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Violence sexuelle en Centrafrique : l’évasion d’un présumé violeur à l’UMIRR relance le débat sur les crimes sexuels

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Violence sexuelle en Centrafrique : l’évasion d’un présumé violeur relance le débat sur l’UMIRR

 

Violence sexuelle en Centrafrique : l’évasion d’un présumé violeur relance le débat sur l’UMIRR
À l’UMIRR, le 18 juillet 2025 à Bangui. Photo CNC

 

L’évasion d’un suspect de viol infanticide révèle les dysfonctionnements critiques de l’unité spécialisée centrafricaine, UMIRR.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un cas dramatique à Bimbo exprime les failles béantes de l’UMIRR, questionnant l’efficacité des structures anti-violences sexuelles en République centrafricaine.

 

L’histoire commence en juin 2025 dans le village de Bokila, dans la commune de Bimbo. Une fillette de 16 mois meurt après un viol sexuel. Le choc traverse tout le pays. Les éléments de police et de la gendarmerie arrêtent rapidement un suspect et le confient à l’UMIRR, cette unité créée justement pour s’occuper de ce genre d’affaires terribles.

 

Huit jours plus tard, l’homme disparaît. Il s’évade des locaux de l’UMIRR pendant que les enquêteurs préparent son dossier judiciaire. Comment une telle chose peut-elle arriver dans une unité spécialisée  de la police et de la gendarmerie ? La question embarrasse tout le monde, du ministre de la Justice jusqu’aux responsables de l’unité.

 

L’arrestation du fugitif le 13 août ne calme pas les esprits. Au contraire, son transfert vers un autre lieu “plus sûr” confirme que quelque chose ne va pas du tout à l’UMIRR. Si cette structure ne peut même pas garder ses détenus, à quoi sert-elle ?

 

Le Conseil des ministres du 14 août a discuté de cette affaire. Les ministres se posent les vraies questions : pourquoi cette évasion ? Comment l’empêcher à l’avenir ? Certains parlent de corruption, d’autres pointent le manque de moyens. Personne n’a de réponses satisfaisantes.

 

Mais l’évasion n’est que la partie visible du problème. D’autres informations sortent progressivement. L’UMIRR détient des enfants de 11 à 13 ans dans ses locaux. Cette pratique viole la loi sur la protection des mineurs. Une unité censée protéger les enfants les emprisonne. Le paradoxe dérange.

 

Ces révélations changent la donne. L’UMIRR devait représenter la solution moderne contre les violences sexuelles. Elle incarnait l’engagement de l’État à protéger femmes et enfants. Aujourd’hui, elle accumule les problèmes : évasions, détentions illégales de mineurs, procédures bâclées.

 

Le cas de Bokila force une réflexion plus large. Les structures existantes fonctionnent-elles vraiment ? Les moyens alloués suffisent-ils ? Les procédures sont-elles respectées ? Ces questions dépassent le seul cadre de l’UMIRR. Elles touchent tout le système judiciaire centrafricain.

 

L’affaire embarrasse d’autant plus qu’elle survient dans un contexte tendu. La République centrafricaine travaille à reconstruire ses institutions après des années de crise et de la main mise du groupe Wagner. Chaque dysfonctionnement remet en question cette reconstruction. Chaque échec nourrit le scepticisme de la population.

 

Les autorités doivent maintenant réagir. Réformer l’UMIRR devient une priorité. Améliorer la sécurité, clarifier les procédures, former le personnel – tout cela demande du temps et de l’argent. Mais ne rien faire reviendrait à abandonner les victimes de violences sexuelles.

 

L’évasion de Bokila restera dans les mémoires. Elle rappelle que créer une institution ne suffit pas. Il faut aussi la faire fonctionner correctement. La République centrafricaine l’apprend à ses dépens.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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2 millions pour 15 femmes : le CICR mise sur l’autonomisation des handicapées de Bangui

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2 millions pour 15 femmes : le CICR mise sur l’autonomisation des handicapées de Bangui

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Les-femmes-formees-a-Cantonnier-a-la-frontiere-de-la-RCA-avec-le-Cameroun.jpg” data-wpel-link=”internal”>2 millions pour 15 femmes : le CICR mise sur l’autonomisation des handicapées de Bangui
Des femmes formées par l’église catholique à Cantonnier. CopyrightCNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Comité International de la Croix-Rouge finance des activités génératrices de revenus pour sortir les femmes handicapées de la mendicité et leur offrir une alternative économique durable.

 

Le 2  septembre 2025, le Centre Handicap de Rééducation Moteur (CRAHM) de Bangui accueillait une cérémonie particulière. Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR), en partenariat avec cette institution spécialisée, remettait une enveloppe de 2 millions de francs CFA à 15 femmes en situation de handicap pour financer leurs activités génératrices de revenus.

 

Cette initiative s’attaque à une réalité douloureuse de la société centrafricaine : la marginalisation des femmes handicapées, contraintes pour beaucoup à la mendicité faute d’opportunités économiques. Dans un pays où environ 10% de la population vit avec un handicap, ces femmes subissent une double discrimination liée à leur genre et à leur condition physique.

 

“Il est bon d’aider les femmes en situation de handicap parce que c’est la cible la plus vulnérable”, explique Sœur Martine Sawadougou, responsable administratrice financière du CRAHM. “On a initié ce projet pour qu’elles puissent faire de petites activités qui vont les aider à être autonomes, à ne pas dépendre des gens ou à se donner à la mendicité”.

 

Cette approche pragmatique vise à transformer une situation de dépendance en opportunité d’émancipation économique. Les 15 bénéficiaires pourront désormais investir dans le petit commerce, la couture ou la vente de produits artisanaux, secteurs accessibles qui correspondent à leurs compétences et aux réalités du marché national.

 

Sonia Yabulo, présidente d’une association de personnes handicapées et bénéficiaire du programme, témoigne de l’impact concret de cette aide : “Notre centre nous a aidé pour avancer dans notre activité. On va faire avec le commerce. On a trouvé encore des renforcements. On va ajouter encore plus pour évoluer notre commerce”.

 

Couturière de formation, Sonia prévoit d’utiliser ces fonds pour acheter tissus, fils et autres matériaux nécessaires à son activité. “Je vais acheter les tissus et les fils, les billets pour confectionner encore les robes et les chutes”, précise-t-elle, montrant une vision claire de son développement commercial.

 

Le projet ne se limite pas à un simple transfert financier. Un suivi régulier accompagne les bénéficiaires pour s’assurer de la viabilité de leurs activités. Ce dispositif comprend des conseils en gestion commerciale, une évaluation des besoins du marché local et un accompagnement pour adapter les produits ou services à la demande.

 

Cette initiative s’inscrit dans la continuité des efforts menés depuis 2021 par le CICR et le CRAHM. Le centre, dirigé par Sœur Merveille Mbala Igola et situé dans le quartier Fouh, dans le 4e arrondissement de Bangui, joue un rôle central dans la rééducation physique et l’appareillage des personnes handicapées.

 

La collaboration entre ces deux institutions ne date pas d’hier. En octobre 2020, le CICR avait déjà fourni un appui financier, matériel et technique au CRAHM et à l’Association Nationale de Rééducation et d’Appareillage de Centrafrique (ANRAC). Ce soutien avait permis de transporter des patients de l’intérieur du pays vers Bangui pour des soins spécialisés, notamment pour la fabrication de prothèses.

 

L’initiative actuelle va au-delà de la rééducation physique en intégrant une dimension économique. Cette approche holistique reconnaît que l’inclusion sociale des personnes handicapées passe aussi par leur autonomisation financière. En générant leurs propres revenus, ces femmes peuvent retrouver dignité et respect social.

 

Les objectifs de ce programme sont multiples. Il s’agit d’abord de réduire la dépendance économique en permettant aux femmes de subvenir à leurs besoins de manière autonome. Le projet vise également à combattre la stigmatisation en valorisant leurs compétences et leur contribution économique. Enfin, il offre une alternative viable à la mendicité, souvent perçue comme une solution de dernier recours.

 

Cette approche par les activités génératrices de revenus s’avère particulièrement pertinente dans le contexte centrafricain. Elle s’adapte aux réalités du marché informel tout en respectant les contraintes de mobilité et d’accessibilité des bénéficiaires. Les activités choisies – commerce, couture, artisanat – correspondent aux compétences traditionnelles des femmes et aux besoins identifiés localement.

 

Le choix de 15 bénéficiaires permet un accompagnement personnalisé, garantissant un meilleur taux de réussite. Cette approche ciblée, bien que limitée en nombre, peut servir de modèle pour des extensions futures. Le CICR et le CRAHM envisagent d’ailleurs d’élargir ce type de programme à d’autres régions de la République centrafricaine.

 

Cette initiative explique également l’évolution de l’approche humanitaire vers des solutions durables. Au lieu de se contenter d’une aide d’urgence, le CICR mise sur l’autonomisation des bénéficiaires. Cette philosophie correspond aux standards internationaux en matière d’inclusion des personnes handicapées.

 

En 2024, le CICR a soutenu 79 842 personnes en République centrafricaine à travers divers programmes. L’appui aux femmes handicapées s’inscrit dans cette dynamique globale de renforcement des moyens de subsistance et d’inclusion sociale.

 

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Batangafo : MSF offre 320 millions pour libérer l’hôpital de l’obscurité totale

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Batangafo : MSF offre 320 millions pour libérer l’hôpital de l’obscurité totale

 

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Lors de la remise du champ solaire par le MSF à l’hôpital de Batangafo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Médecins Sans Frontières (MSF) investit plus de 320 millions FCFA dans un système solaire pour garantir l’autonomie énergétique de l’hôpital de Batangafo.

 

En effet, le 10 septembre 2025 restera une date marquante pour l’hôpital préfectoral de Batangafo. Médecins Sans Frontières (MSF) a officiellement remis les clés d’une installation de panneaux solaires d’une valeur de plus de 320 millions de francs CFA. Cet équipement révolutionnaire vise à garantir une alimentation électrique stable et durable à cette structure de santé indispensable pour la région de l’Ouham-Fafa.

 

Cette révolution énergétique met fin à une dépendance coûteuse qui handicapait le fonctionnement de l’établissement. Avant cette installation, l’hôpital de Batangafo fonctionnait grâce à deux générateurs diesel particulièrement gourmands. Ces équipements consommaient plus de 3 000 litres de carburant par mois, représentant un coût considérable et une source constante d’inquiétude pour la continuité des soins. Les ruptures d’approvisionnement en carburant exposaient régulièrement les patients à des interruptions de traitement, mettant parfois des vies en danger.

 

Face à cette transformation majeure, les responsables préfectoraux n’ont pas caché leur satisfaction. Monsieur Kokolo Constant, représentant le Préfet de l’Ouham-Fafa, a salué cette initiative lors de la cérémonie de remise : « L’installation de ce système solaire à l’hôpital de Batangafo dépasse la simple fourniture d’énergie : elle représente un appui vital pour la santé publique et un signe fort de solidarité avec nos communautés. En tant que représentant des autorités locales et de l’État, nous sommes hautement reconnaissant envers Médecins Sans Frontières pour cet investissement majeur ».

Le champ solaire installé par le MSF à l'hôpital de Batangafo, dans la préfecture de l'Ouham-Fafa
Le champ solaire installé par le MSF à l’hôpital de Batangafo, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa

 

Derrière cette réussite se cache un travail technique minutieux adapté aux réalités du terrain centrafricain. Nkemju Rosevelt, Coordinateur de Projet MSF à Batangafo, a expliqué la complexité technique du projet : « Ce projet est le résultat d’une expertise interne et qualifiée en matière d’installation solaire qui a dû prendre en compte différents facteurs comme la saison des pluies et autres aléas pour que l’autonomie en énergie soit assurée. »* Il a également souligné que cette réalisation *« reflète le partenariat solide entre MSF et le Ministère de la Santé et s’inscrit dans une logique de résilience et de réduction de l’empreinte carbone ».

 

Pour garantir la durabilité de cet investissement, les organisateurs ont mis l’accent sur le transfert de compétences locales. Dr Michel Mbomé-Pento, Médecin-Chef de l’hôpital de Batangafo, s’est montré optimiste quant à la pérennité du projet : « C’est une solution gagnante pour la santé et l’environnement. De plus la pérennité est assurée grâce à la formation d’une ressource interne dédiée spécifiquement à la MAINTENANCE et au bon fonctionnement de ce parc solaire ». Cette approche garantit que l’hôpital pourra maintenir son autonomie énergétique même après un éventuel retrait de MSF.

 

L’importance de ce projet s’est traduite par une forte mobilisation des acteurs du secteur sanitaire centrafricain. La cérémonie de remise a rassemblé plusieurs acteurs clés du secteur de la santé en République centrafricaine. Des représentants du ministère de la Santé, des autorités locales et des leaders communautaires ont assisté à cet événement, témoignant de l’importance accordée à ce projet par l’ensemble des parties prenantes.

 

Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de transformation du système de santé centrafricain. Avec cette transition vers les énergies renouvelables, l’hôpital de Batangafo devient un exemple innovant de structure de santé durable. Cette installation permet désormais un accès plus fiable aux équipements médicaux, aux médicaments et aux infrastructures essentielles pour les communautés de la région.

 

Ce projet montre parfaitement comment les partenariats internationaux peuvent contribuer durablement au développement des infrastructures de santé en République centrafricaine, tout en respectant l’environnement et en réduisant les coûts de fonctionnement à long terme.

 

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Beyond luck: uncovering the craft behind virtual games

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The digital deck: how software shapes your shuffle

To many, virtual casinos seem like a realm of pure luck. Yet the apparent chaos of spinning reels or shuffling cards is orchestrated with scientific precision. At the heart of this process lies a system known as the Random Number Generator. Each digital deal or spin emerges from lines of code, not human bias, ensuring that no two outcomes are ever linked.

One of the common misconceptions is that machines develop moods, as if they might “decide” to be generous or stingy at certain times. The truth is far less dramatic and far more fascinating: every spin is independent, untouched by what came before. The mathematics behind the shuffle treats every attempt as if it were the very first. Platforms that include experiences like Judi Slot are bound by this invisible order. Players may never see the code, but the integrity of these digital decks defines the essence of fair play.

Payouts, probabilities, and the house edge: the unseen rulebook

Casino games appear simple on the surface—spin, deal, or roll, and wait for fate. Yet beneath the surface lies a silent rulebook written in probability. Words like “return” and “edge” define the long-term rhythm of every game, though most players never stop to consider them.

A game may seem generous one evening and tight the next, but the truth is steadier. Its design already sets boundaries for how often wins appear and how large they might be. The so-called “edge” ensures that casinos remain sustainable, but it doesn’t mean the player is powerless. By choosing games aligned with their preferred style—steady and modest, or rare and dramatic—they shape their own journey within those rules.

Understanding this invisible framework transforms play from blind fortune into informed choice. It becomes less about chasing jackpots and more about recognizing the patterns beneath the surface.

More than just cards: the surprising skill in modern casino games

The idea that casino gaming is nothing but luck ignores entire categories of play where decisions matter. Blackjack, for instance, rewards those who know when to hold back or when to push forward. Poker, whether virtual or live, is as much about reading people as it is about reading cards. Even roulette, often considered the ultimate game of chance, allows for strategies that influence the pace of wins and losses.

Skill may not rewrite the underlying mathematics, but it changes the experience. A player who masters basic strategies shifts the balance, turning what might feel like surrender to fate into an active contest of wit and timing.

These moments of agency remind us that virtual gaming isn’t only about luck’s fleeting hand. It is also about the quiet satisfaction of making the right choice at the right moment.

Behind the velvet rope: the role of game developers and mathematicians

The polished surface of an online slot hides years of planning, debate, and artistry. Behind every title is a team of specialists who merge storytelling with numbers. Designers imagine worlds—ancient temples, futuristic cities, or mythic battles. Artists shape symbols that invite players into those worlds, while sound engineers compose music that reacts to every twist of the game.

The unsung backbone, however, is built by mathematicians. They design the invisible engine that defines how often players win, how large the payouts can be, and how the rhythm of suspense flows. These numbers are not guessed but carefully balanced, tested, and recalibrated until the game delivers both fairness and engagement.

What players see is a few seconds of spinning reels. What they don’t see is the vast collaboration of creativity and calculation that makes those reels meaningful.

Your digital shield: how regulation and tech protect the player

Entertainment cannot thrive without trust. To ensure safety, modern gaming platforms use technology familiar to the banking world. Encrypted connections guard personal details, turning sensitive data into unreadable code as it travels across networks.

But protection goes further than digital locks. Responsible gaming tools allow players to set boundaries, whether through limits on deposits, reminders about time spent, or even temporary exclusion when needed. These systems frame gaming as a choice, not an uncontrolled impulse.

The presence of such tools shows that behind the thrill of spinning reels lies a deeper intention: to keep the experience sustainable, secure, and transparent.

The live dealer revolution: blending the virtual with the real

A quiet room at home can suddenly feel like a bustling casino floor. This transformation comes through live dealer games, where professional hosts shuffle real cards or spin actual wheels while players connect through streaming.

The technology behind this is more than a camera pointed at a table. Multiple angles, sharp resolution, and card-recognition systems work together to merge digital convenience with real-world authenticity. Dealers bring their own craft to the stage, mixing professionalism with charisma, much like stage performers guiding an audience through a show.

This blend of virtual and physical demonstrates the industry’s central theme: games at Slot88 are not accidents of chance but carefully woven experiences.

The future of the game: AI, VR, and personalized play

Tomorrow’s casinos will not look like today’s. Artificial Intelligence is already shaping recommendations and may soon become a guardian, detecting when a player’s behavior signals risk. Virtual Reality promises entire digital casinos that one can walk through, chatting with others and interacting as if the room were real.

Game design will likely become more personal, adapting to individual habits, moods, or even preferred stories. A player’s session might no longer mirror anyone else’s—each journey tailored uniquely, combining the unpredictability of chance with the artistry of customization.

The evolution of technology hints at a horizon where “luck” remains central but is wrapped in layers of immersion, community, and care never seen before.

The phrase “game of chance” suggests simplicity, yet the reality of virtual gaming is layered and complex. Random generators ensure fairness. Psychological design builds suspense. Mathematics establishes rhythm. Developers weave art with numbers, while regulations protect the human side of the experience.

To see online gaming only as luck is to miss the artistry within. Beyond every spin lies not just chance, but the quiet craft of those who build, balance, and safeguard the worlds in which we play.

 

King Chance Casino : un site pensé pour les joueurs français

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Dès qu’on évoque King Chance, il y a cette impression immédiate d’un casino en ligne qui ne cherche pas à compliquer les choses. Le site met en avant une grosse sélection de jeux, des bonus costauds et une navigation claire. Pas de fioritures inutiles, ça parle directement aux joueurs en France, en euros, et sans traduction bancale qui casse l’ambiance.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/casino-du-mercredi-10-septembre-2025.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/casino-du-mercredi-10-septembre-2025-450×300.png” alt=”King Chance Casino : bonus jusqu’à 10 000 € et 2 000 jeux en ligne” width=”450″ height=”300″ />

 

Une offre de jeux à rallonge

King Chance Casino n’y va pas de main morte avec plus de 2 000 titres disponibles. Machines à sous classiques, jackpots progressifs, tables de poker, roulette, blackjack, baccarat… et même des mini-jeux. L’avantage, c’est que le site propose un mode démo : pas besoin de sortir la carte bancaire pour tester. Tu peux lancer une machine, voir si elle accroche, et seulement après décider si tu mises.

Les studios derrière ces titres ne sont pas des petits nouveaux. On retrouve NetEnt, Yggdrasil, Betsoft, Playson, Wazdan ou encore Ezugi pour le live. En clair, King Chance Casino ne fait pas dans l’amateurisme. Et pour ceux qui aiment l’ambiance casino réel, les tables en direct avec croupiers francophones ajoutent ce côté social que beaucoup recherchent.

Présentation claire des catégories de jeux

CatégorieDétails principaux
Machines à sousClassiques, vidéo, jackpots progressifs
Jeux de tableBlackjack, roulette, baccarat, poker
Live CasinoTables animées par croupiers, certains francophones
Démo gratuiteDisponible sur de nombreux titres
FournisseursNetEnt, Betsoft, Yggdrasil, Playson, Wazdan, Ezugi

Cette vue d’ensemble montre bien que King Chance Casino ne se limite pas à un seul type de jeu. Tu peux facilement passer d’une machine à sous flashy à une partie de blackjack en direct sans que ça fasse décousu.

Des bonus qui marquent le coup

L’un des gros arguments de King Chance Casino reste son pack de bienvenue. Cinq dépôts pour un total de 10 000 € et 120 tours gratuits, c’est tout sauf anecdotique.

Avant de voir les détails, une précision : les bonus sont étalés dans le temps, ce qui permet de les exploiter sur plusieurs sessions, pas seulement au premier dépôt.

  • Sur les trois premiers dépôts, King Chance Casino double ta mise jusqu’à 2 500 € et ajoute 30 tours gratuits à chaque fois.
  • Au quatrième, le bonus descend à 50 % jusqu’à 1 500 €, avec 15 tours gratuits.
  • Le cinquième reprend la même formule que le quatrième.

Au final, ça fait un joli pactole bonus. Pas besoin de faire des calculs compliqués pour comprendre que tu peux profiter de grosses sessions avec cette offre.

Tableau simplifié du pack de bienvenue

DépôtsBonus obtenuTours gratuits
1er – 3ème dépôts100 % jusqu’à 2 500 € chacun30 par dépôt
4ème dépôt50 % jusqu’à 1 500 €15
5ème dépôt50 % jusqu’à 1 500 €15
TotalJusqu’à 10 000 € au global120

Ce tableau résume la mécanique sans surcharge. King Chance Casino joue la carte de la transparence : tu sais exactement ce qui tombe à chaque étape.

En dehors du bonus de bienvenue, le site propose des promotions régulières. Cashback pour récupérer une partie de tes pertes, tournois avec de grosses cagnottes et bonus hebdomadaires qui permettent de remettre du carburant dans la machine. Les joueurs fidèles peuvent même accéder au club VIP, avec des retraits plus rapides et un support qui répond au quart de tour.

Comment déposer et retirer son argent

La partie financière, toujours sensible, est plutôt bien gérée par King Chance Casino. Les dépôts commencent généralement autour de 5 € à 30 €, selon la méthode choisie. Carte bancaire (Visa, MasterCard), portefeuilles électroniques, solutions numériques modernes… il y a suffisamment d’options pour que chacun y trouve son compte.

Les retraits se font vite, surtout via les solutions numériques. Pas besoin d’attendre des jours interminables pour voir l’argent arriver. Le site met aussi en avant ses protections : chiffrement SSL, systèmes anti-malware et licence internationale. Ça ne sonne pas très glamour, mais c’est rassurant quand on joue avec de l’argent réel.

Un site pensé pour ne pas perdre de temps

King Chance Casino a une interface claire, sans menus cachés ou fenêtres qui s’ouvrent n’importe comment. Tu arrives, tu joues. Sur mobile, l’expérience reste fluide, ce qui est loin d’être toujours le cas ailleurs. Que ce soit dans le métro, au café ou chez toi, les jeux se lancent sans accroc.

Le support client est disponible en continu via chat et email. L’accès au chat est réservé aux joueurs connectés, mais une fois en ligne, les réponses arrivent rapidement. Certains sites affiliés évoquent même un numéro de téléphone, mais le chat reste la voie la plus directe.

Pour en savoir plus, découvrez nos conseils ici.

 

King Chance et le public français

Un point qui fait la différence : King Chance Casino cible clairement les joueurs français. L’interface est traduite correctement, les bonus sont affichés en euros, et plusieurs tables live accueillent des croupiers francophones. Ça paraît basique, mais ça change tout quand tu veux profiter d’une partie sans dictionnaire anglais-français à côté.

Foire aux questions

King Chance propose-t-il vraiment un bonus de 10 000 € ?

Oui. Le pack atteint bien 10 000 €, répartis sur cinq dépôts, avec 120 tours gratuits.

Comment déposer de l’argent sur King Chance ?

Tu peux passer par carte bancaire, portefeuille électronique ou solutions numériques. Le dépôt minimum tourne autour de 5 à 30 €.

King Chance offre-t-il un mode démo ?

Oui. La plupart des jeux disponibles peuvent être lancés gratuitement en mode démo.

Les retraits sur King Chance sont-ils rapides ?

Oui. Les retraits sont traités rapidement, surtout via les méthodes numériques.

King Chance a-t-il un service client francophone ?

Oui. Le support est disponible 24h/24 en français, via chat et email.

Conclusion générale

King Chance Casino coche les cases qui comptent : un catalogue large, des bonus généreux, des paiements rapides et une interface claire. Les joueurs français y trouvent un site pensé pour eux, sans traduction bâclée ni complications inutiles. Ce n’est pas un casino qui cherche à épater par des promesses vides, mais un site qui fait ce qu’il annonce : proposer un espace de jeu fiable, varié et agréable.

Évariste Ngamana perd 100 millions au Cameroun : le voleur volé

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Évariste Ngamana perd 100 millions au Cameroun : le voleur volé

 

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Évariste Ngamana

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le premier vice-président de l’Assemblée nationale Évariste Ngamana  s’est fait berner par des escrocs camerounais lors d’un achat immobilier fictif.

 

Évariste Ngamana a récemment effectué un voyage à Douala dans l’intention d’acquérir une villa. Pour finaliser cette transaction, il a remis 100 millions de francs CFA aux prétendus vendeurs. Quelques jours après cette remise de fonds, ses interlocuteurs ont disparu avec l’argent. La propriété promise n’existait pas et l’élu centrafricain se retrouve aujourd’hui privé de cette somme considérable.

 

Cette mésaventure intervient alors que le vice-président Évariste Ngamana  accumule les investissements immobiliers. Dans la capitale centrafricaine, il possède plusieurs bâtiments, notamment un triplex dans la cité Golfe qui demeure inoccupé depuis sa construction. Il a également confié à des ingénieurs équato-guinéens l’édification d’une villa de standing, actuellement en cours de réalisation. Ces projets onéreux interrogent sur l’origine des capitaux mobilisés.

 

Les finances d’Évariste Ngamana  font l’objet de questionnements récurrents. Lors du dernier congrès du Mouvement Cœurs Unis, où il dirigeait la commission communication, une enveloppe de 30 millions de francs CFA était destinée à la couverture médiatique. Plusieurs parlementaires affirment que cette somme n’a jamais été distribuée aux journalistes, alimentant les suspicions d’un détournement vers ses affaires personnelles.

 

Cette affaire rappelle celle de l’ancien Premier ministre Firmin Ngrebada, qui avait tenté en 2022 de transférer plus de 200 000 euros en France pour l’achat d’une villa. Les services antifraude français avaient bloqué cette opération. Ces épisodes montre une pratique répandue au sein du pouvoir : l’exportation de capitaux importants pour des acquisitions immobilières à l’étranger.

 

L’ironie de la situation est frappante. Ngamana, habitué à manier des fonds dont la provenance interroge, vient d’être victime des mêmes méthodes frauduleuses qu’il semble pratiquer. Cette escroquerie de 100 millions de francs CFA, équivalent au budget annuel de plusieurs ministères centrafricains, expose les contradictions d’un système où l’enrichissement personnel prime sur l’intérêt général.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Confondu avec le chef rebelle de 3R Sembé Bobbo, Dobo Abdel Kader est maintenu depuis 4 ans à Ngaragba avec la complicité du directeur général de police Bienvenu Zokoué

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Confondu avec le chef rebelle de 3R Sembé Bobbo, Dobo Abdel Kader est maintenu depuis 4 ans à Ngaragba avec la complicité du directeur général de police Bienvenu Zokoué

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/bobo-3r.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/bobo-3r-450×253.jpg” alt=”Confondu avec le chef rebelle de 3R Sembé Bobbo, Dobo Abdel Kader est maintenu depuis 4 ans à Ngaragba avec la complicité du directeur général de police Bienvenu Zokoué” width=”450″ height=”253″ />
Sembé Bobo, Chef rebelle 3R lors de son désarmement devant Touadera à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Une erreur d’identité volontairement entretenue  par la justice centrafricaine prive depuis plus de 4 ans monsieur Dobo Abdel Kader  de sa liberté.

 

Dobo Abdel Kader dirigeait tranquillement ses affaires avant que tout bascule en 2021. Ce fils de collecteur de diamants de Bria, ville située à 595 kilomètres de Bangui dans la Haute-Kotto, avait repris le métier familial après des études spécialisées en Égypte. Son père l’avait envoyé là-bas pour qu’il apprenne les techniques du commerce diamantaire. De retour au pays, il avait monté son propre bureau de diamant et travaillait dans la légalité.

 

Mais en 2021, le général Bienvenu Zokoué, directeur général de la police, a donné l’ordre de l’arrêter. L’accusation  farfelue : être Sembé Bobbo, le chef du mouvement armé 3R. Pourtant, aucune preuve n’existe pour justifier cette affirmation. Lors de l’arrestation, les policiers ont récupéré 400 millions de francs CFA en liquide, plus de l’or et des diamants. Ces biens n’ont jamais été officiellement déclarés  à la justice, ni rendus à son propriétaire.

 

Dobo Abdel Kader se trouve depuis à la prison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui. Quatre années ont passé sans procès, sans preuve de sa culpabilité présumée. La justice centrafricaine n’a donné aucune explication à cette détention qui s’éternise.

 

L’incohérence devient évidente le 10 juillet dernier. Le vrai Sembé Bobbo apparaît en plein jour à Bangui avec Ali Darassa pour signer un accord de paix de Ndjamena avec le gouvernement centrafricain. Les deux hommes sont accueillis officiellement, avec tapis rouge et honneurs, devant le chef de l’État. Ils repartent ensuite librement au Tchad.

 

Ainsi, les vrais dirigeants du 3R négocient tranquillement avec les autorités et voyagent sans contrainte, tandis que Dobo Abdel Kader reste enfermé à Ngaragba. Cette situation montre comment certains rouages du système judiciaire et sécuritaire fonctionnent mal.

 

Plusieurs témoignages pointent un schéma récurrent : des responsables des forces de l’ordre s’attaquent à des hommes d’affaires prospères sous couvert d’enquêtes bidon pour leur voler leurs biens. L’entourage de la victime accuse directement le directeur général de la police Bienvenu Zokoué de participer à ce braquage.

 

L’histoire de Dobo Abdel Kader montre ce qui arrive aux entrepreneurs qui tentent de bâtir quelque chose de légal dans leur pays. Son cas démontre comment la justice et la police peuvent devenir des outils de vol plutôt que de protection des citoyens.

 

Un jeune homme rentré développer son activité dans le diamant se retrouve privé de liberté et dépouillé de ses biens, pendant que ceux qui l’ont faussement accusé continuent leur travail sans être dérangés.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Pour le regretté sociologue Karl Blague,  Touadéra est  l’architecte d’une RCA dernière de la CEMAC

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Pour le sociologue Karl Blague,  Touadéra est  l’architecte d’une RCA dernière de la CEMAC

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/un-pauvre-de-enfant-de-la-rue-dort-la-au-croisement-Marabena-devant-la-station-Tradex😥😭🇨🇫.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pour le sociologue Karl Blague, Touadéra est l’architecte d'une RCA dernière de la CEMAC
un pauvre enfant de la rue, communement appelé Godobé, dort sur le dur au croisement Marabéna, devant la station Tradex pour illustration. CopyrightChrist Aimé Ndota

 

La République centrafricaine maintient sa position de lanterne rouge économique dans la CEMAC sous Touadéra.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Karl Blague n’épargne aucun mot. Le sociologue et coordinateur du groupe des organisations de la société civile G16 dresse un bilan implacable de la présidence Touadéra lors de l’émission Patara sur la radio Ndékè Luka. Selon lui, la République centrafricaine occupe toujours le dernier rang de la CEMAC en termes de PIB, un échec qui disqualifie automatiquement toute prétention présidentielle à un troisième mandat.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Avec un PIB de 2,752 milliards de dollars, la RCA traîne loin derrière ses voisins régionaux. La croissance projetée à 2,1 % pour 2025 reste inférieure au taux démographique de 3,1 %, traduisant un appauvrissement progressif de la population. “On parlait des diamants et autres. Est-ce que ça profite à la société centrafricaine et à la population ? Non”, tranche Blague.

 

Le déficit budgétaire atteint 4,9 % du PIB en 2024, pendant que la dette publique grimpe à 60,7 %. Ces indicateurs révèlent une gestion économique défaillante, où 71 % des Centrafricains survivent avec moins de 2,15 dollars par jour. L’inflation, passée de 0,1 % sous Catherine Samba-Panza à 2,1 % aujourd’hui, érode davantage le pouvoir d’achat des ménages.

 

Karl Blague balaye les justifications officielles. Mathurin Dimbélé invoque régulièrement la crise de 2013, mais le coordinateur du G16 refuse cette excuse. “Chaque fois, c’est la même chanson : le pays revient de loin”, dénonce-t-il. Après dix ans au pouvoir et cinq années comme Premier ministre, Touadéra disposait des leviers nécessaires pour inverser la tendance.

 

Les aides internationales abondent pourtant. Le plan RCPCA a mobilisé 1500 milliards de dollars, la Banque africaine de développement a débloqué 365 milliards supplémentaires. “Qu’est-ce qu’on en fait avec tout ça ?”, interroge Blague. Ces financements colossaux n’ont pas permis de combler l’écart avec les autres membres de la CEMAC.

 

La candidature présidentielle de Touadéra, portée par le MCU, apparaît pour Karl Blague  comme une provocation. Comment justifier une nouvelle candidature quand le pays stagne économiquement depuis des années ? L’écart avec l’avant-dernier pays de la zone monétaire demeure béant, la RCA n’atteignant même pas la moitié de son PIB.

 

“Les réalités sont là”, assène le sociologue. Il appelle les électeurs centrafricains à sanctionner une gouvernance qui a transformé leur pays en parent pauvre de la CEMAC. Bangui, située à 95 kilomètres de Boali et à 385 kilomètres de Bambari, reste le témoin de cette stagnation économique qui frappe l’ensemble du territoire national.

 

L’approche des Élections de 2025 cristallise les enjeux. Pour Blague, maintenir Touadéra reviendrait à accepter que la RCA demeure éternellement à la traîne, incapable de valoriser ses richesses minières au profit de sa population.

 

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Centrafrique : un magistrat psychopathe  fait arrêter sa femme et son bébé par des gendarmes

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Centrafrique : un magistrat psychopathe  fait arrêter sa femme et son bébé par des gendarmes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/04/intervention-des-éléments-de-la-gendarmerie-au-quartier-Nguinda-le-lundi-20-avril-2020-à-09h.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : un magistrat psychopathe fait arrêter sa femme et son bébé par des gendarmes
Opération des gendarmes au quartier Ginda . Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’incident s’est produit dans le 7e arrondissement suite à un différend sur l’achat de médicaments pour le bébé.

 

Un événement émouvant s’est déroulé la semaine dernière dans le quartier Ngaragba, dans le 7e arrondissement de Bangui. Un magistrat a fait arrêter sa propre épouse et leur enfant en bas âge par des gendarmes, après un désaccord sur l’achat de médicaments pour le bébé malade.

 

Les faits se sont déroulés en soirée, aux environs de 19 heures. Selon plusieurs témoins interrogés par une équipe de la rédaction du CNC, la mère avait demandé à son mari d’acheter des médicaments pour leur enfant souffrant. Le magistrat a refusé, mais fait un petit malin de vouloir acheter. La situation a dégénéré rapidement quand le magistrat, qui a pris le bébé dans sa voiture, est parti, puis revenir quelques minutes plus tard sans le médicament.

 

Mais l’homme de loi, de retour, est accompagné de gendarmes, toujours avec l’enfant  dans sa voiture. Au téléphone, il a appelé sa femme de sortir de leur domicile le retrouver devant leur maison. Dès que la femme est apparue, il a donné l’ordre aux forces de l’ordre de l’arrêter, elle et le bébé.

 

Les gendarmes ont obéi et conduit la mère et l’enfant à la Section de Recherches et d’Investigation. Cette arrestation a duré plusieurs heures. Vers 22 heures, les gendarmes ont réalisé l’absurdité de la situation. Une mère et son nourrisson détenus sur ordre de son propre époux pour un refus d’acheter des médicaments : ils ont procédé à leur libération vers 22 heures.

 

Cet acte criminel pose des questions sérieuses. Un magistrat utilise son autorité et les forces publiques pour régler un différend conjugal. C’est un détournement de pouvoir inacceptable. Les gendarmes se retrouvent instrumentalisés dans une querelle domestique sans aucun fondement légal.

 

Une enquête de la rédaction du CNC est en cours pour identifier formellement ce magistrat criminel. Plusieurs témoins rencontrés sur le lieu de l’incident cette nuit  confirment son statut, mais son identité exacte reste à établir. Pour des nombreux citoyens cfrns, des sanctions appropriées devront suivre ce comportement indigne d’un magistrat.

 

Rappelons que ce comportement porte atteinte à l’image de la justice centrafricaine. Un magistrat doit incarner la loi, pas la détourner pour ses affaires personnelles. L’utilisation des forces de gendarmerie dans ce cadre constitue un gaspillage des ressources publiques et un abus d’autorité caractérisé.

 

L’incident démontre les dérives possibles quand l’autorité judiciaire s’exerce sans contrôle. Il démontre la nécessité de mécanismes de surveillance plus stricts pour les magistrats qui outrepassent leurs prérogatives.

 

Cette histoire interpelle sur la formation et l’encadrement des magistrats. Elle pose la question des mécanismes de contrôle de leurs agissements. Comment un homme de loi peut-il utiliser son statut de cette manière pour un simple refus d’acheter des médicaments à son enfant ?

 

Le précédent est dangereux. Il montre comment le pouvoir peut corrompre même ceux qui sont censés le faire respecter. Cette affaire appelle à renforcer l’éthique professionnelle au sein de l’appareil judiciaire pour éviter de tels débordements.

 

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Zémio : quatorze soldats FACA en fuite arrêtés à Dimbi

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Zémio : quatorze soldats FACA en fuite arrêtés à Dimbi

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-très-bon-dans-une-rue-de-bangassou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-très-bon-dans-une-rue-de-bangassou-450×253.jpg” alt=”Zémio : quatorze soldats FACA en fuite arrêtés à Dimbi” width=”450″ height=”253″ />
Image d’illustration d’une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Les militaires qui se glorifiaient d’être des guerriers de la quinzième promotion dans une vidéo ont tenté de regagner clandestinement la capitale.

 

Quatorze soldats des Forces armées centrafricaines détachés à Zémio ont quitté leur affectation pour se rendre à Bangui sans permission. Leur tentative de fuite s’est achevée la semaine dernière à Dimbi, où leurs collègues les ont interceptés sur ordre d’un capitaine.

 

Confrontés aux questions sur les raisons de leur départ non autorisé, les déserteurs ont donné des explications confuses et contradictoires. Le capitaine a ordonné leur arrestation immédiate et a contacté le commandant de la zone de défense de l’Est depuis Bangassou, située à 750 kilomètres de Bangui, pour qu’un véhicule militaire soit dépêché afin de transférer les soldats vers la capitale en vue de leur emprisonnement.

 

Cette désertion collective témoigne des difficultés rencontrées par les forces armées pour maintenir la discipline dans leurs rangs, particulièrement dans les zones comme Zémio, distant de 1113 kilomètres de Bangui.

 

Il faut rappeler que ces mêmes soldats avaient défrayé la chronique la semaine dernière en diffusant une vidéo sur les réseaux sociaux. Dans cet enregistrement, ils se filmaient en train d’incendier au mois de juin dernier  le village de Koumboli, situé à cinq kilomètres de Zémio. Les militaires se vantaient de leur force et se moquaient de leurs collègues de la Brigade d’intervention rapide, se présentant comme de “vrais hommes de terrain”.

 

Leur arrestation à Dimbi souligne les problèmes persistants de moral et de discipline au sein des unités déployées dans les provinces éloignées. La fuite en groupe de ces quatorze hommes montre  les failles dans l’encadrement des troupes stationnées loin de la capitale. Finalement, nos guerriers ont pris la fuite sans les moindres coups de feu.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : la MDSP plaide pour un dialogue politique élargi avant les élections de 2025

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la MDSP plaide pour un dialogue politique élargi avant les Élections de 2025

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/erenon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : la MDSP plaide pour un dialogue politique élargi avant les élections de 2025
Le constitutionaliste centrafricain, Dr Dominique Désiré ERENON, Président de la MDSP

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  La MDSP , parti d’opposition centrafricain, demande l’inclusion de tous les acteurs démocratiques dans les discussions préélectorales.

 

En effet, le parti Marche pour la Démocratie et le Salut du Peuple (MDSP) a publié un communiqué le 9 septembre appelant à l’organisation d’un dialogue politique véritablement inclusif avant les Élections générales de 2025. Cette initiative vise à apaiser les tensions politiques qui entourent le processus électoral en cours.

 

Dirigé par le Dr Dominique Désiré Erenon, le parti basé dans le quartier Gobongo à Bangui estime qu’un tel dialogue permettrait de résoudre les désaccords actuels sur le processus électoral et de prévenir d’éventuels conflits avant et après le scrutin. La formation politique insiste sur la nécessité de rassembler l’ensemble des forces démocratiques du pays.

 

La MDSP salue la disposition du président Faustin Archange Touadera et de son gouvernement à dialoguer avec l’opposition. Toutefois, le parti souligne que l’opposition centrafricaine ne se limite pas aux seules plateformes politiques existantes. De nombreux partis évoluent en dehors de ces regroupements et méritent d’être associés aux discussions.

 

Le communiqué propose d’élargir le dialogue aux personnalités politiques indépendantes, à l’ensemble de la société civile, y compris la diaspora centrafricaine, ainsi qu’à tous les acteurs susceptibles d’apporter des solutions constructives. Cette approche globale vise à créer un climat propice à des Élections démocratiques réussies.

 

Cette prise de position intervient dans un climat politique tendu, où plusieurs formations contestent certains aspects du processus électoral en préparation. La MDSP, créée en 2021 avec le récépissé n°009/MATDDL/DIRCAB/DGAT/DAPSE/SAP, fait partie des voix qui plaident pour une approche plus consensuelle.

 

L’appel de la MDSP s’inscrit dans une démarche de recherche d’apaisement politique et social. Le parti prône la tolérance et le respect mutuel entre les différents acteurs politiques comme fondements d’un processus électoral transparent et accepté par tous.

 

Cette démarche témoigne de la volonté de certaines formations politiques de privilégier le dialogue à la confrontation. Elle intervient à un moment où le pays se prépare à des échéances électorales importantes qui détermineront son avenir politique et institutionnel.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : le Mouvement ITA prône l’élargissement du dialogue politique en cours

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le Mouvement ITA prône l’élargissement du dialogue politique en cours

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Dominique-Yandocka-pour-Doudou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Dominique-Yandocka-pour-Doudou-365×450.jpg” alt=”Centrafrique : le Mouvement ITA prône l’élargissement du dialogue politique en cours” width=”365″ height=”450″ />
Le député Éphrem Dominique Yandocka

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Mouvement ITA  souhaite inclure tous les acteurs dans les discussions initiées avec le BRDC.

 

En effet, le Mouvement ITA, dirigé par le député Dominique Yandocka,  a exprimé sa satisfaction concernant l’ouverture du pré dialogue politique entre le gouvernement et le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), tout en appelant à son élargissement. Dans un communiqué publié le 10 septembre à Bangui, le parti dirigé par l’honorable Dominique Yandocka salue cette initiative gouvernementale.

 

La formation politique considère que cette démarche reconnaît enfin le dialogue comme la solution durable pour apaiser les tensions sociopolitiques et restaurer la confiance dans le pays. Le Mouvement ITA voit dans ces échanges le fondement d’une société apaisée et solidaire, tournée vers l’avenir.

 

Le parti exprime l’espoir que ce processus aboutisse à des résultats concrets pour le bien-être des Centrafricains, particulièrement dans le cadre des prochaines échéances électorales. Toutefois, il souligne que les questions liées à certaines dispositions de la Constitution du 30 août 2023 ne doivent pas masquer d’autres défis majeurs auxquels fait face le pays.

 

Le Mouvement ITA plaide pour un débat national plus large, incluant l’ensemble des forces vives de la nation. Il rappelle l’expérience positive de la Table Ronde de Bruxelles en 2016, qui avait démontré que l’unité et la concertation nationale constituent des leviers puissants pour regagner la confiance des partenaires techniques et financiers. Le succès du Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en constitue une illustration probante.

 

La formation politique établit un lien avec la prochaine Table Ronde du Maroc sur le Programme National de Développement, soulignant que son succès dépendra de l’adoption d’une démarche inclusive par le gouvernement, fondée sur l’écoute et la co-construction avec tous les acteurs.

 

Cette prise de position intervient dans un moment politique particulier, où plusieurs événements se conjuguent : le dialogue avec le BRDC, le récent Sommet de la CEMAC et la préparation de la Table Ronde marocaine. Le Mouvement ITA y voit une opportunité de redéfinir les contours du dialogue politique national.

 

Le parti appelle à une approche plus globale qui permettrait d’engager résolument le pays sur la voie d’une paix durable, de la stabilité institutionnelle et du développement. Cette vision s’inscrit dans la recherche d’un consensus national élargi, au-delà des seuls acteurs actuellement impliqués dans les discussions.

 

L’intervention du Mouvement ITA témoigne de la volonté de certaines formations politiques de contribuer constructivement au processus de dialogue, tout en veillant à ce qu’il soit suffisamment inclusif pour répondre aux attentes de l’ensemble des Centrafricains.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Ouanda-Djallé : l’ancien ministre Comé Hassan veut désormais annuler les élections qu’il n’a pas pu truquer

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Ouanda-Djallé : l’ancien ministre Comé Hassan veut désormais annuler les élections qu’il n’a pas pu truquer

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/02/Come-Hassan-Ministre-Centrafricain-du-commerce.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/02/Come-Hassan-Ministre-Centrafricain-du-commerce-450×309.jpg” alt=”Ouanda-Djallé : l’ancien ministre Comé Hassan veut désormais annuler les élections qu’il n’a pas pu truquer” width=”450″ height=”309″ />
Come Hassan, le chef de la nouvelle Plateforme Eboumbi du soutien à Baba Kongoboro

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’ancien ministre Comé Hassan  demande l’annulation du démembrement du bureau de l’ANE de Ouanda-Djallé après avoir évité les primaires de son parti.

 

L’ancien ministre du Commerce Comé Hassan, candidat truqué du MCU aux législatives de 2025 dans la circonscription de Ouanda-Djallé, située à 954 kilomètres de Bangui, a adressé une requête à l’Autorité Nationale des Élections pour annuler le nouveau bureau de démembrement mis en place le 7 septembre dans cette ville de la Vakaga. Cette démarche surprend d’autant plus qu’elle émane d’un homme qui a lui-même contourné les règles démocratiques internes de son parti.

 

Dans sa correspondance datée du 8 septembre, Comé Hassan dénonce un déséquilibre dans la composition du bureau électoral local. Il reproche au comité de sélection d’avoir écarté les représentants des pouvoirs publics, des partis de la majorité et de la société civile au profit de l’opposition, notamment le MLPC tendance Ziguélé et l’UNIR.

 

L’ancien ministre pointe du doigt la présence du Secrétaire Général de la sous-préfecture André Dominique parmi les cinq membres retenus. Il l’accuse d’avoir orienté et imposé des représentants de son obédience politique tout en se faisant lui-même désigner. Les autres membres sont Abdel-Karim Gbagué, Jean Rachid (tous deux MLPC), Emile Christine (UNIR) et Dikouma Nadège (indépendante).

 

Cette requête intervient dans un climat tendu. Les habitants de Ouanda-Djallé contestent la légitimité de Comé Hassan depuis qu’il a évité les primaires du MCU. Le parti avait pourtant ordonné l’organisation de primaires ouvertes lorsque plusieurs candidats se manifestent dans une circonscription. Mais à Ouanda-Djallé, ce n’est pas le cas. Malgré la persistance de militants du MCU de Ouanda-Djallé d’organiser de primaire entre les différents candidats, l’ancien ministre Comé Hassan  a quitté la localité sans organiser ces primaires.

 

De retour à Bangui, Comé Hassan a obtenu sa désignation grâce au ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène, également chargé des candidatures au sein du MCU. Cette nomination sans consultation locale a provoqué la colère des populations qui exigent le respect des règles démocratiques.

 

Pour éviter toutes contestation et la possible tension intercommunautaire, les habitants de Ouanda-Djallé ont récemment organisé deux événements dans la transparence : la mise en place d’un bureau de la jeunesse il y a deux semaines, puis celle du bureau de démembrement électoral. Ces initiatives visaient à éviter les tensions intercommunautaires et à garantir la légalité des processus.

 

La requête de l’ancien ministre Comé Hassan  apparaît comme une tentative de déstabiliser les instances locales démocratiquement mise en place. Les populations s’interrogent sur la cohérence d’un homme qui contourne les primaires de son propre parti tout en contestant la légalité d’élections organisées dans les règles. Ses accusations soi-disant manque des représentants de l’État visent en réalité à manipuler l’opinion et à trouver des prétextes pour annuler une élection qu’il n’a pas pu contrôler. Ces raisons invoquées sont perçues localement comme bidons et sans fondement réel.

 

Cette affaire montre clairement les tensions entre les ambitions personnelles et les exigences démocratiques. Elle pose la question de la légitimité des candidatures imposées face à la volonté populaire. Les habitants de Ouanda-Djallé revendiquent leur droit à choisir leurs représentants selon les procédures établies.

 

L’Autorité Nationale des Élections devra trancher entre la requête d’un candidat contesté localement et la volonté d’une population qui a organisé ses institutions dans la transparence. Cette décision pourrait créer un précédent pour d’autres circonscriptions où des candidatures sont imposées sans consultation locale.

 

La suite de cette affaire déterminera si les règles démocratiques prévaudront sur les arrangements politiques. Les populations de Ouanda-Djallé attendent une réponse qui respecte leur choix et les procédures légales qu’elles ont scrupuleusement suivies.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le livre de Touadéra : quand la fiction rencontre la réalité. Le régime de Bangui devient fou

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Le livre de Touadéra : quand la fiction rencontre la réalité. Le régime de Bangui devient fou

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Touadera-en-train-de-faire-son-discours-a-Moscou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le livre de Touadéra : quand la fiction rencontre la réalité. Le régime de Bangui devient fou
Touadera en train de faire son discours à Moscou en Russie

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un ouvrage d’autoglorification du Président Faustin Archange Touadera au cœur d’un pays en décomposition à ciel ouvert.

 

Le samedi dernier à Bangui, Faustin-Archange Touadéra a dédicacé son livre intitulé : Faustin Archange Touadera, le bâtisseur. Oui, vous lisez bien, le bâtisseur! Le bâtisseur de la merde. Dans un pays où la violence quotidienne, la corruption endémique et la misère généralisée forment le paysage ordinaire, cette cérémonie prend des allures de spectacle déconnecté des malades mentaux.

 

L’adage « À beau mentir qui vient de loin » trouve ici son application parfaite. Ce livre, présenté comme un « miroir » des actions présidentielles, s’adresse manifestement à un public qui ne connaît pas la Centrafrique. Car les Centrafricains, eux, n’ont pas besoin d’un livre pour découvrir leur réalité. Ils la subissent chaque jour.

 

Depuis Sibut jusqu’à Bambari, ou Bambari jusqu’à Zemio,  ou simplement dans la capitale seulement, n’en parlant que ça, , les routes défoncées racontent une autre histoire que celle du « bâtisseur ». Dans les hôpitaux de Bangui, où des dizaines de patients meurent quotidiennement faute de moyens, le bilan sanitaire contredit les récits officiels. À Birao, dans le nord,  ou encore à Zemio, dans le sud-Est, l’insécurité reste omniprésente malgré les accords de paix brandis comme des victoires.

 

Que reste-t-il des prétendues réalisations ? Une connexion 4G+ inaccessible à la majorité des citoyens ? Quelques rues nettoyées autour du stade de Bangui ? Face à la déliquescence généralisée des services publics, ces exemples paraissent dérisoires.

 

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie de communication bien connue. Des « griots » du régime produisent régulièrement des ouvrages laudatifs, dédicacés en grande pompe. La simplicité de l’édition moderne facilite ces opérations : un auteur pose des questions, compile des réponses, imprime. Le tour est joué.

 

Mais cette propagande ne trompe personne en Centrafrique. Les citoyens font face quotidiennement à la corruption institutionnalisée, aux détournements de fonds publics et à l’impunité généralisée. Ils comparent naturellement avec la période de transition 2013-2016, où, malgré la guerre civile, des progrès tangibles étaient perceptibles.

 

Touadéra avoue lui-même ne pas avoir lu l’ouvrage qui lui est consacré. Cette confession involontaire en dit long sur la nature de l’exercice. Il s’agit moins de témoigner d’une action que de polir une image ternie par une décennie de gouvernance chaotique.

 

Le président Faustin Archange Touadera parle de « courage » et d’« engagement » pour qualifier son biographe. Ces mots sonnent creux dans un pays où le véritable courage consiste à survivre quotidiennement à l’effondrement des institutions. L’engagement authentique se trouve chez les médecins qui soignent sans moyens, les enseignants qui éduquent sans salaires, les citoyens qui tentent de maintenir un semblant de vie sociale malgré l’abandon de l’État.

 

Cette dédicace révèle surtout l’ampleur du fossé entre le pouvoir et la population. Pendant que Touadéra célèbre ses prétendus succès, les Centrafricains comptent leurs morts et leurs échecs. Ce décalage n’est pas accidentel : il témoigne d’une gouvernance déconnectée des réalités nationales.

 

Le « miroir » évoqué par le président renvoie effectivement une image. Mais pas celle qu’il souhaite projeter. Il reflète un régime englué dans ses propres contradictions, incapable de reconnaître l’ampleur de sa faillite. Dans cette Centrafrique meurtrie, le livre de Touadéra apparaît comme un monument à l’auto-aveuglement politique….

 

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La manipulation intra-gouvernementale : quand les ministres du régime de Touadera s’attaquent via les communicants

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La manipulation intra-gouvernementale : quand les ministres du régime de Touadera s’attaquent via les communicants

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Le-Premier-ministre-centrafricain-Felix-Moloua-devant-les-elus-de-la-Nation-ce-24-aout-2022.jpg” data-wpel-link=”internal”>La manipulation intra-gouvernementale : quand les ministres du régime de Touadera s’attaquent via les communicants
Le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua devant les élus de la Nation, ce 24 août 2022. CopyrightprimatureRCA

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La manipulation intra-gouvernementale gangrène le régime en place en République centrafricaine. Des ministres, censés œuvrer pour l’unité et le développement, s’attaquent entre eux par l’intermédiaire de leurs communicants respectifs. Ces jeunes, recrutés pour diffuser des messages sur les réseaux sociaux, deviennent des armes dans des luttes internes au pouvoir. Lazare Kianzi, observateur de la vie sociopolitique, expose cette réalité lors du débat Patara sur Radio Ndékè Luka. Il affirme que des ministres mobilisent des communicants pour régler leurs comptes.

 

Un ministre d’un département engage ses propres communicants pour discréditer un collègue d’un autre secteur. Ces derniers, actifs sur Facebook, WhatsApp et autres plateformes, propagent injures, rumeurs et attaques personnelles. Kianzi révèle que ces bras armés du net visent à affaiblir les rivaux au sein du même gouvernement. Un ministre de l’Intérieur, par exemple, voit ses communicants dénoncer un ministre des Finances comme incompétent. En retour, les communicants du second ripostent, accusant le premier de corruption. Cette guerre interne, instrumentée via des proxies, sème le chaos au cœur du pouvoir.

 

Amania Algonie, activiste de la société civile, souligne Hertz les conséquences. Elle souligne que ces actes nuisent à la République. Les communicants, manipulés par les ministres, amplifient la division et atteignent la dignité des personnes visées. Ces pratiques révèlent un gouvernement fracturé, où les priorités personnelles l’emportent sur l’intérêt national. Le régime tolère ce désordre, permettant à ses membres de se déchirer publiquement.

 

Lazare Kianzi insiste sur la responsabilité du système. Les communicants, souvent payés, servent les ambitions individuelles des ministres. Certains opèrent à visage découvert, protégés par leurs commanditaires. D’autres utilisent des avatars pour masquer leur identité. Cette manipulation intra-gouvernementale paralyse l’administration. Les ministres, au lieu de gouverner, se livrent à des batailles par procuration, sapant la stabilité du pays….

 

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Bertin Béa ou la métamorphose de l’ancien vice-Président du KNK en traître politique

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Bertin Béa ou la métamorphose de l’ancien vice-Président du KNK en traître politique

 

Bertin Béa ou la métamorphose de l’ancien vice-Président du KNK en traître politique
Bertin-Bea-500×505-1 – Arrestation arbitraire du député Yandocka, réaction de Bertin Béa

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 L’ancien fidèle de François Bozizé Bertin Béa abandonne son mentor pour Faustin-Archange Touadera, démontrant aux yeux du monde la déchéance morale d’une classe politique centrafricaine prête à tous les retournements pour survivre.

 

En effet, Bertin Béa, ancien premier vice-Président du parti KNK  vient de livrer une master class de retournement politique qui restera dans les annales de l’opportunisme centrafricain. Cet homme, jadis respecté comme cadre influent du parti KNK, s’est métamorphosé en vulgaire transfuge, abandonnant François Bozizé pour se jeter dans les bras de Faustin-Archange Touadéra avec un cynisme déconcertant.

 

Dans une interview accordée à Armando sur la radio Ndèkè – Luka, Béa tente de justifier sa trahison par de grands mots sur le patriotisme et l’intérêt national. “La situation au plan politique, socio-politique, sécuritaire, est en train de s’emballer”, déclare-t-il avec une gravité feinte. Comme si cette situation n’existait pas quand il soutenait mordicus Bozizé dans ses entreprises.

 

L’homme qui se drape dans les citations de Jean-Paul Sartre :  “Toute parole a une conséquence, tout silence aussi”,  oublie commodément que sa propre parole d’hier contredisait diamétralement celle d’aujourd’hui. Cette référence intellectuelle sonne creux dans la bouche d’un personnage qui transforme Sartre en alibi de sa propre versatilité mentale.

 

Bertin Béa tente de se dédouaner en niant toute motivation matérielle : “À 32 ans, j’étais déjà ministre de la Jeunesse et de sports dans le gouvernement du Premier ministre Gbezera Bria, sous le magistère de l’ancien Président Ange-Félix Patassé ”. Cette vantardise pathétique trahit exactement l’inverse de ce qu’il prétend démontrer. Elle dévoile un homme obnubilé par les postes et les honneurs, incapable de concevoir la politique autrement que comme une course aux privilèges.

 

Plus révélateur encore, il se félicite d’avoir “décliné des offres alléchantes sous le régime Séléka” quand Bozizé était renversé. Cette loyauté sélective interroge : fidèle à Bozizé face à Djotodia, traître à Bozizé face à Touadéra. Bertin Béa choisit ses loyautés selon les rapports de force du moment, non selon des principes constants.

 

Le plus scandaleux reste sa charge contre François Bozizé, son ancien mentor. Il reproche à ce dernier son “manque de transparence avec le peuple centrafricain, notamment sur les dons reçus de Touadéra (véhicules et argent) avant de s’engager dans la lutte armée”. Cette accusation, vraie ou fausse, montre la bassesse de Bertin Béa qui salit publiquement son parrain de longue date.

 

Que penser d’un homme qui dénonce aujourd’hui les “bruits de bottes” alors qu’il accompagnait hier celui qui les faisait résonner ? Cette soudaine conversion pacifiste sonne comme une imposture morale. Bertin Béa découvre les vertus de la paix au moment exact où son ancien patron devient militairement vulnérable.

 

Sa justification suprême :  “il faut savoir faire des choix lorsque la patrie est en danger”,  constitue le sommet de l’hypocrisie politique. Car enfin, qui a mis la patrie en danger ? Celui qui a soutenu Bozizé dans ses aventures ou celui qui l’abandonne maintenant ? Cette rhétorique patriotique masque mal un calcul purement égoïste.

 

Bertin Béa se dit “prêt à travailler avec Touadéra, que ce soit au sein du gouvernement ou dans un autre rôle” si l’occasion se présente. La honte! La honte! Quelle folie ?Cette disponibilité opportune confirme que son ralliement vise d’abord à sauver sa carrière politique. L’intérêt national ne constitue qu’un habillage rhétorique de ses ambitions personnelles.

 

Son optimisme affiché sur le “dialogue national” et la médiation de Denis Sassou Nguesso sonne comme une caution morale à son propre retournement. En bénissant les efforts de paix, il légitime rétroactivement sa trahison, transformant l’opportunisme en vertu civique.

 

Cette déchéance de Bertin Béa montre parfaitement la crise morale qui ronge la classe politique centrafricaine. Des hommes respectés, pères de famille exemplaires, basculent du jour au lendemain dans la traîtrise la plus crue dès que leurs intérêts personnels sont menacés.

 

Ce type de comportement empoisonne durablement la vie politique nationale. Comment construire un système démocratique stable avec des responsables qui changent d’allégeance selon les vents du moment ? Cette versatilité généralisée transforme la politique en marché aux bestiaux où chacun se vend au plus offrant.

 

L’exemple de Bertin Béa démontre que la respectabilité sociale ne garantit aucunement l’intégrité politique. Pire, elle peut servir de masque à des ambitions dévorantes qui n’attendent que l’occasion de se dévoiler. Ces “pères de famille respectables” peuvent se transformer en vulgaires trafiquants d’influence quand l’opportunité se présente.

 

La leçon de cette affaire dépasse largement le cas personnel de Bertin Béa. Elle interroge sur la nature profonde du personnel politique centrafricain et sa capacité réelle à porter un projet national cohérent. Comment faire confiance à des hommes qui renient publiquement leurs engagements passés sans la moindre vergogne ?

 

Par Alain Nzilo

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Annie Michelle Mouanga : la ministre qui taille l’ACFPE sur mesure avec une fausse candidature pour sa sœur Renée Michelle Bimbo

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Annie Michelle Mouanga : la ministre qui taille l’ACFPE sur mesure avec une fausse candidature pour sa sœur Renée Michelle Bimbo

 

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Annie Michelle Mouanga , ministre du travail et de la formation professionnelle

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  La ministre Annie Michelle Mouanga lance un appel à candidature truqué pour maintenir sa sœur Renée Michelle Bimbo à la direction de l’agence qu’elle pille depuis des années.

 

Annie Michelle Mouanga, la ministre centrafricaine du Travail, vient de franchir un nouveau cap dans l’art de la manipulation administrative. Cette femme qui a déjà transformé l’ACFPE en “vache à lait” avec sa sœur Renée Michelle Bimbo , lance aujourd’hui un appel à candidature bidon pour le poste de directeur général de cette agence, taillant cyniquement le profil sur mesure pour sa propre sœur.

 

Le document officiel daté du 1er septembre 2025 et signé par Henri Koulayom, président du Conseil d’Administration, constitue une comédie administrative sans précédent. Les critères exigés – âge entre 45 et 55 ans, diplôme BAC+5, au moins 10 ans d’expérience professionnelle et au moins 1 an à un poste de directeur général – correspondent parfaitement au profil de Renée Michelle Bimbo, l’actuelle directrice.

 

Cette manœuvre grossière s’inscrit dans la continuité du pillage organisé que mènent les deux sœurs depuis des années. Sous la direction de Renée Michelle Bimbo, l’ACFPE a vu ses ressources détournées pour des usages privés, notamment la transformation du restaurant des employés en atelier de couture personnel pour la ministre .

 

Les détournements touchent également les véhicules : la Minusca avait fait don d’un pick-up au ministère du Travail, mais ce véhicule a été confisqué par Michelle Mouanga pour l’usage personnel de son mari . Cette appropriation des biens publics témoigne de l’impunité totale dont jouissent ces deux femmes dans leur gestion familiale de l’État.

 

L’indignation des employés de l’ACFPE grandit face à ces abus répétés. Le personnel se sent trahi par ces détournements, le manque de moyens de déplacement dans les agences provinciales entravant leur travail quotidien . Pendant que les sœurs s’enrichissent, les agents peinent à accomplir leurs missions faute de ressources.

 

Annie Michelle Mouanga s’est rendue tristement célèbre par sa “gestion mafieuse” du ministère, nommant des proches à des postes juteux et attribuant des marchés à ses amis . Une ligne budgétaire finance même le carburant de la ministre à hauteur de 500 000 francs CFA mensuels, en violation des dispositions en vigueur .

 

Le profil de ce faux appel à candidature trahit l’amateurisme de cette manipulation. En exigeant “au moins 1 an à un poste de directeur général”, la ministre s’assure que sa sœur, en poste depuis plus d’un an en situation d’intérim illégal, remplisse parfaitement cette condition ridicule. Cette exigence dérisoire démontre que l’objectif n’est pas de recruter le meilleur candidat mais de légaliser rétroactivement une nomination familiale.

 

Michelle Mouanga a déjà nommé son frère cadet Michel Gambor à la tête d’un projet financé par l’OIT, sa sœur cadette Ledo comme consultante à l’ACFPE, transformant le ministère en entreprise familiale . Cette nouvelle manœuvre s’inscrit dans cette logique de captation des institutions publiques au profit du clan Mouanga.

 

L’indécence atteint son comble quand on sait que cette même ministre a créé une entreprise d’intérim, Impact 236, pour gérer le personnel de la société Tamoil, créant un conflit d’intérêts patent avec ses fonctions ministérielles. Son entreprise Diaspora a également raflé le marché de la restauration de la CNSS, empochant 15 millions de francs CFA par mois .

 

L’ACFPE, agence théoriquement autonome dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie administrative, se retrouve ainsi prise en otage par ces deux femmes qui en font leur propriété privée. Cette confiscation d’une institution publique constitue un déni démocratique qui prive les Centrafricains d’un service essentiel pour la formation professionnelle et l’emploi.

 

Le calendrier de cet appel à candidature – clôture le 12 septembre 2025 – témoigne de la précipitation de cette opération cosmétique. Moins de deux semaines suffisent-elles pour mener un recrutement sérieux pour un poste aussi stratégique ? Cette urgence suspecte confirme que la décision est déjà prise et que la procédure ne constitue qu’une formalité administrative.

 

L’équipe d’investigation du CNC, actuellement déployée dans les locaux du ministère et de l’ACFPE devrait rapidement mettre au jour l’ampleur des malversations organisées par ce duo infernal.

Cette affaire Mouanga-Bimbo constitue un cas d’école de la dérive népotique qui gangrène l’administration centrafricaine. Elle montre comment deux femmes peuvent détourner une agence entière au profit de leurs intérêts personnels, bafouant tous les principes de bonne gouvernance et de service public.

 

 

Interview exclusive de Tébéngaï Stéphane, habitant de Yaloké, sur l’exploitation minière illégale à Gaga

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Interview exclusive de Tébéngaï Stéphane, habitant de Yaloké, sur l’exploitation minière illégale à Gaga

 

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Monsieur stephane Tébéngaï , habitant de Yaloké

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans une interview exclusive à la rédaction du CNC, Tébéngaï Stéphane, surnommé Kirikou et habitant à Yaloké, dénonce une situation qu’il juge profondément injuste. Au cœur du conflit : un terrain minier dans le village de Gaga, près de Zawa, où des femmes exploitantes artisanales se retrouvent privées de leurs droits par l’intervention de soldats FACA au profit d’exploitants chinois.

 

Selon son témoignage, un accord initial avait pourtant été conclu devant témoins, répartissant les zones d’exploitation entre les Chinois et sa famille. Mais la découverte récente de graviers miniers aurait changé la donne, entraînant l’intervention militaire et la confiscation des outils de travail des exploitants.

À travers ce récit, Stéphane soulève des questions importantes sur la souveraineté, l’équité dans l’exploitation des ressources naturelles et le rôle des forces de sécurité centrafricaines dans ce type de conflits.

À lire : l’intégralité de l’interview ici.

 

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Bonjour monsieur Stéphane, merci d’avoir accepté de répondre à nos questions. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

 

Tébéngaï Stéphane : Bonjour, je m’appelle Tébéngaï Stéphane, mais beaucoup me connaissent sous le surnom de Kirikou. Je vis à Yaloké, à environ 225 km de Bangui, sur la route de Bossemptélé.

 

CNC : Vous avez publié le 3 septembre 2025 une déclaration sur WhatsApp à propos d’un terrain situé à Gaga. Pouvez-vous expliquer ?

 

Stéphane : Oui. Ce terrain est un héritage de ma famille, il y avait même des habitations dessus. En 2022, des Chinois sont arrivés pour l’exploiter. Un accord a été conclu en public, en présence du chef du village de Gaga, du président de la jeunesse, du chef de quartier, d’un géologue du ministère des Mines, de militaires FACA et bien sûr des représentants chinois. Tout était clair : les Chinois prenaient la première couche du site, que nous appelons le premier plateau, mais les deuxième et troisième restaient réservés à ma famille et aux femmes du village.

 

CNC : Comment cet accord s’est-il déroulé concrètement ?

 

Stéphane : Le géologue avait expliqué que le site comportait trois plateaux superposés. Les femmes ont dit : “Nous sommes prêtes à céder le premier plateau puisque nous n’avons ni armes ni moyens, mais laissez-nous les deux autres pour survivre.” Les Chinois ont accepté, le chef du village a validé, le président de la jeunesse a confirmé, et les FACA étaient là pour témoigner. Tout le monde a vu et entendu que le premier plateau était vendu, pas le reste.

 

CNC : Que s’est-il passé après cet accord ?

 

Stéphane : Pendant trois ans, de 2022 à 2025, les Chinois ont exploité le premier plateau. Puis, après avoir fini, ils sont partis. Ma famille et d’autres femmes du village ont alors repris le terrain pour exploiter artisanalement le deuxième plateau, comme cela avait été convenu devant les témoins.

 

CNC : Pouvez-vous raconter en détail ce qui s’est passé le 2 septembre dernier ?

 

Stéphane : Le 2 septembre, vers 16 heures, les femmes ont découvert du gravier sur le deuxième plateau. Elles ont commencé à casser les pierres. Mais dans la nuit, vers 22 heures, un Soldat FACA est arrivé. Il a exigé 50 000 francs CFA, en disant que si nous ne payions pas, il rappellerait les Chinois pour reprendre l’exploitation.

 

CNC : Quelle a été la réaction des femmes ?

 

Stéphane : Elles ont répondu qu’elles n’avaient pas cette somme. Elles n’avaient que 25 000 francs CFA et ont dit : “Cet argent, c’est tout ce que nous avons. Ce terrain n’est pas volé, il est à nous. L’accord concernait le premier plateau, pas celui-ci”. Le soldat a refusé. Il a appelé son chef, et un véhicule est venu. Ils ont embarqué les femmes, y compris ma mère, ainsi que mes frères. Même des vieilles dames ont été arrêtées.

 

CNC : Ont-ils été libérés ensuite ?

 

Stéphane : Oui, grâce à des interventions, ma mère et mes frères ont été relâchés, mais nos outils sont restés confisqués à la base des soldats. C’est un abus total.

 

CNC : Que s’est-il passé le lendemain, le 3 septembre ?

 

Stéphane : Le site avait été totalement bouclé par les FACA. Les familles n’avaient plus le droit d’y entrer. Par contre, les militaires ont laissé passer de gros camions pour ramasser les graviers, au profit des Chinois. Moi, je suis allé voir les autorités locales et les Chinois pour rappeler l’accord. Mais le représentant chinois m’a insulté devant tout le monde. Il a dit que le permis lui appartenait et qu’il n’avait rien à expliquer. Les militaires étaient là, armés, mais au lieu de protéger les Centrafricains, ils protégeaient les étrangers.

 

CNC : Vous confirmez que l’accord de 2022 séparait bien les droits d’exploitation selon les plateaux ?

 

Stéphane : Exactement. C’est ce que le géologue avait expliqué, validé par le chef du village, le président de la jeunesse et les autorités. Les Chinois ont fini leur travail sur le premier plateau, c’est terminé. Les autres couches appartiennent aux familles. Mais aujourd’hui, on veut nous les arracher de force, avec l’appui des armes de nos propres soldats.

 

CNC : Que craignez-vous si vous protestez contre cette situation ?

 

Stéphane : On dira que nous sommes des rebelles. On dira que nous troublons l’ordre public. Pourtant, nous voulons juste travailler sur nos terres. C’est nous qui avons voté pour ce gouvernement. C’est nous qui avons payé, avec nos impôts, les armes et les équipements militaires. Mais ces armes sont utilisées aujourd’hui contre nous, pour protéger des étrangers.

 

CNC : Quel message adressez-vous aux autorités et à la population ?

 

Stéphane : Je pose une question simple : est-ce qu’un Centrafricain peut aller en Chine prendre un terrain de force, dire “c’est mon permis, c’est mon terrain”, et exploiter sans rendre de comptes ? Est-ce même possible dans un pays voisin ? Non. Mais chez nous, tout est permis aux étrangers. Nous avons élu un président, nous lui avons confié la gestion du pays. Nous avons accepté des sacrifices pour financer l’armée et ses équipements. Mais aujourd’hui, cette armée préfère protéger des intérêts étrangers que ses propres citoyens. Et nous, quand nous parlons, on nous traite de voyous ou de rebelles. C’est incompréhensible et inacceptable.

 

CNC : Merci monsieur Stéphane pour ce témoignage.

 

Stéphane : C’est moi qui vous remercie de m’avoir donné la parole.

 

Propos recueillis par Anselme Mbata

 

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Un instituteur étrangle son enfant et prend la fuite à Galabadja 4, huitième arrondissement de Bangui

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Un instituteur étrangle son enfant et prend la fuite à Galabadja 4, huitième arrondissement de Bangui

 

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Opération des gendarmes au quartier Ginda . Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Mardi 8 septembre 2025, un jeune instituteur a tué son propre enfant au quartier Galabadja 4, derrière la paroisse de l’église catholique Saint-Jean, avant de disparaître dans la nature.

 

La scène criminelle s’est produit dans une maison familiale du quartier Galabadja 4, situé dans le huitième arrondissement de Bangui. Selon les premiers témoignages recueillis auprès des voisins, le couple vivait avec son enfant lorsque la mère a quitté le domicile pour se rendre au marché. Restés seuls avec son enfant, le père aurait alors entrainé celui-ci dans la maison et l’aurait saisi et l’aurait étranglé à l’intérieur de la maison.

 

Toujours selon les témoins interrogés par la rédaction du CNC, l’instituteur a ensuite fermé la porte sur le corps sans vie de l’enfant avant de quitter précipitamment les lieux. Depuis, il est activement recherché par les forces de l’ordre.

 

Les habitants interrogés se disent choqués et incapables de comprendre les motivations d’un tel acte. Certains évoquent un possible trouble psychologique de l’enseignant, tandis que d’autres soulignent l’absence de signe annonciateur. « Pourquoi tuer son propre enfant ? », s’interroge un voisin, exprimant la stupeur partagée dans le quartier.

 

Alertés, les services de la police sont arrivés rapidement sur place. La brigade FICU a procédé au constat avant de transférer le corps de l’enfant à la morgue.

 

À l’heure actuelle, aucune explication officielle n’a été donnée sur les raisons de ce meurtre. Les recherches se poursuivent pour retrouver l’instituteur en fuite.

 

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Bangui repeinte en urgence pour cacher sa misère avant le sommet de la CEMAC

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Bangui repeinte en urgence pour cacher sa misère avant le sommet de la CEMAC

 

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La ville de Bangui, 24 heures avant le sommet des chefs d’État de la CEMAC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À quarante-huit heures du sommet des chefs d’État de la CEMAC, Bangui vit une transformation spectaculaire. Balais, brûlage d’herbes, coups de peinture express sur les trottoirs : la capitale centrafricaine joue la comédie de la ville propre. Cette frénésie de dernière minute cache mal l’incompétence d’autorités qui découvrent soudain que leur capitale ressemble à un terrain vague.

 

Les rues de Bangui respirent enfin, mais seulement le temps d’un sommet. La poussière qui asphyxie les habitants depuis des mois disparaît sous des jets d’eau improvisés et des balayages frénétiques. Les mauvaises herbes qui colonisaient les artères principales partent en fumée, littéralement. Cette opération chirurgicale de quarante-huit heures fait sourire les Banguissois, qui savent déjà que tout redeviendra normal dès le départ des délégations étrangères.

 

Bruno Yapandé, ministre de l’Administration du territoire, a endossé le rôle de chef d’orchestre de cette comédie baptisée « Kwa ti Codro ». De l’avenue de l’Indépendance au rond-point des Martyrs, en passant par l’avenue Boganda et le rond-point Marabéna, il parade devant les caméras comme un maire en campagne. Ses discours enflammés sur la « fierté nationale » et la « beauté retrouvée » de Bangui font grincer des dents quand on sait que cette même ville croupit dans l’abandon onze mois sur douze.

 

L’opération mobilise tous les moyens disponibles. Des promoteurs privés se voient confier la décoration express des ronds-points, transformés en jardins artificiels pour l’occasion. Des groupes de jeunes ratissent les artères principales armés de balais et de machettes. L’aéroport bénéficie d’un lifting de dernière minute, le huitième arrondissement retrouve des couleurs. Partout, le même scénario se répète : peinture fraîche sur des infrastructures délabrées, décorations temporaires accrochées à la hâte, et sourires forcés des autorités qui vantent leur « vision » d’une capitale moderne.

 

Cette comédie urbaine dit tout de la mentalité qui règne au sommet de l’État centrafricain. Plutôt que de maintenir Bangui dans un état décent toute l’année, on préfère l’opération coup de poing quarante-huit heures avant l’arrivée des invités. Cette approche du bricolage gouvernemental transforme chaque événement international en course contre la montre pour cacher la poussière sous le tapis.

 

Les habitants de Bangui observent ce spectacle avec un mélange d’amusement et d’amertume. Ils savent que ces efforts déployés en urgence ne changeront rien à leur quotidien. Une fois les caméras parties et les délégations envolées, la capitale retrouvera son visage habituel : celui d’une ville livrée à elle-même, où les ordures s’accumulent, où les routes se dégradent, où l’éclairage public reste un luxe.

 

Cette opération « Kwa ti kodro » pose une question simple : si le gouvernement peut mobiliser autant d’énergie et de moyens en quarante-huit heures, pourquoi ne le fait-il jamais le reste du temps ? La réponse tombe sous le sens : les autorités centrafricaines ne se préoccupent de l’image de leur capitale que lorsque des regards extérieurs se posent sur elle.

 

Le sommet de la CEMAC passera, les délégations repartiront avec des photos de ronds-points fleuris et d’avenues propres. Mais les Banguissois, eux, resteront avec la réalité d’une ville mal gérée, mal entretenue, mal aimée par ceux qui sont censés la diriger. Cette mascarade de deux jours ne peut pas effacer des années de négligence et d’abandon.

 

Au fond, cette opération de maquillage en dit plus long sur l’état réel de Bangui que tous les discours officiels. Une capitale qui doit se déguiser pour recevoir des invités avoue par ce geste même qu’elle n’est pas à la hauteur le reste du temps. Les autorités centrafricaines viennent de donner la plus belle démonstration de leur échec en matière de gestion urbaine : elles prouvent qu’elles savent faire, mais seulement quand ça les arrange.

 

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Nola étranglée : quand l’État livre la Sanga aux prédateurs étrangers

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Nola étranglée : quand l’État livre la Sanga aux prédateurs étrangers

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Une-pirogue-remplie-de-passagers-traversant-la-riviere-Mambere.-CopyrightRNL.jpg” data-wpel-link=”internal”>Nola étranglée : quand l'État livre la Sanga aux prédateurs étrangers
Une-pirogue-remplie-de-passagers-traversant-la-riviere-Mambere.-CopyrightRNL – Rivière Mambéré : Centre vital de la vie quotidienne à Nola

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La ville de Nola se noie sous l’indifférence d’un pouvoir qui bradé ses richesses aux intérêts étrangers.

 

À 720 kilomètres de Bangui, Nola vit un calvaire silencieux. La Sanga, artère vitale qui reliait autrefois cette ville forestière au Congo-Brazzaville, ne porte plus de bateaux. Les eaux ont baissé, les chenaux se sont comblés, victimes des activités minières qui grignotent les berges sans contrôle. Une société chinoise extrait l’or en amont, rétrécissant progressivement le lit de la rivière. Résultat : les embarcations qui transportaient vivres, carburant et marchandises depuis Brazzaville via Salo ne peuvent plus naviguer.

 

Aloïse Mokomitobi, chef de quartier, observe cette agonie quotidienne. Les derniers bateaux ont cessé leurs rotations il y a des mois. Le port pétrolier de Salo, deuxième réserve du pays, tourne au ralenti. Les habitants assistent, impuissants, à l’envolée des prix. Odette Mwangimba, commerçante, paie une palette de poissons 250 000 francs CFA contre 50 000 auparavant. Le carburant devient introuvable. Cette inflation n’est pas conjoncturelle : elle traduit l’effondrement d’un système d’approvisionnement sacrifié sur l’autel des intérêts miniers étrangers.

 

L’industrie forestière, poumon économique de la zone, a sombré avec la navigation fluviale. Efbaka, Karambua, Sésame : ces noms résonnent comme autant de promesses non tenues. Ces entreprises ont fermé leurs concessions, abandonnant Nola à son isolement. Leurs grumes transitaient par la Sanga vers les ports du Congo. Sans voie navigable, l’exploitation forestière perd sa rentabilité. Les emplois disparaissent, les revenus s’évaporent, la ville se vide de sa substance économique.

 

L’État centrafricain porte une responsabilité écrasante dans cette débâcle. Pendant que les sociétés étrangères modifient le cours de la Sanga, les autorités restent aveugles. Aucun contrôle environnemental, aucune étude d’impact, aucune protection des voies navigables. Les services compétents, représentés par Achille Poulzy et Arnaud-Serge Guy Akoumung-Pamako, évoquent des problèmes de balisage et d’entretien. Leurs brigades de Bommassa et Ubongi manquent de moyens, subissent vandalisme et sabotages. La réglementation reste inadaptée, les financements inexistants.

 

La route qui relie Nola à Bangui achève de parachever l’isolement. Défoncée, impraticable par endroits, elle décourage les transporteurs. Les marchandises qui transitaient autrefois par voie fluviale doivent emprunter ce chemin de croix terrestre. Les coûts explosent, répercutés sur les consommateurs. Une ville entière devient otage de choix politiques qui privilégient les investisseurs étrangers au détriment des populations locales.

 

Cette situation expose l’abdication d’un État qui livre ses ressources sans contrepartie véritable. Les entreprises chinoises exploitent l’or, transforment la géographie fluviale, repartent avec leurs profits. Les concessions forestières ferment après avoir vidé les parcelles les plus rentables. Nola paie le prix de cette prédation organisée. Ses habitants subissent une double peine : la perte de leurs moyens de subsistance et l’explosion du coût de la vie.

 

Le drame de Nola révèle les failles d’une gouvernance qui sacrifie l’intérêt général aux arrangements privés. La Sanga peut retrouver sa navigabilité, les forêts peuvent être exploitées durablement, l’économie locale peut renaître. Mais cela exige une volonté politique que Bangui refuse d’assumer. En attendant, une ville entière agonise dans l’indifférence, symbole d’un pays qui dilapide son patrimoine naturel au profit d’intérêts qui lui sont étrangers…….

 

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Bégoua : Le marché du PK12, animé mais risqué, est-il possible de le délocaliser ?

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Bégoua : Le marché du PK12, animé mais risqué, est-il possible de le délocaliser ?

 

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La Vie Quotidienne au Marché de Begoua – PK12 . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bégoua, le marché du PK12, vibrant et accueillant, attire habitants et visiteurs, mais son emplacement sur la route nationale pose un danger. Une délocalisation est-elle envisageable ?

 

À Bégoua, une commune située à la sortie nord de la capitale Bangui, le marché informel du PK12 qui s’étend le long de la route nationale est à la fois un lieu de vie et un casse-tête. Pour beaucoup d’habitants, ce marché vibrant incarne l’énergie et l’accueil chaleureux de la capitale. Les étals et l’effervescence des échanges en font un point d’attraction, une vitrine de la beauté de cette porte d’entrée de la capitale. Mais cette animation a un revers : l’occupation des abords de la route crée des risques importants pour la sécurité des vendeurs et des passants.

 

Le maire de Bégoua, Emmanuel Gazanguinza, ne cache pas son inquiétude. Depuis la création de la commune il y a six ans, aucun marché structuré n’a vu le jour. Résultat : près de 273 000 habitants dépendent de ce commerce de bord de route pour vivre. « Les gens n’ont pas d’autre choix que de vendre sur la chaussée », explique-t-il dans une interview à Radio Guira FM. Cette situation entraîne des accidents fréquents et complique la circulation, mettant en danger vendeurs, clients et automobilistes.

 

Le maire Emmanuel Gazanguinza  se retrouve face à un dilemme. Interdire la vente sur la route priverait des milliers de personnes de leurs moyens de subsistance. « Si je leur demande d’arrêter, ils me répondront : où allons-nous vendre ? », confie-t-il. Mais laisser la situation inchangée n’est pas une option viable non plus, car la route nationale est avant tout conçue pour les véhicules, pas pour le commerce. En attendant une solution durable, une mesure temporaire a été prise : les commerçants sont invités à se replier derrière les poteaux électriques pour libérer la chaussée. Cette solution, bien que pratique, reste limitée et ne répond pas au problème de fond.

 

Pour beaucoup d’habitants, déplacer le marché ailleurs est une idée complexe. Un nouveau lieu, même pensé pour la sécurité, risque de perdre l’animation et l’attractivité de l’emplacement actuel. « Ce marché, c’est vivant, c’est accueillant », disent certains. Ils craignent qu’un site excentré ne décourage les clients et les vendeurs, qui pourraient hésiter à s’y installer. Pourtant, le maire Emmanuel Gazanguinza insiste : un marché moderne et bien aménagé est indispensable pour concilier sécurité et dynamisme économique.

 

Emmanuel Gazanguinza appelle les autorités nationales à agir rapidement. Depuis 1959, Bégoua n’a jamais bénéficié d’une infrastructure commerciale adaptée à sa population croissante. Un marché structuré permettrait non seulement de réduire les risques d’accidents, mais aussi de stimuler l’économie. « Nous avons besoin d’aide pour construire un espace qui réponde aux besoins de tous », plaide-t-il.

 

En attendant, le marché de Bégoua reste un symbole ambivalent : un lieu de vie essentiel pour la communauté, mais aussi un défi pour la sécurité et l’organisation. Trouver un équilibre entre ces enjeux demandera des efforts collectifs, pour préserver ce qui fait la force de ce marché tout en protégeant ceux qui le font vivre.

 

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Elie Oueifio : Comment la corruption maintient la Centrafrique dans l’assistanat

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Elie Oueifio : Comment la corruption maintient la Centrafrique dans l’assistanat

 

Elie Oueifio : Comment la corruption maintient la Centrafrique dans l’assistanat
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

En juillet 2025,  l’ancien ambassadeur Elie Oueifio analyse la corruption comme principal obstacle au développement autonome de la République centrafricaine.

 

Dans son ouvrage Entre un programme de développement qui procure la paix et assure la stabilité et un projet humanitaire qui favorise l’oisiveté, instaure et entretient les crises, publié en juillet 2025, Elie Oueifio, coordonnateur du Cercle des Écrivains, Journalistes, Artistes et Chercheurs de Centrafrique (CEJACC), examine la corruption comme racine des maux centrafricains. L’auteur démontre comment ce phénomène entrave l’autonomie nationale et perpétue la dépendance aux aides extérieures.

 

Elie Oueifio rapporte les propos du président Faustin Archange Touadéra lors du séminaire gouvernemental de mars 2023. Le chef de l’État déplorait que les fonds destinés au trésor public finissent dans les poches de tiers, ne laissant qu’une portion infime à l’État. Cette observation révèle l’ampleur du détournement des ressources publiques qui prive la nation de ses moyens de développement.

 

L’auteur établit un lien direct entre corruption et dépendance. La République centrafricaine possède des richesses considérables : or, diamant, uranium, bois précieux. Ces ressources devraient normalement financer le développement national. Mais les pratiques corruptives détournent ces revenus vers des intérêts privés, obligeant l’État à solliciter constamment l’aide internationale pour ses besoins élémentaires.

 

Elie Oueifio documente plusieurs cas concrets dans son analyse. Ces exemples révèlent comment la corruption s’allie aux intérêts extérieurs pour maintenir le pays dans un état de faiblesse chronique. Les corrompus deviennent complices, consciemment ou non, de forces qui bénéficient de l’instabilité centrafricaine.

 

L’analyse d’Oueifio dépasse les élites corrompues. Il observe une inculture politique et administrative généralisée. Même les fonctionnaires et ministres attendent que le président agisse seul, déresponsabilisant l’ensemble de l’appareil d’État. Cette passivité administrative aggrave les dysfonctionnements et facilite les détournements.

 

L’auteur cite les rapports de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance qui exposent régulièrement des cas de détournements. Mais il déplore l’absence de sanctions rigoureuses contre les fautifs. Cette impunité encourage les pratiques corruptives et entretient un climat où les fraudeurs agissent sans crainte. Oueifio compare leur attitude à celle d’enfants qui disent : “Papa gronde, mais ne tape pas”.

 

Dans son ouvrage de juillet 2025, Oueifio propose des solutions concrètes pour briser ce cycle. Il s’appuie sur des principes spirituels, citant Ézéchiel 18:4-20 qui stipule que “l’âme qui pèche doit mourir”, pour justifier des sanctions fermes contre les corrompus. L’auteur recommande de s’inspirer des modèles de gouvernance de leaders comme Houphouët-Boigny ou Omar Bongo, qui ont combattu la corruption avec détermination.

 

La justice indépendante constitue un pilier central de ses propositions. Oueifio insiste sur la nécessité d’une justice capable de juger les cas signalés par le parlement ou la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance. Cette justice doit agir avec fermeté pour restaurer la confiance des citoyens dans les institutions.

 

L’auteur appelle également à une mobilisation collective pour surmonter la dépendance. Il soutient que les Centrafricains doivent cesser de se comporter comme des “enfants” sous tutelle, selon Galates 4:1-2, et assumer leurs responsabilités citoyennes. Cette prise de conscience nationale doit accompagner les réformes institutionnelles.

 

Elie Oueifio propose de renforcer le parlement pour contrôler efficacement les actions gouvernementales. Il recommande aussi de soutenir les médias indépendants pour qu’ils sensibilisent les populations sans céder à la désinformation. Ces institutions renforcées formeront les garde-fous nécessaires contre la corruption.

 

Pour l’auteur, une gouvernance intègre, alliée à une prise de conscience nationale, permettra à la République centrafricaine de financer son développement avec ses propres ressources. Cette autonomie financière brisera définitivement le joug de l’assistanat qui maintient le pays dans la dépendance….

 

 

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Obo : l’ONG Alima seul rempart face à la crise sanitaire dans le Haut-Mbomou

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Obo : l’ONG Alima seul rempart face à la crise sanitaire dans le Haut-Mbomou

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ong-alima-sur-le-site-des-deplaces.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dans le Haut-Mbomou, l'intervention de l'ONG Alima pour des soins médicaux
Dans le Haut-Mbomou, l’intervention de l’ONG Alima pour des soins médicaux. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  La situation humanitaire se détériore dans cette préfecture du Haut-Mbomou où l’État centrafricain semble avoir abdiqué ses responsabilités.

 

Dans cette ville située à 1320 kilomètres de Bangui, la population survit grâce aux interventions de l’ONG internationale Alima. L’hôpital public ne fonctionne plus correctement. Les malades reçoivent des diagnostics élémentaire mais aucun traitement. Les médecins établissent des ordonnances que les patients doivent honorer dans les pharmacies de quartier, souvent dépourvues des médicaments prescrits.

 

Pendant ce temps, des épidémies se multiplient. Le paludisme frappe massivement les enfants. La gale s’étend dans toute la zone, laissant les plus jeunes avec des lésions cutanées sur tout le corps. La saison des pluies aggrave la propagation de ces maladies.

 

Les équipes d’Alima tentent de couvrir le territoire en se déplaçant de village en village, de sites des déplacés aux sites des refugiés. Leur travail s’avère titanesque face à l’ampleur des besoins. L’accès aux sites de déplacés complique leurs interventions. Pour atteindre le site qui se trouve à 17 kilomètres d’Obo sur l’axe de Bambouti, les véhicules empruntent des pistes rurales défoncées où il faut deviner l’emplacement de la route.

 

Quand les humanitaires arrivent dans les villages, c’est l’explosion de joie. Les habitants ne s’attendaient plus à recevoir de l’aide extérieure. Ils vivent dans l’oubli total de l’État centrafricain, dont la présence se limite au préfet, au sous-préfet, au maire et aux soldats FACA cantonnés dans la ville d’Obo.

 

Les infrastructures s’effondrent. Les bacs pour traverser les rivières ne fonctionnent plus faute de personnel payé. L’État doit 15 000 francs CFA par mois aux agents chargés de ces traversées, mais ne verse aucun salaire. Ces derniers ont abandonné leur poste. Des bénévoles assurent le service contre 500 francs CFA pour les petits véhicules et 2000 francs CFA pour les camions.

 

Dans le Haut-Mbomou, les citoyens se demandent s’ils vivent encore en République centrafricaine tant l’abandon de l’État paraît total.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Braquage et arrestation de l’homme d’affaire Babanani  par l’OCRB : les généraux Bienvenu Zokoué et Armel Baraba  frappent de nouveau

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Braquage et arrestation de l’homme d’affaire Babanani  par l’OCRB : les généraux Bienvenu Zokoué et Armel Baraba  frappent de nouveau

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/monsieur-baba-nani.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/monsieur-baba-nani-338×450.jpg” alt=”Monsieur Babanani est en détention à l’ocrb depuis presque 2 semaines” width=”338″ height=”450″ />
Monsieur Babanani est en détention à l’ocrb depuis presque 2 semaines. Photo de courtoisie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  L’homme d’affaires Mahamat Djamil Babanani, détenu illégalement à l’OCRB depuis deux semaines, est devenu le symbole d’un système de vol et de braquage organisé par les autorités sécuritaires du pays, notamment Bienvenu Zokoué et Armel Baraba.

 

En effet, Mahamat Djamil Babanani possède tout ce qu’il faut pour réussir en Centrafrique. Sa société Nani-Trans dispose de toutes les autorisations légales, dont la rédaction du CNC a pu obtenu copies  : licence de transport, agrément d’import-export, autorisation d’importation de sucre avec un entrepôt de 10 000 tonnes. Ses papiers fiscaux sont en règle, son capital social déclaré à 5 millions de FCFA. Un homme d’affaires qui respecte scrupuleusement la loi.

 

Malheureusement, en  Centrafrique,  aujourd’hui, une telle probité ne protège plus de rien, bien au contraire. Désormais, la prospérité attire plus d’attention des prédateurs en uniformes. Et les chefs de ces criminels ne sont que le directeur général de la Police, monsieur Bienvenu Zokoué, et son collègues Armel Baraba, directeur de l’OCRB.

 

Et ce système de braquage institutionnel frappe tout le monde, et l’homme d’affaire Mahamat Djamil Babanani  y fait partie désormais. Ainsi, la première attaque contre ce dernier remonte au 27 octobre 2023. Ce jour-là, vers 8h30, sa vie bascule. Des véhicules de l’OCRB s’arrêtent devant sa maison au Km5. Les hommes d’Armel Baraba descendent, accompagnés de Mercenaires russes. Pas de mandat de perquisition, pas d’ordre du procureur. Juste la force brute.

 

L’opération commence comme une perquisition, mais dérape rapidement. Les braqueurs policiers et les mercenaires russes fouillent partout, retournent les meubles, vandalisent les pièces. Ils aspergent des produits chimiques dans la maison,  une odeur qui persiste encore selon l’huissier de justice.

 

Le butin de ce braquage dépasse l’imagination : 5 840 000 FCFA en liquide disparaissent dans leurs poches. Ils emportent le passeport de Babanani, ses cartes bancaires BSIC et UBAC Cameroun, sa carte Dream Miles, tous ses papiers d’identité, son permis de conduire, sa carte d’électeur, sa carte de séjour camerounaise. Les objets de valeur suivent : ordinateurs Acer et MacBook Pro, montres Hublot et Tommy Hilfiger, iPhone 13 Pro Max, Samsung, bague en or.

 

Un inventaire qui ressemble plus à celui d’un cambriolage qu’à une saisie judiciaire. D’ailleurs, aucun procès-verbal de saisie n’accompagne cette razzia.

 

Souvenez-vous : en 2023, après ce braquage organisé par les mercenaires russes et les policiers de l’OCRB, nous avions publié un article détaillé sur cette affaire. L’histoire ne s’arrête pas là malheureusement. Aujourd’hui, les mêmes voyous récidivent avec encore plus d’audace.

 

Face à cette agression, l’avocat de la victime réagit dans les règles. Maître Albert Panda Gbianimbi dépose une plainte circonstanciée le 30 octobre 2023 auprès du procureur Foukpio. Le document de trois pages recense minutieusement tous les biens volés, accompagné d’un procès-verbal d’huissier et d’une vidéo des dégâts.

 

Cette plainte va s’évaporer. Purement et simplement. Les archives judiciaires ne conservent aucune trace de ce dossier gênant. Une disparition qui en dit long sur le fonctionnement de la justice centrafricaine.

 

Babanani comprend le message : se taire et accepter le vol de son argent. Mais l’homme d’affaires refuse de baisser les bras. Il consulte ses avocats, cherche des recours légaux. Cette résistance va lui coûter cher.

 

L’étau se resserre autour de l’entrepreneur récalcitrant. En août 2025, il décide de voyager à Douala pour ses affaires. Direction l’aéroport de Bangui. Le directeur général de la police Bienvenu Zokoué et le directeur de l’OCRB Armel Baraba l’attendent. Pas de mandat d’arrêt, pas d’accusations précises. Une interpellation musclée, point final.

 

Depuis, Babanani croupit dans les geôles de l’OCRB. Deux semaines de détention illégale sans motif légal. Sa famille s’inquiète, ses avocats protestent, mais rien n’y fait.

 

Cette méthode d’intimidation s’inscrit dans un système parfaitement organisé. L’affaire Babanani montre un racket d’État qui fonctionne comme une entreprise criminelle bien organisée. Au Km5, dans ce quartier commerçant du 3ème arrondissement, une cellule informelle collecte les informations. Qui a de l’argent ? Qui voyage souvent ? Qui possède des biens de valeur ? Les renseignements remontent vers Bienvenu Zokoué, et Armel Baraba et leurs complices russes.

 

Le mode opératoire reste identique : perquisition sans mandat, vol organisé, intimidation, puis arrestation si la victime proteste. Un racket d’État parfaitement huilé.

 

Les bénéfices de cette entreprise criminelle enrichissent rapidement les protagonistes. Prenant l’exemple du braqueur Bienvenu Zokoué, simple directeur général de police, avec seulement 400 000 francs CFA de salaire par mois, fait construire plusieurs immeubles simultanément dans la capitale. Jamais un fonctionnaire de ce rang n’avait affiché un tel enrichissement dans l’histoire du pays. Les sources de financement restent mystérieuses. Et tout le monde le sait : le vol.

 

Armel Baraba profite également du système. Son train de vie dépasse largement ses revenus officiels. Ces enrichissements suspects ne gênent personne au sommet de l’État.

 

Même la justice semble découvrir l’ampleur du problème. Le nouveau procureur de la République, arrivé récemment, découvre ces pratiques. Il tente de convoquer Armel Baraba  sur cette affaire, mais il devient rapidement impuissant face à la puissance de ces criminels d’État.

 

Au sommet de l’État également, le silence présidentiel encourage ces dérives. Faustin-Archange Touadéra reste muet face au sort des hommes d’affaires centrafricains, pourtant, il est le premier à se plaindre du mauvais climat d’affaire du pays. Son indifférence encourage ces pratiques mafieuses.

 

Selon nos sources, Touadéra ne réagit que lorsque son pouvoir personnel est menacé. Pour le reste, chacun fait son business. Police, gendarmerie, militaires, tous développent leurs petites affaires aux dépens des citoyens.

 

Cette passivité présidentielle transforme le pays en zone de non-droit. L’opposition dénonce un État fantôme où plus personne ne gouverne vraiment.

 

Les conséquences dépassent le simple cas Babanani. L’économie centrafricaine paie le prix fort de cette prédation institutionnalisée. D’autres entrepreneurs subissent le même sort. Le cas de l’entrepreneur malien Traoré, de l’homme d’affaire Dobo Abdel Karim  qui sont actuellement en détention depuis plus de 4 ans est aussi un exemple parfait de cette dérive. Centrafricains ou étrangers, tous peuvent devenir des proies. Investir devient un parcours du combattant face à cette agression permanente.

 

Le climat des affaires s’effondre. Les investisseurs fuient, les entrepreneurs ferment boutique ou s’exilent. Cette razzia organisée détruit méthodiquement l’économie centrafricaine.

 

La confiance dans l’État disparaît. Quand les forces censées protéger les citoyens deviennent leurs bourreaux, l’effondrement devient inévitable.

 

Aujourd’hui, Babanani incarne tous les entrepreneurs victimes de ce système prédateur. Sa détention illégale à l’OCRB rappelle que plus personne n’est à l’abri en Centrafrique. Tant qu’il restera derrière les barreaux, tant que ses biens resteront confisqués, son cas servira de baromètre. Un baromètre qui mesure la décomposition d’un État devenu voyou.

 

L’histoire de Babanani raconte celle d’un pays à la dérive, où les uniformes cachent des bandits et où la loi ne protège plus personne. Une réalité centrafricaine qui se répète chaque jour dans l’indifférence générale.

 

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Bruno Yapandé : un régime qui viole la Constitution ne peut pas défendre l’ANE incompétente au nom du ‘respect de la loi’, quelle hypocrisie politique !

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Bruno Yapandé : un régime qui viole la Constitution ne peut pas défendre l’ANE incompétente au nom du ‘respect de la loi’, quelle hypocrisie politique !

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/bruno_yapende.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/bruno_yapende-450×270.jpg” alt=”Bruno Yapandé : un régime qui viole la Constitution ne peut pas défendre l’ANE incompétente au nom du ‘respect de la loi’, quelle hypocrisie politique !” width=”450″ height=”270″ />
Bruno Yapande, ministre de l’administration du territoire

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le ministre Bruno Yapandé vient de nous offrir un spectacle d’hypocrisie juridique remarquable. Dans son interview à la Radio Ndékè Luka, il refuse catégoriquement la refonte de l’ANE au motif que “c’est une loi” qu’on ne peut pas toucher. Le même régime qui a violé la Constitution en 2022 en ignorant la décision de la Cour constitutionnelle, qui a modifié le code électoral pour contourner ses propres obligations, invoque maintenant le “respect de la loi” pour maintenir une institution incompétente. L’art de la sélectivité juridique !

 

Écoutons cette leçon de droit constitutionnel donnée par un représentant du régime le plus anti-juridique de l’histoire centrafricaine. « Mais on ne fait pas la refonte de l’ANE, parce que c’est une loi, l’ANE n’a pas été nommée », déclare Bruno Yapandé avec le sérieux d’un gardien de la légalité. Magnifique ! Quand il s’agit de maintenir une ANE défaillante qui arrange ses plans électoraux, la loi devient sacrée et intouchable.

 

Mais rappelons quelques faits au ministre Yapandé. En 2022, quand la Cour constitutionnelle – la plus haute instance judiciaire du pays – a invalidé le projet de nouvelle constitution qui ouvrait la voie au troisième mandat présidentiel, qu’a fait son gouvernement ? Il a ignoré cette décision juridique contraignante ! Le président Touadéra a déclaré que c’était “la volonté du peuple” et a limogé la présidente de la Cour constitutionnelle, Professeure Danièle Darlan, pour maintenir sa rédaction constitutionnelle.

 

Donc quand la Constitution les gêne, ils la violent. Quand la Cour constitutionnelle les dérange, ils ignorent ses décisions. Mais quand il s’agit de garder une ANE incompétente, là, miraculeusement, la loi devient intouchable !

 

Le ministre poursuit sa démonstration avec cette proposition de façade : « S’il y a des réclamations, s’il y a des questionnements sur la crédibilité, sur la compétence de l’ANE, mais autant mieux faire valoir ça, poser ça sur la table et on verra comment demander à l’ANE de rectifier, d’ajuster l’outil lors de la mise en place de l’ANE ».

 

“Poser ça sur la table” ! Voilà la solution de Bruno Yapandé face à l’incompétence institutionnelle. Pendant ce temps, cette même ANE n’arrive pas à respecter le code électoral qui exige que les listes électorales soient disponibles un an avant les élections. Depuis plus d’un an, elle est incapable de faire cette révision basique. Et comment le gouvernement a-t-il résolu ce problème ? En modifiant discrètement la loi pour réduire le délai à quelques mois !

 

Vous voyez l’hypocrisie ? Quand la loi les arrange (maintenir l’ANE), elle est intouchable. Quand la loi les gêne (délai d’un an pour les listes), ils la changent en catimini. C’est ça, le “respect de la loi” version Bruno Yapandé !

 

Le ministre sort ensuite son argument préféré : « Mais l’opposition qui se dit aujourd’hui brimée et écartée par rapport à son opinion, par rapport à ses revendications, était là présent. Je peux citer les noms. Elle était là quand on mettait en place le comité. Ils ont participé, ils ont signé le PV, mettant en place la nouvelle ANE ».

 

L’argument du “vous avez signé, vous n’avez plus le droit de critiquer” ! C’est comme dire aux Centrafricains : “Vous avez voté pour ce président en 2016, vous n’avez plus le droit de contester sa dérive autoritaire”. Dans l’univers de Bruno Yapandé, participer à un processus vous interdit à vie de constater ses échecs.

 

Et voici le clou du spectacle : « C’est des manœuvres dilatoires et nous n’allons pas être sujets à cela pour retarder le processus électoral ».

 

“Manœuvres dilatoires” ! Demander que l’institution chargée des élections soit compétente, c’est du sabotage. Mais violer la Constitution, ignorer les décisions de justice, modifier les lois en secret, ça, c’est de la bonne gouvernance ! L’opposition fait des “manœuvres dilatoires” en réclamant des compétences, mais le gouvernement fait du bon travail en maintenant l’incompétence.

 

Cette défense obstinée d’une ANE manifestement défaillante montre clairement la vraie stratégie. Pourquoi un régime qui n’hésite pas à violer la Constitution s’accroche-t-il soudain au respect d’une loi créant l’ANE ? Parce qu’une institution incompétente lui permet d’organiser des élections sur mesure. Des listes bâclées, des procédures approximatives, des pannes techniques opportunes… Tout ce qu’il faut pour une fraude électorale réussie.

 

Le ministre termine par cette leçon de philosophie politique : « L’opposition est dans son rôle, mais nous nous jouons aussi notre rôle, nous accomplissons notre mission pour que les élections réussissent en République Centrafricaine ».

 

Leur “mission” ! Quelle mission ? Celle de maintenir une ANE incompétente pour mieux truquer les résultats ? Celle de violer la Constitution tout en invoquant le respect de la loi ? Celle de transformer chaque exigence démocratique en “manœuvre dilatoire” ?

 

Cette sortie de Bruno Yapandé résume parfaitement l’hypocrisie de ce régime : la loi est sacrée quand elle protège leurs intérêts, négligeable quand elle les contraint. La Constitution peut être violée, les décisions de justice ignorées, les codes modifiés en secret, mais toucher à l’ANE incompétente, là, c’est un crime contre la légalité !

 

Au final, cette défense acharnée de l’incompétence montre leurs vraies intentions. Ils ne veulent pas d’une ANE compétente parce qu’elle compliquerait leurs manipulations électorales. Ils préfèrent garder une institution défaillante et crier au scandale quand on demande qu’elle fasse correctement son travail.

 

Alors non, monsieur Yapandé, votre leçon de respect de la loi ne passe pas. Un régime qui viole la Constitution n’a aucune légitimité à invoquer la sacralité juridique. Et quand ce même régime défend bec et ongles l’incompétence institutionnelle, on comprend parfaitement pourquoi : il prépare ses prochaines élections fantômes.

 

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Centrafrique : évacués en Europe, soignés aux frais de l’État, que valent encore les hôpitaux du pays ?

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Centrafrique : évacués en Europe, soignés aux frais de l’État, que valent encore les hôpitaux du pays ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Dans-le-bloc-operatoire-de-lhopital-communautaire.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Dans-le-bloc-operatoire-de-lhopital-communautaire-450×338.jpg” alt=”Centrafrique : évacués en Europe, soignés aux frais de l’État, que valent encore les hôpitaux du pays ?” width=”450″ height=”338″ />
Dans la salle du bloc opératoire de l’hôpital communautaire de Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les dirigeants centrafricains se soignent en Europe pendant que leurs concitoyens agonisent dans des hôpitaux délabrés.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra a été transporté d’urgence en Belgique le 21 juin dernier. Une semaine d’hospitalisation à Bruxelles, puis un retour à Bangui. Aucune explication officielle sur sa pathologie ni sur le coût de cette opération médicale.

 

Quelques semaines après, le président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji prend la direction de la France. Officiellement invité aux festivités du 14 juillet, il en profite pour se faire hospitaliser. Selon nos sources parlementaires, Sarandji souffre d’un mal persistant depuis plusieurs années.

 

Ces deux cas s’inscrivent dans une habitude bien ancrée. Ministres, généraux, députés et proches du pouvoir partent régulièrement se faire soigner au Maroc, en Tunisie ou en France. Toujours aux frais du contribuable. Jamais en Russie ou en Chine, pourtant alliés stratégiques du régime.

 

En 2023, le premier vice-président de l’Assemblée, Évariste Ngamana,  a obtenu un montant de 17 millions de francs CFA pour aller soigner une carie dentaire en France. Malheureusement pour lui, le visa médical lui avait été refusé. Pourtant, l’assemblée nationale lui a déjà débloqué les 17 millions de francs CFA pour cette mission. Cette somme équivaut au budget annuel d’un centre de santé rural. L’épouse du député Jean-Sosthène Dengbé a également bénéficié d’une évacuation sanitaire financée par l’Assemblée, sous prétexte de son statut de douanière malade.

 

Pendant ce temps, les hôpitaux publics s’effondrent. Au Centre hospitalier universitaire communautaire à Bangui, les lits manquent, l’oxygène fait défaut, les scanners tombent en panne. En province, des centres de santé fonctionnent sans électricité ni ambulance. Les malades achètent leurs seringues et leurs médicaments. Ils fournissent même les gants pour leurs consultations.

 

Ces mêmes responsables qui fuient leurs propres hôpitaux dirigent pourtant le système de santé. Cette contradiction pose une question simple : pourquoi les citoyens ordinaires doivent-ils accepter des soins de fortune quand leurs dirigeants s’offrent les meilleurs établissements européens ?

 

Cette désertion médicale des élites trahit leur manque de confiance dans les institutions qu’elles administrent. Elle creuse un fossé béant entre gouvernants et gouvernés dans un pays où la Constitution garantit théoriquement l’accès aux soins pour tous.

 

L’opacité entourant ces évacuations pose d’autres questions. Pourquoi ne jamais solliciter les hôpitaux russes ou chinois, partenaires officiels du régime ? À quoi servent les discours sur la souveraineté sanitaire si l’État refuse lui-même de construire un système médical viable ?

 

Cette politique du deux poids, deux mesures transforme les hôpitaux publics en mouroirs pour les plus démunis. Elle fait des évacuations médicales un privilège de classe dans un pays où la majorité de la population survit avec moins d’un dollar par jour.

 

Tant que les puissants continueront de fuir leurs propres infrastructures, les hôpitaux centrafricains resteront des symboles d’abandon et d’inégalité….

 

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Université de Bangui : le racket des relevés de notes gangrène la faculté de lettres

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Université de Bangui : le racket des relevés de notes gangrène la faculté de lettres

 

Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Université de Bangui : le racket des relevés de notes gangrène la faculté de lettres
La Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’université de Bangui. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 À la faculté des lettres et sciences humaines de l’université de Bangui, obtenir un simple relevé de notes relève du parcours du combattant. Les étudiants doivent débourser jusqu’à 8 000 francs CFA pour un document qui coûte officiellement 1 000 francs CFA ailleurs.

 

Pendant que toutes les autres facultés appliquent le tarif réglementaire de 1 000 francs CFA, la faculté des lettres a discrètement porté ce montant à 2 000 francs CFA. Ce dispositif, mis en place par le doyen Jean-Claude Azoumaye et son secrétaire principal, fonctionne selon un procédé bien établi. Les étudiants déposent leur demande accompagnée des 2 000 francs CFA, sans d’ailleurs recevoir le moindre reçu en échange. La seule phrase qu’on leur a dit, « revenir la semaine prochaine pour vérifier ».

 

Au bout d’une semaine, ils reviennent récupérer leur document. Les agents font alors mine de chercher dans leurs dossiers, fouillent ostensiblement parmi les papiers, puis déclarent ne pas trouver le relevé demandé. « Il faut refaire une nouvelle demande », annoncent-ils aux étudiants. Cette nouvelle demande implique un nouveau paiement de 2 000 francs CFA. Le processus se répète : une semaine d’attente, nouvelles recherches infructueuses, obligation de déposer une troisième demande payante.

 

La pression du calendrier universitaire aggrave cette arnaque. Les étudiants ont besoin de leurs relevés pour finaliser leurs inscriptions avant la clôture des délais. Face à l’urgence, beaucoup n’ont d’autre choix que de multiplier les paiements, espérant que leur document finira par “apparaître” dans les dossiers. Certains rapportent avoir effectué jusqu’à cinq demandes successives, soit 10 000 francs CFA pour un simple relevé de notes.

 

Cette escroquerie frappe tous les étudiants sans exception, mais ses effets se montrent particulièrement dévastateurs pour ceux venus des régions. Ces jeunes, qui ont quitté leur province pour étudier dans la capitale, vivent souvent chez des cousins ou dans des conditions précaires. Sans réseau familial sur place, ils peinent déjà à financer leurs études avec les maigres envois de leurs parents restés au village.

 

Un étudiant de troisième année, originaire de Berbérati, raconte : « Mon père cultive du café pour payer mes études. Quand je lui dis que j’ai besoin de 6 000 francs supplémentaires juste pour un relevé de notes, il ne comprend pas. Moi non plus d’ailleurs».

 

Ce racket profite exclusivement au Doyen de la Faculté et ses proches, alors que les relevés doivent être faits par les chefs des départements à 1000 francs CFA, dont 500 pour le département, 500 pour la faculté. Mais avec cette nouvelle pratique du Doyen, les fonds collectés reviennent exclusivement au Doyen et au SP.

 

Rappelons que l’université de Bangui, construite dans les années 1970 pour 2 000 étudiants, accueille aujourd’hui plus de 40 000 inscrits. Cette surcharge ne justifie en rien les dérives constatées à la faculté des lettres, d’autant que les autres facultés, confrontées aux mêmes défis, maintiennent leurs tarifs normaux.

 

Face à ces abus, les étudiants se retrouvent totalement démunis. Les tentatives de protestation se heurtent au mutisme de l’administration. Pire, certains redoutent des conséquences sur leurs notes s’ils dénoncent ouvertement le racket. La direction de l’université reste sourde à ces dysfonctionnements qui transforment l’accès aux documents administratifs en véritable loterie payante. Cette dérive compromet l’avenir académique de centaines d’étudiants et ternit l’image de l’enseignement supérieur centrafricain. Une intervention urgente du rectorat s’impose pour mettre fin à ces pratiques qui déshonorent l’institution universitaire.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : un phénomène céleste spectaculaire affole la population à Ouanda-Djallé et Bria

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un phénomène céleste spectaculaire affole la population à Ouanda-Djallé et Bria

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/lune-rouge-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : un phénomène céleste spectaculaire affole la population à Ouanda-Djallé et Bria
La lune est devenue rouge dans la nuit du dimanche à lundi 7 septembre 2025 à Bria, Ouanda-Djallé, Sam-Ouandja-Bangui et autre. Photo CNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Dans la nuit du dimanche 6 au lundi 7 septembre, vers 19 heures, la lune est devenue rouge vif en Centrafrique, un spectacle inédit qui a provoqué panique et prières.

 

Dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 septembre, un événement astronomique exceptionnel a transformé le ciel centrafricain. À Ouanda-Djallé, située à 954 kilomètres de Bangui, et à Bria, distante de 595 kilomètres de la capitale, la lune a pris une teinte rouge sang, plongeant les habitants dans l’incompréhension et l’effroi.

 

À Ouanda-Djallé, hommes, femmes et enfants ont quitté leurs habitations. Face à ce spectacle inédit, certains ont frappé sur des ustensiles de cuisine pour conjurer ce qu’ils percevaient comme un mauvais présage. Les mosquées ont organisé des prières spontanées tandis que la population scrutait ce disque lunaire transformé. Le phénomène s’est prolongé plusieurs heures, maintenant cette lueur rougeâtre qui a bouleversé les repères nocturnes habituels.

 

À Bria, chef-lieu de la Haute-Kotto, la même scène s’est déroulée. Dans cette ville où l’électricité fait défaut, la lune constitue l’unique source d’éclairage naturel. Sa transformation en astre rouge a semé la panique, alimentée par les interprétations mystiques et l’absence totale d’explications scientifiques accessibles.

 

Dans la capitale, le phénomène s’est manifesté de manière plus discrète. La lune a légèrement rougi avant de retrouver son aspect habituel. Mais dans les zones reculées, où l’obscurité règne chaque nuit, cette vision a laissé des traces profondes dans les mémoires.

 

Ce spectacle correspond à une éclipse lunaire, phénomène astronomique parfaitement naturel. Lorsque la Terre s’interpose entre le Soleil et la Lune, elle projette son ombre sur notre satellite. L’atmosphère terrestre filtre alors la lumière solaire, ne laissant passer que les longueurs d’onde rouges et orangées. Cette “lune de sang” n’a rien de surnaturel et ne présente aucun danger, selon les scientifiques joints au téléphone par la rédaction du CNC.

 

Pourtant, dans un pays où la vulgarisation scientifique reste embryonnaire, ces manifestations célestes alimentent les peurs collectives. Quelques mois auparavant, une coloration inhabituelle du soleil avait provoqué des réactions similaires dans plusieurs localités, témoignant de cette méconnaissance des phénomènes naturels.

 

L’absence de communication officielle lors de ces événements prévisibles constitue un manquement. Alors que les calendriers astronomiques permettent d’anticiper ces éclipses, aucune campagne d’information n’accompagne leur survenue. Cette carence transforme des merveilles naturelles en sources d’angoisse collective, privant la population d’une compréhension élémentaire des mécanismes célestes qui régissent notre planète.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le FPRC dénonce les “manœuvres machiavéliques” du gouvernement centrafricain

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Le FPRC dénonce les “manœuvres machiavéliques” du gouvernement centrafricain

 

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Noureddine-Adam – Dans le nord de la RCA, Noureddine Adam tente de rallier des groupes dissidents sous sa bannière

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) accuse Bangui d’instrumentaliser des groupes armés et menace de riposter contre toute agression.

 

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) a publié un communiqué depuis Mouka dénonçant vigoureusement les récentes stratégies du gouvernement centrafricain dans ses négociations avec les groupes armés.

 

Le FPRC, dirigé par l’ancien ministre d’État Nouredine Adam, accuse directement le gouvernement et ses alliés de mettre en œuvre des “manœuvres sournoises et machiavéliques” visant à “instrumentaliser certains groupes à des fins de division.”

 

Selon l’organisation, cette stratégie a pour objectif “d’affaiblir tous ceux qui maintiennent une position claire et ferme en faveur de la souveraineté nationale et de la dignité du peuple centrafricain”.

 

Par ailleurs, le mouvement lance un appel solennel à ses “anciens compagnons de lutte” : “ne cédez pas à la tentation et refusez de vous engager dans une aventure qui trahirait les idéaux que nous avons portés ensemble, au prix de lourds sacrifices“.

 

Plus fermement, le FPRC “se réserve le droit légitime de riposte en cas d’agression” tout en alertant la communauté internationale et la Minusca sur les “conséquences potentiellement tragiques des actes actuellement en préparation.”

 

L’organisation évoque des parallèles avec “de sombres épisodes de notre histoire régionale”, sans préciser davantage.

 

Malgré ces tensions, le FPRC maintient sa “disponibilité pour un véritable processus de paix, juste, inclusif et sincère, impliquant toutes les forces vives de la nation” pour “une sortie durable de la crise dans laquelle est plongée la RCA depuis des décennies.”

 

Ce positionnement intervient alors que plusieurs groupes armés ont récemment signé des accords avec les autorités de Bangui, créant des divisions au sein des mouvements d’opposition armée.

 

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Mbomou : Des fous du régime fabriquent un soutien artificiel au troisième mandat de Touadéra

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Mbomou : Des fous du régime fabriquent un soutien artificiel au troisième mandat de Touadéra

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/koyambonou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Mbomou : Des fous du régime fabriquent un soutien artificiel au troisième mandat de Touadéra
Remise des arcs de guerre des ancêtres Yakoma et Sango par Chantal Jean Édouard Koyambonou à Touadera

 

Quelques opportunistes s’autoproclament porte-parole de la préfecture pour légitimer la reconduction présidentielle.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Un groupe de proches du pouvoir utilise le nom du Mbomou pour appuyer la candidature de Faustin-Archange Touadéra aux Élections présidentielles de décembre 2025. Ces individus, tous bénéficiaires du système, parlent au nom d’une population sans avoir reçu le moindre mandat.

 

Édouard Koyambonou, ancien Premier vice-président du MLPC devenu conseiller présidentiel, figure parmi les signataires. Officiellement membre de l’opposition LUFDO, il joue en réalité le rôle d’opposant de façade pour donner l’illusion d’un débat démocratique. Cette double casquette lui permet de semer de trouble politique dans le pays.

 

L’ambassadeur Moussa Kembé, autre signataire et cadre influent à la présidence, emprunte la même voie. Comme son collègue, il habille ses intérêts personnels d’un discours communautaire pour justifier sa loyauté envers le chef de l’État.

 

La stratégie reste transparente : ces hommes, richement entretenus par le régime, s’improvisent représentants de millions d’habitants du Mbomou, situé à 750 kilomètres de Bangui. Leur déclaration, diffusée par Radio Centrafrique, ne s’appuie sur aucune consultation populaire ni légitimité locale. Elle expose un calcul politique où la fidélité au président se négocie contre des positions et privilèges.

 

Cette supposée “mobilisation du Mbomou derrière Touadéra” constitue une mise en scène conçue dans les bureaux de la capitale. L’objectif consiste à fabriquer un élan territorial artificiel pour la campagne présidentielle. Pourtant, de nombreux habitants du Mbomou dénoncent cette récupération de leur identité à des fins électorales et contestent ces déclarations concoctées en petit comité.

 

L’usage de collectifs fantômes, taillés sur mesure pour accompagner la stratégie de maintien au pouvoir, témoigne d’une dérive où service public et fidélité personnelle se confondent. Ces méthodes sapent le débat démocratique et volent la parole aux populations au bénéfice de quelques favorisés du système.

 

 

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Tension frontalière entre la Centrafrique et le Sud Soudan autour d’un hôpital

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Tension frontalière entre la Centrafrique et le Sud Soudan autour d’un hôpital

 

Centrafrique–Sud-Soudan : tensions frontalières autour d’un hôpital à Bambouti
Les soldats FACA en position de tirs

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un incident diplomatique oppose Bangui et Juba concernant un établissement de santé construit en territoire centrafricain selon les autorités locales de Bambouti.

 

Le 7 septembre, un chef des Forces armées centrafricaines, déployé à Bambouti,  dans la Haute-Kotto, s’est rendu à Source Ibou, au Sud Soudan, pour adresser un ultimatum d’une semaine aux autorités soudanaises. Il exige la destruction d’un hôpital qu’il considère comme édifié en territoire centrafricain. Le militaire, qui s’était déplacé en civil mais armé, a informé son homologue soudanais, le militaire Nzengue, de cette position.

 

Cette infrastructure sanitaire, selon les habitants de Bambouti,  daterait de l’époque de Jean-Bedel Bokassa, soit près de cinquante ans. La communauté azandé, principale concernée par ce différend, alerte les autorités centrafricaines sur les risques d’escalade. Elle craint qu’un conflit armé entre le Soudan-du Sud et la RCA n’aggrave la situation des populations civiles du Haut-Mbomou, préfecture située à 1429 kilomètres de Bangui.

 

Les leaders azandés dénoncent la négligence de l’État centrafricain dans la surveillance des frontières orientales. Selon eux, cette passivité a permis aux Sud Soudanais d’empiéter progressivement sur le territoire national sans réaction appropriée des autorités compétentes.

 

Devant cette escalade, la communauté azandé appelle à une intervention diplomatique immédiate. Elle demande l’envoi d’une mission gouvernementale à Bambouti, localité frontalière, pour désamorcer les tensions par la négociation. Cette démarche viserait à éviter un affrontement militaire dont les populations civiles feraient les frais.

 

Le ministre des Affaires étrangères est directement interpellé pour organiser une médiation avec son homologue sud soudanais. Cette approche diplomatique apparaît comme la seule solution viable pour résoudre ce litige territorial sans violence.

 

Ce différend s’inscrit dans un contexte plus large de délimitation imprécise des frontières héritées de la colonisation. Les populations frontalières, souvent négligées par les capitales, subissent les conséquences de ces ambiguïtés géographiques et administratives.

 

L’affaire de Source Ibou teste la capacité des deux États à gérer leurs différends par le dialogue plutôt que par la force, dans une zone où les populations aspirent à la paix et au développement.

 

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Centrafrique : quand Les forces de l’ordre Transforment les Routes en Péages Personnels

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quand Les forces de l’ordre Transforment les Routes en Péages Personnels

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/06/Le-poste-de-peage-sur-la-route-de-Mbaiki.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/06/Le-poste-de-peage-sur-la-route-de-Mbaiki-450×185.jpg” alt=”Centrafrique : quand Les forces de l’ordre Transforment les Routes en Péages Personnels” width=”450″ height=”185″ />
Le poste de péage officiel sur la route de Mbaïki

 

Au pays de Boganda, pays de Zo Kwé Zo, sortir de chez soi coûte désormais de l’argent, surtout tu as un moyen roulant. Pas de taxes officielles, pas de péages légaux, mais des éléments de forces de l’ordre qui ont fait de chaque barrage une source de revenus. Sur les routes du pays, impossible de circuler sans payer. Que vous alliez au marché, rendiez visite à un parent ou transportiez des marchandises, les uniformes vous attendent avec la main tendue.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Cette situation touche tout le monde. Le petit commerçant, transporté sur une moto et  qui va vendre ses légumes à Bangui doit prévoir des billets pour les barrages. L’étudiant qui rentre au village sur sa moto pour le week-end garde quelques pièces dans sa poche, juste pour pouvoir passer. Même les familles qui partent en voyage prévoient maintenant un “budget gendarmes” au même titre que l’essence. À quelques kilomètres de la capitale, les points de contrôle se succèdent. Chaque brigade a ses habitudes, ses tarifs non-dits, ses méthodes. Les motards connaissent par cœur les endroits où il faut ralentir, sortir l’argent et négocier le passage. Cette routine s’est installée dans le quotidien des Centrafricains comme une fatalité.

 

Mais quand cette logique s’étend aux enterrements, elle franchit une ligne rouge. Récemment, sur la route qui mène au village de Ndangala, des hommes partis creuser une tombe ont été arrêtés plusieurs fois. Leurs motos portaient des branches de palmier, le signe traditionnel qui annonce un décès. Dans la culture centrafricaine, ce symbole devrait garantir le respect et la libre circulation. Mais les gendarmes s’en fichent. Au premier barrage, après pk9, les hommes ont dû payer 1000 francs aux gendarmes de la brigade motorisée pour continuer. Plus loin, à environ 1 kilomètre, un autre groupe des gendarmes, cette fois de la brigade territoriale, leur a demandé encore de l’argent. Ces gens n’étaient même pas en route avec un cercueil, ils allaient juste préparer l’enterrement de leur famille à Ndangala. Mais peu importe : chaque déplacement rapporte.

 

Le problème vient souvent des papiers du véhicule ou de la moto. Dans le pays, quand quelqu’un meurt, les voisins viennent au secours, parfois ils prêtent leurs motos ou véhicule aux familles endeuillées. C’est la solidarité africaine, un geste normal. Mais celui qui prête sa moto ne donne pas forcément tous ses papiers. Du coup, au barrage, les gendarmes trouvent toujours quelque chose qui manque. Permis de conduire, carte grise, assurance – il y a toujours un document absent pour justifier le paiement.

 

Cette mécanique brise quelque chose de profond dans la société centrafricaine. Depuis des générations, la mort rassemble les communautés. Les voisins, les amis, les parents éloignés se mobilisent pour aider la famille touchée. On prête son véhicule, on donne un coup de main, on participe aux frais. Cette solidarité fonctionne parce qu’elle est spontanée et désintéressée. Aujourd’hui, cette générosité devient un piège. Prêter sa moto pour un enterrement, c’est prendre le risque que l’emprunteur se fasse racketter faute d’avoir les bons papiers. Résultat : certains hésitent à aider, par peur des complications. La méfiance s’installe là où régnait l’entraide. Les familles pauvres souffrent le plus de cette situation. Elles qui ont déjà du mal à payer l’enterrement voient leurs derniers billets partir dans les poches des gendarmes. Chaque décès devient un double drame : la perte du proche et l’humiliation des barrages.

 

Parallèlement, cette économie parallèle s’est organisée avec une efficacité redoutable. Chaque brigade connaît les horaires de passage, les types de véhicules les plus rentables, les prétextes qui fonctionnent le mieux. Les gendarmes savent qu’un motard seul paiera plus facilement qu’un groupe, qu’une famille en deuil résistera moins qu’un commerçant habitué. Les montants varient selon les circonstances, mais l’addition grimpe vite. Entre Bangui et un village à 50 kilomètres, un usager peut croiser trois ou quatre barrages. À 500 ou 1000 francs CFA par passage, le voyage coûte plus cher en “taxes” qu’en carburant. Ce système fonctionne parce qu’il reste dans l’informel. Pas de reçus, pas de tarifs affichés, pas de réclamations possibles. Chaque gendarme adapte ses demandes selon l’usager et ses moyens supposés. Cette flexibilité permet de maintenir la pression sans provoquer de révolte ouverte.

 

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Bangui : l’Union des Musiciens centrafricain inaugure son nouveau siège

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Bangui : l’Union des Musiciens centrafricain inaugure son nouveau siège

 

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Lors de l’inauguration du siège de l’UMC à Bangui par l’ensemble des musiciens centrafricains

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’Union des Musiciens centrafricain (UMC) a franchi une étape historique le samedi 6 septembre 2025 avec l’inauguration de son nouveau siège social, mettant fin à plusieurs années d’errance sans abri fixe.

 

Cette réalisation s’inscrit dans le cadre d’une initiative ambitieuse du nouveau président de l’UMC, Armand Touaboy, qui avait promis durant sa campagne électorale de doter les artistes d’un local digne de ce nom.

 

Le nouveau siège, situé au sein du centre culturel Missi Momo au stade 20 mille places, offre désormais aux artistes centrafricains un espace de rassemblement et de travail adapté à leurs besoins. Cette infrastructure permettra aux musiciens du pays de mieux organiser leurs activités et de renforcer leur cohésion professionnelle.

 

La cérémonie d’inauguration a rassemblé un grand nombre d’artistes venus de tout le pays, témoignant de l’engouement provoqué par cette nouvelle acquisition. L’événement a également coïncidé avec l’installation du nouveau bureau exécutif de l’UMC, mis en place le 30 août dernier à Bangui.

 

Dans son discours inaugural, le président Armand Touaboy a appelé à l’unité et à la cohésion sociale entre les artistes centrafricains. Il a souligné l’importance de cette solidarité pour faire rayonner la culture du pays tant au niveau national qu’international.

 

La cérémonie s’est déroulée en présence de l’équipe managériale complète d’Armand Touaboy et d’une large représentation d’artistes venus témoigner leur soutien à cette nouvelle dynamique. Le ruban inaugural a été coupé dans une ambiance festive, marquant symboliquement le début d’une nouvelle ère pour l’union des musiciens du pays.

 

Cette inauguration représente un tournant majeur pour le secteur musical centrafricain, qui dispose désormais d’une base institutionnelle solide pour développer ses activités et promouvoir le patrimoine culturel national.

 

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Comment Les Monnaies Numériques Transforment le Paysage en Afrique

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Les monnaies numériques redéfinissent progressivement l’écosystème financier et commercial africain. Dans des pays comme l’Afrique du Sud, le Nigeria et le Kenya, un nombre croissant d’individus, en particulier les millennials et la génération Z, utilisent la crypto pour leurs achats quotidiens : shopping en ligne, voyages, ou encore transactions en magasin. Sur une période de six mois, les volumes de transactions ont augmenté de 26,5 %, signe de l’intégration croissante de la crypto dans la vie quotidienne.

Les commerçants et détaillants commencent eux aussi à adopter la crypto. Par exemple, la société Stitch, basée au Cap, propose désormais l’option « Payer en crypto » pour les paiements en ligne et en présentiel, avec un règlement direct des commerçants en rand sud-africain (ZAR). À Kibera, l’immense bidonville de Nairobi, environ 200 habitants utilisent aujourd’hui le bitcoin auprès de vendeurs locaux, profitant ainsi de coûts de transaction plus bas que l’argent mobile et d’un stockage de valeur plus sûr.

L’une des applications les plus convaincantes des monnaies numériques en Afrique concerne les paris sportifs. La cryptomonnaie permet une participation directe aux écosystèmes de paris sportifs crypto sans barrières ni délais. Alors que les utilisateurs « mobile-first » du continent recherchent des plateformes accessibles et fluides, les paris en crypto apparaissent comme un véritable bouleversement, offrant non seulement l’anonymat et un accès sans frontières, mais aussi des frais réduits et des paiements instantanés que la banque traditionnelle ne peut égaler. Les plateformes basées sur la blockchain renforcent la confiance et la transparence, ce qui les rend particulièrement attractives dans les régions où la régulation financière reste limitée.

L’Afrique est en passe de devenir un véritable paradis de la crypto, avec une adoption croissante des paiements en cryptomonnaie par les commerçants. Selon un rapport de 2025, le nombre d’entreprises africaines acceptant la crypto a augmenté de 45,45 %, passant de 528 en 2023 à 768 en 2024. Le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda s’imposent comme de nouveaux acteurs, aux côtés de l’Afrique du Sud, qui se classe désormais au sixième rang mondial avec 584 organisations acceptant les paiements en crypto.

Cette tendance illustre un basculement croissant vers des systèmes de paiement décentralisés, aussi bien dans les zones urbaines que rurales, signalant non pas une simple expérimentation, mais une adoption durable des monnaies numériques par des entreprises de toutes tailles.

Les stablecoins représentent désormais environ 43 % de l’ensemble des volumes de transactions crypto en Afrique. Ces actifs numériques sont de plus en plus utilisés pour les transferts transfrontaliers, l’épargne et le commerce, offrant une alternative économique aux services bancaires traditionnels.

 

La République centrafricaine lance Ambition28 : un chemin audacieux vers la croissance

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/casino-pub-du-mardi.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/casino-pub-du-mardi.jpg” alt=”La République centrafricaine lance Ambition28 : un chemin audacieux vers la croissance” width=”274″ height=”317″ />

 

La République centrafricaine (RCA) s’engage avec confiance sur la scène internationale en lançant une vaste initiative d’investissement promettant des réformes favorables aux entreprises et des infrastructures modernes. Cette initiative vise à stimuler la croissance et à sortir le pays de sa réputation de pays parmi les moins développés du monde.

La RCA cherche également à capitaliser sur les innovations et les opportunités offertes par l’économie numérique, portée par des secteurs comme les services de paiement en ligne. Même dans des secteurs progressistes comme les jeux en ligne, la RCA cherche désormais à s’implanter à l’international.Quand il s’agit de faire un casino en ligne retrait instantané France s’est avéré être l’un des leaders dans la conduite de telles transactions.

Ce modèle de paiements sécurisés, rapides et pratiques séduit non seulement les joueurs locaux, mais démontre également comment l’efficacité favorise la croissance économique, un modèle que la RCA pourrait imiter à plus grande échelle. Si la République centrafricaine maintient des lois favorables aux entreprises et des mesures de protection des investisseurs parallèlement à ce nouveau plan de développement, elle est bien placée pour devenir un leader tourné vers l’avenir, peut-être même dans des secteurs comme les jeux en ligne, si elle choisit de soutenir ce secteur de manière durable.

La RCA a dévoilé un nouveau et audacieux « Plan national de développement 2024-2028 », soutenu par un investissement estimé à 12,8 milliards de dollars, visant à transformer son paysage social et économique d’ici 2028. L’initiative, baptisée Ambition28,décrit 543 projets stratégiques, allant de développement d’infrastructures modernes à des mesures incitatives commerciales de grande envergure, qui reflètent l’engagement du gouvernement en faveur du changement.

Les principaux objectifs en matière d’infrastructures sont ambitieux : construction de 2 300 km de routes nationales goudronnées, déploiement de 3 000 km de réseaux de fibre optique et augmentation drastique du taux d’électrification national, de seulement 4 % à environ 38 %. Ces améliorations visent non seulement à réduire la pauvreté et à stimuler l’activité économique, mais aussi à étendre les services essentiels aux populations urbaines et rurales.

Sur le plan politique, la RCA a fait des progrès notables vers la création d’une économie plus stable et structurée:L’inflation a atteint un faible niveau de 1,5 % en 2024, la monnaie est restée stable et la croissance du PIB a grimpé à 5,1 %, signe clair de dynamisme. Le président Faustin-Archange Touadéra lui-même a souligné le potentiel du pays, soulignant sa richesse en gisements minéraux inexploités, ses terres fertiles et sa jeunesse prête à saisir les opportunités.

Pour coïncider avec cette poussée économique, le gouvernement présentera le programme de développement lors d’une table ronde internationale sur l’investissement à Casablanca, au Maroc, en septembre 2025. Ce forum mettra en lumière 24 projets prioritaires et bénéficiera de la participation de grandes institutions mondiales, soulignant la détermination de la RCA à attirer de nouveaux investissements et des partenariats internationaux.

En bref, la République centrafricaine construit sa croissance, et des infrastructures performantes, un accès au numérique et des politiques favorables aux investisseurs constituent les atouts majeurs de ce pays. Si ces efforts se poursuivent, la RCA pourrait bien devenir un pôle régional d’innovation et d’investissement, et peut-être même se tailler une place dans les industries numériques émergentes, avec un soutien fondamental adéquat.

 

Le premier contact avec un casino en ligne : un moment décisif pour la fidélisation

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/symbole2-1.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/symbole2-1-450×450.png” alt=”Parcours prédictifs des nouveaux joueurs en ligne : les clés d’une fidélisation durable” width=”450″ height=”450″ />

Dans l’univers compétitif des casinos en ligne, le premier contact est souvent déterminant. Les plateformes qui réussissent comprennent que la fidélisation commence dès les premières minutes de navigation. Les joueurs novices développent rapidement des impressions durables qui influencent leur décision de revenir ou non sur le site.

L’expérience initiale façonne la perception à long terme du joueur. Un parcours fluide, intuitif et agréable crée une base solide pour une relation durable. À l’inverse, les obstacles techniques ou une interface compliquée peuvent provoquer un abandon définitif.

Les indicateurs comportementaux qui prédisent la fidélité

Certains comportements observés lors des premières sessions de jeu au Unibet Casino permettent de prévoir avec une précision étonnante le potentiel de fidélisation d’un joueur. Ces indices précieux aident les opérateurs à personnaliser leur approche.

Durée de la première visite

La durée passée sur le site lors de la première connexion est révélatrice. Les utilisateurs qui restent plus de 25 minutes montrent un taux de retour 40% supérieur à ceux qui partent avant 10 minutes. Cette donnée simple mais puissante permet d’identifier rapidement les joueurs prometteurs.

Navigation entre les différents jeux

Les nouveaux utilisateurs qui explorent au moins trois catégories de jeux différentes (machines à sous, jeux de table, paris sportifs) présentent un potentiel de fidélisation deux fois plus élevé que ceux qui se limitent à un seul type de divertissement. Cette curiosité initiale traduit un intérêt général pour la plateforme plutôt qu’un besoin spécifique et ponctuel.

Le comportement face aux bonus d’accueil

La manière dont un nouveau joueur utilise son bonus de bienvenue est particulièrement révélatrice. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas toujours le joueur qui mise l’intégralité de son bonus rapidement qui devient le plus fidèle. Les statistiques montrent que ceux qui étalent l’utilisation de leur bonus sur plusieurs jours présentent un taux de fidélisation 35% supérieur.

L’impact de l’expérience utilisateur sur la fidélisation

L’interface utilisateur (UI) et l’expérience utilisateur (UX) jouent un rôle central dans la fidélisation des joueurs en ligne. Une conception centrée sur l’utilisateur transforme radicalement le parcours du nouveau venu.

  • La fluidité du processus d’inscription – Un formulaire d’inscription complexe peut faire fuir jusqu’à 70% des nouveaux venus. Les plateformes performantes limitent le nombre d’étapes et proposent des options de connexion rapide via les réseaux sociaux, augmentant ainsi le taux de conversion de 25%.
  • Les temps de chargement, facteur critique – Pour les nouveaux utilisateurs, chaque seconde compte. Un temps de chargement supérieur à 3 secondes augmente le taux d’abandon de 32%. Les casinos qui investissent dans l’optimisation de la vitesse constatent une amélioration significative du taux de rétention.

Tableau comparatif des comportements prédictifs de fidélisation

Comportement initialTaux de retour après 30 joursValeur moyenne du joueur après 6 moisProbabilité de devenir joueur régulier
Navigation multi-jeux68%245€47%
Utilisation progressive du bonus72%310€53%
Première session > 30 min65%280€42%
Dépôt initial > moyenne58%420€38%

La personnalisation, pilier de l’engagement durable

Les données collectées lors des premières sessions permettent une personnalisation poussée de l’expérience. Cette adaptation aux préférences individuelles constitue un levier majeur de fidélisation.

L’importance du premier contact humain

Les joueurs qui interagissent avec le service client dans les 48 premières heures présentent un taux de fidélisation 28% supérieur. Ce contact, même bref, crée un lien de confiance essentiel. Les plateformes performantes proposent un chat en direct facilement accessible dès les premiers pas sur le site.

Les signaux d’alerte à surveiller

Certains comportements initiaux doivent alerter les opérateurs car ils prédisent un risque d’abandon élevé. Des sessions très courtes et espacées, l’absence de réaction aux communications, ou des difficultés répétées avec l’interface constituent des signaux préoccupants.

Pour transformer ces situations à risque, les plateformes intelligentes déploient des stratégies de réengagement personnalisées : assistance dédiée, bonus sur mesure ou tutoriels adaptés aux difficultés rencontrées.

La fidélisation des nouveaux joueurs repose sur une analyse fine de leurs premières interactions et une réactivité exemplaire. En identifiant les comportements prédictifs dès le début du parcours, les casinos en ligne peuvent développer des relations durables avec leurs utilisateurs et maximiser leur valeur à long terme.

Jackson Mazette au Maroc : quand la maladie rattrape le traître du MLPC

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Jackson Mazette au Maroc : quand la maladie rattrape le traître du MLPC

 

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De gauche à droite : Mazette Jackson et Chantal Jean Édouard Koyambonou

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Jackson Mazette , l’ancien vice-président du parti MLPC radié, hospitalisé après avoir détourné l’argent du pouvoir, voit ses manœuvres de division s’effondrer avec la défection de ses complices.

 

Jackson Mazette découvre amèrement que la trahison politique se paie parfois au prix fort. Cet ancien vice-président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), qui avait vendu son âme au régime Touadéra pour diviser son propre parti, se retrouve aujourd’hui hospitalisé au Maroc, abandonné par ses complices et rongé par la maladie autant que par ses propres turpitudes.

 

L’homme qui pensait pouvoir jouer sur tous les tableaux en créant un front parallèle au MLPC découvre brutalement les limites de sa duplicité. Proche du pouvoir en place, Jackson Mazette avait reçu d’importantes sommes d’argent pour organiser des activités censées fragiliser son ancien parti. Mais sa cupidité légendaire l’a poussé à détourner la majorité de ces fonds pour ses projets personnels, notamment la construction en cours d’un immeuble à Bangui.

 

Cette appropriation éhontée des deniers de la corruption a provoqué la colère de ses collaborateurs qui découvraient progressivement qu’ils avaient été dupés par leur propre chef. Car Jackson Mazette ne s’est pas contenté de trahir le MLPC, il a également berné ceux qui l’accompagnaient dans cette aventure, transformant chaque complice en victime de son avidité sans bornes.

 

Chantal Jean Édouard Koyambonou, présenté comme l’un de ses plus proches alliés, s’est progressivement éloigné en réalisant l’ampleur de la manipulation. Cette défection symbolique a ouvert les vannes à un mouvement de désaffection généralisé, chaque membre de son cercle des mafieux découvrant qu’il avait été utilisé puis trahi par Jackson Mazette  dans sa course aux privilèges personnels.

 

Le mécontentement au sein de son entourage a atteint un point de rupture quand ses compagnons ont réalisé qu’ils servaient de faire-valoir à un homme qui ne pensait qu’à s’enrichir sur leur dos. Plusieurs d’entre eux ont annoncé leur intention de réintégrer le MLPC, abandonnant un Jackson Mazette  de plus en plus isolé face aux conséquences de ses propres manœuvres.

 

Cette débandade politique coïncide cruellement avec l’effondrement physique du personnage. Après un refus de visa pour la France qui témoigne de sa réputation sulfureuse même à l’international, Jackson Mazette  a dû se rabattre sur le Maroc pour ses soins médicaux. L’intervention lourde qu’il a subie, impliquant la pose de drains thoraciques pour soulager ses poumons, témoigne de la gravité de son état.

 

Hospitalisé à Rabat, l’homme qui croyait pouvoir manipuler tout le monde se retrouve désormais dépendant des médecins marocains pour sa survie. Ses proches le décrivent comme “en colère” face à l’isolement dans lequel il se trouve, rage impuissante d’un homme qui découvre que la trahison ne paie pas toujours.

 

Cette colère pathétique d’un malade abandonné contraste avec l’arrogance qu’il affichait quand il pensait tenir le bon bout en divisant le MLPC. Mazette avait cru pouvoir jouer les grands stratèges en servant les intérêts du pouvoir tout en s’enrichissant personnellement. Il découvre aujourd’hui que ce type de calcul finit toujours par se retourner contre son auteur.

 

Le congrès que son camp prévoyait d’organiser début septembre apparaît déjà comme une chimère réunion. Comment rassembler des militants quand le leader est cloué sur un lit d’hôpital marocain et que ses lieutenants l’abandonnent un à un ? Cette débâcle organisationnelle signe l’échec patent de sa stratégie de division.

 

L’ironie de la situation atteint son comble quand on réalise que Jackson Mazette, qui voulait affaiblir le MLPC, a finalement détruit sa propre crédibilité politique. En tentant de diviser les autres, il s’est divisé lui-même, perdant à la fois sa santé, sa fortune détournée et ses alliés de circonstance.

 

Cette déchéance de Jackson Mazette constitue un cas d’école des limites de l’opportunisme politique. L’homme qui pensait pouvoir trahir impunément son parti d’origine en empochant l’argent du Président Touadera découvre que ce type de stratégie finit toujours par dévorer ceux qui s’y adonnent.

 

Ses anciens complices, en réintégrant le MLPC, reconnaissent implicitement qu’ils ont été les jouets d’un manipulateur qui ne cherchait qu’à s’enrichir sur leur crédulité. Cette prise de conscience tardive témoigne de la capacité de Jackson Mazette  à abuser même ceux qui lui faisaient confiance.

 

L’état de santé précaire du personnage ne doit pas faire oublier la nature de ses agissements. Jackson Mazette  reste un traître qui a tenté de vendre son parti pour quelques billets, un corrupteur qui a détourné l’argent de la corruption elle-même, un manipulateur qui a berné jusqu’à ses propres complices.

 

Sa solitude actuelle dans un hôpital marocain constitue une forme de justice immanente pour un homme qui a passé sa carrière à trahir tous ceux qui lui faisaient confiance. Cette leçon devrait servir à tous ceux qui sont tentés par les sirènes de l’opportunisme politique à court terme.

 

Par Alain Nzilo

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La Constitution n’est pas discutable” : Balalou claque la porte au nez du parti UNIR

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La Constitution n’est pas discutable” : Balalou claque la porte au nez du parti UNIR

 

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L’ancien premier ministre Henri-Marie Dondra, Président du parti UNIR

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Le porte-parole du gouvernement Maxime Balalou refuse catégoriquement toute révision constitutionnelle, qualifiant les demandes du parti Unir de “fuite en avant” de “mauvais perdants”.

 

Le 1er septembre 2025, lors de son point de presse hebdomadaire, Maxime Balalou a offert un spectacle édifiant lors de sa conférence de presse. Interrogé par le journaliste du quotidien Hirondelle sur les conditions posées par le parti UNIR  pour participer aux élections, le ministre de la Communication a livré une masterclass d’arrogance politique qui restera gravée dans les mémoires.

 

Face aux trois demandes du parti UNIR :  révision de certaines dispositions constitutionnelles, renforcement de l’Autorité Nationale des Élections et sécurisation du processus électoral,  Balalou a opposé un mur d’intransigeance digne des régimes les plus fermés au monde.

 

Sa réponse sur la Constitution mérite le détour : “Vous connaissez ma position, la position du gouvernement sur la question de la constitution. Le gouvernement est clair, la constitution de la République s’impose à tout le monde”. Comme si cette loi fondamentale adoptée dans la controverse en 2023 était devenue subitement un commandement divin gravé sur les tables de la loi centrafricaine.

 

Mais le ministre ne s’arrête pas en si bon mauvais chemin. Il enfonce le clou avec une détermination confondante : “La question du Parti Politique Unir, puisque vous avez résumé un peu leur communiqué, je vous ai dit que la constitution de notre pays, cette constitution n’est pas discutable. Le peuple souverain a tranché. On n’a pas de discussion à ce niveau-là”.

 

Cette déclaration péremptoire trahit une conception particulièrement autoritaire de la démocratie. Dans un État de droit digne de ce nom, aucune Constitution n’est figée pour l’éternité. Les textes fondamentaux évoluent avec les sociétés, s’adaptent aux réalités nouvelles, intègrent les aspirations légitimes des citoyens. Pas en République centrafricaine version Touadéra-Balalou.

 

Le porte-parole gouvernemental pousse ensuite l’insulte jusqu’à qualifier les demandes du parti UNIR de manœuvre désespérée : “Et parler de la révision de la Constitution, c’est une fuite en avant. Il ne faut pas que la peur qui gagne le compétit de nos adversaires, les mauvais perdants, a déjà trouvé des raisons qui ne tiennent pas”.

 

Cette sortie dévoile toute la petitesse mentale de Balalou. Incapable de concevoir que l’opposition puisse avoir des préoccupations sincères sur l’organisation des élections, il préfère y voir une stratégie de “mauvais perdants” anticipant leur défaite. Cette psychologie de comptoir transperce dans chacune de ses interventions.

 

D’ailleurs, la qualité de son expression orale interroge sur sa sobriété. Quand il déclare que “Au niveau renforcement et capacité de l’ANE, le problème ne se pose pas. Les choses Ascensionnes vont bonter”, on se demande si le ministre mesure vraiment l’importance de sa fonction. Cette désinvolture langagière insulte autant les journalistes présents que les Centrafricains qui l’écoutent.

 

Sur la sécurisation du processus électoral, Balalou livre une promesse aussi grotesque qu’irresponsable : “Le processus sera sécurisé à 200 %. Il n’y a pas de problème à ce niveau-là”. Une sécurisation à 200%, voilà bien une trouvaille mathématique digne d’un ministre en goguette. Cette surenchère ridicule témoigne d’une approche purement propagandiste qui méprise l’intelligence des citoyens.

 

Le plus cocasse reste sa tentative de faire passer son obstruction pour de l’ouverture : “Mais nous, le gouvernement est ouvert et que nous travaillons, nous avons un cadre qui existe de discussion. Nous avons le cadre de concertation pour les élections qui existent”. Traduction : nous sommes ouverts au dialogue à condition que personne ne remette en question nos choix.

 

Cette schizophrénie politique imprègne tout son discours. D’un côté, il proclame l’ouverture gouvernementale. De l’autre, il balaie d’un revers de main toute proposition concrète de l’opposition. Une double posture qui transforme le prétendu dialogue en monologue gouvernemental déguisé.

 

L’attitude de Balalou montre parfaitement la dérive autoritaire du régime Touadéra. En sanctuarisant une Constitution controversée, le gouvernement ferme délibérément la voie à toute évolution démocratique pacifique. En traitant l’opposition de “mauvais perdants” avant même le scrutin, il dévoile une conception manichéenne de la politique où seuls les thuriféraires du pouvoir auraient voix au chapitre.

 

Cette performance du 1er septembre 2025 restera comme un moment de vérité du régime centrafricain. Elle montre un gouvernement sourd aux préoccupations légitimes de ses concitoyens, incapable du moindre compromis démocratique, et représenté par un porte-parole dont les propos décousu interrogent sur sa capacité à assumer ses fonctions.

 

Les élections de décembre 2025 se profilent dans ce contexte empoisonné. Avec un ministre qui refuse d’emblée toute discussion sur les conditions du scrutin, comment espérer des élections apaisées et crédibles ? Cette intransigeance gouvernementale hypothèque gravement l’avenir démocratique du pays.

 

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2 ex-miliciens Azandé , devenus soldats FACA, enlevés par les mercenaires russes dans les locaux de la SRI à Bangui : 6 mois plus tard, ils sont introuvables

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2 ex-miliciens Azandé , devenus soldats FACA, enlevés par les Mercenaires russes dans les locaux de la SRI à Bangui : 6 mois plus tard, ils sont introuvables

 

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Le soldat de deuxième classe Gouengue Élie, arrêté par les mercenaires russes et porté disparu à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans la nuit du 24 au 25 janvier 2025, Gouengue Élie, soldat de deuxième classe FACA, et son compagnon d’armes Bakoyogo Célestin Lemane ont été enlevés à Bangui par des mercenaires russes du groupe Wagner. À ce jour, aucun service de l’État ne donne d’explication sur leur sort. Ces deux militaires faisaient partie d’un groupe de six responsables azandés, dont quatre intégrés dans les FACA et deux civils, transportés par hélicoptère depuis Obo jusqu’à la capitale, à la suite d’un accord verbal avec les mercenaires pour discuter d’un appui logistique demandé par les miliciens azandés du Haut-Mbomou.

 

En effet, après leur arrivée à Bangui, une première rencontre a eu lieu au camp de Roux avec leurs alliés russes du groupe Wagner. Les échanges ont porté sur les besoins logistiques des miliciens. Au terme de cette réunion, les six hommes ont été invités à patienter pour une seconde rencontre prévue dans le même camp.

Plusieurs jours plus tard, lors de la dernière réunion avec les russes, les 6 invités ont tous été arrêtés et transférés à la Section de recherches et d’investigations (SRI), sur instruction des mercenaires russes.

 

C’est alors qu’une condition leur a été imposée  par les russes du groupe Wagner : la libération des six dépendait du transfert à Bangui de dix miliciens azandés suspectés d’exactions à Mboki. Finalement, ces derniers ont été recherchés, puis arrêtés sur place et transférés dans les jours suivants à Bangui, via l’hélicoptère de Wagner.

 

Mais avant même l’arrivée des dix suspects arrêtés à Mboki à Bangui, un événement majeur s’est produit. Dans la nuit du 27 janvier 2025, des éléments russes sont revenus discrètement à la SRI et ont récupéré deux soldats parmi les six hommes arrêtés au camp de Roux : Gouengue Élie et Bakoyogo Célestin Lemane. Depuis ce jour, ces deux soldats sont portés disparus. Ni la gendarmerie ni le ministère de la Défense n’ont fourni la moindre information. Leurs familles n’ont reçu aucun avis officiel.

 

Entre-temps, les dix miliciens transférés depuis Mboki, ainsi que les quatre autres membres du groupe initial (deux soldats et deux civils), ont été transférés à la prison centrale de Ngaragba, soit un total de quatorze détenus enregistrés. Quelques mois plus tard, les quatre premiers détenus ont été libérés provisoirement, tandis que les dix autres restent incarcérés à Ngaragba à la date de ce jour.

 

En revanche, aucune suite n’a été donnée sur le cas des deux soldats enlevés la nuit du 27 janvier 2025. Il n’existe à ce jour aucun document officiel attestant de leur situation. Gouengue Élie et Bakoyogo Célestin Lemane, reconnus comme membres de l’armée nationale après leur intégration par le biais du programme de formation assuré par la Russie elle-même, ont disparu sans trace.

 

La communauté azandé, leurs proches, et les familles des disparus demandent des explications claires. Le silence prolongé de l’État face à cette affaire fait naître une interrogation de fond sur la souveraineté du pouvoir actuel. Comment deux soldats FACA peuvent-ils être arrêtés à Bangui, emmenés de nuit par des étrangers, sans procédure, sans décision judiciaire, et sans que les autorités compétentes n’interviennent ?

 

Près d’un an après les faits, aucune réponse n’a été apportée. Les familles attendent, et avec elles, toute une partie de la population du Haut-Mbomou qui demande simplement de savoir où sont passés ces deux soldats FACA.

 

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