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BANGUI: LE RAPPORT DE LA MINUSCA SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME EN CENTRAFRIQUE

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE RAPPORT DE LA Minusca SUR LA SITUATION DES DROITS

DE L’HOMME EN CENTRAFRIQUE

Bangui, (C.N.C), 11-23-2015

La Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA a rendu public son premier rapport sur la situation des Droits de l’Homme en République centrafricaine. Au cours de la période sous revue, la Division des droits de l’Homme (DDH) de la MINUSCA a documenté 775 cas de violations des droits de l’Homme qui ont fait au moins 785 victimes, dont 88 femmes, 18 garçons et 25 filles. La présentation de ce rapport a été faite devant la presse, le vendredi 11 décembre 2015 à Bangui, au siège de la MINUSCA.

Dans un document de 26 pages rapportant les cas des violations des droits de l’Homme commis en Centrafrique, la Division des Droits de l’Homme a établi un tableau sombre de la situation des droits de l’homme dans le pays. Ce rapport est le résultat d’enquêtes menées par la Division des droits de l’Homme de la MINUSCA entre le 15 septembre 2014 et le 31 mai 2015, depuis le transfert d’autorité entre la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et la MINUSCA. Il fait état de violations des droits de l’Homme et du Droit humanitaire, y compris des assassinats, des violences basées sur le genre, de restriction de mouvements et d’actes de torture, entre autres.

« Alors que l’ampleur et la gravité du conflit ont diminué, de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire continuent d’être commises dans tout le pays par des groupes armés non étatiques, y compris les Anti-Balaka et ex-Seleka, et dans une moindre mesure, par des acteurs étatiques », a rapporté Musa Gassama, Directeur à la Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA, qui s’est réservé en toute partialité de mettre l’accent sur ces violations commises aussi par les forces internationales notamment la Sangaris et les casques bleus de la MINUSCA.

Le Rapport a établi que les violations des droits de l’homme sont commises par non seulement les groupes armés mais aussi par les forces internationales et nationales. Au cours de la période en vue, la DDH a documenté 124 cas de violations graves des droits de l’homme et de violations du droit humanitaire, imputables aux Antibalaka ayant affecté 209 victimes, dont au moins 46 femmes et 10 enfants dont cinq filles et cinq garçons. A cela s’ajoutent les 45 cas de violations du droit à la vie, affectant au moins 18 femmes et 5 enfants dont deux garçons et trois filles. Du coté des ex-Seleka, la DDH a documenté 75 cas de violations et abus des droits de l’homme et du droit humanitaire, affectant ay moins neuf femmes et six filles. Ces ex rebelles de la coalition seleka ont commis, d’après DDH, les 29 cas de violations du droit à la vie affectant au moins quatre femmes et une fille. La DDH a enregistré 23 cas de mauvais traitements affectant au moins quatre femmes et trois enfants dont deux garçons et une fille.

Pour les violations commises par les forces gouvernementales, la DDH a documenté des cas où les forces de sécurité nationales ont été activement empêchées par des groupes armés de réinstaller l’autorité de l’Etat. Elle a enregistré une violation du droit à la vie, quatre cas de traitements cruels, inhumains et dégradants et un cas d’arrestation arbitraire par les forces gouvernementales. Du coté des forces internationales, la DDH a collecté des informations et continué à suivre les cas de violations des droits de l’homme et des violations du droit humanitaire qui ont été commis par les forces internationales avant la période sous revue. Des informations incluent les abus et exploitations sexuels contre les enfants, les exécutions extrajudiciaires, la torture et les disparitions forcées.

Le Rapport fait une série de recommandations pour assurer l’amélioration progressive de la situation des droits de l’Homme en Centrafrique à l’endroit des autorités centrafricaines, de la communauté internationale et des groupes armés.

Aux Anti-Balaka et les ex-Séléka, le Rapport demande qu’ils réitèrent «leur engagement au référendum constitutionnel et à des élections pacifiques» en s’abstenant de toute forme de violence. Le Rapport leur demande également de jouer un rôle actif dans la mise en œuvre des recommandations du Forum de Bangui. Il précise que «les membres des groupes armés et leurs dirigeants qui mettent en péril la paix et le processus de réconciliation en commettant des violations graves des droits de l’Homme et du droit international humanitaire seront poursuivis devant les tribunaux nationaux ou internationaux et traduits en justice ».

Selon le Représentant du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, ce premier rapport public, qui s’inscrit dans la droite ligne des résolutions du Conseil de sécurité établissant la MINUSCA, sert de référence stratégique aux autorités judiciaires centrafricaines, à la Cour pénale spéciale, lorsqu’elle sera opérationnelle, et à la Cour pénale internationale.
Enfin, le Rapport invite la communauté internationale à intensifier l’appui et l’extension de l’autorité de l’État et à apporter un soutien financier et technique pour la mise en place et le fonctionnement effectif de la Cour pénale spéciale. Elle est aussi invitée à mettre en œuvre tous les efforts nécessaires pour traduire en justice les auteurs de violations des droits de l’Homme en République centrafricaine.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: LA MOCAF APPUIE LA CPJE POUR OFFRIR DES JOUETS AUX ENFANTS DEPLACES DU SAINT ANTOINE PADOU

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(Corbeaun News Centrafrique)

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LA MOCAF APPUIE LA CPJE POUR OFFRIR DES JOUETS AUX ENFANTS DEPLACES

DU SAINT ANTOINE PADOU

Bangui, (CNC), 12-23-2015

Ils sont 113 enfants démunis du camp de déplacés de la Paroisse Saint Antoine Padou, à recevoir des jouets offerts par l’Association dénommée Commission pastorale Jeunes et enfants. Avec l’appui financé de la société MOCAF, la commission a procédé, ce 22 décembre 2015, à la distribution des jouets aux à ces enfants pour la célébration de la fête de Noel.

En prélude à la célébration de la fête de Noel, les enfants déplacés du site de la paroisse Saint Antoine Padou sont à l’honneur. Pour cela, en tout 113 enfants recensés sur le camp ont reçu leurs cadeaux de Noël. La distribution de ces cadeaux a eu lieu dans ladite paroisse située dans la commune de Bimbo. Des jeux, des sketchs, de la danse ont été présentées par les enfants dudit camp des déplacés de la paroisse Saint Antoine Padou. Dans sa déclaration au public, le président de la Commission Pastorale des Jeunes et Enfants a estimé que ce don permet aux enfants démunis de retrouver le sourire.

« Nous exprimons notre gratitude à la MOCAF qui nous a appuyés dans la célébration de l’arbre de Noel aux enfants. Car ce don permet aux enfants de retrouver un peu de sourire.

La célébration de Noel pour cette année en Centrafrique vient dans un contexte particulier. Car depuis plus de trois (3) ans, c’est dans la douleur que les enfants ont parfois tenté de célébrer cette fête en dépit de la situation incertaine de sécurité qui s’installe dans le pays. C’est ce que souligne dans son message aux enfants bénéficiaires de ces cadeaux, Thierry Lancien, le Directeur Général de la société MOCAF.

« La MOCAF entreprise citoyenne veut, à travers la fête de Noel, rappeler aux enfants déplacés que nous pensons à eux. C’est ainsi que la brasserie MOCAF a organisé cette petite fête. Cela témoigne de la présence quotidienne de notre société au côté de tous les gens qui souffrent, en particulier les déplacés » a martelé Thierry Lancien.

Il souligne par ailleurs que les besoins de la population de Bimbo sont énormes, chose que la MOCAF ne pourra pas répondre à tous ces besoins. La crise que le pays a traversée a occasionné un déséquilibre social. Ce qui a fait que la fête de Noel semble parfois oubliée. Ce geste a rencontré l’agrément de Curé de la Paroisse Saint Antoine Padou, Marc Antoine Barben qui exprime sa satisfaction de voir les enfants épris de paix recevoir les cadeaux de Noel.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : Le président d’Union et Réconciliation, Sylvain Sami appel le peuple centrafricain à la vigilance,

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique : Le président d’Union et Réconciliation, Sylvain Sami appel le peuple centrafricain à la vigilance,

à la sagesse et au calme pour le scrutin du 27 décembre prochain

 

Bangui, (CNC), 12-23-2015

Mes chers compatriotes ;

Mes chers électeurs ;

Je m’adresse à vous, pour une raison qui est capitale pour la paix. Oui pour la Paix, Oui pour l’Amour, Oui pour le Développement. Et pour atteindre cet objectif, il est primordial pour chacun de nous, de prier, d’agir et de mener des actions contre les esprits sataniques qui animent certains à nous prendre en otage. Nous devons briser ce lien par la prière, par l’action et par l’amour.
Oui, ils viendront vous monnayez, vous proposez, vous soutirez votre suffrage. Ils sont là pour combien de temps ? Après les élections que feront-ils ? Si ce n’est que remplir leur poche…Voilà comprenez !
Alors j’appelle à la vigilance, à la sagesse et au calme. Ne vous laissez pas embarquer. Prenez votre temps de prier, de méditer et demandez une réponse au tout puissant afin qu’il puisse vous orientez à choisir une personne, qui sera capable de changer la destinée de notre pays, de donner l’espoir à nouveau à notre peuple.
Oui, je ne suis pas partant pour cette élection, c’est vrai. Dans mon dernier communiqué je vous ai donné les raisons, et je tiens avec fermeté et conviction, car je ne joue pas avec le peuple, je ne joue pas avec mon pays. Je veux la paix et pour cette paix, ça se construit. On prend des risques, mais c’est des risques calculés. Je vous demande d’être patient et continuez de poursuivre vos actions qui permettent de sortir de ce ghetto, de ce massacre. Je serais toujours là, je continuerais de mener mes actions avec, bien sûr avec celles ou ceux qui voudront me soutenir afin de faciliter le retour définitif à la paix et la réconciliation. Circuler librement, manger à notre faim, nous vêtir, nous soigner, nous loger et éduquer notre jeunesse.
Eduquer notre jeunesse c’est aussi éduquer nos parents. Sans que les parents aient une éducation, une formation et un accompagnement social il est difficile, on le voit dans notre pays ! Alors, il faut nos parents prennent conscience également qu’ils ont besoins d’être accompagné pour accompagner les enfants. Donc je poursuivais les actions avec amour et détermination, pour que demain, un changement soit pour nous et pour longtemps.
Je vous appel, à aller tous votés le 27 décembre prochain, sans provocation mais avec amour. Je vous demande de respecter tous les partis présentent ainsi que les candidats malgré leurs intentions. C’est le début de la sagesse, de la création, du développement, de l’amour et de la paix.

Je vous remercie et à très bientôt !

Vive la jeunesse

Vive le peuple

Vive la République Centrafricaine

Sylvain Sami

Président d’Union et Réconciliation

Bangui: Le parti URCA regrette le phénomène « FA MAPA » qui ôte la dignité du centrafricain

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(Corbeau News Centrafrique)

Saturnin Ndomby

 

Le parti URCA regrette le phénomène « FA MAPA » qui ôte la dignité du centrafricain

 

Bangui, (C.N.C),12-22-2015

 

M. Saturnin Ndomby, Porte-parole du candidat à la présidentielle, Anicet George Dologué du Parti URCA (Union pour le renouveau centrafricain) a animé un point de presse, ce lundi 21 décembre 2015, au siège dudit parti. Si l’occasion a été donnée pour retracer la tournée provinciale du candidat Anicet George Dologué, une question cruciale a été soulevée : le phénomène de ‘’FA MAPA’’ (donner du pain). Et, le candidat à la présidentielle de l’URCA a profité de sa compagne en province pour relever et donner la leçon du développement durable qui ne saurait passer par le fait de donner du pain à la population.
La compagne électorale est entrée dans le vif de son sujet. Seulement, il est apparu un phénomène, celui de l’achat des électeurs ou de vente de voix des électeurs vice-versa. La Parti URCA de Anicet George Dologuélé a très vite décelé ce phénomène et l’a trouvé de très dangereux pour l’avenir de la Nation. La tournée provinciale effectuée la semaine dernière par son candidat à la présidentielle a été beaucoup plus pédagogique.
En effet, la semaine dernière, Anicet George Dologuélé a été battre campagne dans l’arrière-pays. « Le problème auquel le président Anicet George Dologuélé est confronté partout il est passé, c’est le phénomène de ‘’FA MAPA’’. C’est que quand les délégations arrivent, les populations se mobilise et la première chose qu’elle demande, c’est du pain, parce qu’elle est habituée à rencontrer des candidats qui leur distribuent de l’argent pour leur faire croire qu’ils sont capables de les nourrir », a déclaré Saturnin Ndomby, Porte-parole du AGD.
Qu’à cela ne tienne, AGD, en parlant franc avec la population n’a pas manqué de leur expliquer, que ‘’FA MAPA’’ ne reconstruira jamais la RCA comme le pays l’attend réellement, mais c’est la prise de responsabilité de l’Etat afin d’assurer le travail individuel de chaque citoyen qui est la voie de développement.
Selon le Porte-parole de l’AGD, « les passages du président Anicet George Dologuélé sont une occasion pour lui de dire la vérité aux populations que sa vision pour le développement de la RCA n’est pas de donner 2000 F Cfa, une seule fois sur les cinq ans de sa gouverne de l’Etat. Bien au contraire, sa vision de voir le peuple centrafricain tout entier se rassembler au lendemain de son élection, de mettre tout le monde, individuellement et collectivement au travers de son projet de reconstruction dans la dignité. Ainsi, chaque citoyen centrafricain trouvera du travail pour pouvoir vivre dignement, c’est-à-dire d’être capable de se nourrir et nourrir sa famille, à se loger, à sa soigner et à s’instruire. Là, on retrouve les cinq verbes du MESSAN ».
Notons que la tournée provinciale a été jugé d’un franc succès, à en croire son Porte-parole. « La population qu’il a rencontrée a compris qu’elle a, enfin le droit d’espérer et de compter sur l’homme qui pourra prendre en compte ses aspirations, à savoir la paix et la reconstruction du pays qui permettra à la jeunesse et aux femmes, ainsi qu’aux personnes défavorisées de ne pas quitter les villes et les villages ; mais d’y rester pour reconstruire la RCA ».
Après Mbaïki dans la Lobaye, AGD s’est rendu le 17 décembre à Bouar, Bozoum, Bocaranga, Paoua à la rencontre des centrafricains, en vue de leur expliquer, ce pourquoi il veut devenir le président de la République. Le 18 suivant, il a été à Berbérati, Bossangoa avant de se rendre, le 20 décembre à Bambari, à Bangassou pour boucler à Mobaye. Hier lundi 21 décembre, il a été au quartier Gbaya-Dombia au Km5 dans un grand meeting, puis en fin d’après-midi sur le terrain ATEMI au quartier Castors.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Pathétique tournée provinciale de Martin Ziguélé

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(Corbeau News Centrafrique)

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Pathétique tournée provinciale de Martin Ziguélé

 

 

Bangui, (C.N.C), 22-12-2015

 

Tous s’accordent à dire que la compagne électorale pour les prochaines élections groupées en RCA devrait paraitre difficile pour beaucoup de candidats, en particulier le candidat du MLPC pour avoir été un ancien et l’un des poids lourds de la classe politique nationale. Le succès de Martin Ziguélé dans l’arrière-pays a défié tout pronostic.
D’amblée, la première semaine de la campagne électorale en RCA est marquée, par l’ouverture de la compagne à Bangui, suivie immédiatement par des tournées provinciales. Martin Ziguélé, au nombre de ses pairs, en tout cas ceux qui ont la possibilité, a fait l’arrière-pays. Le clou de cette tournée du candidat du MLPC est l’accueil chaleureux et toutefois grandeur-nature qui lui est réservé dans plusieurs villes.
La première semaine de ce candidat a été chargée par plusieurs meetings qu’il a tenus à Mbaiki, Bambari, damara, Sibut, Mobaye, Bangassou, Berberati, Nola et Carnot. De sources indépendantes, dans toutes ces villes, Martin Ziguelé a été en héro par une population comme dirait un de ses proches « en quête d’un leader expérimenté ».
Selon des sources contactées depuis Bambari, c’est une foule immense composée à la fois des chrétiens et musulmans qui ont fait le déplacement pour accueillir le candidat du MLPC. « C’est des milliers de personnes qui ont attendu Martin Ziguelé. Nous avons vu un engouement sans précédent à son arrivée jusqu’à son départ. Nous pensons que son arrivée à crée une nouvelle dynamique dans l’approche du revivre ensemble parce qu’on ne s’attendait pas à cela » a expliqué une autorité locale de Bambari.
Ce même engouement est enregistré dans les villes telles que Mbaiki, Bambari, Mobaye, Bangassou, Berberati, Nola et Carnot. Un membre de la délégation spéciale de la ville de Carnot a confirmé cette information en ces termes : « c’est des centaines de personnes qui ont accueilli avec joie le candidat du MLPC dans la ville. Toutes les couches sociales étaient là. La joie a gagné la ville à son arrivée. Cela n’est pas étonnant parce qu’ici c’est un terrain conquis pour cette formation politique », raconte cette source.
Francis, un jeune de Nola pense que le déplacement de ce candidat dans la ville est une marque d’importance que Martin Ziguélé leur accorde. Ce dernier s’est dit marqué par cette visite et les plans de relèvement de la République Centrafricaine que ce candidat soumet au peuple. « A chaque élection, les candidats négligent Nola pour des raisons qu’on ignore. Martin Ziguelé a placé Nola dans ses priorités et cela nous marque. Aussi, il a fait un plan bien réaliste pour mettre fin à l’insécurité et surtout sortir le pays de la situation actuelle. Je pense qu’il y a de bonnes raisons pour qu’il devienne président pour aider ce pays », a souligné ce dernier.
A Bangassou, l’arrivée de Martin Ziguelé a drainé une foule immense qu’un membre de la société civile de cette ville a parlé « d’une marée humaine jamais mobilisée dans la ville par un politique ou un quelconque leader ». Selon les informations en notre possession, ce sont des milliers de jeunes dévoués qui ont attendu le président du MLPC et qui l’ont accompagné depuis l’aérodrome jusqu’au centre-ville. « Beaucoup voulaient par tous les moyens voir Ziguelé, le toucher, l’écouter. Ici, on parle trop de ce leader politique » a confié une source religieuse qui a requis l’anonymat.
« C’est en compagnie de la jeunesse, des femmes et des vieux sinon de toute la ville de que Martin Ziguelé a passé ses heures à Bangassou. Tout le monde était au rendez-vous » a expliqué un cadre d MLPC de cette ville.
Dans l’entourage de ce candidat, on semble reconnaitre que c’est à Bangassou que le meeting a battu le record en matière de mobilisation même si à Mbaiki, Carnot, Nola, Berbérati, des centaines de personnes avaient suivi le message de ce candidat.
Le MLPC et son candidat ont tellement mis leur marque à la première semaine de cette campagne qu’un observateur de la société civile s’interroge « nous ne voyons qu’un seul candidat dans les provinces. Où sont passés les autres pour que seul Martin Ziguelé sillonne les villes et villages ? ».
Si dans les villes éloignées, le candidat du MLPC utilise des avions à Damara et Sibut, c’est en voiture qu’il a fait le déplacement. Le concerné dit à propos que « j’adore faire des déplacements en voiture parce que c’est le meilleur moyen d’entrer en contact avec la population qui vous pose des questions directement ».
La campagne lancée le 12 décembre dernier prendra fin d’ici le 25. Les élections groupées se tiendront le 27 décembre.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Le Projet « THIMO 4 BIS », officiellement lancé par le gouvernement avec l’appui de l’AFD

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(Corbeau News Centrafrique)

 

Charles Malinas Florence Limbio

Le Projet « THIMO 4 BIS », officiellement lancé par le gouvernement avec l’appui de l’AFD

 

Bangui, (C.N.C), 12-22-2015

Le samedi 19 décembre, Mme Florence Limbio, Ministre de l’Economie, du plan et de la coopération internationale, Chargée des pôles de développement a officiellement lancé, à Bangui, la deuxième phase des Travaux à haute intensité de mains d’œuvres (THIMO 4). Appelé ‘’THIMO 4 BIS’’, cette deuxième phase financée par l’Agence française de développement (AFD) à hauteur de deux millions d’Euros vise à parachever les deux lots restants de THIMO 4. L’ambassadeur de France en Centrafrique, Charles Malinas, a été présent à la cérémonie du lancement des THIMO 4 BIS, assisté de Daniel Vain Représentant de l’AFD.
Après THIMO 1, 2, 3 et 4, THIMO 4 BIS vient officiellement d’être lancé à Bangui. Initialement, projet de développement des infrastructures urbaines de Bangui suite aux terribles inondations de 2005, THIMO est devenu aujourd’hui une approche de résolution de la crise actuelle dans le pays. Il s’agit, selon le gouvernement de transition d’un outil imparable qui permet d’employer en masse les jeunes désœuvrés, victimes ou acteurs, des violences dans le pays, afin de les détourner de cette voie pour les ramener vers les dignes activités génératrices de revenus.
Le Chef de l’Etat de transition, Catherine Samba-Panza, en lançant en janvier dernier, les projets THIMO-Bangui dans le 6ème arrondissement, en a fait un pari, puisqu’elle a cru que les récurrentes crises politico-militaires survenues en RCA sont et restent la résultante de la pauvreté et de la misère, surtout en milieu jeune. Donc, il faudrait bien, si l’on veut la stabilité et la paix, occuper les jeunes en leur donnant du travail.
Dans cette posture, THIMO a bénéficié de la contribution, non seulement de l’AFD, mais également de l’Union européenne, de la Banque mondiale et de la MINUSCA. Pendant la crise, certains projets de développement ont été convertis en projets THIMO entre 2013 – 2014 où des jeunes sont recrutés pour la suppression des dépôts sauvages dans la ville de Bangui ; le nettoyage des collecteurs ensevelis et la construction de quelques collecteurs.
Au lancement de THIMO 4 BIS, Mme Florence Limbio, ministre de l’Economie, du plan et de la coopération internationale est longuement revenue sur l’intérêt que représente cette nouvelle approche dans la situation actuelle de la République centrafricaine. « Les techniques THIMO sont unanimement louées par les partenaires techniques et financiers et les entreprises qui interviennent dans le domaine. Les programmes THIMO ont un impact très positif sur les populations compte tenu du nombre important des ouvriers employés sur le chantier, qu’on peut facilement évaluer aujourd’hui à quelque 51 000 bénéficiaires. Ce sont environ 22,5 milliards de Francs Cfa qui ont été distribués à l’ensemble de la population », a déclaré le membre du gouvernement.
Elle a ajouté par ailleurs que « le guide THIMO a permis à tous les acteurs de partager une approche commune et d’harmoniser leurs pratiques en la matière. Il s’agit particulièrement des critères de recrutements, du niveau minimum de rémunération, le principe de rotation des travailleurs, de la formation professionnelle qui est réalisée par l’Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi (ACFPE) au bénéfice d’une main d’œuvre nombreuse, et des modalités d’accompagnement des travailleurs ».
A n’en point douter, les précédents projets THIMO sont devenus, aux yeux des partenaires de la RCA, le symbole de la continuité de leurs actions auprès du gouvernement centrafricain en faveur de la population de Bangui et de la population centrafricaine toute entière dans les moments difficiles qu’elles ont connus depuis décembre 2012 jusqu’à ce jour. La mise en œuvre de tous ces projets a permis non seulement de réduire considérablement les dégâts et dommages causés par l’importante inondation qui a touché la ville de Bangui en 2015, mais aussi d’atténuer l’impact socioéconomique de la crise de manière générale.
Daniel Vain, Représentant de l’AFD et Charles Malinas, Ambassadeur de la France en Centrafrique se sont félicité de ce que les THIMO ont comblé les attentes, notamment en ce qui concerne l’implication des acteurs locaux. « Lors de la pose de la plaque commémorative des THIMO, on avait souligné que ces travaux avaient été faits avec des entreprises locales, en étroite collaboration avec AGETIP-CAF et le gouvernement centrafricain. C’est une grande fierté de savoir qu’on pouvait faire beaucoup de choses avec des compétences locales », s’est réjoui le Représentant de l’AFD.
Coup de projecteur sur les réalisations THIMO
L’idée des THIMO est née des inondations de 2005 dans la capitale Bangui dont les plus inoubliables ont été les localités totalement inondées de Camp Fidèle Obrou jusqu’au BARC. Cette situation a poussé le gouvernement à la réflexion autour de la réhabilitation des infrastructures urbaines de Bangui. Et, THIMO qui est à sa quatrième génération aujourd’hui a été innovée comme l’alternative. C’est ainsi que THIMO 1 a été réalisé dans les localités de 92 logements et Mamadou-Mbaïki ; THIMO 2 dans le secteur Malimaka (5ème arrondissement) ; THIMO 3 dans les quartiers Moustapha, Bakongo et le marché Ouango. Malgré ces réalisations, il y avait encore des insuffisances chroniques.
En 2008, le ministère de l’Urbanisme a lancé une étude d’un schéma directeur de drainage identifiant les insuffisances des différents collecteurs, afin d’y proposer des solutions à travers les THIMO 4. Cette quatrième étape de THIMO a été financée par l’AFD en 2009 à hauteur de 5 millions d’Euros pour une période d’exécution de cinq (5) ans au tour de cinq marchés de travaux. Le Lot 1 attribué à l’entreprise Alizé Construction concerne le prolongement du collecteur de l’indépendance vers la rivière Oubangui et le prolongement du collecteur USES. Le Lot 2 concerne le prolongement du collecteur de l’avenue de l’indépendance vers la gendarmerie, exécuté par Diversité Service. Le Lot 3 concerne le colleteur de l’avenue Gamal Naser.
A en croire Gabriel Pounaba, Expert qualité à AGETIP-CAF, avec l’augmentation des prix dans les années 2013, les deux autres lots n’ont pu être réalisés à cause des avenants qui ont été signés auprès de ces trois entreprises, d’où la mise en place de THIMO 4 BIS.
Entre temps, THIMO 4 permis à la RCA et à la ville de Bangui en particulier de disposer aujourd’hui de grands acquis infrastructurels. Il s’agit entre autres de 4 km de canaux maçonnés ; la construction de 1km de fossé enterré qui conduit les eaux de pluie vers la rivière Oubangui ; la mise en place de 750 m3 de gavion pour prévenir l’érosion de l’Oubangui vers les collecteurs ; la mise en place des garde-corps de 1 km pour protéger la population face aux grandes ouvertures de collecteurs ; la mise en place de 819 balises, le reprise des revêtements qui ont été décapés pour permettre la construction de ces collecteurs en revêtement tri-couches (à la place de la République) et bicouches (autres). Et, la ville de Bangui s’est embellie à l’allure de la reconquête progressive de ‘’Bangui la conquête’’.
THIMO 4 BIS
Les deux lots restants de THIMO 4 font l’objet de réalisation de THIMO 4 BIS et se réaliseront dans les 1er et 2ème arrondissements de Bangui en début du mois de janvier 2016. Ils concernent l’avenue de l’Indépendance, à partir de l’Institut Pasteur vers l’avenue des Martyrs et financés par l’AFD à hauteur de 2 millions d’Euros.
A la différence des précédents THIMO, THIMO 4 BIS, se basant sur les insuffisances de THIMO 4, comporte quelques spécificités en termes d’innovations. Il s’agit entre autres de la mise en place d’un contrat de sous-traitance entre l’entreprise retenue et l’entreprise chargée de l’accompagnement social pour recruter et payer la main d’œuvre locale pour le compte de l’entreprise des travaux ; accompagner la main d’œuvre par un dispositif de formation aux activités génératrices de revenus, la cohésion sociale et l’éducation financière ; dérouler le projet sans incident social notable ; mettre en place un dispositif de recrutement efficace ; dispenser des formation aux manœuvres par l’Ong ; mettre en place un budget permettant aux manœuvres d’épargner. Ce seront 1300 jeunes qui seront recrutés par vague rotative pour une période de huit (08) semaines. Ces derniers seront payés toutes les deux semaines à 2000 F Cfa par jour.
THIMO 4 BIS qui est toujours placé sous la maitrise d’ouvrage déléguée de AGETIP-CAF vise le Lot 4 qui sera réalisé par l’entreprise Semence BTP et le Lot 5 par le Groupement BETGC-SA BTP. L’Ong ‘’Nourrir’’ est recrutée pour l’accompagnement social. Au total, huit (08) contrats seront signés avec des entreprises locales et étrangères dans le cadre de ces travaux.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: INTERVIEW : « NOUS ALLONS GAGNER LES ELECTIONS A 53,2% ET NOUS CONSIDERONS QUE CEUX DECHIRENT

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(Corbeau News Centrafrique)

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INTERVIEW : « NOUS ALLONS GAGNER LES ELECTIONS A 53,2% ET NOUS CONSIDERONS QUE CEUX DECHIRENT

LES EFFIGIES DU MLPC FONT PARTIES DES 47% » DIXI CHRISTIAN

TOUABOY DNC DE MARTIN ZIGUELE.

 

Bangui, (CNC), 12-22-2015

 

Le Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) s’assure de sa victoire à la présidentielle du 27 décembre 2015. Dans une interview accordée à notre rédaction, Christian TOUABOY, Directeur national de Campagne du candidat du MLPC Martin Ziguelé revient sur la tournée de son candidat effectuée des certaines villes de la RCA. Il souligne que la victoire du MLPC est mathématique.

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Monsieur Christian Touaboy, Bonjour !

Christian TOUABOY (CT): Bonjour !

CNC : Vous êtes le Directeur national de Campagne du MLPC, votre candidat a commencé les campagnes dans la Lobaye. Qu’est-ce qui justifie le choix de cette région en premier lieu ?

CT : Toute stratégie mise à part, théoriquement, la Lobaye c’est le lieu de naissance du président fondateur Barthélémy Boganda. Vous savez que notre pays a traversé de moments extrêmement difficiles, aller jusqu’à parler même de la partition du pays. lorsque nous repartons à nos bases, à nos origines, à ce qui constitue l’essence même et la substance de notre centrafricaneté, c’est Barthélémy Boganda qui a fait de nous cette République. C’est de là qu’il vient. Il a prôné la paix, l’unité, la dignité. Donc pour nous, il était plus que normal de repartir à la base, de repartir à la source afin de nous imprégner du message réel et profond, du message de paix de Bonganda. M’Baiki a été donc tout indiqué pour nous de commencer notre campagne.

CNC : M’Baiki est le point fort de départ de votre Candidat Martin Ziguelé de prôner les 3R : la Réconciliation, le Rassemblement et la Reconstruction. Il a été également dans la Ouaka, est-ce que ce message autour des 3R a été accueilli ?

CT : Je vous le dit, Bambari a été un triomphe. Ça, il faut le dire d’entrée de jeu. Et vous n’êtes pas sans savoir que Bambari a été divisé pendant longtemps, un peu comme Boda dans la Lobaye, et au KM5 à Bangui. Donc Bambari a été divisé, il y avait des zones des Musulmans, des Chrétiens, et il y a même une zone créée par les forces internationales au Centre qui est devenue une zone de No Man’s land. Bambari était indiqué, d’abord c’est l’un des bastions du MLPC. Mais aussi, c’est pour montrer la capacité du MLPC à pouvoir réunir les gens, à pouvoir ramener les gens autour de table pour discuter. Et je vais vous dire, le président Martin a marché 2 kilomètres avec près de 100.000 personnes, Chrétiens et Musulmans pour traverser toute la ville. Ils ont quitté un quartier chrétien pour aller dans un quartier musulman afin d’essayer de réunir les gens. Il y a eu des scènes de fraternisation, les gens se sont embrassés, se font des accolades, des larmes. En un mot, Martin Ziguelé est allé à Bambari, une ville divisée, il a réussi à rassembler les gens. Et c’est là, la force de MLPC.

CNC : Au-delà de Bambari, il a été dans la Mambéré-Kadéi, la Sangha-Mbaéré, on a constaté cet engouement. Entre temps dans certaines régions, on déchire les effigies de votre candidat. Êtes-vous inquiets lorsqu’on aussi l’un de vos candidats à la législative touché de balle?

CT : Inquiet? Non ! Déçu? Un peu! Déçu parce que le jeu politique n’est pas un jeu que l’on essaie de payer des jeunes pour s’adonner à des actes de violence. Nous ne le faisons pas. Nous ne sommes pas inquiets, nous sommes le MLPC. Le MLPC est né dans la douleur, il est né dans le sang, dans la lutte, et c’est comme ça que nous combattons. Déchirer des posters, je crois que les gens aujourd’hui voient Martin Ziguelé, il y a une certaine cristallisation de tout ce qui se passe en RCA sur Martin Ziguelé, et c’est normal. Moi, j’ai toujours dit que Martin Ziguelé est le numéro 1. Il est le père de la nation. Aujourd’hui lorsqu’il y a quelque chose qui ne va pas, les yeux, les oreilles se tournent vers Martin Ziguelé pour écouter, pour savoir ce qu’il pense, ce qu’il dit. Il est donc normal, même dans une famille il y a certains enfants qui de temps à autres s’expriment violement à leur père. Je ne vois pas une gravité à cela. Nous allons gagner les élections à 53,2%. Nous considérons donc ceux qui déchirent les effigies du MLPC font partie de 47%. Ils ne sont pas contents, lorsque nous serons au pouvoir, nous allons nous assoir, nous allons discuter pour réunir les gens.

CNC : Et votre candidat à la législative de Bossangoa qui a eu une balle dans la jambe et d’autres qui sont menacés?

CT : D’abord, c’est triste au premier point. Au deuxième point, nous n’allons pas directement pointer du doigt qui que ce soit. Puisque rien ne prouve au jour d’aujourd’hui que cette violence soit politique. Parce que la voiture qui a emmené le camarade Namféi à Bossangoa, n’avait pas d’effigie. Il n’y avait absolument rien du MLPC sur le véhicule. C’est peut être un crime crapuleux, peut-être des bandits. Et vous savez que sur cet axe, le chemin est dangereux. Rien ne prouve, sauf l’enquête diligentée par les autorités. Nous allons réunir les données, et lorsque nous sauront que cela est politique, nous allons aviser. Pour le moment, il n’y a pas de sujet d’inquiétude. Nous sommes allés à Boali, à Damara, à Bossembele, à Lobaye, il n’y a pas absolument eu de dérapage. Martin Ziguelé a traversé le pays, du Sud à l’Est à l’Ouest du moins pour l’instant, il n’y a absolument pas eu de violence.

CNC : Maitre Nicolas Tiangaye a fait allégeance au MLPC, et cela a fait buzz sur les réseaux sociaux ; est-ce pour vous un sujet de réjouissance et quel est le message que vous avez à lancer à l’endroit de ceux qui veulent rallier le MLPC et qui hésitent encore ?

CT : Ecoutez ! Maitre Nicolas Tiangaye est probablement l’une des sommités, intellectuel du pays. C’est un quelqu’un qui a de crédit. Lorsque nous voyons à l’étranger, et lorsque nous parlons de Nicolas Tiangaye, nous constatons chez ceux qui ne sont pas Centrafricains un respect immense. Et moi particulièrement lorsque j’étais encore petit, le procès du président Bokassa a établi Maitre Tiangaye comme l’une des sommités intellectuelles du pays. C’est évidemment avec beaucoup de réjouissance de voir Nicolas Tiangaye que nous considérons comme une idole appeler à voter pour Martin Ziguelé. C’est un allié naturel qui a fait le combat politique comme nous.

CNC : Beaucoup des gens considèrent Martin Ziguelé comme candidat de la France, qu’en dites-vous ?

CT : Je suis Directeur national de campagne mais je n’ai jamais reçu de Français dans mon bureau. Je n’ai jamais été à l’ambassade de France, je n’ai jamais discuté avec qui que ce soit. Ma campagne ça se passe en Centrafrique. Mon souhait c’est de parler, de transmettre, de faire l’état des choses à Martin Ziguelé, des expériences, des peines, des souffrances des Centrafricains. Je le redire ici, la victoire du MLPC est mathématique. Et c’est une évidence.

CNC : Donc Martin Ziguelé n’est pas Ministre conseillé de Catherine Samba-Panza?

CT : Il ne l’a jamais été. A ce sujet, une plainte a été déposée. Et je vais mettre le pied dans le plat. Regardez le décret qu’on vous a donné, c’est un faux. Nous savons que le numéro de ce décret est originairement un décret qui a été signé pour autre chose. Nous en avons les preuves. C’est fait. Nous allons poursuivre à la justice ceux qui ont commis ces actes.

CNC : Monsieur Christian Touaboye, je vous remercie.

CT : C’est à moi de vous remercier.

Bangui, Interview réalisée par Eric NGABA CNC

Bangui: EDDY SYMPHORIEN KPAREKOUTI APPELLE SES MILITANTS ET SYMPATHISANTS A VOTER LES CANDIDATS DE LEUR CHOIX

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(Corbeau News Centrafrique)

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EDDY SYMPHORIEN KPAREKOUTI APPELLE SES MILITANTS ET SYMPATHISANTS

A VOTER LES CANDIDATS DE LEUR CHOIX

Bangui, (CNC), 12-21-2015

 

Le Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), non partant de la course à la présidentielle du 27 décembre 2015 en Centrafrique, a donné la consigne de vote à ses militants et sympathisants. Une consigne donnée par le président du PUR, Eddy Symphorien Kparekouti lors une d’une déclaration à la presse, dimanche 20 décembre au siège du parti à Bangui.
La République Centrafricaine vient d’amorcer les élections avec la tenue du référendum constitutionnel organisé le 13 décembre dernier. Au moment où les Centrafricains amorcent le dernier virage du 1er tour des élections groupées du 27 décembre prochain, le président du PUR tient à préciser à ses militants et sympathisants, la consigne de vote. Qu’après analyse et moult réflexions, il a décidé de s’abstenir de toute consigne de vote. Après un recul, le président du PUR a estimé qu’il n’y a pas de raison que son parti soutienne un candidat pendant ces élections.
«Le Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), tout en réitérant son inquiétude sur l’issue de ces scrutins, ce qui justifie son retrait de la course, donne libre cour à ces militants et sympathisants tant au niveau national qu’au sein de la diaspora de voter le candidat de leur choix tant pour la présidentielle que pour les législatives » a déclaré Eddy Symphorien Kparekouti, président du PUR.
Toutefois, a rappelé Eddy Symphorien Kparekouti, le PUR rappelle à ses militants et sympathisants que le vote ne doit pas se baser sur l’achat de conscience. «Ils doivent aussi éviter de porter leur choix sur des candidats qui se sont allégrement servis sur le dos du peuple centrafricain ».
Par ailleurs, le PUR exige de ses militants et sympathisants, des comportements responsables et transparents avant, pendant et après les échéances électorales. Les élections actuelles, au-delà de tout doute que le PUR port, représentent un tournant décisif pour la République que le peuple veut avoir après cette crise. Pour le PUR, la construction de cette nouvelle République passe par ces élections cruciales. C’est pourquoi, un vote utile, basé sur les mérites et la compétence est souhaitable par le PUR qui appelle les Centrafricains à ne pas oublier le passé car il permet aux Centrafricains d’envisager le futur de la République centrafricaine.
Des efforts ont été consentis pour le retour à l’ordre constitutionnel pendant la Transition. Toutes les entités impliquées n’ont fait que rechercher des solutions sans se poser des questions. Ainsi, le PUR appelle toutes les forces vives de la nation à se poser aujourd’hui un certain nombre de questions entre autres : Que s’est-il passé le 24 mars 2013? Pourquoi sommes –nous dans l’enfer aujourd’hui ? Pourquoi ce forcing électoral aux dernières minutes ? Pourquoi devons-nous aller aux élections sans aucune réconciliation inclusive ? Pourquoi aller aux élections sans que les principales préoccupations des victimes de cette crise ne soient prises en compte ?
« Eu égard a toutes ces questions, le PUR engage les autorités de la Transition, la Minusca, l’Autorité Nationale des Elections, les autorités locales ainsi que toutes les entités impliquées dans le processus à garantir équitablement aux Centrafricains le droit de vote et à faire en sorte que la volonté populaire exprimée dans les urnes soit celle qui sera sincèrement publiée », a martelé le président du PUR.
Par ailleurs, le PUR exige de la Communauté Internationale, des Autorités de la Transition et de l’Autorité Nationale des Elections, une attitude de totale impartialité avant, pendant et après les échéances électorales. Le président du PUR a déclaré que son parti reste disposé à apporter ce qu’il a pour la réussite des élections malgré les nombreux ratés déjà constatés mais qui peuvent encore être rattrapés. A tous, le PUR lance un appel au calme et à la sérénité. « Autant notre destinée dépend de ces élections, autant cet avenir sera déterminé par la qualité du choix que nous aurons fait » a conclu Eddy Symphorien KAREKOUTI.
Pour rappel, le président du PUR a annoncé, le 04 décembre dernier, son retrait de la course au pouvoir qu’il a évoqué d’une mascarade électorale en préparation. Il a par la même occasion, dénoncé les multiples dérives de la période de transition suscitant la déception et le mécontentement au sein de la population.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: Moustapha SABOUNE veut changer le FPRC

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(Corbeau News Centrafrique)

 Photo M.Saboune

 

Moustapha SABOUNE veut changer le FPRC

 

Bangui, (B.K),12-21-2015

 

Alors que le peuple centrafricain vient de montrer massivement son engouement pour le référendum et que la campagne pour les élections présidentielle et législatives bat son plein, tous les candidats tiennent des discours orientés vers le rassemblement, la réconciliation et l’unité nationale en Centrafrique. Seuls les radicaux du FPRC s’opposent à ce que des élections démocratiques aient lieu. Pour cela, leur leader Nourredine ADAM vient de proclamer l’autonomie du Nord-Est de notre pays. Dans ce contexte si particulier, nous avons choisi de nous intéresser à l’autre courant du FPRC, plus cohérent et moins brutal, incarné par Moustapha SABOUNE, auteur de récentes déclarations suite à la visite pontificale de fin novembre et sur la nécessité d’une constitution. Portrait d’un homme modéré et aux idées claires qui pourrait être l’instigateur d’un nouveau souffle politique pour son mouvement.    

Mr SABOUNE, un homme méconnu…

Moustapha Saboune a longtemps vécu en RCA et y a obtenu un baccalauréat en économie. Arrivé au Québec avec un statut d’étudiant étranger afin de poursuivre ses études, il est depuis détenteur de deux maîtrises en gestion et administration. Résidant avec sa famille dans la ville de Sherbrooke au Canada, il mène des activités politiques locales. Même s’il est loin de notre terre centrafricaine, il a toujours ardemment participé à la vie institutionnelle et politique de notre république. En effet, outre avoir occupé la fonction de directeur général de l’agence de télécommunication de la Centrafrique en 2013, où il a fortement œuvré au développement des réseaux téléphonique dans fil à travers le pays, il a été le secrétaire général de l’ex-Séléka durant plusieurs années. C’est notamment à ce poste qu’il apprend son limogeage à la radio en 2014 ! Dès lors, il décide de prendre son autonomie qui le mène quelques mois plus tard à devenir le premier secrétaire général politique du Front Populaire de Renaissance pour la Centrafrique (FPRC). Aujourd’hui, Moustapha Saboune s’est éloigné des tendances radicales et n’a qu’un objectif: participer à la résolution de la crise centrafricaine afin de bâtir une république unie et indivisible !

Un vrai leader politique ?

Mais alors, tandis qu’il endosse l’habit de leader politique, que nous propose exactement ce centrafricain en exil ? Pour l’heure, pas un programme mais des idées et l’esquisse d’un projet cohérent et surtout moins radical pour son mouvement! En effet, en reprenant à son compte le message de paix et d’espoir lancé par le pape François, il exhorte à l’apaisement et la réconciliation nationale, notamment sur le plan confessionnel. Par son discours, Mr.Saboune se place radicalement à contre-courant avec l’aile dure du front, celle incarnée par l’ennemi public numéro 1, Nourredine Adam.

 

Fort de son expérience passé et disposant d’un potentiel politique avéré, il prétend œuvrer pour un avenir meilleur en RCA et avoir toujours délivré un message de paix. Ainsi, serait-il l’homme du renouveau politique de ce parti en pleine recherche de son identité ? Michel Djotodia n’en dirait pas tant tellement il brille par son absence à la tête du parti. Complètement transparent, il ne supervise plus les actions du FPRC depuis de nombreux mois et laisse toute liberté au général Adam pour fixer les orientations irresponsables qui ont conduit très récemment à une déclaration « farfelue » sur l’autonomie des régions du nord-est de notre pays. Imaginer la surprise de Moustapha à la lecture de cette déclaration ! Parfaitement rodé aux arcanes de la diplomatie et des institutions d’état, il n’a même pas été consulté sur ce projet irréalisable et fantaisiste, lui le plus expérimenté sur le plan politique…

Dans ce contexte, tant pour les branches politique que militaire, le FPRC peine à convaincre. Trop de divergence ! Et le mot est faible… D’un côté, des radicaux armés jusqu’aux dents qui accomplissent des actions de déstabilisation, comme nous avons pu le constater lors du référendum pour la nouvelle constitution, notamment dans les provinces de Bamingui-Bangoran, Vakaga et Haute-Kotto, et qui ne proposent que des options criminelles et corruptives. De l’autre, des leaders politiques qui changent d’étiquette comme on change de chemise. Même son propre frère, Abakar Saboune, a fait dissidence au FPRC et s’est tourné vers un mouvement plus modéré, le Mouvement Pour la Centrafrique (MPC). Tout cela n’a que trop duré ! Il est temps d’être crédible quitte à officialiser une scission entre les militaires et les diplomates. 

Moustapha Saboune aime à le répéter :

« Je suis un homme politique avant tout ! »

Un avenir et des perspectives…

Très souvent dans ces communiqués, Mr.Saboune s’amuse à exposer les résultats du gouvernement notamment en matière d’économie et de développement. A ce titre, il dénonce le bilan amer de la politique menée depuis presque deux ans par les autorités en place. Présenté comme un personnage dynamique du développement, Mr.Saboune aime à le répéter : « je suis un homme politique avant tout ! ». Mais, sera-t-il en mesure de participer à la relance d’une économie à l’agonie ? Sa motivation et son expérience outre-Atlantique nous laisse à penser que oui…     

Mais au-delà de son expérience, Moustapha est musulman modéré et, en cela, il se définit comme un homme de consensus. Il ne fait pas de distinction religieuse ou ethnique. De plus, il participe à modifier l’image des jeunes musulmans des quartiers délaissés et assure qu’ils sont capables du meilleur. En félicitant l’attitude de la jeunesse musulmane de Bangui lors de la visite du Pape, principalement du 3e arrondissement, il envoie un message fort. Il met également en avant de nombreuses questions notamment celle de l’extrême pauvreté de la population centrafricaine ou encore les problèmes irrésolus dans les domaines de la sécurité et de la justice. Enfin, dans son communiqué du 11 décembre, il rappelle qu’ « une constitution, cette loi fondamentale qui régule la gestion d’un pays et les rapports entre citoyens, doit être adoptée après référendum et que la campagne précédant son adoption est un autre moment fort de l’exercice de la démocratie participative ». Par ces propos, il approuve la tenue du scrutin référendaire et s’oppose aux  idées incohérentes de l’ « autre » FPRC.   

En reconnaissant publiquement vouloir respecter le processus démocratique en cours, spécialement le référendum sur la constitution mais aussi les élections et le futur président élu, Mr.Saboune propose à l’opinion publique d’identifier son parti comme un élément incontournable de l’échiquier politique centrafricain. Ainsi, selon ces engagements (et en annonçant un retour en terre centrafricaine), Moustapha Saboune serait-il le seul leader du FPRC à pouvoir conduire (ou pourquoi pas créer) un courant politique émergeant vers une direction assurément novatrice en effaçant le recours militaire ? Aujourd’hui, ma réponse est oui !

 

   Bangui,   Blanche Kere, Collaboratrice Especila  Pour CNC

CENTRAFRIQUE: EXCLUSIVITE : DIEUDONNE NZAPALAINGA APPELLE A CREER DES CONDITIONS POSSIBLES POUR LE RETOUR DES REFUGIES

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(Corbeau News Centrafrique)

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EXCLUSIVITE : DIEUDONNE NZAPALAINGA APPELLE A CREER DES CONDITIONS POSSIBLES

POUR LE RETOUR DES REFUGIES CENTRAFRICAINS

 

Bangui,(CNC), 12-21-2015

Après une visite effectuée aux réfugiés centrafricains en République démocratique du Congo, le constat du prélat Dieudonné Nzapalainga est tel qu’il faut créer les conditions propices pour le retour de ces réfugiés dans leurs familles respectives en République centrafricaine. Ainsi, suivez l’interview qu’il a accordée à notre rédaction

Corbeau News Centrafrique (CNC) : L’Archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga, Bonjour !

Dieudonné Nzapalainga (DN): Bonjour !

CNC : Vous avez effectué un déplacement au Congo démocratique auprès des réfugiés centrafricains, quel est le sens de cette visite ?

DN : Comme vous le savez, le Saint-Père a foulé le sol centrafricain. Il est venu en messager de paix. Il nous a ramené la flamme de l’espérance. Il nous a incités maintenant à partir pour aller à la rencontre de l’autre, ne pas avoir peur. Et surtout, il a nous invités à la réconciliation. Car le Dieu en qui nous croyons, est un Dieu de miséricorde. Et sans plus tarder, j’ai décidé en collaboration avec l’Archevêque de Molègbè (Zongo RDC), Monseigneur Dominic Boulamoutari pour accompagner le représentant du Saint-Père, le Nonce apostolique que le Saint-Père lui-même a envoyé. De même que le Saint-Père a manifesté sa solidarité à l’égard des Centrafricains, en étant proche d’eux, en venant ici, en foulant leur sol, en touchant du doigt la réalité, il a envoyé son ambassadeur pour ne pas dire le Nonce apostolique qui est au Congo démocratique pour partir faire le tour où se trouvent les réfugiés centrafricains. C’est pour dire que le problème centrafricain tient à cœur le Saint-Père. Voilà pourquoi il se déploie, il s’engage pour qu’il y ait de solutions. Et nous aussi, nous ne pouvons qu’apportons notre premier pierre en allant aussi à la rencontre de nos frères et nos sœurs. Déjà le Saint-Père, au nom de Dieu, vient à notre rencontre, maintenant à nous de partir à la rencontre de nos frères.

CNC : Qu’est-ce que vous avez pu constater, une fois que vous arrivez sur les camps des refugiés centrafricains dans ce pays ?

DN : Et ce que nous avons vu, ce sont des scènes de tristesse et de désolation. Nos frères et nos sœurs qui sont sur le site de Transit de Zongo, un site prévu pour 300 personnes, il y a 1800 personnes. C’est la promiscuité. Et ça, nous ne pouvons pas dire que nous sommes heureux de voir nos frères qui dorment sous la pluie, dans la boue quand il pleut. Et ils mangent une fois par jour. Ça ce sont des situations qui sont difficiles à supporter. Nous avons vu également au Camp de Molé que pour certains est un rêve. Mais ceux qui sont là-bas, ils disent qu’ils traversent aussi des moments difficiles. Certes, ils sont à la charge de HCR, mais toutes les conditions ne sont pas réunies. La vie d’un réfugié à l’étranger, est difficile. Vraiment je supplie, je tends les genoux à tous ceux qui ont reçu comme vocation d’être politiciens d’avoir un projet de société pour que rapidement la réconciliation revienne. Car ce que j’ai vu de mes yeux, c’est inhumain. Dans une salle de classe, il y a plus de 150 élèves. Et Dieu seul le sait, ce qu’il y a comme enseignant. Quelqu’un qui est en classe de 5ème peut être enseignant ? Ça c’est vraiment une formation au rabais. Et je supplie à ce que nous puissions taire nos armes, que nous puissions nous réconcilier pour donner la chance à nos frères et sœurs de revenir. Nous avons vu nos frères et sœurs musulmans qui sont à Zongo. Ils ont construit les camps de fortune au tour de la Mosquée centrale de Zongo. Certes, ils sont bien accueillis mais c’est précaire ce que j’ai vu. Donc il est temps, la situation que je dresse ici, il interpelle à un sursaut pour qu’on puisse arrêter nos barbaries, arrêter nos guerres, nos violences, nos querelles intestines, nos intérêts égoïstes pour penser maintenant à nos frères et sœurs qui sont en train de mourir, de tomber malades, qui n‘ont rien même les habits pour porter. Il est temps, il est temps, il est temps ! Nous devons nous engager résolument vers la réconciliation pour avoir très vite une institution reconnue pour que la République centrafricaine sorte de cette ornière.

CNC : Vous apportez le message du Pape François aux Réfugiés centrafricains en RDC, qu’en est-il ces Refugiés centrafricains dans d’autres pays limitrophes?

DN : Le message de paix que le Saint-Père a transmis au Nonce de la RDC est adressé à tous les réfugiés centrafricains dans les pays limitrophes. Parce que le Saint-Père se préoccupe de Centrafrique, il est venu lui-même. Il a envoyé le Nonce comme un émissaire. Et maintenant le même message nous voulons prendre le relais pour le communiquer aux autres ; car il ne peut pas être partout. Mais ce qui est plus important, que chacun se saisisse. La paix reviendra en Centrafrique quand les Centrafricains décideront d’enterrer la hache de guerre, quand ils décideront de faire taire la guerre, quand ils vont décider de considérer l’autre pas comme un ennemi mais comme un frère. C’est là que la paix reviendra. La paix c’est la condition sine quoi none pour un nouveau développement. Et si nous ne pouvons pas nous mettre ensemble, comment le pays pourra se développer ? Nous serons les derniers des derniers. Parce que nos enfants ne peuvent pas aller à l’école. Nous sommes à l’air de numérique, mais beaucoup de nos enfants sont là à la maison. Et les autres enfants, aux alentours, continuent d’étudier. Je peine, je souffre avec tous ces enfants qui n’ont pas choisi d’être analphabètes. Et nous les adultes, responsables, il est de notre responsabilité de mettre fin, de donner la chance à ces enfants de rêver, d’être des médecins, instituteurs, des ministres et les dirigeants de demain. Nous n’avons pas le droit de leur fermer la porte. Le message du Pape François, est adressé à toute la sous-région, à tous les Centrafricains qui sont de par le monde. Mais en venant ici, il s’est préoccupé de notre sort et nous espérons que nous allons avoir un sursaut patriotique pour nous relever de cette situation.

CNC : Certains Réfugies du Centre de Transit de Zongo souhaitent leur relocalisation vers le camp de Molé, alors que d’autres veulent rentrer au bercail : comment voyez-vous cette situation?

Dans la vie de l’homme il y a toujours un rêve à avoir. Tous ceux qui sont au Centre de Transit rêvent d’aller à Molé car ils pensent que la prise en charge là-bas est meilleure. Mais une fois que vous arrivez à Molé, vous avez l’impression que vous êtes restés sur votre faim, que tout n’est pas acquis au niveau sanitaire, au niveau éducatif à plusieurs niveaux. Nous avons entendu les témoignages de ceux qui sont à Molé, ça montre que rien n’est satisfait. Mais in finé, ce que les Centrafricains devraient rechercher, c’est de créer des conditions nécessaires pour que nos compatriotes reviennent au pays. On n’est jamais mieux que chez soi. Nous devons créer des conditions nécessaires à travers les élections, à travers les rencontres bilatérales pour faire que la sécurité revienne afin donner la chance à nos compatriotes de revenir pour apporter leur contribution. Je crois que la solution n’est pas de rester à l’étranger. Le Pape nous a dit clairement : ne fuyez pas le pays, il a insisté. Il nous a dit de résister. Et nous devons résister par la prière, le pardon et la réconciliation. C’est là nos armes, mais pas avec de fusils, pas avec les machettes.

CNC : Comment appréciez-vous la cohésion sociale entre les Chrétiens et Musulmans réfugiés en RDC ?

DN : En écoutant les uns et les autres, ils ont donné une leçon. Là-bas à l’étranger, ils témoignent de la cohésion sociale. Il n’y a pas de problème entre musulman et chrétien là-bas. D’ailleurs, le problème centrafricain n’est pas un problème de chrétien et musulman, ni de religion. Non, c’est un faux problème. C’est un problème plutôt militaro-politique, on déplace pour instrumentaliser la religion. Le problème centrafricain, c’est de faire une bonne politique, la bonne gouvernance. Nous pensons qu’il faut cibler et voir ce problème en face. Il est de se retrouver comme des frères. . Boganda nous a dit dans la devise : Unité et ce n’est pas anodin. Malheur à l’homme seul. Et si nous sommes seuls, nous sommes condamnés à mort. J’ai vu des chrétiens et des musulmans centrafricains, j’ai attendu leur désire, tous aspirent à rentrer au pays.

CNC : avez-vous un message à dire ?

DN : Je lance un appel à tous ceux qui aide pour qu’ils puissent penser à créer des conditions possibles pour que nos frères et sœurs reviennent ici au pays. Et à nous aussi, de nous mobiliser d’aider tous ceux qui ont perdu leurs biens, en leur apportant des briques, des tôles pour qu’ils puissent reconstruire leurs maisons. Je crois que Dieu sera dans les cœurs Des uns et autres. C’est en nous mettant ensemble dans la solidarité à aider nos compatriotes démunis pour que nous puissions retrouver la cohésion sociale.

CNC : Monseigneur Dieuddonné Nzapalainga nous vous remercions !

DN : Je vous remercie !

Bangui, Interview réalisée par Eric NGABA

Bangui: Nourredine ADAM, le grand perdant … Le son des armes ne peut rien contre la voix de la paix

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(Corbeau News Centrafrique), 20-12-2015

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Nourredine ADAM, le grand perdant …

Le son des armes ne peut rien contre la voix de la paix !

Bangui, (N.A)

Malgré les incidents qui ont endeuillé la capitale, le peuple centrafricain vient d’adopter démocratiquement la nouvelle constitution. Désormais, la campagne pour les élections présidentielles et législatives bat son plein dans tout le pays. Et c’est bien ce qui dérange les rares partisans de Nourredine Adam. En effet, après qu’il ait annoncé l’autonomie des régions du Nord-Est de la Centrafrique dans l’indifférence générale, quelques éléments du FPRC cherchent à priver une partie des populations de leur droit à s’exprimer librement. Une fois de plus, le général Adam et ses sbires sont responsables de la privation des libertés individuelles et continuent de s’opposer à la sortie de crise pourtant si proche. Alors qu’un vent d’espoir et de paix souffle sur notre terre, je vous invite à consulter le médiocre bilan de l’ennemi public numéro 1 et à prendre connaissance des agissements de cet homme qui, depuis, a pris la fuite et s’est isolé probablement en Vakaga.

Tout en restant dans la droite lignée des radicaux du FPRC, Nourredine s’exprime sur les ondes de radio N’Deke Luka le 4 décembre. Son message confirme ce que l’on pensait : cet homme n’a plus les pieds sur terre ! En effet, alors que tous les mouvements et partis politiques du pays (sauf le FPRC) naviguent sur le même cap, lui nage à contre-courant… Ses dernières frasques ? Rejet des fonctionnaires de l’état, opposition aux élections, tentative de créer une république ! Le général Adam reste sur sa ligne dure qui n’a, heureusement, aucun avenir ! Ayant compris ses erreurs et, à sa grande habitude, il aurait tenté de revenir sur ses propos en dénonçant un piège tendu par la radio.

Mais, sur le fond, quel est le bilan de Nourredine depuis la division de l’ex-Séléka ? Très maigre, voire inexistant ! En effet, parmi ses échecs, on notera l’absence d’une 3e transition souhaitée depuis des mois, des échecs militaires retentissants, de nombreuses dissidences de cadres du mouvement, une tentative avortée de créer une province autonome du « Nord Dar El Khouti », etc…

Sur le plan militaire, ses moyens de frappe sont de plus en plus remis en doute et le général est très affaibli. Son contingent ne serait constitué que d’une petite centaine d’irréductibles. En effet, les autres soldats ont vite compris qu’il n’y avait pas d’avenir et ont préféré rejoindre d’autres mouvements comme le MPC, notamment la branche du général Al Khatim. Corrompu jusqu’à l’os et obligé de quémander des soutiens venus des pays limitrophes, il fait acheminer de l’armement en provenance du Soudan. N’ayant pas cessé ses activités de contrebande, il persiste dans le trafic d’armes de guerre qui, selon lui, lui permettrait de chasser. Chasser ? Ou plutôt chercher l’argent facile en braconnant !

Sur la scène politique, incapable de construire un programme, Nourredine Adam est complètement isolé et ses plus fidèles lieutenants du FPRC le lâchent un par un. D’ailleurs, même si le mouvement continue à prôner une troisième transition et s’oppose à la tenue des élections, un communiqué diffusé le 11 décembre par son secrétaire général politique privilégie les paroles aux armes ! Ne parvenant plus à rassembler autour de lui, de nombreux cadres se sont tournés vers d’autres partis beaucoup plus modérés, notamment l’UPC ou le MPC, qui s’inscrivent dans la dynamique nationale. Et que dire de l’influence du FPRC sur la capitale ? Il n’y a quasiment plus de représentation politique ! En effet, depuis les évènements tragiques du 13 décembre dans le 3e arrondissement, Haroun Gaye et Hamit Tidjani se font botter par la population du KM5 ! Il était temps…

Comme il l’a fait lors du référendum, Nourredine cherche toujours à entretenir la confusion. Il manipule les minorités et les monte les unes contre les autres parce qu’il cherche à causer des affrontements interreligieux. Un objectif: empêcher les électeurs de s’exprimer et créer un terrain favorable à la transition. Mais, lui, le musulman qui se prétend intègre, n’a même plus le soutien de ses frères. Ces derniers ont choisi la voie des urnes et souhaitent une sortie de crise immédiate. Aujourd’hui, les musulmans de Bangui ne veulent plus entendre parler du général Adam car c’est lui le vrai ennemi des musulmans !

Comme il l’a exposé à la radio, l’objectif de Nourredine Adam est d’entraver le processus électoral. Depuis début décembre, il se déplace dans l’extrême nord-est du pays notamment dans les régions de N’Délé et Birao. A l’approche du premier tour des élections présidentielles et législatives prévu le 27 décembre, comme pour le référendum, les options dont il dispose lui permette encore de mener des actions d’intimidation sur la population afin d’inciter les électeurs à ne pas se rendre aux urnes. Selon des témoins de plusieurs quartiers de Kaga Bandoro, il avait interdit que les listes électorales soient rendues publiques ! Pourquoi ? Parce que l’homme est vexé. En effet, dans sa « déclaration sur une 3e transition » parue le 5 aout 2015, il annonçait l’échec total du recensement électoral. Avec plus de 95% de personnes recensées pour les élections, Nourredine s’est une nouvelle fois illustré par son manque de clairvoyance! Depuis, le OUI l’a emporté très largement au référendum.

Faisant route vers la Vakaga, il a exalté quelques partisans de N’Délé de se joindre à lui pour tenter de semer le désordre. Très vite, des notables et le préfet de la ville historique du Sultan Sénoussi ont alerté les autorités de Bangui que des actes d’incivisme et des violences étaient perpétrées par les illuminés à la botte du général. Et les faits sont tous simplement déplorables ! Outre des affiches de candidats arrachées, les groupes armés de Nourredine ont cherché à s’attaquer à des agents de l’état chargés de mettre en place la logistique électorale. Ils ont ensuite tentés de faire irruption dans les écoles pour faire peur aux enfants à qui l’ont promet depuis des années un avenir radieux. Finalement, ils n’ont pas osé s’attaquer à des maisons ou à des établissements administratifs, parce que la Minusca a réagi et les a mis en déroute, appuyés par la population de la ville.

Même s’il a perdu pied à Kaga-Bandoro, les évènements du 13 décembre confirment que l’homme et ses idées sont toujours à considérer comme une menace sur les populations du nord-est et sur les libertés individuelles qu’il veut interdire. Aujourd’hui, les autorités locales et les habitants des régions de Bamingui-Bangoran et de Vakaga ne peuvent plus accepter que Nourredine et ses hordes s’installent durablement sur leurs terres. Quelle que soit la ville dans laquelle il fera halte et dans laquelle il cherchera à s’établir, c’est bien un accueil très hostile qui attend ce traitre à la nation.

 

Général déchu à la solde des rebelles soudanais et tchadiens, Nourredine Adam est un individu qui n’a plus sa place en Centrafrique. Ses intentions anti-démocratiques n’ont jamais été en accord avec la volonté du peuple centrafricain, celle de retrouver la voie de la réconciliation et de la paix durable. Ayant recours à la violence depuis de trop nombreuses années, tout doit être mis en œuvre pour exclure Adam et faire cesser ses manœuvres déstabilisatrices. Tous les Centrafricains ont droit au vote car tous les Centrafricains ont envie de tourner cette page tragique de notre histoire à laquelle le nom de Nourredine sera associé !

Ngamende Abdoulaye

 

CENTRAFRIQUE: NICOLAS TIANGAYE ET MARTIN ZIGUELE SIGNENT UN PACTE ELECTORAL

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(Corbeau News Centrafrique)

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Nicolas Tiangaye ET MARTIN ZIGUELE SIGNENT UN PACTE ELECTORAL

Bangui, (C.N.C)20-12-2015

 

A l’approche des échéances électorales en Centrafrique, certaines formations politiques se fédèrent avec les unes et les autres. Ainsi, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) par l’entremise de son candidat à la présidentielle Martin Ziguelé a signé, le 16 décembre 2015 devant la presse, un protocole d’accord politique avec le parti Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) de Nicolas Tiangaye. Cet accord permet aux deux formations politiques de mener ensemble la bataille électorale pour la présidentielle du 27 décembre 2015.
La signature de ce protocole d’accord politique a eu lieu ce samedi à la résidence de Martin Ziguelé candidat du MLPC. Plusieurs cadres et militants des deux partis signataires, MLPC et CRPS, ont honoré de leur présence à la signature. L’occasion pour Martin Ziguelé et Nicolas Tiangaye d’évoquer leur parcours depuis leur jeunesse au lycée et à l’Université jusqu’au jour où ils se sont retrouvés ensemble sur la scène politique. L’on a retenu de cette anecdote que Ziguelé et Tiangaye, c’est une histoire de longue date. Au tour de rôle, ils ont procédé à la signature successive d’accord électoral qui les lié durant ces scrutins du 27 décembre 2015 au 31 janvier 2016. Selon le candidat du MLPC, son parti et la CRPS font la politique pour le bien être de la population, l’histoire de s’unir pour assurer les biens de la nation.
« C’est d’abord l’accomplissement d’un long compagnonnage politique. Parce qu’avec la CRPS, nous avons mené depuis longtemps une lutte politique pour notre pays, au péril de notre vie avec beaucoup de menace, d’intimidation et beaucoup de peines. C’est pourquoi nous avons pensé qu’à tournoi historique de notre pays, le MLPC et la CRPS aient le devoir de s’unir pour mener ensemble le combat électoral avant le premier. Parce que notre ambition, c’est de faire en sorte que ce pays soit debout », a intimé Martin Ziguelé, candidat du MLPC à la présidentielle avant d’ajouté : « Et La première étape c’est de gagner, dès le premier tour, les élections présidentielles pour que, très rapidement, nous puissions nous atelier aux problèmes cruciaux qui sont ceux du peuple centrafricain, la sécurité, la paix et le pardon dans la réconciliation et dans le rassemblement ».
Il a par ailleurs estimé que c’est un nouveau départ qui a pris aujourd’hui avec Nicolas Tiangaye devant leurs bureaux politiques respectifs. Si le peuple les suit, ils doivent continuer ensemble. Ce que ils ont dit ils doivent le faire pour que les Centrafricains se disent qu’ils se sont battus longtemps et on n’avait tort de ne pas croire en eux parce qu’ils sont en train d’apporter la solution au problème de la population.
De son côté, le président de la Convention républicaine pour le progrès social pense que Martin Ziguelé est un homme d’Etat. Pour lui, le président du MLPC est un leader politique qui a la vision pour la République centrafricaine.
« La journée d’aujourd’hui est une journée historique. Au-delà de la signature de ce protocole, notre lien a été toujours un lien de fraternité. Nous nous engageons dans un combat et ce combat nous ne le menons pas pour nous mais l’intérêt général. Car on fait la politique pour le bien de la population. Parce que notre pays a de problème et ce n’est pas une fatalité. Nous devons nous armer de constance, de lucidité pour sortir ce pays de la crise. Voilà le sens de cet accord », a expliqué Nicolas Tiangaye, président de CRPS qui a été frappé par le critère d’inéligibilité de se postuler à ces élections.
Cet accord prévoit que pour l’élection présidentielle, les parti CRPS s’engagent, par le présent protocole, à soutenir la candidature du président du MLPC Martin Ziguelé dès le premier tour. Pour les élections législatives, chacun des partis présente des candidats dans la circonscription de son choix, d’après les dispositifs de l’accord. Or au second tour des élections législatives, les parties s’engagent à désister au profit du candidat le mieux placé.
En cas de victoire du candidat du MLPC à l’élection présidentielle de 2015, l’accord stipule que les parties contractantes s’engageront par un protocole d’accord politique pour la gestion des affaires publiques.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Centrafrique : la Minusca suspend le déploiement du Burundais Gaspard Baratuza

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(Corbeau News Centrafrique)

Bangui-

 

Centrafrique : la Minusca suspend le déploiement du Burundais Gaspard Baratuza

 

Bangui, (J.N.A)

Alors que la polémique enflait, la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), a décidé de suspendre le déploiement de Gaspard Baratuza, porte-parole de l’armée burundaise et soupçonné d’avoir pris part aux exactions menées par le régime de Pierre Nkurunziza.

« À ce jour, le colonel Baratuza n’est pas déployé en Centrafrique, la Minusca est au courant des rapports et procède à des vérifications », a fait savoir la mission de maintien de la paix vendredi 18 décembre sur son compte Twitter. Dans un autre tweet, cette fois-ci en anglais, la mission de l’ONU a précisé « suspendre son déploiement ».

Tollé 

Il faut dire que l’arrivée du colonel Gaspard Baratuza, fortement pressenti pour porter la voix de la mission onusienne en Centrafrique, avait suscité un tollé. Le militaire, également porte-parole de l’armée burundaise, est en effet soupçonné d’avoir pris part aux exactions menées dans les quartiers connus pour être des bastions de l’opposition à Pierre Nkurunziza.

Porte-voix du régime burundais, Gaspard Baratuza a ainsi évoqué un bilan de « 79 ennemis tués » après des attaques coordonnées de trois camps militaires au Burundi le 11 décembre. Après ces affrontements, les cadavres d’au moins quarante jeunes tués par balles, souvent à bout portant, avaient été découverts dans les rues de la capitale. Pourtant très prolixe sur les réseaux sociaux où il relaie l’actualité du régime, le colonel s’était alors refusé à tout commentaire.

La Minusca, dont la réputation est déjà largement entachée après les accusations de viols, semble donc s’être évité un nouveau scandale.

Claire Rainfroy

 

CENTRAFRIQUE: L’ONG KINGSTONE-DIASPORA S’INVESTI DANS LE PROCESUS DE DEVELOPPEMENT EN CENTRAFRIQUE

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(Corbeau News Centrafrique)

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L’ONG KINGSTONE-DIASPORA S’INVESTI DANS LE PROCESUS DE

DEVELOPPEMENT EN CENTRAFRIQUE

Bangui, (C.N.C), 12-19-2015

L’Organisation Non Gouvernementale nationale dénommée Kingston Diaspora s’active à contribuer efficacement au développement économique et social de la République centrafricaine. Le 11 décembre 2015, Kingston Diaspora a organisé un congrès d’évaluation à son siège au pk13 dans la commune de Begoua, route de Boali. L’objectif est d’évaluer ses activités menées au cours de l’année 2015 dans le pays.
Le congrès annuel d’évaluation s’est passé pendant quatre jours de travail en interne. Ce congrès a réuni une dizaine de personnes au siège du Centre de Sant de l’ONG Kingston-Diaspora dans la commune de Begoua, à la proximité de la sortie nord de la capitale centrafricaine. L’Assemblée générale de Kingston-Diaspora a permis à ses cadres et membres à supputer les efforts du Centre de Santé de l’organisation pendant une année d’activité dans le pays. Cela dit, le personnel de la structure a consacré ces quatre jours à déterminer ce qui a marché et ce qui n’a pas marché durant un an d’activité sanitaire. Kingston-Diaspora intervient dans le domaine de la santé et de la protection enfance en République centrafricaine.
«Cette Assemblée générale nous permet d’évaluer le bilan de l’année 2015 pour examiner le point positif et négatif. Au cours de ce congrès, nous avons énuméré le coté négatifs et positif. Et ce côté n négatif nous permet de faire encore davantage dans nos prochaines pour l’année 2016 », a fait savoir Dario Gbenou, Coordonnateur de l’ONG Kingston-Diaspora.
L’ONG Kingston-Diaspora s’occupe également des orphelins dans le pays. Depuis et avant la crise en Centrafrique, Kingston-Diaspora a déjà enregistré 148 enfants. Il dispose dans sa structuration, un service de médecine générale, un service de consultation externe, un point de vente des médicaments essentiels génériques, un service de laboratoire avec une unité de parasitologie et d’hématologie, un service prénatale et post natale, un service paramédical avec les ambulances pour urgence et transfert à longue distance et courte distance, et un service de pédiatrie.
Par ailleurs, le Coordonnateur a souligné des cas de pertes qu’a subies l’ONG Kingston-Diaspora durant le conflit en Centrafrique. Des locaux et matériels de Centre de Santé à Begoua ont été saccagés et pillés par des bandits armés qui règnent dans le pays. Mais avec les moyens de bord, l’organisation continue d’intervenir en faveur de la population.
L’ONG Kingston-Diaspora s’est fixé comme objectif l’amélioration de la santé de la population dont elle a la charge, l’instruction et la formation des membres, l’organisation des activités économiques et l’accélération du procès induisant à l’adoption du plein statut de ladite structure et plus généralement toutes les actions sociales, culturelles et éducatives propres à atteindre ses objectives. Durant la crise que traverse la République centrafricaine, l’ONG fait des dons des vivres aux personnes vulnérables. A l’image de son président fondateur Steven François GANAYE, l’ONG Kingston-Diaspora est l’œuvre d’une longue expérience et d’un constat sur les conditions de vie incertaines de la population.
« Je crois qu’il y a un besoin dans le domaine de l’éducation et de la santé s’impose en Centrafrique. je me suis rendu que les gens meurent juste à cause d’une petite manque d’attention et de service médical. C’est pourquoi, j’ai décidé de créer l’ONG Kingston-Diaspora qui œuvre dans le domaine humanitaire au côté de la population », a intimé Steven François GANAYE qui, après de longue année de service dans le système des Nations unies, a décidé de s’investir pleinement dans le développement de la République centrafricaine.
Depuis la création de l’ONG en 2009, le président fondateur de Kingston-Diaspora a su tenir, malgré tout, dans sa vision d’apporter de l’aide aux personnes vulnérables. Mais toutefois, Steven François GANAYE a évoqué des difficultés rencontrées dans les démarches à faire fonctionner de l’organisation. « Si on est oisif, les gens se manquent de nous. Mais là, on est productif, les gens cessent de se manquer de nous », a-t-il martelé.
Il en appelle aux partenaires de soutenir l’ONG Kingston-Diaspora dans son évolution afin d’apporter l’aide nécessaire aux personnes en situation de vulnérabilité dont la prise en charge médicale devient difficile. Aux Centrafricains et particulièrement à la diaspora, Steven François GANAYE appelle tous à se rendre compte de la gravité de l’état de santé des populations dans le pays. L’organisation compte en tout 25 membres qui œuvrent pour l’épanouissement de Kingston-Diaspora en dépit du manque de partenaires pour soutenir l’organisation.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: L`ONU sanctionne deux responsables de groupes armes

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: L`ONU sanctionne deux responsables de groupes armes

 

Bangui, (AFP)18-12-2015

Le Conseil de sécurité de L’ ONU a décidé jeudi de sanctionner deux responsables de groupes armés centrafricains à la suite des violences qui ont marqué le référendum constitutionnel de dimanche dernier à Bangui.
Haroun Gaye et Eugène Barret Ngaïkosset ont été ajoutés à la liste du Comité des sanctions de l’ONU en Centrafrique.
Le premier est décrit par le comité comme un dirigeant du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique, “un groupe armé de l’ex-Séléka à Bangui” qui a été “marginalisé”. Il dirige aussi le “comité de défense du PK5”, le quartier musulman où se sont déroulés les violences pendant le scrutin.
Eugène Ngaïkosset est un ancien capitaine de la garde présidentielle de l’ex-président François Bozizé, chassé du pouvoir par la coalition Séléka à majorité musulmane.
Selon le comité il est “associé au mouvement Anti-Balaka et a créé “sa propre faction anti-balaka” depuis qu’il s’est évadé de prison en mai dernier.
Les sanctions du comité sont des interdictions de voyager et des gels d’avoirs. Plusieurs autres dirigeants anti-balaka ou de la Séléka ont déjà été sanctionnés ainsi depuis le début de la crise en Centrafrique.
Il s’agit “d’un message clair à ceux qui envisagent de commettre des violences pendant les élections”, a commenté la mission britannique auprès de l’ONU.
Près de deux millions de Centrafricains étaient appelés aux urnes dimanche pour approuver une nouvelle Constitution, première étape test avant la présidentielle et les législatives du 27 décembre, censées clore une transition à bout de souffle et sortir le pays de trois ans d’affrontements intercommunautaires.
Le vote a été émaillé d’incidents violents orchestrés par les opposants au processus électoral tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays, notamment dans le nord-est.
Ces opposants appartiennent aux franges les plus radicales de l’ex-rébellion musulmane Séléka et des milices anti-balaka, chrétiennes et animistes, dont les leaders sont exclus de la course à la présidentielle.

 

Eugène Ngaikoisset alias le “boucher de Paoua

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA MET EN GARDE CONTRE TOUTE PERTURBATION DU PROCESSUS ELECTORAL

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA Minusca MET EN GARDE CONTRE TOUTE PERTURBATION

DU PROCESSUS ELECTORAL

 

Bangui,(C.N.C), 11-12-2015

 

La Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) est intervenue ce mardi à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran (nord-est), et contrôle désormais les points stratégiques de la ville. L’intervention a eu lieu après que des éléments du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) aient hissé leur drapeau au poste de gendarmerie locale dans la nuit de lundi.
La MINUSCA et ses partenaires stratégiques poursuivront la mise en œuvre du plan de sécurisation du processus électoral pour permettre aux électeurs centrafricains de voter en toute sécurité lors des prochains scrutins. La MINUSCA rend hommage au courage et à la détermination des Centrafricains de Ndélé, de PK5, de Boye Rabe et de toute la Centrafrique qui ont bravé les menaces des fauteurs de trouble pour aller exercer leur droit de vote et décider librement de l’avenir de leur pays. La MINUSCA met en garde le FPRC et tout groupe armé qui tenteraient de perturber la paix et empêcher la poursuite du processus électoral que ce soit à Ndélé, à Bossangoa ou partout ailleurs sur l’ensemble du territoire national.
La mission condamne la déclaration du FPRC sur l’autonomie du Nord-est de la Centrafrique et usera de tous les moyens, y compris le recours à la force, contre toute tentative séparatiste, conformément à son mandat. Elle rappelle que son intervention, en coordination avec les forces de sécurité intérieures et Sangaris, ont permis la poursuite du scrutin référendaire ce lundi dans certains quartiers de Bangui et dans le reste du pays. Le Commandant de la Force de la MINUSCA s’est rendu ce 15 décembre à Kaga Bandoro où il a supervisé les opérations de la Force et ainsi permis aux électeurs de Kaga Bandoro et de Ndélé de voter. A Bossangoa, la sécurisation du processus a permis le déroulement du scrutin dans 29 bureaux de vote sur 35.
La MINUSCA et l’ensemble du système des Nations Unies ainsi que la communauté internationale restent aux côtés des autorités de transition et du peuple centrafricain pour les accompagner dans leur marche vers un retour à l’ordre constitutionnel et à la stabilité.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: DECLARATION DE L’OBSERVATOIRE NATIONAL DES ELECTIONS (ONE) SUR L’ELECTION REFERENDAIRE DU

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(Corbeau News Centrafrique)12-17-2015

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DECLARATION
DE L’OBSERVATOIRE NATIONAL DES ELECTIONS (ONE) SUR L’ELECTION REFERENDAIRE DU

13 DECEMBRE 2015 EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.

Bangui,  (O.N.E)

 

Dans le cadre de son accompagnement du processus électoral et de la gouvernance démocratique en République Centrafricaine, la Coordination Nationale de l’Observatoire National des Elections (ONE) s’est déployée dans les huit (8) Arrondissements de la ville de Bangui et les quatre (4) circonscriptions électorales de Bimbo pour observer le vote du référendum constitutionnel, en prélude des élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2015.
L’Observatoire National des Elections (ONE) est un réseau des réseaux d’organisations de la société civile Centrafricaine. Il est constitué de plus de quatre-vingt (80) organisations de la société civile Centrafricaine, reparties dans les réseaux que sont :
 Réseau des ONG des Droits de l’Homme (RONGDH) ;
 Réseau des organisations de confessions religieuses (catholiques, musulmans, protestants) ;
 Réseau des organisations syndicales (CNTC, ANECA, USTC) ;
 Réseau des organisations de minorités (Pygmée, Peulhs, Albi noces).
Dans le cadre du processus électoral 2015-2016 en République Centrafricaine, l’Observatoire National des Elections (ONE) bénéficie d’un accompagnement technique du National Democratic Institute (NDI) et de l’appui financier du National Endowment for Democracy (NED) pour observer le premier tour des scrutins présidentiel et législatifs du 27 décembre 2015. De plus, l’observatoire National des Elections (ONE) travaille avec la Division des Droits de l’Homme de la Minusca dans le cadre du monitoring des Droits Humains avant pendant et après les deux tours des scrutins couplées des 27 décembre 2015 et 30 janvier 2016.
Le référendum constitutionnel étant considéré comme un scrutin test, avant les scrutins présidentiels et législatifs couplés des 27 décembre 2015 et 30 janvier 2016, la Coordination de l’Observatoire National des Elections (ONE) limitée par ses moyens ne s’est déployée que dans les huit (8) Arrondissements de la ville de Bangui et ses environs (Bimbo) pour observer l’élection référendaire. Ce qui a permis aux observateurs déployés par la Coordination Nationale de l’ONE de faire des constats et de formuler des recommandations.

I- CONSTAT

L’Observatoire National des Elections (ONE) a observé le référendum constitutionnel depuis la mise en place du Comité de vulgarisation et de la sensibilisation sur le projet de la Constitution, la campagne référendaire et le vote du 13 décembre 2015 et a constaté ce qui suit :

I.1- SENSIBILISATION ET VULGARISATION DU TEXTE DE LA CONSTITUTION

L’Observatoire National des Elections (ONE) a noté avec satisfaction la mise en place par le Premier Ministre de la Transition d’un Comité chargé de la vulgarisation et de la sensibilisation sur le projet de la Constitution par arrêté n°034 du 10 novembre 2015.

l’ONE regrette que le texte du projet de la Constitution n’ait pas été vulgarisé en Sango la langue nationale de la République Centrafricaine, qu’aucune affiche du texte de la constitution n’ait été visible dans les quartiers ou même aux abords des Centres de Vote observés. A cela s’ajoutent l’absence de la sensibilisation des électeurs sur le référendum constitutionnel et sur les techniques de vote.

I.2- CAMPAGNE REFERENDAIRE

L’Observatoire National des Elections (ONE) a observé toute la campagne référendaire dans les huit (8) Arrondissements de la Ville de Bangui et les quatre circonscriptions électorales de Bimbo malgré le contexte sécuritaire inadapté dans lequel est organisée l’élection référendaire. L’ONE se félicite de ce que la campagne référendaire ait été contradictoire entre les partisans qui militent pour le « Oui » et ceux qui militent pour le « Non ». La campagne référendaire s’est déroulée à Bangui conformément au délai légal et dans un climat favorable à la liberté d’expression, de réunion et de circulation.

I.3- LE SCRUTIN REFERENDAIRE

Le jour du vote du référendum Constitutionnel à Bangui le 13 décembre 2015, les électeurs Centrafricains se sont mobilisés devant leur bureau de vote pour exercer leur droit de vote. Ce qui se traduit notamment par leur importante participation au scrutin référendaire, leur discipline et leur patience.
L’Observatoire National des Elections (ONE) a noté avec satisfaction quelques points dans certains Centres de Vote des 1er, 2ème, 5ème, 6ème, 7ème Arrondissements et les quatre Circonscriptions de Bimbo. Il s’agit de :
– L’ccessibilité aisée des Centres de vote
– Une atmosphère calme et sereine,
– La présence discrète des forces de défense et de sécurité devant le lycée des martyrs à Bangui, qui procèdent à des fouilles des sacs que portent certains électeurs avant de leur donner accès au Centre de Vote,
– Disponibilité des matériels électoraux
– Présence effective des membres des Bureaux de Vote.
Cependant, l’Observatoire National des Elections (ONE) a également noté certains incidents critiques, des abus et violations des Droits Humains fondamentaux, des difficultés et dysfonctionnements de tous ordres qui ont émaillé le processus électoral.

Des incidents critiques

L’Observatoire National des Elections (ONE) regrette que dans le 3ème Arrondissement de la Ville de Bangui, plus précisément au Centre de Vote de l’école Koudoukou, le groupe armé Texas a brandit un drapeau et des affiches sur lesquels on pouvait lire « pas de vote ». Des tirs à l’arme automatique ont alors retenti provoquant la mort de deux à cinq électeurs selon des sources non officielles. Le vote référendaire n’a pas eu lieu à l’école Koudoukou dans la journée du 13 décembre 2015 malgré l’important déploiement des forces de la MINUSCA censés sécuriser les opérations de vote.

Dans le 3ème, 4ème et le 8ème Arrondissement de la Ville de Bangui l’Observatoire National des Elections (ONE) regrette que des grenades soient lancées dans les Centres de Vote de l’école Gobongo 1 et 2 puis à l’école Saint

Jean de Galabadja occasionnant des cas de blessures parmi les électeurs.

Nous avons aussi constaté que dans tous les bureaux de vote de l’école Gobongo filles et garçons les présidents desdits bureaux ont terminé les opérations de vote à 16 heures 00 alors que plusieurs électeurs se trouvaient dans le rang. Selon le code électoral les personnes se trouvant dans les rangs sont les seuls qui doivent voter même si le bureau est fermé.

Des violations et abus des Droits Humains

L’Observatoire National des élections (ONE) a également relevé plusieurs cas de violations du droit de vote, notamment à l’école Notre Dame d’Afrique dans le 4ème Arrondissement et à l’école Ngouciment dans le 5ème Arrondissement où, les membres du Bureau de Vote ont refusé de faire voter des électeurs dont les noms figurent sur la liste électorale, qui ont présenté leur pièce d’identité, mais qui n’ont pas présenté de récépissé d’inscription sur la liste électorale. L’Observatoire National des Elections a en outre relevé le difficile accès des personnes handicapées dans les Bureaux de Vote. La faible participation des femmes au vote référendaire est remarquée dans les huit (8) Arrondissements et les quatre (4) circonscriptions de Bimbo.
De plus, dans le 3ème Arrondissement et plus précisément au quartier Gbaya Dombia, des hommes ont armes ont été observés en train de proférer des menaces de mort aux électeurs pour les dissuader de venir s’acquitter de leur droit de vote au Centre de Vote de l’école Gbaya Dombia. Ces bandes armées ont ensuite lancé des grenades dans l’enceinte du Centre de Vote provoquant des blessures et la débandade parmi les électeurs et des membres du Bureau de Vote.
Des difficultés et dysfonctionnements
L’Observatoire National des Elections (ONE) a noté que la confection et l’affichage des listes électorales, l’établissement ainsi que la délivrance des cartes d’électeurs ont constitué la source majeure des dysfonctionnements techniques relevés lors du déroulement de l’élection référendaire. Certains électeurs inscrits sur la liste électorale et détenteurs de leurs récépissés n’ont pas retrouvé leurs noms sur la liste. Tandis que d’autres électeurs dont les noms figurent sur la liste électorale, et qui ne sont pas détenteurs de récépissés (incendiés, pillés, égarés) du fait des crises intercommunautaires n’ont pas pu voter, malgré qu’ils aient présenté leur carte d’identité nationale ou leur passeport.
Dans le même registre, les insuffisances et irrégularités suivantes ont été constatées :
– Le démarrage tardif des opérations de vote ;
– La non disponibilité des cartes d’électeurs dans les bureaux de vote ;
– La maîtrise insuffisante des règles et procédures par les membres de certains bureaux de vote ;
– Le laxisme dans les procédures de vote ;
– L’inadaptation des lieux désertés dans lesquels sont placés certains bureaux de vote ;
– Le nombre élevé des cas de refus de vote à certains électeurs qui ont présenté des cartes d’identité nationale ;

II- RECOMMANDATION
Afin de remédier aux insuffisances et irrégularités constatées sur le terrain, l’Observatoire National des Elections (ONE) recommande :
– La poursuite du renforcement des capacités des agents électoraux ;
– Le choix des lieux plus adaptés pour abriter certains bureaux de vote du 3ème Arrondissement ;

– Le renforcement du dispositif de sécurité des candidats, des électeurs et autres acteurs du processus électoral ;
– L’intégration des forces nationales dans le dispositif de renforcement de la sécurité des scrutins ;
– L’impression et la distribution des cartes d’électeurs ;
– Faciliter l’accès des bureaux de vote aux personnes handicapées ;
– Intensifier la sensibilisation des électeurs pour participer aux scrutins ;
– Eduquer et sensibiliser les électeurs sur les techniques de vote ;
– Augmenter le nombre des assesseurs par bureau de vote pour une meilleure gestion des opérations électorales ;
– Permettre aux personnes qui ne possèdent pas leurs récépissés mais qui se trouvent sur la liste électorale de voter par dérogation comme l’exige l’ANE car ils ont été effectivement recensés ;
– Permettre aux électeurs qui possèdent leurs récépissés et qui ne trouvent pas leur nom dans la liste électorale de voter par dérogation car c’est la faute de l’ANE s’ils ont été omis au cours du recyclage de la liste électorale.
L’Observatoire National des Elections considère que l’élection référendaire est une élection test avant les scrutins présidentiels et législatifs, et constitue une étape majeure de la restauration de l’ordre constitutionnel. Pour la réussite de la fête démocratique lors des élections présidentielle et législatives, l’Observatoire National des Elections encourage l’Autorité National des Elections, la Société Civile, les Partis Politiques et les candidats à intensifier la sensibilisation des électeurs pour rehausser le taux de participation à ces scrutins à venir. Dans cet esprit, l’Observatoire National des Elections invite les parties prenantes du processus électoral à respecter le Code de Conduite qu’ils ont adopté et paraphé pour assurer la conduite apaisée de ces élections, qui permettront à la République Centrafricaine de traverser de l’autre côté de la rive où elle recouvrera la paix et la cohésion entre ces populations.
L’Observatoire National des Elections remercie l’opinion publique nationale ainsi que les électeurs pour la confiance qu’ils lui ont toujours manifestée.

 

Fait à Bangui le 15 Décembre 2015

Le Coordonnateur National

Me. Serge Soleil SERAMALE

Centrafrique: Programme de la compagne électoral du Candidat Martin ZIGUELE au élection Présidentielle de décembre 2015

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(Corbeau News Centrafrique)12-17-2015

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Programme de la compagne électoral du Candidat Martin ZIGUELE

au élection Présidentielle de décembre 2015

 

Bangui, (CNC)

 

 

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CENTRAFRIQUE: QUI SONT LES PRINCIPAUX CANDIDATS A LA PRESIDENTIELLE

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CENTRAFRIQUE: QUI SONT LES PRINCIPAUX CANDIDATS A LA PRESIDENTIELLE

 

Bangui, (CNC)12-16-2015

DÉCRYPTAGE

Entaché de violences qui ont fait au moins cinq morts, notamment dans le quartier à majorité musulmane de PK5 à Bangui, le référendum constitutionnel du 13 décembre avait valeur de test avant la présidentielle. Plusieurs fois repoussé, le premier tour devrait finalement se tenir le 27 décembre.

La Cour constitutionnelle de transition a retenu les noms de trente candidats. Quatre d’entre eux font la course en tête. Leurs défis sont immenses : mettre un terme aux violences, restaurer la souveraineté de l’Etat, ressusciter des institutions exsangues et relancer l’économie d’un pays dont la richesse des sous-sols a alimenté le conflit.

Anicet Georges-Dologuélé

D’aucuns disent qu’il passe plus de temps à Paris, où est implanté son cabinet de consultance qu’en Centrafrique. Ce qu’il réfute, arguant que sa campagne de proximité couvre tout le territoire et qu’il se montre particulièrement dynamique. Premier ministre de 1999 à 2001 sous Ange-Félix Patassé puis président de la Banque de développement des Etats d’Afrique centrale, il a eu à gérer plusieurs affaires de malversations et de corruption impliquant l’institution. Jamais condamné, il s’est toujours dit étranger à ces montages.

De retour à Bangui en 2013 après des années d’exil, l’ancien chef du gouvernement a créé son propre parti politique, l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), dont la devise est « Rassemblement, paix, développement ». Le mouvement, essentiellement constitué d’anciens cadres du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), est peu présent sur le terrain.

Agé de 58 ans, l’économiste de formation a axé sa campagne sur la nécessité de rétablir la sécurité et la justice pour pouvoir mettre en œuvre un programme économique ambitieux, attirer les investisseurs et créer de l’emploi. « Pour édifier cette nouvelle République centrafricaine, une rupture radicale s’impose. Ce n’est qu’ainsi que nous construirons une République de l’unité retrouvée dans la paix et la concorde nationale », dit-il. Et de marteler : « de 1996 jusqu’à aujourd’hui, la seule période où il n’y a pas eu une crise militaro-politique dans le pays, c’est quand j’étais premier ministre ».

Karim Meckassoua

Il est le premier candidat à avoir tenu un meeting, le 5 décembre, au Stade 20 000 Places de Bangui, une semaine après la visite historique du pape François. « Elu demain président de la République, je défendrai deux projets simples. Simples, mais attendus depuis si longtemps. Le premier : nous réconcilier. Le second : nous développer », a-t-il proclamé à la tribune. Convié, le candidat rival, Anicet-Georges Dologuélé, était présent.

Candidat musulman indépendant de 63 ans né à Bangui dans une famille de Haoussa du Nigeria, Karim Meckassoua se présente comme un « candidat de l’union ». Ingénieur ergonome de formation, il a fait campagne à grands frais grâce au soutien financier et politique du président congolais Denis Sassou Nguesso, également médiateur de la crise centrafricaine, dont il est proche.

Ces derniers mois, ce candidat sans parti politique ni réel ancrage local a multiplié les va-et-vient entre Bangui et Brazzaville tout en faisant des escales à Paris où il dispose de soutiens, au ministère de la défense notamment. En 2014, Paris et Brazzaville avaient appuyé sa candidature au poste de président par intérim de la transition, en remplacement de Michel Djotodia. Son dossier fut rejeté en raison de son passé d’ex-putschiste.

Cet ancien homme d’affaires, qui a été actif dans le secteur minier, a joué un rôle de premier plan dans les préparatifs du coup d’Etat du 15 mars 2003 aux côtés de François Bozizé renversant le président d’alors, Ange-Félix Patassé. A cette date, Karim Meckassoua est un fidèle allié de François Bozizé qui, une fois au pouvoir, le nomme ministre des affaires étrangères. Il occupera cinq ministères différents. Et c’est à l’ambassadeur de Centrafrique en République démocratique du Congo, Elie Ouefio, l’ancien secrétaire général du parti de François Bozizé, Kwa Na Kwa (« le travail rien que le travail » en sango), qu’il a confié sa campagne.

Martin Ziguélé

« Réconciliation, rassemblement, reconstruction ». A la tête du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), le dernier premier ministre d’Ange-Félix Patassé (2001-2003) a fait de ce triptyque son slogan de campagne. « Il n’y a pas de télévision ni de radio en Centrafrique, hormis à Bangui, alors, il faut aller sur le terrain, dans toutes les grandes villes d’un pays dont je connais chaque commune, chaque préfecture, ce qui est ma force », estime celui qui avait sans doute remporté l’élection présidentielle de 2005, face à François Bozizé, et n’a pas reconnu les élections truquées de 2011.

Il peut compter sur une formation très bien implantée sur le territoire avec des antennes dans chacune des seize préfectures. Martin Ziguélé bénéficie également des réseaux de l’Internationale socialiste, qui lui ouvre les portes du Parti socialiste français, de l’Elysée, mais aussi des palais présidentiels d’Ibrahim Boubacar Keïta au Mali, d’Alpha Condé en Guinée et de Mahamadou Issoufou au Niger. Une « diplomatie » qui lui vaut d’être perçu comme le « candidat de la France » par certains rivaux, qui mettent en cause son bilan de premier ministre. Lui s’en défend et rappelle avoir mis en œuvre la première opération « mains propres », qui avait notamment valu l’incarcération de son ministre d’Etat aux finances.

Agé de 58 ans, cet expert en assurances, investi par son parti en novembre 2014, se veut la figure de proue de l’opposition à François Bozizé et le candidat leader de cette élection présidentielle. « Mon premier acte si je suis élu ? Mettre en œuvre un programme efficace de désarmement, de démobilisation et de réintégration tout en complétant le mandat de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) pour occuper les zones minières. »

Bilal Désiré Nzanga-Kolingba

Candidat malheureux face à Catherine Samba-Panza pour la présidence de la transition, Bilal Désiré Nzanga-Kolingba pâtit d’un manque de charisme qui le rend inaudible ou presque. Pourtant, c’est cet ancien député passé par la Banque mondiale, plusieurs fois ministre sous François Bozizé, que le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) a désigné en février pour prendre les rênes du parti et briguer la magistrature suprême. Une destinée dynastique pour ce fils de l’ancien président André Kolingba arrivé au pouvoir par un putsch en 1981 et défait lors de la première élection démocratique de 1993 remportée par Ange-Félix Patassé.

Le parcours de Bilal Désiré Nzanga-Kolingba, 59 ans, qui a mené activement campagne pour François Bozizé en 2010 dans le fief familial de Basse-Kotto, l’a mené à se rapprocher de ceux qui l’ont renversé, à savoir la coalition rebelle Séléka et l’un de ses chefs, Michel Djotodia.

Chrétien converti à l’islam en 1983, selon ses dires, il s’est discrètement rendu à plusieurs reprises chez l’un des parrains présumés de la Séléka, le chef d’Etat tchadien, Idriss Déby, qui cherche à renforcer son influence politique et militaire en Centrafrique. Toutefois, le RDC de Bilal Désiré Nzanga-Kolingba souffre d’un manque de moyens et d’une implantation limitée à deux préfectures sur les seize que compte la Centrafrique. Ce qui peut être compensé par un soutien de l’ex-Séléka. Mais si son nom renvoie à l’histoire politique du pays, ce « fils de » est également cité aux côtés des anciens ministres Simplice Zingas et Abdallah Kadre dans une affaire de détournement de 20 millions de francs CFA déboursés en 2010 par le Trésor pour une couverture médiatique du cinquantenaire de l’indépendance. Ce que tous deux démentent. L’affaire est entre les mains de la justice.

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Par Joan Tilouine  Le Monde.fr

 

Bangui: Les Centrafricains ont voté la nouvelle constitution malgré les tentatives de boycott

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(Corbeau News Centrafrique)

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Les Centrafricains ont voté la nouvelle constitution malgré les tentatives de boycott

 

Bangui, (C.N.C), 12-16-2015

 

C’est le vote pour la nouvelle constitution le 13 décembre 2015 en République centrafricaine. La population s’est mobilisée pour s’exprimer à travers ce referendum en dépit de multiples difficultés enregistrées au cours des opérations. Des problèmes sécuritaires et techniques perturbent le bon déroulement du vote référendaire dans le pays.
«J’exhorte le peuple centrafricain à se lever massivement pour voter en faveur de oui comme je l’ai fait pour l’avenir du pays », a déclaré en substance Catherine Samba Panza, Cheffe de l’Etat de la transition à sa sortie du bureau de vote à l’école Colombe dans le 7ème arrondissement de Bangui. Les opérations se sont bien déroulées dans certains bureaux de vote alors que dans d’autres bureaux c’est la désolation. Les difficultés logistiques et sécuritaires ont perturbé le bon déroulement des opérations du vote. Le climat sécuritaire dans certains arrondissements de la capitale et également dans certaines régions villes du pays était incertain.
Au pk5 dans le 3ème arrondissement de la capitale, c’est le quasi boycott du vote de la nouvelle constitution. Dans cette partie de la capitale, à majorité musulmane, les ennemis de la paix dans le secteur ont perturbé le déroulement du vote par des crépitements d’armes lourdes et légères. Très top le matin, des détonations à l’arme lourde et automatique, à défaut du non déploiement des forces internationales sur les lieux, ont créé la psychose dans le secteur empêchant l’arrivée des matériels de vote dans le secteur.
Exaspérée par cette situation, une partie de la population du pk5 a entamé une marche pacifique au siège de la Minusca pour exiger l’installation de logistique du vote dans le 3ème arrondissement permettant à la communauté musulmane de pouvoir s’exprimer. Plus tard à 11 heures, la MINUSCA a acheminé les matériels de vote dans le secteur. Alors qu’un bureau de vote du 3ème arrondissement au camp des Castors, a été relocalisé au lycée des Martyrs dans le 2ème arrondissement. Cette situation était parallèle dans le 4ème arrondissement de Bangui où des bandits armés ont été lancé des grenades près du bureau de vote au Lycée et au marché de Gobongo fait quatre blessés.
Par ailleurs à Bossangoa et à Kaga Bandoro, les groupes armés ont boycotté le référendum. A Bossangoa, zone de François Bozizé recalé par la Cour constitutionnelle, les hommes armés ont empêché la population de voter. A Kaga Bandoro considérée comme juridiction de Nourredine Adam, chef du FPRC a mis en exécution son plan de boycott de tout processus électoral dans la région. Plus tard le 14 et le 15 décembre, les populations de ces régions ont pu voter, suites à des négociations et sensibilisations.
A défaut des cartes d’électeurs non distribuées les Centrafricains ont pu voter librement avec les récépissés, pièces d’identité nationale et passeport. Malgré l’irrégularité de certains noms sur la liste électorale affichée par l’Autorités nationale des Elections (ANE) a trouvé une solution d’ouvrir une liste permettant aux gens dont les noms ne sont pas sortis sur la liste de pouvoir voter. En dépit des tentatives de boycott enregistrées au cours de ces opérations, la population s’est mobilisée, sous la protection des forces internationales et nationales, pour voter afin de sortir le pays de la crise. Ce vote référendaire est un premier test qui permet au peuple centrafricain de choisir ses futurs dirigeants lors des élections couplées du 27 décembre 2015 au 31 janvier 2015, pour le premier et deuxième tour.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE MINISTERE ANGOLAIS DES AFFAIRES ETRANGERES RETABLIT LA VERITE SUR VISITE DE MARTIN ZIGUELE A LUANDA

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE MINISTERE ANGOLAIS DES AFFAIRES ETRANGERES RETABLIT LA VERITE

SUR VISITE DE MARTIN ZIGUELE A LUANDA

 

Bangui, (CNC)15-12-2015

 

SUITE A LA CAMPAGNE DE DIFFAMATION ET DE CALOMNIE CONTRE MARTIN ZIGUELE, LE CANDIDAT FAVORI DU MLPC A L’ELECTION PRESIDENTIELLE, DECLENCHEE PAR Wilfried Maurice SEBIRO ET LES INTERPRETATIONS MALVEILLANTES ET SANS FONDEMENTS AUXQUELLES CELUI-CI S’EST LIVRE DANS SON ORGANE DE PRESSE “CENTRAFRIQUE LIBRE”, TENDANT A FAIRE CROIRE QUE C’EST EN TANT QU’ENVOYE SPECIAL DE MME Catherine Samba-Panza QUE MARTIN ZIGUELE A ETE RECU LE 11 DECEMBRE DERNIER A LUANDA PAR SON EXCELLENCE JOSE EDUARDO DOS SANTOS, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ANGOLAISE, LE MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES A TENU A RECADRER LE CONTEXTE DE CETTE IMPORTANTE VISITE EN APPORTANT LES PRECISIONS ET CLARIFICATION NECESSAIRES DANS LE COMMUNIQUE DE PRESSE CI-DESSOUS AFIN DE LEVER TOUTE AMBIGUITE 

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Bangui

 

Centrafrique: Le Collectif «Touche pas à ma Constitution »Salue le courage exceptionnel du Peuple Centrafricain et le

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(Corbeau News Centrafrique)

Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

 

Communiqué de Presse N°0049/2015

Le Collectif «Touche pas à ma Constitution »Salue le courage exceptionnel du Peuple Centrafricain et

le processus du retour à la légalité Constitutionnelle.

Bangui, (C.N.C) 12-15-2015

La détermination du peuple centrafricain de revenir à la légalité constitutionnelle dans cette circonstance exceptionnelle que traverse la République se confirme par l’existence d’une histoire inoubliable qui se caractérise par l’action politique courageuse qui conduit tout un peuple de résister face au climat de la terreur afin de doter les institutions républicaines de la loi fondamentale par l’exercice du pouvoir sacro-saint du droit de vote.
Désormais le peuple centrafricain indivisible vient de faire une grande démonstration de force politique à travers l’accomplissement d’un devoir citoyen qui s’avère impossible, mais avec une forte capacité de mobilisation générale et des multiples sacrifices, le peuple souverain fini par triompher pacifiquement par le respect du jeu démocratique.
Au regard de ce contexte très particulier, le collectif « Touche pas à ma Constitution », Organisation de la Société Civile qui milite pour les valeurs constitutionnelle, tient d’abord à saluer le courage politique exceptionnel du peuple centrafricain et profite de cette occasion pour rendre un vibrant hommage à tous les martyres et ainsi qu’à tous les combattants de la liberté qui se sont sacrifiés pour écrire tous ensemble cette nouvelle histoire qui enterra définitivement dans l’histoire de l’humanité.
Le Collectif, exhorte les détenteurs du pouvoir public de protéger très chaleureusement les acquis démocratiques dont le peuple centrafricain vient de l’obtenir au prix des sacrifices énormes.
Enfin, le Collectif, encourage davantage le peuple centrafricain de braver surtout la peur et de répondre plus massivement au prochain rendez-vous électoral fixé pour le 27 décembre 2015 afin de permettre au peuple centrafricain de faire son choix politique.

Fait à Paris le 14. 12. 2015

Le Coordonnateur Général.
Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG.

BANGUI: LA MINUSCA APPELLE A UNE CAMPAGNE ELECTORALE APAISEE ET MET EN GARDE CONTRE LES TROUBLES

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA MINUSCA APPELLE A UNE CAMPAGNE ELECTORALE APAISEE

ET MET EN GARDE CONTRE LES TROUBLES

Bangui, (C.N.C)11-12-2015

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilité en Centrafrique (MINUSCA) a appelé à une campagne électorale paisible et invite les candidats à présenter leurs projets de campagne au peuple centrafricain sans animosité, ni recours à la violence sous toutes ses formes. L’appel a été lancé mercredi à Bangui, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, par son Porte-parole, Vladimir Monteiro.
Dans cet appel, la mission des Nations Unies en Centrafrique a aussi demandé à ceux dont la candidature a été rejetée de se conformer à la décision de la Cour constitutionnelle de transition et à faire montre de retenue dans leur réaction. La MINUSCA leur demande également de sensibiliser leurs sympathisants afin qu’ils évitent toute attitude qui serait de nature à perturber le processus électoral et la stabilité en Centrafrique. Sur un total de 44 candidatures présentées pour la présidentielle, 30 dont celle d’une femme ont été retenues tandis que 14 ont été rejetées.
La MINUSCA réitère sa détermination à travailler en étroite collaboration avec les autorités compétentes afin d’assurer le bon déroulement de cet important scrutin qui représente une étape cruciale vers une sortie définitive de la crise politico-sécuritaire qui affecte la Centrafrique depuis de longues années. Par ailleurs, la MINUSCA a rappelé la publication mardi, d’une première liste des candidats aux législatives du 27 décembre, par l’ANE. Cette liste comporte 1192 candidats députés et sera complétée après la réception des dossiers incomplets ce mercredi en fin d’après-midi.
Sur le plan électoral, la MINUSCA note également que le Conseil National de Transition a adopté le 4 décembre deux amendements au code électoral : l’article 68 qui prévoit le nombre de votants dans un bureau de vote et de l’article 47 sur la carte d’électeur avec photos. Désormais, le nombre de votants dans un bureau de vote est passé de 250 à 500 électeurs tandis que la carte d’électeur sans photographie est autorisée. Néanmoins, au moment du vote, l’électeur devra présenter, en plus de sa carte d’électeur, tout autre document avec photo prouvant son identité ou, au besoin, un témoin de son village ou quartier.
Sur les formations liées au processus électoral, le “Comité ad-hoc Genre et élections” des femmes centrafricaines, ONU Femmes et la MINUSCA organisent depuis mardi une formation de trois jours pour les femmes candidates aux législatives. Elle porte, entre autres, sur la campagne électorale, les techniques de communication électorale et de négociation. Enfin, la campagne de sensibilisation des électeurs sur le référendum de la Constitution du 13 décembre 2015 se poursuit dans le pays.
Le Porte-parole de la MINUSCA est aussi revenu sur la publication, vendredi, du premier rapport public sur les droits de l’homme en Centrafrique, au lendemain de la journée internationale des Droits de l’Homme autour du thème : «Nos droits. Nos libertés. Toujours ». Cette année, la journée est consacrée au lancement d’une campagne qui marque le 50e anniversaire des deux Pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme: le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.
Sur la question du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rappatriement des anciens combattants, Vladimir Monteiro a précisé que les opérations de PRE-DDR ont commencé à Bouar, le 3 décembre, et visent tous les combattants volontaires et membres des groupes armés signataires de l’accord DDRR de Bangui. Les combattants enregistrés et désarmés bénéficient d’une assistance alimentaire et sont dirigés vers des travaux communautaires générateurs de revenus. Pour rappel, les opérations de PRE-DDR ont été lancées en juin 2015 à Bangui avant d’être étendues à Birao, Bria, Kaga-Bandoro et Bambari. Le programme devra toucher 10 autres localités telles que Paoua, Bossangoa et Obo.
A propos de la cohésion sociale, le Porte-parole de la MINUSCA a indiqué qu’à la demande du Comité de crise à PK5, la MINUSCA a facilité une réunion sur la relance des services bancaires dans le quartier. Séparément, la MINUSCA a également rencontré les maires des 2e, 5e, 6e et Bimbo arrondissements pour discuter des moyens pour améliorer la gestion et le partage d’information entre les autorités locales sur la sécurité dans leurs zones.
De son coté, la sous-commissaire Pospescu Oana Andreea, Porte-parole de la police de la MINUSCA, a noté que la situation sécuritaire ces derniers jours dans le pays, a été marquée par une baisse significative de la criminalité. Sur les activités de la Police, elle a précisé qu’en plus des missions d’escorte et de protection de hautes personnalités, la Police a effectué 145 patrouilles diurnes et nocturnes ainsi que des gardes statiques et des opérations de lutte contre la délinquance.
Par ailleurs, 40 officiers de la police judiciaire de la Police Centrafricaine et de la Gendarmerie nationale participent jusqu’au 26 décembre à une formation de remise à niveau en matière de traitement des affaires criminelles tandis que l’ensemble du personnel disponible des Forces de sécurité intérieures participent à une formation sur les missions des agents de sécurité pendant la période électorale et notamment dans un bureau de vote.
Pour sa part, le Lieutenant colonel Adolphe Manirakiza, Porte-parole militaire de la MINUSCA a fait savoir que la force de la Minusca est entrain de déployer toutes ses énergies pour appuyer le gouvernement dans la sécurisation des autorités et des agents électoraux qui se rendent sur le terrain, ainsi que le transport des kits électoraux. En exemple, il a cité que le 03 décembre dernier, la force a sécurisé le déploiement du matériel électoral à Nandobo Mboula, Salo et Moungoumba ; elle a aussi fourni une escorte à l’équipe électorale régionale de Kemo en date du 05 décembre, de Bangui à Sibut. Le 04 décembre, la force a sécurisé la distribution du matériel électoral dans la ville de Bouar.
Le Lieutenant colonel a enfin annoncé que la force escorte actuellement les autorités gouvernementales dans tout le pays pour sensibiliser la population au vote du referendum.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE PROJET THIMO ATTEIND SA 1ère PHASE D’ACTION SOCIALE POUR LA REDUCTION DE PAUVRETE ET LA COHESION SOCIALE

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LE PROJET THIMO ATTEIND SA 1ère PHASE D’ACTION SOCIALE POUR LA REDUCTION

DE PAUVRETE ET LA COHESION SOCIALE

 

Bangui, (CNC), 11-12-2015

Le projet dit Travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre, THIMO en sigle, est en train d’atteindre résolument son objectif. Ce projet d’assistance post-conflit qui vise l’utilisation optimale de la main d’œuvre pour réduire au maximum la pauvreté, atteint sa première phase d’action sociale à Bangui. Un point de presse visant à présenter le bilan à mi-chemin des activités du projet « THIMO-Bangui » s’est tenu, le 09 décembre 2015 au ministère des travaux publics à Bangui.

Lancé officiellement le 22 janvier 2015 par Catherine Samba-Panza, Cheffe de l’Etat de la Transition dans le 6ème Arrondissement de la ville de Bangui, les THIMO dans sa première phase concernent tous les 8ème Arrondissements de la ville de Bangui. Les travaux de cette première phase consistent en la réhabilitation de voiries et drainage ainsi qu’en la création de fossés maçonnés le long des voies réhabilitées. Selon Jules YANGANDA, Expert en communication près de ce projet, le projet « THIMO-Bangui » a créé à ce jour, 61. 000 emplois correspondant à plus de 141 millions de francs CFA distribués aux jeunes et femmes démunies en termes de revenus financier.
« Ce projet qui vise à ramener la cohésion sociale et aussi à réduire la pauvreté présente un impact positif sur la population bénéficiaire. Nous avons enregistré aujourd’hui ouvriers et cadres pour ce projet », a-t-il noté.
Cette approche, d’après lui, a déjà fait ses preuves dans de nombreux pays africains jadis frappés par la crise militaro-politique. C’est le cas de la Cote d’Ivoire, du Burundi où le projet THIMO a été expérimenté. Le Gouvernement centrafricain s’est inspiré de cette approche. C’est pourquoi, il a initié le projet THIMO-Bangui qui a été financé par la Banque Mondiale à hauteur de 4 milliards de francs CFA. Le projet est divisé en deux phases. Mais la première phase a eu quelques difficultés au cours de sa mise en œuvre.
« Cette première phase qui a démarré en janvier 2015 devait durer normalement 6 mois. Malheureusement les récents évènements ont perturbé le déroulement des activités THIMO. C’est pourquoi les travaux de cette première phase continuent encore dans certains Arrondissements de la ville de Bangui », a expliqué Jules YANGANDA.
La 2ème phase des THIMO sera très bientôt démarrée dans le 2ème Arrondissement de la ville de Bangui. Les travaux consistent en la réhabilitation de route et en la création des fossés maçonnés.
«Je vous informe que dores et déjà, les Autorités locales du 2ème Arrondissement se réjouissent de l’avènement de ce projet qui va permettre aux jeunes et femmes de la localité d’accéder aux sources de revenus afin d’améliorer leurs conditions de vie », a-t-il intimé
De nombreux bénéficiaires de ce projet ont utilisé une partie de leurs revenus pour se lancer dans de petits commerces, à en croire l’Expert en Communication qui a ajouté que : « Certains ex-combattants bénéficiaires de ce projet ont déclaré avoir abandonné les armes pratiques pour se consacrer aux travaux THIMO».
Toutes fois, ce projet THIMO relève de grandes difficultés. le cas de vol des matériels de travail constatés souvent sur le site des travaux, le refus de certains manœuvres d’accepter le principe de rotation qui devrait permettre à d’autres personnes d’accéder aux sources de revenus. Chaque bénéficiaire perçoit en terme de revenu financier 2500 FCFA par jour, cela pour deux (2) semaines minimum de contrat et deux (2) mois maximum. Les résultats montrent que le projet a effectivement contribué à réduire la pauvreté et à ramener la cohésion sociale au sein des communautés. Car il a favorisé la réinsertion des jeunes, des femmes démunies et des ex-combattants dans le tissu professionnel.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: « L’ARGENT ET LE CHOIX DES HOMMES POLITIQUES DE VALEUR : Une question d’éthique républicaine et démocratique »

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(Corbeau News Centrafrique)

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« L’ARGENT ET LE CHOIX DES HOMMES POLITIQUES DE VALEUR : Une question d’éthique

républicaine et démocratique »

Bangui, (C.N.C), 11-12-2015

Le Peuple Centrafricain aspire plus que jamais au retour à un état de sécurité et de quiétude durable après les graves atteintes aux droits de la personne humaine qu’il a subies sur plusieurs décennies et dont le point culminant a été atteint entre 2013 et 2015. Il attend aussi de renouer avec une vie démocratique normale, qui lui permette d’exprimer sa volonté sans peur et sans contrainte dans le choix de ses nouveaux dirigeants et représentants, à travers des élections transparentes et crédibles.

1) Mais nul n’est dupe !
La misère et l’indigence créées par deux années d’une guerre sans nom, risquent de rendre sourde ou aveugle une grande partie de la population devant le choix entre la qualité et l’argent des futurs dirigeants centrafricains, au sortir de la grave crise politique, morale, culturelle, économique et sociale que le pays a connue durablement !
D’où l’urgente nécessité d’une implication morale, matérielle et financière de toutes celles et de tous ceux qui à travers l’Afrique et le monde, aiment le Centrafrique.

Cette implication, morale d’abord, doit s’effectuer à tous les niveaux du processus électoral. Elle aura pour finalité première de corriger au départ l’injustice la plus intolérable dans un domaine où la « qualité » des personnes en lice doit beaucoup plus compter que leur « avoir matériel ou financier », au risque de voir s’instaurer de fait le « vote censitaire » par lequel le plus riche passe pour le plus apte à gouverner ; ce qui n’est pas souvent prouvé, du moins en Centrafrique !
Le rôle moral de la Communauté internationale d’un côté, celui des Amis du Centrafrique et du Gouvernement de Transition de l’autre, doit consister à prendre en compte ce type de déviation morale et politique pour mieux la prévenir et au besoin la rectifier, afin de donner les chances au Peuple centrafricain de renouer avec une démocratie relativement propre et durable !

2/ Dans le financement global des élections Une ligne devrait être prévue en faveur de tous les candidats à l’élection présidentielle dont les dossiers ont été validés définitivement par la Cour Constitutionnelle de Transition ! Par ailleurs, l’Autorité Nationale des Elections(ou une autre instance administrative) devrait fixer également fixer un montant des dépenses électorales à ne pas dépasser par les candidats.
De telles mesures auraient le grand avantage de mettre ces candidats sur une même position de départ et éviter que pour des raisons d’argent, le vice écarte d’emblée la vertu ou que la médiocrité dame le pion à la qualité, situation qui ramènerait le pays à la case départ !

3) Les élections centrafricaines de 2015 sont en priorité une affaire de « morale politique » avant les autres considérations habituelles! En tout cas l’Etat centrafricain dans sa convalescence, doit être plus rigoureux que par le passé et faire en sorte que l’élection présidentielle ne se transforme pas en une foire d’exposition de billets de banque ni en une bourse de valeurs sonnantes et trébuchantes !

Il faut à tout prix sortir la RCA du gouffre dans lequel l’ont plongée des décennies d’incurie morale et politique !
LGP

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centafrique: France, qui est le soutien congolais de Marion Maréchal-Le Pen ?

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(Corbeau News Centrafrique),11-12-2015

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France : qui est le soutien congolais de Marion Maréchal-Le Pen ?

 

Bangui(CNC)

 

La société Congo Capital Entreprises, contrôlée par Wilfried Etoka, a écrit une lettre annonçant sa venue en Provence-Alpes-Côte d’Azur (sud est de la France) pour proposer des opportunités d’affaires aux entreprises régionales, “dès le lendemain de l’élection de Marion Maréchal-Le Pen”, la candidate du Front national.

Mis en cause par les milieux économiques, notamment par le patronat français, le Front national, qui est sorti en tête du premier tour des élections régionales en France, le 6 décembre dernier, se cherche apparemment des soutiens dans les milieux d’affaires. Le 9 décembre, Marion Maréchal-Le Pen, qui a obtenu 40,5% des voix en Provence-Alpes-Côte d’Azur, a publié une lettre émanant de Congo Capital Entreprises, qui a promis de se déplacer « dès le lendemain de l’élection de Marion Maréchal-Le Pen en territoire de Provence Alpes Côte d’Azur pour présenter des opportunités d’affaires représentant 3 milliards d’euros de business potentiels aux entreprises de la région ».

Une lettre signée Innocent Dimi

Sur son compte Facebook, où elle a publié la lettre (reproduite ci-dessous) signée d’Innocent Dimi, vice-président de Congo Capital Entreprises, la candidate d’extrême-droite s’est réjouie :  « À tous ceux qui n’ont de cesse de promettre les pires conséquences économiques à une région dirigée demain par notre équipe, ce type d’initiative de grands groupes internationaux prouve que notre victoire sera une chance pour le développement économique, y compris international. »

Marion Maréchal-Le Pen a toutefois oublié de préciser que la lettre de Congo Capital Entreprises n’était pas totalement le fruit du hasard : Innocent Dimi, signataire de la lettre, serait en effet également « directeur Afrique » de Maréchal & Associés, la banque d’affaires fondée par Samuel Maréchal, le père de Marion… Ce dernier, joint par mail par Jeune Afrique, nous a simplement répondu : « Innocent Dimi n’est pas employé de mon cabinet », sans davantage de précisions (et alors que Mr Dimi figure dans l’organigramme en ligne de Maréchal & Associés), ce qui ne signifie évidemment pas que les deux hommes ne sont pas en étroite relation d’affaires.

Innocent Dimi est en tout cas depuis longtemps le dirigeant de la société de bourse congolaise « La Financière », qui est liée à Maréchal & Associés.

Plan de privatisation de 46 sociétés publiques congolaises

Congo Capital Entreprises a été choisi par le gouvernement congolais pour piloter un plan de privatisation de 46 sociétés publiques opérant notamment dans l’agro-industrie, l’hôtellerie et le tourisme, l’activité forestière, le commerce ou encore l’eau et l’électricité. Elle est contrôlée par Wilfried Etoka, négociant pétrolier basé au Maroc mais très puissant au Congo. Jeune Afrique rappelait récemment que, pour ses détracteurs, la réussite fulgurante de « Willy » Etoka, agronome formé à Brazzaville, s’explique avant tout par « ses liens étroits » avec le président congolais Denis Sassou Nguesso et son fils Denis Christel. Une accusation que l’intéressé nie en bloc.

Le soutien implicite de Wilfried Etoka peut paraître d’autant plus étonnant qu’il y a quelques semaines, Louis Alliot, autre leader du Front national (et conjoint de Marine Le Pen), s’était publiquement engagé contre le référendum organisé au Congo par Denis Sassou Nguesso…

Frédéric Maury

Jeune Afrique

BANGUI: POURQUOI LE CANDIDAT ANICET GEORGES DOLOGUELE EST LE CHOIX IDEAL POUR LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE (Partie 1)

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(Corbeau News Centrafrique), 10-12-2015

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POURQUOI LE CANDIDAT ANICET GEORGES DOLOGUELE EST LE CHOIX IDEAL

POUR LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE (Partie 1)

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L’heure est grave jeunesse centrafricaine ! Notre pays est complètement à terre et il risque de disparaître si nous « la jeunesse » ne prenons par notre responsabilité et notre destin en main. Le 27 décembre 2015, nous irons votons pour un candidat pour lui remettre la clé de notre avenir pour les cinq prochaines années. Dans l’histoire de notre pays, une élection ne présente aucunement de tels enjeux. Après ce que nous avons subi comme crise depuis l’indépendance de notre chère patrie jusqu’à l’avènement de la seleka et des anti balaka, résultat direct de l’irresponsabilité et de la cupidité de certains de nos frères et sœurs centrafricains hélas ; qui ont abusé de la confiance du peuple centrafricain, usé de leur pouvoir pour organiser la destruction de la RCA et qui ont cherché par tous les voies et moyens pour satisfaire leurs intérêts égoïstes et opportunistes Ces élections sont donc pour nous jeunesse centrafricaine l’occasion de la dernière chance car nous n’avons non seulement pas droit à l’erreur mais nous devons corriger les erreurs du passé et remettre notre patrie que nous chérissons dans le concert des nations.

Alors pourquoi nous jeunesse devons prendre notre responsabilité ? Nous devons la prendre pour plusieurs raisons notamment: Pour Corriger le fiasco dans la mise en œuvre de la politique de sécurité qui est le reflet de la mauvaise gouvernance de ces trois dernières décennies préjudiciables à notre avenir.

 Pour Contribuer de façon active (s’impliquer et participer) à la gestion pérenne de notre économie et la dynamisation de nos structures sociales afin d’éviter la perpétuation de la relégation d’une grande partie de la population centrafricaine et en particulier les jeunes en seconde zone.

 Pour être des co-auteurs d’un nouveau système éducatif viable qui tient (et tenant) compte d’une part de nos attentes et d’autre part de celles de notre pays afin d’amorcer son (le) développement (de notre pays).
 Pour permettre à ce que, la jeunesse centrafricaine, dignes filles et fils de la république (et éviter parmi nous puissent) puissent se mobiliser pour faire front et ainsi s’opposer à tous celles et ceux qui manipulent la jeunesse centrafricaine, celles et ceux qui prêchent la doctrine de la haine, de la facilité, du banditisme, de l’incivilité, de la désobéissance, de l’anarchisme ; doctrines qui malheureusement insécurisent et déstabilisent notre pays et empoisonnent le quotidien de nos concitoyens (se faire manipuler ou suivre le chemin de la facilité synonyme d’insécurité, de désobéissance, d’anarchisme ou de la déstabilisation de notre cher pays).

 Prendre conscience en tant que jeune que nous ne sommes pas tous destinés à travailler dans le secteur public (D’être responsable et honnête et nous dire que l’Etat ne peut pas nous embaucher tous). De ce fait, nous devons être associés à la mise en place d’une politique nouvelle, crédible et viable d’entreprenariat permettant d’absorber un taux de chômage accablant et qui touche principalement notre couche (la jeunesse).
 Pour œuvrer et nous impliquer dans une politique crédible et viable de rassemblement et de la réconciliation de notre peuple afin de tourner complètement le dos à la haine et la peur de l’autre.
 Pour nous opposer énergiquement à tous les discours inadmissibles et inconcevables d’infantilisation et moralisateurs de la jeunesse centrafricaine par certains de nos hommes politiques.

Toutefois, parmi les 30 candidats qui ont vu leurs candidatures validées par la cour constitutionnelle de transition le 08 Décembre 2015, le candidat le n°1 Anicet Georges Dologuélé est le seul et l’unique qui peut rendre nos préoccupations (citées plus haut) effectives tout en se basant sur son projet de société, ses réalisations et des actes concrets au sujet de la jeunesse de son pays. Dans cette première partie (1), nous allons présenter les actes et réalisation du candidat n°1 Anicet Georges DOLOGUÉLÉ pour la jeunesse. Dans les jours à venir, nous allons présenter les axes du projet de société détaillé d’Anicet Georges DOLOGUÉLÉ pour l’avenir de la jeunesse centrafricaine.
Anicet Georges DOLOGUÉLÉ est le seul et unique candidat à ces élections à pouvoir réaliser des choses concrètes et poser des actes sincères et convaincants pour son pays et en particulier en direction de la jeunesse.

Pour ses réalisations :

Le candidat n°1 Anicet Georges DOLOGUÉLÉ est le seul Premier Ministre à rajeunir la fonction publique. En étant à la primature, il a incité plus de 1000 fonctionnaires à faire valoir leur droit à la retraite et a recruté plus de 2000 jeunes, sur un effectif de 20 000 fonctionnaires.

 C’est un homme épris de paix et consensuel. La preuve, il a maintenu un climat de Paix et de Sécurité pendant 2 ans ce qui a permis à la jeunesse de vivre dans la quiétude sans assistance militaire externe. C’est le seul qui en tant que Premier Ministre a su tenir le pays sans un seul coup de feu et sans forces d’interposition dans le pays ;
 C’est aussi un homme d’état responsable. Pour preuve, il a géré d’une manière responsable et pacifique avec les partenaires sociaux (d’) une grève générale de plus de 3 mois, assortie d’un paiement simultané de 3 mois de salaires (unique cas dans l’histoire de notre pays). Il est à noter que ces fonctionnaires n’ont pas vu leurs droits de grève bafoués par la police ou la gendarmerie ;
 Anicet Georges DOLOGUÉLÉ a négocié et signé le contrat de construction de l’hôtel Ledger Palace avec le Gouvernement libyen qui fait la fierté du peuple centrafricain et devenu le QG de tous les responsables politiques de notre pays.
 Il est le seul Premier Ministre à pouvoir ramener les institutions financières internationales dans notre pays après un long moment d’absence. Par son pragmatisme, son sérieux, sa probité et sa gestion financière saine qu’il cherche à transmettre à la jeunesse de son pays. Ces institutions lui ont fait confiance et sont revenues dans notre pays après 9 ans sans programme de leur part. Et personne dans notre pays ne peut ignorer cet aspect.

 Il est parmi les seuls responsables politiques de notre pays a ne pas être impliqué de près ou de loin dans les rebellions ou milices armées qui ont endeuillé, divisé, affaibli, ruiné et cherché à mettre en péril l’avenir de la jeunesse de notre cher et beau pays que nous chérissons tous.
Même en dehors des frontières de son pays le candidat n°1 Anicet Georges DOLOGUÉLÉ a fait ses preuves. Il est un homme de résultats. A la BDEAC, Anicet Georges Dologuélé a procédé à des reformes hardies qui ont permis de relancer notre banque sous régionale, paralysée depuis plus de 11 ans. Par ces réformes, la BDEAC a repris ses opérations de financement et triplé le volume de son portefeuille (50 à 150 Mds). Le capital social de la BDEAC est passé de 114 millions de $ à 500 millions de $ en l’espace de 6 ans. Les effectifs du personnel ont été doublés.

Pour ses actes

En dehors de ses réalisations, le candidat n°1 Anicet Georges DOLOGUÉLÉ est le seul candidat et responsable d’un parti politique à pouvoir s’entourer que des jeunes avec des profils hétérogènes reflets de notre société. Pour preuve, le parti URCA est piloté par des jeunes dont une grande majorité n’a jamais été encarté ni fait de près ou de loin la politique. Ses conseillers chargés de la confection de son projet de société sont tous des jeunes. C’est le contraire chez les autres candidats à ces élections du 27 décembre qui ont fait le choix des annonces démagogiques et populistes au sujet de la jeunesse et non d’impliquer cette dernière au cœur de leurs dispositifs. Le candidat n°1 Anicet Georges DOLOGUÉLÉ a fait le choix de reposer son projet politique sur la jeunesse pour plusieurs raisons :
Selon lui, seuls les jeunes sont aptes et en mesure de faire des propositions les concernant mais aussi de bien les mettre en œuvre et les réaliser. De même, il part du constat que la population de notre pays est en majorité jeune et le développement de notre chère patrie repose et reposera sur une jeunesse entreprenante, mobilisée, rassemblée, bien formée et déterminée.

Fort de ses réalisation et de ses actes, nous jeunesse, devons-nous mobiliser et prendre notre destin en main en allant voter massivement le candidat n°1 du renouveau, du rassemblement, de la paix et du développement le 27 décembre 2015 afin de rendre effectif notre rêve qui consiste à l’implication, la considération et à la pleine responsabilisation de la jeunesse de notre pays la République centrafricaine.
Comme promis nous aborderons dans les jours à venir le projet de société du candidat n°1 Anicet Georges DOLOGUÉLÉ pour la jeunesse de notre pays.

Que vive la RCA avec Anicet Georges DOLOGUÉLÉ

Lionnel Steve TONNET TOUABOY
Doctorant en sciences de gestion
Vice président- Fédération des jeunes Europe France URCA

Steve_touaboy@yahoo.fr

BANGUI: DIEUDONNE NZAPALAINGA AU CHEVET DES REFUGIERS CENTRAFRICAINS EN RDC

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(Corbeau News Centrafrique), 10-12-2015

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DIEUDONNE NZAPALAINGA AU CHEVET DES REFUGIERS CENTRAFRICAINS EN RDC

Bangui, (CNC)

 

Les réfugiés centrafricains en République démocratique du Congo éprouvent des difficultés à survivre dans ce pays en dépit de l’aide fournie par l’UNHCR et le gouvernement congolais. La visite conjointe de l’Archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga et de Nonce apostolique Louis Moriano, du 05 au 07 décembre 2015, a permis de redonner le réconfort à ces réfugiés. L’objectif de ce déplacement transfrontalier est d’apporter aux citoyens centrafricains en refuge dans ce pays voisin, le message du Pape adressé au peuple centrafricain durant sa visite à Bangui afin de leur apporter de réconfort. Par la même occasion, 30 sacs de riz, 30 cartons de sardines, 30 biscuits, 20 bidons d’huile, et 10s balles de vêtements ont été remis à ces citoyens centrafricains en refuge par l’Archevêque et la Caritas Centrafrique.
Le déplacement transfrontalier de l’Archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga entre la République centrafricaine et la République démocratique du Congo a permis a permis de toucher du bout de doigt la réalité des conditions dans lesquelles vivent les citoyens centrafricains en refuge. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre de la visite du 29 au 30 novembre dernier du Saint-Père en Centrafrique qui a apporté le message de la miséricorde au peuple centrafricain pour pouvoir se réconcilier. Ce déplacement a été conjoint avec celui du Nonce apostolique Louis Moriano ayant la juridiction sur la République démocratique du Congo.
La visite conjointe du Nonce Louis Moriano avec l’Archevêque Dieudonné Nzapalainga à la tête d’une délégation composée des membres de la Caritas Centrafrique et des Journalistes, au Centre de Transit de Zongo pour atteindre le site de Molé, c’est toute une lueur d’espoir pour les réfugiés centrafricains vivant dans ce centre. Des chants religieux entonnés, des applaudissements avec des palmiers et des cris de youyou ave les pagnes jetés par terre ont donné une ambiance électrique à l’entrée de ces hauts responsables religieux dans ce Centre de Transit de Zongo. Sur ce Centre de Transit où sont massés environ 1800 réfugiés centrafricains, Musulmans et non musulmans, les conditions de vie sont déplorables. L’arrivée sur ce Centre a été un déclic pour redonner l’espoir et le sourire aux personnes vulnérables.

«Nous ne vous oublions pas. De loin et de près nous sommes avec vous dans la prière. L’ouverture de la porte de l’année de miséricorde par le Pape François, est un signe de délivrance. Le premier message du Pape à Bangui, c’est le pardon et la réconciliation entre Chrétien et Musulman. Nous ne sommes qu’un. L’entrée du Saint-Père dans la mosquée centrale à Bangui montre qu’il y a la cohésion sociale entre Chrétien et Musulman et qu’il n’y a pas de conflit religieux. Aimons nous les uns et autres pour que la paix revienne dans notre pays », a déclaré l’Archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga. L’Archevêque de Bangui a ajouté par ailleurs que la lumière de Dieu éclaire sur la RCA. Pour Dieudonné Nzapalainga il y a un temps pour la guerre et un temps pour la paix, et c’est le temps de la paix qui sonne en Centrafrique à travers la visite du Pape François.

Du côté du Nonce apostolique du Pape François, Louis Moriano ayant la juridiction sur la République démocratique du Congo, il faut ne pas avoir peur de l’autre. En rapportant le message du Pape François, Louis Moriano a exhorté les réfugiés centrafricains en terre congolaise de la RD à beaucoup prier pour la conversion des cœurs. « Le Saint-Père a ouvert la porte de miséricorde pour les Centrafricains. Le pardon doit régner entre vous » a-t-il lancé à la foule. Pour lui, les Centrafricains doivent ouvrir leur cœur pour partager la grâce de Dieu. Il a souligné l’importance de la visite du Saint-Père en terre centrafricaine qui s’inscrit, d’après lui, dans la perspective de la sortie de crise en Centrafrique.

Entre temps, les Réfugiés vivant au Centre de Transit de Zongo exigent leur relocalisation vers le camp de Molé à 37 km de la ville de Zongo. Car ils estiment une amélioration des conditions de vie sur le camp Molé dédié aux Réfugiés, contrairement au Centre de Transit de Zongo où ils grincent des dents. Arrivée au camp de Molé à environ 37 km de la ville de Zongo, la délégation a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme et d’espoir et de réconfort. Les réfugiés centrafricains vivant sur ce site construit par le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR), ont exprimé leur allégresse à cette visite conjointement entamée par le Nonce apostolique et l’Archevêque de Bangui avec leurs délégations. Au camp de Molé, on dénombre environ 18.000 milles réfugiés centrafricains qui se confrontent avec tous les problèmes du monde.
L’Archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga n’y était pas allé avec la main vide. Avec la Caritas Centrafrique, l’Archevêque a apporté aux réfugiés des vivres. Des sacs de riz, des cartons de sardines, de biscuits, des bidons d’huile, et des balles de vêtements ont été remis à ces citoyens centrafricains par l’entremise de la Caritas Zongo, partenaire à la Caritas Centrafrique.

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Pangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE PAM ETAND SES ACHATS LOCAUX DES VIVRES POUR LE PROGRES EN

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Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 10-12-2015

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LE PAM ETAND SES ACHATS LOCAUX DES VIVRES POUR LE PROGRES EN CENTRAFRIQUE

 

Bangui, (CNC)

 

Le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (PAM) étend son activité d’Achat pour le Progrès (P4P) en République centrafricaine. En achetant plus de 400 tonnes des vivres locaux pour son programme de cantine scolaire dans les prochains mois. A travers cette initiative financée par les Etats-Unis, l’Allemagne et le Japon, le PAM entame ce projet afin de booster l’économie locale et les moyens de subsistance et faire du bien aux écoliers. Pour ce projet, 12.000 agriculteurs à petite échelle en sont les bénéficiaires.
Environ 900.000 personnes sont toujours déplacées à l’intérieur de la République centrafricaine ou sont réfugiées dans des pays voisins depuis le début du conflit en 2013. Il est estimé que 1.800.000 personnes exigent actuellement l’assistance humanitaire en RCA, qui était l’un des pays les plus pauvres du monde même avant le conflit. En moyenne, le PAM et ses partenaires fournissent les vivres et l’assistance alimentaire d’approximativement un demi-million de personnes par mois.
« L’activité bénéficie aux agriculteurs et même aux écoliers. Elle offre aux agriculteurs des opportunités de marché, en améliorant leurs moyens de subsistance et en stimulant l’économie locale. En même temps, le riz et les haricots achetés par P4P seront fournis comme des repas dans les cantines scolaires pour 80.000 enfants. Ce qui encouragera des parents, à envoyer leurs enfants dans les écoles » explique Bienvenu Djossa, Directeur Pays du PAM en Centrafrique.
Un achat initial de haricots rouge à Bouar, préfecture de la Nana-Mambéré une région agricole traditionnelle située au Nord-Ouest de la RCA, qui a été durement affecté par le conflit, est déjà bénéficiant pour près de 3.500 agriculteurs et 20.000 élèves. Le PAM planifie d’étendre les activités d’achat pour le progrès dans les autres régions telles que les préfectures de l’Ouham et l’Ouham-Pende.
« Ce sont des petites étapes, mais important dans un contexte où la crise en cours a perturbé des moyens de subsistance de la population et a eu un impact dévastateur sur l’agriculture du pays et l’économie du pays », a déclaré Djossa.
Par une initiative pilote de plus de cinq ans dans le pays, 2009 à 2013, le Programme Alimentaire Mondial a commencé à explorer des façons d’utiliser ses achats de produits alimentaires pour aider à développer les marchés de cultures de base et de stimuler, selon le Directeur du PAM en RCA, l’amélioration de l’agriculture paysanne. Suite à la réussite de cette phase pilote, l’initiative achat pour le progrès (P4P) a changé la vie et les moyens de subsistance de petits cultivateurs dans plus de 20 pays différents à travers le monde. Aujourd’hui, les efforts pour relier les petits exploitants agricoles aux marchés sont en cours de mise à l’échelle en place que le programme est de plus partie des activités ordinaires du PAM.
Le PAM est la plus grande agence humanitaire qui lutte contre la faim dans le monde en distribuant une assistance alimentaire dans les situations d’urgence et en travaillant avec les communautés pour améliorer leur état nutritionnel et renforcer leur résilience. Chaque année, le PAM apporte une assistance à quelques 80 millions de personnes dans près de 80 pays.

 

Bangio, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Présidentielle en RCA: tensions à Bangui après l’éviction de Bozizé

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(Corbeau News Centrafrique)

Election Agency

Présidentielle en RCA: tensions à Bangui après l’éviction de Bozizé

 

Bangui, (CNC)

En Centrafrique, on connait désormais la liste définitive des candidats à la présidentielle du 27 décembre. Sur les 44 dossiers déposés, 30 ont été retenus par la Cour constitutionnelle de transition ce mardi. Parmi les recalés, l’ancien président François Bozizé et Patrice Edouard Ngaissona, ancien leader anti-balaka. Peu après la publication de la liste des candidats, la tension est montée d’un cran à Bangui.

Des barricades ont été de nouveau érigées dans les quartiers réputés fidèles à François Bozizé ou Edouard Ngaissona: Boy Rabe, Combattants et Gobongo dans le nord de la ville, mais aussi vers PK9, au sud-ouest. Les rues de la capitale se sont vidées.

Pourquoi ces candidats ont-ils été recalés ? Quels sont ceux qui ont été retenus ? Deux raisons ont été invoquées pour expliquer le refus du dossier de François Bozizé. D’abord, l’absence de preuve de son inscription sur les listes électorales. Et pour cause l’ancien président, frappé d’interdiction de voyager, n’a pu se déplacer pour s’inscrire. La Cour constitutionnelle se réfère aussi à l’article premier de l’accord signé à Libreville en janvier 2013 et qui interdisait au président Bozizé de briguer un nouveau mandat.

Patrice Edouard Ngaissona se voit, lui, reprocher son casier judiciaire et des créances auprès d’entreprises d’Etat pour un montant dépassant les 500 millions de francs CFA. Exit aussi Michel Amine, condamné pour une affaire de faux passeport. Condamnations, absence du versement de la caution de 5 millions de FCFA ou dossier incomplet auront été les principaux arguments utilisés pour justifier l’invalidation de 14 candidatures.

Parmi les dossiers retenus, ceux d’anciens Premiers ministres : Martin Ziguélé, Anicet Georges Dologuélé ou Faustin Touadéra. Une douzaine d’anciens ministres sont aussi dans la course, dont Karim Meckassoua, Désiré Kolingba, Cyriaque Gonda, Jean Willybiro-Sacko ou Jean Serge Bokassa entre autres. Des diplomates également, comme l’ancien ambassadeur à l’ONU Charles Armel Doubane, mais aussi le défenseur des droits de l’homme Mathias Morouba. Une seule femme en revanche, l’ex-ministre Regina Konzi.

La campagne présidentielle officielle démarre le 12 décembre. Le 13 doit se tenir le referendum constitutionnel.

■ La liste complète des 30 candidats à la présidentielle :

– Anicet Georges Dologuélé
– Faustin Archange Touadéra
– Jean Michel Mandaba
– Martin Ziguélé
– Charles Armel Doubane
– Fidèle Gouandjika
– Désiré Kolingba Nzanga
– Sylvain Patassé-Ngakoutou
– Cyriaque Gonda
– Guy Moskit
– Timoléon Mbaikoua
– Régina Konzi
– Gaston Mandata Nguérékata
– Abdou Karim Meckassoua
– Jean-Barkès Ngombe-Ketté
– Laurent Gomina-Pampali
– Constant Gouyomgbia Kongba Zézé
– Mathias Barthélemy Morouba
– Jean Willybiro-Sako
– Théodore Kapou
– Émile Gros Raymond Nakombo
– Xavier Sylvestre Yangongo
– Théophile Sony Colé
– Maxime Kazagui
– Olivier Gabirault
– Stanislas Moussa Kembé
– Jean-Baptiste Koba
– Jean Serge Bokassa
– Marcel Djimassé
– Joseph Yakete

 

Par RFI

 

Centrafrique: Communiqué No 00196-08-12-15/CGP du FPRC-SÉLÉKA Remerciements au Pape François et Félicitation pour

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(Corbeau News Centrafrique)

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       FRONT POPULAIRE POUR                                               République

    LA RENAISSANCE DE                                                              Centrafricaine

                            CENTRAFRIQUE                                                                   Unité – Dignité – Travail

BUREAU EXECUTIF NATIONAL
COORDINATION POLITIQUE GÉNÉRALE
N° 00196 /FPRC/CGP.

Communiqué No 00196-08-12-15/CGP du FPRC-SÉLÉKA
Remerciements au Pape François et Félicitation pour la population de Km 5 – Bangui-RCA

 

Bangui, (FPRC)

À l’issue de la visite symbolique et historique du Saint Père François, les responsables politiques du FPRC Coalition SELEKA viennent exprimer leur profond remerciement au souverain pontife d’abord pour sa détermination à prêcher par l’exemple le message de Paix à tous les centrafricains. Il a bravé l’interdiction des ennemis de la Paix à poser ses pieds dans la grande Mosquée de Bangui au Km 5. Au vu et au su de tous, le Pape a enlevé ses chaussures avant de traverser le portail de la Mosquée centrale de Bangui. Un geste fort et digne d’un musulman pratiquant. Il s’est adapté pour mieux élever son message au peuple centrafricain. Une attitude de respect et de reconnaissance de notre identité qui contraste largement avec le discours de mensonge distillait par ceux qui continuent de croire qu’ils détiennent la clé à la crise Centrafricaine. Décidemment le saint est venu de Rome pour illuminer la pensée des faiseurs des rois et reines à Bangui.
Nos remerciements vont droit à l’Imam de la Mosquée centrale de Bangui. Il a, contre vents et marrées, fait fi de l’incapacité des musulmans à organiser l’accueil de la plus haute autorité de l’Église Romaine. Contrairement aux propos des chefs d’orchestres et spécialistes de la diabolisation, de la falsification de l’histoire de ce pays, le problème en Centrafrique n’est pas confessionnel.
La mauvaise gouvernance, l’intolérance, la dictature, la marginalisation, l’exclusion, l’enrichissement illicite et personnel, la navigation à vue continuent de faire le lit de la pauvreté. Ce sont les responsables de ces maux en Centrafrique et les systèmes de gestion chaotique et opaque qui ont été mis en place que nous continuons non seulement à dénoncer, mais plus utilement à combattre.
Nos remerciements enfin s’adressent aux Jeunes musulmans de Km5 que les faiseurs de trouble ont présenté comme étant des inciviques desquels on ne peut rien attendre. Eux comme les autres, ont prouvé qu’ils sont capables du meilleur lorsqu’ils sont mis en contribution. Nous-nous battons pour faire vaincre l’idéal de justice et d’égalité.
Nos jeunes ont su contenir les provocations et les intimidations des aînés sensés apporter les preuves de leurs engagements à promouvoir la paix, la réconciliation nationale.
Les ennemis de la Paix en Centrafrique, veulent faire échouer les messages du Pape François. Au lendemain de son départ de Bangui, un paisible musulman centrafricain père de famille a été abattu froidement devant chez lui. La stratégie machiavélique derrière cet acte, est de faire riposter les musulmans de km5. Force est de constater, la population musulmane de Bangui est assistée par le saint Esprit et n’a pas ripostée à la provocation si grave alors qu’elle a la possibilité. Une lettre explicative sur cet assassinat ignoble et gratuit a été envoyée au Pape François et à Ban Ki-moon.
Nous leaders politiques du FPRC Coalition SELEKA sommes fiers du devoir accompli, de la promesse tenue à l’égard du souverain pontife et de l’ensemble de la population Centrafricaine. Nous continuerons à apporter des preuves tangibles de notre engagement à agir pour la paix, la reconstruction du pays, la laïcité de la gestion, de la paix, la démocratie participative et l’inclusion
Nous ne le dirons jamais assez, nous sommes résolument engagés à respecter les accords de Paix signés à Nairobi avec les protagonistes de la crise en Centrafrique. Nous sommes et restons un des acteurs incontournables dans le processus de résolution de la crise en Centrafrique, et c’est ensemble que nous allons développer notre pays la République Centrafricaine.
Nous croyons au message de l’Église Romaine. Cependant, nous invitons au plus au chef, la classe politique Centrafricaine à faire un profond examen de conscience dès lors qu’elle a jeté dans les méandres de l’histoire le message de paix et d’amour du Pape Jean Paul II adressé aux peuples Centrafricains lors de sa visite en 1986 en République Centrafricaine.
Force est de constater que ce sont malheureusement les mêmes qui se sont précipités à serrer la main du Saint Père qui ont conduit le pays dans l’intolérance religieuse, la division, l’insécurité et la marginalisation.
Il est important pour nous de nous investir encore davantage et de Faire de ces deux visites pontificales la voie de sortie de cette crise qui perdure faute d’interlocuteur attentionné et crédible. Que leurs messages soient gravés dans la mémoire collective comme un héritage à léguer aux générations futures. L’avenir de notre nation en dépend et le FPRC Coalition SELEKA y travaille déjà auprès de tous nos jeunes. Nous leur présentons une Centrafrique sous les meilleurs auspices.

Le 8 décembre 2015

 

Moustapha SABOUNE

Coordonnateur Politique

FPRC-Coa;ition-SELEKA

saboune@hotmail.ca

 

Bangui: Des soldats français entendus sur des soupçons de viols en RCA

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(Corbeau News Centrafrique), 08-12-2015

Les soldats de l'Eufor RCA à Bangui
Les soldats de l’Eufor RCA à Bangui. Photo: Éric Ngaba / CNC

 

 

Des soldats français entendus sur des soupçons de viols en RCA

Bangui, (RFI)

L’affaire a été révélée au printemps 2015 par le quotidien britannique The Guardian : des enfants centrafricains vivant sur le camp de M’poko à Bangui disent avoir été violés par des soldats français de la force Sangaris. Ces accusations ont entraîné l’ouverture d’une enquête judiciaire en France et ce mardi 8  décembre, quatre soldats sont entendus par la gendarmerie prévôtale.

Ce sont là les premières auditions de soldats français. Quatre militaires qui appartiennent au 152e régiment d’infanterie de Colmar, dans l’est de la France, sont actuellement entendus, selon les informations de RFI, sous le statut de la garde à vue par la gendarmerie prévôtale.

Cette formation de la gendarmerie nationale est chargée des enquêtes sur des faits commis par des soldats français déployés dans le cadre d’opérations extérieures de l’armée.

Elle avait envoyé des enquêteurs à Bangui à deux reprises, qui avaient interrogé onze enfants, victimes présumées de ces viols. C’est elle aussi qui devrait entendre dans les prochains jours l’auteur du rapport de l’ONU faisant état de ces possibles exactions. Une audition qui ne peut être rendue possible que par une levée de son immunité juridictionnelle.

Les enquêteurs disposent également d’une enquête interne réalisée par l’armée lorsqu’elle a eu connaissance des faits, neuf mois avant la parution de l’article du Guardian. Ces documents ont été déclassifiés à la demande du parquet de Paris. Le ministère de la Défense, critiqué pour ne pas avoir communiqué lorsqu’il a été alerté, veut montrer qu’il entend oeuvrer à l’émergence de la vérité. C’est lui d’ailleurs qui a saisi le procureur de Paris dès l’été 2014. Une fermeté affichée jusqu’au sommet de l’Etat puisque François Hollande a promis d’être « implacable ».

Par RFI

Centrafrique: artin Ziguélé, seul grand favori des Elections 2015 : Le grand journaleux Wilfried Maurice SEBIRO à l’école des

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(Corbeau News Centrafrique), 08-12-2015

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Martin Ziguélé, seul grand favori des Elections 2015 : Le grand journaleux Wilfried

Maurice SEBIRO à l’école des « apprentis-bourreaux».

 

Bangui, (M.L.P.C)

 

L’élection présidentielle du 27 décembre 2015 rend de plus en plus fou. Elle rend tellement fou que de piètres Candidats, hommes de la rue et surtout des professionnels autoproclamés de médias-du moins considérant les gribouilles et chiffons médiatiques quotidiennement servis sur la toile- prennent nuits et jours un grand coup moral, au point de perdre parfois le sens de la raison.
La dernière joute strictement politicienne en date est signée Sieur Wilfried Maurice SEBIRO, le gentleman blogueur Wilfried Maurice SEBIRO, ce célébrissime spécialiste des investigations et enquêtes politico-journalistiques qui n’hésite pas à déverser son venin de haine et de calomnie contre le Candidat Martin Ziguélé, pourtant pressenti par presque tous les observateurs de la vie politique centrafricaine(du moins les vrais analystes et experts en Sciences-po) comme le candidat propre, favori et sérieux pour sortir son pays la Centrafrique des crises, en l’accusant d’être un ministre d’Etat de dame Cathy. Quelle foutaise !!!
Quand SEBIRO rime avec complot, c’est « Centrafrique Libre » qui perd sa crédibilité en devenant l’esclave de petits politiciens.
Dans ses colonnes du 7 décembre 2015, le rédacteur-blogueur SEBIRO dont la mission en temps normal devrait consister à prendre de la hauteur avant de coucher quoi que ce soit sur la toile, s’est permis le luxe d’insulter d’abord la classe politique centrafricaine toute entière avant de déverser son venin sur le digne fils du Centrafrique Martin Ziguélé, en l’accusant d’être bénéficiaire d’un décret muet dont la signature remonterait en Mars 2014. Et pour étayer ses allégations, sieur SEBIRO de brandir une copie dudit document officiel en pièce-jointe, espérant faire de sont post une vérité biblique. Mais ce que sieur SEBIRO ignore, c’est qu’il doit cesser de prendre les centrafricains pour des cons. Car son fameux « Décret muet » qu’il brandit n’est rien d’autre qu’un chiffon fabriqué par les laboratoires du quartier Miskine dans le 5em arrondissement de Bangui. Mais ce qui est sûr, quand SEBIRO rime avec complot, c’est « Centrafrique Libre » qui perd sa crédibilité et qui devient l’esclave de petits politiciens.
Oui ! Il vaut mieux faire envie que pitié : Ziguélé toujours attaqué mais jamais inquiété.
La ficelle est tellement grosse que le monde entier peut de loin comprendre que l’auteur de cette mesquinerie journalistique fait du complot au profit d’adversaires politiques en perte de vitesse et en manque total d’idées pour faire décoller leurs machines électorales. Cette pratique s’appelle FUF ou faux et usage de faux et est passible de la peine de prison. Je crains que ce montage aussi rocambolesque se retourne violemment contre vous, cher SEBIRO.
Martin Ziguélé jamais Ministre d’Etat sous CSP: La politicaillerie made in SEBIRO à quelques semaines des élections est à prendre à pitié.
« Malheur à celui qui ne fait pas mieux que son père ». « Qui n’avance pas recule ». Ces deux dictons en disent long. C’est mal connaître Ziguele « l’aîné de la famille »que de l’imaginer entrain de servir la soupe alors que bien de « petits frères ou cadets » sont là pour occuper cette responsabilité. Le droit d’aînesse est un droit inaliénable en république Centrafricaine. L’ignorer c’est complètement faire preuve d’offense à la tradition. Cher SEBIRO, votre sérum édulcoré de sigue ne passera pas.
SEBIRO, mon blogueur préféré ! Votre article ressemble a de la sigue. Les Centrafricains ne la boiront pas.
Ziguele veut servir le peuple Centrafricain, pas un homme. Encore moins une femme. Ce n’est pas qu’il est misogyne. Mais simplement qu’il ne fait pas de la politique pour simplement ajouter une ligne sur son Curriculum Vitae. Arrêtez de raconter des bêtises aux lecteurs. Attaquez le candidat sur l’essentiel. Nous savons que vous ne faites pas que de la communication. Vous faites aussi et toujours de la politicaillerie. Sortez de l’ombre SEBIRO, car Martin Ziguele et le MLPC sont des enfants de la lumière.

Ziguele aime tellement la lumière qu’il ne sera jamais tenté par un soi-disant décret muet.
Cher SEBIRO, la calomnie ne paie pas en journalisme. La magouille ne paie pas en journalisme. La diffamation est une lèpre de l’intelligence. Sachez que vous n’êtes qu’un petit calomniateur. Vous passez votre temps à dénigrer, à diffamer et à pondre des mensonges dans le seul but de nuire à un homme qui se bat corps et âme pour sortir son peuple de la misère. Vous êtes un messager de la haine. Pourtant il y a d’autres chats à fouetter.
Ce qui est sidérant et consternant, c’est la spécialité de nos soi-disant journalistes en ligne qui ne sont pourtant en réalité que des blogueurs. SEBIRO du « Centrafrique Libre » en est l’incarnation. Vous mentez le matin, vous mentez à midi, mais je ne savais pas que vous mentez aussi le soir puisque les choses tendent vers la fin. Pourtant il devrait y avoir d’autres chats à fouetter.
Oui cher SEBIRO, nous exigeons de votre journal un droit de réponse. Dans le cas contraire, nous vous attaquerons devant la justice, à Bangui ou ailleurs. Car vos allégations contre Ziguélé constituent de graves accusations infondées que l’on ne saurait prendre pour de simples diatribes de presse.

COMMUNIQUE VALIDE ZIG 2

Bangui, le 8 décembre 2015

SEKODE DEUGBAYI

 

Centrafrique : Sylvain SAMI, donne les raisons de son retrait dans la course à la magistrature Pourquoi je n’ai pas déposé ma candidature ?

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(Corbeau News Centrafrique), 08-12-2015

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Centrafrique : Sylvain SAMI, candidat de l’Union et Réconciliation donne les raisons de

son retrait dans la course à la magistrature suprême de l’Etat

Pourquoi je n’ai pas déposé ma candidature ?

 

 

Bangui, (CNC),

 

Mes chers compatriotes,

Je voudrais remercie tous ceux qui m’ont rejoint, soutenue de loin ou de près tout au long de mon engagement politique, pour notre cher beau pays.
Je m’adresse à vous aujourd’hui, pour vous faire part des raisons qui m’ont amené à prendre la décision de ne pas déposer ma candidature pour l’élection présidentielle de 2015 en République Centrafricaine, mon très cher et beau pays.
Beaucoup d’entre vous jugeront ou ressentiront ce désengagement comme une faiblesse, je leur dis ceci « La révolte contre ce qui ne peut être changé est une faiblesse, la révolte contre ce qui peut être changé est un devoir » Charles Dollfus.
Pour moi, chaque étape de ma vie, de l’adolescence à ce que je suis aujourd’hui, cadre formateur dans une entreprise de sécurité, consultant auprès d’une firme ayant pour objet le financement de projet de développement en Afrique, en juin 2014 candidat déclaré aux élections présidentielles de 2015, a été une construction personnelle, un combat contre ceux qui pensent que le pouvoir leur est naturellement réservé, pour ceux qui pensent que la République leur est interdite.
La vérité je vous le dis, la République Centrafrique est notre bien commun et rien de solide ne pourra se construire sur le mensonge, l’injustice, la corruption, la fraude et la dissimulation.
Oui, la vérité je vous le dis même si elle est difficile à entendre.
Qu’est ce que la justice attend pour arrêter les responsables connus de ces massacres et assister les victimes d’une façon responsable? Où en sommes-nous avec le désarmement, la sécurisation du territoire ? Tant de questions restent à poser, car la situation sécuritaire actuelle est lourde de conséquences, de menaces à court et à long terme.
Le gouvernement de Madame Catherine SAMBA PANZA, le CNT, l’ANE et la Communauté Internationale ont échoués dans leur mission. La population est terrorisée, divisée, n’ose pas parler au risque de représailles. Ils ont laissé le temps aux rebelles de se restructurer, de se réarmer et désormais, ils ont la main mise sur les biens de la RCA. Après leur laxisme transitionnel, ils acceptent la candidature aux élections présidentielles d’un ex président et ses assaillants, alors qu’ils avaient eux même chassés en 2013, ainsi d’autres protagonistes du complot du coup d’état contre ce dernier. Tous ces éléments traduits la finalité de ces élections à venir, non démocrate, sans désarmement, sans justice, sans sécurité, sans loi et avec certains malfrats.
C’est bien malheureux, je confirme que la politique centrafricaine depuis des dizaines d’années jusqu’à maintenant consiste à affaiblir le peuple, à le rendre impuissant, à le bâillonner, tuer, violer enfants, femmes et hommes, car plus vous faites du mal, plus vous prenez de grade (lieutenant, colonel, générale, conseiller à la présidence, ministre ou président), voilà l’image, le projet que nos gouvernements successifs offrent à notre jeunesse.
D’autre part, je ne vois pas non plus chez ces candidats déclarés une idée ou projet qui permettraient à notre Pays de relever le défi de ce monde en perpétuel évolution. La leçon de toutes les élections et événements passés devrait nous rendre plus fort, plus expérimenté, plus vigilant et d’éviter les pièges. C’est l’avenir de nos enfants qui est en jeu, si nous ne sommes pas courageux aujourd’hui, ce sont eux qui devront payer demain.
La République Centrafricaine est sur un point crucial de son destin, où elle à besoin de ces vaillants et intègres femmes et hommes.
C’est aussi pour cela que je me suis déclaré candidat l’année dernière et porter des idées nouvelles dans l’Union et Réconciliation. Mais au vu des éléments cités plus haut, je déclare avoir renoncé à mon dépôt de candidature dans ce groupe garnis de tortionnaires du peuple. Je crois au plus profond de moi-même que c’est une nouvelle société qu’il nous faut inventer, un nouveau chapitre de notre pays qu’il faut ouvrir au lieu de relire sans cesse le précédent.
A tous mes compatriotes, je vous dis que je serai le candidat d’Union et Réconciliation, dans une élection démocrate crédible, sans des hors la loi, et la sécurité pour tous. Et non dans une fanfaronnade où l’Autorité Nationale des Elections (ANE) nous invite à être figurant dans un film électorale de gangsters des temps moderne et qu’après ils mettront à feu et à sang dans le pays quand ça leur chatouilleront le nombril.
Par la même occasion, je félicite et encourage les candidats n’ayant pas déposé leur dossier.

Je pense à toutes vies qui ont été enlevé sans qu’ils ne disent un mot, à toutes ces familles qui souffrent à travers le pays.
Je vous aime, gardez espoir malgré ces tribulations, une justice est proche, celle qui dépasse l’homme.

Je lance un vibrant appel à la communauté Internationale, afin qu’il se ressaisisse et applique les différentes résolutions qu’ils ont voté.
Je vous remercie.

Vive la jeunesse, vive le peuple et vive la République Centrafricaine !

Sylvain SAMI
Président d’Union et Réconciliation.

Burkina Faso : le général Diendéré inculpé “d’assassinat” dans l’enquête sur la mort de Sankara

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(Corbeau News Centrafrique),07-12-2015

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Burkina Faso : le général Diendéré inculpé “d’assassinat”

dans l’enquête sur la mort de Sankara

 

Bangui, (AFP)

 

Emprisonné au lendemain de sa tentative de putsch au Burkina Faso, le général Gilbert Diendéré a été inculpé “d’assassinat” dans le cadre de l’enquête portant sur la mort du président Thomas Sankara en 1987, a indiqué le parquet militaire.

Le général Gilbert Diendéré, auteur du putsch raté du 17 septembre au Burkina Faso et emprisonné depuis le 1er octobre, a été inculpé d’”assassinat” dans le dossier de la mort du président Thomas Sankara en 1987, a appris l’AFP auprès du parquet militaire lundi. Dimanche, une information, citant des sources proches du dossier, indiquait que l’ancien putschiste était poursuivi pour “complicité d’assassinat”.

“Le général Diendéré a été inculpé le 12 novembre dans le dossier Sankara des chefs d’inculpation suivants : attentat, assassinat et recel de cadavre”, a affirmé un membre du parquet à l’AFP. L’enquête sur la mort de l’ancien chef de l’État burkinabè a été ouverte fin mars 2015, cinq mois après le renversement de Blaise Compaoré sous le règne duquel la mort de Thomas Sankara, surnommé “le Che Guevara africain”, demeurait taboue.

En mai, son corps avait été exhumé dans un cimetière de la banlieue de Ouagadougou pour tenter d’établir les circonstances exactes de son assassinat le 15 octobre 1987, lors du coup d’État qui avait porté au pouvoir son ancien allié, Blaise Compaoré. Dix autres personnes avaient déjà été inculpées dans ce dossier, pour la plupart des anciens soldats de la garde présidentielle de Blaise Compaoré.

Crime contre l’humanité

Le général Diendéré est l’ancien chef des services de renseignement de Compaoré, dont il était le bras droit. Mi-octobre, il a été inculpé de crime contre l’humanité et 11 chefs d’accusation ont été retenus contre lui dans le cadre, cette fois, du coup d’État manqué de la mi-septembre. Vingt-deux autres suspects, dont l’ancien ministre des Affaires étrangères Djibrill Bassolé, sont également poursuivis, notamment pour atteinte à la sûreté de l’État, meurtre, dissimulation de cadavres ou fraude.

Gilbert Diendéré avait conduit le 17 septembre une tentative de putsch des soldats d’élite du Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Onze personnes ont été tuées et 271 autres blessées par les putschistes, mais le coup d’État, rejeté par l’opinion, a finalement tourné court après l’intervention du reste de l’armée.

Fin novembre, Roch Marc Christian Kaboré, ancien Premier ministre de Compaoré, a remporté dès le premier tour l’élection présidentielle avec 53,5 % des voix. Il avait rompu avec Compaoré au début de l’année 2014 pour former un nouveau parti d’opposition.

Avec AFP et Reuters

Par France24

Bangui: Libye, que sont devenus les enfants Kadhafi ?

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(Corbeau News Centrafrique), 07-12-2015

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Libye: que sont devenus les enfants Kadhafi ?

Bangui, (RFI)

Prison, tribunal, exil, fosse commune. La vie n’a pas été particulièrement clémente avec les dix enfants Kadhafi (huit enfants biologiques et deux enfants adoptifs), depuis la mort par lynchage de leur père en septembre 2011 par une foule en délire. Trois d’entre eux ont été tués, alors que d’autres sont en cavale. D’autres encore pourrissent dans les prisons de Tripoli en attendant que la justice libyenne puisse se prononcer sur leur sort, ce qui est le cas de Saadi Kadhafi. A l’occasion de la réouverture du procès de ce dernier, ce dimanche 6 décembre, retour sur les heurs et malheurs du clan Kadhafi.

Elevée dans l’opulence des pétrodollars, la fratrie Kadhafi a souvent défrayé la chronique lorsque le père, le « guide » de la Jamahiriya « libyenne, arabe et populaire », régnait en maître incontesté à Tripoli. Ils s’appelaient Mohamed, Saïf al-Islam, Saadi, Mouatassim, Hannibal, Saïf al-Arab, Khamis et Milad. Aïcha était la seule fille du raïs, apparemment la prunelle des yeux d’un père aussi aimant qu’extravagant.

Pour être juste, les enfants Kadhafi avaient pour la plupart fait de bonnes études, voire même des études poussées, qui à la London School of Economics (Saïf al-Islam), qui à l’université Paris-Dauphine (Aïcha) ou dans une école d’ingénierie en Allemagne (Saïf al-Arab). Ils n’ont pas tous défrayé la chronique, non plus. En réalité, outre un trio de frères agités et flambeurs (Saadi, Mouatassim et Hannibal), les autres menaient des vies discrètes, à l’abri du regard des curieux et des paparazzis.

Mais en l’été 2011, lorsque le régime s’est écroulé, débouchant le 20 octobre sur la mort atroce de son fondateur entre les mains de miliciens en colère, la foudre de l’Histoire avec un grand « H » n’a pas épargné les existences des enfants. Ils ont été dispersés aux quatre coins du Moyen-Orient et de l’Afrique, quand ils n’avaient pas déjà été capturés ou tués.

De la prison au prétoire

Saadi, dont le procès s’ouvre à Tripoli ce dimanche 6 décembre, après moult ajournements et retards, est « l’enfant terrible » de la fratrie Kadhafi. Footballeur raté, playboy international, ancien membre de la jet-set, l’homme, 41 ans, aujourd’hui tête rasée, jouit d’une réputation sulfureuse dans la presse occidentale, relayée par les sites d’opposition libyens.

Passionné de foot, Saadi est le troisième fils de l’ex-guide libyen. Il se fait connaître au début des années 2000 lorsque, après avoir longtemps joué dans des clubs libyens, il débarque en Italie pour se faire un nom en tant que footballeur de niveau international. Fort des pétrodollars libyens qu’il se dit prêt à investir dans la business du foot, il signe avec des clubs prestigieux (Pérouse, Udinese, la Sampdoria de Gênes).

Mais faute de talent suffisant sa carrière sportive ne décolle jamais vraiment. En fait, son renom médiatique, le Kadhafi junior le doit moins à ses performances sur les terrains de sport, qu’à ses frasques à la sortie des boîtes de nuit ou au volant de sa Lamborghini Diablo jaune coûtant plus de 300 000 euros.

L’enfant terrible du « guide »

Rappelé en 2007 au pays par son père, sans doute pour limiter les dégâts, Saadi se distingue au cours des dernières années du régime Kadhafi en lançant des projets touristiques hasardeux, avant de se reconvertir dans l’armée en dirigeant une unité d’élite. Mobilisé dès le début de l’insurrection contre la Jamahiriya en été 2011, il participe à la répression des rebelles, avant de prendre la fuite vers le Niger en septembre, lorsque les bastions kadhafistes tombent les uns après les autres.

Les autorités nigériennes lui accordent l’asile politique pour des « raisons humanitaires », mais sous la pression internationale, elles doivent changer d’avis et se résigner à l’extrader en mars 2014 vers son pays. Il semblerait que ce sont les preuves fournies par les services de renseignement libyens des activités subversives que menait ce réfugié pas comme les autres contre le régime de transition à Tripoli qui auraient décidé Niamey à le livrer à son pays.

Depuis, placé en détention provisoire dans la prison al-Habda à Tripoli, Saadi répond aux enquêteurs qui l’interrogent sur les crimes dont on l’accuse : son implication dans la répression meurtrière de la révolte de 2011 et le meurtre en 2005 d’un ancien entraîneur d’al-Ittihad , club de football de Tripoli, qui s’était moqué de ses maladresses footballistiques.

Ces accusations, l’intéressé les réfute en bloc. Mais pourra-t-il longtemps tenir sa ligne de défense ? En août, une vidéo avait fuité sur les réseaux sociaux montrant Saadi Kadhafi subissant des menaces et des tortures aux mains de ses geôliers. La vidéo avait ému la communauté internationale, qui s’inquiète de voir le procès de Saadi déraper et se transformer en une « parodie de justice ».

Parodie de justice

La presse parle aussi de « parodie de justice » en évoquant le procès d’un autre fils du « guide », Saïf al-Islam, le dauphin présomptif. Ce docteur en philosophie, architecte-urbaniste de formation, était considéré comme la main droite de son père. Bien connu des négociateurs occidentaux, ce parfait anglophone savait gommer les aspérités du régime, qui constituaient des obstacles majeurs à la normalisation des relations entre la Libye et les Etats-Unis ou l’Europe.

C’est notamment son talent de négociateur qui avait permis de débloquer avec la France le dossier de la libération des infirmières bulgares en 2007 et celui de l’indemnisation des familles des victimes de l’attentat de Lockerbie (Ecosse) contre un DC-10 de la compagnie française UTA abattu au-dessus du Ténéré en 1988.

Or, les Libyens se souviennent de Saïf, dont le nom signifie « la glaive de l’islam », haranguant à la télévision nationale pendant la guerre civile et menaçant de noyer les ennemis du régime sous des « rivières de sang ». A la mort de son père, l’intéressé avait pris la relève à la tête des combats du clan, avant de prendre la fuite à travers le désert. Capturé en novembre 2011 par une brigade hostile aux autorités de Tripoli, Saïf a été jugé en 2014 par un tribunal libyen pour des atrocités perpétrées contre des civils. Jugé, et condamné à mort.

Empêché par ses geôliers de se présenter à son procès, l’accusé avait dû témoigner par vidéoconférence. La sentence du tribunal peut être exécutée à n’importe quel instant, sauf si la Cour pénale internationale (CPI), qui a émis un mandat d’arrêt contre le « fils préféré » du dictateur libyen déchu, parvient à persuader les autorités libyennes de le transférer à La Haye.

De Tripoli à Oman, en passant par l’Algérie

Outre les représentants de la communauté internationale, au moins une autre personne suit de près l’évolution des dossiers judiciaires de Saadi et Saïf, les deux fils les plus en vue de l’ancien maître de la défunte Jamahiriya. Il s’agit de leur mère Safia Farkash, l’infirmière d’origine croate que Mouammar Kadhafi avait épousée en secondes noces, au début des années 1970. Celle-ci vit aujourd’hui dans le sultanat d’Oman, où une partie de la famille et des affidés du dictateur déchu de Tripoli ont trouvé refuge après la guerre civile de 2011, après un détour par l’Algérie.

C’est le président algérien Abdelaziz Bouteflika en personne qui s’était occupé à l’époque de l’accueil de la famille du « guide » libyen. Il aurait donné l’assurance à ce dernier qu’il s’occuperait des siens en cas de malheur. Il avait tenu parole en recevant dans son pays, dès septembre 2011, notamment Safia et trois de ses enfants – Aïcha la seule fille du couple, Hannibal et Mohammed le très discret aîné de la fratrie né du premier mariage du raïs – et leurs familles. Toute la famille a ensuite obtenu l’asile politique dans le sultanat d’Oman.

C’est d’Oman que les proches et en particulier la matriarche Safia, suivent les malheurs des deux fils Kadhafi qui croupissent dans les prisons libyennes. Celle-ci a payé un lourd tribut à la guerre civile. Trois de ses fils y ont trouvé la mort. Son troisième fils Mouatassim, colonel de l’armée libyenne, est mort au combat aux côtés de son père lors du blocus de Syrte, le 20 octobre 2011. Son frère Saïf al-Arab a péri dans les bombardements de l’Otan en avril 2011. Enfin, Khamis, le benjamin, a été tué en défendant la dernière base militaire pro-kadhafiste de la capitale libyenne, en août de la même année.

Dans ces conditions, il est difficile pour la maman de rester insensible, surtout après avoir visionné les vidéos sorties cet été montrant son fils Saadi se faire torturer et tabasser par ses gardiens. Safia craint le pire, d’autant que la milice Fajr Libya (Aube de la Libye), qui tient Saadi, n’est autre que celle qui avait battu à mort son autre fils Mouatassim, lors du conflit de 2011. Elle a qualifié les tortures perpétrées contre son fils de « crime contre toutes les notions d’humanité ».

Centrafrique: Communiqué de Presse N°0048/2015 Le Collectif« Touche pas à ma Constitution » en appelle à une mobilisation générale et électorale.

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(Corbeau News Centrafrique), 07-12-2015

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Communiqué de Presse N°0048/2015

Le Collectif« Touche pas à ma Constitution » en appelle à une mobilisation générale et électorale.

 

 

Bangui, (C.T.C)

 

Suite à la visite du Souverain Pontife, qui a apporté le réconfort, la consolation et l’espérance au peuple centrafricain. La continuité des actions salutaires menées par le Pape François va ouvrir dans quelques jours sa porte au grand rendez-vous du retour à l’Ordre Constitutionnel, qui s’inscrit dans un processus qui doit parachever le mécanisme de la stabilisation de nos Institutions.
Malgré la situation que connaît actuellement notre pays, le Collectif « Touche pas à ma Constitution », membre actif de la Société Civile, qui milite pour le retour à la légalité constitutionnelle lance un vibrant appel à tous les Centrafricains, soucieux de la paix, de prendre courage dans cette circonstance pour répondre présent à ce rendez- vous de la mobilisation générale et électorale pour nous permettre non seulement de tourner la page sombre de l’histoire de notre pays, mais surtout d’élire de manière démocratique nos futurs dirigeants qui auront la lourde responsabilité de reconstruire une nouvelle Centrafrique unie et indivisible dans les cinq années à venir.

Le Collectif profite de l’occasion pour sensibiliser massivement les compatriotes sur l’importance que représente le vote référendaire sans exclure également les multiples enjeux qui en découleront, notamment des scrutins groupés. Par ailleurs, le Collectif invite l’Autorité Nationale des Elections de tout mettre en œuvre afin d’accomplir cette noble mission dans le délai prescrit.

Fait à Paris le 07. 12. 2015

Le Coordonnateur Général.
Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG.

Centrafrique: Ban Ki-moon fait le point sur la situation en RCA

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(Corbeau News Centrafrique)

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Ban Ki-moon fait le point sur la situation en RCA

Bangui, (CNC), 04-12-2014

 

Tous les quatre mois, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon doit adresser un rapport complet sur la situation centrafricaine au Conseil de sécurité de l’ONU. Dans ce rapport, il est essentiellement question du processus électoral et de la lutte contre l’impunité.

Dans son rapport, le secrétaire général de l’ONU note que depuis quatre mois le pays a fait des progrès tangibles vers la fin de la transition. Il se fait écho de l’enregistrement de près de deux millions d’électeurs sur les listes, avant d’aborder la question du vote des réfugiés. Ban Ki-moon, appelle toutes les parties concernées à s’impliquer davantage pour que les réfugiés puissent voter, notamment en République démocratique du Congo où l’enregistrement n’a toujours pas commencé.

Le secrétaire général estime que les élections ne vont pas résoudre les problèmes de la Centrafrique, qu’elles comportent même leurs propres risques, mais qu’il faut y aller coûte que coûte.

Ban Ki-moon s’attarde ensuite sur le climat de sécurité qu’il qualifie de « volatile ». La lutte contre l’impunité reste un challenge clé, dit-il en déplorant l’évasion de tous les détenus de la prison de Bangui. Preuve s’il en est de l’impuissance du système pénal et judiciaire centrafricain.

Le secrétaire général termine en qualifiant la situation humanitaire de « critique », en réaffirmant la nécessité que les humanitaires puissent travailler en sécurité, qu’ils ne soient pas des cibles. En réaffirmant également que la Minusca ferait son possible pour les auteurs des attaques soient traduits en justice.

Bangui, RFI

BANGUI: ELCTIONS A CULTIVER LA PAIX ET LA TOLERENCE EN RCA LA COMMUNAUTE SANT’EGIDIO APPELLE LES CANDIDATS AUX

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(Corbeau New Centrafrique)

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LA COMMUNAUTE SANT’EGIDIO APPELLE LES CANDIDATS AUX

ELCTIONS A CULTIVER LA PAIX ET LA TOLERENCE EN RCA

Bangui, (C.N.C), 04-12-2015

La situation politique et sécuritaire en République centrafricaine encore précaire demeure une préoccupation en prélude à la tenue des elections dans le pays. La Communauté Sant ’Egidio exhorte la classe politique centrafricaine à beaucoup œuvrer dans le processus de paix permettant d’abréger la souffrance de la population. La communauté a, à cet effet, organisée le 27 novembre 2015 à Bangui, une concertation entre les candidats aux élections et les émissaires de Sant ‘Egidio. L’objectif de cet échange est interpeller les acteurs politiques centrafricains à promouvoir la culture de la paix et tolérance.
La concertation a réuni au moins une vingtaine de leaders politiques candidats aux élections. La réunion de concertation a eu lieu dans une salle de conférence du stade Barthélémy Boganda à Bangui. La délégation de la communauté Sant ‘Egidio venue de Rome en Italie, a initié cet échange avec les acteurs électoraux en vue d’attirer l’attention des uns et des autres sur les enjeux des élections en République centrafricaine. Cette concertation a permis de créer un cadre pouvant emmener les Centrafricains à œuvrer pour la paix et le développement dans leur pays ravagé par de multiples conflits politico-militaires, à travers les élections présidentielles et législatives prévues du 27 décembre 2015 au 31 janvier 2016.
Cette concertation est la suite logique d’une démarche entamée depuis le mois de février dernier à Rome, en Italie, entre une frange de la classe politique centrafricaine et la communauté Sant ’Egidio. L’initiative de cette démarche vient suite à un constat fait par sur la situation chaotique que traverse la République centrafricaine continue de traverser. Les leaders politiques ayant fait le déplacement à Rome, ont pris conscience de gravissime de la crise en Centrafrique. Ils ont pris la décision de signer un document qui retrace leurs points de vue sur la situation du pays. Ils ont à unanimité lancé, à cet effet, un appel au peuple centrafricain à soutenir le travail de reconstruction politique, institutionnelle, économique et morale de la République centrafricaine.
En effet, ces leaders politiques se sont engagés à s’impliquer et œuvrer inlassablement pour sortir le pays de la crise actuelle à travers la tenue des élections générales qui consacreront des autorités légitimes. Cet engagement permet aux uns et autres non seulement de respecter les résultats de ces élections et le droit des autorités élues à gérer les affaires d’Etat, mais aussi de reconnaitre le droit à ceux qui n’ont pas recueilli la majorité du suffrage universel, de participer pleinement à l’animation de la vie politique nationale et d’apporter leur contribution à la gestion des affaires publiques.

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: ELECTIONS en Centrafrique, (Listes des INVALIDES en cours par la Cour Constitutionnelle)

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(Corbeau News Centrafrique)

Bureau Autorité Nationale des Élections. Photo: Éric Ngaba / CNC
Bureau Autorité Nationale des Élections. Photo: Éric Ngaba / CNC

 

ELECTIONS en  Centrafrique, (Listes des INVALIDES en cours par la Cour Constitutionnelle)

Bangui, (CNC), 12-04-2015

(Listes des INVALIDES en cours par la Cour Constitutionnelle)

3- Mandaba Jean Michel: Casier judiciaire incomplet (bulletin nr 3 Douala)
7- Ngaissona Edouard Patrice: casier judiciaire incomplet
10- Gonda Cyriaque: Titre foncier non conforme
13- Massengué Vickos: Dossier incomplet
16- Amine Michel: Casier judiciaire incomplet (bulletin nr 3 Marseille)
20- Ngari Benam Jérôme Baldert: Dossier incomplet
24- Reboas Briand Aristide: Dossier irrecevable (Absence de caution)
25- Ango-Koualé Michel: Dossier incomplet
29- Lembakoali alias Emery: Dossier irrecevable (absence de caution)
31- Ndotar Pascal: Dossier irrecevable (absence de caution)
32- Nadjibé Germain: Dossier irrecevable (absence de caution)
36- Koba Steve Mac Kelly: Dossier irrecevable (absence de caution)
37- Koba Jean-Baptiste: Dossier incomplet
38- Djorie Serge Alain: Dossier irrecevable (absence de caution)
39- Bozizé Yangouvonda François: Dossier irrecevable (non inscrit dans la liste électorale)
40- Koyagbélé Bida Pascal: Dossier irrecevable (non inscrit dans la liste électorale)
41- Bokassa Jean Serge: Titre foncier litigieux
42- Guélé-Gongassoua Freddy Michael: Dossier irrecevable (absence de caution)

Par Louis Marie Kogrengbo