Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 24 mars 2022
Les multiples démissions enregistrées au sein de la plateforme du COD2020, plateforme à laquelle le #MKMKS n’appartient pas, si besoin est de le rappeler, nous interpellent tous surtout nous de l’opposition, certes, mais…
Nos motivations réelles, lorsque nous nous engageons, fussent elles cachées, sont le miroir de ce que nous sommes véritablement et non de ce que nous voulons laisser paraître.
Nous pouvons tous revêtir nos discours de mots mielleux, pieux, de mots touchants au relent révolutionnaire et patriotique, mais seuls nos actes suffisent à dévoiler qui nous sommes réellement.
Lorsque nous faisons le choix de vivre pour nos convictions, il va de soit que nous acceptions de souffrir de l’ignominie, du rejet voire même, que nous acceptions de mourir pour celles-ci.
L’abandon de ses convictions, lorsque les motivations d’un tel acte sont suscitées par l’intérêt général, alors il peut être acceptable. Mais s’il est motivé par une démarche alimentaire, comme c’est trop souvent le cas chez nous, alors il est détestable et honteux au plus haut point. Similaire à un acte de désertion pour un militaire ou au reniement de sa foi pour un croyant.
Alors, dans notre cas, où se trouve l’intérêt général du Peuple centrafricain aujourd’hui ? Il se trouve aujourd’hui prioritairement dans la recherche d’une paix, une paix avec tous et une paix pour tous. Si la paix n’a pas de prix, et qu’il convienne de la rechercher à tout prix, elle doit surtout être construite avec des matériaux solides pour que celle-ci, la paix, soit durable. Une volonté réelle, une sincérité formelle, une détermination sans faille. Le plus dur résidant dans la conciliation de l’urgent à savoir la cessation de toutes hostilités et à moyen et long terme, les réparations à savoir rendre justice aux victimes dont on ne parle que trop peu.
Toute forme de subterfuge et d’artifice fallacieux aux fins de tromper le peuple par une accalmie aura des conséquences irréversibles.
La propagande mensongère ne saurait avoir raison du peuple tout le temps car le mensonge ne saurait durer éternellement. L’abandon de la lutte citoyenne en République centrafricaine n’a rien d’étonnant c’est plutôt son contraire qui étonne.
En disant cela, loin de moi je juger les intentions cachées de ceux qui ont choisi d’abandonner le champ de la lutte citoyenne dont le peuple a besoin ou encore moins de juger la décision prise par les responsables du COD2020. Mais une chose est sûre, nous avons tous quelque soit nos divergences, besoin de reconquérir cette paix qui nous manque cruellement aujourd’hui et dont personne ne peut se prévoir d’en avoir l’apanage et encore moins le monopole à lui seul.
Ainsi, restons des modèles de constance, sachons faire preuve d’ouverture et de flexibilité si le but consiste à trouver de vrais solutions pour le peuple en mettant nos égos de côté.
Seule la lutte libère !
PS : En ce jour qui a marqué la prise de pouvoir de cette coalition rebelle dénommée « #Séléka », je veux avoir une pensée pieuse pour la mémoire des victimes de cette période.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 24 mars 2022
Bangui (CNC) – Le pont Baileys de PK14 sur l’axe Boali, a été inauguré ce 22 mars 2022 par le gouvernement centrafricain et Expertise France pour faciliter la circulation des biens et des personnes entre les différentes régions de la République centrafricaine. La cérémonie inaugurale s’est déroulée en présence des plusieurs personnalités dont le ministre des travaux publics, le représentant du Chef de la délégation de l’Union européenne et du représentant de l’Ambassade de France en Centrafrique.
La vue d’en face du pont Bailey construit par Expertise France. Photo CNC
En total 14 ponts de type Bailey ont été installés à travers les régions ciblées par l’action pour permettre la réouverture de 90 kilomètres de pistes dans les localités de Kpagbara, Oumba Ngberi, Pk14 et Trangué.
Ces multiples installations font suite à un diagnostic ayant porté sur plus de 400 ouvrages et points de franchissements, 16 sites ont été identifiés dans les préfectures de la Lobaye, de la Mambéré-Kadei, de la Sangha-Mbaéré, de l’ouham-Pendé, de l’Ombella-Mpoko, de la Ouaka et du Mbomou pour accueillir des infrastructures de ponts Baileys.
Ce projet vise à installer, dans des zones enclavées, de ponts métalliques Baileys cédés par le Centre national des ponts de secours de France. Les travaux réalisés pour la construction de cet ouvrage ont impliqué la réouverture de 1,3 kilomètre de pistes ainsi que la pose d’un pont de type Bailey de 15 mètres, mobilisant un total de 40 personnes pendant 15 jours, afin de relier le quartier à la périphérie nord de la ville de Bangui.
Le représentant du maire de la commune de Begoua, a remercié vivement la France et l’Union européenne pour la construction de ce pont à travers l’Expertise France : « La population de Begoua vous est très reconnaissante et appelle à la pérennisation dudit projet pour désenclaver les régions de Centrafrique plus particulier celle de Begoua ».
De son côté, Louis Estienne, Conseiller de coopération de l’Ambassade de France-RCA et représentant de l’Ambassadeur de France en Centrafrique, a rappelé qu’à travers ce don à l’Union européenne, la France permet de reconnecter et permettre aux marchands de descendre sur les marchés pour pouvoir faire que les produits circulent et se vendre facilement aux populations.
« Le projet sur lequel la France travaille étroitement c’est celui d’une très grande envergure qui est celle de la reconstruction du pont de PK9 de Bimbo. Les études préalables ont été lancées et espérant qu’elles débouchent comme vous pouvez le constater à travers une coopération bilatérale via sa participation à l’Union européenne », a conclu le Conseiller en coopération de l’Ambassade de France en Centrafrique.
Quant au ministre des travaux publics, Guismala Hamza, il retrace l’objectif de ce projet qui selon lui, vise à désenclaver les régions du pays y compris les quartiers de la capitale Bangui qui constitue un axe stratégique d’améliorer la circulation des biens et des personnes. « Il permet aussi de renforcer la sécurité, de cohésion sociale, le déploiement des agents de l’Etat et de redynamiser le secteur de l’économie », a témoigné les membres du gouvernement.
Ce projet est financé à hauteur de 6,8 millions d’euros par l’Union européenne, l’Allemagne, la France, les Pays Bas, l’Italie et la Suisse, via le Fonds Békou. A travers ce projet, l’UE et la France confirment leur engagement pour le développement de toutes les relations de la Centrafrique.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 23 mars 2022
Bangui (CNC) – Le centre et le nord-ouest du Nigeria sont depuis des années le théâtre de gangs criminels, appelés localement “bandits”, qui attaquent les villages, volent le bétail, kidnappent et tuent les habitants. (photo d’illustration)
Des hommes armés ont tué dimanche au moins seize villageois lors d’une attaque dans le nord-ouest du Nigeria, dernières violences en date imputées à des bandes criminelles lourdement armées, a déclaré lundi la police.
Le centre et le nord-ouest du pays le plus peuplé d’Afrique sont depuis des années le théâtre de gangs criminels, appelés localement “bandits”, qui attaquent les villages, volent le bétail, kidnappent et tuent les habitants. Et face à la multiplication des attaques, le gouvernement a récemment déclaré “terroristes” ces groupes criminels.
Dimanche, des dizaines d’hommes armés à moto ont pris d’assaut le village de Ganar-Kiyawa, dans l’Etat de Zamfara, tuant 16 villageois, a affirmé le porte-parole de la police locale, Mohammed Shehu.
“Les terroristes ont tué 16 personnes dans l’attaque et ont fui avant le déploiement de la police”, a déclaré M. Shehu. “La police et l’armée sont dans la zone pour prévenir d’autres attaques et poursuivre les bandits”, a-t-il ajouté.
Dans un communiqué, le bureau du gouverneur de l’Etat de Zamfara a confirmé l’attaque, affirmant que “de nombreuses vies auraient été perdues et de nombreuses autres blessées”, sans donner davantage de détails. La presse locale évoque quant à elle un bilan bien plus élevé, avec au moins 37 morts dont le chef du village, et des dizaines de personnes kidnappées.
En dépit des opérations militaires et des amnisties, les attaques se multiplient dans le nord-ouest et le centre. Début janvier, plus de 200 personnes avaient été tuées au cours de plusieurs attaques menées par des hommes armés dans l’Etat de Zamfara. Les agresseurs opèrent depuis des camps cachés dans une vaste forêt à cheval sur les États de Zamfara, Katsina, Kaduna et Niger.
Selon Ibrahim Dosara, commissaire à l’Information de l’Etat de Zamfara, près de 700.000 personnes ont fui leur domicile pour échapper à ces attaques, ce qui a incité le gouvernement à ouvrir huit camps pour les accueillir.
La violence des bandits dans les États du nord-ouest et du centre du Nigeria n’est qu’un des défis auxquels sont confrontées les forces de sécurité, qui luttent également contre une insurrection jihadiste vieille de 12 ans dans le nord-est et contre les tensions séparatistes dans le sud-est du pays.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 23 mars 2022
Bangui (CNC) – Depuis le démarrage des travaux du dialogue républicain censé mettre fin à la crise qui a secoué le pays durant plusieurs années, les centrafricains sont surpris de voir les débats s’orientent de plus en plus sur l’opportunité de la modification de la constitution. Face à cette agitation, le collectif « touche pas à ma constitution » préfère mettre en garde les membres du Présidium dudit Dialogue.
Mesdames et Messieurs les membres du Présidium du Dialogue Républicain,
Le Collectif « Touche pas à ma Constitution »,suit de près les travaux du Dialogue républicain qui devrait permettre de prendre des recommandations consensuelles et exécutoires afin de mettre terme à ces multiples crises militaro-politiques qui ont secouées violement depuis des années notre pays la République centrafricaine.
Par ailleurs, le Collectif « Touche pas à ma Constitution »constate depuis l’ouverture des travaux des agitations malsaines tendant à obtenir via cette assise la modification de la durée du mandat du président de la République qui constitue l’une des raisons de ces crises récurrentes.
Il ressort de l’article 35 alinéa 2 de la Constitution centrafricaine du 30 mars 2016 « Que la durée du mandat de la Président de la République est de 5ans. Le mandat est renouvelable qu’une seule fois ».
Fort de tout ce qui précède, le Collectif porte à l’attention de l’opinion nationale et internationale qu’il mènera la lutte de la préservation des valeurs démocratiques acquises au prix de plusieurs sacrifices en cas de toute modification sur les dispositions constitutionnelles portant sur la durée du mandat du Président de la République.
Veuillez recevoir Mesdames et Messieurs les membres du Présidium du Dialogue Républicain, l’expression de nos salutations militantes
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/Michel-Djotodia-et-Catherine-Samba-Panza-dans-lhemicycle-de-lAssemblee-nationale-le-21-mars-2022-le-jour-douverture-du-dialogue-republicain.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/Michel-Djotodia-et-Catherine-Samba-Panza-dans-lhemicycle-de-lAssemblee-nationale-le-21-mars-2022-le-jour-douverture-du-dialogue-republicain-450×203.jpg” alt=”Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le 21 mars 2022 le jour d’ouverture du dialogue républicain” width=”450″ height=”203″ />Les anciens chef d’État de transition Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le 21 mars 2022 lors du lancement du dialogue républicain
1-Le régime de Bangui a été contraint d’organiser ce dialogue.
Face à l’impasse qui caractérisait la gouvernance sous le magistère de Touadera, plus précisément durant la moitié de son PREMIER mandat, l’opposition démocratique, la société civile, les religieux, puis la Communauté Internationale, les voix étaient nombreuses pour appeler à la tenue d’un dialogue national. Ceci, dans le but de décrisper les tensions avant les élections de 2020. Mais voyant qu’il était en “position de force”, le pouvoir de Bangui a fait fi. Conséquence : nous avons eu l’une des élections les plus calamiteuses de l’histoire du monde. Avec la “rage” du bloc occidental contre la présence de Wagner en terre centrafricaine, les subsides des partenaires internationaux seront coupés. Le régime se trouve esseulé économiquement, politiquement et diplomatiquement. Il faut donc convoquer un dialogue, à n’importe quel prix, sous n’importe quel format. Pour quelle finalité ? Lever le blocus des Institutions Financières Internationales, et donner au Peuple l’impression qu’on est pour la paix, le dialogue, la main tendue.
2-Le format du dialogue est entièrement vicié, dès le départ
Sentant le danger d’un dialogue franc, inclusif et sincère si celui-ci venait à être organisé, le pouvoir de Bangui va devoir verrouiller tout, au départ. C’est-à-dire, adopter la stratégie de la surpopulation. Celle-ci consiste à remplir le Comité préparatoire du dialogue des barons du régime. Objectif : Empêcher la tenue du vrai débat.
3-Les thèmes choisis ne cadrent pas avec les vrais problèmes que vit le pays
A la place des urgentes question de paix, d’occupation de notre territoire par les rebelles et Wagner, de détournement de deniers publics érigé en mode de gouvernance, de pillage systématique de nos ressources par les nouveaux partenaires, de régression criarde de notre système éducatif, de la désacralisation de nos institutions publiques, le CODR nous emmène des thèmes qui vont accoucher des cours magistraux. Rien de bon ne pourra donc sortir de Nazareth.
4-Les vrais protagonistes n’ont pas été impliqués
Au fait, pourquoi organise-t-on un dialogue ? Hé bien, c’est pour résoudre des problèmes entre deux protagonistes. Et les protagonistes de cette crise que subit injustement le Peuple sont tout simplement les pouvoirs publics et les rebelles. L’opposition démocratique et la société civile devrait donc être conviées à ce dialogue comme arbitres de cette crise animée par ces deux protagonistes. Encore-là, échec et mat.
5-Les intentions cachées du dialogue
Même si les philosophes disent que la fonction de la pensée ne se délègue point, il n’en demeure pas moins que les intentions des oligarques qui nous gouvernent étaient bien connues avant ce dialogue. Et ces intentions c’est, aller au dialogue pour obtenir un référendum constitutionnel, avec pour corrolaire la révision des mandats présidentiels, ce qui va bien accorder à Touadera, une gouvernance à vie. Un peu comme voudrait le faire Jean Bedel Bokassa, en son temps. La preuve de ces affirmations, les sorties intempestives des ogres du pouvoir bien avant ce dialogue. Le refrain était clair : Allons vers une modification de la Constitution.
6-L’arbitrage n’existe pas
C’est tout aussi simple de comprendre, en règle de compétition, il est dit, on ne peut à la fois être juge et partie. Or, pour ce dialogue, on nous envoie un représentant des pouvoirs publics comme le numéro un du présidium du dialogue, et on nous dit de croire que tout ira bien. Pour une fois, soyons sincère, comment peut-on donner de bonnes fessées à son patron ? Et ça, le DG de l’ENAM ne serait certainement prêt à le faire.
7-Et pour finir, on exclut Bozizé, on installe somptueusement Djotodja.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/01/ferdinand-MBOKOTO-MADJI.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/01/ferdinand-MBOKOTO-MADJI-300×290.jpg” alt=”Ferdinand MBOKOTO-MADJI” width=”300″ height=”290″ />Monsieur Ferdinand MBOKOTO-MADJI
CONGRÈS NATIONAL centrafricain POUR LA PAIX, LA DÉMOCRATIE ET LE DÉVELOPPEMENT
(CNCA-PDD)
COMMUNIQUE DE PRESSE DU COMITÉ EXÉCUTIF DU PARTI
Dans le but de modifier la Constitution de la République, se maintenir au pouvoir et accentuer la dictature à la manière de leur maître de la Fédération de la Russie, Touadera a invité ses associés du MCU et neuf autres mouvements et Partis politiques de la majorité présidentielle et de la “mangeoire” à prendre part à une réunion d’amis appelée “Dialogue républicain” du 21 au 27 mars 2022 à Bangui.
Le peuple Centrafricain dans son ensemble ne se reconnaît pas dans ce festin des destructeurs de la Centrafrique.
Comme les autres Partis politiques de l’opposition démocratique de notre pays, le CONGRÈS NATIONAL CENTRAFRICAIN pour PAIX, la DÉMOCRATIE et le DÉVELOPPEMENT (CNCA-PDD) rejette d’avance les résolutions issues de ce Festival.
Pour ce faire, le CNCA-PDD appelle:
-Le Peuple Centrafricain souverain à des manifestations populaires pour chasser du pouvoir ses bourreaux qui sont entre autres Touadera, Sarandji, Mokpeme, Piri, Balalou, Zokoue, Ngamana, et bien d’autres criminels et groupes terroristes (Wagner, Forces Expéditionnaires Rwandaises, Requins, Anti-Balaka version Touadera, la garde prétorienne du “Pharaon et dictateur de DAMARA” …),
-Demande aux vaillants Forces de défense et de sécurité de la Centrafrique ( FACA et FSI) de se mettre du côté du Peuple martyrisé pour qu’ensemble nous écrivons une nouvelle histoire de notre pays,
-Appelle sans tarder le Procureur Général de la Cour Pénale Internationale ( juridiction qui ne reconnaît pas l’immunité accordée aux chefs d’Etat par les juridictions nationales)
à ouvrir sans délai des enquêtes pour crimes avérés de guerre, crimes contre l’humanité et terrorisme d’Etat à l’encontre de Touadera et ses complices,
-Demande à tous les Centrafricains de traquer, réunir et conserver avec minutie toutes les preuves pour leurs inculpations qui ne saurait tarder,
-Invite les organisations de défense des droits humains et de la société civile aussi bien que la presse nationale et internationale à se mobiliser davantage pour défendre la vérité et informer le monde de la tragédie humaine en cours Centrafrique,
-Demande à la communauté internationale de rejeter d’avance les conclusions dudit ” dialogue républicain” car ne répondant pas à la volonté et aux aspirations du Peuple de Centrafrique.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 23 mars 2022
Bangui (CNC) – Il n’est question que des jours qui comptent. C’est désormais clair et ancrés dans les esprits des autorités et de certains élus de la nation qui veulent faire passer une loi tendant à l’abrogation de la loi n°60.163 du 21 juillet 1960 qui avait approuvé les Accords paraphés à Paris et qui avait autorisé le Président du Gouvernement de l’époque à les signer dès la proclamation de la République centrafricaine. A la recherche des moyens légaux pour le faire depuis la mise à disposition des archives de l’Assemblée aux mercenaires russes de la société Wagner, la Cour Constitutionnelle vient de leur indiquer la voie à suivre.
centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/06/de-gauche-à-droite-touadera-et-dominique-darlan.jpg” data-wpel-link=”internal”>De gauche à droite, le chef de l’État Faustin Archange Touadera et Madame Dominique Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.
Des manœuvres en cours
Tout à commencer après la mise sur papier, des dispositions d’une proposition de loi par l’honorable Auguste Boukanga. Cette proposition de loi qui va porter son nom, la loi Boukanga, a subi une série de parcours et finira par atterrir à la Présidence avant de revenir à l’Assemblée nationale.
La loi Boukanga.
C’est l’honorable Auguste Boukanga, en tête d’un groupe des députés, qui avait rédigé ladite proposition de loi et qui devrait porter son nom, la loi Boukanga. Cette proposition de loi, si elle est votée, abrogera la loi du 21 juillet 1960 approuvant tous les Accords liés la France avec la Centrafrique au sortir de son indépendance. Accord militaire, Accord de défense, Accord économique, Accord monétaire.
Le bureau de l’Assemblée nationale saisi.
En se fondant sur l’article 91 de la Constitution qui dispose que la ratification ou la dénonciation des Traités et Accords internationaux ne peut intervenir qu’après autorisation du Parlement, le bureau de l’Assemblée nationale a été saisi par l’honorable initiateur Auguste Boukanga qui a rendu un avis technique motivé et défavorable déclarant au passage sa proposition de loi irrecevable.
Très mécontent de la décision du bureau, l’honorable Auguste Boukanga demande au président de l’Assemblée nationale de saisir la Cour Constitutionnelle pour avis.
La Cour Constitutionnelle saisie, les déboute.
Dans une requête en date du 18 février Simplice Mathieu Sarandji a saisi la Cour Constitutionnelle pour avis. Pour les juges de la Cour Constitutionnelle, considérant que l’avis demandé les a conduit à interpréter les dispositions de la Constitution, il y’a lieu, pour eux, de rendre une décision que d’émettre un simple Avis.
Que dit la décision ?
Pour les juges constitutionnels, en matière de Traités internationaux et ce conformément à l’article 91 alinéa 2 de la Constitution, le Parlement n’intervient que pour délivrer son autorisation pour la ratification et la dénonciation.
« Qu’il ressort de toutes ces dispositions qu’il revient à l’Exécutif le pouvoir d’initier la négociation ou la dénonciation des Traités internationaux », ont martelé les juges avant de decider que : « L’initiative de la négociation et de la dénonciation des Accords et Traités internationaux est du ressort de l’Exécutif ».
Que fera-t-il ? Touadera
C’est désormais vers les participants au dialogue républicain de demander solennellement à Touadera de demander l’abrogation de cette loi de 1960 qui relie le pays avec la France que les yeux et oreilles des mercenaires russes de Touadera, auteurs invisibles de cette initiative, sont tournés.
Pour ces auteurs invisibles, seul l’abrogation de cette loi permettra à Touadera de sortir la Centrafrique de la puissance française. Et grace à leurs appuis multiformes, la Centrafrique aura sa propre monnaie, ses propres avions et pourrait transformer tout sur place à Bangui.
Et après ?
La Centrafrique tournera définitivement la page de France, son pays colonisateur. C’est la position exprimée par Simplice Mathieu Sarandji et Maxime Balalou devant la quasi-totalité des participants à ce dialogue et ayant participé, deux jours avant, à la rentrée politique du parti au pouvoir, le MCU.
Maxime Balalou parle, lui, d’ une « nouvelle République impulsée par le président de la République Faustin Archange Touadera ».
Simplice Mathieu Sarandji : « Nous au MCU, nous allons écrire une nouvelle page de l’histoire de ce pays. Cette rentrée politique est le point de départ d’une nouvelle clarification politique en notre sein pour que triomphe nos idéaux d’unité, de fraternité, de paix, de réconciliation et du développement ».
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 23 mars 2022
Bangui (CNC) – Le village Nzakoundou, situé à 72 kilomètres de Bocaranga, est à nouveau secoué par des détonations d’armes lourdes et légères. L’affrontement à durée de plusieurs heures, et les rebelles ont pris le dessus, contrôlant entièrement le village aux mains des soldats FACA.
centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/Des-blesses-dans-lattaque-du-village-Nzakoundou-le-22-mars-2022.jpg” data-wpel-link=”internal”>Des blessés dans l’attaque du village Nzakoundou le 22 mars 2022. Ici dans l’hôpital de Bocaranga.
Une attaque foudroyante
Selon nos informations, l’attaque a eu lieu dans la matinée du mardi 22 mars 2022 dans le village Nzakoundou, situé à environ 72 kilomètres de Bocaranga.
D’après Monsieur Mathurin Zibangué, un habitant de Nzakoundou contacté par CNC, les éléments rebelles de 3R, membres de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), ont lancé, mardi, vers 9 heures, une violente attaque contre leur village et les positions de l’armée nationale. Ils ont commis des dégâts importants, et tuant au moins 5 morts, et blessés au moins 10 autres, dont un Soldat FACA et quatre enfants tués et les blessés, dont 2 FACA, sont transférés dans un hôpital à Bocaranga. On signale également des scènes de pillage des magasins par les assaillants.
Des blessés dans l’attaque du village Nzakoundou le 22 mars 2022
Débandade des soldats FACA
Cependant, les soldats FACA, basés à Nzakoundou, sont actuellement en débandade vers le village Kouwone pour les uns, et Ndim puis Bocaranga pour les autres.
Pour l’heure, ce sont toujours les rebelles qui contrôlent le village aux mains des soldats FACA qui avaient annoncé leur intention d’aller combattre aux côtés des militaires russes en Ukraine.
Rappelons que Nzakoundou est le village Natale de l’opposant Anicet Georges Dologuélé, qui est aussi député de Bocaranga 1.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 23 mars 2022
Bangui (CNC) – 48 heures après son lancement par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, les travaux du dialogue républicain continuent de susciter de nombreuses réactions dans la capitale centrafricaine et sur les réseaux sociaux. Nombreux sont ceux qui pensent que les conditions de non-inclusivité et d’absence de consensus dynamique, le dialogue républicain est tout simplement vidé de sa substance. Mais pour les partisans du régime, inclusivité ou pas, le pays doit avancer.
Les anciens chef d’État de transition Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le 21 mars 2022 lors du lancement du dialogue républicain
Le format du dialogue soulève des questions
Pour la majorité présidentielle, le dialogue républicain est un souhait, un vœu, qui est une initiative du chef de l’État Faustin Archange Touadera. Il permettra de faire un état de lieux de la République, et d’envisager l’avenir avec beaucoup d’optimisme et avec bon espoir. Mais sur les réseaux sociaux et dans les rues de Bangui, le format et la non-inclusivité du dialogue soulèvent beaucoup des questions. Pour eux, peut-on faire un dialogue seulement qu’avec ses propres amis?
Sur les réseaux sociaux, on peut lire :
« Le dialogue républicain est taillé des thèmes déjà trop traités et tellement connus de tous dont les audaces, en aucun cas, n’ont été mises en application », réagit un internaute qui ajoute que : » le dialogue républicain, celui qui semble vouloir tracer une nouvelle voie de la conduite des affaires de l’État, à proprement parler, n’est qu’un plat « réchauffé », mais cette fois, nous espérons qu’ils vont le manger seuls. Qui ? le gouvernement ! ».
Un spectacle aux yeux du monde
Pour un enseignant de l’école Galabadja, ce dialogue n’est autre qu’un spectacle. « Une fois de plus les Centrafricains se préparent à se livrer en spectacle aux yeux du monde entier avec ce prétendu dialogue dont l’exclusivité est l’emblème. Que cherche-t-on au travers de ce soi-disant dialogue? La paix? Je ne vois pas comment cela serait possible en l’absence de ces maudits groupes armés qui ne cessent de semer la désolation dans nos familles et nos régions.
Voilà une occasion qui aurait servi de mettre les rebelles centrafricains face à leur conscience, leur faire prendre des engagements qui, s’ils s’avisaient encore contre toute logique à reprendre les armes contre leur pays, les auraient définitivement voués aux gémonies.
Et la communauté internationale, lassée par leur versatilité, nous aurait aidés à sonner le glas de leur existence. Il est donc extrêmement naïf de se figurer qu’il sortira du positif de cette “touaderade” dont le cynisme politique le dispute aux appétits de pouvoir de bas étages. Mon vif souhait est que les Centrafricains restent vigilants lors de ces assises de honte afin de ne pas se faire le complice des viles manœuvres de Touadera et de ses sbires. Le peuple centrafricain ne pardonnera pas les coassociés de ceux qui veulent confisquer sa souveraineté et son aspiration légitime à vivre dans la paix et à travailler librement pour faire du développement de la Centrafrique une réalité ».
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 23 mars 2022
Bangui (CNC) – Au lendemain de la déclaration de l’opposition démocratique relative à sa non-participation aux travaux du dialogue politique, le MLPC et le PATRI saisissent officiellement le Président du Comité d’Organisation du Dialogue républicain pour lui annoncer officiellement le retrait de leurs différents représentants de cette rencontre.
Maître Crepin Mboli-Ngoumba
Le MLPC retire son représentant
« Je suis au regret de vous notifier par la présente, eu égard à la décision prise par l’Opposition démocratique de ne pas prendre part aux travaux du Dialogue en cours, pour les raisons évoquées dans sa déclaration, le retrait de Monsieur Gabriel Jean Édouard KOYAMBOUNOU, représentant du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) du Comité d’Organisation du Dialogue républicain (CODR) que vous avez l’honneur de présider », précise le MLPC dans sa correspondance adressée au Président du Comité d’Organisation du Dialogue républicain.
Le PATRI retire son représentant
« Par la présente et conformément à la déclaration de l’Opposition démocratique faite en date du 20 mars 2022 par laquelle, elle a exprimé sa non-participation au Dialogue républicain, le parti PATRIE est au regret de vous signifier le retrait de son représentant le patriote Benjamin KAÏGAMA du CODR ».
Rappelons que les partis politique de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), le MLPC et le PATRI, avaient annoncé, le 20 mars 2022, qu’il ne pourra participer aux travaux du Dialogue dit républicain, dont les travaux ont débuté depuis le lundi 21 mars 2022.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 23 mars 2022
Bangui (CNC) – Une semaine après son transfèrement à la cour pénale internationale, l’ex-leader de la milice Anti-Balaka Maxime Mokome a comparu pour la première fois ce mardi 22 mars 2022 devant la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale (« CPI).
La salle de la justice du bureau local de la Cour pénale internationale de Bangui. Photo CNC / D. Y. Ibrahi,
Audience de confirmation d’identité
Au cours de cette audience, la Chambre a procédé à la vérification de l’identité du suspect et s’est assurée qu’il soit informé des crimes qui lui sont imputés et des droits que lui reconnaît le statut de Rome dans une langue qu’il comprend et parle parfaitement.
L’audience de première comparution a eu lieu en présence du Procureur et de la Défense. Selon la CPI, L’ouverture de l’audience de confirmation des charges aura lieu le 31 janvier 2023, c’est-à-dire dans un peu plus de 11 mois.
Monsieur Maxime Mokome, toujours un suspect
Pour Monsieur Francisco B. Gonzalez Centeno, chargé de l’information publique à la CPI en rca, Monsieur Maxime Jeoffroy Eli Mokom est encore un suspect devant la CPI. Il est considéré comme un innocent jusqu’à la décision finale des juges. Mais avant le procès à proprement parlé, selon Monsieur Francisco, il y’aura une audience de confirmation des charges qui déterminera s’il y a des motifs substantiels de croire que le suspect a commis ces crimes. Si la Chambre préliminaire décide de confirmer les charges, en tout ou en partie, elle renverra l’affaire devant une Chambre de première instance, laquelle sera chargée de conduire la phase suivante de la procédure, à savoir le procès lui-même, selon Francisco B. Gonzalez Centeno.
Rappelons que dans une déclaration le 18 mars, le procureur de la CPI, Karim Khan s’est réjoui de la récente arrestation de Maxime Jeoffroy Eli Mokom Gawaka et de son transfèrement à la CPI, « afin qu’il puisse répondre de ses actes devant la justice, pour les crimes présumés qui lui sont reprochés par la CPI ».
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 23 mars 2022
Bangui (CNC) – C’est dans une ambiance particulièrement conviviale qu’a eu lieu le mercredi 16 mars 2022 à 9 heures l’inauguration officielle du terrain de basketball réhabilité de l’institut national de la jeunesse et des sports (INJS) à Bangui, et ce, en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports Aristide Brian REBOAS.
centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/La-coupure-du-ruban-par-le-ministre-de-la-Jeunesse-des-Sports-et-de-lEducation-Civique-et-monsieur-Cyrille-Damango.jpg” data-wpel-link=”internal”>La coupure du ruban par le ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Éducation Civique monsieur Aristide Briand REBOAS et Monsieur Cyrille Damango
Sur initiative de l’association GIBA-BCAGS Academy, en collaboration avec la mission logistique française (MISLOG) et le ministère de la Jeunesse et des Sports, le terrain de basketball du gymnase de l’institut national de la jeunesse et des sports (INJS), autrefois non praticable en raison de sa dégradation avancée, a été remis à neuf pour permettre à toute la jeunesse centrafricaine d’y développer ses activités sportives.
La cérémonie de remise de ce terrain de basketball s’est déroulée en présence de Monsieur Aristide Briand Reboas, ministre responsable de la promotion de la jeunesse, des sports et de l’éducation civique; du Président de l’association GIBA-BCAGS Academy, Monsieur Cyrille Damango.
Le ministre Aristide Briand REBOAS s’est réjoui de l’aboutissement de ce projet qui aura probablement un impact concret sur le développement du sport dans la capitale.
« Nous avons toujours à gagner quand on investit dans la jeunesse. Investir dans la jeunesse c’est investir dans l’avenir, dans la sûreté et la sécurité », déclare le ministre Aristide Briand REBOAS.
Même son de cloche du côté de l’association GIBA-BCAGS Academy, présidée par Monsieur Cyrille Damango.
Le 14 mars, le Tchad a transféré un ancien coordinateur militaire d’un groupe de miliciens Anti-Balaka en République centrafricaine, Maxime Mokom, à la Cour pénale internationale (CPI). Mokom avait fui au Tchad après avoir été membre d’une coalition rebelle qui a tenté en vain de prendre le pouvoir en 2020. Les crimes pour lesquels il sera traduit en justice, et qui sont à l’origine du mandat d’arrêt de la CPI émis contre lui en 2018, sont bien antérieurs toutefois.
Entre 2014 et 2016, des combattants anti-balaka se sont livrés à des affrontements avec des groupes majoritairement musulmans de la Séléka pour le contrôle des routes et des villages de la province de Nana-Grebizi, les civils étant pris entre deux feux. De nombreux musulmans ont pris la fuite. Les anti-balaka se sont finalement retournés contre les habitants qui étaient restés et qui, selon les anti-balaka, s’opposaient à eux ou s’étaient rangés du côté de leurs voisins musulmans. Progressivement, les combattants anti-balaka ont attaqué tous ceux qu’ils rencontraient, se livrant à des tueries, des viols et des pillages. Mokom était l’un de leurs chefs.
En 2016, j’ai rencontré une femme âgée de 25 ans à Kaga Bandoro, la capitale de la province de Nana-Grébizi, qui m’a raconté comment elle avait été violée sous la menace d’une arme par deux combattants anti-balaka et rouée de coups par la suite. Elle m’a dit : « Ils ont enlevé leurs ceintures et commencé à me frapper. Ils ont dit que c’est Dieu qui m’avait livrée à eux ; maintenant ils allaient faire ce qu’ils voulaient de moi. » L’un de ses violeurs, se souvenait la survivante, était Franco Yagbegue, un commandant de secteur également connu sous le nom de Pelé. Lorsque j’ai rencontré Pelé en août 2015, avant qu’il ne commette ce viol, il m’avait confié que la structure anti-balaka dans laquelle il servait était coordonnée par Mokom.
Mokom emblématise la façon dont violence et impunité favorisent certains en République centrafricaine. Alors que la survivante du viol a été livrée à elle-même pour reconstruire sa vie, Mokom est devenu ministre en 2019 après qu’un accord de paix a permis à des rebelles d’accéder à de nombreux hauts postes gouvernementaux. Pendant des années, il a été considéré comme intouchable et l’idée qu’il soit confronté à la justice paraissait impensable. Jusqu’à aujourd’hui.
Mokom est le troisième dirigeant anti-balaka à être déféré au tribunal situé à La Haye. Jusqu’à présent, un seul commandant de la Séléka, Mahamat Siad Abdel Kan, est poursuivi par la CPI.
La coopération du Tchad doit être saluée, et il convient de l’encourager à continuer de livrer d’autres chefs rebelles impliqués dans la commission des crimes graves – tant de la Séléka que des anti-balaka – et qui continuent d’échapper à la justice dans ce pays. Comme Mokom, ils devraient devenir des symboles de justice, et non d’impunité.
« A la suite de rencontres et d’échanges entre la MINUSCA et les autorités centrafricaines, les quatre conteneurs comportant du matériel militaire destiné à la Force, ont été restitués à la Mission, ce lundi à Bangui.
Lesdits conteneurs avaient été saisis à leur arrivée à bord de deux camions, le 14 mars à Beloko (nord-ouest de la République centrafricaine), puis transférés à Bangui où ils ont fait l’objet d’une inspection, le 18 mars.
La MINUSCA condamne vivement les publications mensongères liées à cet incident, diffusées sur les réseaux sociaux et par les médias, à l’instar de Radio Lengo Songo, Ndjoni Sango, Le Potentiel centrafricain et La Fraternité, et dénonce la tentative de manipulation de l’opinion publique à l’encontre de la Mission. »
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 22 mars 2022
Bangui(CNC) – Le service d’urgence est intervenu pour porter secours à un homme qui venait d’être pris d’un malaise cardiaque au sein d’un établissement bancaire ce lundi 21 mars 2022 au centre-ville à Bangui. Malgré les soins promulgués sur place par les secours, l’homme en a pu être ranimé.
centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/Le-feu-Conseiller-Celestin-Namkpea-ancien-commissaire-de-LANE-ancien-conseiller-a-la-Primature-450×225.jpg” alt=”Le feu Conseiller Célestin Namkpea, ancien commissaire de L’ANE, ancien conseiller à la Primature,” width=”450″ height=”225″ />Le feu Conseiller Célestin Namkpea, ancien commissaire de L’ANE, ancien conseiller à la Primature, Professeur des lettres anglaises à l’université de Bangui, décédé lundi 21 mars 2022 après un malaise cardiaque au sein de la banque populaire Maroco-Centrafricaine.
Malaise cardiaque
Secouru par des témoins alors qu’il venait de s’effondrer devant la caisse de la Banque populaire Maroco-centrafricaine, il a ensuite été assisté par les services d’urgence, mais les tentatives de réanimation ont malheureusement été vaines.
L’université de Bangui en deuil
Selon nos informations, la victime s’appelle Célestin Namkpea, Professeur des lettres anglaises à l’université de Bangui, ancien conseiller chargé de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de recherche scientifique à la primature avant d’intégrer l’autorité nationale des élections en succession de Monsieur Bernard Voyemakoua, commissaire électoral décédé .. Il était devant une caisse de la Banque populaire Maroco-centrafricaine en train de faire ses transactions avec une agente quand il avait été pris d’un malaise foudroyant et s’effondre au sol.
Son corps a été transféré à la morgue de l’hôpital général par les soldats FACA.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 22 mars 2022
Bangui (CNC) – Ça y’est! C’est désormais chose faite. Après l’Assemblée nationale, le ministère de la Défense, le ministère de la Sécurité publique, puis celui des finances et du Budget, vient le tour du département des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger de passer sous le contrôle total des mercenaires de la société privée russe Wagner.
La ministre centrafricaine des affaires étrangères Sylvie Baïpou Temon. Photo Agence Anadolu
Selon nos informations et confirmées par plusieurs sources indépendantes au ministère centrafricain des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger, ce sont maintenant les mercanaires Russes de la société Wagner qui rédigent tous les communiqués officiels au nom de ce ministère, ce qui complique de plus en plus la situation.
D’après les mêmes sources, ces Russes rédigent d’abord dans leur langue et traduisent les textes sur Google traduction. Or, la qualité du texte traduit en ligne est très médiocre, mais ils obligent et mettent parfois la pression sur la ministre Sylvie Baïpou Temon de le signer rapidement, alors que celle-ci tente malgré elle de corriger le texte avant de le signer. Ceci est aussi valable pour toutes les résolutions au niveau des Nations unies dont la RCA doit exprimer son opinion.
Obed Namsio, nouveau secrétaire des russes en RCA?
Pour certains observateurs, le ministre d’État, directeur de cabinet du chef de l’État, le magistrat Obed Namsio est leur principal correcteur. Ils rédigent en langue russe et traduisent le texte sur Google et remettent à Monsieur Obed Namsio pour la correction. Et c’est quasiment chaque jour qu’ils le font, même pour un autre sujet, comme le communiqué de presse de COSI (Communauté des officiers pour la sécurité internationale).
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 18 mars 2022
Bangui (CNC) – Depuis quelques jours circulent sur les réseaux sociaux plusieurs vidéos qui pourraient faire sourire, si elles ne témoignaient pas d’une réalité tragique.
Un autre groupe des soldats FACA décidés à aller sur les champs de la bataille en Ukraine pour soutenir Poutine
On y voit des groupes de soldats farouches, qui se présentent comme membres des FACA, proclamer leur soutien indéfectible à leurs « frères russes » et annoncer fièrement qu’ils sont prêts à partir « combattre à l’Ukraine, et à chasser même les bandits de l’Ukraine ». Ils paradent, armés jusqu’aux dents, les uns devant les couleurs nationales, les autres devant la statue de l’ancien empereur Jean-Bedel Bokassa, au camp de Berengo, aujourd’hui infesté par les Mercenaires russes.
Bel exercice de ventriloquie, en vérité ! Ces vaillants soldats reprennent les mots d’ordre de Blaise-Didacien Kossimatchi, de la Galaxie Nationale, et dénoncent le soi-disant fascisme ukrainien ! Certains s’essayent même à parler russe, la langue de leurs nouveaux maîtres ! On imagine même, derrière la caméra, un de ces mercenaires tenir un panneau où sont écrits les mots en phonétique !
Hélas, ces soldats nous offrent, une fois de plus, le triste spectacle d’une armée ridiculisée, humiliée par des soi-disant instructeurs qui ne sont que des mercenaires. Après la longue succession de crises politico-militaires, les Centrafricains espéraient la reconstitution d’une armée républicaine, digne et patriotique ! La mission des FACA est de protéger les compatriotes, de rétablir l’ordre régalien dans le pays, et non de servir de chair à canon pour les guerres lointaines de la Russie.
Ces soldats pensent-ils vraiment qu’ils seront bien accueillis par leurs « frères russes » ? Ils seront jetés au combat, dans un pays qu’ils ne connaissent pas, contre des soldats ukrainiens qui se battent héroïquement pour défendre leur patrie contre l’envahisseur russe.
Il est déjà bien connu que le pouvoir Centrafricain n’a plus les moyens de payer correctement ses fonctionnaires, et que la Société Militaire Privée Wagner bénéficie des richesses naturelles du pays pour rétribuer ses mercenaires. Mais il ne faut pas se leurrer non plus sur le potentiel des mines centrafricaines exploitées par ces russes : elles ne sont pas intarissables ! Quand bien même, il faut se rendre à l’évidence : les états européens ont pris des mesures économiques contre la Russie et les oligarques russes suite à leur entrée en guerre contre l’Ukraine. Les fonds économiques de Wagner ont bien évidemment aussi été impactés par ces sanctions : des retards de paiement des mercenaires russes sont déjà actés. Comment seront payés les FACA qui iront se battre pour la Russie en Ukraine alors que la SMP Wagner n’arrive pas à payer ses propres troupes ?
Le froid, la boue, le sang, la mort, voilà tout ce qui les attend là-bas.
Il y a quelques jours, le ministre de la Défense a annoncé la radiation de 80 militaires appartenant aux FACA, sanctionnés pour leurs mauvais comportements. Peut-être devrait-il prendre des mesures sévères de discipline contre des soldats insoumis qui proclament publiquement leur allégeance aux mercenaires d’une puissance étrangère qui porte la ruine et la guerre partout où elle prétend apporter la paix !
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 22 mars 2022
Bangui (CNC) – Initié par le chef de l’État, la rencontre est censée durée six jours afin de sortir le pays de la crise qui le secoue depuis près de 10 ans. Mais pour les partis politiques d’opposition, « le Président TOUADERA a préféré organiser un dialogue dit républicain aux contours flous, au contenu incertain et dont la finalité ne pouvait nullement conduire à la restauration de la paix, à la réconciliation nationale et à la refondation de l’État ». Ils annoncent leur désaccord et boycottent ces assises.
« Nous sommes réunis ici, non pour faire le procès de l’opposition ou de la majorité présidentielle, mais pour percer l’abcès, penser nos plaies, nos meurtrissures personnelles ou collectives. Cessez nos querelles et enterrez le lâche de guerre. Cette guerre fratricide et inutile qui a déjà fait trop des victimes innocentes », a déclaré le chef de l’État Faustin Archange Touadera à l’ouverture de la rencontre censée durer six jours à laquelle participe une dizaine des partis politiques proches du pouvoir.
« Nous sommes réunis ici pour laver les linges sales en famille. Les raisons des échecs ne sont pas seulement politiques, économiques, sociales, mais résident également dans nos cœurs. Nos cœurs pleins de ruses, de méchanceté, d’amertume , de violence et de la crise fondamentale de confiance entre les acteurs politiques qui nous poussent à privilégier nos considérations personnelles », a-t-il poursuivi
L’opposition en embuscade
Pour les partis politiques d’opposition, la participation de tous les Centrafricains à ce forum est plus que nécessaire. Mais le pouvoir exclut les groupes armés prétextant que l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR) et la Feuille de route de Luanda serviront de cadre pour la résolution du conflit armé.
L’Opposition démocratique considère que l’APPR dénoncé par les principaux groupes armés ayant créé la coalition des patriotes pour le changement (CPC) est devenu caduc, et les divergences persistent, notamment sur les questions sur l’inclusivité, le choix du Président du présidium du dialogue et le refus d’inscrire les thématiques proposées par l’Opposition démocratique.
Protestation
En signe de protestation, l’opposition a décidé de boycotter le dialogue politique censé sortir le pays de la crise militaropolitique qui la secoue depuis plusieurs années.
Je vous remercie de votre invitation à prendre part aux cérémonies d’ouverture et de clôture du “Dialogue Républicain”, les 21 et 28 Mars 2022. Je suis cependant au regret de la décliner, pour les raisons suivantes.
En effet, je suis victime depuis quatre ans déjà, sans discontinuer, d’une persécution judiciaire dont l’unique objectif est ma neutralisation politique. À ce titre les derniers soubresauts de l’acharnement judiciaire contre ma personne m’ont contraint à saisir, le 4 février 2022, la Cour de cassation pour demander à la Chambre criminelle l’annulation de l’arrêt de la Chambre d’accusation près la Cour d’appel de Bangui du 27 décembre 2021, lequel a confirmé l’ordonnance de mon renvoi en Cour criminelle, telle que décidée par le juge d’instruction le 9 novembre 2021.
L’injustice flagrante de cette décision réside dans le fait qu’elle a été prise sans qu’aucune information judiciaire n’ait été régulièrement ouverte et poursuivie contre moi, sans même que je sois inculpé pour un fait précis. Alors même qu’il est légalement fait obligation au juge d’instruction de justifier à la fois l’ouverture d’une instruction régulière et l’inculpation préalable de tout prévenu quand il est question d’un fait pénal précis, si tel devait en être le cas.
Or par cette faute commise par le juge d’instruction contre les principes généraux du droit centrafricain et contre la démocratie, l’on constate que le dossier qui m’est opposé est saturé de nombreuses dispositions légales, à savoir l’article 8 du code pénal ainsi que les articles 11, 13, 18, 19, 20 à 52, 65 à 72, 82 à 84, 85 à 90 et 119 du code de procédure pénale.
J’ai immédiatement relevé appel de la décision de mon renvoi devant la Cour criminelle. Or, le 27 décembre 2021 la Chambre d’instruction près la Cour d’appel de Bangui a quand même confirmé la décision du juge d’instruction qui n’est pas légalement fondée étant donné que la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Bangui n’a même pas statué sur l’absence d’une quelconque inculpation contre ma personne.
Comment devant tant d’irrégularités commises par l’appareil judiciaire dont vous êtes pourtant le garant ne pas conclure à une conjuration politico-judiciaire dont le dessein évident n’est autre que ma condamnation. En témoigne la jurisprudence imaginaire qu’invoque la Chambre d’accusation sur le fait que mon absence du pays dispenserait implicitement le juge d’instruction de l’obligation de se conformer au formalisme de l’information judiciaire et de l’inculpation préalable.
En soutien à son entorse du droit, la Chambre d’accusation s’est aventurée à citer le dossier de l’ancien Président André Kolingba, absent à l’audience de son jugement, et a assimilé les deux dossiers pour prétendre établir une similitude dans leurs traitements.
Chacun sait, pourtant, que ce furent les déclarations publiques de l’ancien Président Kolingba qui avaient servi à établir sa mise en accusation. Ce sont des faits précis qui ont, d’abord, donné lieu à l’ouverture d’une information judiciaire contre l’ancien président, à son inculpation préalable ensuite et, enfin seulement, ont abouti à son jugement et à sa condamnation par contumace, en raison de son absence, hors du territoire national, lors de son jugement.
Or, rien de tout cela dans l’”Affaire” qui m’est opposée. Le problème de droit qui est posé, dans mon dossier, se situe au niveau de l’instruction du dossier. L’”Affaire Meckassoua” n’est, ainsi, ni identique ni assimilable au dossier de l’ancien Président Kolingba.
En effet, en ce qui me concerne, je ne suis pas jugé, mais renvoyé en Cour criminelle, en toute illégalité, sans information judiciaire, sans inculpation préalable et ceci en violation de nombreuses dispositions du code pénal et du code de procédure pénale.
C’est donc bien d’une kabbale politico-judiciaire dont il est question ici et dont je suis manifestement la victime expiatoire. Cette “affaire” artificielle cousue de fil blanc n’aurait jamais pu exister, si les droits de la défense avaient, au moins, été respectés. Elle n’a donc pas vocation à demeurer.
Monsieur le Président de la République, la justice, comme nous le reconnaissons tous, est la clé de voûte et la colonne vertébrale de toute démocratie. Et vous comprendrez que dans de telles conditions où mes droits constitutionnels et libertés publiques sont foulés au pied, il m’est dès lors impossible de prendre part à l’ouverture ni à la clôture du dialogue républicain.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.
Mali : décès de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maiga
Texte par: Agence Anadolu
Publié par:Corbeaunews Centrafrique
Jusqu’à sa mort, Soumeylou Boubèye Maiga était détenu le 26 août 2021 par la chambre d’accusation de la Cour suprême dans l’affaire de l’achat d’équipements militaires et de l’avion présidentiel, inculpé avec trois autres anciens ministres.
Jusqu’à sa mort, Soumeylou Boubèye Maiga était détenu le 26 août 2021 par la chambre d’accusation de la Cour suprême dans l’affaire de l’achat d’équipements militaires et de l’avion présidentiel, inculpé avec trois autres anciens ministres.
Des audits de la Cour suprême et du Bureau du vérificateur général ont été menés et rendus publics à la demande du Fonds monétaire international (FMI). Les rapports d’enquête officiels ont établi des surfacturations de 40 milliards CFA (72 millions de dollars).
Né le 8 juin 1954 à Gao au nord du Mali, Soumeylou Boubèye Maïga, est un homme d’Etat malien ayant servi le Mali comme chef des services de renseignements, ministre des Affaires étrangères, ministre de la Défense et des anciens combattants, secrétaire général de la présidence du Mali et enfin Premier ministre du 30 décembre 2017 au 23 avril 2019.
Surnommé Bonbero, Soumeylou Boubèye Maïga a fait des études de journalisme au Centre d’Etudes des sciences et techniques de l’information (CESTI) de l’Université Cheick Anta Diop à Dakar au Sénégal ainsi qu’en France, où il a obtenu un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) de diplomatie et administration des organisations internationales en 1987 à l’Université de Paris-Sud et un diplôme de relations économiques internationales à l’Institut d’administration de Paris.
Il exerça le métier de journaliste d’abord au quotidien de l’Etat ”l’Essor” puis au journal ”Sunjata”.
Militant au sein du Parti malien du travail, Maïga a été l’un des principaux artisans de la chute du régime de Moussa Traoré en 1991.
Il entra par la suite au Cabinet du lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré, alors président du Comité de transition pour le Salut du Peuple (CTSP), en qualité de conseiller spécial d’avril 1991 à juin 1992.
Vice-président et membre fondateur de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA/PASJ), il devient en 1992 chef de cabinet du président de la République Alpha Oumar Konaré.
En janvier 1993, Soumeylou Boubèye Maïga a été nommé directeur général de la sécurité d’Etat, période pendant laquelle il a empêché plusieurs coups d’État avant d’entrer au gouvernement de Mandé Sidibé en tant que ministre des Forces armées et des Anciens Combattants.
En 2002, Soumeylou Boubèye Maïga est candidat de l’Adéma/Pasj pour l’élection présidentielle qui choisit Soumaïla Cissé.
En 2006, son parti, l’Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA) décide de soutenir la candidature probable du président sortant Amadou Toumani Touré à l’élection présidentielle malienne de 2007.
Soumeylou Boubèye Maïga a protesté contre cette décision et annonça son souhait de se présenter. Il fonda à cet effet l’association « Convergence 2007 ».
Exclu de l’ADEMA lors de la conférence nationale des 24 et 25 février 2007, il arriva à la 6ème position de l’élection présidentielle du 29 avril 2007 qui a vu la réélection du président sortant Amadou Toumani Touré dès le premier tour.
Le 6 avril 2011, il entra dans le gouvernement d’Amadou Toumani Touré conduit par Cissé Mariam Kaïdama Sidibé en tant que ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
Soumeylou Boubèye Maïga est fait prisonnier lors du coup d’Etat du 22 mars 2012 du Capitaine Amadou Aya Sanogo contre le régime d’Amadou Toumani Touré. Il entama une grève de la faim avec plusieurs hauts cadres.
Après la présidentielle de 2013 ayant mis à la tête du pays, Ibrahim Boubacar Keïta, Soumeylou Boubeye Maiga fait son entrée au gouvernement d’Oumar Tatam Ly avec le portefeuille de la Défense et des Anciens combattants
Il démissionna de ce poste le 27 mai 2014, en réaction à la défaite de l’armée malienne à Kidal, face à des groupes rebelles du Mouvement National de Libération de l’Azawad et alliés.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 21 mars 2022
Bangui (CNC) – Le camp des déplacés du PK8 , à la sortie sud de Bambari, a été ravagé par un violent incendie ce lundi 21 mars 2022. Une cinquantaine d’habitations ont été réduites en cendre, et d’énormes dégâts matériels enregistrés.
La cause du drame n’est pas encore officiellement déterminée, mais selon certains témoins du sinistre interrogés par CNC, les feux seraient causé par une mauvaise manipulation. C’était vers 10 heures, que le feu a été emporté par le vent avant de se propager très rapidement, et détruisant au passage environ une cinquantaine d’habitations. Aucun dégâts humains est pour le moment enregistrés, mais le site du PK8 abrite des milliers des déplacés fuyant les violences des groupes armés depuis 2016.
Pour rappel, les incendies sont fréquents dans les camps des déplacés, comme à Kaga-Bandoro, Bambari, Alindao et Bria.
Selon les humanitaire, les cas des incendies sont régulièrement enregistrés à cause du vent et de la saison sèche.
Publié par Corbeaunews Centrafrique )CNC), le 21 mars 2022
Bangui (CNC) – une dizaine des jeunes centrafricains, pour la plupart des mineurs, ont manifesté, ce lundi 21 mars 2022, devant l’une des basés de la Minusca à Bangui pour réclamer leur départ de la République centrafricaine.
centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/Des-jeunes-manifestants-demandant-le-depart-de-la-MINUSCA-en-Centrafrique-450×338.jpg” alt=”Des jeunes manifestants demandant le départ de la MINUSCA en Centrafrique” width=”450″ height=”338″ />Des jeunes manifestants demandant le départ de la MINUSCA en Centrafrique. Photo CNC/ Anselme Mbata
Cette manifestation spontanée est sortie des quartiers environnants de la base de la Minusca sur l’avenue Barthelemy Boganda, dans le deuxième arrondissement de Bangui.
Minusca quitter le pays
C’est ce que l’on peut lire sur les morceaux des cantons brandis par ces partisans du parti au pouvoir qui entendent dénoncer les « activités subversives » de la Minusca qui ne joue pas un franc-jeu dans le pays. Ils accusent la Minusca d’être du côté des groupes armés sans preuves.
Une manifestation qui intervient au moment où le chef de l’État Faustin Archange Touadera lance son dialogue républicain sans les groupes armés et sans l’opposition démocratique.
Minusca du côté des groupes armés
Il y’a lieu de rappeler que depuis trois jours, sur les réseaux sociaux, de fausses informations circulent abondamment faisant état de la saisie de deux conteneurs de la MINUSCA contenant des mines terrestres par les forces de l’ordre à Béloko, une ville frontalière de la République centrafricaine avec le Cameroun.
Burkina Faso : au moins douze soldats tués dans une attaque de djihadistes présumés
Texte par: Le monde Afrique
Publié par:Corbeaunews Centrafrique
Le Burkina Faso connaît depuis une dizaine de jours un regain de violence dû à des groupes djihadistes présumés. Dans l’est du pays, au moins douze soldats ont été tués dans une attaque, dimanche 20 mars.
« Ce dimanche, des éléments armés ont attaqué une unité aux environs de Natiaboani. Le bilan, toujours provisoire, est de douze soldats tombés », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) une source sécuritaire. « Il s’agit d’une équipe de patrouille et de sécurisation qui a été prise à partie par des djihadistes présumés », a expliqué à l’AFP une autre source sécuritaire. « Plusieurs éléments ont également été neutralisés côté ennemi », a-t-il assuré, sans plus de précisions.
Spirale de violence
Natiaboani est une commune rurale située à une soixantaine de kilomètres au sud de Fada N’Gourma, chef-lieu de la région de l’Est, régulièrement visée par des attaques de groupes armés depuis 2018. Selon l’Agence d’information du Burkina, une quinzaine de jeunes ont été enlevés par des individus armés à l’issue d’une attaque, à Nagré, près de Natiaboani, vendredi.
En dix jours, il s’agit de la sixième attaque recensée, dans le nord et l’est du Burkina Faso. Au total, elles ont entraîné la mort de vingt-trois civils et de vingt-cinq militaires (gendarmes et soldats).
Le 24 janvier, le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba avait renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, accusé d’être inefficace face à la violence djihadiste. Mais après une relative accalmie, le nouveau chef de l’Etat, qui a fait de la lutte contre les djihadistes une priorité, se trouve confronté à son tour à des attaques meurtrières.
Dans le sillage du Mali et du Niger, le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences attribuées à des mouvements affiliés à Al-Qaida et à l’organisation Etat islamique, qui ont fait plus de 2 000 morts dans le pays et contraint au moins 1,7 million de personnes à fuir leurs foyers.
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Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 21 mars 2022
Bangui (CNC) – La principale plateforme des partis de l’opposition démocratique centrafricaine, la COD-2020, le mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et le parti africain pour une transformation radicale et l’intégration (PATRI), ont décidé ce dimanche 20 mars 2022de ne plus prendre part au dialogue dit »républicain » qui doit débuter ce lundi 21 Mars à Bangui.
Des leaders de l’opposition démocratique réunis au siège de l’URCA à Bangui le 2 mars 2020. CopyrightDR
Ces partis politiques de l’opposition ont estimé dans un communiqué que : « La grave crise sécuritaire et post-électorale que traverse la République centrafricaine était prévisible et l’Opposition démocratique avait à l’époque par anticipation tiré très tôt la sonnette d’alarme.
Malgré cette alerte, le régime du Président TOUADERA avait tenu coûte que coûte à organiser les élections groupées présidentielle et législatives à la date du 27 décembre 2020, malgré la volatilité de la situation sécuritaire et l’absence de transparence dans l’organisation des opérations électorales sciemment entretenue par l’Autorité Nationale des Élections avec la caution de la Cour Constitutionnelle.
C’est dans ce contexte que l’Opposition démocratique avait, avec insistance, revendiqué la tenue d’un Dialogue politique inclusif afin de permettre à la population de choisir librement ses dirigeants dans un climat sécurisé, apaisé et dans des conditions de transparence, de sincérité et de crédibilité du scrutin ». Cette revendication dont l’Opposition démocratique peut se prévaloir de la légitimité historique et politique avait reçu le soutien de toutes les forces vives de la nation sans exception et de la communauté internationale.
Or à l’époque, l’Opposition démocratique avait été accusée à tort d’avoir voulu une transition afin de participer à la gestion du pouvoir pour se « refaire une santé financière ».
« Le refus du Président TOUADERA de dialoguer se justifiait par sa volonté d’opérer un passage en force dès le 1er tour du scrutin.
Avec l’assaut des groupes armés au départ partenaires du pouvoir, quelques jours avant le vote, perturbant gravement le processus électoral, les fraudes massives savamment organisées et les truquages des résultats, le pays a connu l’élection la plus calamiteuse de son histoire. En effet, moins d’un centrafricain sur trois avait participé au vote. Les résultats des élections n’étaient nullement l’expression de la volonté du peuple centrafricain.
Les chiffres contradictoires publiés par l’Autorité Nationale des Elections et par la Cour Constitutionnelle ôtaient toute crédibilité à ces consultations.
Le Président TOUADERA ayant obtenu environ 300.000 voix arrachées au forceps sur un corps électoral de 1.885.000 électeurs soit moins de 17%, ne peut prétendre avoir la légitimité démocratique pour conduire le destin de 5.000.000 de centrafricains.
Face à l’aggravation de la situation sécuritaire et au déficit démocratique, l’Opposition avait estimé qu’après ces élections chaotiques du 27 décembre 2020, il était impérieux de rassembler toutes les filles et tous les fils de ce pays pour trouver un règlement politique à cette crise aux multiples facettes.
Au lieu d’un Dialogue regroupant toutes les forces vives de la nation, le Président TOUADERA a préféré organiser un dialogue dit républicain aux contours flous, au contenu incertain et dont la finalité ne pouvait nullement conduire à la restauration de la paix, à la réconciliation nationale et à la refondation de l’Etat.
Malgré la volonté affichée du Président TOUADERA de verrouiller ce Dialogue, l’Opposition démocratique avait décidé d’y participer en envoyant ses représentants au Comité d’organisation en posant les conditions minimales suivantes :
L’inclusivité : avec la participation de toutes les forces vives de la Nation (Partis politiques, Société civile, Plate-forme des confessions religieuses et Groupes armés) ;
Le parrainage de la Communauté internationale, notamment des institutions sous régionales à savoir la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) à l’heureuse initiative de laquelle avait été créé un poste de Médiateur Permanent sur la crise centrafricaine d’une part et d’autre part la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) ;
La neutralité et l’impartialité de la supervision des travaux par le Médiateur Permanent de la CEEAC sur la crise centrafricaine ;
Le caractère exécutoire des recommandations issues du dialogue ;
La mise en place d’un comité préparatoire élargi à tous les segments de la société centrafricaine avec la mission de définir en toute indépendance le cadre formel du déroulement du Dialogue dont les objectifs finaux sont les suivants :
Ramener la paix sur toute l’étendue du territoire en réglant définitivement le problème des groupes armés ;
Régler durablement la crise post-électorale par des compromis politiques ;
Mettre un terme aux graves violations des droits de l’homme (tueries, enlèvements, persécutions, exécutions extra judiciaires, arrestations illégales etc) ;
Traiter les questions de mauvaise gouvernance
La mise en place d’un Comité mixte de suivi des recommandations comprenant une composante nationale et une composante internationale
La prise de mesures de décrispation du climat politique.
Mais c’était sans tenir compte de la farouche volonté du Président TOUADERA de régler ses comptes politiques avec les dirigeants de l’Opposition par l’instrumentalisation de la justice aux fins de levée de l’immunité parlementaire de Martin ZIGUELE, Anicet Georges DOLOGUELE Abdou Karim MECKASSOUA et Aurélien Simplice ZINGAS.
Refusant d’aller à un Dialogue avec le statut de futurs prisonniers politiques du Président TOUADERA, sur la base d’un dossier judiciaire vide, l’Opposition démocratique n’avait pas d’autres choix que de décider du retrait de ses quatre (4) représentants du Comité d’Organisation du Dialogue Républicain (CODR).
Après l’échec de la tentative d’embastillement des Députés, l’Opposition démocratique en toute responsabilité a repris sa place dans le CODR.
Si le Président TOUADERA clame haut et fort que le Dialogue dit républicain doit ramener la paix et qu’il n’y aura pas de sujets tabous, dans les faits tout a été mis en œuvre par le pouvoir pour que les recommandations débouchent sur des résultats contraires aux aspirations profondes du Peuple centrafricain.
Les divergences de vues sur les questions cruciales portent sur les points suivants :
L’inclusivité :
Alors que l’Opposition démocratique prône la participation de tous les Centrafricains à ce forum, le pouvoir exclut les groupes armés prétextant que l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR) et la Feuille de route de Luanda serviront de cadre pour la résolution du conflit armé.
L’Opposition démocratique considère d’une part que l’APPR dénoncé par les principaux groupes armés ayant créé la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) est devenu caduc.
La Feuille de route de Luanda dont on connait mal le contenu est un arrangement de la CIRGL avec les seuls chefs de groupes armés et n’engage ni l’Opposition démocratique ni les autres forces politiques du pays.
Dans ces conditions, du fait de la caducité de l’APPR et de la non-opposabilité de la Feuille de route de Luanda aux autres composantes de la nation centrafricaine, ces deux instruments ne sauraient servir de cadre à un règlement politique durable de la crise.
Le choix du Président du Présidium du dialogue :
L’Opposition démocratique, face à l’intransigeance du pouvoir visant à caporaliser le Dialogue, a fait preuve de flexibilité et a renoncé à sa demande initiale d’une supervision des travaux par un représentant de la Communauté internationale, pour une meilleure garantie d’impartialité et de neutralité vis-à-vis de tous les participants.*
Elle s’est opposée à la volonté du pouvoir d’imposer le Médiateur de la République en raison de son statut de chef d’une Institution républicaine.
En revanche elle a proposé dans un souci de compromis que la plateforme des confessions religieuses, dont l’autorité morale est incontestée, puisse désigner un représentant pour présider les travaux.
Finalement les pouvoirs publics vont désigner un des leurs, le Professeur Richard FILAKOTA, Directeur général de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) même si celui- ci est un prélat, alors même qu’il a été nommé par décret du Président de la République pour diriger cette Institution étatique, alors même qu’il est rémunéré par les finances publiques, alors même qu’il est soumis à l’autorité politique et administrative du Premier Ministre et alors même enfin qu’il n’a pas été présenté par la plateforme des confessions religieuses.
Même si sa probité et sa compétence ne sont pas sujettes à caution, il n’en demeure pas moins que les exigences de neutralité et d’impartialité ne sont pas garanties.
Le refus d’inscrire les thématiques proposées par l’Opposition démocratique et portant sur :
la crise post-électorale ;
les réformes structurelles des Institutions républicaines ;
la signature d’un Accord politique.
Le pouvoir, rejetant la formulation des thématiques proposées, a cru devoir les noyer dans des thèmes généraux qui ont été confiés à des experts pour animer des séminaires à caractère académique et qui sont aux antipodes des attentes urgentes du Peuple centrafricain.
Face à ces atermoiements, l’Opposition démocratique, dans une ultime tentative de conciliation a dépêché une délégation qui a rencontré le CODR le 18 mars 2022. Cette rencontre avait pour but de signifier au CODR que si les points relatifs à la crise post-électorale, à la réforme structurelle des Institutions républicaines et à la signature d’un Accord politique sanctionnant les travaux de ce Dialogue n’étaient pas formellement inscrits dans les thématiques du Dialogue, l’Opposition démocratique ne participera pas à ce Dialogue.
N’ayant reçu aucune suite formelle à ce jour, l’Opposition démocratique ne pourra participer aux travaux du Dialogue dit républicain. »
Pour le moment, la télévision chinoise ne donne aucun bilan de cet accident d’avion
Pour le moment, les médias chinois ne donnent aucun bilan de l’accident. Un avion de la compagnie China Eastern Airlines avec à bord 133 personnes s’est écrasé lundi dans le sud-ouest de la Chine, a rapporté la télévision publique.
Un incendie provoqué par l’accident
Le Boeing-737, s’est écrasé près de la ville de Wuzhou, dans la région du Guangxi, et a « provoqué un incendie » de montagne, a indiqué CCTV, ajoutant que des équipes de secours ont été envoyées sur place.
Selon les médias locaux, le vol MU5735 de China Eastern Airlines avait décollé peu après 13h locales (6h heure de Paris) de la métropole de Kunming (Sud-Ouest). Il avait pour destination Canton, à quelque 1.300 km.
Aucun commentaire n’était immédiatement disponible auprès de China Eastern contactée par l’AFP. Le dernier accident aérien majeur en Chine remontait à août 2010. Il avait fait 42 victimes.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 21 mars 2022
Bangui (CNC) – Un véhicule du cortège du chef de l’État Faustin Archange Touadera a été à l’origine d’un grave accident sur la route nationale n°2, reliant Damara à Bangui, capitale de la République centrafricaine.
centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/voiture-présidentielle-cortège-de-passage-touadera-450×337.jpg” alt=”Cortège présidentiel de passage au centre ville de Bangui le 12 août 2019 / photo de Mickael Kossi / CNC” width=”450″ height=”337″ />Cortège présidentiel de passage au centre ville de Bangui le 12 août 2019 / photo de Mickael Kossi / CNC
Ce dimanche 20 mars 2022, vers 16 heures, sur la route nationale n°2, en allant vers Damara, au nord-Est de Bangui, à hauteur du PK 45, un véhicule de l’escorte présidentielle a fait un accident de route alors qu’il revenait de Damara, village du chef de l’État. Deux militaires de la garde présidentielle ont été tués, et cinq autres gravement blessés, selon un bilan encore provisoire.
La pluie serait à l’origine de l’accident
D’après les mêmes sources, la pluie serait à l’origine de l’accident.
« Le président Faustin Archange Touadera est resté sur place jusqu’à l’arrivée des secours », a expliqué un témoin de la scène.
La garde présidentielle est l’unité chargée de la protection de Monsieur Faustin Archange Touadera qui revenait de Damara, son village d’origine, situé à 75 kilomètres au nord-Est de Bangui.
Le lendemain, le chef de l’État devait lancer à Bangui son dialogue républicain qui est censé mettre un terme à la crise qui secoue le pays depuis 2012.
rappelons que les accidents sur les routes centrafricaines sont souvent meurtriers. L’excès de vitesse, le mauvais état des routes ou encore la surcharge des véhicules en sont souvent les causes.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 21 mars 2022
Bangui (CNC) – Ça y’est! C’est confirmé. Après plus d’un an de guerre en République centrafricaine, les mercenaires de la société russe Wagner débutent leur retrait peu à peu du pays. Un départ qui commence depuis deux semaines, et qui doit se poursuivre, selon une source gouvernementale.
Tout a commencé le 8 mars 2022 à Zacko, une ville minière située dans la préfecture du Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. Les Mercenaires russes, qui étaient arrivés dans la ville après quelques heures de combats avec les rebelles à l’entrée de la ville, ont aussitôt quitté précipitamment la ville sur instruction de leur chef pour rentrer à Bangui, la capitale.
Départ progressif de Ndélé
Une semaine plus tard, plusieurs dizaines des mercenaires de Wagner, positionnés à Ndélé, ont aussi quitté la ville pour Birao. Durant quatre jours, ils ont mené une sanglante bataille avec les groupes armés à Gonda, Gordile, Boromata. Une dizaine des civils tués, leur bétail enlevé. Ils sont finalement arrivés à Birao, puis à Amdafock. Mais avant d’arriver dans cette ville, ils ont reçu un appel d’urgence venu de Bangui, et s’arrêtent à 30 kilomètres d’Amdafock et rebroussent chemin pour rentrer à Ndélé.
Bossembélé, démantèlement de leur principale base.
Et ce n’est pas tout! Ce jeudi 17 mars, à Bossembélé, la plus grande base Des mercenaires russes en Centrafrique est démantelée, et les occupants ont quitté la ville avec armes et bagages. Ils ont vendu à la hâte certains de leurs ustensiles. D’après les habitants de Bossembélé, certains de ses éléments leur auraient confirmé que c’est la Russie qui leur aurait demandé de rentrer urgemment pour aller combattre en Ukraine.
Départ de Bouca acté
Aussi, à Bouca, les mercenaires russes ont plié bagage. Ils ont quitté la ville, laissant que les soldats FACA dans la ville.
Pour l’heure, en République centrafricaine, la société Wagner maintient seulement un petit dispositif de moins de 2 000 hommes pour la sécurité du Président de la République Faustin Archange Touadera.
Pour l’heure, aucune réaction du côté du pouvoir. C’est le silence total et la peur qui enfle les esprits m.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 21 mars 2022
Bangui (CNC) – La Coalition de l’Opposition Démocratique (COD-2020), le Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) et le parti africain pour une transformation radicale et l’intégration (PATRI) ont décidé, hier dimanche en fin d’après-midi, de ne pas participer au dialogue républicain du président Touadera et de son parti le MCU tant que ses trois préalables ne sont pas pris en compte.
L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC
Le format du dialogue, point de discorde
L’opposition démocratique a dénoncé le format du dialogue annoncé et décidé par le pouvoir en place. Selon les leaders de ces partis politiques d’opposition, le format du dialogue annoncé par le pouvoir n’est pas différent d’une conférence-débat ou d’un séminaire inter- scolaire.
Même son de cloche du côté du parti KNK de l’ancien Président François Bozizé. D’après ce parti, ce dialogue républicain annoncé par le chef de l’État est un véritable « séminaire gouvernemental ouvert à un large public », destiné à distraire l’opinion publique. Elle doit laisser place à la tenue d’un dialogue véritablement inclusif, débat salvateur pour la République centrafricaine afin de convenir, de façon consensuelle, de la restauration de la paix et de la concorde nationale entre les filles et les fils de la République centrafricaine.
Un dialogue inclusif ou rien
Pour les leaders des partis politiques de l’opposition démocratique, à défaut d’un dialogue inclusif, il est hors de question pour eux, de prendre part à ce désormais séminaire, si leurs préalables ne sont pas pris en compte. Ces trois préalables sont entre autres, d’après ces leaders :
1- crise postélectorale 2- Accord politique sanctionnant les engagements du dialogue et 3- Reforme des institutions électorales.
Un Dialogue inclusif peut pourtant aider à faire face à une conjoncture “difficile”.
Pour la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), le MLPC et le PATRI, la conduite d’un dialogue national véritablement inclusif ” va permettre de parvenir à “un large consensus sur les questions nationales et de protéger le pays des prochaines potentielles menaces pouvant résulter de cette situation”.
D’après les leaders de ladite opposition , « le dialogue, s’il est véritablement inclusif, va aider à faire face à une conjoncture “difficile”, marquée par la cherté de la vie, la propagation de la pauvreté et le chômage, la généralisation de la corruption, la déliquescence de l’administration, le rétrécissement du champ des libertés, les atteintes à l’unité nationale et le retour définitif de la paix en République centrafricaine.
Contacté par la Rédaction, un cadre du parti au pouvoir affirme que parler d’un Accord politique sanctionnant les engagements du dialogue, c’est mettre en place un régime de transition qui ne dit pas son nom.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 21 mars 2022
Bangui (CNC) – L’ancien Président de transition, Monsieur Alexandre Ferdinand Nguendet a annoncé, dans une déclaration faite dimanche 20 mars 2022, sa non-participation aux assises du dialogue républicain qui doit débuter ce lundi 21 mars 2022.
Le President du parti RPR Monsieur Ferdinand Alexandre Nguendet.
Pas d’inclusivité, un problème majeur
Selon l’ancien Président de transition Alexandre Ferdinand Nguendet, « à l’issue de la crise postélectorale de 2020-2021, la communauté nationale ainsi que les partenaires techniques et financiers se sont félicités des bonnes dispositions des pouvoirs publics à ouvrir des négociations pour mettre sur pied le processus du dialogue politique péniblement engagé.
D’après l’ancien Président de transition Alexandre Ferdinand Nguendet et les autres leaders de l’opposition démocratique, ce sont ces élections males organisées qui sont à l’origine des troubles actuels.
Le dialogue est vidé de sa substance
Or, très vite après sa mise à l’arrêt au mois d’octobre 2021, il est apparu plus qu’évident que la question de l’inclusivité devenait plus en plus cruciale sinon fondamentale pour la tenue même du Dialogue tant attendu. Et nous devons reconnaître, aujourd’hui, que malgré toute la bonne volonté des uns et des autres, un constat d’échec cinglant en ce sens où nous ne sommes pas parvenus à dégager un consensus à minima en ce qui concerne l’inclusivité et ainsi que d’autres nécessaires et suffisantes pour la bonne tenue du Dialogue », estime-t-il, en ajoutant que « « Dans ces conditions de non-inclusivité et d’absence de consensus dynamique, le Dialogue est tout simplement vidé de sa substance. Par conséquent, il convient d’inviter le comité préparatoire du Dialogue à surseoir à sa tenue, le temps pour lui de créer les conditions optimales susceptibles de réunir tous les protagonistes ».
Retrait du dialogue
En conclusion, l’ancien Président de transition Alexandre Ferdinand Nguendet annonce sa non-participation au dialogue dit “républicain”.
« De ce fait, je me vois contraint de ne pas pouvoir prendre part au Dialogue dans son format actuel », et d’ajouter « qu’en attendant la fixation d’une nouvelle date, j’invite les uns et les autres à faire preuve de retenue par la même occasion et prie son éminence le Cardinal Dieudonné NZAPALAINGA de bien vouloir s’impliquer davantage pour rapprocher les positions des uns et des protagonistes ».
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 21 mars 2022
Bangui (CNC) – À quelques heures de l’ouverture du dialogue politique convoqué par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, l’ancien ministre Jean-Serge Bokassa, président du MKMKS (Mouvement Kodro TI Mo kozo si vient d’annoncer l’exclusion de son mouvement de ces assises politiques nationales.
L’ancien ministre de l’intérieur Jean-Serge Bokassa. CopyrightDR
« Crise rca : informé de son exclusion, le MKMKS se félicite de ne pas donner quitus à une mascarade de trop », a publié l’ancien ministre Jean-Serge Bokassa sur les réseaux sociaux ce samedi 19 mars 2022 .
Ainsi, le MKMKS devient officiellement la deuxième formation politique de l’opposition qui annonce ne pas prendre part à ce dialogue politique dit républicain par le chef de l’État.
Une causerie entre ami
Pour ces partis politiques de l’opposition, la formule du dialogue politique proposée par le pouvoir tant sur la forme que sur le fond ne permettra nullement d’atteindre de façon rationnelle les résultats escomptés.
« Quand les groupes armés, acteurs majeurs de la crise qui secoue le pays en ce moment sont mis à l’écart, et de l’autre côté on vient nous parler de dialogue républicain, moi je ne vois pas où on va avec ça. Peut-être, ils ont leur agenda caché », déclare un leader de l’opposition démocratique.
Rappelons que le 15 mars 2022, le président de la République a rendu effective la tenue du dialogue politique dit républicain. En effet, il s’agit du décret N*22.059 portant convocation du dialogue politique qui se tiendra dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale du lundi 21 mars au dimanche 27 mars 2022, soit une semaine de discussion en vue d’esquisser des solutions durables à la crise centrafricaine.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 21 mars 2022
Bangui (CNC) – Le 15 mars 2022, le président de la république a rendu effective la tenue du dialogue politique dit républicain. En effet, il s’agit du décret N*22.059 portant convocation du dialogue politique qui se tiendra dans l’hémicycle de l’assemblée nationale du lundi 21 mars au dimanche 27 mars 2022 soit une semaine de discussion en vue d’esquisser des solutions durables à la crise centrafricaine.
La commission préparatoire des travaux du dialogue politique a sélectionné environ quatre cent cinquante (450) participants sélectionnés sur des critères très opaques. À ce stade, il apparaît urgent de rappeler d’emblée que les groupes armés partenaires d’hier et auteurs principaux de l’insécurité, d’entraves aux droits fondamentaux ne sont pas conviés à cette assise qui s’apparente à un conseil de cabinet.
En prélude à ce qui précède, nous tenons à rappeler qu’on dialogue toujours avec un adversaire, un ennemi, une personne avec qui on est fâché…mais jamais avec les siens au risque de l’ériger en une réunion de famille. Fort de ce constat, la configuration sur la forme, le fond et la précipitation liée à l’organisation du dialogue politique laisse le citoyen lambda dubitatif qui malgré tout s’interroge : Sur le plan de la forme, toutes les couches constitutives de la société centrafricaine y compris la diaspora sont-elles représentées ?
Une semaine de débats serait-elle suffisante pour résoudre efficacement la crise ?
Au risque de multiples suspensions sans une réelle avancée, les termes de référence du dialogue politique ou les thématiques retenues ainsi que les règles de discussion ont-ils été consensuels ?
Dans l’affirmative, les thématiques retenues sont-elles en adéquation avec les attentes de la population ?
Sur le fond et de manière succincte, quels sont les objectifs recherchés ou du moins attendus du dialogue politique républicain ?
Sachant que les attentes prioritaires de la population demeurent la « sécurité », comment peut-on atteindre ces objectifs si les groupes armés ne sont pas associés à la discussion ?
En d’autres termes, comment peut-on restaurer la sécurité sans les véritables auteurs de l’insécurité ?
Par ailleurs, ce dialogue politique apparemment flou entretient-il en substance un agenda caché ?
Dans le même ordre d’idées, ce dialogue politique taillé sur mesure est-il destiné à répondre aux exigences des partenaires au développement en vue d’un déblocage massif de financements ?
Par voie de conséquence, ce dialogue politique est-il un tremplin pour modifier la constitution afin d’esquisser un troisième mandat ?
Pour finir, les conclusions de ce dialogue politique remettront-elles en cause l’accord de Khartoum ?
En tout état de cause et faisant abstraction du politiquement correct, la formule du dialogue politique proposée par le pouvoir tant sur la forme que sur le fond ne permettra nullement d’atteindre de façon rationnelle les résultats escomptés.
Le cadre de suivi pour veiller à la bonne application des résolutions qui fait souvent défaut sera aussi un sujet de réflexion à approfondir. En outre, nous invitons les participants à ce dialogue de répertorier les sujets non négociables liés à la pérennité et la sérénité de notre démocratie tels que la tentative de projeter un troisième mandat présidentiel synonyme de la création d’une nouvelle république, le renforcement de l’indépendance de la justice etc…
Enfin, le verrou constitutionnel de l’article 35 doit être renforcé, plus précisément l’alinéa 3 qui dispose que : « en aucun cas le président de la république ne peut exercer plus de deux (2) mandats consécutifs ou le proroger pour quelque motif que ce soit »…
Au delà de tout, un peuple doit toujours se parler pour la rationalité de la vie en société…mais attention, ne le dites à personne.
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Le patron des députés du mouvement des cœurs unis (MCU) à l’assemblée nationale, l’honorable Évariste Ngamana a décidé de sanctionner dix élus de la majorité pour des motifs suivants : « l’indiscipline caractérisée au sein du groupe ».
centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/09/Evariste-Ngamana-450×310.jpg” alt=”Évariste Ngamana, premier vice-Président de l’assemblée nationale. Photo Radio Ndékèluka” width=”450″ height=”310″ />Évariste Ngamana, premier vice-Président de l’assemblée nationale. Photo Radio Ndékèluka
Les députés concernés sont les suivants :
1-Honorable BALENDA Max Sylvain ;
2-Honorable BEYAMISSI SANA, né KAMBIRY SALAMATOU Ami ;
3-Honorable DUCASSE née SANDOUMA Carmen ;
4-Honorable GABA, Vivien Hervé ;
5-Honorable GOUNDISSA Aristide ;
6-Honorable IBRAHIM ALHISSEN Algoni ;
7-Honorable KAKARA GUERENGBO Dominique ;
8-Honorable KONGUERE Ernest ;
9-Honorable NDOYO LEGON NDOMANDJI Thierry;
10-Honorable YOLOGAZA Serge Frédéric.
Autre motif invoqué, selon la même décision, dans son Art 2 : L’ordre des recettes pour leurs contributions au groupe parlementaire MCU est élevé.
Pour de nombreux observateurs, cette décision prise par Monsieur Évariste Ngamana n’est autre que de la méchanceté gratuite, car ces députés frondeurs avaient exprimé leur mécontentement lors de l’élection du renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale il y a plus d’une semaine. Ces députés n’avaient pas accepté que l’honorable Évariste Ngamana se représente, une fois de plus, pour sa réélection au poste du premier vice-président de l’assemblée nationale le 8 mars dernier.
Texte par: Agence Anadolu
Publié par:Corbeaunews Centrafrique
Six personnes ont été tuées, samedi, dans l’explosion d’un bus de transport en commun qui a heurté sur un engin explosif improvisé, sur l’axe Konna-Sevaré, dans le centre du Mali, a-t-on appris de sources concordantes.
“Je confirme. Un de nos bus de transport a sauté une mine ce samedi. Malheureusement, nous déplorons six morts, tous des hommes, ainsi que des blessés graves et légers, admis à l’hôpital Sominé Dolo de Sévaré”, a déclaré à l’Agence Anadolu, Madou Coulibaly, un responsable de Nour Transport Voyageur.
Contacté par l’Agence Anadolu, Oumar Guindo, directeur de l’Hôpital Sominé Dolo de Sévaré a indiqué avoir reçu au moins 8 blessés.
Le ministère des Transports et des Infrastructures du Mali n’a pas communiqué sur l’incident survenu ce samedi entre Denga-Ouro et Takoutala sur la route de Konna-Sevaré.
Depuis 2012, le Mali est confronté à une crise sécuritaire alimentée de revendications séparatistes et d’attaques terroristes, notamment dans le nord et le centre du pays.
RDC : 14 civils tués dans une nouvelle violence des miliciens en Ituri
Texte par: Agence Anadolu
Publié par:Corbeaunews Centrafrique
Au moins 14 personnes, dont 7 déplacés de guerre, ont été tués, samedi, par des miliciens dans un village de la province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), ont indiqué les autorités, dimanche. Un bilan fourni la veille faisait état de dix morts.
“Les combattants de la Coopérative pour le Développement du Congo (Codeco) ont investi, samedi matin, le village Gudha, dans la chefferie des Ndo-Okebo en territoire de Djugu. Ils ont mis fin à la vie de 14 civils à coups de machettes”, a déclaré à l’Agence Anadolu Jean Dz’ba Banzu, patron de la chefferie.
Deux blessés sont “dans un état critique”, a-t-il affirmé indiquant qu’aucune présence des forces gouvernementales n’est signalée dans l’agglomération. Les déplacés tués avaient fui le village de Ngotshi pour se réfugier avant d’être massacrés samedi.
La Croix-Rouge a confirmé dans un message aux médias locaux le bilan des autorités, affirmant procéder aux enterrements des victimes, ce dimanche.
Un porte-parole de l’armée depuis la capitale Kinshasa a confirmé les exactions tout en reconnaissant que le dispositif sécuritaire est confronté à une “insuffisance des hommes en uniforme” dans les zones victimes des violences.
Les miliciens Codeco sont les principaux acteurs de la violence en Ituri, province riche en or située à la frontière avec l’Ouganda.
Ils ont pris en otage depuis le 16 février 8 émissaires du président Félix Tshisekedi venus négocier un cessez-le-feu et leur reddition.
La milice a posé des conditions incluant l’arrêt des opérations et l’amnistie pour les miliciens pour la libération des otages. La veille de leur enlèvement, 18 autres civils avaient été tués au village Sciérie Abelkozo dans la même zone.
Née dans la fièvre des tensions entre des ethnies en Ituri, vers 2017, la milice Codeco, est accusée d’une salve de massacres dans la province de l’Ituri. Ses victimes se comptent chaque année par centaines, selon l’ONU, des milliers, d’après la société civile.
La milice est accusée d’avoir massacré essentiellement des membres des communautés Hema et Alur, alors qu’elle prétend défendre la communauté Lendu.
L’Ituri est placé sous état de siège depuis la mi-2021 par le président Félix Tshisekedi pour tenter d’enrayer la violence des groupes armés.
Cette mesure a consacré la gestion de la province, des territoires et son chef-lieu Bunia par des officiers supérieurs de l’armée et de la police.
Elle n’a pas permis de réduire, en revanche, la violence dans la province.
Guerre en Ukraine : l’Ouzbékistan se démarque de la Russie
Texte par: Le monde Afrique
Publié par:Corbeaunews Centrafrique
L’Ouzbékistan, ancienne république soviétique très dépendante de la Russie au plan économique, ose prendre ses distances avec Moscou à propos de la guerre en Ukraine. Ce pas de côté, qui fait suite à une réaction similaire du Kazakhstan début mars, est significatif de l’ambivalence de cette région d’Asie centrale naguère incluse dans la défunte URSS.
« L’Ouzbékistan reconnaît l’indépendance de l’Ukraine, sa souveraineté et son intégrité territoriale », a déclaré, jeudi 17 mars, le ministre ouzbek des affaires étrangères, Abdulaziz Komilov. Tout en demandant que soit trouvée au plus tôt « une solution négociée » au conflit, le chef de la diplomatie ouzbèke a également précisé que Tachkent ne « reconnaît pas les républiques [séparatistes ukrainiennes] de Louhansk et de Donetsk », dont Vladimir Poutine avait entériné l’indépendance à l’aube du déclenchement de la guerre en Ukraine, le 24 février.
« En ces temps difficiles, a poursuivi le ministre ouzbek, nous allons fournir de l’aide humanitaire à l’Ukraine. » Surtout, a-t-il pris soin d’assurer, l’armée de l’Ouzbékistan ne sera impliquée « dans aucun conflit à l’étranger », rejetant implicitement les demandes récemment formulées par Moscou d’envoi de soldats des Républiques d’Asie centrale à la rescousse des forces russes en Ukraine.
« Position d’équidistance »
Au lendemain du début de la guerre, le Kazakhstan s’était, lui aussi, démarqué de la Russie en affirmant, par la voix de son ministre des affaires étrangères, Moukhtar Tileuberdi, qu’il « n’était pas question [pour son pays] de reconnaître Donetsk et Louhansk ». Le pays a également fait la sourde oreille aux demandes d’aide militaire en provenance du Kremlin. Ce proche allié de la Russie s’est, depuis le début, abstenu de tout soutien rhétorique en faveur de l’« opération militaire spéciale » décidée par Vladimir Poutine en Ukraine.
Ces prises de distance illustrent les traditionnelles complexités de l’équation diplomatico-économique entre Moscou et ses anciens vassaux d’Asie centrale. Depuis le démantèlement de l’Union soviétique, Tachkent, notamment, a toujours tenu à « maintenir une position d’équidistance entre les blocs », rappelle Stéphane Dudoignon, spécialiste de l’Asie centrale et chercheur au CNRS.
L’Ouzbékistan et d’autres pays de la région peuvent, à juste titre, s’inquiéter de la montée en puissance militaire et stratégique d’un « grand frère » à l’influence pesante. « On entre dans une période, détaille M. Dudoignon, où un succès militaire en Ukraine pourrait accroître encore le poids de la Russie dans la région et permettre à Moscou d’accentuer ses pressions. »
« Avant, je n’ai jamais senti de menace ou de pression par rapport à mon métier de journaliste. Avec le climat qui règne aujourd’hui, c’est un peu plus compliqué », décrit prudemment Oumar*, journaliste au Mali (*les prénoms ont été modifiés).
Pour s’exprimer sur ce sujet, et sur la décision officielle de suspendre RFI et France 24 au Mali, il préfère garder l’anonymat. Cette suspension pourrait selon lui constituer un « mauvais précédent » pour la liberté de presse dans le pays.
RFI et France 24 suspendues pour de « fausses allégations »
Les autorités maliennes ont en effet ordonné le 17 mars la suspension des deux médias publics français, accusés de diffuser de « fausses allégations faisant état d’exactions commises par les forces Armées Maliennes (FAMa) ». Le communiqué du gouvernement vise des reportages de RFI, ainsi qu’un rapport de l’ONG Human Rights Watch, faisant état de violences imputées à l’armée.
Dans ce contexte, Souleymane*, un autre journaliste malien qui travaille pour différents médias, se dit dans l’expectative. Il évoque une « position délicate » et un « gros coup » porté à la liberté d’expression, renforçant les tensions sur les sujets sécuritaires dans la presse.
« Ça va certainement instituer une sorte de forme de parole unique, malheureusement. On n’entendait pas beaucoup les opinions divergentes, on va certainement encore moins les entendre. J’ose espérer que ça va se tasser ; en attendant, nous devons continuer à travailler et à analyser la situation », développe-t-il.
Les gens s’autocensurent, plus qu’il n’y a une véritable censure
Les deux journalistes interrogés soulignent la résolution drastique prise par le gouvernement vis-à-vis de la presse étrangère : au lieu d’opter pour une suspension, les autorités maliennes auraient pu, par exemple, poursuivre en justice les médias pour arguer que ces allégations étaient « fausses ». Selon Oumar, cela va sans doute pousser les correspondants étrangers à faire plus attention dans leur manière de couvrir l’actualité du pays.
Un accès aux sources limité par l’autocensure
La sécurité des sources et l’accès à leur parole inquiètent particulièrement les journalistes. « Actuellement, il est de plus en plus difficile de trouver des experts qui s’expriment librement sur ce sujets-là ou qui ne vont pas un peu se retenir », déplore Oumar. Cela rend selon lui les enquêtes plus épineuses sur ces thèmes.
« C’est difficile, c’est pesant. Les gens s’autocensurent plus qu’il n’y a une véritable censure. Ce qui est normal, lorsque leur sécurité est en danger », complète Souleymane.
Depuis plusieurs mois, plusieurs arrestations ont en effet eu lieu, sous couvert de lutte contre la corruption ou de préservation de l’unité du pays. Par exemple, l’opposant et journaliste Oumar Mariko a été arrêté en décembre pour « injures » et « diffusion d’injures et de menaces » à l’encontre du Premier ministre Choguel Maïga. Au pouvoir depuis août 2020, la junte a prolongé en décembre la période transitoire jusqu’aux prochaines élections, conduisant à de vives tensions avec les organisations régionales et internationales.
Souleymane rappelle que ces arrestations ne sont pas une première dans le pays, quels que soient les gouvernements. Il nuance : « ce qui est nouveau, c’est le rétrécissement de la parole ».
C’est bien cette réduction de la liberté d’expression au Mali qui le préoccupe, avant les conséquences possibles sur son propre travail. « C’est pour les hommes politiques ou les membres de la société civile que c’est surtout compliqué. Nous, en tant que journalistes, nous ne sommes que des relais de tout ça ».
Inquiétudes à l’international
Reporters sans Frontières, à travers les déclarations du responsable de son bureau Afrique Arnaud Froger, a estimé que la suspension portait un « nouveau coup à l’indépendance et à la liberté de l’information au Mali ». « Cette décision sanctionne des médias internationaux, mais elle constitue aussi une attaque contre le Mali et les Maliens eux-mêmes. Les journalistes et médias présents dans le pays vont avoir peur de s’attaquer à des sujets sensibles et les populations vont être privées d’informations essentielles ».
« Le signe d’une course en avant vers le pire » ; un choix « inacceptable » ; une méthode que « la presse libre africaine ne peut pas accepter », etc… La suspension a aussi été condamnée par la France, l’Union européenne, ou encore l’Union des journalistes de la presse libre africaine.
Alioune Tine, expert indépendant de l’ONU pour les droits humains, avait par ailleurs alerté en février à ce sujet. Tout en notant une amélioration sur le plan sécuritaire, il avait abordé le « rétrécissement de l’espace civique et du débat démocratique » alarmant dans le pays.
Toutefois, Oumar n’imagine pas pour l’instant une censure de toute parole d’opposition « Il existe des journaux qui sont critiques par rapport à la conduite de la transition, et ils continuent à l’être », insiste-t-il.
« Ces informations sont très sensibles »
Dans le média auquel il appartient, les exactions présumées de l’armée malienne sont abordées prudemment. « Il faut être sur le terrain pour essayer d’avoir des preuves concrètes et irréfutables, c’est comme ça que nous travaillons, avant de sortir des informations de ce type. Elles sont quand même très sensibles, nous sommes un pays en guerre ». Selon lui, ce qui a été reproché aux deux médias français était de ne pas proposer de contre-témoignages, ou même d’apporter de preuves matérielles.
« Ce que certains à Paris ou ailleurs ne savent pas, c’est que sur le terrain, c’est très difficile de savoir où se trouve la vérité. Les groupes terroristes peuvent porter des tenues militaires et commettre des exactions pour que ce soient les FAMa qui soient accusées, par exemple », avance-t-il.
RFI a recueilli une dizaine de témoignages, que l’armée n’a pas souhaité commenter d’après la radio. De son côté, l’ONG Human Rights Watch a déclaré s’être entretenu avec 49 personnes depuis janvier.
« C’est un sentiment commun (de penser qu’il faut écarter ces médias, NDLR) – même si beaucoup de gens reconnaissent aussi le travail immense fourni par RFI et France 24 », précise le journaliste. Le groupe France Médias Monde a ainsi rappelé que chaque semaine, les deux médias sont « suivis par plus d’un tiers de la population ».
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/KNK-logo-officiel-450×435.jpg” alt=”logo du parti KNK” width=”450″ height=”435″ />Logo officiel du parti KNK
DÉCLARATION RELATIVE A LA TENUE DU DIALOGUE RÉPUBLICAIN PRÉVU DU 21 AU 27 MARS 2022 A BANGUI
Dans quelques jours se tiendra à Bangui le Dialogue Républicain qui aura pour but, aux dires de ses organisateurs, de ramener la Paix et de mettre définitivement derrière nous la crise que traverse notre pays, la République centrafricaine, afin de le mettre résolument sur la voie du développement.
Dans cette optique, un Comité d’Organisation du Dialogue Républicain a été créė et ses membres ont été nommés par Décret le 11 août 2021. Après avoir un temps retiré ses représentants, l’opposition démocratique a repris place au sein de ce Comité d’Organisation dont les travaux semblent sur le point d’aboutir aux assises qui s’ouvriront prochainement.
S’il est un fait indéniable, cest que le Kwa Na Kwa a, de manière constante et
invariable, toujours été du côté du Dialogue. Les multiples Déclarations et
communiqués de presse rendus publics ces dernières années sont là pour en attester.
C’est ainsi que, dans l’intérêt bien compris de nos populations et afin de donner une
chance véritable à la Paix, notre formation politique n’a, pour sa part, érigé aucun
obstacle au bon déroulement du processus et ce malgré la persécution dont nous
sommes l’objet.
En effet, jusqu’à ce jour, nos militants continuent d’être frappés d’ostracisme, stigmatisés et traqués pour les uns, injustement détenus pour les autres. Il n’est un secret pour personne que la direction de notre famille politique est pour sa part, et dans sa grande majorité, contrainte à la clandestinité ou à l’exil en raison du climat de terreur que le régime TOUADÉRA fait régner actuellement. II n’en demeure pas moins que le Kwa Na Kwa, au sein de la COD-2020, n’a eu de cesse de vouloir contribuer à la réussite du prochain Dialogue car après avoir entendu la voix de nos compatriotes lassés par de longues années de crise et par les petits arrangements entre amis au détriment du Peuple, il ne nous est tout simplement pas permis de prendre à la légère la responsabilité historique qui nous incombe : FAIRE LA PAIX ET RENDRE AU PEUPLE centrafricain SA DIGNITÉ.
L’opposition dans son ensemble n’a eu de cesse d’indiquer ses préférences dans différentes déclarations, afin de donner une chance à la Paix. Malheureusement, aucune de ses propositions raisonnables n’a semblé acceptable au pouvoir, lequel préfère baliser le Dialogue, comme il a encadré les élections générales de 2020-2021 avec les résultats que l’on sait
L’opinion publique nationale, que nous prenons à témoin, pourrait s’étonner de voir lopposition démocratique finalement prendre part à ce Dialogue Républicain voulu et formaté par le Président Faustin Archange TOUADÉRA pour ses intérêts égoistes dès lors qu’aucune de ses conditionnalités majeures pour sa participation au Dialogue n’a été prise en compte par le Comité d’Organisation du Dialogue Républicain.
A titre de rappel, qu’est-il advenu des trois revendications, parmi l’ensemble exprimées par la COD-2020, en son temps, et judicieusement qualifiées de ligne rouge à ne pas franchir par le pouvoir de Bangui ? Il s’agit de : – l’inclusivité du dialogue ;
– la neutralité de la direction des débats ; – la nécessaire prise de mesures de décrispation et d’apaisement politique.
Il est important de souligner que le Kwa Na Kwa, en son temps, avait mis un accent particulier sur la question de l’inclusivité du futur dialogue dans sa Déclaration du 30 septembre 2021, au sortir de la réunion de Sant’ Egidio tenue à Rome les 27, 28 et 29 septembre 2021.
De l’avis de notre formation politique, le principe d’un véitable dialogue est que l’on ne saurait dialoguer uniquement avec les personnes qui partagent nos points de vue mais que l’on doit au contraire avoir le courage d’affronter ses contradicteurs (même les plus virulents) dans l’intérêt bien compris de la Nation centrafricaine en construction. L’inclusivité doit donc de ce point de vue être comprise comme étant « la participation et l’implication sans discrimination des acteurs et protagonistes dans la recherche et la formulation des solutions durables au règlement de la crise centrafricaine ». C’est d’ailleurs cette parfaite compréhension de la notion d ‘inclusion qui a tojours sous-tendu les pertinentes préconisations et appels répétés des institutions religieuses, Société Civile, etc…) et internationales ainsi que des personnalités de stature mondiale (le Secrétaire Général des Nations Unies et Sa Sainteté le Pape François) en vue de I ‘instauration d’un dialogue inclusif avant et même après les élections générales calamiteuses de 2020-2021. nationales (Cour constitutionnelle, Plate-forme des Confessions
C’est pourquoi nous soutenions que refuser de dialoguer avec les groupes armés au motif que ces derniers doivent au préalable revenir dans I’APPR-RCA ou qu’il existe pour ces derniers un autre cadre de dialogue est une escalade improductive et vaine, voire une erreur politique. D’abord parce que tous les protagonistes ne sont pas signataires de cet accord et ensuite parce que l’Accord dit de Khartoum (APPR-RCA) est devenu caduc depuis bien longtemps. Qui plus est, comment aller au dialogue pour parler de Paix et de sécurité sans ceux qui perturbent la Paix et créé l’insécurité ?
Au sujet de la direction des débats que nous avons souhaité neutre, sans influence quelconque et afin que la balance des débats ne penche artificiellement en faveur d’une tendance au détriment d’autres, nous continuons de penser que l’externalisation de la direction des débats, loin de nous ridiculiser, nous permettrait d’accorder confiance et crédit au Présidium devant conduire les travaux.
Enfin, la question des mesures de décrispation et d’apaisement politique demeure encore à ce jour totalement ignorée par le pouvoir de Bangui qui n’a que faire de
I’instauration d’un climat de confiance apaisé et serein, indispensable à la bonne tenue du dialogue.
Face à ce tableau, le commun des mortels pourra s’interroger, et à juste titre, sur les motivations profondes de l’opposition centrafricaine à aller au dialogue au vụ de la détresse d’une population croulant sous la violence et les actes d’agressions quotidiennes des mercenaires de la société privée de sécurité russe Wagner.
A lévidence, bon nombre de questions ont été inscrites à l’ordre du jour du Dialogue Républicain dans les seuls objectifs de brouiller et de divertir les participants à ce dialogue et finalement étouffer les 2 véritables problématiques devant permettre à notre pays de retrouver la stabilité. Ces thématiques sont intéressantes, certes, mais très éloignées des priorités du moment que sont la crise militaro-politique et la crise électorale. De même, les velléités de contrôle et de mise à l’écart de tout esprit critique se révèlent désormais au grand jour. Tout le monde a pu le constater à travers les procédés de sélection des associations de la diaspora centrafricaine de France qui sont sujet à caution.
La crise que traverse la République centrafricaine depuis de longues années maintenant est devenue plus aigüe avec la défiance des groupes armés, anciens partenaires du gouvernement, notamment dans la signature de l’APPR-RCA de février 2019, et qui en sont sortis massivement à la fin de l’année 2020.
Dès lors que les groupes armés sont exclus du dialogue à venir, nous assisteronsà un exercice ambigu et convenu, un simulacre de concertation, pendant lequel des voix concordantes et conciliantes vont plancher sur les questions les moins dérangeantes possible pour le pouvoir mais qui n’auront aucune force contraignante quelconque pour chacune des parties belligérantes.
Il est permis et utile de sinterroger pour savoir en quoi ces contributions intellectuelles vont désarmer les critiques acerbes de la rébellion sur les questions de gouvernance et rassurer le Peuple face à la présence prédatrice des mercenaires de la société privée de sécurité russe Wagner ?
N’oublions pas, car cela est aussi important, que le timing de l’acceptation et de l’annonce du dialogue à venir par le Chef de l’Etat correspond à la fin du processus électoral le plus bâclé et le plus frauduleux de la jeune histoire de la République centrafricaine. Il ne faut donc pas omettre de considérer que ses résultats sont loin de conférer le manteau de la légitimité aux autorités actuelles, lesquelles sont donc dans le besoin d’obtenir la caution de l’opposition démocratique afin notamment de pouvoir renouer plus facilement avec la communauté financière internationale et ainsi débloquer les aides dont nos autorités nous avaient pourtant assuré ne pas avoir
besoin.
De plus, une question dont nous avions parlé préventivement commence aujourd’hui à apparaître clairement car les thuriféraires du régime de Bangui ainsi que ses communicants ont démarré la campagne de sensibilisation de l’opinion sur la question de la modification de la Constitution en vue de permetre au Chef de l’État de briguer un 3ème mandat à la tête du pays. t
La dernière intervention en ce sens est celle de Monsieur Alain Patrick DE KOMAH dont les propos rapportés par le journal « Ndjoni Sango » dans sa parution du 14 mars 2022. l y soutient « qu’il y a trop d’ambiguité dans la Constitution centrafricaine », sans jamais les énoncer, et que cette dernière devra « être révisée » le moment venu.
C’est nantis de cette analyse qu’à l’image de nombreux observateurs ainsi que
plusieurs protagonistes nous n’avons pas été surpris de la rapidité avec laquelle le
Chef de lÉtat a convoqué le dialogue tant attendu, quand bien même les travaux du
Comité d’Organisation ne sont pas encore achevés. Cette célérité soudaine, pour ne
pas dire cette accélération, contrastent avec la lenteur et les atermoiements observés jusqu’ici par le pouvoir de Bangui près d’un an après l’annonce par le Chef de ‘Ếtat de la tenue du Dialogue. Il s’agit ici de travailler suffisamment tôt dans ce second mandat à l’adoption d’une nouvelle Constitution créant ainsi une nouvelle république en vue de permettre une nouvelle candidature au Grand Frère Uni Président Fondateur du MCU.
Fort de ce qui précède, le Kwa Na Kwa est convaincu de ce que le Dialogue en cours sera dépourvu des critères de profondeur, de sérieux, de crédibilité et de bonnes perspectives de sortie de crise. Par conséquent, notre formation politique :
1/- refuse de servir de faire-valoir ou de caution pour permettre au régime de Bangui de redorer son blason au mépris des souffrances du Peuple centrafricain ;
2/- DÉCIDE EN TOUTE RESPONSABILITÉ DE NE PAS PRENDRE PART AUX ASSISES DU DIALOGUE RÉPUBLICAIN QUI SE TIENDRA A BANGUI DU 21 AU 27 MARS 2022.
Ce véritable « séminaire gouvernemental ouvert à un large public », destiné à distraire
‘opinion doit laisser place à la tenue d’un dialogue véritablement inclusif, débat
salvateur pour la République centrafricaine afin de convenir, de façon consensuelle,
de la restauration de la Paix et de la concorde nationale entre les filles et les fils de la
Centrafrique : les municipales de septembre reportées
Texte par: Le Figaro
Publié par:Corbeaunews Centrafrique
La Centrafrique va reporter les élections municipales qui étaient prévues le 11 septembre, les premières depuis 34 ans, faute de fonds pour les organiser, a annoncé jeudi à l’AFP le président de l’Autorité nationale des élections (ANE). Dans ce pays très pauvre d’Afrique centrale, en guerre civile depuis 2013, le président Faustin Archange Touadéra avait été réélu le 27 décembre 2020 mais dans un scrutin présidentiel concomitant avec les législatives et pour lequel moins d’un électeur inscrit sur trois avait eu la possibilité d’aller voter, en raison de l’insécurité. Deux tiers du territoire se trouvaient sous la coupe de nombreux groupes armés.
Alors menacé par une offensive de mouvements rebelles, Faustin Archange Touadéra avait appelé Moscou à l’aide et des centaines de paramilitaires russes – des mercenaires de la société privée Wagner selon l’ONU – étaient venus à la rescousse de son armée démunie et mal formée, s’ajoutant à des centaines déjà présents depuis 2018. Depuis, les Russes et l’armée centrafricaine ont facilement repoussé les groupes armés et reconquis la majorité du territoire, mais les rebelles sont passés d’une tactique d’occupation à des actions de guérilla dans certaines régions.
«Nous avons pris du retard sur l’organisation des élections et elle ne pourront pas se tenir» à la date prévue, a déclaré jeudi soir à l’AFP Mathias Barthélemy Morouba, président de l’ANE, sans préciser les raisons. Mais la veille, dans un discours devant l’Assemblée nationale que l’AFP a pu se procurer jeudi, il avait déclaré: «Faute de financements, nous ne pouvons pas organiser ces élections à la date prévue». Sans préciser la durée du report. Depuis les dernières municipales il y a 34 ans, des personnalités locales faisant office de maires étaient nommées par le gouvernement.
«L’organisation de ces élections va coûter environ 15 millions de dollars américains», avait-il ajouté. En janvier, l’ANE avait assuré à l’AFP que ces sommes devaient être apportées par des bailleurs de fonds internationaux, dont l’Union européenne, et par l’Etat centrafricain. L’annonce de ce report survient deux jours après que Faustin Archange Touadéra a annoncé l’ouverture dimanche d’un «Dialogue républicain» avec l’opposition non armée et la société civile, qu’il avait promis au lendemain de sa réélection très contestée par l’opposition il y a 15 mois. Il avait pris cet engagement sous la pression de la communauté internationale, notamment l’ONU qui a placé son pays sous perfusion depuis plusieurs années.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/RELEVE-DE-LA-MISSION-LOGISTIQUE-A-BANGUI-450×338.jpg” alt=”RELÈVE DE LA MISSION LOGISTIQUE Á BANGUI” width=”450″ height=”338″ />
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Au terme de son mandat de quatre mois de mission en République Centrafricaine, le détachement militaire français de la Mission Logistique à Bangui (MISLOG-Bangui), stationné au camp de M’Poko, est relevé par un nouveau contingent venu de France.
La passation de commandement se déroulera le vendredi 18 mars, à 11 heures, au camp de
M’Poko, au cours d’une cérémonie présidée par le général de brigade François-Xavier MABIN, commandant les Eléments Français au Gabon. Le lieutenant-colonel Jean PENCREACH succèdera au lieutenant-colonel FrédéricPERRUCHON, à la tête de la MISLOG-Bangui.
La Mission logistique Bangui est aux ordres des Éléments français au Gabon (EFG). Installée sur le camp de M’Poko, elle a pour mission d’assurer un soutien à EUTM-rca (Mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine) et aux militaires français de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique).
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Monsieur-Jean-Serge-Wafio-President-du-parti-PDCA-450×437.jpg” alt=”Monsieur Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA” width=”450″ height=”437″ />Monsieur Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA
Rédigé par Jean-Serge Wafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 19 mars 2022
1 – IMPUISSANT ET DOS AU MUR
Si le Président TOUADERA veut quitter la scène politique centrafricaine avec honneur, dignité et respect, c’est à lui de choisir. S’il veut la quitter dans le déshonneur, dans l’indignité et dans l’irrespect, c’est aussi à lui de choisir, parce qu’il n’y a que cette alternative qui s’offre à lui à partir de ce mois de mars 2022, vu que l’effectivité des pouvoirs de l’Etat est depuis plusieurs mois assurée par les mercenaires de la société Wagner, dits Mercenaires russes, fait que nous avons dénoncé en 2020-2021 et qui nous avait valu toutes les insultes, mais qui a fini par être dit autrement, officiellement et publiquement par le Ministre d’Etat WILYBIRO SAKO à Bria, terre de BAREM BAKIE, en septembre 2021, en ces termes, ‘’…ce sont les russes qui dirigent le pays.’’, répondant à une pertinente question d’un ex rebelle. En décidant de convoquer son dialogue dit républicain, nous osons croire qu’il fait le choix de la première option, mais seulement la réalité des faits politiques de l’heure créent un scepticisme, vu que celui-ci s’annonçant sous cape pour la semaine 12 ( du 21 au 27 mars 2022) et ressemble déjà à un mort-né.
Pourquoi ?
Parce que…, c’est ce que nous allons essayer de décrypter ensemble.
Un petit rappelle s’impose
En 2016, de nombreux compatriotes, soucieux et préoccupés par la nécessité de refonder la Nation Centrafricaine, citoyennement avaient formulé toutes les propositions-suggestions au Président TOUADERA qui ont été repoussées de revers de main par ce dernier.
En 2017 et 2018, période cruciale pour montée en puissance de son mandat présidentiel, malgré toutes les récusations, récriminations et condamnations populaires à propos de son dialogue de main tendue aux groupes armés, non seulement il a refusé d’écouter, mais il a fait le choix d’importer des mercenaires de la société Wagner pour consolider son pouvoir, qu’il veut personnel, et en contrepartie, il leur a concédé irrégulièrement les exploitations des ressources minières, lesquelles se sont transformées en prédation du pays.
En 2019, au mépris du Peuple centrafricain, il a fait tenir son dialogue de main tendue et a octroyé, d’une manière sibylline, aux six (6) groupes armés qui écument le pays une amnistie, et par la suite ces groupes ont proliféré, parce que l’insécurité est érigée en méthode de gestion des pouvoirs de l’Etat et est devenue un juteux fonds de commerce politique et diplomatique, si bien qu’en quelques mois, le nombre des groupes armés est passé de 6 à 14 à fin 2019 ; et il a fait d’eux ses alliés politico-criminels, dans les perspectives des élections de 2020-2021 qu’il savait déjà ne pas pouvoir les gagner. Forts de cette amnistie, ces groupes armés se sont complaisamment livrés aux tueries de masse, avec comme cerises sur le gâteau, la tuerie-calcination de masse d’Alindao, les affrontements fratricides de Birao, Bria et Ndélé, entre Goula et Rounga, au cours desquels, des nourrissons, des femmes enceintes et des vieillards n’ont pas été épargnés.
La montée en puissance du pouvoir personnel du Président TOUADERA s’est caractérisée aussi négativement par la création de sa milice criminelle, dénommée les requins, laquelle en appui à sa garde prétorienne, s’est vue conférer la puissance d’éliminer physiquement ou de faire disparaître de nombreux compatriotes dans l’agglomération de Bangui, considérés à tort ou à raison comme opposants.
En 2020-2021, avec l’impromptu retour de l’ancien Président BOZIZE YANGOUVONDA à Bangui, ce furent des bras de fer qui se sont soldés par (1) la création de la Coalition des Patriotes pour le Changement-CPC, (2) de l’ethnocide des Gbaya de Bossangoa et de la racialisation confessionnelle des compatriotes musulmans, (3) de la transformation des Sous-Préfectures de Bambari, terre de NDJOUBISSI, et de Bria, terre de BAREM BAKIE, en abattoirs à ciel ouvert où est versé quotidiennement le sang des Centrafricains, pour quels sacrifices et à quelles divinités on ne sait ( ?), (4) des incendies de villages et des déplacements forcés des Centrafricains des terres de leurs ancêtres pour permettre au mercenaires de la société Wagner de procéder aux extractions des richesses du sous-sol, (5) et comme si cela ne suffisait pas, ces mercenaires russes se livrent depuis février 2022 aux rackets des commerçants centrafricains, après avoir dépossédé le gouvernement centrafricain des principales recettes budgétaires que sont les recettes des douanes. Et tout ceci dans un silence de cathédrale du Président TOUADERA, impuissance caractéristique oblige.
Des tâtonnements à la dépossession-soumission
Le propre aussi d’un Homme Politique ne réside pas dans l’accumulation des ses erreurs, mais dans sa capacité de savoir capitaliser ses erreurs, de se faire résilient et pouvoir rebondir politiquement. Avec le Président TOUADERA, malheureusement, force nous est donnée depuis 2016, de constater qu’il est passé successivement (1) de tâtonnements et fébrilités politiciennes, (2) à l’incompétence et ensuite à l’impuissance et (3) maintenant à la démission-soumission politique, à cause de ses nombreuses faiblesses qui font de lui aujourd’hui le prisonnier des mercenaires de la société Wagner qui s’en sont rendus compte et qui le tiennent du bout des doigts, et aussi lesquelles faiblesses mettent en doute son intellectualisme et celui de ses proches compagnons politiques, ce que corrobore l’affirmation de KONARE MOHAMED selon laquelle, ‘’ …En Afrique francophone, le diplôme n’est pas le moyen vers une fin, mais plutôt une fin en soi. Il ne permet pas d’atteindre un but, mais il est carrément le but…’’. Cette affirmation, au regard des faits et comportements des Autorités Politiques actuelles à Bangui, permet de relever effectivement un certain manque d’approches stratégiques les plus élémentaires au plan politique, ce qui fait dire par certaines mauvaises langues africaines que les Centrafricains sont des borgnes gouvernés par des aveugles, ou encore que Centrafrique est un pays où l’élite intellectuelle n’a que l’obsession pour les fonctions politiques, une conception très réductrice de la Politique qui s’analyse maintenant et désormais en termes de Missions d’Objectifs dans l’intérêt supérieur du Peuple qui est le détenteur naturel des pouvoirs de l’Etat.
Toujours à propos de l’accumulation des erreurs politiques, il importe de relever ici et avec force, soit, une certaine inconscience politique et une déconnexion de la part des Autorités Politiques de Bangui qui semblent ne pas apprécier à sa juste valeur le caractère gravissime ou la dangerosité de la guerre que le Président POUTINE a déclenchée en Ukraine, contre laquelle se mobilise la quasi-totalité de la communauté internationale pour éviter une troisième (3ème) déflagration mondiale, soit un inadmissible et suicidaire consentement aux manipulations des mercenaires russes. En effet, (1) le média RIA FAN, propriété de PRIGOJINE, patron de la société de mercenariat Wagner, a publié courant semaine 09 (du 28 février au 06 mars 2022) dans ses colonnes que le Président TOUADERA reconnaît l’indépendance auto proclamée des territoires de Donetsk et de Lougansk, (2) à Bangui, deux manifestations de soutien au Président POUTINE ont été organisées sur financement de cette société Wagner et (3) courant semaine 10 (du 07 au 13 mars 2022), des soldats dits africains font circuler sur les réseaux sociaux trois vidéos exprimant leur volonté d’aller combattre en Ukraine pour POUTINE. L’inconcevable, l’inacceptable et l’inexplicable est le mutisme des autorités politiques et des chefs militaires à Bangui. Ni le camp présidentiel, ni le gouvernement, ni l’Etat Major des Forces Armées Centrafricaines-FACA n’ont eu le courage d’infirmer. Le silence, valant consentement, fait des Centrafricains les dindons de la farce et l’objet des risées des Africains sur les réseaux sociaux, et suscite de nombreuses interrogations, telles : Qui sont ces soldats qui se disent ‘’militaires africains’’ ? Ont-ils qualité et compétences pour parler au nom des militaires africains ? Sont-ils de quels pays ces dits militaires africains ? Est-ce que le site militaire de Béréngo, mis à la disposition des mercenaires de Wagner, est-il devenu un repaire de mercenaires africains ? Comble d’absurdité, on parle de 906 soldats centrafricains déjà conditionnés qui devraient aller combattre en Ukraine, alors que les soldats centrafricains actuellement sont incapables de sécuriser leur propre territoire national. Pourquoi couvrir ainsi le Peuple Centrafricain de l’opprobre ? Comment comprendre ou expliquer ces incongruités ?
La seule manière de comprendre ou d’expliquer ces incongruités réside dans l’avertissement que PLATON avait fait en son temps à ses compatriotes grecs, à propos de la démocratie. ‘’ La démocratie a occasionné la chute d’Athènes. Elle cause la déchéance de l’Etat en permettant aux nuls, aux incapables et aux ignorants de se hisser au sommet de l’Etat. Le peuple leur confie ses voix et ils les utilisent pour berner ce même peuple, pour cacher leur incapacité, à s’élever vers le monde des idées, le monde idéal. Je souffre pour ceux qui pensent que la politique est l’art de la ruse et du mensonge, ils n’ont pas bien compris Machiavel. La politique est le domaine de l’élévation de l’homme qui s’est approprié les vertus humaines et qui se donne les moyens de les respecter. C’est pourquoi il faut se tenir loin de ces gens qui n’ont rien compris de la politique et des vertus humaines. Restons nous-mêmes, loin de ces miasmes morbides’’.
Eh oui, le Peuple Centrafricain souffre pour ses gouvernants qui pensent et croient toujours que la politique est l’art de la ruse, du mensonge et qui en font une fonction. Et ceci nous permet de dire que le plus grand mal socio-politique que l’ancien Président BOZIZE YANGOUVONDA, les Dignitaires et les Cadres du Koua Na Koua-KNK ont fait au Peuple Centrafricain est celui d’avoir sorti TOUADERA de nulle part politique, d’avoir fait de lui un accompagnateur politique de premier rang, et de l’avoir hissé à la magistrature suprême de l’Etat avec les bénédictions de leurs frères et sœurs, de leurs camarades, de leurs compagnons et de leurs amis des différentes sociétés philanthropiques. Le Premier Ministre carpe que voulait le Président BOZIZE YANGOUVONDA a pris goût à la Politique, et pour s’y accrocher est devenu un monstre qui n’a aucun état d’âme et qui se livre à des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et des crimes économiques par mercenariat et terrorisme d’Etat interposés. Mais malheureusement pour le Président TOUADERA, les mercenaires de la société Wagner, dits mercenaires russes, censés le protéger, à force de comprendre ses faiblesses, ont fini par le dépouiller de l’effectivité des pouvoirs politiques, c’est-à-dire ont fait de lui leur paravent présidentiel dans leurs propres intérêts. C’est ainsi que depuis 2018, ces mercenaires russes ont progressivement pris le contrôle des pouvoirs de l’Etat et se sont substitués aux Autorités Politiques de Bangui (1) en faisant superviser les Conseils des Ministres par l’ambassadeur de la Fédération de la Russie à Bangui, (2) en dépossédant le gouvernement centrafricain des principales recettes budgétaires, (3) en se livrant aux rackets financiers des commerçants-détaillants centrafricains et (3) en s’accaparant des gisements miniers avec expulsion des habitants des terres de leurs ancêtres. Et toute honte bue, le gouvernement, par la voix du Ministre d’Etat WILIBYRO SAKO, a reconnu en impuissant à Bria, en septembre 2021, que ce sont les russes qui dirigent le pays. Une humiliante démission politique qui reste à travers la gorge du Centrafricain. Et les mercenaires russes s’en donnent à cœur joyeux à toutes les ignobles exactions, sans réaction du Président de la République, garant de la sécurité du Centrafricain : incendies de villages, tueries de masse, décapitation de WANGAY à Bambari et de ZAKARIA DAMANE à Ouadda Mouka, pourtant alliés du pouvoir.
Et c’est dans ce contexte national de faiblesses, d’incapacités et de soumission politiques, de massacres du Peuple Centrafricain, que le Président TOUADERA, rentré frustré après le sommet de l’Union Européenne-UE et de l’Union Africaine-UA de Bruxelles (17-18 février 2022 en Belgique), où il n’a été qu’un figurant, décide de faire tenir son dialogue républicain à Bangui du 21 au 27 mars 2022, quinze (15) mois après l’avoir annoncé dans son discours de satisfecit du hold-up électoral béni par la dame DARLAN et ses juges constitutionnels du 18 janvier 2021.
2 – DU DIALOGUE REPUBLICAIN DANS L’ESPOIR D’UNE BOUEE FINANCIERE ?
Les Centrafricains sont à la recherche d’un dialogue inclusif de longue date pour se réconcilier avec eux-mêmes et donner un sens à leur vie après des siècles de souffrances endurées et se reconstruire, et non se prêter à un simulacre de dialogue, pour quels autres intérêts ou un autre dialogue de dupes, pour légitimer le hold-up électoral de janvier 2021, modifier la constitution pour asseoir un pouvoir personnel ou satisfaire une des conditionnalités exigées par les institutions financières internationales.
Dialogue républicain, pour une bouée financière
Depuis 2012, le Peuple Centrafricain vit dans et avec des psychoses à cause des continuelles tueries de masse, des assassinats ciblés pour effacer politiquement le tableau, des déplacements forcés des villageois qui ont perdu contactes avec les esprits de leurs ancêtres et qui se retrouvent des exilés-réfugiés chez eux, et assistent en impuissants aux pillages-crimes économiques ou à la prédation de leur pays. S’il faut parler d’un dialogue, après le vécu non glorieux de notre histoire politique, ce dialogue se doit d’être inclusif pour permettre de laver le linge centrafricain qui est très souillé par le sang, et non un fallacieux ou semblant acte politique pour rassurer les partenaires ou les institutions financières internationales dans l’optique d’un ballon d’oxygène financier, parce que les caisses du trésor sont désespérément vides.
Tout Centrafricain sait, que compte tenu du caractère fiscal du budget de l’Etat, le premier trimestre de l’année est la période des vaches grasses, laquelle facilite le recouvrement d’au moins 50 % des recettes budgétaires prévues. Mais le premier trimestre 2022, singulièrement, s’est annoncé très difficile à cause de l’accaparation du recouvrement des recettes des douanes qui représentent au moins 65 % des recettes budgétaires par les mercenaires russes, la fermeture des robinets des aides bilatérales et multilatérales classiques, si bien que ces mercenaires ont sommé le gouvernement de leur verser 40 milliards de fcfa à fin février 2022, et se sont livrés aux rackets des commerçants de détail centrafricains, parce que la société Wagner Centrafrique courait le risque d’une cessation de paiement. Le sommet de l’Union Européenne-UE et de l’Union Africaine-UA s’offrait comme une opportunité pour le Président TOUADERA de quémander une aide financière en Europe, malheureusement lui, l’espoir escompté n’était pas au rendez-vous. Rentré déçu et frustré, nous avons été témoins du grossier montage de tentative d’assassinat à l’aéroport de Bangui, qui n’a été qu’une tempête dans un verre d’eau. Le Centrafricain sait, que le Président TOUADERA, acculé, dos au mur, veut faire feu de tout bois avec ce dialogue républicain convoqué du 21 au 27 mars 2022, pour sa survie politique, sur fond d’un manque de sérieux politique.
Un manque de sérieux politique qui ne confère pas respect et confiance
Le Peuple Centrafricain veut un dialogue inclusif.
Le Président TOUADERA veut un dialogue trompe l’œil.
Le Peuple Centrafricain demande depuis 2013 un dialogue inclusif, sincère, franc et réconciliateur. Et nous ne nous lacerons, jamais de répéter, autant de fois qu’il le faut et faudra, que seul un dialogue national inclusif permettra au Peuple Centrafricain de se réconcilier avec lui-même, de refonder la Nation Centrafricaine, actuellement éclatée en mosaïques de communautarismes ou de replis ethniques et régionalistes, afin de se reconstruire économiquement. Certes, Centrafrique est réputé être un pays de tous les paradoxes, mais en cette année 2022, nous avons atteint le point de non-retour. L’impossible ne peut plus devenir possible, ni l’inacceptable ne peut plus être accepté. Le Président TOUADERA a largement dépassé les limites du tolérable, n’offre aucune visibilité politique, manque de sérieux politique, n’inspire plus respect ni confiance, parce que, pris en otage et devenu prisonnier de ses mercenaires-partenaires russes, il ne cesse d’entreprendre de suicidaires fuites en avant et refuse de comprendre que le Centrafricain veut se réconcilier avec lui-même, veut avoir une paix du cœur et veut se reconstruire socialement et économiquement. Ce dialogue ou arbre à palabre qui ne cesse d’être demandé, se veut un moment d’introspection commune, un moment où les Centrafricains devraient se poser les vraies et bonnes questions pour avoir les vraies et bonnes réponses.
Par conséquent, toutes les Forces Vives de la Nation doivent y participer. Tous les protagonistes doivent être présents. Toutes les Sous-Préfectures doivent y être représentées. Les anciens Présidents BOZIZE YANGOUVONDA et NDJOTODIA doivent expliquer aux Centrafricains pourquoi il y a eu des tueries crapuleuses de 2012 à 2014 ? La Présidente de la Transition Politique chancelante, la Dame SAMBA PANZA doit expliquer aux Centrafricains pourquoi son mandat de deux ans a été émaillé de scandales financiers ? Le Président TOUADERA doit expliquer aux Centrafricains pourquoi il a amnistié les groupes armés qui se sont proliférés par la suite, et pourquoi il a eu recours au mercenariat d’Etat et au terrorisme d’Etat et ne cesse de faire tuer des Centrafricains depuis 2016 ? Que les réparations-compensations soient conséquentes et que les victimes retrouvent leurs places au sein de la société.
Et ce serait à ces conditions-prix que Centrafrique connaîtra une véritable paix après une sécurité restaurée. C’est pour dire que le dialogue inclusif que demande le Peuple Centrafricain, se veut un dialogue réconciliateur et transformationnel qui va instaurer un nouvel ordre constitutionnel et démocratique.
Malheureusement nous notons une certaine velléité de roublardise et faisons l’amer constat d’un manque de sérieux politique qui n’honore pas le Président TOUADERA. Interrogeons-nous ensemble :
Est-ce sérieux politiquement de vouloir demander des appuis financiers à d’autres qui ne cessent d’être vilipendés à volonté, pour certains à qui latitude est donnée de piller le pays, alors que ceux qui sont vilipendés savent que ceux qui pillent le pays n’ont pas apporté une quelconque aide et ne pourront apporter une autre quleconque aide en dehors des armes ?
Peut-on permettre à PIERRE de se servir copieusement dans le grenier et demander à JEAN qui est constamment vilipendé de remplir le grenier vidé par PIERRE ? Où est le sérieux ?
Le bon sens exige que PIERRE qui a vidé le grenier puisse le remplir. Oui, c’est à PIERRE de remplir ou d’aider à remplir le grenier. Alors il y a lieu de s’interroger maintenant sur l’importance ou le volume des aides, notamment budgétaires, que les mercenaires russes ont apportées au pays, depuis 2017, qu’ils exportent les minerais centrafricains. Ce n’est pas trop demander, parce que le Président TOUADERA se doit indiquer au Peuple Centrafricain les avantages induits des exportations des minerais centrafricains par ces mercenaires, parce que ces minerais constituent une partie du patrimoine commun ou national. Et tout patrimoine national ou commun ne peut être aliéné sans consentement du Peuple. Et le dialogue républicain, s’il est réellement républicain, doit permettre aux Centrafricains d’apprécier les retombées économiques et financières des exportations des minerais par les mercenaires de la société Wagner.
Nous n’osons pas croire que ce dialogue républicain du 21 au 27 mars 2022, ne soit déjà un mort-né, pour ne pas dire le Bérézina du Président TOUADERA.