mercredi, juin 17, 2026
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Centrafrique : Un sergent de la garde présidentielle agresse son oncle lieutenant en plein quartier de Bangui

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Un sergent de la garde présidentielle agresse son oncle lieutenant en plein quartier de Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Des-mercenaires-masques-du-groupe-Wagner-ainsi-que-des-agents-de-securite-de-la-garde-presidentielle-prennent-la-garde-lors-dun-evenement-alors-que-le-president-de-la-Republique-centrafricaine-Faustin-Archange-Touadera-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Un sergent de la garde présidentielle agresse son oncle lieutenant en plein quartier de Bangui
Image d’illustration Des mercenaires masqués du groupe Wagner ainsi que des agent de la garde présidentielle

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une altercation familiale entre militaires, notamment un sergent de la garde présidentielle et son cousin lieutenant  choque le quartier Kaya et montre l’indiscipline croissante dans les forces armées centrafricaines (FACA).

 

Une scène d’une violence surprenante s’est déroulée jeudi dernier dans le quartier Kaya du 5ème arrondissement de Bangui, près du pont Ngoubagara. Deux militaires, liés par des liens familiaux, c’est-à-dire les deux cousins, en sont venus aux mains devant une foule nombreuse, démontrant publiquement les dysfonctionnements profonds qui gangrènent l’armée centrafricaine.

 

Les protagonistes de cette altercation ne sont pas de simples soldats. D’un côté, un sergent de la garde présidentielle, unité d’élite chargée de la protection du chef de l’État. De l’autre, un lieutenant détaché à l’ambassade du Soudan pour assurer la sécurité diplomatique. Mais ces deux hommes partagent plus que l’uniforme : ils sont cousins. Le sergent est le fils de la sœur du lieutenant, ce qui rend cette agression d’autant plus incompréhensible.

 

Les circonstances exactes qui ont déclenché cette confrontation restent floues. Nos équipes des journalistes, arrivées sur les lieux après avoir été alertées par le bruit, n’ont pu reconstituer l’origine du différend. Ce qui est certain, c’est que la situation a rapidement dégénéré. Le sergent, dans un accès de colère inexpliqué, s’est levé et a physiquement agressé son supérieur hiérarchique et oncle maternel.

 

L’agression s’est déroulée en plein jour, devant de nombreux témoins médusés. Les habitants du quartier Kaya, habitués aux tensions diverses qui traversent la capitale, n’avaient jamais assisté à un tel spectacle : un sous-officier de l’armée nationale frappant son supérieur en public, sans aucune retenue ni respect pour les règles militaires les plus élémentaires.

 

La gravité de l’acte dépasse largement le cadre d’une simple dispute familiale. En s’en prenant physiquement à un officier, le sergent a commis une faute militaire de la plus haute gravité. Il a violé simultanément la discipline militaire, la hiérarchie des grades et le respect dû aux aînés, principes fondamentaux de toute armée organisée.

 

La situation devient encore plus inquiétante quand on considère les fonctions respectives des deux protagonistes. Le sergent appartient à la garde présidentielle, unité supposée incarner l’élite de l’armée centrafricaine et la discipline la plus stricte. Son rôle consiste à protéger la plus haute autorité de l’État, mission qui exige une maîtrise de soi exemplaire et un respect absolu de la hiérarchie.

 

Le lieutenant, quant à lui, occupe un poste sensible à l’ambassade du Soudan, où il représente l’armée centrafricaine dans un contexte diplomatique délicat. Cette fonction requiert une réputation irréprochable et une autorité morale incontestable, aujourd’hui entachées par cette agression publique.

 

L’audace du sergent montre pathétiquement un problème structurel au sein des forces armées centrafricaines. Comment un sous-officier peut-il oser lever la main sur son supérieur hiérarchique, qui plus est un membre de sa famille censé bénéficier d’un respect particulier selon les traditions centrafricaines ? Cette transgression multiple témoigne d’une dégradation alarmante de la discipline militaire.

 

Sur le plan pénal, les conséquences pour le sergent pourraient être lourdes. L’agression d’un supérieur hiérarchique constitue un crime militaire passible de sanctions sévères. Selon le code de justice militaire, ce type d’acte peut être puni d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à vingt ans, surtout lorsque l’agression se déroule en public et porte atteinte à l’image de l’institution militaire.

 

Cette affaire démontre les faiblesses chroniques de l’état-major des forces armées centrafricaines. L’indiscipline croissante observée dans les rangs explique un relâchement du commandement et une érosion de l’autorité hiérarchique. Quand des militaires se comportent comme des “seigneurs de guerre” ou des “voyous”, selon l’expression de témoins, c’est toute l’institution qui perd sa crédibilité.

 

L’état-major doit impérativement réagir avec fermeté face à de tels débordements. L’impunité dont jouissent certains militaires encourage la reproduction de comportements inadmissibles et transforme progressivement l’armée en collection de milices personnelles plutôt qu’en force nationale disciplinée.

 

Cette altercation du quartier Kaya montre parfaitement la crise de leadership qui traverse l’armée centrafricaine. Entre les pressions extérieures exercées par les partenaires étrangers et les défis internes liés à la reconstruction du pays, les forces armées peinent à maintenir une cohésion minimale et une discipline de base.

 

L’incident pose également des questions sur la formation et l’encadrement des militaires. Comment des soldats peuvent-ils être déployés dans des missions sensibles – garde présidentielle, sécurité diplomatique – sans avoir intégré les principes élémentaires du respect hiérarchique et de la maîtrise de soi ?

 

Au-delà de ce cas particulier, c’est toute la stratégie de reconstruction de l’armée centrafricaine qui doit être repensée. Les autorités militaires ne peuvent plus se contenter de former des soldats techniquement compétents. Elles doivent aussi inculquer les valeurs morales et disciplinaires sans lesquelles aucune armée ne peut fonctionner efficacement.

 

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Évariste Ngamana, le voleur en pleurs : quand les escrocs du régime jouent les victimes

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Évariste Ngamana, le voleur en pleurs : quand les escrocs du régime jouent les victimes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/le-depute-mafieux-evariste-ngamana.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le député mafieux Évariste Ngamana, premier vice-Président de l'assemblée nationale centrafricaine
Le député mafieux Évariste Ngamana, premier vice-Président de l’assemblée nationale centrafricaine

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Décidément, le régime centrafricain ne manque pas d’audace. Après avoir volé des centaines de millions de francs CFA, s’être fait escroquer comme un amateur au Cameroun, et avoir transformé l’Assemblée nationale en repaire de corrompus, voici qu’Évariste Ngamana, premier vice-président de cette institution discréditée, tente de se draper dans la dignité bafouée. Une nouvelle tentative pathétique de manipulation, orchestrée par *Corbeaunews* (CNC), ce site qui, ironiquement, fait office de porte-voix officiel des menteurs du pouvoir.

 

On nous ressort le couplet habituel : Le peuple centrafricain n’est pas dupe”, “une ignominie”, “une arnaque colossale”. Mais de quoi parlent-ils ? Des 100 millions que Ngamana a détournés avant de se les faire voler par des escrocs camerounais plus malins que lui ? Des villas qu’il a achetées avec l’argent du contribuable ? Ou de cette comédie électorale que personne ne croit, pas même ceux qui la jouent ?

 

Car oui, parlons-en, de ces Élections. Qui, à part les naïfs et les complices, croit encore à ce théâtre ? Touadéra a déjà acté son troisième mandat, les décrets sont prêts, les urnes ne serviront qu’à entériner une comédie électorale. Le référendum constitutionnel de 2023, truqué à plus de 80 %, a scellé le sort de la République. Alors, épargnez-nous vos pleurnicheries, Ngamana. Vous n’êtes pas une victime, vous êtes un voleur. Un voleur qui pleure parce qu’on lui a volé son butin. Un voleur qui, après avoir pillé la Centrafrique, ose jouer les offensés quand on le traite de ce qu’il est : un escroc.

 

Vous voulez parler de “réussite et d’ascension politique” ? Votre seule réussite, c’est d’avoir réussi à tromper votre monde assez longtemps pour remplir vos poches par des vols et des faux diplômes. Votre ascension ? Celle d’un homme qui a transformé la politique en entreprise criminelle, où les postes se monnayent et les lois se contournent.

 

Alors non, Ngamana, le peuple n’est pas dupe. Il sait que vous n’êtes qu’un pantin de plus dans ce système pourri, où les Élections ne sont qu’une façade pour légitimer une dictature. Vous n’êtes pas un “homme d’honneur”, vous êtes un exemple parfait de la déchéance d’un pays. Et vos larmes de crocodile ne changeront rien à cela.

 

Plutôt que de dépenser de l’énergie à faire des droits de réponse pathétiques, rendez les 100 millions que vous avez volés. Plutôt que de jouer les victimes, assumez : vous êtes un voleur, un complice, et un acteur de cette comédie électorale qui ne trompe plus personne. La Centrafrique n’a pas besoin de vos pleurnicheries. Elle a besoin que des voleurs comme vous disparaissent de la scène politique. Pour de bon. Voleur. Escroc. Complice. Répétez-le jusqu’à ce que ça rentre.

 

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Centrafrique : Massacre d’éleveurs soudanais par des mercenaires russes près d’Amdafock provoque des représailles contre des villageoises centrafricains

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Massacre d’éleveurs soudanais par des mercenaires russes près d’Amdafock provoque des représailles contre des villageoises centrafricains

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/les-mercenaires-russes-Wagner-mali.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Massacre d’éleveurs soudanais par des mercenaires russes près d’Amdafock provoque des représailles contre des villageoises centrafricains
Les mercenaires russes du groupe Wagner . CopyrightDR

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une opération meurtrière de mercenaires russes contre des éleveurs soudanais près d’Amdafock a déclenché des représailles sanglantes, laissant les populations civiles centrafricaines exposées aux vengeances transfrontalières impitoyables.

 

La région frontalière entre la République centrafricaine et le Soudan vit des heures difficiles depuis la semaine dernière. Les événements qui se déroulent dans l’extrême nord-est du pays montrent les conséquences graves des méthodes employées par les mercenaires russes.

 

La semaine dernière, les mercenaires russes du groupe Wagner basés à Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, ont quitté leur position pour se diriger vers Amdafock. Cette localité centrafricaine se trouve à 62 kilomètres de Birao et donne directement sur la frontière soudanaise. Mais avant d’arriver à destination, à 25 kilomètres d’Amdafock près du village de Guila, ils ont trouvé un campement d’éleveurs arabes soudanais installé dans la brousse.

 

La rencontre a tourné au drame. Les mercenaires ont tué cinq à six éleveurs peuls sur place. Une fois leur action terminée, ils ont immédiatement regagné leur base de Birao, abandonnant complètement la zone.

 

Cette méthode – attaquer puis partir aussitôt – a provoqué exactement ce que craignaient les populations locales. Les groupes soudanais, informés du massacre de leurs compatriotes, ont conclu que les villageois centrafricains avaient aidé les mercenaires à localiser le campement. Leur riposte n’a pas tardé.

 

Les représailles ont visé le village de Goba, situé à sept kilomètres d’Amdafock côté centrafricain. Les assaillants soudanais ont capturé trois habitants. Deux ont réussi à s’échapper, mais l’un d’eux se trouve aujourd’hui à l’hôpital avec des blessures graves après avoir été torturé. Le troisième captif a été tué. D’autres habitants ont fui le village, mais on ne connaît pas le nombre exact de victimes.

 

Toute la région vit maintenant dans la peur. Les populations d’Amdafock ne décolèrent pas et restent en alerte permanente. Quand deux Soudanais sont venus récupérer leur véhicule dans la ville, les habitants les ont immédiatement arrêtés pour les remettre aux Forces armées centrafricaines.

 

Pendant ce temps, les critiques pleuvent sur les mercenaires russes. À Birao, à Amdafock et dans d’autres localités, tout le monde condamne leur façon de procéder. Le reproche principal porte sur leur habitude de frapper puis de disparaître, laissant les populations civiles assumer les conséquences de leurs actes.

 

“Ces mercenaires arrivent, tuent, puis repartent. Pour eux, la mort est une priorité. Ils pensent que faire peur leur donne du pouvoir, mais c’est lamentable”, expliquent des témoins à Amdafock interrogés par la rédaction du CNC. Les habitants estiment que si ces hommes veulent vraiment contrôler la région, ils devraient rester pour sécuriser durablement la frontière, sans s’en prendre aux populations. Mais leur méthode consiste à “agir puis partir”, exposant systématiquement les civils aux vengeances.

 

La situation montre aussi les défaillances des forces officiellement chargées de la sécurité. La Minusca et les Forces armées centrafricaines sont pourtant présentes à Amdafock, mais leur inaction pose question. Les témoins racontent que même quand des incidents se produisent à quelques centaines de mètres de leurs positions, ces forces ne bougent pas.

 

Cette crise montre dans quel piège se trouvent les populations civiles de cette région frontalière. D’un côté, des mercenaires qui tuent puis s’en vont. De l’autre, des groupes armés soudanais qui se vengent sur les innocents. Au final, ce sont toujours les civils qui paient le prix d’un cycle de violences qu’ils n’ont pas voulu.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Dépassés par la situation, le syndicat National des Enseignants du Supérieur  exige une gouvernance apolitique et inclusive

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Dépassés par la situation, le syndicat National des Enseignants du Supérieur  exige une gouvernance apolitique et inclusive

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/La-Faculte-des-Lettres-et-Sciences-Humaines-de-luniversite-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dépassés par la situation, le syndicat National des Enseignants du Supérieur exige une gouvernance apolitique et inclusive
La Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’université de Bangui. CopyrightCNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Syndicat National des Enseignants du Supérieur revendique une participation directe dans la gestion administrative et dénonce les ingérences politiques qui gangrènent l’institution.

 

Le Syndicat National des Enseignants du Supérieur (SYNAES) de l’Université de Bangui monte au créneau. Lors de son assemblée générale du 9 septembre, l’organisation syndicale a adressé un préavis de grève au ministère de l’Enseignement supérieur et au rectorat, portant des revendications qui dépassent les questions salariales habituelles. Le syndicat veut désormais peser dans les décisions qui affectent directement les enseignants et refuse que l’université serve de terrain de jeu aux politiciens.

 

Au cœur des préoccupations du SYNAES figure la question de la participation syndicale dans la gestion des frais de vacations. Le Dr Eddy Wodé Paleme, secrétaire exécutif du syndicat, ne mâche pas ses mots : trop souvent, les décisions concernant ces rémunérations se prennent dans l’opacité, sans consultation des représentants des enseignants. Cette exclusion systématique a créé un climat de méfiance et de frustration parmi le corps professoral. En réclamant un siège à la table des négociations, le SYNAES entend garantir que les intérêts de ses membres soient pris en compte de manière transparente.

 

Plus explosive encore, la sixième revendication du préavis touche un nerf particulièrement sensible : le caractère apolitique de l’Université de Bangui. Le Dr Paleme qualifie ce point de “hautement politique”, une formulation qui traduit toute la gravité de la situation. L’université, selon ses statuts fondateurs, doit rester un sanctuaire dédié à l’enseignement et à la recherche, préservé des influences partisanes et des calculs électoraux.

 

Cette exigence de neutralité politique démontre des tensions profondes au sein de l’institution. Les enseignants dénoncent des ingérences répétées qui transforment progressivement leur université en appendice du pouvoir politique. Nominations contestées, pressions sur les programmes d’enseignement, instrumentalisation des étudiants : les exemples s’accumulent et alimentent la colère du corps professoral.

 

Le combat du SYNAES dépasse les revendications corporatistes classiques pour toucher aux fondements même de l’université publique. En réclamant une gouvernance inclusive et apolitique, les enseignants défendent un modèle où l’excellence académique prime sur les considérations partisanes. Ils veulent une institution où les décisions se prennent selon des critères pédagogiques et scientifiques, non selon les humeurs du pouvoir.

 

L’université centrafricaine traverse une crise qui reflète les maux de l’ensemble du système éducatif national. Entre sous-financement chronique, ingérences politiques et dégradation des conditions de travail, l’institution peine à remplir sa mission. Le préavis du SYNAES constitue un signal d’alarme que les autorités ne peuvent ignorer sans risquer de voir s’effondrer ce qui reste du prestige de l’enseignement supérieur centrafricain.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Bangui : 2 jeunes torturés sauvagement presque à  la mort par des soldats du BIR basés  à Fodé, au KM5

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Bangui : 2 jeunes torturés sauvagement presque à  la mort par des soldats du BIR basés  au KM5 pour avoir réclamé leurs droits

 

La victime des soldats du BIR au quartier Fodé, dans le troisième arrondissement de Bangui
La victime des soldats du BIR au quartier Fodé, dans le troisième arrondissement de Bangui.Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Des soldats du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) ont sauvagement torturé presque à la mort deux jeunes hommes originaires de la Vakaga au poste de Fodé dans le quartier Gbawara, les envoyant à l’hôpital dans un état critique après une simple réclamation concernant un litige financier.

 

Un acte de barbarie d’une gravité exceptionnelle vient de secouer le troisième arrondissement de Bangui, particulièrement le quartier KM5 et ses environs. Deux jeunes hommes se trouvent actuellement hospitalisés dans un état critique après avoir été sauvagement torturés par ces soldats du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) au poste militaire de Fodé, situé dans le quartier Gbawara. Cette affaire montre clairement une fois de plus les dérives inquiétantes de ces soldats criminels intégrés dans certaines unités des forces armées centrafricaines et leur tendance à régler les différends civils par la violence.

 

L’origine de ce drame remonte à un simple litige financier entre particuliers. Un jeune homme originaire de la Vakaga, dans l’extrême nord-est de la République centrafricaine, avait contracté une entente pour l’achat d’un téléphone portable auprès d’une femme d’une valeur de 65 000 francs CFA. Le jeune homme, après avoir conclu la dette, ne parvenant pas à honorer ses engagements dans les délais convenus dans leur contrat.

 

Face aux difficultés de recouvrement de sa créance, la femme a pris la décision de porter l’affaire devant les soldats du BIR du poste de Fodé. Cette démarche, bien que discutable sur le plan juridique, a abouti à l’arrestation du jeune débiteur et à la confiscation de son ordinateur portable flambant neuf en guise de garantie. Les soldats ont exigé le paiement intégral de la somme due avant toute restitution du matériel informatique.

Le dos de l'une des deux victimes des soldats du BIR torturés dans le quartier Fodé, dans le troisième arrondissement de Bangui. Photo CNC
Le dos de l’une des deux victimes des soldats du BIR torturés dans le quartier Fodé, dans le troisième arrondissement de Bangui. Photo CNC

 

Le jeune homme a alors entrepris de rassembler l’argent nécessaire pour régler sa dette. Il a réussi à verser 60 000 francs CFA entre les mains de l’adjudant Kossala qui est d’ailleurs chargé du dossier. Il ne restait donc plus que 5 000 francs CFA à payer pour solder définitivement le litige et récupérer son ordinateur confisqué. Tout semblait en voie de règlement lorsque la situation a basculé dans la criminalité.

 

Entre-temps, l’adjudant Kossala avait été muté dans le cadre des rotations habituelles des soldats du BIR qui se fait chaque semaine. Son remplaçant, un lieutenant, a pris ses fonctions sans avoir été informé de ce dossier en cours. Plus grave encore, les 60 000 francs CFA versés par le jeune homme n’avaient jamais été transmis à la femme, la  créancière, créant une situation où l’argent avait disparu dans les poches de l’adjudant Kossala.

 

Accompagné de son frère, le débiteur s’est rendu au poste de Fodé pour effectuer le versement des 5 000 francs CFA restants et récupérer son ordinateur. À leur arrivée, ils ont découvert que l’adjudant Kossala avait été remplacé et que son successeur ne connaissait rien de cette affaire. Le lieutenant a tenté de joindre Kossala par téléphone, mais ses appels sont restés sans réponse.

 

C’est à ce moment que la situation a dégénéré. Le frère du débiteur, constatant les dysfonctionnements de la procédure, a fait observer aux militaires présents que ce type de litige relevait normalement de la compétence de la police ou de la gendarmerie, et non des forces armées. Il a également souligné le caractère problématique de la disparition de l’argent versé, pointant du doigt l’absence de transmission d’informations entre les agents.

 

Ces remarques, pourtant fondées juridiquement, ont déclenché la fureur des soldats présents. Les soldats sur place, dans leur élan de provocation, ont accusé le jeune, disant que c’est lui qui veut montrer qu’il connait ses  droits . Immédiatement,  ils ont procédé à son arrestation ainsi qu’à celle de son frère. Ce qui a suivi relève de la pure barbarie  humaine : les deux hommes ont été roués de coups et torturés avec une violence inouïe, au point que leur vie se trouve aujourd’hui en danger.

 

Les deux victimes ont été transportées à l’hôpital dans un état critique. Les informations sur leur état de santé restent floues, mais les témoins évoquent des tortures d’une telle violence qu’il n’est pas certain qu’ils survivent à leurs blessures. Cette affaire montre une fois de plus l’impunité dont jouissent certains éléments du BIR, qui agissent en toute liberté sans craindre de sanctions.

 

Ce n’est malheureusement pas la première fois. Les éléments du  Bataillon d’Intervention Rapide s’est déjà rendu coupable de plusieurs actes similaires par le passé récent. Souvenez-vous, récemment, un soldat de cette unité avait abattu de sang-froid un policier en permission à Bangui, sans que cela n’entraîne de poursuites judiciaires. L’auteur de ce meurtre circule toujours librement dans la capitale, témoignant de l’impunité totale qui règne au sein de cette armée nationale.

 

Les témoignages convergent pour dénoncer les agissements répétés de certains éléments du BIR : vols, braquages, violences diverses sont monnaie courante, sans que l’état-major ne prenne de mesures disciplinaires effectives. Cette situation crée un climat d’insécurité permanent pour les populations civiles, qui se retrouvent à la merci d’hommes en armes agissant en dehors de tout cadre légal.

 

Le sort des deux jeunes torturés reste incertain. Même s’ils survivent à leurs blessures, la question de la restitution de l’ordinateur confisqué et du remboursement de la créancière demeure entière. L’agent Kossala, parti avec les 60 000 francs CFA versés, semble avoir disparu dans la nature, laissant derrière lui un dossier non résolu et des vies brisées.

 

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Maître Crépin Mboli-Goumba : quatre scrutins en une journée? Une supercherie électorale signée Touadéra

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Maître Crépin Mboli-Goumba : quatre scrutins en une journée? Une supercherie électorale signée Touadéra

 

Maître Crépin Mboli-Goumba, lors du point de presse du BRDC à Bangui
Maître Crépin Mboli-Goumba, lors du point de presse du BRDC à Bangui. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’Autorité nationale des Élections (ANE) a annoncé que les Centrafricains voteront le même jour pour quatre scrutins : les Élections régionales, municipales, législatives et présidentielle. Pour Maître Crépin Mboli-Goumba, président du PATRI et coordinateur du BRDC, cette décision n’est pas seulement irréaliste sur le plan technique, elle est surtout une manœuvre politique du régime de Faustin-Archange Touadéra pour manipuler le processus électoral et imposer un simulacre de démocratie.

 

Selon lui, jamais dans l’histoire du pays une telle opération n’a été envisagée. Même dans les démocraties solides, l’organisation de plusieurs scrutins simultanés relève d’une préparation rigoureuse et exigeante. En Centrafrique, où l’ANE peine déjà à organiser un seul scrutin dans des conditions minimales de transparence, annoncer quatre Élections en une journée relève de la provocation et de la supercherie pathétique de Baba Kongoboro.

 

Les experts consultés sont unanimes. Après simulation, ils démontrent qu’un électeur instruit a besoin d’au moins vingt minutes pour accomplir son devoir civique sur les quatre bulletins. Avec une moyenne de 170 inscrits par bureau de vote, seuls 36 électeurs pourraient voter en une journée. Pour permettre à tous de voter, il faudrait cinq jours complets, sans interruption. Or, ce calcul repose sur l’hypothèse idéale où chaque électeur sait lire et écrire.

 

La réalité centrafricaine est tout autre. Plus de 70 % de la population est analphabète. La grande majorité des électeurs n’est pas en mesure de lire correctement les bulletins, encore moins de comprendre et de remplir quatre formulaires différents en un temps réduit. Dans ces conditions, le temps de passage d’un électeur s’allonge considérablement, rendant absolument impossible l’achèvement des scrutins en une seule journée.

 

« Le pouvoir veut faire croire à la communauté internationale qu’il organise des Élections libres et transparentes, alors qu’il met en place un système où le peuple ne peut matériellement pas voter », dénonce Maître Crépin Mboli-Goumba. Pour lui, il s’agit d’une manipulation politique claire, destinée à contrôler le résultat des urnes et à priver les Centrafricains de leur souveraineté.

 

Il souligne que cette comédie électorale, organisée par Touadéra et son régime, vise à habiller d’un vernis démocratique une opération qui bafoue les droits fondamentaux. Derrière les chiffres et les annonces officielles, il ne s’agit pas de donner la parole au peuple, mais de l’empêcher de s’exprimer. « Comment prétendre organiser des scrutins crédibles quand l’ANE ignore la réalité sociale et logistique du pays ? », interroge-t-il.

 

Cette décision, conclut-il, interpelle directement la communauté internationale. Le monde ne peut pas fermer les yeux sur ce stratagème qui risque de marquer d’une tache indélébile l’histoire politique du pays. Organiser quatre scrutins en une journée, dans un pays où la majorité des citoyens n’a pas accès à l’instruction, ce n’est pas un exploit démocratique : c’est un piège tendu à la population pour légitimer un pouvoir illégitime.

 

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Route Bambari-Alindao-Kongbo : Quand les promesses de Touadera s’enlisent dans les nids-de-poule

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Route Bambari-Alindao-Kongbo : Quand les promesses présidentielles s’enlisent dans les nids-de-poule

 

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village-ngouli-a-12-kiloetres-de-alindao-sur-axe-bambari – Bambari – Alindao, 120 kilomètres, 21  jours de voyage en route. À qui la faute ?

 

 

Entre lancement en grande pompe et arrêt des travaux, cette route fantôme entre Bambari-Alindao-Kongbo  révèle-t-elle l’incompétence gouvernementale ou la corruption ordinaire du régime Touadéra ?

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La route Bambari-Alindao-Kongbo ressemble à tout ce que touche l’administration Touadéra : des annonces grandioses suivies d’un échec retentissant. Lancée officiellement par le président en septembre 2024 avec le faste habituel, cette route “essentielle au développement” s’est arrêtée net après seulement dix kilomètres. Abel Matchipata, maire de Bambari, tente tant bien que mal d’expliquer ce nouveau fiasco, mais ses déclarations démontre surtout l’amateurisme d’un gouvernement incapable de mener à bien ses propres projets.

 

Le récit du maire ressemble à une tragédie. “En marge de la cérémonie de rentrée scolaire, le président avait procédé au lancement officiel”, raconte-t-il avec la nostalgie de celui qui se souvient des beaux jours. Quel spectacle ce devait être ! Touadéra coupant le ruban, les discours enflammés, les promesses de développement… Et puis, la réalité : les travaux s’arrêtent brusquement à Liwa, au 10 kilomètre. Dix kilomètres ! Même pour une promenade de santé, c’est court.

 

L’explication de Matchipata sur cet arrêt prématuré frise le grotesque. “D’après certaines informations à notre portée, il se poserait un problème d’argent”, confie-t-il avec la prudence de l’expert en langue de bois. Un problème d’argent ! Comme si l’État centrafricain découvrait soudain qu’il faut de l’argent pour construire une route. L’entreprise aurait utilisé “ses fonds propres” pour commencer les travaux. Traduction : elle a payé de sa poche en espérant être remboursée plus tard. Naïveté ou désespoir commercial ?

 

La suite de l’explication municipale confine au surréalisme administratif. “Il était question que l’on puisse décaisser les moyens financiers à cette entreprise”, explique Abel Matchipata. Il “était question” ! Au conditionnel ! Comme si financer un projet lancé par le président lui-même relevait de l’hypothèse lointaine. Et notre maire de conclure doctement : “La balle est dans le camp de l’État ou du gouvernement”. Génial ! L’État se renvoie la balle à lui-même pendant que la route reste un chantier abandonné.

 

Le plus pathétique dans cette histoire, c’est la découverte tardive de l’état de la route par les autorités. Matchipata explique qu’en voyant “les images sur Facebook”, il s’est rendu compte que l’axe était “vraiment impraticable, impraticable”. Facebook ! Nos dirigeants découvrent l’état des infrastructures nationales sur les réseaux sociaux. Ils gouvernent un pays qu’ils ne connaissent que par écrans interposés. Quatre jours pour parcourir 120 kilomètres, une “route de la mort” selon les usagers, mais nos décideurs l’apprennent en scrollant leur fil d’actualité.

 

L’optimisme du maire frôle l’inconscience politique. “Nous sommes convaincus que ces travaux seront réalisés”, déclare-t-il avec la foi du charbonnier. Sur quoi base-t-il cette conviction ? Sur le fait que “c’est déjà un projet qui a été approuvé” ! Comme si l’approbation présidentielle était une garantie de réalisation sous Touadéra. Des projets approuvés et abandonnés, la Centrafrique en regorge depuis dix ans.

 

Pendant ce temps, Victor Bissekoin, gouverneur du Haut-Oubangui, évoque des “problèmes techniques” sans préciser lesquels. Problèmes techniques ! Le langage politicien pour dire “nous n’avons aucune idée de ce qui se passe, mais ce n’est pas notre faute”. Entre le maire qui parle de problèmes financiers et le gouverneur qui invoque la technique, l’administration Touadéra nous offre un Festival de justifications contradictoires.

 

La réalité sur le terrain est pourtant simple : cette route est vitale pour l’économie régionale, les populations souffrent de son état déplorable, le président l’a lancée en grande pompe, et elle s’enlise dans l’incompétence administrative habituelle. Manioc, arachide, maïs… tous ces produits agricoles pourrissent faute d’une route praticable vers Bangassou. Mais qu’importe ! L’essentiel était de faire le spectacle du lancement.

 

Au final, la route Bambari-Alindao-Kongbo symbolise parfaitement dix années de gouvernance Touadéra : beaucoup de bruit pour rien, des promesses qui s’évaporent, des populations abandonnées, et des responsables qui se renvoient la responsabilité. Abel Matchipata garde “l’espoir” que les travaux reprendront. Un espoir touchant mais dérisoire face à un régime qui a fait de l’inachevé sa marque de fabrique. En attendant, les nids-de-poule continueront de prospérer plus vite que les promesses présidentielles.

 

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Bangui : accident spectaculaire des motos devant la gendarmerie, négociation express et fuite rapide devant la brigade motorisée

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Bangui : accident spectaculaire des motos devant la gendarmerie, négociation express et fuite rapide devant la brigade motorisée

 

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vehicule-de-la-brigade-motorisee-de-la-gendarmerie-de-Begoua – RCA : un contrôleur des impôts retrouvé mort à son domicile de PK14

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Sur l’avenue de l’Indépendance, juste devant la gendarmerie, deux conducteurs de taxi-moto impliqués dans un accident de circulation, préfèrent négocier en quelques secondes et disparaissent pour éviter la gendarmerie.

 

Ce lundi 8 septembre, sur l’avenue de l’Indépendance. Deux taxi-motos, en provenance du centre-ville,  se percutent à proximité de la brigade motorisée. L’accident paraît simple, quelques égratignures sur les engins, pas de blessé apparent. Mais la suite montre démontre les nouveaux réflexes des conducteurs de moto-taxi dans la capitale.

 

Les deux jeunes descendent de leurs motos, et s’observent rapidement avant de se demander :   “Tu as mal quelque part ?” demande le premier. “Non, ça va”, répond l’autre en vérifiant son genou. Ils examinent leurs motos : phare cassé d’un côté, rétroviseur tordu de l’autre. “On fait comment ?” La négociation dure trente secondes maximum. “Laisse tomber, on arrange ça nous-mêmes.” Ils remontent sur leurs engins et filent dans des directions opposées.

 

Quand les gendarmes de la brigade motorisée arrivent, alertés par le bruit, ils ne trouvent que des débris de plastique sur l’asphalte. Pas de conducteurs, pas de témoins, pas de procès-verbal à dresser. Ils repartent bredouilles vers leur poste.

 

Cette scène se reproduit quotidiennement dans la capitale Bangui. Les conducteurs de taxi-moto ont développé une stratégie d’évitement face aux forces de l’ordre. Dès qu’un accident survient, la priorité devient : négocier vite et disparaître avant l’arrivée des uniformes.

 

“Si les gendarmes ou les policiers nous attrapent, c’est fini”, explique Junior, conducteur de taxi-moto depuis trois ans. “Ils vont demander le permis, l’assurance, les papiers de la moto. Nous, on n’a rien de tout ça“. Comme 80% de ses collègues, il roule sans permis de conduire, sans assurance, parfois même avec une moto sans papiers.

 

La brigade motorisée connaît cette réalité. Quand elle intervient sur un accident, elle sait qu’elle va trouver des conducteurs en situation irrégulière. Permis inexistant, assurance expirée, moto non déclarée : les infractions s’accumulent. Pour les gendarmes, c’est l’occasion de verbaliser oralement, de confisquer des engins, de percevoir des amendes en liquide.

 

“Ils prennent nos motos et nous emmènent au poste”, raconte Freddy, victime d’un contrôle l’année dernière. “Pour récupérer ta moto, tu donnes de l’argent aux gendarmes ou policiers. Parfois, ça fait plus cher que la moto elle-même”. Résultat : beaucoup préfèrent abandonner leur engin plutôt que de payer.

 

Cette peur pousse les conducteurs de taxi-moto vers des arrangements privés. Accident sans blessé ? On négocie sur place. Dégâts mineurs ? Chacun répare de son côté. Accrochage plus sérieux ? On se donne rendez-vous ailleurs, loin des regards.

 

“On a nos propres règles maintenant”, reconnaît Abdoul, un conducteur dans le cinquième arrondissement.

 

Cette justice parallèle fonctionne pour les cas simples. Mais elle montre l’ampleur du fossé entre les taxi-motos et les forces de l’ordre. Ces jeunes, qui représentent des milliers d’emplois dans la capitale, vivent dans la clandestinité permanente.

 

La situation devient absurde. D’un côté, la ville a besoin des taxi-motos pour ses transports. De l’autre, l’État réprime une activité qu’il ne parvient pas à encadrer. Les conducteurs naviguent entre nécessité économique et illégalité administrative.

 

Certains tentent de régulariser leur situation. Ils découvrent alors un parcours du combattant : permis de conduire coûteux, assurance hors de prix, procédures administratives interminables. Pour des jeunes qui gagnent 2000 à 3000 francs CFA par jour, ces démarches restent inaccessibles.

 

“On voudrait bien être en règle”, assure Flavien, conducteur dans le 3ème arrondissement. “Mais avec quoi on paie ? Le permis coûte 50 000 francs, l’assurance 30 000 par an. Nous, on survit au jour le jour“.

 

La brigade motorisée se retrouve dans une impasse. Sa mission consiste à faire respecter le code de la route, mais elle fait face à des milliers de conducteurs qui ne peuvent pas se conformer aux règles. Chaque intervention devient un bras de fer, chaque contrôle une source de tensions.

 

Cette situation profite aux plus malins. Certains conducteurs payent des “arrangements” avec des membres des forces de l’ordre. D’autres développent des systèmes d’alerte par téléphone sur les routes pour éviter les contrôles. La débrouillardise remplace la légalité.

 

L’accident de l’avenue de l’Indépendance représente cette guerre d’usure quotidienne. D’un côté, des jeunes qui cherchent à survivre en évitant les complications. De l’autre, des gendarmes qui appliquent des règles inadaptées à la réalité économique.

 

Tant que l’État n’adaptera pas sa réglementation aux moyens réels des conducteurs, cette fuite continuera. Les accidents se négocieront en trente secondes, les impliqués disparaîtront avant l’arrivée des uniformes, et la brigade motorisée restera spectatrice impuissante d’une ville qui lui échappe.

 

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Kpalongo, 13 km de Bangui, les enfants marchent à pieds des kilomètres pour aller étudier

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Kpalongo, 13 km de Bangui, les enfants marchent à pieds des kilomètres pour aller étudier

 

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Panneau indiquant l’emplacement futur de l’école St. Joseph Global School au village Kpalongo, sur la route de Mbaïki

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les enfants de Kpalongo risquent leur vie chaque matin et midi pour aller étudier à plusieurs kilomètres de leur village. Est-ce que la Centrafrique est encore un pays ?

 

Dans le village de Kpalongo, situé à 13 kilomètres de la capitale centrafricaine sur l’axe Bangui-Mbaïki, une situation difficile pour les parents perdure depuis des décennies. Chaque matin, des dizaines d’enfants quittent leur foyer pour rejoindre l’école la plus proche, notamment à Nzila, située à plusieurs kilomètres de marche sur une route nationale très fréquentée par des motos, des camions, des voitures.

 

Cette proximité avec Bangui cache une réalité complexe : Kpalongo ne dispose d’aucune école publique depuis des années. Les familles du village, aux revenus limités, ne peuvent pas se permettre les frais des établissements privés. Leurs enfants doivent donc emprunter quotidiennement une voie où circulent camions, voitures et motos à grande vitesse pour aller étudier à Nzila ou ailleurs.

 

“Nous n’avons pas d’établissement public dans notre village”, déclare sur la radio Guira FM, madame Pélagie Dokakama, cheffe du village Kpalongo.

 

“Les écoles privées existent, mais les parents n’arrivent pas à payer les frais de scolarité. Nos enfants partent chaque jour sur cette route dangereuse”.

 

La situation devient encore plus difficile quand on sait que cette route ne possède ni trottoirs ni aménagements de sécurité. Les enfants, parfois âgés de 6 à 7 ans, marchent sur les bas-côtés en évitant les motos et véhicules qui passent à vive allure.

 

Les autorités locales connaissent ce problème depuis plusieurs années. Pour ces familles, l’éducation reste pourtant une priorité absolue. “Malgré les risques, les parents continuent d’envoyer leurs enfants à l’école parce qu’ils croient en l’avenir de leur progéniture”, ajoute la cheffe du village.

 

Cette situation pose question d’autant plus que Kpalongo se trouve dans la périphérie immédiate de Bangui. À une époque où l’accès à l’éducation constitue un droit fondamental, ce village semble oublié par les politiques de développement éducatif.

 

Pélagie Dokakama, sur Guira FM,  adresse un message direct aux autorités : “Nous demandons au gouvernement la construction d’une école publique à Kpalongo. Nos enfants ont besoin d’étudier en sécurité, près de chez eux”.

 

Cette demande se justifie par plusieurs facteurs : la proximité avec la capitale, la taille de la population scolaire du village, et surtout les risques quotidiens encourus par les enfants. Une école publique à Kpalongo permettrait non seulement de sauver des vies, mais aussi de garantir une scolarisation normale aux enfants du village….

 

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Crise du Ciment en Centrafrique : Le ministre Akoloza pris au piège de ses propres agents

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Crise du Ciment en Centrafrique : Le ministre Akoloza pris au piège de ses propres agents

 

Crise du Ciment en Centrafrique : Le ministre Akoloza pris au piège de ses propres agents
Thierry Patrick Akoloza

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

La crise du ciment en Centrafrique pousse  le ministre Akoloza à menacer les commerçants tout en fermant les yeux sur les rackets douaniers.

 

Le prix du ciment en Centrafrique dépasse aujourd’hui 14 000 FCFA le sac, soit 35% de plus que le tarif officiel de 10 500 FCFA fixé par le ministère du Commerce. Cette situation place le ministre Thierry Patrice Akoloza dans une position délicate : comment exiger des importateurs qu’ils respectent un prix alors que ses propres services multiplient les prélèvements illégaux qui rendent ce tarif intenable ?

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Transporter un conteneur de ciment du port de Douala à Bangui coûte désormais 160 000 FCFA, auxquels s’ajoutent 25 000 FCFA d’escorte par camion. Mais le véritable poison réside dans les “contributions” informelles exigées à chaque poste de contrôle. Entre la frontière camerounaise et la capitale centrafricaine, un convoi traverse une quinzaine de barrières où douaniers, policiers et militaires imposent leurs propres tarifs. “Hier, ils nous demandaient 5 000 FCFA par camion. Aujourd’hui, c’est 8 000. Demain, ce sera autre chose”, témoigne un transitaire qui opère sur la route Garoua-Boulaï-Bangui.

 

Cette anarchie administrative transforme chaque importation en parcours du combattant. La douane change régulièrement de procédures sans préavis, exige de nouveaux documents ou applique de nouvelles taxes. À Béloko, principal poste frontalier, les délais s’étirent parfois sur plusieurs jours, générant des coûts supplémentaires de stationnement et de gardiennage. Les importateurs dénoncent un système où chaque responsable local dicte ses propres règles, créant une instabilité permanente des coûts.

 

Face à cette réalité, le ministre Akoloza adopte une posture ambiguë. Il convoque régulièrement les professionnels pour les sommer de respecter le prix officiel et brandit la menace de sanctions. Mais il évite soigneusement d’évoquer les pratiques de ses collègues des Finances, de la Défense ou de la Sécurité publique. Cette stratégie permet au gouvernement de donner l’impression qu’il lutte contre la vie chère tout en préservant un système de prédation qui enrichit illégalement une partie de l’administration.

 

“Le ministre fait de la communication politique sur notre dos”, dénonce un importateur établi à Bangui depuis quinze ans. “Il sait parfaitement que nous ne pouvons pas vendre à perte. Mais il préfère nous accuser de spéculation plutôt que de nettoyer sa propre maison”. Cette stratégie de bouc émissaire permet au pouvoir de détourner l’attention des vraies causes de l’inflation tout en maintenant ses réseaux de prélèvement.

 

La Banque centrale ajoute une difficulté supplémentaire en rationnant l’accès aux devises nécessaires pour les importations. Cette restriction ralentit l’approvisionnement, accentue la pénurie et alimente mécaniquement la hausse des prix. Les importateurs se retrouvent ainsi pris en étau entre la rareté des devises, les coûts croissants du transport et l’exigence politique de maintenir des prix bas.

 

Les conséquences dépassent le simple secteur du bâtiment. Dans les quartiers populaires de Bangui, le Ciment en Centrafrique  est devenu inaccessible aux familles modestes qui souhaitent améliorer leur habitat. Les chantiers publics ralentissent, privant de nombreux ouvriers de leurs revenus. “J’ai dû arrêter de construire ma maison faute de moyens. Le ciment coûte plus cher que le riz maintenant”, confie un fonctionnaire du quartier Fatima.

 

Le ministre promet l’installation prochaine d’une cimenterie locale et évoque des partenariats avec des industriels étrangers. Mais ces annonces restent floues et sans calendrier précis. Les professionnels rappellent que des projets similaires ont été évoqués pendant des années sans jamais aboutir. Entre-temps, la population continue de subir une inflation qui pourrait être rapidement jugulée par une simple remise en ordre de l’administration.

 

La solution existe pourtant. Il suffirait d’harmoniser les procédures douanières, de fixer des tarifs transparents et identiques sur tous les postes de contrôle, et de sanctionner les agents qui s’écartent de ces règles. Une telle réforme réduirait immédiatement les coûts d’importation de 20 à 30%, permettant aux commerçants de respecter les prix officiels sans subventionner leurs ventes.

 

Mais cette approche supposerait que le gouvernement accepte de réduire les revenus informels d’une partie de son administration. Un choix politique que le pouvoir semble peu enclin à faire, préférant maintenir le statu quo tout en désignant les commerçants comme responsables d’une situation qu’ils subissent plus qu’ils ne la créent.

 

La crise du Ciment en Centrafrique  révèle ainsi les limites d’une gouvernance qui s’attaque aux effets sans jamais remonter aux causes. Tant que l’État centrafricain n’imposera pas les mêmes règles à tous ses agents, aucune politique de régulation des prix ne pourra fonctionner durablement….

 

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Centrafrique : Le gouvernement privilégie les rebelles à l’opposition démocratique, selon Martin Ziguelé

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Centrafrique : Le gouvernement privilégie les rebelles à l’opposition démocratique, selon Martin Ziguelé

 

Centrafrique : Le gouvernement privilégie les rebelles à l'opposition démocratique, selon Martin Ziguelé
Les-leaders-du-Bloc-republicain-pour-la-defense-de-la-constitution-BRDC-1 – Dossier spéciale : Martin Ziguelé démêle l’influence russe en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le pouvoir de Bangui préfère négocier avec les groupes armés qu’avec ses opposants politiques, affirme l’ancien premier ministre Martin Ziguelé.

 

En République centrafricaine, le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra fait face aux accusations du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution. Cette coalition d’opposition reproche au pouvoir de refuser tout dialogue politique tout en maintenant des négociations avec les groupes rebelles.

 

Martin Ziguélé, ancien Premier ministre et porte-parole du BRDC, exprime cette frustration sans détour. Le gouvernement accepte de s’asseoir avec Ali Darassa ou Mahamat Al-Khatim, des chefs rebelles aux mains tachées de sang centrafricain. Pourtant, il ferme la porte aux formations politiques légales. Cette préférence s’explique par le rapport de force. Les groupes armés disposent d’une capacité de nuisance que l’opposition civile ne possède pas.

 

Les responsables gouvernementaux justifient cette position en contestant la légitimité de l’opposition. Ils estiment que ces formations politiques ne possèdent ni la qualité ni le rang nécessaires pour dialoguer avec le chef de l’État. Cette position traduit une conception particulière de la démocratie où la force prime sur la légalité.

 

L’ironie de la situation frappe d’autant plus que certains membres du BRDC ont soutenu Touadéra lors de son élection en 2016. Ces anciens alliés se voient aujourd’hui écartés au profit d’acteurs armés qui ont combattu l’État. Cette évolution témoigne d’un glissement vers une logique de pouvoir où la violence devient un critère de reconnaissance politique.

 

La nouvelle Constitution adoptée en août 2023 cristallise ces tensions. Ce texte exclut les Centrafricains binationaux du processus électoral, une mesure que l’opposition dénonce comme discriminatoire. Les reports successifs des Élections locales et les critiques sur l’Autorité Nationale des Élections alimentent un climat de défiance générale.

 

Face à cette situation, le BRDC brandit la menace d’un boycott électoral. L’opposition conditionne sa participation à une refonte de l’ANE et à un processus plus inclusif. Elle refuse de cautionner ce qu’elle qualifie d’Élections non équitables.

 

Cette stratégie gouvernementale s’inscrit dans une logique de consolidation du pouvoir par la force plutôt que par le consensus démocratique. En privilégiant les négociations avec les rebelles, Touadéra semble parier sur une stabilité imposée plutôt que sur une légitimité construite. Cette approche comporte des risques majeurs pour l’avenir politique du pays.

 

L’opposition politique centrafricaine se trouve ainsi dans une position paradoxale. Elle doit observer ses anciens ennemis armés recevoir les honneurs diplomatiques tandis qu’elle-même reste aux portes du palais présidentiel. Cette inversion des rôles interroge sur la nature même du système politique centrafricain et ses perspectives d’évolution démocratique….

 

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Après l’attaque du 6 juillet, la ville de Birao toujours endeuillée de ses 3 fils tués par des bandits armés 14

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Après l’attaque du 6 juillet, la ville de Birao toujours endeuillée de ses 3 fils tués par des bandits armés soudanais

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Des-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-Keye-a-10-kilometres-de-Ouanda-Djalle.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Des-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-Keye-a-10-kilometres-de-Ouanda-Djalle-450×203.jpg” alt=”Après l’attaque du 6 juillet, la ville de Birao toujours endeuillée de ses 3 fils tués par des bandits armés soudanais” width=”450″ height=”203″ />
Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Trois miliciens d’autodéfense ont péri dans une embuscade tendue par des bandits armés soudanais à l’entrée de la ville de Birao le 6 juillet dernier.

 

En effet, le dimanche 6 juillet 2025, vers 9 heures du matin, l’honorable Ahamat Tanga, député suppléant de Birao, sur sa moto en allant à sa ferme,  échappe de justesse à une embuscade sur la route de l’aérodrome, à 12 kilomètres de la ville. Des bandits armés venus du Soudan ouvrent le feu sur son véhicule. L’homme abandonne sa moto et fuit dans la brousse pour sauver sa vie.

 

Informés de la nouvelle, les éléments de Forces armées centrafricaines, appuyées par des miliciens d’autodéfense de Birao, se lancent immédiatement à la poursuite des assaillants. À Toumou, une localité située à 1 kilomètre de Birao, , les assaillants ont tendu une embuscade aux forces de l’ordre, provoquant un nouvel échange de tirs qui  tourne rapidement au drame. Trois miliciens autodéfense de Birao perdent la vie, tandis que des pertes sont également signalées du côté des bandits.

 

Les trois victimes étaient toutes des pères de famille et des acteurs clés de la communauté. Un auxiliaire de la douane, chargé d’escorter les véhicules vers les postes de douane, a également été tué dans cet échange avec les bandits armés soudanais. Un autre milicien qui est également un commerçant, âgé  d’une quarantaine d’années, père de 28 enfants et marié à quatre épouses, a également été tué. Le troisième, également commerçant, contribuait activement à la vie économique de Birao. Lui aussi, comme ses collègues, a été tués.

 

La mort de ces hommes a profondément ébranlé la ville. Ces miliciens, souvent des civils contraints de prendre les armes pour protéger leur communauté face à l’absence de sécurité étatique, étaient considérés comme des héros locaux. Leur disparition fragilise davantage une ville déjà éprouvée par la pauvreté et l’insécurité.

 

Mais ce qui est étonnant, la riposte des bandits armés soudanais, ayant subi des pertes, ne s’est pas fait attendre. Armés et motorisés, ils ont incendié des dizaines des villages environnants, forçant des milliers d’habitants à fuir à pied sur des distances de 10 à 28 kilomètres pour rejoindre Birao. Ces attaques, accompagnées de pillages et de destructions, ont amplifié le sentiment d’abandon dans une région où la frontière avec le Soudan permet aux groupes armés de frapper en toute impunité.

 

Cette tragédie s’inscrit dans un contexte régional plus large. La guerre civile au Soudan, opposant les Forces armées soudanaises aux Forces de soutien rapide depuis 2023, déborde sur la République centrafricaine, alimentant l’insécurité dans la Vakaga. Les incursions de groupes armés accentuent la vulnérabilité des communautés frontalières….

Birao continue de pleurer ses enfants tués par des bandits soudanais.

 

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Centrafrique : l’Autorité Nationale des Élections  débordée face au triple scrutin de décembre 2025, malgré les appels au report de l’opposition et de l’ONU

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l’Autorité Nationale des Élections  débordée face au triple scrutin de décembre 2025, malgré les appels au report de l’opposition et de l’ONU

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Dr-Barthelemy-Mathias-Morouba-president-de-lAutorite-nationale-des-elections.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Dr-Barthelemy-Mathias-Morouba-president-de-lAutorite-nationale-des-elections-450×227.jpg” alt=”Centrafrique : l’Autorité Nationale des Élections débordée face au triple scrutin de décembre 2025, malgré les appels au report de l’opposition et de l’ONU” width=”450″ height=”227″ />
Dr Barthelemy Mathias Morouba, Président de l’Autorite nationale des élections …

 

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’Autorité Nationale des Élections (ANE) affronte des défis incroyables pour organiser simultanément trois scrutins.

 

L’Autorité Nationale des Élections (ANE) de République centrafricaine se trouve dans une position délicate. L’institution doit organiser simultanément en décembre 2025 les élections présidentielles, législatives et locales. Cette décision gouvernementale, adoptée après cinq reports des élections locales depuis 2022, place l’ANE devant des défis logistiques et techniques considérables.

 

Le recensement électoral, lancé il y a plus d’un an, présente des résultats mitigés. Sur une population de six millions d’habitants, seuls 2,3 millions d’électeurs ont été recensés, dont 757 866 nouveaux inscrits en 2025. Ces chiffres restent en deçà de l’objectif initial fixé à plus d’un million de nouvelles inscriptions. L’Autorité Nationale des Élections a radié 254 000 électeurs sans fournir d’explications détaillées, ce qui alimente les questionnements sur la transparence du processus.

 

La publication des listes électorales provisoires a exposé des dysfonctionnements majeurs. Des noms fictifs apparaissaient dans ces documents, notamment celui du footballeur Lionel Messi et des stars nigérianes de football. Ces erreurs pose des interrogations sur la fiabilité du système d’enregistrement et laissent planer des doutes sur une possible manipulation des données électorales.

 

Le calendrier impose des contraintes temporelles serrées. Les listes provisoires doivent être affichées dans tous les centres d’enrôlement, y compris dans les ambassades pour la diaspora centrafricaine. Une période de réclamation de dix jours est prévue, suivie de dix à quinze jours pour le traitement des contestations. L’Autorité Nationale des Élections doit publier la liste définitive avant le 23 août 2025.

 

L’organisation d’élections locales représente un défi inédit. Ces scrutins n’ont pas eu lieu depuis 1988, et l’ANE reconnaît son manque d’expérience dans ce domaine spécifique. La population centrafricaine n’est pas familière avec ce type d’élection, ce qui nécessite une sensibilisation approfondie. Les efforts de communication entrepris par l’Autorité Nationale des Élections restent insuffisants à ce jour.

 

Les ressources financières constituent un obstacle majeur. Un déficit de près de neuf millions de dollars persiste, le budget actuel ne couvrant que les élections locales. Les scrutins présidentiels et législatifs nécessitent des financements supplémentaires qui ne sont pas encore garantis. L’ANE dépend fortement de l’aide internationale pour combler ces lacunes budgétaires.

 

L’opposition politique exprime ses réserves face à cette situation. Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution qualifie le calendrier électoral d’irréaliste et demande une refonte complète de l’Autorité Nationale des Élections. Les partis d’opposition dénoncent l’incapacité de l’institution à gérer trois scrutins simultanés, particulièrement après la publication des listes comportant des noms fictifs.

 

Les Nations Unies ont appelé à une réforme institutionnelle urgente de l’ANE. Un expert indépendant de l’organisation a noté que l’Autorité Nationale des Élections n’avait pas publié de liste provisoire avant la date limite du 29 mai 2025. L’ONU avertit que le rythme actuel rend improbable le respect des délais constitutionnels. Elle insiste sur la nécessité d’élections crédibles, transparentes et inclusives.

 

Le gouvernement maintient fermement sa position. Malgré les appels au report émanant de l’opposition et des observateurs internationaux, les autorités refusent tout ajustement du calendrier électoral. Elles insistent sur le respect des échéances constitutionnelles et rejettent les demandes de révision du processus.

 

Les défis sécuritaires compliquent davantage la situation. Des groupes armés contrôlent encore certaines zones minières et des couloirs de transhumance. Cette instabilité limite l’accès aux centres d’enrôlement dans plusieurs régions du pays. Bien que 570 000 nouveaux électeurs aient été inscrits dans onze des vingt préfectures, 58 centres d’enregistrement demeurent fermés pour des raisons de sécurité.

 

Les tensions politiques s’intensifient autour de ces élections. L’opposition accuse le gouvernement de verrouiller le processus électoral à son avantage. La réforme constitutionnelle de 2023, qui a supprimé les limites de mandats présidentiels, alimente ces tensions. Cette modification permet au président sortant de se représenter, ce qui divise profondément la classe politique centrafricaine.

 

L’insécurité persistante dans certaines régions, où des groupes armés contrôlent des zones minières et des couloirs de transhumance, complique l’accès aux centres d’enrôlement. Cette situation compromet la participation électorale dans plusieurs préfectures du pays.

 

L’Autorité Nationale des Élections se trouve aujourd’hui à un tournant décisif. Le triple scrutin de décembre 2025 pourrait consolider la démocratie et la décentralisation en République centrafricaine. Néanmoins, les retards accumulés, les erreurs dans les listes électorales, les déficits financiers et l’absence de consensus politique menacent la réussite de cette entreprise démocratique. Sans une mobilisation rapide des ressources et une amélioration des pratiques de l’ANE, l’institution risque de compromettre la confiance des Centrafricains et de la communauté internationale dans ce processus électoral, au moment où le pays aspire à retrouver une stabilité politique durable….

 

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Le BRDC obtient le soutien international pour réformer l’ANE

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Le BRDC obtient le soutien international pour réformer l’ANE

 

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Les leaders du BRDC lors de leur assemblée générale au siège du parti PATRIE à Bangui . Photo CNC

 

La communauté mondiale s’aligne sur les demandes du mouvement politique centrafricain, le BRDC.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Maître Crépin Mboli-Goumba a révélé lors de son passage sur la Radio Ndékè Luka que les principales institutions internationales partagent les positions du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution concernant les dysfonctionnements électoraux centrafricains. L’ONU, les États-Unis et l’Union Européenne convergent vers la nécessité d’une transformation profonde de l’Autorité Nationale des Élections avant le scrutin de 2025.

 

Le leader du BRDC s’appuie sur les déclarations de l’expert indépendant des Nations Unies qui a ouvertement critiqué l’incompétence de l’ANE et réclamé une restructuration complète de l’organe électoral. Cette position officielle témoigne d’une reconnaissance internationale des faiblesses structurelles du système électoral centrafricain, particulièrement après les événements de 2020-2021 que Mboli-Goumba qualifie de “hold-up électoral“.

 

Les États-Unis ont franchi un pas supplémentaire en déclarant au Conseil de sécurité qu’un dialogue politique demeure “impératif” avant toute organisation électorale. Cette exigence américaine s’inscrit dans une logique de conditionnalité : pas d’Élections sans réformes préalables de l’ANE. L’Union Européenne maintient une “position claire” similaire, consolidant ainsi un front international cohérent.

 

Le président du BRDC insiste sur l’urgence d’un dialogue inclusif pour résoudre les questions d’intégrité du fichier électoral et d’accessibilité du scrutin. Il dénonce l’obstination de l’ANE à maintenir son calendrier malgré les 777 bureaux de vote défaillants et les problèmes techniques persistants des tablettes d’enrôlement. Ces dysfonctionnements justifient, selon lui, l’appel international à une suspension temporaire du processus électoral.

 

La convergence entre les revendications du BRDC et les positions internationales constitue un atout diplomatique majeur pour le mouvement politique centrafricain. Cette alliance de fait entre opposition centrafricaine et communauté internationale pourrait contraindre le gouvernement à engager des réformes substantielles de l’appareil électoral pour éviter l’isolement diplomatique.

 

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Elie Oueifio : La vision ancestrale centrafricaine, clé d’unité et de travail pour surmonter la crise

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Elie Oueifio : La vision ancestrale centrafricaine, clé d’unité et de travail pour surmonter la crise

 

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L’ancien ministre Élie Ouéfio

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

L’ancien ministre  Elie Oueifio exhume la vision ancestrale centrafricaine, prônant unité et travail pour sortir la RCA de la crise qui le frappe durement.

 

Dans son ouvrage Entre un programme de développement qui procure la paix et assure la stabilité et un projet humanitaire qui favorise l’oisiveté, instaure et entretient les crises, publié en juillet 2025, Elie Oueifio, instituteur, conseiller pédagogique, administrateur civil adjoint, ancien ministre, ancien ambassadeur et coordonnateur du Cercle des Écrivains, Journalistes, Artistes et Chercheurs de Centrafrique (CEJACC) depuis 2017, propose une réflexion puissante : la République centrafricaine  peut surmonter ses crises en s’inspirant de la vision de ses ancêtres. Cette vision, fondée sur l’unité, le travail et la justice, offre une leçon intemporelle pour restaurer la paix et la prospérité.

 

Elie Oueifio souligne que les ancêtres centrafricains, guidés par des valeurs universelles et spirituelles, ont bâti une société où le travail était une vertu cardinale. Dans son ouvrage de juillet 2025, il cite le proverbe « KOI RI GUI NDARA NA » (l’eau demandée au voisin ne peut cuire la chair du buffle), qui incarne l’autonomie et la responsabilité individuelle. Selon Oueifio, cette philosophie, transmise de génération en génération, a permis à la RCA de progresser jusqu’aux années 1970, époque où le pays, surnommé la « Suisse africaine » sous Bokassa, était un havre de paix. Les ancêtres, explique-t-il, valorisaient une éducation rigoureuse, inculquant aux jeunes le sens du devoir et du respect, des valeurs qui, selon Oueifio, ont hissé la nation au seuil de l’émergence.

 

Oueifio insiste dans son document sur l’importance de l’unité nationale, une valeur centrale de la vision ancestrale. Il évoque le proverbe « RIG KIRIG BA KÔ E HO-DENGBE » (le cultivateur a ravi la femme au chercheur d’igname sauvage), qui dénonce la paresse et prône le travail acharné. Pour Oueifio, cette leçon montre comment l’oisiveté, encouragée par l’assistanat humanitaire, a remplacé la culture du labeur. Dans son analyse de juillet 2025, il déplore que les crises actuelles, entretenues par des manipulations internes et externes, aient brisé cette unité. Il cite des exemples concrets, comme le sabotage du processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) à Bocaranga ou le refus d’intégrer des figures comme le général Abdoulaye Miskine, pour montrer comment l’égoïsme et la corruption ont fragilisé la cohésion nationale.

 

L’éducation, pilier de la vision ancestrale, est un autre axe clé mis en avant par Elie Oueifio. Dans son ouvrage, il rappelle le proverbe biblique « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre » (Proverbes 22:6) et le dicton chinois sur l’apprentissage du pêcheur, soulignant l’importance d’une formation de base pour éradiquer les vices comme le vol ou la trahison. Oueifio argue que cette éducation, qui produisait des citoyens patriotes et responsables, a permis à la RCA d’atteindre des sommets dans les années 1966-1974. Cependant, il constate dans son texte de juillet 2025 que l’abandon de ces valeurs au profit de l’assistanat a plongé le pays dans la dépendance, les populations se battant pour des produits du PAM plutôt que de cultiver leurs terres fertiles.

 

Face aux crises actuelles, Oueifio propose des solutions ancrées dans la vision ancestrale. Il appelle à une gouvernance basée sur l’amour, la vérité et la justice, des principes que les ancêtres appliquaient pour maintenir la paix. Dans son ouvrage, il salue les constats du président Touadéra lors du séminaire gouvernemental de mars 2023, notamment sur la corruption qui gangrène le pays. Oueifio insiste sur la nécessité de sanctions rigoureuses pour rétablir la confiance. Il cite l’exemple du Rwanda, où la réconciliation a permis une reconstruction nationale, comme un modèle pour la RCA. Selon Oueifio, les Centrafricains doivent cesser de se voir comme des « enfants » sous tutelle (Galates 4:1-2) et reprendre le contrôle de leurs ressources naturelles, une idée qu’il développe avec force dans son texte de juillet 2025….

 

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Grimari : un hôpital transformé en dépotoir par la négligence de l’État centrafricain

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Grimari : un hôpital transformé en dépotoir par la négligence de l’État centrafricain

 

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Pour illustration, Hôpital de Sibut

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des couvreuses hors service, des instruments chirurgicaux rouillés, pas une goutte d’eau au robinet. L’hôpital de district de Grimari agonise dans l’abandon total des autorités sanitaires. Notre enquête révèle comment l’État centrafricain condamne à mort les populations de la Ouaka.

 

Quand on pousse la porte de l’hôpital de district de Grimari, on comprend immédiatement que quelque chose ne va pas. L’établissement, censé servir toute la sous-préfecture de la Ouaka, ressemble davantage à un dépotoir qu’à un centre de soins. Le Dr Olivier Mowena, qui dirige cette structure depuis plusieurs années, ne peut plus cacher sa détresse face à l’ampleur des problèmes.

 

Dans les salles d’hospitalisation, le spectacle fait mal aux yeux. Les patients s’allongent sur des lits qui ont connu des jours meilleurs. Beaucoup meilleurs même. Le médecin-chef le reconnaît sans fard : « Effectivement, au niveau des salles d’hospitalisation, on a constaté un nombre insuffisant des lits et presque vétustes ». Ces lits, dont certains tiennent encore debout par miracle, accueillent pourtant des malades qui viennent parfois de très loin pour se faire soigner.

 

Les matelas racontent la même histoire de négligence. Usés jusqu’à la corde, ils offrent un confort douteux aux patients déjà affaiblis. Face à cette réalité, l’hôpital essaie de bricoler des solutions. « À propos de la vétusté des matelas, oui, c’est avéré. Là, présentement, l’hôpital a un budget pour acheter quelques matelas pour essayer de remplacer ces matelas vétustes », explique le Dr Mowena. Quelques matelas seulement, alors que tous auraient besoin d’être changés.

 

Au bloc opératoire, la situation devient encore plus inquiétante. Les instruments chirurgicaux, ces outils précieux qui permettent de sauver des vies, accusent leur âge. Le Dr Mowena détaille cette réalité gênante : « Au niveau du bloc opératoire, je peux dire oui, on a les équipements. Mais ce qu’on déploie, c’est que c’est beaucoup plus les boîtes qu’on utilise pour la césarienne, l’hernie, l’huile et la parotomie. C’est des boîtes qui ont duré. Ils sont déjà un peu vêtues. Trouver ces boîtes sur le marché, c’est un peu difficile pour nous. Il fallait faire la commande ailleurs, amener ça jusqu’ici et ça nous met un peu en difficulté ».

 

Voilà bien le problème : ces instruments, utilisés pour des interventions vitales, ont largement dépassé leur durée de vie. Pire encore, les remplacer relève de l’exploit logistique. Il faut commander ailleurs, organiser le transport sur des routes défoncées, gérer les coûts. Autant d’obstacles qui retardent indéfiniment le renouvellement de matériel pourtant indispensable.

 

Pour établir des diagnostics précis, tout hôpital a besoin d’un laboratoire fonctionnel. Pas celui de Grimari. « Pour l’instant, l’hôpital de district de Grimari n’a pas vraiment un laboratoire bien indiqué », avoue le Dr Mowena avec une sincérité désarmante. Cette absence prive les médecins d’un outil fondamental pour comprendre les pathologies de leurs patients.

 

Sans analyses biologiques, comment détecter une anémie, un paludisme grave, une infection ? Les médecins de Grimari travaillent pratiquement à l’aveuglette, posant des diagnostics approximatifs qui peuvent parfois s’avérer mortels.

 

L’histoire de l’approvisionnement en eau de l’hôpital tient du grotesque administratif. Le Dr Mowena raconte cette saga kafkaïenne : « Effectivement, il fut un moment où il y avait un point d’eau avec une pompe mécanique. Ce point d’eau était fonctionnel, c’est avec ça qu’on travaillait à l’hôpital. Alors, le projet Séné avait conclu un marché avec une entreprise pour faire l’installation électrique. Ils ont installé des châteaux, tout ça, mais malheureusement, jusqu’à aujourd’hui, l’entreprise est partie et on est resté sans nouvelles. Donc du coup, l’hôpital de district de Grimari n’a pas un point d’eau ».

 

Comprendre cette histoire, c’est saisir toute l’absurdité de la gestion publique centrafricaine. Une entreprise vient, installe des équipements, encaisse l’argent et disparaît. L’hôpital se retrouve sans eau, les autorités ne réagissent pas, et les patients paient les conséquences de cette escroquerie.

 

Aujourd’hui, l’établissement mendie littéralement son eau auprès d’organisations humanitaires. « Heureusement, on est obligé d’aller se plaindre à nos amis et les casques bleus de la Minusca, c’est eux qui nous ravitaillent en eau. Le problème, c’est qu’eux, ils ont leur agenda. Parfois, ils n’ont pas le temps de venir nous livrer et ça nous met énormément en difficulté », explique le responsable médical.

 

Cette dépendance place l’hôpital dans une position humiliante. Un jour, la Minusca peut livrer l’eau, un autre jour non. Et pendant ce temps, les patients attendent, les opérations sont reportées, l’hygiène devient impossible à maintenir.

 

L’alimentation électrique de l’hôpital relève du bricolage permanent. Des panneaux solaires ont été installés, donnant l’impression d’une modernisation. Mais la réalité déchante rapidement. « On a eu l’installation solaire au niveau de la maternité dispensaire au bloc, mais la capacité ne permet pas de faire fonctionner correctement nos équipements. Par exemple, au niveau de la maternité, on a quatre couvreuses, mais on n’a pas une source d’énergie pour faire fonctionner ces couvreuses », déplore le Dr Mowena.

 

Quatre couvreuses neuves qui ne servent à rien. Ces appareils, destinés à maintenir en vie les nouveau-nés prématurés, restent éteints faute d’électricité suffisante. Les bébés qui auraient pu être sauvés meurent ainsi par négligence technique.

 

La saison des pluies complique encore davantage les choses. « Et comme on est en période de pluie, parfois un ou deux jours, on n’a pas le soleil pour recharger les batteries et du coup, on prend le relais avec les générateurs. C’est avec les générateurs qu’on peut opérer la nuit », précise le médecin. Les interventions chirurgicales dépendent donc du carburant disponible et de l’état des générateurs vieillissants.

 

Avec tous ces dysfonctionnements, l’hôpital de Grimari a pratiquement renoncé à sa vocation première. Les cas médicaux les plus courants nécessitent désormais des évacuations vers Bangui ou Bambari. « S’il y a des cas de fracture, parfois, je demande à mes collègues de Bambari. Ici, MSF peut prendre, on envoie à Bambari, au cas contraire, on évacue directement à Bangui », explique le Dr Mowena.

 

Cette pratique transforme chaque urgence médicale en odyssée périlleuse. Un patient fracturé doit parcourir 305 kilomètres sur des routes cahoteuses pour espérer recevoir des soins appropriés. Combien arrivent vivants à destination ? Le Dr Mowena préfère ne pas y penser.

 

La saison sèche amplifie cette absurdité. « Parce que bientôt, ça sera la saison sèche. Il y a beaucoup de cas de hernie. Ils viennent en masse à l’hôpital pour se faire opérer, mais je vais les opérer pour les mettre où il n’y a pas de lumière aussi dans cette maison. Alors, ça nous met énormément en difficulté », s’inquiète le médecin.

 

Voilà où mène l’incurie des pouvoirs publics : un chirurgien capable d’opérer des hernies mais incapable d’hospitaliser ses patients dans des conditions décentes. Il peut sauver une vie au bloc opératoire mais ne peut garantir les soins post-opératoires faute d’infrastructure. L’hôpital de Grimari n’est plus qu’un symbole de l’abandon des populations par l’État centrafricain. Pendant que le gouvernement dépense des fortunes en voyages officiels et en paiement du groupe Wagner, les structures de santé publique s’effondrent dans l’indifférence totale. Les habitants de Grimari paient de leur vie cette négligence organisée, contraints de mourir faute de soins ou de s’endetter pour des évacuations vers la capitale.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Dossier spécial : l’ACFPE au bord de l’explosion,  quand le népotisme de la ministre du travail et de la directrice par intérim pousse le personnel à lancer un préavis de grève

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Dossier spécial : l’ACFPE au bord de l’explosion,  quand le népotisme de la ministre du travail et de la directrice par intérim pousse le personnel à lancer un préavis de grève

 

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Image d’illustration de la grève à l’ACFPE. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  L’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) vit ses dernières heures avant l’explosion totale. Cette institution, censée être le fer de lance de la lutte contre le chômage en République centrafricaine, s’est métamorphosée en un véritable laboratoire de corruption où la ministre du travail et sa protégée, la Directrice Générale par intérim, mènent un pillage organisé des deniers publics. Les révélations faites lors de la réunion du personnel du 11 septembre 2025 et les multiples plaintes judiciaires dressent le portrait d’une agence gangrenée par le népotisme, où l’intérêt familial prime sur la mission de service public.

 

Cette dérive institutionnelle puise sa source dans un réseau de complicités qui transforme l’ACFPE en entreprise familiale. La Directrice Générale par intérim mène une politique de recrutement clanique qui défie toute logique administrative. Elle détourne sans vergogne le budget informatique pour embaucher ses neveux et les membres de la famille de sa ministre de tutelle, piétinant allègrement les articles 22, 23 et 24 de l’accord collectif d’établissement. Cette pratique du favoritisme familial empoisonne l’atmosphère de travail et transforme l’agence en fief familial.

 

L’exemple le plus choquant reste l’avancement express et spectaculaire d’un comptable, catapulté à un niveau supérieur après seulement un an de service. Cette promotion scandaleuse, qui ignore totalement l’article 40 exigeant quatre années d’ancienneté pour franchir deux échelons, montre parfaitement la désinvolture avec laquelle la direction foule aux pieds les règles établies. Le népotisme de la ministre du travail et de sa directrice par intérim ne connaît décidément aucune limite.

 

La gestion financière de l’ACFPE relève désormais du pillage organisé, mené par une direction qui transforme les fonds publics en caisse personnelle. La Directrice Générale dilapide méthodiquement les ressources de l’agence pour financer des activités sans rapport avec les missions institutionnelles, violant ouvertement la loi 20.004 du 13 janvier 2020 qui encadre la gestion des institutions parapubliques.

 

L’ingérence du ministère de tutelle, menée tambour battant par Monsieur Aristide Ganabo, chargé de mission, ajoute une couche supplémentaire à cette dérive autoritaire. Cette intrusion permanente dans la gestion quotidienne s’accompagne de pratiques de harcèlement moral qui terrorisent le personnel. Les employés, exaspérés par ces abus, réclament désormais l’intervention urgente de l’Inspection Générale d’État pour mettre fin à cette comédie à l’ivoirienne. La gestion financière et administrative de l’ACFPE ressemble aujourd’hui à un braquage en col blanc commis au grand jour.

 

Le personnel de l’ACFPE subit de plein fouet les conséquences de cette dérive managériale qui bafoue systématiquement ses droits fondamentaux. Depuis mai 2025, la direction a supprimé unilatéralement le remboursement des frais médicaux, violant frontalement l’article 98 de l’accord d’établissement et les articles 305 à 312 du Code du travail centrafricain. Cette mesure punit directement les employés honnêtes au profit des protégés du système.

 

La situation empire avec l’accumulation des arriérés d’heures supplémentaires des conseillers en formation continue pour 2024. Ces sommes, dues selon l’article 71 de l’accord collectif, restent dans les tiroirs de la direction qui préfère financer ses recrutements familiaux. L’absence de commission paritaire d’avancement et le refus obstiné de relire l’accord collectif, en violation de l’article 5, complètent ce tableau désolant.

 

Ces violations répétées ont poussé le personnel à bout, déclenchant un préavis de grève de trois jours du 16 au 18 septembre 2025. Les droits des travailleurs volent en éclats sous les coups de boutoir d’une direction qui méprise ouvertement ses propres employés.

 

La réunion du 11 septembre dans la salle de l’Espace Entreprise a dévoilé le vrai visage autoritaire de la Directrice Générale par intérim. Cette assemblée, organisée après l’audience du 9 septembre avec le Ministre Contrôleur du Secteur Parapublic, devait permettre aux délégués de rendre compte de leurs démarches. Mais la directrice a tout fait pour museler son personnel.

 

Elle envoie d’abord le responsable des ressources humaines pour intimider les employés, puis son protocole avec la même mission répressive. Finalement, elle intervient personnellement pour exiger l’arrêt des discussions, se heurtant à un mur de résistance. Le personnel, solidaire de ses représentants, refuse catégoriquement de plier face à ces méthodes dignes d’un régime autoritaire.

 

Cette confrontation marque la rupture définitive entre une direction corrompue et des employés déterminés à défendre leurs droits. La décision unanime de grève s’accompagne d’une action judiciaire contestant l’appel à candidature pour le poste de Directeur Général, procédure confiée au cabinet CIFOM dont la crédibilité fait l’objet de sérieuses réserves. Une tentative de musellement qui se solde par un échec retentissant.

 

Au-delà des scandales financiers et administratifs, la mission fondamentale de l’ACFPE se trouve sacrifiée sur l’autel des intérêts personnels. L’agence, créée pour former les Centrafricains et réduire le chômage, voit son efficacité détruite par des décisions managériales aberrantes. La réduction drastique des formations, passées de trois-quatre semaines à deux semaines seulement, témoigne de ce sabotage délibéré.

 

Cette compression temporelle, imposée par la Directrice Générale, rend impossible l’acquisition de compétences essentielles, notamment en informatique. Les bénéficiaires sortent de ces formations tronquées sans qualification réelle, transformant l’ACFPE en une machine à gaspiller l’argent public sans résultat tangible.

 

Le personnel dénonce ce sabotage systématique de la mission institutionnelle, stratégie visant peut-être à justifier la restructuration de l’agence selon d’autres intérêts. La mission publique se trouve ainsi sacrifiée au profit d’une logique purement personnelle et familiale.

 

Les tentatives récentes de médiation entre la direction, les délégués du personnel et les syndicats se heurtent à l’intransigeance d’employés déterminés à obtenir justice. Les discussions, supervisées par des inspecteurs du travail, n’apaisent aucune tension tant la direction refuse de reconnaître ses torts et de changer de cap.

 

Le personnel maintient fermement ses exigences : convocation immédiate de la commission paritaire, respect de la loi 20.004, reprise du remboursement des frais médicaux, paiement des heures supplémentaires et audit exhaustif de l’agence. Face à l’obstination de la direction, ils menacent de porter leur combat directement au Premier Ministre en présence du Ministre Contrôleur.

 

Cette escalade témoigne de la détermination des employés à briser l’omerta qui protège ce réseau de corruption. L’intervention des plus hautes autorités devient incontournable pour éviter l’effondrement total d’une institution stratégique. L’issue demeure incertaine face à une direction qui refuse obstinément de rendre des comptes.

 

L’ACFPE se trouve aujourd’hui au bord du gouffre, victime du népotisme effréné de la ministre du travail et de sa directrice par intérim qui transforment cette institution publique en propriété familiale. Sans une intervention immédiate et radicale du chef de l’État, cette agence sombrera définitivement dans le chaos, privant les Centrafricains d’un outil essentiel de leur développement économique.

 

La résolution de cette crise constituera un test décisif pour le pouvoir en place, appelé à démontrer sa capacité à nettoyer les écuries d’Augias de l’administration publique. L’heure de vérité a sonné pour une République centrafricaine qui doit choisir entre la tolérance envers la corruption et l’assainissement radical de ses institutions.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par AlainNzilo

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Crise dans le Haut-Mbomou : « c’est le gouvernement qui alimente l’insécurité », dénonce Michel Kombo-Yéki

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Crise dans le Haut-Mbomou : « c’est le gouvernement qui alimente l’insécurité », dénonce Michel Kombo-Yéki

 

Centrafrique.org/zemio-sous-tension-tabassage-sauvage-des-miliciens-azande-par-les-mercenaires-wagner/les-mercenaires-de-wagner-et-leurs-allies-a-zemmio/” rel=”attachment wp-att-76545″ data-wpel-link=”internal”>Crise dans le Haut-Mbomou : « c’est le gouvernement qui alimente l’insécurité », dénonce Michel Kombo-Yéki
Les mercenaires russes du groupe Wagner avec leurs alliés Azandé dans le Haut-Mbomou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans le Haut-Mbomou, l’insécurité persiste, alimentée par un gouvernement accusé de trahison et d’abandon. Michel Kombo-Yéki dénonce une crise qui sacrifie une région entière.

 

Le Haut-Mbomou, préfecture du sud-est de la République centrafricaine (RCA), est à nouveau plongé dans un cycle de violence et de désespoir. À Obo, Zémio, Mboki et Bambouti, les affrontements entre les éléments de forces armées centrafricaines (FACA), appuyées par leurs alliés russes du groupe Wagner, et les miliciens Azandé Ani Kpi Gbé font rage, laissant derrière eux des morts, des blessés et des centaines de déplacés. Pourtant, pour Michel Kombo-Yéki, ancien porte-parole du groupe Azandé, la véritable source de cette insécurité ne vient pas des milices locales, mais de l’État lui-même. « C’est le gouvernement qui alimente cette insécurité », accuse-t-il avec force lors de l’émission Patara sur la radio Ndékè Luka. Cette déclaration, appuyée par les critiques acerbes de Dieudonné Ngoumbango, président de la plateforme des partis centristes, dévoile une crise profonde : celle d’un gouvernement qui, par sa mauvaise gouvernance et sa dépendance à des forces étrangères incontrôlées, sacrifie une région entière et trahit ses propres citoyens.

 

Un abandon historique à l’origine de la crise

 

Le Haut-Mbomou n’est pas seulement une région en proie à la violence ; c’est une terre oubliée par Bangui. Comme le souligne Ngoumbango, « ça fait très longtemps que cette population souffre ». Confrontée aux exactions de la LRA de Joseph Kony, puis de l’UPC, elle a dû se débrouiller seule, sans routes, sans infrastructures, et sans présence étatique significative. « Ils ont plus d’échanges avec le Sud-Soudan et l’Ouganda qu’avec la République », note-t-il, révélant l’isolement géographique et politique de la région. Dans ce vide, les Azandé Ani Kpi Gbé ont pris les armes, non par rébellion, mais par nécessité. Avec des machettes et des armes artisanales, ils ont chassé l’UPC, libérant leur préfecture là où l’État était absent.

 

Le gouvernement, alors sous embargo, a reconnu ces efforts. « Les faits d’armes des milices azandés ont été reconnus », admet Marcel Dimassé, ministre résident du Haut-Mbomou, lors du débat. Mais cette reconnaissance s’est vite transformée en une promesse creuse. Sur les 5 000 membres du groupe, seuls 200 ont été formés et intégrés dans les FACA, laissant 4 800 autodéfenses sans encadrement ni perspectives. Cette marginalisation, fruit d’une gouvernance défaillante, a semé les graines de la défiance et de la violence actuelle.

 

La mainmise des Russes : une souveraineté bradée

 

Au cœur de la crise, un acteur domine : les forces russes, alliées du gouvernement, mais accusées d’agir en toute impunité. « Les Russes font ce qu’ils veulent », dénonce Kombo-Yéki, pointant leur rôle dans l’escalade des tensions. Des incidents graves, rapportés dans l’émission, confirment ces accusations : à Mboki, une vingtaine de maisons ont été incendiées ; à Zémio, un chef de village a été abattu après avoir tenté de fuir une interpellation ; des interventions violentes dans une église ont semé la terreur. Ces exactions, attribuées aux Russes et aux FACA sous leur commandement, ont poussé une grande partie de la population à se réfugier en RDC ou dans des lieux de culte.

 

Le ministre Dimassé, interrogé sur ces dérives, nie toute exaction à Obo ou Bambouti, affirmant que le gouvernement contrôle ses alliés. Mais cette dénégation sonne creux face aux témoignages accablants. « Le gouvernement n’a pas de contrôle sur les Russes », assène Ngoumbango, révélant une vérité troublante : l’État centrafricain a bradé sa souveraineté à des forces étrangères, qui opèrent sans rendre de comptes. Cette dépendance, loin de sécuriser la région, alimente la peur et la méfiance, transformant les opérations de ratissage en une menace pour les civils.

 

Une politique de désarmement provocatrice

 

Le point de rupture a été la tentative de désarmement des 200 miliciens Azandé intégrés dans les FACA, une décision perçue comme une trahison. Ces hommes, qui ont servi l’État à travers le pays, se sont vus ordonner de rendre leurs armes sans explications claires ni garanties. « Les gens qui ont été formés n’étaient pas sur le lieu de l’attaque », insiste Kombo-Yéki, dénonçant une confusion entretenue entre les miliciens formés et les autodéfenses non intégrées, responsables de l’attaque contre un convoi de la Minusca. Cette confusion, volontaire ou non, a conduit à une répression indiscriminée, exacerbant les tensions.

 

Ngoumbango qualifie cette démarche de « provocation » : « Désarmer un militaire, c’est l’exclure, le rendre civil ». Les miliciens, déjà marqués par l’arrestation de quatre de leurs leaders et la menace d’un mandat d’arrêt contre Kombo-Yéki, ont fui Zémio pour Obo, emportant leurs armes par crainte d’être abandonnés. « Si on m’arrête, qui va gérer le groupe ? » s’interroge Kombo-Yéki, révélant l’absurdité d’une politique qui criminalise ceux qu’elle a armés et formés. Ce désarmement, loin de restaurer l’ordre, a transformé des alliés en parias, alimentant un cycle de violence.

 

Un dialogue sacrifié au profit de la force

 

Face à cette crise, le gouvernement revendique un dialogue, mais ses actions racontent une autre histoire. Dimassé évoque des discussions avec Kombo-Yéki et une initiative pour désarmer une centaine de jeunes à Obo, mais ces efforts sont tardifs et entachés par les opérations militaires en cours. « Il fallait dialoguer en amont », martèle Ngoumbango, critiquant une stratégie qui privilégie la force au détriment de la négociation. À Zémio et Mboki, les ratissages se poursuivent, semant la peur et paralysant les activités. Obo, vidée de ses habitants selon Kombo-Yéki, vit dans l’attente d’un nouveau convoi russe, symbole d’une menace omniprésente.

 

Les Azandé, eux, sont prêts à dialoguer, mais à des conditions claires : l’arrêt des opérations russes, des garanties de sécurité, et une reconnaissance de leur contribution. « Nous avons travaillé pour l’État, nous avons reconquis une préfecture », rappelle Kombo-Yéki, qui refuse que son groupe soit « jeté dans la poubelle ». Sans un dialogue sincère, incluant les 4 800 autodéfenses laissées pour compte, la paix reste une chimère.

 

Un cri à la mobilisation citoyenne

 

La crise dans le Haut-Mbomou n’est pas seulement une question de sécurité ; c’est un révélateur de l’échec d’un gouvernement qui abandonne ses citoyens, délègue sa souveraineté à des forces étrangères, et réprime ceux qui ont défendu la République. « Quand un pouvoir tourne son canon contre une partie de la population, c’est un échec », conclut Ngoumbango. Cet échec a un coût humain : des villages désertés, des familles déplacées, des vies brisées….

 

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Maxime Balalou,  l’ex-détenu et Kitandaire a encore frappé : vol d’un poteau  de l’ÉNERCA en plein jour

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Maxime Balalou,  l’ex-détenu et Kitandaire a encore frappé : vol d’un poteau  de l’ÉNERCA en plein jour

 

Maxime Balalou, l’ex-détenu et Kitandaire a encore frappé : vol d’un poteau de l’ÉNERCA en plein jour

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

En plein cœur de la capitale centrafricaine Bangui, dans le 2e arrondissement, un quartier censé être le poumon économique de la capitale, une grande partie des habitants continuent de vivre dans le noir. Pas d’électricité, pas d’infrastructures, rien. Juste l’abandon. Pourtant, l’ex-détenu Maxime Balalou, ministre de la Communication et candidat du MCU, a trouvé la solution miracle pour sa campagne : voler un poteau solaire appartenant à l’ÉNERCA, l’entreprise publique d’électricité, et le planter devant une petite maison louée, transformée en « siège » de son parti, le MCU. Un « don » à la population, clame-t-il, avec une inscription à son nom, comme si un lampadaire solaire de pacotille pouvait effacer des années de misère énergétique.

Une maison dans le 2e arrondissement de la ville de Bangui érigée en siège du MCU par le candidat du parti au, Maxime Balalou
Une maison dans le 2e arrondissement de la ville de Bangui érigée en siège du MCU par le candidat du parti au, Maxime Balalou

 

Mais à qui s’adresse ce pitoyable « don » ? Aux habitants du quartier ? Non. Le poteau a été installé dans l’enceinte même du siège du MCU, une bâtisse modeste que Balalou a louée pour les besoins de sa campagne. Aucun bénéfice pour la population, juste une mise en scène grotesque. Le comble ? Ce lampadaire, une simple veilleuse qui s’allume à peine, est présenté comme une « avancée » pour un arrondissement entier. Une insulte.

 

Depuis dix ans, le MCU et ses sbires sont au pouvoir. Dix ans de promesses non tenues, de projets fantômes, et de corruption éhontée. Et aujourd’hui, à quelques mois des Élections, Maxime Balalou sort son tour de passe-passe : un panneau solaire volé, une plaque à son nom, et des photos pour faire croire qu’il agit. Comme si les Centrafricains étaient assez naïfs pour avaler cette comédie.

 

Le 2e arrondissement, c’est le centre-ville de Bangui, un lieu stratégique, symbolique. Un endroit qui devrait briller, qui devrait être électrifié, qui devrait montrer l’exemple. Mais non. À la place, on a droit à un ministre qui se comporte comme un seigneur féodal, distribuant des miettes comme des faveurs. Un lampadaire solaire, posé devant une maison louée, et présenté comme un « don » ? C’est une provocation. Une moquerie.

La lampe solaire de l'État implantée dans la cour du siège du MCU et dite don de Maxime Balalou à la population du 2e arrondissement de Bangui
La lampe solaire de l’État implantée dans la cour du siège du MCU et dite don de Maxime Balalou à la population du 2e arrondissement de Bangui. Photo Christian Aimé Ndotah

 

Maxime Balalou n’a pas honte. Il n’a jamais eu honte. Il a été surnommé « Kitandaire » pour ses arnaques, il a traîné des casseroles judiciaires, et aujourd’hui, il recommence. Il prend ce qui appartient à l’État, le détourne pour sa campagne, et ose se vanter. Comme si le peuple centrafricain était une cour de récréation où l’on peut impunément jouer les bienfaiteurs avec des biens volés.

 

Et pourtant, la République centrafricaine mérite mieux que ces politiciens sans scrupules, qui transforment les deniers publics en outils de propagande. Elle mérite mieux que ces voleurs en costume, qui croient pouvoir acheter des voix avec des clous et des panneaux solaires de récupération. Elle mérite mieux que cette bande de profiteurs, nés avant la honte, qui pillent le pays et sourirent devant les caméras.

 

Le pire ? Ce n’est même pas la première fois. Balalou a un passé, une réputation. On se souvient de ses combines, de ses magouilles, de ses promesses jamais tenues. Et aujourd’hui, il recommence, comme si de rien n’était. Comme si les Centrafricains avaient oublié. Comme si la misère était une toile de fond idéale pour ses petites manipulations.

 

Mais cette fois, c’est trop. Trop de mépris. Trop d’impunité. Trop de mensonges. Un lampadaire solaire devant une maison louée, ça ne fait pas une politique. Ça fait un voleur. Un voleur qui, en plus, se croit malin.

 

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Nana-Mambéré: Wagner terrorise à nouveau le village Bingui et kidnappe trois habitants destination inconnue

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Nana-Mambéré: Wagner terrorise à nouveau le village Bingui et kidnappe trois habitants destination inconnue

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Deux-mercenaires-du-groupe-Wagner-sur-deux-motos-en-province.jpg” data-wpel-link=”internal”>Nana-Mambéré: Wagner terrorise à nouveau le village Bingui et kidnappe trois habitants destination inconnue
Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Cinq jours après le village Mboula, les Mercenaires russes du groupe Wagner frappent encore dans la préfecture de la Nana-Mambéré avec la même cruauté, créant la terreur sur l’axe Béloko.

 

En effet, ce mercredi 17 septembre 2025, l’aube n’a pas encore pointé son nez que les mercenaires russes du groupe Wagner quittent déjà la ville de Bouar. Il est entre 3 et 4 heures du matin quand une dizaine d’hommes lourdement sur des motos prennent la direction de la commune de Foh, sous-préfecture de Baboua. Leur destination : le village de Bingui, situé à 85 kilomètres sur l’axe Béloko, après avoir traversé Gallo, qui est à 60 kilomètres de Bouar.

 

Ces bandes des criminels russes font leur incursion dans ce village pendant que la plupart des habitants dorment encore. Les maisons sont forcées une à une, les portes défoncées sans ménagement. Les villageois sont durement tirés de leur sommeil, frappés, menacés. Les cris et les pleurs réveillent progressivement le reste du village, qui comprend rapidement que l’enfer vient de s’abattre sur Bingui.

 

Le pillage méthodique qui suit révèle toute l’organisation de cette expédition punitive. Les mercenaires emportent les motos, arrachent couvertures, draps et effets personnels. Ils mettent le feu à plusieurs habitations, transformant le village en brasier. Chaque geste témoigne d’une violence calculée, destinée à briser moralement une population sans défense.

 

L’acte le plus grave reste l’enlèvement de trois jeunes du village. Sans explication ni motif apparent, les mercenaires les rassemblent et les emmènent en direction de Bouar. Leurs familles ignorent leur sort, leurs proches restent sans nouvelles. Cette pratique du kidnapping s’ajoute désormais à l’arsenal de terreur que Wagner déploie dans la région de la Nana-Mambéré.

 

Cette attaque reproduit exactement le même mode opératoire que celle menée cinq jours plus tôt à Mboula, également un village de la Nana-Mambéré. Même heure d’intervention, même brutalité, même logique de destruction. Wagner perfectionne sa stratégie de la terre brûlée, multipliant les raids pour maintenir les populations dans un état de terreur permanent.

 

L’axe Béloko – Bouar, et Bouar – Baoro  devient progressivement une zone de non-droit où les mercenaires russes imposent leur loi par la violence. Village après village, ils détruisent méthodiquement le tissu social, chassent les habitants, anéantissent les moyens de subsistance. Cette stratégie dépasse la simple recherche de rebelles pour devenir une entreprise de dépeuplement.

 

Les autorités centrafricaines, complices de cette criminalité des Wagner,  restent muettes comme d’habitude face à cette escalade. Aucune condamnation, aucune protection pour ces pauvres populations abandonnées à la merciée de mercenaires qui agissent en toute impunité. Wagner continue de semer la désolation dans la Nana-Mambéré, sachant qu’aucune force ne viendra contrarier ses exactions.

 

Bingui rejoint ainsi la longue liste des villages sacrifiés sur l’autel de la politique du chaos menée par les mercenaires russes en République centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Criminalité transfrontalière  avec le Soudan : quand le gouverneur de Fertit  Thierry Evariste Binguinendji  répond pathétiquement  que “C’est un problème international

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Criminalité transfrontalière  avec le Soudan : quand le gouverneur de Fertit  Thierry Evariste Binguinendji  répond pathétiquement  que “C’est un problème international

 

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Dans la ville de Birao CopyrightAFP

 

Confronté à la question du journaliste, le gouverneur du Fertit Thierry Evariste Binguinendji  refuse d’assumer ses responsabilités sécuritaires dans la Vakaga sur la Radio Ndékè Luka.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Thierry Evariste Binguinendji persiste dans l’inaction malgré l’insécurité grandissante qui frappe sa région administrative depuis des mois.

 

Les journalistes de Radio Ndékè Luka ont posé les bonnes questions à Thierry Evariste Binguinendji. Comment expliquer que des bandits soudanais traversent la frontière sans aucun contrôle ? Pourquoi les populations de Birao vivent-elles dans la peur permanente ? La réponse du gouverneur du Fertit Thierry Evariste Binguinendji  a désarçonné ses interlocuteurs.

 

“Le problème de la frontière, vous savez que c’est un problème international. Ce n’est pas moi qui vais gérer ça maintenant”, a déclaré Binguinendji. Une esquive qui surprend quand on sait que des criminels armés circulent librement dans sa région avec “des motos, des véhicules, à pied comme ils veulent”.

 

Cette dérobade du gouverneur Thierry Evariste Binguinendji  devient encore plus gênante quand il avoue connaître les détails de l’insécurité. Sur les ondes de la Radio Ndékè Luka, Thierry Evariste Binguinendji va plus loin dans ses révélations : “Il y a des complicités au niveau de la ville qui font que ces séries de virus puissent continuer et s’étendre dans beaucoup de villages autour de Birao”.

 

Le gouverneur connaît donc l’existence de réseaux criminels locaux. Il sait que des habitants de sa région collaborent avec les bandits. Pourtant, aucune arrestation n’a eu lieu. Aucune enquête n’a été ouverte. Binguinendji se contente de constater sans bouger le petit doigt.

 

Ce qui choque davantage, c’est que Thierry Evariste Binguinendji prétend que la sécurité frontalière ne relève pas de ses attributions. Cette affirmation tombe à côté. Un gouverneur de région coordonne justement les services de sécurité sur son territoire. Il peut mobiliser la gendarmerie, organiser des patrouilles, renforcer la surveillance des points de passage.

 

L’argument juridique de Binguinendji ne tient pas la route. Aucun texte n’interdit à un représentant de l’État d’agir pour protéger les populations sous sa responsabilité. Au contraire, c’est exactement ce qu’on attend de lui.

 

Mais voilà la réalité depuis que le couvre-feu a été instauré à Birao : pendant que Thierry Evariste Binguinendji  multiplie les interviews radio, les habitants subissent les conséquences de son inaction. Des villages entiers se vident. Les marchés ferment. Les enfants n’vont plus à l’école. La vie normale s’est arrêtée dans cette partie du Fertit. Le gouverneur, le gouvernement central, même le président semblent s’en moquer totalement.

 

Les témoignages remontent régulièrement vers la capitale. Tous décrivent la même réalité : des bandits qui opèrent en toute liberté sur le territoire administré par Thierry Evariste Binguinendji. Une région abandonnée par son premier responsable et par l’ensemble des autorités nationales.

 

Pourtant, les solutions restent à portée de main pour Binguinendji. Il peut demander le renforcement des effectifs militaires. Il peut installer des barrages fixes aux points sensibles. Il peut lancer des opérations de ratissage dans les zones où se cachent les criminels qu’il dénonce publiquement.

 

Le gouverneur du Fertit préfère visiblement les plateaux de la Radio Ndékè Luka aux réunions de crise avec ses services de sécurité. Une priorité discutable quand sa région brûle et que personne au sommet de l’État ne semble s’en préoccuper.

 

L’excuse internationale que brandit constamment Thierry Evariste Binguinendji ne convainc plus personne. Les Tchadiens gèrent bien leur frontière avec le Soudan. Les Camerounais contrôlent leurs passages avec leurs voisins. Pourquoi Binguinendji n’y arriverait-il pas ? Pourquoi l’État centrafricain abandonne-t-il cette région stratégique ?

 

La vérité dérange : le gouverneur du Fertit a abandonné une partie de son territoire aux criminels. Sa déclaration sur Radio Ndékè Luka le confirme noir sur blanc. Binguinendji ne veut pas agir, et visiblement, personne ne l’y oblige.

 

Depuis l’instauration du couvre-feu à Birao, une évidence s’impose : les habitants retiendront cette interview de leur gouverneur sur Radio Ndékè Luka. Ils sauront désormais que Thierry Evariste Binguinendji connaît leurs problèmes mais refuse de les résoudre. Ils comprendront que leur sécurité ne figure ni dans les priorités de leur gouverneur, ni dans celles du gouvernement central, ni dans celles du président de la République.

 

L’insécurité continuera donc de gangrener le Fertit tant que Binguinendji restera sur ses positions et tant que l’indifférence générale persistera au sommet de l’État. Son passage radiophonique restera dans les mémoires comme l’aveu public d’un abandon collectif face au défi sécuritaire de cette région oubliée.

 

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Centrafrique : crise à l’autorité nationale des élections, les employés n’ont pas de salaires depuis 2 mois

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crise à l’autorité nationale des Élections, les employés n’ont pas de salaires depuis 2 mois

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Dr-Barthelemy-Mathias-Morouba-president-de-lAutorite-nationale-des-elections.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : crise à l’autorité nationale des élections, les employés n’ont pas de salaires depuis 2 mois
Dr Barthelemy Mathias Morouba, Président de l’Autorite nationale des Élections

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’institution électorale centrafricaine traverse une crise financière qui pénalise directement son personnel depuis plus de deux mois.

 

Deux mois se sont écoulés sans qu’aucun salaire ne soit versé aux employés de l’Autorité nationale des Élections (ANE). Cette situation perdure malgré les budgets alloués par des partenaires à cette institution publique, créant une tension palpable au sein de l’organe chargé d’organiser les scrutins dans le pays.

 

À la tête de l’ANE, le président Morouba Mathias Barthélemy, entouré de l’agent comptable Alain Endjingbo et du directeur des finances Martial Guénolé Siovene, supervise une institution où l’argent public semble se volatiliser dans des poches des mafieux. Ces 3 responsables gèrent les fonds publics destinés au fonctionnement de l’institution électorale, et Les fonds alloués ne profitent visiblement pas à ceux qui en ont besoin. Les employés, eux, sont laissés sur le carreau.

 

C’est vraiment étonnant. Depuis deux mois, les employés de cette institution publique attendent leurs rémunérations. Aucune explication officielle n’a été communiquée pour justifier ce retard. Les agents continuent de se présenter à leur poste sans percevoir leur dû, une situation qui génère des difficultés personnelles et familiales importantes.

 

L’ANE dispose normalement de ressources budgétaires allouées par l’État centrafricain et des partenaires internationaux. Ces fonds servent à assurer le fonctionnement courant de l’institution, y compris le paiement des salaires du personnel. Le blocage actuel interpelle sur la gestion de ces ressources publiques.

 

Les trois dirigeants :  Barthélemy, Endjingbo et Siovene,  n’ont fourni aucune justification publique concernant cette situation. Leur silence contraste avec les attentes des employés qui souhaitent comprendre les raisons de ces retards de paiement.

 

Cette crise financière survient alors que l’ANE doit assumer ses missions institutionnelles. L’institution électorale centrafricaine joue un rôle central dans l’organisation des scrutins, une responsabilité qui nécessite un personnel motivé et des moyens financiers adéquats.

 

Le personnel de l’ANE, employés dans une institution publique, s’attend naturellement à percevoir régulièrement ses salaires. Ces rémunérations constituent un droit fondamental reconnu à tout travailleur, particulièrement dans le secteur public financé par les contribuables.

 

L’absence d’informations transparentes sur cette situation financière nourrit les interrogations. Dans une institution publique, la gestion des fonds doit faire l’objet d’une communication claire, notamment lorsque des dysfonctionnements affectent directement le personnel.

 

Cette affaire dépasse le simple retard administratif. Elle pose la question de la gouvernance au sein d’une institution stratégique pour la démocratie centrafricaine. L’ANE doit pouvoir compter sur une gestion rigoureuse pour remplir efficacement ses missions.

 

Les employés de l’ANE traversent actuellement une période difficile. Sans salaires depuis deux mois, ils doivent faire face à leurs obligations personnelles et familiales avec des ressources limitées. Cette situation génère un stress considérable et affecte leur moral.

 

La résolution de cette crise nécessite une intervention rapide des autorités compétentes. Le paiement des arriérés de salaires constitue une priorité absolue pour restaurer la confiance du personnel envers leur institution.

 

L’ANE fait face à un test de crédibilité. Une institution chargée d’organiser les Élections doit d’abord démontrer sa capacité à gérer correctement ses propres affaires internes, notamment le paiement de son personnel.

 

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Lancement du festival Kota Nguia Ti Ndara : Héritier Doneng prend la défense du centre culturel Missy Momo

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Lancement du festival Kota Nguia Ti Ndara : Héritier Doneng prend la défense du centre culturel Missy Momo

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/heritier-doneng.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le ministre de la jeunesse et des sports lors du lancement du festival Kota Nguia Ti Ndara au centre crulturel Missy Momo à Bangui
Le ministre de la jeunesse et des sports lors du lancement du festival Kota Nguia Ti Ndara au centre crulturel Missy Momo à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La capitale centrafricaine vibre au rythme de la culture. Du 17 au 19 septembre 2025, Bangui devient l’épicentre artistique avec la deuxième édition du festival Kota Nguia Ti Ndara. Un événement qui prend une dimension particulière grâce à l’intervention remarquée du ministre Héritier Doneng, venu plaider la cause du centre culturel Missy Momo. Cette cérémonie d’ouverture coïncide également avec le lancement inaugural du Festival Franco-Centrafricain d’Arts Scéniques, créant une effervescence culturelle sans précédent.

 

Cette convergence artistique exceptionnelle mérite qu’on s’attarde sur son cadre et ses enjeux. Le mercredi 17 septembre, l’espace culturel Missy Momo s’anime d’une énergie particulière. Situé aux abords du stade omnisport et de 20 000 places, ce lieu emblématique de la capitale accueille simultanément deux manifestations culturelles d’envergure. D’un côté, le festival Kota Nguia Ti Ndara entame sa deuxième édition, de l’autre, le tout premier Festival Franco-Centrafricain d’Arts Scéniques voit le jour. Cette double célébration au cœur de Bangui attire une pléiade d’artistes, tous unis par la même ambition : faire rayonner la créativité centrafricaine au-delà des frontières.

 

C’est dans ce contexte que se produit un événement politique majeur qui marquera cette soirée. L’assistance n’attendait pas la présence du ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Éducation civique. Pourtant, Héritier Doneng fait son apparition et transforme cette cérémonie en tribune politique. Son discours résonne comme un plaidoyer passionné pour le centre Missy Momo, qu’il érige en “sanctuaire pour la jeunesse et pour les artistes”. Ses mots portent une conviction profonde : ce lieu transcende sa fonction d’espace culturel pour devenir un véritable laboratoire de créativité, un pont entre les initiatives locales et les collaborations internationales. Le ministre ancre sa défense dans une vision gouvernementale plus large, évoquant l’engagement personnel du président Faustin-Archange Touadéra et le soutien du Premier ministre Félix Moloua. “Le Missy Momo cristallise la détermination présidentielle à valoriser notre patrimoine culturel et à offrir aux artistes un véritable tremplin”, déclare-t-il avec force. L’intervention décisive du ministre Doneng prend tout son sens quand on comprend le contexte tendu qui entoure le centre.

 

En effet, pour saisir la portée de cette déclaration, il faut revenir sur les tensions qui agitent ce dossier depuis plusieurs années. Cette prise de position intervient dans un climat tendu. Depuis quatre longues années, le centre fait face à l’hostilité persistante de Séverin Lidamon, directeur général de l’Office national de sports (ONASPORT). Ce dernier multiplie les démarches pour obtenir l’éviction du centre de son emplacement actuel, allant jusqu’à brandir récemment une nouvelle mise en demeure il y’a environ 4 jours. Malgré des échecs judiciaires répétés, il persiste dans sa démarche diabolique, semant l’inquiétude dans la communauté artistique centrafricaine. Face à cette obstination, l’intervention du ministre Doneng sonne comme un recadrage politique. Sa position tranche nettement avec celle du directeur de l’ONASPORT, marquant une distanciation claire du gouvernement vis-à-vis de cette croisade personnelle. Ce positionnement officiel apporte un réconfort immédiat aux artistes, longtemps préoccupés par l’avenir de leur lieu de prédilection. Un conflit qui perdure trouve ainsi une réponse politique claire et ferme.

 

Au-delà des enjeux politiques, il convient de rappeler pourquoi ce lieu provoque tant d’attachement. Le centre Missy Momo ne se contente pas d’être une simple salle de spectacle. Il fonctionne comme un écosystème culturel complet : lieu de formation, espace de partage, plateforme d’échange et catalyseur de talents. Les jeunes artistes y puisent les ressources nécessaires à leur épanouissement créatif, tandis que les projets de coopération internationale y trouvent un terrain fertile. Un espace vital pour la création qui explique l’émotion suscitée par les menaces qui pèsent sur lui.

 

Les réactions ne se font pas attendre face à cette prise de position gouvernementale. L’allocution ministérielle provoque une onde de soulagement dans les rangs artistiques. Cette reconnaissance officielle constitue bien plus qu’un simple soutien moral : elle représente une garantie institutionnelle pour la pérennité de leurs activités. Cette assurance se voit renforcée par l’appui de figures politiques influentes, notamment le ministre conseiller Fidel NGOUANDJIKA, conseiller spécial à la présidence. Une reconnaissance qui fait écho aux attentes de toute une communauté artistique.

 

Cette soirée inaugure finalement une nouvelle ère pour la culture centrafricaine. L’ouverture conjointe de ces festivals, enrichie par les prestations musicales, les expositions et les rencontres artistiques, inaugure une période prometteuse. L’engagement ferme du ministre redonne espoir aux acteurs culturels, convaincus désormais que le Missy Momo conservera son statut de pilier incontournable de la scène artistique nationale. Parallèlement, le Festival Franco-Centrafricain ouvre de nouveaux horizons de coopération, promettant d’élargir la visibilité internationale de l’art centrafricain. Cette soirée d’ouverture restera gravée comme un moment charnière, où la volonté politique a rejoint l’aspiration artistique pour dessiner l’avenir culturel de la République centrafricaine. Un nouveau souffle pour la culture centrafricaine qui promet de belles perspectives d’avenir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : tentative de viol d’une jeune fille à Zemio par un soldat FACA

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Centrafrique : tentative de viol d’une jeune fille à Zemio par un soldat FACA

 

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Image d’illustration d’un soldat FACA à Nzacko, dans la préfecture du Mbomou. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Zemio, sous-préfecture du Haut-Mbomou, une affaire de tentative de viol d’une jeune fille par un soldat de l’armée nationale  continue de faire un grand bruit dans la ville.

 

Andréa a 17 ans. Elle habite Zemio, une ville où la vie est déjà assez difficile sans qu’on vienne y ajouter la peur et la criminalité des Mercenaires russes du groupe Wagner et des soldats FACA, y compris les ex-rebelles de l’UPC.

 

En effet, ce mardi 16 septembre, sa mère l’envoie acheter de la levure chez un commerçant. Rien d’exceptionnel. Sauf que cette fois, elle ne rentre pas chez elle.

 

Sa mère attend. Le temps passe. Elle s’inquiète, part à sa recherche et la trouve en pleurs au chemin de retour. Aussitôt, sa maman, paniquée, commence à lui poser des questions pour savoir pourquoi sa fille est-elle traumatisée. Andréa commence à raconter l’histoire,et ça fait froid au dos  : un soldat l’a emmenée de force dans un endroit à l’écart, l’a déshabillée, a essayé de la violer. Elle a crié, le soldat a reculé. Elle a eu de la chance, si on peut dire ça comme ça.

 

L’histoire est simple, criminelle, et elle pousse à s’interroger : que font des hommes comme celui-là dans les forces armées centrafricaines?

 

Rappelons que la mère de la jeune fille Andréa est seule avec ses trois filles et son père malade. Elle n’a pas de temps à perdre avec les procédures, les promesses ou les excuses. Elle veut une chose : que le soldat paie de ce qu’il a fait. La violence sexuelle, même une tentative, c’est un crime, et un crime grave. La maman, choquée par le comportement de ce soldat criminel, est allée voir le commandant des FACA sur place. De suite, on a emmené Andréa à l’hôpital pour vérifier ce qu’elle avait subi. Mais après ? Qui peut lui garantir que ce type ne recommencera pas ? Qui peut lui dire que sa fille sera en sécurité demain  si elle croise ce fameux soldat ?

 

Il y’a lieu de rappeler qu’à Zemio, les gens en ont assez. Assez des soldats FACA avec leur comportement criminel qui profitent de leur tenue pour faire ce qu’ils veulent sur les paisibles citoyens.

 

Pendant ce temps, à Bangui, le gouvernement continue de taper de poitrine sur soi-disant la réforme de l’armée nationale, la montée en puissance des FACA, la discipline des FACA, le respect des droits de l’homme par ces malfrats. Mais sur le terrain, rien ne change. Les soldats qui commettent ces actes savent qu’ils ont peu de risques d’être punis. Alors ils continuent.

 

Ce n’est pas une question de morale, de valeurs ou de grands principes. C’est une question de logique : si un homme en uniforme peut faire ça à une enfant sans conséquences, qui sera la prochaine ?

 

Les FACA sont là pour protéger les centrafricains, pas pour les terroriser. Si elles ne font pas leur travail, à quoi servent-elles ?

 

La mère d’Andréa n’a pas besoin de discours. Elle a besoin que justice soit faite. Pas dans six mois, pas après une enquête interminable. Maintenant.

 

Parce que si on laisse passer ce crime, on dit à tous les autres soldats FACA indirectement que les viols sont permis, les tentatives de viol sont permis, le braquage, le pillage et autres sont autorisés. Et ça, personne ne peut l’accepter.

 

 

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MCU à Ouanda Djallé : Les militants de base défient Côme Assane et dénoncent une candidature illégale

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MCU à Ouanda Djallé : Les militants de base défient Côme Assane et dénoncent une candidature illégale

 

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Hassan Come, ancien ministre du commerce, et candidat du MCU à Ouanda-Djallé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les organes de base du Mouvement Cœur Uni à Ouanda Djallé rejettent catégoriquement la validation de Côme Assane comme candidat et accusent ce dernier de manipulation politique et de division communautaire.

 

Une crise politique majeure traverse le Mouvement Cœur Uni (MCU) à Ouanda Djallé, dans la préfecture de la Vakaga. Les organes de base du parti, composés de jeunes et de femmes, viennent de publier une déclaration incendiaire qui remet en cause frontalement la validation de Côme Assane comme candidat officiel du parti. Cette rébellion ouverte contre la hiérarchie nationale du MCU témoigne des tensions profondes qui traversent la formation politique de Faustin-Archange Touadéra.

 

La déclaration du 15 septembre 2025, signée par Mahamat Kalité au nom des organes de base, ne mâche pas ses mots. Les militants locaux accusent directement Côme Assane d’avoir “volé la primaire” et dénoncent sa validation malgré “plusieurs lettres de contestation” envoyées aux responsables nationaux du parti. Cette contestation frontale de la légitimité d’un candidat officiel constitue un camouflet pour la direction nationale du MCU.

 

Les jeunes de Ouanda Djallé reprochent à Côme Assane d’avoir obtenu sa validation “sans consultation” des organes de base. Cette accusation de mise à l’écart des structures locales dans le processus de désignation des candidats pousse à s’interroger sur la démocratie interne du parti présidentiel. Comment un candidat peut-il être validé sans l’aval des militants de base qui sont censés le soutenir sur le terrain ?

 

La situation devient encore plus explosive quand les contestataires accusent Côme Assane d’avoir “son plan de garder l’ancien démembrement” et de considérer “le Président comme leur esclave de Satan”. Ces accusations graves, qui mêlent politique et références religieuses, montrent l’ampleur de la fracture entre les militants locaux et leur candidat officiel. Traiter le président de la République d’”esclave de Satan” dans un document officiel du parti présidentiel confine au surréalisme politique.

 

Le nouveau démembrement de l’Autorité nationale des Élections (ANE), mis en place le 7 septembre 2025 à Ouanda Djallé, cristallise les tensions. Les militants du MCU soutiennent cette nouvelle structure qu’ils considèrent comme “composée d’hommes compétents”, tandis que Côme Assane s’oppose à ce changement. Cette opposition divise profondément les partisans du parti présidentiel dans la localité.

 

Les organes de base accusent Côme Assane de vouloir “diviser la communauté” et affirment que “la population de Ouanda Djallé sont des populations très intelligentes” qui ne se laisseront pas manipuler. Cette confiance dans la sagesse populaire locale contraste avec le mépris affiché envers le candidat officiel, présenté comme un manipulateur sans légitimité territoriale.

 

L’accusation la plus grave porte sur l’absence de “maîtrise du terrain” de Côme Assane. Les militants lui reprochent de “manipuler la vie politique” sans connaître les réalités locales. Cette critique de la déconnexion entre les candidats parachutés et les préoccupations des populations rurales résonne dans de nombreuses circonscriptions centrafricaines où les électeurs se plaignent de candidats imposés d’en haut.

 

La déclaration interpelle directement deux hauts responsables du MCU : le secrétaire exécutif Mathieu Simplice Sarandji et le président de la commission de validation des candidatures Arnaud Djoubaye -Abazène. Les militants leur demandent de “revoir la vie de Ouanda Djallé” et de reconsidérer la validation de Côme Assane. Cette remontée des préoccupations locales vers la direction nationale montre que la base du parti n’hésite plus à contester les décisions prises au sommet.

 

L’absence de réponse aux “plusieurs lettres de contestation” envoyées aux responsables nationaux alimente la frustration des militants locaux. Cette surdité de la hiérarchie face aux préoccupations de la base montre les dysfonctionnements démocratiques qui gangrènent le parti présidentiel. Quand les organes dirigeants ignorent les remontées du terrain, ils créent les conditions de leur propre délégitimation.

 

Les militants de Ouanda Djallé rappellent un principe démocratique élémentaire : “l’élection n’est pas nomination”. Cette formule simple mais percutante résume leur rejet d’un système où les candidats sont désignés par les instances centrales sans consultation véritable des populations concernées. Cette revendication d’une démocratie participative contraste avec les pratiques autoritaires qui caractérisent souvent la vie politique centrafricaine.

 

La crise de Ouanda Djallé dépasse le simple conflit local pour questionner l’ensemble du fonctionnement démocratique du MCU. Comment un parti qui se présente comme le défenseur de la démocratie peut-il imposer des candidats contre la volonté de ses propres militants ? Cette contradiction entre discours démocratique et pratiques autoritaires fragilise la crédibilité du parti présidentiel.

 

La référence explicite au “vol de la primaire” suggère que Côme Assane aurait obtenu sa désignation par des moyens frauduleux. Cette accusation de tricherie interne au parti présidentiel, si elle s’avérait fondée, jetterait une ombre sur l’ensemble du processus de sélection des candidats MCU. Comment faire confiance à un parti qui ne respecte pas ses propres règles démocratiques internes ?

 

L’attitude des responsables nationaux face à cette crise sera déterminante pour l’avenir du MCU à Ouanda Djallé. S’ils persistent à ignorer les contestations légitimes de leurs militants, ils risquent de provoquer une rupture définitive avec leur base locale. Cette base, qui assure le travail de terrain indispensable aux campagnes électorales, pourrait alors se tourner vers d’autres formations politiques.

 

La situation de Ouanda Djallé montre parfaitement les contradictions du système politique centrafricain. D’un côté, le discours officiel prône la démocratie participative et l’écoute des populations. De l’autre, les pratiques réelles privilégient les nominations technocratiques et l’imposition de candidats par les instances centrales. Cette schizophrénie politique mine la confiance des citoyens dans leurs institutions.

 

Les jeunes militants de Ouanda Djallé, en prenant la parole publiquement contre leur hiérarchie, font preuve d’un courage politique remarquable. Dans un contexte où la contestation interne est souvent synonyme d’exclusion, leur démarche témoigne d’une maturité démocratique qui contraste avec l’immobilisme des instances dirigeantes.

 

Cette crise locale pourrait avoir des répercussions nationales si d’autres sections du MCU s’inspirent de l’exemple de Ouanda Djallé pour contester les décisions autoritaires de leur direction. L’effet de contagion démocratique pourrait alors transformer le paysage politique centrafricain en donnant plus de pouvoir aux militants de base.

 

La gestion de cette crise par Mathieu Simplice Sarandji et Arnaud Djoubaye -Abazène sera scrutée attentivement par l’ensemble des militants MCU. Leur réaction déterminera si le parti présidentiel accepte enfin de démocratiser réellement son fonctionnement interne ou s’il persiste dans ses méthodes autoritaires.

 

Pour Côme Assane, cette contestation massive de sa légitimité locale constitue un handicap majeur pour sa campagne. Comment mobiliser efficacement des militants qui vous considèrent comme un “candidat illégal” ? Comment rassembler une population qui vous accuse de manipulation et de division ? Ces défis semblent insurmontables sans un dialogue sincère avec les contestataires.

 

La crise de Ouanda Djallé expose finalement l’état de délabrement démocratique du MCU. Un parti qui ne respecte pas la voix de ses propres militants peut-il prétendre représenter celle des citoyens ? Cette question fondamentale mérite une réponse claire de la part des dirigeants du mouvement présidentiel.

 

Les militants de Ouanda Djallé, en refusant la fatalité de la soumission, ouvrent peut-être la voie à une renaissance démocratique du MCU. Leur exemple pourrait inspirer d’autres sections locales à revendiquer leur droit à la parole dans le choix de leurs représentants. Cette révolution démocratique par la base constituerait un progrès considérable pour la démocratie centrafricaine.

 

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Touadera, ton État civil est en ruines à Bouar, dans la Nana-Mambéré  

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Touadera, ton État civil est en ruines à Bouar, dans la Nana-Mambéré  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/mairie-de-Bouar-par-Privat-du-cnc-IMG_10avr2018215034.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadera, ton État civil est en ruines à Bouar, dans la Nana-Mambéré
Mairie de Bouar. Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Touadera, comment oses-tu t’attribuer le succès de l’UE ? À Bouar, 80 % des enfants n’ont pas d’identité ! Et tu es content.

 

Touadera, as-tu le culot de t’attribuer le mérite d’un projet financé par l’Union européenne pendant que l’état civil s’effondre sous ta présidence ? À Bouar, 80 % des enfants n’ont pas d’acte de naissance, un chiffre accablant révélé par le maire Michel Dieubéni Massina, qui expose l’incurie de ton gouvernement. Huit enfants sur dix grandissent sans identité légale, privés de leurs droits fondamentaux, parce que ton administration a lamentablement échoué à maintenir un service public essentiel. Cette crise n’est pas un simple oubli, mais une honte nationale organisée par ton inaction.

 

Pendant des années, ton gouvernement a imposé des frais de 1000 francs pour déclarer une naissance, une somme rédhibitoire pour les familles pauvres de Bouar. Ce n’est que grâce au projet Civipol de l’UE, qui finance la délivrance gratuite des actes de naissance pour les enfants de 7 mois à 17 ans, que 8000 d’entre eux ont enfin été enregistrés. Mais ce succès appartient à l’UE, pas à toi. Oses-tu vraiment laisser le maire te féliciter pour un travail que tu n’as pas fait ? Ton gouvernement se contente de parasiter l’aide étrangère, incapable de prendre ses responsabilités.

 

Le maire évoque un « manque de connaissance » des parents pour expliquer l’absence de déclarations. Mais qui est responsable de cette ignorance, sinon ton administration, qui n’a jamais lancé de campagne nationale de sensibilisation ? Pourquoi a-t-il fallu attendre l’UE pour équiper la mairie de Bouar avec des panneaux solaires et des ordinateurs ? Ton gouvernement n’a rien fait pour doter les municipalités des moyens nécessaires, laissant les mairies démunies face à un manque à gagner causé par la gratuité des actes. Cette dépendance humiliante à l’UE révèle un État en déroute, incapable de servir ses citoyens.

 

Touadera, chaque enfant sans acte de naissance est une preuve de ton échec. À Bouar, l’état civil est en ruines, et ton silence est une insulte. Combien de temps encore vas-tu laisser l’UE faire ton travail pendant que tu te pavanes ? Cette comédie doit cesser : assume tes responsabilités ou reconnais ta faillite….

 

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FLASH INFO : Enlèvement d’un père de famille par Wagner à Mboki

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FLASH INFO : Enlèvement d’un père de famille par Wagner à Mboki

 

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Pour illustration, les Mercenaires russes à Alindao. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un père de famille a été kidnappé ce jeudi 18 septembre 2025 par des mercenaires russes à Mboki, dans le Haut-Mbomou. L’homme se rendait aux champs avec son épouse quand ils sont tombés sur un groupe de Wagner près de l’aérodrome. Seul le mari a été enlevé, sa femme relâchée sur place. Son sort reste inconnu.

 

Mboki, sous-préfecture du sud-est centrafricain, subit une présence russe massive qui paralyse l’activité agricole. Les mercenaires prétextent la traque de miliciens Azandé pour s’en prendre méthodiquement aux paisibles citoyens.

 

Au lieu d’affronter les supposés combattants qu’ils dénoncent, Wagner kidnappe les paysans qui tentent simplement de cultiver pour nourrir leurs familles. Cette tactique maintient la population dans la terreur et compromet tout retour à la normalité.

 

L’enlèvement de ce père de famille confirme que les habitants de Mboki vivent sous la menace permanente des mercenaires russes qui contrôlent la zone et y imposent leur loi par la violence.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Berengo : Neuf ex-rebelles de 3R en formation fuient les tortures des mercenaires russes

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Berengo : Neuf ex-rebelles de 3R en formation fuient les tortures des Mercenaires russes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/desarmement-rebelle-3r-koui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Berengo : Neuf ex-rebelles de 3R en formation fuient les tortures des mercenaires russes
Opération de désarmement des rebelles de 3R menée par les mercenaires de Wagner

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le processus d’intégration militaire des rebelles de 3R et de l’UPC vire au cauchemar dans le camp d’entraînement de Wagner à Berengo.

 

Le camp d’entrainement militaire de Berengo, situé à 82 kilomètres de Bangui dans la Lobaye, connaît une situation inquiétante dans le cadre du processus de réintégration des ex-combattants. Neuf anciens rebelles du mouvement 3R ont pris la fuite après avoir subi des traitements dégradants de la part des instructeurs russes du groupe Wagner chargés de leur formation militaire.

 

Ces hommes faisaient partie de 150 ex-combattants intégrés dans le programme de formation suite à l’accord de cessation d’hostilités signé le 19 avril dernier entre le gouvernement et les mouvements rebelles 3R et UPC d’Ali Darassa. Le processus de désarmement, lancé en juin, avait donné des espoirs de stabilisation du territoire.

 

La réalité sur le terrain dévoile une approche agressive de la formation. Les instructeurs russes imposent aux stagiaires des épreuves qu’ils qualifient de “baptêmes”, destinées selon leurs termes à “séparer les hommes de ceux qui ne le sont pas”. Ces méthodes incluent des travaux de défrichement avec des machettes volontairement émoussées, c’est-à-dire coupe-coupe ni à zapè, rendant la tâche impossible à accomplir.

 

Les ex-rebelles reçoivent ces outils défaillants et doivent défricher de vastes espaces. Quand ils tentent de couper l’herbe, les lames refusent de trancher. Ils signalent le problème aux instructeurs russes, expliquant que les machettes ne fonctionnent pas. La réponse reste implacable : “Il faut travailler, il faut faire. C’est le moment de connaître celui qui est homme et celui qui ne l’est pas. On n’est pas dans votre brousse là-bas, on est ici”.

 

Cette pression constante et ces brimades volontaires ont fini par briser la résistance de neuf stagiaires. Ils ont quitté le camp sans autorisation, abandonnant leur formation militaire. Personne ne connaît leur localisation actuelle. Les autres ex-combattants poursuivent leur instruction dans ces conditions difficiles.

 

Les témoignages recueillis décrivent une atmosphère de revanche de la part des mercenaires russes. Ces derniers rappellent constamment aux ex-combattants leur passé de rebelles. “Vous faisiez la gueule dans vos brousses, maintenant c’est différent”, leur lancent-ils régulièrement. Cette approche vise davantage l’humiliation que la formation professionnelle.

 

La situation compromet gravement les objectifs de l’accord d’avril. Le processus de désarmement, censé pacifier les zones contrôlées par les groupes armés, connaît un ralentissement important. Pendant que ces incidents se multiplient à Berengo, le désarmement général reste bloqué sur le terrain.

 

L’approche adoptée questionne les méthodes de réintégration choisies par les autorités. Former d’anciens adversaires nécessite des compétences spécifiques et une approche psychologique adaptée. Les techniques d’humiliation et de brimade, loin de forger des soldats loyaux, créent des traumatismes supplémentaires chez des hommes sortant d’années de conflit.

 

Le gouvernement centrafricain se trouve face à un dilemme délicat. D’un côté, il doit respecter ses engagements vis-à-vis des mouvements armés signataires de l’accord de paix. De l’autre, il ne peut ignorer les dérives constatées dans les camps de formation. La crédibilité du processus de paix dépend largement de la capacité des autorités à corriger ces dysfonctionnements rapidement.

 

Les ex-combattants restés au camp continuent leur formation dans des conditions qui demeurent inquiétante. Leur moral et leur adhésion au processus de réintégration subissent les contrecoups des méthodes employées. Sans ajustement rapide des pratiques d’instruction, d’autres départs sont à craindre dans les semaines à venir.

 

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Aristide Olivier Ganabo, le « Wagner de la CFPE », impose sa loi et plonge l’institution dans la panique

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Aristide Olivier Ganabo, le « Wagner de la CFPE », impose sa loi et plonge l’institution dans la panique

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/ganabo-aristide-olivier.jpg” data-wpel-link=”internal”>Aristide Olivier Ganabo, le « Wagner de la CFPE », impose sa loi et plonge l’institution dans la panique
ganabo-aristide-olivier – Aristide Ganabo : Chargé de Mission ou Parrain de la Mafia au Ministère du Travail?

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La CFPE vit sous l’emprise d’un homme qui gouverne par la terreur et l’arbitraire.

 

À l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi, Aristide Olivier Ganabo règne en maître absolu. Officiellement chargé de mission au ministère du Travail et membre du conseil d’administration de la CFPE, il dépasse tous les cadres institutionnels pour exercer un pouvoir sans partage sur cette structure située sur l’avenue de l’indépendance à Bangui.

 

Son arrivée dans les bureaux fait trembler l’établissement entier. Aristide Olivier Ganabo hurle, profère des insultes et brandit la menace de sanctions contre tout le personnel, du plus humble employé aux cadres supérieurs. Il annonce publiquement sa capacité à suspendre n’importe qui pour six mois, court-circuitant l’autorité de la directrice générale et des directeurs en poste.

 

L’homme s’approprie également les décisions financières sans consulter les responsables légitimes. Il ordonne des dépenses comme s’il était le seul détenteur du pouvoir budgétaire, semant la confusion dans une hiérarchie désormais illisible. Les procédures administratives normales disparaissent sous ses interventions intempestives.

 

Cette dérive s’appuie sur la protection de la ministre du Travail, Anne-Michelle Gisèle Mwanga. Ensemble, ils transforment l’ACFPE en entreprise familiale. La ministre a installé sa propre sœur à la direction générale et favorise l’intégration de leurs proches dans tous les services. Des agents compétents sont écartés pour laisser place aux membres de leur clan, privant même les militants du MCU, parti au pouvoir, de leurs espoirs d’emploi.

 

Le parcours scolaire d’Aristide Olivier Ganabo manque de solidité académique, mais ses relations politiques compensent cette faiblesse. Sous François Bozizé, il avait tenté des détournements en exploitant ses connexions. Son passage à l’UNFPA n’avait pas convaincu non plus. Sa rencontre avec Mwanga lui offre aujourd’hui l’opportunité de bâtir un système d’influence redoutable.

 

Les projets financés par les partenaires internationaux tombent également sous son contrôle. Le programme PADECAS de la Banque africaine de développement a cédé la place à un nouveau projet qu’il dirige directement. Les fonds de l’OIT et de l’UNICEF, destinés à la formation des jeunes Centrafricains, passent par le même circuit opaque.

 

L’atmosphère de travail s’est dégradée au point que les employés parlent de panique générale. Les licenciements se multiplient tandis que les recrutements ne bénéficient qu’aux proches du duo Ganabo-Mwanga. Les agents restants subissent marginalisation, mutations forcées ou réduction au silence. L’institution, créée pour servir les Centrafricains, fonctionne désormais comme la propriété privée d’une famille.

 

Cette situation interpelle les autorités du pays : combien de temps ce détournement institutionnel peut-il perdurer sans intervention ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Aristide Olivier Ganabo, le nouveau Wagner de l’ACFPE frappe sans contrôle.

 

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Sory Sangaré : le chef de rouage d’un système corrompu à la MINUSCA

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Sory Sangaré : le chef de rouage d’un système corrompu à la Minusca

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/minusca-directeur.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/minusca-directeur-203×450.jpg” alt=”Centrafrique : comment les réseaux mafieux implantés au sein de la Minusca s’autoprotège” width=”203″ height=”450″ />
Sory Sangaré, Directeur des services d’appui

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La MINUSCA détourne ses propres ressources sous la direction de Sory Sangaré depuis avril 2023.

 

Sory Sangaré dirige la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) depuis avril 2023 en tant que Directeur d’Appui à la Mission. Ce Guinéen de Conakry supervise un appareil administratif qui détourne systématiquement les ressources destinées à la stabilisation du pays. Son système exploite les travailleurs centrafricains et prive la population des bénéfices de l’aide internationale.

 

Sory Sangaré a pris ses fonctions après la démission de son prédécesseur serbe. Braima Jamanca, originaire de Guinée-Bissau, a assuré l’intérim et posé les bases du réseau que Sangaré perfectionne aujourd’hui. Ce dispositif implique les services logistiques et les ressources humaines de la mission pour détourner matériel et manipuler les embauches.

 

Le trafic de matériel s’organise depuis le port de Douala. Des conteneurs de ciment, tôles et groupes électrogènes disparaissent des circuits officiels. Ces marchandises, absentes de la base de données Umoja, alimentent le marché noir de Bangui, notamment au Kilomètre 5. Tony Mushimbelé, chef du plan stock et des opérations logistiques, coordonne ces opérations pour le compte de Sangaré.

 

Le directeur Sory Sangaré  crée des entreprises écrans dirigées par ses complices pour capter les marchés de la MINUSCA. Ces sociétés violent les règles onusiennes qui interdisent aux responsables de mission de détenir des intérêts économiques directs ou indirects. Les fonds destinés aux projets humanitaires enrichissent ce réseau parallèle tandis que l’économie centrafricaine reste exclue des retombées.

 

Sory Sangaré  contrôle également les recrutements. Les entretiens d’embauche sont arrangés pour placer des alliés sur les postes sensibles. Des ingénieurs reçoivent des contrats médicaux, des profils inadaptés occupent des fonctions techniques. Cette stratégie écarte les candidats compétents mais indépendants et place des complices capables de couvrir les irrégularités.

 

Les journaliers centrafricains subissent licenciements abusifs et détournements de salaires. Payés officiellement entre 5 000 et 20 000 francs CFA par jour, ils perdent jusqu’à 16 250 francs quotidiens. Sory Sangaré  justifie les licenciements massifs par une baisse de financement, mais ces mesures visent surtout à éliminer les témoins gênants.

 

En 2023, Tony Mushimbelé a expulsé plusieurs journaliers sous contrat avec l’appui d’Olga Lubazandio, responsable congolaise de l’émission des contrats UNOPS. Cette Congolaise de RDC taille les documents sur mesure pour favoriser les protégés du réseau. Les plaintes des travailleurs centrafricains pour licenciements abusifs s’accumulent depuis 2023 sans réponse, Sory Sangaré  protégeant ses alliés dans les sections juridiques.

 

Le déséquilibre salarial accentue les dérives. Un expatrié gagne jusqu’à vingt fois plus qu’un contractuel centrafricain. L’écart entre les montants affichés sur les bulletins de paie et les versements effectifs alimente un vaste système de détournement. La MINUSCA emploie une proportion anormalement faible de personnel centrafricain, privant les Centrafricains d’emplois qualifiés.

 

Sous cette gestion, la MINUSCA échoue dans sa mission de stabilisation. Les ressources destinées à la reconstruction disparaissent dans les circuits parallèles. Les journaliers travaillent sans contrat ni couverture sanitaire, leur santé et leur avenir compromis. L’impunité généralisée affaiblit la crédibilité de la mission auprès de la population centrafricaine.

 

Ce système nécessite un audit international des ressources humaines et de la logistique, mené conjointement avec les autorités centrafricaines. Seule une investigation approfondie peut démanteler ce réseau et restaurer la confiance dans une mission censée servir la paix et le développement de la République centrafricaine….

 

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Centrafrique : pillage, incendie des habitation et assassinat, les mercenaires russes sèment le chaos dans le village de Mboula, dans la Nana-Mambéré

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pillage, incendie des habitation et assassinat, les Mercenaires russes sèment le chaos dans le village de Mboula, dans la Nana-Mambéré

 

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Incendie du Mboula, dans la Nana-Mambéré, par les mercenaires russes. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Le 12 septembre dernier, des mercenaires russes du groupe Wagner ont attaqué le village de Mboula, dans la commune de Djotoua (Nana-Mambéré). Dix-huit maisons incendiées, des civils torturés, des réserves détruites, des explosifs posés. Le scénario de terre brûlée  que les mercenaires russes font dans le village de Bowaye, 70 kilomètres de Bossangoa, et à Zemio, dans le Haut-Mbomou, s’est répété avec la même brutalité dans le village Mboula.

 

Le vendredi 12 septembre, tôt dans la matinée, plusieurs motos parties de Bouar se sont mises à la direction du village de Mboula . Ces motos, résonnée à distance, siffle comme une alerte de danger à l’oreille des habitants du village de Mboula.   Pour ces dernier, ce bruit familier ne laissait aucun doute : les mercenaires russes arrivaient, et c’est la mort sans doute. La panique s’est immédiatement installée. Certains ont abandonné leurs activités, fuyant vers la brousse. D’autres, surpris, n’ont pas eu le temps de s’échapper.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/dans-le-village-mbola.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dans le village de Mboula, dans la Nana-Mambéré, après le passage criminel des russes
Dans le village de Mboula, dans la Nana-Mambéré, après le passage criminel des russes

 

Une fois dans le village, les assaillants ont capturé trois jeunes  qui s’apprêtaient à s’enfuir également dans la brousse. Malheureusement pour eux, ils sont tombés dans le filet de ces criminels russes. Regroupés, ces jeunes ont subi  une interrogation musclée sur la présence du général Marcel Ndalé, chef de la CPC dans la Nana-Mambéré. « Où est Ndalé ? », répétaient-ils. Les villageois ont affirmé qu’aucun rebelle ne se trouvait dans leur village. Rapidement, les Wagner sont très mécontents de la réponse, et la tension monte de plusieurs crans.

 

Heureusement pour les trois jeunes, le chef du groupe du village de Mboula est revenu au village avec son fils pour dialoguer avec les mercenaires russes, pensant que ces derniers se contenteraient de poser des questions. Il s’est présenté, mais a été immédiatement capturé, ligoté avant d’être torturé. Son fils, arrêté également à ses côtés, a subi les mêmes sévices corporelle, avec la main fracturée sous les coups. Un autre jeune, nommé Apo, a également été arrêté, attaché avec des câbles et battu.

 

Et ce n’est que le début. Les mercenaires n’en sont pas restés là. Ils ont commencé à incendier environ dix-huit maisons, détruisant les réserves alimentaires que les familles gardaient pour survivre pendant les mois difficiles. Les sacs de sel, les marmites, les ustensiles de cuisine et plusieurs motos ont été pillés par ces criminels russes. Le bétail, notamment des cabris, des poulets, des chèvres, des cochons, a aussi été emporté ou tué. Le pillage a été grave à tel point que le village est devenu très rapidement martyrs et vidé de ses habitants.

 

Avant de quitter Mboula, les mercenaires russes ont posé près d’une dizaine d’explosifs dans les habitations et les alentours. Lorsque les habitants sont revenus, pensant que les russes sont partis, et le village est redevenu calme, plusieurs engins ont commencé à exploser, provoquant de nouvelles victimes et aggravant la panique au sein de la population. Les mines laissées par Wagner continuent de menacer la population, ajoutant la peur permanente aux destructions déjà subies.

 

Rappelons que ce mode opératoire : attaque en motos, interrogatoires violents, tortures, incendies, pillages et minages des villages,  s’inscrit dans une stratégie de terre brûlée que les mercenaires russes ont l’habitude d’ailleurs de le faire dans d’autres localités centrafricaines. À Ouham, près de Bossangoa, dans le village de Bowaye, où les mercenaires russes ont incendié des habitations, torturé les villageois sous prétexte qu’ils cherchent le chef rebelle Florent Kema. Dans la préfecture du Haut-Mbomou, à Zemio, les mêmes pratiques se répètent : incendier, miner, piller, puis repartir.

 

Pour les habitants de Mboula, comme pour ceux d’autres localités, la présence des mercenaires russes est synonyme des violences, impunité et destruction. Les habitants s’interrogent : jusqu’où ces attaques se répéteront-elles sans qu’aucune autorité ne les arrête ?

 

 

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Le regretté Karl Blague, avant sa mort, dénonce un océan de corruption qui engloutit la République centrafricaine

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Karl Blague dénonce un océan de corruption qui engloutit la République centrafricaine

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/12/Le-President-de-la-Republique-centrafricaine-monsieur-Faustin-Archange-Touadera-lors-de-son-message-a-la-nation-a-loccasion-du-64e-anniversaire-de-la-proclamation-de-la-Republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Karl Blague dénonce un océan de corruption qui engloutit la République centrafricaine
Le-President-de-la-Republique-centrafricaine-monsieur-Faustin-Archange-Touadera-lors-de-son-message-a-la-nation-a-loccasion-du-64e-anniversaire-de-la-proclamation-de-la-Republique-centrafricaine – Faustin Archange Touadera : « le BRDC et le CRT sont des associations des malfaiteurs »

 

Touadéra accusé par le sociologue Karl Blague  de transformer le pays en système corrompu généralisé.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Karl Blague frappe fort. Le sociologue et coordinateur du groupe G16 des organisations de la société civile a utilisé l’émission Patara pour dénoncer ce qu’il qualifie d’océan de corruption dans lequel baigne désormais la République centrafricaine sous Faustin-Archange Touadéra. Selon lui, la corruption s’est érigée en mode de gouvernance, noyant le pays dans un marasme dont les conséquences se lisent dans la misère généralisée.

 

“Tout ce que nous connaissons, tous les problèmes que le peuple connaît, c’est-à-dire la paupérisation de la population, misère et autres, c’est le fruit de la mauvaise gouvernance. Impunité, corruption“, assène Karl Blague sans détour. Cette corruption systémique explique, selon lui, pourquoi 71% des Centrafricains survivent avec moins de 2,15 dollars par jour malgré l’abondance des ressources naturelles du pays.

 

L’universitaire Karl Blague  pointe l’ironie amère d’un pays riche en or et diamant dont les populations croupissent dans la pauvreté. “On parlait des diamants et autres. Est-ce que ça profite à la société centrafricaine et à la population ? Non”, martèle-t-il. Ces richesses, au lieu de servir le développement national, alimentent les circuits de détournement au profit d’une élite corrompue.

 

Plus scandalisant encore : la dilapidation des aides internationales massives. Les 1500 milliards de dollars du plan RCPCA et les 365 milliards de la Banque africaine de développement semblent s’évaporer dans les méandres de la corruption. “Qu’est-ce qu’on en fait avec tout ça ?”, interroge Blague, pointant du doigt l’absence d’impact visible de ces fonds sur le quotidien des Centrafricains.

 

Cette corruption généralisée maintient artificiellement la République centrafricaine au rang de parent pauvre de la CEMAC, avec un PIB de seulement 2,752 milliards de dollars. Le déficit budgétaire de 4,9% en 2024 témoigne d’une hémorragie financière que la corruption entretient et aggrave.

 

Blague balaie d’un revers de main les excuses du ministre Mathurin Dimbélé qui invoque encore la crise de 2013. “Chaque fois, c’est la même chanson : le pays revient de loin”, s’indigne-t-il. Cette rhétorique usée ne masque plus, selon lui, l’absence de volonté politique réelle de combattre la corruption.

 

Face à une éventuelle candidature de Touadéra en 2025, soutenue par le Mouvement Cœurs Unis, Karl Blague  crie à la provocation. “Il ne faut pas se moquer du peuple centrafricain”, lance-t-il, dénonçant un pouvoir qui prospère sur la corruption tout en achetant les consciences lors de meetings dispendieux.

 

L’appel de Karl Blague résonne comme un cri d’alarme : la République centrafricaine se noie dans un océan de corruption qui hypothèque son avenir. Reste à savoir si les Centrafricains sauront entendre cet avertissement au moment de choisir leur destin électoral en 2025.

 

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Deux soldats FACA du BIT 9 impliqués dans un braquage violent contre un ex-rebelle démobilisé de l’UPC à Bangui

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Deux soldats FACA du BIT 9 impliqués dans un braquage violent contre un ex-rebelle démobilisé de l’UPC à Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/la-victime-des-soldats-faca-bit-9.jpg” data-wpel-link=”internal”>Moubarak, la victime des deux soldats FACA du BIT 9
Moubarak, la victime des deux soldats FACA du BIT 9

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un ancien combattant de l’UPC a été agressé et volé par des militaires du neuvième bataillon à Bangui, au quartier KM5, dans le troisième arrondissement.

 

En effet, le 24 août dernier, aux environs de 19 heures, devant le mythique bar ABC, sur l’avenue Koudoukou,  au quartier KM5, trois démobilisés de l’UPC discutent tranquillement entre eux. L’un d’eux arrache une montre des mains de son camarade, mais Moubarak, l’un des trois démobilisés, la lui arrache aussitôt par la force.

 

Cette dispute attire une autre personne, monsieur Sadam, un soldat des Forces armées centrafricaines en civil du neuvième bataillon. Voyant la scène, il intervient immédiatement. Aussitôt, il demande à Moubarak de lui donner la montre. L’ancien rebelle refuse net, expliquant que l’objet ne lui appartient pas.

 

Sadam essaie de bousculer Moubarak par la force pour récupérer la montre, mais il se rend compte que sa force est nulle devant la puissance musculaire de Moubarak. Il constate par lui-même que l’ancien combattant, plus costaud, ne se laisse pas facilement faire. Le militaire, dépassé par la situation, s’éloigne pour revenir avec un collègue en tenue, armé de son fusil.

 

Le second soldat pointe immédiatement son arme sur Moubarak. Pendant que ce dernier fixe le canon braqué sur lui, Sadam en profite pour le frapper violemment avec un bâton, lui cassant la jambe. Moubarak s’effondre. Les deux militaires lui volent alors sa montre, son téléphone et son argent avant de partir.

 

La victime, immobilisée chez elle, ne sait pas quoi faire. Finalement, il s’est rendu ce lundi 15 septembre à l’unité du Programme de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) pour informer le service de la situation. C’est en ce moment là qu’on l’ont dirigé vers la justice.

 

Cette affaire pose des questions sur la formation des militaires. Beaucoup se demandent comment des civils deviennent des bandits sitôt incorporés dans l’armée. Certes, quelques soldats gardent une bonne conduite, mais la plupart se comportent en maîtres absolus, utilisant leur uniforme et leurs armes pour racketter la population qu’ils sont censés protéger.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : le BRDC dénonce l’imposture électorale avec  une pathétique convocation du corps électoral  par l’ANE

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le BRDC dénonce l’imposture électorale avec  une pathétique convocation du corps électoral  par l’ANE

 

Centrafrique : le BRDC dénonce l’imposture électorale avec une pathétique convocation du corps électoral par l’ANE
Les leaders du BRDC lors de leur assemblée générale au siège du parti PATRIE à Bangui . Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’opposition démocratique accuse l’Autorité nationale des Élections (ANE) d’incompétence et de manipulation face à l’absence de liste électorale définitive.

 

Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) hausse le ton contre l’Autorité Nationale des Élections. Dans un communiqué publié ce lundi 16 septembre, Martin Ziguélé, porte-parole de l’organisation, démonte point par point l’annonce de la convocation du corps électoral pour le 29 septembre et du dépôt des candidatures à partir du 2 octobre.

 

L’accusation principale de l’opposition porte sur un dépassement de compétences. La convocation du corps électoral relève constitutionnellement des prérogatives présidentielles, non de l’Autorité nationale des Élections (ANE). Cette sortie médiatique constitue, selon le BRDC, une opération de communication destinée à cacher les véritables défaillances du processus.

 

Le cœur du problème réside dans l’inexistence d’un fichier électoral consultable. Malgré les annonces officielles faisant état de plus de deux millions d’électeurs inscrits, aucune liste n’a été affichée publiquement. Les experts électoraux confirment unanimement cette absence de publication de la liste électorale définitive. Comment dès lors convoquer un corps électoral fantôme ?

 

Les calculs de l’opposition montrent une impossibilité logistique majeure. Avec un temps minimal de vingt minutes par électeur et 170 inscrits par bureau de vote, seuls 80 citoyens pourraient accomplir leur devoir civique quotidiennement. L’organisation complète du scrutin nécessiterait cinq journées, dans l’hypothèse optimiste où tous les électeurs seraient alphabétisés.

 

Or, la République centrafricaine compte 67% d’analphabètes selon les statistiques officielles. Ce taux complique considérablement les opérations de vote et rallonge mécaniquement les délais nécessaires au bon déroulement du scrutin.

 

Le BRDC qualifie l’Autorité nationale des Élections (ANE) d’organe “totalement dépassé et irresponsable” qui crée volontairement les conditions d’un processus chaotique. L’organisation pointe également l’absence de financement adéquat et le caractère exclusif des préparatifs électoraux.

 

Cette polémique éclate au moment où s’amorce un dialogue politique entre les différents acteurs. Pour l’opposition, ce communiqué de l’Autorité nationale des Élections (ANE) questionne la sincérité gouvernementale dans la recherche d’un consensus pour des élections inclusives et transparentes.

 

Le BRDC prend à témoin l’opinion nationale et internationale face à cette situation qu’elle juge inacceptable. L’organisation appelle le peuple centrafricain au calme tout en maintenant sa vigilance face aux dérives constatées dans la préparation du processus électoral en cours.

 

Cette nouvelle controverse alimente les tensions politiques dans un pays où la crédibilité des institutions électorales demeure fragile. Chaque dysfonctionnement supplémentaire de l’Autorité nationale des élections (ANE) renforce les doutes sur sa capacité à organiser un scrutin libre et équitable.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : Justin-Erick TCHINDEPH crache sa vérité dans sa « Proposition citoyenne pour une transition républicaine : technique » et exige la fin du règne Touadéra

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Justin-Erick TCHINDEPH crache sa vérité dans sa « Proposition citoyenne pour une transition républicaine : technique » et exige la fin du règne Touadéra

 

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Le colonel Armel Sayo

 

Justin-Erick TCHINDEPH signe un manifeste républicain explosif réclamant la fin immédiate du règne Touadéra.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 

Dans sa « Proposition citoyenne pour une transition républicaine : technique », Justin-Erick TCHINDEPH ne mâche pas ses mots : Faustin-Archange Touadéra a, selon lui, piétiné dix années durant la République centrafricaine et trahi l’idéal républicain. Pour Justin-Erick TCHINDEPH, le pays est brisé, politiquement asphyxié, socialement étouffé et économiquement exsangue. Le texte signé par Justin-Erick TCHINDEPH claque comme une gifle politique : trop de mensonges, trop de parjures, trop d’illégalités, trop de trahisons envers le peuple.

 

La « Proposition citoyenne pour une transition républicaine : technique » de Justin-Erick TCHINDEPH dresse un réquisitoire sans concession : verrouillage de l’espace politique, opposition muselée, meetings interdits, leaders embastillés, milices au service du régime, insécurité persistante malgré la Minusca, le groupe Wagner et les accords de paix. Justin-Erick TCHINDEPH accuse l’Autorité nationale des élections d’être incapable, inféodée et corrompue, et le Conseil constitutionnel d’avoir vendu son impartialité. Chaque ligne de la Proposition républicaine martèle la faillite d’un système dirigé, selon l’auteur, par un président criminel et son entourage servile.

 

Face à ce qu’il décrit comme un chaos républicain organisé, Justin-Erick TCHINDEPH propose dans sa « Proposition citoyenne pour une transition républicaine : technique » un plan radical : remettre les clés du pouvoir au Commandant Armel Mingatoloum Sayo. L’auteur le présente comme l’homme de la situation, capable de nettoyer l’appareil d’État, de désarmer les groupes armés, de réformer l’ANE et le Conseil constitutionnel, et de ramener les exilés. Condition non négociable selon Justin-Erick TCHINDEPH : ni Sayo ni Touadéra ne devront se présenter aux élections après la transition.

 

Rédigée à Tanger et signée noir sur blanc par Justin-Erick TCHINDEPH au nom du Mouvement de la Jeunesse Consciente Centrafricaine, la « Proposition citoyenne pour une transition républicaine : technique » n’est pas un simple appel au dialogue : c’est une déclaration de guerre politique, un acte de rupture totale avec Touadéra, et un manifeste pour renverser l’ordre établi au nom d’une République républicaine, républicaine, républicaine.

 

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LA VISION POLITIQUE DE WAFIO JEAN SERGE ET de son parti LE PDCA pour UNE 8ÈME RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE APRÈS LA TRANSITION

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LA VISION POLITIQUE DE WAFIO JEAN SERGE ET de son parti LE PDCA pour UNE 8ÈME RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE APRÈS LA TRANSITION

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/10/monsieur-jean-serge-wafio.jpg” data-wpel-link=”internal”>LA VISION POLITIQUE DE WAFIO JEAN SERGE ET de son parti LE PDCA pour UNE 8ÈME RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE APRÈS LA TRANSITION
monsieur-jean-serge-wafio – EN POLITIQUE, IL Y A TOUJOURS UN DÉBUT ET UNE FIN…

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La vision politique du Parti Démocratique Centrafricain sous la direction de Wafio Jean Serge pour une transition démocratique audacieuse.

 

Le pays de Boganda, pays de Zo Kwé Zo, pays de Dieu,  traverse aujourd’hui l’une des périodes les plus critiques de son histoire contemporaine. Face à la dégradation progressive des institutions, aux dysfonctionnements politiques chroniques et à l’effondrement du contrat social, une nouvelle vision politique émerge pour dessiner les contours d’un avenir démocratique renouvelé.

 

Le Parti Démocratique Centrafricain (PDCA), sous la direction de son Président Fondateur Wafio Jean Serge, présente ici sa conception d’une transition politique inéluctable vers ce qu’il nomme la “8ème République” – une république fondée sur la réconciliation nationale, la participation citoyenne inclusive et la réappropriation populaire du pouvoir politique.

 

Cette vision du PDCA de Wafio Jean Serge, ancrée dans les valeurs traditionnelles oubanguiennes et inspirée par des principes chrétiens de pardon et de miséricorde, propose un modèle de “Renaissance Pénitentielle” comme voie de sortie de crise et de refondation nationale portée par le leadership politique du Parti Démocratique Centrafricain et de son Président Fondateur.

 

À lire le document ici :

 

PARTI DEMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN

 

Centrafricaine, Centrafricain

DE L’AUDACE NAÎT L’EXCELLENCE

 

La barbarie sanguinaire, le totalitarisme à la russe, les dysfonctionnements des Institutions Républicaines politicienne ment entretenus, les perpétuelles fuites en avant sur fond de mensonges d’Etat et la néantisation absolue du pays ont créé irrévocablement les conditions d’une fin brutale du régime de Bangui. Depuis le 1er septembre 2025, nous sommes sur la dernière ligne droite qui mène et mènera inexorablement à la fin de la 7ème République ultra sanguinaire et l’inévitable avènement de la 8ème République sous la bénédiction et l’accompagnement divins.

 

Et durant le laps de temps calme avant les troubles conduisant à la chute de l’éphémère 7ème République, nous avons jugé utile de partager avec toi, par moyen de la presse écrite, des réseaux sociaux, notamment nos virtuels supports (WhatsApp, OSER ET REUSSIR sur Facebook, le blog PDCA ACTUALITES -pdca-infos.over-blog.com, soumale.com sur wordpress, chaîne wafio bamboula séré sur You Tube,) quelques idées forces de LA VISION POLITIQUE DU PDCA relative à la TRANSITION POLITIQUE qui s’imposera dès la fin du régime de Bangui, laquelle Transition Politique sera pour nous, Centrafricains, une RENAISSANCE PENITENTIELLE.

 

En tant que Renaissance Pénitentielle, celle-ci nécessitera quelques durs efforts à consentir, exigera une résilience encore plus accrue, une forte détermination commune pour un nouveau vivre ensemble et une participation inclusive sur la base des valeurs traditionnelles positives qui avaient fait la cohésion de nos sociétés oubanguiennes ante coloniales, lesquelles valeurs traditionnelles avaient comme socle central, le Pardon, car le Seigneur JESUS nous enseigne : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Et le reste » – « Remettez et il vous sera remis, Donnez et il vous sera donné ».

 

C’est dire que la 8ème République qui s’instaurera, avec la Transition Politique qui aura comme une de ses fondamentales missions d’objectifs la réconciliation sincère du Peuple Centrafricain avec lui-même, sera la résultante de nos visions communes partagées, et organisée selon notre déterminante volonté de refonder la Nation Centrafricaine éclatée en mosaïques communautaristes; autrement dit, cette Transition Politique devra nous permettre de faire des choix de société pour une nouvelle vie publique nationale participative, inclusive, solidaire et laïque.

 

Pour le dire encore mieux, dans la nouvelle République ou la 8ème République, c’est Toi Centrafricaine, Toi Centrafricain, c’est-à-dire, le Peuple Centrafricain qui sera au centre de la Politique Nationale du pays, en tant que détenteur naturel des pouvoirs politiques, parce que c’est avec Toi, Peuple, que DIEU a fait alliance et non avec le Président de la République qui n’est qu’un serviteur.

 

Donc, la 8ème République, selon LA VISION POLITIQUE DU PDCA, sera la République d’un audace populaire et la République d’une réappropriation populaire des pouvoirs politiques, longtemps usurpés…..

 

WAFIO Jean Serge

Président Fondateur du PDCA

 

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Premier Festival Franco-Centrafricain : Bangui s’apprête à vibrer au rythme des arts scéniques

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Premier Festival Franco-Centrafricain : Bangui s’apprête à vibrer au rythme des arts scéniques

 

Premier Festival Franco-Centrafricain : Bangui s’apprête à vibrer au rythme des arts scéniques
Journée de lancement du Premier Festival Franco-Centrafricain au centre culturel Missy Momo à Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dix jours de spectacles gratuits dans la capitale et à Sibut pour célébrer la créativité centrafricaine.

 

Bangui se prépare à vivre un moment historique. Le premier Festival Franco-Centrafricain d’Arts Scéniques ouvrira ses portes le 17 septembre à Missy Momo, marquant le retour en force de la culture dans la capitale centrafricaine. Cette manifestation inédite s’étendra sur dix jours et proposera plus de soixante événements répartis entre les scènes banguissoises et celles de Sibut, située à 186 kilomètres de Bangui.

 

L’initiative émane du fonds Équipe France, géré par l’Ambassade de France et opéré par l’Alliance française de Bangui sous la direction de son équipe dynamique. Ce festival constitue le dernier grand projet culturel financé par ce dispositif, donnant ainsi une dimension particulière à cet événement fondateur.

 

L’ouverture coïncidera avec une idée originale du patron de Missy Momo : rassembler ponctuellement tous les acteurs culturels centrafricains pour favoriser leur collaboration et leur progression commune. Cette approche collaborative vise à fédérer opérateurs, artistes et intervenants culturels du pays dans une dynamique partagée.

 

La programmation s’annonce exceptionnelle avec la présence des figures emblématiques de la scène nationale : Tropical Fiesta, Canonstar, Evodie, Petit Été, Maître Zemx, Beachman. Le festival accueillera également Lydie Pace, unique cantatrice centrafricaine qui effectue son grand retour, ainsi que Ley Kartel. La dimension internationale sera assurée par de nombreux artistes français et suisses.

 

L’événement bénéficiera de la participation de Mamane, entouré des Perroquets de Bangui et de Dr Mandjeke, qui présentera son dernier spectacle. Cette diversité artistique témoigne de la richesse créative que le festival entend promouvoir.

 

Les représentations se dérouleront dans les principaux lieux culturels des deux villes : Missy Momo, Crea, AB Productions, Cabaret Wassa, Centre Pique-Nique, Yomi et plusieurs MJC à Bangui, ainsi que La Tomi et Kota Guira à Sibut. Cette répartition géographique permet d’offrir une visibilité optimale aux différentes expressions artistiques.

 

Au-delà des spectacles, le festival proposera un programme d’accompagnement riche. L’Alliance française organisera chaque soir un barbecue convivial, créant des moments d’échange informels entre participants. Les centres culturels animeront des tables rondes thématiques et des master classes, occasions privilégiées pour les artistes d’enrichir leurs compétences et d’élargir leurs réseaux professionnels.

 

Cette manifestation représente le plus important événement culturel organisé en République centrafricaine depuis de nombreuses années. Elle témoigne de la capacité mobilisatrice du pays et de la volonté des acteurs locaux de faire rayonner leur patrimoine artistique par la solidarité et la coopération.

 

Le public bénéficiera d’un accès libre et gratuit à l’ensemble des événements, conçus dans un esprit d’ouverture et de convivialité. Le programme détaillé est disponible sur les réseaux sociaux de tous les partenaires impliqués dans cette aventure culturelle.

 

Ce premier festival franco-centrafricain d’arts scéniques s’impose comme un rendez-vous incontournable pour tous les amoureux de culture. Son succès annoncé laisse présager une pérennisation de cet événement qui pourrait devenir une tradition artistique majeure du pays.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le journal du parieur : l’outil oublié pour analyser ses erreurs et progresser

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Dans le monde foisonnant des paris sportifs, dominé par la technologie et l’instantanéité, un outil discret mais redoutablement efficace reste souvent négligé : le journal du parieur. Simple à mettre en place, il offre pourtant un levier stratégique pour comprendre ses actes, éviter les biais communs et corriger les trajectoires perdantes. Là où les plateformes algorithmiques promettent des prédictions millimétrées, tenir un carnet personnel permet de revenir à l’essentiel : la réflexion individuelle, l’analyse sincère et la capacité d’apprentissage.

Comprendre ses décisions pour mieux les ajuster

La pratique du pari sportif, malgré ses apparences ludiques, repose sur une dynamique complexe de décisions, souvent prises sous la pression du temps. Or, sans outil d’introspection, il devient difficile de distinguer ce qui relève d’une stratégie pensée de ce qui tient du réflexe désordonné.

C’est ici que le journal entre en scène. Il s’agit d’un document — qu’il soit manuscrit ou numérique — dans lequel le parieur note systématiquement les détails de ses mises : type de pari, cote, motivation de la sélection, résultat final, mais aussi état d’esprit au moment du choix.

Ces informations, accumulées au fil du temps, constituent une base de données précieuse pour repérer les tendances récurrentes. Pour affiner cette démarche, certains croisent leurs notes avec les analyses disponibles sur un site de paris sportif gratuit, ce qui offre un recul supplémentaire.

Identifier les biais qui altèrent le jugement

Tenir un journal ne permet pas seulement de consigner ses gains et ses pertes. C’est avant tout un moyen de traquer ses propres schémas mentaux, souvent invisibles à l’œil nu. Certains parieurs se surprennent, en relisant leurs archives, à miser excessivement sur des équipes qu’ils affectionnent personnellement. D’autres misent trop souvent après une victoire récente, emportés par une confiance mal fondée. Ces dérives, connues en psychologie comme des biais cognitifs, sont largement répandues dans le domaine des jeux prédictifs.

Un des biais majeurs reste le biais de confirmation : interpréter les événements passés pour valider des croyances préexistantes. Le journal, en fixant les motivations initiales du pari noir sur blanc, force le parieur à confronter ses intentions aux résultats réels, sans échappatoire. Il offre ainsi une photographie fidèle des choix, libérée des reconstructions rétrospectives souvent biaisées.

Construire une stratégie durable sur l’expérience

La régularité du journal permet, au fil des mois, de construire une stratégie de pari véritablement personnelle. Loin d’être figée, celle-ci évolue au rythme des enseignements tirés. Certains parieurs finissent par comprendre qu’ils sont plus performants dans des championnats secondaires, où les volumes de données sont moindres mais les opportunités parfois mieux identifiables. D’autres remarquent que leur taux de réussite augmente lorsqu’ils misent en semaine, moins influencés par la pression sociale du week-end sportif.

Dans une telle logique d’apprentissage, le journal ne se contente pas d’aider à éviter les erreurs. Il devient un outil de consolidation. Un pari réussi est analysé avec le même sérieux qu’un échec : pourquoi cette intuition s’est-elle révélée juste ? Quelles variables ont été correctement interprétées ? Cette démarche méthodique permet de transformer l’intuition en compétence et l’intention en savoir-faire.

Dans certains secteurs voisins, comme le poker ou même les jeux de casino, cette méthode est également pratiquée, bien que sous d’autres formes. Les joueurs professionnels consignent leurs mains emblématiques, les rythmes émotionnels ou les dynamiques de table, toujours dans le but d’optimiser. Le point commun demeure : il ne s’agit pas seulement de jouer, mais de comprendre pourquoi on joue de telle ou telle façon.

Le journal à l’ère numérique : entre discipline et accessibilité

Avec l’avènement des outils numériques, tenir un journal n’implique plus nécessairement un carnet physique ou un tableur complexe. De nombreuses applications permettent aujourd’hui d’enregistrer rapidement ses paris, de classifier les situations, de générer des graphiques et même d’ajouter des commentaires vocaux. Cette accessibilité a levé certains freins logistiques, mais pose de nouveaux défis. L’essentiel reste la rigueur : quelle que soit la technologie utilisée, elle ne remplace pas la discipline de noter et d’analyser régulièrement.

Certaines interfaces vont jusqu’à proposer des alertes comportementales : un pic d’activité ou une série de pertes peuvent déclencher une suggestion d’analyse, incitant à consulter les dernières entrées du journal pour éviter les décisions impulsives. Ces outils, bien que récents, reposent sur une logique ancienne : celle d’écouter sa trajectoire plutôt que ses instincts immédiats.

Une pratique de l’autonomie et de la patience

Au fond, le journal du parieur revalorise une posture souvent mise de côté : celle de l’autonomie face à la complexité. Là où les promesses de gains rapides inondent les réseaux, cette démarche lente mais réfléchie propose un autre chemin. Elle repose sur la patience, la lucidité et l’acceptation de l’erreur comme étape d’un processus.

Dans le climat actuel, où les paris s’enchaînent à un rythme frénétique, cette pause introspective constitue un contrepoids nécessaire. Loin de figer le jeu dans un cadre rigide, elle le rend plus cohérent, plus aligné avec les raisonnements du parieur. Certains y verront une approche presque artisanale, quand d’autres, plus pragmatiques, y détecteront un outil d’efficacité.

 

Évariste Ngamana, voleur ridicule qui regarde les Dodoro du Cameroun s’envoler avec ses 100 millions qu’il a volé, puis revenir pleurer sur les réseaux sociaux

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Évariste Ngamana, ou l’art de se faire voler les 100 millions avec panache, et de mal mentir ensuite

 

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Évariste Ngamana

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Quand un voleur se fait voler, la République tout entière devrait pleurer… de rire. L’Honorable Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale centrafricaine, vient de nous offrir une Master class en hypocrisie politique. Après s’être fait escroquer de 100 millions de francs CFA au Cameroun. Une somme qui, rappelons-le, dépasse le budget annuel de plusieurs ministères de son pays, ce gourou mafieux a cru bon de publier un « démenti criard » aussi grotesque que mal écrit. Un texte si pathétique qu’on se demande s’il n’a pas été rédigé entre deux crises de larmes, un genou à terre et l’autre dans une flaque de contradictions.

 

Voilà un démenti à la hauteur de l’homme : pitoyable.  Dans un communiqué digne des pires heures de la propagande scolaire, Évariste Ngamana et ses thuriféraires qualifient Corbeaunews de « torchon » et de « site de désinformation ». Ironie suprême : le seul torchon ici, c’est bien ce démenti, tissé de mensonges éhontés et de phrases creuses. « Un fils digne du pays », « un homme de Dieu », « fidèle au Chef de l’État »… On croirait lire la légende d’un saint sur un calendrier de mama Thérèse dans le village de Carnot. Sauf que les saints, eux, ne se font pas plumer par des escrocs camerounais après avoir tenté d’acheter une villa avec de l’argent dont l’origine sent le détournement à plein nez.

 

Évariste Ngamana, visiblement, a une conception très personnelle de la « dignité ». Pour lui, être « digne », c’est :

  1. Se faire escroquer comme un boubourou du quartier Ngaragba par des dodoro du Cameroun qui lui ont vendu du vent (et une villa imaginaire).
  2. Accumuler des biens immobiliers à Bangui et ailleurs, alors que son salaire de député ne lui permettrait même pas d’acheter un studio à Douala sans recourir à des combines.
  3. Détourner 30 millions de francs CFA destinés aux journalistes lors d’un congrès politique, puis jouer les vierges offensées quand on ose en parler.
  4. Invoquer Dieu pour justifier son impunité, comme si le Tout-Puissant était son complice en vol aggravé.

 

La vérité, c’est cette ennemie qui descend « doucement les escaliers ». Cela fait rire vraiment. Le démenti nous assure que « le mensonge remonte par l’ascenseur, mais la vérité descend doucement les escaliers ». Belle métaphore… sauf que dans ce cas, la vérité a dévalé les escaliers quatre à quatre marches, un sac de 100 millions de francs CFA à la main, pendant qu’Évariste Ngamana courait derrière en slip et larmes aux yeux comme des bébés chopés dans le quartier KM5. Car les faits sont têtus :

– 100 millions envolés : une somme rondelette, même pour un habitué des enveloppes opaques.

Un triplex inoccupé à Bangui : parce que quand on vole, on construit, mais on ne loue pas — ce serait trop banal.

Une villa en construction confié à des Équato-Guinéens : rien de tel que des complices étrangers pour blanchir des fonds douteux.

Un précédent embarrassant : celui de Firmin Ngrebada, autre pilier du régime, qui avait tenté d’exporter 200 000 euros en France pour s’offrir une résidence secondaire. La France, elle, a bloqué l’opération. Le Cameroun, lui, a simplement volé Ngamana. Justice poétique ?

 

L’abnégation, version centrafricaine. Eh oui, Évariste Ngamana se dit « abnégé », prêt à « aider sa patrie ». Drôle de façon de servir son pays que de lui soustraire des millions pour les dilapider à l’étranger. À moins que par « abnégation », il entende « abnéation » — c’est-à-dire renoncer à toute honte. Car il faut une sacrée dose d’audace (ou d’inconscience) pour :

Crier au complot quand on se fait avoir, alors qu’on a passé sa carrière à comploter contre les deniers publics.

Parler de « mauvaise foi » alors qu’on a soi-même la foi d’un receleur et la morale d’un pickpocket.

Invoquer son « mentor », le Chef de l’État, comme un bouclier. Comme si la loyauté se mesurait en villas et en comptes offshore.

 

Le système Évariste Ngamana : voler, se faire voler, et nier. Cette affaire est révélatrice d’un système où l’enrichissement personnel est une fin en soi, et où les élites — quand elles ne volent pas elles-mêmes — se font voler par des escrocs plus malins qu’elles. Évariste Ngamana n’est pas une victime : il est un symbole. Celui d’une classe politique qui pille la Centrafrique, puis pleurniche quand le sort se retourne contre elle.

 

Alors, cher Honorable, si vous voulez vraiment « répondre » à Corbeaunews, voici un conseil : au lieu de pondre des tracts indignés, commencez par expliquer d’où sortent vos millions. Et surtout, la prochaine fois que vous achetez une maison, vérifiez qu’elle existe. Ou mieux : achetez-la en Centrafrique. Au moins, l’argent restera (un peu) dans le pays.

 

En attendant, les Centrafricains, eux, continuent de descendre les escaliers… à pied. Sans ascenseur, sans 100 millions, et surtout, sans illusions.

 

Une question finale aux centrafricains  : Faut-il compatir à l’honorable Évariste Ngamana, ou lui décerner un prix pour sa performance dans l’art de se ridiculiser ? À vous de juger. Mais une chose est sûre : avec des dirigeants comme lui, la Centrafrique n’a pas fini de s’enfoncer.

 

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