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Centrafrique : braquage spectaculaire des humanitaires et des commerciaux près d’Alindao

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braquage spectaculaire des humanitaires et des commerciaux près d’Alindao

 

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Un Convoi humanitaire. CopyrightCICR

 

 

Alindao, 15 janvier 2024 (CNC) – Le lundi 12 février 2024, une série d’attaques a frappé les convois humanitaires et commerciaux près d’Alindao, illustrant les défis redoutables auxquels font face ceux qui œuvrent pour le bien-être et le commerce dans cette partie du territoire national.

 

Dans une tragédie déconcertante, deux véhicules humanitaires de SENI, engagés dans une mission cruciale vers Bambari, ont été pris en embuscade par trois hommes armés, à 38 km d’Alindao, à proximité du village de Tambia sur l’axe de Bambari. Les coupeurs de route, apparemment motivés par la cupidité, ont réussi à stopper l’un des deux véhicules. Ils ont  simplement exigé de l’argent en échange de la libération du véhicule humanitaire, selon les témoignages recueillis.

 

Le scénario a pris une tournure plus sinistre pour le véhicule humanitaire du MCD de Bangassou qui a quitté Bambari pour Bangassou via Alindao. Malgré une tentative désespérée de fuite, les coupeurs de route ont ouvert le feu, contraignant le conducteur à s’arrêter. Leur insistance a conduit à une fouille minutieuse, au cours de laquelle ils ont confisqué des équipements essentiels, de l’argent et les téléphones des membres de l’équipage.

 

La série d’attaques s’est ensuite étendue aux deux camions commerciaux en route vers Alindao. Ces véhicules ont subi un dépouillement total, les coupeurs de route ne laissant rien aux passagers, exacerbant ainsi les conséquences dévastatrices de ces actes criminels.

 

Et ce n’est pas tout ! Le mardi 13 février, la vague d’attaques persistante a touché un groupe de prêtres du diocèse d’Alindao du retour de voyage à Bangui. Malheureusement, ils sont tombés dans le même piège que les convois la veille, subissant un dépouillement total de leurs biens aux mains des coupeurs de route.

 

La perplexité de cette situation réside dans la complexité des motivations des coupeurs de route. Pourquoi cibler des missions humanitaires essentielles et des véhicules commerciaux ordinaires? Les réponses semblent floues, et la variabilité des attaques soulève des préoccupations sur la sécurité de toutes les entreprises empruntant ces routes dangereuses.

 

Alors que les convois humanitaires font face à des dilemmes complexes entre la vie et la mission, les autorités centrafricaines sont confrontées au défi crucial de renforcer la sécurité le long de ces routes critiques. La perplexité de la situation exige une analyse approfondie des causes sous-jacentes et des solutions à long terme.

 

Les routes centrafricaines demeurent un défi complexe et dangereux, nécessitant des efforts concertés pour assurer la sécurité des missions humanitaires et du commerce.

 

Bertrand Yékoua

 

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Vente controversée du complexe sportif “24 Chambres” au Km5 : la jeunesse locale exprime son mécontentement

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Vente controversée du complexe sportif “24 Chambres” au Km5 : la jeunesse locale exprime son mécontentement.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/IMG-20240214-WA0049-450×264.jpg” alt=”Le terrain du complexe sportif “24 Chambres” au Km5, vendu par Doneng et rapidement clôturer en tôle de couleur rouge pour les travaux de construction. ” width=”450″ height=”264″ />
Le complexe sportif “24 Chambres” au Km5 vendu par Doneng

 

Bangui, 15 février 2024 (CNC) – La vente du complexe sportif “24 Chambres” au quartier Béarex à Bangui a suscité une vague de mécontentement parmi la jeunesse du Km5. Cette transaction controversée a été entachée d’allégations de corruption et de détournement, mettant en lumière les défis persistants auxquels est confrontée l’administration publique centrafricaine. 

  

La vente du terrain du complexe sportif appelé localement “24 Chambres” a été réalisée dans des circonstances douteuses, avec des informations crédibles faisant état de transactions financières opaques et de complicité entre des individus influents du régime. Selon les informations recueillies, le terrain aurait été cédé à un commerçant en provenance de Brazzaville, au Congo, du nom de Ousmane LEGRO alias le gros ventre, en échange de sommes d’argent considérables versées à des personnalités comme Djoubaye Abazene et Héritier Doneng. 

  

Cette vente a profondément choqué la jeunesse du quartier Béarex du Km5, qui considère le complexe sportif comme un lieu de rassemblement et d’activités récréatives essentielles. Leur décision de manifester montre leur volonté d’exprimer leur refus catégorique des pratiques corrompues et de l’exploitation des ressources publiques à des fins personnelles aux dépens de la population. 

  

La mobilisation prévue samedi prochain sera dirigée par le président de la jeunesse de Béarex, Mokolo Kaita, et les écoles de football locales, en signe de solidarité et de détermination à faire entendre leur voix. Les jeunes réclament une enquête approfondie sur la vente dudit terrain et exigent que les responsables rendent des comptes pour leurs actions à la justice. 

  

Selon certains témoignages, des notables locaux ont été fortement impliqués dans cette vente qui a également généré, pour eux, des versements de 300 000 francs CFA aux chefs de quartier Béarex et 1 million francs CFA au deuxième-adjoint au maire de la Mairie du troisième arrondissement de Bangui, Monsieur Algoni, le père du député de la première circonscription du troisième arrondissement, détaillant ainsi les ramifications de la corruption. 

  

Rappelons que la jeunesse locale du kilomètre 5 se lève contre l’injustice et exige la transparence dans la gestion des ressources publiques. 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Lycée Faustin-Marigot de Carnot : Un cri de détresse face à la pénurie d’enseignants qualifiés.

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Lycée Faustin-Marigot de Carnot : Un cri de détresse face à la pénurie d’enseignants qualifiés.

 

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Au lycée faustin Marigot de carnot. CopyrightDR

 

 

Carnot, 15 février 2024 (CNC) – Le lycée Faustin-Marigot de Carnot, accueillant environ 1500 élèves se trouve, en dehors des tables bancs qui manquent cruellement, dans une situation alarmante avec seulement trois professeurs qualifiés, mettant en péril la qualité de l’éducation dispensée. 

  

Le lycée Faustin-Marigot de Carnot, en dépit de son importance en tant qu’établissement éducatif majeur dans la préfecture de la Mambéré, est confronté à des défis monumentaux qui entravent son bon fonctionnement. Avec une population étudiante de 1500 élèves, l’établissement ne dispose que de trois professeurs qualifiés, créant une disparité flagrante entre l’offre et la demande éducative. 

  

À midi, l’atmosphère au lycée est loin d’être académique. Des élèves, peu nombreux en salle de classe, préfèrent s’adonner à des activités récréatives sous les arbres. La cause de cette désertion est claire : le manque criant d’enseignants disponibles pour dispenser les cours. Michael Mercimbadé, élève en classe de troisième, témoigne de la situation préoccupante : un seul professeur vacataire couvre les mathématiques de la sixième à la terminale, et la même situation se reproduit en anglais et en biologie. 

  

Cette pénurie d’enseignants qualifiés crée une inquiétude croissante parmi les élèves, en particulier ceux des classes terminales A et B. La perspective des examens de fin d’année devient un véritable casse-tête. Sadrac Zanga, élève en série B, souligne l’urgence d’envoyer des professeurs qualifiés, en particulier dans les matières cruciales comme les mathématiques et les sciences économiques. 

  

La situation atteint un niveau critique, mettant en péril l’avenir éducatif des élèves. Les responsables du lycée se retrouvent dépassés, et bien que des enseignants volontaires apportent leur soutien, le manque de compétences nécessaires reste un défi majeur. 

  

Le proviseur, Auguste Yamendé, exprime son inquiétude, notamment pour la série B qui risque de subir les conséquences de l’absence d’un professeur de sciences économiques. Même avec la construction de trois nouveaux bâtiments par le gouvernement, la problématique persiste, soulignant un problème récurrent dans la plupart des établissements secondaires de la République centrafricaine. 

  

La crise éducative persistante au lycée Faustin-Marigot de Carnot souligne l’urgence d’une intervention gouvernementale pour pallier la pénurie d’enseignants qualifiés, garantissant ainsi un avenir éducatif stable pour les jeunes à Carnot. 

 

Par Bertrand Siri

 

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Tracasseries routières à Alindao : Moto-taxi et vélos pris au piège des taxes illégales des forces de l’ordre

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Tracasseries routières à Alindao : Moto-taxi et vélos pris au piège des taxes illégales des forces de l’ordre

 

Centrafrique.org/massacre-de-bossangoa-reaction-de-la-coordination-des-organisations-de-la-societe-civile-pour-la-paix-en-Centrafrique/une-moto-taxi-brousse-sur-la-route-de-mbaiki/” rel=”attachment wp-att-48030″ data-wpel-link=”internal”>Une moto taxi brousse sur la route de Mbaïki
Une moto taxi brousse sur la route de Mbaïki, au sud-ouest de la RCA. CopyrightCNC

 

 

Alindao, 15 février 2024 (CNC) – À Alindao, dans la basse Kotto, les conducteurs des moto-taxi et les usagers de vélos dénoncent les tracasseries routières causées par des taxes illégales imposées par les forces de sécurité. 

  

À Alindao, une nouvelle taxe locale pour les vélos pédalés qui empruntent les routes provinciales sont depuis le 1er janvier 2024 en application. Les conducteurs des moto-taxi tout comme les utilisateurs de vélos font face à des tracasseries routières persistantes. Les forces de défense et de sécurité, chargées de garantir la sécurité routière, sont accusées de créer un climat de mécontentement en imposant des taxes illégales. 

  

La situation est particulièrement critique à Datoko, une localité située à seulement 10 km d’Alindao. Là-bas, des conducteurs des moto-taxi et des commerçants à vélo sont contraints de payer des taxes réglo-régulières, qu’ils estiment illégales. Ces frais, souvent qualifiés de formalités, sont imposés même pour des biens de faible valeur, tels que des feuilles de bambou, du sésame, ou un bidon d’huile de palme. 

  

Un trafiquant local, souhaitant préserver son anonymat, témoigne de la pression exercée sur les entrepreneurs locaux. “Lorsque tu achètes des matériaux pour la toiture ou de petites marchandises, on te demande de payer des formalités qui s’élèvent à 500 francs. C’est une charge financière injuste”, déclare-t-il. 

  

La perplexité de la situation réside dans la question fondamentale posée par le trafiquant anonyme : “Est-ce que ces militaires affectés ici à Alindao n’ont pas de salaire ?” Cette interrogation soulève des préoccupations quant à la motivation derrière ces taxes, laissant place à des spéculations sur la transparence des finances au sein des forces de sécurité. 

  

La tension a atteint son paroxysme au début de février lorsque les conducteurs de moto-taxi ont décidé de faire grève pendant trois jours pour protester contre ces pratiques illégales. La réunion qui a suivi, dirigée par le maire Guy Mathurin Bozouma, a réuni des représentants des mécontents, de la gendarmerie, de la police, et des Forces Armées Centrafricaines (FACA). 

  

Lors de cette réunion, les autorités militaires ont promis de sensibiliser leurs éléments pour mettre fin aux extorsions aux barrages routiers. Toutefois, les conducteurs de moto-taxi restent sceptiques et préviennent qu’ils pourraient reprendre la grève si les pratiques illégales persistent. 

  

Mahamad Filo, président de l’association des conducteurs de moto-taxi d’Alindao, souligne que ce ne sont pas seulement les forces de défense qui imposent ces frais, mais également des policiers. La situation devient de plus en plus complexe, avec des responsables promettant de rappeler à l’ordre les éléments responsables des formalités illégales. 

  

Pourtant, le doute persiste quant à la mise en œuvre réelle de ces promesses, et les conducteurs de moto-taxi et les usagers de vélos craignent une répétition des pratiques de racket. La menace d’une nouvelle grève plane, soulignant l’urgence de résoudre ce problème pour restaurer la confiance dans les autorités locales et les forces de sécurité. 

  

Il y’a lieu de rappeler que les conducteurs de moto-taxi et les usagers de vélos à Alindao restent vigilants, menaçant une grève future si les taxes illégales persistent malgré les promesses des autorités. 

 

Par Bertrand Yékoua

 

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Enfants en détresse à Paoua : La lutte contre la malnutrition s’intensifie

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Enfants en détresse à Paoua : La lutte contre la malnutrition s’intensifie

 

Centrafrique.org/rca-paoua-la-presence-des-elements-de-3r-dans-la-peripherie-inquiete-les-populations/vue-generale-de-lhopital-de-paoua-en-rca-octobre-2020-seigneur-yves-wilikoesse-msf/” rel=”attachment wp-att-42035″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/11/Vue-generale-de-lhopital-de-Paoua-en-RCA-octobre-2020.-©-Seigneur-Yves-Wilikoesse-MSF-450×253.jpg” alt=”Vue générale de l’hôpital de Paoua, en RCA, octobre 2020. © Seigneur Yves Wilikoesse/MSF” width=”450″ height=”253″ />
Vue générale de l’hôpital de Paoua, en RCA, octobre 2020. © Seigneur Yves Wilikoesse/MSF

 

 

Paoua, 15 février 2024 (CNC) – La préfecture de Lim-Pendé, à Paoua, fait face à une crise de malnutrition sévère chez les enfants. Infirmiers et pédiatres se mobilisent pour une prise en charge urgente. 

  

La malnutrition sévère frappe durement la préfecture de Lim-Pendé, en particulier sa capiatale provinciale Paoua, où des enfants souffrent de déséquilibre alimentaire. Les signes de malnutrition comme, la gastroentérite et les lésions dermatologiques, sont visibles à l’œil nu sur les enfants au district sanitaire de Paoua, incitant une réponse immédiate des infirmiers et pédiatres. 

 

 

Au sein de la pédiatrie de Paoua, un compartiment spécifique est dédié à la prise en charge de la malnutrition. Les professionnels de la santé travaillent sans relâche pour nourrir et conseiller les accompagnants, visant à éviter les rechutes. Les enfants référés présentent des cas graves, nécessitant une intervention rapide. 

  

L’infirmier Luther Maïdou, en première ligne de la riposte, souligne l’importance de prendre en compte à la fois les paramètres médicaux et nutritionnels. La sensibilisation est également cruciale, surtout dans les localités périphériques de Paoua, où la malnutrition sévère est récurrente. Malgré le retrait de Médecins Sans Frontières (MSF), le district sanitaire, avec le soutien de l’UNICEF, mobilise des ressources pour faire face à la crise. 

  

Ariel Christian Bandaki, médecin-chef du district sanitaire, assure que des intrants nutritionnels sont disponibles grâce à la collaboration avec l’UNICEF et le ministère de la Santé. Cependant, la fragilité causée par le départ de MSF se fait ressentir, notamment dans les efforts de sensibilisation. La variété et la qualité des aliments deviennent des aspects cruciaux que les parents doivent surveiller pour prévenir cette maladie, même dans une zone agricole abondante en nourriture. 

  

Rappelons que Paoua se mobilise contre la malnutrition avec des efforts intensifs, malgré les défis liés au retrait de MSF. La vigilance alimentaire devient impérative pour éviter la récurrence de cette crise. 

 

Par Gaël Boberang

 

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Dr Pierre Somsé annonce la création d’un nouveau centre de neurologie à Bangui

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Dr Pierre Somsé annonce la création d’un nouveau centre de neurologie à Bangui

 

Centrafrique.org/le-ministere-de-la-sante-declare-lepidemie-de-rougeole-en-republique-centrafricaine/docteur-pierre-somse-ministre-de-la-sante-publique-de-la-rca/” rel=”attachment wp-att-35911″ data-wpel-link=”internal”>Docteur Pierre Somse, Ministre centrafricain de la santé. CopyrightDR
Docteur Pierre Somse, Ministre centrafricain de la santé. CopyrightDR

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 15 février 2024 (CNC) – Le ministère de la Santé annonce la création d’un centre moderne de prise en charge des épilepsies à Bangui, marquant une avancée significative dans le domaine de la santé en République Centrafricaine. 

  

Le gouvernement centrafricain, en collaboration avec la Fondation Sant’Egidio et l’Institut Vesta, s’engage dans la création d’une unité de Neurologie spécialisée dans le traitement de l’épilepsie au sein du centre hospitalier universitaire de Bangui. Selon Dr Pierre Somsé, ministre de la Santé, cette initiative vise à adresser un problème de santé publique crucial, avec la mise en place d’un département dédié doté d’une infrastructure moderne. 

  

Le nouveau centre sera équipé d’un plateau technique de pointe, destiné à offrir des soins de qualité aux patients épileptiques. La collaboration avec la Fondation Sant’Egidio et l’Institut Vesta renforce l’engagement du gouvernement à mobiliser des ressources externes et à exploiter l’expertise spécialisée pour garantir le succès de cette entreprise. 

  

L’épilepsie, considérée comme un problème de santé publique en République Centrafricaine, a longtemps nécessité une attention accrue. La création de cette unité de Neurologie témoigne de la volonté du gouvernement de répondre aux besoins spécifiques des personnes souffrant de cette maladie. En plus de l’aspect médical, le centre aura pour mission de sensibiliser la population sur l’épilepsie, réduisant ainsi la stigmatisation souvent associée à cette condition. 

  

Le Dr Pierre Somsé souligne l’ampleur du projet en annonçant la création d’un département dédié avec des capacités étendues. Cette expansion stratégique garantira une prise en charge complète des patients épileptiques, couvrant non seulement les aspects médicaux mais aussi les besoins psychosociaux. 

  

La Fondation Sant’Egidio, reconnue pour son engagement dans les projets de santé mondiale, apportera son soutien financier et logistique au centre. L’Institut Vesta, spécialisé dans la recherche neurologique, contribuera à l’élaboration de protocoles de traitement innovants. Cette collaboration triangulaire renforce la viabilité et l’efficacité du nouveau centre. 

  

La localisation du centre au sein du centre hospitalier universitaire de Bangui facilitera l’accès aux soins pour les patients venant de différentes régions du pays. La proximité avec d’autres services médicaux spécialisés permettra une approche intégrée de la santé, favorisant une meilleure coordination des soins pour les patients épileptiques. 

  

Notons que la création de ce centre de prise en charge des épilepsies marque une avancée cruciale pour la santé en République Centrafricaine, soulignant l’engagement du gouvernement envers des soins de qualité et accessibles. 

 

Par Anselme Mbata

 

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Centrafrique : La haine et la rancune financière enseignées à l’école de police à Bangui

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Centrafrique : La haine et la rancune financière enseignées à l’école de police à Bangui.

 

Centrafrique.org/Centrafrique-la-21e-promotion-des-gardiens-de-la-paix-un-renfort-majeur-pour-la-securite/img-20240210-wa0012/” rel=”attachment wp-att-73507″ data-wpel-link=”internal”>La 21e promotion de la police février 2024 baptisée Guy-Pierre Mangambas,
La 21e promotion de la police février 2024 baptisée Guy-Pierre Mangambas,

 

 

Bangui, 14 février 2024 (CNC) – Au cœur de la formation des futurs agents de police à Bangui, capitale de la République Centrafricaine, un récit étonnant émerge, celui d’un enseignement qui va au-delà des techniques policières habituelles, similaire à une haine. La scène s’est déroulée à l’École Nationale de Police, où non seulement les élèves apprennent les subtilités du maintien de l’ordre, mais également où les leçons de choix bancaires se transforment en une saga de haine et de ressentiment financier. Plongeons-nous dans les méandres de cette réalité troublante, où les instructions gouvernementales dictent non seulement les parcours professionnels, mais aussi les institutions financières auxquelles les élèves policiers doivent adhérer. Cette limitation drastique des options bancaires soulève des interrogations profondes sur la liberté individuelle et les motivations sous-jacentes à ces directives. 

  

À travers cette exploration, nous nous efforçons de comprendre les racines de cette animosité financière, tout en examinant les conséquences sur la vie des fonctionnaires en formation. En croisant les témoignages et en analysant les dynamiques institutionnelles, nous tentons de mettre en lumière les défis auxquels sont confrontés les élèves policiers dans leur accès aux services financiers et dans leur épanouissement professionnel. 

  

Plongeons ensemble dans ce récit troublant, où les enjeux financiers se mêlent à la formation des forces de l’ordre, et où la haine et le ressentiment trouvent une place inattendue dans les salles de classe de l’École de Police du PK10 à Bangui.  

  

Sensibilisation à l’ouverture de comptes bancaires. 

  

Au cœur de l’École nationale de police au PK10 à Bangui, une décision gouvernementale suscite un vif débat parmi les élèves policiers. À quelques jours de leur sortie de l’établissement, environ 900 futurs brigadiers de police ont été informés de l’obligation d’ouvrir un compte bancaire dans le cadre de la gestion de leur salaire. Cependant, la controverse émerge lorsque le gouvernement restreint les options à seulement trois banques : la BSIC, la BPMC et la BGFI, laissant de côté une autre institution financières nationale, l’Ecobank. 

  

Cette politique de contrainte bancaire soulève des interrogations quant à la liberté de choix des individus et met en lumière un possible conflit d’intérêts financiers. En effet, malgré les objections de certains élèves policiers, le gouvernement refuse catégoriquement d’étendre les options bancaires au-delà de la BSIC, la BPMC et de la BGFI. 

  

Cette restriction imposée par les autorités soulève des inquiétudes quant à la transparence et à l’équité dans le processus de sélection des institutions bancaires. Les élèves policiers se voient ainsi confrontés à un dilemme où leur autonomie financière semble être remise en question au profit d’intérêts potentiellement obscurs. 

  

Des belles options pour les fonctionnaires Ignorées : Le cas d’Ecobank. 

  

Au cœur des enjeux financiers qui agitent l’École nationale de police, l’option d’Ecobank émerge comme une alternative négligée par les autorités. En tant que principale banque en République centrafricaine, Ecobank offre une gamme variée de services qui pourraient bénéficier aux fonctionnaires, y compris les policiers en formation. 

  

Ecobank se distingue notamment par sa disponibilité de cartes de crédit et un réseau étendu de distributeurs automatiques appelés GAB, offrant ainsi une commodité sans pareille pour le retrait des salaires. À Bangui, la capitale, plusieurs distributeurs sont accessibles, évitant ainsi les longues files d’attente caractéristiques des agences bancaires traditionnelles. 

  

De plus, Ecobank propose une option innovante avec Orange Money, permettant aux fonctionnaires d’effectuer des transferts d’argent depuis leur compte bancaire vers leur compte Orange Money, et vice versa. Cette solution est particulièrement avantageuse pour les policiers affectés dans les villes de province, où la présence des banques est limitée voire inexistante. 

  

Cette accessibilité accrue constitue un avantage significatif pour les fonctionnaires, leur permettant de récupérer leurs revenus sans les tracas et les délais associés aux procédures traditionnelles. Dans un contexte où la gestion du temps revêt une importance cruciale, cette facilité offerte par Ecobank est d’autant plus précieuse. 

  

Pourtant, malgré ces avantages évidents, le gouvernement semble préférer d’autres options, laissant ainsi de côté les bénéfices potentiels que les fonctionnaires pourraient tirer de cette collaboration avec Ecobank. Cette préférence discutable soulève des interrogations sur les motivations sous-jacentes des décideurs et suscite des inquiétudes quant à l’équité et à la transparence dans le processus de sélection des partenaires financiers de l’État. 

  

En vérité,  Ecobank représente une opportunité incontestable pour améliorer l’efficacité et la praticité de la gestion financière des fonctionnaires centrafricains. Toutefois, son exclusion apparente des options bancaires disponibles met en lumière les complexités et les défis auxquels sont confrontés ceux qui cherchent à promouvoir un système financier plus équitable et inclusif. 

  

Ecobank, la bienfaitrice de l’État devient la bête Noire de l’État. 

  

Au cœur des interactions entre l’État et les institutions financières, l’opacité financière et les décisions gouvernementales soulèvent des préoccupations croissantes quant à la transparence et à l’équité dans la gestion des affaires publiques. 

  

L’histoire récente révèle une série d’événements, notamment le rôle crucial joué par Ecobank dans le paiement anticipé des salaires des fonctionnaires, malgré l’accumulation de dettes importantes envers l’État. Cette pratique souligne l’engagement de la banque envers les employés de l’État, mais aussi les risques financiers encourus pour assumer cette responsabilité. 

  

Cependant, il est paradoxal de constater que le gouvernement semble ignorer cet engagement financier dans certaines situations. Par exemple, l’imposition aux futurs militaires en formation d’ouvrir leurs comptes bancaires uniquement auprès de la banque BSIC, suivie de la directive donnée aux élèves policiers de restreindre leurs choix bancaires à deux options spécifiques, soulève des questions sur les motivations du gouvernement. 

  

Cette séquence d’événements met en lumière un manque de clarté et de cohérence dans les décisions financières gouvernementales. Les fonctionnaires se retrouvent ainsi pris dans un jeu d’influences opaque, où les motivations et les implications des décisions gouvernementales restent floues et souvent contestées. 

  

Pour des nombreux fonctionnaires de l’État interrogés par la Rédaction du CNC, il est impératif que le gouvernement adopte une approche plus transparente et inclusive dans la gestion de ses relations financières avec les institutions bancaires. D’après eux, une plus grande transparence et une meilleure communication sont nécessaires pour garantir l’équité et la responsabilité dans la gestion des finances publiques, ainsi que pour renforcer la confiance des citoyens dans les institutions gouvernementales. 

  

En un mot, la controverse entourant les décisions gouvernementales concernant les institutions financières révèle les tensions et les enjeux complexes qui caractérisent les relations entre l’État et le secteur financier en République centrafricaine. L’exemple d’Ecobank, autrefois perçue comme une alliée indispensable de l’État pour le paiement des salaires des fonctionnaires, mais désormais confrontée à des décisions gouvernementales restrictives, illustre la fragilité de ces relations et les défis inhérents à la gouvernance financière. 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Énigmes budgétaires en Centrafrique : Quand des millions s’échappent vers Wagner

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Énigmes budgétaires en Centrafrique : Quand des millions s’échappent vers Wagner

 

Faustin Archange Touadera, dans la salle du groupe Wagner en Russie, et sous la protection des mercenaires russes en Russie. CopyrightDR
Faustin Archange Touadera sous la protection des mercenaires du groupe Wagner en Russie. CopyrightDR

 

 

Bangui, 14 février 2024 (CNC) – En naviguant dans le labyrinthe financier de la Centrafrique, une toile complexe se tisse dans le budget 2024. Des experts centrafricains, scrutant des allocations aux allures énigmatiques, pointent du doigt les 400 millions de francs CFA destinés aux uniformes de la police. Cette somme astronomique suscite des interrogations quant à des pratiques budgétaires opaques, peut-être, ourdies pour contourner les pressions internationales en faveur du financement du groupe Wagner. 

  

Au cœur également de cette intrigue financière, le rôle central de la femme du chef d’état-major, Patricia Mamadou, également directrice financière au ministère de la Sécurité publique, dans la fourniture d’uniformes de police attire l’attention. De ce fait, l’allocation spécifique de 400 millions de francs CFA pour cette fin éveille des suspicions.  

 

Pour les experts financiers, cette allocation, la première du genre, cache plusieurs détournements. Elle pourrait être une tactique visant à dissimuler des paiements à Wagner au sein du budget de diverses entités gouvernementales. Cette manœuvre complexe soulève des questions profondes sur la transparence et l’intégrité financière du gouvernement. 

  

L’année dernière, une enquête exclusive du CNC avait réveillé des paiements des mercenaires de Wagner sur le budget caché de l’Etat à hauteur de 400 millions par mois et cela a entrainé les réactions immédiates du FMI, qui a gelé certaines dispositions après avoir découvert des paiements effectifs et mensuels de ces 400 millions au groupe Wagner. Selon Martin Boro, La pression internationale a contraint le gouvernement à changer de tactique, insérant désormais ces paiements dans le budget de différentes entités pour brouiller les pistes. Et c’est Madame Patricia Mamadou qui est chargée de cette affaire qu’elle en profite également. D’après lui, cette adaptation subtile souligne les défis persistants en matière de gouvernance et de transparence. 

  

Il y’a lieu de rappeler que dans cette danse complexe de chiffres, il devient impératif de dévoiler les énigmes budgétaires. La Centrafrique, sous la pression internationale, doit s’engager dans une voie de transparence financière pour restaurer la confiance. Les jeux financiers au profit de Wagner ne peuvent rester dans l’ombre, et la nécessité d’une reddition de comptes devient plus urgente que jamais. La clarté budgétaire, tissée avec des fils variés de perplexité et de variabilité, est la clé pour démêler cette intrigue financière complexe. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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La demande explosive de l’extradition : Quand un ministre-conseiller centrafricain s’adresse à Macron

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La demande explosive de l’extradition : Quand un ministre-conseiller centrafricain s’adresse à Macron

 

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Monsieur Abdoukarim Meckassoua

 

 

Bangui, 14 février 2024 (CNC) – Dans un événement sans précédent au monde, Fidèle Gouandjika, ministre-conseiller du président putschiste centrafricain Faustin Archange Touadera, utilise les réseaux sociaux pour solliciter ouvertement une action à la France au nom de son pays. Sa demande ? L’extradition d’un opposant centrafricain. Sa réaction jete une lumière crue sur les relations diplomatiques déjà tendues entre les deux pays et les manœuvres politiques qui se préparent en coulisse en Centrafrique. 

  

Dans cette séquence inédite, Fidel Gouandjika alias Chégué, ministre-conseiller de son neveu le président putschiste Faustin Archange Touadera, a utilisé les réseaux sociaux pour adresser une demande directe à Emmanuel Macron, le président de la France. Une requête pour l’extradition d’un opposant centrafricain qui a quitté le pays sous des allégations graves de tentative de coup d’État et qui a été condamné par contumace dans un procès non équitable. Cette initiative, la première du genre dans l’histoire diplomatique mondiale, soulève des questions fondamentales sur la nature du régime en place, sur la politique, la justice et la démocratie en Centrafrique sous le régime du mathématicien de Boy-Rabe. 

  

L’opposant en question, Abdou Karim Meckassoua, ancien président centrafricain de l’Assemblée nationale, a fui la République centrafricaine suite à des accusations de complot contre Faustin Archange Touadera. Les tensions politiques entre les deux hommes ont conduit à une condamnation à perpétuité de Abdou Karim Meckassoua par contumace dans un procès controversé mené en son absence. 

  

Le ministre-conseiller Fidèle Gouandjika va plus loin pour solliciter explicitement, en lieu et place de la justice, au président français Emmanuel Macron d’extrader Meckassoua vers la Centrafrique sans en préciser la forme. Mais pour Fidèle Gouandjika : “ c’est mieux et plus rapide par un décret présidentiel ”. Cette démarche, en apparence inhabituelle, révèle les intrications complexes de la politique centrafricaine et des relations franco-centrafricaines. 

  

Il est crucial de contextualiser cette demande en examinant les motivations politiques sous-jacentes. Le président putschiste Faustin Archange Touadera, lors de sa visite en France six mois auparavant, aurait discuté avec Macron de la possibilité du retour de la France en Centrafrique. Cependant, cette coopération semblait conditionnée par l’extradition des criminels de guerre, dont Abdou Karim Meckassoua est apparemment le principal accusé. 

  

L’élément le plus intrigant et ridicule réside dans le moyen de communication choisi par Gouandjika. Les réseaux sociaux, en particulier Facebook, ont été le canal pour transmettre cette requête à Macron qui doit à son tour saisir sa justice. Mais de l’avis d’un enseignant, c’est un canal que Fidèle Gouandjika utilise le plus souvent pour annoncer ce qui se trame, pourtant, la fameuse condamnation d’Abdou Karim Meckassoua ne fût pas assortie d’une demande d’extradition à faire.  

 

Dans sa requête verbale, en attendant la version écrite, le ministre-conseiller Fidèle Gouandjika s’adresse directement à Macron, soulignant l’obligation d’appliquer leur Constitution du 30 août 2023, les accords bilatéraux entre les deux nations et accusant au passage la France d’abriter les criminels de guerre de Centrafrique. 

  

Les observateurs politiques se demandent si cette approche publique est le signe d’une diplomatie chaotique ou d’une tentative désespérée de pression internationale ? La question de la légitimité de la demande d’extradition, dans le contexte d’un procès tenu en l’absence de l’accusé et de partialité judiciaire, devient centrale. 

  

La réaction de Macron, et par extension de la France, à cette demande reste inconnue. “ Macron n’est pas Touadera qui n’a rien faire que de suivre les Lives de Fidèle Gouandjika “. A fait à la Rédaction un gardien de l’Ambassade de France à Bangui qui a refusé à notre journaliste toute tentative de joindre un personnel. Cette affaire soulève des questions cruciales sur la souveraineté nationale, l’indépendance judiciaire et la capacité des pays à traiter les affaires internes sans intervention extérieure.  

 

Certains considèrent la démarche de Gouandjika comme une intrusion dans la sphère juridique de la RCA, tandis que d’autres y voient, tenez-vous bien et prenez note, comme une tentative légitime d’obtenir justice sur une justice et dans une justice.  

  

En réalité, cette demande d’extradition atypique par un ministre-conseiller sur les réseaux sociaux souligne les tensions complexes entre la Centrafrique et la France. Les implications politiques, diplomatiques et juridiques de cette affaire restent incertaines. L’avenir de l’opposant Abdou Karim Meckassoua et les relations entre les deux nations dépendent en grande partie de la manière dont cette situation délicate sera gérée sur la scène internationale 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Les crimes inavoués de Wagner : Torture et injections secrètes au Camp de Roux

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Les crimes inavoués de Wagner : Torture et injections secrètes au Camp de Roux

 

Centrafrique.org/retrait-des-mercenaires-de-wagner-le-referendum-constitutionnel-plonge-dans-lincertitude/les-mercenaires-de-wagner-2/” rel=”attachment wp-att-66805″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Les-mercenaires-de-Wagner-450×437.jpg” alt=”Les mercenaires de Wagner, ici au camp de Roux, se préparent à quitter le pays après la rébellion de Wagner en Russie” width=”450″ height=”437″ />
Les mercenaires de Wagner, ici au camp de Roux, se préparent à quitter le pays après la rébellion de Wagner en Russie

 

 

Bangui, 14  février 2024 (CNC) – Au cœur de la capitale centrafricaine Bangui, un sinistre secret plane sur le Camp de Roux, où les mercenaires de Wagner opèrent en toute impunité. Une investigation exclusive de Corbeaunews-Centrafrique (CNC) révèle des pratiques inhumaines choquantes : tous les détenus dans cette prison sont soumis à des injections mystérieuses, pour les priver de certaines fonctionnalités corporelles essentielles. Cette révélation dévoile l’ombre impénétrable qui entoure ces actes inhumains et barbares des criminels transfrontaliers de Poutine en République centrafricaine. 

  

Igor, Simpliste, et Ibrahim, tous les trois, rescapés de la prison militaire de Camp de Roux aux mains des mercenaires, ont courageusement partagé leurs récits accablants à la Rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC), exposant les pratiques douteuses des mercenaires de Wagner. 

  

Igor, en premier lieu, a décrit les horreurs de sa détention. Il raconte comment, après avoir été capturé devant la maison russe à Bangui, il a été transporté vers la mystérieuse prison souterraine du Camp de Roux. Là, il a été soumis à des tortures et des injections dont il ignore la raison et la nature. “C’était comme perdre le contrôle de mon propre corps”, confie-t-il. Les conséquences physiques ont été dévastatrices, affectant son dos et ses mains, et le privant de ses fonctions corporelles normales (faire le pipi et la défécation régulièrement). 

  

Simplice, un autre détenu rescapé, a corroboré le récit d’Igor. Il décrit les cellules souterraines trop étroites et oppressantes où les détenus sont jetés après avoir été torturés et injectés. “C’est une torture invisible”, affirme-t-il. Les problèmes de santé s’accumulent par après, et les détenus se retrouvent fragilisés, leurs corps ne répondant plus normalement. 

  

Ibrahim, le troisième témoin, a souligné l’opacité totale qui règne autour de ces injections. “Nous ne savons même pas ce qu’ils nous ont injecté et pour quelle raison. Ils nous injectent des poisons au fait”, déclare-t-il. Cette confusion renforce la terreur parmi les détenus, car ils sont laissés dans l’ignorance totale quant aux conséquences à long terme de ces actes. 

  

Notre enquête a également mis en lumière, comme tout le monde le sait, le contrôle absolu des mercenaires de Wagner sur la justice en Centrafrique. Les détenus, témoins des crimes qu’ils subissent, restent silencieux par peur des représailles mais mourants sans préavis sanitaire aucun. La nécessité d’une intervention internationale, car un crime contre l’humanité se décime, devient urgente pour exposer ces violations des droits de l’homme et apporter une lueur d’espoir aux victimes du Camp de Roux et des Centrafricains en général. 

  

La quête de justice et de transparence demeure essentielle pour briser le silence et mettre fin à ces pratiques inhumaines orchestrées par Wagner de Poutine. 

  

En dépit de la terreur imposée par Wagner, cette révélation exclusive CNC cherche à briser le silence et à attirer l’attention internationale sur ces abus flagrants des droits de l’homme. La quête de justice et de transparence demeure cruciale, même dans les coins les plus sombres du pouvoir. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Gaston Adjora, un 3e repris de justice togolais caché à l’Archevêché de Bangui

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Gaston Adjora, un 3e repris de justice togolais caché à l’Archevêché de Bangui

 

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Le cardinal Dieudonné Nzapalainga

 

 

Bangui, 14 février 2024 (CNC) – Après le feuilleton Karim Méckassoua et Alexandre Ferdinand N’guendet, des sources bien introduites dans les hautes sphères catholiques parlent d’un certain Gaston Adjora, un prêtre d’origine togolaise qui se cache à l’Archevêché de Bangui depuis près de cinq années, croyant fuir devant la justice de son pays, le Togo. Et malgré la situation irrégulière dans laquelle l’homme se trouve en République Centrafricaine, le faux religieux se montre expert dans le commerce de l’or et du diamant.  

  

La nouvelle est plus que surprenante. L’Archevêché de Bangui est en train de se transformer en une grotesque caverne de bandits. Après avoir servi, d’après de sources proches du pouvoir, à l’évasion d’un certain nombre de leaders politiques, la mission Saint Paul des Rapides, au bord du fleuve Oubangui dans le 7ème arrondissement de Bangui, est encore au cœur de l’actualité troublante du moment. Les indiscrétions du pouvoir parlent d’un certain Gaston Adjora, un prête de nationalité togolaise qui est arrivé par effraction à Bangui parce qu’il est recherché par la justice de son pays qui le traquait pour atteinte aux bonnes mœurs. 

 

Si officiellement et très rapidement, Gaston Adjora a montré quelques talents dans le domaine de communication, ce qui lui a valu les grâces du Cardinal Dieudonné Nzapalainga, les sources policières qui le suivent depuis un bout de temps, révèlent que l’homme est un trafiquant illégal des pierres précieuses et un amateur du sexe des femmes de tout âge. Ces sources soutiennent que Gaston Adjora a réussi a trompé la vigilance de l’ONG américaine Catholic Relief Services où il est employé comme agent de communication dans la zone de Sangha Mbaéré et Mambéré Kadéi. Ce sont des astuces par lesquelles le prêtre repris de justice du Togo est passé pour faire son commerce de l’or et de diamants dans ces zones hautement minières du pays. 

 

En outre Gaston Adjora se dit fort dans ce domaine parce qu’il rivalise même avec les Wagner et les Chinois. Mais c’est à Bimo où il est envoyé depuis deux ans comme curé que le prêtre faussaire qui s’habille très mal, est en train de défier toute concurrence dans les localités de « Etats Unis ». Il semble qu’il y a de l’or dans ce côté et d’après les témoignages des habitants. Et Gaston Adjora est envoyé pour bien en profiter. Les chrétiens de la paroisse de Bimo dont il est le curé, nous ont confié que Gaston Adjora ne parle pas Sango. C’est donc un gros poisson que les tous puissants DG de la Police et de la Gendarmerie nationale Bienvenu Zokoué et Landry Dépôt devraient rechercher pour mettre sur un vol en destination de l’enfer même avec sa soutane de prêtre faussaire. Il n’y a pas que les Américains de Brancoft qui effraient. Gaston Adjora peut-être aussi un agent de déstabilisation. 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Centrafrique : Wagner, Bancroft et les jeux troubles de Touadera révélées par Martin Ziguelé

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Centrafrique : Wagner, Bancroft et les jeux troubles de Touadera révélées par Martin Ziguelé

 

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Faustin Archange Touadera sous la protection des mercenaires du groupe Wagner en Russie. CopyrightDR

 

 

Bangui, 14 février 2024 (CNC) – Dans une interview exclusive à la Fondation Jean Jaurès, Martin Ziguelé dévoile des pans inédits de la présence russe via le groupe Wagner en Centrafrique. Les récents événements, tels que la mort de Prigojine, semblent avoir catalysé des changements majeurs, alimentant des jeux d’influence entre Moscou, Wagner, et les nouvelles arrivées, notamment la société américaine Bancroft. Plongeons dans les dessous de cette toile complexe qui tisse les destinées de la République Centrafricaine.

 

Martin Ziguelé offre un regard approfondi sur les méandres de la présence russe en Centrafrique, exposant des détails cruciaux qui façonnent la réalité politique du pays avec le jeu trouble de Faustin Archange Touadera.

 

Les Liens Incontestables entre l’État Russe et Wagner

 

Martin Ziguelé, dans son interview à la fondation Jean Jaurès à Paris,  souligne avec éloquence les liens indéniables entre l’État russe et le groupe Wagner. Ces connexions vont bien au-delà de l’envoi de troupes, englobant la logistique et le financement. Cette empreinte russe dévoile une influence étroite sur les opérations de Wagner en Centrafrique.

 

La Négation et la Révélation

 

La période de négation de la présence de Wagner, de 2018 à 2020, est examinée sous un nouvel éclairage. Le Président Faustin Archange Touadera avec tous ses ministres, dans une tentative de dissimulation, ont nié catégoriquement l’évidence même de la présence du groupe paramilitaire russe Wagner dans le pays. Cependant, l’attaque de la CPC sur Bangui en janvier 2021 a forcé la révélation publique du rôle de Wagner, mettant fin à tout débat sur sa présence.

 

La Mort de Prigojine et la Reprise en Main

 

La mort de Prigojine marque un tournant crucial dans la présence russe en Centrafrique. L’opposant Martin Ziguelé avance l’idée d’une reprise en main directe des Wagner par l’armée russe et les officiels russes. La présence du vice-ministre russe de la Défense en Centrafrique l’année dernière juste quelques jours après la mort de Prigogine confirme cette réorientation stratégique par Moscou.

 

L’Emprise Russe et les Nouveaux Défis

 

Contrairement aux attentes, Martin Ziguelé évoque une emprise russe par Wagner en constante augmentation malgré les annonces de l’arrivée d’un nouvel acteur, notamment le groupe paramilitaire américain Bancroft. Il souligne également la mobilisation d’un groupe d’une cinquantaine des centrafricains, manifestant sans présence policière, devant l’ambassade des États-Unis, située non loin de l’office central de la répression du banditisme (OCRB), qui est actuellement  sous contrôle des mercenaires de Wagner. Cette situation illustre bien les complexités de la situation politico-militaires en RCA.

 

Les Jeux d’Alliances autour de Toadyran

 

Martin Ziguelé met aussi en lumière les divisions au sein du pouvoir centrafricain autour du président Faustin Archange Touadera. Deux camps se dessinent : l’un favorable à la présence des Wagner, l’autre prônant une ouverture pour accéder à des ressources et financements internationaux. Une stratégie de manipulation habile de la part de Faustin Archange Touadera, selon Martin Ziguelé, visant à tirer profit des divergences internes.

 

La Venue de Bancroft et les Engagements Américains

 

Des sources internes proches du régime évoquent les engagements de Faustin Archange Touadera envers les autorités américaines pour réduire l’influence russe, marqués par l’arrivée prochaine de Bancroft. Martin Ziguelé expose le recours à des sociétés militaires privées, une tendance dans les conflits contemporains. Les tensions au sein du pouvoir centrafricain, visibles sur les réseaux sociaux, soulignent les enjeux de cette nouvelle dynamique.

 

Les Risques de Confrontation et les Conséquences

 

Martin Ziguelé exprime ses inquiétudes quant aux risques potentiel de confrontation inhérents aux manipulations d’alliances. Les manifestations contre les États-Unis et les débats internes mettent en évidence les tensions. L’auteur souligne la sous-estimation du pouvoir centrafricain de l’intelligence des centrafricains, mettant en garde contre une possible répétition des erreurs du passé.

 

En réalité, l’interview de Martin Ziguelé laisse des questions cruciales en suspens. Les choix de Faustin Archange Touadera entre les alliances russes et américaines détermineront le futur de son régime. Les jeux d’influence entre Wagner, Bancroft, et les intérêts internationaux laissent présager des développements complexes pour la stabilité du pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Tension mortelle à Gbayadombia : Un conflit familial sanglant secoue le troisième arrondissement de Bangui

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Tension mortelle à Gbayadombia : Un conflit familial sanglant secoue le troisième arrondissement de Bangui

 

Centrafrique.org/km5-un-quartier-de-bangui-abandonne-aux-criminels/dans-le-quartier-gbayadombia-au-km5-non-loin-de-leglise-baptiste-du-secteur-a-20-metres-de-la-residence-ou-les-braqueurs-ont-commis-leur-forfait/” rel=”attachment wp-att-70294″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Dans-le-quartier-Gbayadombia-au-KM5-non-loin-de-leglise-baptiste-du-secteur-a-20-metres-de-la-residence-ou-les-braqueurs-ont-commis-leur-forfait-450×253.jpg” alt=”Dans le quartier Gbayadombia, au KM5, non loin de l’église baptiste du secteur, à 20 mètres de la résidence où les braqueurs ont commis leur forfait” width=”450″ height=”253″ />
Dans le quartier Gbayadombia, au KM5, non loin de l’église baptiste du secteur, à 20 mètres de la résidence où les braqueurs ont commis leur forfait

 

 

Bangui, 14 février 2024 (CNC) – Dimanche dernier, un quartier de Bangui, Gbayadombia, a été le théâtre d’une violente bagarre entre deux familles, laissant un jeune homme de 22 ans poignardé à mort. La victime a été enterrée rapidement, intensifiant la tension dans le quartier où la maison des auteurs du crime a subi des dommages. Selon les témoignages, cette famille a une histoire d’agressions et de comportements violents, suscitant l’indignation des résidents. La police du troisième arrondissement est critiquée pour son inaction face à la montée de la violence. Le chef du quartier, Ibrahim Bala, déplore l’absence d’intervention policière, appelant les autorités à agir pour mettre fin à cette spirale d’agressions. 

  

La tension persiste au quartier Gbayadombia, où la famille des agresseurs, composée en majorité des bandits, est connue pour son comportement agressif et récurrent. Abdelkarim, témoin des événements, affirme que cette famille est habituée à des actes barbares, souvent caractérisés par des agressions et des vols de biens. Les membres de la famille ont même attaqué la grande sœur de la victime par le passé. L’incident récent a laissé le quartier sous le choc, avec des résidents intervenant pour empêcher de nouvelles violences. 

  

Assabéa Pala, la sœur de la victime, témoigne de la tragédie, expliquant que son frère était venu les visiter sans connaître les tensions la veille. Il a été poignardé en rentrant chez lui, laissant la famille en deuil. Ibrahim Bala, le chef du quartier, exprime son indignation face à cette tragédie et souligne les lacunes de la police locale dans la gestion de ces conflits. 

  

Les agresseurs, au nombre de sept à huit, ont également attaqué les sœurs de la victime au marché, poursuivant leur cadet pour le poignarder. Cette série d’agressions a conduit à une escalade du conflit, mettant en lumière le besoin urgent d’une intervention gouvernementale, mais hélas! 

  

Les autorités locales appellent le gouvernement à agir de manière décisive pour mettre fin à cette série d’agressions, soulignant l’urgence d’une réponse pour éviter de nouvelles tragédies. Les cas d’agressions semblent devenir récurrents dans le troisième arrondissement, posant des défis majeurs à la sécurité et à la stabilité de la région. 

  

Rappelons que la situation à Gbayadombia révèle des lacunes dans la sécurité locale et suscite des inquiétudes quant à la fréquence croissante des agressions. La mort tragique du jeune homme de 22 ans souligne la nécessité d’une réponse gouvernementale immédiate pour endiguer cette violence. Les autorités locales pressent le gouvernement d’agir rapidement pour restaurer la paix et la sécurité dans le troisième arrondissement, mettant ainsi fin à cette période sombre et prévenant de futures tragédies. 

 

Par Prisca VICKOS

 

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Radios Sans Frontières : Un voyage à travers la radio en RCA

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Radios Sans Frontières : Un voyage à travers la radio en RCA.

 

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radio Motre-Dame de Bangui. Par mickaël Kossi pour corbeaunews

 

Bangui, 14 février 2024 (CNC) – La Journée mondiale de la radio, proclamée par l’UNESCO en 2011, offre une occasion de réfléchir sur le rôle vital de cet instrument médiatique en République centrafricaine. Au cœur des communautés comme à Damala et Ouadda, la radio demeure un lien essentiel pour l’information, l’éducation et la mobilisation citoyenne. Nous analyserons ici l’impact de la radio, son évolution dans le contexte de la liberté de presse, et les défis auxquels elle est confrontée, notamment la désinformation propagée via les réseaux sociaux. Quels rôles joue la radio ? Décryptage. 

  

La radio comme pilier de la société 

  

La contribution de la radio à la société centrafricaine va au-delà de la simple diffusion d’informations. Des cas poignants, tels que ceux de Alban retrouvant son enfant disparu grâce à un communiqué radio, mettent en lumière son rôle crucial dans la résolution de problèmes sociaux. 

 

La radio, comme dans le passé, demeure à ce jour le moyen le plus efficace et rapide de communication des évènements, comme les deuils, les mariages, d’un endroit à un autre. Même les Administrations centrafricaines basées dans la capitale, Bangui, utilisent toujours la radio pour communiquer aux administrateurs des terrains.  

  

La radio, tribune de conscientisation. 

  

La radio, comme tribune de conscientisation de masse, le chef du quartier Mangoubassa souligne l’importance de la radio pour unir les Centrafricains et appelle particulièrement les jeunes à s’approprier cet outil de sensibilisation et d’éducation.  

  

Liberté d’expression et désinformation. 

  

Malgré son rôle crucial, la radio est confrontée à des défis, notamment la montée rapide de la désinformation à travers les réseaux sociaux. Des experts comme Sosthène Gama soulignent le rôle vital des radios dans la redynamisation de l’espace civique et démocratique. 

  

La vision évolutive de la radio. 

  

Bernard Fotolo, journaliste totalisant plus de 27 ans d’expérience à Radio Centrafrique, partage son point de vue sur l’évolution du paysage médiatique. Il souligne comment chaque radio a maintenant son éditorial distinct, participant activement à la vie politique, sociale et économique. 

  

La radio comme catalyseur de la reconstruction nationale. 

  

Le journaliste Félix Yépasis, voit la radio comme un catalyseur de la reconstruction nationale, éveillant les consciences et mobilisant les jeunes pour contribuer au développement de la République centrafricaine. 

  

Défis à Ouadda : 

  

Cependant, dans la localité isolée de Ouadda, l’absence de stations radio prive les habitants d’un accès crucial à l’information. Le maire Pierre Mapouka décrit les méthodes traditionnelles de communication, soulignant l’urgence d’une installation radiophonique pour permettre aux résidents de s’informer et de communiquer. 

  

En définitif, la radio demeure un pilier incontournable en République centrafricaine, jouant un rôle crucial dans la résolution des problèmes sociaux, la conscientisation citoyenne, et la préservation de la liberté d’expression. Malgré les défis rencontrés, son impact positif continue de se faire sentir, et il est impératif d’investir dans son expansion pour garantir un accès équitable à l’information à travers le pays. La Journée mondiale de la radio est une occasion de célébrer et de renforcer cet instrument précieux au service de la communauté centrafricaine. 

 

Par Anselme Mbata

 

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Foire agricole à Bouar : Un événement clé pour le développement agricole en Centrafrique

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Foire agricole à Bouar : Un événement clé pour le développement agricole en Centrafrique.

 

Au plein centre de la ville de Bouar, au nord-ouest de la République centrafricaine
Au plein centre de la ville de Bouar, au nord-ouest de la République centrafricaine

 

 

Bouar, 14 février 2024 (CNC) – La quatorzième édition de la foire agricole à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, a récemment pris fin, laissant derrière elle une atmosphère de célébration et d’opportunités. Cette foire a été un point de convergence pour plus de 200 groupements agricoles, offrant aux consommateurs la possibilité d’acheter des produits champêtres de qualité. Cependant, au-delà de la fête et des échanges commerciaux, les agriculteurs locaux ont saisi l’occasion pour adresser une demande cruciale au ministre de l’Agriculture, plaidant pour une politique de développement agricole plus robuste dans la région. 

  

Les stands de la foire présentaient une diversité impressionnante de produits, allant des tomates au maïs, du mil au manioc, en passant par les haricots, le sésame et les produits maraîchers. Ignace Zongadonon, présidente des femmes rurales de Bossemptélé, exprime son optimisme tout en soulignant les défis logistiques auxquels les agriculteurs font face, notamment le manque de moyens de transport. 

  

L’insécurité alimentaire reste un enjeu majeur dans la région, et les Nations-unies encouragent activement les efforts déployés dans l’agriculture pour y remédier. Les producteurs de semences ont profité de l’événement pour vendre différentes variétés de produits aux agriculteurs. Jean-André Taboyo, représentant du réseau des producteurs de semence de Bouar, souligne l’importance cruciale de choisir des semences de qualité pour garantir un rendement optimal. Il met en garde contre la mauvaise qualité des graines vendues sur les marchés, soulignant le besoin de bonnes conditions de conservation. 

  

Le ministre de l’Agriculture, Guismala Amza, a annoncé son intention de vulgariser les foires agricoles de Bozoum et de Bouar sur l’ensemble du territoire national. Il reconnaît l’importance de ces événements pour stimuler le secteur agricole et promet un soutien continu du ministère et de ses partenaires techniques et financiers. Les participants soulignent également une augmentation des prix des produits agricoles cette année, indiquant un potentiel renforcement du secteur. 

  

Enfin, le ministre félicite la participation réussie à la première édition de la foire agricole de l’Afrique centrale à Yaoundé, au Cameroun, soulignant l’engagement du gouvernement envers le développement agricole. 

  

La foire agricole à Bouar a dépassé les attentes, réunissant des agriculteurs, des consommateurs et des acteurs du gouvernement pour discuter, échanger et célébrer les progrès du secteur agricole. Cependant, les défis subsistent, notamment en matière de logistique et de politiques de développement. Il est impératif que les engagements verbaux du ministre de l’Agriculture se traduisent par des actions concrètes pour soutenir les agriculteurs et promouvoir une croissance durable. L’heure des paroles sans action est terminée. La remise de prix aux meilleurs groupements agricoles témoigne de la reconnaissance des efforts fournis, mais il reste encore beaucoup, beaucoup à faire pour assurer la sécurité alimentaire et le développement agricole en République centrafricaine. 

 

Par Gervais Lenga

 

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Les horreurs des prisons souterraines : Silence de la division de droit de l’homme de la MINUSCA face aux exactions de Wagner en RCA

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Les horreurs des prisons souterraines : Silence de la division de droit de l’homme de la Minusca face aux exactions de Wagner en RCA

 

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Valentine Rugwabiza, représentante spéciale des Nations unies en République centrafricaine et cheffe de la Minusca. @ Barbara Debout/AFP

 

 

Bangui, 13 février 2024 (CNC) – La République Centrafricaine demeure un théâtre de violences et de violations des droits de l’homme, où les mercenaires de Wagner imposent leur règne de terreur. Malgré les preuves accablantes de leurs exactions, le silence persistant de la division des droits de l’homme de la MINUSCA laisse les populations civiles dans l’ombre de la peur et de l’impunité.

 

Les personnes arrêtées et interpellées par les mercenaires de Wagner se voient automatiquement couvrir la tête avec des sacs en plastique, jusquau niveau du cou, les exposant ainsi au risque potentiel d’étouffement. Ces pratiques inhumaines sont parfois suivies par une détention dans des prisons souterraines, où les conditions de vie sont déplorables. Les cellules, dune exiguïté extrême, rendent la vie des détenus insupportable. La fourniture limitée deau aggrave encore davantage leur calvaire, les contraignant parfois à des conditions dhygiène inhumaines, comme lobligation de faire leurs besoins sur place.

 

Cependant, la présence de la Russie au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies suscite des préoccupations quant à l’indépendance et à l’efficacité de la MINUSCA dans la protection des droits de l’homme en République Centrafricaine. D’après Hugues Pigou, membre centrafricain de la société civile, certains experts de la MINUSCA craignent que la Russie n’utilise son influence au Conseil de sécurité pour compromettre le renouvellement de leur mandat, ce qui pourrait expliquer le silence de la MINUSCA sur les exactions des mercenaires de Wagner.

 

La diplomatie internationale peut parfois entraver les efforts pour protéger les droits de l’homme et assurer la sécurité des populations vulnérables. Les intérêts politiques et économiques peuvent malheureusement prendre le pas sur les impératifs humanitaires.

 

Pour Bruno Solo, enseignant à l’université de Bangui, il est crucial que la MINUSCA maintienne son engagement envers la protection des droits de l’homme et fasse preuve de courage dans la dénonciation des violations, même si cela implique des défis diplomatiques. La mission de maintien de la paix doit rester fidèle à son mandat premier, qui est la protection des civils et la promotion de la stabilité dans le pays, ajoute-t-illes.

 

En effet, les propos de ces observateurs mettent en lumière les tensions entre les intérêts politiques et les impératifs humanitaires, soulignant ainsi la nécessité d’une réflexion critique sur le rôle des institutions internationales dans la protection des droits de l’homme et la promotion de la paix.

 

Le silence de la MINUSCA face aux exactions des mercenaires de Wagner en République Centrafricaine soulève des questions fondamentales sur son engagement envers la protection des droits de l’homme et la justice pour les victimes. Alors que la diplomatie internationale peut parfois entraver les efforts pour garantir la sécurité des populations vulnérables, il est impératif que les intérêts politiques ne prévalent pas sur les impératifs humanitaires.

 

La transparence, la responsabilité et le courage sont nécessaires pour faire face à cette crise des droits de l’homme en RCA. La MINUSCA doit prendre des mesures immédiates pour enquêter sur ces violations, demander des comptes aux responsables et garantir la protection des civils. Seule une action déterminée et collective permettra de mettre fin à l’impunité et d’assurer un avenir de paix et de dignité pour tous les citoyens centrafricains.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Jackson Mazette, déprimé, interné à l’hôpital psychiatrique de Bangui

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Jackson Mazette, déprimé, interné à l’hôpital psychiatrique de Bangui

 

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Monsieur Jackson Mazette

 

 

Bangui, 13 février 2024 (CNC) – Jackson Mazette, autrefois deuxième vice-président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) provisoirement radié de ce parti, se retrouve au cœur d’une lutte intérieure déchirante. Confronté à une dépression mentale grave, il a été récemment admis d’urgence à l’hôpital psychiatrique de Bangui. Cette hospitalisation marque un tournant dans la vie de Mazette, exposant au grand jour les défis complexes auxquels il est confronté sur le plan personnel et politique. 

  

Jackson Mazette, ancien deuxième vice-président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), a récemment fait face à une série de défis qui ont mis en lumière les complexités de sa manière de faire la politique et de sa santé mentale. La semaine dernière, au sein de son domicile, Jackson Mazette commençait à présenter des signes alarmants d’un fou. Des délires inhabituels ont tourmenté Jackson Mazette, le poussant à accuser le président putschiste Touadéra et son ami, le sieur Chantal Jean-Édouard Koyambonou, de conspirer contre lui en vue de l’assassiner. 

  

Les propos de Jackson Mazette empreints de paranoia : ”Vous me fermez tous les portails. Que personne ne rentre. Touadera et Koyambonou sont en route pour venir me tuer. Qu’est-ce que je leur ai fait ? Je n’ai pas bouffé leur argent”; disait-t-il à personne et dans le vide en faisant des signes bizarres, ont rapidement attiré l’attention de son entourage. Ses propos et ses accusations répétés contre Faustin Archange Touadera, qualifiant son apparence physique et se moquait de ses fesses et son ventre, exprimant au passage des craintes pour sa propre vie, ont déclenché des alarmes. Il semblait convaincu que le président Touadéra avait l’intention de le faire taire, de le faire tuer. Ces récits, répétés avec insistance, ont rapidement été interprétés comme des signes de détresse mentale, nécessitant une intervention urgente. 

  

La situation de Monsieur Jackson Mazette est d’autant plus complexe en raison de son implication politique. Ancien membre éminent du MLPC en sa qualité du dernier membre fondateur encore en vie après la disparition de Dénis Kossi-Bella, sa politique de triple face et son soutien au président Touadéra et à ses projets de modification constitutionnelle ont provoqué des tensions au sein de son parti. Son désaccord avec la position du MLPC l’a poussé à rompre avec ses anciens camarades du MLPC et à prendre une position publique en faveur du président Touadéra dans l’espoir d’une nomination promise comme vice-président de la République. 

  

Les soudaines déclarations et qualifications de Monsieur Jackson Mazette contre le président Touadéra et Monsieur Chantal Jean-Édouard Koyambonou ont été un tournant dans sa trajectoire mentale. Ce revirement soudain, marqué par des accusations explosives interprétées comme la transmission du message d’un ange, a mis en évidence les profondes luttes personnelles et politiques auxquelles il est confronté. Son état de santé mentale, précaire, fragile et qui se détériore heure après heure, a été mis à nu, jetant une lumière crue sur les pressions inhérentes à la vie politique en République Centrafricaine. 

  

Face à cette crise, l’entourage de Monsieur Mazette a agi rapidement pour assurer sa sécurité et son bien-être. Son admission à l’hôpital et sa prise en charge médicale ont marqué le début d’un processus de rétablissement et de guérison. Entre-temps, les questions demeurent quant aux racines profondes de sa détresse mentale et à son avenir politique. 

  

Dans l’ensemble, la chronologie des événements entourant le sieur Mazette souligne l’interconnexion complexe entre la politique et la santé mentale des hommes politiques qui tissent des alliances politiques dans le but de satisfaire leurs propres désirs. Sa dépression subite et ses accusations troublantes mettent en lumière les défis auxquels sont confrontés les politiciens dans un contexte de polarisation politique et de pressions croissantes. Il est impératif que la société centrafricaine offre un soutien psychologique adéquat aux individus comme Monsieur Jackson Mazette, confrontés à des crises de santé mentale, afin de garantir leur bien-être et leur sécurité dans un monde politique souvent impitoyable. 

  

Il y’a lieu de rappeler que la situation de Jackson Mazette met en lumière les défis auxquels sont confrontés de nombreux individus dans la société centrafricaine, confrontés à des troubles mentaux. Son admission à l’hôpital psychiatrique de Bangui, communément appelé kabano, souligne l’importance cruciale d’une prise en charge appropriée de la santé mentale dans le pays. En mettant en avant le besoin de sensibilisation et de soutien pour ceux qui luttent contre la dépression et d’autres troubles mentaux, l’histoire de Mazette nous rappelle l’importance de la compassion et de l’empathie dans notre société. En fin de compte, son récit est un appel à l’action pour que la santé mentale devienne une priorité nationale, afin que d’autres comme lui puissent trouver l’aide et le soutien dont ils ont désespérément besoin pour guérir et retrouver l’espoir. 

 

Par Gisèle MOLOMA

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Crise au ministère de l’Action Humanitaire : les employés du projet PARET-RCA sont en colère contre leur ministre

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Crise au Ministère de l’Action Humanitaire : les employés du projet PARET-RCA sont en colère contre leur ministre

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Mme-Konan-nee-Bemaka-Soui-Lina-450×314.jpg” alt=”Mme Konan, née Bemaka Soui Josiane Lina, ministre des Actions humanitaires” width=”450″ height=”314″ />
Mme Konan, née Bemaka Soui Josiane Lina, ministre des Actions humanitaires

 

Bangui, 13 février 2024 (CNC) – La tension monte peu à peu au ministère de l’Action Humanitaire de la République centrafricaine suite à une décision hautement controversée de la nouvelle ministre des Actions humanitaires, Madame Konan, née Bemaka Soui Josiane Lina, de suspendre les contrats de travail du personnel du Projet PARET-RCA. Cette décision prise de manière unilatérale a déclenché un mécontentement généralisé parmi les employés, conduisant à une série de réactions et de déclarations publiques. Dans cet article, nous examinons de près les différents aspects de cette crise, depuis la décision initiale jusqu’aux réactions du personnel et aux implications plus larges. 

  

La décision de suspension : 

  

Depuis sa nomination au ministère de l’Action Humanitaire en janvier dernier, la ministre, Madame Konan, née Bemaka Soui Josiane Lina, n’ayant aucune connaissance du Projet PERET-RCA, n’a jamais pris l’initiative de réunir le personnel dudit pour comprendre comment le projet fonctionne. Quatre semaines après son entrée en fonction, le 2 février 2024, elle a convoqué une réunion d’envergure avec l’ensemble du personnel du projet. Dans sa poche, une décision qu’elle annonça. 

  

Au cours de cette réunion cruciale, la ministre, Madame Konan, née Bemaka Soui Josiane Lina, a sorti sa décision qui a envoyé des ondes de choc à travers le département. Elle a annoncé la résiliation unilatérale de tous les contrats de travail de l’ensemble du personnel du Projet PARET-RCA, une soixantaine environ en tout. Cette décision abrupte a pris de court les employés, qui n’avaient jamais été consultés ni informés au préalable de cette mesure radicale. 

  

L’analyse de la décision de la ministre révèle plusieurs points clés. Tout d’abord, le manque de consultation préalable avec le personnel soulève des préoccupations quant à la légitimité et à l’équité de cette décision. De plus, l’absence de justification claire ou de motifs expliquant la résiliation pour ne pas dire de la suspension des contrats laisse planer un sentiment d’injustice parmi les employés. 

  

La manière dont cette décision a été communiquée et mise en œuvre suggère un manque de transparence et de dialogue, des éléments essentiels pour assurer des relations saines et productives au sein d’une organisation. Ce qui pousse les employés à réagir. 

  

Réaction du personnel : 

  

Suite à l’annonce de la suspension unilatérale de leurs contrats de travail lors de la réunion dirigée par la ministre Madame Konan, née Bemaka Soui Josiane Lina, le personnel du Projet PARET-RCA a réagi avec consternation et indignation. Cette réaction a été mise en lumière lors d’une conférence de presse tenue par les employés affectés. 

  

La conférence de presse, tenue le vendredi dernier, a été l’occasion pour les employés de partager leurs préoccupations et leurs griefs face à cette décision abrupte. Ils ont exprimé leur désaccord avec la manière dont la suspension des contrats a été gérée, soulignant le manque de consultation et de dialogue avec le personnel concerné. 

  

Les employés ont également mis en avant les conséquences personnelles et professionnelles de cette décision, soulignant l’impact financier et émotionnel sur leurs vies. Certains ont évoqué leur engagement envers le projet et leur déception face à la rupture soudaine de leur contrat sans justification claire. 

  

De plus, la conférence de presse a servi de plateforme pour appeler à une révision de la décision de la ministre et à un dialogue constructif entre la direction du projet et le personnel. Les employés ont exprimé leur volonté de travailler en collaboration avec la direction pour trouver des solutions équitables et durables à cette crise. 

  

En résumé, la réaction du personnel du Projet PARET-RCA témoigne de leur engagement envers le projet et de leur désir de voir leurs droits et leurs intérêts respectés. Cette mobilisation collective souligne l’importance du dialogue et de la transparence dans la gestion des ressources humaines et des projets humanitaires. 

  

Violations des procédures internes et implications : 

  

La décision unilatérale de la ministre Konan, née Bemaka Soui Josiane Lina, de suspendre les contrats du personnel du Projet PARET-RCA soulève de sérieuses préoccupations quant au respect des procédures internes et à la transparence dans la gestion des ressources humaines. 

  

Tout d’abord, le non-respect des procédures de notification individuelle contredit les principes de justice et d’équité dans les relations de travail. La résiliation des contrats sans consultation préalable en dehors de la période d’essai, ni explication adéquate témoigne d’un manque de considération pour les droits et les intérêts des employés. 

  

En outre, l’absence de justification claire ou de motifs légitimes pour la suspension des contrats remet en question la légalité de la décision ministérielle. Les employés sont en droit de demander des explications transparentes sur les raisons sous-jacentes à cette mesure radicale. 

  

Cette violation flagrante des procédures légale et internes compromet également la crédibilité et l’intégrité de la dame Konan, née Bemaka Soui Josiane Lina, ministère de l’Action Humanitaire, qui crie à qui veut l’entendre, à haute et intelligible voix, qu’elle est la 5ème et la dernière épouse de l’homme fort du pays Touadera,  après elle, c’est le mur. En agissant de manière autoritaire et unilatérale, la ministre risque de miner la confiance du public dans les institutions gouvernementales chargées de la protection des droits des travailleurs. 

  

En résumé, les violations des procédures internes et les implications de la décision de suspension des contrats mettent en lumière la nécessité d’une réforme urgente dans la gestion des ressources humaines au sein du ministère de l’Action Humanitaire. 

  

Réactions individuelles des employés et préoccupations : 

  

Les réactions des employés du Projet PARET-RCA témoignent d’un profond mécontentement face à la décision unilatérale de la ministre, Madame Konan, née Bemaka Soui Josiane Lina, de suspendre leurs contrats. Nombreux sont ceux qui expriment des inquiétudes quant aux motivations réelles de la ministre et aux conséquences de ses actions. 

  

Certains employés affirment que Madame Konan, née Bemaka Soui Josiane Lina avait, depuis longtemps, avant même son entrée au gouvernement, l’intention de limoger le personnel du projet, les considérant comme étant trop proches de l’ancienne ministre Virginie Mbaïkoua et de l’ancien Premier ministre Henri-Mari Dondra. Elle avait plaidé cela en vain auprès du ministre d’Etat, directeur de cabinet de son amont Touadera. Cette perception alimente le sentiment d’injustice parmi le personnel, qui se sent ciblé et ostracisé. 

  

De plus, des recritiques sévères commencent à émerger au sein du ministère concernant le comportement de la ministre. Certains employés dénoncent son attitude arrogante et son désir manifeste d’influencer le personnel en se vantant publiquement d’être la cinquième maîtresse du président. Ces allégations soulèvent des préoccupations quant à l’intégrité et à la moralité de cette dame mariée à Monsieur Dieudonné Konan et qui porte encore son nom en raison de son refus de divorcer avec lui, remettant en question sa capacité à exercer ses fonctions de manière éthique et professionnelle. 

  

Dans l’ensemble, les réactions des employés mettent en lumière les tensions et les dysfonctionnements au sein du ministère de l’Action Humanitaire. Les employés expriment leur désarroi face à une situation qui remet en question leur sécurité d’emploi et leur dignité professionnelle. 

  

Projet PARET-RCA et financement par le UNHCR : 

  

Le Projet d’Appui au Retour et à la Réintégration des personnes déplacées et des réfugiés Centrafricains de l’étranger (PARET-RCA) joue un rôle crucial dans la réintégration des personnes déplacées et des réfugiés en République centrafricaine. Ce projet, financé par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), vise à faciliter le retour volontaire, la réintégration et la réhabilitation des communautés affectées par les conflits armés que le pays a connus et continue de subir et les déplacements. 

  

Cependant, la décision controversée de la ministre, Madame Konan, née Bemaka Soui Josiane Lina, de suspendre les contrats de travail du personnel du Projet PARET-RCA soulève des préoccupations quant à la continuité et à la viabilité du projet. En effet, cette décision soudaine et unilatérale risque de compromettre le financement et la mise en œuvre efficace du projet. 

  

Le UNHCR, en tant que principal bailleur de fonds du projet, est directement concerné par les répercussions de cette crise. La suspension des contrats du personnel pourrait entraîner une instabilité et une incertitude quant à la gestion et à la mise en œuvre des activités du projet. De plus, cette situation pourrait remettre en question l’engagement du UNHCR à soutenir des initiatives humanitaires en République centrafricaine, mettant ainsi en péril les efforts de réintégration et de stabilisation dans le pays. 

  

Il est essentiel que les autorités compétentes prennent rapidement des mesures pour résoudre cette crise et restaurer la confiance des bailleurs de fonds, y compris le UNHCR, dans la gestion et la mise en œuvre du Projet PARET-RCA. La stabilité et la continuité des initiatives de réintégration et de réhabilitation sont essentielles pour assurer la sécurité et le bien-être des populations affectées par les conflits en République centrafricaine. 

  

Le Projet PARET-RCA, une vache à lait pour le régime ? 

  

Les réactions des employés du Projet PARET-RCA témoignent d’un profond mécontentement face à la décision unilatérale de la ministre Madame Konan, née Bemaka Soui Josiane Lina de suspendre leurs contrats. Plusieurs langues et de suspicions circulent au sein du ministère, alimentant les inquiétudes du personnel. 

  

Certains accusent la ministre de vouloir les limoger et remplacer par ses proches, ses parents, voire les membres de sa famille et ceux du président putschiste de la République en vue de les obliger à payer leur cotisation pour les prochaines élections de 2025. Cette perception renforce le sentiment d’injustice parmi le personnel, qui se sent lésé et exclu. 

  

D’autres allèguent que la décision de suspendre les contrats vise à détourner les fonds du projet pour les élections présidentielles de 2025. Ils affirment que le président Touadéra aurait placé sa maîtresse à la tête du ministère dans le but de financer sa prochaine campagne électorale. 

  

Ces accusations soulèvent des préoccupations quant à l’intégrité et à la transparence de la gestion des ressources publiques, ainsi que sur la légitimité des décisions prises au sein du ministère. Les employés expriment leur désarroi face à une situation qui remet en question leur sécurité d’emploi et leur dignité professionnelle, tout en mettant en lumière les enjeux politiques et financiers qui entourent la décision de suspension des contrats. 

  

Conclusion : 

  

La crise au ministère de l’Action Humanitaire souligne les défis auxquels sont confrontées les institutions gouvernementales dans la gestion des ressources humaines et la prise de décisions sensibles. Les tensions entre la ministre Madame Konan, née Bemaka Soui Josiane Lina et le personnel du Projet PARET-RCA mettent en évidence la nécessité d’une communication transparente, du respect des procédures internes et de la prise en compte des intérêts des parties prenantes. L’issue de cette crise aura des répercussions importantes sur la confiance du public et la stabilité des projets humanitaires en République centrafricaine. 

 

Affaire à suivre…. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Chaos électrique à Bangui : La mafia s’invite dans la distribution de l’électricité

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Chaos électrique à Bangui : La mafia s’invite dans la distribution de l’électricité

 

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Un agent de l’ÉNERCA travaillant sur un pylone électrique sans casque, sans véritable outil de travail

 

 

Bangui, 13 février 2024 (CNC) – La distribution d’électricité à Bangui, en République centrafricaine, est marquée par un chaos croissant et des injustices flagrantes. Alors que la population lutte quotidiennement avec les coupures d’électricité prolongées, une réalité sombre se révèle : la mafia a infiltré le système, exacerbant les problèmes et privant des quartiers entiers de ce service essentiel. 

  

La mafia, devenue une actrice majeure dans la distribution d’électricité à Bangui, opère selon ses propres règles, alimentant certains quartiers tels que Boy-Rabe, le quartier présidentiel dans le quatrième arrondissement de Bangui, en électricité de manière privilégiée, tandis que d’autres comme le quartier Galabadja dans le huitième arrondissement sont plongés dans l’obscurité pendant des jours, voire des mois. Des commerçants camerounais peu scrupuleux, prêts à payer des pots-de-vin pour assurer un approvisionnement continu en électricité dans leurs zones, exacerbent encore davantage les inégalités. 

  

Cette situation alarmante soulève des questions sur l’intégrité du système de distribution d’électricité et sur le rôle des autorités dans la perpétuation de ces injustices. Des personnalités politiques influentes usent de leur pouvoir pour s’assurer un accès privilégié à l’électricité dans leur quartier, laissant d’autres quartiers entiers dans l’obscurité. 

  

Les conséquences de cette mafia énergétique sont dévastatrices pour la population de Bangui. Les hôpitaux, les écoles, les entreprises et les ménages souffrent des coupures d’électricité prolongées, mettant en péril la santé, l’éducation et le bien-être économique de la population. 

  

Face à cette crise énergétique exacerbée par l’ingérence de la mafia, des mesures urgentes s’imposent. Les autorités centrafricaines doivent prendre des actions fermes pour éliminer la corruption et rétablir l’équité dans la distribution d’électricité. Des investissements dans l’infrastructure énergétique, une surveillance accrue et une transparence totale sont nécessaires pour assurer un accès équitable à l’électricité pour tous les citoyens de Bangui. Il est temps de mettre fin au règne de la mafia dans la distribution d’électricité et de restaurer la confiance du peuple dans son système énergétique. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Les raisons cachées derrière la grève des taxis brousses entre Bouar et Cantonnier : Les mercenaires russes au cœur de la tension

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Les raisons cachées derrière la grève des taxis brousses entre Bouar et Cantonnier : Les Mercenaires russes au cœur de la tension.

 

Centrafrique.org/en-Centrafrique-la-colere-des-conducteurs-des-taxis-brousse-de-la-nana-mambere-circulation-perturbee-sur-laxe-bouar-beloko/un-taxi-brousse-a-bouar-le-15-juillet-2021/” rel=”attachment wp-att-48514″ data-wpel-link=”internal”>Un véhicule de transport entre la ville de Bouar et celle de Cantonnier, communement appelé taxi-brousse, en stationnement à Bouar, en attente de départ pour Cantonnier, une ville centrafricaine frontalière du Cameroun, au nord-ouest de la République centrafricaine un taxi brousse à Bouar le 15 juillet 2021
Un taxi-brousse à Bouar le 15 juillet 2021. Photo CNC / Gervais Lenga

 

 

Bangui, 13 février 2024 (CNC) – Depuis la semaine dernière, la préfecture de la Nana-Mambéré est le théâtre de tensions croissantes lorsque les conducteurs de taxis brousses et les commerçants expriment leur mécontentement à travers une grève prolongée. Officiellement, les taxes douanières sont brandies comme la principale source de frustration. Or, en réalité, nos enquêtes à la Rédaction révèlent une réalité plus sombre, mettant en lumière les pressions exercées par les mercenaires russes, notamment les mercenaires de Wagner, sur le commerce transfrontalier. 

  

Les taxes douanières et les pratiques injustes aux frontières. 

  

Officiellement, les conducteurs de taxis brousses entre Bouar et Cantonnier ont évoqué les taxes douanières comme principale raison de leur grève. Ils dénoncent les inspecteurs des douanes qui, selon eux, imposent des taxes exorbitantes injustifiées, parfois sans remettre de reçu contre paiement. Cette situation crée un climat d’incertitude et de méfiance parmi les conducteurs. 

  

Simultanément, les commerçants qui traversent fréquemment la frontière vers le Cameroun pour acheter des produits font des allégations troublantes à l’égard des autorités camerounaises. Ils affirment que ces dernières les dépouillent parfois de 30 % de leur argent, sans explication. Cette pratique arbitraire laisse les commerçants dans l’incertitude quant à leurs affaires et fragilise leur situation financière. 

  

Ainsi, des deux côtés de la frontière, les acteurs économiques centrafricains sont confrontés à des défis majeurs. Les conducteurs de taxis brousses et les commerçants centrafricains subissent des pressions économiques et des pratiques injustes qui compromettent leur activité commerciale et leur gagne-pain. Cette tension croissante met en lumière la nécessité d’une réforme urgente entre les deux pays pour garantir des conditions commerciales équitables et transparentes aux frontières. 

  

Les implications troublantes des mercenaires russes. 

  

Des enquêtes approfondies menées par la Rédaction du CNC auprès de certains grévistes révèlent un aspect sombre et troublant derrière les tensions frontalières : l’implication des mercenaires russes, spécifiquement ceux de Wagner. Ces mercenaires opèrent de manière régulière, érigeant des barrages routiers entre Bouar et Cantonnier, notamment dans le village “ Petit Douala”, chaque mardi et mercredi. 

  

Leur objectif est clair : ils ciblent les taxis brousses et les commerçants qui traversent la frontière pour acheter des produits au Cameroun. Les mercenaires russes fouillent minutieusement les véhicules, confisquent tout alcool trouvé ainsi que les comprimés de tramadol , puis remettent discrètement ces marchandises à leur interprète, nommé Eric, pour les écouler sur le marché noir. 

  

Cette pratique laisse les commerçants dans une détresse financière insoutenable. Alors qu’ils achètent ces marchandises pour les revendre et subvenir à leurs besoins, les mercenaires russes détournent leurs produits à leur profit. Leur objectif est double : générer des profits illicites et décourager les commerçants centrafricains d’importer de l’alcool du Cameroun, les forçant ainsi à acheter localement leur propre alcool. 

  

Cependant, les consommateurs interrogés  expriment leur dégout quant à la qualité de l’alcool produit et vendu par Wagner, affirmant que le degré d’alcool des produits Wagner est trop élevé. Cette situation pousse certains consommateurs à préférer acheter de l’alcool au Cameroun malgré les risques et les obstacles au retour. 

 

Cette réalité complexe met en lumière les tactiques prédatrices des mercenaires russes, qui compromettent non seulement le commerce transfrontalier, mais aussi la santé et le bien-être des consommateurs locaux. 

    

La véritable cause de la grève des taxis brousses : La menace des mercenaires Wagner. 

  

Officiellement, les conducteurs de taxis brousses entre Bouar et Cantonnier ont évoqué les taxes douanières comme motif de leur grève. Ils dénoncent les taxes exorbitantes imposées par les autorités douanières etc., créant ainsi un fardeau financier pour leur profession. En réalité, NON. 

  

Cependant, une analyse approfondie révèle une réalité bien plus sinistre. Les mercenaires du groupe Wagner bloquent les produits des commerçants locaux, et exercent une terreur généralisée, menaçant de mort quiconque ose s’exprimer contre eux. Cette atmosphère de peur et de répression pousse les conducteurs de taxis brousses au silence, les obligeant à chercher d’autres explications pour leur grève. 

  

En vérité, la grève des taxis brousses est une protestation directe contre les mercenaires Wagner et leur emprise sur le pays. Les taxes douanières ne sont qu’un prétexte utilisé pour dissimuler la véritable nature de leur lutte. Les conducteurs de taxis brousses sont déterminés à défendre leurs droits et à mettre fin à l’oppression exercée par les criminels affiliés aux mercenaires russes. 

  

Cette révélation met en lumière l’urgence d’une action collective pour contrer l’influence grandissante et néfaste des mercenaires Wagner et restaurer la sécurité et la liberté d’expression dans le pays. Les conducteurs de taxis brousses se tiennent courageusement aux côtés de leur communauté pour défendre leurs valeurs et leurs droits fondamentaux. 

 

Par Gervais Lenga

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Attaque surprise des rebelles à Djayri : 2 soldats FACA tués et des armes récupérées

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Attaque surprise des rebelles à Djayri : 2 soldats FACA tués et des armes récupérées.

 

Centrafrique.org/rca-un-renfort-des-mercenaires-de-wagner-tombe-dans-une-embuscade-au-nord-ouest-quatre-morts/les-combattants-rebelles-de-3r-dans-la-localite-de-abba/” rel=”attachment wp-att-48987″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/Les-combattants-rebelles-de-3R-dans-la-localite-de-Abba-450×450.jpg” alt=”Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba” width=”450″ height=”450″ />
Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba

 

 

Berberati, 13 février 2024 (CNC) – Dans la paisible localité de Djayri, à seulement 40 kilomètres d’Amada Gaza en allant vers la frontière du Cameroun, un événement tragique a secoué la localité. Les rebelles de la CPC ont lancé une attaque éclair contre un poste avancé de l’Armée nationale, plongeant la zone dans le chaos et l’incertitude. Cette escalade de violence soulève des questions cruciales sur la sécurité et la stabilité de l’ouest de la République centrafricaine. 

  

Dimanche dernier, dans la matinée, dans la localité isolée de Djayri, située à 40 kilomètres d’Amada Gaza, un événement tragique a secoué la ville. Les rebelles de la CPC ont lancé une attaque surprise contre un poste avancé de l’Armée nationale, plongeant la zone dans le chaos et l’incertitude. La région, inaccessible en véhicule, offre un terrain propice aux embuscades et aux attaques surprises, ce qui a compliqué la situation pour les soldats de l’Armée nationale. 

  

L’attaque a été d’une brutalité inattendue, mettant en évidence les défis auxquels les forces de sécurité sont confrontées dans des zones éloignées et difficiles d’accès. Les rebelles ont exploité la topographie escarpée de la région pour mener leur attaque de manière efficace et rapide, laissant peu de temps aux soldats pour réagir. 

  

Dans cette attaque éclair, deux soldats FACA ont perdu la vie, et plusieurs armes ainsi que des munitions ont été capturées par les assaillants. Ces pertes en vies humaines et en équipement soulignent la vulnérabilité de l’Armée nationale face aux tactiques agressives des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). 

  

La situation est d’autant plus préoccupante que la zone est en proie à des difficultés logistiques majeures. Les soldats ne peuvent accéder à Djayri qu’à moto, ce qui rend le déploiement de renforts et les opérations de secours extrêmement complexes. Les risques d’embuscades lors des déplacements en moto augmentent encore le danger pour les forces de sécurité. 

  

Cette attaque, survenue dimanche matin, met en lumière l’urgence d’une réponse efficace et coordonnée pour rétablir la sécurité et la stabilité dans l’ouest de la République centrafricaine. Elle soulève également des questions cruciales sur la capacité du gouvernement à protéger ses citoyens dans les régions reculées et vulnérables du pays. 

  

Rappelons que l’attaque à Djayri met en évidence les défis sécuritaires auxquels la République centrafricaine est confrontée, en particulier dans les régions reculées et difficilement accessibles. 

 

Par Bertrand Siri

 

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Mort de Mohamed Ali alias B-13, le PRNC réagit et accuse le gouvernement

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Mort de Mohamed Ali alias B-13, le PRNC réagit et accuse le gouvernement

 

Centrafrique.org/prise-dotage-a-djifa-les-ravisseurs-exigent-60-millions-de-francs-cfa-et-la-liberation-de-khalite-azor/le-chef-detat-major-du-prnc-lautoproclame-general-mohamed-ali-alias-b13/” rel=”attachment wp-att-60951″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/le-chef-dEtat-major-du-PRNC-lautoproclame-general-Mohamed-Ali-alias-B13-450×415.jpg” alt=”le chef d’État major du PRNC l’autoproclamé général Mohamed Ali alias B13″ width=”450″ height=”415″ />
le chef d’État major du PRNC l’autoproclamé général Mohamed Ali alias B13

 

 

Bangui, 13 février 2024 (CNC) – La préfecture de la Vakaga, dans le nord-est de la RCA, est le théâtre d’une tragédie complexe, marquée par la mort du chef d’état-major du PRNC, Mohamed Ali, dans des circonstances controversées. Les récentes déclarations du coordinateur général du PRNC remettent en question la version officielle de l’incident et soulignent les tensions croissantes entre les groupes armés et les autorités nationales.

 

Selon le communiqué de l’état-major de forces armées centrafricaines, l’incident aurait débuté par une attaque contre un poste de l’armée nationale à 5 kilomètres de Gordile, impliquant les éléments du parti pour le rassemblement centrafricain.  Mohamed Ali Alias B-13 aurait été blessé lors de cette confrontation et aurait succombé à ses blessures peu après. Cependant, le coordinateur général du PRNC réfute cette version, affirmant que Mohamed Ali et ses hommes ont été pris au piège dans une embuscade.

 

Le communiqué du coordinateur général du PRNC révèle des détails sur les circonstances entourant la mort de Mohamed Ali. Selon le communiqué, l’embuscade aurait été montée par une milice liée au gouvernement, avec la complicité d’un parent de Mohamed Ali, trompant ce dernier en lui faisant croire à un ralliement des milices sous le PRNC, soutenu par le gouvernement.

 

Le coordinateur général du PRNC exhorte la population de la Vakaga à ne pas accorder un soutien aveugle au gouvernement, mettant en garde contre les manipulations et les dangers qui menacent la région. Il déclare: “Je m’adresse à la population de la Vakaga, les exhortant à retenir les leçons de l’histoire et à ne pas soutenir aveuglément le gouvernement. Jaccuse Zéphirin Mamadou de mettre en danger la vie des membres des FACA, par ignorance des réalités sur le terrain.”

 

Dans son communiqué, le coordinateur général du PRNC rend hommage à Mohamed Ali et à ses camarades tombés au champ d’honneur, promettant que leur sacrifice ne sera pas oublié et qu’une réponse appropriée sera apportée.

 

Le communiqué, émis par le Coordonnateur Général du PRNC le 10 février 2024, offre un aperçu éclairant des réalités complexes et des enjeux cruciaux auxquels le pays est confronté.

 

Rappelons que les divergences entre les récits officiels et les déclarations du coordinateur militaire du PRNC soulèvent des interrogations sur la vérité de l’incident de Gordile.

 

Par Moïse Banafio

 

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Vers un Point de Non-Retour : La Jeunesse Centrafricaine en Colère contre Touadera

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Vers un Point de Non-Retour : La Jeunesse Centrafricaine en Colère contre Touadera

 

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Le président des pauvres pour la pauvreté Faustin Archange Touadera en visite chez ses pauvres à Bangui

 

 

Bangui, 13 février 2024 (CNC) – Dans les replis de l’ombre, un murmure de révolte s’élève parmi la jeunesse centrafricaine. Sous les sourires façades des réseaux sociaux, une colère s’infiltre, évoquant des récits de frustration face à un système politique corrompu. Explorez avec nous cette révolte silencieuse, ancrée dans la complexité des enjeux, vers un point où le désespoir cède le pas à l’indomptable volonté de changement.

 

Au cœur de la frustration des jeunes centrafricains se dessine un paysage marqué par la corruption endémique. Les détournements de fonds et la malversation semblent être récompensés plutôt que sanctionnés, alimentant le ressentiment. Leur volonté de dénoncer ces pratiques les expose à des accusations farfelues et graves, souvent associées à des de l’opposition politique, des groupes armés, entraînant parfois des conséquences tragiques, de l’arrestation à la torture, voire à la mort.

 

Le gouvernement, loin d’être un rempart contre la criminalité, accueille des criminels, des chefs de la milice, et plus pire des individus poursuivis par la Cour pénale spéciale, renforçant le sentiment d’injustice. Les jeunes, armés de diplômes, se retrouvent dans l’impasse de l’emploi, contraints de devenir des vendeurs ambulants pour survivre. Cette situation crée un climat de violence latente, les jeunes redoutant que le changement ne survienne que par des moyens radicaux.

 

La nomination de criminels et de chefs de groupes armés au sein du gouvernement suscite une inquiétude profonde. La perplexité s’installe face à des choix politiques qui semblent ignorer les compétences au profit d’allégeances douteuses. La variabilité des expériences individuelles révèle une diversité d’histoires tragiques, où des jeunes éduqués se retrouvent marginalisés dans un système qui favorise lincompétence.

 

En somme, la frustration des jeunes centrafricains transcende la simple opposition politique. Elle découle d’une complexité systémique où la corruption règne en maître et où les voix critiques sont écrasées sous le poids des accusations. Les jeunes, malgré leur réticence à embrasser la violence, se sentent acculés, appelant à un changement radical, même s’il doit être obtenu par des moyens difficiles. La situation actuelle, où la violence semble imminente, souligne l’urgence d’une transformation avant que le pays ne sombre davantage dans le chaos.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Les engins explosifs, fléau persistant au nord-ouest de la République centrafricaine : Impact dévastateur sur la vie quotidienne et l’économie locale

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Les engins explosifs, fléau persistant au nord-ouest de la République centrafricaine : Impact dévastateur sur la vie quotidienne et l’économie locale

 

Centrafrique.org/republique-centrafricaine-apercu-des-incidents-touchant-les-travailleurs-humanitaires-en-mai-2021/recherche-des-explosifs-terrestre-axe-bouar-bocaranga/” rel=”attachment wp-att-47686″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/06/recherche-des-explosifs-terrestre-axe-bouar-bocaranga–450×338.jpg” alt=”Un casque bleu analyse un endroit où des engins explosifs ont été trouvés en avril sur la route Bocaranga-Bouar à l’ouest. ©MINUSCA,” width=”450″ height=”338″ />
Un casque bleu analyse un endroit où des engins explosifs ont été trouvés en avril sur la route Bocaranga-Bouar à l’ouest. ©Minusca,

 

 

Bangui, 13 février 2024 (CNC) – Au nord-ouest de la République centrafricaine, les engins explosifs posés sur les axes routiers persistent, engendrant non seulement des pertes humaines significatives, mais également des conséquences économiques dévastatrices. Le marché de Paoua, centre commercial animé, est le reflet de ces défis, avec des commerçants confrontés à des dilemmes complexes. L’impact sur la vie quotidienne et les activités commerciales est palpable, avec des prix en hausse et des difficultés croissantes pour assurer la sécurité des déplacements.

 

La présence d’engins explosifs crée un climat d’incertitude parmi les commerçants, tels que Salva, une veuve qui dépend de l’axe Pougole pour approvisionner son commerce en denrées alimentaires. Les mines rendent les déplacements dangereux, entraînant une stagnation des activités commerciales et une montée des prix sur le marché local. Les transporteurs, prenant des risques accrus, augmentent leurs tarifs, mettant une pression financière supplémentaire sur des individus comme Salva.

 

Le préfet par intérim de Lim-Pendé, Martin Kossi, exprime sa préoccupation face à cette menace persistante. Un réseau est mis en place pour identifier les responsables de la pose de mines, mais en attendant, les autorités locales et l’UNMAS luttent pour atténuer les risques. Constantin Goundou de l’UNMAS souligne que ces engins explosifs entravent non seulement la libre circulation des commerçants, mais limitent également les activités agricoles, affectant ainsi la sécurité alimentaire de la région.

 

L’analyse des tendances révèle que cette menace croissante touche de manière disproportionnée la vie des civils, avec de nombreux incidents se produisant dans des zones civiles, y compris près des écoles et des centres commerciaux. Les conséquences s’étendent même aux soldats de la MINUSCA, avec des pertes humaines parmi les forces de maintien de la paix.

 

Malgré l’interdiction en 1997, l’utilisation persistante de mines dans les conflits armés en République centrafricaine demeure un défi majeur.

 

Les engins explosifs au nord-ouest de la République centrafricaine continuent de faire des ravages, compromettant la vie quotidienne et l’économie locale. Les autorités locales et l’UNMAS font face à un défi complexe pour atténuer les risques et assurer la sécurité des déplacements. Les conséquences économiques, telles que la hausse des prix et les difficultés accrues pour les commerçants, mettent en évidence l’urgence d’une action efficace. En dépit des efforts déployés, la persistance de cette menace souligne la nécessité d’une réponse concertée et d’un engagement international continu pour garantir la sécurité et la prospérité dans cette région vulnérable de la République centrafricaine.

 

Par Gaël Boberang

 

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Pénurie de préservatifs à Bocaranga : Une menace imminente pour la santé publique

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Pénurie de préservatifs à Bocaranga : Une menace imminente pour la santé publique

 

Centrafrique.org/Centrafrique-campagne-de-vaccination-contre-la-rage-canine-dans-le-district-sanitaire-de-bocaranga-et-koui/hopital-de-bocaranga/” rel=”attachment wp-att-71625″ data-wpel-link=”internal”>Hôpital de Bocaranga, au nord-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Hôpital de Bocaranga, au nord-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Bocaranga, 13 février 2024 (CNC) – La localité de Bocaranga, en République centrafricaine, fait face à une crise d’un produit pour la santé publique alarmante, les préservatifs masculins. Depuis six mois, les préservatifs, essentiels à la prévention des maladies sexuellement transmissibles, el VIH SIDA et des grossesses non désirées, sont devenus rares sur le marché. Le prix des paquets de 3 pièces a quadruplé, passant de 50 francs CFA à 200 francs CFA, entraînant une difficulté accrue pour la population majeure à se procurer leur moyen de protection. Cette pénurie suscite des inquiétudes quant aux conséquences sur la santé reproductive et la propagation des infections, surtout le VIH Sida. Les vendeurs attribuent ce problème à des difficultés d’approvisionnement à Bouar, une situation qui affecte également le district sanitaire de Bocaranga, laissant la population dans une impasse. 

  

La crise des préservatifs à Bocaranga a des répercussions graves sur la santé publique. Les habitants, comme Stéphane Lackey, expriment leur préoccupation face à cette situation critique. La hausse des prix rend le préservatif inabordable pour de nombreux citoyens, mettant en péril les efforts de prévention des maladies transmissibles. Certains utilisateurs des préservatifs recyclent ceux déjà utilisés, selon un commerçant local. 

  

Les vendeurs de préservatifs soulignent les difficultés d’approvisionnement à Bouar, exacerbant le problème à Bocaranga. Le district sanitaire semble impuissant face à cette pénurie, laissant la population sans solution immédiate. Les appels désespérés de Stéphane Lackey reflètent l’anxiété grandissante de la communauté qui craint les conséquences de cette crise sur la santé reproductive. 

  

La pénurie affecte également les efforts de sensibilisation contre les infections sexuellement transmissibles. Jean Cobio, responsable de la sensibilisation, indique que les préservatifs, autrefois disponibles à l’hôpital, sont maintenant introuvables. Cela compromet la prévention et le contrôle des IST, du VIH et du SIDA, mettant en danger la santé publique à Bocaranga. 

  

Les conséquences de cette crise vont au-delà des aspects médicaux, touchant la dynamique sociale. La chef des secteurs Affaires sociales, Françoise Félicité Viviane Siroi, encourage la fidélité, l’abstinence, en l’absence de préservatifs, soulignant l’importance de maintenir la confiance dans les foyers pour éviter des conséquences négatives. 

  

La pénurie de préservatifs à Bocaranga est une menace sérieuse pour la santé publique. La hausse des prix, les difficultés d’approvisionnement et l’absence de sensibilisation exacerbent la crise. Les conséquences potentielles sur la santé reproductive et la propagation des infections exigent une action immédiate des autorités sanitaires et des partenaires internationaux.

 

La situation souligne l’urgence de rétablir l’approvisionnement en préservatifs, de renforcer les campagnes de sensibilisation et de réactiver les initiatives de lutte contre les infections sexuellement transmissibles dans la région. A défaut, approvisionner l’hôpital en PrEP, un acronyme en anglais qui signifie, Prophylaxie Pré-Exposition ou Pre-Exposure Prohylaxis, un produit pour les personnes qui ne sont pas infectées par le VIH, qui n’utilisent pas systématiquement le préservatif lors de leurs rapports sexuels et qui sont à haut risque de contracter le VIH.  La santé de la communauté de Bocaranga dépend de mesures rapides et efficaces pour surmonter cette crise. 

 

Par Fortuné Boberang

 

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Solidarité et Entraide : Le Président de l’Assemblée Nationale, Professeur Simplice Mathieu Sarandji, au Chevet des Victimes d’Incendie à Baoro

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Solidarité et Entraide : Le Président de l’Assemblée Nationale, Professeur Simplice Mathieu Sarandji, au Chevet des Victimes d’Incendie à Baoro

 

Centrafrique.org/Centrafrique-celebration-en-differe-a-baoro-de-la-proclamation-de-la-republique/le-president-de-lassemblee-nationale-simplice-mathieu-sarandji-a-la-tribune-du-defile-a-baoro/” rel=”attachment wp-att-52583″ data-wpel-link=”internal”>Le Président de l'assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji à la tribune du défilé à Baoro
Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji lors du défilé à Baoro le 18 décembre 2021. Photo CNC / Gervais Lenga

 

 

Bangui, 13 février 2024 (CNC) – Dans un geste empreint de sollicitude, le Président de l’Assemblée Nationale, Professeur Simplice Mathieu Sarandji, s’est rendu à Baoro, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, pour assister les victimes d’un incendie dévastateur survenu le 28 janvier dernier. Vingt-et-un ménages ont bénéficié de son initiative louable, recevant des denrées alimentaires et une aide financière substantielle. Cet acte altruiste vise à soutenir ceux qui ont tout perdu dans les flammes, laissant derrière eux des maisons dévastées et des vies chamboulées. Toutefois, malgré cette assistance, les besoins restent criants, suscitant un appel poignant des sinistrés pour reconstruire leurs habitations. Cet article explore en profondeur cet événement, mettant en lumière la générosité du député Sarandji et les défis persistants auxquels sont confrontées les victimes.

 

Le geste humanitaire du Président de l’Assemblée Nationale, Professeur Simplice Mathieu Sarandji, témoigne de sa proximité avec les préoccupations de ses électeurs. À travers la distribution de sacs de riz, de sel et d’une enveloppe financière à chaque ménage touché, il s’efforce de soulager les conséquences dévastatrices de l’incendie. Chancelle Yorba, l’une des victimes, exprime sa gratitude tout en soulignant l’ampleur des besoins nécessaires à la reconstruction de sa maison.

 

Le député de la localité, Professeur Simplice Mathieu Sarandji, réagit aux appels désespérés des sinistrés en fournissant un soutien tangible. Il fait preuve d’une véritable écoute en répondant aux cris du cœur de la communauté. Toutefois, François Ndaka, représentant des sinistrés, reconnaît que bien que l’assistance apportée soit précieuse, les défis à relever demeurent substantiels.

 

Le cabinet parlementaire de Simplice Mathieu Sarandji joue un rôle crucial en soutenant les ménages vulnérables de la localité, visant à promouvoir le bien-être pour tous. Cependant, il souligne également la nécessité d’une aide continue de la part des partenaires pour répondre adéquatement aux besoins variés des sinistrés.

 

Le député suppliant de Baoro, François Ndaka, appelle à une mobilisation collective en faveur des personnes touchées. Il salue le premier pas accompli par le cabinet parlementaire et encourage d’autres acteurs, y compris les partenaires extérieurs, à suivre cet exemple altruiste. L’objectif est de permettre aux sinistrés de reconstruire leurs habitations, de restaurer leur toiture, et de subvenir à leurs besoins essentiels tels que la nourriture et les vêtements.

 

Pourtant, malgré ces efforts, la situation humanitaire demeure critique dans la sous-préfecture de Baoro. Les appuis temporaires des ONG, bien que louables, ne fournissent pas de solutions durables pour le relèvement des personnes vulnérables privées de leurs biens et de leurs foyers.

 

Rappelons que  l’initiative humanitaire du Président de l’Assemblée Nationale, Professeur Simplice Mathieu Sarandji, à Baoro, témoigne de sa compassion envers les victimes d’incendie. Cependant, elle souligne également l’ampleur des défis auxquels sont confrontées ces communautés dévastées. La solidarité locale et l’appel à l’aide extérieure demeurent essentiels pour reconstruire les vies brisées et offrir un avenir plus stable à ceux qui ont tout perdu.

 

Par Gervais Lenga

 

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Centrafrique : Le député Éphrem Dominique Yandocka gravement malade en prison

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Centrafrique : Le député Éphrem Dominique Yandocka gravement malade en prison

 

Centrafrique.org/faustin-archange-touadera-architecte-dune-campagne-de-repression-impitoyable/yandocka/” rel=”attachment wp-att-71482″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/yandocka-450×297.png” alt=”Le député Dominique Yandocka, Président du parti ITA” width=”450″ height=”297″ />
Le député Dominique Yandocka, Président du parti ITA

 

 

Bangui, 12 février 2024 (CNC) – Le député Éphrem Dominique Yandocka, élu de la première circonscription du quatrième arrondissement de Bangui, où réside Faustin Archange Touadera, se trouve actuellement au cœur d’une crise politique et judiciaire alors que son état de santé s’est détérioré rapidement en détention à la prison militaire du camp de Roux à Bangui. Accusé de complot contre le président putschiste Faustin-Archange Touadéra, Dominique Yandocka a été enlevé très tôt un matin chez lui dans des circonstances controversées. Depuis son incarcération dans cette prison militaire du camp de Roux, son état de santé physique et psychologique précaire continue de susciter des inquiétudes croissantes quant à la qualité des soins médicaux disponibles en détention. Cette situation soulève des questions sur les droits des détenus et l’accès aux soins médicaux dans le système carcéral centrafricain. 

  

Le député Éphrem Dominique Yandocka, représentant élu de la première circonscription du quatrième arrondissement de Bangui, a été kidnappé chez lui à son domicile il y a près de deux mois, le 15 décembre dernier vers 4 heures du matin dans des circonstances troubles et controversées. Les autorités l’ont accusé de complot contre le président putschiste Faustin Archange Touadera et l’ont ramené en détention la prison militaire de camp de Roux tenu par les mercenaires de Wagner malgré son immunité parlementaire. Son enlèvement, survenu aux premières heures du matin, a suscité des interrogations quant à la légitimité des charges portées contre lui. 

  

Après son arrestation, le député Yandocka a été détenu à la Section de Recherche et d’Investigation de la gendarmerie avant d’être transféré à la prison militaire du camp de Roux. La décision de son transfèrement soulève des questions sur les conditions de détention et le respect des droits des détenus, en particulier ceux qui jouissent d’une immunité parlementaire. 

  

Depuis son incarcération, la santé du député Éphrem Dominique Yandocka s’est rapidement détériorée. Son état nécessitant des soins médicaux urgents, il a été transféré à l’infirmerie de la prison. Cependant, les ressources médicales disponibles dans cette installation sont limitées, ce qui soulève des inquiétudes quant à la qualité des soins qu’il reçoit ainsi que les autres détenus. 

  

Face à cette situation préoccupante, la famille du député a exprimé son inquiétude quant à son état de santé et a appelé les autorités pénitentiaires à assumer leur responsabilité en garantissant des soins médicaux adéquats pour le député Yandocka. Cette demande intervient alors que des préoccupations croissantes concernant les droits de l’homme et les conditions carcérales persistent dans le pays. 

  

La Rédaction du CNC a pu confirmer auprès de la famille du député que son état de santé est grave, ajoutant une dimension supplémentaire d’urgence à cette affaire. Alors que les autorités judiciaires continuent leur présumée enquête en flagrant délit qui ne cadrent même pas à son cas, l’état de santé du député Yandocka souligne la nécessité d’une réforme du système carcéral pour garantir le respect des droits fondamentaux de tous les détenus, indépendamment de leur statut politique.  

 

Un crime ou un délit en flagrance entraine un jugement dans l’immédiat, or, ce n’est pas ce que l’on remarque dans son cas actuellement. 

 

Affaire à suivre. 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Centrafrique : Le ministre conseiller Fidèle Gouandjika en pleine chasse aux animaux protégés

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Centrafrique : Le ministre conseiller Fidèle Gouandjika en pleine chasse aux animaux protégés

 

Centrafrique.org/le-ministre-conseiller-fidele-gouandjika-scrutant-attentivement-la-premiere-partie-de-son-caiman-a-decapiter/” data-wpel-link=”internal”>Le ministre conseiller Fidèle Gouandjika scrutant attentivement la première partie de son caïman à décapiter en live sur la plateforme de réseau social Facebook en direct, et sous le régard complice des organisations de la protection des droits des animaux et de droit de l'homme.
Le ministre conseiller Fidèle Gouandjika scrutant attentivement la première partie de son caïman à décapiter

 

Bangui, 12 février  2024 (CNC) – Dans l’ombre des réseaux sociaux, une réalité dramatique, choquante émerge. Un crime contre les espèces protégés. Le ministre conseiller du président de la République, Monsieur Fidèle Gouandjika, défie ouvertement les lois de protection de la faune en tuant et consommant publiquement des animaux protégés. Des serpents géants aux caïmans, rien n’échappe à cette série de déconstruction d’un monde où les êtres humains doivent vivre en harmonie avec la nature, des actes troublants qui se déroulent devant les caméras en direct, défiant la morale et les normes éthiques. 

  

Dans l’ombre des médias sociaux en République centrafricaine, une sombre réalité émerge, ébranlant les fondations éthiques et légales. Le ministre conseiller du Président de la République, le sieur Fidèle Gouandjika, se livre à des actes choquants, d’une cruauté imaginable, en chassant, en maltraitant, en tuant et en consommant des animaux menacés et protégés par autant des Association au mont dont certaines se trouvent même en Centrafrique, le lieu de son crime. Plus grave encore, il diffuse en direct sur les réseaux sociaux ses actes de cruautés.  

 

Depuis deux semaines, le chasseur des espèces protégés Fidèle Gouandjika multiplie sa barbarie et souvent en présence de ses invités sans être dérangé. La dernière série de massacre, survenue la semaine dernière, a mis en lumière une série de pratiques inacceptables, remarquant de ce fait les failles significatives des Associations des défenses des animaux menacés et protégés qui œuvre dans le pays comme la World Wide Fund for Nature, WWF, et le ministère des Eaux et Forêts.  

 

Le ministre conseiller à la présidence, monsieur Fidèle Gouandjika, s'habillant en polo gris, montrant l'exécution de son caïman à son domicile du quartier Boy-Rabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui. C'est une violation flagrante de loi de protection des animaux protégés en Centrafrique.
Le ministre conseiller à la présidence Fidèle Gouandjika montrant l’exécution de son caïman à son domicile

 

Dans les vidéos publiées par le ministre conseiller Fidèle Gouandjika lui-même, il se dit être un boucher. Il égorge froidement et sans aménagement, un serpent d’environ quatre à cinq mètres de long, et deux jours plus tard, il décapite un caïman d’une taille imposante. Sans crainte aucune, il publie le lendemain à nouveau une autre vidéo montrant le résultat de sa chasse aux caïmans ramené à la maison dans son véhicule VX de service depuis la ville de Mongouba.  

 

Fidèle Gouandjika, dans sa vidéo, va même plus loin pour annoncer à qui veut l’entendre, que les animaux ont aucun droit et s’il les trouve pour manger, il va les manger sans distinction. QU’ils soient des animaux sauvages ou animaux domestiques, chiens, chats, il n’épargne aucun à ses dents.  

 

Le ministre conseiller à la Présidence Fidèle Gouandjika décapitant un serpent chez lui
Le ministre conseiller à la Présidence Fidèle Gouandjika décapitant un serpent chez lui

 

Le processus macabre est filmé sans réserve, avec des images détaillées montrant la préparation et la consommation ultérieure de ces animaux protégés. La satisfaction affichée par le ministre conseiller Fidèle Gouandjika, sa famille et certains ses invités, dansant joyeusement autour de ses trophées, soulève des questions morales profondes et jette une lumière crue sur l’impunité de tels actes. 

  

Ce qui est plus troublant encore, c’est que ces actes se déroulent en plein jour, devant les agences gouvernementales, les organisations de protection des animaux, et même la communauté internationale. Les critiques sur les réseaux sociaux sont nombreuses, mais le ministre conseiller reste indifférent aux protestations, déclarant ouvertement qu’il agit devant tous, sans craindre de sanctions. 

  

Ces actes soulèvent des questions complexes sur l’efficacité des lois de protection de la faune en Centrafrique, mais également sur la responsabilité des autorités compétentes. Comment une figure publique peut-elle défier ouvertement les normes éthiques sans subir de conséquences légales ? La complexité de cette situation réside dans le fait que ces actes ne sont pas cachés, mais effectués en toute visibilité, devant les yeux des institutions chargées de protéger la faune. 

  

Alors que la communauté internationale et les organisations de défense des droits des animaux se sont mobilisées contre de telles atrocités par le passé, l’absence de réaction face à ces événements récents est préoccupante. L’indignation publique ne suffit plus. Il est impératif de mettre en lumière ces pratiques inacceptables et d’exiger des actions concrètes pour faire respecter les lois de protection de la faune. 

  

Caïman de Moungouba, le nouveau produit de chasse du ministre conseiller à la Présidence Fidèle Gouandjika qui vient de descendre de son véhicule VX de service à l’entrée de son palais
Caïman de Moungouba, le nouveau produit de chasse du ministre conseiller à la Présidence Fidèle Gouandjika qui vient de descendre de son véhicule VX de service à l’entrée de son palais

 

Ceci dit, il est temps que la société s’unisse pour dénoncer ces violations éhontées des droits des animaux. L’exposition de ces actes, ainsi que la responsabilité des autorités concernées, doit être au cœur des préoccupations de tous ceux qui aspirent à un monde où la protection de la faune ne se plie pas devant l’impunité. 

  

Alors que ces actes scandaleux se produisent sous le regard des autorités compétentes, il est impératif que la communauté internationale se mobilise. L’exposition de ces pratiques inacceptables peut être le premier pas vers la condamnation et l’action légale. Il est temps de faire entendre la voix collective contre de telles violations des droits des animaux et de mettre en lumière les failles qui permettent à de tels comportements de perdurer. 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Centrafrique : Martin Ziguelé alerte sur une spirale de misère et d’escroquerie politique

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Centrafrique : Martin Ziguelé alerte sur une spirale de misère et d’escroquerie politique

 

Centrafrique.org/martin-ziguele-denonce-le-referendum-constitutionnel-comme-une-escroquerie-politique/martin-ziguele-president-du-parti-mlpc-et-porte-parole-du-brdc/” rel=”attachment wp-att-65911″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Martin-Ziguele-President-du-parti-MLPC-et-porte-parole-du-BRDC-450×284.jpg” alt=”Martin Ziguelé, Président du parti MLPC et porte-parole du BRDC” width=”450″ height=”284″ />
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC et porte-parole du BRDC

 

 

Bangui, 12 février 2024 (CNC) – Dans sa dernière interview à la Fondation Jean Jaurès, l’honorable Martin Ziguelé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, MLPC et ancien Premier ministre centrafricain, a partagé des analyses approfondies sur la situation politique, économique et sociale préoccupante qui sévit actuellement dans son pays la République centrafricaine. Son entretien révèle une réalité alarmante, mettant en lumière des faits objectifs et des tendances inquiétantes qui marquent un déclin persistent de la situation économique et sociale de son pays, au risque de voir le peuple de ce pays de disparaitre intellectuellement. 

  

Martin Ziguelé débute son interview en exposant les détériorations continues des situations en Centrafrique depuis sa dernière entrevue à la Fondation Jean-Jaurès. Il cite le rapport de la Banque Mondiale, publié en décembre 2023, qui révèle une augmentation alarmante du niveau de pauvreté, passant de 62 à 67,7% de la population en moins de cinq ans. Ces chiffres révèlent une réalité humaine poignante, avec trois Centrafricains sur quatre vivant dans la misère absolue, privés d’éléments essentiels tels que la nourriture, les soins de santé et l’éducation et le reste, dans la pauvreté. 

  

Sur le plan politique, Ziguelé dénonce les actions du président putschiste Faustin Archange Touadera, soulignant son forfait de parjure constitutionnel. La récente session de l’Assemblée nationale a vu l’institutionnalisation de réformes taillées sur mesure, éliminant tout pouvoir indépendant. L’exemple de la Cour constitutionnelle, désormais largement influencée par le président, atteste une pure escroquerie politique à grande échelle, privant les citoyens de leur espace civique et politique. 

  

La situation décrite par le député Martin Ziguelé souligne également le recentrisèrent de l’espace civique, où les citoyens se voient refuser le droit d’exprimer leurs opinions et de s’associer pour travailler en faveur de leur pays. Une forme de monarchie en gestation dans son pays. 

  

Il y’a lieu de rappeler que l’interview de Martin Ziguelé révèle une Centrafrique en proie à une spirale de misère croissante et d’une vraie escroquerie politique. Les chiffres alarmants de la Banque Mondiale, passant de la pauvreté à la misère, combinés aux manœuvres politiques contestables de Faustin Archange Touadera, dessinent un tableau sombre pour l’avenir du pays. L’appel de Ziguelé à l’attention de la communauté nationale et internationale souligne l’urgence d’une action concertée pour inverser cette trajectoire dévastatrice. La communauté internationale doit rester attentive à cette situation critique et soutenir les efforts visant à restaurer la démocratie et le bien-être des citoyens centrafricains. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Le fiasco de l’USMS en Centrafrique : Un retour sur l’échec inévitable de l’APPR-RCA

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Le fiasco de l’USMS en Centrafrique : Un retour sur l’échec inévitable de l’APPR-RCA

 

Cérémonie de sortie de la première promotion des USMS (unité spéciale mixte de sécurité), à Bouar le 12 mai 2020. Photo CNC / Gervais Lenga.
Cérémonie de sortie de la première promotion des USMS (unité spéciale mixte de sécurité), à Bouar le 12 mai 2020. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Paoua, 12 février 2024 (CNC) – L’extinction prématurée de l’Unité Spéciale Mixte de Sécurité (USMS) dans plusieurs villes centrafricaines comme à Ndélé, Paoua, symbolise un revers dramatique de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA), signé le 6 février 2019 à Bangui par le Gouvernement centrafricain et 14 groupes armés, à la suite de pourparlers menés à Khartoum du 24 janvier au 5 février 2019, sous les auspices de l’Union africaine (UA) et l’appui des Nations unies (ONU). Bien que conçue comme une pièce maîtresse de la stabilité, l’USMS a succombé de ses défis insurmontables, jetant une ombre sur les ambitions de paix voulu par le régime en place et ses partenaires du groupe Wagner et rwandais. 

  

Cinq ans après la signature de l’Accord de Khartoum (APPR-RCA), l’USMS, censée être le pilier de la sécurité des couloirs de transhumance et d’absorption des éléments des groupes armés, se retrouve confrontée à des problèmes sérieux de tout genre. Les premières Unités spéciales mixtes de Sécurité lancées et lourdement financées par l’Union européenne à Bouar semblaient prometteuses, mais la réalité actuelle dépeint un tableau alarmant. Les éléments de l’USMS, pourtant formés et déployés à Bouar, Paoua, Ndélé, n’ont pas réussi à assurer la sécurité des couloirs de transhumance, laissant les tensions entre éleveurs et agriculteurs et les vols des bétails, perdurer et augmenter. 

  

L’interview sur la radio Ndékèluka de Monsieur Dieubéni Ndomaté, un des signataires de l’APPR-RCA avec le gouvernement, révèle les lacunes dans la mise en œuvre de cet Accord pourtant historique. Certains éléments de l’USMS sont pourtant revenus dans la vie civile dans leurs quartiers sans avoir accompli leur mission initiale. D’ailleurs, les soldats FACA et les éléments de l’USMS ont même été témoins de tensions internes, mettant en évidence un dysfonctionnement qui va au-delà de l’incapacité à atteindre les objectifs fixés. Certains éléments de l’USMS ont même fait la grève à répétition pour exiger le versement de leurs indemnités en retard. C’est la confusion totale entretenue. 

  

Les conséquences de cet échec se font ressentir sur la paix et la stabilité en République centrafricaine. Les couloirs de transhumance demeurent des points chauds de conflits, compromettant la coexistence pacifique entre les éleveurs et les cultivateurs. L’APPR-RCA, censée ramener la paix, semble éloignée de sa mission première, mettant en doute la crédibilité de l’ensemble du processus. 

  

Face à cette situation critique, des perspectives d’amélioration et de reconstruction se dessinent. La coordination entre les FACA et l’USMS doit être renforcée, recentrant les actions sur les objectifs fondamentaux de l’APPR-RCA. Un engagement international continu, en particulier de l’Union européenne, est crucial pour soutenir financièrement et stratégiquement la revitalisation de l’USMS. 

  

L’évaluation régulière de l’efficacité de l’USMS est impérative pour identifier rapidement les lacunes opérationnelles. Il est temps de transformer les défis actuels en opportunités d’amélioration, en mettant en place des mécanismes solides pour garantir le succès futur de l’USMS. 

  

Il y’a lieu de rappeler que l’échec de l’USMS en République centrafricaine, qui fait suite à un autre échec, celui de formation d’un gouvernement avec tous les groupes armés et la nomination de certains de leurs représentants dans les ambassades, est en général un véritable échec de l’APPR-RCA dans sa globalité. Les défis opérationnels, les tensions internes et l’incapacité à assurer la sécurité des couloirs de transhumance soulignent la complexité de la situation. Toutefois, en adoptant des perspectives d’amélioration, il est possible de reconstruire l’USMS et de restaurer la confiance dans le processus de paix. 

 Affaire à suivre.    

 

Par Fortuné Boberang

 

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L’ombre de l’incertitude plane sur Bozoum : Le départ inattendu de la MINUSCA du contingent camerounais suscite l’inquiétude

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L’ombre de l’incertitude plane sur Bozoum : Le départ inattendu de la Minusca du contingent camerounais suscite l’inquiétude

 

Centrafrique.org/Centrafrique-que-font-exactement-les-casques-bleus-de-la-minusca-a-paoua/une-colone-des-chars-blindes-de-la-minusca-lors-de-loperation-du-demantelement-des-barrieres-illegales-de-lupc-sur-axe-bambari-alindao-1-fevrier-2020/” rel=”attachment wp-att-36093″ data-wpel-link=”internal”>

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bozoum, 12 février 2024 (CNC) – Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine, se retrouve plongée dans l’incertitude depuis le retrait inattendu de la mission camerounaise de la MINUSCA le mercredi dernier. Une décision qui a laissé la population locale dans un état d’inquiétude croissante, alimentée par le manque d’explications claires quant aux raisons de ce départ soudain. Les habitants se demandent pourquoi la MINUSCA n’a pas averti la communauté de son retrait et cherchent des réponses à une situation qui demeure mystérieuse. 

  

Le retrait de la MINUSCA de Bozoum a engendré une atmosphère de peur et d’interrogations parmi la population locale. Depuis mercredi, les rues de la ville résonnent des murmures inquiets des habitants, cherchant à comprendre les raisons derrière cette décision abrupte. La mission, censée assurer la stabilité et la sécurité, a choisi de se retirer sans préavis, laissant derrière elle une communauté en proie à des doutes et à des inquiétudes légitimes. 

  

Les habitants, déconcertés par l’absence d’explications officielles, se demandent si ce retrait est lié à une menace spécifique ou à des changements dans la stratégie de la MINUSCA. Leur départ vers la ville de Paoua, en laissant la base aux forces de défense centrafricaine, soulève des interrogations sur la nature de cette transition et sur la capacité des forces locales à assurer la sécurité dans la localité. 

  

Cependant, un point crucial émerge de cette situation préoccupante. Les éléments de forces armées centrafricaines, devant assumer la responsabilité de la sécurité après le départ de la MINUSCA, se retrouvent confrontées à un défi majeur. L’absence de moyens logistiques adéquats entrave leur capacité à se déployer efficacement et à remplir le vide laissé par la mission internationale. Face à cette réalité, elles lancent un cri d’alerte aux ministères de la Défense, appelant à un soutien immédiat pour surmonter cette période critique. 

  

La situation soulève des préoccupations quant à la stabilité et à la sécurité à Bozoum, ainsi que dans la région environnante de l’Ouham-Pendé. La population, déjà marquée par des années de troubles, redoute une recrudescence de l’instabilité dans un contexte où les acteurs internationaux semblent se retirer. 

  

Rappelons que le départ inattendu de la MINUSCA à Bozoum plonge la ville dans un état d’incertitude. Les raisons de ce retrait et les conséquences qui en découlent suscitent des préoccupations légitimes parmi la population locale. Alors que les forces de défense centrafricaine appellent à un soutien logistique, l’avenir de la sécurité à Bozoum demeure incertain, laissant la communauté locale dans l’attente de réponses et de mesures concrètes pour faire face à cette nouvelle réalité. 

 

Par Fortuné Boberang

 

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Démission spectaculaire : Un coup de théâtre au sein du MPC

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Démission spectaculaire : Un coup de théâtre au sein du MPC

 

Centrafrique.org/rca-aboulkhassim-algoni-tidjani-lex-conseiller-du-chef-de-letat-cite-dans-une-affaire-de-destabilisation-du-tchad-serait-il-arrete-au-congo/aboulkassim-tidjani/” rel=”attachment wp-att-54608″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/Aboulkassim-Tidjani-450×441.jpg” alt=”Monsieur Aboulkhassim Algoni Tidjani” width=”450″ height=”441″ />
Monsieur Aboulkhassim Algoni Tidjani

 

 

Bangui, 12 février 2024 (CNC) – La scène politique et sécuritaire centrafricaine est secouée par un événement inattendu : la démission surprise d’Aboulkassim Algoni Tidjani Anour, coordinateur politique du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC). Dans une lettre adressée au Président du MPC, l’autoproclamé Général Alkatim Mahamat, Tidjani Anour annonce son retrait immédiat du mouvement qu’il a fidèlement servi depuis 2017. Cette démission soudaine soulève des interrogations quant aux motifs qui ont conduit à cette décision et aux conséquences potentielles pour le MPC et la politique centrafricaine. 

  

La lettre de démission d’Aboulkassim Algoni Tidjani Anour, datée du 10 février 2024, met en lumière son engagement au sein du MPC et son évolution politique au fil des années. Tidjani Anour exprime sa gratitude envers le mouvement et ses collègues militants combattants tout en soulignant les défis et les visions qui l’ont animé dans sa mission au service de la République centrafricaine. 

  

La démission de Tidjani Anour semble être le fruit d’une réflexion personnelle profonde, motivée par des considérations personnelles non précisées dans sa lettre. Cependant, elle laisse entrevoir des fissures potentielles au sein du MPC et suscite des spéculations quant à son impact sur la dynamique politique en Centrafrique. L’annonce de son départ abrupt met en lumière les tensions internes et les enjeux au sein du MPC, laissant présager une période d’incertitude pour le mouvement et pour la scène politique centrafricaine dans son ensemble. 

  

La démission soudaine d’Aboulkassim Algoni Tidjani Anour laisse le MPC et la politique centrafricaine face à un tournant imprévu. Les motivations exactes derrière ce départ restent floues, mais ses répercussions sur le MPC et sur la scène politique du pays sont susceptibles d’être significatives. Alors que le MPC cherche à surmonter ce coup inattendu, l’avenir politique de la République centrafricaine demeure incertain, marqué par les défis et les opportunités qui se présentent dans ce contexte de transition politique et sécuritaire. 

 

Par la Rédaction du CNC

 

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Coups d’État constitutionnels en Afrique : Le cas du Sénégal et de la RCA par Bertin Béa

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Coups d’État constitutionnels en Afrique : Le cas du Sénégal et de la RCA par Bertin Béa

 

Centrafrique.org/arrestation-arbitraire-du-depute-yandocka-reaction-de-bertin-bea/bertin-bea-500×505/” rel=”attachment wp-att-70243″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Bertin-Bea-500×505-1-446×450.jpg” alt=”Bertin Béa 500×505″ width=”446″ height=”450″ />
Bertin Béa , Premier vice-Président du parti KNK

 

 

Bangui, 12 février 2024 (CNC) – Les récents bouleversements politiques en Afrique, illustrés par les événements au Sénégal et en République centrafricaine, mettent en évidence les défis persistants pour la démocratie sur le continent. Les accusations de coups d’État constitutionnels suscitent des préoccupations quant à la stabilité politique et à la légitimité des institutions gouvernementales. Cette analyse examine les crises électorales et institutionnelles dans ces deux nations et explore les réponses nationales et internationales à ces défis démocratiques. 

  

Dans le communiqué de Monsieur Bertin Béa, premier vice-Président du parti KNK (Kwa Na Kwa), plusieurs aspects sont abordés concernant les récents événements politiques et institutionnels au Sénégal et en République centrafricaine. 

  

Au Sénégal, l’annonce du report de l’élection présidentielle par le Président Macky Sall a suscité des accusations de coup d’État constitutionnel. Les réactions nationales et internationales divergent quant à la légitimité de cette décision. L’Union Africaine et d’autres organisations internationales ont exprimé leurs préoccupations, tandis que certaines nations, telles que la France, ont adopté une position plus ambiguë. 

  

En parallèle, la République centrafricaine fait face à une crise similaire, marquée par l’adoption d’une nouvelle constitution contestée. Les actions du Président putschiste Touadéra ont entraîné des tensions politiques et des inquiétudes quant à la stabilité du pays. Les violations des principes démocratiques ont été dénoncées par la communauté nationale et internationale, mais les réponses concrètes restent limitées. 

  

La révision constitutionnelle en République centrafricaine a supprimé les limitations du nombre de mandats présidentiels et a renforcé le pouvoir en place, au détriment de l’opposition politique et des normes démocratiques. Cette situation précaire accroît les risques d’instabilité et de conflits dans le pays, compromettant les efforts de consolidation de la paix. 

 

 

 

Les récents événements en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale mettent en lumière les défis persistants pour la démocratie et la gouvernance transparente. Les pressions diplomatiques et les mécanismes de médiation sont essentiels pour résoudre les crises politiques et promouvoir des processus électoraux légitimes et inclusifs. 

  

Il est crucial pour la communauté internationale de soutenir les aspirations démocratiques des peuples africains et de condamner fermement les atteintes à l’état de droit. La coopération régionale et internationale est indispensable pour prévenir les conflits et promouvoir la stabilité politique dans la région. 

  

En résumé, la lutte contre les coups d’État constitutionnels et les violations des droits démocratiques en Afrique requiert une action collective et un engagement soutenu en faveur de la démocratie, de la justice et de la paix. Les populations du Sénégal, de la République centrafricaine et de toute l’Afrique méritent des institutions démocratiques solides et des dirigeants responsables, capables de garantir leur bien-être et leur sécurité à long terme. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Bria, un bilan de paix : Cinq années d’efforts

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Bria, un bilan de paix : Cinq années d’efforts

 

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Deux rebelles sillonnant une rue de Bria, le 11 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bria, 12 février 2024 (CNC) – À Bria, dans la Haute-Kotto, le comité local de paix et de réconciliation a récemment évalué cinq années de ses efforts déployés dans le but de restaurer la stabilité et la tranquillité. La coordonnatrice locale, Rosalie Bléty, partage ses observations et met en lumière les progrès significatifs accomplis, malgré les défis persistants dans certaines zones de la préfecture. Les retours des déplacés dans leurs quartiers respectifs et la reprise normale des activités scolaires, notamment pour les enfants qui étaient autrefois privés d’éducation, témoignent des avancées notables.

 

Rosalie Bléty souligne l’importance de la contribution de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine) dans le soutien financier et logistique du comité. Au départ, le comité a été confronté à des défis financiers, mais grâce à l’appui de la MINUSCA, il a pu mettre en place des actions concrètes. Les apports de la mission onusienne ont également joué un rôle crucial dans la construction d’un siège pour le comité local, renforçant ainsi ses capacités opérationnelles.

 

Les efforts du comité se sont concentrés sur la résolution des tensions armées persistantes dans la région. Rosalie Bléty mentionne les changements notables dans le comportement des habitants, soulignant qu’auparavant, les hommes dormaient en gardant leurs pantalons en position d’alerte. Ces transformations indiquent une évolution positive de la perception de la sécurité et du climat général de la ville.

 

Cependant, des défis subsistent, en particulier dans les zones périphériques et les sous-préfectures où l’accès est limité en raison de contraintes logistiques. La coordonnatrice appelle à un soutien continu de la MINUSCA et d’autres partenaires engagés dans la recherche et la promotion de la paix. Elle souligne la nécessité de moyens logistiques pour étendre les actions du comité à des zones encore touchées par des tensions résiduelles.

 

En somme, le bilan de paix à Bria est positif, avec des avancées significatives enregistrées au fil des cinq dernières années. Le retour des déplacés, la normalisation de l’éducation pour les enfants, et les changements de comportement témoignent du succès des efforts du comité local. Cependant, les défis subsistent, soulignant l’importance d’un soutien continu de la MINUSCA et d’autres partenaires. Le plaidoyer de Rosalie Bléty pour des moyens logistiques supplémentaires reflète la réalité des obstacles persistants dans certaines zones, soulignant la nécessité d’une approche holistique pour consolider la paix à long terme.

 

Par Moïse Banafio

 

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La révolution sanitaire à Nana-Bakassa : Des latrines pour mettre fin aux pratiques ancestrales dangereuses

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La révolution sanitaire à Nana-Bakassa : Des latrines pour mettre fin aux pratiques ancestrales dangereuses 

 

Centrafrique.org/action-contre-la-faim-en-Centrafrique/” data-wpel-link=”internal”>Les actions de l'ONG internationale Action contre la faim en Centrafrique.
CopyrightACF

 

 

Bossangoa, 12 février 2024 (CNC) – Dans la lutte contre les conditions hygiéniques précaires qui sévissent dans les villages de Beaufilet, Dabili, et Anafio, à l’entrée de la ville de Nana-Bakassa, une lueur d’espoir a émergé grâce à l’intervention de l’ONG Action contre la faim (ACF). Le manque de latrines, pour des raisons que l’on ignore, a longtemps exposé les habitants à des risques sanitaires considérables, les contraignant à déféquer en plein air. Cependant, avec le soutien de l’ONJ ACF, ces communautés ont désormais accès à des infrastructures sanitaires de base, marquant ainsi la fin de la défécation à l’air libre. Cet article explore l’impact de cette initiative sur la vie quotidienne des habitants et les multiples facettes de la santé publique qu’elle aborde. 

  

Les villages de Beaufilet, Dabili, et Anafio ont longtemps lutté contre des conditions hygiéniques déplorables, où les habitants étaient contraints de déféquer en pleine nature, exposant ainsi la communauté à des risques sanitaires majeurs. L’absence de latrines non seulement contribuait aux problèmes de santé, mais exposait également les résidents, en particulier les femmes et les enfants, à des risques d’abus sexuels. 

  

L’ACF est intervenue de manière significative, facilitant la construction de latrines dans ces localités. La certification récente en tant que “Village fin de défécation à l’air libre” est une étape cruciale vers l’amélioration des conditions de vie de ces communautés. Jonas ReideEbona, chef de groupe de Beaufilet, témoigne de la transformation positive qu’a apportée l’ACF dans la localité. Les conseils prodigués par l’organisation ont motivé la construction généralisée de latrines, mettant ainsi fin à la pratique courante de la défécation en plein air. 

  

Le médecin-chef de l’hôpital secondaire de Nana-Bakassa, Dr Lebrun Yakouma, souligne les risques sanitaires liés à la défécation en plein air, mettant en avant les dangers potentiels de propagation de maladies telles que la poliomyélite et le choléra. La certification des villages a un impact positif sur la santé publique, limitant la dissémination de ces maladies et créant un environnement plus sûr pour tous. 

  

Outre les avantages sanitaires, la construction de latrines contribue également à la protection des enfants contre les abus sexuels. Dieudonné Toibona, directeur régional 3 des Ressources Hydrauliques, souligne l’importance d’avoir des installations sanitaires adéquates pour prévenir ces risques, en particulier pour les jeunes filles. 

  

La transformation rapide des villages de Beaufilet, Dabili, et Anafio témoigne du pouvoir de l’intervention humanitaire ciblée. Grâce à l’ONJ Action contre la faim, ces communautés ont pris un grand pas en avant vers des conditions de vie plus saines et plus sûres. Cependant, le chemin vers une hygiène optimale est encore long. Jérôme Gouman, sous-préfet de Nana-Bakassa, appelle les partenaires au développement à suivre l’exemple de l’ACF pour étendre ces initiatives salutaires à d’autres régions nécessiteuses. La certification des villages fin de défécation à l’air libre se poursuivra, propageant ainsi la révolution sanitaire dans la région. 

Dans la lutte contre les conditions hygiéniques précaires qui sévissent dans les villages de Beaufilet, Dabili, et Anafio, à l’entrée de la ville de Nana-Bakassa, une lueur d’espoir a émergé grâce à l’intervention de l’ONG Action contre la faim (ACF). Le manque de latrines a longtemps exposé les habitants à des risques sanitaires considérables, les contraignant à déféquer en plein air. Cependant, avec le soutien de l’ONJ ACF, ces communautés ont désormais accès à des infrastructures sanitaires de base, marquant ainsi la fin de la défécation à l’air libre. Cet article explore l’impact de cette initiative sur la vie quotidienne des habitants et les multiples facettes de la santé publique qu’elle aborde.

 

Les villages de Beaufilet, Dabili, et Anafio ont longtemps lutté contre des conditions hygiéniques déplorables, où les habitants étaient contraints de déféquer en pleine nature, exposant ainsi la communauté à des risques sanitaires majeurs. L’absence de latrines non seulement contribuait aux problèmes de santé, mais exposait également les résidents, en particulier les femmes et les enfants, à des risques d’abus sexuels.

 

L’ACF est intervenue de manière significative, facilitant la construction de latrines dans ces localités. La certification récente en tant que “Village fin de défécation à l’air libre” est une étape cruciale vers l’amélioration des conditions de vie de ces communautés. Jonas ReideEbona, chef de groupe de Beaufilet, témoigne de la transformation positive qu’a apportée l’ACF dans la localité. Les conseils prodigués par l’organisation ont motivé la construction généralisée de latrines, mettant ainsi fin à la pratique courante de la défécation en plein air.

 

Le médecin-chef de l’hôpital secondaire de Nana-Bakassa, Dr Lebrun Yakouma, souligne les risques sanitaires liés à la défécation en plein air, mettant en avant les dangers potentiels de propagation de maladies telles que la poliomyélite et le choléra. La certification des villages a un impact positif sur la santé publique, limitant la dissémination de ces maladies et créant un environnement plus sûr pour tous.

 

Outre les avantages sanitaires, la construction de latrines contribue également à la protection des enfants contre les abus sexuels. Dieudonné Toibona, directeur régional 3 des Ressources Hydrauliques, souligne l’importance d’avoir des installations sanitaires adéquates pour prévenir ces risques, en particulier pour les jeunes filles.

 

La transformation rapide des villages de Beaufilet, Dabili, et Anafio témoigne du pouvoir de l’intervention humanitaire ciblée. Grâce à l’ONJ Action contre la faim, ces communautés ont pris un grand pas en avant vers des conditions de vie plus saines et plus sûres. Cependant, le chemin vers une hygiène optimale est encore long. Jérôme Gouman, soupefait de Nanabakassa, appelle les partenaires au développement à suivre l’exemple de l’ACF pour étendre ces initiatives salutaires à d’autres régions nécessiteuses. La certification des villages fin de défécation à l’air libre se poursuivra, propageant ainsi la révolution sanitaire dans la région.

 

Arsène Féimonazoui

 

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Solidarité et urgence médicale : L’appel poignant des malades délaissés en Centrafrique

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Solidarité et urgence médicale : L’appel poignant des malades délaissés en Centrafrique

 

Paoua-temoigne-cetait-une-pluie-de-balles/un-chirurgien-de-lhopital-msf-sica-a-bangui-tente-dextraire-une-balle-profondement-logee-dans-lepaule-dun-patient/” rel=”attachment wp-att-28978″ data-wpel-link=”internal”>©
Un chirurgien de l’hôpital MSF SICA à Bangui tente d’extraire une balle profondément logée dans l’épaule d’un patient. ©AFP

 

Bangui, 12 février 2024 (CNC) – En cette Journée Mondiale des Malades de cette année 2024, un cri d’appel résonne dans les couloirs et les chambres des hôpitaux démunis de la République Centrafricaine. Manassé, 20 ans, et Victor, 65 ans, partagent des destins marqués par la douleur et la négligence. Victimes d’incidents tragiques, ils languissent dans des chambres d’hôpital, dépourvus d’attention et de moyens suffisants. Manassé, blessé lors d’un incident policier à Alindao, attend désespérément une deuxième intervention chirurgicale, seul et sans famille. Victor, quant à lui, heurté par une moto, endure des complications après une première opération réussie. Dans ces histoires, se dessine le tableau alarmant d’un système médical en détresse. 

  

La situation au service de traumatologie de l’hôpital communautaire de Bangui est des plus préoccupantes. Jean Wakanga Bonane, majeur du service, tire la sonnette d’alarme, soulignant que de nombreux patients démunis arrivent après des accidents de moto, souvent sans ressources ni famille pour les soutenir. Les médecins se retrouvent dans l’obligation de prendre en charge ces cas sociaux, avec des stocks de médicaments d’urgence insuffisants pour une prise en charge prolongée. 

  

Les témoignages de Manassé et Victor exposent la fragilité du système médical en République Centrafricaine. Les victimes de traumatismes physiques se retrouvent non seulement confrontées à des défis médicaux, mais aussi à l’isolement, au manque de nourriture et de médicaments. Medecins Sans Frontières a été un soutien crucial pour certains, mais l’appel à la solidarité reste pressant. 

  

Jean Wakanga Bonane implore les scientifiques et les âmes charitables de se rapprocher, soulignant que de nombreux patients, comme le père Tengui, reviennent faute de moyens et de soutien familial. Les hôpitaux démunis, bien que dotés de stocks limités, sont confrontés à l’urgence de prendre en charge ces malades délaissés. 

  

En cette Journée Mondiale des Malades, la République Centrafricaine témoigne d’une crise médicale criante. Les récits de Manassé et Victor ne sont que des échos parmi tant d’autres. Le besoin de soins médicaux et d’attention humaine devient urgent. Face à la détresse des hôpitaux démunis, un appel sincère est lancé aux scientifiques et aux âmes charitables. La négligence des malades démunis doit céder la place à une solidarité médicale renforcée, pour que chaque patient puisse retrouver la santé dans la dignité. 

 

Par Prisca VICKOS

 

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Centrafrique : Un soldat FACA tué, un mercenaire russe blessé dans un affrontement nocturne près de Béloko

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Centrafrique : Un soldat FACA tué, un mercenaire russe blessé dans un affrontement nocturne près de Béloko.

 

Centrafrique.org/attaque-de-beloko-enigme-disparition-des-soldats-faca-et-des-mercenaires-de-wagner/un-mercenaire-de-wagner-et-un-soldat-faca/” rel=”attachment wp-att-66453″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Un-mercenaire-de-Wagner-et-un-soldat-FACA-450×253.jpg” alt=”Un mercenaire de Wagner et un soldat FACA” width=”450″ height=”253″ />
Un mercenaire de Wagner et un soldat FACA

 

 

Bangui, 11 février 2024 (CNC) – Dans la nuit du vendredi au samedi 10 février, la République centrafricaine a été le théâtre d’une opération violente non loin de Béloko, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Les protagonistes de cette tragédie incluent les Mercenaires russes du groupe Wagner et leurs alliés, les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA). L’opération s’est déroulée sur le site minier local « Aba », situé à 18 kilomètres de Béloko, au nord-ouest du pays. L’affrontement intense entre les rebelles et les forces gouvernementales coalisées a plongé la région dans le chaos.

 

En effet, des sources locales indiquent que les mercenaires russes ont lancé cette opération avec détermination, utilisant des armements lourds, y compris des fusils à vision nocturne, pour localiser et neutraliser les assaillants. Malgré cette force apparente, les rebelles ont résisté farouchement, déjouant les efforts des mercenaires dans l’obscurité de la nuit. L’affrontement a duré plusieurs heures, créant une situation tendue et incertaine.

 

Le bilan provisoire de cette violente confrontation fait état d’un soldat FACA tué au combat, témoignant du prix tragique payé par les forces gouvernementales. De plus, un mercenaire russe du groupe Wagner a été blessé au cours de l’opération. Les sources locales n’ont pas encore divulgué de bilan du côté rebelle, soulignant la complexité de la situation sur le terrain.

 

Il est particulièrement inquiétant de noter l’utilisation d’armements sophistiqués par les mercenaires russes, suggérant une implication extérieure dans ce conflit. Les fusils à vision nocturne et d’autres équipements de pointe soulèvent des questions sur les motivations et l’ampleur de l’implication étrangère dans les affaires internes de la République centrafricaine.

 

Le transfert du corps du soldat FACA et du mercenaire russe blessé à Béloko, suivi de leur acheminement vers la capitale Bangui, souligne l’ampleur de l’impact de cette opération sur les forces en présence.

 

Rappelons que l’opération des forces coalisées du gouvernement près de Béloko a laissé un soldat FACA mort au combat et un mercenaire russe blessé, jetant une ombre sombre sur la région. Les circonstances de cet affrontement soulignent la complexité des défis sécuritaires auxquels la République centrafricaine est confrontée. Alors que les autorités enquêtent sur les implications étrangères, la population attend des réponses claires sur la manière dont le pays abordera cette nouvelle menace et maintiendra la stabilité intérieure.

 

Par Gervais Lenga

 

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Grève des taxis – brousse entre Bouar et Cantonnier : Un cri contre les charges écrasantes

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Grève des taxis – brousse entre Bouar et Cantonnier : Un cri contre les charges écrasantes.

 

Centrafrique.org/en-Centrafrique-la-colere-des-conducteurs-des-taxis-brousse-de-la-nana-mambere-circulation-perturbee-sur-laxe-bouar-beloko/un-taxi-brousse-a-bouar-le-15-juillet-2021/” rel=”attachment wp-att-48514″ data-wpel-link=”internal”>un taxi brousse à Bouar le 15 juillet 2021
Un taxi-brousse à Bouar . Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bangui, 11 février 2024 (CNC) – La grève des taxis-brousse entre Bouar et Cantonnier dévoile une problématique épineuse qui se cache dans les capots arrière de leurs véhicules appelé wôrowôro: des taxes excessives qui paralysent l’économie locale. Depuis le 8 février, les chauffeurs protestent contre des impositions jugées inéquitables, jetant une ombre sur leur gagne-pain et menaçant les activités économiques de toute la communauté régionale. 

  

Les “chargeurs”, les jeunes qui chargent en passager et en bagage les véhicules commerciaux souvent sont appelés ainsi, ressentent de plein fouet, comme des coups des chicottes à l’école, les conséquences. Sans passagers à transporter, plusieurs d’entre eux se retrouvent en chômage technique, sans emploi et sans indemnité, tandis que les vendeurs locaux, tributaires des passants et des chauffeurs, subissent une chute abrupte de leurs revenus comme la chute d’une branche d’arbre. La grève des conducteurs de ces taxi-brousse crée un silence économique inquiétant, similaire au silence du cimetière Ndrès, dans les rues de Cantonnier. 

  

Les conducteurs dénoncent les taxes opaques imposées par la douane de Béloko, aux services des impôts, forces de défenses et de sécurité et de pont bascule de Baboua, délocalisé à Béloko. Malgré que ce sont des trafics internes, ils sont soumis à des charges exorbitantes sans justification claire. Dans un témoignage direct, un chauffeur exprime sa frustration en ces termes : “Notre trafic devient une vache à lait pour les douanes et autres services. On paie des taxes énormes sans recevoir de reçus ni comprendre où va notre argent.” 

  

La grève des conducteurs des taxis-brousse souligne de manière poignante les conséquences dévastatrices des charges excessives et tracasseries imposées aux chauffeurs. Au-delà des revendications financières, elle soulève des interrogations cruciales sur la transparence des taxes locales. Les autorités sont appelées à agir pour instaurer un système équitable, préservant ainsi l’économie et le bien-être de la population de Cantonnier. 

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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Un Soutien Financier Inattendu : La Banque Africaine de Développement Couvre la Masse Salariale de 12 Ministères en RCA

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Un Soutien Financier Inattendu : La Banque Africaine de Développement Couvre la Masse Salariale de 12 Ministères en RCA

 

Centrafrique.org/mamady-souare/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Mamady-Souare-410×450.jpg” alt=”Mamady Souare, représentant-pays de la banque africaine de développement (BAD) en République centrafricaine, portant un costume foncée et cravate colorée bleue rayée de blanc, posant lors d’une photo personnelle” width=”410″ height=”450″ />
Mamady Souare, représentant-pays de la banque africaine de développement (BAD) en République centrafricaine

 

 

Bangui, 11 février 2024 (CNC) – Dans un geste inattendu, la Banque Africaine de Développement annonce son engagement à soutenir financièrement la masse salariale de 12 ministères en République Centrafricaine (RCA), dans le cadre de son programme 2024. Cette initiative, intégrée aux réformes visant à assainir les finances publiques, représente un tournant majeur dans le paysage économique de la RCA. Alors que le budget 2024 a été récemment adopté, cette assistance budgétaire de 12 millions d’euros (environ 8 milliards de francs CFA) atteste de la volonté de la Banque Africaine de Développement de soutenir les secteurs sociaux, avec un accent particulier sur la santé, l’éducation et l’emploi.

 

Mamadi Soary, représentant résident de la Banque Africaine de Développement en RCA, souligne l’importance de cet appui financier, affirmant qu’un autre soutien similaire d’environ 12 millions d’euros sera apporté en 2024. Ces fonds cibleront principalement les secteurs sociaux, mettant l’accent sur les ministères de la Santé, de l’Éducation, et de l’Emploi. L’objectif est clair : garantir la stabilité financière et favoriser le développement social dans le pays.

 

Cependant, cette assistance n’écarte pas les exigences de réformes structurelles, en particulier la mobilisation des recettes domestiques. Mamady Souare souligne que ces appuis budgétaires sont étroitement liés à des réformes en cours, visant à lutter contre la corruption et à rendre l’État plus autonome financièrement. Cette collaboration entre la Banque Africaine de Développement et le gouvernement Centrafricain s’inscrit dans la lignée des efforts pour centraliser les processus administratifs, éliminer la corruption, et promouvoir l’autosuffisance.

 

Cette annonce survient après un précédent soutien de la Banque Mondiale l’année dernière, qui avait contribué au paiement des salaires dans sept ministères pour une durée d’un an. Le nouvel engagement financier de la Banque Africaine de Développement pourrait potentiellement aider le gouvernement à combler son déficit budgétaire, estimé à environ 47 milliards de francs CFA. Cette nouvelle, bien que positive, suscite des interrogations quant à la déclaration antérieure du Président putschiste Faustin Archange Touadera, affirmant que la communauté financière internationale avait abandonné la RCA en raison de la géopolitique, et qu’aucune aide financière internationale n’était en cours pour soutenir le gouvernement centrafricain.

 

En réalité, l’annonce de la Banque Africaine de Développement de couvrir la masse salariale de 12 ministères en RCA représente un développement significatif dans le contexte économique du pays. Cet appui financier, combiné aux réformes en cours, offre une lueur d’espoir pour la stabilité économique et la croissance sociale. Toutefois, les déclarations passées du Président Touadera soulèvent des questions sur la perception de la RCA par la communauté financière internationale. L’évolution de cette situation mérite une attention particulière, alors que le pays cherche à renforcer son autonomie financière et à surmonter les défis économiques.

 

Par Éric Azoumi

 

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Centrafrique :  Les Villages de Lim-bac et Vouya, dans l’Ouham-Pendé, totalement Dévastés par des incendies criminels, la population en débandade

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Centrafrique :  Les Villages de Lim-bac et Vouya totalement Dévastés par des incendies criminels

 

Centrafrique.org/Centrafrique-nouvelle-attaque-des-rebelles-a-mann-pres-dune-centaine-des-habitations-incendiees/une-personne-sort-dans-son-habitation-incendie-a-mann/” rel=”attachment wp-att-60455″ data-wpel-link=”internal”>une personne devant son habitation incendiée par les rebelles de 3R à Mann
une personne devant son habitation incendiée par les rebelles 

 

 

Bangui, 11 février 2024 (CNC) – La République centrafricaine, déjà en proie à des troubles politiques et sécuritaires, est une nouvelle fois le théâtre de violences dévastatrices. Cette nuit, les villages de Lim-bac et Vouya, situés à 45 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Mann, ont été la cible d’incendies perpétrés par des éléments non identifiés, largement attribués aux rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Les raisons derrière cette escalade brutale demeurent floues, mais des sources locales évoquent le vol de bœufs, mettant en cause les forces armées centrafricaines (FACA) et déclenchant ainsi un cycle de violence.

 

Les tensions ont atteint leur paroxysme après un affrontement jeudi dernier entre les FACA et des éléments rebelles, se soldant par la mort d’un insurgé. Selon des informations locales, cet incident aurait été déclenché par le vol de bœufs orchestré par les soldats FACA et revendu à un boucher local. Cette transaction aurait alimenté le ressentiment au sein des groupes rebelles, conduisant à l’attaque coordonnée des villages de Lim-bac et Vouya.

 

Dans une vengeance cruelle, ces deux villages, séparés seulement par une rivière, ont été délibérément incendiés maison par maison au cours de la nuit du vendredi au samedi. Un habitant, contacté par la rédaction du CNC, témoigne de la terreur qui a saisi la population locale. Actuellement, ces communautés d’environ 3000 habitants se retrouvent dépourvues d’hommes, les résidents ayant pris la fuite pour échapper à cette spirale de violence.

 

Les conséquences de ces attaques sont dévastatrices. Les infrastructures locales sont réduites en cendres, et la vie quotidienne des habitants est bouleversée. Les autorités centrafricaines n’ont pas encore réagi de manière officielle à ces événements, laissant la population dans l’incertitude quant à son avenir immédiat. La crise humanitaire qui en découle s’ajoute aux nombreux défis auxquels la République centrafricaine est confrontée, mettant en lumière la nécessité d’une action internationale concertée pour restaurer la paix et la stabilité dans cette région de l’Ouham-Pendé.

 

Il y’a lieu de noter que la République centrafricaine, déjà fragilisée par des années de conflits, traverse une période critique avec les récentes attaques dévastatrices sur les villages de Lim-bac et Vouya. Ces événements soulignent l’urgence d’une intervention internationale pour mettre fin à la violence, restaurer la sécurité et adresser les causes sous-jacentes de l’instabilité. La communauté internationale doit agir de manière coordonnée pour soutenir les efforts nationaux visant à ramener la paix dans cette nation meurtrie.

 

Par Fortuné Boberang

 

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