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RCA : le musicien D-First signe un contrat d’artiste avec la maison de production « The US Agency »

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Bangui, 31 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Dans l’industrie de la musique en Afrique, il est quasiment impossible de construire une carrière professionnelle sans être confronté à la signature d’un contrat avec un producteur. C’est le cas de l’artiste musicien centrafricain D-First qui vient de trouver un partenaire de production nommé « The US Agency », basé à Atlanta aux États-Unis qui lui fait confiance, et à qui il a confiance.

L'artiste D-First au milieu, son manager à gauche et monsieur Ulrich SINGHE coordonateur de The US Agency à droit. Après la signature du contrat.
L’artiste D-First au milieu, son manager à gauche et monsieur Ulrich SINGHE coordonateur de The US Agency à droit Après la signature du contrat. Photo CNC/ D. Y. Ibrahim

 

Le vendredi 28 janvier 2022, dans la salle de conférence de l’hôtel Ledger Plaza de Bangui, a eu lieu la cérémonie de signature de contrat  d’artiste » entre le musicien centrafricain D-First avec la maison de production nommé The US Agency basé à Atlanta aux États-Unis, et  dirigé par une diaspora Centrafricain Ulrich SIGHE.

Pour le représentant de la maison de production The US Agency en Centrafrique, l’arrivée de ce label en RCA est un début de renversement des énergies musicales dans le pays. Mais avant – tout, l’objectif est de booster au maximum le talent de l’artiste D-First et de produire des œuvres internationales.

« Bien évidemment, on rêve de faire D-First  un artiste mondialement connu », explique – t-il.

Lors de cette cérémonie, le dirigeant de « The US Agency »  a présenté un projet ambitieux visant à « rehausser le secteur culturel et touristique » du pays. Il indique que dans ce projet, il entend organiser un Festival dénommé “Bangui en fête” qui sera dédié à la culture centrafricaine durant une semaine, et ce, de la manière suivante :

– De la musique livrée chaque soir

– Des foires-expositions

– Savoir-faire centrafricain mis en avant

– Des artistes internationaux à Bangui

– Des stands à louer pour les entreprises

– Une soirée de gala pour clôture

Photo de famille à la fin de la cérémonie avec madame la ministre
Photo de famille à la fin de la cérémonie avec madame la ministre. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

Rappelons que la cérémonie avait eu lieu en présence de madame la ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme et de  quelques membres de son cabinet y compris l’honorable député de Nana-Bakassa.

 

Par D. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : une incursion des mercenaires russes dans la localité de Sabo fait plusieurs morts

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Bangui, 29 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les mercenaires de la société russe Wagner, qui combattent depuis plus d’un an au côté de l’armée nationale dans son offensive contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont fait leur incursion meurtrière dans le village  Sabo, à environ une trentaine de kilomètres du village Bidja, situé à une centaine de kilomètres au nord de Batangafo, dans la préfecture de l’ouham-Fafa, au nord de la République centrafricaine. Plusieurs personnes ont été tuées, des habitations incendiées.

Un hélicoptère de la société Wagner qui survole la sous-préfecture de Gamboula
Un hélicoptère de la société Wagner qui survole la sous-préfecture de Gamboula. Photo CNC

 

Selon des sources sécuritaires locales, l’opération avait eu lieu lundi, puis mardi dernier dans le village Sabo, une localité frontalière du Tchad. Les Mercenaires russes, déployés en hélicoptère lundi puis mardi, ont fait irruption dans le village. Officiellement, c’était pour mener une attaque contre un groupe des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), mais celle-ci tourne vite à une tuerie de masse des civils.

Des vendeurs, des artisans miniers, certains en provenance de Markounda, d’autres de la frontière du Tchad,  sur des motos, sont tombés dans l’embuscade tendue par les mercenaires russes. Plusieurs d’entre eux ont été tués, leurs corps carbonisés, ainsi que leurs motos emportées.

Et ce n’est pas tout. Dans le village Sabo, les mercenaires russes, suffisamment armés,  ont fait des tirs sans distinction sur les civils, tuant au moins une dizaine, et blessant tant d’autres. Le bilan est difficile à évaluer, mais certaines sources parlent d’au moins 11 morts et des blessés.

Rappelons que la veille, c’est-à-dire le dimanche 23 janvier, vers 3 heures du matin, dans la localité de Ketté Sido,   au moins trois personnes ont été tuées dans une attaque des éleveurs Peuls Mbarara venus du Tchad voisin. Les mercenaires russes, appelés en urgence sur le lieu, ont décidé de pourchasser les assaillants. C’est lors de cette opération qu’ils ont attaqué les civils dans le village Sabo.

 

Par Arsène Féimonazoui

Journaliste rédacteur

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RCA : massacre de Bria, l’honorable Martin Ziguélé exige l’ouverture d’une enquête judiciaire

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Bangui, 29 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le 16 et 17 janvier, une opération des Mercenaires russes, appuyée par les soldats FACA dans les villages Aïgbado et Yanga, avait soldé, selon de diverses sources locales,  au massacre de près de 70 personnes. Une semaine plus tard, L’ONU, vu l’ampleur du dégât,  avait  décidé de mener une enquête sur cette tuerie de masse. Mais à Bangui, c’est le silence total, tant du côté du pouvoir que de l’opposition. Or, l’honorable Martin Ziguélé, Président du parti MLPC, dans un communiqué publié ce vendredi, exige du gouvernement l’ouverture d’une enquête judiciaire sur cette atrocité commise par les forces gouvernementales.

Martin Ziguelé, Président du parti MLPC
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC

 

« Les images de Bria, qui circulent sur la toile, si elles sont avérées, seraient intolérables. Nous condamnons fermement ces violations massives et insupportables des droits humains, qui sauraient rester impunis, quels que soient les auteurs et complices. Nous avons une pensée émue pour les victimes et leurs proches. Nous exigeons, L’OUVERTURE D’UNE ENQUÊTE ET LE CAS ÉCHÉANT, ENFIN, DES SANCTIONS », a déclaré l’honorable MARTIN ZIGUÉLÉ, président du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain,  MLPC, parti qui avait soutenu la candidature indépendante du président Touadera lors des élections de 2015 et basculé dans l’opposition démocratique après sa victoire contestée aux élections de 2020.

Rappelons que les 16 et 17 janvier dernier, dans le nord de Bria, plus précisément dans les villages Aïgbado et Yanga, situés respectivement à 75 et 143 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé, les mercenaires russes de la société Wagner, appuyés par les soldats FACA, ont assassinés plus d’une vingtaine des personnes, selon le premier bilan provisoire annoncé par CNC. Mais plus le jour passe, plus le bilan s’alourdit. Une semaine plus tard, il peut atteindre plus de 50 morts, d’autres parlent de près de 70 morts et une centaine des blessés. Et c’est encore provisoire!

L’ONU, de son côté, mène depuis deux semaines une enquête sur cette tuerie de masse, mais à l’annonce de l’ouverture de cette enquête, les mercenaires russes et les soldats FACA ont bloqué l’accès à ces deux villages. Ils ont installé leur poste avancé à Aïgbado. Toute personne qui tente de sortir de ce village est automatiquement abattue.

Certains blessés qui ont pu rejoindre la ville de Bria parlent de génocide. Selon eux, dans la forêt, le nombre des cadavres dépasse l’entendement.  Même sur la rivière La Kotto, les pêcheurs ont repêché déjà 14 corps sans vie, dont des femmes et des enfants, entraînés par la rivière Boungou, rivière affluant de La Kotto.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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Mali, Libye, Soudan, Centrafrique, Mozambique : récit de cinq ans d’avancée russe en Afrique

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Bangui, 29 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La société de sécurité privée Wagner, dirigée par un proche de Vladimir Poutine, est devenu le principal instrument d’un réengagement de Moscou sur le continent, sur fond de rivalité et de tensions avec l’Occident.

L’armée américaine et l’ONU confirment la présence du groupe Wagner au Mali
L’armée américaine et l’ONU confirment la présence du groupe Wagner au Mali

 

Amorce d’une bascule stratégique qui verrait une nouvelle « Russafrique » appuyer la « Chinafrique » dans une conjuration anti-occidentale ? Ou fantasme médiatique dramatisant des percées ponctuelles et opportunistes, souvent fragiles ? L’arrivée d’instructeurs russes et de paramilitaires de la société de sécurité privée Wagner, proche de Kremlin, au Mali, fin 2021, avive les interrogations de l’Europe et des Etats-Unis sur les desseins de Moscou en Afrique. A travers la multiplication d’accords de défense et les activités du Groupe Wagner, la Russie a réussi à s’immiscer dans plusieurs pays d’Afrique : Mali, Libye, Soudan, République centrafricaine (RCA), Mozambique… Une avancée parfois erratique, contestée ou en trompe-l’œil, qui s’étend sur environ cinq ans et dont Le Monde a pu reconstituer le fil.

Le tumulte provoqué par le déploiement, réel ou supposé, de ces « mercenaires » n’est pas pour déplaire à Moscou, ainsi crédité d’une projection de puissance bénéfique à sa propagande. S’il reste silencieux, le Kremlin a cessé de nier. C’est la galaxie médiatique contrôlée par Evgueni Prigojine, l’homme d’affaires pétersbourgeois proche de Vladimir Poutine et réputé être le patron de Wagner, qui se charge de créer ou d’amplifier les rumeurs sur la présence de ces miliciens russes sur le continent africain. Le coup d’Etat au Burkina Faso du 24 janvier l’a bien montré. Si l’implication du Kremlin n’est pas à ce stade avérée, M. Prigojine a aussitôt applaudi un putsch s’inscrivant dans une « nouvelle ère de décolonisation », tandis qu’un de ses proches, Alexandre Ivanov, a proposé les services d’« instructeurs russes » à l’armée burkinabée.

Après trente ans de désengagement massif consécutif à la dislocation de l’Union soviétique, c’est au Soudan qu’a démarré, dès 2017, la grande saga du retour de la Russie en Afrique. Régnant sans partage sur un pays au bord de l’abîme, mais mis au ban de la communauté internationale, le dictateur Omar Al-Bachir, visé par deux mandats d’arrêt pour crimes contre l’humanité et génocide émis par la Cour pénale internationale (CPI) en 2010, s’était tourné vers Moscou.

 

Projet de base militaire au Soudan

D’abord sécuritaire (livraison d’armes et formation des troupes soudanaises par la Russie), cette coopération s’est aussitôt accompagnée de concessions pour l’exploration de sites aurifères, accordées par Khartoum à M Invest – une société liée à M. Prigojine, tête de pont des forces de Wagner –, qui s’appuie localement sur Meroe Gold, une filiale soudanaise. Le chef de l’Etat soudanais est aussi mis personnellement à contribution pour servir la politique de Moscou au Proche-Orient. Après avoir voué aux gémonies son homologue syrien Bachar Al-Assad, sauvé de la débâcle grâce à l’intervention de l’aviation russe en 2015, il est ainsi le premier dirigeant arabe à lui rendre une visite officielle en décembre 2018.

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Avec le Monde Afrique

La Cédéao suspend le Burkina Faso

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La Cédéao suspend le Burkina Faso

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Bangui ( République centrafricaine ) – L’organisation régionale réagit ainsi à la rupture de l’ordre constitutionnel provoquée par le putsch militaire. .

La suspension du Burkina Faso de la Cédéao était, selon les textes de cette organisation, la démarche à suivre en cas de rupture de l’ordre constitutionnel./////////////.

Parmi les résolutions prises par les chefs d’Etats de l’organisation sur la question actuelle duBurkina Fasose trouve celle d’envoyer une mission ministérielle d’évaluation à Ouagadougou pour discuter avec la junte de la durée de la transition./////////////.

Le colonel Paul Henri Damiba, chef de la junte au pouvoir, avait promis “un retour à l’ordre constitutionnel quand toutes les conditions seront réunies”. /////////////.

Selon Seidik Abba, spécialiste du Sahel, les sanctions pourraient davantage s’aggraver, si les promesses de la junte ne sont pas tenues : “Ils vont définir les modalités de gestion de la transition. Si la période n’est pas jugée correcte par la Cédéao, on va franchir un deuxième degré des sanctions qui peuvent être des sanctions ciblées : gel des avoirs, interdiction des déplacements, gel des relations entre le Burkina Faso et la sous-région.”/////////////.

Les consultations entre militaires/////////////.

L’argumentaire de la junte au pouvoir après le coup d’Etat survenu cette semaine était de vouloir rétablir la sécurité dans les deux tiers du territoire du pays conquis par les djihadistes. /////////////.

Les résolutions de la Cédéaoprévoient aussi l’envoi d’une délégation de chefs d’état-major pour consultations sur le plan à adopter dans la lutte anti-djihadiste. /////////////.

Danny Ayida, spécialiste de la politique au Sahel : “La Cédéao a pris en compte l’argumentaire développé par la junte à savoir que l’important est la gestion sécuritaire marquée par le terrorisme, par l’occupation des deux tiers du pays. S’il en est ainsi, il n’appartient qu’aux militaires d’aller au contact de leurs confrères pour savoir si cette motivation est légitime.” /////////////.

Vers une longue période de transition ?/////////////.

Danny Ayida poursuit, cependant, en disant que la mission de reconquête du territoire contrôlé par les djihadistes risque d’être longue, ce qui prolongerait la transition, comme c’est le cas au Mali. /////////////.

Quand les militaires disent que leur objectif est de reconquérir le territoire national, cela peut prendre des mois ou des années. Est-ce que le retour à l’ordre constitutionnel normal va dépendre de cela ? s’interroge Dany Yida/////////////.

Par ailleurs, une autre institution, le G5 Sahel, est aussi plongée dans une crise profonde puisque trois de ses cinq pays membres, le Tchad, le Mali et le Burkina Faso, sont dirigés par des juntes militaires ayant réalisé un coup d’Etat.

Avec DW français
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La Cédeao en sommet virtuel pour débattre du putsch au Burkina

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La Cédeao en sommet virtuel pour débattre du putsch au Burkina

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Bangui ( République centrafricaine ) – Un sommet virtuel des dirigeants ouest-africains a débuté vendredi pour décider d’éventuelles sanctions à l’encontre de la junte du Burkina Faso, arrivée au pouvoir par un coup d’Etat militaire lundi, et qui a appelé ses partenaires internationaux à collaborer avec elle. .

Le sommet des pays membres de la Communauté des Etats ouest-africains (Cédeao), s’est ouvert peu après 10H00 GMT, a indiqué à l’AFP une source à la Cédeao./////////////.

Cette organisation a condamné le coup d’Etat et devrait au moins suspendre le Burkina Faso de ses instances dirigeantes./////////////.

Et comme elle l’a fait pour le Mali et la Guinée où des militaires ont également pris le pouvoir, la Cédeao pourrait imposer des sanctions à la junte burkinabè./////////////.

Dans sa première allocution depuis sa prise de pouvoir lundi, le nouvel homme fort du Burkina, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a estimé jeudi soir à la télévision nationale que son pays avait “plus que jamais besoin de ses partenaires”. /////////////.

Disant comprendre les “doutes légitimes” suscités par le coup d’Etat, il a assuré que le Burkina “continuera à respecter les engagements internationaux, notamment en ce qui concerne le respect les droits de l’Homme”, précisant que l’indépendance de la justice serait aussi “assurée”./////////////.

Le lieutenant-colonel Damiba s’est engagé “au retour à une vie constitutionnelle normale”, “lorsque les conditions seront réunies”, sans préciser d’agenda./////////////.

Le chef de la junte a assuré que la “sécurité” était sa priorité à la tête de ce pays endeuillé quasi quotidiennement par des attaques jihadistes meurtrières./////////////.

La télévision a cependant annoncé jeudi soir un allègement du couvre-feu mis en place lundi: de 21H00 (locales et GMT) à 05H00, il passe de minuit à 04H00./////////////.

“Feuille de route” /////////////.

La population reprochait notamment au président renversé, Roch March Christian Kaboré, de ne pas avoir réussi à endiguer la dégradation sécuritaire depuis 2015, notamment dans le nord et l’est du pays./////////////.

Dans le sillage du Mali et du Niger, le Burkina Faso est pris dans une spirale de violences attribuées à des groupes armés jihadistes, affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique qui ont fait plus de 2.000 morts et contraint au moins 1,5 million de personnes à fuir leurs foyers./////////////.

Depuis sa prise de pouvoir, M. Damiba a consulté les ministres renversés ainsi que les syndicats./////////////.

Aux anciens ministres, il a demandé de ne pas quitter le Burkina sauf autorisation. Aux syndicats, il a promis de les consulter et de les impliquer dans la transition. /////////////.

Dans son allocution télévisée, il a assuré vouloir associer toutes les “forces vives” de la nation pour “une feuille de route” en vue de redresser le Burkina Faso./////////////.

Plusieurs organisations semblent enclines à travailler avec lui. /////////////.

“Nous avons intérêt à ce que cette armée réussisse à stabiliser le pays”, affirme l’association Sauvons le Burkina Faso qui réclamait ardemment la démission de M. Kaboré. /////////////.

Plusieurs partis d’opposition à M. Kaboré dont le plus important, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) proche de Blaise Compaoré – ex-président chassé par la rue en 2014 après 27 ans de pouvoir – ont également marqué “leur disponibilité à apprécier la vision qui leur sera soumise” par la junte./////////////.

La question de l’avenir de M. Kaboré devrait également se poser prochainement. /////////////.

En résidence surveillée, il est en bonne santé selon plusieurs sources et a un médecin à sa disposition. Jeudi soir, le chef de la junte n’a pas prononcé son nom./////////////.

Il a en revanche conclu son discours par une devise bien connue des Burkinabè, celle du pays sous l’ancien président Thomas Sankara: “la Patrie ou la mort, nous vaincrons”. /////////////.

Leader progressiste et icône panafricaine, Thomas Sankara a été tué en 1987 par un coup d’Etat fomenté par des proches, dont Blaise Compaoré qui avait pris le pouvoir. /////////////.

Le procès de ses assassins, commencé en octobre 2021, mais mis en pause par le putsch, reprendra lundi.

Avec VOA
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RDC: affrontements entre l’armée et le M23

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RDC: affrontements entre l’armée et le M23

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Bangui ( République centrafricaine ) – Une nouvelle attaque attribuée au mouvement rebelle M23 a visé mardi (25.01.22) une position de l’armée près du parc national des Virunga, dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu. .

L’attaque contre des positions de l’armée congolaise a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi (25.01.22). Et selon la société civile et l’administration locale, les affrontements se poursuivaient encore mercredi. /////////////.

Vingt-neuf militaires auraient perdu la vie au cours de ces combats, précise la société civile. Le M23 est une ancienne rébellion de Congolais tutsi soutenus par le Rwanda et l’Ouganda, qui avait été défaite en 2013./////////////.

Cette attaque soulève aujourd’hui la question de l’implication des pays voisins de la RDC, comme le rappelle Juvenal Munubo, député national congolais et membre de la commission Défense et sécurité de l’Assemblée nationale.”Cela nous pousse surtout à nous interroger sur le rôle des pays voisins. On sait que les animateurs de la branche militaire et de la branche politique de ce mouvement se sont réfugiés au Rwanda et en Ouganda, ” confie le député congolais à la DW./////////////.

“On sait aussi que Kinshasa actuellement maintien de bonnes relations avec ces pays. Mais quand même on doit se dire la vérité et savoir ce qui peut encore renforcer ce mouvement et si, à partir de leurs bases arrières dans ces pays, ils n’ont pas eu un renforcement quelconque. Donc il faut s’interroger sur la responsabilité de ces pays qui sont tous signataires du pacte de Nairobi sur la Conférence internationale de la région des Grands Lacs, et d’un certain nombre d’instruments juridiques de paix comme l’Accord cadre d’Addis Abeba de 2013. Cela vaut vraiment la peine de s’interroger sur le rôle et la responsabilité de ces pays et comment est-ce qu’ils contribuent à la paix, ” souligne M. Munubo./////////////.

Etat de siège mise à rudes épreuves/////////////.

La paix durable semble aujourd’hui impossible dans cette région qui a été placée en état de siège afin de neutraliser les groupes armés qui sévissent dans la région depuis plus de vingt-cinq ans./////////////.

Pour Jean Claude Mbabaze, président de la coordination territoriale de la société civile de Rutshuru au Nord Kivu, pour éradiquer ces groupes armés, il faut d’abord une volonté des autorités politiques et militaires./////////////.

“Pour nous, en territoire de Rutshuru, l’état de siège n’a rien modifié parce que jusqu’à présent les groupes armés ne sont pas inquiétés, d’autant plus qu’il n’y a pas vraiment d’opération de traque de ces groupes armés. Et cela amène la population à avoir des doutes, elle se demande si réellement l’état de siège connaît bien sa mission, est ce que cela valait la peine de décréter cet état de siège qui jusqu’à présent ne semble pas maîtriser la situation ?”, interroge ce membre de la société civile./////////////.

M23, le retour en force ?/////////////.

Après leur défaite en 2013, les combattants du mouvement du 23 mars ont été recueillis dans des camps de réfugiés et beaucoup parmi eux estiment que la RDC n’a pas respecté ses obligations, notamment en termes de rapatriement ou encore de réinsertion, comme le rappelle Pierre Boisselet, coordinateur du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). /////////////.

A partir de 2017, on a vu certains de ces combattants et notamment leur ancien leader, Sultani Makenga, retourner en RDC et s’installer sur les contreforts du mont Mikeno, situé à la frontière avec le Rwanda et non loin de celle avec l’Ouganda./////////////.

“A partir du mois de novembre de l’année dernière, on a assisté à une vraie résurgence de ce mouvement, ils ont attaqué des positions de l’armée congolaise et de l’Institut congolais de conservation de la nature (ICCN) à au moins cinq reprises. Les FARDC aussi ont attaqué des positions du M23 mais les combats qui ont lieu dans la nuit de lundi à mardi marque une véritable escalade. Jusque-là, on n’avait pas vu depuis des années des combats aussi violents mettant aux prises des combattants de l’ancien M23,” précise le coordinateur du KST./////////////.

Il est à noter que dans la province voisine de l’Ituri, elle aussi placée sous état de siège, une attaque lancée la même nuit dans le territoire d’Irumu, attribuée aux rebelles ADF (Forces démocratiques alliées), aurait fait plusieurs victimes civiles.

Avec DW français
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Centrafrique: Journée mondiale de la douane

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Bangui, 28 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les recettes de la douane centrafricaine représentent près d’un tiers du budget de l’Etat centrafricain. Au regard de cette information, la Russie s’est empressé de signer un accord avec le ministère des finances centrafricain pour pouvoir disposer du monopole sur le contrôle des centres douaniers du pays. Mais cette prise de monopole ne cesse de faire polémique, et à juste titre. En effet, outre l’intérêt financier de la Russie pour la Centrafrique, la gestion des postes douaniers ne s’est pas améliorée.

 

Le Directeur général de la douane Frédéric Théodore Inamo , entouré par ses directeurs adjoints
Le Directeur général de la douane Frédéric Théodore Inamo , entouré par ses directeurs adjoints lors du point de presse à Bangui le jeudi 27 mai 2021. Photo CNC

 

En effet, les postes douaniers étaient témoins de beaucoup de dérives de la part des Mercenaires russes, comme le contrôle systématique des camions des missions humanitaires de l’ONU, des camions transportant des denrées alimentaires en provenance du Cameroun. Aussi, ils avaient imposé des taxes illégales pour passer la douane. Suite à ces dérives identifiées, le gouvernement a pris la décision de suspendre l’assistance technique des russes auprès des différents postes douaniers. Suite à cette décision, les russes avaient exigé une somme compensatoire de 40 milliards de FCFA, que le président Faustin Archange Touadéra était dans l’incapacité de payer.

Cette décision a évidemment déclenché le mécontentement du partenaire russe, qui a obligé l’Etat centrafricain à signer deux semaines plus tard un nouvel accord avec une société appartenant au groupe Wagner.

D’après de nombreux Banguissois, ce nouvel accord permettrait à Wagner de contrôler pleinement les flux de marchandises au détriment des douaniers centrafricains de la DGDDI.

Les partenaires politiques du pays ne voient pas non plus d’un très bon œil cette tutelle sur la douane du pays par un groupe de mercenaires russes au profit de Wagner. Les russes ne font en réalité que prendre le travail des douaniers centrafricains et percevoir de nouvelles taxes afin de se financer sur le dos de la population centrafricaine.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA / TCHAD : un complot pour destituer Mahamat Idriss Deby se prépare sur le territoire centrafricain

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Bangui, 28 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Après le Mali et le Burkina Faso, c’est le tour du Tchad. Avec la complicité de Monsieur Mahamat HAMDAN DAGALO,  premier vice-président soudanais, du professeur Faustin Archange Touadera, chef de l’État centrafricain et de certains opposants rebelles tchadiens, les Mercenaires russes ont installé deux bases d’entrainement et de formation des rebelles tchadiens  à l’extrême nord-Est de la République centrafricaine. L’objectif, sauter par force le Président tchadien Mahamat Deby. Le détail.

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convoi soudanais vers Amdafock

 

Si la Russie tente d’étendre son influence sur le continent africain en déstabilisant les régimes démocratiques ouest africain, ce n’est pas le cas pour la République du Tchad. Ce pays d’Afrique centrale, fragilisé par plus de quatre décennies de guerre, est dirigé par le général Idriss Mahamat Deby  qui succède à son père-Président Idriss Deby, tué dans une attaque des rebelles tchadiens en avril 2021. Mais pour les autorités russes, il est temps que Mahamat Idriss Deby, considéré comme un pure produit français en Afrique centrale,  soit lui aussi destitué, et elles se préparent en conséquence. C’est ainsi que le vice-président soudanais, Monsieur Mahamat HAMDAN DAGALO, proche ami du patron de Wagner EVGUENY PRIGOSINE, et le Président centrafricain Faustin Archange Touadera, avec la complicité de certains chefs rebelles tchadiens, les mercenaires russes de la société Wagner ont installé au nord-Est de la République centrafricaine deux bases militaires, regroupant des milliers des rebelles tchadiens.

Cependant, la semaine dernière, le vice-président soudanais Mahamat HAMDAN DAGALO, qui est aussi chef d’une milice soudanaise appelée « DAMASSARI », force d’intervention rapide en français, a dépêché, depuis Khartoum, capitale de la République du Soudan, 110 pick-up lourdement armés à destination du Nord de la République centrafricaine.

Selon Monsieur Mahamat HAMDAN DAGALO, le but de cette mission serait de fermer la frontière soudanaise avec la RCA, mais en observant leur tactique et les mouvementsde ces véhicules, c’est pour le ravitaillement des rebelles tchadiens en armes et minutions.

Ces éléments soudanais sont entrés sur le territoire centrafricain en deux groupes : le premier par Amdafock  et le deuxième par Amdoukoun, à  côté de Tissi. Ils sont rentrés jusqu’à 60 kilomètres dans le territoire centrafricain.

 

Position des bases des rebelles

Sur le territoire centrafricain, la première base des rebelles est située à 35 kilomètres à l’ouest de la ville d’Amdafock, dans la grotte de « Hadjar Fana », sur la route  qui mène au village Terfel.

La deuxième base  des rebelles tchadiens sur le territoire centrafricain est située vers la zone de Chinko, juste au triangle entre les deux soudans et la République centrafricaine.

Selon certaines informations recueillies dans ces localités, certains mercenaires soudanais sont également recrutés parmi ces rebelles tchadiens, et ils comptent progresser vers Ndjamena avant cet été, au même moment que d’autres rebelles qui seront en provenance du nord du Tchad.

Pour les Centrafricains, offrir une base arrière aux rebelles d’un pays ami et voisin, Touadera est en train de se mêler dans une affaire criminelle et très dangereuse avec des conséquences très graves pour son peuple et son pouvoir.

Le droit de poursuite pour le Tchad ira très loin alerte.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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BURKINA FASO/  FRANCE DIPLOMATIE : Comment Paris se préparait au coup d’Etat

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La France anticipait depuis septembre une tentative de putsch comme celle qui s’est déroulée, les 23 et 24 janvier, à Ouagadougou, et était depuis des mois en alerte maximale. Toute la journée de dimanche, Paris a gardé le contact avec le président Kaboré, à qui elle a même proposé une exfiltration d’urgence.

Centrafrique.org/macron-et-merkel-veulent-renforcer-la-lutte-antidjihadiste-au-sahel/roch-marc-christian-kabore-emmanuel-macron-et-angela-merkel-au-sommet-du-g7/” rel=”attachment wp-att-31440″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/08/Roch-Marc-Christian-Kaboré-Emmanuel-Macron-et-Angela-Merkel-au-sommet-du-G7-450×252.jpg” alt=”Roch Marc Christian Kaboré – Emmanuel Macron et Angela Merkel au sommet du G7″ width=”450″ height=”252″ />
Roch Marc Christian Kaboré – Emmanuel Macron et Angela Merkel au sommet du G7

 

La tentative de putsch du 23 janvier au soir, à l’encontre du président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, n’a surpris personne à Paris. Depuis septembre, officiers comme diplomates français travaillaient sur des scénarios de prise de pouvoir par les militaires. Mi-octobre, la menace avait même été jugée “très importante” et les services de sécurité français s’étaient préparés en conséquence. Ainsi, dès que les premières mutineries ont été signalées, au petit matin du dimanche 23 janvier, au camp de Sangoulé Lamizana et à la caserne de Kaya, dans le centre-nord du Burkina, l’Etat français a immédiatement pris attache avec le président burkinabé, et Roch Marc Christian Kaboré est resté en contact quasi­ permanent durant toute la journée avec les émissaires de Paris.

Sabre en alerte dès10h

Un peu avant 10 h du matin, les forces spéciales françaises de la task force Sabre, dont le quartier général est situé au Burkina, ont été mises en alerte. Dix heures plus tard, alors que les mutins se trouvaient non loin de la résidence privée du président burkinabè, dans le quartier de la Patte-d’Oie, à Ouagadougou, Paris lui a proposé une exfiltration d’urgence. Un scénario qui avait été préparé et planifié dans les semaines passées en cas de prise effective du pouvoir par les armes.

Plusieurs points de chute dans les pays voisins avaient été étudiés pour mettre à l’abri le président, mais ce dernier a refusé d’être exfiltré par Paris. Malgré cette fin de non-recevoir, la diplomatie française est restée en contact étroit avec le chef de l’Etat burkinabé jusque tard dans la soirée du 23 janvier, et ce n’est que vers minuit que le contact a été définitivement coupé et que Paris a également perdu la localisation de Kaboré. Cette disparition des écrans radars du président burkinabè correspondait par ailleurs à l’intensification des combats entre les forces légitimistes et les éléments putschistes. Jusqu’à lundi, la situation a été confuse à Ouagadougou sur le sort de Kaboré. Si des sources militaires ont très vite affirmé qu’il avait été arrêté dans la nuit du 23 au 24 janvier, plusieurs proches du chef de l’Etat ont, dans un second temps, indiqué qu’il avait échappé à une “tentative d’assassinat” et se trouvait sous la protection de sa garde rapprochée.

Fièvre putschiste

Signe de la sensibilité de la situation sécuritaire, le monsieur “Afrique” du Quai d’Orsay, Christophe Bigot, s’était rendu à Ouagadougou début décembre. Il y avait rencontré Kaboré, en compagnie de l’ambassadeur de France dans le pays, Luc Hallade, et de sécurocrates et officiers supérieurs de l’armée burkinabè.

Paradoxalement, le risque d’un coup d’Etat s’était alors quelque peu dissipé, même si la menace était toujours jugée très sérieuse. L’arrestation il y a deux semaines du lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana pour tentative de putsch avait néanmoins suscité une nouvelle vague d’inquiétude. C’est d’ailleurs un officier promotionnaire de Zoungrana qui est à la tête du coup du 23 janvier : Paul-Henri Sandaogo Damiba. Lieutenant-colonel, il avait été promu commandant de la troisième région militaire, après avoir un temps commandé le Groupe d’action rapide et de sécurisation du nord, à Ouahigouya.

Dans la matinée du 24, l’ancien tout-puissant patron du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) de Blaise Compaoré, Gilbert Diendéré, emprisonné depuis 2015 à la suite d’une tentative de coup d’Etat contre les autorités de transition, a par ailleurs été libéré. Son rôle est néanmoins encore loin d’être clairement établi dans les évènements de dimanche. Ses liens supposés avec plusieurs des officiers putschistes, parmi lesquels Damiba, font actuellement l’objet d’intenses spéculations. Les soldats putschistes sont pour la plupart issus des unités Cobra, une force spéciale mise à la disposition de l’armée de terre.

 

Avec Africa Intelligence

Sensibiliser les agriculteurs et éleveurs pour une transhumance apaisée dans la Vakaga

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Bangui, 28 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La préfecture de la Vakaga, à l’image d’autres régions de la Centrafrique, est en plein dans la période de transhumance. Aussi pour prévenir et gérer les conflits liés à ce mouvement saisonnier, la Section des affaires civiles de la Minusca à Birao, en collaboration avec le Comité sous-préfectoral de la transhumance, multiplie des sessions de sensibilisation pour une transhumance apaisée. Le mardi 25 janvier 2022, la séance a eu lieu au village Zaïre, une localité située à une vingtaine de kilomètres au Nord de Birao, et a réuni environ 50 personnes dont 15 femmes.

Sensibiliser les agriculteurs et éleveurs pour une transhumance apaisée dans la Vakaga

 

Le but de cette séance est surtout d’exhorter les éleveurs et agriculteurs à régler leurs différends au niveau local, c’est-à-dire au sein de la communauté. Lors de cette rencontre, ils ont indiqué que neuf (09) conflits liés à la transhumance ont été enregistrés dans leur village depuis le mois de novembre 2021. Ils ont ajouté que sur ces cas, huit (08) ont été résolus par le Conseil du village, avec l’appui du Comité sous-préfectoral de la transhumance.

« La particularité avec nous, c’est que nous n’imposons pas une amende, nous ne prenons pas d’argent. Tout ce que nous faisons, c’est la sensibilisation afin de garantir la paix dans notre préfecture. Vous savez, si le problème est résolu au niveau du village, entre les familles, cela renforce la cohésion sociale. Par contre, si l’on transfère l’affaire à Birao, les autorités vont, chacun, imposer une amende et c’est là que les différentes parties auront une pensée négative. Dans ce cas-là, le conflit demeure intact », a expliqué Issa Abdoulaye Djido, président du Comité sous-préfectorale de la transhumance.

« Jusqu’ici, tout va bien ! Quand il y a un problème, nous nous asseyons sous l’arbre et nous le réglons ensemble. C’est comme ça que nous le faisions depuis toujours, comme des frères. Mais, notre plus gros problème ici, c’est que nous avons besoin d’eau potable, d’une école et d’un centre de santé », a renchérit Issa Badawi, représentant des éleveurs et agriculteurs du village Zaïre.

La Section des affaires civiles de la MINUSCA a saisi l’occasion pour demander aux éleveurs et aux agriculteurs de respecter les couloirs de transhumance qui sont déjà identifiés. Selon Tano Oi Tano, Officier des affaires civiles au Bureau de la MINUSCA à Birao, « le Comité sous-préfectoral de la transhumance a permis d’éviter des conflits violents liés à la transhumance. Nous conseillons toujours aux agriculteurs et aux éleveurs d’éviter de se rendre justice, mais plutôt de saisir le Conseil du village ou les Conseils locaux que nous avons mis en place pour les aider à résoudre leurs différents ».

Rappelons que cette sensibilisation est la neuvième du genre et fait partie d’une série d’activités initiées par la Section des affaires civiles de la MINUSCA depuis le début de la période la transhumance, en novembre 2021.

 

Avec la Minusca

Réactions et mise au point suite à l’arrestation de M. Garba près de l’ambassade de France à Bangui

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Centrafrique.org/dialogue-politique-Centrafrique-france-communique-conjoint-du-ministere-centrafricain-des-affaires-etrangeres-et-de-lambassade-de-france-en-centrafrique/drapeau-ambassade-de-france-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-34311″ data-wpel-link=”internal”>drapeau de la france

 

Une rencontre entre M. Mahamat Abdoulaye Garba et des militaires français s’est déroulée dans un lieu public à proximité et non au sein de l’Ambassade de France, à la vue de tous. La France ne cherche pas à cacher cet entretien et n’a en aucun cas donné des consignes à M. Garba, infox rapportée par des publications malveillantes et mensongères.

La France échange avec tous les interlocuteurs centrafricains pour la stabilité et le développement de la RCA et répond aux sollicitations et demandes d’entretien de ces acteurs.

La France, comme d’autres partenaires internationaux que M. Garba a pu également rencontrer selon ses propres déclarations à Radio Centrafrique, entretient un dialogue constant pour soutenir les efforts de paix avec l’ensemble des parties en Centrafrique.

Contrairement aux autres fausses informations diffusées dans certains médias centrafricains, il n’y a eu ni course-poursuite, ni altercation. M. Garba a été appréhendé par les autorités centrafricaines alors qu’il quittait le lieu de la rencontre. Nous invitons les journalistes à se tourner vers les autorités pour des précisions sur les raisons et conditions de cette arrestation.

Ces manipulations des faits et de l’information illustrent une nouvelle fois une volonté de nuire à la France et de détériorer artificiellement les relations franco-centrafricaines.

 

RCA : droit de réponse du député Éric Gervais KPIODIGUI suite au publication du CNC du 26/01/2022

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Bangui, 27 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Au lendemain de la publication de notre article sur le site du CNC intitulé « RCA : le député de Zémio,  Monsieur Éric Kpiodigui, accusé d’avoir retenir illégalement en détention une camerounaise »,  l’intéressé, après avoir contacté la rédaction du CNC, souhaite exercer son droit de réponse, et voici la teneur ci-dessous.

Zemio-monsieur-eric-kpiodigui-accuse-davoir-retenir-illegalement-en-detention-une-camerounaise/le-depute-de-zemio-monsieur-eric-kpiodigui/” rel=”attachment wp-att-53390″ data-wpel-link=”internal”>le député de Zémio, Monsieur Éric Kpiodigui
le député de Zémio, l’honorable Éric Kpiodigui

 

Éric Gervais KPIODIGUI

Député de Zemio

 

Objet : Droit de réponse au journal Corbeaunews ( CNC ) suite au publication du 26/01/2022.

 

J’ai lu votre publication en la date du 26 janvier 2022 sur l’affaire de la camerounaise Natacha et mon ex femme Prudence que vous me citez comme leurs détenteurs.

 

Vous m’accusez innocemment.

Je vous donne la permission d’enquêter au près du tribunal de Paoua et cours d’appel de Bouar comme ça vous saurez leur plaignant.

C’est une affaire de trafic d’enfants dont mes deux filles sont victimes et que la justice est rendue .

 

Nous sommes dans un pays de droit qui a ses règles et ces règles doivent être respectées.

Donc je n’ai aucun pouvoir d’influencer sur la justice Centrafricaine.

 

Tentative de fuite des ex-combattants de 3R :  3 interpellés, un autre tué

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Bangui, 27 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – C’est une grande déception pour les Mercenaires russes qui ont longtemps misé sur ces ex-combattants pour motiver les autres rebelles du mouvement 3R à sortir massivement de leur maquis et déposer les armes.

Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba
Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba

 

Les trois ex-combattants rebelles de 3R qui ont décidé l’année dernière de quitté leur m’acquis et déposer les armes ont vite perdu leurs illusions. Trois d’entre eux ont pris la fuite lundi dernier pour regagner le maquis, ont été rattrapé par les mercenaires russes dans la localité de Niem et ramenés à Bouar. Mais au moment de leur interpellation, ils ont été copieusement tabassés et torturés. L’un d’eux, qui n’a pas pu supporter, est mort de ses blessures, laissant les deux autres qui ont été transférés immédiatement à la prison de Bouar.

Entre-temps, les autres ex-rebelles qui sont basés à Bouar multiplient des critiques envers les autorités militaires. Selon eux, depuis leur sortie du maquis, on les a divisés en deux groupes : l’un, les ex-miliciens Anti-Balaka, et l’autre les ex-combattants de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation). Pourtant, selon eux, ils ont quitté le maquis ensemble, puis déposé leurs armes ensemble. « Mais pourquoi on les a divisé ? C’est une discrimination et une frustration », assurent-ils.

Rappelons que le mercredi 22 décembre dernier, 15 rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) , dont 3 du mouvement 3R et 13 de la milice Anti-Balaka sont sortis  de leur cachette pour demander aux forces de l’ordre leur désarmement officiel.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Monsieur Michel Gbezera Bria, l’ambassadeur de la République centrafricaine à Paris limogé

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Bangui, 26 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Monsieur Michel Gbezera Bria , l’ambassadeur de la République centrafricaine à Paris depuis 8 janvier 2015 a été demi de ses fonctions par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, a-t-on appris des sources concordantes au ministère centrafricain des Affaires étrangères.

Michel Gbézéra Bria, Ambassadeur de la RCA en France
Michel Gbézéra Bria, Ambassadeur de la RCA en France. CopyrightAmbassade RCA

 

L’information a  été confirmée à CNC par un conseiller du chef de l’État Faustin Archange Touadera. D’après lui, Monsieur Michel Gbezera Bria  a une longévité exceptionnelle à ce poste d’ambassadeur de la RCA à Paris.  Et il est donc nécessaire que le chef de l’État procède à son relèvement. Or, une autre source au ministère des Affaires étrangères indique sous couvert d’anonymat que ce juriste de formation serait une fois de plus victime de son positionnement politique. Certains le considèrent même comme un profrançais. Et comme vous le savez, actuellement en RCA, si l’on te considère comme un Profrançais, c’est fini pour ta carrière administrative.

Pour l’heure, le nom de son remplaçant n’est pas encore connu. Pourtant, il y a deux semaines, des informations concordantes ont indiqué que Paris avait refusé la proposition de nomination de l’ancienne Présidente de l’autorité nationale des élections (ÂNE) comme ambassadrice de la RCA à Paris. Mais cette information a été catégoriquement contestée par des sources au ministère français des Affaires étrangères, mais aussi  à l’ambassade de France à Bangui. Mais selon un diplomate centrafricain à   Bangui,  le chef de l’État souhaite réduire sensiblement la représentation diplomatique centrafricaine à Paris, allant même à couper ses liens avec la France.

Rappelons que Monsieur Michel Gbezera Bria, ancien premier ministre, ancien ministre des affaires étrangères  avait été nommé par la Présidente de transition Catherine Samba-Panza le 8 janvier 2015. Il a pris ses fonction un mois après avoir remis ses lettres de créances au Président français  de l’époque François Hollande.

Alors, les Centrafricains se demandent où va s’arrêter ce bras de fer diplomatique.

Affaire à suivre….

 

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Bangui, un spectaculaire accident de circulation impliquant un camion des mercenaires russes fait un mort

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Bangui, 27 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un violent accident de circulation impliquant un camion militaire des Mercenaires russes et un taxi – moto est survenu ce mercredi 26 janvier à la sortie nord de la capitale. Le bilan provisoire fait état d’un mort et de plusieurs blessés.

rca-un-braquage-de-domicile-qui-a-mal-tourne-a-coute-la-vie-a-un-homme-a-bangui/stationnement-des-taxi-moto-devant-le-marche-combattant-sur-avenue-des-martyrs-proche-de-laeroport-le-15-mai-2020-par-tregu/” rel=”attachment wp-att-46975″ data-wpel-link=”internal”>stationnement des taxi moto devant le marché combattant sur avenue des martyrs proche de l'aéroport le 15 mai 2020 par trégu
Tête de stationnement des taxis-motos au marché Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC

 

Un bébé de quatre mois  a perdu la vie mercredi après-midi dans  une collusion entre un camion des mercenaires russes et un taxi – moto sur la route de Damara, à la hauteur du marché de Bégoua, à la sortie nord de la capitale Bangui.

Trois autres personnes ont été blessées lors de l’accident, dont le conducteur de la moto où se trouvait le bébé avec sa maman.

Selon la brigade motorisée de Bégoua, la collusion est survenue vers 13 heures non loin du pont bascule sur la route de Damara alors que le camion militaire était en provenance de la barrière du PK12, et la moto, sur laquelle se trouvait une famille : un bébé avec sa maman et le petit frère du père, était en provenance de Damara.

D’après la gendarmerie, le bébé et ses parents étaient partis en visite parentale à Bogoin, route de Bogangolo. C’est le retour qu’ils ont pris un taxi – moto pour les ramener à Bangui.

Pour l’heure, tous les blessés sont ramenés chez eux, et leur état de santé n’est inquiétant.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : l’Union pour le Renouveau Centrafricain  dénonce un pouvoir incompétent à la tête du pays

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Bangui, 27 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Pour  le parti URCA, la persistance de l’insécurité, la banalisation des assassinats et des crimes économiques ainsi que le naufrage de notre économie démontrent bien l’incapacité du Président de la République et de son Gouvernement à garantir l’indépendance et la pérennité de la République, à sauvegarder la paix, et à œuvrer pour le bien-être du peuple centrafricain »,. D’après ce parti, il ne se passe un seul jour sans que nos compatriotes ne soient confrontés aux tueries, aux pillages, à l’incendie de leurs villages et greniers et aux mines anti personnelles et ce, dans le silence assourdissant du Président de la République et de son Gouvernement. Une bataille politique qui s’annonce à quelques mois des élections communales ?

Ci-dessous l’intégralité du communiqué du parti URCA.

Logo du parti Union pour le renouveau centrafricain (URCA) de l'honorable député Anicet Georges Dologuelé.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Face à l’insécurité généralisée avec sa cohorte de bavures, d’atrocités, de tueries et d’exécutions extra-judiciaires imposant des deuils et des déplacements aussi bien internes qu’externes aux Centrafricains, l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) sonne, une nouvelle fois, le tocsin !

En effet, il ne se passe un seul jour sans que nos compatriotes ne soient confrontés aux tueries, aux pillages, à l’incendie de leurs villages et greniers et aux mines anti personnelles et ce, dans le silence assourdissant du Président de la République et de son Gouvernement.

Les derniers exemples nous viennent de certaines localités situées dans les sous- préfectures de Ngaoundaye, de Ndim et de Batangafo où les populations sont abandonnées à leur triste sort.

Et pourtant, la main sur la Constitution, le Président de la République a déjà prêté par deux fois consécutivement le serment solennel dont la teneur suit :

« Moi Faustin Archange TOUADERA, je jure devant Dieu et devant la Nation

d’observer scrupuleusement la constitution, de garantir l’indépendance et la

pérennité de la République, de sauvegarder l’intégrité du territoire, de préserver la

paix, de consolider l’unité nationale, d’assurer le bien-être du peuple centrafricain, de

remplir consciencieusement les devoirs de ma charge sans aucune considération

d’ordre ethnique, régional ou confessionnel, de ne jamais exercer les pouvoirs qui me

sont dévolus par la constitution a des fins personnelles ni de réviser le nombre et la

durée de mon mandat et de n’être guide en tout que par l’intérêt national et la dignité

du peuple centrafricain», fin de citation.

Loin d’observer, ne fût-ce qu’à minima les termes de ce serment,les caractéristiques de ce pouvoir sont :

Nombreuses entorses à la Justice, notamment la soustraction à la Cour Pénale Spéciale de Sieur HASSAN BOUBA;

Détournements de deniers publics, pillages des biens publics et enrichissements illicites sans qu’une seule session judiciaire ne soit dédiée aux crimes économiques alors que des dossiers ont été constitués dûment ;

Patrimonialisme effréné ;

Création de milices, enlèvements de citoyens et exécutions extra-judiciaires ;

Utilisation des médias d’État aux fins de mener une désinformation à l’encontre des personnalités politiques de l’opposition dans le but de les diaboliser ;

Instrumentalisation de la Justice contre ces personnalités.

Devant cette posture du pouvoir qui consiste à divertir l’opinion afin de faire oublier ses carences et son échec, l’URCA rappelle qu’elle tient fermement à son rôle et à sa mission d’animation de la vie politique et que son encrage républicain et démocratique, qui n’est plus à démontrer, lui interdit toute action contraire à ses idéaux et objectifs.

L’URCA estime que la persistance de l’insécurité, la banalisation des assassinats et des crimes économiques et le naufrage de notre économie, démontrent bien l’incapacité du Président de la République et de son Gouvernement à garantir l’indépendance et la pérennité de la République, à sauvegarder la paix, et à œuvrer pour le bien-être du peuple centrafricain.

 

Pour l’URCA, c’est cette incapacité à gouverner notre pays qui doit être au centre du débat.

Fait à Bangui, le 26 Janvier 2022

Pour le Bureau Politique

SECRETAIRE GENERAL

Le Premier Vice-Président

Honorable André NALKE DOROGO

RCA : un nouveau parfum du détournement dans l’air au ministère de la Jeunesse et des Sports

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Bangui, 27 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le ministre centrafricain chargé de la promotion de la Jeunesse, des Sports et de l’Éducation Civique, en partenariat avec la Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (CONFEJES), a initié une session de formation pour les jeunes en entrepreneuriat et le Plan d’affaires  afin de les préparer à avoir l’esprit de création et de gestion des entreprises.  Mais cette initiative du ministre  Aristide Briand REBOAS est en train de connaitre une autre tournure.

La création et la gestion des entreprises au centre des préoccupations du gouvernement à travers le Ministère Chargé de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et de l'Éducation Civique.

 

Selon  certaines sources au ministère de la jeunesse et des sports, dans le cadre de mesure incitative liée aux frais de déplacement et de collation, chaque participant à cette session de formation devrait recevoir, et pour toute la période de formation, un per diem quotidien de 5000 francs CFA qui leur permettra  de participer efficacement à la formation. Mais depuis le début de la session, il y a deux jours, les participants n’ont rien perçu, et ce mercredi 26 janvier, ils s’impatientent et expriment leur mécontentement.

Mais pour le chargé de mission à la jeunesse, Daniel Nzéwé,  qui a affronté les mécontents au sein de son ministère, l’État n’a prévu aucun moyen financier dédié aux frais de déplacement et de collation des participants. C’est de sa poche personnelle qu’il a déboursé chaque jour un montant pour leur pause-café. Mais pour les participants, cette histoire semble être une véritable arnaque. Pour eux, le chef de l’État aurait déboursé une somme d’argent au ministère de la Jeunesse pour l’organisation de cette formation, mais ce sont les organisateurs qui l’auraient détourné. Ils promettent de revenir ce jeudi pour exiger le versement total de leur per diem.

Alors, on se demande si cette histoire sent l’odeur d’un parfum du détournement.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Coup d’Etat au Burkina : offre de service des mercenaires de Wagner à la junte

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Bangui, 26 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un groupe des Mercenaires russes a écrit aux putschistes du Burkina Faso pour leur proposer de former l’armée de ce pays d’Afrique de l’Ouest dans sa lutte contre les djihadistes.

Un véhicule russe est aperçu dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  
Un véhicule des mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  

 

Le groupe, qui se fait appeler “Communauté des officiers pour la sécurité internationale” et qui est basé en République centrafricaine, a publié son offre dans une lettre que la BBC a vue et vérifiée. Il n’est pas clair si elle a été ou sera acceptée. Le Burkina Faso est désormais dirigé par une junte militaire qui a renversé le gouvernement du président Roch Kabore lundi.

L’offre est explicite – si les instructeurs russes sont invités à former l’armée au Burkina Faso, dit-elle, ils peuvent le faire efficacement.

La lettre, qui a été vérifiée par un conseiller russe en matière de sécurité auprès de la présidence centrafricaine, s’en prend également à l’offensive menée par la France contre les extrémistes au Sahel.

Elle affirme qu’en dépit du fait qu’ils [la France et ses alliés au Sahel] mènent l’opération depuis plus de dix ans, ils n’ont eu aucun succès, et ajoute que le groupe russe peut aider les soldats burkinabés à “maîtriser la situation sécuritaire en très peu de temps”.

Les puissances occidentales ont condamné le déploiement de mercenaires russes au Mali voisin en décembre, affirmant qu’il pourrait entraîner une nouvelle détérioration de la sécurité.

 

Avec BBC Afrique

La communauté internationale au chevet des populations centrafricaines en détresse

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Selon Denise Brown, en 2021, 1.7 millions de personnes ont bénéficié chaque mois de l’aide humanitaire en vivres ou au travers des transferts monétaires, ainsi que de l’approvisionnement en eau

Centrafrique.org/declaration-conjointe-de-la-coordinatrice-humanitaire-des-nations-unies-denise-brown-et-du-representant-de-lunicef-fran-equiza/la-coordonnatrice-humanitaire-en-republique-centrafricaine-denise-brown-cyrille-yapende/” rel=”attachment wp-att-44583″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/La-Coordonnatrice-humanitaire-en-Republique-Centrafricaine-Denise-Brown.-Cyrille-Yapende-450×337.jpg” alt=”La Coordonnatrice humanitaire en République Centrafricaine – Denise Brown. Photo CNC / Cyrille Yapende” width=”450″ height=”337″ />
La Coordonnatrice humanitaire en République Centrafricaine – Denise Brown. Photo CNC / Cyrille Yapende

 

Bangui, 26 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La communauté internationale reste mobilisée au chevet des populations centrafricaines en détresse, a déclaré la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, Coordonnatrice humanitaire, Denise Brown. « La RCA n’est pas un pays oublié. On a pu ensemble, avec les autorités, les ONG, les agences des Nations Unies, mobiliser pratiquement tout l’argent nécessaire pour répondre aux besoins aigues de la population », a dit Denise Brown, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca, mercredi, à Bangui. 

 

Cinq jours après le lancement du Plan de réponse humanitaire 2022, chiffré à 461,3 millions de dollars, « on a déjà 10% de l’argent qu’on a demandé, mais je vais insister pour faire beaucoup de plaidoyer », a annoncé la Coordonnatrice humanitaire, rappelant que, « pour 2021, on avait demandé 441 millions de dollars qui ont été financés à hauteur de 88%, soit 392 millions de dollars, donc le taux le plus élevé de financement globale humanitaire en termes de pourcentage ». Selon Denise Brown, en 2021, 1.7 millions de personnes ont bénéficié chaque mois de l’aide humanitaire en vivres ou au travers des transferts monétaires, ainsi que de l’approvisionnement en eau, des actions d’assainissement, d’hygiène, de santé ou même de protection des civils. « En 2022, on va aller jusqu’à deux millions par mois. On a la capacité de couvrir les besoins. Ensemble, avec les autorités et les partenaires, nous allons continuer de mobiliser de l’argent, en 2022, parce que les conflits en 2021 ont provoqué des déplacements importants », a-t-elle renchéri.

Evoquant les difficultés qui entravent le travail des humanitaires en Centrafrique, notamment les conflits armés, les infrastructures routières ou encore l’usage des engins explosifs improvisés, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général rappelle aux acteurs du conflit dans le pays qu’en plaçant de tels engins sur les axes, ils mettent en danger tout le monde. « Encore une fois, tous ceux qui ont des armes, doivent penser quand même à la population », a-t-elle imploré, avant de regretter : « si votre cible est la population, voilà l’impact ! ». 

Encore une fois, tous ceux qui ont des armes, doivent penser quand même à la population

Sur le même ton, le chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) en RCA, Vedaste Kalima, a indiqué que malgré ces énormes défis, les humanitaires resteront engagés aux côtés des Centrafricains. « Il n’est pas facile aux partenaires humanitaires de faire leur travail. Mais, la consigne est de rester et de servir, ils l’ont fait et vont continuer toujours à le faire », a-t-il rassuré.

De son côté, le directeur de la Communication et de l’Information publique de la MINUSCA, Charles Bambara, a fait part de la rencontre, le 24 janvier, entre le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, Mankeur Ndiaye, et le chef de la délégation de l’armée du Bangladesh, Lt-Gen. Alam MD Saiful, qui a rendu visite aux casques bleus bangladais déployés en Centrafrique au sein de la Mission. « J’en ai profité aussi pour féliciter le contingent du Bangladesh, parce que le Bangladesh est présent dans beaucoup de secteurs au sein de la Mission pour la paix, la stabilité et la sécurité en République centrafricaine. Et nous avons beaucoup échangé aussi sur la nécessité de faire en sorte que le travail du contingent du Bangladesh puisse être mieux connu, mieux apprécié par les populations à travers beaucoup d’actions civilo-militaires », a déclaré Mankeur Ndiaye à l’issue de cette rencontre, annonçant des offres du Bangladesh à la MINUSCA, notamment la construction d’un hôpital de niveau 2 et 3, ainsi que la lutte contre les engins explosifs improvisés.

Sur la situation des droits de l’homme, Charles Bambara a annoncé que du 18 au 24 janvier, la MINUSCA a documenté 11 abus et violations des droits de l’homme ayant affecté au moins 17 victimes, soulignant que la MINUSCA est en train de vérifier 6 incidents allégués, représentant huit violations des droits de l’homme et du droit humanitaire qui auraient affecté neuf victimes. « Le nombre d’incidents et violations documentés reste stable chaque semaine depuis le début de l’année ; le nombre de victimes confirmées cette semaine semble revenir à un niveau stable, après l’augmentation notée la semaine dernière en raison de deux attaques indiscriminées », a-t-il précisé.

Pour sa part, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, Major Zouhair El Kandoussi, a affirmé que « Dans la région ouest, la MINUSCA poursuit ses opérations de nettoyage des engins explosifs improvisé et des patrouilles robustes tout en mettant en garde les éléments armés contre toute tentative de violence contre la population. Dans la région centre, environ 53 combattants Anti-Balaka, ayant dix armes, se sont rendus aux FACA et la MINUSCA suit de près l’évolution de la situation. La situation sécuritaire dans l’est du pays est restée relativement stable », a-t-il déclaré.

Le porte-parole de la Police de la MINUSCA, la Capitaine Sylvie Agba Mazalo a annoncé que le vendredi 21 janvier, le chef de la composante Police de la MINUSCA, commissaire de police Christophe Bizimungu, a tenu une vidéoconférence avec 101 officiers de police, pour lancer une vaste campagne de prévention de justice populaire et des détentions injustes basées sur des accusations de sorcellerie. « Cette assise, assortie des échanges houleux, a permis au chef UNPOL de donner des orientations sur la conduite des prochaines enquêtes y relatives, ainsi que la possibilité de conseiller les parties nationales impliquées dans la gestion des affaires de sorcellerie pour créer un cadre favorable afin de gérer de telles accusations en conformité avec la loi centrafricaine », a-t-elle indiqué.

Avec la Minusca

 

Centrafrique : le mandat de Mankeur Ndiaye patron de la Minusca tire à sa fin

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Bangui, 26 janvier 2022 ( Corbeaunews –  Centrafrique) – Le mandat du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et chef de la Minusca, qui expirera à la fin du mois de février serait la dernière.

mankeur ndiaye de la minusca
Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en Centrafrique

 

En effet, selon des informations qui nous sont parvenues, en poste depuis 2019, le diplomate sénégalais Mankeur Ndiaye ne devrait pas rempiler pour une quatrième année à la tête de la mission de l’ONU en Centrafrique.

L’ancien ministre des affaires étrangères de Macky Sall était arrivé à la tête de la mission de maintien de la paix le 6 février 2019, le jour de la signature des accords de paix de Khartoum entre le gouvernement et les groupes armés, qui ont par la suite volé en éclat (AI du 17/11/21).

Avec un bilan élogieux, le diplomate de formation à appuyer l’organisation des élections présidentielles et législatives de décembre 2020 dans un contexte des plus difficiles. Un scrutin avait perturbé par les attaques des groupes armés menés par l’ancien président François Bozizé. Son maintien, lui avait attiré les foudres de l’opposition démocratique, à commencer par le principal meneur, Anicet-Georges Dologuélé.
C’est par la suite, l’activisme toujours plus grand de la société de sécurité privée russe Wagner qui avait fini cette fois de tendre les relations entre Mankeur Ndiaye et le président centrafricain Faustin Archange Touadéra. Ces tensions, alimentées par des campagnes médiatiques contre la Minusca venues de la presse pro-russe (AI du 02/01/19), avaient atteint leur acmé en novembre dernier, quand la garde présidentielle a tiré sur un véhicule du contingent égyptien aux abords de la résidence du président. Les deux hommes ne sont pas parlés pendant plusieurs semaines (AI du 01/12/21). En cas de départ, son successeur aura la lourde tâche de reprendre le dossier des prochaines élections municipales, prévues en septembre prochain, dans un contexte sécuritaire précaire. Ces premières élections locales depuis trente ans constituent un symbole politique fort aux yeux de New York.

 

 

RCA : le capitaine commandant du détachement militaire à Béloko sera sanctionné, selon l’état-major

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Bangui, 26 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Durement torturé par les Mercenaires russes de la société Wagner dans la nuit du 23 au 24 janvier 2022, le capitaine, commandant le détachement des FACA de Béloko, se trouve toujours à l’hôpital. Mais à Bangui, l’état-major annonce d’ores et déjà qu’il sera durement sanctionné pour non-respect des règles.

centrafrique.org/alerte-info-environ-5-jeunes-hommes-kidnappes-par-les-rebelles-de-la-cpc-a-cantonnier-a-la-frontiere-avec-le-cameroun/un-soldats-faca-parmi-une-foule-des-badaux/” rel=”attachment wp-att-44284″ data-wpel-link=”internal”>Une foule sortie observée l'arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.
Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.

 

Ceci n’est pas un rêve, encore moins une blague. Comme on dit en droit, la faute appartient à la victime. C’est-à-dire que la torture infligée à cet officier de l’armée nationale par les mercenaires russes est parfaitement justifiée, car la faute lui appartient.

En effet, selon des informations recueillies par le service de l’armée nationale, dans la nuit du 23 au 24 janvier, cet officier des FACA, pour la première fois, a amené l’une de ses copines à la base alors que celle-ci est partagée entre les soldats FACA et les hommes de Wagner.  Les éléments russes, en faction cette nuit, lui auraient demandé de laisser partir sa copine  et rentrer seul dans la base. Mais le capitaine, dépassé par son orgueil le, a refusé et insiste pour faire entrer sa copine dans la base. D’autres Russes viennent lui parler que c’est impossible pour lui d’amener des femmes dans leur caserne, car parmi toutes ces femmes, il pourrait y avoir des espionnes. Mais le capitaine insiste toujours, provoquant une altercation entre eux. C’est ainsi que le capitaine a été sauvagement et copieusement tabassé par les hommes de Wagner. Cette nuit. Placé en détention, son état de santé dégrade de plus en plus. C’est ainsi qu’il a été transféré à l’hôpital le lendemain.

Ceci est la version de l’état-major des armées. Or, des sources indépendantes locales ont indiqué que ce capitaine aurait eu le malheur de causer avec une femme enviée par les Russes. C’était donc de la jalousie qui serait à l’origine du malheur  du capitaine.

Mais une chose est sûre, on ne pourra jamais avoir la version exacte des faits.

Toutefois, les Centrafricains ne sont pas d’accord à la manière dont le capitaine a été traité cette nuit, même s’il a tort.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le député de Zémio,  Monsieur Éric Kpiodigui, accusé d’avoir retenir illégalement en détention une camerounaise

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Bangui, 26 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Pour ce début d’année 2022, une affaire judiciaire, remplie de péripétie invraisemblable, retient notre attention. Une situation délicieuse, impliquant le député de Zémio Éric Kpiodigui  et son ex-femme,   dont le règlement avait été confié à la justice, tourne malheureusement  à la séquestration judiciaire d’une camerounaise, dont le procureur de Bouar serait rendu complice, selon notre investigation.

Zemio-monsieur-eric-kpiodigui/” data-wpel-link=”internal”>le député de Zémio, Monsieur Éric Kpiodigui
le député de Zémio, l’honorable Éric Kpiodigui

 

À l’origine, c’est une affaire d’enlèvement parental impliquant l’ex-femme du député Éric Kpiodigui prénommée Prudence.

En effet, madame Prudence,  après sa séparation avec Monsieur Éric Kpiodigui, avait décidé de laisser ses enfants, dont la petite avait 7 mois,  à la garde parentale de son ex-mari. C’était la mère du député qui s’était occupée des enfants jusqu’à ce qu’un jour, madame Prudence survient et va chez la mère du député demander à passer le week-end avec les enfants. C’est ainsi qu’elle en avait profité pour enlever ses propres enfants sans le consentement de son ex-mari et prendre la destination de Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé.

Entre-temps, le député, de son côté, informe les forces de l’ordre sur l’enlèvement de ses enfants par leur mère sans son consentement. À Paoua, les enfants et leur mère sont arrivés dans la ville, et ne connaissent personne pour les héberger. C’est ainsi qu’elle est partie voir une Camerounaise, propriétaire d’un restaurant pour plaider son sort, disant qu’elle serait mal traitée par son mari qui l’a abandonnée avec ses deux enfants.  Mais la Camerounaise, très méfiante, ne les a pas pourtant hébergés, mais conserve tout de même un lien cordial avec Prudence.

Mais un jour du mois d’août 2021, Prudence s’était rendue au commissariat pour obtenir un laissez-passer afin de traverser aisément la frontière et s’évader avec les enfants au Tchad.  Malheureusement pour elle, le service de police locale l’a arrêté et placé en détention pour enlèvement d’enfant. Mais la chose la plus étonnante, la Camerounaise, qui a failli héberger Prudence et ses enfants, a été interpellée à son tour et placée en détention. Comme dans un cauchemar,  la vie de la jeune femme s’est basculée du jour au lendemain. Pour des raisons encore non déterminées, la jeune camerounaise, dénommée Mendomo Natacha a été condamnée à 5 ans de prison ferme. Incroyable! Elle a fait appel du jugement, et l’affaire devrait être rejugée en appel au tribunal de grande instance de Bouar.

Pour de nombreuses personnes interrogées par la rédaction,  c’est le député Éric Kpiodigui, avec la complicité du procureur de Bouar que la Camerounaise est toujours en détention.

D’après un cousin de Prudence interrogé par CNC, celle-ci se sentait certainement en danger de raison pour laquelle elle a voulu partir ( quitter le pays).

Alors, la question que tout le monde se pose est de savoir si réellement il y’a une justice dans ce pays ?

Rappelons que la rédaction a tenté malheureusement en vain de joindre le député pour recueillir sa version des faits. Mais d’après certaines informations recueillies, il a lui-aussi reconnu l’innocence de Madame Mendomo Natacha, et promet ses parents qu’il ferait tout pour sa libération.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : Guerre de positionnement auprès de Wagner, Hassan Bouba menace Siwo , l’ex-porte-parole de 3R

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Bangui, 26 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Au lendemain de la publication d’un faux communiqué de presse au nom du 3R annonçant la dissolution dudit mouvement armé, l’ex-numéro 2 de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), le ministre criminel Hassan Bouba, appelle l’ex-porte-parole du mouvement 3R, le sulfureux Saïdou alias Siwo pour le menacer  à mort. D’après lui, ce dernier constitue une menace sérieuse pour lui, en particulier pour son poste au sein du gouvernement. 

Le ministre de l'Élevage Hassan Bouba Ali assis dans le rang des ministres dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale copyright CNC
Le ministre de lélevage et de la santé animale Ali Hassan Bouba dans l’hémicycle de l’assemblée nationale. Photo CNC

 

« Tout ce qui représente un danger pour mes intérêts, je dois faire tout pour l’éliminer de mon chemin. C’est la politique, tous les coups sont permis », a déclaré le ministre chef rebelle Hassan Bouba à son interlocuteur qui n’est autre que Monsieur Saïdou alias Siwo, l’ex-porte-parole de la rébellion 3R, actuellement proche du Président Faustin Archange Touadera.  Et ce n’est pas une blague. Il n’a pas dit ceci pour s’amuser. C’est une menace directe proférée à l’endroit de Monsieur Siwo qui représente pour lui une menace pour ses intérêts.

En effet, le dernier voyage effectué le 21 et 22 janvier derniers par Monsieur Bassirou, le maire de la commune d’élevage de Niem-Yéléwa  et Monsieur Siwo, accompagnés par les Mercenaires russes  dans la localité de la Nana-Mambéré pour tenter de sensibiliser une partie des rebelles de 3R à déposer les armes, n’a pas plu au ministre rebelle Hassan Bouba. D’après lui, Monsieur Siwo visait son poste au gouvernement, c’est pourquoi il est en train de tisser depuis quelques jours des relations avec les mercenaires russes sur le terrain auprès des rebelles.

Selon une source proche du ministre, les deux hommes étaient des amis avant. Mais après leur conversation téléphonique, le courant ne passe plus entre eux : ils ne se voient plus, et ne se parlent plus alors qu’avant, c’est presque quotidien.

Selon un journaliste centrafricain, ce genre de comportement est un signe incontestable de nervosité actuelle dans l’entourage du chef de l’État.

Rappelons que le chef rebelle Hassan Bouba avait signé son retour au gouvernement grâce au soutien des mercenaires russes qui ont plaidé son sort auprès du Président Faustin Archange Touadera.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Au village Imoro, « de mauvais esprits empêchent  les enfants    d’étudier »,

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Bangui, 26 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Cela fait déjà près de deux semaines que les enfants du village Imoro  , situé à une cinquantaine de kilomètres de Bangui sur la route de Damara,  ne sont pas allés à l’école. Et pour cause, les mauvais esprits au sein de leur établissement scolaire qui les auraient empêchés d’étudier affirment, Monsieur Jérémie, le chef du groupe.

rca-ndele-altercation-au-couteau-entre-deux-eleves-du-lycee-moderne/les-eleves-dans-la-cour-de-ecole-prefectorale-yidjama-de-bria-corbeaunews-centrafrique-7mars2019/” rel=”attachment wp-att-36071″ data-wpel-link=”internal”>Les élèves dans la cour de l'école prefectorale Yidjama à Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.
Image d’illustration des élèves dans la cour / Moïse Banafio.

 

« Cela fait déjà deux semaines que les mauvais esprits dérangent les enfants dans cette école. J’ai convié tout le village pour réfléchir sur les moyens  que nous pouvons mettre en place pour empêcher cela », déclare Monsieur Jérémie Gouadoumon, chef du groupe Imoro sur les antennes de la radio Ndékèluka. D’après lui, le moyen facile de combattre ces esprits maléfiques c’est de faire recours à la puissance divine :

« Nous demandons au pasteur des églises  du village Imoro de  prendre deux jours afin de prier pour permettre de reprendre le chemin  de l’école », ajoute-t-il.

À côté des esprits maléfiques, comme l’explique  le chef du groupe Imoro,  il y’a un manque crucial d’enseignants. Pour près de 400 élèves de fondamental 1, il n’y a que deux maîtres parents.  Et cela semble très inquiétant pour les parents d’élèves.

« L’école est très importante. Parfois quand je regarde mes enfants à la maison,  je suis triste. Il n’y a pas d’enseignant qualifié. Souvent,  ils vont à l’école le matin, aussitôt ils reviennent.  Quand tu ouvres le cahier d’un enfant, tu ne comprends pas le cours qui a été dispensé  ce jour », s’alarme un parent d’élève.

Il y’a lieu de rappeler que la population du village Imoro est d’environ un millier, dont la majorité est constituée des personnes de troisième âge.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : les jeunes leaders de l’opposition démocratique conditionne leur participation aux élections locales par l’organisation du dialogue républicain

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Bangui, 26 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les jeunes leaders de l’opposition démocratique s’organise  pour affronter les élections communales prévues en septembre prochain Ils exigent la sécurité, le dialogue inclusif comme gage de participation de leur mouvement à ces échéances C’est la substance du point de presse qu’ils ont tenu  ce mardi 25 janvier 2022 à Bangui. .

 Ci-dessous le propos liminaire de leur point de presse :  

Conférence de presse des jeunes de l'opposition démocratique à Bangui le 25 janvier 2022
Conférence de presse des jeunes de l’opposition démocratique à Bangui le 25 janvier 2022

 

 

PROPOS LIMINAIRES POUR LA CONFERENCE DE PRESSE

                                                     

Excellence, Messieurs les Présidents des Partis Politiques de l’Opposition,

Mesdames, Messieurs, Distingués Invités,

Mesdames et  Messieurs les journalistes,

Il y a presque 10 ans, alors que la République Centrafricaine (rca) basculait dans un chaos et la population centrafricaine était encore sous le choc et aux abois. Un  conflit sans précèdent opposait différents acteurs. Des groupes armés qui occupaient les deux tiers du pays défiaient régulièrement le pouvoir central. Le retour à l’ordre constitutionnel de 2016 projetait un espoir pour le pays. Un espoir de sécurité, de paix et de réconciliation.

Force est de constater que le régime de professeur Faustin Archange Touadera commençait déjà à vaciller dès l’investiture du 30 mars 2016. Une faillite constatée dès ses premières heures avec le non-respect des accords politiques signés avec ses soutiens et un départ précipité des forces Sangaris dans la même année. Le Peuple, épris de paix, ne voulait pas renouer avec la crise et le chaos. Alors avec cette léthargie compréhensible du Peuple, FAT pensait avoir trouvé une soumission absolue et en a profité pour plonger complètement le Pays dans son  rêve de modification de la Constitution et de dictature absolue à la soviétique !

Mal réélu en 2021, puisque l’élection de Décembre 2021 n’était qu’une parodie, déroulée principalement à Bangui avec une Agence Nationale des Elections (ANE) et une Cour Constitutionnelle acquise à sa cause. L’attaque de Bangui le 13 janvier 2021 par une coalition rebelle, en contestation de la réélection du président Faustin Archange Touadéra démontre à suffisance le jeu orchestré par ce dernier pour s’accaparer du pouvoir. C’était les six principaux groupes armés signataires de plusieurs accords politiques qui se sont regroupés en Coalition des Patriotes (CPC). L’attaque de Bangui était une démonstration de force de ces groupes armés réunis en coalition  face à un gouvernement en qui même le peuple n’avait plus de confiance.

C’est pourquoi nous appelons les deux parties de privilégier le dialogue et au détriment des violences armées afin de favoriser les conditions nécessaires d’un retour définitif de la paix dans notre pays.

Nous, la jeunesse de la PJLOD constatons ceci :

  • Une crise sécuritaire et humanitaire présente exécrable. Ceux qui en parlent sont considérés comme des Anti-Paix, traqués et leurs noms mis dans la liste des Complices de la CPC.
  • Il y a trop d’accords politiques et chaque groupe suit son accord : le Gouvernement suit l’Accord de KHARTOUM dans lequel il s’est arrangé de violer les clauses qui mécontentent les signataires et les Groupes Armés ne se reconnaissent plus dans cet Accord.
  • Le Peuple et particulièrement la population des zones occupées par les Groupes Armées sont pris en otage entre les rebelles et les Forces côtés gouvernementales (FACA et Alliés Mercenaires WAGNER)
  • La diplomatie Centrafricaine à l’heure actuelle est très bancale et très médiocre.
  • Un pillage et un bradage économique au niveau des ressources minières pour payer le DON des Armes Russes !
  • La justice est à deux pédales : « Deux Poids, Deux Mesures. » L’Affaire BOUBA le prouve à suffisance !
  • Il y’a des arrestations et des exécutions extrajudiciaires.

Fort de tous ces constats qui ne sont pas exhaustifs, le PJLOD a pris en main de dénoncer toutes ces dérives dictatoriales à la Russe que le régime de TOUADERA s’accorde !

C’est pourquoi, Excellence, Mesdames et Messieurs les Présidents des Partis Politiques de l’Opposition, Mesdames et Messieurs les Journalistes, le PJLOD vous invite en ce jour à constater avec lui cette nouvelle dictature et tyrannie qui se camoufle sous le nom le Signe du FAISEUR DE PAIX grâce aux Alliés Mercenaires Wagner !

 

Je vous remercie.

 

 

La préfecture du Bamingui-Bangoran accueille le projet de réduction de la violence Communautaire

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Centrafrique.org/la-prefecture-du-bamingui-bangoran-accueille-le-projet-de-reduction-de-la-violence-communautaire/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/La-prefecture-du-Bamingui-Bangoran-accueille-le-projet-de-reduction-de-la-violence-Communautaire-450×378.jpg” alt=”Plusieurs projets communautaires seront réalisés cette année dans le cadre du CVR” width=”450″ height=”378″ />
Plusieurs projets communautaires seront réalisés cette année dans le cadre du CVR

 

Bangui, 25 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La section DDR de la Minusca a inauguré le jeudi 20 janvier 2021 à Ndele, le projet de réduction de la violence communautaire (CVR) dans la préfecture du Bamingui-Bangoran. La cérémonie était présidée par le secrétaire général de la préfecture, représentant le préfet, accompagné du chef de la section DDR (Désarmement Démobilisation, Réinsertion) de la MINUSCA, des autorités locales et en présence de certains parmi les 500 bénéficiaires.

 

 

« Après les différentes crises militaro-politiques qui ont secoué la rca en général et la préfecture de la Bamingui-Bangoran en particulier, la violence est devenue monnaie courante. Ce programme de réduction de la violence communautaire piloté par la section DDR de la MINUSCA est venu à point nommé réduire les multiples cas de violences au sein de nos communautés et conduire les jeunes, les femmes et les différents bénéficiaires à avoir une activité et à être acteur du développement. » a déclaré le Secrétaire général de la préfecture, Gouzo Simon-Pierre, dans son allocution.

Le CVR me permettra d’avoir un métier et une activité génératrice de revenus pour prendre soin de moi et de ma famille

Le projet CVR qui est mis en œuvre pour la première fois dans la Bamingui -Bangoran précisément dans les localités de Ndele, Lemena, Yangu Bridji, Barbatima a déjà enregistré 500 bénéficiaires avec un taux de participation de 53% de femmes soit 265 participantes. La présidente de l’OFCA (Organisation de la Femme Centrafricaine ) de Ndele, Mme Martine Fandoma a exprimé toute sa satisfaction et a remercié la MINUSCA pour cette initiative : « La plupart des femmes d’ici sont victimes des différentes crises qu’a connu notre pays, ce sont des femmes démunies. C’est donc avec fierté et beaucoup d’espoir que nous accueillons le CVR. Grâce à ce projet nous croyons que nous aboutirons àl’autonomisation des femmes dans la région » a -t-elle déclaré.

Tony Crépin Judicael, bénéficiaire à Ndele, s’est quant à lui réjouit de participer au projet CVR : « En tant que jeune, on avait un sérieux problème de formation. Le CVR me permettra d’avoir un métier et une activité génératrice de revenus pour prendre soin de moi et de ma famille » s’est-il ainsi exprimé. 

Plusieurs projets communautaires seront réalisés cette année dans le cadre du CVR notamment un centre de formation vocationnel à Ndele, un poste de santé à Yangu Bridgi, trois classes d’école primaire à Barbatima et un centre d’alphabétisation à Lemena. Par ailleurs, 5 hectares d’arbres fruitiers seront plantés par les bénéficiaires de Ndélé dans le cadre de leur activité génératrice de revenus. L’ensemble de ces projets devraient servir de vecteurs de cohésion sociale et de paix comme le souligne Pierre Emmanuel Ubalijoro, chef de la Section DDR de la MINUSCA dans ses propos : « Notre présence ce jour à Ndele dénote de l’intérêt que nous accordons aux projets communautaires que la MINUSCA met au profit des communautés de la préfecture du Bamingui Bangoran. Comme vous le savez et tel que le stipule son mandat, la MINUSCA s’inscrit essentiellement dans le cadre de l’appui à la République Centrafricaine pour le rétablissement de la paix et de la sécurité ».

La cérémonie de lancement s’est achevée avec la pose de la première pierre du centre de formation ” La maison des métiers” à Ndele par le chef de la section DDR de la MINUSCA, le secrétaire général de la préfecture et le représentant du maire.

 

 

Avec la Minusca

Musique africaine: Koffi Olomidé – Légende Millénium – Disponible le 18/02/22

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Centrafrique.org/on-me-decrit-comme-un-monstre-juge-en-appel-koffi-olomide-star-de-la-rumba-congolaise-nie-avoir-abuse-de-ses-danseuses/koffi-olimide/” rel=”attachment wp-att-51083″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/10/Koffi-Olimide-450×281.jpg” alt=”” width=”450″ height=”281″ />
Versailles, le 25 octobre 2021. Koffi Olomidé à la cour d’appel de Versailles, accompagné de l’un de ses avocats, Me Emmanuel Marsigny, où il est jugé pour agressions sexuelles et séquestration. (AFP/Bertrand GUAY)

 

Communiqué de presse

 

Le premier volet du très attendu double album « LÉGENDE » va sortir !

 

Koffi Olomidé sort son nouveau double album et s’engage dans une voie peu conventionnelle mais passionnante !

Le premier volume sortira le 18 février 2022 et compte déjà à son bord deux artistes de premier plan de la scène musicale africaine et internationale. Les artistes Tiwa Savage et Davido font chacun une grande contribution sur leur chanson. Il démontre ses compétences artistiques et indique clairement qu’il est toujours à la pointe.

Sur six chansons, Koffi Olomidé offre un spectacle musical, montrant clairement sur des instrumentaux uniques et des rythmes contagieux que son flux créatif change La première partie du très attendu double album fait attendre avec impatience les volumes à venir, un festin musical nous attend !

 

Extrait de “Légende Millénium”

Koffi Olomidé – MBUMA (Disponible via Muzicenter)

Koffi Olomidé – CHIEF feat. Tiwa Savage (Disponible via Muzicenter)

Koffi Olomide – HERCULE feat. Ninho (Clip Officiel)

 

—–L’artiste Koffi Olomidé, né le 13 juillet 1956 à Kisangani en République démocratique du Congo (anciennement appelé Stanleyville au Congo-Belge), est un auteur-compositeur, interprète et est considéré comme une méga star de la musique en Afrique et une vedette reconnue sur tous les continents.

Avec une carrière musicale de plus de 40 ans dont 23 albums studio solo à son actif, des tournées sur plusieurs continents et de nombreuses récompenses internationales de l’industrie, Koffi Olomidé est également l’un des trois plus grands vendeurs en Afrique de ces dernières décennies et un exemple de longévité sur la scène mondiale.

Centrafrique : le capitaine commandant le détachement militaire de Béloko torturé par les mercenaires de Wagner.

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Bangui, 25 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les hommes de Wagner ont de nouveau frappé. Cette fois, c’est sur un capitaine de l’armée nationale, commandant  le détachement militaire de l’armée nationale à Béloko  qu’ils ont jeté leur dévolu. Durement torturé, l’officier est actuellement  placé en détention des mercenaires de Wagner.

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Des soldats FACA à Béloko, à la frontière avec le Cameroun, le 11 février 2021. Photo DR

 

Selon des informations recueillies sur place, dans la nuit du 23 au 24 janvier 2022, le capitaine commandant le détachement des FACA de Béloko, a été attrapé comme un vulgaire voleur par les Mercenaires russes du groupe Wagner.  Ligoté et  frappé, cet officier des forces armées centrafricaines (FACA) a été  bien torturé. On entendait même ses cris à plus de 100 mètres.

On ignore les raisons exactes de cet acte criminel, mais certaines sources locales ont indiqué que  ce capitaine aurait eu le malheur de causer avec une femme enviée par les Russes. C’était donc de la jalousie qui serait à l’origine du malheur  du capitaine.

Alertés, ses éléments des FACA qui s’étaient éparpillés dans les quartiers sont revenus et ont tiré longuement devant le portail de la base des Russes.

Hourra à l’alliance FACA/RUSSE

Il y’a lieu de rappeler que ce n’est pas pour la première fois que les mercenaires de la société russe Wagner ont jeté leur dévolu sur un élément de force de l’ordre.  Le samedi 26 juin dernier, à Ndélé, ils ont gravement agressé et arrêté un colonel, commandant de zone de défense du nord-Est. Jeté en prison à Bangui, l’homme se trouve actuellement en détention à la prison de camp de Roux. Et ce n’est pas tout! Quelques jours après, ils ont interpellé le capitaine, commandant le détachement militaire de Bria. Transféré aussi à Bangui, l’homme se trouve actuellement en détention. C’est aussi le cas du colonel Rodongo, chef du bataillon de transmission, l’adjudant-chef Guetel,  chef de la maison d’arrêt de Berberati. Ils ont aussi  été arrêtés sans raison par les mercenaires russes de la société Wagner  et placés en détention sous l’œil bienveillant du pouvoir en place.

 

RCA : le ministre criminel Hassan Bouba écarté des conseils des ministres et de cabinet

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Bangui, 25 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Sous la pression de la communauté internationale, le ministre de l’Élevage et de la santé animale, le chef rebelle Hassan Bouba est désormais exclu des conseils des ministres et de cabinet par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, mais l’homme garde toujours son poste au sein du gouvernement.

rca-arrestation-du-ministre-hassan-bouba-certains-rebelles-desarmes-menacent-de-reprendre-les-armes/monsieur-hassan-bouba/” rel=”attachment wp-att-51666″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Hassan Bouba
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Inculpé par la Cour pénale spéciale pour crime de guerre et crime contre l’humanité, le ministre de l’élevage et de la Santé Animale, le chef rebelle Hassan Bouba avait été arrêté et incarcéré le 19 novembre 2021 à la prison militaire de Camp de Roux. Mais une semaine plus tard, le 26 novembre, il a été exfiltré manu militari de sa cellule et ramené chez lui au quartier Km5 par des éléments mixtes de sécurité (garde présidentielle, gendarmerie, police, milices, requins et Mercenaires russes de Wagner).

Mais à la surprise de tout le monde, Hassan Bouba a été décoré trois jours plus tard, le 29 novembre 2021 comme chevalier de l’ordre du mérite par le chef de l’État Faustin Archange Touadera qui lui a ordonné de retourner au bureau une semaine plus tard. Un véritable doigt d’honneur fait aux parents des victimes.

Mais la communauté internationale, qui a massivement investi pour la justice dans le pays, voit de mauvais œil la libération forcée du chef rebelle Hassan Bouba de prison. Elle multiplie la pression sur le Président Touadera pour son limogeage du gouvernement, mais la Russie, allié du pouvoir, dit le contraire.

 

Entre-temps, le chef de l’État, qui se trouve entre le marteau et l’enclume, décide de l’exclure des conseils des ministres et de cabinet en vue de faire plaisir à la communauté internationale. Depuis son retour au bureau, Hassan Bouba n’a plus rien à faire. Il préfère qualifier les cadres de son ministère d’incompétents et se retourne exercer désormais discrètement et abusivement d’autres fonctions qui n’entrent pas dans ses tâches. Celles du ministre du Désarmement, puis celles de renseignements généraux. A ce titre, chaque semaine, il fait les déplacements dans la Ouaka, soi-disant pour superviser le désarmement des rebelles qui sont sortis de leur maquis ou alors d’entamer des pourparlers avec les récalcitrants.

 

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Nostalgie soviétique sur les bords de l’Oubangui

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Bangui, 25 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – De nos jours, l’Oubangui pourrait être rebaptisé d’un nom russe que personne n’en serait choqué ! Il est temps d’ouvrir les yeux avant que la centrafrique ne se rapproche trop de l’abîme. C’est à se demander si l’âme de ce pays va pouvoir survivre aux changements imposés qui mènent doucement le pays sur une voie de garage.

Statue à la mémoire des mercenaires russes tués sur le champ de bataille en Centrafrique
Statue à la mémoire des Mercenaires russes tués sur le champ de bataille en Centrafrique. Bangui, le 30 novembre 2021. Photo CNC

 

Pour comprendre l’instant présent, il est nécessaire de regarder l’histoire non pas à travers le prisme de ce que l’on peut se laisser conter par ceux qui l’instrumentalise mais en s’appuyant sur des faits !

Lors de la deuxième moitié du XXème siècle, deux visions s’affrontaient : celle du camp occidental ouvert aux libertés et celle du bloc soviétique partisan d’un socialisme d’Etat centralisé contrôlant et asservissant son peuple et celui des pays dits satellites. « Pays satellites », doux euphémisme pour remplacer le terme de colonies soviétiques !

Que vit-on aujourd’hui dans le pays ? Pas moins que ce qu’ont vécu tous les pays qui ont connu l’occupation de Moscou ! Jugez plutôt !

Dans toutes les colonies soviétiques, à savoir tous les pays de l’ancien bloc de l’est (Hongrie, Tchécoslovaquie, Pologne, Roumanie, etc) la soviétisation des esprits s’est conduite à marche forcée dans tous les domaines, le but n’étant pas l’épanouissement du peuple mais son asservissement !

Pour arriver à ses fins, Moscou s’est appuyé sur l’encadrement et la formation des armées de ces pays afin de les employer à leur bon vouloir, sur les conseillers soviétiques qui murmuraient à l’oreille des gouvernants choisis par le Kremlin, sur l’éradication de toute opposition politique en usant de tous les stratagèmes possibles (simulacre de justice, procès truqués, élimination et disparitions pures et simples, etc), sur l’endoctrinement du peuple en muselant les médias (dictat de l’information via la presse écrite, émissions radios et télévisuelles véritable laboratoire de la manipulation de l’information), sur la glorification du chef et de son armée par l’édification de monuments à leur effigie ou par la mise en place d’affichages les montrant comme étant le petit père des peuples, sur l’apprentissage obligatoire de leur langue, et la liste est longue… Bref toute une stratégie visant à maintenir le peuple sous contrôle pour mieux l’exploiter ! Heureusement tous ces pays ayant connu ces heures sombres se sont tous sortis de cette impasse et connaissent aujourd’hui une destinée tout autre que celle dans laquelle ils avaient été enfermés si longtemps !

 

Toute ressemblance avec ce que vit la Centrafrique aujourd’hui ne relève pas de la simple coïncidence : formation des FACA à Bérengo et leur utilisation comme supplétifs en province, conseillers à la présidence, déni de justice orchestrée comme par exemple l’affaire Hassan Bouba, création de la radio Lengo Songo, achats d’articles de journaux dans la presse locale (quand ce ne sont pas des journaux entiers comme Ndjoni Sango), mise en place d’usine de trolls œuvrant sur les réseaux sociaux en instrumentalisant la sphère panafricaniste si prompte à recevoir 10000 FCFA pour répéter ce qu’on lui dit de dire. Nous pouvons citer également les manifestants contre la Minusca achetés pour encore moins chers ou la mise en place de monuments à la gloire des combattants russes, qui ne sont pourtant que des mercenaires se livrant à des actes barbares en province, glorification du pouvoir en affichant leurs têtes dans les rues de la capitale et enfin bientôt l’enseignement obligatoire du russe à l’université. Le résultat est le même : asservissement du pays pour mieux piller ses ressources naturelles au nez et à la barbe de sa population !

Ce parallèle entre histoire et réalité d’aujourd’hui ne se base que sur des faits, tous vérifiables.

Gageons que la Centrafrique ne se laisse pas berner par les sirènes de Moscou plus longtemps et se rende compte du chemin dangereux sur lequel les nouveaux amis qui lui veulent soi-disant du bien tentent de l’emmener !

Le loup change de poil mais non de naturel ! A méditer.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : arrestation du coordonnateur politique de l’UPC

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Bangui, 25 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Monsieur Mouddala Abdoulaye, coordonnateur politique de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dirigée par le sulfureux chef rebelle Ali Darassa, a été interpellé ce lundi à Bangui par les services de renseignement généraux. Transféré à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie, l’homme attend d’être présenté au parquet cette semaine.

Monsieur Mouddala Abdoulaye
Monsieur Mouddala Abdoulaye, coordonnateur politique de l’UPC à Bangui

 

L’arrestation de Monsieur Mouddala Abdoulaye  est survenu ce lundi 24 janvier vers 13 heures sur l’avenue Charles de Gaulle à Bangui, à proximité de l’ambassade de France. On ignore les raisons de son interpellation, mais de nombreuses sources parlent d’une rivalité entre lui et le ministre de l’élevage, l’ex-coordonnateur politique de l’UPC.

Selon nos informations, l’homme habite à Bangui au quartier KM5 avec sa famille depuis plusieurs années. C’est un ressortissant tchadien d’origine, tout comme son ex-ami, le ministre de l’élevage Hassan Bouba. Mais ce dernier temps, ce dernier n’a cessé de le menacer. Il lui disait que sa vie est entre ses mains. S’il décide aujourd’hui, on peut l’arrêter ou tuer, lui disait Hassan Bouba. Justement, c’est exactement ce qui lui est arrivé ce lundi. Pourtant, après la signature de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-rca), l’homme était  le représentant de l’UPC auprès du gouvernement de Firmin NGRÉBADA.

Pour sa famille, il ne fait aucun doute, le ministre Hassan Bouba serait à l’origine  de son arrestation.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Le 3R réaffirme son soutien au « général Bobbo » et fustige le communiqué de « frauduleux » annonçant la dissolution du 3R

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Bangui, 25 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le lundi 24 janvier 2022, le mouvement 3R, par la voix de son chef d’état-major, l’autoproclamé général Safiou Kaou-Laddé, a publié un communiqué de presse pour attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur le communiqué signé le 21 janvier 2022 portant le logo de 3R.

Dans ce communiqué, les signataires ont annoncé la dissolution du mouvement 3R, dirigée par l’autoproclamé général SEMBÉ BOBBO. Ce que le général Safiou Kaou-Laddé  qualifie d’un grossier mensonge orchestré par des hommes en rupture de banc au sein dudit mouvement.

Ci-dessous l’intégralité du communiqué  de presse du mouvement 3R.

 

centrafrique.org/faux-le-general-sembe-bobbo-des-3r-na-pas-ete-arrete/le-general-bobo-de-3r-le-17-avril-2021-a-bessan/” rel=”attachment wp-att-46193″ data-wpel-link=”internal”>le général Bobo de 3R le 17 avril 2021 à Bessan
L’autoproclamé général Bobo de 3R. Capture d’écran de leur vidéo tournée à Bessan, dans la localité de la Nana-Mambéré. Par CNC

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Nous , Mouvement 3R (Retour-Réclamation-Réhabilitation), sommes surpris de lire via les réseaux sociaux un communiqué en date du 21 janvier 2022 signé par des hommes en rupture de banc au sein du Mouvement 3R. Ce communiqué de presse incrimine le Président dudit mouvement Général SEMBÉ BOBBO, relève une contradiction dans le positionnement stratégique du Président du Mouvement avec la directive du mouvement et par la même occasion annonce la dissolution dudit mouvement.

Pour ce faire, nous tenons a informé l’opinion nationale et internationale que nous, Mouvement 3R, portons en faux contée ledit communiqué et nous ne nous reconnaissons pas dans les propos tenus par ces hommes en rupture de banc au sein du Mouvement 3R. Ces propos n’engagent que leurs auteurs.

Le mouvement 3R est une institution régit par des textes et des normes administratives et judiciaires. Ce n’est pas trois hommes qui se lèvent un matin et décident de renverser la table. Et, selon les textes juridiques du Mouvement 3R, c’est l’Assemblée générale tenue en session ordinaire ou extraordinaire (dans certains cas) qui décidera du sort et du statut du président du mouvement.           •

Par conséquent, le communiqué signé par ces trois individus est nul et sans effet. Tout l’état-major du Mouvement 3R ainsi que les membres et sympathisants dudit mouvement continue d’apporter leur soutien sans faille au président du Mouvement le Général SEMBÉ BOBBO qui reste engagé dans la feuille de route de la CEEAC-CIRGL. En outre, le ^Mouvement 3R réitère sa volonté et disponibilité pour la recherche d’une paix définitive puis reste unit et fort sous la coordination générale de la CPC.

 

Fait à Besson, le 24/01/2022

 

 

Joseph Kony veut obtenir la nationalité centrafricaine

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Joseph Kony veut obtenir la nationalité centrafricaine

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Bangui ( République centrafricaine ) – Activement recherché par la Cour pénale internationale, Joseph Kony, le leader de l’Armée de résistance du Seigneur veut la nationalité centrafricaine. .

L’armée de la résistance du Seigneur (LRA) fait parler d’elle, en Centrafrique, depuis 2008. Ces principaux lieutenants sont basés à Zémio, dans le Haut-Mbomou. Cette présence a plongé la population de cette préfecture située dans le sud-est du pays dans l’horreur, avec d’innombrables meurtres, des viols, des enlèvements, de la torture et l’enrôlement d’enfants soldats./////////////.

Le Haut Mbomou est l’une des préfectures de la République centrafricaine. Elle borde la RDC et le Soudan du Sud. /////////////.

Désormais, le gouvernement centrafricain étudierait la demande de naturalisation du chef de la LRA, Joseph Kony, comme l’affirme Virginie Baïkoua, ministre de l’Action humanitaire : /////////////.

“Ils ont décidé de déposer les armes. Dans les informations que j’ai, Joseph Kony veut même prendre la nationalité centrafricaine et rester en Centrafrique. Mais après cela, il faut regarder les contours. Il y a une réflexion qui est entrain d’être menée. Il a présenté ses intentions, on a pris en compte.”/////////////.

Le cas de Joseph Kony est étudié par Jean-Wilibiro Sacko, ministre d’Etat en charge du désarmement. Contacté par la DW, ce dernier n’a pas réfuté ces nouvelles informations. Il promet se prononcer sur le dossier lorsque la mission du gouvernement – qui se rendra dans le Haut-Mbomou – livrera sa conclusion./////////////.

La RCA, ce n’est pas une auberge espagnole ! /////////////.

Cette demande de naturalisation de Joseph Kony et loin de faire l’unanimité. L’ancien ministre et directeur de publication du journal Medias Plus, Cyrus Emmanuel Sandy, s’oppose à cette idée ://///////////.

“Joseph Kony est mal placé pour demander la nationalité centrafricaine. La République centrafricaine, ce n’est pas comme une auberge espagnole dans laquelle on peut entrer et sortir comme on veut. Il y a des conditions à remplir pour obtenir la nationalité ! A ce que je sache, cette demande ne peut prospérer, ne peut être agrée parce qu’on ne donne pas la nationalité à n’importe quel criminel, terroriste et client de la justice international.”/////////////.

Poursuite du soutien aux victimes de la LRA/////////////.

Les organisations des droits de l’homme se montrent imperturbables en dépit de la demande de Joseph Kony et de ses hommes. Elles continuent d’accompagner les victimes pour obtenir justice et réparation./////////////.

En 2021, Dominic Ongwen, commandant de la LRA, a été condamné à 25 ans de prison par la CPI. /////////////.

Evrard Bondadé est le coordonnateur de l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme : “Avec l’appui de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), nous continuons d’enregistrer toujours certaines victimes, nous continuons toujours d’appuyer l’association des victimes de la LRA, de travailler avec le coordonnateur pour prendre en compte les nouvelles victimes de la LRA.”/////////////.

Les sources proches de la CPI à Bangui affirment que le mandat d’arrêt international lancé contre Joseph Kony est toujours en cours. Un dilemme donc pour le gouvernement centrafricain.

Avec DW français

Centrafrique : Massacre de Bria, le bilan s’alourdit de jour en jour et atteint près de 70 morts

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Bangui, 24 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – On assiste à un véritable crime contre l’humanité, crime de guerre. L’ONU mène depuis une semaine une enquête sur cette tuerie de masse, mais l’ampleur du dégât semble être insupportable pour tout le peuple centrafricain. Mais à Bangui,  le pouvoir continue de nier les faits. Même la vidéo qu’on a publiée sur les réseaux sociaux parle d’elle-même. Les mercenaires russes dépassent la limite. Après le massacre de Bambari, puis celui de Boyo, etc., les Wagner frappent de nouveau durement au nord de Bria. Le bilan provisoire parle d’au moins 65 morts.

Un homme interpellé par les mercenaires russes de la société Wagner dans le village Yanga le 17 janvier 2022
Un homme interpellé par les mercenaires russes de la société Wagner dans le village Yanga le 17 janvier 2022

 

La semaine dernière, dans le nord de Bria, plus précisément dans les villages Aïgbado et Yanga, situés respectivement à 75 et 143 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé, les mercenaires russes de la société Wagner, appuyés par les soldats FACA, ont massacré plus d’une vingtaine des personnes, selon le premier bilan provisoire annoncé par CNC. Mais plus le jour passe, plus le bilan s’alourdit. Une semaine plus tard, il peut atteindre plus de 50 morts, d’autres parlent de près de 70 morts et une centaine des blessés. Et c’est encore provisoire!

L’ONU, de son côté, mène depuis près d’une semaine une enquête sur cette tuerie de masse, mais à l’annonce de l’ouverture de cette enquête, les mercenaires russes et les soldats FACA ont bloqué l’accès à ces deux villages. Ils ont installé leur poste avancé à Aïgbado. Toute personne qui tente de sortir de ce village est automatiquement abattue.

Certains blessés qui ont pu rejoindre la ville de Bria parlent de génocide. Selon eux, dans la forêt, le nombre des cadavres dépasse l’entendement.  Même sur la rivière La Kotto, les pêcheurs ont repêché déjà 14 corps sans vie dont des femmes et des enfants, entraînés par la rivière Boungou, rivière affluant de La Kotto.

Rappelons qu’à chaque fois qu’on publie un massacre commis par les soldats FACA et les mercenaires russes, le pouvoir de Bangui cherche par tous les moyens de détourner la réalité des choses en parlant d’une fake news. Mais cette fois, l’ONU a décidé de mener sa propre enquête pour voir la réalité des choses. Toutefois, les auteurs de ces crimes empêchent les enquêteurs des Nations unies à accéder aux lieux de la scène.

Parmi les victime, il y’a également deux partisans du parti au pouvoir, habitant du quartier KM5 à Bangui, C’est un collecteur des diamants.

Affaire à suivre.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA: Des ex-rebelles de l’UPC redéployé au Mali par Wagner ?

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Bangui, 24 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – C’est une information discrète circulant depuis deux semaines à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, alors que Wagner,  de son côté, multiplie depuis une semaine des fake news sur les réseaux sociaux faisant état du déploiement au Mali des Peuls par l’ex-rebelle tchadien Baba Laddé pour combattre les Mercenaires russes. On assiste désormais à une vaste opération de compagne de désinformation multiforme pilotée par la société de mafia russe Wagner en Afrique.

Les combattants rebelles de l'UPC, membre de la CPC, accompagnant leur chef Ali Darassa vers Bakouma. Photo CNC
Les combattants rebelles de l’UPC, membre de la CPC, accompagnant leur chef Ali Darassa vers Bakouma. Photo CNC

 

 

Selon des informations circulant à Bambari, ces ex-rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique )UPC), qui sont récemment sortis de leur maquis pour déposer les armes, sont désormais une centaine à être déployée discrètement par la société russe Wagner au Mali pour combattre les djihadistes.

Nous avons tenté de joindre certains ex-officiers de l’UPC pour vérifier l’information, mais personne n’a pu décrocher notre appel. Toutefois, certains ex-rebelles de l’UPC interrogés par la rédaction ont confirmé l’information, mais précisent au passage qu’ils ont signé le document avec Wagner, mais attendent toujours leur formation. Du côté du gouvernement, c’est le silence qui domine, de même pour l’état-major général des armées. Or, sur les réseaux sociaux, seule Wagner qui s’exprime à travers ses nombreux comptes avatars, soit pour véhiculer des fake news sur de prétendus succès de l’armée malienne sur les terroristes, soit pour annoncer que l’ex-chef rebelle tchadien Baba Laddé serait en train de recruter des Peuls dans d’autres pays d’Afrique centrale pour les déployer sur le théâtre de l’opération au Mali.  Comme c’est le cas en Centrafrique, si Wagner est en train de faire quelque chose de louche discrètement, elle détourne l’attention de l’opinion publique sur d’autres choses inutiles afin qu’elle ne puisse pas être dévoilée.

Selon un observateur centrafricain, la société russe Wagner est capable de déployer des ex-rebelles centrafricains au Mali afin de les positionner comme des chairs à canon.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : les mercenaires russes sont tombés dans une embuscade des rebelles de 3R dans le Nord-ouest

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Bangui, 24 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les mercenaires du groupe russe Wagner, en provenance de la ville de Niem, sont tombés dans une embuscade des présumés rebelles du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) dans la localité de Yéléwa, située à environ 90 kilomètres de Bouar sur l’axe Ngaoui, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.

rca-une-personne-tuee-une-autre-blessee-et-cinq-motos-incendiees-dans-le-nord-ouest/les-rebelles-de-3r-dans-la-localite-de-bondiba/” rel=”attachment wp-att-48986″ data-wpel-link=”internal”>Les rebelles de 3R dans la localité de Bondiba
Les rebelles de 3R dans la localité de Bondiba

 

Selon des sources sécuritaires interrogées par CNC, les Mercenaires russes étaient accompagnés de l’ex-porte-parole de l’UPC, Monsieur Saïdou, connus sous le sobriquet de Siwo, considérés par le 3R comme un traître, et Monsieur Bassirou, le maire de la commune d’élevage de Niem-Yéléwa.

Les deux hommes, venus de Bangui, sont envoyés par le chef de l’État Faustin Archange Touadera pour mener une mission secrète, celle de convaincre une partie des éléments rebelles de 3R de déposer les armes. Alors que les mercenaires russes ont raccompagné samedi le maire de Niem

– Yéléwa chez lui à Niem, à leur retour, exactement à 30 kilomètres de Yéléwa, vers 13 heures, ils sont tombés dans une embuscade tendue par des hommes armés, identifiés comme des rebelles du mouvement 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Les combats ont duré au moins une vingtaine des minutes avant que les rebelles aient quitté le lieu.

Aucun bilan n’est disponible pour le moment, ni du côté des mercenaires russes ni du côté des rebelles.

Rappelons que les localités de Niem – Yéléwa, de Baboua en allant vers la frontière du Cameroun, la situation sécuritaire demeure préoccupante, empêchant la population locale de vaquer librement à leur occupation.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : une incursion des éleveurs Peuls Mbarara au village Ketté Sido fait des morts et des blessés

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Bangui, 24 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Au moins trois personnes ont été tuées dimanche 23 janvier dans une nouvelle incursion des éleveurs Peuls Mbarara au village Ketté-Sido, situé à environ 47 kilomètres au nord de la capitale Bangui sur l’axe Sido, dans la préfecture de l’ouham-Fafa, au nord de la République centrafricaine.

Une fille âgée de 22 ans, blessée dans l’attaque des éleveurs Peuls Mbarara au village Ketté-Sido, au nord de la République centrafricaine, le 23 janvier 2022 à 3 heures du matin. Photo CNC
Une fille âgée de 22 ans, blessée dans l’attaque des éleveurs Peuls Mbarara au village Ketté-Sido, au nord de la République centrafricaine, le 23 janvier 2022 à 3 heures du matin.

 

On ignore les raisons de cette brusque remontée de tension dans ce village frontalier avec le Tchad, mais ce dimanche 23 janvier 2022, vers 3 heures du matin, une dizaine des éleveurs Peuls Mbarara, lourdement armés,   ont pris d’assaut le village Ketté-Sido, faisant des tirs de rafale partout sans distinction pendant plusieurs heures.

Pendant ce temps, les habitants, pris de panique, ont dû précipiter pour se réfugier dans la brousse afin de fuir les assaillants. Mais dans leur débandade, certains ont reçu des projectiles. Il y’a eu des cas de blessés et des morts, selon les rescapés interrogés par la rédaction du CNC.

Les Mercenaires russes, informés de la nouvelle, se sont rendus rapidement à Ketté-Sido pour tenter de rattraper les assaillants qui sont actuellement en fuite dans la brousse.

Selon les habitants, leur sécurité est constamment menacée  à cause des bandits qui seraient nombreux dans le secteur. Ils plaident pour le redéploiement des forces de défense et de sécurité dans leur village afin de garantir la sécurité de la population. D’après eux, il n’y a qu’à Sido et à Kabo que les forces de l’ordre sont installées, laissant leur village à la merci des bandits de tout genre.

Le bilan définitif de cette attaque sera communiqué dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Éric Anselme Féimonazoui

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : Touadera et les mercenaires de Wagner sont à la manœuvre pour anéantir le 3R

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Bangui, 24 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Comme la stratégie fonctionne pour l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), le chef de l’État Faustin Archange Touadera veut l’exporter auprès des autres principaux groupes armés pour tenter de les fragiliser. C’est le cas du mouvement 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), dirigée par l’autoproclamé général rebelle Sembé Bobbo   qui est actuellement dans le viseur du pouvoir.

rca-le-3r-reagit-au-massacre-des-peuls-par-les-mercenaires-de-wagner/le-chef-rebelle-de-3r-entoure-de-ses-gardes-du-corps/” rel=”attachment wp-att-47772″ data-wpel-link=”internal”>Le chef rebelles Bobo de 3R entouré de ses gardes du corps
Le chef rebelles Bobo de 3R entouré de ses gardes du corps

 

À la tête de la manœuvre, l’ex-ministre délégué auprès du ministre  de l’Administration du territoire  et de la Décentralisation, Monsieur  Issa Bi AMADOU, proche du groupe armé 3R, son fils Abdoul Aziz Issa Bi, un ex-colonel de 3R, Monsieur Saïdou alias Siwo, l’ex-porte-parole de 3R.

Dans un communiqué qu’ils ont publié au nom du mouvement 3R  ce samedi 22 janvier 2022 , ils ont annoncé la dissolution pure et simple du mouvement 3R, encore très actif dans les régions de l’ouest et du nord-ouest de la République centrafricaine.

Selon eux, «  Le Mouvement 3R reconnait à regret que Sembé Bobbo a cessé de suivre les objectifs que s’était fixés notre mouvement politico-militaire. Sembé Bobbo s’est livrée à l’enrichissement personnel, est devenue l’un des criminelles qui voulaient complètement usurper le pouvoir en République centrafricaine, et pour cela ils ont massacré la population civile. Maintenant, Sembé Bobbo a quitté la rca et rassemble des mercenaires étrangers pour envahir le pays », précise le communiqué, et ajoutent que  « le mouvement 3R annonce sa dissolution », précisant au passage que «  Nous – les membres du groupe – sommes contre la guerre ».

Selon un responsable du mouvement 3R contacté par la rédaction du CNC, les signataire de ce fameux communiqué ont déjà été exclus du mouvement depuis 3 mois pour faute lourde. Peut-être à cause de cela qu’ils produisent ce communiqué  sous la colère, a indiqué un officier de 3R.

Affaire à suivre…

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : deux éleveurs Peuls tués à Bocaranga par les forces de défense

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Bangui, 24 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ils voulaient faire recours à la justice de leur pays pour régler autrement leur litige, malheureusement ils ont été tués : l’un sur place, l’autre après ses blessures. À Bocaranga, dans la préfecture de l’ouham-Péndé, deux hommes, tous des éleveurs peuls, qui voudraient régler leur litige en allant au poste de la gendarmerie locale, se sont retrouvés accusés à leur tour d’être des rebelles de 3R, puis neutralisés. Incroyable!

des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.
ÀBocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.

 

Selon les familles des victimes, tout a commencé la semaine dernière par un braquage d’un éleveur peul par trois malfaiteurs parfaitement inconnus. Mais la victime, traumatisée par cet acte criminel d’un autre siècle, pointe du doigt un autre éleveur d’êtres responsable du braquage.

Les enfants de la victime, pieds sur terre, ont retrouvé le suspect et l’ont conduit au poste de la gendarmerie de Bocaranga. En arrivant sur place, le commandant de la brigade pense qu’il est vraiment nécessaire de voir le lieu de la scène et reconstituer le braquage. Il désigne deux soldats FACA pour les accompagner. Mais en allant, ils ont croisé à 5 kilomètres de la ville d’autres éléments de forces de défense et de sécurité, accompagnés de quelques parents de la victime. Chose étonnante, le suspect, qui était présent sur place, a vite été accusé d’être un rebelle de 3R.

Sans vérification, un autre Soldat FACA tourne son arme contre lui et tire à bout portant, tuant sur place le suspect. Plus grave encore, la victime, de son côté, à lui aussi été grièvement blessé par balle à la main, puis à la poitrine. On ignore les raisons de son agression, mais il a succombé plus tard à ses blessures.

Cette affaire montre à quel point les droits élémentaires de cette minorité sont foulés à pied par ces forces de l’ordre recrutées sur des critères inconnus et mal formés.

Mais selon la gendarmerie locale, les vrais suspects de l’affaire viennent d’être interpellés. Ils s’agit de trois ex-miliciens Anti-Balaka qui sont actuellement au poste de la gendarmerie.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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