pour sortir de l’impasse politique, Anicet-Georges Dologuelé mise sur la médiation régionale
L’opposant Anicet-Georges Dologuelé propose qu’un Président d’Afrique centrale facilite le dialogue avec le pouvoir de Touadéra avant les élections de 2025.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Anicet Georges Dologuélé veut faire appel à un chef d’État régional pour débloquer les discussions politiques en République centrafricaine.
L’ancien Premier ministre centrafricain Anicet Georges Dologuélé a présenté une nouvelle approche lors de son intervention sur Radio France Internationale. Le président de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) et l’un des chefs de file de l’opposition cherche désormais l’aide d’un dirigeant d’Afrique centrale pour relancer le dialogue avec le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra.
Cette démarche répond à un blocage persistant. Depuis deux ans, l’opposition demande des discussions avec le pouvoir sans obtenir de réponse directe. “Nous avons écrit au président, nous avons sollicité la MINUSCA, mais il ne nous répond pas”, explique Anicet-Georges Dologuelé . Le dirigeant oppose les déclarations publiques de Touadéra à ses actes : d’un côté, le président évoque une “main tendue” lors de la fête de l’indépendance du 12 août, de l’autre, il présente régulièrement l’opposition comme des “ennemis de la paix”.
Confronté à cette méfiance mutuelle, Anicet-Georges Dologuelé propose qu’un chef d’État de la région, reconnu comme neutre, accueille ces échanges sur son territoire. Cette solution externe permettrait, selon lui, de contourner les tensions internes qui empêchent tout rapprochement.
L’urgence se justifie par plusieurs dysfonctionnements institutionnels. L’Autorité Nationale des Élections (ANE) ne dispose pas, d’après l’opposant, des moyens nécessaires pour organiser simultanément les élections présidentielles, législatives, municipales et régionales prévues en décembre 2025. Par ailleurs, la Constitution adoptée en 2023 pose problème à plusieurs niveaux : elle renforce l’emprise présidentielle sur le Conseil constitutionnel et introduit des restrictions controversées. L’interdiction faite aux binationaux de briguer la présidence, ainsi que l’obligation d’être Centrafricain “d’origine” – c’est-à-dire de père et mère centrafricains – créent selon Dologuélé des divisions artificielles.
Le financement des élections constitue un autre point sensible. La République centrafricaine dépend largement de l’Union européenne, de la France et de la MINUSCA pour financer ses scrutins. “Pourquoi les bailleurs sortiraient-ils l’argent des contribuables européens pour financer une élection biaisée ?”, interroge le leader de l’opposition, qui conditionne la crédibilité du processus à des réformes préalables.
L’opposition brandit désormais la menace d’un boycott électoral si les conditions d’un scrutin transparent ne sont pas réunies. Cette position traduit l’ampleur de la crise de confiance qui traverse le pays à quinze mois des échéances électorales.
La proposition de médiation régionale de Dologuélé représente une tentative de sortir par le haut de cette impasse. Reste à déterminer si le pouvoir acceptera cette médiation et quel dirigeant régional accepterait d’endosser ce rôle délicat dans un contexte politique aussi tendu.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)