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CENTRAFRIQUE : L’IMPASSE SÉCURITAIRE, POLITIQUE ET DIPLOMATIQUE ACTUELLE N’EST-ELLE PAS PARADOXALE AU PROCESSUS DE RÉSOLUTION DE LA CRISE ?

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Bangui, 8 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le bilan mitigé du premier quinquennat avec des objectifs non atteints ne laisse aucune chance, d’excuse ni d’exonération au locataire du palais de la renaissance qui vient de surcroît de bénéficier d’une nouvelle confiance du peuple pour un second mandat. Les différents mensonges du pouvoir au peuple conjugués à l’inexistence notoire de l’opposition et face à un peuple docile ou facilement domptable ont conduit le pays dans une impasse irréversible, irrémédiable synonyme de chaos.

centrafrique.org/centrafrique-le-cessez-le-feu-unilateral-et-immediat-decrete-par-le-president-de-la-republique-represente-t-il-un-pas-decisif-vers-linclusivite-du-dialogue-politique/interieur-article-doudou-solembi/” rel=”attachment wp-att-51027″ data-wpel-link=”internal”>Bernard Selembi Doudou
Bernard SELEMBY DOUDOU, auteur de l’article. Photo courtoisie

 

Sur le plan sécuritaire, les mercenaires de Wagner(que le pouvoir appelle sous le vocable d’alliés) appuyés par le contingent rwandais de la mission onusienne ont reconquis la quasi-totalité du territoire national jadis occupé par les groupes armés. Ainsi s’installe un semblant de paix exclusivement dans la capitale et sa périphérie. Au demeurant, des rapports croisés des experts de l’ONU et d’autres organisations non gouvernementales ont confirmé des exactions et violation des droits humains sur la population civile ainsi que certains éléments des forces armées centrafricaines.

S’agissant du volet politique, la notion de la démocratie à la centrafricaine est à redéfinir car l’assemblée nationale, symbole de la démocratie centrafricaine qui devrait contrôler de façon cartésienne les agissements du gouvernement s’est érigée en berceau d’un réseau mafieux à la solde du pouvoir.

Le dialogue politique républicain initié par le président de la république est à l’arrêt voire à l’abandon car les représentants de l’opposition démocratique jugeant  la machine judiciaire instrumentalisée contre eux se sont retirés du comité préparatoire avec des conditions d’un éventuel retour assimilables à une fuite en avant. Outre les multiples grèves qui se profilent au niveau social nonobstant la revalorisation du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), la rubrique diplomatique a essuyé des innombrables revers du pouvoir face aux initiatives ou tentatives de réconciliation de la communauté de San’t Edigio, de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL).

Recroquevillée sur lui même après son isolement international, la République centrafricaine devra faire face à ses obligations régaliennes sans l’aide budgétaire traditionnelle de la France ainsi que celle de l’Union Européenne. Il apparaît évident de rappeler que le budget prévisionnel est principalement et majoritairement alimenté par des ressources fiscalo-douanières.

Très inquiété par cet accablant constat, le citoyen lambda s’interroge :

Ce constat amer ne craquelle ou ne fissure t-il pas la confiance ou le contrat social qui lie le président de la république et son peuple ?

Valait-il la peine de s’entêter dans l’impasse au risque d’hypothéquer l’avenir de toute une nation ?

Pourquoi le président de la république s’entête à refuser le dialogue politique inclusif qui a fait ses preuves dans les différents conflits de ce genre ?

Se contenter de l’impasse en connaissance de cause n’est-elle pas en violation du serment prévue par les dispositions de l’article 124 de la constitution ?

En tout état de cause, la clé de toute paix reste et demeure un dialogue politique inclusif avec tous les acteurs de la crise. À défaut, l’usure politique sous l’effet de l’érosion présage que le nouveau quinquennat risque de finir au même rythme et cadence que le premier…Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 8 janvier 2022.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

ONU: le blocage par Moscou de groupes d’experts pour la Centrafrique

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Bangui, 8 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le blocage depuis l’été dernier par la Russie du renouvellement de plusieurs groupes d’experts de l’ONU chargés de contrôler des embargos dans des pays africains, jugés trop pro-occidentaux par Moscou, est en voie de résolution sauf pour la Centrafrique, ont indiqué vendredi des diplomates.

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Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie. Photo AFP

 

“Le groupe pour la Centrafrique reste bloqué, celui pour le Soudan du Sud est en voie d’être réglé”, a déclaré à l’AFP un diplomate sous couvert d’anonymat. Fin 2021, des accords entre les membres du Conseil de sécurité de l’ONU étaient intervenus sur la composition des groupes chargés de la République démocratique du Congo et du Mali, selon d’autres diplomates. Arguant “du manque de diversité géographique” au sein des groupes en question, la Russie avait bloqué longtemps leur renouvellement et donc leur travail d’enquête. L’affectation d’experts est interrompue depuis le 31 août pour la Centrafrique et depuis le 1er juillet pour le Soudan du Sud. Elle l’était depuis le 1er août pour la RDCongo et depuis fin septembre pour le Mali. Ces groupes, composés d’une petite dizaine d’experts pour chacun d’eux, sont chargés par le Conseil de sécurité de contrôler l’application des embargos sur les armes et des sanctions économiques imposés dans nombre de pays en situation de crise ou de conflit. Leur travail est essentiel dans la surveillance par la communauté internationale de l’évolution de ces Etats. Leurs rapports substantiels sont réguliers et s’apparentent souvent à des romans d’espionnage, au vu des faits rapportés et des photos et documents publiés. Le blocage russe est survenu sur fond de tentatives accentuées de Moscou d’accroître son influence en Afrique, dans des pays souvent francophones et considérés comme des pré-carrés de la France. Sur l’argumentaire de la Russie d’un noyautage des groupes par les Occidentaux, “c’est vrai”, admet un diplomate occidental sous couvert d’anonymat. Dans la négociation intervenue ces derniers mois entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni), une proposition d’affecter un Russe dans le groupe d’experts chargés de la Somalie a été retenue, selon une source diplomatique. Pour la Centrafrique, le sujet reste ultra-sensible depuis que le dernier groupe d’experts a dénoncé à la mi-2021 des exactions contre des civils attribuées au groupe paramilitaire privé russe Wagner, réputé proche du Kremlin. Dans la négociation, “les Russes sont intransigeants et sans doute contents que le groupe d’experts ne soit pas fonctionnel”, indique un diplomate occidental. La mission diplomatique russe n’était pas immédiatement joignable pour un commentaire.

 

Avec Belga

 

Centrafrique : Ali Darassa, ennemi d’État

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Centrafrique.org/rca-les-victimes-dalindao-exigent-larrestation-du-general-des-anti-balaka-dago-et-le-general-de-lupc-idriss-ibrahim-khalil-alias-ben-laden-et-leur-traduction-de/ali-darassa-et-hassan-bouba-a-alindao/” rel=”attachment wp-att-52698″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/12/Ali-Darassa-et-Hassan-Bouba-a-Alindao-450×301.jpg” alt=”Hassan Bouba Ali (à droite) et Ali Darassa (au centre), entourés d’autres dirigeants de l’UPC, lors d’une réunion tenue à la base de ce groupe armé à Alindao, en République centrafricaine, en octobre 2017. © 2017 Alexis Huguet (Nairobi)” width=”450″ height=”301″ />
Hassan Bouba Ali (à droite) et Ali Darassa (au centre), entourés d’autres dirigeants de l’UPC, lors d’une réunion tenue à la base de ce groupe armé à Alindao, en République centrafricaine, en octobre 2017. © 2017 Alexis Huguet
(Nairobi)

Par Mathieu Olivier

Par Jeune Afrique

 

Recherché par les Russes, sanctionné par les Américains,  le chef d’état-major de la Coalition des patriotes pour le  changement (CPC) fait aujourd’hui figure d’ennemi public  numéro un. Enquête sur un ancien coupeur de routes  devenu le chef rebelle le plus puissant du pays.

 

Ici, à Berengo, au cœur de ce qui fut quelques années durant l’un des  sièges du pouvoir de l’empereur Bokassa Ier, peu de Centrafricains ont  désormais droit à la parole. Quelques-uns, militaires en formation,  kalachnikov à la main, s’entraînent au rythme des ordres aboyés par des  Blancs en uniforme. L’entrée du quartier général leur est interdite. Le lieu  est réservé à l’état-major du très secret groupe Wagner. Le colonel  Alexander Vassili, patron Des mercenaires russes en Centrafrique, y est  comme chez lui. Au milieu de ses hommes et des cartes du pays étalées sur  les tables et les murs, il dresse des plans, planifie des mouvements et  coordonne les combats menés contre la Coalition des patriotes pour le  changement (CPC).

Parmi ses objectifs, une région, celle de Bambari. Et un homme en  priorité : Ali Darassa. En novembre, ce dernier a officialisé son retour au  premier plan. Après avoir un temps fait croire qu’il s’éloignait de la CPC, il en a été nommé chef d’état-major et fait désormais figure de numéro un  de la rébellion.

L’ancien président François Bozizé, officiellement coordinateur de la  coalition, est en exil au Tchad et logé à N’Djamena. Noureddine Adam vit  quant à lui au Soudan, loin des zones de combat. Reste Ali Darassa,  retranché aux alentours de Bambari, où ses troupes – quelques centaines  d’hommes – contrôlent de vastes étendues de brousse.

Wagner et Moscou  ne s’y trompent guère, tout comme Washington, qui a placé l’intéressé  sous sanctions le 17 décembre. Pas plus que l’ONU, dont le Conseil de  sécurité a fait de même quatre jours plus tard.

 

Un berger devenu coupeur de routes

Mais qui est donc cet ennemi public numéro un ? Un premier mystère  entoure son lieu de naissance. Ali Darassa affirme être né en 1965 en  Centrafrique, dans les environs de Kabo, non loin de la frontière  tchadienne. Mais une autre version existe. Selon une source sécuritaire le  connaissant bien, il aurait en réalité vu le jour au Tchad, près de Mandelia,  à une cinquantaine de kilomètres au sud de N’Djamena, non loin du  Cameroun. « Il affirme être né en Centrafrique depuis qu’il combat  exclusivement là-bas, mais ce n’est pas la vérité », affirme notre  interlocuteur. En l’absence de documents crédibles, difcile de trancher  entre les deux versions, d’autant que chaque camp est formel.

 

Fils d’éleveurs peuls mbororos  son père est né au Tchad, sa mère en  Centrafrique et son grand-père au Niger –, Ali Darassa passe son enfance  auprès du cheptel familial, dans la zone frontalière que se partagent tant bien que mal la Centrafrique, le Tchad et le Cameroun. La vie de berger y  est précaire, entre sécheresse et insécurité.

Adolescent, il observe des membres de sa communauté basculer dans la violence et s’engager dans le banditisme, sous l’œil impuissant ou complice des autorités locales. Jeune adulte, sa colère grandit. Ali Darassa prend véritablement les armes dans les années 1990, alors qu’il n’a pas 30 ans.  « Comme d’autres, il a basculé parce que les coupeurs de route avaient appauvri sa famille et que les autorités ne leur étaient d’aucune aide, voire se rendaient coupables d’exactions, explique un ancien camarade.

Il a pris les armes par contrainte, pour gagner de l’argent et avec l’idée de protéger sa communauté. »

« Ils ont fait des choses pas bien durant cette période », résume, tout en euphémisme, l’un de ses proches. Alors qu’approche la fin du millénaire, Ali Darassa se fait un nom. Coupeur de routes, notamment dans le nord du  Cameroun, il se voit comme un chef de mouvement d’auto-défense mbororo et se rapproche de quelques futurs complices tels qu’Oumar Kaderou, Ousmane Chefou ou Mahamat Hassan Mahamat. « Ils ont fédéré des mouvements d’auto-défense, ont proposé aux éleveurs de les protéger des bandits – contre rémunération – et ont rassemblé de plus en plus  d’hommes de part et d’autre des frontières. C’est à cette période qu’Ali Darassa est vraiment devenu chef de groupe », raconte notre source sécuritaire.

 

A-t-il alors souhaité gagner en infuence au Tchad, où une rébellion tente  au milieu des années 2000 de prendre le pouvoir à Idriss Déby Itno ?

 

Selon un cadre des renseignements tchadiens contacté par Jeune Afrique, Ali Darassa décide en tout cas de se rapprocher des troupes du Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT), actif au Tibesti et près de la frontière libyenne. Au cours de l’année 2007, Ali Darassa prend même la route du nord du Tchad, mais son chemin rebelle s’arrête rapidement. Interpellé à Faya Largeau, dans le Borkou, il est aussitôt reconduit à N’Djamena, d’où il parvient à s’échapper pour rejoindre ses terres, non loin de la frontière camerounaise. Selon cette version, que la famille d’Ali Darassa ne confirme pas, l’ambition tchadienne aura fait long feu.

L’année 2008 est cependant celle d’une autre étincelle. Nous sommes en février, à Garoua. Dans les rues surchauffées du centre-ville de la capitale du Nord camerounais, peu nombreux sont ceux qui lèvent les yeux au passage d’Ali Darassa, grand gaillard de 43 ans. Sur ses larges épaules, nulle trace des quatre étoiles qui orneront plus tard son uniforme de général. Pour l’occasion, Ali Darassa est accompagné de ses frères d’armes, Mahamat Hassan Mahamat et Cheifou Oumarou. Les trois complices ont rendez-vous avec un autre combattant rebelle, Mahamat Abdoul Kadré Oumar, un Tchadien, fils d’éleveurs comme eux, que beaucoup surnomment déjà « père de la brousse »: Baba Laddé, en langue peule.

Plus âgé de dix ans, Ali Darassa raconte à son cadet son parcours et celui de ses parents, lui explique les combats qu’il mène depuis plus d’une décennie pour sa communauté et son clan, les Oudas. Baba Laddé est séduit. Lui aussi a tenté de participer à la rébellion au Tchad, en s’engageant sans grand succès au Darfour. Surtout, il a lui aussi l’ambition de fédérer les mouvements d’auto-défense peuls pour en faire une force régionale, capable de peser sur de vastes territoires entre le Tchad, la Centrafrique et le Cameroun. Il a fondé le Front populaire pour le redressement (FPR) en 1998 et dispose d’une base solide de combattants, jusqu’en Centrafrique, où de nombreux Mbororos subissent les persécutions des coupeurs de route, les Zaraguinas. Alors, entre les deux Peuls, le courant passe. Le rendez-vous achevé, Baba Laddé, Ali Darassa, Mahamat Hassan Mahamat et Cheifou Oumarou prennent la route ensemble, vers la région de Bambari.

 

Existait-il un terreau plus fertile que Bambari pour l’installation de Baba Laddé, Ali Darassa et leurs hommes ?

Menacées par les coupeurs de route, en proie à une insécurité permanente et délaissées par l’État, les communautés d’éleveurs mbororos (dont beaucoup sont venues s’installer depuis le Tchad à partir des années 1920) survivent plus qu’elles ne vivent dans une région où chacun s’adonne à tous les trafics.

Baba Laddé en est conscient, tout comme Ali Darassa, qui a sillonné la frontière tchado­centrafricaine pendant de longues années. « Baba Laddé et ses hommes ont échafaudé un discours basé sur l’auto-défense des Mbororos. Ils leur

disaient : “Vous êtes marginalisés. Nous allons vous défendre contre ceux qui veulent vous voler”. Et, au passage, ils les rackettaient et s’emparaient parfois de leur bétail », précise un chercheur centrafricain.

 

Loyal et efficace

« C’est comme une mafa qui monnaye sa protection. En réalité, le FPR a commis beaucoup d’exactions dans les régions de la Ouaka, de la Nana­Grébizi et de l’Ouham », ajoute cette source. Dès 2008, Ali Darassa devient le bras droit de Baba Laddé puis son chef d’état-major à Kaga Bandoro, fief du FPR. Le Tchadien le décrit comme un second loyal, un chef militaire eficaces n’hésitant pas à aller au front. Ali Darassa aime s’occuper de toutes les questions militaires et de terrain. Baba Laddé, qui parvient à voyager dans les pays voisins, et un autre de ses bras droits, Sembé Bobo, se réservent les activités plus politiques. La mécanique du FPR est bien huilée, mais le groupe finit par éclater en 2012.

Sous la pression des armées tchadienne et centrafricaine, Baba Laddé fuit d’abord au Soudan du Sud mais, de retour en Centrafrique, il n’a d’autre choix que de se rendre, le 2 septembre. Extradé à N’Djamena, il subit les pressions des services de renseignements tchadiens, qui lui demandent d’appeler ses troupes centrafricaines à déposer les armes. Peine perdue : Ali Darassa prend son indépendance. Avec ses hommes, il rejoint la rébellion de la Séléka, hétéroclite alliance de groupes armés formée en août 2012 et où cohabitent quelques mois durant combattants arabes et peuls. En mars 2013, la coalition, qui aurait compté jusqu’à 20 000 hommes, marche sur Bangui et dépose le président François Bozizé. Michel Djotodia prend le pouvoir. Ali Darassa devient ofciellement commandant de la zone de Bambari.

 

Le temps des dupes

 

L’épisode Séléka ne dure guère, d’autant que l’armée française et  l’opération Sangaris débarquent en Centrafrique dès la fin de l’année 2013. « Sous la pression des Français et de l’ONU, l’alliance a explosé. Les chefs de la Séléka, finalement dissoute, sont redevenus des seigneurs de guerre, qui avaient pour seul but de sécuriser leur territoire et de faire manger leurs hommes. Ils ont même commencé à s’affronter entre eux, résume notre chercheur. Darassa a une nouvelle fois joué la carte peule. Il a repris ses hommes, en majorité des Mbororos, et a fondé l’Union pour la paix en Centrafrique [UPC]. »

En réalité, l’ancien berger, qui quitte officiellement la Séléka en septembre 2014, se lance en politique. Michel Djotodia et Noureddine Adam, ses anciens compagnons d’armes, font figure de jusqu’au-boutistes. Lui souhaite être une voie de recours.

À Bangui, Catherine Samba-Panza a pris la tête de la transition. L’heure est au dialogue, même si Sangaris et l’ONU fournissent au gouvernement les moyens de sévir face aux groupes armés. Quand, le 23 août 2015, le chargé d’affaires des États-Unis en Centrafrique, David Brown, demande l’arrestation d’Ali Darassa, dont les troupes sont accusées d’exactions, la Minusca refuse. Officiellement, le patron de l’UPC est toujours légalement le commandant de la région de Bambari, au nom d’un décret de Michel Djotodia que personne n’a abrogé. « Ali Darassa avait les cartes en main. Il a profité de la transition puis du début du mandat de Faustin-Archange Touadéra [en 2016] pour consolider ses positions », rappelle un ex­ministre centrafricain.

«

Entre 2015 et 2019, on a été dans un jeu de dupes : le gouvernement avait adopté la politique de la main tendue pour parvenir à tout prix à un accord de paix, et les groupes armés, dont l’UPC, se livraient à des querelles de territoires loin de Bangui, ce qui a fait beaucoup de victimes », souligne un ancien cadre de la transition.

 

Blanc-seing

 

En février 2019, Ali Darassa fait partie des chefs de groupes armés qui acceptent de signer les accords dits de Khartoum, négociés sous l’égide de l’Union africaine mais aussi (et surtout) sous celle de la Russie et de ses supplétifs de Wagner. Un mois plus tard, il est officiellement nommé conseiller militaire spécial à la primature du très russophile Firmin Ngrebada. Pour le général aux quatre étoiles, c’est un blanc-seing. Le voilà de nouveau gouverneur de fait de la région de Bambari et titulaire d’un poste au sein du gouvernement. Il est incontournable.

« On leur a donné des postes, ainsi qu’à certains de leurs collaborateurs

[notamment l’actuel ministre Hassan Bouba]. Et, en échange, ils devaient jouer le jeu du désarmement », explique un ancien ministre. L’accord est en réalité bien plus précis. « On a négocié un partage des ressources dans les régions centrafricaines, confie un ancien de la Séléka ayant participé aux négociations. L’idée, c’était : un tiers pour le groupe armé dominant, un tiers pour Wagner et ses entreprises, un tiers pour l’État. » « Le reste, les postes politiques et le désarmement, c’était plus ou moins une façade

pour le reste du monde », sourit un ancien du gouvernement. La façade se fissure dès l’année 2020. Reprenant contact avec ses anciens compagnons d’armes de la Séléka, notamment Noureddine Adam, Ali Darassa décide de lancer l’UPC dans une nouvelle alliance rebelle, la CPC.

En décembre, celle-ci empêche la tenue de l’élection présidentielle dans les zones qu’elle contrôle puis tente, en vain, de conquérir Bangui en janvier 2021, avant d’être repoussée par l’armée centrafricaine épaulée par ses alliés russes et rwandais. En février, les combattants peuls de l’UPC sont même refoulés hors de Bambari et forcés de se disperser dans les zones rurales de la région. Fin de l’histoire. À Bangui même, personne n’ose y croire : « Ali Darassa attend », soupire un chercheur.

« Il sait que l’armée centrafricaine est faible et que les Russes n’ont pas les moyens et pas forcément vocation à maintenir leur présence sur le terrain.

Donc il s’est replié, et il tente de conserver le maximum d’hommes en attendant des jours meilleurs », poursuit notre expert.

 

Quel sera le prochain coup de l’expérimenté chef de guerre ? Il est aussi patient face aux Russes qu’indifférent face aux sanctions américaines. En avril 2021, il a un temps fait part de son intention de quitter la CPC, avant de faire marche arrière et de redevenir, voici moins de deux mois, le chef militaire de la coalition. « Nous avons voulu négocier avec le gouvernement mais Bangui n’a pas joué le jeu et a continué à lancer des attaques contre nous », déplore un familier d’Ali Darassa. Celui-ci, dans un message qu’il nous a adressés peu avant la fn du mois de décembre 2021, lançait : « Désormais, nous savons où nous en sommes : il nous faut chasser Touadéra du pouvoir. »

Bokolobo

IL A PRIS LES ARMES PAR CONTRAINTE, POUR GAGNER DE L’ARGENT ET AVEC L’IDÉE DE PROTÉGER SA COMMUNAUTÉ ! C’EST COMME UNE MAFIA QUI MONNAYE ! SA PROTECTION ALI DARASSA AVAIT LES CARTES EN MAIN. IL A PROFITÉ DE LA TRANSITION PUIS DU DÉBUT DU MANDAT DE TOUADÉRA POUR CONSOLIDER SES POSITIONS ! L’IDÉE DE L’ACCORD DE KHARTOUM,C’ÉTAIT : UN TIERS POUR LE GROUPE ARMÉ DOMINANT, UN TIERS POUR WAGNER ET SES ENTREPRISES, UN TIERS POUR L’ÉTAT !

Nouveau massacre sur le chantier de Pandé (ouest), 17 personnes tuées

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Bangui, 8 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une dizaine de civils ont été tués, mercredi,  dans l’Ouest de la République centrafricaine lors d’une attaque imputée à des Mercenaires russes de la société Wagner  sur un chantier minier de Pandé, situé à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Lamy-Pont, proche de la frontière avec le Cameroun, selon un bilan provisoire établi par les autorités locales.

rca-nouveau-bombardement-russe-dans-le-nord-ouest-la-population-en-debandade/le-village-lamy-pont-apres-le-bombardement-russe-ce-mardi-31-aout-2021/” rel=”attachment wp-att-49817″ data-wpel-link=”internal”>Le village Lamy-Pont après le bombardement russe ce mardi 31 août 2021
Le village Lamy-Pont s’est vidé de ses habitants après le bombardement russe ce mardi 31 août 2021

 

Selon des sources locales ayant requis le strict anonymat, , l’attaque avait eu lieu mercredi 5 janvier 2022. Les mercenaires russes, qui ont soupçonné à tort la présence des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans cette localité, sont intervenus  violemment vers 6 heures du matin  en tirant sans distinction sur les gens qui s’apprêtaient à aller au travail. Même ceux qui sont rencontrés en route en train de se rendre sur le chantier soit pour vendre leurs produits, soit pour travailler  ont été systématiquement abattus à bout portant.

Le bilan provisoire faisait état d’au moins 17 morts et plusieurs cas de blessés. Certains blessés ont été transférés à Lamy-Pont, d’autres à Baboua et à Abba. Interrogés par CNC, les parents d’une victime ont indiqué que leur fils, tué dans l’attaque, était un acheteur de l’or. Il avait été tué, fouillé, son argent emporté ainsi qu’une quantité d’or en sa possession. On peut parler désormais d’un génocide programmé par ces hommes de Wagner avec la complicité du pouvoir en place.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

« Extermination ethnique en Centrafrique », le MPC de Mahamat Alkhatim réagit

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Centrafrique.org/rca-violente-attaque-des-groupes-armes-au-village-grevai-au-moins-10-morts-et-plusieurs-blesses/les-combattans-rebelles-du-mpc-de-mahamat-alkhatim/” rel=”attachment wp-att-45941″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/Les-combattans-rebelles-du-MPC-de-Mahamat-Alkhatim-450×425.jpg” alt=”Les combattans rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim” width=”450″ height=”425″ />
Les combattans rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim. Photo CNC

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N°003 DU MOUVEMENT PATRIOTIQUE POUR LA CENTRAFRIQUE (MPC)

 

Le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) attache un prix à ce communiqué et lance un vibrant alerte à l’opinion nationale et internationale relatif au nettoyage ethnique en cours dont les musulmans en sont la cible.

Le régime en place utilise désormais un stratégie hitlérien afin d’effacer l’identité musulmane de la République Centrafricaine.

Il ne se passe pas un jour sans qu’on assiste à des tueries en masses, Des exactions extra- judiciaire, des atrocités, des intimidations, des privations de liberté, des restrictions et confiscations des documents administratifs pour les sujets musulmans.

D’autre part, les commerçants musulmans et d’autres population sont harcelés, subissent des traitements cruels inhumain et dégradant, des taxations illégales, des biens Saisis. Dans certains localités leurs marchandises pillées, leurs femmes violées, violentées et rançonnées. Dans d’autres endroits ils sont privés de recueillir et inhumer dignement leurs morts.

Eu égard à ces atrocités et ce dessein machiavélique, le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) ne saurait demeurer silencieux devant de telles exactions et anéantissement de la communauté musulmane et d’autres communautés.

Le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) dénonce avec les dernières énergies cette nouvelle méthode oppressive et totalitaire.

Le Mouvement MPC exhorte la Communauté internationale, la Minusca, l’Union Africaine, et la CEAC dans son ensemble à prendre des dispositions nécessaires afin de protéger les commerçants et la population musulmane de même que les autres population de différentes confessions contre ce régime double face qui déclare à la communauté internationale autres choses et en réalité fait autres choses.

Le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC)              ne cesse d’admirer

la sérénité et l’assistance de la communauté internationale au chevet de la République Centrafricaine.

Le Général ABDRAMAN MAHAMAT Abfiessa

Chef d’état Major du Mouvement MPC

 

 

Dernière minute : KM5, un poste de police saccagé, une personne tuée

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Bangui, 7 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le quartier KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui, est à nouveau secoué ce vendredi par des détonations d’armes de guerre. Une personne serait tuée, deux autres blessées par balles.

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KM5

 

À en croire les témoins de la scène, tout avait commencé par une intervention des éléments de la gendarmerie au marché du quartier KM5 qui aurait mal tourné par des actes criminels.

D’après eux, un commerçant du marché KM5 qui aurait vendu des drogues de synthèse aux particuliers a été discrètement balancé aux forces de l’ordre  par un indicateur inconnu. Mais les forces de l’ordre, de leur côté, sont intervenues sur le lieu indiqué pour saisir la marchandise prohibée. Mais à leur arrivée, une discussion s’éclate avec le contrevenant, et celui-ci sortait son couteau et poignarde gravement le premier gendarme, puis le second. Suite à la gravité de la scène, les autres gendarmes sont intervenus pour interpeller le présumé criminel en faisant des tirs en l’air. Mais selon certains témoins, une personne aurait été tués, et deux autres blessées. Il est difficile pour le moment de parler d’un bilan définitif car  les détonations d’armes se font toujours entendre, suscitant la débandade générale de la population dans le marché du KM5.

Une unité de la gendarmerie vient d’arriver sur le lieu pour libérer leurs collègues coincés dans le commissariat de police du troisième arrondissement.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Le congrès national centrafricain pour la paix , la démocratie et le développement réagit sur la situation politique en Centrafrique

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Monsieur Ferdinand MBOKOTO – MADJI, Président du congrès national pour la démocratie

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE  

 

“Nous sommes contemporains; nous cheminons ensemble. Aucun d’entre nous ne peut se contenter de vivre isolé, dans sa bulle, guidé par son seul intérêt et fermé à tout horizon qui ne soit pas le sien. La vie, ce sont les autres” a dit la championne de la lutte contre l’impunité la célèbre magistrate Franco-Norvégienne EVA JOLY.

 

Sous le régime de Touadera, la République Centrafricaine est le royaume de l’impunité.

Un royaume dans lequel les dirigeants vivent au dessus des lois, parce qu’ils sont plus forts que la loi. Un univers dans lequel ceux qui sont au pouvoir ont en commun une mentalité prélogique. C’est le monde à l’envers.

Dans cet univers, quel développement voulons nous ? Quelle économie peut fonctionner sans la confiance du peuple ?

Quelle démocratie peut rester vivante si les élites au pouvoir et leurs alliés ont acquis, de facto, le pouvoir de violer la loi et la garantie de l’impunité ?

Le pouvoir absolu de Touadera protège les siens. La RCA est une démocratie de façade où , les rapaces, les criminels et les monarques de la mafia ont l’arrogance de l’impunité.

Le cynisme gagne du terrain dans notre pays. On assiste impuissant à une perte de la souveraineté de notre pays au profit de la Russie car les vampires du groupe Wagner exercent leurs influences sur tous les appareils étatiques. Aucune institution n’est à l’abri de la main mise du “python” Wagner.

 

Depuis l’arrivée de ces politicards aux affaires et que ce régime se retrouve dans   “l’arche du mal” , l’urgence humanitaire à atteint en 2021 une proportion jamais vue.

 

D’après l’OCHA, une agence des Nations unies, 3.100.000 personnes sur une population d’environ 5.000.000 d’habitants auront besoin en urgence d’assistances en 2022.

 

Le Peuple souffre à cause de la cécité de ces dirigeants.En Centrafrique, le danger est du côté de la justice.Tous ceux ou celles qui luttent pour la justice sont soumis à une pression inimaginable du régime, des vampires russes de la société Wagner et des “Requins” made in Touadera.

 

Tous les hommes politiques; les vrais et tous les défenseurs des droits humains et de la justice sont dans l’œil du cyclone.

A titre d’exemple, nous citerons la disparition tragique

de la Présidente de l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique ( AFJC) la regrettée Nadia Carine Fomel POUTOU et ses trois enfants dont un garçon et deux filles dans un incendie criminel des “Requins” dans la nuit du 24 juin 2021 à son domicile au quartier Lakouanga à Bangui.

 

Notre pays va de mal en pire. Et la RCA est prise en otage par un syndicat de criminels, d’escrocs et de délinquants économiques.

Ne laissons pas le temps à Touadera et sa bande de falsifier et de tordre l’histoire. Si nous ne voulons pas disparaître tous comme des idiots, prenons notre destin en main.

Levons nous, manifestons et poussons ce régime assassin qui détruit le pays et fait massacrer son peuple vers la porte de sortie.

 

La Liberté d’expression et de manifester pacifiquement est constitutionnellement garantie.

 

Faire reculer les frontières de l’impunité dans notre pays est un combat. Un combat coriace qui nécessite le courage et l’abnégation.

Touadera a négocié et noué une alliance formidable avec le Diable pour écraser le Peuple centrafricain.

 

Soyons conscients de la situation que traverse notre pays.On ne gagnera jamais en étant faible.

 

Dans son ” Cour magistral” N° 19 ( Partie 2/2) du 23 décembre dernier sur les réseaux sociaux, le Ministre Conseiller Très Spécial du Chef de l’Etat l’inamovible Fidèle GOUANDJIKA avait déclaré une série de vérités concernant ce régime agonisant.

 

Comme le CNCA-PDD, ce dernier appelle le peuple tout entier à ” un sursaut patriotique” pour dit- il   “dégager toute cette bande de criminels et délinquants économiques du pouvoir .”

 

Aussi, il s’est  posé cette question  : ” Où sont les anciens Premiers Ministres, les Ministres,  les Députés, les Ambassadeurs et les jeunes qui aspirent à diriger ce pays pour pour se lever et libérer ce peuple ? Car ce régime cherche à confisquer le pouvoir en voulant changer coûte que coûte la constitution pour un troisième mandat”.

 

En homme indépendant dit-il à qui veut l’entendre : ” les russes sont en Centrafrique pour leurs intérêts et non pour le peuple. Et  les richesses du pays sont pour le Président de la République Faustin Archange Touadera, ses femmes et ses proches. Dans notre pays qu’on prétend indépendant, on ne parle que d’aide budgétaire de la France .”

 

Pour terminer son cours magistral, ce Ministre Conseiller dit: ” Malgré la situation chaotique , ce sont ceux qui sont au sommet du pays qui vivent dans l’opulence. Le Président de la République, le Premier Ministre, le Président de l’Assemblée Nationale et les députés perçoivent à eux seuls et par mois respectivement 2.500.000 FCFA , 2.000.000 FCFA , 7.000.000 FCFA et 1.250.000 FCFA sans prendre en compte les fonds spéciaux  ou les caisses noires alors que,  les instituteurs à la retraite reçoivent la maudite somme de 54.000 FCFA par trimestre”. Quelle injustice dans cette nation!!!

 

Les centrafricains ont passé les fêtes de fin d’année dans l’indifférence totale cependant Touadera, Sarandji, Dondra, Grebanda, Sani Yalo, Zéphyrin Mamadou, Hassan Bouba et tous les autres marionnettes à la Présidence, dans le gouvernement, à l’Assemblée Nationale, dans la hiérarchie de l’armée  étaient dans une joie immense et indescriptible.

 

Les fonctionnaires et agents de l’État vivent encore et toujours  dans la mendicité avec leurs familles.

 

L’argent du contribuable est pour des dépenses de prestiges et déversé par les pontes du régime sur un musicien invité par leurs soins.

Un pays où un artiste étranger arrive et se fait recevoir en audiences solennelles par respectivement le Chef de l’Etat, le Président de l’Assemblée Nationale et le Premier Ministre. Quel paradoxe ? Oui, la RCA à l’ère de Touadera est le pays de tous les paradoxes.

 

C’est pourquoi nous appelons tous les Centrafricains à se lever pour mettre fin à ce régime minable qui fait la honte de notre pays par une série de manifestations populaires .

 

Nous prions tous les Partis Politiques ; ceux qui sont pour la Démocratie , la Liberté d’expression et de manifestation ; ceux qui sont opposés à la tyrannie, à l’oppression, à la dilapidation de nos richesses ; ceux qui ne sont pas atteints du syndrome de Stockholm ou de Tchernobyl ; ceux dont les responsables ne sont pas des marionnettes ou des patins de Touadera ; ceux enfin qui ne cautionnent  pas l’hypocrisie des dirigeants actuels du pays, d’appeler leurs  partisans à se joindre à nous et participer à ce soulèvement populaire et démocratique historique.

 

Nous demandons aux fonctionnaires et agents de l’État, ceux qui aiment sincèrement la Centrafrique, de résister et refuser d’exécuter les ordres illégitimes qui sont de nature à anéantir d’avantage ce peuple patient mais prêt à se soulever pour arracher ses libertés.

Nous appelons donc à une grève générale illimitée.

 

Nous demandons à tous les Centrafricaines et Centrafricains de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud de faire chaque soir des concerts de casseroles en faveur de nos compatriotes victimes de la barbarie de Touadera, du gouvernement, de l’Assemblée Nationale et de la nébuleuse Wagner .

 

Bangui, le 07 janvier 2022

Le Président National et

Fondateur du CNCA-PDD

 

Ferdinand MBOKOTO – MADJI

 

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E-mail : cncapdd@gmail.com/cnca_pdd@yahoo.com

 

 

 

RCA : grève illimitée maintenue à l’université de Bangui  

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Bangui, 7 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Grève illimitée maintenue à l’université de Bangui suite au rejet ce vendredi 7 janvier 2022 de l’accord signé la veille entre le gouvernement et le secrétaire général du syndicat national autonome des enseignants du supérieur, et ce,  sans autorisation de la base.

centrafrique.org/la-banderole-de-la-greve-ou-on-mentionne-universite-de-bangui-en-greve-collectif-des-integrables/” data-wpel-link=”internal”>Véhicule humanitaires bloqués par les rebelles à Bakouma
La banderole de la grève où on mentionne Université de Bangui en grève, collectif des intégrables

 

C’est à l’issue de leur assemblée générale tenue ce jeudi 6 janvier 2022 que les enseignants du supérieur ont exprimé leur position. Selon eux, le secrétaire général Monsieur Eddy Romuald Wode Palem  n’a pas rencontré la base avant de signer ledit accord avec le gouvernement.

Le 31 décembre 2021, les enseignants de l’université avaient décidé d’entrer en grève illimitée après leur grève de 21 jours. Mais ce mercredi 5 janvier dernier, lors de la rencontre entre le syndicat et le gouvernement, un document d’accord a été signé,  et les responsables syndicaux appellent à la reprise des cours lundi prochain. Sauf que les enseignants, de leur côté,  rejettent en bloc cette entente et maintiennent toujours leur grève illimitée.

Selon le secrétaire général du syndicat autonome des enseignants du supérieur, il ressort de cet accord qu’ils observent une trêve d’un mois pour permettre  non seulement la reprise des activités, mais aussi permettre au gouvernement de pouvoir signer un décret entérinant l’engagement du gouvernement.

Rappelons que les enseignants du supérieur revendiquent cinq points, entre autres la revalorisation de leur salaire conformément à leur statut particulier dont le décret d’application traîne dans le tiroir;  la nomination d’un nouveau recteur, car le professeur Jean Laurent Sissa-Magalé est déjà nommé ministre depuis plus de 6 mois et la prise en compte des enseignants en phase d’intégration.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Ngakobo : près d’une centaine des rebelles de l’UPC dépose les armes

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Bangui, 7 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis près d’une année, c’est la deuxième vague la plus importante des éléments rebelles de l’UPC qui dépose volontairement leurs armes aux autorités centrafricaines. Ce jeudi 6 janvier 2022, près d’une centaine des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) a exprimé leur volonté de reprendre la vie civile.

Les soldats FACA
Les soldats FACA

 

Selon les autorités militaires et administratives du village  Ngakobo, ce jeudi 6 janvier, 90 éléments rebelles de l’UPC sont sortis de leur maquis pour demander leur désarmement. Parmi les rebelles figure un colonel de l’UPC, Monsieur  Hamadou Robo qui a longtemps terrorisé les populations de la Ouaka, particulièrement de Ngakobo.

Pour l’heure, ils sont cantonnés dans la base des Mercenaires russes à Bambari en attendant leur transfèrement dans la capitale.

Rappelons qu’il y a deux semaines, une centaine des combattants rebelles de l’UPC étaient sortis de leur maquis vers Alindao pour demander leur désarmement aux autorités militaires locales. Ils ont été transférés à Bambari, et incorporés dans l’unité de lutte  chargée de capturer le chef rebelle Ali Darassa, patron de l’UPC.

Affaire à suivre.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

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Pendant que les FACA meurent, les Russes s’enrichissent

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Bangui, 7 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Initialement, il n’était question pour les mercenaires de la Société Wagner que de l’encadrement des nouvelles recrues des FACA, puis cela a été de combattre aussi à leurs côtés. En effet, selon des révélations publiées sur le site EUobserver, les membres de Wagner dont désormais chargés de la formation et du commandement de bataillons d’infanterie territoriale. Après les BIT7, BIT8, et BIT9, c’est le BIT10 qui est entre les mains de Wagner. Doté de 500 hommes, ce bataillon est dès à présent exclusivement formé par les Russes à Bérengo. Ces Russes se substituent ainsi de façon dangereuse à la formation dispensée par l’EUTM-rca. Cette formation inadaptée empêche notamment tout développement de l’autonomie des chefs et leur permet de renforcer leur emprise sur le pays au détriment de la sécurité des populations. Et chemin faisant, ces mercenaires sont passés de la sécurité à la prédation des richesses du pays.

Les nouvelles recrues de l'armée nationale réunies après leur ballotage. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Les nouvelles recrues de l’armée nationale réunies après leur ballotage. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Grâce à ses alliés héritiers de l’Union soviétique, Touadéra est maintenu au pouvoir. En contrepartie Wagner est récompensé pour les services rendus : Des contrats miniers, le contrôle des douanes, sont octroyés à Wagner sans l’aval de l’assemblée nationale. Ce n’est pas surprenant puisque Gouandjika, le conseiller controversé du président, avait déclaré qu’il faudrait remercier les Mercenaires russes de tous les services rendus et que la nation devrait être reconnaissante pour tout ce qu’ils font.

 

Reconnaissante jusqu’à quel point ?

Jusqu’au sacrifice ultime des soldats centrafricains qui sont laissés seuls sans ordre dans les bases et les camps les plus éloignés ? Jusqu’à la perte de soldats centrafricains qui sont envoyés combattre les rebelles seuls et sans moyens afin qu’ils servent de chair à canon ? Et pendant ce temps-là, que font les mercenaires russes ? Ils protègent et assurent le pillage des ressources du pays avec la bénédiction tacite du gouvernement.

 

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder la réalité en face.

Il y a quelques jours, le poste FACA de la ville de Kouango a été attaqué par les rebelles. Où était Wagner ? Déjà en septembre, à Kombélé, une position des FACA avait été attaquée par des membres de l’UPC faisant deux morts et deux otages parmi les soldats centrafricains, et toujours pas de Wagner à leurs côtés. Les amis du président étaient certainement plus occupés à piller les richesses du pays pour satisfaire l’appétit de l’ours.

Une preuve de plus que la société militaire privée Wagner est bien présente pour enrichir les poches de la Russie en exploitant les ressources naturelles du pays au détriment des forces armées locales sacrifiées au nom du profit. La défense du pays est ainsi réalisée par des chasseurs de primes opportunistes et sans scrupule que sont les mercenaires de Wagner.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : quand Monsieur Marwan GUINON, chargé de mission à l’assemblée nationale soulève un tollé sur les réseaux sociaux

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Bangui, 7 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Invité du journal télévisé sur la chaine camerounaise pro-russe Afrique Média, Monsieur Marwan NGUINON, chargé de mission en charge de la communication auprès du Président de l’assemblée nationale tient des propos contradictoires et non sens, parfois avec de langage qui est incompréhensible proche de charabia, soulevant un tollé sur les réseaux sociaux.

Monsieur Marwan Guinon
Monsieur Marwan Guinon sur le plateau de la chaine Africa télévision

 

« ‎La langue de Molière souffre…. Peut -être aurait il été aisé pour lui qu’il s’exprime en russe…? »…, commente un internaute sur Facebook. Et il n’est pas le seul. C’était une vague déferlante des critiques sur les réseaux sociaux. Pour certains, il n’était pas à la hauteur….

« si l’Assemblée Nationale pourrait choisir d’autres personnes pour ce genre de débats sur Afrique Media, un média panafricain le plus suivi de l’Afrique francophone ? Aymar Guinon, représentant l’AN sur ce plateau consacré à la présence Russe en Afrique, n’est pas du tout à la hauteur des échanges. On ne joue pas avec l’image du pays à ce point. Corrigez cela vite », lance le Journaliste Vianney Ingasso sur Facebook.

À lire aussi : Centrafrique : Bienvenu Guinon, un célèbre escroc à la tête d’une association pro-Touadera.

Rappelons que Monsieur Bienvenu Marwan Guinon, à cette époque,  fût en 2018 Président de la Communauté Centrafricaine de France (CCFR). Mais il a été démasqué le lundi 12 février 2018 par certains membres du bureau de l’association qui ont mis à nu son casier judiciaire dans une vidéo en ligne  sur les réseaux sociaux du chargé et Porte-Parole, Monsieur Didier Martial PABANDJI. Une vidéo dans laquelle il a demandé simplement sa démission pour tromperie et escroquerie aggravée.

À lire aussi : Centrafrique : la Communauté Centrafricaine de France (CCFR) ébranlée par le scandale d’escroquerie et tromperie aggravée du Président GUINON

 

 

 

 

 

Faire rayonner l’esprit d’amitié et de coopération Chine-Afrique Construire ensemble une Communauté de destin Chine-Centrafrique dans la nouvelle ère

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Centrafrique.org/rca-coronavirus-la-chine-populaire-faite-a-nouveau-des-dons-des-kits-sanitaires-aux-forces-armees-centrafricaines/sony-dsc/” rel=”attachment wp-att-39863″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/08/ambassadeur-de-chine-avec-la-ministre-de-la-défense-au-côté-dun-échantillon-de-dons-chinois-le-12-août-2020–450×377.jpg” alt=”l’ambassadeur de Chine populaire en RCA, le diplomate Chen Dong et la ministre de la défense Marie-Noëlle Koyara le 12 août 2020 au ministère de la défense nationale à Bangui lors de la remise des dons chinnois des kits sanitaires” width=”450″ height=”377″ />
L’ambassadeur de Chine populaire en RCA, le diplomate Chen Dong et la ministre de la défense nationale Marie-Noëlle Koyara, lors de la remise des dons chinois des kits sanitaires aux forces armées centrafricaines le 12 août 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

 

 

Construire ensemble une Communauté de destin Chine-Centrafrique dans la nouvelle ère

 

S.E.M. CHEN Dong

Ambassadeur de la République Populaire de Chine

en République Centrafricaine

 

Les 29 et 30 novembre 2021, la 8e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération Sino-Africaine (FCSA) s’est tenue avec succès à Dakar. A la cérémonie d’ouverture, S.E.M. le Président Xi Jinping a prononcé par liaison vidéo un discours principal intitulé Poursuivre la tradition de solidarité pour construire ensemble une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique dans la nouvelle ère, dans lequel il a avancé l’esprit d’amitié et de coopération Chine-Afrique, quatre propositions pour construire une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique dans la nouvelle ère et « neuf programmes » de coopération pour les 3 ans à venir. Ce discours indique l’orientation à suivre pour les relations sino-africaines. S.E.M. WANG Yi, Conseiller d’État et Ministre des Affaires Étrangères et S.E.M. WANG Wentao, Ministre du Commerce de la Chine y ont été présents avec leurs homologues africains et ont adopté à l’unanimité quatre documents de fruits. Ce qui illustre parfaitement la dynamique de la coopération sino-africaine et la forte volonté des deux parties de conjuguer les efforts pour surmonter les difficultés présentes et de réaliser un développement commun.

Pourquoi la Chine et l’Afrique maintient toujours une bonne relation ? S.E.M. le Président Xi Jinping a donné la réponse dans son discours. C’est parce que la Chine et l’Afrique ont élevé ensemble l’esprit d’amitié et de coopération Chine-Afrique, à savoir « l’amitié sincère et l’égalité, le bénéfice mutuel et le développement commun, l’équité et la justice, ainsi que les progrès en phase avec notre époque et l’ouverture et l’inclusion ». En effet, l’esprit d’amitié et de coopération Chine-Afrique prolonge ses racines dans la profondeur de l’histoire. La Chine et l’Afrique, partageant des parcours historiques similaires, se sont prêtées mutuellement sympathie et soutien dans la lutte pour la libération nationale. Après la fondation de la République Populaire de Chine, les dirigeants de la première génération, comme l’ancien Président Mao Zedong et l’ancien Premier Ministre Zhou Enlai, ont établi une amitié profonde avec les dirigeants africains de l’époque, et ont bâti ensemble une base solide pour les relations d’amitié Chine-Afrique. Au cours des 65 ans écoulés depuis l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l’Afrique, les peuples Chinois et Africain ont non seulement noué une fraternité indéfectible dans la lutte contre l’impérialisme et le colonialisme, mais aussi travaillé ensemble dans la recherche du développement et du redressement. Les relations sino-africaines offrent toujours un bon exemple du respect mutuel, de la compréhension réciproque et du traitement d’égal à égal entre de différents pays. L’esprit d’amitié et de coopération Chine-Afrique reste aussi d’actualité comme principe directeur majeur pour établir un nouveau type de relations internationales.

La Chine est le plus grand pays en développement, l’Afrique est le continent regroupant le plus grand nombre de pays en développement. Sous le guide de l’esprit d’amitié et de coopération Chine-Afrique, la coopération sino-africaine a connu un grand essor et contribue sans cesse au bien-être des peuples Chinois et Africains. Depuis la fondation du FCSA, le volume des échanges commerciaux a augmenté de 87,37 milliards de yuan RMB en 2000 (7,97 billions de FCFA) à 1,3 billions de yuan RMB (118 billions de FCFA) en 2020. Jusqu’en 2021, l’Union africaine et 52 pays africains, y compris la RCA ont signé le mémorandum d’entente sur la coopération « la Ceinture et la Route ». Face à l’épidémie de la Covid-19, la Chine a déjà offert 180 millions de doses de vaccins anti-Covid-19 chinois à 53 pays africains et à l’UA. La RCA figure parmi les pays amis importants de la Chine et la Chine, fidèle aux principes de « sincérité, résultats effectifs, amitié et bonne foi », a travaillé inlassablement pour accompagner nos amis Centrafricains dans leurs efforts pour réaliser la paix et le développement.

Durant l’année 2021, dans le domaine politique, la Chine a soutenu la RCA en votant deux fois abstention au Conseil de sécurité des Nations Unies. Face à la Covid-19 et au paludisme, la Chine a offert plus de 300 mille masques, 150 mille doses de vaccins anti-Covid-19, 60 000 kits de test, 50 respirateurs, 30 générateurs d’oxygène et des médicaments anti-paludisme d’une valeur de 3 millions de yuan RMB (273 millions de FCFA). Le 21 décembre 2021, l’Ambassade de Chine a transmis le don des matériels policiers offert par le Ministère de la Sécurité Publique de la Chine et le don des aliments autochauffants militaires au Ministère de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique de la RCA. Et trois jours après, notre Ambassade a fait un don des appareils électroniques au Ministère des Affaires Étrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’Étranger.

Aujourd’hui, le monde traverse des changements majeurs inédits depuis un siècle. Mais quelle que soit l’évolution de la situation internationale, la Chine et l’Afrique sont toujours intimes frères et amis fiables. Aucune force ne peut bouleverser la coopération sino-africaine. Lors de la 8e Conférence ministérielle du FSCA, S.E.M. le Président XI Jinping a annoncé que la Chine travaillerait en étroite collaboration avec les pays Africains pour mettre en œuvre les « neuf programmes » pour les trois ans à venir. Ce qui offre de nouvelles opportunités à la coopération amicale entre la Chine et la Centrafrique.

Premièrement, la Chine va continuer à faire jouer un rôle d’orientation des échanges entre les deux chefs d’Etat au développement des relations sino-centrafricaines, à consolider davantage la confiance politique mutuelle, et à se témoigner soutien ferme sur les questions touchant aux intérêts vitaux et aux préoccupations majeures de l’autre avec la RCA pour lutter ensemble contre le « Virus politique », comme affirmé par S.E.M. WANG Yi, Conseiller d’Etat et Ministre des Affaires Etrangères de la Chine et S.E.Mme Sylvie Baïpo Temon, Ministre des Affaires Etrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’Etranger de la Centrafrique lors de leur rencontre à Dakar.

Deuxièmement, la Chine va continuer à soutenir les efforts de la RCA dans sa lutte contre la Covid-19 non seulement à travers des dons de vaccins anti-Covid-19 et des matériels sanitaires, mais aussi par la Mission médicale Chinoise à l’Hôpital d’amitié Chine-Centrafrique qui se tient à la pointe dans la lutte contre l’épidémie en RCA. La Chine entend aussi fournir des efforts pour soutenir l’amélioration des conditions médicales de la population Centrafricaine.

Troisièmement, la Chine va continuer à accompagner la RCA dans sa lutte contre la pauvreté et à faire porter des fruits abondants de la coopération entre nos deux Pays, surtout dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route ». Le projet du champ solaire à Bangui est prévu mis en service en 2022, qui va beaucoup améliorer l’approvisionnement d’électricité à Bangui. Les experts Chinois de la technologie de JUNCAO vont s’efforcer d’établir une ligne de production mécanisée sur la base de la construction d’une ligne de production manuelle pour la culture des champignons à l’Institut centrafricain de la Recherche Agronomique.

Quatrièmement, la Chine va continuer à renforcer les échanges humains et culturels avec la RCA. En 2021, l’Institut Confucius de l’Université de Bangui a été officiellement établi. Plus de 130 étudiants y ont fini avec succès leurs études. L’Institut de Confucius va continuer jouer son rôle de pont pour renforcer sans cesse la connaissance et l’amitié entre les deux peuples.

L’avènement d’une année nouvelle marque le démarrage d’un renouveau général. Pour l’année 2022, la Chine, fidèle à l’esprit d’amitié et de coopération Chine-Afrique, va continuer à mettre en valeur la pensée de Xi Jinping sur la diplomatie, et à approfondir la coopération pragmatique avec la Centrafrique pour construire ensemble une Communauté de destin Chine-Centrafrique dans la nouvelle ère. Nous sommes convaincus que sous la direction de S.E.M. le Président XI Jinping et de S.E.M. le Président Faustin Archange TOUADERA, les relations sino-centrafricaines réaliseront des progrès plus brillants et atteindront encore un niveau plus élevé.

Centrafrique : Une scène de crime découverte à Yidéré, 18 squelettes humains retrouvés

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Bangui, 7 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Insolite. Plusieurs restes humains datant de moins de trois mois, d’après les familles de certaines  victimes, ont été mis au jour jeudi 6 janvier 2022 dans la localité de Yidéré, dans la préfecture de Mambéré-Kadéï, situé à une soixantaine de kilomètres de Lamy-Pont, à l’ouest de la République centrafricaine.

centrafrique.org/squelettes-humains-retrouves-a-yidere/” data-wpel-link=”internal”>Squelettes humains retrouvés à Yidéré
Une partie des images des Squelettes humains retrouvés dans la localité de Yidéré, dans la Mambéré Kadéi le 6 janvier 2022.

 

Les squelettes de près de 20 humains ont été retrouvées à l’Ouest de la République centrafricaine. Leur mort remonte à la fin de l’année dernière, probablement au mois d’octobre lors de la contre-offensive des Mercenaires russes contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) au lendemain de l’embuscade qui a coûté la vie aux trois de leurs dans le village Banga, dans la commune de Haute-Bombé. Mais les victimes présentent  les stigmates d’un massacre violent. Selon la famille d’une victime dont le corps a été identifié grâce à sa chaussure, les 18 squelettes humains retrouvées ont été découvertes dans la forêt par des éleveurs.  D’après des sources locales, les victimes étaient toutes de la religion musulmane. Elles auraient été capturées et tuées par les mercenaires russes.

Les 18 squelettes retrouvées constituent un véritable témoignage d’un massacre de masse perpétré par les hommes de Wagner sur la population centrafricaine.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

N’existe-t-il pas de l’opposition démocratique en Centrafrique ? Le bossu ne voit pas sa bosse  

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Ayant suivi Abdoulaye IBRAHIM je me donne le droit de donner mon point de vue en tant que camarade et militant déterminé de mon parti, le MLPC.

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Monsieur Abdoulaye Ibrahim

 

Je trouve à la limite provocateur et diffamatoire les propos de ce dernier qui se permet dans une litote de faire une généralisation selon laquelle il n y a pas d’opposant en centrafrique et qu’il est ahuri de voir des opposants se contenter que des activités champêtres. Propos qui selon moi s’adresse tacitement au camarade Président Martin Ziguelé.

Il me semble important de rappeler aux uns et autres que durant la première mandature de Touadera, le MLPC est signataire d’un accord politique avec le candidat et président Faustin Archange Touadera. Par conséquent le MLPC et son président ne pourrait être opposant.

Cependant, il s’avère important de rappeler qu’à l’aune tout comme à l’aube des élections groupées de décembre 2020-2021, le MLPC par la voix de son président avait d’abord rappelé à l’opinion nationale et internationale la caducité de notre accord à l’issue de ces élections.

Au moment du déroulement de ces élections, Martin Ziguele était le premier à sonner l’alarme quant à ce qui se préparait. Nous avons en mémoire le bras de fer autour de la conception et de l’adoption de la loi organique de L’ANE dont Martin Ziguele se voulait véritablement démocratique. On se souvient des multiples alertes du président Martin Ziguele par rapport à une élection Truquée et ses conséquences (toutes ces bandes d’interventions et d’interview sont là partout sur la toile et dans des discothèques de la place).

Les élections au forcep proclamant le vainqueur et c’est encore le Mlpc par la voix de son président qui fut le premier à intervenir en démocrate et patriote et afin de préserver la paix et ne privilégier que la démarche démocratique, prendre acte des résultats et qualifie de facto les événements d’escroquerie politique et éveille la conscience de tous sur les possibles et graves conséquences que cela allait produire.

Aujourd’hui quasiment un an jour pour jour que le président Martin Ziguele se détermine comme opposant politique avec une grande constance dans ces actions. À moins que ce Abdoulaye IBRAHIM n’ait pas de suite dans ses idées ou a-t-il tenu ces propos à dessein contre Martin Ziguele qui aujourd’hui et encore comme hier le véritable opposant actif aux régimes d’amateurs que le pays ait connu et connaît encore.

Peut-on penser que la stratégie d’abdoulaye Ibrahim et ses mentors consiste à dénigrer MZ pour se faire passer aux yeux de l’opinion nationale et internationale comme les premiers opposants au régime Touadera et donc dans la foulée effacer le véritable démocrate de notre pays qui n’est autre que MZ ? Véritable démagogie et manipulation d’un autre siècle.

Je me permets ici de vous rappeler que si vous manquez de suite dans les idées ou si vous n’avez pas de mémoire et bien moi non.Opposant pugnace à critique constructif suivant les principes démocratiques, Martin Ziguele et le MLPC demeurent très actif depuis la fin du dernier processus électoral.

Martin Ziguele, le premier à dénoncer l’alliance avec les Mercenaires russes du groupe WAGNER dans la conduite des affaires de l’état.

Martin Ziguele, le premier à dénoncer les pactes avec des chefs rebelles qui ne sont pas des centrafricains et demandant haut et fort leur extradition dans leur pays d’origine.

Encore le Mlpc par la voix de son président qui fut le premier à intervenir en démocrate et patriote et afin de préserver la paix et ne privilégier que la démarche démocratique, prendre acte des résultats et qualifie de facto les événements d’escroquerie politique et éveille la conscience de tous sur les possibles et graves conséquences que cela allait produire.

Martin Ziguele, le premier à souligner haut et fort la peur des centrafricains à se prononcer sur les dérives du régime actuel.

Martin Ziguele, le premier à attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les différents massacre des populations de notre pays.

Martin Ziguele, le premier et le dernier à dire haut et fort sur Rfi les dernières dérives totalitaires de ce régime et affirme et confirme son retour chez lui.

À nous camarade Mlpc de ne pas vite tomber dans le buzz. Soyons capable de toujours rappeler les efforts de notre parti et donc de notre leader. Acquisser les propos d’un truand qui minimise les actions politiques de toute une opposition démocratique c’est faire le lit aux groupes armés.

ZIGUELE ! ZIGUELE ! ZIGUELE ce nom aussi sucré que la canne à sucre de Ngakobo…

 

Mi Yazere de Parawa

Rapporteur Général Adjoint provisoire des Jeune leader de la plate-forme des jeunes de l’opposition démocratique.

 

RCA : un référendum constitutionnel couplé avec les municipales sera organisé en 2022

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Bangui, 6 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ça y’est! Touadera a enfin décidé d’emboîter les pas de l’ancien Président guinéen, le socialiste  alpha Condé. La tentation du troisième mandat pour Faustin Archange Touadera, 64 ans, devient désormais une réalité. Les cadres restreints de son parti, les cœurs unis ( MCU) ont également donné leur feu vert. Un référendum constitutionnel sera organisé en même temps que les élections municipales en 2022 pour enfin sauter le verrou constitutionnel limitant le mandat présidentiel à 5 ans renouvelables une fois.  

Un soldat de la Minusca, un paramilitaire russe et un membre de la garde présidentielle montent la garde pendant que Faustin-Archange Touadera vote à Bangui, en République centrafricaine, lors des élections présidentielle et législatives, le 27 décembre 2020. ALEXIS HUGUET / AFP
Un soldat de la Minusca, un paramilitaire russe et un membre de la garde présidentielle montent la garde pendant que Faustin-Archange Touadera vote à Bangui, en République centrafricaine, lors des élections présidentielle et législatives, le 27 décembre 2020. ALEXIS HUGUET / AFP

 

L’annonce prochaine de l’organisation d’un référendum  constitutionnel risque d’accroître les tensions politique déjà vives dans le pays. Selon un cadre influent du parti au pouvoir, les cœurs unis,  le chef de l’État, le professeur Faustin Archange Touadera,  devrait, solennellement,  profiter du prochain dialogue Républicain pour annoncer la modification constitutionnelle comme une recommandation issue de cette assise. Malheureusement, les partis politiques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), le parti MLPC dirigé par le député Martin Ziguélé, la PATRIE  de Monsieur Crépin Mboli-Goumba, après l’annonce du Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji de ressusciter la demande de la levée de l’immunité parlementaire des leaders de l’opposition, ont annoncé  leur retrait de leurs représentants du comité d’organisation du Dialogue républicain. Ce qui semble fragiliser la position du pouvoir qui voudrait faire le jeu avec une stratégie de noyade de l’opposition. Mais le chef de l’État, toujours déterminé à aller jusqu’au bout de ses rêves, a réuni les cadres restreints de son parti pour décider autrement : un nouveau référendum constitutionnel sera organisé en même temps que les municipales en 2022 – 2023.

Le chef de l’État, avec ses conseillers russes, pense qu’ils mènent actuellement une meilleure stratégie pour fragiliser l’opposition démocratique et enfin avoir le boulevard libre. Mais pour les Centrafricains, ils sont actuellement en train de basculer le pays sur une mauvaise pente.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Bouca, Batangafo : les soldats FACA en colère

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Bangui, 6  janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – une semaine après l’assassinat du lieutenant de l’armée nationale du nom  Amady Jérémy  par les Mercenaires russes de la société Wagner dans la nuit du mardi à mercredi 29 décembre 2021 à l’entrée de la ville de Bouca, les soldats FACA, détachés dans la région, sont en colère. Ils dénoncent l’attitude de ces hommes de Wagner qui ne cessent de les agresser, les voler, les violer, parfois les jeter en prison sans raison. Ils appellent à l’aide la population.

Les nouvelles recrues de l'armée nationale réunies après leur ballotage. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Les nouvelles recrues de l’armée nationale réunies après leur ballotage. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

 

« On ne peut que demander la population centrafricaine à l’aide. Elle peut nous aider à sortir de cette nouvelle prison à ciel ouvert que nous vivons en ce moment. Nous, de notre côté, on ne peut rien faire du moment où ces mercenaires russes traitent directement avec le chef de l’État. Même l’état-major de notre armée ne peut rien faire. Si l’on ose parler, on va nous traiter comme des fauteurs de trouble, les ennemis du pouvoir. La seule solution, c’est la population. Si elle demande le départ de ces hommes de Wagner de la RCA, cela pourrait peut-être avoir un écho de la part du pouvoir. Mais pour le moment, nos dirigeants sont aussi pris en étau », déclare un sous-officier à Batangafo, chef-lieu de la préfecture de l’ouham-Fafa.

Mais selon un sous-lieutenant, les graves problèmes avec ces Russes, c’est la compréhension.

« Ces hommes de Wagner ne nous comprennent pas. Hors-mis la barrière linguistique, ils nous traitent comme des riens, peut être leur esclave. Si l’on revient par exemple d’une patrouille, ils nous forcent à fouiller nos poches afin de leur donner soi-disant une partie du butin. Mais quel butin ? Dans leurs esprits, ils pensaient qu’on était parti faire des opérations, tuer des rebelles, les fouiller, ramasser leurs biens, ou parfois faire carrément un hold-up d’un magasin quelque part. Il faut donc leur partager aussi une partie des butins. Sans quoi, ils vont nous créer des problèmes, ou nous mettre dans un avion à destination de prison à Bangui », s’indigne ce sous-lieutenant des forces armées centrafricaines (FACA).

Un comportement largement dénoncé par la quasi-totalité des militaires de l’armée nationale :

« Nous pensons que ces hommes sont venus pour nous aider, mais c’est tout le contraire. Parfois lors de combat, ils nous poussent à nous mettre devant eux comme leur bouclier », déclare un autre Soldat FACA détaché à Bouar.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Le consul de Centrafrique en Belgique, principal bénéficiaire de la lutte anti-Covid à Bangui

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Par Africa Intelligent

Bangui, 6 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le ministère des finances centrafricain a publié à la fin du mois de décembre une liste des différents contrats signés par Bangui dans la lutte contre le Covid-19, qui atteignent le montant global de 2,8 milliards de francs CFA (43 millions d’euros).

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faustin-archange-touadera-et-dimitri-mozer-le-mercredi-6 mars2019 à Bruxelles.

 

Selon le document du ministère, le principal bénéficiaire en 2021 est la société Facility+, détenue par le russe Dimitri Mozer, par ailleurs consul général honoraire de Centrafrique à Liège, en Belgique. Facility+ a signé avec le ministère de la santé un contrat de plus 1,4 milliard de francs CFA (2,1 millions deuros) portant sur  la fourniture de tests Covid, antigéniques et PCR. Elle est par ailleurs la seule entreprise de la liste à avoir bénéficié d’une procédure dentente directe, alors que ses concurrents sont passés par un appel d’offres restreint.

Le russe Dimitri Mozer, nommé consul par François Bozizé au début des années 2000, a su se faire une place dans le dispositif de l’actuel président Faustin Archange Touadéra. L’homme d’affaires est devenu I’un des sherpas officieux du chef d’État centrafricain lors de ses voyages en Belgique, ou encore aux Émirats arabes unis. Il faisait ainsi partie de la délégation présidentielle lors du déplacement à I’Exposition universelle de Dubaï, en décembre dernier (AI du 3o/11/21).

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EUTM RCA toujours aux côtés des Centrafricains

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Bangui, 6 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce mercredi 5 janvier, à Bangui, un don de repas a été réalisé par EUTM rca au profit de la Jonathan House.

200 repas conditionnés réalisé par, #EUTMRCA, au profit de la Jonathan House qui regroupe un orphelinat de 28 enfants, une école de 400 élèves et depuis peu une clinique
200 repas conditionnés réalisé par, #EUTMRCA, au profit de la Jonathan House qui regroupe un orphelinat de 28 enfants,
une école de 400 élèves et depuis peu une clinique

 

La mission principale d’EUTM RCA est de fournir des conseils au niveau stratégique aux Forces Armées Centrafricaines dans le cadre du Plan National de Défense validé par le Président de la République et chef de l’Etat, le Professeur Faustin Archange Touadera.

Au-delà de cette mission purement militaire qui mobilise les 160 militaires européens du camp Moana à M’Poko, EUTM RCA ne manque aucune occasion n’apporte son aide aux centrafricains qui sont dans le besoin.

C’est ainsi que plus de 200 repas ont été offerts par les hommes du Général de Montgros qui commande EUTM RCA à la Jonathan House. Cet établissement créé en 2012 sous l’impulsion d’un américain, M. Carter Strand, est composé d’un orphelinat qui accueille sous son aile protectrice 28 enfants de 0 à 19 ans, d’une école qui instruit 450 élèves et enfin, depuis peu, d’une clinique où 80 enfants sont nés en 2021.

Ce don a été réceptionné par Mme Dona Bixby représentant la Jonathan House et permettra d’apporter un complément alimentaire au profit des enfants. Ce geste témoigne de l’intérêt permanent que porte EUTM RCA pour les Centrafricains depuis 2016.

 

BIEN ENSEIGNER LES ENFANTS D’AUTRUI COMME J’AIMERAIS QUE MES PROPRES ENFANTS SOIENT ENSEIGNÉS”, DIXIT DR. DÉSIRÉ DOMINIQUE ERENON

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AVANT D’ALLER SE TENIR DEVANT LES ENFANTS D’AUTRUI, IL FAUT EN AVOIR LES COMPÉTENCES ET LES QUALITÉS NECESSAIRES.

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Docteur Dominique Désiré ERENON

 

Je ne le dirai jamais assez, on ne badine pas avec la science. L’université est le monde de la science et surtout de l’excellence.

Pour y parvenir, il faut alternativement mais synergiquement, chez l’étudiant, de la patience et de l’endurance, et chez l’enseignant, de la conscience.

Conscient de cette vérité première, et avant d’aller se tenir dans un amphithéâtre d’une Faculté, devant les enfants d’autrui en quête de connaissances, l’enseignant s’enferme et se prépare, ce qui lui permet d’être compétent, surtout à l’aise quand il enseigne et lui permet d’offrir aux étudiants la possibilité de bien comprendre et assimiler les cours.

La vie professionnelle d’un enseignant ne se limite donc pas seulement aux seules heures de cours qu’il dispense. Il y a aussi et surtout des heures, beaucoup d’heures d’ailleurs, de travail solitaire, souvent à la maison, la nuit, tôt le matin, la journée. C’est la phase où l’enseignant se retrouve seul, dans le calme pour réfléchir, douter de ses connaissances, parcourir, lire, tout en les confrontant, différents ouvrages, manuels et articles scientifiques, en recueillir une meilleure substance scientifique avant de faire le montage et l’actualisation du cours à dispenser. Les enfants d’autrui ont droit à l’éducation mais davantage droit a de bons enseignements.

Dans la société, tout commence à l’école ; tout part de l’école, l’école de la République, pas l’école de la facilité ou des raccourcis. Valorisons et respectons l’école.

Chez nous, beaucoup reste à faire, au-delà du refrain politique et électoraliste selon lequel l’éducation serait la priorité des priorités.

L’enseignement dans mon cher pays relève pour l’instant du sacerdoce : Maitre-Assistant à l’université de bangui, je gagne actuellement 340.000 F CFA par mois, quand bien même formé à l’Université de la Sorbonne à Paris. Il faut que ça change, pas pour moi mais pour tous les enseignants de la maternelle au supérieur, en passant par le secondaire. Il n’ y a pas de raison que cela ne change pas.

 

Dr Dominique Désiré ERENON

 

Menacé d’une enquête de la justice internationale, Touadera veut retirer la RCA de la CPI

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Bangui, 5 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Au moment où des révélations internes au MCU concernant des exécutions extrajudiciaires imputées à des caciques du pouvoir de Bangui continuent de produire des déflagrations dans le camp présidentiel, Corbeaunews Centrafrique (CNC) a été informée, de sources bien introduites, de l’ouverture prochaine d’une enquête de la Cour Pénale internationale (CPI) visant directement le président de la République, Faustin Archange Touadera.

 

Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie
Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie. Photo AFP

 

Cette enquête qui va être diligentée par le bureau du procureur de la CPI, à partir d’une riche documentation des agences des Nations-unies et des ONG nationales comme internationales des droits de l’homme et de défense des victimes, pointe dans son viseur les exactions commises en Centrafrique par le groupe Wagner.

En effet, il est reproché au chef d’État centrafricain d’avoir fait recours à un groupe de Mercenaires russes, et ce en totale violation des traités internationaux proscrivant le mercenariat (OUA, 1977; ONU, 1989) pourtant ratifiés par la RCA. Différents rapports convergeant sur les mercenaires du groupe Wagner font état de nombreux crimes contre l’humanité, crimes de guerre, crimes contre le droit international humanitaire dont il se serait montré coupable. En moins de 10 ans, c’est la troisième enquête que la CPI ouvre contre des personnalités accusées de crimes perpétrés en République centrafricaine.

Évidemment, il est difficile de voir une simple coïncidence dans le timing de l’ouverture de cette enquête de la CPI contre Faustin Archange Touadera et les révélations tonitruantes d’un Abdoulaye Ibrahim fraîchement démissionnaire du MCU.

En tous le cas, informé de cette menace réelle, il se dit murmure dans les couloirs du Palais de la renaissance qu’une procédure de retrait de la RCA est en projet afin d’éviter au chef de l’État centrafricain de se retrouver dans le box des accusés à la Haye. Pour les praticiens du droit affiliés à la CPI, un tel acte serait en soi un aveu de culpabilité de l’homme fort de Bangui. Pour les associations de défense des victimes des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, un tel retrait serait non seulement une catastrophe, mais plus encore une prime à l’impunité.

Selon un avocat centrafricain, le retrait de la République centrafricaine du statut de Rome n’aura pas de grand effet sur la procédure engagée par la cour pénale internationale. Seulement que le chef de l’État sera probablement limité dans ses déplacements à l’étranger comme faisait l’ancien Président soudanais Omar El Béchir.

Rappelons que le ministre d’État à la Justice, qui devrait se rendre à la Haye le mois dernier pour assister à une conférence des ministres de la Justice, a tout simplement refusé d’y participer, prétextant une occupation au pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Bria, détonations d’armes automatiques, la ville encerclée, 4 personnes tuées

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Bangui, 5 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, située à 595 kilomètres au nord de Bangui a été secouée ce mardi 4 janvier par des détonations d’armes de guerre. La ville a été encerclée, des personnes arrêtées, et quatre personnes tuées,  paniquant  davantage les populations qui ont dû abandonner leur domicile pour se réfugier ailleurs.

 

centrafrique.org/centrafrique-deux-jeunes-interpelles-par-les-mercenaires-russes-a-nana-bakassa-sont-portes-disparus/fouille-maison-par-maison-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-51780″ data-wpel-link=”internal”>Fouille maison par maison des mercenaires russes de la société Wagner
Patrouille des Mercenaires russes

 

Comme nous l’avions précédemment annoncé dans un autre article, depuis le 15 décembre 2021, chaque matin, les mercenaires russes, à bord de leur pick-up,  ramassent des jeunes dans la rue pour aller faire des travaux forcés dans leur base. Mais petit à petit, ces jeunes, de bouche à oreille, se sont partagé les informations, et depuis quatre jours, les mercenaires russes ont du mal à mettre la main sur eux pour aller démolir de vieux bâtiments et récupérer les briques pour des constructions dans leur base située proche du Badica.  Mais ce mardi 4 janvier, vers 14 heures, ils ont décidé d’encercler plusieurs quartiers de la ville, sauf le camp des déplacés du PK3.

Comme une surprise, les gens les voient venir subitement dans leur quartier, et commencent à arrêter des gens. Les autres, par précaution, prennent aussitôt la poudre d’escampette en masse. Les mercenaires russes, sous la colère, ont fait des tirs sur eux à bout portant, tuant quatre jeunes hommes, dont un au quartier Piango, un au quartier Mandet,  1 au quartier Bornou et un autre au quartier  Ndrou.  Aussitôt, la panique s’installe dans la ville. La quasi-totalité des habitants a pris la fuite dans la brousse, d’autres dans des camps des déplacés. Les organisations humanitaires, par précaution, ont dû fermer leur porte et placer leur personnel en sécurité.

Pendant ce temps, vers 17 heures, les mercenaires russes, on ignore leur motivation, se sont rendu dans la mosquée et ramasser de force les quatre corps des victimes et repartir avec.

Rappelons qu’à Bria, les mercenaires russes de la société Wagner ont rallongé le couvre-feu de 20 heures à 5 heures du matin dans la ville jusqu’au 5 janvier 2022.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Ali Darassa, chef d’État-major de la CPC fustige le communiqué de presse « frauduleux » annonçant la dissolution de l’UPC

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Bangui, 5 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le mardi 4 janvier, l’unité pour la paix en Centrafrique, par la voix de son coordonnateur militaire et chef d’État-major, l’autoproclamé Ali Darassa, a publié un communiqué de presse pour attirer l’attention des opinions Nationale et Internationale sur le Communiqué signé le 31 décembre 2021 portant le logo de L’UPC. Dans ce communiqué, les signataire ont annoncé la dissolution de l’unité pour la paix (UPC) dirigée par Ali Darassa le 1er janvier 2022. Ce que l’intéressé qualifie d’un grossier mensonge orchestré par « monsieur Touadera, président illégitime de la république centrafricaine, à travers ses marionnettes tels Dimitri Swity, Ivan tous deux patrons et machines à tuer des mercenaires Wagner ainsi que l’évadé et téléguidé Hassan Bouba, traître et bâtard de la communauté peulh, montrent aux yeux du monde l’amateurisme du Gouvernement Centrafricain ». Selon le communiqué de l’UPC, « La Galaxie Touadera au abois ne pouvant détruire la puissance de l’UPC ».

Ci-dessous l’extrait du communiqué de l’UPC.   

Anti-Balaka-dago-et-le-general-de-lupc-idriss-ibrahim-khalil-alias-ben-laden-et-leur-traduction-de/ali-darassa-et-hassan-bouba-a-Alindao/” rel=”attachment wp-att-52698″ data-wpel-link=”internal”>Hassan Bouba Ali (à droite) et Ali Darassa (au centre), entourés d'autres dirigeants de l'UPC, lors d'une réunion tenue à la base de ce groupe armé à Alindao, en République centrafricaine, en octobre 2017. © 2017 Alexis Huguet (Nairobi)
Hassan Bouba Ali (à droite) et Ali Darassa (au centre), entourés d’autres dirigeants de l’UPC, lors d’une réunion tenue à la base de ce groupe armé à Alindao, en République centrafricaine, en octobre 2017. © 2017 Alexis Huguet
(Nairobi)

 

Lettre de Démenti

 

L’Unité pour la Paix en Centrafrique (U PC) par la voix de son Coordonnateur Militaire, désormais Chef D’État-major le Général de la Coalition des Patriote pour le Changement ALI DARASSA MAHAMAT vient par la présente lettre attirer l’attention des opinions Nationale et Internationale sur le Communiqué N° 0145/UPC/DIR-MIL/SG 2021 signé le 31 décembre 2021 portant le logo de L’UPC.

 

Cet grossier mensonge orchestré par monsieur Touadera, président illégitime de la république centrafricaine, à travers ses marionnettes tels Dimitri Swity, Ivan tous deux patrons et machines à tuer des mercenaires Wagner ainsi que l’évadé et téléguidé Hassan bouba, traître et bâtard de la communauté peulh, montrent aux yeux du monde l’amateurisme du Gouvernement Centrafricain. Comment peut on comprendre que trois individus, et simples éléments non connus des dirigeants de l’UPC, des personnes qui ne connaissent même pas comment ce mouvement a été créé ni quand et où peuvent-ils prétendre dissoudre un mouvement puissant comme l’UPC?
La Galaxie Touadera au abois ne pouvant détruire la puissance de l’UPC, utilise maintenant à fond la manipulation, par la communication , de la Communauté internationale et de l’opinion nationale.
L’UPC est plus que vivante et forte dans la Coalition des Patriote pour le Changement. Elle est plus que jamais déterminée à combattre pour libérer le peuple Centrafricain de TOUADERA et de ses alliés buveurs de sang de nos compatriotes.
L’UPC au sein de la CPC combattra jusqu’à la libération totale du pays.
Les luttes ont toujours eu leurs traîtres et vendus des nobles causes.
Avec la prière du peuple martyrisé nous arriverons à bout de la tyrannie Touadera.

 

Ali Darassa

 

 

Retour du temps de colonisation à Bria : des jeunes recrutés en masse pour des travaux forcés

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Bangui, 5 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis plusieurs semaines à Bria, dans la Haute-Kotto, au centre nord de la République centrafricaine, des soldats FACA et les mercenaires de Wagner prennent de jeunes hommes par  la force pour aller travailler dans leur base. Les travaux sont entre autres le nettoyage, le remplissage des sacs avec du sable, la démolition des maisons abandonnées  et le transport des briques, le tout pour une boîte de sardines, un litre d’eau en bouteille.

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Image d’illustration des habitations détruites dans des conflits à Bria. photo : Moïse Banafio / Copyright2020CNC.

 

Selon des témoignages recueillis, ces jeunes, devenus des esclaves des soldats FACA et des Mercenaires russes, travaillent de 8 heures à 18 heures sous la contrainte des armes. Et leur nourriture : une boîte de sardines récupérée chez les commerçants et une bouteille d’un litre d’eau. D’après eux,  cette pratique  d’esclavagiste a commencé depuis 15 décembre 2021 et ça continue.

À en croire leur propos, les autorités du pays, y compris celles de la localité, même des journalistes auraient été informés de cette pratique, et ont peur de la dénoncer publiquement. C’est  la pire violation des droits de l’homme dans le monde, celle de prendre un être humain comme son esclave.

Selon nos informations, ces jeunes travaillent actuellement dans la démolition des maisons qui ont été incendiées pendant les conflits dans les quartiers Passeur, Bac et Kpéténé. Malgré que ce n’est pas leur travail de les démolir, ils ont été forcés par les soldats FACA et les mercenaires russes de le faire. Pour quelle raison ? Difficile de le savoir. Mais une chose est sûre, cette pratique esclavagiste est sans doute l’échec persistant du gouvernement à protéger le peuple centrafricain.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Bouar, des détonations d’armes lourdes et légères à la base d’une panique dans les établissements scolaires

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Bangui, 5 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les cours ont été largement perturbés voir suspendus  ce mardi 4 janvier 2022 dans certains établissements scolaires de la ville de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. En cause, des détonations d’armes lourdes et légères entendues dans la ville qui ont provoqué la panique parmi les élèves.

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Ville de Bouar (nord-ouest de la République centrafricaine. Crédit photo : Gervais Linga / CNC.

 

Début de matinée très agité et incertain ce mardi 4 janvier 2022 à Bouar, capitale provinciale de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la rca. À la base de cette situation, des détonations d’armes lourdes et légères entendues dans cette agglomération.

Ces détonations ont provoqué non seulement la panique parmi les élèves, mais aussi au sein de la population de Bouar toute entière. Selon les autorités locales, ces détonations proviennent du champ des tirs que les soldats FACA se sont entrainés au maniement de leurs armes. Sauf que la population n’était pas avertie au préalable. Une panique s’est emparée des habitants qui ne savent plus à quel saint  se vouer.

« Quand les tirs ont commencé, les parents se sont précipités dans les écoles pour récupérer leurs enfants. Devant la scène, la direction n’a pas pu calmer les élèves qui sont tous paniqués.

« Nous étions là ce matin avec tous nos élèves en train de dispenser  les cours. Mais à notre grande surprise, nous avons entendu les détonations d’armes un peu partout. Ce qui a fait que tous les enfants sont partis. On ne pouvait pas maintenir les enfants. Ce qui a causé des dégâts, c’est la présence des parents qui sont venus personnellement récupérer leurs enfants », déclare un chef d’établissement scolaire à Bouar..

Certaines voies locales se sont levés pour appeler les autorités militaires à informer avant  d’exercer des tirs pour ne pas paniquer la population.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Létélé, attaque d’une position des soldats FACA par des rebelles de 3R, débandade générale

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Bangui, 4 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un poste avancé des éléments des forces armées centrafricaines (FACA) a été pris pour cible par des hommes armés présumés éléments rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) du général rebelle Bobo dans la préfecture de l’ouham-Péndé.

Paoua-par-les-3r-4-motos-et-des-marchandises-emportees/village-letele-dans-bocaranga-2/” rel=”attachment wp-att-38991″ data-wpel-link=”internal”>Village Letélé, situé à 20 kilomètres de Bocaranga sur l'axe Ngaouandaye. Photo CNC / Arlette Maïguélé
Village Letélé, situé à 20 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Ngaouandaye. Photo CNC / Arlette Maïguélé

 

Les faits se sont produits dans la soirée du dimanche 2 janvier 2022 au village Létélé, situé  à 20 kilomètres de Bocaranga, une localité perturbée sans cesse par des affrontements entre des rebelles du mouvement 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les éléments des forces armées centrafricaines (FACA). Deux militaires de l’armée nationale auraient été tués, et deux autres portés disparus, selon des sources officielles locales.

« Ils étaient au total plusieurs dizaines des soldats à assurer la sécurité au niveau de ce poste. Ils ont placé leur checkpoint sur trois directions, notamment  sur la voie qui mène à  Paoua, sur celle qui mène aussi à Ngaoundaye,  puis celle de Bocaranga. Subitement, des hommes en armes assimilés aux rebelles de 3R ont fait irruption et ont attaqué leur position ce dimanche vers 18 heures. Le bilan fait état de 2 morts et deux disparus », affirme un habitant de Létélé. D’après lui, les autres soldats FACA se sont retirés brièvement vers le Sud, à 20 kilomètres, notamment vers la sous-préfecture de Bocaranga.

« Létélé est un croisement. C’est un lieu stratégique dans la zone où les rebelles de 3R  se sont positionnés  depuis plusieurs années. Après leur départ de la ville suite à l’arrivée des soldats FACA et de leurs alliés, ils menacent toujours de revenir. C’est pourquoi ils mènent des attaques sans cesse contre la position des militaires de l’armée nationale », témoigne un fonctionnaire de l’État dans la ville.

Rappelons que Létélé, tout comme bang, Ngaoundaye, Mann, Lamy-Pont, Bocaranga et autres sont des lieux régulièrement secoués par des affrontements entre les rebelles et les forces gouvernementales.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Les révélations d’Abdoulaye Ibrahim ébranlent la machine MCU jusqu’au sommet de l’État.

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Bangui, 4 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis la publication de sa lettre de démission, précédée par sa nomination auprès du général CPC Alkathim (aile MPC) comme conseiller spécial des relations extérieures, le téléphone d’Abdoulaye Ibrahim ne cesse de sonner. En plus des félicitations de connaissances de longue date, de parfaits inconnus ou encore d’anciens camarades démissionnaires du MCU ou en voie de l’être, il faut noter un grand nombre de cadres du parti présidentiel, ministres et députés inclus, qui cherchent à lui parler.

centrafrique.org/image_79b0a0af-d514-4d5a-a322-a9bb8ee244d8-img_6090/” data-wpel-link=”internal”>révélations d'Abdoulaye Ibrahim ébranlent la machine MCU jusqu'au sommet de l'État.
révélations d’Abdoulaye Ibrahim ébranlent la machine MCU jusqu’au sommet de l’État.

 

C’est que sa position d’ancien acteur majeur du cœur de la machine MCU donne à ses révélations un caractère de radioactivité absolu. Témoin de fraudes massives lors des dernières élections présidentielles de 2020, archiviste des crimes commandités par le régime de Bangui et perpétrés par le bras armé du MCU commandé par le Colonel Wananga, courroie de transmission entre les mercenaires Wagner et les jeunes instrumentalisés pour les marches de la haine, ces propos non-démentis par le pouvoir en place sont interprétés comme un coup de poignard en plein cœur du MCU.

 

Beaucoup de dossiers criminels comme le lâche assassinat de Delphin Doté, candidat KNK à la législative à Damara, ou celui du commerçant Issa Manou attiré au siège national du MCU avant d’être kidnappé puis froidement exécuté seraient déjà introduit dans la boucle judiciaire. Les noms du chef de la milice Requin, le colonel Wananga, de l’homme des sales besognes, Sani Yalo, déjà condamné à 36 ans de réclusion criminelle en Guinée-Équatoriale et de Moktar Bel Moktar, accusé par l’auteur d’être un agent double à l’intérieur du MCU, reviennent de cesse dans les dossiers dont Corbeaunews Centrafrique (CNC) a pu consulter quelques extraits.

 

Ces révélations tonitruantes et la coopération active avec les juridictions internationales vaudraient au démissionnaire une protection policière, nuit et jour. L’année 2022 commence très mal pour les autorités centrafricaines déjà empêtrées dans de trop nombreux problèmes inextricables.

 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : démission au sein du parti MCU, un proche de l’ancien premier ministre Firmin Ngrebada claque la porte

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Des soldats FACA lors du congrès du parti MCU à Bangui, le 26 septembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Bangui, 3 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Monsieur Abdoulaye IBRAHIM, un cadre du parti au pouvoir, le mouvement  cœurs unis, annonce sa démission le 2 janvier 2022. Il explique ses raisons dans une lettre adressée au Secrétaire exécutif du parti dont une copie est parvenue à la Rédaction du CNC. Selon lui, sa démission du parti MCU « est le résultat d’une profonde désillusion produit de la trahison des valeurs républicaines et de l’élan d’espoir suscité lors de l’accession à la magistrature suprême du Pr Faustin Archange Touadéra le 30 mars 2016 ». Il incombe au pouvoir en place des graves dérives autoritaires, anti-démocratiques voire criminelles.

« J’ai été profondément choqué et bouleversé par les exécutions extra-judiciaires de civils et de militaires centrafricains commandités dans les plus hautes sphères de notre parti. J’en garde encore des séquelles psychologiques profondes qui me troublent jusqu’à aujourd’hui », assure-t-il.

Lisez l’intégralité de sa lettre de démission ci-dessous :

 

Objet : Lettre de démission

 

Monsieur le Secrétaire Exécutif,

Si je vous adresse cette lettre aujourd’hui c’est parce que je souhaite démissionner de toutes mes fonctions et de ma qualité d’adhérent du Mouvement des Cœurs Unis (MCU). Cette décision, j’aurais préféré n’avoir jamais à la prendre. Elle est le résultat d’une profonde désillusion produit de la trahison des valeurs républicaines et de l’élan d’espoir suscité lors de l’accession à la magistrature suprême du Pr Faustin Archange Touadéra le 30 mars 2016.

Je me suis spontanément mis au service, corps et âme, de l’idéal politique du Chef de l’État Faustin Archange Touadéra, un idéal comme vous le savez incarné initialement par le MCU. Mais dans mon engagement mûrement réfléchi et entièrement libre, je me suis toujours efforcé, dans mes fonctions et mon comportement, de mettre au-dessus de tout les exigences non seulement de légalité mais aussi et surtout de dignité humaine, de moralité et de loyauté.

Pour preuve, je n’ai pas hésité une seule seconde à mettre ma vie en danger, dans le climat d’insécurité totale qui caractérisait le PK5, afin d’y défendre le parti, d’y implanter ses organes de base et d’y propager son idéologie auprès d’un public foncièrement hostiles aux autorités de la République. Réussissant une entreprise très périlleuse là où tous avaient échoué avant moi. Tout cela je l’ai fait au nom de la fidélité aux idéaux du parti à mes risques et périls.

Mais dès lors que le régime en place et son bras politique, le MCU, ont commencé à basculer très franchement dans de graves dérives autoritaires, anti-démocratiques voire criminelles, ma conscience m’interdit de me faire complice du malheur du peuple centrafricain.

J’ai été profondément choqué et bouleversé par les exécutions extra-judiciaires de civils et de militaires centrafricains commandités dans les plus hautes sphères de notre parti. J’en garde encore des séquelles psychologiques profondes qui me troublent jusqu’à aujourd’hui. Les tortures, les kidnappings, les rapts perpétrés par la police politique du MCU, véritable Gestapo moderne dont le colonel Wananga est à la tête, sont devenus pour la majorité des adhérents du parti une source d’écceurement et de dégoût.

Les fraudes massives lors de l’élection présidentielle 2020-2021, dont ma présence auprès des responsable du parti au sein de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) m’a permis d’être un témoin oculaire, ont fini de détruire en moi toute illusion quant à la voie dangereuse qu’avait volontairement choisi d’emprunter le MCU.

Et c’est parce que je ne peux me résoudre à me faire le complice de tant de crimes contre le peuple centrafricain que je prends, en accord avec ma conscience, mes responsabilités patriotiques.

Il est donc de mon devoir, Monsieur le Secrétaire Exécutif, de déposer ma démission du MCU, de dénoncer et révéler les dérives criminels nombreux dont j’ai gardé traces, de combattre cette vision politique que soutient le MCU et qui mène notre pays vers le chaos et enfin de mettre à la disposition de la justice nationale et internationale mon entière disponibilité.

Veuillez recevoir, Monsieur le Secrétaire Exécutif, l’expression de ma haute considération.

Fait à Paris, le 2 Janvier 2022

Abdoulaye IBRAHIM

Centrafrique : le chef de l’État Faustin Archange Touadera hué par des retraités à Bangui

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Bangui, 4 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le chef de l’État, Professeur Faustin Archange Touadera a été copieusement hué par une centaine des retraités en colère, ce jeudi 30 décembre 2021 au passage de son cortège devant le trésor public à Bangui. Il s’agit d’un signe d’exaspération et de colère d’une couche de la population vis-à-vis de leur souffrance.

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Environ 200 retraités ont barricadé, jeudi 30 décembre 2021 à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, les voies devant la direction générale du Trésor public, obstruant totalement la circulation devant le palais de la renaissance et l’hôtel de ville.

Les manifestants ont réclamé le paiement d’un trimestre d’arriéré de leur pension sur 12 avant la fête des fins d’années.

« Il y’a un peu plus de trois mois que nous plaidons auprès du gouvernement pour payer le reste des pensions. Une lettre avait été adressée au ministre des Finances à ce sujet, et à la présidence de la République et au courant. Seulement cette lettre est restée sans suite jusque là. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. C’est pourquoi nous sommes sortis dans la rue pour manifester notre colère », déclare l’un des manifestants.

Au même moment, le cortège du chef de l’État, escorté par les Casques bleus et les Mercenaires russes de la société Wagner, apparaît  derrière la mairie.  Constatant la présence des manifestants devant la direction générale du Trésor, il faisait une déviation. Mais les manifestants, très vigilants, ont vite repéré le cortège et s’engagent dans un bras de fer spectaculaire avec les gardes présidentielles. Des cris de réprobation  poussés par les manifestants en direction du cortège du chef de l’État. Des coups de sifflet, des insultes…,  Touadera avaient sûrement constaté le mécontentement de ces retraités ce jour. Il leur manquait seulement des casseroles.

« Nous voulons juste faire remarquer notre présence ce jour. Faut pas qu’ils nous oublient. Qu’ils n’oublient pas nos pensions. C’est rien devant la solde des mercenaires russes », s’exclame une manifestante de 70 ans, ancienne directrice de l’école.

Rappelons que les retraités ont débuté leur grève le lundi 27 décembre 2021 devant la direction générale du trésor public pour réclamer le paiement d’arriéré de leur pension qui ne s’élève pas à grand-chose..

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : le mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) se réorganise, et le pouvoir de Bangui observe  

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Bangui, 4 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) du général rebelle Mahamat Alkhatim n’a pas été démobilisé, mais il a été repoussé par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais. Ceci dit, il reste une force qui pourrait faire son retour. C’est justement ce que son chef d’état-major  tente de le faire en réorganisant ses troupes sur le terrain depuis quelques jours, mais le gouvernement, dépassé, ne fait qu’observer.
les rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique de Mahamat AlKhatim
les rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique de Mahamat AlKhatim. Photo CNC

 

Après de multiples attaques d’une poignée de ses troupes dans la localité de Mbrés, au centre nord de la rca, le mouvement patriotique pour le changement (MPC) du général rebelle Mahamat Alkhatim tente de réorganiser ses troupes sur le terrain face aux forces gouvernementales qui ont ébranlé sa machine de guerre à Kaga-Bandoro, Batangafo et Kabo, une localité située à la frontière avec la République du Tchad, leur pays de repli. Mais le seul souci, c’est la population qui souffre de cette violence inutile.  Et le gouvernement, de son côté, est aujourd’hui dans l’incapacité de veiller à leur protection via le rétablissement d’une force publique et la lutte contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves. L’exercice du pouvoir est en lambeaux à Bangui, et inexistants en province.

Assurer la protection de la population est une obligation incontournable et urgente que le dispositif sécuritaire actuel ne garantit pas. La population civile est abandonnée aux mains des criminels, que ça soit du côté des Mercenaires russes, des soldats FACA ou encore des rebelles.

« La persistance de l’anarchie dans le pays risque de fragiliser davantage le pays, d’exacerber les tensions et d’empêcher une reprise économique qui est déjà à terre », déclare Monsieur Éric Siolo, enseignant à l’université de Bangui.

 

Par Prisca VICKOS

Journaliste rédactrice

Alain Nzilo

 

Directeur de publications

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Centrafrique : cinq morts  dans un naufrage sur la rivière Mpoko

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Bangui, 4 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Cinq personnes, dont une femme enceinte, ont péri dans le naufrage d’une pirogue au sud-ouest de Bangui sur la rivière Mpoko ce lundi 3 janvier 2022. On ignore le nombre exact des personnes qui étaient dans l’embarcation  quand elle a chaviré. Les témoins ont indiqué que ce sont des femmes commerçantes du village Wessona, à la rive droite   de la rivière Mpoko, dans la commune de Bimbo 3 qui ont traversé pour venir vendre leurs marchandises au centre-ville.  
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Des civils travers le fleuve Oubangui vers la RDC. Photo CNC

 

Selon les témoins, l’accident s’est produit ce lundi 3 janvier 2022 vers 5h40 du matin. Les victimes étaient toutes des femmes. L’une était enceinte. Leurs corps étaient encore sous l’eau quand nous avons appris la nouvelle. Les autorités locales s’activent pour les retrouver.

Selon un élément de forces de l’ordre détaché dans la localité, cet accident vient sans doute du mélange entre acte de sorcellerie et banale négligence des hommes sur fond de manque criant d’infrastructure.

Selon l’AFP, les naufrages de telle embarcation sont fréquents sur la rivière Mpoko, de même que sur l’Oubangui. Plusieurs centaines des personnes traversent cette rivière chaque jour dans les deux sens. Certains se rendent dans leur plantation dans les villages riverains de l’Oubangui, tandis que d’autres viennent à Bangui pour s’approvisionner.

Rappelons que la rivière Mpoko, ou a eu lieu le naufrage est un affluant de la rivière Oubangui qui sépare la République centrafricaine  de la République démocratique du Congo.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Monsieur Abdoulaye Ibrahima

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Photo de Monsieur Abdoulaye Ibrahima, l’ex-membre du parti MCU

Centrafrique : les enseignants de l’université de Bangui entament une grève illimitée

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Bangui, 3 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le syndicat autonome des enseignants du supérieur réclame du gouvernement le décret d’application de leur statut particulier, la nomination du nouveau recteur depuis six mois.

centrafrique.org/greve-illimitee-des-enseignants-du-superieur/” data-wpel-link=”internal”>grève illimitée des enseignants du supérieur
Copyright Vianney

 

Le syndicat autonome des enseignants du supérieur (SYNAES( a entamé lundi une grève illimitée dans toutes les universités et institues universitaires publics de la République centrafricaine. Cette décision fait suite à deux mouvements d’arrêt de trois jours, huit jours, puis 21 jours  la semaine dernière.

Les enseignants grévistes ont formulé cinq revendications, entre autre : le décret d’application de leur statut particulier, la nomination du nouveau recteur.

« Comment faire avec un gouvernement qui n’a pas d’égard pour l’enseignement supérieur ? », s’interroge Monsieur Eddy Wodé Palem , secrétaire exécutif du syndicat autonome des enseignants du supérieur (SYNAES), et ajoute ceci :

« Suite à notre assemblée générale le 31 décembre 2021 , les enseignants du supérieur ont décidé d’observer une grève illimitée à compter de ce lundi 3 janvier 2022. Nous revendiquons du gouvernement la signature d’un décret qui pourrait ajuster certaines dispositions particulières applicables aux cadres des enseignants du supérieur. Il y’a des points qui sont propres à nous, mais je n’ose pas rentrer dans le détail maintenant. Nous avions entamé  des négociations depuis fin août  2021, et jusqu’à présent il n’y a pas de suite favorable. Arrivé à un moment, le gouvernement nous a fermé la porte, c’est-à-dire que le gouvernement a rompu la négociation de manière unilatérale. Et donc nous avons compris que le gouvernement n’est pas disposé à satisfaire nos revendications ».

Le syndicaliste appelle le gouvernement à honorer ses engagements. : nous demandons la signature d’un décret qui pourrait ajuster certaines dispositions particulières applicables aux cadres des enseignants et c’est tout , avant de regretter que le gouvernement fait « la sourde oreille jusqu’à présent ».

À la faculté des sciences juridiques,  notre équipe sur place n’a constaté aucune présence d’enseignants ce lundi 3 janvier.

Rappelons que le jeudi 30 décembre, le collectif des enseignants intégrables du supérieur a observé une grève de trois jours  pour réclamer leur intégration à la fonction publique. Ils ont prévu de paralyser, voir même empêcher tous les concours qui va être organisées à la fin de cette année s’ils n’obtiennent pas des réponses concrètes à leur revendication .

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : violent affrontement entre les soldats FACA, appuyés par les mercenaires russes,  et les rebelles de 3R au village Djakoundou, plusieurs morts

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Bangui, 3 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ça y’est! C’est parti pour 2022. Les FACA et les Mercenaires russes ont ouvert le bal avec une nouvelle attaque des positions de 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) au village Djakoundou  , situé à une dizaine de kilomètres de  Kohwone  sur l’axe Pougole en allant vers Paoua. Le bilan provisoire fait état d’un rebelle tué, un autre blessé.

centrafrique.org/wagner-liberateurs-ou-envahisseurs/les-mercenaires-russes-en-patrouille-dans-la-ville-de-paoua/” rel=”attachment wp-att-51100″ data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires russes en patrouille dans la ville de Paoua
Les mercenaires russes en patrouille dans la ville de Paoua

 

L’opération a été menée ce dimanche 2 janvier 2022 par les mercenaires russes et les soldats FACA très tôt le matin vers 6 heures dans le village Djjakoundou, dans la préfecture de Lim-Pendé, au Nord-ouest de la République centrafricaine. Le combat a duré un peu plus de deux heures entre les rebelles et les forces gouvernementales.

Du côté des soldats de l’armée nationale et des mercenaires de Wagner, aucun bilan n’est annoncé, mais une source hospitalière a affirmé qu’il y’avait eu des cas des blessés et de mort. Du côté des rebelles, la même source à préciser qu’un rebelle a été tuée, un autre blessé à la jambe.

Pour l’heure, les rebelles sont toujours visibles dans le village Djakoundou, mais la localité s’est vidée totalement de ses habitants qui n‘ont plus de choix que de quitter leur domicile et se réfugier dans la brousse. Du côté des FACA et des mercenaires russes, la même source a indiqué qu’ils se sont repliés en direction de Pougole en allant vers Paoua.

Rappelons que la localité de Pougole, de Kohwone et ses environs sont depuis plusieurs années des cibles d’attaque des rebelles et  des forces gouvernementales. Et la population civile, victime de cette guerre inutile, continue de payer le lourd tribut.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

« Pour nous, la France, membre permanent du Conseil de sécurité est la pierre angulaire de notre action », dixit l’ancien premier ministre Michel Gbezera Bria

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Centrafrique.org/michel-gbezera-bria-ambassadeur-de-la-rca-en-france/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Michel-Gbezera-Bria-Ambassadeur-de-la-RCA-en-France-450×412.jpg” alt=”Michel Gbézéra Bria, Ambassadeur de la RCA en France” width=”450″ height=”412″ />
Michel Gbézéra Bria, Ambassadeur de la RCA en France. CopyrightAmbassade RCA

 

POUR LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE TOUJOURS

 

Comme de coutume et pour partager plus largement avec mes Compatriotes, et ce quelle que soit ma position dans la structure de l’État, je prends, de nouveau, la plume comme Michel GBEZERA-BRIA, citoyen d’un pays, mon seul pays, la République Centrafricaine.

Car, tant qu’elle tiendra debout et même toute tremblotante, cette plume, exclusivement centrafricaine, griffonnera pour elle.

 

Je sais et en suis coutumier : voulant me couvrir des chapeaux qu’ils auront teintés de la couleur de leur choix, certains feront tinter les casseroles que je traine depuis que je suis au service de cette République Centrafricaine après les avoir vidées sans savoir ce qu’elles contenaient.

 

En plus d’avoir été traité d’opportuniste qui ne signifie pas grand-chose, j’ai été nommé d’ « inodore » et d’ « incolore ». J’ai répondu : je souhaite pour la République Centrafricaine un État incolore, inodore fort et rassembleur qui ne distingue pas ses enfants. Mu par l’intérêt général cet Etat s’imposerait avec grande fermeté, grâce à ses agents de haute qualité et dévoués, à ces intérêts catégoriels, armés ou pas, qui sont un péril pour notre pays.

Les éléments fondamentaux de cet intérêt général sont le territoire et la qualité de Centrafricain. Point. Pas d’autre qualité. Car, l’Etat demeurera pour longtemps encore la main vigoureuse qui porte l’espérance pour notre survie là où nous sommes et l’espérance de la majorité des Centrafricains et surtout des jeunes à la quête de la réalisation d’un idéal.

Un Chef d’Etat m’a reproché mon manque d’engagement politique à ses côtés parce que je n’appartenais pas à son parti. Apparemment, ma mission d’essayer de tenir son cabinet, service public, au péril de ma sécurité, ne suffisait pas. Il me fallait, en plus, prouver ma loyauté, cette loyauté de claquette des mains même sans conviction. Je ne me le devais pas.

Un parti porte une vision et c’est important. Elle entraine pour la construction d’un pays. Cependant la réalisation de cette vision, si elle parvient au pouvoir, ne dépend pas exclusivement des membres du parti. Celui-ci nait, peut ou non grandir jusqu’à atteindre le sommet, s’anémier des fois et mourir souvent comme une rose chez nous c’est-à-dire même pas le temps de la vie courte d’une personne en Centrafrique ou perdre le pouvoir.

Or, l’Etat, cet extraordinaire guide et protecteur à travers ses institutions et notamment une administration, civile et militaire compétentes, doit continuer son chemin, toujours plus solide, imperturbable aux régimes et querelles politiques.

La permanence de cet Etat et sa fortification ne sont pas ainsi nécessairement assurées par les membres des partis politiques ; elles le sont souvent par des serviteurs « non engagés politiques » c’est à dire engagés pour la réalisation de cet intérêt général comme, de nettoyer le bureau pour le planton, de saisir une note pour la secrétaire, de soigner pour l’infirmier, d’enseigner pour le maître , de cultiver son champ pour le paysan, de pêcher pour le pêcheur, de vendre sa bouillie et son beignet pour la commerçante, de tenir le service comme le haut fonctionnaire, de protéger son Compatriote comme le policier, le gendarme ou le militaire, de faire rentrer ce puissant vecteur de la solidarité nationale qu’est l’impôt, par exemple.

Oui, peut être tiède, inodore et incolore pour un parti, mais je suis chaud et prends des couleurs pour l’Etat dont j’ai en quelque sorte la passion. Et puis un pays peut bien se conduire sans partis.

Certains verront donc dans ce nouvel écrit ce qu’ils voudront bien voir.

Fondé sur la grande et persistante inquiétude qui est mienne pour la République Centrafricaine, pour son sol, notre sol et pour le devenir du Centrafricain, voici mon propos d’échange pour cette fois-ci. Il inclura de fréquentes redites puisque c’est la même personne qui parle et écrit depuis plusieurs années notamment sur la question de l’Etat.

 

L’une des conséquences de la crise de 2013 est encore la toute puissance de l’arme illégale. La dangerosité de cette arme n’est plus à démontrer qui a conquis la majeure partie de nos provinces. Obstacle à la reconstruction de l’Etat dont elle vide de son sens le monopole de la violence, cette arme inquiète notre devenir commun qui devrait pourtant maintenir et concentrer toute notre vigilance.

La présence massive des forces étrangères, malgré leur sens élevé de solidarité et de sacrifice, n’empêche pas cette affirmation. Bien au contraire.

 

Une clarification s’impose.

L’ONU est une organisation gouvernementale. La République Centrafricaine est membre de cette organisation dont le Secrétaire Général, fonctionnaire est un obligé de la République Centrafricaine, Etat qui le nomme à l’Assemblée générale des Nations Unies sur recommandation du Conseil de sécurité. Il a droit à des égards en tant que premier fonctionnaire international mais il n’a nullement les prérogatives d’un Chef d’Etat et encore moins son Représentant comme d’ailleurs tout fonctionnaire international, quelle que soit sa place dans la hiérarchie de l’organisation.

Les forces chez nous tiennent ainsi non pas de la volonté du Secrétaire Général des Nations Unies mais de la volonté des Etats et de celle de la République Centrafricaine. Le Représentant du Secrétaire Général traduit donc sur le terrain la volonté des Etats dont celle de la République Centrafricaine.

Il n’est nullement un proconsul qui, à la tête d’une armée, gérerait pour Rome en l’occurrence pour New York une province qui serait la République Centrafricaine.

Si le Représentant du Secrétaire Général ou tout fonctionnaire international, agit en proconsul en République Centrafricaine professant, opinant sur tout et même décidant, c’est parce que nous le voulons.

De telle sorte que les représentants des organisations internationales c’est-à-dire des fonctionnaires qui n’ont nulle autre autorité sur un gouvernement que celle de proposition et même les représentants des organisations non gouvernementales tiennent, chez nous, des postures étonnantes, de hauteur, qu’ils ne se permettraient pas ailleurs.

Il faut le redire et agir en conséquence : la Minusca est à la disposition du gouvernement centrafricain. L’inverse ne s’admet pas qui donnerait des pouvoirs qui ne sont pas les siens au Secrétaire Général des Nations Unies et à son Représentant, fonctionnaire, obligé de l’Etat centrafricain comme il est l’obligé de ses collègues ambassadeurs à Bangui qui représentent des Etats.

Certes la République Centrafricaine est d’une extrême faiblesse. La prise de conscience de notre juste mesure et l’humilité conséquente conduisent à ne point nous gargariser des mots de souveraineté ni d’indépendance.

Cependant les rapports de forces qui nous sont absolument défavorables ne nous empêchent pas de savoir les règles pour rechercher les voies, assurément étroites, d’éviter l’aplatissement qui n’a nullement lieu d’être.

Une Représentante du Secrétaire Général m’a convié, à pied levé, à participer à un repas chez elle alors que j’étais Directeur de Cabinet d’un Chef d’Etat. C’était comme si, ensemble à Bossangoa dans notre jeunesse, nous avions nagé dans l’Ouham ou dansé dans cette limpidité de ce clair de lune sous la merveilleuse voûte constellée de la saison sèche de ce coin de la République Centrafricaine. Non, nous ne l’avons jamais fait et quand bien même cela aurait été qu’il faut distinguer les choses. J’ai décliné l’invitation : la porte de ma maison lui était ouverte si elle avait une communication à me livrer.

Elle est venue et nous avons eu une discussion utile. Autrement dit, la représentante du Secrétaire Général des Nations unies reconnaissait la demande de l’Etat même faible que je représentais même si ma demeure était une masure par rapport à sa résidence. De toutes les manières, il faut recevoir dans les conditions de sa vie.

Je note ici par ailleurs combien il a été délicat à l’époque de faire comprendre que le Secrétaire Général qui a rendu la première visite de ce genre à la République Centrafricaine avait droit à la considération que requiert son statut sans aller jusqu’à lui conférer celle d’un Chef d’Etat, à lui dérouler le tapis rouge. Le tapis rouge pour les représentants des organisations internationales est d’honorer les obligations que nous avons vis à vis d’elles comme Etat membre.

En conséquence de ce qui précède, le Représentant du Secrétaire Général ainsi que le Chef

de la force des Nations Unies ne doivent pas être la cible de nos critiques.

 

De nous-mêmes

La cible est d’abord nous-mêmes puisque le fonctionnaire international civil ou militaire vous dira, avec grande raison, ceci : quelles sont les instructions de la République Centrafricaine ou si l’on préfère qu’attend la République Centrafricaine de leur organisation ?

Notre position doit être connue avec clarté, précision et fermeté même dans notre état de faiblesse. En effet comme partout, l’absence de position ou la faiblesse de la position interne est une aubaine d’être comblée évidemment par la position extérieure. Toute attitude qui tiendrait d’un complexe d’infériorité, comme si le représentant de l’Etat était l’obligé du fonctionnaire international ou du représentant d’une ONG ne se justifie pas.

Or, une chose est d’être conscient de sa faiblesse et une autre est d’être complexé car, on peut tirer de sa faiblesse une position de non complexe puisque la conscience de soi, de ce que l’on est, génère la confiance en sachant où on va, avec décision.

C’est justement parce que nous sommes faibles que notre « oui » et surtout notre « non » peut prendre de la valeur parce que nous aurons construit une vision claire, fondée sur la prééminence de l’intérêt général pour lequel nous nous serons payés les premiers efforts pour le préserver. Ceux-ci sont un puissant appel et stimulant pour l’extérieur certes mais avant tout pour nous-mêmes. En effet, dans un pays sous scolarisé comme le nôtre, l’exemple de la valeur positive est découplé et est entrainant pour la réalisation de ces efforts premiers internes avant de recourir à l’extérieur.

C’est ici le lieu de souligner que la confiance sinon la prééminence accordée à l’étranger ces vingt dernières années, même dans les domaines de la souveraineté comme les affaires étrangères et la défense interroge gravement. Elle soulève la question essentielle de la confiance du Centrafricain en lui-même et du Centrafricain envers l’autre centrafricain.

Négligeant souvent qu’il y a des mécanismes pour vérifier la qualité de l’étranger et ce bon sens qu’ « à bon mentir qui vient de loin », la parole de l’étranger vendant mirages et miroirs aux alouettes, est tenue d’office de crédible, Ce point mériterait un autre développement.

Ce n’est donc pas au Secrétaire Général ni à son représentant qu’il faut s’adresser mais à nous- même. C’est le premier palier, fondamental

Munis de notre position, le second palier est celui-ci : les Etats. D’abord ceux qui sont membres du Conseil de sécurité en distinguant les membres permanents qui ont droit de véto et les non permanents. Et les circonvenir en amont avant toute décision du Conseil.

En aval, maintenir un dialogue constant avec les Etats qui se sont penchés concrètement sur la République Centrafricaine. Un sort particulier sera alors réservé à ceux qui, disposent des hommes civils ou militaires sur le terrain.

Cette approche n’est évidemment pas exclusive de tout autre contact qui pourrait soutenir notre position.

Cependant, que nous le voulions ou ne le voulions pas et toute sensibilité qui n’a rien à voir avec les affaires de l’Etat et qui tiendrait du passé écartée, un constat s’impose. Pour nous, la France, membre permanent du Conseil de sécurité est la pierre angulaire de notre action. Je ne le dis pas parce que je suis Ambassadeur en France puisque je l’avais déjà souligné en République Centrafricaine mais la réalité le commande.

En effet, ce pays, puissance nucléaire qui va dans l’espace veut garder son rang des premiers dans le monde ! Nous qui sommes dans les derniers demandons à mettre en valeur ce dont nous disposons pour satisfaire ces besoins élémentaires de la population qui ne sont plus les préoccupations des premiers comme celle d’éradiquer le paludisme et de faire aller le maximum possible de nos enfants à l’école dont l’avenir est sujet de grande préoccupation avec toutes ces crises.

Il y a certainement des pans pour promouvoir un partenariat plus dynamique surtout que nous appartenons à ce monde francophone.

A condition évidemment que de part et d’autres, nous soyons conscients que nous sommes en 2000 et non en 1960. Pour mon pays, l’ouverture est nécessaire certes mais il faut partir d’une base qui est celle de construire une économie avec les sociétés notamment françaises qui n’exclut nullement le multilatéralisme même pour les affaires.

Sur ce point de la France et de la République Centrafricaine, je renvoie à mon vieil article publié dans le journal « Le Confident » qui s’intitule « de la République Centrafricaine, de la France et de la Francophonie » où je débattais entre autres des relations de notre pays avec la France. Je rappelais à l’occasion ce mot qui serait de Montesquieu à savoir qu’il faut toucher aux lois d’une main tremblante. Il en de même des conventions et des alliances internationales.

Par ailleurs, le devoir de mémoire ne doit pas être invoqué seulement par la France pour notre participation aux guerres mondiales et coloniales. Même si notre pays peut trouver beaucoup à redire sur la France à son égard, nous avons également un devoir de mémoire vis-à-vis d’elle qui, à divers titres, a sauvé des vies centrafricaines au prix de la vie de ses enfants.

Elle vient en ce mois de septembre 2017 de réaffirmer son soutien à la cause de la République Centrafricaine. Cette voix porte et il convient de continuer à la capitaliser.

Après la terrible guerre civile pour la fin de laquelle la France a puissamment concouru, le Cameroun, notre voisin, avec sa discrétion habituelle et sourcilleux de soi, est un exemple.

D’abord d’Etat dont le symbole n’est pas un mot creux. Au cours d’une cérémonie, j’ai été frappé par le respect accordé au Directeur adjoint de cabinet qui représentait le Chef de l’Etat. Normal puisqu’à travers la personne de ce dernier, c’était le Souverain qui était présent. Or, chez nous, le formalisme qui induit que le dépositaire de l’autorité, quel qu’il soit, doit être respecté ainsi que la distance nécessaire à la préservation et à la protection de cette autorité semblent avoir disparu.

De telle sorte que l’absence ou le mauvais fonctionnement des échelons inférieurs associés à la méfiance même si ces échelons qui tamisent sont compétents, on tient absolument à soumettre des cas insignifiants même d’intendance au Chef de l’Etat qui, parfois joue le jeu.

Or, la protection d’un Chef d’Etat n’est pas seulement ceux qui portent les armes ; celle-ci est aussi assurée par ces civils qui, dans le fonctionnement régulier de l’Etat, sont les paravents et encaissent les réprobations. Cette protection induit également la question de confiance et de la capacité de savoir déléguer, d’être vraiment le recours ultime et non de se disperser dans le détail.

Ensuite, le Cameroun est aussi un exemple de construction économique dans le silence avec un tapis des entreprises françaises. Le mérite de ce tapis est, entres autres, de renforcer la confiance des investisseurs et en même temps d’être aussi un aimant qui attire les entreprises autres que françaises. J’ai été frappé par la publicité d’investir au Cameroun sur la télévision canadienne. Même de la banane grillée venant de ce pays se vend dans un super marché de Bangui !

En visite officielle en France, le mot d’un Chef d’Etat d’un pays anglophone a été d’instruire le corps diplomatique africain venu l’accueillir à l’aéroport d’inciter d’abord les entreprises françaises à investir en Afrique et ensuite, sous forme de boutade, de boire avec elles du champagne puisque nous sommes en France. Toute une approche différente !

Oui, faire des affaires, des vraies avec des structures qui emploient et paient leurs impôts, dans un contexte de sécurité générale et notamment juridique que nous souhaitons vivement voir revenir.

 

Ministère des Affaires Etrangères

Les considérations sur le fonctionnaire international ne sont pas nouvelles. Le département compétent, le ministère des Affaires Etrangères les possède. Encore faudrait qu’il les fasse approprier par les autres. Car, je sais un peu ce qu’il en coûte que d’être passé quatre fois par ce département.

Département phare, il attire. La diplomatie est la parole souveraine d’un pays portée par le Chef de l’Etat et par délégation le ministre des affaires Etrangères quelle que soit son rang dans la hiérarchie gouvernementale. Même au bas de l’échelle gouvernementale, la voix du ministre des Affaires Etrangères a primauté sur celle de ses collègues.

Je reviens d’une visite en Asie avec un Chef d’Etat. J’avais encore des cheveux, le ventre plat et la tête de l’étudiant. Dans notre délégation, des gradés dont un Ministre d’Etat et des ministres qui me précédaient dans l’ordre protocolaire centrafricain.

Escale à Paris sur le chemin de retour. Le protocole français me réserve un sort spécial : voiture avancée avec motard. Seul dans la voiture je ne boude pas un certain plaisir d’avoir été distingué, non pas GBEZERA-BRIA mais Ministre des Affaires Etrangères parmi les gradés qui pour certains, on m’aurait pincé le nez que le lait allait encore couler. Puéril plaisir mais plaisir quand même.

Mais ce phare qu’est le ministère des Affaires Etrangères qui devrait être constamment allumé est parfois obscurci ou s’allume avec intermittence.

Car, ce département est aussi un souffre- douleur : quand cela va, on en a cure et quand ça va mal même quand il n’est ni concerné ni consulté, c’est de sa faute. Alors, les points de vue péremptoires négatifs pleuvent. J’ai, ministre des Affaires Etrangères, refusé d’aller à une Assemblée générale de l’ONU tant il a été souligné le caractère budgétivore de la mission mais surtout de ce que cette assemblée n’apportait rien de « concret ».

Dommageable quiproquo et perception absolument erronée des relations entre Etats!

J’ai, au demeurant dans « Le Citoyen », discuté de cette question de « concret » quand ce journal a estimé que les voyages des Premiers Ministres n’apportaient rien de « concret » à la République Centrafricaine.

Ainsi, de mon temps, la voix de la République Centrafricaine, s’est parfois dispersée, exprimée par des départements techniques qui, sans relation avec le département des affaires étrangères, jugeaient de la qualité de nos relations avec les Etats tiers.

Des fois, cette voix est même portée, pire, publiquement par des conseillers des Chefs de l’Etat. Une ligne ici.

Directeur de cabinet de deux Chefs d’Etat, je ne cessais de souligner aux conseillers ces traits qui devraient être les nôtres : disponibilité et discrétion voire effacement ; efficacité et courage de la franchise polie car porter la vérité à un prince est parfois péril surtout si l’écoute, difficile, est aussi méfiante ; respect aux membres du gouvernement auxquels nous ne devrions pas nous substituer, quels que soient nos titres et notre proximité avec le Souverain.

Car, ce sont les membres du gouvernement qui engagent l’Etat, engagent leur responsabilité devant la nation notamment devant l’Assemblée nationale ; ils engagent même leur sécurité et celle de leur famille parce que appartenant à l’Exécutif c’est-à-dire appelés à prendre constamment des décisions parfois difficiles, impopulaires mais nécessaires pour la vie d’une nation.

Même si elle participe de la gestion d’un pouvoir dont l’essence est de se conserver et de ne pas être partagé, la doublure du gouvernement par le cabinet du Chef de l’Etat est souvent source de confusion. Elle est une gêne pour la gestion sereine, organisée des affaires de l’Etat. Obstacle d’autant plus grand que si, à la concertation et la coordination manquantes, s’ajoutent des ambitions et des suffisances personnelles, enflées sous le prétexte de la proximité avec le Chef de l’Etat.

Le sommet de cette confusion a été atteint sous l’Empire avec le gouvernement du Premier Ministre PATASSE et la Cour impériale dirigée par un Ministre d’Etat. C’est vrai, un pouvoir fort tremblait et une ambition se pointait.

En tout cas, la multiplicité des voix nuit à l’unicité de notre parole diplomatique. Or, la voix d’un pays est d’autant plus écoutée à l’extérieur qu’elle reflète un consensus au niveau national comme une grande plume l’a soutenu.

La difficulté récurrente donc pour le département des Affaires Etrangères est de convaincre qu’il est outillé pour précéder, permettre de conclure et suivre. J’insiste sur le suivi de la parole nationale et étrangère surtout quand elles se sont échangées car, ce suivi est un gage de crédibilité.

Si ma mémoire ne me trahit pas, au Mali, le ministère des Affaires Etrangères est voisin de la Présidence : tout un symbole de la confiance et de l’importance accordée aux relations internationales.

Je précise ceci : la souveraineté du Chef de l’Etat de confier des missions notamment dans le domaine de la diplomatie à des tiers n’exclut nullement l’impérieuse nécessité de l’unicité de la voix centrafricaine que devraient renforcer ces missions ponctuelles.

De toutes les manières, la multiplicité consolide notre faiblesse.

En l’espèce avec les organisations internationales et notamment la MINUSCA, l’attitude de la République Centrafricaine doit être une. Toute action individuelle est sans impact ou d’impact insignifiant car c’est de l’agitation. N’est alors pas loin le haro sur l’agitateur. En effet celui-ci non seulement n’aura rien compris puisque baudet mais encore n’aura pas saisi qu’il pouvait être le mouton noir à être sacrifié.

Premier Ministre, je ne pouvais pas accepter la difficulté pour l’ Etat d’assumer ses devoirs régaliens. Même l’oxygène manquait dans les formations hospitalières. Avant que le gouvernement ne s’intéresse de près au secteur forestier, je me remémore mes gesticulations pour que les diamantaires s’acquittent de ce qu’ils doivent à l’Etat. J’ai découvert alors la puissance et l’imbrication des intérêts nationaux et extérieurs. Et bien sûr je me suis planté.

Mais je radote et reviens à mon sujet à savoir qu’il faut donc chercher à connaitre, les Etats qui interviennent chez nous et les circonvenir, de façon permanente, en amont et aval une fois notre vison définie.

 

Des intérêts

Mais s’adresser à un Etat tiers veut ce minimum : quels sont les intérêts de ces Etats ? Quels sont ceux des pays qui ont envoyé leurs citoyens notamment des soldats en République Centrafricaine ? Quelle est la nature de leur régime ? Quelles sont leurs alliances ? Quelle est leur place en Afrique et quelle est leur idée de la République Centrafricaine ?

Se poser ces questions revient à cette simple observation que je ressasse : tout soldat sur un sol étranger est d’abord et avant tout le bras armé de son pays. Il est l’expression d’une politique.

Mais le soldat étranger peut également être l’expression de la politique d’un Etat tiers parce qu’un intérêt peut cacher un autre.

Car, je me répète, toute action d’un Etat vis-à-vis d’un autre, qu’elle soit directe ou indirecte, de parole ou de silence, est toujours un acte de politique étrangère ; celle-ci poursuit un intérêt qu’il convient, de manière assidue, de chercher à discerner au regard de son propre intérêt. Si les deux intérêts, intérieur et extérieur, sont complémentaires, il faut œuvrer à renforcer cette complémentarité et s’ils sont divergents ou contradictoires, œuvrer à les rendre moins divergents ou contradictoires.

C’est le rôle de la parole diplomatique, ferme à l’occasion, sans éclat, sans fanfaronnade, discrète en dehors des lumières et des micros souvent contreproductifs en ayant toujours à l’esprit le rapport des forces et la sauvegarde de l’honneur des Etats.

Notre parole pourrait être celle-ci :

Notre intérêt, à nous Centrafricains est de vivre en paix dans notre Patrie, entière, de préserver la vie et l’avenir du Centrafricain avec un bon dispensaire de proximité, une bonne école de proximité, en développant une économie dont la mamelle est l’agriculture et l’élevage, la forêt et cette richesse minière connue.

Nous ne grignotons pas les frontières ni ne lorgnons sur les richesses des autres pas plus que nous ne jouons aux grandes puissances.

Vivre chez nous, avec une police, une gendarmerie et une armée qui nous protègent. De qualité, elles le peuvent et pas nécessairement de quantité.

Je le souligne à nouveau avec toute la force que me donnent encore mes vieux, cerveau, os, muscles et nerfs : un pays est protégé d’abord et avant tout par ses enfants ; un pays a le droit de chercher, par tous les moyens, à se défendre qui vont de la parole à la plume, du bec à l’ongle, des pieds à l’arme. C’est parler ainsi de la conséquence, évidente, de l’appartenance à une Patrie, à un Foyer dont la perte nous rendrait apatrides tout comme le morcellement est inadmissible.

Ce devoir et ce droit n’excluent pas la solidarité internationale armée. Cependant, ils ne s’abandonnent et ne doivent pas s’abandonner à ce genre de solidarité internationale.

La substitution de cette solidarité internationale spécifique à la nationale, centrafricaine, risque de nous porter un incommensurable préjudice. D’abord l’attachement sentimental au terroir n’est pas le même pour le centrafricain que pour l’Etranger avec toutes sortes de conséquences. Ensuite plus sont nombreux ceux qui sont mis au service de cette solidarité spécifique et plus nous perdons la maitrise sur notre destin surtout qu’enfin les intérêts extérieurs qui se bousculent sur un territoire tiers peuvent constituer une menace.

C’est pourquoi, avoir l’humilité de jauger, pour les éviter, les erreurs du passé et même du passé présent comme celles des précédentes missions militaires, est une approche peut être souhaitable. Ces erreurs sont une richesse puisqu’elles peuvent orienter autrement et positivement sans compter que tout n’a pas été que négatif dans le passé.

A mésestimer ces erreurs, rire d’elles en les personnalisant occultent toute analyse objective et approfondie. L’Etat est une continuité si possible du positif et de son renforcement dans le temps.

De BOGANDA aux différents régimes, sauf la césure de 2013, une ligne commune peut être esquissée depuis que la République Centrafricaine est la République centrafricaine que je souligne encore : la tumultueuse et brève histoire de cette République est aussi une quête combien difficile de l’affirmation de sa personnalité.

Je relève ici que, déjà, lors de la lutte pour l’indépendance, le MESAN a gardé son indépendance en refusant d’être une section du RDA alors implanté dans la plupart des colonies francophones.

C’est connu : la première visite à l’extérieur du Président DACKO a été Israël suivie des années plus tard par le Président KOLINGBA. C’est connu aussi que la République Centrafricaine avec le Tanganyika du mwalimu, maitre, Julius NYERERE a été l’un des premiers africains à reconnaitre la République Populaire de Chine comme est connu le réalisme de la politique étrangère du Président BOKASSA.

En effet, en dépassant les hommes, les erreurs des dirigeants et peut être même les fautes, on aboutit à ceci : ces régimes ont essayé sauf donc cette notable exception de 2013, d’apporter leur touche à l’affirmation de cette personnalité.

Mais, ils se sont heurtés, se heurtent et se heurteront à l’impitoyable réalité des rapports de force. C’est ainsi aussi aborder le partage du monde en zones d’influence. La question est de savoir comment capter en notre faveur les forces plus puissantes puisque ces forces ont besoin des moins puissantes comme la nôtre pour diverses raisons dont la première est économique.

Surtout en cette période où l’Afrique refait l’objet de grandes convoitise et rivalité qui ne se limitent plus à l’Europe.

En conséquence, la République Centrafricaine doit regarder par-delà la bannière internationale de l’ONU et scruter les pays qui sont chez nous derrière ce drapeau.

Au demeurant, cette bannière peut être royalement mise de côté ou méprisée. Les grandes puissances le démontrent qui ont traité la plus importante des organisations internationales de « machin » ou frappé son pupitre avec une chaussure ou gardé leur souveraineté de commandement même sous la bannière.

 

De la contradiction

Sur notre sol, d’ un côté, il y a donc cette présence massive des forces étrangères, volonté des Etats et donc des intérêts ; d’un autre côté, face à ces forces, persistent l’insécurité qui ne finit pas de causer des morts, des souffrances, des déplacés et des exilés ainsi que, l’émiettement du territoire et la fragilisation de l’autorité de l’Etat. C’est pourquoi, il me parait légitime, à moi Centrafricain, de continuer de lever cette contradiction.

On forme nos soldats ! On restructure notre armée. C’est bien et cela prendra le temps que cela prendra ! Mais en attendant, l’existence d’une République centrafricaine entière est mise en péril par des hommes dont on ne sait pas dans quelle académie ils ont été formés tout en disposant de formidables armes alors que les formés sont bras ballants.

D’une part, au profit de l’illégalité, la puissance de feu et son renforcement avec pour conséquence des tragédies humaines et un territoire qui se morcelle.

D’autre part, au détriment de la légalité, l’impuissance et la déliquescence de feu avec pour conséquence l’impossibilité d’assumer l’une des missions essentielles d’un Etat, la protection de son citoyen et de son sol. Il est trop aisé dans ces conditions de rendre responsable un gouvernement démuni de la puissance de feu.

Kaga Bandoro comme Bangassou, Bocaranga entre autres nous le rappellent avec éclat. Comme si on voulait créer de nouveaux rapports de force au détriment de la légalité.

Mon inquiétude, grande depuis, persiste. Cette contradiction ne tient-elle pas d’un dessein ?

Notre Pays est si vaste mais si vide d’hommes ; d’autres pays sont si petits et même grands, surpeuplés. Des peuples errant, sans terre, cherchent une terre. La nôtre, est bonne, l’eau abondante. Le pâturage, aménagé peut être source de grands revenus alors que certains pays sont en quête d’eau et de fourrage en dehors de chez eux

Ces deux catégories, surpeuplés ou sans terre, ont en commun un objectif : trouver un sol, élargir leur territoire comme le nôtre qui est une aubaine. Il faudrait donc être précautionneux devant les nouvelles alliances.

Déjà, des militaires étrangers s’installeraient chez nous après avoir servi dans les forces internationales.

Le bois fait défaut à certains qui convoitent le nôtre, cet or vert !

Notre sous-sol est de grande promesse et les instruments des satellites de deux grandes puissances mondiales auraient été déréglés en survolant notre territoire dans les an

RCA : incursion des éléments rebelles de 3R à Bania, panique générale au sein de la population

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Bangui, 3 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une cinquantaine des hommes armés, appartenant au mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), du général Bobo ont fait irruption vendredi 31 décembre 2021 dans la préfecture de Mambéré-Kadéï(ouest de la République centrafricaine), et ont investi le village Bania, situé à 53 kilomètres de Berberati, une localité en proie à des affrontements entre les rebelles et les forces gouvernementales.

centrafrique.org/17891-2/de63f90c-b44e-4c94-860e-51dba433b7d1/” rel=”attachment wp-att-17892″ data-wpel-link=”internal”>le centre-ville de Berberati, la deuxième ville de Centrafrique.
La ville de Berberati en Republique Centrafricaine

 

Selon des sources locales, les rebelles ont fait leur incursion fracassante dans le village Bania aux environs de 15 heures avec des tirs à bout portant, faisant plusieurs blessés, brûlant des habitations. La  ville est vidée de sa population, plongée dans   la psychose et qui n’a plus de choix que de se réfugier dans la brousse.

Pour l’heure, les rebelles continuent d’occuper le village, et les soldats FACA ainsi que leurs alliés russes ne sont pas encore arrivés sur place.

Rappelons qu’en  mars de l’année dernière, les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais ont repris les localités de Bania,  Yamouda, Boudoua, etc., situées dans la commune de Basse-Mambéré  aux mains des rebelles du mouvement 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Les rebelles, de leur côté, ont adopté une nouvelle stratégie, celle d’incursion fortuite dans certaines localités, mettant en mal le dispositif des forces gouvernementales.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Nuit de la Saint-Sylvestre : 40 blessés et 3  morts, dont un bébé de moins de 2 ans à Bangui

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Bangui, 3 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Cette année, rien que pour la nuit de Saint-Sylvestre, 40 blessés et 3  morts, dont un bébé de moins de deux ans ont été enregistrés dans l’agglomération   de Bangui. Le réveillon a été marqué par des coups de feu dans tous les quartiers de la capitale centrafricaine. Des kalachnikovs et autres armes automatiques  entendues ont marqué les esprits de la population.

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Entrée rondpoint zéro du centre-ville de Bangui. Photo CNC

 

Bangui est encore une ville poudrière, la nuit de la Saint-Sylvestre 2022 à révéler. Près de 8 ans déjà, notre pays après un coup d’état sanglant, s’installe inexorablement dans un chancre mou de crise à ne pas s’en sortir. Rien qu’à Bangui, les habitants ont confirmé que la capitale  demeure une ville poudrière. Le 8e, 7e,6e, 5e et 1er  arrondissement sont devenus des champs de tir et le 4e et 3e arrondissement ferait à eux seuls une manufacture d’armements de tout genre et de toutes les gammes. La nuit du 31 décembre, il y a eu des coups de feu partout, aux quartiers KM5 et Boyrabe nous en avions été dégoûtés, nous avions écouté des séries de tirs à l’arme légère, des grenades dégoupillées qui explosent, certaines armes étaient placées sur des véhicules et ils tiraient en l’air, même les forces de la Minusca ont dû chercher refuge. Mais cette fois, ce sont des soldats FACA qui étaient à l’origine de ces tirs. Mais les balles perdues issues des tirs de la nuit du 31 au 1er à Bangui ont fait des dégâts au sein de la population. On parle de 40 blessés et d’au moins 3 morts, dont un bébé de moins de deux ans.

La rca est sans administration, le pouvoir de Bangui ne peut se prévaloir de détenir un pouvoir, ni le destin d’un peuple. Le régime du 30 mars qui devrait être un soc, c’est-à-dire la grosse lame pointue devant la charrue qui s’enfonce dans le sol pour ouvrir des sillions dans la terre et qui permet de labourer, malheureusement il ressemble parfaitement à un pair de bœufs placé derrière la charrue.

 

Par : Pierre AZOUMI

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : l’axe Sabewa – Yéléwa miné par des engins explosifs

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Bangui, 3 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’information qui nous était parvenue à la veille de fête du Nouvel An, et confirmée par les autorités locales  faisant état de la pose de plusieurs mines terrestres sur la route reliant la commune d’élevage de Yéléwa à celle de Sabewa, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Selon la population locale, l’axe Yéléwa – Ngaoui, à la frontière du Cameroun, passant par les localités de Sabewa et de Safou a été complètement piégé  par des engins explosifs enfouis au sol.

« En revenant du champ, j’ai vu six blancs poser des petits engins au sol. Moi je ne tenais pas compte de ce qu’ils faisaient, mais l’un d’eux m’avait interpellé pour savoir d’où je viens. Je ne comprenais pas ce qu’ils me disaient, mais avec de langage de signes, on arrive à se comprendre. Ils m’ont demandé de faire attention avec ce petit engin au sol. Je leur avais répondu merci et je continuais mon chemin. Chose bizarre, ils n’ont pas désamorcé l’engin et sont partis. De là, je commence à faire attention à mes pas jusqu’à arriver à la maison. Mais au cours de route, j’ai vu deux mêmes engins encore. Sur un trajet d’environ 7 kilomètres, j’ai pu observer trois engins de même type au sol », déclare un habitant du village Safou interrogé par CNC.

À Sabewa par contre, l’un des engins a explosé au passage d’une motocyclette ce vendredi 31 décembre 2021, blessant grièvement le conducteur. Mais selon la population locale, la route menant à Yéléwa est gorgée des engins explosifs. C’est difficile pour eux de circuler sans tomber sur une mine terrestre.

 

Mais le seul problème est de savoir qui a posé ces engins explosifs au sol.

Pour les populations locales, il ne fait aucun doute, les Mercenaires russes seraient à l’origine, mais difficile de confirmer ces allégations.

Rappelons que le 30 décembre dernier, 3 Casques bleus tanzaniens ont été grièvement blessés dans une explosion d’une mine terrestre au passage de leur véhicule dans la préfecture de Mambéré-Kadéï, à l’ouest de la République centrafricaine. Mais le lendemain, le 31 décembre 2021, un véhicule des Nations unies, à bord de trois Casques bleus bangladais, a également sauté sur une mine dans la localité de bang, située dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la rca.

Deux Casques bleus grièvement blessés, et un autre légèrement touché.  Ceci dit, en deux jours, 6 Casques bleus de la Minusca ont été blessés par des engins improvisés.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Le C.J.C.L.D lance sa 1ère campagne de sensibilisation communautaire sur la  désinformation au marché central de Bangui

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Bangui, 3 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le Consortium des Journalistes Centrafricains pour la Lutte contre la Désinformation (CJCLD), a lancé le jeudi dernier, sa 1ère campagne de sensibilisation communautaire sur la lutte contre la désinformation au marché central de Bangui. Initiée par le CJCLD, cette campagne vise à sensibiliser les communautés sur les dangers de la diffusion des rumeurs et désinformations afin de réduire leur impact dans la société.

Deux membres du CJCLD sensibilisent au marché central de Bangui copyright CNC
Deux membres du CJCLD sensibilisent au marché central de Bangui. CopyrightCNC

 

Après plus d’une semaine du lancement officiel de son projet : « Sauver la Démocratie contre la Désinformation en Centrafrique », le Consortium des Journalistes Centrafricains pour la Lutte contre la Désinformation s’active déjà à lutter contre ce fléau qui continue de saper la base de cohabitation en République centrafricaine. Dans le cadre de ce projet, appuyé par l’Ambassade de France en Centrafrique, cette coalition des professionnels des médias a mené sa première campagne de sensibilisation communautaire au cœur de la capitale centrafricaine, précisément au marché central de Bangui.

 

Dès  9 heures déjà, le  marché central de Bangui était inondé des clients. Les commerçantes et commerçants ont installé leurs marchandises. La présence des membres du consortium a motivé les commerçantes et commerçants qui n’ont pas caché leur joie de voir l’équipe du CJCLD et leurs inquiétudes à travers des témoignages recueillis à chaud par des journalistes invités pour la circonstance. Tous aspirent à la lutte contre la désinformation qui crée la peur et psychose dans la communauté.

 

D’après Olivier Tambo, président de l’Association des « Koli et Wali Gara » du marché central de Bangui : « les fausses nouvelles sont un phénomène que nous combattons. Ce phénomène existe dans le marché central. C’est pourquoi, nous demandons non seulement aux commerçants mais aussi à la population de vérifier les informations avant de les diffuser».

 

Même son de cloche chez, Jean Paul YET, Secrétaire Général de l’Association Koli et Wali Gara de marché central, qui a jugé salutaire cette campagne qui selon lui, va aider à réduire la propagation des fausses nouvelles dans leur communauté commerciale.

« C’est une satisfaction de joie, vous savez même dans la Bible, il a été dit que toute chose a été créée par la parole et elle a une puissance, donc si cette parole n’est pas bien prononcée, ça va créer de problèmes dans la société. C’est pourquoi nous sommes là avec les journalistes pour sensibiliser les commerçants face à ce danger », a-t-il dit.

Jean Saint-Clair Maka Gbossokotto, Coordonnateur du CJCLD, a renchéri en ces termes : « Beaucoup pensent que la rumeur circule uniquement sur les réseaux sociaux. Mais après une longue étude menée par le CJCLD, il s’avère que les fausses nouvelles se propagent davantage dans le milieu communautaire. C’est pourquoi, nous optons pour le marché central qui est le plus grand marché de la rca car cet espace commercial fait partie des endroits où les fausses informations sont distillées…»

 

Le CJCLD envisage de mener d’autres campagnes non seulement à Bangui mais dans certaines villes de provinces de la République Centrafricaine.

 

 

 

RCA : les fidèles musulmans du sixième arrondissement de Bangui pourront bientôt prier dans la mosquée de Pétévo

 

 

Le lieu de culte a été détruit pendant la crise de 2013. En prélude à sa réouverture, une rencontre a eu lieu mardi  entre les autorités locales, les leaders communautaires et religieux de la localité. C’est une initiative de la jeunesse islamique centrafricaine, appuyée par la Minusca.

 

« Vous savez que le sixième arrondissement est resté  unique arrondissement ou on n’a pas encore commencé à faire la prière. Suite à ces événements-là, la population, et surtout les leaders du sixième arrondissement se sont mobilisée pour venir en appui à la jeunesse islamique centrafricaine, en partenariat avec la Minusca   pour essayer d’échanger, de voir dans quel contexte nous allons  commencer la prière », a déclaré Ougba Ben Amadou, Président de la jeunesse islamique du sixième arrondissement.

D’après lui, même s’il s’agit de faire une hutte, puis commencer la prière, et voir ensuite comment la sécuriser.

« C’est dans cette optique que nous nous sommes retrouvés   pour ce partage », a-t-il ajouté.

Pour le démarrage des activités de la mosquée, Ougba Ben Amadou  met surtout l’action sur la sensibilisation et l’aide du voisinage de ce lieu du culte.

“Il faut d’abord travailler le moral,  et conscientiser les leaders, surtout le voisinage pour faire comprendre l’importance  de nous aider à retourner  et commencer la prière ».

/, l’homme assure qu’il y’aura une seconde activité de salubrité prévue pour le 8 avril sur le lieu de la prière : 

« D’ici jeudi, on fera cette activité sur le site même de la mosquée », déclare-t-il.

 

Prisca VICKOS

Journaliste rédactrice

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Alpha Condé autorisé à quitter la Guinée

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Selon la presse sénégalaise, en résidence surveillée depuis le putsch de Mamady Doumbouya et ses hommes, Alpha Condé est, à présent, autorisé à quitter le pays dans les prochains jours. Une nouvelle fraichement accueillie avec satisfaction par les partisans de l’ancien Président.

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Le Président guinéen Alpha Condé dans le parlement européen en mai 2018. AFP

 

« Le CNRD a décidé d’autoriser l’ancien président de la République à se rendre à l’étranger pour un contrôle médical dans les jours à venir. Cette démarche purement humanitaire s’inscrit dans le  cadre du respect de la dignité humaine et de la considération que le CNRD n’a cessé d’observer à l’égard des anciens dirigeants du pays », a informé  le lieutenant-colonel Aminata Diallo qui lisait le communiqué de presse à la télévision nationale Guinéenne, lit-on sur Igfm.

 

 

Trois Casques bleus bangladais de la MINUSCA ont été blessés, dont deux grièvement  suite à l’explosion d’un engin explosif improvisés au passage de leur véhicule à Bohong

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Bangui, 1 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Deux Casques bleus bangladais de la Minusca ont été grièvement blessés vendredi matin, suite à l’explosion d’un engin explosif non identifié au passage de leur véhicule à Bohong, localité située entre Bocaranga et Bouar (nord-ouest de la République centrafricaine), tandis qu’un troisième a été légèrement blessé.

Quelques jeunes de Bang ont érigé de bariccades à la sortie du camp de la minusca de contingent bangladais.
Quelques jeunes de Bang ont érigé de barriccades à la sortie du camp de la Minusca de contingent bangladais pour tenter de les empêcher de partir à Man, et les laisser à la merci des rebelles de 3R

 

Les trois Casques bleus faisaient partie d’un convoi du contingent bangladais qui effectuait une patrouille de protection des populations, sur l’axe Bouar-Bocaranga, quand l’explosion est survenue. Les deux blessés graves ont été transportés par hélicoptère à Bouar pour y être soignés à l’hôpital de la MINUSCA.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RCA et Chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, se dit attristé par ce nouvel incident et condamne fermement l’utilisation des engins explosifs par les groupes armés. « Je souhaite un prompt rétablissement aux soldats de la paix blessés et salue l’engagement et la bravoure de tous les Casques bleus déployés au sein de la MINUSCA dans leur mission de protection des populations civiles », déclare le Représentant spécial.

L’explosion de cet engin explosif a eu lieu 24 heures après celle survenue dans le sud-ouest de la RCA, au cours de laquelle trois soldats de la paix tanzaniens ont été blessés, portant à trois le nombre d’incidents avec des engins explosifs ayant touché des Casques bleus de la MINUSCA en 2021. De nombreux Centrafricains ont également été tués ou blessés dans les explosions de ces engins explosifs dans différentes parties de la RCA.

“Malgré les conditions difficiles sur le terrain, la MINUSCA reste déterminée à exécuter pleinement son mandat pour la paix et la stabilité en RCA”, précise Mankeur Ndiaye.

Par ailleurs, des Casques bleus tanzaniens, qui tentaient de récupérer le véhicule touché par l’explosion d jeudi, ont essuyé des tirs d’éléments armés non identifiés, qui ont pris la fuite avec la riposte vigoureuse des Casques bleus. Un soldat de la paix a été légèrement blessé par balle lors de l’incident.

La MINUSCA rappelle que les attaques contre les Casques bleus peuvent constituer des crimes de guerre et sont passibles de poursuite par les juridictions nationale et internationale.

 

Avec la Minusca