Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC, le 15 mars 2022
Mensonge d’État
Mentir à son propre peuple revient à se piquer le pied avec son propre serpent, à détruire sa légitimité. Or, depuis un an, la République centrafricaine a affiché plusieurs fois le masque d’un État qui ment à la nation, et le peuple se sent souillé. L’histoire des militaires russes, déployés par leur pays en Centrafrique dans le cadre de la coopération militaire bilatérale, devient de plus en plus insoutenable, un véritable mensonge d’État. Or, le chef de l’État centrafricain, le professeur Faustin Archange Touadera, dans toutes ses déclarations à la presse et à la communauté internationale, défend bec et ongle que ce sont bien les militaires russes qui ont été déployés en Centrafrique pour former les forces de défense et de sécurité nationale. Or, Monsieur Alexandre Ivanov, chef de la COSI, dans une interview accordée au quotidien français ouest France, assure pour sa part qu’il dirige actuellement en RCA une organisation militaire privée dénommée COSI (Communauté des officiers pour la sécurité internationale ), immatriculée en Russie comme une SARL, et agit exclusivement en Centrafrique. Alors, entre Touadera et Ivanov, qui dit vrai?
Fin de formation des soldats FACA à Bérongo par des instructeurs russes. CopyrightCNC
La contradiction
Selon un enseignant universitaire, sans doute, les deux n’ont pas dit la vérité.
« Touadera tente de couvrir son lot de mensonge d’État en brandissant la coopération militaire entre la Russie et la RCA, tandis que Alexandre Ivanov, lui, veut à tout prix écarté le nom Wagner sur son organisation, et crée de facto une société fictive dénommée COSI ».
Contrairement à l’affirmation du chef de l’État Faustin Archange Touadera, Alexandre Ivanov assure qu’en ce moment, son organisation (COSI), déploie environ 1 135 soi-disant instructeurs en RCA. Ce chiffre corrobore à celui défendu par le gouvernement.
La COSI chargée de former les FACA?
En plus, il affirme que ses instructeurs « effectuent des tâches de formation du personnel de l’armée nationale, ainsi que de la police et de la gendarmerie ».
Alexandre Ivanov : « Nous avons montré comment résoudre efficacement les problèmes de formation des forces armées, nous avons aidé les FACA à planifier des opérations, de tactique, à organiser la logistique, etc. Selon les dirigeants de la République centrafricaine, toutes ces tâches ont été exécutées à un niveau élevé. Cela a mené à la victoire sur les criminels et au rétablissement de la paix ».
Où sont les Wagner ?
Plus grave encore, Alexandre Ivanov déclare « qu’il existe d’autres sociétés de sécurité privée en République centrafricaine, où des citoyens étrangers ont été recrutés. Je sais qu’ils traitent de questions de sécurité personnelle, y compris pour les dirigeants du pays ».
Incroyable! Donc l’effectif de 1145 avancé par Alexandre Ivanov est largement dépassé. Selon la communauté internationale, il pourrait atteindre 3000 Mercenaires russes en RCA.
Alors, la seule question que tous les Centrafricains se demandent aujourd’hui pourquoi les ministres, les conseillers du chef de l’état, les militaires, les gendarmes et les policiers portent des T-shirts au nom de Wagner alors qu’ils continuent de nier son existence en RCA?
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi, 15 mars 2022
Le 2 mars, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution déplorant l’agression commise par la Russie contre l’Ukraine et exigeant que Moscou retire immédiatement ses troupes du territoire ukrainien.
Manifestation en soutien à l’attaque russe contre l’Ukraine, à Bangui, capitale de la République centrafricaine, le 5 mars 2022. Carol Valade/AFP
Cette résolution a été adoptée à une très large majorité : 141 pays ont voté en sa faveur et seulement 5 pays contre – la Corée du Nord, la Syrie, l’Érythrée, la Biélorussie et bien évidemment la Russie. Mais plus que les « pour » et les « contre », ce sont les abstentions qui retiennent l’attention. 34 pays se sont abstenus, dont 16 pays africains.
Pour être complet, ce décompte doit aussi inclure les pays qui ont opté pour la stratégie de la chaise vide en ne participant pas au vote, ce qui constitue une abstention cachée. Ces derniers sont au nombre de 13 ; parmi eux, 8 pays africains. En additionnant l’abstention assumée et l’abstention cachée, 24 pays africains sur 54 ont préféré ne pas condamner la Russie, soit près de la moitié du continent.
Face à ce conflit inédit qui menace la paix mondiale, la moitié de l’Afrique diplomatique est abstentionniste. Comment interpréter ce choix ?
Anciens et nouveaux leviers d’influence
Une première lecture attribue cette attitude à la forte influence que la Russie exerce aujourd’hui en Afrique, même si l’Union européenne demeure le premier bailleur et le premier partenaire commercial du continent. Cette influence est le résultat cumulé de l’héritage de l’histoire et de la nouvelle politique africaine de Moscou.
Le vote de certains pays africains est une réminiscence des vieilles loyautés de l’époque de la guerre froide et de la décolonisation. Le souvenir du soutien soviétique à la décolonisation, l’alignement pro-soviétique de certains pays africains (Angola, Algérie, Éthiopie, etc.) et l’avènement au pouvoir d’anciens mouvements de libération soutenus par l’URSS (Mozambique, Namibie, Afrique du Sud, Zimbabwe) font partie de l’héritage historique des relations russo-africaines.
Cependant, cet héritage historique compte sans doute moins que la réactivation récente de la politique africaine de la Russie. Alors que la diplomatie russe avait oublié l’Afrique depuis la fin de l’URSS, la crise ukrainienne de 2014 et les premières sanctions occidentales lui ont fait retrouver la mémoire. À partir de ce moment charnière, les autorités russes ont mené une stratégie de réimplantation agressive grâce à leurs deux principaux atouts : les ventes d’armes et la fourniture de prestations de sécurité.
En effet, les échanges économiques de l’Afrique avec la Russie sont limités (environ 20 milliards de dollars en 2019) par rapport aux autres puissances (Chine : 210 milliards ; Europe : 225 milliards). Cependant, ils sont concentrés sur quelques secteurs stratégiques : l’alimentation, les ressources naturelles et les armes.
Premier exportateur mondial, la Russie a mené une diplomatie du blé, notamment en direction des pays d’Afrique du Nord, très dépendants au niveau alimentaire. L’Égypte achète les trois quarts de ses importations à la Russie et, en froid avec Paris, Alger s’est tourné vers le blé russe. Ses autres clients sont principalement le Nigeria, la Tanzanie, le Kenya, l’Afrique du Sud et le Soudan, dont l’un des dirigeants était à Moscou pour finaliser une livraison de blé au moment de l’invasion de l’Ukraine.
Les grandes sociétés publiques russes du secteur extractif (Rosneft, Lukoil, Alrosa, Rusal, Gazprom, Nordgold, etc.) ont investi en Afrique mais elles ne sont ni dominantes ni irremplaçables.
En revanche, la Russie est un acteur important du marché africain de la sécurité
De 2016 à 2020, elle a fourni 30 % des armes acquises par les pays d’Afrique subsaharienne ; depuis 2017, elle a signé des accords de coopération militaire avec 20 pays d’Afrique subsaharienne, contre seulement sept de 2010 à 2017 ; et elle a peut-être trouvé avec le Soudan un pays hôte pour une base militaire au bord de la mer Rouge.
Cet activisme sécuritaire est encore renforcé par sa diplomatie du mercenariat incarnée par le désormais célèbre groupe Wagner présent en Libye, au Soudan, au Mozambique, en Centrafrique et au Mali.
Le Groupe Wagner en Ukraine et au Mali – Leçon de géopolitique – Le Dessous des cartes | Arte, 26 janv. 2022.
Cette forte présence dans la sécurité d’État garantit au Kremlin un accès privilégié aux cercles du pouvoir, voire lui permet de les vassaliser quand ils sont très faibles comme en Centrafrique.
Affinités politiques
La forte abstention africaine reflète aussi le vent d’autoritarisme qui souffle en Afrique depuis dix ans. Après la décennie de la démocratisation (1990-2000), le continent subit un reflux autoritaire, avec comme conséquence l’éloignement des puissances démocratiques et le rapprochement des puissances autoritaires.
Silencieuse à ses débuts, cette mécanique géopolitique s’est accentuée au fur et à mesure des troisièmes mandats truqués, des nouvelles guerres civiles et des putschs. Ces dérives autoritaires ont généralement été accompagnées par des condamnations diplomatiques occidentales, voire des sanctions critiquées pour leur sélectivité. Ainsi, au début de cette année, les États-Unis ont sanctionné les gouvernements de l’Éthiopie (pour violations des droits de l’homme), du Mali et de la Guinée (pour leurs coups de force militaires) en les excluant de l’accord commercial African Growth and Opportunity Act (AGOA), mais ils restent accommodants avec le régime militaire égyptien.
Ces dernières années, plusieurs bras de fer diplomatiques ont opposé l’Union européenne à des régimes autoritaires africains (Burundi, Madagascar, Zimbabwe, Tanzanie, Bénin, Centrafrique, etc.). De manière révélatrice, la pire dictature du continent africain (l’Érythrée) a voté contre la résolution dénonçant l’agression russe et les récents régimes putschistes condamnés par les Occidentaux (Mali, Guinée, Burkina Faso) ont tous opté pour l’abstention assumée ou cachée.
Au XXI siècle, le regain d’autoritarisme en Afrique joue en faveur du club autocratique dont les présidents russe et chinois se disputent discrètement la présidence. Le jeu des affinités de régimes n’est toutefois pas systématique : des dictatures comme le Tchad et le Rwanda ont voté pour la résolution tandis que les deux pays africains où la démocratie semble la mieux enracinée (le Sénégal et l’Afrique du Sud) se sont abstenus.
Retour simultané de la géopolitique bipolaire et du non-alignement
La préférence de l’Afrique pour l’abstention est aussi le fait de sa multi-dépendance dans une géopolitique de nouveau bipolaire. Dans un contexte international de multipolarité dérégulée, la politique de diversification des partenariats menée par de nombreux pays en développement semblait être une stratégie gagnante.
Elle était censée leur permettre de maximiser les opportunités de coopération sur le marché international de l’aide et de regagner des marges de manœuvre politiques en faisant jouer la concurrence entre leurs partenaires. En effet, alors qu’elle est essentiellement perçue sous l’angle économique, la diversification des partenariats est aussi éminemment sécuritaire et politique. En témoigne la multiplication des présences militaires étrangères et des sommets où un pays invite tout le continent africain.
Ainsi la politique étrangère de certains pays africains est devenue un jeu d’équilibre complexe. La République démocratique du Congo d’Étienne Tshisekedi est politiquement très proche des États-Unis mais dépend économiquement surtout de la Chine. L’Égypte du maréchal al-Sissi a des partenariats sécuritaires étroits avec des pays occidentaux mais achète des armes et du blé russes et compte sur Rosatom pour construire sa première centrale nucléaire.
Le passage rapide de la multipolarité dérégulée à la repolarisation du monde en deux camps expose désormais les tenants de la diversification des partenariats à des pressions multiples et contradictoires qui peuvent les acculer à des choix délicats. Dans certains pays particulièrement fragiles, la survie du régime dépend de ses alliances extérieures.
Pour échapper à ce dilemme stratégique, le non-alignement inventé en 1955 fait son retour en 2021 comme une option prudente et rassurante. Le Mouvement des Non-Alignés né de la conférence de Bandung en 1955 réunissait les États qui ne voulaient s’affilier ni au bloc de l’Est ni au bloc de l’Ouest. Il existe toujours (sa dernière réunion a eu lieu en Serbie en 2021) et les États africains constituent toujours la majorité de ses membres.
Le non-alignement, dont l’abstention au vote de l’Assemblée générale de l’ONU est l’expression, évite de prendre parti dans ce conflit entre grandes puissances et permet de naviguer dans les eaux tumultueuses de la nouvelle guerre froide. L’avenir dira si cette stratégie diplomatique permettra de ne pas trop déplaire ou de déplaire à tout le monde, notamment si le conflit s’embrase.
Dans un contexte international ultra-polarisé, le vote de la résolution contre l’invasion de l’Ukraine a été perçu comme un instantané des nouveaux rapports de force diplomatiques. Cependant, si le parti des abstentionnistes compte tant de membres en Afrique, il ne faut pas seulement y voir l’influence de Moscou et la baisse de popularité des Européens et des Américains mais aussi et surtout un réflexe de prudence et de sauvegarde de la part d’une Afrique multi-dépendante qui sait que « quand les éléphants se battent, ce sont les fourmis qui meurent ».
Depuis le coup de force du 25 octobre, le Soudan a perdu son aide internationale et est désormais pris à la gorge par la hausse des prix des céréales et du pétrole due à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Les forces de sécurité ont tiré lundi balles et grenades lacrymogènes pour tenter de disperser des milliers de Soudanais manifestant contre le pouvoir militaire et l’inflation qui s’aggrave depuis le putsch d’octobre, ont rapporté des témoins à l’AFP.
Depuis le coup de force du général Abdel Fattah al-Burhane le 25 octobre, le pays, l’un des plus pauvres au monde, a perdu son aide internationale et est désormais pris à la gorge par la hausse des prix des céréales et du pétrole due à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Dimanche, le prix du pain est passé de 35 à 50 livres soudanaises, soient de cinq à sept centimes d’euro et le coup des transports a augmenté de 50%.
Face à des milliers de manifestants, dont beaucoup de lycéens, à Damazine, à 800 km au sud-est de Khartoum, les forces de sécurité ont tiré des grenades lacrymogènes, ont rapporté des témoins à l’AFP, faisant également état de tirs à balles réelles.
Des grenades lacrymogènes ont également plu à Nyala, au Darfour (ouest), a affirmé un autre témoin à l’AFP, alors que des milliers de lycéens et d’habitants scandaient “”Pas d’éducation dans ces conditions désastreuses!” et “Non au pouvoir militaire!”.
Depuis le putsch du chef de l’armée, la répression a fait 87 morts et des centaines de blessés, selon des médecins pro-démocratie.
Des milliers d’anti-putsch ont également défilé à Atbara, à 250 kilomètres au nord de Khartoum, où les cheminots ont entamé samedi une grève qu’ils annoncent illimitée.
“La situation est devenue insupportable: nous ne sommes plus payés depuis deux mois”, explique l’un d’eux à l’AFP, Hamad Bachir, joint par téléphone.
Les manifestants dénoncent la répression mais aussi la mainmise des militaires sur la politique et l’économie du Soudan, contrôlé quasiment en continu par des généraux en 66 ans d’indépendance.
Toute augmentation des prix ou suppression des subventions étatiques sur les produits de base est sensible au Soudan où en 2018, la révolte qui renversa l’année suivante le dictateur Omar el-Béchir était née d’une décision du gouvernement de tripler le prix du pain.
Le pays n’est sorti qu’en 2020 de décennies de sanctions américaines et ses 45 millions d’habitants – dont un tiers ont besoin d’une aide humanitaire selon l’ONU – doivent déjà composer avec une inflation dépassant chaque mois les 300% et des infrastructures inexistantes.
“Cette opération vise à détruire toutes les bandes armées menant des activités criminelles dans la zone”, a indiqué l’état-major sénégalais. (photo archives)
L’armée sénégalaise a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi avoir lancé une opération contre les rebelles de Casamance, théâtre d’un vieux conflit dans le sud du pays.
Cette offensive est lancée moins de deux mois après la mort de quatre soldats sénégalais et la capture de sept autres par les rebelles dans la zone frontalière avec la Gambie. Les sept soldats, membres de la mission militaire ouest-africaine en Gambie (Ecomig), ont été relâchés depuis.
“Dans le cadre de leurs missions régaliennes de sécurisation des personnes et des biens, les armées ont lancé le dimanche 13 mars 2022 une opération dont l’objectif principal est de démanteler les bases de la faction MFDC (Mouvement des forces démocratiques de Casamance) de Salif Sadio situées le long de la frontière nord”, avec la Gambie, indique l’état-major sénégalais dans un communiqué.
“Cette opération vise également à détruire toutes les bandes armées menant des activités criminelles dans la zone”, dit-il. “Les armées restent déterminées (…) à préserver à tout prix l’intégrité du territoire national”, conclut-il.
La Casamance est le théâtre d’un des plus vieux conflits du continent depuis que des indépendantistes ont pris le maquis avec un armement rudimentaire après la répression d’une marche du MFDC en décembre 1982. La rébellion a prospéré sur le particularisme de cette région fertile mais isolée en grande partie du Sénégal par la Gambie et encline au sentiment de délaissement.
Après avoir fait des milliers de victimes et ravagé l’économie, le conflit a persisté à petit feu, avec des coups de chaud comme le massacre de 14 hommes près de Ziguinchor en 2018. Le procès de ces évènements est prévu dans quelques jours.
Ces dernières années, les autorités sénégalaises ont entrepris de réinstaller les déplacés. L’armée avait lancé en janvier 2021 une opération contre les bases du MFDC afin de permettre ces retours et de mettre fin aux trafics florissants de bois ou de cannabis, auxquels elle accuse les rebelles de prendre part.
Au Burkina Faso, au moins 13 gendarmes ont été tués dimanche dans une embuscade près de Taparko, localité minière située dans le nord du pays en proie à des attaques jihadistes fréquentes et meurtrières, ont indiqué de sources sécuritaires.
“Une équipe de la gendarmerie de Dori est tombée dans une embuscade tendue par des individus armés cet après-midi aux environs de Taparko”, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire. “Le bilan provisoire fait malheureusement état de 13 gendarmes décédés. Plusieurs autres sont toujours portés disparus”.
“Des renforts ont été déployés sur zone et des opérations de ratissage sont entreprises”, selon une autre source sécuritaire, évoquant de son côté “huit éléments (gendarmes) qui manquent toujours à l’appel”.
Les éléments de sécurité étaient en partance pour une mission de reconnaissance et de sécurisation sur l’axe Taparko – Tougouri où, plus tôt dans la matinée, deux personnes ont été tuées par l’explosion d’un engin artisanal au passage d’un car de transport, a expliqué cette source.
Plusieurs autres ont été blessés, dont “deux grièvement touchés”, et évacués au centre médical de Tougouri.
Vendredi, un engin explosif avait été déclenché sur le même axe de la route nationale numéro 3, au passage d’un camion. Cet incident avait fait deux légers blessés et des dégâts matériels.
Le Burkina Faso, particulièrement les régions du nord et de l’est, est confronté à des attaques djihadistes qui ont fait plus de 2.000 morts et contraint plus de 1,7 million de personnes à fuir leur foyer depuis 2015.
Les attaques avec des engins explosifs improvisés (IED) qui se multiplient depuis 2018 ont coûté la vie à près de 300 personnes – civils et militaires -, selon un décompte de l’AFP. Ces attaques sont souvent couplées à des embuscades.
Au moins onze civils ont par ailleurs été tués samedi dans l’attaque d’une mine d’or artisanale dans le nord du pays, sur l’axe entre Dori, chef-lieu de la région du Sahel, et Gorom-Gorom.
Cette attaque est survenue deux jours après une autre similaire qui a visé une mine d’or sauvage de Tondobi, une localité de la commune de Seytenga, près de la frontière nigérienne, faisant une dizaine de morts.
Depuis fin janvier, une junte militaire dirigée par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba est au pouvoir après un coup d’Etat militaire qui a renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, qui n’a pas réussi à endiguer la violence jihadiste.
Le nouveau président, le lieutenant-colonel Damiba, a fait de la lutte contre le jihadisme et la refondation de l’état burkinabè sa “priorité”.
Au moins onze personnes ont été tuées samedi dans l’attaque d’une mine d’or artisanale dans le nord du Burkina Faso, deux jours après une attaque similaire dans la même zone, ont déclaré ce dimanche de sources locales.
“Des individus armés non identifiés ont perpétré samedi une attaque sur le site d’orpaillage de Baliata”, une localité située sur l’axe Dori, chef-lieu de la région du Sahel, et Gorom-Gorom, a indiqué à l’AFP un habitant de la région.
“Au mois onze personnes ont été tuées par les assaillants qui ont sommé les exploitants miniers de déguerpir les lieux”, selon la même source.
“L’attaque a été menée par une trentaine d’hommes qui ont fait irruption sur des motocyclettes. Ils ont tiré sur les gens sans distinction”, a expliqué à l’AFP, un autre habitant, évoquant également une bilan d’une “dizaine de morts”.
“Il y a eu également des blessés qui ont été évacués à Gorom-Gorom pour des soins”, a-t-il souligné, sans plus de précisions.
Jeudi, une attaque similaire a visé une mine d’or sauvage de Tondobi, une localité de la commune de Seytenga, près de la frontière nigériennes, faisant une dizaine de morts, selon des sources sécuritaire et locales.
Malgré l’interdiction de l’orpaillage, provoquant régulièrement des éboulements meurtriers, les autorités peinent à contrôler l’exploitation sauvage de l’or, exercée par 1,2 million de personnes, selon des chiffres officiels.
Mi-février, l’explosion d’un stock de dynamite sur un site d’or artisanal dans l’ouest du Burkina Faso a fait une soixantaine de morts, selon un bilan officiel.
Comme ses voisins malien et nigérien, le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences attribuées à des mouvements armés jihadistes, affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique qui ont fait plus de 2.000 morts et 1,7 million de déplacés.
Les attaques, qui visent civils et militaires, se produisent essentiellement dans le nord et l’est du pays.
Depuis fin janvier, une junte militaire dirigée par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba est au pouvoir après un coup d’Etat militaire qui a renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, qui n’a pas réussi à endiguer la violence jihadiste.
Le nouveau président, le lieutenant-colonel Damiba, a fait de la lutte contre le jihadisme et la refondation de l’état burkinabè sa “priorité”.
Une trentaine de personnes ont été tuées dans des attaques lancées en fin de semaine par des rebelles présumés des Forces démocratiques alliées (ADF) dans l’est de la RD Congo, a annoncé un responsable de la société civile locale, samedi.
La première information a été fournie samedi soir dans un message à la presse par Kinos Kathuho, président de la société civile de Mamove, en territoire de Beni, à la limite entre les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Il n’a pas été possible depuis d’obtenir confirmation de ce bilan d’autres sources, la zone des attaques étant inaccessible et les communications très difficiles.
Ces deux provinces de l’est de la République démocratique du Congo, sous état de siège depuis mai dernier, sont en proie depuis plus de 25 ans aux violences de groupes armés, dont les ADF. Une opération militaire conjointe ougando-congolaise a été lancée fin novembre contre ces rebelles, accusés de massacres de civils dans l’est de la RDC et d’attentats jihadistes sur le sol ougandais. Le groupe Etat islamique (EI) les considère comme sa branche en Afrique centrale.
Selon M. Kathuho, des rebelles ADF ont mené une incursion dans la nuit de vendredi à samedi dans le village de Mambumembume. “Pour le moment, nous avons un bilan de 27 personnes tuées, plusieurs maisons et des motos incendiées, plusieurs personnes portées disparues”, a-t-il précisé.
Deux autres groupes d’assaillants sont allés vers deux autres villages voisins, où au moins cinq personnes ont également été tuées, selon lui.
“La population est en train de fuir dans toutes les directions” car dans ce secteur “il n’y a pas de position militaire”, a regretté le responsable, en demandant au gouvernement de doter l’armée de moyens suffisants pour “éradiquer totalement cet ennemi”.
Par ailleurs, également vendredi, à une trentaine de km de là, à Eringeti, trois civils ont été tués, a indiqué Njiamoja Sabiti, fonctionnaire au bureau du gouverneur du Nord-Kivu, en accusant également les ADF.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 14 mars 2022
Une partie des éléments de forces armées centrafricaines (FACA), formée par la société de mafia russe Wagner, exprime leur volonté d’aller aider la Russie et les soldats russes dans l’invasion de l’Ukraine. Mais l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA, réputé proche de la Russie, les a déconseillés fortement.
centrafricain-firmin-ngrebada/” rel=”attachment wp-att-47017″ data-wpel-link=”internal”>centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Le-premier-ministre-centrafricain-Firmin-Ngrebada-450×446.jpg” alt=”Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada” width=”450″ height=”446″ />Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada
C’était sur les réseaux sociaux que l’ancien locataire de l’immeuble Petroca, l’inspecteur de travail Firmin NGRÉBADA avait exprimé pour la première fois sa position sur l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Comme dans son habitude, c’est à travers un proverbe africain que l’homme marque sa distance non seulement avec le Président russe dans sa folie guerrière, mais également avec les soldats FACA qui ont exprimé leur volonté d’aller combattre en Ukraine.
Pour l’honorable de Boali Firmin Ngrebada, ” il ne faut pas se mêler dans une affaire qui ne te regarde pas”. Et il a dit cela à certains soldats FACA qui ont exprimé leur volonté d’aller combattre en Ukraine au côté des soldats russes et ceux de la société Wagner. L’homme est clair, et ne détourne pas son langage:
NE TE MÊLE PAS DE CE QUI NE TE REGARDEPAS.
Un fermier trouve son cheval malade. Il fait venir le vétérinaire. Ce dernier lui dit que le cheval est infecté par un virus et qu’il va prescrire un remède. Si le remède n’a pas agi dans les trois jours, il faudra abattre le cheval pour éviter d’infecter les autres animaux[os.
Le cochon de la ferme, qui a tout entendu, va trouver le cheval et lui dit : « Fais un effort, lève-toi.» Mais le cheval est trop malade. Le deuxième jour, même chose, le cochon dit au cheval : «Fais un effort, lève-toi. » Mais, le cheval est encore trop malade. Le troisième jour, le cochon dit « os » : « Fais un effort, lève-toi sinon ils vont t’abattre aujourd’hui.» Le remède n’a toujours pas fait d’effet, mais dans un dernier sursaut, grâce aux conseils du cochon le cheval arrive à se lever devant le fermier et le vétérinaire. Le fermier, tout content, dit :«Pour fêter l’événement, on va tuer le cochon. »
Pour l’ancien premier ministre, il ne faut jamais se mêler dans une affaire qui ne te regarde pas. Sinon, les conséquences sont graves et irréparables.
Même son du côté des nombreux centrafricains qui dénoncent le « comportement irresponsables » de ces militaires centrafricaines qui ont d’ailleurs prouvé leur incapacité devant les groupes armés en feuillant lors des affrontements.
Bangui, 14 mars 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Malgré tous les artifices que le pouvoir a usé, 2021 restera une année catastrophique pour le pays et ce, dans tous les secteurs malheureusement ! Force est de constater que la situation globale de la Centrafrique n’a cessé de se détériorer tout au long de l’année.
rca-linvestiture-du-president-touadera-la-journee-du-30-mars-declaree-feriee-chomee-et-payee-circulations-des-transports-publics-interdites/arrivee-du-chef-de-letat-faustin-archange-touadera-au-stade-20-000-place-le-27-mars-2021/” rel=”attachment wp-att-45560″ data-wpel-link=”internal”>Escorte russe à l’arrivée du chef de l’État Faustin Archange Touadera le 27 mars 2021 au stade 20 000 places. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
En premier lieu, et malgré sa réélection, le président Touadéra et son nouveau gouvernement ne sont malheureusement pas arrivés à amorcer un quelconque redressement du pays. La chasse aux sorcières concrétisée par l’éviction de plusieurs ministres jugés indésirables par les Russes a privé le pouvoir de compétences notoires. Plus grave même, c’est une véritable absence d’Etat. En d’autres termes le pays ne prend plus aucune décision sans l’aval des Russes qui dictent au pays sa feuille de route.
Concernant l’éducation, la fin d’année a été symptomatique du mal profond de ce domaine. Le mouvement de grève des syndicats d’enseignants perdure car leurs revendications somme toute légitimes ne sont pas prises en compte. C’est tout un pan de la jeunesse, c’est l’avenir du pays qui va en payer les pots cassés. Alors que les universités, les lycées et collèges ont cruellement besoin de moyens à tous les niveaux, la seule chose qui a été avancée en fin d’année dernière est l’obligation faite aux universitaires d’apprendre le russe dès la rentrée 2022.
Sur le plan sécuritaire et militaire, le tableau n’est pas plus reluisant. Alors que les FACA, sous la bienveillance de l’EUTM se restructuraient en une armée professionnelle crédible, tout leur travail a été bafoué en moins d’une année. En effet, sous l’emprise des mercenaires de Wagner, ils ne deviennent que des supplétifs justes capables de servir de chair à canon. Sous l’impulsion des Russes, les structures de commandement ont volé en éclat afin qu’ils puissent tranquillement en prendre le contrôle et faire des FACA ce que bon leur semble. Que dire du recrutement fait à l’emporte-pièce, de l’avancement proposé directement par Wagner sans que l’Etat-major FACA n’ait son mot à dire ?
Il convient par ailleurs de souligner que la situation sécuritaire est loin de s’être améliorée : les FACA n’ont en effet pas repris le contrôle du territoire et les groupes armés continuent à sévir, cela malgré l’intervention de Wagner.
Dans le domaine judiciaire, l’affaire Hassan Bouba est symptomatique du désastre dans lequel le pays sombre. Inculpé et arrêté pour crimes de guerre afin d’être entendu par la cour pénale spéciale (CPS), ce ministre du gouvernement actuel a été libéré par les forces de sécurité intérieure sur ordre des conseillers russes afin qu’il ne puisse pas dévoiler leurs opérations clandestines. Comment voulez-vous que le monde entier voit en la rca un Etat crédible et digne de confiance ?
Au niveau international ensuite, c’est de pire en pire. Déjà que le pays ne pèse pas lourd dans le concert des nations, mais cette année, la Centrafrique a encore eu le don de se faire rejeter par les principales instances internationales du fait de leurs choix hasardeux dictés par Moscou. Les portes se referment les unes après les autres et la situation n’est pas prévue d’évoluer positivement cette année !
On a beau vouloir trouver des excuses pour expliquer la situation catastrophique du pays, si cette dernière est difficile, elle le doit en grande partie aux choix faits ces trois dernières années qui n’ont eu de cesse de rendre le quotidien des Centrafricains de moins en moins rose !
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 14 mars 2022
Après plus de deux semaines de l’invasion russe en Ukraine, les combats entre Kiev et Moscou, qui ressemble au face-à-face entre David contre Goliath, ne baissent pas d’insanité. Pourtant, dans cette invasion, la Russie bénéficie d’un avantage territorial. Elle dispose d’une large frontière commune à l’est de l’Ukraine et des territoires séparatistes prorusses de Donetsk et du Lougansk comme points d’entrée. Mais acculé, depuis plus de deux semaines aux portes de Kiev, Poutine cri au secours depuis jeudi à ses jeunes réservistes et alliés mercenaires de Wagner.
centrafrique.org/ceremonie-dallegeance-des-soldats-faca-aux-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-sur-leur-place-darmes-a-berengo-en-vue-daller-combattre-aux-cotes/” data-wpel-link=”internal”>Cérémonie d’allégeance des soldats FACA aux Mercenaires russes de la société Wagner sur leur place d’armes à Berengo en vue d’aller combattre aux côtés des militaires russes dans la guerre avec l’Ukraine
D’après plusieurs analystes de cette invasion, la guerre des images orchestrée par Poutine, patron de la 2ème puissance militaire mondiale, la Russie, après les Etats-Unis et visant à affaiblir les morales des troupes de la 22ème, puissance mondiale, l’Ukraine, n’a pas atteint ses objectifs. Dans ces images, l’on regardait des camions lance-roquettes – les célèbres “orgues de Staline” – progressant en rang d’oignons dans la neige; des chars et de l’artillerie faisant feu; des avions de chasse au décollage et la mise en service de batteries de S-400, un système antiaérien mobile. Mais le voilà devant le fait accompli de la guerre.
Face à la résistance des Ukrainiens, Poutine avait, dans son premier temps, brandi la menace nucléaire. Le voilà à nouveau contraint de faire appel aux réservistes de son pays et aux mercenaires de Wagner déployés partout dans le monde. Pour le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, plus 16 000 combattants du Proche-Orient sont déjà prêts à aider les forces russes dans le Donbass.
Et pour les autres villes ?
D’après une source sécuritaire à Bangui, plus de 1 500 volontaires mercenaires russes basés en Centrafrique et plus de 800 Centrafricains FACA et rebelles de l’UPC formés par les mercenaires russes à Bangui iront pour combatte dans les autres villes de l’Ukraine. Déjà, les effectifs des mercenaires russes basés dans plusieurs villes du pays seront revus à la baisse et des mouvements sont régulièrement constatés sur le terrain par nos journalistes.
Pour un diplomate en poste à Bangui et contacté par CNC, le président Touadera est en train d’aller à l’encontre de ses homologues d’Afrique. S’il minimise l’apport du côté de Centrafrique dans cette guerre, notre diplomate déplore l’attitude adoptée par le président Touadera, une attitude, selon le diplomate, contraire à la position de l’Union africaine adoptée le 24 février dernier, appelant au respect impératif de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale de l’Ukraine.
Le don est composé de deux brouettes, six paires de bottes, douze paires de gants et douze pelles de manchettes , et réceptionné par le maire Émile Gros Raymond Nakombo en présence des médias nationaux conviés à la cérémonie. Sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui se demandent si ce don est-il destiné à la mairie de Bangui ou juste pour les besoins personnels du Président de la délégation spéciale de la ville de Bangui ? Une véritable « moquerie « pour les uns, un manque de respect des institutions de la République centrafricaine pour les autres. Les réseaux sociaux s’enflamment.
Don du propriétaire du pressing Loulou à la mairie de Bangui
C’était le jeudi 10 mars 2022 que Moussa Skaïky, propriétaire du pressing Loulou a décidé de voler au secours de la mairie de la capitale centrafricaine Bangui. Il a remis un don composé de « deux brouettes, six paires de bottes, douze paires de gants et douze pelles de manchettes ».
Interrogation
Pour le maireÉmile Gros Nakomboqui a réceptionné ces dons, ce geste témoigne de l’intérêt permanent que le propriétaire du Pressing Loulou porte pour les Centrafricains. Or, ces derniers, dans leur majorité, se moquent de ce don. Ils se demandent si ce don composé de deux brouettes, six paires de bottes, douze paires de gants et douze pelles de manchettes est-il destiné à la mairie de Bangui ou juste pour les besoins personnels du Président de la délégation spéciale de la ville de Bangui ?
Polémique
D’après eux, ce don, estimé à moins de 50 000 francs CFA, et réceptionné par le Président de la délégation spéciale de la ville de Bangui frôle le ridicule.
« mais c’est grave que les Libanais nous prennent comme des chiens 🐕 cela n’est pas digne de nous ce monsieur n’a même pas de respect pour notre pays franchement ».
Un autre internaute précise pour sa part que « Le maire de Bangui Émile Gros Nakombo est né avant la honte. Vrai foutage de gueule …! Le « NON MERCI » n’existe pas dans sa tête ? », et ajoute que « Vraiment Nakombo n’est pas normal. Comment on peut être si bas? Des brouettes, des gants …. Le pire est qu’il accepte que cela soit médiatisé ».
Rappelons qu’à la mairie de Bangui, les employés dénoncent régulièrement la gestion de la capitale par le maire Émile Gros Nakombo. En plus, celui-ci est régulièrement ivre, même au bureau, selon les employés.
Réception du paquet de gants par le Président de la délégation de la ville de Bangui Émile Gros Nakombo
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 14 mars 2022
Deux ex-généraux, l’un du rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC), dirigé par le ministre Gontran Djono Ahaba, et l’autre du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), dirigé par Mahamat Alkhatim, interpellés par les Mercenaires russes dans la Haute-Kotto, viennent d’être transférés à Bangui. Incarcérés à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie, ils attendent d’être déférés devant le parquet général. Mais au sein du RPRC, allié du pouvoir, la colère monte de plusieurs crans.
rca-colere-et-stupefaction-au-sein-de-larmee-nationale-plusieurs-officiers-interpelles-par-les-mercenaires-russes/arrivage-a-laeroport-de-bangui-mpoko-du-prisonnier-special-un-haut-grade-de-larmee-nationale-habille-en-bleu-arrete-par-les-mercenaires-russes-et-syriens/” rel=”attachment wp-att-51033″ data-wpel-link=”internal”>Transfèrement à Bangui du prisonnier spécial, un haut gradé de l’armée nationale habillé en bleu arrêté par les mercenaires russes et Syriens de la société Wagner
Depuis ce week-end, le message annonçant leur assassinat inonde les réseaux sociaux. D’après cette publication virale, « le général ramadan et le général cAhmed Faya seraient assassinés par les mercenaires russes et leurs corps sont jetés sur l’axe Grimari ».
Mais après vérification rapide, ils sont bel et bien arrivés à Bangui, et incarcérés à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie.
Selon nos informations, l’autoproclamé général Ahmed Faya, et près d’une trentaine de ses éléments du mouvement patriotique pour la Centrafrique, depuis l’année dernière, ont déposé volontairement leurs armes et intègrent aussitôt le processus du désarmement initié par le gouvernement. Tout comme l’autoproclamé général Ramadan et ses éléments du rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC). Mais à la surprise de tous, l’année dernière, les deux ont été arrêtés dans le marché central de Bria et incarcérés à la gendarmerie locale durant plusieurs mois. Une dizaine de leurs hommes ont été froidement abattus.
Or, la semaine dernière, une équipe des mercenaires russes, en provenance de la ville de Zacko pour Bangui, les a récupérés à Bria. Mais leurs familles, ignorant leur destination, pensent à tort qu’ils ont été exécutés en route, et précisent que c’est entre Grimari et Sibut.
Mais au sein du rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC), dont le Président est actuellement ministre dans le gouvernement, la colère ne cesse de monter. Certains accusent directement le pouvoir de Bangui de n’avoir visé que les groupes armés alliés.
Publié par Corbeaunews Centrafrique, le lundi 14 mars 2022
Depuis trois jours, à Bangui, capitale de la République centrafricaine, de longues files d’attente ont été constatées dans la plupart des stations de vente de carburant. Cela devient de plus en plus pénible pour les automobilistes et les motocyclistes. « Nous n’avons plus de stock. C’est pourquoi nous avons fermé », disaient les vendeurs.
centrafrique.org/le-gerant-de-la-station-totale-relais-sica-activement-recherche-par-la-police-pour-vol-aggrave/station-relais-sica-le-21-octobre-2019-par-anselme-mbata-pour-cnc/” rel=”attachment wp-att-33065″ data-wpel-link=”internal”>Station Total Bangui Relais Sica le 21 octobre 2019. Crédit photo : Anselme Mbata / CopyrightCNC.
Pour le gouvernement, il n’y a pas de pénurie du carburant dans la capitale. Les stocks sont suffisants pour couvrir comme d’habitude les besoins de consommation. Mais en réalité, sur le terrain, de plus en plus de stations-service sont en manque de carburant. D’autres sont fermées, et devant celles qui sont encore ouvertes, de longues files d’attente.
« L’essence commence à manquer, car les pompes ne sont plus approvisionnées depuis près d’une semaine », a déclaré un automobiliste. À en croire un autre automobiliste, ce sont des entreprises de vente de produits pétroliers qui se sont livrées à des actes spéculatifs dans le but d’augmenter le prix de carburant à la pompe.
« Je suis un conducteur de taxi et je dois sortir pour travailler. Mais imaginer lorsque vous sortez et que vous ne pouvez pas travailler. Je ne travaille pas pour le gouvernement. Je travaille pour moi-même. Donc ces longues d’attente m’affectent », explique un conducteur de taxi jaune devant la station Total du quatrième arrondissement.
« Le gouvernement dit qu’il n’y a pas de crises de carburant, mais pourquoi toutes ces longues files d’attente », s’interroge un conducteur de taxi-moto.
La plupart des stations-service sont fermées, tandis que de longues files d’attente persistent devant celles qui sont ouvertes encore.
D’ores et déjà, les revendeurs font de la spéculation en augmentant leur prix partout.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 14 mars 2022
Le corridor Douala-Bangui traite des dizaines de milliards de FCFA de flux commerciaux chaque année et est la principale voie d’approvisionnement de la capitale centrafricaine. Le trafic y souffre de moult problèmes, allant de l’état de la voie à l’insécurité, en passant par des faits de corruption.
Bouar-apres-des-negociations-avec-le-ministre-de-la-defense/convoi-camions-transports-routiers-douala-bangui-corbeaunews-bon-1-2/” rel=”attachment wp-att-37582″ data-wpel-link=”internal”>convoi Douala-Bangui sur l’axe Bouar-Gallo. Photo CNC
Comme promis lors des concertations ayant abouti à la réouverture le 2 mars 2022 de la frontière Cameroun-République centrafricaine dans la ville camerounaise de Garoua-Boulaï (région de l’Est), le Cameroun a démantelé certains postes de contrôle présentés comme des poches de corruption par les camionneurs centrafricains, relaie Investir au Cameroun.
Les transporteurs centrafricains seraient obligés d’y payer régulièrement des pots-de-vin allant de 15 000 à 25 000 FCFA pour pouvoir rallier Bangui. Pour dénoncer cette injustice, ils avaient entamé un mouvement de grève dès le 22 février 2022, ce qui avait conduit à la fermeture momentanée de la frontière.
En plus des faits de corruption, le trafic entre le Cameroun et la RCA est régulièrement plombé par les groupes rebelles armés centrafricains qui écument la frontière après Garoua-Boulaï. Ces derniers n’hésitent pas à brutaliser les conducteurs et piller les camions. Pour éviter cela, les camionneurs sont désormais escortés par les forces de la mission de l’ONU pour la sécurisation de la Centrafrique.
Un climat d’insécurité qui affecte les échanges commerciaux sur le corridor Douala-Bangui, sur lequel transitent environ 55 milliards FCFA de marchandises chaque année, selon la Douane camerounaise. Le corridor est d’une importance capitale pour la Centrafrique, car il constitue la principale route d’approvisionnement de Bangui, la capitale.
Le chef de l’Etat fait campagne par intermittence, happé par son agenda international. Ultrafavori, il ne se risque guère à la confrontation avec ses adversaires.
Dans l’épisode 2 de sa trépidante série promotionnelle, Le Candidat, Emmanuel Macron livre une leçon de vie sur le chemin de son QG de campagne : «Les erreurs, on les fait quand on pense qu’il n’y plus de risques». Et l’ultrafavori des enquêtes d’opinion d’alerter ses soutiens sur «les moments de doute et les moments difficiles» qu’ils devront affronter dans la campagne. Comme s’ils en doutaient ?
Certes, l’invasion de l’Ukraine a différé l’entrée en campagne du Président et rendu infernal le quotidien de ses équipes. «Avant la guerre, les séquences étaient pré-écrites, ils ont dû tout bouger», raconte une députée LREM. Dans les couloirs du «Rocher», QG des troupes macronistes, les conseillers ne cessent de s’excuser : «à ce stade, on ne sait pas», «rien n’est stabilisé». Aucune visibilité n’est donnée aux pontes de la majorité qui veulent en être : «Je n’arrête pas de leur demander des dates repères, râle l’un d’eux. Je ne sais pas à midi ce qu’ils feront à 17h.» Le bruit d’un premier meeting à Pau, chez François Bayrou, jeudi prochain, a encore le temps d’être plusieurs fois démenti, tout comme la piste d’une livraison du programme autour du 20 mars.
«Il a l’air très fatigué, marqué»
La campagne devait se couler dans les interstices du planning international du chef de l’Etat. Mais les créneaux manquent. Mercredi dernier, un déplacement au pied levé a été évo…
Des frappes aériennes ont touché de nombreuses villes ukrainiennes ce samedi, notamment dans les faubourgs de la capitale.
Ce samedi, au dix-septième jour de leur offensive en Ukraine, les forces russes n’ont obtenu aucune avancée territoriale majeure, mais poursuivi avec grosse intensité les affrontements aux alentours de Kyiv et les bombardements dans les grandes villes ukrainiennes des fronts du Sud et du Nord-Est.
Kyiv se prépare à une «défense acharnée»
A Kyiv, les combats se sont poursuivis au nord-ouest, à l’ouest et à l’est de sa périphérie. Samedi matin, des images satellites citées et utilisées par plusieurs médias anglo-saxons montraient des bâtiments et des immeubles en feu dans plusieurs villes de ces zones géographiques. Les responsables du ministère de la défense britannique ont affirmé que la majeure partie des forces terrestres russes se trouvaient désormais à environ 25 kilomètres (15,5 miles) du centre de la ville, l’équivalent de la distance entre Kyiv-Irpine et Kyiv-Brovary, communes situées respectivement à l’ouest et l’est de la capitale, et théâtre d’affrontements intenses et de résistance de la part des Ukrainiens pris en étau.
Si la stratégie de tenaille est toujours en cours, les Russes ne parviennent pas, pour l’heure, à réaliser de percée significative et seraient en train de «réapprovisionner et rééquiper les unités de ligne de front», d’après une note de l’Institute for the Study of War (ISW). «Kyiv est un symbole de la résistance» qui se prépare à une «défense acharnée», a proclamé dans une vidéo Mykhailo Podolyak, un conseiller du président Volodymyr Zelensky.
A Vasylkiv, à 40 kilomètres au sud de la capitale, des roquettes russes ont touché un terminal pétrolier qui a pris feu, a relaté le chef de l’administration militaire régionale de Kyiv, Oleksiy Kueba. L’aéroport de la ville a en outre été «complètement détruit», selon la maire, Natalia Balassinovitch. Vendredi déjà, deux aéroports militaires du pays avaient été frappés par des bombardements, à Lutsk et Ivano-Frankivsk, deux villes situées à l’extrême ouest du pays et jusqu’ici épargnées par les attaques – quatre soldats ukrainiens y ont perdu la vie. Ce samedi soir, la banlieue sud de Kyiv était toujours inoccupée par l’infanterie russe et demeurait la voie de sortie la plus sécurisée pour s’échapper de la cible urbaine prioritaire de Poutine.
A Marioupol, une situation «quasi désespérée»
A Marioupol, les troupes de Poutine ont continué les bombardements, l’objectif étant de forcer cette cité portuaire de la mer d’Azov, ville martyre assiégée depuis le 1er mars, à capituler. Le quartier de la mosquée Souleiman, par exemple, a fait l’objet de raids aériens, a-t-on appris ce samedi par le biais des autorités et des responsables locaux. Alors que le gouvernement a indiqué que la mosquée elle-même avait été touchée, avec environ 80 civils réfugiés à l’intérieur, le président de l’association liée à la mosquée Soliman de Marioupol, Ismail Hacioglu, a fait savoir qu’une bombe était en réalité «tombée à une distance de 700 mètres» du bâtiment. «Les Russes n’autorisent pas le passage du convoi d’aide humanitaire et d’évacuation», a par ailleurs alerté, Ismail Hacioglu, très tôt samedi, dans un message publié sur Instagram.
Marioupol est privée d’eau, de gaz, d’électricité, de communications. Une situation «quasi désespérée», s’alarme Médecins sans frontières (MSF), alors que les pourparlers pour la mise en œuvre d’un couloir humanitaire et sécurisé pataugent depuis désormais une semaine. Selon les autorités ukrainiennes, au moins 1 582 civils ont trouvé la mort dans cette ville en douze jours de conflit. «La situation est très difficile, humainement insoutenable», a déclaré l’Elysée ce samedi, exhortant Vladimir Poutine à «lever le siège».
Combats incessants à Mykolaïv, Tchernihiv et Soumy
Dans la ville portuaire de Mykolaïv au sud du pays, cité-verrou avant Odessa, les bombardements n’ont quasiment pas cessé dans la nuit de vendredi à samedi, et auraient notamment frappé un centre de soins pour le cancer et un hôpital ophtalmologique. «Ils ont tiré sur ces zones civiles, sans aucun objectif militaire», a fustigé Dmytro Lagotchev, chef de l’hôpital touché. Selon notre envoyé spécial Pierre Alonso, des habitations et le parking d’un centre commercial ont également été touchés.
Même situation sur le front nord-est de l’Ukraine. A Tchernihiv, commune pilonnée, frontalière de la Russie et du Bélarus, le réseau électrique local et les communications internet sont désormais quasiment en ruine, a prévenu samedi Vyacheslav Chaus, chef de l’administration de la région. Au niveau de Sumy et de Kharkiv, villes stratégiques pour permettre aux Russes d’avancer dans le centre du pays, les habitants sont toujours assiégés mais les soldats ukrainiens ne semblent toujours pas avoir cédé la mainmise aux troupes ennemies. Samedi, les médias locaux rapportaient aussi que des sirènes d’avertissement anti-bombardement sonnaient sur l’ensemble du territoire ukrainien, notamment à Odessa et Dnipro. Autant «d’opérations offensives russes non coordonnées et sporadiques contre les principales villes ukrainiennes» qui confirment, d’après l’analyse de l’Institute for the Study of War, «l’évaluation de l’état-major ukrainien selon laquelle les forces russes sont confrontées à des problèmes croissants de moral et d’approvisionnement et ont perdu l’initiative.»
Quelque 160.000 personnes ont été contraintes de fuir leurs localités pour le seul mois de janvier au Burkina Faso, face aux attaques jihadistes meurtrières qui frappent le pays, portant le nombre total de déplacés à 1,7 million, selon plusieurs ONG.
“Depuis janvier 2019, la population déplacée au Burkina a augmenté de 2.000% avec 1,7 millions de personnes déracinées. Plus des deux tiers sont des enfants”, indique un communiqué de plusieurs ONG dont Médecins du monde et le Conseil norvégien des réfugiés.
Le chiffre de 160.000 en janvier est l’un des plus élevés pour un seul mois depuis le début de la crise sécuritaire, selon ces organisations.
A titre de comparaison, 237.000 personnes avaient été déplacées entre janvier et juillet 2021, selon les chiffres officiels.
Les signataires s’inquiètent par ailleurs que la crise en Ukraine ait un impact sur l’aide humanitaire au Burkina Faso.
“Certains donateurs ont déjà indiqué qu’ils allaient diminuer de 70% leurs financements afin de soutenir des opérations en Ukraine. Nous sommes très inquiets que cela devienne une tendance, rendant l’accès aux soins et aux services de base encore plus compliqués pour les déplacés internes au Burkina”, craint Safia Torche, directrice générale de Médecins du monde dans ce pays.
“La crise en Ukraine va probablement avoir un impact à la hausse sur le prix des céréales, rendant encore pire une situation déjà mauvaise”, appuie le directeur pour le Burkina d’Action contre la Faim, Grégoire Brou, qui estime à 3 millions le nombre de personnes en insécurité alimentaire.
Dans la foulée de ses voisins malien et nigérien, le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences attribuées à des mouvements armés jihadistes, affiliés à Al-Qaïda et au groupe État islamique, qui ont fait plus de 2.000 morts.
Depuis fin janvier, une junte militaire dirigée par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba est au pouvoir après un coup d’Etat militaire qui a renversé le président Roch Marc Christian Kaboré.
Guerre en Ukraine : le Mali et la Centrafrique restent arrimés à la Russie
Texte par: Le monde Afrique
Publié par:Corbeaunews Centrafrique
Dans la défense de la Russie, le Mali et la Centrafrique n’ont pas rejoint l’Erythrée, seule nation africaine à s’être opposée le 2 mars, devant l’Assemblée générale des Nations unies, à la résolution condamnant l’agression de l’Ukraine. Mais leur abstention ne signifie en aucun cas une prise de distance avec leur nouveau partenaire privilégié.
C’est sans surprise qu’a été organisée à Bangui, le 5 mars, l’une des rares manifestations de soutien à l’offensive russe. A Bamako, en dépit de la guerre déclenchée une dizaine de jours plus tôt par Vladimir Poutine, le ministre de la défense et le chef d’état-major de l’armée de l’air, les colonels Sadio Camara et Alou Boï Diarra, n’ont pas jugé nécessaire de reporter un nouveau voyage à Moscou afin, a assuré l’un d’eux à l’AFP, de faire le point des dernières livraisons de matériels militaires à l’armée malienne et évoquer des approvisionnements supplémentaires.
Officiellement, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra et les autorités de transition du Mali se sont gardés de prendre position dans la guerre menée par la Russie en Ukraine, optant en apparence, comme 23 autres pays du continent africain, pour une prudente neutralité. Mais « cette position de non-alignement n’est motivée que par des intérêts immédiats, souligne Paul-Simon Handy de l’Institut d’études de sécurité. Le Mali, qui tente de renouer avec la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest [pour lever le blocus qu’elle lui a imposé], fait attention cette fois à ne pas fâcher ses voisins et l’Europe. Idem pour la Centrafrique, qui s’est rendu compte que Moscou peut l’accompagner dans des campagnes militaires, mais n’apporte pas d’aide financière. »
Pour un maintien des partenariats
La voie est en effet étroite pour ces deux Etats, largement dépendants des subsides européens, qui ont vu la France puis l’Union européenne (UE) suspendre leur assistance budgétaire, en raison notamment de leur association avec les mercenaires du groupe Wagner, l’armée officieuse du Kremlin.
Ainsi, à Bruxelles, lors du dernier sommet UE-Union africaine, le président Touadéra, qui contre toute évidence refuse de reconnaître la présence de ces paramilitaires pourtant actifs depuis cinq ans à ses côtés, a vainement tenté de s’entretenir avec Emmanuel Macron. Le déclenchement de la guerre en Ukraine une semaine plus tard, qui a eu pour effet de ressouder les Occidentaux face à la Russie, ne devrait sûrement pas jouer en faveur d’une normalisation des relations entre Bruxelles et ces deux pays, considérés comme les têtes de pont de l’influence de Moscou en Afrique.
L’Arabie saoudite exécute 81 personnes pour des crimes liés au « terrorisme » en un seul jour
Texte par: Le monde Afrique
Publié par:Corbeaunews Centrafrique
Soixante-treize Saoudiens, sept Yéménites et un Syrien. L’Arabie saoudite a exécuté, en une seule journée, samedi 12 mars, 81 personnes condamnées à mort pour des crimes liés au « terrorisme ». Ce nombre inégalé dépasse celui de la totalité des condamnations à mort appliquées dans le royaume sur l’année 2021.
Les personnes exécutées « ont été reconnues coupables d’avoir commis de multiples crimes odieux » dans le pays, a rapporté l’agence de presse officielle Saudi Press Agency (SPA). Parmi elles, des hommes liés à l’organisation jihadiste Etat islamique (EI), au réseau Al-Qaida et aux rebelles houthistes du Yémen, a précisé l’agence. Ils avaient été condamnés à la peine capitale pour avoir « attaqué des lieux de culte, des bâtiments gouvernementaux et des installations vitales pour l’économie du pays », et pour des « crimes d’enlèvement, de torture, de viol et de contrebande d’armes », toujours selon SPA. « Ces crimes ont fait un grand nombre de morts parmi les civils et les forces de l’ordre », a-t-elle ajouté.
Les exécutions en Arabie saoudite se font en général par décapitation.
Un des taux d’exécution les plus élevés au monde
Pendant plusieurs années, le royaume a été visé par une série d’attaques meurtrières perpétrées par l’EI. Il est par ailleurs la cible d’attaques des houthistes depuis le Yémen voisin en guerre. Riyad appuie le gouvernement yéménite face aux houthistes depuis 2015.
« Le royaume continuera d’adopter une position stricte et inébranlable contre le terrorisme et les idéologies extrémistes qui menacent la stabilité du monde entier », a encore rapporté l’agence SPA.
L’Arabie saoudite a l’un des taux d’exécution les plus élevés au monde, avec 69 mises à mort en 2021, selon un décompte de l’Agence France-Presse basé sur des déclarations officielles. Cette monarchie absolue est dotée depuis 1992 d’une Loi fondamentale – assimilée à une Constitution – reposant sur la charia, la loi islamique. L’homicide, le viol, les attaques à main armée, la sorcellerie, l’adultère, la sodomie, l’homosexualité et l’apostasie sont passibles de la peine capitale dans le royaume ultraconservateur.
En 2020, l’Arabie saoudite a annoncé qu’elle mettait fin à la peine capitale pour les personnes condamnées pour des crimes commis lorsqu’elles avaient moins de 18 ans.
Les exécutions annoncées samedi surviennent au lendemain de la libération du blogueur et militant des droits humains Raif Badawi, qui avait été condamné à dix ans de prison pour avoir plaidé pour la fin de l’influence de la religion sur la vie publique en Arabie saoudite.
Sa peine purgée, l’ancien lauréat du prix Reporters sans frontières pour la liberté de la presse, âgé de 38 ans, est toutefois visé par une interdiction de quitter le territoire saoudien pendant les dix prochaines années.
Zelensky: l’Ukraine a infligé le plus grand coup porté à l’armée russe depuis des décennies
Texte par: Agence Anadolu
Publié par:Corbeaunews Centrafrique
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a estimé que l’Ukraine a infligé le plus grand coup porté à l’armée russe depuis des décennies.
Dans une déclaration à la presse, samedi, le président ukrainien a souligné que « l’ennemi ne pourrait s’emparer de Kiev que lorsqu’il nous aura tous exterminés ».
Il a annoncé que les forces de son pays avaient neutralisé 31 groupes tactiques de bataillons russes, depuis le début de l’offensive contre l’Ukraine.
Le 24 février, la Russie avait lancé une opération militaire contre l’Ukraine, qui a provoqué jusqu’à présent la fuite de plus de 2,5 millions d’Ukrainiens vers les pays voisins.
Pour mettre fin à son intervention militaire le Kremlin exige un statut « neutre et non-nucléaire » pour l’Ukraine, ainsi que sa « démilitarisation obligatoire » et sa « dénazification ». Moscou demande également la reconnaissance de son annexion de la péninsule de Crimée et la souveraineté des régions séparatistes prorusses de l’Est ukrainien, Donetsk et Louhansk, dans leurs territoires administratifs. centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/image-2.jpg” rel=”attachment wp-att-54677″ data-wpel-link=”internal”>
L’attaque a eu lieu vendredi dans le comté de Lamu, frontalier de la Somalie. Les ouvriers construisaient un pont dans le cadre du projet d’infrastructure Lamu Port, South Sudan, Ethiopia transport corridor (LAPSSET) lorsqu’ils ont été attaqués.
“Quatre personnes ont été tuées par balles”, selon un rapport de police.
Un motocycliste qui a été pris dans les tirs croisés a également été tué, indique le rapport, précisant que l’unité de police anti-terroriste enquête sur l’attaque revendiquée par le groupe shebab.
La région de Lamu subi des attaques souvent menées au moyen d’engins explosifs en bord de route.
Les shebab ont organisé plusieurs raids au Kenya, en représailles à l’envoi par Nairobi de troupes en Somalie en 2011 dans le cadre d’une force de l’Union Africaine destinée à chasser les jihadistes. centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/image-18.webp” rel=”attachment wp-att-54674″ data-wpel-link=”internal”>
A ce stade, le bilan est de 61 morts et 52 blessés, selon Marc Manyonga Ndambo, directeur des infrastructures de la SNCC, précisant que le convoi était un train de marchandises qui transportait des centaines de voyageurs clandestins, et que des corps sont encore coincés dans les wagons tombés dans les ravins.
La gouverneure de la province de Lualaba, Fifi Masuka, et l’administratrice du territoire de Lubudi, Clémentine Lutanga, ont fait état d’un bilan provisoire de 60 morts.
Selon M. Manyonga, le train de 15 wagons dont 12 qui étaient vides, venait de Luena, dans la province du Haut-Lomami et se dirigeait vers la ville minière de Tenke aux environs de Kolwezi.
Il a déraillé au niveau du village de Buyofwe “à un endroit où il y a des ravins”, dans lesquels sont tombés 7 wagons. M. Manyonga a souligné que son équipe “travaille d’arrache-pied pour libérer la voie d’ici lundi”. Le bilan pourrait s’alourdir d’Ici-là. centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/RDC-au-moins-60-morts-dans-un-accident-de-train.webp” rel=”attachment wp-att-54669″ data-wpel-link=”internal”>
Le décret publié par les médias guinéens confirme l’éviction de l’ancien président du comité, l’ex ministre des Sports, Sanoussy Bantama Sow, et d’autres personnalités de l’ancien pouvoir comme l’ancien gouverneur de la ville de Conakry, Mathurin Bangoura.
Le colonel Doumbouya a nommé le nouveau ministre des Sports Lansana Béa Diallo comme président du comité. Parmi les 35 membres du Cocan renouvelé figurent les deux anciens footballeurs Djibril Diarra et Aboubacar Titi Camara.
Mathurin Bangoura avait exprimé publiquement ses doutes quant à la faisabilité du projet. Mais les autorités militaires ont affirmé leur volonté d’être au rendez-vous de la CAN.
En 2014, la CAF avait attribué les trois prochaines CAN au Cameroun (2019), à la Côte d’Ivoire (2021) et à la Guinée (2023).
Après le retrait au profit de l’Egypte de l’organisation au Cameroun en 2019, la CAF a décalé le calendrier, attribuant l’édition suivante, en 2021, au Cameroun et celle de 2023 à la Côte d’Ivoire. La Guinée avait alors accepté d’organiser l’édition 2025. centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/image-17.webp” rel=”attachment wp-att-54666″ data-wpel-link=”internal”>
Le ministère ukrainien de la Défense a annoncé que son armée a réussi à détruire 353 chars, 57 avions et 83 hélicoptères.
C’est ce qui ressort d’un communiqué publié vendredi par le ministère, sur les pertes des forces russes depuis le début de la guerre, le 24 février dernier.
Selon le ministère, plus de 12 000 soldats russes ont été tués lors de cette invasion.
En effet, ”les forces ukrainiennes ont également détruit 57 avions, 83 hélicoptères, 353 chars, 1 165 véhicules blindés, 125 pièces d’artillerie, 58 lance-roquettes et 31 systèmes de défense aérienne appartenant aux forces russes”, a fait savoir le communiqué.
Et d’ajouter que l’armée ukrainienne avait ainsi détruit 558 véhicules militaires, 3 vedettes rapides, 60 camions-citernes et 7 drones en Ukraine au cours des 16 derniers jours.
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La junte au pouvoir au Tchad depuis la mort du président Idriss Déby, tué il y a dix mois au front contre la rébellion, entamera dimanche au Qatar des négociations longtemps retardées avec d’innombrables groupes rebelles.
Ce “pré-dialogue de Doha” promis depuis de longs mois et initialement prévu le 27 février, avait été repoussé à la dernière minute au 13 mars.
“Le Qatar sera l’hôte des pourparlers de paix tchadiens dimanche 13 mars”, a annoncé à Doha le Dr Mutlaq Al-Qahtani, représentant spécial du ministre qatari des Affaires étrangères pour le Contreterrorisme et la Médiation dans la résolution des conflits.
Mais la cérémonie d’ouverture se déroulera sans une partie importante des 84 chefs et cadres de 44 groupes armés invités, selon un membre de la médiation tchadienne, qui n’ont pu encore quitter leurs repaires en Libye, au Soudan ou leur exil plus lointain encore, parce que leur documents de voyage ne sont pas arrivés à temps.
Un chef rebelle contacté par téléphone a assuré à l’AFP que des organisateurs lui ont dit “qu’être présent à l’ouverture n’était pas une obligation et qu’il y avait une certaine élasticité”.
Le but affiché par le général Mahamat Idriss Déby Itno, 38 ans, fils du chef de l’Etat défunt et autoproclamé le 20 avril 2021 président de la République à la tête d’une junte de 15 généraux, est de parler à “tous” les rebelles, y compris leur alliance la plus puissante, le Front pour l’Alternance et la Concorde au Tchad (FACT), accusée d’avoir tué son père.
“Elections démocratiques”
Il veut aussi amener les nombreux groupes armés qui ont harcelé feu le maréchal Déby, parfois jusqu’aux portes de son palais présidentiel, pendant les 30 années durant lesquelles il a régné d’une main de fer, à la table d’un “Dialogue national inclusif” prévu le 10 mai avec les oppositions politiques et armées.
Un forum censé préparer des élections “libres et démocratiques”, promises par Mahamat Déby le jour de sa prise du pouvoir, dans un délai de 18 mois renouvelable une fois.
C’est cet engagement qui a permis à la communauté internationale – l’allié français en tête – d’adouber aussitôt le nouvel homme fort du Tchad quand elle vilipendait et sanctionnait les auteurs d’autres coups d’Etat en Afrique. Sans nul doute parce que l’armée tchadienne est un pilier essentiel de la coalition qui combat les djihadistes au Sahel.
Les rebelles ont exigé comme préalable notamment une restitution de leurs biens “spoliés”, une amnistie générale et la libération des “prisonniers de guerre”, ce que la junte a commencé de faire mais en excluant encore nombre d’entre eux, notamment les membres du FACT.
A Doha, des diplomates ont évoqué au total 130 participants. Avec autant de voix potentiellement dissonantes entre groupes souvent rivaux voire ennemis, les négociations s’annoncent ardues.
“Simulacre d’accord”
Mercredi, à quatre jour de l’ouverture, Mahamat Déby a remplacé le comité chargé de la médiation, dirigé par l’ancien président (1979-82) Goukouni Weddeye, personnalité respectée et neutre, par une équipe emmenée par le ministre des Affaires étrangères Cherif Mahamat Zene.
Au grand dam des principaux chefs rebelles, qui disaient avoir entière confiance en M. Weddeye et voient d’un mauvais œil la médiation échoir à un ministre autrefois proche du maréchal Déby et reconduit dans un gouvernement nommé par son fils. Mais aucun des leaders contactés par l’AFP ne boycottera Doha.
“Nous avions dit que M. Weddeye était l’homme qu’il fallait en raison de sa probité et de son expérience. Cette façon de faire crée beaucoup de confusion”, a commenté au téléphone pour l’AFP le chef du FACT, Mahamat Ali Mahdi. “Mais pas question de pratiquer la chaise vide, le FACT sera présent”, a-t-il martelé.
Un autre puissant chef rebelle s’est montré très pessimiste, “car 90% des membres du comité de médiation sont contre le dialogue, ils ne viennent pas pour la paix, ils ont déjà un accord pré-écrit qu’ils feront signer à ceux qui veulent rentrer au pays”.
“Le dialogue de Doha permettra à certains qui n’ont pas d’hommes sur le terrain de signer un simulacre d’accord pour pouvoir rentrer au pays”, renchérit un autre, toujours anonymement car tous assurent avoir reçu la consigne des organisateurs de ne pas parler publiquement avant Doha.
“En dehors de garantie sécuritaire qu’on va leur donner pour participer au Dialogue national inclusif et de la restitution de leurs biens confisqués, il ne faut pas s’attendre à une évolution politique majeure”, admet aussi anonymement un membre de la délégation gouvernementale.
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Le litige entre la Mauritanie et le Mali sur des crimes commis contre des Mauritaniens à la frontière entre les deux pays est dans la phase de négociations à Nouakchott.
La porosité de la frontière entre le Mali et la Mauritanie permet une circulation facile entre les deux pays. A ceci s’ajoute le fait que les populations qui vivent de chaque côté de la frontière sont très similaires culturellement.
Cependant, les échanges de chaque côté ne sont pas toujours sans problème. Le vol de bétail, les activités de contrebande, de trafic de drogue ou encore les conflits intercommunautaires sont fréquents, sans que cela n’attire toujours l’attention des autorités.
Début des hostilités
Mais depuis 2012, quand le Mali commence à faire face aux premières attaques terroristes, principalement du MNLA, les Mauritaniens vivant près de la frontière, majoritairement des commerçants et des éleveurs, accusent les forces armées maliennes d’être les auteurs des disparitions ou tueries dont ils seraient victimes.
Depuis le week-end dernier, quand plusieurs autres personnes ont été déclarées disparues, la tension est de nouveau montée entre les deux pays. Les Mauritaniens ont ainsi manifesté en début de semaine contre “l’inaction” de leur gouvernement.
Le Mali admet ces disparitions mais il rejette l’accusation selon laquelle ces crimes seraient commis par les forces armées maliennes. Mais Boubacar Salif Traoré, un analyste politique malien, estime que la présence de groupes terroristes dans la zone complique le travail de → l’armée malienne
“Nous avons des acteurs hybrides qui évoluent dans cette zone, notamment des personnes qui appartiennent parfois aux groupes terroristes et qui peuvent parfois revêtir d’autres formes. Donc, il est très difficile pour les forces de défense et de sécurité d’avoir une bonne lisibilité de la situation”.
Les efforts des deux pays
Depuis 2015, les deux pays ont mis en place un mécanisme de surveillance des frontières afin d’éviter les incursions. Ils ont renouvelé leur engagement dans cette lutte, sans toutefois parvenir à calmer la situation. Isselmou Moustapha Sahili, expert mauritanien en matière de sécurité : “Je me rappelle que le premier communiqué sorti fin 2021 parlait de patrouilles conjointes, de mesures entre les autorités sécuritaires au niveau des régions riveraines, pour justement faire de la prévention et veiller à ce que ce genre d’actes ne se reproduisent plus”, souligne-t-il.
“Mais je pense aussi que ce mécanisme n’est pas opérationnel, du moins du côté de cette frontière. Sinon, cela aurait contribué à limiter les exactions contre nos compatriotes”, poursuit l’expert en sécurité.
Les deux pays membres de la force conjointe du G5 Sahel partagent plus de 2.000 kilomètres de frontière commune, d’où la question du manque de moyens pour pouvoir gérer la crise qui les oppose actuellement. centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/Maliens-et-Mauritaniens-à-la-table-des-négociations.jpeg” rel=”attachment wp-att-54645″ data-wpel-link=”internal”>
La Russie «paiera le prix fort si elle utilise des armes chimiques» en Ukraine, prévient Joe Biden
Bangui ( République centrafricaine ) – La Russie «paiera le prix fort si elle utilise des armes chimiques» en Ukraine, a prévenu le président américain Joe Biden lors d’un discours à la Maison Blanche vendredi 11 mars.
Les Occidentaux s’inquiètent d’une possible utilisation d’armes chimiques par Moscou en Ukraine.
De son côté, la Russie accuse Washington et Kiev de gérer des laboratoires destinés à produire des armes biologiques dans le pays, ce qui a été démenti par les deux capitales, et une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur ce sujet se tiendra vendredi à 16H00 GMT.
Avec AFP Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/image-15.webp” rel=”attachment wp-att-54639″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/image-15.webp” alt=”” width=”1024″ height=”1024″ />
Des chars russes forcés de faire demi-tour au nord de Kiev après une embuscade ukrainienne (VIDEO)
Bangui ( République centrafricaine ) – L’armée russe ne s’attendait probablement pas à une telle attaque. .
Une vidéo fait le tour de la toile depuis ce matin. On y voit une colonne de chars russes se faire attaquer, puis rebrousser chemin. De quoi s’agit-il vraiment ?
Ces images ont été tournées par un drone ukrainien. Elles montrent dans un premier temps trois chars russes, dans le village de Skybyn, à côté de Brovary, au nord-est de Kiev. Ils sont ensuite rejoints par une vingtaine de véhicules russes, dont des chars et un TOS-1A, le système permettant de lancer des missiles thermobariques.
Les véhicules tournent et s’arrêtent au nord du village, avant que des obus et des roquettes commencent à exploser autour d’eux. Visiblement désorganisés, ils finissent par faire demi-tour et se retirer de la ville.
Interrogé par Sky News, le Général Philip Osborn a estimé que l’armée russe ne s’attendait pas à une telle embuscade. “Vous ne vous regroupez de cette manière que si vous vous sentez relativement à l’abri d’une attaque”, a-t-il déclaré au média américain. “Cette vidéo prouve que c’était une erreur d’appréciation”.
L’armée ukrainienne affirme qu’un commandant de char russe a été tué lors de l’attaque.
Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins 17 civils ont été tués dans de nouveaux affrontements tribaux au Darfour, a indiqué vendredi un responsable dans cette région de l’ouest du Soudan régulièrement endeuillée par des disputes pour la terre ou l’eau.
Ces décès portent à une quarantaine le bilan des morts en une semaine de combats entre tribus au Darfour.
Les derniers affrontements ont eu lieu jeudi dans la région montagneuse du Jebel Moun, au Darfour-Ouest frontalier du Tchad.
Ils ont fait 17 morts civils et “des dizaines de blessés et de disparus”, a indiqué Adam Rejal, porte-parole de la Coordination générale pour les réfugiés et déplacés du Darfour, qui a aussi fait état de quatre villages “entièrement incendiés”.
M. Rejal a accusé les Janjawids, des miliciens arabes dont des milliers ont rejoint les Forces de soutien rapide (FSR) intégrées au pouvoir militaire en place depuis le putsch d’octobre 2021, d’avoir commis ces violences.
Depuis le 6 mars “cette milice attaque les villages du Jebel Moun: ils brûlent tout, puis ils tirent à la mitrailleuse et nous ne pouvons toujours pas aller récupérer les corps”, a indiqué à l’AFP un dignitaire tribal local.
“Aucune troupe gouvernementale n’est venue et nous vivons dans la peur, en redoutant une nouvelle attaque à tout moment”, a-t-il ajouté sous le couvert de l’anonymat.
Entre le 5 et le 7 mars, 16 personnes ont été tuées dans des heurts entre une tribu arabe et des membres d’une ethnie africaine au Jebel Moun, selon un syndicat de médecins prodémocratie.
Et, prévient M. Rejal, “de nouvelles attaques pourraient intervenir”.
Des heurts entre éleveurs arabes et agriculteurs africains pour des disputes territoriales ou l’accès à l’eau ont déjà fait d’octobre à décembre près de 250 morts au Darfour, selon le syndicat de médecins.
Un conflit déclenché en 2003 au Darfour entre le régime à majorité arabe et les insurgés issus de minorités ethniques a fait environ 300.000 morts et déplacé près de 2,5 millions de durant les premières années de violences d’après l’ONU.
Le Soudan, sorti en 2019 de trente années de dictature militaro-islamiste, a été le théâtre en octobre d’un coup d’Etat qui a interrompu un processus visant à établir un pouvoir civil, accentuant la crise économique.
Au Darfour, le vide sécuritaire créé par le putsch a favorisé une résurgence de la violence, expliquent les experts, avec des pillages de bases de l’ONU, des combats tribaux, des attaques armées et des viols.
Bangui ( République centrafricaine ) – Trois hommes condamnés pour une attaque revendiquée par l’État islamique qui avait tué huit policiers au Caire en 2016 ont été pendus. .
Sept personnes condamnées pour des attaques ont été exécutées cette semaine en Égypte, ont indiqué vendredi des ONG de défense des droits humains dont l’une a critiqué “l’absence de critiques internationales”./////////////.
L’Égypte est le troisième pays qui exécute le plus au monde selon Amnesty International./////////////.
Trois hommes condamnés pour une attaque revendiquée par le groupe jihadiste État islamique (EI) qui avait tué huit policiers au Caire en 2016 ont été pendus, ont indiqué à l’AFP des sources policières et judiciaires./////////////.
Quatre autres, condamnés pour une autre attaque, ont été également pendus, selon des ONG locales des droits humains./////////////.
Dans la foulée du coup de force contre le président islamiste Mohamed Morsi en 2013, les attaques contre forces de sécurité et représentants de l’État s’étaient multipliées avant de n’être plus cantonnées aujourd’hui qu’à une insurrection en perte de vitesse dans la péninsule du Sinaï./////////////.
Depuis la prise de pouvoir en 2013 d’Abdel Fattah al-Sissi, l’Égypte a condamné des centaines de jihadistes, d’islamistes ou d’opposants à la peine capitale, souvent lors de procès de masse -parfois devant des cours martiales- condamnés par la communauté internationale./////////////.
Les exécutions “sont les premières depuis six mois”, a indiqué à l’AFP un défenseur des droits humains de l’ONG Human Rights Watch basée à New York (HRW) sous le couvert de l’anonymat./////////////.
Selon les derniers chiffres publiés par Amnesty, 107 personnes ont été exécutées en 2020 en Egypte./////////////.
“L’Égypte recourt de plus en plus ces dernières années à la peine de mort”, a ajouté le défenseur de HRW. “Le régime de M. Sissi instrumentalise le système judiciaire pour réprimer ses opposants”, a-t-il accusé, dénonçant “l’absence de critiques à l’international”./////////////.
L’Égypte, avec plus de 60.000 détenus d’opinion selon des ONG, est régulièrement montrée du doigt pour son bilan des droits humains, “catastrophique” selon Amnesty. /////////////.
Les États-Unis, qui estiment que le pays viole les droits humains dans tous les domaines – du travail des enfants aux exécutions extrajudiciaires –, ont en conséquence gelé 10% de leur aide à l’Egypte./////////////.
M. Sissi, lui, a présenté l’année dernière sa “stratégie nationale pour les droits humains”. Il insiste sur le fait que l’éducation, la santé ou l’électricité sont des droits plus nécessaires que celui, par exemple, de rassemblement, quasiment interdit dans le pays.
Au Soudan, la Russie renforce son emprise, les yeux rivés sur le sous-sol africain
Bangui ( République centrafricaine ) – Alors que l’Occident isole Moscou depuis l’invasion de l’Ukraine et Khartoum depuis le putsch militaire d’octobre, la Russie et le Soudan ne cessent, eux, de se rapprocher. .
La preuve ? A la veille du déclenchement par Vladimir Poutine des hostilités en Ukraine, une délégation soudanaise entamait le 23 février huit jours de rencontres de haut niveau en Russie./////////////.
Sous le dictateur Omar el-Béchir, la Russie était l’unique pourvoyeur d’armes du pays, sous strict embargo international. Aujourd’hui, après une révolte populaire, un début de transition démocratique et un coup d’Etat qui l’a arrêtée en plein vol, elle revient en force, avec mercenaires, vues sur les mines d’or et projet de base navale./////////////.
Il y a bien eu une parenthèse: après la chute en 2019 de Béchir et l’avènement d’un pouvoir partagé entre civils et militaires, les Etats-Unis ont retiré le Soudan de la liste des pays soutenant le “terrorisme”./////////////.
Khartoum annonçait alors “revoir” l’accord négocié par Béchir et Moscou en 2017 sur une base pour 300 hommes et des navires à propulsion nucléaire –sur la mer Rouge, stratégique pour couper la route aux flottes américaines. /////////////.
Wagner en eaux chaudes/////////////.
Mais le 25 octobre, le chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, a écarté les civils du gouvernement. Et surtout, son numéro deux, Mohammed Hamdane Daglo dit Hemedti, figure du régime de Béchir et chef des très redoutés paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), a affirmé sa doctrine à son retour de Moscou./////////////.
“Si un pays veut une base sur nos côtes, que cette base satisfait nos intérêts et ne menace pas notre sécurité, qu’elle soit russe ou autre, nous coopérerons”, a-t-il lancé. A la presse, il a malgré tout assuré ne pas avoir parlé de base avec les Russes. /////////////.
Impossible, répond le chercheur Ahmed Hussein: “les Russes veulent un accès aux mers chaudes et la mer Rouge est la clé de cette ambition”, explique-t-il à l’AFP. Une ambition qui depuis plusieurs années déjà passe par Daglo et les FSR qui, comme l’armée, jouent un rôle important dans les mines d’or, rappelle l’European Council on Foreign Relations (ECFR)./////////////.
Déjà sous Béchir, “des accords ont été signés entre des compagnies liées à Yevgeny Prigozhin –dont M Invest et sa section soudanaise Meroe Gold”, explique le think-tank./////////////.
En juillet 2020, le Trésor américain annonçait des sanctions contre ce même Prigozhin, citoyen russe qui passe pour le patron des mercenaires de Wagner, l’accusant “d’exploiter les ressources naturelles du Soudan pour son enrichissement personnel”./////////////.
Réseaux sociaux et autarcie/////////////.
Cinq ans plus tôt, une autre compagnie russe, Siberian, avait signé avec Khartoum pour l’extraction en six mois de 46 tonnes d’or –qui s’échangeraient aujourd’hui à plus de 2,6 milliards d’euros–, avant de jeter l’éponge en 2018./////////////.
Pour le politiste et économiste Khaled el-Tijani, “les investissements russes au Soudan, surtout dans l’or, sont très obscurs, on ne connaît ni leur ampleur ni leurs liens avec des acteurs étatiques”./////////////.
Ce qui est sûr, pour l’ECFR, c’est que “les employés de Wagner ont commencé par se déployer sur des sites d’exploration minière avant de passer à une assistance politique et militaire au pouvoir”./////////////.
Aujourd’hui, assure un membre des services de sécurité soudanais à l’AFP, “des experts russes sécurisent les communications et analysent les réseaux sociaux pour des institutions liées à l’Etat” soudanais./////////////.
Face à ce rapprochement, les Occidentaux sont tiraillés: “avec nos sanctions, nous sommes tout simplement en train d’offrir le Soudan sur un plateau aux Russes”, souffle un diplomate. “Les généraux ont survécu en autarcie sous l’embargo contre Béchir, donc nos menaces pèsent peu”./////////////.
Lutte d’influence Paris/Moscou/////////////.
Mais les Russes voient bien au-delà du Soudan, tout comme les FSR. Formées en 2013 par Béchir, les FSR sont composées de membres de tribus arabes à cheval sur le Soudan, le Tchad, le Niger et le Mali./////////////.
Certains combattent en Libye, d’autres l’ont fait au Yémen au sein de la coalition militaire sous commandement saoudien dont font partie notamment les Emirats arabes unis. Leur expansion leur a permis de gagner en influence, en armement et en argent./////////////.
Les FSR connaissent bien aussi la Centrafrique, qui partage 300 kilomètres de frontières avec le Soudan et renferme “la plus forte présence militaire russe” de la région, selon M. Hussein. C’est depuis ce pays en guerre depuis 2013 que Moscou mène “sa lutte d’influence contre la France”, qui vient de retirer ses troupes du Mali, dénonçant notamment les “finalités prédatrices” des Mercenaires russes./////////////.
Pour M. Hussein, c’est dans ce contexte qu’il faut lire la visite moscovite du général Daglo. “Le général Daglo et son institution (les FSR) se sont organisés avec Wagner, le bras de la Russie au Soudan et en Afrique, dans le cadre de cette lutte d’influence avec la France au Sahel”, affirme-t-il à l’AFP./////////////.
“Entre l’expansion opportuniste de Wagner et l’intérêt stratégique de Moscou en Afrique, cette entreprise forme désormais un triangle d’influence reliant le Soudan, la centrafrique et la Libye”, assure l’ECFR./////////////.
Depuis la chute de Béchir, “la politique soudanaise de Moscou est cohérente avec ses intérêts au-delà du Soudan”, assure M. Tijani. “Mais Khartoum devient ainsi le champ de bataille d’un conflit qui le dépasse”, renchérit M. Hussein./////////////.
Plusieurs dizaines d’ex-combattants et de civils tués dans le nord du Mali
Bangui ( République centrafricaine ) – “Une vingtaine de combattants (du MSA) et une quarantaine de civils” ont été tués dans ces incidents, a déclaré un responsable du Mouvement pour le salut de l’Azawad, issu de l’ex-rébellion principalement touareg. .
Plusieurs dizaines de civils et ex-combattants maliens d’un groupe armé signataire de l’accord pour la paix dans le nord du Mali ont été tués cette semaine par de présumés jihadistes près de Ménaka (nord-est), a-t-on appris de sources militaire et sécuritaire./////////////.
“Plusieurs dizaines de civils et de combattants du MSA (Mouvement pour le salut de l’Azawad, issu de l’ex-rébellion principalement touareg) ont été tués en début de semaine par les terroristes dans la région de Ménaka”, a déclaré à l’AFP, une source militaire malienne./////////////.
Le MSA, basé à Ménaka, est signataire de l’accord de paix dit d’Alger, signé en 2015 sous l’égide du voisin algérien pour mettre fin à l’instabilité dans le nord du pays pris dans la tourmente jihadiste depuis 2012./////////////.
Selon le MSA, les assaillants sont des membres de l’Etat Islamique au Grand Sahara (EIGS), affilié au groupe Etat islamique. /////////////.
Selon une source proche du ministère malien de la Sécurité, qui a confirmé l’information, “les forces de sécurité et de défense (du Mali) s’organisent pour protéger les populations de la région de Ménaka”./////////////.
Par ailleurs, un élu de la région de Ménaka, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat a parlé de son côté de “plus d’une centaine de civils et d’ex-combattants tués mardi, mercredi et jeudi”, à Tamalat et Insinane deux localités maliennes situées dans la région de Ménaka, qui possède une frontière avec le Niger./////////////.
“Une vingtaine de combattants (du MSA) et une quarantaine de civils” ont été tués dans ces incidents, a déclaré vendredi à l’AFP un responsable du MSA, Moussa Acharatoumane./////////////.
Un communiqué publié jeudi par un responsable du MSA a précisé de son côté que des “groupes terroristes s’acharnent sans distinction sur tout ce qui bouge (…) n’épargnant dans leur horreur ni femmes, ni enfants, ni vieillards provoquant une véritable hécatombe”. Toutefois, le communiqué n’a pas donné pas un bilan précis des attaques./////////////.
Le MSA avait publié un premier communiqué mercredi soir, alertant sur “une attaque opérée par une horde d’hommes affiliés à Daesh (Etat islamique) dans la localité de Tamalat”./////////////.
Vendredi, des élus de la localité de Ménaka, interrogés séparément par l’AFP, ont affirmé que des combattants du MSA et ceux du Groupe d’auto défense des Imrades et alliés (GATIA, groupe armé pro gouvernement), ont décidé de combattre les assaillants de l’EIGS, qui opèrent essentiellement entre le Mali, le Niger, et le Burkina Faso, dans la zone dite “des trois frontières”.
Bangui ( République centrafricaine ) – Les civils sont pris pour cible dans une campagne dévastatrice qui rappelle les interventions russes en Syrie ou en Tchétchénie. .
Vladimir Poutine avait promis de ne frapper que les intérêt militaires de l’Ukraine. Une promesse qui n’est plus qu’un lointain souvenir, tant les frappes de l’armée russe semblent ne plus épargner personne. /////////////.
Après une maternité à Marioupol mercredi (09.03), c’est un établissement pour personnes handicapées qui a été frappé ce vendredi (11.03) près de Kharkiv. Selon les autorités locales, plus de 300 personnes, dont une soixantaine à mobilité réduite, se seraient trouvées sur place au moment de l’attaque. /////////////.
Quant aux couloirs humanitaires censés permettre des évacuations de civils, ils ne fonctionnent pas, comme l’assure Volodymyr Zelensky, le président ukrainien ://///////////.
“Bien que nous ayons fait tout ce qui était nécessaire pour que le couloir humanitaire fonctionne, les troupes russes n’ont pas respecté le cessez le feu. J’ai quand même décidé d’envoyer un convoi de camions à Marioupol avec de la nourriture, de l’eau, des médicaments. Mais les forces d’occupation ont lancé une attaque de chars exactement où ce corridor humanitaire était censé se trouver.”/////////////.
Alep et Grozny/////////////.
Si Marioupol est assiégée par l’armée russe, d’autres villes sont encerclées, à commencer par la capitale Kiev. Les méthodes employées par le Kremlin font ressurgir les images de Syrie ou de la deuxième guerre de Tchétchénie./////////////.
Les habitants sont pris au piège pendant que l’aviation réduit leurs villes en cendres. “Rappelez-vous Alep et Grozny”, a lancé le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian./////////////.
C’est une stratégie déjà connue de l’armée russe : écraser les villes pour briser le moral et la résistance des populations. /////////////.
L’avancée de troupes russes reste ralentie par la résistance des Ukrainiens/////////////.
Crimes de guerre/////////////.
Ned Price, porte-parole du département d’Etat américain, parle d’attaques délibérées contre des civils constituant un crime de guerre ://///////////.
“On a vu des frappes contre des écoles, des hôpitaux, des bâtiments résidentiels, des bus, des voitures, même des ambulances ont été bombardés dans ce conflit brutal. Les informations sur le nombre de victimes civiles en Ukraine vont de plusieurs centaines à des milliers.”/////////////.
A Alep, en Syrie, le siège avait duré plusieurs mois, près de 3.000 personnes avaient été tuées et plus de 30.000 structures gravement endommagées, selon l’Onu. L’une des méthodes russes a été de viser plusieurs fois la même cible, une première attaque étant suivie d’un bombardement au moment de l’arrivée des secours.
Avec DW français Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/Larmée-russe-veut-briser-le-moral-des-Ukrainiens.webp” rel=”attachment wp-att-54614″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/Larmée-russe-veut-briser-le-moral-des-Ukrainiens.webp” alt=”” title=”larmee-russe-veut-briser-le-moral-des-ukrainiens-webp” width=”1024″ height=”1024″ class=”alignnone size-full wp-image-54614″ />
Bangui, 11 mars 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – 72 heures après leur retour dans la ville de Zacko, les Mercenaires russes ont quitté à nouveau la ville pour retourner à Bria, laissant de nouveau la ville aux rebelles. Mais le retour des rebelles n’a pas été une chose facile pour les populations. Pillage en règle, violences sur les civils, assassinat, la panique s’installe à nouveau dans la ville.
rca-nouveau-bombardement-russe-dans-le-nord-ouest-la-population-en-debandade/plusieurs-les-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-49567″ data-wpel-link=”internal”>Plusieurs mercenaires russes de la société Wagner
Entre les rebelles et les mercenaires russes, c’est le jeu du chat et souris, et c’est la population civile qui paye le lourd tribut. Le dernier cas en date s’est produit à Zacko, une ville minière située dans le Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine.
En effet, le samedi dernier, à Zacko, une patrouille des mercenaires de la société Wagner est arrivée dans la ville pour tenter de neutraliser les rebelles de la CPC, dirigé localement par l’autoproclamé Mahamat Salé. Mais à leur arrivée, les rebelles, informés de la nouvelle, leur ont tendu une embuscade à l’entrée de la ville, provoquant un violent affrontement durant plusieurs minutes. Mais après le combat, les Russes sont entrés dans la ville sous l’applaudissement de la population civile.
Cependant, l’accueil pompeux réservé aux mercenaires russes a énormément choqué les rebelles qui ont leur antenne dans la ville. Une grande fête a été organisée à l’honneur des mercenaires russes, accueillis en sauveur. Mais ce que la population a oublié, les Russes n’étaient venus dans la ville que pour quelques heures. Mais après trois jours passés à Zacko, les mercenaires de Wagner ont décidé de rentrer à Bria, laissant le sort de la population entre les mains de Dieu.
Malheureusement quelques heures après avoir quitté Zacko, les rebelles sont revenus avec armes et bagages. Ils ont commencé à rassembler les habitants dans un lieu avant de les tabasser copieusement durant des heures, tuant deux civils. Les boutiques des organisateurs de la fête à la gloire des mercenaires russes ont été mises à plat.
Pour l’heure, le calme est revenu à Zacko, et les rebelles sont toujours dans la ville sans la présence des forces de l’ordre. La population, de leur côté, tente de fuir la ville pour Bakouma, Bangassou ou Yalinga.
Les mercenaires russes, 24 heures après leur départ, ont informé la population qu’ils ont été rappelés d’urgence à Bangui pour une opération spéciale.
Bangui, 11 mars 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ça n’est plus une nouveauté maintenant, chaque semaine les autorités centrafricaines démontrent qu’elles sont manipulées par les russes, telles des marionnettes qui obéissent au doigt et à l’œil de leurs « libérateurs sanguinaires ».
Evgueni Prigojine, également connu sous le surnom de «cuisinier de P
Le peuple centrafricain n’est plus dupe. Chaque Centrafricain comprend maintenant que les autorités et les élites de Bangui sont complètement soumises aux Mercenaires russes. La preuve en est, il y a quelques jours, peu après l’invasion des troupes militaires russes en Ukraine, c’est le média RIA FAN qui a annoncé que le Président Touadéra reconnaissait l’indépendance des territoires du Donetsk et de Lougansk vis-à-vis de l’Ukraine. Et qui est le propriétaire du média RIA FAN ? Et bien c’est tout simplement la holding Patriot qui appartient à E. Prigojine. Ce même Prigojine qui contrôle la République de Centrafrique via ses mercenaires de Wagner.
Et que font les dirigeants centrafricains ?
Bien sûr, qui ne dit mot consent. Aucune déclaration officielle de Touadéra ou de son gouvernement pour infirmer les déclarations de RIA FAN. Un démenti aurait aussi pu être fait par Madame Baipo Temon, ministre des Affaires Etrangères de ce gouvernement centrafricain fantôme mais elle était en voyage privé en France … alors que la Centrafrique a besoin d’un gouvernement présent et actif pour sortir de la crise.
Aujourd’hui, l’invasion de la Russie en Ukraine doit obliger nos dirigeants à ouvrir les yeux et ne pas être à ce point aveugles sur les réelles intentions des russes. Puisque le Président russe annonçait une « opération militaire spéciale » dans la région du Donbass, pourquoi envahit donc-t-il la totalité de l’Ukraine, obligeant ainsi les femmes et les enfants d’Ukraine à quitter leur pays natal pour fuir et se réfugier dans les pays plus à l’ouest ?
On ne peut pas ne pas faire le rapprochement entre l’invasion russe en Ukraine, et l’arrivée et le maintien des russes en Afrique. Il faut y voir clair dans leur jeu. Les techniques des militaires russes en Ukraine sont les mêmes que celles des mercenaires russes en Afrique. Si l’on ne consent pas à penser comme eux, c’est la prison ou la mort qui nous attend. Un opposant prend trop de place dans le paysage politique ? Il est emprisonné ou empoisonné en Russie, il est renversé en Afrique. Le peuple ose manifester son mécontentement vis-à-vis du pouvoir? Il est emprisonné en Russie, il est massacré en Afrique. Les médias qui informent dérangent ? Les journalistes sont contrôlés en Russie, les réseaux d’information interdits et fermés, et les journalistes sont payés ou assassinés en Afrique. Combien d’hommes et d’enfants devront mourir massacrés pour ramener la paix? Combien de femmes devront être violées ? La Centrafrique devra-t-elle payer de toutes ses ressources naturelles jusqu’à épuisement total pour payer la présence des troupes de Prigojine ? Que fera le gouvernement quand il n’y aura plus rien pour payer les mercenaires ? La Centrafrique sera-t-elle annexée ?
Une fois de plus, le peuple n’est pas dupe sur les intentions des russes, mais il reste trahi par ceux qui ont fait venir ces tueurs qui agissent contre le bien de la population. Telle l‘Ukraine en Europe, la Centrafrique est la vitrine du malheur qui attend les pays d’Afrique qui seront tentés d’ouvrir leurs portes aux russes.
Bangui, 11 mars 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Arrivés en grande pompe en rca, les Mercenaires russes de la société Wagner étaient alors vus comme la solution à la crise centrafricaine, apportant avec eux une paix tant rêvée par la population. Il était attendu d’eux qu’ils aident le pays, le fassent progresser et l’accompagnent de façon bienveillante. Ils avaient pour rôle de servir de conseillers, de rester en arrière-plan et de guider leurs amis dans la lumière de la justice, cette valeur qu’ils aiment tant mettre en avant. La présence des mercenaires devait être synonyme d’un avenir meilleur pour le pays : un avenir de vivres ensemble. Aujourd’hui, il est possible d’affirmer que certains attendaient sans doute trop d’eux. Mais, le pays a toujours beaucoup attendu des autres. Ce devait être un rêve et c’est devenu un cauchemar. Ce qui vient de passer au marché central le mardi dernier ne s’est pas produit dans les villes de provinces comme d’habitude, mais à Bangui, capitale de la République centrafricaine, et ce, en présence d’une foule immense.
Les mercenaires russes de Wagner dans le marché à Sibut
Les Russes et Wagner, qui ne cessent de semer la terreur, déçoivent chaque jour un peu plus la population centrafricaine qui a fini par les craindre.
En effet, le mardi 8 mars dernier, au marché central de Bangui, deux mercenaires de Wagner, munis de leurs armes de combats, à bord de leur pick-up, se sont rendus dans un espace de vente de viande de cabri grillée à la braise communément appelée « michoui », situé en face de la clinique « Choueb », à quelque 300 mètres du palais de la renaissance, non loin du fleuve Oubangui.
Dès leur arrivée, ils sont allés directement prendre place sur les bancs installés pour les clients. Avec trois petites bouteilles de jus d’orange chacun dans la main, ces deux mercenaires de Wagner n’ont pas attendu longtemps pour aller se servir eux-mêmes des morceaux sur le grillage sur le feu. Durant près d’une heure, ils ont consommé, tous les deux, une cuisse et demie du cabri braisé.
Et la facture ?
Dans l’arrière-pays, ces mercenaires russes disent aux commerçants d’aller voir le président Touadera pour la facture. A Bangui, ils ne peuvent tenir un tel langage surtout à défaut de parler le russe pour le commerçant et le français pour eux, c’est le style des sourds-muets qu’ils ont adopté pour échanger.
Avant de quitter le lieu, Ils demandent l’addition au vendeur qui prend le soin tout de même de leur dire par complaisance que la note s’élève à 15 000 francs CFA. Une cuisse et demie, rappel. Ces hommes de Wagner n’ont pas cette somme commencent à s’énerver sans motif sur le vendeur et lui jettent un billet de 10 000 F CFA tout en lui proposant de lui donner des sachets d’eau à la place de 5 000 F CFA. Ce que le vendeur refuse en bloc, et la tension monte de plusieurs crans. L’un qui croyait déjà à un dénouement de l’affaire, va s’asseoir dans le véhicule tandis que l’autre continue de discuter avec le vendeur qui finira par lui jeter à la figure un objet, retrouvé à portée de sa main, sur la table. Du coup, la panique s’installe dans le coin et chacun cherche à quitter précipitamment le lieu.
Les Russes ont finalement quitté le lieu sans payer les 5 000 du vendeur ni même lui donner les sachets d’eau promis. Du coup, les gens commencent à critiquer ce genre de comportement criminel qui s’apparente à celui des voyous.
Bangui, 11 mars 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’ancien conseiller spécial du chef de l’État centrafricain, le chef rebelle Aboulkhassim Algoni Tidjani, impliqué dans une affaire d’écoute téléphonique avec le chef rebelle tchadien Timan Erdimi, serait-il arrêté au Congo? Ses proches le confirment, mais pas le gouvernement. Vrai ou faux?
Monsieur Aboulkhassim Algoni Tidjani
Dans un document sonore authentifié par le gouvernement tchadien et relayé abondamment sur les réseaux sociaux, le chef rebelle tchadien Timan Erdimi s’entretenait avec Monsieur Aboulkhassim Algoni Tidjani, l’ex-conseiller du chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera. On entendait le chef rebelle tchadien faire part de sa volonté de convaincre le groupe paramilitaire russe Wagner de l’aider à chasser du Tchad le Président du comité militaire de transition à la tête de son pays. Mais l’affaire avait pris une tournure diplomatique entre la République centrafricaine et le Tchad, poussant le chef de l’État de transition du Tchad, le général MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO et le Président de la République Centrafricaine, le Professeur FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA à s’entretenir durant plusieurs heures en marge des travaux du 6ème Sommet Union Africaine – Union Européenne à Bruxelles (Belgique).
Entre temps, à Bangui, les autorités centrafricaines n’ont pas attendu longtemps pour tenter d’interpeller l’ex-chef rebelle Aboulkhassim Algoni Tidjani alors que dans les médias, le porte-parole du chef de l’État disait que ce dernier serait au Tchad. Son domicile avait été perquisitionné, ses deux épouses interpellées. Pendant ce temps, l’homme était en fuite, et nombreux sont ceux qui le voient traverser la frontière du Congo-Brazzaville. Mais cette information n’a pas été confirmée par les autorités jusqu’à l’annonce par ses proches de son arrestation au Congo. Une fois de plus, l’information n’a pas été confirmée par les autorités centrafricaines, encore moins par celles du Congo-Brazzaville.
D’après les mêmes sources, son arrestation est survenue à Bétou, une localité frontalière de la République du Congo.
Selon les proches de l’ex-chef rebelle Aboulkhassim Algoni Tidjani, celui-ci serait encore en détention à Bétou.
Bangui, 11 mars 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La victime s’appelle Djibril, connu sous son nom de guerre de colonel Djibril. Il a été abattu par ses éléments sur ordre de son chef Ali Darassa, chef d’état-major et coordonnateur militaires de l’UPC, selon des sources concordantes ayant requis l’anonymat.
rca-recensement-electoral-un-superviseur-de-lane-tue-a-ippy/5-combattants-de-la-seleka-avec-leurs-armes-8/” rel=”attachment wp-att-39845″ data-wpel-link=”internal”>Les combattants rebelles de l’UPC.
Selon les mêmes sources, l’autoproclamé colonel Djibril s’apprêtait à quitter le maquis pour rejoindre ses amis de l’UPC qui ont regagné la société paramilitaire russe Wagner. Il était en contact téléphonique permanent avec l’ex-rebelle Kiri, revenu de Moscou il y a une semaine. Ce dernier aurait tenté de le convaincre de quitter le maquis, et bénéficier par la suite de « nombreux avantages ».
Mais ce qu’il ne savait pas sûrement, c’est qu’il était suivi par ses éléments qui ont suivi ses conversations avec Monsieur Kiri et autres. Et les rumeurs de son départ de l’UPC se propagent comme une traînée de poudre. Son chef Ali Darassa, informé de la nouvelle, aurait décidé de se débarrasser de lui, mais d’une manière fâcheuse. En d’autres termes, il aurait ordonné son assassinat pur et simple. C’est ce qui a été fait quelques heures plus tard.
Le colonel Djibril et ses éléments, évalués à une cinquantaine, sont basés entre les villes de Grimari et de Kouango, dans la localité de Griyanda.
Il y’a lieu de rappeler que l’ex-rebelle Kiri, ancien garde du corps du chef rebelle Ali Darassa, faisait partie des anciens rebelles de l’UPC envoyés il y a un mois à Moscou, en Russie pour une formation militaire accélérée par la société russe Wagner.
Vous tous qui lisez cet article, allez dire au nommé José Richard Pouambi, président du Haut conseil de la communication (HCC) par effraction, qu’il est allé trop loin avec moi en faisant prendre le lundi 07 mars dernier, après intéressement (selon des sources internes au HCC), la scélérate et irrégulière décision de suspension de parution de mon journal MEDIAS PLUS pour une durée de 45 jours. En janvier 2015, il avait fait la même chose en suspendant la parution du journal pour une durée indéterminée, ce que n’a jamais subi un organe de presse de la RCA. Heureusement que la juridiction administrative l’a désavoué en annulant sa décison et en le condamnant de me dédommager pour tous les préjudices subis. Pourquoi toujours MEDIAS PLUS? Et pourtant, Pouambi et sa bande ne portent pas des œillères !!! Leur mauvais cœur contre moi doit s’arrête et va s’arrêter. Je le dis.
Ce José-Richard Pouambi a assez discrédité l’institution par ses décisions absurdes, illégales, irrégulières, antisociales, liberticides, journalisticides, impopulaires, haineuses, scélérates, ainsi que sa gestion prédatrice, hasardeuse, primitiviste, odieuse et tribaliste de l’institution, toutes choses qui lui font ôter toute considération. De mémoire de centrafricain historiquement outillé, jamais une institution de l’Etat n’a perdu toute crédibilité que du temps où un certain Pouambi est devenu président du HCC. Mais personnellement je ne suis pas surpris, connaissant le passé de l’homme.
En effet, je connais bien celui qui a décidé de me combattre à mort depuis octobre 1978 lorsque nous faisions notre première entrée au collège d’enseignement secondaire (CES) de Fatima à Bangui, qui deviendra deux années plus tard le lycée de Fatima. « On se connaît » sur le plan intellectuel, social et spirituel: de la 6è en seconde A4, je faisais partie des cinq (5) premiers de la classe tandis que lui faisait partie des vrais derniers de la classe couramment appelés « dernayos », passant tout son temps à courir derrière les professeurs de son ethnie pour qu’ils lui gratifient des points ou des notes et interviennent auprès de leurs collègues professeurs pour la même chose afin de lui permettre de passer en classe supérieure. Son cas était le plus patent et les témoins sont encore vivants.
D’un quotient intellectuel au-dessous de la pâquerette, Pouambi a poursuivi son esprit de facilités – expression de son pétainisme intellectuel – au niveau de l’université de Bangui où il s’était inscrit en géographie que nous autres étudiants à l’époque considérions comme la discipline des grands paresseux et des tricheurs. Contrairement à nous du département de philosophie par exemple où seuls les meilleurs admettaient en classe supérieure (et Pouambi sait que j’étais le majeur de mes promotions successives de la 1ère année en maîtrise de 1986 à 1990, classé 1er au concours d’entrée à l’ENS pour le CAPES-Philosophie, et toujours le 1er des 3 élèves-professeurs de philo que nous fûmes, avec feu Jacques-Altine Yamendé et le professeur Joseph Bongo encore vivant, les annales de la Fac des lettres et de l’ENS peuvent être consultées pour vérification), les étudiants en géographie dont Pouambi aimaient trop frauder ou corrompre pour passer en classe supérieure. A chaque fois qu’il y avait un conseil de discipline de la Fac pour sanctionner les cas d’étudiants fraudeurs, sur 10 étudiants devant comparaître, il y avait au moins 6 géographes, de sorte que les autres étudiants de la Fac n’avaient aucun respect pour les Pouambi géographes.
Vis-à-vis de moi, c’est toujours un complexe qu’il nourrit et je le comprends. Et pourtant, je l’ai toujours considéré comme un frère. Les circonstances de la vie ont fait que nous nous étions séparés momentanément lors de mon admission au Moyen Séminaire Saint Paul de Bangui où j’ai poursuivi mes études secondaires jusqu’à l’obtention de mon bac en juin 1986. Lui et moi nous nous sommes retrouvés dans le monde des médias. Lui, le géographe perdu, ne savait où aller et accepta de se former pour la radio rurale (au sens plein du terme). Moi, bon titulaire d’un diplôme de Maîtrise de l’université de Bangui obtenu avec la mention Très Bien (par rapport à Pouambi l’éternel septembriste qui ne pouvait passer en classe supérieure sans la fraude, la corruption active et l’indulgence des jurys, toujours aidé par ses parents qui dominaient la Fac et régnaient sur toute l’université à l’époque), puis le diplôme de professeur d’enseignement 2è grade de l’université de Yaoundé 1 obtenu avec brio après une soutenance de mémoire qui a fait écho et date à l’ENS et tout Yaoundé académique, et une riche expérience d’enseignement de la philosophie dans les lycées publics et privés de Yaoundé et de Bangui où, en bon didacticien, j’ai initié Espace Philosophique, le tout premier bulletin de didactique philosophique à l’usage des élèves (candidats au bac) et étudiants amoureux de la philosophie de la RCA, publié sous forme de journal.
Après un passage très tôt dans le gouvernement de 1999 à 2003 avec un tour à la Présidence de la République, la presse écrite est mon chemin de Damas. De 2006 à 2010, je me suis mis à l’école pratique et professionnelle du journalisme de la presse écrite, après un bon casting fait par le couple Maka-Gbossokotto du journal Le Citoyen, avant de créer mon propre journal, MEDIAS PLUS, qui a très rapidement eu une large audience, ce dont Pouambi est jaloux. Mais très sincèrement, j’étais loin d’imaginer que ma prouesse dans le domaine de la presse écrite allait rendre Pouambi jaloux et méchant à mon égard.
Je fais observer qu’en janvier 2015, il avait suspendu de parution le journal MEDIAS+ ad vitam aeternam, pour faire la volonté du directeur général de la banque Ecobank Centrafrique à l’époque, M. Doukouré surnommé Douksaga, dont la gestion était décriée par tous, de l’intérieur de la maison comme par la clientèle. Des sources proches de la banque m’ont informé que Pouambi aurait reçu 2 500 000 (deux millions cinq cent mille) francs CFA pour faire ce sale boulot.
Je fais remarquer qu’une telle décision n’a jamais été prise par les précédentes équipes du HCC composées des hommes et femmes de valeur et surtout intègres, incorruptibles, par rapport à celle que dirige Pouambi dont le déficit de culture institutionnelle et d’intégrité est criard. Après 8 ans passés à la tête du HCC, Pouambi demeure encore un primitif institutionnel et administratif. Il ne s’est guère amélioré, au grand dam du secteur communication et du pays tout entier.
« Quand il sanctionne c’est qu’il a reçu de l’argent de quelqu’un ou des pressions des partenaires internationaux qui ne supportent pas des critiques et/ou révélations faites contre eux par voie de presse », déclare un cadre du HCC qui connaît bien l’homme. Cette idée est partagée au niveau de la majorité des journalistes et professionnels des médias de Centrafrique.
Avant de continuer sur le comportement compromettant de Pouambi et ses collaborateurs bien connus en matière de prise de décision et de gestion de la chose publique (en me réservant le droit de publier les noms des ministres, députés et leaders politiques qui ont payé la bande à Pouambi pour le sale boulot), je me permets de relever les incongruités et contre-vérités que contient la scélérate décision n°12 du 07 mars 2022 portant suspension de parution de MEDIAS+ pour 45 jours.
<br><br><center><h2>Ukraine: le président de l'UA parle à Poutine et demande un cessez-le-feu</h2></center></br></br>
<br><br><strong>bangui ( République centrafricaine ) – Le chef de l'État sénégalais Macky Sall, président en exercice de l'Union africaine (UA), s'est entretenu mercredi avec son homologue russe Vladimir Poutine pour "solliciter un cessez-le-feu durable" en Ukraine, a-t-il annoncé dans un tweet.</strong></br></br>
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<br><br>"Je me réjouis de mon entretien de ce matin avec le président Poutine en ma qualité de président de l'Union Africaine pour solliciter un cessez-le-feu durable en Ukraine", a écrit M. Sall sur son compte Twitter.
"Je salue son écoute et sa disponibilité à maintenir le dialogue pour une issue négociée du conflit", a-t-il poursuivi.
L'Union africaine avait, dans un communiqué publié le 24 février, appelé la Russie et "tout autre acteur régional ou international au respect impératif du droit international, de l'intégrité territoriale et de la souveraineté nationale de l'Ukraine". Elle avait exhorté la Russie et l'Ukraine à un cessez-le-feu immédiat, et à l'ouverture de négociations sous l'égide de l'ONU.
Le 28, elle s'est émue dans un autre communiqué des informations selon lesquelles des ressortissants africains fuyant les combats étaient empêchés de franchir la frontière, et a jugé que de tels refus "seraient choquants et racistes, et violeraient le doit international".
Depuis, le Sénégal, aux relations fortes avec les pays occidentaux, a surpris la communauté internationale le 2 mars en s'abstenant lors d'un vote de l'Assemblée générale de l'ONU en faveur d'une résolution qui "exige que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l'Ukraine".
Le texte a été approuvé massivement par 141 pays, cinq s'y opposant et 35 s'abstenant dont la Chine, sur les 193 membres que compte l'organisation. Près de la moitié des pays africains se sont abstenus ou n'ont pas pris part au vote. L'un d'eux, l'Erythrée, a voté contre.
Tout en exprimant "sa grave préoccupation face à la situation en Ukraine", le Sénégal réaffirme son "adhésion aux principes du non-alignement et du règlement pacifique des différends", disait un communiqué du conseil des ministres publié le même jour.
Dakar a par ailleurs signifié jeudi son mécontentement auprès de Kiev, l'invitant à retirer un appel à combattre en Ukraine et à cesser tout recrutement à partir du Sénégal, après l'annonce d'un enrôlement de 36 personnes pour aider dans la guerre contre les Russes.</br></br>
<br><br>Avec AFP/VOA</br></br>