samedi, septembre 12, 2026
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Sam-Ouandja : une nouvelle agression violente d’un jeune par des soldats FACA après une provocation gratuite

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Sam-Ouandja : une nouvelle agression violente d’un jeune par des soldats FACA après une provocation gratuite

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-soldats-faca-positionnes-a-Paoua-dans-la-prefecture-de-lim-pende.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA positionnés à Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé
Les soldats FACA positionnés à Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la soirée du dimanche dernier, vers 21 heures, un jeune homme du nom de Cyrille a été sauvagement frappé par des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) à Sam-Ouandja. L’agression s’est déroulée alors qu’il rentrait tranquillement du marché avec sa belle-sœur.

 

 

En effet, le jeune Cyrille venait d’effectuer quelques achats au bord de la route, où l’animation nocturne attire habituellement les clients en quête de provisions. Sur le chemin du retour, dans le quartier, des soldats FACA, retranchés dans un coin nocturne,  ont soudainement braqué leurs torches sur le visage du couple, sans bouger ni prononcer un mot. Leurs faisceaux lumineux aveuglaient Cyrille et sa belle-sœur.

 

Choqué par ce comportement bizarre, Cyrille s’est demandé qui pouvait agir ainsi en torchant sur les passants comme des voyous criminels. Alors que ce sont bien des soldats FACA. Ils restaient immobiles, leurs torches toujours dirigées vers Cyrille et sa belle sœur. Cette dernière a voulu fuir cette situation inconfortable, pensant à des agresseurs, mais Cyrille l’a retenue, préférant la calmer. Les deux préfèrent  continuer leur chemin normalement. Les soldats ont alors éteint leurs lampes.

 

Arrivé à proximité de l’église catholique de Sam-Ouandja, l’un des soldats a brusquement sorti de l’ombre derrière cyrille et le frappe dans le dos avec un bâton. Le coup était violent et totalement inattendu. Le jeune homme ne comprenait absolument rien à cette agression gratuite.

 

Surpris et sous le choc, Cyrille s’est retourné pour identifier son agresseur. Il a découvert qu’il s’agissait d’un soldat FACA. Par réflexe d’un homme, il a riposté en frappant le militaire, qui est tombé immédiatement au sol comme un gros sac de manioc  de 100 kilos. Pour mieux le salir, Cyrille l’a frappé avec un coup de pied, et le soldat commence à pleurer.

 

Aussitôt, en écoutant le cri de leur collègue, une dizaine d’autres soldats ont surgi de l’obscurité. Ils étaient nombreux, cachés dans l’ombre depuis le début. Ils ont encerclé Cyrille, l’ont capturé et se sont mis à le tabasser violemment à plusieurs reprises. Après cette correction collective, ils l’ont traîné jusqu’à la gendarmerie.

 

À la gendarmerie, les gendarmes ont interrogé le jeune homme sur les circonstances de l’incident. Cyrille a expliqué les faits dans leur intégralité. Les gendarmes ont rapidement compris qu’il n’avait commis aucune faute et que les soldats avaient délibérément provoqué l’altercation sans aucun motif valable. Ils avaient amené le jeune pour rien. Cyrille a été libéré immédiatement. Par contre, aucune poursuite n’a été engagée contre les soldats FACA impliqués dans cette agression. Ces militaires circulent toujours librement à Sam-Ouandja.

 

Rappelons que cette agression de Cyrille intervient quelques heures seulement après un autre incident impliquant des soldats FACA dans la même localité. Dans l’après-midi du même dimanche, vers 16 heures, un jeune dénommé Moussa avait déjà été violemment frappé par onze militaires, fait sur lequel nous avons publié un article mardi dernier. Selon nos informations, ces militaires, qui font face à des difficultés financières suite au non paiement de leurs primes d’alimentation, reçoivent parfois une aide alimentaire de la Minusca sous forme de sardines et de riz. Cherchant à revendre ces denrées pour acheter de la viande, ils avaient sollicité Moussa pour écouler leur marchandise. Le jeune homme avait décliné la proposition, expliquant qu’il devait accomplir un travail urgent. À son retour de cette course, les soldats l’ont intercepté sous un prétexte fallacieux : ses cheveux seraient trop longs et il devrait se faire couper la tête. Les soldats, munis d’un rasoir, ont commencé à brutaliser le jeune pour raser sa tête. Le jeune a eu des blessures partout dans sa tête.  Aussitôt, il a menacé d’alerter leur supérieur hiérarchique. Mais au cours de route,  les onze militaires lui ont coupé le trajet et l’ont roué de coups avant de le tondre les cheveux de force.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Moïse Banafio…

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Centrafrique : En pleine rébellion contre la justice, la Ministre de la Culture valide un bureau fantôme de l’UMC composé de choristes

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En pleine rébellion contre la justice, la Ministre de la Culture valide un bureau fantôme de l’UMC composé de choristes

 

Centrafrique : En pleine rébellion contre la justice, la Ministre de la Culture valide un bureau fantôme de l’UMC composé de choristes
Ngola Poto RAMADAN MAHATA, dite Sista Ngola, la ministre toto du tourisme et de la culture

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La Ministre des Arts et de la Culture, Ngola Ramadan-Mamata, vient de signer le 3 décembre 2025 une décision qui ridiculise ouvertement deux décisions de la justice centrafricaine. En validant administrativement un prétendu bureau de l’Union des Musiciens de Centrafrique (UMC) dirigé par Saint-Juste Exupéry Gueret-Mbenzi Omby, elle défie frontalement l’autorité judiciaire centrafricaine et prouve que l’anarchie administrative règne désormais en maître dans ce pays.

 

 

Cette validation intervient après que le Tribunal Administratif de Bangui ait, par deux fois, stoppé net les manœuvres de Philippe Bokoula et de sa bande de faussaires. La première fois, le 29 octobre 2025, la justice avait ordonné le sursis à exécution de la note circulaire convoquant des Élections parallèles. La seconde fois, la justice a carrément invalidé le bureau issu de l’Assemblée Générale clandestine organisée en violation de cette décision judiciaire.

 

Malgré cela, la Ministre ose apposer sa signature sur un document qui entérine une parodie électorale. Ce geste constitue un acte de rébellion caractérisé contre l’autorité judiciaire. Dans un État de droit fonctionnel, un tel comportement aurait déjà valu à son auteur une révocation immédiate. Mais en République Centrafricaine, visiblement, chacun fait désormais ce qui lui plaît sans craindre la moindre sanction.

Centrafrique : En pleine rébellion contre la justice, la Ministre de la Culture valide un bureau fantôme de l’UMC composé de choristes
Dany Ngarasso, ancien Président par intérim de l’UMC à gauche, puis à droite, son ami, le chargé de mission, Philipp Bokoula. Photo collage réalisée par la rédaction du CNC

 

Ngola Ramadan-Mamata n’a jamais fréquenté les grandes écoles universitaires. Elle ne détient aucun diplôme supérieur qui pourrait lui permettre de comprendre les subtilités juridiques de ce dossier. Tout le monde le sait à Bangui. Mais cette ignorance ne peut servir d’excuse à une dérive aussi grave. Une Ministre de la République, quelle que soit sa formation, a le devoir de s’entourer de conseillers compétents et intègres. Elle a l’obligation de refuser de signer des documents manifestement illégaux que lui présentent ses collaborateurs.

 

Au lieu de cela, Ngola Ramadan s’est laissée berner par les magouilles de Philippe Bokoula, ce chargé de mission véreux qui manipule son ministère depuis des mois pour servir les intérêts de son copain Dany Ngarasso. Elle a transformé sa signature en instrument de validation d’une fraude administrative monumentale. Elle porte désormais l’entière responsabilité de cette dérive qui déshonore son ministère et humilie la justice centrafricaine.

 

Le prétendu bureau qu’elle valide n’a rien d’un organe représentatif des musiciens centrafricains. Regardons de plus près qui sont ces gens que Bokoula fait passer pour des “musiciens” : ce sont des choristes des places mortuaires, ces personnes qu’on voit débarquer avec des tam-tams lors des places mortuaires, ou des événements officiels, auxquelles on offre quelques cafés et quelques billets de banque avant de les renvoyer chez elles. Ils ne sont que trois, quatre ou cinq individus à avoir participé à cette parodie électorale du 31 octobre 2025.

Centrafrique : En pleine rébellion contre la justice, la Ministre de la Culture valide un bureau fantôme de l’UMC composé de choristes
Monsieur Philipp Bokoula, chargé de mission au ministère de la culture en Centrafrique

 

Ces gens ne représentent personne. Ils n’ont aucune légitimité dans le milieu musical centrafricain. Aucun artiste sérieux ne reconnaît leur autorité. Aucune structure musicale professionnelle n’accepte de travailler avec eux. Ce sont des figurants recrutés par Bokoula pour donner une apparence de démocratie à un coup de force administratif.

 

L’élection authentique, celle du 30 août 2025, avait rassemblé les véritables musiciens centrafricains dans une Assemblée Générale respectant scrupuleusement les statuts de l’association. Armand Touaboy avait été élu dans la transparence, sous le contrôle d’un comité électoral indépendant. Aucune irrégularité n’avait été constatée. Les professionnels du secteur avaient exercé leur droit démocratique de choisir leurs représentants.

 

Mais Dany Ngarasso, incapable d’accepter sa défaite, avait refusé de faire la passation de service au nouveau bureau. Son ami Philippe Bokoula s’était alors mis en action, utilisant sa position au Ministère de la Culture pour organiser une contre-offensive administrative. Dès le 25 août, avant même l’élection du 30 août, Bokoula avait rédigé une note circulaire visant à empêcher le scrutin. Cette première tentative avait échoué.

 

Le 2 septembre, le Ministère était revenu à la charge en contestant officiellement les résultats de l’élection. Puis était venue la note circulaire n°052/MACT/DIRCAB/DGAC.25 convoquant une nouvelle Assemblée Générale Élective pour le 31 octobre. Le bureau Touaboy avait saisi la justice. Le 29 octobre, le Tribunal Administratif avait rendu sa décision : sursis à exécution de la note ministérielle.

 

Cette décision judiciaire était sans ambiguïté. Elle ordonnait la suspension immédiate de tout processus électoral parallèle organisé par le Ministère. Aucune Assemblée Générale ne pouvait légalement se tenir tant que le tribunal n’aurait pas statué au fond sur la légalité de l’intervention administrative. Le message de la justice était limpide : le Ministère de la Culture outrepassait ses prérogatives et devait cesser immédiatement ses ingérences.

 

Qu’ont fait Bokoula, Ngarasso et leur petite clique ? Ils ont craché sur cette décision de justice. Le 31 octobre 2025, soit deux jours après l’interdiction judiciaire, ils ont organisé leur simulacre d’Assemblée Générale. Cette réunion clandestine, tenue en violation d’une décision de justice, a prétendument élu le bureau Gueret-Mbenzi que la Ministre vient aujourd’hui de valider.

 

Cette Assemblée Générale du 31 octobre n’avait aucune valeur juridique. Organisée en dépit d’une interdiction judiciaire formelle, elle constituait un acte de rébellion contre l’autorité de la chose jugée. Les personnes qui y ont participé se sont placées en situation d’outrage à magistrat. Le procès-verbal qui en est issu ne vaut pas plus que le papier sur lequel il est imprimé.

 

 

La justice centrafricaine a d’ailleurs tiré les conséquences de cette fraude en invalidant le bureau issu de ce scrutin illégal. Une deuxième décision judiciaire est venue confirmer ce que tout le monde savait déjà : ce prétendu bureau n’a aucune légitimité légale. Il est le produit d’une manipulation administrative orchestrée par des individus qui se moquent éperdument du droit et de la démocratie.

 

Et voilà que la Ministre Ngola Ramadan, trois mois après la première décision judiciaire et malgré la seconde décision invalidant ce bureau fantôme, apposer sa signature au bas d’un document qui le reconnaît officiellement. Ce geste dépasse l’entendement. Comment une Ministre de la République peut-elle valider ce que la justice a explicitement rejeté ? Comment peut-elle cautionner une élection organisée en violation d’une décision de justice ?

 

La réponse est simple et terrifiante : parce qu’elle peut le faire sans craindre la moindre sanction. Parce que personne ne commande vraiment en République Centrafricaine. Parce que l’anarchie administrative s’est installée au point que chaque ministre se croit autorisé à faire ce que bon lui semble, même si cela implique de piétiner les décisions de justice.

 

Cette dérive montre clairement l’état de déliquescence avancée des institutions centrafricaines. Quand l’exécutif défie ouvertement le judiciaire sans conséquence, quand une ministre peut impunément valider ce que les tribunaux ont invalidé, c’est que l’État n’existe plus. Ce n’est plus qu’une coquille vide, une façade derrière laquelle règne le chaos institutionnel.

 

Le Ministère de la Culture n’est pas une “institution” au sens constitutionnel du terme. C’est une simple administration qui doit se soumettre à la loi et aux décisions de justice comme n’importe quel citoyen. En aucun cas, un ministère ne peut se placer au-dessus de l’autorité judiciaire. En aucun cas, une décision administrative ne peut annuler ou contourner une décision de justice.

 

Pourtant, c’est exactement ce que vient de faire Ngola Ramadan. En validant le bureau Gueret-Mbenzi que la justice a invalidé, elle affirme implicitement que son ministère se situe au-dessus des tribunaux. Elle envoie le message que les décisions judiciaires peuvent être ignorées quand elles contrarient les plans de l’administration. Elle dynamite les fondements mêmes de l’État de droit.

 

Les conséquences de cette rébellion administrative seront désastreuses. Comment les citoyens centrafricains peuvent-ils encore croire en la justice si ses décisions sont ouvertement bafouées par les ministres ? Comment peuvent-ils accepter de se soumettre aux jugements des tribunaux si l’administration elle-même refuse de les respecter ? Cette dérive alimente le cynisme généralisé qui gangrène déjà la société centrafricaine.

 

Les partenaires internationaux de la Centrafrique regardent ce spectacle avec consternation. Les bailleurs de fonds qui soutiennent le secteur culturel se demandent comment continuer à travailler dans un pays où les règles les plus élémentaires du droit ne sont plus respectées. Cette insécurité juridique chronique décourage tous les investissements et condamne le pays à rester dans le sous-développement.

 

La décision ministérielle du 3 décembre invoque pompeusement “la nécessité de structurer et dynamiser le secteur musical en Centrafrique à travers des instances représentatives et efficaces”. Quelle hypocrisie ! Comment peut-on prétendre dynamiser un secteur en y installant de force un bureau illégitime composé de figurants sans aucune crédibilité professionnelle ? Comment peut-on parler d’efficacité quand on crée délibérément une situation de chaos institutionnel ?

 

Le texte ministériel ose également mentionner “le caractère démocratique et participatif des Élections tenues lors de l’assemblée générale permettant ainsi la légitimité du nouveau bureau”. Cette phrase insulte l’intelligence. Une élection organisée en violation d’une décision de justice, avec une poignée de choristes comme participants, n’a rien de démocratique. C’est une farce grotesque montée par Bokoula pour donner une apparence de légalité à son coup de force.

 

La décision se réfère au “procès-verbal de l’assemblée générale élective de l’Union des Musiciens de Centrafrique UMC, tenue le jeudi 31 octobre 2025”. Ce procès-verbal n’a aucune valeur puisqu’il documente une réunion organisée en violation d’une interdiction judiciaire. Le brandir comme justification de la validation ministérielle revient à utiliser une pièce à conviction d’un délit pour justifier ce même délit.

 

Philippe Bokoula, l’architecte de toute cette parodie, doit se frotter les mains. Après des mois de manipulations, il est enfin parvenu à ses fins : installer son ami Ngarasso aux commandes d’une structure fantôme qu’il fait passer pour l’UMC légitime. Peu lui importe que la justice ait invalidé cette imposture. Peu lui importe que les véritables musiciens centrafricains rejettent cette mascarade. Il a obtenu la signature de la Ministre, c’est tout ce qui compte pour lui.

 

Cette victoire de Bokoula n’est pourtant qu’apparente. La reconnaissance administrative d’un bureau illégitime ne transforme pas ce bureau en instance légitime. Les musiciens professionnels centrafricains continueront de reconnaître le bureau Touaboy, élu démocratiquement le 30 août et conforté par les décisions judiciaires. Aucun artiste sérieux n’acceptera de collaborer avec la bande de Gueret-Mbenzi.

 

Les vrais musiciens centrafricains savent qui les représente. Ils savent que le bureau Touaboy est celui qu’ils ont choisi en toute conscience lors d’une élection transparente. Ils savent que le prétendu bureau Gueret-Mbenzi n’est qu’une création administrative sans aucun ancrage dans la réalité professionnelle du secteur. Cette lucidité collective rend vaine la manœuvre de Bokoula et de la Ministre.

 

Mais le mal est fait. La Centrafrique se retrouve avec deux prétendus bureaux de l’UMC, créant une confusion administrative qui paralysera le secteur pendant des mois. Les partenaires institutionnels ne sauront plus avec qui négocier. Les subventions et financements destinés au secteur musical resteront bloqués faute d’interlocuteur clairement identifié. Les projets culturels seront retardés ou annulés.

 

Cette situation arrange probablement certains. Dans le chaos administratif, il devient plus facile de détourner des fonds, d’attribuer des marchés à des copains, de distribuer des avantages à des clients politiques. Le désordre institutionnel profite toujours aux mêmes : ceux qui ont transformé l’administration publique en instrument de prédation.

 

Albertine Ouaboua, la Directrice Générale des Arts et de la Culture qui avait signé la note circulaire suspendue par la justice en octobre, recommande aujourd’hui à la Ministre de valider le bureau issu de l’élection illégale du 31 octobre. Cette femme accumule les violations du droit sans jamais être inquiétée. Elle devrait déjà avoir été révoquée pour avoir engagé l’État dans une démarche juridiquement infondée. Au lieu de cela, elle continue tranquillement à signer des documents illégaux.

 

Cette impunité généralisée explique l’audace croissante des fonctionnaires véreux. Quand on sait qu’on ne risque rien, même en bafouant ouvertement la loi, pourquoi se gêner ? Bokoula, Ouaboua, tous ces gens savent parfaitement qu’ils violent le droit. Mais ils savent aussi qu’aucune sanction ne viendra jamais les frapper. Alors ils continuent leurs magouilles en toute tranquillité.

 

Le bureau Touaboy va-t-il retourner devant la justice ? Va-t-il déposer un nouveau recours pour faire annuler cette décision ministérielle qui bafoue les décisions judiciaires précédentes ? Techniquement, il le peut et il le devrait. Cette validation administrative constitue un excès de pouvoir caractérisé qui doit être sanctionné par le juge administratif.

 

Mais combien de temps encore faudra-t-il aller devant les tribunaux ? Combien de décisions judiciaires faudra-t-il obtenir avant que l’administration accepte de s’y plier ? À quoi sert de gagner devant la justice si les ministres peuvent impunément ignorer les jugements ? Ces questions hantent certainement les membres du bureau Touaboy qui commencent à mesurer l’ampleur de l’anarchie institutionnelle à laquelle ils sont confrontés.

 

Le Tribunal Administratif de Bangui sera-t-il saisi une troisième fois ? Et si oui, sa décision sera-t-elle enfin respectée ou subira-t-elle le même sort que les deux précédentes ? Ces magistrats qui ont eu le courage de stopper les manœuvres de Bokoula en octobre doivent aujourd’hui se sentir bafoués. Leur autorité vient d’être publiquement humiliée par une ministre qui se moque de leurs décisions.

 

Cette humiliation de la justice administrative centrafricaine constitue peut-être le dommage le plus grave causé par cette affaire. Les juges administratifs ne sont pas nombreux en Centrafrique. Ils travaillent dans des conditions difficiles, avec des moyens dérisoires. Quand ils rendent courageusement des décisions qui défient l’administration, ils prennent des risques personnels considérables. Et voilà qu’une ministre vient pulvériser leur travail d’un trait de plume.

 

Comment ces magistrats peuvent-ils continuer à exercer leur mission quand leurs décisions sont ainsi piétinées ? Comment peuvent-ils maintenir leur motivation quand ils constatent que leur autorité n’est qu’une fiction ? Cette démoralisation de la justice administrative servira demain de prétexte aux citoyens pour ne plus respecter les décisions judiciaires qui les contrarient.

 

La République Centrafricaine glisse inexorablement à un pas vers un état d’anarchie institutionnelle où chacun fait ce qu’il veut sans se soucier du droit ni des décisions de justice. Les ministres défient les tribunaux. Les fonctionnaires violent impunément la loi. Les hauts responsables transforment l’administration en instrument de leurs combines personnelles. Et tout cela se passe dans l’indifférence générale.

 

Où est le Premier Ministre dans cette affaire ? Où est le Président de la République ? Comment peuvent-ils tolérer qu’une ministre de leur gouvernement bafoue ouvertement l’autorité judiciaire ? Leur silence équivaut à une validation de cette dérive. En ne sanctionnant pas Ngola Ramadan pour cet acte de rébellion contre la justice, ils encouragent tous les autres ministres à suivre son exemple.

 

Ce laisser-faire présidentiel envoie un message catastrophique : en Centrafrique, les décisions de justice ne comptent pas vraiment. On peut les ignorer sans risquer de sanction. Cette dévaluation de l’autorité judiciaire annihile toute possibilité de construire un État de droit fonctionnel. Un pays où la justice n’est pas respectée par ceux-là mêmes qui sont censés l’incarner est un pays condamné au chaos.

 

Par Alain Nzilo….

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Bangui : Une altercation entre deux élèves devant le lycée de Miskine finit au commissariat du huitième arrondissement

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Bangui : Une altercation entre deux élèves devant le lycée de Miskine finit au commissariat du huitième arrondissement

 

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Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Ce samedi 6 décembre vers 11 heures du matin, un garçon scolarisé au lycée Barthélémy-Boganda a parcouru près d’un  kilomètre pour rejoindre le lycée de Miskine, avec des intentions  criminelle qui vont rapidement dégénérer par un acte violent. Et ce, devant une équipe des journalistes du CNC.

 

 

Dès son arrivée dans la cour du lycée de Miskine, le jeune garçon repère une élève et l’aborde sans ménagement. C’est là que la situation bascule complètement, car il porte la main sur les seins de l’adolescente, un geste déplacé qui déclenche aussitôt la fureur de cette dernière. Devant la justice, on peut parler aisément d’un attouchement sexuel qui pourrait le conduire devant le barreau. Mais face à cette provocation gratuite et déplacée, les deux jeunes en viennent aux mains sous les yeux des autres lycéens qui assistent à la scène. Heureusement, le proviseur du lycée intervient rapidement et parvient à calmer les esprits, séparant les protagonistes avant que la rixe ne prenne trop d’ampleur.

 

Seulement voilà, le bandit refuse catégoriquement de partir. Il fait la tête. Au lieu de regagner son propre établissement comme on aurait pu s’y attendre, il reste planté devant le portail du lycée de Miskine, attendant visiblement que les cours se terminent. Quelques heures plus tard, la jeune fille sort enfin du lycée pour rentrer chez elle, espérant sans doute que l’incident est définitivement clos. Malheureusement pour elle, c’était une erreur de jugement, puisque le garçon bandit la suit discrètement dans la rue. Une fois arrivés devant le restaurant-bar le Mirandela, à environ 3 cents mètres de là, il passe à l’action et l’attaque de nouveau.

 

Cette fois-ci, les coups pleuvent vraiment et la violence redouble d’intensité. Le garçon frappe l’adolescente avec acharnement, la projetant violemment au sol où elle reste étendue, complètement sonnée et incapable de se relever immédiatement. Pendant ce temps, les passants commencent à se rassembler autour d’eux, certains visiblement choqués par l’acharnement du jeune agresseur. C’est à ce moment précis qu’une équipe de journalistes du CNC qui circulait dans le secteur tombe sur cet attroupement et décide d’intervenir sans attendre. Ils prennent aussitôt en charge la situation, récupèrent le garçon fermement et décident de l’emmener directement au commissariat du huitième arrondissement.

 

Entre-temps, la jeune fille gît toujours par terre, désorientée et visiblement très affectée par les coups reçus. Voyant cela, des témoins s’approchent doucement pour lui porter assistance et l’aider à reprendre ses esprits. Petit à petit, elle commence à bouger et parvient finalement à se redresser tant bien que mal. Pendant que tout ceci se passe, les journalistes qui sont déjà en route vers le commissariat avec l’agresseur reçoivent un appel des camarades de la victime qui réclament également de l’aide pour elle. Sans hésiter, notre véhicule fait demi-tour et revient sur les lieux pour embarquer la jeune fille ainsi que plusieurs de ses amies qui tiennent absolument à l’accompagner dans cette épreuve.

 

Finalement, tout ce petit monde débarque ensemble au poste de police où les agents prennent immédiatement l’affaire en main. Le garçon est retenu dans les locaux et longuement interrogé sur les véritables motifs de son comportement incompréhensible. Les policiers écoutent attentivement les différentes versions des faits, examinent minutieusement l’état de la victime et tentent de démêler patiemment cette histoire qui commence par une simple tentative de drague maladroite pour finir en agression bien caractérisée.

 

Désormais, les parents du lycéen devront très certainement se déplacer au commissariat pour tenter de tirer leur fils de ce mauvais pas dans lequel il s’est mis tout seul. Au-delà du cas particulier, cette agression explique malheureusement à quel point certains adolescents peinent vraiment à gérer leurs pulsions et leurs frustrations amoureuses. Normalement, quand une fille refuse les avances d’un garçon, ce dernier devrait tout simplement accepter le refus avec dignité et passer à autre chose sans insister. Mais dans ce cas bien précis, le jeune homme a préféré choisir l’escalade dangereuse, transformant ainsi un rejet tout à fait banal en une agression violente qui risque maintenant de lui coûter très cher sur le plan judiciaire.

 

Il faut aussi noter que toute la scène s’est déroulée en plein jour, dans des lieux particulièrement fréquentés, ce qui prouve malheureusement que même en ville et en présence de très nombreux témoins potentiels, ce genre de débordement peut quand même survenir sans difficultés. D’ailleurs, beaucoup de lycéens ont directement assisté à cet épisode particulièrement violent qui amène forcément à s’interroger sérieusement sur le comportement inquiétant de certains jeunes face au simple refus ou à la moindre contrariété sentimentale. Dans cette affaire, le garçon a manifestement perdu absolument tout contrôle de lui-même, allant même jusqu’à poursuivre sa victime bien au-delà de l’enceinte de l’école et à l’agresser physiquement à plusieurs reprises malgré l’intervention initiale du directeur​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata….

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Centrafrique : rencontre entre l’ambassadrice britannique et les ambassadeurs de justice de la CPI

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Centrafrique : rencontre entre l’ambassadrice britannique et les ambassadeurs de justice de la CPI

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/photo-de-famille-apres-la-reunion-avec-madame-alyson-king-ambassadrice-plenipotentiaire-et-extraordinaire-de-grande-bretagne-a-kinshasa-en-mission-a-b.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : rencontre entre l’ambassadrice britannique et les ambassadeurs de justice de la CPI Photo de famille après la réunion avec Madame Alyson KING, Ambassadrice plénipotentiaire et extraordinaire de Grande-Bretagne à Kinshasa en mission à Bangui
Photo de famille après la réunion avec Madame Alyson KING, Ambassadrice plénipotentiaire et extraordinaire de Grande-Bretagne à Kinshasa en mission à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Ce mercredi 3 décembre 2025, une rencontre importante s’est tenue à Bangui entre Madame Alyson King, Ambassadrice plénipotentiaire et extraordinaire de Grande-Bretagne basée à Kinshasa, et les ambassadeurs de justice de la Cour pénale internationale (CPI) en République Centrafricaine.

 

 

Alors, pour comprendre les choses, il convient de préciser que la Grande-Bretagne ne dispose pas d’ambassade permanente en République Centrafricaine. C’est l’ambassade britannique en République Démocratique du Congo qui assure également la représentation diplomatique auprès de la RCA. C’est dans ce cadre que l’ambassadrice effectuait une visite de travail à Bangui.

 

Lors de cette rencontre organisée au siège de la CPI en RCA, les ambassadeurs de justice ont partagé avec Madame King leurs expériences acquises lors de leur séjour à La Haye, aux Pays-Bas, ainsi que leurs activités de sensibilisation menées sur le terrain auprès des populations centrafricaines. Les ambassadeurs de justice jouent un rôle important dans la sensibilisation du public centrafricain aux questions de justice internationale. Ils contribuent activement à informer la population sur le fonctionnement et le rôle de la CPI.

 

Au cours des discussions, les ambassadeurs de justice ont profité de l’occasion d’exhorter l’ambassadrice britannique à renforcer l’appui du Royaume-Uni au bureau de la CPI en République Centrafricaine. Cet soutien permettrait d’élargir le programme des ambassadeurs de justice et d’offrir à davantage de Centrafricains l’opportunité d’y participer.

 

La rencontre s’est déroulée en présence de M. Mike Cole, chef du bureau de la CPI en République Centrafricaine, et de Mme Faida Rahmanović, nouvelle cheffe de la communication et de la sensibilisation de la CPI en RCA.

 

Cette visite témoigne de l’engagement continu de la Grande-Bretagne en faveur de la justice internationale et du soutien aux initiatives de la CPI en Centrafrique.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim….

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Appel citoyen à l’unité nationale avant les élections du 28 décembre

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Appel citoyen à l’unité nationale avant les Élections du 28 décembre

 

 

Appel citoyen à l’unité nationale avant les élections du 28 décembre
Madame Nadine KOSSI, Présidente de l’association Action Solidaire

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À quelques semaines du scrutin du 28 décembre, la voix de la société civile s’invite dans le débat public à travers le message adressé par Nadine Kossi. Cette intervention met en avant la nécessité de préserver la paix, de valoriser la tolérance et de renforcer le respect mutuel dans un contexte politique chargé. Elle rappelle le rôle déterminant des citoyens et des acteurs communautaires dans la préservation de la cohésion nationale.

Voici l’intégralité du message :

 

 

Message de paix, de tolérance et de respect de la part de Nadine KOSSI

 

Chères Centrafricaines, chers Centrafricains, Frères et sœurs de notre belle nation,

À l’aube de la campagne électorale et en prélude des Élections groupées du 28 décembre, je prends la parole aujourd’hui non pas en tant qu’acteur politique, mais en tant que membre de la société civile. Une citoyenne parmi tant d’autres, profondément attachée à la paix, à la dignité humaine et à l’avenir de notre République centrafricaine.

 

Notre rôle, en tant que société civile, est clair :

Défendre la nation, protéger le vivre-ensemble et rappeler à chacun l’importance du respect et de la tolérance. Nous sommes la voix des citoyens, la voix de la paix, la voix de la conscience collective.

 

Ces Élections doivent être un moment de démocratie véritable, un moment où chaque Centrafricain se sent libre d’exprimer son choix en toute souveraineté. Elles ne doivent en aucun cas devenir un prétexte à la division, à la haine ou à la manipulation.

 

J’appelle à la paix

Aucun développement, aucune justice, aucun progrès n’est possible sans la paix. Que chaque citoyen, chaque activiste, chaque candidat et chaque jeune s’engage à rejeter la violence sous toutes ses formes.

La paix n’est pas seulement l’absence d’armes : c’est la présence du respect, du dialogue, et de la responsabilité.

 

J’appelle à la tolérance

Nous n’avons pas tous les mêmes opinions, et c’est normal.

La tolérance, c’est accepter l’autre, même lorsqu’il pense différemment. C’est refuser les discours de division, de haine et de manipulation qui divisent nos quartiers, nos villages, nos familles. C’est reconnaître que nous sommes un seul peuple, avec un seul destin.

 

J’appelle au respect mutuel

Respectons nos institutions républicaines.

Respectons les candidats, quels que soient leur appartenance.

Respectons les électeurs et leur liberté de choix. Respectons aussi nos différences ethniques, religieuses et culturelles, car elles sont une richesse et non un motif de conflit.

 

J’appelle à la responsabilité citoyenne

À vous, leaders communautaires, jeunes, femmes, organisations locales : Notre influence est grande.

Utilisons-la pour apaiser, pour conseiller, pour sensibiliser. Refusons la manipulation et la propagation de fausses informations. Soyons des messagers de compréhension, de vérité et d’unité.

 

  • Les Élections passent.
  • Les tensions politiques passent.
  • Mais la Centrafrique reste, et elle restera notre héritage commun.

 

Ne laissons personne déchirer le tissu social que nous tentons de réparer depuis tant d’années. Au contraire, faisons de ces Élections un moment historique où la société civile joue pleinement son rôle :

celui de gardienne de la paix, de la dignité humaine et du vivre-ensemble.

 

Ensemble, faisons de ce processus électoral un moment de fierté nationale, un moment de maturité citoyenne, un engagement ferme pour un Centrafrique uni et indivisible, apaisé et tourné vers l’avenir.

 

Que Dieu bénisse la République centrafricaine.

 

Nadine Kossi

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Un nouveau crash nocturne fait tomber la statue des victimes de Wagner  au croisement du huitième arrondissement

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Un nouveau crash nocturne fait tomber la statue des victimes de Wagner  au croisement du huitième arrondissement

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/voiture-accidente-dans-la-nuit-du-vendredi-5-au-samedi-7-decembre-2025-au-croisement-du-huitieme-arrondissement-de-Bangui-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un nouveau crash nocturne fait tomber la statue des victimes de Wagner  au croisement du huitième arrondissement
Voiture accidenté dans la nuit du vendredi 5 au samedi 7 décembre 2025 au croisement du huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la capitale centrafricaine, les accidents de circulation se multiplient sans qu’on puisse en établir un décompte précis. La nuit du vendredi au samedi 6 décembre 2025 vient d’ajouter un épisode supplémentaire à cette longue liste d’accidents routiers.

 

 

Samedi dernier, vers une heure du matin, un véhicule, à bord des hommes totalement ivres,  quitte le croisement Oumar Bongo, dit croisement Marabéna. Le conducteur et ses passagers semblent dans un état second, complètement désorientés. Le véhicule file à toute vitesse vers le carrefour du huitième arrondissement sans ralentir. L’impact devient inévitable.

 

Le monument érigé en mémoire des victimes des Mercenaires russes du groupe Wagner se dresse au milieu du carrefour. La voiture le percute de plein fouet. La structure se détache complètement de son socle et valdingue sur plusieurs mètres. Le choc s’avère tellement violent que le véhicule effectue une rotation complète sur lui-même, un tête-à-queue parfait qui le repositionne dans la direction opposée. Parti du carrefour Marabéna vers le quartier Combattant, il se retrouve orienté comme s’il venait du quartier Combattant et se dirigeait vers Marabéna.

 

Le véhicule demeure immobilisé sur place, endommagé. Des jeunes du voisinage arrivent rapidement et commencent à pousser l’épave. Ils la traînent jusqu’au commissariat du huitième arrondissement tout proche.

 

Dans le quartier du huitième, les bruits de couloir circulent déjà. Le véhicule appartiendrait à une ministre du gouvernement. Ce serait son fils ou son compagnon qui tenait le volant au moment du crash.

 

La capitale Bangui connaît une recrudescence inquiétante de ces incidents. Chaque jour apporte son lot de collisions, de tonneaux et de sorties de route. Les chiffres exacts restent flous car aucun organisme ne compile ces données de manière rigoureuse.

 

Par Anselme Mbata….

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Centrafrique : le BRDC accuse le directeur général de la police d’avoir ordonné une perquisition illégale au domicile de Crépin Mboli-Goumba

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le BRDC accuse le directeur général de la police d’avoir ordonné une perquisition illégale au domicile de Crépin Mboli-Goumba

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/mahamat-kamoun.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le BRDC accuse le directeur général de la police d’avoir ordonné une perquisition illégale au domicile de <a href=Crépin Mboli-Goumba” width=”376″ height=”334″ />
mahamat-kamoun, Coordinateur adjoint du BRDC. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 3 décembre 2025, selon le communiqué signé par Mahamat Kamoun, coordonnateur adjoint du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), deux véhicules de l’OCRB et du CNS, remplis d’agents lourdement armés, ont fait irruption au domicile de Maître Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du mouvement. Le communiqué affirme que l’opération s’est déroulée alors que l’opposant se trouvait à l’étranger, laissant sur place son épouse, ses enfants et le personnel de la maison.

 

 

Le communiqué du BRDC signé par Mahamat Kamoun précise que dès leur arrivée au domicile de maître Crépin Mboli-Goumba, les policiers ont immédiatement exigé les pièces d’identité du personnel présent, sous les yeux des enfants décrits comme choqués. Toujours selon ce communiqué, l’épouse de Crépin Mboli-Goumba, Professeure en médecine,  a réclamé la présentation d’un mandat de perquisition, ce qui aurait poussé les policiers à se retirer après avoir déclaré s’être trompés d’adresse. Le BRDC indique pourtant que ces agents avaient confirmé au préalable qu’ils exécutaient une instruction du directeur général de la police, le mafieux Bienvenu Zokoué.

 

En s’appuyant sur l’article 47 du Code de procédure pénale, le BRDC rappelle dans son document qu’une perquisition au domicile d’un avocat doit être conduite sous le contrôle d’un magistrat et en présence du bâtonnier ou de son représentant. Le texte signé par Mahamat Kamoun souligne qu’aucune de ces garanties n’a été respectée lors de l’intervention au domicile de Crépin Mboli-Goumba.

 

Le communiqué attribue directement au pouvoir exécutif la responsabilité de cette opération. Le BRDC y affirme que le mouvement « condamne fermement » l’intrusion menée au domicile de son coordonnateur et « dénonce l’acharnement du pouvoir » contre ses membres. Dans la même logique, le document signé par Mahamat Kamoun impute à Faustin-Archange Touadéra et à son gouvernement la responsabilité des méthodes utilisées par les forces placées sous leur hiérarchie, méthodes que le BRDC qualifie de dérives dirigées contre les acteurs démocratiques.

 

Par Anselme Mbata….

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De la nationalité de Anicet Georges DOLOGUÉLÉ à sa candidature : droit, vérité et tentatives d’exclusion

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De la nationalité de Anicet Georges Dologuélé à sa candidature : droit, vérité et tentatives d’exclusion

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/dologuele-et-touadera-au-palais-de-la-renaissance.jpg” data-wpel-link=”internal”>De la nationalité de Anicet Georges DOLOGUÉLÉ à sa candidature : droit, vérité et tentatives d’exclusion
L’ancien premier ministre Anicet-Georges-Dologuelé, reçu en 2017 par le Président Faustin Archange Touadera au Palais de la renaissance à Bangui.

 

Rédigé le .

Par : A.T. BENGUEWE DAMARAS , contributeur de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À l’approche de l’élection présidentielle de 2025, un débat inattendu ressurgit : Anicet Georges DOLOGUÉLÉ serait-il toujours juridiquement Centrafricain ?

 

 

L’opinion s’interroge, les réseaux s’enflamment, et certains médias relayent subitement l’idée que l’ancien Premier ministre aurait perdu sa nationalité du fait de sa nationalité française.
Pourtant, le droit dit autre chose. Et fidèlement, clairement, méthodiquement, la vérité juridique rétablit les faits.

 

Cette réflexion revient point par point sur les arguments légaux, constitutionnels et politiques démontrant qu’Anicet-George DOLOGUELE est Centrafricain d’origine, qu’il n’a jamais perdu cette qualité, et qu’il remplit pleinement les conditions pour être candidat à l’élection présidentielle de décembre 2025

 

  1. Sur la qualité de Centrafricain d’origine

Le Code de nationalité de 1961 est formel.

  • Article 6 : « Est Centrafricain tout individu né en République Centrafricaine d’un parent centrafricain. »
  • Article 8 : « Est Centrafricain l’individu né hors du territoire de la République Centrafricaine d’un parent centrafricain. »

 

Anicet Georges DOLOGUELE :

  • Né le 17 avril 1957,
  • De père et mère centrafricains,
  • N’a jamais contesté cette origine.

Il est donc Centrafricain d’origine à vie.
Cette qualité de naissance ne s’éteint pas par la seule obtention d’une autre nationalité. En droit international moderne, la nationalité d’origine est imprescriptible.

 

  1. Sur l’acquisition de la nationalité française : elle n’était pas volontaire

Certains invoquent l’article 46 du Code de nationalité de 1961, qui prévoit la perte de la nationalité centrafricaine en cas d’acquisition volontaire d’une nationalité étrangère.

Le mot important est : VOLONTAIRE.

Or, M. DOLOGUELE a obtenu la nationalité française par mariage avec une Française.

  • Ce n’est pas une demande volontaire de naturalisation
  • C’est une attribution automatique prévue par la loi française
Référence juridique :
Code civil français – Article 21-2 :
« L’étranger qui épouse un conjoint de nationalité française acquiert la nationalité française par déclaration. »
Ce que cela signifie :
✔ Ce n’est pas une naturalisation volontaire
✔ C’est une acquisition automatique, dérivée, liée au mariage
✔ Aucune procédure d’abandon de la nationalité centrafricaine n’a été effectuée
Donc :
➡️ L’article 46 ne s’applique pas
➡️ La perte de nationalité centrafricaine n’a jamais été déclenchée
➡️ DOLOGUELE a conservé sa nationalité d’origine sans interruption
➡️ Ni en droit, ni en fait, il n’a cessé d’être Centrafricain

Ce point à lui seul suffit à détruire tout l’argument Politique d’exclusion.

 

  1. Sur la renonciation à la nationalité française

L’Article 10 de ‘’leur Constitution’’ de 2023 exige désormais la nationalité exclusive pour être candidat à la présidence.

  1. DOLOGUELE a donc renoncé à la nationalité française dans le strict respect de la Constitution.

La conséquence juridique est immédiate :

  • La double nationalité s’éteint
  • Ne subsiste plus que la nationalité d’origine
  • Aucun autre texte n’impose une procédure de réintégration

Le Code de 1961 exige deux conditions pour perdre la nationalité centrafricaine :

  1. Une acquisition volontaire d’une nationalité étrangère
  2. Un acte étatique constatant la perte (décret, publication, notification)

Or :

  • Aucun décret de déchéance,
  • Aucune publication au Journal officiel,
  • Aucune notification de l’État.

 

  • Sans acte étatique, il n’y a pas de perte de nationalité,
  • Et après renonciation à la nationalité française, il ne reste que la nationalité centrafricaine

 

 

 

  1. La Constitution prime sur les lois ordinaires

D’après la hiérarchie des normes au sommet se trouve la constitution, puis les conventions, puis les lois et enfin les règlements…

‘’Leur Constitution’’ de 2023 n’interdit pas d’avoir eu une double nationalité par le passé.
Elle impose seulement de ne plus en avoir au moment de la candidature.

Aujourd’hui :

  • Centrafricain d’origine,
  • Nationalité exclusivement centrafricaine,
  • Renonciation formelle à la nationalité française,
  • Aucun obstacle constitutionnel.

Le Code de 1961 ne peut pas contredire la Constitution.
La hiérarchie des normes est claire : la Constitution domine.

 

  1. Le Code de 1961 est obsolète

Ce texte a été rédigé juste après l’indépendance, dans un contexte très différent.
Il ne tient pas compte :

  • De la diaspora,
  • Des mariages mixtes,
  • Des évolutions internationales,
  • Des pratiques des États africains modernes

Aujourd’hui :

  • L’Union Africaine,
  • La CEMAC,
  • Et le droit international moderne,

considèrent que la nationalité d’origine n’est pas perdue automatiquement.

‘’Leur Constitution’’ de 2023 abroge toute disposition antérieure contraire.

 

Ma modeste conclusion : droit, transparence et vérité

Les faits sont simples :

  • DOLOGUELE est Centrafricain d’origine,
  • Il n’a jamais perdu cette nationalité,
  • Il a renoncé à la nationalité française conformément à leur Constitution,
  • Il remplit toutes les conditions pour être candidat.

Toute tentative d’empêcher sa participation est :

  • Anticonstitutionnelle
  • Discriminatoire
  • Politiquement motivée
  • Contraire au pluralisme et à l’État de droit

On ne peut être Centrafricain pendant 60 ans, servir l’État comme ministre, premier ministre, député (encore en exercice), président d’institutions régionales (BDEAC comme centrafricain) …
et cesser de l’être au moment précis où l’on se présente contre le pouvoir en place, M. TOUADERA.

Ce n’est pas du droit.
C’est une tentative d’exclusion politique.

La démocratie centrafricaine ne peut être crédible que si le droit s’applique de manière identique à tous.
Et le droit, ici, ne souffre d’aucune ambiguïté :
ANICET GEORGES DOLOGUELE est centrafricain, et il a le droit d’être candidat.

 

 

Par A.T. BENGUEWE DAMARAS….

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ENQUÊTE EXCLUSIVE : dans le village Rondi, les Chinois rasent des kilomètres de forêts pendant que les soldats FACA frappent les villageois qui ramassent du bois abandonné

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ENQUÊTE EXCLUSIVE : dans le village Rondi, les Chinois rasent des kilomètres de forêts pendant que les soldats FACA frappent les villageois qui ramassent du bois abandonné

 

 

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Sur le chantier minier chinois à Rondi, dans la Nana-Mambéré, avec des machines prêtes à l’emploi

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La dévastation de la forêt autour du village Rondi dépasse tout ce qu’on peut imaginer. Les Chinois coupent tout sur leur passage. Mais le plus choquant reste à venir : ils interdisent aux villageois de récupérer le bois abattu. Les soldats centrafricains déployés sur place font respecter cette interdiction à coups de matraque.

 

 

Quand notre équipe d’investigation arrive sur les zones d’exploitation minière chinoise autour du village  Rondi, le spectacle dépasse ce qu’on peut imaginer. Des kilomètres et des kilomètres de forêts dévastées. Des hectares entiers transformés en désert lunaire. Ce pays deviendra un désert d’ici quelques années si ça continue avec cette ampleur. Et pourtant, le gouvernement se présente fièrement aux sommets internationaux sur l’environnement, réclame même des financements pour la préservation des forêts. Mais sur le terrain, ce même État assiste sans réagir à la destruction massive de l’environnement par les exploitants chinois.

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Sur le chantier minier de Rondi, dans la Nana-Mambéré, avec les chinois qui dévastent massivement la forêt

 

Le processus de dévastation suit toujours le même schéma. D’abord, les Chinois rasent la forêt. Tout y passe. Les grands arbres, la végétation, tout est coupé, arraché, détruit. Ensuite, les machines arrivent pour retourner le sol, creuser, extraire l’or. Elles avancent, avancent, avancent. Des kilomètres et des kilomètres. Rien ne les arrête.

 

Quand les engins tombent sur les champs des cultivateurs, les champs de manioc, les cultures vivrières dont dépendent les familles, les Chinois ne ralentissent même pas. Avec leurs grosses machines, ils commencent à tout dévaster. Le cultivateur s’alarme, vient protester. On lui donne quelques billets, une compensation dérisoire pour des années de travail détruites en quelques heures. Si le cultivateur refuse, s’il insiste pour garder son champ, alors les soldats des Forces Armées Centrafricaines interviennent.

 

Sous les ordres du commandant LAMTAGUÉ, avec l’adjudant-chef KOTA MABOKO et l’adjudant BANAMAYE qui appliquent sur le terrain, les militaires menacent les cultivateurs. S’ils continuent de résister, les soldats les torturent, les tabassent. Résultat : silence total. Les cultivateurs acceptent les quelques francs qu’on leur lance et regardent leurs champs disparaître sous les pelleteuses.

Sur le chantier minier chinois de Rondi. Photo CNC
Sur le chantier minier chinois de Rondi. Photo CNC

 

Mais ce qui choque encore plus, c’est le sort réservé aux arbres abattus. Des milliers d’arbres coupés, jetés au sol. Les villageois veulent récupérer ce bois pour cuisiner, pour se chauffer, pour vendre et gagner un peu d’argent. Cent francs par morceau, deux cents francs, n’importe quoi pour acheter de quoi manger. Mais les soldats FACA les chassent. Sur ordre des Chinois, ils interdisent aux villageois de ramasser le moindre bout de bois. Les militaires frappent ceux qui tentent de récupérer quelques morceaux.

 

Et ce bois reste là, au sol, à pourrir. Des tonnes et des tonnes de bois qui pourraient servir aux familles, qui pourraient être vendues, qui pourraient au moins avoir une utilité. Mais non. Les Chinois préfèrent que tout pourrisse. Les soldats font respecter cette absurdité à coups de matraque.

 

Récapitulons ce qui se passe à Rondi. Les exploitants chinois ont pris les terres minières des villageois. Quand les villageois veulent récupérer les graviers restants, les “poubelles”, le commandant LAMTAGUÉ leur fait payer 1 000 FCFA par tour. Quand les Chinois coupent des milliers d’arbres, les soldats empêchent les villageois de ramasser le bois pour survivre. Ils veulent quoi exactement ? Que les gens meurent de faim ? Qu’ils disparaissent ?

 

Notre équipe a pu observer l’ampleur de cette dévastation. C’est énorme. Des zones entières transformées en terres mortes. Mais ce n’est pas tout. Les Chinois utilisent massivement des produits chimiques pour extraire l’or. Du mercure et du cyanure. Ces produits empoisonnent le sol, s’infiltrent dans les cours d’eau, contaminent les sources d’eau potable. Les conséquences à long terme seront dramatiques pour toute la région.

 

Le mercure permet d’amalgamer l’or dans les graviers. Le cyanure dissout l’or dans les minerais. Ces deux produits sont extrêmement toxiques. Ils détruisent les écosystèmes aquatiques, empoisonnent la faune, contaminent les cultures. Les populations qui vivent en aval des sites miniers boivent cette eau polluée. Les poissons qu’ils pêchent sont contaminés. Les légumes qu’ils cultivent poussent dans des sols empoisonnés.

 

Les exploitants chinois ne prennent aucune précaution. Ils versent ces produits directement dans le sol, dans les cours d’eau. Aucun système de traitement, aucune mesure de protection environnementale. Le commandant LAMTAGUÉ et ses hommes, censés représenter l’État, ne disent rien. Ils ne contrôlent rien. Ils regardent. Ou plutôt, ils sont trop occupés à taxer les villageois et à rendre leur justice personnelle pour s’inquiéter de l’empoisonnement de toute une région.

 

À Abba, la commune dont dépend Rondi, personne ne bouge. Les autorités administratives semblent ignorer ce qui se passe à 45 kilomètres de leur siège. Ou alors elles savent et ferment les yeux. À Bouar, la préfecture de la Nana-Mambéré, même silence. À Bangui, au ministère des Mines, au ministère de l’Environnement, au ministère de la Défense, personne ne semble se préoccuper de ce qui se déroule dans cette zone frontalière.

 

Pendant ce temps, les Chinois continuent d’avancer. Leurs machines progressent chaque jour. La forêt recule chaque jour. Les sols s’empoisonnent chaque jour. Les villageois s’appauvrissent chaque jour. Et le commandant LAMTAGUÉ s’enrichit chaque jour.

 

Dans quelques années, il ne restera rien de cette région. Plus de forêts, plus de terres cultivables, plus de cours d’eau propres. Juste des étendues dévastées, des sols morts, une population qui aura tout perdu. Les Chinois seront partis avec l’or. Le commandant LAMTAGUÉ et ses hommes seront mutés ailleurs. Et les habitants de Rondi resteront avec un désert empoisonné.

 

C’est ça, le développement minier en République Centrafricaine ? C’est ça, la gestion des ressources naturelles ? C’est ça, la protection de l’environnement dont le gouvernement parle dans les conférences internationales ?

 

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Comment Touadéra a chassé TotalEnergies pour offrir le secteur pétrolier centrafricain à Wagner

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Comment Touadéra a chassé TotalEnergies pour offrir le secteur pétrolier centrafricain à Wagner

 

Bangui-janvier2018-cnc-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Comment Touadéra a chassé TotalEnergies pour offrir le secteur pétrolier centrafricain à Wagner
station essence Total 4e arrondissement de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 30 juin 2022, un soldat se présente à l’aéroport international de Bangui M’Poko muni d’une lettre du ministère de l’Énergie ordonnant la réquisition de 110 000 litres de carburant d’aviation Jet A-1. Un employé du géant pétrolier français TotalEnergies refuse de remettre les deux camions de carburant destinés aux opérations humanitaires des Nations unies. Il demande à contacter ses supérieurs pour obtenir des instructions. Le soldat ne lui en laisse pas le temps : l’employé est arrêté sur-le-champ. Les militaires réquisitionnent les deux camions et les déplacent vers une zone d’accès restreint de l’aéroport, hors de portée du personnel onusien. Ce carburant, qui devait permettre aux avions humanitaires de la Minusca de voler, aurait été détourné pour soutenir les opérations militaires aériennes du groupe Wagner.

 

 

Cet incident n’est pas un acte rare des soldats indisciplinés. Il s’inscrit dans une campagne organisée depuis des mois par le président Touadéra et ses alliés russes pour chasser TotalEnergies de la République centrafricaine. Depuis février 2022, après l’invasion russe de l’Ukraine et la flambée des prix mondiaux du pétrole, des groupes soutenus par l’État accusent publiquement TotalEnergies de négliger délibérément le marché centrafricain. Les réseaux sociaux se remplissent de messages accusant l’entreprise française de saboter l’approvisionnement pour punir le gouvernement de son alliance avec la Russie.

 

Ces campagnes de désinformation portent la signature de Wagner. Radio France Internationale et plusieurs médias spécialisés documentent le rôle de Blaise Didacien Kossimatchi, un propagandiste proche de la présidence, dans la diffusion de contenus anti-français et pro-Wagner. Kossimatchi anime le groupe Facebook Tongolo Ti BeAfrica qui publie en juin 2022 un message accusant TotalEnergies de vouloir détourner le ravitaillement de Bangui vers l’Ouganda. Radio Ndeke Luka, financée par les Nations unies, dément formellement cette fake news, mais le mal est fait : l’opinion publique centrafricaine est convaincue que TotalEnergies affame délibérément le pays.

 

Le président Touadéra ne fait rien pour calmer le jeu. Au contraire, il laisse ses relais médiatiques poursuivre leurs attaques contre l’entreprise française. Cette passivité complice envoie un message clair à TotalEnergies : vous n’êtes plus les bienvenus. L’entreprise comprend qu’elle ne peut plus opérer dans ces conditions. Entre juin et septembre 2022, TotalEnergies commence à annoncer son retrait du pays. En septembre, la décision est définitive : après plus de vingt ans de présence en République centrafricaine, le principal fournisseur de carburant quitte le marché.

 

L’éviction de TotalEnergies n’est que le dernier épisode d’une purge systématique des intérêts économiques français en République centrafricaine. Dès avril 2022, la filiale locale du groupe Bolloré, la Société centrafricaine des transports fluviaux (SOCATRAF), perd son contrat de logistique fluviale avant la date prévue. SOCATRAF gérait le transport de marchandises par voie fluviale depuis près de deux décennies, un rôle stratégique dans un pays enclavé où le fleuve Oubangui constitue l’une des principales artères commerciales. Le contrat est attribué à Mercure Logistics, une société libanaise sans expérience comparable dans la région.

 

Le remplacement de SOCATRAF par Mercure Logistics obéit à une logique purement politique. Le gouvernement veut effacer toute trace de l’influence française dans les secteurs stratégiques. Peu importe que Mercure Logistics soit moins compétente ou moins fiable que SOCATRAF. L’essentiel est que l’entreprise ne soit pas française et qu’elle accepte de jouer le jeu imposé par le régime Touadéra. Les conséquences sur la qualité du service importent peu : les élites qui prennent ces décisions ne dépendent pas du transport fluvial pour leurs besoins quotidiens.

 

Les actifs de TotalEnergies sont transférés en août 2023 à Rochefort International, une société britannique détenue par le banquier français Enguerrand Rochefort. L’entreprise est rapidement rebaptisée TransAfrica Market Oil (TAMOIL). Le conseil d’administration de TAMOIL compte parmi ses membres des personnalités bien connues du monde politique centrafricain : Marie-Noëlle Koyara, ancienne ministre de la Défense, et Amédée Boniface Fanga M’Bourounda, premier conseiller à l’ambassade de la RCA au Tchad. Mais la présence la plus révélatrice est celle d’Antoine Ndzengue, le directeur de Neptune Oil, qui siège au conseil d’administration de TAMOIL avant de quitter cette fonction.

 

Cette configuration démontre que le rachat de TotalEnergies par TAMOIL a été organisé  en coulisses avec l’approbation du ministre de l’Énergie Arthur Bertrand Piri. Ndzengue n’est pas là par hasard : sa présence au conseil d’administration permet de préparer la suite du plan. TAMOIL hérite des infrastructures de TotalEnergies, mais l’entreprise est privée de la capacité logistique qui faisait la force de son prédécesseur. Sans les moyens de SOCATRAF pour acheminer le carburant par voie fluviale, TAMOIL doit se tourner vers les importations terrestres depuis le Cameroun.

 

C’est exactement ce que le gouvernement voulait. En coupant TAMOIL de la voie fluviale et en la forçant à dépendre des routes terrestres, le régime crée les conditions d’un nouveau monopole. Neptune Oil apparaît comme le sauveur providentiel, le seul opérateur capable de garantir des livraisons régulières via le Cameroun. Le ministre Piri présente cette solution comme une nécessité technique, mais la réalité est qu’il a lui-même créé le problème pour justifier la solution qu’il impose ensuite.

 

TAMOIL peine rapidement à maintenir des niveaux d’approvisionnement constants. Neptune Oil, qui était initialement présentée comme simple partenaire d’approvisionnement, commence à retarder ou limiter ses livraisons aux stations TAMOIL, perturbant délibérément leurs opérations. Le ministre Pin impute publiquement ces difficultés au fait que TAMOIL aurait hérité des dettes impayées de TotalEnergies. Cette version arrange le gouvernement qui cherche un prétexte pour passer à l’étape suivante : la confiscation pure et simple des stations-service.

 

En juin et juillet 2024, moins d’un an après le rachat des actifs de TotalEnergies, le gouvernement réquisitionne les dix stations-service exploitées par TAMOIL. Sept se trouvent à Bangui, trois en province. Ces stations représentent environ la moitié de l’infrastructure nationale de vente au détail de carburant. Leur confiscation permet au régime de contrôler directement la distribution du carburant dans la capitale et de confier la gestion à des fidèles : Prisca Mamadou, épouse du chef d’état-major, et Souleymane Bassou, un opérateur malien lié depuis des décennies aux élites centrafricaines.

 

Le cycle est bouclé. En deux ans, de juin 2022 à juillet 2024, le président Touadéra a réussi à évincer complètement TotalEnergies et à transférer le contrôle du secteur du carburant à un réseau de sociétés et d’individus politiquement connectés. Le monopole d’importation revient à Neptune Oil, une entreprise camerounaise. La distribution passe sous le contrôle de l’épouse du chef d’état-major et d’un proche du régime. L’approvisionnement logistique de Wagner est assuré par Petrolex et Capex, deux sociétés écrans du groupe. Les intérêts français ont été totalement éliminés.

 

Cette purge des entreprises françaises s’inscrit dans un basculement géopolitique plus large. Après que la France a mis fin à l’opération Sangaris fin 2016 et échoué à livrer une cargaison d’armes au gouvernement centrafricain, le président Touadéra s’est tourné vers la Russie pour sceller une coopération en matière de sécurité. Moscou est intervenue presque immédiatement pour fournir des armes et des instructeurs militaires. Les paramilitaires du groupe Wagner ont rapidement suivi. En échange, les sociétés associées à Wagner ont obtenu l’accès à des concessions minières lucratives, dont la mine d’or de Ndassima qui rapporte plus de 100 millions de dollars par an.

 

L’opération Sangaris, déployée en décembre 2013 pour stopper l’escalade de violence sectaire entre la Séléka et les Anti-balaka, avait permis de stabiliser temporairement le pays. Mais Paris n’avait jamais eu l’intention de s’installer durablement. Le retrait français en 2016 a créé un vide sécuritaire que la MINUSCA n’a pas pu combler. Touadéra, menacé par les groupes armés qui contrôlaient 80% du territoire, avait besoin d’un partenaire militaire prêt à s’engager massivement. La Russie s’est présentée comme ce partenaire, sans les scrupules que la France aurait pu avoir concernant les méthodes employées.

 

Le refus de la France de livrer une cargaison d’armes au gouvernement centrafricain a achevé de convaincre Touadéra que Paris n’était pas un allié fiable. Ce refus s’expliquait par les préoccupations françaises concernant le respect des droits humains et le risque que ces armes soient utilisées contre des civils. Mais pour Touadéra, ces considérations morales étaient secondaires face à l’urgence militaire. Il voulait des armes sans conditions, et la Russie les lui a fournies.

 

Wagner ne s’est pas contenté de livrer des armes. Le groupe a déployé des centaines de mercenaires qui ont combattu aux côtés des FACA contre les rebelles. Ces opérations conjointes ont été marquées par de graves violations des droits humains documentées par les Nations unies et plusieurs ONG : massacres de civils, torture, violences sexuelles. Mais ces exactions n’ont pas empêché Wagner de consolider son emprise sur le pays. Au contraire, la brutalité des opérations a permis de reprendre rapidement du terrain aux groupes armés et de sécuriser les axes stratégiques.

 

Le carburant occupe une place centrale dans la stratégie de Wagner en République centrafricaine. Le groupe ne peut pas mener ses opérations militaires et minières sans un approvisionnement constant et fiable. TotalEnergies, en tant que principal fournisseur du pays, représentait un obstacle potentiel. L’entreprise française aurait pu refuser de vendre du carburant à Wagner sous la pression des sanctions internationales ou des autorités françaises. Elle aurait pu exiger des garanties sur l’utilisation du carburant et refuser de livrer des quantités excessives destinées manifestement à des opérations militaires.

 

En chassant TotalEnergies et en installant un système contrôlé par des acteurs complices, Touadéra a garanti à Wagner un accès illimité au carburant sans risque d’interruption. Petrolex, la société écran de Wagner, importe directement du carburant via le Cameroun. Neptune Oil fournit les volumes nécessaires aux stations confisquées qui redistribuent une partie aux forces de sécurité via les bons d’essence. Le dépôt national SOCASP livre le carburant d’aviation Jet A-1 nécessaire aux avions de Wagner. Toute la chaîne d’approvisionnement est verrouillée.

 

Les campagnes de désinformation contre TotalEnergies ont été menées avec un professionnalisme qui trahit l’implication de spécialistes russes de la guerre informationnelle. Les messages diffusés sur les réseaux sociaux suivaient des patterns identifiés ailleurs en Afrique où Wagner opère. Les mêmes techniques de manipulation ont été observées au Mali, au Burkina Faso et en Libye : accusations infondées contre les entreprises occidentales, fake news sur des complots pour piller les ressources naturelles, promotion d’un narratif anti-occidental et pro-russe.

 

La France a accusé publiquement le gouvernement centrafricain de complicité dans cette campagne de désinformation. En juin 2021, Paris suspend une partie de son aide au développement pour protester contre les attaques coordonnées visant les intérêts français. Mais cette réaction tardive ne change rien : Touadéra a déjà fait son choix. Il a décidé de s’aligner totalement sur Moscou et d’accepter toutes les conséquences de cette alliance, y compris la rupture avec ses partenaires occidentaux traditionnels.

 

L’éviction des entreprises françaises ne s’est pas limitée au secteur du carburant et de la logistique. D’autres sociétés françaises ont quitté le pays ou ont vu leurs contrats résiliés dans des conditions douteuses. Le message était clair : les intérêts économiques français ne sont plus les bienvenus en République centrafricaine. Cette politique a été présentée par le régime comme une réaffirmation de la souveraineté nationale et une libération du néocolonialisme français. La propagande officielle célèbre le départ des entreprises françaises comme une victoire de l’indépendance économique.

 

La réalité est que la République centrafricaine a simplement échangé une forme de dépendance contre une autre. Les entreprises françaises ont été remplacées par des opérateurs libanais, camerounais ou russes qui ne sont ni plus compétents ni plus respectueux des intérêts centrafricains. La seule différence est que ces nouveaux acteurs acceptent de participer aux systèmes de corruption et de détournement mis en place par le régime, alors que les grandes entreprises internationales comme TotalEnergies étaient soumises à des contraintes de conformité qui limitaient leur capacité à payer des pots-de-vin ou à fermer les yeux sur des pratiques illégales.

 

Le départ de TotalEnergies a été présenté comme une décision de l’entreprise face aux difficultés du marché. La vérité est que TotalEnergies a été chassée par une campagne délibérée de harcèlement, de désinformation et d’obstacles administratifs qui ont rendu ses opérations impossibles. L’incident de l’aéroport M’Poko en juin 2022 n’était qu’un exemple parmi d’autres des pressions exercées. Les retards dans les paiements gouvernementaux, les accusations publiques de mauvaise gestion, les complications douanières artificielles : tous ces éléments ont contribué à rendre la position de l’entreprise intenable.

 

Mercure Logistics, qui a remplacé SOCATRAF, n’a jamais réussi à assurer un service de transport fluvial comparable à celui de son prédécesseur. Les livraisons par voie fluviale se sont raréfiées, les délais se sont allongés, les coûts ont augmenté. Cette dégradation du service a servi les intérêts du gouvernement qui voulait justifier le basculement vers les importations terrestres via le Cameroun. Moins le transport fluvial fonctionne, plus Neptune Oil devient indispensable. L’échec de Mercure Logistics n’est pas un accident : c’est le résultat voulu d’une stratégie qui vise à concentrer tous les flux entre les mains d’un nombre réduit d’opérateurs contrôlés.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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12 milliards dans l’ombre : Touadéra s’endette massivement auprès des Libanais. Touadera paie-t-il ses mercenaires avec de la dette cachée ?

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12 milliards dans l’ombre : Touadéra s’endette massivement auprès des Libanais. Touadera paie-t-il ses mercenaires avec de la dette cachée ?

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/empereur-faustin-archange-touadera-marchant-en-dansan-de-meme.jpg” data-wpel-link=”internal”>12 milliards dans l’ombre : Touadéra s’endette massivement auprès des Libanais. Touadera paie-t-il ses mercenaires avec de la dette cachée ?
Empereur Faustin Archange Touadera Marchant en Dansan de Meme

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Selon des informations obtenues auprès du service financier de plusieurs opérateurs économiques libanais établis en Centrafrique, le président Faustin-Archange Touadéra aurait accumulé une dette de près de 12 milliards de francs CFA. Mais personne ne sait vraiment à quoi sert cet argent. Personne ne sait si cette dette est personnelle ou si elle engage l’État centrafricain. Personne ne sait comment elle sera remboursée.

 

 

Douze milliards de francs CFA. C’est une somme énorme pour un pays comme la Centrafrique. C’est l’équivalent de plusieurs mois de salaires de la fonction publique. C’est plus que le budget annuel de plusieurs ministères. Et pourtant, cet argent a été emprunté dans la plus grande discrétion, sans aucune transparence, sans aucun contrôle parlementaire.

 

La question qui se pose : pour quoi faire ? Touadéra ne construit pas d’hôpitaux. Il ne pave pas de routes. Il ne paie pas les salaires des enseignants contractuels à temps. Alors où passe cet argent ?

 

La réponse la plus probable pointe vers les Mercenaires russes du groupe  Wagner et des troupes rwandaises. L’entretien de ces milliers de soldats étrangers déployés sur le territoire centrafricain coûte une fortune. En 2023, le CNC avait révélé que le président Touadéra retirait 400 millions de francs CFA par semaine du Trésor public pour financer les besoins de Wagner : logement, nourriture, carburant, munitions, équipements.

 

Quatre cents millions par semaine. Faites le calcul : c’est 1,6 milliard par mois. Près de 20 milliards par an. Rien que pour nourrir et loger des mercenaires étrangers pendant que les Centrafricains meurent de faim et que les enseignants contractuels et certains fonctionnaires attendent leurs salaires pendant des mois.

 

À l’époque, le FMI avait tiré la sonnette d’alarme. Après vérification, l’institution financière internationale avait confirmé l’information. Le Premier ministre Félix Moloua, qui était à New York, était rentré précipitamment à Bangui. Et au lieu de corriger la situation, il avait convoqué les fonctionnaires du ministère des Finances pour les menacer. Il les avait traités de traîtres. Il leur avait interdit de fournir la moindre information sur le financement de Wagner.

 

Le message était clair : silence total. Clandestinité absolue. Personne ne devait savoir combien coûtent réellement les mercenaires russes au peuple centrafricain.

 

Mais depuis cette alerte du FMI, le régime a changé de stratégie. Au lieu de retirer ouvertement l’argent du Trésor public, Touadéra se tournerait désormais vers les opérateurs économiques libanais. Le système serait simple : les Libanais fournissent des biens et des services (nourriture, logement, équipements) aux mercenaires russes. En échange, le régime leur accorde des exemptions douanières massives sur leurs importations.

 

Résultat : Wagner est payé. Les Libanais récupèrent leur argent en ne payant pas de taxes. Et l’État centrafricain perd des dizaines de milliards en recettes douanières. Tout le monde est gagnant, sauf le peuple centrafricain qui se retrouve avec un État endetté et sans ressources.

 

Ce système expliquerait les écarts énormes constatés par le FMI dans les recettes de l’État. Les prévisions ne sont jamais atteintes. Les recettes douanières s’effondrent. Mais personne ne donne d’explications. Parce que tout se passe dans l’ombre, loin des circuits officiels, loin de tout contrôle.

 

Les mercenaires russes dorment-ils dans les hôtels des Libanais ? Mangent-ils dans leurs restaurants ? Utilisent-ils leurs équipements ? Et la dette s’accumule-t-elle mois après mois sans qu’aucun remboursement ne soit prévu ? Personne ne peut répondre à ces questions parce que tout est gardé secret.

 

L’autre question importante reste sans réponse : cette dette de 12 milliards est-elle personnelle à Touadéra ou engage-t-elle l’État centrafricain ? Autrement dit : est-ce que Touadéra emprunte en son nom propre ou est-ce que ce sont les Centrafricains qui devront rembourser après son départ ?

 

Le flou est total. Aucun document officiel. Aucun contrat public. Aucune trace dans les comptes de l’État. Tout se fait de manière informelle, sur la base d’arrangements opaques entre le président et les hommes d’affaires libanais.

 

Cette absence de transparence est dangereuse. Si cette dette engage l’État, les générations futures de Centrafricains devront la rembourser. Ils paieront pour financer des mercenaires qui les terrorisent aujourd’hui. Ils paieront pour enrichir des opérateurs économiques qui profitent du système de corruption mis en place par Touadéra.

 

Et si la dette est personnelle, alors Touadéra utilise sa position de président pour emprunter de l’argent qu’il ne remboursera jamais. Il transforme la présidence en une entreprise personnelle d’enrichissement. Il utilise les ressources de l’État comme garantie pour ses affaires privées.

 

Dans les deux cas, c’est de la corruption. Dans les deux cas, c’est du détournement. Dans les deux cas, c’est un crime contre le peuple centrafricain.

 

Touadéra contracte des dettes partout. Auprès des Libanais. Auprès des partenaires financiers internationaux. Auprès de tous ceux qui acceptent de lui prêter de l’argent sans poser de questions. Et pendant ce temps, les Centrafricains s’enfoncent dans la misère.

 

La France porte une lourde responsabilité dans cette situation. C’est la France qui a imposé Touadéra au pouvoir en 2016. C’est la France qui l’a maintenu en 2020. Et maintenant, la France regarde le pays s’enfoncer dans le chaos sans rien faire.

 

On n’a jamais vu ça dans l’histoire de la Centrafrique. Même sous les dictatures les plus corrompues, il y avait un minimum de respect des formes. Mais avec Touadéra, tout est permis. La dette s’accumule sans limite. La corruption se fait au grand jour. Les mercenaires russes tuent et massacrent tout en contrôlant le pays.

 

Le FMI doit intervenir. L’institution doit exiger que le gouvernement centrafricain explique cette dette de 12 milliards. À quoi sert cet argent ? Comment sera-t-il remboursé ? Qui en bénéficie réellement ?

 

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Nouvelle attaque sanglante des mercenaires russes sur des chantiers miniers dans l’Ouham, plusieurs morts

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Nouvelle attaque sanglante des Mercenaires russes sur des chantiers miniers dans l’Ouham, plusieurs morts

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Sur-le-site-minier-de-Kouki-dans-la-prefecture-de-lOuham-au-nord-ouest-de-la-Republique-centrafricaine-apres-un-incendie-provoque-par-les-canons-tires-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Nouvelle attaque sanglante des mercenaires russes sur des chantiers miniers dans l’Ouham, plusieurs morts
Sur-le-site-minier-de-Kouki-dans-la-prefecture-de-lOuham-au-nord-ouest-de-la-Republique-centrafricaine-apres-un-incendie-provoque-par-les-canons-tires-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner- – Markounda, une opération des Wagner sur des sites miniers locaux tourne au fiasco, plusieurs morts

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Ce mercredi matin, deux sites miniers artisanaux de la préfecture de l’Ouham, dans l’ouest de la République Centrafricaine, ont été la cible d’une violente offensive. Les mercenaires russes du groupe Wagner, lourdement armés et soutenus par des hélicoptères de combat, ont frappé simultanément les sites minier de Balaka et de Akoro, causant des morts et des blessés parmi les populations présentes.

 

 

En réalité, les raisons exactes de cette attaque restent floues, mais les informations recueillies par la rédaction du CNC pointent vers une manipulation du chef rebelle Mahamat al-Khatim, dirigeant du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC). Ce dernier aurait transmis aux mercenaires russes de fausses informations pour déclencher cette opération militaire ayant couté la vie à des dizaines des personnes.

 

L’attaque a été d’une violence rare. Bien avant le début de l’assaut, vers 7 heures, la nouvelle de l’arrivée imminente des Wagner s’était répandue sur des chantiers miniers de la région, provoquant une fuite massive des populations. Ces sites miniers regroupent normalement une foule considérable : artisans miniers, commerçants, vendeurs,  une véritable petite ville. Lorsque l’attaque a débuté vers 7h45, les hélicoptères ont ouvert le feu depuis les airs tandis que les mercenaires, à moto et à pied, progressaient en tirant dans tous les sens. La violence de l’offensive a pris tout le monde de court.

 

D’après des sources proches des Wagner, toute cette opération repose sur un mensonge. Les mercenaires auraient reçu l’information selon laquelle Florent Kema, chef d’état-major de la coalition CMSPR, aurait établi un campement sur ces sites miniers avec ses hommes. Cette information aurait justifié l’intervention militaire des Wagner. Or, la réalité sur le terrain était toute autre. Les sites de Balaka et de Akoro étaient en réalité occupés par les combattants du MPC, le propre mouvement de Mahamat al-Khatim. Aucune trace des rebelles de CMSPR de Florent Kema.

 

Tout porte à croire que Mahamat al-Khatim a délibérément induit les mercenaires russes en erreur. En prétendant que Florent Kema avait installé sa base sur ces sites, il a en fait envoyé les Wagner attaquer ses propres hommes. Les raisons de cette manœuvre restent mystérieuses : s’agit-il d’une volonté d’éliminer certains éléments de son propre mouvement ? D’un règlement de comptes interne ? D’une stratégie plus complexe ? Les habitants de l’Ouham et les travailleurs des sites miniers ont payé le prix fort de cette manipulation. Le bilan exact des victimes n’est pas encore connu, mais l’attaque a semé la terreur dans toute la région.

 

Il faut rappeler que Mahamat al-Khatim n’en est pas à son premier coup. Il a déjà poussé les mercenaires russes à arrêter deux de ses propres officiers par le passé. Ces deux hommes ont été emmenés vers Kaga-Bandoro, puis plus personne n’a eu de leurs nouvelles. Ont-ils été emprisonnés à Bangui ? Ont-ils été éliminés ? Personne ne le sait. Même leurs familles ignorent où ils se trouvent aujourd’hui.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Marc Kolingbo….

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Centrafrique : nouvel affrontement à Samassimé entre la CPCF et des mercenaires russes

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Centrafrique : nouvel affrontement à Samassimé entre la CPCF et des mercenaires russes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Deux-mercenaires-du-groupe-Wagner-sur-deux-motos-en-province.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : nouvel affrontement à Samassimé entre la CPCF et des mercenaires russes
Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Des combats violents ont opposé mardi 2 décembre les rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement Fondamental (CPCF) à des mercenaires russes dans le village de Samassimé, situé à 45 kilomètres de Sikikédé et 45 kilomètres de Harazé Mangaï.

 

 

Ces affrontements font suite à une embuscade survenue le lundi 1er décembre vers 7 heures du matin, au cours de laquelle un mercenaire russe a été tué et deux autres blessés.

 

Après cette attaque, le lendemain, les forces russes ont poursuivi leur progression pour débusquer les rebelles de la CPCF. Les combats à Samassimé ont duré plusieurs minutes avec l’usage d’armes lourdes. Un mercenaire russe a été légèrement blessé.

 

Les mercenaires se sont repliés sur Sikikédé dans la soirée du mardi. Le mercredi 3 décembre, ils ont rejoint Ndélé avant de quitter la localité en direction de Bangui ou Bambari le mercredi vers midi.

 

Les deux camps maintiennent leurs positions dans la région depuis plusieurs jours. La situation reste tendue dans cette partie de la Vakaga.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Barthelemy Mongaï….

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Jean-Pierre MARA interpelle le Président Touadéra : Sibut ne doit pas être un décor politique de plus

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Jean-Pierre MARA interpelle le Président Touadéra : Sibut ne doit pas être un décor politique de plus

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/le-depute-de-mala-jean-pierre-mara.jpg” data-wpel-link=”internal”>Jean-Pierre MARA interpelle le Président Touadéra : Sibut ne doit pas être un décor politique de plus
Le député de Mala, Jean-Pierre Mara

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’ancien député de la Kémo dénonce la manipulation des populations de sa région à l’approche de la campagne présidentielle. Entre promesses non tenues et réalités socio-économiques difficile, il exige des engagements palpables pour le développement de la Kémo et de la Nana-Gribizi plutôt que des cérémonies sans lendemain.

À lire ci-dessous, l’intégralité de la lettre ouverte  des ressortissants de la Nana-Gribizi et de la Kemo :

 

Lettre ouverte de ressortissants de la Kémo et de la Nana-Gribizi
au président Touadera

Fait le 3 décembre 2025

 

À l’attention de l’opinion publique centrafricaine,

Aux autorités nationales et locales,

Aux médias publics et privés,

Depuis quelques jours, une lettre présentée comme émanant des « enfants » de préfecture de la Kémo et de la Nana-Gribizi » circule sur les réseaux sociaux et dans certains médias, accusant des cadres et élus de nos préfectures d’avoir mobilisé plus de 16 millions de francs CFA pour la campagne du Président Faustin-Archange Touadéra, alors que nos villages continuent de croupir dans l’abandon et la pauvreté.

En tant que ressortissants de ces deux préfectures, attachés à la vérité, au dialogue et à la dignité de nos concitoyens, nous tenons à préciser qu’il existe une branche importante des fils et filles de la Kémo et de la Nana-Gribizi qui ne se reconnaît ni dans ces pratiques, ni dans la façon dont cette mobilisation a été présentée comme « l’expression » de nos régions.

  1. Une minorité ne peut parler au nom de tous

Selon les informations publiquement relayées, environ 70 à 80 personnes auraient contribué à cette collecte et organisé la réception du Président à l’école de Gobongo dans l’arrondissement du 4eme2, à Bangui. A cette occasion, cette élite politique membre du parti présidentiel  aurait retenu Sibut comme ville devant accueillir les cérémonies  du lancement de la campagne présidentielle le 13 décembre 2025 prochain.

 

Nous rappelons que ces personnes, pour respectables qu’elles soient, ne représentent pas la totalité des ressortissants de la Kémo et de la Nana-Gribizi, ni sur le plan démographique, ni sur le plan sociologique. Elles engagent avant tout leur propre choix politique, ce qui est leur droit le plus strict dans un État démocratique.

De la même manière, il est de notre droit, en tant que citoyens centrafricains, de rappeler que toutes les sensibilités politiques et toutes les composantes sociales de nos préfectures doivent pouvoir s’exprimer librement, y compris lorsqu’elles ne partagent ni les priorités, ni la méthode, ni le calendrier retenu.

  1. Sibut, ville choisie pour le lancement de la campagne 2025: une cohérence à justifier

Le choix de Sibut comme ville de lancement de la campagne présidentielle n’est pas neutre. Il intervient dans une histoire longue où notre région a souvent été utilisée comme vitrine politique sans retombées structurelles durables pour les populations en extrême pauvreté et manipulée, voir exploitées pour leur ignorance de la situation qui prévaut ailleurs comme au Burkina ou des jeunes dirigeants se soucient et s’occupent réellement de leur peuple et leur population.

A Sibut on se souvient qu’en 1972, le président Jean-Bedel Bokassa alors dans sa gloire de Président à Vie ( extrêmement craint pour sa violence  mais pas encore couronné Empereur) avait proclamé Sibut « capitale du coton », à la suite d’une production record dans la Kémo-Gribingui. Le maire de l’époque, M. Yangakola (un autre ancien Combattant de la France Libre), avait publiquement interrogé ce choix, soulignant le décalage entre les discours et l’absence d’investissements concrets en faveur de la préfecture. La cérémonie s’était achevée dans la confusion, sans suite réelle.

Plus récemment, en décembre 2020, le programme PAPEUR (Programme d’appui à la promotion de l’entreprenariat en milieu rural) avait choisi Sibut pour lancer officiellement ses activités en faveur du monde rural centrafricain, par ce que Mala produisait beaucoup de Maïs. Là encore, l’événement avait été récupéré dans un contexte de campagne électorale, sans que l’on puisse aujourd’hui identifier clairement les réalisations tangibles de ce programme dans la Kémo. Le producteur de maïs et paysan de Mala, celui de Ngreko, le pêcheur de Possel ou Ndjoukou encore moins l’éleveur de Katakpa ou de Ndenga ou des Mbrès n’ayant vu aucun des tracteurs distribués à la suite du projet PAPEUR. Tout le monde se demande ce qu’il en est de relance de l’usine d’egrenage de Guiffa ou de la réouverture des CREF de Ngoumbéle, Tilo ou Mala . Ces Centres Ruraux d’Educations et de Formation étaient censés être financés par le projet PAPEUR.

En 2025, alors que la Coalition Touadéra 2025 revendique une forte mobilisation populaire à l’approche de l’élection présidentielle, il est légitime et même nécessaire que les ressortissants de la Kémo et de la Nana-Gribizi puissent s’interroger en demandant des éclaircissements publics sur le choix de Sibut comme lieu de lancement de  campagne, et surtout sur ce que cela signifie concrètement pour le développement de la région.

  1. Une réalité socio-économique et éducative alarmante

Derrière les cérémonies, les banderoles et les discours, la réalité quotidienne de nos populations est connue de tous :

  • Les lycées de Sibut, Dékoa et Kaga-Bandoro et du collège de Mala fonctionnent avec très peu de professeurs titulaires formés dans des établissements pédagogiques reconnus.

Dans plusieurs établissements, ce sont des maîtres-parents, parfois au niveau académique limité, qui assurent même les classes d’examen, y compris l’enseignement de la philosophie en Terminale.

  • Les hôpitaux préfectoraux et les principaux centres de santé de la région sont, pour l’essentiel, soutenus par des ONG, avec un appui très insuffisant et irrégulier de l’État, tant en infrastructures qu’en équipements et en personnel qualifié.
  • La route nationale n°2, reliant Sibut à Bambari, est dans un état déplorable, compromettant les échanges commerciaux, l’évacuation sanitaire et la circulation des personne vers l’extrême EST de la RCA.
  • L’axe Bouca-Daya-Dékoa-Tilo-Mala-Grimari stratégique pour le commerce depuis le Nigeria en passant par Mbaïboum, Bambari et Bangassou. En direction de Bangui, nous avons l’axe Galafondo, Possel-Ndjoukou. Ces axes sont aujourd’hui des exemples typiques de pistes rurales abandonnées ou la population est oubliée•
  • L’axe Bangui–Damara–Sibut, est unique en son genre pour les activités génératrices de revenus à travers la production et la vente de bois de chauffe pour alimenter la capitale. Cette économie de survie contribue à la déforestation, et représente l’activité contradictoire à la lutte mondiale contre le réchauffement climatique sans qu’un véritable plan de transition, de reboisement ou de diversification économique soit mis en place.

Dans ce contexte, voir des millions de francs CFA mobilisés par l’elite politique régionale qui gravite autour du pouvoir s’activer pose problème. Pour une cérémonie politique, l’élite contributrice se doit d’annoncer clairement son programme chiffré qui justifierai l’adhésion de cette population manipulée. Il lui est prié de dévoiler le plan de développement réel pour la Région 4 (Kémo, Ouaka, Nana-Gribizi, Bamingui, etc.).

La population locale attend plus  que la distribution planifiée du sucre, du sel, des T-Shirts et des pagnes à effigies.  Elle s’interroge profondément sur l’avenir après dix ans passées à attendre.

  1. Ce que la population attend d’une venue présidentielle à Sibut

Nous tenons à préciser que nous ne contestons pas le droit du Président de la République, candidat ou non, de se rendre à Sibut ni de lancer sa campagne là où il le souhaite. Ce que nous contestons, c’est l’instrumentalisation de nos populations comme simples décors de communication, alors que leurs besoins prioritaires et primordiales restent ignorés.

La RCA n’est pas seulement Bangui mais bien plus. Dans les provinces, Bambouti, Nola, Mala, Ndjoukou, Nguia, Mbali, Ouandago, Yaligaza, Mouka, Mangamba, Birini, Yalinga, Darafou, Dambia, Kafjema, Doum, Bangoran, Sabot, Adoumandjali, Balangba, Kpalinda, etc..font encore partie de la République centrafricaine.

Si Sibut doit servir de ville pour le lancement de campagne, nous demandons que cet évènement soit le signal clair d’un tournant et non une promesse sans le demain comme les autres dans le passé :

  • Annonce et début effectif de programmes de modernisation des hôpitaux et centres de santé de la région (bâtiments, équipements, personnel, médicaments).
  • Plan concret pour la réhabilitation et l’équipement des lycées de Sibut, Dékoa, Kaga-Bandoro, avec un calendrier de recrutement et d’affectation de professeurs titulaires.
  • Engagement chiffré pour la réfection des routes structurantes de la région, notamment la RN2, avec un suivi public des travaux.
  • Construction ou réhabilitation des logements de fonctionnaires, ainsi que des bureaux dignes pour le gouverneur de région, les préfets et les conseillers régionaux, afin de garantir une présence effective de l’État.

Sans ces réponses précises et vérifiables, la venue du Président à Sibut ne sera, aux yeux de beaucoup de citoyens, qu’un épisode de plus dans une longue histoire de promesses non tenues et de communications sans lendemain.

  1. Questions adressées aux autorités et aux élites locales

En tant que ressortissants responsables et attachés à la paix, nous appelons à un débat public, non violent et argumenté, autour des questions suivantes :

  • Combien de bâtiments neufs ont été construits ou réhabilités au lycée de Sibut
  • Combien de professeurs titulaires y sont effectivement en poste aujourd’hui ?
  • L’état réel de l’hôpital de Sibut en terme de lits, salles équipées, personnels qualifiés, maternité, matériel d’urgence
  • Le gouverneur de région et les préfets disposent-ils de bureaux et de logements adaptés à leurs fonctions ?
  • Quels sont, noir sur blanc, les projets structurants prévus pour Sibut, Dékoa, Kaga-Bandoro et l’ensemble de la Région 4 dans les trois à cinq prochaines années (éducation, santé, routes, économie rurale, culture et Art local) ?

Nous invitons les cadres, élus et responsables qui ont porté ce projet de réception présidentielle à répondre publiquement, par la voie des médias centrafricains et des réseaux sociaux, à ces interrogations légitimes.

Cette lettre ouverte ne vise pas à attiser la haine, ni à opposer les Centrafricains entre eux, mais à rappeler que la politique, en République centrafricaine, doit d’abord être au service du développement concret des populations et du respect de leur dignité.

À l’heure où les médias et les réseaux sociaux jouent un rôle central dans la construction de l’opinion, nous appelons chacun – responsables politiques, journalistes, militants, citoyens – à plus de responsabilité, de transparence et de vérité dans la manière de parler au nom des régions et de leurs habitants.

Fait le 3 décembre 2025 par le porte-parole des sans Voix, et les Représentants des ressortissants sans accès à l’électricité et aux Réseaux Sociaux de la Kémo et de la Nana-Gribizi non-affiliés au MCU et attachés à l’intérêt général.

P.I.

Jean-Pierre MARA,

Ancien Député de la nation

 

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Bambouti : Une mère de famille hospitalisée après avoir été agressée violemment par des soldats FACA

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Bambouti : Une mère de famille hospitalisée après avoir été agressée violemment par des soldats FACA

 

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Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Bambouti connaît depuis plus d’un an une paix précaire. Cette sous-préfecture du Haut-Mbomou, située à la frontière avec le Soudan du Sud, a été libérée des mains des rebelles de l’UPC par les combattants Azandé et les Mercenaires russes du groupe Wagner en mai 2024. Le déploiement des casques bleus des nations unies et des soldats de Forces armées centrafricaines dans la ville devait théoriquement ramener la sécurité. Mais dans les faits, la réalité est totalement différente. Les habitants de Bambouti affirment qu’une multiplication des violences à l’encontre des civils par ces soldats de forces armées centrafricaines est quasi-quotidienne.

 

 

L’agression de Mborinani Sonia, survenue mardi 2 décembre dans le quartier Gbaria, en constitue le plus récente exemple de la barbarie de ces militaires centrafricains. Cette mère de famille, qui subvient à ses besoins en vendant de l’alcool traditionnel, demeure hospitalisée à l’hôpital de Bambouti après avoir été violemment battue par des militaires de forces armées centrafricaines.

 

En effet, pour comprendre les faits, il faut remonter un peu en arrière. Ces événements débutent, d’après des témoignages recueillis,  par un différend commercial banal. Un client, un homme d’une trentaine d’année,  avait consommé chez Mborinani Sonia sans régler sa dette. Mardi 2 décembre, dans la matinée, la commerçante part à sa recherche pour obtenir paiement. Elle finit par le retrouver et engage la conversation. L’homme adopte aussitôt une attitude bizarre, lui répond avec mépris. Les échanges s’enveniment rapidement.

 

C’est à ce moment que des soldats FACA, passant dans les parages, interviennent dans la dispute. Sans dire un mot, ils empoignent Mborinani Sonia et la frappent avec acharnement. La femme s’effondre, inconsciente. Des voisins la transportent d’urgence à l’hôpital où elle reçoit actuellement des soins.

 

Dans le quartier, personne ne parvient à expliquer cette violence disproportionnée. Les témoins de la scène demeurent interdits. Le client lui-même, pourtant impliqué dans l’accrochage initial, affirme ne pas comprendre pourquoi les militaires s’en sont pris à la commerçante avec une telle fureur.

 

Une enquête de proximité de la rédaction du CNC  auprès de plusieurs résidents du quartier livre cependant un éclairage claire. Selon leurs témoignages concordants, l’agression ne relèverait nullement d’une coïncidence mais d’une vengeance longuement préméditée.

 

Pour comprendre les faits, madame Mborinani Sonia accueille chez elle plusieurs jeunes filles de sa famille, des cadettes et des nièces dont elle assure la tutelle. Depuis plusieurs mois, des soldats FACA multiplient les passages devant son domicile, cherchant à engager ces adolescentes dans des relations. La commerçante a opposé un refus catégorique à ces sollicitations. Elle entend que ses protégées achèvent leur scolarité et se construisent un avenir respectable, loin des liaisons précaires avec des militaires de passage.

 

Les jeunes filles ont respecté les consignes de leur tutrice. Confrontées aux avances des soldats, elles déclinaient poliment en invoquant l’interdiction formelle de Mborinani Sonia. Ce barrage a provoqué la colère des militaires, désireux de faire fléchir la résistance de cette femme qui s’opposait à leurs desseins.

 

L’altercation du 2 décembre leur a offert l’opportunité attendue. En neutralisant physiquement la commerçante, en l’envoyant à l’hôpital pour une durée indéterminée, les soldats éliminent l’obstacle qui protégeait les jeunes filles. L’impunité dont jouissent les soldats FACA face à la justice leur garantit l’absence de poursuites. Pendant que Mborinani Sonia gît sur un lit d’hôpital, incapable de veiller sur son foyer, les militaires disposent désormais d’un accès libre aux adolescentes restées sans gardienne.

 

 

Par Faustin Moussa….

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Une image de banderole pro-Dondra  prise à Gordile publiée au nom de Ndifa crée un malaise dans la Vakaga

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Une image de banderole pro-Dondra  prise à Gordile publiée au nom de Ndifa crée un malaise dans la Vakaga

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/banderole-de-soutien-a-l-ancien-premier-ministre-marie-henri-dondra-a-ndifa-dans-la-vakaga-produite-par-des-provocateur-de-gordile.jpg” data-wpel-link=”internal”>Banderole de soutien à l'ancien premier ministre Marie Henri Dondra à Ndifa, dans la Vakaga, produite par des provocateur de Gordile
Banderole de soutien à l’ancien premier ministre Marie Henri Dondra à Ndifa, dans la Vakaga, produite par des provocateur de Gordile

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la préfecture de la Vakaga, une banderole de soutien à l’ancien premier ministre Henri-Marie Dondra attribuée au village de Ndifa circule depuis quelques jours sur les réseaux sociaux alors qu’aucun habitant de Ndifa ne se reconnaît sur l’image prise à Gordile.

 

 

À trois semaines du démarrage officiel de la campagne électorale, un incident inhabituel crée des remous entre différentes communautés villageoises de la Vakaga. Une photographie circulant sur les réseaux sociaux montre un groupe de personnes tenant une banderole au nom du candidat Henri-Marie Dondra, présentée comme émanant de la population de Ndifa. Or, les habitants de ce village affirment n’avoir aucun lien avec cette initiative.

 

L’image en question a été prise dans les villages de Gordile, situés à environ 23 kilomètres de Ndifa. Les personnes apparaissant sur la photographie sont toutes originaires de ces deux localités. Gordile est notamment le village d’origine du ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, l’une des figures importantes  du parti MCU au pouvoir. Les individus photographiés sont identifiés comme des proches de ce ministre ainsi que du ministre Djono Ahaba.

 

À Ndifa même, la réaction est unanime. Les chefs de village et les habitants interrogés sur place par nos correspondants expriment leur incompréhension.

 

“Ici, nous n’avons aucun différend avec qui que ce soit. Nous ne nous réclamons d’aucun parti Politique. Quand un candidat vient mener sa campagne, il est libre de le faire. Chacun vote ensuite selon sa conscience. C’est le choix personnel de chacun”, expliquent-ils.

 

Aucun habitant de Ndifa ne figure parmi les personnes photographiées. La banderole elle-même n’a jamais été déployée dans leur village. Pourtant, la publication sur les réseaux sociaux l’attribue explicitement à la section UNIR de Ndifa, créant ainsi une association que la population locale rejette totalement.

 

Cette situation génère plusieurs interrogations. Pourquoi des habitants de Gordile, distants de 23 kilomètres de Ndifa, ont-ils choisi de présenter leur soutien politique comme provenant d’un autre village ? Quelle finalité recherchaient-ils en publiant cette image sous une fausse attribution géographique ? Les motivations derrière cette démarche demeurent floues.

 

Certains observateurs avancent une hypothèse : il pourrait s’agir d’une tentative de démontrer aux Président Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro que le village Ndifa soutient largement l’ancien premier ministre Marie-Henri Dondra, et les habitants dudit village sont contre le régime en place, autrement dit contre le MCU. Pour ces observateurs, les auteurs de cette image tente vraisemblablement de justifier leur mensonge auprès du Président Touadera.

 

Notons que cette démarche provocatrice intervient dans un contexte électoral où, selon de nombreux observateurs, le résultat est déjà connu d’avance.

 

“Tout le monde sait que Touadéra a déjà gagné ces Élections avant même le début du vote. Pourquoi alors créer ce genre de situation  pour provoquer les autres pour rien ?”, s’interroge-t-on localement. L’élection présidentielle est perçue par beaucoup comme une simple formalité administrative, les scores étant déjà établis d’avance.

 

Les habitants de Ndifa craignent maintenant que cette attribution erronée ne crée des divisions inutiles entre leurs communautés respectives. Ils redoutent également que des accusations leur soient adressées pour des prises de position qu’ils n’ont jamais exprimées. Le risque existe que des tensions se développent entre villages sur la base d’un malentendu créé artificiellement.

 

Par Vivien Ndarata…

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Grave accident de circulation entre deux motos-taxis sur le pont de Sayévoire à Bangui

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Grave accident de circulation entre deux motos-taxis sur le pont de Sayévoire à Bangui

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un grave accident de la route impliquant deux motos-taxis s’est produit ce mercredi 3 décembre dans la matinée à proximité du pont de Sayévoire, dans le cinquième arrondissement de Bangui, aux alentours de 07h12 du matin.

 

 

Selon les témoignages recueillis sur place par une équipe du CNC, l’accident s’est produit à l’intersection de la rue Madou et de la grande avenue Koudoukou qui longe le quartier Miskine. Une première moto-taxi transportant un passager sortait de la rue Madou et s’apprêtait à s’engager sur l’avenue Koudoukou en direction du croisement du cinquième arrondissement.

 

Au même moment, une seconde moto arrivait à vive allure du côté de Miskine, pour bien comprendre, du côté de Taratara en direction du commissariat du  cinquième arrondissement. La collision a été extrêmement violente, les deux véhicules se percutant de plein fouet à l’intersection.

 

L’impact a été dévastateur pour les victimes. Le conducteur de la moto venant du côté de Miskine a été projeté en l’air, sa chute ayant causé des blessures importantes. Le passager de l’autre moto-taxi, celle sortant de la rue Madou, a subi de graves traumatismes au niveau des jambes et des pieds.

 

Quant au conducteur de cette dernière moto, il présente des blessures considérables au cou et au nez suite au choc. Les victimes ont été rapidement évacuées vers l’hôpital, certaines transportées à moto, d’autres en véhicule. Leur état de santé reste pour l’instant inconnu.

 

Cet accident s’inscrit dans un contexte particulièrement inquiétant pour la sécurité routière à Bangui. Le nombre d’accidents de moto enregistrés quotidiennement dans la capitale atteint des proportions inédite, frôlant l’hécatombe selon certains observateurs.

 

Cette situation s’explique en grande partie par l’absence de régulation effective du secteur des motos-taxis. La circulation anarchique de milliers de deux-roues sans panneaux de signalisation, souvent conduits par des personnes dépourvues de permis de conduire, constitue un danger permanent pour les usagers de la route.

 

Le système de délivrance des permis de conduire lui-même pose problème. Contrairement aux normes en vigueur, ces documents ne sont pas systématiquement obtenus après une formation en auto-école, mais peuvent être acquis directement auprès du ministère concerné moyennant paiement, sans véritable test de conduite ni formation préalable.

 

Par Anselme Mbata…

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Lim-Pendé : Une équipe d’ONG braquée par un élément du mouvement 3R sur l’axe Paoua-Bambara

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Lim-Pendé : Une équipe d’ONG braquée par un élément du mouvement 3R sur l’axe Paoua-Bambara

 

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Les rebelles du groupe 3R dans la ville de Koui, l’Ouham-Pendé.

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 L’insécurité continue de marquer le quotidien  des centrafricains dans la région de Paoua. La raison en est que le mardi 2 décembre 2025, une équipe humanitaire a été arrêtée et braquée sur la route menant à Bambara. L’auteur serait un élément 3R, ce qui pose des interrogations sur le processus de désarmement en cours dans la zone.

 

 

En effet, l’incident s’est déroulé le mardi 2 décembre vers 15 heures sur l’axe Paoua-Bambara. Selon des sources sécuritaires locales, une équipe d’une ONG en mission dans la zone a été arrêtée et braquée par un homme armé identifié comme faisant partie des éléments du mouvement 3R. L’opération a duré environ cinq minutes. Heureusement, aucune violence physique n’a été exercée contre les membres de l’équipe humanitaire, mais l’événement confirme la fragilité de la situation sécuritaire dans cette partie du pays.

 

Par ailleurs, des nombreux témoins contactés par la rédaction du CNC affirment un important regroupement d’éléments du mouvement 3R à Bambara, situé à 25 kilomètres de Paoua. Cette concentration de combattants armés inquiète les populations locales qui vivent dans la peur quotidienne depuis des mois.

 

Rappelons que le mouvement 3R est l’un des signataires d’un accord de paix avec le gouvernement le 19 avril 2025 à Ndjamena, au Tchad. Suite à cet accord, plusieurs combattants se sont présentés pour le désarmement, tandis que d’autres ont rejoint Berengo pour suivre une formation militaire dispensée par des instructeurs russes du groupe Wagner. Toutefois, une partie importante des éléments 3R demeure en liberté dans diverses localités de la région.

 

À Bocaranga, à Paoua et dans les villages environnants, ces hommes armés continuent de circuler librement avec leurs armes. Cette situation crée un climat d’insécurité permanente pour les populations civiles qui ne comprennent pas comment fonctionne réellement le processus de désarmement annoncé. Les habitants se demandent pourquoi ces individus gardent leurs armes alors qu’ils sont censés les rendre aux autorités.

 

Le braquage du 2 décembre n’est qu’un exemple parmi tant d’autres des actes commis par ces éléments qui n’ont visiblement pas respecté les termes de l’accord de paix. Les organisations humanitaires, déjà face à de nombreux défis dans leur travail d’assistance aux populations vulnérables, voient leurs missions compliquées par cette insécurité persistante.

 

Par Florent Mbaïssa….

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Comparateur de casinos virtuels : Bien débuter le jeu en ligne

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Image du Comparateur de casinos en ligne. Photo CNC

Le monde des jeux d’argent en ligne peut sembler intimidant pour les nouveaux joueurs. Entre les centaines de sites disponibles et les offres qui se multiplient, comment faire le bon choix ? Les comparateurs de casinos virtuels deviennent alors des alliés précieux pour naviguer dans cet univers en constante évolution.

 

Pourquoi utiliser un comparateur ?

Avant de créer un compte sur la première plateforme venue, prenez le temps de consulter les plateformes de jeux numériques optimaux. Ces outils vous permettent de comparer rapidement les bonus de bienvenue, la variété des jeux proposés, et surtout la réputation des sites. Un bon comparateur analyse les licences, vérifie les mesures de sécurité et compile les avis d’autres joueurs.

 

La transparence reste le maître-mot. Les meilleurs comparateurs affichent clairement leurs critères d’évaluation : conditions de mise, délais de retrait, qualité du service client, et compatibilité mobile. Ces détails font toute la différence entre une expérience agréable et une déception totale.

 

Les critères essentiels à vérifier

La sécurité arrive en tête de liste. Assurez-vous que le casino possède une licence reconnue délivrée par une autorité réputée comme la Malta Gaming Authority ou la UK Gambling Commission. Le cryptage SSL pour protéger vos données personnelles et bancaires n’est pas négociable.

 

Les méthodes de paiement disponibles méritent aussi votre attention. Plus elles sont variées, plus vous aurez de flexibilité. Cartes bancaires, portefeuilles électroniques, virements bancaires, voire cryptomonnaies pour certains : la diversité témoigne du professionnalisme d’un opérateur.

 

Les bonus peuvent paraître alléchants au premier regard, mais lisez toujours les conditions attachées. Un bonus de 500 € avec des exigences de mise raisonnables (par exemple x30) vaut largement mieux qu’un bonus de 1000 € impossible à débloquer avec des conditions draconiennes (x60 ou plus).

 

Le jeu responsable : un principe fondamental

Le point important à retenir : le casino en ligne doit rester un divertissement, une activité purement ludique. Il ne s’agit jamais d’une source de revenus fiable ou d’un moyen de résoudre des problèmes financiers. Cette réalité doit rester présente à votre esprit en permanence.

 

Fixez-vous un budget strict avant de commencer et ne le dépassez jamais, quelles que soient les circonstances. Considérez l’argent misé comme dépensé, au même titre qu’une sortie au cinéma ou au restaurant. Si vous gagnez, tant mieux, mais ce n’est jamais garanti.

 

Les plateformes sérieuses proposent des outils de jeu responsable : limites de dépôt quotidiennes ou mensuelles, auto-exclusion temporaire ou permanente, et liens vers des organismes d’aide spécialisés. Ces fonctionnalités témoignent du sérieux d’un opérateur qui se soucie réellement du bien-être de ses utilisateurs.

 

La diversité des jeux disponibles

Au-delà des machines à sous classiques, les casinos modernes proposent une gamme impressionnante de divertissements. Les jeux de table en direct avec croupiers réels recréent l’atmosphère des casinos terrestres grâce à des caméras haute définition et des interactions en temps réel.

 

Roulette, blackjack, baccara, poker : chaque jeu possède ses variantes et ses subtilités. Certains opérateurs proposent même des jeux télévisés comme le Monopoly Live ou le Crazy Time, qui ajoutent une dimension spectaculaire à l’expérience.

 

Comment démarrer intelligemment

 

Pour vos premiers pas, commencez par les versions démo. Elles vous permettent de découvrir les règles, de tester différentes stratégies et de vous familiariser avec l’interface sans risquer un centime. C’est la meilleure école qui soit.

 

Profitez également des bonus sans dépôt quand ils sont disponibles. Ces offres vous donnent quelques euros ou tours gratuits simplement pour votre inscription, sans obligation de déposer de l’argent. Une excellente façon d’explorer un casino sans engagement.

 

Rejoignez les communautés de joueurs en ligne pour échanger des conseils et partager vos expériences. Comme dans n’importe quel domaine – que ce soit le cyclisme ou le secteur de l’immobilier – les retours d’expérience d’autres passionnés s’avèrent précieux et vous évitent bien des erreurs de débutant.

 

Les comparateurs facilitent grandement vos débuts dans l’univers des casinos virtuels. Ils vous font gagner un temps considérable et vous aident à éviter les sites peu recommandables ou carrément frauduleux. Utilisez ces outils à bon escient, prenez le temps de bien comparer, et gardez toujours en tête que le jeu doit rester un plaisir occasionnel, jamais une nécessité financière ou une obsession.

 

 

Paris en direct Megapari CI : comment utiliser le live sur mobile

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Paris en direct Megapari CI : comment utiliser le live sur mobile

 

Les paris en direct font partie des options les plus utilisées par les parieurs ivoiriens. L’application Megapari, disponible via Megapari APK télécharger, met en avant une interface simple, rapide et suffisamment stable pour suivre un match et placer une mise dès que la cote évolue.

Cette section présente le fonctionnement du LIVE, les disciplines disponibles, les options particulières et les bonus utilisables en temps réel.

Fonctionnement des paris en direct dans l’application

Avant de placer un pari, il est essentiel de comprendre comment la section En direct est organisée sur mobile. L’accès se fait via l’onglet dédié, où s’affichent l’ensemble des rencontres en cours, les variations de cotes et les événements importants du match. Les utilisateurs disposent également d’outils qui facilitent la prise de décision au bon moment :

  • Mise à jour Automatique des cotes pendant toute la durée du match ;
  • Affichage Des actions clés sous forme de timeline dynamique ;
  • Consultation Rapide des statistiques (possession, tirs, fautes, séries, forme récente) ;
  • Création De combinés en direct avec plusieurs sélections ;
  • Utilisation Du cashout pour sécuriser un gain ou limiter une perte lorsque disponible.

Grâce à ces outils, l’utilisateur peut réagir lorsqu’un match change de rythme ou lorsqu’une situation devient favorable.

Sports populaires disponibles en LIVE chez Megapari

La section En direct regroupe les disciplines les plus suivies en Côte d’Ivoire. L’application propose un large choix de tournois africains, européens et internationaux. Les sports les plus actifs en live sont :

  • Football Avec les compétitions CAF, la Ligue 1 ivoirienne, la Ligue des Champions et les grands championnats européens ;
  • Basketball Incluant la NBA, les matchs africains et diverses compétitions internationales ;
  • Tennis Avec les tournois ATP, WTA et les rencontres challengers ;
  • Volleyball, Handball Et hockey sur glace ;
  • Esport Comme Dota 2, CS2, League of Legends en format temps réel.

Chaque rencontre affiche les options de marché les plus utilisées : vainqueur, totaux, handicaps, but suivant, période spécifique, score exact et autres variantes propres au live.

Comment placer un pari en direct sur mobile

La procédure est rapide et conçue pour fonctionner même avec une connexion mobile instable. Après avoir choisi un match, les marchés disponibles s’actualisent automatiquement. Les étapes principales sont les suivantes :

  • Ouvrir La section En direct dans l’application ;
  • Sélectionner La discipline puis la rencontre souhaitée ;
  • Observer Les statistiques et les fluctuations de cotes ;
  • Choisir Un marché (1X2, total, handicap, but suivant, etc.) ;
  • Indiquer Le montant de la mise ;
  • Confirmer Le pari avant que la cote ne change.

Si une variation survient pendant la validation, un message apparaît pour confirmer ou annuler la mise.

Outils supplémentaires pour mieux suivre un match en direct

Megapari ajoute des fonctions utiles qui renforcent l’analyse rapide pendant un match. Elles sont intégrées directement dans l’application, sans avoir besoin d’ouvrir une page externe.

  • Filtrage Des événements pour afficher seulement les sports préférés ;
    Distinction Visuelle des moments clés : cartons, penaltys, changements, temps forts ;
  • Suivi Complet de l’historique des paris précédents ;
  • Alertes Personnalisées lorsque certaines cotes atteignent un niveau donné ;
  • Indicateurs En direct pour évaluer la dynamique de l’équipe soutenue.

Ces outils permettent aux utilisateurs d’adopter une stratégie simple sans perdre le fil du match.

Bonus utilisables pour les paris en direct

Même si Megapari n’offre pas de bonus exclusivement réservés au live, les offres sportives classiques peuvent être utilisées sur les paris en temps réel.

Le bonus de bienvenue Sport propose jusqu’à 140 000 XOF répartis sur les deux premiers dépôts. Chaque dépôt est doublé à 100 %, dans la limite de 70 000 XOF par étape. Le montant doit ensuite être misé cinq fois en paris combinés avec au moins trois sélections, chacune avec une cote minimale de 1.40.
Les paris en direct peuvent être inclus librement dans ces combinaisons.

Les utilisateurs peuvent également profiter du free bet de 65 570 XOF, équivalent à 15 % du premier dépôt. Cette offre peut être utilisée sur n’importe quel pari sportif, y compris en live, tant que les conditions de cote sont respectées.

Utilité du cashout en direct

Le cashout est particulièrement apprécié en Côte d’Ivoire, car il permet d’ajuster une mise en fonction du déroulement du match. Il devient souvent disponible lorsque la dynamique change soudainement. Il peut être activé lorsque :

  • L’Équipe soutenue mène mais perd en intensité ;
  • Une Sélection d’un pari combiné devient risquée ;
  • La Cote devient instable après un événement majeur (but, carton, blessure).

Le cashout s’exécute instantanément et le montant proposé dépend du moment où le joueur prend la décision.

FAQ

Puis-je utiliser un bonus pour parier en direct ?

Oui. Les bonus sportifs s’appliquent aussi au live, tant que les conditions de mise sont respectées.

Les cotes changent-elles très rapidement ?

Oui. Les variations sont fréquentes dans les sports comme le football ou le basketball. Une notification apparaît si la cote évolue juste avant la confirmation.

Le cashout fonctionne-t-il sur tous les matchs ?

Il n’est pas disponible sur tous les événements, mais il apparaît sur la majorité des rencontres populaires en Côte d’Ivoire.

Le parrain de Boy-Rabe : regarder comment le criminel Aziz Nassour conseille le président Touadéra

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Le parrain de Boy-Rabe : regarder comment le criminel Aziz Nassour conseille le président Touadéra

 

 

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Faustin Archange Touadera, diacre de son Église Baptiste Ngoubagara lors de sa prière à Dieu

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Selon des informations dignes de foi en possession de CARnews, le président Faustin-Archange Touadéra, le prétendu candidat de la rupture et de la culture, entretient des relations plus que fraternelles avec un certain Aziz Nassour, de nationalité libanaise. Encore un Libanais, connu comme étant un véritable mafioso trafiquant d’armes, de diamants et de drogue, activement recherché par Interpol. Il l’a reçu à plusieurs reprises et le reçoit actuellement chez lui à Boy-Rabe et parfois au palais de la Renaissance.

 

 

CARnews explique qu’en dépit de mandats constitutionnels, le président lui a promis l’attribution de beaucoup de centrales et de permis dont les objets et les domaines ne seraient pas à ce jour connus. Mais il lui a déjà délivré un permis, celui d’exploration et d’exploitation du pétrole.

 

Cette manœuvre de pacte avec la pègre locale et internationale autour du président Touadéra est incarnée et activement défendue par un conseiller de la cause collective ou de la famille, par son directeur de cabinet, dont la morale heurte étrangement sans pareil et se mêle de diplomatie, et surtout en plus de la personnalité du président de la République. Par son intermédiaire et sous sa pression régulière, de grosses sommes d’argent ont été données par ce mafioso à certains membres du cabinet présidentiel, à quelques ministres et autres chargés de missions, et à certains puissants membres de la famille acquis à la cause de Touadéra. Ces gratifications continuent d’être distribuées à d’autres pour que la mafia puisse arracher des juteux marchés dans les domaines économiques les plus sensibles et même les plus stratégiques, s’installer solidement dans l’âme de la République, et prendre commande de la gestion des affaires de la Nation.

 

Une information qui fait peur et qui inquiète même la plupart des Centrafricains qui ont fait confiance au candidat Touadéra, qui lui ont confié la gestion de leur destinée, mais qui commencent à douter de sa capacité réelle et de sa détermination à incarner la rupture comme il aime le dire, à se départir de ses mauvaises habitudes.

 

Mais qui est donc M. Aziz Nassour ? Un homme dont la responsabilité est établie dans des actes de liquidation de la République, dont il reste bien des plaies du sang des Centrafricains, et dont la seule évocation du nom fait rappeler les causes des terribles tragédies qui ont secoué l’âme de la République et mis à genoux tout un peuple sur sa propre terre, celle de ses ancêtres et de ses aïeux. Autant les combattants de la liberté qui sont les yeux, les oreilles et la bouche de tout un peuple, longtemps soumis et longtemps brimé par tous, sont disposés à soutenir toute décision courageuse prise par Touadéra pour le bien-être du peuple centrafricain, autant ils ne sauraient se taire ou rester insensibles à ce type de relations qui, sous d’autres cieux, insérerait un pays de l’attaque susceptible d’appel à la démission et qui risque de décrédibiliser une fois de plus l’homme de Boy-Rabe et ternir son image dans la conscience collective.

 

Selon les investigations menées et consolidées par les plus crédibles journaux internationaux cités par CARnews, notamment « Le Monde », cet ancien conseiller de Mobutu est devenu l’un des criminels les plus complets des clients de HSBC : trafiquant d’armes, de diamants et de drogue. Il a aussi donné un coup de main à Al-Qaïda, sans que la banque ne s’en émeuve.

 

Le président Touadéra a donc intérêt à se ressaisir avant qu’il ne soit trop tard, de refuser de fréquenter et de serrer les mains à tous les bourreaux du peuple centrafricain. Jugez-en vous-mêmes. Shimon Yelinek est un homme d’affaire israélien basé au Panama, rapporte CARnews. Derrière ce masque anodin se cache en vérité l’un des criminels les plus polyvalents que l’on trouve parmi les clients de HSBC à savoir : trafiquant d’armes, de diamants et de drogue. Il a aussi participé au financement du terrorisme. Son plus grand fait d’arme ? L’opération Otterloo.

 

Fin 2001, un chargement de 3 117 kalachnikovs et 5 millions de cartouches quitte le navire Otterloo dans le port de Turbo, en Colombie. Achetées à l’armée du Nicaragua, les armes étaient destinées en théorie à la police du Panama. Yelinek s’arrange en fait pour les livrer aux Autodefensas Unies de Colombie (AUC), un groupe paramilitaire d’extrême droite. Ses compétences et son réseau de trafiquant d’armes s’expliquent par son parcours. Yelinek, né en Israël en 1961, se développe en Afrique entre 1980 et 2001. Dans les années 80 et 90, Yelinek est le chef de la sécurité de Mobutu Sese Seko, le dictateur du Zaïre, actuelle République démocratique du Congo.

 

C’est là qu’il se lie d’amitié avec Aziz Nassour, un diamantaire libanais, précise CARnews citant Le Monde. Proche collaborateur du dictateur Mobutu, ce dernier exporte à Anvers des pierres du Libéria et de Sierra Leone, entre autres. Les deux hommes sont très servis par HSBC. Al-Qaïda a besoin de diamants. En 2000, Al-Qaïda prend contact avec Aziz Nassour. La raison ? Le groupe terroriste désirait sortir son argent des banques pour acheter des diamants, afin d’éviter d’éventuelles sanctions bancaires. Le groupe terroriste, qui avait déjà frappé les deux ambassades américaines de Tanzanie et du Kenya, avait besoin de préserver ses liquidités en préparation des attentats du World Trade Center en septembre 2011. Le marché du diamant en Afrique de l’Ouest était une cible parfaite, comme le souligne un rapport de l’organisation non-gouvernementale Global Witness cité par CARnews, qui dévoile les étapes de cette affaire.

 

En décembre 2000, deux membres d’Al-Qaïda, Ahmed Ghailani et Fazul Abdullah Mohammed, approchent donc Nassour à Kinshasa. Ils sont notamment connus pour leur participation aux attentats d’ambassades de Dar es Salaam et Nairobi en août 1998. Un contact se révèle prometteur. À l’époque, Aziz Nassour montait une opération avec son cousin Samih Ossaily pour acheter des diamants au Revolutionary United Front (RUF). Soutenu par Charles Taylor, le RUF tentait de répliquer en Sierra Leone le coup d’état réussi de ce dernier au Liberia. L’affaire était donc conclue d’avance : le RUF avait besoin de vendre des diamants et Al-Qaïda était preneur.

 

Les remords d’un diamantaire. Quel rôle Yelinek joua-t-il dans cette affaire ? Dans une des clauses de l’accord, Nassour s’engageait à procurer des armes au Président Taylor et aux rebelles qu’il soutenait, les RUF. Fin 2000, Nassour contacte son vieil ami Yelinek. Alors basé au Marriott de Miami et répondant au téléphone sous le nom de code « Sierra », le trafiquant israélien transmet la demande à son collègue Ori Zoller. Ancien membre des forces spéciales israéliennes, ce dernier exerce dans le commerce des armes au Guatemala. Le choix n’est pas sans raison. Zoller prend part à l’opération Otterloo qui est en train de se dérouler. Cependant, l’affaire s’effondre.

 

Début 2001, Ali Darwish, un diamantaire de Sierra Leone, décide de se repentir, rapporte toujours CARnews. Il avait notamment mis en lien Nassour avec Ibrahim Bah, confident du Président Charles Taylor et proche des rebelles du RUF. Il informe les autorités américaines du trafic d’armes illégal. Celles-ci n’agissent pas mais la confiance ne règne plus entre RUF, trafiquants et diamantaires. Au même moment, la découverte du chargement de l’Otterloo fait scandale dans la presse latino-américaine.

 

Yelinek est sous le feu des projecteurs. Après avoir été incarcéré au Panama entre 2002 et 2004 puis relâché grâce à des pots-de-vin virés de son compte HSBC, il disparaît dans la nature. Il refait surface en 2011. Il est alors le sujet d’une enquête de l’United States Drug Enforcement Administration (DEA) et du Département du Trésor des États-Unis pour ses liens supposés avec le réseau de trafic de drogue colombien de Cifuentes Villa. Ce dernier est affilié au fameux et violent cartel mexicain de Sinaloa. Les données recueillies par Le Monde dans les documents « SwissLeaks » indiquent que Yelinek a pu maintenir des comptes chez HSBC Private Bank (PB) jusqu’en 2007. À cette époque, Yelinek possédait encore 860 000 dollars dans cette institution. Ses comptes étaient liés à des sociétés écrans : Ubicon Corp. et Fenco Holding Inc.

 

Avec la collaboration de journalistes de la Süddeutsche Zeitung, Le Monde s’est procuré les certificats de constitution de ces entreprises, précise CARnews. Possédant déjà des entreprises écrans au Panama, Yelinek ne voulut varier. D’après les documents originaux, Ubicon Corp. et Fenco Holding Inc. furent créées en avril et juin 2004 dans les îles Vierges britanniques, respectivement au nom de Yelinek et sa femme, Limor Yelinek. Malgré son profil de trafiquants d’armes et de blanchisseur d’argent pour le compte d’un cartel colombien, la filiale de HSBC PB n’a pas ordonné la fermeture des comptes de Yelinek. Elle ne pouvait cependant pas ignorer les agissements de son client. Il avait été fiché à plusieurs reprises entre 2000 et 2011 par des agences de sécurité américaines, belges et latino-américaines.

 

Plus accablant encore pour HSBC, le Washington Post avait mentionné Yelinek dans l’enquête menée sur la filiale diamantaire d’Al-Qaïda en Afrique de l’Ouest début 2000. Après l’affaire Otterloo en 2001, son nom était partout dans la presse latino-américaine. HSBC PB semble donc fautive de complicité. Consciente ou pas ? Cela reste à définir. Pour autant de signaux d’alertes, l’ignorance n’est cependant pas une excuse valable, conclut l’enquête d’Aliaume Leroy citée par CARnews.

 

Affaire à suivre…

 

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Mines, marchés, aide humanitaire : Wagner pille tout en Centrafrique avec la complicité de Touadéra, documenté par la communication de Maître Philippe Larochelle devant la CPI

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Mines, marchés, aide humanitaire : Wagner pille tout en Centrafrique avec la complicité de Touadéra, documenté par la communication de Maître Philippe Larochelle devant la CPI

 

Au milieu des merceniares russes, le chef rebelle Ali Darassa. Le-général-Ali-Darassa-au-milieu-des-mercenaires-russes-de-Touadera RCA : qui sont les mercenaires présents en Centrafrique
Le-général-Ali-Darassa-au-milieu-des-mercenaires-russes-de-Touadera – RCA : qui sont les mercenaires présents en Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : Alain Nzilo, Directeur de Publication de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Il y a la guerre. Et il y a le pillage. En République centrafricaine, les deux sont indissociables. Depuis l’arrivée du Groupe Wagner en 2018, le pays est devenu un vaste terrain de razzia où tout ce qui a de la valeur est systématiquement volé : l’or des mines, les diamants des gisements, le bétail des éleveurs, les récoltes des paysans, les marchandises des commerçants, les biens des civils, l’aide humanitaire des ONG. Même les morts sont dépouillés.

 

 

La communication déposée le 8 octobre 2025 à la Cour pénale internationale (CPI) documente l’ampleur du système de pillage organisé mis en place par le régime Touadéra et le Groupe Wagner. Ce n’est pas le pillage chaotique d’une armée en déroute ou le banditisme opportuniste de groupes armés incontrôlés. C’est un pillage méthodique, planifié, coordonné depuis le sommet de l’État, dont les bénéficiaires sont clairement identifiés : Faustin-Archange Touadéra, son cercle restreint, et les mercenaires du Groupe Wagner.

 

Les témoignages recueillis auprès de trente témoins, dont d’anciens miliciens, des membres des Forces armées centrafricaines (FACA), des victimes et des proches de victimes, établissent que le pillage constitue à la fois un objectif stratégique (s’emparer des ressources minières du pays), un mode de rémunération (les miliciens et les FACA ne sont pas payés, on leur donne le droit de piller), et une arme de terreur (piller pour appauvrir, affamer et chasser les populations civiles des zones convoitées).

 

Dès 2018, la pratique du pillage était institutionnalisée au sein de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), le mouvement politico-militaire dirigé par Ali Darassa et Hassan Bouba, qui collaborait étroitement avec le Groupe Wagner et le régime Touadéra. Des anciens éléments de l’UPC opérant en tant que “Wagner noirs” et impliqués dans de nombreuses attaques, dont celles de Seko et Alindao, ont confirmé que les éléments de l’UPC pillaient tout ce qu’ils pouvaient lorsqu’ils menaient des attaques. Étant donné que les éléments de l’UPC ne recevaient pas de salaires, il était entendu que la pratique du pillage leur tiendrait lieu de rémunération.

 

Lors du massacre d’Alindao le 15 novembre 2018, les éléments de l’UPC ont procédé à des pillages systématiques des biens des personnes déplacées, ainsi que des biens de l’église d’Alindao. De nombreux bâtiments ont également été détruits, y compris l’église et une partie de la cathédrale. Le pillage faisait partie intégrante de l’opération militaire : tuer, brûler, voler. Dans cet ordre ou dans le désordre, peu importe. L’essentiel était que rien ne reste.

Mines, marchés, aide humanitaire : Wagner pille tout en Centrafrique avec la complicité de Touadéra, documenté par la communication de Maître Philippe Larochelle devant la CPI
Image d’illustration du village Bowaye incendié par les mercenaires russes du groupe Wagner le 8 avril 2025. CopyrightCNC

 

Cette logique du pillage comme mode de rémunération s’est étendue à l’ensemble des forces combattant pour le compte du régime Touadéra après le déclenchement de la contre-offensive contre la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) en décembre 2020. Les mercenaires de Wagner, les FACA, les Forces de sécurité intérieure (FSI), la Garde Présidentielle et les “Requins” se sont lancés dans une vaste campagne de pillage à travers tout le territoire centrafricain. Dès mars 2021, le Groupe de Travail des Nations Unies sur l’Utilisation de Mercenaires rapportait des actes de pillage de biens privés et publics commis par des mercenaires de Wagner dans des villes et villages repris à la CPC, notamment dans les préfectures de Lobaye, Ombella-M’Poko, Nana-Mambéré et Ouham.

 

Le Groupe d’experts des Nations Unies sur la République centrafricaine et le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme ont également recueilli de nombreux témoignages faisant état de pillages systématiques des biens de civils ou d’ONG humanitaires commis dès 2021 par des FACA et des instructeurs russes dans plusieurs localités où ils avaient été déployés ou avaient transité, notamment à Bambari, Bouar, Berbérati, Boyo et Bossangoa. Ces pillages concernaient des biens divers, tels que de l’argent, des téléphones, des motocyclettes, des stocks de nourriture ou des animaux d’élevage. Ils ont eu lieu lors de fouilles de domiciles, à des points de contrôle, ou après des meurtres de civils. Le pillage suit toujours le massacre. Ou le précède. Ou l’accompagne.

 

Dans un rapport relatif à des attaques commises par les FACA en décembre 2021 à Boyo et dans d’autres villages à proximité de Bambari, le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies a rapporté que des FACA et des mercenaires de Wagner avaient recruté plusieurs dizaines de combattants appartenant à des milices, telles que des Anti-Balaka et des éléments de l’UPC, ainsi que des civils, en leur offrant la possibilité d’intégrer les FACA et de conserver les biens pillés lors des attaques. Le pillage n’est pas un effet secondaire de la guerre : il est l’incitation principale au recrutement. On ne paie pas les miliciens. On leur donne le droit de voler.

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Quelques victimes des mercenaires russes dans le village Bowaye, près de bossangoa

 

Lors de l’attaque de Boyo, les assaillants ont également incendié 547 maisons, ciblant spécifiquement des habitations appartenant à des musulmans. Le pillage s’accompagne toujours de destruction. Il ne s’agit pas seulement de voler : il s’agit de tout prendre, puis de tout brûler. De ne rien laisser. De rendre impossible le retour des populations déplacées.

 

De nombreux témoins ont rapporté des actes de pillages commis de la même manière par les mercenaires de Wagner sur la population civile depuis 2021, y compris des pillages généralisés d’habitations et de bâtiments publics dans les préfectures de la Haute-Kotto, de Nana-Mambéré, de l’Ouham et de la Vakaga, respectivement à Bria, Baboua, Bongboto, Batangafo et Gordile, ainsi que des pillages de bétails et de champs agricoles dans la préfecture de l’Ouham, à Bossangoa et à Bongboto.

 

Lors de missions conjointes effectuées par les mercenaires de Wagner et des éléments de l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) aux fins de procéder à des arrestations arbitraires à Bangui en 2022-2023, un témoin ayant participé à ces missions a confirmé que les mercenaires de Wagner effectuaient des pillages systématiques chez les personnes qui faisaient l’objet des missions. On arrête, on torture, et on vole. Le trio gagnant.

 

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Le corps des victimes des russes à Besson, dans la Nana-Mambéré

Tel que rapporté par des témoins, les FACA ne s’opposent pas aux mercenaires de Wagner lorsqu’ils pillent les marchandises de la population dans des habitations, sur des marchés ou dans des boutiques. Au contraire, lorsque les FACA et les FSI opèrent avec les mercenaires de Wagner, elles reçoivent pour ordre de leur part de piller des biens, tels que de l’or, des motos, du bétail, des articles ménagers et des appareils électroménagers. Le pillage est une instruction opérationnelle, pas un dérapage.

 

Des témoins ont également rapporté que les mercenaires de Wagner et les FACA effectuent des opérations conjointes visant à piller l’or des mineurs ou leur argent, sur des lieux de gisements d’or, tels que celui de Kouki, dans la région de Bossangoa. Une enquête conjointe menée par l’ONG The Sentry et CNN en 2021 révélait déjà que les mercenaires de Wagner étaient responsables de pillages systématiques, en particulier dans des zones riches en ressources minérales, telles que des mines d’or et de diamants.

 

Des témoins ont confirmé que les mercenaires de Wagner utilisent des drones pour faire du repérage sur les zones à piller, telles que des gisements miniers et des champs agricoles. Les mercenaires de Wagner envoient ensuite des mercenaires à motos et en hélicoptères pour piller les endroits repérés, notamment l’or et les diamants récoltés par les mineurs sur les gisements miniers. Des témoins ont confirmé que les biens pillés par les mercenaires de Wagner sur les chantiers miniers de Kouki et Ndassima sont revendus par eux respectivement à Bossangoa et à Bangui. Le pillage est une industrie. Une chaîne de valeur. De la mine au marché, en passant par l’hélicoptère.

 

Ce qui distingue Wagner des autres groupes armés opérant en RCA, c’est l’articulation entre pillage et contrôle territorial des sites miniers. Wagner ne pille pas au hasard. Wagner pille stratégiquement, en ciblant les zones riches en or et en diamants, en chassant ou en tuant les mineurs qui y travaillent, puis en s’appropriant les gisements pour les exploiter directement via des sociétés écrans. Le pillage est à la fois un objectif immédiat (voler ce qui a déjà été extrait) et un moyen pour atteindre l’objectif stratégique (contrôler les gisements).

 

Dès 2018, le Groupe Wagner a occupé des sites miniers stratégiques pour servir ses propres intérêts économiques avec l’approbation de Touadéra et de ses proches collaborateurs. Le contrôle des ressources minières a permis à l’engagement du Groupe Wagner en RCA de prendre une tournure plus publique, avec la conclusion de contrats octroyant le contrôle des mines d’or et de diamants aux sociétés liées au Groupe Wagner. Le Groupe Wagner a acquis un contrôle substantiel des gisements miniers et n’est soumis à aucune taxe sur l’exploitation des gisements.

 

Des sociétés minières affiliées au Groupe Wagner, telles que Lobaye Invest, Midas Resources et Diamville, ont obtenu des licences et autorisations d’exportation sur des gisements miniers en RCA. Ces sociétés minières étaient liées à des entités légales russes, à Evgueni Prigojine (le fondateur de Wagner, décédé en août 2023) ou à des ressortissants russes. En particulier, Dimitri Sytyi, l’un des trois dirigeants du Groupe Wagner en RCA, a été impliqué dans la structuration économique servant le Groupe Wagner et gère depuis lors les compagnies d’extraction minières qui appartiennent au Groupe Wagner, telles que Lobaye Invest dont il était devenu actionnaire dès le 10 août 2018.

 

Dès 2018, les Dirigeants du Groupe Wagner et Touadéra ont également entamé une collaboration avec l’UPC, dirigée par Ali Darassa et Hassan Bouba. Cette collaboration s’est matérialisée par la vente au Groupe Wagner de gisements miniers dans la région de Bambari. En particulier, en fin d’année 2019, des négociations ont abouti à la vente par l’UPC au Groupe Wagner du gisement minier de Ndassima, le principal gisement minier en RCA. Le gisement minier de Ndassima n’est depuis lors soumis à aucune surveillance administrative de la part des autorités centrafricaines. C’est un territoire russe en terre centrafricaine. Un État dans l’État. Un gisement où Wagner fait ce qu’il veut.

Mines, marchés, aide humanitaire : Wagner pille tout en Centrafrique avec la complicité de Touadéra, documenté par la communication de Maître Philippe Larochelle devant la CPI
les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-Gendarmerie-Nationale-IMG_7mai2018005155 – RCA : La manipulation, une longue tradition russe !

 

Les zones où le Groupe Wagner a concentré de nombreuses opérations militaires depuis décembre 2020 correspondent exactement aux sites miniers stratégiques gérés par lui. Entre décembre 2020 et août 2023, au moins 17 batailles pour des sites miniers ont eu lieu à travers le pays. Wagner était impliqué dans 70% de ces événements. Des affrontements autour de gisements miniers ont eu lieu dans les préfectures de l’Ouham, de la Ouaka, de la Haute-Kotto, de la Nana-Mambéré, de la Lobaye et de la Vakaga et ont entraîné de nombreuses violences de la part des mercenaires de Wagner visant des mineurs.

 

Les mineurs sont fréquemment la cible de violences lors d’affrontements entre les mercenaires de Wagner et d’autres groupes se disputant le contrôle des gisements miniers. Les mercenaires de Wagner utilisent également la terreur pour réprimer les populations vivant dans les zones minières et les forcer à partir. Un témoin a déclaré que la cartographie des lieux du territoire centrafricain où les mercenaires de Wagner sont majoritairement présents et ont commis des exactions peut être définie sur base de la localisation des gisements miniers en RCA. Là où il y a de l’or, il y a Wagner. Et là où il y a Wagner, il y a des massacres.

 

Depuis la mi-2021, des mercenaires de Wagner, des FACA et des “Wagner noirs” ont commis de nombreux meurtres contre les rebelles et la population locale afin de les chasser de la zone du gisement minier de Ndassima, occupée par le Groupe Wagner. Les “Wagner noirs” ont également assassiné de nombreux Peuhls travaillant sur les gisements d’or et de diamants afin de piller leurs récoltes. En mars 2023, les exploitants chinois du site minier de Chimbolo, dans la région de Bambari, ont été les victimes d’une attaque des mercenaires de Wagner, au cours de laquelle neuf ont perdu la vie. Chimbolo était exploité par des Chinois. Wagner voulait Chimbolo. Wagner a tué les Chinois. Wagner a pris Chimbolo.

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le corps sans vie de maman Thérèse, violée par les mercenaires russes dans son village en 2022, exposé par sa famille avant son inhumation. CopyrightCNC

 

Un témoin a rapporté le viol d’une tante par des mercenaires de Wagner lors d’une opération militaire menée contre le groupe armé 3R à Kaita, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, ainsi que le viol de civils lors d’attaques menées sur le gisement minier de Kouki, dans l’Ouham. Le viol est une arme. Le pillage est une arme. Le meurtre est une arme. Tout est bon pour chasser les populations des zones minières.

 

Les exactions commises en RCA ont provoqué l’indignation de la communauté internationale. L’ONG The Sentry a déclaré : “Touadéra et le Groupe Wagner ont mis en place une machine à tuer et à piller qui sert les intérêts de Touadéra aux fins de se maintenir au pouvoir et ceux du Groupe Wagner par le biais de l’exploitation des richesses minières du pays”. Selon elle, les civils sont chassés “comme des animaux” en RCA et le “modèle de pillage” mis en place a apporté la “mort et la dévastation” tout en sapant la paix et la sécurité globales tant en RCA que dans l’Afrique centrale dans son ensemble.

 

Le pillage n’est pas un crime mineur. Le pillage est un crime de guerre au sens de l’article 8 du Statut de Rome. L’article 8(2)(e)(v) du Statut criminalise expressément “le pillage d’une ville ou d’une localité, même prise d’assaut” dans le cadre d’un conflit armé non international. Les éléments constitutifs de ce crime sont : (i) l’auteur s’est approprié certains biens ; (ii) l’auteur avait l’intention de priver le propriétaire de ces biens et de se les approprier à des fins personnelles ou privées ; (iii) l’appropriation a été commise sans le consentement du propriétaire ; (iv) le comportement a eu lieu dans le contexte de et était associé à un conflit armé ne présentant pas un caractère international ; (v) l’auteur avait connaissance des circonstances de fait établissant l’existence d’un conflit armé.

 

Tous ces éléments sont réunis en RCA. Le pillage est systématique. Il est organisé. Il est commandé par les supérieurs hiérarchiques. Il se produit dans le cadre d’un conflit armé non international opposant les mercenaires de Wagner, les FACA, les FSI et les “Requins” à divers groupes armés non étatiques, notamment la CPC. Et les auteurs – Touadéra, son cercle restreint, les Dirigeants de Wagner, les commandants des FACA, les chefs des “Requins” – ont pleine connaissance de ces pillages.

 

Touadéra et les Dirigeants de Wagner n’ont mis en place aucune action punitive ou préventive vis-à-vis des pillages commis par leurs subordonnés. Au contraire, le pillage est encouragé comme mode de rémunération des combattants. Le pillage est organisé via des opérations de repérage par drone et de raid en hélicoptère. Le pillage est monétisé via la revente des biens volés sur les marchés de Bossangoa et Bangui. Le pillage des gisements miniers est institutionnalisé via l’octroi de licences d’exploitation à des sociétés écrans liées à Wagner.

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Un mercenaire russe du groupe Wagner dans un pick-up des rebelles de l’UPC vers Ndachima, près de Bambari, en 2019

 

En tant que supérieurs hiérarchiques au sens de l’article 28 du Statut de Rome, Touadéra, Hassan Bouba, Jules Wananga, les Dirigeants de Wagner (Zakharov, Sytyi, Perfilev), le Ministre de la Défense Claude Rameaux Bireau, le Chef d’État-Major des FACA Zéphirin Mamadou, et le Directeur Général de la Police Bienvenu Zokoué sont pénalement responsables des pillages commis par leurs subordonnés. Ils avaient connaissance de ces pillages. Ils avaient le pouvoir de les empêcher ou de les punir. Ils n’ont rien fait. Pire, ils les ont encouragés, organisés, monétisés.

 

Le pillage de la République centrafricaine par le régime Touadéra et le Groupe Wagner n’est pas une figure de style. C’est une réalité documentée par l’ONU, par les ONG internationales, et désormais par une communication officielle à la CPI appuyée sur trente témoignages. Depuis 2018, Wagner a pris le contrôle des principaux gisements miniers du pays : Ndassima, Kouki, Chimbolo, Lobaye. Wagner exploite ces gisements via des sociétés écrans : Lobaye Invest, Midas Resources, Diamville. Wagner ne paie aucune taxe à l’État centrafricain. Wagner exporte l’or et les diamants vers la Russie sans aucune surveillance. Wagner utilise les profits pour financer ses opérations militaires en RCA, au Mali, au Burkina Faso, au Soudan, et pour soutenir l’effort de guerre russe en Ukraine.

 

Touadéra, en échange, paye 10 milliards de francs CFA par mois (environ 15 millions d’euros par an) pour fermer les yeux et garantir l’impunité totale de Wagner. Touadéra permet à Wagner de piller, tuer, violer sans aucune conséquence. Touadéra ordonne aux FACA, à la police, à la gendarmerie, à la Garde Présidentielle de collaborer avec Wagner dans ces opérations de pillage et de terreur.

 

Le peuple centrafricain, lui, ne voit rien des richesses de son sous-sol. Les mineurs artisanaux sont chassés, dépouillés, assassinés. Les paysans voient leurs récoltes et leur bétail volés. Les commerçants voient leurs marchandises pillées. Les civils voient leurs maisons brûlées après avoir été vidées de tout ce qu’elles contenaient. Les ONG humanitaires voient leurs stocks de nourriture et de médicaments volés aux points de contrôle.

 

La République centrafricaine est l’un des pays les plus pauvres du monde. Mais son sous-sol regorge d’or et de diamants. Ces richesses devraient profiter au peuple centrafricain. Elles profitent à Touadéra, à son cercle restreint, et surtout au Groupe Wagner.

 

Dans sa Résolution 2759 du 14 novembre 2024, le Conseil de sécurité des Nations Unies s’est dit “profondément préoccupé par la situation humanitaire et sécuritaire en RCA” et a réaffirmé l’importance de traduire en justice de toute urgence tous les responsables de violations du droit international humanitaire, sachant que certains de ces actes peuvent être constitutifs des crimes listés dans le Statut de la CPI.

 

Le pillage fait partie de ces crimes. Le pillage de Seko. Le pillage d’Alindao. Le pillage de Boyo (547 maisons incendiées après pillage). Le pillage de Bongboto. Le pillage de Gordile. Le pillage de Ndassima. Le pillage de Kouki. Le pillage de Chimbolo. Le pillage systématique à Bangui lors des missions conjointes Wagner-OCRB. Le pillage de l’aide humanitaire. Le pillage des marchés. Le pillage des champs. Le pillage du bétail. Le pillage de tout.

 

La Cour pénale internationale est saisie. Les auteurs sont identifiés. Les victimes ont témoigné. Les faits sont établis.

 

Mines, marchés, aide humanitaire : Wagner pille tout en Centrafrique avec la complicité de Touadéra.

 

Il est temps que les pilleurs rendent des comptes.

 

Par Alain Nzilo

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Quand le ministre Bruno Yapandé assume ouvertement la dictature du régime de Touadera et menace Élysée Nguimalé en ce terme : « Il mérite ce qui doit lui arriver parce que la justice fera son travail

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Quand le ministre Bruno Yapandé assume ouvertement la dictature du régime de Touadera et menace Élysée Nguimalé en ce terme : « Il mérite ce qui doit lui arriver parce que la justice fera son travail

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/bruno-yapande.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bruno Yapandé, ministre centrafricain de l'administration du territoire
Bruno Yapandé, ministre centrafricain de l’administration du territoire

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dans une interview accordée il y’a quelques semaines à la radio Ndèkè-Luka, le ministre de l’Administration du territoire et porte-parole par intérim du gouvernement, Bruno Yapandé, a franchi un nouveau cap dans la répression des voix dissidentes en Centrafrique. Ses déclarations contre Élysée Nguimalé , président de l’Observatoire pour la gouvernance démocratique en Centrafrique (OGDC), dévoilent sans détour la nature autoritaire d’un régime qui ne tolère aucune contestation.

 

 

Interrogé par le journaliste Armando sur la requête déposée par l’OGDC auprès du Conseil constitutionnel pour demander l’invalidation de la candidature du président Faustin-Archange Touadéra à un troisième mandat, Bruno Yapandé a livré une réponse qui résume à elle seule l’état de la dictature de Baba Kongoboro  . « C’est un monsieur qui se trouve dans une situation tout à fait illégale. C’est un monsieur qui n’a pas droit à la parole devant nos médias, que ce soit privé comme public », a-t-il déclaré sans la moindre gêne.

 

Le ministre a expliqué que l’OGDC avait sollicité un agrément auprès de son département en janvier-février 2024, mais que le ministère de la Justice avait émis un avis défavorable. Selon Yapandé, cette décision administrative suffirait à interdire à Élysée Nguimalé  de s’exprimer dans les médias et même d’agir en justice. « Son association, sa structure n’a pas sa raison d’être, n’a pas un socle juridique », a-t-il affirmé, avant d’ajouter : « C’est un rejet systématique et attaquer la personnalité d’une institution parce que le président de la République, c’est une institution. Est-ce que ce monsieur a ce droit d’agir au nom d’un soi-disant observatoire ? »

 

Mais Bruno Yapandé ne s’est pas arrêté là. Il a annoncé que des poursuites judiciaires seraient engagées contre Élysée Nguimalé. « Il mérite ce qui doit lui arriver parce que la justice fera son travail. Il y a eu des accusations aussi graves contre la personne du chef de l’État et cela a été déjà mentionné au niveau du parquet. Il répondra de ses actes devant la justice pour cette accusation aussi boiteuse, aussi irresponsable », a-t-il lancé, dans ce qui ressemble davantage à une menace qu’à une déclaration d’un ministre de la République.

 

Lorsque le journaliste Armando lui a rappelé qu’un citoyen centrafricain reste libre de déposer une requête au Conseil constitutionnel même si son association n’a pas reçu d’agrément, le ministre a botté en touche. « Je ne rentre pas dans le fond en ce moment mais je reste sur la forme. La requête est là, je peux vous donner copie. Il n’a pas agi en son nom mais au nom d’une association, d’une organisation appelée Observatoire pour la gouvernance démocratique en Centrafrique », a-t-il répondu, contournant ainsi la question de fond.

 

Ces déclarations interrogent sur plusieurs points juridiques et démocratiques fondamentaux. D’abord, depuis quand le refus d’agrément d’une association priverait-il un citoyen de son droit constitutionnel à la liberté d’expression ? La Constitution centrafricaine depuis l’indépendance garantit ce droit à tous les citoyens, qu’ils appartiennent ou non à une association agréée. En affirmant qu’Élysée Nguimalé « n’a pas droit à la parole devant nos médias », Bruno Yapandé dévoile la conception totalitaire que le régime Touadéra a de la liberté d’expression : elle ne s’exerce qu’avec l’autorisation du pouvoir.

 

Ensuite, le droit de saisir le Conseil constitutionnel est un droit individuel reconnu à tout citoyen centrafricain. Qu’Élisée Nguimalé l’ait fait au nom de son association ou à titre personnel ne change rien à la légitimité de sa démarche. En contestant ce droit, le ministre remet en cause l’un des piliers de l’État de droit : l’accès à la justice constitutionnelle pour contester la légalité d’une candidature présidentielle.

 

Les menaces de poursuites judiciaires contre Élysée Nguimalé montrent parfaitement l’instrumentalisation de la justice par le régime Touadéra. Déposer une requête au Conseil constitutionnel pour contester la constitutionnalité d’une candidature présidentielle ne constitue en aucun cas une infraction pénale. C’est au contraire l’exercice normal d’un droit démocratique. Transformer cet acte citoyen en « accusation grave contre la personne du chef de l’État » relève de la pure intimidation.

 

Cette affaire rappelle étrangement le cas de Joseph Bendounga, cet autre citoyen courageux décédé le 5 janvier 2025, qui avait régulièrement osé contester les présidents centrafricains devant la cour constitutionnelle. Président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Évolution de Centrafrique (MDREC), Bendounga avait traîné successivement Patassé, Bozizé, Djotodia, Samba-Panza et Touadéra devant la justice constitutionnelle pour haute trahison ou violation de la Constitution. Comme Élysée Nguimalé  aujourd’hui, Bendounga avait été arrêté, menacé, poursuivi en justice pour avoir simplement exercé ses droits constitutionnels. Mais jamais il n’avait renoncé à son combat pour le respect de la Constitution.

 

Les propos de Bruno Yapandé montrent aussi le double standard pratiqué par le régime. Le ministre évoque le refus d’agrément de l’OGDC pour justifier son interdiction de parole, mais le gouvernement n’a eu aucun scrupule à accorder des agréments à des dizaines de partis politiques fantômes et d’organisations bidons créées uniquement pour servir la propagande du régime. Ces structures, dont certaines n’existent que sur le papier, bénéficient de toutes les facilités administratives pendant que les voix critiques sont étouffées.

 

En déclarant publiquement qu’un citoyen « n’a pas droit à la parole », en annonçant des poursuites judiciaires contre quelqu’un qui a simplement exercé son droit de recours constitutionnel, Bruno Yapandé a dévoilé le vrai visage du régime Touadéra : celui d’une dictature assumée qui ne supporte aucune contradiction. Ces méthodes rappellent les heures les plus sombres de l’histoire centrafricaine, quand le pouvoir politique utilisait la justice comme une arme pour faire taire toute opposition.

 

Le message envoyé par le ministre est clair : quiconque ose remettre en question la volonté du président Touadéra de se maintenir au pouvoir au-delà des limites constitutionnelles sera réduit au silence, par tous les moyens. Mais comme l’a rappelé un observateur après avoir écouté cette interview, « il y a un début et une fin. Vous allez tous revenir devant la justice que vous manipulez là. Vous allez revenir devant cette justice un jour. »

 

Les déclarations de Bruno Yapandé contre Élysée Nguimalé  ne sont pas qu’une simple intimidation. Elles constituent une violation caractérisée des libertés fondamentales garanties par la Constitution centrafricaine et les conventions internationales ratifiées par la Centrafrique. Elles démontrent que le régime Touadéra a abandonné toute prétention démocratique et assume désormais ouvertement sa dérive autoritaire.

 

À quelques semaines du scrutin présidentiel, cette affaire montre le climat de terreur dans lequel se déroule la campagne électorale. Quand un ministre peut impunément menacer un citoyen de poursuites judiciaires pour avoir exercé ses droits constitutionnels, quand il peut décréter qui a le droit ou non de s’exprimer dans les médias, c’est la démocratie elle-même qui est morte.

 

Élysée Nguimalé, à l’instar de Joseph Bendounga avant lui, paie le prix de son courage. Mais son acte citoyen restera comme un témoignage précieux pour l’histoire : celui d’un homme qui a osé défier un régime autoritaire au nom du respect de la Constitution. Les menaces de Bruno Yapandé ne pourront effacer cette réalité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Législatives 2025 : regarder comment Daniel Nzéwé, candidat du MCU,  pris en flagrant délit de faux et usage de faux document judiciaire

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Législatives 2025 : regarder comment Daniel Nzéwé, candidat du MCU,  pris en flagrant délit de faux et usage de faux document judiciaire

 

Législatives 2025 : regarder comment Daniel Nzéwé, candidat du MCU, pris en flagrant délit de faux et usage de faux document judiciaire
Nzéwé Daniel, de son vrai nom Daniel Koli-Kanga, né à Bambari

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un document prétendument émis par la Cour d’appel de Bangui circule depuis le 10 novembre 2025 sur les réseaux sociaux pour tenter d’effacer le lourd passé judiciaire et criminel de Daniel Nzéwé, candidat aux législatives du 20 décembre. Cette ordonnance sur requête, censée émaner du deuxième vice-président du Tribunal de Grande Instance Okacha Alamine, constitue un faux grossier destiné à contourner les critères d’éligibilité au scrutin parlementaire qui n’existent plus d’ailleurs.

 

 

Le document affirme que Daniel Nzéwé n’a “jamais fait l’objet d’une condamnation définitive par la justice centrafricaine”. Plus grave encore, il présente des informations biographiques erronées. L’homme serait né le 11 décembre 1979 à Bimbo, alors que Daniel Koli Kanga ,  son véritable nom,  est né à Bambari. Cette première falsification trahit la nature frauduleuse de l’ensemble du dossier. Soit la justice centrafricaine a produit un faux document, auquel cas elle devient complice d’usage de faux, soit Daniel Nzéwé a lui-même fabriqué cette pièce, confirmant ainsi sa réputation d’expert en documents frauduleux.

 

L’intéressé n’en est pas à son premier faux. Surnommé dans les milieux mafieux “Directeur de l’Université de Miskine” en référence à sa maîtrise dans la fabrication de documents falsifiés, Daniel Nzéwé a bâti sa carrière sur l’escroquerie et la contrefaçon. Né sous le nom de Daniel Koli Kanga, il a accumulé tellement de condamnations dans sa jeunesse qu’il s’est vu contraint d’abandonner son patronyme. Il a alors adopté un nouveau nom, qu’il a baptisé le nom de son père, Nzéwé, pensant ainsi effacer ses traces dans les registres judiciaires.

 

La manœuvre n’a pas suffi. Entre 2014 et 2016, sous la présidence de transition de Catherine Samba-Panza, Daniel Nzéwé a été incarcéré à la prison centrale de Ngaragba pour avoir escroqué des investisseurs chinois de plusieurs centaines de millions de francs CFA. Son nom apparaît également dans l’affaire de l’ancien ministre Regis Lionel Dounda, dont le véritable auteur du crime est Daniel Nzéwé. Ces condamnations, largement documentées par la presse et les archives judiciaires, rendent impossible toute prétention à un casier vierge.

 

Le document du 10 novembre 2025 présente pourtant un bulletin n°3 du casier judiciaire, portant le numéro 13746 et prétendument délivré par le Chef de Service du Casier judiciaire Central et d’Entraide Pénale International. Ce bulletin serait totalement vierge. La fabrication est tellement grossière qu’elle comporte des erreurs factuelles vérifiables en quelques minutes : le lieu de naissance erroné, l’absence de toute mention des séjours en prison pourtant attestés par les registres pénitentiaires, la présentation d’un parcours immaculé pour un homme dont les activités criminelles ont fait la une des journaux pendant des années.

 

Deux hypothèses s’offrent aux observateurs. Soit un magistrat a effectivement signé ce document, auquel cas il devient auteur de faux et usage de faux et doit être poursuivi pénalement. La fabrication d’un acte judiciaire mensonger par un officier de justice constitue une infraction grave qui mine la crédibilité de toute l’institution. Soit Daniel Nzéwé a fabriqué lui-même cette pièce, ajoutant ainsi un nouveau chapitre à son catalogue d’escroqueries. Dans les deux cas, le document n’a aucune valeur légale et son utilisation pour valider une candidature aux législatives relève de la fraude électorale.

 

Le Conseil constitutionnel se trouve au cœur de cette manipulation. En 2020, cette même institution avait invalidé la candidature de Daniel Nzéwé précisément en raison de son casier judiciaire chargé. L’équipe qui avait pris cette décision,  Danièle Darlan comme présidente, Jean-Pierre Waboué comme vice-président , connaissait parfaitement le dossier pénal du candidat. Aujourd’hui, Jean-Pierre Waboué préside le Conseil constitutionnel. Parent du président Faustin-Archange Touadéra et originaire du même village que le chef de l’État, il s’apprête à valider la candidature d’un homme que sa propre institution avait jugé inéligible cinq ans plus tôt.

 

Ce revirement ne peut s’expliquer que par la transformation du Conseil constitutionnel en instrument au service du pouvoir. L’institution a cessé de défendre la légalité pour devenir une chambre d’enregistrement des volontés du régime. Le faux document concernant Daniel Nzéwé lui fournit simplement un prétexte pour avaliser une candidature qui, selon les critères appliqués en 2020, devrait être rejetée sans discussion possible.

 

La rapidité du processus trahit également la nature frauduleuse de l’opération. Entre le 7 novembre, date de la requête, et le 10 novembre, date de l’ordonnance, trois jours seulement se sont écoulés. La justice centrafricaine, habituellement d’une lenteur proverbiale, fait preuve d’une célérité stupéfiante quand il s’agit de blanchir un candidat du pouvoir. Les citoyens ordinaires attendent des années pour obtenir des décisions judiciaires sur des dossiers simples, mais Daniel Nzéwé obtient en soixante-douze heures un document qui efface deux décennies d’activités criminelles.

 

L’affaire dépasse largement le cas individuel. Elle expose les méthodes par lesquelles le régime Touadéra manipule les institutions pour organiser une parodie électorale. Après la mise en place de candidats fantômes financés par le pouvoir, après les révélations sur la corruption dans plusieurs ministères, voici maintenant la fabrication de faux documents judiciaires pour valider des candidatures impossibles à défendre légalement. Le Conseil constitutionnel, censé garantir la régularité du processus électoral, participe activement à cette fraude généralisée.

 

Les archives existent pourtant. Les registres de la prison de Ngaragba conservent la trace du séjour de Daniel Nzéwé entre 2014 et 2016. Les dossiers judiciaires concernant l’escroquerie des investisseurs chinois dorment dans les armoires du Palais de Justice. Les articles de presse relatant ses démêlés avec la loi sont consultables dans les archives des médias centrafricains. La décision du Conseil constitutionnel de 2020 invalidant sa candidature reste accessible. Tous ces documents prouvent la fausseté du bulletin n°3 du casier judiciaire présenté le 4 novembre 2025.

 

Daniel Koli Kanga, devenu Daniel Nzéwé Aziagbia, a fait de la fabrication de faux documents sa spécialité. Son surnom d’“Université de Micky” témoigne de son expertise reconnue dans ce domaine. Qu’il ait fabriqué lui-même ce dernier faux ou qu’il ait obtenu la complicité d’un magistrat corrompu pour le produire ne change rien au fond : le document est une contrefaçon destinée à tromper le Conseil constitutionnel et, à travers lui, le peuple centrafricain.

 

La manipulation est d’autant plus audacieuse qu’elle intervient à quelques semaines du scrutin. Le régime Touadéra, engagé dans une course contre la montre pour organiser des Élections favorables à son maintien au pouvoir, ne peut se permettre de voir certaines candidatures écartées pour des motifs juridiques valables. Il préfère fabriquer des documents frauduleux plutôt que de respecter les règles qu’il a lui-même édictées. Cette pratique transforme les Élections législatives du 20 décembre en simple exercice de validation d’un pouvoir qui refuse de se soumettre à la loi.

 

Le magistrat dont le nom apparaît sur ce document – s’il l’a effectivement signé – engage sa responsabilité pénale. Produire un faux acte judiciaire constitue un crime passible de poursuites, quelle que soit la qualité de son auteur. La justice centrafricaine ne peut tolérer que ses propres membres participent à la falsification de documents officiels sans réagir. Le parquet devrait ouvrir une enquête pour déterminer l’origine exacte de cette ordonnance et identifier les responsables de sa fabrication.

 

Cette affaire confirme que les Élections de décembre 2025 ne répondent à aucune norme démocratique acceptable. Quand un candidat peut présenter un faux document pour masquer son casier judiciaire, quand le Conseil constitutionnel valide cette fraude en toute connaissance de cause, quand la justice devient complice de la falsification, le scrutin perd toute légitimité. Daniel Nzéwé Aziagbia ne devrait même pas être candidat. Son parcours criminel, ses condamnations multiples, ses séjours en prison le disqualifient automatiquement pour un mandat parlementaire.

 

Mais dans la Centrafrique de Faustin-Archange Touadéra, les règles s’appliquent différemment selon l’appartenance politique. Les opposants font face à des obstacles insurmontables pour se présenter aux Élections, tandis que les criminels proches du pouvoir bénéficient de faux documents judiciaires pour blanchir leur passé. Cette asymétrie dans l’application de la loi électorale transforme le scrutin du 20 décembre en simple opération de propagande destinée à légitimer un régime qui bafoue toutes les règles démocratiques.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA…

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Jours fériés ignorés, 12 heures de travail quotidien : le calvaire des ouvriers centrafricains sur les sites miniers chinois

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Jours fériés ignorés, 12 heures de travail quotidien : le calvaire des ouvriers centrafricains sur les sites miniers chinois

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/sur-le-site-minier-de-gomon-vers-gaga-dans-la-commune-de-yaloke-2.jpg” data-wpel-link=”internal”>Jours fériés ignorés, 12 heures de travail quotidien : le calvaire des ouvriers centrafricains sur les sites miniers chinoisSur le site minier de Gomon, vers Gaga, dans la commune de Yaloké 2
Sur le site minier de Gomon, vers Gaga, dans la commune de Yaloké 2. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Douze heures de travail par jour, sept jours sur sept, aucune fête nationale respectée. Voilà la réalité quotidienne des Centrafricains employés dans les mines contrôlées par des exploitants chinois. Une exploitation qui perdure sous le regard passif d’un ministère du Travail incapable d’imposer ses propres textes.

 

 

Les exploitants chinois présents en République Centrafricaine semblent faire fi des dispositions légales du pays. Leur méconnaissance apparente du cadre réglementaire centrafricain crée un problème majeur, particulièrement dans le secteur minier où leur présence est importante.

 

Ces investisseurs emploient aussi bien des Centrafricains que des travailleurs venus de Chine, du Cameroun, du Burkina Faso ou du Tchad. Pourtant, ils ignorent les règles élémentaires du droit du travail centrafricain. Les jours fériés n’existent pas dans leur vocabulaire. Leur unique objectif reste la rentabilité financière, au mépris des dispositions sociales et environnementales.

Jours fériés ignorés, 12 heures de travail quotidien : le calvaire des ouvriers centrafricains sur les sites miniers chinois
Site d’exploitation minière chinoise de Gaga. Photo CNC

 

Une enquête menée par la rédaction du CNC sur plusieurs sites miniers exploités par des entreprises chinoises démontre cette réalité. Le respect de l’environnement ne figure pas parmi leurs priorités. Mais le plus inquiétant concerne le traitement réservé aux employés centrafricains lors des jours fériés nationaux.

 

Le 1er janvier, jour de l’an, les ouvriers doivent se présenter au travail. Le 25 décembre pour Noël, même exigence. Le 1er mai, fête du travail, aucun repos n’est accordé. Le 1er décembre, fête nationale, pareille. Toutes les célébrations nationales sont traitées de la même manière. Même lors des scrutins électoraux, des opérations de recensement ou des référendums, le travail continue sans interruption.

 

Cette situation atteint son paroxysme le lundi dernier, lors de la fête nationale du 1er décembre 2025. Ce lundi-là, les employeurs chinois ont obligé l’ensemble de leurs salariés à se rendre sur les chantiers, provoquant des mouvements de protestation. À Gaga, localité située à quelques kilomètres de Zawa dans la commune de Yaloké 2, les travailleurs ont déclenché une grève. À Aba, dans la Nana-Mambéré, même scénario. Les employés ont refusé de travailler, mais les responsables chinois ont maintenu leur position, affirmant ne reconnaître aucune obligation de repos légal.

 

Le ministère du Travail publie pourtant régulièrement des arrêtés précisant les jours chômés et payés ou non payés. Mais ces textes restent sans effet pour les exploitants chinois. Aucun mécanisme de contrôle ne semble fonctionner sur le terrain. Les autorités en charge de veiller au respect du code du travail se contentent d’une gestion administrative depuis Bangui, sans vérifier la mise en œuvre effective des dispositions qu’elles édictent.

 

Les Centrafricains qui travaillent dans ces entreprises subissent des conditions difficiles. Les mouvements de protestation qui éclatent régulièrement restent peu médiatisés, comme si ces sites d’exploitation fonctionnaient en dehors du territoire national. Les employeurs chinois imposent leurs propres règles, et personne ne vient contrôler ce qui se passe réellement dans ces zones d’extraction minière. Les responsables gouvernementaux semblent davantage occupés par d’autres considérations que par la défense des droits des travailleurs centrafricains face à des pratiques qui violent ouvertement la législation nationale. Les services censés assurer le suivi restent à Bangui, loin des réalités du terrain, pendant que les abus se multiplient sans que quiconque ne soit inquiété.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Affrontement armé près du village de Ndah : la CPC-F revendique une attaque contre des forces russo-centrafricaines

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Affrontement armé près du village de Ndah : la CPC-F revendique une attaque contre des forces russo-centrafricaines

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/09/une-patrouille-des-elements-rebelles-du-FPRC-a-Bria-le-30-aout-2020.-Photo-CNC-Moise-Banafio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Affrontement armé près du village de Ndah : la CPC-F revendique une attaque contre des forces russo-centrafricaines
une-patrouille-des-elements-rebelles-du-FPRC-a-Bria-le-30-aout-2020.-Photo-CNC-Moise-Banafio – RCA : le processus du désarmement contesté à Bria

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 1er décembre 2025, aux premières heures du jour, un accrochage armé s’est produit dans la zone de Sikikédé, située à environ 18 kilomètres de Ndah. La Coalition des Patriotes pour le Changement – Fondamental (CPC-F) a publié un communiqué le 2 décembre pour revendiquer cette action.

 

 

Dans son communiqué, la coalition rebelle affirme avoir tendu une embuscade à une patrouille composée de Mercenaires russes et de soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Son porte-parole, Aboubakar Siddick Ali, déclare que l’opération a causé la mort de trois combattants russes et fait plusieurs blessés.

 

La CPC-F justifie cette attaque comme une démonstration de sa capacité militaire et de son implantation. Le mouvement accuse le gouvernement du président Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro d’avoir cédé la souveraineté du pays à des puissances extérieures.

 

Le message adressé aux autorités de Bangui est sans équivoque : « Nul besoin de venir nous traquer. C’est nous qui approchons », prévient le porte-parole, ajoutant que la chute du régime actuel serait inévitable.

 

S’adressant à la population centrafricaine, la CPC-F promet de poursuivre son combat jusqu’à ce qu’elle considère comme « la libération totale du pays ». Le groupe qualifie l’administration Touadéra de « régime tyrannique et corrompu » et dit vouloir rétablir la dignité et la souveraineté nationale.

 

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À 3 semaines du scrutin, le KNK exige un report des élections et un dialogue inclusif

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À 3 semaines du scrutin, le KNK exige un report des Élections et un dialogue inclusif

 

L'ancien ministre et écrivain Elie Ouéfio, Président par intérim du parti KNK
L’ancien ministre et écrivain Elie Ouéfio, Président par intérim du parti KNK

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le président intérimaire du parti KNK a profité de la visite du représentant personnel d’Antonio Guterres pour dresser un réquisitoire contre la gestion des crises en Centrafrique et réclamer un nouveau délai électoral.

 

 

Dans une déclaration solennelle adressée au Secrétaire Général Adjoint de l’ONU, Elie Ouéifio, président intérimaire du parti Kwa Na Kwa (KNK), a exprimé de sérieuses réserves sur la tenue des Élections groupées prévues le 28 décembre 2025, tout en plaidant pour un dialogue national inclusif qu’il présente comme la seule voie vers une paix durable.

 

S’exprimant devant le représentant personnel d’Antonio Guterres, Elie Ouéifio a rendu hommage aux efforts déployés par l’ONU depuis 1996 pour restaurer la paix en Centrafrique, avant d’établir un constat d’échec. Selon lui, malgré des “efforts multiformes et colossaux”, le pays n’a pas retrouvé la stabilité espérée, faute de “thérapies adaptées et adéquates” aux diagnostics posés.

 

Le président intérimaire du KNK a énuméré plusieurs occasions manquées de pacification, citant notamment les directives de l’ancienne représentante spéciale Marguerite Voks au temps du BINUCA, diverses missions de médiation auprès des groupes armés (Baba Laddé à Kaga-Bandoro, Abdoulaye Miskine avec Antonio Guterres lui-même à Paoua), et les négociations avec l’APRD, l’UFDR et les 3R.

 

Élie Ouéifio a particulièrement insisté sur la demande formulée par Sidiki Abass des 3R à Bouar avant les Élections de 2020, réclamant un désarmement général suivi d’un dialogue inclusif, proposition restée sans suite selon lui.

 

Le leader du KNK a identifié deux facteurs expliquant l’inefficacité des interventions onusiennes. D’une part, la combinaison entre la souveraineté étatique centrafricaine et la crise de confiance avec l’ancienne puissance coloniale française empêcherait les dossiers centrafricains d’être correctement présentés au Conseil de Sécurité de l’ONU.

 

D’autre part, il pointe un décalage entre les objectifs de création de l’ONU,  bannir les conflits et promouvoir la paix,  et leur mise en œuvre opérationnelle sur le terrain, donnant lieu à une “interprétation erronée” de la mission onusienne.

 

Tout en affirmant ne pas s’opposer aux Élections du 28 décembre, le KNK émet de fortes réserves sur leur organisation. Élie Ouéifio a rappelé que l’Autorité Nationale des Elections (ANE) avait elle-même annoncé le 7 mai 2025, après une réunion avec le cadre de concertation des élections, un report à 2026 pour diverses raisons, notamment financières.

 

Le parti s’interroge sur le “miracle” qui aurait permis de revenir sur cette décision, alors que le président Touadéra continue d’évoquer publiquement l’indisponibilité des fonds attendus. Queifio soulève plusieurs questions techniques : la sensibilisation suffisante des électeurs majoritairement analphabètes au système de vote groupé, l’état des listes électorales toujours en attente, et la publication des bureaux de vote qui devrait intervenir soixante jours avant le début des campagnes selon les dispositions légales.

 

Le président intérimaire du KNK a également interpellé la médiation de l’ONU sur l’absence apparente de démarches auprès de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Alors que des bons offices ont permis aux 3R et à l’UPC d’adhérer aux processus de paix, Élie Ouéifio demande si un travail similaire a été entrepris avec la CPC, qui regroupe notamment l’ancien président François Bozizé et de nombreux militaires “en pleins soucis constants pour leurs enfants, femmes et parents”.

 

Cette question, selon lui, mériterait d’être communiquée au “peuple souverain” si des raisons particulières justifient cette différence de traitement.

 

Face à ces interrogations, le KNK demande officiellement au Secrétaire Général Adjoint de l’ONU d’envisager avec le président Touadéra “l’éventualité d’un décalage de quelques mois seulement” des élections, afin de permettre à l’ANE de “rattraper des situations ratées”. Citant un dicton centrafricain, Queifio affirme qu’“un jour de plus ne pourrit jamais le rat”.

 

Ce délai supplémentaire permettrait également, selon lui, aux partenaires financiers de revoir avec l’ANE les modalités de proclamation des résultats à l’ère technologique, suggérant que les résultats soient transmis par smartphones androïdes dès la fin des dépouillements par tous les représentants des candidats.

 

Quelle que soit l’issue du scrutin, le KNK réaffirme sa position historique en faveur d’un dialogue national inclusif, présenté comme “seul gage d’une paix durable en Centrafrique”. Elie Ouéifio cite en exemples le Rwanda, l’Afrique du Sud, l’Allemagne et la France pour justifier cette approche.

 

Dans sa vision post-électorale, le parti estime que les Centrafricains devront être “appelés à un dialogue inclusif pour exorciser les démons de la division et des crises”, tout en maintenant les questions de réparations et dommages qui relèvent de la justice.

 

Cette déclaration du KNK intervient dans un contexte de tensions croissantes autour de l’organisation des élections groupées, et constitue une prise de position publique majeure d’un parti d’opposition face à la communauté internationale représentée par l’ONU.

 

Par Anselme Mbata…..

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Comment l’exploitation chinoise de la Sanga asphyxie la ville de Nola 

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Comment l’exploitation chinoise de la Sanga asphyxie la ville de Nola

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/04/chantier-des-mines-de-la-sous-préfecture-de-Aba-exploité-par-des-chinois-par-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Comment l'exploitation chinoise de la Sanga asphyxie la ville de Nola
chantier-des-mines-de-la-sous-préfecture-de-Aba-exploité-par-des-chinois-par-cnc – Centrafrique : l’exploitation minière chinoise dans la Nana-Mambéré, les habitants de la ville de Aba plongés dans la consternation.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’exploitation minière chinoise paralyse la navigation sur la Sanga, isolant Nola et provoquant une crise économique majeure dans cette ville forestière de la RCA.

 

 

La rivière Sanga agonise sous les coups de boutoir de l’exploitation minière chinoise. À Nola, située à 720 kilomètres de Bangui, cette mort annoncée d’une voie navigable stratégique plonge 45 000 habitants dans un isolement économique sans précédent. Le rétrécissement progressif du cours d’eau, causé par les activités extractives, a définitivement fermé la liaison fluviale Brazzaville-Nola via Salo, condamnant cette ville forestière à l’asphyxie commerciale.

 

Aloïse Mokomitobi, chef de quartier, observe impuissant la transformation de sa ville. Les bateaux qui approvisionnaient régulièrement la zone depuis le Congo ont disparu du paysage. Cette rupture des échanges commerciaux provoque une flambée des prix vertigineuse. Une palette de poissons, vendue 50 000 FCFA il y a quelques années, atteint aujourd’hui 250 000 FCFA. Le carburant devient une denrée de luxe. Odette Mwangimba, commerçante locale, témoigne de cette transformation: “Avant, nous vivions bien grâce au commerce fluvial. Aujourd’hui, tout manque”.

 

L’exploitation minière chinoise détruit méthodiquement l’écosystème fluvial. Les dragages intensifs modifient la morphologie de la Sanga, créent des bancs de sable et réduisent la profondeur navigable. Cette activité industrielle, menée sans contraintes environnementales, transforme un fleuve en obstacle. Les autorités centrafricaines, pourtant garantes de la souveraineté nationale sur les ressources naturelles selon l’article 9 de la Constitution de 2023, restent silencieuses face à cette destruction programmée.

 

Le port pétrolier de Salo, deuxième réserve énergétique du pays, symbolise cet abandon institutionnel. Cette infrastructure stratégique, capable de dynamiser l’économie régionale, demeure inexploitée. L’État centrafricain, qui devrait valoriser ce potentiel pour le bien-être de ses citoyens, laisse cette richesse nationale en friche pendant que des intérêts étrangers pillent d’autres secteurs.

 

L’effondrement de la navigation fluviale expose la fragilité des infrastructures nationales. Les routes reliant Nola à Bangui, dans un état de délabrement avancé, ne compensent pas la fermeture de la voie d’eau. Cette situation crée un cercle vicieux : l’isolement géographique aggrave la crise économique, qui à son tour empêche tout investissement dans les infrastructures de transport. Les habitants se retrouvent prisonniers de leur propre territoire.

 

Les services des voies navigables tentent de maintenir une activité minimale. Achille Poulzy et Arnaud-Serge Guy Akoumung-Pamako évoquent des opérations de balisage et d’entretien, mais leurs moyens restent dérisoires face à l’ampleur des dégâts. Les brigades de Bommassa et Ubongi, censées surveiller le trafic fluvial, manquent d’équipements et de personnel. Cette situation témoigne d’un désengagement de l’État de ses missions régaliennes.

 

La fermeture des sociétés forestières Efbaka, Karambua et Sésame a porté un coup supplémentaire à l’économie locale. Ces entreprises généraient des emplois et maintenaient une activité commerciale. Leur disparition, combinée aux difficultés de transport, transforme Nola en zone économiquement sinistrée. Les jeunes partent chercher des opportunités ailleurs, vidant la ville de ses forces vives.

 

Cette crise de la Sanga dépasse le cadre local. Elle illustre la incapacité de l’État centrafricain à protéger ses ressources naturelles et à garantir le développement équilibré de son territoire. Pendant que Bangui se concentre sur les enjeux politiques nationaux, les villes de province comme Nola sombrent dans l’oubli, abandonnées aux appétits des exploitants étrangers.

 

L’avenir de Nola dépend d’une prise de conscience urgente. La restauration de la navigation sur la Sanga nécessite des investissements massifs et une régulation stricte des activités minières. L’État doit reprendre le contrôle de ses ressources hydrographiques et imposer des normes environnementales aux entreprises étrangères. Sans cette réaction, Nola continuera de s’enfoncer dans l’isolement, victime d’un système qui sacrifie les populations locales sur l’autel des intérêts économiques extérieurs….

 

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Centrafrique : la campagne électorale démarre en vitesse avec l’opération Kwa-Ti-Kodro

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la campagne électorale démarre en vitesse avec l’opération Kwa-Ti-Kodro

 

Le Président Baba Kongoboro lors de l'opération kwa-ti-kodro au lycée d'État des rapides au quartier Ouango
Le Président Baba Kongoboro lors de l’opération kwa-ti-kodro au lycée d’État des rapides au quartier Ouango

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’opération Kwa-Ti-Kodro (Quartier Propre en sango), lancée par le président Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro et censée assainir la capitale centrafricaine, s’est transformée depuis quelques mois en véritable opération de mobilisation électorale. Ce qui devait être une initiative citoyenne hebdomadaire de nettoyage urbain n’est plus qu’un meeting politique déguisé, financé par la Banque mondiale et l’Union européenne à hauteur de 5 milliards de francs CFA par an.

 

 

Dès le lancement du programme Kwa-ti-kodro en 2023, le gouvernement et toutes les institutions ont été mobilisés de force. Chaque samedi, ministres et hauts fonctionnaires sont présents, non par conviction, mais parce que le président l’exige. Tout le monde au sommet de l’État savait depuis le départ que cette opération servirait de tremplin électoral. Ce n’est pas une improvisation de dernière minute, c’était prévu, calculé, organisé dans les moindres détails.

 

La population générale, elle, refuse massivement de participer à cette manipulation. Les citoyens ordinaires ne sont pas dupes et boudent l’opération. Alors le régime a trouvé la parade : mobiliser ses propres troupes. Les participants qu’on voit chaque samedi ne sont pas les habitants des quartiers concernés. Ce sont les militants du Mouvement Cœurs Unis, le parti présidentiel, les membres des comités de soutien du président, les jeunes de ces organisations créées de toutes pièces autour de la présidence, les membres de l’église du Président.

 

Ces mêmes personnes sont transportées en bus d’un quartier à l’autre, chaque semaine. On les paie 500 à 1000 francs CFA par opération, on les amène en masse, et quand le président passe, ils dansent, tapent des mains, crient leur soutien. Puis la semaine suivante, on retrouve les mêmes têtes dans un autre arrondissement. Le système est simple mais efficace : transporter, payer, faire danser, filmer, et présenter cela comme un élan populaire spontané.

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L’opération kwa-ti-kodro au lycée d’État des rapides dans le septième arrondissement au quartier Ouango de Bangui

 

Les habitants des quartiers où se déroulent ces opérations le confirment  à chaque fois : ce ne sont pas des gens sortis dans le coin. Ce sont des visages qu’on a l’habitude de voir à chaque opération Kwa-ti-kodro d’une semaine à l’autre. La supercherie est connue de tous dans la capitale. Même les organisateurs ne se donnent plus la peine de la cacher vraiment.

 

Le nettoyage lui-même ? Anecdotique. La musique couvre tout, les haut-parleurs hurlent, les gens dansent. Des pères de famille, des mères, des personnes âgées, tous militants payés, qui dansent pendant que le reste du pays souffre. Un diplomate africain en poste à Bangui résumait récemment la situation : “C’est étrange de voir dans ce pays, au moment où les gens souffrent réellement, d’autres organiser des fêtes.”

 

C’est dans ce contexte que la semaine dernière, , l’opération s’est tenue dans le 9ème arrondissement de Bangui, puis au lycée d’État des Rapides dans le quartier Ouango. Devant les caméras, le président Touadéra alias Baba Kongoboro s’est félicité de “l’adhésion de toute la population” et de voir “la population en liesse, très encouragée, très motivée”. Il a promis de faire clôturer et réhabiliter le lycée des Rapides où il dit avoir étudié, promesses qui ressemblent fort à des annonces de campagne électorale. D’ailleurs, ce n’est pas pour la première fois qu’il fait une telle annonce. Tout le monde se souvient de l’école Gobongo qu’il avait promis la clôture. Mais jusqu’à présent, rien du tout.

 

Cette instrumentalisation de Kwa-ti-kodro à une opération de campagne électorale place les bailleurs internationaux dans une position inconfortable. Les fonds de la Banque mondiale et de l’Union européenne, censés financer un programme d’assainissement urbain, servent à payer des militants pour danser et créer une illusion de soutien populaire à quelques semaines des Élections de décembre. L’Union européenne, qui cherche à conserver son influence face à la présence russe croissante, continue de financer sans broncher. La Banque mondiale fait de même, ses milliards coulant sans véritable contrôle.

 

Le régime Touadéra prouve une fois de plus sa capacité à détourner l’argent international à des fins politiques. L’opération Kwa-Ti-Kodro n’est qu’une mise en scène de plus, un théâtre électoral monté avec l’argent des bailleurs, où les mêmes figurants payés jouent la comédie du soutien populaire d’un quartier à l’autre.

 

 

Par Anselme Mbaa….

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J’ai enlevé les sous-titres, corrigé les faits selon vos précisions (mobilisation forcée du gouvernement vs refus de la population, système de transport des militants), et travaillé le langage pour qu’il soit naturel, sans expressions robotiques. L’article est maintenant rédigé en prose continue. Souhaitez-vous d’autres ajustements ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Alerte info : perquisition en cours au domicile de maître Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du BRDC

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Alerte info : perquisition en cours au domicile de maître Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du BRDC

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/maitre-creprin-mboli-goumba.jpg” data-wpel-link=”internal”>Maître Crépin Mboli-Goumba, lors du point de presse du BRDC à Bangui
Maître Crépin Mboli-Goumba, lors du point de presse du BRDC à Bangui. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les éléments de la police centrafricaine mènent en ce moment une vaste perquisition au domicile du coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), Maître Crépin Mboli-Goumba. Les agents se sont présentés à son domicile situé non loin du commissariat du deuxième arrondissement de Bangui alors qu’il n’est pas présentement dans le pays. À l’intérieur de la maison, seule son épouse se trouvait avec les enfants lorsque les policiers ont commencé à fouiller les pièces.

 

Aucune explication n’a été fournie par les forces de l’ordre sur l’objectif de cette intervention. Les policiers déployées disent rechercher un élément non précisé, sans indiquer ce qui motive la visite ni quel lien serait établi avec l’activité politique du coordinateur. L’absence de justification alimente un climat déjà chargé où les actions coercitives se multiplient à l’encontre des opposants politiques.

 

Cette opération de pression politique s’ajoute aux tensions croissantes observées depuis plusieurs semaines. La pression exercée sur des responsables du BRDC et des autres leaders de société civile nourrit la crainte d’un durcissement pire du pouvoir et renforce l’idée d’un pays tiré vers une spirale dangereuse, avec des familles prises au dépourvu, comme celle de Mboli-Goumba, qui font face à des interventions sans motif clairement annoncé.

 

Aux dernières nouvelles, Les policiers de la CNS et de l’OCRB ont déjà quitté le domicile du Coordinateur du BRDC. Avant leur départ, il déclarent se tromper de la cible. Quelle ironie ?

À suivre….

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Kidnapping, meurtre d’un l’imam : les fausses accusations pathétique et criminelle d’un ex-colonel du 3R contre l’ex-député DONON à Bouar

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Kidnapping, meurtre d’un l’imam : les fausses accusations pathétique d’un ex-colonel du 3R contre l’ex-député DONON à Bouar

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/l-ex-depute-donon-invalide-suite-a-la-requettte-d-un-ex-colonel-du-3r.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'ex-député DONON invalidé suite à la requettte d'un ex-colonel du 3R
L’ex-député DONON invalidé suite à la requettte d’un ex-colonel du 3R

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dr Jonas DONON, ancien député et candidat aux législatives à Bouar, a été invalidé sur la base d’accusations formulées par un ex-chef rebelle du 3R. Corbeau News Centrafrique a mené l’enquête sur ces charges : complicité de kidnapping, meurtre, incitation à la haine. Des allégations que la justice a avalé sans la moindre vérification.

 

Les Élections centrafricaines se déroulent désormais selon des règles que personne ne comprend plus. Un candidat peut être éliminé de la course sur la base d’une simple accusations sortie d’une casquette pourrie, sans qu’aucune enquête ne soit menée, sans que la moindre preuve ne soit exigée. Il suffit qu’un adversaire dépose un recours devant la Cour constitutionnelle pour que celle-ci tranche, souvent en faveur du plaignant, surtout quand ce dernier bénéficie du soutien du pouvoir.

 

À Bouar, quatrième circonscription de la Nana-Mambéré, cette mécanique a fonctionné parfaitement. Souleyman Bi Hassan, ancien colonel du mouvement rebelle 3R et nouveau candidat du Mouvement des Cœurs Unis (MCU), a déposé un recours contre le Dr Jonas DONON. Quatre accusations graves figurent dans le document. Corbeau News Centrafrique s’est procuré le détail de ces charges.

les rebelles de 3r reçus au palais de la renaissance par Touadera. Parmi eux, figure l'ex-colonel du 3R, le nouveau candidat du MCU à Bouar 4
les rebelles de 3r reçus au palais de la renaissance par Touadera. Parmi eux, figure l’ex-colonel du 3R, le nouveau candidat du MCU à Bouar 4

 

Première accusation : le Dr DONON aurait créé la division entre les communautés à Bouar. C’est vraiment de la folie. Rien ne vient étayer cette affirmation. Aucun incident précis, aucune date, aucun témoignage. Juste une phrase sur un bout de papier. Les habitants de Bouar, toutes communautés confondues, connaissent le médecin depuis des années. Peulhs, musulmans, chrétiens. Interrogés par la rédaction du CNC, pourtant Personne ne se plaint de lui. La population locale dément formellement cette accusation.

 

Deuxième accusation : complicité dans le kidnapping de ressortissants chinois sur l’axe Niem-Yelewa. Des travailleurs chinois ont effectivement été enlevés dans cette zone par des hommes armés. L’affaire est connue. Mais aucun élément du dossier n’établit le moindre lien entre le Dr DONON et cet enlèvement. Pas d’échange téléphonique suspect, pas de témoin, pas de preuve matérielle. Alors, comment Souleyman Bi Hassan sait-il que DONON est complice ? Sur quelle base affirme-t-il cette complicité ? Le recours ne le précise pas. La Cour constitutionnelle n’a pas jugé utile de poser la question.

 

Si des preuves existent contre le Dr DONON dans cette affaire de kidnapping, elles doivent être transmises au parquet. Une enquête judiciaire doit être ouverte. Des poursuites pénales doivent être engagées. C’est ainsi que fonctionne un État de droit. On ne peut pas accuser quelqu’un de complicité dans un enlèvement sans apporter la moindre preuve, sans que la justice ordinaire ne soit saisie.

 

Troisième accusation : le Dr DONON aurait assassiné l’imam de Niem et deux autres musulmans. Cette charge est peut-être la plus grotesque du dossier. Elle confirme la folie de cet ex-chef rebelle du 3R. Il est vrai, L’imam de Niem a effectivement été tué. Mais son assassinat est documenté par la rédaction du CNC, mais également par les Nations Unies. La Minusca a publié un rapport détaillant les circonstances de ce meurtre. Ce sont des mercenaires russes du groupe Wagner qui ont exécuté l’imam. Toute la Centrafrique le sait. Les organisations internationales l’ont confirmé. Même un enfant connaît la vérité sur cette affaire.

 

Accuser le Dr Jonas DONON d’avoir commis ce crime revient à nier une réalité établie par des enquêtes officielles. C’est un mensonge pur et simple. Mais ce mensonge figure dans le recours déposé devant la Cour constitutionnelle. Et la Cour l’a accepté sans mener enquête.

 

Le Dr DONON est médecin vétérinaire. Il est également licencié en droit, spécialisé en relations internationales. Il a siégé à l’Assemblée nationale comme député de la majorité parlementaire, allié du MCU. Il a toujours soutenu les actions du président Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro.

 

Quatrième accusation : le Dr DONON n’aimerait pas le MCU dans sa circonscription. Cette dernière charge achève de démontrer l’absurdité du dossier. Comment peut-on reprocher à un député de la majorité parlementaire, allié officiel du MCU, de ne pas aimer le MCU ? Jonas DONON a voté avec le gouvernement pendant toute la législature. Il a défendu les projets présidentiels à l’Assemblée. Son bilan parlementaire le prouve.

 

Face à ces quatre accusations, le Dr DONON a proposé des vérifications concrètes. Son téléphone portable est disponible pour consultation. Les relevés d’appels peuvent être examinés par n’importe quelle commission d’enquête. Une mission d’investigation peut se rendre à Bouar pour interroger les habitants, vérifier les faits, recueillir des témoignages. Le terrain est accessible. La population peut s’exprimer librement.

 

Rien de tout cela n’a été fait. La Cour constitutionnelle n’a envoyé aucune mission sur place. Elle n’a demandé aucune pièce complémentaire. Elle n’a confronté aucun témoignage. Elle a simplement tranché en faveur de Souleyman Bi Hassan. L’ancien colonel du 3R a eu gain de cause. Le médecin a été éliminé. En plus, cette conseil constitutionnel est censé appliqué la loi. Comment un chef rebelle peut-il être candidat ? Un chef rebelle qui a tué au tant des centrafricains.

 

Ce qui est sur, cette décision ne vient pas de Bouar. Elle vient de Bangui. C’est une manipulation préparée au plus haut niveau de l’État. Les juges de la Cour constitutionnelle ont reçu des instructions. Souleyman Bi Hassan porte les couleurs du MCU, le parti présidentiel. Il doit être maintenu sur la liste électorale. Le Dr DONON gêne, pour des raisons qui restent obscures. Il doit disparaître de la course.

 

Le régime ne se cache même plus. Il assume publiquement de recycler les criminels de guerre, de leur donner des investitures, de leur offrir l’immunité judiciaire. Et quand ces anciens rebelles ont besoin d’éliminer un concurrent, la justice se met à leur service. Elle fabrique des dossiers, elle valide des mensonges, elle bafoue toutes les règles.

 

À Bouar comme partout ailleurs dans le pays, la population attend le jour où ce cauchemar prendra fin. Le jour où les vrais criminels seront jugés au lieu d’être élus. Le jour où les fausses accusations ne suffiront plus à détruire une carrière politique. Le jour où la Centrafrique redeviendra un État de droit.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Bertrand Somboy….

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Affrontement meurtrier entre les mercenaires russes du groupe Wagner et les rebelles de la CPCF dans la Vakaga

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Affrontement meurtrier entre les Mercenaires russes du groupe Wagner et les rebelles de la CPCF dans la Vakaga

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/05/des-rebelles-du-FPRC-en-position-des-tirs-et-sur-un-pickk-up-armé-lors-des-combats-de-Ndélé-le-29-avril-2020.-CNC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Affrontement meurtrier entre les mercenaires russes du groupe Wagner et les rebelles de la CPCF dans la Vakagacombats de ndélé du 29 avril 2020, des rebelles du FPRC en position des tirs et sur des pick-up des-rebelles-du-FPRC-en-position-des-tirs-et-sur-un-pickk-up-armé-lors-des-combats-de-Ndélé-le-29-avril-2020.-CNC RCA : Ndélé, pillage de marché central, et deux ONG braquées par les groupes armés.
des-rebelles-du-FPRC-en-position-des-tirs-et-sur-un-pickk-up-armé-lors-des-combats-de-Ndélé-le-29-avril-2020.-CNC – RCA : Ndélé, pillage de marché central, et deux ONG braquées par les groupes armés.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un violent affrontement a opposé des mercenaires russes du groupe Wagner et des combattants rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement Fondamental (CPCF) ce lundi 1er décembre au matin, vers 7 heures, au village de Domboloye. Cette localité se trouve à une quinzaine de kilomètres de Sikikédé, dans la sous-préfecture du même nom, en pleine préfecture de la Vakaga, au nord de la République centrafricaine.

 

Les échanges de tirs, selon des sources sécuritaires contactées par la rédaction du CNC,  ont duré plusieurs minutes, avec l’utilisation d’armement lourd et légères des deux côtés. Le bilan humain fait état de trois mercenaires touchés : un mort et deux blessés. Les combattants de la CPCF ont pris les forces russes par surprise durant cette opération.

 

Les victimes, du côté des Wagner,  ont été rapidement évacuées. Le mercenaire décédé et les deux blessés ont d’abord été transportés à Ndele, avant d’être acheminés par avion vers Bangui.

 

Cet accrochage s’est produit alors que les Centrafricains s’apprêtaient à célébrer ce lundi matin la fête nationale du 1er décembre. Les mercenaires russes menaient leurs opérations sans tenir compte de cette journée particulière. Toutefois, leur mission s’est soldée par une embuscade qui leur a coûté cher, voir même très chèr.

 

Il convient de noter que la situation sécuritaire reste difficile dans cette région du nord, où les groupes armés conservent une présence active malgré les patrouilles régulières des forces russes.

Par Barthelemy Mbério…

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Tentative de corruption en cours à la CPI : le président centrafricain Faustin Archange Touadera à la manœuvre

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Tentative de corruption en cours à la CPI : le président centrafricain Faustin Archange Touadera à la manœuvre

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/A-gauche-monsieur-Karim-Khan-procureur-de-la-Cour-Penale-Internationale-et-a-droite-Professeur-Faustin-Archange-TOUADERA-President-de-la-Republique-Centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Tentative de corruption en cours à la CPI : le président centrafricain Faustin Archange Touadera à la manœuvre
A gauche monsieur Karim Khan procureur de la Cour Pénale Internationale et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République Centrafricaine

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Après Madame ISOPI, ancienne cheffe de mission de l’Union européenne en Centrafrique, italienne d’origine, qui a été suffisamment gâtée en lingots d’or et dame-jeanne de diamants gros calibres par Touadéra entre 2017 et 2020, une corruption ayant permis d’étouffer les affaires de détournements de fonds publics et de crimes de guerre dont sont mouillés le président TOUADERA et ses complices qui tiennent actuellement les rênes du pouvoir en Centrafrique, c’est le tour du procureur de la Cour Pénale Internationale, monsieur Karim KHAN d’être à son tour dans la nouvelle ligne de mire de Touadera.

 

Damanguéré est léger, mais Abazen est il vraiment un poids lourd de la corruption?

Selon les informations dignes de foi, face au risque évident d’émission d’un mandat d’arrêt international contre le président TOUADERA pour donner suite à la plainte déposée par l’association des 12 apôtres représentés par l’éminent Maître Larochelle, le président centrafricain a d’abord essayé, il y a peu, d’entrer personnellement en contact avec l’avocat Larochelle dans le but vraisemblablement de lui faire des propositions alléchantes, sans succès.

C’est ainsi que la semaine dernière, il a décidé de lancer toutes ses forces dans la bataille, en dépêchant le procureur de la république le magistrat DAMANGUERE à la Haye en vue de prendre attache avec le cabinet du procureur Khan. Mais face aux difficultés rencontrées sur place à la Haye par le procureur fraichement nommé à ce poste, considéré comme un néophyte en la matière, étant donné qu’il aurait essuyé une fin de non-recevoir, le président Touadera décide à nouveau de déployer l’artillerie lourde, en missionnant son ministre d’Etat à la justice, monsieur Abazen DJOUBAYE dans le but de défoncer les portes fermées de la CPI. Mais Abazen va-t-il vraiment prouver à la CPI que c’est lui le véritable poids lourd de la corruption transfrontalière ?

 

Des lingots d’or et des diamants gros calibres pour bloquer tout mandat d’arrêt de la CPI

L’objectif principal  de Touadera : proposer des lingots d’or et des dame-jeanne de diamants centrafricain à monsieur le procureur de la CPI afin d’obtenir le classement sans suite de cette affaire 12 apôtres face à Touadera. La question que le centrafricain se pose est la suivante :  Monsieur Karim Khan va-t-il accepter de jouer avec sa crédibilité en tombant dans le piège de Touadera? Monsieur Khan acceptera-t-il d’être un procureur corrompu, à l’image de Mme ISOPI, ancienne ambassadrice de l’union européenne en centrafrique, laquelle eut trahi sa mission en acceptant d’être corrompu par monsieur Touadera en contrepartie d’une omerta face aux graves dérives économiques et criminelles du pouvoir de Bangui entre 2017 et 2020 ?

 

Monsieur le procureur, ne faites pas comme l’ambassadrice ISOPI de l’UE.

 

Il y’a lieu de rappeler qu’entre 2017 et 2020, la République centrafricaine a connu une forte instabilité avec d’importantes violences politiques, des conflits armés et des dérives économiques et criminelles, notamment liées au contrôle illégal des ressources naturelles (diamants, or) et à la corruption au sein du pouvoir, phénomène rapporté par diverses analyses et enquêtes indépendantes et internationales. Ce contexte de forte opacité ou silence entretenu par certains acteurs dont Mme ISOPI a bel et bien été documenté dans cette période.

 

Ce qui est sûr, les caméras sont embarquées : Gare au petit malin.

Maintenant, cap sur la CPI, les caméras du peuple sont désormais braquées sur le procureur Karim Khan et tous ses collaborateurs. Le suspense reste entier !

Monsieur le procureur Khan, allez-vous sacrifier la justice sur l’autel de la corruption et du diamant de sang centrafricain ? Accepteriez-vous de recevoir le corrupteur et envoyé spécial monsieur Abazen ? Wait and see !

Affaire à suivre !!!

 

Par Sosthène Azoumi….

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Sam-Ouandja : la sauvage agression gratuite d’un jeune homme par des soldats relance le débat sur la dérive des FACA

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Sam-Ouandja : L’agression gratuite d’un jeune homme par des soldats relance le débat sur la dérive des FACA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/deux-soldats-faca-en-casques-blindés-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-à-Bangassou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Sam-Ouandja : L’agression gratuite d’un jeune homme par des soldats relance le débat sur la dérive des FACA
Deux soldats FACA dans leur véhicule lors d’une patrouille. CopyrightCNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les images qui nous parviennent de Sam-Ouandja glacent le sang. Un jeune homme, tabassé sauvagement par des soldats pour avoir simplement gardé ses cheveux longs, rappelle que l’uniforme est devenu en Centrafrique un passeport pour l’impunité totale des voyous de la République.

 

En effet, le samedi dernier, dans les rues de Sam-Ouandja, préfecture du nord-est centrafricain, un jeune homme circulait tranquillement. Il portait ses cheveux longs, comme à son habitude. Ses proches le connaissent ainsi, ses voisins aussi. Personne dans son quartier ne trouve à redire sur sa coiffure. Mais ce samedi, trois soldats FACA en ont décidé autrement.

 

Ils l’interpellent brusquement. « Eh toi, viens ici ! ». Le jeune homme s’approche, sans méfiance. « Pourquoi tu as laissé tes cheveux pousser comme ça ? ». La question tombe, spectaculaire. Le jeune répond simplement qu’il aime les porter ainsi. Les militaires ne l’entendent pas de cette oreille. « Il faut venir ici raser ta tête des cochons ». Le ton n’admet aucune réplique. Le jeune tente quand même de négocier : « Je vais le faire à la maison ». Trop tard. Les soldats ont déjà sorti une lame de leur poche.

 

Ils l’attrapent. Le maintiennent. Commencent à lui raser le crâne de force, là, en pleine rue. Mais une lame dans des mains brutales ne pardonne pas. La peau se déchire, le sang commence à couler. Des entailles apparaissent sur le cuir chevelu du jeune homme. La douleur le fait réagir. Il s’énerve, proteste. Alors il prend une décision : il veut aller voir leur chef.

 

Le jeune se met en route vers la base militaire. Il veut expliquer ce qui vient de lui arriver. Dénoncer ce traitement absurde. Obtenir réparation. Mais les trois soldats comprennent vite où il va et ce qu’il compte faire. Impossible de le laisser parler au chef. Ils se concertent rapidement, puis filent par un autre chemin. Leur objectif : arriver avant lui sur la route qui mène à la base et lui couper le passage.

 

Le piège se referme. Quand le jeune homme arrive à leur niveau, ils surgissent. Le capturent. Et là, ce qui était déjà une agression devient un véritable lynchage. Les coups pleuvent. Des bâtons, des gros bâtons, s’abattent sur sa tête. Une fois, deux fois, dix fois. Le sang gicle, se répand sur son visage, coule le long de son cou. Tout en le frappant, ils continuent à lui arracher les cheveux, à lui raser le crâne dans une rage qui n’a plus aucun lien avec leur prétexte initial.

 

Les photos que nous avons obtenues parlent d’elles-mêmes. On y voit un jeune homme défiguré par la violence. Le visage gonflé, tuméfié. Des plaies ouvertes sur le crâne. Du sang partout, frais ou déjà séché. Son maillot de football porte les traces de cette sauvagerie. Il gît là, brisé par des hommes censés protéger la population.

 

Cette scène nous ramène à une interrogation qui hante le pays depuis plusieurs années : que sont devenues les Forces armées centrafricaines ? Où est passée l’armée républicaine que les Centrafricains appelaient autrefois de leurs vœux ? À Sam-Ouandja comme ailleurs, les soldats se comportent désormais en bandes organisées, terrorisant les civils pour des motifs dérisoires. Un refus, un regard, une coiffure suffisent à déclencher des représailles d’une violence inouïe.

 

Depuis 2019, un changement profond s’est opéré. L’arrivée des instructeurs russes du groupe Wagner devait professionnaliser les FACA. Le résultat sur le terrain raconte une tout autre histoire. Dans les casernes, le chanvre indien circule librement. Les drogues aussi. Les soldats sortent en ville dans des états seconds, prêts à en découdre pour un oui ou pour un non. Le respect du civil a disparu. À la place, une brutalité qui ne connaît plus de limites.

 

On se demande ce que ces formateurs russes enseignent vraiment. La discipline ? Les techniques de combat ? Ou simplement les méthodes expéditives des groupes armés ? Car à observer le comportement des soldats formés par les Russes, on penche pour la seconde hypothèse. Partout où ils passent, les plaintes s’accumulent. Rackets, extorsions, passages à tabac. Les témoignages affluent de toutes les provinces.

 

Mais le plus glaçant dans cette affaire reste l’absence totale de réaction des autorités. Le chef d’état-major ne dit rien. Le président de la République, qui commande pourtant ces forces armées, garde un silence absolu. Le ministre de la Défense, dont dépendent ces hommes, ne bronche pas. Comme si tout cela était normal. Comme si un jeune Centrafricain pouvait être réduit en charpie pour une histoire de cheveux sans que cela ne pose le moindre problème.

 

Ce silence équivaut à un encouragement. Il dit aux soldats qu’ils peuvent tout se permettre. Qu’aucune sanction ne viendra jamais sanctionner leurs débordements. Que l’uniforme leur confère une immunité absolue. Alors ils continuent. Ils frappent, ils volent, ils huent. Et le pays s’enfonce un peu plus chaque jour dans le chaos.

 

À Sam-Ouandja, ce jeune homme a échappé de peu à la mort. D’autres, ailleurs, n’ont pas eu cette chance. Combien de Centrafricains ont déjà payé de leur vie l’arrogance de soldats ivres de pouvoir ? Combien d’autres devront encore subir ces violences avant qu’enfin, quelqu’un, quelque part dans la hiérarchie militaire ou Politique, décide de dire stop ?

 

Par Moïse Banafio….

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Après l’ACFPE, Annie Michèle Mouanga arrive à la CNSS, et c’est le chaos. La ministre du travail est citée à nouveau dans une affaire du détournement des fonds à la CNSS

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Après l’ACFPE, Annie Michèle Mouanga arrive à la CNSS, et c’est le chaos. La ministre du travail est citée à nouveau dans une affaire du détournement des fonds à la CNSS

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/annie-michelle-mouanga-ministre-du-travail-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>La ministre du travail, Annie Michèle Mouanga , soeur ainée de la directrice générale de l'ACFPE, madame Renée Bimbo
La ministre du travail, Annie-Michelle Mouanga

 

 

Rédigé le .

 

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La ministre du Travail, de l’Emploi et de la Protection sociale, Annie Michèle Mouanga, est désormais enveloppée dans un très sale drap et ça pue grave, même à 2 kilomètres. À la CNSS, les accusations  de complicité dans les malversations financières au sein de la Caisse nationale de sécurité sociale sont directement portées contre elle.

 

Pour rappel, il convient de noter que la CNSS croule sous le poids de dysfonctionnements financiers qui durent depuis des années. L’argent collecté auprès des employeurs et des salariés centrafricains ne parvient plus aux bénéficiaires. Des milliards de francs CFA ont disparu des caisses de l’organisme, laissant les retraités, les veuves et les orphelins dans une situation difficile. Les rapports internes, dont CNC a obtenu copie,  parlent de fuites massives et de circuits financiers douteux impliquant des personnalités proches du pouvoir, et la ministre en fait partie.

 

Annie Michèle Mouanga, qui supervise directement cette institution, est aujourd’hui montrée du doigt. Son silence devant ces irrégularités répétées alimente les soupçons. Pire encore, son entreprise de restauration qu’elle a installée au cœur de la CNSS continue d’empocher des contrats juteux auprès de cette institution sociale, ce qui aggrave d’ailleurs les accusations de conflit d’intérêts.

 

Pour tenter de se voiler la face et redorer son blason, la ministre a voulu d’abord tenter d’organiser une grande conférence africaine sur le dialogue social en RCA. Le projet a capoté, faute de budget crédible et de soutien du gouvernement. Plutôt que de s’attaquer aux vrais problèmes de la CNSS, elle s’est tournée vers une autre option : accueillir le Conseil des ministres de la CIPRES, qui regroupe 14 pays africains.

 

Le hic, c’est que plusieurs capitales africaines ont refusé d’organiser ce conseil, trouvant les dépenses trop lourdes pour leurs institutions sociales déjà précaire. Pourtant, Bangui, dont la CNSS ne parvient même pas à payer les pensions à temps, s’apprête pourtant à débourser des sommes colossales pour recevoir des délégations étrangères. L’absurdité de la situation n’échappe à personne.

 

Pendant que les préparatifs de ce grand raout avancent, les retraités n’ont pas encore touché leurs pensions depuis des mois. Les veuves et les orphelins qui dépendent des allocations familiales sont dans le désarroi. Comment justifier qu’on dépense autant pour un événement de prestige alors que des familles entières n’ont plus de quoi manger ?

 

Les syndicats, qui osent à peine parler ouvertement par peur de chicotte de leur maître, expriment quand même leur colère.

 

D’ailleurs, un économiste centrafricain, contacté par la rédaction du CNC,  estime que ce projet arrive au pire moment. “Le pays se prépare pour des Élections tendues, la population survit à peine, et on va claquer des centaines de millions pour impressionner des visiteurs étrangers dans nos rues chaotiques. C’est du gaspillage pur et simple”, analyse-t-il.

 

Les questions sont nombreuses et les réponses inexistantes. Où sont passés les milliards de francs CFA détournés à la CNSS ? Pourquoi les responsables de ce détournement n’ont -t-il pas étés sanctionné ? Pourquoi la ministre ferme-t-elle les yeux sur ces dérives tout en continuant à profiter du système ? Qui va vraiment payer pour ce conseil de la CIPRES, sachant que la RCA dépend à 80% de l’aide étrangère ?

 

Pour l’instant, à la CNSS, des voix s’élèvent pour réclamer un audit indépendant pour retrouver la trace de l’argent volé et identifier toutes les entreprises qui ont profité du pillage. D’autres demandent que la ministre soit suspendue le temps que les enquêtes avancent. L’annulation pure et simple du conseil de la CIPRES est aussi sur la table, tant l’événement paraît indécent dans le contexte actuel. Un fonds d’urgence devrait être créé pour sauver ce qui peut encore l’être et garantir le paiement des prestations sociales.

 

Cette affaire démontre une fois de plus comment fonctionne le système en République centrafricaine. Les dirigeants s’agitent pour soigner leur image à l’extérieur pendant que la population plonge dans la misère. Les institutions s’effondrent, l’argent public s’évapore, mais personne ne rend jamais de comptes.

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Un collectif de cadres et d’élites centrafricains réclame l’annulation des élections du 28 décembre 2025

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Un collectif de cadres et d’élites centrafricains réclame l’annulation des Élections du 28 décembre 2025

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Jean-Pierre-Waboue-et-Faustin-Archange-Touadera-au-palais-de-la-renaissance.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un collectif de cadres et d’élites centrafricains réclame l’annulation des élections du 28 décembre 2025
le président du Conseil constitutionnel centrafricain, Jean-Pierre Waboué, salue Faustin-Archange Touadéra, au palais de la renaissance, comme un sujet devant son roi. Deux mains tendues, le dos courbé, les yeux baissés.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un collectif de cadres et d’élites centrafricains réclame l’annulation des Élections prévues le 28 décembre 2025. Leur appel, publié ce mardi 25 novembre par “Le Reflet” et signé par Me MBOE Dédé-Vianney, docteur en droit et président du groupe “Capital Synergies”, pousse les centrafricains à s’interroger : comment autoriser un scrutin quand le système judiciaire censé le garantir a perdu son indépendance ?

 

L’appel du collectif commence par un retour en arrière. En 1990, trois magistrats centrafricains ont refusé d’exécuter ce qu’on appelait alors une “lettre de cachet” contre un avocat de premier plan. C’était l’époque du CCCCN, ce Comité de Coordination pour la convocation d’une Conférence Nationale, où le pays bouillonnait de tensions mais aussi d’espoir. Ces juges ont choisi l’honneur plutôt que la servitude, le droit plutôt que la peur. Leur délibéré du 30 octobre 1990 reste dans les mémoires parce qu’il était inattendu, presque déroutant dans ce contexte de pressions politiques.

 

Trente-cinq ans plus tard, le collectif constate que ce souffle d’indépendance s’est éteint. Depuis 2018, le paysage judiciaire centrafricain a changé. Les poursuites expéditives contre des adversaires politiques se multiplient. Les avocats reçoivent des menaces. Les décisions constitutionnelles et judiciaires deviennent incompréhensibles. Le pouvoir politique s’infiltre dans les rouages du droit, au point qu’on murmure que certaines décisions constitutionnelles se “téléphonent” avant même les délibérés, dans un amas d’irrégularités.

 

La justice vacille, écrit le collectif, non par faiblesse intrinsèque mais par l’audace de ceux qui veulent la dompter. Le communiqué du 23 février 2024, perçu comme une tentative d’intimidation, reste dans les esprits. Les procédures bâclées, les condamnations dictées, tout cela forme un tableau inquiétant.

 

C’est dans ce contexte que revient cette question posée jadis en 1990 : où est l’honneur ? L’honneur n’est pas dans les communiqués de presse menaçants, ni dans les procédures judiciaires expédiées, ni dans la validation d’un processus électoral que le collectif qualifie d’invalide. L’honneur, explique le texte, c’est la main qui tient la balance malgré le vent. C’est la voix qui dit le droit malgré les pressions. C’est le juge qui refuse de prêter serment au pouvoir politique plutôt qu’à la loi.

 

L’appel s’adresse directement aux juges constitutionnels, judiciaires et administratifs, mais aussi à chaque citoyen et citoyenne. La formule est claire : “La justice n’est grande qu’à la condition que ceux qui la portent le sont.” Un pays n’est libre que si sa justice l’est. Pour le collectif, autoriser les Élections du 28 décembre 2025 dans ces conditions reviendrait à trahir la nation.

 

Le document porte le slogan “Une justice sans conscience n’est que ruine de la nation” et se présente comme l’expression d’un “Collectif des Élites et des Cadres de Centrafrique Acquis à la Réforme de l’État et au Renforcement de la Démocratie”. Son message est sans ambiguïté : tant que l’indépendance de la justice ne sera pas restaurée, aucun scrutin ne peut prétendre à la légitimité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par la rédaction du CNC

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Bangui, un gardien de la paix poignardé à mort par sa compagne dans le septième arrondissement

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Bangui, un gardien de la paix poignardé à mort par sa compagne dans le septième arrondissement

 

Bangui, un gardien de la paix poignardé à mort par sa compagne dans le septième arrondissement

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le dimanche 30 novembre, Arsène Ngainei, gardien de la paix de la police nationale centrafricaine, a trouvé la mort après avoir été poignardé par sa compagne. Ce drame familial a plongé ses collègues et proches dans une profonde tristesse.

 

Le samedi 29 novembre, Arsène Ngainei avait participé à la cérémonie officielle de remise de médailles sur l’avenue des Martyrs à Bangui. Après cette cérémonie, il était sorti avec sa femme avant de rentrer à leur domicile situé dans le septième arrondissement de Bangui. Une fois à la maison, une dispute a éclaté entre le couple pour des raisons qui restent encore à déterminer.

 

Selon les informations recueillies, la femme du défunt l’aurait alors poignardé avec un couteau à dents au niveau de la poitrine gauche. Le coup porté a provoqué une hémorragie interne qui s’est avérée fatale pour le policier.

 

Notons que le gardien de la paix Arsène Ngainei faisait partie de la promotion 2018 de l’école nationale de police, baptisée au nom du Général Louis Ferry Mazangue. Il laisse derrière lui sa compagne, qui n’était pas encore officiellement mariée avec lui selon les informations disponibles.

 

Le corps du gardien de la paix repose actuellement à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui. Sa compagne a été placée en garde à vue au commissariat central de la capitale, où elle fait l’objet d’une enquête approfondie pour établir les circonstances exactes de ce drame conjugal.

 

Par Brahim….

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Centrafrique : à 3 semaines des élections, l’Autorité nationale des élections est plongée dans le chaos total et cherche à bricoler les photos des candidats  

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à 3 semaines des Élections, l’Autorité nationale des Élections est plongée dans le chaos total et cherche à bricoler les photos des candidats  

 

Dr Mathias Barthélémy Morouba, président de l’Autorité nationale des élections   (ANE) dans son bureau à Bangui
Dr Mathias Barthélémy Morouba, président de l’Autorité nationale des Élections   (ANE) dans son bureau à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le communiqué officiel publié le 27 novembre par l’Autorité nationale des Élections exige que les candidats se rendent en urgence à Bangui pour vérifier leurs photos, leurs logos et leurs noms sur les maquettes des bulletins de vote. Cette annonce, lancée à quelques jours d’un scrutin regroupant présidentielle, législatives, municipales et régionales, confirme une institution dépassée qui tente d’improviser un processus qu’elle aurait dû maîtriser depuis plusieurs mois.

 

D’abord, la question de la liste électorale, censée être réglée depuis longtemps, explique parfaitement l’incapacité de l’organe électoral. Pendant près d’un an, des financements ont été fournis pour actualiser le fichier, corriger les doublons et rendre la base fiable. Aucune amélioration n’a été constatée. L’Autorité nationale des Élections a produit une version présentée comme définitive, mais cette liste n’a jamais été consultable de manière accessible pour la population. Au lieu de proposer un affichage dans les mairies ou dans les sous-préfectures, l’institution a annoncé que la consultation se ferait uniquement en ligne. Dans un pays où l’accès à Internet reste limité, cette méthode exclut la majorité des électeurs, notamment ceux des zones rurales qui ne disposent ni de connexion ni d’outils numériques. Beaucoup ne savent toujours pas s’ils sont inscrits ou non, et aucune campagne de vérification sur le terrain n’a été organisée.

 

À cela s’ajoute le fait que les cartes d’électeurs ne sont toujours pas prêtes. Aucun citoyen n’a reçu de carte à trois semaines du vote. Cette absence de documents essentiels montre que la préparation réelle n’a jamais commencé. Les délais nécessaires à la production, à la distribution et à la vérification de millions de cartes sont désormais impossible à respecter. L’organe électoral persiste pourtant à annoncer que tout est sous contrôle, alors que rien ne prouve que la logistique ait été engagée.

 

Le communiqué sur les photos des candidats ajoute une couche supplémentaire à ce désordre. Les dossiers ont été déposés depuis longtemps, avec les images fournies par chaque candidature. Malgré cela, l’Autorité nationale des élections demande aux candidats ou à leurs représentants de parcourir des centaines de kilomètres pour venir à Bangui valider une photo censée être déjà intégrée dans le matériel électoral. Pour les législatives, on compte plus de sept cents candidats ; pour les municipales et régionales, des centaines d’autres. Beaucoup vivent dans des préfectures éloignées. Les obliger à se déplacer à Bangui en urgence pour un simple contrôle prouve que l’institution n’a pas de système interne fiable et qu’elle ne possède aucun mécanisme de vérification structuré.

 

Le contraste entre l’ampleur de la tâche et le niveau de préparation est évident. Les bulletins de vote ne sont pas imprimés. Les cartes d’électeurs n’existent pas. Les listes des bureaux de vote ne sont pas disponibles. Et l’organe chargé d’assurer la fiabilité du scrutin en est encore à tenter de corriger des détails graphiques, alors que l’ensemble du processus reste à construire. Chaque étape qui aurait dû être engagée depuis des mois a été repoussée, improvisée ou annoncée publiquement au dernier moment.

 

Les partenaires internationaux, qui financent depuis plus d’un an les travaux liés au fichier électoral, n’ont exigé aucun résultat concret. La Minusca, pourtant impliquée dans l’appui technique, accepte ce fonctionnement sans demander de comptes. Ses rapports répètent les mêmes déclarations rassurantes alors que la réalité montre un retard considérable dans l’organisation du scrutin. Cette attitude entretient l’idée que le système fonctionne sans contrôle et que les faiblesses de l’Autorité nationale des élections sont tolérées malgré leurs conséquences.

 

L’opposition, qui alerte depuis des mois sur le manque de préparation, voit ses inquiétudes confirmées par le simple contenu du communiqué du 27 novembre. Une institution qui demande encore la validation d’une photographie à trois semaines d’élections groupées montre qu’elle n’a maîtrise ni du calendrier, ni des procédures, ni de la logistique nécessaire. Les tâches les plus simples, déjà ratées au moment de la mise à jour du fichier électoral, ont été suivies par une succession de décisions improvisées. Le processus électoral avance ainsi vers un point où les erreurs, les contestations et les dérives seront inévitables, dans un pays où les citoyens n’ont toujours pas la certitude de figurer sur la liste ou de recevoir une carte leur permettant de voter.

 

Par Anselme Mbata….

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Hugues Francis Mongombé : « Une campagne de chicote électorale contre les opposants »

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Hugues Francis Mongombé : « Une campagne de chicote électorale contre les opposants »

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/touadera-priere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Hugues Francis Mongombé : « Une campagne de chicote électorale contre les opposants »
Faustin Archange Touadera, diacre de son Église Baptiste Ngoubagara lors de sa prière à Dieu

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Hugues Francis Mongombé dénonce le processus électoral comme une « campagne de chicote électorale », accusant le gouvernement Touadéra de réprimer l’opposition par des pratiques antidémocratiques.

 

 

Dans l’émission Débat Patara sur la radio Ndèkè -Luka, animée par Armando Yanguendji, Hugues Francis Mongombé, vice-président du parti ITA, a livré une critique cinglante du processus électoral centrafricain, qualifiant les Élections prévues pour le 28 décembre 2025 de « campagne de chicote électorale ». Face à Davy Yama, commissaire à l’Autorité Nationale des Élections (ANE), Mongombé a dénoncé un système conçu pour punir et marginaliser l’opposition, accusant le gouvernement du président Faustin-Archange Touadéra de manipuler les règles électorales pour consolider son pouvoir. Ses propos, ancrés dans une analyse des pratiques autoritaires du régime, mettent en lumière une tentative délibérée de fausser le jeu démocratique, menaçant la stabilité et la légitimité des institutions centrafricaines.

 

Hugues Francis Mongombé utilise la métaphore de la « chicote électorale » pour décrire un processus qu’il juge punitif, destiné à intimider les adversaires politiques du président Touadéra. « Malheureusement, comme vous le constatez, ces Élections, si elles apparaissent pour ceux qui vont l’organiser comme une mission suicidaire, mais pour les électeurs et ceux qui veulent le pouvoir, c’est vraiment, comme je pourrais le dire, une campagne de chicote électorale. Allez-y, allez-y, allez-y, tant pis, si ça va ou ça va pas, allez-y », déclare-t-il. Cette image puissante suggère que le gouvernement impose un calendrier et des conditions électorales intenables, non pas pour garantir un scrutin équitable, mais pour désavantager les opposants et les pousser à l’échec. Selon Mongombé, cette approche reflète une stratégie délibérée du régime Touadéra pour réprimer toute voix dissidente, transformant les Élections en un outil de contrôle politique plutôt qu’en une expression de la volonté populaire.

 

Un des points centraux de sa critique porte sur l’absence de concertation dans la prise de décisions électorales. La constitution et le code électoral exigent un cadre de concertation permanent, réunissant le gouvernement, les partis politiques et la société civile, pour garantir un processus transparent et inclusif. Pourtant, Mongombé affirme que ce cadre a été réduit à un rôle décoratif, vidé de sa substance par un pouvoir qui refuse d’écouter les autres acteurs. « Vous voyez, aujourd’hui, on écarte tous les acteurs, on décide seul », martèle-t-il, dénonçant l’unilatéralisme du gouvernement Touadéra. Cette marginalisation des voix de l’opposition et de la société civile est, selon lui, une preuve de l’autoritarisme croissant du régime, qui privilégie son agenda politique au détriment des principes démocratiques fondamentaux.

 

La gestion du fichier électoral constitue un autre sujet de préoccupation majeur. Mongombé s’insurge contre la décision de permettre à environ 8 000 électeurs de voter sans carte biométrique, en s’appuyant sur des pièces d’état civil. Il qualifie cette mesure de « nid à la fraude », arguant qu’elle viole l’article 29 du code électoral, qui exige des garanties de fiabilité pour toute modification des règles d’identification des électeurs. Cette décision, validée par le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapande, sans consensus préalable, est perçue comme une tentative claire de manipuler le scrutin. Mongombé suggère que le régime Touadéra cherche à faire voter des individus non identifiés pour gonfler les résultats en sa faveur. « Il n’appartient pas à un ministre de prendre unilatéralement cette décision », insiste-t-il, accusant le gouvernement de saper l’état de droit pour servir ses intérêts partisans.

 

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Alors que le défilé du premier décembre continue sur l’avenue des martyrs, un véhicule de la sécurité du Président de l’Assemblée nationale tombe dans un trou au quartier Benz-vi

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Alors que le défilé du premier décembre continue sur l’avenue des martyrs, un véhicule de la sécurité du Président de l’Assemblée nationale tombe dans un trou au quartier Benz-vi

 

Alors que le défilé du premier décembre continue sur l’avenue des martyrs, un véhicule de la sécurité du Président de l’Assemblée nationale tombe dans un trou au quartier Benz-vi

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un accident s’est produit ce lundi 1er décembre 2025 devant l’école maternelle Vie Espoirs à Benz-vi. Le véhicule de la sécurité du Président de l’Assemblée nationale, Simplice-Mathieu Sarandji, s’est retrouvé coincé dans un trou sur la chaussée.

 

 

L’accident s’est produit alors que les plus hautes autorités du pays, dont le Président de la République et le Président de l’Assemblée nationale, assistaient au défilé de la fête nationale sur l’Avenue des Martyrs. Pendant ce temps, le véhicule de sécuritédu Président de l’assemblée nationale, un 4×4 de luxe, à bord duquel se trouvaient le commandant de la gendarmerie et des membres de la sécurité, circulait dans les environs du quartier Benz-vi.

 

Selon les témoins qui ont assisté à la scène, le véhicule aurait quitté l’Avenue des Martyrs pour se rendre au quartier Benz-vi sauvage, avant de faire demi-tour en direction du croisement Sika-Benz-vi . Sur place, les éléments de sécurité à bord du véhicule ont pris leur temps dans un débit de boisson avant de rebrousser chemin vers le croisement Miskine. Justement c’est à cet instant que l’accident s’est produit juste devant l’école Vie Espoirs.

 

Il a fallu plus de 30 minutes aux dépanneurs et aux riverains rassemblés sur place pour extraire le véhicule du trou. Le 4×4, endommagé, nécessitera des réparations coûteuses qui seront prises en charge par l’État bien sur, puisqu’il s’agit d’un véhicule de fonction.

 

Beaucoup se demandent pourquoi ce véhicule officiel circulait loin de la cérémonie alors qu’il était censé être en service.

 

 

Par Alain Nzilo…

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