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Réaction du Gouvernement sur la présumé attaque des bases de Wagner à Kaga-Bandoro : Une vraie comédie de l’incompétence

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Réaction du Gouvernement sur la présumé attaque des bases de Wagner à Kaga-Bandoro : Une vraie comédie de l’incompétence

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/02/base-des-russes-a-bria-corbeaunews-centrafrique-le7mars2019-450×325.jpg” alt=”Base de la société Wagner sécurisée par des Mercenaires russes au centre-ville de Bria, au centre-nord de la Centrafrique. Créditi photo : CNC.” width=”450″ height=”325″ />
Crédit Photo : CNC.

 

 

Bangui, 12 décembre 2023 (CNC) – Le gouvernement centrafricain, cette institution qui nous émerveille chaque jour par sa capacité à se surpasser dans l’incompétence et l’art de la parole vide de sens. Hier lundi, nous avons été témoins d’un nouvel exploit de nos chers dirigeants, avec la présumée attaque de la base des mercenaires du groupe Wagner à Kaga-Bandoro. Et qui est là pour nous éclairer de sa sagesse et de son expertise en matière de sécurité nationale ? Le ministre de l’Administration du Territoire, Bruno Yapandé et non plus de docteur Djorie, porte-parole du gouvernement.

 

Avec toute la honte du monde, Monsieur Bruno Yapandé a annoncé, non pas une action immédiate pour protéger ses citoyens, mais plutôt l’ouverture d’une enquête. Parce que bien sûr, dans une situation d’urgence, la première chose à faire est de former une commission d’enquête, de nommer des fonctionnaires, et de dépenser de l’argent public pour une investigation qui aboutira probablement à rien. Pendant ce temps, la population locale est laissée dans l’incertitude et la peur.

 

Mais Monsieur Bruno Yapande ne s’est pas arrêté là. Il a également pointé du doigt une “puissance étrangère” derrière cette attaque, car bien sûr, nos propres groupes armés locaux n’auraient jamais pu orchestrer quelque chose d’aussi sophistiqué. C’est évidemment la faute de ces étrangers maléfiques. Qui sont-ils ? Eh bien, cela reste un mystère que le ministre n’a pas manqué d’exploiter pour semer la confusion et la paranoïa parmi la population.

 

Bruno Yapande prétend assurer la population que cette attaque “vient de loin”, comme s’il avait accès à une boule de cristal magique pour lire les pensées de nos ennemis invisibles. Bruno Yapande parle également d’une attaque “professionnelle”, ce qui est bien sûr la conclusion logique à laquelle on arrive lorsque l’on voit quelques dégâts matériels causés par des drones. Manifestement, Monsieur Bruno Yapande est un devenu expert en drone maintenant, bien qu’il n’ait probablement jamais vu un drone de sa vie.

 

La cerise sur le gâteau est l’annonce que la ville de Kaga-Bandoro est désormais “calme” et que les activités ont repris. Ah, le pouvoir de la déclaration ministérielle ! D’un simple mot, la terreur disparaît, les dégâts sont réparés, et tout le monde retourne joyeusement à ses occupations comme si de rien n’était.

 

Pendant ce temps, la peur continue de gagner des esprits, non pas en raison de l’attaque elle-même, mais grâce à l’incapacité totale du gouvernement à prendre des mesures sérieuses pour assurer la sécurité de ses citoyens. Les belles paroles de M. Yapande ne remplissent pas les ventres vides ni ne protègent les familles de la menace imminente.

 

En fin de compte, cette histoire n’est qu’une autre preuve de l’incompétence de nos dirigeants et de leur habileté à détourner l’attention du véritable problème. Pendant qu’ils se perdent dans leurs enquêtes inutiles et leurs accusations infondées, le peuple continue de souffrir. Mais que pouvons-nous attendre d’autre d’un gouvernement qui excelle dans l’art de la rhétorique creuse et de l’action absente ? Vive la République, n’est-ce pas ?

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : Ultimatum de Bienvenu Marwan Guinon au MCU de Touadera

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Ultimatum de Bienvenu Marwan Guinon au MCU de Touadera

 

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Monsieur Marwan Guinon, Président de la CCFR

 

 

Bangui, 12  décembre 2023 (CNC) – Bienvenu Marwan Guinon, ancien chargé de mission en communication à l’Assemblée nationale, vient de lancer un ultimatum au MCU (Mouvement des Cœurs Unis), parti au pouvoir. Cette démarche de Guinon est le résultat de litiges financiers persistants entre lui et le MCU, et elle promet de créer des remous au sein du parti au pouvoir.

 

Selon Monsieur Marwan Guinon, le MCU a jusqu’au mois de mars 2024 pour lui verser le reliquat de son argent. Au-delà de cette date, il compte prendre des mesures draconiennes en mobilisant des huissiers pour saisir les biens du MCU.

 

Cependant, la situation est quelque peu paradoxale. Guinon affirme que le MCU ne possède pratiquement aucun patrimoine tangible. Le siège du parti, situé dans le quartier Malimaka du cinquième arrondissement de Bangui, est un bâtiment loué, n’appartenant pas au parti lui-même. À l’intérieur de ce siège, le contenu se limite à un vieux canapé et un petit poste de télévision, selon Marwan Guinon.

 

De plus, Guinon révèle que les groupes électrogènes qui alimentent le siège du MCU sont hors service. Cette absence de patrimoine pose un dilemme quant à la possibilité de saisir des biens en cas de non-paiement. En réalité, là où veut en venir Guinon est ailleurs.

 

Bienvenu Marwan Guinon est catégorique : s’il ne trouve rien à saisir dans le siège du MCU, il “passera à la vitesse supérieure.” C’est le nœud de la révélation tant annoncé. Cette menace plane désormais sur le parti au pouvoir en Centrafrique, qui doit composer avec les conséquences potentielles de cette situation.

 

Il convient de noter que Guinon a été limogé de son poste de chargé de mission en communication à l’Assemblée nationale par le Président de l’Assemblée, qui est également le Secrétaire Exécutif du MCU. Après son licenciement, Guinon s’est reconverti en prestataire de services de communication.

 

Cela signifie que pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, il a travaillé en étroite collaboration avec le parti au pouvoir en tant que prestataire en communication. Cependant, il déclare avoir des factures impayées par le MCU, ce qui a motivé son ultimatum.

 

Cette situation met en lumière les tensions et les conflits internes qui peuvent surgir au sein des partis politiques au pouvoir, et elle souligne l’importance des questions financières et de la transparence dans la gestion des ressources publiques. L’ultimatum de Guinon est un rappel que même au sein des cercles du pouvoir, les dissensions financières peuvent surgir et avoir des conséquences potentiellement déstabilisantes. La réponse du MCU à cet ultimatum sera donc scrutée de près dans les mois à venir, car elle pourrait avoir un impact significatif sur son image.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Panique sur les routes : incendies et accidents secouent les véhicules de la police et de la gendarmerie

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Panique sur les routes : incendies et accidents secouent les véhicules de la police et de la gendarmerie

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Vehicule-du-commissariat-de-Beloko-accidente-450×203.jpg” alt=”Véhicule du commissariat de Béloko accidenté” width=”450″ height=”203″ />
Véhicule du commissariat de Béloko accidenté à son retour de Bangui . CopyrightCNC

 

 

Bangui, 11  décembre 2023 (CNC) – Les forces de l’ordre en République Centrafricaine sont confrontées à une crise de fiabilité majeure : leurs véhicules tombent en panne, s’enflamment en pleine circulation, ou sont impliqués dans des accidents tragiques. Cette situation inquiétante remet en question la capacité des autorités à assurer la sécurité publique.

 

Un constat alarmant est que même lorsque des véhicules flambant neufs sont attribués à ces forces de l’ordre, ils sont redevenus rapidement des épaves, inutilisables. Cette dégradation rapide de leur état opérationnel est inacceptable, surtout lorsque l’on considère les missions cruciales que ces véhicules doivent remplir.

 

Un exemple frappant de cette défaillance est survenu récemment dans le quartier Kilomètre 5 à Bangui, où un véhicule de la gendarmerie, occupé par des gendarmes, a brusquement pris feu en pleine circulation. Cette défaillance n’est malheureusement pas un cas isolé. Il semble que les problèmes mécaniques et les accidents impliquant les véhicules des forces de l’ordre se multiplient.

 

À Kaga-Bandoro, un véhicule neuf de la police a été impliqué dans un accident de la route avec des agents à bord, jetant davantage de doutes sur la fiabilité de ces véhicules. De plus, un incident récent à la frontière avec le Cameroun a vu un véhicule de la police quittant la capitale, Bangui, pour Cantonnier, s’est renversé en pleine vitesse, blessant gravement quatre agents de police. Les rapports de ce accident dont la Rédaction a pu consulter, suggèrent que ce grave accident est survenu en raison d’un problème de lame dans les essieux du véhicule.

 

La question qui se pose est de savoir si la police nationale, la gendarmerie et l’armée nationale disposent d’un parc automobile adéquatement entretenu, de garages bien équipés et de mécaniciens compétents pour maintenir ces véhicules en bon état ? Le constat actuel montre qu’il y a clairement un problème majeur à cet égard.

 

La situation actuelle est si préoccupante que les forces de l’ordre se tournent de plus en plus vers l’utilisation de motos pour leurs opérations, abandonnant leurs véhicules. Cependant, cette solution n’est pas sans risque, car les agents sont exposés à un danger constant lorsqu’ils se déplacent en moto, en particulier dans un contexte d’insécurité généralisée. Les attaques et les ciblages par des assaillants sont malheureusement devenus monnaie courante.

 

Il est donc impératif de revoir en profondeur les stratégies de gestion des parcs automobiles des forces de l’ordre en République centrafricaine. Il est nécessaire de garantir que les véhicules sont régulièrement entretenus par des mécaniciens qualifiés pour éviter des incidents tragiques et coûteux. La sécurité des agents de la force publique doit rester une priorité absolue, et cela commence par des véhicules fiables et sécurisés. Le public a le droit de s’attendre à ce que ses forces de l’ordre soient correctement équipées pour accomplir leur mission de maintien de l’ordre et de protection de la population. Il est temps d’agir pour résoudre ce sérieux problème d’entretien de parc auto.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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L’accord controversé entre Touadera et Al-Khatim : Un désastre en devenir, selon Ibrahim

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L’Accord Controversé entre Touadera et Al-Khatim : Un Désastre en Devenir, selon Ibrahim

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/11/Le-chef-rebelle-Mahamat-Al-Khatim-du-MPC-300×265.jpg” alt=”le général Mahamat Alkatim du mouvement patriotique pour la centrafrique. copyrightCNC.” width=”300″ height=”265″ />
Le général du MPC Mahamat Alkatim. Photo d’archives du CNC.

 

 

Bangui, 12 décembre 2023 (CNC) – Alors que le président IB, Ibrahim de son surnom, exprime ouvertement sa colère et ses inquiétudes au sujet de l’accord Al-Khatim-Touadera, de nombreuses voix s’élèvent pour critiquer la validité et la moralité de cet accord. Les précédents accords signés par Al-Khatim et les résultats mitigés qui en ont découlé suscitent des interrogations quant à la viabilité de cette nouvelle entente.

 

Tout d’abord, il est essentiel de reconnaître que la quête de la paix dans une nation déchirée par les conflits ethniques et les luttes pour le pouvoir est un objectif noble. Cependant, l’accord entre Al-Khatim et Touadera semble avoir été conclu sans une réflexion approfondie sur les conséquences à long terme et sans une compréhension adéquate des dynamiques complexes qui sous-tendent le conflit en République centrafricaine.

 

Ibrahim dit IB soulève des préoccupations légitimes concernant la nature de cet accord. Les pertes en vies humaines parmi les combattants de Mahamat Al-Khatim et les actes de violence perpétrés contre eux remettent en question la viabilité de l’accord. Le fait que ces combattants aient baissé leurs armes en signe de bonne foi, seulement pour être tués ou capturés, soulève des questions troublantes sur la confiance et la crédibilité du gouvernement centrafricain.

 

Le message d’Ibrahim est un appel à l’introspection pour Mahamat Al-Khatim. Il pointe du doigt le passé, où de nombreux accords similaires ont été signés, mais n’ont pas abouti à des résultats durables. Les signaux sont clairs : les groupes armés signataires ont été intégrés dans le gouvernement, sauf ceux qui représentaient Al-Khatim, qui ont été limogés. Cela soulève des doutes quant à la sincérité du gouvernement dans la mise en œuvre de l’accord.

 

Le récit d’Ibrahim met également en évidence le soutien initial de l’opposition démocratique à Faustin Archange Touadera, un soutien qui s’est rapidement évaporé en raison de la perception d’un manque de moralité du président. Cela suggère que l’histoire se répète, car Al-Khatim semble être le dernier à avoir été aveuglé par les promesses d’un accord.

 

La conclusion est claire : l’accord entre Al-Khatim et Touadera est en train de se transformer en un fiasco qui coûte des vies humaines et plonge le pays dans l’incertitude. La demande d’Ibrahim de reconsidérer cet accord est justifiée, car la paix ne peut être atteinte en République centrafricaine que si toutes les parties impliquées agissent avec responsabilité et honnêteté. En fin de compte, cet accord doit être réévalué sérieusement, et il est impératif de rechercher des solutions alternatives pour mettre fin au cycle de la violence et de l’instabilité dans le pays.

 

Par Azoumi

 

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Nouvelle coalition armée au Tchad : Baba Laddé et les enjeux régionaux

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Nouvelle coalition armée au Tchad : Baba Laddé et les enjeux régionaux

 

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Le chef rebelle tchadien Baba-laddé.

 

 

Bangui, 12  décembre 2023 (CNC) – La situation au Tchad continue de susciter des inquiétudes alors que de nouveaux développements mettent en lumière les tensions croissantes dans le pays. Le récent assassinat du Colonel Issa Oumar Liane, également connu sous le nom de Banai, ainsi que l’enlèvement de trois de ses proches, a suscité une condamnation unanime de la part de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC). Selon le communiqué numéro 0002/ANC/PN/2023, émis par l’ANC, cet acte tragique s’est produit le 9 décembre 2023 à N’guiguimi, dans le sud-est du Niger, et a été perpétré par des hommes armés à bord de deux véhicules. L’ANC qualifie cet acte d’ignoble et barbare, dénonçant vigoureusement la gouvernance basée sur la violation des droits humains.

 

Le Colonel Issa Oumar Liane était un officier de l’armée tchadienne, arrêté en 2021 en raison de ses origines lors de l’attaque du FACT. Le communiqué de l’ANC souligne que les services tchadiens sont fortement soupçonnés d’être impliqués dans cet assassinat, alimentant ainsi davantage les tensions au sein du pays.

 

Il est important de noter que cet incident survient peu de temps après la visite du Premier Ministre de la junte du Niger et d’officiers de cette même junte à N’Djamena. Cette visite suscite des interrogations quant aux relations entre la junte tchadienne et ses homologues du Niger ainsi que sur les alliances régionales en cours.

 

Le communiqué de l’ANC indique que la junte tchadienne a récemment renforcé sa collaboration avec le régime centrafricain et les services camerounais. De plus, selon le même communiqué, elle entretient des liens avec d’autres pays voisins, notamment Haftar en Libye et Himeti au Soudan. Cependant, des préoccupations subsistent quant à la capacité du Nigeria à empêcher la circulation des groupes armés à partir de N’Djamena sur son territoire, en l’absence de coopération.

 

Le communiqué de l’ANC souligne également que la violence persistante au Tchad, marquée par des meurtres quotidiens de civils, souligne l’absence de sécurité dans le pays. Cette situation révèle un échec du leadership actuel à garantir la stabilité et la sécurité des citoyens tchadiens.

 

Face à cette situation, de nombreux opposants, comme le mentionne le communiqué de l’ANC, se disent prêts à un dialogue sincère et constructif avec la junte tchadienne. Cependant, selon le même communiqué, certains membres du régime semblent ne pas montrer de volonté de paix, comme en témoigne la répression exercée contre les civils qui appellent au boycott ou au rejet du prochain référendum constitutionnel. Le communiqué souligne également que dans une démocratie, les opinions “OUI”, “NON” ou le choix de boycotter doivent être traitées avec équité et respect.

 

Le communiqué de l’ANC rapporte les déclarations de Baba Laddé, qui, à travers ses propos, appelle ceux au sein du régime tchadien en faveur de la paix et de la démocratisation à prendre le dessus sur leurs collègues impliqués dans des activités criminelles et corrompues. Il met en garde contre le risque que le peuple et les acteurs politico-militaires ne se voient contraints d’imposer la démocratie par la force, si des solutions pacifiques ne sont pas rapidement trouvées.

 

La situation au Tchad reste complexe et préoccupante, et il est essentiel que toutes les parties prenantes, comme le souligne le communiqué de l’ANC, s’engagent dans un dialogue constructif afin de rechercher des solutions pour mettre fin à la violence et instaurer la stabilité dans le pays.

 

Par la Rédaction du CNC

 

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Criminalité en hausse à l’approche des fêtes à Berberati : Un défi pour la sécurité

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Criminalité en hausse à l’approche des fêtes à Berberati : Un défi pour la sécurité

 

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Rond point de la ville de Berberati copyrights CNC

 

 

 

Bangui, 12 décembre 2023 (CNC) – Berberati, une ville paisible située à l’ouest de la République centrafricaine, est actuellement aux prises avec une vague de criminalité sans précédent. Les habitants locaux font face à une série de vols et de cambriolages, laissant derrière eux un sentiment d’insécurité grandissant. Malheureusement, malgré les efforts déployés par les forces de défense et de sécurité, la situation semble hors de contrôle, mettant en péril la paix et le développement de la ville.

 

Les récits des habitants de Berberati révèlent une réalité troublante. Les voleurs pénètrent dans les maisons pour dérober des biens de valeur, allant des meubles aux ustensiles de cuisine, en passant par les animaux domestiques et les produits agricoles. Les pertes matérielles et financières subies par les victimes sont considérables, allant jusqu’à des millions de francs CFA. Les cambrioleurs ne se contentent pas de voler dans les maisons, ils s’en prennent également aux étangs de poissons, privant ainsi les habitants de leurs moyens de subsistance.

 

Jean-Christophe Boutoulis, l’une des victimes, raconte que les voleurs ont ravagé ses étangs, causant une perte financière énorme. Il déclare : “Chaque fois la nuit, ils sont allés là-bas avec des sacs de manioc, des sagaies, des filets pour voler les poissons dans les étangs. Cette année, j’ai perdu beaucoup d’argent, environ 2 millions 600 000 francs CFA, en volant les poissons.” Cette situation est non seulement préjudiciable pour les particuliers, mais elle a également un impact négatif sur les projets de développement de la région, comme la pisciculture.

 

L’inspecteur des eaux et forêts, Dieudonné Maïtol, explique comment ces vols de poissons perturbent les activités de pisciculture : “À l’heure actuelle, le vol de poissons dans les étangs, la nuit, est à son comble. Certaines personnes partent dans les bassins piscicoles avec des sagaies, des lampes torches, des marmites, des nattes, et elles passent la nuit à côté des étangs des autres. Elles tuent, pêchent et capturent tous les poissons pour les revendre sur le marché.”

 

Face à cette montée alarmante de la criminalité, les forces de l’ordre semblent impuissantes à identifier les méthodes utilisées par les voleurs pour pénétrer dans les habitations. Cependant, le procureur de la République, Annabel Topéné, assure que des mesures légales sont en place pour poursuivre en justice les auteurs pris en flagrant délit. Elle déclare : “Tout est déjà prévu dans le code pénal que nous avons à notre disposition. À chaque cas qui se présente au parquet de la République, nous définirons ces cas devant le tribunal correctionnel et chercherons à ce que les sanctions prises soient adaptées aux cas d’espèce afin de freiner ou de dissuader d’éventuels auteurs de vols dans la ville de Berberati.”

 

Malgré les assurances des autorités judiciaires, les vols à répétition à Berberati continuent de faire des ravages. Si les unités de police locales restent discrètes sur l’ampleur réelle de la criminalité, des sources concordantes parlent de chiffres et de records inquiétants. Cette escalade de la criminalité est attribuée en partie à la période des fêtes de fin d’année, où les opportunités de vol sont plus nombreuses.

 

Face à cette situation critique, il est impératif que les autorités locales et nationales prennent des mesures immédiates pour rétablir la sécurité à Berberati. Les habitants méritent de vivre en paix et en sécurité dans leur propre ville. Des actions concrètes doivent être entreprises pour mettre fin à cette spirale de criminalité, restaurer la confiance des habitants et relancer le développement de la région.

 

Par Bertrand Siri

 

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Fête nationale à Obo, le spectacle honteux du ministre Djorie déçoit tout le monde

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Fête nationale à Obo, le spectacle honteux du ministre Djorie déçoit tout le monde

 

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Le ministre Djorie, assis en veste bleu avec son épouse à la tribune du défilé à Obo

 

 

 

Bangui, 11  décembre 2023 (CNC) – La récente participation du ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, monsieur Serge Ghislain Djorie, à la fête nationale à Obo, a été un spectacle honteux qui a laissé les habitants de la ville dans un état de consternation profonde. Ce qui avait été murmuré dans les médias et sur les réseaux sociaux s’est malheureusement révélé être la réalité sur le terrain, une réalité des plus décevantes.

 

Tout d’abord, il est révoltant de constater que le ministre Djorie a conditionné sa présence à Obo à la venue de son épouse avec lui. Un acte aussi futile que celui-ci montre clairement l’indifférence du ministre envers ses fonctions et son manque de sérieux dans l’exercice de ses responsabilités gouvernementales.

 

Le point culminant de la honte a eu lieu lors du défilé organisé dans le cadre de la célébration de la fête de la proclamation de la République centrafricaine. Assis confortablement sur la tribune officielle avec son épouse, le ministre Djorie a suivi attentivement le défilé des forces armées centrafricaines, de la gendarmerie, de la police, des agents de sécurité privée, des chefs de quartier, et même des miliciens d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE. Cependant, ce qui est le plus choquant, c’est son comportement lors du passage des majorettes.

 

Madame MIBEMBOLI KELLY, Présidente des filles majorettes d'Obo
Madame MIBEMBOLI KELLY, Présidente des filles majorettes d’Obo

 

Les majorettes, vêtues de leurs tenues colorées, ont offert un spectacle époustouflant en face de la tribune officielle, où se trouvait le ministre Djorie, censé représenter le gouvernement et le Président putschiste Faustin Archange Touadera  à cette cérémonie. Au lieu d’applaudir et de montrer du respect aux jeunes filles pour leur performance, le ministre a sorti une enveloppe contenant un billet de 1000 francs CFA et l’a remis à la Présidente des majorettes. Un acte totalement inapproprié pour un représentant du gouvernement.

 

Ce n’était pas un incident isolé, car le même scénario s’est reproduit lors du passage des élèves lycéens d’Obo, avec le ministre distribuant des enveloppes contenant un billet de 500 francs CFA. Une somme dérisoire pour récompenser des jeunes qui ont consacré du temps et de l’effort à préparer leur participation à cette fête nationale.

 

La cerise sur le gâteau est venue lorsque la Présidente des majorettes a découvert le contenu de l’enveloppe remise par le ministre. À sa grande surprise, elle a trouvé un billet de 1 000 francs CFA, une insulte à leur talent et à leur dévouement. La Présidente a confronté le ministre à la fin du défilé, et même si elle a reçu finalement une somme de 20 000 francs CFA, le geste initial du ministre restera gravé dans les mémoires comme une insulte flagrante.

 

De plus, le proviseur du lycée d’Obo a également reçu une enveloppe contenant un billet de seulement 500 francs CFA. Au lieu de se fâcher, il a donné le billet à l’un de ses élèves pour qu’il puisse acheter des beignets. C’est un triste reflet du mépris du ministre pour l’éducation et la jeunesse de sa région.

 

Ce comportement scandaleux a poussé les habitants d’Obo à remettre en question la présence du ministre Djorie à de telles cérémonies. Plutôt que de distribuer des sommes dérisoires, il serait plus judicieux de ne rien donner du tout. En rappelant l’incident de l’année précédente où le ministre avait sous-estimé le coût d’un repas local, on voit clairement que le ministre est complètement déconnecté de la réalité de la vie des habitants d’Obo, malgré son titre de ministre résident de la localité.

 

En fin de compte, la participation du ministre Djorie à la fête de la proclamation de la République centrafricaine à Obo a été une source de honte nationale. Son comportement inapproprié et son manque de respect envers les participants à cet événement important montrent qu’il n’est pas digne de son poste de ministre et qu’il devrait être tenu responsable de ses actions. Les citoyens méritent mieux que cela de la part de leurs représentants gouvernementaux.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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Travail inhumain et torture : Le calvaire des employés de Wagner en Centrafrique

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Travail inhumain et torture : Le calvaire des employés de Wagner en Centrafrique

 

 

Arrivée du convoi de 10 camions transportant des équipements d'exploitation minière de Wagner à quelques kilomètres de Ndachima, non loin de <a href=Bambari. CopyrightCNC” width=”450″ height=”402″ />
Arrivée du convoi de 10 camions transportant des équipements d’exploitation minière de Wagner à quelques kilomètres de Ndachima, non loin de Bambari. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 11  décembre 2023 (CNC) – La Russie, nation qui se targue d’être une grande puissance mondiale, est actuellement sous les feux de la critique pour ses actions en République centrafricaine. Alors que le monde parle haut et fort des droits de l’homme, il est choquant de constater que certaines personnes, victimes de violations flagrantes de leurs droits fondamentaux, croupissent en prison sans être jugées, tandis que d’autres subissent des actes de torture impensables. Un exemple récent de ces pratiques inhumaines est la situation des conducteurs de citernes employés par les mercenaires russes en Centrafrique.

 

Grâce aux appels désespérés des organisations de défense des droits de l’homme, certains de ces conducteurs ont enfin été remis à la justice centrafricaine, suscitant un soulagement chez leurs familles et la Ligue Centrafricaine des droits de l’homme. Cependant, cette lueur d’espoir ne saurait masquer les conditions de travail épouvantables subies par les employés de la société russe Wagner.

 

Les six conducteurs de camions citernes en question ont été arrêtés par leurs employeurs à Bambari, puis transférés à Ndachima avant d’être sévèrement torturés par les Wagner. Mais après l’intervention de la ligue de droits de l’homme, ils viennent d’être remis à la justice et transférés à l’office central de lutte contre le banditisme (OCRB). Cette libération est certes une victoire pour les droits de l’homme, mais elle ne doit pas faire oublier le traitement inhumain auquel ces travailleurs ont été soumis.

 

La Ligue Centrafricaine des droits de l’homme, sous la direction de Joseph Bindoumi, a tiré la sonnette d’alarme sur la nature odieuse du contrat qui lie la société Wagner à ses employés, ainsi que sur les conditions de travail déplorables auxquelles ils sont soumis. Il est alarmant de constater que ces chauffeurs, chargés du transport de carburant pour le compte de la société Wagner à Bangui et Ndassima, ne sont pas considérés comme des employés à part entière. En réalité, ils vivent une existence qui ressemble davantage à l’esclavage qu’à un travail décent.

 

Ces travailleurs sont contraints de conduire des véhicules citernes sans avoir le droit de s’arrêter ni même de se nourrir. C’est la société Wagner qui dicte l’endroit où le véhicule doit s’arrêter. Une fois à destination, les travailleurs sont forcés de décharger le carburant, puis repartent le même jour pour Bangui, afin de charger à nouveau du carburant pour une nouvelle livraison. Leur salaire, s’il peut être qualifié ainsi, est remis sans bulletin de paie à la fin du mois, ne correspondant en rien à la souffrance endurée par ces travailleurs.

 

Ces pratiques inhumaines et dégradantes ne devraient avoir aucune place dans notre monde moderne. La Russie, en tant qu’acteur international, se doit de respecter les droits de l’homme et de garantir des conditions de travail dignes pour tous les individus, où qu’ils se trouvent. Les violations des droits de l’homme, les traitements cruels et inhumains infligés à ces travailleurs, ainsi que l’exploitation flagrante qu’ils subissent, sont une tache indélébile sur la réputation de la Russie sur la scène internationale.

 

Il est grand temps que la Russie prenne ses responsabilités et mette un terme à ces pratiques inacceptables. La communauté internationale doit également condamner ces agissements et soutenir les efforts visant à faire justice aux victimes de ces violations des droits de l’homme. La dignité et les droits fondamentaux de chaque individu doivent toujours primer, quel que soit le lieu où ils se trouvent.

 

Par Anselme Mbata

 

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Attaque mystérieuse à Kaga-Bandoro : quatre mercenaires du groupe Wagner blessés

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Attaque mystérieuse à Kaga-Bandoro : quatre mercenaires du groupe Wagner blessés

 

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Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique

 

 

Bangui, 11  décembre 2023 (CNC) – Dans la nuit du samedi au dimanche 10 décembre 2023, la ville de Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de Nana-Gribizi, située au centre nord de la République centrafricaine, a été secouée par une violente explosion d’origine inconnue. L’explosion a eu lieu dans la base des mercenaires du groupe Wagner, les alliés protecteurs du régime de Faustin Archange Touadera. Quatre de ces mercenaires russes ont été grièvement blessés dans cet incident mystérieux et ont été rapidement transférés à l’hôpital.

 

Selon les premiers éléments d’informations fournis, l’explosion aurait été causée par un engin explosif largué par un drone. Cette théorie a été avancée par les autorités locales, bien que l’origine exacte de l’engin reste inconnue à ce stade. Les résidents de Kaga-Bandoro ont été réveillés vers 3 heures du matin par la détonation, qui a secoué la ville et semé la panique parmi les habitants.

 

La situation a pris une tournure encore plus inquiétante lorsque les mercenaires russes ont immédiatement soupçonné que le drone responsable de l’attaque provenait de la base du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) située à Kaga-Bandoro. En réaction, ils ont tenté de pénétrer dans les locaux du CICR pour effectuer une perquisition, mais leur mission a échoué, et ils ont dû faire demi-tour.

 

Heureusement, malgré l’incident initial, la ville de Kaga-Bandoro est actuellement calme, et il n’y a pas eu de problèmes signalés concernant la sécurité des résidents ou des employés du CICR. Les quatre mercenaires blessés sont pris en charge à l’hôpital préfectoral de Kaga-Bandoro en attendant leur transfert ultérieur à Bangui, la capitale de la République centrafricaine.

 

L’incident a suscité de nombreuses interrogations quant à la nature exacte de cette attaque mystérieuse et à ses motivations. Les spéculations et les théories continuent de circuler, notamment concernant les responsables présumés de l’attaque. Alors que les autorités locales enquêtent sur cet événement, la population de Kaga-Bandoro et la communauté régionale attendent avec impatience des réponses pour comprendre les circonstances de cette attaque surprenante.

 

Alfred Bazoui

Correspondant du CNC dans la Nana-Gribizi

 

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Ultimatum : Les Étudiants Centrafricains Réclament le Retour de L’ANECA

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Ultimatum : Les Étudiants Centrafricains Réclament le Retour de L’ANECA

 

Centrafrique.org/Centrafrique-les-etudiants-en-greve-pour-reclamer-le-paiement-de-leur-bourse/greve-des-etudiants-de-luniversite-de-bangui-reclamant-le-paiement-de-leur-bourse-le-3-avril-2020-par-cyrille-yapende/” rel=”attachment wp-att-37135″ data-wpel-link=”internal”>Grève des Étudiants de l'Université de Bangui reclamant le paiement des arriérés de leur bourse d'études, le 3 avril 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
Grève des Étudiants de l’Université de Bangui reclamant le paiement des arriérés de leur bourse d’études, le 3 avril 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

 

 

Bangui, 11 décembre 2023 (CNC) – Depuis sa suspension en 2018, l’Association Nationale des Étudiants Centrafricains (ANECA) demeure dans l’ombre, laissant un vide profond parmi les étudiants de la nation. Cependant, la patience a atteint son point de rupture, et une nouvelle génération d’étudiants, animée par un désir ardent de changement, se lève pour réclamer son droit à une voix collective. Face au silence persistant, ces jeunes universitaires annoncent une manifestation pacifique pour le 18 décembre 2023, si leur demande de rétablissement de l’ANECA n’est pas entendue. L’horizon s’éclaircit-il pour cette association emblématique ?*

Ci-dessous, leur correspondance au recteur :

 

Les Etudiants Centrafricains                                           Bangui, 08 Décembre 2023

 

Tel : (+236) 72-20-37-34

75-46-21-77

70-11-72-52

 

                                     A

                                                   Monsieur le Recteur de L’Université de Bangui

 

Objet : Requête pour le rétablissement de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA)

Monsieur le Recteur,

C’est un insigne honneur pour nous de venir auprès de votre auguste personnalité, requérir par cette présente note le rétablissement de l’association Nationale des étudiants centrafricains(ANECA).

En effet, il s’avère très important de rappeler que l’Association Nationale des étudiants Centrafricains en abrégée ANECA a été suspendue temporairement le 08 Décembre 2018 par la décision de l’ancien recteur de l’Université de Bangui en la personne de l’éminent professeur Laurent SISSA MAGALE pour des motifs raisonnables.

En sus, la suspension de ladite association est issue de l’organisation des élections pour un nouveau bureau qui s’est soldée malheureusement en catastrophe, et par des désordres organisés par les étudiants centrafricains sur le campus universitaire.

Conscients de toutes formes d’écarts de conduite de la part de nos ainés tant bien même que c’est triste de le dire, mais nous appartenons à la nouvelle génération qui est capable de faire preuve de sa maturité et de ses qualités en leadership estudiantin qui puissent impulser le développement dans la nouvelle république.

Conscients de tous les efforts déployés par le nouveau staff rectoral que dirige l’illustre professeur en la personne de Gérard GRESENGUET pour le rétablissement de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains(ANECA) depuis l’an 2020 à l’an 2023, qui demeurent jusqu’à l’heure actuelle sans concrétisation.

Force est de constater que les promesses faites pour le rétablissement de ladite association produisent un sentiment d’aigreur, de mécontentement dans le cœur des étudiants centrafricains.

Animés par la grogne, par le mécontentement gravissime, nous avons résolu d’agir au nom de la conscience publique afin de revendiquer nos droits qui sont en outre bafoués sous l’ongle académique et représentatif.

Vu la constitution de 30 Aout 2023, consacrant le principe de la liberté d’association en son article 37.

Vu la liberté de s’associer qui est garantie par la deuxième génération des Droits de l’Homme dans le pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels du 16 Décembre 1966.

Ainsi la non-existence de l’Association Nationale des étudiants Centrafricains qui défend les intérêts matériels et moraux de ces derniers constitue une violation gravissime des droits de ces derniers.

Convaincus par l’impérieuse nécessité d’assumer la défense des intérêts matériels et moraux des étudiants centrafricains par un organe de protection et de défense des droits de ces derniers.

A cet effet, nous prions le recteur de l’université de Bangui de bien vouloir nous rétablir cette illustre association de manière illico presto, au cas échéant nous observerons un moment de manifestation pacifique à la date du 18 décembre 2023 sur le campus universitaire.

Dans l’attente d’une suite favorable,

Veuillez agréer monsieur le recteur de l’université de Bangui toutes nos sincères et cordiales considérations.

Ampliations :

  • Présidence ;
  • Assemblée Nationale ;
  • Primature ;
  • Ministère de l’intérieur et de la sécurité publique ;
  • Ministère de l’enseignement supérieur ;

Porte-Parole : DAMANDJI-BELLA Jéhova-Jiré Kennedy

Rapporteur : KIRINENDJI Donald Murphy

Chargée de communication : LOBADONGA Leticia

 

 

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Accord Touadera-Al-Khatim : Abdoulaye Tago Dénonce le Double Jeu de roublard de Bangui

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Accord Touadera-Al-Khatim : Abdoulaye Tago Dénonce le Double Jeu de roublard de Bangui

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/Les-combattans-rebelles-du-MPC-de-Mahamat-Alkhatim-450×425.jpg” alt=”Les combattans rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim” width=”450″ height=”425″ />
Les combattans rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim. Photo CNC

 

 

Bangui, 11  décembre 2023 (CNC) – La Situation en République centrafricaine est à nouveau sous les feux de la rampe, et cette fois-ci, c’est monsieur Abdoulaye Tago qui élève sa voix pour exprimer sa colère et son inquiétude. Dans son discours passionné, il aborde la récente attaque contre les éléments du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) dirigé par l’autoproclamé général Al-Khatim Mahamat, ainsi que les implications de l’accord controversé entre le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra et ce chef rebelle tchado-centrafricain. Cette déclaration met en lumière les enjeux cruciaux auxquels la nation centrafricaine est confrontée et les répercussions potentielles sur son avenir.

 

Monsieur Abdoulaye Tago, une voix qui compte au sein des groupes armés, commence son discours en rappelant à tous que nous sommes à la fin de l’année, un moment propice pour réfléchir à la situation actuelle. Il exprime clairement son inquiétude concernant l’accord signé entre le gouvernement et le général Al-Khatim Mahamat, chef rebelle du MPC. Selon cet accord, les positions des éléments rebelles du MPC ne devraient pas être attaquées, car elles sont censées être protégées par cette entente. Cependant, la réalité sur le terrain semble très différente.

 

Tout bascule lorsque Monsieur Tago révèle que le président putschiste Faustin Archange Touadera  aurait donné le feu vert aux Mercenaires russes de Wagner pour attaquer les éléments de Mahamat Al-Khatim sur les chantiers miniers, provoquant la mort de 12 rebelles et la capture de 30 autres. Une situation alarmante, d’autant plus que le ministre conseiller Fidèle Gouandjika a souligné que les mercenaires russes n’ont pas de prisons, laissant planer des doutes sur le sort des 30 rebelles capturés.

 

Monsieur Tago ne mâche pas ses mots en dénonçant le non-respect des engagements de Touadéra et en critiquant sa tendance à agir en contradiction totale avec les accords signés. Il remet en question la crédibilité de Touadéra, affirmant que même le facilitateur désigné au Tchad pour négocier avec d’autres leaders de groupes armés est découragé face à cette situation.

 

L’aspect le plus préoccupant de cette déclaration est l’attaque sur le chantier de Markounda, où le beau-père de Mahamat Al-Khatim, qui était également un commandant rebelle, a été tué. Cet acte envoie un message fort aux autres leaders de groupes armés, les mettant en garde contre les conséquences potentiellement mortelles de tout accord avec Touadéra.

 

Monsieur Tago souligne que les mercenaires russes de Wagner préfèrent surprendre les rebelles lorsqu’ils sont engagés dans des activités minières, plutôt que de les affronter directement. Cette tactique, bien que cruelle, a déjà conduit à la mort de 16 éléments de Mahamat Al-Khatim après la signature de l’accord avec Touadera. Cette situation est qualifiée d’« énervante » par Monsieur Tago, et il exprime sa frustration en insistant sur le fait qu’il parlera davantage de la question lorsqu’il se rendra à Bangui, au rond-point zéro.

 

Dans une déclaration audacieuse, il annonce la volonté de construire une prison entre Birao et Ndélé, où les éléments de Touadéra seront emprisonnés, y compris le président lui-même. Il appelle également les leaders de groupes armés à être fermes et à ne pas se laisser corrompre par l’argent, soulignant que la lutte doit être menée pour le peuple centrafricain, pas pour des intérêts personnels.

 

Monsieur Tago conclut en remerciant les activistes sur les réseaux sociaux qui ont contribué à mettre en lumière la situation et rappelle que le président Touadéra semble tout mettre en œuvre pour se maintenir au pouvoir en préparant les élections de 2025. Cette déclaration souligne l’urgence de la situation en République centrafricaine et met en garde contre les manœuvres politiques potentiellement dangereuses du gouvernement actuel. La nation centrafricaine fait face à des défis critiques, et il est essentiel que la communauté internationale surveille de près la situation pour éviter une escalade de la violence et préserver la paix dans cette région troublée.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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La controverse autour du retour du chef rebelle Mahamat Al-Khatim à Bangui : La COSCIPAC exprime sa révolte

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La controverse autour du retour du chef rebelle Mahamat Al-Khatim à Bangui : La COSCIPAC exprime sa révolte

 

 

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De gauche à droite, le ministre Adama Chaibou, le porte-parole du MPC Aboulkasim au milieu et à droite le chef rebelle Mahamat Al-Khatim.Credit photo CNC.

 

Bangui, 11  décembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine est actuellement plongée dans une série de problèmes complexes, allant de la sécurité aux problèmes sanitaires et éducatifs. Malheureusement, selon la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC), le président putschiste Faustin-Archange Touadéra semble ignorer ces défis et prend des décisions controversées qui ont suscité la révolte de nombreux Centrafricains.

 

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est le récent déboursement de 100 millions de francs CFA par le président putschiste Touadéra pour le retour du chef rebelle Mahamat Al-Khatim à Bangui. Cette décision a choqué la COSCIPAC et de nombreux citoyens centrafricains qui estiment que le chef rebelle en question est responsable de nombreuses atrocités commises dans le pays.

 

Mahamat Al-Khatim, de nationalité tchadienne, est originaire du nord-est du Tchad. Il est arrivé en République centrafricaine en tant que commerçant de friperie, mais il a rapidement rejoint la rébellion dirigée par l’ancien président François Bozizé. Plus tard, il a intégré la rébellion de la Séléka sous le commandement de Michel Djotodia. Pendant son passage à la tête du “escadron éclair,” Mahamat Al-Khatim a été impliqué dans de nombreux actes de violence, ce qui a entraîné la mort de nombreux Centrafricains.

 

Mais ce n’est pas tout, Mahamat Al-Khatim a également été accusé de crimes tels que l’enterrement de personnes vivantes et le meurtre de villageois innocents. Des familles de victimes et des témoins attestent de ses actions. Il est également responsable de massacre dans plusieurs localités, y compris Markounda, Paoua, et Bouca, où de nombreuses personnes ont perdu la vie.

 

La COSCIPAC souligne que Mahamat Al-Khatim est recherché par la Cour pénale spéciale et la Cour pénale internationale pour ses crimes. Cependant, le président putschiste Touadéra a choisi de s’associer avec lui en signant un accord et en lui offrant une somme considérable pour qu’il revienne à Bangui. Cette décision a suscité l’indignation de la COSCIPAC et d’autres défenseurs de la démocratie et de la paix en République centrafricaine.

 

La question qui se pose est pourquoi Faustin Archange Touadera  préfère s’associer avec un individu accusé de crimes atroces plutôt que de répondre aux besoins et aux préoccupations de la population centrafricaine. La COSCIPAC estime que cette décision montre un mépris flagrant pour les souffrances endurées par les Centrafricains et met en lumière le manque de sensibilité du président envers les crimes commis par Mahamat Al-Khatim.

 

La COSCIPAC appelle les citoyens centrafricains à rester vigilants face à ces développements et à demander des comptes à leur gouvernement. Ils rappellent que c’est grâce aux citoyens que Touadéra a été élu, et il est donc de son devoir de les protéger et de travailler en faveur de la paix et de la stabilité dans le pays.

 

Rappelons que  la controverse entourant le retour de Mahamat Al-Khatim à Bangui continue de diviser l’opinion publique en République centrafricaine. La COSCIPAC reste déterminée à faire entendre la voix des sans-voix et à lutter pour la justice et la paix dans le pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Réunion douanière régionale à Bangui : les enjeux du développement commercial africain

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Réunion douanière régionale à Bangui : les enjeux du développement commercial africain

 

Centrafrique.org/douane_africaine/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/douane_africaine-450×338.jpg” alt=”Réunion Douanière Régionale à Bangui : Les Enjeux du Développement Commercial Africain” width=”450″ height=”338″ />
Copyrightdouane centrafricaine

 

 

Bangui, 11 décembre 2023 (CNC) – La 14ème session des correspondants régionaux des pays d’Afrique australe et centrale des douanes s’est tenue à Bangui du 4 au 8 décembre 2023. Alain Grengbabo, directeur général adjoint des douanes centrafricaines, a présenté sur les antennes de la radio Ndékèluka les avantages de cette rencontre pour la République Centrafricaine (RCA).

 

Bangui a accueilli la 14e réunion des responsables des douanes des pays d’Afrique australe et d’Afrique centrale, un événement d’importance régionale. L’objectif de cette réunion conjointe était de rassembler les correspondants nationaux des bureaux régionaux de liaison chargés du renseignement, ainsi que les correspondants nationaux des pays participants. Cette réunion, qui s’est déroulée du 4 au 8 décembre, a réuni des représentants de 14 pays sur les 24 que compte la région Afrique occidentale et centrale de l’Organisation mondiale des douanes (OMD).

 

L’objectif principal de cette réunion était de discuter des questions d’actualité liées au renseignement, à la visualisation des données et à l’optimisation des recettes douanières dans le contexte de la zone de libre-échange continental africaine. Alain Grengbabo a souligné que l’Union africaine aspire à créer un marché commun au sein du continent, favorisant ainsi le commerce interne et stimulant la compétitivité du commerce africain sur la scène internationale.

 

Le démantèlement des barrières tarifaires est l’une des étapes cruciales pour parvenir à ce marché commun. Cela implique la réduction des droits de douane et des obstacles au commerce entre les pays africains. Cependant, cela présente également des défis, notamment la possibilité que des marchandises non africaines soient introduites frauduleusement sur le marché en tant que produits d’origine africaine.

 

Pour faire face à ces défis, la réunion a mis l’accent sur la nécessité de renforcer le renseignement douanier. Cela implique la collecte d’informations en amont sur l’origine des marchandises circulant entre les pays africains, ainsi que la lutte contre le trafic illicite de marchandises dangereuses telles que les armes et les produits nocifs pour la santé humaine.

 

L’opportunité pour la République Centrafricaine d’accueillir une telle réunion est double. D’une part, cela montre que le pays est désormais considéré comme un lieu approprié pour des rencontres internationales, ce qui renforce sa position sur la scène internationale. D’autre part, cela permet à la RCA de participer activement aux discussions cruciales sur le commerce intra-africain et les douanes, ce qui est essentiel pour sa propre économie et son développement.

 

En ce qui concerne les préoccupations des opérateurs économiques concernant les taxes douanières élevées en République Centrafricaine, Alain Grengbabo a souligné que les tarifs douaniers sont harmonisés au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et qu’ils sont basés sur le tarif extérieur communautaire de la CEMAC. Ces tarifs varient en fonction de la catégorie des produits importés, allant de 5% à 30%. Il a également affirmé que la RCA n’applique pas de surtaxes et que les mêmes tarifs sont appliqués dans les autres États membres de la CEMAC.

 

En fin de compte, la réunion des correspondants douaniers régionaux a mis en lumière l’importance de la collaboration régionale et du renforcement du renseignement douanier pour soutenir le démantèlement des barrières tarifaires en Afrique et stimuler le commerce interne sur le continent. Elle a également permis à la République Centrafricaine de jouer un rôle actif dans ce processus, renforçant ainsi sa position dans le commerce international africain.

 

Par Anselme Mbata

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Bangui plongée dans l’obscurité : les coupures d’électricité en série

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Bangui plongée dans l’obscurité : les coupures d’électricité en série

 

 

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Un agent de l’ÉNERCA travaillant sur un pylone électrique sans casque, sans véritable outil de travail

 

 

Bangui, 11 décembre 2023 (CNC) – Les habitants de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, sont aux prises avec des coupures d’électricité récurrentes depuis quelques jours, provoquant de nombreuses difficultés au quotidien. Cette situation préoccupante a suscité des plaintes et des appels à l’ÉNERCA (Énergie Centrafricaine) pour trouver une solution à ce problème.

 

Après l’inauguration de la centrale solaire de Danzi le 17 novembre dernier, au lieu de l’amélioration attendue de l’approvisionnement en électricité, les résidents de Bangui ont plutôt été confrontés à une série de coupures d’électricité et de délestages sans pareil. Les dix arrondissements de la ville sont touchés par ce problème, et les habitants en ressentent l’impact dans leur vie quotidienne.

 

Mesmin, résidant du quartier Damala, dans le 8ème arrondissement de Bangui partage son expérience : “Ce problème d’électricité ne nous permet pas de suivre régulièrement les informations. Par exemple, pendant la fête du 1er décembre, nous qui n’avons pas eu le temps d’aller sur les lieux, nous devions suivre les festivités à la télé centrafricaine s’il y avait de la lumière.”

 

La situation est tout aussi critique pour les travailleurs, comme Jozué, qui attend impatiemment le courant pour exercer son métier d’artisan : “Avant, la distribution de l’électricité était meilleure. Nous avions du courant de 21h à 13h et de 13h à 21h. Mais après l’inauguration de la centrale solaire de Danzi, la situation s’est empirée. Nous n’avons pratiquement plus d’électricité.”

 

Les coupures d’électricité ont également un impact sur les ménages, comme l’explique Justin, habitant du quartier Gobongo : “La qualité de la production d’électricité ici à Gobongo est déplorable. Nous connaissons des délestages à répétition. Les difficultés sont nombreuses. Les enfants aussi n’étudient pas pendant la nuit. Les petits commerces ne sont pas épargnés par ce problème.”

 

Nadia, résidant du quartier Benz-vi, ajoute : “Depuis presque une semaine, nous n’avons pas d’électricité à Benzvi. Nous avons des difficultés pour conserver la nourriture au frais. Les petites activités génératrices de revenus que nous menons grâce au courant nous aident énormément.”

 

La situation est également difficile pour les étudiants, comme Jasmine, qui déplore la manière dont l’ÉNERCA distribue le courant : “Avant, on avait régulièrement de l’électricité, mais actuellement, nous connaissons des coupures à répétition. Des fois, le soir jusqu’au matin, il n’y a pas d’électricité. Cette situation empêche les enfants d’étudier correctement le soir.”

 

Tant les administrations publiques que les entreprises privées sont également touchées par ces coupures d’électricité. Selon un communiqué de l’ÉNERCA, ces perturbations sont dues à des travaux de réhabilitation sur les installations à Boali, en cours depuis le 6 novembre 2023, et qui se poursuivront jusqu’au 31 janvier 2024.

 

Pour suivre l’évolution des travaux, le ministre de l’Énergie, Arthur Bertrand-Piri, s’est rendu sur le site de production d’électricité à Boali 2. Il a annoncé : “Il est question de réflexionner deux des quatre alternateurs du site de Boali 2.” Les habitants de Bangui espèrent que ces mesures permettront de résoudre rapidement les problèmes d’électricité qui affectent leur vie quotidienne. En attendant, ils continuent de faire face à des coupures d’électricité à répétition, impactant leur vie professionnelle et personnelle.

 

Par Prisca VICKOS

 

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L’USAID lance un projet de $10 millions axé sur le renforcement de la protection des droits humains en République centrafricaine

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L’USAID lance un projet de $10 millions axé sur le renforcement de la protection des droits humains en République centrafricaine

 

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Bangui, 10  décembre 2023 (CNC) – Le 7 décembre 2023, une nouvelle ère d’espoir s’est ouverte pour la République centrafricaine avec le lancement du projet “Renforcement des droits humains” (Strengthening Human Rights Activity – SHRA) par l’Agence américaine pour le développement international (USAID). Doté d’un budget de 10 millions de dollars (soit environ 6 milliards de francs CFA), ce projet quinquennal s’inscrit dans la lignée des efforts visant à améliorer la protection des droits humains dans ce pays d’Afrique centrale.

 

Le projet SHRA a pour mission principale d’appuyer les activités du secteur de la justice, de la société civile et des médias en vue de promouvoir et de faire progresser les droits de l’Homme en République centrafricaine. Cette initiative ambitieuse s’étendra non seulement dans la capitale, Bangui, mais également dans 11 autres villes du pays, couvrant ainsi une vaste portion du territoire pour un impact significatif.

 

Le cœur de ce projet réside dans le renforcement des capacités institutionnelles et de la confiance envers les institutions gouvernementales responsables de la promotion des droits de l’Homme, telles que la Commission nationale des droits de l’Homme et le ministère de la Justice. En travaillant en collaboration avec ces deux acteurs clés, le projet SHRA s’efforcera de lutter contre les violations des droits humains et de garantir que les victimes aient accès à une justice équitable.

 

Pour atteindre ces objectifs ambitieux, le projet SHRA fonctionnera en partenariat avec un consortium de partenaires expérimentés, tels que Freedom House, Search for Common Ground, le Réseau Internews et l’American Bar Association Rule of Law Initiative. Ensemble, ils uniront leurs forces pour offrir une formation essentielle aux acteurs du système judiciaire, y compris les magistrats, afin de renforcer leurs compétences et leur compréhension des droits de l’Homme.

 

S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, Zeric Smith, directeur adjoint de la mission régionale de l’USAID pour l’Afrique centrale, a souligné l’importance de ce projet en déclarant : “Ce projet s’aligne sur les objectifs communs du gouvernement de la République centrafricaine et des États-Unis, et constitue la base de notre travail sur les droits de l’Homme en partenariat avec la Commission nationale des droits de l’Homme et le ministère de la Justice de la République centrafricaine“. Cette déclaration témoigne de l’engagement continu des États-Unis envers la protection des droits humains dans le pays et de leur soutien à la République centrafricaine dans cette entreprise vitale.

 

De son côté, Michel Mbei, le directeur national de Search for Common Ground, a exprimé sa confiance dans le succès du projet en déclarant : “Je n’ai aucun doute sur l’engagement et la détermination des principaux acteurs de la mise en œuvre, ainsi que sur la disponibilité des ONG partenaires et de toutes les parties prenantes pour assurer le succès du projet.”

 

Le projet SHRA représente un pas significatif vers un avenir plus juste et respectueux des droits de l’Homme en République centrafricaine. Il incarne l’espoir que, grâce à des partenariats solides et à un engagement soutenu, le pays pourra progressivement renforcer sa capacité à protéger et à promouvoir les droits fondamentaux de tous ses citoyens. Alors que ce projet s’engage dans une nouvelle phase, l’ensemble du monde attend avec impatience de voir les résultats positifs qu’il apportera pour le peuple de la République centrafricaine.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Éduquer, sensibiliser, agir : les stratégies de Madame Makanda pour éradiquer les violences contre les femmes en République centrafricaine

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Éduquer, sensibiliser, agir : les stratégies de Madame Makanda pour éradiquer les violences contre les femmes en République centrafricaine

 

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Madame Louisa Sidoine Makanda

 

Bangui, 11 décembre 2023 (CNC) – Madame Louisa Sidoine Makanda, conseillère en matière de genre à la Présidence de la République centrafricaine, est une femme déterminée à mettre fin à toutes les formes de violence à l’égard des femmes. Dans une récente interview sur les antennes de la radio Centrafrique, elle a partagé ses réflexions sur les 16 jours d’activisme, une campagne mondiale visant à lutter contre la violence basée sur le genre à l’égard des femmes et des filles.

 

Les 16 jours d’activisme : une campagne cruciale

 

Madame Makanda a expliqué que les 16 jours d’activisme sont une campagne annuelle internationale qui débute le 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et se termine le 10 décembre, Journée des droits humains. Cette campagne a été lancée en 1991 par le Women’s Global Leadership Institute et vise à sensibiliser la population, les autorités et les organisations à la prévention et à l’élimination de la violence contre les femmes et les filles.

 

Madame Makanda est également la coordinatrice de l’ONG Wali Mo Londo I Maï, qui s’engage à mettre fin à toutes les formes de violence envers les femmes en République centrafricaine. Elle a souligné l’importance de cette campagne pour encourager les femmes à reconnaître leurs droits et à valoriser leur rôle dans la société.

 

Profit pour les femmes centrafricaines

 

Interrogée sur les avantages de cette campagne pour les femmes et les filles en République centrafricaine, Madame Makanda a souligné son rôle en tant que Conseillère en Matière du Genre et des Affaires Sociales à la Présidence de la République. Elle a expliqué que ces 16 jours d’activisme aideront à réveiller les femmes et à renforcer leur compréhension de leurs droits et de leur valeur dans la société. L’objectif est d’encourager les femmes à devenir autonomes, à contribuer au développement du pays, et à promouvoir la parité.

 

Stratégies pour éradiquer les violences basées sur le genre

 

Madame Makanda a partagé les stratégies envisagées pour éradiquer définitivement les violences basées sur le genre (VBG) et les violences fondées sur le sexe (VFS) en République centrafricaine. Ces stratégies incluent une sensibilisation de masse, l’éducation des filles, des ateliers de sensibilisation dans les écoles et les universités, ainsi que des échanges et débats avec les femmes. Elle a également mentionné le travail en cours au niveau national pour mettre en place une politique de prise en charge holistique des victimes et sanctionner les agresseurs.

 

Les Objectifs du Développement Durable (ODD)

 

Madame Makanda a souligné que les Objectifs du Développement Durable sont une partie intégrante de leur lutte. Ils visent à montrer que les femmes sont capables de contribuer au développement du pays dans tous les domaines. L’éducation des filles pour devenir des leaders dans divers secteurs, y compris l’administration, le commerce, l’agriculture et les forces de sécurité, est au cœur de leur sensibilisation.

 

Inclusion des femmes et des filles rurales

 

Lorsqu’on lui a demandé comment elles prévoyaient d’impliquer les femmes et les filles rurales qui ne savent ni lire ni écrire, Madame Makanda a expliqué que leur langue nationale, le Sango, faciliterait la communication. Elle a souligné que de nombreuses femmes rurales sont déjà organisées grâce à des groupes tels que Wali Mo Londo I Maï, et qu’elles seraient actives pendant les 16 jours d’activisme pour sensibiliser leurs communautés.

 

Un message pour tous

 

En conclusion, Madame Louisa Sidoine Makanda a appelé toutes les femmes de la République centrafricaine à se réveiller et à reconnaître leurs droits. Elle a encouragé le soutien des hommes et de la société dans l’ensemble pour éradiquer la violence basée sur le genre et promouvoir l’égalité. Elle a rappelé l’importance de la loi sur la parité et l’engagement du Président de la République envers l’égalité des sexes.

 

Madame Makanda est une défenseure passionnée des droits des femmes en République centrafricaine, et son engagement envers l’élimination de la violence à l’égard des femmes est une source d’inspiration pour tous.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Sensibilisation à Ndélé dans le Bamingui-Bangoran: La MINUSCA s’engage pour le respect des droits de l’homme

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Sensibilisation à Ndélé dans le Bamingui-Bangoran: La Minusca s’engage pour le respect des droits de l’homme

 

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Valentine Rugwabiza, représentante spéciale des Nations unies en République centrafricaine et cheffe de la Minusca. @ Barbara Debout/AFP

 

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 10 décembre 2023 (CNC) – À Ndélé, dans la préfecture du Bamingui-Bangoran, un effort significatif est en cours pour sensibiliser la population sur l’importance du respect des droits de l’homme. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a récemment organisé une table ronde visant à informer les citoyens sur leurs droits fondamentaux et à les encourager à les défendre. Cette initiative a rassemblé des représentants de diverses couches sociales, notamment des femmes, des personnes vivant avec un handicap, et des membres des organisations de la société civile.

 

L’intégration des droits de l’homme dans la politique locale a été au cœur des discussions lors de cette table ronde, qui s’est étalée sur plusieurs jours. Un point crucial soulevé au cours de ces échanges concerne l’accessibilité aux services publics pour les personnes vivant avec un handicap. Il est consternant de constater que certains bureaux administratifs ne disposent pas de passages appropriés pour ces individus, ce qui entrave leur accès à des services essentiels.

 

Une autre problématique abordée a été la discrimination envers les personnes handicapées lors des processus de recrutement. Trop souvent, des candidats sont exclus du fait de leur handicap, sous prétexte qu’ils ne peuvent pas exécuter certaines tâches. Il est important de rappeler que les personnes handicapées ont également leur place dans la société et doivent bénéficier des mêmes opportunités que tous les citoyens.

 

Une prise de conscience cruciale est née de cette table ronde, notamment en ce qui concerne la lutte contre les violences faites aux femmes et aux hommes. Le mariage précoce, une pratique courante dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, a été vivement critiqué. Daniel Kanga-Kotonou, officier des droits de l’homme de la MINUSCA, a exhorté les parents à respecter la loi qui stipule que toute personne doit avoir l’âge de 18 ans pour contracter un mariage. Les coutumes locales ne doivent pas être un prétexte pour violer les droits des jeunes filles en les mariant de force et contre leur volonté.

 

Un autre défi qui persiste dans la région est l’accès aux soins de santé de qualité pour la population. Les habitants des régions de Bamingui-Bangoran rencontrent encore des obstacles pour recevoir des soins médicaux adéquats, malgré les droits reconnus à cet égard. Il est essentiel que des actions concrètes soient entreprises pour garantir que tous les citoyens puissent bénéficier de services de santé de qualité.

 

En somme, cette table ronde organisée par la MINUSCA à Ndélé a été un pas important vers la sensibilisation sur les droits de l’homme. Elle a permis de mettre en lumière les problèmes auxquels sont confrontées différentes couches de la population et a encouragé un dialogue ouvert sur la manière de garantir que ces droits fondamentaux soient respectés pour tous. Il reste encore beaucoup de travail à faire, mais cette initiative constitue un pas dans la bonne direction pour promouvoir la justice et l’égalité dans la région.

 

Issa Jonas

 

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L’Eglise Catholique de Centrafrique chassée du circuit financier international à cause des forces occultes

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L’Eglise Catholique de Centrafrique chassée du circuit financier international à cause des forces occultes

 

Cardinal Dieudonné Nzapalainga
Cardinal Dieudonné Nzapalainga

 

 

Bangui, 10  novembre 2023 (CNC) – Les nouvelles tombent fraîches comme une pomme. Les instances internationales qui veillent sur la circulation des capitaux dans le monde suspectent la gestion des millions de fonds qui arrivent en République Centrafricaine sous forme de dons et legs. Tout compte fait, la procure interdiocésaine et les procures diocésaines sont réduites désormais à de simples tontines du quartier à cause des comportements crapuleux des instances supérieures de l’Eglise Catholique de Centrafrique sous la Très Haute Impulsion du Cardinal Dieudonné Nzapalainga.

 

S’il y a une chose dont on ne saurait discuter, c’est que l’Eglise Catholique dans le monde continue de vivre des fonds et legs reçus des fidèles mais surtout des associations caritatives chrétiennes voire des lobbies. Ce sont ces fonds qui assurent dans la plupart de cas, le fonctionnement d’un plus grand nombre d’églises catholiques dans les pays pauvres notamment celle de la République Centrafricaine qui ne produisent pas mais qui attendent beaucoup de l’extérieur.

Malheureusement, la gestion financière de l’église catholique de Centrafrique est dans la tempête depuis 2015. Pour incivisme administratif, la Banque de Monaco a choisi de se séparer d’elle, après trois relances consécutives. Les directives de Monaco étaient que les diocèses centrafricains augmentent le Capital de la Procure interdiocésaine pour qu’elle soit éligible dans la catégorie des celles du reste de la planète, et les fonds domiciliés à Monaco sont des D.A.T. Ils auraient dû produire des intérêts. Mais la Conférence Episcopale centrafricaine que dirigeait Mgr Dieudonné Nzapalainga était incapable de rendre disponible la somme d’Un Million Cent Cinquante Mille (1.150.000) Euros, montant très insignifiant pour une église catholique locale qui se respecte.

Une deuxième fois, c’est la Banque des Postes qui a décidé de se séparer de l’église catholique de Centrafrique. A cause des évènements militaro-politiques de 2013, la République Centrafricaine avait été placée sous embargo. Cela ne concerne pas seulement les armes, les finances n’étaient pas non plus épargnées. Toutes les instances financières internationales devraient veiller au strict respect de cet embargo. C’est ainsi que prise de peur, la Banque de la Poste a décidé de se séparer de l’église Catholique de Centrafrique pour des soupçons des transactions douteuses avaient été constatés durant cette période. Curieux, le Cardinal Dieudoné Nzapalainga n’avait pas daigné protester contre cette décision alors que des possibilités de recours étaient ouvertes.

NDRL…

Avec les crises internationales qui secouent le monde, de plus en plus les aides des églises des pays développés envers celles des pays pauvres vont s’amenuiser. Les mannes dont bénéficient l’église catholique de Centrafrique risquent de tarir définitivement. Au lieu de continuer à tendre la main de mendiant, les évêques centrafricains responsables de la Conférence Episcopale que sont Mgr Nongo Aziagba de Bossangoa, Mgr Richard Appora de Bambari et Cardinal Dieudonné Nzapalainga de l’archidiocèse de Bangui devraient apprendre à faire fructifier les quelques rares fonds qui sont encore envoyés pour les œuvres missionnaires en Centrafrique. Triste est de savoir qu’ils ont systématiquement, dès les premiers jours, décidé de piller les diocèses dont ils ont hérité. Tout a été siphonné à l’étranger et il ne reste plus rien pour se mettre sur les dents. Comme il n’y a plus rien dans le grenier, les pauvres chrétiens qui vivent en deçà de 500 dollars, doivent servir de vache à lait. Mais que prêchent-ils exactement à propos de l’Evangile des « talents » ?

 

Par Gisèle MOLOMA

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CENTRAFRIQUE : LA CRISE EXISTENTIELLE DU RASSEMBLEMENT DÉMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN RESSASSE LA PROBLÉMATIQUE DE FRAGILISATION DES PARTIS POLITIQUES PAR LE POUVOIR DE BANGUI

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LA CRISE EXISTENTIELLE DU RASSEMBLEMENT DÉMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN RESSASSE LA PROBLÉMATIQUE DE FRAGILISATION DES PARTIS POLITIQUES PAR LE POUVOIR DE BANGUI

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/doudou-450×419.png” alt=”Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article. Photo courtoisie.” width=”450″ height=”419″ />
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

 

Bangui, 10  décembre 2023 (CNC) – Depuis le décès tragique du président du parti politique « Rassemblement Démocratique Centrafricain » en abrégé RDC, les héritiers légaux peinent à restaurer la marque de noblesse qui caractérise cette légendaire famille politique.

 

Il faut noter qu’à l’ère de la septième république imposée aux forceps en violant outrageusement des textes en vigueur, le Rassemblement Démocratique Centrafricain n’est pas la seule victime de ces prédateurs patentés qui œuvrent dans l’ombre pour déstabiliser et fragiliser l’architecture organisationnelle.

L’épisode sismique du parti politique « Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain » en abrégé MLPC qui a abouti à la légalisation des frondeurs par le pouvoir public n’a pas encore connu son épilogue.

On en déduit par analogie que les partis politiques influents dans l’arène politique qui capitalisent un réservoir électoral important seront les prochaines cibles.

Ces manœuvres machiavéliques conjuguées à la corruption et érigées en mode de gouvernance ont pris sa source dans le palais du peuple c’est à dire l’assemblée nationale, puis ont transité par les institutions républicaines pour échouer comme une barge abandonnée dans l’univers des partis politiques.

En l’espèce, le pouvoir de Bangui a torturé et travesti les lois de la république en soudoyant les parlementaires affamés pour voter des lois sur mesure, ensuite a braqué la Cour constitutionnelle pour fabriquer la contestable septième république et maintenant vient la fragilisation des partis politiques pour les contraindre à rentrer dans les rangs et par voie de conséquence étoffer l’électorat du pouvoir de Bangui.

Il ne faut pas perdre de vue que les partis politiques sont des acteurs majeurs de l’équilibre démocratique…les muselés ou les fragilisés renvoient irréversiblement

à la notion de dictature, d’autoritarisme…de jungle où le plus fort impose sa loi.

 

En attendant que les militants du RDC commencent à s’entretuer, et même entrevoir une éventuelle dissolution du parti par le ministre de l’administration du territoire, le citoyen lambda inquiet s’interroge :

 

La crise au RDC est-elle mécanique, artificielle ou naturelle ?

Les causes de la crise au RDC sont-elles endogènes ou exogènes ?

Qui tire la ficelle de la crise dans l’ombre ?

À qui profite cette crise fabriquée de toutes pièces ?

En d’autres termes, le pouvoir de Bangui n’est-il pas acteur de près ou de loin dans cette crise ?

Quels sont les véritables enjeux de cette guerre fratricide au RDC ?

Enfin, pourquoi après la perte de pouvoir, les ex partis au pouvoir ne réussissent-ils plus à reconquérir le pouvoir et sont disposés à vendre leur âme au diable ?

 

En tout état de cause et quel qu’en soit l’issue de la crise, les manipulateurs et corrupteurs atteindront leurs objectifs pour les besoins de la circonstance mais ce qui est sûr…l’électorat du RDC ne sera pas domptable.

 

N’oublions surtout pas que sur cette terre des mortels, on ne fait pas aux autres ce qu’on n’aimerais pas qu’on nous le fasse, on ne récolte que ce qu’on a semé et que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…malheur à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.

 

Mais attention ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

 

Juriste, Environnementaliste Administrateur des élections.

 

 

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La 10e Conférence Régionale de la CEBI  à Cantonnier : Un Rassemblement de Foi et de Préoccupations Sécuritaires

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La 10e Conférence Régionale de la CEBI  à Cantonnier : Un Rassemblement de Foi et de Préoccupations Sécuritaires

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Lors-de-la-dixieme-conference-des-eglises-CEBI-a-Cantonnier-450×203.jpg” alt=”Lors de la dixième conférence des églises CEBI à Cantonnier” width=”450″ height=”203″ />
Lors de la dixième conférence des églises CEBI à Cantonnier. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 10 décembre 2023 (CNC) – La 10e Conférence Régionale des Églises Baptistes Indépendantes en Centrafrique (CEBI) a récemment eu lieu dans la ville frontalière de Cantonnier, située dans la région nord-ouest du pays. Cet événement religieux a rassemblé des centaines de fidèles et de leaders de la CEBI, marqué par des moments de foi et de préoccupations sécuritaires.

 

Le président régional de la CEBI, Monsieur David Yesso, a ouvert la conférence en exprimant sa gratitude pour la participation massive des fidèles qui ont répondu à l’appel de leur communauté des églises. Il a également rendu hommage aux pasteurs et aux membres de la CEBI qui se sont engagés dans des efforts d’évangélisation auprès de la population. Dans son discours, Monsieur Yesso a souligné l’importance de la libre circulation pour le développement du pays, tout en regrettant les récents incidents de braquage impliquant des conférenciers venus de Paoua. Heureusement, aucune agression physique n’a été commise lors de cet incident.

Les fidèles conférenciers de la CEBI venus de l'intérieur du pays à Cantonnier. CopyrightCNC
Les fidèles conférenciers de la CEBI venus de l’intérieur du pays à Cantonnier. CopyrightCNC

 

La Conférence Régionale de la CEBI a réuni des églises de la région nord-ouest, comprenant des villes telles que Ngaoundaye, Cantonnier, Bossemptélé, Paoua, Bozoum, Bocaranga, Bouar, Baboua, et bien d’autres. Les participants ont discuté des enseignements religieux et des questions qui préoccupent la communauté.

 

Le président David Yesso a mis en évidence l’importance cruciale de la sécurité dans le pays. Il a souligné que l’insécurité actuelle entrave la circulation fluide des personnes et des biens, citant l’exemple des conférenciers de la CEBI de Paoua, victimes d’un braquage en cours de route. Ils ont été dépossédés de leurs biens, mais heureusement, aucune violence physique n’a été exercée à leur encontre.

 

Jean Noël Tonzeretia, secrétaire général de la conférence régionale, a indiqué que la conférence avait attiré environ 1200 participants et s’était déroulée dans un climat de paix. Cependant, à la clôture de l’événement, une conférencière est décédée dans des circonstances mystérieuses, suscitant des interrogations parmi les participants.

 

Priva Adamou, chef de groupe au sein de l’église de Bossemptélé, a salué le rassemblement des jeunes pour écouter la parole de Dieu. Cependant, il a exprimé de profondes inquiétudes concernant la situation sécuritaire du pays. Il a souligné que les grandes routes et les villes situées à proximité de celles-ci jouissaient d’une meilleure sécurité, tandis que les villes plus éloignées des axes principaux étaient davantage exposées à des braquages et à des actes de criminalité.

 

Environ 1200 participants ont assisté à cette 10e Conférence Régionale de la CEBI, témoignant de l’enthousiasme des jeunes et des conférenciers qui ont répondu en masse à cet appel spirituel malgré les défis sécuritaires auxquels ils sont confrontés.

 

En conclusion, la 10e Conférence Régionale de la CEBI à Cantonnier a été un moment fort de foi et de réflexion sur les questions de sécurité en Centrafrique. Les leaders religieux ont exprimé leur préoccupation pour un pays où la libre circulation est entravée par des incidents de braquage, appelant à une amélioration de la sécurité pour permettre un développement plus harmonieux de la nation centrafricaine.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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Bouboui : Un Site d’Abattage Fantôme à 50 km de Bangui

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Bouboui : Un Site d’Abattage Fantôme à 50 km de Bangui

 

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Dans le village Bouboui, au PK 45 de Bangui sur la route de Boali. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 10 décembre 2023 (CNC) – Le gouvernement centrafricain a une fois de plus démontré son incapacité à résoudre des problèmes cruciaux pour ses citoyens. Le site d’abattage de Bouboui, situé à seulement 50 km de Bangui sur la route de Boali, inauguré en grande pompe au mois de mai, est toujours dans un état d’inaction totale. Cette situation est inacceptable et témoigne du mépris flagrant du gouvernement envers les besoins et les préoccupations des citoyens.

 

Les bouchers, qui devraient être les principaux bénéficiaires de ce site d’abattage modernisé, sont aujourd’hui pris en otage par le problème de l’insécurité et la dégradation de la route qui les empêchent d’accéder au site. Il est lamentable de constater que malgré les plaintes confirmées par la Société d’État de gestion des abattoirs (SEGA), qui est chargée de la gestion de ce site, aucune action concrète n’a été entreprise pour résoudre ces problèmes.

 

Selon le DG de la SEGA, la route est supposément réhabilitée, mais le problème persistant d’insécurité retarde la mise en service du site. C’est une excuse à laquelle personne ne peut croire. Il est du devoir du gouvernement de garantir la sécurité de ses citoyens et de résoudre les problèmes d’insécurité qui entravent le développement de ce site crucial.

 

Pourtant, le marché à bétail de Bouboui , situé à seulement six kilomètres du site d’abattage nouvellement conçu, continue de fonctionner dans des conditions inadéquates. Les bouchers sont contraints de continuer à abattre leurs bêtes sur ce marché, faute de pouvoir utiliser le nouveau site. Ils attendent désespérément que les autorités donnent enfin leur feu vert.

 

Les bouchers sont unanimes et catégoriques dans leur demande : le gouvernement doit prendre en compte les problèmes d’insécurité et de dégradation de la route qui empêchent l’utilisation du site d’abattage de Bouboui. Les bandits présents dans les environs rendent la zone dangereuse, et la route elle-même est impraticable. De plus, il existe des problèmes liés aux véhicules de transport et aux bétails. Tous ces obstacles dissuadent les bouchers d’utiliser le site.

 

Le président du syndicat autonome des bouchers du Centrafrique, Moïse Edmond-Houziat, souligne que les propositions faites au gouvernement pour résoudre ce problème ont été ignorées. Une étude avait été réalisée sur un autre emplacement à côté de la rivière Poko, mais le gouvernement a choisi de négliger ces suggestions pour imposer le site de Bouboui, malgré les nombreux défis logistiques et sécuritaires.

 

Le directeur général de la SEGA, Dido Ibrahim Abdoulaye, tente de se dédouaner en prétendant que la route a été aménagée et que le seul obstacle restant est la sécurité. Cependant, cette déclaration est un aveu d’échec de la part du gouvernement, qui semble incapable de garantir la sécurité de ses citoyens et de résoudre ce problème depuis six longs mois.

 

Face à cette situation, le silence du ministère de l’Élevage est assourdissant. Il est temps que le gouvernement cesse de faire des promesses vides et agisse enfin pour résoudre ce problème crucial. Les citoyens de la République centrafricaine méritent mieux que cette inaction persistante de la part de leurs dirigeants. Le site d’abattage de Bouboui doit être rendu opérationnel sans plus tarder, et les problèmes d’insécurité et de route doivent être résolus immédiatement. Il est temps que le gouvernement commence à agir en faveur de ses citoyens au lieu de les laisser dans l’incertitude et la frustration.

 

Par Anselme Mbata

 

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Crise au sein du Parti RDC: Le siège fermé temporairement en raison de violences internes

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Crise au sein du Parti RDC: Le siège fermé temporairement en raison de violences internes

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Le-siege-du-parti-RDC-a-Bangui-450×338.jpg” alt=”Le siège du parti RDC à Bangui” width=”450″ height=”338″ />
Le siège du parti RDC à Bangui. Photo CNC

 

 

Bangui, 10 décembre 2023 (CNC) – La scène politique en République centrafricaine est à nouveau secouée par des événements récents au sein du Parti Rassemblement démocratique centrafricain (RDC). Le siège du parti à Bangui a été temporairement fermé par la famille Koé, propriétaire du bâtiment, à la suite d’une violente bagarre survenue entre les membres en compétition pour le contrôle du parti après la mort de son président, Désiré Kolingba, il y a quelques années.

 

Le conflit au sein du bureau politique du Parti RDC a atteint un point critique lorsque le congrès, initialement prévu du 5 au 7 décembre 2023, a été suspendu par une décision du tribunal de grande instance de Bangui jusqu’à nouvel ordre. Cette suspension fait suite à une plainte déposée par les cinq élus de la nation, issus de différentes factions au sein du parti, qui demandaient l’arrêt des travaux du congrès.

 

Jonas Mzoko, vice-président de la Fédération France-Europe-États-Unis, avait exprimé sa volonté de voir le congrès se dérouler malgré les tensions internes. Cependant, des incidents violents ont éclaté lors de la tentative de tenue du congrès, avec des membres du parti s’en prenant les uns aux autres. M. Lawan, l’une des figures du parti, a même été accusé d’inciter à la violence contre un membre en présence de députés, tandis que M. Titus aurait ordonné l’arrachage de banderoles.

 

Face à cette situation chaotique, les députés cadres du Parti RDC ont justifié leur recours à la justice en arguant qu’une tenue du congrès dans de telles conditions aurait créé un trouble à l’ordre public. Ils ont donc saisi le juge des référés pour obtenir la suspension des travaux.

 

Malgré cette impasse, les deux camps rivaux au sein du Parti RDC ont exprimé leur intention de résoudre leurs différends et de reprogrammer le congrès à une date ultérieure. Cette décision semble être soutenue par les autorités judiciaires, qui ont ordonné l’arrêt des travaux en attendant que la situation se clarifie.

 

Pendant que cette affaire est encore devant la justice, les familles Koué et Kolingba, propriétaires du bâtiment abritant le siège du parti, ont pris la décision de fermer temporairement les locaux. Cette mesure vise à éviter de nouveaux actes de violence et à préserver l’intégrité du bâtiment. Le président provisoire du Parti RDC, Henri-Pierre Asangu, a salué cette décision, appelant les militants et sympathisants au calme.

 

La crise au sein du Parti RDC souligne les divisions profondes qui peuvent surgir au sein des partis politiques en période de transition ou de succession. Alors que la justice tente de résoudre le litige, il reste à voir comment le parti pourra surmonter ses différends internes et se réunir pour avancer dans un climat de stabilité et d’unité. L’avenir politique de la République centrafricaine dépendra en partie de la manière dont cette crise sera gérée et résolue.

 

Par Azoumi

 

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L’énergie fantôme : les rêves non réalisés de Touadera à Béloko et à Cantonnier

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L’énergie fantôme : les rêves non réalisés de Touadera à Béloko et à Cantonnier

 

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18 h 56 a Cantonnier en face du motel Gago. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 10 novembre 2023 (CNC) – Faustin Archange Touadera, président putschiste centrafricain, a fait de nombreuses promesses au peuple centrafricain au cours de ses deux mandats finissant. Cependant, l’une de ses déclarations les plus récentes concernant l’électricité à Béloko et à Cantonnier est un triste exemple de ses promesses non tenues et l’obscurité est persiste pour les habitants de ces villes frontalières.

 

Les habitants de Béloko et de Cantonnier qui vivent dans des conditions épouvantables en raison de l’absence d’électricité n’ont pas oublié les promesses de Touadera. Pour eux, l’électricité est un luxe inaccessible, et même en 2023, ils sont contraints de vivre dans le noir quotidien. Cette situation est principalement imputable au centre de distribution d’électricité de Béloko-Cantonnier, qui ne parvient pas à répondre aux besoins de la population de Béloko et de Cantonnier ainsi que ses villages environnants.

 

Le président putschiste Touadera avait annoncé en 2022 avec enthousiasme que la capacité électrique dans la ville de Béloko et de Cantonnier passerait de 23 MW à plus de 68 MW. C’était censé être une étape cruciale pour améliorer la qualité de vie des habitants et stimuler le développement économique de la région. Cependant, un an plus tard, cette capacité électrique passe de 23 MW  à 05 MW. cette déclaration s’est révélée être une promesse chimérique, laissant les habitants plongés dans l’obscurité chaque nuit.

 

Il est choquant de constater que même l’entreprise nationale d’électricité, ENERCA, basée à Béloko, n’a pas été en mesure de combler le manque d’électricité. Les habitants, ceux qui en ont les moyens, sont contraints de recourir à des groupes électrogènes pour tenter d’éclairer leur localité. Cette situation est inacceptable et témoigne d’un grave échec de la politique énergétique du gouvernement.

 

En politique, les promesses sont souvent utilisées pour gagner la confiance des citoyens. Cependant, elles doivent être suivies d’actions concrètes pour être crédibles. Faustin Archange Touadera a failli à sa promesse de fournir une source d’énergie fiable à Béloko et Cantonnier. Cette déception laisse un goût amer dans la bouche des habitants de ces régions qui, malgré leurs attentes, continuent de vivre dans l’obscurité.

 

Il est grand temps que le président putschiste Touadera et son gouvernement prennent des mesures immédiates pour remédier à cette situation désastreuse. Les habitants de Béloko et Cantonnier méritent une vie meilleure, avec un accès à l’électricité comme tout autre citoyen. Les promesses non tenues ne peuvent plus être tolérées, et il est temps d’agir pour mettre fin à cette obscurité persistante qui assombrit la vie de tant de personnes.

 

Par Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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75 ans de Droits Humains : L’Appel à la Fin des Conflits Absurdes

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75 ans de Droits Humains : L’Appel à la Fin des Conflits Absurdes

 

 

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Bangui, 10 décembre 2023 (CNC) – Le 10 décembre 2023 marque le 75e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH), un jalon essentiel dans l’histoire des droits humains. Depuis sa proclamation en 1948, cette déclaration a servi de pilier inébranlable pour la protection des droits et des libertés fondamentales de chaque individu, partout dans le monde. C’est à cette occasion que le Réseau des Organisations Non Gouvernementales de Promotion et de Défense des Droits de l’Homme (RONGDH) souhaite réaffirmer son engagement envers la promotion et la protection des droits humains.

 

La DUDH incarne un ensemble de principes inaliénables et universels qui doivent être respectés par tous les États et toutes les entités détenant un pouvoir, même en dehors du cadre constitutionnel. Elle énonce les droits fondamentaux, tels que le droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de la personne, l’interdiction de la torture, l’égalité de tous devant la loi, la présomption d’innocence, la liberté de pensée, d’opinion, d’association, et bien d’autres.

 

Pourtant, malgré ces avancées en matière de droits humains, le monde est toujours le théâtre de violations massives et répétées de ces droits. Le RONGDH profite de cette occasion pour exprimer son soutien et sa compassion envers toutes les victimes de violations des droits humains à travers le monde. En particulier, notre attention se porte sur les victimes des conflits en Ukraine, en Israël et en Palestine, au Soudan, en République démocratique du Congo, ainsi que sur les réfugiés, les migrants, les victimes des violences basées sur le genre et les victimes de catastrophes naturelles, notamment les inondations en République Centrafricaine.

 

La République Centrafricaine, où le RONGDH est particulièrement actif, a connu une décennie de troubles depuis le déclenchement de la rébellion de la coalition Séléka. Ces événements ont entraîné de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire, sans que justice soit rendue. Les populations centrafricaines, dont le bien-être et la sécurité continuent d’être menacés, ont le droit de réclamer justice.

 

Il est important de rappeler que la République Centrafricaine a affirmé à maintes reprises son engagement envers les instruments juridiques internationaux et régionaux relatifs aux droits de l’homme. Cependant, malgré la création d’institutions chargées de promouvoir et de protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales, les violations des droits humains persistent.

 

Le RONGDH appelle le gouvernement centrafricain et la communauté internationale à prendre des mesures d’urgence pour assurer la sécurité des personnes et des biens sur tout le territoire. De plus, il est impératif d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs des graves violations des droits humains et du droit international humanitaire.

 

« Nous exhortons également à mettre fin aux conflits absurdes en République Centrafricaine, car le peuple centrafricain aspire au respect de ses droits fondamentaux et au développement de sa jeunesse, qui mérite un avenir meilleur, dénué d’exploitation », déclare Le RONGDH.

 

En ce 75e anniversaire de la DUDH, le RONGDH réaffirme son engagement inébranlable envers la protection et la promotion des droits de l’homme, en espérant que la communauté internationale se joindra à nous pour œuvrer en faveur d’un monde où les droits fondamentaux de chaque individu sont respectés et protégés. Les valeurs de la dignité humaine, de la justice et de la paix devraient toujours être au cœur de nos actions et de nos aspirations.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Géopolitique et affaires privées : les impacts des liens personnels sur les relations rwando-centrafricaines

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Géopolitique et affaires privées : les impacts des liens personnels sur les relations rwando-centrafricaines

 

 

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Touadera et son homologue Kagamé.

 

 

Bangui, 08 décembre 2023 (CNC) – Le tissu complexe des relations internationales en Afrique est souvent influencé par une combinaison de stratégies politiques et de liaisons personnelles, illustrées par les liens entre le Rwanda et la République Centrafricaine. Récemment, des informations concordantes ont émergé, concernant l’utilisation de relations intimes par le président rwandais, Paul Kagamé, pour forger et renforcer son influence en Afrique. Cet article examine les allégations autour des relations sentimentales qui semblent jouer un rôle dans la diplomatie et la géopolitique, en prenant en compte les cas de personnalités telles que le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, et Moussa Faki Mahamat de la Commission de l’Union africaine.

 

En 2019, une affaire d’infidélité a éclaté à Bangui, impliquant Touadéra et une garde du corps rwandaise, entraînant une grossesse et des spéculations sur l’influence rwandaise en République Centrafricaine. Des visites fréquentes à Kigali par Touadéra, décrites comme privées, ont soulevé des questions sur leur nature réelle, étant donné l’achat allégué d’une villa par le président centrafricain dans la capitale rwandaise.

 

Cette situation personnelle semble avoir des répercussions sur les relations bilatérales, avec la signature de plusieurs accords de coopération entre les deux nations en 2021, couvrant des domaines variés allant de l’exploitation minière au transport et à la défense. En outre, l’implication du Rwanda dans le maintien de la paix en RCA, notamment par le déploiement de troupes sous mandat de l’ONU et le choix d’une rwandaise, Valentine Rugwabiza  comme chef de la Minusca, souligne l’importance de ces liens.

 

La relation entre Kagamé et Moussa Faki Mahamat est également scrutée, avec des suggestions que des liens personnels pourraient influencer les politiques de l’Union africaine. Kagamé, connu pour ses réformes institutionnelles au sein de l’UA, a peut-être façonné l’approche panafricaine de Faki.

 

Les approches personnelles utilisées par Paul Kagamé pour étendre son influence politiques soulèvent des questions importantes sur la séparation entre la vie privée et la conduite des affaires publiques. Bien que ces allégations restent non confirmées et relèvent de la spéculation, elles mettent en lumière la complexité des relations internationales sur le continent africain. Elles rappellent que, dans le domaine de la diplomatie, les affaires privées peuvent parfois se retrouver au centre de la scène publique, avec des conséquences significatives pour la politique et la stabilité régionales.

 

Alain Nzilo

Directeur de publication.

 

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La ministre de la Culture, Saraiva Yanzere Jennifer : manipulation, détournement et tentative de blanchiment

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La ministre de la Culture, Saraiva Yanzere Jennifer : manipulation, détournement et tentative de blanchiment

 

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Vincente Maria Lionele Jennifer Saraiva Yanzere

 

 

Bangui, 08 décembre 2023 (CNC) – Il y a des moments où la trahison de la confiance du public atteint des sommets inégalés. La ministre de la Culture de la République centrafricaine, Madame Saraiva Yanzere Jennifer, en est un exemple vivant. Elle a, non seulement, détourné les fonds destinés aux artistes du pays, mais elle a également manipulé ces artistes sous la menace d’organiser une conférence de presse pour la blanchir de toutes les allégations de détournement.

 

L’histoire a débuté il y a un an environ lorsque le gouvernement a mis en place un mécanisme de subvention mensuelle pour soutenir les artistes centrafricains. Cette initiative était censée garantir un revenu régulier aux acteurs culturels du pays, mais au lieu de cela, elle a été détournée à des fins personnelles par la ministre et son directeur de cabinet par intérim, Monsieur Toukia.

 

Pendant un mois, l’affaire a fait grand bruit dans le pays. La ministre, se retrouvant dans une situation embarrassante, a tenté de manipuler les artistes proches de son directeur de cabinet pour tenter de restaurer son image. Lors d’une réunion avec les encadreurs, elle leur a demandé de lui demander officiellement pardon pour qu’elle et son directeur de cabinet signent les prochains documents financiers permettant de payer les artistes et leurs encadreurs.

 

Ce spectacle lamentable a montré à quel point la ministre Saraiva Yanzere Jennifer était prête à abuser de son pouvoir pour préserver son image et ses intérêts. Mais cela ne s’est pas arrêté là. Elle a ensuite exigé que les encadreurs organisent une conférence de presse publique pour dénoncer publiquement les informations compromettantes à son encontre et à l’encontre de son directeur de cabinet par intérim. Cette demande absurde met en évidence l’abus de pouvoir de la ministre Saraiva Yanzere Jennifer et son désir de maintenir son image et de camoufler ses détournements et ses vols à tout prix.

 

Il est désolant de voir comment les détournements des fonds destinés aux artistes sont devenus une pratique courante sous le régime de Faustin Archange Touadera. Cependant, quatre jours après cette réunion avec la ministre, les encadreurs ont cédé à la pression et ont organisé la conférence de presse demandée, dans l’espoir de la blanchir de toutes les allégations de détournement.

 

Mais, imposée par la ministre Saraiva Yanzere Jennifer afin de sauver sa réputation, la conférence de presse a été un spectacle honteux. Les artistes ont tenté de laver son nom en niant toute implication de l’Ensemble Artistique National (BAN) dans les allégations de détournement. Ils ont affirmé que tout ce qui avait été dit ne les concernait pas et que ceux qui avaient fait des déclarations diffamatoires étaient responsables de leurs propres paroles.

 

La pétition émise sous la contrainte de la ministre et de son directeur de cabinet par intérim est tout aussi décevante. Elle nie toute responsabilité de l’Ensemble Artistique National dans les allégations de détournement, affirmant qu’ils ne sont pas une organisation syndicale, mais plutôt un corps d’emploi artistique créé par les autorités pour relancer le secteur de la culture en Centrafrique.

 

Il est clair que la ministre de la Culture a utilisé son pouvoir pour manipuler les artistes et tenter de dissimuler ses méfaits. Cette trahison de la confiance du public et des artistes ne peut être tolérée. Les artistes méritent un soutien honnête et transparent, et non pas d’être manipulés pour blanchir les actions d’une ministre corrompue. La ministre Saraiva Yanzere Jennifer doit être tenue responsable de ses actes et rendre des comptes pour le détournement de fonds destinés à la culture et aux artistes centrafricains.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Dossier spéciale : Martin Ziguelé démêle l’influence russe en Centrafrique

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Dossier spéciale : Martin Ziguelé démêle l’influence russe en Centrafrique

 

 

Martin Ziguelé
Le Président du parti MLPC, l’honorable Martin Ziguelé

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 06 décembre 2023 (CNC) – Dans la fraîcheur inhabituelle d’une salle timidement éclairée, une audience diverse s’est rassemblée pour écouter Martin Ziguelé, une figure éminente de la politique centrafricaine. En dépit des désagréments causés par une panne de chaudière à la Fondation Jean Jaurès, l’atmosphère était empreinte d’une anticipation palpable. Martin Ziguelé, président du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) et ancien Premier Ministre de la République Centrafricaine, s’est présenté devant l’auditoire. Avec une carrière jalonnée de partenariats de longue date avec la Fondation Jean Jaurès et une profonde connaissance des dynamiques politiques de son pays, Martin Ziguelé était là pour éclairer, débattre et engager un dialogue sur des sujets cruciaux.

 

L’ordre du jour de la conférence promettait une plongée approfondie dans trois thématiques essentielles : la situation actuelle en République Centrafricaine, les implications du contexte régional en Afrique Centrale et de l’Ouest, et les nuances de la relation entre l’Afrique et la France.

Avec l’élégance d’un orateur expérimenté, Martin Ziguelé a débuté son discours, s’excusant d’abord pour son retard d’une minute, puis exprimant sa gratitude envers l’audience pour avoir mis de côté leurs activités habituelles pour assister à cet événement important. Reconnaissant la gravité de la Situation en République centrafricaine, il se préparait à plonger dans une analyse détaillée de la crise politique et sociale qui secoue son pays, une crise qui, selon lui, ne se limitait pas seulement aux frontières de la Centrafrique, mais avait des ramifications bien plus larges et profondes.

 

l'ex-chef d'État de transition catherine samba-panza et le chef de l'État faustin archange touadera au palais de la renaissance le 17 janvier 2020
L’ex-chef d’État de transition catherine samba-panza et le chef de l’État faustin archange touadera au palais de la renaissance le 17 janvier 2020

 

Contexte de la crise en République Centrafricaine

 

La République Centrafricaine, une nation à la croisée des chemins, se trouve aujourd’hui confrontée à une crise politique et sociale aux multiples facettes. Au cœur de cette tourmente, se trouve le récent pseudo-référendum organisé en juillet par le président Touadéra, une manœuvre politique au regard de la Constitution du 30 mars 2026 que Martin Ziguelé qualifie de « coup d’état constitutionnel ». Ce référendum, conçu pour modifier la constitution, pourrait potentiellement permettre à Touadéra de briguer un troisième mandat présidentiel, un acte qui, selon Martin Ziguelé, trahit les principes démocratiques et menace l’équilibre politique fragile du pays.

 

L’impact de cette crise politique va bien au-delà des murs du palais présidentiel. La République Centrafricaine est en proie à des défis socio-économiques accablants. Avec un classement de 188e sur 190 pays selon l’indice de développement du Programme des Nations Unies pour le développement et de la Banque mondiale, le pays est confronté à des niveaux de pauvreté alarmants. Environ 70% de la population vit avec moins de 2,15 dollars par jour, tandis que la moitié des Centrafricains fait face à une crise alimentaire, luttant quotidiennement pour se procurer ne serait-ce qu’un repas.

 

Dans ce contexte précaire, Martin Ziguelé a souligné la nécessité d’une approche réfléchie et inclusive pour reconstruire et faire progresser le pays. Selon lui, la crise actuelle découle d’un échec collectif à aborder trois problèmes fondamentaux : la confiscation du pouvoir de l’État, une gestion désastreuse des ressources naturelles, et une mauvaise gestion financière de l’État. Il a rappelé l’histoire de consultations à la base, organisées après une transition difficile, visant à recueillir les aspirations des Centrafricains pour une Constitution reflétant leurs expériences et espoirs.

 

Ces consultations, qui ont touché chaque village, chaque commune, chaque sous-préfecture, chaque préfecture et la diaspora, ont révélé que les crises récurrentes du pays étaient principalement dues à la monopolisation du pouvoir, à l’exploitation prédatrice des ressources naturelles riches, notamment l’or et le diamant, et à une mauvaise gestion financière. La nouvelle constitution, censée incarner ces principes et aspirations, a été finalement adoptée par référendum, mais sa récente remise en question par le président actuel soulève des inquiétudes quant à l’avenir de la démocratie et de la gouvernance en République Centrafricaine.

 

Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos
Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos

 

Analyse des problèmes identifiés par Martin Ziguelé

 

Martin Ziguelé, dans son analyse perspicace, a identifié trois problèmes centraux qui, selon lui, sont à la racine de la crise persistante en République Centrafricaine.

 

  1. La Confiscation du Pouvoir de l’État :

 

Martin Ziguelé a souligné que le premier problème majeur est la monopolisation du pouvoir politique. Il a critiqué la tendance des dirigeants à s’accrocher au pouvoir, souvent en manipulant les institutions pour servir leurs intérêts personnels plutôt que ceux du peuple. Cette confiscation du pouvoir, explique-t-il, conduit à un affaiblissement de la démocratie et à une gouvernance inefficace, où les besoins et les voix des citoyens sont négligés.

 

2. Gestion catastrophique des ressources naturelles :

 

La République Centrafricaine, dotée de ressources naturelles abondantes telles que l’or et le diamant, souffre néanmoins d’une exploitation inadéquate et prédatrice de ces richesses. Ziguelé a fait remarquer que cette mauvaise gestion a entraîné non seulement une perte substantielle de revenus potentiels pour le pays, mais a aussi alimenté la corruption et les conflits. Il a souligné la nécessité d’une gestion plus transparente et équitable des ressources naturelles pour garantir que leurs bénéfices profitent à toute la population.

 

  1. Problèmes de gestion financière de l’État :

 

Le dernier point abordé par Martin Ziguelé concerne les défis financiers de l’État. La République Centrafricaine, malgré sa richesse en ressources naturelles, se trouve parmi les pays les moins développés du monde. Martin Ziguelé  a mis en évidence les problèmes des dettes excessives de l’État et l’absence de contreparties tangibles pour les emprunts effectués. Selon lui, une gestion financière plus responsable et transparente est cruciale pour améliorer la situation économique du pays et pour assurer un développement durable.

 

Dans son discours, Martin Ziguelé a non seulement dépeint un tableau sombre de la situation actuelle, mais a aussi appelé à une action concertée pour aborder ces problèmes de front. Il a souligné que la résolution de ces enjeux est essentielle pour assurer un avenir plus stable et prospère pour la République Centrafricaine.

 

Le Processus constitutionnel et ses implications

 

Martin Ziguelé a apporté un éclairage crucial sur un moment charnière de l’histoire politique de la République Centrafricaine : l’élaboration et la promulgation d’une nouvelle constitution, marquée dès le départ par un processus anticonstitutionnel et une opposition généralisée de la population.

 

Danièle Darlan et Faustin Archange Touadera

 

  1. Un Processus anti-constitutionnel dès le départ :

 

Martin Ziguelé a expliqué que le processus d’élaboration de cette constitution a été entaché d’irrégularités dès le début. Au lieu d’une consultation démocratique ouverte, la constitution a été élaborée en secret par un comité dont la légitimité a été remise en question. Cette approche a non seulement sapé les principes de transparence et de participation démocratique, mais a également suscité une large désapprobation parmi les Centrafricains.

 

  1. Rejet par la Cour constitutionnelle et le peuple centrafricain :

 

La Cour Constitutionnelle, sous la direction du Professeur Danielle Darlan, a invalidé la légitimité de ce comité, reconnaissant ainsi les failles constitutionnelles et éthiques du processus. Malgré ce rejet officiel, le président Touadéra a poursuivi ses efforts pour imposer la nouvelle constitution, ignorant ainsi les préoccupations juridiques soulevées et le consensus populaire contre ces changements.

 

  1. Promulgation controversée de la Constitution :

 

La nouvelle constitution, promulguée le 30 août 2023, est devenue un symbole de la régression démocratique en République Centrafricaine. Ziguelé a souligné que, malgré son rejet massif par la population et sa contestation par la Cour Constitutionnelle, elle a été imposée, constituant un véritable coup d’État constitutionnel. Cette constitution a non seulement étendu le mandat présidentiel, mais a également créé des divisions sociales profondes, en particulier avec la distinction entre les “Centrafricains d’origine” et les autres, et facilité une exploitation économique prédatrice.

 

Martin Ziguelé a exprimé une profonde inquiétude face à l’avenir de la République Centrafricaine sous cette nouvelle constitution imposée. Il a appelé à une résistance active pour préserver les principes démocratiques et assurer une gouvernance qui reflète fidèlement la volonté du peuple centrafricain.

 

Encerclé à gauche, le mercenaire russe de la société Wagner incorporé colonel dans la gendarmerie nationale et déployé à la garde présidentielle par Faustin Archange Touadera, ici lors de la parade militaire au camp Kassaï, dans le septième arrondissement de Bangui, capitale de la République centrafricaine. Ce mercenaire, défilé parmi les éléments de forces de défense et de sécurité intérieures, porte la tenue de la police centrafricaine, un berret de la garde présidentielle et un galant de la gendarmerie.
Encerclé à gauche, le mercenaire russe de la société Wagner incorporé colonel dans la gendarmerie nationale et déployé à la garde présidentielle par

 

La Mainmise de Wagner et de la Russie sur la Centrafrique

 

Un aspect crucial du discours de Martin Ziguelé fut la mise en lumière de l’influence grandissante et problématique du groupe Wagner et de la Russie en République Centrafricaine. Cette mainmise pose des défis significatifs pour la souveraineté et l’intégrité du pays.

 

  1. Ascension de Wagner en Centrafrique :

 

Martin Ziguelé a décrit comment le groupe Wagner, une organisation de mercenaires privée, est passé d’un rôle de conseiller militaire à une force politique et économique dominante en Centrafrique. Initialement introduits sous couvert de renforcer la sécurité nationale, ces mercenaires ont progressivement étendu leur influence, s’immisçant dans les affaires politiques et économiques du pays.

 

  1. Contrôle Politique et Militaire :

 

Le groupe Wagner, selon Martin Ziguelé, a non seulement renforcé son emprise sur les forces armées centrafricaines, mais a aussi joué un rôle crucial dans l’élaboration de la nouvelle constitution controversée. Cette influence se manifeste dans le contrôle effectif des décisions militaires et politiques, éclipsant souvent l’autorité des institutions nationales.

 

  1. Exploitation Économique :

 

En plus de leur impact politique et militaire, Martin Ziguelé a souligné l’exploitation économique par Wagner et la Russie des ressources naturelles de la Centrafrique. La prise de contrôle des secteurs minier et forestier, notamment l’exploitation de l’or et du bois précieux, se fait au détriment de l’économie nationale et des communautés locales. Cette prédation prive le pays de revenus essentiels et aggrave la situation économique déjà précaire.

 

  1. Répercussions sur les Droits Humains :

 

Martin Ziguelé a également attiré l’attention sur les violations des droits humains commises par les forces de Wagner, exacerbant la situation sécuritaire et humanitaire en Centrafrique. Ces actions sapent les efforts de reconstruction nationale et de réconciliation, creusant davantage le fossé entre le gouvernement et la population.

 

Martin Ziguelé a exprimé une profonde préoccupation face à la mainmise de Wagner et de la Russie sur la Centrafrique. Cette situation, selon lui, menace non seulement la souveraineté nationale, mais compromet également les progrès vers une stabilité et une prospérité durables pour le peuple centrafricain.

 

La Réaction de l’opposition et les défis à venir

 

Martin Ziguelé a abordé de manière approfondie la réaction de l’opposition face aux défis politiques, économiques et sociaux actuels en République Centrafricaine, ainsi que les perspectives d’avenir pour le pays.

 

  1. Opposition à la Nouvelle Constitution :
Les leaders du Bloc républicain pour la défense de la constitution BRDC
Les leaders du Bloc républicain pour la défense de la constitution BRDC

 

L’opposition, dirigée par des figures telles que Martin Ziguelé, Anicet Georges Dologuelé , Crépin Mboli-Goumba, Nicola Tiangaye et bien d’autres, s’est fermement opposée à la promulgation de la nouvelle constitution, qu’elle considère comme un coup d’État constitutionnel. Elle a exprimé son désaccord non seulement sur la forme de cette constitution, mais aussi sur son contenu, notamment en ce qui concerne la prolongation des mandats présidentiels et la création de divisions au sein de la population centrafricaine.

 

  1. Lutte contre l’influence de Wagner et de la Russie :

 

La présence et l’influence de Wagner et de la Russie en Centrafrique ont été un autre point de contentieux majeur pour l’opposition. Martin Ziguelé a souligné les efforts de l’opposition pour sensibiliser la communauté internationale et la population locale à l’impact négatif de cette présence, notamment en termes d’exploitation des ressources et de violations des droits humains.

 

3. Défis économiques et sociaux :

 

L’opposition est également préoccupée par les graves problèmes économiques et sociaux auxquels le pays est confronté, exacerbés par la mauvaise gestion du gouvernement actuel. Elle plaide pour une approche plus inclusive et équitable dans la gestion des ressources naturelles et une meilleure répartition des richesses pour combattre la pauvreté et l’insécurité alimentaire.

 

4. Perspectives d’avenir :

 

Face à ces défis, l’opposition envisage de poursuivre sa lutte pour la démocratie, la transparence et la justice sociale en Centrafrique. Elle appelle à un engagement accru de la part de la communauté internationale et à un soutien pour les efforts visant à restaurer la stabilité et la prospérité en République Centrafricaine.

 

En résumé, la position de l’opposition, telle qu’articulée par Martin Ziguelé, est celle d’une résistance continue face aux défis actuels et à venir. Elle reste déterminée à œuvrer pour un changement positif et durable, malgré les obstacles rencontrés.

 

Conclusion

 

La conférence animée par Martin Ziguelé a offert une analyse pénétrante et complète de la situation complexe en République Centrafricaine. Elle a mis en lumière les défis politiques, économiques et sociaux auxquels le pays est confronté, ainsi que les implications profondes des récents développements politiques.

Martin Ziguelé a clairement exposé les risques posés par la nouvelle constitution et la présence étrangère, en particulier celle de Wagner et de la Russie, sur la démocratie et la souveraineté de la Centrafrique. Sa critique de la mainmise politique et économique de ces acteurs externes sur le pays est un avertissement sérieux sur la nécessité de préserver l’indépendance nationale et le respect des droits de l’homme.

L’opposition, guidée par des personnalités comme Martin Ziguelé, a démontré un engagement ferme à lutter contre ces défis. L’appel à une plus grande implication de la communauté internationale et à un soutien pour les forces démocratiques locales est crucial pour inverser la tendance actuelle et assurer un avenir plus prometteur pour la Centrafrique.

Bien que l’avenir de la République Centrafricaine soit incertain, les paroles de Martin Ziguelé inspirent l’espoir d’un changement positif. La résilience et la détermination de l’opposition à œuvrer pour la justice, la démocratie et le développement durable sont des signes encourageants pour le pays.

En réalité, cette conférence a servi de plateforme importante pour discuter des enjeux critiques auxquels la République Centrafricaine est confrontée et pour explorer les voies possibles vers un avenir plus stable et prospère. L’importance de la vigilance, de l’engagement civique et de la solidarité internationale a été soulignée, offrant une vision d’espoir et d’action pour surmonter les défis actuels.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

Corbeaunews Centrafrique

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Pont bascule de Baboua : un symbole des défis d’infrastructure en RCA

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Pont bascule de Baboua : un symbole des défis d’infrastructure en RCA

 

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Pont Bascule Baboua délocalisé à Beloko. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 08 novembre 2023 (CNC) – Dans le cœur vibrant de la République centrafricaine, les infrastructures routières constituent un pilier essentiel de l’économie et de la vie quotidienne. Au centre de cet univers, le pont bascule de Baboua, déplacé récemment à Béloko, se dresse comme un symbole des défis complexes que le pays doit relever. Ce changement, bien que motivé par des considérations de sécurité, a suscité une vague de mécontentement parmi les transporteurs du corridor vital Bangui-Béloko, mettant en lumière les tensions entre la nécessité de maintenir des routes sûres et l’impact de telles décisions sur ceux qui dépendent de ces voies commerciales.

 

Dans cet article, nous plongeons au cœur de cette controverse, explorant les nuances et les répercussions de la délocalisation du pont bascule. Nous donnons la parole aux acteurs principaux – les transporteurs, les responsables gouvernementaux, et les experts en infrastructure – pour comprendre les multiples facettes de ce dilemme. C’est une histoire qui va au-delà d’un simple pont bascule; elle touche aux questions de développement durable, de justice économique et de la vision d’un avenir meilleur pour la République Centrafricaine.

Rejoignez-nous dans ce voyage à travers les complexités de la gestion routière et l’impact de ces décisions sur la vie quotidienne et l’économie d’une nation en pleine transformation.

 

La Situation du Pont Bascule de Baboua

 

Au cœur de notre analyse se trouve le pont bascule de Baboua, un point névralgique pour le transport routier en République Centrafricaine. Récemment déplacé à Béloko pour des raisons de sécurité, cette décision administrative a suscité une controverse significative, mettant en lumière les défis de la gestion des infrastructures dans un contexte sécuritaire et économique complexe.

 

Le pont bascule, initialement situé à Baboua, jouait un rôle crucial dans la régulation du poids des véhicules circulant sur le corridor Bangui-Béloko, une artère vitale pour le commerce et les échanges économiques du pays. La décision de délocaliser ce dispositif à Béloko n’a pas été reçue avec enthousiasme par les acteurs du secteur des transports. Cette mesure a été perçue comme un obstacle supplémentaire, générant des coûts non prévus et des retards, impactant ainsi la fluidité et l’efficacité du transport des marchandises.

 

Plus préoccupant encore, les transporteurs ont exprimé leur mécontentement face à des frais de pénalité pour surcharge jugés exorbitants. Ces frais, perçus comme disproportionnés et incohérents avec la législation en vigueur, ont alimenté un sentiment de frustration et d’injustice au sein de la communauté des transporteurs. Ce mécontentement dépasse la question financière; il questionne la transparence et l’équité des pratiques administratives dans un secteur essentiel à l’économie nationale.

 

La situation du pont bascule de Baboua, délocalisé à Béloko, soulève donc des questions fondamentales sur l’équilibre entre les impératifs de sécurité, les besoins en infrastructure routière efficace et les droits des acteurs économiques. C’est une illustration concrète des défis que rencontre la République Centrafricaine dans sa quête de développement et de stabilité.

 

Témoignages et points de vue des transporteurs :

 

La délocalisation du pont bascule de Baboua à Béloko n’est pas qu’une affaire de logistique ou de réglementation; elle affecte profondément ceux qui sont au cœur du système de transport, les transporteurs eux-mêmes. Leurs voix, empreintes de frustration et d’inquiétude, éclairent les répercussions humaines et économiques de cette décision.

 

Au fil de nos recherches, nous avons recueilli les témoignages de plusieurs camionneurs et chauffeurs, confrontés quotidiennement à cette nouvelle réalité. Soulemane, un transporteur basé à Douala, partage son désarroi : “Sur le pont bascule, on m’annonce un poids trois fois supérieur à celui réel. On me demande de payer 50 000 francs par tonne excédentaire. C’est incompréhensible et insoutenable financièrement.”

 

Ces récits se répètent, dessinant un tableau de mécontentement généralisé. Ahmedou Yaïa, un autre chauffeur, souligne l’incohérence des mesures : “Les poids varient inexplicablement entre les différents ponts bascules. Les frais imposés semblent arbitraires et inéquitables.”

 

Ces témoignages révèlent un sentiment d’injustice et d’absurdité face à un système perçu comme défaillant. Les transporteurs expriment non seulement leur frustration face aux frais excessifs, mais aussi leur inquiétude quant à l’impact sur le flux des marchandises et l’efficacité du corridor commercial.

 

La situation au pont bascule de Béloko soulève des questions plus larges sur la transparence et l’équité des processus administratifs en République Centrafricaine. Les témoignages des transporteurs mettent en lumière un besoin criant de réformes et d’améliorations pour garantir une gestion juste et efficace des infrastructures routières, essentielle pour le développement économique du pays.

 

Réponse de la direction générale du Fonds d’Entretien Routier

 

Face aux vagues de mécontentement exprimées par les transporteurs, la Direction Générale du Fonds d’Entretien Routier a pris la parole pour apporter des éclaircissements. M. Fred Ferlay Agbanga, directeur général, a offert une perspective différente, mettant en lumière les défis et les intentions derrière la délocalisation du pont bascule de Baboua.

 

Selon M. Agbanga, la décision de déplacer le pont bascule était principalement motivée par des considérations de sécurité, une nécessité impérieuse dans le contexte actuel. Il a souligné que cette mesure temporaire vise à protéger à la fois les utilisateurs de la route et les employés du fonds d’entretien routier, tout en assurant la continuité des opérations essentielles.

 

Concernant les accusations de frais de pénalité injustifiés, M. Agbanga a insisté sur la conformité de ces frais avec les lois nationales. “Notre objectif n’est pas de pénaliser indûment les transporteurs, mais de veiller au respect des normes de poids pour protéger nos routes, qui sont déjà dans un état précaire,” a-t-il expliqué. Il a également évoqué la tendance des transporteurs à surcharger leurs véhicules, un facteur qui contribue à la dégradation rapide des infrastructures routières.

 

Pour répondre aux allégations d’équipements obsolètes et de taxation arbitraire, la direction a assuré que des vérifications régulières sont effectuées pour garantir la précision et la fiabilité des mesures. M. Agbanga a reconnu qu’il pourrait y avoir des cas isolés de non-conformité, mais a assuré que ces incidents sont traités avec la plus grande attention.

 

En un mot, la Direction Générale du Fonds d’Entretien Routier appelle à une collaboration et à un dialogue renforcés avec les transporteurs. M. Agbanga a exprimé son engagement à travailler ensemble pour trouver des solutions durables qui répondent aux besoins de toutes les parties prenantes, tout en préservant l’intégrité et la sécurité des infrastructures routières vitales pour l’économie du pays.

 

Analyse des infrastructures en République centrafricaine

 

La situation du pont bascule de Baboua, transposée à Béloko, n’est qu’un reflet des défis plus larges auxquels la République Centrafricaine est confrontée en matière d’infrastructure. Une analyse approfondie de l’état des infrastructures dans le pays révèle des enjeux cruciaux et des opportunités pour le développement futur.

 

La République Centrafricaine, malgré ses vastes ressources naturelles, fait face à des défis significatifs en termes d’infrastructures. Des routes en mauvais état, un accès limité à l’électricité et à l’eau potable, et un réseau de santé insuffisant sont quelques-uns des obstacles majeurs à une croissance économique robuste et à une amélioration des conditions de vie de sa population.

 

Les infrastructures routières, en particulier, sont un point critique. Elles sont essentielles non seulement pour le transport de marchandises mais aussi pour la mobilité des personnes. La dégradation des routes, exacerbée par des surcharges fréquentes et un entretien insuffisant, entrave le commerce intérieur et international, un pilier clé de l’économie centrafricaine.

 

Le cas du pont bascule de Baboua illustre parfaitement les difficultés liées à la gestion et à l’entretien des infrastructures dans un contexte où les ressources sont limitées et les besoins, immenses. Cette situation met en évidence la nécessité d’une planification stratégique et d’investissements substantiels pour réhabiliter et développer les infrastructures existantes.

 

En outre, les infrastructures ne se limitent pas aux routes et aux ponts. Elles englobent également l’accès à l’éducation, la santé, l’eau potable, et l’électricité. Le développement de ces infrastructures sociales est tout aussi crucial pour assurer une croissance inclusive et durable.

 

La République Centrafricaine se trouve à un carrefour. Investir dans des infrastructures solides et durables pourrait être un moteur clé de changement et de progrès. Ce processus nécessitera une collaboration étroite entre le gouvernement, les investisseurs privés, et les communautés internationales, visant à créer une infrastructure qui soutient non seulement l’économie mais aussi améliore la qualité de vie de ses citoyens.

 

Défis et perspectives

 

La République Centrafricaine se trouve à un carrefour crucial en ce qui concerne le développement de ses infrastructures. Les défis sont nombreux, mais ils s’accompagnent de perspectives prometteuses pour un avenir meilleur.

 

Défis à surmonter :

– Vieillissement et Insuffisance des Infrastructures : Le pays doit faire face à un parc infrastructurel vieillissant, souvent inadapté aux besoins actuels de la population et de l’économie.

Manque de financement et de ressources : Un financement adéquat est crucial pour la rénovation et le développement des infrastructures. La RCA doit trouver des moyens de financer ces projets, malgré un contexte économique contraint.

Nécessité d’une gouvernance améliorée : La transparence, la responsabilité et une meilleure gestion sont nécessaires pour assurer l’efficacité des projets d’infrastructure.

Défis logistiques et sécuritaires : Les conditions de sécurité instables et les défis logistiques compliquent la réalisation et l’entretien des infrastructures.

 

Perspectives d’avenir :

Partenariats stratégiques : La collaboration avec des partenaires internationaux, des ONG, et le secteur privé peut ouvrir la voie à des investissements et à une expertise technique.

Développement durable : En se concentrant sur des projets d’infrastructures durables, la RCA peut s’assurer que les développements actuels serviront les générations futures.

Intégration régionale : Le renforcement des infrastructures peut faciliter l’intégration économique régionale, ouvrant de nouvelles voies pour le commerce et l’investissement.

Amélioration de la qualité de vie : En fin de compte, des infrastructures améliorées peuvent grandement contribuer à une meilleure qualité de vie, avec un accès accru à l’éducation, à la santé et à d’autres services essentiels.

 

En définitif, bien que les défis soient considérables, la République Centrafricaine possède également d’importantes opportunités de croissance et de développement à travers la modernisation et l’amélioration de ses infrastructures. En abordant ces défis avec détermination et en explorant de nouvelles perspectives, le pays peut ouvrir la voie à un avenir prospère et stable.

 

Conclusion

 

À travers notre exploration de la situation du pont bascule de Baboua délocalisé à Béloko, un fil conducteur se dégage : les infrastructures en République Centrafricaine sont au cœur d’un réseau complexe de défis et d’opportunités. Ce cas spécifique met en lumière des questions plus vastes de gestion, de financement et de développement des infrastructures dans le pays.

 

Les frustrations et les défis rencontrés par les transporteurs du corridor Bangui-Béloko révèlent un besoin impératif de réformes dans la gestion des infrastructures routières. L’équité, la transparence et l’efficacité doivent être les piliers de ces réformes pour assurer un développement économique harmonieux et durable.

 

Parallèlement, les perspectives d’avenir pour la République Centrafricaine, bien que confrontées à des obstacles substantiels, restent porteuses d’espoir. Avec une approche stratégique et collaborative, intégrant des partenariats internationaux et un engagement envers le développement durable, le pays peut surmonter ses défis actuels et bâtir des infrastructures robustes qui soutiennent son économie et améliorent la qualité de vie de ses citoyens.

 

La route vers un avenir prospère est pavée d’efforts et de dévouement. En concentrant ses ressources et son énergie sur le renforcement et l’amélioration des infrastructures, la République Centrafricaine peut non seulement résoudre les problèmes immédiats, comme ceux soulevés par le pont bascule de Baboua, mais aussi jeter les bases d’une croissance économique et sociale durable pour les années à venir.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Télévision centrafricaine : Quand le rêve tourne au cauchemar

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Télévision centrafricaine : Quand le rêve tourne au cauchemar

 

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Bangui, 08 décembre 2023 (CNC) – Le scandale entourant la télévision centrafricaine enflamme les réseaux sociaux, mettant en lumière les problèmes profonds de cette institution nationale. Manque de moyens techniques, gaspillage de 17 milliards de francs CFA, et un directeur général impuissant : la télévision centrafricaine est-elle condamnée à demeurer un symbole de l’incompétence du gouvernement de Touadera ?

 

L’histoire a commencé avec un simple échange amical sur les réseaux sociaux au sein d’un groupe WhatsApp. Un citoyen centrafricain, excédé par la diffusion ininterrompue de séries étrangères à la télévision nationale, a osé exprimer son mécontentement et son désir de voir des programmes culturels et éducatifs centrafricains pour les jeunes générations. Ce simple appel à un changement a déclenché une série de réactions qui ont mis en lumière les profondes lacunes de la télévision centrafricaine.

 

Le directeur général de la télévision centrafricaine a été la cible des critiques, mais il est essentiel de se demander s’il a eu les moyens nécessaires pour mettre en place des programmes de qualité. Les journalistes employés par la télévision centrafricaine ont révélé la véritable réalité des défis auxquels ils sont confrontés au quotidien. L’un des journalistes a souligné que la télévision ne disposait que d’une seule caméra avec une autonomie de moins de 30 minutes d’énergie. Cette révélation met en évidence un des nombreux problèmes structurels qui affectent la télévision centrafricaine.

 

Cependant, il est essentiel de se demander si cette situation résulte uniquement du manque de moyens ou si elle est également le fruit de mauvaises décisions et d’une gestion peu transparente des ressources allouées ? Les 17 milliards de francs CFA qui ont été injectés dans la reconstruction de la télévision centrafricaine ont-ils été utilisés à bon escient, ou ont-ils été détournés au détriment du peuple centrafricain ?

 

Il est indéniable que la télévision centrafricaine, en 2023, est loin de remplir son rôle de média national au service de la population. Au lieu de promouvoir la culture et les valeurs centrafricaines, elle ne diffuse majoritairement que des contenus étrangers et des activités du gouvernement et de la présidence à répétition. Cette trahison envers la jeunesse centrafricaine, qui aspire à connaître sa propre culture et son histoire, est le reflet d’un échec cuisant du gouvernement de Touadera.

 

Il y’a lieu de noter que la télévision centrafricaine est devenue le symbole d’un régime qui a déçu les attentes de son peuple. Les 17 milliards de francs CFA investis dans sa reconstruction semblent avoir été gaspillés, laissant les Centrafricains se demander si leur argent a été détourné. Le manque d’investissement dans les moyens techniques de la télévision est un autre signe de négligence flagrante. Il est temps que le gouvernement de Touadera rende des comptes et prenne des mesures pour redonner à la télévision centrafricaine sa véritable mission : informer, éduquer et divertir le peuple centrafricain tout en promouvant sa culture et son histoire.

 

Par Azoumi

 

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Sécurité précaire : Antoine Tombet expose les craintes liées à la sécurité des victimes en exclusivité.

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Sécurité précaire : Antoine Tombet expose les craintes liées à la sécurité des victimes en exclusivité.

 

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Monsieur Antoine Tombet

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 08 décembre 2023 (CNC) – Bienvenue dans la deuxième partie de l’interview exclusive avec Antoine Tombet (AT), un survivant des atrocités présumée commises par le tout puissant chef rebelle de la séléka Noureddine Adam en République centrafricaine. Antoine Tombet est également membre actif d’un collectif de victimes qui lutte pour la justice, la réparation et le devoir de mémoire.

Dans cet entretien, nous aborderons les préoccupations spécifiques soulevées par Antoine lors de sa rencontre avec le Procureur adjoint de la Cour pénale internationale (CPI), Monsieur Mame Niang.

Nous explorerons également les défis auxquels sont confrontées les victimes en matière d’information, de sensibilisation, de prise en charge médicale et psychologique, ainsi que la sécurité à Bangui.

Enfin, Antoine partagera ses attentes et espoirs concernant la recherche de justice et de réparation pour les victimes de Noureddine Adam grâce à l’intervention de la CPI.

Pour rappel, Noureddine Adam est l’ancien directeur général du Comité extraordinaire de défense des acquis démocratiques en abrégé (CEDAD), un service de renseignements du régime de la séléka aujourd’hui défunt. Le CEDAD servait de police politique personnelle de Noureddine Adam qui s’est livré à de nombreuses arrestations arbitraires, à des actes de torture et à des exécutions sommaires dans ces locaux. Aujourd’hui, il est recherché par la cour pénale internationale, mais il est toujours dans la captivité.

Cette interview offre un aperçu éclairant de la persévérance et de la détermination des victimes à faire entendre leur voix et à prévenir de futurs actes de violence. Nous vous invitons à suivre cet entretien captivant avec Antoine Tombet.

 

CNC :  lors de votre rencontre avec le Procureur adjoint de la CPI, quelles sont les préoccupations spécifiques que vous avez soulevées au nom de votre collectif?

 

Antoine TOMBET (AT): lors de mes échanges avec le Procureur adjoint de la CPI Monsieur Mame Niang, je lui ai expliqué que notre Avocat Maître Isabelle KESSEL nous représente à la CPI dans l’affaire Noureddine Adam et que nous ne voulions pas que l’on nous impose un avocat de l OPCV que nous ne connaissons pas, qui ne parle pas Sango, n’a jamais mis les pieds en République centrafricaine, qui ne maîtrise pas le contexte centrafricain, qui n’a pas vécu la crise avec nous en 2013 sur le territoire centrafricain. Notre Conseil Maître KESSEL s’exprime couramment en Sango et maîtrise parfaitement les tenants et les aboutissants de l’affaire Noureddine Adam. Par ailleurs au titre du respect du principe de procès équitable nous, les victimes, avons le droit de choisir librement notre Avocat au même titre que l’accusé. J’ai donc demandé au Procureur adjoint de la CPI que le droit des victimes à choisir librement leur avocat soit respecté par la CPI.

Ensuite, la question du manque d’informations sur l’affaire Noureddine Adam. Aucune sensibilisation n’est faite par le service des victimes (VPRS) du bureau de la CPI à Bangui. Ils ont pourtant des véhicules robustes pour sillonner le terrain mais ces gens préfèrent rester dans leurs bureaux climatisés, pour y faire quoi au juste ? Je me le demande. Au final, nous ne voyons jamais les personnels du service des victimes de la CPI sur le terrain et nous les victimes sommes maintenus dans le flou artistique.

 

CNC : vous soulignez le fait que le bureau de la CPI à Bangui ne réalise pas de travail de sensibilisation sur le terrain. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi cela est important pour les victimes et quelles actions vous aimeriez voir entreprises à cet égard ?

 

AT: le bureau de la CPI doit maintenir un dialogue constant avec les victimes dont la vie a été touchée par les conflits, les atrocités et informer les communautés affectées, les élèves, les femmes, les personnes vulnérables, les familles des victimes.

Les victimes ont le droit de comprendre et de s’approprier le processus judiciaire. Avec le bureau de la CPI de Bangui il n’en est rien, hélas !

Notre collectif aspire à aller directement rencontrer les personnels de la CPI à la Haye aux Pays Bas, rencontrer le service de protection des témoins visiter la CPI et en comprendre les mécanismes. Ces gens de la CPI vivent à 7000 km de Bangui comment peuvent ils comprendre les réalités que nous vivons et les difficultés que nous éprouvons avec nos proches avec une si longue distance.

Je réitère mes propos le bureau de la CPI de Bangui et particulièrement la VPRS, ne fait aucun travail de sensibilisation sur le terrain pour informer les victimes. Résultat il y a beaucoup de désinformation et de mesinformation. Les activités de la VPRS CPI à Bangui sont inexistantes.

Je demande solennellement à la CPI d activement et publiquement contrer la désinformation sur ses activités en République centrafricaine, de déployer des agents compétents et empathiques sur le terrain, qui soient en mesure d’écouter nos peurs, nos revendications et les difficultés auxquelles nous sommes confrontés. Nous avons besoin d’informations fiables et précises de la CPI au fur et à mesure de la procédure. Au fin fond de nos quartiers, certaines victimes n’ont pas le courage d’aller au bureau de la CPI, pire beaucoup ne savent même pas où se situe la CPI.

En définitive, nous les victimes, nous nous sentons abandonnées. Heureusement notre Avocat Maître KESSEL est constamment sur le terrain avec les victimes, sillonne les quatre coins de la République centrafricaine à ses frais pour aller écouter avec moi de nombreuses victimes dans des zones reculées et difficiles d’accès, où la CPI n’a jamais mis les pieds. Les victimes sont en contact permanent avec notre Avocat. Maître KESSEL est une avocate chevronnée et dévouée et qui nous soutient moralement. Au nom des victimes de notre collectif, je tiens à lui rendre hommage. Nous avons pleinement confiance en notre avocat mais aucune confiance dans le bureau de la CPI de Bangui.

Il est fondamental que les victimes soient dûment informées et puissent présenter leurs observations par l’intermédiaire de leur avocat.

Concernant la sensibilisation des victimes et de notre situation judiciaire et humaine, je souhaite en tant que survivant faire des conférences dans le monde entier, dans les écoles, les lycées, les universités et demande officiellement aux Nations unies la construction d’un Mémorial à l’instar du Mémorial de la Shoah. Un mémorial avec les noms de mes codétenus exécutés et détenus à la prison de la Cedad. J’aspire à aller porter mon témoignage à la Tribune des Nations unies en tant qu’activiste pour le devoir de mémoire. En cela la CPI et la Minusca peuvent me soutenir pour aller aux Nations unies à New York et porter haut et fort la parole des victimes. Je le fais pour que tous les noms des victimes soient honorés à jamais.

Je demande à la CPI de reconnaître mon statut d’intermédiaire et l’allocation d’un budget spécifique pour poursuivre ma mission auprès des victimes.

Je demande à la CPI de mettre en place des programmes de sensibilisation variés et un devoir d’explication sans oublier une communication renforcée envers les victimes et les communautés affectées avec de vraies enquêtes sur le terrain et collectes de preuves solides et des témoignages accablants. C’est à ce prix que l’action de la justice pénale internationale  sera légitime et efficace aux yeux des victimes et de la population centrafricaine qui a tant souffert de toutes ces crises à répétition. La CPI est une Cour éloignée des victimes. C’est notre Avocat qui nous explique les démarches et les enjeux de l’affaire Noureddine Adam.

 

CNC : la question de la prise en charge médicale et psychologique des victimes depuis 2013, est une préoccupation majeure. Pourriez vous nous donner plus de détails sur cette situation et sur ce que vous attendez de la CPI à ce sujet?

 

AT: suite à l’affaire Bemba et Mokome, la CPI a été très critiquée à Bangui pire rejetée par les Centrafricains. Je voulais parler du Fonds au profit des victimes. Qui gère ce fonds ? Comment est il financé ? Autant de questions sans réponses. Nous n’avons jamais vu les gens qui travaillent dans ce fonds dans nos quartiers. Quel travail font ces gens dans ce fonds ? Mystère. On aurait aimé en tant que victimes de Noureddine Adam avoir une somme même modique pour démarrer des activités génératrices de revenus en attendant le procès Noureddine Adam. Nous sommes très inquiets.

Par ailleurs, la CPI ne nous a jamais rien proposé en termes de prise en charge médicale et psychologique. Nous demandons à la CPI des mesures pour nous aider, nous les survivants, à reconstruire nos vies, surmonter les traumatismes, retrouver espoir et dignité avec nos familles et les familles endeuillées.

Nous demandons une prise en charge médicale et un accompagnement psychologique individuel et une thérapie de groupe et pour certaines victimes l’accès à l’éducation et obtenir un soutien socio économique en termes d’activités génératrices de revenus.

 

CNC : vous avez également évoqué des inquiétudes concernant la sécurité des victimes à Bangui. Pouvez-vous expliquer en quoi cela est lié à votre travail et quelles mesures vous aimeriez voir prises pour garantir la sécurité des membres de votre collectif ?

 

AT: nous les survivants de la Cedad, nous avons peur au quotidien avec nos familles. Je témoigne à visage découvert pour que les atrocités commises par Noureddine Adam à la Cedad soient connues dans le monde entier et que les victimes de la Cedad ne soient pas oubliées. Il n’en reste pas moins que la famille de Noureddine Adam vit au quartier km5 à Bangui et que nous avons peur des représailles. Que Dieu nous protège avec nos familles.

 

CNC : enfin quelles sont vos attentes et vos espoirs concernant la recherche de justice et de réparation pour les victimes de Noureddine Adam grâce à l’intervention de la CPI même si cela ne peut pas ramener ceux qui sont décédés dans les geôles de la Cedad ?

 

AT : A la Cedad j’ai rencontré la Monstruosité et le Meilleur dans l’homme. En tant que survivant, j’ai promis à mes codétenus dans les geôles de la Cedad que si j’en sortais vivant de ne jamais me taire face à l’injustice et de faire tout mon possible pour que ne se reproduisent plus jamais en République centrafricaine ni partout ailleurs ces crimes contre l’humanité. La Cedad c’était l’enfer sur terre.

J’exhorte la CPI à poursuivre tous les chefs Seleka y compris tous les hommes politiques qui ont participé au gouvernement de Michel Djotodjia. Ils doivent répondre de leurs actes devant le Tribunal de l Histoire à la CPI. C’est fondamental pour que les victimes puissent se reconstruire.

Les victimes attendent de pied ferme le procès de Noureddine Adam à la CPI. Nous demandons réparation.

Je demande solennellement aux Nations unies, au Conseil de sécurité de l’ONU d’honorer les victimes de la Seleka par une Journée internationale dédiée.

La Seleka nous a plongés dans une dimension qui relève de l inracontable. Aujourd’hui j’ai 71 ans quand je ne serai plus là qui pourra témoigner ? Je demande la mise en place d’un programme d’éducation permanent et significatif devant aller au-delà de la commémoration.

Cela pourra servir d’antidote à ceux qui ont des velléités génocidaires en République centrafricaine, le devoir de mémoire est un excellent vaccin pour empêcher  le virus du génocide et du racisme de faire de futures victimes.

J’invite les fonctionnaires des Nations unies et des représentations diplomatiques accréditées à Bangui à venir rencontrer les survivants de la Cedad et leurs enfants, ce qui ajoutera une touche personnelle à leurs engagements publics et leur permettra de faire le point sur la situation dans laquelle vivent les survivants de la Cedad, conditions précaires je dois le dire

Je veux réveiller les consciences dans le monde entier en tant que victime et témoin des atrocités de Noureddine Adam et témoigner sur la capacité de l’être humain à faire le Mal mais aussi sur notre capacité à agir pour réparer le monde.

On doit apprendre à nos enfants à aimer avant que d’autres ne leur apprennent à haïr.

Je vous livre une déclaration du Rabbin Arthur Schneier à la Tribune des Nations unies qui fait écho à ma douloureuse expérience. Il explique ” nous sommes tous dans le même bateau. Alors que nous traversons des eaux tumultueuses en nous guidant avec les avirons de la justice, des droits de l’homme et de la liberté, nous devons nous tirer d’affaire tous ensemble ou bien couler.”

Quand je voyais mes codétenus dans les geôles de la Cedad mourir les uns après les autres, je me demandais à quand mon tour? Aujourd’hui j’espère être centenaire!

Je ne cesserai jamais de transmettre, de témoigner pour que l’horreur d’hier ne se reproduise pas demain.

Chaque naissance de mes petits enfants est une victoire contre ceux de la Seleka qui avaient voulu ma mort, celle de ma famille et celle de mon ethnie gbaya. Tout ce que nous avons vécu ne doit pas mourir dans les oubliettes de l’Histoire. C’est important.

Je suis un Passeur de mémoire.

 

CNC : Monsieur Antoine Tombet, je vous remercie.

 

Antoine Tombet : C’est à moi de vous remercier.

 

Propos recueillis par Anselme Mbata

 

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Inefficacité et dictature : Touadéra critiqué par le diaspora centrafricain au Congo

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Inefficacité et dictature : Touadéra critiqué par le diaspora centrafricain au Congo

 

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Abebanga Becker

 

 

Bangui, 08 décembre 2023 (CNC) – Le diaspora centrafricain au Congo-Brazzaville, mené par Abebanga Becker, président de cette communauté et conseiller du parti KNK Congo, s’est exprimé récemment sur la situation critique qui prévaut en République centrafricaine. Dans un témoignage empreint de désespoir, Abebanga Becker pointe du doigt le président putschiste Touadéra et son régime qu’il qualifie d’inefficaces, mettant en lumière les problèmes de sécurité, d’alimentation et de justice qui affligent le pays. Les détournements de fonds par des acteurs influents semblent, selon Becker, rester impunis, comme si la justice centrafricaine était devenue un terrain de jeu où l’arbitraire règne en maître.

 

Abebanga Becker ne mâche pas ses mots pour dénoncer la situation qui prévaut en République centrafricaine. Il accuse le président putschiste Touadéra de préférer la dictature au dialogue, et de se transformer en criminel en organisant des groupes de tueurs pour persécuter les opposants vivant à l’étranger. Le leader du diaspora centrafricain au Congo-Brazzaville prévient que les autorités congolaises sont informées de cette situation, et que bientôt une lettre sera adressée à l’opinion internationale pour exposer la situation préoccupante qui règne en République centrafricaine.

 

Dans son témoignage, Abebanga Becker exprime la lassitude et la colère de la diaspora centrafricaine qui vit dans l’exil. Ils demandent au président putschiste Touadéra de prendre une décision cruciale pour le bien du pays : soit démissionner, soit mettre fin aux groupes de Mercenaires russes et confier la sécurité du peuple centrafricain à l’armée nationale. Le message est clair : le diaspora centrafricain ne souhaite plus être témoin de la gestion politique calamiteuse, anarchique et dangereuse du président putschiste Touadéra et de son entourage.

 

Le désir du diaspora centrafricain est de rentrer chez eux, de retrouver la paix, la sécurité et la stabilité pour le peuple centrafricain. Ils ne veulent plus être pris en otage par une poignée d’individus poursuivant des intérêts personnels lucratifs au détriment de l’intérêt général.

 

En un mot, Abebanga Becker, en tant que président du diaspora centrafricain au Congo-Brazzaville et conseiller du parti KNK Congo, lance un appel vibrant au président putschiste Touadéra pour qu’il prenne des mesures immédiates afin de mettre fin à la crise qui frappe la République centrafricaine. Le peuple centrafricain et la diaspora espèrent que cet appel ne restera pas lettre morte et que des actions concrètes seront entreprises pour restaurer la paix et la justice dans leur pays.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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La justice intervient : Suspension du congrès du RDC, les membres se donnent des coups de poings

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La justice intervient : Suspension du congrès du RDC, les membres se donnent des coups de poings

 

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Le Président du parti politique RDC Monsieur Kolingba Désiré

 

 

 

Bangui, 08 décembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine est confrontée à une crise politique majeure alors que le parti RDC lutte pour sa survie. Les membres influents du parti se livrent à une lutte sans merci pour le contrôle du RDC, mettant en péril la cohésion politique du pays. La récente suspension du congrès du parti par la justice illustre la gravité de la situation et soulève des questions cruciales sur l’avenir politique de la RCA.

 

La saga tumultueuse du RDC a débuté avec la succession de Désiré Kolingba à la tête du parti après le décès de son fondateur, l’ancien Président André Kolingba. Malheureusement, la mort prématurée de Désiré Kolingba a laissé un vide à la tête du parti et a déclenché une lutte acharnée pour le contrôle du RDC entre différents membres influents. Cette lutte intestinale a semé la confusion parmi les centrafricains et a terni l’image du parti.

 

La situation a pris une tournure dramatique lors d’une réunion la semaine dernière au siège du parti à Bangui, où un violent affrontement a éclaté entre les membres du parti. Ce triste incident a choqué la population centrafricaine et a révélé l’étendue de la discorde au sein du RDC. La justice a rapidement réagi en suspendant et en interdisant la tenue du congrès du parti prévu pour le 5 décembre 2023, invoquant le fait que le jugement de l’affaire était en attente à la cour de cassation.

 

Le message du Procureur de la République, daté du 6 décembre 2023, a confirmé cette décision en vertu de l’ordonnance des référés rendue le 5 décembre 2023. Cette ordonnance a ordonné l’arrêt des travaux du congrès du RDC en attendant la décision de la cour de cassation concernant un recours en rétractation de son arrêt du 23 août 2023. Le message est clair : la justice veut garantir que toutes les procédures légales sont respectées avant que le parti ne puisse aller de l’avant.

 

Cette crise au sein du RDC soulève plusieurs questions et inquiétudes. Tout d’abord, elle montre à quel point les intérêts personnels des membres influents du parti peuvent prendre le pas sur l’intérêt public et la stabilité politique de leur parti. Les luttes pour le pouvoir et le contrôle au sein du parti ne font que diviser davantage la population centrafricaine, qui aspire à une gouvernance stable et efficace.

 

De plus, cette situation met en évidence le besoin urgent d’une réforme politique en RCA pour éviter de futures crises similaires. Il est essentiel que les partis politiques du pays mettent en place des mécanismes de succession clairs et transparents pour éviter le chaos qui a suivi la mort de leurs dirigeants.

 

En fin de compte, la crise au sein du parti RDC en République centrafricaine est un rappel puissant des défis persistants auxquels le pays est confronté sur la voie de la stabilité politique et de la bonne gouvernance. Les citoyens centrafricains méritent un leadership politique responsable et engagé, et il est impératif que les dirigeants politiques du pays travaillent ensemble pour surmonter ces divisions et œuvrer au bien-être de la nation.

 

Par Azoumi

 

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Le projet PARSEBALT de la Banque Africaine de Développement soutient l’élevage et la transformation du manioc en République Centrafricaine

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Le Projet PARSEBALT de la Banque Africaine de Développement soutient l’élevage et la transformation du manioc en République Centrafricaine

 

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Croisement à l’entrée de la ville de Damara à droite axe Sibut et gauche à axe Bogangolo. Photo CNC

 

Bangui, 08 novembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine, grâce à un financement généreux du Fonds Africain de Développement (FAD), est en train de mettre en œuvre le Projet d’Appui à la Réinsertion Socioéconomique des Groupes Vulnérables dans le Bassin du Lac Tchad, projet également connu sous le nom de PARSEBALT. Une partie importante de ce projet concerne la fourniture de kits d’élevage accompagnés de produits vétérinaires et de kits de transformation du manioc dans les centres JPN de Nzila, Mandjo et Gbakomalepka, en République centrafricaine. Ce projet s’articule autour de deux lots distincts : le lot 1 pour les kits d’élevage et le lot 2 pour les kits de transformation du manioc.

 

L’objectif principal de ce projet est d’améliorer les conditions de vie des groupes vulnérables vivant dans le Bassin du Lac Tchad en favorisant leur réinsertion socioéconomique. Les kits d’élevage et de transformation du manioc sont des outils essentiels pour atteindre cet objectif, car ils permettent aux populations locales de développer des activités génératrices de revenus.

 

Le lot 1 du projet concerne la fourniture de kits d’élevage accompagnés de produits vétérinaires. Ces kits sont destinés à soutenir l’élevage de bétail dans les communautés locales. L’élevage est une source de revenus importante pour de nombreuses familles en République centrafricaine, et ces kits fourniront aux agriculteurs les ressources nécessaires pour améliorer la santé et la productivité de leur bétail. Les produits vétérinaires inclus dans les kits garantiront également des conditions de vie meilleures pour les animaux, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire et à la stabilité économique des familles.

 

Le lot 2 du projet se concentre sur la fourniture de kits de transformation du manioc. Le manioc est une culture essentielle dans de nombreuses régions de la République centrafricaine, et sa transformation en produits tels que la farine de manioc, aliment de base des Centrafricains, ou le gari peut être une source de revenus importante. Les kits de transformation du manioc aideront les communautés à valoriser davantage cette ressource locale, en créant des opportunités économiques durables. Cela permettra non seulement d’améliorer les moyens de subsistance des habitants, mais aussi de renforcer la sécurité alimentaire en augmentant la disponibilité de produits alimentaires de base.

 

Pour mettre en œuvre ce projet, l’emprunteur utilisera la méthode de décaissement par Paiement Direct, conformément aux directives de la Banque Africaine de Développement applicables aux décaissements dans le cadre de financements de projets d’investissement. Cette approche garantit une utilisation efficace des fonds et une transparence dans la gestion financière du projet.

 

En un mot, le Projet PARSEBALT de la Banque Africaine de Développement apporte un soutien essentiel aux groupes vulnérables de la République Centrafricaine en fournissant des kits d’élevage et de transformation du manioc. Ces kits contribueront à améliorer les conditions de vie des populations locales en créant des opportunités économiques durables, en renforçant la sécurité alimentaire et en favorisant la réinsertion socioéconomique. Ce projet est un exemple concret de l’impact positif que les investissements dans le développement peuvent avoir sur les communautés les plus défavorisées.

 

Par Prisca VICKOS

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Lutte contre le sida : quand le poème de l’ancien ministre Elie Oueifio fait écho à une bataille universelle

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Lutte contre le sida : Quand le poème de l’ancien ministre Elie Oueifio fait écho à une bataille universelle

 

 

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L’ex-ministre Elie Ouéifio

 

Bangui, 08 décembre 2023 (CNC) – Le sida, une épidémie qui a bouleversé le monde depuis les années 1980, continue d’être un défi majeur pour la santé mondiale. Parmi les voix qui se sont élevées pour sensibiliser à cette pandémie et encourager la lutte contre le VIH, le poème de l’ancien ministre centrafricain Elie Oueifio résonne encore aujourd’hui comme un appel à l’action et à la solidarité.

 

Dans son poème intitulé “SIDA”, Elie Oueifio pose des questions brûlantes : “D’où sors-tu, Sida ?” Cette interrogation initiale souligne la mystérieuse apparition du VIH, qui a pris le monde par surprise et a continué à se propager sans entraves. Le Sida est dépeint comme un ennemi implacable, dépourvu de pitié et de nationalité. Il ne fait pas de distinctions entre les riches et les pauvres, les races ou les âges. Hommes, femmes et enfants sont tous vulnérables face à cette maladie.

 

Le poème dépeint également le Sida comme un fléau qui sème la terreur et provoque des souffrances incommensurables. Son virus, invisible à l’œil nu, a fait des ravages dans le monde entier depuis des décennies. Malgré les avancées médicales et scientifiques, le Sida reste encore aujourd’hui une maladie sans remède. Cette caractéristique rend le Sida d’autant plus redoutable et difficile à vaincre.

 

Pourtant, le poème de Elie Oueifio ne se limite pas à décrire le désespoir face au Sida. Il insuffle un message d’espoir et de détermination en déclarant que “le monde entier se dresse contre toi”. Ces mots soulignent l’importance de l’unité mondiale dans la lutte contre le VIH. En effet, la communauté internationale a fait des progrès significatifs dans la compréhension et la gestion du VIH/Sida. Des traitements efficaces ont été développés, et de plus en plus de personnes vivant avec le VIH mènent des vies normales grâce aux antirétroviraux.

 

Le poème de Elie Oueifio rappelle que la bataille contre le Sida est une lutte collective, dans laquelle chaque individu et chaque nation ont un rôle à jouer. La sensibilisation, la prévention et l’accès aux soins restent des éléments essentiels de cette lutte. Il ne s’agit pas seulement de vaincre une maladie, mais aussi de surmonter les stigmates et les discriminations qui l’accompagnent.

 

En fin de compte, le message du poème de Elie Oueifio est clair : le Sida peut être vaincu. Les progrès scientifiques et médicaux sont prometteurs, mais ils doivent être accompagnés d’un engagement continu de la part de la société dans son ensemble. Il est essentiel de se rappeler que derrière les statistiques se trouvent des vies humaines, des histoires et des espoirs. En honorant la mémoire de ceux qui ont été touchés par le Sida et en luttant pour un avenir sans cette maladie, nous pouvons donner vie à la vision de Elie Oueifio et contribuer à mettre fin à cette pandémie une fois pour toutes.

 

Par Prisca VICKOS

 

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L’EUAM-RCA s’engage en faveur de la jeunesse de Bangui

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L’EUAM-RCA s’engage en faveur de la jeunesse de Bangui

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/LEUAM-RCA-sengage-en-faveur-des-enfants-de-la-Fondation-Enfants-de-Grace-450×297.jpg” alt=”L’EUAM-RCA s’engage en faveur des enfants de la Fondation Enfants de Grace” width=”450″ height=”297″ />
CopyrightEUAM-RCA

 

 

Bangui, 08 décembre 2023 (CNC) – Aujourd’hui, l’EUAM-RCA (Mission d’assistance de l’Union européenne en République centrafricaine) a fait un pas significatif en direction de la jeunesse de Bangui en offrant des biens essentiels à la Fondation Enfants de Grace. Ce geste démontre clairement l’engagement de l’organisation en faveur du développement durable de la République centrafricaine (RCA).

 

Dans un tweet publié le 7 décembre 2023, l’EUAM-RCA a partagé une image captivante montrant des membres de leur équipe remettant des fournitures essentielles à la Fondation Enfants de Grace. Le tweet était accompagné du message suivant : “???????? L’EUAM-RCA s’unit pour la jeunesse de Bangui, offrant des biens essentiels à la Fondation Enfants de Grace. Un geste qui renforce notre engagement envers le développement durable de la RCA. #Solidarité #EUAMRCA ????????????.”

 

Ce geste de solidarité envers la jeunesse de Bangui est d’une importance capitale pour plusieurs raisons.

 

Tout d’abord, il met en évidence l’engagement de l’EUAM-RCA envers le développement durable de la RCA. En offrant des biens essentiels à la Fondation Enfants de Grace, l’organisation montre son désir de contribuer activement à l’amélioration des conditions de vie des jeunes de Bangui. Le développement durable ne se limite pas seulement à des initiatives environnementales, mais englobe également l’amélioration du bien-être des populations locales, en particulier de la jeunesse.

 

En outre, ce geste démontre la solidarité de l’Union européenne envers les habitants de la RCA, en particulier en ces temps difficiles. La RCA a traversé des périodes tumultueuses et a connu des défis importants, notamment sur le plan de la sécurité et de la stabilité. L’EUAM-RCA envoie un message clair selon lequel l’Union européenne est aux côtés du peuple centrafricain pour soutenir sa croissance et son développement.

 

La Fondation Enfants de Grace, qui a reçu cette aide précieuse, œuvre pour l’amélioration de la vie des jeunes enfants centrafricains en RCA. Cette organisation mérite des éloges pour son travail inlassable en faveur de la jeunesse défavorisée. L’EUAM-RCA reconnaît et soutient ces efforts en fournissant des biens essentiels qui auront un impact direct sur la vie des jeunes bénéficiaires.

 

En fin de compte, l’initiative de l’EUAM-RCA en faveur de la jeunesse de Bangui est un exemple inspirant de solidarité internationale et de soutien au développement durable. Elle rappelle également l’importance cruciale de travailler ensemble pour résoudre les problèmes mondiaux et améliorer la vie des personnes dans le besoin. Espérons que d’autres organisations et gouvernements suivront cet exemple et continueront à investir dans un avenir meilleur pour la RCA et sa jeunesse prometteuse.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Les témoins de la défense de la CPI torturés par les Wagner à Bangui : Entretien exclusif avec maître Philippe Larochelle

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Les témoins de la défense de la CPI torturés par les Wagner à Bangui : Entretien exclusif avec maître Philippe Larochelle

 

Maître Larochelle Philippe, avocat à la cour pénale internationale
Maître Larochelle Philippe, avocat de monsieur Maxime Mokome devant la cour pénale internationale (CPI). Photo courtoisie.

 

 

Bangui, 07  décembre 2023 (CNC) – L’affaire Maxime Mokome continue de soulever des questions géopolitiques et des enjeux internationaux. Dans cet entretien exclusif avec Philippe Larochelle, nous plongeons dans les motivations des autorités de Bangui et du Procureur de la CPI. Maître Larochelle pointe du doigt la complicité présumée de la CPI avec le régime de la RCA et évoque les conséquences potentielles pour la justice internationale si les témoins de la défense continuent d’être persécutés de cette manière.

 

Corbeaunews-Centrafrique  (CNC) : Monsieur Larochelle, merci de revenir pour cette deuxième interview. Pour nos auditeurs qui pourraient ne pas être familiers avec l’affaire Maxime Mokome, pourriez-vous brièvement rappeler le contexte et les événements clés de cette affaire ?

 

Philippe Larochelle : Mokom a été détenu pendant 19 mois par la CPI sur la base d’un dossier fabriqué de toute pièce par des témoins opportunistes.  Le procureur a abandonné les charges, mais il n’ose pas révéler que le dossier a été monté de toute pièce et il préfère plutôt signer des accords de coopération avec les autorités de la RCA. On est en droit de penser que ces accords de coopération ne visent rien d’autre qu’à faciliter et légitimer l’extradition de Mokom qui est demandée par les autorités de la RCA, en tentant de donner un peu de lustre à ces autorités, dont la corruption est avérée. Au final, le Procureur et la CPI sont complices des autorités de la RCA afin de faciliter les efforts de ces dernières pour éliminer toute forme d’opposition politique.

 

CNC : Lors de notre précédente interview, nous avons abordé les charges abandonnées contre Maxime Mokom par le Procureur de la CPI. Pourriez-vous nous donner une mise à jour sur ce qui s’est passé depuis lors en ce qui concerne la situation de Mokom ?

 

Philippe Larochelle : La Chambre de première instance a ordonné la libération de M. Mokom. La mise en oeuvre de cette ordonnance entraîne évidemment des défis.  De nombreux acteurs sont impliqués, dont l’État-hôte, les Pays-Bas. Il est évident que cette situation n’est que temporaire, et M. Mokom, avec l’assistance de la Cour, explore les options relatives à son transfert.  La RCA quant à elle, à l’aide d’un jugement clandestin truqué, tente d’obtenir l’extradition de Mokom vers la RCA.  Il semble bien que le Procureur de la CPI ne voit aucun problème à agir en complément des juridictions notoirement corrompues de la  RCA, et même à la limite, du groupe Wagner. Les indices confirmant que Mokom est en fait une cible des autorités de la RCA et de ses acolytes ne cessent de s’accumuler.

Compte tenu de tout ce que sait la Cour, ordonner son extradition en RCA serait criminel. Il ne serait pas extradé mais kidnappé, avec l’aide active de la CPI.

 

CNC : Comment décririez-vous la situation actuelle à Bangui en ce qui concerne les témoins de la défense de Maxime Mokome ? Quels sont les développements les plus récents que vous pouvez partager avec nous ?

 

Philippe Larochelle : Olivier Féissona, qui a récemment été arrêté et torturé pour inventer de la preuve contre Mokom, EST un témoin de la défense de Mokom.  Nous faisons l’impossible pour tenter d’en savoir plus.  Le traitement réservé à Féissona permet très facilement d’imaginer quel genre de procès se tient à Bangui. Des procès clandestins et truqués contre des opposants politiques à l’aide de preuves émanant de témoins torturés ou corrompus. Donc évidemment que c’est très dangereux d’être témoin de la défense et de dévoiler cela, d’autant plus que certains indices laissent croire que ce sont des miliciens du groupe Wagner qui ont torturé Féissona, en lien avec Mokom.

 

CNC : Quelles sont les préoccupations majeures concernant la sécurité des témoins de la défense à Bangui, en particulier à la lumière des récents incidents d’arrestations et de tortures ? Avant de plonger plus en profondeur dans cette situation préoccupante, pourriez-vous nous expliquer pourquoi il est crucial de protéger les témoins de la défense dans le cadre de procès internationaux comme celui de la CPI ?

 

Philippe Larochelle : Il est crucial de protéger tous les témoins.  Les témoins, en théorie, n’appartiennent à personne. Le but ultime doit être la découverte de la vérité judiciaire, peu importe d’où viennent les témoins, et comment ils sont protégés.  Imaginez l’effet dévastateur d’un incident de torture sur un témoin de la défense à l’égard d’autres, potentiels témoins de la défense. La prohibition de la torture est une norme absolue en droit international. Que la pratique de la torture soit aussi répandue  sur le territoire de la RCA, et surtout SUSCITE AUSSI PEU DE RÉACTION DE LA PART DE LA COUR est particulièrement inquiétant.

 

 CNC : En tant qu’avocat de la défense, comment réagissez-vous à ces actes de torture envers les témoins de votre client ? Quelles mesures avez-vous prises pour aider ces témoins et garantir leur sécurité ?

 

Philippe Larochelle : Je suis révolté de ce qui arrive à Féissona, et je ne suis pas moins révolté parce qu’il est le seul parmi nos quelques témoins, à avoir été torturé. Nous avons saisi à plusieurs reprises le Procureur, le Greffier et la Chambre, et nous faisons nous-même des efforts pour assurer sa sécurité.  Nous avons personnellement écrit à la rapporteuse spéciale contre la torture pour lui dénoncer ce cas. Nous ne ménageons aucun effort pour tenter d’assurer la sécurité de Féissona.

 

CNC : Pourquoi pensez-vous que le régime de Bangui cherche à arrêter et à torturer les témoins de la défense de Maxime Mokome, même après que ce dernier ait été condamné à Bangui ? 

 

Philippe Larochelle : Les informations que nous avons reçues sont effectivement à l’effet que Féissona a été torturé et que des questions lui ont été posées sur Mokom.  Comme Féissona est toujours détenu, nous attendons simplement de le rencontrer dans un endroit sécuritaire pour obtenir sa version des faits alors qu’il est en toute sécurité, lui et sa famille.  Il est évident que les autorités de la RCA veulent lancer un message violent très fort à tous ceux qui oseraient prendre la défense de M. Mokom. Le fait qu’il semble que M. Féissona ait été torturé également par des membres de la milice Wagner suscite également de nombreux questionnements non seulement sur le rôle précis de Wagner mais aussi sur son intérêt à cibler des témoins de la défense de Mokom.  Donc pour lancer un message fort d’abord.  Ensuite pour tenter de créer de la fausse preuve pour faire condamner Mokom de n’importe quel crime, par Féissona ou d’autres témoins. Ces épisodes de torture visent peut-être aussi à obtenir de la fausse preuve pour supporter les jugements rendus en l’absence de Bozize, Mokom.

 

 CNC : Existe-t-il des facteurs géopolitiques ou des enjeux internationaux qui pourraient expliquer le comportement du régime de Bangui envers les témoins de la défense ?

 

Philippe Larochelle : Ce qui m’intéresse ce ne sont pas tant les motivations des autorités de Bangui, qui sont très claires, mais plutôt celles du Procureur de la CPI, qui le sont beaucoup moins.  Le délai entre la fin de l’audition de confirmation des charges et le moment où il a abandonné les charges contre Mokom laisse planer un doute sur le rôle précis joué par le Procureur de la CPI concernant le jugement clandestin truqué obtenu par les autorités de la RCA.  Le dossier dormait depuis des lustres, et soudainement, au mois de septembre 2023, quelques jours après l’audition de confirmation des charges, et avant que le Procureur abandonne ces charges cette procédure a été ressuscitée par Bangui, dans la plus grande clandestinité.  Il est significatif que les autorités de la RCA refusent jusqu’à aujourd’hui de communiquer la moindre information à la CPI relativement à ce jugement, ce qui en confirme le caractère politique, improvisé, clandestin et fabriqué. Une autre indication claire que ce jugement est fabriqué est que l’un des condamnés, Mahamat Al-Khatim, négocie présentement directement une amnistie avec les autorités centrafricaines.  Le jugement est donc un levier purement politique utilisé entre autres pour négocier avec les membres de groupes rebelles.

 

CNC : Comment ces actions du régime de Bangui pourraient-elles affecter la crédibilité de la CPI et sa capacité à garantir un procès équitable pour les accusés et à protéger les témoins ?

 

Philippe Larochelle : Le fait que le Procureur de la CPI signe des accords de coopération avec la clique au pouvoir à Bangui est révélateur de sa faillite morale.  Par exemple, le Procureur a demandé secrètement que Mokom soit témoin dans le dossier de Yekatom et Ngaïssone, sans même lui en parler au préalable pour lui demander s’il avait besoin de mesures de protection. Aujourd’hui, ce même Procureur ne tente même pas de s’opposer à la demande de son extradition par Bangui, alors qu’il sait très bien qu’il risque d’être torturé là-bas. Le Procureur est donc en définitive dans le même lit que le groupe Wagner en RCA, ce qui est de très mauvais augure pour les victimes de ce groupe criminel.

 

CNC : Quelles sont les implications pour la justice internationale si les témoins de la défense continuent d’être persécutés de cette manière à Bangui ?

 

Philippe Larochelle : Si elle continue de se montrer aussi peu crédible, et si elle est incapable d’assurer la protection des témoins, elle ne pourra faire autrement que de cesser d’opérer, tout simplement.

 

CNC : Merci Monsieur Philippe Larochelle .

 

Philippe Larochelle : C’est moi qui vous remercie.

 

Propos recueillis par Alain Nzilo,

Directeur de publications

 

 

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Le scandale Piri : l’Empire de la corruption qui étouffe la nation centrafricaine

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Le scandale Piri : l’Empire de la corruption qui étouffe la nation centrafricaine

 

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Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri. CopyrightDR

 

 

Bangui, 07  novembre 2023 (CNC) – Au cœur de notre gouvernement, un sombre personnage émerge de l’ombre. Bertrand Arthur Piri, ministre de l’Énergie, est le chef mafieux centrafricain qui s’est infiltré dans les rouages de notre République, déployant sa toile de corruption et d’influence à tous les niveaux du pouvoir.

 

Bertrand Arthur Piri, en tant que ministre du développement énergétique, est en conflit d’intérêts permanent avec son propre ministère et avec les structures placées sous sa tutelle. Il occupe non seulement un poste ministériel mais il est également le prestataire de services attitré et chef des entreprises fictives à Bangui. Cette situation crée un terreau fertile pour la corruption et le détournement des deniers publics.

 

Aimard Guinon, ancien défenseur et communicateur du régime licencié de son poste de chargé de mission à l’Assemblée nationale, révèle que tout marché au ministère de l’Énergie ou au sein du parti au pouvoir, le MCU, est automatiquement attribué à l’entreprise de Piri. Cette mainmise sur les contrats gouvernementaux soulève de graves préoccupations quant à l’équité et la transparence dans les marchés publics.

 

Pire encore, Bertrand Arthur Piri a étendu son emprise sur l’appareil d’État en créant sa propre société de gardiennage. Cette société a été imposée à de nombreuses sociétés para-publiques qu’il était leur contrôleur jusqu’à son départ pour le gouvernement, y compris au sein du parti MCU. Cette monopolisation des services de gardiennage et d’autres ressources par une entreprise privée contrôlée par le ministre Piri est un exemple flagrant d’abus de pouvoir.

 

Ce qui est encore plus alarmant, c’est que le parti au pouvoir, le MCU, sous la direction de Simplice Mathieu Sarandji, semble être complètement soumis à la volonté de Piri. Si le parti souhaite organiser un séminaire, il doit utiliser la salle de conférence de l’hôtel de Piri au PK22. Si le MCU souhaite acheter un équipement, quelle que soit sa nature, le marché est systématiquement attribué à l’entreprise de Piri. De plus, même au ministère de l’Énergie, les opérations telles que l’importation de produits pétroliers passent invariablement par la société de monsieur Piri.

 

Il est clair que Bertrand Arthur Piri a utilisé sa proximité ethnique avec le président putschiste Faustin Archange Touadera pour asseoir son emprise sur le pays et favoriser ses intérêts personnels en partage avec ce dernier. Cette utilisation de son statut pour s’enrichir aux dépens du bien-être du peuple est non seulement inacceptable mais représente également un grave danger pour la stabilité et la prospérité de notre nation.

 

En réalité, Bertrand Arthur Piri s’est révélé être un véritable cancer qui ronge notre nation et notre économie. Son comportement corrompu et son abus de pouvoir sont incompatibles avec les principes de démocratie et d’intégrité que notre nation devrait chérir.

 

Par Alain Nzilo

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Faustin Archange Touadera : la dérive autoritaire d’un régime en “chute libre”

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Faustin Archange Touadera : la dérive autoritaire d’un régime en “chute libre”

 

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Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP

 

Bangui, 07  décembre 2023 (CNC) – Les élections présidentielle et législatives de 2025 approchent à grands pas en République centrafricaine, il reste deux ans, mais malheureusement, tout indique que le régime de Faustin Archange Touadera se prépare activement à perpétrer une farce politique d’une ampleur jamais vue dans l’histoire du pays.

 

Faustin Archange Touadera, qui a été élu dans des conditions troubles en 2016 et cataclysme en 2020, se dirige impitoyablement vers la fin de son second mandat en mars 2026. Cependant, au lieu de respecter les principes démocratiques et la volonté du peuple centrafricain, il a choisi de s’accrocher au pouvoir de manière illégale en manipulant le système constitutionnel du pays.

 

L’influence malfaisante des autorités russes et du groupe paramilitaire Wagner est évidente dans cette manœuvre. Faustin Archange Touadera a illégalement fait adopter une nouvelle constitution et l’a promulguée à la hâte pour s’ouvrir la voie vers un troisième mandat présidentiel en 2026. Cette action est une insulte à la démocratie et un déni flagrant des principes fondamentaux de la République centrafricaine.

 

La nouvelle Constitution n’est qu’un prétexte pour permettre au Mouvement des cœurs unis (MCU), le parti au pouvoir, de consolider son emprise sur le pays. Les prochaines élections présidentielle et législatives en 2025-2026 ne seront rien de plus qu’une mascarade, une série des nominations. Le président lui-même, ainsi que les députés, seront nommés, et non élus par le peuple. Cette manipulation flagrante du processus électoral exclut toute possibilité d’une véritable opposition démocratique.

 

Pire encore, le MCU a déjà établi une liste provisoire des députés qui gouverneront chaque circonscription, mettant ainsi en lumière le caractère purement autocratique de leur projet. À Paoua, par exemple, la famille Mbaïkoua prendra les rênes du pouvoir local. Il est évident que cette liste a été établie en toute opacité, sans la participation ni le consentement du peuple centrafricain. Cette pratique rappelle les méthodes des régimes autoritaires et des dynasties politiques, où le pouvoir est transmis de génération en génération, au mépris de la volonté populaire.

 

La situation est d’autant plus préoccupante que même à l’époque du dictateur Bokassa, les Centrafricains n’avaient jamais été témoins d’une telle perversion de la démocratie. La République centrafricaine se précipite ainsi vers une sombre réalité, celle d’une dictature inédite, où les droits et les libertés du peuple sont piétinés au nom de l’ambition personnelle de Faustin Archange Touadera.

 

Pour des nombreux centrafricains, il est plus que temps que la communauté internationale se lève contre cette dérive autoritaire et exige le respect des principes démocratiques en République centrafricaine. Les Centrafricains méritent un avenir meilleur, basé sur la justice, la transparence et la véritable démocratie, et non sur les manigances d’un régime autocratique assoiffé de pouvoir. Faustin Archange Touadera et son régime doivent être condamnés sans équivoque pour leurs atteintes à la démocratie et à la volonté du peuple centrafricain.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Scandale du détournement de fonds à la mairie de Bangui : Fidèle Gouandjika menace, Nakombo se défend avec larme aux yeux

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Scandale du détournement de fonds à la mairie de Bangui : Fidèle Gouandjika menace, Nakombo se défend avec larme aux yeux

 

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Le maire de Bangui Émile Gros Nakombo.

 

 

Bangui, 07 décembre 2023 (CNC) – Le 1er décembre dernier, la République centrafricaine a célébré la proclamation de sa fête nationale, un moment de joie et de festivités pour le pays. Cependant, cet événement a été entaché par des allégations de détournement de fonds qui ont secoué le gouvernement et la mairie de Bangui.

 

Le ministre Maxime Balalou, chargé de l’organisation de cette célébration, s’est retrouvé au cœur de la controverse en étant accusé par certaines personnalités gouvernementales d’avoir détourné une somme considérable de 400 millions de francs CFA destinée à cette fête nationale. Cette première révélation a créé une onde de choc dans le pays, suscitant la colère et l’indignation de nombreux citoyens.

 

Cependant, le scandale ne s’est pas arrêté là. Un autre cas de détournement a surgi comme un volcan, cette fois impliquant la mairie de Bangui et les organisateurs de la course aux pirogues sur la rivière Oubangui. Cette course est un événement majeur dans le pays, mais faute de moyens gouvernementaux pour soutenir les piroguiers participants, des demandes de financement ont été adressées à diverses entreprises présentes en Centrafrique, dont la société de téléphonie mobile Orange. Cette dernière a généreusement contribué en offrant des prix aux participants.

 

Cependant, ce qui a suivi a été choquant. À la fin de la compétition, les piroguiers ont découvert que les montants qui leur étaient attribués étaient insignifiants par rapport à ce qui était promis. Cette affaire a rapidement fait la une des médias, révélant qu’une partie de leur argent aurait été détournée par les organisateurs de la mairie de Bangui.

 

Face à ce scandale, le ministre conseiller du président putschiste Faustin Archange Touadera  , Fidèle Gouandjika, a exprimé sa consternation sur les réseaux sociaux. Il a appelé à l’arrestation des personnes impliquées de haut en bas et a exigé que le président de la délégation spéciale de la ville de Bangui, qui fait office de maire, Emile Raymond Gros Nakombo, soit révoqué de ses fonctions s’il refuse de démissionner. Ces déclarations ont suscité l’inquiétude du maire de Bangui, qui a contacté Fidèle Gouandjika avec des larmes dans les yeux tous rouges pour expliquer la situation.

 

Dans ses explications, Emile Raymond Gros Nakombo a déclaré qu’il n’était pas présent à Bangui en ce moment-là et a tenté de justifier le détournement présumé. Il a expliqué que une partie de l’argent destiné aux piroguiers avait été utilisé pour le nettoyage rapide de la ville de Bangui en préparation de la fête du 1er décembre. Cependant, selon lui, les organisateurs n’ont pas communiqué clairement cette décision aux piroguiers, ce qui a causé leur colère et les allégations de détournement.

 

Emile Raymond Gros Nakombo a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’un détournement ou d’un vol, mais d’un malentendu regrettable. Il a promis que l’argent des piroguiers serait remis dès que possible, minimisant ainsi l’ampleur du problème. Emile Raymond Gros Nakombo a également souligné qu’il était en voyage à l’étranger au moment des événements et qu’il n’était pas impliqué dans la gestion de cette  compétition.

 

Ce scandale du détournement de fonds à la mairie de Bangui met en lumière la nécessité d’une transparence accrue dans la gestion des ressources publiques et des événements nationaux. Les Centrafricains attendent des actions fermes de la part du gouvernement pour rétablir la confiance du public et veiller à ce que de tels incidents ne se reproduisent plus à l’avenir.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Le Groupe Wagner frappe à nouveau à Bria : 4 Commerçants arrêtés et torturés, une rançon demandée à leur famille

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Le Groupe Wagner frappe à nouveau à Bria : 4 Commerçants arrêtés et torturés, une rançon demandée à leur famille

 

 

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Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria

 

 

Bangui, 07 décembre 2023 (CNC) – La situation en République Centrafricaine ne cesse de se détériorer, et une récente série d’événements à Bria révèle à quel point les mercenaires russes du groupe Wagner exercent une influence destructrice sur le pays. L’arrestation de quatre commerçants, leur extorsion financière et leur transfert vers Bambari sont des exemples choquants de la brutalité de ce groupe paramilitaire et de l’impunité qui semble l’entourer.

 

Décidément, les mercenaires russes du groupe Wagner semblent déterminés à appauvrir davantage le pays en République Centrafricaine. Leur récente série d’arrestations et d’extorsions à Bria ne fait que renforcer cette sinistre réputation. En arrêtant et en tuant des commerçants, des exploitants d’or et de diamants, les mercenaires russes envoient un message clair : la République Centrafricaine leur appartient désormais.

 

Lundi dernier, le 4 décembre, quatre commerçants ont été arrêtés à Bria par les mercenaires du groupe Wagner, avec la complicité présumée du commandant de compagnie de la gendarmerie, le lieutenant YAMANDÉ. Ces hommes ont ensuite été transférés à Bambari à bord de camions russes, tandis que chaque commerçant se voyait sommé de verser une somme exorbitante de 10 millions de francs CFA.

 

Les noms de ces quatre commerçants, Oumar Mahamat Taha, Oumar Mahamat Nour, MAHAMAT ZEN, et HAMIDÉ, sont maintenant associés à cette sombre affaire. Selon des informations recueillies, un individu nommé Abdalla Senoussi, un ex-rebelle de la Seleka,  est accusé de trahison dans cette histoire, ce qui a conduit à l’arrestation des commerçants.

 

Ce qui est le plus troublant dans cette affaire, c’est la complicité du commandant de compagnie de la gendarmerie de Bria. Il aurait exigé initialement 500 000 francs CFA de chaque commerçant, somme rapidement versée par les familles. Cependant, le commandant a ensuite réclamé un million supplémentaire à chaque détenu, obligeant les familles à verser un total de 4 millions de francs CFA.

 

Mais ce qui est encore plus alarmant, c’est que les mercenaires russes du groupe Wagner sont revenus à la charge en exigeant 10 millions de francs CFA de chaque commerçant. Face à cette somme astronomique, les commerçants ont déclaré ne pas avoir les moyens de payer. En réponse, les mercenaires russes les ont immédiatement embarqués dans leurs camions et les ont transférés à Bambari, dans la Ouaka.

 

La question qui se pose est la suivante : quelle est l’accusation contre ces commerçants innocents ? Ils sont des opérateurs économiques purs, n’ayant jamais pris les armes ni soutenu aucun groupe armé. Cependant, les agissements des mercenaires du groupe Wagner envers la population civile et les opérateurs économiques locaux depuis 2021 sont alarmants.

 

Il est à craindre que, suite au transfèrement de ces opérateurs économiques à Bangui, ils soient injustement étiquetés comme des rebelles ou des financiers de rebelles, et qu’ils soient emprisonnés sans raison valable, voire torturés gravement. Cela soulève de sérieuses questions sur l’État de droit en République Centrafricaine et sur la complicité des autorités locales.

 

La République Centrafricaine mérite mieux que cela. Les mercenaires russes du groupe Wagner doivent être tenus pour responsables de leurs actes, et la justice doit prévaloir pour que le pays puisse enfin retrouver la paix et la stabilité. En 2023, le pays de Faustin Archange Touadera est confronté à une véritable criminalité transfrontalière, et il est temps que des mesures sérieuses soient prises pour y mettre fin.

 

Par Moïse Banafio

 

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