(Corbeau News Centrafrique)
DEMOCRATIQUE DU PEUBLE CENTRAFRICAIN ( FDPC )
Bangui, ( F.D.P.C) 30-09-2015
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, ( F.D.P.C) 30-09-2015
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (R.F.I ) 29-092015
Depuis quatre jours, la capitale centrafricaine est en proie à une nouvelle série de violences. Tout est parti, samedi, de l’assassinat d’un chauffeur de moto-taxi. Malgré un couvre-feu décrété à Bangui, les esprits continuent de s’échauffer. Et si ce mardi matin, la situation était sous contrôle, ce calme reste extrêmement précaire.
Il n’y a pas eu de manifestation ce mardi matin, mais la situation est précaire, puisqu’il y a encore quelques affrontements. Dans le quartier Combattant par exemple, deux personnes ont été tuées ce matin. La présence des barricades sur plusieurs axes de la ville contribue à ce climat de tension.
« Le calme est vraiment précaire, il n’y a même pas de circulation et la population circule à pied, témoigne un homme habitant du quartier Combattant. Il y a toujours des barricades, même devant ma porte, il y a des jeunes du quartier qui ont mis des barricades. On ne peut donc pas accéder au centre-ville, on ne peut pas aller au bureau et on ne voit pas les forces centrafricaines sur la voie ».
Plus de 27 000 déplacés
Dans la nuit de lundi à mardi, le couvre-feu n’a pas été respecté. Les bureaux de plusieurs ONG ont été pillés, vandalisés. Des tirs étaient par moment perceptibles. Dans un tel contexte, il est bien difficile soigner les blessés.
Médecins sans Frontières a accueilli une centaine de blessés, par balle ou par machette, qui sont obligés de se déplacer par leurs propres moyens, à pied ou à moto, comme l’explique Axelle de la Motte, responsable de projet pour MSF : « On a reçu près de 100 blessés en trois jours. Nos équipes ne se déplacent pas, car il y a des barricades, des mouvements de population, des manifestations qui ne permettent pas des déplacements en toute sécurité. Lundi, on a reçu une quinzaine de personnes qui avaient vraisemblablement été blessées la veille, mais qui n’ont pu accéder qu’à ce moment-là à l’hôpital ».
Autre conséquence de cette insécurité : les populations fuient en masse se réfugier dans le camp de Mpoko, près de l’aéroport. En deux jours, selon les Nations unies, près de 27 000 personnes auraient convergé vers ce camp de réfugiés.
Face à la gravité de la situation, la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, a décidé de quitter New York où elle participait à l’Assemblée générale des Nations unies. Ce matin, elle a fait diffuser un message, un appel au calme sur les ondes de la radio nationale centrafricaine.
Bangui, RFI
( Corbeau News Centrafrique )
Bangui, (F24) 29-09-2015
La présidente de transition de la Centrafrique, Catherine Samba-Panza, a quitté New York prématurément lundi 28 septembre alors qu’elle participait à l’Assemblée générale de l’ONU, pour rentrer précipitamment à Bangui en proie à de violents affrontements intercommunautaires.
Depuis trois jours, les barricades sont de retour, les pillages et les affrontements se multiplient. Lundi, plusieurs centaines de manifestants ont tenté de prendre d’assaut le palais présidentiel avant d’être repoussés par les forces de la Minusca (mission de l’ONU en Centrafrique). Ils réclament le départ du gouvernement de transition ainsi que le retrait des forces françaises Sangaris et des casques bleus de l’ONU, accusés de tirer sur les manifestants.
“Les habitants sont désespérés et les plus jeunes ne décolèrent pas. Selon une députée jointe par téléphone et qui vit près du centre, les barricades sont partout et les habitants ne peuvent même pas rejoindre les hôpitaux. Elle explique aussi que les anti-balaka se pavanent en armes, estimant que la Centrafrique a fait un bond en arrière”, explique Anthony Fouchard, correspondant de France 24 à Bangui.
Un bilan qui s’alourdit, les ONG évacués
Malgré l’instauration d’un couvre-feu, la nuit de lundi à mardi a été agitée. Des tirs ont été entendus et les pillages ont repris dans le centre ville de Bangui. Les locaux des ONG, désertés depuis lundi par les personnels, ont été assaillis. “Médecins du Monde aurait fait les frais des pillards et de la population qui vient se servir”, assure Anthony Fouchard.
Des humanitaires ont encore été évacués dans la nuit vers la République démocratique du Congo par la Minusca. Une mesure de sécurité nécessaire face à l’insécurité croissante. Selon une source de la gendarmerie, plusieurs centaines de détenus se sont évadés lundi de la prison de Ngaragba, la principale prison de Bangui.
Les violences ont fait entre 20 et 30 morts depuis ce week-end, selon des sources hospitalières et humanitaires. Lundi, trois manifestants ont été tués et sept blessés à la mi-journée. Les manifestants accusent les casques bleus de la Minusca, qui a démenti avoir ouvert le feu.
Pour Samba Panza, l’ombre de Bozizé plane sur les manifestations
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (CNC) 28-09-2015
Au bénéfice de la situation sécuritaire chaotique dans laquelle est plongée la capitale centrafricaine depuis samedi dernier, les quelques 600 prisonniers de la maison d’arrêt de Ngaragba se sont évadés. La prison centrale de Ngabara s’est totalement vidée de ses locataires, ce lundi 28 septembre. Jusque-là, aucune information ne circule sur les circonstances cette évasion massive, ni une déclaration officielle n’est pas encore enregistrée à ce sujet.
L’information est confirmée par un journaliste habitant le quartier de Boye-Rabe dans le 4ème arrondissement qui affirme avoir vu des détenus « envahir » son quartier aux environs de 14 heures (heure locale). Ce soir, une haute personnalité religieuse habitant le quartier Kassaï dans le 7ème arrondissement et donc voisin direct de la maison d’arrêt de Ngabagba a lui aussi, confirmé l’évasion des prisonniers. « Un des détenus, dans sa fuite, est même venu ici chez moi pour me dire que depuis le matin, la porte de la prison état déjà ouverte. » a confié le religieux.
Notons que la prison centrale de Ngaragba qui est remplie des délinquants majoritairement des Séléka et des Anti-Balaka compte quelque 600 détenus selon un récent chiffre avancé par le Procureur de la République.
Bangui, Fred KROCK Pour CNC
( Corbeau News Centrafrique )
Bangui ( CNC ) 28-09-2015
Devant le carnage opéré par les ‘’donner-la-mort’’ du Km5 ayant entraîné une vingtaine de morts et une centaine de blessés selon les chiffres officiels, entre samedi et dimanche suite à la découverte mystérieuse d’un corps dans vie d’un jeune musulman, le Président du MLPC a tapé du poing sur la table. Exprimant ses profondes compassions aux familles éprouvées, Martin Ziguélé appelle le gouvernement et la communauté internationale à faire en sorte que « force reste à la loi » et que les centrafricains eux, s’emploient véritablement dans l’œuvre de la paix et de la cohésion sociale.
Hier, samedi 26 septembre 2015, la ville de Bangui, notamment tous les quartiers situés dans les 3ème et 5ème arrondissements ont connu une irruption de violences que nous n’avons plus vu depuis plus d’une année. Nous avons revécu des scènes d’Apocalypse qu’aucun centrafricain ne voulait plus revoir, des personnes pourchassées et abattues ; des femmes, des enfants et des vieillards livrés à eux-mêmes. Nous avons revécu encore cet exode de la population civile vers les lieux de refuge, pourtant grâce à l’action des centrafricains eux-mêmes, des femmes et hommes de bonne volonté, des leaders associatifs et religieux, la communauté internationale, ainsi que le gouvernement, la paix semblait revenir progressivement. La preuve c’est que dans la ville, les camps de déplacés se vidaient de manière significative.
Tout cela nous interpelle profondément. D’abord, nous voudrions nous incliner devant les dépouilles de nos compatriotes qui sont tombés. Malheureusement, une vie ne se renouvelle pas, ils sont tombés définitivement.
Nos enfants, qu’ils soient Balaka ou Séléka ou d’autres groupes qui n’osent pas dire leur nom, il faut qu’ils comprennent que cela ne peut pas continuer indéfiniment. Il faut qu’ils comprennent également qu’on peut tout faire avec une baïonnette sauf s’asseoir dessus. Il faut qu’ils comprennent que même la guerre de cent ans qu’il y a eu entre la France et l’Angleterre s’est terminée autour d’une table et par la paix. Il faut qu’ils comprennent que la seconde guerre mondiale qui a entraîné de milliers de victimes s’est terminée autour d’une table de négociation par la paix. Il faut que les centrafricains arrêtent d’enseigner et nourrir la haine ; d’arrêter d’arroser les fleurs de la mort parce qu’aujourd’hui, personne ne peut se dire être fier de ce qui s’est passé hier. Personne ne peut souhaiter revivre ce qui s’est passé.
Il faut que les autorités de ce pays diligentent une enquête pour savoir dans quelle circonstance exactement cette affaire a commencé pour prévenir de celles ou de ceux qui ne veulent manifestement pas le retour à la paix dans ce pays. Il y a des extrémistes partout, malgré qu’ils ne sont pas nombreux et ils prennent en otage le peuple. Il faut que force reste à la loi.
Il y a lieu d’appeler à nouveau nos compatriotes, hommes femmes, d’interpeler leur conscience, est-ce que la chose que nous devons offrir à notre peuple, c’est la mort ? J’interpelle donc toutes les bonnes volontés à ne pas se décourager parce que la paix comme la vérité finira par triompher. Nous en payons le prix aujourd’hui, mis il ne faut pas qu’ils se découragent ; bien au contraire, ils doivent reprendre les actions de sensibilisation, d’explication et surtout de vigilance et que la justice fasse son travail et que le dernier mot revienne à la loi.
Bangui, Fred KROCK Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique )
Bangui, (A.C.A.R.C.T ) 28-09-2015
« Nous sommes CENTRAFRICAIN: Défendons les valeurs de la République ! »
L’Association des Centrafricains Résidants en Tanzanie et en Afrique de l’Est ACARCT soutient dans son ensemble le mouvement de désobéissance civique nationale qui a été initiée par l’organisation de la société civile et fait sienne toutes les revendications qu’elle a formulées avant la levée du mot d’ordre de cette désobéissance civique.
En outre, l’ACARCT demande au conseil de sécurité des Nations Unies, comme l’a exigée l’organisation de la société civile, la levée pure et simple dans 72 heures de l’embargo sur les armes destinées aux FACA et le redéploiement immédiat et sans conditions des Forces Armées Centrafricaines sur toute l’étendue du territoire pour procéder au désarmement des forces illégales et le rétablissement de la sécurité.
L’ACARCT dénonce la manipulation de certains politiques qui veulent se cacher derrière ce mouvement de salut national pour exiger une troisième transition.
L’ACARCT encourage la population des autres villes de la République Centrafricaine à déclencher le même type de mouvement pacifique pour exiger le retour en service de nos forces armées.
Fait à Dar es Salaam le 28-09-2015
Le President de l’ACARCT
Judicael Modeste POUKANDJA
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, ( F.D.P.C ) 28-09-2015
Face aux massacres perpétrés par des mercenaires et djihadistes soudanais et tchadiens, le peuple centrafricain mu par l’instinct de survie a décidé de faire ce jour 28 Septembre 2015 une marche pacifique pour dire non aux massacres dont il a été depuis toujours victime et protester contre le laxisme, la fourberie des forces internationales basées dans notre pays ainsi que de l’hypocrisie des autorités de la Transition.
Mais les « soldats » de la MUNISCA(Burundaise) ont ouvert le feu à balles réelles sur ce peuple à main nue qui ne faisait que montrer leur lassitude.
Ces soldats de la MUNISCA ont dans notre pays deux « nobles missions » :
1-Sodomiser ou violer nos fils, nos filles, nos sœurs et nos femmes.
2-Piller et trafiquer le diamant et l’or du pays.
Soldat centrafricain, je ne saurai rester inactif face aux crimes à répétition que mon peuple subit. Que la MUNISCA cesse rapidement son hypocrisie et sa funeste manière d’agir envers mon peuple. Et n’eut été le respect et crédit que le FDPC accorde au Médiateur dont la seule volonté est d’amener la Centrafrique sur le chemin de la PAIX véritable ; nous devrions déjà réagir efficacement pour véritablement protéger notre peuple contre les massacres de ces criminels ou les viols et fourberies de la MUNISCA qui ne font que perdurés.
Mais qu’à cela ne tienne ; je mets très sincèrement en garde les soldats de la MUNISCA contre tous tirs nourris sur mon peuple. Auquel cas, une réponse adéquate et efficace se ferait sentir.
Le Général de Division
Martin KOUMTA MADJI
Alias Abdoulaye Miskine
(Corbeau News Centrafrique )
Bangui, (C.N.C ) 28-09-2015
« Nous ne lâcherons pas » ont déclaré les manifestants en colère contre le contingent burundais de la MINUSCA qui n‘hésitent pas de tirer à balle réelle sur la foule. Les choses se dégradent au moment où les manifestants arrivent à environ 100m de l’embrassure de palais présidentiel au Centre de ville de Bangui. A l’avancée de la foule devant le palais de la renaissance, le contingent burundais de la MINUSCA, en charge de la protection, ont ouvert le feu sur les manifestants. Cette heurte fait état de six (6) personnes tuées et d’une dizaine de blessés selon le bilan provisoire.
Des milliers de personnes sont descendus ce matin du 28 septembre 2015 dans la rue de Bangui, la capitale centrafricaine. A l’appel de la société civile centrafricaine, la population de Bangui s’est mobilisée en masse pour faire entendre sa voix face au drame du week-end passé où les mercenaires armés du km5 ont lancé des attaques ciblées sur les populations non musulmanes de 3ème et 5ème arrondissement de la capitale tuant des dizaines de personnes et plus de cent blessés.
La manifestation a pris de l’ampleur dans la capitale paralysant toutes les activités et la circulation. Des manifestants venus de 8ème, 6ème 4ème, 5ème, 2ème et 1er arrondissements de Bangui, ont pris d’assaut le Point zéro dont le centre de la ville. L’objet est, selon les manifestants brandissant les pancartes et banderoles, d’obtenir la démission de la présidente de transition Catherine Samba Panza : « Dégage Samba-Panza. Démission Samba-Panza « », lit-on sur les pancartes.
Malgré les tirs nourrit d’armes sur les manifestant, l’insurrection n’a pas l’air ce cesser d’atteindre son apogée. Après être dispersés par des coups de feu, les manifestants reviennent sur leur décision de continuer à exiger la démission de Catherine Samba Panza se trouvant actuellement au sommet des Nations unies à New York. Les rues du centre de la capitale sont occupées par les manifestants en dépit de dispositif des casques bleus qui prennent position aux alentours du palais présidentiel.
En outre, la société civile avec son « mouvement citoyen pour l’appropriation de la destinée du pays » pose ses points de revendications à satisfaire avant la levée du mot d’ordre de désobéissance civique nationale. Les points phares de ces revendications sont entre autres le respect de la volonté du peuple souverain de Centrafrique par tous les organismes et organisations internationales dans leur relation avec le pays et leur implication dans la résolution de la crise, le redéploiement sans conditions et immédiat des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sur toute l’étendue du territoire pour procéder au désarment des forces illégales et le rétablissement de la sécurité ; Le retrait des militaires français de l’opération sangaris du territoire centrafricain ; L’application du mandat des casques bleus présents en Centrafrique. A défaut leur retrait du territoire centrafricain ; Le désarment volontaire ou forcé dans le 3ème, le 4ème, le 5ème et le 8ème arrondissement de Bangui ; et le désarment volontaire ou forcé de tous les groupes armés dans le Centre-est ainsi que dans le centre nord du pays.
Pour rappel, la ville de Bangui a connu, une fois de plus, ce regain de violence après la découverte macabre du corps sans vie d’un jeune musulman au quartier Combattant dans le 8ème arrondissement de Bangui. Un assassinat que les habitants du quartier Combattant disent n’avoir pas connu l’origine ni s’être impliqués.
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
Bangui, (R.F.I) 28-09-2015
es violences qui paralysent Bangui depuis samedi ont fait une centaine de blessés et au moins une trentaine de morts, selon des sources hospitalières. Ce lundi s’annonce décisif pour déterminer si cette crise sécuritaire va s’éterniser ou si les forces de sécurité vont pouvoir l’endiguer.
La journée d’aujourd’hui risque d’être cruciale dans le dénouement rapide ou non de la crise que traverse Bangui depuis deux jours. Médecins sans frontières (MSF) qui gère l’hôpital général indique n’avoir reçu que très peu de blessés, alors que les combats très violents continuaient dans les quartiers. Ce qui laisse présager une arrivée massive de patients ce lundi, si la circulation se rétablit.
Dimanche, les multiples barricades ont rendu tout déplacement impossible et fortement compliqué le travail des humanitaires. La Croix-Rouge centrafricaine a eu du mal a récupérer les corps des victimes, tandis que des blessés bloqués dans le quartier du kilomètre 5 (PK5) s’entassaient à la mosquée.
Du point de vue militaire, les casques bleus de la Minusca patrouillent dans Bangui fortement appuyés par Sangaris qui n’avait plus été aussi visible dans la capitale depuis des mois. Après l’entrée en vigueur du couvre-feu et des mesures restrictives liées aux rassemblements, tout le monde attend de voir si les forces de sécurité locales et internationales vont faire preuve de fermeté.
Les manifestants demandent le départ de Catherine Samba-Panza
Dimanche, des miliciens armés de fusils d’assaut et de machettes sont descendus dans les rues de la capitale où des barricades avaient été érigées. Aux premières heures de dimanche, des jeunes gens en colère avaient abattu des troncs d’arbres pour bloquer les grandes artères de la ville.
Des soldats de la force des Nations unies (Minusca) ont tiré des gaz lacrymogènes avenue Boganda et tenté, en vain, de les faire partir. L’accès à l’aéroport est bloqué. La veille, des violences avaient été commises par des musulmans en représailles au meurtre d’un des leurs au quartier PK5.
Les manifestants ont demandé le départ des Français de la Minusca et le retour des forces armées centrafricaines. Ils demandent aussi le départ de Catherine Samba-Panza, la présidente de la transition.
Sur le plan politique, en l’absence de Catherine Samba-Panza, qui doit parler de New York où elle se trouve pour assister à l’Assemblée générale des Nations unies, c’est le Premier ministre qui s’est exprimé et qui crie au complot généralisé pour déstabiliser le gouvernement de transition. Mahamat Kamoun a donc annoncé plusieurs mesures dont un couvre-feu de 18 h à 6 h du matin et un renforcement des patrouilles des forces de l’ordre. Il appelle les Centrafricains à ne pas se laisser manipuler et à reprendre le travail ce lundi. Mais des milliers d’habitants ont dû fuir Bangui pour rejoindre des camps de déplacés.
Bangui, RFI
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, ( A.C.A.R.C.T) 28-09-2015
L’Association des Centrafricains Resident en Tanzanie et en Afrique de l’Est (ACARCT) est choquée par l’acte lâche et barbare perpetré par les ennemis de la paix en Centrafrique le samedi 26 Septembre 2015 et qui a causé plusieurs pertes en vie humaine, ainsi que l’ incendie des maisons, commerces et véhicules des particuliers dans le troisième (3e)Arrandissemment de la ville de Bangui.
Nous condamnons avec la dernière énergie cet acte qui constitue des crimes d’une barbarie qui dépasse même l’entendement.
L’ACARCT présente ses condoléances aux familles des personnes décédées et souhaitent prompt rétablissement aux blessés.
L’ACARCT recommande aux autorités Centrafricaines à diligenter des recherches et enquêtes afin d’arrêter et de poursuivre devant la justice les auteurs de cet acte odieux qui n’honore pas notre pays.
L’ACARCT appel les autorités Centrafricaines avec l’appui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation de la République centrafricaine (Minusca) à doubler de vigilance afin de mieux assurer la sécurité des Centrafricains et celle des ressortissants des pays amis vivant en Centrafrique.
Fait à Dar es Salaam le 26-09-2015
Le President de l’ACARCT
Judicael Modeste POUKANDJA
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (CNC) 28-09-2015
“Nous voulons le réarmement immédiat et sans conditions des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Nous exigeons le départ immédiat des soldats français de la Sangaris du territoire centrafricain. Nous exigeons l’application de mandat des casques bleus présents en Centrafrique, à défaut leur retrait du territoire centrafricain » telle est la déclaration publique de Gervais Lakosso, coordonnateur de la société civile centrafricaine au rond-point des Martyrs à Bangui. Une déclaration faite ce matin du 28 septembre 2015 devant une foule de manifestants venus à l’appel de la société civile à une désobéissance civile.
Des milliers de personnes sont descendus dans la rue tôt ce matin à Bangui, suite à l’appel de la coordination de la société civile centrafricaine à une désobéissance civile. Avec les onze points de revendications brandis, le coordonnateur de la société civile Gervais Lakosso a appelé le peuple centrafricain à sortir dans la rue pour décider lui-même de son avenir face au silence des autorités de transition qui, selon lui, prouvent leur incapacité à gérer le peuple. Des voies barricadées, des pancartes avec des messages claires de revendication à l’endroit du gouvernement de la transition et des forces internationales présentes en République centrafricaine.
Au-dessus tout, la position de la société civile est claire. Onze (11) points retracent les revendications faisant l’objet de l’insurrection. Il convient ici de souligner les onze points de revendications à satisfaire, d’après Gervais Lakosso, avant la levée du mot d’ordre de désobéissance civile nationale :
1- Le respect de la volonté du peuple souverain de Centrafrique par tous les organismes et organisations internationales dans leur relation avec le pays et leur implication dans la résolution de la crise
2- Le redéploiement sans conditions et immédiat des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sur toute l’étendue du territoire pour procéder au désarment des forces illégales et le rétablissement de la sécurité ;
3- Le retrait des militaires français de l’opération sangaris du territoire centrafricain ;
4- L’application du mandat des casques bleus présents en Centrafrique. A defaut leur retrait du territoire centrafricain ;
5- Le désarment volontaire ou forcé dans le 3ème, le 4ème, le 5ème et le 8ème arrondissement de Bangui ;
6- Le désarment volontaire ou forcé de tous les groupes armés dans le Centre-est ainsi que dans le centre nord du pays ;
7- L’arrestation de Ali Darassa et la dissolution du mouvement UPC ;
8- L’arrestation de Haroun GAYE et ses acolytes ;
9- La mise en route sans délai de la Cour pénale spéciale pour juger les auteurs des crimes durant cette crise et les autres ;
10- La redéfinition d’un nouveau calendrier électoral réaliste par l’ANE et l’engagement des tous les acteurs politiques à respecter ce calendrier ;
11- L’organisation dans un meilleur délai par la Cheffe d’Etat de transition d’un dialogue citoyen pour la validation d’un nouveau calendrier électoral et pour faire consensus national autour du processus électoral.
Outre les revendications de la société civile, les manifestants brondissent comme revendication la démission de Catherine Samba Panza, Cheffe de l’Etat de transition qui se trouve actuellement à New York au sommet des Nations unies.
Au moment où nous mettons en ligne cette information, la situation se dégrade sur le terrain. Des milliers de manifestants occupent une bonne partie de la capitale centrafricaine. Une marée humaine prend la direction de centre-ville afin d’atteindre le palais présidentiel.
Par ailleurs, l’on remarque l’absence totale des forces internationales sur les voies. Pas de véhicules en circulation pendant que les services et le commerce reste fermés. A l’apparition de quelques éléments des FACA à bord d’un véhicule en patrouille au rond-point des Martyrs, des cris de youyou et des applaudissements sont retentis par la foule en signe joie. Il faut dire que les hommes en armes se sont infiltrés parmi la foule dans la rue. Ce qui pourrait entrainer le débordement durant cette manifestation.
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
( Corbeau News Centrafrique )
Communiqué de Presse N°0044/2015
Bangui, ( C.T.A) 28-09-2015
Le Collectif «Touche pas à ma Constitution » condamne les massacres du 3ème et 5èmeet exige la démission des Autorités de la Transition.
La République Centrafricaine vient de subir des massacres de toute nature dans la journée 26. 09.2015 dont les auteurs et co-auteurs ne sont pas encore tombés sous le coup de la loi.
Les localités de 3ème et de 5ème de la ville de BANGUI sont plongés dans un cycle de violence qui dépasse le seuil de la gravité, le bilan provisoire de ces actes barbares sont en parfaite violation des règles des Droits de l’homme et atteste bel bien que le peuple centrafricain est encore sous le choc de cette journée inoubliable de samedi noir.
Le cortège des morts et le lourd bilan des blessés sont les résultats de ce drame. Le silence gardé et la non réactivité immédiate des Autorités de la Transition face à cette tragédie invite le collectif «Touche pas à ma Constitution», Organisation de la Société Civile défenseur des Droits de l’homme de dénoncer et condamner avec force ces actes odieux.
Il en résulte qu’au regard de l’immobilisme, du clientélisme et le refus délibéré de mettre en pratique la feuille de route cette de cette transition, le collectif exige immédiatement la démission des Autorités de la Transition qui ne répondent plus aux attentes du peuple centrafricain.
Ce pendant, le collectif dénonce également l’inefficacité de la Minusca et s’interroge sur l’utilité de cette mission en République Centrafricaine.
Vu le climat de l’insécurité qui règne pour empêcher le retour à la légalité constitutionnelle, l’œuvre d’une manipulation de toute pièce pour solliciter encore une prolongation de la durée de la Transition, le collectif, en appelle les compatriotes à la mobilisation générale en vue de prendre notre responsabilité historique pour défendre la patrie.
Enfin, le collectif demande que les auteurs de ces crimes puissent être punis à la hauteur de leur acte et adresse sa compassion et ses sincères condoléances aux différentes familles des victimes.
Fait à Paris le 26. 09. 2015
Le Coordonnateur Général.
Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG.
Ampliations :
-A Son Excellence, Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,
-A Son Excellence, Monsieur le Président en Exercice de la CEEAC,
-A Monsieur le Président de la Ligue Internationale des Droits de l’Homme,
-La presse pour large diffusion.
Bangui, Le Collectif Touche pas à ma Constitution
(Corbeau News Centrafrique )
Bangui, (C.N.C ) 27-09-2015
La situation à Bangui se dégrade de plus en plus depuis le déclenchement de la violence le samedi 26 septembre 2015 dans la capitale centrafricaine. Ce regain de violence intercommunautaire a impacté directement sur la situation humanitaire dans la ville conduisant au déplacement massif de la population vers les camps de refuge.
Les sites des déplacés internes de Bangui ne cessent d’accueillir les foyers fuyant les violences dans leurs arrondissements. Les représailles de l’assassinat d’un jeune musulman de Taxi-moto dans le 8ème arrondissement ont fait vivre le calvaire à la population du 5ème arrondissement et d’une bonne partie du 3ème arrondissement de la ville de Bangui.
Des femmes transportant des enfants sur le dos avec des bagages sur la tête prennent d’assaut les camps de refuge dont le site de l’Eglise Saint Sauveur, dans le 2ème arrondissement, et le site de l’aéroport international de Bangui Mpoko, dans le 8ème arrondissement. Il est pour le moment difficile de connaitre le nombre des déplacés sur ces sites où sont massées les foules.
Situation sécuritaire confuse
Sur le terrain, la tension demeure vive et confuse. Les hommes en armes occupent une très bonne partie de la capitale. Si bien que le pouvoir transitionnel de Bangui se retrouve dans la rue. Des barricades sont érigées sur les voies de la ville de Bangui empêchant la circulation de véhicules pendant que le commerce reste fermé. Des Antibalaka en fusion avec les éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) circulent de partout dans les rues de Bangui en absence totale des forces internationales sur les voies.
Par ailleurs, le premier ministre Mahamat Kamoune a pris certaines mesures préventives. Dans une déclaration faite cet après-midi, le chef du gouvernement de transition instaure un couvre-feu de 18h à 06h du matin, avant d’ordonner l’intensification de patrouilles des forces de défense et de sécurité intérieure dans la capitale. Il demande également la reprise des activités dès ce lundi 28 septembre alors que la Société civile appelle la population à la désobéissance civile et l’interdiction de la circulation des Forces internationales dont la Minusca et Sangaris dans la ville de Bangui.
Ces malheureux éléments sont survenus dans la capitale centrafricaine en absence de la présidente de la transition, Catherine Samba Panza en voyage depuis le mercredi dernier à New York pour prendre part au sommet de l’ONU.
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique
Bangui, (.R.F.I) 27-09-2015
Le climat demeure tendu ce dimanche à Bangui, la capitale centrafricaine, au lendemain d’une nouvelle flambée de violences à proximité du PK5, un quartier à majorité musulmane. On déplore au moins 20 tués et une centaine de blessés, selon des sources hospitalières. Le Premier ministre a annoncé une série de mesures.
Le couvre-feu est rétabli à Bangui de 18h à 6h du matin. Le Premier ministre a également demandé le renforcement des patrouilles des forces de défense et de sécurité centrafricaines, et à la mission française Sangaris et à la Minusca de leur prêter main-forte. Il a aussi interdit tout rassemblement près des barricades qui pourraient être érigées. Dans son allocution, Mahamat Kamoun a enfin lancé un appel aux travailleurs du secteur public et privé pour qu’ils reprennent leur travail dès ce lundi.
Situation toujours tendue
Dans la capitale centrafricaine, la situation reste tendue après les événements meurtriers de samedi, déclenchés après le meurtre d’un moto-taxi. Difficile de démêler le vrai du faux, tant la rumeur circule vite et alimente la paranoïa. Ce qui est sûr, c’est que des échanges de tirs ont repris progressivement à proximité du quartier majoritairement musulman du PK5. Ils n’ont toujours pas cessé, provoquant de nombreux blessés supplémentaires.
Partout dans le centre-ville, la population a érigé des barricades pour protester contre la lenteur de l’intervention des casques bleus samedi, et contre la présence française dans le pays. Samedi, l’ONU a fait le choix de se positionner autour de la zone de tension pour éviter que la situation ne se propage à d’autres quartiers. Cette décision est fortement critiquée par la population qui accuse les casques bleus d’avoir laissé faire. Sur les banderoles tenues par les manifestants, on peut notamment lire des appels à la démission de la présidente Catherine Samba-Panza, à la démission de son gouvernement et au retour, dans leur pays, des casques bleus.
Selon des sources proches du Conseil national de transition, le Parlement de la transition, la maison du président du CNT a été assaillie ce dimanche par des milliers d’habitants. Venus avec des corps, ils lui demandaient de prendre ses responsabilités.
Cette situation inquiète les autorités religieuses. Joint par RFI, l’imam de la mosquée Ali-Babolo, Loisir Iyaya, appelle ainsi la population au calme. « Nous demandons aux jeunes de rester calmes et de ne pas commettre des exactions. A la population de Bangui et celle de la République centrafricaine en général, nous leur demandons de tenir compte de la cohésion sociale et de faire des réunions entre nous et nos frères chrétiens. Nous demandons à tous de rester calmes et de ne pas se venger », a déclaré Loisir Iyaya.
Des milliers d’habitants se réfugient dans les camps de déplacés
Plusieurs milliers de personnes ont déjà fui leurs habitations pour se réfugier dans les camps de déplacés. Ces derniers avaient tendance à se vider ces derniers mois. Pour l’instant, le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) ne donne pas d’estimations précises, car les camps de déplacés sont situés dans des zones encore inaccessibles. Cependant, les affrontements pourraient occasionner, selon le HCR, encore de nombreux mouvements de populations.
Le bilan toujours provisoire fait état d’au moins 24 morts et plus d’une centaine de blessés. La situation extrêmement tendue complique le travail des humanitaires, comme ceux de Médecins sans frontières. « Nous avons l’habitude malheureusement de travailler dans ce type de contexte et de conditions. Bien sûr, compte tenu du contexte, les expatriés restent à leur base ; on limite les mouvements, voire on s’en interdit complètement en fonction des informations que nous recevons de nos confrères qui sont basés dans différents quartiers de Bangui. L’essentiel des mouvements se déroulent entre notre base et l’hôpital », indique Linda Gaouaou, responsable de MSF en Centrafrique, ajoutant cependant que les équipes restent en alerte et sont prêtes à recevoir des blessés si la situation se dégrade.
Bangui, RFI
(Corbeau News Centrafrique )
Bangui, (R.D.N) 27-09-2015
La tension est encore aussi vive dans la Capitale centrafricaine au lendemain de violentes manifestations d’un groupe de jeunes armés du Km5 dans les 3e et 5e arrondissements de Bangui. Le gouvernement centrafricain pointe du doigt les acteurs de Nairobi d’être derrière cette brusque montée de violences.
« La position du gouvernement est claire. Tout cela relève de ce que nous avons qualifié de complot ourdi contre les institutions de la transition. Ce sont les tenants des accords de Nairobi 1 et 2 qui reviennent par des chemins détournés pour demander une troisième transition et exiger la démission des institutions », a déclaré Dominique Saïd Panguindji, ministre en charge de la sécurité publique et porte parole du gouvernement centrafricain. Il explique par ailleurs que « Ce schéma est irréaliste. Aujourd’hui, toutes les dispositions sont prises pour que le peuple puisse aller voter dans les délais fixés par l’Autorité nationale des élections. Le prétexte agité n’est pas du tout fondé et les élections se tiendront avant la fin de l’année ».
Paralysie
Sur le terrain, les activités sont paralysées dans tous les arrondissements de la Capitale et circuler devient un véritable parcours de combattant. Des barricades sont érigées sur certaines avenues de Bangui par des habitants qui expriment ainsi leurs mécontentements contre les événements douloureux de la veille qui ont déjà fait plus d’une vingtaine de tués et une centaine de blessés.
De l’avenue des Martyrs en passant par le rond point des Nations-Unies sur l’avenue Koudoukou ou encore l’avenue de l’indépendance jusqu’au PK 12, il est difficile voire impossible de circuler librement puisque des barricades sont érigées un peu partout. Une marche pacifique improvisée depuis le PK12 vers Gobongo a même été initiée par des jeunes qui tenaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « nous voulons la paix, au secours nos FACA ».
De l’avis de Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) « Il faut que les Centrafricains arrêtent d’enseigner et de nourrir la haine, qu’ils arrêtent d’arroser les fleurs de la mort parce que personne aujourd’hui ne peut prétendre être fiers de ce qui s’est passé dans le pays ».
« Qu’ils soient balaka, Seleka ou membres d’autres groupes qui n’osent pas dire leurs noms, il faut qu’ils comprennent que cela ne peut pas continuer indéfiniment. Qu’ils comprennent qu’on peut tout faire avec une baïonnette sans s’asseoir dessus. Qu’ils comprennent que même la guerre de 100 ans qu’il y a eu entre la France et l’Angleterre s’est terminée autour d’une table et par la paix », a ajouté Martin Ziguélé qui interpelle le gouvernement centrafricain « à diligenter une enquête pour savoir exactement les circonstances exactes qui ont présidé à ce regain de tension afin de prévenir les actions de ceux qui ne veulent pas du retour de la paix dans le pays » puisque « force doit rester à la loi ».
Appel à mobilisation
De son côté le groupe de la société civile centrafricaine par le biais de Gervais Lakosso appelle les centrafricains à s’approprier l’avenir de leur pays. « J’invite mes compatriotes au calme. Je les rassure que la société civile va prendre ses responsabilités. Nous allons lancer le mouvement le temps de Béafrica qui veut dire que tout le monde a déjà fait ce qu’il veut de ce pays. C’est maintenant le moment pour que nous les centrafricains, nous fassions de notre pays ce que nous voulons, que nous nous approprions la destinée de notre pays. Nous allons lancer des mots d’ordre et nous appelons les centrafricains à se mobiliser ».De manière concrète, il s’agit pour le groupe de la société civile d’appeler les centrafricains à la désobéissance civile.
Pour le général Xavier Sylvestre Yangongo « Chaque fois qu’un musulman est tué, il faut s’attendre à une avalanche de représailles. Des innocents ont été tués, massacrés et quelle est la réaction du gouvernement et des Nations-Unies ? », s’est-il interrogé.
« Si cela continue, nous allons prendre nos responsabilités parce que nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Nous avons aussi du sang dans nos veines, on ne peut pas continuer à subir ce qui se passe dans notre pays », a conclu le général Xavier Sylvestre Yangongo.
Bangui, Radiondekeluka
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (F24)
Plus de vingt personnes ont été tuées et une centaine blessées dans les violences qui ont frappé samedi Bangui, où le calme était revenu dimanche matin, selon un nouveau bilan de source médicale.
Des habitants et une source hospitalière avaient fait état samedi de 10 morts et 38 blessés dans ces violences qui ont touché le quartier majoritairement musulman du PK-5, dans le centre de la capitale centrafricaine.
“Selon un bilan établi à partir des principales formations sanitaires et qui reste encore provisoire, il y a plus de 20 morts et une centaine de blessés”, a indiqué dimanche un médecin militaire à l’AFP sous couvert d’anonymat. “Profitant de l’accalmie, les secouristes vont poursuivre le ramassage (d’éventuelles autres victimes) et le bilan pourrait s’alourdir”, a-t-il ajouté.
Un hélicoptère des forces internationales déployées en Centrafrique survolait la ville dimanche matin. Seuls quelques tirs sporadiques ont été entendus dans la nuit de samedi à dimanche et les habitants qui avaient fui leurs maisons par crainte de nouveaux affrontements commençaient à rentrer chez eux, a constaté un correspondant de l’AFP.
Cette flambée de violences a été provoquée par l’assassinat d’un conducteur de moto-taxi au PK-5.
Selon des habitants, le conducteur de moto-taxi a été égorgé samedi matin, pour une raison encore indéterminée, ce qui a déclenché des violences dans ce quartier majoritairement musulman qui fut l’épicentre des massacres inter-communautaires à Bangui de fin 2013 à début 2014.
Dans un communiqué, le gouvernement de transition a fermement condamné ces “violences inutiles qui interviennent à un moment où la Centrafrique en général et la ville de Bangui en particulier aspirent à la paix et à la sécurité”.
Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l’ex-colonie française, déjà très instable et l’un des pays les plus miséreux au monde, dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014, dont elle peine toujours à se relever.
Le niveau des violences a depuis considérablement baissé. Mais des groupes armés sévissent toujours dans certaines parties du territoire et de très nombreuses armes de guerre circulent dans le pays et sont régulièrement utilisées pour des actes de banditisme. Des élections présidentielle et législatives sont officiellement prévues avant la fin 2015 pour clore le cycle de violences. Mais l’organisation des scrutins a pris beaucoup de retard, rendant plus que vraisemblable un nouveau report des élections.
Centrafrique- Insécurité Bilan provisoire du regain de violences à Bangui : 21 morts et une centaine de blessés
APA- Bangui(Centrafrique) 2015-09-27 12:27:11 Le bilan provisoire du regain de violences noté à Bangui est de 21 morts et une centaine de blessés, selon des données fournies ce dimanche par l’hôpital communautaire de Bangui qui a lancé également un appel à l’aide pour faire face à l’afflux de patients.
Les déplacés internes se multiplient à travers la ville donnant l’aspect du début de conflit en Centrafrique de 2013 et 2014
Cependant ce dimanche matin, des tirs continuent d’être entendus dans les quartiers du 3ème et 5ème arrondissement de Bangui lieux où ont démarré la veille les représailles organisées par de jeunes musulmans suite au décès d’un des leurs, conducteur de taxi moto dans le 8ème arrondissement de Bangui.
Au micro de Ndeke Luka, une radio privée de Bangui, le 2ème Conseiller de la Mairie du 3ème arrondissement, M. Roufaï a condamné les violences et demandé aux esprits surchauffés de laisser la justice faire son travail.
“Je demande à mes administrés du 3e arrondissement de se ressaisir et de laisser la justice mener les enquêtes pour savoir de quoi il s’agit parce qu’on peut être manipulé des deux côtés.
Soulignant que “cette situation est vraiment désastreuse”, il a expliqué : ‘’Nous sommes presque au bout de tunnel pour la paix et la cohésion sociale. Mais le fait qu’on a amené un corps d’un musulman au niveau de la mosquée Ali Baboro a suscité un autre problème”.
Par ailleurs, les Antibalaka ont rejeté toute leur responsabilité dans ces violences communautaires. Sébastien Wenezoui leur ancien porte-parole a déclaré à la presse : « Nous condamnons fermement cette bavure et ce désordre avec la dernière énergie et demandons aux auteurs de cesser immédiatement ces actes de violence inutile et de revenir sur la voix de la paix. Dans le cas contraire, nous contribuerons à aller les chercher, à les rendre à la justice pour décliner nos responsabilités, car nous ne tolérerons pas qu’on salisse le nom des ex Anti-Balaka qui sont des véritables patriotes. »
Certaines rues de Bangui restent barricadées par les jeunes qui lancent des propos injurieux aux casques bleus qu’ils accusent d’être incapables de contrôler les violences dans la capitale centrafricaine.
Bangui, Info 24/24
Corbeau News Centrafrique
Sénégal : 3è Assemblée Générale de l’UECAS
Dakar, le 20 septembre 2015 – La salle de réunion de l’institut HECM de Dakar que dirige monsieur KOYATE a servi de cadre pour abriter la 3ème Assemblée générale de l’Union des Etudiants Centrafricains du Sénégal dénommée UECAS que préside avec dextérité son président Euphrem MASSEO. Le patriotisme et l’amour de la patrie étaient de prime à bord. Traditionnellement, ladite assemblée a fait son ouverture par l’exécution de l’hymne national « la Renaissance » chanté par les participants qui ont répondu à l’appel du bureau exécutif ce jour.
Dans son allocution, le président de l’Union des étudiants a déclaré qu’il relève du devoir des membres du bureau exécutif de présenter le fruit de son travail pour ce troisième trimestre en incluant les suggestions et critiques faites par les membres lors de la deuxième assemblée générale et les réalisations sont en bonne gestation. L’UECAS reste toujours dans la même course d’accomplissement de son plan calendaire scindé en six grandes parties, a-t-il dit, à savoir : volet éducatif et formation, volet culturel, sportif et loisir, volet sécurité et cohésion sociale, volet finance et trésorerie, volet administratif et volet médiatique.
Au titre de l’année académique 2015 – 2016, il a été revu à la hausse les bourses d’exonérations par le partenaire historique UECM Dakar qui a conclu avec l’UECAS le 18 septembre 2015. A cela s’ajoute le nouveau partenariat conclu avec le centre culturel de Derklé de Dakar pour la formation en outils informatiques des étudiants centrafricains. Une priorité est mise sur le projet d’excursion pédagogique qui urge dans la région de Thies du Sénégal du 09 au 11 octobre 2015, où plusieurs étudiants centrafricains sont inscrits à l’Université et dans des instituts de la localité.
En effet, relativement, un accent particulier a été mis sur tous les volets. Et selon le président des étudiants centrafricains du Sénégal, je cite : « la pierre n’a point d’espoir d’être autre chose qu’une pierre. Mais, de collaborer, elle s’assemble et devient temple ».
Dans son rapport, le secrétaire général de l’UECAS, Jean De la Croix VOYEMADE a évoqué le problème d’organisation des élections prochaines de l’Union des étudiants qui se tiendront à la fin de l’année en cours, selon les dispositions des articles 5, 17 et 18 des statuts qui régissent le bon fonctionnement de l’UECAS et mis en exergue le renforcement des capacités des étudiants par la mise en œuvre de la réforme LMD à laquelle les membres du bureau exécutif ont pris part à la cérémonie de clôture du projet à travers les Ties (PADTICE). Par ailleurs, l’UECAS a eu l’honneur de participer à la journée culturelle de l’amicale des étudiants et stagiaires béninois du Sénégal. Selon le bilan, une vingtaine d’étudiants centrafricains de Dakar ont été inscrits au séminaire de formation avec certification organisé par la société financière internationale (IFC), groupe de la banque mondiale en collaboration avec le CACSUP, sur le thème « le crédit-bail, un instrument innovant pour le financement des PME. L’UECAS a également assisté aux journées portes ouvertes sur le thème : une université d’excellence et de paix, le pôle du secteur privé » développé par le sénégalais, Pr Bouba Diop.
Selon le secrétaire général de l’UECAS, l’excursion de Thies prévue a pour objectif d’aborder des thèmes suivants dans un débat de réflexion : « le leadership communautaire » qui sera animé par le directeur du CREDA (Centre de Recherche et d’Etudes pour le Développement en Afrique) et « le renforcement de la cohésion sociale et du dialogue inter-religieux pour un avenir meilleur de la République centrafricaine », par M. Yvon BOUBA. Il a rappelé aux participants la participation de la communauté centrafricaine à la campagne médicale au centre culturel Derklé de Dakar ainsi qu’à la faculté d’odontostomatologie de l’Université Anta Cheikh Diop (UCAD) de Dakar.
Le chargé culturel, sportif et loisir, M. Nelson a, quant à lui, rappelé aux uns et aux autres le moment fort de la passation de service avec les membres du bureau exécutif sortant. Toutefois, il a mis un accent particulier sur les grands événements sportifs et culturels organisés par l’Union des étudiants centrafricains de Dakar qui terminaient en beauté malgré quelques imperfections et comportement indésirable de certains joueurs.
Concernant le nerf de la guerre qui entrave souvent le bon fonctionnement des associations si les caisses sont mal gérées, la trésorière générale Chelsea NGBANDI et son adjointe n’ont pas failli à leur mission pour le moins qu’on puisse dire. Elles ont tenu en main de maître-comptable la gestion financière de l’UECAS malgré les débats plus ou moins houleux sur la question. Les membres de droit ont reconnu la compétence des deux trésorières de l’UECAS et les ont encouragées à continuer dans ce sens en respectant les règles du professionnalisme.
L’élection des membres du bureau du congrès chargé d’organiser les prochaines élections des membres du nouveau bureau exécutif s’est déroulée suite aux débats et a mis en place le bureau dudit congrès composé comme suit :
Présidente : Theodora Romuald OUANDO
1er Rapporteur : Ligbia Ziazo YAVOUCKO
2è Rapporteur : Ariane TAMBO
Démarré un peu tard vers 16 heures, c’est à 20 H que les rideaux sont tombés sur la 3ème assemblée générale de l’Union des Etudiants Centrafricains du Sénégal dans une ambiance chaleureuse et solidaire. Toutefois, beaucoup reste à faire pour sensibiliser efficacement les 1895 étudiants centrafricains de Dakar à devenir membres de droit de l’UECAS et ceux qui étudient dans plusieurs universités et instituts des provinces du Sénégal. L’on peut dire que servir l’UECAS c’est servir la Centrafrique et préparer un avenir meilleur du pays de « zo kwè zo » sans distinction de race ni de religion.
Pierre INZA
Corbeau News Centrafrique
Le présidentiable et Député de Bocaranga 3 Martin Ziguélé à bâton rompu avec La Nation des 21 et 22 septembre 2015
C’est dans la soirée du vendredi 18 septembre 2015, en sa résidence située derrière le Complexe sportif vingt-mille places dans le 2e arrondissement de Bangui, que le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et candidat à la prochaine élection présidentielle, sieur Martin Ziguélé a accordé une interview au Journal La Nation. Il a été question au cours de cette interview de faire non seulement table rase sur les enjeux sociopolitiques du récent coup d’Etat perpétré par la junte militaire au Burkina-Faso mais aussi, d’aborder certains points touchant l’état de santé du parti depuis qu’il a été investi par les militants, ses points de vue et pistes de solutions par rapport aux prises de positions hostiles ou favorables à une troisième transition politique en Centrafrique, et les alibis qu’il dispose pour s’innocenter face aux accusations de ses détracteurs. Pour mémoire et afin que nul n’en ignore, l’intégralité de l’interview en dit plus.
LR : Bonjour M. Martin Ziguélé
Martin Ziguélé (MZ): Bonjour.
LR: le président, un coup d’Etat vient de réussir au Burkina-Faso. Mais vous en tant qu’homme d’Etat, en tant que président d’un parti politique, quelle est votre lecture par rapport aux faits qui venaient de s’accomplir?
MZ: Je voudrais vous remercier encore une fois de plus pour l’occasion que vous donnée en vue de réagir très rapidement par rapport au coup d’Etat qui vient d’avoir lieu au Burkina, à trois jours de l’ouverture de la campagne électorale qui devrait mettre fin à la transition. Je voudrais à mon nom, au nom du Bureau politique du MLPC et au nom du parti condamner très fermement ce coup d’Etat. La prise du pouvoir par les armes, quel qu’en soit les causes est une violation de la légitimité populaire et doit être fermement condamnée par tous les républicains et tous les démocrates. Dans le cas du Burkina-Faso, j’allais dire que le cas est plus grave. Parce qu’il s’agit d’un régiment c’est-à-dire, d’une partie de l’armée qui, bénéficiant d’une position privilégiée, a cru devoir interrompre le processus de transition politique devant mener à des élections de manière brutale. Et la résistance du peuple burkinabé aujourd’hui face à la violation de sa souveraineté, nous la soutenons entièrement. Nous prions à ce que l’Union africaine, la CDEAO, les Organisations régionales et plus largement, toutes les démocraties du monde fassent en sorte que ce coup d’Etat soit un échec, et que la transition soit remise en scène. Lorsqu’il y’a une situation de ce genre, on se pose aussi des questions: qu’est-ce qui a pu amener à cela? Est-ce que c’est le fait que des responsables politiques aient été exclus des élections? Cela est possible. Est-ce parce que les auteurs de ce putsch aient été convaincus ou soupçonnés de crimes graves au Burkina depuis des décennies? On peut aussi prendre cela en considération. Mais l’un dans l’autre, rien ne peut justifier ce qui s’est passé au Burkina. C’est un mauvais signal pour l’Afrique. Parce que, vous avez vu le traumatisme qui s’est emparé de tous les pays africains après ce coup d’Etat, c’est un cauchemar qu’on croyait passer au Burkina et qui est revenu. Donc, je voudrais exprimer la solidarité du MLPC. Nous avons des partis frères au Burkina. Les Burkinabés sont nos frères et nos sœurs. Ils se sont battus pour qu’il y’ait un changement dans leur pays. Il peut y avoir des insuffisances dans un processus politique. Mais on ne peut pas s’emparer de la liberté du peuple parce qu’on est en position de force, parce qu’on a les armes pour prendre tout un peuple en otage. Mon vœu le plus ardent, c’est que la lutte du peuple burkinabé pour la démocratie aboutisse. Parce que l’Afrique doit se libérer des forces rétrogrades, de ceux qui pensent que par les armes, ils vont s’imposer au peuple pendant des décennies. Je pense que trop c’est trop!
LR: Le président, vous avez passé la majeure partie de votre jeunesse en tant que cadre en Afrique de l’Ouest. Mais quel est le souvenir que gardez de ce pays frère et ami qu’est le Burkina-Faso?
MZ: Non seulement j’ai passé la majeure partie de ma carrière professionnelle en Afrique de l’Ouest que j’ai sillonnée de bout en bout, j’allais au Burkina au moins trois fois par an, mais je continue à fréquenter le Burkina. Puisque je suis jusqu’à une période récente Administrateur dans un Groupe d’Assurance au Burkina. Et je connais ce pays, je connais ce peuple, je connais son dynamisme. Parce que, c’est l’un des rares pays africains qui est arrivé dans les premiers étages de l’émergence par le travail de ses enfants. Parce que ce pays malheureusement, c’est un pays sahélien dans lequel il ne pleut pas beaucoup, et que les terres cultivables ne sont pas comme chez nous. Mais ce qui est reconnu par tous, c’est que le Burkina a été transformé par les labeurs de ses enfants. Et les Burkinabés s’appellent entre eux «des hommes intègres», et ont fait la preuve de leur intégrité dans la manière de développer leur environnement, leur pays pour accéder à une situation de bien-être. Mais naturellement, chaque pays a son histoire et je crois que cette histoire ressemble aussi à l’histoire d’un certain nombre de pays où un certain nombre du fils du pays, de par leur positionnement et de par leur accès à des armes pensent qu’ils ont droit de vie ou de mort sur tout un peuple. Et ces retours en arrière violents malheureusement continuent à se faire en Afrique décrédibilisent tout le travail qui peut être fait ici et là. On ne peut jamais faire avancer un pays sur la voie du bien-être, lorsque des élites civiles ou militaires sont capables de porter la mort à leurs compatriotes, juste pour s’emparer du pouvoir. Ce n’est pas pour le bien-être collectif, mais pour se protéger contre la justice, ou pour favoriser un certain nombre de recommandations. C’est quelque chose qui interpelle la conscience humaine tout simplement.
LR: Mais M. le président, si on rentre en profondeur dans l’histoire de ce pays, on se rend compte que c’est un pays ayant pour tradition des coups d’Etat. Et pour les partisans de l’afro pessimisme, ils disent que ce coup d’Etat ne les surprend pas.
MZ: Ce qu’on dit de Burkina, on peut également le dire pour la Républicaine centrafricaine. Nous aussi avions connu beaucoup de coup d’Etat. Mais je pense que le Burkina est un pays de lutte politique, de lutte syndicale et de lutte de la Société civile. Cela est reconnu par tous. On ne peut pas justifier, je le dis encore de manière très ferme, ce qui s’est passé il y’a deux ou trois jours au Burkina. On peut expliquer cela, mais on ne peut pas excuser cela. Parce que, lorsqu’une catégorie de la population estime qu’elle a des revendications, elle ne devrait pas le faire en prenant le pouvoir et en tuant des innocents, en tuant des citoyens, en détruisant leur propre pays. De quels droits et de quelle légitimité une fraction du peuple peut se permettre de porter la mort à d’autres pour se protéger, pour s’auto protéger ou mettre en avant leurs revendications? Et puis je vais poser une question très simple: si la junte qui tente de prendre le pouvoir au Burkina dit qu’elle le fait pour défendre les principes démocratiques. Parce que des personnes ont été exclues des élections. Mais pourquoi elle n’a pas pris le pouvoir lorsqu’il y’a eu de tentative de modification de la Constitution en violation de cette même Constitution? C’est une démarche qui ne s’explique pas, qui n’est pas cohérente. Cela veut dire que les raisons avancées sont fausses et qu’il faut les chercher ailleurs.
LR: le président, quel est présentement l’état de santé de votre parti au moment où les militants vous ont investi en vue de le hisser au perchoir de l’exécutif?
MZ: Je vous remercie. Le MLPC se porte bien. Le MLPC continue de faire son travail de parti politique c’est-à-dire, d’animer la vie politique du pays. Le MLPC se prépare comme tous les autres partis politiques pour les prochaines échéances. Nous n’avons pas de problèmes ni de différends avec ceux du pays. Le problème du pays c’est l’insécurité. L’insécurité dans le pays fait que la mobilité du parti dans le pays est problématique. Nous sommes obligés de fréquenter un certain nombre de zones, d’attendre à ce qu’il y’ait accalmie dans d’autres zones. Donc, lorsque nos équipes sont sur le terrain, nous sommes très inquiets de ce qui peut leur arriver. Mais nous avançons sur le terrain. Nous faisons notre travail de parti politique. Nous avons envoyé des équipes sur le terrain pour mobiliser la population afin de s’inscrire sur la liste électorale et d’aller aux élections. Nous essayons de travailler également au sein de notre Direction nationale de campagne pour faire en sorte que nos compatriotes connaissent de mieux en mieux le parti, pour que le moment venu, ils fassent leur choix comme ils l’entendent.
LR: Au niveau de votre Direction nationale de campagne ces derniers temps M. le président, vous avez inventé le concept dénommé « Vaka na vaka». Vous avez sillonné les huit arrondissements de Bangui et même la commune de Bimbo. Mais est-ce que le concept a profité aux populations du 4e arrondissement et plus particulièrement celles de Boy-Rabe?
MZ: Pas plus tard qu’avant-hier, la Direction nationale de campagne du MLPC était à Boy-Rabe voire même Kagamangoulou. Je pense que c’est la troisième fois que mon équipe va là bas. Ecoutez, Boy-Rabe est un quartier de Bangui, Boy-Rabe est un quartier de Centrafrique, Boy-Rabe est en République et nous sommes des Centrafricains. Il y’a beaucoup de personnes qui ont cherché à instrumentaliser les uns contre les autres. Mais nous sommes conscients que tous les pays du monde, il y’a toujours la majorité de personnes qui sont de bonne volonté. Nous continuons d’aller à Boy-Rabe et nous n’avons aucun problème particulier avec Boy-Rabe. Je vous le dis, pour la troisième fois consécutive, notre Direction nationale de campagne est allée à Boy-Rabe et a fait une grande réunion avec les chefs de quartiers, les jeunes, les femmes, les adultes…, pour échanger sur l’avenir de notre pays. Parce que notre concept aujourd’hui, notre leitmotiv aujourd’hui c’est la réconciliation, le rassemblement et la reconstruction. Mais on ne peut se réconcilier qu’avec un frère avec qui on avait eu des différends. Donc, c’est pour ça que nous allons à Boy-Rabe, nous allons au Km5, nous allons dans tous les quartiers de Bangui, et bientôt à l’intérieur du pays pour promouvoir ce concept de réconciliation. Vous ne pouvez pas développer un pays lorsque vous n’êtes pas rassemblés. Donc, on ne peut pas développer un pays en mettant de côté tel parti de Bangui ou du pays sous prétexte que des hommes et des femmes qui ne sont pas forcement bien intentionnés instrumentalisent les différends qu’on a vécus dans le passé pour continuer à garder distants des Centrafricains. Notre travail de parti politique est de constituer un ciment, de lier les Centrafricains. Donc, nous sommes pour le rassemblement. Naturellement, pour reconstruire le pays, nous n’allons pas le faire tout seul. Nous le ferons avec l’ensemble des Centrafricains. Pour nous, il n’y a pas de quartiers tabous, il n’y a pas de zones interdites, il n’y a pas d’extra territorialité. Nous sommes chez nous, nous sommes dans notre pays. Quelque soit ce que nous avons eu avec nos frères ou nos sœurs comme différend, de n’importe quelle ville, de n’importe quelle quartier ou de n’importe quelle région, notre travailler consiste à aller vers eux. Je vous prie de me croire puisque l’accueil a toujours été fraternel, chaleureux, et les débats ont été francs.
LR: L’accueil a toujours été fraternel comme vous le dites. Mais dans certaines colonnes des journaux de la place, des informations font état de ce que dans certains quartiers de Boeing, vous avez été chassé. Est-ce que vous pouvez nous confirmer ces informations ou ce ne sont que des histoires à dormir debout que vos détracteurs ont pu fabriquer?
MZ: Mais j’étais en France et c’est mon épouse qui a été à Boeing à l’invitation de la population de Boeing. Ils ont fait une très grande fête à Boeing. Et lorsque j’ai lu dans la presse ce que vous avez dit, cela a fait rire tout le monde à Boeing. Et la jeunesse de Boeing a réinvité ma Direction nationale de campagne et elle est encore allée deux fois, et au frais de la population. C’est cette population qui lui a préparé à manger, du riz, du ngoundia, et lui a donné du légume. Vous voyez, il y’a des gens dans ce pays qui manifestement, prennent leurs rancœurs pour des réalités, ou qui tiennent absolument à montrer une image fausse du pays. Pourquoi ils le font? Nous ne le savons pas. Mais ce qui nous intéresse, ce sont les faits. Nous avons fait tous les quartiers de Bangui et de Bimbo sans exception. Et au moment où je vous parle, la Direction est en train de repasser encore dans ces quartiers. Bientôt, l’équipe le fera à l’intérieur du pays.
LR: Il y’a un concept qui se développe aujourd’hui sur le face book « tout sauf Martin Ziguélé». Qu’en pensez-vous?
MZ: vous savez, il y’a un problème africain qui dit que: « On ne jette des pierres que sur un arbre fruitier». Vous ne verrez jamais quelqu’un jeter de pierre sur un acacia. Lorsque quelqu’un jette de pierre, c’est surement sur un manguier, sur un goyavier. Parce qu’il veut cueillir les fruits. Donc si des gens nous considèrent comme leur adversaire n°1, il faut leur poser la question si quelque part, ils considèrent que le MLPC a la confiance de nos compatriotes. Malgré toutes les propagandes, toutes les calomnies, toutes les insinuations, tous les mensonges qui ont été déversés sur nous, ces personnes constatent que nous continuent à bénéficier de la confiance de la population. C’est pour ça qu’on dit tantôt que je ne suis pas Centrafricain. Parce que je suis de mère tchadienne. Je ne sais pas si eux ont choisi leurs mères avant leur naissance. Mais moi je n’ai pas pu le faire. Et malgré cela, je suis très fier de ma mère que j’adore. Parce qu’elle m’a donné tout simplement la vie, et nous devrons tous adorer nos mères qui nous ont donné la vie. Je ne voudrais pas faire de la comparaison, mais je voudrais vous dire que je suis l’un des rares politiques centrafricains à n’avoir que la nationalité centrafricaine. Je n’ai pas d’autres nationalités que la nationalité centrafricaine. Vous pouvez le vérifier auprès de tous les états civils du monde entier, je n’ai que la nationalité centrafricaine. Ceci dit, je ne reproche pas à mes compatriotes qui ont deux ou trois nationalités afghane, américaine, française, britannique. Je ne leur reproche rien, et je ne mets même pas en doute leur loyauté. Parce que je ne sais pas les motivations pour lesquelles ils ont été amenés à un moment donné de leur vie à prendre une seconde nationalité. Je ne peux pas les leur reprocher, je suis un républicain. Mais je ne peux pas comprendre le fait qu’on me reproche d’avoir épousé une femme de tel ou telle origine, alors que cela tombe sur le bon sens que personne ne choisit jamais sa mère. Ceci dit, comme je vous le disais tantôt, je suis très fier de ma mère que j’adore, et je pense que cela est vrai pour tout le monde qui adore aussi sa mère. Donc, d’autres disent que je suis le candidat de la France alors que ce sont des gens qui font des allées et des retours incessants en France justement pour demander le soutien de la France. Il y’en a qui disent que j’ai amené les Sélékas alors que tout le monde a été ministre, ministre d’Etat dans ce pays sous Séléka, ou à demander des postes. Dans ce pays, je n’en ai demandé aucun, je n’avais besoin d’aucun. Donc, pourquoi j’avais amené la Séléka alors que je n’en ai pas bénéficié à titre personnel. Tout cela montre simplement que je suis identifié comme quelqu’un à qui le peuple est susceptible de lui faire confiance. Donc, il faut le démolir. J’aurais aimé que mes compatriotes me disent: écoutez, voilà telle position politique du MLPC et nous sommes contre cette position politique pour que nous ramenions le débat sur le plan politique. J’aurais aimé que mes compatriotes me demandent de ce que représente la vision de mon parti. Il se trouve que cette vision n’est pas cohérence et on en discute, qu’on fasse de la politique, qu’on ne s’attaque pas à des individus. Parce que c’est en s’attaquant à des individus, en nous attaquant à la religion, en nous attaquant à des origines que nous en sommes arrivés dans la crise que nous vivons aujourd’hui. Donc, il faut que nous élevons le débat au-delà de nos visions, croisons nos visions, pour pouvoir apporter ce que nous prétendons apporter à ce peuple. C’est là que devrait se situer le débat politique. Je ne peux pas reprocher à un Centrafricain le fait d’être né dans une région donnée, de tel père ou de telle mère. Je ne vois pas ce que je peux le lui reprocher, parce que c’est ce qu’il est. Mais par contre, on peut discuter avec un autre compatriote de ce qu’il croit, de ce qu’il pense, de ses opinions. Et là, nous sommes dans le débat démocratique. Donc, j’invite mes compatriotes à évoluer vers un débat démocratique et à ne pas s’acharner sur des débats qui ne nous avanceront pas.
LR: Vous me permettez M. le président même si c’est de la redondance mais cela permettrait aux lecteurs de La Nation de comprendre certaines vérités sur ce que disent vos détracteurs. Puisqu’ils profitent de la naïveté de cette population pour nuire à l’avenir politique du MLPC dont vous avez la charge, en vous associant aux acteurs clés de la nébuleuse qu’est la Séléka. Mais, lesquels des alibis disposez-vous pour vous innocenter et redonner confiance à la base?
MZ: Vous savez, mon mentor en politique, feu Ange Félix Patassé disait que: «Le mensonge coure vite et la vérité marche lentement». Mais il arrive toujours un moment où, comme la tortue, la vérité vient dépasser le mensonge et le terrasse. Il y’a déjà de cela deux ans, que certains des médias, certains compatriotes et toujours les mêmes, prétendent que je suis complice de la Séléka, et que j’ai amené la Séléka, que j’ai fabriqué même la Séléka. Mais vous savez en droit, lorsque vous accusez quelqu’un de quelque chose, vous en apporter les preuves. J’ai demandé, et je ne fais que demander qu’on m’apporte les preuves de ces accusations. On me dit qu’il n’ya pas de preuve. Mais c’est à moi de prouver que je suis innocent. Ce qui est contraire à tous les principes de droit. Soutenir une rébellion c’est quoi, c’est donner de l’argent à cette rébellion pour qu’elle fonctionne. Si quelqu’un a la moindre preuve, que j’étais associé à la création de la Séléka, qu’il en fournisse les preuves publiquement. Si j’ai donné de l’argent, ou des armes, ou des hommes, mais c’est encore plus facile. Il suffit de retrouver une personne qui témoigne, qui dit que voilà, vous étiez à telle réunion à tel endroit avec la Séléka, vous avez donné tel argent, voilà ce que vous avez dit. Mais c’est moi qui réclame finalement ces preuves là depuis deux ans. Et je vais même plus loin: «Il y’a présentement une Cour Pénale Spéciale qui a été créée dans notre pays pour connaitre des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, des crimes de sang depuis 2002 jusqu’à ce jour». Cette Cour existe. Il suffit juste d’apporter les preuves de mon implication. De même que la Cour Pénale Spéciale enquête sur notre pays depuis 2003 jusqu’aujourd’hui est avide de ces genres d’information. Si ces preuves là existent, que mes détracteurs apportent les preuves, ou les publient. Chaque jour que Dieu fait, je ne cesse de réclamer ces preuves. Et chaque jour que Dieu fait, c’est par des lettres anonymes, des articles anonymes, des déclarations anonymes que les uns et les autres avancent ces accusations. Si j’étais concepteur, associé ou co-auteur, ou co-fondateur de la Séléka. Une fois que la Séléka au pouvoir, si vous êtes co-fondateur d’un mouvement, mais vous assumez les responsabilités du résultat du travail que vous avez conçu. N’est-ce pas? Et pourquoi j’ai amené la Séléka au pouvoir et que je n’ai pas été l’un des gestionnaires publics de ces affaires. Donc, je crois que nos compatriotes une fois encore, doivent savoir que ce n’est pas la première fois que des accusations de ce type ont été portées contre moi. Déjà en 2005, j’ai été accusé d’avoir amené les Banyamoulengués par ceux là même qui les ont amenés. J’ai demandé un débat public qui m’a été refusé. Non seulement on m’a refusé le débat publique mais en plus, on m’a menacé de mort quand j’ai insisté en allant à Ndèkè-Luka pour demander ce débat. Alors qu’eux-mêmes, ils avaient saisi les tribunaux centrafricains contre moi et que j’ai été blanchi par le Tribunal de Grande instance ou la Cour d’Appel par rapport à ces accusations. En dehors des accusations de Séléka, des accusations fantaisistes tes sur la Séléka ou les Banyamoulengués, vous ne savez pas que c’est depuis 2006, chaque fois que j’étais en France et que je venais en Centrafrique, j’étais régulièrement convoqué soit par le Doyen des Juges d’Instruction, soit par le Tribunal, soit par le Premier ministre. Parce que, j’étais régulièrement accusé de fomenter une rébellion, d’acheter des armes, d’armer des chefs de quartiers à Bangui…, et naturellement sans preuve. Donc, ce n’est pas aujourd’hui que je suis victime des cauchemars de ces personnes qui manifestement, me voient partout alors que je ne suis pas là où ils le disent.
LR: le président, il y’a aujourd’hui un jeu de ping-pong à travers les prises de positions favorables ou hostiles au projet d’une troisième transition politique en Centrafrique. En tant que démocrate, quelle lecture faites vous des conséquences de l’incompréhension entre certains partis, association politiques et personnalités indépendantes réunis au sein d’une plateforme et les autorités actuelles de la transition? Et quelles sont les pistes de solutions préconisez-vous pour une transition réussie en Centrafrique?
MZ: Je vous remercie. Je crois que, faire de la politique, c’est avoir de la conviction. Nous étions au Forum de Bangui dans la Commission Gouvernance où il n’y avait que des chefs des partis politiques. Cette Commission a voté une recommandation qui a préconisé la stabilité des institutions jusqu’aux élections. Cette solution a été reprise dans les recommandations générales en plénière. Le MLPC s’en tient à la parole donnée. Pour nous, nous nous préparons en tant que parti politique pour aller aux élections lorsque l’A.N.E aura publié le chronogramme qui nous permet d’aller à des élections auxquelles la majorité des Centrafricains peuvent participer. Nous ne sommes pas dans d’autres schémas. Nous n’avons pas un plan B à part les élections. Et je dois le dire clairement: «Nous ne nous associons pas à toutes positions tendant à sortir de notre engagement au Forum, de respecter les principes de la stabilité des institutions jusqu’aux élections». Je pense avoir été suffisamment clair. Je pense que ce qui vient de se passer au Burkina doit rappeler aux Centrafricains encore leurs responsabilités. Gardons notre sérénité. Que des critiques soient portés sur le processus électoral, c’est tout à fait normal
En démocratie, que des insuffisances existent dans le processus électoral, je suis tout à fait d’accord. Parce que c’est un processus qui se fait dans une situation d’insécurité, dans une situation de difficulté budgétaire, dans une situation de difficulté économique, dans une situation de difficulté de réseau de communication. Notre processus est très critiquable et d’ailleurs, cela fait partie de la démocratie. Mais nous ne pouvons pas, en tant que parti politique, en tant que parti républicain, nous ne pouvons pas appeler un jour à la stabilité des institutions et le lendemain à un chamboulement des institutions. Ce n’est pas franchement nos démarches. Que d’autres aient ces démarches, nous sommes en politique, nous sommes en démocratie, cela les engage et cela n’engage pas le MLPC. C’est pour ça, nous demandons à ce que le processus électoral, la question de sécurité, la question de survie quotidienne des Centrafricains soient menées de la manière la plus efficace pour que le peuple puisse s’exprimer lorsque l’ensemble des conditions serait réuni. C’est quoi les conditions? C’est que, le recensement de la population atteigne un niveau critique c’est à dire, la quasi-totalité ou la totalité des objectifs en matière de recensement doivent être atteints, que nos compatriotes puissent se déplacer pour aller s’inscrire, pour aller demain participer à des meetings électoraux, après demain aller au référendum voter leur constitution, et choisir dans la foulée leurs députés, choisir leur présidente ou leur président. Je crois que cette affaire est suffisamment sérieuse pour qu’elle soit menée dans la sérénité et en toute responsabilité.
LR: Mais M. le président, le Conseil national de transition vient d’adopter la nouvelle Constitution et il y’aura bientôt une Assemblée bi-camera avec le Sénat. Est-ce que vous pensez qu’avec les moyens que nous avons aujourd’hui, on peut encore supporter des charges qu’on veut apporter sur celles que la Centrafrique en avait déjà?
MZ: Oui, j’entends des déclarations, je lis dans la presse que le Sénat est budgétivore etc. Je trouve que les uns et les autres mettent la charrue avant les bœufs. On ne connait même pas le nombre des sénateurs, donc on ne connait pas le budget alors qu’on dit que ce Sénat est déjà budgétivore. Non! Je pense qu’il faut amener les choses à leur juste proportion. D’abord le bon sens. Lorsqu’il y’a eu la crise politique chez nous, et que l’Administration civile s’est effondrée, que l’Administration sécuritaire s’est effondrée, qu’il n’y avait plus de ressort entre la population et l’Etat, qu’est-ce qu’on a vu? On a vu Mgr Dieudonné Nzapalainga, chef religieux catholique, on a vu l’Imam Kobin Layama, chef religieux musulman, on a vu le Pasteur Nicolas Guérékoyamé, chef religieux protestant porter à bout de bras ce qui restait de la République centrafricaine pour le ressouder. Ils ont été des héros. Il n’y avait plus rien. L’Etat était vacillant, sinon virtuel et la population s’entretue. Il a fallu que ces fils du pays de par la confiance que la population leur fait sur le religieux arrivent à renouer le fil du dialogue. Ailleurs au Burkina, quand il y’a eu la première crise entre les militaires qui ont fini par prendre le pouvoir et le Premier ministre qui est issu de leur rang, qu’est-ce qui s’est passé? Le Premier ministre s’est réfugier chez le Moro Naba le chef traditionnel des Mossis, nous ici, nous n’avons pas de chefs traditionnels. Nous n’avons même pas des maires élus. Quand on a un pays où il n’y a pas de relais de ce type entre le peuple et l’Etat, on doit conceptualiser des institutions qui permettent le lien entre le peuple et l’Etat. Et ce lien, on peut le trouver à travers la remise en marche des collectivités territoriales avec des élus locaux. Ces élus locaux se retrouveraient dans une chambre haute de l’Assemblée nationale pour servir d’amortisseur et le tampon entre le peuple et l’Etat. Ce même rôle peut aussi être joué par les chefs traditionnels qui doivent être réhabilités et se soumis au processus électoral pour venir également au Sénat. Nous sommes un pays de 4.200.000 habitants. Nous n’avons pas besoin d’avoir un Sénat à la dimension de l’Assemblée nationale. L’avantage c’est que, nous serons obligés d’évoluer vers la décentralisation. Parce que, nous serons obligés d’avoir des maires élus et donc d’achever le processus des élus locaux que nous n’avons jamais mené à son terme depuis l’indépendance en 1960. Donc d’avoir des maires élus, des représentants élus de la population à la base dans les collectivités locales, lesquels représentants élus seront éligibles à ce Sénat. C’est le schéma à tracer pour ce Sénat. Lorsque vous sortez d’une crise comme celle que notre pays a vécue, il ne faut pas s’interdire la réflexion et l’action sur ce qu’il faut faire. Ain qu’il n’y ait pas de rechute.
LR: Dans une déclaration faite le lundi 28 août dernier à la nation, le ministre en charge de la Sécurité publique, M. Dominique Saïd Paguendji est revenu sur les accords de Nairobi pour décrier les propositions de démission des autorités de la transition, la mise en place d’un nouveau parlement de transition en lieu et place de l’actuel CNT, d’un nouveau gouvernement de transition avec un nouveau Premier ministre et l’amnistie générale pour tous les anciens combattants.
MZ: Oui, moi je pense que la position du MLPC est une fois de plus claire. Nous faisons partie des forces démocratiques de la transition. Il vous souviendra qu’il y’a moins de cinq mois, nous avons organisé une marche à Bangui pour nous opposer à ces prises de positions depuis Nairobi, et notre position n’a pas changé. Nous pensons que tout cela relève au mieux de la diversion. Je pense qu’aujourd’hui, nous devons tous nous atteler sur deux fronts: le retour à la sécurité. Parce que, ce qui préoccupe les Centrafricains aujourd’hui, c’est leur survie physique, leur sécurité physique. Si à Bangui vous prenez dix Centrafricains, et que vous leur demandez ce qui les préoccupe, ils vont parler de la sécurité; si vous allez à l’intérieur du pays, et que vous leur demandez ce qui les préoccupe, les dix vous diront que c’est la sécurité. Cela veut dire que le problème n°1 est la sécurité. Il faut travailler sur la sécurité en Centrafrique. Deuxièmement, la transition a vocation (…). Il faut que les conditions soient réunies par les autorités de la transition, par l’Autorité nationale des élections et par la Communauté internationale qui nous accompagne pour que nous ayons des élections qui permettent aux Centrafricains de s’exprimer réellement. Parce qu’il faut que les autorités qui sortiront de ces élections, il faut que l’Assemblée nationale qui sortira de ces élections aient la légitimité nécessaire pour s’attaquer au cœur des problèmes qui conditionnent de notre pays en tant que nation c’est-à-dire, la poursuite du chapitre sécurité, de réforme du secteur de sécurité, DDRR, et la remontée en puissance de nos forces de défense et de sécurité. Et puis, c’est lorsqu’on aura progressé sur le chemin de la paix que nous pouvons dire que nous avons les atouts en main pour reconstruire notre pays. On ne reconstruit pas un pays dans une situation de chaos sécuritaire et de désordre sécuritaire. Donc, il faut que les choses soient claires. Plus, nous perdons de temps dans le schéma de ce type, plus nous faisons du mal à notre peuple. Plus, nous perdons de temps dans les atermoiements, plus nous prolongeons la souffrance de notre peuple. Il faut bien organiser les élections pour ne pas qu’il y’ait des contestations qui vont remettre en cause la sécurité collective. Il ne faut pas donner de prétexte aux extrémistes. Il faut que le processus soit inclusif, clair, solide et qui puisse permettre également à la majorité de la population de se reconnaitre dans les résultats des élections. Et c’est le préalable pour sortir le pays de ces crises là, et demain de ramener le pays sur les rails du développement.
LR: Des rumeurs font état de ce que d’ici décembre prochain, plus de 1300 Faca y compris les Officiers vont partir à la retraite. Comment faire pour que les Faca soient un produit national?
MZ: Je ne suis pas au courant de cette information, vous me la donnez maintenant. Je pense que la conception et la perception du MLPC, c’est que la question de sécurité qui déterminera notre pays en tant que nation, la question sécuritaire est une question centrale. Vous aurez remarq
(Corbeau News Centrafrique)

Bangui, le 12 Août 2015
Grâce à un contact bien introduit dans le milieu diplomatique à Bruxelles, nous publions ci-après la réponse que l’Union Européenne a réservée en date du 31 juillet 2015 à la demande de Nicolas Tiangaye ; cet ancien Premier Ministre de Transition, par une correspondance datée du 23 juin 2015 et adressée à l’Union Européenne, à l’Organisation des Nations-Unies et l’Organisation Internationale de la Francophonie, demandait qu’un collège de constitutionnalistes étrangers puisse rendre un arbitrage relatif à l’article 106 de la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013.
Le moins qu’on puisse dire est que cette réponse de l’UE sonne comme un cinglant désaveu personnel pour Nicolas Tiangaye, Président du parti Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS). L’homme de droit qui pensait pouvoir contourner et narguer sans raison les juges de la Cour Constitutionnelle de Transition, est en quelque sorte sèchement rappelé à l’ordre et renvoyé devant eux ! En essayant d’obtenir un arbitrage international, le Président de la CRPS, a implicitement exprimé son doute sur l’indépendance ou l’impartialité des membres actuels de la Cour Constitutionnelle de Transition, ce qui est extrêmement grave et inadmissible au nom du respect des institutions.
A titre de rappel, lorsque Nicolas Tiangaye avait saisi la communauté internationale le 23 juin 2015, il avait fait publier abondamment le texte de son interprétation de l’article 106 de la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013. Ainsi, tous les centrafricains qui avaient lu le texte de Nicolas Tiangaye devaient s’attendre à connaître la suite réservée à cette démarche par l’UE, l’ONU, et l’OIF. La lettre de l’UE a été notifiée personnellement à Nicolas Tiangaye depuis le 31 juillet 2015, et contre toute attente, Nicolas Tiangaye, Président de la CRPS n’a pas joué la transparence jusqu’au bout, en tentant de garder secrète la teneur de la réponse de Mme Federica Mogherini, Haute Représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-présidente de la Commission.
N’eût été l’efficacité de notre source à Bruxelles que Nicolas Tiangaye cacherait son petit jeu aux centrafricains pendant bien longtemps.
Les centrafricains ont le droit de savoir la vérité. Les juges de la Cour Constitutionnelle de Transition méritent le respect.
AHMAT Fatou, pour Alwihda et CNC
Ci-après la lettre de l’UE :
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, ( M.B) 07-08-2015
La Coordination de l’Observatoire National des Elections (ONE) suit avec une attention particulière la crise institutionnelle née entre la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) d’une part, et le Conseil National de Transition (CNT) d’autre part, sur la question relative à la participation des réfugiés Centrafricains aux scrutins référendaires et présidentielle de 2015.
En l’espèce, il est vrai que la Cour Constitutionnelle de Transition saisit d’une requête par le Conseil National de Transition visant à vérifier de la constitutionnalité des modifications apportées à certaines dispositions du Code Électoral, en a profiter pour statuer ultra petita, en se prononçant en faveur du vote des réfugiés. La Cour Constitutionnelle de Transition (CNT) est selon l’article76 al.1 de la Charte Constitutionnelle de Transition : « juge de la constitutionnalité des lois organiques et ordinaires, déjà promulguées ou simplement votées, des règlements, ainsi que du règlement intérieur du Conseil National de Transition ». De plus, l’article 76 al.8 de cette Charte Constitutionnelle de Transition lui confère une mission supplémentaire. Celle d’ : « interpréter la charte constitutionnelle de transition », c’est-à-dire aussi les Conventions internationales légalement ratifiées qui y font corpus d’ailleurs, notamment, la Convention de 1951 sur le statut des réfugiés, le protocole de 1967 sur le Statut des réfugiés et la Résolution n°2199 (XXI) adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies. C’est en effet, dans l’exercice de cette seconde mission que se justifie sa décision « ultra petita ». Ce qui revient à dire que : limité prima fascié et exclusivement la compétence d’une Cour Constitutionnelle à juger de la ‘Constitutionnalité’ des lois, c’est aussi méconnaitre ses autres fonctions que sont l’interprétation du droit positif qui d’ailleurs, donne
à la Cour la possibilité de créer du droit ou simplement de l’enrichir autant que fort se peu.
L’Observatoire National des Élections reconnait que la Résolution 2149 des Nations Unies qui donne mandat à la Minusca d’intervenir en République Centrafricaine, et qui autorise aussi les réfugiés Centrafricains à participer aux scrutins de 2015, est un acte d’une organisation internationale. Elle n’a pas force juridique contraignante qu’une convention internationale. Par conséquent, elle ne peut que la compléter et la préciser.
La Convention de 1951 sur le Statut des réfugiés leur interdit de participer aux activités politiques dans leur pays d’origine.
Mais, il ya une différence fondamentale entre le vote expression d’un droit civil, et faire acte de candidature expression du droit politique. La Résolution 2149 ne fait que préciser la Convention de 1951 sur le Statut des réfugiés, en distinguant droit civil d’une part, et droit politique d’autre part. Le vote des réfugiés Centrafricains n’est que l’expression d’un droit civil bien qu’elle a une
finalité politique. Au-delà, le vote des réfugiés favorise l’inclusivité du processus électoral de sortie de crise. Il permet la reconstruction de la cohésion sociale et la réconciliation des Centrafricaines et des Centrafricains entre eux-mêmes et avec leur pays.
L’Observatoire National des Élections (ONE) reconnait aussi la pertinence des inquiétudes de certains partis politiques et des conseillers Nationaux de Transition qui se sont d’ailleurs prononcés en défaveur de la question de la participation des réfugiés à ces scrutins.
L’Observatoire National des Élections estime qu’une méthodologie s’impose pour encadrer le vote des réfugiés, afin qu’il
ne soit pas l’arène d’une fraude électorale massive. Cela est possible même après l’arrêt de la Cour Constitutionnelle de Transition. C’est pourquoi l’Observatoire National des Élections (ONE) propose au CNT les pistes suivantes :
Demander à l’UNHCR de fournir la statistique réfugiés Centrafricains par tranche d’âge et de sexe ;
Demander à l’UNHCR de fournir la statistique par tranche d’âge et de sexe des étrangers recensés dans les sites de réfugiés Centrafricains ;
Demander au Bureau de la division intégrée assistance électorale des Nations Unies de fournir la méthodologie qui est adoptée pour favoriser la faisabilité, la mise en œuvre du vote des réfugiés ;
Demander à la Division intégrée assistance électorale des Nations Unies de présenter les mécanismes par lesquels les partis politiques pourront accéder à ces camps des réfugiés afin de battre compagne ;
Demander au Gouvernement ou à l’Autorité Nationale des Élections si un accord est il conclu avec le Gouvernement des États hôtes de ces sites de réfugiés pour que les partis politiques battent campagne librement, et que le vote des réfugies se tiennent effectivement
Lu pour vous par André MORNADJI BOBAL
1er Vice-Coordonnateur de l’Observatoire National
des Élections (ONE)
Tél 0032675501490
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui (B.G) 07-08-2015
Rappelez-vous, dans un article écrit par l’un de mes confrères (publié le 28 août 2014 sur le site www.lesplumesderca.com), intitulé « Conspirateurs et criminels politico-mafieux au cœur du pouvoir en centrafrique », Haroun GAYE et Hamid TIDJANI étaient considérés comme des proches lieutenants de FADOUL qui « abattent froidement, tout récalcitrant aux règles qu’ils imposent. »
Cet article a été repris par un internaute sur le réseau Facebook le 15 juillet 2015 et… Haroun GAYE, en personne, a été le premier à le commenter : « Je met au défi celui qui peut prouvé que j’ai tuer même un poulet un jour votre article ne me fait pas peur je défendrais ma communauté jusque le jour de ma mort je ne céderais pas au decouragement découragé n’est Haroun. »
Haroun GAYE, ancien membre influent du CEDAD (Comité Extraordinaire de Défense des Acquis Démocratiques), véritable police politique personnelle de Nourredine ADAM qui était tristement célébré pour ses détentions arbitraires, ses tortures et ses supplices, n’a pas hésité à donner l’ordre d’attaquer et de tuer froidement des Casques bleus de la Minusca. Ces hommes, nos frères africains, sont venus dans notre pays non pas pour l’envahir mais bien pour nous aider à nous sortir du chaos. Ils agissaient dans le cadre d’un mandat judiciaire rédigé par le Procureur de la République de Bangui donc en conformité avec les lois centrafricaines.
Tout s’est déroulé comme ci Haroun GAYE avait préparé un guet-apen, un véritable « plan de violence » pour détruire, sous un déluge de feu d’armes lourdes, ces hommes de l’ONU. En plein cœur du 3ème arrondissement de Bangui, les meurtriers, à la solde d’Haroun GAYE, ont agi avec une extrême violence, ne laissant aucune chance aux hommes de la Minusca. Ce faisant, ils ont plongé une dizaine de familles africaines dans la peine ou le désarroi.
Si Haroun GAYE n’a rien à se reprocher, comme il veut le faire croire dans son commentaire sur Facebook, pourquoi n’a-t-il pas accepté d’être appréhendé pour être présenté devant un juge et pour pouvoir se défendre comme un homme civilisé ? S’il avait eu le courage de se présenter devant le juge, il aurait épargné de nombreuses vies humaines… Mais cet homme qui se considère comme étant au-dessus de tout soupçon, a préféré agir comme un lâche en semant la destruction et le chaos autour de lui !
La Minusca est opérationnelle depuis plusieurs mois et les détracteurs qui considéraient qu’elle ne faisait pas grand chose dans notre pays peuvent maintenant revoir leur copie. Pour la première fois, la Minusca est intervenue pour appréhender deux (2) criminels recherchés activement par la justice. Ces courageux soldats de la Minusca paient un lourd tribu pour installer et préserver une paix durable dans notre pays.
Après les innombrables atrocités perpétrées au sein du CEDAD, après l’attaque de l’église Notre Dame de Fatima qui a couté la vie à plusieurs personnes dont le prêtre Paul NAZE, après les innombrables meurtres encore inconnus des médias et après la tuerie de KM5, Haroun GAYE prouve qu’il est un barbare sanguinaire, un ennemi incontestable de notre pays puisqu’il cherche à empêcher la réconciliation tant attendue. Il est également l’ennemi de ses propres frères musulmans qu’il entraîne avec lui dans sa folie destructrice.
Aujourd’hui, on imagine facilement le meurtrier « Haroun la terreur » ou plutôt « Haroun le découragé », fuir comme une poule mouillée car il sait que ses heures sont comptées… Tôt ou tard il sera traduit en justice et il paiera pour ses crimes abominables !
Blanche Kéré
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, Corbeau News Centrafrique, 06-08-2015
« Je me réjouis de la réussite de l’opération d’enregistrement des électeurs à Bangui », s’est félicité la MINUSC, relatif à la statique provisoire des opérations d’enregistrement des électeurs de Bangui. 314.743 électeurs inscrits à Bangui la capitale centrafricaine, une statistique provisoire annoncée, ce 05 août 2015, par Aurélien Agbononci, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies pour la RCA, qui a personnellement animé la traditionnelle conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA. Une annonce faite à l’issue de cet échange avec les Journalistes pour faire le point sur le processus électoral en RCA.
Les opérations d’enregistrement des électeurs dans la capitale centrafricaine qui vient de boucler est un franc succès pour la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) à Bangui). Un succès constaté par la MINUSCA en dépit de la théâtralisation que joue l’Autorité nationale des Election sur ces opérations. L’enregistrement des électeurs de Bangui qui s’est achevé le 30 juillet passé, a connu deux reports successifs dans son délai, d’abord du 12 au 18 juillet puis du 19 au 30 juillet 2015. Néanmoins, un chiffre de 314.743 électeurs de Bangui est enregistré témoignant l’engouement de la population de Bangui d’aller aux urnes. Sur ce chiffre, on note 178.361 hommes et 136.382 femmes, soit respectivement 57% et 43%. Car l’enjeu pour le pays et de taille. Il est important, selon Aurélien, d’aller vers élections incontestablement qui, selon lui, reflètent le choix et la volonté des Centrafricains.
« C’est le vrai point de départ si ensemble, nous souhaitons tourner la page de la crise. Un processus démocratique n’est pas un évènement. Il est important que toutes les chances soient réunies pour un processus aussi réussi que possible », a-t-il martelé.
Les opérations d’enregistrement ont maintenant commencé dans certaines préfectures du pays à des degrés différents. Sur 16 préfectures que constitue la République centrafricaine, neuf (9) préfectures ont déjà entamé ces opérations. Il s’agit précisément de la Lobaye, de Kemo, de la Mambéré-Kadei, de la Nana-Mambéré, de l’Ombella-Mpoko, de l’Ouham, de l’Ouham-Pendé, de la Sangha-Mbaeré et de Mbomou.
« J’espère que ce type de record qui a été enregistré dans la capitale se répètera dans les régions. S’il est encore besoin de le faire, j’encourage les Centrafricains, notamment les femmes, en âge de voter à se rendre massivement dans les centres d’enregistrement », a estimé monsieur Agbononci.
Dans la Lobaye, l’opération a commencé depuis le 20 juillet dernier. Dans cette préfecture au sud du pays, un total partiel de 17.188 électeurs a été enregistré dans la commune de Mbaiki-Lessé et Balé-Loko, au 30 juillet 2015 dont 9.334 hommes et 7.854 femmes. Dans la préfecture de la Sangha-Mbaeré, les statistiques partielles de l’enregistrement des électeurs en date du 30 juillet 2015 font état de 8.788 électeurs dont 5.255 hommes et 3.533 femmes. Tandis que dans la préfecture de l’Ombella Mpoko, les statistiques donnent un total de 55819 électeurs inscrits dont 30.334 hommes et 25.485 femmes en date de 31 juillet 2015.
En tout, ces opérations qui ont commencé dans certaines préfectures de la RCA ont déjà accouché quelques résultats. On compte déjà environ 135.300 électeurs inscrits dans la zone opérationnelle 2, d’après les statistiques annoncées par la MINUSCA. Cette zone opérationnelle 2 regroupe les provinces de la Lobaye, Kemo, Mamberé-Kadei, Nana-Mamberé, Ombella-Mpoko, Ouham, Ouham-Pendé, et Sangha-Mbaeré. Or, les statistiques dans les autres préfectures sont toujours attendues.
Pour réussir les opérations d’enregistrement des électeurs en cours, le Représentant adjoint a affirmé que la MINUSCA réitère son
soutien aux autorités de la transition. La Mission onusienne a apporté et continue, d’après lui, d’apporter un appui logistique dans l’acheminement et le déploiement du matériel d’enregistrement. Elle apporte également son soutien à l’opérationnalisation des centres d’enregistrement.
Sécurisation du processus électoral
Par ailleurs, le Premier ministre Mahamat Kamoun a signé le décret instituant les Centres conjoints des opérations électorales (CCOE). Cela dit, dans chaque préfecture du pays et au niveau central de Bangui la capitale, il y aura au moins un CCOE. Ils devraient être opérationnels dès que possible, à en croire le Représentant spécial adjoint des Nations unies pour la RCA. Chaque CCOE sera composé d’un Représentant de l’Autorité nationale des élections (ANE), d’un Représentant de la Force et de la Police de la MINUSCA ainsi qu’un Représentant de la Police ou Gendarmerie nationale.
Bangui Eric NGABA Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, Corbeau News Centrafrique, 05-08-2015
Les Nations unies ont annoncé lundi avoir commencé le rapatriement de plus de 600 réfugiés Congolais en Centrafrique, qui avaient fui il y a six ans les exactions de la LRA en RDC.
« Au cours des trois prochaines semaines, l’UNHCR entend rapatrier 628 réfugiés au total dans 12 vols affrétés », a affirmé l’agence dans un communiqué. Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a également indiqué avoir déjà évacué lundi 3 août par voie aérienne un premier groupe de 39 réfugiés de Zemio, dans le sud-est de la Centrafrique, vers la zone d’Ango, dans la Province Orientale, au nord de la RDC.
Ces réfugiés appartenaient à un groupe de 5 000 personnes qui a fui la RDC en 2008 et en 2009 pour échapper aux attaques du groupe rebelle ougandais de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), qui gagnait alors en puissance, pillant des villages et multipliant les enlèvements, les viols et l’enrôlement d’enfants comme soldats et esclaves sexuels.
Bien que la LRA, affaiblie, demeure présente dans la région d’Ango, le HCR a précisé que les réfugiés avaient affirmé préférer quitter le camp de Zemio, effrayés par la situation explosive en Centrafrique. Quelque 2 800 Congolais qui s’étaient réfugiés en Centrafrique en 2008 et 2009 ont fui les violences dans ce pays depuis le début de la crise en 2013 et sont déjà rentrés en RDC, selon le HCR.
Bangui, Jeune Afrique
(Corbeau News Centrafrique),05-08-2015
Objet : Le Collectif «Touche pas à ma Constitution» Interpelle l’ANE sur l’absence des opérations de recensement des Centrafricains vivant à l’Étranger sur la liste Électorale.
Monsieur le Président,
Vu le chronogramme du calendrier électoral, le Collectif «Touche pas à ma Constitution », une Organisation qui milite pour la promotion de la Démocratie, des Droits de l’Homme et des valeurs Constitutionnelles constate et déplore à ce jour qu’aucune opération de recensement n’as encore eu lieu au delà de nos frontières respectives.
Fort de ce constat, le Collectif, s’inquiète surtout sur la gravité de l’absence des opérations de recensement des Citoyens Centrafricains vivant à l’Étranger sur la liste électorale. Étant l’une des Organisations de la Société Civile, consciente des enjeux qui découleront de ses scrutins, nous ne pouvons pas rester indifférent aux inquiétudes de nos Compatriotes raison pour la quelle, nous venons par la présente requête, interpeller directement votre Institution, dans le but de réunir les conditions nécessaires en vue de trouver des solutions au problème mentionné ci- haut.
Compte tenu de la sensibilité que présente une telle requête, nous sommes convaincus que vous allez reverser dans un proche futur, une suite favorable aux attentes des Citoyens Centrafricains vivant à l’Étranger.
Saurais- je grée de bien vouloir recevoir Monsieur le Président, l’expression de nos salutations patriotiques.
Fait à Paris le 05. 08. 2015
Le Coordonnateur Général.
Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.
– A Son Excellence Monsieur le Secrétaire Général de l’ONU,
– A Son Excellence Monsieur le Président en Exercice de la CEEAC,
– A Son Excellence Monsieur le Médiateur International de la Crise Centrafricaine,
– A Son Excellence Madame la Présidente Cheffe de l’Etat de la Transition en RCA,
– A Son Excellence Monsieur le Président Conseil National de la Transition en RCA,
– A Son Excellence Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement en RCA,
– A Son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur de la République Française en Centrafricaine,
– A Son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur USA en Centrafrique,
– La presse pour large diffusion.
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, Corbeau News Centrafrique, 05-08-2015
Chers compatriotes,
Grande est ma surprise d’apprendre dans un article intitule” Encore une scission au sein de l’ex-Séléka : Nouredine Adam de plus en plus isolé” et sous-titre “Un nouveau parti politique des ex-Séléka naît à Kaga-Bandoro”, publié le 3 août 2015 par Daniel Nguerelessio de Centrafrique-presse.com que mon Nom figure dans la liste du nouveau bureau de cette organisation de l’ex coalition Séléka (mise en place lors du dernier congrès de Kaga-bandoro).
Pour ce faire, j’apporte ici un démenti formel à cette allégation dont le but principal est de ternir mon image. En effet, je n’étais ni de loin, ni de près associe a ce mouvement dont je ne connais ni les tenants ni les aboutissants.
Dans les prochains jours, j’engagerai des poursuites avec mon avocat contre les auteurs de cette manipulation dont nous connaissons les auteurs.
Fait à Kabo, le 04-08-2015.
M. Idriss AHMED
(Corbeau News Centrafrique)

Bangui, Corbeau News Centrafrique 05-07-2015
Le mal, pour le triompher, il faut le dire, il faut l’écrire et le dénoncer.
Nous n’avions nullement l’intention de nuire à des avantages des individus que ce soit, nous voulons de l’efficacité pour sortir de cette merde. C’est pour l’intérêt de notre collectivité que nous devions tous agir et si difficultés il y a il faut avoir le courage et la responsabilité de dire. Nous ne pouvons plus continuer de vivre dans une telle situation aussi longtemps qu’il soit surtout quand nous n’avions plus de vie depuis déjà 2 ans.
La charte constitutionnelle de la transition, voici ce qu’elle dit :
La charte constitutionnelle stipule que la transition s’engage à :
– Restaurer la paix et la sécurité des personnes et des biens ;
– Veiller à la protection des populations civiles à travers tout le territoire de la République Centrafricaine ;
– Assister les personnes déplacées et favoriser leur retour et leur réinstallation ;
– Veiller au respect strict des droits de l’Homme, du pluralisme et des libertés des citoyens ;
– Préparer et organiser un référendum constitutionnel ainsi que les élections présidentielles et législatives libres, démocratiques, transparentes et régulières ;
– Réorganiser le secteur de la défense et de la sécurité ;
– Réorganiser l’Administration territoriale ;
– Poursuivre la réforme du système judiciaire ;
– Poursuivre le processus de Démobilisation-Désarmement-Réinsertion et Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) avec le soutien de la communauté internationale ;
– Engager des réformes économiques et sociales.
Vous conviendrez avec nous que sur cette feuille de route aucune ligne de cet engagement n’a été réalisée depuis 18 mois que Madame SAMBA PANZA dirige la transition. Aucune, mais absolument aucune, sur toutes les lignes.
Très écœurant, c’est l’échec de l’enrôlement électoral. L’enrôlement à la liste électorale a échoué car mal préparé et mal engagé. L’enrôlement électoral est un échec. Bangui n’a pas encore enrôlé plus de 300 000 électeurs. La capitale, à l’heure où nous écrivons, compte plus d’un million de centrafricains.
En outre, depuis le fameux dernier remaniement technique, la transition s’est plombée et ne sait plus par où commencer. On a réengagé des hommes qui n’ont plus d’énergie et épuisés à force de rien faire. En plus on a renfloué la petite transition de parents et de connaissances, une très lourde charge que la petite machine de transition ne peut supporter, preuve la transition ne bouge plus et pourra plus rouler sous cette charge. On n’a l’impression qu’il n’y a pas d’Etat. Cette transition qui a connu des appellations de gouvernement, des Technocrates depuis que NZAPAYEKE s’en est allé et aujourd’hui des Techniciens de KAMOUN, comme quoi malgré toutes les appellations d’origines contrôlées la transition n’est pas toujours un bon cru de vin à boire.
Il est donc inutile de continuer à épiloguer sur la transition de Madame SAMBA PANZA et NGUENDET. On note clairement une incapacité réelle et elle est prouvée.
Dans ce cas, nous ne voyons plus pour quelle raison, devrions-nous de continuer à vivre sous une transition qui n’a pas de sagacité ni de pugnacité.
Sans amphibologie, il faut mettre un terme à la transition post Ndjotodia et plaidons par pour une autre transition plus intelligemment concocté et dynamique, une transition agissante et résolue, une transition restreinte et rigoureuse qui se passerait du CNT, des Conseillers, des Chargés de missions, des postes de technostructures inadaptés en mal de fonctionnement à de pareille période.
La nouvelle transition dont nous en appelons doit être assise sur une force militaire implacable et sur un délai court et précis, à l’obligation d’instaurer l’ordre, l’autorité de l’Etat, la sécurité et d’organiser les élections sur tout le territoire, des élections propres et incontestées, avec l’aide de l’armée française et la communauté internationale sans laquelle, notre pays serait disparu, un vaste territoire aux mains des barbares qui vivent de violence et de sauvagerie, des désertiques, des forbans.
Robert ENZA, Entrepreneur politique
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, Corbeau News Centrafrique , 03-08-2015
Un élément de la MINUSCA (Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies en Centrafrique) a été tué dans une opération menée par la force onusienne au KM5, un quartier du 3ème arrondissement de Bangui. Dans le cadre de l’exécution d’un mandat judiciaire lancé par le Procureur de la République centrafricaine, la MINUSCA a mené ce dimanche 02 août tôt le matin, une opération dans le 3e Arrondissement, destinée à retrouver la personne recherchée pour divers crimes et délits.
Dans un communiqué envoyé à Corbeau News, la MINUCA a indiqué au cours de l’opération, les casques bleus ont été attaqués par un groupe d’individus qui ont fait usage d’armes lourdes et de grenades les obligeant à riposter. D’après les informations de Corbeau News, il s’agit d’Haroun Gaye, le Chef autoproclamé d’un groupe de criminels qui menace la paix dans cette localité.
«la MINUSCA a arrêté trois suspects. Elle déplore un mort et plusieurs blessés du côté de ses forces», lit-on dans le communiqué. Tandis que du côté des assaillants, il y a eu environ quatre morts et beaucoup de blessés selon certains habitants du secteur. En outre, les bandits ont réussi à emporter une arme lourde posée sur le véhicule des éléments de la MINUSCA.
La MINUSCA poursuivra son soutien aux Forces de Sécurité Intérieure dans leur lutte contre la grande criminalité et continuera d’appuyer les autorités centrafricaines en vue de mettre fin à l’impunité, conformément à son mandat et à sa présence sur le terrain.
La MINUSCA, par ce communiqué, lance un appel aux populations pour qu’elles contribuent à cette lutte engagée pour renforcer leur protection et accroitre le niveau de leur sécurité.
Cette situation de démonstration de force doit amener les forces internationales en Centrafrique de se remettre en cause afin de se conformer aux différentes résolutions des Nations unies sur la question de désarment des groupes armés. Car, en connaissant la faiblesse et la passivité de ces forces internationales, les groupes armés ne peuvent s’empêcher de défier tout le monde.
Pas plus tard le 28 juillet dernier, un groupe de bandits armés ont ouvert le feu sur une patrouille de la MINUSCA au village Diba, à 19 km de Baboua, dans la préfecture de la Nana-Mamberé à l’ouest du pays. Une attaque au cours de laquelle un élément de la MINUSCA a été blessé.
Rappelons que le Chef de gang du km5, Haroun Gaye, est l’instigateur principal des incidents qui ont perturbé l’ouverture officielle des opérations de recensement électoral dans le 3ème arrondissement de Bangui, le mois de juin dernier. Plusieurs chefs d’accusation lui sont reprochés. Affaire à suivre…
Bangui Eric NGABA Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique )
Bangui, Corbeau News Centrafrique 03-08-2015
Le milieu de la classe politique centrafricaine ne cesse d’accroitre par de multiples déclarations de candidature pour la course au pouvoir de cet octobre 2015. Pour l’illustration, Jean Serge Bokassa, s’est déclaré candidat indépendant pour cette élection présidentielle 2015 en Centrafrique. Une déclaration politique faite, ce 1er août 2015 à Bangui, dans la salle de conférence du Stade 20.000 places. L’occasion pour le candidat indépendant de conférer avec les Journalistes sur son engagement politique à sauver la dignité du peuple centrafricain.
« Ton pays avant tout. Uni autour d’une même cause,… Le miracle est possible », voilà en ces termes que se résume le slogan de Jean Bedel Bokassa, le nouveau candidat indépendant. Qui est d’abord ce nouvel homme sur la scène politique centrafricaine à briguer la magistrature suprême? De manière succincte, il est l’un des Fils de l’ancien empereur Jean Bedel Bokassa. Il a été d’abord l’ancien député de la Lobaye (sud RCA) avant d’être nommé ensuite ministre de la jeunesse et de sport au temps de régime Bozizé en 2011 ; et en fin aujourd’hui candidat indépendant à magistrature suprême de l’Etat.
Mais comme voit-il aujourd’hui l’avenir de la République centrafricaine ? Jean Serge Bokassa voit la possibilité et le courage d’ouvrir maintenant la porte de l’avenir en engageant le changement dans tous les domaines sans oublier la protection de l’environnement. Il faudra, selon lui, alors des Femmes et des Hommes neufs, rassemblés autour des valeurs fondatrices de la Nation. Ces mêmes valeurs qui jadis ont été léguées aux Centrafricains par Barthélémy BOGANDA dont l’œuvre inachevée, portant sur la dignité humaine, mérite d’être poursuivie.
« Mes chers compatriotes, le temps semble s’être arrêté depuis. Le Peuple centrafricain a perdu toute dignité. Ma candidature et mon engagement devant le Peuple centrafricain doivent être placés sous le signe du Renouveau et de la Responsabilité en vue de la restauration de la Dignité », a-t-il souligné.
Pour lui, un autre monde est non seulement possible mais il est nécessaire et vital. La créativité humaine ne fait pas défaut. Il suffit de fixer des priorités en associant, selon Jean Serge Bokassa, le progrès et la performance. L’économie, la technologie, la protection de l’environnement, l’argent lui-même, ne sont pas, selon lui, des fins mais des moyens en soi. Leur donner du sens, c’est la seule expression de la modernité. La volonté, les compétences, le patriotisme, la générosité, l’envie d’agir et le désir de changer sont partout. Le nouvel homme politique est convaincu d’un changement déjà en marche en Centrafrique. Il faut, d’après lui, l’encourager, le légitimer, l’accompagner par la cohérence de l’action publique en fixant ensemble de nouvelles priorités qui rompent avec les errements du passé.
« C’est dans ce rêve tragiquement interrompu, et dans la détresse du peuple centrafricain que je puise chaque jour mes forces et mon courage. C’est aussi cela qui me pousse à me présenter devant les électrices et électeurs, convaincu qu’ils sauront comme moi, ressentir le sens profond de mon engagement » a-t-il affirmé.
Jusqu’ici, il croit que son mode d’engagement a été utile. En s’étant adressé au Centrafricains à plusieurs reprises et notamment au travers son dernier communiqué de presse du mois d’avril passé lors de la tenue du Forum de Bangui. Pour lui, cet exercice grandeur nature de thérapie collective était tout sauf « inclusif » comme on l’aurait souhaité. Mais dessus tout, il a retenu que les autorités de la Transition ont montré une fois de plus les limites de leur action politique à l’endroit du peuple centrafricain tout entier. Car on a éludé, a-t-il estimé, les vrais problèmes, au lieu de les aborder. Les questions du désarmement des groupes armés qui ont d’ailleurs brillé par leur présence lors de ce Forum, ont été posées et traitées superficiellement. Pire, alors que la crise est encore pendante, on a voulu aborder l’après-crise que de façon exclusivement « politicienne ».
Comment alors envisager la reconstruction de Centrafrique dans ces conditions ?
Ainsi donc et en toute conscience, Jean Serge Bokassa a décidé d’être candidat indépendant à l’élection présidentielle. Il a affirmé de s’engage à mettre au service du changement, le capital de confiance qu’il a pu accumuler auprès des Centrafricains depuis de si longues années. Dans ce moment de gravité et de complexité que traverse le pays, et comme tout Centrafricain, il n’a pas d’autre ambition que de contribuer à ouvrir la voie d’une société nouvelle, rassemblée autour du progrès et de la dignité. Une Société plus juste, plus solidaire, plus forte, plus écologique et sociale, c’est ce que l’ancien ministre de la jeunesse envisage dans sa bataille politique.
« Je le ferai avec modestie mais aussi avec détermination, sans arrogance mais avec toute ma volonté et mon énergie. L’heure est maintenant au changement de cap pour refonder l’Espérance et le Progrès », a-t-il martelé avant d’ajouté : « je suis candidat parce qu’il me semble que la défiance règne. La République Centrafricaine est atteinte d’un mal persistant. La défiance est devenue un marqueur distinctif de la société ».
Il est fort de noter que depuis l’indépendance de la République centrafricaine, et en particulier depuis ces trente dernières années, la mal-gouvernance avec comme corollaires, les soubresauts militaro-politiques ont contribué à l’instauration d’une culture; celle de la défiance. Comme l’a si bien dit Jean Serge Bokassa : « ce pays est devenu la fabrique de comportements opportunistes et déviants ».
Que faut-il faire pour reconstruire la confiance en Centrafrique ?
Le rôle de la Communauté internationale dans la gestion de la crise centrafricaine ayant été clairement défini à travers différentes résolutions qu’elle a prises, et que même si la crise est centrafricaine, et que la solution l’est tout aussi, il apparaît clairement que celle-ci devra pleinement s’assumer. Néanmoins l’occasion semble adéquate à ce stade des propos de Jean Serge Bokassa qui a salué la présence de la Communauté internationale sur la terre centrafricaine ainsi que les efforts inlassables qu’elle ne cesse de mener pour amorcer un retour au calme et à la sécurité progressive.
Par ailleurs, les politiques centrafricains doivent s’interroger sur la modernisation du système politique. Certes ! Aujourd’hui, les Centrafricains manifestent une grande défiance à l’égard des compétences des politiques et de leur intégrité. Cependant, gagner la confiance des citoyens passe par la capacité à en faire preuve. C’est ce que le Candidat indépendant a appelé le pragmatisme au lieu de développé les idéologies négatives par des grands discours.
Alors que le monde s’accorde à dire que le Centrafrique est un pays en faillite, les Centrafricains, bien au contraire, et plus que jamais, peuvent s’atteler à penser eux-mêmes les solutions à cette crise. Cela ne peut se faire sans dialogue et sans coopération entre politiques, représentants des Institutions et de la société civile. Il est fondamental de répondre aux attentes profondes bien sûr des concitoyens, de leur redonner une liberté de pensée et d’actions. Des mesures et des efforts devraient être menés pour recréer ou redonner du sens au « Vivre-Ensemble ». La construction de la confiance en Centrafrique nécessitera la mobilisation de tous et devrait à la fois être un pari politique, citoyen, courageux et responsable, résolument tourné vers l’avenir.
« Je rêve d’une véritable métamorphose au profit de tous. Je rêve d’un changement où les mots se transforment en actes. Je crois en un avenir meilleur pour notre pays et pour ses enfants. Je suis enthousiaste à l’idée d’aller à votre rencontre. Je veux plus que tout rassembler, rassembler les Centrafricaines, les Centrafricains et la Nation toute entière », a-t-il ajouté.
D’ici quelques semaines, les Centrafricaines et les Centrafricains seront appelés aux urnes pour désigner les responsables politiques qui devront conduire la destinée du pays. Ces élections vont permettre néanmoins, de choisir des femmes et des hommes capables de sortir ce beau pays, du chaos dans lequel il se trouve par la volonté de certains.
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
MARTIN ZIGUELE MET SA MACHINE POLITIQUE EN MARCHE
Bangui, Corbeau News Centrafrique, 03-08-2015
Le processus électoral se poursuit tout doucement pour atteindre son apogée. De plein saut, le Mouvement de Libération du Peuple centrafricain, MLPC en sigle, se prépare résolument pour la bataille politique à l’approche des échéances électorales. Une assemblée générale regroupant à cet effet les cadres, les militants et sympathisants du MLPC, a eu lieu ce 1er août 2015 au siège du parti à Bangui, pour échanger sur les principales actions à mener, la question des dossiers de candidature des candidats MLPC à la législative. L’occasion pour Martin Ziguelé de présenter son équipe de la Direction nationale de compagne pilotée par Christian Touaboy, et aussi d’apporter un démenti formel aux allégations sur la question de son soutien à l’ex rébellion seleka.
« Réconciliation, Rassemblement et Reconstruction », c’est le mode de compagne du MLPC annoncé par Martin Ziguelé entouré de membres du bureau politique du parti. Des centaines des militants et Sympathisants du MLPC sont venus échanger avec les membres du Bureau du parti afin de définir les grands axes conduisant aux échéances élections qui s’annoncent au grand pas. Plusieurs points ont été inscrits à l’ordre du jour. Il s’agit du déplacement de Martin Ziguelé en France, de l’équipe de la direction de son compagne, du chronogramme électoral, de la composition des dossiers de candidature pour la législative, et de la question de complicité avec l’ex rébellion seleka.
Cette rencontre avec les militants, a été l’opportunité de présenter officiellement Christian Touaboy, de retour des Etat unis d’Amérique, comme le Directeur national de Compagne (DNC) de Martin Ziguelé à la présidentielle. En prenant la parole, le DNC a rassuré les militants sur la méthode de son combat politique qu’il va développer pour conduire le MLPC au pouvoir
« Le MLPC est un parti des sages, constitué des cadres de ce pays. Alors, le Directeur national de Compagne que je suis n’est celui quiva rester à l’écart des militants. Je suis un militant comme vous. Je viens marcher ensemble avec vous. Rassurez-vous, je vais vous conduire à la victoire. N’ayez pas peur, soyez fiers de votre parti. Je viens avec beaucoup d’humilité mais surtout avec beaucoup de fermeté pour vous servir » a martelé Christian Touaboy.
Dans sa prise de parole devant les militants, le président de MLPC a d’abord rendu compte de son déplacement en France au congrès du parti socialiste français auquel son parti a adhéré depuis 2007. Il a ensuite parlé du dépôt de dossiers de sa candidature dont le délai du dépôt va commencer à partir de ce 09 août. Un constat a été fait en ce qui concerne les candidats qui vont représenter le parti MLPC à la législative d’octobre 2015. D’après le rapport du bureau politique, il n’y a que 5 candidats qui ont fourni les dossiers pour représenter le parti à la législative. Alors que la date du dépôt de candidature à la Cour constitutionnelle de transition est fixée du 09 au 26 juillet, à en croire le bureau politique du MLPC. Mais au-dessus tout, c’est la sempiternelle question de connivence avec l’ex rébellion seleka qui a renversé François Bozizé de pouvoir le 24 mars 2013 que Martin Ziguelé a qualifiée de l’intoxication. Sur ce point, le président de MLPC exige des preuves.
« Les éternelles affirmations fortuites contre moi sur une prétendue complicité avec la seleka, nous avons donné la lecture de communiqué de l’UFDR qui cite et les complices et les soutiens de seleka. Comme vous l’avez constaté, nulle part mon nom est apparu ni le nom de Nicolas Tiangaye comme cela se raconte. Et l’Assemblée générale a décidé que nous porterons systématiquement à la justice plainte contre tous ceux ou celles qui continuerons à intoxiquer, à manipuler l’opinion publique tout en chassant que je n’ai jamais mis pied dans un maquis et je n’ai jamais tué », a déclaré le président de MLPC.
Pour justifier l’innocence, le Bureau politique de MLPC a sorti à l’assemblée le communiqué fait le mois de mai dernier par le Général Abdel Kader Khalil, l’un des fondateurs de l’ex rébellion seleka. Dans ce communiqué, Abdel Kader a cité ceux qui ont contribué à la prise de pouvoir de l’ex rébellion le 23 mars 2013. Il a par ailleurs, ciblé les principaux responsables de la crise en Centrafrique à travers le communiqué. Sur ces éléments, le président de MLPC a demandé à ses détracteurs lui montrer à leur tour les preuves de son soutien à l’ex rébellion.
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
( Corbeau News Centrafrique)
Bangui, Corbeau News Centrafrique, 03-08-2015
Suite à l’ arrestation arbitaire et la confiscation des effets professionnels et les documents de vogage du Journaliste Maurice SEBIRO, Directeur de Publication du Journal Centrafrique libre, le Collectif «Touche pas à ma Constitution » Défenseur des Droits de l’Homme Communique:
Il ressort dans les dispositions du droit positif que le « droit à l’image » n’a jamais été reconnu expressément par le législateur, ce qui en fait un « droit fantôme » selon l’expression de Loiseau. Toutefois, certaines dispositions peuvent se rapprocher de l’idée d’un droit à l’image, notamment au sein d’abord du Code civil, du Code pénal, mais aussi de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, ou encore liberté d’expression artistique.
L’article 9 du Code civil prescrit :« Chacun a droit au respect de sa vie privée. Les juges peuvent, sans préjudice de la réparation du dommage subi, prescrire toutes mesures, telles que séquestre, saisie et autres, propres à empêcher ou faire cesser une atteinte à l’intimité de la vie privée : ces mesures peuvent, s’il y a urgence, être ordonnées en référé. »
La première condition que pose le Code civil est qu’une atteinte soit portée à la « vie privée » de l’individu.
En d’autres termes, une image captée dans le cadre de la vie publique ne peut porter préjudice à une personnalité publique. Cependant, il ne faut pas confondre « vie privée » et « lieu non public ».
Il est écrit dans l’une des dispositions du droit positif « qu’une image captée dans le cadre de la vie publique ne peut porter préjudice à une personnalité publique».
Considérant que Madame SAMBA- PANZA et sa suite sont des personnalités publiques,
Considérant que le Journaliste SEBIRO Maurice n’a fait que prendre des images des personnalités publiques dans le cadre de son métier du Journaliste.
Considérant que la confiscation arbitraire des documents de voyage et des effets professionnels du Journaliste Maurice SEBIRO est en violation avec les principes qui protègent la profession du Journalisme.
Fort de tout ce qui précède le Collectif «Touche pas à ma Constitution »Organisation de la Défense des Droits de l’Homme Condamne exige d’abord la libération sans condition, la restitution immédiate des documents et des objets confisqués du Journaliste Maurice SEBIRO.
Par ailleurs, le Collectif prend l’Opinion Nationale et Internationale à témoin sur le trafic d’influence et abus d’autorité qui sont devenus finalement le mode de gestion du pouvoir régalien en République Centrafricaine.
Pour finir le Collectif, lance un vibrant appel à tous les professionnels des médias ainsi à toutes les Forces Vives de la Nation de se mobiliser en vue dénoncer avec force cette méthode instaurée par les Autorités de la Transition pour bafouer la liberté de la presse et celle d’aller et venir.
Fait à Paris le 01. 08. 2015
Le Coordonnateur Général.
Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.
– A Son Excellence Monsieur le Secrétaire Général de l’ONU,
– A Son Excellence Monsieur le Président en Exercice de la CEEAC,
– A Son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur de la République Française en Centrafricaine,
– A Son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur USA en Centrafrique,
– A Monsieur le Président de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme,
– A Monsieur le Président de GEPPIC,
– Reporters sans Frontières,
– La presse pour large diffusion.
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, Corbeau News Centrafrique 01-08-2015
Samedi 1er août 2015, le candidat à la présidentielle, Timoléon Mbaïkoua a volé au secours des déplacés du site des Castors. Des vivres et non-vivres ont été distribués aux déplacés en vue d’alléger leur souffrance. Plus d’un millier de personnes déplacées, majoritairement des femmes et de jeunes ont bénéficié de cette assistance humanitaire.
Des sacs de sel, du sucre, du riz, des cartons de savon et autres produits de première nécessité sont entre autres les produits constitutifs du pactole offert par le candidat à la prochaine élection présidentielle Timoléon Mbaïkoua aux déplacés du site des Castors, à la satisfaction générale de ces derniers. Timoléon Mbaïkoua revient ici sur la motivation l’ayant poussé à fournir cette assistance humanitaire : « C’est simplement un sentiment de partage. J’ai partagé depuis lors la souffrance que vivent au quotidien, mes voisins et voisines du quartier Castors. C’est là que j’ai grandi à travers les quartiers Bibalé, Sara, Castors, c’était mon espace de vie. » a-t-il déclaré avant de spécifier, « Alors que depuis la dernière crise, les populations de cette localité, enfants, femmes, hommes souffrent. Déjà j’ai compati avec eux dans des partages similaires, mais une fois de plus, je passe aujourd’hui pour leur apporter symboliquement quelques produits de première nécessité en vue de leur permettre de manger et boire décemment. Car, manger et boire est devenu un exercice difficile pour les centrafricains aujourd’hui. C’est pour cela que je suis venu partager ce moment avec eux. »
Evidemment, la dernière crise sans précédent survenue en République centrafricaine a laissé de graves conséquences sociales et humanitaires, marquées par la situation des réfugiés et la vie dans les ‘’ledger’’ (sites des déplacés) avec des conditions de vie exécrables voire invivables. Timoléon Mbaïkoua n’a pas supporté pour qualifier cette vie de « vie des animaux et non des humains ». Aujourd’hui, si beaucoup de ces déplacés ont pu regagner chez eux, un nombre assez important n’arrive pas à retourner dans les quartiers, soit parce qu’ils ont tout perdu même leur maison détruite, soit parce que les conditions sécuritaires ne sont pas encore réunies.
La satisfaction a été au rendez-vous chez les bénéficiaires. « C’est notre fils, le fils de notre quartier qui a grandi. Il est revenu vers nous, pas seulement comme fils, mais comme notre sauveur. Car nos quartiers ici, à commencer par Sara et Castors sont les plus touchés pendant cette crise, et malgré que les gens commencent à retourner chez eux, nous ne pouvons pas. Les méchants nous ont tout pris et détruit. Merci encore à notre fils Mbaïkoua » s’est réjouie Rébéca Depasseme, Conseillère des personnes du 3ème âge du site des Castors. Quant à Alain Feidangaye, Coordonnateur dudit site des déplacés, « C’est un grand soulagement » en cette période où les Ongs et les humanitaires ont tendance à oublier les déplacés, arguant que les sites sont vidés, alors que les gens y souffrent encore. Il rappelle que sur les 45 000 personnes accueillies sur le site des Castors, quelques 2 000 restent encore, à ce jour.
Selon Mbaïkoua, cette visite humanitaire sur le site des Castors qui n’est d’ailleurs pas une première, ne sera guère une dernière et que d’autres sites des déplacés pourront accueillir la même mission dans les prochains jours. « Ce n’est pas parce que je ne suis pas né dans les autres quartiers que je n’irai pas. Une chose est sûre, c’est que je ne me limiterai pas à ce geste aujourd’hui. D’ailleurs, j’étais déjà plusieurs fois ailleurs pour assister les personnes déplacées, soit ici en Centrafrique soit à l’extérieur. » a indiqué le candidat à la présidentielle.
Toutefois, il faut faire la part des choses entre la campagne électorale et cette visite humanitaire. Mbaïkoua estime que parler de la politique à des gens qui vivent encore la douleur et la souffrance, c’est presque de l’insulte à leur égard. « Je ne suis pas venu pour parler des élections. C’est pourquoi tout le message que j’ai passé a concerné les moments difficiles que nous traversons actuellement et que nous devons plus que jamais être soudés, nous réconcilier. Nous devons également tout faire pour être unis pour le combat de demain. » a-t-il répondu à un journaliste.
Bangui Fred KROCK Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, Corbeau News Centrafrique, 02-08-2015
Le parti KNK de François Bozizé a animé, vendredi 31 juillet 2015, une conférence de presse à son siège national. Au menu de la conférence de presse animée par le bureau politique, les questions sécuritaires, les élections, le vote des réfugiés et l’annonce de la tenue du Conseil politique en vue d’investir François Bozizé comme candidat du KNK à la prochaine présidentielle. Bertin Bea, Secrétaire général du KNK entouré de Dimbélé Nakoue et Christian Guenebem, a présidé la séance.
Après le meeting test du KNK dans son « fief » du 4ème arrondissement le 18 juillet dernier regroupant quelques « 10 000 militants » selon l’estimation de Dimbélé Nakoue, le parti de François Bozizé décide de s’engager véritablement dans la course au pouvoir. « Nous avons boycotté le Forum national de Bangui ; mais nous allons aux élections. » a déclaré Bertin Bea, Secrétaire général du KNK, à l’occasion de la conférence de presse de vendredi dernier.
Entre autres points à l’ordre du jour, l’investiture prochaine de François Bozizé, le président fondateur du KNK comme candidat à la prochaine présidentielle en RCA. « Nous tenons à vous annoncer que les 7 et 8 août prochains, le KNK tiendra son deuxième Conseil politique qui aura pour objectif principal, la désignation de notre candidat à la prochaine présidentielle qui n’est autre que François Bozizé Yangouvonda. » a déclaré avec force, Bertin Bea. Dimbélé Nakoue qui a intervenu sur le sujet, a plutôt insisté sur le leadership charismatique du KNK qui se réfère aujourd’hui uniquement au président fondateur.
L’autre point saillant de la conférence de presse a consisté au processus électoral en cours. A ce sujet, Bertin Bea a exprimé quelques inquiétudes : « Quant au processus électoral, nous avons constaté beaucoup de dysfonctionnements dans le processus, lesquels dysfonctionnements nous amènent à nous interroger si les dates prévues pour ces élections seront tenues. »
Mais clou de ces inquiétudes a été la crise institutionnelle autour du vote de réfugiés centrafricains. « Tout comme vous, nous savons que la Cour constitutionnelle de transition a rendu public un arrêt, lequel n’est pas susceptible de recours pour autoriser le vote des réfugiés ; alors que tous les partis politiques ont rejeté ce vote des réfugiés ainsi que le CNT (Conseil national de transition). » a relevé Bertin Bea qui propose l’ouverture de dialogue autour de la question, sachant pertinemment que la décision de la Cour constitutionnelle n’est pas susceptible de recours. « Nous estimons que le vote des réfugiés ouvrira des voies aux fraudes massives. Je rappelle une jurisprudence qu’en 2005, une Cour constitutionnelle avait rendu une décision qui avait écarté la candidature de certains candidats ; alors que le pays en cette année-là, était au bord de l’implosion. Mais, le défunt président du Gabon, Omar Bongo a invité le président Bozizé à Libreville pour qu’un compromis soit trouvé et qu’on autorise tous les candidats à se présenter. Aujourd’hui, au nom de la concertation et le consens qui doivent guider la transition, les deux piliers de la transition, notamment le CNT et la Cour constitutionnelle de transition qui s’opposent sur cette décision un dialogue doit être ouvert, quitte à revenir sur la décision de la Cour constitutionnelle. » a-t-il indiqué.
Christian Guenebem, l’ancien Président de la jeunesse du KNK a appuyé la position du parti sur la question du vote de réfugiés en actionnant des chiffres. Pour ce dernier, l’essentiel des personnes ayant fui le territoire national durant la dernière crise en RCA n’ont pas de papier qui justifie leur centrafricanité, et tout de même, ce sont, à son avis, 80% de la Séléka qui constituent ces populations dont 60% sont des étrangers. Du coup, le vote des réfugiés n’est pas possible.
Enfin, la situation sécuritaire préoccupe le KNK. « Nous avons tenu à rencontrer la presse pour aussi faire le point d’abord sur la situation sécuritaire qui, à nos yeux au KNK, reste très préoccupante. Pas plus tard qu’hier (jeudi 30 juillet dernier), avec le déplacement de Mme Catherine Samba Panza à Bambari, elle a été accueillie avec des tirs nourris de la Séléka et, nous nous interrogeons, est-ce une manière de s’opposer à sa présence dans la localité ? Cela montre clairement que dans les régions de l’Est, du Centre, de l’Ouest également, l’insécurité est encore persistante. » a déclaré Bertin Bea. Et, à Christian Genebem de proposer comme solution « l’application stricte des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU » qui exigent le désarmement sans condition « y compris par la force » de tous les détenteurs illégaux d’armes.
Bangui, Fred KROCK Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, Corbeau News Centrafrique 01-08-2015
Les équipes MSF ont lancé une campagne de traitement préventif intermittent du paludisme (TPPI) dans le nord de la République centrafricaine. Cette compagne vise principalement les zones de Kabo, Batangafo et Ndele au nord du pays. Le premier des 4 tours de distribution prévus a eu lieu tout début juillet et a permis d’atteindre plus de 15 000 enfants de moins de 5 ans. Le prochain tour de distribution aura lieu en août.
En République centrafricaine, le paludisme représente la première cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans. Dans certaines régions, 90% des cas d’admission dans les structures MSF sont dus au paludisme. Les enfants doivent être protégés spécialement durant la période de haute transmission entre juin et décembre, pendant laquelle les structures médicales font face à une importante augmentation du nombre d’admissions.
La TPPI a déjà été mise en œuvre à Kabo en 2014, et consiste à distribuer chaque mois un traitement préventif à prendre sur 3 jours pour les enfants de moins de cinq ans. De récentes études ont montré que cette méthode préventive, basée sur une combinaison de thérapies antipaludéennes à base d’Artémisinine (CTA), réduisait grandement le nombre de cas de paludisme simple et sévère, et par conséquent le nombre d’enfants hospitalisés.
Lors du premier tour qui s’est déroulé début juillet sur 5 sites différents, 15 399 enfants ont reçu la première dose de traitement préventif sous la surveillance des équipes MSF. Les équipes ont ensuite donné les deux doses restantes aux mères en leur expliquant comment les administrer à leur enfant à la maison. Des équipes de surveillance restent présentes sur place afin de vérifier que le traitement est bien supporté. Lors de ce premier tour, une distribution de moustiquaires imprégnées a également eu lieu. Pour la deuxième distribution qui aura lieu la première semaine du mois d’août, une vaccination de rattrapage sera organisée en complément.
MSF a mis en œuvre pour la première fois en 2012 des activités de prévention saisonnière du paludisme au Tchad et au Mali. En 2013, cette stratégie a également débuté au Niger. En RCA, les équipes MSF ont organisé une première campagne préventive à Kabo en 2014. Les résultats ayant été très encourageants, MSF a décidé d’élargir cette stratégie aux régions de Batangafo et Ndele en 2015. En 2014, les équipes MSF en RCA ont dispensé 1 319 603 consultations externes dont 62% étaient dues au paludisme.
MSF travaille en République Centrafricaine depuis 1997 et compte actuellement plus de 300 travailleurs internationaux et plus de 2 000 travailleurs centrafricains dans le pays. Depuis décembre 2013, MSF y a doublé son niveau d’assistance médicale pour répondre à la crise. L’organisation gère actuellement une vingtaine de projets, dont
plusieurs sont destinés à répondre aux besoins des réfugiés centrafricains dans les pays voisins du Tchad, du Cameroun et de la République démocratique du Congo.
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 31-07-2015
La Cheffe de l’Etat de la transition, Catherine Samba-Panza était, ce 30 juillet 2015, en visite à Bambari, une ville située au Centre-est du pays. Cette visite de quelques heures a permis à la présidente de redonner l’espoir à la population de Bambari meurtrie par le conflit. Elle a restauré l’autorité de l’État dans la ville de Bambari, inauguré les deux bâtiments administratifs réhabilités par la MINUSCA, et favorisé la cohésion sociale.
« Les élections sont possibles avant la fin 2015 », a martelé la présidente Catherine Samba-Panza dans son discours à population à Bambari. Elle était accueillie à l’aéroport de la ville par les autorités locales. Son déplacement dans cette région était axé sur trois points essentiels. La Cheffe de l’État de la transition a d’abord procédé à une double inauguration des bâtiments administratifs dont celui de la Cour d’Appel et celui de la Mairie de la ville de Bambari. Ces bâtiments ont été réhabilités par la Mission intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).
Ensuite, Catherine Samba-Panza s’est félicitée, lors d’un meeting avec la population de Bamabari, des efforts consentis par les acteurs de la paix. Des travaux sont menés en faveur de la cohésion sociale au sein de la population de cette ville où le climat de méfiance règne sous l’effet de violence. En évoquant le pré DDRR (Désarment Démobilisation Rapatriement et Réinsertion), la présidente de transition a exhorté les milices armées actives dans cette région de restituer les armes gardées illégalement à leur possession.
« La ville de Bambari reprend son cours normal malgré quelques poches de résistances ». Nonobstant cette situation. Plus de 40 milles personnes déplacées internes n’attendent que le désarmement annoncé lors du forum de Bangui pour regagner leurs domiciles », a déclaré Abel Madipada, le président de la délégation spéciale de la ville de Bambari.
Il faut dire que la visite de la présidente de transition était dans un climat de méfiance dans la ville. Car selon les informations recueillies dans la journée, la ville de Bambari a été secouée à quelques heures de l’arrivée du Chef d’État de la transition par des tirs à l’arme lourde. Des tirs d’armes dont l’origine reste encore floue. Malgré les mesures de sécurité dans la ville, les peuhls armés sont sortis se promener avec leurs armes, à la veille de cette visite de la présidente, à en croire les certains habitants de Bambari. Or 16 juillet dernier lors d’une rencontre avec le ministre résident de la Ouaka, Joseph Agbo, les groupes rebelles actifs dans la ville se sont engagés à ne pas perturber la visite du Chef de l’État de la transition à Bambari.
« Il y a eu ce matin des coups de feu un peu partout et on ne sait pas ce qui les justifie malgré l’arrivée du Chef d’État de la transition. La population terrorisée est obligée de rester à la maison», a déclaré sous couvert de l’anonymat, un habitant de la ville sur la Station Radio Ndeke Luka.
Dans cette situation d’incertitude, les combattants de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), du chef rebelle Ali Daras, sont pointés du doigt par d’autres sources qui ont affirmé que ces tirs d’armes ont retenti du côté de ce groupe rebelle aux environs. Une accusation balayé de revers de la main par le Porte-parole de l’UPC, le capitaine Ibrahim Ahamat Nidjad. Ce dernier parle lui de l’ironie, du mensonge. Car, selon lui, c’était des tirs de sommation qui ne provenaient pas de leur camp. Mais toutefois, a-t-il souligné, des investigations pour identifier les auteurs qui voulaient mettre en péril la visite de la présidente sont en train d’être menées.
C’est le troisième déplacement de Catherine Samba-Panza à l’intérieur du pays depuis son arrivée au pouvoir le janvier 2014. Elle était successivement deux dans la Lobaye, , à Mbaiki d’abord et en suite à Boda, au Sud de Centrafrique.
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
(Corbeau News Corbeau)
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Bangui, Corbeau News Centrafrique 30-07-2015
Comment faire pour améliorer les conditions de vie de la jeunesse centrafricaine ? Cette question a été au centre d’un échange entre l’Ambassadeur de France en Centrafrique, Charles Malinas et les Responsables du Conseil local de la Jeunesse du 5ème arrondissement de la ville de Bangui. Ils ont débattu, ce 22 juillet 2015, sur des principaux problèmes qui gangrènent cette partie de la capitale centrafricaine.
C’était dans la salle de l’école professionnelle féminine, au quartier Benz-vi, que la rencontre a eu lieu. La rencontre a ressemblé l’Ambassadeur de France à Bangui, les Responsables des associations et organisations des jeunes et des notables du 5ème arrondissement de la capitale. Beaucoup de questions et préoccupations ont fait l’objet de l’échange. Il s’agit entre autres la question de la sécurité, l’éducation, l’emploi et la formation professionnelle des jeunes, la canalisation de la localité du 5ème arrondissement ainsi que du processus électoral en cours dans le pays.
« Durant ce conflit que nous avons connu, les jeunes sont acteurs et bourreaux. Et nous les jeunes du 5ème arrondissement, nous avons eu l’occasion d’échanger avec l’Ambassadeur sur les difficultés que jeunes confrontent dans notre arrondissement. Nous avons le problème de l’emploi des jeunes, l’éducation et la
formation socio-professionnelle des jeunes. Aujourd’hui dans le 5ème il n’y a pas d’emploi, pas d’activités permettant que les jeunes soient responsables et autonomes » a expliqué Ghislain Gnipkingo, président du Comité local du 5ème arrondissement de Bangui.
Sur ces préoccupations, le diplomate français a estimé pour lui que ce sont des préoccupations de toute la population centrafricaine à travers le pays. Le problème de l’éducation est aussi, d’après lui, au centre de la préoccupation de la France et mais aussi d’autres partenaires internationaux. Il a, par ailleurs, rassuré les jeunes du 5è arrondissement sur le projet de THIMO (Travaux à haute intensité de main d’œuvre) ainsi que du projet de refondation des infrastructures. Mais toutefois, le diplomate a précisé que la jeunesse dudit arrondissement peut espérer sur ce projet qui est de long terme.
« Tout l’effort que nous faisons aujourd’hui, que ça soit la France directe, que ça soit la France au travers l’Union européenne ou avec l’UNICEF, c’est de favoriser l’école. Aujourd’hui l’Union européenne a confié à l’UNICEF avec une dotation budgétaire importante pour redresser l’école dans ce pays en relation avec le ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Puisque l’on sait aujourd’hui la moitié des enfants n’arrivent pas à aller à l’école et ce qui vont à l’école, vont dans des conditions très difficiles », a constaté Charles Malinas, l’Ambassadeur de France à Bangui.
Il faut noter que le 5ème arrondissement de la ville de Bangui est l’un des plus vastes arrondissements de la capitale centrafricaine. Avec une population d’environ 200.000, la localité bat le record de taux d’analphabétisme et de manque d’emploi. Les infrastructures solaires et sanitaires, les centres sportifs y sont quasiment inexistants. Ce qui favorise le banditisme de tout genre dans le secteur. Au travers des séances de sensibilisation et de mobilisation souvent organisées par les associations et organisations des jeunes de la localité, l’on y enregistre des avancées sur la sécurité et la cohésion sociale entre la population déchirée par les piques de la violence durant la crise.
Pour mémoire, l’Ambassadeur de France accrédité en Centrafrique, Charles Malinas a rencontré, le 19 novembre 2014, les responsables des différentes associations du 5è arrondissement de la ville de Bangui. L’objectif de la rencontre était aussi d’échanger avec ces responsables dans l’optique de financer les différents projets initiés par ces associations leur permettant de concrétiser leur vision.
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 30-07-2015
Au total, 292 755 personnes dont 166,432 hommes et 126,323 femmes, soit respectivement 57% et 43% sont les chiffres rendus publics mercredi 29 juillet 2015 par Hamadoun Touré, Porte-parole de la Minusca au cours de la traditionnelle conférence de presse de la force onusienne en République centrafricaine.
D’aucuns disaient que les centrafricains ont perdu tout espoir en politique, et que les prochaines élections allaient être boycottées, ceci surtout du fait du faible engouement de la population à aller se faire enregistrés au début des opérations d’enrôlement. Le ministre de l’administration du territoire Modibo Bachir Walidou, dans une interview exclusive à la Rédaction qui paraîtra lundi prochain, a annoncé qu’à un jour de la clôture de l’opération d’enregistrement des électeurs, les chiffres de Bangui dépassent largement ceux de 2011. Alors que la Minusca avance le chiffre de 292 755 depuis le 28 juillet dernier.
Ces chiffres ont été confirmés par Modibo Bachir Walidou, Ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation. « … Il y a des problèmes certes, et l’un des problèmes c’est qu’au début des opérations électorales, nous avons senti une sorte de lenteur de la population à aller dans les centres d’enregistrement pour s’inscrire dur la liste électorale.
Mais, vous avez vu, lorsque le gouvernement, les forces vives de la Nation, les partis politiques, les chefs de quartiers et de villages, les femmes s’y sont mis, l’engouement est ainsi devenu général. Aujourd’hui où je vous parle, nous en train de dépasser les chiffres de 2010-2011 où les populations qui s’étaient enregistrés de Bangui étaient de 284 000. » a déclaré Modibo Bachir Walidou.
En effet, depuis son lancement le 26 juin dernier, conformément au chronogramme des élections d’octobre et novembre prochains, les opérations d’enrôlement des électeurs ont été émaillées nombreuses difficultés, entre autres la grève de deux jours des agents recenseurs, les problèmes logistiques, le tout corsé par le faible engouement des populations au début de ces opérations. Il aura fallu des tractations et le réajustement des stratégies par l’ANE et ses partenaires pour déclencher tardivement l’engouement des populations.
La conséquence directe de ces tractations a été les nombreux reports de la clôture des opérations d’enregistrement des électeurs au niveau de Bangui. C’est finalement ce jour, 30 juillet que l’enregistrement sur la liste électorale prend fin.
Bangui, Fred KROCK Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique )

Bangui, (A.F) 28-072015
Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, est reparti de Bangui et Brazzaville (avant de gagner Le Caire et Djibouti) plutôt confiant quant à la tenue de l’élection présidentielle centrafricaine aux dates prévues : 18 octobre et 22 novembre.
Ce scrutin, dont Paris espère qu’il marquera la fin de la crise, a été plusieurs fois reporté – il devait initialement se tenir en 2014. « Cette fois, ça se présente bien : le recensement et les inscriptions sur les listes électorales progressent et les réfugiés à l’étranger devraient être pris en compte », se félicitait un proche de Le Drian après des entretiens (près d’une heure chacun) avec la présidente Catherine Samba-Panza puis avec le médiateur de la crise, le Congolais Denis Sassou Nguesso, les 23 et 24 juillet.
Avec ce dernier, « les questions de politique intérieure congolaise » (en particulier le projet de réforme de la Constitution) n’ont en revanche pas été abordées.
(Jeune Afrique)
(Corbeau News Centrafrique )
Bangui, (A.I), 28-07-2015