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Centrafrique : Pourquoi Christine Lagarde en Centrafrique

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Centrafrique : Pourquoi  Christine Lagarde en Centrafrique

 

 Madame Christine  Lagarde et Monsieur Henri Marie DONDRA. Photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Madame Christine Lagarde et Monsieur Henri Marie DONDRA. Photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.

Bangui, le 30 janvier 2017. 15:45′.

Comme dans tous les pays du monde, les leaders politiques se prêtent souvent au jeu de double langage dans lesquels l’un est destiné à un public large dans un langage très diplomatique, doux et conventionnel et l’autre beaucoup plus ferme et peu conventionnel avancé dans ce qu’ils appellent un « tête-à-tête ». La directrice du Fonds monétaire international (FMI) qui a séjourné durant 24h dans le pays la semaine écoulée, n’a pas, non plus, dérogé à cette pratique de la communication politique et institutionnelle. Lors de sa visite marathonienne à Bangui, Madame Christine Lagarde n’a pas mâché ses mots dans ses tête-à-tête avec les nouvelles autorités de Bangui. Le ton est donné et les prochaines négociations s’annoncent difficiles car elles sont sujettes à plusieurs critères à respecter. A ce titre, tout le monde se demande si les différentes promesses Bruxelles vont-t-elles se concrétiser un jour ?

La réponse est OUI ou NON. OUI si le président de la République surnommé, la « Tortue » se débarrasse de certains bras cassés qui l’entourent et ose affronter le record obtenu par la tortue Bertie. En d’autres termes, abandonné sa lenteur. NON si le président Touadéra ne dit et ne fait rien. C’est en substance le sens et la quintessence de la visite de la patronne du FMI à Bangui.

Dès son arrivée sur le sol centrafricain, la Directrice Générale du Fonds Monétaire International (FMI) Madame Christine Lagarde a rencontré tour à tour le président de la République Faustin Archange TOUADÉRA, les Députés de la Nations, les Etudiants de l’Université de Bangui, les journalistes et bien d’autres personnalités avant de s’envoler pour l’Ouganda le lendemain 25 janvier 2017.

Si Madame Christine Lagarde a tenu à saluer les efforts du gouvernement et par la même occasion réaffirmer le soutien multiforme de l’institution qu’elle dirige à l’Etat centrafricain dans ce moment difficile qu’il traverse, c’est diplomatiquement correct. Mais cela ne l’a pas empêché de dire ce qu’elle pense de la politique économique de la RCA et ce que son institution attend de la République centrafricaine.

Lors de ses différents tête-à-tête avec le Chef de l’Etat Faustin Archange TOUADÉRA et le ministre des Finances Henri-Marie DONDRA, la patronne de FMI madame Christine Lagarde leur a déconseillé la politique de recours aux dettes publiques pour combler les déficits de paiements. Une pratique politique et économique abyssale et très couteuse pour les générations futures pratiquée couramment par le régime défunt de Fraçois Bozizé, laquelle le président Faustin Archange TOUADÉRA a tendance à y faire recours.

Pour la patronne de FMI, les nouvelles autorités doivent développer des mesures concrètes pour faire rentrer des recettes fiscales, contenir les fuites des capitaux, lutter contre la corruption érigée en une norme de gouvernance dans le pays.

Au sujet des promesses de Bruxelles, d’après nos informations, la patronne de FMI madame Christine Lagarde a dénoncé une sorte d’institutionnalisation d’une « usine à gaz » au tour du Chef de l’Etat par certains politiciens amateurs. Elle a exhorté le Chef de l’Etat à sortir de l’isolement politique conçu et entretenu autour de lui et mettre les « bons hommes » aux places qu’il faut afin de concevoir des projets à financer, en adéquation aux trois priorités contenues dans les documents soumis aux bailleurs à Bruxelles le 17 novembre dernier. « Sans projet, pas de déboursement de fonds »

Lors de son point de presse avec les journalistes, madame Christine Lagarde affirme que sa mission à Bangui résulte du fait que la Centrafrique fait partie des 2 Etats africains sur 52 Etats à problème et qui nécessite que le directeur général de FMI se rende pour recadrer et sauver ce qu’il peut être sauvé.

Voilà, la réalité de la visite du travail durant 24h de la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) en Centrafrique le 24 janvier dernier. Une visite riche en enseignement économique pour le mathématicien de Boye-rabe Faustin Archange TOUADÉRA.

Mais pour le désormais Premier ministre sortant Simplice Mathieu Sarandji, le mot de soutien exprimé par la patronne de FMI Christine Lagarde aux autorités centrafricaines est une félicitation qui lui a été adressée. Ce qui le pousse à nouer une intrigue et à dire de n’importe quoi à effet boomerang sur sa propre personne. D’après nos informations, sa présence sur le tarmac de l’aéroport Bangui M’poko pour recevoir madame Christine Lagarde a été très mal appréciée par cette dernière qui ne le connaît nulle part.

Plongée dans une série de turbulences économiques inquiétantes, la Communauté Économique et Monétaire d’Afrique Centrale est depuis quelques mois sous le feu des critiques de certains économistes qui reprochent aux Chefs d’État des pays de la région leur mauvaise gestion financière depuis plusieurs années. C’est dans ce sens que la DG du FMI Christine Lagarde a entamé une série des visites du travail dans quelques pays d’Afrique Centrale pour tenter de faire comprendre à ces pays qu’il est temps de changer leur manière de gérer les finances publiques de leurs pays respectifs.

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Centrafrique : la santé pour tous préoccupe MSF.

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Centrafrique : la santé pour tous préoccupe MSF

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Bangui 31 janvier 2017, CNC.

L’organisation médicale MSF se dit profondément préoccupé de la santé des populations en situation de vulnérabilité en République Centrafricaine. Une préoccupation exprimée lors d’un café presse tenu mercredi 25 janvier à Bangui par les responsables de MSF. La rencontre les professionnels des médias a pour but de présenter les réalisations des actions médicales et humanitaires auprès de la population centrafricaine durant 2016, et également les difficultés rencontrées ainsi que les perspectives de l’année 2017.

Le Chef de Mission MSF Belgique, Emmanuel Lampaert a expliqué que durant 2016, MSF à travers son mandat, a fourni des soins de santé gratuits aux populations en détresse et cela dans le respect des principes de la neutralité, l’impartialité, et l’éthique médicale.

« C’est l’évaluation des besoins au niveau de la population qui vont nous orienter là il faut mettre en œuvre des projets des activités médicales de service de santé afin de répondre aux besoins de population vulnérable. Cela on le fait sans orientation ethnique, politique, religieuse et autres », a–t-il expliqué.

Il informe par ailleurs que les 5 sections opérationnelles d’MSF en Centrafrique ont pu réaliser 17 projets médicaux et ont obtenu un résultat plus ou moins positif. A travers ces projets, MSF a répertorié d’après lui, 947,200 consultations externes, 582,100 cas de paludisme, 65,800 interventions chirurgicales, 1,140 victimes de violence sexuelles prises en charge, 5,050 personnes vivant avec le VIH sous traitement et 21,400 accouchements.

Le Chef de mission a souligné qu’au cours de 2016, l’organisation a rencontré des défis qui ont rendu son travail difficile, notamment des cas de braquage sur le personnel de MSF, les cas d’assassinats et le non-respect général de la mission médicale.

Les perspectives en 2017

De son côté, la Cheffe de Mission Espagne Maria Simon a informé qu’au courant de l’année 2017, MSF apportera des reformes dans ses activités.

«  À Ndele, il y-aura une passation à d’autres services sanitaires présents dans la zone en fin Mars. A Kabo et Batangafo il y-aura une décentralisation des soins de santé avec 104 engagements des agents de santé. A Zémio, une passation d’activités vers le CoGes sera réalisée en fin Mai. A Bangui, il y-aura un déplacement des activités d’MSF de l’Hôpital général à l’Hôpital de SICA et la fermeture de l’Hôpital M’poko et désengagement de l’Hôpital communautaire au courant du mois de Janvier », a-t-elle informé.

MSF est en République Centrafricaine depuis 1997. L’organisation offre des soins médicaux gratuitement à la population.

Centrafrique : Nomination du Premier Ministre, Sylvain Ndoutingaï entre dans la danse.

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Centrafrique : Nomination du Premier Ministre, Sylvain Ndoutingaï entre dans la danse.

Bangui, le 29 janvier 2017. 09:41′.

Depuis le déclenchement des rumeurs sur une probable nomination d’un prochain Premier ministre pour succéder à l’actuel locataire de l’immeuble Petroca Simplice Mathieu Sarandji, des candidatures se multiplient et le président Faustin Archange TOUADÉRA commence à être agacé. Dernière candidature en date, celle de l’ancien ministre des Mines et des Finances de Bozizé et son neveu le sieur Sulvain Ndoutingaï qui contre toute attente décide de se lancer, lui aussi dans cette bataille complexe et sans fin. Machette au dos, comment va-t-il faire pour bien danser face à d’autres danseurs plus pointus et expérimentés que lui ?

Après une tentative inespérée du ministre actuel des Affaires étrangères pour attirer le regard du président Faustin Archange TOUADERA sur lui, l’ancien tout-puissant ministre d’Etat aux Mines de son oncle François Bozizé, Sulvain Ndoutingaï vient de s’activer ses réseaux afin de briguer le poste du Premier ministre.  Pourtant discret depuis la prise du pouvoir de la rébellion de la Séléka, en 2013, qui a chassé son oncle Bozizé du pouvoir, l’ancien ministre d’Etat qui avait essayé en vain de financer la campagne électorale du candidat Faustin Archange TOUADÉRA l’année dernière, vient de sauter sur la première occasion qui se présente à lui.

Selon nos informations de sources concordantes, la dernière réunion d’une branche de la milice Anti-Balaka qui s’est tenue à Bangui cette semaine compte proposer le choix unique de leur candidat au poste du Premier Ministre pour succéder à Sarandji. Des noms ont été cités et celui de l’ancien ministre d’Etat Sylvain Ndoutingaï a été retenu par les participants. Ce choix unique des anti-Balaka, selon nos sources, sera présenté au président Faustin Archange TOUADÉRA lors de sa visite à leur fiel le 2 février 2017 à Bossangoa et fera partie de leur panier de revendication lors de la signature globale de Paix au début du mois de février à Luanda en Angola. « Les patriotes anti-balaka ont largement contribué, d’une manière ou d’une autre, à la victoire de Monsieur TOUADERA. Et c’est normal que le poste de PM, dans le cadre d’un Accord de Paix revienne à cette entité si nous voulons cette Paix dans ce pays » avancent nos sources.

Contacté par CNC, un des leaders influents des miliciens anti-Balaka affirme que le choix de Sylvain Ndoutingaï, comme candidat unique à la succession de monsieur Sarandji comme PM, est une opportunité à saisir par le président Faustin Archange TOUADÉRA pour le retour définitif de la paix et de la cohésion sociale en Centrafrique d’une part et, d’autre part, un pont pour renouer leurs relations avec le président Faustin Archange TOUADÉRA. Selon lui, ce choix a eu la bénédiction divine de leur leader charismatique le pasteur François Bozizé.

Pour les proches de l’ancien ministre d’Etat et désormais candidat des anti-balaka au poste de Premier ministre Sylvain Ndoutingaï, l’heure n’est pas aux commentaires. Pour cause, l’intéressé n’a pas été consulté et sa chance d’accéder à ce poste est trop maigre.

Cette dernière hypothèse est largement partagée par la classe politique proche de l’ancienne majorité. Pour cette classe politique, Sylvain Ndoutingaï n’entretenait pas de bonnes relations avec le président Faustin Archange TOUADÉRA, alors Premier ministre de son oncle François Bozizé. « Ils se prenaient la tête, régulièrement et souvent pour un rien » ironise un leader de parti politique allié à KnK, l’ancien parti au pouvoir et de conclure que « ce mauvais souvenir risquerait de coûter cher à la candidature de l’ancien ministre d’Etat ».

Discret depuis son éviction du gouvernement issu de l’accord de Libreville en février 2013, Sylvain Ndoutingaï, était ministre des Mines dans le gouvernement TOUADERA II et ministre des Finances dans celui de TOUADERA III. Un des nombreux neveux de l’ancien Chef de l’Etat François Bozizé, Sylvain Ndoutingaï ignorait totalement l’existence de son Premier ministre Faustin Archange TOUADÉRA. Apres la chute du régime de son oncle, Sylvain Ndoutingaï a regagné l’une de ses villas au Burkina-Faso. Depuis son départ de Bangui, il ne s’intéresse peu à la politique du pays, du moins officiellement, mais observe attentivement tout ce qui se passe, en attendant son tour, on ne sait jamais.

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CENTRAFRIQUE : BIEN ÉCOUTER, BIEN COMPRENDRE POUR MIEUX AJUSTER DIXIT CHRISTINE LAGARDE.

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CENTRAFRIQUE : BIEN ÉCOUTER, BIEN COMPRENDRE POUR MIEUX AJUSTER DIXIT CHRISTINE LAGARDE.

 

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Monsieur Bernard Selembi Doudou

Bangui, le 29 janvier 2017. 8:51′.
Par : Bernard Selemby Doudou.

UNE PERSPECTIVE, UNE PROVIDENCE OU UNE MÉFIANCE ?

La posture post crise de la Centrafrique est tellement calamiteuse que des mesures urgentes d’accompagnement s’imposent pour retrouver l’équilibre macroéconomique et par voie de conséquence les attributs dignes d’un État du 21eme siècle. C’est la quintessence du périple africain de la Directrice générale du Fonds Monétaire International qui a commencé par notre chère patrie pour finir en Île Maurice en passant par l’Ouganda. De façon liminaire, on se pose légitimement la question de savoir si les États qui font l’objet du déplacement de Madame Lagarde ont des caractéristiques ou similitudes communes.

Cette interrogation d’importance relative ne nous détourne pas des objectifs du FMI. Ce dernier fait partie intégrante des institutions financières de Bretton Woods, qui consiste à prêter de l’argent en échange des conditions en attendant que le pays gagne la confiance des investisseurs privés afin de rétablir l’équilibre économique et financière. Par ailleurs, il faut noter que les institutions financières de Bretton Woods sont des gages, des garanties pour les partenaires et investisseurs privés mais cela passe nécessairement par le volet sécuritaire.
Ne perdons pas de vue que la Directrice du FMI était présente en compagnie du ministre français des finances au sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale ( CEMAC ) à Yaoundé au Cameroun où la dévaluation du franc CFA a été évitée de justesse. A l’occasion, elle avait rappelé la fragilité des politiques économiques et financières des États de la sous région et plus particulièrement de la Centrafrique. Après de brillants et solides dossiers présentés par les ministres de l’économie et des finances en amont, et suite à la volonté du FMI de soutenir les efforts entrepris par la Centrafrique, la Directrice générale du FMI a entamé des pourparlers avec de riches échanges avec les autorités locales.
En dehors du politiquement correcte, les autorités centrafricaines ont-elles convaincu Madame Lagarde ? Les sons sont-ils accordés dans les différentes institutions de la République qui l’ont reçu ?
Nous estimons humblement nonobstant la réjouissance débordante des autorités locales que la Directrice du FMI s’est déplacée pour rappeler les engagements de la table ronde de Bruxelles, d’évaluer les progrès accomplis, d’évaluer les courbes de croissance et de définir les conditions, modalités de la mise en exécution de ces engagements. Ainsi, le passage de la Directrice du FMI en Centrafrique est-il une bonne nouvelle ? Est-ce une perspective ? Une providence ou une méfiance ?
Les médias nous présentent ce message comme une aubaine alors que normalement les autorités doivent s’inquiéter car les conditions du FMI sont souvent drastiques, intenables avec des effets systématiques sur le panier de la ménagère. Traditionnellement, le FMI en appuyant les États en crise utilise trois modes opératoires. D’abord le financement des programmes d’ajustement, ensuite une politique macroéconomique visant à resserrer la politique monétaire et enfin des réformes structurelles qui se concrétisent par des mesures pour remédier aux failles des finances, des mesures pour veiller à la diminution des conséquences sociales des réformes et surtout pour prévoir la reprise de la croissance. Il faut reconnaître que l’appui du FMI crée toujours des déséquilibres sociaux. Ainsi, le pouvoir est-il prêt pour faire face aux conditions du FMI ? La politique budgétaire et les efforts accomplis sont-ils adéquats ? Les ingrédients favorables à l’emploi des jeunes et la réduction de la pauvreté sont réunis ? En outre, compte tenu de la situation agonisante de notre pays qui a besoin d’une forte thérapie et en guise de contribution, nous proposons au pouvoir central qu’à défaut d’un plan Marshall, les autorités doivent prendre des mesures correctives au programme pour s’adapter aux exigences du FMI. Ces dites mesures ne doivent pas avoir des effets sur la hausse des prix à la consommation. Le gouvernement doit en outre veiller que les bases de nos finances et économies soient assainies pour prétendre à L’assistance technique des partenaires au développement. Cela passe nécessairement au renforcement de la lutte contre la corruption et les abus sociaux. Nous insistons par ailleurs auprès du gouvernement pour qu’il négocie l’allègement des conditions des programmes en cours d’exécution et enfin de négocier le taux des prêts à court, moyen et long terme. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 28 Janvier 2017

Centrafrique: Christine Lagarde réitère le soutien du FMI aux efforts de restauration de la croissance économique.

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Centrafrique: Christine Lagarde réitère le soutien du FMI aux efforts de restauration de la croissance économique.

Bangui 26 janvier 2017, CNC.

La Directrice Générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde réaffirme le soutien du FMI aux autorités centrafricaines. En visite de deux jours à Bangui, capitale de la République Centrafricaine, la Directrice Générale du FMI a déclaré que son institution demeure un partenaire clé dans les efforts de la restauration des conditions de croissance économique du pays.

Arrivée à Bangui le mardi 24 janvier 2017, à bord d’Air-France, Christine Lagarde a été accueillie par le premier ministre centrafricain Simplice Mathieu Sarandji et le ministre des finances et du budget Henri Marie Dondra ainsi que le ministre de l’économie et du plan, Félix Moloua. Elle se dit ravie de sa visite à Bangui pour encourager les efforts du gouvernement sur la restauration de la croissance économique.

« Je suis ravie d’arriver à Bangui. Mon voyage est une première visite de 2017 en Afrique. Je suis très heureuse d’avoir fini 2016 aux côtés des autorités de la République Centrafricaine. Et je suis très heureuse de commencer l’année 2017 en République centrafricaine avec pour mission de bien comprendre pour pouvoir mieux aider à l’effort de paix et de redressement de la croissance économique et de réconciliation car tout cela est intimement lié. Le FMI a été, est et sera un partenaire des autorités de la République Centrafricaine pour opérer ce chemin de réconciliation, de paix et de restauration des conditions de croissance économique», a-t-elle martelé.

Durant son séjour dans la capitale centrafricaine, Christine Lagarde a échangé avec les hautes autorités centrafricaines et la société civile, notamment le président de la République, les députés, les membres du gouvernement, les universitaires, et les leaders de l’organisation des femmes de Centrafrique. Devant le parlement centrafricain, Christine Lagarde réitère le soutien de son institution.

« Je suis venue à Bangui pour prendre un engagement envers votre pays, à un moment où celui-ci aspire à se développer davantage. Je viens vous offrir le soutien total du FMI, sous forme d’aides financières, des conseils, d’assistance technique et de renforcement de vos capacités. A vous, les membres de l’Assemblée nationale, j’adresse un message d’encouragement : vous avez un rôle crucial à jouer en cette période où votre pays aborde un tournant historique », a déclaré devant le parlement centrafricain, Christine Lagarde

La visite de madame Lagarde à Bangui est une première pour qu’une haute autorité du FMI se rende dans ce pays. Cette visite vient suite au sommet des Chefs d’Etats de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) le mois dernier à Yaoundé où elle s’est entretenue avec les autorités centrafricaines. Elle s’avère importante pour la République Centrafricaine qui est plein processus de la relance économique après cette crise.

Centrafrique : Scandale sexuel au sommet de l’Etat, le Ministre des Mines Léopold Mboli FATRANE doit démissionner sans délai.

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Centrafrique : Scandale sexuel au sommet de l’Etat, le Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, Léopold Mboli FATRANE doit démissionner sans délai.

Bangui, le 26 janvier 2017. 16:40′.

La République Centrafricaine est aujourd’hui secouée par un véritable scandale sexuel dont l’auteur est le Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, Léopold MBOLI FATRANE. Ce scandale politico-sexuel inonde la toile et est sur toutes les lèvres en RCA. Chacun y va de son petit commentaire. Ces sextapes de Léopold MBOLI FATRANE se vendent à Bangui comme des beignets à 100 F CFA sur le marché de transfert des crédits, images, musiques et sonneries des téléphones.  Dans les bureaux, marchés, lycées et collèges à Bangui les parents tout comme les enfants dont ceux à bas âges se regroupent pour visualiser la scène érotique de leur Ministre.

Ainsi, depuis quelques jours, les centrafricains sont totalement horrifiés et scandalisés de voir circuler sur les réseaux sociaux non seulement un album photo mais aussi et surtout deux vidéos (d’une dizaine de minutes chacune) montrant l’actuel Ministre centrafricain des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, Léopold MBOLI FATRANE, dans sa tenue d’Adam et Eve, s’adonnant à des pratiques sexuelles perverses indignes d’un membre du gouvernement de la République.

Dans l’une des vidéos, on peut voir Léopold MBOLI FATRANE, désormais indigne de la fonction gouvernementale et de toute autre fonction républicaine, et désormais indigne d’un statut de père de famille, se tenir devant son ordinateur ; sans doute surexcité par une de ses conquêtes féminines éloignées de lui, mais collée à lui par le biais du webcam, Léopold MBOLI FATRANE se dénude, se caresse tout seul, attrape son phallus dont la taille n’est pas loin de celle d’un étalon en chaleur, l’exhibe et le bouge comme un gourdin qu’on tien pour assommer une bête de somme ; il se masturbe en solo jusqu’à la jouissance solitaire, l’éjaculation sur l’écran de son ordinateur. Après avoir éjaculé, Léopold MBOLI FATRANE fait le geste d’au revoir à l’endroit de sa partenaire sexuelle perverse elle aussi devant son écran.

Dans la seconde vidéo, Léopold MBOLI FATRANE fait l’amour avec une jeune fille. Au plus fort de leur ébat sexuel digne d’un couple de tourtereaux roucoulant au fond d’une cage, Léopold MBOLI FATRANE et sa partenaire s’étreignent dans tous les sens, se caressent, descendent à la cave l’un après l’autre avant d’en venir à la partie hard où on entend la jeune fille gémir sous les coups de hanche de MBOLI FATRANE, ce dernier lâchant de son côté des paroles érotiques dignes d’un vieux pervers.

Au départ, alerté par des citoyens centrafricains et certains diplomates à Bangui, Corbeau News a d’abord cru à une simple campagne de dénigrement, pratique courante en Centrafrique, ne voulant pas ainsi se risquer à dévoiler les informations sans vérification préalable.

Mais vu le nombre incalculable de messages reçus de ses lecteurs, Corbeau News a procédé à une investigation sur les réseaux sociaux Facebook, Youtube, Dailymotion, Instagram. Et les résultants sont incontestables. Nul ne peut sérieusement parler de simple campagne de dénigrement, ni de montage vidéo à l’endroit du Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique. L’authenticité de ces vidéos et photos compromettantes est avérée. C’est bel et bien Léopold MBOLI FATRANE sur les images sexuelles.

Léopold MBOLI FATRANE doit démissionner sans délai.

Dans un Etat normal, le Ministre concerné aurait démissionné immédiatement du gouvernement. Les faits à lui reprochés sont d’une gravité telle qu’il aurait déjà dû démissionner du gouvernement, immédiatement après l’éclatement de l’affaire, et même faire une déclaration publique pour présenter des excuses à la nation ne serait-ce que pour atteinte aux mœurs. Comment fait-il pour tenir encore dans le gouvernement vis-à-vis de ses pairs, du Premier Ministre et du Chef de l’Etat ? La RCA n’est-elle pas le pays de tous les paradoxes ?

L’incompréhensible protection du ministre incrimine par le président TOUADERA et le premier ministre SARANDJI.

Selon des informations de source digne de foi, Léopold MBOLI FATRANE est protégé par le Tout-puissant Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat, Firmin NGREBADA. Il aurait, selon nos sources, ordonné à l’ensemble des membres de son cabinet et aux membres du gouvernement de ne pas faire voir au Chef de l’Etat ces vidéos déshonorantes. Une solidarité, mais une fausse solidarité gouvernementale pour une cause indéfendable pour les vrais républicains mais défendable pour une bande de copains.

La pornographie et les actes similaires sont pénalement condamnables. En dépit de cette cachoterie, le Président de la République et le Premier Ministre ne peuvent pas prétendre qu’ils ne sont pas au courant de cette affaire puisqu’on voit leurs conseillers et chargés de mission tels que Maurice Wilfried SEBIRO écumer avec frénésie les réseaux sociaux.

Sous d’autres cieux, des ministres africains ont été contraints à la démission et traduits en justice rien que pour des photos à caractère pornographique ou prises dans des positions compromettantes avec des jeunes filles. On l’a vu au Rwanda, au Cameroun, au Congo Démocratique. Les images vidéo comme celles mettant en cause le membre du gouvernement qu’est Léopold MBOLI FATRANE ne doivent pas rester impunies. D’ailleurs, sur ce terrain là au moins, la présidente de la transition Madame Catherine SAMBA PANZA n’avait pas hésité une seconde pour mettre hors d’état de nuire son ministre du tourisme Romaric VOMITANDE pour des attouchements sexuels réalisés entre quatre murs.

La gravité des faits ici relatés mais avérés ne plaide pas du tout en faveur du maintien de Léopold MBOLI FATRANE au gouvernement. Comme ce dernier n’a pas démissionné de lui-même, le Président Faustin Archange TOUADERA et son Premier Ministre Sarandji Mathieu auraient dû se concerter rapidement pour son éviction du gouvernement. Hélas rien ! Aucune condamnation publique de la part des deux têtes de l’exécutif.

N’est pas le Président Faustin Archange TOUADERA qui, le jour de son investiture, s’était prononcé pour une République exemplaire et irréprochable et donc pour la rupture ?

N’est pas le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji qui est prompt à claironner partout qu’il n’a de leçon à recevoir de personne concernant le choix de ses ministres ?

Pourquoi leur silence complice, coupable, irresponsable, choquant et révoltant face à l’immoralité au sommet de l’Etat qu’ils dirigent à la manière d’une bande de copains sans foi ni loi et sans moralité publique ?

Le Président Faustin Archange TOUADERA et le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI sont-ils encore des garants de l’ordre public et de la moralité publique dans ce pays ?

Sont-ils conscients du fait qu’ils sont avant tout des pères de famille, avec des enfants qui ont besoin d’être protégés et bien éduqués à commencer par les premiers responsables du pays ?

Le silence coupable et complice des élus de la nation, de la classe politique et de la société civile

Devant ces faits décriés imputés au Ministre Léopold MBOLI FATRANE, il n’y a pas eu de prise de position ni du Président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim MECKASSOUA, ni des Députés de la nation, ni du chef de file de l’opposition Anicet Georges DOLOGUELE, Président de l’URCA, ni de la société civile de Gervais LAKOSSO prompte à dénoncer les dérives gouvernementales ou l’inaction de la MINUSCA.

Ailleurs, le ministre incriminé aurait déjà fait l’objet d’une interpellation pour venir s’expliquer devant les élus de la nation sur les faits qui lui sont attribués. La classe politique et la société civile auraient déjà évoqué et discuté de ce grave scandale sur les ondes.

Si Léopold MBOLI FATRANE ne démissionner pas ou n’est pas limogé du gouvernement d’ici le 31 janvier 2017, Corbeaux News se réserve le droit de publier intégralement sur son site les images et les deux vidéos sexuelles.

Par ailleurs, Corbeaux News est en mesure d’informer ses lecteurs que la Rédaction détient  d’autres images compromettantes de deux autres membres du gouvernement et d’un membre du cabinet du Président de la République qui feront l’objet de publication ultérieure.

La République exemplaire et la rupture prônées par le Président Faustin Archange TOUADERA et son Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI supposent aussi qu’on ait des ministres irréprochables et exemplaires en qui nos enfants peuvent voir des modèles et non des obsédés sexuels jouissant à longueur de journée de leurs attributs de pouvoir.

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Centrafrique : Racket à grande échelle de la population, les éléments du FDPC d’Abdoulaye Miskine créent la panique.

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Centrafrique : Racket à grande échelle de la population, les éléments du FDPC d’Abdoulaye Miskine créent la panique.

Bangui, le 26 janvier 2017. 15:51′.

Comme nous l’avions écrit dans l’un de nos précédents articles, le choix de cantonner provisoirement une centaine des rebelles du FDPC d’Abdoulaye Miskine au sein d’une école à Zoukombo proche de la ville de Bouar serait une très mauvaise option pour le gouvernement. Pour cause, la population du village et celle des villages environnants ne cessent de se plaindre du mauvais comportement de ces hors-la-loi. Le vol, le racket et le braquage, sont devenus des activités génératrices des revenus. Ces populations sont-elles vraiment abandonnées à la merci de ces bandits ?

Pour les habitants de ces Communes interrogés par CNC, la réponse est affirmative. Affirmative dans le sens où, depuis plus d’une semaine, les Communes de Zoukombo, de Sagani, de Lamy Pont de Abba, de Mbartoua Ndenga, de Fôhfôh et une partie de Baboua…, sont dans le collimateur des éléments rebelles d’Abdoulaye Miskine cantonnés à Zoukombo.

D’après les informations parvenues à la rédaction du CNC, un système de dîme obligatoire a été instauré par ces rebelles afin de de racketter, en bonne et due forme et de manière bénie, toute la population. Cette dîme, selon nos sources, est baptisée « efforts de Paix » et le recouvrement s’apparente à une servitude.

Contacté par CNC, l’un de lieutenants du FDPC affirme que depuis plusieurs mois le gouvernement ne leur paye plus la Prime Générale d’Alimentation (PGA) et qu’ils se retrouvent dans l’obligation de solliciter l’appui obligatoire de la population locale. Ce qui engendre de facto dans une situation d’insécurité ambiante.

« Le gouvernement n’attend que nos morts pour les compter parmi ses victimes et demander de l’argent alors qu’il peut bien délocaliser ces rebelles et assurer notre sécurité » renchérit un chef local contacté par CNC qui affirme résumer les dires de toute la population.

« Que faire de nos bourreaux si nous les hébergeons et les nourrissons et à la clé, ils nous laissent des fils et petits-fils ?» martèle un autre Chef, visiblement, dépassé.

« Si nous vous votons ici, cela veut dire que la Centrafrique ne se limite pas seulement à Bangui. Revenez nous voir » fait savoir une femme quadragénaire dans le village Zoukombo où sont cantonnés ces rebelles.  

Du côté des nouvelles autorités, c’est le silence et la sourde oreille.

La rébellion du Front Démocratique pour le Peuple Centrafricain dirigée par le Général autoproclamé Abdoulaye Miskine, avait rallié la Séléka deux mois avant leur prise en mars 2013. Deux jours après le discours de Michel Djotodja annonçant sa prise de pouvoir à Bangui, Abdoulaye Miskine atterrissait avec une dizaine de ces éléments à Berbérati dans le dessein de sécurité la zone au nom d’alliance. Mais après avoir commencé à dévaliser la ville, il a été très vite contraint à la fuite vers les villages camerounais voisins. Il sera par la suite arrêté par les autorités camerounaises, écroué puis relâché après plaidoyers du président Dénis Sassou Nguésso du Congo. Pendant ce temps, ses éléments sont dispersés dans la brousse, d’autres ont rejoint la rébellion sœur dirigée par un des sous-officiers dissidents du FDPC Armel SAYO

Ceux qui sont abandonnés dans l’extrême Nord-Ouest se livrent dans le braquage, l’enlèvement et le vol des particuliers entre 2013-2015. Avec l’arrivée de Madame Catherine Samba-Panza au pouvoir en 2014, une négociation avait été entamée avec eux dans le cadre du pré-désarmement des groupes armés. Ainsi, ils ont été cantonnés dans ce village de Zoukombo proche de la commune de Baboua dans l’enceinte d’une école publique. Sans moyens de survie, ils se transforment en bourreaux des habitants de la région. À quand la fin de leur souffrance programmée et entretenue par le gouvernement ?

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Centrafrique : l’industrie de la drogue et de la contrefaçon des billets de banque, un marché très florissant et en nette progression.

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Centrafrique : L’industrialisation de la drogue et de la contrefaçon des billets de banque, un marché très florissant et en nette progression.

Bangui, le 25 janvier 2017. 09:43′.

Depuis la fin des années 70 jusqu’à ce jour, la proportion des billets contrefaits en circulation en dans le pays ne cesse de progresser année par année. Tandis que le trafic des drogues, quant à lui, se multiplie à grande vitesse pour atteindre un niveau record jamais égalé. Ces activités illicites multiformes, dopées probablement par des années de crise dans le pays, ne semblent pas intéresser le gouvernement de Bangui. Cette position des nouvelles autorités centrafricaines vis-à-vis de ces bandits, jugés dangereux par la plupart des Centrafricains, nous pousse à se questionner sur une quelconque complicité de certaines hautes autorités du pays dans ces activités illicites. Comment le pays peut-il se débarrasser de ces parasites qui minent son économie ?

Difficile à l’heure actuelle de répondre à cette interrogation. La légende disait que l’ancien président et empereur Jean-Bedel Bokassa recruta pour son propre compte des faussaires de billets des banques afin de lui fabriquer des vrais-faux billets, en quantité suffisante, aux fins de renflouer la caisse du Trésor pour nécessité de paiement des salaires à l’époque. Vrai ou Faux ? En tout cas, jusqu’à ce jour, personne n’est en mesure de le confirmer. Ce qui est sûr par contre, l’histoire est là encore vivante dans la mémoire des Centrafricains.

Ces nouvelles de professionnalisation de cette activité criminelle ont permis aux faussaires de prospérer vers 1980 après la chute de son Empire. Les crises à répétition dans le pays accentuent la professionnalisation des jeunes dans le secteur jusqu’au point où, certains compatriotes n’hésitent plus à parler d’une industrie pour qualifier les activités de ces trafiquants dans le pays.

Selon un statisticien économiste de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) contacté par CNC, 1 billet sur 10 de 500 FCFA en circulation en Centrafricaine depuis 2003 serait un billet contrefait. Selon notre statisticien, la tentation dans la fabrication des faux billets de 10 000 F CFA est plus grande que celle de tous les autres billets. 1 sur 5 de 10 000 FCFA. Le tout est chiffré à environ dix milliards de F CFA en circulation par année dans le pays. Des manques de facultés de discerner un vrai billet des faux dans l’arrière-pays contribue énormément à la prolifération de ces billets. A conclu notre statisticien.

Cette statistique bien que non officielle, place malgré tout la RCA parmi les États africains les plus dangereux en la matière.

A cela s’ajoutent le commerce et la consommation de drogue. A Bangui comme en province, les drogues sont devenues un article générateur de revenus pour les uns et pour les autres, un produit de consommation pour les rendre virils et courageux. Dans les recoins des quartiers, marchés et rues, tous se livrent dans la vente les drogues herbacées, c’est-à-dire qu’elles sont fabriquées à base des plantes comme le cannabis, le haschisch ou la cocaïne et dans les kiosques et magasins vendant des médicaments génériques, on trouve en vente libre celles fabriquées à base des produits chimiques appelés drogues de synthèse ou synthétiques en capsule ou comprimés.

Selon un médecin contacté par CNC dans le cadre de ce reportage, ce sont ces drogues chimiques codées dans leur jargon « béret vert » qui est consommé plus et c’est lui qui fait beaucoup de dégâts corporels et matériels.

Un secteur échappant au contrôle de l’Etat

Les trafics des faux billets de banque et de la drogue, deux choses qui échappent totalement au contrôle de l’État centrafricain et font énormément des victimes dans le pays sans que les gouvernements successifs en prennent conscience.

Selon un officier de la police judiciaire, la dernière crise a fait basculer plus de 10% des jeunes de moins de 15 ans dans la masse des 30% des jeunes adolescents drogués depuis 2003.

Plusieurs raisons expliquent cette masse de consommations. Selon certains consommateurs, prendre de la drogue, les aide à dormir vite et tranquillement (effets sédatifs), d’autres évoquent son côté stimulant, aphrodisiaque (tonus dans les rapports sexuels) ou hallucinogènes, tout en ignorant que ces drogues comportent des substances psychoactives capables de modifier la façon de penser en quelques secondes. Et donc la plupart des groupes armés en Centrafrique utilisent ces substances pour transformer leurs éléments en chair à canon sur le théâtre de guerre.

Pour un psychologue contacté par CNC, « la drogue est une arme de destruction massive pour le pays. A ce titre, le désarmement doit passer obligatoirement par la lutte contre la drogue ».

Pour un officier de la police antidrogue, « le manque des moyens et du personnel a fait que l’unité de la police dédiée à ce travail ne peut rien faire pour éradiquer le phénomène ». De s’interroger pour conclure « Nous sommes moins de 40 policiers pour une population d’environ un million à Bangui, que voulez-vous que l’on fasse ?»

Les nouvelles autorités avec la Minusca doivent chercher à travers les formations, renseignements et dotation en moyens la police centrafricaine à faire baisser cette activité galopante.

Installées partout dans les rues de la capitale Bangui, les cliniques de la drogue fleurissent comme des champignons au vu et au nez des autorités du pays. Achetées au Cameroun et au Nigeria sans aucune autorisation préalable, elles sont ensuite acheminées en RCA par la voie terrestre sous la complicité de certains agents douaniers du pays. Pour la contrefaçon des billets des banques, qui se dissocie rarement du trafic des drogues, les ateliers se multiplient discrètement aussi dans la capitale. Les Distributeurs de ces faux billets ne manquent pas. Les taximen, les boutiquiers et bien d’autres personnes se bousculent à la longueur des journées pour faire ce travail illicite et hautement rentable.

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Centrafrique : la Minusca met en garde les groupes armes sur toute tentative d’attaque sur Bambari.

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Centrafrique : la Minusca met en garde les groupes armes sur toute tentative d’attaque sur Bambari.

 

Bangui, 24 janvier 2017, CNC.

 

La Minusca prévient de nouveau les groupes armés contre toute attaque sur la ville de Bambari alors que des mouvements de certains de ces groupes sont signalés dans la région. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission de mercredi, le porte-parole Vladimir Monteiro a rappelé que la Force onusienne répondra à toute violation de la ligne rouge établie dans la région comme mesure préventive.

 

Monteiro a affirmé que “Les groupes armés sont informés des dispositions de la Force et des moyens sont en place en cas de besoin” avant d’ajouter que la Minusca avait pris des dispositions importantes dès novembre 2016 pour éviter que les affrontements ne touchent la ville de Bambari.

 

Alors que la République centrafricaine avance résolument vers la normalisation,  plus rien ne justifie que les groupes armés prennent les armes pour régler leurs griefs”. “Les groupes armés qui refusent de contribuer à ce changement et qui continuent à opter pour les armes, seront tenus responsables de tout bain de sang”, a-t-il ajouté.

 

La poursuite des enquêtes sur la disparition tragique 12 personnes à Boali

 

Dans le domaine judiciaire, Vladimir Monteiro a indiqué qu’une équipe d’anthropologie médico-légale de l’Argentine Forensic Anthropoly Team entreprend depuis le 16 janvier à Boali, les opérations d’exhumation en vue de l’identification des restes des 12 personnes présumées sommairement exécutées par le contingent congolais de la MISCA en mars 2014.  Ces opérations ont pour but d’avoir des preuves scientifiques sur l’incident, l’identité des victimes ainsi que les causes de leur mort.

 

L’équipe va également assurer la formation ou le renforcement des capacités de 25 magistrats, médecins, gendarmes, policiers et étudiants en médecine en matière d’analyse médico-légale de restes humains”, a précisé Monteiro, soulignant que ces deux opérations sont soutenues par la MINUSCA.

 

Les violations et abus des Droits de l’Homme

 

En ce qui concerne les violations et abus des Droits de l’Homme, Monteiro a noté une hausse des incidents, avec 50 cas enregistrés à Bangui et dans les préfectures. Les groupes armés actifs dans le pays ainsi que les éléments des forces de défense et de sécurités ont été accusées d’être à l’origine de ces incidents.

 

De son côté, le porte-parole de la Force, le Lieutenant-Colonel Clément Cimana, a souligné l’intensification des actions des Casques bleus dans le nord-ouest, le centre et le sud-est de la Centrafrique où la situation sécuritaire est tendue. Il met également en garde les groupes armés, de ne pas s’attaquer à la population civile car « des mesures ont été déjà prises et la Force de la MINUSCA, qui n’hésitera pas à maitriser ces groupes armes par sa force aérienne s’il advenait qu’ils s’attaquent aux civiles ».

Le Lieutenant-Colonel Cimana a également rappelé que le retrait du contingent camerounais de la ville de Bozoum, s’inscrit dans le cadre des stratégies de la force à avoir plus d’éléments dans des bases statiques afin d’intervenir efficacement en cas d’attaque contre les civils.

Centrafrique : Quand les Nations-Unies taxent le Président TOUADÉRA de complaisance envers les Anti-Balaka.

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Centrafrique : Quand les Nations-Unies taxent le Président TOUADÉRA de complaisance envers les Anti-Balaka.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Milliciens antibalaka

Bangui, le 24 janvier 2017 9 :12’50.

Si les Experts des Nations-Unies, dans leur rapport publié le 4 décembre dernier, ont accusé implicitement l’ancien Président François Bozizé d’être, en quelque sorte l’auteur et l’artisan de sa chute au pouvoir en mars 2013, son ancien Premier ministre, devenu Président de la République à son tour il y’a 10 mois, n’a pas été aussi épargné du tout par ces mêmes Experts.

Ce rapport, loin d’être une analyse subjective selon notre lecture, confirme presque ce que tout le monde avait constaté depuis l’arrivée du Président TOUADERA au pouvoir.

Quand l’affaire de l’arrestation du colonel Francis Bozizé en août de l’année dernière par la Minusca et remis aux autorités judiciaires de la RCA, a été longuement traitée dans ce rapport des Experts de l’ONU, le cas du capitaine Eugène Ngaïkosset, du caporal-chef Alfred YEKATOMBE Allias Rambo et d’autres militaires proches des miliciens anti-Balaka n’a pas échappé, eux non plus, à la mise au point de ces Experts onusiens.

Selon ces Experts, des mandats émis, en bonne et due forme, par la justice centrafricaine contre certains de ces criminels redoutables proches des anti-balaka n’ont jamais été exécutés et ces criminels sont toujours libres de leur mouvement dans Bangui. Ils continuent, à travers leurs chaînes de commandements respectifs, d’imposer aux petits commerçants des taxes sur leur personne et marchandises à payer.

S’agissant de la fuite du chef rebelle Abdoulaye Hussein de Bangui, le 12 août dernier, les Experts ont noté la présence des miliciens Anti-Balaka aux côtés de quelques éléments Faca ayant mené les combats avec le groupe des fugitifs du 12 août. Cette collaboration Faca-antibalaka,  très appréciée et encouragée par le gouvernement de Bangui, a été très mal appréciée des Nations-Unies qui voient derrière cette manœuvre une façon de légitimer cette milice très dangereuse. En plus de cela, plusieurs officiers proches des anti-Balaka ont été nommés à des postes de responsabilité militaire, tandis que d’autres, civils ou militaires, ont été aussi intégrés dans le rang de la Police et de la Gendarmerie nationales.

La présence renforcée des anti-Balaka au côté des forces de l’ordre dans les différents checkpoints à Bangui comme en provinces, renforce la volonté du gouvernement centrafricain à privilégier les anti-Balaka par rapport aux autres groupes armés.

Ces faits, mis en lumière par les Experts des Nations-Unies dans leur rapport du 5 décembre 2014 sur la Centrafrique, sonnent comme un coup de tonnerre pour la méthode du travail du président TOUADÉRA dont la racine trouve son point de départ dans le népotisme, la roublardise, le clientélisme et la lenteur, d’où son surnom de “la Tortue”. Avec ce premier coup de botte des Nations-Unies sur son régime, la Tortue va-t-elle ralentir son élan du népotisme ? Rien n’est sûr.

Créée par Francis Bozizé, fils aîné de son papa François et le feu Levy  Yakité en 2013 pour venger la chute du régime de son père par les Séléka, la milice Anti-Balaka a été la pièce maîtresse de l’élection du Président TOUADÉRA à la magistrature suprême de l’État. D’où l’obligation morale pour lui de les récompenser, d’une manière ou d’une autre, afin de les calmer.

Cette complaisance pousse certains chefs criminels anti-balaka à penser qu’ils ont un droit divin et satanique sur  Faustin TOUADÉRA et à ce titre, le choix des personnalités à nommer au gouvernement, les revient, d’après un des lieutenants de cette milice contacté par CNC. Sinon, selon cette sources, ils sortiront du processus de DDRR et s’opposeront à sa politique par les armes. Francis Bozizé, le créateur de cette milice, continue de couler une vie douce à Bangui en dépit du poids judiciaire sur sa tête.

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Centrafrique : signature d’un accord cadre pour la formation des nouveaux Médecins à l’Université de Bangui.

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Centrafrique : signature d’un accord cadre pour la formation des nouveaux Médecins à l’Université de Bangui.

COMMUNIQUÉ

 

Dans l’après-midi d’hier, lundi 23 janvier 2017, au Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, en présence du Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Son Excellence, Docteur Aboubakar Moukadas Noure, et de la Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Population, Son Excellence, Docteur Fernande Djenbgot un Accord-Cadre a été signé avec l’Hôpital Pédiatrique Bambino Gesù (propriété du Saint-Siège, Cité du Vatican) représenté par la Présidente dudit Hôpital, Mariella Enoc.

 

Le but de cet accord est la collaboration en vue de la formation de nouveaux médecins à l’Université de Bangui, et pour une amélioration du service offert au niveau du Complexe Pédiatrique de Bangui.

L’Hôpital Bambino Gesù s’engage à mettre à disposition une partie des ressources humaines et économiques nécessaires pour la mise en œuvre du contenu de l’accord, tout en demandant le respect de la transparence, de l’efficience et de l’efficacité, avec la volonté de sa part à pourvoir, ensemble avec les responsables politiques, à une amélioration des services sanitaires surtout pour les enfants.

L’Accord signé hier correspond à la volonté ferme du Saint-Père François à continuer, à travers ces œuvres bien concrètes, et suite à sa Visite Pastorale à Bangui au mois de novembre 2015, à manifester sa proximité à la République Centrafricaine qu’il porte toujours dans son cœur.

 

David P. Charters Chargé d’Affaires, a.i..

Nonciature Apostolique en République Centrafricaine

 

 

 

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COP22: la création du fonds bleu pour la préservation du Bassin du Congo

 

 

Bangui 24 janvier 2017, CNC.

 

Le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso en collaboration avec la Fondation Brazzaville a annoncé la création du fonds bleu pour la sauvegarde du bassin du Congo. L’annonce de la création de ce fonds a été faite en marge de la 22ème conférence internationale de lutte contre le changement climatique (COP22) qui s’est tenu du 7 au 18 novembre 2016 à Marrakech. Regroupant en son sein 11 pays du Bassin du Congo dont l’Angola, le Burundi, le Cameroun, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République Centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo, la Tanzanie, le Rwanda, et la Zambie, le fonds bleu permet à la sous-région de préserver le bassin du Congo considéré comme 2ème du monde après l’Amazonie.

Le Bassin du Congo constitue le second réservoir de carbone du monde après celui du Bassin d’Amazonie. La préservation des forêts du Bassin du Congo représente un enjeu primordial pour la réduction des effets du changement climatique d’autant que la progression de la déforestation aggrave le réchauffement planétaire.

Dans le même temps, le développement économique des pays et des peuples de la sous-région doit être garantie et leur qualité de vie doit être améliorée. Cette proposition répond à ces deux problématiques en cherchant à redessiner les bases de l’économie de la région du Bassin du Congo en intégrant l’exploitation durable des forêts et un développement durable et innovant de l’exploitation des ressources renouvelables des eaux du Congo et de ses affluents.

La proposition s’inscrira ainsi dans ce que la Commission Economique pour l’Afrique a défini comme « l’Economie bleue » en garantissant des solutions tant au niveau économique qu’environnemental. Le fonds bleu pour les pays autour du Bassin du Congo vise à permettre aux Etats de la Sous-région de passer d’une économie forestière à une économie collaborative s’appuyant davantage sur les ressources issues de la gestion des eaux et notamment de celle des fleuves. Il proposera dès lors une alternative durable, dans le respect de l’environnement, au développement économique des pays et des peuples du Bassin du Congo.

En participant alors à la préservation des forêts du bassin, il contribuera à réduire les impacts du réchauffement climatique. Le Fonds encouragera le rétablissement de la paix et de la stabilité de la région en soutenant des projets de développement pour la promotion de l’économie locale, de la coopération et de la collaboration.

Le financement du Fonds bleu.

Le Fonds bleu s’inscrit parmi les initiatives permettant d’arriver à cette nouvelle économie bleue. Il pourrait s’appuyer sur le Fonds vert pour le climat et d’autres financements innovants pour la préservation de l’environnement mondial. Ce fonds sera orienté uniquement vers le financement des projets intégrant une coopération entre pays riverains, qui auront été identifiés dans le cadre du Plan d’investissement pour une Economie bleue et qui contribueront directement ou indirectement à la protection de l’environnement et au développement durable.

« Aujourd’hui, il n’y a pas de doute car il faut agir. Les partenaires doivent soutenir ce projet. Nous le ferons pour le monde entier, pas pour les pays du bassin du Congo », a insisté le président congolais Denis Sassous Nguesso.

 

Pour son financement, le président congolais propose la mise en place du fonds bleu composé de subventions renouvelables chaque année de 100 millions d’euros avec des engagements sur le long terme. Cela permettrait, selon lui, de proposer des projets dont les crédits alloués et les investissements multilatéraux pourraient aller jusqu’à 3 milliards d’euros en vue de soutenir la création de véritables projets à retombées économiques concrètes et à financer le passage d’une forestière à une économie bleue. Ces subventions annuelles et renouvelables chaque année pourraient être conçues sur le modèle du Fonds Fiduciaire UE-Afrique. Les projets, qui bénéficieraient de ces subventions renouvelables, pourraient être financés par la Banque mondiale, la Banque Africaine de Développement, la Banque Asiatique d’Investissement pour l’Infrastructure, des bailleurs bilatéraux, des fonds souverains et d’autres sources en fonction des projets.

Gestion et gouvernance du Fonds bleu.

Les gouvernements des pays de la région devront s’entendre sur l’institution ou la banque de développement la plus appropriée pour la gestion du fonds bleu. Son comité de direction pourrait rassembler des représentants des gouvernements de la région, des grandes banques internationales et des directeurs des principales organisations régionales de la sous-région.

Après l’annonce du Fonds bleu à Marrakech, le Congo Brazzaville en collaboration avec la Fondation Brazzaville pour la Paix et la Préservation de l’Environnement organisera une réunion réunissant les 11 pays Bassin du Congo, avec la participation des organisations régionales, des institutions financières internationales et des principaux bailleurs de fonds, afin d’examiner plus en détail la note d’idée de projet du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo associé à un plan d’actions.

« Il y aura des réunions ministérielles, des experts et partenaires pour la mise en œuvre des mécanismes. Parce qu’il faut identifier les mécanismes et renforcer les capacités. Donc nous appelons la Communauté internationale à soutenir le Fonds bleu », a renchérit le président Sassou Nguesso.

Le bassin du Congo couvre 220 millions d’hectares de forêts ce qui fait de lui le 2ème bassin du monde après l’Amazonie. Il s’avère que le Bassin du Congo perd 4 millions d’hectare de forêt chaque année.

 

CENTRAFRIQUE : LA COMMUNICATION DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE EST EN PANNE.

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CENTRAFRIQUE : LA COMMUNICATION DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE EST EN PANNE.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1294.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selembi Doudou

Bangui, le 23 janvier 2017. 6:11′.
Par : Bernard Selemby Doudou. Collaboration spéciale.

Après un séisme militaro-politique qui a secoué notre chère patrie, la majorité des centrafricains, lassés par cette guerre fratricide ont décidé dans la dignité de se prêter au jeu électoral organisé dans des conditions sécuritaires incertaines. Un President de la République a été élu sur une trentaine de candidats et l’ordre constitutionnel a été rétabli nonobstant qu’une portion du territoire national échappe encore au contrôle du pouvoir central. Pour respecter l’expression de la démocratie, la classe politique centrafricaine a unanimement pris acte de la volonté populaire et chacun a accepté de jouer sa partition pour contribuer de près ou de loin à la reconstruction nationale. Force est de constater qu’à l’approche de la première année du mandat, la stratégie politique du President de la République a du mal à avoir une assise au sein de la population, de la classe politique etc…aucune lisibilité dans la communication de la présidence. Ainsi, le citoyen lambda se pose la question de comprendre ce manquement. Existe t-il un service de communication à la présidence de la République ?

 

Dans l’affirmative, pourquoi la communication de la présidence souffre d’un déficit chronique ? Comment expliquer ce déficit quand c’est notoire que le pays regorge des chevronnés en matière de communication ?

A titre de rappel, la communication du President de la République communément appelée “presse présidentielle” est un outil de communication, une machine de guerre pour mettre en valeur, soigner les actions et l’image du President de la République. C’est un moyen de transmission de l’information au profit du President, elle fait partie intégrante et indissociable des médias. Sans être prétentieux, Ia mission de la presse présidentielle est de rendre compte de façon compréhensible des actions du chef de l’Etat. Entre autres, ce service doit promouvoir l’image du guide et son rayonnement, mettre en place une stratégie de communication, trier des informations qui mettent en valeur le President de la République, gérer le site de la présidence, superviser, centraliser et coordonner les actions de communication en faveur du chef de l’Etat. En résumé, ce service doit être en symbiose, en cohérence, dans un rapport étroit avec la politique définie par le President de la République. Les membres de ce service doivent rester et œuvrer dans l’ombre mais nous constatons malheureusement qu’ils sont plus médiatiques que le President lui-même.

En Centrafrique, la communication du President de la République sur différents supports se présente de façon très archaïque et anarchique car toutes personnes même non habilitées voire des ministres ou conseillers à la présidence se permettent de participer à la communication de la présidence. Cette situation contribue maladroitement à détruire la stature présidentielle et finit par nourrir le sentiment d’amateurisme. Ces derniers temps, nous avons assisté scandaleusement sur les réseaux sociaux à une invitation d’un membre maladroit de la presse présidentielle. Ce dernier invitait les internautes à décrypter et interpréter les faits et gestes du President de la République lors du sommet France-Afrique au Mali. Quelle maladresse ? Sont-ils sérieux ? La presse présidentielle est-elle muette ? Est-elle muselée ? Est-elle soumise à la censure ? Si non, pourquoi jeté l’élu de la nation en pâture à la merci des opposants et des détracteurs ? Ont-ils oublié que leur posture est liée au statut de celui qu’ils exposent au danger ? Outre la multiplication des incidents, dérapages, des erreurs de casting, des ratés de la presse présidentielle, nous tenons à leur rappeler que leur mission consiste à vendre, à soigner l’image du President de la République et non de l’isoler.

Fort de toutes les polémiques, la rupture n’est pas loin d’atteindre son apogée et cela contribuera largement à l’impopularité du chef de l’Etat. Ainsi, pour éviter l’agonie de la communication présidentielle nous appelons les responsables à un diagnostic afin de recarder et de réajuster leur stratégie. En réalité, ce service doit s’évertuer à expliquer à travers tous les supports médiatiques les actions présidentielles, à cultiver ses relations avec les journalistes sans exception de tendance. Ce service doit être l’interface de la présidence. En conséquence, ses membres doivent être des professionnels compétents, disponibles et joignables. En guise de contribution, nous estimons que les membres de la presse présidentielle sont certes volontaires, courageux mais ils sont peu expérimentés avec des connaissances approximatives des enjeux et stratégies de communication. Ils manquent cruellement de culture sur la communication. Il vaut mieux s’entourer de professionnels qui maîtrisent la relation avec la presse et qui maîtrisent des supports médiatiques liés à la nouvelle technologie car il a été prouvé que ce sont les réseaux sociaux qui ont augmenté la côte de popularité du couple Obama aux Etats-Unis.

En outre, l’équipe de la presse présidentielle doit maîtriser les grandes lignes de la politique du President de la République. Elle doit apprendre à ce dernier la manière de s’adresser au public, contrôler son habillement, ses gestes, sa posture, son comportement face aux événements d’envergure nationale. Nous tenons à souligner à travers cette analyse que vos choix ne sont pas mis en cause, ni contestés car vous disposez d’un pouvoir discrétionnaire confié par la constitution pour choisir vos collaborateurs mais il faudrait qu’ils soient des professionnels ou formés. Nous appelons par ailleurs, à une vigilance accrue sur la gestion du site de la présidence et proposons par la même occasion à l’élu de la nation d’ouvrir un compte sur les réseaux sociaux, ce qui a réussi sous d’autres cieux à des célébrités politiques. Pour finir et afin d’éviter le déficit de popularité, nous invitons l’équipe de la presse présidentielle de coordonner la communication de la présidence afin d’éviter les maladresses, les couacs et surtout d’opter pour une communication explicative des mesures et actions de la présidence. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 21 janvier 2017.

Centrafrique : Martin Ziguélé serait-il le prochain successeur potentiel du Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI ?

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Centrafrique : Martin Ziguélé serait-il le prochain successeur potentiel du Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI

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Bangui, le 21 janvier 2017. 10:44′.

Si depuis quelques semaines les rumeurs courent et continuent de polluer la capitale centrafricaine Bangui sur une éventuelle nomination de l’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguélé comme le prochain Premier ministre, au sein de son parti le MLPC, c’est la méfiance et la sérénité qui dominent par contre. Comme à Bangui les rumeurs finissent toujours par être confirmées, on ne peut que se demander si d’aventure l’honorable Martin Ziguélé, considéré par la presse centrafricaine comme le produit politique fini de notre pays, serait nommé Premier ministre, quels seraient véritablement ses apports, pour ne pas dire sa contribution à la sortie de crise dans notre pays ?

Martin Ziguélé, diplômé des lettres anglaises et d’assurance, ancien candidat malheureux à la dernière présidentielle de 2015-2016 et ancien Premier ministre du président Patassé entre, 2001-2003, est un homme politique très respecté sur le plan national et international. Sa réputation d’homme intègre, fin connaisseur du milieu politique centrafricain et spécialiste du risque financier aurait fait de lui, s’il en a accepté bien sûr, un candidat sérieux pour ce poste du Premier ministre dont il connaît parfaitement la danse.

Martin Ziguélé, un produit politique fini.

Avant d’être connu publiquement par le grand public, Martin Ziguélé faisait discrètement la politique sous l’ombre de son parrain politique Monsieur Ange Félix Patassé au sein de MLPC dans les années 70. Discret totalement à cette époque, l’homme fut l’un des paroliers et rédacteurs incontournables de l’ancien leader charismatique du parti qu’il dirige à ce jour. Tout le monde se souvient encore de sa prompte réaction lors de l’arrestation du général François Bozizé au Benin sur ordre du président d’alors André Kolingba et qui devait être transféré au camp militaire de Gbadolité au Zaïre. Grâce à l’alerte émise par le Jeune Martin Ziguélé à la presse internationale et à l’ONU, le cas Bozizé avait été rendu public et son transfèrement vers le Zaïre avait échoué.

Assureur dans une grande compagnie d’assurance panafricaine à Lomé au Togo, Martin Ziguélé a été nommé Directeur Nationale de la BEAC pour la Centrafrique, puis Premier Ministre après avoir terminé son stage à la BEAC dix mois plus tard en 2001, succédant ainsi à son frère et cousin Anicet Georges Dologuelé au moment où les fonctionnaires de l’Etat cumulaient plus de 30 mois d’arriérés de salaires et les retraités plus de dix semestres d’arriérés de pension.

En cumulant les postes du ministre des Finances et du Premier ministre, Monsieur Martin Ziguélé tournait l’économie sans aucune aide financière extérieure et a dû payer les salaires des fonctionnaires 4 mois de plus sur les 23 passés à ce poste. Pour assainir les finances publiques, plusieurs fonctionnaires aux mains électro aimantes ont été arrêtés à l’occasion, parmi eux, ses propres parents et certains leaders politiques actuels.

Tous ces parcours font de Martin Ziguélé aujourd’hui un produit politiquement fini prêt à mettre au service du relèvement de la Centrafrique en particulier. Si le président TOUADERA décide de le succéder à son ami SMS, il le sait pourquoi.

Martin Ziguélé, un appui considérable pour le Président TOUADÉRA ?

Probablement OUI. Oui, sur le plan politique et économique.

Sur le plan politique. Martin Ziguélé est d’abord le président du Parti MLPC, un très grand parti politique populaire et respecté et implanté sur l’ensemble du territoire national et est affilié à différentes Associations à l’internationale des partis politiques tel que l’Internationale socialiste. Dans ce moment de fragilité et de difficultés pour son pays, l’apport du MLPC et de son président Martin Ziguélé serait un atout considérable pour le président Faustin Archange TOUADÉRA.

Dans le domaine économique. Martin Ziguélé dispose d’une connaissance très pointue dans les domaines économique et financier. Il a la maîtrise de la langue parlée dans les Etats de Donald Trump et des connaissances avérées sur les circuits financiers grâce à son passage à la BEAC, Ministère des Fiances et Primature de la Centrafrique.

Il est vrai que bon nombre de nos compatriotes ne connaissent pas, malheureusement pour eux, ce que l’on appelle assureur. Un assureur est avant tout un banquier comme on le dit dans les pays anglo-saxons. Si Martin Ziguélé, assureur de profession, a bénéficié en sus d’une formation sur les circuits financiers des systèmes bancaires durant 9 mois à la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) à Yaoundé au Cameroun avant d’être nommé ministre des Finances  et Premier ministre, il est, à ce titre sans doute, un potentiel financier qui peut apporter un plus à son pays une fois devenu à nouveau Premier ministre à un moment ou la Centrafrique connaissait une crise militaro-politique semblable à celle qu’il assumait en 2001.

Martin Ziguélé, un appui pour un retour définitif à la Paix en Centrafrique

Si Martin Ziguélé est courtisé depuis près de 3 mois par la quasi-totalité des Chefs d’Etats d’Afrique Centrale à prendre la tête du gouvernement de son pays la Centrafrique, c’est que tout ce monde est convaincu de la pertinence de son approche sécuritaire à celle de Faustin Archange TOUADERA à mettre ensemble pour un retour de la Paix en Centrafrique. Polyglotte et bon négociateur politique, Martin Ziguélé pourrait apporter son soutien au président Faustin Archange TOUADÉRA dans sa négociation avec les groupes armés pour un désarmement négocié et accepté par tous.

Martin Ziguélé et ses adversaires.

Partisan de la bonne gouvernance et de la justice, Martin Ziguélé, dans sa politique d’assainissement des finances publiques à l’époque qu’il fut Premier ministre entre 2001 et 2003, construisait probablement, contre lui, un panel costaud d’adversaire et d’ennemis.

Martin Ziguélé n’est pas apprécié par le Magazine Jeune Afrique. Pour cause lorsqu’il avait annulé, pour question de transparence dans la gestion des deniers publics, le contrat de 250 millions de F cfa signé avec le gouvernement précédent en 2001, aurait fait de lui le mouton noir de ce Magazine panafricain Jeune Afrique jusqu’à ce jour.

D’autres, qui ont séjourné dans les cellules aménagées de la maison carcérale Ngaragba, ne manquent pas de tirer, à la limite de la jalousie osseuse, sur lui.

En dépit de tout, Monsieur Martin Ziguélé garde son calme et continue son chemin politique pour le bien de son pays.

Martin Ziguélé , apprécié de partout, est depuis quelques semaines sous les radars médiatiques continus. En cause, les rumeurs sur son éventuelle nomination au poste du Premier Ministre dans laquelle ses adversaires, voir ceux dont leur moralité leur reproche quelques choses, commencent à crier fort comme des perdus. Premier ministre ou pas, Martin Ziguélé a du vent en poupe dans son aventure politique.

Gisèle MOLOMA

Journaliste politique et Investigatrice à CNC

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Centrafrique : 399,5 millions de dollars pour sauver 2,2 millions de vies selon le Plan de réponse humanitaire 2017 – 2019

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Centrafrique : 399,5 millions de dollars pour sauver 2,2 millions de vies selon le Plan de réponse humanitaire 2017 – 2019.

 

Bangui, le 21 janvier 2017, CNC.

 

Le Gouvernement centrafricain et l’Equipe humanitaire pays ont lancé le 13 janvier 2017 le Plan de réponse humanitaire 2017 – 2019. Pour de répondre aux besoins vitaux de 2,2 millions de Centrafricains, le plan prévoit le montant de 399,5 millions de dollars américains. Organisé autour de trois objectifs stratégiques, ce document de planification aspire à sauver davantage de vies, à renforcer la protection des populations affectées et à préserver la dignité humaine en rétablissant l’accès aux services sociaux de base et aux mécanismes de subsistance.

Présidé par la ministre centrafricaine des Affaires sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baikoua et le Coordonnateur humanitaire par intérim, Dr. Michel N’da Konan Yao, la cérémonie du lancement de ce plan a mobilisé la présence des représentants du Gouvernement, du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga Anyanga, du Corps diplomatique, des représentants de l’Equipe humanitaire pays, des ONG nationales et internationales ainsi que des média.

Il s’avère que le Plan de réponse humanitaire 2017 – 2019 arrive dans un contexte marqué par la détérioration de la situation sécuritaire, notamment au cours du deuxième semestre de l’année 2016, avec une multiplication des foyers de tension. Cette dégradation a généré de nouvelles urgences humanitaires et a exacerbé la vulnérabilité de plus de 70 000 nouveaux déplacés, d’après le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires en République Centrafricaine (OCHA).

La ministre centrafricaine des Affaires sociales et de la réconciliation nationale, Virginie Baikoua estime que «cette dégradation défie nos efforts de protection, de planification et entrave sérieusement l’accès humanitaire »

Le Docteur Michel N’da Konan Yao, Coordonnateur humanitaire par intérim a remarqué que « à cela s’ajoute une conjoncture internationale peu favorable pour le financement de l’action humanitaire en RCA. De nouvelles crises surgissent ailleurs dans le monde et retiennent l’attention des bailleurs du fait de leur acuité et de leurs effets sur les populations civiles »

Dans cette configuration, Virginie Baikoua et Michel Yao ont appelé les donateurs à s’engager davantage auprès de la République Centrafricaine afin de consolider les acquis des années précédentes et répondre aux nouvelles urgences. Selon OCHA, le Plan de réponse humanitaire d’un montant de 531,5 millions de dollars n’a été financé qu’à hauteur de 36,2% en décembre 2016. Un financement adéquat en 2017 permettra d’apporter une assistance alimentaire à 900 000 personnes. Dans toute crise humanitaire, la sécurité alimentaire occupe le premier poste de dépense. En 2017, 128,5 millions de dollars devront être dédiés à cette priorité, préconise le bureau des affaires humanitaires.

Avec les autorités nationales, une campagne de plaidoyer est en cours pour mobiliser davantage les bailleurs autour de l’action humanitaire afin de faire en sorte que la RCA ne soit pas une crise oubliée et que le financement soit à la hauteur des besoins. Dans cette dynamique, une véritable synergie a été développée entre le Plan de réponse humanitaire et la Stratégie de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA). L’objectif commun est de de renforcer la capacité de résistance aux chocs et l’autonomie des communautés afin des passer progressivement de l’humanitaire au redressement.

Centrafrique: journée des martyrs, la jeunesse réclame une éducation de qualité.

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Centrafrique: journée des martyrs, la jeunesse réclame une éducation de qualité

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Bangui 19 janvier 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

18 janvier 1979, 18 janvier 2017, 38 ans, jour pour jour que les élèves et étudiants centrafricains se souviennent encore de leurs martyrs. Pour cette année 2017, la journée est célébrée sous le thème « une éducation de qualité, gage d’un développement durable ». A la célébration de cette édition 2017, l’éducation de qualité et l’emploi des jeunes étaient au centre de revendication.

La République Centrafricaine commémore chaque année à la date du 18 janvier 2017, la journée des Martyrs. Cette journée mémorable marque la disparition des élèves et étudiants tombés sous les balles du fait du soulèvement contre le régime de Jean Bedel Bokassa qui exigeait le port des tenus scolaires à l’époque où les parents d’élèves accumulaient plusieurs mois d’arriérés de salaires. Cette date laisse des souvenirs dans la mémoire de la jeunesse centrafricaine ayant vécu sous l’empire Bokassa. Le 18 janvier 2017 au monument érigé en mémoire de ces Martyrs, élèves et étudiants, les autorités politiques, le corps universitaire et le corps diplomatique ont pris part à la célébration de cette journée.

 

Le Conseil National de la Jeunesse Centrafricaine (CNJ-CA) qui a organisé la commémoration, a placé cette journée sous le thème « une éducation de qualité, gage d’un développement durable ». A travers ce thème, la jeunesse centrafricaine attire l’attention des autorités du pays et des partenaires au développement à se mobiliser sans faille pour une éducation de qualité des adolescents et des jeunes. Selon le CNJ-CA, le choix de ce thème traduit les attentes de la jeunesse centrafricaine quant à leur formation et leur éducation. L’on constate une baisse criarde de niveau dans le système éducatif centrafricain. Cette baisse de niveau se justifie du fait de la crise milita-politique qui a conduit à la destruction des bâtiments scolaires, le pillage des tables blancs et à l’occupation de certains bâtiments par les groupes armés. Cette situation a favorisé sans cesse l’augmentation du taux d’analphabétisme et d’incivisme lié à la déscolarisation.

 

Dans sa déclaration relative à cette journée, le CNJ-CA note que l’une des conséquences les plus graves de la crise en Centrafrique demeure l’inaccessibilité des jeunes à l’éducation de qualité dans un environnement sécurisé. Après les récentes élections ayant permis l’installation des autorités issues des urnes, la jeunesse centrafricaine s’est nourrie d’espoir quant à promesse du président de la République Faustin Archange Touadera qui a fait voulu faire de l’éducation sa priorité.

 

Dans son discourt des 100 jours à la magistrature suprême de l’Etat, le président Touadera a promis de transformer la République Centrafricaine en un vaste chantier, offrant des opportunités d’emplois aux jeunes, créant des richesses pouvant être distribuées de manière équitable et d’accroître la participation des jeunes à la vie publique. En termes de perspectives, il a mis l’éducation et la formation de qualité au cœur de mes priorités. Dans cet élan, il a augmenté le budget de l’Education Nationale de 4% à 22 %.

 

« Nous restons attentifs et vigilants à cette promesse et comptons sur son sens patriotique pour que les jeunes de tout bord sans exclusivité aucune bénéficient de ces opportunités d’emploi et participent pleinement à la vie politique », a déclaré le président du Comité d’organisation de la journée des Martyrs, Yannick Andiba.

 

Quelle image pour la jeunesse centrafricaine ?

La jeunesse centrafricaine est depuis fort longtemps victimes de multiples crises que le pays a connues. Elle est souvent indexée d’être responsable de destruction. En plus, les jeunes sont souvent à la solde des hommes politiques du pays qui les manipulent. Aujourd’hui, la jeunesse centrafricaine réunie à travers le CNJ décide de soigner son image afin de contribuer au développement du pays.

 

«Chers camarades, il est temps que chacun de nous, là où il se trouve doit prendre la résolution à travers une prise de conscience pour que plus jamais ça. Plus jamais ça ; afin de trouver la confiance de nos parents. Nous devons prouver notre maturité intellectuelle, artistique et culturelle à tous les niveaux, je dis bien à tous les niveaux. La jeunesse centrafricaine n’est pas assimilée à la manipulation, à l’irresponsabilité, à l’instrumentalisation. Elle est aussi l’espoir de ce pays en pleine reconstruction», a insisté le président du Comité d’organisation.

 

Les jeunes centrafricains réclament du gouvernement la création d’emploi, les opportunités afin de relever les défis. La conférence de Bruxelles avec les bailleurs e fonds pourrait être l’espoir de cette jeunesse qui est désormais débout pour la reconstruction du pays. « Oui, nous voulons rêver comme les autres jeunes du monde entier. Oui la jeunesse centrafricaine est politisée, instrumentalisée parce qu’elle est sous éduquée, elle n’est pas écoutée, elle est désoeuvrée et mal insérée socialement. Mais une chose est sûre, elle est debout », a-t-il martelé.

 

La journée des Martyrs, pour le rappeler, a été instituée par le parlement centrafricain en mémoire des victimes de 1979.

Le marché de l’emploi en Centrafrique, les recruteurs sèment la pagaille dans un secteur peu réglementé. Notre enquête.

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Le marché de l’emploi en Centrafrique, les recruteurs sèment la pagaille dans un secteur peu réglementé. Notre enquête.

 

Bangui, le 19 janvier 2017. 10:21′.

Depuis le déclenchement de la rébellion des libérateurs en 2002 et leur prise de pouvoir en 2003, le Centrafrique est envahie par l’arrivée massive des Organisations Non Gouvernementales internationales sur le sol centrafricain. Cet envahissement a permis d’élargir peu à peu le marché de l’emploi et les recrutements se faisaient plus ou moins réguliers. Pendant ce temps, certaines personnes qui se disaient ” Spécialistes du recrutement” faisaient aussi leur apparition sur ce segment de marché encore vert à cette époque en mettant en œuvre une méthode du recrutement parfois proche de l’esclavage pour les uns et du réseau mafieux pour les autres, le tout sous la bénédiction tacite des autorités du pays. Ainsi, des nombreux Centrafricains, pris en tenaille par ces crapuleux professionnels, n’ont qu’à remettre leur sort entre les mains de Dieu, faute de la loi pour les protéger.

Désormais en Centrafrique, il est devenu rare, même très rare de trouver une Organisation qui recrute directement, sans passer par un cabinet ou un soi-disant spécialiste du recrutement, leur employé ou autres. Pour ces Organisations, seuls les chasseurs des têtes qui disposent les meilleures techniques, ou tout simplement le secret caché pour dénicher la perle rare, peuvent être admis. Constatant l’intérêt pour ce mode du recrutement qui ne leur aurait pas moins rapporté financièrement, ces mêmes recruteurs tentent par tous les moyens de diversifier, pour des raisons d’économie disaient-ils, leurs offres de Service. Parmi celles-ci, la plus prisée est celle de la location d’un agent ou cadre, à la manière des agences d’intérim, mais d’une autre façon. Il est vrai que cette pratique n’est pas nouvelle dans le pays, comme on l’a vue dans les sociétés de gardiennage, elle est désormais élargie dans presque tous les secteurs d’activité comme Finances-Banques, le système des Nations-Unies, la télécommunication.

La technique.

Elle est simple comme bonjour : Créer une base des données des demandeurs d’emploi avec des profils divers et pointus et les faire louer aux organisations intéressées.

La paye.

Ces salariés ne perçoivent que le tiers, voire le quart de son prix de location-emploi. Une véritable exploitation de l’homme.

D’après nos enquêtes, toutes les agences des Nations-unies et la Minusca, les ONG internationales, les banques, les compagnies de téléphonies mobiles et bien d’autres encore, font recours, de façon quasi automatique, à ce genre de recrutement pour leurs services de gardiennage, entretien et nettoyage et de plus en plus régulier pour certains emplois. Ce qui est incompréhensible, la quasi-totalité de ces recruteurs malins sont des expatriés qui disposent de solides liens avec ces Organisations.

Les Centrafricains ? Oui, ils sont là, mais quelque part dans le Service des Ressources Humaines des Organisation Non Gouvernementale (ONG) internationales. Là encore, c’est le jeu des parents et des amis qui pourrissent la vie aux autres. Même si le Département des Ressources Humaines, dans la quasi-totalité des ONG internationales, est géré par des expatriés, le poste d’Assistant est toujours réservé aux nationaux, c’est-à-dire les Centrafricains. Et entre ces derniers, ils se connaissent presque tous au point qu’ils s’appellent dans leur jargon “RH” entre eux.

Les RH dans les ONG en RCA sont des demi-dieux, selon certains demandeurs d’emploi contacté par CNC. Ils peuvent couler ou favoriser un candidat sans que leur Chef hiérarchique se rende compte. Dans la plupart des Organisation Non Gouvernementale internationale qu’on a pu infiltrer à Bangui dans le cadre de cette enquête, le faux jeu se passe souvent au moment de la vérification de l’antécédents professionnel d’un candidat admissible ou de sa convocation pour un entretien post-écrit dans laquelle on tente de faire croire qu’ils ont un mauvais antécédent professionnel chaotique pour les uns ou qu’ils seraient injoignables pour les autres.

Cette tactique fâcheuse à la limite de haine pratiquée depuis toujours dans certaines ONG dont Mercy Corps où travaille un RH national à moralité douteuse et passé sulfureux, arrive désormais sur les bureaux à la MINUSCA.

Aussi bizarre que cela puisse avoir lieu, la situation des femmes qui travaillent dans certaines Organisations Non Gouvernementales internationales reste très compliquée. La grossesse : Elle est interdite. Malheur à celle qui en fait le contraire, le contrat ne sera pas renouvelé. C’est quelle loi du travail que l’on applique en Centrafrique ? En tout cas, difficile d’y croire. Les Centrafricains quant à eux tentent de survivre dans cette confusion en attendant le jour meilleur que le Dieu du ciel entende leur voix.

Si dans les pays développés la loi tente de protéger les salariés intérimaires, en Centrafrique par contre, c’est le laisser-aller pour tous. Les employés intérimaires ne sont pas en mesure de connaître le montant exact de leur salaire brut, avant tout prélèvement, y compris celui du recruteur intermédiaire. Pour cela, on se demande si la Centrafrique veut devenir la Chine d’Afrique en concurrence avec l’Ethiopie ?

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Centrafrique : l’ITIE-RCA relance ses activités à travers des réformes après plusieurs années de suspension.

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Centrafrique : l’ITIE-RCA relance ses activités à travers des réformes après plusieurs années de suspension.

 

Bangui 16 janvier 2017, CNC.

 

L’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE) de Centrafrique relance ses activités nationales de 2017, ceci après 3 années de d’inactivités du faite de la crise militaro-politique qui a ravagé la République Centrafricaine. Lors d’une conférence de presse organisée le vendredi dernier à Bangui, le Coordonnateur national de l’ITIE Robert Moidokana a annoncé des réformes durant cette année afin redynamiser cette institution de la bonne gouvernance des ressources extractives en Centrafrique.

 

Les événements du 24 mars 2013 ont mis un terme à la mise en œuvre et anéanti l’ITIE qui était alors, une fierté nationale. Ces événements ont entrainé la suspension de la République Centrafricaine des instances internationales de l’ITIE le 10 avril 2013. Informés de cette décision, les acteurs impliqués dans cette structure se sont mobilisés pour joindre les efforts à ceux des parties prenantes pour demander au gouvernement, la poursuite de la mise en œuvre de l’ITIE, et à la communauté internationale, la levée de la suspension de la République Centrafricaine. Le 18 septembre 2013, le Conseil National de l’ITIE-RCA avait saisi le Conseil d’Administration de l’ITIE internationale aux fins de la levée de cette suspension.

 

Eu égard à la gravité de la crise qui prévalait dans le pays, le Conseil National avait saisi de nouveau, le 2 avril 2014, le Conseil d’Administration pour solliciter cette fois-ci la prorogation de la suspension de la République Centrafricaine. En octobre 2015 un Rapport sur l’état des lieux de l’ITIE- RCA avait été publié par le cabinet Fair Links, présentant de manière factuelle et indépendante un diagnostic de l’état de la mise en œuvre de l’ITIE en République Centrafricaine, tout en recommandant les prochaines étapes du processus et la remise en marche de la gouvernance publique des industries extractives. Ces recommandations visent potentiellement l’engagement du Gouvernement, des entreprises pétrolières, minières, forestières et les organisations de la société civile à poursuivre la mise en œuvre de l’ITIE sur le plan national ; l’adoption d’un Plan de travail budgétisé et la restructuration des organes de la mise en œuvre de l’ITIE-RCA.

 

Un début de réforme après le retour à l’ordre constitutionnel

Dès la mise en place du nouveau Gouvernement, le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji a aussitôt convoqué la session ordinaire du Conseil National de l’ITIE-RCA en vue d’examiner les modalités de la mise en œuvre des recommandations de l’administrateur indépendant. C’est ainsi que fut organisé le 27 juillet 2016, la session ordinaire du Conseil National de ITIE-RCA ayant permis d’adopter le plan de travail 2016-2017 et la restructuration des organes de la mise en œuvre de l’ITIE-RCA par la mise en place du Comité National de Pilotage de l’ITIE-RCA présidé par le Premier Ministre.

 

« Dans le cadre de la préparation de la relance des activités nationales de l’ITIE, plusieurs textes officiels ont été signés. Notamment, le Décret portant réorganisation du dispositif institutionnel et fonctionnel de l’ITIE-RCA et les Décrets entérinant la désignation des membres du Comité National de Pilotage et du Secrétariat Technique pour une période de cinq (05) ans. Le nouveau Comité National de Pilotage a tenu sa première session ordinaire le 23 décembre 2016. Au-delà d’une session de prise de contact, elle a permis de relancer les activités nationales de l’ITIE et d’actualiser le Plan d’Action ITIE-RCA de 2017 » a expliqué le Coordonnateur national de l’ITIE Robert Moidokana .

 

La formation des nouveaux membres du Comité National de Pilotage

 

Le Coordonnateur national a fait savoir que dans le Plan d’action de l’ITIE RCA de 2017, il a été prévu des activités relatives à la formation des nouveaux membres du Comité National de Pilotage et l’évaluation du cadre juridique et institutionnel national par rapport aux Normes de 2016.

Cependant, Robert Moidokana a précisé que deux activités n’étaient pas prévues pour 2017 à savoir la production du rapport ITIE-RCA et la demande de levée de suspension.

 

« La non production du Rapport ITIE-RCA, car une difficulté technique certaine se pose, celle de l’absence des données statistiques et fiscales des années 2011 à 2015 due au pillage, au départ des entreprises du pays et à la sanction relative à la suspension des exportations de diamants centrafricains. Quant au sursis à la demande de levée de suspension, il y a lieu de rappeler que la République Centrafricaine avait été suspendue de l’ITIE sous le régime des Règles de l’ITIE », a-t-il expliqué.

 

Depuis février 2016, il y a eu l’adoption des normes qui ont apporté de changements notables dans la mise en œuvre de l’ITIE. Il s’agit notamment des informations sur la situation contextuelle, de la publication des contrats, des données ouvertes, de la propriété réelle et des clauses de sauvegarde perçues comme des nouveautés. Pour cela, a expliqué le Coordonnateur national, les membres du Comité National de Pilotage de l’ITIE-RCA et certaines parties prenantes qui ne siègent pas au Comté doivent s’approprier au préalable la norme ITIE, ceci, pour leur permettre d’évaluer efficacement le cadre juridique et institutionnel national avant d’envisager la demande de levée de suspension dans la perspective d’une mise en œuvre pérenne.

 

La République Centrafricaine, faut-il rappeler, a été suspendue de l’ITIE pour cause d’instabilité politique et de l’insécurité qui ne favoriseraient pas la mise en œuvre rigoureuse de l’initiative. Le pays avait adhéré au processus ITIE en mai 2007. Il avait été reconnu « Pays Candidat » à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) le 21 novembre 2008, et « Pays Conforme » le 1er mars 2011. Ces avancées rapides dans la mise en œuvre de l’Initiative avait fait valoir à la République Centrafricaine le trophée de la mise en œuvre rapide et réussie de l’ITIE en guise de reconnaissance internationale.

 

Eric NGABA

 

QUAND LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE DEFEND LE PAYS AU SEIN DES INSTITUTIONS

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Bangui, le 17 janvier 2017. CNC.

Par : collaboration.

C’est un jeune Centrafricain qui a remporté le grand prix du concours régional de la Francophonie 2016.

Le second prix est allé à une jeune Congolaise de la RDC alors qu’un étudiant Gabonais s’est mérité la troisième place.

 

Du 02 au 10 Décembre dernier, dans le cadre de la Journée Internationale du Volontariat et de la Francophonie, une Centaine de jeunes francophones de l’Afrique Centrale ont participés à un concours d’écriture, où ils ont présenté des projets aux membres d’un jury composé de professionnels du monde et de la francophonie.

 

Le 15 Décembre 2016, lors d’une cérémonie officielle à Libreville ou se trouve le Bureau Régional de la Francophonie, les noms des gagnants du concours ont été dévoilés.

 

Le grand gagnant, Thomas Joly NGBONGA, de la République Centrafricaine, titulaire d’un Master en Science de l’Information et de la Communication, repart avec plusieurs lots dont un (01) IPhone 6, une (01) Tablette Samsung Galaxy Tab 3 V, des livres, des Tee-Shirts, et autres gadgets offerts par l’Organisation Internationale de la Francophonie.

 

Patricia TSHIZANGA, de la RDC, a quant à elle obtenu le second prix contenant un Smartphone Samsung galaxy S3 et autres gadgets offert par le Bureau Régional de l’Afrique Centrale.

 

Le Gabonais Vincent IVORA a pour sa part remporté le troisième prix garni des Tee-Shirts et quelques gadgets, offert par la Fondation Desjardins.

 

Rappelons que le concours a été lancé en décembre dernier par le Bureau Régional de l’Afrique Centrale auprès des jeunes de 18 à 30 ans de la francophonie et portait aussi sur la présentation d’un projet de développement communautaire.

 

Plus de 100 projets de développement ont été reçus mais 10 finalistes retenus dont les trois lauréats mentionnés précédemment. Les projets ont été évalués en fonction des critères suivants :

  • La cohérence par rapport au thème du concours,
  • La mise en valeur des éléments imposés soit la diversité culturelle, la jeunesse et la francophonie,

  • La qualité de la langue, l’originalité, l’intérêt suscité par le projet.

 

À court terme, les 10 projets finalistes feront l’objet d’une publication commune. Au même moment, les 3 lauréats seront invités à faire partie de la première équipe éditoriale d’un journal international des jeunes volontaires de la francophonie, dont la première édition paraîtra en Mai prochain.

 

Vive la jeunesse

Centrafrique: La jeunesse MLPC Fédération EAAMOO communique

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M.L.J.C

Mouvement de Libération de la Jeunesse Centrafricain

Justice – Liberté – Travail

FEDERATION EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE

Membre de l’Internationale Socialiste

COMMUNIQUE

Les ennemis de la Nation Centrafricaine

Comme l’aurait dit Massa Gbossokoto : « Nous ne comprenons pas que certains centrafricains ne comprennent pas que…L’HEURE EST A LA RECONSTRUCTION DE NOTRE PAYS ».

En effet les élections sont derrières nous. Nous avons renoués avec la légalité constitutionnelle. Aujourd’hui, tout centrafricain rationnel se mettrait dans l’optique d’unir et de reconstruire la République Centrafricaine compte tenu de la situation actuelle de notre pays. Cependant nous observons qu’un groupe d’individus, toujours les mêmes, cachés parfois sous des pseudonymes (Sandrine Wazoua, Christ Can, etc.) s’adonnent distiller le venin de la haine, de la division, du dénigrement, des insultes envers Monsieur Martin Ziguélé, président de notre Parti, le MLPC, député de la Nation, président de la commission finance à l’Assemblée Nationale.

En 2013, alors que le général d’opérette Bozizé machin, cherchait des boucs émissaires de son incompétence, le journal « Le Démocrate » lui en a donné l’occasion à dessein ou en mal d’audience titrait : « Ne pas intégrer les tchadiens et soudanais dans l’armée c’est créer un problème ». Or, répondant à son interlocuteur, monsieur Martin Ziguélé a dit exactement le contraire en expliquant sa solution politique de bon sens en disant : « … Bien évidemment tous les éléments étrangers non centrafricains ne doivent pas faire parti des FACA ». Ces éléments étrangers dont parle le journal « Le Démocrate » sont les mêmes que le ministre conseiller Monsieur Ngouadjika a indexé dans l’émission PATARA de la radio Ndekeluka du 18 décembre 216 comme étant les supplétifs étrangers de la rébellion de Bozizé (pompeusement dénommés LES LIBERATEURS de 2003).

Les preuves existent et ont été compilé par les experts des Nations Unis dans leur dernier rapport sur la RCA. Le repris de justice Bienvenu Guinon, longtemps détenu à la prison de Saint Etienne n’a pas eu l’occasion de se mettre à jour. Il semble que son bracelet électronique créé un bug avec la réalité du Centrafrique. Poussant le cynisme jusqu’au bout, il ose parler de feu Charles Massi qu’il a trahit à Bozizé. Nous savons ce que le KNK a fait de lui. Paix à son âme.

Il est incontestable que le MLPC est le plus grand Parti en RCA. La maturité, l’assise et les orientations politiques du MLPC ne dépendront jamais d’individus extérieurs. Toutes décisions du MLPC découlent des instances dirigeantes du Parti. Et lorsque le MLPC a décidé de soutenir le candidat Touadéra à la demande de ce dernier, il a fallu l’orientation des instances dirigeantes en toute liberté pour engager sa machine électorale pour le soutenir.

Dans son interview du 8 janvier, notre président, l’honorable Martin Ziguélé a appelé à la consolidation de l’Union Sacré qui est l’émanation des vœux du président Touadera. Que les esprits chagrins cessent de se torturer au travers de leurs post haineux.

Nous, jeunesse du MLPC, fédération EAAMOO soutenons le leadership de notre président, son adéquation avec l’orientation politique du Parti. Nous l’encourageons à ne ménager aucun effort pour l’intérêt supérieur de la Nation Centrafricaine.

Fait à Paris le 16 janvier 2017.

 

 

Centrafrique: Pourquoi la visite de la Directrice Générale du FMI Christine LAGARDE à Bangui ?

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Centrafrique: pourquoi la visite de la Directrice Générale du FMI Christine LAGARDE à Bangui ?

 

Bangui 17 janvier 2017, CNC.

Lors d’une conférence de presse tenue 14 Janvier 2017 à son cabinet à Bangui, le ministre centrafricain des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra a annoncé la visite de la Directrice Générale du FMI Christine Lagarde. La Directrice Générale du FMI arrivera à Bangui le 24 Janvier pour une mission officielle de deux jours.

La visite de la Directrice Générale du FMI la semaine prochaine est un évènement qui suscite déjà des interrogations dans l’esprit du citoyen lambda qui cherche à appréhender l’utilité de cette visite. Le fait que la plus haute autorité d’une institution financière internationale ait décidé d’atterrir à Bangui, capitale d’un pays régulièrement marqué des crises militaro-politiques peut redonner espoir pour certains.

Mais en qualité d’observateur avertit de la vie économique et financière en Afrique, les experts s’interrogent de savoir si dans l’histoire  le FMI a déjà  conduit un Etat à son relèvement définitif ? Nous avons en mémoire le fameux programme d’ajustement structurel qui a enfoncé certains pays africains.

Qu’adviendra de la RCA ? 

La venue de  LAGARDE ne doit pas être considérer comme une victoire pour Touadera, Sarandji et Dondra. La question de la dévaluation du FCFA dans la zone CEMAC est encore pendante et le centrafricain lambda se pose la question de savoir : Qu’est-ce que les autorités Centrafricaines attendent de cette visite ?  Un recadrage du programme FEC ? Une subvention supplémentaire ? Un allègement des conditionnalités ? Ou encore un encouragement à aller vers les réformes ?  La fragilisation de l’économie de la zone CEMAC dû à la faiblesse du prix de pétrole et la question de la bonne gouvernance préoccupe encore les esprits. Il semblerait que la RCA est redevenu un bon élève et serait redevenu fréquentable. Attendons de voir ce que la Directrice Générale du FMI proposera au gouvernement pour le relèvement de l’économie Centrafricaine.

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Centrafrique : L’ancien president François Bozizé pourra t-il un jour rentrer dans son pays ?

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Centrafrique : l’ancien président François Bozizé pourra t-il un jour rentrer dans son pays ?

Bangui, le 18 janvier 2017. 09 :32’.

Depuis quelques semaines à Bangui, les Centrafricains se sont profondément divisés sur la problématique d’un éventuel retour au bercail de l’ancien président déchu François Bozizé. À la demande de ce dernier, des courriers ont été envoyés à certains partis politiques centrafricains par son parti KNK en ce sens afin de solliciter leur appui politique. Depuis lors, rien n’est clair et la confusion règne toujours sur cette affaire. Ainsi, on se demande si Monsieur Bozizé François aurait-il un jour la chance de remettre pieds sur le sol centrafricain avant que son élève Faustin Archange TOUADÉRA quitte le pouvoir ?

A première vue NON. Même si le président Faustin Archange TOUADÉRA est toujours considéré comme l’héritier politique de son ancien patron François Bozizé, un retour éventuel de ce dernier dans son pays est vu par le clan au pouvoir comme une menace pour la stabilité, non seulement pour le pays, mais aussi pour leur régime. Alors que la Communauté internationale traque sans relâche l’ancien président Bozizé et son clan pour les traduire devant la Justice, la chance de voir Kangara retourner chez lui devient de jour en jour compliquée.

François Bozizé, une menace pour le Centrafrique ?

Probablement NON selon ses parents, amis et connaissances à lui. Non, par ce que le clan Bozizé n’a plus des moyens financiers et matériels pour appuyer une milice quelconque, même s’ils ont encore des hommes prêts pour leur cause. Pour l’entourage de l’ancien fugitif de pouvoir François Bozizé formant l’aile dure de son parti, le KNK, les retours au barcail des anciens Chefs rebelles et Chefs de l’Etat François Bozizé et Michel Djotodia pourraient favoriser la réconciliation nationale entre les goulas et les gbayas et à travers eux entre chrétiens et musulmans. « Il y’a un début et une fin, on doit savoir se pardonner » pensent certains ouvriers de première heure de ce parti, le KNK. La présence en outre des soldats de la paix dans le pays, la prise de pouvoir par un coup de force, ne sera tolorée, croit un homme politique de la majorité.

Visiblement OUI pour la famille TOUADERA au pouvoir depuis 10 mois. Pour cette famille, François Bozizé ne s’attendait pas à la perte de son pouvoir et ayant tout perdu, il a toujours à l’esprit, un plan machiavélisme pour son pays et son peuple : Tuer pour venger.

Indiffèrent pour la Communauté internationale. A son avis, les charges pénales qui pèsent sur François Bozizé et Michel Djotodia relèvent de la compétence des juridictions internationales et des peines d’emprisonnement à perpétuité.  « C’est à la Haye leur nouvelle ville que Bangui. les revoir à Bangui avant 30 ans cela relève, de l’utopie et d’imagination » affirme, sous couvert de l’anonymat, un diplomate africain en poste à Bangui. “Il faut rendre, pour la première, la justice aux différentes victimes des barbaries des hommes politiques de ce pays” a renchérit un autre diplomate occidental,.

Rappelant que François Bozizé avait résolu en novembre dernier de revenir en Centrafrique jouir le reste de vielle vie sur le sol centrafricain. A bord d’un vol régulier de Kenya Airways un vendredi 17 novembre 2017 à destination de Yaoundé, il projetait débarquer incognito de l’avion et se constituait prisonnier dans son pays, pensant qu’il serait remis en liberté comme son fils Francis. Mais cette tactique avait échoué et il a pu continuer son pèlerinage.

Chassé du pouvoir en 2013 par la coalition rebelle de la Séléka, le général François Bozizé se retrouve actuellement en exil entre le Kenya et l’Ouganda. Sa famille, quant à elle, se divise dans quatre pays : France, République démocratique du Congo, Centrafrique et Kenya. L’ancien président de la transition Michel Djotodia quant à lui, campe avec sa femme Chantale, au Benin.

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Centrafrique : les personnes déplacées dans le nord sont assistées par MSF avec des vivres.

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Centrafrique : les personnes déplacées dans le nord sont assistées par MSF avec des vivres.

Bangui 16 janvier 2017, CNC.

 

2.049 familles, soit près de 10.500 personnes, ont reçu ces dernières semaines la distribution de 97.8 tonnes de nourriture dans sept sites de déplacés à Kabo, Gbazara et Moyenne Sido au nord de la République Centrafricaine (RCA). La distribution organisée par Médecins Sans Frontières (MSF) a ciblé les populations déplacées qui ont fui leur maison à cause des attaques des groupes armés. Les familles ont reçu 36 kg de riz, 5 kg de haricots, de l’huile, du sel et du sucre.

 

La distribution de nourriture, bien que ce ne soit pas l’une des activités habituelle de MSF, constitue une mesure de prévention, quand l’organisation s’est rendu compte que la population déplacée de ces régions n’avait pas accès à des rations suffisantes.

 

« La distribution alimentaire n’est pas, et ne devrait pas devenir, une activité régulière de MSF. Nous avons trouvé une situation de précarité chez de nombreuses personnes déplacées dans ces sept sites de déplacés (trois sites à Kabo, un à Gbazara et trois à Moyenne Sido). Les récents combats à Kaga Bandoro et Bambari ont contraint les autres organisations à rediriger leurs ressources vers les personnes nouvellement déplacées dans ces zones. Nous avons donc dû réagir promptement. N’oublions pas que le nombre de personnes qui se trouvent en situation d’insécurité alimentaire dans le pays est estimé à deux millions, soit 40% de la population », indique Maria Simon, coordinatrice générale des projets MSF dans le pays.

 

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a récemment tiré la sonnette d’alarme à propos d’un manque de financements qui aura pour conséquence l’interruption de l’assistance apportée à 150.000 déplacées et refugiés en février prochain. Le PAM planifiait de fournir une assistance vitale à 700.000 personnes, mais a dû réduire sa cible à 400.000 avec des rations alimentaires réduites de moitié, selon un communiqué d’OCHA.

 

Les Nations Unies ont déclenché une aide d’urgence d’un million de dollars qui ne couvrira que 10% des besoins actuels. La moitié de la population de RCA (environ 5 millions de personnes), l’un des pays les plus touchés par l’insécurité alimentaire, a besoin d’aide.

 

La distribution a commencé le 22 décembre et s’est prolongée jusqu’à la semaine dernière. Elle a été menée en appui aux activités de prévention de MSF : 2.757 enfants âgés de 6 semaines à 15 ans ont été vaccinés, leur état nutritionnel a été contrôlé et l’on a également vérifié s’ils avaient ou non le paludisme. Du vermifuge ainsi que des comprimés de vitamine A leur ont été administrés. Les femmes enceintes ont aussi été vaccinées et ont reçu un supplément en fer et en acide folique.

 

« Certaines de ces familles ont été déplacées dès 2009, d’autres sont venues de Bangui en 2011 et 2014, auxquelles s´ajoutent des personnes qui reviennent du Tchad. Nous parlons d’êtres humains dont les capacités d’adaptation sont épuisées depuis longtemps et dont la situation ne fait qu’empirer », explique Maria Simon. « Nous sommes les témoins de souffrances issues d’une crise humanitaire et d’un conflit dont la persistance, la durée et les conséquences à long terme ne diminuent pas. Il faut en faire davantage, et il faut le faire dès maintenant. Ceci est valable pour tous les bailleurs, les agences et les ONG qui agissent dans un pays qui a déjà eu plus que sa part de souffrance et d’indifférence.»

MSF travaille en Centrafrique depuis 1996. Actuellement, l’organisation compte plus de 2.400 personnels locaux et 230 expatriés qui interviennent dans le pays.

 

Centrafrique: Le sex-symbol dans le milieu politique centrafricain, le président TOUADÉRA bat le record.

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Centrafrique: le sex-symbol dans le milieu politique centrafricain, le président TOUADÉRA bat le record.

Bangui, le 17 janvier 2017 08:34′.

Si dans pratiquement tous les pays du monde les convoitises sexuelles des Chefs d’État intéressent de plus en plus les professionnels des médias, en Centrafrique, le sujet reste totalement tabou, pour ne pas dire risqué. L’arrivée du président Faustin Archange TOUADÉRA au pouvoir en mars dernier et son style décontracté et simpliste d’attaques, l’angle tabou, semble peu à peu se lever et les langues commencent à délier sur ce sujet. Les plumes, elles aussi, doivent laisser ses marques. A seulement 10 mois de gouvernance, le président Faustin Archange TOUADÉRA a atteint le maximum de tous ses prédécesseurs en matière de conquête féminine. Dispose–t-il un appétit à la DSK?

“Petit ! Ton papa est ici aujourd’hui, il faut passer de l’autre côté”. Tout le monde se souvient encore de cette célèbre phrase d’un garde du corps de l’ancien président François Bozizé qui aurait ordonné à un jeune homme de dévier son chemin habituel, pour la simple raison que le président Bozizé se trouvait dans cette rue chez l’une de ses nombreuses conquêtes. A cette époque, il était pratiquement difficile de déterminer avec exactitude le nombre exact de ses maîtresses. Selon l’un de ses proches contactés par CNC, il pourrait être estimé à deux par arrondissement de Bangui.

Cependant, avec l’arrivée au pouvoir de Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza, les choses s’étaient calmées, peut-être c’était la période où la guerre civile faisait rage ? Impossible de le confirmer. Mais une chose est sûre, par ce que Catherine Samba-Panza est une dame qui ne peut courtiser une dame.

Avec l’arrivée au pouvoir du président Faustin archange TOUADÉRA, contrairement à ses deux prédécesseurs susmentionnés, il est considéré par la plupart des Centrafricains comme le champion des champions dans le domaine de la multiplication des maîtresses et aurait battu, selon nos enquêtes, tout le record tant en Centrafrique qu’en Afrique en général.

« Je suis convaincu que le président sud-africain Jacob Zuma ne peut se permettre de négliger la performance de son homologue centrafricain » explique à la rédaction l’un de nos journalistes qui a suivi ce dossier TOUADÉRA.

Faustin archange TOUADÉRA, comme Chef de l’Etat, a déjà conquis, en dehors de ses deux femmes officielles chez lui, 10 jeunes femmes, disponibles 24h/24 à le mettre à l’abri de toutes pressions et toutes visites perturbatrices. Quatre autres jeunes filles sont en cours de négociation avec ses rabatteurs et rabatteuses dans Bangui.

Selon notre enquête, le VIIIème arrondissement de Bangui serait la cible prioritaire dans sa conquête, il en possède quatre déjà dans ce secteur. « L’Empereur BOKASSA avait bitumé l’artère principale de la ville de Bozoum par ce qu’il avait une maîtresse dans la ville. Aujourd’hui, grâce aux maîtresses de TOUADÉRA dans Galabadja, notre avenue principale sera bitumée » explique un homme senior de 60 ans environ contacté par CNC dans le cadre de cette enquête.

«C’est pour éviter le burn-out que le président Faustin archange TOUADÉRA multiplie ses lieux de repos afin de se libérer du stress à la manière des Bonobos et non un tire-au-flanc » explique un de ses conseillers, visiblement très ému de le voir trop chargé.

“C’est peut-être en partie, vrai. Mais durant les compagnes pourtant, il a fait des promesses aux jeunes filles et ce n’est pas là, la concrétisation ?” Rétorque CNC à ce Conseiller qui affirme, pour conclure, ne pas être aux côtés du Chef de l’Etat durant les compagnes pour les remarquer.

Dans le milieu politique actuel, le président TOUADÉRA est loin d’être le seul. Mais vue son statut actuel, notre première série d’enquêtes sur les hommes politiques sex-symbols en Centrafrique , le vise prioritairement.

Arrivé au pouvoir il y a dix mois, le président TOUADÉRA fait l’objet d’attirance pour les filles, contrairement à ses prédécesseurs. Comme le président a tendance à accepter tout sans aucun refus, il risquerait d’atteindre d’ici quatre ans plus de 100 maîtresses et deviendra alors le véritable sex-symbol le plus attitré de Centrafrique. Pour l’heure, beaucoup des filles, informées de sa facilité, se bousculent sur son chemin dans l’espoir de se faire voir par le papa flingueur. Bonne chance les filles.

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Centrafrique : Al-Khatim et Idriss Albachar exclus de MPC par le bureau politique

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Centrafrique : Al-Khatim et Idriss Albachar exclus de MPC par le bureau politique.

 

Bangui 14 janvier 2017, CNC.

La décision est tombée du sommet du mouvement du bureau politique du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) après des constats. Le bureau politique du mouvement vient d’exclure ses haut cadres notamment le Général Al-Khatim, Chef d’Etat-major, et Idriss Alkhatim, président du mouvement. Une décision prise dans une déclaration à la presse le 14 janvier 2017 à Bangui par le Bureau politique du MPC.

Le bureau politique du MPC, après une longue consultation et des discussions avec les commandants de zones et les généraux qui encadrent sur le terrain avec les éléments engagés dans le processus du DDRR condamne le comportement anti organisationnel d’Al-Khatim et d’Idriss Albachar. Ainsi, le bureau politique les exclue de ses rangs.

« Désormais les violences cotre les personnes, les actes de pillages, les vols et les viols seront sévèrement réprimés », a déclaré Abel Balengueré, Secrétaire Général du MPC.

C’est à la suite des évènements malheureux qui se sont développés en mois d’octobre dernier dans la ville de Kaga-Bandoro que le bureau politique du mouvement s’est rendu compte de l’implication de ses haut cadres cités dans les actes de criminalité. Aussitôt après l’enquête, la décision est tombée.

« Selon, les informations recueillies auprès des populations, des élus locaux, des autorités locales, des combattants MPC de Kaga-Bandoro ainsi que les rapports documentés de la Minusca publié le 2 novembre 2016, il est apparu l’implication indéniable du Général Al Khatim, Chef d’Etat-major du MPC basé à Kabo », a constaté le bureau politique.

D’après le Bureau politique du mouvement, le président du MPC en poste à Kaga-Bandoro est également cité dans ces évènements. Le mouvement remet en cause sa compétence à pouvoir éviter la crise dans laquelle le mouvement est actuellement plongé.

« le président du MPC en poste à Kaga-Bandoro est cité également par toutes les personnes consultés ou qui ont accepté de descendre à Bangui pour nous confier leurs désarrois, Idriss Elbachar, n’a pas été à la hauteur des espoirs placés en lui, parce que ses expériences et sa clairvoyance n’ont pas été mises à la disposition du MPC pour lui éviter la situation de crise dans laquelle est plongée actuellement », a déclaré le Secrétaire Général du MPC.

Par ailleurs, le bureau politique laisse croire que le président du MPC Idriss Albachar continue ses menées fractionnistes qui risquent de compromettre défensivement les orientations de départ qui sont pour le rétablissement d’une paix durant en Centrafrique.

« Toutes les positions qu’ils ont prises n’engagent qu’eux seuls et ne concernent en rien le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique » a-t-il ajouté.

En outre, le bureau politique du mouvement appelle le gouvernement et la communauté internationale à intensifier leurs aides au peuple centrafricain pour qu’il recouvre sa souveraineté et sa cohésion.

Centrafrique : La compagnie de transport public Benafrique, un véritable danger public ou un réseau des mafieux?

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Centrafrique : La compagnie de transport public Benafrique, un véritable danger public ou un réseau des mafieux?

 

Bangui, le 16 janvier 2017 08:23′.

Quand l’un des bus de la compagnie Benafrique avait pris feu au centre-ville de Bangui, tout le monde ou presque avait tout de même oublié que cela pourrait soulever une énorme réaction, tant dans les quartiers à Bangui que sur les réseaux sociaux. Plus d’un Centrafricain voit derrière cette compagnie béninoise de transport, un probable réseau mafieux dont le président de la délégation de la ville de Bangui lui-même serait le patron. L’heure est aux multiples questionnements des nombreux Banguissois sur les moyens procéduraux, grâce auxquels, cette compagnie béninoise (Benin Afrique), qui ne ressemble pas d’ailleurs à une compagnie de transport, arrive à décrocher ce gigantesque marché du transport public.

Même si le besoin en transport public se fait sentir énormément aussi bien dans la capitale centrafricaine Bangui que dans les différentes grandes villes des provinces, l’arrivée sur le sol centrafricain du transporteur Benafrique avait soulevé d’énormes doutes sur le choix de cette compagnie béninoise, de même pour sa capacité à assurer dynamiquement le transport public dans la ville de Bangui.

Il y’a quelques semaines, le transporteur béninois Benafrique, avait déployé ses premiers bus dans les rues de Bangui. Mais à la première vue de ces engins, les Banguissoi, dans la majorité, se demandent si ces véhicules résisteront un trimestre sur les routes de notre capitale ? Aujourd’hui avec cet incident, on peut quand-même commencer à donner raison à ceux qui doutaient de ce transporteur. Déjà en voyant ces bus, plus âgés que le président de la délégation lui-même et totalement amortis, l’heure est aux multiples questionnements sur les moyens procéduraux, grâce auxquels, ces vieux engins de ce type ont pu emprunter pour atterrir en Centrafrique.

D’ailleurs pour voir les choses claire de plus près, quand le sieur Emile Gros Raymond Nakombo président de la délégation de la ville de Bangui avait exprimé son intérêt d’avoir une compagnie de transport public pour la Centrafrique, aucun avis d’appel d’offre public tant national qu’international, n’avait été lancé. En flagrante violation des textes des lois sur les passations des marchés publics en Centrafrique, la compagnie Benafrique avait été coptée, selon un Conseiller municipal, par la seule personne et volonté du président Emile Gros.

D’après nos informations, les activités de transport des usagers de Benafrique avaient été suspendues à Cotonou, pour des raisons diverses dont techniques, un peu plus de quatre mois avant leur rencontre avec le président de la délégation de la ville de Bangui qui les a demandés à déménager pour la Centrafrique sans se renseigner auprès de ses frères autorités du Bénin.

« Ce n’est pas une société publique de la Mairie » nous a fait savoir certain personnel qui maitrise le dossier. « Il y a aucune convention de concession et du cahier des charges d’exploitation des lignes du réseau de transport urbain collectif par bus signée entre la mairie de Bangui et l’Administration Benafrique. C’est une affaire privée, un business du Maire avec ses propres partenaires. » renchérit un autre.

Techniquement, les routes centrafricaines ne sont pas prêtes à se familiariser à ce genre des bus. En s’ils sont plus totalement amortis.

Economiquement non plus aussi. Le coût par usager a été dicté par le patron béninois en violation des textes régissant les prix des transports en Centrafrique. C’est ce qui aurait poussé certains Banguissoi à douter de la solidité des bus Benafrique, déjà surnommés dans certains de Bangui “WÈZÈ, le bus du Vodou”.

Créée par un Béninois et appuyée par des Brésiliens, la compagnie Benafrique, autrefois appelée Cotair, est connue à Cotonou pour ses problèmes de pannes techniques régulières sur les routes de la capitale du Benin et de ses coûts plus élevés. Tandis qu’à Bangui, certaines personnes voient derrière cette compagnie la main de Chantale Djotodia qui garde encore un très bon contact avec le président de la délégation de la ville de Bangui Émile Gros Raymond Nakombo. Pour l’heure à Bangui, ce sont les rumeurs qui courent partout et à chacun sa version des faits.

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CENTRAFRIQUE : LE STATUT JURIDIQUE DE LA PREMIÈRE DAME , PARLONS-EN…

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Centrafrique : LE STATUT JURIDIQUE DE LA PREMIÈRE DAME, PARLONS-EN…

 

Bangui, le 15 janvier 2017. 7:17′.
Par : Bernard Selembi Doudou.

Les Présidents de la République à travers le monde ont le droit d’avoir un statut matrimonial avec tous les avantages et inconvénients qui y sont liés. La République centrafricaine n’a pas dérogé à cette règle universelle en partageant sa vie avec l’heureuse élue de son cœur. Cette dernière est communément et traditionnellement appelée “Première dame”. En d’autres termes, la première dame n’est autre que la compagne du chef de l’Etat peut importe qu’elle soit mariée, pacsée ou non, intellectuelle ou analphabète… Les pratiques et traditions républicaines ont tendance à accorder plus d’importance à la première dame qui, par la force des choses influence la vie politique. Ainsi, le citoyen lambda, noyé dans ce flou institutionnel est en droit de se poser les problématiques suivantes : quel est le statut juridique de la première dame ? A t-elle un statut social et/ou politique ? Quel est son vrai rôle dans l’organigramme politique et sociétal ? Doit-elle avoir des influences sur le fonctionnement de la vie politique ? Doit-elle bénéficier de certaines prestations et privilèges liés à son pseudo statut ? Nous tenons à rappeler de prime abord que la première dame n’a aucun statut légal, officiel, son statut n’est pas encadré par la loi. Depuis les indépendances, le statut de la première dame n’a été prévu par aucune disposition constitutionnelle, ni une loi organique. Aucun texte ne définit juridiquement l’existence de la première dame ou n’accorde de privilèges particuliers. Elle a seulement une présence sans existence officielle. Elle a une place naturelle auprès de son mari mais non institutionnelle. Avant toutes polémiques, elle reste comme toute autre une femme au foyer. Au passage, une question presque idiote nous brûle les lèvres : pourquoi ne parle t-on pas de l’inverse ? C’est à dire du “premier homme” lorsque c’est la femme qui est présidente ? A titre d’exemple, en Allemagne, le mari de la chancelière n’a pas de statut de premier homme mais se fait appeler simplement par la civilité de “Monsieur”. Ainsi, où est alors le principe de parité ou d’égalité des hommes et des femmes devant la loi proclamée par les déclarations universelles des droits de l’homme ? En ce qui concerne le rôle de la première dame, n’ayant pas de reconnaissance officielle, elle ne peut marquer son existence que par des actions humanitaires, caritatives et associatives à travers des aides, constructions et fournitures des écoles, des hôpitaux. Ces activités relèvent du domaine privé et ne peuvent être rattachées aux activités de la présidence. Sur cette rubrique, une question se pose avec acuité : quelles sont les sources de financement de toutes ces activités ? Sont-elles financées sur le budget de l’Etat ou des fonds spéciaux de la présidence ? Les actions caritatives et humanitaires sont généralement de grande envergure et laisse planer de doutes et d’interrogations sur le mode de financement e l’absence de partenariat financier avec d’autres institutions. Qui finance ses voyages lorsqu’elle doit répondre à une invitation à l’étranger ? Au niveau politique et social, l’épouse du président de la République doit rester dans l’ombre et s’engage à côté de son mari. Elle doit soigner son image et rester intègre dans toutes ses œuvres. Le seul fait de partager la vie d’un President de la République l’oblige à un devoir de retenue et de réserve c’est à dire pas de prise de position en publique au risque de contrarier la politique de son mari. Par ailleurs, et sans porter atteinte à la vie privée, il semblerait que l’élu de la nation est polygame. Ainsi, pourquoi ne parle t-on pas d’un statut pour la deuxième dame ? Les deux dames doivent aussi déclarer leurs patrimoines ? Qu’adviendrait la première dame en cas de divorce ou de séparation de corps ? S’agissant des prestations et privilèges qui lui sont offerts, les premières dames des régimes successifs bénéficient des services de l’administration, des véhicules avec chauffeurs, des officiers de sécurité et parfois d’un cabinet. Ainsi, comment expliquer le fait que certains services vitaux et régaliens de la République manquent de véhicules alors que des véhicules sont affectés aux services de la première dame ? Qui paye ces fonctionnaires de l’Etat affectés au service de la première dame ? S’ils sont payés sur le budget de l’Etat, alors il y’a un problème…sont-ils payés sur les fonds spéciaux de la présidence ? Où la première dame reçoit-elle ses courriers ? à la présidence ? Le seul fait d’être femme d’un President de la République est générateur de droits et obligations au profit d’une personne privée et au frais de l’Etat ? Sachant que la première dame n’a pas de rang protocolaire dans les cérémonies, quelles influences peut-elle avoir sur les collaborateurs de son mari ? Son influence se fait ressentir même dans les nominations des ministres ainsi que des hauts fonctionnaires civils et militaires. Quels sont ses rapports avec le gouvernement ? quels sont ses rapports avec le parlement ? Son mari étant couvert par l’immunité, la première dame peut-elle être poursuivie pendant le mandat de son mari ? Le President de la République peut-il nommer sa femme à des fonctions publiques et politiques ? Si elle travaillait avant de devenir première dame, continuera t-elle à exercer sa fonction ? Y’a t-il incompatibilité ? En cas de décès de la première dame ( ce que nous ne souhaitons pas ) doit-on organiser des funérailles nationales et/ou officielles ? Dans ce flou institutionnel, certaines voix contestataires ne souhaitent pas qu’on réserve de place à la première dame dans les manifestations officielles car elles estiment que cette pratique est désuète et surannée. Pour finir, nous tenons à rappeler que ce sont les actions publiques de la première dame qui sont mis en exergue dans cette analyse, le reste relève de la vie privée que nous respectons. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 14 janvier 2016.

Centrafrique : Ville de Bocaranga, entre le braquage et le grand banditisme, l’insécurité règne se propage.

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Centrafrique : Ville de Bocaranga, entre le braquage et le grand banditisme, l’insécurité règne se propage.

Bangui, le 14 janvier 2017. 13:49″.

Si la menace imminente de la rébellion 3R dirigée par l’autoproclamé général de brigade Siddiki s’éloigne petit à petit de la ville de Bocaranga, d’autres menaces, plus virulentes que celle qui provienne d’une rébellion, gagnent sérieusement le cœur de cette ville : les braquages et les vols en série. La population entre temps, s’inquiète de leur sort face à la montée de cette menace sous des regards impuissants de quelques gendarmes.

Selon une source religieuse contactée par CNC depuis Bocaranga, certains Bocarangais appellation donnée aux habitants de Bocaranga, portant des chaussures de luxe et possédant des téléphones un peu plus chers que la moyenne ou tous autres biens susceptibles de revendre très facilement sur le marché noir, n’ont plus droit aux promenades de santé. Pour cause, la montée en puissance des actes du grand banditisme. Du pickpocket au braquage à main armée en passant par le vol public à l’arme blanche, le quotidien des bocarangais se détériore du jour en jour depuis quelques semaines.

D’après nos sources, tous les jours qui passent, la ville compte près d’une dizaine des cas de braquage ou du vol dans la seule ville de Bocaranga centre et parfois de façon publique devant des passants qui n’ont que le cœur qui parle à la place de bouche et des mains.

Contactés par CNC, les Bocarangais accusent les miliciens qui se disent être à la fois des éléments d’auto-défenses et anti-Balaka. Une accusation rejetée par l’un des leaders des anti-balaka de la ville. « Les anti-balaka de Bocaranga ne font pas de désordre, ce sont ceux venus de Koui qui commettent ces actes que nous, anti-balaka de Bocaranga, nous combattons » a affirmé ce général des anti-balaka sous couvert de l’anonymat. « Nous les avions accueillis non seulement par hospitalité mais surtout pour les aider à préparer la reprise de leur ville de Koui, mais s’ils persistent dans leurs banditismes, nous allons purement et simplement les chasser de Bocaranga » a conclu ce général.

Sur ces entrefaites, quelque six policiers et gendarmes déployés dans la ville ne peuvent rien faire face à cette insécurité ambiante.

Du côté du gouvernement, ce sont plutôt les forces onusiennes de la MINUSCA déployées dans la ville qui ne font pas leur travail.

Rappelant que tous les députés des circonscriptions de l’Ouham-Pendé, en tournée dans la région, ont passé une nuit et deux jours dans cette ville pour discuter avec les autorités administratives restantes et exiger aux jeunes qui composent la milice anti-balaka d’arrêter toutes formes de violence. « Deux jours seulement après notre passage, le grand banditisme a repris et j’ai l’impression que ce sont les sourds que nous les avions reçus », nous a confié un des élus.

Pour l’heure, les activités commerciales tournent au ralenti dans le secteur suite aux menaces pressantes, non seulement des groupes armés, mais aussi des malfaiteurs Anti-Balaka selon les habitants.

Située à quelques 400 km de Bangui dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, la ville de Bocaranga compte à elle seule, 3 circonscriptions électorales à la législative. Deux ont été raflées par deux poids lourds de la politique centrafricaine, en l’occurrence Martin Ziguélé et Anicet Georges Dologuélé.

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Centrafrique : Yékoua-Kétté Robert, Ex-DG de l’OCRB serait la nouvelle cible des Nations-Unies.

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Centrafrique : Yékoua-Kétté Robert, Ex-DG de l’OCRB serait la nouvelle cible des Nations-Unies.

Bangui, le 13 janvier 2017. 11:52′.

L’ancien Directeur Général de l’Office Central de la Répression du Banditisme (OCRB) le capitaine des FACA Robert Yékoua-Kétté, nommé par l’ancienne Présidente de la transition Madame Catherine Samba-Panza et démis de ses fonctions sous la pression de la Communauté internationale, serait actuellement la cible des Nations-Unies suite aux révélations de ses exactions qu’il aurait commises dans l’exercice de sa fonction comme DG de l’OCRB. Pour la Communauté internationale, le sieur Robert Yékoua-Kétté devrait être poursuivi comme les autres auteurs des crimes des droits humains en RCA. Et depuis la pression monte en ce sens afin de le voir traduire devant la Cour Pénale spéciale en voie de création.

Si les experts des Nations-Unies ne cessent de dénoncer, dans leurs différents rapports sur la RCA, l’immobilisme du gouvernement du Docteur Simplice Mathieu Sarandji sur le dossier criminel du capitaine Robert Yékoua-Kétté dont on lui avait reproché d’être l’auteur des nombreux crimes sur les civils, ce dernier temps, c’est toute la Communauté internationale qui semble être unanime sur ce dossier. Le cas Yékoua-Kétté devient de plus en plus encombrant pour le président Faustin Archange TOUADÉRA qui aurait tenté vainement, par tous les moyens, de le classer sans suite.

D’après un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) paru en juin dernier, une vingtaine des personnes ont été exécutées sans aucun procès, une trentaine d’autres torturées, par le sieur Yékoua-Kétté alors patron de l’OCRB. Un dossier très lourd, une patate très chaude laissée par la transition dirigée par Madame Catherine Samba-Panza. Si jamais une poursuite judiciaire serait engagée contre l’ancien DG de l’OCRB, on risque de voir toute une chaîne de commandement du ministère de l’Intérieur éclaboussée, des Policiers et des Administrateurs civils dans la ligne de mire.

D’après nos informations, les cas des quatre de ses prédécesseurs à la tête de cet Office seraient aussi instruits.

Selon un Conseiller du président TOUADERA contacté par CNC et qui requiert l’anonymat, « il est très tôt pour que la justice se penche sur le cas Yékoua-Kétté du moment où aucun des dossiers des Séléka et Anti-balaka qui semblent être prioritaires pour le pays, n’est encore traité ». Autant dire, le pouvoir actuel serait actuellement tourné vers d’autres priorités que l’affaire du capitaine Robert Yékoua-Kétté.

Pour certains juristes centrafricains contactés par CNC, ” le sieur Yékoua-Kétté n’était pas disposé mentalement à assumer une telle fonction car il a un problème psychiatrique avant sa nomination à la tête de l’OCRB, et que les exactions qu’il aurait commises n’étaient pas commises par lui même comme un être normal mais par son état dépressif comme un malade mental. Par conséquent, la responsabilité de ces crimes passe sur la personne qui l’a nommée, en connaissance de cause, à ce poste.”

En tout cas, le débat est loin de faire l’unanimité sur cette affaire. Ainsi, la question que tout le monde se la pose est de savoir si, est-il possible de nommer un soldat, qui n’est pas formé d’ailleurs aux techniques de maintien de l’ordre, aux différents postes réservés aux policiers ou gendarmes ? En Centrafrique, pays de paradoxe et d’anomalie, la réponse est OUI.

Nommé, en 2014, par l’ancienne présidente de la Transition Madame Catherine Samba-Panza à la tête de l’Office Central de la Répression du Banditisme (OCRB), le capitaine des FACA Robert Yékoua-Kétté, connu dans le milieu militaire pour son problème psychiatrique selon certains Officiers, a été démis de ses fonctions en 2015 sous la pression de la Communauté Internationale. Selon les faits, il aurait commis plusieurs crimes qui, s’il est poursuivi, pourraient le conduire à la case de prison pour le reste de sa vie. Ce que les Centrafricains, dans leur majorité, ne souhaitent pas, malgré ses dérives réelles qui ne sont pas différentes de celles qu’il les a succédé.

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Centrafrique : Quand le détournement et l’arnaque s’intensifient dans les hôpitaux, les morts se comptent par centaines

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Centrafrique : Quand le détournement et l’arnaque s’intensifient dans les hôpitaux, les morts se comptent par centaines.

Bangui, le 12 janvier 2017. 13:41′.

Si certaines Organisations Non Gouvernementales (ONG) internationales spécialisées dans les soins médicaux se battent tous les jours pour assister les Centrafricains dans ce moment difficile que traverse leur pays, certains compatriotes, qui brillent par leur mauvaise façon de faire, tentent par tous les moyens de, non seulement saboter cet élan de la générosité internationale, mais aussi faire replonger le pays dans une grave crise sanitaire à cause de leurs intérêts personnels. Notre enquête dans quatre grands hôpitaux de Bangui nous a permis de découvrir, avec un grand étonnement, un vaste circuit de détournement des biens, du sabotage volontaire des équipements médicaux et un manque cruel de la déontologie médicale. Le résumé de l’enquête.

Quand certaines personnes malintentionnées du milieu médical à Bangui sont toujours les premières à discréditer le travail de certaines Organisations Non Gouvernementales (ONG) internationales en Centrafrique, elles sont toutes aussi les premières bénéficiaires, directement ou indirectement de toutes les aides médicales offertes par ces mêmes ONG aux patients dans leurs hôpitaux.

Sans doute, l’arrivée de certaines ONG médicales comme EMERGENCY, CICR, MSF et MÉDECIN DU MONDE en République Centrafricaine il y’a plus de 10 ans, a permis de réduire considérablement le taux de mortalité global dans ce pays. Entre temps, avec la dernière crise militaro-politique qui continue de secouer le pays, la plupart des hôpitaux en Centrafrique sont presque tombés en faillite et les soutiens multiformes de ces organisations médicales indépendantes sont considérés comme un soulagement important pour la population. Or, ce geste salutaire, destiné prioritairement aux malades démunis, se retrouve très rapidement entre les mains de ces malfaiteurs en robe blanche.

D’après nos enquêtes sur le terrain, l’ONG internationale EMERGENCY, dans le souci de répondre gratuitement aux besoins pressants de certains malades démunis, avait remis à titre gratuit à certains hôpitaux et centres de santé à Bangui dont l’hôpital Domicienne à Bimbo, l’hôpital communautaire de Bangui et le centre de santé de Bégoua,  une centaine des poches de sang collectées à la Banque de sang de Bangui. Mais ce don De sang, destiné à secourir gratuitement les malades qui en ont besoin, s’est transformé, et cela demeure encore à ce jour, à des produits onéreux dans les pharmacies génériques de ces hôpitaux par certains professionnels de la santé. D’autres par contre, au lieu de vendre pour sauver des vies comme les autres, selon nos enquêtes, ont préféré conserver certaines de ces poches de sang pour leurs proches parents si jamais, ils arrivent chez eux.

Finalement, à qui profitent ces maigres recettes ? Sont-ils conscients de leur geste ? Pourquoi un tel agissement ?

D’autres faits marquants, les médicaments remis gratuitement par MSF et Médecin du Monde aux dispensaires de Malimaka, Gobongo, Kassaï, Castors et bien d’autres, se retrouvent aussi chez certains personnels médicaux dans le quartier en vente dans leur kiosque, d’autres en vente directement à la caisse de ces dispensaires ou chez les commerçants ambulants. De moustiquaires imprégnées en passant par les pattes nutritives appelées à Bangui “Ngbéréré” c’est une véritable bataille pour le partage de ces articles entre le personnel. C’est ce qui pousse certains médecins expatriés à ordonner l’administration ou injection de ces médicaments sur place, jour par jour, incompréhensibles pour les patients.

A cela s’ajoute la pratique anti-déontologique : l’achat des médicaments contrefaits sur le marché et la revente aux malades sur les lits des hôpitaux. Ces malfrats de la santé disposent de tout ou rien dans leur sac quand ils arrivent au travail. Peu importe la maladie, le personnel soignant fait payer aux malades ou à ses parents que les produits qu’il dissimule par-devers lui.

Où va-t-on avec ce comportement ? À qui la faute si l’état de nos hôpitaux se dégrade de jours en jour et les Centrafricains meurent par centaines tous les jours à cause de ces bêtises ? C’est la faute aux ONG que vous ne cessez d’attaquer ?

En tout cas la Ministre de la santé doit agir pour mettre de l’ordre dans nos hôpitaux, sinon dans deux dizaines d’années, la Centrafrique se retrouvera avec seulement 1 million d’habitants, pas plus.

Rappelons que l’ONG internationale EMERGENCY, spécialisée dans les soins cardiologiques et pédiatriques, occupe une partie des locaux du Complexe Pédiatrie de Bangui pour des soins totalement et entièrement gratuits destinés aux enfants. Après une brève suspension, elle a repris toutes ses activités. Les MSF occupent une partie des locaux du CHUB, de l’hôpital communautaire, ainsi que certains dispensaires de Bangui comme en province. Le Médecin du Monde, quant à lui, faisait de même dans certains dispensaires de Bangui. Sans oublier le CICR et autres qui ont, eux aussi, occupé notre territoire. La Centrafrique est tenue fermement par cet élan de générosité indispensable. Le reste, c’est à nous, Centrafricains, d’agir en conformité avec nos partenaires.

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Centrafrique : « le secteur agricole peut être un grand pourvoyeur d’emploi pour la jeunesse » dixit J. A. Scaglia

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Centrafrique: le secteur agricole peut être un grand pourvoyeur d’emploi pour la jeunesse, dixit “J. A. Escaglia ” de la FAO.

 

Bangui 11 janvier 2017, CNC.
Par Eric NGABA.

Dans son vœu de l’année 2017 le vendredi dernier à la presse, le Représentant de l’Organisation des Nations-Unies pour l’Agriculture et l’Alimentaire (FAO) en Centrafrique interpelle les nouvelles autorités centrafricaines à faire de l’agriculture l’emploi des jeunes. Jean Alexandre Scaglia estime que ce dont a besoin la République Centrafricaine c’est de l’emploi pour sa population et le secteur agricole peut être un grand pourvoyeur d’emploi pour tous et pour la jeunesse centrafricaine en particulier.

Le Représentant de la FAO en Centrafrique a affirmé que l’année 2016 a été une année charnière qui est restée marquée par l’action humanitaire, mais qui a vu le redémarrage de certaines initiatives en matière d’élevage, d’agriculture et de foresterie. De son avis, l’année 2017 qui vient de commencer devrait voir l’amorce de la relance des secteurs agricoles et des ressources naturelles renouvelables qui constituent des priorités d’action du président de la République Centrafricaine même si l’action humanitaire devra rester soutenue, notamment pour ce qui concerne la FAO dans le cadre du processus du retour des déplacés internes et des réfugiés mais également dans le cadre du processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR).

« Comme je vous l’avais dit lors de mes voeux en l’an 2016, l’appui à la relance économique et particulièrement à la relance de l’agriculture, de l’élevage et des forêts est essentiel pour assurer une stabilisation durable du pays. Il est également essentiel que la population centrafricaine sente que le vent du développement souffle à nouveau sur le pays afin de retrouver des raisons d’espérer à un avenir meilleur » a déclaré Jean Alexandre Scaglia, Représentant de la FAO en Centrafrique.

La table-ronde de Bruxelles comme espoir à la relance agricole
Dans cet esprit, la table-ronde de Bruxelles entre les donateurs et les Autorités centrafricaines avec le soutien de la communauté internationale a permis de croire en cette relance grâce à l’accueil très favorable et aux appuis déclarés qu’a reçus le pilier 3 concernant la relance économique.

« La FAO qui a été partie prenante dès le départ de cette initiative du Plan national de Relèvement et de Consolidation de la Paix en République centrafricaine (RCPCA) souhaite que les promesses financières importantes faites par différents bailleurs et institutions financières pour une relance massive et à grande échelle des secteurs de l’agriculture, de l’élevage et des forêts se matérialisent rapidement en 2017 et appelle l’ensemble des partenaires de ces secteurs à rester unis, à continuer de travailler de manière solidaire et efficace, chacun apportant son expertise et ses compétences de manière à transformer les promesses de Bruxelles faites en 2016 en une réalité concrète en 2017 » a-t-il souligné.

Jean Alexandre Scaglia a formulé le vœu principal de la FAO pour que la communauté nationale et internationale prenne conscience de l’enjeu que représentent les secteurs des ressources naturelles renouvelables en général et l’agriculture en particulier pour le redressement de la République Centrafricaine.

« En effet, ce dont a besoin la RCA c’est de l’emploi pour sa population, et le secteur agricole peut être un grand pourvoyeur d’emploi pour tous et pour la jeunesse centrafricaine en particulier. Cette jeunesse qui devrait s’intéresser à l’agro-entrepreneuriat comme non seulement une solution au problème de chômage, mais au-delà, à un ensemble d’activités capables de leur fournir un avenir et un bien être » a-t-il renchéri.

Dans ses vœux à la Nation et au corps diplomatique, le Chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera a fait une allusion marquée au processus du DDRR. A en croire Jean Alexandre Scaglia, C’est un processus auquel la FAO contribuera en partenariat avec les autorités nationales et la Minusca dès le premier semestre de cette année 2017.

D’après le Représentant de la FAO, une série d’études de cas a été menée auprès des jeunes dans la ville de Bangui qui ont choisi de gagner leur vie au travers des métiers agro-pastoraux montre que ces jeunes gagnent en moyenne 75 000 francs CFA par mois et que ces revenus peuvent être améliorés avec le temps.

Les réalisations de la FAO en 2016
En résumé, en 2016, la FAO a mis en œuvre des distributions de semences, l’extension des réseaux d’Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC), l’extension des Champs Écoles Paysans (CEP), la relance des processus de certification des exportations de bois (FLEGT), la relance du processus GEF, la relance de la campagne de vaccination du gros et du petit bétail, la relance des appuis aux pêcheurs, la réhabilitation de la pisciculture, la réhabilitation des discussions sur la gouvernance foncière.

Le Représentant de la FAO souhaite que ces actions devront continuer en 2017 mais devront impérativement couvrir des zones géographiques importantes, devront toucher un nombre d’agriculteurs, d’éleveurs et de forestiers encore plus important. Pour cela, a-t-il martelé, les besoins globaux de l’ensemble du secteur demeurent énormes mais une fois encore, il ne s’agit pas de dons mais d’investissements dans l’avenir.

« Ces besoins ne sont que faiblement couverts, alors que le besoin propre à la FAO est de 80 millions de dollars US, le portefeuille actuel ne s’élève qu’à 25 millions de dollars US, soit un peu plus d’un quart des besoins nécessaires pour la seule FAO qui ne représente qu’une partie des besoins pour le redressement des secteurs agricoles, de l’élevage et des forêts », a martelé Jean Alexandre Scaglia.

Enfin, le Représentant de la FAO espère que la communauté nationale et internationale comprendra que le meilleur moyen d’aider la population centrafricaine, en lui redonnant espoir et le bien-être, reste l’investissement, l’appui aux secteurs productifs.

Centrafrique : Démantèlement d’un réseau de trafic ultra dangereux au quartier Galabadja 4, une personne arrêtée.

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Centrafrique : Démantèlement d’un réseau de trafic ultra dangereux au quartier Galabadja 4, une personne arrêtée.

Bangui, le 9 janvier 2017. 14:43′.

Développé discrètement depuis plus de 10 ans dans le VIII e arrondissement de Bangui, notamment au quartier Galabadja 4, non loin du domicile de la défunte députée Ndoyo, un réseau ultra dangereux des trafiquants de tous genres dirigés avec une main de fer par un musicien d’une cinquantaine d’années, a été visité inopinément par une colonne des gendarmes, appuyés par leurs collègues policiers de la brigade de stupéfiant et démantelé. Un malfrat arrêté.

D’après nos informations, tout est parti d’une escroquerie scientifiquement organisée l’organisateur, le cerveau et chef de groupe DJ Djorgué dont la victime aurait perdu des centaines de milliers de francs CFA. Pour ne pas tout perdre, la victime aurait demandé à DJ Djorgué de lui rembourser son argent, ce que ce dernier aurait refusé. Sur colère, la victime aurait dévoilé tout à la gendarmerie après une plainte déposée à son encontre.

Selon les témoins joints par CNC, c’est la victime qui aurait conduit cette descente des unités de la police et de la gendarmerie qui a permis aux habitants de découvrir ce que regorgeait la maison de ce musicien et de savoir ce qu’il fait exactement dans la vie.

Selon une source proche de l’enquete, contactée par CNC, les gendarmes et les policiers de l’opération ont retrouvé che le cerveau du groupe, sept sacs de 50 kg de drogues dures retrouvés et confisqués, une arme automatique du type kalachnikov retrouvée, un lot de faux billets de banque (euro) d’un montant de 700 000 F CFA, une machine de multiplication des faux billets de banque et bien d’autres choses. Un présumé faussaire, le petit-fils du chef, a été arrêté, l’organisateur, le cerveau et chef de groupe DJ Djorgué, selon les témoins, a été arrêté puis relâché par un gendarme à l’insu des autres.

Cette découverte, qui porte un coup dur à cette organisation mafieuse, sonne comme un succès retentissant à mettre au solde des services de renseignements du ministère de l’Intérieur.

Organisé depuis plusieurs jours, le plan “Filet de Fer” (FF) pour démanteler ce réseau a été mis en œuvre grâce au concours de certains indicateurs du ministère de l’Intérieur à Bangui

Ce qui est sûre, cette action est un succès pour nos forces de sécurité, mais par contre elle ne va pas totalement anéantir ce réseau ultra dangereux et organisé, qui, dans la pratique, dissimule leurs outils de travail et surtout que le baron est libre de ses mouvements et est connu par certains gendarmes et policiers. La multiplication des caches pourrait les aider à se reconstituer rapidement, d’autant plus que le baron de ce réseau avait réussi à s’échapper aisément.

Pour les Centrafricains, de tels actes qu’ils attendent de nos forces publiques de sécurité et devraient s’intensifier partout pour nettoyer la ville de Bangui de ces parasites.

Affaiblies depuis le déclenchement de la guerre civile en 2013, la police et la gendarmerie centrafricaines bénéficiaient de l’appui considérable en matériels et formations des Nations-Unies et de l’Union Européenne afin d’augmenter leur capacité d’opérations sur terrain.

CopyrightCNC@2017.

Centrafrique: Enlèvement et séquestration d’un homme à Bangui, 2 gardes présidentiels mis en cause par des

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Centrafrique: Enlèvement et séquestration d’un homme à Bangui, 2 gardes présidentiels mis en cause par des témoins.

 

 

Bangui, le 9 janvier 2017. 09:40′.

Depuis quelques semaines à Bangui, les exactions commises par les éléments des Forces de Défense et de Sécurité ont fortement baissé en intensité. Ce nouveau comportement, énormément apprécié par les Centrafricains, n’aurait pas trouvé d’échos auprès de certains hommes en tenue qui, malgré tout, gardent leurs mauvaises habitudes d’incivilité. L’enlèvement d’un homme dans le IVe arrondissement hier par deux hommes en tenue montre à quel point qu’il est difficile d’éduquer tous les soldats FACA au respect des droits humains.

Les faits se sont déroulés avant-hier vendredi 7 janvier vers 11h du matin, devant la station d’essence Total où deux hommes en tenue, coiffés d’un béret vert et identifiés clairement par les témoins comme des éléments de la garde présidentielle, ont arrêté un homme sur sa moto. Comme si ces deux FACA connaissaient bien leur potentielle victime en amont, ils commençaient à discuter de son sort dès son arrestation tout en la menaçant de mort.

Devant l’insistance des faits, des Policiers du commissariat du IVe arrondissement se sont intervenus pour calmer ces deux soldats, malheureusement ils n’ont rien pu faire. L’homme a été embarqué de force sur une moto réquisitionnée de force sur-le-champ comme en temps de guerre. Les deux soldats avec leur victime ont pris la direction du quartier présidentiel de Boy-Rabe.

Quel sort ont-ils réservé à ce jeune homme ?

Probablement la mort par fusillade ou torture corporelle indigne, car, avant son embarquement pour le quartier rouge et présidentiel de Boy-Rabe, ses deux potentiels bourreaux ont discuté de son sort publiquement. L’un demande à l’autre qu’il le tire avec son arme avant que les gens n’arrivent. Le second soldat refuse cette proposition et insiste à son compagnon d’armes qu’ils le ramènent d’abord au QG à Boy-Rabe avant toute solution.

La présence des Policiers et des nombreux badauds n’a pas permis de sauver ce malheureux pauvre.

Est-il encore en vie ?

Rien n’est sûr, d’autant plus que le gouvernement semble être impuissant face à de tels comportements de nos soldats. Un tel incident, même par la presse, aucune enquête ne sera ouverte, dans la moindre mesure, afin de faire la lumière sur de telle affaire. Avec ce gouvernement, tout est politique et la Presse est accusée régulièrement en ce sens. Dommage pour la population qui continue de subir de tel acte de la part de nos forces qui sont censées la protéger.

Après l’arrivée de la Séléka au pouvoir et le déclenchement de la guerre civile en 2013, les Nations-Unies avaient décrété un embargo sur la vente d’armes en Centrafrique. Malgré cette disposition internationale, des armes continuent de circuler massivement en dans le pays. Des exactions sont commises régulièrement sur la population et le gouvernement et la Communauté internationale à travers la Minusca se sentent impuissants devant l’ampleur de la situation. Va-t-on vers l’abandon des Centrafricains aux mains des hors-la-loi ? Seul Dieu divin peut les protéger.

Copyright CNC @2017

 

 

Afrique Éducation: parution en kiosques cette semaine du Numero 448 du mois de janvier 2017.

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Afrique Éducation: parution en kiosques cette semaine du Numero 448 du mois de janvier 2017.

Paris le, 9 janvier 2017.
Par: Afrique Éducation.

Voici le sommaire et la couverture de la nouvelle édition de votre Magazine AFRIQUEEDUCATION qui vous donnent un aperçu de ce que vous réserve ce numéro 448 du mois janvier 2017, qui sera en kiosque cette semaine prochaine.

Vous pouvez également le commander en cliquant simplement sur www.afriqueeducation.com

Pour vous abonner, 4 possibilités :
l’e-mail afriqueeducation@afriqueeducation.com
le téléphone au 01 42 53 72 09
le fax : 01 46 56 88 08
la poste au 3 rue Carvès – 92120 Montrouge.

 

Nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2017 !

CENTRAFRIQUE: LA RUPTURE PASSERA PAR LE RÉGIME DE LA BONNE GOUVERNANCE, OBLIGÉ.

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LA RUPTURE PASSERA PAR LE RÉGIME DE LA BONNE GOUVERNANCE, OBLIGÉ.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/11/ENZA-ROBERT-lUSD-COMODE.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>ENZA ROBERT lUSD-COMODE

Bangui, le 9 janvier 2017. 5:33′.
Par: Robert enza.

La gouvernance est d’abord et avant tout une conduite responsable et transparente. La gouvernance c’est l’ensemble de ces mesures, de ces règles, des organes de décision, d’information et de surveillance qu’on met en place afin d’assurer le bon fonctionnement et le contrôle de l’Etat. Cette gouvernance, elle concerne toutes les institutions publiques et les sociétés d’état qui constituent une part importante du patrimoine de l’État.

La gouvernance fournit à l’État une orientation stratégique, qui lui permet de s’assurer que les objectifs sont atteints, que les risques sont mieux gérés comme il faut et que les ressources sont utilisées dans un esprit « responsable ». La gouvernance veille en priorité au respect des intérêts des « ayants droits » que sont les citoyens, les pouvoirs publics, les partenaires, les actionnaires…
La gouvernance vise à faire de sorte que la voix des « ayants droits » soit entendue dans la conduite des affaires publiques. Ici le peuple attend apprécier le cadre de gestion publique mise en place.

La gouvernance est la manière dont le gouvernement doit aujourd’hui exercer son autorité économique, politique et administrative et gérer les ressources du pays en vue de son développement ; le concept de “gouvernance” est également étendu à la gestion des sociétés d’état confiées actuellement à des Gestionnaires à col blanc qui manquent cruellement de fibres de gestion. En effet, toute gestion qu’elle soit publique ou privée exige de la bonne gouvernance.

La bonne gouvernance est diffusée aujourd’hui comme la condition sine qua non des politiques de développement. Elle repose cependant sur la responsabilité (l’obligation de répondre à certaines de ses actes, d’être garant de quelque chose, assurer ses promesses, de se voire supporter une sanction) ; la transparence (se guider par une sincérité, une parfaite accessibilité à l’information, rendre compte d’une activité et reconnaître ses erreurs, établir une relation de confiance qui s’oppose à l’opacité); la participation (principalement le fonctionnement du Conseil d’administration, le directoire ou le Conseil de surveillance) ; la communication ou encore la reddition des comptes.
Le terme de gouvernance fait désormais partie du vocabulaire usuel des institutions internationales et se définirait comme un contrat social entre l’Etat, le secteur privé et la société civile. La “bonne gouvernance” se trouve à bien des considérations être la contrepartie de l’aide internationale. Elle signifie que le pouvoir en exercice gère les ressources économiques et sociales du pays en faveur de son développement. En tant que telle, cette notion recouvre un ensemble de principes plutôt louables, comme le respect de la primauté du droit, la lutte contre la corruption, la bonne gestion des affaires publiques, le respect des droits de l’homme ou encore la promotion de la démocratie participative.
La “bonne gouvernance” est aussi perçue comme un outil idéologique visant à détruire l’Etat providence, assimile la politique à la gestion et favorise des stratégies économiques. L’idée de “bonne gouvernance” liée au monde des affaires, elle désigne l’exigence de transparence dans la gestion afin d’éviter les scandales financiers. Elle établit une marque de confiance spécifique entre l’État et les citoyens.
La gouvernance constitue donc un enjeu essentiel de l’action publique et ce à tous les échelons. Elle doit apparaître au centre du discours politique, tant dans la définition d’objectifs à atteindre que dans la définition des moyens par lesquels l’exécutif entend mettre en œuvre les objectifs qu’il s’est fixés.
Pouvoir de proximité, les autorités sujettes au contrôle de leur action par les citoyens, doivent être tout spécialement interpelées par la nécessité d’une bonne gouvernance : rendre compte.
Le changement ou la rupture que le Président TOUADERA a appelée de tous ses vœux pendant les campagnes présidentielles, passera par la « bonne gouvernance », un régime absolu que le gouvernement se doit de se l’approprier. Ce sont des mesures et des règles à prendre par des textes de loi et intégrés dans la loi de gestion des finances publiques (LGFP). Après leur passage au Parlement, ces lois s’appliqueront à toutes les instances de l’État et les sociétés d’état.
La RCA n’est pas aujourd’hui en mesure d’assurer les fonctions les plus essentielles de l’État : la délinquance du système éducatif avec la multiplication des écoles privées, la délinquance du système de la santé et le manque de perspective, du travail, de logement, de la libre circulation des hommes et des biens dans le pays sont bien à des preuves près d’un État qui n’existe pas encore. Il faut construire l’État centrafricain et c’est à TOUADERA de prendre le leadership.

Sous-tendent cette incapacité de l’État, l’incompétence et toutes les stratégies d’enrichissement personnel mises en place par les Agents de l’État, tel que: les extorquassions, la corruption, le détournement des biens et finances de l’État, sont autant d’actes qui ont fragilisé plus que jamais l’État, à l’idée telle, chaque poste de travail constitue un point focal de spoliation des contribuables qui viennent solliciter le service de l’État.
Ces stratégies révélées ci-dessus sont graves de conséquences. Elles dénotent combien de fois la fonction publique est dégradée et empêtrée dans des pratiques rétrogrades. Ces pratiques dérivent des hommes et des femmes basculés dans un état d’esprit d’indélicatesse et d’indiscipline parce qu’ils savent qu’ils ne seront pas interpelés et inquiétés; en absence de tout organe de contrôle, de surveillance et d’évaluation.
Il règne dans la fonction publique, l’omniprésence de la mentalité communautaire ; celle-ci est un véritable obstacle, dans la mesure où elle crée des obligations mutuelles (allégeance, protection, redistribution) sont des situations paralysantes pour la fonction publique centrafricaine. Les ambitions des avantages personnels et les critiques systématiques sont des plus nombreuses, elles fragilisent le travail lui-même et le bon fonctionnement de l’administration. Les ¾ des fonctionnaires de l’État sont en réalité en dessous de la moyenne du niveau de compétence requise pour travailler à la fonction publique, ils sont payés à ne rien faire. Ainsi, le concept de « celui qui n’a pas travaillé n’a pas droit au salaire », les fonctionnaires s’en moquent ; leur salaire est assuré.
A nos propos, vous constateriez comme nous, l’État ne vit que pour payer des salaires aux fonctionnaires sans aucune rentabilité. L’État est donc un foyer social qui développe chez les fonctionnaires une culture de consommation plutôt que celle de la production.
On note aussi une prédominance du mythe de Chef, en apparence d’une organisation stable, or celle-ci cache en réalité des problèmes majeurs qui sont des entraves au commandement, dans la mesure où le pouvoir de décision est fermé et lié à des appartenances d’intérêts de clan et du népotisme qui crée des frustrations. Du côté de la population, le ressentiment envers la fonction publique en générale est vivement exprimé.
Il faut y remédier très rapidement à afin que nous puissions recadrer la morale, le comportement et améliorer l’image dégradée de la fonction publique tout en l’intégrant proche et respectueuse de la population.
Car la population est en droit de reconnaître et de croire à la fonction publique comme force de production nationale irréfragable. C’est la fonction publique qui soutient la politique du gouvernement à travers les départements ministériels, mais force est de constater que cette dernière, sur le plan organisationnel et managérial n’est pas apte à soutenir une politique publique au service du développement. La fonction publique est un mammouth, il faut dégraisser le mammouth.
Recentrer les structures administratives de l’État sur les activités réelles qu’exerce celui-ci. Des activités rentables et reconnues par les contribuables. L’État ne doit plus payer des charges superfétatoires, l’État doit pratiquer une gestion de valeur, se débarrasser des activités qui occasionnent des charges inutiles sans contrepartie. Tellement que nos moyens sont très limités, que notre gestion se doit d’être hautement rigoureuse.
Il faut aussi recréer la confiance et redynamiser la motivation en recherchant un niveau de satisfaction chez les fonctionnaires et plus particulièrement chez le personnel exécutant. À noter que, ce n’est pas le Chef des Sapeurs-Pompiers qui éteint l’incendie, ce sont ses hommes.
Robert ENZA

LA HAUSSE DRASTIQUE DES FONDS SPÉCIAUX DE LA PRÉSIDENCE : GASPILLAGE, CORRUPTION, DISSIMULATION OU DÉTOURNEMENT DES FONDS PUBLICS?

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LA HAUSSE DRASTIQUE DES FONDS SPÉCIAUX DE LA PRÉSIDENCE : GASPILLAGE, CORRUPTION, DISSIMULATION OU DÉTOURNEMENT DES FONDS PUBLICS ?

 

Bangui, le 7 janvier 2017. 19:33′.
Par: Bernard Selembi Doudou.

Le budget de l’Etat, communément appelé loi de finances pour l’exercice 2017 a été adopté par le parlement.
Le budget par définition est un acte dans lequel sont prévues et autorisées les recettes et les dépenses d’un organisme ou d’un État pour une année donnée. Il peut être modifié ou complété en cours d’exécution par le parlement. C’est un acte politique essentiel préparé par l’exécutif et approuvé par le parlement. Le gouvernement est chargé de la mise en application du budget adopté par le parlement. La loi des finances s’inscrit dans le cadre juridique des autorisations budgétaires. Le budget est composé principalement de recettes fiscales, des impôts directs et indirects. Le budget adopté par le parlement est non seulement déficitaire mais basé sur l’espérance en lieu et place du concret. Cette situation est de nature à exposer la Centrafrique à des éventuels emprunts et la met dans une posture de la politique de la manche ( mendicité). Le centrafricain lambda est sans ignoré que l’héritage a été squelettique d’où la nécessité d’opter pour la politique d’austérité et de rigueur, fondement de la rupture tant prônée par le President de la République. C’est dans ce contexte où l’Etat doit réduire son train de vie avec la chute du rendement pétrolier que le budget adopté par le parlement se fait remarquer par la hausse drastique des fonds spéciaux alloués à la présidence de la République. S’agit-il de l’hypocrisie politique ? Cette hausse est passée inaperçue sous les effets conjugués des fêtes de Noël et de nouvel an qui ont étouffé et occulté le problème et même la presse locale en parle peu. Cette particularité de hausse des fonds spéciaux a motivé le veto d’un groupe parlementaire d’envergure qui a rejeté en bloc le projet de budget. Les fonds spéciaux anciennement appelés “caisse noire”par définition sont des fonds garnis et budgétisés alloués à la présidence. Ces fonds ont la particularité de ne souffrir d’aucun contrôle externe et cela pose un problème de traçabilité. Les fonds spéciaux servent principalement et traditionnellement à alimenter les services secrets, la diplomatie secrète, la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat, la police politique, l’espionnage, le contre-espionnage et parfois le complément de rémunération des ministres, des collaborateurs de cabinet, les réceptions etc… La gestion secrète et opaque de ces fonds nuit gravement à la démocratie et interroge…Pourquoi cette ligne budgétaire a été quintuplée dans un espace d’un an ? Quelle est la différence de gestion entre le dernier gouvernement de la transition et celui-ci ? Qu’est-ce qui justifie cette forte augmentation ? S’agit-il de la dissimulation, de la corruption, du gaspillage ou de détournement de deniers publics ? La première loi de finances de la mandature multiplie les fonds spéciaux par cinq. Si on suit l’allure de la courbe géométrique, qu’en sera t-il à la fin de la mandature ? Avant de voter ce projet de loi de finances, les parlementaires ont-ils compris la portée et les enjeux du sommet extraordinaire des chefs d’Etat d’Afrique centrale sur la situation économique et monétaire de la communauté tenu à Yaoundé sous l’égide de la France ? Comment expliquer le fait que peu de parlementaires se sont insurgés contre ce projet ? S’agit-il d’une corruption tacite et/ou collective ? Le parlement serait-il une chambre d’enregistrement des actes du pouvoir ou sont-ils des représentants du peuple ? Le contexte d’insécurité ne peut servir d’alibi rationnel pour justifier une telle hausse des fonds spéciaux. Lorsqu’un groupe parlementaire représentatif à l’assemblée nationale rejette en bloc c’est à dire oppose son veto au vote de la loi de finances, Pourquoi ces doutes et réserves n’ont pas été prises en compte ? Pourquoi une relecture de cette loi de finances n’avait pas été proposée pour dissiper les doutes et lever les équivoques ? Pourquoi une conférence budgétaire n’avait pas été proposée ? Le vote de cette loi de finances par les parlementaires s’apparente à un passage en force du gouvernement à l’image du 49.3 à la française qui retrouve son fondement dans la dictature démocratique. Face à la non-prise en compte des réserves émises par un groupe parlementaire influent, Pourquoi le gouvernement n’a pas mis en exécution la loi de finances par voie d’ordonnance au lieu d’organiser une mascarade de vote par les représentants du peuple ? En jouant le jeu du pouvoir, les parlementaires n’ont pas par la même occasion trahi leurs électeurs respectifs ? Comment peut-on incarner les valeurs de la rupture prônée par le President de la République si des fonds faramineux et occultes sont dissimulés dans le budget de l’Etat sous la rubrique des fonds spéciaux ? Dans la réalité des choses, l’effort budgétaire devrait se faire dans le domaine de la sécurité/défense et alloué aux départements ministériels concernés car cela répond aux attentes de la population. L’emploi des fonds spéciaux ne peut être démocratique que si les sommes qui les constituent sont définies, attribuées et contrôlées par le parlement, seul organe d’expression de la souveraineté qui dispose du pouvoir d’autoriser un gouvernement à utiliser des deniers publics. Au delà de toute cette problématique, n’y a t-il pas nécessité de réglementer ou d légiférer sur les fonds spéciaux ? Nous estimons que cette démarche effacera le caractère mystérieux qui entoure la gestion des fonds spéciaux. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 07 janvier 2017

Centrafrique : La lutte contre la rébellion de LRA, un véritable fiasco politico-militaire.

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Centrafrique : La lutte contre la rébellion de LRA, un véritable fiasco politico-militaire.

Bangui, le 7 janvier 2017. 14:11′.

Si des centaines des soldats ougandais, appuyés par quelques soldats américains, ont été déployées à l’Est de la Centrafrique pour démanteler la rébellion ougandaise de la LRA qui sévisse dans cette région depuis près de 15 ans, les résultats obtenus par ces forces internationales sont alarmants, si bien que la LRA gonfle sa poitrine et multiplie des exactions ces derniers mois. L’attaque du convoi de la Minusca le mardi 3 janvier 2017, aussi sanglante que telle, met en lumière l’impuissance des forces ougandaises et américaines à sécuriser au moins cette petite portion de la Centrafrique depuis plus de 10 ans après leur arrivée dans la région.

Les faits s’étaient déroulés vers 15h30 le mardi 3 janvier dernier à 35 km de Mboki, sur l’axe Zémio-Obo et environ 75km à l’Ouest d’Obo. Selon notre correspondant dans la région, une équipe d’escorte composée des soldats marocains de la Minusca accompagnant un convoi de ravitaillement en carburant a été prise d’assaut par une trentaine des rebelles de la LRA. Le bilan est très lourd pour la Minusca : Deux casques bleus abattus il s’agit d’un lieutenant et un caporal, un autre soldat porté disparu, un soldat blessé et un véhicule radio calciné.

Les assaillants, après leur coup, ont pris fuite dans la brousse. Malgré une poursuite sans relâche par une équipe venant au renfort sur place, la chance de retrouver les auteurs serait mince, car, leur connaissance du terrain risque de mettre en difficulté le ratissage.

Pourtant cette énième frappe de la LRA dans cette région de la République Centrafricaine que l’on déplore, celle-ci est particulièrement inquiétante, vu la cible qu’ils ont visée. Cela soulève beaucoup de doute sur la présence depuis près de 10 ans des soldats américains et ougandais dans cette même région.

D’après les histoires, plusieurs centaines des soldats ougandais avaient été déployées à Obo et ses environs, sous le régime de François Bozizé, afin d’anéantir ou chasser la rébellion ougandaise de la LRA sur le sol centrafricain.   Or, depuis qu’ils ont été déployés, avec l’appui des soldats américains et centrafricains, les Centrafricains n’ont vu aucun changement palpable sur le terrain. Chaque jour que Dieu donne et qui passe, on assiste aux assassinats, enlèvements et destructions des biens des particuliers avec une aisance étonnante.

Comme si cela ne suffisait pas, les LRA s’attaquent désormais à tout le monde, y compris les forces internationales pourtant lourdement armées. Ce qui montre clairement aux yeux du monde l’inefficacité de la présence des Ougandais et Américains sur le sol centrafricain pour lutter contre la LRA. Certaines langues parlaient même de l’exploitation illégale de nos ressources forestières et minières par ces soldats ougandais, d’autres parlent des soldats d’affaires. De là, on se demande finalement à quand la fin de ce désordre dans ce pays ?

Rappelons qu’un soldat ougandais déployé en RCA dans le cadre de la lutte contre la LRA, est rémunéré à environ 2 millions de francs CFA. Cette paie non égalée, triplement mieux que celle des casques bleus déployés dans la même région montre à quel point leur présence n’est plus d’affaire que militaire. Alors que cette même LRA se trouve aussi au nord de la RDC, c’est en Centrafrique que l’on a choisi de positionner ces soldats ougandais.

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Centrafrique : 24 cadres du ministère des mines formés sur la technique de bases de données.

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Centrafrique : 24 cadres du ministère des mines formés sur la technique de bases de données.

 

Bangui 06 janvier 2017, CNC.
Par Eric NGABA
24 cadres du ministère des mines, de l’énergie et de l’hydraulique et stagiaires du Processus de Kimberley ont reçu mardi 3 janvier 2017, leurs parchemins de formation aux outils de bases de données. Ceci après une première phase d’une série de formation en outils de bases de données subie de fin décembre 2016 au début janvier 2017 à Bangui. Cette série de formation est organisée par le projet du gouvernement américain dénommé Droits de Propriété et du Développement du Diamant Artisanal II (DPDDA II).
Le Système de Certification du commerce de diamant en République Centrafricaine a connu des avancées considérables grâce aux efforts des autorités du pays et des acteurs du domaine des mines. Ils sont 24 cadres, techniciens et stagiaires à recevoir le mardi dernier leurs certificats de fin de formation de bases de données. En effet, dans le cadre de la mise en place d’un système de suivi de la production du diamant conformément au Système de Certification du Processus de Kimberley, le projet Droits de Propriété et du Développement du Diamant Artisanal II (DPDDA II) appui le ministère des mines, de l’énergie et de l’hydraulique dans l’opérationnalisation du Centre de Gestion des Informations Géo-Scientifiques et des Statistiques Minières (CGIGSM).
«Depuis 2007, le gouvernement des Etats unis d’Amérique accompagne notre pays dans la formalisation du secteur minier artisanal du diamant. De nombreuses activités ont été réalisées relevant tant du domaine minier que du domaine post minier. La réhabilitation et l’équipement du centre de gestion des informations géo scientifiques et de statistique minières qui nous permet de garantir la durabilité de nos archives minières. Au nom du gouvernement, je voudrais adresser nos sincères remerciements pour cette offre fraternelle qui vient une fois de plus renforcer les liens d’amitié qui existent si heureusement entre la République Centrafricaine et les Etats-Unis. Ce geste à travers le projet DPDDA phase 2 témoigne sans nul doute de la volonté du gouvernement américain à nous soutenir dans notre quête de développement qui a grandement besoin de l’appui de la communauté internationale » se réjouit le ministre des mines, de l’énergie et de l’hydraulique, Léopold Mboli Fatran.
Le Centre de Gestion des Informations Géo-Scientifiques et des Statistiques Minières (CGIGSM) est une structure stratégique du gouvernement centrafricain en matière de collecte et de gestion scientifique de bases de données et statistiques minières. C’est dans cette perspective que cette structure a bénéficié d’un appui multiforme de la première phase du projet dit DPDDA I en février 2011. La réhabilitation, équipements en matériels et formations ont matérialisé cet appui. Les récents conflits militaro-politiques et les pillages menés par la coalition rebelle de la seleka ont fortement endommagé cette structure.
Plusieurs matériels informatiques ont été emportés et d’autres vandalisés. Le ministre Léopold Mboli Fatran a interpellé les cadres de son département de faire preuve de professionnalisme à travers ces acquis. « Je vous demande donc de mettre cet acquis à la disposition de votre ministère, de faire preuve de professionnalisme, d’être capable de traiter les données pour le développement harmonieux de vos activités. Je veillerais personnellement à ce que les données collectées et stockées dans cette cellule ne soient détournées de leurs objectifs pour servir d’autres intérêts », a ajouté le membre du gouvernement.
Compte tenu de l’importance stratégique du CGIGSM dans la traçabilité de la production et de la commercialisation des diamants bruts, le projet DPDDA phase II a encore procédé à sa réfection et à son rééquipement.
Les équipements fournis sont constitués d’ordinateurs, des logiciels, de tablets, et de GPS servant au renforcement de la capacité technique du ministère des mines, de l’énergie et de l’hydraulique sur la base de transfert de méthodologie et de techniques appropriées selon l’activité du plan de travail annuel. Durant la phase du projet DPDDA II, les équipements sont utilisés pour la mise en œuvre des activités programmées dans le plan de travail annuel.
Ce plan de travail est axé sur la numérisation des données historiques de la commercialisation du diamant pour la période de 2006 à 2015, le géo-référencement des chantiers des artisans miniers dans les zones conformes, la mise en place des petites unités d’émission des cartes d’artisans exploitants et ouvriers dans les directions préfectorales et services préfectoraux des mines, l’amélioration de la gestion des bases de données de production et de commercialisation des zones conformes , la reconstitution et la mise à jour de la base de données des artisans miniers (zone DPDDA1), et la mise à jour par le cadastre minier des zones conformes en vue de clarifier leurs impacts sur le dynamique de l’exploitation artisanale actuelle.
Il faut noter que cette série de formation se poursuivra de janvier à juin 2017 sur plusieurs thématiques. Pour le premier vice Conseiller de l’Ambassade des Etats Unis à Bangui, Mathieu Victor Cassetta, le souci du projet DPDDA est de voir chaque citoyen centrafricain se développer et le gouvernement américain est disponible à soutenir le programme du développement de la République Centrafricaine.

Centrafrique : les 10 personnalités politiques et 3 personnalités religieuses centrafricaines qui ont marqué leur pays en 2016.

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Centrafrique : les 10 Personnalités politiques et 3 personnalités religieuses centrafricaines qui ont marqué leur pays en 2016.

Bangui, le 5 janvier 2017. 14:21′.

Pour cette nouvelle année 2017, notre premier article revient sur l’année 2016 pour vous présenter le top 10 des 10 personnalités politiques centrafricaines et top 3 de la société civile et religieuse qui ont su bouger la République Centrafricaine à travers leurs actions, comportement et leurs engagements pour leur pays. Ce choix, fondé sur certains critères propres établis par la rédaction du CNC, n’est nullement une façon d’oublier les engagements et actions de certains compatriotes qui ont aussi œuvré pour leur pays dans certains domaines comme la culture, le sport, l’humanitaire, le social et bien d’autres. Pour cette première édition, nous avons :

1 – Faustin Archange TOUADÉRA alias la Tortue.

Ancien recteur de l’Université de Bangui et ancien Premier Ministre de Bozizé de 2007 à 2012, le Professeur Faustin archange TOUADÉRA, autrefois, inconnu du milieu politique il y’a quelques années, avait déjoué tout pronostic en remportant au second tour la Présidentielle de 2015-2016, face au candidat Anicet Georges Dologuélé. Malgré des énormes régularités lors de ces élections, l’homme a pu jouer le jeu et rentre royalement par la grande porte de l’histoire de son pays. Il devient ainsi la première personnalité du pays.

2 – Le Ministre Henri-Mari DONDRA.

Ministre actuel des Finances de la République Centrafricaine, Henri-Mari DONDRA est l’un des meilleurs ministres du premier gouvernement de l’ère TOUADÉRA depuis près de 10 mois. Ses engagements pour son pays et ses actions à la tête du Département des Finances depuis sa nomination a, peu à peu, amélioré le climat économique et des affaires dans le pays. Pragmatique et compétent, Le ministre Henri-Mari DONDRA a su mettre à leur place chaque mot et chaque chiffre lors de la conférence des Donateurs du 17 novembre dernier. Ce qui a permis à la RCA de récolter une promesse de plus de 2,2 milliards de francs CFA.

3 – Le Députés Martin Ziguélé.

Incontestablement l’homme politique centrafricain le plus respecté dans le monde, l’honorable Martin Ziguélé, président du parti MLPC et actuel président de la Commission Finances de l’Assemblée nationale, a été un soutien de poids pour la réussite de cette même conférence des Bailleurs de fonds de Bruxelles. Grâce à son carnet d’adresses, l’homme a pu changer et atténuer les discussions en faveur de la RCA. Malgré des attaques incessantes de ses ennemis contre lui, il a du vent en poupe et reste une personnalité politique incontournable pour les actions de relèvement du pays. Son engagement au côté du président TOUADÉRA lors de la présidentielle, au détriment de son frère Dologuélé, a fait de lui, non seulement l’homme politique le plus respecté des Centrafricains, mais aussi le faiseur de rois du président TOUADÉRA.

4 – Le Députés Anicet-Georges Dologuélé.

Sans doute, le plus stratège de nos hommes politiques, le banquier Anicet-Georges Dologuélé, ancien candidat malheureux à la dernière présidentielle, savait très bien à quel point sa réaction à l’annonce de sa défaite au second tour face au candidat TOUADÉRA pourrait alimenter la crise dans le pays. Son discours d’apaisement et son engagement au côté du président TOUADÉRA lors de la conférence de Bruxelles, à faits de lui un homme d’Etat à personnalité respectable.

5 – Monsieur Mahamat Kamoun.

Ancien Premier ministre de la transition de Catherine Samba-Panza, Mahamat Kamoun, a été l’un des meilleurs artisans de cette dernière transition dirigée par Catherine Samba-Panza de 2014 à 2016. En dépit des nombreuses critiques lors de sa nomination contre les vœux de la Communauté Internationale qui misait sur Abdoul MECKASSOUA, Monsieur Kamoun avait montré, contre toute attente, aux yeux de ses détracteurs, mais aussi des Centrafricains de quoi il était capable. Hormis l’affaire du don angolais exclusivement réservé au clan Samba-Panza, l’ancien Premier Ministre Kamoun avait tout de même engagé l’assainissement des Finances publiques et a pu signer divers contrats d’investissement dans son pays en peu de temps. De la réfection de l’aéroport de Bangui Mpoko jusqu’au bitumage de certaines artères de la capitale, en passant par l’Energie, Monsieur Kamoun avait tout tracé pour le régime de TOUADÉRA.

6 – Madame Catherine Samba-Panza.

Dynamique et intelligente, Madame Samba-Panza, malgré ses nombreuses erreurs de gouvernance, reste et restera pour longtemps la première Femme présidente d’Afrique centrale. Sa ténacité et ses engagements envers son pays, avaient permis au pays de sortir de cette transition en douceur. Les Centrafricains garderont pour toujours, son refus catégorique de soumettre son pays à la volonté du Congo et du Tchad.

7 – Madame Marie Noëlle Andet-Koyara.

Première Femme Ministre de la Défense en Centrafrique, Madame Marie Noëlle Andet-Koyara, avait contribué efficacement au regroupement et à l’identification de nos soldats éparpillés partout après la prise du pouvoir de la Séléka. Elle marquera à jamais l’histoire de notre pays.

8 – Le Ministre Jean-Serge Bokassa.

Moins expérimenté en politique, Jean-Serge Bokassa a été l’un des candidats à la dernière présidentielle à jouer un rôle crucial dans l’élection du président TOUADERA à la magistrature suprême de l’Etat. Sa prise de position publique contre le candidat Dologuélé au second tour avait totalement changé les cours des choses. Nationaliste confirmé, Bokassa fils restera l’icône de la défaite de Dologuélé en 2016.

9 – L’honorable Abdoul Karim Meckassoua.

Ancien conseiller politique de la rébellion du général François Bozizé, Abdoul Karim Meckassoua est devenu depuis quelques mois le président de l’Assemblée Nationale après une promesse coûteuse et difficilement réalisable et est l’un des hommes politiques centrafricains les plus puissants de la RCA. Il avait réussi à déjouer tout le pronostic pour être élu président de l’Assemblée au détriment de Martin Ziguélé et Anicet Georges Doléguélé deux autres poids lourd du milieu politique Centrafricain.

10 – Monsieur Joseph Bindoumi.

Ancien et dernier ministre de La défense de transition de Catherine Samba-Panza, Monsieur Bindoumi a été considéré à Bangui comme le créateur des nombreux Check-points des soldats FACA dans les rues de Bangui. Cette stratégie qui, dans un premier temps, a permis de réduire de plus de 60% le taux de criminalité dans la capitale et dans un second temps responsabilisait chaque soldat à la sécurisation de son propre quartier. Cette stratégie avait permis en quelques semaines, le retour au calme dans certains arrondissements de Bangui.

En plus de ces 10 personnalités politiques, trois autres personnalités non pas politiques mais religieuses, ont énormément marqué l’année 2016 en Centrafrique que la rédaction tient à les mettre à la une et les féliciter pour leur engagement pour le retour de la Paix. Il s’agit de :

 

  • Cardinal Dieudonné Nzapalainga,
  • De l’Imam Oumar Kobine Lagnama,
  • Pasteur Nicolas Guerekoyame

Vous avez toutes les félicitations de l’équipe de la rédaction de votre journal en ligne, CNC.

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COMMUNIQUE DE PRESSE : BONNE ANNEE 2017 du MLPC.

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COMMUNIQUE DE PRESSE : BONNE ANNEE 2017  du MLPC.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1207.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>IMG_1207
Camarades militantes, camarades militants,
Chers compatriotes,
Chers amis,
L’année 2016 qui se termine laisse la porte ouverte à la nouvelle qui arrive.
Durant cette année nous avons assisté à beaucoup d’évènements heureux et malheureux pour notre pays, la République Centrafricaine.
D’abord il y a eu les élections présidentielles entamées fin 2015 pour finir en mars 2016 qui ont abouti à l’élection du Pr Faustin-Archange Touadera à la magistrature suprême par le soutien de la grande majorité du peuple centrafricain dont celui non négligeable des militantes, militants et sympathisants du MLPC. Cela a permis le retour à l’ordre constitutionnel que nous avons appelé de tous nos vœux il y a plus d’un an maintenant.
Ensuite il y eut la table ronde de Bruxelles en novembre dernier à laquelle le MPLC a contribué très fortement à son succès par une participation efficiente de son Président, le Camarade Martin ZIGUELE.
Malheureusement durant toute cette année 2016 beaucoup de nos compatriotes ont disparu du fait des bandes armées ou de criminels de grand chemin connus de tous. Les déplacés externes comme internes n’ont pas tous encore regagné leurs foyers respectifs.
Ces faits marquants, bien que sommaires et non exhaustifs, nous amènent à formuler nos vœux les plus sincères pour le devenir de notre pays, la République Centrafricaine :
Que l’année 2017 soit une année de la Paix, de la Liberté et de la Reconstruction ;
Que le programme DDRR soit effectif afin de désarmer toutes les bandes armées qui sèment la terreur et la désolation au sein de la population ;
Que les auteurs de tous les crimes et des graves atteintes aux droits humains répondent réellement de leurs odieux actes devant de la justice tant nationale qu’internationale ;
Que l’Etat Centrafricain retrouve toute sa force et son implantation dans toute l’étendue du territoire national.
Camarades militantes, militants et sympathisants,
Chers compatriotes et chers amis,
Au nom du Bureau Politique et de son Président, le Camarade Martin ZIGUELE, au nom du Bureau Fédéral et en mon nom propre, je souhaite à chacune et chacun d’entre vous, ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers, une Année 2017 faite de Joie, de Bonheur et de Réussite dans toutes vos réalisations.
Heureuse Année 2017 !
Fait à Paris, le 30 décembre 2016
Jean-Didier KABRAL
Président Fédéral