RCA : L’Autorité nationale des Élections affole les Centrafricains avec des SMS pathétiques à répétition sur la paix
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/debandade-au-quartier-PK12-lors-des-affrontements-opposant-les-rebelles-de-la-CPC-et-les-forces-de-lors-le-13-janvier-2021-photo-CNC.png” data-wpel-link=”internal”>Image d’illustration du quartier PK12, débandade de la population à l’annonce de l’arrivée des rebelles de la CPC.
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis le scrutin du 28 décembre 2025 qui a regroupé la présidentielle, les législatives, les régionales et les municipales, l’Autorité nationale des Élections (ANE) multiplie les messages téléphoniques auprès de la population. Une campagne qui provoque l’inquiétude des citoyens.
Les opérateurs de téléphonie mobile bombardent quotidiennement les Centrafricains de SMS commandés par l’ANE. Entre 10 et 15 messages par jour arrivent sur les téléphones portables, tous centrés sur un même thème : la paix.« Attendez l’Autorité nationale des Élections », « Préservez la paix », « Cultivez la paix », les formulations varient peu mais la cadence reste effrénée.
Cette avalanche de communications commence à agacer sérieusement les destinataires. Sur les réseaux sociaux, les réactions se multiplient avec une question qui revient sans cesse : pourquoi tant d’insistance sur la paix si tout va bien ? Des internautes ironisent déjà en disant qu’on leur demande de « nourrir la paix, habiller la paix, coucher la paix ». D’autres, plus inquiets, se demandent s’ils devront bientôt se réfugier dans la forêt.
Le décalage entre le discours officiel et cette campagne massive dérange. Pendant plus de dix ans, le gouvernement a martelé que la paix était revenue, que le territoire était sous contrôle, que la normalité avait repris ses droits. Alors pourquoi cette urgence soudaine à rappeler aux citoyens qu’ils doivent chérir la paix ?
Les Centrafricains ne sont pas dupes. Quand une institution se met à répéter un message avec autant d’acharnement, c’est généralement que la réalité dit autre chose. Si la paix régnait vraiment, personne n’aurait besoin de recevoir quinze SMS par jour pour s’en souvenir. Les gens sentent bien qu’on leur cache quelque chose, qu’une menace plane sans qu’on ose la nommer clairement.
L’élection du 28 décembre a déjà laissé un goût amer. Les observateurs ont rapporté des bourrage d’urnes, des falsifications de procès-verbaux, une organisation défaillante. L’ANE a annoncé un taux de participation de 50%, alors que les estimations indépendantes tournent plutôt entre 30 et 40%. Le processus électoral était déjà fragilisé, et voilà maintenant que l’institution chargée de gérer ce scrutin se lance dans une opération de communication qui ressemble davantage à une tentative de contrôle psychologique qu’à de l’information civique.
En saturant les téléphones de la population avec ces appels incessants à la paix, l’ANE et le gouvernement obtiennent exactement l’effet inverse de celui recherché. Au lieu de rassurer, ils alimentent la panique. Au lieu de calmer les esprits, ils réveillent les peurs. Les Centrafricains se mettent à imaginer le pire : une violence imminente, des troubles à venir, une catastrophe qu’on leur prépare en douce.
Cette stratégie de communication montre surtout que les autorités ont perdu le contact avec la population. Elles croient bien faire en multipliant les messages, alors qu’elles ne font qu’aggraver la méfiance. Après le hold-up électoral, après les manipulations du processus démocratique, voici maintenant qu’elles s’attaquent au moral des citoyens en les inondant de mises en garde anxiogènes.
Les réseaux sociaux bouillonnent désormais de commentaires sarcastiques et de vraies interrogations. Certains se demandent si les dirigeants eux-mêmes ne préparent pas leurs valises pour partir se cacher quelque part. D’autres veulent savoir ce que le gouvernement sait et qu’il refuse de partager avec le peuple. Beaucoup exigent qu’on leur dise enfin la vérité au lieu de les noyer sous des slogans creux.
L’ANE pensait peut-être apaiser la situation en rappelant aux Centrafricains l’importance de la paix. Elle a surtout réussi à les convaincre que quelque chose de grave se tramait dans l’ombre. Quand on vous répète quinze fois par jour de rester calme, vous finissez par comprendre qu’on vous prépare à un choc. Et quand ce message vient d’une institution qui vient d’organiser une élection contestée, la confiance n’est déjà plus au rendez-vous.
La population centrafricaine n’est pas composée d’enfants qu’on endort avec des berceuses. Les citoyens ont une mémoire, une capacité d’analyse, et surtout une expérience douloureuse des moments où les autorités leur ont menti. Ils savent reconnaître quand on les manipule, quand on les infantilise, quand on leur fait perdre leurs repères pour mieux les contrôler.
Cette opération de SMS massifs restera comme un exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire en communication de crise. Au lieu de construire la confiance, elle la détruit. Au lieu d’informer, elle désinforme. Au lieu de rassembler, elle divise. Et pendant ce temps, les vraies questions restent sans réponse : que se passe-t-il réellement dans le pays, quelles menaces pèsent sur la population, et pourquoi les autorités ont-elles décidé de cacher la vérité derrière un rideau de fumée fait de messages téléphoniques répétitifs
sanctions contre des soldats ayant refusé de mourir à Bambouti
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-soldats-faca-dans-le-village-de-koumboli-a-5-kilometres-de-zemio-au-sud-east-de-la-rca.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA dans le village de Koumboli, à 5 kilomètres de Zémio, au sud-EAst de la RCA
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’état-major a sanctionné des soldats qui se sont enfuis au Soudan du Sud lors de l’assaut de Bambouti, ville frontalière prise par les miliciens Azandé fin décembre.
Bambouti se trouve dans l’extrême sud-est du pays, à quelque 1300 kilomètres de Bangui. Cette localité frontalière avec le Soudan du Sud reste l’une des zones les plus délaissées du territoire centrafricain. Les militaires qui y sont déployés manquent de tout, depuis l’équipement jusqu’aux munitions.
Le 28 décembre dernier, des miliciens Azandé ont lancé leur offensive contre la ville. L’attaque a pris par surprise la petite garnison locale, mal préparée et insuffisamment armée. En moins d’une heure, les assaillants contrôlaient entièrement Bambouti.
Face à cette situation, la plupart des soldats ont quitté leurs positions en catastrophe. Deux ou trois d’entre eux se sont réfugiés auprès de la Minusca. D’autres ont franchi la frontière vers le Soudan du Sud pour demander l’asile temporaire, espérant échapper au danger immédiat.
Pendant ce temps, aucune riposte n’est venue de Bangui. Les mercenaires russes n’ont repris la ville que dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2026, soit une semaine complète après la débâcle. Leur contre-offensive a coûté six vies parmi leurs rangs et fait un blessé, démontrant l’intensité des combats.
Malgré ces faits, l’état-major à Bangui a choisi de rétrograder une dizaine de militaires qui s’étaient réfugiés au Soudan du Sud. Cette décision intervient alors que les conditions de défense étaient manifestement précaires. Les hommes isolés, démunis de matériel convenable, ont préféré la survie à une mort certaine.
La rigueur de cette sanction apparaît décalée. Même les forces russes mieux équipées ont subi des pertes lors de la reconquête. Comment reprocher à des soldats abandonnés dans un coin reculé d’avoir refusé de mourir inutilement ? L’état-major semble ignorer les conditions réelles sur le terrain.
Peut-être cherche-t-il à montrer au monde qu’il applique des sanctions disciplinaires, histoire de sauver les apparences. Les soldats dégradés avaient simplement refusé de périr dans une bataille perdue d’avance, sans soutien ni munitions suffisantes face à un ennemi déterminé.
Bangui : le quartier KM5 s’apprête à descendre dans la rue contre les coupures d’électricité et d’eau
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/Carrefour-Km5.jpg” data-wpel-link=”internal”>Image d’illustration du Carrefour Km5, dans le troisième arrondissement de Bangui. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis plus d’une décennie, la capitale centrafricaine subit des pénuries récurrentes d’eau et d’électricité. Ces privations s’aggravent progressivement et affectent tous les quartiers de la ville de Bangui.
Depuis quelques semaines, une tension particulière règne au quartier KM5. Selon nos observations, les habitants et les commerçants du secteur manifesteraient leur mécontentement face aux privations qui paralysent leurs activités. Des informations font état de la confection de pancartes en carton, sur lesquelles seraient inscrits des messages relatifs au « manque d’eau et d’électricité au KM5 ».
Cette situation n’épargne aucun secteur de la capitale. Tous les quartiers subissent quotidiennement les conséquences de ces défaillances qui durent maintenant depuis plus de dix ans. Les robinets restent secs pendant des semaines entières tandis que les ampoules s’éteignent de leur côté.
Dans ce contexte, les commerçants du marché enregistrent des pertes considérables. Dans les quartiers, au sein des familles, les réserves se gâtent faute de réfrigération. L’éclairage insuffisant complique les transactions en soirée et l’eau manque pour la consommation propre et les activités domestiques.
Devant ces difficultés, l’intention d’organiser une marche de protestation commence à circuler doucement dans la capitale, et le quartier KM5 prend le devant. Les habitants en auraient assez d’adapter leur vie à ces contraintes permanentes.
Drame à Batangafo : un éleveur peul tué dans des affrontements liés à la transhumance
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/troupeau-de-boeufs.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un troupeau de bœuf en pâturage à Baoro en Centrafrique. CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Comme chaque année, l’arrivée de la saison sèche ravive les frictions entre éleveurs et cultivateurs dans plusieurs régions centrafricaines, et cette fois-ci, le sang a coulé.
À une vingtaine de kilomètres de Batangafo entre Bouca et Damaya, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, la période de transhumance du bétail coïncide avec l’assèchement progressif des terres. Cette combinaison crée un terrain propice aux heurts entre les communautés qui partagent le même espace depuis des décennies.
Après des incidents signalés dans Lim-Pendé, la Mambéré, l’Ouham-Pendé, la Nana-Mambéré et la Mambéré-Kadéï, c’est désormais l’Ouham-Fafa qui enregistre le plus grave dérapage. Il y a environ une semaine, un berger peul a perdu la vie près de Batangafo, et son troupeau a disparu entre les mains de ses agresseurs.
D’après les informations rassemblées par la rédaction de CNC, les paysans du coin reprochaient aux éleveurs de laisser délibérément leurs bêtes divaguer dans les plantations. Excédés, les jeunes villageois se sont emportés et ont pris à partie le berger, qui n’a pas survécu à l’agression. Ses animaux se sont évanouis dans la nature.
Cette spirale de violence se répète chaque année sans qu’aucune solution durable ne soit mise en place. Le problème perdure depuis de nombreuses saisons et les autorités actuelles semblent davantage préoccupées par des révisions constitutionnelles et la prolongation de leur mandat.
Les questions de sécurité et de bien-être des populations restent au second plan alors que les communautés rurales continuent de régler leurs différends dans la douleur
Les otages de Bambouti donnent signe de vie depuis leur captivité et sollicite l’appui du Cardinal Nzapalaïnga pour leur libération
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Près d’un mois après l’enlèvement des autorités de Bambouti par des miliciens Azandé le 28 décembre 2025, les assaillants ont diffusé un enregistrement sonore prouvant que leurs prisonniers sont toujours en vie.
Finalement, les miliciens Azandé ont tenu leur engagement en publiant un message audio dans lequel le commandant de brigade de la gendarmerie de Bambouti s’exprime directement. Dans cet enregistrement obtenu par CNC, l’officier assure que lui-même, la sous-préfète et les deux agents de l’Autorité nationale des Élections capturés le 28 décembre dernier se portent bien et reçoivent de la nourriture.
Toutefois, le ton change lorsque le commandant évoque les raids aériens menés par les forces de la milice Wagner. Il déplore ces bombardements aveugles qui frappent la forêt sans distinction. Selon lui, ces attaques s’expliquent peut-être par l’ignorance des autorités quant au sort réel des otages.
Maintenant que la preuve de leur survie est établie, le commandant lance un appel aux responsables pour qu’ils cessent immédiatement ces frappes aériennes. Il juge ces opérations dangereuses pour la sécurité des captifs et plaide pour une autre approche.
La solution passe désormais par le dialogue, insiste l’officier dans son message. Il propose explicitement que le cardinal Nzapalaïnga serve de médiateur dans les pourparlers en vue de leur libération.
Les miliciens azandés avaient promis de fournir prochainement des témoignages visuels et sonores de l’ensemble des personnes détenues. Ils ont commencé à honorer cette promesse en transmettant cet enregistrement vocal. CNC a reçu une copie de cet audio et prévoit de le mettre à disposition du public dans les heures qui viennent.
Poutine attendu en 2026 en Centrafrique : Wagner prépare-t-il déjà sa villa à Ndélé ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Poutine-et-Touadera-a-Moscou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Poutine et Touadera à Moscou, le 15 janvier 2025
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le bruit propagé par l’équipe de communication de Touadera sur les réseaux sociaux court que Poutine viendra en Centrafrique en 2026, invité par Touadéra lui-même. Pendant ce temps, Wagner transforme sa base de Ndélé en véritable forteresse ultra-sécurisée, comme s’ils préparaient l’accueil du président russe Vladimir Poutine dans cette ville de Bamingui-Bangoran.
Les réseaux sociaux bruissent depuis plusieurs semaines de cette information : Vladimir Poutine foulerait le sol centrafricain dans les mois à venir, à l’invitation du dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra. Personne ne peut confirmer cette venue avec certitude, mais à Ndélé, les mercenaires russes du groupe Wagner agissent comme si l’événement était déjà acté. Leur base militaire subit une transformation spectaculaire, digne d’un site destiné à héberger une personnalité de premier plan.
Les habitants de la ville observent avec stupéfaction les travaux entrepris par Wagner autour de leur base. Des tranchées entaillent le sol, des barricades surgissent à chaque intersection stratégique, des ralentisseurs massifs déforment la chaussée avec des dos d’ânes, des gendarmes couchés. Tout le périmètre prend des allures de zone militaire hautement sécurisée, comme si les Russes anticipaient une menace de guerre imminente ou ils préparent la réception d’un invité exceptionnel.
Mais voilà le paradoxe spectaculaire : de quel ennemi Wagner cherche-t-il à se protéger avec une telle préparation ? Le groupe se présente pourtant comme une force dure et invincible, capable de repousser n’importe quelle attaque. Alors pourquoi ce déploiement défensif aussi exagéré ? Contre qui fabriquent-ils ces barrages ? Les fantômes ? Cette débauche de moyens laisse sans voix. Si aucune menace sérieuse ne pèse sur eux, ces aménagements ressemblent davantage aux préparatifs d’une installation durable et prestigieuse qu’à des mesures de protection militaire classique.
Le plus choquant reste le sort réservé à la route principale de Ndélé. Cette voie, rénovée récemment par l’UNOPS via la Minusca, devait relier la ville de Ndélé, en passant par la gendarmerie vers la ville de Bamingui sur une route propre et fluide pour les usagers. Des millions ont été dépensés dans ce chantier financé par les nations-unies. La route était neuve, la circulation enfin apaisée. Aujourd’hui, ce tronçon ressemble à un champ de bataille crée par Wagner.
Ce groupe criminel russe a sciemment déchiré cette infrastructure routière. Les mercenaires ont creusé la chaussée à plusieurs endroits, installé des obstacles métalliques et poser des dos d’ânes pour façonner des ralentisseurs démesurés à tous les passants. La route qui longe leur base est devenue impraticable pour les véhicules. Les camions, les pick-up, les tricycles et même les motos-taxis évitent désormais ce passage. Tout le monde préfère rallonger son trajet en contournant par le quartier Mare Vie Clair plutôt que d’affronter ce parcours du combattant.
Comment expliquer qu’une force des mercenaires s’arroge le droit de saccager une réalisation de l’ONU sans que personne ne lève le doigt? La Minusca a dépensé des sommes colossales pour désenclaver cette région. L’UNOPS a mobilisé des experts, du matériel, des équipes entières pour mener à bien ce projet. Et quelques mois après la livraison, Wagner détruit méthodiquement le fruit de ces efforts. Les autorités centrafricaines restent muettes. Le silence règne pendant que les Wagner déchirent le sols.
Pendant ce temps, à Ndélé, la population s’interroge ouvertement sur les véritables intentions de Wagner. Si vraiment Poutine doit venir, ces aménagements prendraient un sens. Une visite présidentielle exige des mesures de sécurité drastiques, un périmètre verrouillé, des accès contrôlés. Mais pour une simple base militaire opérationnelle ? Ces précautions paraissent démesurées, plutôt de la folie. À moins que Wagner ne transforme progressivement ce site en résidence permanente du dictateur Faustin-Archange Touadera, la poupée des russes.
Alors, quel financement russe investi dans le développement du pays? Ou les russes sont en RCA pour détruire ce pays et protéger leur dictateur Faustin-Archange Touadera? C Vraiment le contraire de ce qu’on entend à la longueur de la journée et la réalité de ce qui se passe. Pour le dictateur Faustin-Archange Touadera, Moscou et Bangui vantent un partenariat basé sur le respect mutuel et le développement. Pourtant, à Ndélé, les Russes piétinent allègrement les investissements internationaux destinés aux Centrafricains. Ils remodèlent l’espace public selon leur bon vouloir, sans consultation ni compensation. Cette attitude rappelle davantage celle d’une puissance occupante que celle d’un allié respectueux de la souveraineté de son hôte.
Vive tension à la frontière du Soudan du sud avec la Centrafrique après l’arrestation d’un soldat sud-soudanais à Bambouti
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/la-remise-du-soldat-sud-soudanais-aux-autorites-sud-soudanaise-ce-mercredi-28-janvier-2026-photo-cnc.webp” data-wpel-link=”internal”>La remise du soldat sud-soudanais aux autorités sud-soudanaise ce mercredi 28 janvier 2026. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Mardi 27 janvier 2025, un militaire sud-soudanais a été interpellé par des Mercenaires russes et des éléments des forces armées centrafricaines près de Bambouti, déclenchant des frictions majeures entre les deux pays voisins.
L’incident trouve son origine dans les tactiques de construction du baraquement des troupes sud-soudanaises stationnées à la frontière. Privés de véritables infrastructures, ces militaires doivent bâtir leurs abris de fortune avec les moyens du bord, récupérant du bois et de la végétation dans les environs. C’est justement en quête de ces matériaux que le soldat en question a franchi la ligne de démarcation sans s’en apercevoir.
Occupé à rassembler branches et herbes pour ériger son campement de fortune, l’homme ne s’attendait pas à tomber nez à nez avec une patrouille mixte russo-centrafricaine. Les mercenaires russes, accompagnés de soldats FACA, l’ont aussitôt appréhendé et conduit au centre de Bambouti. Après un premier interrogatoire mené par les Russes, la décision fut prise de le transférer par avion vers Bangui, la capitale centrafricaine.
Mais la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre jusqu’à Juba. Dès l’arrivée du prisonnier à Obo, la colère a enflé du côté sud-soudanais. Les autorités militaires ont fait monter la pression par tous les canaux disponibles, diplomatiques comme tactiques. La situation devenait explosive, chaque heure qui passait ajoutant à l’inquiétude générale.
La remise du soldat sud-soudanais par les soldats FACA aux autorités sud-soudanaise ce mercredi 28 janvier 2026 vers 17 heures. Photo CNC
Devant l’ampleur de la crise naissante, les responsables centrafricains ont rapidement changé leur fusil d’épaule. Plutôt que de poursuivre l’acheminement vers Bangui, ils ont opté pour un retour immédiat du détenu à ses compatriotes. Un hélicoptère des Wagner a ramené le soldat de Obo jusqu’à Bambouti dans l’après – midi du mercredi 28 janvier 2026, avant qu’il ne soit officiellement remis aux autorités militaires sud-soudanaises quelques heures plus tard.
Cette restitution rapide a permis d’apaiser les esprits après vingt-quatre heures d’anxiété palpable dans la zone frontalière, où les autorités sud-soudanaises menacent de fermer leur frontière avec la RCA.
Cette affaire intervient quelques semaines seulement après une visite officielle du ministre centrafricain de la Défense au Soudan du Sud. Cette mission visait à négocier une éventuelle intervention du Groupe Wagner aux côtés du gouvernement de Juba, mais les discussions semblaient encore en cours au moment de l’incident. La libération du militaire a finalement permis de ramener la température à un niveau acceptable, bien que les questions de fond concernant la sécurité frontalière et la coopération militaire régionale demeurent
Huit femmes élues sur 140 députés : l’ex-détenu Maxime Balalou transforme l’échec en “victoire”
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Madame-Beatrice-Epaye-deputee-de-Markounda.jpg” data-wpel-link=”internal”>Madame Béatrice Épaye, députée de Markounda, membre du bureau des femmes parlementaires de Centrafrique
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’ex-détenu Maxime Balalou a l’art de transformer les désastres en triomphes. Lors de sa conférence de presse de reprise, le clepto-mythomane s’est félicité d’une “avancée notable” qui en dit long sur l’état déplorable de la représentativité féminine dans les institutions du pays.
« Il faut aussi à cet effet noter que huit femmes ont été élues dès la première étape marquant ici une avancée notable en matière de représentativité féminine dans les institutions issues de ce processus électoral », a déclaré Balalou avec un aplomb déconcertant.
Huit femmes. Sur 140 députés élus au premier tour. Soit à peine 5,7% de représentation féminine. Et le porte-parole du gouvernement ose parler d’“avancée notable” !
Le cerveau pathétique de ce gouvernement
Cette déclaration montre toute la perversité rhétorique de cet ex-détenu Maxime Balalou et, par extension, du gouvernement qu’il représente. Comment peut-on sérieusement qualifier d’“avancée” un tel échec? Comment peut-on se glorifier d’un résultat aussi catastrophique pour la parité ?
Dans un pays normal, où la population féminine représente environ la moitié des citoyens, avoir seulement huit femmes élues sur 140 sièges n’est pas une victoire. C’est un désastre. C’est une preuve claire de l’exclusion des femmes de la vie Politique nationale.
La novlangue du mythomane
Mais pour Balalou, passé maître dans l’art du mensonge et de la manipulation, il suffit d’ajouter les mots “avancée notable” pour que le public avale la pilule. Cette technique pathétique de transformer chaque échec en pseudo-victoire est devenue la marque de fabrique de ce gouvernement.
On ne comprend plus rien. Tout tourne très mal dans ce pays, très très mal. Et au lieu de reconnaître les problèmes structurels qui empêchent les femmes d’accéder aux responsabilités politiques, le porte-parole préfère nous servir une propagande grotesque qui insulte l’intelligence.
Un bilan désastre maquillé en progrès
Aucun nom n’a été cité. Aucune circonscription n’a été mentionnée. Aucune analyse n’a été proposée sur les raisons de cette sous-représentation dramatique. Juste une phrase creuse, prononcée du bout des lèvres, pour faire croire que le gouvernement se soucie de la parité.
La réalité est toute autre : avec seulement 5,7% de femmes élues au premier tour, le pays reste l’un des plus rétrogrades en matière de représentativité féminine. Et pendant que Maxime Balalou se congratule pour cette “avancée”, des dizaines de millions de femmes restent exclues des décisions qui concernent leur avenir.
Le cerveau détraqué d’un régime en déroute
Cette déclaration choquante résume à elle seule l’état d’esprit d’un gouvernement totalement déconnecté des réalités. Un gouvernement où le mensonge est érigé en système, où les échecs sont rebaptisés victoires, où un mythomane notoire peut impunément réécrire la réalité devant les caméras.
Huit femmes sur 140 députés. Une “avancée notable” selon Maxime Balalou. On se demande ce que serait pour lui un recul catastrophique.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Wagner-ti-azande.jpg” data-wpel-link=”internal”>Instructeur du groupe Wagner patrouillant avec des miliciens de la milice Azandé sur une route en terre battue
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Lundi dernier, une patrouille de mercenaires russes de la milice Wagner a provoqué un vent de panique dans le village de Kobo, localité située à douze kilomètres d’Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou.
Les éléments de la milice russe Wagner, lourdement armés, ont quitté la ville d’Obo à bord de huit motos et d’un véhicule 4×4. Leur progression s’est faite lentement sur l’axe menant vers Bambouti, ville située à une centaine de kilomètres plus loin. Cette zone reste particulièrement exposée aux incursions de ces combattants russes, puisque Bambouti se trouve à seulement cinq kilomètres de la frontière avec le Soudan du Sud.
Sur leur trajet, le convoi a semé le désordre et la fuite généralisée parmi les populations des villages environnants d’Obo. Les paysans qui sont en route vers ladite ville pour aller vendre leurs récoltes ont subitement paniqué et jeter leurs marchandises au sol et fuient dans la brousse dès qu’ils ont aperçu les véhicules des mercenaires russes en provenance.
Comme vous le savez, la réputation meurtrière de ces mercenaires fait que dès leur présence, ou même la nouvelle de leur arrivée crée la panique au sein de la population. Ces criminels de Wagner n’hésitent jamais à abattre les civils qu’ils croisent sur les route, et ce, sans même dire un mot.
C’est ainsi que la nouvelle de leur arrivée a devancé leur arrivée à Kobo sème la panique au sein des habitants du village Kobo. À deux kilomètres, la population commence à se préparer. Dès que les habitants ont appris que les Wagner roulaient dans leur direction, l’alerte s’est propagée comme une traînée de poudre. Les familles ont rassemblé leurs enfants dans l’urgence, abandonnant tout sur leur passage pour gagner la forêt au plus vite.
Certains villageois ont même laissé leurs marmites sur le feu, tant la précipitation était intense. Personne ne voulait se trouver sur le chemin de ces hommes armés, connus pour leur absence totale de compassion envers les populations civiles. Les récits qui circulent dans la région racontent des exécutions sommaires et des tortures sauvages qui alimentent une peur permanente.
En quelques minutes à peine, Kobo s’est vidé entièrement de ses habitants. Les rues sont devenues désertes, les portes claquées à la hâte dans la course effrénée vers les abris naturels. Quand les mercenaires sont finalement entrés dans le village, ils n’ont trouvé qu’un décor abandonné, privé de toute présence humaine.
Leur présence sur place a duré exactement trente minutes. Durant ce laps de temps, ils ont patrouillé dans les allées vides du village avant de faire demi-tour vers Obo d’où ils étaient venus. L’objectif réel de cette incursion reste inconnu des habitants qui se posent encore de nombreuses questions sur les intentions de ces combattants.
S’agissait-il d’une simple opération destinée à terroriser la population, ou bien cherchaient-ils quelque chose de précis dans ce village ? Huit motos et un véhicule, tous remplis d’hommes armés jusqu’aux dents, pour une mission qui n’a duré qu’une demi-heure et qui s’est achevée par un retour immédiat à leur base.
Bocaranga : un Soldat FACA, déployé à Ngoutéré, prête son arme et sa tenue à un marabout pour aller tuer une dame, l’opération tourne au fiaco, la population demande le départ des FACA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un événement hors du commun vient de bousculer la tranquillité du village Ngoutéré, situé à 45 kilomètres de Bocaranga sur l’axe de Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé.
Tout débute le mardi 20 janvier 2026 lorsqu’un enfant tombe gravement malade. Inquiets, ses parents décident de consulter un marabout pour comprendre l’origine du mal. Arrivée chez le marabout, celui-ci commence immédiatement ses pratiques sataniques pour tenter de savoir ce qui s’est passé. Après avoir effectué ses rites divinatoires, le marabout désigne une mère de famille du village comme responsable de la souffrance de l’enfant. Selon lui, cette femme aurait ensorcelé l’enfant.
La nouvelle se répand rapidement dans le village et les parents de l’enfant malade arrivent chez la dame accusée. Ils entament des palabres animées devant sa concession. La femme, refusant catégoriquement ces accusations mensongères, se déshabille complètement pour prouver son innocence. Elle frappe le sol avec ses deux mains, et lève les deux bras vers le ciel et jure n’avoir jamais pratiqué la sorcellerie de sa vie.
Ses cris et sa détresse touchent plusieurs villageois. Beaucoup de gens présents prennent sa défense et affirment que ce type qui se prend pour marabout se trompe largement.
Beaucoup de gens trouvent cette accusation injuste et destinée uniquement à salir la réputation d’une honnête mère de famille. Mais après cette confrontation, le marabout crée un problème au sein de cette communauté. D’un côté, les parents de l’enfant malade accuse la mère, de l’autre, la famille de la mère accusée et certains habitants du village sont en colère contre le prétendu marabout.
Entre temps, la dame, après ce problème, retourne vaquer à ses occupations et part travailler aux champs avec des membres de sa famille.
Le marabout, furieux de voir son diagnostic remis en cause publiquement et constate qu’il est désormais vomi par une partie importante des villageois, décide de passer à l’action.
Il se rend chez un soldat des Forces Armées Centrafricaines en poste à Ngoutéré. Il lui propose une somme d’argent en échange de son arme et de sa tenue militaire. Le militaire accepte le marché après que le marabout lui explique vouloir simplement effrayer la dame et sa famille en tirant quelques coups en l’air.
Le soldat accepte finalement le deal. Il décide de fournir à ce marabout ce qu’il demande. Désormais équipé de l’uniforme et du fusil du soldat FACA, le marabout se dirige vers le champ où travaille la femme. Une fois sur place, il ouvre le feu. Les détonations provoquent la panique générale et tous les cultivateurs présents s’enfuient dans la brousse environnante, laissant derrière eux leur moto et quelques effets.
Le marabout tireur estime avoir atteint son objectif et décide alors de quitter définitivement le village à moto. Il récupère la moto des villageois qui ont pris la fuite, le marabout s’apprête à partir.
Mais au moment de démarrer l’engin, il baisse sa vigilance. Quelques jeunes qui s’étaient cachés dans les environs profitent de cet instant pour surgir par derrière et le tire avec un arc. Le marabout touché, s’effondre au sol et décède. Les villageois récupèrent l’arme et la tenue militaire avant de se rendre auprès des autorités.
Les villageois présentent l’armement au colonel commandant le détachement de Ngoutéré. Ce dernier veut immédiatement savoir à qui appartient cette arme. Le lendemain, il organise un rassemblement de tous ses hommes et demande à chacun de présenter son fusil. Finalement, l’arme d’un militaire manque à l’appel et l’arme récupérée correspond bien à celle d’un de ses éléments.
Confronté par son supérieur, le soldat avoue avoir prêté son équipement au marabout contre de l’argent. Il reconnaît sa faute et explique les circonstances de cette transaction. La confirmation que l’arme provient bel et bien d’un soldat FACA se répand comme une traînée de poudre dans tout Ngoutéré.
La colère monte rapidement parmi les habitants. Comment l’armée nationale censée les protéger peut-elle mettre une arme entre les mains d’un civil pour terroriser et potentiellement tuer des citoyens innocents ? Les villageois déclarent ouvertement préférer encore vivre sous la présence des rebelles plutôt qu’avec des soldats capables de telles dérives.
Les habitants exigent maintenant le départ immédiat du contingent FACA de leur localité. Le commandement de l’armée nationale a décidé de relever tous les soldats détachés à Ngoutéré et depuis quelques jours, ce le nouveau contingent qui arrive à Ngoutéré.
Malgré tout, la tension reste vive et palpable entre les habitants et les soldats FACA depuis plusieurs jours.
Les autorités locales se sont déplacées sur place pour tenter d’apaiser la situation. La préfète de l’Ouham-Pendé décide également de se rendre à Ngoutéré ce mardi 27 janvier 2026 pour rencontrer les villageois et les militaires afin de trouver une issue à cette crise de confiance.
CICR en Centrafrique : Philippe Beauverd dresse le bilan de son mandat et passe le témoin à Kelnor Panglung
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/m-philippe-beauverd-le-chef-sortant-de-la-delegation-du-cicr-en-republique-centrafricaine-a.webp” data-wpel-link=”internal”>M. Philippe Beauverd le chef sortant de la délégation du CICR en République centrafricaine.a
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le chef sortant de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge en République centrafricaine a animé une conférence de presse avant son départ.
Philippe Beauverd, qui s’apprête à quitter ses fonctions après quatre ans et demi à la tête de la délégation du CICR en Centrafrique, a présenté mardi dernier à Bangui le bilan des activités de l’organisation pour l’année écoulée. Accompagné de Cyrille Jean Noël Gbate, coordonnateur communication, et de Kelnor Panglung qui lui succède, le responsable sortant s’est montré satisfait des résultats obtenus malgré les contraintes.
L’organisation a réalisé 90% de l’ensemble de ses programmes prévus, un taux que Philippe Beauverd qualifie de remarquable au regard des difficultés rencontrées. Cette performance mérite d’autant plus d’être saluée que les équipes ont travaillé dans l’incertitude quant à leur avenir professionnel, certaines structures ayant été fermées en cours d’année.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes et témoignent de l’ampleur du travail accompli sur le terrain. Environ 3 000 porteurs d’armes, incluant militaires, gendarmes et policiers, ont reçu une formation sur le droit international humanitaire. Près de 5 000 familles ont bénéficié de rations alimentaires d’urgence dans différentes régions du pays.
Du côté de l’assistance matérielle, quelque 2 700 foyers ont obtenu des colis contenant couvertures, bâches et ustensiles de cuisine. 1 800 familles supplémentaires ont touché des liquidités d’urgence pour répondre à leurs besoins immédiats. Le CICR a également distribué du manioc et des semences d’arachides et de niébé à 6 800 ménages, accompagnés d’argent liquide pour éviter que ces semences ne soient consommées.
A gauche M. Cyrille Jean Noël Gbate, coordonnateur communication du CICR, au milieu M. Philippe Beauverd, chef sortant de la délégation du CICR ne République centrafricaine et. Photo CNC
L’accès aux soins de santé demeure une priorité constante pour l’organisation humanitaire. Les centres de santé soutenus par le CICR à Sido et Sangami ont accueilli 9 900 patients au cours de l’année. L’approvisionnement en eau potable a concerné approximativement 164 000 personnes, un chiffre considérable qui démontre l’étendue du déploiement.
La collaboration avec la Croix-Rouge centrafricaine s’est intensifiée à travers la redynamisation d’une dizaine de comités locaux. Cette coopération n’a pratiquement pas subi de réductions, contrairement à d’autres volets d’activité, car le CICR estime capital que la société nationale renforce ses capacités d’intervention.
La réorganisation imposée par les contraintes budgétaires a conduit à la fermeture de trois sous-délégations situées à Ndélé, Kaga-Bandoro et Boire. Néanmoins, une nouvelle structure a ouvert ses portes à Bossangoa depuis novembre dernier. Cette redistribution vise à maintenir la même couverture géographique avec des moyens réduits.
Les zones auparavant desservies depuis Ndélé relèvent désormais de la sous-délégation de Bambari, tandis que Bossangoa récupère les secteurs couverts depuis Kaga-Bandoro et Boire. La réparation récente du bac facilite d’ailleurs les déplacements vers des localités comme Boca Ranga ou Moyenne-Sido, désormais plus accessibles depuis cette base.
Au sud-est du pays, la situation demeure particulièrement préoccupante depuis plusieurs semaines. Les équipes du CICR se sont déployées rapidement à Zémio où des milliers de personnes ont trouvé refuge, notamment dans l’enceinte de l’église catholique. Environ 2 000 déplacés s’y entassent, tandis que d’autres se regroupent près de la mosquée et dans le quartier Paule.
L’organisation a installé un bladder, grand réservoir d’eau, sur le site de l’église grâce au concours de la Croix-Rouge centrafricaine. Des latrines ont également été aménagées pour améliorer les conditions sanitaires. Des médicaments ont été acheminés vers l’hôpital et distribués dans les centres de santé couvrant ces populations déplacées.
L’acheminement de l’eau à Zémio nécessite l’intervention du bataillon népalais de la Minusca, les puits locaux ne produisant pas suffisamment. Cette collaboration pragmatique n’implique aucune escorte ni déplacement conjoint, le CICR maintenant son indépendance opérationnelle. L’organisation ne fait pas partie du système onusien et ne dépend pas des décisions du Conseil de sécurité.
L’approvisionnement en nourriture représente un défi majeur dans cette zone reculée. Le petit avion du CICR ne peut transporter les quantités nécessaires pour nourrir tous les déplacés. Les magasins sont fermés, les routes coupées, et les populations rassemblées manquent de l’essentiel. La distribution de semences maraîchères reste envisageable, mais leur culture demande du temps.
Philippe Beauverd souligne que le CICR reste probablement l’organisation capable d’atteindre les coins les plus inaccessibles de Centrafrique. Cette capacité repose sur les contacts maintenus avec toutes les parties, y compris les groupes armés, permettant de notifier les mouvements et de garantir la sécurité des déplacements.
Concernant les otages détenus à Zémio et Bambouti, le CICR n’a pas été formellement saisi par les parties pour intervenir. L’organisation se tient prête à faciliter l’évacuation des personnes séquestrées dès qu’un accord sera trouvé entre les AKG et le gouvernement, comme elle l’a déjà fait en 2023 lorsque l’UPC avait remis 20 FACA.
Les contacts avec les familles des otages se poursuivent, certains proches étant venus récemment solliciter l’aide de l’organisation. Philippe Beauverd rappelle que les épouses et parents sont parfois oubliés dans ces situations et que le CICR veille à les tenir informés, même si la décision finale ne leur appartient pas.
Les réductions budgétaires ont touché plusieurs programmes, les donateurs contribuant moins qu’auparavant. Le volet nutritionnel en détention à Ngaragba a été supprimé après discussion avec les autorités, l’État devant assumer ses responsabilités. Un petit programme nutritionnel subsiste uniquement pour les détenus tuberculeux, leur survie dépendant de cet apport.
Les donations de médicaments au centre de santé de la prison se maintiennent, et le CICR reste prêt à intervenir en cas d’urgence sanitaire. Philippe Beauverd affirme n’avoir reçu aucun signalement de problème majeur depuis l’arrêt du programme nutritionnel général, mais la vigilance demeure.
Interrogé par la rédaction de CNC, le chef sortant de la délégation a détaillé ses perspectives pour 2026. Il espère que la stabilisation du pays va se poursuivre, reconnaissant que la signature des accords de Djamena en avril dernier a apporté une amélioration notable. Depuis son arrivée en 2021, il constate une diminution significative de la violence, même si des poches d’insécurité persistent.
Philippe Beauverd garde une pensée particulière pour les membres du personnel contraints de quitter l’organisation suite aux fermetures de structures. Ceux qui sont restés comme ceux qui sont partis n’ont jamais baissé les bras, continuant leurs missions jusqu’au bout malgré l’incertitude. Cette détermination collective a permis d’atteindre les objectifs fixés.
Le responsable sortant compte sur les médias nationaux et internationaux pour maintenir l’attention sur la Centrafrique. Il appelle à ne pas laisser ce pays sombrer dans l’oubli, les besoins humanitaires demeurant importants dans de nombreuses zones. Kelnor Panglung, son successeur, reprend le flambeau dans un contexte qui reste exigeant mais où des améliorations se dessinent progressivement.
Le BRDC réagit à un communiqué attribué au Parti Patri et appelle à l’unité de l’opposition
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/maitre-crepin-mboli-goumba-president-du-patrie-coordinateur-du-brdc.webp” data-wpel-link=”internal”>Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE, coordinateur du BRDC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le Bloc Républicain pour la défense de la constitution dément toute division interne après la diffusion d’un document non signé circulant sur les réseaux sociaux.
Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution a publié une mise au point ce 28 janvier suite à la circulation d’un communiqué daté du 22 janvier. Ce texte, diffusé sur les réseaux sociaux et attribué au Parti Patri, membre du BRDC, avait provoqué des interrogations parmi les militants et sympathisants de l’opposition. L’absence de signature officielle sur ce document a alimenté les spéculations quant à son origine réelle et à ses intentions.
La diffusion de ce communiqué anonyme a généré des inquiétudes chez de nombreux partisans du camp démocratique. Certains y ont vu les prémices d’une éventuelle fragmentation au sein de l’opposition, qui doit justement présenter un front uni dans le contexte Politique actuel. Le BRDC a jugé nécessaire de réagir rapidement pour clarifier la situation et apaiser les craintes exprimées par sa base militante et ses observateurs.
Le document en question évoquait une possible tension entre Me Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du BRDC actuellement éloigné de Bangui pour raisons médicales, et Anicet Georges Dologuélé, président de l’URCA. Cette présentation des faits avait laissé planer le doute sur la solidité des relations entre ces deux personnalités importantes de l’opposition centrafricaine. Le BRDC tient à préciser que ces supposées frictions appartiennent déjà au passé et que la question a été réglée entre les intéressés.
L’organisation affirme avec fermeté qu’aucun élément, quelle qu’en soit la nature, ne viendra ébranler la cohésion de l’opposition démocratique. Le porte-parole Martin Ziguélé insiste sur le fait que le véritable adversaire politique reste le président Touadéra, son parti le MCU ainsi que leurs alliés. Cette prise de position vise à recentrer les énergies sur l’essentiel plutôt que sur des polémiques alimentées par des documents dont la provenance demeure floue.
Le BRDC exhorte les militants et sympathisants des différentes formations à garder leur calme et à éviter toute surenchère. L’appel s’adresse également aux démocrates et patriotes centrafricains, qu’ils vivent au pays ou à l’étranger, pour qu’ils renforcent leur collaboration. L’objectif affiché demeure la restauration de la démocratie en République centrafricaine, un combat qui nécessite l’engagement de tous sans dispersion ni querelles intestines
Nouveau report pour le procès du directeur du Quotidien de Bangui, monsieur Landry Ulrich Nguema-Ngokpele
Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>landry-ulrich-du-journal-le-quotidien-de-Bangui – RCA : le Directeur de publications du quotidien de Bangui, Monsieur Landry Ulrich Nguema- Ngokpele a été arrêté et transféré à Ngaragba
Le procès de Landry Ulrich Nguema-Ngokpele, patron du Quotidien de Bangui, a été renvoyé au 19 février prochain sur demande de son conseil.
C’est le maître Roger Junior Loutomo qui a plaidé ce report devant le tribunal correctionnel de Bangui. Le journaliste devait répondre ce 22 janvier des accusations de diffamation portées par Laetitia Murielle Koko-Mica, épouse Bandoa. Mais l’audience n’a finalement pas eu lieu.
Cette affaire remonte à un article publié en décembre 2025 dans le Quotidien de Bangui. Le journal avait enquêté sur cette compatriote installée en France, liée au dossier des frères de l’ancien Premier ministre Henri Marie Dondra. Ces derniers croupissent en prison depuis mars 2025 dans une histoire de romance qui aurait mal tourné.
Le texte incriminé évoquait le passé judiciaire de Madame Bandoa en France. Il mentionnait une condamnation pour escroquerie, un passage au centre pénitentiaire parisien, des accusations de vol d’identité. L’article la qualifiait de « dévergondée » et parlait d’une grossesse de six mois lors des événements liés à l’affaire Dondra.
La plaignante réclame aujourd’hui 65 millions de francs CFA au total. Soit 7,5 millions pour préjudice matériel, 50 millions pour préjudice moral et 7,5 millions de frais divers. Ses trois avocats, dont un inscrit au barreau de Bordeaux, invoquent le Code pénal centrafricain et la loi française de 1881 sur la presse.
Plusieurs observateurs à Bangui estiment que Madame Bandoa bénéficie de protections au sommet de l’État. Des personnalités influentes la soutiendraient, lui accordant une certaine immunité dans cette bataille judiciaire. Cette configuration complique la défense du journaliste, même s’il affirme détenir des éléments pour se justifier.
Landry Ulrich Nguema-Ngokpele cumule par ailleurs d’autres démêlés avec la justice. Il répond régulièrement aux convocations du doyen des juges d’instruction dans une procédure parallèle. Le directeur du Quotidien enchaîne les comparutions depuis plusieurs mois, sans que son journal cesse de paraître.
L’homme connaît bien la maison d’arrêt de Ngaragba où il a séjourné à plusieurs reprises. Sa dernière sortie remonte à quelques semaines seulement avant la publication de l’article litigieux sur Madame Bandoa. Une libération qui n’a donc pas mis fin à ses ennuis judiciaires.
Le Quotidien de Bangui, immatriculé sous le numéro P 341305P001, a son siège à Bimbo. Ce média se présente comme un journal d’investigation spécialisé dans l’analyse des dossiers sensibles. Ses publications lui valent régulièrement des poursuites devant les tribunaux centrafricains.
D’ailleurs, le climat pour la presse d’investigation s’est considérablement durci en Centrafrique. Le gouvernement a récemment interdit la reproduction des articles de journaux d’investigation. Ceux qui reprennent ces contenus s’exposent désormais à des poursuites judiciaires.
Cette interdiction vise notamment les médias en ligne comme Corbeau News Centrafrique qui publie régulièrement des enquêtes approfondies. La loi bloque toute diffusion numérique de ces contenus au risque de sanctions pénales. Le pouvoir multiplie ainsi les barrières pour freiner le journalisme d’investigation en RCA.
Beaucoup de confrères centrafricains ont désormais peur de mener des enquêtes approfondies. Certains ont renoncé purement et simplement à ce type de journalisme. D’autres évitent soigneusement de reprendre les articles d’investigation publiés ailleurs pour ne pas avoir de problèmes.
Cette frilosité gagne du terrain dans les rédactions à Bangui et dans tout le pays. Les journalistes hésitent à creuser les dossiers politiques ou économiques sensibles. Chacun garde en mémoire les déboires judiciaires de Landry Ulrich Nguema-Ngokpele et d’autres reporters ayant payé cher leur curiosité professionnelle.
Dans ce contexte, le journalisme d’investigation est souvent perçu comme un aller simple vers la détention. Les professionnels des médias calculent désormais le rapport entre l’intérêt d’un sujet et les risques encourus. Beaucoup préfèrent s’abstenir plutôt que de finir derrière les barreaux.
Le procès reporté au 19 février dira si Landry Ulrich Nguema-Ngokpele a franchi la ligne rouge ou exercé simplement son métier. En attendant, l’huissier Jean-Paul Togo a remis la nouvelle convocation en main propre au journaliste
Chaos et débandade de bœufs dans les rues de Bangui
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/debandade-des-boeufs-a-Bangui-photo-ndota.webp” data-wpel-link=”internal”>Débandade des boeufs à Bangui. Photo Ndota
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un camion transportant du bétail a basculé dimanche dernier au carrefour du lycée des Martyrs, libérant des dizaines de bovins qui ont semé la panique dans les rues de la capitale.
L’incident s’est produit en plein après-midi lorsque le camion de transport a perdu le contrôle. Les sangles qui maintenaient les animaux ont cédé sous le choc, permettant à une partie du troupeau de s’échapper dans plusieurs directions. La scène a rapidement pris des allures de désordre total dans cette zone habituellement fréquentée de la capitale.
Plusieurs bêtes ont foncé droit devant elles sur l’avenue Conjugo, tandis que d’autres ont trouvé refuge dans l’enceinte de la direction générale de la société centrafricaine de télécommunications, ajoutant à la confusion ambiante. Les cornes pointées vers l’avant, ces animaux affolés couraient sans discernement, bousculant tout ce qui se trouvait sur leur passage.
Les passants ont dû détaler à toute vitesse en voyant arriver les bœufs lancés à vive allure. Certains piétons se sont réfugiés précipitamment dans des commerces, d’autres ont escaladé des murets pour échapper aux bêtes déchaînées. La pagaille s’est amplifiée au fur et à mesure que la nouvelle se répandait dans le quartier, chacun cherchant à éviter une collision avec le bétail en fuite.
Des jeunes et les propriétaires du bétail ont finalement pris l’initiative de rassembler les animaux dispersés. Armés de cordes et de bâtons, ces personnes ont entrepris de canaliser le troupeau égaré. Leur intervention s’est avérée déterminante pour ramener progressivement le calme dans les artères concernées, même si l’opération a demandé plusieurs heures d’efforts soutenus.
Les bœufs récupérés ont été acheminés vers la Société de gestion des abattoirs, la Sega, située dans le sixième arrondissement. Le convoi improvisé a remonté lentement les rues encore encombrées, sous le regard amusé ou inquiet des habitants du quartier. Cette journée du dimanche 25 janvier 2026 restera gravée dans la mémoire des Banguissois qui ont assisté à cette scène inhabituelle dans leur ville
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Au lendemain de la validation par le Conseil constitutionnel de son hold-up électoral, l’état de santé de Faustin-Archange Touadéra continue d’alimenter de nombreuses interrogations. Depuis plusieurs mois, des signes visibles et des incidents répétés ont été observés lors de ses apparitions publiques et de ses déplacements officiels.
Tous ceux qui l’ont rencontré disent la même chose! Touadera commence à devenir albinos par sa peau qui se dégrade. Ils relèvent une évolution rapide de l’aspect de la peau du dictateur de Bangui, avec une dépigmentation progressive, particulièrement perceptible au niveau des lèvres, du visage et du cuir chevelu ainsi que de ses mains. Cette transformation, difficile à cacher malgré le recours apparent à des fonds de teint, s’est accentuée sur une période courte et tranche nettement avec son apparence antérieure.
Au-delà de ces modifications physiques de sa peau, plusieurs incidents sanitaires ont eu lieu. Durant la campagne électorale, le dictateur s’est rendu à Berbérati, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré-Kadéï, dans l’ouest du territoire. Là-bas, il a été pris d’un malaise et s’est effondré.
Des proches évoquent également une fatigue importante, des vertiges et des troubles digestifs chroniques, notamment des diarrhées répétées. Ce qui le pousse à porter constamment une couche médicale. Ces éléments, observés sur la durée, ont contribué à accroître les inquiétudes au sein de sa famille politique.
Il y’a lieu de rappeler que l’année dernière, vers le mois de juillet, l’homme de Damara avait été évacué vers la Belgique en urgence dans un état critique.
Pendant ce temps, la version officielle, durant plusieurs jours, niaient les faits, avant de parler de simples examens de santé. Mais des sources médicales contactées par la rédaction du CNC avait évoqué un cancer du côlon détecté par des praticiens européens, information jamais confirmée par un document médical officiel ni démentie formellement.
Sur le plan médical général, des spécialistes rappellent que l’association de troubles digestifs persistants, de malaises à répétition, d’un épuisement marqué et de modifications cutanées rapides peut correspondre à des pathologies lourdes, telles que des cancers digestifs évolutifs, des déséquilibres hormonaux sévères ou certaines maladies auto-immunes. Ces éléments relèvent d’analyses générales et ne constituent pas un diagnostic concernant le président.
L’accumulation de ces signes, observés dans le temps et lors d’événements publics, continue de poser question quant à la capacité physique du dictateur de Bangui, le mytho Baba Kongoboro à exercer pleinement un nouveau mandat.
Nourredine Adam promet : je reviendrai libérer le peuple centrafricain
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-general-nourredine-adam-chef-du-fprc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le général Nourredine Adam. Chef du FPRC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le général d’armées chef rebelle Nourredine Adam, Patron du FPRC, a brisé le silence. Dans une vidéo de 18 secondes diffusée sur les réseaux sociaux en langue arabe la semaine dernière, l’homme a tenu à rassurer ses partisans sur son état de santé avant de délivrer un message sans équivoque au président Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro.
Le ton est posé, la voix ferme. Nourredine Adam demande aux Centrafricains de garder leur calme. Mais derrière cet appel au sang-froid se cache une promesse qui ressemble davantage à une annonce de guerre : celui de rentrer au pays pour arracher le peuple à ce qu’il qualifie de dictature. Le chef rebelle ne mâche pas ses mots. Il accuse directement Touadéra, qu’il appelle le salop de Boy-Rabe, de régner en seigneur de guerre. Pour lui, le régime en place ne tient que grâce au soutien du groupe Wagner et des Mercenaires russes qui ont transformé la République centrafricaine en territoire sous influence russe, pour ne pas dire la colonisation russe en Afrique.
La brièveté du message n’enlève rien à sa charge électrique. En moins de vingt secondes, Nourredine Adam a posé les jalons de son discours : libération du peuple centrafricain, retour inévitable, fin d’un système qu’il juge oppressif. Le « tôt ou tard » qu’il emploie laisse planer une menace diffuse, celle d’un homme qui se dit prêt à attendre le moment propice pour agir.
Cette prise de parole intervient alors que le FPRC reste l’un des groupes armés les plus actifs dans le nord du pays. Malgré les accords de paix signés ces dernières années, les tensions demeurent vives dans le pays avec certains groupes armés centrafricains.
Nourredine Adam a choisi l’arabe pour s’exprimer, une langue qui parle à une partie de sa base, notamment dans les zones où les populations sont proches des pays sahéliens voisins
Nouveau scandale à l’Autorité nationale des Élections : la directrice du service informatique au cœur d’un géant trafic et place l’ANE dans une situation terrible
Madame Huguette Yolande Ndindy, Directrice de l’informatique à l’ANE (Autorité Nationale des Élections)
L’Autorité nationale des Élections connaît une crise inédite. La directrice du service informatique, déjà impliquée dans des affaires douteuses il y’a quelques mois, se retrouve cette fois accusée de manipulations massives lors du scrutin du 28 décembre dernier.
Les faits sont d’une gravité exceptionnelle. Selon les commissaires électoraux qui ont pris la dame les mains dans le sac, Cette responsable informatique de l’ANE aurait attribué frauduleusement des voix à plusieurs candidats aux législatives, gonflant artificiellement leurs scores sans aucun fondement dans les procès-verbaux. Des candidats ayant obtenu peu de suffrages se sont ainsi retrouvés élus dès le premier tour, alors que les documents détenus par les commissaires électoraux contredisent formellement les résultats informatiques.
Devant cette dérive, l’ensemble des commissaires s’est réuni en urgence. Leur décision a été unanime et ferme : la directrice de l’informatique devait être révoquée immédiatement. Le président de l’ANE a d’abord accueilli favorablement cette recommandation et validé le licenciement avec une rapidité inhabituelle.
Pourtant, un retournement inattendu s’est produit. Le dictateur de BanguiBaba Kongoboro en personne a contacté le président de l’ANE pour bloquer cette révocation. La directrice incriminée conserve aujourd’hui son poste, malgré la gravité des accusations et la volonté unanime des commissaires électoraux.
Cette protection présidentielle trouve son explication dans des relations personnelles équivoques. La directrice de l’informatique, bien que mariée, entretient une liaison avec Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale. Ce ex-chef milicien Anti-balaka Évariste Ngamana lui loue même une maison à Bimbo, dans la périphérie sud-ouest de la capitale.
Or, auparavant, le président de l’ANE avait lui-même tenté de draguer cette femme, sans succès. La directrice a préféré l’alliance avec Ngamana, créant ainsi une rivalité avec l’ex-milicien Anti-Balaka. Et lorsque le scandale électoral a éclaté, le président de l’ANE y a vu l’occasion de régler ses comptes personnels en approuvant rapidement la radiation de la directrice.
Mais le dictateur de BanguiBaba Kongoboro a déjoué cette manœuvre. Son intervention protège la directrice malgré les preuves de fraude accumulées contre elle.
Les partenaires internationaux, notamment la Minusca et le PNUD, connaissent parfaitement la situation.
Ces organisations choisissent néanmoins le silence. Leur stratégie consiste à maintenir leur présence dans le pays pour continuer à percevoir les millions de francs CFA de salaires versés mensuellement par les Nations Unies. Elles ferment les yeux sur la corruption généralisée et cautionnent tacitement un régime aux pratiques contestables afin de produire un faux rapports aux nations-unies que tout va bien.
La directrice de l’informatique, quant à elle, demeure donc en fonction. Les résultats truqués du 28 décembre restent en vigueur. Les candidats illégitimement élus vont devoir affronter le conseil constitutionnel, tandis que les véritables gagnants, de leur côté, tentent de saisir le conseil.
Dimanche dernier, une fusillade nocturne à Sam-Ouandja crée une débandade générale
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/des-soldats-faca-detaches-a-Sam-Ouandja-dans-la-prefecture-de-la-haute-kotto.webp” data-wpel-link=”internal”>Des soldats FACA détachés à Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le dimanche 25 janvier en soirée, vers 19 heures, des tirs nourris entre forces de sécurité ont plongé Sam-Ouandja dans un chaos total, provoquant la fuite désordonnée des habitants.
Tout a commencé avec l’arrivée d’un exploitant minier artisanal venant de Mandjam, communément appelé site de Manou, situé dans la localité de Ouandja, préfecture de la Vakaga. Cet homme d’affaires se rendait à Sam-Ouandja pour évaluer les possibilités d’exploitation sur un autre site minier localisé à douze kilomètres de la ville. Pour assurer sa sécurité durant le trajet, il avait pris soin de se faire escorter par deux soldats des forces armées centrafricaines.
Avant même d’atteindre sa destination, l’exploitant avait contacté la gendarmerie de Sam-Ouandja pour annoncer son arrivée prochaine. Il avait précisé qu’il voyageait en compagnie de deux militaires pour éviter tout malentendu à son arrivée. Cette précaution semblait raisonnable compte tenu de la situation sécuritaire dans la région.
Vers 19 heures ce dimanche soir, le trio est effectivement arrivé à Sam-Ouandja et s’est dirigé directement vers le poste de gendarmerie. Ils y ont rencontré le commandant de brigade ainsi que plusieurs gendarmes de service. L’exploitant a expliqué le but de sa visite tandis que les deux soldats présentaient leurs documents d’identification.
Pendant ce temps, le capitaine commandant le détachement militaire des FACA basé à Sam-Ouandja a été informé de cette arrivée. Il a immédiatement envoyé deux de ses hommes à la gendarmerie avec des instructions claires pour le commandant de brigade. Après vérification des identités des deux soldats escorteurs, ceux-ci devaient être libérés pour rejoindre la base militaire où ils passeraient la nuit, tandis que l’exploitant serait logé chez le sous-préfet.
Cette demande du capitaine semblait logique sur le plan hiérarchique et organisationnel, chaque corps de sécurité accueillant ses propres membres. Mais le commandant de brigade n’a visiblement pas apprécié ce qu’il a perçu comme une ingérence dans ses prérogatives. Sa réaction a été cinglante et immédiate.
« C’est moi qui dois prendre la décision, pas le capitaine », a-t-il répondu aux deux émissaires du commandant militaire. Il a insisté sur le fait que cette affaire relevait de son autorité puisqu’elle se déroulait dans son périmètre de compétence. Les deux soldats envoyés par le capitaine ont tenté d’argumenter, mais le commandant de brigade est resté sur sa position.
L’atmosphère s’est rapidement tendue entre les gendarmes présents et les émissaires militaires venus transmettre le message de leur supérieur. Quelques minutes plus tard, alors que les discussions continuaient dans une ambiance de plus en plus électrique, un gendarme qui se tenait à proximité a soudainement tiré un coup de feu en l’air.
Cette détonation a déclenché une réaction en chaîne immédiate. L’un des soldats envoyés par le capitaine a répliqué aussitôt en tirant également un coup en l’air, comme pour ne pas se laisser impressionner. Ce qui aurait pu s’arrêter là s’est transformé en véritable cacophonie de tirs, comme si ce premier échange avait donné le signal d’un jeu dangereux.
Un troisième coup a retenti, puis un quatrième, et rapidement toute la ville s’est retrouvée sous un déluge de balles tirées vers le ciel. Gendarmes et militaires participaient tous à cette fusillade absurde, chacun vidant son chargeur sans aucune raison apparente. Le vacarme était assourdissant, les détonations se succédaient sans interruption comme une partition de folie.
À cette heure de la soirée, de nombreux habitants se trouvaient encore dehors, profitant de la fraîcheur après la chaleur de la journée. Les rues étaient animées, des commerces ouverts, des gens discutant par petits groupes. Quand les premiers coups de feu ont éclaté, personne n’a immédiatement compris ce qui se passait.
Puis la panique s’est emparée de tout le monde simultanément. Les habitants ont commencé à courir dans tous les sens, convaincus qu’une attaque rebelle venait de débuter. Les femmes avec leurs enfants fuyaient en hurlant, les commerçants abandonnaient leurs étals, les passants se bousculaient pour trouver un abri.
Ce dimanche soir à 19 heures, Sam-Ouandja a basculé dans un chaos indescriptible uniquement à cause de l’irresponsabilité de ces forces de sécurité. La débandade était totale, les cris se mêlaient aux tirs, personne ne savait vraiment où aller pour se mettre à l’abri. Des familles entières se sont retrouvées séparées dans la confusion générale.
Il faut préciser que le commandant de brigade de la gendarmerie de Sam-Ouandja est connu dans toute la localité comme un buveur invétéré. Cet « alcoolot résistant », pour reprendre l’expression locale, passe le plus clair de son temps dans un état d’ébriété avancé. Son comportement erratique ne surprend plus personne à Sam-Ouandja, mais cette fois il a entraîné toute sa brigade dans sa folie.
Quant aux soldats, leur propension à créer du désordre n’est malheureusement pas une nouveauté non plus. Ils aiment visiblement la pagaille et ne manquent jamais une occasion de tirer en l’air pour impressionner ou simplement par amusement. Cette manie des tirs intempestifs est devenue leur marque de fabrique dans plusieurs villes du pays.
Ce qui frappe dans cet incident, c’est l’inconscience totale de ces hommes censés protéger la population. Ils ne semblent pas réaliser que les munitions qu’ils gaspillent ainsi ont été achetées avec l’argent des contribuables centrafricains. Chaque balle tirée en l’air représente une dépense inutile pour un État déjà exsangue financièrement.
Plus grave encore, ils ne mesurent pas le traumatisme qu’ils infligent aux habitants en tirant ainsi sans raison. Dans une région où les attaques rebelles sont une menace réelle et constante, simuler involontairement une telle attaque par des tirs nourris relève de la pure irresponsabilité. Les enfants qui ont vécu cette panique garderont longtemps en mémoire cette peur terrible.
Accusé de ne pas leur avoir cédé le passage, un homme tabassé et poignardé à mort par des combattants du 3R à Carnot
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/les-rebelles-de-3r-venus-a-moto-a-niem-yelewa-en-train-de-menacer-les-chefs-des-quartiers-le-jour-meme-des-elections-photo-cnc.webp” data-wpel-link=”internal”>Les rebelles de 3R, venus à moto à Nièm-Yéléwa en train de menacer les chefs des quartiers le jour même des Élections. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le 23 janvier dernier, un homme rentrant chez lui a trouvé la mort sous les coups d’ex-rebelles du mouvement 3R pour une question de priorité routière.
Les faits se sont déroulés à Dinguiri, un village situé à environ 60 kilomètres de Carnot, dans la préfecture de la Mambéré. La victime revenait chez elle après avoir consommé de l’alcool ce vendredi-là. Son état d’ébriété allait malheureusement contribuer au déroulement tragique des événements qui allaient suivre.
Sur le chemin du retour, l’homme a croisé un groupe d’éléments du mouvement 3R circulant sur des motos. Il faut rappeler que ce mouvement rebelle a récemment signé un accord de paix avec le gouvernement le 19 avril 2025 à Ndjamena, au Tchad. Depuis lors, certains combattants ont rejoint l’armée nationale tandis que d’autres attendent leur désarmement, ce qui les place désormais sous l’autorité gouvernementale.
Lorsque les ex-rebelles de 3R sur leurs motos ont aperçu l’homme, ils se sont arrêtés brusquement devant lui. Ils lui ont reproché de ne pas avoir libéré le passage malgré leur présence visible. Cette simple question de priorité routière allait dégénérer en violence extrême contre le pauvre homme.
L’état d’intoxication de la victime n’a probablement pas facilité le dialogue avec les ex-combattants. Les anciens rebelles ont alors commencé à frapper l’homme de manière répétée sans que personne n’intervienne. Les coups pleuvaient sur le corps de la victime qui ne pouvait plus se défendre correctement.
Puis l’un des ex-rebelles a sorti un couteau et a porté un coup fatal à l’homme. La victime s’est effondrée sur place, son décès survenant immédiatement après cette agression au couteau. Les agresseurs sont alors remontés sur leurs motos et ont quitté les lieux rapidement sans se retourner.
Il faut noter que bien que le mouvement 3R compte majoritairement des ex-rebelles de la communauté peule, les auteurs de cette agression appartiennent à la composante chrétienne du groupe. Cette précision s’avère importante car l’amalgame est souvent fait entre le mouvement et une seule communauté religieuse ou ethnique dans l’opinion publique centrafricaine.
La présence de combattants chrétiens au sein du 3R reste méconnue du grand public dans le pays. Pourtant, cette diversité existe bel et bien dans la composition du mouvement armé depuis sa création. L’acte commis ce vendredi ne peut donc être attribué à une communauté spécifique mais relève de la responsabilité individuelle de ses auteurs.
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le parti Kwa Na Kwa exprime ses réserves quant aux résultats du scrutin présidentiel annoncés par le Conseil Constitutionnel centrafricain.
Le 9 janvier dernier, la formation politique avait déjà fait part de ses inquiétudes concernant le déroulement du vote organisé le 28 décembre 2025. Selon Kwa Na Kwa, de nombreuses anomalies auraient pu compromettre la fiabilité des chiffres officiels. Le parti avait alors demandé l’intervention des partenaires internationaux, notamment la Minusca, pour rectifier les données et préserver l’authenticité du choix citoyen. Cette démarche visait à garantir que les institutions nationales chargées de superviser le processus électoral puissent accomplir leur mission dans des conditions optimales.
Malgré l’incertitude planant sur l’issue du scrutin, le Kwa Na Kwa avait formulé une exigence claire envers le futur dirigeant. La paix, la cohésion entre les communautés et l’unité du pays devaient constituer les axes prioritaires de son action gouvernementale. Cette demande s’inscrivait dans une vision apaisée de l’après-élection, quelle que soit l’identité du vainqueur désigné par les urnes.
Le parti constate aujourd’hui que ses requêtes n’ont reçu aucune écoute favorable de la part des autorités. Kwa Na Kwa rappelle avoir proposé l’organisation d’un dialogue national avant même la tenue des Élections, suggestion formulée lors d’une rencontre avec Monsieur Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les opérations de maintien de la paix. Cette initiative préventive n’a jamais été prise en considération par les instances décisionnaires.
Le mouvement politique avait également réclamé l’ouverture d’une enquête indépendante sur les accusations graves de manipulation électorale rapportées pendant le scrutin. Cette demande est restée lettre morte, selon les représentants du Kwa Na Kwa. Les observateurs internationaux ont noté une participation globalement modeste lors de cette consultation électorale, loin des taux habituellement enregistrés dans des scrutins jugés mobilisateurs.
D’après l’analyse du Kwa Na Kwa, le résultat de cette présidentielle n’a pas dépendu de l’adhésion populaire aux différents candidats. Le parti estime que la victoire s’est jouée sur le contrôle exercé par celui qui disposait des leviers étatiques, gouvernementaux, médiatiques et du soutien de la communauté internationale. Cette lecture des événements suggère un déséquilibre profond dans les conditions de compétition entre les différents prétendants au pouvoir suprême.
La formation politique souligne ainsi que l’accès aux ressources institutionnelles a créé une asymétrie déterminante dans la campagne. Le Kwa Na Kwa maintient que cette configuration a faussé la nature même de la compétition démocratique, transformant ce qui devait être un choix libre en un exercice influencé par des facteurs extérieurs à la volonté des électeurs centrafricains.
Bossembélé : François Bozizé et trois ex-militaires renvoyés devant la Cour pénale spéciale
Lancien-President-centrafricain-Francois-Bozize – Rassemblement et coordination des forces : l’appel du général François Bozizé pour une lutte militaire unifiée en Centrafrique
La Cour pénale spéciale s’apprête à juger l’ancien président et trois hauts responsables militaires pour des actes remontant à son régime.
En effet, la Chambre d’assises de la Cour pénale spéciale a reçu mercredi 21 janvier 2026 le dossier dit « Bossembélé » opposant le Parquet spécial et les parties civiles à François Bozizé Yangouvonda et trois de ses anciens collaborateurs. L’ordonnance de renvoi du 9 septembre 2024, confirmée partiellement par un arrêt du 29 décembre 2025, établit les charges retenues contre chacun des prévenus.
L’ancien chef d’État doit répondre d’accusations de meurtres, d’emprisonnements arbitraires, de tortures et de disparitions forcées commis à Bangui, Bouar et Bossembélé. Ces faits auraient eu lieu notamment au Centre d’instruction militaire et à la maison d’arrêt entre février 2009 et le 23 mars 2013, période marquant la fin de son pouvoir.
Eugène Barret Ngaïkosset apparaît dans le dossier pour des accusations portant sur des meurtres, des détentions illégales et des actes de torture. Les lieux mentionnés incluent Bangui, Bossembélé et le Centre d’instruction militaire durant la même période que celle de l’ancien président.
Vianney Semndiro devra s’expliquer sur des faits allégués de privation de liberté, de torture et de disparitions forcées ayant causé de lourdes souffrances physiques et mentales. Son dossier couvre la période du 4 mai 2009 à mars 2011 dans les mêmes zones géographiques que ses coaccusés.
Firmin Junior Danboy, quatrième prévenu, voit son nom associé à des meurtres, des emprisonnements contraires au droit international et des tortures. Les accusations le concernant portent sur la période du 28 juillet 2011 au 23 mars 2013, principalement à Bangui et Bossembélé.
Un mandat d’arrêt international vise actuellement François Bozizé Yangouvonda, ce qui complique sa comparution devant la juridiction centrafricaine. Les autres prévenus devront prochainement participer aux conférences de mise en état, étape préparatoire aux débats judiciaires proprement dits.
La Cour pénale spéciale rappelle que tous les accusés bénéficient de la présomption d’innocence à ce stade de la procédure. Cette juridiction hybride, créée par la loi organique du 3 juin 2015, détient le mandat d’examiner les crimes de droit international perpétrés en République Centrafricaine depuis 2003.
Par ailleurs, l’action de la Cour pénale spéciale mérite reconnaissance pour avoir ouvert ce dossier sensible visant l’ancien régime. Toutefois, de nombreuses voix s’élèvent pour demander une équité judiciaire réelle et complète sur l’ensemble du territoire centrafricain. Plusieurs membres du gouvernement actuel, dont le ministre de la Justice lui-même, font l’objet d’accusations graves de crimes qu’il conviendrait d’examiner avec la même rigueur.
Les Mercenaires russes du groupe Wagner, présents sur le sol centrafricain, sont également auteurs de multiples exactions qui demeurent impunies à ce jour. L’affaire Hassan Bouba demeure dans tous les esprits : cet homme, placé sous la juridiction de la Cour, a été libéré de force par ces mêmes mercenaires sans que cela ne déclenche de réaction judiciaire appropriée.
La crédibilité de la Cour pénale spéciale dépendra de sa capacité à poursuivre tous les auteurs présumés de crimes, quelle que soit leur affiliation politique ou leur proximité avec le pouvoir en place. L’institution ne peut se limiter à examiner uniquement les dossiers concernant les opposants au régime actuel sous peine de perdre toute légitimité aux yeux de la population centrafricaine
Zemio : le sous-préfet échappe de justesse à un convoi russe
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/convoi-des-vehicule-zemio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Convoi des camions de la Minusca vers Zemio
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À Zemio, un incident routier a failli coûter cher au sous-préfet, contraint d’esquiver en urgence les mercenaires russes du groupe Wagner.
Le convoi russe venait de quitter Bangui, escortant des soldats FACA et plusieurs camions de carburant à destination de Zemio. Après avoir franchi Rafaï, les véhicules militaires sont entrés dans la ville où circulait justement le sous-préfet à moto. En voyant arriver le cortège à vive allure, l’autorité locale a dû réagir promptement et se rabattre sur le bas-côté pour éviter l’accident. Ses réflexes lui ont permis d’échapper au pire, mais l’aventure confirme d’une réalité désormais banale dans cette région de l’Est du pays.
Il faut rappeler que les mercenaires russes, même dans la capitale, circulent en effet selon leurs propres règles, sans égard pour les autres usagers ni pour les représentants de l’État. Sur les routes, ils occupent la chaussée en son centre, refusant de céder le passage ou de ralentir. Les conducteurs doivent s’écarter d’eux-mêmes sous peine d’être percutés, voire abattus. Cette attitude vaut partout où ils opèrent, y compris dans la capitale où ils ne montrent aucune déférence envers quiconque.
Un jour, en plein centre de Bangui sur l’avenue Barthélémy-Boganda, leur convoi a ainsi stoppé net celui de la MINUSCA en pleine circulation vers le quartier Lakouanga. Un mercenaire de la milice Wagner, sortant devant le convoi de la Minusca, a fait signe à la main aux caques bleus d’arrêter en attendant le passage du convoi russe, et les véhicules russes ont défilé devant eux sans ménagement avant de les laisser repartir.
À Zemio comme ailleurs, leur présence impose la même logique. Lorsqu’un mercenaire gare sa moto, il la laisse en pleine rue, jamais sur le côté. Les passants doivent la contourner avec prudence, car toucher l’engin peut valoir la mort. Cette domination par l’intimidation s’applique en toutes circonstances et ne souffre aucune exception. Les habitants ont appris à composer avec cette réalité quotidienne, sachant que contester revient à prendre un risque mortel.
Pendant ce temps, la vie reprend doucement à Zemio grâce aux chantiers Timo, ces travaux routiers manuels financés par la Banque mondiale. L’argent versé aux ouvriers ranime le marché local et pousse les déplacés à quitter progressivement les camps installés près de l’église catholique. Les familles reviennent faire leurs emplettes, les étals se garnissent à nouveau et l’activité économique redémarre peu à peu. Cette embellie demeure toutefois fragile et dépend largement de la continuité des programmes d’aide.
En outre, l’Église catholique a d’ailleurs acheminé des vivres vers Zemio avec l’appui de plusieurs organisations humanitaires. Ces distributions permettent de soulager les familles encore fragilisées par les mois de troubles qu’a connus la ville. Les denrées alimentaires arrivent par camions et sont réparties entre les habitants qui en ont le plus besoin. Le retour des activités commerciales et l’assistance alimentaire offrent un répit bienvenu à une population éprouvée par l’insécurité et les déplacements forcés.
Bangui : les hôpitaux demandent aux familles de récupérer leurs morts à cause des coupures électriques
Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Devant la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui, le seul corbillard de la mairie trône comme un symbole de racket institutionnalisé. Ce vieux véhicule bleu, marqué du logo municipal, est imposé à toutes les familles endeuillées, qu’elles aient besoin ou non de ses services. Pour récupérer un corps, chaque parent doit verser 15 000 francs CFA, une somme encaissée sans justificatif officiel. Même ceux qui habitent à quelques centaines de mètres et souhaitent transporter eux-mêmes leur défunt sont contraints de payer. Ce système, mis en place par les agents de la mairie et de la morgue, transforme chaque sortie de corps en une véritable taxe illégale, faisant du deuil des familles un marché lucratif. Photo Anselme Mbata / CNC
Les difficultés d’approvisionnement en courant qui touchent la capitale centrafricaine atteignent désormais les établissements de santé, empêchant le bon fonctionnement des morgues.
La situation énergétique qui frappe Bangui depuis plusieurs semaines vient de franchir un cap critique. Les établissements hospitaliers, pourtant censés disposer de générateurs de secours, subissent eux aussi les conséquences du délabrement du réseau électrique. L’Hôpital Communautaire, la clinique de MSF croulent déjà sous l’afflux de patients, mais voici qu’un nouveau danger émerge : l’impossibilité de conserver correctement les dépouilles.
Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, les directeurs des hôpitaux de la capitale ont lancé un appel urgent aux familles. Le message est direct : venez récupérer vos morts rapidement. Les coupures répétées de courant rendent impossible la réfrigération des corps entreposés dans les morgues. Sans électricité pour alimenter les chambres froides, la décomposition des cadavres devient inévitable.
Cette annonce confirme l’ampleur du naufrage du système de santé centrafricain. Les hôpitaux, censés représenter des îlots de sécurité même dans les pires crises, se retrouvent paralysés par un problème aussi basique que l’accès à l’électricité. Les équipements médicaux essentiels, les blocs opératoires, les couveuses pour nouveau-nés, tout dépend du courant. Quand celui-ci manque, c’est l’ensemble de la chaîne de soins qui s’effondre.
Les familles endeuillées se retrouvent maintenant dans une course contre la montre. Beaucoup n’ont peut-être pas les moyens d’organiser des obsèques dans l’urgence, d’autres vivent loin de la capitale. Certaines attendent l’arrivée de proches pour procéder aux rites funéraires selon leurs traditions. Mais la réalité technique ne laisse plus de choix : il faut agir vite, avant que les corps ne se dégradent.
Cette crise sanitaire s’ajoute à une longue liste de dysfonctionnements. Les infrastructures vieillissantes n’ont jamais été vraiment rénovées. Les décisions politiques tardent, les investissements manquent, et pendant ce temps, ce sont les citoyens ordinaires qui payent le prix fort. Les malades s’entassent dans des établissements surchargés, et maintenant, même les défunts ne trouvent plus de repos décent dans l’attente de leurs funérailles.
Les autorités n’ont pour l’instant communiqué aucun calendrier de rétablissement du courant. Les générateurs, quand ils existent, nécessitent du carburant que les hôpitaux peinent à se procurer régulièrement. Le cercle vicieux se poursuit : pas d’électricité, pas de soins appropriés, pas de conservation des corps. Dans un pays déjà fragilisé par des années d’instabilité, cette nouvelle défaillance vient rappeler combien les services publics les plus élémentaires restent précaires pour la population de Bangui
À Dakar, le 20 janvier 2026, une marée verte et jaune a submergé la capitale sénégalaise. Des dizaines de milliers de Sénégalais, du nourrisson porté sur les épaules au grand-père drapé dans le drapeau national, ont envahi les artères de la ville pour célébrer une victoire aussi intense qu’inattendue. Deux jours après avoir remporté la CAN au Maroc dans une finale polémique, les Lions de la Teranga sont rentrés en héros.
L’onde de choc festive sur l’économie et l’unité nationale
L’explosion de joie qui a suivi la victoire a été immédiate, massive et économiquement significative. Dès l’annonce du résultat, les rues de Dakar se sont remplies d’un flot humain ininterrompu pendant plus de 48 heures. Les estimations des forces de l’ordre et des médias locaux font état de près de 500 000 personnes alignées sur le parcours de la parade du 20 janvier. Cette ferveur a même dépassé les frontières sénégalaises. À travers toute l’Afrique centrale et de l’Ouest, des scènes de liesse ont été observées, notamment au Cameroun, où la finale a captivé des millions de téléspectateurs.
Bars, quartiers populaires et plateformes de divertissement, y compris celles liées au loto cameroun, ont enregistré une affluence exceptionnelle. Une preuve que les grandes affiches de la CAN dépassent largement le cadre sportif pour devenir de véritables événements sociaux. Les ventes de produits dérivés (maillots, drapeaux, accessoires aux couleurs nationales) ont connu un pic estimé à +300% par rapport à une semaine normale. Les commerces de restauration et les vendeurs ambulants le long du parcours ont réalisé des chiffres d’affaires record.
Une conquête titanesque lors d’une finale historique
L’équipe sénégalaise a su résister à une pression offensive marocaine conséquente, avec seulement 42% de possession en moyenne sur le tournoi. Leur défense, pilotée par un Kalidou Koulibaly impérial, a été la plus solide de la compétition, pour seulement 3 buts encaissés en 7 matchs, soit une moyenne de 0,43 but par match. À la 93e minute, l’arbitre Jean-Jacques Ndala, sur intervention de la VAR, a sifflé un penalty contestable en faveur du Maroc.
Dans un mouvement de colère rarement vu à ce niveau, l’ensemble de l’équipe sénégalaise, estimant avoir été lésée par l’annulation d’un but légitime quelques minutes plus tôt, a quitté le terrain. Le gardien Édouard Mendy, resté impassible, a finalement repoussé la tentative de Brahim Diaz, offrant une seconde chance à ses coéquipiers, ramenés sur la pelouse par l’inflexible Sadio Mané. En prolongation, ils ont dominé les duels (58% de duels gagnés) et ont créé les occasions les plus claires avant de trouver la faille.
Des héros salués par la nation
La route vers la gloire a été semée d’embûches. En finale face au Maroc, pays hôte et grand favori, le Sénégal a livré un match d’une intensité tactique remarquable. La statistique la plus parlante reste le score final, arraché à la 112e minute par Pape Gueye, mais elle cache une bataille acharnée. L’avion spécial des champions a été accueilli par le président Bassirou Diomaye Faye et le premier ministre Ousmane Sonko.
La présence du président de la République à l’aéroport, puis au palais présidentiel pour une réception solennelle, inscrit cette victoire dans le récit national. Dans son discours, le président Faye a salué « l’abnégation, la discipline et le mental d’acier » d’une équipe qui « a porté haut les couleurs du Sénégal et de toute l’Afrique ». Au cœur de cette glorification, la figure de Sadio Mané a atteint un statut de légende vivante. À 33 ans, celui qui a remporté tous les trophées majeurs en club a enfin offert à son pays le titre continental tant désiré.
Face à l’effondrement total des infrastructures routières, la population envisage sérieusement l’achat d’ânes et de chameaux pour se déplacer. Une régression historique sans précédent dans l’histoire moderne mondiale.
Jamais dans l’histoire contemporaine du monde un pays n’a connu une telle régression. Jamais une nation n’a consciemment préparé son retour vers une époque révolue depuis plus d’un siècle. Pourtant, c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui en République Centrafricaine sous la “septième république” que le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro tente d’imposer au pays.
Les Centrafricains se préparent, non pas à construire l’avenir, mais à replonger dans le passé. Un passé lointain, celui de l’époque pré-coloniale, celui des premières civilisations, celui où le véhicule automobile n’existait pas encore. Cette perspective, qui pourrait sembler surréaliste ou relever de la simple métaphore, est devenue une réalité concrète dont discutent sérieusement les populations à travers tout le territoire national.
Pont de Nana, situé à 30 kilomètres de Paoua sur la route de Bossangoa, en Centrafrique
De Bangui aux villes de province, les conversations tournent autour d’une même question: comment continuer à se déplacer quand les routes ne seront plus praticables ? La réponse qui émerge collectivement est aussi simple qu’inédite dans le monde moderne : il faudra retourner aux modes de transport d’il y a 150 ans. Des Centrafricains déclarent ouvertement se préparer à acheter des ânes et des chameaux au Tchad et au Soudan pour les ramener au pays, anticipant le jour où ces animaux de bât deviendront la seule option réaliste pour relier la capitale aux villes de l’intérieur.
Ce scénario, digne d’un récit de science-fiction inversée où l’humanité retournerait dans son passé, n’a rien d’une fantaisie. Il découle d’une décennie d’abandon méthodique et total des infrastructures routières par le régime Touadéra. Depuis dix ans que cet homme est arrivé au pouvoir, les travaux d’entretien et de réfection des routes et ponts du pays ont purement et simplement cessé. Le gouvernement se fiche éperdument de l’état des infrastructures qui permettent pourtant au pays de fonctionner.
Partout sur le territoire national, c’est la même catastrophe qui se déroule au ralenti mais inexorablement. Les ponts se dégradent, se fissurent, perdent leurs éléments structurels. Les routes disparaissent sous la végétation, deviennent des bourbiers pendant la saison des pluies, se creusent de nids-de-poule profonds comme des cratères. Et quand une réparation devient absolument indispensable pour éviter l’effondrement total, le gouvernement se contente de bricolages sommaires qui tiennent quelques mois avant de céder à nouveau.
Face à cette démission de l’État, ce sont les populations elles-mêmes qui tentent désespérément de maintenir en état les ouvrages dont elles dépendent pour leurs activités quotidiennes. Les agriculteurs qui doivent accéder à leurs champs, les commerçants qui doivent acheminer leurs marchandises, tous se retrouvent contraints de bricoler des réparations de fortune, d’organiser des cotisations villageoises pour acheter quelques planches ou barres de fer, en attendant vainement qu’un hypothétique partenaire étranger vienne peut-être un jour à leur secours.
Pont de Loumi, dans la Mambéré-Kadéi
Le pont de Loumi, sur la route de Batouri, dans la préfecture de Mambéré-Kadéï, offre l’illustration parfaite de cette descente aux enfers. Long de deux à trois kilomètres, cet ouvrage en bois qui enjambe un cours d’eau est devenu un piège mortel. Les planches se descellent, pourrissent, sautent. Les usagers qui doivent le traverser pour aller cultiver leurs terres avancent avec une prudence extrême, testant chaque pas, sachant qu’un faux mouvement pourrait leur être fatal. Personne n’intervient pour réparer sérieusement cet ouvrage vital. Il continue de se dégrader, jour après jour, jusqu’au moment où il s’effondrera complètement.
Des camions bloqués sur la route entre Sibut et Damara, dans le village Kangamoté, situé à 10 kilomètres de Sibut après l’effondrement d’un pont
Entre Damara, le village présidentiel situé à 75 kilomètres de Bangui, et Sibut, à 185 kilomètres de la capitale, un autre pont stratégique s’est partiellement effondré le mois dernier. L’embouteillage provoqué a bloqué des dizaines de gros camions de transport. La solution trouvée par le gouvernement atteint des sommets de cynisme : demander aux transporteurs de cotiser entre eux pour acheter des barres de fer et effectuer eux-mêmes une réparation provisoire. Une fois ce bricolage réalisé aux frais des victimes, la circulation a repris, sans aucune garantie ni engagement de l’État.
Pont de Nana, situé à 30 kilomètres de Paoua sur la route de Bossangoa, en Centrafrique
Le pont de Nana, situé à une trentaine de kilomètres de Paoua sur la route de Bossangoa, connaît le même sort. Et des dizaines d’autres à travers le pays. Partout, la même logique d’abandon, la même démission, le même délabrement programmé. Résultat : dans certaines régions, parcourir cent kilomètres nécessite désormais trois à cinq jours de voyage périlleux.
D’ici quelques années, disent les Centrafricains, il sera tout simplement impossible de circuler en véhicule entre Bangui et les villes de province comme Bambari, Bria, Paoua, Bozoum, Bocaranga, Nola, Boda, Obo, Bambouti ou Birao. Les routes seront devenues totalement impraticables. Il faudra alors charger ses bagages sur un chameau ou un âne, progresser lentement, s’arrêter régulièrement pour faire paître et abreuver l’animal, puis reprendre la route. Un mois, deux mois pour atteindre sa destination. Mais au moins, on arrivera.
La moto restera une option pour ceux qui peuvent se payer le carburant et accepter les risques sur des pistes défoncées. Certains évoquent même les moutons comme alternative. Nous sommes bien en 2025, mais les Centrafricains planifient sérieusement leur retour au 19ème siècle, à l’époque où leurs ancêtres se déplaçaient exactement de cette manière, avant l’arrivée des colonisateurs et de leurs routes.
Cette perspective d’une régression sans équivalent dans l’histoire moderne s’inscrit dans le contexte plus large de la “septième république” que Touadéra veut imposer au pays à l’approche des Élections de décembre 2025. Pendant que le régime se concentre sur ses manœuvres constitutionnelles pour permettre un troisième mandat illégal, pendant que les ministres accumulent scandales de corruption et détournements de fonds publics, le pays tout entier sombre dans un sous-développement qui dépasse l’entendement.
Les images du pont de Loumi, avec ses planches vermoulues s’étendant sur des kilomètres, resteront comme un exemple de cette décennie de destruction méthodique des infrastructures centrafricaines. Elles témoignent d’un phénomène unique au monde : un pays du 21ème siècle qui replonge volontairement, par la négligence criminelle de ses dirigeants, dans les conditions de vie du 19ème siècle. Une nation qui se prépare à abandonner la modernité pour retourner aux ânes et aux chameaux.
L’histoire retiendra que sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra, la République Centrafricaine est devenue le premier pays au monde à planifier consciemment son retour 150 ans en arrière. Un record mondial dont personne ne voudrait.
Gomon: un simple bonjour à une jeune fille lui coûte son emploi, la jalousie chinoise frappe encore sur un site minier
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/sur-le-site-minier-de-gomon-vers-gaga-dans-la-commune-de-yaloke-2.jpg” data-wpel-link=”internal”>Sur le site minier de Gomon, vers Gaga, dans la commune de Yaloké 2. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Sur le site de l’Industrie Minière Centrafricaine (IMC) à Gomon, situé à 20 kilomètres de Yaloké, la jalousie d’un responsable chinois transforme un banal échange entre connaissances en cauchemar professionnel pour un conducteur des camions.
Le site de Gomon n’en est pas à sa première polémique. Géré par l’Industrie Minière Centrafricaine (IMC) qui exploite plusieurs sites dans le pays , notamment dans l’Ombella-Mpoko et la Nana-Mambéré , ce lieu est devenu tristement célèbre ces derniers mois.
On se souvient encore de l’incident au cours duquel des soldats chargés de la sécurisation du site avaient violemment frappé des civils, hommes et femmes, coupables d’avoir récupéré dans les poubelles des résidus de sable aurifère jetés par les exploitants chinois. Les images de ces tortures avaient largement circulé sur les réseaux sociaux, provoquant une vague d’indignation au sein de la population centrafricaine, au déla de Gomon.
C’est dans ce climat déjà tendu qu’une nouvelle affaire vient éclabousser le site minier de Gomon. La semaine dernière, le chef du site étant parti en congé, c’est son adjoint chinois qui assurait l’intérim. Cet homme aurait jeté son dévolu sur une jeune Centrafricaine récemment embauchée comme domestique sur la base pour laver les vêtements des employés chinois.
Mais ce que le responsable chinois ignorait, c’est que cette jeune femme connaissait déjà un conducteur des camions de l’entreprise, employé depuis trois ans au sein d’IMC à Gomon. Ils se côtoyaient dans le même quartier, dans le même village, sans pour autant être liés par une relation amoureuse. De simples connaissances de voisinage, rien de plus.
Lors de son passage sur le site, le conducteur croisa par hasard la jeune femme. Ils échangèrent quelques mots, un simple bonjour accompagné de nouvelles du quartier. Rien de plus banal entre voisins qui se retrouvent sur un lieu de travail commun.
Pourtant, cet échange simple fut observé par le responsable chinois, qui ne tarda pas à montrer des signes de jalousie exacerbée. Interprétant mal cette rencontre fortuite, il imagina une relation qui n’existait pas et décida de se venger du conducteur qu’il percevait désormais comme un rival.
Le responsable chinois se rendit aussitôt auprès du sous-lieutenant en charge de la sécurité du site de Gomon. Sans la moindre preuve, il affirma que le conducteur avait volé du carburant et exigea même que le soldat arrête l’employé et le frappe durement.
Bien que les soldats présents sur ces sites obéissent souvent aveuglement aux directives des responsables chinois, le sous-lieutenant, cette fois, fit preuve de discernement. Il se rendit sur le lieu de travail du conducteur et interrogea le responsable chinois local, qui affirma n’être au courant d’aucun vol.
Une fouille du domicile du conducteur fut également menée, sans qu’aucun carburant ne soit retrouvé. Face à ces éléments, le sous-lieutenant refusa de frapper l’employé, estimant qu’il n’y avait aucune preuve justifiant une telle violence.
Cette décision mit le responsable chinois dans une colère noire. Il insista lourdement, exigeant que le soldat passe outre les faits et frappe quand même le conducteur, mais le militaire tint bon.
Après avoir retenu l’employé depuis 8 heures du matin, il le libéra finalement vers 15 heures. Le sous-lieutenant estimait qu’il n’y avait aucune raison valable de maintenir cet homme en détention pour une accusation manifestement infondée.
Humilié par ce refus et incapable de se venger physiquement, le responsable chinois opta pour une autre forme de punition. Le licenciement immédiat du conducteur fut prononcé sans ménagement, balayant d’un revers de main trois années de service, de loyauté et de travail sur le site de Gomon.
Aucun préavis ne fut accordé, aucun motif légitime ne fut invoqué. Pire encore, le conducteur ne disposait même pas d’un contrat de travail en bonne et due forme qui aurait pu le protéger contre un tel abus.
Cette situation pousse les observateurs à s’interroger : comment un travailleur peut-il être licencié aussi facilement après trois ans de service, sans même disposer d’un contrat écrit ? La réponse se trouve dans les carences graves du système de contrôle du travail en Centrafrique.
L’Inspection du travail et le ministère en charge de ce secteur semblent totalement absents du terrain. Aucune vérification sérieuse n’est effectuée pour s’assurer que les entreprises, qu’elles soient chinoises ou autres, respectent le droit du travail centrafricain.
Cette absence de contrôle laisse libre cours à tous les abus. Les travailleurs centrafricains sur les sites miniers chinois sont ainsi livrés à eux-mêmes, sans protection juridique ni recours effectif.
Les responsables chinois font ce qu’ils veulent, bénéficiant d’une totale impunité. Et lorsque des voix s’élèvent pour dénoncer ces dérives, l’ambassade de Chine intervient, non pas pour corriger les comportements de ses ressortissants, mais pour faire taire les critiques.
Des pressions sont exercées, notamment sur le Haut Conseil de la Communication, afin de discréditer les témoignages et les dénonciations. Pourtant, ni l’ambassade de Chine ni le Haut Conseil ne se sont déplacés sur le terrain pour constater par eux-mêmes la réalité des faits.
Ils préfèrent se contenter de déclarations officielles et de communiqués, loin des réalités vécues quotidiennement par les travailleurs centrafricains. Cette attitude confirme un problème plus vaste : celui de la complicité passive, voire active, de certaines autorités nationales et locales qui perçoivent chaque mois de salaires versés par ces chinois.
En effet, les sommes d’argent versées par les entreprises chinoises aux autorités locales et nationales achètent leur silence. Ces montants permettent de fermer les yeux sur les violations des droits des travailleurs, sur les conditions de travail indignes, et sur les humiliations quotidiennes subies par les Centrafricains.
Tant que cet argent continuera de circuler, les autorités resteront les bras croisés. Elles laisseront leurs compatriotes souffrir en silence, sans jamais intervenir pour faire respecter les lois du pays.
Le cas de ce conducteur licencié pour un simple bonjour échangé avec une connaissance de quartier n’est donc pas une exception. Il est l’exemple parfait d’un système défaillant où les droits des travailleurs sont bafoués, où la dignité humaine est méprisée, et où l’argent dicte la loi.
Tant que les institutions centrafricaines ne reprendront pas leur rôle de régulation et de protection, ces abus continueront. Les travailleurs resteront à la merci de dirigeants étrangers qui ne répondent de leurs actes devant personne, et l’injustice perpétuera son règne sur les sites miniers du pays.
Le clepto-mythomane Maxime Balalou glorifie les FACA après leur débâcle de Bambouti
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-clepto-mythomane-maxime-balalou-porte-parole-du-gouvernement-centrafricain.webp” data-wpel-link=”internal”>Le clepto-mythomane Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement centrafricain
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le mythomane Maxime Balalou a tenté ce mardi de redorer le blason des Forces armées centrafricaines après leur déroute humiliante du 28 décembre dernier à Bambouti. Le clepto-mythomane a profité de sa conférence de presse pour transformer une fuite honteuse en victoire militaire.
« Je voudrais rapidement pour terminer, évoquer en passant la session sécuritaire du Haut-Mbomou comme vous le savez. Le gouvernement suit de près ce qui se passe dans cette préfecture, quelques perturbations due à des éléments égarés qui persistent dans l’heure », a commencé Balalou, mêlant approximations géographiques et minimisation des faits.
Ce que le porte-parole appelle pudiquement « quelques perturbations » cache une réalité autrement plus embarrassante pour le régime. Lors des affrontements du 28 décembre à Bambouti, les soldats FACA ont pris leurs jambes à leur cou en moins de quinze à vingt minutes. Certains ont abandonné leurs armes sur place, d’autres se sont précipités vers la base des casques bleus pour se réfugier, tandis que les plus dégourdis ont carrément déserté vers le Soudan du Sud, pays voisin situé au sud-est de la Centrafrique.
Le mythomane Balalou poursuit son récit alternatif : « Mais le gouvernement va prendre toutes les dispositions nécessaires à travers ces désinformations, ces manipulations et l’amplification par les ennemis de la paix de ces événements n’empêchera pas le gouvernement de remplir sa mission sous la très haute autorité du président de la république, chef de l’État. » Parler de « désinformation » quand les faits sont attestés par de nombreux témoins relève du culot habituel de Balalou. Les soldats centrafricains ont bel et bien fui le combat, laissant les Mercenaires russes du groupe Wagner venir ramasser les pots cassés. Ce n’est que vendredi dernier que les Wagner se sont déplacés au Soudan du sud pour rapatrier les fuyards et tenter de restaurer un semblant d’ordre. Entre-temps, le sous-préfet de Bambouti et son garde du corps ont été capturés lors des affrontements. Ils demeurent en captivité à ce jour, un détail que tout le monde connaît parfaitement mais que le mythomane préfère passer sous silence.
« Le gouvernement tient à rassurer tous les compatriotes du haut Oubangui que ces bandits de grands chemins seront rattrapés par la justice », déclare ensuite le porte-parole, écorchant au passage le nom de la préfecture du Haut-Mbomou qu’il semble découvrir.
Vient alors le morceau de bravoure du mythomane : « Au moment où je vous parle, les FACA sur le terrain font un travail remarquable et nous allons réduire définitivement cette cohorte de bandits de grands chemins qui n’ont pas compris que l’RCA a tourné le dos définitivement à l’aviance ». Un travail remarquable ? Les mêmes FACA qui ont abandonné leurs positions en un quart d’heure à Bambouti ? Les mêmes qui ont couru se réfugier chez les Russes comme des enfants apeurés ou qui ont fui jusqu’au Soudan du Sud ? Le mythomane Balalou ne recule devant aucun mensonge pour maquiller cette débandade militaire en opération couronnée de succès.
La vérité, c’est que sans les mercenaires russes, les forces gouvernementales ne tiendraient pas une journée face aux groupes armés. La fuite pathétique du 28 décembre le prouve une fois de plus. Mais au lieu de reconnaître cette dépendance totale vis-à-vis de Moscou, le porte-parole préfère chanter les louanges de soldats qui ont déserté leur poste et laissé le sous-préfet se faire capturer.
« Le gouvernement rassure nos compatriotes du retour dans un bref délai de la sécurité de cette région afin que, là où les Élections n’ont pas pu être organisées, tout cela repris pour que notre pays continue de s’enraciner dans cette démocratie chèrement acquise », conclut le mythomane Balalou dans un charabia qui trahit son embarras.
Cette « démocratie chèrement acquise » dont il parle s’appuie donc sur des mercenaires russes et des soldats centrafricains incapables de tenir une position plus de vingt minutes. Le Haut-Mbomou, où les Élections n’ont effectivement pas pu se tenir, demeure une zone hors contrôle malgré les rodomontades du mythomane.
Les habitants de Bambouti, eux, savent très bien ce qui s’est passé le 28 décembre. Ils ont vu les FACA déguerpir à toute vitesse. Ils ont vu leur sous-préfet et son garde du corps se faire capturer. Ils ont vu les Russes arriver ensuite pour colmater la brèche. Aucune propagande de Maxime Balalou ne pourra effacer ces images de la mémoire collective. Le clepto-mythomane peut bien qualifier ce fiasco de « travail remarquable », personne n’est dupe. Les mercenaires russes font le vrai boulot pendant que les forces gouvernementales jouent les figurants apeurés.
Les miliciens Azandé demandent à la CPS d’ouvrir des enquêtes sur les appuis militaires du gouvernement centrafricain et des Mercenaires russes à leur mouvement
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/les-miliciens-azande-en-formation-a-obo-en-avril-2024.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les miliciens Azandé pendant leur formation par les mercenaires russes de la société Wagner
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le régime de Faustin-Archange Touadéra vient de franchir un cap dans l’absurde. Alors que la tension grimpe dans le pays, voilà que des médias proches du pouvoir tentent d’impliquer des figures de l’opposition dans la création et l’armement des milices Azandé.
La manipulation grotesque du régime
C’est à n’y rien comprendre. Ce sont eux qui ont encouragé ces miliciens. Ce sont eux, avec les mercenaires russes, qui les ont formés pour les intégrer dans l’armée nationale. Ce sont eux qui en ont incorporé une partie dans les rangs des forces armées centrafricaines. Ce sont eux qui ont arrêté les chefs de ces mêmes miliciens à Bangui. Ce sont eux qui ont créé les problèmes et fait monter la tension. Ce sont eux qui ont provoqué l’affrontement avec les miliciens autodéfense Azandé. Et aujourd’hui, ils manipulent des journaux à leur solde pour faire croire que des personnalités politiques originaires de ladite région du Haut-Mbomou seraient derrière ces milices, qu’elles les auraient formées et armées.
C’est de la folie pure. Les mercenaires russes eux-mêmes, en janvier 2025, ont mis la main sur six chefs de miliciens Azandé déjà incorporés dans l’armée nationale. Ils les ont placés dans un premier temps à la section de recherche et d’investigation de la Gendarmerie. Ensuite, ils sont revenus le soir et en ont enlevé deux. Presque un an après, ces deux hommes demeurent introuvables. C’est précisément cela qui a mis le feu aux poudres et énervé les miliciens Azandé contre les forces russes et gouvernementales dans le Haut-Mbomou.
Le gouvernement sait parfaitement qui est à l’origine de ce chaos. C’est lui-même, c’est l’État, c’est le président Touadéra avec ses mercenaires russes. Et maintenant, ils essaient d’accuser les autres. Accuser de quoi exactement ? Qui a enlevé ces deux chefs de miliciens Azandé à Bangui ? Jusqu’à présent, ils sont introuvables. Qui les a enlevés ? Il faut dire la vérité.
Depuis cet événement, tout le monde, députés inclus, réclame que ces anciens miliciens enlevés soient retrouvés. Ils sont actuellement introuvables. Et le pouvoir ose prétendre que si la tension monte, c’est parce que d’autres personnes manipulent les miliciens autodéfense Azandé? Il faut être sérieux.
Face à cet article mensonger publié par ces griots du régime, les miliciens autodéfense Azandé ont décidé de répliquer.
La réponse cinglante des Azandé
Dans un communiqué publié le 11 janvier 2026, le New Azande Aakg Force exprime sa stupéfaction. “Quelle surprise en RCA !”, lancent-ils d’emblée.
Ils rappellent les faits sans détour : “Ils nous ont créé, armé jusqu’aux dents, formé 200 combattants, incorporés en partie sur 5000 combattants, mettant en réserve 4800 AAKG.” Leur déploiement en juin 2024 à Bossangoa, Paoua, Nana-Bakassa, Bozoum, Bouar, Yalinga, Batangafo et Sam-ouandja visait à chasser les rebelles du 3R et de l’UPC de tous les chantiers miniers. C’est grâce à ces opérations que l’embargo sur les diamants et l’or a pu être levé. “Est-ce que c’est dans le compte de Mboli-Goumba et Doubane que ce travail a été réalisé ?” interrogent-ils.
Dans le Haut-Mbomou, ils ont mené des opérations pour libérer Mboki, Zemio, Dembia et Banangui aux côtés des forces gouvernementales et russes. “Est-ce dans le compte des opposants qu’on commettait ces crimes ? Soyons sérieux un peu.”
Les armes récupérées sur les fronts leur ont été confiées, et c’est avec cet arsenal que le mouvement a acquis sa supériorité militaire. Pour eux, c’est une honte nationale de nier cette réalité.
La milice demande à la Cour Pénale Spéciale d’ouvrir des enquêtes sur les contributions du gouvernement centrafricain et des mercenaires russes Wagner dans la mise en place du mouvement, sa formation, son incorporation dans l’armée, ainsi que sur les financements en matériel logistique et carburant. “C’est comme si le gouvernement centrafricain et les mercenaires russes Wagner ont oublié cet aspect.”
Leur message se termine par un avertissement : “Dans la vie il ne faut pas sciemment nuire à la vie d’autrui. Il faut avoir le courage d’assumer les conséquences de nos irresponsabilités sans jeter l’éponge sur l’autre.“
Les coulisses du scrutin de décembre 2025 ont désormais un nom, celui d’un ancien mécanicien devenu stratège de l’ombre.
Personne n’avait vu venir le coup. En juillet 2025, lorsque les premières tendances des Élections du 28 décembre 2025 sont tombées, l’entourage présidentiel a réalisé que Touadera risquait une défaite retentissante. La panique s’est installée au sein du MCU, car les chiffres réels des urnes montraient un rejet massif du président sortant, Baba Kongoboro.
C’est alors qu’un homme a surgi avec une solution inattenée. Joseph Binguimalé, ancien chauffeur-mécanicien qui avait déjà présidé la Commission Electorale Indépendante sous Bozizé entre 2010 et 2011, a proposé une manœuvre simple mais redoutable. Son idée : empêcher la remise des procès-verbaux aux délégués de l’opposition dans les bureaux de vote.
Fort de son expérience passée à la tête de la CEI, cet homme connaissait tous les rouages du système électoral centrafricain. Il savait exactement où frapper pour neutraliser toute contestation crédible. Son parcours atypique, du garage d’ambassade à la présidence d’une commission électorale, lui avait appris comment manipuler les mécanismes administratifs.
Sans ces documents, impossible pour les candidats rivaux de contester les chiffres annoncés par l’ANE. Le stratagème a fonctionné à merveille, permettant au président sortant d’éviter la déroute redoutée. Recruté en urgence comme conseiller technique de la direction de campagne, Binguimalé a ainsi déployé son savoir-faire acquis au fil des années.
La manigance n’aurait jamais pu réussir sans la complicité active du dispositif électoral. L’Autorité nationale des Élections a appliqué le plan à la lettre, tandis que le gouvernement fermait les yeux sur cette entorse aux règles. Les représentants de l’opposition se sont retrouvés les mains vides, incapables de prouver les irrégularités qu’ils dénonçaient.
Le résultat a été proclamé au premier tour avec 76,15% des suffrages pour Touadera, malgré les protestations. Dologuélé et Dondra ont immédiatement crié à la fraude, dénonçant les pratiques de l’ANE. Mais leurs recours semblent voués à l’échec devant une Cour constitutionnelle désormais acquise au pouvoir.
Ce conseil justement avait été remanié quelques années plus tôt. Parmi ses membres figure désormais Jean-Pierre Ouaboué, oncle maternel du président, nommé Président du nouveau conseil constitutionnel. Cette nomination a facilité l’aval juridique du processus du coup d’État électoral, transformant ce qui aurait pu être un camouflet politique en victoire officielle.
L’opération s’inscrit dans la continuité du coup d’état constitutionnel de 2023. Ce référendum avait supprimé la limitation des mandats présidentiels, ouvrant la voie à un troisième mandat de Touadera. Le coup d’état constitutionnel s’est ainsi parachevé en coup d’état électoral grâce à l’ingéniosité de Binguimalé.
Aujourd’hui, l’architecte de cette prouesse attend sa récompense. Des cotisations circulent au sein du pouvoir pour rémunérer Binguimalé à la hauteur de son intervention décisive. Le poste d’ambassadeur en Allemagne est évoqué, bien que d’autres options soient à l’étude pour cet ancien mécanicien devenu stratège électoral.
L’homme qui réparait jadis les voitures de l’ambassade et qui présida brièvement la CEI sous Bozizé pourrait bientôt diriger une mission diplomatique. Son parcours affirme une réalité centrafricaine où les loyautés anciennes et les services rendus au bon moment ouvrent toutes les portes.
Binguimalé rentre donc avec son magot, en attendant sa nomination. Le MCU et ses alliés peuvent souffler, la menace d’une défaite électorale ayant été écartée grâce à cette ruse administrative. Les deniers publics coulent désormais librement vers ceux qui ont permis de conserver le pouvoir, comme si le pays leur appartenait en propre.
Le colonel Léonard Mbélé anticipe-t-il un conflit armé à Obo ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Antenne-de-la-radio-zereda.jpg” data-wpel-link=”internal”>Antenne de la radio zereda à Obo. copyright CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un déploiement militaire inhabituel dans la ville d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, provoque l’incompréhension des habitants depuis lundi dernier.
En effet, le préfet du Haut-Mbomou, l
e colonel Léonard Mbélé, a pris lundi une décision qui alimente toutes les conversations dans la ville. Il a ordonné la mise en place d’un dispositif des forces armées centrafricaines sur plusieurs sites jugés stratégiques. Cette initiative arrive alors que la localité ne connaît aucune tension particulière, ce qui alimente naturellement les interrogations.
Les habitants d’Obo cherchent à comprendre ce qui motive réellement ce renforcement sécuritaire. Depuis des mois, la ville vit dans un calme relatif malgré la présence des Mercenaires russes dans l’ancienne base américaine. Aucun affrontement n’a été signalé entre groupes armés et aucune menace précise ne pèse apparemment sur la population civile.
Pourtant, les soldats FACA ont investi plusieurs endroits de la ville avec leurs armes et leur équipement. Parmi les sites concernés, l’antenne d’Orange Mobile située près du quartier Lakouanga offre un exemple clair de cette nouvelle configuration.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/antenne-orange-a-obo-photo-cnc.webp” data-wpel-link=”internal”>Antenne Orange à Obo. Photo CNC
Rappelons que le pylône de l’opérateur téléphonique Orange Télécom Centrafrique fonctionne grâce à des groupes électrogènes et des panneaux solaires installés dans un espace clos comprenant un petit bâtiment technique.
Mais lundi 26 janvier 2026, les jeunes gardiens du site ont eu la surprise de découvrir cinq soldats postés devant le portail d’entrée. Face à cette présence inattendue, les jeunes employés ont d’abord réfléchit à rebrousser chemin dans la tranquillité. Mais les soldats FACA, qui les ont vu d’ailleurs en train de repartir, les ont intimé l’ordre de revenir. Ils leur ont expliqué la situation.
Les soldats ont demandé aux gardiens d’ouvrir le portail en précisant que le préfet leur avait ordonné de s’installer sur place. Déconcertés par cette information, les employés ont fini par ouvrir l’accès et les cinq hommes en armes ont pris possession du bâtiment. Depuis, ils y ont établi une position permanente sans donner davantage de précisions sur la durée de leur présence.
Ce scénario ne constitue pas un cas unique dans la ville d’ailleurs. La radio Zéréda, une station communautaire appréciée des habitants, a également reçu la visite d’un détachement militaire identique. Les journalistes ont vu débarquer cinq soldats lourdement armés qui leur ont tenu exactement le même discours concernant les ordres du préfet Mbélé.
L’équipe de la radio n’avait reçu aucun avertissement préalable de cette installation forcée dans leurs locaux. Les journalistes ont dû accepter cette nouvelle réalité sans vraiment avoir leur mot à dire. D’autres secteurs de la ville auraient également été investis par les forces de sécurité selon plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants.
Cette multiplication des positions militaires intrigue d’autant plus que la menace reste floue aux yeux de la population. Les véritables dangers auxquels sont exposés les citoyens d’Obo ne proviennent pas de groupes armés extérieurs mais plutôt des forces censées assurer leur protection. Les mercenaires russes de Wagner multiplient les tirs intempestifs depuis leur base tandis que les soldats centrafricains occupent désormais des sites civils.
D’ailleurs, quelques heures avant le déploiement ordonné par le préfet, les mercenaires installés dans l’ancienne base américaine ont justement procédé à un exercice de tir prolongé. Les salves ont débuté vers neuf heures du matin et se sont poursuivies durant plusieurs heures. Même les soldats centrafricains n’avaient pas été informés de cette opération et ont ressenti une vive inquiétude en entendant les détonations.
Ces démonstrations de force font partie des habitudes récurrentes des mercenaires russes qui semblent vouloir rappeler leur présence à la population. Ils tirent régulièrement en l’air sans raison apparente, créant un climat d’insécurité permanent dans la ville. Les habitants subissent ces manifestations bruyantes qui n’ont d’autre but que d’intimider et de maintenir la peur.
La population d’Obo se retrouve ainsi coincée entre deux sources d’angoisse. D’un côté, les mercenaires russes terrorisent par leurs tirs aléatoires et leur comportement imprévisible. De l’autre, les forces nationales occupent maintenant des positions fixes dans des lieux civils sans justification compréhensible pour les habitants.
Le colonel Léonard Mbélé n’a fourni aucune explication publique sur les raisons profondes de ce redéploiement massif. Les habitants continuent leurs activités quotidiennes tout en essayant de décrypter les intentions réelles du préfet. L’ambiance dans les rues reste chargée et les discussions tournent inévitablement autour de ce dispositif militaire dont personne ne saisit la finalité
Ouanda-Djallé : un serpent caché dans un puits tue un élève de 13 ans après sa chute dans le trou
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/la-population-de-ouanda-djalle-se-reunissent-autour-de-helicoptere-de-la-Minusca.jpg” data-wpel-link=”internal”>La population de Ouanda-Djallé vient regarder l’hélicoptère de la Minusca
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un jeune garçon de 13 ans a trouvé la mort vendredi à Ouanda-Djallé après un accident survenu sur le chemin de l’école coranique. L’élève est tombé dans une fosse septique en construction, déclenchant une série d’événements aux conséquences dramatiques pour le pauvre garçon.
Les accidents domestiques continuent d’endeuiller les familles centrafricaines, particulièrement dans les zones où les infrastructures de sécurité font défaut.
Vendredi 23 janvier 2026en soirée, un groupe d’adolescents se dirigeait vers l’école coranique à Ouanda-Djallé, appelée école de guirail, pour y suivre leur enseignement habituel. Le trajet, qu’ils empruntaient régulièrement, passait par plusieurs concessions privées du quartier. Dans l’une de ces concessions, un habitant avait récemment creusé un trou destinée à la construction d’une fosse septique.
Alors que les jeunes marchaient en file, l’un d’entre eux, âgé de 13 ans, suivait légèrement en retrait du groupe. Dans l’obscurité du soir, le garçon n’a pas aperçu le puits et y est tombé brutalement. Ses camarades, qui marchaient devant lui, n’ont rien remarqué et ont poursuivi leur chemin vers l’école, ignorant totalement l’accident qui venait de se produire.
Au fond de la fosse, l’adolescent s’est mis à crier de toutes ses forces pour alerter les passants. Ses appels à l’aide ont fini par attirer l’attention d’une vieille dame qui habitait à proximité du lieu de l’accident. Malgré son âge avancé, elle s’est rendue à l’école de guirail pour signaler l’incident aux enseignants.
Les maîtres ont immédiatement interrompu leurs cours et se sont rendus sur place. Arrivés au bord du puits, ils ont reconnu l’un de leurs élèves au fond de la fosse. Ils l’ont saisi par les bras et l’ont extrait. À leur grande surprise, le jeune garçon semblait en parfaite santé et ne présentait aucune blessure apparente. Son comportement était tout à fait normal, ce qui a rassuré ses sauveteurs. Il a pu rentrer chez lui par ses propres moyens et a rejoint sa famille sans assistance.
Quelques heures plus tard, l’état du garçon a commencé à se dégrader de manière inquiétante. Il s’est plaint à ses parents de malaises persistants et d’une gêne croissante dans tout le corps. Face à l’aggravation rapide des symptômes, la famille l’a transporté d’urgence à l’hôpital local. Malgré les soins prodigués, l’adolescent est décédé peu de temps après son admission, plongeant ses proches dans la stupeur.
Les parents ne parvenaient pas à expliquer comment leur fils, qui paraissait intact après sa chute, avait pu mourir si soudainement. Poussés par le besoin de comprendre, ils sont retournés inspecter le puits dans lequel l’accident s’était produit. Lors de cette vérification, ils ont fait une découverte macabre : un gros serpent se trouvait au fond de la fosse. Le reptile a été immédiatement tué par les membres de la famille et les voisins présents.
Cette découverte a apporté une explication tragique à la mort du jeune garçon. Les parents ont compris que leur fils avait été mordu par le serpent lors de sa chute, mais que ni lui ni ses sauveteurs n’avaient remarqué la morsure dans l’obscurité et la confusion du moment. Le venin s’était ensuite propagé progressivement dans son organisme, provoquant les malaises constatés et conduisant au décès de l’adolescent.
Le corps de la victime a depuis été inhumé selon les rites funéraires musulmans. Cette tragédie rappelle les dangers que représentent les travaux non sécurisés dans les zones résidentielles, particulièrement pour les enfants qui circulent dans l’obscurité. L’absence de signalisation ou de protection autour des fosses en construction constitue un risque mortel qui aurait pu être évité avec de simples mesures de précaution.
24 heures après l’embuscade meurtrière qui a coûté la vie à la gendarme Félicité Tenda, les Mercenaires russes commencent à agresser les villages aux alentours de Bossangoa
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-mercenaires-russes-en-operation-vers-le-site-minier-de-balaka-en-republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires russes en opération vers le site minier de Balaka, en République centrafricaine
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dimanche dernier, Bokine a reçu la visite des mercenaires russes de la milice Wagner. Ces derniers ont molesté plusieurs habitants du village situé à 21 kilomètres de Bossangoa, les soupçonnant d’avoir aidé les assassins de la gendarme Félicité Tenda.
Cette descente musclée intervient deux jours après l’embuscade qui a coûté la vie à Félicité Tenda sur la route de Nana-Bakassa. Les mercenaires russes de Wagner estiment que les villageois sont de mèche avec les coupeurs de route et ont décidé de leur faire payer.
Plus d’une vingtaine de personnes ont été frappées et menacées par ces éléments de la milice Wagner. Ils ont parcouru le village en cherchant à obtenir des informations sur les bandits qui ont tendu l’embuscade. Les habitants ont été accusés de cacher des détails importants sur l’identité et la localisation des assaillants.
Les mercenaires russes de Wagner n’ont fait aucune distinction dans leurs actions. Hommes et femmes ont été pris à partie sans que personne ne puisse apporter de réponses satisfaisantes aux questions posées. La population de Bokine se retrouve ainsi prise entre deux dangers : les bandits sur les routes et les exactions des mercenaires de la milice Wagner.
Par ailleurs, une nouvelle tension dans cette zone surgit. L’arrivée d’éleveurs transhumants sur les axes Bossangoa-Gbangayanga, Bossangoa-Ouham-Bac et Nana-Bakassa a créé des frictions importantes entre communautés. Les troupeaux détruisent les champs et les cultures, ce qui provoque des affrontements récurrents entre agriculteurs et bergers.
Les habitants de Bokine font face désormais à une situation encore plus compliquée. D’un côté, les bandits qui opèrent sur la route et attaquent les voyageurs. De l’autre, les mercenaires russes de Wagner qui viennent les accuser de collaboration et les maltraiter sans preuve.
Ouanda-Djallé : le cri de détresse des réfugiés soudanais et retournés centrafricains abandonnés à leur triste sort
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/dans-le-camp-des-retournees-centrafricains-et-des-refugise-soudanais-a-ouanda-djalle-dans-la-vakaga-photo-cnc.webp” data-wpel-link=”internal”>Dans le camp des retournèes centrafricains et des refugisé soudanais à Ouanda-Djallé, dans la Vakaga. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le site de Gbougou -Bénga à Ouanda-Djallé abrite des réfugiés soudanais et des retournés centrafricains dans des conditions difficiles. Leur délégué, Grébaï Jean-Baptiste, dénonce l’absence d’eau potable et d’assistance médicale.
La situation humanitaire dans certains camps de réfugiés soudanais en Centrafrique demeure inquiétante, particulièrement dans les zones frontalières où convergent déplacés et retournés.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/ousme-ibrahim-yacoub-responsable-des-retournes-et-refugies-soudanais-a-ouanda-djalle.webp” data-wpel-link=”internal”>OUSME IBRAHIM YACOUB., responsable des retournés et refugiés soudanais à Ouanda-Djallé
OUSME IBRAHIM YACOUB, délégué des réfugiés soudanais et des retournés centrafricains installés dans le camp des refugiés soudanais de Gbougou -Bénga, dans la ville de Ouanda-Djallé, a accepté de briser le silence sur le quotidien difficile de ses compatriotes. Son témoignage montre une réalité que beaucoup ignorent encore dans le pays.
une femme refugiée soudanais dans le camp à Ouanda-Djallé, dans la Vakaga. Photo CNC
L’accès à l’eau potable constitue le premier défi majeur pour les occupants du camp de Gbougou -Bénga. Les femmes doivent parcourir entre un et deux kilomètres à pied pour atteindre la forêt. Une fois sur place, elles descendent dans des trous creusés pour puiser l’eau nécessaire aux besoins quotidiens de leurs familles. Cette corvée épuisante se répète chaque jour pour la cuisson, la boisson et la lessive.
Au-delà de l’eau, la question alimentaire aggrave davantage la situation des réfugiés. Les denrées de base manquent cruellement dans le camp, laissant des centaines de personnes dans l’incertitude alimentaire. Cette pénurie touche particulièrement les groupes les plus fragiles de la communauté.
La santé représente un autre sujet de grave inquiétude pour le délégué OUSME IBRAHIM YACOUB. Le camp abrite de nombreuses personnes âgées, des femmes du troisième et quatrième âge, ainsi que des centaines de mineurs. Ces populations vulnérables ne bénéficient d’aucune assistance médicale adéquate. Certains malades décèdent sans avoir reçu le moindre soin, faute de structures sanitaires fonctionnelles.
En effet, pour comprendre la présence de ces réfugiés à Ouanda-Djallé, il faut remonter aux événements de 2013-2014. Les affrontements entre la Séléka et les Anti-Balaka avaient contraint des milliers de Centrafricains à fuir vers le Soudan voisin. Accueillis à la frontière, ils avaient obtenu le statut de réfugiés et vécu plusieurs années dans des camps soudanais.
La situation a basculé en 2023 lorsque de violents combats ont éclaté au Soudan entre l’armée régulière et les groupes rebelles. Les réfugiés centrafricains installés depuis une décennie ont alors décidé de rentrer au pays. Des Soudanais fuyant également les violences ont choisi de les accompagner vers la Centrafrique, espérant y trouver la sécurité.
Arrivés ensemble à Ouanda-Djallé, ces deux groupes se sont installés dans le camp de Gbougou -Bénga. Mais leurs conditions de vie se sont progressivement détériorées au fil des mois. L’absence d’aide humanitaire régulière a transformé leur refuge en un lieu de souffrance quotidienne.
Devant cette situation catastrophique, Jean-Baptiste Grébaï lance un appel solennel aux autorités centrafricaines. Il sollicite également l’intervention des organisations humanitaires nationales et internationales comme le HCR. Son message insiste sur l’urgence d’assister les personnes âgées et les enfants qui représentent la majorité des occupants du camp.
Le délégué espère que son témoignage sensibilisera les décideurs et les partenaires humanitaires. Selon lui, une visite sur place suffirait à constater l’ampleur de la détresse qui frappe ces populations oubliées de Ouanda-Djallé.
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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/melbet-guide-app-bonus-et-paris-en-direct.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/melbet-guide-app-bonus-et-paris-en-direct.webp” alt=”Melbet , Guide App, Bonus et Paris en Direct” width=”500″ height=”333″ />Melbet , Guide App, Bonus et Paris en Direct
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Le spectacle du ministère des Mines sur le chantier minier chinois de Gobolo: débandade générale, sortie des armes, tentative d’attaque des agents par les soldats FACA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/sur-le-chantiers-miniers-chinois-de-gobolo-dans-la-nana-mambere-apres-le-passage-des-inspecteurs-du-ministere-des-mines-photo-cnc.webp” data-wpel-link=”internal”>Sur le chantiers miniers chinois de Gobolo, dans la Nana-Mambéré après le passage des inspecteurs du ministère des mines . Photo CNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Une mission de routine des inspecteurs du ministère des mines sur le chantier minier de Gobolo bascule dans un scénario digne de la mafia colombienne. Dans cette sous-préfecture de Aba, ces agents de l’État ont failli se faire tirer dessus par des militaires censés protéger l’État. Leur crime ? Vouloir ouvrir le coffre-fort d’or des Chinois et compter les travailleurs illégaux du site.
Tout à commencé comme une surprise générale. Treize heures pile, ce samedi 24 janvier 2026. Deux pick-up BJ-75 soulèvent des nuages de poussière sur la piste menant au camp minier de Goubolo, dans la sous-préfecture d’Aba, Nana-Mambéré. Personne ne les attend. À bord, des agents du ministère des Mines venus contrôler les activités d’extraction aurifère menées par les Chinois.
Arrivée à Gobolo, les véhicules des inspecteurs s’arrêtent devant la base minière chinoise. Le sergent chef, responsable de la sécurité du camp, sort à leur rencontre. Les salutations sont brèves, les présentations rapides. L’homme connaît déjà la raison de cette visite surprise.
Il les conduit directement vers le bâtiment principal où se trouve le patron chinois. La tension monte déjà dans la base. Les inspecteurs entrent dans le bureau du patron chinois.
Les camions à l’arrêt sur le chantier minier chinois de Gobolo, dans la sous-préfecure de Aba, au nord-ouest de la Centrafrique. Photo CNC
Les agents du ministère se présentent très rapidement, exhibent leurs ordres de mission. Ils viennent vérifier la conformité des opérations minières. Contrôle de routine. Le patron chinois les écoute à peine. Dans sa tête, une seule autorité compte en Centrafrique : le président Touadéra. Personne d’autre n’a le droit de venir l’ennuyer.
Il se lève brusquement et commence à crier. Sa voix monte, agressive, cassante. Qui leur a donné l’autorisation de venir ici ? Pourquoi personne ne l’a prévenu ? Il tape du poing sur la table. Les inspecteurs restent calmes, imperturbables. Ils ont l’habitude de ces démonstrations.
Après plusieurs minutes de protestations, le Chinois comprend que ces hommes ne repartiront pas sans avoir fait leur travail. Il change de tactique, accepte maintenant de leur montrer la carrière d’extraction.
Le groupe se met en marche immédiatement vers la zone d’exploitation. Le patron chinois ouvre la voie, suivi des inspecteurs. En marchant, le chinois lance quelques phrases rapides en mandarin à ses compatriotes restés en arrière. Les mots sont brefs, codés, mais le message passe. Cachez les Camerounais et autres choses importantes. Vite. Maintenant.
Dès que le groupe s’éloigne, les Chinois demeurés sur la base s’activent et se précipitent vers le commandant Lamtagué. Cet officier FACA est le directeur du service de sécurité de l’IMC, industrie minière de Centrafrique. Les chinois lui disent quelques choses rapides, et il comprend immédiatement ce qu’on attend de lui.
Le commandant Lamtagué
En quelques minutes, l’opération de camouflage se met en place. Le commandant Lamtagué rassemble une quarantaine d’ouvriers camerounais qui travaillent clandestinement sur le chantier. Il leur ordonne de le suivre rapidement. Suivez-moi. Il les conduit vers la forêt qui borde le camp, leur montre des zones où se cacher.
Pendant que le patron chinois fait visiter la carrière aux inspecteurs, montrant les engins, expliquant les techniques d’extraction, ses compatriotes effacent toute trace de présence camerounaise. Les hommes disparaissent entre les arbres. Le camp change de visage en moins de 5 minutes.
Quand les inspecteurs reviennent de la zone d’exploitation, ils décident de passer aux vérifications concrètes. Ils veulent fouiller les bâtiments, voir les dortoirs, contrôler les papiers. Le patron chinois ne peut refuser sans éveiller davantage les soupçons. Il accepte du bout des lèvres.
Les agents procèdent méthodiquement, porte après porte. Dans les baraquements, ils découvrent 16 Chinois. Présentez vos documents. Mais la surprise est de taille. Seulement deux parmi ces 16 chinois qui ont produit leur papier en règle. Les 14 autres prétendent avoir laissé leurs papiers à Bangui.
Le mensonge est tellement grossier qu’il en devient insultant. Tout le monde sait que la plupart de ces chinois viennent du Cameroun voisin, franchissent la frontière sans autorisation, travaillent sans permis. Mais les inspecteurs n’insistent pas pour l’instant. Ils prennent des notes.
La fouille continue pour retrouver les autres travailleurs sans papiers. Mais les camerounais sans papier sont tous partis, personne se trouvent dans la base, laissant un seul qui a été surpris.
Mais les inspecteurs sont loin de terminer leur travail. Ils interrogent maintenant le patron sur la production. Combien de grammes d’or récupérez-vous par jour ? La réponse tombe, précise, préparée d’avance. Quatre-vingt-dix-huit grammes quotidiens. Un chiffre dérisoire pour un site de cette envergure. Les inspecteurs se regardent. Personne n’y croit.
Montrez-nous la quantité produite. Le Chinois reste silencieux. Il refuse de répondre. Les agents insistent. Où stockez-vous l’or extrait ? Ils commencent à fouiller les bureaux, ouvrent des tiroirs, inspectent les armoires métalliques. Au fond d’une pièce, ils tombent sur un coffre-fort massif.
Voilà donc où se cache la vérité. Ouvrez ce coffre immédiatement. Nous devons filmer son contenu. Le patron chinois refuse, et maintient sa position.
La tension grimpe d’un cran. Les chinois comprennent que ça commence à devenir dur. Ils font appel discrètement au commandant Lamtagué pour intervenir et menacer les inspecteurs.
Voilà que le commandant Lamtagué décide d’intervenir, mais d’une stratégie digne des parrains mafieux. Mais comme il a reçu ses instructions depuis longtemps, il connait la stratégie. Son rôle est simple : créer le chaos, perturber l’inspection, empêcher l’ouverture du coffre à tout prix. Maintenant, le commandant Lamtagué fait un signe discret à ses hommes. Les soldats FACA savent ce qu’ils ont à faire.
Plusieurs soldats armés surgissent soudainement, fusils à la main. Ils encerclent les inspecteurs, pointent leurs armes vers eux.
La bousculade commence. Les soldats crient, font mine de charger leurs armes. Le bruit du sélecteur résonne. Tout est fait pour terroriser, désorienter, briser la détermination des inspecteurs. L’un d’eux sort son téléphone, compose le numéro du ministère à Bangui. La communication passe rapidement.
À l’autre bout de la ligne, l’alerte est donnée. Le ministère des mines contacte immédiatement l’état-major des forces armées. Que se passe-t-il à Gobolo? Pourquoi des soldats menacent-ils des agents de l’État en mission officielle ? Les téléphones s’agitent entre Bangui et Gobolo. Des ordres contradictoires fusent.
Progressivement, la situation se désamorce. Les soldats abaissent leurs armes, reculent de quelques pas. Le commandant Lamtagué a atteint son objectif. Les inspecteurs sont secoués, leur concentration brisée. Ils ne parlent plus du coffre-fort. L’histoire du contenu est passée au second plan. La diversion a fonctionné à merveille.
Pendant ce temps d’agitation, d’autres choses ont été cachées, déplacées, effacées.
Après des heures de confrontation, les agents du ministère comprennent qu’ils ne pourront pas aller plus loin aujourd’hui. Le commandant Lamtagué et ses soldats ont réussi leur mission. Le travail des inspecteurs est paralysé, leur détermination ébranlée. L’objectif des militaires complices est atteint.
Mais les inspecteurs ne repartent pas les mains vides. Ils ont vu assez pour prendre une décision ferme. Au niveau de la carrière d’exploitation, ils bloquent immédiatement toute activité. Le permis d’exploitation est suspendu avec effet immédiat. Plus aucune machine ne doit fonctionner jusqu’à régularisation complète de la situation.
Le soir tombe sur Gobolo. Les inspecteurs passent la nuit sur place, dans des conditions difficiles. Ils ne font confiance à personne. Le lendemain, dimanche, ils quittent Gobolo pour Rondji, un autre site minier situé à 18 kilomètres d’Aba. Là aussi, l’IMC exploite de l’or avec des méthodes douteuses.
Mais pendant la nuit, les téléphones fonctionnent. Les Chinois de Gobolo appellent leurs compatriotes de Rondji. Les inspecteurs arrivent demain. Préparez-vous. Cachez tout ce qui doit l’être. Le même scénario va pouvoir se rejouer. Le réseau se mobilise, se protège, se camoufle.
À Rondji, comme à Yaloké, comme à Gomon, partout où l’or attire les aventuriers sans scrupules chinois, la mafia fonctionne à plein régime. Et ceux qui protègent cette mafia portent l’uniforme de l’armée centrafricaine. Pour quelques dizaines de milliers de francs CFA glissés dans la poche, ils vendent leur pays, trahissent leur mission.
Quand les Chinois donnent un ordre, les soldats FACA exécutent sans poser de questions. Peu importe que ce soit légal ou non. Peu importe que des agents de l’État soient menacés. L’argent parle plus fort que le devoir. Cette réalité empoisonne l’exploitation minière en Centrafrique depuis des années.
Le commandant Lamtagué n’est qu’un pion dans ce système. Au-dessus de lui, d’autres tirent les ficelles. Des officiers supérieurs qui touchent des enveloppes plus grosses. Des responsables politiques qui ferment les yeux contre des avantages juteux. Un réseau entier qui prospère sur le dos du pays.
Mais ce qui est sur, à Gobolo, tout s’est arrêté sur le chantier minier chinois. Les machines sont silencieuses, les pelleteuses immobiles. Les inspecteurs ont retiré provisoirement le permis d’exploitation aux Chinois et bloqué toutes les activités.
D’ailleurs, sans les travailleurs camerounais cachés dans la forêt, le site ne peut de toute façon plus fonctionner.
Soixante-quinze pourcent de la main-d’œuvre qui sont des camerounais clandestins a disparu dans la nature. Le camp ressemble à une ville fantôme. Le ministère des Mines a remporté une victoire, mais le travail reste colossal face au nombre de sites clandestins de l’IMC qui parsèment le pays
Au ministère des mines, CNC vous tire le chapeau d’or, Félicitation, mais il y’a des erreurs à corriger prochainement.
Ça commence à devenir fou dans ce pays. Voilà comment un agent de l’aéroport international Bangui Mpoko intimide un voyageur muni d’un visa espagnol qui devait passer par Paris
Bangui-Mpoko-excellent.jpg” data-wpel-link=”internal”>aéroport international de Bangui Mpoko
Un agent de l’aéroport international de Bangui M’Poko, visiblement ignorant, a remis en question le parcours d’un voyageur centrafricain qui devait transiter par Paris avant de descendre à Barcelone en Espagne. Ignorance totale transformée en harcèlement administratif.
Il est important de souligner que le passager avait quitté Bangui quelques semaines plus tôt pour se rendre à Yaoundé au Cameroun par la voie terrestre. Son objectif était simple : obtenir son visa Schengen auprès de l’ambassade d’Espagne à Yaoundé. Les démarches aboutissent et le visa lui est délivré sans difficulté, sur la base des documents qu’il a fourni, vu qu’ici à Bangui, l’ambassade de France fait régulièrement le gros dos pour un simple visa Schengen.
De retour à Bangui, il ne fait qu’une courte escale. Le temps de récupérer ses bagages, de saluer sa famille et de leur dire au revoir avant le grand départ. Il a déjà acheté son billet pour l’Europe : un vol Air France avec transit par Paris, puis correspondance vers Barcelone en l’Espagne par le bus qui est généralement moins chère.
Arrivé à l’aéroport international Bangui M’Poko pour son embarquement, il se présente au contrôle avec ses documents en règle. C’est là qu’un agent l’intercepte et commence à examiner son itinéraire d’un œil suspicieux. La question tombe sèchement : pourquoi tu as un visa espagnol et tu achète un billet d’avion de France ? Pourquoi ce jeu ? Tu n’as pas droit d’aller à Paris. Ton visa est pour l’Espagne.
L’interrogation laisse le voyageur sans mot. Incroyable! L’agent semble ignorer totalement le fonctionnement de l’espace Schengen, pourtant connu de millions de voyageurs à travers le monde. Un visa délivré par n’importe quel État membre autorise le transit et la circulation dans l’ensemble des pays de la zone. Passer par Paris avec un document espagnol ne viole aucune disposition réglementaire. Mais l’agent refuse d’entendre raison.
Face à l’absence d’arguments juridiques solides, il adopte une autre stratégie. Il sort son téléphone portable et mime un appel vers un hypothétique supérieur hiérarchique ou un service compétent. Quelques instants passent dans un silence calculé, puis il revient vers le passager avec un air entendu. Comme s’il venait de recevoir une confirmation que lui seul pouvait comprendre, il affiche une posture d’expertise qui vise à intimider plutôt qu’à informer.
Ce petit théâtre à l’ivoirienne n’a rien d’exceptionnel dans cet aéroport. Il s’inscrit dans une pratique courante où certains agents cherchent moins à appliquer les règles qu’à impressionner les voyageurs. L’intimidation devient un outil de travail, une manière d’affirmer une autorité qui ne repose sur aucune base légale ni aucune connaissance réelle des textes internationaux.
Voilà maintenant la RCA fonctionne. Comme personne ne dirige ce pays, chacun dans son petit coin fait sa propre loi. Le pays est livré à des incompétents, des voyous, des criminels, des chercher à manger de tout genre.
Création d’une nouvelle base arrière des rebelles soudanais du FSR au nord de la Centrafrique
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-officiers-rebelles-du-FSR-soudanais-en-conclave-dans-la-ville-soudanaise-dAmdafock.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le général soudanais Gazouli en train de prendre parole en face de ses collègues officiers rebelles soudanais du FSR réunis en conclave à Amdafock.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
De la ville D’Amdafock à Saraïbo, le territoire centrafricain accueille une nouvelle base des rebelles du FSR soudanais. Cette implantation se réalise grâce aux Mercenaires russes et à un réseau de complicités soigneusement tissé.
Les Forces de soutien rapide soudanaises utilisent désormais cette zone frontalière centrafricaine comme sanctuaire opérationnel. Depuis cette base arrière, les combattants se replient du Soudan, reçoivent armement et entraînement, puis retournent au front au gré des affrontements. Ce va-et-vient s’effectue sans aucune autorisation des autorités municipales de la Vakaga.
La milice Wagner joue un rôle déterminant dans ce dispositif. Les mercenaires russes assurent la formation militaire, fournissent les équipements et supervisent l’organisation logistique de cette base clandestine. Leur présence permet aux rebelles soudanais d’opérer en toute tranquillité sur le sol centrafricain.
Cette installation couvre un vaste espace qui s’étend d’Amdafock jusqu’à Sarayebo, puis de Saraïbo vers Birao, et de Boromata à Saraïbo. Le tout, sans accord du sultan-maire de Birao, autorité locale pourtant légitime. Face à la puissance de Wagner, les autorités centrafricaines demeurent impuissants et ne peuvent intervenir.
Les Arabes soudanais et tchadiens impliqués dans cette opération ont désigné leurs propres chefs de village et de quartier. Ces nominations se font sans validation officielle des autorités centrafricaines. Ils s’imposent ainsi sur le territoire en créant une administration parallèle.
La liste des responsables désignés par ce réseau comprend plusieurs noms. Abdoulaye Ouassaloum dirige le village d’Amgalo, Abdoulaye Mamidoulet contrôle Cercollo Rascecuo, tandis qu’Issa Krittah et Abdoulaye Akiloer supervisent Katali Atim. S’ajoutent Assir Rissen, Hamat Wadi, Adam Tamal et Ramdane Temeye.
D’autres figures complètent cette structure de commandement. Issa Kreen, Hamide Assen, Lias Carf Mahamat Rabaarite, Achauatt Chailout Nauretine, Rissu Tatani et Treef Naim occupent des positions stratégiques. Alkhale Bagata, Oumar Ideben, Malidsa Hamidi Bleieu et Atata Gatosksi renforcent ce maillage territorial.
La liste se prolonge avec Kalifa Idriss Salet, Yatoni Tamo, Farya Mahana (ou Karane), Ale Dago, Ali Ahamat et Carato. Tous ces individus ont été choisis et positionnés par le réseau pour exercer une autorité de facto sur les villages et quartiers de cette zone septentrionale.
Mahamat Al-Khatim, chef du Mouvement patriotique pour la Centrafrique, facilite cette entreprise. Ce Tchadien d’origine arabe salamata maintient des liens étroits avec les rebelles soudanais du FSR par le biais d’affinités ethniques. Son représentant militaire Garwa et son représentant civil Abdallah Garambota coordonnent les activités depuis 2013.
Abdallah Garambota se présente comme maire de cette zone avec Adam Tambale comme adjoint. Tous deux entretiennent des contacts réguliers avec Amdockoune et Amdiradile au Soudan. Leur projet dépasse le cadre militaire et vise l’exploitation commerciale et agricole des terres occupées.
Les récoltes issues de ces territoires seraient acheminées vers le Soudan et le Tchad. Aucun droit foncier n’est reconnu par le sultanat local ni par l’administration centrafricaine. Cette appropriation territoriale s’opère au mépris total de la souveraineté nationale.
Abdallah Garambota entretient des liens de parenté avec Mahamat Al-Khatim. Ensemble, ils tentent d’imposer une nationalité étrangère sur des portions du territoire centrafricain. Le général Andadaglo, qui dirige les opérations du FSR soudanais, bénéficie ainsi d’un refuge sécurisé.
L’accord signé entre Al-Khatim et le gouvernement centrafricain n’a produit aucun résultat tangible. La collaboration maintenue avec Wagner permet au contraire de perpétuer l’instabilité. Les Soudanais et Tchadiens impliqués agissent librement dans une zone où l’État centrafricain semble absent.
Cette enclave échappe désormais à tout contrôle national. Elle fonctionne simultanément comme base militaire pour les rebelles du FSR et comme zone d’exploitation économique. Les intérêts étrangers s’y déploient sans entrave pendant que les autorités locales, paralysées par la présence de Wagner, assistent impuissantes à cette partition rampante du territoire.
Interview exclusive : Maître Martin Mbério dénonce l’impunité de la Minusca dans l’affaire des quatre employés licenciés
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/invite-inconnu-pour-interview.png” data-wpel-link=”internal”>Maître Martin Mbério
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Juriste et avocat reconnu en droit du travail, Maître Martin Mbério a accepté de nous livrer son analyse sur le dossier des quatre employés licenciés par la MINUSCA en octobre 2023. Sans langue de bois, il décortique cette affaire qui traîne depuis plus d’un an et dénonce les manœuvres d’obstruction qui empêchent la justice de suivre son cours.
Corbeau News Centrafrique : Bonjour Maître Martin Mbério. Merci d’avoir accepté notre invitation. Vous avez suivi de près l’affaire des quatre employés licenciés par la MINUSCA. Quel regard portez-vous sur cette situation qui traine jusqu’à ce jour ?
Martin Mbério : Bonjour. Écoutez, quand j’ai pris connaissance de ce dossier, j’ai été franchement choqué. On parle de quatre hommes qui ont été jetés dehors comme des malpropres, sans aucune forme de procès, sans respecter la moindre règle du droit du travail centrafricain. Ce qui me frappe d’emblée, c’est l’arrogance avec laquelle tout ça s’est passé. Ces gens ont été convoqués à une réunion le 3 octobre 2023, et on leur a annoncé leur renvoi comme on annoncerait la météo.
CNC : vous parlez d’une violation du droit du travail. Pouvez-vous préciser ?
Martin Mbério : C’est même un cas d’école de ce qu’il ne faut pas faire. Le Code du travail centrafricain est très clair : tout licenciement doit être motivé par une faute grave ou par des raisons économiques valables. L’employé doit recevoir une notification écrite, un préavis, des indemnités compensatoires. Rien de tout ça n’a été respecté. Ces hommes ont été suspendus oralement lors d’une réunion, sans aucun document officiel. On leur a simplement dit de partir et de ne plus revenir. C’est une violation manifeste de la loi.
CNC : Le motif invoqué par la MINUSCA serait un message WhatsApp jugé menaçant.
Martin Mbério : justement, parlons-en de ce fameux message. D’après ce que j’ai pu comprendre, l’un des employés, Géhu Gouandjia, a envoyé un message à son supérieur Tony Mushimbete. Dans ce message, il exprime sa frustration face au blocage d’un dossier qui traîne depuis décembre 2022. Il dit clairement que si l’affaire n’est pas réglée à l’amiable, il saisira la justice. Où est la menace là-dedans ? C’est au contraire l’expression d’un droit fondamental. Tout citoyen peut saisir les tribunaux quand il estime que ses droits ont été bafoués.
CNC : Pourtant, les responsables de la MINUSCA ont considéré ce message comme une menace de mort. Vous, de votre côté, vous pensez quoi ?
Martin Mbério : C’est soit de la mauvaise foi, soit de l’incompétence totale. Dire “si vous ne réglez pas ce problème, j’irai au tribunal”, ce n’est pas menacer quelqu’un de mort. C’est annoncer qu’on va utiliser les voies légales. Si on commence à licencier les gens parce qu’ils menacent de saisir la justice, on ne vit plus dans un État de droit. Et ce qui est encore plus révélateur, c’est que lors de la réunion du 3 octobre, Mushimbete a dit texto : “Que vous ayez participé à la rédaction de ce message ou pas, la décision est prise.” Donc même l’implication individuelle n’a pas été examinée. C’est un licenciement collectif arbitraire.
CNC : en plus, des propos très graves auraient été tenus lors de cette réunion.
Martin Mbério : Oui, et ça montre bien le mépris de certains expatriés pour les Centrafricains. Ali Lumanisha, un Congolais de la RDC qui était présent, s’est permis de traiter ces employés de “féticheurs et sorciers”. Ce sont des insultes racistes qui n’ont rien à faire dans un cadre professionnel, encore moins au sein d’une institution des Nations Unies. Et apparemment, personne n’a réagi. Les autres responsables présents ont laissé passer ça sans broncher. C’est révélateur d’une culture de l’impunité.
CNC : L’Accord de Siège entre la RCA et l’ONU ne donne-t-il pas une certaine marge de manœuvre à la MINUSCA ?
Martin Mbério : l’Accord de Siège est très clair sur ce point. Il stipule que les employés centrafricains de la MINUSCA sont soumis au droit du travail centrafricain. Ce n’est pas négociable. La MINUSCA doit respecter le Code du travail comme n’importe quel employeur opérant en République centrafricaine. Elle n’a aucun droit de s’affranchir de nos lois. Les immunités diplomatiques protègent les fonctionnaires internationaux dans l’exercice de leurs missions, pas dans la violation des droits des travailleurs locaux.
CNC : Il y aurait un autre problème lié au statut même de ces employés.
Martin Mbério : Absolument, et c’est peut-être encore plus scandaleux que le licenciement lui-même. Ces quatre hommes étaient embauchés comme journaliers, c’est-à-dire avec des contrats à la journée renouvelés quotidiennement. Or le Code du travail limite ce type de contrat à deux ans maximum. Passé ce délai, l’employé doit automatiquement basculer en contrat à durée indéterminée avec tous les droits qui vont avec : primes, congés payés, couverture médicale, cotisations retraite.
CNC : Et combien de temps ces hommes ont-ils travaillé comme journaliers ?
Martin Mbério : d’après les informations disponibles à ma possession, certains ont cumulé jusqu’à huit ans sous ce statut. Huit ans à être payés à la journée, sans aucune garantie, sans droits sociaux. C’est une fraude massive. La MINUSCA a délibérément maintenu ces employés dans la précarité pour éviter de leur donner de vrais contrats. Et ils ne sont probablement pas les seuls dans ce cas. Il y a certainement des dizaines, voire des centaines d’employés locaux de la MINUSCA qui subissent le même sort.
CNC : que s’est-il passé après le licenciement de ces quatre hommes ?
Martin Mbério : c’est là que l’affaire devient vraiment suspecte. Apparemment, des dossiers ont été déposés auprès de l’inspection du travail, du ministère du Travail et du ministère des Affaires étrangères. La MINUSCA a été convoquée à trois reprises par le ministère des Affaires étrangères pour s’expliquer. Et à chaque fois, les représentants de la mission ont refusé de se présenter. Vous imaginez un employeur privé qui ferait ça ? Il serait sanctionné immédiatement. Mais la MINUSCA se croit au-dessus des lois.
CNC : Les dossiers déposés auraient mystérieusement disparu.
Martin Mbério : oui, et c’est incroyable. Des dossiers officiels déposés dans des ministères ne disparaissent pas comme ça par magie. Au ministère des Affaires étrangères, impossible de les retrouver. Au ministère du Travail, même constat. Il y a forcément quelqu’un qui a fait en sorte que ces documents s’égarent. Et quand on voit les moyens dont dispose la MINUSCA, on peut légitimement se poser des questions.
CNC : Des noms circulent concernant d’éventuelles manœuvres d’obstruction. Mais qui est alors derrière cette manœuvre ?
Martin Mbério : effectivement, plusieurs sources concordantes évoquent le nom du DMS, le numéro deux de la MINUSCA, qui se serait déplacé en personne auprès de la ministre du Travail, Annie-Michelle Mouanga. Pourquoi le DMS interviendrait-il personnellement pour une affaire de licenciement de quatre journaliers ? Ça n’a aucun sens, sauf si la MINUSCA sait qu’elle est en tort et cherche à étouffer le scandale.
CNC : Le nom de l’ancien ministre et ancien procureur Firmin Findiro est également évoqué dans ce dossier. Mais il s’agit de quoi ?
Martin Mbério : Oui, et c’est probablement l’élément le plus bouleversant de toute cette histoire. Firmin Findiro , qui était procureur de la République, agirait désormais comme intermédiaire pour le compte de la MINUSCA. Plusieurs témoignages le situent dans différents services administratifs, au ministère du Travail, au ministère des Affaires étrangères. Il rencontrerait des responsables en privé, et curieusement, après ses passages, les dossiers se bloquent ou disparaissent.
CNC : Vous pensez qu’il y a eu corruption ?
Martin Mbério : Je ne peux pas l’affirmer formellement, mais tous les indices convergent dans ce sens. Un magistrat qui circule dans les ministères au moment même où des dossiers disparaissent, c’est pour le moins étrange. Et quand on sait que la MINUSCA brasse des milliards, on peut imaginer qu’elle a les moyens de graisser des pattes pour faire disparaître les problèmes gênants. Findiro connaît parfaitement le système judiciaire et administratif centrafricain. Il sait où appuyer, qui voir, comment bloquer une procédure.
CNC : cette affaire confirme -t-elle un problème plus large concernant la MINUSCA ?
Martin Mbério : Sans aucun doute. Ce qui arrive à ces quatre employés n’est que la partie visible d’un système. La MINUSCA emploie des centaines de Centrafricains dans des conditions précaires, en violation du droit du travail. Ces employés n’osent pas se plaindre parce qu’ils ont besoin de leur salaire pour nourrir leur famille. Et quand certains osent réclamer leurs droits, on les écrase sans pitié.
CNC : vous parlez d’un sentiment d’impunité chez certains expatriés.
Martin Mbério : Ce n’est pas un sentiment, c’est un fait. Ces gens bénéficient d’immunités diplomatiques qui les mettent à l’abri de toute poursuite en Centrafrique. Ils le savent et certains en abusent. Mushimbete l’a dit clairement lors de la réunion : “Nous n’avons pas peur de vous.” C’est une déclaration de mépris total pour les Centrafricains et pour la justice centrafricaine. Ces expatriés se comportent comme des petits colons qui peuvent faire ce qu’ils veulent sans jamais rendre de comptes.
CNC : quelle est la responsabilité du gouvernement centrafricain dans cette affaire ?
Martin Mbério : le gouvernement est dans une position inconfortable, je le comprends. D’un côté, il doit protéger ses citoyens et faire respecter le droit du travail national. De l’autre, il ne peut pas se permettre de froisser la MINUSCA, dont la présence reste importante pour le pays. Mais cette équation ne peut pas justifier qu’on abandonne quatre travailleurs qui ont été traités comme des chiens. Si le gouvernement cède aux pressions, il renonce à sa souveraineté.
CNC : pensez-vous que certaines autorités ont été corrompues ?
Martin Mbério : je pense que certaines ont subi des pressions, et que d’autres ont peut-être cédé à des propositions financières. Quand vous voyez des dossiers qui disparaissent, des convocations qui restent sans réponse, un ancien procureur qui circule partout, vous êtes en droit de vous interroger. La ministre du Travail a reçu le DMS. Que se sont-ils dit ? Pourquoi le dossier est-il bloqué depuis au ministère ? Ce sont des questions légitimes.
CNC : les immunités diplomatiques justifient-elles ce genre de comportement ?
Martin Mbério : Absolument pas. Les immunités existent pour protéger les fonctionnaires internationaux dans l’exercice de leurs missions, pas pour leur permettre de violer les droits fondamentaux. L’ONU a des mécanismes internes de contrôle et de sanction. Mais visiblement, ces mécanismes ne fonctionnent pas ou ne sont pas activés. Résultat : des expatriés se comportent comme s’ils étaient au-dessus des lois.
CNC : que peuvent faire ces quatre employés aujourd’hui ?
Martin Mbério : juridiquement, leur cas est solide. Le licenciement est manifestement abusif. Ils ont droit à réintégration, à de vrais contrats, à des indemnités pour le préjudice subi. Mais le problème n’est pas juridique, il est politique. Tant que les autorités centrafricaines ne feront pas pression sur la MINUSCA, tant que les dossiers resteront bloqués dans les tiroirs, ces hommes continueront d’attendre. Et pendant ce temps, leur situation financière se dégrade.
CNC : vous pensez que la justice centrafricaine va trancher ?
Martin Mbério :si elle est indépendante et qu’elle applique la loi, elle devrait trancher en faveur de ces employés. Le droit est clairement de leur côté. Mais l’indépendance de la justice est justement ce qui est en question ici. Quand vous avez le numéro deux de la MINUSCA qui fait pression sur les ministres, quand vous avez un ancien procureur qui circule avec probablement des moyens financiers pour corrompre, l’indépendance est mise à rude épreuve.
CNC : cette affaire va-t-elle avoir des répercussions plus larges ?
Martin Mbério : elle devrait. Si on laisse passer ça, on envoie un message catastrophique à tous les employés centrafricains de la MINUSCA : vous n’avez aucun droit, vous pouvez être licenciés du jour au lendemain sans raison, et la justice ne vous protégera pas. C’est inacceptable. Cette affaire doit servir d’électrochoc. Les autorités doivent réagir, la justice doit faire son travail, et la MINUSCA doit comprendre qu’elle n’est pas au-dessus des lois centrafricaines.
CNC : que diriez-vous aux autres employés de la MINUSCA qui vivent des situations similaires ?
Martin Mbério : je leur dirais de documenter tout ce qui leur arrive. Gardez des traces écrites, des témoignages, des preuves. Ne restez pas isolés, parlez-en autour de vous. Et surtout, n’acceptez pas l’inacceptable. Vous avez des droits. Le Code du travail centrafricain vous protège, même si vous travaillez pour l’ONU. Si vous êtes journalier depuis plus de deux ans, vous devez être basculé en contrat à durée indéterminée. Si on vous licencie sans respecter la procédure, c’est un licenciement abusif.
CNC : pensez-vous que la MINUSCA va changer ses pratiques ?
Martin Mbério : pas spontanément. Une institution ne change que quand elle y est contrainte. Tant qu’il n’y aura pas de pression forte des autorités centrafricaines, tant que ces licenciements abusifs ne coûteront rien à la MINUSCA, elle continuera. C’est pour ça qu’il est crucial que cette affaire ne soit pas étouffée. Il faut que ça sorte, que les médias en parlent, que l’opinion publique s’empare du sujet.
CNC : un dernier mot sur cette affaire ?
Martin Mbério : oui. Cette histoire montre que l’impunité a des limites. On ne peut pas laisser des expatriés humilier des Centrafricains, les insulter, les licencier arbitrairement et s’en tirer sans conséquences. La MINUSCA doit respecter le droit centrafricain. Les autorités doivent faire leur travail malgré les pressions. Et les responsables de ces agissements doivent répondre de leurs actes. C’est une question de dignité nationale.
CNC : maître Martin Mbério, je vous remercie pour cet éclairage et pour votre franchise.
Martin Mbério : c’est à moi de vous remercier madame la journaliste.
Le syndicat ODSTC s’en prend à l’ENERCA et réclame des comptes sur les pannes à répétition dans la capitale
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-syndicaliste-louis-marie-kogrengbo.webp” data-wpel-link=”internal”>Le syndicaliste Louis Marie Kogrengbo
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le syndicat des travailleurs centrafricains tape du poing sur la table après des semaines de coupures électriques et demande aux autorités de trancher dans le vif.
L’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (ODSTC) sort de ses gonds. Dans un texte diffusé ce jeudi 22 janvier 2026, la centrale syndicale dit son « indignation » après « les perturbations prolongées et répétitives de la fourniture de l’électricité par l’ENERCA ».
Les choses ont changé de nature selon Louis Marie Kogrengbo, Secrétaire Général Exécutif de l’ODSTC. Pour lui, « il ne s’agit plus d’incidents ponctuels, mais d’une défaillance structurelle de la gouvernance, de la maintenance et de la gestion opérationnelle du service public de l’électricité ».
L’organisation syndicale identifie plusieurs ratés dans le fonctionnement de l’entreprise publique. Elle regrette « les délais excessifs observés dans le remplacement d’équipements stratégiques » et y voit « une absence d’anticipation, de stocks de sécurité et de procédures d’urgence ».
Ces lacunes « mettent en péril la continuité du service public et exposent les travailleurs et les populations à des conditions de vie indignes », selon le document signé par Louis Marie Kogrengbo. Le syndicat rappelle que « l’électricité est un facteur de travail décent, de sécurité et de productivité ».
Les dégâts vont bien au-delà des simples désagréments quotidiens. « Sa rupture prolongée affecte gravement les services de santé, l’éducation, l’économie nationale et la stabilité sociale », prévient l’ODSTC dans son communiqué.
L’organisation place le débat sur le terrain des conventions internationales. Elle rappelle que « pour les travailleurs, l’électricité est une condition minimale de travail décent, au sens des normes de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) ».
Le secrétaire général exécutif détaille les victimes de cette crise énergétique. Il cite « les travailleurs du secteur public et privé, dont la productivité est compromise » ainsi que « les établissements hospitaliers et sanitaires, exposés à des risques majeurs ».
La liste des secteurs touchés s’allonge avec « le système éducatif et universitaire » puis « les petites et moyennes entreprises, déjà fragilisées ». S’ajoute à cela un problème de « sécurité des personnes et des biens, particulièrement dans les zones urbaines non éclairées ».
L’ODSTC passe maintenant à l’offensive contre les décideurs. Elle « interpelle fermement les autorités de tutelle » et exige que « des mesures d’urgence immédiates soient prises pour rétablir la continuité du service ».
Le syndicat veut aussi qu’on identifie les coupables. Il demande que « la responsabilité des gestionnaires soit clairement établie » et avertit qu’« une réforme profonde du secteur de l’électricité ne peut plus être différée ».
Louis Marie Kogrengbo inscrit sa démarche dans une vision plus large. « L’électricité n’est pas un luxe, c’est un droit collectif », écrit-il dans le texte daté de Bangui ce mercredi.
Le responsable syndical termine sur une note politique. « L’électricité n’est ni un privilège ni une faveur : c’est un facteur de stabilité sociale et un levier indispensable du développement économique et du travail décent », indique le communiqué de l’ODSTC.
Martin Ziguélé dénonce « l’aboutissement d’un coup d’État constitutionnel devenu hold-up électoral » par le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Le-president-du-MLPC-Martin-Ziguele-repond-aux-questions-des-journalistes.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le Président du parti MLPC Martin Ziguelé lors de son entretien avec des journalistes au siège de son parti le 22 février 2022. Photo CNC
L’ancien Premier ministre centrafricain Martin Ziguélé a réagi mardi 20 janvier dernier sur les ondes de la radio RJDH à la décision du Conseil constitutionnel qui a validé lundi 19 janvier le hold-up électoral du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera avec 70% des voix.
Face au journaliste Romain Silvestre Sokambi, le leader de l’opposition n’a pas mâché ses mots. « Ce qui s’est passé hier, c’est l’aboutissement d’un coup d’État constitutionnel qui s’est soldé par un hold-up électoral », a-t-il martelé au micro de la station. Cette sortie intervient alors que l’Autorité nationale des Élections avait annoncé un score de 76% avant que les juges constitutionnels ne le révisent à 70%, déclenchant une vague d’incompréhension dans les rangs de l’opposition.
Interrogé par Sokambi sur son refus apparent de reconnaître la victoire tout en appelant au dialogue avec le pouvoir, Ziguélé a tracé une ligne de démarcation nette. « Sur le plan juridique et sur le plan politique, il y a une différence entre reconnaître et prendre acte de l’existence d’un président de la République », a-t-il expliqué. L’ancien chef du gouvernement a insisté sur le fait que son expérience des rouages de l’État lui permet de déceler quand un dysfonctionnement des organes électoraux cache une volonté délibérée.
« Nous qui avons été aux affaires et que nous savons comment l’État fonctionne, nous savons qu’on ne peut pas arriver à ce degré de dysfonctionnement des organes qui concourent à la gouvernance électorale sans que ça soit la manifestation de la volonté de pouvoir », a poursuivi Martin Ziguélé. Pour lui, les preuves ne manquent plus et le constat s’impose de lui-même. « En l’occurrence, il n’y a même plus de démonstrations à faire », a-t-il ajouté, laissant entendre que la manipulation est désormais trop visible pour être niée.
Le ton de l’ancien Premier ministre a gagné en gravité lorsqu’il a abordé l’avenir du pays. « Ce qui est important aujourd’hui, c’est de savoir comment on fait pour sauver notre pays de cette catastrophe », a-t-il déclaré, mettant l’accent sur l’urgence de la situation plutôt que sur les querelles de légitimité. Cette approche pragmatique contraste avec la fermeté de son diagnostic sur le scrutin.
Revenant sur le fond de sa pensée, Ziguélé a répété sa formule qui résume sa lecture des événements. « Et je reviens encore là-dessus. Ce qui s’est passé hier, c’est l’aboutissement d’un coup d’État constitutionnel qui s’est soldé par un hold-up électoral. » Il a ensuite tiré les conséquences de cette analyse en affirmant que « le problème pour nous au pays, il n’y a pas eu d’Élections. Donc le problème de la légitimité est entier. »