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Centrafrique: Lettre ouverte à nos hommes politiques par Guy Nzénga Kofrenzé.

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Centrafrique: Lettre ouverte à nos hommes politiques par Guy Nzénga Kofrenzé.

 

Bangui, le 19 février 2017.

Chers hommes politiques de Centrafrique,

Vous avez tous failli ,vous tous sans exception.Il n’ y a pas un seul que le peuple peut ne pas blâmer.Non seulement vous avez déçu le peuple centrafricain ,mais vous avez aussi trahi la confiance que ce peuple a placée en vous.

Est -il utile de rappeler ici que la naissance de la démocratie dans l’ATHENES, au Ve siècle, coïncida avec la toute nouvelle confiance en l’homme?En politique ,on fait confiance à l’homme :la démocratie suppose, en effet, que la cité fait confiance au citoyen ,et le citoyen manifeste sa confiance par son vote direct.Vous avez trahi la confiance des citoyens que nous sommes ,par conséquent,vous avez trahi aussi la démocratie qui a pour socle la confiance.

A maintes reprises ,vous avez manqué lamentablement l’occasion de rentrer positivement dans la mémoire collective des centrafricains.A Libreville, en 2012 ,par exemple ,vous auriez du vous lever comme un seul homme pour barrer la route à la Seleka et éviter ainsi, au peuple centrafricain, le supplice qu’il a enduré et qu’il continue d’endurer.Au lieu de cela ,certains ont préféré collaborer avec cette nébuleuse de la Seleka pour des raisons égocentriques.Aujourd’hui encore ,au lieu de se lever comme un seul homme ,pour demander la levée de l’embargo sur les armes et la réhabilitation de nos forces armées centrafricaines, d’aucuns seraient en train de chercher à plaire à Mr Parfait Onanga-Anyanga dans le but des échéances électorales de 2021.N’aurez vous pas honte d’enjamber les cadavres des centrafricains pour arriver au Palais de la Renaissance ?N’auriez vous pas honte de prendre une pirogue et traverser la rivière de sang des centrafricains pour atteindre l’autre rive (le Palais de la Renaissance )?Nous en avons marre de vos communiqués et condamnations de principe.Ceux d’en face ,qui sont en train de massacrer mon peuple ,s’en foutent éperdument de vos condamnations des bouts de lèvres.

Faille -t-il rappeler ici qu’on ne gagne jamais la paix sans une armée  nationale?

Faille-t-il vous rappeler que c’est en nous levant tous comme un seul homme que nous obtiendrons la levée de l’embargo et la réhabilitation de nos forces de l’ordre?

Faille -t-il vous rappeler que les missions des Nations Unies ont rarement réussi à ramener définitivement la paix dans un pays ( l’exemple de la RDC est patent malgré leur surnombre   )?

Je ne terminerai pas ma missive sans vous rappeler la celebre phrase de Frantz Fanon ( l’un des fondateurs de pensée tiers mondiste ) qui disait en 1961 :”Chaque génération doit ,dans une relative opacité ,découvrir   sa mission ,l’accomplir ou la trahir

Votre mission aujourd’hui consiste à ramener la paix en RCA ( n’oubliez pas que c’est à cause de vous que le peuple centrafricain est aujourd’hui massacré ). Réveillez- vous ,nos chers hommes politiques !Vous etes toujours sur le chemin de la trahison.

Guy Nzenga Kofrenze

Centrafrique : une semaine à Bouar, le résumé des actualités brûlantes de la région en quelques lignes.

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Centrafrique : une semaine à Bouar, le résumé des actualités brûlantes de la région en quelques lignes.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1395.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La ville de Bouar en Centrafrique.

Bangui, le 18 février 2017

Cette semaine dans la région de Bouar, plusieurs informations circulent et en raison de l’urgence d’autres informations à la rédaction, celles-ci n’ont pas pu être publiées. Toutefois, dans le souci de vous informer, nous tenons à vous faire le résumé de toutes ces actualités en quelques lignes.

 

Les Éléments du FDPC d’Abdoulaye Miskine demandent de quitter définitivement leur Base du cantonnement.

Avant-hier vendredi 17 février, des éléments du Front démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) dirigé par le Général Abdoulaye Miskine ont demandé aux autorités de quitter leur Base du cantonnement située à Zoukombo à proche de la commune de Baboua. La raison qu’ils ont évoquée, leur isolement dans la brousse selon leur propre terme, non-paiement de leur PGA qui devrait leur permettre de survivre et leur harcèlement par la milice Anti-Balaka de la région.

Les négociations sont en cour depuis hier avec les mutins.

 

Des éléments peuls du 3R empêchés de rentrer au Cameroun.

Depuis jeudi dernier, une dizaine des Peuls soupçonnés d’appartenir au groupe rebelle du 3R dirigé par un Camerounais dénommé Seddiki ont été empêchés de rentrer au Cameroun par la Police de la frontière de ce pays voisin de la RCA où ils ont implanté leur base et commettent d’énormes crimes contre l’humanité.

Limplication des Autorités camerounaises intervient au moment où, ce Camerounais Seddiki hostile au pouvoir du Président Paul Biya, monte en puissance militairement sur le sol centrafricain. Ce qui pourrait constituer une menace grave à l’avenir pour le pouvoir camerounais.

 

Coupure d’eau courante à Bouar.

Les habitants de la ville de Bouar vivent depuis près d’un mois sans eau potable fournie par la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA). En cause selon cette dernière, une panne grave au niveau de leur site de la purification. Pour l’heure, les habitants utilisent les eaux des puits ou des sources pour pallier à ce manque d’eau potable de la Sodeca.

 

La fête de 8 mars, la ville de Bouar se prépare.

Dans le cadre du préparatif de la Journée du 8 mars consacrée exclusivement aux femmes, la ville de Bouar ne compte pas être à la traîne par rapport à d’autres grandes villes de Centrafrique. Ainsi, près de 60 femmes du Comité de Paix du 4e arrondissement de cette ville se sont regroupées au centre-ville pour nettoyer la Mairie centrale. Cet acte du patriotisme a été largement salué par la population locale et le Maire en personne.

Copyright2017CNC.

CENTRAFRIQUE : L’INCOMPRÉHENSIBLE ÉNIGME SÉCURITAIRE.

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CENTRAFRIQUE : L’INCOMPRÉHENSIBLE ÉNIGME   SÉCURITAIRE

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1294.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selembi Doudou
Monsieur Bernard Selembi Doudou

 

Bangui, le 19 février 2017.

La République centrafricaine s’est inscrite par la force des choses ou par mégarde dans la logique des défis. Après le défi électoral et le retour à l’ordre constitutionnel, le défi sécuritaire   se présente avec acuité. Une bonne partie du territoire national est occupée par des groupes armés qui ne cessent de commettre des exactions et des actes ignobles sur de paisibles citoyens. Ces derniers temps, de violents combats internes ont opposé des groupes armés qui se discutent la paternité et le contrôle de la ville géostratégique de Bambari, précipitant ainsi l’entrée en guerre en tant qu’arbitre de la force de l’ONU qui s’est fait violence en appliquant enfin les résolutions des Nations Unies qui encadrent leur mission en Centrafrique. Cette intervention de la Minusca fait l’affaire du groupe armé local c’est à dire de l’UPC. La   population des zones occupées sont apeurées et transhument à la recherche d’un espace d’accueil sécurisé. Le citoyen lambda noyé dans cet incompréhensible énigme sécuritaire s’interroge et interpelle les dépositaires du pouvoir de l’Etat de rompre le mutisme complice, de se souvenir du serment constitutionnel prononcé le 30 mars 2016 et de remplir leur mission régalienne. Nous comprenons ainsi que les pouvoirs des autorités de transition étaient limités dans le temps et dans l’espace. Mais ce pouvoir issu des élections est légitime, qu’attend t-il pour prendre des mesures qui s’imposent ? Le pouvoir a t-il mesuré la portée du concept sécuritaire ? À travers cette confusion, ce paradoxe, comment expliquer la cohabitation des forces de l’ONU avec une frange de groupe armé à Bambari ? Cette invasion ou occupation de la ville de Bambari par les groupes armés est-elle légitime ? Le fait de s’opposer à la partition   du pays et d’être partisan du programme DDRR justifie sa protection ? Le pouvoir a t-il un

 

contrat ou un agenda caché avec le groupe armé de Bambari ? Si oui, quels sont les termes   de ce contrat ? Ce groupe armé est-elle dispensé de toute poursuite pénale ? Les rebelles ont- ils le droit d’occuper indéfiniment une portion du territoire national ? Quel est le vrai mobile de cette guerre interne entre les groupes armés ? Quelle est la position du gouvernement par rapport à ce conflit ? Quels sont les enjeux et les objectifs finaux ? Est-ce pour faire de la ville   de Bambari la capitale de la supposée et fameuse République du Logone ? A qui profite cet imbroglio ? Les intérêts économiques se sont-ils invités à la crise ? L’invasion chinoise sur le marché économique centrafricain au détriment de nos traditionnels partenaires est-elle un   début d’explication à cette crise ? Nous appelons par la même occasion les forces de l’ONU d’arrêter l’hypocrisie car si elles peuvent définir une ligne rouge ou jaune autour de la ville de Bambari, qu’est-ce qui les empêche d’en faire autant à l’échelle nationale pour agréger la souffrance des centrafricains ? Au passage, nous nous interrogeons sur le programme DDRR, où est-ce qu’ils en sont ? A qui profite la lenteur du programme DDRR ? La caisse à outils du pouvoir ne contient que le programme DDRR comme solution à la crise centrafricaine ? S’ agissant des affaires connexes, quel est actuellement le sort de l’union sacrée ? Quelle est actuellement le sort de la rupture comme nouveau concept dans le vocabulaire centrafricain ? Dès lors que notre mathématicien n’a pas compris les formules de l’équation, alors il ne pourra jamais le résoudre. En stoppant l’avancée des groupes armés sur Bambari, la Minusca a   montré la voie qui devrait être la sienne comme solution idéale pour résoudre la crise centrafricaine. Fort de ce qui précède, le pouvoir n’arrête pas de bagayer, de tituber, de   s’enliser laissant le terrain libre à la naissance d’un front commun des partis politiques contre l’insécurité. Enfin les partis politiques se sont réveillés du long sommeil mais est-ce une   manière de renier l’union sacrée ? Il faut souligner que l’imbroglio sécuritaire n’est pas seulement l’affaire du pouvoir public, qu’a fait l’opposition pour contribuer à cet impasse sécuritaire ? Qu’a fait le parlement ? Chaque parlementaire attend que sa circonscription électorale soit attaquée pour vociférer ? L’insécurité et le désordre sont les modes de gestion par excellence du pouvoir central. Se liguer contre l’insécurité vous oppose de facto à la politique du gouvernement. La solution à la crise est alors le désordre, d’attiser le feu. Ce qui nous amène à comprendre la formule informatique suivante : “pour arrêter Windows, il faut cliquer sur démarrer” mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 18 février 2017

 

 

Bernard SELEMBY DOUDOU Juriste, Administrateur des Elections

 

 

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Centrafrique : la Minusca renforce son dispositif à Bambari avec l’arrivée des forces portugaises.

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Centrafrique : la Minusca renforce son dispositif à Bambari avec l’arrivée des forces portugaises

 

Bangui, le 17 février 2017, CNC.

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) dit avoir renforcé son dispositif dans la ville Bambari, avec l’arrivée de forces additionnelles, dont l’unité de réaction rapide portugaise et des forces spéciales bangladaises.

 

Dans un communiqué de presse parvenu à notre rédaction, la Minusca a indiqué que ce renforcement permet de mieux protéger Bambari et ses habitants.

 

« La Minusca est pour le moment la seule autorité légitime mandatée par le Gouvernement pour contrôler la ville. Comme l’a rappelé le Représentant spécial du Secrétaire SRSG : « Bambari ne doit pas appartenir aux groupes armés », lit-on dans le communiqué.

 

Dans ce communiqué, la Minusca reconnait que le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC) du mercenaire nigérien Ali Darass et le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) du seigneur de guerre Nourredine Adam constituent une menace pour les populations civiles de Bambari. Pour ce fait, ils se « heurteront à la Minusca en cas de violence ».

 

Néanmoins, des discussions se poursuivent. « Une délégation civilo-militaire de la Minusca rencontrera ainsi prochainement Ali Darassa » précise le communiqué.

 

« Dans les jours à venir, Bambari doit devenir à nouveau une ville sans groupes armés », conclue le communiqué.

 

Depuis trois mois, de violents affrontements opposent la coalition FPRC-RPRC-MPC dirigée par Nourredine Adam à l’UPC de Ali Darass, dans la région de la Ouaka et Haute-Kotto.

 

Ces violences ont fait fuir des populations civiles vers d’autres villes notamment la ville de Bamabari qui est tenue par les éléments rebelles de l’UPC.

 

CENTRAFRIQUE: DECLARATION DES PARTIS POLITIQUES RELATIVE A LA TENUE DES POURPARLERS DE PAIX

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CENTRAFRIQUE: DECLARATION DES PARTIS POLITIQUES RELATIVE A LA TENUE DES POURPARLERS DE PAIX

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/embleme-RCA-.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>embleme RCA

 Bangui, le 17 Février 2017

 

Les partis politiques, signataires de la présente déclaration, ont appris par la presse nationale et internationale la tenuemi-décembre 2016, de pourparlers de paix regroupant les Ex-Seleka et les Anti-Balakas, à l’initiative de l’Angola et dans ce pays frère.

Selon ces mêmes medias, ces pourparlers se poursuivront au courant du mois de février 2017.

Les partis politiques tiennent à saluer l’élan de solidarité internationale dont notre pays a bénéficié et continue de bénéficier dans les moments les plus périlleux de son existence et inscrivent l’initiative de ces pourparlers dans la même logique, celle de la quête d’ un retour définitif à la paix.

Cependant, les partis politiques relèvent que les thèmes abordés lors de ces négociations engagent l’avenir de tout un peuple et doivent de ce fait inclure les forces vives de notre pays y compris les partis politiques, et ce d’autant plus que le passé récent nous enseigne que les précédents accords, également circonscrits aux groupes armés, n’ont jamais été suivis d’effets à cause notamment de leur caractère non inclusif.

Les partis politiques rappellent qu’une paix durable n’est possible qu’avec la participation de toutes les forces vives de notre pays, y compris les partis politiques, tous ensemble engagés dans le cadre d’un Accord global de paix conforme aux aspirations du peuple centrafricain dont ils sont les représentants légitimes.

Pour être durable et efficace, un tel Accord global de paix doit également tenir compte des conclusions du Forum de Bangui, et être respectueux aussi bien de la légalité interne que de nos engagements internationaux.

C’est pourquoi les partis politiques appellent et encouragent tous les pays et organisations qui s’engagent aux côtés du peuple centrafricain pour la recherche d’une paix définitive et durable à travers un Accord global de paix à œuvrer de manière inclusive notamment par l’implication de toutes les forces vives de la nation.

Fait à Bangui le

Centrafrique : les activités hand-balistiques mises en berne, président du club As Cobra fait un plaidoyer.

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Centrafrique : les activités hand-balistiques mises en berne, président du club As Cobra fait un plaidoyer.

 

 

Bangui 15 février 2017, CNC.

 

La fédération centrafricaine de hand-ball connait depuis un an des moments d’inactivités. Cette situation qui perdure, risque de faire perdre la place au hand-ball, troisième discipline sportive nationale. Assisté de Tite Zaybé, Directeur technique national de hand-ball et de Barthélémy Gondamoko, membre du comité de réflexion, Jean Jacques Urbain Mathamalé, président du club As Cobra, a fait un plaidoyer lors d’un point de presse le 12 février 2017dernier en faveur de la relance des activités de hand-ball.

 

Le hand-ball centrafricain est mis en berne depuis la suspension à deux reprises de la fédération le mois de juin 2016, jusqu’à ce jour. Aujourd’hui la fédération centrafricaine de Hand-ball n’existe pas, toutes les activités sont suspendues. Cette double suspension a été faite d’abord par le ministère de la promotion du sport puis de   par le tribunal arbitral sportif.

 

A cet effet, président du club As Cobra s’inquiète de l’avenir du hand-ball centrafricain. Il plaide pour la reprise des activités de la fédération notamment permettant aux handballeurs de continuer les compétitions. Jean Jacques Urbain Mathamalé a attiré l’attention des autorités centrafricaines et des organes sportifs afin de la sauver le hand-ball centrafricain.

 

« Nous faisons le plaidoyer pour que la jeunesse centrafricaine puisse reprendre les activités. Pour la relance des activités, je crois, il faut lever le premier niveau de sanction au niveau national. Il y a eu une décision et un arrêté au niveau nation suspendant les activités du bureau fédéral sortant et les activités du bureau fédéral entrant. Donc, je crois, si on enlève déjà la suspension au niveau national, on aura résolu la première partie du problème de hand-ball centrafricain. le plaidoyer est déjà lancé », a martelé Jean Jacques Urbain Mathamalé, président du club As Cobra, par ailleurs président de nouveau bureau élu de la fédération centrafricaine de hand-ball.

 

Il a ajouté que « la levée de suspension au niveau nation permettra de relancer les compétions dans la capitale et dans les villes de la province ».

 

Tout était parti de l’organisation successive des élections de niveau bureau de la fédération de hand-ball centrafricain en mois de mai et août 2016. Ces deux élections ont fait l’objet de constations par le bureau sortant. La première élection a été organisée par le bureau sortant et la seconde par La confédération Africaine de Hand-ball.

 

La confédération Africaine de Hand-ball, le Tribunal Arbitraire Sportif et autres demeurent impuissants face aux désordres qui handicapent les activités du hand-ball centrafricain. C’est une situation qui doit interpeller les autorités centrafricaines à agir.

 

 

Centrafrique : le gouvernement et la minusca appellent les groupes armés au dialogue.

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Centrafrique : le gouvernement et la Minusca appellent les groupes armés au dialogue.

 

Bangui 16 février 2017, CNC.

 

Le gouvernement centrafricain et la Minusca ont exprimé leur volonté de dialoguer avec les groupes armés alors que ces derniers continuent de défier l’autorité de l’Etat. Ils l’ont exprimé mercredi 15 février lors de la conférence de presse conjointe tenue par le ministre Théodore Jousso et Vladimir Monteiro, respectivement porte-parole du gouvernement et porte-parole de la Minusca.  

 

Depuis plus de trois mois, les affrontements font rage dans la région de la Ouaka et de la Haute-Kotto au centre-est de la République Centrafricaine. La coalition dirigée par le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC) sont en guerre fratricide causant des pertes en vies humaines et en matériels.

 

Selon Théodore Jousso, le gouvernement poursuit le dialogue avec les groupes armés afin de les persuader à abandonner les violences, à prendre le chemin de la paix et à adhérer au processus du DDRR.

 

« Tant que nous avons un petit espoir pour mettre nos frères autour de la table, nous allons le saisir et nous allons utiliser toutes les cartes possibles de la paix. La force n’est que le dernier recours et nous continuons de sensibiliser nos frères à choisir le chemin de la paix, du dialogue et de s’engager dans le processus du DDRR », a-t-il souligné. Le porte-parole du gouvernement appelle tous les groupes armés à saisir la main tendue du Président de la République.

 

De son côté, le porte-parole de la Mission onusienne en Centrafrique, Vladimir Monteiro a indiqué que « la Mission poursuit ses contacts avec les représentants du FPRC et de l’UPC pour qu’ils donnent une chance à la paix ».

 

Il a par ailleurs salué les appels lancés aux groupes armés par le gouvernement centrafricain, la CEEAC, l’Union Africaine et la France pour que cessent les affrontements.

 

«La Minusca utilisera tous les moyens, y compris la force, pour empêcher le pire à Bambari», a souligné le porte-parole de la Minusca, en rappelant que « La Minusca est en RCA pour appuyer les efforts du gouvernement et aider à protéger les populations et ne peut être aux côtés de quelque groupe armé que ce soit, car ils constituent tous une menace pour la RCA”.

 

Mais pourquoi autant de campagne au tour de la ville de Bambari que les autres villes du pays? Tout laisse croire que la ville de Bambrari cache un intérêt particulier que la population, victime de tous les complots qui trament dans l’ombre, ignore encore.

 

Le porte-parole de la Mission a dit que les mesures prises à Bambari se justifient par le fait qu’une guerre augmenterait la souffrance des populations civiles innocentes, entraverait le travail des humanitaires et constituerait un obstacle à la restauration de l’autorité de l’Etat. Or, les populations des autres villes subissent les mêmes affres des affrontements des groupes armés.

 

«La Minusca ne protège pas que cette ville. Nous avons une trentaine de bases opérationnelles temporaires et permanentes sur tout le territoire national pour protéger les populations et contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat », a martelé Vladimir Monteiro.

 

Centrafrique : Réforme de l’armée, les Faca-Balaka prévoient une sortie musclée dans les rues de Bangui.

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Centrafrique : Réforme de l’armée, les Faca-Balaka prévoient une sortie musclée dans les rues de Bangui.

 

Bangui, le 15 février 2017.

Comme nous l’avions annoncé dans nos précédents articles, les Faca-Balaka (les soldats des Forces armées Centrafricaines ayant manœuvré aux côtés des Anti-Balaka entre 2013 et 2016) n’ont pas du tout apprécié le comportement du Chef d’État-Major qui semble céder facilement aux pressions des Nations-Unies et s’activent à procéder à une démonstration de force dans les rues de Bangui dans les tous prochains jours. Ils entendent ainsi montrer leurs colères face à la politique de leur mise à l’écart dans la formation d’une nouvelle armée républicaine menée par l’ONU et l’Union européenne (UE). 

Empêcher les circulations, barricader les routes durant 48h sur toute l’étendue du territoire centrafricain, c’est le mot d’ordre en discussion au sein de ces Faca-Balaka lors de leur dernière réunion tenue à Bangui la semaine dernière.

Selon l’un des Officiers Balaka contactés par CNC, des informations circulent depuis quatre mois dans le milieu militaire que les Nations-Unies auraient exigé à leur État-major de ne pas les retenir dans les rangs des FACA en construction. Qu’ils doivent passer devant la Cour Criminelle Spéciale avant toutes actions visant leur réintégration. C’est sur ce comportement des Nations-Unies qu’ils veulent dénoncer publiquement devant le peuple centrafricain, malgré les efforts qu’ils ont faits pour libérer ce pays de la Séléka, a conclu cet Officier Faca-Balaka.

Or entre temps, le constat était visible quant à l’exclusion de certains FACA, gendarmes et policiers identifiés comme faisant partie des Anti-Balaka dans le rang des Forces de Défense et de Sécurité du pays. D’ailleurs, lors de la formation de certains soldats FACA aux différentes techniques modernes des combats militaires organisées par l’EUTM à Bangui, aucun soldat ou Officier jugé proche de la milice Anti-Balaka ou de la séléka n’avait été sélectionné pour intégrer cette formation. Pareil pour les gendarmes et policiers identifiés eux aussi comme faisant partie des Balakistes.

Cette méfiance de la Communauté internationale vis-à-vis des Faca-Balaka et leur mise à l’écart dans la réforme engagée de nos Forces de Défense et de Sécurité aurait poussé ces derniers à afficher publiquement leur inquiétude quant à leur avenir dans l’armée centrafricaine. Et ils comptent le faire savoir devant l’opinion nationale et internationale, et ce, par le biais d’une grève musclée de 48h, sans armes pour ne pas ternir leur image.

Selon un Officier de l’État-major contacté par la Rédaction du CNC et qui a confirmé à demi-mot cette allégation, le sort de ces Faca-Balaka vient de loin et non de l’État-major de l’armée centrafricaine. Celle-ci concerne non seulement les Faca-Balaka, mais aussi les Faca-Séléka, y compris ceux d’autres groupes armés comme la RJ. Sur ce point, l’inquiétude demeure sur les moyens employés pour sélectionner ou trier ces soldats, gendarmes ou policiers jugés comme membres d’un groupe armé, car, 60% ou plus des FACA avaient intégré au moins une fois un groupe armé ces 5 dernières années.

vont-ils être tous exclus de leur corps ? Ou bien ce sont les gros poissons clairement identifiés qui seront sanctionnés ?

Pour l’heure, le débat est ouvert sur cette situation très complexe. Il y’a lieu de rappeler qu’après la prise du pouvoir par la force de la Séléka en 2013, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) avaient été dissoutes par le Président rebelle Michel Djotodia, chef de la coalition Séléka. 30% des soldats FACA avaient pris le chemin de l’exil, 30% ont choisi de rester chez eux et plus de 40% par contre avaient choisi de rentrer dans la résistance aux côtés des Anti-Balaka ou autres groupes armés. Ce qui a rendu presque impossibles la dynamique et l’impartialité de l’armée nationale pour la sécurisation du pays après le départ de la Séléka du pouvoir. Et donc une réforme profonde des FACA est plus que nécessaire pour le pays, selon les Nations-Unies et l’Union européenne.

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Centrafrique: le ministère de la justice reçoit un lot de matériel d’un coût global de 42.000.000 FCFA

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Centrafrique: le ministère de la justice reçoit un lot de matériel d’un coût global de 42.000.000 FCFA

 

Bangui le 15 février 2017, CNC.

La Mission onusienne en Centrafrique (Minusca) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ont remis ce mercredi 15 février un lot de matériel au Ministère de la Justice. Ce lot d’un coût global de 42.000.000 FCFA s’inscrit dans le cadre d’un projet conjoint de lutte contre les violations des droits de l’homme ainsi qu’à la relance du secteur de la justice considérée comme l’un des maillons essentiels de la lutte contre l’impunité en République centrafricaine.

 

Le lot de matériel a été receptionné par le ministre centrafricaine de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des sceaux, Flavien Mbata. Le membre du gouvernement s’est réjoui de cet appui de la communauté internationale, le jour de la publication de décret de nomination du procureur de la Cour Pénale Spéciale, « décret qui marquera la volonté du Gouvernement à lutter contre l’impunité et les crimes graves qui ont été commis ».

 

Pour sa part, le chef adjoint de la section Justice de la MINUSCA, Fortuné Dako a réitéré l’engagement et l’attachement que portent les Nations Unies au secteur judicaire de la République Centrafricaine en mettant en place plusieurs programmes de développement de l’appareil judicaire.

 

«Pour les Nations Unies, il ne peut y avoir de paix sans une justice efficace et crédible et aussi sans la paix, il n’y a pas de développement, la justice est essentielle dans un pays pour le rétablissement et la consolidation de paix », a dit Dako.

Centrafrique : les Députés de la Kemo accusent leurs autorités locales de malversation financière.

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Centrafrique : les députes de la Kemo accusent leurs autorités locales de malversation financière.

Bangui, 16 Février 2017, CNC.

 

Quatre députés de la Kémo à savoir les honorables Yoyo Marcelin député de Sibut, Sanzé Gina députée de Dekoa, Jean Pierre Mara député de Mala et Komia Sambia député de Ndjoukou ont accusé le gouvernement et les autorités locales de la Kémo pour malversation financière sur les fonds alloués aux chefs des groupes et des quartiers de leur juridiction. C’est dans un point de presse tenu le 6 février 2017 dans les locaux de l’Assemblée Nationale, que les députés de Kemo ont dénoncé ce détournement de fonds.

 

L’objet de cette rencontre avec les professionnels des médias est d’informer le peuple centrafricain sur la malversation financière par rapport aux payements des indemnités des chefs de la Kémo.

En effet, dès le déclenchement de la crise, l’autorité de l’Etat est bafouée sur presque toute l’étendue du territoire. Les nouvelles autorités, conscientes des enjeux de cette situation qui perdure encore dans certaines localités veulent réhabiliter et renforcer l’autorité de l’Etat à travers la chefferie traditionnelle qui pourrait contribuer fortement aux initiatives de développement communautaire. C’est dans ce cadre que le président de la République Professeur Faustin Archange Touadéra a octroyé 60.000.000 Frans Cfa à ces derniers pour éponger leurs indemnités.

 

C’est dans ce sens que le 27 janvier 2017, une mission conduite par le directeur général, du ministère de l’Administration du Territoire s’est rendue dans la ville de Sibut, chef lieu de la préfecture de Kémo pour payer les indemnités des chefs des groupes et des quartiers. Selon les informations officielles, une somme de 1.666.000 Frans Cfa est allouée à la préfecture de la Kémo à raison de 473 chefs, soit 3500 Frans Cfa par chef. Cette mission qui s’est rendue, a remis la totalité de 1.666.000 au préfet de la Kémo. C’est ainsi que sur les 1.666.000 Frans Cfa qui ont été alloués à Kémo, une somme 178.000FCFA a été remise au sous-préfet de Sibut pour payer les chefs de la commune de Sibut qui compte 52 chefs, soit 3500 par chef.

 

150.000 FCFA ont été remis pour la commune de Ngoumbélè toujours dans la circonscription de Sibut pour 65 chefs, soit 2307Fcfa par chef. Concernant les sous préfectures de Dékoa et de Mala, une somme globale de 320.000Fcfa a été remise au sous-préfet de ces deux sous-préfectures qui comptent 139 chefs, soit 2300 Fcfa par chef. Pour la sous-préfecture de Ndjoukou, une somme de 300.000Fcfa a été allouée pour 200 chefs, soit 1500Fcfa par chef. Donc, si l’on fait bien le calcul, sur les 1.666.000Fcfa alloués à la préfecture de Kémo et remis au préfet, 948.000 seulement ont été repartis pour quatre sous-préfectures. Ce qui revient à dire qu’une somme de 712.000Fcfa s’est volatilisée.

 

Ainsi donc, les quatre députés de la Kémo sont surpris de voir une telle injustice puissent se produire dans leur circonscription puisqu’au départ, c’est une somme de 10000Fcfa qui devrait initialement accorder à chaque chef sur toute l’étendue du territoire. D’où l’interrogation de savoir qu’est ce qui s’est passé pour la préfecture de la Kémo.

 

En clair, a y voir de près, il y a anguille sous roche, car les honorables députés de la Kémo ont tenté sans succès de rentrer en contact avec le gouvernement pour échanger sur la manière à laquelle ces fonds sont gérés. C’est pourquoi, les payements sont suspendus sur demande de députés qui veulent que lumière soit faite sur cette affaire. Ils promettent par la même occasion de restituer l’argent au gouvernement si et seulement si ce dernier ne répond pas à leur revendication.

Centrafrique : grève des travailleurs civils de la Minusca de Bouar, ils exigent le paiement de leur droit.

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Centrafrique : grève des travailleurs civils de la Minusca de Bouar, ils exigent le paiement de leur droit.Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1395.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La ville de Bouar en Centrafrique.

Bouar, le 15 février 2017 Par : Anselme Mbata, CNC. Depuis ce matin du mercredi 15 février, les travailleurs civils de la Mission multidimensionnelle des Nations-Unies en Centrafrique de la ville de Bouar se sont mis en grève pour protester contre les conditions auxquelles ils travaillent depuis plusieurs mois. Pour eux, la Minusca ne doit plus les considérer comme des temporaires, mais plutôt comme des travailleurs à temps plein.

Comme nous l’avions annoncé régulièrement dans nos précédents articles publiés sur CNC, les conditions du recrutement et de travail de certains travailleurs du système des Nations-Unies en Centrafrique sont plus qu’alarmantes et inadmissibles. Parfois, certaines Agences du recrutement exploitent massivement cette faille pour traiter à fond ces pauvres comme leurs esclaves à louer au système de l’ONU. Tellement livrés à eux-mêmes sans aucune protection juridique robuste, ils se battent tous les jours pour la reconnaissance de leurs droits face au système puissant des Nations-Unies. Le cas des travailleurs civils de la Minusca de la ville de Bouar témoigne clairement ce que nous redoutions depuis plusieurs mois. Pour eux, il est hors de question de se laisser traîner durant plusieurs mois comme des journaliers alors qu’ils travaillent comme à temps plein depuis 8 mois pour les uns, 9 mois ou plus pour les autres. En plus, ils n’ont aucun droit légal comme certains de leurs collègues du travail. C’est ce qu’ils comptent le faire savoir à leurs Chefs ce matin à Bouar dans une manifestation devant leur Base. La seule interrogation pour l’heure, vont-ils être vraiment entendus ? Installée à Bouar depuis plus de 2 ans, la Base logistique et militaire de la Minusca compte environ plusieurs dizaines des personnes employées localement pour des tâches proches des domestiques. Parmi elles, 90% sont traitées comme des temporaires. Copyright2017CNC.

Centrafrique: Plus de 1000 FACA fantômes émargeant frauduleusement sur le budget de l’Etat.

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Centrafrique: Plus de 1000 FACA fantômes émargeant frauduleusement sur le budget de l’Etat.

Bangui 14 février 2017, CNC.

 

Pendant que les autorités du pays se battent pour mobiliser les fonds afin de régler la situation du pays, certaines personnalités vereuses cherchent à s’enrichir frauduleusement sur le dos de l’Etat. C’est le cas au ministère de la défense nationale. Lors du conseil des Ministres du 9 février 2017, le Ministre Dondra a fait une communication relative à un audit sur la masse salariale des forces de Défense et de Sécurité. Cet audit réalisé par la Banque Mondiale révèle l’existence de plus de 1000 éléments fantômes qui émargent sur le budget de l’Etat. C’est une affaire que le ministre Dondra prend à bras le corps.

La masse salariale des forces de Défense et de Sécurité représente environ 35% de la masse salariale globale, le Ministre Dondra vient d’instruire l’Inspection Générale des Finances afin d’effectuer un contrôle systématique du fichier de solde des forces armées; fichier qui longtemps est géré en vase clos par le département de tutelle de nos FACAs.

Si cette information venait à se confirmer par’l’IGF , le nettoyage du fichier de solde des FACAs permettra à l’Etat de réaliser une économie d’environ 3 milliards F CFA /an sur la masse salariale globale.

Le gouvernement se ferait ainsi dégager une marge de manœuvre pour non seulement s’attaquer au problème de chômage des jeunes par de nouveaux recrutements dans l’armée, la gendarmerie ou encore la police , mais aussi maîtriser et dégraisser la masse salariale afin de rester en conformité avec les exigences des partenaires techniques et financier notamment le FMI pour qui la maîtrise de la masse salariale est l’un des critères structurels du programme.

CopyrightCnc@2017

Centrafrique : la problématique de l’emploi et d’insertion des jeunes vulnérables.

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Centrafrique : la problématique de l’emploi et d’insertion des jeunes vulnérables.

Bangui 14 février 2017, CNC.

La question de l’emploi et de l’insertion des jeunes vulnérables devient de plus en plus une préoccupation des acteurs de la Paix en République Centrafricaine. À cet effet, Le Projet Partenariat Interreligieux d’Edification de la Paix en République Centrafricaine, CIPP en sigle, a mené une étude en 2016 à Bangui. L’objectif du projet est de poser les bases d’une cohésion sociale durable dans le pays grâce au renforcement des institutions centrafricaines. Une conférence de restitution et de réflexion relative à cette étude a eu lieu le 10 février 2017 à la FATEB à Bangui.

Le projet CIPP se préoccupe de l’emploi et de l’insertion des jeunes vulnérables en République Centrafricaine. Le projet a initié une étude sur la déscolarisation et le manque d’emplois des jeunes dans la capitale. La restitution de cette étude a eu lieu en présence de plusieurs cadres des institutions et entreprises du pays. Il s’agit des représentants des ministères de l’emploi et des affaires sociales et de la réconciliation, mais aussi des représentants d’entreprises du secteur privé et des ONG.

« C’est une étude qui est menée en consortium d’ONG et la Plateforme interreligieuse sur la paix en Centrafrique. C’est une collaboration entre différents acteurs qu’ils soient musulmans, chrétiens ou animistes, c’est vraiment tout le monde qui se met ensemble pour trouver des solutions. Les principales recommandations de cette étude, c’est qu’il nous faut des formations courtes pour régler la réinsertion des jeunes. Il faut qu’il ait aussi un engagement fort des acteurs privés notamment du patronat mais aussi des ONG et du gouvernement », a expliqué Margot Durin, Chargée de l’appui opérationnel au projet CIPP.

Le projet s’effectue en long terme sur 5 ans afin d’atteindre son objectif. D’ores et déjà, les acteurs sont sur de moyen terme. Il y a plusieurs activités pour l’insertion des jeunes. L’engagement du secteur privé, la formation des jeunes et l’amélioration des moyens d’existence à travers les groupes d’épargne constituent des actions prévues dans le projet. Durant la restitution de l’étude de faisabilité, l’organisation en groupe de travail a permis aux participants de partager leurs expériences en termes de challenges mais aussi de solutions d’amélioration de l’insertion des jeunes. .

La forme à court terme cible les jeunes vulnérables et déscolarisés de la capitale en attendant l’extension du projet à l’intérieur du pays. Afin de réaliser le renforcement des moyens de subsistance de la population, le projet CIPP a lancé fin 2016 une étude sur l’emploi et l’insertion des jeunes vulnérables de Bangui. cette étude avait pour objectif principal l’identification des problèmes d’emploi des jeunes de Bangui, la cartographie des acteurs publics et privés liés à l’insertion des jeunes ainsi que l’identification des filières porteuses d’emplois.

« Si on s’en tient à la crise qu’on a connue, les principaux acteurs de cette crise sont des jeunes. Les jeunes étaient manipulés car ils n’ont pas d’emplois et manquent de formation. C’est ainsi qu’au sein de ce projet, on s’est dit que c’est mieux de se tourner vers ces jeunes pour voir dans quelles mesures il faut leur venir en aide. C’est pour cette raison que cette étude a été diligentée afin de voir dans quelle mesures on peut mettre en lien les acteurs de la formation professionnelle et les institutions d’emplois pour ces jeunes », a fait savoir Paulin Ouoko, Chargé de sécurité alimentaire et moyen d’existence.

La restitution du projet a permis de partager les résultats et les recommandations de l’étude avec les acteurs importants du secteur de l’emploi mais aussi d’engager ces derniers vers des possibilités d’amélioration de l’insertion des jeunes vulnérables.

Centrafrique : Oxfam demande plus d’efforts pour assurer la protection et sécurité des quartiers de retour

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Centrafrique : Oxfam demande plus d’efforts pour assurer la protection et sécurité des quartiers de retour

L’ONG appelle le gouvernement et la Minusca à prendre des mesures 

Bangui, le 13 février 2017.

L’ONG Oxfam a manifesté ses préoccupations pour la situation fragile des personnes retournées dans les quartiers voisins du PK5 après les dernières événements violents du 7 février.

« Dans les quartiers comme Fondo, Yambassa, Ramandji les centaines de personnes qui étaient retournées dans des conditions très vulnérables, se déplacent à nouveaux vers l’aéroport et dans autres sites où il n’existe plus d’abris et de services pour les accueillir.», a signalé Ferran Puig, Directeur d’Oxfam en République   Centrafricaine.

« La situation reste préoccupante malgré les efforts dans le processus de retour. Le gouvernement doit répondre aux besoins des personnes affectées par cette nouvelle vague de violence et doit prioriser le réinstallation des déplacés dans des zones sécurisées dans une politique de solutions durables », dit-il.

Pour cela, l’ONG recommande des mesures de suivi et d’accompagnement pour les   personnes ayant récemment quitté les sites de déplacés et la garantie de l’accès aux services de bases aux populations dans les quartiers de retour. « L’accès à l’eau, à la santé, à

l’alimentation et à l’éducation est encore un défi pour ces populations » a déclaré Puig.

Persistance de l’insécurité dans les quartiers de retour

L’ONG signale que bien que certains déplacés aient entrepris de retourner dans leurs quartiers les conditions de sécurité et de dignité ne sont pas   suffisantes.

Dans ce sens, Oxfam dénonce qu’avant les violences perpétrées ces derniers jours, plusieurs cas de protection avaient déjà été reportés y compris des braquages, des vols et des violences sexuelles. Pour le seul mois de Janvier, Oxfam a identifié 147 cas de protection, soit une augmentation de 47% par rapport au mois d’octobre dernier. Dans ces 147 cas, plus d´un quart (27,21%) représentent les cas d’entraves aux services sociaux de base, un cinquième (19,05%) des cas sont des agressions physiques, et 14,29% des cas enregistrés sont des cas de viols et violences sexuelles.

Puig rappelle que : « selon son mandat, la MINUSCA à l’obligation de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité dans ces quartiers. Une possibilité serait d’augmenter sa présence et augmenter son engagement avec les communautés, en particulier les comités de retour, pour répondre rapidement aux alertes communautaires en cas de   risques ou de violences ».

Oxfam appelle aussi les autorités centrafricaines à poursuivre leurs efforts d’amélioration des conditions de sécurité et de dignité dans les zones de retour et à rétablir un environnement de cohésion sociale dans la zone du PK 5.

Depuis janvier 2014, Oxfam intervient dans les sites des déplacés de Bangui à travers les projets d’accès à l’eau, à l’assainissement et de protection ainsi que dans les quartiers afin d’accompagner les mouvements de retour des déplacées en leur offrant des services sur leur lieu de réinstallation, dans les 3ème, 5ème et 8ème arrondissements et dans la commune voisine de Bimbo.

 

Júlia Serramitjana

Media Officer OXFAM |Quartier SICA II, Nº667,

Derrière Fédération de Scoutisme | Bangui, République Centrafricaine (CAR),

Phone: (+236) 72 85 09 55

email: medocf@oxfamintermon.org,

Rejoignez sur Twitter @oxfamenrca webmail:   www.oxfam.org

 

CENTRAFRIQUE : L’AJUSTEMENT DU CADRE JURIDIQUE, UNE URGENCE POUR DES ÉLECTIONS LIBRES,JUSTES ET ÉQUITABLES.

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Centrafrique : L’AJUSTEMENT DU CADRE JURIDIQUE, UNE URGENCE POUR DES ÉLECTIONS LIBRES,JUSTES ET ÉQUITABLES.

 

Monsieur Bernard Selembi Doudou
Monsieur Bernard Selembi Doudou

 

Bangui, le 12 février 2017.

En pleine crise centrafricaine, l’Agence Nationale des Élections (ANE) a réussi avec le partenariat de la communauté internationale à relever un grand défi en organisant des   élections couplées c’est à dire les présidentielles et les législatives. La quasi réussite de ces élections a confondu les pronostics des experts chevronnés en matière électorale qui voyaient en lieu et place un échec cuisant. Le succès de l’ANE a fait de cette institution une banque de données, un cas d’école pour l’Afrique dans le domaine de gestion électorale post conflit communautaire. Cette palme d’or lui a valu le renouvellement de confiance de la classe politique centrafricaine. L’Agence Nationale des Élections est un organe technique, neutre, permanent et indépendant chargée d’organiser et de superviser les opérations électorales sur toute l’étendue du territoire national ainsi que dans les représentations diplomatiques. L’ANE a puisé la substance de sa réussite dans la clarté et la limpidité du cadre juridique et légal existant. Par définition, le cadre juridique est l’ensemble de la législation et des règles (infra ou supra nationales) liées à des élections dans un pays donné. Ce cadre juridique et légal des élections en Centrafrique est fondamentalement constitué de la constitution du 30 mars 2016, du code électoral, des lois et règlements électoraux ainsi que du code de bonne conduite ou d’éthique. Le cadre juridique et légal des élections détermine les règles du jeu, le système électoral, le mode de suffrage utilisé, les différentes phases du processus électoral, les mécanismes d’exécution des normes électorales ainsi que des sanctions   administratives,

 

civiles ou pénales en cas de comportements irréguliers ou illégaux. Le cadre juridique et légal   de toute chose rime avec le cadre institutionnel. Ce dernier a connu une évolution non négligeable car par le passé, les élections étaient organisées par le seul super ministère de l’intérieur ouvrant grandement la porte aux fraudes électorales, aux doutes, manipulations en faveur d’un candidat. L’avènement de cette structure autonome et indépendante de gestion     des élections est un gage, une garantie de l’intégrité, de transparence et d’équité des élections. Suite au conflit intercommunautaire, les autorités de transition ont fait la priorité aux mesures transitoires et exceptionnelles qui doivent s’expirer à la fin de la transition. Ceci en vue d’organiser les élections présidentielles et législatives. Apres le retour à l’ordre constitutionnel,    il est ainsi urgent d’ajuster le cadre juridique et légal dans l’optique d’organiser équitablement   les élections municipales et sénatoriales. Ainsi, le citoyen lambda se posera légitimement les questions suivantes : le cadre juridique et légal actuellement en vigueur est-il claire, limpide et compréhensible ? Est-il accessible à la population ? Existe-t-il une harmonie, une cohérence entre les différents arsenaux juridiques ? Ce cadre juridique traite t-il de tous les problèmes électoraux ? Eu égard aux dernières élections, était-il important ou opportun d’ajuster le cadre juridique et légal des élections ? Y’a t-il des évolutions ou des innovations à faire valoir ?

Quelques éléments de réponse nous amènent à croire que cette opération d’ajustement   consiste à agencer les différents textes légaux et réglementaires en vue de leur cohérence,   leur synergie et surtout de leur homogénéisation. Les textes ainsi reformés, ajustés et   actualisés permettront de combler les difficultés rencontrées lors des dernières élections,   d’éviter les chevauchements d’instruments juridiques et de combler les vides juridiques. La réforme du cadre juridique des élections qui se veut inclusive et concertée ( partis politiques, société civile, pouvoir public, associations, confessions religieuses, organisations non gouvernementales etc…) doit apporter des éléments nouveaux pour être visible. Animé par les soucis d’équité et d’égalité qui sont les fondamentaux dans le processus d’élaboration du cadre juridique, nous proposons en guise de contribution la revue en hausse du budget de fonctionnement de l’ANE car le tarissement de ce dernier est symptomatique de son   inefficacité, sa transparence et par voie de conséquence porte atteinte grave à son indépendance, son autonomie qui est le gage de son impartialité. Le nouveau cadre juridique réformé doit simplifier les procédures en cas de contentieux et prendre en compte les intérêts des candidats et des électeurs. Nous souhaitons également que la question de financement   des partis politiques soit débattu. Le statut des suppléants des parlementaires du point de vue   de leur traitement peut aussi s’inviter au débat. Pour clore la chaîne des propositions, nous souhaitons que le nouveau statut juridique des élections durcisse les conditions de recevabilité des candidatures à la magistrature suprême de l’Etat sans porter atteinte à certains principes fondamentaux du droit. À la lecture des dernières élections couplées, la fonction présidentielle   a tendance à être banale face au nombre pléthorique des candidats. Mais attention, ne le dites   à personne, si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 11 février 2017 Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                          Tel :

0666830062

 

 

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Centrafrique : la politique de rupture a du plomb dans l’aile.

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Centrafrique : la politique de rupture a du plomb dans l’aile.

 

Bangui 13 février 2017, CNC.

La rupture promise par l’Exécutif centrafricain au lendemain des élections groupées de 2016 reste et demeure un sujet à caution. Car, les Centrafricains espèrent une nouvelle politique de bonne gestion de la cité. De la nomination des gens aux hauts postes de responsabilité à la gestion de la chose publique, la rupture doit s’imposer pour barrer la route aux vieilles habitudes du passé qui ont conduit le pays au bord du gouffre.

Dès son investiture à la magistrature suprême de l’Etat, le Président de la République, Faustin Archange Touadera, a promis la rupture aux Centrafricains. La rupture avec les veilles méthodes ayant terni l’image des régimes précédant. Cette rupture doit être observée à tous les niveaux des institutions républicaines. Au temps de l’ex président François Bozizé, la République Centrafricaine a connu une gestion calamiteuse de la chose publique car le régionalisme et le népotisme entre autres avaient élu domicile au sommet de l’Etat.

A cette époque, il fallait faire partie de la famille du régime de Bozizé ou du parti des travaillistes (KNK) pour pouvoir bénéficier d’un poste juteux. Les administrations de l’Etat ont été remplis de proches du cercle présidentiel d’où la politisation et le népotisme dans l’administration centrafricaine. Le partage du gâteau était un système d’exercice du pouvoir.

De part et d’autres, l’administration était confisquée par des groupes et des sous-groupes. Des rivalités et tendances ont miné les institutions républicaines. Aujourd’hui, les nouvelles autorités ont promis au peuple centrafricain la rupture. Il s’agit de rompre avec la mauvaise gouvernance du passé. Il faut, à cet effet, tirer les leçons du passé pour mieux avancer. Mais le constat reste le même. Les même qui étaient dans le cercle Bozizé et qui ont contribué à l’effondrement de la République Centrafricaine refont surface. Ils reviennent avec cette même culture politique du passé. Beaucoup de centrafricains s’inquiètent sur le retour progressif des caciques du régime Bozizé dans les affaires de l’Etat.

Ceux qui sont présumés auteurs de malversations financières qui n’ont pas encore répondu de leurs actes devant la justice occupent des postes de haute responsabilité de l’Etat. L’impunité qui caractérise encore le système judiciaire les arrange. Pour se mettre à l’abri des éventuelles poursuites judiciaires, les destructeurs de ce pays cherchent à s’accrocher ravissant la vedette aux dignes fils du pays dans les administrations. La rupture doit se faire avec courage et fermeté. Fermeté à l’égard de ceux qui ont commis du tort au peuple centrafricain.

Aujourd’hui l’ombre de remaniement du gouvernement plane sur le pays. Et la mise en place des institutions de la bonne gouvernance leur sert d’occasion de s’incruster. Les mêmes d’hier sont les mêmes d’aujourd’hui à occuper des postes au haut sommet de l’Etat.

Or, le pays regorge beaucoup de compétences, des femmes et hommes qui souhaitent aussi apporter leur savoir-faire à l’édifice national. Cette rupture prônée par les nouvelles autorités doit marquer la fin de la politique du ventre. Cette politique à travers laquelle les adeptes cherchent toujours à maintenir la commodité de leur train de vie.

L’administration centrafricaine doit changer de visage. Seule la rupture prônée qui doit favoriser son amélioration. Il est une nécessité pour les nouvelles autorités issues des urnes de tirer les leçons du passé afin d’éviter de tomber dans les mêmes pièges, les mêmes erreurs tant décriées.

Centrafrique : Débandade dans la ville de Bouar, les soldats bangladais de la Minusca sèment la panique.

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Centrafrique : Débandade dans la ville de Bouar, les soldats bangladais de la Minusca sèment la panique.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1362.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrouille de la Minusca à Bangui. Photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.
Patrouille de la Minusca à Bangui. Photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.

Bangui, le 10 février 2017

Cette nuit à Bouar et dans les villages environnants, la population s’était mise à courir à tous les sens pour se cacher dans la brousse. En cause, des tirs à l’arme lourde entendue depuis 40km qui font penser à la population l’ultimatum des Rebelles du 3R.

Les faits se sont déroulés vers 1h du matin sur l’axe Bouar-Yem où des soldats de la Mission multidimensionnelle des Nations-Unies en Centrafrique communément appelée ” Minusca” du contingent bangladais, basés dans la localité de Bouar, ont mis plusieurs heures à faire des sommations avec leurs armes lourdes créant la panique au sein de la population de la région.

Selon l’un des habitants de Bouar contacté par CNC, les tirs ont débuté cette nuit dans les villages de Yakota et Guem à environ 40km jusqu’à 12km de Bouar avant de s’arrêter. Plus d’une heure des tirs inutiles et du gaspillage des minutions, d’après ce témoin. Les soldats bangladais, par ce comportement, ont poussé de nombreuses personnes à regagner les sites des déplacés pour de Bouar et, dans la brousse pour les villageois qui se trouvaient plus proches de l’épicentre des tires. Ce que redoutaient ces personnes, c’est l’avancée imminente à Bouar des rebelles du 3R que certaines rumeurs courraient depuis 3 jours dans le secteur en vue de libérer les 5 Peuls enlevés par les Anti-Balaka de Bouar. En faisant ainsi, ces soldats bangladais ont réactivé d’une autre manière cette psychose d’un éventuel affrontement militaire dans le secteur.

Ce matin à Bouar, les déplacés de cette nuit commencent à regagner leur domicile. Quant à la Minusca, aucune réaction officielle de leur part depuis ce matin.

Rappelons qu’il y a deux semaines, les rebelles du 3R ont pris le contrôle de la ville de Bocaranga durant plus de quatre heures en présence des soldats bangladais de la Minusca qui n’ont rien fait pour les empêcher. Informés de l’inertie de ce contingent, les habitants de Bouar ont manifesté contre la présence de ces troupes dans leur ville. Peut-être ces sommations visaient à rassurer la population d’une part, et aussi annoncer aux 3R qu’ils sonts présents  dans le secteur ? En tout cas, ils ont totalement raté leur stratégie.

CopyrightCNC@2017.

Centrafrique : La chasse aux médias, le journaliste Freddy Massengué interdit de circulation dans Boy-Rabe par les gardes présidentielles.

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Centrafrique : La chasse aux médias, le journaliste Freddy Massengué interdit de circulation dans Boy-Rabe par les gardes présidentielles.

Bangui, le 10 février 2017

Si dans sa stratégie de communication le président Faustin Archange TOUADÉRA cible directement les journaux en ligne, souvent doigtés comme hostiles à sa politique clanique, une réunion avait été tenue avec certains cadres de la Présidence de la République pour tenter de restreindre au maximum le mouvement de certains journalistes ciblés. Une liste avait été établie et remise aux gardes Présidentielles pour application dans laquelle se trouve un journaliste centrafricain, Monsieur Freddy Nelson Massengué, Directeur de Publication du Journal en ligne L’expression de Centrafrique”. Bousculé et expulsé du quartier Boy-Rabe par les éléments de la Garde Présidentielle, Monsieur Massengué n’en revient pas de son interdiction de circuler dans certains quartiers  de son pays. C’est quoi exactement la rupture à la Tortue prônée lors de la campagne présidentielle ?

Tout a commencé début janvier lors de la présentation de ses vœux au personnel de la Présidence de la République. le Président Faustin Archange TOUADÉRA n’avait pas caché sa colère contre certains conseillers et cadres de son Institution qui ne cessent de balancer des secrets de leur travail aux journalistes de Corbeau News Centrafrique. Selon lui, les secrets qu’il partage avec eux se retrouvent le lendemain sur CNC.Comment peut-on travailler sereinement dans une telle condition ?” se pose-t-il la question à ses collaborateurs. Or ce que nous ne savions pas, c’est le début de la chasse aux médias en ligne, difficilement contrôlable par le pouvoir de Boy-Rabe.

Ce qui est bizarre et étonnant, le journaliste Freddy Massengué, pourtant non hostile au Président TOUADERA dans ses articles publiés régulièrement sur son blog en ligne, se retrouve curieusement sur la liste rouge établie par le clan TOUADERA au pouvoir.

Selon les faits qu’il nous a expliqués, avant-hier vers 15h de Bangui, il avait un rendez-vous à Boy-Rabe avec l’un de ses amis qui a ouvert un service bureautique juste à l’entrée de l’ancien domicile du Milliardaire de Boy-Rabe fidèle. En arrivant juste au niveau de la rue “500 saluts” qui mène directement à la résidence du président TOUADERA, l’un des soldats de la Garde prétorienne en faction juste à l’entrée de cette rue sous un manguier à gauche quand on vient du côté du Lycée BOGANDA, l’a interpellé. Sans se gêner, il est allé vers le soldat qui n’a pas hésité à le traiter de tout. Ce soldat, probablement soucieux de garder son petit pain de tous les jours, monte au créneau et crie à haute voix sur Freddy en disant “qu’ils sont tous au courant de son double jeu qui consiste à manigancer régulièrement au quartier Boy-Rabe pour les Fauteurs de trouble qui ne veulent de TOUADERA.”  En conséquence, conclu-t-il “l’ordre est venu de la hiérarchie de lui interdire de mettre ses pieds à Boy-Rabe.”

Devant une foule des badauds présents  au mement  de la scène, ces soldats souhaitaient embarquer Monsieur Freddy Massengué pour l’emmener dans leur base afin de le corriger, selon leur terme. Finalement grâce à l’un de leurs chefs qui venait du côté du terrain de football du lycée Boganda qu’il a eu la vie  sauve.

Malgré tout, on lui a signalé qu’il ne doit plus remettre ses pieds dans le 4e arrondissement. C’est en terme qu’on lui a ordonné de quitter le secteur.

Mais la question qu’on se la pose depuis le début de cette histoire : qui sont ces ennemis du Président TOUADERA que ce jeune journaliste travaille pour eux ? En tout cas, la rupture à la Tortue est en marche.

Depuis l’arrivée du Professeur TOUADERA au pouvoir en mars dernier, les tentatives d’arrestation des journalistes sont en hausse constamment contrairement à ses prédécesseurs. Finalement, c’est quoi exactement son souhait ? L’applaudir partout ?

CopyrightCNC@2017.

Centrafrique : Quand la présence du capitaine Eugène Ngaïkosset à Bossangoa a failli capoter la visite du Président Touadéra.

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Centrafrique : Quand la présence du Capitaine Eugène Ngaïkosset à Bossangoa a failli capoter la visite du Président Touadéra.

Bangui, le 10 février 2017 07h38.

Lors de la visite du président Faustin Archange TOUADÉRA à Bossangoa dans la Préfecture de l’Ouham au nord de la RCA, le Capitaine des FACA Eugène Ngaïkosset, l’un des commandants en Chef redoutables des miliciens Anti-Balaka, a fait son apparition dans cette ville sans aucune autorisation préalable de l’État-Major et cela a créé une panique générale au sein du gouvernement, y compris le président Touadéra. Pourquoi une telle crainte vis-à-vis du capitaine Ngaïkosset ?

Ancien enfant de rue formé militairement à la base Karako au fond du quartier Boy-Rabe dans le 4e arrondissement de Bangui, le capitaine Eugène Ngaïkosset fut l’un des miliciens Karako les plus sanguinaires dans les années 1996-1998. Incorporé dans l’armée centrafricaine par son Oncle Bozizé (Chef d’État-Major du Président Patassé à cette époque), celui-ci n’avait pas hésité de suivre ce dernier dans sa fuite vers le Tchad lorsqu’il avait été accusé par lepPrésident Patassé d’être derrière le putsch manqué du 28 mai 2001. Eugène Ngaïkosset, soldat de première classe au moment de sa fuite avec son oncle Bozizé, devenait subitement Officier des FACA après avoir chassé leur Beau-frère Patassé du pouvoir..

Officier de la mort pour les uns, envoyés du diable pour les autres, le capitaine Eugène Ngaïkosset a été cité dans plusieurs affaires criminelles, dont celles de Paoua où, il avait totalement mis en cendre des centaines des villages et assassinés plus de 500 personnes ce qu’il lui a donné le surnom du “Boucher de Paoua“.

Après la prise du pouvoir de la rébellion de la Séléka en 2013 et le départ précipité du président Bozizé de Centrafrique, le capitaine Ngaïkosset et sa suite fuyaient le pays, eux aussi, pour se réfugier en République démocratique du Congo. Bien avant cette fuite, le Colonel Francis Bozizé, le capitaine Eugène Ngaïkosset et bien d’autres Officiers ont mis en place la racine de la milice anti-Balaka en 2013 afin de venger la perte du pouvoir de leur chef suprême François Bozizé.

En décembre 2013 quand la tentative du coup d’État du groupe anti-Balka créé par Bozizé fils avait échoué, le capitaine Eugène Ngaïkosset, commandant en Chef des opérations lors de ce putsch raté, a pris fuite pour se cacher au Congo Brazzaville avant d’être arrêté par la Police criminelle de ce pays, écroué durant un an à la prison centrale de Brazzaville puis expulsé vers la Centrafrique en 2015 pour être à nouveau mis aux arrêts à Bangui à la SRI. Sous diverses complicités, il a pu se libérer de sa prison pour regagner son domicile de Boy-Rabe.

Désormais libre, il tentait partout de vendre son service de criminalité et de protection rapprochée aux différents candidats au second tour de la présidentielle de 2016 sans succès. Contacté par les proches du candidat TOUADERA pour lui faciliter le bourrage des urnes en sa faveur, le capitaine Eugène mobilisait tous ses éléments anti-Balaka et ordonnait ceci: “remplir au maximum toutes les urnes avec les bulletins du candidat TOUADERA”. Chose faite, ce dernier a été déclaré vainqueur de cette élection de 2016.

Une fois le serment prêté, le Professeur Faustin Archange TOUADÉRA tournait son dos au capitaine Eugène Ngaïkosset. Ce dernier qui rêvait de devenir le Directeur de la Sécurité présidentielle se retrouve très vite, non pas sur le banc de touche, mais aux vestiaires. Malgré le versement régulier de sa solde de 350 000 FCFA par mois, le capitaine Eugène Ngaïkosset menace de reprendre les armes pour chasser du pouvoir le président Faustin archange TOUADÉRA. D’ailleurs, il n’a pas hésité de recruter des centaines des jeunes pour la cause.

Basées à Bossangoa, les jeunes recrues combattent les Séléka dans la région de l’Ouham pour le moment. Or, lors de la visite du président TOUADÉRA le 2 et 3 février dernier, plusieurs personnes ont aperçu les silhouettes du redoutable Ngaïkosset dans le secteur, ce qui a créé une panique générale parmi les membres invités. Immédiatement, une alerte a été déclenchée et tous les ministres ont été priés de se confiner dans la salle de réunion avec le Président. Après plusieurs heures de panique, l’alerte a été levée et le Président TOUADÉRA, tout comme son gouvernement, a quitté la ville pour Bangui.

Pour certains observateurs, le confinement des ministres permettaient à ce que aucun ministre ne sort pour aller éventement le rencontrer et lui fournir le plan de sortie du président.

D’après nos informations, le capitaine Eugène Ngaïkosset avait souhaité être sur la délégation des milicien anti-balaka qui doivent être reçuu par le Chef de l’Etat afin de positionner ses pions. Malheureusement, son absence a fait que les anti-balaka ont transformé leur entretien avec le Chef de l’Etat en une séance des doléances et de plaintes. Pour eux,  le Chef de l’Etat doit les aider financièrement dans leur travail de sécurisation de la zone. Ils souhaitent à ce que les fils du pays notamment  Francis Bozizé et Sylvain Ndoutingaï entrent dans le nouveau gouvernement. Or selon nos informations, le géographe du quartier Asecna refuse toutes modifications du forma de son gouvernement durant le quinquennat de son maître. Les négociations avec le Premier ministre SARANDJI deviennent de plus en plus compliquées. L’homme exige plein de chose dont son maintien à la tête du gouvernement durant cinq (5) ans comme le fut le cas de son maître sous Bozizé. “En attendant, j’y suis, j’y reste”.

Réintégré dans les FACA en 2015 par l’ancien ministre de la Défense de la transition Joseph Bindoumi, le capitaine Eugène Ngaikosset est aujourd’hui recherché par la justice en raison d’un mandat contre lui. Ce mandat d’arrêt inexécuté par les autorités actuelles permet à ce capitaine d’être totalement libre de ses mouvements malgré la pression des Nations-Unies.

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Centrafrique : Incroyable détournement des fonds au sommet de l’État, le clan Bozizé et TOUADÉRA indexés

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Centrafrique : Incroyable détournement des fonds au sommet de l’État, le clan Bozizé et TOUADÉRA indexés directement dans l’affaire.

 

Bangui, le 9 février 2017 6 :11’35.

Si certains Centrafricains pensent que l’ancien président de la République le Général François Bozizé et tout son clan, comme ils disent péjorativement, détiennent le titre foncier (TF) de ce pays, seraient les seuls capables à pouvoir diriger la RCA durant un siècles ou plus, ils oublient par contre que leur Idole Bozizé et tout son clan brillaient durant les dix années qu’ils étaient aux affaires de 2003 à 2013, par des vols, détournements, braquages institutionnels des Banques et autres…, D’autres compatriotes par contre bien avertis, pensaient même que cette façon de vider illégalement les caisse de l’État avait été érigée en règle d’une loi de la République. Le cas frappant, c’est celui de l’affaire du projet de soutien à des mesures visant à atténuer les  effet sociaux de la restructuration des Forces armées en RCA dans laquelle, des centaines de millions de francs CFA ont été détournés par le clan Bozizé -Touadéra au pouvoir à cette époque. Comment cette colossale somme d’argent a été tout simplement empochée par le cleptoclan Bozizé-Touadéra et que les bénéficiaires se battent tous les jours pour récupérer leur argent détourné ?

En 2009 à l’époque où le président TOUADÉRA fut Premier ministre de son parrain politique le général François Bozizé président de la République, avait signé avec l’Union Européenne le 26 mars une convention visant à atténuer les effets sociaux qu’auraient à engendrer la restructuration de l’ensemble des forces de défense notamment la police, l’armée et la gendarmerie nationales. Dans cette Convention, il était question de   soutenir et à accompagner financièrement les 800 soldats, gendarmes et policiers centrafricains qui seront admis à la retraite dans le cadre de cette restructuration. L’Union européenne, de son côté, avait tenu son engagement en versant la totalité des sommes qu’elle avait promis dans cet accord signé avec le gouvernement dirigé par Faustin TOUADÉRA et le Colonel Francis Bozizé ministre délégué à La Défense.

Or, dans cette convention signée visant à atténuer les effets sociaux de cette restructuration, une somme plafonnée à 30 000 euros (environ 20 millions de francs CFA) devrait être versée à chaque soldat, gendarme ou policier visé par ce projet. Pour la mise en ouvre du projet, le ministre Francis Bozizé avait commencé la négociation avec les ex-soldats et gendarmes pour le décaissement de la somme. Seulement voilà, le négociateur Francis Bozizé, versait une première tranche  de 4 millions au Trésor public centrafricain (TPC), ce qui leurs a été remis et a promis de reverser la seconde tranche un mois plus tard.  En réalité RIEN et plus rien jusqu’à ce qu’il parte du ministère.

Afin de bien mener les démarches nécessaires pour la récupération du reste de leur argent, les 800 ex-soldats, gendarmes et policiers concernés se sont constitués en collectif. En 2011, une demande a été envoyée à la Représentation de l’Union européenne à Bangui pour solliciter plus de détails sur ce gigantesque détournement.

Le 11 mai 2012, une réponse de la Délégation de l’Union européenne en Centrafrique sur cette affaire avait fait savoir au collectif que la totalité 240 millions d’euros (soit environ 158 milliards de franc CFA) avait été versée au Trésor Public Centrafricain depuis le 30 mai 2011.

Où sont partis les 80% de fonds versés?

Dans les poches? dans les compagnes électorales? Ce sont des interrogations des concernés. Afin de prendre le taureau par les cornes, le collectif des ex-soldats et gendarmes avait déposé une requête près Tribunal grande Instance de Bangui pour contraindre le gouvernement  à donner plus des détails sur cette affaire et éventuellement verser le reste de la somme aux ayants droits.

Là encore, le collectif se retrouve en face d’une colline qu’il faut la faire déplacer. De report en report, la justice centrafricaine se perd la tête devant l’ampleur de l’affaire. Pourquoi? Faustin TOUADÉRA l’un des concernées est devenu depuis le 30 Mars le Chef de l’Etat et donc chef suprême des juges.

“C’est un crime commis dans l’exercice de sa fonction du Premier ministre et donc c’est à la Haute Cour de Justice de le connaitre et non un TGI” affirme un avocat sous couvert de l’anonymat.

Si depuis cette date aucun procès n’a eu lieu sur cette honteuse affaire, tout le monde imagine à raison déjà la pression que la justice subit en ce moment afin de l’étouffer. S’agit-elle d’une pression venant du président Faustin Archange TOUADÉRA ? Ce qui est sûr, le nom de ce dernier ne doit en aucun cas se dissocier de ce détournement. Étant à l’époque Premier ministre, il connaît mieux où est partie cette colossale somme d’argent.

Alors que sous d’autres cieux comme le Tchad, le Sénégalle Benin dans lesquels le même projet avait été négocié avec les gouvernements de ces pays, la totalité des sommes avait été versées d’un seul coups aux soldats et gendarmes concernés. Mais en Centrafrique, pays de paradoxe et d’anomalie, le détournement est roi, seulement 20% de la somme avait été versé. C’est quoi cette cleptomanie gouvernementale ?

Rappelons que dans le cadre de la réforme de notre armée nationale en 2009, des centaines des milliards de francs CFA avaient été versés au gouvernement centrafricain par la Communauté internationale, et pour le DDR, et pour soutenir certains soldats et gendarmes officiers, sous-officiers hommes du rang admis à la retraite forcée. Force est de constater que cet argent servait seulement à alimenter les comptes de certaines minorités au pouvoir poussant certains officiers puissants familièrement à demander leurs réintégration dans l’armée. La plainte de l’ONG Transparency internationale contre le clan Bozizé pour bien mal acquis justifie clairement cette mafia mise en place au cœur de la République.

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Centrafrique : le Coordonnateur humanitaire appelle à la protection des civiles

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Centrafrique : le Coordonnateur humanitaire appelle à la protection des civiles.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_13482.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les déplacer deux Bangui .  Crédit photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.
Les déplacer deux Bangui . Crédit photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.

Bangui 9 février 2017, CNC.

La reprise de violences entre deux groupes armés, le 2 février dans la ville de Bocaranga, préfecture de l’Ouham Péndé, au nord de la Centrafrique, a entraîné le déplacement de 9 000 personnes. Ces personnes se sont réfugiées dans la brousse à environ 15 à 20 km de la ville. A la suite des accrochages, les bases de deux organisations humanitaires internationales ont été pillées et l’une d’entre elles, incendiée. L’Eglise ainsi qu’une partie du marché ont été aussi brûlés entrainant des pillages des magasins.

 

En plus des dégâts matériels, ces affrontements entre les groupes armés ont aussi entrainé des pertes en vies humaines et plusieurs blessés parmi les populations civiles. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le Coordonnateur humanitaire par intérim en République centrafricaine, Docteur Michel Yao appelle à la protection de la population civile et le respect de droit internationale.

Avant le déclenchement de ces violences, d’après l’OCHA, la ville de Bocaranga comptait 15 000 déplacés en provenance de Koui, localité située à 35 kilomètres à l’est de Bocaranga. Le déplacement de ces personnes était lié aux affrontements qui ont eu lieu le 21 septembre 2016.

A cet effet, le Coordonnateur humanitaire par intérim en République centrafricaine, Docteur Michel Yao, condamne l’attaque contre les civils et les organisations humanitaires et appelle au respect du droit international humanitaire ainsi qu’à l’accès humanitaire sans entrave.

«J’exhorte toutes les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire et à assurer la protection des civils. L’attaque contre les travailleurs humanitaires est un crime de guerre “, a déclaré le Dr Yao.

La RCA compte actuellement plus de 400 000 personnes déplacées internes en raison des conflits. Les nouveaux déplacements de civils à Bocaranga arrivent à un moment où les besoins humanitaires augmentent tandis que les ressources financières restent insuffisantes.

En 2017, 2,2 millions de personnes en RCA sont dans le besoin d’une aide humanitaire immédiate et le Plan de réponse  humanitaire demande 400 millions de dollars des Etats-Unis.

Centrafrique : tension intercommunautaire, les rumeurs font état d’enlèvement des Peuls par des Anti-Balaka à Bouar.

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Centrafrique : tension intercommunautaire, les rumeurs font état d’enlèvement des Peuls par des Anti-Balaka à Bouar.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1395.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La ville de Bouar en Centrafrique.

Bangui, le 8 février 2017, 19h40.

Depuis cet après-midi, les rumeurs circulent partout dans la ville de Bouar faisant écho de l’arrivée imminente des éléments peuls du 3R du Camerounais Seddiki dans la ville de Bouar. En cause, l’enlèvement soi-disant des 5 Peuls avec leur troupeau par les Anti-Balaka . Ainsi, les habitants de cette ville redoutent là représailles, si possible, des éléments peuls qui ne se trouvent pas loin de Bouar.

Les habitants des quartiers Élevage, Martinaut Zo-Kwé-Zo et autres qui se trouvent à la sortie de Bouar sur l’axe qui mène vers Bocaranga, redoutent sérieusement des éventuelles représailles des éléments du 3R qui se trouvent à seulement 100km de leur secteur. Selon la population locale, des informations circulent depuis ce matin que les Anti-Balaka auraient enlevé des éleveurs peuls avec leur troupeau et ramener à Bouar. Ce qui n’aurait pas plu aux parents de ces Éleveurs enlevés, ils sont partis signaler aux rebelles du 3R qui auraient décidé de venir les chercher à Bouar. Et si les 3R décident de venir à Bouar, ils passeront probablement par leurs quartiers qui se trouvent naturellement sur leur voie, concluent-ils.

Or, d’autres habitants de cette localité contactés par CNC disent ne pas être sûrs de l’enlèvement des Peuls par des Anti-Balaka cette semaine, ce sont d’ailleurs des rumeurs qui circulent depuis ce matin.

Entre temps du côté de la Minusca, on nous signale qu’aucun mouvement des troupes proches de Bouar n’est signalé. Pendant ce temps, la peur d’affrontements pousse certains habitants des quartiers précités à quitter leurs habitations.

Rappelons que les éléments du groupe 3R se trouvent actuellement non loin de Bouar. Ils ont d’ailleurs pris le contrôle total de la grande ville de Bocaranga la semaine dernière, ce qui pourrait alimenter la crainte de la population de Bouar qui n’est pas loin.

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Centrafrique/ Dossier Judiciaire : braquage d’un Commerçant, des magistrats et gendarmes déclarés coupables par la Justice.

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Centrafrique / Dossier Judiciaire : braquage d’un Commerçant, des magistrats et gendarmes déclarés coupables par la Justice.

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Afrique : Bassin forestier du Congo, 6,5 millions d’euros pour le projet Voix des citoyens pour le changement.

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Afrique : Bassin forestier du Congo,  6,5 millions d’euros pour le projet Voix des citoyens pour le changement.

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Bangui, le 8 février 2017.

L’observation indépendante des activités forestières devient de plus en plus une préoccupation cruciale en cette période où le changement climatique frappe de plein fouet. Un consortium de huit (8) Ong défenseurs des droits de l’environnement a mis en place un ambitieux projet sous-régional intitulé ‘’Voix des citoyens pour le changement’’. La République centrafricaine est représentée par le Centre pour l’information environnementale et le développement durable (CIEDD) dirigée par Jean Jacques Mathamalé. Le projet est financé par l’Union européenne d’un montant de 6,5 millions d’Euros.

L’effet du changement climatique sur les réserves forestières à travers le monde et dans le bassin du Congo en particulier est une préoccupation cruciale, étant donné son enjeu planétaire. C’est pourquoi le rôle de l’observation indépendante tenue par les organisations de la société civile reste fondamental. Le gigantesque projet intitulé ‘’Voix des citoyens pour le changement’’ couvrant la période de janvier 2017 à décembre 2020, revêt un intérêt particulièrement capital, dans l’optique non seulement de la bonne gouvernance forestière, mais également de l’atténuation de l’ampleur et le rythme actuels de la déforestation et de la dégradation des forêts jugés très alarmants aujourd’hui.

‘’Voix des citoyens pour le changement’’ est un ambitieux projet sous-régional ciblant cinq pays, de l’Afrique centrale, notamment le Gabon représenté par l’Ong Brainforest, le Cameroun par le Centre pour l’environnement et le développement (CED), la RCA par l’Ong CIEDD, le Congo par l’Ong Cercle d’appui à la gestion durable des forêts et, la RD. Congo par l’Observatoire de la gouvernance forestière (OGF). Il est financé par l’Union européenne d’un montant de 6,5 millions d’Euros et conduit en partenariat avec les Ong internationales USAID, UKAID, CIDT, Wolverhampton et le Ministère norvégien en charge du Climat et de l’environnement.

Lors d’un échange, jeudi 2 février dernier avec les journalistes, à Bangui, Mme Sarah Thomas Expert en renforcement organisationnel et institutionnel à l’Université Wolverhampton, a fait savoir que l’objectif dudit projet est de « renforcer la contribution des acteurs non étatiques, les organisations de la société civile, les populations autochtones et communautés locales, à l’amélioration de la gouvernance forestière et à la gestion durable des forêts dans cinq pays du bassin du Congo ».

De manière spécifique, il s’agit pour les acteurs non étatiques ciblés d’être forts et efficaces pour faire le suivi de la gouvernance forestière et du changement d’affectation des terres forestières, et d’informer les processus pertinents en particulier le FLEGT et la REDD+, puis de contribuer à l’efficacité des réponses des agences d’application des lois et d’élaboration des politiques.

Selon Jean Jacques Mathamalé, Coordonnateur de l’Ong CIEDD, ce projet vise au finish, (1) l’augmentation de la capacité organisationnelle et opérationnelle des acteurs non étatiques à entreprendre le suivi de la gouvernance forestière, de l’affectation des terres et des garanties de la REDD+; (2) l’amélioration de la qualité et de la disponibilité des informations de sources indépendantes sur la conformité aux normes juridiques en la matière forestière et foncière; (3) la viabilisation des réseaux constructifs et durables des acteurs non étatiques locaux bien informés, avec un accroissement de coopération transfrontalière et des échanges d’informations et; enfin (4) la participation effective, la représentation, le plaidoyer et l’engament des acteurs non étatiques dans les processus de la politique forestière nationale, y compris le FLEGT et la REDD+.

Serge Christian Moukouri, Directeur chargé du développement et de suivi interne à l’Ong FLAG (Field legality advisory group) a précisé que la gestion de cet important projet sous-régional d’observation indépendante n’est pas à la hauteur d’une Ong nationale d’Afrique centrale. D’où la nécessité de mettre en place le Consortium d’Ong, afin non seulement de conduire avec succès le projet, mais également de renforcer les capacités des Ongs nationales à être à mesure, d’ici la afin du projet, de supporter un tel grand projet.

Rendez-vous au mois de décembre 2018 pour une première évaluation annuelle dudit projet.

Centrafrique : les activités de la filière coton reprennent grâce à l’apurement des dettes

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Centrafrique : les activités de la filière coton reprennent grâce à l’apurement des dettes.

 

Bangui 07 février 2017, CNC.

A travers l’opération dénommée « apurement des dettes », les cotonculteurs centrafricains ont été à l’honneur durant les 24h du séjour de Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera à Bossangoa dans l’Ouham, à 305 km au nord du pays. Le président de la République a relancé, du 2 au 3 février 2017 à Bossangoa, les activités de la culture de rente dont la Cellule Coton de l’Ouham. Par la même occasion, des arriérés de l’Etat s’élevant à 1 milliards 400 millions ont été apurés aux Cotonculteurs de la région.

Après plusieurs années d’inactivité, les activités de la culture de coton sont relancées. Le coton, qui a été depuis la nuit des temps un élément catalyseur de l’économie centrafricaine, peut désormais contribuer au relèvement de l’économie, à la cohésion sociale et à la paix. Car il contribue à hauteur de 6% dans le PIB du pays et constitue une source de revenu pour plus de la moitié de la population centrafricaine. Les autorités centrafricaines redonnent confiance aux cultivateurs du coton.

L’engagement des nouvelles autorités issues des urnes à faire de l’agriculture un vecteur du développement témoigne la volonté politique du gouvernement à développer le secteur agricole. La cérémonie officielle de la relance de la culture du coton a eu lieu à Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham. Cet évènement de haut niveau a mobilisé toute l’équipe gouvernementale, le corps diplomatique et la population de l’Ouham et de l’Ouham-Pendé.

« Au cours des derniers décennies, l’économie cotonnière de notre pays a connu de nombreux problèmes dûs à des contraintes tant au niveau de l’environnement, de l’organisation des producteurs, de la production et de la commercialisation. Face à ces problèmes majeurs auxquels est confrontés l’économie cotonnière et le sous-secteur agricole en général, je me suis engagé dès mon investiture à la magistrature suprême de l’Etat à faire de l’agriculture l’une des priorités de développement socio-économique de notre pays. A cet effet, j’ai instruit le gouvernement d’envisager un vaste programme en vue de relancer durablement les activités des filières agricoles dont celle du coton », a déclaré le président Faustin Archange Touadera à Bossangoa.

Pour redonner confiance aux acteurs ruraux et crédibiliser la politique du gouvernement en matière agricole, les autorités centrafricaines ont poursuit des rencontres avec les partenaires techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux.

A cet effet, le gouvernement a obtenu de la Banque mondiale l’appui financier afin de mobiliser les fonds permettant de relancer la filière coton. Ainsi, la mobilisation de 1 milliards 400 millions de FCFA a permis aux autorités centrafricaines d’apurer les dettes aux producteurs du coton.

Ce fonds couvre les dettes accumulées de l’Etat depuis 4 ans. La ville de Bossangoa, longtemps victime des affres de conflits armés, a été un déclic à la relance de la filière coton. Le choix de la ville de Bossangoa pour cette relance n’est pas fortuit d’après le ministre de l’agriculture et du développement rural.

« Il y avait six usines cotonnières à travers le pays. Il en avait une à Guifa, une à Ndjim, une dans la Basse-Kotto, une à Pendé, une à Bambari et une ici à Bossangoa. Mais durant les conflits militaro-politiques, toutes les usines ont été détruites sauf celle de Bossangoa qui existe. Donc, Bossangoa reste la seule usine qui existe. Et d’ici le mois de décembre prochain, l’usine de Guifa sera opérationnelle car les travaux sont en cours. Parce que les  semences de coton qui sont en train d’être produites ici à Bossangoa vont être transférées à Guifa, à Sibut, à Kaga-Bandoro. Et les productions de coton de Sibut et de Kaga-Bandoro, économiquement, on ne peut pas les transférer ici à Bossangoa. Donc absolument, il faut rendre opérationnelle l’usine de Guifa », a fait savoir le ministre de l’agriculture et du développement rural Honoré Feïzouré.

La relance de la filière coton dans l’Ouham et l’Ouham-Pendé va permettre à population de cette région de reprendre ses principales activités. Celle-ci n’attend que la volonté politique pour relancer le secteur car beaucoup de cotonculteurs ont perdu leurs biens et les réserves du coton durant la crise qui dévasté le pays.

L’apurement des dettes du coton vient soulager les peines de certains acteurs de la filière pendant d’autres sollicitent l’aide du gouvernement afin de régler les redevances pour les produits incendiés. Maurice Nganaboy est l’un des cotonculteurs de Bossangoa : « Nous sommes très heureux de voir notre président venir nous payer les dettes parce que durant la crise, nous avons perdu nos parents faute de moyens pour les prendre en charge. Nous avons perdu beaucoup de coton. Notre souci ici, c’est le problème de redevances. »

Introduit en Centrafrique en 1925 par les premiers gouverneurs colons, le coton, pour le rappeler, est la principale activité économique à Bossangoa et dans les autres communes de la préfecture de l’Ouham. La production annuelle du coton destinée à l’exportation est estimée entre 90.000 à 100.000 tonnes avant la crise.

La cérémonie de relance dans la ville de Bossangoa est un signal fort pour le gouvernement de renforcer l’autorité de l’Etat dans la région et faire de la relance agricole le vecteur de l’économie centrafricaine. Car l’occasion a permis au président de la République de poser les pierres de certains bâtiments administratifs de la ville.

 

CENTRAFRIQUE : LES DESSOUS DU BRAS DE FER DU MINISTRE GOURNA-ZACKO AVEC TELECEL.

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CENTRAFRIQUE : LES DESSOUS DU BRAS DE FER DU MINISTRE GOURNA-ZACKO AVEC TELECEL

 

Bangui, le 7 février 2017, 3h 31.

C’est un secret de polichinelle pour les Centrafricains que c’est grâce au démembrement de la branche des télécommunications internationales de SOCATEL par Fidèle Gouandjika alors ministre des télécoms de Bozizé et l’installation d’une gateway dont lui-même, son mentor Bozizé et leurs complices et partenaires internationaux engrangeaient les fruits que Gouandjika est devenu le milliardaire dont il se vante. Ce n’est aussi un secret pour personne en Centrafrique que c’est grâce au hold-up permanent des opérateurs nationaux de téléphonie mobile (TELECEL, ORANGE, MOOV et AZUR) que le même Fidèle Gouandjika et Thierry Maléyombo Savenarole qui lui a succédé à la tête du ministère des télécoms se sont illicitement enrichis. Le premier qui se dit « milliardaire de Boy-Rabe » a englouti sa manne tombée du ciel dans la construction sans les règles de l’art d’un immeuble démentiel en plein quartier Boy-Rabe dit-on à finalité hôtelière et qu’il peine à achever.

La lutte pour l’impunité étant un sport favori en RCA, qu’y-a-t-il d’étonnant de voir aujourd’hui Fidèle Gouandjika continuer de se pavaner tranquillement dans Bangui au volant de ses longues et luxueuses américaines et même trôner au cabinet présidentiel comme conseiller spécial d’un président de la République démocratiquement élu ! Nous sommes bien en RCA ! Il n’y a aussi rien de surprenant que Thierry Maléyombo puisse construire une superbe villa dans l’Hérault en France avec cette fortune illégalement accumulée au cours de son passage à la tête des ministère de la justice et des télécoms sous Bozizé et comme éphémère dircab du président du CNT Ferdinand Alexandre Nguendet.

C’est pour faire comme ces deux prédécesseurs que Justin Gourna-Zacko, l’actuel ministre des télécoms s’est mis dans la tête de pomper le maximum de fric à TELECEL, premier opérateur de téléphonie mobile et fournisseur d’accès internet en RCA. La fusée du ministre Gourna-Zacko comporte plusieurs étages. Le premier étage consiste à prendre possession et le contrôle de la véritable vache à lait qu’est l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART). Il y a placé un de ses parents Ghislain Debossal comme DG intérimaire.

Second étage de la fusée : Mettre dans sa poche le PM Sarandji en lui racontant des bobards pour lui faire croire que TELECEL doit beaucoup d’argent à l’Etat et qu’il faut coûte que coûte le contraindre à payer. Pour cela, l’aide du corrompu Arthur PIRI et non moins neveu du Chef de l’Etat et Contrôleur Général des Offices et Entreprises Publics à la Primature est la bienvenue. Sans crier gare, Gourna-Zacko prend langue avec un nouvel opérateur de téléphonie mobile dont nous taisons encore le nom et qui pour l’instant demeure dans l’ombre mais pour lequel travaille ardemment le ministre.

Troisième étage de la fusée : Lors d’une récente réunion sur le dossier qui a précédé la coupure pour quelques heures de l’interconnexion de TELECEL avec les autres opérateurs, Arthur Piri a même osé lâcher qu’il « y aurait déjà un repreneur pour TELECEL qui pourrait recaser ses quatre cent et quelques employés ». TELECEL qui n’entend pas à bon droit se laisser chercher des poux sur la tête a saisi la justice et la décision du tribunal de grande instance est attendue. TELECEL est décidé à aller jusqu’au bout de ce harcèlement quitte à saisir la cour arbitrale de l’OHADA. Bonjour pour le climat des affaires en Centrafrique. L’ART fait croire que TELECEL devrait plus de six cents millions à l’Etat ce qui n’est en réalité pas vrai car il s’agit de la facturation indue de redevances sur la licence de la téléphonie 3G que possède en propre TELECEL dans sa convention depuis l’origine de son installation en RCA.

Cet acharnement ministériel sur TELECEL est purement arbitraire et d’autant moins compréhensible qu’après le passage de la coalition Séléka au pouvoir en 2013 et 2014, plusieurs entreprises commerciales qui contribuent grandement aux recettes fiscalo-douanières de l’Etat ont été mises à genou sans véritables mesures d’accompagnement pour les soulager. TELECEL a été spolié d’une vingtaine de véhicules emportés par les hordes de Séléka sans compter les stocks de carburant pour le fonctionnement de ses groupes électrogènes et autres installations techniques en provinces.

Tout porte à croire que tout le retard accumulé par la RCA pour son raccordement à la fibre optique est grandement imputable au ministre Justin Gourna-Zacko qui est un ancien cadre de la Société Centrafricaine de Télécommunication (SOCATEL) et aussi Coordonnateur du Projet CAB Fibre Optique en RCA depuis 2007. C’est un financement de 9 milliards de F CFA que la Banque Mondiale a déboursé pour ce projet qui a plutôt servi à engraisser ce fils du pays et non à assurer le désenclavement de notre pays dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et des communications. Sa présence dans l’actuel gouvernement Sarandji est ni plus ni moins qu’une prime à la corruption et à la mauvaise gouvernance.

Une autre question subsidiaire mais non moins pertinente est de savoir si ce ne serait pas pour remplir les caisses de son parti, la CRPS de Me Nicolas Tiangaye, que le député CRPS de Bouca 1, Justin Gourna-Zacko recherche frénétiquement de l’argent car aux termes d’un arrêté qu’il a signé récemment, un compte devrait être ouvert sans la moindre précision du libellé, pour recueillir les redevances que son bras armé, l’ART, est censée recouvrer.

Voilà comment certains ministres, avec la complicité et le soutien du PM Sarandji, font des bébés dans le dos du président Touadéra… ! Qu’attend encore celui-ci pour nettoyer les écuries d’Augias !

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Centrafrique / Épisode 2 : bras de fer entre le ministre Bokassa et le Directeur général de la Gendarmerie, le risque d’affrontement physique est palpable.

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Centrafrique / Épisode 2 : bras de fer entre le ministre Bokassa et le Directeur général de la Gendarmerie, le risque d’affrontement physique est palpable.

 

Bangui, le 6 février 2017, 7h 46min.

Si le bras de fer opposant le ministre Jean-Serge Bokassa de l’Intérieur et Le Directeur général de la Gendarmerie nationale était basé au départ beaucoup plus sur des échanges verbaux interposés, les cinq derniers jours par contre, une étape dangereuse et inquiétante vient d’être franchie dans cette guerre du positionnement au sommet de l’État.

Cette semaine, les affrontements physiques et militaires entre les deux camps seront inévitables.

La semaine dernière, le conflit d’autorité opposant le Directeur général de la Gendarmerie nationale, Le Général Marie-Noël METINKOÉ, et son ministre de tutelle, le Pasteur Évangéliste Jean-Serge Bokassa, ressemble de plus en plus à une véritable déclaration de guerre entre les deux hommes. Pensant finir avec ce conflit en déguerpissant de force de leurs bureaux tous les Gendarmes nommés par le ministre Jean-Serge Bokassa, la semaine dernière, le Commandant de Brigade de la Gendarmerie, l’Adjudant-Chef Ndobet, affecté par Jean-Serge Bokassa au Poste du PK9 vers Bimbo, était revenu à son poste sur ordre de son Cousin ministre Bokassa qui a pu chasser à son tour l’Adjudant-Chef Lucien Drapo-Conférence nommé par le DG.

Ce dernier, informé de la situation au niveau du poste de PK9, a pris immédiatement une décision radicale d’envoyer sur le terrain à PK9 une colonne des véhicules des Commandos d’élite de la Gendarmerie nationale pour récupérer le véhicule de service et le Motorola de l’Adjudan Ndobet, le CB du ministre. Sauf que celui-ci, informé de la mission, a pris son Motorola pour le cacher. Informé à son tour sur la disparition du Motorola, le DG de la Gendarmerie a ordonné que la ligne radio de ce Motorola soit coupée.

Comme si cela ne suffisait pas, le samedi dernier lors du grand rassemblement à la Gendarmerie, le Directeur général a ordonné à tous ceux qu’il a affectés en province de regagner respectivement leurs postes. Toutefois, il a également ordonné à la Brigade d’Intervention rapide de prendre toutes les dispositions possibles pour installer de force l’Adjudant-Chef Drapo à son nouveau poste de PK9 ce lundi 6 février, “de force ou de gré, même s’il s’agit de briser la porte du Bureau”. a-t-il conclu.

Ce nouvel épisode de ce conflit honteux, risque de voir les deux hommes s’affronter physiquement et leurs éléments, militairement alors qu’à Bocaranga par exemple, la population a besoin d’eux sur le terrain.

Entre-temps l’interdiction de franchir la base de la Gendarmerie à Bangui à tous les membres du cabinet du ministre Bokassa, y compris le Ministre, a failli tourner au cauchemar pour un Chargé de Mission du ministère, pourtant, c’est un officier-Commandant de la Gendarmerie. L’homme a pu s’échapper grâce à sa vigilance.

Finalement à quand la fin de ce conflit qui fragilise davantage le pays ? Pourquoi il n’y a pas une médiation du Premier ministre SMS ou du président TOUADÉRA ? En tout cas le pays ne va plus.

Ce qui est bizarre dans cette histoire, le Directeur général de la Gendarmerie nationale reprochait à son ministre Jean-Serge Bokassa de nommer que ses cousins de la Lobaye à des postes de responsabilité dans la Gendarmerie nationale au détriment des autres. Alors que l’Adjudant-Chef Drapo Lucien, ancien Professeur de français au Collège reconverti en Gendarme, est aussi un parent du Directeur général. Sauf pour ce Gendarme Drapo, il est compétent et intègre. Apprécié de tous ses collègues Gendarmes, l’Adjudant-Chef Drapo occupait le poste de CB au PK12 avant d’être nommé au PK9 au même poste. Espérant que ce conflit des Chefs ne va pas diviser les Gendarmes entre eux.

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CENTRAFRIQUE : PROLONGATION DE L’EMBARGO SUR LES ARMES, PRÉMICES D’UN QUINQUENNAT MAL ENGAGÉ.

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CENTRAFRIQUE : PROLONGATION DE L’EMBARGO SUR LES ARMES, PRÉMICES D’UN QUINQUENNAT MAL ENGAGÉ.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1294.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selembi Doudou
Monsieur Bernard Selembi Doudou

 

 

Bangui, le 5 février 2017, 4h15.

 

L’avènement des groupes armés à la magistrature suprême de l’Etat et la gestion éphémère de la chose publique ont contribué largement au trafic tous azimuts des armes de guerre de tout calibre. Cette dissémination massive des armes de guerre sur l’ensemble du territoire national est en partie la résultante des crimes, braquages etc…qui sèment le doute et la panique dans     la population centrafricaine. Animé par le souci d’arrêter l’hémorragie, le conseil de sécurité de l’ONU avait voté en unanimité l’embargo sur les armes en Centrafrique.

L’embargo par définition est une interdiction provisoire et limitée dans le temps décidée par le conseil de sécurité de l’ONU en vue d’empêcher la libre circulation de certaines matières ( armes, diamants, certaines marchandises…). L’Etat sous embargo est ainsi mis en situation de pénurie. L’embargo contre   la Centrafrique est-il légitime et justifié ? L’armée nationale retrouvée par les groupes armés     est ethnique, non formée et à majorité analphabète. Elle a montré son manque de professionnalisme avec les événements de l’Ecole Nationale d’Administration et de   Magistrature ( ENAM ) sur invitation de la Présidente de transition. Les armes étant   disséminées sur l’ensemble du territoire national et les éléments des Forces Armées Centrafricaine ( FACA ) sont impliqués dans nombre de braquages et crimes. L’embargo était inévitable. L’embargo étant une sanction provisoire est généralement assorti de conditions. La levée de cette sanction est souvent fonction de l’amélioration ou du respect de ces conditions. Aux termes de l’embargo, le conseil de sécurité de l’ONU a décidé de le proroger d’un an. Le citoyen lambda parle de surprise, frustration, mépris et punition. Qu’est-ce qui étonne l’opinion publique centrafricaine dans ce dossier au lieu de poser les bonnes questions ? Pourquoi l’embargo a été prorogé d’un an ? Comment ont été menées les démarches visant la levée de l’embargo ? Pourquoi la prorogation de l’embargo a été votée à l’unanimité par l’ensemble des quinze membres ? Nous tenons à rappeler que lors du vote, il n’y a pas eu d’opposition ni   débat, chose rare. Ce qui explique que les prétendus efforts du gouvernement étaient très intéressants. Que fait concrètement le ministre en charge de la défense de ce dossier ? Au

 

passage, quels sont les apports de la coalition ( post premier tour des présidentielles ) au President de la République ? Était-il nécessaire de cogérer de façon clanique le pays avec des personnalités qui avaient tous des envies et ambitions présidentielles ? Rendent-ils véritablement service au President de la République ? Cette prorogation de l’embargo ne constitue t-elle pas encore un obstacle au dénouement de la crise ? Nous estimons que la prorogation n’a d’autres sources que d’être la conséquence logique d’une nonchalance chronique et du manque d’anticipation des nouvelles autorités centrafricaines. Elle constitue également un aveu d’échec selon les experts Internationaux spécialisés dans le domaine de sécurité et de circulation d’armes. La décision de prorogation a surpris nos autorités alors   qu’une compagnie des FACA venait de finir leur formation. Peut-on ainsi parler d’une manque de cohérence dans les prévisions gouvernementales ? Ainsi, que vaut un État sans son armée

? En formule imagée, que peut faire un maçon sans ses outils de travail ? Au lieu de laisser la place à l’effet de surprise, cette prorogation de l’embargo sur les armes traduit le non respect   des conditions ou du non amélioration des motifs de l’embargo. La levée de ce dernier nécessitera des garanties suffisantes. Au delà de la sanction, cette situation nous amène à réfléchir aux solutions alternatives. N’y a-t-il pas une possibilité de faire un recours ou de demander une levée partielle de l’embargo ? Peut-on outrepasser ou violer cet embargo ? Que se passera t-il si les autorités violent l’embargo ? Il est vrai que le pays s’exposera à des sanctions mais cela vaut-il la peine ? Normalement, les nouvelles autorités ne doivent s’en prendre qu’à eux même. Les conditions de l’embargo sont limpides mais les autorités n’ont pas respecté l’autre volet de la sanction à savoir le gel des avoirs, le retour et la libre circulation des bourreaux d’antan. A défaut de convaincre, les nouvelles autorités cherchent des boucs émissaires. Pourquoi considéré l’embargo comme le seul obstacle au dénouement de la crise

? Le pouvoir n’a t-il pas par le passé écarté toute épreuve de force avec les groupes armés ? N’est ce pas ce même gouvernement qui avait privilégié le dialogue et la négociation ? Quel   est le fruit de ce processus à ce jour ? Certains médias de la place rapportent que le ministre   de La Défense accuse les parlementaires d’être complices de la prolongation de l’embargo. Si ces propos sont avérés, quelles seront les réactions des parlementaires et à fortiori de la personnalité qui incarne l’institution ? Nous estimons entre autres que les accusations de cette nature sont graves et portent atteinte à l’éthique, aux fondements existentiels du parlement et même cela peut aboutir à une crise de confiance. Fort de tout ce qui précède et en guise de contribution, nous proposons au gouvernement d’œuvre sérieusement pour espérer la levée totale de l’embargo à terme c’est à dire en 2018. Au lieu de pleurnicher, de sangloter sur son sort en emboîtant le pas de l’opinion publique avec des avalanches de condamnations, de déception, d’étonnements, le gouvernement doit se rapprocher du conseil de sécurité de l’ONU pour demander, négocier des mesures d’accompagnement adaptées à la spécificité centrafricaine. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 04 février 2017 Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                         Tel :

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Centrafrique : une ambulance médicale en urgence empêchée par l’escorte du Président TOUADERA.

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Centrafrique : une ambulance médicale en urgence empêchée par l’escorte du Président TOUADERA

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_12481.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les membres de la garde présidentielle à Bangui en mars 2012. CopyrightAFP.
Les membres de la garde présidentielle à Bangui en mars 2012. CopyrightAFP.

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Bangui, le 5 février 2017, 4 :31′.

Hier samedi vers 14h10mn exactement, le cortège présidentiel dans lequel le Président TOUADÉRA se trouvait à bord, venant probablement du centre-ville en direction de son domicile de Boy-Rabe, a failli renverser une ambulance en urgence au niveau du croisement de l’Institut Pasteur et le lycée Marie-Jeanne CARON. Heureusement par coup de chance, le chauffeur de cette ambulance, probablement bien expérimenté, à a pu éviter une très grande collusion frontale avec ce véhicule de l’escorte présidentiel. Ainsi, des nombreux Centrafricains se demandent finalement si de tels actes se reproduisent prochainement, lequel des deux devrait céder le passage à l’autre ?

 

Normalement dans le Code de la route, des explications sur de telles situations sont claires et les véhicules bénéficiant de priorité de passage ont été aussi clairement définis.

Selon le Code de la route, seuls les véhicules d’intérêt général comme ceux de la Police nationale ou municipale, de la Gendarmerie nationale, des pompiers, des douanes du transport des détenus et ceux d’intervention des unités mobiles hospitalières sont prioritaires. Toutefois pour être en.

Toutefois pour être en priorité, ces véhicules doivent utiliser leur phare rotatif communément appelé Gyrophare”” accompagnant d’une sirène sonore clairement visible par tous les passants. À condition que l’urgence de la mission le justifie, ces véhicules peuvent d’enfreindre le Code de la route et de se frayer un chemin.

Or, cette disposition légale exclut clairement des véhicules prioritaires, ceux du Ministère, des corps diplomatiques et du cortège présidentiel. Même si d’autres véhicules comme ceux du transport de sang et des Fonds de la BEAC bénéficient eux aussi de la facilité de passage, ils n’ont par contre aucune priorité légale.

Les événements d’hier impliquant le cortège présidentiel et une ambulance témoignent clairement, comme on l’a vu, le manque cruel des notions du Code de la route chez certains conducteurs des véhicules officiels.

Imaginez-vous, hier vers 14h30 exactement, une ambulance blanche de marque Toyota en pleine vitesse venant du côté de croisement Bonga-Bonga pour se rendre en urgence à l’hôpital Général de Bangui, avec des signaux sonores qui accompagnent le gyrophare qu’il a allumé, elle s’était retrouvée au croisement du lycée Caron avec le cortège du Président TOUADÉRA venant, pour lui, du centre-ville avec à son bord le Président de la République. Sans se paniquer, le chauffeur de l’ambulance ralentissait son véhicule et essayait de défrayer une petite voie de passage devant le Centre de la Mère et de l’enfant afin d’atteindre aussi vite son point d’arrivée qui est juste à 200m. Malgré qu’elle soit en priorité sur le cortège présidentiel, l’un des véhicules de ce cortège rempli des Policiers devant le véhicule du Président TOUADERA, se mettait à pourchasser cette ambulance pour la faire arrêter de rouler par ce que le véhicule du Président s’approchait. La façon dont ce véhicule de la garde présidentielle tentait d’arrêter cette ambulance, on peut dire que le chauffeur de l’ambulance est un véritable expérimenté, sinon on pourrait déplorer d’énormes dégâts.

Afin d’éviter dans le futur ce genre d’incident, un contrôle doit être effectué de temps en temps sur les notions du code de la route pour tous les chauffeurs des Officiels.

Formés souvent dans les quartiers, la plupart des chauffeurs des véhicules en Centrafrique manquent les notions du Code de la route. Si bien que sur les routes de Bangui les accidents se multiplient de jour en jour. Des réformes sont nécessaires pour épargner des vies dans ce pays déjà meurtri.

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Centrafrique : des tirs d’armes automatiques entendus cette nuit à Bouar, les Anti-Balaka seraient-ils à l’origine ?

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Centrafrique : des tirs d’armes automatiques entendus cette nuit à Bouar, les Anti-Balaka seraient-ils à l’origine ?

 

Bangui, le 4 février 2017

Depuis cette nuit aux environs de 20h, des tirs d’armes automatiques ont été entendus jusqu’à ce matin à Bouar. Toutes les rues étaient noires et les habitants se sont terrés chez eux durant toute la nuit. Que s’est-il passé réellement ?

Selon les premières informations recueillies sur place, les miliciens Anti-Balaka seraient à l’origine de cette détonation d’armes entendue cette nuit. En cause, des rumeurs sur un éventuel rapprochement ou collaboration des Casques bleus des Nations-Unies avec les éléments rebelles de 3R dirigés par le Camerounais Seddiki. D’ailleurs, l’une des deux victimes des rebelles de 3R de Bocaranga transportées en urgence sur Bouar aurait déclaré sur les antennes de la radio locale Maïgaro que le rapprochement entre les soldats Bangladesh de la Minusca et les rebelles des 3R à Bocaranga a été établi. Elle aurait même déclaré qu’elle a vu de ses propres yeux les Casques bleus distribué  des minutions à certains éléments armés des 3R afin d’attaquer leur ville. Par mesure de prévention, Des  Casques bleus Bangladesh basés dans le quartier Haoussa de Bouar sont à leurs tours mis sur la sellette par certains habitants de Bouar qui les ont accusés d’impartialité dans leur travail.

Ces rumeurs, loin d’être vérifiées, auraient poussé certains anti-balatas à tirer en l’air des coups de feu avec leurs armes cette nuit pour afficher leur mécontentement vis-à-vis du travail de ces Casques bleus dans leur région. Ce matin, une foule de la population s’était descendue dans la rue pour manifester contre la présence des Casques bleus dans leur ville. Au cours de cette manifestation, la foule scandait que la prorogation de l’embargo sur les armes infligé aux FACA serait une manière pour les Nations-Unies de rendre non opérationnelles nos Forces de Défense.

S’agit-il vraiment d’une manipulation politique ou une volonté de certains soldats des Nations-Unies de perturber la stabilité de la RCA ?

Pour l’heure, le bilan de ces tirs cette nuit fait état de 2 blessés. Le Gouvernement doit réagir aussi vite pour appeler au calme afin de permettre aux enfants de reprendre le chemin de l’école.

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Centrafrique : Jean-Pierre DOUZIMA, l’indéboulonnable Directeur Général de l’ACFPE. « Ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas que l’on vous le fasse ».

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Centrafrique : Jean-Pierre DOUZIMA, l’indéboulonnable Directeur Général de l’ACFPE. « Ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas que l’on vous le fasse ».

 

Bangui, le 4 février 2017.

 

Monsieur Jean-Pierre DOUZIMA, puissant Directeur Général de l’ACFPE n’a jamais voulu accorder ne serait-ce qu’une semaine de plus à ses proches collaborateurs sur leur délai de retraite.

Jean-Pierre DOUZIMA, alias « JP DOUZ » semble ignorer aujourd’hui que la retraite ne le concerne pas et que tout travailleur centrafricain, quelle que soit sa compétence du top niveau, doit être admis à faire valoir ses droits à la retraite.

L’article 105 de l’Accord Collectif d’Etablissement de l’ACFPE, dispose que « les salariés de l’Agence, à l’exception des fonctionnaires détachés, sont soumis au régime de retraite vieillesse, invalidé-décès, prévu par le Code de Sécurité Sociale ». L’article 106 complète

« les parties au présent accord reconnaissent que l’admission à la retraite ne constitue pas un licenciement ». Cet accord a été signé par JP DOUZ le 12 février 2015 en tant que Directeur Général. Aucune disposition de glissement d’une journée de travail n’y est prévue.

Monsieur Jean-Pierre DOUZIMA a été nommé à la tête de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), le 1er octobre 2004 soit exactement 12 ans aujourd’hui. C’est le Directeur Général qui a battu le record de longévité au même poste dans l’histoire administrative de la République Centrafricaine. JP DOUZ devrait prendre une retraite méritée, s’il est guidé par le bon sens, même si cependant, son parcours à l’ACFPE est truffé de nombreuses irrégularités financières et couronné par un clientélisme qui crève l’œil.

Depuis le 1er janvier 2017, JP DOUZ s’accroche désespérément à son fauteuil, foulant aux pieds les textes et lois qui régissent le droit à la retraite dans notre pays. J’y suis, j’y reste. Il bénéficie pour ce faire de la bénédiction chèrement payée à Monsieur Arthur PIRI, neveu du Chef de l’Etat et Contrôleur Général des Offices et Entreprises Publics à la Primature. Celui-ci, moyennant un bakchich de 5 millions de FCFA, serait en train de modifier l’article 105 de la constitution de l’ACFPE, pardon l’article 105 de l’Accord Collectif d’Etablissement de l’ACFPE et par ricochet le Code de Sécurité Sociale, pour maintenir JP DOUZ à son poste.

Le Professeur Faustin Archange TOUADERA a fait campagne et dit dans sa profession de foi qu’il prônait la rupture. Nous en sommes très loin, car l’exemple frappant est celui de son neveu, très friand de pots de vin, promet de permettre à DOUZIMA de demeurer deux ans supplémentaires pour lui permettre non seulement de réfectionner sa villa du PK11 ruinée pendant les événements qu’a connus notre pays, mais aussi de récupérer les 5 millions versés en espèce à Arthur PIRI et économiser pour échelonner le remboursement des impôts sur les revenus qu’il n’a jamais verser au trésor public.

 

Dr ABDOULAYE Moussa, Professeur Mathieu Simplice SARANDJI et Professeur Faustin Archange TOUADERA, vous êtes tous des éminents universitaires imbus d’une sagesse de discernement qui vous autorise à assumer une responsabilité irréprochable lorsqu’il s’agit d’un départ à la retraite aussi chèrement monnayée. Comment est-ce que le tandem DOUZIMA-PIRI modifie la loi de l’Etat sans passer par l’Assemblée Nationale et encore moins le Gouvernement ?

Depuis le 1er janvier 2017, Jean-Pierre DOUZIMA exerce à l’ACFPE dans l’illégalité totale sous le nez et la barbe des syndicats et du Ministre de la Fonction Publique, détenteur de la loi sur     la retraite.

Encore mieux, l’ACFPE serait transformée en une société familiale du trio DOUZIMA/ZOUMA/LAWSON. Jean-Pierre DOUZIMA, Directeur Général, Thierry Max Christian ZOUMA, Directeur de la Formation et du Conseil en Organisations, enseignant chercheur contesté à l’Université et cousin germain de DOUZIMA et Théodore LAWSON, beau-frère de DOUZIMA, Président du Conseil d’Administration de l’ACFPE. Leurs sociétaires sont l’Association Générale des Intervenants Retraités de France (AGIR) et la compagnie aérienne ROYAL AIR MAROC. Affaire à suivre.

 

KALGUE LAMIAN

Honoré

 

 

 

Observateur averti

Centrafrique : l’inquiétude à Bouar, les habitants redoutent une explosion volcanique au plein centre administratif.

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Centrafrique : l’inquiétude à Bouar, les habitants redoutent une explosion volcanique au plein centre administratif.

 

Bangui, le 4 févr. 2017, 8 : 31′.

Depuis plusieurs semaines, les habitants de la ville de Bouar, située à environ 400 kilomètres au nord-ouest de Bangui dans la Préfecture de la Nana-Mambéré, s’inquiètent d’un phénomène bizarre et inexpliqué qui se produit chaque soir dans leur ville. Les roches, situées au camp De-Roux au plein Centre Administratif de Bouar, se mettent soudainement chaque 18h à faire des mouvements sonores bizarres que beaucoup considèrent comme le gémissement volcanique. Vrai ou faux ?

Si depuis le début de ce phénomène chacun tente à sa manière d’interpréter cette histoire, aucune expertise scientifique réelle par contre n’a été effectuée par le Gouvernement centrafricain pour déterminer la vraie cause de ce phénomène. En absence d’une réponse scientifique, des interprétations se multiplient dans les quartiers.

Pour les uns, c’est la roche qui donne naissance aux diamants, Or et Argent. Et donc, c’est peut-être leur période d’accouplement qu’elles se mettent à gémir. Par contre pour les autres, c’est le volcan qui se forme sous cette roche parlante. Comme si cela ne suffisait pas, d’autres langues tentent de rapprocher le phénomène à des histoires mystiques.

Or, face à des situations pareilles, le Gouvernement devrait prendre sa responsabilité pour donner une réponse claire aux inquiétudes de cette population de Bouar. Et si jamais c’est le volcan qui se forme sous les pieds des habitants de cette ville, de quelle manière le Gouvernement réagira-t-il si celui-ci faisait des énormes dégâts en d’une explosion ? Cela fait déjà un mois que des alertes ont été émises au Gouvernement sur cette situation de cette roche parlante en pleine ville de Bouar. Malheureusement jusqu’à ce jour, il n’y’a aucune réponse du concerné sur ce point.

Rappelons que le site abrite à moins de 200 mètres de la roche parlante une école préfectorale, un collège, le Tribunal de Grande Instance, l’Inspection académique…

Une situation beaucoup plus préoccupante que certains parents d’élèves, y compris les fonctionnaires travaillant dans la zone, s’inquiètent du jour en jour.

Déclenché vers la fin novembre 2016, le mouvement de la roche qui se trouve au Camp de Roux de Bouar avait créé un important déplacement des habitants de ce centre administratif à son début. Jusqu’alors, certains y pensent encore à emboîter les pas des premiers déplacés. Petit à petit, toute la zone sera.

Et les activités scolaires et administratives risqueraient d’être paralysées complètement. La faute à qui ? Probablement au Gouvernement qui est resté muet en attendant les dégâts.

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Centrafrique : bras de fer tendu entre le Ministre Bokassa et le Directeur de la Gendarmerie.

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Centrafrique : bras de fer tendu entre le Ministre Bokassa et le Directeur de la Gendarmerie.

 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/11/GENDARME-3-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>GENDARME 3

 

Bangui, le 3 février 2017. 7:11′.

Si quelque part au sommet de l’État certaines personnalités de la République ne pensent qu’à leur plaisir sexuel, d’autres par contre se soucient de leurs poches pour les remplir. En ce sens, elles n’hésitent pas à déployer toutes les techniques à leur disposition pour atteindre leur objectif. Ainsi, les territoires d’influence sont délimités, les conflits d’intérêts sont nombreux et la lutte du positionnement ne cesse de progresser. La dernière en date, c’est le DG de la Gendarmerie le Général Marie-Noel METINKOE, pourtant réputée calme, se dresse avec une fermeté incroyable contre son ministre de tutelle Jean-Serge Bokassa. Que s’est-il passé exactement entre les deux hommes ?

Il y’a quelques jours, le ministre de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire Monsieur Jean-Serge Bokassa et le Directeur général (DG) de la Gendarmerie nationale le Général Marie-Noel METINKOE ne se parlent plus. Le Premier interdit au second de mettre ses pieds dans son bureau, quelle que soit la raison de sa visite. En réponse, le DG de la Gendarmerie nationale aurait interdit à son tour son ministre Bokassa de ne plus l’appeler au téléphone. Une situation inédite et exceptionnelle quand on connaît la situation de notre pays où les groupes armés sont seulement à quelque 300 kilomètres de Bangui.

Selon nos informations, tout a commencé sur la nomination d’un Commandant de Brigade (CB) pour la Compagnie Territoriale du Pk9 et celle des membres du cabinet de la Direction générale de la Gendarmerie nationale effectuée récemment par le ministre Jean-Serge Bokassa. Or entre temps, une liste des Gendarmes avait été soumise par le DG de la Gendarmerie Marie-Noel METINKOE lui-même au ministre Bokassa pour les nominations aux différents postes à pourvoir. La chose la plus choquante pour le DG, sa recommandation technique n’a pas été prise en compte par son ministre Bokassa et un autre Gendarme, autre que celui du DG a été nommé à la Compagnie territoriale de Pk9 à Bimbo, tout comme les membres de son cabinet contrairement à ce qu’il avait prévu dans sa liste en amont.

Sans mâcher des mots, le DG aurait explicitement abordé le sujet avec son ministre qui semblait être retissant à l’idée de revenir sur sa décision. Plus la discussion était tendue, plus la tension était aussi à son comble et les menaces de mort apparaissaient. C’est le début d’un bras de fer musclé entre un ministre et son Directeur général.

Ce dernier, dans sa colère, avait procédé lui-même au remplacement de tout le membre de son cabinet et du CB du Pk9 par la force. Selon un témoin des faits contacté par CNC, le DG aurait ordonné à tous ses éléments Gendarmes de veiller strictement à l’application de sa décision prise. En plus si ce CB nommé par le ministre Bokassa, par malheur, mettra ses pieds à son poste du Pk9, il pourrait être considéré comme un Séléka, a expliqué à CNC un Gendarme en poste au Pk9 qui tentait d’expliquer le geste de son DG.

Ce conflit d’intérêts bizarres met en lumière l’incapacité du Président TOUADERA et de son Premier ministre SARANDJI à maîtriser le pays.

Selon un Officier Gendarmes contacté par CNC, la Brigade de la Gendarmerie de Pk12 et celle de Pk9 versBimbo sont des points stratégiques, et pour le pouvoir en place et pour leurs Chefs hiérarchiques qui veulent souvent remplir rapidement leurs poches.

Pour l’heure, la situation reste tendue entre les deux hommes et le Président TOUADÉRA ne semble pas se mêler de ce conflit pourtant très dangereux pour son pouvoir

Par contre chez certains Gendarmes affectés en Province, ils se demandent pourquoi un tel mouvant en plein milieu scolaire ? Beaucoup souhaitent le report de quelques mois de la date de leur prise de fonction pour des raisons sociales. Une situation difficile de plus pour le ministre Bokassa qui n’est pas un homme de tenue à la base il faut le rappeler. .

Nommé par un décret présidentiel, le Directeur général de la Gendarmerie nationale le Colonel Brice est l’un des proches parents directs du Président TOUADERA, ce qui l’aurait poussé à tenir tête avec son ministre de tutelle selon certaines langues à Bangui. D’autre part, le CB du Pk12 nommé par le ministre Bokassa serait aussi son propre cousin. Ce qui aurait poussé le DG à contester sa nomination à ce poste juteux du Pk9.

En tout cas dans ce pays de paradoxe, on voit tous les cinémas parodiques du monde.

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Centrafrique : les éléments du groupe 3R du Camerounais Seddiki sont déjà dans la ville de Bocaranga

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Alerte informations Centrafrique : les éléments du groupe 3R du Camerounais Seddiki  sont déjà dans la ville de Bocaranga

IMAGE AFAITS DIVERS.

Bangui, le 2 février 2017.

Depuis quelques jours, des rumeurs de l’arrivée imminente des rebelles du 3R du peul camerounais dans la Sous-Préfecture Bocaranga. Selon des informations recueillies sur place, ces rebelles sont déjà dans cette ville et des combats sont aussi signalés.

Il y’a deux jours, des combats nous ont été signalés à une vingtaine de kilomètres de la sous-préfecture de Bocaranga entre les miliciens Anti-Balaka et ceux des 3R dirigés par un certain Seddiki. Le combat faisait rage dans le secteur, les habitants des villages proches de Bocaranga et ceux de Bocaranga ont tous pris la fuite pour se réfugier dans la brousse, laissant ainsi la ville déserte. Deux jours d’encerclement  pour trois  heures de combats les rebelles des 3R ont pris le dessus pour franchir la ligne rouge instaurée depuis un moment par la milice anti-balaka pour entrer dans Bocaranga.

Pour l’heure, la confusion règne totalement et l’inquiétude domine sur le sort que sera réservé par les  “sidijistes” du 3R aux paisibles citoyens de cette belle sous-préfecture.

Du côté du Gouvernement qui séjourne en ce moment à Bossangoa, silence radio pour l’instant.

Des réseaux téléphoniques sont perturbés, des contacts sont difficilement joignables.

Pour plus de détails, nous reviendrons sur cet événement dans nos prochains articles.

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Centrafrique : le Gouvernement camerounais maintient la pression sur les Commerçants Centrafricains. Les produits se raréfient sur le marché.

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Centrafrique : le Gouvernement camerounais maintient la pression sur les Commerçants Centrafricains. Les produits se raréfient sur le marché.

 

Bangui, le 29 janvier 2017 12 :31′.

En Centrafrique, un pays totalement enclavé au centre de l’Afrique comme son nom l’indique, la quasi-totalité des produits de première nécessité comme le lait, le poisson, le riz, le savon …, est importé des autres pays par les voies aériennes, terrestres ou fluviales dans le moindre des cas. Le Cameroun, principal pays de transit ou d’approvisionnement pour la République centrafricaine, se dresse de plus en plus contre les Commerçants Centrafricains qui n’ont pas de choix que d’aller dans ce pays pour s’approvisionner en produits marchands. Or, il y’a quelques mois, le Gouvernement camerounais, impuissant à sécuriser ses frontières avec la Centrafrique, rend la vie difficile à tous les Centrafricains qui souhaitent se rendre dans son pays. Finalement, à quoi sert la CEMAC ? Va-t-on vers sa dissolution ?

Si la solidarité et la libre circulation transfrontalière des biens et personnes n’existent pas dans la zone de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), on voit mal comment celle-ci pourrait tenir encore quelques années de plus. Les difficultés économiques rencontrées par les pays de cet espace de libre échange économique et monétaire viennent du fait que le principe fondateur de cette zone économique n’est pas toujours respecté par les États membres. Chaque pays se met en concurrence contre les autres et les restrictions se font de plus en plus aux frontières pour filtrer le mouvement des biens et des personnes.

Lors de la dernière conférence de la CEMAC la semaine passée à Yaoundé au Cameroun et consacrée à la santé économique de la zone, tous les autres pays se sont mis d’accord pour accuser la RCA d’être le maillon faible qui fait traîner les autres économiquement. Or sans être claire, la Centrafrique éprouve des difficultés économiques par le refus des autres à ouvrir grandement leurs frontières à elle. Bien que le Cameroun exploite à fond économiquement l’enclavement de la Centrafrique, sa politique de libre échange vis-à-vis d’elle n’est pas du tout claire.

Les Opérateurs économiques camerounais dans leur majorité peuvent, s’ils le souhaitent, venir en Centrafrique sans avoir d’énormes difficultés en termes des formalités, d’ailleurs c’est ce qu’ils faisaient depuis des années. Cependant, les Opérateurs économiques centrafricains, quant à eux, n’ont pas cette même opportunité quand ils veulent se rendre au Cameroun. Depuis quelques années, un visa est obligatoire pour tous Centrafricains, y compris les Opérateurs économiques, qui souhaitent se rendre chez lui par la voie terrestre. Cette restriction disant mortelle pour notre économie commence à peser très sérieusement sur la population centrafricaine, en particulier celle des Préfectures de la Nana Mambéré et Mambéré Kadeï proche de la frontière avec le Cameroun. Avec cette restriction, les Policiers camerounais mettent d’énormes pressions sur tous centrafricains qui prennent de traverser leur frontière terrestre sans visa. Sachant que celui-ci peut être obtenu qu’à l’Ambassade du Cameroun à Bangui, la population du nord et nord-ouest de la Centrafrique éprouve des difficultés à s’en procurer, d’où la colère des Commerçants Centrafricains. Conséquence, les produits deviennent de plus en plus chers et rares sur le marché.

Du côté du Gouvernement centrafricain, personne ne tente d’en parler avec leur homologue camerounais. Par contre, on voit tous les jours les gros camions des commerçants camerounais traversés les frontières remplies des marchandises à destination de Bangui la capitale. Ce qui laisse à penser que le Gouvernement camerounais favorise seulement ses opérateurs économiques au détriment de leurs homologues centrafricains.

Sur ce point, des commerçants centrafricains de Bouar comptent entamer une grève à partir du samedi 4 février 2017. Mot d’ordre, bloquer toutes circulations des véhicules sur l’axe Bouar et Garouaboulaye dans les deux sens afin de se faire entendre par le Gouvernement centrafricain et camerounais.

Rappelons que 60% des transactions économiques transfrontalières de la Centrafrique se font par le Cameroun qui partage, au nord-ouest, une frontière de plus de 1000 km. Entre temps avec le déclenchement de la guerre civile en 2013 en Centrafrique, le Gouvernement camerounais accuse régulièrement les groupes armés Centrafricains de s’infiltrer de temps en temps sur son sol pour commettre des braquages. Sans consulter leur homologue centrafricain, une mesure drastique a été mise en place unilatéralement pour empêcher toute entrée des Centrafricains sur son sol par la voie terrestre. Pour l’heure, seuls les Centrafricains sont pénalisés sous les bienveillants du Gouvernement centrafricain qui ne soucie guère de ses citoyens.

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Centrafrique : l’exploitation du gisement minier dans la Nana-Mambéré, des Chinois sont déjà arrivés dans la région.

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Centrafrique : l’exploitation du gisement minier dans la Nana-Mambéré, des Chinois sont déjà arrivés dans la région

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Bangui, le 29 janvier 2017

Depuis le jeudi 26 janvier dernier, la présence des sujets chinois dans la ville de Bouar étonne les habitants de cette ville. En sollicitant l’aide de la population locale sur une éventuelle vente des terrains dans la région, celle-ci s’était rendu compte très vite de l’objet de la visite de ces sujets chinois dans leur ville. Selon des informations recueillies sur place, ces derniers veulent investir dans les mines d’or dans le secteur de Baboua. Ainsi, tout le monde se demande pour quoi un tel engouement des Chinois pour notre pays ?

Depuis l’arrivée du Président Faustin Archange TOUADÉRA à la magistrature suprême de l’État en Centrafrique, le nombre des Investisseurs chinois qui se sont intéressés à notre pays a quasiment doublé. Sur les rues de Bangui et dans les différents ministères, le constat est palpable. On voit les sujets chinois presque partout, que ça soit dans les Mines, l’hydraulique, l’Énergie, l’agriculture, la Faune et Flore ou les travaux publics, les Chinois ramassent tout même dans la construction des bâtiments. Cette main ouverte du Président Faustin Archange TOUADÉRA aux Investisseurs chinois, commence à agacer certains Investisseurs d’autre pays qui, contre toute attente, ne représente rien devant les Chinois aux yeux du Président Faustin Archange TOUADÉRA.

L’arrivée spectaculaire de ces Chinois dans la ville de Bouar, à quelque 400km de Bangui, n’étonne pratiquement personne ici à Bangui. Or, pour les habitants de cette ville de Bouar, l’arrivée des Chinois chez eux sonne comme une voix d’espoir pour l’emploi dans leur région, d’autant plus que celle-ci a été abandonnée par le Gouvernement depuis le déclenchement de la guerre civile dans le pays en 2013.

Selon notre Correspondant dans la région, l’exploitation de l’or qui est dans la ligne de mire de ces Investisseurs chinois. D’ailleurs, des contacts ont été pris sur place par ces derniers pour l’achat dès terrain dans la Sous-Préfecture de Baboua et la commune de Niem Yelewa dans la Préfecture de Nana Mambéré. En même temps, des appels téléphoniques ont été aussi effectués par ces potentiels Investisseurs au Ministère des Mines à Bangui pour la délivrance rapide du Permis d’exploitation le 26 janvier dernier. Ce qui nous a été confirmé par un Inspecteur des Mines à Bangui. Pour celui-ci, il est important d’être actif pour simplifier les choses à nos potentiels Investisseurs. Par contre, il n’a pas dit si cette facilité serait réservée uniquement aux Investisseurs chinois.

Dans la région de Nana Mambéré, les habitants se réjouissent de l’arrivée des Investisseurs dans leurs villes et l’espoir de trouver un emploi demain est totalement visible sur toutes les lèvres. Le seul bémol, les Chinois n’emploient généralement pas localement, tout vient de chez eux.

Rappelons qu’un Investisseur d’origine chinoise avait été escroqué en Centrafrique, plus précisément à Bouar par un petit groupe des Bandits en col blanc qui se disaient Conseillers en investissement. Une vingtaine des millions auraient été détournés, et l’un des auteurs avait été arrêté par la Justice il y’quelques mois. Par cet acte, on se demande si une mesure de protection de tous Investisseurs dans notre pays est déjà prise pour éviter dans l’avenir ce genre dès chose ?

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Centrafrique : le parti URCA, dirigé par Monsieur Anicet Dologuélé, serait-il au bord de l’explosion ?

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Centrafrique : le parti URCA, dirigé par Monsieur Anicet Dologuélé, serait-il au bord de l’explosion ?

 

Bangui, le 1 février r 2017 11 :44′.

 

En République centrafricaine, les partis politiques se créent et se ressemblent du jour en jour, année par année. Au début, on fait semblant d’être uni et quelques mois plus tard, c’est la confusion qui règne pour finir en dissidence dans les années suivantes, le tout, sur l’odeur des intérêts personnels. Depuis quelques mois, le parti de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), créé tout récemment par le Banquier Anicet Georges Dologuélé, appuyé par ses amis riches centrafricains, tout juste avant les dernières élections groupées de 2015-2016, vient à son tour de connaître un mouvement de contestation profond au sein de son bureau politique. Ce mouvement interne de dissidence, qui devient de plus en plus encombrant pour son President Anicet Georges Dologuélé, risque de fragiliser davantage ce jeune parti dont l’ambition reste toujours grande. Va-t-on inéluctablement vers la dislocation de ce parti ?

 

Si le President Anicet Georges Dologuélé avait réussi à contenir la première voix de dissidence au sein de son parti au tout début de l’année 2016 et menée par un certain groupe dénommé “groupe des métis”, depuis quelques mois par contre, c’est un groupe beaucoup plus déterminé qui fait son apparition au sein du bureau politique de l’Union pour le Renouveau Centrafricain de l’oncle Dol. Leur objectif principal, se faire entendre au sein du parti. Ce point officiel de discorde mené par ces dissidents, avait été balayé d’un coup par un autre membre du bureau politique qui nous a expliqué que toutes les voix au sein du parti Union pour le Renouveau centrafricain (URCA), quelles qu’elles soient, sont toujours prises en compte à des fins utiles. Selon ce même membre que CNC a pu contacter, ceux qui se disent aujourd’hui “Dissidents” au sein de leur parti sont tout simplement des “Cherchés à manger”. Ceux dont leur ambition première c’est d’abord des intérêts personnels que ceux du parti en Général.

Or, pendant qu’on cherche à minimiser cette dissidence, celle-ci gagne petit à petit au sein de l’URCA jusqu’au point où, la semaine passée, certains Députés du parti, à la surprise générale, ont totalement boudé les consignes de vote du President Anicet Georges Dologuélé à l’Assemblée nationale. Ce geste de contestation qui s’élargit du jour en jour commence à inquiéter certains cadres du parti, y compris le President Anicet Georges Dologuélé.

Selon un autre cadre de l’URCA contacté par la Rédaction du CNC, le President Dologuélé doit agir vite pour éviter que cette dissidence ne devienne un objet de la division dans le parti. Selon ce cadre, le cas du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC), du PARC, du MESAN et bien d’autres partis politiques devrait les pousser à l’union, comme indique le nom du parti, qu’à la division.

Pour certains observateurs politiques, on mesure le poids et la taille d’un parti politique dans la durée. Ce qui se passe au sein de l’Union pour le Renouveau Centrafricain n’est que le début, et le parti a encore de longs chemins devant lui dans la contestation et la division. L’essentiel, c’est de rester soudé et combatif, sans se moquer des autres partis.

Créé il y’a moins de 3 ans, le parti de l’Union pour le Renouveau centrafricain, dirigé par l’honorable Anicet Georges Dologuélé depuis sa création, est devenu dans un laps de temps l’un des partis populaires en Centrafrique grâce aux dernières élections législatives et présidentielles dont, il avait obtenu 11 députés à l’Assemblée, et son candidat à la présidentielle arrive à se hisser au second tour. Cette montée fulgurante de ce parti avait poussé, depuis un an, certains observateurs politiques à prévoir sa chute brutale dans quelques années à venir. Avec ce jeu de contestation interne, l’URCA serait-il en phase de sa chute comme prédit ?

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RCA : Lettre ouverte à l’élite Centrafricaine ( ré-flexions indiscrètes et interpellations patriotiques )

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Centrafrique : Lettre ouverte à l’élite Centrafricaine ( ré-flexions indiscrètes et interpellations patriotiques )

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Bangu1 Février 2017, 10:11′.

 

Le 17 novembre 2016, le Gouvernement de la République Centrafricaine a présenté et défendu avec succès devant la Communauté Internationale , son plan de relèvement et de reconstruction pour les quatre prochaines années.

La mobilisation des Gouvernements et Organisations Internationales à L’occasion de cette table-ronde , a permis d’enregistrer des promesses d’appui au relèvement et de financement des projets de reconstruction à hauteur de 2,268milliards USD soit environ 1400 milliards de francs cfa

En valeur relative, cette opportunité représente près de cinq fois le budget de l’exercice 2017 (237 milliards de francs cfa) .

Cet extraordinaire élan de solidarité internationale , manifesté en faveur du peuple centrafricain est exceptionnel dans l’histoire de notre pays.

Il y’a lieu de s’en féliciter.

Et c’est donc tout naturellement que le Président de la République ainsi que le Gouvernement de notre pays , ont légitimement bénéficié avant et pendant cette table-ronde, du soutien mais aussi et surtout des félicitations de l’ensemble de la communauté Nationale et internationale , à l’issue de cet événement historique.Après quelques semaines d’émotions fortes, consécutives aux exceptionnelles performances de notre pays à Bruxelles, il est temps pour l’élite Nationale , d’en faire le bilan et d’en dégager des perspectives opérationnelles responsables.

La présente lettre ouverte á l’élite centrafricaine est à la fois une invitation au débat citoyen. Elle vise à alerter les esprits afin de :

  • permettre à notre pays de mettre toutes les chances de son coté ,dans ce processus de reconstruction nationale, dont Bruxelles n’en est qu’un pilier.
  • éviter à nos compatriotes de futures désillusions ;

  • partager l’indicible sur certains sujets tabous qui ont compromis de manière virale notre vivre ensemble et notre ambition de développement ;

  • déclencher une veille patriotique collective, facteur d’une véritable solidarité agissante ;

  • faire de nos compatriotes les premiers acteurs conscients et responsables du changement social auquel nous aspirons.

 

Les ré-flexions suivantes dont certaines n’ont a priori aucune relation directe avec la table-ronde de Bruxelles, sont suscitées à dessein pour rendre intelligible l’environnement global (national , sous- régional ,international et même soci-historique ) dans lequel les résultats de Bruxelles seront mis en œuvre.

Certaines interrogations à double entrée , ont vocation à clarifier certains enjeux sociaux, économiques et politiques d’hier en vue de nous permettre , de mieux affronter nos prochains défis.

Aussi, dans ce nouveau contexte de mutation sociale et de reprise en main de notre destin , la pire des attitudes consisterait à succomber sous l’effet romanesque des annonces de Bruxelles et d’attendre patiemment leur concrétisation .

Imaginez le sort d’ un cycliste qui descendrait nonchalamment une pente rassurante, la tête dans le guidon, et qui s’interdit de la relever de temps en temps , ne serait-ce que pour regarder les panneaux de signalisation ou tout simplement, pour admirer le paysage…..

Une élite nationale à vocation à se comporter comme le phare et non le feu arrière d’une bicyclette . Elle a pour mission d’éclairer le chemin, les lendemains, l’avenir , en vue de créer les conditions du possible.

Cette mission incombe davantage à l’élite politique puisque , “gouverner c’est prévoir”.

La République centrafricaine n’est ni une page blanche,ni un long fleuve tranquille.

Ses 56ans d’indépendances sont particulèrement remplis à la fois de riches et de douloureux enseignements dont-on se prive souvent , faute de code d’accès .

On ne voit pas qu’avec les yeux…

Autant, il nous est indispensable d’arpenter les couloirs du monde et d’explorer toutes les opportunités, en vue de mobiliser les moyens nécessaires à l’amélioration des conditions de vie de nos compatriotes, autant , la nouvelle   séquence de notre histoire qui commence nous impose de changer de paradigmes, de réflexes et de comportements.

Deux exigences président à celà:

a)- ” Rien ne changera dans notre pays, si rien ne change en chacun d’entre nous ”

b)-   une dynamique de changement social obéit soit:

  • à une logique de type continuiste , qui suppose de profondes réformes en continue;

Soit

  • à une logique de type discontinuiste, qui suppose non pas une , mais des séries de ruptures radicales .

Manifestement , nous avions fait le choix de la seconde option lors des dernières élections présidentielles.

En sommes-nous collectivement conscients , prêts et capables ?

Suite aux multiples promesses non tenues par notre élite politique , au cours de ces trente dernières années, nos compatriotes échaudés, désormais prudents et exigeants , on fait le serment de juger l’arbre à ses fruits, de voir les résultats avant de croire . C’est tout à leur honneur. Mais attention , c’est l’expression d’une déception.

Le premier enseignement politique à en tirer est le suivant: “on ne peut plus Gouverner aujourd’hui un peuple intelligent, mature et responsable comme aux premières heures de la décolonisation”.

Dans le même temps et aussi paradoxalement, notre peuple surprend parfois par ses contradictions.

 

Après nous être proclamés “peuple mature et responsable” , nous avions donné de nous dans un passé récent , l’image d’un peuple extraverti , conditionné à s’observer , à interpréter,à comprendre ce qui nous arrive, à travers les yeux des autres et surtout à dialoguer entre nous et à agir, selon la volonté et les injonctions des autres.

Plus que jamais , nous devrions nous atteler à rétablir notre prestige et notre respectabilité.

Pendant plusieurs années, nos gouvernants ont entretenu l’idée, qu’ils pourraient changer la vie de nos compatriotes, d’en haut. Fort heureusement, la fin de l’Etat providence a évacué cette illusion.

Acteur multicarte, capable d’être à la fois juge et partie, l’Etat est investi des rôles les plus étendus dont celui d’acteur économique ou simplement de régulateur.

Toutefois , sa principale mission consiste d’abord et avant tout à libérer les énergies en créant les conditions politiques, juridiques et économiques nécessaires à la transformation de la vie de nos compatriotes par eux-mêmes.

Cette conception nous placent au coeurs des grands débats doctrinaux de notre temps.

 

L’option libérale,dans sa version “brute de décoffrage”imposée à nos économies ,nous a privé des correctifs doctrinaux portés par la sociale-démocratie, l’altermondialisme, ou le panafricanisme.

N’est-il pas temps de revisiter ces doctrines et tout particulièrement le panafricanisme?

Sur le plan de “notre historicité dynamique” on nous a fait dire et répeter que sur les huit (8) Chefs d’Etat qui ont conduit notre destinée depuis l’accession de notre pays à la souveraineté Internationale jusqu’à ce jour, six (6) seraient “d’excellents ” dictateurs, rompant ainsi tous liens dynamiques avec la mémoire des luttes d’hier.

Mais comme en politique il est trop souvent un “crime” d’avoir raison trop tôt, in fine n’y a t- il pas un seul patriote incompris parmi eux?

Nous les avons culpabilisé et précipité dans les bas-fonds oubliés de l’histoire, après avoir été comptables de leur gestion .

Sans scrupule , nous prenons plaisir à accabler nos propres mentors d’hier afin d’attirer les faveurs de ceux qui les ont remplacés et ce, sans qu’aucun principe moral n’ait heurté notre conscience.

Et la politique perd tout son sens mélioratif pour devenir tout simplement synonyme de perfidie, d’intrigues, de manipulation ,de cynisme et d’hypocrisie.

Et le cycle se poursuit..

Entre ceux qui se coalisent dans le seul but de conserver le pouvoir et ceux qui tirent, par pure cynisme , plaisir à neutraliser les autres, il n’ya que très peu de place pour ceux qui se préoccupent véritablement des intérets du peuple au service duquel , tous jurent devant les caméras,la main sur le coeur, s’être engagés en politique .

De même , notre pays compte une soixantaine de partis politiques dont les 3/4 ont de tout temps , fait “le serment” de demeurer membres de la majorité présidentielle , même quand la majorité change de camp par la voie des armes ou des urnes.

Est-ce parce que le statut de l’opposition peine à s’imposer dans la dynamique globale des institutions dans notre pays? J’en doute…

Le temps n’est-il pas venu de moraliser notre démocratie par la bipolarisation ou la tripolarisation de l’espace politique national , afin de créer non seulement les conditions de l’alternance démocratique mais plutôt , de véritables alternatives politiques dans notre pays?

Et les intérrogations se multiplient….

 

Nous avions occulté de nos débats , l’aspect doctrinal depuis plus de 36 ans parcequ’on nous a fait croire qu’il n’y a pas de réponses de gauche ou de droite applicables à nos défis.

N’est-ce pas que:

  • la promotion des groupements agricoles n’est-elle en définitive qu’une pâle copie redimentionnée du collectivisme?
  • le premier défi auquel doit répondre une politique nationale en matière d’éducation et de formation par exemple, est celui du type d’homme ,du type de peuple, du type de citoyen faut-il former, pour quel type d’idéal social?

  • Dans un registre connexe, les paradoxes inhérents à la ritualisation de l’alternance démocratique que nous chérissons , se révèlent de plus en plus et nous imposent désormais , de la retenue.

    En tant que simple témoin de l’histoire, n’ayant aucune raison de verser dans l’apologie du monolithisme , je fais observer , que sur les six (6) États de la CEMAC , cinq (5) sont dirigés par des chefs d’Etat qui totalisent chacun plus de 25 années au pouvoir.

    Contrairement à nos éphémères régimes , cette longévité leur a conféré l’expertise et le relief politique nécessaires , pour défendre avec autorité les intérêts de leur peuple devant des partenaires bilatéraux , multi-latéraux ou privés très exigeants.

    Ce n’est donc un hasard si le Tchad , le Cameroun, le Gabon, le Congo , la Guinée Equatoriale , affichent une santé économique et sociale plus reluisante que la RCA , perdue dans son “fétichisme démocratique ” , ses instabilités socio-politiques et multiformes allégeances .

    Nous tirons plaisir à tutoyer les nuages et à proclamer partout les florès de nos élections démocratiques qualifiées souvent ” d’exemplaires” dont malheureusement “les troisièmes tours” furent trop souvent des mutineries ou des rébellions armées, avec à la clé , l’implosion de notre modèle social et la désagrégation de notre économie jadis prospère.

    Nous ne nous sommes jamais expliqués pourquoi et comment la restauration du pluralisme démocratique en 1993 , s’est commuée trois (3) ans plus tard en crises militaro-politiques, qui se renouvellent mécaniquement tous les dix (10)ans, tel un contrat de bail .

    De 1993 à 2016 nous avions expérimenté les deux versions de l’alternance :

    • la version démocratique par les urnes
  • la version autocratique par les armes.

  • Dans les deux cas , elles nous ont précipité ou conforté dans l’instabilité chronique que nous déplorons aujourd’hui et dont nos voisins nous renvoient au visage,comme notre seule marque de fabrique.

    La démocratie, c’est le Gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Depuis Plusieurs décennies , elle s’est subrepticement commuée en techno-bureaucratie tout en conservant son ancienne appellation . D’où la surdétermination sémantique d’imposture démocratique …

    Les pouvoirs du peuple sont limités depuis, au simple fait pour lui, d’exercer son droit de vote. L’effectivité de son pouvoir fut récupéré par l’élite technocratique et bureaucratique ,prisonnière des statistiques et autres options économiques et sociales, souvent à l’antipode des réelles préoccupations des populations.

    Dans les vieiles démocraties , cette situation a plus que jamais affecté les procédés habituelles de production de la légitimité , en provoquant une désaffection populaire , pour la politique.

    Sommes-nous conscients des enjeux connexes à la perpétuation de cette imposture, sur l’avenir de la vie politique dans notre pays, à court et moyen terme?

    N’est-il pas temps de faire le bilan de notre ” longue transition démocratique” implémentée depuis bientot 30 ans ?

    Qu’elles en sont les principales lacunes ainsi que les véritables dividendes ?

    Nous avons déjà oublié que l’immense espoir suscité par la première alternance de 1993 a été paralysé, moins d’un an seulement , par la dévaluation du franc CFA, qui a compromis la grande et noble ambition des dirigeants de l’époque d’entamer l’industrialisation et de financer les infrastructures routières et socio-éducatives de notre pays .

    Face au risque persistant d’une nouvelle dévaluation (50 ou 75 % ) du franc CFA , comment financerions nous , au sortir de cette grave et longue dernière crise, nos grands chantiers de reconstruction en perspective ?

    Ne sommes nous pas devant les mêmes schémas, d’il y’a 23ans?

    Quelles sont les nouvelles attitudes que nous devrions avoir sur le plan national et de concert avec les autres Etats de la sous-région, devant ce nouveau cataclysme savamment enrobé d’ euphémismes ?

     

    L’impact de la crise pétrolière sur les économies de la Zone CEMAC, a contraint ou servi de prétexte à nos partenaires financiers notamment le FMI, depuis décembre 2016, pour exiger à nos six(6) Etats , de nouvelles réformes structurelles qui entraîneront fatalement de nouveaux sacrifices.

    Dans le cas de notre pays, après “les efforts de guerre ” consentis au cours de ces quatre dernières années, ajoutés au difficile relèvement de notre économie, nos compatriotes seront-ils en mesure de consentir de nouveaux sacrifices?

    Est-ce l’unique option?

    Que nous reste t-il à faire?

    Depuis bientôt un an le Président Idriss Deby a courageusement osé lancer le débat sur le compte d’opérations.N’est-ce déjà pas là le début de la fin du franc CFA , dans sa version actuelle?

    Les deux premières grandes économies d’Afrique que sont le Nigéria et l’Afrique du Sud sont portées respectivement par leurs propres monnaies , le naira et le Rand .

    Serait-il interdit de penser que l’atonie des économies de la zone franc à laquelle nous appartenons pourrait s’expliquer par le fait qu’elles soient portées par une monnaie dont l’arrimage d’abord au franc français et ensuite à l’euro, sa garantie par le Trésor français ainsi que les modalités de gestion de ses réserves de change convenues depuis plusieurs décennies , posent sérieusement problèmes ?

    Quel est le niveau de maturation nationale des débat sur:

    • le nouvel ajustement structurel en perspective, en place et lieu de l’ajustement monétaire qui finira bien par se faire ;
  • le retrait ou non de nos États de la Zone franc et/ou du rattachement du franc cfa à un nouveau panier de monnaies ;

  • le rapatriement de nos réserves de change.

  • la création et l’opérationalisation du Fonds Monétaire Africain ;

  • l’actualisation du projet de construction des Etats-Unis d’Afrique ;

  • le retrait ou non de notre pays de la CPI, dont la partialité est de plus en plus décriée .

  • Ces débats dont l’urgence est d’horloge, nous convoquent ainsi que tous les africains, instamment.

     

    Pourquoi l’élite centrafricaine continue t-elle d’exonérer toute l’Afrique de sa contribution intellectuelle et même politique, à ces grands débats qui détermineront cette seconde moitié du 21ème siècle ?

    L’arbre a failli cacher la forêt ….

    Les institutions de Bretton-Woods nous avaient fortement recommandé, au cours des trente dernières années, d’engager des réformes audacieuses , à la fois structurelles et conjoncturelles en vue de la survie de nos économies.

    Mieux , nous avions procédé à la moralisation du capitalisme sous toutes ses formes.   ( promotion de la bonne gouvernance, lutte contre la corruption et les détournements, réduction du train de vie de l’Etat, etc). Mais rien n’y fit.

    Que nous a t-il finalement manqué ? de l’intelligence, de l’audace ou de la témérité?

    Comment les peuples Rwandais , Angolais , Equato-guinéens , et ceux de l’Asie du sud-est, martyrisés par des récessions chroniques il y’a près de vingt ans, ont-ils su et pu réorienter leur destin au point de susciter aujourd’hui notre admiration ?

    L’élite centrafricaine doit multiplier les occasions d’échanges sur ces sujets dont dépendent notre avenir immédiat et notre survie collective.

    La réconciliation avec soi précede la réconciation entre nous et avec les autres.Le traumatisme congénital de notre République, provoqué par la disparition de Barthélémy Boganda , non encore élucidée à ce jour , semble ne nous offusquer ni tout simplement nous interpeler , cinquante sept ans (57) ans après .

    C’est comme si dans ce bilan chaotique de notre passé commun, nous avions convenu de faire passer tout simplement en pertes et profits,la mort du père fondateur de notre République ?

    Alors que nous commémorons tous les 29 mars l’anniversaire supposé du décès de Barthélemy Boganda , cette date est de plus en plus contestée par de crédibles sources et voix.

    Sommes-nous conscients de la place et du rôle de “la mémoire ” dans l’équilibre psychologique de chaque citoyen et la structuration politique de tout un peuple?

    Quelles réponses préparerions-nous pour les probables curiosités et convocations historiques de notre jeunesse, en soif de repère?

     

    Dans le même registre, les peuples Congolais , Burkinabé et bien d’autres, peuvent être fiers d’avoir deféré devant cette exigence de mémoire et obtenu le déclassement des dossiers Lumumba et Sankara .

    Ces deux dossiers furent pourtant postérieurs respectivement de 3 ans et de 28 ans, à celui de Barthélémy Boganda.

    Comment le peuple centrafricain, du haut de sa maturité, peut-il scarifier à ce point une si éloquente réference en matière de patriotisme engagé et éclairé ?

     

    N’est-ce pas que pour se taire , il faut avoir quelque chose à dire?

    Si Dieu , c’est à dire la vérité transcendantale, a la faculté de parler après ou malgré le silence de l’homme, la vérité historique par contre ,ne peut se manifester que si des hommes et des femmes qui se sentent lésés, réagissent, crient, parlent, se plaignent.

    Dans le cadre du dossier Barthélémy Boganda, qu’est-ce qui pourrait expliquer une si grave aboulie collective ?

    Notre indolence est aggravée par notre forte propension à l’allégeance .

    Nous n’osons même plus crier fort , pour extérioriser notre douleur .

    En plus de notre manque d’audace dans la formulation théorique des vraies problémes qui compromettent le développement de notre pays, notre élite “serre trop vite les talons” devant de simples préconisations ou injonctions de nos partenaires bilatéraux et multilatéraux, ou de simples investisseurs étrangers , au motif qu’on a plus le choix.

    Il est une “évidence cristalline” que les marges de manœuvres de tous les pays du monde sont limitées devant les contraintes internationales. Même les États d’Europe sont confrontés à ce problème . La sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne procède de ce constat.

    Cependant, si tout ne dépend pas des Etats , beaucoup dépend de la lucidité, du degré de patriotisme et de la capacité de chaque élite nationale, à peser sur le cours des évènements.

    Quel est le niveau de préparation de notre élite à être proactif , ainsi que le degré de complicité de l’ensemble du peuple centrafricain devant d’ultimes enjeux patriotiques?

    La crise militaro-politique de 2013, dissimulent des vérités de même nature que celles qui encadrent le péché originel.

    Dans notre quête actuelle de vérité,de justice et de réconciliation , sommes-nous bien d’accord et décidés à relever le triple défi de:

    • la vérité sur les causes, les coupables et véritables complices de cette dernière crise ?
  • la justice pour les victimes, adossée à un dédommagement conséquent?

  • la réconciliation véritable , après une si grave et profonde fracture sociale?

  •  

    Les crises maliènne et centrafricaine dont les enjeux géostratégiques n’ont que très peu de similitude, ont été manifestement taitées par la Communauté Internationale sur le même protocole thérapeutique. Beaucoup d’observateurs serieux soulignent de plus en plus le caractère très volatile du climat sécuritaire, trois ans après la fin officielle de la crise malienne.

    Qu’en sera t-il dans trois ans , de la situation centrafricaine bien plus complexe?

    La stratégie actuelle de mise en oeuvre du DDRR, qui repose essentiellement sur la présomption de bonne foi des ex-combattants, ô plusieurs fois constatée , sans une stratégie connexe clairement dissuasive, coercitive et repressive n’offre à ce jour qu’une très faible garantie d’un retour durable de la paix dans notre pays.

    Les persistantes caprices de certains chefs de guerre face au Gouvernement de la République, dont-ils défient les biceps au quotidien , en sont une triste préfiguration.

    La relative ambivalence de l’expression selon laquelle “la paix n’a pas de prix “, est à l’origine de certaines de nos confusions. La paix n’a pas de prix veut dire tout simplement que le prix de la paix n’a rien d’égal. Elle vaut plus que tout l’or du monde, parceque rien ne la vaut. Sa mercuriale , c’est la surdétermination et le courage.

    La paix et la guerre sont antinomiques. L’une exclue l’autre, même si dans l’absolue , une absence de guerre n’est pas forcément synonyme de paix.

    Faire la guerre n’est jamais la meilleure solution sauf si c’est pour préserver ou restaurer la paix.

    Qui veux la paix prépare la guerre.

    Vieille maxime certes , mais très actuelle “vérité ” pour tout acteur politique averti.

     

    Alors que les groupes armés écument plus de la moitié de notre territoire , se réarment sous nos yeux et au su de la communauté internationale présente sur le théâtre des opérations, on nous explique aujourd’hui encore, que le meilleur Général est celui qui gagne une guerre sans tirer un seul coup de fusil. Cette belle plaisanterie qui ambrasse les jeunes soldats aspirant à ce grade, tétanise profondément les ardeurs des officiers formés et déterminés à défendre l’intégrité du territoire national, qui est d’abord et avant tout, une exigence de souveraineté.

    Somme toute, la brutalité morale de la crise de 2013 et la manière dont elle a été gérée et continue d’être gérée nous confirme nos errements, nos incohérences et manque de courage , mais surtout nos enthousiasmes excessifs et précipitations , devant des enjeux qui requirent trop souvent ,sérénité et lucidité .

    L’une des spécificités des enjeux des temps actuels,c’est leur caractère souvent policé. Conséquemment, leur traitement requiert également , finesse et subtilité

     

    Malheureusement, non seulement notre élite s’interdit de se poser les bonnes et vraies questions, elle est souvent prompte à apporter des réponses inappropriées ou complaisantes, aux vraies questions .

    Est-il un sacrilège de rappeler que nous ne nous sommes pas fait prier, pour répéter en série , que la dernière crise déclenchée en 2013 fut d’origine confessionnelle, inhumant ainsi de facto ses profonds et véritables enjeux géo-stratégiques ?

    Et les confusions se succèdent.

     

    Est-il normal qu’en tout temps dans notre pays, dans des contextes socio-politiques supposés acquis au principe de l’alternance démocratique , ceux qui gagnent le pouvoir gagnent tout, et ceux qui le perdent , perdent tout?

    A cela s’ajoute cette monumentale erreur qui consiste à croire lorsqu’on a le pouvoir, qu’ on l’aura pour toujours et que ceux qui l’ont perdu en seront éternellement disqualifiés?

     

    N’y’a t-il pas ici une première explication aux éructations chroniques de notre démocratie dont personne ne s’est employé à en scruter ” le code génétique modifié “, qui a produit ces vingt six dernières années de crises socio-politiques, tel un clone de vingt six ans dont la tête humaine ne semble s’accommoder que très difficilement d’un buste de Leopard sur quatre pattes de poulet , qui s’entremêlent constamment.

    Alors que nous proclamons depuis plusieurs années notre attachement à l’Etat de droit, c’est à dire à la force du droit sur le droit de la force, nous sommes trop souvent prompts à manipuler des leviers institutionnels, pour opérer des règlements de compte, et infliger à nos frères-adversaires des humiliations , frustrations et graves injustices, dont seul le recours à la violence, parfois même aux armes, leur apparut à tort , comme l’unique solution de survie.

    Comment s’étonner que les victimes de telles injustices ne s’organisent-elles pas pour opposer à la stabilité institutionnelle , une dynamique multi-instable en vue de reconquérir quelques leviers de pouvoir dans une République, supposée appartenir à tous ses fils?

    A t-on tiré les enseignements et fait le deuil de ces pratiques ?

    Nous avions à plusieurs occasions, privilégié les récriminations et affrontements de tous ordres , en places et lieux d’analyses objectives et de concertations responsables.

    Nous nous sommes trop souvent précipités vers des options simplistes , au détriment de solutions responsables et durables , qui requièrent forcément des sacrifices utiles.

    Toutes ces ré-flexions et interrogations , a priori indiscrètes, nous prédisposent à comprendre que les défis à relever sont multiples, complexes , graves et profonds. Ils exigent de la lucidité , du courage, de la détermination , un sursaut national mais surtout , des options morales et politiques différentes, audacieuses et parfois même difficiles.

    A la décharge de l’actuel régime, il faut du temps pour relever de tels défis.

    Mais le plus important c’est de commencer, car demain commence aujourd’hui.

     

    C’est à ces conditions que nous redeviendront les dignes héritiers de Barthélémy Boganda et de tous ces pionniers connus ou anonymes qui ont sacrifié leurs vies pour nous construire une République libre, indépendante et jadis prospère ,dont malheureusement , nous n’avons pas pu ou su défendre, ni perpétuer l’héritage et les ambitions.

    Faisant partie de l’élite nationale, co-acteur et co-responsable de nos 26 ans d’errements post-démocratiques, je ne m’exonère de rien. Par conséquent , cette lettre ouverte ne saurait être ma “demande de dispense du purgatoire “.

    Sa trame subliminale est une invitation au débat citoyen. C’est un exercice banal dans des pays Comme le Burkina-Faso,le Benin, le Cameroun,le Sénégal Etc.

    Elle doit être le lieu d’échanges dynamiques . Toutes les contributions y afférentes seront les bienvenues , pourvu qu’elles s’émancipent des considérations   ad-hominem et privilégient l’amour de notre Patrie , dont je reconnais ici, n’avoir pas plus ni moins que quiconque, le monopole.

    Bruxelles et ses enjeux.

     

    Ces prolégomènes fixés et la lucidité citoyenne activée , il devient possible et plus responsable d’engager l’autopsie des financements annoncés à Bruxelles, contributeur par contributeur , en vue de notre résilience d’une part et d’autre part de fixer les starting-blocks du relèvement économique de la République Centrafricaine , à travers les dix (10) axes suivants :

     

    1/ Bien démêler les “dons non-remboursables” des prêts.

    A l’occasion de la cérémonie solennelle de Bruxelles ,au cours de laquelle les intentions de financement ont été annoncées, il n’est pas impossible que les vocables ” dons et prèts” aient été victimes d’un excès de langage ou tout au moins d’une inflation sémantique . Il est important de bien distinguer les “dons ” supposés non-remboursables des “prêts ” consentis à notre pays.

    Comparaison n’est pas raison,mais elle inspire…

     

    Dans le cas du Mali, après vérifications, les promesses suivantes furent des prèts.

    • 36% de la contribution de la France ,
  • 87% de l’intervention de la Banque Africaine de Développement (BAD),

  • 78% de l’appui de la Banque Mondiale

  • 88% de la contribution de la Banque Islamique de Développement (BID),

  • Les contributions de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et le FMI, furent composées principalement de prêts.

     

    Dans le cadre du financement de son PLan National de Developpement Economique et Social (PNDS) le Gouvernement Burkinabé a veillé à ce que les ressources d’emprunt servent à financer des projets cohérents , susceptibles d’augmenter les capacités de production du pays, et non la consommation.

    Cette option parait bien pertinente et pourrait nous inspirer.

    2/ S’agit-il de nouveaux financements ou d’anciens financements recyclés?

     

    Il est important de s’assurer si une partie des montants annoncés par les Contributeurs , n’ait été pris en compte dans des montants couvrant des projets déjà financés ou en cours de financement , avant la table-ronde du 17 novembre 2016.

    Cette formule fut souvent utilisée par certains bailleurs,pour les besoins de la communication et du marketing , pour solenniser leur participation effective á un processus de manifestation de solidarité en faveur d’un peuple en detresse.

     

    Ce n’est pas offenser nos partenaires que de vouloir clarifier de tels aspects.

     

    3/ les conditionnalités et “procédures du bailleur” sont-elles tabous?

     

    Il est nécessaire de rappeler que la mise à disposition des financements est généralement subordonnée à certaines conditionnalités, souvent dissimulées dans les annexes ( certaines sont parfois même non écrites ), rendant quelque fois très difficile l’absorption de ces fonds..

    Ces conditionnnalités peuvent être d’ordre :

    • politique (choix d’hommes, réformes institutionnelles…)
  • économique ( réformes structurelles ..)

  • sociale ( réduction de la masse salariale .) etc

  • Contrairement aux affirmations répandues selon lesquelles les financements extérieurs ne sont que très rarement consommés faute de projets bancables , il faut préciser que certaines conditionnnalités et “procédures dites du bailleur” constituent de véritables entraves á l’accès à certains financement régulièrement constitués.

     

    Dans le cas du Mali, il a été révèlé par la Société Civile qu’à l’occasion de la signature de la convention avec le FMI d’un montant de 46 millions de dollars ,Le gouvernement Malien devrait s’engager à mettre en œuvre un Programme d’Ajustement Structurel (PAS) sur une période de 3 ans (2014-2016),avec comme priorité absolue du Gouvernement , le remboursement de la dette extérieure du Mali.

    Mieux,l’Etat Malien devrait se désengager des secteurs stratégiques tels que l’eau et l’énergie.

    Dans le même registre , la mise en place d’institutions démocratiques, garantissant la bonne gouvernance et la bonne gestion de ces fonds , apparait souvent Comme une condition transcendantale . A ce titre,tout soupçon de détournement de fonds ou de violation des droits de l’homme , quelqu’en soit la forme ou le niveau de documentation des faits, constitue trop souvent un prétexte suffisant de suspension ou d’interruption pure et simple de ces financements .

     

    Il est important dans le cas de la RCA, de négocier ces aspects, ligne par ligne et même entre les lignes, afin d’eviter toute surprise ou quiproquo .

     

    4/ l’épineuse question de l’expertise: le serpent qui se mord la queue..

     

    Du côté du FMI , de la Banque Mondiale, et de certains organismes internationaux, certaines expertises supplémentaires sont généralement exigées pour la validation des projets initialement retenus dans le “pipe”. Des financements très importants sont généralement affectés à cette fin depuis la mise en place des Programmes d’Ajustement Structurel (PAS) , des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), des Documents de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP) , des successives Table-Rondes, etc.

     

    Toutes ces études et expertises qui ont présidé à la structuration des programmes précédents et à leur mise en oeuvre ont été réalisées par les experts internationaux, avec la collaboration des cadres nationaux .

    Malheureusement , les successifs échecs de ces programmes ne sont imputés qu’à nos Gouvernements mais jamais aux co-responsables que sont nos partenaires.

    Par ailleurs, le renouvellement constant des élites dirigeantes ( administratives et politiques), consécutif à l’instabilité institutionnelle , rend les nouveaux venus souvent vulnérables et même malléables lors des négociations avec les partenaires, eu égard aux pressions multiformes des urgences sociales à résoudre.

     

    Nous sommes aujourd’hui encore devant les mêmes situations où, Il est á craindre que le non réferencement d’expertises nationales par secteur , serve de prétexte au recrutement d’experts étrangers , qui maitrisent parfaitement les statistiques mais pas trop souvent les ressorts psychologiques et spécificités socio-historiques de notre peuple .

    In fine , ces frais de consultation absorbent une proportion considérable des financements extérieurs, destinés á soutenir l’économie centrafricaine et à accompagner bien plutôt, la maturation d’ expertises nationales.

     

    Il est donc nécessaire, sinon vital, de constituer une équipe d’experts impliquant les pouvoirs publics et des hommes-ressources possédant un savoir-faire avéré dans les domaines juridiques, de la diplomatie,de l’economie et des finances,de l’ingénierie des projets, etc. en vue d’accompagner l’ensemble du processus .

     

    Les mesures concrètes déjà prises par le Gouvernement dans ce sens sont encourageables et doivent être poursuivies.

     

    5/ Nécessité d’une grande vigilance sur le chronogramme des décaissements.

     

    En temps normal, les procédures de décaissement sont très longues.

    Plus concrètement, tout commence par la présentation du projet de convention de financement en conseil de ministres pour examen avant d’etre transmis à l’Assemblée Nationale pour adoption. Il s’en suit les études techniques et économiques , qui doivent déboucher sur le lancement des appels d’offre, le recrutement des prestataires,le suivi contrôle, et enfin le decaissement.

    Cette procédure peut prendre plusieurs mois.

     

    Au sortir de ces dernières élections, nos compatriotes exigent – et c’est leur droit- des réponses concrètes et immédiates,dans différents domaines de la vie économique et sociale de notre pays.

    Ils aspirent à la fois à la paix et au pain. Ils veulent constater au quotidien , un debut d’amélioration de leurs conditions de vie. Ils veulent s’assurer que le changement tant espéré s’est annoncé.

    Bref ,les attentes de nos compatriotes sont immenses mais les moyens de l’Etat, limités.

    Face à ces impératifs sociaux, le Gouvernement a des impératifs d’actions , de moyens et de résultats, à tenir instamment.

    Il est fortement souhaitable que les financements mobilisés soient alloués sous forme d’appuis budgétaires, plutôt que de les subordonner à des projets spécifiques dont les procédures de validation , seront longues et complexes.

     

    L’engagement des acteurs de la société civile ainsi que la disponibilité des parlementaires centrafricains, à contrôler la gestion de ces fonds , sans oublier la mise en place d’institutions chargées de la Bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption ,créent les conditions de confiance suffisantes et nécessaires à la priorisation de la procédure de décaissement sous la forme d’appuis budgétaires.

     

    Dans le cas du Mali, sur les fonds effectivement mobilisés à la suite de la conférence de Bruxelles de 2013, près de :

    • 767 milliards de Francs CFA ont été décaissés au cours de la première année;
  • 1 400 milliards de francs cfa ont fait l’objet d’accords de financement confirmés, au cours des deux années qui on suivi la table-ronde.

  • A la fin des deux premieres années, le taux global de décaissement a atteint les 70% des intentions de financement.

     

    Il serait important que notre performance en terme de :

    -confirmation des intentions de financement;

    -taux de décaissement;

    soit bien meilleure au bout de 18 mois.

     

    6/ Le gouvernement doit poursuivre les discussions avec les différents partenaires en vue d’une bonne maitrise du routage des fonds.

     

    Il est une exigence de souveraineté de confier au Gouvernement la gestion des fonds consentis à un Etat,furent-ils des dons ou des prèts.

    Le bilan de la gestion des fonds par les ONGs internationales et les Organismes internationaux ,en place et lieu de nos Gouvernements , a revelé quelques irrégularités et même des malversations similaires à celles reprochées à nos dirigeants, et ayant motivé la disqualification du Gouvernement de la gestion de certains financements.

    Comme la République Centrafricaine s’est dotée par la voie des urnes, de dirigeants légitimes et d’institutions régulières( à défaut d’être fortes), il est opportun que le Gouvernement poursuive les discussions avec les différents partenaires en vue d’une bonne maitrise du routage des financements confirmés.

     

    Selon les informations rendues publiques par le Gouvernement Malien   94, 7 milliards de francs CFA sont passés par le budget de l’Etat, au titre de l’aide budgétaire , contre 536 milliards francs CFA qui sont orientés dans les circuits financiers des Ongs, à l’issue de la Table-ronde de 2013.

     

    Ces importants aiguillages des fonds vers les ONGs surtout internationales ont alimenté les commentaires sur l’évaporation d’une partie , Sinon , de l’essentiel de ces fonds. Par ailleurs la réticence des ONGs internationales à présenter leurs états financiers au Gouvernement et donc à justifier leur gestion a alimenté quelques frictions entre le Gouvernement centrafricain et les ONGs internationales en 2012.

     

    Par l’absurde , si les financements doivent transiter obligatoirement par les ONGs, il devient impératif, de saisir cette opportunité pour renforcer les capacités d’intervention des ONGs nationales, dont les carences structurelles et opérationnelles ont servi de pretexte au re-routage des financements vers les ONGs internationales.

    Plusieurs plaintes des ONGs Nationales à ce sujet demeurent sans suite .

     

    7/ le rôle déterminant du secteur privé dans le relèvement économique ,le developpement de notre pays et la stabilité institutionnelle

     

    Au sortir des crises successives de 1996 à 2003, le tissu commercial et industrial de la RCA plafonnait à 500 grandes et moyennes entreprises, dont près de la moitié agonisait. Les derniers evènements de 2013 ont endeuillé ce qui restait du secteur privé national.

    Cette situation a provoqué le retréssissement drastique de l’assiette fiscale et réduit considérablement les recettes fiscales qui constituent avec les recettes douanières, les principales ressources budgétaires de notre pays.

    Face à cette situation , le Gouvernement serait bien inspiré d’orienter ces fonds vers les entreprises nationales victimes de ces dernières crises , dont le manque cruel de ressources compromet indiscutablement leurs ambitions de relèvement et de compétitivité, dans la sous-région.

    Une concertation sur ce sujet,entre le Gouvernement et le secteur privé dans cadre du CMC2A , constituera une première étape décisive.

     

    La frilosité des Banques devant le risque et surtout la non disponibilité des états financiers des entreprises depuis 3 ans , excluent de facto beaucoup d’entre elles, de tout accès au crédit.

    Le relèvement par la Banque centrale du plafond de refinancement de l’économie centrafricaine à 50 milliards de fcfa n’a toujours pas créé l’électrochoc escompté sur notre économie.

    Il revient à l’Etat d’explorer d’autres types d’interventions directes dans l’économie sous forme de subvention au secteur privé national .

    Les vieilles conceptions exonérant l’Etat de tout interventionnisme économique ont toujours la peau dure même lorsque la réalité crève les yeux. C’est pourtant sur ce type de sujets , que le Régime Actuel imprimera ses marques , en terme de rupture et de changement.

     

    Toute proportion gardée, c’est du relevement du secteur privé national que dépendront la survie de notre économie et de nos institutions.

     

    L’appui au secteur privé doit être concret.

     

    Les multinationales qui ont payé le prix de cette affreuse et absurde guerre , doivent bénéficier de la bienveillante attention du Gouvernement, par le re-routage en leur faveur des opportunités d’affaires relevant de leurs secteurs d’activités.

    Concommitament, un soutien franc et massif doit être apporté aux centrafricains qui se sont fait distingués dans l’initiative privée et dont les activités ont été détruites du fait de la guerre.

    Les États-unis d’Amérique, chantre du libéralisme et de la libre concurrence ont décidé depuis bientôt près de 20ans , que seules les entreprises Américaines ont le droit de soumissionner pour les marchés de plus d’un milliard de dollars américains .

     

    Une élite par définition doit etre porteuse de vision. Mieux encore lors qu’il s’agit d’une élite politique. C’est pourquoi, il doit être une option doctrinale , une urgence de salut public pour un Gouvernement , de décider d’accompagner à la faveur des opportunités annoncées , les hommes d’affaires centrafricains.

    Environ 35 à 40% des financements mobilisés à l’issue de Bruxelles doivent être orientés vers le secteur privé centrafricain. C’est lui qui est créateur de richesses et d’emplois . C’est lui le moteur de la croissance de notre économie.

    Les tristes souvenir des mirobolantes sommes sensées accompagner le déploiement de la Minusca ,et qui malheureusement se sont ethérées ,à la surprise générale des opérateurs économiques centrafricains, hantent encore les esprits échaudés.

    Il est important que le Gouvernement y veille particulierement.

     

    Notre histoire récente a démontré que la déliquescence économique de notre pays a alimenté des confusions et rancoeurs et entrainé la déliquescence de nos institutions .

    Il n’est donc ni tard ni superflu , d’affirmer avec force, que la dernière crise qui a ebranlé les fondamentaux de notre nation resulte de l’agravation du niveau de notre retard de développement ,comparé à tous nos voisins immédiats.

     

    La pauvreté est et demeure une véritable menace contre la paix et la démocratie .

     

    De même, l’obscurantisme, l’intolérance, l’analphabétisme , Le manque de solidarité, les injustices, l’impunité, la non reconnaissance des droits de la femme, de l’enfant, des minorités , qui constituent trop souvent des corollaires de la pauvreté , sont aussi , ou peuvent constituer,   des menaces contre la paix , la cohésion sociale et la démocratie.

     

    La crise de 2013 à des origines économiques lointaines , qui l’ont transformé en crise sociale en ce qu’elle a ébranlé les fondamentaux de notre société ainsi que les valeurs morales qui la sous-tendent, avant de devenir politique puisqu’elle s’est soldée par un Changement institutionnel par la voie des armes.

     

    Dans l’absolue, la crise que nous avons connue , a révélé l’existence de plusieurs “cloisons vitrées” entre la démocratie, la paix et le developpement.

    Il n’y a pas de democratie qui vaille ni de paix durable , ni moins encore de garantie de sécurité collective, sans un développement économique et social.

     

     

    8/ la place et le rôle de la communication

     

    S’il est incohérent de dire que les médias constituent le quatrième pouvoir dans une démocratie , il est plus pertinent d’affirmer qu’ils sont les premiers des contre-pouvoirs. Ils sont les yeux et les oreilles du peuple. Ils sont les chiens de garde de la démocratie. Ils ont vocation à présenter, à expliquer, à vulgariser, à commenter et parfois même à dénoncer. Il faut coopérer avec la presse et ne jamais se lasser d’aller vers elle. Elle est le ferment de la démocratie et de l’Etat de droit.

    Il vaut mieux pour un pouvoir , renseigner la presse que de la laisser se renseigner.

     

    Sur le plan institutionnel,il faut se garder de penser que les campagnes sur la cohésion sociale et la paix , reduites à la diffusion de slogans et d’affiches à Bangui, suffiront à provoquer les effets escomptés. Nous n’en viendrons jamais à bout des reliquats de haine dans les coeurs de nos compatriotes, sans une véritable stratégie de communication multi-sectorielle, dimensionnée et adaptée à chaque couche.

     

    Enfin, spécifiquement autour des enjeux de Bruxelles, il est urgent de déployer dans les meilleurs délais, une communication gouvernementale proactive axée d’abord autour :

    a)- des enjeux de l’ajustement structurel exigé par les institutions de Bretton-woods et du risque très élevé de l’ajustement monétaire en perspective .

    Le Gouvernement est appelé à multiplier les explications en direction de toute la population en général et des travailleurs centrafricains en particulier , dont l’espoir de jouir des retombés de Bruxelles risque d’être transformé en une kyrielle de sacrifices insupportables.

     

    b)- du niveau de mobilisation des ressources annoncées à Bruxelles, de leur gestion transparente et responsable et enfin de leur impact sur l’état général de l’économie nationale sans quoi , il n’est pas impossible que des accusations de dilapidation ou de détournement viennent gangrener   tel un cancer, le débat politique national, dans un futur proche.

     

    9/ Et les autres pôles de mobilisation des ressources !

     

    Le principal avantage de Bruxelles fut d’avoir mobilisé en un seul lieu, en un seul jour plusieurs bailleurs qui, dans une dynamique concertée , ont témoigné leur solidarité au peuple centrafricain.

    C’est tout à leur honneur,et nous devons leur temoigner notre sincère et profonde gratitude.

     

    Cependant , il faut préciser qu’il existe d’autres espaces similaires à prospecter , en vue de mobiliser les financements nécessaires au relèvement de notre économie.

    Mieux, le succès de la Table-ronde de Bruxelles offre á la République centrafricaine la crédibilité et le sauf-conduit nécessaires aux futures négociations.

     

    Les Etats et organisations économiques régionales d’Asie, d’Amériques , du Golfe , du groupe des scandinaves et autres, constituent de nouveaux pôles de dynamisation de l’économie mondiale dont nous n’explorons que très subsidièrement les opportunités, sans oublier la coopération sud-sud.

    Le mérite du Gouvernement de Transition fût d’avoir dynamisé certaines de ces coopérations notamment, avec les pays du Golfe .

    La poursuite concertée de notre diplomatie de développement pourrait permettre à notre pays de mobiliser les financements complémentaires et additionnels nécessaires non seulement au relèvement , mais également à l’inscription de la RCA dans la   dynamique de l’émergence d’ici 2035, à l’instar de nos pays voisins.

     

    Le dynamisme de la coopération entre la Chine et notre pays, au cours de ces 20 dernières années doit-être entretenue. Dans le même temps , s’offrent à nous les conditions favorables d’une redynamisation de nos relations avec les Etats-unis d’Amérique, l’Europe et plus particulièrement avec la France dont la nouvelle stratégie avouée, de coopération économique et commerciale avec l’Afrique , sera caractérisée par la promotion des partenariats d’affaires.

     

    Cependant , la concentration des conflits économiques internationaux en Afrique dans un futur très proche, s’ils n’ont déjà pas commencé, nous commande de préparer de manière responsables, ces nouveaux enjeux économico-politiques.

     

    Aussi , sommes nous fiers d’appartenir à cette communauté de peuple ayant en partage le francais, qu’est la Francophonie. Toutefois, la récente demande d’adhésion de l’Arabie Saoudite à la francophonie est une excellente démonstration de l’urgente necessité pour tout Etat ambitieux de promouvoir , dans l’intérêt de sa jeunesse et de son économie, le multi-linguisme.

    Contrairement aux illusions répandues , l’analphabète de demain :

    • ce n’est pas celui qui ne saura lire ni ecrire le français
  • ce n’est pas non plus comme le prétende certains, celui qui ne saura pas utiliser un ordinateur.

  • L’analphabète de demain sera ce ” sourd-muet ” occasionnel, devant un interlocuteur arabophone ou anglophone dans un avion, un super-marché, au telephone etc.

    Notre jeunesse , nos opérateurs économiques, nos cadres doivent maitriser les outils de communication de demain que sont ces principales langues internationales, en plus du francais .

    le multi-linguisme sera le véritable passeport de demain.

     

    Autour des années 2030, l’Inde disputera avec la Chine le statut de pays locomotive de l’économie Mondiale . Cette transition préparera le grand Boum économique de l’Afrique dont les observateurs les plus sérieux , situent la crête entre les années 2045-2050.

    Quelles-peuvent-être nos ambitions ainsi que les stratégies de prépositionnement de notre pays , avant et pendant ces importantes et irréversibles échéances de l’économie mondiale ?

     

    Plus immédiatement , les besoins en financements , nécéssaires à la remise à niveau de l’économie de la République centrafricaine sont de l’ordre de 20000 milliards de francs CFA en Investissement Direct Constant (IDC) sur 5 ans, soit 4000 milliards par année.

    Ce chiffre qui donne la cœnurose ( le tournis ) représente tout simplement le Budget du Congo , pays voisin de la RCA dont la superficie est de 342.000 km2 et d’environ 3.8 millions d’habitants.

     

    Il est important de souligner que notre exceptionnelle performance á Bruxelles ne représente qu’environ :

    • le tiers des financements annoncés à la Table ronde de Paris pour le Madagascar des 1 et 2 décembre 2016 (6 milliards d’euros)
  • 20% des intentions de financements exprimées en faveur du Burkina-Faso, lors de la Table-ronde de Paris des 7 et 8 décembre 2016, constituées d’environ 12 milliards d’euros de promesses de dons des bailleurs internationaux, et de 16 milliards d’euros de financement du secteur privé , pour la mise en oeuvre de son Plan National de Développement Économique et Social (PNDES), qui couvrira la période 2016-2020

  • approximativement le tiers du budget de l’exercice 2015 , du Congo Brazzaville ,du Gabon ou du Cameroun

  • la moitié du budget de la Guinée Equatoriale, pour l’exercice 2015 ( 2600 milliards de francs CFA

  • inférieur de 500 milliards , du budget annuel du Tchad de 2015(1600 milliards de francs cfa)

  • Tous ces pays sont membres de la même Communauté Economique et Monétaire que nous ( la CEMAC ) dont l’essentiel de leurs ressources budgétaires est constitué à 80 % de revenus pétroliers.

    Je fais observer que nous partageons avec ces 5 Etats les mêmes critères de convergences économiques .

    Je persiste à penser que la mise en exploitation de nos ressources dont le pétrole, rétablira le maillon manquant des réformes structurelles indispensables au développement économique véritable de la République centrafricaine.

    Le modèle économique de la gouvernance mondiale du secteur pétrolier dont l’obsolescence explique la crise actuelle , ne saurait constituer un contre-argument pertinent ni moins encore opposable.

     

    Alors que la RCA demeure le seul pays de la CEMAC non producteur de pétrole, dont les lacunes et retards multisectoriels sont alarmants, certains d’entre nous persistent à dire que” le pétrole n’est pas la panacée” . Cette plaisanterie devant la misère de nos compatriotes, rappelle certains traits de la culture africaine qui tolèrent des déclamations humoristiques lors des funérailles du Roi. Je le concède….

    Mais attention, veillons à ne plus demeurer insensibles devant l’intolérable !

     

    Le principal reproche à faire au dernier Gouvernement de Transition, c’est d’avoir manqué de stratégie et d’audace pour négocier, exiger et obtenir une concertation autour des enjeux stratégiques liés à la mise en valeur de l’or noir centrafricain.

    À en croire certains de nos dirigeants, c’est leur patriotisme dans le traitement du dossier du pétrole centrafricain qui leur a valu d’être évincé du pouvoir.

    Bokassa, Patasse, Bozize , Djotodia à la veille de leur chute ont successivement alerté le peuple centrafricain , sur les manipulations de tous ordres dont-ils reconnaissent avoir été victimes ou co-acteurs, et qui ont en réalité pour causes la convoitise des richesses de notre pays, dont le pétrole.

    Aujourd’hui, à la crainte d’en parler doit succéder la meilleure manière de négocier ce dossier , pourquoi pas via l’Assemblée Nationale afin que le diable, prétextant d’un quelconque détail, ne s’y invite à nouveau.

     

    C’est à cette condition que nous règlerons les questions sécuritaires dans le Nord de notre pays et non grâce au succès du DDRR qui n’en est en réalité, qu’une mesure d’accompagnement.

     

    10/ l’Union Sacrée : références et principales inférences.

     

    L’Union sacrée est un “concept opératoire” qui fait son chemin et dont-il faut saluer les manifestations par la classe politique centrafricaine, toutes tendances confondues,avant et pendant la Table-ronde de Bruxelles .

     

    En réaction responsable aux critiques selon lesquelles la classe politique centrafricaine serait co-responsable des successives crises socio-politiques de ces 20 dernières années , notre élite politique a décidé de s’absoudre en prolongeant de manière unilatérale l’état de grâce depuis mars 2016 et d’instaurer par la même occasion une paix des braves qui l’honore , au sortir de cette dernière crise militaro-politique.

    Comment encadrer et accompagner une “si suspecte ” bonne foi, dans une démocratie?

     

    Il est important de souligner que la création et l’entretien d’un environnement politique apaisé , adossé aux principes démocratiques et à l’Etat de droit, constitueront incontestablement , le premier facteur de succès de la stratégie Nationale de mobilisation , d’absorption des ressources annoncées et surtout d’implémentation des fondamentaux de notre économie.

    L’union sacrée , apparait alors comme la clé de cette grande, noble et nouvelle aventure collective.

    L’union sacrée ,c’est comme la somme de la puissance des réacteurs de l’A 380 qui rend possible le décollage de cet assemblage de 560.000 kg de ferrailles .

     

    Lancé par le Président de la République pour la premiere fois , entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2016 ,et plusieurs fois réaffirmée après son élection, l’appel à l’union sacrée a reçu l’adhésion de la majorité des animateurs de la vie politique centrafricaine et même au delà , comme en témoignent les prédispositions favorables de l’ensemble des forces vives à s’impliquer et/ou à soutenir les actions positives du Gouvernement, dans l’intéret supérieur de notre pays.

     

    L’union sacrée procède d’un triptyque

     

    1. a) Premier terme du triptyque: Le constat de la désagrégation de nos valeurs

     

    le triste constat de ce qui reste de la grande ambition de Barthélemy Boganda pour notre cher pays , que nous n’ avions pas su avoir en partage et qui a implosé du fait de nos intrigues, de nos turpitudes , de nos intolérences, de nos égoismes, des incohérences de nos options politiques, est déconcertant.

    Notre propension à recourir systématiquement à l’aide internationale nous parait normale , au motif que nous sortons d’une très grave crise. Mais nous feignons d’oublier que notre crise n’est pas naturelle et par conséquent , ne saurait affliger indéfiniment les peuples de l’hémisphère nord, confontés eux-aussi à d’énormes problèmes socio-économiques.

     

    Nous avons presque oublié que le principe moteur des relations internationales de tout temps , furent-elles publiques ou privées, est et demeure celui du win-win, du donnant- donnant ou du gagnant-gagnant.

     

    Nous faisons semblant de ne pas comprendre les messages des autres peuples qui, à travers la manifestation de leur solidarité , nous démontrent au quotidien que l’aide qu’ils nous apportent, n’est que le résultat de leur abnégation au travail , de leur gout de l’effort, de leur audace , de leur témérité, de leur capacité individuelle et collective à se prendre en charge et à construire eux-mêmes leur destin.

     

    Ce premier terme du triptyque confirme de manière irréfragable, la désagrégation de nos références historiques , de nos valeurs morales,sociétales et politiques.

     

    1. B) Deuxième terme du triptyque : l’engagement pour la rupture et le changement.

     

    En place et lieu de l’introuvable meilleur régime politique, la démocratie est apparue au bilan, comme le moins mauvais. Elle a la particularité de créer des espaces dynamiques et d’offrir les moyens d’une gestion apaisée des divergences et de l’alternance dans un Etat. Les raccourcis politiques qui nous ont précipité dans les bras du diable en 2013 taraudent encore les esprits , s’ils ne sont pas déjà inscrits dans du marbre, “afin que nul n’en ignore” .

     

    Hegel disait de l’histoire que ” lorsqu’elle begaie une première fois,elle est tragique,mais une seconde fois elle devient comique”

    Mais Hegel ne pouvait s’imaginer qu’en centrafrique l’histoire pouvait se répéter mécaniquement tous les Dix ans ….

    Tragique, comique, ou tragi-comique, le peuple centrafricain semble avoir décidé de tourner définitivement ces pages sombres de son histoire .

    C’est pourquoi, d’une voix collective grave , il a scandé le slogan de la rupture:” PLUS JAMAIS ÇA”; “IL FAUT QUE ÇA CHANGE”

    Est-ce suffisant ?

     

    1. C) Troisième terme du triptyque : Comment et avec qui réaliser le changement

     

    En vérité ,contrairement à nos illusions et confusions, souvent provoquées par nos ambitions et/ou positions de pouvoir,personne d’entre nous, n’est plus responsable qu’un autre , dans cette immense œuvre de reconstruction nationale.

    Personne n’a ni le monopole du cœur et de la raison , ni moins encore les meilleures solutions, face à nos multiples défis.

    Notre destin collectif sera le résultat de ce que nous aurons collectivement décidé d’en faire.

    Ensemble , nous seront plus intelligents pour identifier les meilleurs solutions à nos problèmes, parceque nous mettrons en synergie et en mouvement, le Concept du Cerveau Collectif.

    Ensemble , nous seront plus forts pour agir, parcequ’un peuple en action n’est fort pour relever de grands défis , que s’il est uni.

    L’humilité commande d’en conclure , que ce qui divise un peuple mature et responsable est forcement beaucoup moins important que ce qui l’unit.

     

    C’est de ce triptyque que sont tirés les fondements de la légitimité théorique et de l’encrage dans l’action politique , du concept d’union sacrée.

     

    L’union sacrée est plus qu’une nécessité . C’est la condition première de l’efficacité et du succès , en même temps qu’elle est une exigence de survie collective.

    C’est la disqualification des intérets égoïstes en faveur de l’intérêt Général.

    C’est la prise de conscience de nos erreurs , errements, compromissions, et manipulations de tous ordres dont nous avons été parfois coupables ou trop souvent victimes.

    C’est la proscription des stratégies de nuisance en faveur de la témérité concertée.

    C’est le carrefour de la manifestation de l’orgueil patriotique.

    C’est la conviction qu’on ne peut pas servir deux Patries, comme les chrétiens, les musulmans et les juifs̈n s’interdisent de servir deux Dieux.

    C’est la conviction que l’amour de sa patrie est le seul lieu de convergence des droits du sang et du sol qui confèrent la nationalité et la citoyenneté .

     

    Mais l”union sacrée ne saurait être réduite à l’unanimisme. Elle ne doit pas être le nouveau cadre de production de la pensée unique.

    Les compromis dynamiques auxquels elle devrait conduire, doivent résulter de sérieux et véritables ferraillages démocratiques et non , arrachés au forceps comme dans les oligarchies monolithiques classiques.

    Les cadres de discussion doivent obéir au process d’une concertation républicaine et non d’une “grande messe” qui réunirait d’un coté les “détenteurs légitimes du pouvoir”, maitres de cérémonies et de l’autre, de fidèles et taciturnes alliés, qui n’auront droit à la parole que pour dire simplement merci , d’y avoir été conviés.

    L’union sacrée n’est pas non plus un confessionnal mais plutôt la paroisse du patriotisme engagé. C’est la passion douloureuse des grands sacrifices pour notre pays et pour nos compatriotes, au sortir de toutes ces multiples crises qui ont altéré notre identité , notre vivre ensemble et nos ambitions.

     

    La nouvelle séquence de notre histoire qui commence imposent á l’ensemble de la classe politique centrafricaine, de s’interdire toute récupération tacticienne du concept d’Union Sacrée , et d’explorer rationnellement tout le potentiel mélioratif et dynamique , inhérent à sa contractualisation sous une forme juridique ou simplement morale.

     

    En somme , l’union sacrée contraint l’ensemble de la classe politique centrafricaine à :

     

    1. a) – s’accorder sur une série minimale et non limitative de compromis dynamiques , susceptibles de consolider la paix retrouvée ainsi que notre vivre ensemble , de restaurer notre crédibilité sur le plan international et de promouvoir à court terme le développement économique et social de notre pays.

     

    1. B) – définir un édit qui précise et encadre les conditions d’une gouvernance apaisée et négociée sur des bases justes et équitables , en préservant la dynamique globale des institutions , telles que prévues par notre constitution .

     

    Toutes les pistes des ré-flexions à la fois antérogrades, prospectives et proactives formulées pèle-mêle dans cette lettre ouverte , peuvent heurter des susceptibilités .

    Je voudrais à l’avance le regretter plutôt que m’en excuser car, loin de moi cette intention.

    Dans le pire des cas, j’aurai heurté certaines sensibilités et susceptibilités , de bonne foi.

     

    Toutefois, je persiste à penser que le rôle d’une élite mature , responsable , courageuse et engagée, est d’identifier et de proposer des alternatives sectorielles et/ou globales . C’est de contribuer par les idées et non par les armes, à la recherche des moins mauvaises solutions en vue de l’amélioration des conditions de vie de ses compatriotes.

     

    Un tel engagement exige et impose la lucidité et le courage dans la formulation des options, surtout lorsqu’elles ont l’ambition de préfigurer une dynamique de rupture , de changement et de renouveau .

     

    A l’issue des dernières élections présidentielles , le peuple centrafricain a fait le choix de la rupture et du changement. Nous ne les réaliserons jamais avec des stéréotypes, des idées convenues , des prèt-à-porter idéologiques, ou des méthodes et pratiques hier décriées ou déjá devenues caduques .

     

    Si la rupture entérine une fin, Le changement par contre inaugure l’avènement de quelque chose de nouveau, de différent. C’est l’audace d’idées nouvelles. Il commence par une conviction: Celle de penser qu’il est possible de penser autrement et d’agir autrement afin que demain ne soit plus une pâle ou plus mauvaise copie , de la veille ou de l’avant-veille.

     

    L’absence de propositions proactives et responsables de notre leadership national, en vue de la résolution de nos problèmes, a trop souvent servi de pretexte à la duplication chez nous , par nos partenaires traditionnels ou par nous-mêmes , de modèles importés, trop souvent inadaptés à nos réalités.

     

    Désormais, notre serment pour le changement est lourd de conséquences.

     

    Comme les resultats obtenus à Bruxelles sont referencés Comme exceptionnels c’est a dire non ordinaires dans l’histoire de notre pays, nous sommes désormais retenus dans les liens de l’excellence et condamnés à perpétuer ce nouvel élan par la conquête de nouveaux espaces de libertés, de droits,de responsabilités et d’actions ,afin que notre pays cesse d’être une Republique entièrement à part,pour redevenir une République à part entière, celle dont rêvait Barthélemy Boganda, Seul leader politique dont toute la postérité se réclame légitimement des idéaux.

     

    Il nous est encore possible de redevenir les porte-flambeaux de cet héritage à condition de nous émanciper de notre indifférence coupable face aux souffrances de notre peuple, dans ce difficile contexte de sortie de crise, ou la désolation et la consternation gagnent encore et toujours l’arrière pays et dans une moindre mesure, Bangui.

    Le nouvel an est d’abord et avant tout , une occasion de bilan, de remise en cause et de nouveaux engagements vis a vis de nous mêmes , de nos proches, et de nos compatriotes.

    Je nous-y invite.

     

    Aussi , voudrais-je vous assurer chers compatriotes, que notre grandeur ainsi que la souveraineté de notre nation ne seront jamais un du. Elles s’arrachent , se construisent ou se reconstituent au quotidien moyennant souvent de lourds sacrifices.

    Moralité: il serait une romanesque illusion de prétendre exercer une souveraineté perdue ; c’est comme bomber le thorax, relever le menton et marcher pieds nus à coté de ses chaussures !

     

    Bonne et heureuse année 2017, Que Dieu bénisse le peuple centrafricain.

     

     

    Alfred POLOKO

     

     

     

    Centrafrique : la justice relative en cas de viol de la MINUSCA, comment rendre justice aux victimes de viol dûs aux forces onusiennes ?

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    Centrafrique : la justice relative en cas de viol de la Minusca, comment rendre justice aux victimes de viol dûs aux forces onusiennes ?

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1362.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrouille de la Minusca à Bangui. Photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.
    Patrouille de la Minusca à Bangui. Photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.

     

    Bangui le 01 février 2017

    Les casques bleus des Nations – Unies envoyés en protecteur en RCA deviennent des prédateurs de viol d’abus sexuel sur la population civile. Le cas récent est celui des contingents Gabonais et Burundais ayant commis des abus et exploitations sexuelles à Dékoa, le rapport de 2016 du conseil de sécurité de l’Onu fait état des cas commis par les soldats de la MINUSCA en 2015, suite à une enquête réalisée ,16 Gabonais et 15 Burundais sont présumés auteurs de ces allégations. Information confirmée par le bureau de déontologie et de discipline de la mission.

    Le dernier rapport annuel de l’ancien secrétaire général de l’ONU Ban-ki-Moon, recensait 69 cas d’agressions sexuelles commises par des casques bleus en 2015 dont la majorité dans deux missions seulement, la MINUSCA en RCA et la MONUSCO en RDC.

    En décembre 2016, une enquête de l’ONU qui a duré quatre mois en coopération avec des enquêteurs Burundais et Gabonais a recueilli des preuves contre 16 Gabonais et 25 Burundais selon Human Rights Watch. Sous l’anonymat, un représentant du réseau des ONG des droits de l’homme en RCA, explique que de nombreux cas d’abus d’exploitations sexuelles ont été produits par des contingents. Sous l’influence de l’Etat Centrafricain et son partenaire, le rapport a été publié par la fédération des ONG internationales des droits de l’homme(FIDH).pour ces ONG, la MINUSCA protège les auteurs présumés de ces allégations.

    Ce que la mission rejette, le mandat des Nations –Unies stipule que les pays des présumés coupables procéderont à leurs jugements. Une sanction est prévue pour des éventuels cas d’après les conclusions d’Augustin Kurugo-Mbetho du bureau de la déontologie et de discipline de la MINUSCA. Certes, la MINUSCA a déjà enregistré 112 allégations des actes d’exploitation et abus sexuel (d’EAS) et a identifié 112 auteurs présumés et 145 victimes présumées.

    Nicolas Dahrendorf de la MINUSCA affirme que : « les procédures d’enquêtes sont lentes aussi les enquêteurs viennent d’ailleurs. Les pays accusés sont indépendants et agissent d’eux-mêmes. Les victimes bénéficient d’une assistance psycho-social médicale de certains agents des Nations-Unies (UNICEF et UNFPA). »

    La résolution 2769 donne mandat aux pays respectifs de juger leurs ressortissants accuses d’abus sexuel et prévoit des sanctions diplomatiques et économiques. Même si ces sanctions seront appliquées, le principal problème reste celui du sort des victimes.

    Mais le gouvernement Centrafricain à travers le ministère de la justice qui est censé défendre les droits du peuple centrafricaine ne s’intéresse pas à cette affaire.

    Nous avons tâché en vain d’entrer en contact avec la justice centrafricaine pour savoir est ce qu’elle suit cette affaire, comment elle suit cette affaire et a quel niveau se trouve-t-on

    Enquête à suivre