clash entre deux familles de Ouanda-Djallé après la mort de Delphin Ngrebaye à Bangui
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À Bangui, la mort de Delphin Ngrebaye, dit « AMT », provoque une montée de tension entre deux grandes familles originaires de Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Vakaga. Les proches du défunt accusent l’épouse de l’ancien ministre du Commerce, Hassan Kome, d’avoir proféré des menaces dix jours avant le décès.
Selon plusieurs témoins contactés par la rédaction du CNC, Miriam Fautour, épouse de l’ancien ministre Hassan Kome, et sa mère se seraient rendues le premier août dernier au domicile de Mme Fatou Service Sendé, au quartier Combattant, dans le 8ᵉ arrondissement de Bangui. Elles auraient demandé à Mme Fatou de transmettre un message violent à Delphin Ngrebaye, déclarant que « son mari ne mourra pas, c’est lui qui va mourir avant ». Effectivement, dix jours plus tard, le décès de Delphin Ngrebaye est intervenu le 10 août 2025, renforçant les soupçons de préméditation dans la famille du défunt.
Mais derrière toutes ces tension, il y’a également une Rivalité politique qui est en arrière-plan. À Ouanda-Djallé, la candidature annoncée de Hassan Kome aux prochaines législatives au nom du MCU accentue les divisions. L’ancien ministre, absent de sa localité d’origine depuis plus de trente ans, a été désigné sans primaire par le MCU grâce au soutien du ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène.
La mort de Delphin Ngrebaye est désormais au cœur des débats entre clans familiaux. Les proches du défunt annoncent qu’ils attendent l’ancien ministre sur place pour lui demander des explications.
Pendant ce temps, à Bangui, il y’a aussi une croisée de Mécontentements dans la capitale. À Bangui, l’affaire alimente des tensions entre familles issues de Ouanda-Djallé. Plusieurs absences à la veillée mortuaire organisée chez Mme Fatou Service Sendé, au quartier Combattant, ont été relevées.
Le comptable de la mairie de Ouanda-Djallé, installé à Bangui et logé chez l’ancien ministre Hassan Come, n’a pas assisté aux funérailles. Or, son épouse est la nièce du défunt : sa belle-famille était directement touchée par le deuil. Ce refus de présence est perçu comme un affront.
De même, le maire de Ouanda-Djallé, également proche de l’ancien ministre, n’a pas fait le déplacement. Ces absences renforcent l’idée que le camp de Hassan Come et ses alliés se tiennent à distance du drame, ce qui accentue la fracture entre les familles.
Ces accusations s’ajoutent à un climat de méfiance avec des paroles jugées menaçantes. Selon les proches de la victime, Mme Miriame Fautour aurait justifié sa position en rappelant ses origines familiales influentes en matière de sorcellerie. Pour la famille Ngrebaye, ces propos, suivis du décès, constituent une menace grave qui alimente aujourd’hui un conflit politique et familial durable.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)