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Centrafrique : La 21e promotion des Gardiens de la Paix,  un renfort majeur pour la sécurité

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Centrafrique : La 21e promotion des Gardiens de la Paix,  un renfort majeur pour la sécurité

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/IMG-20240210-WA0012-450×300.jpg” alt=”La 21e promotion de la police février 2024 baptisée Guy-Pierre Mangambas, ” width=”482″ height=”321″ />
La 21e promotion de la police février 2024 baptisée Guy-Pierre Mangambas,

 

 

Bangui, 11 février 2024 (CNC) – La République centrafricaine accueille avec fierté la sortie officielle de la 21e promotion des gardiens de la paix, formés rigoureusement pendant neuf mois à l’École nationale de la police à Bangui. La cérémonie, présidée par le président putschiste Faustin Archange Touadera, souligne l’importance de ces nouveaux agents dans la préservation de la sécurité et de l’ordre public dans le pays. Cette promotion, baptisée en l’honneur de feu Guy-Pierre Mangambas, symbolise un pas significatif dans la mise en œuvre du plan quinquennal de la réforme du secteur de sécurité, visant à recruter plus de 5 000 nouveaux policiers. Le directeur général de la police, Bienvenu             Zokoué, exhorte les récipiendaires à appliquer les connaissances acquises pour le bien-être social et la défense opérationnelle. 

  

La cérémonie de sortie officielle a été marquée par la présence du président putschiste Faustin Archange Touadera, soulignant l’importance accordée à ces nouveaux gardiens de la paix dans la stratégie globale de sécurité du pays. Les 946 policiers de la 21e promotion ont suivi une formation complète, comprenant des aspects militaires, des règles de la police et des droits de l’homme. Cette formation intensive s’inscrit dans le cadre du plan quinquennal de réforme du secteur de sécurité, élaboré en collaboration avec des partenaires techniques et financiers. 

  

Le président putschiste Touadera a souligné l’effort concerté entre le gouvernement centrafricain et ses partenaires pour renforcer les capacités des forces de sécurité intérieure. Le plan prévoit non seulement le recrutement annuel de 1 000 jeunes centrafricains sur l’ensemble du territoire, mais également le développement continu des forces existantes. Cette approche ambitieuse vise à créer une police nationale au service de la population, capable de garantir la protection des personnes et des biens. 

  

La 21e promotion, baptisée du nom de feu Guy-Pierre Mangambas, illustre la volonté de perpétuer la mémoire des figures marquantes du service de sécurité. Mangambas, ancien directeur de l’office central de répression du banditisme, a laissé un héritage durable dans la lutte contre la criminalité. La cérémonie a été l’occasion pour le directeur général de la police, Bienvenu Zoukoué, de rappeler aux nouveaux gardiens de la paix l’importance de mettre en pratique les enseignements reçus pour assurer l’ordre et la sécurité de la population. 

  

La sortie de cette promotion est non seulement un événement historique pour les 946 gardiens de la paix, mais aussi un jalon majeur dans l’histoire de l’École nationale de la police. Depuis sa création en 1962, c’est la première fois que l’école forme un effectif aussi important, dépassant le chiffre habituel de 500 élèves. Cette expansion témoigne de l’engagement du gouvernement à répondre aux besoins croissants en matière de sécurité nationale. 

  

Arrivée du président putschiste Touadera à l’école de police à la cérémonie de fin de formation de la 21e promotion en février 2024 baptisée Guy-Pierre Mangambas salué par le DG de la police Zokoué.
Arrivée du président putschiste Touadera à la fesse critiquée à l’école de police à la cérémonie de fin de formation de la 21e promotion en février 2024 baptisée Guy-Pierre Mangambas salué par le DG de la police Zokoué.

 

Cette journée qui aurait dû être un jour de joie de ces policiers ainsi que leurs familles, a été pour eux malheursement, un bon moment de critique sans ambages du comportement du président putschiste Faustin Archange Touadera. Programmé pour débuter à 10 heures, c’est vers 14 heures que la cérémonie a commencé. Un retard incroyable qui a fait de ces policiers, des piquets d’arbres sous un soleil à plomb depuis 7h ainsi que leurs parents. Tous dénoncent le comportement de Touadera en accusant sa fesse, trop lourde, de l’empêcher adopter le comportement d’un homme responsable. “ un homme qui a une grosse fesse comme une femme peut faire quoi de rapide dans sa vie ? ”, s’interrogent plusieurs membres de leurs familles. 

 

Rappelons que la sortie officielle de la 21e promotion des gardiens de la paix représente un pas significatif vers la réalisation des objectifs du plan quinquennal de la réforme du secteur de sécurité en République centrafricaine. Ces nouveaux agents, formés à la rigueur et à la discipline, incarnent l’engagement du gouvernement envers la protection de la population et la préservation de l’ordre public. La mémoire de Guy-Pierre Mangambas, honorée dans le baptême de la promotion, inspire un sens du devoir et de la responsabilité chez ces gardiens de la paix, appelés à jouer un rôle crucial dans la construction d’une nation plus sûre. 

 

Par Anselme Mbata

 

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Scandale de distribution des fonds aux sinistrés : La mafia s’installe au cœur de l’aide humanitaire

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Scandale de distribution des fonds aux sinistrés : La mafia s’installe au cœur de l’aide humanitaire

 

Centrafrique.org/inondations-a-Bangui-promesses-vaines-du-gouvernement-face-a-une-crise-persistante/inondation-quartier-sato-pk10-le-20-mai-2020/” rel=”attachment wp-att-69865″ data-wpel-link=”internal”>inondation quartier sato pk10. CopyrightCNC
inondation quartier sato pk10. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 11 janvier 2024 (CNC) – La République centrafricaine est actuellement secouée par un scandale de distribution d’argent aux victimes d’inondations. Alors que le gouvernement a lancé cette initiative humanitaire, des sinistrés de Bimbo 3, notamment de Mpoko-Bac 1, 2 et 3, crient à l’injustice. Ils ont saisi la Commission nationale des droits de l’homme pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une fraude. Des témoignages poignants émergent, mettant en lumière des pratiques douteuses et des irrégularités dans la sélection des bénéficiaires. Un sombre tableau se dessine, évoquant des listes fictives et des manœuvres opaques. Dans cet article, nous plongerons au cœur de cette affaire, révélant les failles dans la distribution des fonds et les conséquences dévastatrices sur les vrais sinistrés.

 

La situation préoccupante dans les quartiers de Bimbo 3, spécifiquement à Mpoko-Bac 1, 2 et 3, a conduit les sinistrés à se tourner vers la Commission nationale des droits de l’homme. Des témoignages directs dénoncent une liste fictive présentée lors d’une réunion à la mairie, excluant injustement de nombreux sinistrés légitimes. Marie Ayoror, qui vit sous une bâche depuis novembre 2022, exprime son désarroi face à cette trahison, soulignant que l’aide tant espérée s’est transformée en une arrestation injuste de la détresse des sinistrés.

 

Les accusations portent également sur l’UNICEF, qui avait enregistré les sinistrés et délivré des cartes avec des codes d’accès à l’aide. Selon Dominique Yamba, une sinistrée, la distribution des fonds n’a pas tenu compte de cette démarche de l’UNICEF. Des individus peu scrupuleux ont demandé aux sinistrés de divulguer leurs codes, compromettant ainsi l’intégrité du processus d’aide humanitaire.

 

La Commission nationale des droits de l’homme a conduit les sinistrés au ministère de l’Action humanitaire pour réclamer justice. Antoine-Maximilien Banga, directeur de cabinet de ce ministère, a expliqué la méthodologie de sélection des bénéficiaires, mais ces explications laissent encore des questions sans réponses. Les critères utilisés semblent flous, et la confusion persiste quant à la légitimité des bénéficiaires.

 

Le scandale de la distribution d’argent aux sinistrés en République centrafricaine soulève des préoccupations majeures quant à l’éthique de l’aide humanitaire. Des failles dans le processus de sélection des bénéficiaires ont laissé place à des pratiques douteuses et à des injustices flagrantes. Il est impératif que les autorités réagissent rapidement, mettent en lumière les responsabilités et rétablissent la confiance des sinistrés envers les initiatives d’aide. Ce scandale révèle la nécessité d’une gestion transparente et équitable des fonds destinés à soulager la souffrance des populations touchées par les catastrophes naturelles.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Éclats de Talent et Tradition : La Semaine Culturelle Illumine Bozoum

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Éclats de Talent et Tradition : La Semaine Culturelle Illumine Bozoum

Centrafrique.org/rca-ndele-altercation-au-couteau-entre-deux-eleves-du-lycee-moderne/les-eleves-dans-la-cour-de-ecole-prefectorale-yidjama-de-bria-corbeaunews-Centrafrique-7mars2019/” rel=”attachment wp-att-36071″ data-wpel-link=”internal”>Les élèves dans la cour de l'école prefectorale Yidjama à Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.
Image d’illustration des élèves dans la cour . Photo CNC / Moïse Banafio.

 

 

 

Bangui, 11 février 2024 (CNC) – La ville de Bozoum, nichée au cœur de la préfecture de l’Ouham-Pendé, s’est embrasée de créativité et d’énergie ce samedi 10 février avec le lancement de la Semaine Culturelle dédiée à l’enregistrement. Organisée par l’inspection académique de l’Ouham-Pendé, cette semaine exceptionnelle offre aux élèves l’opportunité de déployer leurs talents variés. Que ce soit à travers des danses traditionnelles envoûtantes, des performances modernes captivantes, des mouvements synchronisés, des compétitions de football effrénées, ou encore des courses palpitantes, chaque établissement s’illustre dans une célébration vibrante de la diversité des compétences.

 

Eli Célestin FIONGAI, l’Inspecteur de l’Ouham-Pendé, a souligné l’importance de cette semaine culturelle, appelant le corps enseignant à la respecter pleinement. Il encourage les enseignants à guider les élèves dans leurs activités, faisant ainsi de cet événement une vitrine de la richesse éducative. Les élèves, quant à eux, se transforment en véritables artistes, démontrant une polyvalence étonnante.

 

Les danses traditionnelles transportent les spectateurs dans un voyage immersif à travers l’histoire et la culture locales. Des mouvements gracieux, imprégnés de traditions séculaires, évoquent la beauté intemporelle de la région. Les performances modernes ajoutent une touche contemporaine, témoignant de la fusion harmonieuse entre passé et présent.

 

Le stade municipal de Bozoum s’apprête à devenir le théâtre de clôture de cette semaine mémorable le samedi 17 février 2024. Ce sera le point culminant, offrant une scène grandiose pour la présentation de danses traditionnelles ensorcelantes, de poèmes empreints d’émotion, de courses de vitesse palpitantes et de matchs de football pleins de passion. Les élèves, sous les feux des projecteurs, démontreront une fois de plus leur dévouement et leur créativité, laissant une empreinte indélébile dans les mémoires.

 

Au-delà de l’aspect festif, la Semaine Culturelle à Bozoum renforce le tissu social et éducatif. Elle favorise l’inclusion, encourage l’expression individuelle et crée un sentiment d’appartenance à une communauté dynamique. Les enseignants, en tant que guides bienveillants, jouent un rôle crucial dans le succès de cet événement en inspirant et encadrant les jeunes talents.

 

La Semaine Culturelle à Bozoum s’épanouit comme une célébration vivante de la diversité et du dynamisme de la jeunesse. Elle va au-delà des salles de classe, offrant une plateforme où les élèves deviennent les artisans de leur propre narration. Le stade municipal sera le théâtre de la clôture, mais l’héritage de cette semaine culturelle résonnera bien au-delà de ces festivités, laissant derrière elle un héritage de créativité, de collaboration et de fierté communautaire. Bozoum, dans toute sa splendeur, rayonne d’éclats de talent et de tradition, élevant ainsi l’éducation à un niveau exceptionnel.

 

Par Fortuné Boberang

 

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Succursale d’Express Union rouvre ses portes à Carnot

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Succursale d’Express Union rouvre ses portes à Carnot

 

 

Centrafrique.org/photo-de-souvenir-du-personnel-euca/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Photo-de-souvenir-du-personnel-EUCA-450×289.jpg” alt=”Photo de souvenir du personnel de l’express union après le défilé de la fête nationale du 1er Décembre 2022. Photo profil Facebook de l’express union” width=”450″ height=”289″ />
Photo de souvenir du personnel de l’express union après le défilé de la fête nationale du 1er Décembre 2022. Photo profil Facebook de l’express union

 

Bangui, 11 février 2024 (CNC) – Après une fermeture de plus de dix ans due à des raisons sécuritaires, la Sucursale d’Express Union en Centrafrique a rouvert ses portes à Carnot dans la Mambéré. La cérémonie officielle, honorée par la présence des autorités locales, marque un tournant crucial pour la ville et ses habitants. Cette réouverture offre une nouvelle perspective aux habitants de Carnot, en facilitant les transactions financières tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

 

Fermée en 2010 pour des raisons de sécurité, la réouverture de la Sucursale d’Express Union à Carnot représente une bouffée d’oxygène pour les fonctionnaires et opérateurs économiques locaux. Les habitants saluent cette initiative, soulignant son importance dans le contexte du développement économique de la région.

 

Les avantages de cette réouverture ne sont pas négligeables, comme le souligne un habitant de Carnot, Benjamin, qui exprime sa satisfaction. Il en appelle aux artisans miniers, opérateurs économiques, et paysans pour désormais confier leurs économies à cette succursale, mettant en avant les services complets qu’elle propose.

 

Cette reprise d’activité vient soulager certains habitants de Carnot qui étaient contraints de parcourir 100 km jusqu’à Berberati pour effectuer des transactions bancaires. Le préfet intérimaire de la Mambéré souligne l’importance de ne plus se déplacer avec de l’argent, grâce à la présence de cette institution dans la localité, offrant la possibilité de déposer et retirer de l’argent sur place.

 

Landy Alban Yaleganza, directeur commercial d’Express Union Centrafrique, affirme que cette réouverture contribue à désenclaver la région sur le plan économique. Dans un premier temps, le guichet se consacrera aux opérations de transfert d’argent, incitant la population à participer activement. Avec le temps, le déploiement progressif de nouvelles fonctionnalités bancaires est envisagé.

 

La réouverture de la Secursale d’Express Union à Carnot est plus qu’un simple événement économique ; c’est une lueur d’espoir pour la communauté locale. Elle facilitera les transactions financières, réduira les déplacements inutiles et stimulera le développement économique de la région. La population est encouragée à embrasser cette opportunité et à participer activement aux opérations proposées. Avec cette réouverture, Carnot s’inscrit sur la voie d’une transformation économique positive et durable.

 

Par Sylvain Ngana

 

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Déclaration explosive : Abakar Sabone affirme que les Wagner sodomisent 90% des ministres centrafricains

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Déclaration explosive : Abakar Sabone affirme que les Wagner sodomisent 90% des ministres centrafricains

 

Centrafrique.org/abakar-sabone-une-trajectoire-au-gre-des-rebellions/abacar-sabome/” rel=”attachment wp-att-43948″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Abacar-Sabome-450×253.jpg” alt=”Abakar Sabone (ici le 22 décembre 2013), ancien chef du MLCJ, ancien ministre de Bozizé, ancien conseiller de Djotodia, ancien membre du FRPC, puis porte-parole de la CPC, est sous le coup d’un mandat d’arrêt, depuis le 25 janvier 2021.  ” width=”450″ height=”253″ />
Abakar Sabone (ici le 22 décembre 2013), ancien chef du MLCJ, ancien ministre de Bozizé, ancien conseiller de Djotodia, ancien membre du FRPC, puis porte-parole de la CPC, est sous le coup d’un mandat d’arrêt, depuis le 25 janvier 2021.

 

 

Bangui, 09 février 2024 (CNC) – La scène politique centrafricaine a été secouée mercredi soir lorsque Abakar Sabonne, ancien ministre et chef rebelle, a fait une déclaration fracassante sur la plateforme Facebook. Ses affirmations audacieuses, confirmées par lui-même, affirment des relations intimes entre près de 90% des ministres du gouvernement actuel et les mercenaires de Wagner, jetant ainsi une lumière crue sur les coulisses du pouvoir de Bangui. En ajoutant une menace voilée de renverser le régime de Faustin Archange Touadera, Abakar Sabone a injecté une nouvelle dimension de tension dans le pays. 

  

Abakar Sabone, connu pour ses prises de position tranchées, n’a pas mâché ses mots lors de son live sur la plateforme de réseau social Facebook en accusant les mercenaires de Wagner d’avoir “sodomisé” un nombre important de ministres du gouvernement du premier ministre Félix Moloua. “90% d’eux”, avance-t-il en termes de pourcentage. Bien que ses déclarations n’aient pas encore provoqué de réactions officielles à Bangui, l’impact sur les réseaux sociaux est indéniable. La population, malgré la peur ambiante, se tourne vers ces allégations propagées par Abakar Sabone avec une attention croissante. 

  

Le gouvernement, habitué à la rhétorique provocante de Abakar Sabone, pourrait se trouver confronté à des demandes de clarification. Les implications politiques et sociales de ces allégations, combinées à la menace de renverser le régime, pourraient potentiellement redéfinir les choses à Bangui. 

  

Alors que l’atmosphère à Bangui reste tendue et muette, les paroles audacieuses de Sabone Abakar pourraient être un catalyseur pour des développements futurs. Les réactions officielles et la manière dont la population centrafricaine percevra ces allégations, ainsi que la menace voilée de renversement du régime, restent à voir. Une chose est certaine : la déclaration de Abakar Sabone a jeté une ombre inquiétante sur la scène politique centrafricaine. 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Affaire des 4 enfants tués : Le colonel Omokozoyen et l’échec de la justice

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Affaire des 4 enfants tués : Le colonel Omokozoyen et l’échec de la justice

 

Centrafrique.org/les-soldats-faca-et-leurs-chefs/” data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA du septième b bataillon d'infanterie territoriale (BIT-7)
CopyrightDR

 

 

CentrafriqueBangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 09 février 2024 (CNC) – Dans les méandres de l’administration militaire en République centrafricaine, l’ombre du Colonel omokozoyen plane comme un sombre rappel de l’injustice et de la trahison qui règnent parfois au sein des plus hautes sphères du pouvoir. Avant l’accident tragique qui a coûté la vie à quatre enfants innocents, le Colonel Omokozoyen occupait le poste de chef du bureau du renseignement militaire à l’état-major. Mais derrière cette façade de responsabilité institutionnelle se cachait une série d’actes de trahison et de manipulation, qui ont laissé des cicatrices indélébiles dans le tissu social du pays.

 

Le Colonel Omokozoyen, dans son rôle de chef du bureau du renseignement militaire à l’État-major, a abusé de son autorité pour incarcérer plusieurs officiers et hommes du rang sur la base de fiches mensongères, semant ainsi le chaos et la méfiance au sein de l’armée. Mais son méfait le plus grave reste sans aucun doute l’accident survenu un soir sombre d’octobre 2020.

 

Aux alentours de 23 heures, dans un état avancé d’ébriété, le Colonel Omokozoyen a perdu le contrôle de son véhicule et a violemment percuté quatre enfants qui circulaient sur des motos. Au lieu de s’arrêter pour porter secours aux victimes, il a choisi la fuite, rentrant chez lui sans même se soucier de ses enfants. Cette conduite irresponsable et lâche révèle un mépris choquant pour la vie humaine et la dignité.

 

Pourtant, la tragédie ne s’arrête pas là. En tentant de couvrir ses propres erreurs, le Colonel Omokozoyen a menti au président de la République, prétendant que le chef d’état-major préparait un coup d’État. Cette manipulation politique a conduit à son limogeage de son poste, mais il a trouvé refuge en tant que chargé de mission au ministère de l’Agriculture, un affront à la justice et à la décence.

Le général Zéphirin Mamadou remerciant le président Touadera après le port de ses deux étoiles
Le général Zéphirin Mamadou remerciant le président Touadera après le port de ses deux étoiles

 

Malgré les preuves accablantes de son comportement répréhensible, l’impunité du Colonel Omokozoyen persiste jusqu’à ce jour, nourrissant un climat de peur et d’injustice au sein de la population centrafricaine. Des événements récents, tels que l’accident impliquant des militaires du 6e bataillon dinfanterie territoriale sur l’avenue de l’indépendance, où quatre autre personnes ont été tués, témoignent de la répétition de ces tragédies, où la vie humaine est sacrifiée sur l’autel de l’impunité.

 

Le geste symbolique du chef d’état-major, Zéphirin Mamadou, offrant un million de francs CFA pour chaque enfants tués aux familles des victimes, ne peut masquer l’injustice persistante qui règne dans ce pays. Le Colonel Omokozoyen, par son comportement immoral et ses actes de trahison, doit être tenu responsable devant la loi, pour que justice soit rendue aux victimes et que la confiance du public soit restaurée dans les institutions de la République centrafricaine.

 

En plus, dans une démonstration frappante de la justice à deux vitesses qui prévaut en République centrafricaine, le Colonel Omokozoyen continue de bénéficier de privilèges et de soutien de la part de l’État-major et du président de la République, malgré ses actions répréhensibles. Après avoir été nommé chef adjoint de région militaires, le Colonel Omokozoyen a catégoriquement refusé d’assumer ses nouvelles fonctions, préférant rester à Bangui et bénéficie seulement des salaires. Malgré ce refus flagrant de coopérer, aucune sanction n’a été imposée à son encontre, et il a continué à recevoir des ressources financières et un soutien institutionnel.

 

Cette situation contraste fortement avec celle d’un autre colonel, comme monsieur Djimadoum, nommé chef de bataillon d’honneur, qui a également refusé d’assumer ses nouvelles responsabilités en raison de son grade et de sa spécialisation militaire. Dans ce cas, des sanctions sévères ont été infligées par le chef de l’État-major et le président de la République, illustrant clairement une disparité dans le traitement des officiers militaires.

 

Le Colonel Omokozoyen, malgré sa responsabilité dans la mort de sept enfants et son refus de coopérer avec les autorités militaires, a été épargné de toute forme de conséquence, symbolisant l’injustice flagrante qui persiste dans le système judiciaire et institutionnel de la République centrafricaine.

 

Cette réalité d’une justice à deux vitesses est non seulement inacceptable, mais elle sape également la confiance du public dans les institutions gouvernementales et alimente le sentiment d’impuissance face à l’impunité généralisée. Il est impératif que des mesures soient prises pour garantir l’égalité devant la loi et pour que ceux qui violent les principes fondamentaux de la justice soient tenus pour responsables de leurs actions, quelle que soit leur position ou leur influence politique.

 

Il y’a lieu de rappeler que l’affaire du Colonel Omokozoyen et les événements tragiques qui l’ont entourée soulèvent des questions profondes sur la nature de la justice et de la responsabilité en République centrafricaine. Le récit de trahison, d’injustice et d’impunité qui émerge de cette affaire est révélateur des défis persistants auxquels est confrontée la nation centrafricaine dans sa quête d’une gouvernance juste et équitable.

 

Le Colonel Omokozoyen incarne le sombre côté de la corruption et de la manipulation qui gangrènent parfois les hautes sphères du pouvoir. Son comportement immoral, combiné à l’inefficacité du système judiciaire à le tenir responsable de ses actes, alimente un climat de méfiance et de désillusion parmi la population.

 

La quête de justice pour les victimes du Colonel Omokozoyen et de tous ceux qui ont été touchés par l’injustice institutionnalisée en République centrafricaine doit être une priorité absolue. C’est seulement en reconnaissant les erreurs du passé et en s’engageant fermement à construire un avenir fondé sur les principes de l’égalité, de la transparence et de la responsabilité que la nation pourra avancer vers un avenir meilleur et plus juste pour tous ses citoyens.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Captifs de l’enfer : Les victimes des prisons souterraines de Wagner

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Captifs de l’enfer : Les victimes des prisons souterraines de Wagner

 

Centrafrique.org/panique-a-koui-parmi-les-soldats-faca-apres-le-depart-des-hommes-de-wagner/wagner-depart-premier/” rel=”attachment wp-att-66807″ data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires de Wagner, ici au camp de Roux, se préparent à quitter le pays après la rébellion de Wagner en Russie
Les mercenaires de Wagner, ici au camp de Roux, se préparent à quitter le pays après la rébellion de Wagner en Russie. CopyrightCNC

 

Bangui, 09 février 2024 (CNC) – Au cœur des ténèbres de la République centrafricaine se cachent les sinistres prisons souterraines du groupe Wagner. Ces installations clandestines, dissimulées sous terre, sont devenues le symbole de la terreur et de l’oppression pour ceux qui y sont enfermés. 

  

Dans l’obscurité étouffante de ces cachots souterrains, les victimes de Wagner endurent des souffrances indicibles, privées de leur liberté et de leur dignité humaine. Leurs voix étouffées sous une cagoule, résonnent comme des échos de désespoir, appelant à la lumière de la justice et à la fin de leur calvaire. Explorons les profondeurs de ces prisons clandestines et découvrons les récits poignants des captifs de l’enfer, victimes des pratiques inhumaines du groupe Wagner. 

  

Dans les villes de provinces en République centrafricaine telles que Mbrés, Bangui, Kabo, Kaga-Bandoro et Berberati, les activités souterraines du groupe Wagner ont révélé un sombre chapitre de violations des droits de l’homme. Les témoignages des détenus révèlent un tableau effroyable de souffrance et d’injustice dans les prisons clandestines de ce groupe de mercenaires. 

  

Les détenus, comme celui de Mbrés, Ibrahim Mouctar, ont partagé des récits poignants de leur détention, évoquant des conditions de vie inhumaines et la terreur constante qui règne dans ces souterrains sinistres. Pour eux, chaque jour est une lutte pour la survie, où même le simple acte de respirer devient un défi dans l’obscurité étouffante de leur cellule. 

  

À Bangui, un autre détenu de Wagner au camp de Roux décrit le centre de détention comme une version sauvage de Guantanamo, où les droits fondamentaux sont bafoués et l’espoir est un souvenir lointain. Ces témoignages dépeignent un tableau troublant de l’impact dévastateur des pratiques du groupe Wagner sur la vie de ces centrafricains. 

  

Dans ces zones reculées, loin des regards du monde, les mercenaires de Wagner ont érigé leurs bastions de terreur, transformant des villes paisibles en théâtres d’horreur. Les cris étouffés des détenus résonnent dans l’obscurité, témoignant de l’inhumanité de leurs conditions de vie et de la nécessité urgente d’une action internationale pour mettre fin à ces abus. 

  

Face à ces révélations choquantes, la communauté internationale ne peut rester passive. Des mesures concrètes doivent être prises pour traduire en justice les responsables de ces atrocités et mettre fin à l’impunité qui règne dans ces régions reculées. 

  

En intégrant ces témoignages dans notre compréhension de la situation, nous sommes confrontés à l’urgence d’une action collective pour mettre fin à ces violations des droits de l’homme. Leur souffrance ne peut rester invisible et leur voix doit être entendue, afin que justice soit rendue et que les responsables répondent de leurs actes devant la loi. 

  

Pour Gustave : « Dans un monde où l’obscurité menace de submerger la lumière, il est de notre devoir moral de nous lever contre l’injustice et de défendre les droits fondamentaux de tous les centrafricains, où qu’ils se trouvent dans le pays », déclare Gustave, ajoutant qu’en unissant nos voix et en agissant de concert, nous pouvons apporter un changement significatif et restaurer la dignité et la justice pour ceux qui en ont été privés. 

  

En réalité, les récits poignants des détenus des prisons souterraines du groupe Wagner en République centrafricaine mettent en lumière l’ampleur de l’horreur et de la souffrance qui règnent dans ces antres de l’inhumanité. Ces témoignages déchirants sont des rappels poignants de la nécessité urgente d’une action internationale pour mettre fin à ces violations flagrantes des droits de l’homme. 

  

Il est impératif que la communauté internationale se lève contre l’injustice et la tyrannie, et qu’elle exige des comptes aux responsables de ces atrocités. Les victimes méritent justice et réparation, et il est de notre devoir moral de nous unir pour mettre fin à ces abus odieux. 

  

En unissant nos voix et en agissant de concert, nous pouvons apporter un changement significatif et restaurer la dignité et la justice pour ceux qui en ont été privés. Nous devons nous engager à ne jamais oublier les victimes des prisons souterraines de Wagner et à continuer de lutter pour un monde où les droits de l’homme sont respectés et protégés pour tous, sans exception. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Réveil surprenant : l’Association des Consommateurs Centrafricains révélée, mais pas comme on le pensait

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Réveil surprenant : l’Association des Consommateurs Centrafricains révélée, mais pas comme on le pensait

 

Centrafrique.org/marcel-mokwapi/” data-wpel-link=”internal”>Marcel Mokwapi, Président de l'observatoire des consommateurs centrafricains. Crédit photo: Page Facebook Marcel Mokwapi
Marcel Mokwapi, Président de l’observatoire des consommateurs centrafricains. Crédit photo: Page Facebook Marcel Mokwapi

 

 

CentrafriqueBangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 09 février 2024 (CNC) – Au lit dans l’ombre depuis des années, l’Observatoire des Consommateurs Centrafricains vient de se réveiller cette année et tente de s’émerger enfin. Mais une découverte de ses activés au réveil brutal cette année de son président Marcel Mokwapi a été une surprise amère pour les citoyens. Cette association semble dévier de son objectif initial. Au lieu de défendre les consommateurs, elle est accusée de chercher à arnaquer les commerçants libanais de la place. Cette révélation soulève des questions cruciales sur le rôle des associations de consommateurs dans le pays. 

  

Révélation amère : l’Observatoire des Consommateurs Centrafricains et son double jeu 

  

Depuis des décennies, les marchés en République centrafricaine ont été le théâtre de nombreux défis, des prix se grimpent au ciel à une apparente indifférence du gouvernement. Les citoyens se demandent depuis longtemps s’il existe une voix collective pour défendre leurs droits. Mais récemment, une découverte a ébranlé la population : l’existence d’un Observatoire des Consommateurs Centrafricains. Cependant, loin d’apporter un soulagement attendu, cette révélation a pris une tournure inattendue. 

  

Coup de théâtre : C’est l’Association qui arnaque. 

  

La réalité est apparue sous un jour ensoleillé bien différent. Selon nos informations, les dirigeants de cette association des consommateurs aient un agenda caché. Au lieu de s’attaquer aux problèmes du marché, ils sont accusés de solliciter des cotisations auprès des commerçants libanais, laissant la population se demander si cette association est réellement là pour eux. Les témoignages de commerçants libanais parlent de visites de ces dirigeants, exigeant des sommes d’argent sous prétexte de soutenir l’association. Pour ces commerçants libanais, cette démarche est une belle forme de l’arnaque qui ne dit pas son nom et qu’ils ne peuvent rien faire.  

 

Pour un commerçant libanais : “Si vraiment que nous les commerçants nous devons payer nos cotisations à cette Association, c’est simple. On va mettre ça sur un ou deux produits les plus achetés, et c’est tout ”. A fait savoir un Libanais contacté par la Rédaction. 

  

Défis multiples pour les consommateurs. 

  

La découverte de l’Observatoire des Consommateurs Centrafricains prend une tournure encore plus préoccupante lorsqu’on considère les défis multiples auxquels les citoyens font face. Non seulement, les prix sur le marché grimpent de manière vertigineuse, mais le gouvernement semble jouer un rôle actif dans cette escalade. Les augmentations substantielles des prix des transports et des produits pétroliers, de l’ordre de 80 à 90%, ont un impact direct sur le coût de la vie. Curieusement, l’Observatoire des Consommateurs Centrafricains, censé être la voix des consommateurs, reste silencieuse face à ces hausses gouvernementales. Cette passivité soulève des questions sur le rôle véritable de l’Observatoire et sur sa capacité à défendre efficacement les intérêts des consommateurs face à l’inflation généralisée. 

  

Réactions de la population. 

  

Cette révélation a suscité une onde de choc parmi les Centrafricains. L’indignation est palpable et l’impuissance aussi. Les gens se demandent pourquoi ils n’ont pas été informés plus tôt de l’existence de cette association et comment elle a pu dévier de son objectif initial. Certains expriment leur colère envers les dirigeants de l’Association, tandis que d’autres se demandent si d’autres organisations similaires pourraient également être compromises. 

  

Comparaison avec d’autres pays. 

  

La situation en République centrafricaine contraste fortement avec d’autres nations africaines où les associations de consommateurs ont joué un rôle crucial. Au Sénégal, Au Cameroun, au Nigeria, et même en Afrique du Nord, ces associations ont réussi à faire pression sur le gouvernement pour des changements positifs. Le contraste soulève des questions sur la capacité de l’observatoire des Consommateurs Centrafricains à réellement représenter les intérêts des citoyens. 

  

Le chemin à suivre. 

  

Face à cette situation, la population centrafricaine se demande maintenant comment remédier à cette déviation de l’objectif initial de l’association. Certains appellent à une réforme interne, tandis que d’autres suggèrent la création d’une nouvelle organisation, véritablement engagée à défendre les droits des consommateurs dans le pays. L’impératif est de faire entendre leur voix de manière collective pour contraindre le gouvernement et les commerçants à rendre des comptes. 

  

Rappelons que la découverte de l’Observatoire des Consommateurs Centrafricains a été un choc pour la population, mais elle offre également une opportunité cruciale. C’est le moment pour les Centrafricains de se mobiliser, de s’unir pour créer une association de consommateurs authentique, déterminée à apporter des changements concrets. La route vers une défense efficace des droits des consommateurs est difficile, mais la prise de conscience actuelle pourrait bien être le point de départ d’une transformation significative. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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L’obscure intersection : ministre de la Justice, groupes armés, et cérémonies mortuaires du chef rebelle Mohamed Ali alias B-13 à Bangui

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L’obscure intersection : ministre de la Justice, groupes armés, et cérémonies mortuaires du chef rebelle Mohamed Ali alias B-13 à Bangui

 

Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre d'État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 09 février 2024 (CNC) – Au croisement délicat de la politique, de la criminalité et des liens familiaux en Centrafrique, penchons sur l’intrigue complexe des funérailles du feu Mohamed Ali alias B-13 organisées à Bangui par le ministre de la Justice, monsieur Arnaud Djoubaye Abazène. Alors que le chef d’état-major des armées, le général Zéphirin Mamadou se félicite de la mort du chef rebelle Mohamed Ali, alias B13, son oncle, le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, prend une position délicate en finançant discrètement la place mortuaire de son neveu ainsi que celle d’un autre criminel, Monsieur Ya Ibrahim Hamza. Cette rencontre sombre entre cérémonies funéraires et alliances douteuses soulève des questions cruciales sur la transparence et la complicité au sein du gouvernement centrafricain. 

  

Les actes criminels de Mohamed Ali dit B13. 

  

Neveu du ministre de la Justice, Mohamed Ali, alias B13, était de son vivant, chef d’État-major du Parti pour le Rassemblement Centrafricain. Impliqué dans le kidnapping d’agents des Nations Unies en 2023 et des attaques meurtrières contre l’armée nationale dans la Vakaga, sa mort, lors d’une tentative d’attaque d’un poste avancé de l’armée nationale dans la localité de Gordile, soulève des interrogations sur la réaction divergente de certains membres du gouvernement et du chef d’Etat-major de l’armée nationale, le général Zéphirin Mamadou. 

  

Le contraste des réactions. 

  

Alors que le chef d’état-major, le général Zéphirin Mamadou se félicite de la mort de Mohamed Ali, le ministre de la Justice, lié par le sang au défunt, finance discrètement la place mortuaire de son neveu Mohamed Ali, ainsi que celle d’un autre grand criminel nommé Ibrahim Hamza, décédé suite de suite de sa longue maladie. Ces cérémonies funéraires se déroulent dans l’ombre au quartier Banzanga, dans le troisième arrondissement de Bangui, jetant un voile sur les liens complexes entre certains membres du gouvernement de Félix Moloua et les éléments criminels de la Vakaga. 

  

La complicité du ministre de la Justice. 

  

Les détails révélés soulignent le rôle potentiellement complice du ministre de la Justice dans des actes criminels de ses neveux bandits armés dans le nord, clairement justifié par le financement des cérémonies funéraires de deux individus notoirement violents et criminels. Ce lien étroit entre le ministre et les groupes armés révèle une complicité souvent passée sous silence dans ce pays. 

  

  

Cette révélation incroyable met en lumière une toile complexe de relations entre le ministre de la Justice, les groupes armés, et des éléments criminels notoires tels que Ya Ibrahim Hamza et Mohamed Ali. Les cérémonies funéraires, financées discrètement, révèlent une complicité qui suscite des questions sur l’intégrité de certains membres du gouvernement. La Centrafrique, plongée dans ces alliances sombres, se trouve face à un défi délicat de transparence et de responsabilité, où les liens familiaux semblent peser lourd dans l’ombre de la justice. 

 

Par Moïse Banafio

 

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Trafic illégal de véhicules à Bangui : Fraudes douanières et controverses autour de Mercure Logistique Centrafrique

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Trafic illégal de véhicules à Bangui : Fraudes douanières et controverses autour de Mercure Logistique Centrafrique.

 

Des camions stationnées au parking de la douane du PK26 de Bangui, sur la rtoute de Bangui, le 11 avril 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.
Des camions stationnées au parking de la douane du PK26 de Bangui, sur la rtoute de Bangui, le 11 avril 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 09 février 2024 (CNC) – Cette semaine, un réseau de trafiquants illégaux de véhicules d’occasion a été mis au jour à Bangui par le service des douanes du port sec. Les contrebandiers ont été pris en flagrant délit, opérant la fraude douanière sur une benne et une voiture. Les tenants de cette affaire pointent du doigt en coulisse la taxation excessive de Mercure Logistique Centrafrique comme étant à l’origine de ces pratiques douteuses pour esquive. Les véhicules, dédouanés à plus d’un million, ont suscité des interrogations sur la procédure douanière et soulevé des controverses quant à la responsabilité des importateurs. 

  

Les deux véhicules, présentés à la presse par la direction de la douane centrafricaine, ont révélé des manipulations administratives de leurs importateurs. Daniel Guéremi, un des deux directeurs généraux adjoints de la douane, déclare que les véhicules incriminés, quittant le port de Douala au Cameroun, ont été dédouanés en partie, laissant des arriérés de paiement importants. Malheureusement, en cours de route, la vigilance des douanes a découvert une fraude flagrante. Une plaque d’immatriculation falsifiée a été apposée sur l’un des véhicules, probablement à Bouar, selon le directeur général adjoint de la douane, et semblant suggérer une régularisation douanière. 

  

Le propriétaire de la benne, Jean-Rudolf Bimby, se décharge de toute responsabilité, accusant son chauffeur de manipuler les formalités. Toutefois, la disparition suspecte d’effets personnels lors de l’arrestation des véhicules soulève des questions quant à la transparence de l’ensemble de l’opération. Jean-Rudolf Bimby souligne la nécessité de respecter les droits et taxes de son pays, tout en pointant du doigt son chauffeur porté disparu depuis trois longs jours. 

  

Le directeur adjoint des douanes, Daniel Guéremi,  mentionne également les efforts continus des autorités douanières dans la lutte contre la fraude, tout en soulignant les difficultés persistantes le long du corridor Bangui-Douala malgré les projets de modernisation en cours. 

  

Rappelons que le trafic illégal de véhicules importés révèle les lacunes persistantes dans la lutte contre la fraude douanière en République centrafricaine. Malgré les efforts déployés par le gouvernement pour moderniser les douanes, les récentes saisies de médicaments contrefaits soulignent l’ampleur du défi. L’enquête en cours, du port sec jusqu’au ministère des transports, promet de mettre en lumière les complicités favorisant ces pratiques frauduleuses, jetant ainsi un éclairage critique sur les rouages complexes du commerce en République centrafricaine. 

 

Par Anselme Mbata

 

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Réponses urgentes et perspectives durables : Orange Money au secours des victimes d’inondations à Bangui

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Réponses urgentes et perspectives durables : Orange Money au secours des victimes d’inondations à Bangui

 

Centrafrique.org/rca-bangui-se-retrouve-sous-les-eaux-des-inondations/des-vehicules-dans-leau-a-bangui-le-23-aout-2020/” rel=”attachment wp-att-40156″ data-wpel-link=”internal”>Inondation à Bangui, des véhicules foncent dans l'eau à Bangui le 23 août 2020
Inondation à Bangui, des véhicules foncent dans l’eau 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 09 février 2024 (CNC) –  Mercredi dernier, le ministère de l’Action Humanitaire, en collaboration avec l’UNICEF, a lancé une initiative cruciale pour soutenir les victimes d’inondations à Bangui et ses environs. Les opérations de paiement par transfert Orange Money ont débuté, offrant un moyen rapide et pratique d’aider les sinistrés des inondations de novembre et décembre 2023. À la mairie de Bimbo, 10 victimes ont reçu des téléphones équipés de cartes SIM, permettant des transferts de 80 000 francs pour répondre à leurs besoins. Cet article examinera de près cette intervention, ses implications et les perspectives durables promises par le gouvernement en faveur des victimes.

 

L’initiative de paiement par transfert Orange Money démontre une réponse rapide et ciblée du gouvernement et de l’UNICEF face aux conséquences dévastatrices des inondations. Cette approche novatrice vise à fournir aux sinistrés une aide monétaire directe pour couvrir leurs besoins immédiats. La représentante de l’UNICEF en RCA souligne l’importance de l’Orange Money en tant que ressource flexible, permettant aux familles d’acheter les articles essentiels et de reconstruire leur vie après les événements traumatisants.

 

Les bénéficiaires, tels que Clément Boudot, expriment leur gratitude envers le gouvernement et l’UNICEF, soulignant leur intention de faire un usage judicieux de cette assistance financière. Toutefois, le gouvernement souligne également la nécessité d’une vision à long terme face aux inondations récurrentes dans le pays, notamment à Bangui et ses environs. Le gouvernement, par le biais de Nina Josiane, ministre de l’Action Humanitaire, promet des solutions durables pour mettre fin à la souffrance persistante de la population centrafricaine.

 

Josiane reconnaît le besoin d’une approche plus proactive, déclarant que chaque année, les inondations exigent des solutions durables. Elle évoque la construction d’abris solides avec des matériaux durables dans des zones non sujettes aux inondations. Cette stratégie vise à offrir aux sinistrés un logement sûr et à réduire la dépendance continue à l’aide d’urgence.

 

En un mot, l’initiative soutenue par l’UNICEF via Orange Money représente une réponse immédiate aux besoins des victimes d’inondations en RCA. Cependant, pour assurer la résilience à long terme, le gouvernement doit s’engager dans des solutions durables, telles que la construction d’abris résistants. Il est impératif de prévenir les effets négatifs persistants sur la scolarité des enfants et de permettre aux sinistrés de reconstruire leurs vies de manière durable et paisible. L’histoire des inondations de novembre et décembre 2023 doit devenir le catalyseur d’un changement significatif pour la RCA et ses citoyens.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Le CICR, pilier humanitaire en Centrafrique : Bilan 2023 et perspectives Critiques

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Le CICR, pilier humanitaire en Centrafrique : Bilan 2023 et perspectives Critiques

 

CopyrightCNC

 

 

Bangui, 09 février 2024 (CNC) – Mercredi dernier, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a dévoilé le bilan de ses activités en 2023 à Bangui, soulignant les défis rencontrés et les succès accomplis malgré les obstacles. Philippe Beauverd, chef de la délégation du CICR, a partagé les détails d’un accès exceptionnel sur le terrain, mettant en lumière diverses initiatives cruciales. Malgré les réalisations, une ombre plane sur les opérations humanitaires, avec des contraintes financières liées à la redirection des fonds vers d’autres crises mondiales.

 

Le CICR a joué un rôle vital dans l’assistance humanitaire d’urgence, touchant plus de 100 000 personnes avec des provisions alimentaires et 2 200 ménages bénéficiant d’articles essentiels. Un programme de distribution de semences a également été mis en œuvre, impactant positivement 11 000 familles et environ 77 000 personnes sur le plan économique. Le secteur de la santé n’a pas été en reste, avec une présence significative à l’hôpital de Kaga-Bandoro, réalisant 100 000 consultations, 3 000 accouchements, et 10 300 hospitalisations, dont 1 340 interventions chirurgicales.

 

Toutefois, malgré ces succès, la réalité financière a frappé le CICR l’année passée. La redirection des fonds vers d’autres crises mondiales, en particulier en Ukraine et à Gaza, a engendré une crise budgétaire. Les contraintes financières ont été exacerbées par l’état des routes, ajoutant une complexité supplémentaire à la situation.

 

La situation soulève des questions importantes sur la répartition des ressources humanitaires mondiales. Alors que l’Ukraine et Gaza méritent indubitablement une attention urgente, cela ne doit pas se faire au détriment d’autres régions en crise, comme la République centrafricaine. La question de la priorisation des crises humanitaires devient cruciale et nécessite une réflexion profonde.

 

Rappelons que le CICR, malgré les obstacles, a continué de jouer un rôle essentiel en Centrafrique. Les succès dans l’assistance d’urgence, la distribution de semences et les services de santé sont notables. Cependant, la crise financière actuelle met en lumière les inégalités dans la distribution des ressources humanitaires mondiales. Il est impératif que la communauté internationale examine de près ses priorités afin de garantir une réponse équitable aux crises, tout en reconnaissant le rôle essentiel du CICR dans la stabilisation de la situation humanitaire en Centrafrique.

 

Par Éric Azoumi

 

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Le Général Ahmat Dibanne, Nouveau chef d’État-major du PRNC après le décès de B-13

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Le Général Ahmat Dibanne, Nouveau chef d’État-major du PRNC après le décès de B-13

Centrafrique.org/le-dossier-judiciaire-de-thomas-sankara-evolue-positivement/5da52df5b134e/” rel=”attachment wp-att-32854″ data-wpel-link=”internal”>

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 08  février 2024 (CNC) – Dans un contexte de tensions croissantes entre les soldats de l’armée nationale, les mercenaires de Wagner et le groupe armé du parti pour le rassemblement centrafricain,  Une nouvelle figure du PRNC a vu le jour. Un nouveau général a été désigné à la tête de l’État-major du PRNC pour faire face aux défis sécuritaires. Le Général Ahmat Dibanne, surnommé Ama, prend les rênes dans une période délicate, succédant au Général Mohamed Ali, alias B-13, blessé dans une opération contre les soldats FACA à 5 kilomètres de Gordile, puis succombé à ses blessures  quelques heures plus tard dans la forêt.  Cette nouvelle désignation à la tête de l’État-major du PRNC revêt une importance stratégique majeure pour la stabilité de la préfecture de la VAKAGA, mais aussi de la Haute-Kotto et de Bamingui-Bangoran.

 

La désignation du Général Ahmat Dibanne intervient à la suite de la violente attaque contre un poste avancé de l’armée nationale à 5 kilomètres de Gordile sur l’axe de Ndiffa  qui a coûté la vie à l’ancien chef d’État-major autoproclamé, le Général Mohamed Ali, alias B-13. Pendant une semaine, les rebelles du parti pour le rassemblement centrafricain  ont été privées d’une direction opérationnelle, créant une période d’incertitude dans un climat déjà tendu.

 

Le nouveau chef d’État-major, promu du grade de colonel à général, se voit confier la délicate mission de réformer les troupes du PRMC dans des conditions difficiles. Les tensions persistantes entre les différents acteurs militaires dans cette région du nord-est  ajoutent une complexité supplémentaire à cette tâche. Les soldats FACA, les mercenaires du groupe Wagner et le PRNC sont engagés dans des confrontations frontales qui nécessitent une gestion habile pour éviter une escalade des conflits.

 

Dans ce contexte, l’objectif fixé au général Ahmat Dibanne est de déployer un leadership éclairé et mettre en œuvre des stratégies efficaces pour restaurer la force du PRNC sur le terrain.

La surveillance attentive de l’évolution de la situation s’impose, avec un accent particulier sur les implications potentielles pour la sécurité régionale.

 

La nomination du Général Ahmat Dibanne comme nouveau chef d’État-major du PRMC souligne l’importance cruciale du leadership dans des périodes de turbulences. Alors que la région est confrontée à des défis sécuritaires majeurs, le nouveau commandant en chef devra faire preuve de résilience et d’une compréhension approfondie des dynamiques locales pour guider le PRMC vers la redynamisation.

 

Par Moïse Banafio

 

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Le système d’immobilisation par cagoule : Les pratiques draconiennes des mercenaires de Wagner

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Le système d’immobilisation par cagoule : Les pratiques draconiennes des mercenaires de Wagner

 

Centrafrique.org/rca-colere-et-stupefaction-au-sein-de-larmee-nationale-plusieurs-officiers-interpelles-par-les-mercenaires-russes/arrivage-a-laeroport-de-Bangui-mpoko-du-prisonnier-special-un-haut-grade-de-larmee-nationale-habille-en-bleu-arrete-par-les-mercenaires-russes-et-syriens/” rel=”attachment wp-att-51033″ data-wpel-link=”internal”>Arrivage à l'aéroport de Bangui M'poko du prisonnier spécial, un haut gradé de l'armée nationale habillé en bleu arrêté par les <a href=Mercenaires russes et Syriens de la société Wagner” width=”450″ height=”334″ />
Transfèrement à Bangui du prisonnier spécial, un haut gradé de l’armée nationale habillé en bleu arrêté par les mercenaires russes et Syriens
de la société Wagner

 

 

Bangui, 08 janvier 2024 (CNC) – La République Centrafricaine, une terre des théâtres par excellence, livre actuellement une nouvelle pièce théâtrale tirée de la guerre d’Algérie ou les actions violentes et inouïes des chefs de bande, les mercenaires du groupe Wagner, font plonger le pays dans l’obscurité de la terreur et que même, les défenseurs des droits de l’homme ont l’hypermétropie pour voir. Au cœur de ces atrocités se trouve l’emploi de sacs plastiques pour cagouler afin de museler les voix des personnes arrêtées, les privant de leur droit fondamental à s’exprimer. Cette nouvelle forme de torture par cagoule des mercenaires et terroristes, insidieuse et cruelle, révèle l’ampleur de l’oppression exercée par les mercenaires de Wagner et soulève des questions profondes sur la dignité humaine et les droits inaliénables de chaque individu. 

  

Les rues et quartiers de la République Centrafricaine résonnent des cris étouffés de ceux qui ont été pris au piège des méthodes impitoyables de Wagner. En utilisant des sacs plastiques pour cagouler les personnes arrêtées, couvrant ainsi complètement leurs têtes jusqu’à leurs cous, les victimes se retrouvent prisonnières du silence, incapables de faire entendre leurs appels à l’aide. Cette pratique cruelle, visant à étouffer les paroles des opprimés, aveugler les vues, soulève des questions fondamentales sur la dignité humaine et les droits inaliénables de chaque individu. 

  

Les mercenaires de Wagner utilisent des méthodes d’immobilisation cruelles en couvrant les têtes des personnes arrêtées avec des sacs plastiques, les enveloppant jusqu’au niveau du cou. Ce geste brutal ne se limite pas à étouffer les voix des victimes, mais vise également à restreindre leur mouvement, les rendant incapables, aveugles de se défendre ou de se libérer. Avec leurs têtes et leurs épaules enveloppées dans le sac, les victimes se retrouvent complètement immobilisées, piégées dans un état de vulnérabilité extrême, sans aucun moyen de se protéger contre les abus et les agressions. 

  

La complicité des autorités nationales dans l’arrivée de Wagner en République Centrafricaine est un affront à la justice et à la liberté. Alors que le peuple endure des souffrances inimaginables, les responsables politiques restent complices du silence, détournant le regard des horreurs perpétrées au nom de la sécurité. Il est temps de rompre ce silence complice et d’exiger des comptes pour les crimes commis contre l’humanité. 

  

Il y’a lieu de noter que la situation actuelle en République Centrafricaine est un rappel brutal de l’urgence d’une action internationale concertée. Il est impératif de mettre fin aux abus de pouvoir de Wagner et de garantir la protection des droits fondamentaux des citoyens. Chaque voix étouffée par les sacs plastiques est un cri de désespoir qui appelle à la justice et à la liberté. Il est temps de briser le silence et de faire entendre la vérité sur les horreurs qui se déroulent en plein jour. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : deux morts et plusieurs blessés  dans une mutinerie à la prison de Bambari

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Centrafrique : deux morts et plusieurs blessés  dans une mutinerie à la prison de Bambari

 

Centrafrique.org/alerte-info-suicide-dun-element-de-larmee-nationale-au-plein-centre-ville-de-bambari/rond-point-centre-ville-de-bambari-dans-la-prefecture-de-la-ouaka-par-bertrand-yekoua-2/” rel=”attachment wp-att-39811″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/08/rond-point-centre-ville-de-Bambari-dans-la-préfecture-de-la-Ouaka-par-Bertrand-Yékoua-450×270.jpg” alt=”rond point centre-ville de Bambari dans la préfecture de la Ouaka par Bertrand Yékoua” width=”450″ height=”270″ />
rond point centre-ville de Bambari dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC / Bertrand Yékoua

 

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 08 février 2024 (CNC) – Le jeudi 7 février 2024 a été le théâtre d’une tragédie déchirante à la prison centrale de Bambari, située à plus de 350 kilomètres de Bangui, au centre de la République centrafricaine. Ce jour-là, des détenus, bouillonnant de colère à la suite du décès d’un compagnon malade, ont tenté une évasion, déclenchant une série d’événements qui mettent en lumière les déficiences profondes du système carcéral dans cette ville centrafricaine, capitale de  la province de la Ouaka.

 

La tension a pris son envol après que l’un des détenus, précédemment malade suite à de maltraitance des soldats FACA  , a été transféré à l’hôpital pour y être soigné. Malheureusement, il a succombé à sa maladie à l’hôpital préfectoral.  Informés du décès de leur camarade, les détenus ont exprimé leur mécontentement par une violente mutinerie, tout en tentant de briser les portes de la prison pour s’échapper. Les forces de l’ordre, mobilisant les gendarmes, policiers, soldats FACA ainsi que les mercenaires de Wagner, ont rapidement réagi. Des tirs ont retenti dans une tentative d’intimidation des détenus, entraînant la perte de deux vies parmi les détenus et des blessures chez les forces de l’ordre.

 

Rappelons que cette tragédie à la prison centrale de Bambari révèle les lacunes profondes du système carcéral, mettant en exergue la nécessité urgente de réformes. Les pertes humaines et les blessures subies soulignent l’importance de repenser les conditions carcérales pour assurer la sécurité tout en respectant les droits fondamentaux des détenus.

Par Bertrand Yékoua

 

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Traque nocturne de Wagner : Enlèvement du jeune Mahmoud au cœur du Km5.

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Traque nocturne de Wagner : Enlèvement du jeune Mahmoud au cœur du Km5. 

 

Centrafrique.org/rca-reprise-de-la-ville-de-kembe-mais-aussi-de-dimbi-de-poumbolo-et-de-gambo-par-les-forces-loyalistes/un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-46677″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-bangui-450×300.jpg” alt=”Un véhicule russe est aperçu dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  ” width=”450″ height=”300″ />
Un véhicule des Mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP

 

 

Bangui, 08 février 2024 (CNC) – Sous un voile noir de la nuit, le quartier Km5 est secoué par une série d’enlèvements orchestrés par les mercenaires de Wagner et leurs complices policiers de l’OCRB. C’est ici, dans cette rue Taximoto du Km5, que réside le jeune Mahmoud, pris en otage mardi dernier. Plongeons dans les sombres détails de cette nuit où la terreur a une fois de plus frappé. 

  

Au cœur du quartier Km5, dans le troisième arrondissement de Bangui, les sinistres agissements des mercenaires de Wagner et de leurs complices policiers de l’OCRB se sont intensifiés, plongeant l’ensemble de Km5 et la rue Taxi-Moto dans l’ombre de la terreur. Monsieur Mahmoud, un jeune résidant de cette rue paisible, connu sous le sobriquet du “délégué”, a été enlevé mardi soir aux environs de 21 heures, jeté dans l’obscurité d’une destination inconnue. 

  

Le scénario macabre s’est déroulé avec une précision troublante. Les mercenaires de Wagner ont débarqué dans des véhicules menaçants, accompagnés de quatre policiers de l’OCRB, jetant la rue dans un silence tendu. L’enlèvement de Monsieur Mahmoud s’inscrit dans une série d’opérations nocturnes orchestrées par ces forces obscures. 

  

Pourtant, ce n’est pas la première fois que les habitants du Km5 sont témoins de tels événements. Un exemple frappant est l’histoire du sieur Ibrahim, également connu sous le nom de Jean-Luc. Lundi dernier, vers 20 heures, les mercenaires de Wagner, en collaboration avec les policiers de l’OCRB, ont envahi la quiétude de son domicile. Embarqué de force, Monsieur Ibrahim a été conduit vers l’OCRB, un centre devenu synonyme de détresse. 

  

Ce qui a suivi a révélé un modus operandi bien établi. La demande de rançon est devenue la menace fantôme qui plane sur ces situations. La famille de Monsieur Ibrahim a dû s’acquitter d’une somme considérable, scellant ainsi sa libération. Un dénouement qui, bien que libératoire, laisse un goût amer d’injustice dans l’air. 

  

Ces récits s’entremêlent, dévoilant une trame troublante. Les policiers de l’OCRB, censés protéger la communauté, deviennent des complices de ces opérations nocturnes orchestrées par les mercenaires de Wagner, ces microbes de l’huile rouge, à makongo ti mafouta ti mbourou en sango. Leur présence lors des enlèvements jette un voile sombre sur l’intégrité des forces de l’ordre et soulève des questions pressantes sur leur implication. 

  

Les heures qui suivent l’enlèvement du sieur Mahmoud demeurent empreintes d’incertitude. La communauté retient son souffle, cherchant désespérément des réponses. Les autorités centrafricaines, déjà soumises au poids de ces récits, semblent impuissantes face à l’intrusion des mercenaires de Wagner. 

  

Le quartier Km5, autrefois un quartier florissant, se voit désormais assombri par la peur et la méfiance. Les commerçants prospères, dont Monsieur Ibrahim, vivent dans la constante menace de voir leur quiétude déchirée par ces actes abominables. 

  

Il est impératif que ces histoires trouvent leur chemin vers la lumière publique. La presse, les organisations de défense des droits de l’homme et la communauté internationale doivent porter attention à ces événements alarmants. C’est seulement par la diffusion de ces récits que nous pouvons espérer une mobilisation collective contre ces pratiques oppressives. 

  

Rappelons que le quartier Km5 est devenu le théâtre d’une tragédie persistante. Les destins de Monsieur Mahmoud et Monsieur Ibrahim, pris en otage par les mercenaires de Wagner, soulignent l’urgence d’une action concertée. Il est temps de briser le silence, d’éclairer ces rues assombries par la terreur, et de mettre fin à cette impunité qui a jeté une ombre sur la quiétude de cette communauté. La lumière de la vérité doit dissiper ces ténèbres, offrant ainsi un espoir renouvelé aux résidents de Kilomètre 5. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : Les Centrafricains s’insurgent contre la nomination contestée de SANA Bangui à la BEAC

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Centrafrique : Les Centrafricains s’insurgent contre la nomination contestée de SANA Bangui à la BEAC.

 

 

Centrafrique.org/yvon-sana-bangui/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Yvon-Sana-Bangui-450×392.jpg” alt=”Yvon Sana Banguiici, en costume gris, cravate teintée, , le nouveau gouverneur de la banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) proposé par Bangui, et largement contesté par les intellectuels centrafricains.” width=”450″ height=”392″ />
Yvon Sana Bangui, le nouveau gouverneur de la banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) proposé par Bangui, et largement contesté par les intellectuels centrafricains.

 

 

Bangui, 08  février 2024 (CNC) – La République centrafricaine se trouve au cœur d’une polémique enflammée suite à la proposition de nomination de Monsieur Sana Bangui à la tête de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Cette décision, émanant du président putschiste Faustin-Archange Touadera, a déclenché une vague de mécontentement au sein des intellectuels centrafricains et de la population. Alors qu’un poste aussi crucial exige des compétences économiques, la nomination d’un informaticien suscite des interrogations profondes quant aux critères de sélection. 

  

Au cœur de la controverse récente réside la proposition de nomination du sieur Sana Bangui, informaticien de profession, à la tête de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) comme Gouverneur. Cette décision du Président Touadera a déclenché un débat animé au sein des intellectuels centrafricains, qui expriment leur préoccupation quant à l’apparente préférence familiale et ethnique aux dépens de la compétence requise pour le poste. 

  

Les réseaux sociaux ont été les principaux lieux attitrés du théâtre de cette discussion, avec des groupes sur WhatsApp et d’autres plateformes où les Centrafricains partagent leurs opinions sur cette nomination controversée. Certains soulignent que le candidat retenu, du pouvoir à Bangui, le sieur Bangui Sana, alias S-BG, est un parent du Président, et que cette connexion familiale semble avoir pesé sur la décision présidentielle de sa proposition au poste du gouverneur à la BEAC. 

  

Une analyse plus approfondie des discussions révèle que de nombreux citoyens remettent en question la qualification professionnelle de Monsieur Sana Bangui. Son profil, en tant qu’informaticien travaillant actuellement à la Banque centrale, suscite des doutes quant à sa capacité à diriger une institution à la fois financière, économique et juridique d’une telle envergure.  

 

“Un informaticien peut faire quoi à la tête d’une si grande banque ? Il ne doit pas toujours compter sur ses staffs de gouvernorat pour diriger cette banque “. Confie à la Rédaction un cadre de cette banque BEAC. 

  

Certaines critiques vont plus loin en affirmant que Faustin Archange Touadera cherche à favoriser sa famille en plaçant un parent à un poste clé, malgré l’existence de candidats plus compétents. Des noms d’autres Centrafricains qualifiés, occupant des postes prestigieux au Fonds monétaire international à Abidjan, ont été avancés comme des alternatives plus viables pour le rôle de gouverneur de la BEAC. 

  

Le CV de Monsieur Sana Bangui, qu’il a lui-même habillé en lien avec le poste à a demandé de son neveu Touadera et propagé sur les réseaux sociaux, confirme son parcours en tant qu’informaticien, soulevant ainsi des interrogations sur sa préparation pour un poste exigeant des compétences économiques et financières spécifiques. Certains membres de la communauté intellectuelle s’inquiètent des répercussions potentielles d’une telle nomination sur l’intégrité et l’efficacité de la BEAC. 

  

L’apparente volonté du président putschiste d’étendre son putsch au-delà de son pays afin de privilégier ses liens familiaux au détriment de l’expertise professionnelle suscite des inquiétudes quant à la gouvernance transparente et équitable des institutions. Les Centrafricains, à travers les réseaux sociaux, expriment leur mécontentement face à ce qu’ils perçoivent comme du népotisme au sommet de l’État. 

  

En résumé, la nomination de Monsieur Sana Bangui à la tête de la BEAC continue de susciter des débats passionnés au sein de la société centrafricaine. La question cruciale de l’équilibre entre les liens familiaux et la compétence professionnelle demeure au centre de cette controverse, soulevant des questions essentielles sur la direction future de l’institution financière clé du pays. 

 

Affaire à suivre …

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Rétablir l’ordre : La décision audacieuse de la ministre de la Culture, madame Sista Ngola

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Rétablir l’ordre : La décision audacieuse de la ministre de la Culture, madame Sista Ngola.

 

Centrafrique.org/les-maitresses-du-president-dans-le-gouvernement-promotions-canape-et-nominations-controversees-en-republique-centrafricaine/fb_img_1704543450158/” rel=”attachment wp-att-72042″ data-wpel-link=”internal”>Ngola Poto RAMADAN MAHATA, dite Sista Ngola, la nouvelle ministre de la Culture
Ngola Poto RAMADAN MAHATA, dite Sista Ngola, la nouvelle ministre de la Culture

 

 

Bangui, 08 février 2024 (CNC) – Dans les coulisses du ministère de la Culture en République centrafricaine, une série d’événements tumultueux a secoué les fondements de la gestion artistique. L’ancien directeur de cabinet par intérim, Monsieur Toukia , impliqué dans des détournements de fonds et des actes de sabotage, a laissé une empreinte chaotique de ses dix doigts sur plusieurs dossiers. Cependant, la nouvelle ministre, Sista N’gola, a pris une décision courageuse en rétablissant l’ordre, ramenant au travail le directeur de cabinet, initialement mis en congé maladie sous des circonstances douteuses par l’ancienne ministre Saraiva Yanzere Jennifer. 

  

Les détournements révélés.  

  

Un récent scandale financier a mis en lumière les détournements de fonds orchestrés par l’ancien ministre de la Culture, Mme Jennifer, et son ancien directeur de cabinet par intérim, Monsieur Toukia, causant des perturbations parmi les artistes et les promoteurs culturels. Des agents du Trésor public, en essayant de verser aux artistes les indemnités en retard, ont révélé indirectement un vaste système en réseau 7G du détournement des fonds au sein dudit ministère, 

  

La réaction de la nouvelle ministre Sista Ngola Ramadan.   

  

Face à cette situation, la nouvelle ministre Sista Ngola Ramadan a agi avec détermination. Au lendemain de sa prise de fonction, elle a limogé l’ancien directeur de cabinet par intérim, Monsieur Toukia , elle en a profité de rétablir le directeur de cabinet, injustement écarté sous la ministre Jennifer. Cela a marqué le début d’une ère visant à restaurer la confiance et l’intégrité au sein du ministère de la Culture. 

  

En rétablissant le directeur de cabinet, la ministre Sista Ngola Ramadan a pris une décision que l’on peut la qualifier d’audacieuse pour restaurer l’ordre et la confiance au sein du ministère de la Culture. Cependant, les conséquences de cette action sont sujettes à débat, et l’avenir dira si ces efforts seront fructueux pour garantir une gestion éthique des ressources artistiques en République centrafricaine. 

Affaire à suivre.  

 

Par Éric Azoumi

 

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Opportunité perdue : Les enjeux de l’annulation du financement d’un milliard de francs CFA de la Banque mondiale pour l’eau en Centrafrique

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Opportunité perdue : Les enjeux de l’annulation du financement d’un milliard de francs CFA de la Banque mondiale pour l’eau en Centrafrique

 

problème d'eau à Bangui et les gens se rassemble autour de robinet
Les gen se rassemblent autour d’une fontaine d’eau dans la capitale Bangui. Photo CNC

 

 

Bangui, 08 février 2024 (CNC) – Les compétences cachées des autorités au pouvoir à Bangui en République Centrafricaine s’affichent peu à peu. Cette République centrafricaine confrontée à un défi critique d’accès à l’eau potable et à l’électricité, la Banque mondiale a financé un projet de grande envergure pour l’amélioration des services d’eau et de l’électricité pour sa population. Mais l’incompétence des autorités au pouvoir ont conduit la Banque mondiale à clôturer et annuler le 30 juin 2023, le solde de l’argent non décaissé. La République centrafricaine laisse ainsi évaporer une opportunité cruciale.  

 

C’est dans une correspondance en date du 22 janvier 2024 que cette perte incompréhensible, selon les termes du Premier ministre Moloua s’est mise à la portée du public. Dans sa correspondance, le Premier Ministre a annoncé à son ministre de l’Energie l’annulation d’un financement de la Banque Mondiale destiné à améliorer les services d’eau. Cette annulation, survenue le 30 juin 2023, met en lumière des questions urgentes sur la gestion des fonds et les priorités du gouvernement en matière d’eau potable.

 

 

 

La correspondance, enregistrée sous le numéro 2070 MODERNA le 23 janvier 2024, révèle les détails essentiels de cette opportunité perdue. Le Premier Ministre Félix Moloua souligne les goulots d’étranglement dans la mise en œuvre du projet et demande des explications sur les responsabilités des différents acteurs. Cette perte inexplicable de 1,2 milliard de FCFA suscite des préoccupations quant à la manière dont des projets cruciaux sont gérés au sein du gouvernement de Faustin Archange Touadera.

 

Les problèmes d’organisation et le manque de suivi du Premier Ministre sur ce projet sont évidents, mettant en évidence des défaillances au niveau le plus élevé de la gouvernance. La concentration du Ministre de l’Énergie, M. Bertrand Arthur Piri, sur des activités lucratives comme l’importation de produits pétroliers, au détriment de projets vitaux tels que l’eau potable, soulève des interrogations sérieuses sur les priorités gouvernementales.

 

La situation difficile de la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) est également mise en lumière. Les obstacles auxquels la SODECA est confrontée dans la fourniture d’eau soulignent l’importance du financement perdu. Ce détail approfondi expose les difficultés rencontrées par la SODECA et la manière dont ce financement aurait pu être crucial pour améliorer ses équipements et étendre la distribution d’eau.

 

La perte de cette opportunité de financement révèle des lacunes profondes dans la gestion des projets cruciaux en République Centrafricaine. Il est impératif de remédier à ces déficiences pour garantir que l’accès à l’eau potable, essentiel à la vie quotidienne de la population, ne soit plus sacrifié au profit d’intérêts personnels. Les yeux sont maintenant tournés vers le gouvernement pour des actions correctives visant à rétablir la confiance du public et à garantir une utilisation efficace des financements futurs.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Au coeur de l’inexplicable : Le PAM frappé par un accident énigmatique à Bossangoa

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Au coeur de l’inexplicable : Le PAM frappé par un accident énigmatique à Bossangoa

 

Centrafrique.org/un-vehicule-du-pam-accidente-au-village-zere-vers-bossangoa/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/un-vehicule-du-PAM-accidente-au-village-zere-vers-Bossangoa-450×197.jpg” alt=”un véhicule du PAM en revenant de Bouca, s’est accidenté au village zéré, 26 kilomètres de Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham. Un arbre s’est renversé sur le véhicule, causant des dégâts matériels et humain.” width=”450″ height=”197″ />
Véhicule du PAM accidenté à Zéré

 

 

Bossangoa, 08 février 2024 (CNC) – Dans une étrange tournure d’événements, un véhicule affrété par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a été victime d’un accident aux circonstances mystérieuses, suscitant des interrogations et des spéculations à Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham. L’incident, survenu au village Zéré, à 26 kilomètres de Bossangoa sur l’axe de Bouca, a laissé deux personnes gravement blessées, créant un véritable mystère pour les témoins de la scène interrogés par la rédaction du CNC.

 

Selon les informations recueillies, le véhicule revenait de Bouca après quelques jours de mission du PAM dans cette ville, où il était engagé dans des activités cruciales de distribution des produits vivriers liées au programme alimentaire mondial. Le drame s’est déroulé au village Zéré, à un moment où le véhicule circulait à vive allure. Un arbre du village s’est soudainement abattu sur le véhicule, provoquant des dégâts matériels et humains, notamment la cassure immédiate du bras d’un agent du PAM présent à bord. Malgré les efforts des secours pour retrouver le bras sectionné, leurs tentatives ont été vaines. Le bras coupé disparait dans la nature. Le chauffeur, quant à lui, a subi des blessures à la poitrine.

 

L’acte, selon les témoins oculaires, a pris une tournure mystérieuse, évoquant des spéculations sur une possible intervention maléfique, c’est-à-dire des sorciers de ces villages. La localisation précise de l’incident, à 26 kilomètres de Bossangoa, soulève des questions sur les circonstances entourant la chute de l’arbre. Certains s’interrogent sur la nature inexpliquée de cet événement, considérant cela comme un acte provoqué par une puissance maléfique.

 

La réaction immédiate a été le transfert des victimes à Bangui pour des soins appropriés, soulignant la gravité des blessures subies.

 

Il y’a lieu de noter que l’accident tragique du véhicule du PAM à Bossangoa soulève des questions troublantes sur la sécurité des opérations humanitaires dans la préfecture de l’Ouham en particulier, et dans tout le pays en général. Les spéculations autour de cet incident mystérieux témoignent des croyances locales en des forces surnaturelles.

 

Par Arsène Féimonazoui

 

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L’accès au cimetière musulman de Boeing : Défis inattendus dans la réhabilitation des routes

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L’accès au cimetière musulman de Boeing : Défis inattendus dans la réhabilitation des routes

 

Centrafrique.org/profanation-du-cimetiere-des-musulmans-a-Bangui-la-communaute-musulmane-en-colere/dans-le-cimetiere-musulman-de-Bangui/” rel=”attachment wp-att-70761″ data-wpel-link=”internal”>Dans le cimetière musulman de Bangui avec les dégâts causés par la société de transport de sable
Dans le cimetière musulman de Bangui avec les dégâts causés par cette société …

 

 

Bangui, 07 février 2024 (CNC) – Au cœur du 3e arrondissement de Bimbo, les travaux de réhabilitation des routes, entrepris en janvier, suscitent à la fois l’enthousiasme et les préoccupations des résidents. L’initiative vise à améliorer l’accessibilité dans le secteur, débutant au cimetière des musulmans de Boeing et s’étendant jusqu’à l’école Kokoro-1. Malgré les progrès enregistrés sur deux kilomètres de latérites, des défis inattendus émergent, notamment les excavations anarchiques de fabricants de briques. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la durabilité des réparations entreprises. Dans cet article, nous examinerons de près les diverses perspectives des habitants, les avancées techniques, et les obstacles financiers qui entravent la finalisation des travaux. 

  

Les travaux de réhabilitation des routes dans une partie du 3e arrondissement et Bimbo ont débuté avec l’objectif louable d’améliorer les infrastructures locales. Le projet, entamé près du cimetière des musulmans de Boeing, a connu des progrès appréciables jusqu’à l’école Cocoro-1, cependant, des défis imprévus ont émergé, jetant une ombre sur l’ensemble de l’entreprise. 

  

Les résidents locaux ont salué les travaux pour les améliorations significatives apportées à la circulation pendant la saison des pluies. Cependant, un point de discorde majeur réside dans les excavations le long de la voie, effectuées par des fabricants de briques avides de matière première. Un résident exprime son inquiétude quant à l’impact potentiel de ces activités sur la durabilité des réparations. Malgré la joie initiale, la communauté craint que ces excavations ne compromettent la qualité des routes nouvellement construites. 

  

Hervé Benaud, directeur technique de l’entreprise SOFIA-TP, responsable de l’exécution des travaux, souligne les avancées techniques réalisées jusqu’à présent. La mise en forme du site du cimetière et la préparation du terrain sur une distance de 5 km ont été accomplies. Cependant, il souligne également les difficultés rencontrées en raison du rythme de mobilisation financière, qui a ralenti le progrès effectif sur le chantier. Les engins disponibles pourraient achever le projet dans un mois, mais les contraintes financières prolongent le délai prévu. 

  

Le coordonnateur du comité des travaux de réhabilitation, Hassan Danda, lance un appel urgent à la communauté locale pour contribuer financièrement à la réussite du projet. Alors que le financement initial de 3,3 millions a considérablement augmenté, atteignant 19,6 millions, il souligne le besoin critique de 68 millions supplémentaires pour couvrir les coûts de carburant et de lubrifiant. La mobilisation quotidienne des fonds est cruciale pour maintenir le rythme des travaux. 

  

Les techniciens de l’entreprise SOFIA-TP estiment que, malgré les défis financiers, les engins disponibles peuvent achever le projet dans le délai initial. Cependant, la réalité actuelle montre que, après trois semaines, les travaux ne sont pas à mi-parcours en raison du rythme entravé par la mobilisation financière. Cette situation souligne l’importance cruciale de résoudre les défis financiers pour garantir la conclusion réussie de la réhabilitation des routes. 

  

La réhabilitation des routes à Bimbo 3, bien que porteuse d’espoir, est confrontée à des défis inattendus. Les excavées incontrôlées menacent la qualité des travaux entrepris, tandis que les contraintes financières ralentissent le progrès. La communauté locale est appelée à contribuer financièrement pour assurer le succès du projet. Il est impératif de surmonter ces obstacles pour garantir des infrastructures durables et répondre aux besoins essentiels de la population. La situation actuelle souligne l’importance d’une gestion rigoureuse et d’un soutien continu pour transformer cette initiative en un triomphe pour la communauté de Bimbo 3. 

 

Par Éric Azoumi

 

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Crise sanitaire dans la Haute-Kotto : Sorcellerie et Charlatanisme paralysent le centre de santé de Wada

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Crise sanitaire dans la Haute-Kotto : Sorcellerie et Charlatanisme paralysent le centre de santé de Wada

 

Centrafrique.org/Centrafrique-campagne-de-vaccination-contre-la-rage-canine-dans-le-district-sanitaire-de-bocaranga-et-koui/hopital-de-bocaranga/” rel=”attachment wp-att-71625″ data-wpel-link=”internal”>Hôpital de Bocaranga, au nord-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC
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Bangui, 08 février 2024 (CNC) –  Au cœur de la Haute-Kotto, la sous-préfecture de Ouadda est actuellement en proie à une crise sanitaire majeure, le centre de santé local étant paralysé depuis près de trois mois. Des rumeurs persistantes de charlatanisme et de sorcellerie entre le personnel médical ont jeté l’ombre sur les activités de soins, résultant en des conséquences dramatiques pour la population locale. Le décès soudain du chef du Dix-Centres en novembre dernier, attribué à un cas de charlatanisme et de la sorcellerie selon certains collaborateurs, a déclenché une série de démissions parmi le personnel médical, entraînant une cessation des services. La population, laissée sans orientation médicale adéquate, se retrouve confrontée à des situations périlleuses, comme en témoigne le récit poignant de Natacha, qui a accouché chez elle faute d’assistance médicale.

 

La crise actuelle au centre de santé de Wada est le résultat direct du décès du chef du Dix-Centres, survenu en novembre 2023. Selon les informations recueillies, la cause de son décès serait liée à des pratiques de charlatanisme, alimentant un climat de méfiance parmi les personnels soignants. Hiler Isaka, majeur de la formation sanitaire, témoigne du changement brutal dans le fonctionnement de l’établissement depuis la disparition du chef du centre. Certains agents, par crainte et superstition, ont abandonné leurs postes, laissant la population locale sans accès aux services médicaux nécessaires.

 

La situation est d’autant plus alarmante que des accouchements se font désormais pour la plus part à domicile, comme celui de Natacha, en l’absence d’une assistance médicale fiable. Les conséquences de cette paralysie affectent directement la santé des habitants, mettant en lumière le besoin urgent d’intervention. Le député Abdelkarim Nabia, représentant de Wada et de Wanjakoto, exprime sa préoccupation et appelle le ministère de la Santé à agir rapidement. Les allégations selon lesquelles un agent aurait mystiquement causé la mort du chef du centre suscitent des inquiétudes quant à la sécurité des personnels médicaux et à la stabilité des services de santé dans la région.

 

Le député Nabia va jusqu’à demander l’envoi d’un infirmier diplômé d’État pour reprendre la direction du centre de santé de Wada, afin d’éviter d’autres suspicions de pratiques occultes parmi le personnel médical. Malgré ces préoccupations légitimes, aucune enquête formelle n’a encore été ouverte pour élucider les allégations de charlatanisme et de sorcellerie. Cependant, le député souligne la nécessité d’une intervention immédiate pour restaurer la confiance et assurer un accès ininterrompu aux soins de santé de base.

 

Rappelons que la crise sanitaire qui sévit à Wada illustre le fragile équilibre entre la médecine moderne et les croyances traditionnelles dans la région. La paralysie du centre de santé expose la vulnérabilité de la population locale et souligne l’urgence d’une action gouvernementale. La demande pressante d’Abdelkarim Nabia met en lumière les enjeux critiques auxquels la santé publique est confrontée, allant au-delà des simples services médicaux. Le défi réside désormais dans la restauration de la confiance au sein du personnel médical et de la communauté, tout en garantissant un accès équitable et fiable aux soins de santé essentiels.

 

Par Moïse Banafio

 

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La révolution agricole à Paoua : Quand la culture de semences devient source de prospérité

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La révolution agricole à Paoua : Quand la culture de semences devient source de prospérité

 

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Paoua, 08 février 2024 (CNC) – Dans la localité de Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine, une transformation économique et alimentaire significative s’opère à travers une pratique innovante : la culture de semences. Sous le regard averti de coopératives dynamiques, les agriculteurs de cette localité exploitent cette méthode pour consolider l’économie paysanne. Cette expérience, non seulement couronnée de succès, mais aussi cruciale pour l’autosuffisance alimentaire, révèle les opportunités insoupçonnées que recèle la terre nourricière de Paoua.

 

À Paoua, le mot “Paoua », en Tali, résonne comme un appel à cultiver la terre, une initiative incarnée par des hommes et des femmes regroupés en coopératives. Marie-Hélène Yannapoulet-Poutia, active au sein du groupement “Autosuffisance Alimentaire”, témoigne du succès de cette démarche. En 2018, grâce aux semences améliorées fournies par l’ONG WHH, elle a vu fructifier ses récoltes, devenant une figure héroïque dans sa communauté.

 

Et ce n’est pas tout ! Les coopératives, telles que celle dirigée par Évariste, bénéficient du soutien technique de l’Agence centrafricaine de développement agricole (ACDA) pour la multiplication des semences améliorées de type Burkina Faso. L’efficacité de cette collaboration a attiré l’attention de l’ONGWHH, qui a financé l’achat des semences au Burkina Faso, créant ainsi un cercle vertueux.

 

La région de Paoua bénéficie d’une paix retrouvée, facilitant la prospérité de ce marché florissant. Les coopératives participent activement aux foires agricoles, comme celle de Bozoum en janvier, générant des recettes considérables. Une seule coopérative peut réaliser une recette de 120 millions après la vente de semences, une réussite économique inédite dans cette région autrefois en proie à des troubles.

 

Sylvain Andjamanga, directeur de l’ACDA, présente l’impact positif du retour de la paix et de l’autorité de l’État dans cette régione. Auparavant, le manque de semences était un obstacle majeur, mais avec le soutien du ministère de l’Agriculture, des semences améliorées ont été mises à la disposition des producteurs. Cette initiative a transformé les difficultés en opportunités, offrant aux cultivateurs des moyens modernes tels que des hangars et des tracteurs pour cultiver athélée.

 

Notons que la réussite de la culture de semences à Paoua ne se limite pas à une simple renaissance agricole, mais incarne une véritable révolution économique et sociale. Les agriculteurs, devenus maîtres de leur destin grâce à la terre nourricière, démontrent que l’innovation, associée à la paix retrouvée, peut être le moteur d’une prospérité partagée. Paoua, autrefois marquée par les troubles, écrit maintenant un nouveau chapitre, où la culture de semences devient le symbole d’un avenir florissant pour toute la région.

 

Par Gaël Boberang

 

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Boy-Rabe, Bangui : Quand la militarisation redéfinit la vie quotidienne

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Boy-Rabe, Bangui : Quand la militarisation redéfinit la vie quotidienne

 

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Marché de Boyrabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Mickaël Kossi.

 

 

Bangui, 07  février 2024 (CNC) – Au cœur de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, se trouve le quartier Boy-Rabe, un quartier baptisé au nom de l’emploi des habitants (emploi domestique chez les arabes), est un microcosme complexe où la diversité ethnique rencontre la militarisation omniprésente. Dans ce quartier présidentiel et résidentiel, la vie quotidienne est façonnée par la présence constante des forces armées, entraînant des implications profondes pour ses habitants. Décryptons les dynamiques sociales, politiques et économiques qui définissent l’expérience unique du quartier Boy-Rabe. 

  

Le Quartier Boy-Rabe : Un patchwork ethnique vibrant. 

 

Au croisement des principales artères de Bangui, le quartier Boy-Rabe abrite une diversité ethnique remarquable. À l’entrée du quartier, les N’gbaka Mandya et les Mandia coexistent dans un kaléidoscope culturel, tandis qu’au cœur du quartier, les Gbaya imprègnent les rues et les habitations de leur propre identité. Cette cohabitation ethnique crée un tissu social riche mais complexe, où les traditions et les coutumes se mêlent dans un tableau vivant de la vie urbaine centrafricaine. 

 

Dans une ruelle du quartier Ndress 2 à Boy-Rabe
Dans une ruelle du quartier Ndress 2 à Boy-Rabe. CopyrightCNC

 

La militarisation rampante : Une présence omniprésente. 

  

La militarisation du quartier Boy-Rabe est palpable à chaque coin des rues. Des militaires patrouillent régulièrement, et la plupart des résidents, des enfants aux parents, ont des liens avec ces forces armées. Cette militarisation, bien que perçue comme une forme de protection par certains, suscite également des inquiétudes quant à l’équilibre des pouvoirs et à la sécurité des civils. La présence massive de militaires dans les quartiers soulève des questions sur la vie quotidienne et les aspirations des habitants, notamment des jeunes enfants qui grandissent dans un environnement marqué par une culture des hommes en treillis souvent avec les armes sous les mains. 

  

Recrutement militaire : Une solution ou un problème ? 

  

La distribution de fiches de recrutement militaire par les autorités locales, y compris les députés, soulève des interrogations sur les motivations et les conséquences de cette politique. Alors que le chômage demeure un défi majeur dans le pays, le recrutement massif de militaires dans le quartier Boy-Rabe peut être perçu comme une réponse économique, mais soulève également des préoccupations quant à la militarisation excessive d’une partie de la population et à la sécurité des civils. 

   

Le quartier Boy-Rabe à Bangui incarne la complexité et les défis de la République centrafricaine contemporaine. Entre diversité ethnique, militarisation rampante et enjeux socio-économiques, les résidents dudit quartier naviguent dans un paysage urbain en constante évolution. Pour assurer un avenir durable et pacifique, il est impératif que les autorités s’engagent dans un dialogue ouvert et inclusif avec la communauté, tout en s’attaquant aux racines profondes des problèmes qui affectent le quartier Boy-Rabe et au-delà.  

 

Par Éric Azoumi

 

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Le chemin troublant de la ministre Bemaka Soui Josiane : âge, mariage, diplômes, identité floue

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Le chemin troublant de la ministre Bemaka Soui Josiane : âge, mariage, diplômes, identité floue

 

Mme Konan, née Bemaka Soui Josiane Lina, ministre des Actions humanitaires
Mme Konan, née Bemaka Soui Josiane Lina, ministre des Actions humanitaires

 

 

Bangui, 07 février 2024 (CNC) – Madame Konan, née Bemaka Soui Josiane Lina. La nouvelle ministre des Actions humanitaires qui vient de succéder à madame Virginie Mbaïkoua qui a occupé ce poste durant sept années. Madame Konan, née Bemaka Soui Josiane Lina est née le 11 juillet 1970 à Bangui, selon son acte de naissance qu’elle a atterri avec à Abidjan en côte d’ivoire et qui figure sur tous ses documents administratifs à cette époque. Avec son parcours et ses relations intimes avec le président putschiste Faustin Archange Touadera, elle est la nouvelle figure énigmatique de la scène politique centrafricaine depuis janvier 2024.

Même si elle a taillé, taillé, voire, limé à plusieurs reprise son âge à sa convenance, les parcours académiques et professionnels qu’elle affiche au public suscitent des interrogations croissantes. Malgré son mariage et son ascension au sein du gouvernement, des doutes persistent quant à l’authenticité de ses diplômes et de son expérience. Son histoire soulève des questions sur l’intégrité du processus de nomination et l’importance de la transparence dans la fonction publique centrafricaine. Révélation de Corbeaunews. 

 

    

Le mariage à Abidjan et son union avec un Ivoirien, monsieur Dieudonné Konan. 

  

 

Madame Konan, née Bemaka Soui Josiane Lina, avant son immersion dans la politique centrafricaine, amorçait son parcours à Abidjan, en Côte d’Ivoire lorsqu’elle a regagné son père le feu général Bemaka Soui. C’est à Abidjan qu’elle a rencontré et épousé pour la premier fois son homme, monsieur Dieudonné Konan, le 31 juillet 2004, date qui scellait ainsi leur union dans la métropole ivoirienne. Ce mariage, initialement empreint de promesses et d’engagements, deviendra le point de départ d’une série d’événements mystérieux et d’interrogations persistantes sur le parcours de Bemaka Soui Josiane Lina. 

 

L’union scellée le 31 juillet 2004, constituait une étape significative dans la vie de cette jeune dame. Grace à son union avec cet Ivoirien, monsieur Dieudonné Konan, l’avenir professionnel de la jeune à l’époque, Mademoiselle Bemaka Soui Josiane Lina devenue Madame Konan, va enfin commencer. Avec un diplôme d’infirmier diplômé d’Etat imprimé en couleur quelque part en Afrique qu’elle a ramené avec elle dans son sac à Abidjan, son parcours allait être abrégé le jour du concours d’intégration. Mais grâce à son mari Konan, cette chute qui allait être réalisée par les policiers n’a pas eu lieu. 

 

Photo souvenir de mariage de Mlle Bemaka-Soui Josiane et Mr. Dieudonné Konan
Photo souvenir de mariage de Mlle Bemaka-Soui Josiane et Mr. Dieudonné Konan

 

Le chapitre de son histoire illustre les prémices d’une saga complexe et intrigante qui allait captiver l’attention et soulever des questions tout au long de sa carrière professionnelle avec son intégration dans la fonction publique en Côte d’Ivoire et maintenant, politique, avec sa nomination comme ministre des actions humanitaires en Centrafrique. 

  

Son intégration dans la fonction publique Ivoirienne en tant qu’infirmière. 

  

Avant même son mariage, Bemaka Soui Josiane Lina avait déjà tracé son chemin dans le domaine médical. Elle travaillait comme une sœur catholique et assistante médicale au sein de la mission catholique. Après son mariage avec Monsieur Dieudonné Konan et l’obtention de la nationalité ivoirienne, comme elle sait faire les injections et des prélèvements sanguins, elle a déclaré à son époux qu’elle est une infirmière et elle a mis sur la table son diplôme d’infirmière diplômée d’état, IDE, un métier qui deviendrait central dans sa nouvelle identité professionnelle. 

  

Poussée par ses aspirations et encouragée par son mari Dieudonné, Madame Konan, née  Bemaka Soui Josiane Lina s’est présenté au concours de la fonction publique ivoirienne. D’après nos informations, elle allait être arrêté ce jour-là en raison de la non-authenticité de son diplôme d’infirmière. Mais grâce aux efforts de son époux et à ses relations au sein du ministère de la Santé, elle n’a pas été mise aux arrêts et elle a été admise au concours pour être intégrée dans la fonction publique ivoirienne en tant qu’infirmière. 

 

Extrait du bulletin de salaire de Mme Konan née Bemaka Soui Josiane Lina indiquant sa fonction et la date de son intégration, le 1er mars 2006
Extrait du bulletin de salaire de Mme Konan née Bemaka Soui Josiane Lina indiquant sa fonction et la date de son intégration, le 1er mars 2006

  

 

Son affectation à la pédiatrie du Centre Hospitalier Universitaire de Cocody à Abidjan le 1er mars 2006 a marqué le début d’une nouvelle étape de sa carrière. En travaillant comme infirmière au service pédiatrique, Madame Konan, née  Bemaka Soui Josiane Lina a commencé à façonner sa réputation professionnelle, bien que des questions subsistent sur la légitimité de ses qualifications et de son expérience. Cette année de 2006 va illustrer, dans sa vie, les débuts tumultueux d’une trajectoire professionnelle entourée de mystère et de controverse qu’une autre histoire du couple imaginable va s’ajouter. Laquelle ? 

  

Sa disparition au domicile conjugal et sa recherche par la police. 

  

Après avoir été intégrée dans la fonction publique ivoirienne et avoir exercé en tant qu’infirmière au CHU de Cocody, Madame Konan, née  Bemaka Soui Josiane Lina a mystérieusement disparu fin 2006 de la vie quotidienne, comme une haleine qui disparait mais laisse son souvenir sur la personne par son odeur. Malgré son statut matrimonial, elle a abandonné, sans raison et brusquement, le domicile conjugal, laissant son mari qui l’avait aidé à devenir fonctionnaire dans l’incertitude et l’inquiétude selon les voisines de son quartier qui ont accepté de réagir sur sa présence signalée à Bangui. 

  

D’après ses voisins, sa disparition subite a déclenché une recherche active menée par son époux, qui a sollicité l’aide des autorités pour retrouver sa trace. La police a identifié Madame Konan, née  Bemaka Soui Josiane Lina dans un quartier d’Abidjan, mais malgré les efforts déployés pour la convaincre de revenir et de discuter d’un divorce à l’amiable si elle avait un souci avec son mari et qu’elle veut le quitter, elle a refusé de coopérer. Pendant deux ans, elle est restée dans ce quartier, refusant de revenir au domicile conjugal. 

  

En 2008, Madame Konan, née  Bemaka Soui Josiane Lina a quitté définitivement Abidjan et s’installer en Belgique, laissant derrière elle, un homme avec un lien de mariage, des questions sans réponses et des préoccupations persistantes. Malgré les recherches menées par le ministère de la Santé ivoirien et son mari, sa localisation est restée un mystère jusqu’à ce que sa présence en Belgique soit finalement confirmée. Cette période tumultueuse de sa vie a marqué un tournant décisif dans son parcours, ouvrant la porte à de nouveaux défis et à de nouvelles opportunités à l’étranger. 

 

Son ascension politique et sa nomination au gouvernement. 

  

Après son départ pour la Belgique, Madame Konan, née  Bemaka Soui Josiane Lina a apparu sur la scène politique centrafricaine suite à l’accession au pouvoir du président Faustin Archange Touadera en 2016. Grâce à ses contacts et à ses relations privées, elle a établi des liens sérieux avec le nouveau président, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle phase de sa carrière. 

  

Cette relation hautement sérieuse et privilégiée avec le président Touadéra lui a valu une nomination prestigieuse à la présidence à Bangui, en tant que ministre conseillère. Travaillant au cœur du pouvoir présidentiel, elle a joué un rôle clé dans les cercles du pouvoir politique de la République centrafricaine, contribuant à façonner les politiques et les décisions gouvernementales. 

  

Son engagement de corps à corps aux côtés du président putschiste Faustin Archange Touadera a été récompensée lorsqu’elle a été nommée ministre des Actions Humanitaires en janvier 2024 dans le gouvernement retouché du Premier ministre Félix Moloua. Cette position lui a donné une plateforme pour promouvoir et mettre en œuvre des initiatives visant à améliorer la vie des citoyens centrafricains les plus vulnérables, dans un contexte marqué par des défis sociaux et économiques persistants. 

  

L’ascension politique de Madame Konan, née  Bemaka Soui Josiane Lina malgré les controverses entourant son passé et ses qualifications, souligne sa résilience et sa détermination à s’imposer dans les arcanes du pouvoir à Bangui. Sa nomination au gouvernement témoigne également des dynamiques complexes qui influencent la politique centrafricaine et soulève des questions sur les critères de sélection et de nomination des fonctionnaires dans le pays. 

  

Son comportement controversé et ses conflits de voisinage. 

  

Madame Konan, née  Bemaka Soui Josiane Lina, malgré son ascension politique, est au cœur de controverses dans son quartier de Benz-vi à Bangui. Son comportement dictatorial et ses tentatives pour imposer sa volonté aux résidents ont semé la discorde et la méfiance parmi ses voisins. 

  

Son obsession pour la sécurité présidentielle a conduit à des mesures extrêmes, telles que l’imposition de restrictions strictes sur les déplacements des habitants, en particulier des belles jeunes filles, lors des visites présidentielles chez elle. Cette attitude autoritaire et jalouse a été vivement critiquée et a alimenté les tensions au sein de la communauté. 

  

De plus, les relations conflictuelles avec la famille Bombayéké, marquées par des tentatives d’intimidation et de contrôle excessif, ont exacerbé les conflits de voisinage. Les efforts de Madame Konan, née  Bemaka Soui Josiane Lina pour restreindre la liberté de mouvement des jeunes filles voisines ont déclenché des confrontations et des protestations, mettant en lumière son comportement délictueux envers ses voisins. 

  

Malgré son influence politique, les actions de Madame Konan, née  Bemaka Soui Josiane Lina ont soulevé des préoccupations quant à sa conduite et à son respect des droits des citoyens ordinaires. Son comportement autoritaire et ses conflits de voisinage révèlent les défis persistants auxquels est confrontée la société centrafricaine et soulignent la nécessité d’une gouvernance transparente et inclusive pour garantir le bien-être de tous les citoyens. Pour bien se frayer un chemin sur ses ambitions politiques et obtenir des cotes de popularité, Madame Konan, née  Bemaka Soui Josiane Lina se retourne vers les médias pour habiller son cursus. Comment ? Pour parler de ses diplômes fabriqués. 

 

Carte de séjour de madame Bemaka-soui
Carte de séjour ivoirienne de madame Josiane Bemaka-soui

  

 

La fabrication de ses diplômes et présentation d’un faux cursus académiques. 

  

Le parcours académique de Madame Konan, née  Bemaka Soui Josiane Lina est entaché de fabrication de diplômes et de présentation de faux cursus académiques et professionnelles. Initialement assistante médicale au sein de la mission catholique, elle avait présenté un diplôme d’infirmière, dont l’origine demeure obscure, à son mari Dieudonné Konan après leur mariage en Côte d’Ivoire. Malgré les doutes et l’absence de preuves tangibles, son mari, grâce à ses relations au ministère de la Santé, a réussi à la faire intégrer en tant qu’infirmière diplômée d’État et travaillé jusqu’en 2008. 

Détournement de 10 millions à l’Assemblée nationale : la réalité amère de la septième république de Touadera

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Détournement de 10 millions à l’Assemblée nationale : la réalité amère de la septième république de Touadera 

 

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Assemblée nationale centrafricaine

 

 

Bangui, 07 février 2024 (CNC) – Dans l’ombre des déclarations positives du Président putschiste Touadéra sur sa formule de la septième république, une sombre vérité cachée, émerge. 10 millions FCFA décaissés et destinés au Forum des Jeunes Parlementaires ont été détournés par certains députés. Cet exposé explore les jeux de façade de Faustin Archange Touadera et plonge dans la réalité amère où le vol se propage, remettant en question les fondements même de sa septième République. 

  

Alors que le Président putschiste Touadéra prône par la bouche des valeurs nobles pour sa septième république, dans les faits, c’est toute autre chose. La récente décision de l’Assemblée nationale pointe du doigt le détournement de 10 millions FCFA destinés aux activités du Forum des Jeunes Parlementaires par certains députés. Ces députés, FOLLOT Gabriel Mary Raoul, BALENDA Max Sylvain, NDOYO DOMANDJI Thierry, SIOPATIS de Bon Cœur, et TAGBA Geoltroy Noël sont sous le feu des projecteurs, accusés d’avoir détourné des fonds précieux qu’ils vont les rembourser par une déduction à la source de leurs indemnités, selon la décision de leur président Simplice Mathieu Sarandji. 

 

Mais depuis la prise de cette décision, ces députés continuent de siéger sans crainte aux côtés de leurs paires députés à l’hémicycle. Plusieurs d’entre eux, contactés par la Rédaction, s’indignent de la disparition mystérieuse des procureurs dans le pays. Pour ces élus de la nation : “où est le procureur pour engager des poursuites délictuelles ou pénales ? Ou alors, les vols, les détournements font parties intégrantes des activités liées à l’exercice de nos missions ? ”. 

  

Mais ce vol n’est que la partie visible de l’iceberg. Il met en lumière les jeux de façade du Président putschiste, qui proclame des intentions nobles tout en tolérant une réalité bien différente pour ses parents, amis et connaissance qui le soutiennent. La question qui se pose est : combien d’autres détournements et actes répréhensibles se cachent derrière le voile des discours présidentiels ? 

  

En résumé, le détournement de fonds impliquant les députés met en évidence la distance entre les déclarations officielles du Président putschiste et la réalité sur le terrain. Alors que la fameuse Septième République déclare son engagement envers la justice, il est d’actualité de remettre en question la véracité de ces engagements à la lumière des événements récents. Le peuple attend maintenant des actions concrètes pour traduire ces paroles positives en une véritable lutte contre la corruption et le vol. 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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La menace croissante des rebelles du MECA : Présence signalée dans plusieurs localités confirmée par la MINUSCA

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La menace croissante des rebelles du MECA : Présence signalée dans plusieurs localités confirmée par la Minusca

 

Centrafrique.org/le-chef-rebelle-nouradine/” data-wpel-link=”internal”>Le chef rebelle Nouradine du mouvement MECA
Le chef rebelle Nouradine du mouvement MECA

 

 

CentrafriqueBangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 07 février 2024 (CNC) – Dans un contexte alarmant de ces derniers jours dans le nord-est de la RCA, la présence menaçante des rebelles du mouvement MECA, dirigé par Nouradine Ramat ACHGAR, se manifeste de manière inquiétante dans plusieurs localités du pays. Cette menace a été officiellement confirmée par la MINUSCA, qui a annoncé la présence de plusieurs éléments armés dans le nord-est du pays. Ces éléments, récemment réorganisés, suscitent des préoccupations croissantes, surtout après l’annonce du décès du chef d’État-major du PRNC, le général Mohamed Ali alias B-13, victime d’une opération des forces armées centrafricaine à 5 kilomètres de Gordile. 

  

Deux jours après le communiqué de l’État-major de forces armées centrafricaines confirmant la mort du chef d’État-major du PRNC Mohamed Ali alias B-13, le mouvement MECA montre des signes évidents de restructuration. La MINUSCA a confirmé l’effet de cette menace en annonçant la présence de plusieurs éléments armés dans des localités clés du nord-est du pays, notamment à N’Daha, Masmagnan, Tiri, Ngondouga, Sarajevo, et Sam Ouandja. 

  

Le mouvement, dont le financement serait lié à des pays arabes, soulève des inquiétudes supplémentaires quant à ses intentions et à son influence grandissante dans le pays. Les autorités locales, soutenues par la MINUSCA, se trouvent confrontées à un défi sécuritaire majeur, d’autant plus que ces groupes armés se manifestent massivement après des événements majeurs, comme l’assassinat du chef d’État-major du PRNC et le refus du président putschiste Touadera d’ouvrir un dialogue avec les rebelles. 

  

La situation prend une tournure critique, mettant en lumière la nécessité d’une intervention immédiate pour évaluer la menace et assurer la sécurité des citoyens lambdas. Les détails des mouvements des rebelles dans ces localités, confirmés par la MINUSCA, doivent être minutieusement analysés, et des mesures adéquates doivent être prises pour contrer cette menace grandissante. 

 

La menace croissante des rebelles du MECA, un mouvement armé dirigé par le chef rebelle Nouradine Ramat ACHGAR, confirmée par la MINUSCA, avec leur présence signalée dans plusieurs localités, exige une action rapide et coordonnée des autorités si elles sont en mesure. La situation nécessite une vigilance constante et des mesures proactives pour prévenir de futures tragédies et maintenir la sécurité dans le pays. 

 

Par Moïse Banafio

 

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Terreur nocturne au Km5 : Le récit glaçant du kidnapping d’Ibrahim alias Jean-Luc par les mercenaires de Wagner et l’OCRB

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Terreur nocturne au Km5 : Le récit glaçant du kidnapping d’Ibrahim alias Jean-Luc par les mercenaires de Wagner et l’OCRB

 

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Les Mercenaires russes dans un véhicule de la gendarmerie centrafricaine dans une rue de la capitale de Bangui. Photo AFP.

 

 

Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 07 février 2024 (CNC) – Plongeons au cœur de l’obscurité qui enveloppe le quartier Km5, où l’insécurité et la terreur nocturne s’incarnent dans le récit glaçant du kidnapping d’Ibrahim alias Jean-Luc. Les alliances troubles et incompréhensibles entre les mercenaires de Wagner et les forces de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) créent depuis ces derniers temps un climat de terreur persistant. Dans la nuit du lundi à mardi 6 février, entre 20h et 21h, une opération sinistre a mis en lumière l’effroyable réalité qui hante les commerçants musulmans de ce quartier populaire du troisième arrondissement de Bangui. 

  

Au commencement de l’opération nocturne, les forces combinées de Wagner et de l’OCRB ont ciblé un employé de Monsieur Ibrahim alias Jean-Luc à défaut de l’atteindre directement. La brutalité s’est manifestée dès le début, l’employé subissant des violences physiques pour divulguer la localisation de son patron. Cédant à la peur, l’employé a mené les Wagner jusqu’à la résidence d’Ibrahim. 

  

Une fois chez lui, les mercenaires ont arraché Ibrahim dans sa maison direction, son magasin sous prétexte d’aller le fouiller à la recherche des armes qui sont cachées. Quelques minutes plus tard, les Wagner ont ensuite amené Ibrahim à l’Office Central de la Répression du Banditisme, où Ibrahim a été soumis à des interrogations fictives, imaginaires pour à la fin, exiger une rançon en vertu de la Constitution du 30 août 2023. L’exigence de cette rançon pour sa libération a jeté Ibrahim dans un abîme de désespoir. 

  

Mais cette nuit, entre 20h et 21h, l’argent a parlé plus fort que les cris étouffés d’Ibrahim, marquant une fois de plus la tragédie des commerçants musulmans du quartier Km5. Malgré la récente grève des commerçants pour attirer les attentions des attitudes et enlèvements des commerçants par les Wagner, la terreur nocturne, seul moyen pour les mercenaires de Wagner d’avoir de l’argent facile pour leur vodka, persiste, et ce, avec les complicités directes ou tacites des autorités au pouvoir avec leur mutisme. 

  

Cet épisode récent expose une vérité troublante : la terreur au Km5 n’est pas simplement le fait des Wagner, mais implique également la complicité les policiers de l’OCRB. La communauté des commerçants musulmans, livrée à elle-même, se demande désespérément comment briser ce cercle vicieux. 

  

Il y’a lieu de noter que dans l’ombre persistante de la terreur nocturne, la tragédie d’Ibrahim alias Jean-Luc résonne comme un cri silencieux d’alerte dans le quartier Kilomètre 5. Les alliances obscures entre les mercenaires de Wagner et l’OCRB ont semé la terreur dans la communauté des commerçants musulmans. Malgré la tentative des commerçants de faire entendre leur voix par le biais d’une grève, le kidnapping de Monsieur Ibrahim souligne l’urgence d’une intervention efficace de la communauté internationale afin de mettre fin à cette série d’actes criminels qui ébranle la stabilité de ce quartier populaire du Km5 et qui va s’étendre dans les autres quartiers. La communauté attend, dans l’obscurité, une lueur d’espoir et de changement face à la terreur nocturne qui persiste à Kilomètre 5. 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Entre le décret et la décision : Les enjeux juridiques des importations pétrolières en Centrafrique.

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Entre le décret et la décision : Les enjeux juridiques des importations pétrolières en Centrafrique.

 

Centrafrique.org/augmentation-du-cout-de-lessence-un-prix-a-la-pompe-qui-fait-mal-a-la-poche-des-centrafricains-mais-soulage-le-president-touadera/le-ministre-en-charge-du-developpement-de-lenergie-et-des-ressources-hydrauliques-arthur-bertrand-piri-ngaba/” rel=”attachment wp-att-61983″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri ngaba
Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri. CopyrightDR

 

 

Bangui, 07 février 2024 (CNC) – Dans le tumulte des soubresaut juridiques qui façonnent le secteur énergétique centrafricain, un conflit émerge entre les décrets présidentiels autorisant les marketeurs à exercer en Centrafrique et les décisions ministérielles restreignant leurs activités. Un avocat contacté par la Rédaction parle d’un parallélisme de forme inné avec les autorités actuelles. 

 Alors que le décret présidentiel accorde explicitement aux marketeurs le droit d’importer et de déposer du carburant au dépôt de Kolongo dans le 6ème arrondissement de Bangui, une récente instruction du ministère de l’Énergie prise par Arthur Piri le ministre, renverse cette autorisation en sens dessus dessous, autorisant et favorisant exclusivement la société camerounaise Neptune-Oil S.A. Cette dualité crée un dilemme juridique, mettant en avant des questions fondamentales sur la hiérarchie des normes et la légitimité des actions gouvernementales.  

Plongeons ainsi dans ce dédale juridique pour comprendre comment les conflits entre le décret présidentiel et la décision ministérielle façonnent le paysage des importations pétrolières en République centrafricaine. 

  

Dans l’instruction récente du ministre Piri de l’Énergie, interdisant tous les marketeurs de procéder au dépotage au site de Kolongo, une question cruciale surgit quant à sa conformité avec les décrets présidentiels conférant ces droits. Précédemment, un décret présidentiel autorisait expressément les marketeurs à importer et à déposer du carburant au dépôt de Kolongo, établissant ainsi un précédent qui souligne l’autorité présidentielle dans ce domaine. 

  

Cependant, la décision du ministre Piri de l’Énergie de restreindre ces droits en particulier et en autorisant exclusivement la société camerounaise Neptune-Oil S.A ce droit, soulève des inquiétudes sur l’équité et la légalité de ces actions. Le choix de favoriser une seule entreprise, excluant d’autres pays producteurs de pétrole, soulève des préoccupations quant à la transparence et à la justice dans le secteur du commerce énergétique centrafricain. 

  

L’analyse de cette décision révèle notamment des implications économiques majeures. Neptune-Oil S.A, société camerounaise, a importé ces produits d’Asie pour les revendre en Centrafrique à un prix substantiellement plus élevé. Cela soulève des questions cruciales sur les motifs derrière cette préférence, surtout au détriment d’autres pays voisins producteurs de pétrole. 

  

En examinant ces détails, il devient clair que la décision du ministère de l’Énergie ne se limite pas à une simple restriction administrative, mais a des répercussions significatives sur l’économie nationale et les relations avec d’autres nations productrices de pétrole. Les questions de transparence, d’équité et de conformité aux normes juridiques nationales, en particulier par rapport aux décrets présidentiels, méritent une attention urgente et approfondie. 

  

En réalité, cette analyse détaillée met en lumière les failles apparentes dans la cohérence juridique et les possibles conséquences économiques de la décision du ministère de l’Énergie. La nécessité de rétablir l’harmonie entre les décisions ministérielles et les décrets présidentiels apparaît comme une étape cruciale pour garantir la stabilité et la légitimité des politiques gouvernementales dans le secteur énergétique en République centrafricaine. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Les enfants sans identité : Le défi des certificats de naissance à Cantonnier, ville frontalière

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Les enfants sans identité : Le défi des certificats de naissance à Cantonnier, ville frontalière

 

Centrafrique.org/emmanuel-eleve-de-lecole-poste-mixte-a-de-cantonnier/” data-wpel-link=”internal”>Emmanuel un élève de l'école poste Mixte A de cantonnier, sans acte de naissance, depuis sa naissance à Cantonnier. CopyrightCNC
Emmanuel un élève de l’école poste Mixte A de cantonnier, sans acte de naissance, depuis sa naissance à Cantonnier. CopyrightCNC

 

Cantonnier, 07 février 2024 (CNC) – Dans la ville frontalière de Cantonnier, en République centrafricaine, le simple fait d’obtenir un certificat de naissance pour un enfant peut devenir un défi insurmontable, un chemin de croix pour de nombreuses familles. Malgré les efforts déployés par les autorités locales, l’accès difficile aux certificats de naissance persiste et signe, privant ainsi des nombreux enfants de leur identité actées dans un document légal et de leurs droits fondamentaux comme l’accès à l’école et aux soins pédiatriques. Cette réalité soulève des questions urgentes sur l’avenir et le bien-être des enfants nés dans cette région. 

  

La difficulté d’obtenir des certificats de naissance commence dès les premiers moments de la vie d’un enfant. Dans la bourgade de Cantonnier, seulement deux enfants sur dix peuvent avoir une connaissance de leur date de naissance et peut-être disposer d’un certificat de naissance à la maison. Même à l’hôpital, le processus peut être laborieux et complexe. Les parents se retrouvent souvent confrontés à des obstacles administratifs et logistiques qui entravent la délivrance des certificats de naissance de leurs enfants. Par la suite, la situation ne s’améliore guère à la mairie, où les procédures peuvent devenir compliquées et ardues, par manque des registres le plus souvent, pour la population locale. 

  

Cette réalité a des conséquences profondes. De nombreux parents, découragés par la bureaucratie locale et le manque d’information, finissent par négliger l’enregistrement des naissances de leurs enfants. Sans acte de naissance, ces enfants grandissent dans l’ombre des herbes ici à Cantonnier, privés de leur identité officielle et des droits qui en découlent. L’accès à l’éducation, aux soins de santé et à d’autres services essentiels devient alors un défi quotidien pour ces enfants, compromettant ainsi leur avenir. 

  

Il y’a lieu de rappeler que l’absence d’actes de naissance représente bien plus qu’une simple lacune administrative. C’est une privation des droits fondamentaux de l’enfant et une entrave à son développement et à son épanouissement. Pourtant, il existe des solutions. Des campagnes de sensibilisation ciblées et des programmes d’assistance peuvent aider à informer les parents sur l’importance cruciale de l’enregistrement des naissances. De plus, des réformes administratives sont nécessaires pour simplifier les procédures et rendre l’accès aux certificats de naissance plus facile pour tous. En garantissant à chaque enfant son droit à une identité légale, nous investissons dans un avenir où tous les enfants peuvent grandir et s’épanouir pleinement. 

  

Emmanuel  Gassawi 

Correspondant du CNC à Béloko

 

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Cinq ans après l’Accord de Khartoum : La fragilité persistante de la paix en République centrafricaine

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Cinq ans après l’Accord de Khartoum : La fragilité persistante de la paix en République centrafricaine

 

Centrafrique.org/Centrafrique-gouvernement-dunion-nationale-le-fprc-communique/ceremonie-signature-dialogue-de-khartoum-a-Bangui-au-palais-2/” rel=”attachment wp-att-26601″ data-wpel-link=”internal”>
Cérémonie de la signature de l’accord de Khartoum au Palais de la renaissance à Bangui.

 

 

Bangui, 07 février 2024 (CNC) – Il y a cinq ans, l’espoir de la paix en République centrafricaine était semé avec la signature de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA) à Khartoum, au Soudan. Un pacte entre le gouvernement centrafricain représenté par son patron Faustin Archange Touadera et 14 groupes armés, censé mettre fin aux violences et à l’emprise de ces factions sur la sécurité et l’économie du pays. Cependant, le bilan actuel souligne la fragilité persistante de la paix, malgré certaines avancées. Des défis cruciaux subsistent, remettant en question l’efficacité de l’accord et suscitant des interrogations sur l’avenir du pays. 

  

Cinq ans après la ratification de l’APPR-RCA, le constat est mitigé. Bien que des progrès aient été enregistrés sur le plan humanitaire, selon OCHA, avec une amélioration sensible de la sécurité, les défis subsistent. Les groupes armés, autrefois les maîtres du terrain sécuritaire, persistent malgré des dissolutions partielles. La scission de certains groupes, comme l’UPC, le MPC, les 3R, et les Antibalaka aile Mokom, en faveur de la coalition des patriotes pour le changement, a engendré de violents affrontements avec l’armée soutenue par les Mercenaires russes du groupe Wagner et les militaires Rwandais. 

  

Sur le volet de la réinsertion des ex-combattants, des témoignages tels que celui de Dieubeni, ancien membre du groupe armé RJ Belanga, révèlent les difficultés rencontrées. Malgré ses années de loyauté, Dieubeni témoigne de dysfonctionnements dans le suivi de l’accord, l’obligeant à vendre des produits agricoles pour subvenir aux besoins de sa famille. L’appel pressant des ex-rebelles, comme Rock du FDPC, à la résolution des arriérés par le gouvernement souligne l’importance cruciale de la stabilité financière pour ces acteurs clés de la démobilisation. 

  

Le dialogue entre le gouvernement et les groupes armés est un élément central pour consolider la paix, mais il reste entravé par des points de discorde non résolus, comme la question de la transhumance. Les défis persistent également du côté judiciaire, avec des leaders de groupes armés poursuivis par des instances internationales et locales sans que cela ne contribue pleinement à la réconciliation. 

  

Rappelons que Cinq ans après l’accord historique de Khartoum, la République centrafricaine se trouve à la croisée des chemins. Malgré des progrès dans certains domaines, la fragilité persistante de la paix soulève des questions sur la viabilité à long terme de l’APPR-RCA. La réinsertion des ex-combattants demeure un défi crucial, mettant en lumière la nécessité d’une gestion plus efficace des accords de désarmement. La paix demeure un objectif à atteindre, mais le chemin semble encore semé d’obstacles complexes à surmonter pour assurer un avenir stable à ce pays tourmenté d’Afrique centrale. 

 

Par Anselme Mbata

 

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Chaos foncier à Bangui : La quête éternelle de justice derrière les conflits aussi éternels de propriété.

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Chaos foncier à Bangui : La quête éternelle de justice derrière les conflits aussi éternels de propriété. 

 

Centrafrique.org/entree-rue-chicago-le-15-mai-2020-par-tregu/” data-wpel-link=”internal”>Entrée rue Chicago dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNChuiti
CopyrightCNC

 

 

Bangui, 07 février 2024 (CNC) – Dans le huitième arrondissement de Bangui, une parcelle convoitée derrière l’ancien bâtiment de l’ex- usine de textile, UCATEX, a engendré un conflit féroce entre la famille Grébaï et le général de Brigade Alfred Service. Ce litige a pris une tournure spectaculaire lorsque des membres de la famille, accompagnés de voisins mécontents, ont manifesté leur opposition aux travaux entrepris par le général. Armés de documents attestant de la propriété familiale depuis 2008, la famille Grébaï accuse le général de vouloir s’approprier illégitimement leur bien. Cependant, le général Alfred Service réfute ces allégations, affirmant avoir acquis la parcelle légalement auprès du liquidateur de l’UCATEX, Maître Lawson. Ce différend menace de créer des tensions dans ce quartier, soulignant l’urgence d’une résolution. 

  

Le conflit foncier à Bangui a atteint un sommet de tension avec la confrontation entre la famille Grébaï et le général Alfred Service. La famille, soutenue par des habitants du quartier, a exprimé sa colère en occupant la parcelle contestée. Les revendications reposent sur des documents administratifs attestant que le défunt père de la famille avait légué le terrain en héritage à ses enfants en 2008. 

  

D’un autre côté, le général Alfred Service nie vigoureusement toute illégalité dans son acquisition de la propriété. Selon lui, la parcelle appartient à la société UCATEX en faillite, et le liquidateur, Maître Lawson, lui aurait légitimement cédé la propriété. Affirmant avoir payé et suivi toutes les procédures légales, le général est déterminé à poursuivre la construction sur le terrain disputé malgré l’opposition acharnée de la famille Grébaï. 

  

Le contexte du conflit remonte à des différends antérieurs sur la propriété de l’UCATEX, créant une atmosphère tendue dans le quartier. Les habitants craignent que cette récurrence de conflits fonciers ne dégénère en tensions plus graves, mettant en danger la stabilité du quartier. Dans une tentative de prévenir de futurs conflits, le cabinet du Maître Lawson a suspendu la liquidation de la propriété de l’UCATEX. 

  

La bataille juridique et sociale autour de cette parcelle à Bangui expose les profondes fissures dans le système foncier et soulève des questions cruciales sur la justice et la transparence. Alors que la famille Grébaï et le général Alfred Service se livrent à une bataille acharnée, la résolution pacifique de ce différend devient impérative pour préserver la cohésion sociale. L’histoire révèle également la nécessité d’une réforme foncière plus approfondie pour éviter que de tels conflits ne déstabilisent davantage la région et menace la confiance de la population envers les institutions judiciaires. 

 

Par Prisca VICKOS

 

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La tragédie de Safia : Esclave sexuel des mercenaires de Wagner à Bouar

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La tragédie de Safia : Esclave sexuel des mercenaires de Wagner à Bouar

Les appels de Fidèle Gouandjika : Vers une nouvelle transition en RCA

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Les appels de Fidèle Gouandjika : Vers une nouvelle transition en RCA

 

Centrafrique.org/revelations-explosives-sur-les-agissements-de-fidele-ngouandjika-un-leader-corrompu-et-predateur/fidele-gouandjika-haut-cadre-de-knk-reconverti-en-mcu-apres-la-chute-de-bozize/” rel=”attachment wp-att-63928″ data-wpel-link=”internal”>Fidèle Gouandjika, haut cadre politique du parti KNK reconverti en MCU après la chute de Bozizé
Fidèle Gouandjika, haut cadre politique du parti KNK reconverti en MCU après la chute de Bozizé

 

Bangui, 06 janvier 2024 (CNC) – La République centrafricaine est en proie à des débats politiques intenses, alimentés par les appels de Fidèle Gouandjika à une nouvelle transition institutionnelle. Bien que controversées, les propositions de Gouandjika soulignent l’importance d’une réforme politique en adéquation avec les changements constitutionnels récents. En examinant de près ses arguments, il devient clair que Gouandjika met en lumière la nécessité pour les institutions de s’adapter à la nouvelle constitution très controversée de Faustin Archange Touadera. 

  

Fidèle Gouandjika, ancien ministre de François Bozizé et ministre conseiller actuel du président putschiste Faustin-Archange Touadéra, a récemment provoqué un débat en appelant à une transition politique en République centrafricaine sans en précisant la forme. Ses critiques à l’égard de la septième législature de l’Assemblée nationale mettent en lumière les défis auxquels est confrontée la nation dans sa quête de stabilité politique et de légitimité gouvernementale. 

  

Avant d’arriver à une soi-disant nouvelle Constitution du 30 août 2023 qui remet le compteur des mandats présidentiels à zéro afin de lui permettre de se présenter autant de fois jusqu’à sa mort, le président putschiste Touadéra a dû violer avec toutes ses forces d’homme, la constitution du 30 mars 2016. Cette pratique a été largement contestée et a suscité des appels au départ du sieur Bangala de Boy-Rabe et à la mise en place de la nouvelle transition sans Faustin Archange Touadera. Cependant, certains partisans de cette transition soutiennent que la nouvelle constitution, instituant la “septième République”, exige la mise en place de nouvelles institutions et la refonte du paysage politique. 

  

Cependant, les appels de Fidèle Gouandjika à destituer l’Assemblée nationale et à mettre en place une transition suscitent des questions sur la stabilité politique et la légitimité démocratique. Alors que certains voient en lui un porte-parole des frustrations populaires, d’autres craignent que ses déclarations ne sapent davantage la cohésion sociale et la stabilité politique. 

 

Mais pour un observateur de la vie politique centrafricaine, Fidèle Gouandjika, étant le ministre conseiller spécial et en plus, le frère ainé du président putschiste Touadera, c’est sans doute le conseil qu’il lui donne, nuit et jour, au cas où l’ancien chef des Balaka, Evariste Ngamana, arrivera à destituer du perchoir Simplice Mathieu Sarandji, l’ami personnel de longue date et l’un, avec Martin Ziguelé qui redevient par méchanceté un lion à abattre, des faiseurs de roi son frère cadet Touadera Archange Faustin  

 

Rappelons que les déclarations de Fidèle Gouandjika mettent en lumière les défis complexes auxquels la République centrafricaine est confrontée dans sa quête de stabilité politique et de démocratie. Bien que controversées, ses propositions soulignent l’importance d’une transition politique en ligne avec les exigences de la nouvelle constitution. Alors que le pays navigue à travers ces défis, il est impératif de favoriser un dialogue ouvert et inclusif pour construire un avenir démocratique et prospère pour tous les citoyens centrafricains. 

 

Affaire à suivre. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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La France a-t-elle abandonné Éphrem Dominique Yandocka à Touadera ? Analyse de l’implication diplomatique française en Centrafrique

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La France a-t-elle abandonné Éphrem Dominique Yandocka à Touadera ? Analyse de l’implication diplomatique française en Centrafrique

 

Le député Dominique Yandocka, Président du parti ITA
Le député Dominique Yandocka, Président du parti ITA

 

 

Bangui, 06 février 2024 (CNC) – L’arrestation illégale du député Éphrem Dominique Yandocka deux jours après son retour de France a intensifié les tensions politiques en République centrafricaine. Lors d’une récente visite au président putschiste Faustin Archange Touadera, l’ambassadeur de France à Bangui s’est entretenu en tête-à-tête avec le mathématicien Bangala de Boy-Rabe, plaidant le sort du député. Cette démarche, initialement perçue comme un geste diplomatique en faveur de la justice et des droits de l’homme, a rapidement pris une tournure controversée.  

Selon les déclarations du ministre conseiller de Toadera, Fidèle Gouandjika, relayées sur les réseaux sociaux, l’ambassadeur aurait évoqué le cas de Yandocka lors de la rencontre, suscitant l’espoir d’une intervention française en sa faveur. Cependant, après le refus apparent de Touadera, l’ambassadeur aurait mentionné que Yandocka était poursuivi en France, jetant ainsi une ombre de doute sur l’engagement de la France envers les droits de l’homme et la justice en Centrafrique.  

Cette situation soulève des interrogations fondamentales sur la diplomatie française et son rôle dans la protection des droits politiques des citoyens centrafricains, mettant en lumière les défis et les enjeux de la politique étrangère française dans un contexte de crise politique et de violation massive des droits de l’homme. 

 

L'honorable Éphrem Dominique Yandocka
L’honorable Éphrem Dominique Yandocka

 

Contexte de l’arrestation du député Éphrem Dominique Yandocka  

  

Dans le contexte de l’arrestation du député Éphrem Dominique Yandocka, il est crucial de comprendre les événements précédents qui ont conduit à cet acte controversé. Éphrem Dominique Yandocka, également leader du parti politique ITA, a été au centre d’une confrontation politique tendue en République centrafricaine. En septembre dernier, les leaders de l’opposition démocratique se sont réunis à Paris lors d’une rencontre avec les forces vives de la nation pour exprimer leur opposition à la fameuse nouvelle constitution instaurée par le président Touadera. Cette constitution a été vivement critiquée par l’opposition démocratique, la qualifiant de controversée, illégale, car elle a été élaborée dans des circonstances douteuses, dans un lieu et par une assemblée constituante tenus secret en violation des principes constitutionnels établis. 

  

Pendant ce temps, à Bangui, des voix au sein du régime se sont levées pour accuser les opposants de l’opposition démocratique de haute trahison, les accusant de préparer un coup d’État. Des déclarations incendiaires ont été propagées sur les réseaux sociaux, alimentant les tensions politiques déjà exacerbées. Le président de la République, dans un discours à la veille de la fête du 1er décembre, a déclaré que les opposants étaient les bienvenus pour discuter du développement du pays, malgré l’absence d’exil des députés. 

  

Dans ce contexte, Éphrem Dominique Yandocka, ayant des attaches familiales en France, est retourné au pays pour ses activités parlementaires. Trois jours après son retour, il a été appréhendé par les milices armées du pouvoir et conduit à la Section de Recherche et d’Investigation. Par la suite, il a été placé en détention provisoire à la prison militaire du camp de Roux, suscitant des nombreuses critiques quant au respect des droits politiques et à la liberté d’expression en République centrafricaine. 

  

Accusations et plaidoyer. 

  

Après son interpellation, le député Éphrem Dominique Yandocka a été accusé de flagrant délit de tentative de coup d’État, des accusations largement considérées comme farfelues par la quasi-totalité des Centrafricains. Il aurait été accusé de rassembler des fonds et des équipements pour fomenter un coup d’État, une grosse fausse allégation qui est contestée par ses partisans ainsi que ses avocats. Éphrem Dominique Yandocka a été placé en détention à la prison militaire du camp de Roux, suscitant des inquiétudes quant à la légitimité de son arrestation et des charges portées contre lui. 

  

En raison de sa double nationalité franco-centrafricaine, sa famille a sollicité l’aide des autorités françaises pour plaider en sa faveur. Les autorités françaises ont instruit l’ambassadeur de France à Bangui, Bruno Foucher, de rencontrer les autorités centrafricaines pour discuter du sort du député Éphrem Dominique Yandocka en tant que Français. Une rencontre a été organisée, au cours de laquelle l’ambassadeur de France a été reçu par le Président putschiste Touadera en présence du conseiller présidentiel Fidèle Gouandjika. 

 

Bangui/dominique-yandocka-dans-un-bain-de-foule-dans-la-cour-dune-ecole-chinoise-a-boyrabe-photo-cnc/” rel=”attachment wp-att-45034″ data-wpel-link=”internal”>dominique Yandocka dans un bain de foule dans la cour d'une école chinoise à Boyrabe. Photo CNC
Dominique Yandocka dans un bain de foule dans la cour d’une école chinoise à Boyrabe. Photo CNC/ Cyrille Jefferson Yapendé

 

Controverses diplomatiques. 

  

Après avoir été reçu par le Président de la République, Bruno Foucher, l’Ambassadeur de France a plaidé le sort du député Éphrem Dominique Yandocka. Cependant, le Président putschiste Touadéra a affirmé que Yandocka était avant tout un citoyen centrafricain et devait répondre de ses actes devant la justice du pays. Malgré les appels à la clémence et à l’intervention diplomatique, le putschiste de Bangui téléguidé par les mercenaires de Wagner, a maintenu sa position selon laquelle la justice centrafricaine devait suivre son cours. 

  

Polémique diplomatique : Déclarations confuses autour du cas d’Ephraim Dominique Yandouka. 

  

Après la rencontre entre les deux hommes au palais de la Renaissance, sur les réseaux sociaux, le 20 janvier dernier, le ministre conseiller du président, Monsieur Fidèle Gouandjika, a alimenté les faits à sa manière en déclarant que l’ambassadeur de France aurait rapporté à Touadera que Yandocka était poursuivi deux fois en France sans être arrêté. Cette déclaration, relayée par le ministre lui-même sur les réseaux sociaux, insinue une mentalité douteuse de la part du député Yandocka et crée une polémique sur la nature des relations diplomatiques et des déclarations de cette nature dans cette affaire délicate. 

  

Les démocrates en Centrafrique et le questionnement sur l’attitude de la France: à quel jeu joue Paris ? 

  

Le comportement des autorités françaises vis-à-vis des démocrates et défenseurs des droits et des libertés en Centrafrique suscite depuis quelques années des interrogations et des doutes croissants au sein de la population. Après les déclarations attribuant à l’ambassadeur de France la situation juridique du député Éphrem Dominique Yandocka à Paris, de nombreuses voix se lèvent pour questionner les intentions de la France sous Macron dans cette affaire. Les Centrafricains se demandent si la France cherche réellement à livrer le député de l’opposition Éphrem Dominique Yandocka à Touadera, ou si elle joue un jeu plus complexe et subtil ? 

  

Malgré les violences du régime de Touadera envers la France et les Occidentaux, certains observent que la France adopte une attitude conciliante envers le gouvernement en place. Cette dichotomie soulève des interrogations profondes au sein de l’opposition et de la population centrafricaine, qui se demande quelles sont les véritables motivations et intérêts de la France dans la région. 

  

En réalité, l’affaire autour du député Éphrem Dominique Yandocka en République centrafricaine met en lumière les tensions politiques et diplomatiques qui règnent dans le pays. Les événements qui ont suivi son arrestation ont suscité des controverses et des questionnements quant au respect des droits politiques et à l’indépendance judiciaire. 

  

L’intervention de Bruno Foucher, l’ambassadeur de France dans cette affaire, a ajouté une dimension supplémentaire à l’épaisseur de la polémique, soulevant des interrogations sur les intentions et les actions de la France dans le pays. Les déclarations contradictoires et les allégations de la part des autorités françaises et centrafricaines ont contribué à alimenter le débat et à nourrir les suspicions quant aux relations entre les deux pays. 

 

Affaire à suivre.

 

Par Alain Nzilo

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Rareté des Pièces de monnaie en Centrafrique : L’Énigme du Trafic Chinois”

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Rareté des Pièces de monnaie en Centrafrique : L’Énigme du Trafic Chinois”

Centrafrique.org/piece-100-francs-c-cfa-afrique-centrale/” data-wpel-link=”internal”>pièce de 100 francs CFA afrique centrale
pièce de 100 francs CFA afrique centrale

 

 

Bangui, 06 février 2024 (CNC) – Au cœur de la République centrafricaine, une énigme monétaire préoccupe les citoyens depuis des années : la raréfaction des pièces de monnaie. Les regards se tournent vers les investisseurs chinois, suscitant des suspicions épaisses quant à leur implication. Plongeons dans cette énigme financière où les soupçons dune communauté se mêlent aux défis économiques.

 

La République centrafricaine se trouve au cœur d’une énigme financière persistante : la rareté des pièces de monnaie. Les investisseurs chinois sont au centre des soupçons, évoquant une possible connexion avec ce mystère monétaire. Cette situation a des conséquences directes sur les transactions quotidiennes, en particulier dans le petit commerce.

 

L’affaire prend une tournure intrigante lorsque des témoignages recueillis révèlent des pratiques inhabituelles dans le trafic des pièces. Des pneus, transportant des tonnes de pièces dissimulées, traversent les frontières du Centrafrique pour atteindre le Cameroun.

Au Cameroun, c’est en 2019 que les autorités camerounaises ont exposé ce trafic, mettant en lumière la complexité des relations entre les investisseurs chinois et les responsables locaux.

 

Les investisseurs chinois sont accusés d’utiliser le Cameroun comme un hub pour ce commerce clandestin. Des liens privilégiés avec des hauts responsables ont facilité l’acheminement de conteneurs remplis de pneus, chacun cachant des quantités massives de pièces de monnaie. Cette découverte a jeté une lumière crue sur la manière dont les réseaux d’influence peuvent être exploités à l’échelle nationale pour mener à bien des activités illicites.

 

La rareté des pièces de monnaie en République centrafricaine s’intensifie, avec des conséquences directes sur l’économie nationale. Alors que les soupçons envers les investisseurs chinois persistent, cette énigme financière souligne la nécessité d’une action internationale pour élucider les tenants et aboutissants de ce trafic. Les révélations au Cameroun fournissent un exemple concret de la manière dont ces pratiques clandestines peuvent compromettre la stabilité économique d’une nation.

 

Dans cette énigme économique, la population centrafricaine se retrouve face à une rareté monétaire déconcertante. Les soupçons envers les investisseurs chinois persistent, jetant une ombre sur l’avenir financier du pays. Alors que les Centrafricains cherchent des réponses, la nécessité d’une action internationale pour élucider cette énigme devient impérative. Les soupçons, épais comme l’incertitude qui plane, soulignent l’urgence d’une transparence dans le cadre économique pour préserver la stabilité financière du pays.

 

Par Alain Nzilo

 

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Démafouth Jean-Jacques et Moskit Guy : deux premiers terroristes centrafricains.

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Démafouth Jean-Jacques et Moskit Guy : deux premiers terroristes centrafricains.

 

 

 

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Bangui, 06 février 2024 (CNC) – Démafouth Jean-Jacques et Moskit Guy, deux noms qui résonnent dans toutes les histoires mouvementées de la République centrafricaine. Leur implication marquante dans un acte de terroriste, très connu au nom de l’attentat du Cinéma Le Club à Bangui, a laissé une empreinte indélébile sur le paysage politique et sécuritaire de ce pays depuis cette époque jusqu’à nos jours. Plongeons dans les détails de cet événement qui a secoué la capitale Bangui en 1981. 

  

Dans les annales de l’histoire centrafricaine, l’attentat du Cinéma Le Club en 1981 reste un chapitre sombre marqué par les noms Jean-Jacques Démafouth et Guy Moskit qui sont et restent à ce jour, les premiers et les derniers terroristes centrafricains au moment nous mettons en ligne cet article. Cette attaque, survenue le 14 juillet 1981, a été un tournant crucial dans le paysage politique de l’époque. 

  

Jean-Jacques Démafouth, originaire de la République centrafricaine, et Guy Moskit, tous deux impliqués dans la jeunesse contestataire des années 79 et 80, ont joué un rôle majeur dans la planification et l’exécution de cet attentat. Leur action visait à exprimer leur opposition au régime du Président David Dacko, déclenchant ainsi une série d’événements qui ont profondément affecté la nation. 

  

L’explosion au Cinéma Le Club a eu des conséquences dramatiques, causant la perte de vies humaines, blessant une trentaine de personnes, et entraînant d’importants dégâts matériels. Cette violence a conduit à un durcissement du pouvoir en place, avec l’imposition de l’état de siège, la loi martiale, et la suspension de la constitution. 

 

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Le contexte politique tendu de l’époque, marqué par les grèves des élèves et étudiants en début d’année, a trouvé son apogée dans cet acte radical. L’attentat a non seulement été un moyen de contestation, mais il a également profondément altéré le cours de la politique centrafricaine. 

  

Les liens de Démafouth avec l’ancien Premier ministre de l’époque Henri Maïdou et son implication dans l’attentat ont jeté une ombre sur son parcours ultérieur, notamment son rôle dans la rébellion “commando Mbakara” en 1984. 

  

Ainsi, l’attentat du Cinéma Le Club, orchestré par Jean-Jacques Démafouth et Guy Moskit, demeure un épisode clé, illustrant les tensions politiques et les bouleversements qui ont marqué la République centrafricaine au début des années 1980. Ses répercussions ont laissé une empreinte durable sur la nation, rappelant la fragilité et la complexité de son histoire politique. 

  

Rappelons que les actions de Jean-Jacques Démafouth et Guy Moskit, actuel conseiller de Touadera, à travers l’attentat du Cinéma Le Club ont créé des ondes de choc persistantes dans l’histoire de la République centrafricaine. Leurs actes ne visaient pas seulement le complexe du cinéma Le Club, mais visent aussi les infrastructures de la société de l’Énergie centrafricaine, ENERCA, et le Comptoir national de diamant. Le but était d’enterrer complement le pays, mais les explosifs déposés sur ces deux endroits n’ont pas été exposés. Leurs actes terroristes ont laissé des cicatrices profondes, continuant d’influencer le pays jusqu’à aujourd’hui. Cette page sombre du passé demeure un rappel constant des épreuves traversées et des répercussions durables sur la nation. 

 

Par la Rédaction du CNC

 

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Insécurité grandissante au quartier Km5 à Bangui : La population alarmée

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Insécurité grandissante au quartier Km5 à Bangui : La population alarmée.

 

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Les soldats FACA, les gendarmes et les policiers, appuyés par les mercenaires de Wagner dans le marché du PK5 Mamadou Mbaïki ce jeudi 22 septembre 2022

 

 

Bangui, 06 janvier 2024 (CNC) – La situation au quartier Kame5 à Bangui, plus précisément dans le quartier Gbayadombia , suscite une inquiétude croissante parmi les résidents. Bien que le vivre-ensemble et la cohésion sociale entre chrétiens et musulmans soient une réalité, le fléau du braquage sévit de manière alarmante. 

  

Même les étudiantes de l’université et les élèves ne sont pas épargnées, comme en témoigne un récent incident où elles ont été prises pour cibles, dépouillées de leurs biens dans une nuit terrifiante. “Vraiment, c’est très malheureux”, déplore un habitant du quartier, soulignant l’ampleur du problème. 

  

Le manque de sécurité est criant, avec des forces de l’ordre invisibles, le retour dans les quartiers des anciens éléments d’autodéfense incorporés dans l’armée et qui estiment être mal payés et à cela s‘ajoute l’obscurité oppressante causée par l’absence d’électricité.  

 

“ Il n’y a pas de contrôle des forces de sécurité et nous sommes dans l’obscurité. Il n’y a pas d’électricité ”, se plaint Patricia, une résidente d’un des quartiers que forment le Km5. Cette insécurité a des conséquences tragiques, comme en témoigne le récent meurtre d’un commerçant chez lui, monsieur Mahamat Ibrahim, il y a à peine deux semaines. 

  

Les habitants appellent fermement le gouvernement à prendre des mesures urgentes pour sécuriser le quartier. La présence de patrouilles militaires et des forces de sécurité serait un premier pas vers un environnement plus sûr. “ S’il y avait des patrouilles, des militaires, on devrait être en sécurité ”, déclare Oumar, exprimant le sentiment général de la communauté. 

  

La situation est d’autant plus préoccupante que les agresseurs semblent venir de loin pour semer la terreur parmi les habitants. Face à cette réalité insoutenable, la population du quartier Km5 appelle à une action immédiate pour restaurer la paix et la sécurité qui leur sont si chères. 

 

Par Anselme Mbata

 

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Tragédie à Boali : Un incendie désastreux frappe une famille, faisant une victime et un bébé blessé

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Tragédie à Boali : Un incendie désastreux frappe une famille, faisant une victime et un bébé blessé

 

Centrafrique.org/fatima-lincendie-des-futs-de-carburant-en-contrebande-une-tragedie-annoncee/incendie-au-quartier-kina-2/” rel=”attachment wp-att-63090″ data-wpel-link=”internal”>Incendie au quartier Kina

 

 

Bangui, 06 février 2024 (CNC) – Au cœur de Boali, une paisible localité située à 95 kilomètres de Bangui, une tragédie a frappé une famille, laissant dans son sillage des vies brisées et des décombres fumants. Dimanche soir, le scénario cauchemardesque s’est déroulé lorsqu’un feu d’essence a englouti la maison familiale, provoquant la mort tragique d’un adolescent de 15 ans et blessant gravement un bébé de seulement 6 mois. Les flammes, d’une intensité dévastatrice, ont dévoré la demeure, une voiture et des objets précieux. Les témoignages poignants des voisins révèlent une tentative malheureuse de verser de l’essence à proximité de la cuisine, entraînant une tragédie évitable. Hervé Adamo, témoin impuissant, relate la chronologie du drame qui a laissé la communauté sous le choc.

 

La catastrophe s’est déclenchée vers 17h 30, plongeant la maisonnée dans un cauchemar insurmontable. Les efforts désespérés des jeunes du quartier pour contenir l’incendie se sont avérés vains face à la force dévastatrice des flammes. Un jeune homme de 14 à 15 ans, déjà affaibli par la maladie, a succombé sous l’assaut du feu. Témoignant de l’horreur, il a été révélé qu’il était en train de dormir lorsque l’enfer s’est déchaîné. Coincé sous le déluge de flammes, il n’a pas eu le temps de fuir, scellant ainsi son destin tragique.

 

Les informations recueillies indiquent que l’origine de ce drame provient de la cuisine, où le frère de la victime a maladroitement entreposé du carburant à quelques mètres du foyer. Cette négligence imprudente a alimenté le brasier, transformant rapidement un simple incendie en une tragédie humaine. La communauté, sous le choc et en deuil, tente de comprendre comment une telle erreur a pu avoir des conséquences si dévastatrices.

 

Les récits des témoins soulignent la futilité des tentatives de sauvetage, les flammes s’étant propagées de manière fulgurante, ne laissant aucune chance de rémission. La maison familiale, un lieu de souvenirs et de joies, a été réduite en cendres, symbolisant la perte incommensurable que la famille endure. Les proches et les voisins, bouleversés par cette tragédie, se rassemblent pour soutenir les survivants et apaiser leur douleur.

 

Rappelons que Boali pleure la perte d’un jeune homme dont la vie a été éteinte trop tôt, emportée par les flammes dévastatrices de l’inattention. Cette tragédie soulève des questions cruciales sur la sécurité domestique et la nécessité d’une sensibilisation accrue aux risques liés aux activités quotidiennes. Alors que la communauté tente de panser ses plaies, elle se trouve confrontée à une réalité brutale : la nécessité d’une prévention rigoureuse pour éviter de futures catastrophes similaires. En cette période de deuil, Boali se rallie pour soutenir les survivants et chercher des réponses à cette perte déchirante.

 

Par Anselme Mbata

 

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Éclosion d’incivisme : Les lycées de Bangui pris dans la tourmente

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Éclosion d’incivisme : Les lycées de Bangui pris dans la tourmente.

 

Bangui/olympus-digital-camera-7/” rel=”attachment wp-att-24861″ data-wpel-link=”internal”>Lycée Marie-Jeanne CARON de Bangui. CopyrightCNC.
Lycée Marie-Jeanne CARON de Bangui. CopyrightCNC.

 

 

Bangui, 06 février 2024 (CNC) – La capitale centrafricaine, Bangui, est le théâtre d’une montée alarmante de l’incivisme dans ses lycées, mettant en lumière des questions profondes au sein de la jeunesse. Récemment, le lycée Marie-Jeanne CARON a été le décor d’une violente bagarre suscitée par des tensions jalouses, plongeant le milieu scolaire dans un chaos inquiétant. Des témoins, dont Africain Kazangba, président de la Fédération des Associations des parents d’élèves, ont souligné la gravité de la situation. Retour sur les dessous de ces incidents, en analysant les racines de l’incivisme croissant et les réponses des autorités éducatives. 

  

La bagarre au lycée Marie-Jeanne CARON semble être le résultat d’une rivalité de quartier qui a trouvé un terrain d’expression inapproprié au sein de l’école. Les jeux des jets de cailloux, des morceaux des bois, des déchirements des habits, complétés par des affrontements de corps à corps directs, ont été décrits par un enseignant dudit lycée comme une “guerre aux cailloux”, et par le président de la Fédération des Associations des parents d’élèves Africain Kazangba comme des actes “déplorables”. Ce climat de guerre aux cailloux dans un établissement scolaire des filles soulève autant des questions sur la responsabilité et le comportement de ces élèves et surtout sur l’absence de mécanismes pour prévenir et résoudre des conflits pareils. Les réactions de l’Union scolaire de Centrafrique et de son président, Cédric Léwé, soulignent l’importance d’une réflexion personnelle et d’actes responsables.  

  

Africain Kazangba, en tant que représentant des parents d’élèves, appelle à des sanctions sévères pour les auteurs de ces actes d’incivisme, soulignant les dangers potentiels de laisser de tels comportements proliférer au sein des autres établissements scolaires. Il propose même l’exclusion définitive de huit meneurs au lycée Marie-Jeanne CARON, comme exemple dissuasif. Cependant, la proviseure de l’établissement et l’inspectrice d’académie de Bangui ont choisi de rester muettes, laissant planer le doute sur la manière dont de tels incidents seront gérés à l’avenir. 

  

Un autre acte d’incivisme à l’école Chartres révèle une autre facette du problème, cette fois liée à la ponctualité des élèves. L’attaque symbolique du bâtiment par des élèves en retard soulève des préoccupations quant à la discipline et à l’attitude des élèves et étudiants envers leur propre éducation. La suspension des cours et la libération des élèves indiquent une réaction sévère et sans fondement de l’administration, mais la question cruciale demeure : comment éviter que de tels actes ne se reproduisent à l’avenir ? 

  

En un mot, l’éclosion de l’incivisme dans les lycées de Bangui exige une approche réfléchie et critique des parents des élèves au corps enseignant. Les autorités éducatives, les parents et les élèves doivent collaborer pour aborder les causes sous-jacentes de ces comportements et promouvoir des valeurs responsables. L’avenir de la République centrafricaine dépend de la manière dont la jeunesse façonne son parcours éducatif, et ces récents incidents servent d’avertissement urgent pour une intervention immédiate et efficace. 

 

Par Prisca VICKOS

 

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