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L’Ambassade de France en RCA condamne la diffusion par  Afrique média d’un interrogatoire diffamant et mensonger de M. Abdoulaye Garba réalisé sous l’emprise de la contrainte

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Bangui, 5 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – « L’ambassade de France en République centrafricaine  condamne la diffusion par  Afrique média d’un « interrogatoire » diffamant et mensonger de M. Abdoulaye Garba, réalisé sous l’emprise de la contrainte suite à son arrestation le 24/01 à Bangui ».

Monsieur Mouddala Abdoulaye
Monsieur Mouddala Abdoulaye, coordonnateur politique de l’UPC à Bangui

 

Dans une vidéo publiée jeudi sur les réseaux sociaux par la chaîne camerounaise pro-Wagner Afrique Média, Monsieur Abdoulaye Garba a livré des informations concernant les raisons de sa rencontre avec le « service secret français ». Mais plusieurs questions déontologiques se posent concernant ce témoignage, notamment sur le crédit à apporter au discours de Monsieur Abdoulaye Garba. Pire, le coordonnateur politique de l’UPC aurait – il put être manipulé par les Mercenaires russes au cours de ses « interrogatoires ? Son discours aurait-il été volontairement orienté pour incriminer la France ?

De son côté, l’ambassade de France en rca donne plus de précisions sur ces allégations sur tweeter.

«  L’ambassade de France en RCA condamne la diffusion par  Afrique média d’un  interrogatoire  diffamant et mensonger de M. Abdoulaye Garba, réalisé sous l’emprise de la contrainte suite à son arrestation le 24/01 à Bangui ».

Mais à Bangui, nombreux sont ceux qui constatent que cette manipulation est trop grosse pour y croire. Selon un observateur, le discours de Monsieur Abdoulaye Garba, diffusé sur les antennes de la radio en Centrafrique quelques heures après son arrestation est largement en décalage de celui qu’il tient à la chaîne camerounaise pro-Wagner Afrique média.

À en croire un observateur, visiblement, l’ensemble des questions  qui lui ont été posées ainsi que des réponses qu’il y  apporte au cours de cette vidéo semblent être manipulées. C’est grave. C’est la méthode russe.

Mais pour la famille du prévenu, c’est sa sécurité qui prévaut d’autant plus que depuis son arrestation, sa famille ne sait toujours pas où il est incarcéré, et personne ne sait s’il est encore vivant.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Massacre de Bria, la société Wagner rejette les allégations d’exécution des civils par les mercenaires russes

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Bangui, 5 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ceci n’est pas un rêve, encore moins une blague. Le démenti vient effectivement d’une organisation fictive proche de la société Wagner dénommée « la communauté des officiers pour la sécurité internationale. Cette entité imaginaire, dirigée par un certain Alexandre Ivanov, a clairement démenti, dans une déclaration publiée cette semaine sur les réseaux sociaux, les allégations de massacre des civils perpétré les 16 et 17 janvier par les mercenaires russes dans les villages Aïgbando et Yanga, situés respectivement à 75 et 145 kilomètres de Bria sur l’axe de Ndélé. Pourtant, les nations unies, constatons les faits, étaient obligées de diligenter une enquête spéciale sur les faits.

 

centrafricain/simplice-mathieu-sarandji-et-alexandre-ivanov-chef-de-la-cosi/” rel=”attachment wp-att-51125″ data-wpel-link=”internal”>Simplice Mathieu Sarandji et Alexandre Ivanov, chef de la COSI (Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale – une institution de représentation relevant du groupe PMC Wagner) le 15 Octobre 2021.
Simplice Mathieu Sarandji et Alexandre Ivanov, chef de la COSI (Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale – une institution de représentation relevant du groupe PMC Wagner) le 15 Octobre 2021.

 

« En ce moment, nous assistons à l’activation de ressources d’information de propagande qui gagnent de l’argent en inventant des nouvelles, calomniant les spécialistes russes et la Russie. L’énormité des fake news qu’ils publient est incompréhensible. Les instructeurs sont accusés de crimes qui auraient été commis à des centaines de kilomètres de l’endroit où ils se trouvent. Que vont-ils ensuite proposer ? Wagner sur Mars ?”, indique le communiqué de la communauté des officiers pour la sécurité internationale. Plus grave, cette entité fictive parle même de la propagande occidentale contre la Russie et les « instructeurs russes » :

« Il s’avère que la machine de propagande occidentale est allumée au maximum et est prête à inventer les mensonges les plus terribles contre la Russie, ne serait-ce que pour dissimuler ses propres crimes », ajoute le communiqué.

Comme si cela ne suffisait pas, Monsieur Alexandre Ivanov tente de brouiller les pistes en évoquant une affaire mise en scène dans le pays, celle de l’arrestation du coordonnateur politique de l’UPC, Monsieur Abdoulaye Garba, pour incriminer la Minusca et la France.

Et ces propagandes, qui ne reposent sur aucun fait, apparaissent en même temps que tout le pays discute et condamne les accusations apparues à la télévision de vraies personnes, confirmant les faits de coopération entre les rebelles et la MINUSCA et les diplomates français ».

Pour un observateur centrafricain, il apparaît clairement que la Russie est un pays de fake news, berceau des mensonges.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : le premier ministre  Henri-Mari Dondra présente sa démission

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Bangui, 5  février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – En poste depuis moins d’un  an, le chef du gouvernement centrafricain Henri-Marie Dondra a présenté sa lettre de démission au président Faustin Archange Touadéra, qui n’y a pas encore répondu. Il devrait le faire à son retour d’Addis-Abeba, où il participe au sommet de l’Union africaine.

 

Le premier ministre Henri Marie Dondra à la tribune de l'Assemblée nationale pour présenter le programme politique générale de son gouvernement
Le premier ministre Henri Marie Dondra à la tribune de l’Assemblée nationale pour présenter le programme politique générale de son gouvernement le 14 août 2021. Photo CNC

 

Il n’a mis dans la confidence qu’une poignée de ses plus proches conseillers. Nommé en juin 2021, le premier ministre Henri-Marie Dondra a présenté sa démission en début de semaine auprès de la présidence centrafricaine. Faustin Archange Touadéra ne l’a, en revanche, pas encore acceptée. Le chef de l’Etat devrait y répondre ce week-end, à son retour d’Addis-Abeba où il participe actuellement au sommet de l’Union africaine (UA).

Henri-Marie Dondra n’était pourtant à la tête du gouvernement que depuis huit mois. Réélu quelques mois plus tôt pour un second mandat, Faustin-Archange Touadéra avait misé sur un profil susceptible de rassurer les bailleurs internationaux, échaudés par l’influence croissante de Wagner sur le fonctionnement de l’Etat centrafricain. Dès son arrivée au gouvernement, le technocrate avait pris soin de garder ses distances avec le groupe paramilitaire russe.

 

Méfiance entre la primature et la présidence

Contrairement à ses prédécesseurs, Simplice Mathieu Sarandji puis Firmin Ngrebada, Dondra n’est pas un collaborateur historique de Touadéra. La relation entre les deux hommes n’a jamais été au beau fixe. En privé, le chef du gouvernement s’était, à plusieurs reprises, plaint de sa faible marge de manœuvre sur le fonctionnement du gouvernement (nomination des ministres et collaborateurs de cabinets, etc.) Son propre directeur de cabinet, Ernest Mada, proche de Touadéra, lui a été imposé par la présidence.

La relation entre le chef du gouvernement et la présidence avait vite achoppé sur les questions budgétaires. Privées des lignes de crédits françaises et européennes (48 millions d’euros au total), et sous pression des doléances de Wagner, les caisses de l’Etat sont en grande souffrance.

La question du dialogue républicain était également source de tensions. L’arrêt de cette démarche, provoqué en octobre par Simplice Mathieu Sarandji, devenu président de l’Assemblée nationale, avait mis Dondra en porte-à-faux vis-à-vis des bailleurs, qui conditionnaient leur aide à sa tenue (AI du 10/11/21).

L’opposition républicaine vient tout juste de réintégrer le processus de mise en place du dialogue ce 4 février, après des concessions du pouvoir en place.

 

Bataille pour 2026

Des tensions plus vives commençaient à apparaître au sein du parti présidentiel, le Mouvement des Cœurs Unis, dirigé par Sarandji. Or ce dernier et Dondra font figure de principaux successeurs putatifs de Touadéra pour l’élection présidentielle de 2026.

Symbole de cette discorde : le porte-parole du président de l’Assemblée nationale, Aymard Guinon Bienvenu, a proféré des insultes à caractère ethnique à l’endroit de Dondra il y a quelques jours, sans être sanctionné. Cet épisode a laissé voir au grand jour les luttes d’influences qui se jouent entre les barons de la formation présidentielle et a profondément choqué l’appareil militant.

 

Africa intelligence

Mali : l’Union européenne sanctionne le premier ministre Choguel Maïga et quatre memb res de la junte

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Bangui ( République centrafricaine ) – L’Union européenne (UE) a sanctionné cinq responsables maliens, vendredi 4 février, dont le premier ministre de transition, Choguel Maïga. Ils sont accusés de faire obstacle à la transition politique dans ce pays dirigé par une junte, selon un communiqué. Ces sanctions consistent en une interdiction d’entrée sur le territoire de l’UE et un gel de leurs avoirs. Il est en outre interdit aux personnes et entités de l’UE de mettre des fonds à la disposition de ces cinq responsables. .

Outre le premier ministre figurent parmi les responsables sanctionnés deux « membres clés du cercle rapproché » du colonel Assimi Goïta, le chef de la junte, investi président de transition en mai 2021 après un deuxième putsch. Il s’agit de Malick Diaw et d’Ismaël Wagué, considérés comme des instigateurs du coup d’Etat d’août 2020 au cours duquel les militaires ont renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta, selon les motifs des sanctions publiés au Journal officiel de l’UE. En outre, Ibrahim Ikassa Maïga, ministre de la refondation depuis juin 2021, et Adama Ben Diarra sont également ciblés pour avoir joué un rôle clé dans le renversement du président Keïta, selon la même source.

Ces cinq responsables ont déjà été sanctionnés par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). L’organisation a pris le 9 janvier une batterie de mesures économiques et diplomatiques vigoureuses à l’encontre du Mali pour sanctionner l’intention de la junte de se maintenir au pouvoir encore plusieurs années et son refus d’organiser le 27 février, comme elle s’y était initialement engagée, des élections ramenant les civils au pouvoir.

Le Monde avec AFP

 

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Afrique : quand les parlements sont touchés par le sexisme

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Bangui, 4 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – C’est un fléau qui n’a pas de frontière et que l’on pourrait croire en diminution ou même en voie de disparition. Cependant, les chiffres publiés suite à une vaste étude conduite par l’Union Interparlementaire (UIP) et l’Union des Parlementaires Africains (UPA) semblent prouver le contraire et de manière irréfutable !

 

centrafrique.org/memo-des-activites-de-formartion-en-saponification-en-faveur-des-groupements-des-femmes-et-des-jeunes-filles-avec-lappui-financier-de-lambassade-de-la-republique-populaire-de-chine1/la-depute-emilie-beatrice-epaye/” rel=”attachment wp-att-53104″ data-wpel-link=”internal”>La député Émilie Béatrice Epaye
La député Émilie Béatrice Epaye. Photo CNC

 

En Afrique, nous avons encore des efforts à faire pour faire reculer le sexisme sous toutes ses formes et dans tous les secteurs. 40 % des femmes parlementaires de notre continent font régulièrement l’objet de sexisme. Ce chiffre prend en compte uniquement celles qui ont osé s’exprimer sur ce sujet, d’autres ne l’ont probablement pas fait par peur des répercussions que cela pourrait avoir sur la poursuite de leur parcours professionnel.

Il est quand même surprenant de constater que dans les assemblées et parlements, là où le niveau de culture et d’éducation est supérieur à la moyenne, nous assistions à des dérives comportementales. Agressions verbales lors des débats pour dénigrer les femmes en tant que telles, baisers forcés, tapes sur les fesses, attouchements non consentis sur les seins ou les cuisses ou encore des agressions physiques… Un lot de violences (VBG – Violences Basées sur le Genre) caractérisant le sexisme dont les femmes parlementaires sont victimes. Il y a une pression malsaine exercée sur les femmes des hémicycles par leurs collègues masculins qui tiennent des propos indécents du style « Vous les femmes, il faut qu’on vous touche avant la fin du mandat » ! Aucun pays africain n’est épargné par les violences sexistes.

Cette indifférence et l’inaction des autorités parlementaires qui sont parfois témoins de ces situations sans prendre les mesures pour les faire cesser et pour les condamner reste malheureusement bien ancrée! Heureusement, ce n’est pas la majorité !

Il est grand temps que les mentalités changent davantage.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

La mort brutale d’un réfugié congolais suscite l’indignation au Brésil

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La mort brutale d’un réfugié congolais suscite l’indignation au Brésil

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Bangui ( République centrafricaine ) – Des suspects dans l’affaire du passage à tabac d’un réfugié congolais sont transférés dans une prison à Rio de Janeiro, au Brésil, le 2 février 2022.
À Rio de Janeiro, Moïse Kabagambe, un jeune originaire de la République démocratique du Congo (RDC) réfugié au Brésil depuis son enfance, a été battu à mort après être allé réclamer son salaire, a-t-on appris.
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Le 24 janvier, Moïse Kabagambe était allé chercher le salaire de deux journées de travail impayées dans un kiosque de la plage de Tijuca, a expliqué sa famille. Là, plusieurs hommes dont son patron l’ont battu à coups de bâton, de pieds et de poings./////////////.

Filmée, l’agression a été diffusée par la police. Après quinze minutes de coups, le jeune homme perd connaissance. Un de ses agresseurs tente alors de le réanimer, en vain./////////////.

Selon les médias locaux, deux des agresseurs se sont présentés d’eux-mêmes à la police, avouant leur implication dans le meurtre, mais niant leur intention de tuer le jeune homme./////////////.

Sur les réseaux sociaux, un des accusés a nié tout racisme dans son geste. Si les violences au Brésil sont quotidiennes, l’indignation suscitée par ce fait-divers, potentiellement teinté de racisme, est grande, en particulier dans les communautés noire et congolaise./////////////.

En signe de protestation, une grande manifestation est prévue samedi 5 février. De leur côté, l’ambassade de la RDC et les association de droits de l’homme suivent l’affaire de près./////////////.

“Nous ne sommes ni voleurs ni tueurs. Et comment peux-tu tuer mon frère qui travaillait ? Justice !”, a lancé le frère de Moïse Kabagambe lors des funérailles./////////////.

Interrogée par la presse locale, la mère de la victime a confié que sa famille avait quitté la RDC pour échapper à la guerre. Sur les cinq agresseurs, trois ont été arrêtés par la police.

Avec AFP/VOA
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Au moins 18 morts dans un accident de la route au Nigeria

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Au moins 18 morts dans un accident de la route au Nigeria

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Bangui ( République centrafricaine ) – Dix-huit personnes ont été tuées lorsqu’une voiture est entrée en collision frontale avec un bus de passagers dans le nord-est du Nigeria, a déclaré vendredi un responsable de la sécurité routière. .

L’accident s’est produit tard jeudi le long d’une autoroute dans l’État de Yobe, à l’extérieur de la ville commerciale de Potiskum, a déclaré Hussaini Haruna, un porte-parole de la commission fédérale de sécurité routière dans l’État./////////////.

“Au total, 18 personnes sont mortes dans l’accident qui a été causé par des excès de vitesse et des violations des règles de circulation”, a déclaré Haruna à l’AFP./////////////.

Trois autres personnes ont été blessées dans l’accident, a-t-il ajouté./////////////.

Les accidents sont fréquents sur les routes mal entretenues du Nigeria en raison des excès de vitesse et du non-respect des règles de circulation./////////////.

L’année dernière, le Nigeria a enregistré 10 637 accidents de la route qui ont fait 5 101 morts et 30 690 blessés, selon les chiffres de la commission de sécurité routière.

Avec AFP/VOA
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Le général de brigade Jacky Cabo à la tête de l’EUTM RCA.

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Le général de brigade Jacky Cabo est le deuxième général belge à prendre la tête de l’EUTM RCA (crédit-photo EUTM RCA)Le général de brigade belge Jacky Cabo a pris hier le commandement de l’EUMT RCA, la mission européenne de formation en Centrafrique. Entre mai 2019 et juillet 2021, il a commandé la Brigade Motorisée avant de prendre une fonction au sein de l’Eurocorps. C’est dans ce cadre qu’il prend la tête de l’EUTM RCA. Le général-de brigade Jacky Cabo succède au général français Jacques Langlade de Montgros.

Depuis 2021, l’Eurocorps est engagé au sein de l’EUTM Mali et de l’EUTM RCA (Centrafrique). Cet engagement prend fin cette année. Une dizaine de militaires belges faisait partie de la dernière rotation. Le colonel Damien Lathuy, ancien commandant des Chasseurs Ardennais, était chef du pilier Conseil Stratégique au sein de l’EUTM RCA. Le nouveau détachement comprend environ quarante hommes dont plus de la moitié est fournie par la Belgique avec 27 hommes. En tant que nation pilote, la contribution belge sera même plus importante puisque 39 militaires seront déployés plus tard à Bangui au sein du QG de la mission européenne.

La Belgique a déjà exercé ce commandement entre janvier et juillet 2017 avec le général de brigade Herman Ruys.

 

La  défense  belge

RCA : nouvel affrontement entre les miliciens Anti-Balaka faction Touadera et les rebelles de l’UPC dans la Ouaka, une dizaine des morts

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Bangui, 4  février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – De violents combats ont opposé, mercredi 2 février  dans la matinée, de la milice dénommée anti -Balaka aux rebelles de l’UPC,  près de la localité de Boyo, dans la préfecture de l’Ouaka, à une centaine de kilomètres de Bambari. Le bilan fait état d’une dizaine des morts et de plusieurs dégâts matériels enregistrés.

Anti-Balaka-pause-photo-sur-une-route-img_11mars2018230418-2/” rel=”attachment wp-att-35359″ data-wpel-link=”internal”>Les miliciens Anti-Balaka. CopyrightDR
Les miliciens Anti-Balaka. CopyrightDR

 

Mercredi 2 février 2022, peu avant midi,  les miliciens Anti-Balaka faction Touadera, lourdement armés, ont attaqué le village Komayo, situé à 12 kilomètres de Boyo sur l’axe Ippy. Plusieurs habitations ont été incendiées, des civils tués.

Selon les autorités locales, au moins 7 personnes ont perdu la vie, dont 2 chrétiens et 4 musulmans. Mais peu–après l’attaque, les rebelles de l’UPC ont fait leur apparition dans le village, attaquant en représailles les miliciens Anti-Balaka, faisant 5 morts, dont 4 miliciens de faction Touadera et un élément de l’UPC.

Ces affrontements ont  à nouveau jeté sur les routes de nombreux déplacés après les vagues enregistrées lors de précédente attaque des miliciens Anti-Balaka du 6 et 7  décembre derniers. Les uns faisaient mouvement vers Boyo centre, les autres ont pris la direction de la sous-préfecture d’Ippy, a affirmé une source locale.

Rappelons que le mardi 7 et le mercredi 8 décembre, dans la localité de Boyo, chef-lieu de la commune de  la Haute Baideou, située  à 120 kilomètres au nord-Est de Bambari sur l’axe Ippy, une opération militaire des mercenaires russes, appuyée par les soldats FACA et des ex-miliciens Anti-Balaka faction Touadéra avait fait au moins une quinzaine des morts, selon la Minusca.  Parmi les victimes, il y’avait des enfants, des femmes et des personnes âgées. Ils ont été massacrés à l’aide des machettes.

Selon la Minusca, hors-mis les personnes tuées, il y’avait également des cas d’amputation, d’extorsion et destruction d’habitations.  La plupart des rescapés, environ 1500 personnes, actuellement protégées par les Casques bleus de la Minusca. Entre temps, certains rescapés, environ une centaine, ont été rapatriés par leur famille à bord des trois véhicule civils à Bambari où ils sont arrivés dimanche 19 décembre 2021.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : le bureau de l’Assemblée nationale éclaboussée par une nouvelle affaire de pot-de-vin

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Bangui, 4 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le  bureau de l’Assemblée nationale est mis en cause dans une nouvelle affaire de pot-de-vin dans l’attribution des permis d’exploitation miniers en République centrafricaine. L’honorable Simplice Mathieu Sarandji, président du parlement, deuxième personnalité de la République, son adjoint, l’honorable Évariste Ngamana ainsi que d’autres députés sont accusés d’avoir soutiré aux entreprises chinoises plus de 30 millions de francs CFA.

 

Minusca-anti-francaise-en-centrafrique/simplice-mathieu-sarandji-par-le-gouvernement/” rel=”attachment wp-att-52580″ data-wpel-link=”internal”>Simplice Mathieu SARANDJI
Le Président de l’assemblée nationale, l’honorable Simplice Mathieu SARANDJI. Photo gouvernement

 

L’affaire fait du bruit depuis quelques semaines au sein de l’Assemblée nationale, mais révélée la semaine dernière par l’opposition démocratique.

La COD-2020, le MLPC et la PATRIE ont accusé dans une déclaration commune le bureau de l’Assemblée nationale de corruption en contrepartie d’une convention minière. Selon l’opposition, les « membres du bureau de l’Assemblée Nationale ont vécu il y a quelques jours une scène surréaliste où le Président de cette institution est venu déposer 30 000 000 FCFA reçu d’une société chinoise désireuse obtenir l’aval du parlement pour sa convention minière ». Une accusation grave qui vise directement la deuxième personnalité de la République, le géographe de pk12 Simplice Mathieu Sarandji.

Or, le bureau de l’Assemblée nationale, dans un communiqué de presse réfute les accusation et demandant à l’opposition démocratique d’en apporter les preuves.

Rappelons qu’en juillet 2019, une même affaire avait éclaboussé le parlement centrafricain lorsqu’une vidéo avait été projetée montrant le député Mandaba empoché les 40 millions dans le processus d’attribution des permis à des entreprises chinoises. Un fait qu’il avait avoué avoir reçu effectivement ce pot-de-vin et annonçait sa démission de la présidence de la ressources naturelle et qui lui a coûté par conséquent une peine directe et sans procès, “d’inéligibilité à vie” prononcée par la Cour constitutionnelle.de Madame Darlan et Monsieur Waboué.

 

Prisca Vickos

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Dialogue républicain : l’opposition démocratique annonce son retour dans le comité préparatoire

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Bangui, 4 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Après deux jours de concertation, l’opposition démocratique annonce son retour dans le comité d’organisation  du dialogue républicain. Une annonce faite dans un communiqué de presse du 3 février 2022, et ce,  trois mois après le retrait de ses représentants dudit comité en raison de la demande de levée  d’immunité de ses trois (3) Députés, à savoir Martin Ziguelé, Anicet Georges Dologuelé et Simplice Aurélien Zingas. Or, il y’a six jours, la justice avait déclaré la fin de cette procédure de la levée d’immunité, précisant qu’il n’y a aucune charge  contre ces leaders de l’opposition. La décision de la justice a donc rassuré  les membres de l’opposition qui ont donc annoncé le retour de leurs représentants  le comité préparatoire du dialogue républicain.

Ci-dessous l’intégralité de leur communiqué de presse.

Les quelques responsables des partis politiques d'opposition: de gauche à droite Crépin Mboli-Goumba, Me Nicolas Tiangaye, Cyriaque Gonda , Édouard Koyabounou et Mahamat Kamoun. Copyright CNC du 19 /10/22
Les quelques responsables des partis politiques d’opposition: de gauche à droite Crépin Mboli-Goumba, Me Nicolas Tiangaye, Cyriaque Gonda , Édouard Koyabounou et Mahamat Kamoun. Copyright CNC du 19 /10/22

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE

 

Le 30 octobre 2021, l’Opposition Démocratique dans son ensemble, représentée au  Comité d’organisation du Dialogue Républicain (CODR) par ses quatre (4)  délégués a décidé de se retirer dudit comité en raison de la demande de levée  d’immunité de ses trois (3) Députés.

Considéré comme une cabale politique et non une véritable procédure judiciaire,  l’Opposition démocratique a réclamé l’abandon pur et simple de ce montage qui  met à mal le processus du dialogue inclusif tant réclamé par toutes les composantes  nationales et la communauté internationale afin de ramener durablement la paix en  Centrafrique.

Durant trois (3) mois, l’Opposition démocratique s’est prêtée à toutes les  discussions avec le pouvoir, toutes les sollicitations de la communauté  internationale ainsi qu’à plusieurs actions de médiations dont principalement celle  du Médiateur de la République.

Il s’agissait de ce que le Président de la République garant du droit et de la liberté  de chaque citoyen et Chef suprême de la magistrature assume sa responsabilité à  faire abandonner et donc garantir la liberté et les droits des Députés avant toute  reprise de l’Opposition au CODR.

Ainsi, le 31 janvier 2022, le Ministre d’État à la Justice et à la Bonne Gouvernance a transmis à l’Opposition une lettre adressée au Président de l’Assemblée  Nationale par le Procureur de la République revenant sur la lettre de levée  d’immunité par le juge d’instruction en date du 09 avril 2021 en l’informant « qu’il  n’a jamais été retenue à l’encontre des Honorables Députés : DOLOGUÉLÉ  Georges Anicet, ZIGUÉLÉ Martin et ZINGAS Aurélien Simplice. Qu’il s’en suit  que la demande de levée d’immunité rappelée en référence est désormais sans  objet ».

Fort de cela, mais surtout en prenant en compte la souffrance quotidienne de la  population centrafricaine et la situation chaotique de notre pays, l’Opposition  démocratique composée de la COD-2020, du MLPC et du PATRIE a décidé ce  jour, jeudi 03 février 2022 du retour de ses représentants au Comité d’Organisation  du Dialogue Républicain en les engageant à doubler d’effort pour obtenir le  principe d’inclusivité, le mode de délibération par consensus et les mesures  pratiques de décrispation avant l’organisation de ce dialogue.

Fait à Bangui, le 03 février 2022

Ont signé

Cyriaque GONDA

Président en Exercice de la COD-2020

Me Crépin MBOLI-GOUMBA

Président du PATRIE

Mercel LOUDÉGUÉ

3e Vice-président du MLPC

 

EMILE RAYMOND GROS NAKOMBO, PRESIDENT DE LA DÉLÉGATION SPÉCIALE DE LA VILLE DE BANGUI ASSIS SUR UNE BRAISE.

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Bangui, 4  février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce que l’on dit ne doit étonner personne car le mensonge finit toujours par être rattrapé par la vérité. Nommé Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui, Émile Raymond Gros Nakombo n’a fait que mettre en application son plan sombre de tout avoir le même jour.

 

Nul ne peut contrarier cette vérité palpable et visible d’une gestion scabreuse et opaque d’un soi-disant docteur en économie. Si en effet, l’actuel président de la délégation spéciale de la ville de Bangui était véritablement un docteur en économie, cela devrait se traduire dans ses œuvres pour faire avancer la Mairie de Bangui.

 

Malheureusement, il n’a usé son temps dans la falsification des quittances pour renflouer ses caisses parallèles et le recouvrement avant la clôture de l’écriture comptable. En bon rusé politique, Émile Raymond Gros Nakombo a menti qu’il serait en mesure de revivre les temps immémoriaux aux banguissois.

 

L’homme ne se contentait qu’avec son 1,23% à la présidentielle de 2016 pour s’agripper au pouvoir de Bangui. Pompeusement, Émile Raymond Gros Nakombo s’est arrogé le grade de Docteur en économie, alors que l’on dit : « les diplômes ne sont que des contenants et que le professionnalisme est la preuve du contenu ».

 

Mais hélas ! L’objectif premier de l’homme de Sosso Nakombo est celui d’amasser de l’argent à travers les quittances parallèles, le bradage des airs bus pour ses buts politiques inavoués.

Militant fieffé du Rassemblement Démocratique centrafricain (RDC) où il n’a jamais déposé officiellement sa démission, Emile Raymond Gros Nakombo mise toujours, après la disparition de Désiré Kolingba à prendre la tête de cette formation politique.

Émile Raymond Gros Nakombo a instauré un système de recouvrement des taxes communales, avant le délai. La ville de Bangui est devenue trop sale, alors qu’il y a le service de voierie.

 

Par un compatriote centrafricain qui a requis l’anonymat

RCA : Éric Didier Tambo, procureur général près de la cour d’appel de Bangui serait-il écarté ?

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Bangui, 3  février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Proche parent du chef de l’État, le magistrat Didier Éric Tambo, procureur général près de la Cour d’appel de Bangui, devient étonnamment muet depuis la publication du premier rapport de la commission d’enquête spéciale dont il était le Président. Certains parlent de sa mise à l’écart, d’autres parlent d’un problème sanitaire.

 

rca-le-parquet-general-brandit-des-preuves-qui-accablent-les-auteurs-des-crimes-de-bangassou/eric-didier-tambo-procureur-general-pres-la-cour-dappel-de-bangui-credit-photo-cedric-gwa-gomba-le-20-janvier-2020/” rel=”attachment wp-att-35951″ data-wpel-link=”internal”>Eric Didier Tambo - Procureur Général près la Cour d'Appel de Bangui - crédit photo cédric gwa gomba le 20 janvier 2020
Eric Didier Tambo, – Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui, le 20 janvier 2020. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Suite à la dénonciation faite par un groupe d’expert des Nations unies sur de très graves présumées violations de droit de l’homme  et de droit humanitaire qui auraient été commises par les soldats FACA et leurs alliés russes de la société Wagner lors de la contre-offensive menée contre la rébellion de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), le gouvernement avait  mis en place une commission d’enquête spéciale pour faire la lumière sur ces allégations. Mais cette commission spéciale, placée sous l’autorité du ministre de la Justice, et présidée par le procureur général Didier Tambo, un proche du régime, avait rendu public son premier rapport en septembre 2021, reconnaissant l’implication des Mercenaires russes  dans des nombreuses exactions commises sur la population civile. Mais la société Wagner, pourvoyeur de ces paramilitaires en République centrafricaine, n’avait pas accepté que ces mercenaires soient mis en cause dans ce rapport dirigé par le magistrat Éric Didier Tambo, et rendu public par le ministre d’État en charge de la justice.

Le ministre, de son côté, avait envoyé sa famille en exil à l’étranger, tandis que le magistrat, Procureur général Éric Didier Tambo s’est retranché chez lui et devient subitement aphone, complètement muet.

Trois mois plus tard, l’homme n’apparait toujours plus en public ni sur les ondes. Même au tribunal, il se fait rare au point que certains se demandent s’il est réellement écarté. Ce que personne n’a toujours pas confirmé jusqu’à ce jour.

Alors, ce magistrat surnommé “supranational“, au terme qu’il avait utilisé pour qualifier l’Accord de paix de Khartoum signé entre Touadéra et les groupes armés, est-il réellement malade ou simplement écarté ?

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

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Loin de la guerre, la capitale d’Ethiopie accueille le sommet de l’Union africaine

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Loin de la guerre, la capitale d’Ethiopie accueille le sommet de l’Union africaine

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Bangui ( République centrafricaine ) – Devant l’aéroport d’Addis Abeba, des panneaux proclament: “Des solutions africaines aux problèmes africains”. .

Il y a trois mois, les étrangers fuyaient l’Ethiopie, leurs ambassades craignant que les rebelles du Tigré fondent sur Addis Abeba. Mais cette semaine, les délégations d’Afrique affluent dans la capitale pour le Sommet de l’Union africaine (UA)./////////////.

Quinze mois après le début du conflit qui ravage le nord du pays, les autorités d’Ethiopie se réjouissent d’accueillir une réunion qu’elles aiment à qualifier de “désaveu pour ceux qui annonçaient l’apocalypse ici” et qui a de nombreuses autres crises à son agenda./////////////.

Des coups d’Etat sur le continent au changement climatique en passant par la pandémie de Covid-19, l’ordre du jour chargé de l’organisation panafricaine aux 55 membres, détournera l’attention des problèmes éthiopiens et permettra au gouvernement du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed de se présenter comme un hôte solide et stable. /////////////.

L’UA, dont Addis Abeba est le siège, se prépare aussi à un débat sur sa relation avec Israël, que les analystes estiment être l’un des plus polarisants de l’histoire de l’organisation créée il y a 20 ans./////////////.

L’accueil de ce sommet “peut certainement être considéré comme une victoire politique de l’Ethiopie”, estime Imogen Hooper, analyste au centre de réflexion International Crisis Group (ICG), qui rappelle que le gouvernement “a fait énormément pression pour que ce sommet ait lieu physiquement (et non en visioconférence, ndlr), car cela donne un sentiment de normalisation”./////////////.

Coups d’Etat /////////////.

Ce sommet intervient après une série de coups d’Etat sur le continent, le dernier il y a moins de deux semaines au Burkina Faso. /////////////.

Et mardi soir, l’UA a dénoncé une tentative de renverser le pouvoir en Guinée-Bissau./////////////.

Dans un discours mercredi aux ministres des Affaires étrangères réunis avant le sommet des chefs d’Etat – samedi et dimanche -, le président de la Commission de l’UA, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, a condamné une “résurgence inquiétante des coups d’Etat militaires qui, non seulement, ne renvoient pas une image positive de notre continent, mais sont des sources d’instabilité socio-politique préjudiciables à tous les efforts de développement”. /////////////.

L’organe de sécurité de l’UA a suspendu le Burkina Faso, le Mali, la Guinée et le Soudan après leurs coups d’Etat militaires. Mais pas le Tchad où, depuis la mort du président Idriss Deby Itno en avril 2021, un conseil militaire dirigé par son fils gouverne le pays./////////////.

“La réponse incohérente de l’UA à la multitude de changements anticonstitutionnels de gouvernement a été particulièrement préjudiciable”, estime l’ICG./////////////.

Pour Solomon Dersso, fondateur du groupe de réflexion Amani spécialisé sur l’UA, les débats devraient plutôt porter sur la lutte contre les facteurs qui mènent aux coups d’Etat, comme le terrorisme ou les révisions constitutionnelles permettant aux dirigeants de se maintenir au pouvoir./////////////.

“Ce n’est que lorsqu’une crise frappe qu’on se demande: +Comment se fait-il que ce pays s’effondre si rapidement?+”, résume-t-il. /////////////.

Israël, sujet de tensions /////////////.

Samedi, le président sud-africain Cyril Ramaphosa fera un point sur la réponse africaine à la pandémie, près de deux ans après la détection du premier cas de Covid-19 sur le continent, en Egypte./////////////.

Au 26 janvier, seuls 11% des plus d’un milliard d’Africains avaient été entièrement vaccinés, selon les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies. C’est loin de l’objectif fixé de 70% d’ici la fin de l’année./////////////.

Les dirigeants africains devraient exprimer à nouveau leur indignation de voir les vaccins concentrés dans les pays riches./////////////.

Un projet d’ordre du jour consulté par l’AFP prévoit également une discussion sur la décision prise en 2021 par M. Faki d’accepter l’accréditation d’Israël en tant qu’observateur./////////////.

Les Etats non-africains accrédités peuvent assister à certaines conférences, accéder à des documents non-confidentiels de l’UA et présenter des déclarations lors de réunions les concernant./////////////.

La décision de M. Faki a suscité de vives protestations de membres puissants, dont l’Afrique du Sud et l’Algérie, qui ont fait valoir qu’elle allait à l’encontre des déclarations de l’UA soutenant les Territoires palestiniens./////////////.

Selon certains analystes, un vote sur cette question pourrait entraîner une scission sans précédent./////////////.

“Solutions africaines”/////////////.

Au milieu de cet agenda chargé, il est peu probable que la guerre en Ethiopie, qui oppose les forces pro-gouvernementales aux rebelles du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), retienne beaucoup l’attention./////////////.

Les émissaires étrangers font pression pour un cessez-le-feu et un accès ouvert pour l’aide humanitaire. Le gouvernement éthiopien a rejeté les critiques américaines et occidentales, les qualifiant de néo-impérialisme./////////////.

Devant l’aéroport d’Addis Abeba, des panneaux récemment installés proclament: “Des solutions africaines aux problèmes africains” ou “l’avenir de Mère Afrique est radieux”.

Avec VOA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/image-1.webp” rel=”attachment wp-att-53605″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/image-1.webp” alt=”” title=”image-1-webp” width=”1024″ height=”1024″ class=”alignnone size-full wp-image-53605″ />

“Réformer le système judiciaire pour l’affranchir de toutes influences politiques”, déclare Martin Ziguélé.

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Bangui, 3 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Vingt-quatre heures après la suppression pure et simple de la note judiciaire visant la levée d’immunité parlementaire de trois députés de l’opposition, Martin Ziguélé, Président en exercice du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) a signé une sortie cinglante dans laquelle l’homme appelle à la réforme du système judiciaire, afin dit-il de le libérer de toutes influences politiques.

Martin Ziguelé, Président du parti MLPC
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC

 

Des trois leaders de l’opposition démocratique finalement déclarés aucunement impliqués dans la procédure judiciaire visant la création de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), Martin Ziguélé, leader du MLPC est le premier à donner son avis sur la suite de cette affaire qui selon nombre de commentateurs de l’actualité politique centrafricaine, est une victoire pour l’ensemble du combat mené contre l’anarchie politique en Centrafrique.

« J’accueille très froidement et sans surprise la décision du parquet. Nous estimons que, LA JUSTICE POLITIQUE EST UN POISON POUR LA DEMOCRATIE, c’est pourquoi nous allons activement contribuer à réformer le système judiciaire pour l’affranchir de toutes influences politiques », a déclaré Martin Ziguélé, dans un post publié sur Facebook.

De l’avis du Président du MLPC, la procédure lancée contre les leaders de l’opposition n’était rien d’autre qu’une chasse aux sorcières qui ne dit pas son nom.

Pris au piège de la politique, les juges centrafricains se sont finalement trahis en rendant un avis contraire à la procédure toute aussi azimut qui visait, dans la foulée, la levée d’immunité des trois députés.

En toute lucidité, il est clair qu’au-delà des textes républicains qui énoncent clairement la séparation des pouvoirs en Centrafrique, cette conception de l’harmonie entre les institutions de l’Etat pour un réel équilibre démocratique relève encore de l’utopie d’où l’urgentissime nécessité de reformer le système judiciaire afin d’éviter ces procès en sorcellerie devenue pratique en RCA. Sans nul doute, la question doit être inscrit à l’ordre du prochain débat national.

 

 

Par Cédric Wa-Gomba

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Bria, l’un des soldats FACA agressés par les mercenaires russes se trouve dans un état grave

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Bangui, 3  février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les FACA, quand ils sont devant les civils, sont très agressifs. Mais devant les rebelles ou les Mercenaires russes, c’est le contraire. La semaine dernière, à Bria, localité située à environ 585 kilomètres au centre nord de la capitale, deux soldats de l’armée nationale,  capturés comme des brigands par les mercenaires russes, ont été sauvagement frappés et torturés. L’un des deux se trouve actuellement dans un état critique, ses parents demandent des explications aux  autorités.

Alindao-17-rebelles-de-lupc-faction-hassan-bouba-depose-les-armes/les-soldats-faca-a-ngakobo-pour-le-desarmement-des-rebelles-de-lupc/” rel=”attachment wp-att-51305″ data-wpel-link=”internal”>les soldats FACA à Ngakobo pour le désarmement des rebelles de l'UPC
Les soldats FACA à Ngakobo pour le désarmement des rebelles de l’UPC

 

Dimanche, 30 janvier, vers 14 heures, deux soldats des forces armées centrafricaines (FACA) du nom de VÉVÉ SAMBA et Feiganazoui ,  qui se trouvaient dans leur base située à l’école Gbaragbaké, ont été enlevés par les mercenaires russes.

À en croire aux nombreux témoignages recueillis, ces deux militaires centrafricains ont été sauvagement tabassés et torturés par leurs ravisseurs qui ne sont autres que les mercenaires russes. L’un des deux avait eu une dent cassée, des bras fracturés. Chose bizarre, il n’a pas été amené à l’hôpital, mais dans la base des mercenaires russes. Selon ses collègues militaires qui ont assisté impuissamment à la scène, le jeune VÉVÉ SAMBA se trouve actuellement dans un état sérieux.

Ses parents, informés de la nouvelle, sont sous le choc, et demandent des explications aux autorités militaires du pays. Mais l’état-major, de son côté, ferme ses yeux et devient subitement sourd et muet. Plus grave encore, il nie les faits et parle d’un simple malentendu.

Pour certains soldats FACA,  cela commence à devenir trop. Que les autorités prennent leur courage pour stopper ces mercenaires de Wagner. Sinon!!!!!

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Massacre de Bria, la Minusca annonce des difficultés à accéder à Aïgbando, mais dit avoir récolté des informations utiles  

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Bangui, 3 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Lors d’une opération menée par les Mercenaires russes et les soldats FACA dans les villages Aïgbando et Yanga, situés respectivement à 75 et 145 kilomètres de Bria sur l’axe de Ndélé, plusieurs dizaines des civils ont été massacrés. L’ONU avait décidé la semaine dernière d’ouvrir une enquête à travers sa mission de paix en République centrafricaine. Mais les mercenaires russes, qui ont installé leur poste avancé dans ces deux localités, interdisent l’accès aux lieux du drame.

centrafrique.org/un-homme-interpelle-dans-le-village-aigbado-par-les-russes-et-les-faca-2/” data-wpel-link=”internal”>Un homme interpellé dans le village Aïgbado par les russes et les FACA

 

 « Nous avons connu quelques difficultés pour accéder à Aïgbando et  faire le point, parce que nous ne sommes pas les seuls acteurs sur le terrain. Nous avons pu récolter des informations utiles. La lumière sera bientôt faite sur ce qui s’est passé», a déclaré  le  général Sidiki Traoré, commandant des forces de la Minusca lors du point de presse hebdomadaire de la mission ce mercredi 2 février.

Selon une source proche de la Minusca, plusieurs témoins du drame ont été interrogés par les enquêteurs des Nations unies. Des images ont été récoltées. Le bureau des Nations unies promet de faire La lumière sur ce qui s’est passé dans ces deux localités de la Haute-Kotto le 16 et 17 janvier derniers.

Il y’a lieu de rappeler que le mois dernier, sous prétexte de l’opération contre les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), les mercenaires russes et les soldats FACA ont tué plus de 50 civils. Mais le porte-parole de la présidence de la République, Monsieur Albert Yaloké Mokpème a déclaré, lors d’un point de presse samedi,  qu’il n’y a pas eu un massacre commis par les mercenaires russes et leurs alliés soldats FACA dans la localité de Bria, plus précisément dans les villages Aïgbando et Yanga. Les parents des victimes, dont certaines sont encore à l’hôpital, dénoncent un propos qu’ils qualifient de choquant.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

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RCA : la Minusca annonce la reprise de ses opérations de déminage

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Bangui, 3 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La Minusca, mission des nations-unies en Centrafrique a annoncé ce mercredi lors d’une conférence de presse hebdomadaire  à Bangui qu’elle a repris ses travaux du déminage des explosifs  dans les préfectures de la Nana-Mambéré, de Mambéré-Kadéï, de l’Ouham-Péndé et de Lim-Pendé. La mission a annoncé également que « Ce travail va s’intensifier avec des moyens supplémentaires qui seront utilisés dans l’intérêt de tous ».

Le camion des éléments Bangladesh de la MINUSCA éclaté par une mine terrestre
Le camion des éléments Bangladesh de la MINUSCA éclaté par une mine terrestre. Photo Gervais Lenga / CNC

 

« L’action de déminage est en cours et elle va se poursuivre. Déjà un certain nombre de succès ont été engrangés sur les axes Besson-Niem, Bouar-Niem, Bocaranga-Bozoum et sur l’axe Niem-Yéléwa. Il y a aussi une autre équipe qui est à Berberati», a déclaré le général  Sidiki Traoré, commandant de forces de la Minusca lors du point de presse hebdomadaire mercredi à Bangui. Il ajoute que la « lutte contre les engins explosifs dans l’ouest à Bocaranga et à Berberati va s’intensifier avec des moyens supplémentaires qui seront utilisés dans l’intérêt de tous“.

Rappelons que le mercredi 8 septembre dernier, la Mission avait annoncé la suspension des travaux du déminage des explosifs  dans les préfectures de la Nana-Mambéré, de l’Ouham-Péndé et de Lim-Pendé. La mission avait estimé qu’elle a eu des obstacles  dans ces travaux de déminage.

Notons que les mines terrestres ont fait déjà plus de trente victimes ces derniers temps dans la localité de Lim-Pendé, de Mambéré-Kadéï, de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré. La plupart des victimes étaient des civils commerçants ou des conducteurs des taxis-motos. Or, le mois dernier, six Casques bleus de la Minusca avaient été blessés suite à des explosions des mines terrestres dans des localités de Mambéré-Kadéï et Lim-Pendé.

 

Prisca Vickos

Journaliste

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RCA : colère et stupéfaction à Obo, trois ex-rebelles de l’UPC sont de retour dans la ville

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Bangui, 3 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ces trois présumés rebelles  de l’unité pour la paix en Centrafrique, transportés cette semaine par la Minusca vers Obo, ont été libérés par la cour pénale spéciale (CPS). Mais pour la population locale, il ne fait aucun doute, c’est un jeu malsain orchestré par la Minusca pour déstabiliser une fois de plus  leur ville. Ainsi, la colère monte, et une réunion organisée avec les notables locaux s’est vite terminée en queue de poisson.

Centre Obo
Centre Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, aus sud-Est de la République centrafricaine. Photo CNC

 

Ces présumés ex-rebelles de l’UPC, arrêtés en en mai 2020 alors que l’UPC menait une attaque contre la ville, avait été transférés à Bangui, puis placés en mandat de dépôt à la prison centrale de Ngaragba. Leur retour à Obo organisé par la Minusca crée de la peur et de l’inquiétude.

Mais ce mercredi matin, une réunion avait été organisée par la Minusca avec les notables locaux, mais la rencontre est terminée en queue de poisson. Or, lors de son point de presse hebdomadaire ce mercredi 2 février à Bangui, le Directeur de la section communication de la Minusca, Monsieur  Charles Bambara a déclaré que  « Les personnes qui ont été libérées à Obo ont été libérées par la Cour pénale spéciale (CPS). Les services spécialisés de la #MINUSCA n’ont pas été approchés. Nous ne sommes pas impliqués dans ce processus.

Cependant, à Obo, l’un des notables locaux accuse pour lui directement la Minusca d’avoir orchestré toutes ces manigances. 

« Actuellement, il y’a eu mésentente entre les notables et la Minusca.  On n’arrive pas à comprendre comment ils ont fait pour ramener nos bourreaux dans la ville. Les responsables de la Minusca n’ont pas pris le soin de nous consulter avant. Ils ont agi de leur propre gré. Ce comportement est inadmissible. Ce sont des rebelles. Ils étaient au nombre de trois à être arrêtés. L’un  d’entre eux est de nationalité rwandaise. C’est un simple chauffeur, et il ne fait pas partie du clan, mais les deux autres, Ali et Issa sont des rebelles. Ils ont été arrêtés  avec des armes. Maintenant on comprend la stratégie de la Minusca. Ils veulent nous maintenir dans la crise afin que leur mandat soit prolongé. Ce sont eux qui alimentent la crise. Notre souhait, et bien on ne veut plus de ces rebelles ici », a déclaré Monsieur Barthelemy  Bony, l’un des notables locaux ayant participé à la réunion d’apaisement organisée parla Minusca ce mercredi.

 

  1. Y. Ibrahim

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Le Commandant de la Force de la MINUSCA aborde les actions de protection des civils et la coopération avec les FACA

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Bangui, 3 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les multiples actions de protection des civils menées par la Force de la Minusca et la coopération avec les forces armées (FACA) et les forces de sécurité intérieure (FSI), ont été largement évoquées mercredi par le Commandant de la Force de la MINUSCA, Général de brigade Daniel Sidiki Traoré.  

Le général burkinabé Sidiki Traoré. CopyrightDR
Le général burkinabé Sidiki Traoré. CopyrightDR

 

« Cette année, nous avons identifié des zones dans le centre et l’ouest de la Centrafrique pour y mener des interventions ciblées. Elles ont démarré dans le centre, dans la zone de Bambari, avec l’opération de domination du terrain », a dit le Général Traoré, durant la conférence de presse hebdomadaire de la Mission. « Sur l’axe Bambari-Alindao, depuis que nous y sommes, nous n’avons connu aucun incident, cela veut dire que la situation sécuritaire s’est beaucoup améliorée. Nous avons instruit les unités qui sont sur place de préserver les acquis, la quiétude », a-t-il ajouté.

Par rapport à l’ouest de la Centrafrique, le Commandant de la Force a indiqué que la MINUSCA « est en train de faire un travail important » avec des opérations de déminage et lutte contre les engins explosifs improvisés. « Nous l’avons déjà commencé à Bocaranga, Bossangoa pour assurer le déminage et la destruction d’engins improvisés et actuellement nous sommes descendus un peu plus bas vers la zone Berbérati Ce travail va s’intensifier avec des moyens supplémentaires qui seront utilisés dans l’intérêt de tous ».

Toujours dans l’ouest, la Force, en étroite coordination avec les FACA, va effectuer une mission destinée à escorter le transport du coton produit dans cette région. « Nous avons été sollicités par le Gouvernement et la MINUSCA a avalisé cela, on aura très bientôt une mission conjointe d’escorte du coton depuis les zones où cela a été produit et au niveau des usines. On le fera en étroite coordination avec les FACA. Le dispositif a été déjà mis en place, c’est une opération qui va durer un mois et un mois et demi », a précisé le Commandant de la Force.

Durant la conférence de presse, le Général Traoré a régulièrement rappelé que la Force de la MINUSCA travaille en étroite collaboration avec les Forces armées centrafricaine (FACA) et les forces de sécurité intérieure centrafricaines, soulignant que « la coordination est importante pour pouvoir être efficaces ». A titre d’exemple, il a cité l’opération conjointe de domination de l’espace pour la protection des populations civiles dans le centre « Nous avons eu à entreprendre des patrouilles robustes et à sécuriser des zones dans cet espace », a-t-il déclaré, ajoutant que la Force s’apprête à recevoir les renforts annoncés en 2021.

De son côté, le directeur de laCommunication et de l’Information publique de la MINUSCA, Charles Bambara, a fait part de la visite de la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies et Coordinatrice humanitaire pour la Centrafrique, Denise Brown, à Birao, dans la préfecture de la Vakaga. Elle a pu constater le retour effectif de la paix dans la région, mais aussi d’échanger avec les leaders communautaires, les autorités locales et les acteurs humanitaires. « Les choses vont mieux dans la Vakaga, la vie va mieux au niveau de Birao.  On est tous en admiration pour tous les efforts qui ont été fournis. Deux années avant, on ne pouvait oser mettre les pieds dehors. Aujourd’hui, j’ai marché sur deux kilomètres à pied, j’ai vu la paix », affirme-t-elle.

Au chapitre des droits de l’homme au cours de la période du 25 au 31 janvier, la MINUSCA a documenté et vérifié six incidents représentant huit violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, ayant affecté dix victimes. Le nombre d’incidents et de violations documentés reste stable depuis le début de l’année tandis que le nombre de victimes confirmées a légèrement baissé par rapport aux semaines précédentes, a dit Charles Bambara.

Le porte-parole de la Police de la MINUSCA, la Capitaine Sylvie Mazalo Agba a annoncé que les unités de Police et l’Etat-major intégré (JTFB) poursuivent les patrouilles conjointes de sécurisation à Bangui et dans toutes les régions.

A Bangassou le 25 janvier, UNPOL a apporté son appui aux membres d’une délégation de la Cour Pénale Spéciale dirigée par le Procureur de la République Adjoint. Cette assistance a permis à la délégation de se rendre dans certains quartiers pour le recueil d’informations dans le cadre d’une investigation dans ladite localité.

 

  1. Y. Ibrahim avec la Minusca

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Centrafrique : qui aide Touadéra à obtenir la reddition des rebelles

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Par Jeune Afrique

 

Si l’armée, épaulée par les Russes, continue de lancer des assauts contre les poches de résistance de la coalition menée par François Bozizé, le chef de l’État a élaboré une stratégie afin d’en pousser les membres à se rendre.

Explications.

Centrafrique.org/centrafrique-quest-ce-que-va-faire-touadera-maintenant-quon-a-arrete-hassan-bouba-un-compatriote-universitaire-donne-son-avis/faustin-archange-touadera-a-gauche-et-son-ex-ministre-de-lelevage-a-droite/” rel=”attachment wp-att-51683″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Faustin-Archange-Touadera-a-gauche-et-son-ex-ministre-de-lelevage-a-droite-450×267.jpg” alt=”Faustin Archange Touadera à gauche et son ex-ministre de l’élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite” width=”450″ height=”267″ />
Le Président de la République Faustin Archange Touadera à gauche et son ministre de l’élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite. Photo combinée par la rédaction du CNC le 22 novembre 2021

 

D’après l’état-major de l’armée, plus de 500 membres de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) de François Bozizé se sont, à ce jour, rendus aux Forces armées centrafricaines (FACA). Selon nos sources, Faustin-Archange Touadéra a fait appel, pour les convaincre, à leurs anciens chefs. Il s’est tout d’abord appuyé sur Hassan Bouba, ex-numéro deux de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), devenu ministre de l’Élevage après la signature d’un accord de paix à Khartoum en 2019.

Discrets émissaires

En mai 2021, ce nouvel allié du pouvoir a proposé au président de jouer le go-between auprès de certains combattants. Son offre ayant été acceptée, il a réuni autour de lui d’autres chefs rebelles comme Ali Issaka, cadre de la Séléka, ou encore Abdoulaye Hissène, issu du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC).

Après dHe vifs échanges, cette équipe a réussi à convaincre près de 200 rebelles de déposer les armes à Kaga-Bandoro. Les messages de ces émissaires étaient très clairs : la CPC n’a plus la capacité militaire de faire face aux forces centrafricaines et à leurs alliés russes. Hassan Bouba a poursuivi son opération dans la préfecture de la Nana-Mambéré, fief du groupe armé 3R, où il a rencontré en majorité des rebelles peuls qu’il a convaincus d’abandonner la lutte armée. Il s’est ensuite rendu dans l’est, où est basée l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), son groupe d’origine.

Hassan Bouba connaît le mode opératoire de la rébellion consistant à faire transiter les combattants via les couloirs de transhumance.

Toujours selon nos sources, Touadéra veut profiter des nombreuses divisions au sein de la CPC pour obtenir des redditions et influer ainsi sur le moral des autres rebelles. Pour ce faire, il a besoin de Bouba : lorsque celui-ci avait été arrêté en novembre 2021 par la Cour pénale spéciale (CPS) parce qu’il était accusé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, des éléments de la garde présidentielle l’avaient libéré et ramené chez lui.

Sani Yalo, le conseiller de Touadéra, a lui aussi entrepris une mission de bons offices. Lui-même originaire du nord du pays, cet homme d’affaires mise sur ses relations avec les notables et chefs religieux de la région. Politiquement, le pouvoir a coupé toutes les voies d’approvisionnement des rebelles. La frontière avec le Tchad, où la CPC a établi plusieurs bases, est désormais aux mains de l’armée nationale, appuyée par les Russes. Actuellement terre de refuge de plusieurs leaders politiques de l’opposition et de la rébellion, la France est également une source d’inquiétudes pour Bangui. Mi-janvier, Touadéra a relevé Michel Gbezera-Bria de son poste d’ambassadeur à Paris.

 

 

A Bouar, la MINUSCA lutte contre l’instrumentalisation de la haine religieuse et ethnique dans les conflits communautaires

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Bangui, 2  février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’instrumentalisation de la haine ethnique et religieuse a été au cœur de la fracture communautaire en République centrafricaine au cours des dernières années. Utilisée par certaines parties au conflit, cette manipulation de la fibre religieuse ou ethnique pour dresser les communautés les unes contre les autres a été condamnée par les plus hautes autorités de la République centrafricaine et la communauté internationale.

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Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Dans le cadre de son mandat pour rétablissement de la paix en République centrafricaine, la Minusca, par le biais de sa Section des affaires civiles, a organisé le 31 janvier 2022 à Bouar, un atelier de réflexion et d’échange sur la manipulation de fibre religieuse et ethnique par des groupes armés, pour attiser les conflits entre communautés.

Cet atelier doit déboucher sur des recommandations permettant aux communautés de se détourner des appels à la haine religieuse et ethnique

Selon Hervé Guiyama Lebadja de la Section des affaires civiles de la MINUSCA, « cet atelier de réflexion vise à engager la discussion entre les participants afin de déterminer si les conflits communautaires en RCA ont une cause religieuse ou ethnique. Cet atelier doit déboucher sur des recommandations permettant aux communautés de se détourner des appels à la haine religieuse et ethnique véhiculés par les groupes armés ou des acteurs politiques pour asseoir leur contrôle sur les ressources du pays».

Un représentant de la jeunesse de Bouar, participant à cet atelier, s’est réjoui de cette initiative qui, dit-il « permettra d’empêcher que des jeunes soient réceptifs à des discours de haine religieuse et ethnique et se fassent attirer dans les groupes armés qui sèment la mort et la désolation au sein des communautés».

Au sortir de l’atelier, tous les participants se sont engagés à sensibiliser leurs communautés à résister aux appels à la haine et à la violence ethnique et religieuse afin de contribuer au retour de la paix en République centrafricaine.

Cet atelier qui a réuni une vingtaine de participants vise à contribuer à la consolidation de la paix et à la cohésion sociale entre les communautés, dans le respect de la diversité ethnique et religieuse.

Avec la Minusca

Demi-finale entre le Sénégal et le Burkina: les deux camps confiants

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Demi-finale entre le Sénégal et le Burkina: les deux camps confiants

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Bangui ( République centrafricaine ) – Les Lions de la Téranga du Sénégal et les Etalons du Burkina Faso doivent s’affronter en demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations ce mercredi 2 février. Les deux camps sont optimistes et confiants. .

Les deux équipes se sont entraînées à Yaoundé, la capitale camerounaise, le 1er février pour bien se préparer à la bataille des demi-finales devant conduire les gagnants à la grande guerre de la finale./////////////.

Elles ont aussi tenu des conférences de presse au cours desquelles chacune a exprimé et réaffirmé ses ambitions non seulement de vaincre son adversaire, mais également de remporter la finale de la CAN 2021, qui, exceptionnellement se joue début 2022./////////////.

Grosse bataille contre le Burkina/////////////.

L’entraîneur sénégalais Aliou Cissé a confié que “Ce travail ne peut être couronné que si cette génération remporte un trophée, et nous courons après ce trophée depuis 1960”, rapporte l’agence Reuters . “Mais ce groupe est motivé et conscient aujourd’hui qu’il est capable d’écrire l’histoire. Nous avons la foi et nous nous battrons dans tous les cas pour faire partie de cette génération dont nous avons besoin”, a-t-il affirmé./////////////.

Il a reconnu humblement que le Burkina “n’a jamais été un adversaire facile à gérer”, rappelant les deux matchs nuls, (0-0 à Dakar et 2-2 à Ouagadougou) aux éliminatoires de la Coupe du monde 2018./////////////.

“Il ne fait pas s’enflammer. Contre le Burkina Faso, ça sera une grosse bataille’’, avait déjà averti le technicien en conférence de presse le 30 janvier, après la qualification de ses poulains, qui avaient battu la Guinée Equatoriale, 3-1./////////////.

Mais ‘”il faut donc garder la sérénité et surtout, rester concentré et surtout, une concentration collective.”, a-t-il conseillé avec diplomatie./////////////.

A en croire la plateforme d’information sportive iprestigesport.com, Aliou Cissé compte aligner comme attaquants : Sadio Mané (Liverpool FC/Angleterre), Famara Diédhiou (Alanyaspor/Turquie) et Ismaila Sarr (Watford/Angleterre)./////////////.

A la défense, on pourra trouver Saliou Ciss (Nancy/France), Abdou Diallo (PSG/France), Kalidou Koulibaly (Naples/Italie) et Bouna Sarr (Bayern Munich/Allemagne). Comme milieux de terrains, il y aura Idrissa Gana Gueye (PSG/France) et Nampalys Mendy (Leicester City/Angleterre). Édouard Mendy (Chelsea/Angleterre) aura la charge d’arrêter les ballons des Etalons./////////////.

Du côté du Burkina Faso, l’entraîneur Kamou Malo et le gardien Hervé Koffi se disent confiants de battre les Sénégalais au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Malo a poursuivi en disant qu’il espère qu’une victoire apportera de la joie à son pays qui a fait face à des troubles politiques et à un coup d’État récent./////////////.

“Vous savez que depuis quelques années nous sommes confrontés à ce terrorisme qui continue de plonger notre peuple dans le deuil au quotidien. Nous nous sommes fixé comme objectif de redonner un peu le sourire à notre peuple”, a confié l’entraîneur Kamou Malo ./////////////.

“Ce n’est pas un hasard si nous avons atteint la demi-finale aujourd’hui. Je suis confiant sur ce parcours et je suis également confiant sur mon groupe. Nous sommes une famille. Nous sommes un très bon groupe. Donc, je pense que nous allons pouvoir gagner contre le Sénégal”, a poursuivi le sélectionneur Burkinabè./////////////.

C’est cette envie de donner espoir au peuple du Burkina que des analystes de Sport News Africa donnent les Etalons favoris à leur duel contre les Lions de la Téranga./////////////.

“Les Etalons ne jouent pas juste une CAN de football. Ils sont en mission pour leur peuple”, écrit le journal. Il rappelle qu’en plus, les Burkinabè, au complet, ont remporté tous leurs matches depuis le début du tournoi./////////////.

Si aucune sélection ne l’emportait en temps réglementaire et qu’il faille aller aux penaltys, la rédaction de “Sport News Africa” estime que Les Etalons pourraient dominer les Lions de la Téranga car nombreux d’entre aux sont de bons tireurs./////////////.

“L’exercice a rarement réussi à la sélection sénégalaise, qui a perdu aux penaltys, face au même adversaire (Cameroun), la finale de la CAN 2002 et le quart de finale de celle de 2017”, analyse le site.

Avec AFP/VOA
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Coup d’Etat déjoué en Guinée-Bissau

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Coup d’Etat déjoué en Guinée-Bissau

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Bangui ( République centrafricaine ) – Le président Umaro Sissoco Embalo, a échappé à une tentative de coup d’Etat. Aucun bilan exact du nombre de victimes n’a encore été dressé. .

Le calme est revenu dans les rues de Bissau. La tentative de coup d’Etat a échoué, c’est ce qu’a fait savoir le président, Umaro Sissoco Embalo./////////////.

Le chef de l’Etat a raconté à la presse l’assaut du palais du gouvernement, une attaque qu’il a vécue de l’intérieur pendant sept heures, puisqu’il était en train, avec son Premier ministre Nuno Gomes Nabiam, d’assister à un conseil des ministres./////////////.

Umaro Sissoco Embalo affirme qu’il y a eu “beaucoup de morts” durant la fusillade dans le quartier. Selon lui, les forces de sécurité ont réussi à déjouer l’attaque ainsi que la tentative visant à l’assassiner, de même que les membres du cabinet./////////////.

Le président bissau-guinéen a aussi établi un lien entre ces violences et la lutte initiée contre le narcotrafic://///////////.

“Quand j’ai été élu président de la République, je défends deux choses: la lutte contre la corruption et le narcotrafic. [Les violences] sont liées à cela […] J’en connaissais le prix.[…] Il y a eu beaucoup de morts. […] Ce n’était pas seulement une tentative de coup d’Etat mais aussi de tuer le président de la République et tout le cabinet. […] Mais ils n’ont pas réussi à entrer [dans le palais]. Je félicite nos forces de défense et de sécurité.”/////////////.

Incompréhension/////////////.

Des habitants des quartiers près de l’aéroport ont quitté leur maison. Les marchés et les banques ont fermé hier, tandis que des véhicules militaires circulaient dans les rues. /////////////.

Quelques habitants de Bissau, après le putsch manqué du 1er février 2022/////////////.

“C’est une situation regrettable. Le pays a connu successivement de nombreuses crises politico-militaires. Nous pensions en être sortis, avec les élections, mais malheureusement nous sommes à nouveau confrontés à un bien triste scénario. Personne ne sait ce qui se passe actuellement. Tout ce que nous savons, c’est qu’il y a eu des tirs. D’après les images qui ont été partagées, nous pouvons confirmer que des personnes ont été tuées. (…) “Les gens sont restés chez eux, beaucoup plus calmes qu’avant, mais ils attendent des informations sur ce qui se passe. Les images ont été partagées sur internet et nous savons qu’il y a eu des tirs et des morts. C’est presque devenu une habitude pour nous de faire face à ce genre de crise.” /////////////.

Condamnation/////////////.

La Guinée-Bissau a connu quatre coups d’Etat et plus d’une douzaine de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal en 1974./////////////.

António Guterres, le secrétaire général de l’ONU/////////////.

Le Secrétaire général des Nations unies a condamné les violences d’hier. Selon Antonio Guterres, “il est clair pour nous que les coups d’Etat sont totalement inacceptables. Nous assistons à une terrible multiplication des coups d’Etat, et nous appelons expressément les soldats à retourner dans les casernes et à ce que l’ordre constitutionnel soit pleinement maintenu dans le contexte démocratique de la Guinée-Bissau d’aujourd’hui.”/////////////.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a également condamné cette tentative de coup d’Etat. Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a exprimé sa “grande inquiétude”.

Avec DW français
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RCA : Incursion des mercenaires russes dans le village Péndéré, des habitations incendiées, des personnes tuées

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Habitation incendiée au village Péndéré, situé à 35 kilomètres de Bouar sur la route de Béloko.

 

Bangui, 2 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les mercenaires de la société russe Wagner, qui sont à l’origine de nombreux crimes de guerre et crime contre l’humanité en République centrafricaine (RCA), ont fait leur incursion meurtrière dans le village  Péndéré, à environ une trentaine de kilomètres de la ville de Bouar sur la route de Béloko, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au Nord-ouest  de la République centrafricaine. Plusieurs personnes ont été tuées, des habitations brûlées, des greniers incendiés et des boutiques pillées.

 

 

Selon des sources locales, l’opération avait eu lieu vendredi 28 janvier 2022 dans le village Péndéré, une localité située à 35 kilomètres de Bouar sur l’axe Gallo, en allant vers Baboua – Béloko. Les Mercenaires russes, à bord de leur véhicule et lourdement armés, ont fait irruption dans ledit village. On ignore les raisons de leur incursion dans cette petite localité de la Nana-Mambéré, mais celle-ci tourne vite à l’exécution des civils, à l’incendie des nombreuses habitations, à la destruction des greniers et au pillage des boutiques.

« les mercenaires russes sont arrivés entre 16 et 17 heures.  Leur présence panique la population du village. Sans poser des questions, ils ont commencé à incendier des maisons, piller et vandaliser des boutiques, saccager et détruire des greniers », témoigne un habitant en fuite vers Gallo, située à 15 kilomètres sur la route de Baboua. D’après lui, les Russes ont tenté également d’interpeller le chef du quartier.

« Ils ont capturé le chef, le mettent par terre, les pieds attachés par la corde de mât de drapeau. Mais par miracle, il arrive à s’échapper. Ils ont tenté de le fusiller, mais en vain », ajoute-t-il.

Pour l’heure, dans ce village, il y’a presque personne, sauf quelques enfants qui n’ont pas retrouvé leurs parents. Ils lancent un appel aux organisations humanitaires à l’aide, car ils ont perdu tous leurs biens dans cette attaque.

Selon des sources hospitalières, il y’avait trois morts et six blessés dans l’attaque.

Affaire à suivre.

 

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

La manifestation pro-Wagner tombe à l’eau

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Bangui, 2 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – A Bangui, le 17 décembre dernier était organisée une grande manifestation en soutien aux mercenaires de Wagner. A cette occasion, pour flatter leur égo et faire croire au soutien de la population, les mercenaires ont payé de nombreux jeunes banguissois pour venir participer à cette manifestation. Cependant, tout ne s’est pas passé comme prévu.

Les manifestants mélangés avec des élèves et lycéens pour une marche du soutien aux mercenaires de Wagner et au peuple malien de Bangui
Les manifestants mélangés avec des élèves et lycéens pour une marche du soutien aux mercenaires de Wagner et au peuple malien à Bangui. Photo CNC

 

Une enveloppe d’environ 8 000 000 FCFA aurait été remise à un facilitateur centrafricain, chargé d’utiliser cet argent pour recruter des groupes de jeunes afin de participer à la manifestation. Cependant, entre la poche du facilitateur et celle des jeunes chargés de payer leurs amis pour venir participer, il semblerait qu’une grosse partie de l’argent se soit perdue… étonnant.

Malgré ce pot-de-vin, la manifestation n’a pas eu le succès escompté, au point que les hautes autorités russes qui étaient attendues ont dû annuler leur présence faute de manifestants. Seulement une centaine de personnes aurait répondu favorablement. Néanmoins, il semblerait que le paiement de jeunes pour assister à des manifestations hostiles à la Minusca soit fréquent. Des façons de faire qui ne sont pas nouvelles et qui ont été confirmées par des journalistes d’investigation spécialisés dans la vérification de l’information du pays, le Consortium des Journalistes Centrafricains pour la Lutte contre la Désinformation (CJCLD).

Cette situation soulève des questions…

Malgré le fait d’avoir été payés, les banguissois ne se sont pas déplacés pour l’événement. Bouderaient-ils les Mercenaires russes ? La population commencerait-elle à dire stop à cette mascarade ? Le nombre d’exactions commises par les mercenaires serait-il trop grand ? L’honneur des Banguissois aurait-il été insulté par ces russes qui pensent pouvoir payer pour être adulé ? Seul l’avenir nous dira quel bénéfice la Centrafrique tirera de sa relation avec la Russie, mais ce sursaut d’orgueil est un signe positif qui permet d’être optimiste et rassuré sur l’indépendance d’esprit du peuple centrafricain.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : Bria, 10 jeunes femmes capturées par les mercenaires russes pour de travail rebutant

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Bangui, 2 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Après les hommes, c’est le tour des femmes. Les Mercenaires russes, qui ont pris récemment des jeunes hommes pour des travaux de démolition, de nettoyage et de remplissage des sacs avec du sable dans leur base, se retournent maintenant sur les jeunes femmes. C’est ainsi que la semaine dernière, ils ont capturé une dizaine des jeunes femmes pour ces travaux forcés. L’organisation des femmes centrafricaines de Bria sonne l’alerte, et le préfet se dit impuissant face à ces mercenaires terroristes de Wagner.

 

centrafrique.org/bria-un-mort-dans-un-acte-de-braquage-au-village-yanga/panneau-de-signalisation-a-bria/” rel=”attachment wp-att-47188″ data-wpel-link=”internal”>Panneau de signalisation à Bria
Panneau de signalisation à Bria. Photo CNC

 

Selon des témoignages recueillis, ces jeunes femmes, devenues des esclaves des mercenaires russes, travaillent de 8 heures à 18 heures sous la contrainte des armes. Et leur nourriture et leur salaire: une boîte de sardines et deux bouteilles d’un litre d’eau. D’après elles,  pour les femmes, cette pratique  d’esclavagiste a commencé depuis la semaine dernière, et ça continue jusqu’à aujourd’hui.

Cependant, la Présidente de l’Association des femmes centrafricaines (OFCA), antenne de Bria, devant l’ampleur de cette pratique ancestrale, s’alarme et saisit le préfet de la Haute-Kotto, Monsieur Thierry Évariste Biguinindji. Mais ce dernier, de son côté, disait qu’il compatisse également avec ces jeunes femmes, mais ne peut rien faire pour les épargner de cette corvée.

Le mois dernier, les mercenaires russes ont pris des hommes pour démolir plusieurs habitations, y compris le bâtiment de l’école Zaria Léontine, construit par Madame Baba qui dénonce la démolition des bâtiments de sa fondation.

« Je suis madame Baba, veuve, ressortissante de Bria. J’ai construit l’école Zaria Léontine à Bria qui accueille gratuitement les enfants démunis et orphelins. Le 21 décembre 2021, les Russes sont en train de démolir et ramasser toutes les toitures et les briques. Actuellement ils sont en train de démolir avec les masses les murs de l’étage restant », s’alarme madame Baba. Elle ajoute ceci : « Je suis une veuve. J’aime mon pays. Je suis une pauvre femme. Ma vie est dédiée à l’éducation et bien-être des enfants depuis 25 ans maintenant ».

D’après les organisations civiles, C’est  la pire violation des droits de l’homme dans le monde, celle de prendre un être humain comme son esclave.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : nouvelle odeur du détournement au ministère de la Jeunesse et des Sports

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Bangui, 2 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Dans la foulée de la Semaine nationale de la Jeunesse centrafricaine, un scandale financier éclaté au ministère de la Jeunesse et des Sports pour détournement présumé des fonds décaissés pour  l’organisation de cette activité de la jeunesse. Ainsi, madame Pamela Audrey DEROM, Présidente du Conseil National de la Jeunesse Centrafricaine accuse le directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports, ce que ce dernier dément et parle « de voleur qui crie au voleur ». 

rca-ministere-de-la-jeunesse-et-des-sports-un-criminel-remplace-un-faussaire-a-la-direction-de-cabinet/rodolphe-heritier-de-bonheur-doneng-wazounon/” rel=”attachment wp-att-51396″ data-wpel-link=”internal”>Rodolphe Héritier de Bonheur DONENG-WAZOUNON

 

« J’estime que ma qualité de Présidente du Comité d’Organisation de la Semaine nationale de la Jeunesse centrafricaine et Vice- Présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse, me confèrent toute obligation et légitimité de vous demander les justificatifs de l’ensemble de fonds allouées aux activités de la semaine et non le contraire.

Normalement, vous devez organiser une réunion d’évaluation au cours de laquelle le Comité, dans son ensemble, évalue et dépose son rapport de gestion financière. Une gestion ou vous avez eu le monopole durant tout le déroulé des activités en lieu et place de la Présidente du Comité et de la Trésorière, tout en notant que des dépenses supplémentaires que j’ai pu réaliser comme l’achat des cache-nez, des rafraichissements lors de l’activité sportive, les droits de visas et achats de billets d’avion, ainsi que le remboursement des transports des délégués de provinces … sont autant des fonds que vous devriez rembourser », a indiqué Madame Pamela Audrey DEROM dans  une note adressée au Directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports. Mais ce dernier, en manque d’argument convaincant, se tourne vers les réseaux sociaux et publie une réponse à madame Pamela Audrey DEROM :

« Voleur qui crie au voleur ».

Pour madame Pamela Audrey DEROM,  le ministère  de la jeunesse, des Sports et de l’Éducation civique, est devenu ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Incivisme.

Dans ce ministère, nombreux sont ceux qui dénoncent l’attitude des directeurs de cabinet qui brillent, sans aucune action punitive, des détournements  des fonds publics.

Rappelons que son prédécesseur avait été limogé en octobre dernier pour vol et détournement aggravés.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : l’université de Bangui, discrète arrière-cour du pouvoir

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Bangui, 2 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis son élection en 2016  à la tête du pays, le président Faustin-Archange Touadéra a emmené dans son sillage de nombreuses personnalités issues de l’université de Bangui, un cercle d’initiés aujourd’hui au cœur du pouvoir.

 

Faculté de droit et de sciens juridique de l'Université de Bangui, le 22 mai 2020. PPhoto CNC / Anselme Mbata.
Faculté de droit et de sciens juridique de l’Université de Bangui, le 22 mai 2020. PPhoto CNC / Anselme Mbata.

 

Faustin-Archange Touadéra, docteur en mathématiques, spécialiste de systèmes hyperboliques non linéaires, auteur d’une thèse à l’université de Lille dans les années 1980, suit avec une extrême attention les dossiers de l’université de Bangui, dont il fut recteur entre 2004 et 2008. Le président, qui a un temps continué à dispenser des cours plusieurs mois après son investiture, et préside encore des soutenances de thèses, caresse ces dernières semaines le projet de rénover et moderniser de fond en comble l’université construite dans les années 1970 par Jean-Bedel Bokassa.

Symbole de l’attachement du président centrafricain pour l’institution, cette dernière est devenue l’un des principaux viviers de ministres de Touadéra. Depuis son élection en 2016, il a fait entrer au gouvernement plusieurs de ses proches, parmi lesquels de nombreux professeurs d’université qui ont côtoyé le président sur les bancs de l’université située sur l’avenue des Martyrs.

C’est notamment le cas de Jean-Laurent Syssa Magalé, ministre de l’Enseignement supérieur depuis août 2021. Cet enseignant en chimie, ancien recteur de l’université, permet au président de garder un œil attentif sur les dossiers de cette dernière.

Le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire Nour Moukadas est, quant à lui, un ancien enseignant du département de sociologie. Tout comme Félix Mouloua, l’un des ministres les plus proches du président, en poste à l’économie depuis 2016.

Des universitaires anges gardiens du premier ministre

Deux autres universitaires jouent un rôle plus discret mais particulièrement central dans le dispositif présidentiel. Il s’agit d’Ernest Mada, ancien vice-doyen de la Faculté des sciences et Alain Lamessi, maître de conférences en psychologie. Les deux hommes sont respectivement directeurs de cabinet et directeur de cabinet adjoint du premier ministre Henri-Marie Dondra, à qui ils ont été imposés par la présidence.

Ainsi, lorsqu’un récent mouvement social des enseignants universitaire a entraîné un vigoureux bras de fer entre le premier ministre et le Syndicat national des enseignants supérieurs (Synaes) au début du mois de janvier, c’est Ernest Mada qui est resté en contact avec le secrétaire exécutif du syndicat, Eddy Wodé Palem.

Le Synaes exigeait notamment une revalorisation des salaires, l’intégration des enseignants dans la fonction publique et la nomination d’un nouveau recteur en remplacement de Syssa Magalé.

Sarandji au cœur du dispositif

La clé de voûte du “clan des universitaires” reste cependant Simplice Mathieu Sarandji. Le président de l’Assemblée nationale, deuxième figure de l’État, qui a le pouvoir de donner, ou non, son aval sur les contrats miniers, est également le secrétaire national du Mouvement des Cœurs Unis, le parti présidentiel, qu’il a été chargé de structurer au lendemain de l’élection de Touadéra. Au sein de la formation, les universitaires constituent ainsi un important foyer de militants.

Lui-même ancien doyen du Département de lettres et de sciences humaines, et auteur d’une thèse à Bordeaux III sur les Peuls mbororo, Sarandji est le principal “conseiller politique” de Touadéra. Lors de l’élection surprise de celui-ci, en 2016, Sarandji avait été nommé en toute hâte chef du gouvernement. Contrairement au président, l’ancien premier ministre a milité dans sa jeunesse dès le milieu des années 1970 au Mouvement pour la Libération du Peuple Centrafricain (MLPC). Le parti d’Ange Félix Patassé, créé illégalement sous Bockassa, formera par la suite de nombreux cadres dirigeants à l’instar de Martin Ziguélé.

C’est dans les amphithéâtres de l’université de Bangui que le chef de l’État centrafricain se liera pour la première fois avec Sarandji. L’université constituera même leur principal tremplin politique : quand Touadéra devint recteur en 2004, Sarandji est dans la foulée nommé secrétaire général de l’université. La visibilité qu’offre le poste à Touadéra permettra à ce dernier, bien que dépourvu d’expérience politique, d’être fait premier ministre par François Bozizé. En nommant un profil d’universitaire, l’ex-président centrafricain avait ainsi fait le choix d’une figure jugée consensuelle et ce alors qu’il affrontait une grève générale d’une grande ampleur. Preuve de la force des liens entre Touadéra et Sarandji, le premier avait directement nommé le second à la tête de son cabinet à la primature.

Ironie de l’histoire, c’est Karim Meckassoua qui avait à l’époque soufflé le nom de Touadéra à Bozizé pour prendre le poste de premier ministre. Trois ans plus tôt, alors qu’il était ministre de l’Education, c’est également lui qui l’avait nommé recteur de l’université de Bangui. Plus de quinze ans plus tard, Meckassoua est devenu l’un des principaux opposants de Touadéra, et vit actuellement en exil après avoir pris part à la rébellion de la Coalition des Patriotes pour le Changement de François Bozizé.

 

Par Africa intelligence

RCA : 40 habitations  détruites par le feu dans la sous-préfecture de Ndjoukou , la commune sous le choc

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Bangui, 2 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – 40 habitations ont été dévorées par les flammes dans la nuit du lundi à mardi  dans deux localités  de la sous-préfecture de Ndjoukou. Aucune victime n’est heureusement à déplorer. Un incendie d’une extrême violence qui s’est déclaré en milieu de la nuit, selon le député de la localité.

rca-carnage-au-village-ouadda-maikaga-une-dizaine-des-personnes-tuees-dans-un-acte-de-represailles-dun-groupe-arme/maisons-incendiees-vers-bangassou-par-leger-fevrier-2020/” rel=”attachment wp-att-39468″ data-wpel-link=”internal”>des habitations incendiées au village Bornou à 3 kilomètres de Ouadda Maïkaga
des habitations incendiées

« 

Par rapport aux informations qui sont mises à ma disposition, il y’a eu quarantaine des maisons parties en fumée, c’est-à-dire une quarantaine de ménages. …Et en ce qui concerne la population, on peut l’estimer entre 500 à 700 personnes. Il y’a urgence lorsque je vous fais savoir qu’elles dormaient à l’air libre. Elles ont perdu tout ce qu’elles ont comme ustensiles, tout ce qu’elles ont comme habits. C’est pour dire qu’il y’a une urgence. Vous savez, là où nous sommes, nous sommes en train de traverser  la saison sèche accompagnée par le froid. Si ici à Bangui on ressent d’une manière forte le froid  qui est en train de sévir,  combien de fois pour ceux qui sont  dans l’arrière-pays ? Donc il y’a des enfants qui ne disposent pas des habits, les adultes également, et ils sont victimes de cette circonstance », a déclaré le député de la localité sur les antennes de la radio Ndékèluka. Il appelle le gouvernement et certaines organisations humanitaires en aide.

Selon des sources locales, l’origine de cet incendie demeure inconnue, mais un habitant de Ndjoukou parle d’un drame : « des familles qui se sont retrouvées sans abris. Nous nous sommes mobilisé les voisins  pour pouvoir les accueillir ».

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : 4 mercenaires russes morts et 6 autres hospitalisés après la consommation d’alcool

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Bangui, 1 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique) – Environ quatre Mercenaires russes sont morts et six autres hospitalisés depuis la semaine dernière après avoir consommé de la bière, mais mmélangés avec des produits chimiques. Une pratique très courante, mais très toxique et dévastatrice sur le corps humain au sein de ce groupe des mercenaires de la société russe Wagner.

 

La scène s’est produite mercredi dernier dans la sous-préfecture de Koui, située à l’ouest de la ville de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, au nord-ouest de la République centrafricaine.

Selon des sources sécuritaires et hospitalières locales ayant requis le strict anonymat, les mercenaires russes et syriens qui combattent aux cotés des FACA, comme dans leur habitude, consomment régulièrement de spiritueux avec un degré d’alcool allant jusqu’à 200°. Mais depuis une semaine, ils auraient un problème de ravitaillement. Afin de compenser leur dépendance vis-à-vis de ce produit toxique, ils pensaient avoir trouvé une astuce.

 

L’astuce

D’après ces sources, les mercenaires russes de la société Wagner, contraints de boire les bières au volume d’alcool de 5° mélangent de l’alcool utilisé pour désinfecter les plaies, les solutions Dakin, Bétadine et Mercurochrome avec ces bières pour faire remonter le volume d’alcool jusqu’à leur vouloir. Même les vins aussi, reçoivent ces produits chimiques.

Cette solution est la meilleure pour eux afin d’avoir une boisson similaire à leur vodka. Mais après la consommation cette nuit, on ignore ce qui s’est passé, mais dix d’entre eux ont fait de malaise cardiaques. Quelque temps après, quatre sont décédés sur place et six autres transférés dans la capitale par leur hélicoptère pour des soins appropriés.

Selon une autre source sécuritaire jointe au téléphone depuis Bambari, la même scène avait eu lieu il y a environ six mois dans le village du général Ali Darassa, Bokolobo, situé à une soixantaine de kilomètres de Bambari  où trois mercenaires de Wagner avaient trouvé la mort après la consommation de Bétadine mmélangée avec les bières.

Pour certains soldats FACA, c’est d’ailleurs ce qui les empêche de consommer de l’alcool avec ces mercenaires de Wagner.

« Ils font et mangent de bons plats, mais ils consomment plus de l’alcool frelaté », expliquent ces soldats FACA.

Selon un médecin centrafricain, la consommation de ce type d’alcool toxique n’est rien d’autre qu’un empoisonnement avec un effet dévastateur sur le corps humain.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

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RCA: les confiscations des terres par les mercenaires russes de Wagner, un expert centrafricain appelle au respect des textes

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Bangui, 1 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis  le début de l’année 2018, en République centrafricaine, un nouveau phénomène mobilise l’attention  des experts : l’acquisition de terre à grande échelle, parfois par la force,  par de soi-disant « investisseurs » étrangers. Cependant, les contrats passés parfois de gré à gré  entre ces groupes mafieux, en l’occurrence la société Wagner et l’État se révèlent largement défavorables pour la population. Ce qui pousse un expert centrafricain, Monsieur Paul Doko a s’inquiéter. Sur sa page Facebook, il appelle au respect des textes.

Barrière de la gendarmerie de Pissa
La barrière de la gendarmerie de Pissa, au croisement Moungoumba et Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye, au sud-ouest de la RCA. Photo CNC

 

« Notre terre est notre bien commun à tous. En cela, que sa gestion est politique ( c’est-à-dire délibérer à l’AN) », déclare-t-il, avant d’ajouter qu’« Avant toute concession de terre à un exploitant, une consultation obligatoire avec les communautés riveraines devrait accompagner les décisions de permis sur nos terres.

Et un système de prix de la terre (urbaine, agricole, minière et élevage, forestier et aquatique) doit être délibéré à l’assemblée périodiquement et publier.

La déclaration des Nations unies sur le droit des paysans s’oppose aux pratiques d’attribution de vastes terres aux industries en violations des droits des paysans. Je vous le rappellerais toujours…le droit à la terre est politique ».

Cependant, un observateur, constatant les faits, indique que ” ces occupations des terres par la force seront d’ici un demi-siècle une source d’explosion de Centrafrique à la Sud-Africaine. Le pays regorgerait plus des propriétaires des terres, fermiers Russes et Syriensblancs que des Centrafricains”, alerte un sociologue centrafricain joint par la Rédaction.

Monsieur Paul Doko, faut-il le rappeler,  est un ancien ministre de l’Environnement de l’ancien Premier ministre Nicolas Tiangaye sous l’ancien président Bozizé et est actuellement chargé de mission dans ce ministère. Sa réaction n’est que la fumée d’un feu caché.

Rappelons que la société Wagner avait exproprié un village vers Sibut pour étendre ses chantiers miniers. La même scène s’est produite au PK26 route de Boali où la même société Wagner veut construire son usine de Vodka.

 

Prisca Vickos

Journaliste

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RCA : levée d’immunité parlementaire de trois députés de l’opposition, la justice vient d’annuler le processus

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Bangui, 1 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les trois députés qui ont été visés par cette demande de la levée d’immunité parlementaire sont l’honorable Martin Ziguélé, ancien Premier ministre, Président du parti MLPC. Le second c’est l’ancien premier ministre Anicet Georges Dologuélé, lui aussi,  ancien Premier ministre et président du parti URCA, et le troisième député visé c’est l’honorable Simplice Zingas. Le quatrième c’est Abdoul Karim Meckassoua, député du troisième arrondissement de Bangui, mais entre temps, déchu de son titre de député il y a quelques mois par la Cour constitutionnelle.

L'opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l'Esperance, à droite. Photo combinée par CNC
L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC

 

Dans une note d’information adressée en date du 28 janvier 2022 au Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le procureur de la République  tient à l’informer que la demande de levée d’immunités de trois députés de l’opposition est désormais sans objet. En conséquence, le magistrat, représentant du ministère public auprès du tribunal, prie le Président du parlement d’informer les députés concernés.

Ainsi s’achève un processus très polémique qui a débuté le 9 avril 2021 suite à la demande de levée d’immunités transmise par le ministre d’État, chargé de la Justice, garde des Sceaux. Or, trois jours plus tard, le lundi 31 janvier, L’opposition élargie a rencontré une délégation du comité d’organisation du dialogue républicain conduite par son Président le ministre d’État Obed NAMSIO qui tenait à informer les membres de l’opposition qu’il dispose de deux éléments nouveaux qui militent en faveur de l’extinction totale de la procédure de la levée de l’immunité des trois députés de l’opposition qu’il est venu mettre à leur disposition.

Il s’agit de :

1- de l’ordonnance du juge d’instruction relative au renvoi des inculpés devant la cour criminelle qui ne comporte pas les noms de ces derniers. Ceci clôture définitivement le dossier judiciaire.

À cet effet, aucune menace de poursuite ne pèse plus sur eux.

2- Une lettre du ministre d’État à la Justice Garde des Sceaux a été adressée depuis mercredi 26 janvier 2022 au président de l’Assemblée nationale pour lui signifier la clôture de ce dossier et l’inexistence de toute poursuite à l’encontre des 3 députés de la nation. Mais pour les représentants de l’opposition, ils disent attendre  la copie de cette lettre pour aviser et faire le retour.

Il y’a lieu de noter que le 27 octobre 2021, le Président de l’Assemblée nationale , le géographe de pk 12 Simplice Mathieu Sarandji avait demandé aux Présidents du groupe parlementaire de lui faire parvenir les noms de leurs représentants aux fins de constituer la Commission ad hoc qui statuera sur le dossier de l’immunité  parlementaire des quatre députés, actuellement réduits à trois. Pour l’opposition démocratique, cette réactivation de la demande de la levée d’immunité parlementaire n’est rien d’autre qu’une manœuvre  du pouvoir dont l’objectif manifeste, mais inavoué est d’éliminer de la scène politique nationale certains députés et personnalités de l’Opposition. Suite à cela, elle a retiré ses représentants du Comité d’organisation du Dialogue républicain  et exige l’abondant pure et simple de l’instrumentalisation de la justice à des fins de règlement de compte politiques.

C’est finalement c’est ce que la justice vient de faire.

Mais pour les défenseur des droits,  après  affaire Hassan Bouba et celle-ci, rien ne marche plus comme avant à la justice. Les juges travaillent désormais sur des orientations politiques des politiciens.

Finalement, y’a rien de justice dans cette affaire du moment où c’est le Secrétaire général de la présidence de la République qui donne des ordres à la justice. C’est une véritable chasse aux sorcières que le parti au pouvoir veut organiser à l’encontre des autres partis politiques et leurs leaders. Voyez-vous comme preuve de ce j’avance, les significations par voie d’huissier ont été faites aux noms des partis politiques qu’ils dirigent et non à leurs nom propres. C’est la preuve d’un acharnement politique ” s’énerve un avocat centrafricain, défenseur des droits humains

Rappelons qu’en avril dernier, le ministre par intérim d’alors, Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène avait adressé un courrier au Président de l’Assemblée nationale   pour demander la levée d’immunité parlementaire de ces quatre députés afin de « permettre leur audition «  dans le cadre d’une poursuite judiciaire engagée contre « l’ex-Président François Bozizé », désormais coordonnateur  de la rébellion  CPC, et son ancien ministre  Savonarole Maleyombo, arrêté depuis début janvier.

Selon le ministre, cette demande d’immunité parlementaire a été formulée  à la demande du doyen des juges d’instruction. Mais à  un mois de la fin de la sixième législature qui avait eu lieu en mai dernier, la demande de la levée d’immunité de ces quatre députés avait été classée sans suite en attendant la septième législature.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : 3 personnes grièvement blessées dans une bagarre au lycée des martyrs

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Bangui, 1 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une bagarre générale a éclaté lundi après-midi  dans le lycée des martyrs impliquant  des lycéens   . Les élèves  se sont battus à coups de poing,  faisant trois blessés graves transportés à l’hôpital. Les gendarmes sont intervenus. Les raisons de cette bagarre sont  encore inconnues.  

centrafrique.org/portail-du-lycee-des-martyrs-a-bangui-rjdh/” data-wpel-link=”internal”>portail du lycée des martyrs à Bangui RJDH
Entrée du lycée des martyrs de Bangui. Photo RJDH

 

Selon des témoins interrogés par CNC, c’était vers 16 heures  qu’une  altercation entre plusieurs élèves du lycée des martyrs  avait  dégénérées à une violente bagarre. On ignore encore les raisons, mais trois d’entre eux, blessés , ont été transportés  à l’hôpital communautaire par les policiers de la compagnie nationale de sécurité (CNS).

Parmi les blessés, il y’avait un élève, souffrant  d’une maladie respiratoire, le « Asthme », qui avait reçu un violent coup de poing de l’un de ses adversaires.  Aussitôt, il tombe par terre, et ne semble ne plus bouger. Certains élèves, connaissant ses parents, les ont appelés en urgence pour lui venir en aide.

Pendant ce temps, son père, qui est un sous-officier des FACA, quitte précipitamment son lieu du travail pour se rendre sur le lieu afin d’assister son enfant. Mais comme il est en tenue, sa présence dans le lycée avait soulevé  le mécontentement de quelques élèves qui ont tenté de l’agresser. Mais l’homme garde son calme. Au même moment, deux gendarmes, qui sont en poste au croisement des martyrs, sont intervenus à leur tour sur le lieu pour protéger le sous-officier. Du coup, ces élèves mal intentionnés ont pris à partie ces gendarmes. Pendant ce temps, une patrouille de la brigade OCRB, de passage devant le lycée des martyrs, est intervenue. Malheureusement  ces élèves les ont attaqués avec des jets de pierre, brisant le parebrise    De leur véhicule. Finalement au bout d’une heure, le calme est revenu, et les trois blessés ont été transférés à l’hôpital communautaire.

Selon un officier de la gendarmerie, ces élèves mal intentionnés ont voulu impliquer les forces de l’ordre dans leur problème, mais heureusement il n’y avait aucun débordement de la part des forces de l’ordre.

 

  1. Y. Ibrahim

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République centrafricaine : Renforcer les acquis de la paix dans la Vakaga

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La Représentante spéciale adjointe a mis à profit la deuxième journée de sa visite pour procéder au lancement du Programme de réduction de la violence communautaire dans la région

 

Bangui, 1 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies et Coordinatrice humanitaire pour la centrafrique, Denise Brown, a séjourné du 27 au 28 janvier 2022 dans la préfecture de la Vakaga. Une visite de travail à Birao, qui lui a permis de constater de visu le retour effectif de la paix dans la région, mais qui lui a aussi donné l’opportunité d’échanger avec les leaders communautaires, les autorités locales et les acteurs humanitaires.

La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies et Coordinatrice humanitaire pour la Centrafrique, Denise Brown, a séjourné du 27 au 28 janvier 2022 dans la préfecture de la Vakaga

 

« Les choses vont mieux dans la Vakaga ; la vie va mieux au niveau de Birao. On est tous en admiration pour tous les efforts qui ont été fournis. Deux années avant, on ne pouvait oser mettre les pieds dehors. Aujourd’hui, j’ai marché sur deux kilomètres à pied, j’ai vu la paix ». C’est en substance, l’expression de soulagement que la Cheffe adjointe de la Minusca a exprimé au début de son séjour, et cela, après s’être offert environ deux kilomètres de marche, de la Mairie de la ville jusqu’à l’école élémentaire située au quartier Djoubkia où elle s’est rendue pour remettre officiellement aux autorités locales le bâtiment réhabilité entièrement par les Casques bleus du contingent zambien de la MINUSCA, dans le cadre d’un projet à impact rapide.

La Coordinatrice humanitaire a, en amont, eu une rencontre avec les acteurs humanitaires, puis elle s’est longuement entretenue avec les membres de la communauté Haoussa et Sara venant du Soudan. Ces derniers étaient venus porter le message d’environ 700 ménages qui, à la suite des différents affrontements dans la région, avaient trouvé refuge au Tchad et au Soudan et qui souhaitent revenir en Centrafrique. Elle leur a assuré tout son soutien et celui des partenaires, notamment celui du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à œuvrer dans un bref délai pour leur permettre de rentrer dans leur pays. « Le HCR va jouer le rôle qu’il joue habituellement, les faire venir et les aider à se réintégrer dans leurs communautés », a promis Fafa Olivier Attidza Domkpo, Représentant du HCR en Centrafrique.

Ce Programme est une action qui vient compléter le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion déjà en cours dans cette préfecture

Au site des déplacées de Yata qui abrite encore 5447 personnes, Denise Brown a également réitéré l’aide de la MINUSCA qui, a-t-elle dit va œuvrer pour permettre à ces personnes de rentrer chez elles. « Nous allons mobiliser plus de fonds pour vous permettre de retourner dans vos foyers. C’est un autre symbole de la paix dans la Vakaga », a-t-elle déclaré.

La Représentante spéciale adjointe a mis à profit la deuxième journée de sa visite pour procéder au lancement du Programme de réduction de la violence communautaire dans la région.

Ce Programme est une action qui vient compléter le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion déjà en cours dans cette préfecture. « Le programme que nous lançons est une opportunité. Ce n’est certes pas la solution, mais c’est une porte d’entrée pour re-stimuler l’économie de la ville », a dit Denise Brown tout en exhortant les 500 bénéficiaires dont 331 femmes qui ont choisi de se former dans les domaines comme la mécanique auto, l’agriculture, la menuiserie, l’élevage et le commerce à bien suivre les cours pour en tirer le meilleur bénéfice.

Le préfet de la Vakaga a, pour sa part, salué cette initiative de la MINUSCA qui aura pour effet de contribuer à l’autonomisation de la population-cible. Il a néanmoins souhaité que de telles actions soient élargies à l’ensemble de sa circonscription. « La population me demande de vous dire merci. Mais il reste encore beaucoup à faire. J’ai les doléances des autres communes qui se plaignent et qui disent que tout ne se passe qu’à Birao. Ils souhaitent que de telles actions se passent aussi dans leurs communes », a rapporté Leonard Mbélé.

A ces doléances du préfet, la cheffe adjointe de la MINUSCA a répondu que pendant les moments les plus difficiles, il y avait des combats sur les axes, ce qui rendait difficile la tâche des humanitaires et de la MINUSCA. « Maintenant que les choses semblent plus ou moins calmes, la Force de la MINUSCA a déjà commencé à faire des patrouilles de longues distances et le Programme alimentaire mondial vient de faire des enquêtes sur la sécurité alimentaire.», a rassuré Denise Brown.

Les autorités locales et la composante civile de la MINUSCA vont pouvoir poursuivre ensemble leurs activités dans la préfecture.

 

  1. Y. Ibrahim avec la Minusca

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RCA : massacre de Bria, les propos du porte-parole de la présidence suscitent l’émoi auprès des parents des victimes

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Bangui, 31 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Lors d’une conférence de presse tenue à Bangui le samedi dernier, le porte-parole de la présidence de la République, Monsieur Albert Yaloké Mokpème a déclaré qu’il n’y a pas eu un massacre commis par les mercenaires russes et leurs alliés soldats FACA dans la localité de Bria, plus précisément dans les villages Aïgbado et Yanga. Les parents des victimes, dont certaines sont encore à l’hôpital, dénoncent un propos qu’ils qualifient de choquant.

Albert Yaloké Mokpème, Ministre conseiller et porte-parole de la présidence centrafricaine @crédit photo Erick Ngaba
Albert Yaloké Mokpème, Ministre conseiller et porte-parole de la présidence centrafricaine @crédit photo Erick Ngaba

 

« Ne nous trompons pas d’ennemis. Cela ne nous surprend pas lorsqu’on regarde les médias qui donnent ces informations. Je vous les cite: Agence France Presse, Media part, Ouest-France, RFI, la croix. Allez y comprendre. C’est une campagne d’acharnement contre les FACA et nos alliés. Ils veulent nous les présenter comme des assassins du peuple centrafricain. Ils veulent présenter le gouvernement et le président de la République comme des dictateurs qui tuent leur peuple. On n’entretient le chaos  en RCA. Certains médias sont dans ce sens et certains groupes armés sont financés et armés pour ça. Nous voulons que ça cesse », déclare Albert Yaloké Mokpème, ministre, porte-parole de la présidence de la République, tout en niant les dérives des forces gouvernementales, pourtant reconnu par certains officiers de l’armée nationale et les Nations unies qui parlent d’un massacre.

 

Des propos qui créent l’émoi

 

Les ONG, la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique), la société civile et certains observateurs nationaux et internationaux   se disent surpris des propos tenus par Monsieur Albert Yaloké Mokpème, ministre, porte-parole de la Présidence de la République. Ils se rappellent même comment les mercenaires russes du groupe Wagner et les soldats FACA ont ignoré le sort des populations civiles lors de leur opération menée dans le village Aïgbado, 75 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé, et le village Yanga, situé à 145 kilomètres de Bria, toujours  sur l’axe Ndélé. Mais pour les familles des victimes, ce sont des propos méprisants qui s’activent pour nier les évidences.

« C’est une atteinte à la mémoire des nombreuses victimes », dénonce un proche parent d’un collecteur de diamants tué dans le massacre du 16 janvier dernier. Pour lui, le porte-parole doit leur présenter des excuses. Mais pour ce dernier, il n’y a pas de massacre à Bria, ceci est une campagne de dénigrement visant à « détourner l’attention du public sur l’ennemi commun qui n’est autre que la rébellion dans le pays ». Et ce n’est pas tout! L’homme va même plus loin pour vanter les multiples massacres commis par les mercenaires russes dans le pays depuis un an.

« Curieusement, certains pays veulent prendre l’exemple chez nous avec les résultats probants du travail fait sur le terrain. Cela veut dire que nous sommes sur la bonne voie. Qu’on ne se trompe pas d’ennemis «, déclare le porte-parole.

Pour certains observateurs nationaux, l’attitude du chef de l’État vis-à-vis des dérives des mercenaires russes sur le terrain montre bel et bien qu’il est complice du crime contre l’humanité, crime de guerre commis par ces paramilitaires.

Rappelons que le 16 janvier dernier, sous prétexte d’une opération contre les rebelles de l’UPC dans le nord de Bria, les mercenaires russes et les soldats FACA ont tué sans distinction près de 70 personnes, et blessez une centaine d’autres.

Les nations unies, de son côté, ont ouvert une enquête sur  cette tuerie de masse.  Des témoins sont interrogés. Pour le pouvoir de Bangui, il pense qu’il pourrait nier les faits et tromper la communauté internationale.  Ils oublient que c’est le terrain qui compte.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Dialogue républicain, l’opposition fustige l’attitude du chef de l’État et dénonce la gestion chaotique du pouvoir

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Bangui, 31 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – En émettant de doute sur la réelle volonté du chef de l’État Faustin Archange Touadera de tenir un véritable dialogue inclusif, les opposants  au régime ont décidé de s’unir contre le gouvernement. Suite à la réactivation du dossier de la levée d’immunité   parlementaire de certains leaders de l’opposition démocratique, celle-ci a décidé de retirer ses représentants du Comité d’organisation du Dialogue républicain. Plusieurs rencontres avaient eu lieu pour tenter de débloquer la situation, dont une pourtant avec le Président de la République n’a pas permis d’obtenir les résultats escomptés. Pour elle, la responsabilité  du blocage du dialogue incombe au pouvoir, et réitère son exigence de l’abondant de l’instrumentalisation de la justice à des fins de règlement de compte politiques. Concomitamment au blocage du dialogue, l’opposition dénonce aussi la détérioration de la situation sécuritaire dans l’arrière-pays et ses fâcheuses conséquences sur les populations.

Ci-dessous l’intégralité de la déclaration de l’opposition démocratique.

 

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L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC

 

DÉCLARATION DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE

 

La situation socio-politique et sécuritaire quotidienne de la République Centrafricaine pose avec acuité l’urgente nécessité de la tenue du dialogue dont la dynamique de l’organisation bute au manque de volonté du pouvoir et de sa sincérité à l’organiser effectivement.

En effet, ne prenant pas la bonne mesure de l’immense espoir que les populations centrafricaines placent dans ce dialogue, le pouvoir multiplie les entraves incompréhensibles à son organisation mais qui en disent long sur sa finalité.

 

Pris au piège de la mauvaise foi, il désigne l’Opposition démocratique comme responsable du blocage, à travers une campagne de lynchage médiatique sur les ondes des radios Centrafrique et Lengo Songo. D’ailleurs le message du Président TOUADERA à la Nation du 1r janvier 2022 en est la typique illustration.

Les Partis politiques réunis dans l’Opposition démocratique tiennent à rappeler à l’opinion nationale et internationale ce qui suit :

La tenue du dialogue est une exigence de l’Opposition qui remonte à la période préélectorale et qu’elle justifiait par les problèmes dont l’accumulation allait inévitablement altérer le processus électoral et fausser les résultats des scrutins avec des conséquences socio politiques graves;

suite aux manœuvres  du pouvoir dont l’objectif manifeste mais inavoué est d’éliminer de la scène politique nationale certains Députés et personnalités de l’Opposition, celle-ci a retiré ses représentants du Comité d’organisation du Dialogue Républicain ;

Plusieurs rencontres pour tenter de débloquer la situation ainsi créée dont une pourtant avec le Président de la république n’ont pas permis d’obtenir les résultats escomptés.

En définitive, l’Opposition démocratique rejette fermement la responsabilité du blocage du dialogue que le pouvoir lui impute et réitère son exigence de l’abondant de l’instrumentalisation de la justice à des fin de règlement de compte politique.

Concomitamment au blocage du dialogue, la détérioration de la situation sécuritaire dans l’arrière-pays et ses fâcheuses conséquences sur les populations, eu égard aux lourds bilans humain et matériels est devenue un grave sujet de préoccupation. Les cas des villes de Ngaoundaye, de Péndé et de Bria notamment en disent long sur la souffrance des populations de ces contrées.

Cette persistance de l’insécurité résulte essentiellement des options hasardeuses, insensées et donc inefficaces prises par les autorités en vue de sa résorption.

Nonobstant l’insécurité généralisée que rien ne semble arrêter, le pouvoir se prépare à célébrer – comble de l’indécence – le 3ème anniversaire de l’APPR, ce qui est une véritable insulte à la mémoire de milliers de nos compatriotes dont les vies ont été sacrifiées sur l’autel des desseins inavoués et des calculs politiciens du pouvoir.

L’urgence qu’impose l’organisation du dialogue vise principalement à offrir une tribune de réflexion commune aux filles et aux fils de notre pays en vue de trouver des solutions consensuelles à un problème auquel le pouvoir, depuis bientôt une décennie, ne parvient pas à résoudre durablement, quoique priorité du projet de société du Président TOUADÉRA.

Or, ce n’est qu’à la condition de ce dialogue inclusif que la chaîne de la violence aveugle contre les populations civiles – non parties à la crise – pourra être rompue pour leur permettre de sortir du danger, de la souffrance injustifiée et de la précarité pour retrouver la paix.

Une dimension non moins préoccupante de la situation de la République Centrafricaine est celle relative à la gouvernance.

En annonçant la lutte contre l’impunité l’épine dorsale de sa politique le 30 mars 2021, lors de son investiture pour un second mandat, le Président TOUADËRA a entretenu dans l’opinion, 1’illusion sur ses intentions réelles.

En effet, à l’épreuve du pouvoir, on assiste médusé à la caution apportée aux actes délictueux si ce n’est pas l’encouragement de leur commission. Les auteurs présumés des scandales politico financiers, véritables crimes économiques, à l’Assemblée Nationale, aux ministères des Finances et du Budget, des Transports, de la Défense, de la Sécurité Publique, de la Santé et des Populations, des Postes et Télécommunication, à lhôtel Ledger Plazza, à la Direction Générale des Bourses, ete. continuent de mener leur paisible vie sans que la moindre action judiciaire ne soit enclenchée à leur encontre.

C’est le cas par exemple des membres du Bureau de l’Assemblée Nationale qui ont vécu il y a quelques jours une scène surréaliste où le Président de cette institution est venu déposer 30 000 000 FCFA reçu d’une société chinoise désireuse obtenir l’aval du parlement pour sa convention minière.

 

Il en est de même pour le Ministère des Postes et Télécommunications qui a récemment bradé de milliers de mètres carrés de la cité Christophe au profit de Rayan au prix de 150 000 000 fcfa, alors que cette propriété vaut des milliards et qu’on a pas besoin de la brader et ceci, sans l’aval du Conseil d’Administration de Poste.

A propos, tous les rapports et la saisie de la Haute Autorité chargé de la Bonne Gouvernance sans systématiquement classés sans suite. Pendant ce temps, les caisses du Trésor sont vides et l’Etat peine à assumer ses obligations régaliennes.

Pire, des crimes de sang comme le cas de Monsieur Hassan Bouba restent

l’exemple emblématique quant à la volonté du pouvoir à garantir l’impunité aux criminels des populations centrafricaines. Les preuves sont suffisamment fourni par le Président TOUADÉRA aux Centrafricaines et aux Centrafricains pour démontrer qu’il n’est pas homme à tenir parole et que pis, il ne fait pas ce qu’il dit ou annonce en plaçant les intérês

de leurs assassins au centre de ses préoccupations.

L’Opposition démocratique réitère sa volonté quant à la tenue du dialogue politique inclusif afin que le pays puisse retrouver le chemin de la paix.

 

RCA : arrestation de Monsieur Mahamat Abdoulaye Garba, son domicile perquisitionné, 9 millions de francs CFA  emportés, certains officiers de l’UPC en débandade

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Bangui, 31 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le coordonnateur politique de l’UPC, Monsieur Mahamat Abdoulaye Garba, beau-frère  du chef rebelle Ali Darassa,  a été interpellé la semaine dernière par les forces de l’ordre sur l’avenue Charles de Gaulle à Bangui, à proximité de l’ambassade de France. Or, la veille, les forces de l’ordre ont tenté de l’interpeller à son domicile, mais en vain. Elles ont mené une perquisition, et emportent plusieurs de ses objets personnels, selon ses proches. Pendant ce temps, certains officiers de l’UPC, qui se trouvaient  à Bangui, informés de la nouvelle,  ont pris la fuite, destination inconnue.

Abdoulaye Garba Mahamat, Coordonnateur politique de l'ÉUPC
Monsieur Abdoulaye Garba Mahamat, Coordonnateur politique de l’UPC. Photo d’archives du CNC

 

Contrairement à ce que certains médias ont publié dans leurs colonnes, Monsieur Mahamat Abdoulaye Garba  n’avait pas été interpellé à l’intérieur  de l’ambassade de France à Bangui. D’après le service de communication de la chancellerie française, le suspect a été interpellé par les autorités centrafricaines sur l’avenue Charles de Gaulle. Or, la veille, dans la nuit du dimanche à lundi 24 janvier 2022, une perquisition avait eu lieu à son domicile du quartier KM5, mais l’homme n’était pas présent à son domicile. Lors de la fouille, les forces de l’ordre ont saisi une arme de précision, et une somme de 9 millions de francs CFA ainsi que d’autres objets de valeur. Mais le lendemain, la nouvelle traîne dans le KM5 comme une traînée de poudre, ce qui a poussé certains éléments de l’UPC au quartier KM5 à prendre la poudre d’escampette.

C’est le cas de l’autoproclamé colonel Bewedjo et son collègue colonel Adamou.

Entre-temps, le suspect, Monsieur Mahamat Abdoulaye, après son arrestation,  demeure introuvable. Comme l’a indiqué le journal en ligne  le Tsunami.net, et confirmé par certains proches  du suspect, sa femme, madame Aïcha Bouboui,  et ses enfants  s’inquiètent  de la disparition de leur époux, leur père Mahamat Abdoulaye Garba.  Ils demandent au gouvernement et à la Minusca de montrer où il se trouve en ce moment, mort ou vivant, selon ce journal.

Rappelons que Monsieur Mahamat Abdoulaye Garba est un ancien sous-officier des forces terrestres de la ANT (armée nationale tchadienne). Frère cadet de la première épouse du chef rebelle Ali Darassa, il avait été proposé au gouvernement par le chef rebelle comme ministre de l’Éducation suite au décès controversé du ministre de l’enseignement technique et de l’alphabétisation, le Centrafricain   Souleymane  Daouda, un cadre de l’UPC qui avait intégré le gouvernement.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA :  Bangui, le commerce de boisson attire plus des étrangers

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Bangui, 31 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le secteur de loisir, comprenant le marché de la restauration et des boissons, a été une cible privilégiée des investissements des étrangers au cours des cinq dernières années en République centrafricaine. Après les Libanais, les Syriens, les Camerounais,  les Congolais démocrates et les Mercenaires russes, c’est le tour des Rwandais.

Bar récréation au marché Gobongo
Bar récréation au marché Gobongo, dans le 4e arrondissement de Bangui, le 19 mars 2019. Photo CNC/ Michael Kossi

 

Une population jeune et en pleine croissance, un pouvoir d’achat médiocre,  le continent africain est un « eldorado » pour les entreprises du secteur de l’alcool, qui ne reculent devant rien afin d’assurer la visibilité de leur marque. La bière est devenue l’un des premiers secteurs de dépense du ménage africain.

 

En République centrafricaine, après les ressources minières et forestières, le secteur de boissons alcoolisées  et non alcoolisées attire plus des investissements étrangers que dans d’autres secteurs. Selon certains économistes centrafricains, les cinq dernières années ont créé un marché solide pour les transactions de produits alimentaires et de boissons alcoolisées et non alcoolisées. Mais pour certains observateurs, derrière le plaisir se cache le danger.

D’après eux, l’abus d’alcool, notamment chez les jeunes, modifie la perception de l’être vis-à-vis de son environnement et modifie son comportement vis-à-vis de ses pairs. C’est pourquoi certaines ONG nationales et internationales tentent de sensibiliser la population centrafricaine sur ce danger potentiel qui guette le pays. Or, de l’autre côté, les autorités centrafricaines multiplient l’attribution de permis de production et de vente d’alcool. C’est le cas des deux officiers rwandais, après leur séjour dans la capitale centrafricaine dans le cadre de la coopération militaire centrafricaine-Rwandaise, sont revenus dans le pays  et ouvrir un restaurant-bar dénommé « La vraie grillade » au quartier Sica 2, proche de l’église Saint-Sauveur des martyrs.

 

Ce sont les Camerounais qui investissent plus dans ce secteur. De centre ville au pk12 en passant par Sica, Lakouanga, Combattant, des villas entières sont louées et transformés en débit de boissons et boîtes de nuit.

Et ce n’est pas tout! La société de mafia russe Wagner, après avoir contrôlé le secteur de la défense, de la sécurité, des finances, des ressources minières et forestières, pousse le bouchon encore plus loin en proposant de nuire à la santé des Centrafricains en produisant de la vodka, un alcool dévastateur sur le plan sanitaire, qui une fois consommé fait oublier les vrais problèmes de la réalité ! Mais Pour la construction de leur usine de cet alcool, les russes prennent les habitants du PK26 en esclavage.

 

Contacté par la Rédaction,  un commerçant centrafricain affirme que les anciens Casques bleus et les militaires rwandais sont revenus dans le pays ouvrir ces restaurants dans le but juste d’attirer les clients compatriotes à eux. Mais pour les mercenaires russes de la société Wagner,  c’est pour concurrencer Mocaf, la seule brasserie dans le pays.

 

Prisca Vickos

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

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CENTRAFRIQUE : L’ÉGOÏSME DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE N’OBTURE T-IL PAS LE PROCESSUS DE PAIX ET DE RÉCONCILIATION NATIONALE ?

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Bangui, 31 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le paysage politique centrafricain est constitué de partis et mouvements politiques hétéroclites avec un nombre pléthorique mais seulement une bonne dizaine sont visibles dans l’animation de la vie politique. Il faut noter que certains n’ont d’existence physique que pendant les périodes électorales. Pour répondre aux exigences de l’équilibre du jeu démocratique, la cartographie des partis et mouvements politiques catégorise le groupe de la majorité présidentielle c’est à dire ceux qui soutiennent la politique et les actions du président de la république, le groupe de partis politiques se réclamant de l’opposition démocratique, les modérés ou les centristes sans oublier les extrémistes.
Les quelques responsables des partis politiques d'opposition: de gauche à droite Crépin Mboli-Goumba, Me Nicolas Tiangaye, Cyriaque Gonda , Édouard Koyabounou et Mahamat Kamoun. Copyright CNC du 19 /10/22
Les quelques responsables des partis politiques d’opposition: de gauche à droite Crépin Mboli-Goumba, Me Nicolas Tiangaye, Cyriaque Gonda , Édouard Koyabounou et Mahamat Kamoun. Copyright CNC du 19 /10/22

 

Depuis 2020, nonobstant l’ordonnance de 2005 jugée insuffisante, les activités des partis et mouvements politiques sont désormais encadrées par la loi N*20013 du 11 juin 2020 relative aux partis politiques et au statut de l’opposition qui accorde des droits et devoirs aux partis politiques assortis d’un contrôle de comptabilité pour ceux qui bénéficieront des subventions de l’Etat.

Rappelons que l’opposition démocratique par définition est l’ensemble des partis et mouvements politiques qui n’appartiennent pas à la majorité présidentielle. Elle représente un rouage essentiel de la démocratie. Ainsi, il apparaît urgent de mettre en relief l’importance de l’article 40 qui cristallise l’essentiel de la mission des partis politiques de l’opposition.

En effet, l’alinéa 2 de l’article 40 de la loi relative aux partis politiques dispose : «l’opposition a le droit de suivre l’action gouvernementale et de critiquer le programme, les décisions et actions du gouvernement; développer des programmes propres, proposer des solutions alternatives à la nation et œuvrer pour l’alternance au pouvoir par des voies légales et démocratiques ».

L’esprit de cette loi suppose que pour s’opposer, il faut dénoncer, signaler les insuffisances mais également de faire des propositions. L’on comprend ainsi en filigrane que dénoncer ne veut pas dire que tout est mauvais. Fort des missions définies, le citoyen lambda s’interroge :

L’opposition démocratique centrafricaine se reconnaît-elle dans les missions définies par la loi précitée ?

Dans la négative, qu’est-ce qui les empêcherait de jouer pleinement leur rôle pourtant bien encadré ?

Doit-on toujours incriminé le pouvoir lorsque par égoïsme, l’opposition agit en ordre dispersé ?

Qu’apportent véritablement les partis politiques de l’opposition à la reconstruction de l’édifice national ?

Si l’opposition démocratique jouait pleinement leurs rôles, l’Afrique allait-elle connaître des vagues de coups d’état pour libérer les peuples ?

Alors que le chemin de l’espérance et l’URCA s’opposaient à la reprise des travaux du dialogue politique dans les conditions actuelles, comment comprendre l’appel parallèle d’un autre leader de l’opposition à regagner le comité technique préparatoire du dialogue politique ?

Devant la fuite en avant des partis de l’opposition démocratique, que font la société civile, les syndicats, la ligue des droits de l’homme et les organismes de défense des droits humains ?

Au delà de ce qui précède, il faut reconnaître que le manque d’assise sociale, financière et entrepreneuriale des leaders de l’opposition démocratique les fragilise énormément et par voie de conséquence beaucoup baignent dans la corruption, la mafia. En outre, l’opposition démocratique manque cruellement de véritables leaders charismatiques, éclairés avec une maturité stratégique d’où les phénomènes de trahisons, de transhumances et de ralliements post électoraux. Cette absence de raisonnante de l’opposition démocratique laisse le champ libre aux dérapages du pouvoir…éléments qui justifient sous d’autres cieux les différents coups d’état.

Face à ce constat amer, le toilettage et l’assainissement du paysage politique s’imposent. Aussi, pour éviter la persécution et l’intimidation des opposants, les forces vives de la nation doivent réclamer la désignation d’un médiateur de la république neutre selon les termes de la constitution pour baliser le champ d’action de l’opposition démocratique. Parallèlement à ce qui s’apparente à une excuse pour les partis politiques de l’opposition, ces derniers doivent renverser leurs logiciels car l’ancien est inadapté en acceptant qu’ils sont en parties responsables de la descente aux enfers de ce pays…

c’est la triste vérité mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 28 janvier 2022.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.