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Centrafrique : Vers une probable destitution du président Touadéra.

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Centrafrique : Vers une probable destitution du président Touadéra.

Bangui, le 13 mars 2017.

Si de nombreux Centrafricains ont suivi en direct le renouvellement du nouveau bureau de l’Assemblée nationale avec, à la clé, l’échec criard de la coalition pro-Touadéra, réunie au sein du Cœur uni, beaucoup ignorent, par contre, quels enjeux politiques regorgent ce Bureau, dit Bureau de l’Assemblée nationale. Lors de cette élection, aucun élu présenté par la coalition « Cœur uni » qui soutient la politique du président Faustin Archange TOUADÉRA n’est élu comme vice. Que seulement 2 sur 14 présentés ont été mis plus bas que terre dans l’organigramme du bureau.

Pourquoi forcent-ils de rentrer dans ledit Bureau ? Et quelle conséquence encourt l’un ou l’autre camp en cas d’échec? Pour les experts, c’est l’Exécutif qui perdra beaucoup dans cette bataille en cas d’échec. Le Bureau de l’Assemblée c’est un lieu invisible de pouvoir de l’Assemblée nationale et d’enterrement plausible de  l’Exécutif. Décryptage.

 

Le Bureau de l’Assemblée nationale, une sépulture invisible de l’Exécutif

 

Si le président Faustin Archange TOUADÉRA et son entourage ne sont pas plan-plan dans leurs têtes depuis un certain temps et taxent de ce fait le Très Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA de tout et de rien, cela est dû à une véritable forfaiture de la Cour Constitutionnelle de Transition sur l’interprétation de l’article 60-2 de la Constitution de 30 mars 2016 pour ne pas dire à la demande de ce dernier de la « définition » du terme « Assemblée nationale » inscrite dans ledit article. Selon ces hauts juges, le terme « Assemblée nationale » dudit article de la Constitution signifie « Bureau de l’Assemblée nationale ». Une véritable déformation selon un enseignant chercheur à l’Université de Bangui.

Cet avis a provoqué un acouphène dans l’oreille gauche du président TOUADÉRA et dans les oreilles droites de son entourage. « C’est un danger si le bureau de l’Assemblée reste entre les mains des hommes de MECKASOUA » affirme un conseiller du Chef de l’État. Pour le président Faustin Archange TOUADÉRA et son entourage qui veulent bénéficier des ristournes des conventions d’exploitation des ressources naturelles et conventions financières, il leur faut absolument faire rentrer 10 sur 14 des leurs dans cette Assemblée nationale si l’on se conforme à la définition innovante des juges. C’est ce qui a motivé le président TOUADÉRA à revoir la composition de sa famille politique à travers certains élus au sein de « Cœur uni »

D’après cette même Constitution, pour que le Chef de l’État dissolve cette Assemblée nationale prise dans son sens originel et non interprété, c’est ce Bureau qu’il doit consulter pour avis favorable. Et ce sont les vice-présidents qui assureront l’intérim du président de la République si d’aventure le président de l’Assemblée nationale est dans l’incapacité, lui aussi, d’assurer l’intérim du président de la République en cas de vacances de pouvoir.

Pour l’honorable du 3e arrondissement de Bangui et président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA qui livre depuis son accession au perchoir une bataille juridique et de majorité parlementaire sans cesse avec le président TOUADÉRA, c’est dans son palais jaune-rouge que trouve la sépulture de l’Exécutif et c’est une occasion à jamais de souffleter son ami président et raboter les orteils de ses multiples conseillers qui lui prodiguent de mauvais conseils. « On va vous raboter les orteils. Vous n’aurez plus les doigts pour écrire, mais la bouche pour parler ici » chuchotait un élu de « Chemin de l’Espérance ».proche de MECKASSOUA.

Pour l’entourage du Très Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA, ce dernier n’est pas prêt à assurer l’intérim du Chef de l’État en cas de sa destitution et c’est eux qui assureront constitutionnellement parlant ce poste. « Le PAN a des ambitions plus justes et plus loin que de se faire de la figuration pour 4 ou 6 mois à la tête de l’État en cas de vacances de pouvoir », nous a confié un de ses proches dans un restaurant de la place.

Pour eux, l’équation mathématique due au délai est résolue, il ne reste qu’à formuler un simple calcul politique au PAN pour sa compréhension : « Cédé l’intérim du Chef de l’État en cas de vacances de pouvoir au premier vice et celui-ci lui donnera le pouvoir des urnes 6 mois plus tard à leur patron ».

Voilà pourquoi les deux camps se battent et le camp vainqueur mise déjà sur les probables vacances de pouvoir à la tête de l’Exécutif ?

 

Vers une probable destitution du président Faustin Archange TOUADÉRA

 

Depuis plusieurs mois à l’Assemblée nationale, un groupe d’une dizaine des députés proches du président Faustin Archange TOUADÉRA a ouvertement demandé le départ sans délai du président de l’Assemblée nationale l’honorable Abdoul Karim MECKASSOUA de son poste actuel du perchoir. La raison qu’ils évoquaient, le micmac et la volte-face de ce dernier dans le mouvement des groupes armés en province qu’ils qualifient de la haute trahison vis-à-vis du président Touadéra. Afin de concrétiser leur projet macabre, ils se sont constitués en groupe parlementaire dénommé “Cœur uni” et rachetaient à moitié prix de celui de PAN certains élus. L’objectif de départ, rafler tous les postes stratégiques du bureau de l’Assemblée nationale afin de contrôler les actions de son président comme au temps du Kwa na Kwa (KNK) et parapher des conventions sur les ressources natures que le président Touadéra les présentera en vertu de la Constitution. Le président de cette nouvelle coalition des députés pro TOUADÉRA, le fulgurant et fêtard, l’honorable Steve KOBA, avait déclaré il y’a quelques jours dans un point de presse qu’il a déjà rassemblé une majorité suffisante des 105 députés de l’Assemblée nationale actuelle dans son groupe afin de faire bouger les choses, car l’enjeu est grave pour le président Touadéra .

D’après les impositions constitutionnelles, le président dispose de 12 mois à compter de la date de son investiture, à mettre en place toutes les Institutions prévues par la Constitution du 30 mars 2016 à savoir la Cour Constitutionnelle, la Haute Cour de Justice, le Conseil économique et social, le Haut Conseil de la Communication, de la Haute Autorité de la bonne Gouvernance et du Conseil de la Médiation. Et 24 mois pour la mise en place du Sénat qui doit passer par l’organisation des élections municipales et régionales. En cas de non-respect de ce délai, l’Assemblée nationale en l’occurrence « le bureau » d’après l’avis des juges de la Cour Constitutionnelle de Transition, doit saisir la Cour de cassation pour crime de haute trahison. C’est ce que le très honorable entend faire avec son bureau d’ici le 3 avril 2017 d’après nos informations.

D’après nos informations, à 18 jours de la fin du délai constitutionnellement imparti, aucune de ces Institutions n’est opérationnelle. D’autres Institutions comme La Haute Autorité de la bonne Gouvernance et le Haut Conseil économique et social n’ont pas avancé dans le choix de leurs membres.

Selon un expert électoral contacté par CNC, « A l’état actuel des choses, il est techniquement et politiquement impossible d’organiser les élections municipales et régionales prévues par la Constitution dans le délai imposé et ce, même avant 30 mois ». Et de conclure « Quoi qu’ils disent ou qu’ils fassent, il est plausible que les politiques se retrouvent à nouveau  pour signer un énième Accord politique qui mettra en état cette disposition de la loi fondamentale  »

Contacté par CNC, un leader politique proche de l’opposition démocratique affirme que le la nonchalance et l’inaction du gouvernement touadéra  sont sur le point ” de décomposer vraisemblablement, en multiple morceau, les pouvoirs de TOUADÉRA obtenus des urnes”  D’après ce leader politique, TOUADÉRA sera dos au mur fin décembre et n’aura donc plus, la Constitution seule, à appliquer.

Ce retard, selon certains experts, est dû à la nonchalance, à l’incompétence du président Faustin Archange TOUADÉRA et de son Premier ministre et surtout à l’inaction de son gouvernement dans la totalité. En plus, avancent ces experts, il passe le plus claire de ses temps à voyager et à passer des week-ends dans sa ferme à Damara que de se mettre réellement à travailler sur les gros dossiers tels que ceux de l’insécurité et de l’instauration de l’autorité de l’État. Ce qui aura pour conséquence, le déclenchement de la procédure de sa destitution pour crime de haute trahison devant la Cour de cassation, qui a, par hasard, renouvelé les membres avec les siens.

D’après nos informations d’une source digne de foi ayant requis l’anonymat, le Très Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA qui entend prendre sa revanche sur le président TOUADÉRA, a chargé son conseiller juridique de recueillir les avis de certains constitutionnalistes français et l’ancien Bureau reconduit à exploiter toutes occasions mises à leur disposition par la Constitution. Il s’est engagé, lui-même, à s’atteler à la recherche des moyens financiers pour la cause.

La fin du premier trimestre étant arrivée, le CNC vous en avait alerté, le vrai et véritable bras de fer au sommet de l’État va commencer.

Élu au second tour de la présidentielle de 2015-2016 grâce aux soutiens de plusieurs partis politiques, le président Touadéra non seulement tourne au rond, mais tourne aussi son dos, une fois au pouvoir, aux leaders de ces partis qui l’ont soutenu. D’autres par contre qui ont la chance d’être récompensés reçoivent régulièrement depuis quelques mois la foudre de leur ancien ami TOUADÉRA. Tel est le cas du président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA et de Jean-Serge Bokassa qui découvrent, au grand jour, à quel degré de méfiance leur ancien ami et allié Touadéra se positionne. Dossier à suivre…

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Centrafrique : Makhtar Diop, Vice- Président du Groupe de la Banque Mondiale et le Président Touadera à Bambari

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Centrafrique : Makhtar Diop, Vice- Président du Groupe de la Banque Mondiale et le Président Touadera à Bambari

Bangui, le 13 mars 2017.

Depuis vendredi 10 mars 2017, Makhtar Diop, Vice-président du Groupe de la Banque mondiale séjourne en République centrafricaine. Après des séries de rencontres et changes avec les autorités politiques au niveau de la capitale Bangui, M. Makhtar, en compagnie du Président de la République, Faustin Archange Touadera, a fait le déplacement de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka- ville située à 385 kilomètres à l’Est de Bangui.

Deux mois après la visite de Christine Lagarde, Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) au mois de janvier, en République centrafricaine, le pays vient de recevoir une grande visite du genre, notamment celle du Vice-président de la Banque mondiale, Makhtar Diop qui séjourne dans le pays, depuis vendredi 10 mars dernier. A l’agenda de la visite du Vice-président de la Banque mondiale, des séries d’échanges et de rencontres avec les autorités politiques de la République centrafricaine dont un tête-à-tête avec le Président Touadera, une déclaration devant l’Assemblée nationale et une visite en province.

La visite provinciale de Makhtar Diop à Bambari – deuxième ville de la République centrafricaine revêt un caractère particulier. « Bambari est une ville où se joue l’avenir de la République centrafricaine », a-t-il noté. Allusion faite au regain de tensions dans cette localité qui représente l’un des derniers foyers de tensions du pays où les groupes armés se sont retranchés.  « Je compte mesurer de visu, avec le Président de la République l’ampleur de la tâche qui vous attend pour reconstruire votre pays après plus de deux décennies de conflits. J’imagine également les attentes de la population en matière d’accès aux services de base que ce soit l’eau, l’électricité, l’éducation ou encore la santé. Ces populations ont trop souffert et ne demandent qu’à tourner la page et contribuer à rétablir le pays ».

L’enjeu global de la visite de Vice-présent a été, d’ores et déjà, précisé par le Représentant Résident de la Banque mondiale en République centrafricaine, M. Jean Christophe Carret. « Cette visite se tient dans un moment capital pour la République centrafricaine, alors que le pays tente de bâtir la paix et de reconstruire la nation. En tant que partenaire privilégié du développement de la République centrafricaine, la Banque mondiale est prête à commencer la mise en exécution de ses engagements au cours de la conférence internationale des donateurs, qui s’est tenue en novembre dernier à Bruxelles », a déclaré M. Jean Christophe Carret.

C’est finalement devant l’Assemblée nationale que le Vice-président de la Banque mondiale va s’adresser au peuple centrafricain. « Je suis intimement convaincu que le développement, l’accès aux services de base mais aussi le désenclavement du pays et la relance de l’agriculture sont des conditions sine qua non sans lesquelles la Centrafrique ne pourra renouer avec la paix. Le groupe de la Banque mondiale se mobilise pour apporter le plus rapidement possible ces services cruciaux, notamment aux populations et aux régions du Centre et de l’Est qui ont été marginalisées dans le passé », a fait savoir Makhtar Diop. Il a ajouté qu’ « un engament à hauteur de 500 millions de dollars US comme annoncé lors de la conférence de Bruxelles, qui présente une somme record et fait de notre institution le premier partenaire au développement de la République centrafricaine. Un statut qui vient avec des responsabilités, raison pour laquelle je suis venu ici aujourd’hui ».

De son côté, Abdou Karim Meckassoua, Président de l’Assemblée nationale, prend la parole pour situer les attentes du peuple centrafricain :  « notre situation économique et sociale est connue, et bien connue de vous. Aussi n’y reviendrais-je pas. Mais, Monsieur le Vice- Président, malgré cela, notre peuple et ses institutions sont debout et déterminés à accomplir ensemble l’œuvre de reconstruction de notre nation », a-t-il déclaré avant d’ajouter sur un temps optimiste,  « nous sommes aussi déterminés à reconstruire notre Etat et à restaurer son autorité sur toute l’étendue du territoire national. Dans cette situation, nous nous réjouissons au plus haut point de l’engagement inlassable, à nos côtés, de l’Institution que vous représentez ici. Chacun a pu noter, à l’occasion de la récente Conférence des Bailleurs qui s’est tenue à Bruxelles, la promesse faite par votre Groupe de débloquer la somme de 500 millions de dollars US sur les trois prochaines années. Il s’agit là d’un financement dix fois plus élevé que les montants traditionnellement alloués par la Banque Mondiale à notre pays ».

Par ailleurs, Makhtar Diop a rappelé que pendant la crise, la Banque mondiale a aidé la République centrafricaine à payer les salaires des fonctionnaires pour éviter que l’Etat ne s’effondre avec l’économie qui s’était contractée de 34% en 2013. D’ailleurs, il a annoncé qu’une Agence centrale comptable en chef en chef du trésor, de manière à séparer les fonctions d’ordonnancement de paiement et aussi une Revue des dépenses publiques dans le secteur  de la sécurité. « Un pays ne peut, en effet, pas se reconstruire sans l’institution essentielle qu’est l’armée, ainsi que la Police et la Gendarmerie », a-t-il précisé.

Notons que Makhtar Diop quitte Bangui cet après-midi de dimanche 12 mars, alors que samedi 11 mars, il a reçu la distinction honorifique et élevé par le Président Faustin Archange Touadera au grade de Commandeur dans l’ordre de la reconnaissance centrafricaine.

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Centrafrique : La révolution agro-industrielle amorcée par Pascal Bida Koyagbélé.

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Centrafrique : La révolution agro-industrielle amorcée par Pascal Bida Koyagbélé.

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Bangui, le 12 mars 2017.

Après des moments sombres qu’a connus le pays, l’heure est désormais à la reconstruction qui exige à la base une prise de conscience de tous sans exception. C’est dans cette dynamique que le compatriote Pascal Bida Koyagbélé s’est engagé dans sa vision de la révolution industrielle de construire un complexe  industriel intégré dénommé « Yaka Ti Bida » vers le quartier Ouango-Sao dans le 7e arrondissement de Bangui.

Pendant que certains compatriotes avec le concours des étrangers continuent de détruire le pays, il y a heureusement, certains dignes filles et fils du pays à l’exemple de M. Pascal Bida Koyagbélé qui se soucient de la reconstruction du pays. Ce dernier n’a pas attendu à ce que la paix et la sécurité reviennent sur l’ensemble du territoire national comme aiment à le fredonner certains compatriotes, pour entreprendre ce grand projet qui fera certainement la fierté nationale. Il est sorti du discours pour le concret et c’est ce que le pays attend de ces filles et fils.

Notons que ce complexe industriel intégré est constitué d’une usine d’huile raffinée avec la capacité de production de 40 tonnes par jour, d’une usine de savon anti moustique d’une forte capacité de production également et d’une usine de production de tomate concentrée.

Les travaux de construction du complexe ont déjà commencé, des compatriotes hommes et femmes, toutes générations confondues de différents quartiers de Bangui sont recrutés pour se jeter à ce chantier de fourmis.

Selon M. Pascal Bida Koyagbélé, le complexe sera équipé de machines modernes avec un laboratoire de référence pour définir les profils de sol en vue du traitement pour un rendement meilleur. Pour cela, une fois que les travaux avanceront, des techniciens vont être recrutés et formés afin de bien manier les machines et de veiller à la MAINTENANCE.

En dehors du site du complexe, un autre site de 200 hectares est réservé pour la culture des tomates et des oignons dont les travaux de défrichage ont déjà commencé.

Il est aussi important de souligner que l’entreprise va produire ses propres énergies à travers les déchets et de ce fait, le secteur sera électrifié et
de l’eau sera également distribuée gratuitement car il est prévu la construction des fontaines à pompe dans les quartiers environnants pour soulager la souffrance des habitants du secteur et les fumiers vont être transformés en engrais pour développer une production agricole bio, produits de qualité pour la santé des consommateurs.

Sur le plan agricole, M. Bida Koyagbélé dispose des champs de palmeraies dans la région de l’Ombella M’poko et en RD. Congo. D’une manière générale, les matières premières existent déjà. C’est pour dire que le complexe ne souffrirait pas de matières premières.

La création de cette entreprise, il faut le dire, contribuera efficacement au développement socioéconomique de la République centrafricaine en ce sens qu’elle absorbera une partie du taux de chômage et permettra également aux responsables de foyers qui auront la chance de travailler dans cette entreprise d’avoir la possibilité en termes de rémunération pour faire face aux charges familiales.

En sus de cela, elle contribuera également à l’amélioration des recettes de l’Etat à travers le paiement des droits et taxes…

Certes, M. Bida est déterminé à relever le défi mais l’autre réalité qui constitue un point d’achoppement pour l’ensemble des opérateurs économiques centrafricains est le fait des banques qui tergiversent pour soutenir les opérateurs économiques dans les affaires.

C’est dans cette optique que M. Koyagbélé projette également l’idée de création dans l’avenir d’une banque agricole afin de soutenir les agriculteurs qui nourrissent le pays mais, qui malheureusement, sont dépourvus des moyens nécessaires pouvant leur permettre de se réaliser davantage. Car il faudrait qu’on arrive à mécaniser notre agriculture pour avoir une production importante dont une partie sera utilisée pour la consommation et de vendre le reste, ce n’est qu’ainsi qu’on pourra vivre vraiment de l’agriculture » a précisé M. Koyagbélé.

Qui ajoute qu’il n’y a que les industries qui peuvent réduire au maximum le taux de chômage et de faire avancer le pays. Ce qui justifie sa vision de « révolution industrielle ».

Si aujourd’hui, le gouvernement se bat pour la relance de l’économie du pays et qu’il y a certains compatriotes qui ont pris la peine pour investir pendant ces périodes aussi difficile, il faudra qu’ils soient encouragés et que des mesures soient prises pour protéger ces investissements par les fils du terroir.

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Centrafrique : Désarmement spectaculaire des soldats de la Minusca à Bozoum par les Anti-Balaka.

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Centrafrique : Désarmement spectaculaire des soldats de la Minusca à Bozoum par les Anti-Balaka.

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Un groupe des Anti-Balaka . CopyrightAFP.

 

 

Bangui, le 12 mars 2017.

L’histoire paraît imaginaire, pourtant c’est une réalité du terrain que les soldats de la Mission multidimensionnelle des Nations-Unies en Centrafrique (Minusca) rencontrent quasiment toutes les semaines. Retournement de la situation, les Anti-Balaka qui devraient être désarmés par les soldats des Nations-Unies en application des dispositions du Conseil de sécurité des Nations unies deviennent spectaculairement ceux qui doivent désarmer de forces, les soldats des Nations-Unies en application d’une disposition locale. Incroyable !

Pour beaucoup des Centrafricains, la résolution 2127 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, qui avait été d’ailleurs votée à l’unanimité afin de renforcer la capacité militaire de ses Casques bleus en Centrafricaine, se transforme aujourd’hui à une sorte de résolution du renforcement du pouvoir militaire des Anti-Balaka sur toutes les forces opérationnelles. Ce constat est largement partagé en Centrafrique. Le dernier événement en date qui renforce un peu plus cette idée, vient de la ville de Bozoum où des soldats de la Minusca ont été désarmés de forces par les Anti-Balaka qui, sans se soucier d’une éventuelle conséquence qui ne viendra pas d’ailleurs, ont pris leurs courages à deux mains pour fouiller, poche par poche, sac par sac, tous ces soldats avant de trouer systématiquement toutes les roues de leur camion.

Selon les témoins joints par un de nos correspondants dans la région, ces soldats de la Minusca, basés à Paoua après leur départ définitif de la ville de Bozoum il y’a quelques mois, étaient au nombre de 10 où environ quand ils venaient de Paoua pour Bossemptélé via Bozoum. Alors qu’ils avaient été formellement interdits par les Anti-Balaka de mettre leurs jambes dans la ville de Bozoum, les responsables militaires des forces de la Minusca basés à Bangui, prenait cette interdiction des Anti-Balaka à la légère.

Surarmés et blindés, ils ont quitté Paoua la semaine dernière. En arrivant à Bozoum, leur convoi a été stoppé par les miliciens Anti-Balaka qui les avaient pointés, et les désarmer de forces. C’était la honte pour les Nations-Unies qui se soumettent à une milice armée comme si le droit d’employer la force était réservé exclusivement aux Anti-Balaka. C’est un crime de guerre qui n’a pas été condamné dénoncé, comme à l’accoutumée, par les responsables à Bangui en raison de la honte qui entoure les faits.

D’après un élève médecin témoin de l’évènement, certains de ces soldats de la Minusca tremblaient comme les malades de Charcot. Ils perdaient la motricité de leurs muscles et parois thoraciques et dégageaient d’énormes sueurs dans le dos. Ce qui fait qu’ils n’ont pas de force de tenir leurs armes.

Pour ne pas courir le risque supplémentaire dans cette ville de Bozoum, ils ont décidé quand même de poursuivre leur route dans l’état de leurs roues crevées afin d’atteindre la ville de Bossemptélé.

« Continuer vos routes en laissant des pneus en morceau en route que de laisser la vie humaine » conseille un habitant de la ville, visiblement pitié d’eux.

Un fait digne d’un film américain sur le sol centrafricain. Les Nations-Unies n’ont-elles pas d’autres moyens légaux à leur disposition pour renforcer la présence de leurs troupes en RCA ? Pour les Centrafricains, les forces des Nations-Unies n’existent que sur papier.

Déployés en Centrafricaine en septembre 2015 après le déclenchement de la guerre civile de 2012 qui a fait plus de 15 000 morts, les soldats des Nations-Unies sont actuellement au nombre de 12 000 sur le territoire centrafricain. Malgré ce nombre impressionnant, la situation reste chaotique sur le terrain.

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Centrafrique : des idées innovantes pour renforcer la cohésion sociale et la Paix entre les communautés

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Centrafrique : des idées innovantes pour renforcer la cohésion sociale entre les communautés 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1660.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Exposition des projets. Photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.

Bangui 11 mars 2017, CNC.

Les acteurs de la paix cherchent à renforcer les liens de la cohésion sociale entre les communautés en République Centrafricaine. Des idées innovantes permettent de renforcer cette cohésion dans le pays qui a enduré des moments durs de la crise dont les conséquences sont dramatiques pour les communautés. A cet effet, les partenaires du projet Partenariat Interreligieux d’Evangélisation de la Paix en République Centrafricaine (CIPP) ont organisé, le 6 mars 2017 à ‘Alliance française de Bangui, une foire d’exposition de ces idées innovantes avec 25 ONG communautaires. Pour mieux contribuer au processus de la reconstruction, la foire aux idées innovantes a permis de sélectionner 11 organisations de la société civiles et religieuses en Centrafrique parmi les 38 organisations présélectionnées.

Depuis le déclenchement de la crise politico-militaire de 2013 qui n’a fait que prolonger la souffrance des populations centrafricaines, les liens communautaires sont fragilisés. Le Projet Partenariat Interreligieux d’Evangélisation de la Paix en République Centrafricaine (CIPP)  â travers le financement de l’USAID cherche à renforcer le lien entre les communautés déchirées par la crise. Il s’agit de constituer une communauté de pratiques à travers des organisations de la société civile centrafricaine solidement installées dans leurs milieux respectifs et qui, forts de leurs bonnes connaissances et compréhensions de leur environnement. Ces organisations sont appelées à créer des dynamiques sociales et communautaires de réconciliation, de tolérance, du mieux vivre ensemble, et de la cohésion sociale en vue de recoudre les tissus du relèvement et de la restauration de la Centrafrique.

En effet, la foire aux idées innovantes qui est un espace où les organisations de la société civile ont présenté au public leur projet, a permis de sélectionner certaines organisations communautaires. Ainsi, 11 ONGs nationales ayant présenté les projets les plus pertinents ont été retenues par un jury et bénéficieront d’une subvention pour leur expérimentation. à dimension nationale est un espace où les organisations de la société civile de Centrafrique   vont présenter leur projet proposé au grand public. Et ce sera l’opportunité pour les uns et les autres d’échanger sur les pistes susceptibles d’aider la RCA à cultiver le vivre ensemble.

« Nous avons commencé avec le répertoire de 200 ONGs nationales et sur les 200, nous avons présélectionné 38 d’entre elles. Sur le nombre de 36 ONGs à partir de cette exposition de projets, nous avons choisi quelques unes d’entre elles pour les financer. Nous allons revenir dans trois mois environ pour faire une autre activité pareille pour le reste des ONGs qui n’ont pas pu réussir ce projet. C’est le domaine pour la cause, de la cohésion sociale et de la promotion de la paix, du cadre du dialogue et de la collaboration interreligieuse et les ONGs internationales représentées dans la plateforme. Ces ONGs œuvrent dans le même sens de promouvoir la paix, la cohésion entre les communautés en Centrafricaine » a expliqué Idriss Momane, Directeur du Projet CIPP.

Les 11 ONGs nationales retenues sont l’Organisation des Partisans pour la Paix et le Développement Communautaire Holistique, la Communauté des Eglises Apostoliques de Centrafrique, l’Union des Jeunes Musulmans Centrafricains, Ouali Ti Centrafrique, le Bureau National des Femmes Musulmanes de Centrafrique, l’Action Chrétienne pour la Compassion en Centrafrique, la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme, la Maison Prisca, l’Organisation des Cadres et Intellectuels Centrafricains Musulmans, la Coordination des Organisations Musulmanes de Centrafrique, l’Association des Femmes Musulmanes de Lakouanga.

« J’ose espérer qu’à l’issue de la sélection des heureux récipiendaires, il sera procédé à des accompagnements techniques souvent appelés renforcement de capacités des responsables et membres des communautés de pratiques en vue de les outiller pour une mise en œuvres des activités de cohésion sociale prévue dans leurs plans d’action et en conformité avec les buts du CIPP », a martelé le Président du Conseil d’Administration de la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique, le Révérend Docteur Nicolas Guerekoyame Gbangou . Ce projet est soutenu par le gouvernement américain à travers l’USAID et piloté par quatre ONGs internationales dont Aegis Trust, Catholic Relief Services, Islamic Relief Worldwide et world Vision International, en collaboration avec la Plate-forme des Confessions Religieuses en Centrafrique. Il vise à appuyer les institutions centrafricaines à renforcer leur engagement à la cohésion sociale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : la Minusca condamne le meurtre d’un casque bleu a Bangui

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Centrafrique : la Minusca condamne le meurtre d’un casque bleu a Bangui

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1656.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrouille des soldats de la Minusca à Bangui. Photo : Éric Ngaba. Copyright2017CNC.
Patrouille des soldats de la Minusca à Bangui. Photo : Éric Ngaba. Copyright2017CNC.

 

Bangui 12 mars 2017, CNC.

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne dans les termes les plus forts le meurtre d’un casque bleu sénégalais à Bangui par des individus armés non identifiés.

 

Selon le communiqué de presse de la Minusca daté du 9 mars 2017, la victime a été agressée mercredi soir 9 mars et elle est décédée quelques heures plus tard à l’Hôpital de la Minusca où elle avait été transportée d’urgence.

 

« La Minusca dénonce cet acte ignoble et injustifié et indique qu’une enquête a immédiatement été ouverte pour faire toute la lumière sur cet horrible incident et déterminer les circonstances exactes de sa survenue », lit-on dans le communiqué.

 

La Minusca rappelle par ailleurs que « porter atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre et souligne que tout sera mis en place pour retrouver les auteurs afin qu’ils répondent de leurs forfaits devant la justice ».

 

La MINUSCA présente ses condoléances les plus attristées et émues à la famille de la victime, à son contingent et à son pays, le Sénégal.

Centrafrique: Rififi entre l’exécutif et l’Assemblée nationale, qui aura le dernier mot?

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Centrafrique: Rififi entre l’exécutif et  l’Assemblée nationale, qui aura le dernier mot?

 

Bangui 09 mars 2017, CNC.

Ça sent le roussi ! Des informations persistantes sur la dégradation des relations entre le gouvernement et le parlement centrafricains continuent d’alimenter le milieu politique, les ghettos et les nganda de la ville de Bangui. L’intransigeance des députés d’aller vaille que vaille vers une amélioration de leur situation financière serait en cause.

Tout avait commencé pendant la conférence budgétaire intersectorielle qui avait proposé le maintien du niveau budgétaire  de l’Assemblée Nationale à 5 milliards. Mais cette institution avait décidé unilatéralement de porter son budget à 7 milliards, ce qui avait rencontré le refus catégorique du chef de département du ministère des finances et du budget.

Selon certaines sources, l’en dessous de cette augmentation du budget de l’Assemblée Nationale est de faire passer les indemnités, notamment les frais de restitution à 450.000 FCFA par député. Si ces indemnités devraient être accordées, les émoluments d’un député passeraient de 1.500.000 à  2 millions, soit une hausse de 25%, alors que le pays souffre de son économie après la crise politico-militaire.

Conscient de la situation précaire des finances publiques et des exigences des partenaires techniques et financiers qui pèsent sur le gouvernement, le ministre des finances,  jugés très rigoureux par ses proches collaborateurs aurait refusé d’accorder un iota d’hausse d’indemnités au Président de l’Assemblée Nationale et sa suite. Le Ministre des finances serait désormais dans le collimateur de l’Assemblée nationale. Le gouvernement estime que l’argent du contribuable centrafricain doit profiter au plus grand nombre du peuple et non à des privilégiés, il n’est donc pas question d’accorder des hausses d’indemnités abusives aux députés.

Au moment où le renouvèlement du bureau de l’Assemblée Nationale se précise, les esprits s’échauffent et plusieurs questions traversent l’esprit du citoyen lambda. Le refus du ministre est-il lié à un problème de trésorerie ? Est-ce la rigueur réputé du ministre Dondra qui créée ce bras de fer au plus haut sommet de l’Etat ? Où encore est-ce le rebondissement du supposé coup d’état en gestation du Président de l’Assemblée Nationale contre le Président de la République?

Mais en attendant de voir clair dans cette situation, le rififi exécutif et parlement continue de retenir le souffle du microsome politiques centrafricain. Affaire à suivre !!!

 

 

 

 

Centrafrique-France : Augustin To-Sah Be-Nza Vice-président du RDC et député de ce parti condamné pour corruption à Guadeloupe.

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Centrafrique-France : Augustin To-Sah Be-Nza Vice-président du RDC et député de ce parti condamné pour corruption à Guadeloupe.

Bangui, le 09 Mars 2017

 Par Aza Boukhris de monde Afrique

 

L’honorable député centrafricain Augustin To-Sah Be-Nza, élu député de Bangui, en mai 2016 avec l’étiquette KNK de l’ancien président Bozizé, aimait l’air du grand large. Ce député qui possède la double nationalité française et centrafricaine a été condamné en effet, le mardi 7 mars 2017, pour corruption et favoritisme par la Cour d’Appel de Basse-Terre (Guadeloupe) à douze mois d’emprisonnement ferme, douze mois de prison avec sursis, deux ans de privation des droits civiques. Entre la Guyane, la France et la Centrafrique, cet activiste menait ses affaires tambour battant.

Un ami de la France

Cette condamnation accompagne celle de trois ans ferme avec mandat de dépôt, de Léon Bertrand, ancien ministre de Chirac et maire de Saint-Laurent-du-Maroni, dans une affaire de marchés publics passés en Guyane. L’ancien ministre travaillait étroitement avec Augustin To-Sah-Be-Nza, sa cheville ouvrière en tant qu’ex directeur général de la Communauté des Communes de l’Ouest guyanais. Selon l’avocat général, les méthodes de Augustin To-Sah Be-Nza, « étaient basées sur le chantage et l’intimidation ».

Cette condamnation est d’autant plus spectaculaire que le député condamné en Guyane, To-Sah Be Nza, était le président du groupe d’amitié France-Centrafrique ! A ce titre, il est un interlocuteur privilégié des relations politiques des deux pays et reçu avec les honneurs à l’Assemblée nationale. Le fait qu’il avait été condamné en première instance en 2013 n’a guère ému les Français. Pas plus son limogeage en 2013 de son poste de directeur financier de la ville de Villeneuve-le-Roi

 

Main basse sur la Centrafrique

Cette affaire de corruption a généré des sommes importantes qui justifient la sévérité des peines. Elle n’a évidemment pas empêché Augustin To-Sah Be-Nza d’être brillamment élu au premier tour député de Bangui.Faute d’avoir été nommé ministre des finances, ce proche des personnalités actuelles au pouvoir, a naturellement intégré la Commission des finances de l’Assemblée nationale. Ce fut surement pour mieux lutter contre les détournements de fonds, dans un des pays les plus corrompus de la planète et des moins bien gouvernés. Cette affaire illustre bien que la Centrafrique est un pays de cocagne pour tous les délinquants financiers, dans une indifférence générale de la Communauté internationale.

 

 

NDLR : Augustin To-Sah Be-Nza n’est pas un militant et député de KNK comme affirme notre confrère mais plutôt un militant du Rassemblement Démocratique Centrafricain RDC de l’ancien président le feu André KolingBa et présidé actuellement par son fils Désiré Kolingba. Il seconde ce dernier comme vice-président. D’après les textes qui unissent la France et la Centrafrique en matière de communication des extraits des casiers judiciaires entre les deux Etats, les autorités judiciaires des deux Etas ont l’obligation de communiquer, une fois par an, toutes les condamnations dont leurs ressortissants ont fait l’objet. A ce titre, les mentions qui seront inscrites à ses casiers judiciaires français seront communiquées pour leurs réinscriptions dans ses casiers judiciaires centrafricains. Il sera alors poursuivi et demi de sa fonction de député.

 

 

Centrafrique / fin de série : Bras de fer entre le DG de la Gendarmerie et le Ministre Bokassa, le Président TOUADERA a choisi son camp.

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Centrafrique / fin de série : Bras de fer entre le DG de la Gendarmerie et le Ministre Bokassa, le Président TOUADERA a choisi son camp.

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Le Ministre de l’Intérieur Jean Serge Bokassa.

 

Bangui, le 9 mars 2017

Même si au début du bras de fer opposant le ministre de l’Intérieur et de l’Administration du Territoire monsieur Jean-Serge Bokassa au Directeur général de la Gendarmerie le préside Touadéra restait neutre et silencieux dans son camp, ces trois dernières semaines, à la demande du Directeur général de la Gendarmerie, il a fini par arbitrer en choisissant clairement son camp afin de mettre fin à cette affaire.

En début d’année 2017, un conflit d’une importante intensité avait éclaté entre le ministre de l’Intérieur Jean-Serge Bokassa et le Directeur général de la gendarmerie nationale. En ligne de mire, la nomination de certains gendarmes a des postes de responsabilité opérée par le ministre Bokassa. Pour le Directeur général de cette gendarmerie, toutes ces nominations sont productives, car, non seulement il n’a pas été consulté en amont avant de procéder à ces nominations, mais celles-ci corrélaient du clientélisme, des remerciements pour des services rendus et de népotisme. Ce qui le poussait à procéder lui-même à une contre-nomination.

Une contre-nomination qui a perduré durant un mois et qui a failli tourner au drame après de violents échanges verbaux entre le ministre et son DG d’une part et entre les éléments affectés et désaffectés par le ministre ou le DG. Grâce à une intervention, trop tardive d’un bon père de famille, du président Faustin Archange TOUADÉRA la semaine passée, tout est rentré dans l’ordre. Mais de quelle manière ?

Selon nos informations, le Directeur général de la gendarmerie, conscient du danger qui pourrait arriver, si son ministre de tutelle Jean-Serge Bokassa continuait de se moquer de lui dans ce conflit, avait sollicité en urgence une audience avec le président Touadéra afin de lui demander clairement de prendre ses responsabilités. En réponse, ce dernier avait renvoyé le même bal au Directeur général de la gendarmerie, de prendre ses responsabilités. Selon le terme même employé par la Tortue de Damara à son visiteur, « Vous êtes quand même un général de notre armée. En aucun cas, vous ne devrez vous laisser faire par un civil ».

Une réponse galvanisée du président TOUADÉRA aurait permis au rival du ministre Jean-Serge Bokassa de remporter la dernière bataille après que celui-ci soit informé du soutien du président de Bangui à son rival le DG de la gendarmerie.

Forts de ce soutien, tous les gendarmes nommés par le ministre Jean Serge Bokassa à des postes de responsabilité dans les brigades ont été tous purement et simplement remplacés par ceux nommés par le DG. Le CB du DG a pris sa fonction à la brigade à l’épicentre du conflit ; brigade de PK 9 et celui du ministre a regagné son unité de départ. Ainsi prend fin le premier épisode.

Heureusement pour le pays, les choses se sont calmées sans un bain de sang que tout le monde redoutait.

Selon nos informations, ce n’est pas pour la première fois que le président TOUADÉRA botte « in out » des cadres que son allié de la Lobaye les nomme. Il n’y a pas longtemps, il lui a placé, comme Directeur de cabinet, son ancien conseiller en éducation maternelle et primaire durant la compagne l’enseignant de fondamental 1 Sosthene Dèngbè, délogeant ainsi en violation des textes, l’homme au profil qu’il faut pour ce ministère et nommé par le Jean Serge BOKASSA.

Nommé au poste du ministre de l’Intérieur et de l’Administration du Territoire dans son premier gouvernement après les élections groupées de 2015-2016 dont il a fortement contribué au succès du candidat Faustin archange TOUADÉRA, l’évangéliste Jean-Serge Bokassa serait actuellement dans le viseur des proches du président TOUADÉRA. Pour eux, le ministre Bokassa est trop léger pour diriger un tel Département ministériel. Affaire à suivre…

Copyright2017CNC.

 

Centrafrique : Grèves des maîtres d’enseignements stagiaires à Bouar

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Centrafrique : Grèves des maîtres d’enseignements stagiaires à Bouar

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Bouar, le 8 mars 2017.

 

Les 50 stagiaires élèves maîtres d’enseignement du Centre Pédagogique de Bouar ont manifesté pour réclamer le payement de 3 mois de leur Bourse ce matin devant le Bureau de la CARITAS de Bouar 08/03/2017.

Ayant commencé leur stage de pleine responsabilité 2017, les élèves maîtres d’enseignement du Centre Pédagogique régional (CPR) de Bouar s’agitent pour le payement de leur bourse de mois de janvier, février et bientôt mars 2017. Cette même réaction est enregistrée auprès de leur collègue en formation encore au niveau du CPR.

Ils pointent du doigt que c’est la CARITAS qui ne veut pas payer leur bourse, alors qu’ils sont confrontés à des sérieux problèmes pour le payement de certains documents pédagogiques et de répondre aux certains besoins.

Pour le coordonnateur de la CARITAS, Père BENIAMINO, informe les stagiaires que le problème de payement de leur bourse ne revient pas à la charge du CARITAS, mais plutôt de l’Unicef

Par ailleurs, nous ne parviendrons pas à joindre les responsables de l’Unicef pour leur version. Ce qui met en interrogation les stagiaires f à cette situation.

Centrafrique : Alphabétisation en milieu carcéral, les détenus de maison d’arrêt de Bouar seront formés pendant deux moi.s

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Centrafrique : Alphabétisation en milieu carcéral, les détenus de maison d’arrêt de Bouar seront formés pendant deux mois.

 

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Un groupe des Anti-Balaka . CopyrightAFP.

 

Bouar, le 8 mars 2017. Par : Anselme Mbata, CNC. Désormais, la maison pénitentiaire de Bouar va servir de centre de formation des détenus sur l’alphabétisation, la saponification, agropastorale et autre pour les rendre productifs après leur libération, chacun sortirons avec un métier qui leur permet d’orienter leur vie dans les activités génératrices de revenues. Car les plus part sont des jeunes de 18 à 35 ans qui sont incarcérés. Cette initiative émane de l’ONG WALT qui a déjà expérimenté dans la maison d’arrêt des femmes de Bimbo. C’est dans la même initiative qu’elle a transféré à Nana-Mambéré, plus précisément dans la Bouar. Igor ITAYA, coordonnateur de l’ONG WALT, exhorte les détenus qu’ils ont le droit à la santé, l’éducation et la formation, sauf la liberté d’aller et revenir qui ne sont pas accordés. C’est dans cette optique que son organisation est là pour soutenir les détenus dans le cadre de la formation. Ces détenus vont suivre les cours pendent deux mois en alphabétisation, le reste de mois seront consacrés à la formation professionnelle citée ci-haut. Ils ont bénéficié des kits de formation comme : Tableau, boîtes de Bic, Crayons, Craies… on ne peut que citer cela. Pour les détenus, cette initiative leur permet de changer leur vie de détenus à technicien avec un métier approprié. Ils profitent de cette occasion de lancer un crie d’alarme au gouvernement de leur apporter de l’aide alimentaire.

Centrafrique : PREAVIS DE GREVE DU CONSEIL PREFECTORAL DE LA JEUNESSE DE LA NANA MAMBERE (CPJNM)

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Centrafrique : PREAVIS DE GREVE DU CONSEIL PREFECTORAL DE LA JEUNESSE DE LA NANA MAMBERE (CPJNM)

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CONSEIL PREFECTORAL DE LA JEUNESSE DE LA NANA MAMBERE (CPJNM)

 PRÉAVIS DE GREVE

 

A la suite de l’Assemblée General Extra ordinaire du Conseil Prefectoral de la Jeunesse tenue Ie 2 mars 2017 dans I’enceinte de la mairie de Bouar, présidée par Mr. Rock Saint pour Saint NGUEMANDJI president dudit conseil;

Vu la decision du Ministre de la Promotion de la Jeunesse et du Sport d’invalider Ie bureau du CPJ mis en place Ie 10 fevrier 2017;

Vu la decision prise par Ie President de la Délégation Spéciale (PDS) de la ville de Bouar de suspendre provisoirement les activites des deux bureaux;

Nous avons constaté que I’autre bureau qui a été illégalement mis en place continue de mener des activités. Cela prouve Ie non respect de l’autorité de I ‘état par l’autre bureau, raison pour laquelle, nous décidons à I’issue de cette Assemblée Générale Extra ordinaire de lancer un preavis de greve dans toute la prefecture de la Nana Mambéré.

D’ici Ie 6 mars si nous ne trouvons pas une suite favorable, toute la jeunesse se verra dans l’obligation de sortir dans la rue Ie mardi 7 mars et si possible poursuivre la greve jusqu’avoir une solution au probleme de la jeunesse de la Nana Mambéré.

Etaient present à cette Assemblée Extra ordinaire, les Membres du Bureau du Conseil Prefectoral de la Nana Mambere, les leaders des differentes organisations de la jeunesse.

Ampliation

– Ministère de la Jeunesse

– Direction de la Jeunesse

– Préfecture

– Commandant de Compagnie Gendarmerie

– Les 4 Sous préfectures

– La Mairie de Bouar

– Les 2 Brigades de la Gendarmerie

– Le Commissariat de la Police .

– La presse

– Archive

Fait a Bouar Ie 2 Mars 2017

Président légal du CPJNM

Rock Saint pour Saint NGUEMANDJI

 

 

 

Centrafrique: Centrafrique: Le député KOBA STEVE, du cœur uni à l’Assemblée Nationale au banditisme juvenile

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Centrafrique: Centrafrique: Le député KOBA STEVE,  du cœur uni à l’Assemblée   Nationale au banditisme juvenile.

Bangui, le 7 mars 2017.

Bien que le président de la République ait parlé lors de son investiture de la rupture totale avec les pratiques néfastes et nauséabondes qui ont plongé la RCA dans un gouffre sans précédent, il est fort regrettable de constater que les nostalgiques continuent de s’agiter et plus, de persister encore davantage dans leurs sale besogne. C’est le cas du sieur KOBA Stève, député à l’Assemblée nationale et de surcroit président d’un groupe parlementaire de la majorité présidentielle qui, usant de son rang et des prérogatives dont il jouit, organise depuis peu un véritable raquettage auprès des responsables des sociétés d’exploitation de bois de la place.

En effet, se disant de la diaspora, le député KOBA a depuis son élection, occupé deux chambres à l’hôtel du centre dont il a transformé une en bureau pour recevoir les petites filles qui défilent à longueur de journée à l’hôtel et les promoteurs du commerce de bois de sa circonscription, une autre chambre qui sert à coucher. Mais seulement, là ou le bat blesse est que depuis plus d’un an déjà, notre député n’a pas honoré ses dettes faramineuses vis-à vis de l’hôtel au point de mettre aujourd’hui en difficulté réelle, la comptabilité de l’hôtel.

Selon des sources autorisées et vérifiées, Monsieur KOBA devrait encore à l’hôtel du centre, une bagatelle de plus de 22.000.000 francs CFA. Voila un exemple palpable de la moralité des gens que les centrafricains ont choisi comme député à l’Assemblée nationale. Pendant que les sociétés d’Etat et paraétatiques traversent une zone rouge et ou les signaux de leurs caisses sont au rouge ou presque, un soit disant élu de la nation se permet le luxe insolent de mettre en difficulté la trésorerie d’une institution comme l’hôtel du centre qui encore dans un passé récent, faisait la fierté de la RCA de part sa gestion orthodoxe.

Devant la persistance des services de la comptabilité de l’Hôtel de recouvrer coute que coute ses dus, Monsieur KOBA n’a pas hésité de brandir des menaces et d’agiter son immunité parlementaire arguant aux gestionnaires de l’Hôtel d’aller se plaindre là ou ils voudront car il est député avant tout. Il va même loin pour dire que lui, président du groupe parlementaire CŒUR UNI qui soutient directement le président, rien ne peut l’inquiéter car d’ailleurs, il rencontre le Chef de l’ETAT toutes les semaines et que le Président de l’Assemblée est pour lui un interlocuteur régulier. Comment accorder du crédit à un tel personnage fut il député de la majorité présidentielle ?

Usant des documents portant le logo de l’Assemblée nationale, M.KOBA s’est institué un raquettage en règle des sociétés forestières de sa zone d’influence à qui il a envoyé des correspondances comme quoi s’il est élu 1er Vice-président de l’Assemblée nationale, il s’investira à faire obtenir pour ces sociétés une main levée permanente et une exonération de longue durée. A quel élu du peuple avons-nous affaire ? Comment CŒUR UNI a pu se choisir un fourbe de la taille de KOBA pour mettre à la tête de ce groupe parlementaire ?

Oubliant toutes ces fourberies, KOBA se positionne maintenant pour le poste de 1er vice président de l’Assemblée nationale à l’occasion des prochaines élections qui s’annoncent. Pense-il que les députés sont naïfs de porter à leur gestion quotidienne un gars d’une telle moralité ? Quels intérêts a- t- il visé pour choisir de postuler à ce poste ?

Belliqueux, même les députés du groupe parlementaire CEOUR UNI ne l’aiment pas à cause de son orgueil et son arrogance. On nous apprend qu’il traite ses collègues députés de minables, de vaurien …Alors, si ses propres collègues députés sont des vauriens devant lui, pourquoi ose-il encore demander leurs voix pour assouvir ses intérêts cachés en convoitant le poste de 1er vice président ?

De tels personnages à vrai dire ne sont pas dignes de crédit pour diriger une institution comme l’Assemblée nationale et de surcroit, les députés de la Nation, dignes représentants du peuple. Il ya mieux à chercher ailleurs que de donner 1ere vice présidence de l’Assemblée nationale à un freluquet, ami de petites jupes à un monsieur de l’acabit de KOBA.

Pour mériter leur appellation d’honorables députés de la nation, les députés de la 6eme législature ont le devoir citoyen et politique à mettre de coté , loin de la gestion de leurs intérêts, un monsieur comme KOBA même si, c’est vrai, c’est un des leurs. Sinon, il risquera de porter d’autres casseroles cette fois-ci au nom de l’Assemblée. A bon entendeur salut !

                                                       

 

Centrafrique : « Citoyenneté responsable », un livre civique de Symphorien Tenne.

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Centrafrique : « Citoyenneté responsable », un livre civique de Symphorien Tenne.

 

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Monsieur Symphorien Téné. Photo: Éric Ngaba. CopyrightCNC.

Bangui 06 mars 2017, CNC.

Le livre intitulé « Citoyenneté responsable » un petit manuel de civisme, de morale et de vertu pour le développement de la République Centrafricaine. L’auteur du livre, Symphorien Tenne d’origine camerounaise, interpelle les Citoyens centrafricains à avoir un comportement exemplaire dans la société. La présentation officielle de cette œuvre sera le 10 mars 2017.

La République Centrafricaine qui a subis une grave crise de son histoire a besoin de renouer avec ses valeurs civiques et culturelles. Ces valeurs constituent un socle permettant à chaque citoyen d’adopter un comportement responsable au sein de la société. Le livre de Symphorien Tenne apparaît comme un miroir de la société centrafricaine dont la vie en cohésion devient difficile.

L’auteur a essayé de traiter le problème au niveau du continent africain en mettant l’accent particulier sur la société centrafricaine. Car, l’auteur décrit le comportement de l’homme qui a conduit à la destruction de la société et fait retarder le processus du développement de l’Afrique et de la Centrafrique en particulier alors que le potentiel est énorme.

« Je me suis toujours posé la question pourquoi est-ce que l’Afrique tarde à se décoller malgré l’immense potentiel qu’elle comporte au niveau de son sous-sol, des talents et des compétences. C’est cette pensée qui m’est venu l’idée de sortir cet ouvrage Citoyenneté responsable pour qu’ensemble, tous les frères Africains essaient de se remettre en cause individuellement pour une prise de conscience collective. On ne doit pas tout le temps rester les bras croisés, et à en croire que les autres viendront nous aider à nous développer. Le développement de l’Afrique passera par nous-mêmes et par une citoyenneté responsable », a martelé Symphorien Tenne.

L’incivisme, l’immoralité, la corruption sont entre autres des maux de la société que dénonce Symphorien Tenne dans son livre dont la sortie officielle sera ce 10 mars 2017, au stade 20.000 places de Bangui.

Les 100 questions que se posent les adolescentes de RCA

A côté du livre « Citoyenneté responsable, il y a un autre ouvrage intitulé « les 100 questions que se posent les adolescentes de RCA ». Dans ce second livre qui sera aussi être officiellement présenté simultanément avec le premier, Symphorien Tenne traite la problématique liée à l’éducation des filles. L’auteur estime que les parents ont tendance à négliger l’éducation des filles au profit des garçons.

« Je suis parti du constat selon lequel l’éducation de la jeune femme centrafricaine est souvent délaissée au profit du jeune garçon. On a tendance chez nous à vouloir envoyer nos jeunes filles très tôt en mariage comme si elle n’est pas faite pour une éducation sachant que la femme a aussi un rôle à jouer dans le développement notre pays », a renchérit Symphorien Tenne.

Pour illustration, l’auteur a rappelé que la République Centrafricaine était le premier pays africain à avoir une femme candidate à l’élection présidentielle en Afrique dont Marie Jeanne Route Roland. Catherine Samba-Panza, ex-présidente de la transition en Centrafrique, est citée en bon exemple par l’auteur comme une femme qui a su relever le défi de la transition jusqu’à l’organisation des élections des élections présidentielles et législatives. Ce qui revient à dire qu’il y a des femmes valables et capables dans le pays qu’il faut, d’après l’auteur, leur laisser latitude d’aller à l’école.

 

Centrafrique : 1990, LA BAULE, le vent démocratique et la gangrène du tribalisme militant!

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Centrafrique : 1990, LA BAULE, le vent démocratique et la gangrène du tribalisme militant!

Bangui, le 6 mars 2017.

Comme beaucoup de nos concitoyens, j’évite autant que faire se peut de tremper dans des échanges sur des sujets ethniques!

Pourtant, on doit se rendre à l’évidence, il s’agit du talon d’Achille de notre organisation sociétale!

À l’heure d’aujourd’hui, c’est un problème qui se pose et s’oppose à la cohésion nationale!

C’est un problème présent et réel mais nous préférons faire l’autruche!

Vingt années déjà que les premières mutineries ont éclatés en République Centrafricaine!

Vingt plus tard, les plaies ne se sont toujours pas cicatrisées!

Démentez-moi si vous voulez ou si vous pouvez!

Depuis 1996, Bangui, ville où il faisait bon habiter sans que le choix de quartiers ou d’arrondissements soit assis sur de bases tribales, aujourd’hui, rares sont les ressortissants du sud qui osent habiter des quartiers tels Boy-Rabé, Gobongo ou autres!

De même, les ressortissants du nord ne sont toujours pas prêts à revenir vivre à Bruxelles, Pétévo ou Yapélé…

C’est une réalité, malheureusement depuis 1996, date de ces mutineries, aucune politique durable en faveur de la mixité pour le vivre ensemble n’a été menée!

Bien au contraire, tout, tend à promouvoir le communautarisme!

On s’affilie aux partis politiques en raison des appartenances régionales, si ce n’est ethniques!

Lorsque l’on franchit le pas pour militer dans un parti où il y’a une majorité de membres qui sont d’une ethnie différente, on n’y est tout simplement vu comme un espion!

À l’opposé, le parti dans lequel vous avez la majorité des membres de votre cercle familial ou ethnique vous considère comme traitre!

Aux réunions ou cérémonies familiales, c’est à peine qu’on vous adresse la parole!

L’école du pluralisme est jonchée de contradictions et surtout de suspicions!

Les compatriotes tels, KOYAMBONOU ou feu Docteur CONJUGO qui ont été les premiers a franchir le pas étaient considérés comme des traitres par ceux de leurs ethnies qui militaient dans le parti majoritaire!

Malgré l’existence du parti ADP créé par un yakoma, farouche opposant à un autre yakoma, sur la scène nationale, on continue à identifier le RDC à cette ethnie!

Dire que le MLPC n’est pas considéré pour beaucoup comme un parti nordiste ou plus précisément un parti à majorité sara/kaba serait faire l’autruche!

Dernièrement j’étais tristement amusé de lire une tribune signée par un leader, ressortissant du centre, s’émouvoir des violences dans les régions de la Ouaka!

Un parti politique a une vocation nationale et j’aimerais que, par la même fougue, il défendit les causes des autres régions!

Pendant les élections présidentielles, on constatait bel et bien des associations de ressortissants de telles ou telles régions appelés à se ranger derrière des candidats natifs!

Ne pas parler du problème de clanisme, de tribalisme c’est nier une réalité présente, une difficulté latente et un mal qui s’est enkysté, une gangrène nationale!

Les relations de causes à effets donnent un résultat qui est difficilement qualifiable dé tribalisme ou de népotisme dans notre administration!

Nous sommes bel et bien, depuis la conférence de La Baule, sous le pluralisme politique!

Il est entendu que le parti qui gagne les élections gouverne avec ses partisans!

Alors si les partisans qui ont milité, mouillé le maillot, battu campagne pour porter leurs candidats sont majoritairement d’une ethnie, je ne vois pas comment les nominations au postes politiques ou parfois administratives peuvent profiter au parti d’en face!

Cette formule avait été joliment exprimée en 1980 par le Président David DACKO “comment peut-on dépouiller un chasseur qui s’est battu pour tuer un éléphant de la carcasse de celui-ci”?

Le tribalisme est un problème en Afrique!

Tant qu’il y avait les partis uniques et/ou les régimes dictatoriaux, il se voyait peu ou plutôt, il se murmurait simplement!

Aujourd’hui, quelque soit l’effort d’un Gouvernement issu des élections dans l’équilibre régional, le Président ou les Ministres sont pris entre le marteau et l’enclume!

Cette nécessité d’équilibre, dis-je et l’attente des militants qui sont, en majorité ceux de son ethnie (le plus souvent)!

La France a cru bon exporter son modèle démocratique en Afrique mais des études sociologiques ont-ils été faits en amont?

Des mesures d’accompagnement ont-ils été mises en place?

D’ailleurs même dans les banlieues de grandes villes de ce pays occidental, le communautarisme est décrié!

C’est a coup de milliards d’euros que les politiques de la ville sont ficelées!

Depuis les mutineries, aucun Ministre de la ville en Centrafrique ne s’est appesanti sur la question de la mixité!

Aucun Gouvernement n’a mis en place ou négocié une aide ou une politique de concorde nationale!

Personne ne veut en parler sur les réseaux sociaux!

Humblement, je dis qu’on peut parler du tribalisme dans sa forme générale mais aujourd’hui, les exemples cités dans des cabinets ministériels ne sont pas du tout ce qu’on croit, du moins, si des nominations résultent de militantismes avérés!

Les mêmes causes créant les mêmes effets, 20 années, les plaies de la division nord sud ne se sont pas entièrement cicatrisées, faute de politique de concorde nationale, je l’ai dit plus haut, bis repetita, aucune politique n’est mise en place après le tsunami SÉLÉKA!

On demande aux personnes de regagner leurs domiciles au km5, par exemple, comme si de rien était!

L’angélisme!

Pourtant si km5, Kaga Bandoro, Bria, Bambari et autres étaient territoires des anges, ça se saurait!

 

 

Centrafrique : Un gendarme de la Brigade minière disparu à Bagandou et retrouvé à Yaloké.

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Centrafrique : Un gendarme de la Brigade minière disparu à Bagandou et retrouvé à Yaloké.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1631.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Gendarmes Centrafricains.

Bangui, le 6 mars 2017.

La scène paraît bizarre, mais c’est une réalité presque récurrente pour ceux qui sont habitués dans la région.

Affecté récemment dans cette commune minière proche de la capitale Bangui, le gendarme Yerima, réputé sage par ses collègues gendarmes, s’était retrouvé perdu durant plusieurs jours dans la forêt équatoriale dense où les animaux très dangereux se baladent librement. L’affaire aurait pu être très dangereuse pour ce gendarme, mais ses anges gardiens étaient vraiment avec lui durant tous ces jours dans la forêt. Ces derniers lui ont conduit sain et sauf à plus de 100km plus loin vers Yaloké après plusieurs jours, surtout que sa place mortuaire a été organisée et terminée. Par miracle pour sa famille, leur colère, désespoir et malheur laissent lentement la place à la joie de vivre après sa réapparition en public.

Selon ses collègues affectés aussi dans cette commune de Bagandou, ils ne savaient pas comment leur frère d’armes Yérima s’est évaporé ce jour parmi eux. Selon eux, les pygmées sont nombreux dans cette région et la probabilité qu’il touchait à l’une de leurs plantes mystiques, sans le savoir est élevée.

D’après un mythe bien connu dans la région, toucher cette plante mystique, par maladresse ou pas, est synonyme de disparition. D’après ce mythe, le toucheur se perd la tramontane dans la forêt autant des heures et des jours jusqu’à ce qu’il retrouve un village ou une ville proche. C’est ce qui s’est arrivé au gendarme Yérima, d’après la première hypothèse développée.

Dans l’autre hypothèse développée par d’autres habitants de cette commune de Bagandou, des nombreux cas de disparition comme celui du gendarme Yérima sont les faits des “Maîtres de la forêt “ appelés ‘ Kalakogba “.

L’histoire de nos ancêtres nous raconte que les « Kalakogba » seraient des bouts d’homme, des nabots qui n’ont guère dépassé 50cm de taille, mais ils détiennent un pouvoir absolu d’envoûter des êtres vivants, dont les hommes. Cette hypothèse est plausible pour les natifs de la région qui nous ont montré quelques victimes de cette même histoire au passage.

D’après cette histoire ancestrale, les prises en otage ou captures des personnes par ces ‘ Kalakogba ” ne se réalisent pas forcement dans la forêt. Même à 5m de leur domicile, elles peuvent être capturées et redirigées dans la forêt.

Contrairement aux disparitions dues aux touches des plantes mystérieuses, la disparition du fait des «  Kalakogba » durant des mois a des avantages notamment celui de sortir vivant avec toutes les connaissances et l’utilité des plantes et écorces à vertu thérapeutique. C’est pour cela que dans la plupart des cas, ces disparus ressortent et deviennent des tradi-praticiens. Leurs séjours forestiers sont souvent consacrés à la formation en médecine traditionnelle.

Quand est-il pour le gendarme Yérima ?

Difficile d’y répondre, car la victime elle-même n’est pas en mesure d’expliquer sa mésaventure. Pour l’heure, c’est le repos en famille qui croyait le voir dans les séjours des morts.

Rappelons que la commune de Bagandou est réputée d’héberger un nombre incroyable des grands sorciers guérisseurs de Centrafrique et vers les années 2000, après la découverte d’importants gisements d’or et diamant, elle est devenue aujourd’hui une ville minière contrôlée par l’État.

Copyright2017CNC.

Centrafrique : la briqueterie industrielle de la SOFAMAC pour un développement durable.

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Centrafrique : la briqueterie industrielle de la SOFAMAC pour un développement durable.

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Bangui 05 mars 2017, CNC.

La briqueterie SOFOMAC typiquement industrielle s’affirme comme l’une des solutions à la problématique de la construction des infrastructures en République Centrafricaine. Une marque fabrique créée typiquement centrafricaine, la briqueterie SOFAMAC offre de l’emploi aux jeunes centrafricains désœuvrés. Engagée pour favoriser une meilleure habitation à la population, la société fabrique par mois 1.000.000 de briques à travers les matériaux locaux.

La crise politico-militaire ayant ravagé la République Centrafricaine a fait connaitre au pays la destruction massive de biens tant publics que privés. Cette situation n’a pas épargné les petites et moyennes entreprises. A cet effet, le Groupe Bitar, de par ses expériences, se propose d’apporter une solution quant à la construction des habitations.

Ainsi, le Groupe a créé la Société SOFOMAC afin de répondre aux énormes besoins des matériaux de construction dans le pays. La briqueterie en République Centrafricaine se fait de manière artisanale ne répondant pas à la norme de fabrication des briques et demeure encore non règlementée et non organisée. Située au PK9 sur la route de Mbaïki, la SOFOMAC fait la briqueterie industrielle pour favoriser la construction des infrastructures dans le pays.

L’enjeu est de taille. La SOFOMAC apparaît non seulement comme une solution à la fabrication industrialisée des briques en Centrafrique mais aussi comme un pourvoyeur d’emploi. C’est ce qui a motivé le ministre du commerce, de l’industrie, des petites et moyennes entreprises Côme Assane qui s’est rendu le 15 février 2017 à cette industrie de fabrication des matériaux de construction pour s’assurer de son fonctionnement.

Cette descente a permis au membre du gouvernement de cerner que SOFOMAC contribue réellement à résorber le chômage dans le pays car, à peine installée, elle a déjà recruté plus d’une centaine d’employés. Dans avenir un proche, l’entreprise va lancer officiellement ses activités pour réaffirmer son plein engagement au développement multidisciplinaire en République Centrafricaine à tr      avers les autres entreprises sœurs du Groupe Bitar à savoir la Centrafricaine des Bois, le Super Marcher LEADER, la poissonnerie JUPITER et Transac RCA.

Centrafrique : mise en garde de la Minusca aux chefs du FPRC menaçant de kidnapper les acteurs humanitaires et les casques bleus

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Centrafrique : mise en garde de la Minusca aux chefs du FPRC menaçant de kidnapper les acteurs humanitaires et les casques bleus

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1557.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrouille des soldats de la Minusca à Bangui. Credit Photo: Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Patrouille des soldats de la Minusca à Bangui. Credit Photo: Éric Ngaba. CopyrightCNC.

Bangui 6 mars 2017–Diaspora.

La Minusca met en garde les chefs rebelles de la coalition dirigée par le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC). Elle qualifie d’inacceptables les menaces de kidnapping proférées par ces chefs rebelles contre les acteurs humanitaires, les populations civiles et le personnel de la Minusca. Dans un communiqué, la Minusca souligne qu’ils seront tenus individuellement responsables pour de tels actes.

 

La Minusca souligne que toute attaque ciblant la population civile, le personnel des Nations Unies et des organisations humanitaires constitue un crime de guerre passible de poursuites judiciaires, conformément à la législation centrafricaine et au droit international. Elle précise qu’aucun groupe armé n’a le droit d’interdire ou d’entraver le libre accès des acteurs humanitaires aux populations vulnérables, y compris dans les zones où ces groupes continuent d’avoir une influence néfaste.

 

La Mission appelle par conséquent la coalition du FPRC en particulier et tous les groupes armés à s’abstenir de toute entrave au travail des humanitaires ainsi que des menaces contre les organisations internationales humanitaires et les populations civiles. Elle rappelle que le Conseil de sécurité lui a donné pour mission de mettre en place des « conditions de sûreté favorables à l’acheminement immédiat, complet, en toute sécurité et sans entrave de l’aide humanitaire. »

 

La Minusca rejette par ailleurs la justification du FRPC concernant l’arrestation d’éléments de sa coalition – Idriss Ahmed El Bashar, Yaya Idriss et Line Angou Aneser – selon laquelle ils se rendaient à Bambari pour « faciliter et dénouer les incompréhensions entre la MINUSCA et les combattants ».

 

La Minusca rappelle que « les trois individus faisaient partie de la quarantaine d’hommes lourdements armés dont la progression, vers la ville de Bambari, a été stoppée par la Force de la Mission le 26 février. Ces hommes et le reste des éléments de la coalition ont violé la ligne de démarcation établie par la MINUSCA, en s’approchant de Bambari avec des kalachnikovs et des lance-roquettes, posant ainsi un risque d’embrasement de la ville aux conséquences désastreuses pour les populations civiles ».

 

La Mission souligne que les menaces contenues dans le communiqué du FPRC prouvent encore une fois son caractère belliqueux et le rejet par ses chefs de toute solution pacifique à la crise actuelle, telle que prônée par le Gouvernement centrafricain et par la communauté internationale – CEEAC, UA, OIF, UE et Nations Unies.

 

La Minusca entend poursuivre sa mission en toute impartialitéé et se réserve le droit d’utiliser tous les moyens mis à sa disposition par le Conseil de sécurité pour y parvenir, en appui au Gouvernement centrafricain.

CENTRAFRIQUE : L’APPROCHE JURIDIQUE ET SOCIO-POLITIQUE D’ADMISSION À LA RETRAITE DES MILITAIRES EN TEMPS DE CRISE.

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CENTRAFRIQUE : L’APPROCHE JURIDIQUE ET SOCIO-POLITIQUE D’ADMISSION À LA RETRAITE DES MILITAIRES EN TEMPS DE CRISE.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1294.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selembi Doudou
Monsieur Bernard Selembi Doudou

 

Bangui, le 5 février 2017.

De nombreuses études et de l’avis des experts chevronnés ont conclu que la solution durable à la crise centrafricaine passe indispensablement par une profonde réforme de l’armée qui aboutira à la mise en place d’une véritable armée professionnelle et républicaine. Cette nouvelle armée sera appuyée et encadrée par les forces internationales pour rétablir la paix, la sécurité condition sine qua non du redéploiement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national.

C’est dans cette optique que la communauté internationale, animée par le souci de restructurer nos forces de défense qui est actuellement et majoritairement mono-ethnique a recommandé d’administrer une purge, un contrôle d’effectifs débouchant sur un départ effectif à la retraite des militaires qui n’ont pu faire valoir leurs droits depuis un certain temps. Fort de ce qui précède, le ministère de La Défense a établi une liste de près de mille militaires appelés à faire valoir leurs droits à la retraite.

Pour des raisons d’impréparation, de manque d’encadrement et d’accompagnement, ces derniers menacent de manifester leur mécontentement au risque de perturber le processus de pacification du pays et en conséquence refusent d’obtempérer à la hiérarchie en formulant des revendications relatives au règlement des arriérés de salaire, l’avancement de grades, la revalorisation des soldes etc… Ainsi, le citoyen lambda est en droit de s’interroger légitimement sur l’approche juridique et socio-politique d’un départ à la retraite des militaires. Comment s’organise le départ à la retraite des militaires ? Comment fonctionne t-elle ? Dans le cas de ces militaires, la procédure légale a t-elle été respectée ? Pourquoi les militaires s’opposent-ils au départ à la retraite alors qu’ils sont conscients de cette éventualité ? S’agissant du contexte socio-politique et avec la dissémination anarchique des armes de tout calibre sur l’ensemble du territoire national, le moment était-il propice de précipiter des militaires en masse à la retraite sans encadrement et/ou accompagnement ? Les autorités ont-elles pensé à la fragilité sécuritaire du pays ? A t-on pensé au risque de gestation massive de rébellion, de braquages, et autres actes isolés ? Alors pourquoi craignez-vous le risque de mutinerie et/ou d’insurrection ?

 

N’oublions pas que le militaire n’a d’autres moyens de s’exprimer que par l’usage de son arme. La retraite par définition est une situation d’un ancien salarié, qui en fonction de son âge doit cesser ses activités. C’est la voie traditionnelle et normale de cessation définitive de fonction. À la limite d’âge, l’administration militaire est obligé de prononcer la mise à la retraite du militaire. Il faut noter que la limite d’âge varie selon les grades et les catégories. Ainsi, certains militaires partent à la retraite tôt ou tard. Il faut ainsi distinguer le départ à la retraite d’une mise à la retraite. Dans la première situation, l’initiative de la rupture du contrat de travail provient du salarié alors que dans la seconde situation, l’initiative revient de droit à l’employeur. Ces deux modes de rupture de contrat de travail ne doivent pas se confondre à la démission ou au licenciement. On distingue d’abord la retraite anticipée pour les militaires handicapés qui sont invalides suite à une interruption prématurée, précoce de carrière en raison d’une inaptitude physique imputable au service. Dans ce contexte, on abaisse l’âge de départ à la retraite en fonction du taux d’incapacité. Ensuite, il existe la retraite complémentaire qui complète la retraite de base et enfin la retraite progressive qui autorise le salarié à travailler en temps partiel alors qu’il a atteint la limite d’âge. Le taux joue également un rôle très important dans les départs à la retraite. On parle de retraite à taux plein lorsque le salarié remplit les conditions de durée minimale requise. Par contre, le taux est minoré lorsque le salarié ne peut justifier du minimum alors qu’il qu’il a atteint l’âge requis. Il faut noter que la pension est perçue trimestriellement.

En ce qui concerne le montant de la pension, il varie en fonction des facteurs cités précédemment c’est à dire les grades, indices etc…mais il ne peut être inférieur à un montant minimum garanti. En cas de cumul c’est à dire de reprise d’une activité après la retraite, celle-ci n’ouvre aucun nouveau droit à la retraite nonobstant le versement de cotisations. En ce qui concerne le paramètre socio-politique, le manque de préparation et d’accompagnement crée la psychose, la peur car le système de sécurité sociale n’est pas au point, ce qui pousse certains militaires à reprendre du travail après la retraite. Les formalités sont généralement longues et en conséquence l’ouverture des droits est différée. Les retraités sont en général ignorants des procédures, ils manquent d’informations, d’argent d’où la vénalité de certains militaires. D’autres retraités meurent sans recevoir le premier versement de sa pension. Logiquement la priorité devrait être faite aux retraités car ils ont cotisé et leur caisse devrait être spéciale. Pour quelle raison sont-ils obligés de faire la queue devant le trésor public ? Les gens qui ont rendu service à la nation, qui ont risqué leur vie pour protéger les institutions de la République, pourquoi la nation n’est pas reconnaissante envers eux ? Fort de ce qui précède, nous exhortons le chef de l’Etat de s’investir personnellement car le souci des militaires doit être traité avec précaution. Il n’est pas tard de revenir à la raison et de créer les conditions de sortie de crise avec des moyens légaux et politiques. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 4 mars 2017

Centrafrique : meurtre d’un Jeune à Nguéréngou, les Gendarmes et les FACA chassés de leur barrière.

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Centrafrique : meurtre d’un Jeune à Nguéréngou, les Gendarmes et les FACA chassés de leur barrière.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_12481.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les membres de la garde présidentielle à Bangui en mars 2012. CopyrightAFP.
Les membres de la garde présidentielle à Bangui en mars 2012. CopyrightAFP.

Bangui, le 5 février 2017.

Si le meurtre, l’assassinat et la torture restent encrer dans l’esprit de certains éléments de nos Forces de Défense et de Sécurité, la Centrafrique reste et restera pour longtemps à la queue des autres pays d’Afrique, et son armée quant à elle, restera aussi pour des décennies encore sous embargo de Nations-Unies.

Le meurtre d’un Jeune à Nguéréngou par les soldats FACA la semaine dernière affaiblie un peu plus l’image des hommes en tenu dans notre pays.

La scène s’était passée vers après-midi la semaine dernière à Nguéréngou, une petite localité à environ une vingtaine des kilomètres de Bangui sur la route de Damara où on a vu une foule en colère manifestait et demandait le départ sans délai de tous les porteurs de tenue dans leur localité.

Selon les manifestants, les FACA installés sur un Tcheka-point dans leur village, précisément sur la route qui mène à Bangui ou à Damara, ont torturé et tuer un Jeune de leur village sans que ce dernier soit réellement coupable de ce qu’on lui a reproché.

Selon les faits qu’on a pu reconstituer, la victime, un jeune homme d’environ moins de 20 ans et connu de tous sur cette barrière de mort (le nom attribué au tchèque-point des soldats et Gendarmes dans ce village), car il faisait office d’un travailleur bénévole pour ses potentiels bourreaux depuis plusieurs mois. Bizarrement la semaine dernière, il a été accusé d’avoir volé le téléphone portable de l’un des soldats FACA qu’il travaillait pour eux. Malgré que le présumé coupable nie catégoriquement d’être à l’origine de la disparition de ce téléphone portable, il a été arrêté par ses bourreaux. Il a été sauvagement attaché par une longue corde en liant sa tête avec ses jambes et ses mains, du matin jusqu’après-midi. Maintenu dans une position de mort lente durant plus de 10 heures, le Jeune a été finalement détaché après avoir poussé ses derniers cris de la mort sous les pieds de ses bourreaux. Relâché tardivement, il a été conduit rapidement à l’hôpital de Bangui par ses parents où sa mort a été constatée avant même d’atteindre l’hôpital. Une triste histoire pour ce pauvre qui croyait travailler avec des êtres humains, n’a pas laissé indifférents les jeunes de son village qui, contre toute attente, ont voulu découdre avec ces soldats assassins. Tellement que la tension était grande ce jour, tous les hommes en tenue ont été sommés de quitter le secteur immédiatement, y compris les Gendarmes dont on les a accusés aussi d’être laxistes avec ces soldats FACA. Ainsi, la barrière était restée vide après ces événements la semaine dernière.

Du côté de l’État-Major des FACA, on ne souhaite pas faire de commentaire comme d’habitude. Le Gouvernement, informé de la situation, est resté aussi silencieux sans aucune ouverture d’une enquête préliminaire. On est dans quel pays du monde ?

Le meurtre de ce jeune homme n’est malheureusement le Premier sur cette barrière des FACA. Selon les habitants de Nguéréngou, l’ensemble des soldats affectés dans leurs villages sont des Faca-Balaka. Ils n’ont aucun respect pour les gens, et rackettent comme ils veulent tout le monde, y compris les passagers et chauffeurs des cars. Et il est temps pour eux de quitter leur village, concluent-ils.

Des négociations étaient en cours, nous suivons de près cette affaire pour vous.

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Centrafrique : L’assassinat d’un Peul éleveur au quartier Fondo, les habitants redoutent un regain des violences.

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Centrafrique : L’assassinat d’un Peul éleveur au quartier Fondo, les habitants redoutent un regain des violences.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_16261.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un groupe des Anti-Balaka . CopyrightAFP.
Un groupe des Anti-Balaka . CopyrightAFP.

Bangui, le 5 mars 2017

 

Si le Président Faustin Archange TOUADÉRA et son gouvernement dirigé par son proche ami Simplice Mathieu Sarandji tentent malgré eux de faire déguerpir les déplacés de leurs camps de fortune de l’aéroport moi polo de Bangui, ils oublient par contre les caprices redoutables de leurs alliés les Anti-Balaka. Ces derniers qui ne comprennent rien dans le langage de la Paix viennent à nouveau d’être indexés par les habitants du quartier Fondo à Bangui dans le 5e arrondissement dans l’affaire de l’assassinat d’un peul hier dans leur quartier.

 

Les faits se sont déroulés avant-hier jeudi vers 20 heures dans le quartier mitoyen à la concession de l’aéroport de Bangui Moi polo où le corps sans vie d’un peul éleveur a été retrouvé dans un puits d’eau par certains habitants du secteur. Le corps a été repêché, avec des mains et jambes attaque avec des cordes et ne présente aucune trace de tortures graves.

Selon les témoins qu’on a pu contacter, ce sont des jeunes assimilés aux anti-barakas qui se sont érigées en protecteurs dudit quartier à la place de Dieu qui ont arrêté cet éleveur peul après avoir passé un moment avec sa copine dans le quartier.

Un de nos reporteurs a failli être assassiné du seul fait qu’elle voulait prendre la photo de la victime. Pour ces anti-balaka, il voulait prendre la photo et allait la présenter aux éléments d’autodéfense des musulmans.

Quelques minutes après le repêchage du corps, la panique regagne les habitants proches du Km5, et certains habitants de ces secteurs commencent à plier leurs bagages pour regagner les sites des déplacés. Selon eux, la poste des miliciens du Km5 pourrait être très dangereuse s’ils ne prennent pas des précautions pour leur vie.

Dans le même registre des scènes macabres des anti-barakas, un autre commandant en chef de ces miliciens du quartier Damala proche du quartier combattant à Bangui avait été arrêté par les gendarmes par suite d’un braquage qu’il avait commis quelques jours plutôt. Là où le bât blesse, il a été libéré immédiatement sur instruction ferme du Premier ministre Sarandji.

Finalement à quel jeu jouent la Tortue et son gouvernement ? Même la vie des Centrafricains ne les intéresse pas, ils continuent malgré tout à faire de l’hypocrisie politique devant le peuple qu’ils sont censés le protéger.

Ces bandits armés sont pourtant bien connus de service de la police et de la gendarmerie et le gouvernement ne fait rien pour les mettre hors d’état de nuire. En cas de poursuite judiciaire, ils sont immédiatement relâchés.

Les Centrafricains semblent comprendre que les agissements des anti-barakas sont magnifiquement protégés par un système robuste mis en place par le régime partisan et ethnique du Président TOUADERA alias la Tortue de Damara.

 

Transféré à la morgue par la Croix-Rouge, le corps de ce paisible citoyen serait inhumé probablement dans un anonymat sans que le gouvernement lève son petit doigt pour condamner cet assassinat gratuit. Ce que le président TOUADÉRA et sa suite doivent comprendre, tous les musulmans ne sont pas des Séléka, et tous les chrétiens ne sont pas aussi des anti-balaka!

 

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Centrafrique: le Vice-Président de la banque mondiale attendue à Bangui

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Centrafrique: le Vice-Président de la banque mondiale attendue à Bangui

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_16231.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Le Vice  président de la banque mondiale

Bangui 4 mars 2017, CNC.

 

Après la visite de Christine LAGARDE, Directrice Générale du FMI, le ministre des Finances et du Budget a annoncé, à la fin de la réunion du Comité Monétaire et Financier National(CMFN) tenue le mercredi 1er mars 2017, l’arrivée très prochaine à Bangui du Vice-président de la Banque Mondiale pour l’Afrique Subsaharienne, le Sénégalais Makhtar DIOP.

 

Il n’y a jamais un sans deux. La Banque Mondiale emboîte le pas au FMI. Son vice-président pour l’Afrique Subsaharienne, le Sénégalais Makhtar DIOP, ancien ministre de l’économie et des finances dans le gouvernement de Moustapha Niasse sera à Bangui le 10 mars prochain. Cette visite est une aubaine pour la reconstruction de la RCA, car elle permettra à l’un des plus hauts responsables de la Banque Mondiale de toucher du doigt la réalité centrafricaine et les difficultés auxquelles ce pays est confronté. La construction des infrastructures routières, des hôpitaux, des écoles, des barrages hydroélectriques, en un mot la résolution de l’équation du développement de la RCA ne peut se faire sans un appui technique et financier de l’extérieur à l heure où tout le tissu économique du pays a été ravagé par la crise politico-militaire.

 

Le leadership empreint d’une ambition audacieuse et d’une vision claire du chef de l’Etat, le professeur Faustin Archange TOUADERA et du gouvernement sur le développement rapide de la Centrafrique explique ces résultats. Pour l’instant, le travail de reconstruction est titanesque et la mobilisation des recettes intérieures seules ne pourra pas faire face aux besoins financiers du pays. Conscient de cette situation, le gouvernement ne cesse de ménager aucun effort pour mobiliser les partenaires financiers autours de sa vision de reconstruction d’un pays ruiné par de longues années de crises.

 

Le ministre des finances et du budget Henri-Marie DONDRA de part son expérience et sa maîtrise du rouage de la machine financière internationale a permit de hisser la Centrafrique au rang de meilleur élève du FMI.

Comme l’a souligné le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) le tchadien Abbas Toli Mahamat, le mercredi dernier, à la fin de la réunion du CMFN, la Centrafrique jouit d’une bonne santé économique et financière grâce aux efforts du duo MOLOUA-DONDRA. Le redressement de l’économie nationale soutenue par une réforme et une rigueur dans la gestion des finances publiques a produit de bons fruits. Etant confronté à de sérieux problèmes liés à la pauvreté, la RCA peut naturellement s’appuyer sur les soutiens techniques et financiers de la Banque mondiale pour sa reconstruction et la lutte contre la pauvreté.

 

Rappelons que la Banque mondiale regroupe cinq institutions internationales : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), l’Association internationale de développement ( IDA), créées pour lutter contre la pauvreté en apportant des aides, des financements et des conseils aux États en difficulté, la Société Financière Internationale (SFI), l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (AMGI) et le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI).

 

Son siège est à Washington. Le président est élu pour cinq ans par le Conseil des Administrateurs de la Banque. Elle fait partie des institutions spécialisées du système de l’Organisation des Nations unies (ONU). Elle publie tous les ans une contribution sur un thème du développement dans son World Développent Report.

Centrafrique : RECOMMANDATIONS DES EX COMBATTANTS DE BOUAR.

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Centrafrique : RECOMMANDATIONS DES EX COMBATTANTS DE BOUAR.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/ELEMENTS-MISKINE-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>ELEMENTS MISKINE

Apres discussion, les ex-combattants ont revu leurs exigences et les présentent de la manière suivante :

RECOMMANDATIONS DES EX COMBATTANTS DE BOUAR

 

Nous Ex Combattants de Bouar qui sont dans le Pré-DDR de Bouar, suite au mécontentement survenu entre les Ex-Combattants et la Minusca sur les conditions de formations qui n’ont pas réunies.

Recommandons :

  1. A la MINUSCA d’accorder le Cache for Works pour un mois à tous les ex-combattants ;
  2. Remboursement d’Epargne de chaque Combattant après un mois de travail ;
  3. La Formation de deux (2) mois payable pour tous Ex-combattants ;
  4. Si la formation n’est pas payable, nous acceptons que la formation déroule dans les après midis ;
  5. Retour des Cinq (5) Ex-Combattants transférés au Cameroun par le Responsable de DDR
  6. Eclaircissement sur les kits d’installations de chaque Ex-Combattant ;
  7. Mauvais Traitement sur les droits des Ex-Combattants dans les processus de travail.

 

Ampliations :Préfecture de NM                           1

Mairie de Bouar                               1

Chef de Bureau MINUSCA           1

Intéressé Section Pré-DDR          1

Archives                                              1

Fait à Bouar, le 01/03/2017

Les Participants

Centrafrique : manifestation des ex-combattants de Bouar devant le bureau de la Minusca.

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Centrafrique : manifestation des ex-combattants de Bouar devant le bureau de la Minusca.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/11/IMG_0985.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens de la Seleka
Les miliciens de la Seleka

Bangui, le 1er mars 2017

Plusieurs dizaines des ex-combattants de la ville de Bouar sont descendus dans la rue pour manifester contre leur non-intégration pour la formation militaire des FACA.

Les manifestants se sont regroupés devant le bureau régional de la Mission multidimensionnelle des Nations-Unies en Centrafrique (MINUSCA) à Bouar. Selon la version de ces ex-Combattants, dans deux mois, les formations militaires de tous les ex-rebelles débuteront et ceux positionnés dans la région de Bouar pour le pré-DDRR n’ont pas été retenus pour ces formations. En colère ce matin, ils veulent avoir des explications claires sur leur dossier.

Vont-ils être abandonnés à leur triste sort ? Se demandent-ils ce matin ?

Pour l’heure, tout se passe dans le calme et les responsables de la Minusca n’ont pas encore réagi à cette manifestation.

Rappelons qu’après le déclenchement de la guerre civile en 2012, des milliers des jeunes ont pris le chemin des armes pour combattre dans différents groupes armés. Promis en 2014 qu’ils vont être intégrés ou réintégrés dans les Forces armées centrafricaines après leur Désarmement et Démobilisation, ces ex-combattants sont en train de comprendre que cette promesse n’est malheureusement que politique. La réalité est toute autre chose.

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Préparatif du 30 mars, un budget d’environ 800 millions FCFA alloué pour la festivité par le Président Touadéra.

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Centrafrique : Préparatif du 30 mars, un budget d’environ 800 millions FCFA alloué pour la festivité par le Président Touadéra.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1498.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA et le Gouvernement Simplice Mathieu SARANDJI.

Bangui, le 28 février 2017

À quelque 4 semaines de son premier anniversaire au pouvoir, le président Faustin Archange TOUADÉRA et toute son équipe s’activent inlassablement et en sourdine pour fêter en grande pompe cette première bougie, malgré l’état actuel du pays. Pendant qu’un budget colossal a été défini et alloué pour la cause, on constate déjà des bousculades visibles partout dans le milieu mafieux proche de la Tortue de Damara.

” On doit faire quelque chose pour le Président de la République afin le remercier de tout ce qu’il a fait pour nous” dixit un DG d’une Société paraétatique proche du President TOUADÉRA lors d’une réunion regroupant l’ensemble des Directeurs généraux de l’Administration publique et des Sociétés d’État. Cette déclaration, comprenez bien, n’est pas celle d’un citoyen lambda, mais plutôt d’un Directeur général nommé par le President de la République Faustin archange TOUADÉRA. Ce qui démontre clairement le concept du remerciement de cette cérémonie inutile et coûteuse en terme financier pour l’ensemble du peuple centrafricain.

Lors d’une de ces nombreuses réunions qu’ils organisent dans les quartiers de la capitale, nous avons remarqué la présence du Colonel Francis Bozizé aux côtés de ces Directeurs généraux. Bien qu’il n’ait pas été directement à la même table avec ces derniers, il reçoit régulièrement les minutes toutes les 5min des autres participants de la réunion.

C’était dans un bar-restaurant au quartier Fouh dans le quatrième arrondissement de Bangui réquisitionné pour cette réunion. D’après ces Directeurs généraux, il était impératif pour le Colonel Francis Bozizé d’être discret des autres pour éviter d’attirer l’attention du public.

Selon la conclusion de la dernière réunion du quartier Fouh, chaque Directeur général ou Directrice générale doit contribuer en fonction du poids de sa société ou d’administration. Les Directeurs généraux de la douane, des Finances, du budget, du trésor, des impôts…, ne peuvent contribuer le même montant comme leurs collègues de la télévision, de la radio ou  cadastre.

Pour le Colonel Francis Bozizé, sa présence était basée sur le plan sécuritaire. Il doit en outre présenter son budget de sécurité que les participants lui ont garanti de tout couvrir et ce, avant la cérémonie du 30 mars.

En attendant la prochaine réunion qui verrait la présence du President TOUADERA, le budget provisoire de la cérémonie du premier anniversaire au pouvoir de la Tortue de Damara a été bouclé à 859 millions FCFA. Un budget colossal qui sera probablement pompé sur le dos du peuple centrafricain meurtri.

Arrivé au pouvoir le 30 mars 2016 grâce à une élection organisée sur les champs de bataille (dixit un Colonel sénégalais de la Minusca), le President TOUADERA soufflera sa première bougie dans un mois lors d’une cérémonie qui sera organisée au Palais de la Renaissance à Bangui. Pendant ce temps, des millions des Centrafricains continuent d’être pris en tenaille par des groupes armés et des enfants souffrent du manque de quoi à manger.

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Centrafrique : le PARC s’insurge contre la rélocalisation du Chef rebelle Ali Darassa par la MINUSCA.

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Centrafrique : le PARC s’insurge contre la rélocalisation du Chef rebelle Ali Darassa par la Minusca.

(P.A.R.C.)

Communiqué de presse

 

Le 21 novembre 2016, l’alliance contre nature entre les groupes rebelles MPC, FPRC, UPC et autres qui, le 24 mars 2013, a renversé le régime du Président BOZIZE s’émiette. Une guerre fratricide d’intérêt et de positionnement oppose farouchement à Bria, Chef-lieu de la Préfecture de la Haute-Kotto, les deux premiers à l’UPC d’Ali DARASSA dont l’état-major est installé à Bambari, chef-lieu de la Préfecture de la OUAKA.

Malgré la présence musclée de la MINUSCA à Bria, le MPC et le FRPC ont bouté hors de cette localité l’UPC et décident de déloger DARASSA de Bambari. Les villes d’IPPY, de BAKALA et le village aurifère de NDACHEMA sont successivement conquis par la coalition MPC/FRPC qui menace de marcher sur BAMBARI. Les pertes en vies humaines parmi les populations civiles sont difficiles à évaluer.

Le 11 décembre 2016, face à la menace de plus en plus inquiétante du MPC et du FRPC de rentrer dans la ville de BAMBARI, l’UPC, appuyée fortement par la MINUSCA, reprend à nouveau le contrôle de BAKALA et NDACHEMA. Les combats ont été d’une rare violence.

Le 12 décembre, les peuls de l’UPC d’Ali DARASSA, réinstallés à BAKALA par la MINUSCA ont invité et abattu froidement vingt-cinq (25) puis trente-six (36) jeunes non armés, soit soixante et une (61) victimes, selon une dépêche signée de Mr. KADANGOU Martin Directeur des Etudes du CEG de BAKALA et publiée dans les colonnes du journal «la fraternité» n°770 du 13 février 2017, information qui, du reste, n’est démentie par personne à ce jour.

Devant le risque sans cesse grandissant de voir la ville de BAMBARI s’embraser, la MINUSCA décide d’instaurer une ligne rouge à la frontière des deux Préfectures : HAUTE-KOTTO et OUAKA, obligeant ainsi les belligérants à rester cantonnés dans leur secteur respectif.

Le samedi 11 février 2017, le FRPC et le MPC bravent la menace de la MINUSCA en engageant une colonne de plus de trois cent personnes dans des véhicules et sur des motos en direction de BAMBARI. Cette colonne est neutralisée suite à un pilonnage par hélicoptère de combat à moins de 10 kilomètres d’IPPY. Le leader du FRPC est abattu.

Le 15 Février 2017 la MINUSCA lance un ultimatum au seigneur de guerre, le mercenaire peulh de nationalité nigérienne Ali DARASSA, le sommant de quitter la ville de BAMBARI. Vaudrait mieux tard que jamais.

A l’annonce de cette menace inattendue, la population de la ville de BAMBARI est prise en otage par le sanguinaire Ali DARASSA qui l’oblige à s’opposer à son départ, cette population dont il a été le bourreau pendant quatre longues années. Il défit ainsi la MINUSCA qui lui fait allégeance en engageant avec lui une négociation, probablement pour éviter un affrontement sanglant dans la ville de BAMBARI, qui aurait des conséquences très regrettables pour les populations civiles.

Le 22 Février 2017, après ce bras de fer de plus de 72 heures, la MINUSCA prend le dessus. Ali DARASSA accepte de quitter le domaine qu’il a occupé depuis 2014, et où il a cohabité très curieusement avec la MISCA et la force SANGARIS d’abord, puis avec les forces ONUSIENNES pendant quatre (4) ans ensuite, mettant en péril les populations civiles qui ont été forcées de quitter leurs domiciles pillés et incendiés pour s’agglutiner dans des conditions précaires sur des sites aménagés pour la circonstance. Il est parti de BAMBARI, errant sur le territoire Centrafricain, à la recherche d’un autre site où il s’installera pour poursuivre allègrement sa sale besogne sur d’autres Centrafricains.

Le Parti pour la Renaissance Centrafricaine (P.A.R.C.) joint sa voix à celle des autres Partis Politiques qui ont déjà eu à dénoncer et à condamner les atrocités de ce sanguinaire. Aussi, s’étonne-t-il de la manière avec laquelle la MINUSCA a géré cette crise dans la OUAKA.

En effet si le PARC approuve et soutient les actions des troupes ONUSIENNES contre le MPC et le FRPC, il ne comprend pas, cependant, que les casques bleus aient laissé s’envoler dans la nature le criminel de guerre Ali DARASS qui doit faire l’objet d’un mandat d’arrêt international suite aux multiples crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes économiques, dont il a été co-auteur et/ou commanditaire depuis 2014 dans les Préfectures de la OUAKA de la HAUTE-KOTTO et de la BASSE-KOTTO ses fiefs, crimes flagrants dont une infime partie, perpétrée dans la Sous-Préfecture de BAKALA le 12 Décembre 2016, a été révélée par l’ONG internationale HUMAN RIGTH WATCH.

C’est pourquoi le P.A.R.C. demande avec insistance à la MINUSCA d’exécuter les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui justifient sa raison d’être en RCA sans parti pris. DARASSA doit être arrêté et traduit devant la Cour Pénale Internationale pour la Centrafrique dont le Procureur vient d’être nommé. Il doit en être de même pour tous les autres criminels de guerre connus, qui tuent, pillent et violent au quotidien sans être inquiétés.

Le P.A.R.C. apprécie à sa juste valeur les efforts déployés ces dernières semaines par le Gouvernement, dans la recherche des stratégies idoines pour rétablir durablement la paix dans la OUAKA. Cependant il exhorte Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, à prendre ses responsabilités en vertu de l’article 38 de la constitution de la République Centrafricaine qui consacre le sermon qu’Il a prêté au moment de son entrée en fonction, pour mettre définitivement un terme à cette avalanche de violence dans la OUAKA en particulier et sur toute l’étendue du territoire national en général.

Le P.A.R.C. saisit cette occasion pour renouveler ses condoléances aux parents des victimes et sa profonde compassion à l’endroit des populations meurtries de la OUAKA et de l’ensemble du pays.

Fait le 23 Février 2017

Le Président du P.A.R.C.

Pr. Gaston Mandata N’GUEREKATA

 

 

Centrafrique : Pris enfin dans sa propre toile, l’agent de l’étranger Meckassoua se débat comme un beau diable.

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Centrafrique : Pris enfin dans sa propre toile, l’agent de l’étranger Meckassoua se débat comme un beau diable.

 

 

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Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA.

Bangui, le 26 février 2017.

La date du vendredi 17 Février 2017 sera à inscrire en lettres d’or dans les annales de l’histoire contemporaine des institutions républicaines centrafricaines.

En effet, ni de mémoire de centrafricain lambda, ni de celle de praticien national de cette spécialité du droit, on a quelque mal à trouver et à situer dans le temps, un référant historique similaire à celui que le célèbre PAN, cet agent attitré de l’étranger pour qui seule compte la valeur marchande de toute démarche politique, a servi à l’opinion nationale par le biais d’une conférence dite presse.

La trame de fond de cette communication improvisée à la hâte a été la grave accusation faisant état de son soutien aux rébellions portée contre lui par feu Zoundeko Joseph, deux jours seulement avant son exécution par la Minusca aux environs de Ippy le …….. Zoundéko désormais mort, Meckassoua aura beaucoup de mal à convaincre avec sa version unilatérale des faits, tant son soutien aux groupes rebelles et ses agissements en leur direction sont un secret de polichinelle. Le doute ne lui profitera pas cette fois-ci.

Et comme si cela ne suffisait pas, lors de son passage – certainement payé cash – à l’émission “l’invité” de radio Ndeke luka le lundi 20 février 2017, il va remettre une couche supplémentaire de démagogie – dont il a seul le secret depuis les bancs de la barbouzerie par lesquels il est passé des décennies plus tôt – au sujet des pickup qu’il a promis à ses collègues députés pour bénéficier de leur voix à l’élection au perchoir depuis le mois de mai 2016.

De toutes les façons, tout fini par être su un jour car tout a un début et une fin. Les mensonges, la manipulation, l’escroquerie, les coups tordus, etc. n’échappent pas à cette loi universelle! Même les députés qu’il a soudoyés et qui ont juré la loyauté de leur vote sur le Saint Coran devant un marabout ont fini, après coup, par confesser leur forfait. Et c’est su.

Avec Zoundeko, on n’en est qu’au début des accablantes révélations. Viendront irrémédiablement et en leur temps, les histoires autour de Sassou Nguesso, Abdoulaye Miskine, Abdoulaye Hissène, Ali Darrassa, Al Khatim, Adam Nourredine, Sani Yalo, Danzoumi Yalo, etc.

Le Président Touadera connait t’il bien la pieuvre qu’est cet agent de l’étranger qui le talonne et le cerne pour étouffer son pouvoir et le récupérer tel un fruit bien mûr? Rien n’est moins sûr.

Le peu de temps où il l’a eu comme ministre dans le gouvernement qu’il a dirigé sous le Président Bozizé et surtout le souvenir de comment il l’a quitté montre combien cet acteur sulfureux aux multiples facettes est glissant, insaisissable et complexe.

L’ambition obsessionnelle de cet agent de l’étranger est et reste la prise coûte que coûte du pouvoir derrière laquelle il court désespérément depuis les régimes des Présidents Kolingba, Patassé, Bozizé, Djotodja et Samba Panza.

Convaincu maintenant que l’Etat failli que dirige le Président Touadera aujourd’hui lui offre à jamais l’occasion rêvée, Meckassoua entreprend avec ingéniosité toute initiative pouvant lui permettre d’atteindre son objectif ultime, à savoir la conquête à coups de billets de banque (venus d’où ) et de manoeuvres embrouillées du fauteuil présidentiel qu’il sait pourtant ne jamais pouvoir obtenir par le suffrage universel sur cette terre de Ngakola, l’ancêtre national.

La crise sécuritaire que le pays a connue a été pour lui une aubaine qui lui a permis de voguer sur les prétextes communautaires qui l’ont motivée. Son repli identitaire sur la communauté qui l’a vu naître mais dont les us et coutumes ne sont plus qu’un très lointain souvenir, du fait de son occidentalisation à l’excès, ne lui sert qu’à enfumer les naïfs pour les gagner à sa funeste cause.

Il faut donc que le Président Touadera se le tienne pour dit: les Centrafricains au nom desquels il a prêté le serment de “n’agir en tout et pour tout que pour leur bien-être” auraient de sérieuses et légitimes comptes à lui demander et à les lui régler au cas où, de son fait, ce Zorro parvenait par ses sordides artifices à lui ravir la gestion de leur destin.

A bon entendeur, salut!

 

Centrafrique : JE JURE SOLENNELLEMENT D’ASSURER LA SÉCURITÉ DU PEUPLE ET DU TERRITOIRE NATIONAL..

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Centrafrique : JE JURE SOLENNELLEMENT D’ASSURER LA SÉCURITÉ DU PEUPLE ET DU TERRITOIRE NATIONAL..

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1294.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selembi Doudou
Monsieur Bernard Selembi Doudou

 

Bangui, le 26 février 2017.

 

À l’orée du premier anniversaire d’accession à la magistrature suprême de l’Etat, cette célèbre phrase prononcée solennellement par le Président de la République lors de la prestation de serment du 30 mars 2016 retentit encore dans la tête des centrafricains. Tout le monde avait cru et c’était la liesse et la réjouissance populaire…enfin la délivrance. Cet espoir sécuritaire s’amenuise progressivement faisant droit de cité aux groupes armés. On assiste à la dégradation galopante de la situation sécuritaire. Alors que s’est-il passé ? Pourquoi la courbe sécuritaire ne cesse de croître ? La paix est-elle encore possible ? Selon les termes de la constitution en vigueur, le Président de la République est le garant de la sécurité du peuple et du territoire national. Ainsi, le citoyen lambda se pose légitimement les questions suivantes : avant de prêter serment, le Président de la République avait-il bien perçu, apprécié l’enjeu et la portée de cette phrase ? L’a t-il

Prononcé pour le besoin de la circonstance ?

S’inscrivant dans le fil de l’actualité, peut-on parler de violation des dispositions constitutionnelles pour non respect du serment ? Visiblement les groupes armés sont mieux outillés, équipés au point de reléguer l’autorité de l’Etat au second rang. Face à ce genre de situation, que peut faire le Président de la République qui ne dispose pas d’armée ? En dépit de son laxisme, a t-il les mains liées ? Le risque de dislocation du pays est très élevé que la question sécurité devient un enjeu d’intérêt général et ne concerne pas seulement le chef de l’Etat. Il appartient à tous ceux qui se réclament centrafricains de trouver une réponse collective à cette crise. Pour ce faire, il importe de déterminer les responsabilités. En dehors du politiquement correcte, qui est responsable de la persistance de la crise ? À qui profite la pérennité du désordre ?

Nous sommes tous conscients que le Président de la République a hérité la crise mais la responsabilité de la pérennisation lui incombe si nous faisons référence aux dispositions constitutionnelles. Une erreur d’approche et de méthode a accentué la crise. Pourquoi opté pour le dialogue et la négociation avec des criminels ? Pourquoi les entretenir en leurs accordant des droits ? L’Algérie nous donne une illustration patente de traitement de criminels lors de la prise d’otage de près de huit cent personnes d’In Amenas.

Le pouvoir algérien a réagi avec fermeté en ordonnant une opération militaire malgré le veto de la France qui comptait ses ressortissants parmi les otages. C’est le laxisme, la nonchalance du pouvoir dans la prise des décisions qui a octroyé des droits et privilèges aux groupes armés. L’Etat n’a pas d’emprise dans les zones occupées et la population se sent délaisser, abandonner.

Comment le pouvoir légitime peut-il réduire la solution de la crise au DDRR et à la levée de l’embargo ? S’agissant du désarmement, le chef de l’Etat a connu déjà cette expérience en tant que Premier ministre et ce programme était un fiasco. Par contre, la levée de l’embargo ne peut résoudre que partiellement la crise car sous le règne de Bozize, la rébellion occupait déjà une bonne partie du territoire national alors qu’on avait une armée bien équipées et formées.

Nous estimons par ailleurs qu’il urge de connaître et de combattre les causes de la crise. Les régimes qui se sont succédés en Centrafrique ont tous le même mode opératoire, le même mode de gouvernance. Ainsi il faut se poser la question de savoir pourquoi la Centrafrique connaît-il de succession de coups d’Etat et de rébellion ? La réponse à cette interrogation serait le début d’une solution durable.

La Minusca de son côté est aussi responsable de la crise car elle n’applique pas correctement les résolutions du conseil de sécurité de l’ONU. Son l’hypocrisie la pousse à indexé sans cesse le gouvernement comme facteur de la crise en lui reprochant de ne pas délivrer de mandats pour faciliter l’arrestation des chefs Rebels.

Paradoxalement, elle annonce qu’elle prendra toutes ses responsabilités en cas d’attaque de la ville de Bambari.

Alors pourquoi avec ses douze mille hommes, cette menace n’est pas valable pour l’ensemble du territoire national ? Les partis politiques ont aussi leur part de responsabilité. À peine réveillé du long sommeil, une dizaine de partis politiques ont lancé une pétition pour réclamer la réaction du pouvoir, ont-ils besoin d’une pétition pour faire réagir le gouvernement ? Quelle est alors leur rôle dans la vie politique centrafricaine ? Nul doute que notre premier partenaire dont nous faisons l’économie du nom est aussi responsable. Nous devrons apprendre à dire non à ce dernier à l’instar du Président Béninois qui a opposé son veto à Bolloré dans la gestion du port de Cotonou. Qu’a fait l’union africaine ? Et l’organisation sous régionale comme la CEMAC ? Nous avons malheureusement vu le Senegal sous mandat rétablir l’autorité de l’Etat en Gambie. Mais pour nous…mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 25 février 2017.

Tel : 0666830062

 

 

Centrafrique : le MLPC célèbre le 38ème anniversaire de sa naissance politique

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Centrafrique : le MLPC célèbre le 38ème anniversaire de sa naissance politique

 

Bangui 25 février 2017, CNC.

Le parti Mouvement de Libération pour le Peuple Centrafricain (MLPC) célèbre, ce 25 février 2017, son 38ème anniversaire d’existence dans la vie politique de la République Centrafricaine. Dans sa déclaration à la presse ce samedi à sa résidence, Martin Ziguelé, président du MLPC, a fait la genèse du parti et appelle ses militants à plus de travail.

La célébration du 38ème anniversaire du MLPC a faite à travers une assemblée générale au siège du parti dans le 5ème arrondissement de Bangui, suivie d’une déclaration à la presse à la résidence du président du parti. L’occasion a permis aux hauts cadres du MLPC de faire la restitution des résultats du conclave du parti convoqué en décembre dernier, aux militants du parti. Face à la presse à sa résidence, Martin Ziguelé montre les circonstances dans lesquelles fut né le MLPC.

« Né dans les conditions résultant des soulèvements et troubles sociaux contre la dictature de l’Empire de Jean Bedel BOKASSA, le MLPC tire sa substance idéologique dans la social-démocratie dont la justice sociale fonde l’objectif principal. Depuis lors, le MLPC s’est méthodiquement employé, autour de leaders téméraires et éclairés, mais surtout avec des militants déterminés à conquérir le pouvoir de l’Etat par les voix démocratiques pour libérer effectivement le peuple Centrafricain » a expliqué le président du MLPC.

Les prémisses de la victoire de la lutte politique du parti étaient perceptibles dès 1981, lors des premières élections démocratiques que la République Centrafricaine a organisées. En 1993, le MLPC a remporté les élections présidentielles considérées comme le premier scrutin démocratique dans le pays.

L’exercice du pouvoir suite à cette victoire, le parti a géré le pays pendant 10 ans avec des péripéties telles qu’en termes de bilan. Le 15 mars 2003, le coup d’Etat de François Bozizé a mis un terme au régime du MLPC, entrainant le pays dans un cycle de violences dont les conséquences demeurent encore aujourd’hui avec le coup de force de l’ex coalition rebelle de la Seleka en mars 2013.

Mais comme se port le MLPC aujourd’hui ?

Suite aux dernières élections auxquelles le parti a participé, les cadres du MLPC tentent de remettre le parti au travail en remontant le moral des militants affecté par les résultats.

A cet effet, un conclave a été convoqué les 17 et 18 décembre 2016 à Bangui où les hauts responsables du Parti, tant au niveau central que régional, se sont retrouvés pour faire l’état des lieux du Parti et tracer les nouvelles perspectives. Le samedi 25 février 2017, une assemblée générale a été tenue et les résultats du conclave y ont été restitués aux militants.

« Désormais, les militants du MLPC sont imprégnés des nouvelles recommandations et orientations à mettre en œuvre aux niveaux de toutes les instances du Parti. Je salue la présence parmi nous de mes frères et sœurs des formations politiques avec qui nous menons ce combat si difficile pour l’épanouissement de notre démocratie et pour le bien-être de nos compatriotes sans distinction aucune. A nos militants, militants et sympathisants, bon et joyeux 38ème anniversaires », a déclaré Martin Ziguelé.

CENTRAFRIQUE : ALI DARASSA, PERSONA NON GRATA DANS LE HAUT-MBOMOU.

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CENTRAFRIQUE : ALI DARASSA, PERSONA NON GRATA  DANS LE HAUT-MBOMOU.

 

Bangui le 25 Février 2017, CNC.

Après la déclaration du collectif des Députés de la Basse-Kotto  contre la relocalisation du mercenaire, chef de l’UPC Ali Darassa dans leur préfecture, plus précisément dans la sous-préfecture de Mobaye, le président des ressortissants du Haut-Mbomou et le Député d’Obo I condamnent et opposent leur volonté de trouver comme terre d’asile à ALI Darassa, la préfecture du Haut-Mbomou.

Le Haut-Mbomou est déjà en proie à la LRA du seigneur de guerre Ougandais Joseph KONY qui commet de multiples torture et d’autres exactions, de viols, de pillages, d’assassinats, d’incendies criminels de villages entiers. A considérer que les persécutons à l’encontre des paisibles populations se poursuivent depuis Février 2008 jusqu’à lors. Au lieu de chercher à remédier à ce problème de la LRA, la Minusca veut encore en ajouter le pire qui s’appelle ALI-Darassa. Avant son investiture à la tête de la République Centrafricaine, le Président Faustin Archange TOUADERA avait effectué un voyage à OBO, pour voir le calvaire de la population locale qui était pris depuis 2008 en otage par la LRA et des braconniers qui ne cessent de faire coulés les larmes. Hélas l’on se rend compte que rien n’a été fait pour pallier ce problème.

C’est dans cette atmosphère méphitique que le Député de OBO 1, l’Honorable Ernest MIZEDIO avait appris qu’après moult tractations, la MINUSCA a résolu, telle une plaisanterie de mauvais goût une fois encore de procéder à l’exfiltration du mercenaire ALI Darassa et sa relocalisation dans sa préfecture, plus précisément dans la sous-préfecture d’OBO. Ainsi, il s’agirait pour la MINUSCA et le Gouvernement de la République Centrafricaine de déplacer la guerre d’une préfecture à une autre et de transformer définitivement le Haut-Mbomou en un vaste champ de tir où les hommes du mercenaire ALI Darassa sont d’ailleurs déjà à l’œuvre dans leur entreprise de destruction, de tuerie et de pillage des ressources.

« ALI Darassa doit être traqué et ramener à Bangui pour être jugé par la Cour Pénale Spéciale ou internationale. On ne sait pas pourquoi ils peuvent penser l’amener dans le Haut-Mbomou. Est-ce qu’en créant la Cour Pénale Spéciale de la RCA, le Haut-Mbomou devrait en être le siège ? Parce que le Gouvernement construit une prison pour des criminels. Nous ne pouvons plus accepter un second Joseph KONY, vu que le premier met des marques effroyables chez nous.je partage les mêmes points de vu de l’Honorable. Nous attendons la réaction du Gouvernement, de la MINUSCA et les autres organismes œuvrant pour la défense des droits humains. Telle est notre préoccupation au niveau de notre association » a déclaré Albert NIWIA, Président des ressortissants du Haut-Mbomou.

Rappelons que le Président Faustin Archange TOUADERA a annoncé lors de son investiture du 30 Mars 2016 que le rétablissement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national était l’une des priorités de sa première année au pouvoir. Certes la prorogation abusée de l’embargo sur les armes en République Centrafricaine, par le Conseil de Sécurité des Nations Unies a ragaillardi les groupes armés dans l’intérieur et l’extérieur de la RCA. Ces forces onusiennes arrivées avec beaucoup d’espoir, et après elles n’engendrent que des guerres. A quand la MINUSCA arrêtera- telle avec son plan machiavélique ?

 

 

 

 

 

 

Togo: Des gendarmes s’en prennent à Robert Kossi Avotor, journaliste

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 Togo: Des gendarmes s’en prennent à Robert Kossi Avotor, journaliste

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Lomé, le 24 février 2017

C’est un journaliste qui est allé en reportage dans une zone du Togo où sur ordonnance du juge, les gendarmes supervisaient la démolition des maisons ; Robert Kossi Avotor arrive sur les lieux, demande à voir le chef de l’opération, il est pris à partie par les gendarmes. L’acte suscite de l’indignation dans la presse jusqu’à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication.

Quand Robert Avotor arrive sur les lieux à Akato-Viépé, à l’ouest de Lomé, il y avait un nombre important de gendarmes ; ils avaient pour ordre de renvoyer une collectivité sur quelques lopins de terre. Il demande alors à voir le chef qui commande l’opération, raconte-t-il à RFI ; les gendarmes lui répondent que tous sont des chefs et qu’ils ne veulent pas de journalistes sur les lieux.

La suite de la mésaventure de Robert Avotor : « Ils se sont rués sur moi. J’ai couru, ils m’ont matraqué, ils m’ont pris par le col, ils m’ont menotté, ils m’ont demandé de quel journal je venais, Alternative ; ils m’ont dit que j’avais servi de cobaye. Et puis j’avais envie d’uriner (…). Mais j’ai été obligé d’uriner dans mon pantalon. »

Un acte odieux qui suscite la réprobation de toutes les associations et syndicats de presse, le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication ne cache pas son indignation. Dans un communiqué rendu public, il condamne cet incident grave et interpelle le ministre de la Sécurité et de la protection civile et le directeur de la gendarmerie.

Robert Avotor a porté plainte auprès du parquet de Lomé, selon un communiqué du procureur, une enquête est ouverte. Le ministre de la Sécurité pour sa part a reçu la victime en présence son directeur de publication et le président de l’observatoire des médias à qui il a exprimé sa solidarité, que le ministère allait prendre en charge les soins avant de promettre que les auteurs de cet acte seront identifiés et punis.

 

RD Congo: La kamuina Nsapu, une nouvelle milice armée fait son apparition dans le centre du pays

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RD Congo: Kamuina Nsapu, une nouvelle milice armée fait son apparition dans le centre du pays

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Kinshasa, le 24 Février 2017

La Kamuina Nsapu, un mouvement de rébellion armée en République démocratique du Congo (RDC), a récemment fait son apparition dans le centre du pays, une nouvelle milice qui laisse perplexes les autorités gouvernementales et les populations locales.

Trois vidéos virales, montrant de supposés soldats congolais perpétrant des massacres en RDC, se sont répandues cette semaine sur les réseaux sociaux. Face à la forte réaction à l’international, Kinshasa a ordonné une enquête pour connaître les détails exacts liés à cette affaire. Un appel à témoins a en outre été lancé pour connaître les auteurs de ces tueries.

La mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO) a également annoncé avoir lancé des enquêtes sur les auteurs de ces violences liées au phénomène Kamuina Nsapu. Ce groupe armé a fait récemment son apparition dans les trois provinces du Kasaï, dans le centre du pays.

Depuis juillet 2016, de nombreux affrontement avec les forces de l’ordre congolaises ont fait plusieurs centaines de victimes, avec un bilan très lourd du côté des insurgés. Quelque 117 personnes auraient été tuées par l’armée congolaise entre le 22 juillet et le 30 octobre 2016.

Cette nouvelle milice armée, dont les revendications sont différentes des nombreux autres mouvements armés en RDC, milite pour les droits coutumiers des populations du Kasaï.

La milice a pris le nom du chef traditionnel Kamuina Nsapu, de son vrai nom Jean Pierre Pandi, un ancien médecin né en 1966 à Tshikula. Début 2016, il militait entre autres pour la prise en compte par le gouvernement de ses charges coutumières et pouvoirs mystiques.

« Kamuina Nsapu a fustigé la négligence de l’Etat congolais depuis son accession à l’indépendance et a recommandé de reconnaître et faire fonctionner le pouvoir coutumier, émanation naturelle de la nationalité », expliquait en janvier dernier le vice Premier ministre congolais Emmanuel Ramazani Shadary.

Centrafrique : « les dures réalités » que devra affronter la Cour pénale spéciale

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Centrafrique : « les dures réalités » que devra affronter la Cour pénale spéciale

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1604.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les déplacer en Saint-Sauveur à Bangui en attente de l'arrivée du pape François

Bangui, le 24 février 2017.

Bien qu’elle constitue un pas important dans la mise en place de mécanismes de lutte contre l’impunité en Centrafrique, la nomination le 14 février par le président Faustin Archange Touadéra du procureur de la Cour pénale spéciale* (CPS) ne doit pas susciter d’espoirs démesurés. Selon Didier Niewiadowski, juriste et ancien conseiller à l’ambassade de France à Bangui, la présence au sein de l’administration Touadera, d’hommes de mains de

l’ex-président François Bozizé, et l’actuelle partition de fait du territoire centrafricain ne manqueront pas de rendre difficile la mission du magistrat congolais Toussaint Muntazini Mukimapa.

 

Une Cour spéciale (CPS), dont les premières inculpations ne devraient pas sortir avant plusieurs mois, peut-elle vraiment dissuader la perpétration de graves crimes en nette recrudescence ces derniers jours?

 

Le colonel congolais nommé Procureur général de la CPS sait bien que les crimes de guerre et contre l’Humanité, perpétrés quotidiennement en RCA, ne peuvent être arrêtés, comme par enchantement, avec la création d’une juridiction spéciale. Les criminels sont des hors la loi ne connaissant que la violence dans leurs rapports humains. Ces barbares vivent dans un monde où les notions du droit sont inconnues. En tout état de cause, il faudra que les partenaires de la Centrafrique financent la totalité de la mise en place et du fonctionnement de la CPS. Cela prendra beaucoup de temps et créera aussi des états d’âme chez les magistrats centrafricains ne bénéficiant pas des privilèges de leurs collègues nommés à la CPS. La Cour pénale internationae a mis 13 ans pour condamner (le Congolais) Jean-Pierre Bemba pour des crimes pourtant circonscrits à Bangui. Cette condamnation a-t-elle eu un quelconque impact en Centrafrique ?

Et il va de soi que la création de la CPS ne doit pas exonérer les autorités centrafricaines de consacrer, dès maintenant, les financements nécessaires à la reconstruction d’un système judiciaire. Le recrutement de jeunes magistrats, la réhabilitation des tribunaux et des établissements pénitentiaires et le renforcement des capacités des personnels judiciaires ne doivent pas être remis à plus tard, sous peine d’accroître l’insécurité et de ne pas se soucier de l’indispensable réconciliation nationale.

Selon certaines ONG, des suspects de crimes graves occupent actuellement des fonctions importantes dans la nouvelle administration. N’est-ce pas un grand défi pour le magistrat congolais ?

De nombreux caciques de l’ère Bozizé sont, de nouveau, aux affaires à la présidence, au gouvernement et à l’Assemblée nationale. Jean-Francis   Bozizé** est revenu à Bangui sans problème en dépit du mandat d’arrêt international délivré en 2014 par la justice centrafricaine. Il n’est donc guère étonnant que les hommes de mains de la présidence Bozizé ne soient pas inquiétés. Plusieurs anciens ministres des gouvernements Touadera ( 2008- 2013) ont retrouvé une place de choix à la présidence en qualité de ministre- conseiller, prenant souvent le pas sur les ministres du gouvernement, étant donné l’hyper- concentration du pouvoir. Si de nombreux anciens responsables de la présidence Bozizé ont réintégré la gouvernance du président Touadera, en revanche, très peu de responsables de la transition de Catherine Samba-Panza   et encore moins du régime instauré, en 2013, par Michel Djotodia ont retrouvé un poste. Quant à l’administration, elle est totalement sinistrée avec la disparition de ses principes fondamentaux tels que la notion d’intérêt général, le respect de la hiérarchie et la neutralité.

 

Que pensez-vous des informations selon lesquelles Bozizé et Djotodia négocieraient secrètement une amnistie avec le nouveau gouvernement ?

 

Il est peu probable que les deux anciens chefs de l’État puissent obtenir la levée des accusations qui pèsent sur eux. Ce serait un précédent qui risquerait de faire jurisprudence. Une double amnistie ne favoriserait pas le processus de réconciliation nationale, en ravivant les douleurs subies par les citoyens de tous bords. Il est possible que cette double amnistie ait des partisans au sein des actuelles autorités centrafricaines mais l’opposition des principaux partenaires de la Centrafrique devrait être suffisante pour éviter de conforter une impunité généralisée.

 

Comment la CPS enquêtera-t-elle dans les zones actuellement contrôlées par des chefs de guerre ?

 

Soixante pour cent du territoire national est sous le contrôle de bandes armées. Tout déplacement officiel dans l’arrière-pays doit se faire sous la haute protection de la Minusca (ndlr : Mission des Nations unies en Centrafrique).

On mesure l’immensité de la tâche de la CPS devant cette insécurité ambiante et la multitude des criminels susceptibles de nourrir les procédures d’inculpation. On peut même se demander si la création de la CPS n’est pas une belle idée technocratique qui risque de se heurter aux dures réalités centrafricaines. En espérant que la CPS puisse vraiment jouer un rôle dans le retour à la paix et à la réconciliation nationale, il aurait peut être été judicieux de dépayser cette juridiction de manière à avoir une certaine sérénité.

 

Comment mettre fin à cette partition de fait du pays? Que peut-on attendre des derniers changements à la tête de l’ONU et de la Commission de l’Union africaine ?

 

Les concepteurs du drapeau de la Centrafrique avaient-ils la prémonition de la partition du pays en traçant presque au milieu une bande verticale rouge sang ?

 

Les bonnes nouvelles viennent de l’Onu avec l’élection du Portugais Antonio Gutteres au poste de secrétaire général, et de l’Union africaine avec l’élection du Tchadien Moussa Faki Mahamat à la présidence de la Commission de l’Union. Par leurs précédentes fonctions, ces deux éminents diplomates font probablement partie des meilleurs experts de la crise centrafricaine. Antonio Gutteres à été durant 10 ans le Haut Commissaire des Nations unies aux Réfugiés, aussi à ce titre il a bien identifié les ressorts de la crise centrafricaine qu’il a toujours considérée comme d’une ampleur exceptionnelle. Quant à Moussa Faki Mahamat, il a été Premier ministre d’Idriss Deby Itno de 2003 à 2005, soit au début de la présidence Bozizé, et ensuite l’inamovible ministre des Affaires étrangères de 2008 à 2017 durant les gouvernements de Touadera, la présidence de Djotodia, la transition de Catherine Samba-Panza et le retour du président Touadera.

 

L’Onu et l’Union africaine devraient désormais agir en parfaite coordination et peser davantage sur les nombreux mouvements rebelles mais aussi sur les autorités centrafricaines afin de mettre un terme à l’impunité. Conformément à son mandat, la Minusca utilisera probablement de plus en plus, “les actions robustes” pour lutter contre les fiefs des seigneurs de la guerre.

 

*La CPS est une juridiction créée au sein de la justice centrafricaine par la loi n°15.003 du 3 juin 2015. Elle a pour mandat de mener des enquêtes et des poursuites concernant les violations graves des droits humains et du droit international humanitaire commises sur le territoire de la République Centrafricaine depuis le 1er janvier 2003. Elle sera composée de 25 magistrats, à savoir 13 nationaux (dont le président de Cour) et 12 internationaux.

 

** Jean-Francis Bozizé est poursuivi pour détournement de fonds publics et violences perpétrées en 2013, lors de l’éviction de son père, l’ex-président François Bozizé. Après trois ans d’exil au Kenya, le fils de Bozizé, s’est rendu début août 2016 à la Mission des Nations unies pour la RCA, qui l’a ensuite remis aux autorités centrafricaines, lesquelles lui ont accordé la liberté sous contrôle judiciaire.

 

JusticeInfo.net – Centrafrique : « les dures réalités » que devra affronter la Cour pénale spéciale
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Le Cameroun expulse des Nigérians

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Le Cameroun expulse des Nigérians

Bangui, le 24 février 2017.

Le Cameroun a expulsé plus de 500 Nigérians parmi lesquels 313 étaient des demandeurs d’asile qui ont fui l’insurrection du groupe islamiste Boko Haram.

Le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) a exprimé son inquiétude face à ces expulsions et appelé le Cameroun à respecter les conventions internationales contre le rapatriement forcé des demandeurs d’asile.

Le HCR, conscient des défis sécuritaires dans la zone du fait des attaques récurrentes de la secte Boko Haram, ne cesse de mener des actions de plaidoyer auprès des autorités camerounaises afin de maintenir l’accès à l’asile et de respecter ainsi le principe international de non-refoulement pour les demandeurs d’asile”.

Le HCR a indiqué dans un communiqué qu’il signerait le 2 mars avec le Cameroun et le Nigeria un accord pour le retour volontaire de plus de “85.000 réfugiés nigérians“.

Au 17 février, plus de 61.000 réfugiés nigérians ont été recensés dans le camp de Minawao (extrême-nord du Cameroun), mais de nombreux autres vivent hors de ce site, selon le HCR.

Les attaques de Boko Haram ont aussi contraint de nombreux Camerounais à fuir leurs villages situés dans les zones frontalières. Mercredi, le Comité international de la Croix-rouge (CICR) a distribué des denrées alimentaires à 2.500 ménages déplacés installés dans des conditions précaires dans la localité de Kolofata

Centrafrique: Faustin-Archange Touadéra dénonce des projets de mutinerie.

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Centrafrique: Faustin-Archange Touadéra dénonce des projets de mutinerie en Centrafrique.

Capitaine Eugène Ngaïkosset. CNC.

Bangui, le 24 février 2017.

“Nous sommes au courant de tout ce qui se prépare dans les quartiers de Bangui, pour qu’il y ait une mutinerie au sein de l’armée”, a prévenu le président centrafricain dans un entretien à la télévision nationale en sango, langue co-officielle du pays avec le français.

Faustin-Archange Touadéra, a dénoncé jeudi des projets de mutinerie de la part de militaires qui redoutent leur non-réintégration dans la nouvelle armée centrafricaine, appelant les fomenteurs à “revenir à la raison”.

Je pense qu’il est encore temps, pour que ceux qui sont derrière cette mutinerie en préparation reviennent à la raison”, a lancé M. Touadéra.

Nous n’avons pas d’armée pour défendre la population qui souffre”, a souligné le chef de l’Etat, “alors pourquoi une mutinerie, au moment où nous nous battons pour que, de concert avec les partenaires bilatéraux et la communauté internationale, nous puissions réorganiser notre armée”.

Une mission de l’Union européenne (EUTM-RCA) est chargée de la reconstruction et de la formation des Forces armées centrafricaines (FACA), victimes, comme l’autorité de l’Etat, du conflit qui a ravagé le pays depuis 2013.

Craignant de ne pas être intégrés dans cette armée nationale restructurée, plusieurs centaines de militaires centrafricains, considérés comme ayant appartenu à l’ex-rébellion de la Séléka ou aux milices anti-Balaka, les deux protagonistes du conflit, menacent de se mutiner.

Le conflit a éclaté avec le renversement en 2013 de l’ex-président François Bozizé par la coaliation Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, entraînant la contre-offensive des anti-Balakas principalement chrétiens.

Touadéra a été élu il y a un an, en février 2016, lors d’une présidentielle devant tourner la page de trois ans de violences ayant déchiré le pays.

Le président a rappelé jeudi le soutien international dont bénéficie son pays, évoquant une récente visite de la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde et la prochaine visite du vice-président de la Banque mondiale.

La Mission des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca) compte 12.000 hommes dans ce pays. Par ailleurs, une conférence des donateurs à Bruxelles en novembre a promis plus de deux milliards d’euros pour le relèvement de la Centrafrique.

L’histoire post-coloniale de la Centrafrique, mouvementée, a été jalonnée de coups d’État, rébellions et mutineries.

Avec AFP.

Centrafrique : Le Professeur Faustin archange TOUADÉRA est-il vraiment un Président de la République ?

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Centrafrique : Le Professeur Faustin archange TOUADÉRA est-il vraiment un Président de la République ?

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Bangui, le 23 février 2017.

Le 14 février 2016, près de 700 mille Centrafricaines et Centrafricains se sont rendus dans des centres électoraux pour porter leur voix plus ou moins librement au candidat Faustin archange TOUADÉRA pour que ce dernier devienne le Chef d’État de la République centrafricaine. Cet exercice démocratique largement salué par les Centrafricains, sonne comme un nouveau souffle pour l’ensemble du peuple qui souhaite tourner le plus vite possible les pages colorées des 3 années troubles qui ont secoué malheureusement leur pays. Un an après, nous essayons, malgré tout, de revoir en quelques lignes les principales réalisations du Président Faustin Archange TOUADÉRA par rapport à ses promesses de la campagne de 2015-2016. Est-il vraiment à la hauteur des attentes des Centrafricains ?

À l’annonce de sa victoire par l’Autorité Nationale des Élections (ANE) face au candidat Anicet Georges Dologuélé au second tour de la présidentielle de 2015-2016, des nombreux Centrafricains se sont massivement descendus dans les rues à Bangui comme en province pour manifester et laisser éclater leur joie. Pour eux, le candidat TOUADÉRA surnommé candidat des pauvres, serait probablement le seul parmi les 30 en lisse qui pourrait ramener leur pays sur la voie du développement comme il leur avait martelé lors de la campagne électorale. 12 mois écoulés, quand est-il pour les promesses faites au peuple centrafricain ?

Du serment au premier gouvernement.

Le 30 mars 2016, c’était un jour inoubliable pour le Professeur Faustin Archange TOUADÉRA. Devant plus de 20 000 personnes à Bangui, l’homme avait prêté serment officiellement et devient le nouveau Président de la République de ce pays de moins de quatre millions d’habitants pour les cinq prochaines années. Aussitôt investi, aussitôt au travail pour former son premier gouvernement. Son proche ami et Directeur de sa campagne électorale Monsieur Simplice Mathieu Sarandji avait été nommé Premier Ministre, puis un gouvernement de 25 Ministres dans la foulée.   Un gouvernement du partage des gâteaux pour les uns, gouvernement de combat pour les autres. Et pour la majorité des Centrafricains, seulement quelques-uns des ministres, notamment 5 qui travaillent efficacement sur le terrain. Les autres jouent à leur carte de proximité avec le Président TOUADÉRA. D’où la nécessité de remanier au plus vite ce gouvernement.

Du Président TOUADERA au Gouvernement Sarandji, quelles actions pour le peuple centrafricain ?

Lors de son investiture à Bangui, le Président Faustin Archange TOUADÉRA avait défini les grandes lignes de son quinquennat sur le plan politique, sécuritaire, économique, judiciaire, de la santé publique et bien d’autres.

Sur le plan politique :

La promesse-choc du Président Faustin Archange TOUADÉRA était de rompre définitivement avec les vieilles pratiques politiques du passé qui consistaient à privilégier les siens au détriment de l’intérêt général. Or, une fois investi à la tête du pays, les Centrafricains sont terriblement étonnés de voir l’homme de la rupture se comporter comme l’homme de continuité et du plus pire que ses prédécesseurs. Sur le plan du népotisme, le Président Touadéra dépasse tous ses Prédécesseurs à seulement 11 mois. Chose encore étonnante, il n’est plus en bonne relation avec ses soutiens politiques d’hier comme Serge Bokassa, Karim Meckassoua, Samba-Panza et autres. Ce qui le rend moins crédible devant les Centrafricains.

Sur le plan sécuritaire

Mur de Babylone pour le président TOUADÉRA. Lors de sa campagne électorale et dans son discours d’investiture, le rétablissement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national était l’une des priorités de sa première année au pouvoir. A un mois de sa première année au pouvoir, le président TOUADÉRA a désormais sa tête dans ce mur maçonné par ses parrains. Il doit crier au secours. Outre, il a même mentionné que le retour des réfugiés centrafricains et des déplacés chez eux devrait se faire avant fin d’année 2017. Près d’un an déjà, le constat reste amer pour les Centrafricains. Les groupes armés se renforcent, tuent ce qu’ils peuvent tuer et pillent ce qui peuvent les enrichir. De jour en jour, l’autorité de l’Etat se rétrécie sur Bangui la capitale laissant les autres terres décomposées en plusieurs morceaux et contrôlées par des narcotrafiquants. Des phénomènes nouveaux ont vu le jour : des « migrants sécuritaires ». Si ce n’est pas Bangui, ce sont les camps militaires de la MINUSCA qu’ils se dirigent abandonnant tout derrière eux. Les morts se comptent en dizaine tous les jours. Si à Bangui environ 9% des personnes déplacées et refugiés rentrent, l’arrière-pays produit l’inverse : 75% à 100% des personnes deviennent des « migrants sécuritaires ». Rien ne va plus. Et le président TOUADÉRA quant à lui, se campe dans son Palais luxueux de Bangui pour recevoir quelques membres des groupes armés pour les soudoyer pour des résultats honteux. Avec son gouvernement, ils ne se daignent même pas à affronter ceux, qui, de New York, imposent des embargos sur les armes et les militaires dans son pays. Conséquence, ils ont à nouveau placé, par contumace, sous séquestre nos forces armées. Un an d’échec à 100% pour le Président TOUADÉRA.

Sur le plan économique

Désordre organisé et entretenu. Tout s’accorde à confirmer que le président TOUADERA n’a rien fait pour le rebondissement de la situation économique de son pays. Madame Christine Lagarde, Directrice générale du FMI, en visite récemment à Bangui avait confirmé au président TOUADÉRA de limiter de surcharger le pays avec des dettes extérieures. Ce même constat lui avait été fait par le président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua. Selon ce dernier, le président TOUADÉRA signe à tour de bras des accords dangereux sans pour autant consulter l’Assemblée nationale sur la pertinence de ses accords. En plus de ça, l’homme voyage sans tenir compte de la sècheresse financière du Trésor public du pays. Ce n’est pas tout. Il s’apprête, selon nos informations, à inviter certains Chefs d’Etat de la région à fêter son premier anniversaire au pouvoir le 30 Mars prochain. Coût prévisionnel et estimatif à revoir à la hausse : 857.000.000 F CFA. Autant des choses qui rendent le Président TOUADÉRA coupable du sabotage économique de la RCA.

Sur le plan Judiciaire

De la forfaiture à la confusion en passant par le chao. D’ailleurs, la dernière session criminelle de 2016 l’avait clairement démontré publiquement la faiblesse de notre système judiciaire miné par la corruption, le clientélisme et l’incompétence. Le dernier rapport du groupe des Experts des Nations-Unies sur la République centrafricaine a aussi pointé l’incompétence de certains Magistrats centrafricains qui, selon eux, seraient à l’origine de la libération de la quasi-totalité des Anti-Balaka jugés dernièrement à Bangui. A cela s’ajoute la fabrication des mandats d’arrêt comportant pour la plus part par des chefs d’accusation erronés parfois sans preuve. L’effectivité de la Cour Pénale Spéciale, de la vraie et nouvelle Cour Constitutionnelle et les dernières nominations constitueront un début de croyance à la justice dans ce pays ? A la prochaine année.

Sur le plan de la santé,

N’en parlant pas. Rien n’est fait en tout cas sur ce point. Si ce ne sont pas les Organisations non gouvernementales (ONG) internationales qui soignent gratuitement les gens dans ce pays, chaque Centrafricain doit s’agenouiller et rechercher le Tout Puissant. A la Pédiatrie de Bangui, pas plus qu’hier mercredi, aucun Médecin n’était disponible pour des enfants malades du côté de pavillon pris en charge par l’État Centrafricain. Selon certains personnels soignants interrogés par CNC, il leur manque tout dans cet Hôpital. Même une seringue, il leur faut solliciter auprès des Organisations non Gouvernementale (ONG) internationale.

Finalement, à quoi servent le président TOUADÉRA et son gouvernement ?

C’est la question que tout le monde se la pose. À seulement un an, le seul changement palpable se trouve du côté de ses propres parents et amis. Plus des 80% des personnes responsabilisées au sommet de l’administration publique sont issus de son village natal de Damara ou de sa région. La grève des enseignants du fondamental 2 depuis deux semaines le témoigne clairement. Avec cette allure, tout le monde se demande si le président TOUADÉRA est-il vraiment un président de la République où le président de son clan ? Pour y répondre, nous y reviendrons dans nos prochains articles.

Copyright2017CNC.

 

 

Centrafrique : Assemblée nationale : TELESCOPAGE des tendences multiples.

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Centrafrique : Assemblée nationale : TELESCOPAGE des tendences multiples.

 

Bangui, le 22 Février 2017, CNC.

 

Après les élections groupées de 2015-2016, qui ont conduit le Professeur Faustin Archange TOUADERA à la Présidence de la République, et Abdou Karim MECKASSOUA à la tête de l’Assemblée Nationale, rien ne va, à la 6e législature.

Les députés se divisent en 4 groupes parlementaires, à savoir : le groupe de « cœur uni », regroupant près d’une cinquantaine de députés qui jouent le jeu du gouvernement en place, ensuite l’opposition radicale dont le chef de file est DOLOGUELE de l’URCA, le ‘’chemin de l’espérance’’ piloté par MECKASSOUA et enfin les indépendants modérés très manipulables par l’un ou l’autre camp .Les conséquences de ces fractures parmi nos parlementaires engendrent de graves contradictions au moment de voter les projets de lois. Et irrémédiablement, les Inconvénient qui peuvent être observés sont du fait que les élus du peuple se regardent en chiens de faïence, tandis que le peuple est pris en otage par les groupes armés qui les pillent, les tuent et les violent sous la barbe des forces onusiennes.

Selon nos informations, la 6e législature est entrain de commettre les mêmes erreurs que la précédente à l’époque de l’ancien Président François BOZIZE.L’exemple récent est celui de l’accord de partenariat entre le gouvernement Centrafricain et celui d’Angola, qui directement est entré en vigueur après la signature. Mais en notre grande surprise le gouvernement de SARANDJI via la voix de son ministre Charles Armel DOUBANE des Affaires Etrangères demande aux députés de voter cet accord. Par contre la commission des Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale a renvoyé cet accord au gouvernement pour une correction ou toilettage des erreurs avant qu’il ne soit soumis à un vote. Hélas sur la demande du gouvernement la majorité des députés votent contre le gré de la commission. « Une incohérence, parce que l’accord de l’Angola est déjà entré en vigueur depuis la date de sa signature, et les collègues osent voter contre la décision d’une commission. » a déclaré un député qui préfère garder l’anonymat. En effet, ce comportement a soulevé un tollé de protestation au sein de la population, qui qualifie les députés, de voter les accords et les projets de lois dans l’ignorance. Accusation rejetée en bloc par un député indépendant qui pointe directement du doigt ceux qui sont dans l’alliance ‘’ cœur-uni’’ : « Les députés ne votent pas dans l’ignorance, mais plutôt une machine est mise en place pour voter en faveur du gouvernement, et je sollicite mes collègues de changer de mentalité pendant la 2e année. Sinon nous jetterons notre population dans la boue, a-t-il ajouté. » Certes l’achat de conscience des députés sur le vote des projets de lois, glissement de pot de vain ou d’enveloppes, a découragé certains députés qui ne veulent pas participer au vote des projets des lois ou d’accord, car ils pensent que le vote serait toujours en faveur du gouvernement en place, même s’il y’a des erreurs. Autres faits, le gouvernement veut transformer l’Assemblée Nationale en un cabinet Présidentiel. Ces phénomènes sont des faits de nature à mettre en péril le développement de la RCA.

La politique de deux poids deux mesures

Selon nos informations, les députés qui sont dans l’alliance’’ cœur-uni’’ sont privilégiés au détriment des autres députés ; certains gèrent de grandes commissions de l’Assemblée Nationale, d’autres effectuent de déplacements dans le cadre de renforcement de capacité. Tandis que les mal lotis sont abandonnés à leur triste sort. Nous avons essayé en vain de contacter, les députés de ‘’cœur-uni’’, qui préfèrent garder le mutisme par rapport à des accusations portées à leur encontre. A l’ère actuelle les députés, le gouvernement, la présidence, la société civile et le peuple doivent constituer la vraie union sacrée, pour sortir le Pays d’un cul-de-sac, parce que l’ère est grave.

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : Menace de mort contre Rocka Rolin par les proches du ministre Dondra, une véritable histoire inventée de toute pièce ?

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Centrafrique : Menace de mort contre Rocka Rolin par les proches du ministre Dondra, une véritable histoire inventée de toute pièce ?

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Bangui, le 20 février 2017

Dans une vidéo publiée la semaine dernière sur les réseaux sociaux par un groupe dénommé “Génération douée ” dont la Rédaction du CNC a pu visualiser, l’animateur et le présentateur de la vidéo a clairement mentionné et critiqué les proches du ministre des Finances Henri Marie DONDRA qui, selon son propre terme, auraient menacé de mort le Rédacteur en Chef du journal en ligne “Kadéï Vox” Monsieur Rocka Rollin. Cette accusation grave et directe à l’endroit du ministre Dondra et sa famille, nous a poussé à mener notre propre enquête auprès de tous les concernés en vue d’éclaircir l’opinion nationale et internationale sur cette grave accusation.

Tout a commencé par la publication d’un article par le journal en ligne “Kadéï Vox” dirigé par Monsieur Rocka Rollin d’après le présentateur de la vidéo mise en ligne par le collectif “Génération douée”. Dans cet article, Monsieur Rocka Rollin avait sévèrement critiqué le travail des ministres résidents de la Préfecture de Mambéré-Kadéï dont figure le ministre des Finances Henri Marie DONDRA. Mécontents de cet article, selon le Présentateur de la vidéo qui n’a pas cité ses sources, certains proches du ministre Henri Marie DONDRA qui n’auraient pas accepté de telles critiques à l’endroit de ce dernier, auraient proféré des menaces de mort contre Monsieur Rocka Rollin de Kadéï Vox.

Alertés par cette vidéo du collectif « Génération douée », les Journalistes du Corbeau News se mettent immédiatement à chercher à comprendre pourquoi un ministre de la République digne de ce nom pourrait se permettre avec ses proches de menacer à mort un Journaliste qui ne fait que son travail ?

Depuis une semaine, nous avons tenté de contacté toutes les parties citant de cette affaire, mais nos messages sont restés sans suite du côté de certaines personnes proches de l’affaire. Pour le Présentateur de la vidéo du Collectif « Génération douée », cette histoire de menace de mort était arrivée sur leur bureau à travers l’un des proches du Rédacteur en Chef du Kadéi Vox Rocka Rollin qui avait été alerté en amont par ce dernier.  Par contre, celui-ci en personne, la supposée victime, nous a répondu seulement avec une petite phrase d’une ligne et hors de notre enquête.

Pour aller plus loin dans notre investigation, 3 proches du ministre Henri Marie DONDRA ont été interviewés par notre rédaction.

Selon la sœur de la ministre, Madame Edwige Dondra, qui a répondu à nos questions, au moment de la publication de cette vidéo accusatrice elle avait elle-même pris les soins de contacter une dizaine des membres de sa famille, y compris son frère ministre, pour tenter de comprendre cette histoire qui salit leur nom.

Chose étonnante et bizarre selon Madame Edwige Dondra, hors mis le Ministre Dondra qui lui disait que monsieur Rocka Rollin a tout son droit comme Centrafricain de critiquer le travail de leur Dirigeant,  la quasi-totalité de ses autres  parents qu’elle avait contactés n’avait pas non seulement lu l’article de Monsieur Rocka Rollin, mais aussi ils ne connaissent ni le blog de “Kadéï Vox”, encore moins son Directeur de Publication Monsieur Rocka.

Plus choquant, elle nous disait qu’elle avait même pris contact avec Monsieur Rocka qui avait répondu que ce n’était pas lui qui aurait alerté le collectif « Génération douée » pour la publication d’une telle information, alors que les responsables du collectif lui disaient tout le contraire. Ils ont même affirmé que c’est Monsieur Rocka Rolin qui leur avait annoncé l’histoire des menaces de mort à son encontre.

Même son de cloche des autres proches du ministre Dondra qu’on a pu joindre par Messenger en France ou à Bangui. Beaucoup nous disaient ne rien comprendre de cette histoire.

Finalement, d’où vient cette menace de mort ?

Pour les uns, le blog de Kadéï Vox et son DP Rocka Rollin ont du mal à progresser dans l’opinion centrafricaine et donc il faut se faire voir par de telles accusations fantaisistes, diffamatoires et provocatrices. “Il faut inventer, mentir pour prospérer” affirme un bloggeur centrafricain contacté pat CNC.

Pour les autres par contre, une plainte doit être déposée soit par Monsieur Rocka Rollin, soit par la famille Dondra pour que la lumière soit faite sur cette accusation directe.

D’ailleurs, selon nos informations, une démarche est en cours pour une plainte contre Monsieur Rocka et sa suite pour fausse accusation et diffamation.

De l’autre côté, Monsieur Rocka faisait planer aussi son intention de porter plainte pour menace de mort contre X. Tandis que l’animateur de cette vidéo, quant à lui, nous a confirmé qu’il dispose des preuves solides qu’il pourrait présenter à la justice le moment venu.

Va-t-il le faire ? C’est seul la véritable interrogation.

Rappelons que dans une affaire des menaces de mort, seule une plainte déposée près de la Justice pourrait éclaircir l’opinion publique. En cas de fausse déclaration, la victime supposée serait condamnée.

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Grève des enseignants vacataires du fondamental 2, le népotisme du Président Touadéra serait à l’origine.

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Centrafrique : Grève des enseignants vacataires du fondamental 2, le népotisme du Président Touadéra serait à l’origine.

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Bangui, le 20 février 2017.

Du jamais vu dans l’histoire de la Centrafrique. À force de chercher, on y trouve. Le Président Faustin Archange TOUADÉRA, un véritable népotisme déguisé en dieu des pauvres centrafricains, se révèle petit à petit aux yeux du peuple de Centrafrique. Depuis son accession à la magistrature suprême en mars dernier, l’homme n’a cessé de surprendre plus d’un par son côté clanique, népotique très dangereux pour le pays. Lors du grand mouvement du personnel dans trois grands départements ministériels du gouvernement SARANDJI, un séisme était tombé sur la tête des nombreux Centrafricains qui ne croient plus à la politique de rupture prônée par la Tortue de Damara. Peut-on imaginer pour un Président, soi-disant élu, de nommer que ses proches parents dans plus de 95% des postes de responsabilité ?

Malheureusement chez nous en Centrafrique, la réponse est affirmative. À seulement 10 mois de gouvernance, le président TOUADÉRA dépasse tous ses prédécesseurs dans sa politique axée sur le clientélisme. Ce que la Tortue de Damara semble oublier, la corruption endémique et le népotisme attisent le mécontentement (Monde diplomatique). Si aujourd’hui les enseignants vacataires du fondamental 2 se mettent depuis plus de trois jours en grève contre le gouvernement SARANDJI et le président TOUADÉRA, ce n’est pas cette fois-ci pour  le non-paiement de leurs frais de vacation qu’ils réclament souvent, mais seulement leur intégration dans la fonction publique comme les quatre de leurs collègues récemment intégrés, et nommés par décret présidentiel à des postes de responsabilité dans différents ministères à Bangui.

Ce que ces enseignants vacataires n’arrivent plus à comprendre, c’est le comportement du président Touadéra qui privilégie à coup sûr tous les membres de son ethnie au détriment des autres qu’il considère comme ses opposants. Alors que la lutte des enseignants était collective pour leur intégration dans la fonction publique, le Président Touadéra et son clan ont déjà intégré par la petite porte une vingtaine de leurs collègues, tous ressortissants de sa région.

Peut-on vraiment reconstruire ce pays par du clanisme ? NON.

Même sous le régime défunt de son maître François Bozizé, un tel essore n’était pas atteint à seulement dix mois. Finalement entre le Président Faustin Archange TOUADÉRA et son prédécesseur François Bozizé, qui est le maître à penser de l’autre ? Pour des nombreux Centrafricains, le Président Faustin Archange TOUADÉRA serait le maître à réfléchir de son Parrain.

Imaginez-vous, sur 10 postes de Direction générale, que ça soit dans la fonction publique ou dans  les entreprises paraétatiques, les proches parents et amis personnels du président Faustin Archange TOUADÉRA sont assis sur plus de 70%.

“Avec cette allure, même toutes ses âmes sœurs auront des fauteuils de responsabilité” ironise un enseignant vacataire gréviste. Ce dernier, pour conclure, a même cité un cas en préparation.  TOUADÉRA entend nommera au poste de Directrice générale de l’ENRCA une de ses nmbreuses copines”.  Un autre avance “véritable honte pour le pays. Avec ça, le pays est mal barré”.

Arrivé au pouvoir le 30 mars dernier, le Président Faustin Archange TOUADÉRA remet sciemment le pays entre les mains de son clan pour un pillage en règle de ses biens. Ce qu’il semble oublier, les élections c’est  dans moins de 4 ans. Partager-vous le gâteau et laissez les autres à la merci de groupes armés.

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