Accidents impliquant des véhicules officiels : la réponse folle et pathétique de Maxime Balalou lors de sa conférence de presse
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/vehicule-garde-presidentielle-causant-accident-avenue-des-martyrs.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le véhicule de la garde présidentielle impliquant dans l’accident sur l’avenue des martyrs, tuant le conducteur de la moto sur place
Le 14 juillet 2025, lors de la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement à Bangui, le porte-parole Maxime Balalou a livré une réponse qui frise le délire face à une question sur les accidents de la route impliquant des véhicules militaires et officiels. Sa déclaration confuse, ponctuée de propos décousus, a choqué l’opinion publique et donné l’impression d’un gouvernement incapable d’assumer ses responsabilités.
Il faut le rappeler, le mois de juin et juillet a été marqué par plusieurs accidents graves impliquant des véhicules d’État. Le 3 juin 2025, le cortège présidentiel, en route vers l’aéroport de Bangui Mpoko pour le voyage du chef de l’État à Bruxelles, a provoqué un accident mortel au niveau du marché Combattant, causant la mort de quatre personnes, dont de policier.
Une victime de l’accident de la route de véhicule du DG de l’ASECNA du aux allures du cortège de Touadera
Quelques semaines plus tard, sur l’avenue des Martyrs, un véhicule militaire a percuté un jeune motocycliste. Alors que le blessé était au sol et demandait à être conduit à l’hôpital, les militaires ont perdu du temps en se disputant à propos du carburant de leur véhicule, alors que l’hôpital se trouve à une centaine de mètres du lieu de l’accident.
Sur la même avenue, deux semaines plus tard, un ancien professeur de sport à la retraite, qui venait de faire le plein de carburant dans sa moto, a été violemment percuté par un véhicule militaire. Le choc a été si violent que sa jambe a été sectionnée sur place, entraînant sa mort immédiate.
Ces drames, connus de tous, n’ont provoqué aucune reconnaissance ni annonce officielle d’enquête.
Le corps sans vie de la victime de l’accident sur l’avenue des martyrs vendredi 11 juillet 2025 tué par un véhicule de la garde présidentielle roulant à vive allure
Une réponse du Porte-parole qui frise la folie
Interrogé sur les mesures envisagées pour faire face à cette recrudescence d’accidents impliquant des véhicules officiels et militaires, Maxime Balalou a tenu des propos pour le moins hallucinants :
« En fait, je suis un peu surpris. On parle d’accident. Et maintenant, on pointe du doigt des véhicule de certains militaires ou véhicule de certaines personnalités, comme si l’accident n’est pas un accident. C’est un problème de sécurité routière, ok ? Peut-être que l’occasion viendra où vous Posez la question aussi à mon collègue des transports. Il fait un travail formidable. Mais est-ce que partout dans le monde, on n’a pas d’accidents ? Vous savez même que les taxis-moto qui nous posent de sérieux problèmes ici. Ils roulent à tombeau ouverte. Ils ne sont pas prudents. »
Plutôt que de reconnaître les responsabilités des véhicules d’État, Balalou banalise le problème en le présentant comme une fatalité mondiale. Il accuse les taxis-motos d’être les principaux responsables des drames, sans un mot pour les victimes des cortèges officiels. Ce ton défensif, presque agressif, donne l’image d’un porte-parole déconnecté de la réalité et insensible au quotidien des citoyens centrafricains.
La victime d’un accident sur l’avenue des martyrs à terre en train de crier de l’amener à l’hôpital. Screenshot
Une insulte aux victimes et aux journalistes
Le porte-parole est allé jusqu’à reprocher au journaliste William Sakanga de ne pas “citer les noms” des responsables. Cette sortie est perçue comme une attaque directe contre la presse, dont le rôle est de poser des questions sur des faits d’intérêt public, et non de dresser des listes nominatives.
En niant l’évidence, Balalou insulte les victimes, leurs familles et tous ceux qui exigent une justice pour les drames causés par des conducteurs protégés par l’État.
Selon plusieurs sources interrogées par la rédaction du CNC, la nervosité du porte-parole pourrait être liée à des accidents récents impliquant son propre véhicule officiel. Rappelons que l’un des véhicules neufs remis par la Minusca au ministère de la Communication avait été confisqué par M. Balalou et ramener pour ses propres courses à la maison. Mais le 9 février 2025, ce véhicule, conduit par l’un de ses enfants, a fait un grave accident sur le pont mondial sur l’avenue de France, faisant au passage plusieurs morts. Et au cours de ce même mois de juillet, l’un de ses véhicules est impliqué dans un accident à nouveau, percutant un monsieur et une dame, qui ont dû être hospitalisées. Ces affaires, dont aucune enquête publique n’a été annoncée, pourraient expliquer le ton agressif et confus de la réponse du porte-parole à la question du journaliste.
Cette attitude nourrit le sentiment d’impunité et de mépris envers les citoyens ordinaires. Les drames de Martyrs ou du cortège présidentiel ne sont pas des fatalités, mais des conséquences de comportements irresponsables.
Une parole officielle qui frise la folie
La prestation de Maxime Balalou a provoqué des réactions outrées. Sa manière confuse de répondre, ses phrases incohérentes et son refus de reconnaître la gravité de la situation renforcent l’idée d’un porte-parole “en plein délire”. En s’attaquant aux taxis-motos et en évitant toute remise en question des véhicules militaires, il révèle une posture de déni et un mépris inquiétant pour la vie humaine….
À Ndélé, le sous-préfet déserte sa mission avec l’ONG WCS pour prêcher la bonne parole du MCU et du Président Touadera à Akroussoulback. Heureusement, les habitants ont compris
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Le-defile-dans-le-village-Akroussoulback-pres-de-Ndele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Défilé de la fête nationale 2024 à Akroussoulback, Bamingui-Bangoran : célébration en différé. CopyrightCNC
Dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, les agents de l’État multiplient les dérapages. Après le cas du sous-préfet de Bambari, Martin Kossi qui avait menacé et insulté publiquement 4 chefs des quartiers, c’est au tour du sous-préfet de Ndélé de franchir la ligne rouge. Nommé par le chef de l’État comme tous ses pairs actuels, ce représentant de l’administration à Ndélé se croit désormais tout permis.
Pour bien comprendre l’histoire, le sous-préfet devait se rendre à Akroussoulback, une localité située à 85 kilomètres de Ndélé, pour une mission conjointe de sécurité avec l’ONG WCS. L’objectif annoncé portait sur la gestion des tensions liées à la transhumance entre la populations locales et les éleveurs, un enjeu important dans cette zone de Bamingui-Bangoran, non loin du Tchad et du Soudan. Mais arrivé sur place à Akroussoulback, le sous-préfet a purement et simplement délaissé le programme de travail prévu avec l’ONG WCS. Au lieu de traiter les questions sécuritaires qui justifiaient son déplacement, il s’est lancé dans une campagne électorale effrénée en faveur du président sortant Baba Kongoboro et du MCU.
La réaction des habitants d’Akroussoulback ne s’est pas fait attendre. Excédés par cette instrumentalisation grossière d’une mission administrative, ils ont massivement quitté les lieux. Pour ces populations qui connaissent trop bien les promesses non tenues, l’heure n’est plus aux discours creux. Chacun sait que le parti au pouvoir bâtit ses déclarations, ses propos sur des mensonges pathétiques, répétées à l’infini sans jamais se concrétiser même à 5%.
Mais le régime du MCU persiste. Le vendredi 29 novembre dernier, une nouvelle délégation du MCU à quitter la ville de Ndélé pour se rendre à Akroussoulback pour installer des bureaux de cellules et de sections du parti au pouvoir. Même scénario, même rejet : les habitants ont chassé ces membres du MCU, leur signifiant clairement que le temps du mensonge est révolu.
Mais comment les choses se sont déroulées ? D’abord le problème commence par la prise des photos que l’équipe choc du MCU voudrait faire après leur installation. Les habitants ont refusé. Mais l’un des membres de la délégation a sorti son téléphone pour tenter de prendre une photo, 3 jeunes d’Akroussoulback ont vu et ont immédiatement réagit, poussant les autres à commencer à frapper tous les membres de la délégation. Aussitôt, c’est la débandade générale. La mission s’est terminée en queue de poisson.
De toute façon, les centrafricains ont bien compris que ces Élections seront qu’une parodie. Les résultats sont déjà acquis. Du président qui multiplie les danses publiques à ses ministres, en passant par les militaires indisciplinés, les sous-préfets, les préfets et les maires, c’est une atmosphère de célébration anticipée qui règne. Tous dansent déjà, persuadés que la victoire est dans la poche. Les campagnes menées ne sont qu’une comédie destinée à donner l’apparence de la démocratie, un simulacre dont personne n’est dupe. Le scrutin sera confisqué, les urnes manipulées, et les festivités peuvent donc commencer avant même le vote.
Dans cette ambiance d’arrogance généralisée, les autorités locales se sentent intouchables. Elles transforment leurs fonctions administratives en tribunes partisanes, convaincues que leur maintien en poste ne dépend que de leur zèle électoral. À Akroussoulback comme ailleurs, les citoyens ne sont plus dupes de cette comédie démocratique.
Législatives et Présidentielle de 2025, la mafia s’organise, et la liste électorale est un chaos total. Dans le Bamingui-Bangoran, c’est le délire généralisé avec l’organisation des fraudes à ciel ouvert
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/ndele-tensions-apres-la-designation-precipitee-dun-successeur-a-la-defunte-deputee-aziza-la-famille-accuse-le-sultan-maire-ibrahim-senoussi.jpg” data-wpel-link=”internal”>La défunte député de Ndélé 1, madame Aziza
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les Élections législatives du 28 décembre 2025 continuent de dévoiler des dysfonctionnements majeurs dans plusieurs circonscriptions du pays. À quelques semaines du scrutin, les irrégularités se multiplient, confirmant au passage les doutes sur la crédibilité du processus électoral en cours.
Dans la préfecture du Bamingui-Bangoran, particulièrement à Ndélé, la composition des listes définitives de candidats provoque la stupéfaction. Des documents que CNC s’est procurés attestent de modifications suspectes, d’ajouts tardifs et de substitutions qui échappent à toute logique administrative normale. Ces manœuvres, selon plusieurs sources concordantes, impliquent directement le Président du Tribunal de Grande Instance de Bambari, Monsieur Gambo, dont les pratiques sont ouvertement critiquées par ses propres collègues. Ces derniers vont jusqu’à affirmer qu’il représente “l’antipode de sa maman, l’honorable Mme Bernadette Gambo”.
Le cas le plus spectaculaire concerne le chinois ISSAKA Loïc, candidat de la circonscription de Ndélé 2ème arrondissement. Selon les informations recueillies, ce dernier ne s’est jamais inscrit sur la liste électorale. Son nom n’apparaissait pas sur les listes provisoires. Pourtant, il figure désormais sur la liste définitive, au grand étonnement des électeurs et des autres candidats de la circonscription. Plus audacieux encore, le chinois ISSAKA Loïc, insatisfait de son placement dans la deuxième circonscription alors qu’il visait la première, a exigé un repositionnement. Pour contraindre le Président Gambo à respecter ce qu’il considère comme “la clause du contrat”, il mène actuellement campagne à Ndélé 1, en violation manifeste des règles établies. Cette situation crée un flou total sur sa véritable circonscription d’origine.
Contactée au sujet de ces anomalies, l’Autorité Nationale des Élections (ANE) se désolidarise formellement de cette liste mise en circulation par le Président du Tribunal de Bambari. L’institution électorale précise que ce document “n’engage que lui seul”. Cette prise de distance de l’ANE éclaire d’un jour nouveau la gravité de la situation : des listes électorales circulent sans validation officielle de l’institution mandatée pour organiser le scrutin.
Les ajouts hors délais se multiplient à tel point que l’ANE se trouve dans l’incapacité de faire éditer les cartes électorales pour certains candidats. Cette situation administrative inextricable compromet directement la tenue normale du vote dans plusieurs bureaux de la circonscription.
Le cas de la substitution d’Aziza, candidate décédée du MCU (Mouvement Cœurs Unis), ajoute une dimension supplémentaire au cafouillage. Alors que la défunte avait vu sa candidature validée par son parti pour les législatives de 2025, elle est décédée brusquement. Maintenant, un monsieur se déclare candidat en remplacement de la défunte. Son soi-disant remplacement est nommé Daoud Mahamat Mansour.
Daoud Mahamat Mansour se présente désormais comme “le candidat de l’espoir et du développement” pour Ndélé I. Dans une communication diffusée par lui-même sur les réseaux sociaux, il se définit comme un “homme sérieux, proche des communautés et profondément attaché aux valeurs du Dar El Kouti”. Son programme affiche des ambitions classiques : transparence, cohésion sociale, développement local et défense des intérêts de la circonscription. Mais les circonstances troubles de son intronisation jettent une ombre sur sa légitimité aux yeux de nombreux électeurs.
Derrière ces manipulations se profile une réalité plus sordide : ces modifications de listes s’effectueraient moyennant finances. Plusieurs témoignages concordants évoquent des transactions en espèces pour faire apparaître ou déplacer des noms sur les listes définitives. Le Président Gambo, selon ces sources, aurait fait du processus électoral une entreprise commerciale où les candidatures s’achètent contre billets de banque.
Flash info : Un policier du commissariat central de Bangui, Sylver NGBANGAYASSI , tué sur le lieu de son travail par des bandits armés
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/en-operation-un-policier-centrafricain-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>En opération, un policier centrafricain. Photo CNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Sylver NGBANGAYASSI, gardien de la paix affecté au commissariat central de Bangui, a trouvé la mort cette nuit dans l’enceinte même de son lieu de travail. L’homme a succombé à des blessures causées par un couteau, dans des circonstances qui défient l’entendement.
L’attaque s’est produit pendant que le policier Sylver NGBANGAYASSI était en service. Son rival, selon les premiers éléments d’enquête, accompagné de plusieurs complices, a pénétré dans les locaux du commissariat central pour commettre le crime. Les assaillants ont frappé le gardien de la paix Sylver NGBANGAYASSI avec des couteaux, le privant de sa vie.
Cette mort violente survenue à l’intérieur d’un bâtiment officiel, un commissariat central, censé incarner l’autorité de l’État et la protection des centrafricains laisse les banguissois bouche B.
Comment des individus armés ont-ils pu franchir les portes d’un commissariat public et accomplir un tel acte sans être arrêtés ? La question demeure sans réponse immédiate. Eh! Baba Kongoboro, tu gère vraiment un pays ou tu enterre ce pays de Boganda ?
Les services de sécurité, supposés veiller à la tranquillité des citoyens, n’ont pas su protéger l’un des leurs. L’agent Sylver NGBANGAYASSI exerçait son métier au moment où ses meurtriers l’ont pris pour cible. La présence de complices indique une action préméditée, menée en groupe.
Cette affaire rappelle à tous les centrafricains que même les lieux réputés sécurisés peuvent devenir le décor d’actes criminels.
un Congolais de la RDC, ex-rebelle Banyamulengué de Jean-Pierre Bémba, devenu candidat du MCU dans la circonscription de Bégoua. Incroyable, mais vrai
Marius Dimba, alors chef de terre, Congolais-Banyamulengue, ancien milicien de Bemba et candidat indépendant de MCU aux élections législatives à Bimbo 4
Dans la circonscription de Bimbo 4, un homme surnommé “chef de terre” brigue un siège de député sous la bannière du Mouvement des Cœurs Unis. Son itinéraire criminel et politique mérite qu’on s’y attarde pour expliquer aux centrafricains ce que Touadera et son clan veulent désormais faire à notre pays.
Ce ex-rebelle congolais s’appelle Marius Dimba. Il habite depuis des années du côté de Zako, près de Bégoua, à la sortie nord de la capitale Bangui. Cet ex-rebelle congolais n’a pourtant aucune attache centrafricaine par le sang. Il vient de la République démocratique du Congo, appartient à la communauté Banyamulengué, et son arrivée en Centrafrique remonte à l’époque du Président Patassé. Cet homme n’est ni centrafricain de père, ni centrafricain de mère. En plus il ne dispose d’aucun diplôme.
Pour comprendre les faits, il faut remonter dans l’histoire. Rappelons-le, Lorsque le président Ange Félix Patassé se trouvait menacé par les rebelles de François Bozizé au début des années 2000, il fit appel aux troupes de Jean-Pierre Bemba venues du Congo RDC voisin. Marius Dimba faisait partie de ces combattants congolais dépêchés pour défendre le régime en place à cette époque. Il n’était pas un simple rebelle parmi d’autres : c’est un expert en conduite militaire. Il conduisait un véhicule militaire spécial, un gros camion militaire que les Centrafricains avaient baptisé “Soukou mbangba”, ce qui signifie “joues gonflées”. Ce surnom venait probablement de l’apparence massive de l’engin, difficile à manœuvrer et que peu de gens savaient piloter correctement.
Quand les forces de Bozizé réussirent finalement à entrer dans la capitale, elles capturèrent Dimba vivant avec nombreux de ses compagnons congolais qui sont en suite tous tués à cette époque. Normalement, les rebelles de Bozizé voudrais le tuer également, mais il a eu la chance de sa vie. Son sort aurait dû être le même que celui de ses camarades tombés sous les balles. Mais un détail à tout changer : personne d’autre ne savait conduire ce fameux camion militaire Soukou mbangba. Un lieutenant des libérateurs, monsieur Dekabona qui vivait vers le secteur de Mpoko, récupéra à la fois le véhicule et son chauffeur. Plutôt que de l’éliminer, il décida de garder Dimba en vie uniquement pour cette compétence technique rare.
Ce militaire transforma ensuite le camion en outil commercial. Il commença à faire du trafic de marchandises et des passagers avec ce camion entre Bangui et des villes de province, notamment vers Bossangoa. Dimba assurait ces trajets incessants au volant du Soukou mbangba, allant et venant sur les routes chaotique du pays. C’est ainsi qu’il put rester sur le territoire centrafricain au lieu d’être renvoyé au Congo ou éliminé comme ses anciens compagnons d’armes.
Les années passèrent et Dimba s’installa durablement dans le quartier de Bégoua. Sous le règne de Bozizé, il commença à rendre d’autres services, notamment dans le domaine du renseignement. Bozizé et son clan découvrirent qu’il pouvait fournir des informations utiles sur différentes personnes et différents milieux. Faustin Archange Touadéra, qui était alors Premier ministre de Bozizé, travailla avec lui durant cette période. Ils se connaissaient donc depuis longtemps.
Quand Touadéra devint président de la République à son tour en 2016, il continua d’utiliser Dimba comme source d’information. Le Congolais recevait de l’argent en échange des renseignements qu’il transmettait. Sani Yalo, figure importante du MCU, l’employait également dans ce rôle. Dimba percevait donc des sommes des deux côtés pour ses activités d’indicateur, naviguant entre différents cercles du pouvoir et rapportant ce qu’il apprenait.
Mais ses activités ne s’arrêtaient pas là. Dimba pratique également ce qu’on appelle communément le maraboutisme ou la sorcellerie. Il effectue régulièrement des voyages en RDC d’où il rapporte des grigris et des préparations mystiques. Selon plusieurs témoignages, il fournit ces services occultes à des personnalités haut placées du régime, dont Touadéra et Sani Yalo eux-mêmes. Dans un pays où les pratiques traditionnelles gardent une influence considérable, même dans les sphères du pouvoir, cette dimension de ses activités lui confère une position particulière.
Fort de ces différentes casquettes – ancien rebelle reconverti, chauffeur, informateur rémunéré, féticheur – Dimba décida de franchir un nouveau cap en se présentant aux élections législatives. Il s’inscrivit aux primaires du Mouvement des Cœurs Unis, le parti du président Touadéra, pour la circonscription de Bégoua. Son adversaire était le directeur adjoint de la douane, personnage influent dans la zone. Les électeurs du MCU choisirent ce dernier plutôt que Dimba.
Normalement, après une telle défaite lors des primaires, un candidat se retire et soutient le vainqueur désigné par le parti. Dimba n’en fit rien. Il maintint sa candidature en se déclarant indépendant tout en restant affilié au MCU. Cette situation crée une concurrence interne entre deux prétendants du même bord politique dans la même circonscription, ce qui divise mécaniquement les voix favorables au parti présidentiel.
La question la plus bouleversante demeure celle de sa nationalité. Comment un Congolais sans aucune ascendance centrafricaine peut-il légalement se porter candidat à l’Assemblée nationale ? La constitution et les lois électorales du pays imposent normalement la nationalité centrafricaine pour briguer un mandat de député. Pourtant, Dimba a réussi à constituer un dossier de candidature qui fut accepté par les instances électorales. Ce dossier contient notamment un diplôme de baccalauréat dont l’origine provoque de nombreuses questions. Où et quand a-t-il obtenu ce diplôme ? Dans quel établissement ? Les vérifications habituelles sur l’authenticité des documents ont-elles été effectuées ?
Au-delà de ces aspects administratifs, le passé d’indicateur de Dimba laisse des traces douloureuses. Plusieurs personnes ont été arrêtées, emprisonnées, voire pire, suite aux informations qu’il a transmises aux autorités. Dans un pays où les accusations de complot ou de rébellion peuvent mener à des conséquences graves, le rôle d’informateur comporte une responsabilité morale écrasante.
Les habitants de Bimbo 4 se retrouvent donc face à un choix singulier pour les représenter à l’Assemblée nationale. D’un côté, le candidat officiel du MCU, de l’autre, cet ancien combattant congolais aux multiples facettes qui refuse de s’effacer malgré sa défaite aux primaires. Certains électeurs connaissent son histoire, d’autres ignorent tout de son parcours depuis l’époque des rebelles de Bemba jusqu’à aujourd’hui.
Dans les rues de Bégoua, certains habitants murmurent qu’ils connaissent “chef de terre” depuis longtemps, qu’ils savent d’où il vient et ce qu’il a fait. D’autres découvrent seulement maintenant l’ampleur de son itinéraire. La perspective de voir un Congolais Banyamulengue, ancien rebelle de Bemba, ancien informateur, représenter des Centrafricains à l’hémicycle laisse perplexe même ceux qui soutiennent habituellement le parti au pouvoir.
comment Wagner pille le carburant centrafricain via ses sociétés écrans
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/les_wagner_a_bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui. CopyrightCNC
Début 2021, deux entreprises apparaissent dans le registre du commerce centrafricain : Capex et Petrolex SAU. Leur gérant déclaré, Claver Bedanot Guinond, n’est qu’un homme de paille. Derrière ces façades, se cache le groupe Wagner, la société militaire privée russe qui a transformé la République centrafricaine en base arrière pour ses opérations criminelles. Ces deux sociétés écrans deviennent rapidement des composantes clés de l’infrastructure économique de Wagner, permettant au groupe de s’approvisionner en carburant sans passer par les circuits officiels.
L’origine de ces entreprises coïncide avec l’escalade militaire de Wagner en RCA. En décembre 2020, la Coalition des patriotes pour le changement lance une offensive contre Bangui. Le président Touadéra fait appel aux mercenaires russes pour repousser les rebelles. Entre la fin 2021 et le début 2023, la présence de Wagner passe de 210 agents répartis sur 7 sites à près de 1 500 agents opérant sur 47 sites à travers le pays. Cette expansion massive nécessite des quantités considérables de carburant : gazole pour les véhicules et les groupes électrogènes, Jet A-1 pour les avions exploités par Wagner et enregistrés officiellement auprès du ministère de la Défense de la RCA.
Les registres commerciaux montrent que Capex a importé des produits non pétroliers auprès de Broker Expert LLC, une entité russe liée au Groupe Concord, la société mère du défunt Evgueni Prigojine. Broker Expert a été sanctionnée par les États-Unis en 2024 pour son rôle dans le financement des activités de Wagner à travers le monde. Capex a approvisionné la ville de Bambari en divers biens, y compris du carburant. Le compte rendu d’une réunion d’une association de transport camerounaise en septembre 2021 fait état d’inquiétudes concernant le rôle de Capex dans le transport de “marchandises russes” vers Bambari.
Selon des sources bien informées du secteur du carburant interrogées par les enquêteurs, les importations de Capex comprenaient des produits chimiques, des matériaux de construction et des machines lourdes destinés à la mine d’or voisine de Ndassima. Cette mine représente l’actif le plus précieux de Wagner en République centrafricaine, avec des revenus illicites annuels estimés à plus de 100 millions de dollars américains. La mine n’a aucune production ni chiffre d’affaires officiels, tout le minerai extrait est évacué clandestinement. L’exploitant de la mine, Midas Ressources, a été sanctionné par les États-Unis en 2023 pour ses liens avec Wagner et son rôle dans l’exploitation illégale des ressources centrafricaines.
En juin 2022, Petrolex commence à importer officiellement du carburant dans des camions-citernes, de quatre à huit par mois. Capex suit brièvement début 2023, mais seule Petrolex obtient une licence d’importation. Capex cesse donc ses opérations commerciales de carburant peu après, laissant Petrolex comme principal opérateur de Wagner dans le secteur pétrolier. Cette stratégie permet de concentrer les flux financiers et de simplifier la logistique tout en maintenant une façade de légalité.
Petrolex approvisionne désormais également en carburant les Forces armées centrafricaines, ce qui contribue à la croissance continue de l’entreprise. Cette intégration des FACA dans le circuit d’approvisionnement de Wagner confirme la fusion progressive entre l’armée nationale et les mercenaires russes. Wagner ne se contente pas de combattre aux côtés des FACA, il prend en charge leur logistique, créant une dépendance qui renforce l’emprise russe sur l’appareil sécuritaire centrafricain.
La dernière importation enregistrée de Petrolex marque un tournant significatif. En octobre et novembre 2024, 100 camions-citernes de carburant d’origine russe entrent en République centrafricaine via le Cameroun. L’étiquetage explicite dans les registres commerciaux du carburant comme étant “d’origine russe” est remarquable. De telles mentions avaient largement disparu des données commerciales après les sanctions de l’Union européenne de février 2023. Les négociants internationaux qui dominaient alors l’approvisionnement du marché centrafricain évitaient généralement de s’approvisionner directement auprès de sources russes pour ne pas enfreindre les sanctions.
Petrolex semble offrir un canal privilégié pour le carburant d’origine russe, contournant les restrictions internationales. Cette exemption apparente du monopole national sur l’importation de carburant détenu par Neptune Oil démontre que Petrolex bénéficie d’une protection spéciale au plus haut niveau de l’État. Pendant que tous les distributeurs agréés sont contraints de passer par Neptune Oil, Wagner maintient sa propre chaîne d’approvisionnement autonome.
Les bases de données commerciales indiquent que la Société nationale de raffinage du Cameroun (SONARA) est le fournisseur ou importateur du carburant que Petrolex et Capex commercialisent en RCA. Ce carburant provient de pays autres que le Cameroun, mais le négociant international en amont n’est pas précisé dans les données. SONARA n’a pas repris le raffinage de pétrole après un incendie en 2019 et se limite désormais au stockage et à la commercialisation de produits pétroliers finis. Cette configuration permet de masquer l’origine réelle du carburant et de brouiller les pistes pour les autorités qui tenteraient de tracer les flux.
Le carburant d’aviation Jet A-1 destiné aux avions exploités par le groupe Wagner et le ministère de la Défense provient du dépôt central de la RCA, la SOCASP. On ignore qui fournit ce carburant, car Neptune n’est pas le seul importateur malgré son monopole. Cette opacité permet à Wagner de maintenir ses opérations aériennes, essentielles pour ses frappes et son transport de troupes, sans dépendre d’un fournisseur unique qui pourrait être ciblé par des sanctions.
L’incident du 30 juin 2022 à l’aéroport international de Bangui M’Poko montre les méthodes brutales de Wagner. Un soldat arrive muni d’une lettre du ministère de l’Énergie ordonnant la réquisition de 110 000 litres de carburant destinés à des opérations militaires aériennes. Un employé de TotalEnergies refuse de remettre aux forces armées les deux camions de carburant d’aviation Jet A-1 et sollicite des instructions de ses supérieurs. Il est arrêté. Les soldats réquisitionnent les deux camions et les déplacent vers une zone d’accès restreint de l’aéroport. Le carburant saisi, qui était destiné au service aérien humanitaire des Nations unies, aurait été détourné pour soutenir les opérations militaires aériennes du groupe Wagner.
À l’origine, Wagner s’appuyait sur des routes d’approvisionnement informelles, se procurant du carburant au Soudan et au Cameroun via des intermédiaires basés à Bangui et opérant dans l’import-export de produits non pétroliers. Cette phase initiale permettait au groupe de rester discret tout en assurant l’approvisionnement de ses premières opérations. Mais l’expansion rapide des activités militaires et minières de Wagner a nécessité la mise en place d’un système plus structuré et plus fiable.
La création de Capex et Petrolex début 2021 répond à cette nécessité. Ces sociétés écrans permettent à Wagner de légaliser partiellement ses importations tout en conservant le contrôle total sur sa chaîne logistique. Le gérant déclaré, Claver Bedanot Guinond, gérerait les deux entreprises, mais les véritables décideurs restent les commandants de Wagner sur le terrain et leurs supérieurs à Moscou.
Les opérations conjointes menées par Wagner, les FACA et des milices alliées entre 2021 et 2023 ont été marquées par de graves violations des droits humains, notamment des massacres, de la torture et des violences sexuelles. Ces exactions nécessitaient une logistique importante, incluant le transport de troupes, l’approvisionnement en munitions et le ravitaillement en carburant. Petrolex et Capex ont joué un rôle essentiel dans cette machine de guerre, fournissant le carburant nécessaire aux opérations de contre-insurrection les plus sanglantes.
La mort d’Evgueni Prigojine en août 2023 n’a eu qu’un effet minimal sur les opérations de Wagner en République centrafricaine. Après une courte pause, le groupe a été restructuré et placé plus directement sous le contrôle du ministère russe de la Défense, avec pour objectif d’être pleinement intégré à Africa Corps. Ce changement organisationnel n’a pas affecté les activités de Petrolex et Capex, qui ont continué à fonctionner normalement. Les flux de carburant se sont même intensifiés, démontrant que la mort du chef de Wagner n’a en rien entamé l’emprise russe sur le secteur énergétique centrafricain.
Le Bureau du contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain et le Conseil européen ont désigné le groupe Wagner comme organisation criminelle transnationale et l’ont placé sous sanctions. Ces mesures visent à empêcher les transactions financières avec Wagner et ses entités affiliées. Mais Petrolex et Capex continuent d’opérer librement, bénéficiant de la protection du gouvernement centrafricain qui ferme les yeux sur leurs liens avec une organisation criminelle sanctionnée.
Solaris Energy, une entreprise dirigée par Hamina Youssoufa, a également importé du gazole depuis juin 2022, et ses activités se sont poursuivies en 2024 malgré le monopole de Neptune Oil. Solaris distribuerait du carburant importé par Neptune et exonéré de taxes aux entreprises minières chinoises, bien que la base juridique de telles exonérations reste floue. Solaris, qui détient une licence de commercialisation, approvisionnerait également les sites exploités par Wagner, dont Ndassima.
Les volumes d’importation enregistrés montrent l’ampleur des opérations. En 2022, Petrolex importe 1 000 mètres cubes de gazole. En 2023, le volume grimpe à 2 500 mètres cubes. En 2024, Petrolex importe 4 000 mètres cubes, soit quatre fois le volume de 2022. Cette croissance exponentielle reflète l’expansion continue des activités de Wagner en République centrafricaine, tant militaires que minières.
Le carburant est au cœur des activités criminelles de Wagner en RCA. La sécurité et l’exploitation minière illicite, deux piliers de la stratégie du groupe, dépendent entièrement d’un approvisionnement constant et fiable. Depuis fin 2018, Wagner a établi un solide réseau transnational de carburant en RCA, évoluant d’opérations de contrebande informelles vers un système structuré s’appuyant sur des sociétés écrans, des distributeurs agréés et des exemptions accordées par le gouvernement. Cette évolution reflète l’ancrage institutionnel toujours plus profond de Wagner et sa capacité logistique grandissante au sein de l’économie de guerre centrafricaine.
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un simple échange de mots a suffi pour qu’un ouvrier minier se retrouve à l’hôpital, passé à tabac par des soldats FACA. L’acte criminel s’est produit sur une exploitation aurifère chinoise à Gaga, où l’impunité permet aux soldats FAKA de terroriser les civils sans craindre de sanctions.
Au sein de l’armée nationale centrafricaine, personne ne répond jamais de ses actes, quelque soit le niveau de crime commis. Les militaires affectés à la sécurisation des exploitations chinoises le savent parfaitement et sont devenus des champions en criminalité de toute sorte. Ils frappent, menacent, volent, sans qu’aucune mesure disciplinaire ne vienne les inquiéter. Cette liberté totale leur permet de se comporter en maîtres absolus sur les sites où ils sont déployés.
Les centrafricains gardent en mémoire les scènes insoutenables filmées il y a quelques mois sur un site minier de Yaloké 2. Des femmes et des adolescentes jetées au sol, frappées à coups de pieds et de crosses par des uniformes déchaînés. Leur faute ? Elles ramassaient des graviers abandonnés après le passage des machines d’extraction. Ces résidus miniers, jugés sans valeur par les exploitants chinois, attirent pourtant les riverains qui espèrent y dénicher quelques paillettes d’or en les lavant patiemment. Parfois ils trouvent, parfois ils repartent les mains vides. Mais pour les soldats FACA, ces déchets leur appartiennent et ils n’acceptent aucun partage.
Les images de ces violences avaient fait le tour du pays et provoqué un tel vacarme que le chef d’état-major avait dû se déplacer en personne sur certains sites militaires proches de la capitale. Il avait promis des sanctions fermes, juré que de tels comportements ne se reproduiraient plus. Ses paroles sont restées lettre morte. Aucun militaire n’a été inquiété, aucune punition n’a été appliquée. Le haut gradé est retourné dans son bureau et la vie a repris son cours habituel. Sur le terrain, les troupes ont compris le message : elles peuvent continuer sans crainte leur chef soulard.
Depuis, les exactions se multiplient dans toute la zone minière. Villages incendiés, biens pillés, habitants frappés pour un regard de travers ou une réponse jugée insolente. La machine militaire fonctionne sans régulation ni contrôle. Les commandants ferment les yeux, la hiérarchie reste silencieuse, et les victimes n’ont aucun recours.
L’agression survenue il y a quelques semaines sur le site géré par l’entreprise chinoise IMC, communément appelé Base centrale, située dans la circonscription de Yaloke-2, s’inscrit exactement dans cette logique.
En effet, un Soldat FACA rentre sur le chantier minier de la base centrale après avoir passé quelque temps sur une autre exploitation. De son retour, le militaire semble ne pas apprécier sa mission et tient à expliquer à ses collègues qu’il déteste l’endroit où on l’a envoyé. Il préfère rester ici plutôt que là-bas. Sur le lieu, il y’a un ouvrier minier qui vient d’arriver au boulot. Le jeune est présent et écoute ce que le soldat FACA explique. Il décide alors d’intervenir pour relativiser. Il lui fait remarquer qu’il touche quand même 10 000 francs par jour sur cette affectation. Qu’il lui suffit de rester tranquille, d’assurer sa présence et d’empocher son argent à la fin de la journée. C’est d’ailleurs son boulot. Qu’il n’y a vraiment pas de quoi se plaindre avec une telle rémunération pour si peu d’efforts.
Le soldat prend cette remarque comme une offense personnelle. Il se tourne vers le jeune ouvrier avec colère et lui demande pourquoi il lui répond de cette manière. Il vient d’exprimer son mécontentement et on lui dit qu’il n’a pas le droit de se plaindre. Il trouve cette réaction inadmissible. La tension monte rapidement. Le militaire sort son arme et vise le travailleur. Il s’apprête à tirer quand ses camarades se précipitent pour l’en empêcher. Dans la confusion, deux coups de feu partent vers le ciel. Le bruit des détonations fige tout le monde pendant quelques secondes.
Puis tous les soldats se jettent sur le jeune ouvrier. Ils le frappent avec leurs crosses, le cognent avec leurs fusils, le rouent de coups au corps et à la poitrine. La violence est telle que des témoins finissent par intervenir pour tenter de calmer les agresseurs. Il faut plusieurs personnes pour les séparer de leur victime. L’homme reste au sol, couvert de blessures.
Un moment plus tard, le sous-lieutenant qui commande la base arrive sur les lieux. Au lieu de sanctionner ses hommes, il s’en prend aux jeunes conducteurs présents, mais également à tous les ouvriers. Il les accuse d’avoir provoqué l’incident, leur reproche d’avoir créé des problèmes. Il multiplie les menaces sans jamais évoquer la responsabilité de ses militaires dans cette agression sauvage. Le commandant LAMTAGUÉ, chef de la sécurité d’IMC qui supervise l’ensemble des sites de l’entreprise chinoise, est également informé de la situation, mais préfère ne rien dire, plutôt cautionner ce crime.
Finalement, le sous-lieutenant installe la victime dans son véhicule et l’emmène à l’hôpital pour qu’on soigne ses blessures. Une fois remis, l’ouvrier refuse catégoriquement de revenir travailler sur ce site. Il a trouvé un emploi sur une autre exploitation minière, loin de ces militaires qui règnent par la terreur. Le soldat responsable de l’agression, lui, continue son service normalement. Il bénéficie de la protection de sa hiérarchie et personne ne lui demandera jamais de comptes pour ce qu’il a fait
Ninga Luc, député sortant de Baboua, où tu as trouvé ce faux baccalauréat de 2004? Explique nous, où tu as fait la classe de cinquième ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-depute-sortant-de-baboua.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le député sortant de Baboua
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La Constitution du 30 mars 2023 fixe le baccalauréat comme niveau minimum pour se présenter aux Élections législatives en Centrafrique. Cette disposition, présentée comme une mesure de revalorisation de l’Assemblée nationale, cache en réalité une stratégie politique bien précise.
Le député sortant de Baboua, Ninga Luc, investi par le MCU pour les législatives de décembre 2025, affirme détenir un baccalauréat obtenu en 2004. Selon plusieurs sources interrogées par la rédaction du CNC à Baboua, cette affirmation ne correspond pas à la réalité. L’élu aurait en fait arrêté ses études en classe de sixième.
En 2004, année où il prétend avoir passé son baccalauréat, Ninga Luc travaillait comme chauffeur pour l’Église Évangélique Luthérienne en RCA à Baboua. Il s’est ensuite reconverti dans le commerce d’alcool avant de se lancer en politique. Dans une sous-préfecture comme Baboua où tout le monde se connaît, son parcours reste de notoriété publique.
En plus, l’exigence constitutionnelle du baccalauréat vise en réalité à faire basculer les députés analphabètes, voir même illettrés, issus de l’opposition et indépendants vers le camp présidentiel. Finalement, la manœuvre a fonctionné. Ces élus, menacés de perdre leur éligibilité, ont rejoint massivement le MCU pour bénéficier de sa protection.
Ninga Luc a suivi ce chemin. Élu sous l’étiquette MLPC grâce à la popularité de ce parti, il a quitté cette formation sans même démissionner officiellement pour rallier le parti présidentiel. Une fois dans le camp présidentiel, ces transfuges peuvent se permettre de produire des diplômes douteux sans craindre de sanctions.
Le cas de Ninga Luc n’a rien d’exception. Près d’une centaine de députés se trouvent dans une situation similaire : anciens indépendants, une vingtaine d’élus de l’opposition, tous ont basculé à cause de cette exigence du baccalauréat. Parmi eux, d’anciens vendeurs de pétrole de nuit, des vendeurs ambulants, des bouchers. Certains ont quitté l’école depuis des décennies et retrouvent miraculeusement leur diplôme grâce au MCU.
Pourtant, la Cour constitutionnelle a validé la candidature de Ninga Luc sans difficulté, comme elle l’a fait pour des dizaines d’autres dossiers comparables. Le contrôle des diplômes reste une formalité pour ceux qui appartiennent au camp présidentiel.
Bangui plongée dans la terreur nocturne : les braquages armés se multiplient
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Devant-National-Hotel-a-Sica.jpg” data-wpel-link=”internal”>En face de National Hôtel à Bangui. CopyrightCNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les habitants de la capitale Bangui vivent des heures difficiles. Les agressions se répètent, les vols s’enchaînent, et la population de la capitale centrafricaine ne cesse d’alerter les autorités sur la dégradation de leur quotidien. Le deuxième arrondissement a particulièrement souffert ces derniers jours.
En effet, dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 décembre, vers 22 heures, quatre hommes armés ont tenté de s’emparer d’une moto d’un particulier dans le secteur de Sica 3. L’attaque s’est produite quelque part entre le terrain Atémi et l’école Nicolas Baré, ciblant des usagers qui circulaient à cette heure tardive.
Les malfaiteurs, qui se déplaçaient à pied, n’ont finalement pas réussi leur coup. Mais l’incident rappelle combien cette zone est devenue peu sûre et insupportable pour ceux qui doivent y passer, surtout une fois la nuit tombée.
Les riverains pointent du doigt un problème récurrent : l’absence totale d’éclairage public dans ce secteur. Les rues baignent dans le noir complet, créant des conditions idéales pour que des individus malintentionnés puissent agir sans être repérés facilement. Cette obscurité permanente transforme chaque déplacement nocturne en pari risqué pour tous les usagers.
Les usagers de deux-roues sont devenus des cibles privilégiées. Leurs engins , faciles à revendre et à faire disparaître, attirent les bandes organisées qui opèrent dans ces quartiers mal éclairés. Les motocyclistes hésitent maintenant à emprunter certains axes après le coucher du soleil.
Le deuxième arrondissement n’est pas le seul à connaître cette situation. D’autres quartiers de la capitale rapportent des incidents similaires, alimentant l’inquiétude générale.
Centrafrique : quand les soldats FACA réinstallent leur checkpoint de racket près de Koumboli, à 5 km de Zémio et pillent la population
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/l-un-des-checkpoints-des-soldats-faca-dans-le-haut-mbomou-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’un des checkpoints des soldats FACA dans le Haut-Mbomou. Photo CNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans un pays où les exactions des forces armées se multiplient sans la moindre sanction, ces criminels en uniformes se croient au dessus de la loi. Et c’est exactement ce qui se passe dans notre pays, en République centrafricaine. Le cas de la ville de Zémio confirme parfaitement cette dérive des hommes en uniforme.
En effet, les exactions des forces de l’ordre, notamment les soldats FACA à Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, montrent une fois de plus la dérive sécuritaire qui continue de déstabiliser la République centrafricaine. Alors que le commandement militaire devrait assurer la protection des populations, les soldats déployés dans cette région du sud-est se sont transformés en véritables bandits en uniforme, imposant un système de racket organisé sur des civils déjà traumatisés par des mois de violence.
L’histoire récente de Zémio porte encore les traces d’une période sombre qui a débuté en avril 2025. Des affrontements d’une extrême violence ont alors opposé miliciens Azandé, soldats FACA, policiers, gendarmes, les casques bleus de la Minusca et mercenaires russes dans une spirale meurtrière qui a coûté la vie à de nombreux combattants de tous bords, mais surtout à une population civile prise en étau. Face à l’intensité des combats et à l’insécurité généralisée, les habitants de Zémio et des villages environnants ont pris le chemin de l’exil, traversant massivement la frontière vers la République démocratique du Congo voisine. L’exode fut massif et la situation catastrophique pour ces familles contraintes d’abandonner leurs terres, leurs maisons et leurs moyens de subsistance.
Plusieurs mois plus tard, la situation s’est quelque peu apaisée dans la région. Les armes se sont tues et un calme précaire s’est installé à Zémio. Encouragées par cette accalmie et poussées par la nécessité économique, les populations réfugiées en RDC ont commencé à revenir progressivement. Leur objectif est simple : cultiver leurs champs, reprendre leurs activités et tenter de reconstruire ce que la guerre a détruit. Mais ce retour, loin d’être facilité par les forces de l’ordre, se transforme en véritable calvaire à cause de l’avidité des soldats censés assurer leur sécurité.
Les premiers obstacles sont apparus dès la frontière. Les éléments des FACA ont installé une barrière aux abords de la rivière qui marque la limite entre les deux pays, transformant ce point de passage en poste de racket. Pour chaque citoyen centrafricain souhaitant rentrer chez lui, il faut désormais s’acquitter d’une somme d’argent importante. Les soldats ne cherchent même plus à dissimuler leurs intentions : ce qui les intéresse, c’est racketter la population. Le retour au pays, qui devrait être un droit fondamental, est devenu un commerce lucratif pour ces militaires sans scrupules.
Mais cette première barrière ne suffisait apparemment pas à satisfaire l’appétit financier des FACA. Un nouveau checkpoint vient d’être installé à trois kilomètres du village de Koumboli, lui-même situé à cinq kilomètres de Zémio. Ce positionnement stratégique n’a rien d’anodin. Les populations des villages environnants, dont Koumboli, ont repris leurs activités agricoles et approvisionnent désormais la ville de Zémio en produits vivriers. En effet, les habitants de Zémio qui avaient fui en RDC n’ont pas pu cultiver pendant leur exil et se retrouvent aujourd’hui en situation de pénurie alimentaire, dépendant des denrées produites dans les villages périphériques.
C’est précisément sur ce flux commercial vital que les soldats FACA ont décidé de prélever leur dîme. Au checkpoint installé avant Koumboli, les paysans qui transportent leurs produits agricoles vers Zémio sont automatiquement arrêtés. Après avoir vendu leurs marchandises en ville, ils doivent payer pour franchir le barrage au retour. Mais le racket ne s’arrête pas à cette taxe illégale. Certains soldats, décrits comme particulièrement crapuleux et criminels, se livrent à des fouilles en règle sur les villageois. On ne sait pas précisément ce qu’ils cherchent lors de ces fouilles, mais l’humiliation et l’intimidation sont manifestes. Ces pratiques rappellent les méthodes de véritables bandits de grand chemin, sauf que ces bandits portent l’uniforme de l’armée nationale.
La population locale se trouve ainsi prise au piège d’un système absurde. D’un côté, elle doit nourrir Zémio pour survivre économiquement. De l’autre, chaque voyage vers la ville devient une épreuve financière et psychologique. Mais le plus inquiétant dans cette affaire reste les menaces proférées par les militaires eux-mêmes. Les soldats ont explicitement averti la population : si quelqu’un ose rapporter leurs agissements au commandant, ils reviendront brûler le village de Koumboli. Cette menace n’est pas vaine puisque ces mêmes soldats avaient déjà incendié des habitations dans le passé. Le message est clair : silence et soumission, ou représailles collectives.
Cette stratégie d’intimidation montre que ces militaires savent très bien que leurs actes sont illégaux. S’ils menacent la population en cas de dénonciation, c’est bien parce qu’ils savent que leur commandant pourrait, en théorie, intervenir. Mais le commandant en question, un certain Banafio, semble lui-même être partie prenante de ce système de corruption généralisée. Décrit comme particulièrement crapuleux, Banafio représente l’échec total de la chaîne de commandement militaire en Centrafrique. Comment imaginer qu’un officier digne de ce nom puisse tolérer de telles pratiques de la part de ses hommes, à moins d’en être complice ou bénéficiaire ?
La situation à Zémio n’est qu’un exemple parmi tant d’autres des dérives des forces de sécurité centrafricaines. Partout dans le pays, les FACA se rendent coupables d’exactions qui dépassent l’entendement, dans une impunité totale. Aucun mécanisme de contrôle ne semble fonctionner. Aucune sanction n’est prononcée. Aucune enquête n’est diligentée. Les autorités civiles et militaires restent silencieuses face à ces abus systématiques, laissant le champ libre à des soldats qui se comportent comme des seigneurs de guerre dans leurs fiefs respectifs. Cette absence totale de réaction du commandement militaire et des plus hautes autorités de l’État pose des questions sur la gouvernance du pays. Comment peut-on prétendre exercer une quelconque autorité sur le territoire national quand les représentants de l’État eux-mêmes terrorisent, rackettent et menacent les populations qu’ils sont censés protéger ?
À Zémio, les habitants qui ont survécu aux violences d’avril dernier, qui ont connu l’exil et qui tentent aujourd’hui de reconstruire leur vie, se retrouvent victimes d’un nouveau système d’oppression. Le checkpoint installé entre Koumboli et Zémio montre l’échec complet de l’État centrafricain à garantir les droits les plus élémentaires de ses citoyens. La liberté de circulation, le droit de commercer, la protection contre les abus de pouvoir : autant de principes bafoués quotidiennement par ceux-là mêmes qui portent l’uniforme national.
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Avec la saison sèche qui pointe son nez à l’horizon, les braquages et actes de criminalité reprennent dans la préfecture de la Vakaga. Ce que redoutait la population commence à se produire concrètement malheureusement sur le terrain.
Après l’assassinat d’un homme d’une cinquantaine d’années à Amdafock il y a quelques semaines, suivi de nombreux braquages commis par ces bandits soudanais, c’est maintenant le tour du village de Ndah. L’axe routier menant vers Ndah, en direction du Tchad, devient le lieu de prédilection de ces bandits soudanais. C’est ainsi que le lundi 8 décembre, deux pick-up chargés d’hommes lourdement armés ont franchi le territoire centrafricain en provenance du Soudan voisin.
Les assaillants ont contourné Amdafock puis Boromata avant de se positionner à une quarantaine de kilomètres de Ndah sur l’axe du Tchad, près du village d’Aouck. À cet endroit précis, ils ont barré la route et intercepté tous les usagers. Automobilistes, motocyclistes et piétons ont été contraints de s’arrêter. Les bandits ont dépouillé chaque personne de ses biens, vidant les poches et s’emparant des marchandises transportées, y compris de leurs téléphones mobiles.
Parmi les victimes se trouvaient des commerçants qui quittaient Boromata pour rejoindre 5 Kilos, une localité où ils espéraient vendre leurs produits. Quelques-uns ont pu passer avant l’installation du barrage, mais d’autres sont tombés dans le piège tendu par ces hommes armés.
Ces hommes connaissent parfaitement la région, les petites pistes et les endroits où passent régulièrement les usagers. Leur familiarité avec le terrain leur permet de choisir les meilleurs emplacements pour tendre leurs embuscades. Cette méthode leur permet de frapper rapidement avant de disparaître dans les zones difficiles d’accès
la COSCIPAC alerte sur le processus électoral en cours
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Delphin-Kotto-de-la-COSCIPAC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Delphin Kotto de la COSCIPAC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La COSCIPAC confirme une montée de tensions autour du processus électoral en cours, avec un climat social crispé et un rejet visible du pouvoir lors des cérémonies du 1er décembre 2025. L’organisation estime que les signaux de rupture entre les autorités et la population deviennent trop importants pour être ignorés.
À lire l’intégralité du texte ici :
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
La COSCIPAC suit avec une grande attention le processus électoral en cours, dans un contexte sociopolitique tendu qui fait craindre une crise post-électorale grave et prolongée.
Depuis plusieurs mois, la COSCIPAC n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme sur la montée des tensions sociales, résultant d’une rupture croissante de confiance entre les autorités et la population. Cette défiance s’est clairement manifestée lors des célébrations de la fête du 1er décembre 2025.
En effet, les festivités, censées symboliser l’unité nationale, se sont transformées en une démonstration de rejet populaire du régime en place. L’avenue des Martyrs, habituellement pleine de ferveur, a connu un défilé morose, marqué par une faible mobilisation.
Dans les quartiers, le silence et l’indifférence régnaient, comme si la nation n’était pas en fête. Cela démontre le profond désengagement du peuple face à un pouvoir qui, après dix ans de règne, est incapable de présenter un bilan crédible, préférant distraire l’opinion avec des mises en scène politiciennes (danse magique, inauguration des édifices religieux etc … ) Face à cette situation, la COSCIPAC estime qu’il n’est pas trop tard pour sauver ce qui peut encore l’être. Nous appelons le président TOUADERA à faire preuve de courage politique en reportant ces Élections, qui s’apparentent déjà à une messe de requiem, dont l’issue semble connue d’avance.
La COSCIPAC réaffirme que seul le dialogue inclusif et sincère peut permettre d’apaiser les tensions, de restaurer la confiance, et de garantir un processus électoral véritablement crédible, juste et apaisé.
Nous nous étonnons par ailleurs du soutien affiché par la Minusca à un processus électoral manifestement bâclé, mené au mépris des dispositions du Code électoral. Ce soutien soulève des interrogations légitimes sur les intentions réelles de la communauté internationale.
Veut-elle réellement la stabilité du pays ou cherche-t-elle à justifier sa présence prolongée en entretenant un cycle de crises répétées ?
Enfin, la COSCIPAC lance un appel solennel aux forces vives de la nation : restons vigilants, unis et déterminés à rejeter la dérive autoritaire actuelle. Combattons ensemble cette tyrannie imposée par TOUADERA et ses alliés, avec la complicité passive d’une communauté internationale silencieuse face aux dérives.
Sur le site minier chinois de Rondi,dans la Nana-Mambéré, Le commandant Lamtagué organise une séance de torture publique des ouvriers après la publication du CNC sur ses dérives
Un jeune homme orpailleur subissant ses services par les soldats FACA
Le 5 décembre dernier, le commandant Lamtagué de l’armée nationale s’est rendu sur le chantier chinois de Rondi, dans la Nana-Mambéré, près de la sous-préfecture d’Aba. Furieux des articles publiés par CNC sur ses pratiques criminelles, il a décidé de rassembler tous les ouvriers soi-disant pour une réunion. Mais ce qui a suivi dépasse l’entendement : torture, violence, terreur. Le commandant Lamtagué, ex-rebelle libérateur de Bozizé, est un véritable bandit du grand chemin, un criminel, un psychopathe de nature.
Pour comprendre l’histoire, il faut remonter au début. En effet, depuis plusieurs années maintenant, les sites miniers chinois implantés en République Centrafricaine fonctionnent sous la protection des éléments de Forces Armées Centrafricaines. Partout sur le territoire national, ces soldats censés sécuriser les installations ont transformé leur mission en entreprise personnelle d’enrichissement et de criminalité. Le chantier de Rondi, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, représente l’un des cas les plus graves que le pays n’ait jamais connus de son histoire.
L’une des équipes du CNC s’est rendue sur place depuis plusieurs semaines. Nos journalistes ont passé plusieurs jours sur ce terrain, ont rencontré les victimes, ont vu de leurs propres yeux ce qui se passe. Le site appartient à la société chinoise IMC, qui exploite également des chantiers miniers à Yaloqué, notamment vers Zawa, Gaga et Carrefour et dans d’autres zones du pays. À la tête de la sécurité de l’IMC, un homme : le commandant Lamtagué. Mais sur chaque site minier, il place des sous-officiers et des lieutenant.
Mais cet ex-rebelle de Bozizé, devenu officier de l’armée nationale, a bâti un système complet d’exploitation. Il recrute clandestinement des travailleurs camerounais et empoche sur chaque salaire. Il taxe les villageois centrafricains qui viennent ramasser les “poubelles” chinoises, ces graviers rejetés après extraction de l’or : 1 000 francs par passage. Il impose aux orpailleurs locaux qui continuent de chercher de l’or dans leurs propres trous une redevance de 50 000 francs par semaine. Il réquisitionne les habitants pour un travail forcé et gratuit dans les sites miniers que les soldats exploitent pour leur compte personnel.
Nos journalistes ont documenté ces pratiques. Ils ont recueilli les témoignages directs, constaté les faits, vérifié chaque information. Une première enquête a été publiée, détaillant le recrutement illégal des Camerounais. Une deuxième est sortie, exposant le système de taxation imposé aux villageois. Une troisième a suivi, montrant comment les militaires utilisent les populations comme main-d’œuvre gratuite. Trois articles au total. Une dizaine d’autres restent encore à paraître tant le matériel collecté est abondant.
Ces publications ont rendu le commandant Lamtagué fou de rage. L’officier a d’abord envoyé plusieurs messages à la rédaction de CNC. Il contestait, il menaçait, il exigeait des démentis. Mais les faits étaient là, documentés, vérifiés. Puis il a été convoqué deux fois à Bangui, selon ses propres explications, pour s’expliquer devant sa hiérarchie. À chaque fois, il en est ressorti libre. Son grade le protège, à en croire ses explications. Il le sait parfaitement.
C’est dans ce contexte qu’il s’est déplacé personnellement sur le chantier de Rondi le 5 décembre dernier. Il est arrivé vers 16 heures. Il a fait rassembler tous les employés du site sans exception. Ouvriers, chauffeurs, personnel de tous niveaux ont été convoqués. Il parlait d’une réunion de travail. Personne ne pouvait refuser, personne n’imaginait ce qui allait suivre.
Dès le début, l’atmosphère était pesante. Le commandant Lamtagué avait ce regard dur, cette tension dans la voix qui annonçait quelque chose de grave. Il a commencé par ordonner la confiscation de tous les téléphones portables de chaque employé. Pas d’exception, pas de discussion possible. Un par un, chaque employé a dû remettre son appareil. Les téléphones s’empilaient devant lui. Il voulait fouiller leur contenu, traquer ceux qui lisaient les articles de Corbeau News, ceux qui suivaient les publications, ceux qui pouvaient avoir des contacts avec la rédaction.
L’inspection a commencé méthodiquement. Le commandant Lamtagué passait d’un téléphone à l’autre, ouvrait les applications, parcourait les messages, scrutait les photos. Il cherchait une preuve, n’importe laquelle, qui lui permettrait d’identifier les “traîtres”. Dans sa tête, quelqu’un sur ce chantier avait forcément livré des informations à la presse. Il était convaincu que les journalistes ne pouvaient pas connaître tous ces détails sans l’aide d’employés du site.
Mais la surprise arrive. Dans les téléphones de deux ouvriers, il a trouvé ce qu’il cherchait. Les articles de CNC étaient là, consultés, peut-être même sauvegardés. Pour ces deux hommes, ce moment a marqué le début d’un cauchemar de leur vie. Le commandant Lamtagué les a désignés publiquement devant toute l’assemblée. Sa voix tremblait de colère. “Vous m’avez trahi. Vous avez raconté des choses à mon nom à Corbeau News Centrafrique, les journaux de CNC. C’est à cause de vous qu’on m’a convoqué à Bangui.”
Les accusations fusaient maintenant. Le commandant hurlait. “On m’a convoqué deux fois à Bangui, deux fois. Mais ils se sont trompés. Ils ne vont rien me faire. J’ai donné mes explications et c’est terminé. Je suis officier supérieur, je suis commandant. Rien ne va m’arriver. Rien.”
Puis, sans prévenir, il s’est jeté sur les deux ouvriers. Il les a plaqués au sol avec violence. Cet homme qui affirmait publiquement n’avoir jamais frappé personne de toute sa vie, qui disait n’avoir jamais connu la bagarre même dans sa jeunesse, s’est transformé en bandit du grand chemin d’une férocité inouïe. Les coups ont commencé à pleuvoir. Des coups de poing, des coups de pied, sans retenue, sans limite. Les deux hommes au sol tentaient de se protéger la tête, de rouler sur le côté, mais le commandant continuait, acharné, possédé par une fureur vengeresse.
L’assemblée assistait à cette scène dans un silence glacé. Personne n’osait bouger. La terreur paralysait tous les témoins. Ils voyaient le chef de sécurité de l’IMC, un officier supérieur de l’armée nationale, torturer deux de leurs collègues en plein jour, devant tout le monde, sans la moindre gêne. Le tabassage a duré plusieurs minutes. Entre les coups, le commandant continuait de hurler ses accusations, ses menaces, ses justifications. “Vous allez voir aujourd’hui ce qui arrive quand on raconte des choses à mon nom. Vous allez regretter d’être nés.”
Les deux victimes gémissaient de douleur. Leur visage était tuméfié, leurs vêtements déchirés, leur corps meurtri. Mais le commandant ne s’arrêtait pas. Il frappait encore et encore, comme s’il voulait effacer par la violence l’humiliation d’avoir été convoqué à Bangui, comme s’il voulait prouver à tous qu’il restait le maître absolu de ce territoire.
À un moment, deux autres ouvriers ont tenté de prendre la parole. Peut-être voulaient-ils calmer la situation, peut-être voulaient-ils expliquer que ces deux hommes n’avaient rien fait de mal, que lire un article de presse n’était pas un crime. Le commandant s’est retourné vers eux comme un lion dérangé dans sa chasse. Il s’est précipité, a attrapé leurs têtes à deux mains et les a cognées l’une contre l’autre avec une force terrible : gbaww gbaww gbaww. . Le bruit du choc a glacé l’assistance. “Fermez votre gueule. Je suis officier. Vous savez qui je suis ? Je suis officier.”
Cette démonstration de force, cette exhibition de violence assumée ne laissait aucun doute. Le commandant Lamtagué agissait en pleine lumière, devant des dizaines de témoins, convaincu que son grade le plaçait au-dessus de toutes les règles, sauf face aux Wagner. Il venait de prouver qu’il pouvait frapper, torturer, humilier qui il voulait sans craindre la moindre conséquence.
Après avoir terrorisé et maltraité les employés centrafricains, il s’est tourné vers les travailleurs camerounais présents sur le site. Ces hommes qu’il avait lui-même fait venir illégalement, contournant toutes les procédures d’embauche officielles, touchant au passage sa commission sur leurs maigres salaires.
“Vous allez rentrer chez vous maintenant. L’enquête risque de venir ici. Vous partez aujourd’hui. Et quand vous reviendrez plus tard, ne comptez pas sur moi pour vous protéger.”
Cette déclaration en disait long. Malgré son assurance affichée, malgré ses déclarations tonitruantes sur son impunité, le commandant Lamtagué redoutait visiblement qu’une enquête officielle ne débarque sur le site. Les travailleurs camerounais recrutés illégalement représentaient une preuve trop visible de ses combines. Il préférait les faire disparaître temporairement, le temps que l’orage passe.
Le parcours du commandant Lamtagué explique en partie son comportement. En 2003, François Bozizé a pris le pouvoir par un coup d’État. Les rebelles qui l’accompagnaient se faisaient appeler les libérateurs. Lamtagué faisait partie de cette troupe, recruté au Tchad. Après la victoire, Bozizé l’a intégré dans les Forces Armées Centrafricaines. L’homme a ensuite gravi les échelons, profitant du système, utilisant les réseaux, accumulant les appuis. Aujourd’hui commandant, il se croit tout-puissant. Son passé de rebelle devenu militaire officiel lui donne cette arrogance particulière de celui qui pense avoir tout vécu, tout surmonté, et que rien ne peut atteindre. Mais il n’a pas compter sur les Wagner qui pouvaient le sodomiser comme ils veulent.
Sur le terrain, à Rondi, son pouvoir s’exerce sans limites. Les villageois de la région exploitaient ces terres aurifères depuis toujours. Pères, mères, enfants tiraient leur subsistance de l’orpaillage manuel. Quand l’État a cédé ces terrains aux Chinois, ces familles ont tout perdu du jour au lendemain. Leurs sites de travail, leurs sources de revenus, leur moyen de survie, tout a disparu d’un coup.
Pour tenter de sauver quelque chose, ils se sont rabattus sur la récupération des “poubelles” chinoises. Ces tas de graviers que les exploitants rejettent après avoir extrait l’or contiennent encore parfois quelques paillettes. Les villageois venaient fouiller ces déchets dans l’espoir d’y trouver de quoi nourrir leurs familles. Mais même cette activité misérable, le commandant Lamtagué l’a taxée.
Une barrière a été installée à l’entrée du site. Chaque matin, ceux qui voulaient accéder aux tas de graviers rejetés devaient payer 1 000 francs CFA. Un vieux de soixante-dix ans, une femme enceinte, un jeune homme, tout le monde payait le même tarif. Pas d’exception. Un deuxième passage dans la journée coûtait 1 000 francs supplémentaires. Pour des gens qui vivaient déjà dans l’extrême pauvreté, cette taxe quotidienne représentait une charge écrasante.
Certains tentaient de contourner la barrière, de passer en dehors des heures de contrôle, d’esquiver le péage. Les soldats patrouillaient constamment. Quand ils attrapaient un contrevenant, la punition était immédiate et féroce. Le malheureux se faisait tabasser sauvagement. Les coups pleuvaient jusqu’à ce que la victime ne puisse plus se relever. Un exemple pour les autres, une démonstration de ce qui attendait ceux qui refuseraient de payer.
Deux bases militaires encadrent le chantier de Rondi. Base 1 et Base 2. De ces positions, les soldats contrôlent tout le secteur. Rien ne leur échappe. Chaque mouvement, chaque activité est surveillée et taxée. Pour les villageois qui continuaient d’extraire de l’or ailleurs, dans des trous qu’ils avaient creusés eux-mêmes loin du site chinois, le commandant a fixé une redevance hebdomadaire : 50 000 francs CFA. Chaque semaine, sans faute.
Cette somme dépassait les capacités de la plupart des orpailleurs. Beaucoup ne gagnaient même pas cette somme en un mois de travail acharné. Ceux qui ne pouvaient pas payer voyaient leur matériel saisi et bloqué. Les pompes à eau indispensables pour laver les graviers, les groupes électrogènes qui alimentaient les installations, tous les outils nécessaires à l’extraction étaient confisqués. Impossible de travailler sans ces équipements. Les familles se retrouvaient sans ressources du jour au lendemain.
Les détails sur les dérives du commandant Lamtagué se poursuivent sur CNC dans nos prochains articles. Le radar du CNC est braqué sur lui durant ces 5 prochaines années. Vous suivez en détails tous ses agissements sur CNC.
Vakaga : Un Soldat FACA tue son collègue et blesse un civil lors d’une altercation militaire sur le marché du village de Ndah
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/trois-soldats-faca-sur-une-moto-en-province.jpg” data-wpel-link=”internal”>Trois soldats FACA sur une moto en province
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Une tragédie s’est déroulée ce mardi 9 décembre 2024 dans le village de Ndah, situé dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine, où une intervention militaire a tourné au drame.
L’histoire commence au marché de Ndah, une localité peuplée essentiellement de musulmans de l’ethnie Rounga qui ont pour habitude de porter des couteaux attachés à la ceinture, une pratique ancestrale courante dans cette région de la Vakaga. C’est dans ce contexte que ce mardi 9 décembre, peu avant midi, un jeune homme se promenait tranquillement dans le marché de Ndah avec son couteau, sans déranger personne.
C’est alors que trois soldats des Forces armées centrafricaines sont arrivés sur le marché. En voyant le jeune homme, ils se sont dirigés vers lui et lui ont ordonné de remettre son couteau. Le jeune a refusé poliment, leur expliquant que c’était son bien personnel, qu’il ne provoquait personne et qu’il n’avait jamais eu de bagarre avec qui que ce soit.
Les militaires n’ont pas accepté cette réponse. Deux d’entre eux se sont rapprochés du jeune pour tenter de lui retirer le couteau de force. Le jeune a répété qu’il s’agissait de son propre couteau et a demandé qu’on le laisse partir tranquillement.
Devant cette résistance, le troisième soldat a pris les choses en main. Il a dit à ses deux collègues de s’éloigner du jeune homme, annonçant qu’il allait tirer. Les deux autres se sont écartés comme demandé.
Le soldat a alors pris son arme, l’a chargée et a ouvert le feu. La première balle a atteint le jeune homme qui s’est effondré, gravement blessé. La deuxième balle est partie maladroitement et a touché l’un des collègues du tireur, un soldat FACA qui se trouvait à proximité.
Ce soldat FACA est mort sur le coup. Le jeune homme, quant à lui, a été transporté à l’hôpital où il lutte contre ses blessures graves. L’auteur des tirs reste dans les rangs de l’armée sans qu’on sache ce qui lui arrivera.
Cet événement vient s’ajouter à une très très longue liste d’actes commis par les soldats FACA et leurs responsables dans différentes parties du pays. Les habitants de Ndah ont assisté à cette scène qui aurait pu être évitée si le dialogue avait été privilégié. Le marché, lieu habituellement animé et paisible, a été le témoin de cette violence qui a coûté la vie à un militaire et blessé gravement un jeune homme dont le seul tort était de porter un couteau selon les coutumes locales
Pendant que le gouvernement centrafricain pleure la crise financière et l’absence de moyens pour payer les fonctionnaires de certaines institutions de l’État, le président Faustin Archange Touadéra continue tranquillement de bâtir son empire immobilier dans la capitale. Sa dernière acquisition : une colonne d’immeubles sur l’avenue Barthélemy-Boganda, au cœur de Bangui, payée cash 400 millions de francs CFA.
L’immeuble en question se trouve au centre-ville, non loin de l’ancien supermarché Bamag, à proximité de la station-service Total. Il s’agit d’une propriété qui appartenait au défunt homme d’affaires Alhadji Biri, le propriétaire du célèbre empire commercial Africa Auto, décédé au début de cette année 2025.
Depuis la mort de ce riche commerçant d’origine nigériane, ses héritiers se livrent une bataille acharnée pour le partage de l’héritage colossal qu’il a laissé derrière lui. C’est précisément dans ce contexte de tensions familiales que le président Touadéra s’est incrusté, avec l’aisance d’un prédateur qui flaire une opportunité.
Le chef de l’État n’a pas perdu de temps. Il a sorti 400 millions de francs CFA cash pour s’offrir cette colonne de bâtiments où le défunt Alhadji Biri avait installé l’un de ses magasins. Mais comme à son habitude, Touadéra n’a pas acheté à son nom. Pour brouiller les pistes, il a utilisé le nom du frère de sa première épouse, Brigitte Touadéra. Une technique désormais classique dans le manuel de l’enrichissement présidentiel.
Cette acquisition vient s’ajouter à une liste déjà longue. Après avoir raflé des étendues immenses de terrains à Boy-Rabe, son quartier d’enfance où il rêve de construire un complexe résidentiel pharaonique baptisé “Touadéra”, après avoir acquis des parcelles gigantesques dans la cité Golf au quartier PK11 à la sortie nord de Bangui, après avoir bâti des immeubles au centre-ville et acheté des villas dans le 7ème arrondissement à la cité de Bellevue, le président poursuit méthodiquement son projet de transformer la capitale centrafricaine en propriété privée.
L’ironie de la situation est glaçante. Alors que le régime multiplie les discours sur la crise financière qui frappe le pays, alors que les hôpitaux manquent de tout et que les écoles tombent en ruine, le président, lui, dispose de centaines de millions de francs CFA à débourser cash pour des achats immobiliers personnels.
Touadéra, qui était déjà le “premier milliardaire centrafricain” à l’époque où il était Premier ministre, a visiblement franchi un cap depuis qu’il occupe le fauteuil présidentiel. Sa fortune a atteint des proportions qui dépassent l’entendement. Si le mot “milliardaire” existait encore pour le qualifier à l’époque, il faudrait aujourd’hui inventer un nouveau terme pour décrire l’ampleur de son enrichissement.
En République centrafricaine, la fonction d’État est devenue synonyme de richesse illimitée. Contrairement aux autres pays où ce sont les hommes d’affaires qui deviennent milliardaires grâce à leur travail et leur entreprise, ici, chez nous, ce sont ceux qui travaillent pour l’État qui accumulent des fortunes colossales. Le monde à l’envers.
Les héritiers d’Alhadji Biri, qui se déchirent pour quelques miettes de l’héritage paternel, ont dû se frotter les mains en voyant arriver l’argent présidentiel. Quatre cents millions cash, sans négociation, sans discussion. Le genre de transaction qui fait taire les querelles familiales, au moins temporairement.
Pendant ce temps, dans les rues de Bangui, les citoyens ordinaires se demandent comment joindre les deux bouts. Les marchés sont vides, les prix flambent, et le gouvernement continue de répéter que le pays traverse une période difficile. Mais visiblement, cette difficulté ne concerne pas tout le monde.
L’ambition de Touadéra ne se limite pas à rester au pouvoir jusqu’à sa mort, comme il l’a clairement montré en préparant son hold-up constitutionnel pour un troisième mandat. Il veut aussi posséder physiquement la capitale, bâtiment par bâtiment, quartier par quartier. Une monarchie moderne où le roi ne se contente pas de régner, mais possède aussi tout le royaume.
L’affaire de Boy-Rabe, où un vieux retraité résiste toujours à céder sa concession malgré toutes les pressions, montre bien la détermination du président. Mais elle montre aussi qu’il reste encore des Centrafricains qui refusent de tout vendre, même face au pouvoir absolu.
Combien d’autres immeubles, combien d’autres terrains, combien d’autres propriétés Touadéra compte-t-il encore acquérir avant les Élections de décembre 2025 ? La question reste ouverte. Ce qui est certain, c’est que pendant que le pays s’enfonce dans la misère, le président, lui, continue de s’enrichir comme jamais.
Quatre cents millions de francs CFA cash. Pendant que le peuple attend ses salaires.
Centrafrique : arrestation d’un exploitant Chinois armé qui terrorisait les ouvriers avec son fusil sur le chantier de Dimba
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/l-exploitant-chinois-avec-son-arme-de-guerre-sur-lui.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’exploitant chinois avec son arme de guerre sur lui
La recrudescence des enlèvements contre rançon pousse les exploitants chinois à s’armer massivement. Beaucoup possèdent maintenant des kalachnikovs qu’ils exhibent sans complexe sur leurs sites d’extraction. Mais parfois, ce port d’arme chinois tourne au cauchemar pour les employés. C’est exactement ce qui s’est passé sur un site minier chinois dans la Nana-Mambéré.
L’histoire qu’on va vous expliquer pour vous donner l’exemple de la montée de la présence d’armes sur des sites miniers chinois se déroule à dimba, sur l’axe d’Aba, dans la préfecture de la Nana-Mambéré où opère la Société chinoise tien pao, avec le chef du chantier qui porte son arme de guerre visible sur lui. L’homme ne se contentait pas de posséder discrètement une arme pour sa protection personnelle, mais il la portait visiblement durant ses déplacements quotidiens sur le chantier, la rendant visible aux yeux de tous ses employés. Cette exhibition permanente servait un objectif précis : maintenir une pression constante sur les travailleurs centrafricains placés sous ses ordres.
Dès qu’un ouvrier osait formuler la moindre contestation ou élever la voix, le chinois brandissait son fusil d’assaut pour couper court à toute velléité de protestation. Cette méthode de gestion par la peur fonctionnait efficacement, paralysant les employés qui n’avaient d’autre choix que de subir les conditions imposées. Ce chinois justifiait cette possession d’arme de guerre en affirmant avoir régularisé sa situation administrative. Selon ses déclarations répétées aux travailleurs, il aurait acquitté les frais nécessaires pour obtenir un permis de port d’arme en bonne et due forme. Fort de cette autorisation qu’il prétendait détenir, il estimait avoir tous les droits pour se balader armé comme bon lui semblait.
Seulement, les intimidations répétées ont fini par devenir insupportables pour les ouvriers. Les récits des employés menacés ont circulé bien au-delà des limites du chantier, remontant progressivement jusqu’aux oreilles du sous-préfet. Cette fois, la réaction ne s’est pas fait attendre. Le contact a été fait avec les autorités de Bouar qui a très vite dépêché une équipe des forces de l’ordre sur place au chantier minier. Les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation du Chinois et ont saisi sa kalachnikov avant de le conduire vers la ville de Bouar, si possible le conduire vers la capitale pour la suite de la procédure.
Personne ne peut affirmer avec certitude quelle tournure prendra cette affaire. Va-t-il comparaître devant une instance judiciaire ou bénéficiera-t-il d’un arrangement à l’amiable avec les hauts gradés ? Certains évoquent la possibilité qu’une compensation financière versée discrètement aux bonnes personnes suffise à clore le dossier et lui permette de retrouver rapidement sa liberté. D’autres pensent qu’il pourrait activer ses réseaux d’influence pour faire tomber les poursuites. L’opacité habituelle de ce genre de procédure laisse toutes les hypothèses ouvertes.
Ce qui demeure certain, c’est que l’incident a généré une onde de choc considérable sur le chantier minier. Les comportements des exploitants asiatiques dans le secteur minier centrafricain provoquent depuis longtemps des interrogations. Leur manière de diriger les chantiers diffère radicalement des standards acceptables. Ils imposent des cadences infernales aux employés centrafricains, multipliant les exigences sans jamais relâcher la pression. Les méthodes employées rappellent des époques révolues où la main-d’œuvre était considérée comme une simple variable d’ajustement.
Bangui : quand le défilé militaire du premier décembre tourne au fiasco sur l’avenue des martyrs
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-pick-up-de-la-garde-presidentielle-tombe-en-panne-lors-du-defile-du-premier-decembre-2025-sur-l-avenue-des-martyrs.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le pick-up de la garde présidentielle tombé en panne lors du défilé du premier décembre 2025 sur l’avenue des martyrs.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’embargo sur les armes constituait, selon les autorités, la cause principale des difficultés du pays. Levé depuis plus d’un an, il n’a rien changé à la situation de l’armée. Le défilé national du premier décembre dernier a transformé cette promesse non tenue en humiliation publique.
Le Président Touadera et son clan ont passé des années à répéter le même discours dans toutes les enceintes internationales. Aux Nations unies, lors des rencontres bilatérales, devant chaque tribune disponible, Bangui réclamait la fin de cette mesure restrictive. La Russie et la Chine appuyaient systématiquement cette revendication qui occupait le cœur de la diplomatie centrafricaine.
Pourtant, maintenant que cette barrière n’existe plus depuis plus de douze mois, personne ne voit les résultats annoncés. L’armée nationale n’a pas reçu d’équipements neufs. Les soldats continuent de manquer de tout. Le pouvoir préfère masquer cette défaillance plutôt que d’assumer publiquement son incapacité à tenir parole.
La parade du 1er décembre sur l’avenue des Martyrs a offert une démonstration édifiante de cette stratégie du mensonge. Comme chaque année depuis plus de cinquante ans, ce défilé rassemble formations militaires et civiles dans un grand rassemblement censé honorer la nation. Mais cette fois, le stratagème employé par les organisateurs a fini par éclater au grand jour.
L’État-major et le ministère de la défense ont placé les soldats selon un plan bien calculé. Les militaires placés sur les côtés extérieurs visibles des troupes défilées portaient des uniformes flambant neufs et des chaussures impeccables. Les caméras filmaient ces hommes bien habillés qui donnaient l’impression d’une armée moderne et fonctionnelle. Mais au milieu des rangs, dissimulés derrière cette vitrine propre, se trouvaient des militaires aux tenues délabrées et sales.
Dans les pick-up qui défilaient également, la même technique avait été appliquée. Les éléments assis sur les bords du véhicule arboraient des équipements neufs tandis que ceux installés au milieu portaient des habits délabrés et usés. Cette architecture visuelle visait à tromper les observateurs en leur offrant une image flatteuse tout en cachant la misère réelle de nos forces de défense et de sécurité intérieure.
Mais attendez, ce stratagème s’est effondré brusquement et de manière spectaculaire quand un véhicule de la garde présidentielle est tombé en panne en plein milieu du parcours du défilé. Les militaires ont dû descendre précipitamment pour pousser leur pick-up défaillant et le sortir de l’avenue sous les regards stupéfaits des spectateurs. À ce moment précis, impossible de maintenir l’illusion.
Les soldats qui sont sortis du véhicule portaient des uniformes dans un état lamentable. Sales, déchirés, totalement inadaptés à une parade officielle. Le contraste avec leurs camarades positionnés sur les côtés était saisissant. Les Centrafricains présents ont alors commencé à observer plus attentivement le reste du défilé et ont découvert progressivement l’étendue de la supercherie.
Cette manipulation vient directement des conseillers russes de Wagner qui entourent le président Touadéra et le chef d’État-major. Ces mercenaires leur donnent ce genre de tactiques pour donner une apparence de puissance là où il n’y a que du vide. Mais aucune astuce de présentation ne peut remplacer des moyens concrets.
L’armée centrafricaine manque de tout : armes, véhicules, uniformes, chaussures. Seuls les éléments de Wagner possèdent du matériel correct. Les forces nationales survivent avec des ressources dérisoires pendant que le régime continue d’affirmer que la situation s’améliore. Un an après la levée de l’embargo tant réclamée, les soldats centrafricains n’ont toujours pas reçu les équipements promis. Les pick-up tombent en panne lors des défilés officiels et les uniformes partent en lambeaux
Ernest Mada, voleur de la République, lance sa campagne électorale à Bria en défiant le calendrier électoral
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ernest-mada.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ernest Mada, ministre en charge du secrétariat du gouvernementScreenshot, pris en flagrant délit du vol au ministère de l’éducation
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le dimanche 7 décembre 2025, le ministre chargé du secrétariat du gouvernement Ernest Mada a débarqué à Bria par l’hélicoptère de Wagner aux alentours de 9h25. Sans attendre l’ouverture officielle de la campagne prévue par l’Autorité Nationale des Élections pour le 14 décembre, il a immédiatement entamé ses activités électorales.
Son directeur de campagne, l’ancien député Abdoulaye Tidjani, avait préparé le terrain. Quatre Land Cruiser et plusieurs motos-taxis attendaient le candidat. Le cortège s’est ensuite dirigé de l’aéroport vers la préfecture, puis au PK3, avant de rejoindre le quartier Bornou où le voleur ministre a distribué de l’argent aux habitants. Pendant ce temps, les trois autres candidats respectaient scrupuleusement le calendrier fixé par l’ANE.
Le gouverneur de la région, qui est également le Préfet de la Haute-Kotto, ami d’enfance du ministre, n’a pas bronché face à cette entorse aux règles. Aucune autorité locale n’a réagi devant cette violation du code électoral, bien au contraire. Le silence des institutions interpelle alors que plusieurs candidats du parti MCU au pouvoir ont déjà lancé leurs opérations de terrain avant l’heure autorisée.
Il faut noter que le voleur ministre Ernest Mada n’a même pas de domicile personnel à Bria. Pour son déplacement dans la ville, il loge chez un commerçant au PK3, situation inhabituelle pour quelqu’un qui brigue un mandat de député dans cette circonscription.
D’ailleurs, son parcours comporte quelques zones d’ombre. Quand il occupait encore le poste de directeur de cabinet au ministère de l’Éducation, il s’est contenté de voler, rien que voler. C’est un grand voleur à proprement parler. Au ministère de l’éducation à son époque, l’homme a empoché plusieurs millions de francs CFA. Tellement que le voleur devenait très grave, le Trésor public procède à des retenues mensuelles sur son salaire pour compenser une partie de ces montants. Malgré cela, sa carrière a progressé sans interruption jusqu’au poste de ministre chargé du secrétariat du gouvernement.
Lors des primaires du MCU à Bria, le député sortant l’a sèchement battu. Mais Mada refuse de se retirer. Sa position dans l’appareil d’État lui donne confiance. Il dirige même le cabinet du directeur national de campagne du parti au pouvoir, ce qui renforce sa conviction d’être intouchable.
Les moyens déployés pour son arrivée témoignent de ses appuis : l’aviation et les hélicoptères russes de Wagner ont assuré son transport. Cette démonstration de force traduit les protections dont il bénéficie au sommet de l’État.
Il y’a lieu de rappeler que l’opposition a boycotté ce scrutin. Seuls des candidats proches du régime se présentent, transformant l’élection en compétition interne au pouvoir. Dans ce contexte, les règles du jeu électoral semblent s’appliquer de manière sélective selon les affiliations politiques de chacun.
Un mouvement de soutien à Dologuélé, Mabôkô Ôkô E Mbouggi, appelle à l’union de l’opposition centrafricaine face à Touadera
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/photo-de-la-famille-a-la-fin-de-la-conference-de-presse-du-maboko-oko-e-mbouggi-le-mardi-9-decembre-2025-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Photo de la famille à la fin de la conférence de presse du Mabôkô Ôkô E Mbouggi, le mardi 9 décembre 2025. Photo CNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le Mouvement du soutien à la candidature de l’opposant Anicet-Georges Dologuelé, Mabôkô Ôkô E Mbouggi, a tenu, ce mardi 9 décembre 2025, sa conférence de presse au restaurant Bar Chez MATIS, pk11, sortie nord de Bangui. PANGEUL Abdel, ingénieur des TP et écrivain-poète, coordonnateur du mouvement, accompagné d’Arsène Elien, administrateur d’assurance, ont présenté leur démarche en faveur d’Anicet Georges Dologuélé pour la présidentielle de décembre 2025.
Au démarrage de la conférence de presse, PANGEUL Abdel prend la parole devant les journalistes réunis. Il énumère ce qu’il considère comme des manquements du régime actuel. Les crises économiques touchent le quotidien des Centrafricains, affirme-t-il. La corruption s’est installée dans l’appareil étatique. Les ministères connaissent selon lui une gestion contestable. Le clanisme s’est transformé en mode de gouvernance d’après ses déclarations.
L’armée nationale vit dans des conditions déplorables, poursuit le coordonnateur. Les militaires centrafricains manquent de moyens pendant leurs déploiements. Les forces étrangères alliées bénéficient de ressources que les soldats locaux ne reçoivent pas. Ces troupes venues d’ailleurs exploitent l’argent des contribuables tandis que les militaires centrafricains souffrent sur le terrain. Les Russes notamment traitent mal les forces de défense nationales, ajoute-t-il sans détour.
L’administration et l’armée sont devenues des territoires politisés. Pour obtenir un poste à responsabilité, il faut appartenir au parti MCU ou entretenir des liens familiaux avec le président Touadéra et son entourage. Les fournitures d’État passent entre les mains des mêmes personnes. Les routes vers les provinces ont disparu. Du nord au sud, de l’est à l’ouest, les populations endurent des difficultés grandissantes. Les prix des denrées alimentaires augmentent sans arrêt.
Les habitants de Bangassou, Zémio, Mobaye, Bossangoa ou Paoua vivent cette réalité chaque jour. Les carburants subissent une taxation excessive. Les transports inter et intra-urbains deviennent de plus en plus chers. Les bourses d’études ont disparu pour les étudiants. Les cantines universitaires n’existent plus. Les bibliothèques sont vides d’ouvrages. Les écoles et lycées publics n’ont pas de centres de documentation.
Aucune politique d’emploi ne vient aider les jeunes. Les entreprises nationales qui pourraient embaucher ces derniers subissent des pressions. Elles ferment leurs portes au profit d’autres acteurs économiques qui tirent leurs bénéfices grâce à la complicité des dirigeants. Les mots sont nombreux pour décrire la situation, reconnaît PANGEUL Abdel. L’heure demande des actions concrètes pour changer la trajectoire du pays légué par Barthélémy Boganda.
L’unité, la dignité et le travail qui devaient nourrir les Centrafricains se sont évaporés. Les orpailleurs dans les zones aurifères et diamantifères ne peuvent plus creuser sur leurs propres terres pour faire vivre leurs familles. Les alliés et les rebelles proches du pouvoir occupent ces zones et les en empêchent. Les eaux polluées privent les pêcheurs de leur activité. Les chasseurs ne peuvent plus pratiquer car les brousses hébergent des rebelles. On parle pourtant de paix en Centrafrique.
Quelle paix quand les citoyens vivent dans la peur des alliés et du pouvoir, risquant leur vie en osant s’exprimer? Aujourd’hui c’est Touadéra ou rien, déclare le coordonnateur. Le temps de la dictature doit s’achever. La démocratie partout dans le monde autorise chaque citoyen à s’exprimer sur la gestion de son pays sans crainte. La liberté d’expression signifie exactement cela.
L’heure est venue de choisir un avenir différent pour le pays sans Faustin Archange Touadéra et ses complices qui s’enrichissent pendant que le peuple souffre dans la misère. L’armée et les forces de défense voient leur honneur piétiné par des forces étrangères dites alliées. L’argent du contribuable centrafricain paie des mercenaires étrangers qui pillent sans contrôle les ressources naturelles sans verser de taxes à l’État.
Le silence n’est plus possible quand le pouvoir de Touadéra et du MCU ferme les yeux sur les crimes commis contre une partie du peuple par des groupes rebelles qui marchent sur des tapis rouges posés sur le sang des Centrafricains. L’impunité règne tandis que l’opposition non armée composée de filles et fils du pays est muselée et emprisonnée sans procès. La population vit dans la peur et la frustration face aux Russes et leurs alliés.
La solution réside dans la capacité à s’unir. Il faut se lever et refuser cette dictature qui s’impose à la démocratie. Du nord au sud, de l’est à l’ouest, le mouvement Mabôkô Ôkô E Mbouggi appelle toutes les forces de l’opposition, la société civile, les confessions religieuses chrétiennes, musulmanes et laïques, ainsi que toutes les personnes soucieuses de l’avenir du pays à les rejoindre. Le soutien doit aller massivement et sans réserve au candidat de l’opposition Anicet Georges Dologuélé.
Pourquoi ce candidat? Parce qu’il représente le meilleur choix pour l’avenir du pays selon le mouvement. Les différences ne sont pas niées car la richesse du peuple réside dans ses diversités et ses opinions. Face à l’urgence de la situation, il faut se concentrer sur ce qui unit, les valeurs communes, la justice et le progrès social qui peuvent sauver la démocratie. L’appel s’adresse à tous les citoyens, aux organisations sociales et aux médias pour que leurs voix soient entendues par tous les moyens démocratiques et paisibles.
Le temps de tergiverser est terminé. Chaque jour compte. L’avenir de la nation et de la jeunesse est en jeu et doit être sauvé. La date du 28 décembre 2025 approche avec les Élections présidentielles et législatives groupées qui façonneront l’avenir de la nation. Les regards se tournent vers les dix candidats qui ont eu le courage de se présenter au suffrage des Centrafricains.
Le mouvement salue la présence et l’engagement d’Anicet Georges Dologuélé, candidat du parti URCA (Union pour le Renouveau de Centrafrique) à l’élection présidentielle, ainsi que de ses députés et maires. Leur candidature témoigne de la vitalité, de l’ambition et de la capacité du peuple à assumer les plus hautes responsabilités. Ils portent l’héritage d’une histoire riche, le dynamisme du moment et l’espoir d’un avenir meilleur pour tous.
L’heure n’est plus à l’hésitation pour les filles et fils de Centrafrique où qu’ils soient. Quel que soit le candidat soutenu initialement, le soutien doit aller massivement, visiblement et inconditionnellement à cette diversité de candidatures. Elles expriment la force collective. Soutenir leur présence affirme la place de la Centrafrique sur l’échiquier politique national et international.
Au-delà de la simple reconnaissance, l’histoire appelle à la responsabilité et à l’unité stratégique. La dispersion des voix affaiblit la position et dilue l’impact que la communauté pourrait avoir sur ce scrutin. L’appel solennel et pressant s’adresse au candidat de l’URCA, à son président Dologuélé, au peuple centrafricain et à toute l’opposition. Il faut se réunir immédiatement. Mettre de côté les différences de programmes ou d’ambitions personnelles pour l’intérêt supérieur du peuple et de la nation. Former un front uni.
Des discussions franches et rapides doivent permettre de soutenir un seul et unique candidat de l’opposition, Dologuélé, qui portera haut l’étendard du changement et fédérera les forces. Le choix commun doit être déclaré. Un appel clair au peuple centrafricain et au-delà pour voter massivement pour ce candidat consensuel, le président Anicet Georges Dologuélé.
L’unité derrière Dologuélé et ses autres candidats doit devenir le mot d’ordre. La lutte, la discipline et la détermination doivent se manifester le jour du scrutin le 28 décembre 2025. Tous doivent se rendre aux urnes pour voter exclusivement pour le candidat Anicet Georges Dologuélé, pour un front uni des filles et fils de Centrafrique, pour l’unité, l’égalité et la paix. La force de l’avenir se construit dans l’unité et non dans la division. Le succès de l’un est la victoire de tous.
Voter pour Dologuélé montrera au pays et aux yeux du monde la force d’un peuple uni et déterminé pour le changement. Le mouvement exprime sa conviction que tous unis peuvent surmonter les obstacles et bâtir un avenir meilleur. Le soutien, l’engagement de chacun compte car l’histoire jugera face à la jeunesse. Il ne faut pas faillir au devoir civique et citoyen.
L’appel va à tous pour un soutien massif et résolu, reconnaissant que le succès de l’entreprise repose sur la collaboration et le respect des différentes sensibilités tout en restant unis derrière le candidat Anicet Georges Dologuélé dans ce moment critique. Pour l’honneur, pour la patrie, pour la Centrafrique, ensemble unis, la victoire viendra.
La conférence de presse s’est achevée au bout de quelques heures. Les organisateurs avaient prévu une rencontre à 10 heures mais les participants sont arrivés avec du retard. PANGEUL Abdel et son équipe attendaient depuis 9 heures. Seulement deux questions ont été autorisées en raison du retard accumulé. Des interviews individuelles ont été proposées pour ceux qui souhaitaient approfondir certains points.
quand Touadera échoue à faire mobiliser DES RESSOURCES EXTÉRIEURES pour le budget 2025 qui reste très maigre
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Herve-Ndoba-modifie.jpg” data-wpel-link=”internal”>Monsieur Hervé Ndoba, ministre des finances de la République centrafricaine
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le rapport d’exécution budgétaire du deuxième trimestre 2025 contient une information qui devrait faire réagir : sur les 136,4 milliards de francs CFA que les partenaires étrangers avaient promis de débloquer cette année, seulement 23,4 milliards sont arrivés dans les caisses de l’État au 30 juin. Cela représente à peine 17% des fonds attendus.
Autrement dit, 113 milliards de francs CFA, plus de 82% de l’argent promis, ne sont jamais arrivés. Pour donner une idée de l’ampleur, cette somme équivaut à près de quatre fois le budget annuel du ministère du Développement Rural.
Mais pourquoi cet argent n’arrive pas? Cette incapacité à récupérer l’argent promis explique en grande partie pourquoi le budget agricole reste au point mort. Quand on dépend à 90% des financements extérieurs pour moderniser l’agriculture et qu’on ne récupère que 17% de ce qui était prévu, forcément, rien ne peut se faire.
Les projets restent sur le papier. Les infrastructures promises ne sortent jamais de terre. Les programmes d’appui aux paysans attendent dans les tiroirs. Les populations rurales continuent d’espérer une aide qui ne vient pas.
Plusieurs raisons peuvent expliquer cette situation, et aucune ne reflète bien la gestion actuelle du pays.
D’abord, la confiance des bailleurs s’est érodée. Les partenaires internationaux hésitent à débloquer des fonds quand ils voient la corruption généralisée, le manque de transparence dans la gestion de l’argent public, et l’absence de contrôle réel sur l’utilisation des financements précédents. Les scandales à répétition et le refus de rendre des comptes découragent les bailleurs.
Ensuite, les ministères ne savent plus comment travailler avec les bailleurs. Mobiliser des financements extérieurs demande un travail sérieux : négocier avec les partenaires, remplir leurs conditions, produire les rapports qu’ils exigent, respecter les délais des conventions signées. Visiblement, l’administration centrafricaine n’y arrive plus.
Troisièmement, les conditions politiques ne sont pas remplies. Beaucoup de bailleurs conditionnent leur argent au respect de standards démocratiques de base. Organiser des Élections truquées, réprimer l’opposition, laisser les Mercenaires russes violer les droits humains , tout cela décourage les financements, surtout ceux venant des pays occidentaux.
Enfin, certains circuits financiers échappent complètement au budget officiel. Les Unités de Gestion de Projets fonctionnent souvent dans leur coin, sans coordination avec le ministère des Finances. Cette désorganisation crée une opacité qui arrange certains intérêts mais sabote l’efficacité.
Le rapport budgétaire admet lui-même qu’il y a des “difficultés à collecter les données relatives à l’exécution des dépenses financées sur ressources extérieures dues à un manque de synergies entre les Unités de Gestion de Projets et la chaîne d’exécution budgétaire”.
En langage clair : personne ne sait vraiment où passe l’argent. Les UGP gèrent des fonds sans informer le ministère des Finances. Le ministère budgétise de l’argent qu’il ne contrôle pas. Les bailleurs envoient l’argent directement aux structures de projet qui ne communiquent pas avec l’administration centrale.
Cette pagaille garantit l’inefficacité et facilite tous les abus possibles. Quand personne ne peut tracer les flux financiers, quand il n’y a pas de coordination, quand la transparence n’existe pas, les détournements deviennent inévitables.
Au-delà des problèmes techniques, cette incapacité à mobiliser les fonds promis constitue un échec Politique pour le régime Touadéra. Après neuf ans au pouvoir, après des dizaines de voyages internationaux, après toutes les déclarations sur les “partenariats stratégiques” et les “relations excellentes”, le gouvernement reste incapable de convaincre ses partenaires de débloquer l’argent qu’ils ont promis.
Le contraste est frappant avec les annonces triomphales après chaque conférence internationale. À Casablanca récemment, le président se félicitait de “9 milliards d’euros d’annonces d’investissements”. Ces annonces rejoindront probablement la longue liste des promesses oubliées et des financements jamais débloqués.
Cette faiblesse dans la mobilisation des fonds pousse à questionner que le rapport budgétaire évite soigneusement.
Ces 113 milliards étaient-ils réellement promis par des conventions signées ou s’agissait-il de projections optimistes sans fondement réel ? Si l’argent était vraiment engagé, pourquoi n’a-t-il pas été débloqué ? Quelles conditions le gouvernement n’a-t-il pas remplies ? Quels standards de bonne gouvernance n’ont pas été respectés ?
Le gouvernement a-t-il seulement essayé de mobiliser ces fonds ou s’est-il contenté de les inscrire au budget pour faire bonne figure ? Les ministères ont-ils produit les dossiers de projet nécessaires ? Les procédures de passation de marchés exigées par les bailleurs ont-elles été suivies ?
Cette incapacité chronique à récupérer l’argent promis n’est pas qu’un problème technique de gestion. C’est un échec politique qui engage la responsabilité du régime.
Un gouvernement compétent aurait mis en place les structures permettant de capter ces financements. Un gouvernement transparent aurait rassuré les bailleurs sur l’utilisation correcte des fonds. Un gouvernement respectueux des normes démocratiques aurait rempli les conditions politiques exigées.
Le régime Touadéra a échoué sur tous ces plans. Résultat : 113 milliards restent bloqués entre les promesses et la réalité, pendant que les secteurs productifs ne peuvent pas fonctionner faute de moyens et que les populations rurales restent dans la pauvreté.
Cette faible mobilisation des ressources extérieures n’est pas une fatalité. C’est le symptôme d’un système politique défaillant, incapable d’assurer les fonctions de base d’un État : mobiliser des ressources, gérer correctement les finances publiques, et servir l’intérêt des citoyens.
Bambari : une nouvelle session criminelle sous l’ombre de Wagner
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/enock-sanze-procureur-general-de-la-cour-dappel-de-bambari.jpg” data-wpel-link=”internal”>Enock Sanzé, procureur général de la Cour d’appel de Bambari
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La Cour d’appel de Bambari s’apprête à ouvrir sa première session criminelle de 2025, la deuxième depuis les crises qui ont déchiré la préfecture de la Waka. Mais dans une région où les mercenaires russes dictent leur loi, la question de l’indépendance judiciaire se pose avec acuité.*
Enock Sanzé, procureur général de la Cour d’appel de Bambari, affiche une confiance. « Environ 25 dossiers » seront examinés, couvrant viols, crimes de guerre, crimes contre l’humanité et meurtres. Parmi eux, des affaires liées aux violents affrontements de mai 2018 à Bambari, lorsque rebelles et forces de l’ordre s’étaient livré bataille dans les rues.
« Ces actes ne doivent pas rester impunis », martèle le procureur général. Une déclaration de principe louable, mais qui interroge : qui sera réellement jugé dans une région où Wagner et ses russes noirs opèrent en toute impunité depuis des années ?
La Cour d’appel de Bambari croule sous les dossiers. Censée couvrir initialement trois préfectures (Nana-Gribizi, Kémo et Waka), elle doit désormais aussi traiter les affaires de Bangassou et Bria, dont les cours d’appel créées en juin dernier restent non opérationnelles. Des accusés d’Alindao (Basse-Kotto), et de Bangassou (Mbomou) seront ainsi jugés à Bambari, dans une concentration judiciaire qui interroge.
Sanzé reste évasif sur l’identité des accusés. « On ne peut pas vous dire avec exactitude si ces personnes figurent parmi les accusés », concède-t-il lorsqu’il est questionné sur les auteurs présumés des crimes dénoncés par les ONG. Cette opacité n’est pas anodine dans une région où les exactions des forces russes et de leurs alliés sont systématiquement documentées mais rarement poursuivies.
Interrogé sur la protection des victimes et témoins, le procureur général botte en touche : « Le magistrat n’est pas un homme qui a les armes, mais on a des bras armés qui sont les forces de l’ordre. » Ces mêmes forces de l’ordre qui, selon de nombreux témoignages recueillis par CNC, collaborent étroitement avec les mercenaires russes et participent souvent aux exactions qu’elles sont censées prévenir.
Son appel aux victimes sonne creux : « Il n’y a plus de peur maintenant, surtout que la sécurité est revenue dans le pays et précisément dans la préfecture de la Waka ». Une affirmation qui fait fi des réalités quotidiennes vécues par la population, coincée entre groupes armés, milices et mercenaires russes.
Cette session criminelle intervient dans un contexte particulier. Pendant que quelques accusés comparaîtront à Bambari, les véritables architectes de la violence qui ravage la région – qu’ils portent l’uniforme de l’État ou celui de Wagner – continuent leurs activités sans craindre la moindre poursuite.
Les 25 dossiers annoncés ne sont que la partie visible d’un iceberg de criminalité qui gangrène la préfecture de la Waka. La vraie question n’est pas de savoir si cette session aura lieu, mais si elle osera toucher aux intouchables qui, depuis des années, transforment cette région en zone de non-droit sous couvert de “restauration de la sécurité”.
Sur la plateforme 1win, les amateurs de paris en ligne découvrent un univers conçu pour offrir une expérience fluide et accessible à tous. L’interface moderne et intuitive permet aux utilisateurs de naviguer facilement entre les différentes sections, que ce soit pour placer un pari rapide ou explorer des stratégies plus complexes. Cette diversité fait de 1win un espace où chaque joueur trouve la formule qui correspond le mieux à son style et à ses attentes.
Les 1win paris sportifs se distinguent par la variété des options proposées. Que l’on soit adepte des simples paris sur un seul événement ou que l’on préfère combiner plusieurs prédictions pour augmenter les gains potentiels, la plateforme s’adapte à chaque préférence. L’objectif est de permettre aux utilisateurs de ressentir toute l’excitation du sport, tout en bénéficiant d’une flexibilité totale dans la manière de parier.
Les formats de paris les plus populaires incluent les « simples », qui se concentrent sur une seule sélection, et les « express », où plusieurs choix sont regroupés pour multiplier les cotes. Pour les parieurs expérimentés, les « systèmes » offrent encore plus de possibilités, combinant plusieurs paris de manière stratégique afin de minimiser les risques. Cette richesse de formats fait de 1win un lieu privilégié pour ceux qui aiment varier leur approche et tester différentes méthodes.
Enfin, l’atout principal de 1win réside dans son équilibre entre simplicité et innovation. En rendant chaque type de pari clair, attractif et facilement accessible, la plateforme réussit à réunir les débutants et les parieurs aguerris autour d’une même passion : celle du sport et du jeu réfléchi. Sur 1win, chaque pari devient une expérience à part entière, pensée pour divertir, défier et enthousiasmer.
Comprendre les formats de paris de base sur 1win : single, accumulator et system
Avant de se lancer dans des stratégies avancées, il est essentiel de comprendre les bases des formats de paris disponibles sur 1win. Ces trois types principaux — la mise simple, le pari combiné et la mise en système — forment la structure essentielle de la plupart des paris sportifs. Chacun d’eux possède sa propre logique, ses avantages et ses risques, ce qui permet aux joueurs de choisir en toute connaissance de cause la formule la plus adaptée à leur style de jeu.
Sur 1win, l’idée est de rendre le processus à la fois clair et intuitif. Les parieurs peuvent ainsi analyser leurs choix, gérer leurs mises et ajuster leurs sélections selon le type de pari souhaité. Que l’on préfère la prudence d’une mise unique ou le frisson d’un pari combiné à haute cote, la plateforme offre la liberté d’expérimenter et d’apprendre progressivement comment chaque format fonctionne.
Single (pari simple) : ce format consiste à placer une mise sur un seul événement sportif. Le gain dépend directement du résultat de cette sélection — si le pronostic est correct, le joueur remporte la mise multipliée par la cote. C’est la forme la plus basique, idéale pour les débutants qui souhaitent se familiariser avec les paris sans multiplier les risques.
Accumulator (pari combiné) : ici, plusieurs sélections sont regroupées dans un même ticket. Pour gagner, toutes les prédictions doivent être correctes. Les cotes s’accumulent, ce qui augmente considérablement le gain potentiel, mais aussi le risque : une seule erreur suffit à annuler le pari. Ce format séduit les joueurs qui recherchent des émotions fortes et des récompenses plus importantes.
System (pari en système) : cette option combine plusieurs paris simples et combinés en un seul ensemble. Même si une ou plusieurs sélections échouent, le joueur peut toujours obtenir un gain partiel. Ce format est particulièrement apprécié des parieurs expérimentés, car il permet une gestion plus souple du risque et une meilleure maîtrise du capital engagé.
Les formats de paris sur 1win sont pensés pour répondre à tous les profils de joueurs. Les débutants peuvent débuter avec la simplicité du single, tandis que les plus téméraires se tournent vers le accumulator pour maximiser leurs gains potentiels. Quant au system, il offre un parfait équilibre entre ambition et sécurité, permettant de jouer avec stratégie sans tout miser sur un seul résultat.
En comprenant ces trois piliers des paris sportifs, les utilisateurs de 1win peuvent construire une base solide pour leurs futures mises. Chaque type de pari devient alors un outil à part entière, offrant une expérience personnalisée et un contrôle total sur la façon de jouer et d’évoluer sur la plateforme.
Quand et pourquoi choisir chaque format de pari sur 1win : avantages et risques à connaître
Choisir le bon format de pari sur 1win dépend avant tout du style de jeu, du niveau d’expérience et du rapport que l’on entretient avec le risque. Chaque type de pari – qu’il soit simple, combiné ou en système – répond à une logique différente. Certains privilégient la sécurité et la régularité, tandis que d’autres visent le gain maximal en acceptant un niveau d’incertitude plus élevé. Comprendre ces dynamiques est essentiel pour parier de manière réfléchie et tirer pleinement parti de ce que propose la plateforme.
Sur 1win, la stratégie ne se limite pas à deviner le vainqueur d’un match. Le choix du format influence directement la rentabilité et la gestion du capital. Un joueur prudent peut privilégier les paris simples pour progresser sereinement, tandis qu’un parieur plus audacieux optera pour les combinés, attiré par leurs multiplicateurs impressionnants. Quant au système, il s’adresse à ceux qui veulent équilibrer audace et contrôle, grâce à une répartition plus flexible du risque.
Format de pari
Quand le choisir
Avantages principaux
Risques à considérer
Single (pari simple)
Idéal pour les débutants ou les paris sûrs sur un seul événement
Facile à comprendre, gains réguliers, faible risque
Rendement plus faible, nécessite de nombreuses mises pour de gros profits
Accumulator (pari combiné)
Parfait pour les joueurs expérimentés cherchant des gains élevés
Multiplication des cotes, excitation accrue, fort potentiel de gain
Un seul échec annule tout le pari, risque global élevé
System (pari en système)
À choisir pour diversifier et contrôler le risque
Permet de gagner même avec des erreurs, bonne flexibilité
Calculs complexes, coût total plus élevé, gains parfois réduits
Les avantages et inconvénients de chaque format influencent non seulement la stratégie, mais aussi la psychologie du jeu. Le pari simple rassure par sa clarté, tandis que le combiné séduit par la promesse de gros gains rapides. Le pari en système, quant à lui, représente une forme de maturité : il s’agit de comprendre que la réussite repose autant sur la gestion que sur la chance.
En somme, 1win offre à chaque joueur la liberté d’adapter sa manière de parier. Le secret réside dans la connaissance de soi : savoir quand prendre des risques et quand assurer ses gains. En exploitant intelligemment les trois formats proposés, on transforme chaque mise en une décision stratégique, et non en simple coup de hasard.
Conclusion : maîtriser l’art du pari sur 1win
Comprendre les différents formats de paris sur 1win — qu’il s’agisse du single, de l’accumulator ou du system — permet aux joueurs d’aborder les paris sportifs avec une vision claire et équilibrée. En explorant ces options, chacun peut adapter sa stratégie en fonction de ses objectifs et de son appétit pour le risque. La force de 1win réside justement dans cette diversité, offrant à la fois simplicité pour les débutants et profondeur stratégique pour les parieurs confirmés.
Ce qui distingue véritablement 1win, c’est son approche centrée sur l’expérience utilisateur. La plateforme met à disposition tous les outils nécessaires pour analyser, comparer et ajuster ses mises en temps réel. Ainsi, parier ne se résume plus à un simple geste impulsif, mais devient une démarche réfléchie où chaque décision compte. Les joueurs peuvent progresser, apprendre et affiner leur intuition sportive à travers une interface pensée pour eux.
Choisir entre un pari simple, combiné ou en système n’est pas seulement une question de goût, mais une manière de définir sa propre méthode de jeu. Certains privilégieront la constance, d’autres la prise de risque, et certains encore chercheront l’équilibre parfait entre les deux. 1win accompagne cette évolution naturelle du joueur en lui offrant la liberté d’expérimenter sans limites.
En fin de compte, les paris sur 1win ne se limitent pas à des cotes ou des gains : ils incarnent une véritable philosophie du jeu réfléchi. En comprenant les mécanismes de chaque format et en les utilisant à bon escient, chaque utilisateur peut transformer son expérience en une aventure stratégique, captivante et pleinement maîtrisée.
Les impulsions irrationnelles, comme vendre en panique lors d’un dip ou doubler une mise après une perte, menacent les portefeuilles en activant des réponses émotionnelles primitives. Un bouclier psychologique, construit par des habitudes et des outils mentaux, interrompt ces réflexes et favorise des choix alignés sur des objectifs à long terme. Des recherches en économie comportementale de 2025 indiquent que ce bouclier réduit les pertes impulsives de 29 %, transformant la volatilité en opportunité calculée.
Impulsions et rôle du bouclier
Les impulsions naissent dans l’amygdale, zone qui déclenche des réactions de survie face à la perte perçue comme une menace immédiate. Une étude de l’Université de Chicago en 2024 sur 450 traders a révélé que ces surges augmentent le cortisol de 22 %, biaisant les décisions vers l’aversion aux pertes. Le bouclier psychologique, via la régulation préfrontale, active des pauses cognitives qui dissipent ces signaux, comme un filtre qui calme le système limbique.
Pour les gamers, c’est résister à un revenge spawn après un wipe ; pour les investisseurs, ignorer un tweet alarmiste. Sur des plateformes comme casino sans 3DS, où les tours live amplifient les enjeux, les utilisateurs bâtissent ce bouclier par des limites automatiques, avec des logs de 2025 montrant une réduction de 24 % des sessions impulsives. Athlètes et spécialistes IT l’appliquent pareil : un sprinter qui ignore une douleur fugace, un codeur qui valide un commit malgré un doute passager.
Ce bouclier n’est pas inné : il se forge par répétition, renforçant les connexions synaptiques de 17 % selon des IRM du 2025. Des outils comme des journaux décisionnels aident à identifier les triggers, affinant la protection de 20 % en simulations.
Mécanismes pour ériger le bouclier
Le bouclier repose sur des protocoles simples : fixer des règles préalables, comme un stop-loss à 2 % ou une pause après trois pertes. Une méta-analyse dans le Journal of Behavioral Finance de 2025 sur 1 200 portefeuilles a démontré que ces garde-fous évitent 41 % des trades regrettés, en canalisant l’énergie émotionnelle vers des analyses objectives. Ce mécanisme, inspiré de la théorie des contrats mentaux, crée des barrières internes plus solides que des alertes externes.
En gaming, c’est un cooldown forcé après un streak négatif ; en investissements, une revue hebdomadaire des règles. Les athlètes l’utilisent pour des protocoles de récupération, les IT specialists pour des checklists de déploiement. Une étude de 2024 en Systems Psychology sur 800 professionnels hybrides confirme que ces mécanismes élèvent la cohérence décisionnelle de 26 %, transférable entre domaines. Dans les paris en direct, ils convertissent l’urgence en stratégie mesurée.
Pour le renforcer, intégrez des répétitions : 10 minutes quotidiennes pour simuler des scénarios impulsifs et tester les garde-fous. Cela accélère l’automatisation, avec des gains mesurables en un mois.
Applications pratiques dans les contextes variés
Appliquer le bouclier en gaming, investissements et sports exige adaptation : en trading crypto, limitez les positions à 1 % du portefeuille pour amortir les surges émotionnels. Une analyse de la Banque de France en 2025 attribue 35 % des survivances en bear markets à ces protocoles. Les gamers fixent des timers pour éviter les all-nighters, les athlètes des seuils de fatigue pour prévenir les blessures.
Les spécialistes IT l’intègrent en revues de code : ignorer un “fix rapide” impulsif pour une validation structurée. Une revue de 2024 dans Performance Management sur 900 cas hybrides révèle que ces applications boostent la résilience de 23 %, avec des transferts entre secteurs. Dans les mises sportives, le bouclier évite les chases après une perte initiale.
Voici des étapes pour l’implémenter :
Définissez des seuils fixes : 1-2 % de risque par action, sans exceptions.
Programmez des resets : pause de 5 minutes après un signal émotionnel.
Revoyez et ajustez : journalisez les impulsions évitées, affinant les règles mensuellement.
Testez en simulation : utilisez des scénarios virtuels pour renforcer le bouclier.
Les investisseurs emploient des apps d’alertes ; les athlètes des routines mentales. Ces pratiques, soutenues par trackers du 2025, transforment les impulsions en atouts gérés.
L’expérience au casino sans 3DS : bouclier intégré au jeu
Le casino sans 3DS offre un cadre où le bouclier psychologique s’active naturellement via des mises live et des limites fluides. Les utilisateurs naviguent avec dépôts rapides, accédant à des stats en temps réel qui signalent des moments d’impulsion, comme un streak perdant, pour imposer des pauses automatiques.
La plateforme intègre des outils pour revues post-session, avec des replays qui aident à cartographier les garde-fous efficaces, favorisant une expérience équilibrée et sécurisée. Parieurs et investisseurs y trouvent un laboratoire pour tester le bouclier, avec une interface intuitive qui visualise les seuils, créant un flux de décisions calmes et informées.
Impact durable du bouclier psychologique
Bâtir ce bouclier renforce les circuits de régulation, rendant les impulsions gérables et les portefeuilles plus robustes face aux chocs. Les investisseurs évitent les pièges émotionnels, les gamers maintiennent des runs stables, les athlètes préservent leur pic. Les spécialistes IT et traders étendent cette discipline à des défis quotidiens, avec moins d’épuisement.
Données longitudinales du 2025 sur 1.800 professionnels hybrides confirment : une pratique régulière élève la cohérence de 15 % annuellement.
Le bouclier psychologique n’est pas une barrière rigide, mais un filtre évolutionnaire qui purifie les impulsions en choix sages. Investisseurs qui pausent avant le sell, parieurs qui fixent des seuils calmes, athlètes qui respirent au seuil : tous forgent cette protection pour naviguer les tempêtes avec sérénité. Quand les réflexes irrationnels se heurtent à ce garde-fou, les portefeuilles émergent non affaiblis, mais affinés pour l’ascension.
Ndachima : des dizaines des corps découverts sous des graviers par des orpailleurs artisanaux
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/sur-le-site-minier-de-ndachima-pres-de-Bambari-dans-la-prefecture-de-la-ouaka-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Sur le site minier de Ndachima, près de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À Ndachima, localité minière située à une soixantaine de kilomètres de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, des artisans miniers ont fait une macabre découverte en récupérant des graviers aurifères rejetés par les machines du groupe Wagner. Sous ces graviers, les ouvriers ont découvert plusieurs corps ensevelis sous ces tas de déblais miniers.
Les faits remontent à ces derniers jours. Des jeunes orpailleurs, venus de différentes régions du pays, se trouvaient sur l’un des sites miniers de Ndachima où les mercenaires russes déversent habituellement les graviers issus de leur exploitation industrielle. Ces jeunes ramassent ces résidus dans l’espoir d’y trouver quelques grains d’or oubliés qu’ils pourront laver et vendre pour subvenir à leurs besoins. C’est une activité de survie, la seule qui leur reste depuis que Wagner contrôle toutes les zones d’extraction de Ndachima.
Le mardi dernier, en déplaçant les graviers, l’un des orpailleurs a aperçu des pieds humains qui dépassaient. Étonné, il a continué à écarter les pierres et la terre. Il a alors compris qu’il s’agissait d’un cadavre. En poursuivant ses recherches, il a découvert cinq autres corps au même endroit. Saisis de peur, les jeunes ont immédiatement alerté le chef du village qui s’est rendu sur place pour constater la situation. Après avoir vu les dépouilles, environ 11 corps sans vie, tous ont décidé d’abandonner cette zone et de chercher ailleurs des graviers à récupérer.
Il convient de rappeler que le village minier de Ndachima compte parmi les plus riches zones aurifères de République centrafricaine. Pendant longtemps, cette richesse profitait aux populations locales qui pratiquaient l’orpaillage artisanal. Les habitants creusaient, lavaient le sable et vendaient leur or pour nourrir leurs familles. Même des éléments de groupes armés comme l’UPC exploitaient ces mines, mais toujours de façon artisanale, permettant aux civils de continuer leurs activités.
Tout a changé il y a plus de cinq ans avec l’arrivée des mercenaires russes du groupe Wagner. Ils ont installé une exploitation industrielle avec des engins lourds et ont pris le contrôle total de la zone. Depuis, l’accès aux mines et aux rivières aurifères est strictement interdit à la population. Wagner a instauré une règle simple et violente : toute personne surprise près des sites d’extraction est exécutée sur place.
La mort est devenue quotidienne à Ndachima. Selon les témoignages recueillis, une dizaine de personnes perdent la vie chaque jour dans cette localité. Un climat de terreur absolue s’est installé. Personne n’ose parler à voix haute de ce qui se passe à Ndachima. Les médias centrafricains savent que la moindre dénonciation ou critique envers Wagner entraîne une visite nocturne des mercenaires. Ceux qui osent s’exprimer risquent de disparaître. C’est dans ce silence forcé que les exactions se multiplient.
Pourtant, malgré ce danger permanent, des jeunes continuent de venir à Ndachima. La pauvreté les pousse à prendre tous les risques. Ils attendent que les machines russes déversent leurs graviers et tentent ensuite de récupérer ces déchets miniers. Ils remplissent des sacs, vont laver ces résidus dans l’espoir de trouver quelques paillettes d’or que les engins industriels n’auraient pas captées. C’est leur seule source de revenus possible. Mais cette activité, même sur des graviers abandonnés, les expose à une mort certaine s’ils sont repérés par Wagner.
Beaucoup de jeunes ont fini par quitter Ndachima. Ceux qui sont arrivés récemment, après un ou deux ans passés dans ces conditions, choisissent de partir. Ils préfèrent chercher fortune ailleurs plutôt que de vivre dans cette angoisse permanente. Seuls restent ceux qui sont installés depuis de nombreuses années, ceux qui connaissent chaque recoin de la zone et qui ont appris à éviter les patrouilles russes. Mais même pour eux, chaque jour représente un pari avec la mort.
La méthode d’exécution employée par Wagner explique la présence de ces corps sous les graviers. Lorsque les mercenaires surprennent des orpailleurs en train de travailler dans des trous qu’ils ont creusés, ils ne perdent pas de temps. Ils utilisent leurs engins pour déverser directement des tonnes de graviers sur ces personnes, les ensevelissant vivantes. Les victimes n’ont aucune chance de s’échapper. C’est ainsi que Wagner enterre ceux qu’il considère comme des voleurs sur son territoire.
Cette pratique se répète régulièrement.
Il y a quelque semaines, un incident a permis de comprendre comment Wagner procède. Des orpailleurs qui travaillaient à proximité ont vu un opérateur russe manœuvrer son engin pour ensevelir un groupe de personnes prises sur le fait. Ne pouvant rester les bras croisés, ils ont lancé des pierres sur le conducteur et ont réussi à le blesser légèrement à la tête. Surpris, l’homme a arrêté son engin. Mais il a immédiatement appelé des renforts par radio. Quelques minutes plus tard, d’autres mercenaires sont arrivés, lourdement armés. Ils ont ouvert le feu sans sommation. Plusieurs orpailleurs ont été tués. Les autres ont réussi à fuir dans la brousse.
Depuis cet événement, personne n’ose plus intervenir lorsque Wagner exécute quelqu’un. Les habitants assistent impuissants à ces mises à mort. Les corps s’accumulent sous les graviers, dans les fosses, près des rivières. Ndachima est devenue un immense cimetière à ciel ouvert où l’or se mêle au sang.
Appel au Premier ministre Moloua : Stoppez le hold-up de Mouanga sur l’ACFPE, ou l’agence sombrera dans le chaos total !
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Le-Premier-ministre-centrafricain-Felix-Moloua-devant-les-elus-de-la-Nation-ce-24-aout-2022.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua devant les élus de la Nation, ce 24 août 2022. CopyrightprimatureRCA
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi menacée d’effondrement par une gestion familiale désastreuse. Les employés, tristes, font appel au premier ministre, Félix Moloua.
Monsieur le Premier ministre Félix Moloua, l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), institution vitale pour l’insertion des jeunes chômeurs centrafricains, subit un pillage sans précédent organisé par ta soeur ministre du Travail, Annie Michelle Mouanga. Ce hold-up familial, caractérisé par un népotisme effréné et des détournements massifs, menace de plonger l’agence dans un chaos irréversible. Si cette dérive n’est pas stoppée, l’ACFPE, financée par des contributions privées et non par l’État, disparaîtra, abandonnant des milliers de jeunes sans perspective. Les scandales s’accumulent et le silence du gouvernement devient intenable.
Le hold-up organisé par Mouanga constitue un système méthodique de pillage institutionnel. Nommée ministre en juin 2021 avec seulement un master en ressources humaines obtenu au Château rouge de Paris, Annie Michelle Mouanga a transformé l’ACFPE en domaine personnel, installant sa sœur cadette Renée Michèle Bimbo au poste de directrice générale par intérim sans procédure transparente de recrutement. Bimbo, sans expérience significative et en intérim illégal depuis plus d’une année, orchestre un chaos administratif du jamais vue dans l’histoire de l’ACFPE.
Elle procède à des limogeages des cadres compétents pour installer neveux et alliés au chômage, double les salaires des protégés tandis que les agents historiques mendient le remboursement de leurs frais médicaux. Un appel à candidatures lancé récemment a été confectionné sur mesure pour légaliser rétroactivement ce népotisme, exigeant un profil correspondant exactement à celui de Bimbo : dix années d’expérience et une année comme directeur général dans une agence similaire. L’agence, autrefois référence en formation et recrutement, se trouve gangrénée par l’incompétence et les conflits d’intérêts.
Les détournements financiers sèment un chaos total dans l’institution. Mouanga impose des marchés surfacturés et des rétrocommissions systématiques. Un portail d’entrée a été refait pour 20 millions de francs CFA au lieu de 2 millions. Des consultants “Diaspora” comme sa sœur Ledo sont rémunérés 7 millions de francs CFA pour des formations factices en “changement de mentalité”.
La même stratégie s’applique à l’ACFPE : expulsion des couturiers vulnérables du foyer pour y installer une cantine sous contrôle familial, avec déductions automatiques sur les salaires d’un personnel sous-payé. Un proche, Kokadou Jésus, a imité des signatures pour détourner 2 millions de francs CFA, somme reversée directement à la ministre au lieu d’être versée au Trésor public. Ces détournements massifs, recyclés dans les activités du MCU, vident les caisses de l’agence, la laissant exsangue face à ses missions de lutte contre la pauvreté.
Le chaos est perceptible à tous les niveaux : agents terrorisés par une surveillance paranoïaque où “tout le monde est suspect d’être agent de renseignement”, et un climat de terreur instauré par Aristide Ganabo, chargé de mission sans diplôme initial propulsé grâce à une vraie fausse licence. Mouanga, qualifiée d’incompétente par ses anciens collègues et éjectée d’Orange Centrafrique pour “insuffisance de résultats”, présidait encore le 8 septembre un atelier sur le “renouvellement du pacte social” à l’ACFPE, vantant l’intégration des stagiaires tout en bafouant les droits de ses propres employés. Le conseil d’administration, dirigé par Noël Ramadan promu en échange de son silence, n’est qu’une coquille vide.
Les conséquences de cette gestion calamiteuse se répercutent sur l’ensemble du secteur de l’emploi centrafricain. L’ACFPE, qui devait servir de tremplin professionnel pour la jeunesse, est devenue un gouffre financier où les fonds destinés à la formation sont détournés vers l’enrichissement d’un clan familial. Les vrais bénéficiaires, ces milliers de jeunes en quête d’insertion professionnelle, voient leurs espoirs anéantis par cette rapacité institutionnalisée.
L’impact sur la crédibilité de l’institution est désastreux. Les partenaires internationaux s’interrogent sur l’utilisation de leurs fonds, les entreprises privées hésitent à renouveler leurs contributions, et la confiance des citoyens s’évapore. Cette hémorragie de confiance menace l’existence même de l’agence et compromet durablement les perspectives d’emploi des jeunes centrafricains.
Les témoignages des agents convergent vers un constat alarmant : l’ACFPE traverse la crise la plus grave de son histoire. Les employés assistent impuissants à la destruction systématique d’une institution qu’ils ont servie avec dévouement pendant des années. Beaucoup évoquent leur démoralisation face à cette transformation de leur lieu de travail en entreprise familiale privée.
La situation actuelle montre une faillite morale et administrative qui dépasse l’entendement. Pendant que les membres du clan Mouanga s’enrichissent, l’institution se vide de sa substance et de sa mission. Les formations professionnelles qui devraient équiper les jeunes pour le marché du travail sont remplacées par des prestations familiales sans valeur ajoutée.
Cette dérive appelle une intervention immédiate et ferme des autorités compétentes. Monsieur le Premier ministre Félix Moloua, technocrate fidèle du président Touadéra depuis votre nomination en février 2022, vous avez la responsabilité de stopper ce hold-up avant qu’il ne soit trop tard. Un audit approfondi des marchés publics s’impose, ainsi que l’annulation des nominations claniques et la suspension de Mouanga le temps d’enquêter sur ces détournements.
L’ACFPE basculera dans le chaos total si aucune action n’est entreprise rapidement. Les jeunes Centrafricains, victimes du chômage endémique, ne peuvent devenir les otages d’un pillage familial. Votre intervention devient impérative pour sauver cette institution vitale et redonner espoir à la jeunesse centrafricaine.
L’histoire retiendra votre fermeté ou votre inaction face à cette crise majeure. Le temps presse et chaque jour de retard rapproche l’ACFPE de l’effondrement définitif. La responsabilité de préserver cette institution publique essentielle repose désormais entre vos mains. Les Centrafricains attendent de vous une action énergique pour mettre fin à ce pillage et restaurer la dignité de leurs institutions.
Les agents recenseurs de Bimbo refusent le contrat et menacent de boycotter non seulement le RGPH, mais également les prochaines Élections groupées
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-agents-recenseurs-de-bimbo-refusent-le-contrat-et-menacent-de-boycotter-non-seulement-le-rgph-mais-egalement-les-prochaines-elections-groupees.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les agents recenseurs de Bimbo refusent le contrat et menacent de boycotter non seulement le RGPH, mais également les prochaines Élections groupées
Depuis hier, les agents de recensement recrutés et formés par l’ICASESS à Begoua, Bangui, Bimbo et d’autres localités manifestent leur colère. Le motif : le nombre d’aires de dénombrement et de contrôle qui leur sont attribuées ne correspond pas à la rémunération prévue dans le contrat pour le recensement général de la population et de l’habitat qui démarrera bientôt.
Malgré leurs réclamations répétées, aucun arrangement n’a pu être trouvé avec la direction. Pire encore, les responsables leur auraient répondu de manière désinvolte, leur suggérant d’abandonner le contrat s’ils ne sont pas satisfaits, alors même que tous ont suivi la formation requise. À Bimbo, la situation a pris une tournure particulière ce jour-là lors d’une réunion pacifique organisée à l’École Préfectorale.
Sur plus de 535 agents recenseurs et chefs d’équipe attendus, 324 ont fait le déplacement. Leur verdict est sans appel : personne ne signera le contrat proposé à 200 000 FCFA tant que les indemnités ne seront pas jugées acceptables et respectueuses de leur travail. Les agents ont également décidé qu’aucun recensement ne sera effectué dans la ville de Bimbo tant qu’un véritable échange n’aura pas lieu avec les autorités.
La menace va même plus loin. Les agents ont annoncé que leurs familles ne participeront pas aux Élections groupées si leur situation n’est pas prise en considération avec dignité. Dans leur communiqué, ils avertissent également que tout collègue qui oserait signer le contrat demain malgré cette décision collective devra en assumer les conséquences auprès de l’ensemble des agents mobilisés.
Les agents recenseurs et chefs d’équipe de Bimbo affirment rester disponibles pour discuter, mais maintiennent fermement leur position en attendant que leurs conditions de travail soient revues. La formation qu’ils ont reçue ne suffit visiblement pas à compenser ce qu’ils considèrent comme un manque de considération de la part de l’ICASESS. Les autorités et les partenaires du recensement devront maintenant décider comment gérer cette fronde qui risque de compromettre l’opération dans plusieurs communes si elle s’étend
Les chinois, encore les chinois. À Mbaïki, une altercation s’éclate sur le chantier des travaux routier du corridor 13 avec les chinois, les centrafricains en colère
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-superviseur-chinois-en-gilet-des-travaux-parle-aux-deux-conducteurs-chinois-sur-le-chantier-des-travaux-routiers-de-corridor-13-vers-mbaiki-photo-c.jpg” data-wpel-link=”internal”>Mbaïki, une altercation s’éclate sur le chantier des travaux routier du corridor 13 avec les chinois, les centrafricains en colère” width=”400″ height=”311″ />Le superviseur chinois en gilet des travaux parle aux deux conducteurs chinois sur le chantier des travaux routiers de Corridor 13 vers Mbaïki. Photo CNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un simple salut entre deux collègues centrafricains a déclenché une altercation violente sur le chantier routier du corridor 13, dans le sud-ouest centrafricain. Le 3 décembre, un chef de chantier chinois a jeté une pierre sur le camion d’un conducteur centrafricain, brisant son pare-brise, déclenchant une altercation verbale intense.
L’incident s’est produit dans une carrière des travaux routiers du corridor 13 située vers Mbaïki, là où l’on extrait et broie les graviers destinés à la construction de la route nationale 13, cet axe qui relie la frontière congolaise à Bangui. Des bennes géantes transportent ces matériaux vers le tracé routier en cours d’aménagement. Mais ce jour-là, un chauffeur centrafricain a stoppé son gros camion pour échanger quelques mots avec un compatriote, lui aussi au volant de son camion chargeur. Une pause amicale, simple en apparence.
À quelques mètres, le responsable chinois du chantier observe la scène. L’arrêt du camion ne lui convient pas. Il ramasse un caillou et le lance en direction du conducteur. La pierre fracasse le pare-brise. La discussion tourne aussitôt à l’affrontement. Le chauffeur descend, cherche à comprendre ce geste. Le Chinois répond par des insultes et un rappel ferme : il faut travailler, pas bavarder. Le délégué des conducteurs accourt pour calmer les esprits, mais la tension reste vive.
Un témoin a filmé l’altercation. La vidéo circule désormais sur les réseaux sociaux entre les ouvriers, qui parlent ouvertement de ce qu’ils endurent. Selon les témoignages recueillis, les conditions de travaux sur ces chantiers chinois frôlent l’esclavage. Les journées s’enchaînent sans répit, de jour comme de nuit, avec des pauses réduites au minimum. Une halte pour saluer un collègue devient un motif de réprimande.
Les mêmes reproches remontent également aux exploitations minières, des autres chantiers routiers, partout où travaillent des Centrafricains sous encadrement chinois. Beaucoup dénoncent une maltraitance quotidienne, un mépris affiché, des ordres hurlés, une absence totale de considération. Les centrafricains expliquent souvent que les chinois importent régulièrement des prisonniers de leur propre pays pour effectuer les tâches les plus pénibles, habitués à une discipline de prison qu’ils tentent d’imposer à tous.
Du côté de l’inspection du travail, rien ne se passe. Aucune visite, aucun contrôle, aucune sanction. Les conducteurs et manœuvres évoquent cette administration comme on parle d’un fantôme : elle existe peut-être sur le papier, mais personne ne l’a jamais vue débarquer sur un chantier. Le ministère du Travail reste silencieux. Les plaintes s’accumulent, les vidéos circulent, et pendant ce temps, les fonctionnaires concernés regardent ailleurs. Ils croisent les bras pendant que la population s’enflamme.
Les travailleurs du corridor 13 se demandent combien de pare-brise brisés, combien de gifles, combien d’heures de travail sans pause il faudra encore avant qu’un responsable du ministère du travail daigne se déplacer. Ils aimeraient comprendre pourquoi leurs autorités acceptent ce traitement. Pour l’instant, ils filment, partagent, espèrent qu’un jour ces images forceront une réaction. En attendant, les camions continuent de rouler, les graviers continuent de tomber, et les pierres continuent de voler quand un ouvrier ose ralentir
Bossangoa : une femme tuée à coups de couteau par son mari dans le quartier Bonoï
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/hotel-de-ville-de-Bossangoa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Hôtel de ville de Bossangoa
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un homicide conjugal a endeuillé le quartier Bonoï cette nuit. Une habitante de Bossangoa a perdu la vie sous les coups de son époux vers une heure du matin, ce lundi.
Les faits se sont produits dans la préfecture de l’Ouham, au cœur de cette agglomération centrafricaine du nord-ouest. Selon les premières informations recueillis par la rédaction du CNC, un désaccord entre les deux conjoints a dégénéré. L’homme aurait alors saisi une arme blanche et porté plusieurs coups mortels à sa compagne.
Après avoir commis son acte, le meurtrier présumé s’est enfui du domicile conjugal. La police n’a pas encore procédé à son arrestation. Les habitants du secteur ont découvert le corps sans vie de la victime peu après le drame vers 1 heure du matin. La communauté locale reste sous le choc de ce décès violent.
Les violences au sein des foyers demeurent une réalité inquiétante en République centrafricaine. Les statistiques montrent que de nombreuses femmes subissent des agressions de la part de leur partenaire. Les commissariats et brigades de gendarmerie reçoivent régulièrement des plaintes liées à ces situations dangereuses.
L’identité complète de la défunte n’a pas été communiquée par la police judiciaire. Ses proches pleurent maintenant la disparition d’un membre de leur famille dans des circonstances particulièrement pénibles. Le mobile exact de l’altercation reste flou pour le moment.
Les enquêteurs vont devoir reconstituer le fil des événements qui ont précédé le meurtre. Des témoins du voisinage pourraient apporter leur contribution aux investigations. La traque de l’assaillant se poursuit activement dans les environs de Bossangoa
Djema : Fuite massive de la population face à l’incursion des Mercenaires russes du groupe Wagner
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/A-Djema.jpg” data-wpel-link=”internal”>À Djema, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud de la République centrafricaine.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis une semaine, les mercenaires russes du groupe Wagner ont investi Djema, sous-préfecture du Haut-Mbomou, en provenance de Zémio. Leur présence a provoqué une fuite massive des habitants vers la brousse.
Avec les mercenaires russes, pas de pitié. Ils sont prêts à tuer, même pour rien. Et la population de Djema a raison. En effet, les habitants ont pris la poudre d’escampette par crainte des exactions habituellement associées aux opérations des Wagner dans le Haut-Mbomou.
Dans les villages environnants de Djema, le même scénario se répète : dès l’approche des mercenaires russes, les habitants abandonnent leurs domiciles pour se réfugier dans la forêt.
Les raisons exactes de cette opération restent floues. Les habitants se demandent pourquoi Wagner a débarqué dans leur ville. Personne ne comprend ce que les mercenaires cherchent exactement.
Cette opération intervient peu après la libération du capitaine des FACA Gilles Siméon Yassolo, enlevé il y a plusieurs semaines par les miliciens Azandé. Il a été ramené à Bangui par hélicoptère Wagner il y a un peu plus d’une semaine. Les circonstances de sa libération posent question : s’est-il vraiment échappé comme l’affirme la version officielle ? Beaucoup en doutent.
Pour cette opération du groupe Wagner à Djema, une hypothèse circule : Wagner aurait interrogé le capitaine à Bangui, possiblement au dispensaire du camp de Roux, pour obtenir des renseignements sur les positions des miliciens Azandé. Cette piste expliquerait la présence subite des mercenaires dans la zone de Djema.
Pour l’instant, la vie est totalement paralysée à Djema. Les habitants effectuent de périlleuses navettes entre la brousse et leurs champs. La peur domine la ville.
Rappelons que le député de Djema, Lambert Akovourou, arrêté en mai dernier dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du sous-préfet Dieudonné Zangbe Nguilelo, est toujours détenu à l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB) à Bangui.
À Djotoua- Banguerem, le chaos persiste, les 3R sèment la pagaille
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Scene-de-Vie-dans-le-Village-de-Bangarrem-dans-la-prefecture-de-la-Nana-Mambere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dans le village Djotoua-Banguerèm, dans la Nana-Mambéré. Photo CNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis leur incursion sanglante du 3 décembre, les ex-rebelles du mouvement 3R maintiennent leur emprise terrifiante sur le village de Banguerem, dans la commune de Djotoua Banguerem, préfecture de la Nana-Mambéré, plongeant la population dans un cauchemar qui ne semble pas vouloir finir.
La nuit du vendredi a été très terrifiante avec de nouvelles détonations des armes lourdes et légères ininterrompues. Les détonations ont résonné pendant des heures, semant une panique indescriptible parmi les villageois en débandade générale. Beaucoup ont choisi de fuir dans l’obscurité, abandonnant tout derrière eux, y compris parfois leurs propres enfants dans la bousculade générale.
Le samedi matin a révélé l’ampleur du désastre humain. Des familles se sont retrouvées séparées dans la confusion de la fuite précipité. Des parents ont couru dans une direction tandis que leurs enfants partaient dans une autre, chacun tentant d’échapper aux rafales qui continuaient de trouer le silence du village. Cette dispersion forcée confirme le degré de terreur qui règne dans cette localité autrefois paisible.
Parmi les cas les plus déchirants figure celui de la matrone du village, cette femme qui assumait le rôle de sage-femme et accompagnait les accouchements. Dans sa course éperdue vers Bouar, elle a abandonné son propre enfant. La panique était telle qu’elle n’a même pas pu emporter le petit avec elle. Ce sont des voisins qui ont récupéré l’enfant abandonné et ont entrepris de le ramener à sa mère dans la ville de Bouar 24 heures plus tard.
Ces scènes de fuite désordonnée se multiplient depuis plusieurs jours maintenant. Les routes menant hors de Banguerem sont empruntées par des groupes de villageois hagards, portant sur leur dos le strict minimum, parfois même rien du tout. Certains marchent pieds nus, d’autres portent encore leurs vêtements de nuit, n’ayant pas eu le temps de se préparer avant de partir.
Les combattants du 3R semblent installés pour durer. Leur présence s’étend maintenant sur plusieurs jours et leurs intentions restent floues pour la population civile qui subit leurs actions. Ils patrouillent à moto, armes en évidence, continuant de tirer sporadiquement sans qu’on comprenne vraiment pourquoi ni dans quel but précis. Cette imprévisibilité ajoute à l’angoisse ambiante.
Les quelques habitants qui n’ont pas encore fui restent terrés dans leurs maisons, n’osant plus sortir même pour les besoins essentiels. Les commerces sont fermés, les activités agricoles suspendues, la vie normale complètement arrêtée. Le village ressemble désormais à une coquille vide où ne circulent plus que des hommes armés et quelques civils pétrifiés.
Jusqu’à dimanche soir en milieu de soirée, rien n’indiquait un apaisement de la situation. Les coups de feu continuaient de retentir par intermittence, entretenant le climat de peur.
Cette situation interroge sur le contrôle réel exercé sur ces groupes armés qui continuent d’agir en toute liberté malgré leur intégration supposée dans le processus de paix. Les habitants de Banguerem paient le prix fort de cette confusion administrative et Politique, coincés entre des promesses de paix qui tardent à se concrétiser.
Les familles dispersées tentent de se retrouver à Bouar, où beaucoup ont trouvé refuge chez des proches. Mais l’inquiétude reste entière pour ceux qui n’ont pas encore donné de nouvelles, pour les enfants séparés de leurs parents, pour les personnes âgées ou malades qui n’ont peut-être pas pu fuir assez vite
Vakaga : L’insécurité reprend avec la mort d’un homme de 50 ans tué par des soudanais à Amdafock
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La saison sèche qui s’installe dans l’extrême nord-est de la République centrafricaine ramène son lot habituel de violence. Dans la soirée du 4 novembre 2025, un homme de 50 ans, identifié sous le nom de Guindj Kété, a été tué à Gnalinda, aux abords d’Amdafok, près de la frontière avec le Soudan.
Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, la victime aurait été abattue par des individus décrits comme des éleveurs arabes. Cet acte criminel s’inscrit dans une série d’exactions commises régulièrement par des bandits venus du Soudan, qui profitent de la porosité de la frontière pour commettre meurtres et violences sur le territoire centrafricain.
Cette région frontalière connaît depuis des années des tensions liées à la cohabitation entre communautés agricoles centrafricaine et pastorales soudanaise, aggravées par l’insécurité transfrontalière. Les actes de banditisme et les conflits intercommunautaires y sont récurrents, alimentés par la circulation d’armes et la faiblesse des moyens de sécurité de nos forces de défense nationale.
Avec l’arrivée de la saison sèche, les habitants d’Amdafock et des localités environnantes redoutent un nouveau cycle de criminalité. Les populations de l’extrême nord-est de la République centrafricaine restent exposées au danger face à ces incursions meurtrières qui se répètent année après année.
Centrafrique : un chasseur abattu par des écogardes de WCS près des zones protégées de Bamingui-Bangoran
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Dans-le-parc-a-Bamingui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dans le Parc Saint-Floris Manovo Gonda dans la Bamingui
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La préfecture de Bamingui-Bangoran s’étend sur 58 200 kilomètres carrés dans le nord-est de la République centrafricaine, avec Ndélé pour chef-lieu . Et dans la nuit du lundi à mardi dernier, un habitant du village de Huiffrane, situé à 8 kilomètres de Ndélé a trouvé la mort lors d’une expédition de chasse qui a viré au cauchemar pour les victimes.
Ce père de famille avait rejoint plusieurs jeunes de sa communauté pour une sortie nocturne dans les environs. Le parc national de Bamingui-Bangoran couvre 1 070 000 hectares et constitue une zone protégée majeure dans cette région . L’équipe de chasseurs aurait pénétré dans le périmètre surveillé, déclenchant l’intervention des gardes forestiers. L’organisation Wildlife Conservation Society (WCS) gère le plus vaste complexe de zones protégées du pays dans le nord-est , employant des agents paramilitaires chargés de combattre le braconnage.
Les pisteurs ont repéré le groupe et lancé une poursuite. Plusieurs coups de feu ont déchiré la nuit. Les compagnons du défunt ont fui en catastrophe tandis qu’un projectile atteignait le chasseur qui s’est écroulé. Son cadavre est resté dans la brousse jusqu’à ce que les villageois viennent récupérer la dépouille le mardi 2 décembre pour l’enterrement familial.
Les témoins présents cette nuit-là affirment à CNC qu’aucun affrontement armé n’a précédé les tirs. Dès l’apparition des gardes, le groupe aurait décampé sans riposter. Certains membres jurent qu’ils empruntaient simplement un passage longeant la réserve, sans vouloir braconner. D’autres éléments laissent néanmoins penser à la rédaction du CNC qu’une incursion effective dans le territoire protégé a pu se produire.
L’incident pousse à s’interroger sur les prérogatives accordées aux surveillants. Peuvent-ils ouvrir le feu sur des personnes en fuite qui ne représentent aucune menace directe ? L’emploi d’armes létales dans de telles circonstances devrait normalement obéir à des règles d’engagement strictes.
Notons qu’en 2018, WCS a signé un partenariat public-privé avec le gouvernement centrafricain pour gérer pendant 25 ans le complexe du Nord-Est et son paysage fonctionnel , lui conférant la responsabilité complète de la gestion.
Les relations entre WCS et les communautés locales connaissent régulièrement des moments de vive tension dans cette région . En juin 2024, des habitants mécontents ont même pillé une base de l’organisation après l’arrestation d’un garde forestier originaire de Bamingui. Les autorités avaient dû organiser une médiation gouvernementale pour apaiser les esprits. Plus récemment, le licenciement de trente surveillants-pisteurs expérimentés a créé de nouvelles frictions inquiétantes dans la zone .
Désormais, la famille du défunt attend des éclaircissements sur ce qui s’est exactement passé cette nuit-là. Les autorités locales n’ont pour l’instant émis aucune communication officielle. Le village de Huiffrane, 8 kilomètres de Ndélé, vit des heures pénibles, plongé dans l’incompréhension face à cette disparition qui laisse une veuve et des orphelins. L’homme abattu pratiquait régulièrement la chasse pour nourrir les siens, comme beaucoup d’habitants de cette région reculée où les moyens de subsistance restent limités
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/comparateur-de-casinos-virtuels-bien-debuter-le-jeu-en-ligne.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/comparateur-de-casinos-virtuels-bien-debuter-le-jeu-en-ligne.jpg” alt=”Règles des bonus casino pour les jeux en direct : ce qui fonctionne en 2025″ width=”400″ height=”312″ />Image du Comparateur de casinos en ligne. Photo CNC
Les jeux de show en direct représentent aujourd’hui l’un des segments les plus dynamiques du marché des casinos en ligne. Selon les dernières données de l’ARJEL, ce secteur a connu une croissance de 37% en 2024, et les prévisions pour 2025-2026 suggèrent une accélération supplémentaire de 45%. Dans cet environnement en pleine expansion, les opérateurs adaptent constamment leurs offres de bonus, mais certaines règles avantageuses persistent malgré le resserrement général des conditions. Examinons les opportunités qui demeurent accessibles aux joueurs avisés.
L’évolution des conditions de mise pour les jeux de show en direct
Les exigences de mise (ou “wagering requirements”) constituent le premier obstacle à franchir pour transformer un bonus en gains réels. En 2025, la tendance générale montre un durcissement des conditions, mais des exceptions notables existent encore.
Les multiplicateurs raisonnables encore disponibles
Alors que la moyenne du secteur se situe désormais autour de 40x, certains opérateurs comme Betify Casino maintiennent des conditions plus favorables pour les jeux de show en direct :
Bonus avec multiplicateur 25x : principalement sur les plateformes spécialisées dans le live
Bonus à faible mise (15-20x) : souvent liés à des dépôts plus importants
Offres sans wagering : rares mais existantes, généralement limitées en montant
La contribution variable des jeux en direct
Un aspect crucial concerne le pourcentage de contribution des mises sur les jeux de show en direct pour satisfaire aux exigences de mise :
Type de jeu de show
Contribution moyenne 2024
Contribution prévue 2026
Meilleure offre actuelle
Délai moyen de mise
Crazy Time
10%
5%
25%
30 jours
Dream Catcher
15%
10%
30%
21 jours
Monopoly Live
10%
5%
20%
30 jours
Lightning Dice
20%
15%
40%
14 jours
Gonzo’s Treasure Hunt
25%
20%
50%
14 jours
Les bonus sans dépôt pour les jeux en direct : une espèce en voie de disparition
Les bonus sans dépôt constituent une opportunité rare mais précieuse. Leur application aux jeux de show en direct devient de plus en plus restrictive.
Les dernières offres viables en 2025
Selon l’Observatoire du Jeu en Ligne, seuls 7% des bonus sans dépôt sont désormais applicables aux jeux de show en direct sans restriction. Néanmoins, certaines offres demeurent intéressantes :
Les free spins convertibles en crédit pour jeux en direct
Les bonus d’inscription avec plafond de gains raisonnable (généralement 100-150€)
Les crédits de jeu limités à certains shows spécifiques
Stratégies d’optimisation pour les joueurs
Pour maximiser ces bonus :
Privilégiez les jeux à faible avantage maison
Concentrez-vous sur les jeux à contribution élevée
Respectez scrupuleusement les limites de mise maximale, souvent fixées à 5€ par tour pour les bonus
Les programmes de fidélité et cashback adaptés aux jeux de show
Les programmes de fidélité représentent désormais une alternative intéressante aux bonus traditionnels pour les amateurs de jeux de show en direct.
Les systèmes de points favorables en 2025-2026
D’après les projections du cabinet Eilers & Krejcik Gaming, les programmes de fidélité deviendront la principale source de valeur pour 43% des joueurs réguliers d’ici 2026. Les caractéristiques les plus avantageuses incluent :
Accumulation de points accélérée pendant les périodes promotionnelles
Conversion de points sans exigence de mise
Niveaux VIP avec taux de conversion améliorés pour les jeux en direct
Le cashback sans condition : la nouvelle tendance
Le cashback sans condition de mise gagne en popularité, offrant un retour garanti même en cas de pertes :
Taux moyens entre 5% et 15% selon le statut VIP
Versement hebdomadaire ou mensuel
Application directe aux jeux de show, sans restriction
Les limites temporelles et géographiques à connaître
La dimension temporelle et les restrictions géographiques affectent significativement l’accessibilité des bonus pour les jeux de show en direct.
Délais d’utilisation optimisés
Les délais d’utilisation varient considérablement :
Bonus d’inscription : généralement 7 jours
Bonus de dépôt : entre 14 et 30 jours
Cashback : souvent limité à 7 jours après crédit
Restrictions territoriales en évolution
La réglementation européenne continue de se fragmenter, avec des implications directes sur les bonus :
France : conditions strictes mais protection accrue des joueurs
Belgique : interdiction progressive des bonus à partir de 2026
Suisse : nouvelles licences prévues avec conditions de bonus allégées
En définitive, malgré un environnement réglementaire de plus en plus contraignant, des opportunités substantielles demeurent pour les joueurs qui savent naviguer dans la complexité des règles de bonus appliquées aux jeux de show en direct. La clé réside dans une lecture attentive des conditions générales et une approche stratégique de ces promotions.
Flash info : un braquage nocturne vise un staff humanitaire à Zemio
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-soldats-faca-dans-le-village-de-koumboli-a-5-kilometres-de-zemio-au-sud-east-de-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA dans le village de Koumboli, à 5 kilomètres de Zémio, au sud-EAst de la RCA
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Cette nuit du dimanche à lundi 8 décembre à Zemio a basculé dans la violence lorsque des hommes armés ont attaqué la résidence où logent les équipes de l’ONG Alertes Humanitaires. Les assaillants ont ouvert le feu à travers une porte, blessant gravement un gestionnaire de l’hôpital secondaire de Zémio.
Les bandits, lourdement armés, ont frappé dans un premier temps à la porte du gestionnaire financier de l’hôpital secondaire, pensant sans doute trouver de l’argent. Face au silence de l’occupant, effrayé, ils ont tiré plusieurs rafales à travers le battant. Les balles ont touché le gestionnaire qui se trouvait de l’autre côté.
Le chef de projet de l’ONG, Junior Nambeï, occupait la chambre adjacente. Appliquant les consignes de sécurité, il s’est allongé au sol pendant l’assaut. Les agresseurs ont également visé sa chambre, mais les tirs n’ont fait aucune victime dans son cas.
Malgré la rapidité des faits, les assaillants ont emporté quand même des biens et équipements dans la maison avant de s’évaporer dans la nature. Les forces de l’ordre stationnées à Zemio sont intervenues rapidement, empêchant l’extension des dégâts. Après l’attaque, plusieurs corps d’enquête se sont rendus sur place : la gendarmerie, les casques bleus népalais, le maire et le greffier de la ville.
Pour plus des détails sur cet acte criminel, suivez nous sur CNC…
Vous avez dit enquête ? Quelle comédie ! Antoine Raphaël, le chef de base haïtien de la Minusca à Bouar sera-t-il réellement visé par une enquête interne ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/antoine-raphael-camp-manager-de-la-base-minusca-de-bouar-en-republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Antoine Raphael, Camp Manager de la Base Minusca de Bouar en République centrafricaine.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’affaire du chef de base de la Minusca à Bouar continue d’alimenter les discussions. Après l’Ivoirien autoritaire muté à Bria, son successeur haïtien Antoine Raphaël accumule les dysfonctionnements sans qu’aucune mesure disciplinaire ne soit prise contre lui.
Au sein de la mission des Nations Unies en République Centrafricaine, Minusca, un malaise profond continue de pourrir les relations entre personnel expatrié et agents centrafricains. Les pratiques observées dépassent l’entendement de toutes personnes humaines qui ont du sang dans leur corps. Cette organisation internationale applique une méthode particulièrement digne de la mafia mexicaine dans la gestion de ses ressources humaines centrafricaines.
Pour comprendre l’ampleur des choses, il faut prendre un cas totalement simple. Prenant l’exemple des employés centrafricains occupent parfois certaines fonctions au sein de la Minusca durant deux, trois, parfois même six années consécutives avec un statut d’intérimaire. Ces professionnels centrafricains maîtrisent parfaitement leurs dossiers, connaissent les moindres rouages de leur service et assument l’intégralité des responsabilités attachées à leur poste. Ils se démènent quotidiennement pour assurer la continuité des activités dans leurs secteurs respectifs.
Puis arrive un moment décisif où la Minusca décide brusquement d’internationaliser le poste occupé par un employé centrafricain. Elle lance alors un recrutement pour faire venir un expatrié qui remplacera le Centrafricain ayant tenu la fonction pendant toutes ces années. Le travailleur centrafricain qui s’est investi corps et âme se retrouve relégué au rang d’assistant pendant que le nouveau venu occupe le même poste et empoche un salaire multiplié par dix, quinze, voire vingt fois. Cette pratique se reproduit d’ailleurs dans de nombreux services de la Minusca à travers le pays, créant une frustration immense parmi le personnel centrafricain.
En plus, l’expatrié fraîchement débarqué ne possède généralement aucune connaissance du contexte centrafricain ni des particularités du terrain. Il découvre un environnement du travail totalement nouveau, des procédures qu’il ignore, des enjeux locaux qu’il ne comprend pas. Face à cette ignorance manifeste, il sollicite rapidement le centrafricain qu’il vient officiellement de le remplacer. Le Centrafricain continue donc d’accomplir toutes les mêmes missions opérationnelles pendant que l’expatrié titularisé se contente d’apposer sa signature sur les travaux finalisés. Les apparences restent sauves mais la réalité demeure criante. L’expatrié touche un salaire conséquent pour un travail qu’il ne réalise pas véritablement. Il devient un simple donneur des tâches, confortablement installé dans son bureau climatisé, parcourant ses réseaux sociaux et ses messages personnels pendant que son collègue centrafricain transpire sur des dossiers complexes du jour.
Antoine Raphael, Camp Manager de la Base Minusca de Bouar, en République centrafricaine,
Cette situation transforme beaucoup d’expatriés de la Minusca en figures décoratives, aux fleurs de beauté. Ils circulent dans de gros véhicules tout-terrain, participent à des réunions où ils répètent ce que leurs assistants leur ont expliqué la veille, et rentrent tranquillement dans leurs résidences sécurisées en fin de journée. Pendant ce temps, les véritables chevilles ouvrières centrafricaines restent dans l’ombre, sous-payées et sous-estimées, accomplissant l’essentiel du travail sans recevoir la moindre reconnaissance.
Justement, la base de la Minusca installée à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, incarne parfaitement cette dérive institutionnelle. Avant l’arrivée d’Antoine Raphaël comme chef de base, un Ivoirien occupait cette même base avec des méthodes dictatoriales. Cet homme traitait le personnel avec un mépris ahurissant. Il multipliait les humiliations publiques, haussait constamment le ton, rabaissait ses collaborateurs devant leurs collègues. Le respect n’existait tout simplement pas dans son vocabulaire professionnel. Il se comportait comme un petit dictateur dans son fief, persuadé que sa position lui conférait tous les droits sur les êtres humains placés sous son autorité. Ses agissements ont progressivement créé une atmosphère insupportable sur la base. Les employés centrafricains commençaient à craquer nerveusement sous la pression de ce management toxique.
Les protestations ont fini par enfler au point de devenir impossibles à ignorer. Face à cette grogne grandissante, la Minusca aurait dû normalement ouvrir une enquête sérieuse sur la gestion calamiteuse de cet individu. Une investigation approfondie s’imposait pour établir les faits, recueillir les témoignages et prendre les sanctions appropriées. Mais la Minusca a préféré la solution de facilité. Elle a simplement muté l’Ivoirien à Bria, une autre ville du pays.
C’est dans ce contexte que l’haïtien Antoine Raphaël fait son entrée à Bouar. Ce ressortissant haïtien occupe le poste de chef de base de la Minusca dans cette ville. Au départ, son arrivée provoquait quelques espoirs parmi le personnel meurtri par l’expérience précédente du dictateur ivoirien. Peut-être que ce nouveau responsable apporterait un management plus humain, plus respectueux, plus efficace. Mais ces espoirs ont rapidement été déçus. Malheureusement pour les agents centrafricains, si les méthodes diffèrent légèrement, les problèmes de fond demeurent intacts.
Antoine Raphaël ne maîtrise strictement rien. Comme beaucoup d’expatriés parachutés dans la Minusca. Son incompétence professionnelle était d’ailleurs déjà connue à Bangui, où il avait exercé auparavant. Ses supérieurs hiérarchiques le savaient pertinemment mais ont quand même décidé de le nommer à Bouar. Aucune évaluation sérieuse, aucune remise en question, aucune mesure préventive. La Minusca se contente de déplacer les éléments problématiques d’un endroit à un autre en espérant que les choses s’arrangeront miraculeusement.
À Bouar, Antoine Raphaël reproduit exactement le schéma décrit précédemment avec le dictateur ivoirien. Il délègue l’intégralité du travail effectif à ses assistants centrafricains. Ces derniers font pratiquement tout le boulot à sa place, traitent les dossiers sensibles, gèrent les urgences quotidiennes,. Pendant ce temps, leur chef Antoine reste les bras croisés dans son bureau. Lorsqu’un document lui parvient pour validation, il adopte une méthode expéditive qui en dit long sur son approche professionnelle. Il lit rapidement le titre pour identifier de quoi il s’agit. Il parcourt l’introduction en diagonale pour saisir vaguement le contexte. Puis il saute directement à la conclusion pour connaître la recommandation finale. Il valide ensuite sans jamais examiner le contenu réel du document, sans vérifier les données, sans s’interroger sur la méthodologie employée.
Cette pratique expéditive ne caractérise pas uniquement Raphaël. Elle s’observe chez nombre de responsables expatriés au sein de la Minusca. Ils survolent l’essentiel, ignorent les détails cruciaux qui font toute la différence, et apposent leur paraphe comme si tout avait été minutieusement vérifié. Cette légèreté dans le traitement des dossiers peut avoir des conséquences graves sur le terrain. Des décisions importantes se prennent sur la base de lectures superficielles, sans que personne ne s’en inquiète vraiment.
Mais nos deux précédentes publications sur le comportement de monsieur Antoine Raphaël avaient déjà pointé du doigt les carences professionnelles de cet individu. Nous avions documenté son incompétence, son manque d’implication, sa dépendance totale vis-à-vis de ses collaborateurs centrafricains. Depuis ces révélations, des informations en provenance de la base de Bouar indiquent que la Minusca envisagerait de lancer une commission d’enquête sur son comportement. Le conditionnel s’impose car cette initiative tarde considérablement à se concrétiser. On en parle, on y réfléchit, on évalue l’opportunité, mais rien ne se passe véritablement.
Cette lenteur administrative est le contraire de la rapidité déployée quand il s’agit de sanctionner un employé centrafricain. Lorsqu’un travailleur national commet la moindre erreur, même mineure, les sanctions tombent dans les vingt-quatre heures. Mise à pied immédiate d’une semaine, deux semaines avec retenue sur salaire. Parfois même un licenciement pur et simple sans préavis ni enquête préalable. Aucune procédure contradictoire, aucun droit de défense, aucune possibilité de s’expliquer. On vous convoque, on vous notifie votre sanction, et vous devez quitter les lieux.
L’exemple palpable des quatre contractuels de la Minusca de Bangui demeure dans toutes les mémoires. Ces travailleurs journaliers ont perdu leur emploi sur la base d’accusations jamais vérifiées. Personne n’a pris la peine d’investiguer sérieusement pour établir la réalité des faits reprochés. On les a accusés, et ils ont été licenciés dans la foulée. Aucune hésitation, aucun délai de réflexion, aucune humanité. Pour les expatriés, le processus diffère radicalement. On parle alors de vérifications nécessaires, d’enquêtes approfondies, de procédures à respecter. Mais concrètement, rien ne bouge pendant des semaines, des mois parfois.
Cette inégalité de traitement alimente un sentiment d’injustice grandissant parmi les travailleurs centrafricains. Ils observent quotidiennement cette double mesure sans pouvoir réagir efficacement. Leurs réclamations se heurtent à un mur d’indifférence institutionnelle.
La Minusca fonctionne comme un clan mafieux où les protections s’activent selon l’origine géographique de chacun. Les mafieux se protègent mutuellement entre eux. Quand l’un d’eux commet une faute grave, on arrange les choses en interne. Les agents nationaux subissent une rigueur implacable tandis que leurs homologues étrangers bénéficient d’une mansuétude incompréhensible. Cette logique à deux vitesses mine la crédibilité de l’organisation auprès du personnel national et de la population.
Lorsqu’un expatrié accumule les dysfonctionnements avérés, la Minusca préfère systématiquement le muter ailleurs plutôt que de le sanctionner comme il le mériterait. L’individu recommence alors dans un nouveau lieu avec exactement les mêmes travers. Il commet d’autres fautes, génère d’autres plaintes, provoque d’autres tensions. Et à nouveau, on le déplace vers une troisième destination. Ce carrousel arrange tout le monde dans la hiérarchie expatriée, sauf évidemment les populations locales et les employés centrafricains qui endurent les conséquences directes de ces incompétences protégées.
L’Ivoirien qui terrorisait le personnel à Bouar avant Raphaël n’a jamais fait l’objet de poursuites disciplinaires. Son transfert à Bria a permis de clore administrativement l’affaire sans que justice soit rendue aux victimes de ses abus répétés. Ces personnes ont souffert psychologiquement pendant des mois sous son autorité toxique. Certaines ont développé des troubles anxieux. D’autres ont envisagé de démissionner malgré leurs besoins financiers. Mais leur bourreau s’en tire sans la moindre conséquence négative sur sa carrière. Il continue tranquillement son parcours professionnel dans une autre ville, probablement en train de reproduire les mêmes comportements avec de nouvelles victimes.
Les procédures disciplinaires au sein de la Minusca manquent totalement de transparence et d’équité. Les responsables expatriés doivent fournir des justifications, produire des rapports détaillés, répondre à des interrogatoires serrés avant qu’une quelconque sanction ne soit envisagée à leur encontre. Pour les centrafricains, toutes ces exigences s’évaporent mystérieusement. La décision de sanction tombe immédiatement.
Le code du travail centrafricain existe pourtant bel et bien. Ses dispositions sont claires et devraient s’appliquer à toutes les structures opérant sur le sol national, y compris les organisations internationales comme la Minusca. Faire occuper un poste en intérim pendant plusieurs années constitue une violation manifeste de ce code. Au-delà de deux ans, la législation impose normalement une titularisation ou un recrutement définitif. Mais l’organisation onusienne semble considérer qu’elle évolue au-dessus de ces règles nationales. Elle s’octroie une immunité juridique qui lui permet de bafouer impunément les droits des travailleurs centrafricains.
Les autorités nationales, qui devraient normalement faire respecter le code du travail, gardent un silence embarrassant face à ces irrégularités massives. La ministre du travail, cette dame très corrompue, ne dit rien. La ministre des affaires étrangères, cette mafieuse de Grimari, non plus. Ces deux personnalités sont dans la poche de l’organisation onusienne, achetées par les avantages que procure la complicité avec cette institution puissante. Les démarches entreprises après le licenciement abusif des quatre journaliers à Bangui n’ont débouché sur strictement aucune action concrète. Personne parmi les responsables politiques n’ose élever la voix contre cette impunité organisée. Ils préfèrent préserver leurs bonnes relations avec la mission plutôt que de défendre les droits de leurs compatriotes exploités.
La situation observée à Bouar n’est qu’un exemple parmi une multitude d’autres à travers le territoire centrafricain. D’innombrables bases connaissent des problèmes similaires mais restent dans l’ombre médiatique. Personne n’en parle, personne ne les documente, personne ne s’en indigne. Les victimes souffrent en silence, craignant des représailles si elles osent témoigner publiquement. Cette omerta profite évidemment aux responsables défaillants qui peuvent continuer leurs pratiques sans être inquiétés.
Une question se répète inlassablement dans l’esprit des observateurs : pourquoi ne pas confirmer définitivement un agent qui a fait ses preuves durant plusieurs années au lieu d’importer quelqu’un qui coûtera infiniment plus cher et ne connaîtra jamais le contexte aussi bien? Cette interrogation reste sans réponse satisfaisante de la part de l’organisation. La logique voudrait qu’on valorise la compétence et l’expérience acquises sur place. Un employé centrafricain qui a tenu un poste pendant cinq ans connaît forcément mieux les réalités qu’un expatrié débarquant pour la première fois. Il maîtrise les langues locales, comprend les codes culturels, a tissé des relations avec les interlocuteurs clés. Tous ces atouts devraient peser lourd dans une décision de recrutement rationnel.
Mais la Minusca privilégie systématiquement le recrutement international coûteux et souvent inefficace. Cette préférence traduit probablement un mépris latent pour les compétences nationales. On considère implicitement qu’un Centrafricain, aussi qualifié soit-il, ne peut égaler un expatrié dans les fonctions de responsabilité. Ce préjugé colonialiste structure toute l’organisation du travail au sein de la Minusca. Les postes stratégiques restent réservés aux étrangers pendant que les nationaux se voient cantonnés dans des rôles subalternes, quelle que soit leur qualification réelle.
Les assistants d’Antoine Raphaël à Bouar connaissent chaque dossier par cœur. Ils peuvent réciter de mémoire les détails des situations complexes, expliquer les tenants et aboutissants de chaque problématique. Ils accomplissent quotidiennement l’intégralité des tâches techniques, analytiques, rédactionnelles. Leur chef se contente d’une lecture superficielle de quelques lignes avant d’apposer sa signature comme si tout le travail venait de lui. Cette imposture ne choque personne dans la hiérarchie. Bien au contraire, le système encourage cette répartition inégale où le mérite revient à celui qui ne produit rien pendant que les véritables artisans restent invisibles et sous-payés.
Les employés centrafricains développent logiquement une amertume grandissante face à ce traitement discriminatoire qui ne dit jamais son nom. On ne leur explique jamais franchement qu’ils sont considérés comme inférieurs. On enrobe cette réalité dans des discours technocratiques sur les grades internationaux, les procédures de recrutement, les standards onusiens. Mais le résultat demeure identique : exploitation maximale du personnel local avec rémunération minimale, pendant que les expatriés touchent des salaires mirobolants pour des prestations souvent médiocres.
Antoine Raphaël continue ses activités quotidiennes à Bouar sans être le moins du monde inquiété malgré nos révélations publiques. La fameuse commission d’enquête annoncée demeure totalement fantomatique. Personne ne sait si elle sera réellement constituée un jour, ni quand elle commencera éventuellement ses travaux, ni quelles conclusions elle pourrait produire. Cette incertitude permanente arrange évidemment ceux qui préfèrent que rien ne change. Le temps passe, les scandales s’accumulent, mais l’organisation poursuit tranquillement sa route sans se remettre en question
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le capitaine Eugène Ngaïkosset se trouve actuellement à l’hôpital communautaire de Bangui où son état de santé nécessite une surveillance médicale rigoureuse. Celui que l’on surnomme le “boucher de Paoua” a été extrait de la prison du Camp de Roux il y a quelques semaines après avoir fait une crise cardiaque.
Arrêté par les gendarmes centrafricains, l’ancien officier de la garde présidentielle fait face à des accusations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité devant la Cour pénale spéciale. Son placement en détention fait suite aux événements sanglants qui se sont déroulés à Paoua sous sa direction, lorsqu’il servait encore sous la présidence de François Bozizé. L’opération militaire qu’il a menée dans cette ville du nord-ouest du pays avait causé de nombreuses victimes civiles, des incendies de villages et des destructions massives.
L’accident vasculaire cérébral dont il a été victime en prison a contraint la CPS à le transférer vers une structure médicale équipée. Depuis près d’un mois, il reçoit des soins dans cet établissement hospitalier, sa condition cardiaque exigeant une attention constante. Le pronostic vital reste engagé, la survie après ce type de pathologie dépassant rarement un ou deux ans sans traitement approprié, avec des risques de rechute fréquents.
Pour les juges de la cour pénale spéciale, la détention au Camp de Roux ne permettait pas d’assurer le suivi médical indispensable à son état. Les autorités de cette structure judiciaire doivent désormais composer avec cette situation sanitaire délicate pendant que la procédure pénale suit son cours devant la juridiction spéciale chargée des crimes internationaux commis en République centrafricaine.
Centrafrique : nouvelle frappe des Mercenaires russes contre les positions du MPC de Mahamat Al-Khatim, plus de 11 morts
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-mercenaires-russes-en-operation-vers-le-site-minier-de-balaka-en-republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires russes en opération vers le site minier de Balaka, en République centrafricaine
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les mercenaires russes du groupe Wagner viennent de frapper à nouveau les éléments rebelles du Mouvement patriotique pour la Centrafrique du général Mahamat Al-Khatim à Yassa, une localité située à vingt-huit kilomètres de la frontière avec le Tchad. L’attaque remonte au samedi 6 décembre 2025.
Le retournement spectaculaire. Mahamat al-Khatim, chef du MPC, s’était pourtant rallié aux forces russes du groupe Wagner depuis quelques mois. Son mouvement collaborait étroitement avec Wagner, fournissant des renseignements et facilitant même leurs opérations dans la zone. Mais depuis une semaine, les mercenaires russes ont changé de cap et visent désormais les hommes de leur ancien allié. Alors, pourquoi ? C’est Mahamat Al-Khatim qui voudrait frapper ses propres hommes ? Difficile de le savoir. Mais le checkpoint attaqué samedi contrôlait l’accès à des sites miniers gérés par les rebelles d’Al-Khatim. Le point de contrôle est situé à environ une trentaine de kilomètres du premier chantier. Si une personne en provenance du Tchad veut se rendre sur des chantiers miniers de la localité, elle devait automatiquement s’acquitter d’un droit de passage avant de poursuivre sa route vers les mines. C’est précisément à ce point de contrôle que Wagner a mené son opération meurtrière samedi 6 décembre dernier.
Cette attaque n’est pas la première du genre. Quelques jours auparavant, Wagner avait déjà frappé deux autres positions du MPC sur deux chantiers miniers, faisant plus de sept morts parmi les combattants d’Al-Khatim. Et l’histoire se répète : par le passé, après la signature d’un accord de paix entre le MPC et le gouvernement centrafricain, les hommes d’Al-Khatim avaient déposé les armes pour travailler sur des chantiers miniers. Wagner en avait profité pour mener un raid, tuant une cinquantaine de personnes.
Rappelons que depuis l’attaque de samedi, les mercenaires russes ont pris le contrôle total de la route menant au site minier. Ils y ont installé leurs propres postes de contrôle, accompagnés de soldats des Forces armées centrafricaines. Plus personne ne circule dans la zone. Les civils, les motocyclistes, les commerçants : tous ont disparu. Le silence règne maintenant sur ces pistes autrefois animées. Wagner semble vouloir désormais exploiter directement les ressources minières, sans intermédiaire.
Berengo : La faim et les brimades russes poussent les ex-rebelles du 3R à bout
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-rebelles-de-3r-en-formation-a-berongo-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les rebelles de 3R en formation à Berongo. Photo CNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le processus d’intégration des ex-rebelles vire au désastre dans le camp militaire de Berengo. Les anciens combattants du mouvement 3R, censés bénéficier d’une formation professionnelle suite à l’accord d’avril dernier, endurent la faim et les maltraitances quotidiennes des instructeurs russes du groupe Wagner. Leur seule nourriture : des boules de manioc servies quotidiennement.
Le camp d’entraînement militaire de Berengo, situé à 80 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Lobaye, est devenu un centre de torture morale et psychologique. Les ex-combattants du mouvement 3R actuellement en formation y subissent des conditions d’existence particulièrement rudes.
Ces hommes, après leur désarmement, ont été intégrés dans le programme de formation militaire, et peinent à ce jour à se nourrir convenablement. Leur quotidien alimentaire se limite à un seul plat : les boules de manioc accompagnées de feuilles de manioc préparées avec de l’huile de palme, du sel et un peu de pâte d’arachide. Ce régime monotone, servi jour après jour, épuise moralement les stagiaires qui espéraient des conditions plus acceptables lors de leur engagement dans le processus de démobilisation.
La disette alimentaire atteint un niveau critique. Face à cette pénurie, les ex-rebelles ont contacté leur coordinateur, Sembé Bobo, plus connu sous le nom de Bobo, actuellement établi à N’Djamena. Ils lui ont demandé une aide financière urgente pour acheter de quoi se nourrir. Leur patron a répondu à cet appel de détresse en leur transférant 300 000 francs CFA, somme qui leur permet de tenir provisoirement.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/seance-sportive-des-ex-rebelles-de-3r-en-formation-a-berongo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Séance sportive des ex-rebelles de 3R en formation à Berongo
Les conditions de vie difficiles s’ajoutent aux méthodes d’instruction particulièrement violentes employées par les Mercenaires russes chargés de leur formation. Ces derniers imposent aux stagiaires des épreuves qu’ils présentent comme des “baptêmes” destinés à distinguer les véritables combattants. Parmi ces exercices figure le défrichement de vastes espaces avec des machettes intentionnellement rendues inutilisables, aux lames émoussées qui ne coupent rien.
Les ex-combattants reçoivent ces outils défaillants et doivent accomplir des tâches impossibles. Lorsqu’ils tentent de défricher l’herbe, les lames refusent de trancher quoi que ce soit. Ils signalent le problème aux instructeurs russes, expliquant que les machettes ne fonctionnent pas. La réponse demeure invariable : “Il faut travailler, il faut faire. C’est le moment de connaître celui qui est homme et celui qui ne l’est pas. On n’est pas dans votre brousse là-bas, on est ici.”
Cette pression constante vise davantage l’humiliation que la formation professionnelle. Les mercenaires russes rappellent régulièrement aux stagiaires leur passé de rebelles. “Vous faisiez la gueule dans vos brousses, maintenant c’est différent”, leur lancent-ils fréquemment. Cette approche traduit une volonté de revanche plutôt qu’un objectif pédagogique réel.
Les ex-rebelles perçoivent ces épreuves comme une stratégie délibérée pour les briser psychologiquement. Pourtant, malgré la faim tenace et les brimades quotidiennes, ils maintiennent leur présence au camp. Ils endurent ces difficultés, déterminés à achever leur formation. L’essentiel pour eux reste de terminer le programme d’instruction et d’obtenir leur intégration définitive dans les forces régulières.
Cette nouvelle promotion n’est pas la première à traverser de telles épreuves. Lors d’une vague précédente de formation, neuf ex-combattants avaient fui le camp de Berengo, incapables de supporter plus longtemps les traitements qu’ils subissaient. Ces hommes ont disparu dans la nature sans que personne ne connaisse leur localisation actuelle. Leur départ avait déjà alerté sur les problèmes du processus de réintégration, sans que des corrections soient apportées.
Le programme d’intégration des ex-rebelles découle de l’accord de cessation d’hostilités signé le 19 avril entre le gouvernement centrafricain et les mouvements 3R et UPC d’Ali Darassa. Cet accord prévoyait le désarmement progressif des combattants et leur incorporation dans l’armée régulière. Le processus, lancé en juin, devait pacifier les territoires contrôlés par ces groupes armés et ramener la stabilité dans les régions longtemps troublées.
Les réalités du terrain contredisent les espoirs nourris par cet accord. Les méthodes employées à Berengo questionnent profondément l’approche choisie pour transformer d’anciens adversaires en soldats loyaux. Former des hommes sortant d’années de conflit nécessite des compétences particulières et une approche psychologique adaptée. Les techniques de brimade et d’humiliation produisent l’effet inverse de celui recherché, créant des traumatismes supplémentaires chez des personnes déjà marquées par la violence.
Le moral des stagiaires subit les contrecoups de ces conditions difficiles. Leur adhésion au processus de réintégration s’effrite progressivement. Sans amélioration rapide de leur situation, d’autres départs risquent de se produire dans les semaines à venir, fragilisant davantage un processus de paix déjà fragile.
Centrafrique : les ex-combattants du 3R sèment la panique à Banguerem
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner-en-patrouille-dans-la-nana-mambere-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires russes du groupe Wagner en patrouille dans la Nana-Mambéré. Photo CNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le mercredi 3 décembre dernier, une dizaine d’anciens combattants du mouvement 3R ont débarqué lourdement armés dans le village de Banguerem, commune de Djotoua Banguerem, à une soixantaine de kilomètres de Bouar dans la Nana-Mambéré, créant une ambiance de chaos total.
Arrivés à moto, ces hommes armés ont adopté les tactiques des mercenaires russes du groupe Wagner. Dès leur entrée dans le village, ils actionnent leurs armes. Des rafales ont retenti partout dans le village, terrifiant les habitants qui se sont enfuis ou barricadés chez eux. Après avoir semé la terreur pendant plusieurs heures, les assaillants ont rassemblé le lendemain tous les habitants encore présents dans le village pour leur transmettre un message pathétiques concernant les troupes du général Ndalé Adamou.
Leurs exigences tournaient autour d’une question dont on ignore exactement le but : pourquoi les éléments du général Ndalé Adamou de la CPC refusent-ils de rendre leurs armes ? Ces ex-rebelles de 3R menaçants affirmaient connaître les cachettes de ces combattants Anti-Balaka et promettaient de les traquer sans relâche. Ils ont averti qu’ils se tenaient prêts à les poursuivre partout s’ils persistaient dans leur résistance.
Il y’a lieu de préciser que le général Ndalé Adamou commande une milice anti-balaka de la Nana-Mambéré qui appartenait à la Coalition des Patriotes pour le Changement, cette même alliance dont faisaient partie le mouvement 3R.
Mais le 19 avril dernier, le gouvernement a négocié séparément avec les 3R et l’UPC sous l’égide du Président tchadien, aboutissant à un accord qui a permis le désarmement progressif de ces groupes. Certains ont rejoint l’armée régulière, d’autres sont partis en formation au Maroc, tandis que quelques-uns continuent de circuler librement avec leurs armes dans les villages.
Cette proximité passée entre les 3R et les forces du général Ndalé Adamou leur donne une connaissance précise du terrain et des positions. Ils savent exactement où chercher, comment manœuvrer dans cette région qu’ils connaissent intimement puisque la majorité d’entre eux sont peuls. Les tactiques employées semblent directement inspirées de l’entraînement reçu des Wagner, qui les utilisent désormais pour traquer leurs anciens compagnons d’armes de la CPC.
L’incursion des éléments de 3R a fait une victime civile, un mort, et les menaces ont continué de planer sur le village jusqu’à ce jour, où les éléments de 3R restent encore présents dans ce village. Mais ce qui a vraiment stupéfié tout le monde, c’est la déclaration qu’ils ont faite ensuite.
Les ex-rebelles du 3R, lors du rassemblement avec les habitants, ils ont affirmé qu’ils ignoraient auparavant l’origine ethnique du président Faustin-Archange Touadéra. Ils ont raconté qu’ils croyaient qu’il était chrétien, alors qu’en réalité son père est peul, donc il est Peul. Cette découverte tardive changerait tout selon eux : Touadéra appartient à leur communauté, ils doivent donc collaborer avec lui, garantir la paix et le maintenir au pouvoir aussi longtemps qu’ils vivront, même jusqu’à sa mort si nécessaire.
Cette révélation tardive laisse sans mot les habitants. Comment ont-ils pu combattre pendant des années au sein de la CPC sans jamais s’interroger sur l’identité ethnique du chef de l’État ? Lorsqu’ils portaient les armes contre le gouvernement, cette question ne se posait apparemment pas. Et pendant toute cette période de rébellion, personne n’a fait pression sur les 3R pour les contraindre à signer l’accord de paix sous la menace. Les négociations se sont déroulées normalement, jusqu’à ce qu’ils acceptent volontairement de déposer leurs armes et de rejoindre le camp du pouvoir.
La même démarche devrait s’appliquer aux groupes du général Ndalé. Si celui-ci accepte de négocier et consent à désarmer ses hommes, le problème trouvera sa solution. Et surtout, si le chef de la CPC, François Bozizé, engage des pourparlers et donne son accord, tous les combattants suivront naturellement. Mais au lieu de privilégier cette voie diplomatique, certains choisissent l’intimidation et la violence.
Ce revirement inquiète profondément. Ces mêmes personnes qui ont souffert de discriminations par le passé, qui ont crié à l’injustice lorsqu’on les ciblait en tant que peuls, retournent aujourd’hui leur violence contre les communautés chrétiennes. Après avoir signé avec le gouvernement, ils changent de cible et commencent à menacer d’autres populations. La stratégie devient claire et dangereuse.
Cette manière de procéder ne mène nulle part. Transformer les victimes d’hier en bourreaux d’aujourd’hui crée un cycle sans fin. Les habitants de Banguerem restent traumatisés, coincés entre des groupes armés qui règlent leurs comptes en utilisant l’appartenance ethnique ou religieuse comme prétexte. Le village demeure sous tension, les familles vivent dans la crainte d’une nouvelle incursion, et personne ne sait vraiment ce qui va se passer dans les jours qui viennent
Une opération de racket policière a dégénéré en violence au marché Sarah de Ndélé. Au cours de ce contrôle, les policiers ont agressé un père de famille qui ne possédait pas de carte nationale d’identité. Refusant de payer 10 000 francs CFA, l’homme a été frappé et projeté au sol devant les commerçants et son épouse.
Depuis plusieurs semaines, les policiers détachés à Ndélé multiplient les opérations de racket des citoyens dans toute la ville. Jour et nuit, ils bloquent les routes et patrouillent sur les marchés pour vérifier les documents des habitants. Ces contrôles permanents visent à extorquer de l’argent aux citoyens qui ne possèdent pas de carte nationale d’identité.
La situation devient invivable pour les habitants de Ndélé, chef-lieu de la préfecture du Bamingui-Bangoran. Cette ville se trouve à 654 kilomètres de Bangui, la capitale.
En effet, pour obtenir une carte d’identité, un habitant de Ndélé doit effectuer un long trajet vers la capitale Bangui. Le coût du transport et les multiples allers-retours nécessaires rendent cette démarche impossible pour la majorité de la population.
La société Almadina fabrique les cartes nationales d’identité à Bangui. Elle n’a jamais organisé de mission de collecte de dossiers à Ndélé, contrairement à ce qu’elle a fait dans d’autres villes du pays. Les habitants qui se rendent à Bangui reviennent souvent sans leur carte. Les exigences administratives et les demandes de documents supplémentaires les obligent à faire plusieurs voyages. Beaucoup abandonnent face aux coûts et aux complications.
Les policiers connaissent parfaitement ces difficultés. Ils savent que la majorité des habitants ne peut pas se procurer de carte d’identité. Mais ils ont trouvé dans cette situation une source de revenus facile. Ils refusent les certificats de nationalité et les cartes d’électeur comme pièces justificatives. Seule la carte nationale d’identité leur convient.
La semaine dernière, les policiers ont organisé un contrôle au marché Sarah, dans le quartier du même nom. Ils ont interpellé un homme accompagné de son épouse. Les agents lui ont demandé sa carte d’identité. L’homme n’en possédait pas. Il a sorti son certificat de nationalité et sa carte d’électeur.
Les policiers ont refusé ces documents. Ils ont exigé uniquement la carte nationale d’identité. L’homme a expliqué qu’il n’en avait pas. Les agents lui ont alors réclamé 10 000 francs CFA. Le père de famille a répondu qu’il ne possédait pas cette somme.
Un policier a alors brutalisé l’homme. Il l’a frappé violemment. L’homme est tombé au sol devant les regards des commerçants et des clients du marché. Son épouse assistait à la scène. Elle a vu son mari jeté au sol par le policier.
La femme est entrée en colère. Elle a ramassé un bâton qui traînait sur le marché. Elle a frappé le policier qui venait d’agresser son mari. Elle s’est ensuite attaquée aux autres agents présents. Les policiers ont pris la fuite. Ils sont partis en courant du marché Sarah.
Les agents sont retournés à leur poste. Ils ont raconté à leurs collègues qu’ils avaient été agressés. Ils ont indiqué l’endroit où s’était déroulé l’incident. Un groupe de policiers est revenu au marché Sarah. Ils sont arrivés à moto, en nombre.
Le couple avait déjà quitté les lieux. Les policiers n’ont pas trouvé l’homme et son épouse. Alors ils ont arrêté d’autres personnes. Ils ont interpellé des commerçants et des clients qui se trouvaient sur le marché. Ces personnes n’avaient rien à voir avec l’incident. Elles n’avaient pas participé à l’agression des policiers.
Les agents ont emmené ces innocents au commissariat. Ils demandent à ces malheureux de leur verser chacun une somme de 5 000 francs CFA pour être libérée. Les policiers ont ainsi transformé leur humiliation en nouvelle source de revenus.
Cette méthode criminelle de policiers est le contraire des attitudes des gendarmes déployés à Ndélé. Les habitants apprécient ces gendarmes malgré leurs défauts.
Pour les jeunes interrogés, les gendarmes saluent militairement les personnes qu’ils contrôlent. Ils demandent les documents avec respect. Ils ne brutalisent pas les citoyens.
Les policiers de Ndélé agissent différemment. Ils n’ont aucune courtoisie. Ils agressent directement les gens. Personne ne sait où ils ont appris ces méthodes. Leur formation ne les a visiblement pas préparés à servir la population.
Le directeur général de la police à Bangui ne réagit pas à ces dérives. Il reste les bras croisés pendant que ses agents sèment le désordre dans les provinces. Le ministre Michel Nicaise Nassin dirige le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Il ne prend aucune mesure contre ces abus.
Le Président Faustin Archange Touadéra, surnommé Baba Kongoboro, garde également le silence. Les autorités centrafricaines abandonnent les habitants de Ndélé aux mains de policiers qui se comportent comme des diables racketteurs.