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Centrafrique: « La situation globale des musulmans centrafricains est plus importante que la vie dans le KM5 » dixit Imam Tidiani Moussa Naibi

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(Corbeau News Centrafrique)

Imam Mosquée centrale

 

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 09-07-2015

 

« La situation globale des musulmans centrafricains est plus importante que la vie dans le KM5 » dixit Imam Tidiani Moussa Naibi

 Les conditions d’approvisionnement et de prière des musulmans de KM5 en période du Ramadan 2015 n’inquiète pas Tidiani Moussa Naibi, Imam de la Mosquée centrale de Bangui. Par contre, le débat que l’homme de Dieu souhaite voir à l’ordre du jour est celui relatif à la condition de vie du musulman centrafricain prise dans sa dimension inaliénable d’Etre humain et de citoyen centrafricain à part entière. D’où son insatisfaction pour le forum de Bangui qui, à en croire l’Imam, n’a abordé que des questions périphériques sans crever l’abcès.

Corbeaunews Centrafrique (CNC) : Présentement, comment s’organise le culte avec la présence massive des déplacés musulmans dans l’enceinte de la mosquée ?

Imam Tidiani Moussa Naibi (TMN) : Avant de me prononcer sur la mosquée centrale, j’aimerais plutôt que ce genre de débats puisse porter sur les conditions de vie du musulman centrafricain en général aujourd’hui. Comment vit-il ? Où se trouve-t-il  en ce moment ? Comment prie-t-il ? Que fait-il pour manger, se soigner, s’occuper de sa famille ? Quel avenir va-t-il préparer à ses enfants ? Voilà le genre de questions qui devraient, à mon avis, être intéressantes. Puisque, parler de la mosquée centrale sans évoquer la situation globale du musulman centrafricain, c’est appréhender le vrai problème par le mauvais bout.

Quant à votre question sur la mosquée centrale, je crois que nous ne voulons pas dire aux gens que nous vivons toujours dans des problèmes ici. La crise survenue dans notre pays est grave certes et a affecté tout le monde, et ça, tout le monde le sait déjà, on s’arrête là.

La fréquentation de la mosquée, depuis l’éclatement des hostilités à Bangui, n’a cessé d’accroitre. Au pic de la crise jusqu’à ce jour, nous avons plus d’adeptes au point même que la mosquée n’arrive plus à nous contenir tous. D’autres personnes prient dehors. Cette situation s’explique par le fait que d’abord au niveau de Bangui, les musulmans habitant les sept autres quartiers que le 3ème arrondissement étaient traqués, et ce, en commençant par leurs propres besoins. Ils ont ainsi vu leurs biens pillés, leurs maisons détruites, certains ont été lynchés d’autres tués… Bref, ils étaient en insécurité totale. Tout naturellement, ils se sont rabattus sur le 3ème arrondissement, et plus particulièrement au km 5 pour y trouver refuge. Du coup, le nombre de la population a augmenté brusquement dans le 3ème et cette même augmentation a été ressentie au niveau de la mosquée centrale. Aussi, du fait de la persistance de l’insécurité à l’intérieur du pays, notamment à Boali, eu Pk 12, à Yaloké, à Boda, etc. la plupart des musulmans de ces localités, à la recherche d’un lieu de refuge n’ont pas choisi de quitter directement le pays, alors c’est au Km 5 qu’ils vont se rabattre. Pire encore avec ce début de normalisation, les musulmans qui ont quitté le pays sont rentrés massivement et sont toujours regroupés ici au Km 5.

CNC : Parlant justement de la présence de ces déplacés dans l’enceinte de la mosquée, comment s’organise la prière avec cet afflux ?

Imam TMN : Oui, comme je vous le disais tantôt, c’est depuis décembre 2013 que nous avons reçu l’afflux des musulmans de tous les arrondissements de Bangui, suivi quelques jours après, des musulmans de l’intérieur du pays. Précisément au niveau de la mosquée, plus de dix milles personnes étaient accueillies ici. Mais, la présence de ces personnes n’a pas changé quoi que ce soit dans la vie de la mosquée. Au moment des prières, on se rassemble, on prie, et après, chacun vaque à ses occupations habituelles. Puisqu’ici, les gens ne croisent pas les bras, les déplacés exercent quelques activités, notamment le petit commerce, en vue de leur survie. Je dirais au contraire que chacun, selon sa capacité, peut faire quelque chose pour la mosquée, soit en changeant une ampoule grillée ; prendre son argent pour changer une natte usée dans la moquée ou autres contributions pour le bien de la mosquée. Et ça, c’est individuel et volontaire. C’est ainsi que nous avons toujours un environnement bien entretenu et notre mosquée également.

 CNC : Qu’en est-il de la prise en charge de ces déplacés ?

Imam TMN : Notre système ne fonctionne pas comme chez les autres où les structures religieuses disposent d’un budget de fonctionnement. Ceci, de sorte que la mosquée puisse garder sa toute indépendance vis-à-vis des autres instances de l’Islam. Car, dit-on que la main qui donne commande, c’est le cas ailleurs où le choix de la lecture de la parole de Dieu pour les journées de prière est dicté par les instances supérieures, parce que ce sont ces instances supérieures justement qui fournissent le budget. Alors que chaque mosquée n’a pas de contraintes pour choisir sa parole de Dieu du jour, cela se fait en fonction bien évidemment de la réalité du jour et du pays.

C’est pour vous dire tout simplement que la mosquée n’a pas d’argent pour prendre qui que ce soit en charge ici. Chacun des déplacés qui arrivent au sein de la mosquée pour se sentir en sécurité, fait ses petites activités génératrices de revenus soient-elles de petit commerce, de l’artisanat ou autre chose, afin de se prendre en charge. Moi par exemple, je n’ai donné aucun centime à un déplacé, au nom de la mosquée. Par contre, la solidarité entre les musulmans étant d’une grande valeur ici, ce qui permet de nous entraider, afin de soutenir les plus démunis.

CNC : A l’approche du Ramadan, qu’est ce qui pourrait constituer une entrave au bon déroulement du mois Saint de cette année, en termes de conditions de prière ou d’alimentation ?

Imam TMN : Je tiens d’abord à préciser que le Ramadan n’est pas une période extraordinaire où l’on doit faire des choses extraordinaires pour le prouver. C’est un moment de prière que l’Islam donne à chaque musulman pour prier. Cette période doit être sanctionnée par un changement dans le comportement à l’issue du Ramadan. On reconnait un bon musulman qui a bien observé son jeûne à travers le changement qui s’opère dans sa vie après le Ramadan.

Ceci dit, nous ne pouvons pas être trop alarmistes quant aux conditions de notre approvisionnement en nourriture comme pensent les gens. Au contraire, le Ramadan veut dire jeûne. Il s’agit de réduire et de se priver de certains besoins soit-il la quantité du repas journalier. Il est demandé ainsi à chaque musulman de sentir la faim, afin de savoir que le pauvre qui vient vers lui pour demander quelque chose, a réellement faim où a véritablement un besoin exprimé. Mais, comme cela s’est passé l’année dernière, malgré que la situation fût moins favorable que celle-ci ? Nous avions pu bien passer le Ramadan, nous pensons que cette année aussi, tout se passera bien par la grâce de Dieu, voire même mieux.

C’est pourquoi, j’invite tous les musulmans centrafricains, qu’ils soient à Bangui, sur le territoire centrafricain ou à l’étranger, de cultiver la solidarité et l’entraide au profit des plus démunis dans cette période de Ramadan qui va avoir lieu dans un contexte différent marqué par la vie dans les sites des déplacés et dans la position de réfugiés.

 

CNC : Quelle lecture faite vous du Forum de Bangui – cette occasion historique donnée aux centrafricains de tous bords de se parler entre eux, afin d’aller résolument vers la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble ?

Imam TMN : A mon avis, c’est le forum des autorités de la transition qui ont tout taillé selon ce qu’elles veulent obtenir de cette rencontre. J’apprécie l’idée qu’elles ont lancée pour que les centrafricains, musulmans et chrétiens puissent se retrouver pour se parler, c’est une bonne initiative. Même quand les participants se sont réunis dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le matin, j’ai toujours apprécié. Mais, tout ce qui s’est dit ou ce qui s’est fait, je n’ai pas d’appréciation là-dessus, y compris la clôture du forum qui a été marquée par des violences où certains demandaient la démission de certaines personnalités.

Aujourd’hui, je prends le cas des musulmans centrafricains par exemple qui ont tout perdu, les peulhs ont perdu tous leurs bétails, les commerçants ont perdu toutes leurs marchandises et magasins ou boutiques, leurs maisons d’habitation détruites… Je croyais que ce sont ces genres de débats qui devraient se tenir à cette occasion pour qu’on y trouve une solution durable, afin de permettre le retour véritable à la paix et au vivre ensemble. Malheureusement, les vrais problèmes ont été considérés comme des questions taboues. Les gens ont refusé d’être sincères et de dire la vérité, prétextant qu’il s’agit d’enflammer la situation en disant la vérité. Tous ces camouflés m’ont amené à ne pas porter de jugement sur le déroulement et le contenu de ce forum.

CNC : Imam Tidini, merci.

 

Interviews réalisées par Fred KROCK , Bangui pour CNC

Centrafrique: Bangui, faible engouement pour l’enrôlement des électeurs : ANE et les partis politiques s’accusent réciproquement

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(Corbeau News Centrafrique)

Partis politiques

              Faible engouement pour l’enrôlement des électeurs : ANE et les partis politiques s’accusent réciproquement

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 09-07-2015

Officiellement lancée le 29 juin dernier par la présidente de transition Catherine Samba Panza, l’opération d’enregistrement des électeurs sur la liste électorale se poursuit et ce, jusqu’au 27 juillet prochain sur toute l’étendue du territoire et jusqu’au 11 juillet, en ce qui concerne Bangui. Cependant, on note une faible mobilisation des centrafricains pour ce processus. Par conséquent, l’Autorité nationale des élections (ANE) s’est vue obligée de réunir ce mercredi 8 juillet 2015, les partis politiques qu’elle accuse d’avoir failli à leur rôle. « Nous avons convoqué cette réunion parce que nous avons constaté qu’il y a un faible engouement pour l’enregistrement sur la liste électorale, alors qu’il s’agit d’une étape importante puisque sans l’enregistrement, l’électeur ne peut pas avoir de carte d’électeur et donc, ne pourra pas voter. » a déclaré Modibo Bachir Walidou, ministre de l’Administration du territoire, Porte-parole du gouvernement présent à cette réunion.

Dieudonné Kombo-Yaya, Président de l’ANE revient sur le mobile de la réunion : « Le processus électoral a connu quelques difficultés d’ordre logistique, il y a quelques ratés, mais ce n’est pas une réunion pour parler de l’échec du processus. Parce que certains commentaires qui nous parviennent conduit dans le désespoir en tirant des conclusions hâtives. » a-t-il dit avant d’accuser les partis politiques «  Les partis politiques que vous représentez ici, ont également pour fonction de mobiliser les électeurs. Aujourd’hui, il s’agit de la sensibilisation et de la mobilisation de vos militants et sympathisants à aller massivement se faire enregistrer. Vous êtes les premiers à savoir que plus vos militants se font enregistrés, plus vous aurez de voix aux prochaines élections présidentielle et législatives. »

La réponse du berger à la bergère ne s’est pas faite attendre. Joseph B Mouvement démocratique pour la renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC) accuse le gouvernement d’avoir transigé à la règle de la concertation, maître-mot dans la gestion d’une transition : « A mon humble avis, avant d’aller au Forum, vous devez rencontrer les partis politiques ; avant de lancer le processus électoral, vous devez rencontrer les partis politiques et ; avant le lancement officiel des opérations de l’enregistrement des électeurs, vous devez rencontrer les partis politiques, histoire de préparer le chemin. Malheureusement, nous vous avions vu créer un Coté stratégique de suivi des élections placé sous la présidence du Premier ministre, aucun parti politique n’y figure, bref. Je n’arrive pas à comprendre que vous nous étonnez aujourd’hui, en nous faisant des remontrances, ce n’est pas normal. »

Jean Christophe Nguinza, Secrétaire général du parti Rassemblement pour la République (RPR) n’a pas fait mieux que d’emboîter les pas à son successeurs : « Nous ne comprenons pas que les partis politiques qui ont été mis à l’écart du processus électoral puissent aujourd’hui être taxés par le Ministère de l’administration du territoire et l’ANE d’être à la base du faible engouement des centrafricains pour les opérations d’enrôlement. L’essentiel, c’est qu’on puisse échanger et on s’est mis tous d’accord sur le seul point, à savoir qu’il y ait consensus autour du processus électoral. »

Outre le déficit de concertation évoqué, Maxime Kazangui du parti l’ANC (Alliance pour la nouvelle Centrafrique) souligne d’autres imperfections du processus liées au manque de transparence, à l’imprécision et au découpage électoral. « Ce que tous les partis politiques ont reproché, c’est un manque de transparence et surtout de précision par rapport à un certain nombre de points de ce processus. Par exemple, lorsqu’on dit que les partis politiques ne contribuent pas au processus, c’est faux. Mon parti l’ANC par exemple a fait des communiqués pour pousser ses militants à aller s’inscrire sur la liste électorale. Par contre, nous avons exprimé quelques soucis, entre autres, là où nous sommes, je ne connais pas le profil du découpage électoral. Du coup, je ne sais pas combien de candidat je devrais soutenir pour aller aux élections législatives. Cela à d’effet important, et sur le budget de campagne de mon parti, et sur l’assurance que nous avons afin d’atteindre nos objectifs. Il y a également d’autres questions qui ne sont pas encore clarifié qui porte un doute dans l’esprit de certains partis politiques. »

A quelque chose, malheur est bon. Maxime Kazagui souhaite simplement que la leçon soit tirée par les uns et les autres : « Je crois que chacun, à la conclusion de cette réunion s’est entendu pour dire qu’à présent, il est important qu’il y ait plus encore de concertation et de con entre l’ANE, le Ministère de l’administration du territoire et les partis politiques, afin que les informations soient véhiculées en temps réels pour que les partis politiques puissent informer utilement leur militants sur le processus électoral. »

Notons que compte tenu du manque d’engouement de la population, l’ANE a décidé de prolonger la fin des opérations à Bangui du 11 au 18 juillet prochain.

 

Bangui, Sylvestre KROCK Pour CNC

Le gouvernement chinois fait don de moyens roulants et ordinateurs à la RCA

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(Corbeau News Centrafrique),

don remise

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 06-07-2015

Le don du Gouvernement chinois est constitué de matériels bureautiques composés de trois cent (300) ordinateurs fixes et deux cent (200) ordinateurs portables y compris les accessoires, ainsi que vingt (20) motocyclettes et vingt (20) bicyclettes, a été remis vendredi 3 juillet 2015 à Mme Florence Limbio, Ministre centrafricaine du Plan et de la coopération internationale. L’Ambassadeur Ma Fulin qu’accompagnaient Bao Zhanhao et He Xiang respectivement Conseiller économique et commercial, et Attaché culturel à l’ambassade de Chine à Bangui, a remis le don.

« Les conséquences néfastes de la dernière crise militaro-politique qui a secoué notre pays ont laissé des traces profondes dans tous les secteurs socioéconomiques ayant amoindri la capacité du pays, aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur public. L’administration centrafricaine qui a été victime de pillage, de vol et de destruction peine actuellement à répondre à ses obligations dans tous les domaines. » a déclaré Mme Florence Limbio, ministre centrafricaine du Plan et de la coopération internationale.

Pour sa part, l’Ambassadeur Ma Fulin, a indiqué que le geste posé par le gouvernement Chinois et qui s’évalue à quelques 500 millions de F. Cfa, « manifeste, une fois de plus, le sentiment d’amitié entre le peuple Chinois et le peuple Centrafricain. En les remettant aujourd’hui officiellement à la disposition du gouvernement de transition de la République centrafricaine, nous espérons que les matériels en question seront pleinement mis en valeur dans le renforcement des capacités des différentes autorités, ainsi que dans l’avancement en cours du processus de sortie de crise. » a noté le diplomate qui ajoute : « Je voudrais profiter de cette occasion pour réitérer que le gouvernement Chinois continuera de travailler avec l’Etat centrafricain pour consolider davantage, les relations d’amitié et de coopération entre les deux pays dans l’intérêt de nos deux peuples. »

Même témoignage de la sincérité de la coopération sino-centrafricaine par la Ministre du Plan : « J’apprécie tout particulièrement la promptitude de cette livraison […] ce dynamisme augure d’une coopération fructueuse entre nos deux pays comme l’atteste la réactivation de certains projets de développement. » Il s’agit des projets de la construction du Pont Sapéké dans le 2ème arrondissement – cet important pont qui relie toute la partie Sud-ouest de la capitale au Centre-ville ; la mise en service de la Centrale hydro-électrique de Boali 3 ; la construction de l’école technique professionnelle ; le forage des puits à travers le pays et ; la construction du Centre de démonstration agricole de Mpoko. Toutefois, les deux premiers projets sont classés comme projets d’urgence. Le financement de ces projets initialement évalué à quelques quatre (4) milliards de Francs Cfa pourra augmenter sensiblement du fait des actes de vandalisme qu’ont subis les débuts des travaux, notamment le sabotage qui a eu lieu sur les installations surtout ceux de Boali 3.

 

chine ordinateurs

 

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Bangui, Fred Bruno KROCK Pour CNC

 

 

 

 

 

Prestation de serment des Juges consulaires

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(Corbeau News Centrafrique),

les juges

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 06-07-2015

Le Tribunal de Commerce dans son audience du vendredi 03 juillet 2015, a accueilli la Prestation de serment des Juges consulaires qui vont désormais siéger en qualité de juges dans cette juridiction. Il s’agit de MM Frédéric Feraille, Directeur Général de la Brasserie MOCAF, Mathurin Massikini Directeur Gérant de L’INTERCO, président de la Commission Artisanat à la Chambre de Commerce, de l’Industrie des Mines et de l’Artisanat (CCIMA), Mathurin Sabengué Zézé président des Collectifs de Petites et Moyennes Industries (PMI) et des Petites et Moyennes Entreprises (PME),Eric Thiam Sabatés Directeur Général de la SOCACIG et de Mme Joséphine Dejean présidente de l’Association des Femmes d’Affaires de Centrafrique (AFAC).

En effet, par arrêté interministériel du 30 avril 2015 signé conjointement par le Ministre de la Justice Garde des Sceaux, chargé de la Réforme judiciaire et des droits de l’Homme et le Ministre du Commerce, de l’industrie et des petites et moyennes entreprises que, huit personnalités ont été désignées comme Juges Consulaires devant siéger aux côtés des juges professionnels du tribunal de commerce. Mais, conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi N° 06.003 du 10 Mai 2006, portant organisation et fonctionnement des tribunaux de commerce, les juges consulaires doivent avant leur entrée en fonction, prêter serment devant le Tribunal de Commerce.

Ghislain Grésenguet, Procureur de la République, dans son réquisitoire a rappelé aux heureux récipiendaires que le serment est généralement requis par la loi de l’Etat, ou les règlements de l’institution avant que la personne ne puisse exercer les pouvoirs de sa charge. Aux termes de l’article 8 de la loi de 2006, les Tribunaux de commerce connaissent des contestations relatives aux engagements et transactions entre négociants, marchands et banquiers, des contestations entre associés pour raison d’une société de commerce, des contestations également relatives aux actes de commerces entre toutes personnes.

S’adressant de manière directe aux nouveau juges consulaires, Ghislain Gresenguet déclare : «  Vous êtes les garants de l’équilibre entre les justiciables qui solliciteront le concours du Tribunal de Commerce aux fins de procéder à la résolution de leurs différends. A partir d’aujourd’hui, vous êtes les personnes sur lesquelles, les justiciables comptent désormais pour être rétablis dans leurs droits bafoués. Par conséquent, vous devriez œuvrer en âme et conscience tout ayant la loi comme bouclier. Vous devez vous abstenir de prendre des positions partisanes, vous ne devrez plus agir dans le but de favoriser l’intérêt du corps d’où vous provenez, cela a été maintes fois décrié par les justiciables qui ne se reconnaissent plus dans la position de certains juges consulaires qui défendaient mordicus les causes des entités qu’ils représentent ».

 

Bangui, Fred Bruno KROCK Pour CNC

L’avant-proposition de la Constitution passé au scanner des forces vives de la Nation

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(Corbeau News Centrafrique)
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Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 06-07-2015

 

Depuis vendredi 3 juillet 2015, les forces vives de la nation sont penchées à l’hémicycle de l’assemblée nationale, sur les articles de l’avant-proposition de la nouvelle constitution centrafricaine. La nouvelle loi fondamentale a été élaborée par le CNT (Conseil national de transition) et soumise à la validation juridique et politique, respectivement par la Cour constitutionnelle de transition et le gouvernement de transition, avant de passer au crible des forces vives de la nation.

« L’ouverture des travaux de cet atelier s’inscrit dans une démarche participative qui a pour plus-value, le recueil et la prise en compte des contributions légitimes des différentes couches sociales de notre pays. Elle obéit également aux impératifs du chronogramme validé par les hautes autorités de la transition devant conduire aux prochaines échéances électorales. L’atelier d’aujourd’hui constitution une phase importante du processus d’élaboration et d’adoption de la nouvelle constitution au cours de laquelle les forces vives de la nation ont un rôle à jouer. » a indiqué Mme Léonie Banga-Bothy ministre conseillère à la présidence et présidente du Comité préparatoire et d’organisation des assises.

De son côté, le Premier ministre Mahamat Kamoun qui a ouvert les travaux a situé l’enjeu d’une nouvelle constitution pour la République centrafricaine : « C’est depuis trois décennies que notre pays, la République centrafricaine est en proie à l’instabilité politique liée au problème de gouvernance. Ce problème a conduit aux événements de ces trois dernières années qui nous ont plongés dans une spirale de violences inédite avec pour conséquence, une régression sociale et humanitaire jamais vécue, l’absence quasi-totale de l’Etat, la destruction systématique des biens et du tissu économique, mettant ainsi le pays toujours sous la perfusion de la communauté internationale. » a déclaré le chef du gouvernement de transition avant d’ajouter : « Pour permettre le retour à la stabilité, les différents accords, surtout le dialogue au niveau tant national qu’international appuyés par la communauté internationale qui ont débouché sur la mise en place des structures de la transition qui ont pour mission, entre autres de restaurer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national ; doter le pays d’une nouvelle constitution ; organiser des élections transparentes libres et crédibles et ; assurer la relance économique. »

La spécificité de cette nouvelle loi fondamentale de la République centrafricaine a été également relevée par Mahamat Kamou. Selon le PM, depuis l’indépendance, l’élaboration des constitutions centrafricaines a toujours été confiée à une poignée de l’élite politique. Les forces vives de la nation ne sont pas pleinement associées au processus. Les institutions de la transition voudraient rompre avec cette pratique. Le présent projet de constitution a pris en considération certains aspects souvent occultés dans les constitutions antérieures. Il s’agit entre autres de la reconnaissance des autorités coutumières et des valeurs traditionnelles conformes aux principes démocratiques des droits de l’homme et à la vie ; l’érection des droits régaliens des forces de défense et de sécurité au niveau constitutionnel ; la création d’une chambre bicamérale haut niveau du parlement composée de l’assemblée nationale et du sénat ; l’intérim du président de la République par le président de l’assemblée nationale suivi éventuellement de celui du sénat en cas de vacance ; la prise en compte de la décentralisation par rapport aux dispositions relatives aux collectivités territoriales ; la création de la haute autorité chargée de la bonne gouvernance ; l’exclusion de la décision suprême constitutionnelle de la forme républicaine de l’Etat et de la laïcité ; le nombre du mandat du président de la République, ses critères d’éligibilité et de compatibilité ; les droits fondamentaux du citoyen ; les dispositions exceptionnelles relatives à l’inéligibilité des autorités de la transition pour les élections en cours ; la représentation équitable des différentes régions dans les institutions publiques ; le respect de la parité homme/femmes dans toutes les institutions publiques.

A la deuxième journée des travaux, la Conseillère nationale Gina Sanzé, Coordonnatrice générale de la Coordination générale des partis politiques, rencontrée en pleins travaux a fait vivre l’ambiance qui prévaut dans la salle et l’intérêt que les participants portent au travail qui leur a été confié, à savoir l’enrichissement et l’amélioration de l’avant-projet de la nouvelle constitution centrafricaine. « Nous sommes entrés dans le vif du sujet. Article par article, nous analysons l’avant-proposition de la constitution de notre pays. D’emblée, je puis vous dire que toutes les forces vives, je veux dire les juristes, les femmes, les jeunes, les anthropologues bref, ont énormément contribué. Il y a eu beaucoup d’apports et cela prouve bien que nous sommes tous intéressés par cette loi fondamentale, parce que c’est cela qui va régir à partir de la prochaine élection, notre pays. Le débat par exemple autour du Titre 1 qui concerne l’Etat et l’homme, a été intense sur la question de l’unité du peuple centrafricain. La République centrafricaine est une et indivisible. »

 

Bangui, Fred Bruno KROCK Pour CNC

LAURENT GOMINA PAMPALI FACE A LA POPULATION DU 7ème ARRDT DE BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)

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LAURENT GOMINA PAMPALI FACE A LA POPULATION DU 7ème ARRDT DE BANGUI

 

Bangui, (Corbeau News Centrafrique) 05-07-2015

 

Le président de l’Union nationale des Démocrates républicains, UNADER, Laurent Gomina Pampali poursuit la série de ses multiples rencontres avec les populations des huit (8) arrondissements de Bangui, la capitale centrafricaine. Il était, ce 04 juillet 2015, dans le 7ème arrondissement face aux militants et sympathisants de son parti en vue de réaliser l’une des étapes de sa tournée dans la capitale afin de leur inculquer les idéaux défendus par le parti. A quelques mois des électorales qui s’annoncent déjà avant la fin de l’année 2015, il entend montrer à la population la primeur des valeurs politiques que défend l’UNADER.

 Après les rencontres avec les militants et sympathisants des 1er, 2ème et 5ème arrondissements de Bangui, le président de l’UNADER a organisé une rencontre du genre avec ceux du 7ème arrondissement afin d’échanger avec eux. Une centaine de militants et sympathisants ont rehaussé de leur présence à la rencontre. Les questions de carte d’adhésion des militants, les valeurs morales et politiques de l’UNADER ainsi que des échéances électorales ont été au centre des échanges interactifs avec le président dudit parti. Car, selon le président de l’UNADER5, le parti de l’Union nationale des démocrates se veut un parti de gouvernance fondée sur l’éthique et morale de principe de la démocratie républicaine.

« Je suis venus rencontrer mes compatriotes du 7ème pour m’assurer s’ils sont convaincu qu’au sein de l’UNADER il y a des idéaux démocratiques. Il y en a effectivement. La démocratique c’est le principe politique universel que tout peuple qui se veut libre et qui veut cultiver la liberté d’expression, la liberté de choix des dirigeants passe par la démocratie. Et je suis venu leur dire que leur parti l’UNADER est fondé sur le principe démocratique. Boganda a créé la république et non la monarchie et nous à l’UNADER nous nous battons pour que ce principe reste éternellement. Même si nous ne serons pas là mais nos petits fils continuent à vivre dans un Etat démocratique », a fait savoir Laurent Gomina Pampali, président de l’UNADER.

De la question pratique sur les élections, il a sensibilisé les militants en général et toute la population du 7ème en particulier à se mobiliser massivement pour s’inscrire sur la liste électorale. Pour que l’UNADER parvienne à remporter les élections, il faut, a-t-il souligné, que les militants remplissent les critères définis par l’Autorité nationale des Elections (ANE) à savoir l’enrôlement des électeurs sur la liste pour pouvoir voter. Mais avant d’en arriver là, il leur a montré l’importance de la carte d’adhésion que chaque militant doit en avoir à sa possession.

« Nous allons bien sûr aux élections. Il est bien que les militants de l’UNADER s’inscrivent sur la liste électorale pour avoir les cartes de vote permettant à l’UNADER d’arriver au pouvoir. Parce que s’ils ne votent pas, l’UNADER n’accèdera pas au pouvoir. Qu’ils se mobilisent et mobilisent également d’autres Centrafricains pour que les idéaux du parti l’emportent et qu’on puisse gouverner ce pays selon les principes de la démocratie avec la justice », a-t-il ajouté.

 Abordant la question des valeurs morales et démocratiques, le président de ‘UNADER a interpelé les Centrafricains sur les bases de gouvernance instaurées depuis la fondation de la République centrafricaine. Pour lui, les Centrafricains doivent abandonner les vielles mentalités qui sont de nature à freiner le processus du développement du pays. Le vol, le détournement, l’ethnisme, et le clanisme doivent quitter l’esprit des Centrafricains afin de cultiver l’unité nationale, d’après Laurent Pampali. Ils doivent, selon lui, faire la révolution démocratique et républicaine au lieu de faire la politique de recours aux armes et à la violence.

Laurent Gomina Pampali met sa machine politique en marche tout en multipliant des rencontres avec les militants et sympathisants de l’UNADER dans la capitale centrafricaine avant d’atteindre tout le territoire national. L’homme politique centrafricain et député au parlement de la Communauté économique et monétaire en Afrique centrale (CEMAC) représentant la RCA, de surcroit Conseiller au Conseil national de transition (CNT) entend montrer aux Centrafricains de tous les horizons les valeurs politiques de Barthélémy Boganda lesquelles son parti va évoluer. Les prochaines, signalons-le, rencontres seront avec les militants de l’UNADER dans les 3ème, 4ème et enfin 8ème arrondissements de la ville de Bangui.

 

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Des propos recueillis par Eric NGABA, 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

DECLARATION DES CHEFS TRADITIONNELS PEULHS DE CENTRAFRIQUE

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(Corebeau New Centrafrique)

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Bangui, (Corbeau News Centrafrique) 02-07-2015

Déclaration numéro 03 du 02 Juillet 2015 des Chefs traditionnels peulhs de Centrafrique.

Nous chefs traditionnels peulhs de Centrafrique, Prenons acte du chronogramme des élections générales, publié par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) en République Centrafricaine ; Félicitons l’Autorité Nationale des Elections et le Gouvernement centrafricain pour le démarrage effectif des opérations d’enrôlement des électeurs.

Toutefois, nous encourageons l’ANE à poursuivre ces opérations dans toutes les provinces de la République centrafricaine sans exclusive afin de permettre au peuple tout entier de voter la Constitution et le Président de la République ainsi que les députés de la Nation.

Ainsi, les Chefs traditionnels peulhs lancent un appel patriotique à tous les musulmans de Centrafrique en général et à la communauté peulh en particulier de s’inscrire massivement sur les listes électorales et de participer massivement aux futures élections référendaires, présidentielles et législatives pour permettre à la République Centrafricaine de retrouver sa place parmi les grandes nations démocratiques du Monde et de tourner définitivement la page sombre de la transition.

Par ailleurs, nous, chefs traditionnels peulhs de Centrafrique, demandons au Gouvernement et à la communauté internationale de tout mettre en œuvre pour que les centrafricains refugiés dans les pays voisins notamment le CAMEROUN, le TCHAD, le CONGO et la RDC puissent prendre part aux prochaines élections référendaire et présidentielles.

Selon les statistiques de l’UNHCR, le nombre des centrafricains réfugiés dans ces quatre pays voisins de la RCA est estimé à 460.542. Plus de 50% de ces effectifs sont constitués des musulmans centrafricains et en majorité des peulhs centrafricains exilés contre leur volonté pour sauver leurs vies.

Ce nombre est significatif et représente un électorat considérable susceptible d’inverser les tendances. Ce nombre représente plus de 40% des suffrages valablement exprimes aux élections contestées de 2013.

Par conséquent, l’exclusion de ces réfugiés dans ce processus électoral au mépris des résolutions des Nations Unies, de l’avis favorable de la Cour Constitutionnelle de transition et des recommandations pertinentes du Forum National de Bangui, sera considérée comme une volonté d’exclure la minorité musulmane en général et les peulhs en particulier contraints à l’exil pour des raisons que nous connaissons tous.

Si l’organisation des votes des réfugiés dans les pays voisins n’est pas possible pour des raisons techniques, financières ou juridiques, nous demandons au Gouvernement de prendre toutes ses responsabilités pour créer des conditions favorables au retour rapide dans la dignité de nos compatriotes centrafricains qui souhaitent revenir dans leur pays pour participer aux futures élections.

En conséquence, nous prenons à témoins le peuple centrafricain et la communauté internationale dont nous attirons l’attention sur les conséquences qu’une telle exclusion pourrait engendrer sur la crédibilité et le caractère inclusif des prochaines élections que nous souhaitons tous, inclusives, transparentes et incontestables.

Je vous remercie.

Pour les Chefs traditionnels Peulh de Centrafrique,

Le porte-parole.

 

Lamido ISSA BI AMADOU

Maire de la Commune d’Elevage de Niem-Yelewa.

Email : issabia@yahoo.fr

Tel : +236 75 94 14 14

Centrafrique: L’association AMGA fait dont 5000 matelas et moustiquaires imprégnés aux déplacés internes

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L’association AMGA fait dont 5000 matelas et moustiquaires imprégnés aux déplacés internes

 

Bangui, (Corbeau News Centrafrique) 02-07-2015

Association missionnaire et gagneurs d’âmes (AMGA-Centrafrique) a remis, mardi 30 juin 2015, à des déplacés internes, des centaines de matelas et moustiquaires imprégnés aux déplacés des différents sites de Bangui – une première phase de distribution de cinq mille matelas à travers le pays. Teddy Arnold Wedane, Coordonnateur national de AMGA place le geste salutaire de son organisation dans la dynamique d’accompagnement des déplacés de Bangui, dans un premier temps, à regagner leurs domiciles respectifs.
Evidemment, le besoin est pressant, à en croire les témoignages des bénéficiaires. Mme Hortense Dobi, l’une d’entre elles : « Je remercie Dieu et je remercie AMGA pour cette aide. Depuis les derniers événements qui se sont passés dans notre pays, on nous a tout pris nos matelas, ustensiles de cuisine, et autres… Vraiment, ce geste nous va droit au cœur et va sensiblement améliorer notre condition de vie, même si nous sommes encore sur le site. » a-t-elle avoué et de se faire compléter par Ursule Bemondrouloko lui aussi, un déplacé : « Même si l’insécurité dans notre quartier ne nous permet pas de rentrer pour le moment, en tout cas, les matelas que nous avons reçus aujourd’hui, ainsi que la promesse de réhabilitation des toitures de nos maisons, faite par AMGA sont déterminants pour nous pousser à retourner. »
En effet, la dégradation humanitaire et sociale qui a prévalue lors de la dernière crise en République centrafricaine a été ponctuée par la vie dans les ‘’ledgers’’ (sites des déplacés internes), ainsi qu’à la situation des réfugiés. Alors qu’aujourd’hui, et à la faveur de l’accalmie qui s’installe peu à peu dans le pays, et de manière plus avancée à Bangui, il est temps du retour au quartier pour les personnes déplacées. Cependant, un problème fondamental subsiste, celui des conditions de ce retour. Certains déplacés posent le problème de leur habitation détruite, mais la plupart se plaignent plutôt des produits de première nécessité. Entre autres, le besoin de matelas et des moustiquaires ont été exprimés avec acuité. A cette brûlante préoccupation, l’Ong AMGA propose son aide : 5000 matelas et moustiquaires ont été fournis par cette association au profit des personnes déplacées sur le territoire national dont une première phase de remise de 304 matelas a eu lieu mardi dernier.
Le Coordonnateur de AMGA, Teddy Arnold Wedane replace le contexte de son appui en faveur des déplacés internes, à travers le pays : « Nous sommes préoccupés par la situation de ces déplacés qui n’ont cessé de se plaindre de leurs conditions de vie. Nous ne pouvons pas rester insensibles à leurs doléances lorsqu’ils nous ont fait savoir qu’ils ont énormément des problèmes pour se coucher. Ce problème est ressenti partout dans les sites. Ce matin, nous avons fourni des matelas d’épaisseur 15 et 10 et des moustiquaires imprégnés afin de leur permettre de retourner chez eux et dormir dans des bonnes conditions. » a-t-il déclaré avant d’annoncer quant aux maisons détruites qu’ « un travail de repérage de quelques maisons partiellement détruites qui devront être reconstruites, a été fait. Nous avons donc, décidé d’accompagner certains ménages en offrant des tôles pour les aider à reconstruire leurs maisons. Tout ce que nous faisons, c’est pour inciter les déplacés à retourner chez eux et vivre paisiblement que de rester sur les sites. »
Faut-il rappeler que AMGA est une association créée en République centrafricaine depuis 1999. A ce jour, plusieurs acquis sont en actif de cette association. L’on se souviendra par exemple que jusqu’en 2006, AMGA s’était positionné dans le domaine agropastoral à l’intérieur du pays où les populations des villes de Mbaïki, Berberati, Boali, Bouar, etc. ont reçu régulièrement des semences et des petits animaux pour l’élevage.
Gabriel RamsesTamgue est de la filiale Camerounaise de l’association AMGA en visite à Bangui. A l’occasion de cette remise, il s’est réjoui du développement de l’association en RCA. « Jusque-là, mes impressions sont très bonnes des activités de l’AMGA-Centrafrique. D’ailleurs, la remise des matelas aux personnes déplacées ce matin, témoigne bien de la dynamique et l’apport que cette association peut fournir aux personnes en situation difficile. Je ne peux pas cacher ma satisfaction de voir que l’association prospère bien et pour le bien de la population de Centrafrique. »

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

Centrafrique: Djono Ahaba dénonce un avant-projet de constitution « taillé sur mesure »

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Djono Ahaba dénonce un avant-projet de constitution « taillé sur mesure »

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 02-07-2015

« Nous ne sommes pas encore sortis de la crise » a-t-il déclaré Herbert Gotran Djono Ahaba, ancien ministre d’Etat et Président du mouvement politico-militaire Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC) qui dénonce que « la Constitution est une Loi fondamentale qui est garantie par les principes généraux de droit qui sont impersonnels. On ne peut pas tailler une constitution sur mesure pour barrer la route à certains fils du pays à exercer leurs droits civiques. Cela ne contribue pas à l’apaisement. Ce problème a, même été déjà réglé dans ce même avant-projet, notamment à l’article 3 qui consacre la présomption d’innocence qui est un principe sacro-saint en droit. Il y a aussi l’Article 19 alinéa 6 de cet avant-projet de Constitution qui règle le problème. Lorsque la culpabilité de la personne est engagée, on sait qu’elle est auteur, co-auteur ou complice, c’est en ce moment qu’elle peut être frappée de plein droit par la déchéance de ses droits civiques. On ne peut d’emblée insérer les dispositions qui d’ailleurs, ne contribuent pas à un climat d’apaisement dans la mesure où nous ne sommes pas encore sortis de cette crise. Il incombe à la justice de faire ce travail. »
En cela, le Présidente du RPRC estime que toute décision ne contribuant pas à l’apaisement devrait être conjurée. D’ailleurs, c’est le sens même du débat soulevé par le politico-militaire autour des Articles 29 et 35 de l’Avant-projet de la Constitution dont l’avant-proposition validé par le Conseil national de transition et approuvé par le gouvernement attend d’être soumis aux Forces vives de la Nation dans le cadre d’un Séminaire national d’enrichissement.
Faut-il rappeler que Herbert Gotran Djono Ahaba, ce nom rappelle non seulement celui de l’ancien Ministre d’Etat aux Mines et l’Equipement, mais aussi et surtout celui du leadership qui incarne depuis un certain temps la dynamique patriotique interne à l’ancienne Coalition séléka. Dynamique patriotique parce que sa prise de position contre l’idée de la partition a notoirement inversé la tendance sécessionniste qui faisait tanguer l’unité nationale à un certain moment. D’où la dénomination de son mouvement : le Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC). Premier politico-militaire à avoir parlé d’Accord DDRR, le 10 mai dernier, puis à avoir invité les groupes armés à poser cet acte hautement nationaliste, Djono a ostensiblement l’amère impression que son engagement et la détermination de tous ceux qui partage le même idéal que lui pourraient être compromis par des verrous constitutionnels insidieusement montés pour barrer la route et spolier le gouvernement quant au caractère inclusif de la reconstruction nationale.
Au fait, en prévision du Séminaire national d’enrichissement de l’avant-projet de Constitution, Djono Ahaba tient à éveiller les consciences sur la scélératesse des dispositions de l’Article 29 et de l’Article 35 de l’avant-projet. L’Article 29, alinéa 5 stipule qu’« Aucun groupe armé ne peut se transformer en parti politique. » Quant à l’Article 35 en ses alinéas 1 et 2 stipule que « Ne peuvent être candidats à l’élection présidentielle que les hommes et les femmes remplissant les conditions suivantes : … – n’avoir pas été membre d’une milice ou d’une rébellion armée… ». Car, l’on ne saurait vouloir à la fois une chose et son contraire, c’est-à-dire de vouloir combattre l’accession au pouvoir de l’Etat par des moyens imprescriptibles tout en interdisant aux groupes armés de se convertir en partis politiques.
Alors qu’il y a un autre article, notamment l’Article 26, alinéas 5 et 6 qui stipule que « Toute personne physique ou morale qui organise des actions de soutien, diffuse ou fait diffuser des déclarations pour soutenir un coup d’Etat, une rébellion ou une tentative de prise de pouvoir mutinerie ou par tout autre moyen, est considérée comme co-auteur. Les auteurs, co-auteurs et complices des actes visés aux alinéas 4, 5 et 6, sont interdits d’exercer toute fonction publique dans les Institution d’Etat. ». Ceci dans l’abstrait de la présomption d’innocence.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE- ELECTIONS PRESIDENTIELLES DE 2015. LE MLPC DE MARTIN ZIGUELE :

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE – ELECTIONS PRESIDENTIELLES DE 2015. LE MLPC DE MARTIN ZIGUELE :

TOUJOURS AU RENDEZ-VOUS DE LA COHERENCE, DE LA CLARTE ET DE LA VICTOIRE COLLECTIVE.

Bangui, (S.N) 01-07-2015

Alors que la crise politique que notre pays la Centrafrique a connu devrait donner un singulier coup d’accélérateur à des réformes rigoureuses pour sortir enfin le peuple CENTRAFRICAIN de l’ornière et de retrouver sa place dans le concert des nations, beaucoup sont ceux qui pensent encore qu’une élection présidentielle, c’est fait pour des petits arrangements de coin de table, pour satisfaire une bureaucratie anonyme ou un pur exercice de démagogie politicienne. Pourtant cette manière de faire de la politique est dépassée et qu’il est temps que chaque formation politique, chaque parti politique avec son candidat puisse prouver avec raison que la politique de la nation, ce n’est pas la magie, la politique de la nation, c’est inventer, innover, imaginer.
Raison pour laquelle, en tant que citoyen engagé, décidé à servir son pays à travers les grandes idées que défendent le MLPC et son Candidat ZIGUELE, je ne ménagerai aucun effort pour appeler mes frères et sœurs du Centrafrique à la vigilance, à la cohérence et à savoir raison garder.
D’ailleurs, pour celles et ceux qui s’interrogent encore quant à la Nouvelle Donne Politique de notre candidat, au Nouveau Pacte Social que Le Candidat du MLPC, notre grand Camarade Président Martin ZIGUELE proposera au peuple centrafricain dans sa globalité, nous tenons à les rassurer que ce Pacte Social s’articulera autour de Trois R : Réconciliation, Rassemblement, Redressement.
Voilà ce que j’appellerai de mon vœu le Rendez-vous de la cohérence, riche en pédagogie, plein de propositions audacieuses et ambitieuses. Parce que plus un candidat sera ambitieux, plus il sera audacieux, mieux il réussira.
En effet, l’élection présidentielle de 2015 est un Grand Rendez-vous pour le peuple centrafricain. C’est pourquoi depuis de longues dates, le MLPC et son candidat a toujours martelé, partout où il passe, la nécessité de redéfinir les variables de tous les comportements politiques dans notre pays.
En effet, Deux règles s’imposent : la Règle de sincérité d’une part. Et la Règle de responsabilité d’autre part.
La première consiste à s’imposer une certaine prudence dans tous nos actes de la vie, et la seconde la maîtrise de la matière. Car, et il est bien vrai, pour que la règle de responsabilité puisse être respectée dans son esprit, il faut un ajustement des objectifs, des normes. D’où cette perspective beaucoup plus ambitieuse pour la CENTRAFRIQUE : LES TROIS « R » que présentera ZIGUELE à tous les centrafricains le moment venu.
OUI, les TROIS R ! Mais comment les comprendre en français facile ?
Réconciliation :
Les consultations à la base qui ont conduit à la tenue du Forum de Bangui nous ont largement révélé que les Centrafricains de tous bords ont soif de se réconcilier avec eux-mêmes, entre eux-mêmes et pour eux-mêmes. Les centrafricains de l’ouest, du nord, de l’est, du centre et du sud ont compris que nos divisions sont dérisoires, que nos querelles sont ridicules, que nos polémiques sont inutiles. Et il s’agit là d’une admiration commune. Car avant le coup de folie des uns et des autres qui ne réfléchissaient que par leur muscle ou les armes, il a toujours eu un esprit du vivre ensemble, de cohésion sociale en RCA.
D’ailleurs, depuis l’accession de notre pays à l’indépendance, voire bien avant cette date, nous, centrafricains, sommes toujours ensemble. Et ce n’est pas un hasard si le Candidat du MLPC a choisi comme premier point de son projet- phare ce mot « Réconciliation ». Parce que ZIGUELE a longtemps compris que ce n’est pas seulement ce que réclament les populations mais c’est ce qu’elles attendent de lui en tant que prochain président de la République. Réconcilier c’est mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut. Réconcilier c’est respecter nos différences, c’est pratiquer la justice : justice sociale, justice fiscale, justice territoriale. Et il le fera.
RASSEMBLEMENT
Le Candidat du MLPC l’a toujours compris aussi. Il a compris que les principaux maux qui ont empêché notre pays d’aspirer à son développement et ce, dans un climat apaisé, c’est la Division, le manque de solidarité et d’unité, l’égocentrisme. C’est pourquoi l’une des colonnes vertébrales de son programme consistera à Rassembler, encore Rassembler, toujours Rassembler. Oui, aucun citoyen ne doit avoir le sentiment d’être systématiquement stigmatisé, humilié, ridiculisé, du fait de son appartenance ethnique, sociale ou religieuse.
En effet, c’est quoi le Rassemblement ? Le rassemblement c’est quand on ne parle pas qu’aux personnes de son clan. Le rassemblement c’est quand on fait appel à toutes les compétences pour servir loyalement la république. Le rassemblement c’est quand on ne cherche pas à savoir qui est né ici ou là-bas, qui est centrafricain avant tel ou tel autre.
Oui avec le Candidat ZIGUELE et il n’y a point de doute, tous les centrafricains redeviendront UN ET INDIVISIBLES. Parce que le Rassemblement c’est promouvoir l’esprit d’équipe, c’est l’égalité des chances, c’est-à-dire promouvoir et valoriser ceux et celles qui le méritent, c’est récompenser les meilleurs.
Oui , Martin ZIGUELE n’est pas celui-là qui aime seulement jouer sur les mots. Tout commence par le Rassemblement et contrairement à ces adversaires politiques et détracteurs qui n’ont rien de crédible à proposer au peuple, il rassure et rassurera les centrafricains qu’il prendra en compte la diversité des talents, la diversité des citoyens, leurs aspirations, leurs difficultés.
Enfin, une fois que le climat social sera apaisé, après que les populations retrouveront la symbiose et l’harmonie qui les a toujours caractérisées, dès lors que l’esprit de Rassemblement aura irrigué toute la société centrafricaine, condition sine qua non à son épanouissement, le Redressement suivra naturellement dans la foulée.
Redressement.
Le Candidat-Président ZIGUELE mettra enfin le turbo sur l’aspect « décollage économique ». Ca s’appelle le Redressement : le Redressement productif, le Redressement industriel, le Redressement moral. Il n’abordera pas toutes ces questions sous un angle idéologique mais sous un angle pragmatique. Car pour redistribuer, il faut d’abord produire. De ce fait, Il y aura d’abord une réponse nationale à la misère de son peuple, sans oublier la réponse globale et multinationale en rapport avec les pays voisins et amis : Ca s’appelle retrouver notre compétitivité.
REDRESSER LE PAYS ! Comment lutter contre la pauvreté dans notre pays et redresser l’économie ?
Voici quelques éclaircissements et quelques clés pour calmer les esprits sceptiques, d’ailleurs Martin ZIGUELE y reviendra en personne le moment venu.
D’abord, il faut de la croissance, il faut de la production.
En effet, il n’y a que deux façons de retrouver la croissance dans notre pays : Premièrement, c’est en créant des activités, des emplois dans le pays. Deuxièmement, cela se fera par une Exportation dopée (de nos ressources naturelles), et par une Importation maîtrisée dont la part des charges permettra de financer nos projets sociaux.
Un accent particulier sera mis sur le secteur agricole. Car il est hors de question qu’avec tous nos potentiels en terres fertiles, un hectare de champ en RCA ne produit qu’une (1) tonne contre dix(10) tonnes à l’hectare en Europe.
Oui, la mamelle de l’économie centrafricaine, c’est l’agriculture. Mais si les Centrafricains accordent leur confiance à ZIGUELE, nos paysans et producteurs passeront d’une agriculture de subsistance à une agriculture d’autosuffisance alimentaire voire d’Exportation pour ce qui est des pôles d’excellence comme le café, le coton….

Non ! La pauvreté n’est pas une fatalité. La terre ne ment pas. Les centrafricains sont riches sous leurs pieds, ils ont tout sous leurs pieds : pétrole, uranium, diamant, or…
Vous conviendrez donc avec moi que le moment est donc venu de faire le bon choix, celui de choisir un homme capable, un président qui fera tout pour avoir une société qui ne marche plus sur la tête comme c’est le cas hier et aujourd’hui.
Nous croyons à MARTIN ZIGUELE et nous vous exhortons à faire le bon choix, en fonction du projet de société qu’il propose pour la nation centrafricaine. Un programme pour la jeunesse, un programme pour la promotion de la femme, un véritable pacte social républicain dans lequel chacun de nous aura sa part.
Oui , Martin Ziguele vous dira tout avant les élection, parce qu’il fera tout après l’élection.
Chers compatriotes, chers lecteurs et électeurs, avec Martin Ziguélé, soutenu par toute l’armada d’hommes compétents et républicains qui l’entourent, une équipe jeune et pleine de talents, une jeunesse dynamique incarnée par le camarade Christian TOUABOY, Directeur National de campagne, une équipe soucieuse de l’avenir de toute la CENTRAFRIQUE , TOUT EST POSSIBLE, TOUT PEUT REDEVENIR POSSIBLE. C’EST LA RUPTURE TRANQUILLE.
Que Dieu bénisse notre chère patrie la Centrafrique.
Victoire Camarades, Victoire centrafricaine !!!

Fait à Paris, le 30 juin 2015

SEKODE NDEUGBAYI Chancel, Communicant politique, citoyen engagé.
Par Chancel SEKODE NDEUGBAYI

Centrafrique: Au Camp Kassaï, Samba Panza réceptionne les locaux réhabilités de l’armée

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Au Camp Kassaï, Samba Panza réceptionne les locaux réhabilités de l’armée

Bangui, (Corbeau News Centrafrique, 01-07-2015

Mardi 30 juin 2015, la Présidente de la transition, Cheffe suprême des armées Mme Catherine Samba Panza, a réceptionné à Camp Kassaï les locaux réhabilités de Camp Kassaï et Camp Fidèle Obrou remis aux Forces armées centrafricaines (FACA). On notait à cette occasion la présence du Premier ministre Mahamat Kamoun, de la Ministre d’Etat à la Défense nationale Marie Noëlle Koyara, ainsi que des membres du gouvernement qui étaient présents ; et aussi les Représentants de toute la communauté internationale, notamment Babacar Gaye de la Minusca, les diplomates accrédités auprès de la RCA, ainsi que bien d’autres partenaires au développement dont la FAO.
La Présidente de la transition ne pouvait que se réjouir de cet important acquis qui compte parmi ses grandes réalisations en quelques mois de gestion des affaires de l’Etat. « Je me réjouis de ce que vous avez pu vous-mêmes découvrir que notre rêve devient de plus en plus une réalité. Dès mon arrivée à la tête de l’Etat, j’ai lancé un appel, à l’ENAM (Ecole nationale de l’administration et de la magistrature) pour que les FACA puissent se regrouper et reprennent le service. Nous avons des accords avec la communauté internationale, il fallait le faire dans les règles de l’art. Peu à peu, et avec l’appui de la communauté internationale qui a compris nos attentes, et les attentes de la population pour que les FACA soient opérationnels. Nous avons commencé à avoir un centre qui accueillera très bientôt, la formation des FACA. Je ne peux qu’exprimer un sentiment de joie et de satisfaction. » a-t-elle déclaré à la question d’un journaliste.
Quant à la Ministre d’Etat à la Défense nationale qui inscrit cette remise dans le cadre de la vision de la Présidente de la transition, « … elle [la Cheffe de l’Etat de transition]a pris l’initiative de réhabiliter le Camp Kassaï, qui se présente comme un vestige historique qui revêt une grande valeur et représente tout un symbole pour le pays, pour avoir été le point de départ du bataillon de base n°2 du Lieutenant Koudoukou en 1941 et pour avoir accueilli plusieurs générations de jeunes militaires dans le début des années de l’indépendance. Il constitue pour la RCA un véritable musée militaire qui a été malheureusement été détruit pendant cette crise. Il était donc temps de procéder à sa rénovation. » a fait savoir la Ministre d’Etat.
Faut-il noter que ce sont 28 bâtiments dont 24 au Camp Kassaï et un mur en façade principal et 4 bâtiments de l’infirmerie de Camp Fidèle Obrou qui ont été remis.
L’occasion a permis au Chef de la Minusca de passer un message des Nations unies aux FACA. « En venant ici aujourd’hui au Camp Kassaï, je voudrais apporter aux Forces armées centrafricaines le message de soutien et d’espoir des Nations unies… La reprise des Forces armées centrafricaines et leur déploiement sont tout à fait compatibles avec les prescriptions des Résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies – ce déploiement bien sûr subordonné à plusieurs contraintes. Je sais ce que de la patrie représente pour les hommes en uniforme. Je sais aussi combien les attentes de la population sont grandes à ce sujet. » a déclaré Babacar Gaye, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, qui ajoute : « Ce transfert est l’aboutissement d’un effort consensuel et coordonné entre différentes entités du système des Nations unies. Le Fonds de consolidation de la paix, le Programme des Nations unies pour le développement et la Minusca ».
Le Responsable onusiens a rappelé que deux autres projets sont en cours dans le camp Kassaï, à savoir la construction de l’armurerie centrale et la construction d’un dépôt provisoire de minutions. Alors qu’« il y a un peu plus d’un an, c’est à votre Premier ministre que je remettais les clés de zone véhicules de commissariat de police, brigades et gendarmerie dans le cadre d’un projet d’équipement, de rénovation. »
En marge de cette cérémonie de remise, faut-il le noter, il y a eu le lancement officiel par Samba Panza, du Projet d’appui aux initiatives de production agricoles des Forces armées centrafricaines. Et, Mme Koyara replace le contexte de ce projet : « La remise en état des locaux militaires dont celui de réfectoire facilitera, j’en suis persuadée, l’alimentation des hommes. Voilà pourquoi, un projet d’appui à la production agricole des Forces armées centrafricaines a été initié avec le soutien de la FAO pour faire de l’armée, une véritable force de production au service du développement. La mise en œuvre de cette initiative suivie par le Coordination des projets du Ministère de la Défense nationale concerne les productions vivrières, piscicoles, agricoles et porcines sur le site pilote de Camp Kassaï. »

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Méritocratie Malienne II : Les origines et les…

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(Corbeau News Centrafrique)

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Méritocratie Malienne II : Les origines et les…

Bangui, (S.E.N) 30-06-2015

Au tournant des indépendances africaines dans les années 1960, les anciennes puissances coloniales sont confrontées à  deux défis : empêcher par tous les moyens la montée au pouvoir dans les anciennes colonies des régimes nationalistes-panafricanistes et, confrontées à  la Guerre froide et aidées en cela par les Etats-Unis, empêcher l’URSS d’avoir des alliés en Afrique, donc d’accéder aux minerais, ce qui était jusque-là , l’exclusivité occidentale. Globalement, l’Occident réussit à  écarter les nationalistes, soit par des assassinats (c’est le cas de Lumumba au Congo en 1961), soit par des guerres et des massacres à  grande échelle (c’est le cas des leaders de l’UPC, l’Union des populations du Cameroun), soit par divers artifices, en jetant les opposants en prison ou en exil (c’est le cas d’Abel Goumba en Centrafrique en 1964, après l’accident mystérieux en mars 1959 de Barthélémy Boganda). Dans les quelques pays où les régimes s’allient à  l’URSS, l’Occident garde malgré tout une présence et profite de la moindre occasion pour renverser les pouvoirs afin d’installer des régimes qui lui sont favorables et serviles ; par exemple, le renversement et l’assassinat de Thomas Sankara illustrent parfaitement ce dernier cas.

L’Occident mettra tout en œuvre pour garder la mainmise sur les anciennes colonies. L’une des armes qu’il va utiliser est la dette, prétextant dans les discours officiels reproduire le succès du plan Marshall à  l’Afrique, alors qu’en réalité, la raison essentielle est de maintenir une emprise géopolitique stratégique et avoir un accès aux minerais comme à  l’époque coloniale. Ainsi, l’adage suivant a été parfaitement appliqué : celui qui contrôle les finances d’une nation n’a pas besoin du contrôle total sur la gestion politique intérieure pour être le vrai patron, en tirant les ficelles en coulisses. Au moins, trois phénomènes historiques ont permis à  l’Occident de disposer des moyens financiers colossaux pour réaliser sa mainmise sur l’Afrique. En premier lieu, au moment des indépendances africaines en 1960, les banques privées occidentales regorgent d’eurodollars issus des prêts faits par les états-Unis aux Européens dans les années 1950, destinés au plan Marshall dans le cadre de la reconstruction d’après-guerre. Pour éviter le retour massif de ces eurodollars aux états-Unis, à  cause non seulement de la forte inflation que cela allait provoquer dans l’économie américaine, mais aussi du risque d’assèchement de l’or dans les coffres-forts américains, comme le stipulaient les accords en vigueur, c’est-à -dire d’échanger les remboursements contre de l’or ; les Occidentaux vont inciter leurs banques à  prêter massivement à  des taux avantageux aux pays africains nouvellement et nominalement indépendants. Naturellement les régimes africains, dont l’Occident a pris soin de s’assurer l’allégeance, vont se montrer intéressés, surtout à  des fins personnelles, par un tel déferlement de capitaux. Le deuxième phénomène historique qui explique l’explosion de la dette africaine est le choc pétrolier de 1973 provoqué par un quadruplement soudain des prix du pétrole. Les émirs des pays du Golfe vont déposer les immenses quantités de dollars résultant des profits réalisés par les ventes de pétrole dans les banques occidentales. C’est le phénomène dit des pétrodollars. Ces pétrodollars s’additionnant aux eurodollars liés au financement de la reconstruction de l’Europe dévastée par la guerre, vont à  nouveau affluer vers l’Afrique. Ainsi, en vingt ans, de 1960 à  1980, la part privée de la dette du tiers-monde va exploser. Quasiment de 0 au début des années 1960, elle atteint 2,5 milliards de dollars en 1970 puis 38 milliards de dollars en 1980. Enfin, le troisième phénomène de cette explosion de dette est ce qu’on appelle « l’aide liée », qui est de source bilatérale, c’est-à -dire accordée entre Etats directement. L’aide liée est une sorte de subvention indirecte des grandes entreprises occidentales, dont les intérêts sont payés par les peuples africains. Cette pratique date de la crise qui frappe l’Europe à  partir des années 1973-1975, connue sous le nom de « la fin des Trente glorieuses », c’est-à -dire la fin des trente années de forte croissance due principalement aux capitaux investis dans le cadre du plan Marshall. En fait, pour trouver des débouchés aux marchandises qui ne trouvent plus preneurs en Occident à  cause de la baisse du pouvoir d’achat, l’idée est d’accorder des prêts exclusivement destinés à  acheter des marchandises fabriquées dans le pays créancier, même si elles ne sont pas moins chères ou les mieux adaptées au plan de développement du pays acheteur. De 6 milliards de
dollars en 1970, l’aide bilatérale explose et s’élève à  36 milliards de dollars en 1980. Alors, chers Amis, Quiconque a bien suivi l’historique et les raisons de l’explosion de la dette africaine qui deviendra fatale et mortifère pour les peuples conclura avec nous que toutes ces initiatives n’ont rien à  voir avec de la générosité et le souci du développement, d’autant que les régimes africains alignés sur l’Occident et bénéficiaires de ces immenses transferts étaient ostensiblement despotiques, corrompus et vénaux. La Guerre froide, le pompage des matières premières et l’aide liée ont justifié le soutien financier voire même militaire à  une bande de dictateurs crapuleux et dangereux contre leurs peuples, d’Idi Amin Dada de l’Ouganda, en passant par Mobutu du Zaïre, Mengistu d’Ethiopie, Samuel Doe du Libéria, Bokassa de la Centrafrique, qui rivalisaient dans la brutalité, dans la folie dépensière et dans l’indifférence totale face aux besoins primaires et fondamentaux de leur peuple. On se souvient encore que le couronnement de Bokassa en 1977 (avec l’accord du Vatican), grand admirateur de Napoléon 1er et grand ami de Giscard d’Estaing, coûta un cinquième du budget
annuel de la nation centrafricaine, soit près de 22 millions d’euros. Des détournements colossaux de Mobutu déposés dans les comptes en Occident à  près de 8 milliards de dollars alors que la dette du Zaïre, lors de sa chute en 1996, s’élevait à  12 milliards de dollars. Aux deux acteurs du financement de la dette déjà  mentionnés plus haut, les banques occidentales pour la part privée et les Etats occidentaux pour la part bilatérale avec l’aide liée, il faut aussi mentionner la paire FMI – Banque mondiale pour ce qui est de la part multilatérale. Nulle au début des années 1960, la part multilatérale de la dette africaine a atteint 1,2 milliards de dollars en 1970 puis 15,5 milliards de dollars en 1980. Dette privée, dette bilatérale et dette multilatérale, en tout et pour tout.

 

LE 29-06-2015, SEN360

Centrafrique: Godfroy – Luther GONDJE- DJANAYANG de la Diaspora Agissante relance ses Collègues élus au

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( Corbeau News Centrafrique)

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG, Coordonnateur Général du Collectif «Touche pas à ma Constitution »
Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG, Coordonnateur Général du Collectif «Touche pas à ma Constitution »

 

Godfroy – Luther GONDJE- DJANAYANG de la Diaspora Agissante relance ses Collègues élus au

Forum de BANGUI, Olivier GABIRAULT et Maxime NANA sur l’absence d’un compte rendu.

 

Bangui, (G.L.D)  30-06-2015

 

Mes très chers collègues au nom de la Diaspora Centrafricaine de l’Europe, vous avez pris part au Forum de Bangui dans le but d’aller défendre l’intérêt général de nos compatriotes vivant en Europe pendant cette Assisse Nationale.
Depuis votre retour de ce Forum, je constate avec les autres compatriotes de la Diaspora vivant en Europe qu’aucun compte rendu n’est mis à la disposition de nos mandataires malgré ma demande d’interpellation officielle. L’Opinion Publique qualifie à ce jour que votre silence étant comme un sentiment de mépris à l’égard de cette Diaspora Centrafricaine de l’Europe qui a légitimé notre élection.
Au-delà de ce sentiment de mépris, la Diaspora Centrafricaine de l’Europe vient de se faire distraire pour une nouvelle fois par la mise en place d’une nouvelle structure issue de la Diaspora nommée la Diaspora correct.
Fort de ce constat et comme le nom de votre mouvement l’indique la Diaspora correct, je demande plus particulièrement à mon collègue élu Maxime NANA initiateur de cette nouvelle structure d’être d’abord correct vis-à-vis de nos mandataires en procédant à la restitution d’un compte rendu de manière publique.

« Il ne suffit pas de baptiser votre nouveau mouvement Diaspora correct et être surtout incorrect dans vos actes à l’égard de nos mandataires».

Dans l’assurance j’espère, vous allez le plus rapidement revenir à la raison et surtout pour le respect de nos mandataires afin de rendre compte publiquement à cette Diaspora de l’Europe. Je vous invitede bien vouloir recevoir mes très Chers Collègues, l’expression de mes sincères salutations patriotiques.

Fait à Paris, 30. 06. 2015

Pour la Diaspora Agissante.

Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG.

Centrafrique: Affaires BABA Laddé: le dossier est vide, selon son avocat

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(Corbeau News Centrafrique)

Le Tchadien Baba-Ladde
Le Tchadien Baba-Ladde

 

 

Affaires BABA Laddé:  le dossier est vide, selon son avocat

 

Bangui, (Afrik.com)

 

En décembre dernier, l’ex-chef de guerre tchadien Mahamat Baba Laddé a été arrêté par des Casques bleus dans le nord de la Centrafrique. Il a été ensuite emmené à Bangui avant d’être transféré à N’Djamena, la capitale tchadienne. Il est accusé d’association de malfaiteurs, assassinats, vols à main armés avec violences et menaces, détention illégale d’armes, viols, incendies volontaires et rébellion. Six mois après son arrestation, Afrik.com a joint son avocat, Maître Emmanuel Ndjaha, pour faire le point.

Après des études à l’université du Tchad, l’avocat de Baba Laddé, Maître Emmanuel Ndjaha, a débuté sa carrière judiciaire en collaborant avec un Français qui habitait dans ce pays d’Afrique Centrale. En 2002, Emmanuel Ndjaha intègre un cabinet d’avocat où il est resté jusqu’en 2013, année du décès du propriétaire. Par la suite, il est appelé à gérer seul l’entreprise. Actuellement, l’avocat entame des démarches afin que le cabinet soit à son nom. Avocat au barreau de N’Djamena, depuis 2006, Maître Emmanuel Ndjaha a été contacté par un des parents de Baba Laddé ainsi qu’un collectif d’avocats pour prendre l’affaire en main.

Afrik.com : Pouvez-vous revenir sur les conditions d’arrestation de Baba Laddé en Centrafrique ?
Emmanuel Ndjaha : Baba Laddé a été nommé par le Président tchadien Idriss Déby, préfet de la Grande Sido, le 19 juillet dernier. Lors de sa mission, il a remis de l ‘ordre dans les lieux. Toutefois, un décret ministériel l’a démis de ses fonctions, quatre mois plus tard. Il a par la suite quitté la région pour se rendre à Bangui. C’est là-bas que des militaires de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) se sont rendus chez lui pour l’arrêter. Interpellé, il a ensuite été transféré au Tchad.

Afrik.com : Pour quelles raisons a-t-il été transféré à N’Djamena ?
Emmanuel Ndjaha : Baba Laddé a été extradé à la demande des autorités tchadiennes. Il a été remis aux services de sécurité du Tchad à la suite d’un mandat international émis par le pays. Nous n’avons pas le choix compte tenu des conventions signées entre le Tchad et la Centrafrique.

Afrik.com : Que reproche-t-on à votre client ?

Emmanuel Ndjaha : Baba Laddé est accusé d’association de malfaiteurs. Il aurait commis en Centrafrique des assassinats, des vols, viols ainsi que des incendies volontaires.

Afrik.com : Justement, pourquoi n’a-t-il pas été jugé en Centrafrique, d’autant que c’est là-bas où il aurait commis des crimes ?

Emmanuel Ndjaha : Compte tenu du fait que c’est un homme issu d’un autre pays, le droit prévoit qu’il soit jugé dans son pays d’origine d’autant plus que le Tchad a demandé son extradition.

Afrik.com : Depuis six mois, Baba Laddé est détenu. Dans quel état d’esprit se trouve votre client ?

Emmanuel Ndjaha : Baba Laddé a une santé fragile, il souffre d’hémorroïde. Craignant pour sa santé, j’ai saisi le juge d’instruction pour pouvoir le transférer à l’hôpital pour des soins. C’est désormais au parquet de décider s’il y a une possibilité de transfert. En attendant, il garde le moral, malgré le fait qu’il soit traqué. Je m’indigne contre cela. Il considère qu’on ne le traite pas comme il le mérite, compte tenu de son rang. Il ne jouit pas de droits normaux.

Afrik.com : A votre avis, pourquoi la justice tchadienne refuse-t-elle de se prononcer sur ce dossier ?

Emmanuel Ndjaha : Parce qu’il existe une instruction préparatoire qui doit examiner le dossier. Par ailleurs, il faut que les choses soient clarifiées. En réalité, la justice tchadienne n’a aucun élément contre Baba Laddé, le dossier est vide. Il faut du temps pour juger ce genre d’affaire. J’espère seulement que la justice sera équitable.

Afrik.com : Quelles sont vos voies de recours ? Qu’envisagez-vous de faire si la situation n’évolue pas ?

Emmanuel Ndjaha : La situation va évoluer, le délai de la justice va être respecté. Dans le cas contraire, je procéderai à la saisine d’une juridiction compétente, notamment la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples.

Bangui le 30-06-2015. Afrik.com

 

Bangui:« LE PEUPLE CENTRAFRICAIN DAUX CANDIATS AUX ELECTIONS » DIXIT LAURENT GOMINA PAMPALI

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(Corbeau News Centrafrique)

interviw

 

INTERVIEW EXCLUSIVE : « LE PEUPLE CENTRAFRICAIN DOIT FAIRE ATTENTION

AUX CANDIATS AUX ELECTIONS » DIXIT LAURENT GOMINA PAMPALI

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 27-06-2015

 

Le président de l’Union nationale des Démocrates Républicains, en abrégé UNADER, Laurent Gomina Pampali donne sa vision sur le processus électoral en Centrafrique et en a également interpelé le peuple centrafricain sur les conséquences qui pourraient en découler. Dans une interview exclusive qu’il a accordée à Corbeau News, l’homme politique centrafricain incarnant les idéologies de Barthélémy Boganda, propose lui une solution idoine à la sortie de crise définitive en République centrafricaine. Avec 27 ans de carrière politique, quatre fois ministre, quarte fois député de la région de Nola, et sept ans comme député au parlement CEMAC, Laurent Gomina Pampali préconise l’Unité et la justice pour le relèvement de la République centrafricaine.

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Bonjour Monsieur Laurent Gomina Pampali !

Laurent Gomina Pampali (LGP) : Bonjour très cher compatriote !

CNC : Après avoir participé au Forum national de Bangui qui s’est tenu du 04 au 11 mai dernier, quelle analyse en faites-vous?

LGP : J’ai tenté une petite analyse dans un article que j’ai publié dans les journaux de la place et que j’ai intitulé « Petit catéchisme pour le dialogue politique et la réconciliation nationale ». J’ai abordé, cher compatriote, les questions qui ont failli diviser et tuer la République centrafricaine fondée par Barthélémy Boganda. Quel type de problème, quel type de question? La question du conflit et la question de division. Les divisions et les conflits ont commencé quelques décennies bien après l’indépendance vers les années 80 à 90. C’était des divisions à caractère tribal, le nord contre une partie du pays et le début de la rébellion avec les armes. La rébellion mais plus précisément les mutineries, cher compatriote, étaient déjà les résultats des divisions à caractère militaro-ethno-politique. J’ai écrit même un livre à ce propos « Le Centrafrique face lui-même » que je vais compléter dans les jours à venir « Le Centrafrique face à lui-même et face aux autres Etats ». L’analyse, pour revenir au Forum, est que la RCA est entrée dans une crise fondement. C’est vrai, le pays avait déjà connu le sectarisme, les divisions sur le plan politique, le rejet de l’autre. Mais au dernier moment, on a voulu mettre ça sur compte d’un conflit religieux, un conflit entre Musulmans et Chrétiens. Et moi Centrafricain 100% bien sûr, je me suis opposé à cette idée très tôt par de petits articles à travers les journaux en montrant qu’il s’agissait là purement et simplement des manipulations des esprits par les uns et les autres, par ceux qui ne veulent pas que le pays avancent, par ceux qi ont tué le pays, et qui voudraient que ça reste dans cet état pour en tirer profits. Mais que la crise centrafricaine est d’abord une crise politique et économique. Politique parce qu’il y a la lutte pour le contrôle du pouvoir par les uns et par les autres ou par ceux qui estiment que depuis l’indépendance jusqu’aujourd’hui, et bien, leur catégorie, leur région n’a jamais accédé au pouvoir et que le moment était venu pour qu’eux aussi prennent le contrôle du pouvoir. Mais surtout un problème économique parce que c’est la guerre pour le contrôle des richesses du pays par les uns et les autres. Certains l’ont contrôlé déjà, d’autres voulaient arriver au pouvoir pour les contrôler et voilà l’engrenage de la violence. Parce que chacun rêve du palais de la Renaissance pour accéder au diamant, à l’or, au pétrole et à l’uranium car ça donne de l’argent. Ça permet au clan, aux parents et autres de s’enrichir. Voilà le problème politique et économique qui a fait éclater une guerre effroyable puisque beaucoup des Centrafricains ont perdu la vie. En marge du Forum, j’ai dit laissons tomber de côté les pseudos conflits, les faux conflits. Et lorsqu’on est là pour diriger, on doit faire de sorte que toutes ces richesses profitent à tous les citoyens centrafricains. La manière de bien faire la politique c’est de mettre la justice entre tous les citoyens.

CNC : Selon vous, que doit-on faire pour que les recommandations prises lors de ce Forum soient appliquées à la lettre?

Il faut que le gouvernement s’exécute puisque c’est lui qui a le pouvoir d’appliquer les lois. Le peuple soit par referendum soit au cours d’un forum comme celui qu’on vient d’organiser, adopte aussi des recommandations, les orientations, les projets de société, il appartient au gouvernement, au chef de l’Etat et à son gouvernement d’appliquer. Et le pays va commencer à sortir de l’ornière, de trou et c’est un pas une affaire d’un seul jour. Et que la transition finisse dans les meilleurs délais, la sécurité revienne dans le pays pour que les élections soient organisées. Et le Centrafricain qui sera élu par le peuple continuera à appliquer ces recommandations parce qu’il y en a beaucoup, on ne peut pas les appliquer en un seul jour. C’est un long chemin à parcourir pour que la RCA revienne à l’Etat normal.

CNC : Etant l’un des candidats aux élections à venir, comment voyez-vous les processus électoraux avec le chronogramme de la tenue des élections en Centrafrique?

LGP : Et bien le processus électoral, là aussi j’ai réfléchi et je suis en train de faire circuler un petit document depuis janvier, « Osons ensemble ». C’est ma profession de foi. Chers compatriotes, je dis clairement que la RCA et tous ceux qui l’aiment devront commencer par veiller sur les préparatifs des élections à tous les niveaux, à toutes les étapes pour que par exemple les questions d’argent ne viennent pas encore transformer le peuple centrafricain en un peuple esclave parce que y en a qui va déverser des billets de banque. Connaissant la situation de dénouement du peuple centrafricain après deux années de crise, tout le monde va courir vers l’argent et oublier d’exiger que les candidats soient les candidats de qualité et que le futur chef d’Etat soit un homme de qualité. Un homme de qualité c’est un homme vertueux qui connait les principes moraux de gouvernance. Donc il faudrait que les amis de Centrafrique, ceux qui viennent nous aider, et les autorités de transition veillent à ce que l’argent ne soit pas un obstacle à l’accession des hommes de qualité au pouvoir. Parce qu’on va voir que c’est celui qui a beaucoup d’argent, et comme il a beaucoup d’argent, il va gouverner. C’est faux ! L’avoir n’est pas synonyme de l’être et du savoir. L’argent devra effectivement faire l’objet d’un regard critique de tous ceux qui veulent nous assister, de la communauté internationale, de l’Autorité nationale des élections (ANE). Ça c’est avant qu’on en arrive aux élections proprement dites. Et puis aussi la sécurité. Parce que si on ne désarme pas, si on ne met la sécurité dans les villes, sur les routes, et dans les compagnes, le peuple ne votera pas, ou ceux qui viendront voter, voteront avec l’idée que les armes derrière la tête, l’oreille et ça sera pas un vote objectif et le résultat sera que l’on aura mal voté. Et ça sera le retour à la case de départ. Voilà ce que je crains. Donc je m’adresse aussi bien aux autorités de la transition pour qu’elles veillent sur le préparatif des élections. J’ai même posé la question du financement des élections dont les candidats retenus par la Cour constitutionnelle. Dans les pays civilisés, enfin stables, on veille à ce que les candidats soient à peu après sur le même pied d’égalité au départ. Ça s’est fait dans les pays au tour de nous où le gouvernement finance les candidats, mais les candidats dont les dossiers sont retenus par la Cour constitutionnelle. Si on n’a pas beaucoup d’argent ça ne veut pas dire qu’on est médiocre mais c’est parce qu’on est resté intègre. 27 ans de carrière politique, les mains propres, j’ai quand même le droit de demander que le peuple centrafricain m’élise comme chef d’Etat. Mais pour cela, il faut que l’Etat qui est pour tout le monde, soit juste à l’égard de tous les citoyens centrafricains. Je dis et j’insiste sur le fait que les élections doivent être bien préparées, et que le gouvernement de transition, la communauté internationale, et les amis de Centrafrique, ceux qui veulent que la RCA redevienne un Etat de droit, devront veiller sur le préparatif des élections avec un œil sur tous les aspects. Aspect liste électorale, aspect financement des élections, aspect sur les dossiers des élections. Mais si on ferme les yeux là-dessus pour laisser les gens se débrouiller, et que le plus fort gagne, ça sera la loi de la jungle.

CNC : Dans une brochure que vous avez publiée concernant le Forum de Bangui, vous avez proposé des solutions véritables que les Centrafricains doivent adopter pour le présent et le futur : quelles sont alors ces solutions?

LGP : Ah mais c’est des solutions d’abord qui remontent à Boganda et qui nous reviennent effectivement. Ce sont des propositions qu’il a faites très top. Sachant que c’est des principes viables et qui font qu’un Etat reste stable. L’Unité avant tout, le principe de l’Unité. Le premier terme de la devise centrafricaine, c’est l’unité. Boganda a dit « l’Unité c’est la vie, les divisions c’est la mort ». J’ai répété ça partout dans les journaux et sur les radios, le peuple centrafricain le sait mieux que tout le monde. Depuis qu’on est divisé, on a vu des cadavres partout parce qu’on est divisé. Le jour où on va se réunir pour savoir que la République centrafricaine, c’est nous tous ensembles. C’est notre terre, notre mère, notre champ, notre rivière, c’est nos réserves de chasse et de pèche, c’est la tombe de nos pères et de nos mères, c’est tout ce qui nous donne la vie et qui nous fait vivre, c’est ça la République centrafricaine. Là j’ai cité Barthélémy Boganda, «l’Unité ». Après il faut appliquer les bons principes politiques de gouvernance, la justice, une bonne constitution. On en a toujours eu mais malheureusement c’est l’application, parce que c’est ça l’origine des problèmes. Une bonne constitution et l’appliquer. Si vous violez la constitution, vous violez le pacte social, il n’y a plus de confiance et chacun veut faire à sa tête, donc on insiste dessus. Et bien savoir aussi que dans la vie on a besoin de l’autre, un seul cerveau ne peut pas tout penser. Et mettre en avant le principe du mérite, chers compatriotes. Si on met en avant le principe du mérite, ça veut dire qu’on ne juge pas quelqu’un non pas parce qu’il appartient à la famille présidentielle ou il appartient une ethnie mais on le juge par compétence. Si vous avez un problème, on ne va pas dire que c’est Chrétien ou un Musulman, ça n’a pas de sens. Votre nom, ce que vous êtes et ce que vous faites. Vous êtes Journaliste, oui, monsieur X est auteur de tel acte. Et si c’est un acte positif, l’Etat doit de dédommager et si c’est un acte négatif, l’Etat doit te punir. A partir de là, l’Etat est devenu un Etat qui donne confiance et en qui le peuple fait confiance. C’est un Etat de sureté. La sûreté, c’est que si

quelque chose t’arrive, tout de suite le policier va intervenir. Mais tout le monde doit retenir que ce qui fait qu’un pays rentre dans le désordre c’est lorsque les lois sur lesquels on doit s’entendre ne sont plus appliqués. Cela sème la méfiance, les divisions et le désordre. Et vous avez vu qu’un pays de désordre ce n’’est pas Etat enviable par les autres. C’est enviable par ceux qui profitent du désordre.

CNC : Avez-vous un message particulier au peuple centrafricain ?

LGP : Le message c’est que les Centrafricains, qu’ils décident tous ensemble de revenir à la vie commune, à l’unité. Je sais que moi je suis né dans le Sud-ouest de Centrafrique, mais je dois aspirer à pouvoir aller dormiraussi dans la Basse-kotto, dans la Vakaga, dans le Haut-Mbomou sans peur. Et que celui qu’un citoyen de la Vakaga même s’il vit dans la Vakaga, qu’on lui donne l’occasion d’aller voir ce qui se passe à Nola. Et s’il a envie de faire des affaires là-bas, qu’il y reste parce que c’est chez lui comme par le passé dans le pays que Boganda a fondé. Pourquoi à un moment donné, on a appelé la RCA, Suisse d’Afrique? C’est la question que les Centrafricains devraient se poser après tout ce qu’on a vécu. La Suisse est pays de paix, de dialogue. On a dit que la RCA était la Suisse africaine car Boganda nous a donné un pays stable où il y avait la paix, le dialogue. Donc rêvons de redevenir la Suisse africaine, pays de paix pays d’accueil. Tous les pays voisins venaient se réfugier chez nous, les Congolais, les Tchadiens etc… parce qu’il y avait la guerre chez eux. Et maintenant c’est nous qui les imitons et qui allons chez eux. Voilà ça devrait nous faire réfléchir. Il y a deux manières de gouverner que le peuple centrafricain devra savoir parmi les candidats. Ceux qui viennent par la force ou par la ruse pour prendre le pouvoir. Peu après, le pouvoir leur sert à s’enrichir. Les chercheurs de pouvoir pour s’enrichir, ils deviennent nécessairement des dictateurs. Et il y a ceux-là qui pensent que, suite à leurs analyses et qu’ils en sont convaincus, on gouverne pour servir le pays, dont le peuple. Et on est là, les richesses du pays c’est pour construire le pays, former les cadres, former les jeunes, les ingénieurs, les médecins, aider les agriculteurs à améliorer les manières de cultiver au lieu de faire toujours la même chose depuis 50 ans. Donc le peuple centrafricain doit faire attention de voir parmi les candidats, qui appartient à la première méthode et qui veut appliquer la deuxième et pays s’en sortira.

CNC : Nous vous remercions !

LGP : Ah, c’est moi qui vous remercie !

Des propos recueillis par Eric NGABA, Bangui pour CNC

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Loïc Romy GOTTO Président du Club Entre Nous Jeunes (CENJ)

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( Corbeau News Centrafrique)

jeunes

 

Loïc Romy GOTTO Président du Club Entre Nous Jeunes (CENJ)

 

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 27-06-2015

 

 

QUI CHOISIRONS NOUS POUR 2015 ET SOUS QUEL CRITER ? À force de lire et d’écouter les opinions de notre peuple, il ressort clairement que le Centrafrique semble se chercher un leader. Mais je me pose la question de savoir quel genre de leader attend le peuple Centrafricain?
Il est avant tout question de la perception et de la définition que le peuple a de ce leadership qui déterminera le cours de son histoire ou de son choix. Cependant lorsqu’on écoute le peuple centrafricain, il se fait qu’une erreur s’est glissée dans sa compréhension du leader. Il se cherche des icônes et des guides éclairés. Tout semble être perdu dans la perception du peuple qui s’attend à avoir un chef puissant comme leader au lieu de ne voir qu’un fonctionnaire de l’état à son service. Le terme anglais définit mieux celui à qui le peuple remet le pouvoir de le conduire. En anglais, il est un “civil servant” que nous traduirons littéralement par un serviteur civil, un boy, un domestique. Une personne qui exerce des fonctions pour d’autres, en particulier une personne employée dans une maison, dans une société, dans un état aux tâches domestiques ou étatiques comme un accompagnateur.
Si le peuple centrafricain arrive à comprendre le rôle d’un président, d’un député, d’un ministre, des magistrats, des militaires etc., il atteindra facilement la maturité politique de faire des choix et de prendre sa destinée en mains. Mais aussi longtemps qu’il considérera ses politiques comme des dieux ou des hommes surnaturels à qui l’on doit vouer un culte ou devant qui l’on doit se plier, le Centrafrique ne sera pas qualifié à la démocratie. Un président de la République est, quel que soit le prestige de la fonction, un simple serviteur du peuple employé par le peuple pour une tâche précise et dans une durée bien déterminée. Un général militaire ou quelque autre soit le grade d’un militaire ne fait pas de lui un chef du peuple devant qui l’on aurait peur comme la crainte vouée à Dieu. Le peuple n’est pas un groupement des moussaillons et des caporaux à qui l’on donnerait des ordres intempestifs. Il faudrait se défaire de toutes ces chaînes d’aliénation, d’esclavagismes hérités de la colonisation, mais reconnaître un leader par la confiance qu’il inspire aux autres, l’humanité qu’il manifeste. Le bon ordre dans une société est le respect des uns et des autres.
Un bon leader se reconnaît par la Clarté de son message, l’expression claire de sa vision servant à inspirer les autres. Car, c’est lorsque les gens comprennent un message et en sont inspirés qu’ils font confiance. C’est la confiance qui entraîne les gens à suivre un leader. Mais il faudrait qu’un leader à qui le peuple fait confiance soit capable de charité. La Charité ici est le dévouement à la mission, la prédisposition d’humanité face à un engagement, le don de soi, sans laquelle il y a faillite de leadership. Ce n’est pas la charité de corrompre le peuple à coup des t-shirts et des dons en argent. C’est ici qu’intervient l’Intégrité du leader. Il ne s’agit pas d’une intégrité définie selon ce qu’il a fait ou n’aurait pas fait dans sa vie, il est iciquestion de respect à l’engagement, de la constance au message et de l’accomplissement des promesses.
Le vrai leadership se caractérise par ces trois choses; la Clarté, la Charité et l’Intégrité. La confiance est le maître mot. Inspirer les autres, c’est cela le leadership et lorsque les gens font confiance, ils ne peuvent que suivre. Et cela nécessite un temps et un mariage d’esprit.
Assumons-nous!

Bangui, Loïc Romy GOTTO

Centrafrique: Désarmer le KM5 et le BOY-RABE, et nous retrouverons la paix pour toujours et les élections pour

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( Corbeau News Centrafrique)

Monsieur Robert ENZA de l'USD-COMODE
Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE

 

 

LE PARTI, USD-COMODES
Désarmer le KM5 et le BOY-RABE, et nous retrouverons la paix pour toujours et les élections pour légaliser.

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 27-06-2015

Comment sortir de la crise, cette question nous a été posée par le journal TAKAPARLER sur Facebook. Nous répondons ceci, désarmer le KM5 et le BOY-RABE et, on retrouvera la paix pour toujours et les élections pour légaliser.

Nous disons que le KM5 et le BOY-RABE font peur tous les jours. Ils empêchent de circuler, ils empêchent de dormir et ils empêchent de vivre.
Depuis les évènements, si vous prenez 10 habitants de Bangui, même ceux qui ont la bougeotte, 8 sur les 10 vous diront qu’ils n’ont pas encore mis pieds au KM5 et à BOY-Rabe. Il y a deux ans qu’ils ne fréquentent plus ces zones. Même le gouvernement n’est pas présent dans ces zones. Car il ne faut pas se fier à ces petits milligrammes de représentations publiques de quelques 1 ou 2 ministres prétendus courageux et qui ont bien vite fait de s’arrêter pour ne pas risquer leur vie (les ministres KARNOU et WALIDOU). Et c’est dans ces conditions que certainement nous irons aux élections.

Nous inscrivons en rouge le KM5 et le BOY-RABE comme les zones d’ulcération profonde d’insécurité. Toutes les forces internationales SANGARIS et Minusca le savent et elles mêmes le disent. Tous ceux qui sont acteurs ou observateurs de cette crise le savent. Le gouvernement le sait. Tout le monde le sait et personne ne pourra avoir le toupet de dire qu’il ne sait pas.

Le KM5 est un foyer d’insécurité malgré tout l’aspect de calme qu’il présente le jour. Le KM5 est un piège de paix tendu à la con. Le KM5 est une poudrière, il peut causer d’énormes dégâts. Et BOY-RABE un autre foyer très actif à forte capacité de destructions. Voici là les zones névralgiques d’insécurité.

Il faut désarmer KM5 et BOY-RABE à la fois ; et non seulement on aura la paix mais on aura la certitude d’avoir les élections d’ici novembre 2015, le contraire nous conduirait à une transition à rebondissement qui n’aura pour seule raison de justifier sa prolongation, l’insécurité.

Dans ces deux localités de Bangui il y a des individus armés qui n’ont ni respect ni peur de l’état de droit. Ils défient la loi. Ils narguent le gouvernement et toutes les forces internationales réunies dans notre pays. Il faut normaliser le KM5 et le Boy-rabe. C’est au KM5 et à BOY-RABE que l’État doit mobiliser ses moyens, montrer sa détermination et sa conviction à résoudre la question de l’insécurité avant la période de l’inscription sur la liste électorale.

Si rien n’est fait au KM5 et à BOY-RABE pour faire exister et respecter l’État, il n’y aura pas de sécurité. La sécurité doit passer par le KM5 et le Boy-rabe. Dans ces deux secteurs de la ville, les populations sont des otages, des boucliers, ils sont sous pression et vivent sous le contrôle des individus armés.

C’est KM5 et BOY-RABE qui alimentent l’insécurité dans l’arrière pays. Leurs renforts sont dans l’arrière pays. Ils tiennent l’arrière pays. Comme des serpents, le KM5 et le BOY-RABE sont deux têtes de serpents et le reste du corps est dans l’arrière pays.

Désarmer la zone de KM5 et de BOY-RABE est la seule solution permettant de ramener définitivement la paix et la sécurité pour tous, et chacun d’avoir la liberté, d’aller et de revenir comme il veut sur tout le territoire. Ne soyons pas inconscients et naïfs il y a de l’insécurité dans le pays et pas le moindre. Le calme apparent de Bangui et que quelques provinces est trompeur. L’insécurité s’est enfoui dans le sol et attend comme un piège. Bangui vit dans une anxiété ennuyeuse. Personne n’ose prendre de risque. On vit mais on est toujours aux aguets. Cependant dans l’arrière pays, le nord du pays reste toujours invivable.

Pire encore, le KM5 communique avec Boy-rabe par la vente des produits des braquages opérés dans Bangui. Les forfaits des braquages sont revendus au KM5. Ils ont réussi à créer un marché de butins de guerre ; un marché très fructueux où ils brassent des millions de FCFA.

Comme pour compléter le basque, un marché à bétails est ouvert en pleine capitale ; le KM5 vient d’ouvrir son marché à bétails et d’abattage dans les quartiers CAMEROUNAIS I et II, YÉLOA et BIBALÉ et le pont YAKITÉ sert d’abattage. Le KM5, après tout, à sa création, fut jadis un marché à bétails et d’abattage. Le KM5 de nature est un quartier insalubre, imaginez ce qui peut arriver.

Ça, vous direz que le gouvernement n’a rien vu et qu’il est incapable de trouver avec les bouchers de KM5 un endroit hors de KM5 pour garder le bétail et faire l’abattage !

Il commence déjà à pousser des herbes et bientôt des arbres dans le KM5 et la nature reprend ses droits. Parce que pour garder du bétail, il faut bien qu’il pousse des herbes et le bétail a besoin de la nature.
Dommage, le KM5 doit retourner à l’état sauvage, son développement est aboli ; le poumon social et économique de Bangui est mort.

De l’intérieur, le grand KM5 vit dans un état d’abandon : poussiéreux, des épaves de véhicules, des immondices, insalubrité. On craint le risque d’une contagion généralisée.

En effet, il y a une impuissance du gouvernement face aux problèmes que pose l’insécurité d’une manière plus globale. Le gouvernement ne doit plus se cacher derrière le programme DDRR, il doit agir, prendre des risques et en assumer.

Le DDRR n’est pas la solution, même si il en est une et ce n’est pas pour autant qu’on aura résolu tous nos conflits si nous mêmes ne mettons pas de notre énergie et de notre puissance. Mettons en place notre propre machine de désarmement, ce désarmement il doit être à la fois civil et militaire.

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

Centrafrique: Dédicace à Bangui du nouveau film court métrage « Bé africa » de Pascale NGa Gnii Voueto

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( Corbeau News Centrafrique)

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Dédicace à Bangui du nouveau film court métrage « Bé africa » de Pascale NGa Gnii Voueto

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 27-06-2015

La présentation du nouveau film de Pascale Nga Gnii Voueto a eu lieu samedi 20 juin 2015 à l’Alliance Française de Bangui. L’artiste a mis en exergue la période post-crise que son pays, la République centrafricaine vient de traverser, ainsi que la forte capacité de résilience du peuple centrafricain devant cette guerre. Un court métrage très riche en contenu.
Ils étaient des centaines, les amoureux du cinéma centrafricain, venus de tous bords de Bangui, à prendre d’assaut l’Alliance française de Bangui, samedi dernier pour découvrir ce film. Selon Pascale Sérra Nga Gnii Voueto, « Ce court métrage retrace l’itinéraire de la Centrafrique après la dernière crise que le pays a connue avec ses péripéties sur la population civile. Je suis fière, en tant que fille de mon pays d’avoir produit un film qui parle de la souffrance endurée par la population, mais je voulais également dire que quelle que soit la durée de la nuit, nous finirons par trouver le chemin du bonheur. » a-t-elle précisé à la presse à l’issue de la présentation.
Melle Pascale Serra a tenu à remercier par la même occasion, toutes les personnes ressources qui l’ont aidée à mettre en image ce court métrage. Elle n’a pas manqué de relever les grandes étapes du tournage de sa production qui s’étaient déroulées au moment où le conflit était encore vif dans le pays. Dans ce genre de chantier, les difficultés ne manquent jamais, et la cinéaste centrafricaine en a connu à ses dépens, car dit-elle « J’ai dû surmonter beaucoup de difficultés pour pouvoir mettre sur le marché ce nouveau film qui est d’ores et déjà inscrit en tableau d’honneur par le public que j’ai vu venir ce soir massivement à cette cérémonie de dédicace. »
En toile de fond, c’est « la paix et la cohésion sociale » entre les centrafricains qu’a visé Pascale Sérra Nga Gnii Voueto dans son film. D’ici peu, à en croire l’artiste, le film sera disponible en DVD pour permettre aux centrafricains de l’acquérir. En lançant ce film, Pascale entend promouvoir des talents dans le domaine de l’audiovisuelle en République Centrafricaine.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: La persistance de l’insécurité dans la Ouaka suscite une vive réaction de ses ressortissants de Bangui

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(Corbeau News Centrafrique)

Refugié centrafricain au Cameroun

 

La persistance de l’insécurité dans la Ouaka suscite une vive réaction de ses ressortissants de Bangui

Bangui, Corbeau News Centrafrique 27-06-2015

« Cette énième dénonciation, toujours légitime, fait suite au demeurant très graves atteintes à la vie et à la dignité humaine, causées par des bandes armées organisées et bien connues des autorités locales et centrales. » peut-on lire dans le communiqué rendu publique jeudi 25 juin 2015 par l’ARDUK (Association des ressortissants pour le développement de la Ouaka). Ce communiqué exhume les récents cas de violences perpétrées sur les populations dans la préfecture de la Ouaka avant de réclamer le déploiement rapide des FACA dans la localité.
Entre autres cas récents de crimes, l’ARDUK cite pêle-mêle « A Kouango – ville fantôme, plus d’une vingtaine de villages ont été incendiés, une bonne partie de la population déplacée interne s’est retranchée à Bambari pour les uns et à Grimari pour d’autres ; alors d’autres encore ne pouvant plus ont fui pour se réfugier au Congo Démocratique. A Bambari, le 22 juin dernier, les communautés Goula et Peulh ont déterré la hache de guerre et des tirs à l’arme lourde et légère ont été entendus. A Bakala, un paisible citoyen a été abattu froidement devant sa case par un peulh. Dans la Haute-Baïdou, d’autres bandes armées terrorisent la population. Bref, dans toute la Ouaka, existent des barrières illégales érigées par ces bandes armées aux fins de rançonner la population. » La liste est longue certes, mais le Ressortissants de la Ouaka veulent sonner l’alarme que les populations de leur région continuent de broyer le noir.
Devant ce tableau sombre, l’ARDUK « condamne fermement ces actes de barbarie perpétrés après le forum de Bangui et à quelques mois des élections ; rappelle cependant aux autorités de la transition et à la communauté internationale que la Charte constitutionnelle de transition, en son Article 26 impose que ‘’… que la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national…’’ soit garantie ; réitère son soutien indéfectible aux autorités locales et centrales pour la dynamique de l’impunité zéro ; exige l’ouverture d’une enquête en vue de poursuivre devant la justice ces assassins, le rétablissement de la sécurité dans la Ouaka, la préfecture la plus touchée par cette crise et le déploiement sans délai des Forces armées centrafricaines (FACA) dans toute la Ouaka. » a conclu le communiqué.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Mathieu Bile, Chef de la Division élection de la Minusca rassure quant au chronogramme publié par l’ANE

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(Corbeau News Centrafrique)

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Mathieu Bile, Chef de la Division élection de la Minusca rassure quant au chronogramme publié par l’ANE

Bangui, Corbeau News Centrafrique., 25-06-2015

Mercredi 24 juin 2015, le service de la communication publique de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine) a animé sa traditionnelle conférence de presse hebdomadaire, avec comme invité spécial, Mathieu Bouah Bile, Chef de la Division électorale de la mission onusienne. Ce dernier a rassuré quant au réalisme du chronogramme révisé des élections rendu publique par l’Autorité nationale des élections (ANE) tout en appelant à l’optimiste des centrafricains pour la réussite de ces échéances.
Le 19 juin dernier, l’Autorité nationale des élections (ANE) a dévoilé le nouveau chronogramme révisé des élections dans lequel, les 18 octobre et 22 novembre 2015 sont prévues respectivement pour le premier et le 2ème tour des élections groupées en République centrafricaine. Lors de cette entrevue avec la presse, Mathieu Bouah Bile, Chef de la Division électorale de la Minusca a usé de tous les astuces pour rassurer que rien ne s’oppose, à ce jour, à la tenue des élections aux dates fixées par l’ANE.
D’abord, sur la question de la sécurité. D’aucuns estiment que c’est un manque de sérieux que de parler des élections en ce moment où certains candidats auront visiblement des problèmes d’accès à certaines localités pour battre campagne, puisqu’en à la matière, il faudrait aller solliciter le suffrage sur l’ensemble du territoire. Mais, la réponse de Bouah Bile à cette préoccupation est toute simple : « Il ne pourrait y avoir de sécurité à 100% sur toute l’étendue du territoire national. Et pour cela, la stratégie que nous [la Minusca] avons mise en place consiste en un découpage du territoire en des ‘’aires opérationnelles’’, afin de mieux assurer la sécurité des élections. » a-t-il déclaré avant d’annoncer qu’une « formation des formateurs » sur la sécurisation des élections se déroule en ce moment à l’Ecole nationale de police.
En ce qui concerne les ressources financières dont se plaigne continuellement l’ANE, Bouah Bile préfère parler de « contraintes » qui, de l’avis de la Minusca, est sur la bonne voie de trouver une solution conséquente. Pour preuve, le Chef de la Division électorale de la mission onusienne a indiqué qu’en plus des fonds et moyens déjà disponibles sans compter les annonces et intentions, l’Italie a mis quelques deux millions d’euros dans le basket-found électoral ; alors que le Premier ministre Mahamat Kamoun lui, est en déplacement au Congo, chez le Médiateur Dénis Sassou Nguesso « non pas pour recevoir des injonctions, mais pour discuter des questions de ressources pour financer les élections » a-t-il noté. Aussi, d’autres pistes peuvent être explorées, si jamais la RCA éprouverait des difficultés pour boucler le financement de ces élections. Il s’agit selon Bouah Bile, de solliciter de l’aide auprès de certains pays amis en ce qui concerne la fourniture du matériel électoral.
Enfin, l’autre signal fort sur lequel s’est appuyée la Minusca, c’est le déroulement actuel et sans incident majeur du processus électoral, à savoir l’acheminement des premiers lots du matériel électoral pour le recensement électoral, notamment les fiches de recensement électoral, les appareils caméras numériques pour ces opérations. D’ailleurs, Bouah Bile a annoncé que 82 tonnes de matériels soit 125 palettes devront débarquer, ce jeudi 25 juin à l’aéroport Bangui Mpoko.
Quant au vote des centrafricains de l’étrangers, ce seront douze pays où le nombre d’électeurs centrafricains atteint cinq cent (500) qui sont retenus, à savoir les deux Congo, le Tchad, le Cameroun, le Bénin, le Soudan, les Etats unis, la France, la Belgique, le Soudan et le Togo.
Bouah a invité les centrafricains à s’approprier ce chronogramme publié par l’ANE et de s’impliquer à tous les niveaux pour que les élections puissent réellement se tenir avant la fin de l’année. Etant donné qu’après tout, il s’agit de la Centrafrique où les centrafricains doivent mettre la main à la patte.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: MC COCO Native du Cameroun, MC Coco, Asseng Christelle de son vrai patronyme est la

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(Corbeau News Centrafrique), 25-06-2015

cameroun

MC COCO
Native du Cameroun, MC Coco, Asseng Christelle de son vrai patronyme est la

2ème d’une famille de 7 enfants qui a grandi au rythme des hits Hip Hop des
années 80 et 90 : le virus du rap ne va pas tarder à la contaminer, inspirée
par des rappeurs underground de la old school. Très tôt elle écrit ses
propres textes, ses amis la baptisent la MC des MC en signe de respect. La
rappeuse ne se laisse pas abattre par le décès de sa mère dont elle était
très proche et décide d’honorer sa mémoire en persévérant
tant dans le domaine artistique que dans son rôle de grande soeur au sein de
la famille…
Date de naissance : 3 janvier 1979
Album ‘Représente’ 2011
[KLAgency]

https://www.facebook.com/mccoco.fr
https://www.facebook.com/FansdeMcCOCO

Redirection


JEUDI 8 MARS 2012 / PAR ASSANATOU
BALDÉ

(MC COCO et JANN HALEXANDER sur IDF1)
***
JANN HALEXANDER
Auteur, compositeur et interprète. Né Aurélien Makosso-Akendengué le 13
septembre 1982 à Libreville, au Gabon. Cet artiste franco-gabonais, prolixe,
évolue à la fois dans le monde de la variété française et du cinéma. Il
aborde, souvent avec provocation, les thèmes du métissage, de la famille, de
la passion amoureuse sous toutes ses formes. Chante depuis 2003. A vendu des
milliers de disques, dvd, livres. Plus d’une centaine de concerts en France,
Allemagne, Belgique. Des titres-phares : A Table, Aucune Importance, Il est
minuit Docteur Schweitzer, Un bon chanteur est un chanteur mort. Il se définit
avant tout comme un artiste de scène, qui s’accompagne au piano et parfois de
choristes et de musiciens. Il a fêté ses 10 ans de carrière dans un
théâtre parisien le 22 mars 2013.
Discographie sélective
2005 Halexander Songs
2008 Le Marginal
2012 Tristes Tropiques 2014 Un bon chanteur est un chanteur mort
www.facebook.com/chanteurJannHalexander

http://jannhalexander.blogspot.fr/
http://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2014/04/15/jann-halexander-chanteur-vivant/
(article – interview 2014. Norbert Gabriel)
http://neigesafricaines.canalblog.com/archives/2013/09/30/28119890.html
(article 2013)

(Jann Halexander, invité de TELESUD, 2015)
CONCERT JANN HALEXANDER 7 NOVEMBRE 2015 – THEATRE LE GOURVERNAIL –
PARIS

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Centrafrique: Premier congrès ordinaire du parti URCA de Georges Anicet Dologuélé, annoncé pour le 8 juillet 2015

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(Corbeau News Centrafrique)

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Premier congrès ordinaire du parti URCA de Georges Anicet Dologuélé, annoncé pour le 8 juillet 2015

Bangui, Corbeau News Centrafrique 25-06-2015

Dans un communiqué signé le 11 juin dernier par Gaétan Roch Moloto-A-Kenguemba, Secrétaire général du parti Union pour le renouveau centrafricain (URCA), toutes les militantes (Rénovatrices) et tous les militants (Rénovateurs) sont convoqués par leur président, Anicet Georges Dologuélé pour se réunir en congrès ordinaire, le tout premier du genre dans l’histoire de ce jeune parti, du 8 au 11 juillet prochain à Bangui.
Evidemment, la crédibilité d’un parti politique soit-il de quels bords, passe inévitablement pas l’organisation des congrès – ces grands rendez-vous qui mobilisent souvent tous les militants autour des membres du bureau politique, afin de non seulement poser toutes les critiques sur les défaillances du parti, mais aussi de projeter le futur de leur plateforme commune, au regard de l’idéologie et de la vision polymorphe qu’ils se sont définies. C’est cette manière qu’URCA entend mener sa politique, notamment de marquer la différence et de se démarquer du connu de la sphère politique centrafricaine.
Selon le communiqué de l’URCA, « le Congrès de l’URCA qui se tiendra à Bangui démarrera le 8 juillet 2015 par l’Université du parti. Les cérémonies d’ouverture et de clôture des travaux du Congrès se tiendront respectivement le 9 juillet 2015 à partir de 8 h 30mn, et le 11 juillet 2015 à partir de 15h 00 à l’Hôtel Lédger Plazza de Bangui. »
Tous les Rénovateurs et Rénovatrices sont donc, appelés à se donner rendez-vous aux dates précisées.
Rappelons que l’Assemblée constitutive de l’URCA s’est tenue à Bangui du 23 au 25 octobre 2014 sanctionnée par la désignation de l’ancien Premier ministre, Anicet Georges Dologuélé en tant que président de ce parti qui doit briguer le mandat présidentiel lors des échéances d’octobre prochain en République centrafricaine.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LES ACTES BARBARES DES SOLDATS DE LA MINUSCA SUR LA POPULATION

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(Corbeau News Centrafrique)

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LES ACTES BARBARES DES SOLDATS DE LA Minusca SUR LA POPULATION

Bangui, Corbeau News Centrafrique24-06-2015

Les Casques bleus de l’ONU qui se disent soldats de la paix se comportent aussi comme des escadrons de la mort. Pour illustration, les soldats de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies en Centrafrique, MINUCA , ont perpétré de bavures dans la ville de Mambéré, localité située dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré au Sud de la République Centrafricaine. Des actes barbares qui ont entrainé la mort de deux jeunes de cette localité. Alors qu’ils ne sont que des jeunes chargeurs de véhicules.
La panique avait gagné la ville de Mambéré suite à l’arrestation des quatre jeunes, au début de ce mois de juin 2015, par les soldats de la MINUSCA basés dans la ville dont les raisons sont différemment interprétées, à en croire les sources locales. Vexés par l’acte de l’arrestation, les jeunes de la ville s’étaient mobilisés en vue d’une manifestation drastique contre les casques bleus de la MINUSCA, auteurs de ces actes criminels sur la population civile.

Tout a été parti d’une altercation entre un chauffeur de camion, de marque CBH grumier dont l’immatriculation est camerounaise, et les jeunes chargeurs de la localité. Et voilà son l’apprenti du chauffeur dont un Camerounais voulait se servir d’un bout de bois pour frapper le chargeur. Ce qui a s’est soldé à une bagarre générale.

Aussitôt contactées par le chauffeur du camion soi-disant qu’il faisait l’objet d’une agression de la part des Antibalaka, voilà les casques bleus de la MINUSCA se sont intervenus comme des escadrons de la mort sur les lieux de l’évènement. Mano militari, ils ont emmené ces jeunes à leur base, selon les témoins. A la suite des tortures infligées, deux d’entre eux ont trouvé la mort pendant que les autres se trouvant dans un état désagréable ont été transférés à Berberati.

De surcroit les viols sur mineurs par des éléments des forces internationales déployées en Centrafrique, des crimes sont commis par ces mêmes soldats soi-disant de la paix sur des civiles dans le pays. Ces actes criminels qui sont des violations flagrantes des Droits de l’Homme, ne doivent pas restés impunis au nom de la justice internationale. Une situation qui ne préoccupe par les autorités centrafricaines comme si c’était un fait banal si bien qu’aucune voix ne s’est levée pour condamner ces actes criminels perpétrés sur les civiles. L’on constate qu’il est de coutume des autorités centrafricaines navrées de ne jamais prendre au sérieux la vie de leurs concitoyens. Pauvre République centrafricaine !

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: A Boali, Privat Leppa fait don d’un forage aux villageois

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(Corbeau News Centrafrique)

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A Boali, Privat Leppa fait don d’un forage aux villageois

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 24-06-2015

Ils étaient plus d’un demi-millier les habitants des différents villages des communes de Maléguinza et de Kouzidoro, hommes, femmes et enfants confondus, à prendre d’assaut, le dimanche 21 juin dernier, la concession du chef du village Malénguinza, pour recevoir officiellement leur forage. Une grande première dans cette localité située à quelques 37 kilomètres de la ville de Boali. Il s’agit d’un don de Priva Leppa, un candidat déjà annoncé pour les prochaines législatives en RCA pour le compte du « Parti Africain pour la Transformation radicale et intégration des Etats (PATRIE) » de Me Crépin Mboli-Goumba dans la circonscription de Boali.
« Je suis débordée de joie mon fils ! » s’est exaltée Mme Bernadette à notre micro ; la soixantaine qui est venue elle aussi assister à la remise officielle du forage. La maman a ajouté, « des années des années, nous sommes abandonnées, les projets de développement qui arrivent s’arrêtent seulement au niveau de la ville de Boali là-bas ; personne n’a songé venir nous aider. Nos enfants meurent de parasitose à cause de l’eau sale. C’est pourquoi, nous remercions du fond du cœur notre fils, Leppa pour son aide envers nous. » Même son de cloche pour Ella qui estime qu’avec un forage à proximité, la souffrance d’aller loin au marigot sera sensiblement minimisé. « Il nous faut aller loin à la source pour puiser de bonne eau. Mais, cette fois, je crois que notre peine est allégée » a-t-elle renchéri.
En effet, ce n’est pas la première fois que M. Leppa pose des actes salutaires en faveur des populations des communes de Boali pour ne pas compter exclusivement son geste dans le cadre de la campagne électorale. Plus récemment, l’homme a inauguré un marché dans le village de Bogoura, afin de créer un espace d’échanges de proximité aux habitants de ladite localité. « C’est vrai qu’on ne peut pas cacher ses ambitions à quelques jours des élections. Mais, je crois qu’il faut donner les signaux forts qui rassurent nos compatriotes, d’être continuellement à leurs côtés afin de mesurer à sa juste valeur leurs difficultés et d’essayer, selon les moyens disponibles, de trouver des solutions. » a déclaré Leppa pour donner le sens de son geste en faveur des habitants des communes de Boali.
Evidemment, le besoin en eau potable dans ces localités était énorme et pose par ailleurs, des problèmes réels de santé publique comme l’a relevé Mathurin Sélékongo Chef de centre de santé de la localité : « il n’y a pas d’hygiène, l’eau qui est plus souvent consommée par les populations est contaminée énormément par des microbes ». Mathurin Sélékongo en a profité pour plaider quant aux conditions de santé de manière générale au niveau des villages ciblés : « Les habitants de cette partie du territoire national souffrent cruellement de manque de Centre de santé. Ce qui fait que les accouchements des femmes en grossesses se font généralement dans des conditions très difficiles et parfois, on enregistre des décès. En plus, à l’heure actuelle, une épidémie de rougeole est en train de faire ravage ici. Ces difficultés se sont encore intensifiées, car dans la zone il y’a des accidents de chasse qui s’opèrent d’une manière fréquente dans les forêts. »
Somme toute, le centrafricain aujourd’hui a besoin du concret, mais aussi de durable, car la crise militaro-politique que le pays vient de traverser l’a rongé jusqu’au minimum vital. C’est peut-être le sens de la fiesta qui a emballé les bénéficiaires de ce forage.
Faut-il rappeler que le coût des travaux de ce forage s’élève à douze (12 millions F. Cfa).

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: N° 006/PUR/PR/SG.15 COMMUNIQUE DE PRESSE N0 :PUR /PR/SG/06.15

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(Corbeau News Centrafrique)

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Présidence
*****
Secrétariat Général
*****
N° 006/PUR/PR/SG.15 COMMUNIQUE DE PRESSE N0 :PUR /PR/SG/06.15

Bangui, ( E.S.K. ) 2406-2015

Le Parti de l’Unité et de la Reconstruction ( PUR ) prend acte de la publication le vendredi 19 juin 2015 par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) du nouveau chronogramme électoral. Il s’agit d’une avancée remarquable dans le processus démocratique en RCA et de revivre ensemble.
Toutefois, le PUR conditionne ce chronogramme à un désarmement effectif des groupes armés, ainsi qu’à une garantie de sécurité sur toute l’étendue du territoire et ce avant, pendant et après les dates des échéances électorales qui ont été fixées.

Le PUR a aussi pris acte des dernières déclarations de la cheffe de l’Etat de transition qui s’est engagée, devant l’histoire, à organiser d’ici la fin de l’année, des échéances électorales censées mettre fin à la longue période de transition qui n’a pas su apporter les solutions idoines aux nombreux problèmes auxquels font face quotidiennement les Centrafricains.
Aussi, le PUR se félicite de la volonté affichée ces derniers temps par le pouvoir exécutif, à travers le Comité Stratégique de Suivi du Processus Electoral présidé par le premier ministre, à conduire la transition à son terme dans le nouveau délai imparti.
Le PUR félicite l’Autorité Nationale des Elections et l’engage à respecter le chronogramme qu’elle a rendu public.
Le PUR appelle le peuple Centrafricain, victime de nombreuses crises successives, à rester vigilant quant au suivi des recommandations du Forum National de Bangui. Les élections de sortie de crise doivent être des suffrages dont les résultats devraient être acceptés par tous et donc ces élections se doivent d’être démocratiques et transparentes. Elles ne doivent, en aucune façon, constituer des échéances téléguidées par des manipulateurs nationaux et internationaux qui pourraient orienter notre pays vers une autre crise qui cette fois-ci porterait un coup fatal à la nation centrafricaine.
De pareilles opérations nécessitent donc des moyens importants. Face à
l’incapacité connue de l’Etat centrafricain à assumer ce rôle, le PUR
appelle la communauté internationale engagée aux cotés de notre pays à
s’investir davantage dans la mobilisation des fonds nécessaires
à la mise en œuvre des recommandations du forum national de Bangui.

C’est pourquoi, le PUR appelle à la vigilance de tous contre toute retouche
d’unquelconque aspect que ce soit des recommandations finales sorties de ce forum.

Le PUR appelle le gouvernement, les forces vives de la nation et la
communauté internationale, à une concertation constante dans le cadre de
ces élections qui constituent à l’heure actuelle la voie idéale pour
la RCA de retrouver ses repères : démocratique, politique, socioculturel
et identitaire perdus à cause de la longue crise qu’elle a connue.

Le PUR exhorte le gouvernement de transition qui a décidé de créer le comité de suivi sans avoir reçu le document officiel issu de ce forum (Document qui contient les grandes recommandations du forum national de Bangui et qui trace les grandes orientations de la stratégie de sortie de crise), à rendre publique dans les plus bref délais le dit document.

Le PUR exige du gouvernement la mise en œuvre immédiate des
recommandations fortes issues du forum de Bangui, notamment celles

relatives au désarmement car le succès de tout le processus électoral aujourd’hui engagé en dépend.

Le PUR appelle les Centrafricains à s’approprier l’ensemble du
processus qui constitue pour eux, l’occasion de s’exprimer sur l’avenir de leur pays.

Le PUR engage et exhorte la population à s’enrôler massivement lors des
opérations de recensement électoral prévues du 27 juin au 27 juillet
prochain. Ces opérations sont tellement déterminantes pour la suite
du processus qu’il est essentiel que toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains puissent s’y mettre afin que, pour la première fois dans l’histoire du pays, nous osons espérer, nous centrafricains puissions nous-mêmes réellement choisir ceux qui seront appelés à nous diriger.

Tous pour l’unité et la reconstruction de la nation

Fait a Dar Es Salaam le 22 Juin 2015

Le Président
Eddy Symphorien KPAREKOUTI

 

Centrafrique: Dakar : Une journée exceptionnelle chez la famille GOYEMA

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(Corbeau News Centrafrique)

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Dakar : Une journée exceptionnelle chez la famille GOYEMA

Bangui, ( P.I ) 22-06-2015

« Un don de Dieu », s’exprima-t-il de joie immense, M. Jacob GOYEMA, président de la colonie centrafricaine de Dakar au Sénégal face à ses invités de marque ce jour 20 juin 2015, pour partager un dîner offert par la moitié de son corps, cette superbe maman qui a une beauté angélique, Yvette GOYEMA, à l’occasion de son anniversaire. Une bouchée double pour le couple qui a passé ensemble vingt-cinq (25) ans de mariage et dont leur jardin familial, par la grâce de Dieu, n’est pas resté désertique. Une progéniture en est suivie en abondance, et de qualité, puisqu’il y a eu la main artistique divine. Des enfants GOYEMA ont rendu un vibrant hommage à leur maman en présentant aux invités de la famille un très beau spectacle de surprise qui a été bel et bien payé par des applaudissements dans ce beau cadre convivial. Ce qu’on peut offrir à un artiste sur scène n’est que de l’applaudissement si on n’a pas d’argent bien entendu. Les deux belles créatures, artistes GOYEMA, ont exhibé les pas de danse sur plusieurs rythmes musicaux et démontré talentueusement de quoi elles sont capables. Ne dit-on pas que, « aux personnes bien nées les valeurs n’attendent pas le nombre d’année » ? C’était une surprise ! Etudiantes qu’elles soient, un trésor est caché en elles.
Cette soirée d’anniversaire dansante a débuté par une animation des chants religieux et une prière dirigée par un pasteur convié pour la cause, en la personne de M. Alain, suivi du speech de M. Jacob GOYEMA qui a d’abord, remercié le bon Dieu, pour son œuvre en faveur de la famille GOYEMA, et les invités qui ont répondu à leur invitation à l’occasion du cinquantenaire de Mme Yvette GOYEMA.
Il est rare aujourd’hui, dans ce beau pays cher aux centrafricains, la république centrafricaine, d’atteindre ce cap de demi-siècle et de le franchir, à cause de la baisse vertigineuse du taux d’espérance de vie, pour le moins qu’on puisse dire.
En prenant la parole à son tour pour remercier les invités de leur présence et des multiples cadeaux offerts, Mme Yvette GOYEMA a déclaré, à travers l’immense joie ressentie que c’est la persévérance et l’endurance qui a fait d’elle et son mari un couple fortement uni et béni par Dieu. Pour conclure sa bonne et belle intervention, elle a invité la jeunesse en général et centrafricaine en particulier à suivre ce bel exemple.
Témoignage de Nicole GOUMBA
« Sentimentale, discrète, presque effacée, Yvette se pose beaucoup de question sur la vie. Elle a une émotivité calculée. Elle sait se servir de celle-ci et connait bien les limites à ne pas dépasser pour ne pas irriter son entourage.
Très volontaire, c’est juste ce trait de caractère complexé par une vraie conscience professionnelle qui condamne Yvette au succès. Pas de grandes ambitions avouées mais Yvette fait son chemin sans se faire remarquer. Elle réussit notamment grâce à sa gentillesse, sa disponibilité, sa simplicité ».
Comme Dieu est toujours là où vous vous êtes réunis en son nom, la soirée du cinquantenaire de Mme Yvette GOYEMA est terminée en beauté avec cerises sur le gâteau.

Pierre INZA

 

Centrafrique: « A Birao, les FACA n’étaient pas refoulés » dixit Marie Noëlle Koyara Ministre d’Etat à la Défense

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(Corbeau News Centrafrique)

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« A Birao, les FACA n’étaient pas refoulés » dixit Marie Noëlle Koyara Ministre d’Etat à la Défense

Bangui, Corbeau News Centrafrique 22-06-2015

La semaine dernière, les informations de Birao-chef-lieu de la préfecture de Vakaga, ont fait état de ce que des éléments des Forces armées centrafricaines ont été refoulés par la population de ladite localité. Il ne s’agit, en fait, d’un simple « malentendu » qui a été très vite réglé. Mais, la Ministre d’État à la défense nationale, Marie Noëlle Koyara n’entend pas laisser courir les rumeurs sur ce sujet, elle en a coupé court en donnant un éclairage, vendredi 19 juin dernier à la presse locale, à son cabinet.
« … je pense que les populations de Birao vont revenir au bon sentiment puisqu’elles se sont déjà vues dès le début lorsque notre armée est venue les assister. Je crois que le préfet va essayer d’organiser les choses pour que l’armée redescende à Birao dans la mesure du possible. C’est des malentendus, ce qui s’est passé à Birao, mais ça n’a pas été un rejet de la part de cette population » C’est en ces quelques mots que Mme Marie Noëlle Koyara a noté avec satisfaction, la normalisation de la situation à Birao. En effet, il y a eu mouvement de protestation dans cette ville de l’extrême nord de la République centrafricaine au cours de la semaine dernière. Et selon l’explication de la Ministre d’Etat à la défense nationale, la région du Nord-est de la RCA, notamment la ville de Birao abrite des forces tripartites, notamment celles constituées suite à la Convention avec l’Union africaine, afin de traquer les éléments de la LRA de Joseph Kony et celles – fruit de la coopération tripartite entre le Tchad, le Soudan et la RCA, en vue de sécuriser la zone frontalière entre les trois pays. Arrivée à un moment, les populations de Birao ont boudé ces forces. D’où la décision du gouvernement d’envoyer les FACA à Birao. « Comme vous le savez, tous nos éléments des FACA actuellement, qui reprennent fonction, sont obligés de passer par une certaine vérification par la Minusca, Sangaris, EMAM et notre Etat-major. C’est comme un quitus qu’on donne à ces éléments qui ont été vérifiés de travailler pleinement dans le cadre de leur mandat. Ces éléments sont arrivés à Amdafoc où ils sont descendus à Birao et ont eu une première réunion avec les notables. Ils ont commencé les consultations médicales et les soins qui font aussi partie des activités de l’armée. »
Mais, il y a eu problème ! Mme Koyara le regrette avant de noter qu’une issue favorable s’est déjà instaurée après quelques explications sur le terrain : « Entre temps, quelques éléments des ex-Séléka se sont opposés à cette présence. D’où des quiproquos. Comme nous ne pensons pas, qu’aujourd’hui, qu’il y ait affrontement entre les centrafricains, les éléments des FACA se sont retirés à la base des Eaux et Forêts avec l’appui des éléments soudanais qui étaient là. Des négociations sont en cours. Nous avons arrêté les activités qui devaient se tenir à Birao pour que les éléments repartent à leur base qui est Amdafoc. » a indiqué Mme Koyara.
Somme toute, la RCA n’a pas intérêt aujourd’hui, à présenter une mauvaise image de ses FACA étant donné que la communauté internationale qui appuie la reconstruction de l’armée manifeste toujours une forme de réticence pour la mise en fonction des FACA. Alors que devant la menace, désormais sous-régionale que représente la secte islamiste Boko Haram et bien d’autres défis sécuritaires, le pays de Boganda a grand besoin de son armée et le plus rapidement possible.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: La Chine reprend ses projets de développement en Centrafrique

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(Corbeau News Centrafrique)

ambassade de chine

 

La Chine reprend ses projets de développement en Centrafrique

 

Bangui, Corbeau NewsCentrafrique, 22-06-2015

 

L’annonce de la reprise de cinq projets entrepris dans le cadre de la coopération sino-centrafricaine après la récente crise militaro-politique en RCA, a été faite ce vendredi 19 juin 2015 par l’Ambassadeur de la République populaire de Chine en Centrafrique, Ma Fulin à l’occasion d’un dîner offert par l’ambassade aux personnalités centrafricaines dont des membres du gouvernement. On notait la présence des ministres Clair Maléfou des Travaux publics, Florence Limbio du Plan et de l’économie, Jacques Mboli Aedas de l’Energie et Eloi Anguimaté de l’Education nationale.
Si c’est dans les moments difficiles qu’on reconnait les vrais amis, la République populaire Chine a donné ce sens à la coopération sino-centrafricaine. La crise que connait la République centrafricaine a rongé ce pays jusqu’à la limite de la liquidation de l’Etat. Mais, pas une seule seconde, la République populaire de Chine n’a suspendu sa coopération avec ce pays.
Vendredi dernier, l’ambassadeur chinois en Centrafrique a annoncé la reprise d’importants projets à réaliser dans le cadre de coopération bilatérale. Cette annonce fait suite à la visite d’une mission technique chinoise qui a séjourné en République centrafricaine depuis le 9 janvier 2015. « Cette mission envoyée par le gouvernement chinois a pour tâche de faire l’évaluation de l’état actuel des projets financés par la Chine dont les travaux étaient suspendus à cause de la dernière crise centrafricaine, et de faire pour chaque projet un plan technique en vue de leur redémarrage » a confié Bao Zhanhao, Conseiller économique et commercial à l’Ambassade de Chine à Bangui.
Les projets dont il est question sont notamment, la construction du Pont Sapéké dans le 2ème arrondissement – cet important pont qui relie toute la partie Sud-ouest de la capitale au Centre-ville ; la mise en service de la Centrale hydro-électrique de Boali 3 ; la construction de l’école technique professionnelle ; le forage des puits à travers le pays et ; la construction du Centre de démonstration agricole de Mpoko. Toutefois, les deux premiers projets sont classés comme projets d’urgence. Le financement de ces projets initialement évalué à quelques quatre (4) milliards de Francs Cfa pourra augmenter sensiblement du fait des actes de vandalisme qu’ont subis les débuts des travaux, notamment le sabotage qui a eu lieu sur les installations surtout ceux de Boali 3.
A en croire Bao Zhanhao, « l’évaluation que cette mission est en train de réaliser permettra au gouvernement chinois d’établir de nouveau, pour chaque projet, un programme d’action concernant aussi bien la reprise du reste des travaux que l’octroi d’un nouveau financement additionnel. »
Evidemment, les projets portés par la République populaire de Chine pour la République centrafricaine sont tout autant importants les uns que les autres. Et si le projet Boali 3 et le Pont Sapéka sont classés en ordre d’urgence, il convient de saluer cela à sa juste valeur, étant donné que le gap de 10 MW qui reste à combler sur les 38 MW de besoins de consommation d’électricité exprimés au niveau de Bangui et ses environs sera bouclé, afin de les Banguissois puissent rompre avec le chronique délestage.
Au dîner offert par l’ambassade de Chine, Ma Fulin a exprimé ses vifs remerciements aux autorités centrafricaines, précisément les chefs de départements impliqués dans les différents projetés en cours et aux FACA, ainsi qu’à la Gendarmerie pour, dit-il, le soutien aimable et constant qu’ils ont bien voulu accorder à la mission chinoise pendant son séjour en RCA. « Je tiens à réaffirmer que la Chine continuera à soutenir, à travers des actions concrètes, la RCA dans l’accomplissement de sa tâche grandiose de la construction d’une paix durable et du redressement socio-économique » a déclaré l’Ambassadeur Ma Fulin.En tout, le choix du partenariat avec la Chine n’est pas saugrenu, étant donné qu’il repose sur le concret. Et la RCA qui, enfuie sous a terre par les crises militaro-politiques récurrentes, cherche à se relever a grand besoin de partenaires sérieux comme la Chine en vue de l’accompagner de ce processus de relèvement.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

BANGUI: « FAISONS LA REVOLUTION DEMOCRATIQUE ET REPUBLICAINE » DIXIT LAURENT GOMINA PAMPALI

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(Corbeau News Centrafrique)

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« FAISONS LA REVOLUTION DEMOCRATIQUE ET REPUBLICAINE » DIXIT LAURENT GOMINA PAMPALI

Bangui, Corbeau News Centrafrique 22-06-2015

Le président de l’Union nationale des Démocrates républicains, en abrégé UNADER, Laurent Gomina Pampali met sa machine politique en marche. A l’approche des échéances électorales qui s’annoncent déjà avant la fin de l’année 2015, il a multiplié une série des rencontres avec les responsables des cellules de base de l’UNADER implantées dans les huit (8) arrondissements de Bangui. L’objectif recherché par cette série de rencontres est de mieux outiller les responsables de ces cellules sur les valeurs morales et politiques et l’engament des militants dans cette formation politique afin que ceux-ci puissent informer leurs bases.

« Osons ensemble pour le Centrafrique. Et la RCA est pour nous tous », c’est slogan de Laurent Gomina Pampali président de l’Union nationale des Démocrates républicains qui entend prôner les idéologies fondées par Barthélémy Boganda, président fondateur de la République centrafricaine. Après ceux du 5ème arrondissement, c’est au tour des responsables des cellules des 1er et 2ème arrondissements de la ville de Bangui d’échanger avec le président de l’UNADER. Une centaine de militants et sympathisants ont honoré de leur présence à la rencontre qui s’est tenue, ce 20 juin 015, au Centre protestant pour la Jeunesse.

Les échanges interactifs avec le président de ce parti paraissaient fabuleux pour ceux qui venaient de le découvrir pour son charisme politique. La question de l’engagement d’un militant dans une formation politique, des valeurs défendues par l’UNADER et de sa vision politique ont été au cœur de débat. Car, selon monsieur Pampali dans son discourt, le parti de l’Union national des démocrates se veut un parti de gouvernance fondée sur l’éthique et morale de principe de la démocratie républicaine.

« Un parti politique n’évolue que lorsque ses militants et cadres sont politiquement formés. Depuis le mois de décembre, nous avons procédé à la mise en place des organes, des cellules en province et dans a capitale. Durant ces rencontres, j’ai rappelé les principes fondamentaux d’adhésion à un parti politique. L’engagement à un parti politique repose sur la

les recommandations de ce forum qu’il considère comme un passage crucial pour la sortie de crise que la Républicaine centrafricaine peut renaître de ses cendres.

« Ce que nous voulons faire au sein de l’UNADER, mettre dans l’esprit de nos Compatriotes les valeurs républicaines, les valeurs de mérite. Car il faut mériter ce qu’on mange, ce qu’on porte et ce qu’on roule sinon c’est du vol, c’est du détournement surtout qu’on est un responsable public. Nous mettons cela dans leur tête pour qu’à leur tour, ils chercheront à véhiculer aux Centrafricains afin que cela devienne une nouvelle mentalité du peuple centrafricain. Donc, faisons la révolution démocratique et républicaine », a-t-il ajouté.

Pour le président de l’UNADER les Centrafricains doivent abandonner les vielles mentalités qui sont de nature à freiner le processus du développement du pays. Le vol, détournement, l’ethnisme, et le clanisme doivent quitter l’esprit des Centrafricains afin de cultiver l’unité nationale, d’après Laurent Pampali. Ils doivent, a dit Pampali, faire la révolution démocratique et républicaine au lieu de faire la politique de recours aux armes et à la violence.

Même si Laurent Gomina Pampali n’est pas encore investi candidat par son parti aux futures élections présidentielles, l’ambition se fait déjà sentir par de nombreuses rencontres qu’il multiplie dans la capitale centrafricaine à l’intérieure du pays. Tout laisse croire qu’il est sur la voie de briguer la magistrature suprême de l’Etat. L’homme politique centrafricain et député au parlement de la Communauté

conviction. On adhère à un parti pour joindre ses idées, sa force à celle des autres compatriotes. L’UNADER invite les Centrafricains, même s’ils appartiennent à d’autres formations politiques, à rejoindre la mouvance UNADER qui est une mouvance pour la démocratie et la République pour avoir des bons dirigeants. Ils doivent choisir les hommes de qualité », a intimé Laurent Gomina Pampali, président fondateur de l’UNADER.

De la question de sortie de crise, il appelle les Centrafricains à se mobiliser massivement pour que la justice, la sécurité, la paix le développement deviennent un souci quotidien pour tout le peuple. Pour parvenir à cela, il faut, a-t-il souligné, que les Centrafricains se battent et s’inspire aux valeurs républicaines dont la démocratie que défend l’UNADER. En s’inspirant des propositions faites pendant les assises du Forum de Bangui, Laurent Pampali a rappelééconomique et monétaire en Afrique centrale (CEMAC) entend commencer sa lutte politique d’abord dans le milieu intellectuel qu’il juge un milieu rude de combat politique afin d’atteindre tout le milieu de la couche sociale.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : Nourredine Adam, réelle menace de l’après forum.

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(Corbeau News Centrafrique

Nourreddine Adam

 

 

Centrafrique : Nourredine Adam, réelle menace de l’après forum.

 

Bangui, (BK) 22-06-2015

 

Tout le monde est unanime et s’accorde à dire que le Forum de Bangui est un franc succès, et confirme que la marche vers l’apaisement et la réconciliation a démarré.

Malgré tout, cet espoir est atténué par une inquiétude bien réelle : la menace d’une action de déstabilisation sur le pays. En effet, Nourredine Adam semble manœuvrer pour revenir aux affaires, seul ou dans la poche de son mentor Michel Djotodia. Il pourrait se lancer dans une aventure militaire pour reconquérir du pouvoir et une mangeoire à la mesure de ses appétits. Ses actions passées, et le sang encore frais sur ses mains, font aujourd’hui craindre la réapparition d’une guérilla violente s’appuyant sur un discours terroristes extrémiste. Ses relations connues avec les mouvances Djihadistes qu’il a créé et entretenu lors de ses séjours à l’étranger sont loin d’atténuer ce constat effrayant.     L’homme est bien un manipulateur notoire, qui rend compte à ses amis de Boko Haram, et n’en est pas à son coup d’essai. Cette manœuvre en cours de Nourredine Adam fait également peser la menace d’une partition de la Centrafrique qui serait alors amputée de sa partie Nord et Est, riche en diamant, or et pétrole.

Face à cette menace, un espoir subsiste : La poursuite du combat par la voie politique et le dialogue. C’est ce qu’ont choisi la plupart des mouvements AB et ex-séléka. Le FPRC ferait bien de s’en inspirer et d’en faire autant. La violence et les armes ne sont pas la solution, le salut pour notre beau pays centrafricain est bien dans le dialogue. C’est pourquoi, quiconque apporterait à  Nourredine Adam  le soutien financier qu’il recherche pour payer des combattants et des armes, se verrait accusé de complicité. Il y perdrait beaucoup et causerait beaucoup de tort, pour lui, pour sa famille et surtout pour notre pays.

Banche KERE.

CENTRAFRIQUE: LES ELECTIONS EN CENTRAFRIQUE, L’ANE ETABLIE LE CHRONOGRAMME

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(Corbeau News Cencentrafrique

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LES ELECTIONS EN CENTRAFRIQUE, L’ANE ETABLIE LE CHRONOGRAMME

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 21-06-2015

Les choses se précisent aujourd’hui si vite sur les élections en République centrafricaine qui auront lieu aux mois d’octobre et novembre 2015. Ce qui poussent l’Autorité nationale des Elections, l’ANE en sigle, de donner des précisions sur l’avancement des travaux déjà réalisés pour l’organisation de ces scrutins. A travers une conférence de presse tenue, ce 19 juin 2015n au siège de l’institution, le président de l’ANE veut rassurer l’opinion nationale et internationale sur la tenue effective des élections en date fixée conformément au chronogramme établi.

Devant une trentaine de Journalistes de la presse nationale et internationale ainsi que des représentants des partenaires de l’ANE, le président de ladite institution Toussaint Kombo Doudou assisté par le ministre de l’Administration du territoire, de la décentralisation et de la régionalisation, a présenté le chronogramme contraignant des élections. D’après le chronogramme établi par l’ANE, le recensement électoral est prévu le 27 juin au 27 juillet 2015 suivi de Référendum constitutionnel le 04 octobre 2015. Concernant les élections, le chronogramme a précisé que les élections présidentielles et législatives auront lieu le 18 octobre 2015 pour le premier tour des scrutins. Pendant que le second tour est prévu le 22 novembre de la même année.

« Nous avons fixé ce chronogramme pour ne pas dépasser l’année 2015. C’est pourquoi nous avons travaillé jour et nuit pour réunir toutes les parties du chronogramme », a expliqué Toussaint Kongo Doudou, président de l’ANE.

Vu l’état des choses, l’on peut dire que ce chronogramme paraît extrêmement contraignant. Pour sa mise en œuvre, des décisions et actions vigoureuses, d’après monsieur Kongo Doudou, s’imposent sans délai. Sa mise en œuvre nécessite certains préalables selon le président de l’ANE. Il s’agit entre autres la réaffirmation de la volonté politique à aller aux élections avant la fin 2015, mise à la disposition de l’ANE du financement nécessaire par le gouvernement et les partenaires, amélioration progressive de la sécurité sur l’ensemble de territoire national, opérationnalisation des démembrements de l’ANE et la finalisation du projet de constitution. Le chronogramme aujourd’hui défini fait l’objet d’une modification successive en raison des contingences financières, matérielles, surtout sécuritaires et de temps n’ayant pas permis d’organiser ces élections aux échéances fixées. Car le présent chronogramme se veut objectif mais surtout réaliste pour servir de base aux diverses actions préélectorales, à en croire le président de l’ANE.

Les données cartographiques électorales

L’opération de cartographie permet de faire un état des lieux de tous les sites qui avaient servi aux précédentes élections et de vérifier l’emplacement des villages et quartiers selon le découpage des centres de vote. Les informations recueillies sur cette opération permettront à l’ANE de réactualiser cet état des lieux et sites suite aux différents déplacements de population, planifier le déploiement du matériel et du personnel électoral et décider de l’emplacement des centres d’enregistrement et des bureaux de vote. La décente sur le terrain avait commencé le 21 mai 2015 avec certaines préfectures qui sont déjà couvertes. Il s’agit de la préfecture de l’Ombella Mpoko, la Lobaye, la Sangha Mbaéré, l’Ouham-Pende, l’Ouham, la Mambéré-Kadei, la Nana-Mambéré et la préfecture de la Kemo. Or pour les autres régions, les équipes de l’ANE seront redéployées, à partir du 22 juin 2015, dans la Nana-Gribizi, la Ouaka, le Bamingui-Bangoran, la Haute-Kotto, la Vakaga, la Basse-Kotto, le Mbomou et Haut-Mbomou

Les démembrements

Sur 148 démembrements, 128 démembrements ont été installés sur le territoire national. Alors qu’à l’extérieur du pays, les démembrements des ambassades et consulats sont déjà mis en place précisément à Paris, Bruxelles, Ndjamena et Sarh. La prestation de serment pour les membres de ces démembrements a été faite, selon Kongo Doudou, dans plusieurs localités soit directement soit par écrit. En ce qui concerne l’acquisition du matériel pour l’enregistrement des électeurs, la livraison qui ont déjà commencé, s’étaleront jusqu’au 30 juillet 2015.

L’Autorité nationale des élections (ANE), a la mission d’organiser les scrutins de sortie de crise. Sa vision est de faire de la République centrafricaine un modèle de démocratie durable. Ses valeurs sont la crédibilité, l’indépendance, l’intégrité, la transparence et le professionnalisme. Aujourd’hui, il n’y a que deux voies qui mènent vers le retour à légalité constitutionnelle, d’abord à la paix qui est un préalable et ensuite les élections comme une exigence.

Bangui, Eric NGABA Pour  CNC

Centrafrique: LE PARTI, USD-COMODES : C’EST L’INCOMPÉTENCE DE L’ÉTAT QUI A TUÉ L’ÉTAT

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(Corbeau News Centrafrique)

FORUME 1

 

LE PARTI, USD-COMODES : C’EST L’INCOMPÉTENCE DE L’ÉTAT QUI A TUÉ L’ÉTAT

Bangui, ( RE ), 20-06-2015

Nous n’avons pas encore fini d’ergoter sur la cause de la mort de l’État. Tant qu’on n’aura pas compris beaucoup de choses sur la mort de l’État, jamais nous ne saurions révolutionner notre esprit. Qui a tué l’État ?

Au forum, ils ont parlé de gouvernance comme une des causes cliniquement identifiées ; cependant, ce qu’ils ont oublié d’évoquer à ce sujet c’est les qualités du caractère de chef. La gouvernance est une politique, c’est-à-dire une action, un ensemble de décisions que l’on prend, de choses que l’on fait, de risques que l’on assume et, le tout avec l’appui du peuple dans une cohérence d’objectifs managériaux et, ce n’est pas des idées parachutées.

La gouvernance, il faut savoir le réaliser et il faut avoir des qualités de chef. C’est la qualité du manager qui fera la différence à ce sujet. L’histoire des peuples comme des entreprises témoigne de façon irrécusable de l’influence du chef quant au destin d’une nation. C’est les qualités du chef, sa façon d’être, ou de faire, et sa seule présence, jouent un rôle considérable sur l’efficacité de ses collaborateurs et il est différent d’eux parce qu’il sait qu’il est responsable infiniment en cas d’échec.

Nous avons constaté que les candidats aux élections sont encore, pour la plupart, ceux là même qui ont échoué dans la gestion du pays qui parlent de la gouvernance à la télé. Alors qu’ils ont été Premiers ministres, alors qu’ils ont été

Ministres. Ils ont géré l’État et ils ont échoué. Ils sont les responsables inaltérables de cette crise car la crise résulte de ce que nous avons atteint le plateau de l’incompétence vitale dans la gestion de l’État.

Vous êtes étonné de constater que, malgré cet échec cuisant provenant de leur incompétence, ils veulent toujours rester plus haut dans l’échelle sociale. En fait ils refusent de reconnaitre leur incompétence vitale, cause de frustration et d’échec personnel.

L’incompétence n’a rien à voir avec le diplôme. Ce sont des situations d’échec personnel au travail. C’est le manque d’autorité sapientiale et personnelle qui empêche une personne d’assurer correctement les missions d’une fonction donnée.

Ces hommes politiques arrivés au gouvernement, ils deviennent des bons à rien. Ces hommes politiques irrésolus qui se passent pour des hommes d’État, et que la servilité congénitale empêche de gouverner réellement.

En toute vérité, tout le mal de notre pays vient de l’État et de ses dirigeants ; de son incompétence chronique liée à des traits culturels caractérisés par une inconscience à toute épreuve, une naïveté, et des dirigeants qui n’ont aucun sens des principes de développement, aucune rigueur et ni volonté de puissance. Des dirigeants qui vivent dans une excessivité conviviale et le refus à tout conflit.

Un État traditionnel, quand une remise en cause de ce qui existe est toujours mal vue et comprise comme un défi aux réalisations passées et leurs auteurs, imprécision des objectifs de gouvernement, absence de sanctions objectives, le mythe du chef et de ses courtisans, le trafic d’influence, le népotisme accru, l’omniprésence de la mentalité communautaire qui entraine des obligations (allégeance, protection, redistribution) sont des facteurs paralysants.

Un État qui aime les aides et les dons des autres. Un État fainéant qui aime les fêtes autour du chef de l’État. Toutes ces caractéristiques font de notre État, un État attardé, nain, isolé et ignorant de tout concept de modernité. Il s’agit là d’une question d’état d’esprit qu’il faut révolutionner : penser et agir autrement pour apporter le changement.

L’échec nutritif de nos gouvernements a conduit à l’échec destructif des agents de l’Etat et par la suite à l’effondrement de l’État. Cette crise est la conséquence imparable des mauvaises gouvernances.

En définitif ces politiciens irrésolus ont été promus à des postes ministériels pour lesquels ils sont incompétents. Ils ont été promus Premiers ministres, Ministres, grâce au népotisme et aux accointances clientélistes et non au défi de fournir à l’État un service.

Ce qui fait dire Sidney Smith que, si chacun faisait son métier, les vaches seraient bien gardées. Ceci dit la main qui sait traire les vaches avec compétence risque d’être malhabile pour faire les comptes de la ferme.

Aussi Sidney Smith décrit remarquablement l’incompétence au travail au moyen des images. Cette description reflète la réalité du travail en RCA et à quoi s’ajoute le fait que le centrafricain travaille peu et veut gagner beaucoup, est incontestablement la preuve de l’incompétence. L’incompétent travaille peu et veut toujours gagner beaucoup. Il se plaint tous les jours, il n’est jamais satisfait, en plus il se plastronne.

Cette triste réalité, même si nous en parlons de la gestion de l’État pour la bonne conduite des affaires du pays, elle est la même dans les entreprises privées. C’est un constat. C’est le comportement du centrafricain en général que nous dépeignons.

Selon Sidney, si l’on représente tous les stades de la vie au moyen des trous dans une table. Des trous rond, carré, rectangulaire, triangulaire et des personnes occupant ces stades par des morceaux de bois de formes similaires, nous trouverons généralement que la personne triangulaire a tenté de pénétrer dans le trou carré, la rectangulaire dans le triangulaire et la personne carrée a voulu s’enfoncer dans le trou rond.

Cette réalité de la vie sociale met en évidence que le salarié ne correspond pas toujours à son poste. Donc de la difficulté de pénétrer dans le trou qui ne soit pas le trou dédié, explique la difficulté de ne pas correspondre au poste. Les centrafricains en général, ne correspondent pas à leur poste de travail et c’est au niveau politique et administratif que c’est effarant.

Et comme toujours on arrive à identifier le meurtrier, l’État dans ses derniers soupires a réussi cet exploit en inscrivant sur le mur du palais de la renaissance de Bangui avec son sang: l’incompétence m’a tuer…

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

Bangui: Les déplacés de Mpoko réticents à retourner : Eugénie Yarafa dénonce une manipulation et hausse le ton

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(Corbeau News Centrafrique)

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Les déplacés de Mpoko réticents à retourner : Eugénie Yarafa dénonce une manipulation et hausse le ton

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 20 -06-2015

La ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Mme Eugénie Yarafa a présidé, jeudi 18 juin 2015, au Centre de la mère et l’enfant, une réunion conjointe sur la situation des déplacés de Mpoko. Partenaires humanitaires, représentants des déplacés du camp de l’aéroport et les membres du gouvernement, notamment Mme Eugénie Yarafa et Florence Limbio, respectivement ministre des Affaires sociales et ministre du Plan ont accordé leurs violons au sujet du ‘’désenregistrement’’ des déplacés du site Mpoko.
Ils ont été des dizaines, les représentants des différentes entités constituant la population des déplacés de l’aéroport Mpoko à répondre à l’appel de la Ministre des Affaires sociales pour débattre de la question de leur retour à la maison. Et, d’entrée de jeu, le membre du gouvernement a précisé l’objet de la rencontre : « La politique du retour dans les quartiers des déplacés de Mpoko que le gouvernement a mis en place semble se buter contre une sorte de résistance. Et pourtant tout a été mis en œuvre, en commun accord avec les déplacés pour les accompagner dans ce processus. Nous sachons qu’il y a eu des personnes de qui estiment qu’elles n’ont pas intérêt à ce que les déplacés retrouvent une vie assez normale, c’est-à-dire de retourner chez eux ou dans les quartiers. C’est pourquoi, j’ai convié, et les représentants des déplacés, et les partenaires qui nous soutiennent dans notre démarche, afin qu’on puisse débattre de ce qui bloque réellement le processus. » a affirmé Mme Eugénie Yarafa.
En effet, depuis décembre 2013, plus dix mille banguissois, ressortissants des 8ème, 5ème, 3ème arrondissements ainsi qu’une bonne partie des populations des communes de Bégoua et de Bimbo, ont pris d’assaut le tarmac de l’aéroport international de Bangui Mpoko. Ceci, pour fuir la flambée de violences qui a explosé dans la capitale centrafricaine avec l’entrée malheureuse en scène du mouvement Anti-Balaka. A la faveur de l’accalmie qui s’impose de plus en plus dans la ville de Bangui, le gouvernement a envisagé de fermer cet important site de déplacés de Mpoko, et ce, depuis novembre 2014 comme l’a indiqué Dr Armand Gadenga, Coordonnateur de la Cellule technique d’appui à l’Action humanitaire. Selon ce dernier, au mois de novembre dernier, le gouvernement a décidé d’aménager un « site alternatif d’AVICOM » pour accueillir essentiellement des déplacés du site de l’aéroport ne pouvant pas encore regagner leur domicile.
La démarche du gouvernement dont il est question consiste à donner des kits, en plus d’une enveloppe de 90 000 F. Cfa à chaque déplacé, en vue de permettre aux uns et aux autres de retourner à la maison et chercher progressivement à se réintégrer dans leur quartier. Il s’agit de l’engament gouvernemental qui a comme obligation d’assurer la protection de la population. C’est du moins ce qu’a réitéré, la Ministre des Affaires sociale : « Le gouvernement est conscient de la souffrance qu’endurent les déplacés de l’aéroport Mpoko, ainsi que ceux des autres sites de la place. C’est une situation qui nous préoccupe au niveau des Affaires sociales à plus d’un titre, étant donné que les conditions de vie sur ce site sont plus que déplorables et vont certainement s’aggraver avec l’avènement des grandes pluies des mois avenirs. C’est pourquoi, le gouvernement a pris la décision d’accompagner le retour de ces déplacés dans les quartiers, afin qu’ils puissent vivre dans un environnement un peu décent. »
Evidemment, il y a une forme de réticence au niveau des déplacés, au point même que l’on n’hésite pas à croire à la thèse de « manipulation » maintes fois revenue sur les lèves lors de la rencontre d’hier. Qui a manipulé qui ? Dans quel intérêt manipuler ? A défaut d’une réponse à ces préoccupations, Mme Florence Limbio, Ministre du Plan qui a pris part à la réunion a préféré donner des conseils aux déplacés de Mpoko en les suppléant en ces termes : « Mes frères et sœurs déplacés, ce n’est nullement par gaieté de cœur que le gouvernement vous demande de retourner dans les quartiers. Mais, il y a un temps pour toute chose, vous aviez été sur le site, mais lorsque le gouvernement fait des efforts pour votre retour en donnant quelques moyens et kits, il vous revient de faire autant et de chercher, ne fut-ce que des maisons provisoires au quartier pour quitter les mauvaises conditions de vie dans lesquelles vous vous trouvez. »
Côté déplacés, Guitimo Bangamayoroma, chef de zone 1 de l’aéroport a salué les efforts entrepris par le gouvernement dans le processus d’accompagnement au retour des déplacés, mais exprime d’autres préoccupations nouvelles. « Nous sommes reconnaissants pour les efforts du gouvernement, mais aujourd’hui, quitter le site est une question délicate. Il se pose un nouveau problème : les déplacés peuvent bien recevoir argent et kits, mais il n’est pas aisé de trouver des maisons de location dans les 5ème, 8ème et 3ème arrondissements. » a-t-il dit.
Notons que trois types de déplacés retournés se retrouvent à ce jour sur le site de Mpoko, à savoir ceux qui ont perçu leurs dus et qui sont retournés sur le site ; il y a des gens qui ont perçu une partie de leurs dus, d’une part ceux ayant perçu le cash sans les kits ; et d’autre part ceux qui ont reçu des kits sans percevoir les cash. Quelques quatre mille personnes sont visées par cette opération.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Prise d’armes des Forces armées centrafricaines avec l’appui de la mission européenne de l’Eumam

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Prise d’armes des Forces armées centrafricaines avec l’appui de la mission européenne de l’Eumam

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 20-06-2015

Les Forces armées centrafricaines (Faca) viennent ce jeudi 19 juin 2015 de franchir une étape importante voire décisive dans le processus de leur restructuration avec l’accompagnement de la mission européenne de conseil militaire (Eumam-Rca). Il s’agit de la cérémonie de prise d’armes qui a eu lieu au ministère de la défense nationale sous les auspices de la ministre d’Etat à la défense nationale, Marie Noëlle Koyara et du général de Brigade Dominique Laugel, Commandant de l’Eumam. Cette cérémonie de prise d’armes qui a regroupé des dizaines d’officiers fait suite un atelier sur la question de la restructuration qui a eu lieu la veille – un atelier organisé par le Ministère national de la défense en collaboration avec Eumam.
« Je suis très honoré de prendre part à cette prise d’armes Forces armées centrafricaines. Je suis fier de pouvoir féliciter les Faca du travail accompli ces dernières semaines qui a conduit aux assises de la défense tenues hier (jeudi 18 juin 2015) à Bangui. Une fois de plus, je félicite les Faca pour la qualité des travaux et des débriefings qui ont suscité un large intérêt de l’auditoire. Parce que ce succès s’aligne parfaitement dans la dynamique qui anime les Faca aujourd’hui, fruit d’un travail de groupe, mais aussi des efforts individuels consentis à faire avances les idées, afin d’avancer les Faca de manière générale. » a déclaré le Gl Dominique Laugel avant d’ajouter « La première feuille de route est désormais établie, ainsi que la liste des tâches à accomplir. Cette étape est tout à fait capitale pour tracer le chemin des années avenirs et réformer les forces armées en profondeur. »
La Ministre d’État à la défense nationale Marie Noëlle Koyara a salué cette avancée dans le processus de la restructuration des Faca qu’elle a même qualifiée d’une « étape importante » qui permettra à la RCA de reconquérir sa souveraineté en matière de sécurité et de se prémunir contre les menaces internationales et transfrontalières comme Boko Haram. « Ces assises peuvent être placées dans le sillage de ce qui a déjà été fait, en prenant en compte les recommandations du forum national de Bangui. En tant qu’armée souveraine, quelle serait la place de notre pays face aux menaces que nous connaissons aujourd’hui? Nous avons la situation de Boko Haram qui nous guette et nous ne pouvons pas nous voiler la face. C’est pourquoi, nous ne pouvons que saluer ce signal fort, notamment cette prise d’armes aujourd’hui qui marque une étape importante dans notre démarche pour la restructuration des Faca. » a noté le membre du gouvernement.
Quant au Chef d’état-major des Faca, Gl François Mobébou, il a plaidé pour que l’acte qui les Faca ont posé, à savoir la prise d’armes ne puisse pas rester que symbolique. Et de l’avis du général, la traduction en action concrète de cette cérémonie de prise d’armes passe inévitablement par la mise en œuvre effective des recommandations des différents fora du ministère de la défense nationale. « Le séminaire organisé en collaboration avec Eumam a connu un véritable succès sur la question de la restructuration des Faca. Je l’ai déjà dit hier, lors de l’ouverture de ce séminaire que nous devons placer ces assises sous le signe de l’espoir parce qu’il y a eu deux séminaires similaires, à savoir les états généraux de la défense nationale et le séminaire de la défense organisé par les généraux de l’armée ; mais nous n’avons pas pu nous assumer en mettant en œuvre les recommandations de ces séminaires. Mon souhait ultime est de voir les conclusions de ce séminaire d’hier être mises en œuvre, afin de nous permettre d’atteindre les résultats escomptés, à savoir la restructuration des Faca. » a déclaré Gl François Mobebou.
A ce jour, suite à un appel de la Ministre d’Etat à la défense nationale, quelque huit mille (8 000) Faca se sont déjà fait enregistrés et prêts à reprendre le travail. La mission européenne Eumam travail sur cet effectif pour mettre en place une armée nationale républicaine, respectant l’équilibre régional et loyaliste.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Le 18 octobre 2015, date de premier tour des élections en RCA

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(Corbeau News Centrafrique)

Bureau Autorité Nationale des Élections. Photo: Éric Ngaba / CNC
Bureau Autorité Nationale des Élections. Photo: Éric Ngaba / CNC

 

Le 18 octobre 2015, date de premier tour des élections en RCA

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 20-06-2015

Le Comité stratégique de suivi des élections mis en place à la demande de la communauté internationale a tenu, ce jeudi 18 juin 2015, sa réunion hebdomadaire. Au cours de cette réunion présidée par le Premier ministre Mahamat Kamoun dans la salle de conférence de le Primature, Dieu Donné Komboyaya Président de l’Autorité nationale des élections (ANE) a présenté le nouveau chronogramme qui, selon les termes du communiqué de presse ayant sanctionné la réunion et lu par me Ministre conseiller en communication à la Primature Georges Adrien Poussou, tient « compte des contraintes imposées par le délai imparti pour la fin de la Transition ».
Les dates des opérations inscrites au chronogramme se présentent de la manière suivante : « Les opérations de recensement électoral devront commencer le 27 juin pour s’achever le 27 juillet 2015 au plus tard; le référendum constitutionnel aura lieu le 04 octobre 2015; le premier tour des élections présidentielle et législatives se tiendra le 18 octobre 2015 et le second tour le 22 novembre 2015. » a précisé Dieu Donné Komboyaya.
Il reste cependant, l’épineuse question du bouclage du financement des opérations électorales. Sur un budget global de 23 milliards de Francs Cfa, l’ANE n’a pu mobiliser que les 25%. En tenant compte des promesses faites par les bailleurs, un gap de 47% reste à combler.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

BANGUI: FEUILLE DE ROUTE DE LA REFORME DES FACA ETABLIE POUR 2015-2016

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(Corbeau News Centrafrique)

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FEUILLE DE ROUTE DE LA REFORME DES FACA ETABLIE POUR 2015-2016

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 19-06-2015

La réforme des Forces armées centrafricaines, en abrégé FACA, tant attendue par la communauté nationale et internationale, est résolument en marche avec la mise sur pied d’une nouvelle feuille de route de l’armée nationale. Le ministère de la Défense nationale a, cet effet organisé, ce 18 juin 2015, un séminaire avec la collaboration de la Mission militaire de Conseil de l’Union européenne (EUMAM). L’objectif recherché de ces assises est de définir la feuille de route 2015-2016 qui, non seulement précisera les actions à réaliser mais qui permettra également à tous les acteurs du ministère d’avoir une vision globale de la restructuration de l’Armée nationale dans le cadre de la Réforme de Service de Sécurité (RSS).

« En tant que Armée souveraine, quelle serait la place de la RCA face aux différents menaces que nous connaissons aujourd’hui avec la situation de Boko-haram et de la LRA? », c’est le questionnement posé par la ministre chargée de la défense nationale, Marie Noëlle Koyara qui a personnellement ouvert les assises de la défense sur la feuille de route des FACA. La mise en place de cette feuille de route s’est tenue au siège du Conseil national de Transition en présence de nombreux officiels dont une centaine d’officiers généraux des forces armées centrafricaines et des experts militaires de l’EUMAM, officiers généraux et subalternes, les Chefs de corps, les responsables civils

et militaires de la Défense nationale et de l’Etat-major des forces armées centrafricaines. Les assises sont consacrées aux travaux des groupes qui ont développé une série de thématiques dont les conclusions constituent des documents de base afin d’inscrire les actions dans les axes définis. Il s’agit des thématiques : organisation du ministère et de l’Etat-major, gouvernance et doctrine, ressources humaines, préparation opérationnelle, renseignement, communication et enfin la thématique conquête de ressources.

« Nous avons maintenant des recommandations qui sortent de ce Forum de Bangui, et avec cela, il était question que nous puissions maintenant tracer la feuille de route de la défense nationale. C’est pour cela que nos Généraux, ensemble avec nos partenaires de l’Union européenne EUMAM, et bien sûr la Minusca qui sont là pour que nous puissions réfléchir sur les thématiques aboutissant à la feuille de route que nous allons remettre au Chef suprême de l’Armée, au gouvernement, ainsi qu’à nos différents partenaires», a déclaré la ministre chargée de la défense nationale, Marie Noëlle Koyara.

Cette feuille de route servira de document de base pour la réforme et l’opérationnalisation des Forces armées centrafricaines. Dans ce contexte de la réhabilitation des FACA, ce séminaire constitue un rendez-vous majeur qui précise une série d’importantes réformes dans lesquelles va s’engager la ministre Koyara. Ce

qui implique une redéfinition des missions et des tâches au sein du ministère des Forces armées ainsi qu’un renforcement des capacités à divers niveau. Dans cette même lancée, est également impliquée une révision de l’Architecture de commandement, de la préparation opérationnelle, du soutien logistique, du renseignement, de la communication des Armées et de recherche des ressources indispensables à la conduite des activités des FACA.

La tenue de ces assises de la défense avec le concours de l’EUMAM permettent de diagnostiquer les réels problèmes qui gangrènent les Forces armées centrafricaines. Et les actions qui sont définies lors de ces assises seront débouchées sur l’organisation d’une nouvelle armée professionnelle, représentative et disciplinée répondant aux vœux exprimés par les Centrafricains durant le Forum de Bangui et à l’exigence de la communauté internationale. Les conclusions de ce séminaire permettront de mettre en place une nouvelle organisation et une nouvelle procédure de travail qui seront appliquées au sein du ministère de la défense et du Chef d’état-major des armées.

Avant le Forum de Bangui, un premier séminaire du département de la défense sur la stratégie de sortie de crise réunissant les responsables civiles et militaires du ministère de la Défense ainsi que de l’Etat-major des armées en collaboration avec les experts militaires européens s’était tenu, du 22 au 23 février de l’année 2015 au siège du Conseil national de transition. Ce qui

a permis aux responsables militaires d’enrichir les documents de Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) et de Réforme de Secteur de Sécurité (RSS) qui avaient été présentés au Forum national de Bangui qui s’est tenu du 04 au 11 mai 2015. Plus de deux mois aux cotés de ces responsables civils et militaires de l’armée nationale, les Conseillers militaires de l’EUMAM ont manifesté leur ferme soutien pour accompagner le gouvernement de transition dans ce processus de réhabilitation des FACA.

« Je mesure la volonté des FACA de prendre une part active dans la sécurisation du territoire. Ce qui est réalisé aujourd’hui par des patrouilles conjointes à Bangui ou un déploiement en province. Ces actions ne peuvent être envisagées qu’en parfaite coordination avec les autres forces internationales afin d’éviter tout incident», a fait savoir Dominique Laugel, Général de brigade de la mission militaire européenne EUMAM avant d’ajouter que « Mais dans tous les cas, il est du devoir des responsables politiques et des Chefs militaires de fixer la priorité sur la restructuration des FACA et de mettre en place des bases solides s’appuyant sur les personnels strictement sélectionnés et un entrainement de qualité pour créer un lien régalien au service des institutions républicaines».

La réforme des FACA a entrainé, par ailleurs, une amélioration dans les textes des résolutions prises par le Conseil de sécurité des de l’ONU sur les armes en République centrafricaine. Ces résolutions interdisant à la République centrafricaine de se doter en arme, ont causé du tort aux Forces armées centrafricaines d’être opérationnelles sur les théâtres des opérations. Ce qui a occasionné la prolifération des groupes et l’instabilité sur l’étendue de territoire centrafricain malgré la présence des casques bleus de l’ONU et de force sangaris.

Dès sa prise de fonction dans le gouvernement Kamoun 2, en son titre de ministre d’Etat chargée de la défense nationale, Marie-Noëlle Koyara s’est engagée à redorer le blason des FACA. Cette nouvelle feuille de route aujourd’hui tracée témoigne à suffisance une parfaite

coopération entre le Département de la défense nationale et les forces internationales dont l’EUMAM-RCA et la MINUSCA. C’est aussi le fruit de multiples plaidoyers de la présidente de transition, Catherine Samba – Panza dans ses différentes déclarations devant la communauté internationale pour soutenir le gouvernement de transition dans la réforme totale des Forces armées centrafricaines.

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: L`Avenir incertain de Jean-Pierre Bemba

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(Corbeau News Centrafrique)

Jean Pierre Bemba dans la Salle de la CPI à La Haie

 

L`Avenir incertain de Jean-Pierre Bemba

Bangui, (CD) 18-06-2015

 

Deux mauvaises nouvelles sont venues ternir les espoirs de libération rapide de l’opposant congolais Jean-Pierre Bemba. Détenu par la Cour pénale internationale (CPI) depuis 2008, le chef du MLC est accusé de crimes de guerre et crime contre l’humanité commis par ses troupes en Centrafrique entre 2002 et 2003. Fin mai, en moins d’une semaine, la CPI a rejeté la demande de libération provisoire du sénateur Bemba et a fixé au 29 septembre 2015, la date d’un second procès pour subornation de témoins. Deux décisions qui repoussent les perspectives d’une libération proche. Un coup dur pour les soutiens du leader du MLC, qui verrait bien Jean-Pierre Bemba jouer les premiers rôles dans la prochaine élection présidentielle, prévue fin 2016.

« On cherche à l’empêcher de participer aux élections »

L’avenir politique de Jean-Pierre Bemba reste donc très incertain. Pour Norbert Tricaud, un avocat international qui connaît bien l’Afrique et le dossier Bemba, la mise à l’écart du sénateur congolais risque d’être encore longue. « Si au final, Jean-Pierre Bemba finira bien par être libéré, il n’y aura aucune décision, avant le printemps 2016 » estime l’avocat. Un délai « serré » pour pouvoir participer à l’élection présidentielle congolaise, normalement fixée en décembre 2016. Selon Norbert Tricaud les charges retenues contre le sénateur Bemba n’ont qu’un seul objectif : « écarter un homme politique populaire de scène politique congolaise ». « Bemba fait de l’ombre à Joseph Kabila et on cherche à tout prix  à l’empêcher de participer aux élections ». Selon l’avocat français « le dossier est vide, les accusations de la CPI sont insuffisantes et les témoignages sans validité ». Pour preuve, Norbert Tricaud avance la requalification des charges contre Bemba : « le sénateur Bemba est désormais indirectement responsable de ce que faisaient ses troupes en Centrafrique ». Et la seconde affaire de subornation de témoins, dans laquelle le bras droit de Bemba, Fidèle Babala et son avocat, Aimé Kilolo, sont accusés d’avoir soudoyé des faux témoignages, ne serait « qu’un moyen pour la CPI de retarder la procédure ».

« Il sera automatiquement libéré »

Si tout le monde ne croit pas au « complot politique », la détention pendant 7 ans de Jean-Pierre pose toutefois plusieurs interrogations. « La justice doit être rendue dans un délai raisonnable, explique Maître Tricaud, et là nous sommes totalement dans le déraisonnable. Ce procès est inéquitable, car instruit uniquement à charge ». Pour les partisans de Jean-Pierre Bemba, la CPI est enlisée dans le procès centrafricain et cherche à sortir « par le haut » en lançant la nouvelle affaire de subornation de témoins ou en faisant « traîner la procédure ». Car, même si au bout du compte Jean-Pierre Bemba est finalement condamné, quelle sera la peine ? « Peut-être 5 ans, répond Norbert Tricaud, mais comme le leader du MLC a déjà fait 7 ans de prison… il sera automatiquement libéré ».

« La CPI pourrait interdire son retour à Kinshasa »

Pourtant, la remise en liberté du sénateur Bemba ne signifie pas forcément un retour aux affaires pour le « chairman » du MLC. Norbert Tricaud croit savoir que la CPI travaille sur un « habillage juridique pour éviter le retour de Bemba en RDC ». Selon l’avocat, la Cour pourrait donc interdire à Jean-Pierre de revenir à Kinshasa : « un pays d’accueil a même été avancé, comme le Vénézuela ». Autre artifice : la privation des droits civiques ou l’inéligibilité du sénateur congolais. Mais là encore, c’est un casse-tête juridique. De son côté, la CPI a toujours réfutée toute idée de « procès politique ». Selon la Cour, la lenteur de la procédure est essentiellement due à la « complexité de l’affaire, aux différentes remises en cause de la compétence de la Cour, à la requalification des charges et au nombre important de témoins ».

Un report des élections pourrait favoriser Bemba

Au Congo, le climat politique se tend à l’approche de la présidentielle de 2016 et le dossier Bemba reste sensible. Une ambiance politique délétère qui pourrait se crisper avec un possible retard dans le calendrier électoral. La Constitution actuelle interdisant Joseph Kabila de briguer un troisième mandat en 2016, l’opposition redoute que le président congolais ne cherche à se maintenir au pouvoir en retardant le processus électoral. Les prochaines élections locales risquent notamment de ne pas pouvoir se tenir en octobre, faute d’un consensus politique sur la  future répartition des sièges. Un « glissement » du calendrier après 2016, qui pourrait finalement jouer en faveur du sénateur Bemba, qui en aurait alors peut-être fini avec la justice internationale.

 

Christophe RIGAUD, Afrikarabia

 

Bangui: Contestées, les Forces Tripartites quittent Birao

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(Corbeau News Centrafrique)

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Contestées, les Forces Tripartites quittent Birao

Bangui, (DNK) 18-06-2015.

 

Le ton est monté d’un cran mardi et encore mercredi matin à Birao dans la Vakaga à l’est de la Centrafrique. Une partie de la population locale s’est opposée à l’installation de la Force Tripartite, Tchad-Centrafrique-Soudan, déployée ce lundi dans la ville.

Sous la forte pression populaire, la Force Tripartite a quitté Birao aujourd’hui aux environs de 11 heures. Une source proche de la Mission onusienne en Centrafrique, Minusca atteste que les soldats Tchadiens étaient les premiers à plier bagages.

Depuis les premières heures du matin, des barricades ont été érigées par des dizaines de personnes hostiles à la présence de cette force. Les manifestants ont fait usage de projectiles et ont pris à partie les véhicules des soldats Soudanais. Trois soldats soudanais blessés.

Suite à une médiation de la Minusca et au retrait de la Force Tripartite vers la ville d’Amdafock au Soudan voisin, le calme est revenu. Le marché, la mairie de Birao et quelques institutions de la place, fermés depuis hier, ont rouvert leurs portes. Les autres activités ont aussi repris leur cours normal.

La Force Tripartite avait été créée, au cours d’un sommet à Khartoum, le 24 mai 2011 par la Centrafrique, le Tchad et le Soudan pour protéger leurs frontières communes et combattre les activités criminelles transfrontalières.

 

Radio Ndeke Luka

Centrafrique: Gabon: Ali Bongo Ondimba reçu par Manuel Valls et Jean-Yves Le Drian

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(Corbeau News Centrafrique)

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Gabon: Ali Bongo Ondimba reçu par Manuel Valls et Jean-Yves Le Drian

 

Bangui, (MDA), 18-06-2015

 

Invité à prendre part à la cérémonie d’ouverture du Salon de l’aéronautique et de l’espace aux côtés de François Hollande, le Président de la République a rencontré ce mardi le Premier ministre français quelques heures après avoir été reçu à l’hôtel de Brienne par le ministre de la Défense.

Des entretiens politiques de haut niveau qui interviennent dans le contexte du regain de tension consécutif à l’attentat meurtrier de N’Djamena.

Alors qu’un double attentat-suicide vient de frapper la capitale tchadienne, faisant plusieurs dizaines de morts et une centaine de blessés, tous les regards se tournent vers Boko Haram, un groupe suspecté d’avoir voulu faire d’une pierre trois coups contre le dispositif anti-djihadiste du Tchad, le site d’implantation du poste de commandement interarmées de théâtre (PCIAT) de l’opération française Barkhane et la ville qui abritera le quartier général de la future force multinationale chargée de lutter contre ce groupe désormais rallié à l’État islamique.

C’est donc autant en qualité de président en exercice de la CEEAC qu’en tant que président de la République gabonaise que le Chef de l’État a conduit une série d’échanges avec l’exécutif français.

Avec Manuel Valls mardi, avec Jean-Yves Le Drian lundi soir, Ali Bongo Ondimba a eu l’opportunité de rappeler ses ambitions à la tête de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale : progresser vers l’intégration économique et la mobilité des personnes dans un espace géographique sécurisé.

Comme le Secrétaire général de la CEEAC, le président Bongo Ondimba « condamne avec la plus grande fermeté un acte ignoble dirigé contre les institutions et les symboles de l’État tchadien ainsi que contre des civils innocents ».

Devant ses interlocuteurs français, il a salué l’action des médecins militaires de l’antenne médico-chirurgicale de la force Barkhane qui ont appuyé les secours tchadiens en prenant en charge sept victimes civiles.

Dans le cadre de Barkhane, trois structures de ce type sont déployées pour assurer le soutien médical des militaires engagés dans cette opération : l’une à N’Djamena au Tchad, l’autre à Madama au Niger, la dernière à Gao au Mali.

Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne (BSS).

La présence des forces françaises est maintenue au Mali comme au Tchad, mais les moyens présents dans ces pays sont désormais mutualisés et les zones d’engagement étendues à l’ensemble de la BSS.

Concernant la Centrafrique, autre sujet de forte préoccupation régionale, la France a annoncé la réduction de 1700 à 900 du nombre de ses soldats mobilisés en Centrafrique dans la force Sangaris.

Un certain nombre de sites où étaient présents les soldats français vont passer sous l’autorité de l’Onu.

Avec Manuel Valls, le Chef de l’État a encore évoqué les aspects économiques et commerciaux de la relation bilatérale, souhaitant une attention renforcée des investisseurs français aux opportunités du marché gabonais en pleine phase de diversification.

Des missions ministérielles dédiées et croisées devront garantir ce saut quantitatif et qualitatif.

Il a par ailleurs, en cette année 2015 des choix internationaux pour le climat, souligné son engagement à participer à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques ‘COP 21’ programmée dans six mois à Paris. « Il n’y a qu’une option, la réussite ! ».

Chaleureusement accueilli lundi par Jean-Yves Le Drian dans la cour de l’hôtel de Brienne – où siégèrent Clémenceau et de Gaulle –, Ali Bongo Ondimba a rendu hommage à l’action décisive des Éléments français au Gabon (EFG) depuis plus d’un demi-siècle.

En septembre 2014, les EFG sont devenus un pôle de coopération opérationnelle à vocation régionale.

Tout en restant un point d’appui opérationnel et logistique, les EFG portent désormais leur effort sur les actions de coopération régionale, visant plus particulièrement à accompagner les États africains dans le renforcement de leur sécurité collective et, ainsi, à contribuer à la stabilité régionale.

Mediapart

Centrafrique: Djono Ahaba, Président de la faction pacifiste Séléka du RPRC, insiste sur la nécessité d’aller résolument

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Djono Ahaba, Président de la faction pacifiste Séléka du RPRC,

insiste sur la nécessité d’aller résolument vers la paix

Bangui., (Corbeau News Centrafrique), 18-06-2015

Jusqu’à ce jour, la Séléka continue d’être perçue comme une entité extrémiste en République centrafricaine. Alors que depuis l’Assemblée générale de Bira du 21 au 23 novembre 2014, sanctionnée par la création d’une faction pacifiste de cette Séléka, le Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC) à sa tête, l’ancien ministre d’État Herbert Gotran Djono Ahaba, les donnes changent, et ce, progressivement jusqu’aujourd’hui. L’accalmie observée en République centrafricaine à ces derniers temps, doit beaucoup à l’œuvre patriotique titanesque de cette faction. Mais, la montée en puissance du RPRC en tant qu’interlocuteur politico-militaire valable eu égard à l’option de la paix, de la cohésion sociale, l’unité nationale, la non-partition, a suscité ces derniers temps, des critiques souvent acerbes contre ce mouvement. Face à ces résistants de la paix, Djono Ahaba et le RPRC ne désemparent guère. C’est ce que le leader de ce mouvement confie à Corbeaunews.Centrafrique dans cette interview exclusive.

Corbeaunews.ca (CNC) : Ancien Ministre d’État, vous dirigez désormais un mouvement politico-militaire, le RPRC. Comment concilier les deux obédiences dans la conviction qui est la vôtre ?

Herbert Gotran Djono Ahaba (HGDA) : Je tiens tout d’abord à vous remercier de m’avoir donné cette opportunité de m’exprimer dans vos colonnes. Vous conviendrez avec moi que la crise que notre pays a traversée et continue d’ailleurs de traverser a atteint un stade regrettable, un seuil sans précédent de crises connues dans notre pays. L’unité nationale en péril, à un moment donné, on a vécu une partition de faite, le vivre ensemble a atteint un niveau de non-retour parce que la haine et le rejet de l’autre sont profondément ancrés en nous. C’est pourquoi, j’ai estimé que faire de la politique sous-tend qu’il y a une vision et une idéologie axée sur un projet de société crédible à défendre dans l’intérêt du peuple. Et, ainsi, j’ai décidé, avec certains compatriotes de créer ce mouvement le « Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique ».

Nous nous sommes donnés comme slogan, « Non à la conquête du pouvoir par la force » ; « Non à la confiscation du pouvoir par les armes au détriment du peuple » et ; « Non à la partition », parce que nous devons lutter fort pour la sauvegarde de l’unité nationale, car de tout temps, dans les différents préambules de la Constitution de notre pays, la République centrafricaine est Une et Indivisible.
Mais déjà à court terme, nous avons commencé un travail sérieux de sensibilisation. C’est que pour nous, il faut que nous fassions du sacrifice à tous les niveaux, notamment au niveau de toutes les forces vives de la nation, à savoir la jeunesse, les leaders politiques, les femmes, etc. étant donné que la paix ne se décrète pas, c’est un comportement responsable et quotidien. Pour que le vivre ensemble soit possible, il faut que les uns et les autres, de tout côté, mettent la main à la patte, afin d sauvegarder notre unité nationale. Notre pays a beaucoup de potentialités naturelles, il ne nous reste qu’à se mettre ensemble, de tourner la page et de nous orienter vers l’émergence de notre pays.
Je vous dirais que le combat que nous menons en ce moment commence déjà à payer, parce que l’accalmie générale que le pays connait à ce jour le témoigne. A Bambari par exemple, les ex-combattants Séléka qui se trouvent dans cette ville sous le commandement du général Joseph Zoundeiko ont donné le signal fort, en se réconciliant avec les Anti-balaka. Je crois qu’au regard de la priorité de l’heure qui est la pacification du pays, la réconciliation, la cohésion sociale et la sauvegarde de l’unité nationale, nous sommes sur la bonne voie qui nous conduira à la bonne préparation et l’organisation des élections prochaines.

CNC : A priori, cette vision n’est pas partagée par vos pairs, puisque lors de la signature de l’Accord de DDRR en marge du forum national de Bangui, le général Joseph Zoundeiko a émis un autre son de cloche…

HGDA : Ce n’est rien et je puis vous rassurer qu’il s’agissait juste d’une petite incompréhension. C’est pourquoi nous n’avons pas tardé à mettre fin aux inquiétudes exprimées par les uns et les autres. En moins de 24 heures, le général Zoundeiko a été ramené à la raison. Et la suite logique, c’est que lorsque le général Zoundeiko de retour a fait le compte rendu à Bambari, s’en est immédiatement suivie la réconciliation entre nos éléments et les Anti-balaka.
Mais en tant que leader, je me devais de prouver notre bonne foi à aller vers la paix, en affirmant mon leadership. C’est pourquoi j’étais le premier à signer le document et à encourager les autres à signer cet accord.

CNC : Le RPRC est-il l’aile ‘’Goula de la Séléka ? Dites-nous aussi vous avez une bonne maitrise de vos effectifs ?

HGDA : Depuis l’Assemblée générale qui s’est tenue à Bria du 21 au 23 novembre 2014, où les délégués de Ndélé, Bandoro, Bambari, Bangui, Birao, bref de tous les coins de la RCA se sont retrouvés pour entériner la création du mouvement RPRC, ainsi que la mise en place du bureau politique, un travail a été fait et de façon régulière. C’est ce qui justifie pour la plupart l’accalmie qui a régné. Une accalmie qui témoigne à suffisance que nous avons une parfaite maitrise de nos éléments sur le terrain.
Cela nous a d’ailleurs permis de participer activement aux travaux préparatoires du Forum de Bangui, à travers les Consultations populaires à la base, au niveau de la Commission préparatoire du Forum, au niveau du Comité d’organisation. Nous avons également pleinement participé aux travaux du pré-forum organisés par le gouvernement, ainsi qu’au Forum lui-même. Nous nous réjouissons d’avoir apporté une contribution de taille à la réussite de ces assises nationales. Faut-il que je vous informe ce que nous faisons encore partie du Comité de suivi de ce forum où la contribution du RPRC est attendue.
Je profite de cette occasion pour lever l’équivoque sur un certain nombre de points précis. D’aucuns raisonnent en termes du tribalisme en utilisant gratuitement les expressions ‘’Goula’’, ‘’Rounga’’, etc. Personnellement, je suis au-dessus de la mêlée. Et, je pense qu’un homme politique doit avoir une vision pour la République, c’est pourquoi je ne me retrouve pas dans ces considérations. Notre démarche est inclusive, on ne parle pas en termes de région, à plus forte raison, en termes d’ethnie.

CNC : Comment entendez-vous coopérer avec les circonstances du DDRR, notamment en ce qui concerne les mercenaires étrangers ?

HGDA : Nous venons juste de signer l’Accord DDRR dont le dernier ‘’R’’ parle bien du rapatriement. Le contenu de ce document est clair, je ne vais pas revenir là-dessus. Mais, je pense qu’avec les travaux du pré-DDRR qui sont en train d’être faits en commun accord entre le gouvernement, la Minusca et les groupes armés, des sensibilisations vont être faites pour faire comprendre aux ex-combattants le contenu de l’Accord. Après que ces derniers se seraient familiarisés avec le contenu de ce document, nous allons certainement évoluer vers les autres étapes.
C’est pourquoi, je pense que s’il y a des étrangers dans les rangs des ex-combattants, seul le processus de la mise en œuvre de l’Accord DDRR, à travers les mécanismes mis en place pourrait les identifier. Donc, à supposer qu’il n’y ait pas d’étranger, ce n’est pas à moi d’indexer tel ou tel de l’être. Qu’à cela ne tienne, je crois que la majorité des gens qui sont avec nous sont des fils du pays qui se sont sentis frustrés quelque part et qui ont manifesté leur mécontentement. Il serait mieux de venir vers ces gens et de chercher, ensemble avec eux, de trouver des réponses durables à leur problème.

CNC : S’achemine-t-on vers la conversion du RPRC en parti politique ?

HGDA : Je pense que nous sommes en train de travailler. Et, en temps opportun, c’est le peuple qui jugera, sur la base du résultat que nous aurons par rapport à l’idéologie que nous défendons. Donc, nous allons examiner les choses au fur et à mesure et on avisera.

CNC : Monsieur Djono a-t-il une ambition présidentielle ?
HGDA : C’est une question, je dirais, prématurée en ce moment. Aujourd’hui, la priorité, c’est de pacifier le pays, afin de permettre de restaurer l’autorité de l’État et que nous puissions avoir les conditions réunies, afin que nous ayons des élections crédibles, transparentes et acceptées par tous.

CNC : La dernière ligne droite du processus de la transition en cours étant les élections, quelles sont, selon vous, les conditions requises pour la réussite de cet exercice ?

HGDA : Ce qui est important aujourd’hui, c’est que l’Autorité nationale des élections (ANE), les autorités de la transition, le Groupe international de contact, la médiation internationale dans la crise centrafricaine ainsi que la CEEAC de manière générale puissent harmoniser leur point de vue, afin que nous ayons un calendrier électoral clair, bien défini et réaliste. Et ce, tout en tenant compte des ressources financières à mobiliser, ainsi que le matériel électoral. Cela permettra aux uns et aux autres de se préparer. Nous ne devons pas continuer à tergiverser autour de l’essentiel.

CNC : Monsieur, Herbert Gotran Djono Ahaba, merci.

Bangui, Fred  KROCK Pour CNC