».

Dans un article publié le 1er mars dernier sur le site Géopolitique, Aude Merlin, chercheuse au Centre d’étude de la vie politique (Cevipol), à l’Université libre de Bruxelles, spécialiste de la Russie et du Caucase, revient sur la composition de Wagner : « Il y aurait eu au départ des vétérans de Tchétchénie et d’Afghanistan. Certaines sources mentionnent d’anciens prisonniers de droit commun. Des jeunes auraient intégré Wagner après une formation d’un mois ».

Wagner est « un sacré chien de guerre », a affirmé un mercenaire du groupe paramilitaire, interrogé par la Chronique d’Amnesty.

– Evguéni Prigojine, l’homme de l’ombre ?

« Concernant les moyens, une part importante du financement semble venir de la société d’Evgueni Prigogine, Internet research agency, connue pour ses “usines à trolls”. Wagner aurait un budget de 30 millions de dollars et d’après différentes sources, Wagner bénéficierait d’infrastructures du ministère de la Défense russe », a encore indiqué Aude Merlin.

L’homme d’affaires russe Evguéni Prigojine avait d’ailleurs salué le putsch de janvier dernier au Burkina Faso comme le signe d’une « nouvelle ère de décolonisation » en Afrique.

« Tous ces soi-disant coups d’État sont dus au fait que l’Occident essaie de gouverner les États et de supprimer leurs priorités nationales, d’imposer des valeurs étrangères aux Africains, parfois en se moquant clairement d’eux », avait ainsi déclaré Prigojine dans un commentaire publié sur le réseau social russe VK, par sa société, Concord.

« Il n’est pas surprenant que de nombreux États africains cherchent à se libérer. Cela se produit parce que l’Occident essaie de maintenir la population de ces pays dans un état semi-animal », avait encore assuré le sulfureux homme d’affaires russe.

Alexandre Ivanov, lui, est connu pour être l’un des représentants des « instructeurs » russes en Centrafrique. Sur les communiqués qu’il publie, il se présente comme étant « le chef de la Communauté des officiers pour la sécurité internationale». Dans un de ces communiqués, il s’est dit être prêt à « partager l’expérience » des « instructeurs » russes en Centrafrique pour la formation de l’armée du Burkina Faso si les autorités en faisaient la demande.

Sur le site internet du groupe, pas la moindre trace du mot « Wagner ». On parle, justement, de « la Communauté des officiers pour la sécurité internationale ». Le groupe russe se présente comme un regroupement de « personnes prêtes à donner leur vie dans la lutte pour la justice (…) et n’acceptant pas l’oppression des civils ».

– Présence massive en Afrique ?

Plusieurs sources affirment que la Russie est bien présente en Afrique notamment en RCA et au Mali, par l’intermédiaire du groupe Wagner.

Début février, le chef du Commandement américain pour l’Afrique (Africom), le général Stephen Townsend, a affirmé, dans une interview au Washington Post, que le groupe Wagner était bel et bien présent au Mali. Selon Townsend, Bamako verserait dix millions de dollars par mois « pour les services de Wagner ».

« Je crois qu’ils vont devoir payer en nature sous la forme de ressources naturelles telles que l’or et les pierres précieuses parce que je ne vois pas comment ils vont pouvoir payer dix millions de dollars par mois », a déclaré le chef d’Africom.

Le Mali a toujours démenti un quelconque contrat avec Wagner. Le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, avait affirmé en février dernier, dans une interview à la télévision nationale, que le Mali traite d’Etat à Etat, comprenez avec l’Etat russe.

Sur le continent africain, c’est en République centrafricaine que Wagner a fait le plus parler de lui ces dernières années. Formation de l’armée mais aussi garde rapprochée du Président Faustin-Archange Touadéra, les Mercenaires russes sont omniprésents et sont devenus un acteur politique à part entière dans l’ancienne colonie française en Afrique centrale. Mais certaines parties centrafricaines et un rapport inédit de CNN et The Sentry publié le 14 juin 2021, estiment que Wagner est « une machine à piller et à tuer » surtout en RCA.

« Comment la République centrafricaine peut-elle se permettre de payer ce groupe ? Des mines de diamant sont utilisées comme compensation financière. Et c’est l’objet de litiges, d’expropriations de terres », s’est interrogé le politologue centrafricain, Philippe Bodo, dans une déclaration à l’Agence Anadolu.

Selon l’enquête de CNN et l’ONG “The Sentry”, spécialisée dans la traque de l’argent sale, Wagner est « une armée de mercenaires liée au Kremlin » et qui « se livre à un carnage dans le but de contrôler des mines d’or et de diamants en République centrafricaine et de renforcer l’influence russe en Afrique ».

Dans cette enquête, John Prendergast, cofondateur de l’ONG The Sentry, a déclaré qu’« en République centrafricaine, le crime organisé transnational s’est emparé des institutions gouvernementales et a pris des communautés entières en otage. Il s’agit véritablement d’une machine à piller et à tuer servant les intérêts du président de la République centrafricaine et de ses alliés étrangers, en particulier l’armée privée connue sous le nom du Groupe Wagner, qui possède des liens avec le Kremlin et qui s’approprie les réserves d’or, de diamants et d’autres minéraux du pays ».

Selon le site Bloomberg, les premiers 450 mercenaires de Wagner seraient présents depuis 2018 sur le sol centrafricain. A ce jour, ils seraient officiellement de l’ordre de 1 135 selon les autorités centrafricaines.

Mais en Afrique, c’est en Libye que ces « combattants-fantômes » sont les plus nombreux, plus de 1200 selon les Nations unies. Outre la livraison d’armes, ils participeraient activement aux combats toujours selon l’organisation onusienne.

Selon un article publié le 18 octobre 2019 par le site Ligne de Défense, Wagner est également présent au Mozambique depuis 2019 pour combattre l’insurrection islamiste.

Citant des sources militaires, la publication en ligne Carta de Moçambique avait rapporté, en mars 2020, que des mercenaires russes de Wagner avaient aidé l’armée mozambicaine à combattre les militants islamistes qui avaient mené des attaques dans la province de Cabo Delgado, dans le nord du pays où se trouvent de vastes gisements de gaz.

« Des avions cargo russes Antonov ont également été aperçus en train d’apporter du matériel militaire dans le nord du Mozambique. Les mercenaires seraient des éléments du groupe Wagner, qui est également actif en République centrafricaine », avait relevé Carta de Moçambique.

Plus « officieusement » -terme peu approprié tant sa présence ailleurs n’a rien d’officiel -, Wagner serait également présent au Zimbabwe, en Angola, à Madagascar, en Guinée et en Guinée-Bissau.

En décembre 2021, l’Union européenne a imposé des sanctions au groupe Wagner accusé de commettre des violations des droits de l’homme en République centrafricaine et ailleurs.

L’UE a déclaré qu’elle ne formerait plus les soldats du gouvernement centrafricain en raison de leurs liens avec Wagner.

« Nous sommes préoccupés par la présence du groupe Wagner dans 23 pays africains et les liens très étroits de cette société avec la Russie », a déclaré le 30 novembre dernier, Nabila Massrali, Porte-parole du Haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité Josep Borrell.

Des ONG des droits de l’homme (Amnesty International, la FIDH ou l’association russe Memorial) accusent également Wagner de commettre des tortures, des exécutions ou des viols, contre des civils, dans des zones de conflit.

Mardi 22 février dernier, la France et les Etats-Unis ont accusé pour la première fois au Conseil de sécurité de l’ONU les « mercenaires » de l’entreprise russe Wagner d’avoir « massacré » et « exécuté » des dizaines de civils en janvier en Centrafrique.

Paris et Washington soupçonnent Moscou de les manipuler en douce, au bénéfice de la politique étrangère du Président Poutine. Mais le Kremlin dément et nie même les connaître, en affirmant régulièrement ceci : « Ce groupe Wagner n’existe pas » et « les sociétés militaires privées sont interdites en Russie ».

« Pourtant, la Russie de Poutine cultive bien des liens secrets avec le groupe Wagner. Denis Korotkov, un journaliste d’investigation russe qui enquête sur le groupe Wagner accumule les preuves. Il les tient de plusieurs combattants de ce groupe qui sont entrés en contact avec lui à Saint-Pétersbourg, en 2015. Ils disent avoir combattu en Syrie et dans la guerre civile ukrainienne, au sein d’un bataillon créé par un certain Dimitri Outkine, un lieutenant-colonel du renseignement militaire russe (le GRU) passé au privé », a souligné l’ONG Amnesty International dans le numéro de septembre 2021 de La Chronique.

Selon cette ONG, « en 2016, photos à l’appui », Korotkov a révélé que « la Russie entraîne une armée privée dans ses casernes » mais le ministère russe de la Défense dément et accuse le média de propager de fausses nouvelles.

Dans une analyse publiée le 10 décembre 2021 par l’Institut Montaigne, un think tank français, Emmanuel Dreyfus, chercheur sur la Russie à l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire, explique que le groupe Wagner « est comme une nébuleuse ou une entité informelle, puisqu’il s’agit d’une structure sans aucune existence légale ».

Selon ce chercheur, « Wagner n’est pas enregistré comme une société commerciale » donc « l’absence de statut juridique défini de Wagner est avantageuse pour le gouvernement russe puisqu’elle lui permet, lorsque le groupe est mobilisé sur différents terrains, de nier toute responsabilité pour les actions menées ».

Le chercheur conclut en affirmant qu’« il existe donc des liens logistiques d’ordre militaire évidents et des affinités personnelles entre le groupe Wagner et le gouvernement russe. Cependant, le lien entre les deux entités n’est pas organique et toutes les interventions de Wagner ne sont pas liées à l’Exécutif russe. Elles procèdent parfois de logique davantage lucrative, propre aux intérêts personnels d’Evguéni Prigojine ».

Ludovic Ledo, ex-porte-parole du mouvement de la jeunesse du MCU, dévoile une partie du secret du pouvoir

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Rédigé par Prisca Vickos

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 15 mars 2022

 

Ludovic  Ledo, l’ex-porte-parole du mouvement de la jeunesse des cœurs unis, parti du chef de l’État Faustin Archange Touadera, se dit aujourd’hui menacé par ses ex-amis, et sa vie serait en danger. Il a quitté le pays pour le Cameroun, puis la France. Mais lors d’une interview accordée à une télévision française, l’homme dévoile une partie du secret le mieux gardé du pouvoir. D’après lui, Wagner contrôle tous les appareils de l’État, et rien ne pouvait faire sans son accord.

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L’ex-Touaderateur Ludoviv LEDO

 

« J’ai dû fuir mon pays parce que j’avais eu accès aux secrets les mieux gardés, et donc du coup je représentais pour eux une menace », a déclaré Ludovic Ledo. D’après lui, pendant un an et demi, il a travaillé  au sein du bureau d’information  et de communication (BIC)  situé à la présidence de la République centrafricaine.

Pour la première fois, Ludovic Ledo raconte de l’intérieur, un système  d’espionnage politique qui serait mis en place par les équipes du russe  Evgueni Prigojine. Selon lui, il y’a un système de piratage des comptes Facebook  des personnes, y compris certains hommes politiques.

« … il suffisait simplement de prendre contact  avec le concerné sur Facebook, et l’on avait accès à  tout ce que la personne faisait, tout ce que la personne échangeait  avec d’autres personnes », dévoile Ludovic Ledo dans son interview, et ajoute  que ce sont les russes  leur ont appris à faire cela. C’est d’ailleurs eux qui les ont fourni les logiciels et les applications de piratage informatique.

 

Touadera impliqué

 

Selon Ludovic Ledo, toutes leurs activités de piratage  effectuées durant  le lever du soleil jusqu’au  coucher du soleil,  ils les mettaient dans un claque.

« Après avoir mis dans un claque, on les envoyait directement au Président Touadera, et aussi à Monsieur Valery Zakharov »,  ajoute Ludovic Ledo.

 

Qui est Valery Zakharov?

 

 Un ancien policier des douanes russes, Valery Zakharov est aussi un membre de la société de mercenariat Wagner. En République centrafricaine, il était le conseiller à la sécurité du Président Touadera, et assurait la main mise du groupe Wagner sur le pouvoir de Bangui à travers son bureau d’information  et de communication.

Ce bureau a deux missions : surveiller les opposants politiques, et distiller  la propagande russe à travers  des faux comptes  sur les réseaux sociaux.

Selon Ludovic Ledo, le bureau d’information et de communication (BIC) a plus de 300 faux comptes sur Facebook.

« On a publié beaucoup de contenu  anti-français parce que lorsque les Russes  sont arrivés, ils  nous ont ramené des images… mais on va monter de la fausse communication pour accuser les soldats français, qui au lieu de venir aider le pays, sont plutôt en train  de piller le pays »

Et la guérilla numérique porte son fruit. Ceux qui sont moins outillés intellectuellement tombent dans leur panneau.

 

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Tchad – Centrafrique : vive tension entre le service de renseignement tchadien  et les leaders des groupes armés centrafricains

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Rédigé par Arsène Féimonazoui

Publié par Corbeaunews Centrafrique, le 17 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Rien ne va plus entre le tout puissant Ahmed Kogri, directeur de service de renseignement tchadien, connu sous le nom de l’Agence nationale de sûreté (ANS), et les leaders des groupes armés centrafricains, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). L’arrestation et le transfèrement  du leader de la milice Anti-Balaka Maxime Mokome à la cour pénale internationale seraient l’une des raisons  du discord, selon des sources concordantes.

l'ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l'incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC - Cyrille Jefferson Yapendé
l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé

 

 

Selon des informations recueillies, l’ancien président Bozizé, coordonnateur de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) avait adressé, le mardi 1er mars 2022 ,  une correspondance à la (CIRGL) pour une précision par rapport aux traitements qui sont réservés à lui et à ses plus proches collaborateurs en vue de trouver de palliatif à ce désagrément. Seulement, les autorités tchadiennes n’ont pas supporté un tel comportement et ont manifesté leur mécontentement. Et pour cause :

Selon les mêmes sources, c’est suite au décaissement d’une importante somme d’argent à l’agence nationale de sécurité en vue de prendre en charge des leaders des groupes armés qui ont trouvé refuge au Tchad et au traitement discriminatoire réservés à certains des bénéficiaires que l’ancien président Bozizé, coordonnateur du CPC  a adressé une correspondance à cette institution sous régionale en vue d’avoir idée exacte sur ce qu’ils endurent au quotidien à Ndjamena. Malheureusement, Monsieur Ahmed Kogri n’a pas apprécié qu’on dévoile sa mauvaise gestion de ces fonds en public.

De sources concordantes, Bozizé a décrit le fait, que le DG de l’AN ait acheté des villas à ALKATIME du MPC et BOBO des 3R, sans penser aux sujets non musulmans. Pour Bozizé, la maison dans laquelle il habite appartient au fils du DG de l’AN et des frais de loyers sont coupés à la source.

 

Quant à Maxime MOKOME et les autres sujets Antibalaka, ils sont des moins que rien qui ne peuvent jamais bénéficier des avantages au même titre que BOBO et ALKATIME raison pour laquelle, il a été rattrape le lundi 28 février à Sido, avant qu’il ne soit ramené à Ndjamena et foutu

en prison spéciale, puis le remettre à la cour pénale internationale.

Pour ces leaders des groupes armés, Monsieur Ahmed Kogri est en train de faire le jeu du Président centrafricain Faustin Archange Touadera. D’après eux, les deux hommes se communiquent régulièrement au téléphone, même avec son ministre de l’élevage, le sulfureux Hassan Bouba.

Mais au sein du gouvernement de transition au Tchad, certains ministres n’ont pas aussi apprécié l’agissements du Directeur de l’AN envers ces leaders des groupes armés centrafricains.

Rappelons que  le lundi 14 mars dernier, Maxime Mokome, leader de la milice Anti-Balaka, arrêté au sud du Tchad le 28 février,  a été remis à la cour pénale internationale. Il est accusé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

 

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Réforme du code minier : inquiétude des professionnels du secteur en Centrafrique

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Rédigé par Adama Bria

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 18 mars 2022

 

Il y a des réformes qui sont plus difficiles à faire passer et accepter que d’autres. La réforme du code minier n’échappe pas à la règle et chacun scrute le dossier en espérant que les nouvelles mesures que le parlement adoptera ne viendront pas ruiner les nombreuses années d’investissement dans ce secteur au profit de nouveaux venus.

inauguration de la FONDERIE IBIGOLD TRANSFORMATION EN LINGOTS ACHAT ET VENTE D'OR
inauguration de la FONDERIE IBIGOLD TRANSFORMATION EN LINGOTS ACHAT ET VENTE D’OR

 

Pour rappel, en octobre dernier, le président Touadéra avait appelé les différents acteurs à se mettre autour de la table pour participer aux travaux visant la mise en place d’un nouveau code minier. Cependant, à écouter les professionnels du secteur, il s’agirait d’une manœuvre orchestrée par les conseillers russes du palais de la Renaissance pour éloigner les entreprises et exploitants privés et mettre la main sur la totalité des richesses des sous-sols centrafricains.

 

En effet, les orientations font état du fait que les sociétés privées ne pourront plus exporter de minerais d’or et de diamants de Centrafrique sans passer par la société publique Geminca. Cette dernière aura donc le monopole des exportations. Ce qui fait réagir les petits exploitants privés qui parlent d’un « véritable pillage des ressources du pays comme jamais cela ne s’est encore connu dans le pays de Boganda ! ». En effet, obliger les petites entreprises à revendre ce qu’elles extraient à une société unique supprimera les nombreux intermédiaires du système actuel, qui perdront par conséquent leur travail. Cela plongera alors de nombreuses familles centrafricaines dans la pauvreté.

 

Cependant, une exception semble avoir été octroyée pour la société Midas Ressources, dont la loi autorise « l’exploitation, la commercialisation et l’exportation de pierres, métaux précieux et semi-précieux ». Cette société, détenue indirectement par des intérêts russes employant le groupe Wagner, va donc pouvoir continuer à exploiter le riche site aurifère de Ndassima.

 

De plus, dans un contexte où les partenaires russes cherchent à tout prix à recouvrer les sommes engagées par la société de mercenariat Wagner, l’article 154 du projet de loi dit que « pour exécuter efficacement la politique de l’Etat dans le domaine de la circulation des pierres et des métaux précieux et semi-précieux, la société Geminca peut, à sa discrétion, faire appel à tout service de sécurité. » Un article qui permet très clairement aux mercenaires de Wagner de se rembourser aux frais de l’Etat centrafricain.

 

Affaire à suivre car elle risque de faire couler beaucoup d’encre !

 

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Guerre en UKRAINE : LA CENTRAFRIQUE va-t-elle être touchée ?

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Rédigé par Prisca Vickos

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 18 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Pour des nombreux observateurs, il ne fait aucun doute, la République centrafricaine, tout comme les pays africains, va être touché directement ou indirectement des conséquences de cette guerre inutile déclenchée par la Russie en Ukraine, contrairement à l’affirmation de Monsieur Fidèle Gouandjika, ministre conseiller du chef de l’État Faustin Archange Touadera..

La queue devant une des stations de services Total à Bangui pour le carburant
La queue devant une des stations de services Total à Bangui pour le carburant

 

PÉNURIE ET INFLATION

 

D’après le ministre Fidèle Gouandjika, la République centrafricaine ne sera pas touchée directement des conséquences de la guerre en Ukraine. En prenant l’exemple du carburant, il disait que la Centrafrique se ravitaille à partir du Nigéria, et donc il y’aura aucun souci de ce côté. Cette affirmation contredit par le député Martin Ziguelé qui pense pour lui que même si l’achat du pétrole se fait au Nigéria, mais le prix est fixé sur le marché mondiale à Londres. Et donc les conséquences ne vont pas tarder à jouer sur les finances publiques, et même sur la population.

 

Les prix augmentent “tous les jours”.

 

Justement, les conséquences commencent à se faire sentir. De plein fouet Bangui subit des bouleversements socio-économiques qui se traduisent par la cherté de la vie au quotidien  depuis quelques semaines.

 

Pour les centrafricains,  la crainte d’une crise sociale dévastatrice s’ajoute aux problèmes d’insécurité car, il est  Difficile de faire un retrait de 400 milles franc aux guichets des banques; de plus, 1 litre d’essence coûte désormais 1750 f aux marchés parallèles; Le 25 litres d’huile de cuisine est passé de 23 000 à 50 000 f à ce jour.

En outre, le Cameroun limite l’exportation de certains produits alimentaires vers la rca;  Le sac de 50 kg du sucre est passé de 28 000 à 50 000 f CFA. Et ce n’est que le début.

Les prochaines semaines seront probablement difficile pour les centrafricains, si on le veut ou pas, disaient les observateurs. D’après eux, il y aura sans doute une flambée vertigineuse des prix des denrées sur les marchés en RCA.

Affaire à suivre.

 

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Mali: la junte ordonne la suspension de la diffusion de RFI et France 24

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Mali: la junte ordonne la suspension de la diffusion de RFI et France 24

Texte par: VOA
Publié par:Corbeaunews Centrafrique

La junte malienne a ordonné jeudi la suspension de la diffusion de RFI et France 24, après la publication par ces médias français d’informations selon lesquelles l’armée malienne est impliquée dans des exactions contre des civils.

Dans un communiqué daté de mercredi et publié jeudi matin, le porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga “rejette catégoriquement ces fausses allégations contre les vaillantes FAMa”, les forces armées maliennes. Le gouvernement “engage une procédure (…) pour suspendre jusqu’à nouvel ordre la diffusion de RFI (…) et France 24”, annonce le communiqué.

A Paris, le ministère des Affaires étrangères a dénoncé des “atteintes graves à la liberté de la presse” au Mali et s’est dit inquiet quant “aux graves allégations d’exactions qui auraient été commises dans le centre du pays, qui ont été documentées de manière indépendante”.

La décision malienne de sanctionner RFI et France 24, deux médias publiques français, intervient dans un contexte d’hostilité vis-à-vis de la France, l’ancienne puissance coloniale, dont l’ambassadeur a été expulsé fin janvier. Le 18 février, Paris avait annoncé son retrait militaire du Mali après neuf ans de lutte antijihadiste, poussée dehors par les “obstructions” de la junte malienne.

Jeudi à la mi-journée, RFI avait cessé ses émissions, mais France 24 continuait d’émettre, selon des correspondants de l’AFP.

Dans un communiqué, France Médias Monde, maison mère de RFI et France 24, “déplore” la décision malienne et “proteste vivement contre les accusations infondées”. La société française “étudiera toutes les voies de recours pour qu’une telle décision ne soit pas mise en œuvre”.

Contrôle plus strict

De son côté, une porte-parole de la diplomatie de l’Union européenne, Nabila Massrali, a jugé la décision de Bamako “inacceptable”, évoquant des “accusations infondées”.

Une telle suspension de deux grands médias d’information étrangers n’a pas de précédent récent au Mali, plongé depuis 2012 dans une grave crise sécuritaire et politique. RFI et France 24, qui couvrent de près l’actualité africaine, sont très suivies au Mali et dans toute l’Afrique francophone.

Selon France Média Monde, les deux médias sont “suivis chaque semaine par plus d’un tiers de la population” malienne. La junte malienne a signalé ses derniers mois son intention d’exercer un contrôle plus strict sur les médias étrangers. Le 8 février, Bamako avait expulsé un envoyé spécial du média français “Jeune Afrique”.

Pour motiver sa décision jeudi, le gouvernement malien fait référence à un reportage diffusé les 14 et 15 mars par RFI, dans lequel la radio a donné la parole à des victimes présumées d’exactions qui auraient été commises par l’armée malienne et le groupe de sécurité privé russe Wagner.

Le communiqué fustige également une déclaration de Michèle Bachelet, Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme le 8 mars, dénonçant des “violations du droit international, des droits de l’Homme et du droit humanitaire” au Mali.

Le Mali déplore aussi un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) publié le 15 mars et qui dénonçait une “vague d’exécutions de civils” par l’armée malienne et les jihadistes dans le centre et le sud-ouest du Mali. Ce rapport faisait état d’”au moins 107 morts civils” depuis le mois de décembre.

Rediffusion interdite

Selon HRW, ces exactions auraient été commises par les FAMa en représailles à des pertes militaires infligées par des groupes jihadistes dans divers incidents. Les forces de sécurité maliennes, dont des centaines de membres ont été tués au Mali depuis le début des troubles en 2012, sont régulièrement accusées d’exactions.

La junte arrivée au pouvoir par la force en 2020 rejette systématiquement ces accusations et répète que les FAMa “respectent les droits de l’Homme”.

Dans son communiqué, le colonel Maïga ajoute que le gouvernement “interdit” aux médias maliens “la rediffusion et/ou la publication des émissions et articles de presse de RFI et de France 24”. Les médias maliens répercutent abondamment les informations de ces médias.

Le colonel Maïga estime que “les agissements de RFI et France 24” ressemblent “aux pratiques et au rôle tristement célèbre de la radio +Mille Collines+”, qui avait encouragé le génocide au Rwanda en 1994. Le Mali, pays pauvre et enclavé au coeur du Sahel, a été le théâtre de deux coups d’Etat militaires en août 2020 et en mai 2021.

La junte militaire au pouvoir est revenue sur son engagement d’organiser des élections rapides pour le retour des civils au pouvoir, s’attirant de lourdes sanctions économiques et diplomatiques le 9 janvier de la part de la communauté des Etats ouest-africains (Cédéao).

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Conséquence du conflit russo-ukrainien en RDC : “Nous allons mourir de faim !”

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Conséquence du conflit russo-ukrainien en RDC : “Nous allons mourir de faim !”

Texte par: AFP
Publié par:Corbeaunews Centrafrique

Farine de maïs, riz, sucre, huile, tomates, bière… tout augmente. Les ménages congolais, dont les trois quarts vivent sous le seuil de pauvreté, s’inquiètent des conséquences économiques de la guerre menée par la Russie en Ukraine.

A Bukavu, dans une des provinces de l’est de la République démocratique du Congo affectées depuis plus de 25 ans par les violences de groupes armés, la crainte d’une crise sociale dévastatrice s’ajoute aux problèmes d’insécurité.

Janvier Mizo Kabare, président de la Ligue des consommateurs des services au Congo-Kinshasa (Licoski), assure avoir alerté “les autorités de la flambée vertigineuse des prix des denrées sur les marchés de Bukavu”, source de “grand malaise social”.

Les prix augmentent “tous les jours”. “Que les autorités voient ce qu’elles peuvent faire, sinon nous allons mourir de faim!”, lance Pascaline Buhume, vendeuse de produits alimentaires. Sur les marchés Feu rouge et Nyawera du chef-lieu du Sud-Kivu, un sac de sucre de 50 kg qui coûtait 43 dollars se négocie à 60 dollars aujourd’hui, se désole-t-elle.

Un bidon d’huile de 20 litres est passé de 30 à 45 dollars, un sac de riz de 25 kg de 18 à 25 dollars. “Un pain qui coûtait 1.000 francs congolais (0,5 dollar) revient à 1.200 FC (1,6 dollar)”, s’alarme aussi Madame Aimée, la trentaine, mère de cinq enfants. Et une bouteille de bière Primus qui valait 2.500 francs (1,25 dollar) peut monter à 3.000 (1,5 dollar).

“Nous importons trop”

Janvier Mizo explique ces augmentations par la hausse du prix du carburant, qui a “des répercussions sur les transports et sur le prix des produits de première nécessité”.

Le “prix moyen frontière commercial” (payé à l’entrée du pays) est passé de 762,5 à 900,7 dollars pour un camion-citerne, explique Urbain Kange, secrétaire du club des pétroliers de Bukavu. “Nous faisons des efforts, mais nos fournisseurs, en Tanzanie, au Rwanda, au Kenya, nous disent qu’il y a pénurie à leur niveau”, ajoute-t-il. Plusieurs stations sont à sec à Bukavu.

“Trouver du carburant devient un casse-tête”, confirme Jérémie Cito, conducteur de taxi-moto, qui fait payer pour un petit trajet 1.000 FC contre 500 auparavant (0,5 contre 0,25 dollar).

Le problème vient aussi du fait que la province “dépend totalement des importations”, complète Paulin Bishakabalya, opérateur économique et membre de la Fédération des entreprises du Congo (FEC). Pourtant, juge-t-il, “le riz, le blé, le maïs, l’huile…” pourraient être produits localement.

“Agir de toute urgence”

A cause de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, deux grands pays exportateurs de céréales, “des commandes passées par les commerçants ne sont pas honorées”, souligne Paulin Bishakabalya, tandis que “certains opérateurs font de la rétention de stocks, en attendant de voir comment le marché mondial va évoluer”. “Cela aussi fait monter les prix”, constate-t-il.

Selon lui, “le gouvernement devrait agir de toute urgence”, en favorisant la production intérieure et en réhabilitant des routes pour permettre l’écoulement des produits vers les villes.

“Le gouverneur de province a réuni les opérateurs économiques pour qu’ils n’exagèrent pas la hausse des prix”, indique Eninga Abwe, chef de bureau à la division du commerce extérieur à Bukavu, ajoutant que des visites de contrôle étaient prévues sur les marchés.

Des hausses de prix sont signalées sur d’autres marchés congolais, à l’intérieur du pays et dans la capitale Kinshasa. Lors du dernier conseil des ministres, les membres du gouvernement ont été invités à prendre les mesures nécessaires pour atténuer l’impact de la guerre en Ukraine sur l’économie nationale.

La RDC a de gigantesques ressources minières et des millions d’hectares de terres arables mais, selon la Banque mondiale, plus de 70 % de ses quelque 90 millions d’habitants vivent avec moins de 1,90 dollar par jour, niveau fixé comme seuil de pauvreté international.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a mis en garde lundi contre “un ouragan de famines”. Au total, a-t-il affirmé, 18 pays africains et pays les moins avancés importent au moins 50 % de leur blé d’Ukraine ou de Russie. La RDC est parmi eux.

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CENTRAFRIQUE DIPLOMATIE :  L’Union européenne planche sur la  relance de l’appui budgétaire

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Rédigé par Afrique intelligence

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 17 mars 2022

 

Ce dernier avait été gelé en fin d’année dernière, sous pression de Paris, à cause de la collaboration entre les autorités et le groupe de sécurité privée Wagner. L’Union européenne devrait prendre sa décision d’ici au mois de mai.

Le Président centrafricain à Paris lors de son entretien exclusif avec TV5
Le Président centrafricain à Paris lors de son entretien exclusif avec TV5

 

Acculé financièrement, l’Etat centrafricain est à la recherche de financement. Lors du sommet Europe-Afrique le 17 février, le président centrafricain Faustin­Archange Touadéra avait tenté, sans succès, de décrocher un tête-à-tête avec Emmanuel Macron pour discuter du rétablissement de l’appui budgétaire français (10 millions d’euros), gelé depuis deux ans.

La Centrafrique est également le seul pays de la zone franc d’Afrique centrale à ne pas bénéficier d’une facilité élargie de crédit de la part du Fonds monétaire international (FMI), là encore sous pression de la France. Le FMI a préféré y substituer un programme de référence de moindre ampleur. Les autorités centrafricaines espèrent le décaissement d’une aide d’ici au deuxième trimestre.

 

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La CIJ ordonne à la Russie de cesser l’invasion de l’Ukraine

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La CIJ ordonne à la Russie de cesser l’invasion de l’Ukraine

Texte par: DW français
Publié par:Corbeaunews Centrafrique

Saisie par l’Ukraine, la CIJ n’a pas trouvé de base légale à l’agression de la Russie. Treize magistrats sur les quinze ont voté pour sa suspension.

La Cour internationale de justice (CIJ) a ordonné ce mercredi (16.03.2022) à la Russie de cesser immédiatement les opérations militaires commencées le 24 février sur le territoire de l’Ukraine .

Il s’agit d’une mesure conservatoire en attendant le jugement sur le fond. La CIJ a été saisie par l’Ukraine sur la base de la convention de Genève pour la prévention et la répression du génocide. En effet, en démarrant son invasion, la Russie a accusé l’Ukraine de génocide contre les populations russophones du Donbass. Ce que nie Kiev qui dénonce un prétexte de la part de Moscou.

Incompétence de la cour

La Cour internationale de justice a donc rejeté les arguments de la Russie. Le pouvoir de Moscou invoquait l’incompétence de cette juridiction dont il a boycotté les audiences des 7 et 8 mars pour les plaidoieries. La Russie a même demandé à la cour de radier ce dossier de son agenda.

Réunis mercredi (16.03.22) après-midi au siège de la Cour à La Haye, les juges ont décidé par treize voix pour et deux contre d’indiquer des mesures conservatoires, tel que demandé par l’Ukraine.

La cour a souligné que sa décision était dans l’intérêt des deux parties qui affirment vouloir protéger les civils.

“La Fédération de Russie doit suspendre immédiatement les opérations militaires qu’elle a commencées le 24 février 2022 sur le territoire de l’Ukraine. La Fédération de Russie doit veiller à ce qu’aucune des unités militaires et unités armées irrégulières qui pourraient relever de son autorité ou bénéficier de son appui ni aucune autre organisation ou personne qui pourraient se trouver sous son contrôle ou sa direction, ne commettent d’actes tendant à la poursuite des opérations militaires”, a affirmé Philippe Gautier, le greffier de la CIJ qui reprenait le dispositif de la décision en français.

La Russie “obligée” de cesser son agression

Un refus d’obéir signifierait que Moscou viole le droit international. Pour justifier sa guerre, la Russie prétend que des actes de génocide ont lieu depuis plusieurs années dans le Donbass contre des populations russophones et qu’elle est fondée à entreprendre une action militaire afin de prévenir et de punir ces actes.

L’Ukraine nie l’existence d’actes de génocide et affirme que c’est la Russie qui veut mener un génocide si son agression n’est pas stoppée.

Or, “la Cour internationale de justice n’a pas de force probante”, souligne l’analyste Ardavan Amir Aslani sur la DW.

“Et si l’Etat qui a été condamné refuse d’obtempérer, ce qui va arriver c’est que la Cour va saisir le Conseil de sécurité de l’Onu. Et ce qui va se passer, c’est que vous avez au sein du Conseil de sécurité de l’Onu la Russie qui dispose d’un droit de véto permanent et qui va y opposer son véto”, prédit également cet avocat international, spécialiste de la géopolitique.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a demandé à la Russie de respecter la décision de la CIJ. Alors que le président russe Vladimir Poutine a encore défendu l’invasion de l’Ukraine qui, selon lui, est un succès.

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RCA : les entreprises turques, bientôt dans le Mbomou pour les exploitations minières

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 15 mars 2022

 

Cela commence à faire trop en un mois seulement. Après la société rwandaise VOGUEROC, c’est le tour de la société turque KOZA Gold Corporation qui va bientôt s’installer en République centrafricaine, et ce, pas pour regarder les beaux visages des centrafricains, mais pour exploiter le sous-sol national. Un accord avait été signé en Turquie avec les autorités centrafricaines, et l’Assemblée nationale, non consultée au préalable, sera considérée comme une simple formalité d’usage.

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Il y a quelques mois, la ministre des Affaires étrangères, madame Sylvie Baïpou Temon, et son collègue des finances et du budget, Monsieur Hervé Doba, ont effectué un déplacement à Ankara en Turquie.  Ils ont été reçus par Dr Nureddin NEBATI, ministre turc du Trésor et des Finances. L’objectif, prendre contact avec la société turque KOZA Gold Corporation pour venir investir dans le secteur de mine en République centrafricaine.

À ce titre, un Accord de sécurisation des investissements entre la Société turque KOZA Gold Corporation  et les autorités centrafricaines avait été signé. Mais comme la procédure l’exige, la société a décidé de consulter au préalable son conseil d’administration.

Entre-temps, dans la négociation, il était question que la société turque KOZA Gold Corporation vienne investir dans l’exploitation des diamants, de l’or,  de titanium, de cobalt,   de l’uranium  et autres… Et la région proposée aux Turques, c’est le Mbomou puisque cette région est regorge des diamants, plus précisément  à Zacko, et l’uranium à Bakouma. Sur ce, on peut parler de la confusion, car la société rwandaise VOGUEROC, a récemment obtenu une convention minière dans la même région. C’était grâce à la bande mafieuse de ministres des Mines et de la Géologie, Monsieur Rufin BENAM-BELTOUNGOU et Monsieur Pascal Bida

 

– Koyagbélé, ministre des grands Travaux à la présidence de la République. Le tout avec la bénédiction du député Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale.

 

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République centrafricaine, violent combat dans la Vakaga, plusieurs morts

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 17 mars 2022

 

Bangui (CNC) – La commune de Ouandja, située dans la Vakaga, est secouée depuis une semaine par des violences indescriptibles, mettant la vie de la population en danger.

Boda-les-rebelles-et-les-populations-en-fuite/les-soldats-faca-plaquage-au-sol-vers-sakai-derriere-aeroport-de-bangui-en-janvier-2021/” rel=”attachment wp-att-43766″ data-wpel-link=”internal”>fFACA en patrouille derrière l'aéroport de Bangui, en janvier 2021.
Les soldats FACA lors d’une patrouille derrière l’aéroport de Bangui Mpoko.

 

Dans la nuit du lundi à mardi 15 mars 2022, un combat sanglant à opposer les éléments rebelles et les soldats FACA, appuyés par les Mercenaires russes à sikikede , une localité de la commune de Ouandja, dans la préfecture de la Vakaga, selon des sources de l’État major des forces armées centrafricaines (FACA).

D’après les mêmes sources, il y’avait une vingtaine des morts dans les deux camps et d’incendie multiple des boutiques et habitation. On parle d’une catastrophe générale.

La population est en fuite vers Birao, d’autres au Tchad.

Selon la population, les soldats FACA et leurs alliés seraient en route vers Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-Est de la République centrafricaine.

Rappelons que dans cette localité de la Vakaga, on peut retrouver les éléments rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) faction Nouredine Adam, mais aussi ceux du MOUVEMENT DES LIBÉRATEURS CENTRAFRICAINS POUR LA JUSTICE (MLCJ) du ministre Deya  ainsi que ceux du  RPRC (Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique du ministre Djono Ahaba.

Les deux derniers groupes armés font partie des alliés du pouvoir, donc n’ont pas hostile aux actions du  gouvernement. Pour de nombreux observateurs, ce qui se passe actuellement concerne les alliés, mais c’est la population civile qui paye le prix fort.

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attaque d’une position des rebelles par les éléments de forces armées rwandaises dans le Nord

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique, le jeudi 17 mars 2022

 

Bangui (CNC) – C’était vers 15 heures, ce lundi 14 mars,  que l’affrontement a débuté entre les éléments de forces armées rwandaises et les rebelles, et deux des assaillants ont été neutralisés, selon des sources locales.

Minusca-en-centrafrique/casques-bleus-rwandais-sur-la-route-de-damara/” rel=”attachment wp-att-44247″ data-wpel-link=”internal”>Des Casques bleus rwandais à un point de contrôle sur la route entre Bangui et Damara, où des combats ont eu lieu fin janvier
Des Casques bleus rwandais à un point de contrôle sur la route entre Bangui et Damara, où des combats ont eu lieu fin janvier

 

Depuis trois mois, dans le nord de la République centrafricaine, c’est la pagaille générale. Les combats sont signalés partout, allant de Bamingui vers Mbrés, et de Ndélé vers Birao.

Ce lundi 14 mars 2022, vers 15 heures,  les militaires rwandais, venus en République centrafricaine dans le cadre de la coopération bilatérale, ont violemment attaqué une position des individus armés au village Ramadan, situé sur l’axe Bamingui-Mbrés, tuant deux d’entre eux et emportant leur arme

Pour l’heure, le calme est revenu dans le village de Ramadan, et les activités commencent à reprendre petit à petit.

Affaire à suivre.

 

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L’audience de première comparution de Maxime Jeoffroy Eli Mokom Gawaka programmée le 22 mars 2022

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Rédigé par la CPI

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 mars 2022

 

La première comparution de Maxime Jeoffroy Eli Mokom Gawaka aura lieu le mardi 22 mars 2022, à 14h30 (heure de La Haye) dans la salle d’audience I de la Cour pénale internationale (« CPI » ou « la Cour ») devant la Chambre préliminaire II.

L’audience de première comparution de Maxime Jeoffroy Eli Mokom Gawaka programmée le 22 mars 2022

 

  1. Mokom a été remis à la Cour par les autorités de la République du Tchad en vertu d’un mandat d’arrêt de la CPI délivré sous scellés le 10 décembre 2018. Il est suspecté de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui auraient été commis à Bangui et dans d’autres localités de la République centrafricaine entre au moins le 5 décembre 2013 et au moins décembre 2014.

Au cours de l’audience de première comparution, les juges vérifieront l’identité du suspect et la langue dans laquelle il pourra suivre les procédures. Le suspect sera informé des charges portées à son encontre et de ses droits en vertu du Statut de Rome. La Chambre préliminaire II est composée de M. le juge Rosario Salvatore Aitala (Juge président), M. le juge Antoine Kesia-Mbe Mindua et Mme la juge Tomoko Akane.

 

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Pourquoi les groupes armés sont légion au Tchad ?

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Pourquoi les groupes armés sont légion au Tchad ?

Texte par: DW français
Publié par:Corbeaunews Centrafrique

C’est ce mercredi que reprennent les pourparlers entre les autorités de transition et les groupes rebelles au Qatar. Ces groupes sont très nombreux au Tchad.

L’un des objectifs affichés de ces discussions est d’amener les groupes armés à la table d’un “dialogue national inclusif” prévu le 10 mai. Un pari qui n’est pas encore gagné tant les obstacles sont nombreux.

Les rebelles ont exigé comme préalables : une restitution de leurs biens “spoliés”, une amnistie générale et la libération des “prisonniers de guerre.”

Une multitude de groupes

Il y a par exemple, l’UFR fondée en 2009 par l’alliance de huit mouvements. Elle est dirigée par Timan Erdimi, membre de l’ethnie zaghawa de feu Idriss Déby dont il est le neveu.

L’UFR, avec plusieurs centaines d’hommes, est basée dans le sud de la Libye et dans le nord du Tchad.

L’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) est un autre groupe rebelle créée en 2006 et dirigée par Mahamat Nouri, ancien compagnon d’armes de Hissène Habré, le président renversé par Idriss Déby en 1990.

Mis en examen en France pour “crimes contre l’humanité” pour le recrutement présumé d’enfants soldats au Tchad et au Soudan, Mahamat Nouri a été incarcéré à Paris en 2019, avant d’être remis en liberté en 2020 pour raisons de santé.

L’UFDD est sortie affaiblie du départ de Mahamat Mahdi Ali, parti fonder le FACT en 2016.

Sur la liste des groupes rebelles, il y a également le Conseil de commandement militaire pour le salut de la République (CCMSR), né en juin 2016 d’une scission au sein du FACT.

Pour le sociologue et consultant indépendant Félix Mbete Nangmbatnan, la racine de cette multiplicité est liée à l’histoire précoloniale du pays. Cliquez sur la photo ci-dessus pour écouter son analyse.

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Nigeria: onze membres des forces de sécurité tués dans deux attaques

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Nigeria: onze membres des forces de sécurité tués dans deux attaques

Texte par: VOA
Publié par:Corbeaunews Centrafrique

Le nord-ouest et le centre du Nigeria sont la proie de multiples gangs de “bandits” qui sèment la terreur parmi la population.

Des hommes armés ont tué mardi sept policiers et quatre miliciens lors d’attaques dans le centre et le nord-ouest du Nigeria, dernières violences en date imputées à des bandes criminelles lourdement armées.

Le nord-ouest et le centre du Nigeria sont depuis plusieurs années la proie de multiples gangs de “bandits” qui pillent les villages, enlèvent des gens contre rançons et sèment la terreur parmi la population. Mais récemment les attaques se sont intensifiées malgré des tentatives des militaires de déloger les “bandits” de leurs bases.

Lors de la première attaque, mardi vers 12H00 GMT, des dizaines d’agresseurs ont pris d’assaut un poste de police dans le district de Magama, dans le centre de l’État du Niger, entraînant une fusillade avec des policiers et des miliciens locaux, a déclaré Wasiu Biodun, porte-parole de la police nigérienne, dans un communiqué.

“Malheureusement, durant l’échange de tirs, l’officier de police divisionnaire, deux autres policiers et quatre miliciens ont perdu la vie”, a ajouté M. Biodun. Plusieurs assaillants ont également été “neutralisés” dans une “bataille acharnée”.

La seconde attaque a eu lieu dans l’État voisin de Kebbi, où environ 500 hommes à moto ont envahi une usine du village de Gafara, dans le but d’enlever des travailleurs expatriés, a déclaré Nafiu Abubakar, porte-parole de la police de l’État de Kebbi.

“Les policiers qui gardaient l’usine ont engagé une fusillade avec les bandits, qui a conduit à la mort de quatre policiers et d’un civil, tandis que plusieurs des bandits ont également été tués”, a déclaré Abubakar.

Les agresseurs, qui ont été officiellement déclarés terroristes par le gouvernement en janvier, opèrent depuis des camps cachés dans une vaste forêt à cheval sur les États de Zamfara, Katsina, Kaduna et Niger.

Il y a une semaine, 19 membres du personnel de sécurité, dont 13 soldats, ont été tués lorsque des bandits ont attaqué le village de Kanya, dans le Kebbi, au lendemain d’une embuscade à Sakaba ayant tué au moins 57 membres d’une milice d’auto-défense.

La violence des bandits dans les États du nord-ouest et du centre du Nigeria n’est qu’un des défis auxquels sont confrontées les forces de sécurité, qui luttent également contre une insurrection djihadiste depuis 12 ans dans le nord-est et contre les tensions séparatistes dans le sud-est du pays.

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République centrafricaine : La CPI détient un ancien chef anti-balaka

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La remise de Maxime Mokom à la Cour est un important pas en avant vers la justice

 

Rédigé par Human Rights Watch

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 16 mars 2022

(Nairobi, le 15 mars 2022) – La remise à la Cour pénale internationale (CPI) de Maxime Mokom, un ancien chef des forces Anti-Balaka en République centrafricaine, représente une avancée significative dans les efforts de la CPI visant à rendre la justice pour les crimes commis dans ce pays, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

Le ministre du DDRR Maxime Mokome, à l'époque coordonnateur national de la milice anti-balaka lors de son entretien avec la diaspora le 9 août 2016.
Le ministre du DDRR Maxime Mokome, à l’époque coordonnateur national de la milice anti-balaka lors de son entretien avec la diaspora le 9 août 2016.

 

Le Tchad a joué un rôle important en remettant Mokom à la CPI le 14 mars 2022, en se fondant sur un mandat d’arrêt pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en République centrafricaine entre le 5 décembre 2013 et le mois de décembre 2014 au moins. Ces crimes auraient été commis dans le cadre de la politique des forces anti-balaka ciblant la population musulmane et d’autres personnes perçues comme aidant les forces Séléka dans le pays. Il est également vital que d’autres suspects de haut niveau, en particulier ceux impliqués dans les abus commis par les forces de la Séléka, soient aussi forcés de rendre des comptes.

« Le fait que Maxime Mokom soit détenu par la CPI est un grand pas en faveur de la justice rendue aux victimes des atrocités commises dans toute la République centrafricaine », a déclaré Elise Keppler, directrice adjointe du programme Justice internationale de Human Rights Watch. « Mokom rejoint ainsi un autre gradé de la hiérarchie anti-balaka détenu par la CPI, Patrice-Edouard Ngaissona, qui a été arrêté en décembre 2018. Nous espérons que la remise des suspects Séléka de haut niveau impliqués dans des crimes graves en République centrafricaine, afin qu’ils rendent aussi des comptes à la justice, sera une priorité. »

Pour lire d’autres communiqués de Human Rights Watch sur la République centrafricaine, veuillez suivre le lien :
https://www.hrw.org/fr/africa/republique-centrafricaine

Pour plus d’informations, veuillez contacter :
À New York, Lewis Mudge (anglais, français) : +1-646-637-3801 (portable) ; ou mudgel@hrw.org. Twitter : @LewisMudge
À New York, Elise Keppler (anglais, français) : +1-917-687-8576 (portable) ; ou kepplee@hrw.org. Twitter : @EliseKeppler

 

 

 

En Centrafrique, le dialogue avec l’opposition non armée enfin fixé

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En Centrafrique, le dialogue avec l’opposition non armée enfin fixé

Texte par: AFP
Publié par:Corbeaunews Centrafrique

Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra a fixé mardi au 21 mars un dialogue de réconciliation avec l’opposition non armée, promis après sa réélection contestée il y a plus d’un an avec moins d’un tiers du corps électoral dans ce pays en guerre civile depuis 2013.

Il avait précisé que ce forum aurait lieu dans un délai bref six mois plus tard, après que son pouvoir eut été définitivement sauvé d’une vaste offensive rebelle grâce à l’intervention de centaines de paramilitaires russes, des «mercenaires» de la société privée de sécurité Wagner selon l’ONU.

Mais l’ouverture de ce dialogue incluant aussi la société civile, et dont Bangui a toujours dit exclure les groupes armés, a été mainte fois repoussé depuis. «Le Dialogue Républicain est convoqué du lundi 21 au dimanche 27 mars 2022 à Bangui», précise un décret signé mardi par Faustin Archange Touadéra.

Durée et délai courts

Sept jours, une durée relativement courte pour une réunion, à l’Assemblée nationale, de «plus de 450 participants issus des forces vives de la Nation, opposition et société civile», selon le porte-parole de la présidence Albert Yaloke Mokpeme. Elle portera «sur la paix et de la sécurité», a précisé ce dernier à l’AFP.

Et dans un délai de convocation très court également: six jours après le décret présidentiel. D’autant que des leaders de l’opposition ont assuré mardi soir à l’AFP qu’ils n’étaient pas au courant avant l’annonce du décret lu sur les ondes de la radio nationale, ni encore invités. «Nous voulions qu’il se déroule au mois d’avril, cela laissait plus de temps aux participants pour s’organiser», a déclaré à l’AFP le député Martin Ziguélé.

«C’est un peu précipité, nous avons des thèmes importants à aborder, je n’ai pas reçu d’invitation et, jusqu’à ce matin, ils composaient encore la liste des participants», a renchéri le député Anicet-Georges Dologuélé, ancien premier ministre et fondateur de la COD-2020, la principale plate-forme de l’opposition.

Offensive fulgurante

Faustin Archange Touadéra, au pouvoir depuis 2016, avait été réélu le 27 décembre 2020 avec 53,16% des suffrages mais seul un électeur inscrit sur deux avait eu la possibilité de se rendre aux urnes dans un pays occupé aux deux tiers par des groupes armés. Et en pleine offensive d’une coalition de rebelles lancée à la veille du scrutin pour renverser Faustin Archange Touadéra.

Depuis lors, Bangui a repris le contrôle de la majorité du pays grâce à une offensive fulgurante menée par des centaines de paramilitaires russes, des instructeurs non armés selon Moscou, des «mercenaires» de Wagner selon l’ONU et la France, qui les accusent de crimes de guerre contre les civils, et d’avoir fait main basse sur les richesses du pays, notamment ses diamants et son or.

Le pouvoir n’a jamais dit clairement quels étaient les buts de ce Dialogue républicain au-delà de vagues promesses d’inclure davantage l’opposition et la société civile dans la gestion du pays, dominée largement, comme à l’Assemblée nationale, par le Mouvement Cœurs Unis (MCU) de Faustin Archange Touadéra et des partis alliés ou satellites.

Le Tchad a extradé Maxime Mokom à la CPI

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Le Tchad a extradé Maxime Mokom à la CPI

Texte par: DW français
Publié par:Corbeaunews Centrafrique

Maxime Mokom, comme plusieurs autres ex-rebelles centrafricains, est sur la liste des personnes recherchées par la CPI.

L’ancien rebelle centrafricain a été arrêté par les autorités tchadiennes en vertu d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale délivré en décembre 2018.

Selon la CPI, il est suspecté de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui auraient été commis à Bangui et dans d’autres localités de la République centrafricaine en 2013 et 2014.

La société civile jubile

A l’annonce de son extradition ce lundi (14.03.22) à la CPI, la société civile centrafricaine a exprimé sa joie.

Fernand Mandé, coordinateur de la Coalition des organisations de la société civile pour la Cour spéciale, mise en place pour la Centrafrique affirme que “cette arrestation est la bienvenue. Que ce soit la Seleka, les antibalaka ou ceux qui continuent à commettre des exactions, tôt ou tard, ils répondront de leurs actes”.

Cependant, si Maxime Mokom est désormais entre les mains de la CPI, plusieurs autres anciens rebelles, pourtant visés par des mandats d’arrêt internationaux, continuent de circuler librement en Centrafrique, au Tchad et dans d’autres pays de la sous-région.

“Nous en connaissons d’autres qui sont là, qui sont dans les affaires de diamants, dans le business, qui se promènent dans la ville de Bangui. Hassane Ali Bouba a été arrêté mais libéré. Il était ministre, il a été arrêté par la Cour spéciale mais il a été remis en liberté. Peut-être qu’il y a des intérêts politiques derrière cela”, pense Fernand Mandé.

Que cherche le Tchad ?

Le fait que le Tchad ait arrêté et extradé Maxime Mokom ne doit pourtant pas faire oublier que d’autres ex-rebelles centrafricains recherchés par la CPI se trouvent encore dans ce pays voisin à la Centrafrique.

Pour Mahamat Hassane, l’ancien ministre tchadien de la Justice, le gouvernement de transition pourrait utiliser cette carte pour obtenir la reconnaissance internationale qui lui est nécessaire.

“Après la disparition brutale du maréchal du Tchad, on a parlé de succession monarchique dans une République de citoyens. Par la suite, on a parlé de coup d’Etat institutionnel. Donc le Tchad est dans une situation de reconnaissance internationale et par rapport à cela, il faut qu’il montre sa disponibilité pour le respect du droit international, surtout en recherchant et en livrant à la communauté internationale toutes les personnes présumées coupables des crimes graves comme des crimes contre l’humanité ou de génocide”, explique Mahamat Hassane.

La comparution initiale de Maxime Mokom devant la Chambre préliminaire de la CPI, aura lieu « en temps voulu », explique le communiqué de la Cour basée à La Haye, aux Pays-Bas.

Flash info : braquage d’un véhicule de l’ONG WILDIFIE CONSERVATION au centre-ville de Bangui

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Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 16 mars 2022

 

Le véhicule, de marque Toyota Land-Cruiser, modèle BJ80 familiale couleur blanche portant une longue antenne de relais communication devant le parechoc, et  appartenant a l’ONG WILDIFIE CONSERVATION SOCIÉTÉ WCS a été braquée cette nuit du mardi 15 mars 2022 au centre-ville de Bangui par un groupe de deux malfaiteurs activement recherchés par les forces de l’ordre.

centrafrique.org/centrafrique-une-enquete-internationale-independante-est-necessaire-sur-lassassinat-des-journalistes-russes-selon-rsf/les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-gendarmerie-nationale-img_7mai2018005155-11/” rel=”attachment wp-att-30642″ data-wpel-link=”internal”>Des militaires russes dans un pickup de la gendarmerie à Bangui, République centrafricaine
Des Mercenaires russes dans un pickup de patrouille de la gendarmerie au centrwe-ville de Bangui. Crédit photo : AFP

 

Selon nos informations, la scène a eu lieu vers 21h30 à quelques mètres de l’établissement scolaire Galaxy, non loin de la station-service Total de relais Sica.

Les assaillants, au nombre de deux, habillés en tenue militaire, ont suivi le véhicule avec leur moto jusqu’au croisement de relais Sica, à quelques mètres de l’entrée de l’établissement Galaxy avant  d’intimé l’ordre au conducteur du véhicule, un expatrié résident à l’hôtel  Kitika de s’arrêter. Croyant avoir affaire aux éléments des forces de l’ordre, le conducteur s’arrête, et les malfaiteurs lui auraient intimé l’ordre de descendre avant de s’emparer du véhicule à destination inconnue.

Pour l’heure, les services de la police et de la gendarmerie sont activement à la recherche des malfaiteurs, des personnes d’intérêt afin d’identifier et interpeller les suspects qui sont encore dans la nature avec leur butin.

 

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RCA : nouveau massacre à Gordile, dans la Vakaga, au moins 15 personnes tuées

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC, le 16 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Le cortège de la mort, venu de la Russie, et soutenu par le chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera,  poursuit son massacre sur le territoire national. Après Aïgbado, Yanga, Yangoudroudja, Mouka, Ouadda et Markounda, c’est le tour de la ville de Gordile, une localité de la Vakaga, où les habitants vivent depuis près d’une semaine dans une scène de terreur indescriptible des mercenaires de Wagner.

Les mercenaires russes de la société Wagner qui font avec leurs camions de troupes
Une patrouille des Mercenaires russes

 

Gordile, village d’origine des deux ministres du Gouvernement

 

Certainement, la nouvelle terrifiante des événements qui se sont produits cette semaine à Gordile ne va pas plaire au ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène ainsi qu’à son frère, ministre des Travaux, Monsieur Guismala Amza, tous deux originaire de cette ville du nord-Est.

En effet, le vendredi dernier, les mercenaires de Wagner, lourdement armés, à bord de leurs véhicules militaires, ont quitté la ville de Ndélé pour Birao. En arrivant au village Gonda, ils ont fait face aux rebelles du FPRC en faction Noureddine Adam. Après près de deux heures d’affrontement, les rebelles se sont retirés, laissant le village contrôlé par les hommes de Wagner. Après avoir passé près de quatre heures dans ce village de Gonda, ils ont progressé vers la ville de Gordile, située à seulement quelques kilomètres du village gonda. À leur arrivée, ils ont encerclé la ville, fouillant les maisons porte par porte, paniquant les habitants qui ont dû quitter précipitamment leur domicile.

 

Scène de massacre

 

Devant la panique de la population qui commence à quitter la ville en masse, les mercenaires russes n’ont pas le choix que de faire feu sur tout ce qui bouge. C’est ainsi qu’une vingtaine de personnes ont été tuées, et près d’une centaine d’autres blessées.

Et ce n’est pas tout! Quelques kilomètres plus loin, à tiringouli, toujours dans la Vakaga, les mercenaires russes sont arrivés dans la ville, exécutant au moins 12 personnes, dont l’ex-général du FPRC, Monsieur baba amibe, exécuté avec sa femme et trois de ses enfants. Selon la population locale, cet ex-général du FPRC faisait partie des ex-rebelles qui ont déposé leur arme et intègre le processus du désarmement. Ce sont des prorégimes, dit-on dans le secteur.

Alors, après Gordile, ça sera quelle ville ?

Affaire à suivre…

 

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Didatien Kossimatchi, le nouveau symbole du griotisme russe en Centrafrique

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Rédigé par : Anselme Mbata

Publié par : Corbeaunews – Centrafrique | Mardi 15 mars 2022.

 

C’est une des manifestations les plus spectaculaires du soutien à la Russie en République centrafricaine. Nous sommes ce 5 mars 2022 sur l’une des artères les plus fréquentées de la capitale. Une centaine de personnes, militaires comme civils, et proches du pouvoir, manifeste leur soutien à l’invasion russe en Ukraine. C’était à l’initiative de Talitha Koum, une l’association  prorusse, et proche du pouvoir, coordonnée par le sulfureux Didatien Kossimatchi, devenue l’homme à tout faire de Wagner. En moins de 6 mois, plus de 60 millions de francs CFA alloués pour des marches contre la Minusca, contre la France et en faveur de la Russie et des Wagner. Et ce n’est pas tout.

route dégradée mbaïki boda dans la lobaye
Monsieur Didatien Kossimatchi, Bangui le 9 décembre 2019.

 

Selon nos calculs, en six mois, trente(30) manifestations ont été organisées à Bangui et dans les villes des provinces contre la Minusca, contre la France et en faveur de la Russie et des Wagner. Ce qui fait en moyenne cinq(5) manifestations par mois pour un coût de soixante(60) millions de francs CFA,  soit deux(2) millions par manifestation. Or, Monsieur Blaise Didacien Kossimatchi est impliqué dans 25 manifestations, ce qui fait de lui l’un des bras droits, pour ne pas dire le nouveau chouchou  des Mercenaires russes en République centrafricaine.

De plus, dans la séquence vidéo des soi-disant soldats FACA exprimant leur volonté d’aller combattre au côté des militaires russes en Ukraine, Wagner avait calé la voix de Didatien Kossimatchi en off  dans le montage de la vidéo.  Wagner croyait que les gens ne pouvaient pas découvrir qui prêtait sa voix dans cette vidéo. C’est un montage médiocre. Didatien Kossimatchi a une voix particulière, qui ressemble à celle des personnes droguées. D’ailleurs, certains affirment qu’il fume les joints régulièrement.

Affaire à suivre…

 

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Centrafrique : Les mercenaires russes s’adonnent désormais aux activités de contrebande du carburant

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Rédigé par Prisca Vickos

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi, 17 mars 2022

 

Les mercenaires  de la société de mafia russe Wagner vient de créer, à Bangui,  deux sociétés d’écran, le CAPEX et le PETROLEX. L’objectif, faire diversifier leurs sources de revenus au risque de mettre en danger la vie de la population.

un blanc sur une moto au ccentre ville de Bangui
En circulation sur une moto

 

Décidément, les Mercenaires russes sont désormais présents dans tous les secteurs d’activités commerciales en République centrafricaine.

Après le bois, le diamant, l’or, l’alcool et le transport, les mercenaires russes s’active désormais dans le secteur du carburant. Pour ce faire, ils ont créé deux sociétés-écrans, à savoir le CAPEX et le PETROLEX. L’objectif, importé frauduleusement des dizaines de litres du carburant depuis le Nigéria, via le Cameroun. Le carburant importé frauduleusement sera stocké dans un dépôt illicite, créé par un Étudiant centrafricain, une marionnette à la solde de Wagner. Pour les observateurs, ceci est sans doute la mise en danger de la vie de la population.

Mais d’après un expert centrafricain, à cause d’un faible réseau de distribution  du carburant sur tout le territoire national, le commerce informel et illégal du carburant aura sans doute pignon sur rue. Mais pour certains Banguissois, cette contrebande servira à alimenter aussi les véhicules de guerre de Wagner.

« … L’unique but caché de CAPEX et PETROLEX est d’approvisionner les mercenaires de WAGNER en essence de contrebande pour qu’ils puissent perpétrer leurs atrocités contre la pacifique population centrafricaine », déclare un Centrafricain sur les réseaux sociaux.

 

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En Centrafrique, le Président Touadera convoque son dialogue républicain

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 16 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Convoqué par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, le dialogue Républicain est censé durée six jours afin de sortir le pays de la crise politicomilitaire qui le secoue depuis 9 ans.

rca-lopposant-joseph-bendounga-depose-plainte-contre-touadera-et-3-de-ses-predecesseurs/bozize-djotodia-samba-panza-et-touadera/” rel=”attachment wp-att-40532″ data-wpel-link=”internal”>De gauche à droite, les ex-chef d'État centrafricains François Bozizé,, Michel Djotodia, Catherine Samba-Panza et l'actuel Président de la République Faustin Archange Touadera. Photos combinées par CNC
De gauche à droite, les ex-chef d’État centrafricains François Bozizé,, Michel Djotodia, Catherine Samba-Panza et l’actuel Président de la République Faustin Archange Touadera. Photos combinées par CNC

 

Le Président Faustin Archange Touadera a convoqué, ce mardi 15 mars, dans un décret lu à la radio nationale, du 21  au 27 mars prochains, son dialogue républicain   destiné à sortir de la crise politico militaire qui secoue ce pays d’Afrique centrale depuis mars 2013, mais il sera organisé sans l’opposition armée avec qui le gouvernement précise que les discussions avec elle se poursuivront selon la Feuille de route conjointe de Luanda.

Il y’a exactement un mois, Monsieur Obed Namsio, ministre d’Etat, directeur de cabinet du président Touadera et président du comité préparatoire du dialogue républicain avait annoncé   que le comité préparatoire du dialogue républicain inclusif fait de son mieux pour que les assises du dialogue républicain se tiennent d’ici la fin de ce mois de mars 2022 “.

 

Plus 350 millions de francs CFA pour le dialogue

Le comité avait indiqué que la mobilisation des ressources financières est déjà faite par le gouvernement, mais qui attend également l’appui des partenaires de la République centrafricaine à accompagner cette volonté de dialoguer entre les Centrafricains au niveau politique ?

Selon le chef de l’État, les questions à l’ordre du jour lors de ce dialogue républicain sont entre autres l’insécurité généralisée, la justice, la bonne gouvernance et le relèvement socio-économique de la République centrafricaine.

 

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Mali : face à Wagner, l’UE pose ses conditions pour rester

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Rédigé par Afrique intelligence

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 16 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Alors que de nouveaux éléments de Wagner ont encore rejoint le Mali fin février et que les effectifs du groupe paramilitaire russe devraient atteindre le millier d’hommes d’ici à quelques semaines, l’Union européenne (UE) s’inquiète des conséquences de ce déploiement pour ses opérations sur place.

L’armée américaine et l’ONU confirment la présence du groupe Wagner au Mali
L’armée américaine et l’ONU confirment la présence du groupe Wagner au Mali

 

C’est tout le sens d’une lettre envoyée par le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, à son homologue malien, Abdoulaye Diop, le 9 mars. Dans cette missive consultée par Africa Intelligence, le diplomate espagnol conditionne le maintien des missions de formation de l’UE auprès des Forces armées maliennes (FAMa) à plusieurs garanties.

Il est ainsi demandé à Bamako de pouvoir certifier que l’ensemble des soldats maliens formés par les missions de l’UE dans le pays – notamment l’EUTM-Mali – ne puissent pas, une fois formés, rejoindre les équipes des “instructeurs russes”, l’appellation en rigueur côté malien pour désigner les éléments de Wagner. En cas d’impossibilité pour Bamako à produire cette garantie et à suivre méticuleusement le parcours des soldats des FAMa formés par l’UE – un processus complexe pour le pays -, Bruxelles suspendra l’EUTM-Mali. Une option aujourd’hui privilégiée au sein de l’UE.

 

LE PRÉCÉDENT centrafricain

 

Si Bruxelles est particulièrement vigilante sur ce point, c’est qu’un précédent en République centrafricaine a éclaboussé l’année dernière sa mission de formation dans le pays, l’EUTM-RCA : plus d’une dizaine de militaires centrafricains formés par l’UE avaient dans la foulée rejoint plusieurs compagnies opérant directement avec le groupe paramilitaire russe Wagner, également présent en RCA depuis 2018.

Outre la formation militaire, l’UE a également gelé cet automne son appui budgétaire (40 millions d’euros) au bénéfice de Bamako sur fond d’influence russe, alors que la junte militaire avait fait part de son souhait de ne pas organiser l’élection présidentielle prévue en février 2022. Plusieurs officiels maliens sont depuis le début du mois de février sous sanctions de l’UE, à l’instar du chef du gouvernement Choguel Maïga ou encore du ministre de la réconciliation nationale, Ismaël Wagué.

 

Afrique intelligence

Burkina: au moins sept civils tués dans une attaque dans le Nord

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Burkina: au moins sept civils tués dans une attaque dans le Nord

Texte par: VOA
Publié par:Corbeaunews Centrafrique

Au moins sept personnes, dont quatre supplétifs civils enrôlés dans la lutte antijihadiste au Burkina Faso, ont été tués lundi lors d’une attaque dans le nord du pays, la cinquième en quelques jours dans la région, ont indiqué mardi à l’AFP des sources sécuritaire et locale.

“Des hommes armés ont attaqué dans la matinée de ce lundi des installations de forages (d’eau) à Tonri Oulo”, une localité de la commune d’Arbinda, dans la province du Soum, a déclaré à l’AFP une source sécuritaire.

“Lors du sabotage des installations, ils ont abattu trois civils et blessés trois autres. Quatre éléments des VDP (Volontaires pour la défense de la patrie), qui ont tenté de contrer les assaillants ont également été tués”, portant le bilan à “sept morts”, a précisé la même source.

Les VDP, supplétifs civils de l’armée mal formés et mal armés, paient un lourd tribut à la lutte antijihadiste au Burkina Faso.

L’attaque a été confirmée par un responsable local. “On a enregistré une dizaine de victimes dont sept décès”, a confirmé ce responsable, précisant que “deux autres forages ont été sabotés par les terroristes”.

“Il y a quelque semaines ils avaient déjà saboté les installations de téléphonie mobile, et maintenant ils tentent d’asphyxier la ville en coupant tout ravitaillement”, a estimé cette source.

Ce mode opératoire confirme la stratégie observée ces dernières semaines où des groupes armés jihadistes tentent d’occuper des villes du nord et de l’est du pays.

“Cela consiste à isoler des villes stratégiques en coupant les voies d’accès et de communication. Ces communes leur servent de base arrière”, explique à l’AFP Mahamoudou Sawadogo, chercheur et expert des questions de sécurité au Sahel.

Ces derniers jours, plusieurs attaques meurtrières ont frappé la région de Dori, une des principales villes du nord-est du pays, à une centaine de kilomètres d’Arbinda.

Vingt-trois civils et treize gendarmes sont morts dans ces attaques.

C’est le plus lourd bilan depuis l’arrivée à la tête du Burkina du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba qui a renversé le 24 janvier le président Roch Marc Christian Kaboré, souvent accusé d’être inefficace face aux attaques.

Dans le sillage du Mali et du Niger, le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences attribuées à des mouvements jihadistes, affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique, qui ont fait plus de 2.000 morts dans le pays et contraint au moins 1,7 million de personnes à fuir leurs foyers.

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Des “soldats blancs” accusés de crimes au Mali

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Des “soldats blancs” accusés de crimes au Mali

Texte par: DW français
Publié par:Corbeaunews Centrafrique

Human Rights Watch accuse l’armée malienne d’avoir tué et torturé des civils, notamment dans le camp militaire de Diabaly, en compagnie de “soldats blancs”.

Selon Human Rights Watch, les victimes, des commerçants, chefs de villages, responsables religieux et même des enfants ont été exécutés. Le rapport relaye plusieurs témoignages de rescapés qui ont confirmé ces meurtres.

La plupart ont été commis dans le centre du Mali, une région en proie à des violences de toutes sorte depuis 2015, explique Human Rights Watch.

Des soldats maliens sont aussi accusés d’avoir tué des civils

Certains Maliens interrogés ont déclaré aux enquêteurs avoir été torturés dans le camp militaire de Diabaly par des soldats maliens et quelques soldats blancs, qui parlaient une langue qu’ils n’avaient jamais entendue.

Des témoignages font été d’exécutions des prisonniers blessés, des plus faibles ou des plus âgés.

Trois autres témoins ont décrit une opération militaire malienne, le 14 janvier dans le village de Feto, dans le cercle de Niono, région de Ségou, où des militaires ont tué cinq civils. L’un des témoins parle de soldats blancs qui “portaient des uniformes différents de ceux de l’armée malienne. Je n’ai pas reconnu la langue qu’ils parlaient. Ce n’était pas le français.”

Contacté, Human Right Watch n’a pas souhaité en dire plus et s’en tient aux témoignages de ces victimes, en attendant de recouper l’information.

La question est aujourd’hui de savoir si ces militaires qui parlaient une langue inconnue des témoins étaient des soldats russes et s’ils appartiennent au groupe Wagner présent dans le pays.

Ce groupe paramilitaire a déjà été mis en cause par les Nations unies pour des meurtres commis sur les populations civiles en centrafrique, en dépit des déclarations du gouvernement qui nie la présence des Mercenaires russes sur son territoire.

Avions de combat, blindés: peut-on connaître le vrai bilan des pertes subies par les Russes et les Ukrainiens?

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Avions de combat, blindés: peut-on connaître le vrai bilan des pertes subies par les Russes et les Ukrainiens?

Texte par: Libération
Publié par:Corbeaunews Centrafrique

Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe, le 24 février, le ministère de la Défense ukrainien publie régulièrement le bilan des pertes subies par Moscou. Au 15 mars, Kyiv avançait ainsi, concernant les Russes, la disparition de 81 avions, 95 hélicoptères, 3 navires, 404 chars d’assaut, 1 279 véhicules blindés légers, 60 camions citernes ou encore 150 systèmes d’artillerie.

Impossible, cependant, de se fier à ces chiffres, tant les belligérants, dans un conflit, ont tendance à maximiser les pertes de l’ennemi tout en minimisant les leurs. Les Russes ne communiquent pas de bilan global sur les pertes ukrainiennes, se contentant, de temps à autre, d’évoquer des opérations – réussies – contre les forces de Kyiv, comme le fait régulièrement le compte Twitter du ministère russe de la Défense.

A défaut de disposer, à ce stade du confit, d’une vision précise de la quantité de matériels militaires perdus par les uns et les autres, certains spécialistes travaillent sur des bilans a minima. Notamment les chercheurs Stijn Mitzer et Joost Oliemans, deux analystes néerlandais qui, sur leur site Oryx, recensent les pertes de chacune des armées, sur la base des informations disponibles en sources ouvertes. N’y sont ainsi enregistrés que «les véhicules et équipements détruits pour lesquels des preuves photographiques ou vidéographiques sont disponibles». Par conséquent, précisent les auteurs, «la quantité d’équipements détruits est nettement supérieure à celle enregistrée ici».

Au 15 mars, ces deux chercheurs estimaient les pertes minimales des Russes en matériels (détruits, abandonnés ou récupérés) à 217 chars, 137 véhicules blindés de combat, 197 véhicules de combat d’infanterie, 67 véhicules blindés de transport de troupes, 9 véhicules protégés contre les embuscades résistantes aux mines (Mrap), 40 véhicules de mobilité d’infanterie, 9 stations de communication, 41 véhicules du génie, 49 missiles guidés antichars, 24 systèmes de défense antiaérienne portables, 5 mortiers lourds, 31 artilleries remorquées, 31 artilleries automotrices, 25 lance-roquettes multiples, 11 canons antiaériens, 31 systèmes de missiles sol-air, 13 avions, 8 drones, 15 hélicoptères, 2 trains logistiques, et 413 camions, véhicules et jeeps.

Côté ukrainien, les deux chercheurs soulignent la perte minimale de 65 chars, 47 véhicules blindés de combat, 42 véhicules de combat d’infanterie, 20 véhicules blindés de transport de troupes, 22 véhicules de mobilité d’infanterie, 1 véhicule du génie, 50 missiles guidés antichars, 16 systèmes de défense aérienne portables, 15 artilleries remorquées, 9 artilleries automotrices, 3 lance-roquettes, 2 canons antiaériens, 11 systèmes de missiles sol-air, 8 avions, 6 drones, 1 hélicoptère, 13 navires et 85 camions, véhicules et jeeps.

Plus que toute autre période, celle des guerres est sujette à la désinformation, qu’elle émane de sources inconnues ou d’autorités officielles. Dans le cadre de la crise en Ukraine, le service CheckNews de Libération reste pleinement mobilisé pour répondre à vos questions et tenter de démêler le vrai du faux, qu’il s’agisse de déclarations, d’images ou de vidéos. Une information vous fait douter? N’hésitez pas à nous solliciter via notre formulaire, en cliquant sur le bandeau présent en tête de chaque article.

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La MAE Baïpo-Temon : “La République centrafricaine n’est pas un pays faible, c’est un pays affaibl i”

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La MAE Baïpo-Temon : “La République centrafricaine n’est pas un pays faible, c’est un pays affaibli”

Texte par: Agence Anadolu
Publié par:Corbeaunews Centrafrique

“La République centrafricaine n’est pas un pays faible, c’est un pays affaibli”, a déclaré Sylvie Baïpo-Temon, la ministre des Affaires étrangères de la République centrafricaine.
La Cheffe de la Diplomatie centrafricaine a accordé un entretien exclusif à l’Agence Anadolu en marge du Forum d’Antalya sur la Diplomatie, organisé du 11 au 13 mars dans le sud-est de la Turquie.

La République centrafricaine (rca) a été le théâtre d’une guerre civile qui a duré près d’une décennie. Ce pays de l’Afrique centrale, “affaibli” selon la ministre, a besoin de partenaires qui regorgent d’énormes potentialités pour se reconstruire, a-t-elle fait savoir.

“La RCA regorge d’énormes potentialités, des secteurs forestiers, du bois. L’agriculture est un domaine très riche parce que c’est est un pays vaste, peu peuplé, totalement vierge et qui est à construire. Il y règne un climat très favorable pour des cultures différentes. Il y a également des produits à problèmes à l’instar du pétrole, uranium et autres, et aussi des ressources très recherchées, notamment le lithium, par exemple, le cobalt, le coton et le coltan. Il y a des priorités en termes d’énergie, d’infrastructures, de reconstruction des axes routiers et des infrastructures, mais aussi de l’éducation, de la santé”, a-t-elle dit.

Sylvie Baïpo-Temon a effectué, en janvier, une visite à Ankara à l’invitation de son homologue turc, Mevlut Cavusoglu. La visite a été couronnée par la signature d’un cadre juridique marquant l’engagement des deux pays à travailler ensemble. La première rencontre entre les deux ministres a eu lieu en juin 2021 à Rome, en Italie, à l’occasion de la réunion de la Coalition internationale anti-Daech. La ministre a indiqué que les rapports entre la Turquie et la RCA se sont considérablement développés depuis lors.

La Cheffe de la diplomatie centrafricaine, Sylvie Baipo Temon, appellent les Turcs à investir dans son pays

Cavusoglu: “S’ouvre une nouvelle page dans les relations entre la Turquie et la RCA”

“La participation du Président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, au Sommet du partenariat Turquie Afrique, a marqué également un autre élan parce qu’il a eu l’occasion de rencontrer son homologue turc, le Président Recep Tayyip Erdogan. Ils nous [ministres des Affaires étrangères] ont donné justement cette instruction de continuer à renforcer et à dynamiser la relation, la coopération bilatérale entre les deux pays et c’est ce que nous nous attelons à faire. La Turquie dispose d’une vraie expertise dans de nombreux domaines. J’ai eu l’occasion de découvrir le savoir-faire turc, du moins le confirmer lors de mes visites ici, mais aussi ailleurs et particulièrement en Afrique. Il y a de la qualité. Et lorsqu’on a un pays qui est en phase de reconstruction avec un gap énorme à combler, il ne faut pas tergiverser. Il faut aller là où il y a la compétence en termes de qualité, en termes de délais de mise en œuvre de certains projets”, a poursuivi Sylvie Baïpo-Temon.

La ministre a noté que son pays sort d’une période de crise sociale qui a profondément impacté le tissu social en termes de cohésion. Il affiche un nouveau visage et a entrepris de s’ouvrir au monde. Selon la responsable, le pays mérite d’être accompagné dans son élan de développement pour ne plus revivre ces crises.

“Il faut des entreprises en mesure d’offrir des emplois aux jeunes afin qu’ils comprennent qu’il y existe d’autres manières de gagner sa vie que de prendre les armes ou de se laisser manipuler, a-t-elle expliqué. Aussi, ils sont victimes de la manipulation de masse aussi très importante, ce qui crée aussi beaucoup de tensions politiques. Il faut développer un état d’esprit d’entrepreneuriat. La RCA a une population majoritairement jeune, qui est aussi amenée à découvrir le monde. C’est une richesse. Elle doit aussi apprendre à se former en découvrant le monde pour contribuer d’une meilleure manière au développement de son pays. C’est tout cela qui va créer une cohésion sociale. Donc, c’est pour dire aussi à cette population centrafricaine que c’est possible. Mais il faut le vouloir, il faut le vouloir fermement. Il ne faut plus se laisser faire. Il ne faut pas se contenter de peu, il faut aller chercher justement dans la stratégie de développement à chercher des bons partenaires et oser entreprendre. Il faut avoir l’ambition constructive, que chacun puisse avoir la chance de dire qu’il a apporté sa petite pierre à l’édifice.”

La résurgence des crises à travers le monde est une preuve de l’échec de la diplomatie qui, a précisé la Cheffe de la Diplomatie centrafricaine, mérite d’être repensée.

“Aujourd’hui, le monde va mal, il faut le reconnaître. L’Afrique va mal depuis un certain temps, mais nous voyons que l’Afrique n’a plus ce monopole de conflits. Il y en a un peu partout dans le monde et même les grandes puissances siégeant aux Nations unies, ceux qui siègent et qui ont justement cette responsabilité, ce devoir d’être garants de la paix dans le monde. Aujourd’hui, on s’interroge. Donc, il faut aussi peut-être repenser notre manière de gérer la diplomatie, parce qu’au fur à mesure et dans les quatre coins du monde, tout n’est que rapport de force alors que nous sommes dans des instances ou on parle de paix, de sécurité, alors ; à contrario, dans l’expression de chaque pays, dans les instances multilatérales ou même bilatérales, tout n’est que rapport de force. Et dès lors que le rapport de force atteint un niveau critique, ça explose.

Les pays, comme le nôtre, qui comptent sur ceux-là pour pouvoir nous appuyer dans notre quête de paix, à un moment on va se poser aussi la question de savoir s’il ne faudrait pas écouter les soit disant plus faibles. Finalement, il n’y a pas de pays faibles. La République centrafricaine, notamment, n’est pas un pays faible. Elle est un pays affaibli. C’est un pays qui a des potentiels et qui pourrait justement montrer aussi au monde qu’elle a d’énormes capacités.”

Sylvie Baïpo-Temon a félicité les efforts diplomatiques de la Turquie pour parvenir à la désescalade entre la Russie et l’Ukraine. Pour rappel, une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères de la Russie et de l’Ukraine, Sergueï Lavrov et Dmytro Kuleba, a été organisée jeudi à Antalya, sous la médiation de la Turquie.

La deuxième édition du Forum d’Antalya sur la Diplomatie (ADF) s’est tenue du 11 au 13 mars sur le thème “Reconstruire la diplomatie”. L’événement a réuni des participants de 75 pays, dont 17 Chefs d’État et de gouvernement, 80 ministres, 39 représentants d’organisations internationales, et a été couvert par environ 600 journalistes.

Centrafrique: l’ex chef d’un groupe armé Anti-Balaka remis à la CPI

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Centrafrique: l’ex chef d’un groupe armé Anti-Balaka remis à la CPI

Texte par: AFP
Publié par:Corbeaunews Centrafrique

La République du Tchad a remis lundi 14 mars à la Cour pénale internationale l’ex chef d’un groupe armé Anti-Balaka, Maxime Mokom, suspecté de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, a indiqué la CPI. Maxime Mokom était le chef d’un groupe armé Anti-Balaka (milices autoproclamées d’autodéfense) allié aux principaux groupes armés qui opéraient en Centrafrique. Il était en 2019 devenu ministre chargé du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réinsertion et du Rapatriement (DDRR).

Maxime Mokom est suspecté de crimes qui auraient été commis à Bangui et dans d’autres localités de la République centrafricaine en 2013 et 2014, a indiqué la CPI dans un communiqué. «La Chambre a trouvé des motifs raisonnables de croire que M. Mokom, un ressortissant de la République centrafricaine (…) était un Coordonnateur National des Opérations des Anti-Balaka», a indiqué la Cour, qui siège à La Haye. À ce titre, il est notamment suspecté d’être responsable de (tentative de) meurtre, extermination, déportation ou transfert forcé de population, emprisonnement, torture, persécution, traitement cruel, mutilation.

La CPI a conclu qu’un conflit armé ne présentant pas un caractère international était en cours sur le territoire de la RCA depuis au moins septembre 2013 jusqu’au moins décembre 2014 entre la Séléka (une coalition de groupes armés principalement composée de musulmans opposés à l’ancien président François Bozizé) et les Anti-Balaka (un mouvement opposé à la Séléka et soutenant Bozizé). Selon la CPI, il existe «des motifs raisonnables» de croire que, «de septembre 2013 au moins à décembre 2014 au moins, une attaque aurait été menée par les Anti-Balaka contre la population civile musulmane et les personnes perçues comme collectivement responsables, complices ou soutenant la Séléka», a souligné la CPI.

Patrice-Edouard Ngaïssona, ancien ministre centrafricain des Sports, et Alfred Yekatom, surnommé «Rambo», deux ex-chefs de milices centrafricains détenus par la CPI respectivement depuis janvier 2019 et novembre 2018, sont également accusés de crimes de guerre et crimes contre l’humanité lors de la guerre civile entre 2013 et 2014.

RCA : Maxime Mokome, leader des Anti-Balaka, arrêté au Tchad, a été  remis à la cour pénale internationale

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 15 mars 2022

Ça y’est! Les rumeurs deviennent réalité. Depuis trois jours, on a annoncé la présence des agents de la cour pénale internationale à Ndjamena pour discuter de la possibilité de la remise du leader de la milice Anti-Balaka Maxime Mokome, arrêté au sud du Tchad  il y a trois semaines, à la CPI. Finalement, à la surprise de tous, ce lundi 14 mars dans la soirée, le bureau du procureur de la cour pénale internationale confirme que Maxime Jeoffroy Eli Mokom Gawaka a été remis par le Tchad à la Cour pénale internationale.

 

Le ministre du DDRR Maxime Mokome, à l'époque coordonnateur national de la milice anti-balaka lors de son entretien avec la diaspora le 9 août 2016.
Le ministre du DDRR Maxime Mokome, à l’époque coordonnateur national de la milice anti-balaka lors de son entretien avec la diaspora le 9 août 2016.

 

Maxime Mokome à la CPI, une surprise

 

Selon le bureau du procureur de la CPI, Monsieur Maxime Jeoffroy Eli Mokom Gawaka a été remis à la Cour pénale internationale pour des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui auraient été commis en République centrafricaine en 2013 et 2014. Sa comparution initiale devant les juges de la CPI sera annoncée en temps voulu.

C’est un choc pour la milice Anti-Balaka, et un grand coup porté à la coalition des patriotes pour le changement (CPC), dirigé par l’ancien Président François Bozizé, oncle de Maxime Mokome.

 

Maxime Mokome, un ancien ministre rebelle

 

Souvenez-vous, en 2019, après la signature de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR-RCA),  Monsieur Maxime Mokome avait été nommé ministre chargé du désarmement, démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) avant de démissionner, un an plus tard, pour rejoindre le maquis auprès de son oncle François Bozizé qui a fondé la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Mais après leur tentative de prise de la capitale Bangui en janvier 2021, une contre-offensive menée par les mercenaires du groupe Wagner, appuyés par les soldats FACA et rwandais, il avait quitté le pays pour se refugier au Tchad.

 

Refugié au Tchad, Maxime Mokome tire la sonnette d’alarme

 

Mais l’ancien ministre Maxime Mokome avait commencé à avoir de souci dans ce pays lorsqu’il avait dénoncé publiquement la gestion des fonds angolais par le puissant directeur de l’Agence nationale de sûreté (ANS), Ahmed Kogri. Il avait très mal gobé le fait que dans les fonds alloués par la CEEAC pour entretenir tous les chefs rebelles centrafricains au Tchad, Monsieur Ahmed Kogri  a préféré acheter deux maisons seulement aux chefs rebelles Mahamat Alkhatim du MPC  et Bobbio de 3R.

C’est ainsi qu’il avait décidé de dénoncer ce népotisme et quitter le territoire tchadien.  Mais pour le tout puissant Ahmed Kogri  , l’ancien ministre centrafricain avait franchi la limite du supportable. Son nom est placé parmi les personnes recherchées par les forces de l’ordre tchadiennes.

Alors que le dimanche 27 février, à Sido Tchad, l’ancien ministre Maxime Mokome réapparaît en public dans cette ville, il se fait repérer par le service de renseignement tchadien. Il est immédiatement arrêté par les forces de l’ordre tchadiennes. Transféré à Ndjamena, il vient d’être remis à la cour pénale internationale pour crime de guerre et crime contre l’humanité.

Pour de nombreux Centrafricains, le tout puissant Ahmed Kogri est en train de jouer de sale coup  aux opposants centrafricains pour faire plaisir à son ami Faustin Archange Touadera.

 

 

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La Centrafrique, à court d’argent, signe un accord d’assistance économique gratuite avec la Chine

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Rédigé par : Gisèle Moloma

Publié par : Corbeaunews – Centrafrique, le 15 mars 2022

 

Ce n’est un secret pour personne. Tous les signaux économiques de la République centrafricaine sont aux rouges. L’État centrafricain commence à faire face à de nombreuses difficultés d’ordre financier, et les perspectives ne sont pas bonnes. Alors, face à cette préoccupation qui donne des sueurs froides au président Touadera, dit-on dans les couloirs du palais, il faut tenter des choses en essayant de faire appel à d’autres partenaires. C’est ainsi qu’un accord d’assistance économique gratuite a été signé au palais de la renaissance entre l’ambassadeur chinois en République centrafricaine et le Premier ministre.

photo de la signature de l'accord commercial entre la chine et la rca avec l'ambassadeur de la chine et touadera et ministre de l'économie moloua par renaissance
COPYRIGHT LA RENAISSANCE

 

C’était le 11 février 2022, en présence du chef de l’État Faustin Archange Touadera, le Premier ministre Félix Moloua et l’ambassadeur de la Chine en Centrafrique, Monsieur CHEN Dong,  ont signé un accord d’assistance économique gratuite de 10 milliards de francs CFA.

Dans cet accord dont CNC a pu lire copie, si l’État centrafricain a besoin d’un soutien financier, il pourrait faire recourt  auprès de la Chine populaire. Et si d’aventure, l’État chinois qui a besoin d’un appui de ses partenaires, il pouvait faire recours à la République centrafricaine.  Pour la Chine, c’est l’argent comptant qui intéresse la RCA. Mais pour la Chine, c’est le sous-sol, et c’est bien mentionné dans l’accord. Une fois de plus, le sous-sol centrafricain, qui devrait représenter un marché prospère et correctement organisé,  est devenu vite  anarchique,  un outil de racket des pays partenaires. Certains se méfient de la République centrafricaine.

On se souvient encore du voyage du chef de l’État à Dubaï qui avait soldé par un fiasco retentissant. Rares ont été les échanges avec d’éventuels bienfaiteurs et pour cause ! Beaucoup n’ont tout simplement pas voulu s’entretenir avec le président centrafricain du fait de ses relations sulfureuses avec la société de mercenaires Wagner. Ils lui ont ainsi marqué leur désapprobation face à ses choix qui vont à l’encontre des recommandations de la communauté internationale et qui isolent un peu plus la Centrafrique chaque jour.

 

 

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Centrafrique : une quinzaine des personnes massacrées par les mercenaires russes à Markounda

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Rédigé par Arsène Féimonazoui

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 15 mars 2022

 

Une fois de plus, les mercenaires de Wagner se font à nouveau parler d’eux. Après la préfecture de la Haute-Kotto, c’est le tour  de la préfecture de l’ouham, dont le chef-lieu est Bossangoa. Et c’est terrible. Une quinzaine des civils, pour la plupart des musulmans, ont été massacrés à Markounda, leurs corps carbonisés. Leurs familles dénoncent un véritable crime crapuleux.

Deux mercenaires russes de Wagner occupant l'État major des rebelles en Centrafrique
Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique

 

Markounda, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de l’Ouham, est à nouveau secouée le week-end dernier par les agissements des mercenaires de la société russe Wagner.

En effet, le samedi 12 mars dernier, peu avant 14 heures, les Mercenaires russes ont exécuté au moins 17 jeunes artisans et commerçants sur des chantiers miniers de Kota-Gbaya .

« Ce n’était pas une erreur. Ils savaient bien ce qu’ils faisaient. Ce sont bel et bien des civils qu’ils ont exécutés froidement. Mes deux cadets faisaient partie des victimes. Ce sont des commerçants », déclare un parent des  deux victimes. D’après lui, les victimes étaient au nombre de 19, et c’est encore provisoire. Il y’a des cas des blessés qui sont encore à l’hôpital, et leur état nécessite des évacuations ».

Rappelons que ces mercenaires de Wagner, qui combattent au côté de l’armée nationale contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), multiplient des exactions sur les civils, pour la plupart des Peuls ou musulmans, assimilés à tort aux rebelles.

Et à Bangui, personne ne peut se permettre de dénoncer ces nombreux crimes que les hommes de Wagner commettent dans le pays. Pour eux, l’essentiel dont leur pouvoir n’est pas menacé. La vie de la population ne leur dit rien.

 

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RCA : violent affrontement entre les éléments du FPRC et les mercenaires russes dans le village Gonda, vers Ndélé

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 15 mars 2022

 

L’affrontement était très violent, selon une source sécuritaire locale. Il a duré un peu plus de deux heures, et les rebelles se sont finalement retirés de leur position initiale, laissant les mercenaires de Wagner poursuivre le ratissage. La population en débandade, le village est totalement vidé de ses habitants. Le bilan fait état des morts et des blessés.

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Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC

 

C’était le vendredi dernier, les Mercenaires russes, lourdement armés, ont quitté la ville de Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran pour se rendre dans la Vakaga. Mais arrivée au village Gonda sur l’axe Gordile, ils ont retrouvé sur place une dizaine des rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Sans un échange des mots, ils ont commencé à les affronter violemment durant près de deux heures.

Les rebelles, en manque de munition, se sont finalement retirés de leur position initiale. Mais les mercenaires de Wagner, de leur côté, poursuivent le ratissage en allant vers Gordile, une localité de la Vakaga.

Sur place, le bilan fait état de six rebelles et quatre mercenaires de Wagner blessés, tandis que deux civils, tentant de fuir les combats, ont reçu des projectiles et sont morts.

Selon nos informations, les mercenaires de Wagner, après l’affrontement avec les rebelles,  ont poursuivi leur route vers Gordile pour remonter vers Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga.

 

Corbeaunews  Centrafrique (CNC)

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