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La renonciation de Dologuélé  à sa nationalité française : quand Touadéra transforme sa manœuvre en victoire politique

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La renonciation de Dologuélé  à sa nationalité française : quand Touadéra transforme sa manœuvre en victoire politique

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Anicet-Georges-Dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende.jpg” data-wpel-link=”internal”>La renonciation de Dologuélé à sa nationalité française : quand Touadéra transforme sa manœuvre en victoire politique
Anicet Georges Dologuélé lors de sa conférence de presse le 5-janvier 2020-. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La récente renonciation d’Anicet Georges Dologuélé à sa nationalité française montre toute l’habileté politique de Faustin-Archange Touadéra. En contraignant l’un de ses principaux rivaux à abandonner sa double nationalité, le président centrafricain se croit réussir un double coup de maître : éliminer juridiquement ses adversaires tout en récupérant politiquement leurs sacrifices personnels.

 

Le 27 août 2025, le Journal Officiel français publie le décret de renonciation de l’opposant Anicet-Georges Dologuelé à sa nationalité française . Une décision que l’ancien Premier ministre qualifie lui-même de douloureuse, prise “avec un lourd cœur” selon ses propres termes. Pourtant, à Bangui, le porte-parole gouvernemental, l’ex-détenu et Kitandaire  Maxime Balalou applaudit ce qu’il appelle un “geste patriotique qui renforce la souveraineté nationale”.

 

Cette réaction gouvernementale dépasse l’indécence politique ordinaire. Comment oser se féliciter publiquement d’une renonciation que vous avez vous-même rendue obligatoire ? Comment transformer en preuve de patriotisme ce qui constitue avant tout l’aboutissement d’un chantage institutionnel ?

 

Pour comprendre ce cynisme, il faut revenir aux origines de cette renonciation forcée. La Constitution de 2023, adoptée lors d’un référendum boycotté par l’opposition le 30 juillet 2023, impose désormais aux candidats présidentiels d’être “Centrafricains d’origine” et de ne posséder que la seule nationalité centrafricaine .

 

Cette loi fondamentale n’a été rendue publique que le 10 juillet 2023, moins de trois semaines avant le vote, dans un climat de répression des opposants et des médias . Résultat prévisible dans ce contexte : 95% d’approbation pour un texte que l’opposition avait appelé à rejeter .

 

Plus qu’une simple réforme, cette Constitution représente une ingénierie électorale parfaitement connue de tous. En remplaçant le quinquennat renouvelable une fois par un septennat sans limitation, elle ouvre la voie à une présidence à vie pour Touadéra . Mais elle va plus loin en établissant des critères de nationalité qui écartent mécaniquement plusieurs figures de l’opposition.

 

Face à cette situation inédite, l’opposition se trouve prise dans un étau juridique et politique redoutable. Dologuélé se retrouve devant un choix impossible : accepter les règles du jeu imposées par Touadéra ou renoncer définitivement à ses ambitions présidentielles . L’ancien Premier ministre choisit la première option, non sans amertume.

 

“J’ai renoncé à ma nationalité française avec beaucoup de peine”, confie-t-il, tout en dénonçant “l’incompétence et la partialité avouée” de l’autorité électorale . Cette déclaration résume parfaitement le dilemme de l’opposition centrafricaine : comment lutter contre un appareil d’État en acceptant ses règles truquées ?

 

Certains analystes y voient une “stratégie de projection” pour empêcher un troisième mandat de Touadéra . D’autres dénoncent une capitulation qui légitime de facto une Constitution contestée. Car en acceptant de jouer selon ces nouvelles règles, l’opposition valide l’autorité d’un texte qu’elle refuse pourtant de reconnaître .

 

Mais c’est la réaction gouvernementale qui pousse le cynisme à son paroxysme. En présentant la renonciation de Dologuélé comme une victoire pour la “souveraineté nationale”, le porte-parole Maxime Balalou dévoile une vision particulièrement tordue de la démocratie.

 

Selon cette logique, forcer ses adversaires à renoncer à leurs attaches personnelles constituerait un progrès démocratique. Contraindre un citoyen à choisir entre ses liens familiaux et ses droits politiques relèverait du patriotisme. Une interprétation qui transforme l’exclusion en vertu et la contrainte en liberté.

 

Cette posture gouvernementale traduit surtout une profonde méconnaissance des principes démocratiques. Dans une vraie démocratie, la diversité des parcours personnels enrichit le débat politique au lieu de le limiter. Les liens internationaux d’un responsable politique peuvent constituer un atout plutôt qu’un handicap, à condition qu’ils s’exercent dans la transparence.

 

Les implications de cette obsession nationaliste dépassent largement le cas Dologuélé. Cette fixation sur la “pureté” nationale rappelle les heures les plus sombres de l’histoire centrafricaine, quand la question “qui est vraiment centrafricain ?” alimentait les violences intercommunautaires . En ressuscitant ces critères ethniques et nationalistes, la Constitution de 2023 prend le risque de raviver d’anciens démons.

 

D’ailleurs, l’opposition dénonce déjà l’application sélective de ces règles, pointant du doigt des responsables qui occuperaient des postes élevés sans répondre aux critères d’origine imposés par la Constitution .

 

Au-delà des manœuvres politiciennes, cette situation interroge l’avenir démocratique du pays. L’expert onusien Yao Agbetse avait prévenu dès 2023 que ce référendum risquait de “compliquer une situation des droits de l’homme déjà extrêmement complexe” . Deux ans plus tard, cette prédiction se vérifie malheureusement.

 

La Constitution de 2023 continue de diviser les Centrafricains au lieu de les rassembler autour d’un projet commun . Pire, elle transforme chaque candidature d’opposition en parcours du combattant juridique et personnel.

 

Les Élections de décembre 2025 se profilent dans ce contexte délétère. Touadéra peut d’ores et déjà compter sur des règles du jeu biaisées en sa faveur. Quant à l’opposition, elle devra composer avec un appareil qui transforme ses sacrifices en victoires gouvernementales.

 

Cette instrumentalisation de la nationalité expose une conception autoritaire du pouvoir. En contraignant Dologuélé à renoncer à sa double nationalité puis en s’en félicitant publiquement, le régime Touadéra montre qu’il préfère la manipulation à la confrontation démocratique loyale.

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Centrafrique : deux civils froidement assassinés par les mercenaires russes du groupe Wagner à Ngbafio, dans la Nana-Mambéré

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deux civils froidement assassinés par les Mercenaires russes du groupe Wagner à Ngbafio, dans la Nana-Mambéré

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Deux-mercenaires-du-groupe-Wagner-sur-deux-motos-en-province.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : deux civils froidement assassinés par les mercenaires russes du groupe Wagner à Ngbafio, dans la Nana-Mambéré
Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les mercenaires russes du groupe Wagner ont une nouvelle fois semé la terreur dans la préfecture de la Nana-Mambéré, tuant deux civils dans le village de Ngbafio, commune de Nadjibiro, sous-préfecture d’Aba, situé à 71 km de Gallo, et 130 km de Bouar.

 

Dans la nuit de vendredi à samedi dernier, 22 motos et deux véhicules militaires transportant des mercenaires Wagner lourdement armés ont quitté Bouar pour se diriger vers Gallo, à 60 km sur l’axe de Béloko. Arrivée à Gallo, ils se sont dirigés vers Zarami,  ils passent pas la commune de Foh pour atteindre le croisement de Kpokoroka. De là,  le convoi s’est scindé en deux : un groupe s’est dirigé vers Aba où il a passé la nuit, l’autre vers Méré.

 

Le groupe qui s’est dirigé vers Méré a commencé au petit matin à terroriser les villageois de manière organisé. Les mercenaires ont progressé de village en village, frappant et tabassant les habitants sans motif apparent jusqu’à Ngbafio. La population paniquée a fui dans la brousse.

 

Poursuivant leur raid, les mercenaires Wagner se sont enfoncés dans la forêt de Ngbafio , où ils ont découvert une mère de famille en train de cultiver son champ. Ils l’ont abattue sur place.

 

Trois cents mètres plus loin, ils ont trouvé un homme travaillant également sur son champ. Ils l’ont abattu à son tour.

 

Après avoir fouillé la forêt sans qu’on sache ce qu’ils cherchaient, les mercenaires ont quitté les lieux, laissant deux morts et une population terrorisée.

 

Cette opération s’inscrit dans un schéma récurrent d’exactions commises par les mercenaires russes du groupe Wagner dans la préfecture de Nana-Mambéré. Ces raids meurtriers ne semblent répondre à aucune logique militaire ou sécuritaire,  pourtant, aucun groupe armé n’opère dans ces zones paisibles.

 

Les mercenaires russes agissent comme s’ils éprouvaient du plaisir à terroriser et tuer les populations civiles. Dans des zones où règne la paix, ils créent délibérément le chaos, semant la peur et la mort parmi des cultivateurs sans défense.

 

Ces assassinats de civils constituent des crimes de guerre. Deux Centrafricains qui travaillaient paisiblement leurs champs ont été exécutés sans raison par des mercenaires étrangers censés assurer la sécurité du pays.

 

La situation dans la Nana-Mambéré confirme la réalité du contrôle exercé par Wagner sur toutes les régions : loin d’apporter la sécurité, ces mercenaires constituent la principale menace pour les populations qu’ils sont censés protéger.

 

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Zawa : une femme enceinte hospitalisée après des violences à la gendarmerie

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Zawa : une femme enceinte hospitalisée après des violences à la gendarmerie

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/vitime-des-gendarmes-a-zawa.jpg” data-wpel-link=”internal”>La victime des gendarmes à Zawa, dans la commune de Guézéli, Yaloké2, Ombella-Mpoko, à l'hôpital
La victime des gendarmes à Zawa, dans la commune de Guézéli, Yaloké2, Ombella-Mpoko, à l’hôpital

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une femme enceinte se trouve actuellement hospitalisée à l’hôpital à Zawa, commune de Guezeli, préfecture de l’Ombella-Mpoko, à 245 km de Bangui, après avoir été brutalisée par des gendarmes.

 

En effet, tout a commencé samedi dernier par une altercation violente sur un chantier minier situé à quelques kilomètres de la ville de Zawa. Deux ouvriers miniers en sont venus aux mains. L’un des belligérants a alors appelé les gendarmes pour intervenir.

 

À leur arrivée sur le chantier, les gendarmes ont procédé à l’arrestation massive de tous les présents. Parmi les personnes interpellées figuraient non seulement les deux ouvriers impliqués dans la bagarre, mais également des témoins qui assistaient simplement à la scène. Une femme enceinte, de passage, se trouvait parmi ces personnes arrêtées arbitrairement par ces gendarmes.

 

Tous les interpellés ont été conduits à la brigade de la gendarmerie de Zawa. Arrivés au poste, plutôt que de procéder à un interrogatoire normal pour distinguer les participants à la bagarre des simples témoins, les gendarmes ont immédiatement fixé leurs conditions : 500 000 francs CFA par personne pour être libéré. Ceci dit, leur intérêt n’était manifestement pas de faire la justice, mais de racketter ces personnes.

 

C’est à ce moment qu’un proche de la femme enceinte est intervenu auprès des gendarmes. Il leur a expliqué que cette dame n’avait aucun lien avec la bagarre, qu’elle n’avait fait que passer et assister à la scène. Il a insisté sur le fait qu’étant enceinte, elle devait être libérée immédiatement. Le proche a également fait remarquer aux gendarmes que puisque l’affaire concernait un conflit minier, elle relevait de la compétence de la brigade minière de Yaloké et non de celle de la brigade territoriale de Zawa.

 

Ces observations ont provoqué la colère des gendarmes. Ils ont estimé qu’on cherchait à leur apprendre leur métier. Par vengeance, ils ont décidé de garder la femme enceinte en cellule, comme pour punir son proche d’avoir osé leur tenir tête.

 

Une fois enfermée dans la cellule, la femme a commencé à ressentir des besoins pressants pour faire de pipi. Elle a demandé aux gendarmes de la laisser sortir pour uriner, expliquant qu’elle ne pouvait pas faire ses besoins dans la cellule. Les gendarmes l’ont accompagnée dehors. Elle est revenue en cellule.

 

Quelques minutes plus tard, la femme a de nouveau demandé à sortir pour uriner. C’était probablement l’effet de la tension et du stress de son arrestation arbitraire. Mais les gendarmes ont interprété cela différemment. Ils ont pensé qu’elle se moquait d’eux, qu’elle faisait semblant d’avoir envie d’uriner pour les déranger.

 

Lorsqu’elle a demandé une troisième fois à sortir, la situation a basculé dans la violence. Les gendarmes, convaincus qu’elle jouait avec eux, l’ont accompagnée dehors. C’est là qu’ils l’ont giflée violemment. Sous l’impact, la femme enceinte est tombée à terre. Les gendarmes ne se sont pas arrêtés. Ils l’ont brutalisée alors qu’elle était au sol, avant de la ramener de force dans la cellule.

 

Les autres détenus ont protesté, rappelant aux gendarmes que cette femme était enceinte et qu’il était dangereux de la frapper ainsi. Mais les gendarmes ont répondu qu’ils s’en fichaient complètement. Pour eux, elle faisait semblant d’avoir envie d’uriner et méritait d’être corrigée.

 

Le commandant de la brigade, un certain Sérégaza, n’était pas présent lors de ces événements. Lorsqu’il a appris ce qui s’était passé, il est immédiatement venu sur les lieux en moto. Arrivé au poste, il a réprimandé ses hommes, leur expliquant que leur comportement était inacceptable et risquait de leur causer de graves problèmes.

 

Les gendarmes se sont défendus en répétant que la femme faisait semblant, qu’elle n’avait rien de grave. Mais leur commandant a insisté : cette situation pouvait dégénérer et il fallait immédiatement conduire la femme à l’hôpital. Ce qui a été fait.

 

À l’hôpital, les médecins ont examiné la victime. Leur diagnostic a confirmé la gravité de la situation : la femme avait beaucoup saigné. Son état nécessitait une prise en charge urgente. Les médecins ont placé la femme sous perfusion et l’ont gardée en observation.

 

Malgré le diagnostic médical formel, certains gendarmes continuent de tourner autour de l’hôpital, persistant à dire que la femme simule. Ils affirment que si elle n’a finalement rien de grave, ils vont “corriger encore beaucoup plus” ce qu’ils ont fait. Cette attitude montre leur refus d’accepter la gravité de leurs actes, même face à l’évidence médicale.

 

Cet acte criminel montre clairement plusieurs dysfonctionnements graves des forces de l’ordre à Zawa. D’abord, l’arrestation de personnes qui n’étaient pas impliquées dans l’altercation. Ensuite, l’exigence de 500 000 francs CFA par personne, qui s’apparente à du racket pur et simple. Puis, la brutalisation d’une femme enceinte pour avoir simplement demandé à satisfaire un besoin naturel. Enfin, le déni des gendarmes face aux conséquences médicales de leurs violences.

 

Ces gendarmes, qui devraient protéger les populations, se comportent comme des gangsters. Face aux civils désarmés et vulnérables, ils font preuve d’une violence et d’une arrogance inadmissibles. Mais ce sont ces mêmes hommes qui, face à de véritables menaces, montrent souvent leur faiblesse.

 

Ce comportement discrédie l’ensemble du corps de la gendarmerie nationale. La population ne peut avoir confiance en des forces de l’ordre qui rackettent, brutalisent et menacent les citoyens qu’elles sont censées protéger.

 

Pour la population de Zawa, les autorités judiciaires et la hiérarchie de la gendarmerie doivent ouvrir une enquête immédiate sur ces faits. Les gendarmes responsables de cette brutalisation doivent être identifiés, suspendus et traduits en justice. La victime et sa famille méritent justice et réparation.

 

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Bambouti : des soldats FACA désarmés par les casques bleus rwandais après une tentative de viol d’une fillette de 15 ans

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Bambouti : des soldats FACA désarmés par les casques bleus rwandais après une tentative de viol d’une fillette de 15 ans

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/09/Les-soldats-FACA-revenant-de-patrouille-a-Obo.png” data-wpel-link=”internal”>Bambouti : des soldats FACA désarmés par les casques bleus rwandais après une tentative de viol d’une fillette de 15 ans
Les soldats FACA de retour d’une patrouille à Obo. CopyrightCNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont été temporairement désarmés samedi dernier à Bambouti, à plus de 1600 km de Bangui, dans la préfecture du Haut-Mbomou, après avoir tenté de violer une fillette de 15 ans et menacé de tuer des civils.

 

Les faits se sont déroulés samedi dans la journée. Des soldats FACA détachés à Bambouti ont tenté de violer une fille de 15 ans,  Viviane Mehinogote, habitant le quartier Gbaria. Aussitôt que la fille est revenue  à la maison expliquer les faits à sa maman, la famille de la victime s’est rendue auprès de la Minusca pour dénoncer l’agression. Des membres de la famille ont également interpellé directement les soldats pour leur dire que leur comportement était inacceptable.

 

La réaction des militaires a été violente. Au lieu de reconnaître leur faute, ils se sont emportés et ont proféré des menaces de mort. Ils ont déclaré qu’ils ne salueraient plus personne et qu’ils allaient tuer des gens.

 

Face à ces menaces, les casques bleus rwandais de la MINUSCA sont intervenus rapidement. Ils ont procédé au désarmement des soldats FACA impliqués dans cette affaire. Sans leurs armes, ces militaires sont redevenus de simples civils vulnérables, privés de leur capacité de nuisance.

 

Le soir même, la situation a connu un rebondissement. La préfète du Haut-Mbomou, qui travaille entre Obo et Bambouti, se trouvait ce jour-là à Bambouti pour ses activités administratives. Les casques bleus rwandais ont alors restitué leurs armes aux soldats FACA en leur expliquant que la présence de la préfète nécessitait qu’ils assurent sa sécurité.

 

Mais les casques bleus ont posé une condition ferme : tout nouveau problème entraînerait des sanctions immédiates. Depuis samedi soir et tout au long du dimanche, la situation est restée calme à Bambouti.

 

La République centrafricaine a  une armée sans éthique. C’est une vérité! Cette affaire dévoile en plus un problème au sein des FACA : le recrutement massif sans enquête de moralité et sans formation appropriée. Les mercenaires russes de Wagner forment ces soldats uniquement au maniement des armes, pas à l’éthique militaire ni au respect des populations civiles.

 

Le résultat est catastrophique : l’armée nationale est devenue un repère de bandits. Des militaires crapuleux, y compris des officiers, se comportent comme des criminels en uniforme. Ils violent, volent, menacent et terrorisent les populations qu’ils sont censés protéger.

 

À Bambouti, ces soldats ont tenté de violer une fillette en plein jour. Confrontés à la famille de leur victime, ils n’ont montré aucun remords. Au contraire, ils ont menacé de tuer des civils. Ce comportement traduit une absence totale de discipline militaire et de sens moral.

 

L’intervention des casques bleus rwandais a été nécessaire pour désarmer ces soldats voyous et protéger la population. C’est une humiliation pour les FACA : des militaires centrafricains désarmés sur leur propre territoire par des forces étrangères parce qu’ils constituent une menace pour leur propre population.

 

Cette situation n’est pas unique à Bambouti. Partout dans le pays, les populations se plaignent du comportement des soldats FACA. Les exactions se multiplient : viols, vols, racket, brutalités. Les militaires qui devraient incarner l’autorité de l’État et protéger les citoyens sont devenus une source de danger.

 

La formation dispensée par Wagner produit des tueurs, pas des soldats républicains. Ces mercenaires enseignent le maniement des armes mais ignorent l’éthique militaire, le respect des droits humains, la protection des civils. Ils forment une armée d’occupation, pas une armée nationale.

 

Le recrutement massif sans vérification des antécédents a permis à des délinquants et des criminels d’intégrer les FACA. Beaucoup de ces recrues n’ont aucune conscience professionnelle, aucun sens du devoir. Ils voient l’uniforme comme un moyen d’exercer un pouvoir sur les populations sans rendre de comptes.

 

Les autorités militaires ferment les yeux sur ces exactions. Les soldats impliqués dans des viols, des vols ou des violences ne sont presque jamais sanctionnés. Cette impunité encourage les comportements criminels au sein des FACA.

 

À Bambouti, ce sont des casques bleus étrangers qui ont dû intervenir pour protéger la population centrafricaine contre ses propres soldats. Cette situation est inacceptable. Elle montre l’échec total de la reconstruction de l’armée nationale sous la présidence Touadéra.

 

Les FACA doivent être réformées en profondeur. Il faut purger les rangs de tous les éléments criminels, établir une véritable formation éthique, sanctionner systématiquement les exactions et reconstruire une armée véritablement républicaine au service de la nation, pas une bande armée qui terrorise sa propre population.

 

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En Centrafrique, ceux qui attendent des élections cette année-là perdent leur temps. Touadéra a bien dit, il a besoin des urnes dans les bureaux de vote, et non des électeurs.

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En Centrafrique, ceux qui attendent des élections cette année-là perdent leur temps. Touadéra a bien dit, il a besoin des urnes dans les bureaux de vote, et non des électeurs.

 

Centrafrique, ceux qui attendent des élections cette année-là perdent leur temps. Touadéra a bien dit, il a besoin des urnes dans les bureaux de vote, et non des électeurs.
La vice – présidente de l’autorité nationale des élections en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le président centrafricain a tranché : les urnes lui suffisent pour 2025, peu importe qui y participe.

 

En effet, l’Autorité Nationale des Élections traverse une crise profonde de compétence. Cette institution ne parvient même pas qui n’a même pas pu produire des listes électorales provisoires en douze mois  . Les experts internationaux, notamment ceux des Nations unies, de la Minusca et du PNUD, partagent ce constat. Depuis 2020, chaque échéance électorale tourne au fiasco. Les élections générales ont été entachées d’irrégularités massives. Le référendum constitutionnel de juillet 2024 a confirmé cette défaillance avec une participation dérisoire et des résultats douteux. Même les élections locales, pourtant soutenues par des partenaires internationaux, n’ont pas pu aboutir après deux ans de préparatifs.

 

L’ANE a reporté les élections locales cinq ou six fois, incapable de produire une liste électorale fiable après plus d’un an de travail. L’expert des Nations unies sur les droits humains, le Togolais Yao Agbetse, estime que la probabilité d’un nouveau report des élections prévues pour décembre 2025 est réelle. Cette situation alimente le scepticisme sur la possibilité d’un processus électoral transparent et démocratique.

 

Au-delà de l’incompétence, une stratégie délibérée se dessine. Le président Faustin-Archange Touadéra et son entourage organisent cet échec. Il ne s’agit pas d’un manque de moyens ou de capacités, mais d’un calcul politique. Touadéra lui-même a déclaré qu’il n’a pas besoin d’électeurs, mais seulement d’urnes dans les bureaux de vote. Cette affirmation expose une stratégie claire : manipuler les processus électoraux pour garantir des résultats prédéterminés, sans se préoccuper de la participation réelle ou de la légitimité du scrutin.

 

Le référendum de juillet 2024 témoigne parfaitement de cette tactique. La participation était quasi inexistante, estimée à 1 ou 2 % selon des sources indépendantes. Pourtant, les résultats officiels ont proclamé une approbation massive de la nouvelle constitution, avec plus de 90 % de votes favorables. Ces chiffres, fabriqués de toutes pièces, ont été validés sans contestation sérieuse par la communauté internationale. Ce précédent montre que le pouvoir maîtrise l’art de transformer les scrutins en simples formalités administratives.

 

Les élections prévues pour décembre 2025, englobant les présidentielles, les législatives et les municipales, ne seront pas des élections au sens démocratique du terme. Elles s’apparentent à une nomination instrumentée par le pouvoir en place. Le président, les députés et les maires seront désignés par décret, selon un scénario déjà écrit. Comme Touadéra l’a clairement indiqué, les urnes suffisent, même si elles sont vides. Les résultats seront fabriqués, et la communauté internationale, malgré quelques réserves, finira par entériner ces chiffres, comme elle l’a fait pour le référendum de 2024.

 

Ceux qui espèrent un processus électoral équitable, qu’il s’agisse des opposants ou des diplomates, perdent leur temps. Le pouvoir a déjà décidé de l’issue des élections. Les promesses répétées de corriger les failles des scrutins précédents, formulées après les élections de 2015-2016 et 2020, n’ont jamais été tenues. À chaque cycle électoral, la situation empire. En 2025, elle risque d’être encore plus désastreuse, selon les termes d’observateurs locaux.

 

Comme l’a affirmé l’opposant Martin Ziguelé : « Je crois rêver. Demander à cette ANE qui n’a même pas pu produire des listes électorales provisoires en onze mois de préparer 4 scrutins en un seul jour relève de la plaisanterie ».

 

Le président Touadéra bénéficie d’ailleurs de certains dictateurs du monde : Vladimir Poutine, Paul Kagamé. Ce soutien extérieur renforce sa position et lui permet de viser une présidence à vie. Les diplomates internationaux, bien qu’informés des dérives du régime, se contentent de rédiger des rapports vagues, mentionnant des irrégularités sans jamais remettre en cause la légitimité des scrutins. Les médias internationaux, comme la Radio France Internationale, relaient docilement les résultats officiels, souvent accompagnés d’une formule stéréotypée : « Touadera est réélu avec 90% des voix, dans un scrutin contesté par l’opposition». Cette phrase, que les dictateurs veulent entendre, répètent chaque fois après les élections en Afrique. Au lieu de dire contestée par la population, on préfère dire contestée par l’opposition.

 

L’opposition, de son côté, est d’ailleurs très marginalisée et inefficace. Les centrafricains qui envisagent de se présenter aux législatives ou de mobiliser des ressources pour des campagnes électorales  en décembre prochain perdent leur temps. Le système est verrouillé : seuls ceux qui ont des connexions au sein de l’appareil du pouvoir peuvent espérer être nommés à des postes législatifs ou communaux. Comme l’a souligné un observateur, « si tu as un bon contact au sein de l’appareil, ils vont mouiller le maillot pour te nommer comme député ou maire». Les autres n’ont aucune chance.

 

L’idée d’organiser simultanément des élections présidentielles, législatives et municipales en décembre 2025 est irréaliste pour une institution comme l’ANE, qui n’a même pas réussi à tenir des élections locales après deux ans de préparatifs. Cette ambition démesurée cache une intention claire : créer un chaos organisé pour justifier des résultats préfabriqués. Le scénario est déjà écrit : une participation minimale, des urnes vides, et des chiffres truqués proclamant la victoire écrasante de Touadéra et de ses alliés.

Les Centrafricains, désabusés par des années de promesses non tenues, savent que leur voix ne compte pas. Les bureaux de vote seront peut-être garnis d’urnes, mais les électeurs seront absents. Comme Touadéra l’a lui-même déclaré, « ce n’est pas le détail qui compte, mais la fin ». Cette fin, c’est la consolidation de son pouvoir, quelles que soient les apparences ou les critiques.

La communauté internationale, bien qu’au courant de ces manipulations, joue un rôle ambigu. Les rapports des organisations comme la MINUSCA ou le PNUD se contentent de noter des conditions difficiles et appellent à des réformes prochainement. Ces recommandations, répétées depuis 2015, n’ont jamais conduit à des améliorations concrètes. Les diplomates rédigent leurs rapports pour satisfaire leurs supérieurs, sans s’attaquer aux véritables problèmes. Pendant ce temps, les médias internationaux contribuent à légitimer les résultats truqués en les relayant avec des formules vagues.

Ce silence relatif de la communauté internationale permet à Touadéra de poursuivre son agenda. Il savoure les annonces proclamant sa réélection avec des pourcentages écrasants – 70 %, 90 %, voire 99 % – relayées par les médias étrangers. Ces chiffres, bien que déconnectés de la réalité, lui confèrent une aura de légitimité sur la scène internationale, renforçant son emprise sur le pouvoir.

 

Les élections de décembre 2025 en Centrafrique ne seront ni libres, ni transparentes, ni démocratiques. Elles s’inscrivent dans une stratégie délibérée de manipulation instrumentée par le président Touadéra et son entourage. L’Autorité Nationale des Élections, minée par l’incompétence et instrumentalisée par le pouvoir, n’est qu’un rouage dans cette machine. Les partenaires internationaux, malgré leurs rapports et leurs appels à des réformes, restent complices par leur inaction. Pour les Centrafricains, il ne s’agit pas d’élire, mais d’assister à une nomination déguisée en élection. Le chaos est inévitable, et le cycle de désillusions se perpétue….

 

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Martin Ziguelé détruit les mensonges du pouvoir sur l’ANE

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Martin Ziguelé détruit méthodiquement les mensonges du pouvoir sur l’ANE

 

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Le député Martin Ziguelé

 

L’ancien Premier ministre Martin Ziguelé pulvérise méthodiquement la propagande gouvernementale sur l’indépendance électorale en Centrafrique.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Martin Ziguélé vient d’asséner une vérité cinglante au régime de Touadéra. Ses propos, d’une précision chirurgicale, démontent méticuleusement l’imposture gouvernementale sur l’indépendance de l’ANE. Face aux déclarations hypocrites du ministre de l’Administration du territoire, l’ancien chef du gouvernement livre une leçon magistrale de lucidité politique.

 

“Je lui rappelle qu’au moment où je suis en train de parler, le gouvernement est en train de préparer une énième révision de la loi électorale. Les centrafricains peuvent compter le nombre de fois où, depuis 2019, le code électoral a été changé dans tous les sens. Pourquoi le code électoral doit être changé et pourquoi ce qui en découle, c’est-à-dire l’autorité nationale des élections, ne peut pas changer?”, lance-t-il avec une logique imparable.

 

Le constat est implacable : le pouvoir manipule le code électoral à sa guise depuis 2019 tout en prétendant respecter la loi pour l’ANE. Cette schizophrénie administrative révèle la vraie nature du régime Touadéra, capable de toutes les contorsions pour préserver ses intérêts. Ziguélé expose cette hypocrisie avec une efficacité redoutable.

 

L’ancien Premier ministre Martin Ziguelé n’épargne pas non plus la Constitution violée : “Si on était respectueux de la loi, la constitution du 30 mars 2016 ne devrait pas être changée parce que la constitution, les grandes lignes ont été définies dans le forum de Bangui. Et combien de personnes se sont réunies pour décider de changer de conseil?”

 

L’analyse linguistique de l’ancien Premier ministre frappe dans le mille. Quand le ministre Bruno Yapandé dit “nous” en parlant de l’ANE, il dévoile involontairement la supercherie. “J’ai remarqué que dans l’intervention du ministre, chaque fois qu’il parle de l’ANE, il dit « nous ». Nous avons déjà préparé la liste territoriale. C’est la preuve que l’ANE est un appendice du pouvoir et du ministre de l’administration du territoire et qu’elle n’a donc pas d’indépendance”, assène Ziguélé.

 

Cette autorité prétendument indépendante n’est qu’une marionnette entre les mains du pouvoir. Martin Ziguelé transforme cette faute de langage en révélation politique majeure : “Lorsqu’il s’approprie les attributions du ministre de l’administration du territoire, il est en train de dire la même chose que le BRDC, à savoir que le processus est mené de bout en bout par le pouvoir politique par le président de la République.”

 

L’homme d’État ne s’arrête pas là et enfonce le clou avec une comparaison saisissante : “Mais lorsqu’il dit que l’ANE fait partie des institutions de l’État… C’est une institution constitutionnelle, c’est-à-dire elle est inscrite dans la constitution. Elle est une institution indépendante. C’est comme si vous acceptez que le ministre de l’administration du territoire dit que l’Assemblée nationale dépend du ministre de l’administration du territoire”.

 

Il rappelle avec pertinence les engagements du Forum de Bangui, piétinés par un régime qui modifie la Constitution selon ses besoins. Cette trahison des consensus nationaux montre parfaitement la dérive autoritaire en cours. Touadéra et ses sbires foulent aux pieds les accords qui avaient réconcilié les Centrafricains.

 

La métaphore religieuse utilisée par Ziguélé résonne comme un avertissement prophétique : “Il faut faire très attention parce que je suis un ancien civiliste et les prêtres disent que le diable est dans le détail. C’est dans le détail des expressions que tout ce qui est caché, comme un éclair dans la nuit, révèle les visages des uns et des autres qui sont cachés dans l’ombre”.

 

Les masques tombent, les vraies intentions se dévoilent. Ce gouvernement, pris la main dans le sac, ne peut plus cacher sa nature antidémocratique derrière de beaux discours. L’ancien Premier ministre Martin Ziguelé démontre avec brio comment les mots trahissent les intentions cachées du pouvoir.

 

L’intervention de Martin Ziguélé sonne comme un électrochoc salvateur. Dans un paysage politique anesthésié par la propagande officielle, sa parole tranchante réveille les consciences. Il démontre qu’une opposition digne et compétente peut encore démasquer les mensonges du pouvoir avec une précision d’orfèvre.

 

Le régime Touadéra se trouve nu, dépouillé de ses artifices par la rigueur intellectuelle de l’ancien Premier ministre. Cette leçon de vérité politique devrait inspirer tous ceux qui refusent la comédie électorale organisée par un pouvoir aux abois. Martin Ziguelé vient de porter un coup magistral à l’imposture gouvernementale, révélant au grand jour les ficelles de la manipulation institutionnelle.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Ndélé : la population de Mbollo Kpatta  accuse Benjamin Mawada, Président sous-fédéral du MCU d’avoir   détourné le dossier de candidature de leur candidat préféré, monsieur Ngouvla Dodo

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Ndélé : la population de Mbollo Kpatta  accuse Benjamin Mawada, Président sous-fédéral du MCU d’avoir   détourné le dossier de candidature de leur candidat préféré, monsieur Ngouvla Dodo

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/mairie-de-ndele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bâtiment de la mairie de Dar-el-Kouti à N'Délé, République centrafricaine, construction simple à un étage avec toit de tôle, entouré d'arbres avec tours de télécommunication visibles, où siège le sultant-maire de Ndélé, monsieur Senoussi Kamoun.
Vue extérieure de la mairie de Dar-el-Kouti à N’Délé, République centrafricaine

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dans la commune de Mbollo Kpatta, située à 12 kilomètres de Ndélé sur la route d’Ouanda-Djallé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, une affaire de candidature détournée provoque des tensions depuis l’ouverture du dépôt des candidatures pour les Élections municipales.

 

La population locale de Mbollo Kpatta avait choisi de porter la candidature de Ngouvla Dodo, un chef de groupement local, pour le poste de maire de la commune. Les habitants avaient constitué son dossier de candidature et l’avaient confié à Benjamin Mawada, président fédéral du MCU de Ndélé, pour qu’il le dépose à l’Autorité Nationale des Élections.

 

Après avoir confié le dossier à Benjamin Mawada, celui-ci  s’est rendu à Bangui avec le dossier dans son sac. Mais la sur prise qu’à son retour quelques jours plus tard, il a annoncé à la population que le dossier de Ngouvla Dodo avait été refusé, mais que seul son dossier, celui de Benjamin Mawada  lui-même qui avait été accepté comme candidat à la mairie de Mbollo Kpatta.

 

Cette annonce a provoqué la colère des habitants. “Comment le dossier du maire que nous avons choisi a été refusé alors que ton dossier à toi a été accepté?” ont demandé les villageois. Pour eux, Benjamin Mawada n’a jamais déposé le dossier de Ngouvla Dodo et a plutôt présenté le sien pour devenir maire de leur commune.

 

Les habitants de Mbollo Kpatta ont clairement manifesté leur refus. “Comme tu veux devenir maire pour nous commander ici, tu vas voir. Tu ne seras pas maire pour nous commander”, ont-ils dit à Benjamin Mawada. La population a catégoriquement rejeté sa candidature imposée.

 

Quelques heures après cette confrontation, Benjamin Mawada, de retour à Ndélé,  a eu un accident sur la route. Alors qu’il circulait en moto, un gros cabri a surgi devant lui. En tentant de l’éviter, le cabri s’est déplacé dans la même direction et Benjamin a chuté avec sa moto. Les phares de l’engin ont été brisés et lui-même a subi des blessures, notamment aux côtes, aux bras et à la jambe.

 

Depuis dix jours, Benjamin Mawada est souffrant à domicile. Il se fait soigner par des guérisseurs traditionnels avec des médicaments traditionnels plutôt que de se rendre à l’hôpital.

 

Benjamin Mawada, depuis son accident,  accuse directement les villageois de Mbollo Kpatta d’être responsables de son accident. Il affirme qu’ils auraient fait recours à des forces occultes pour l’attaquer et tenter de le tuer. Cette accusation aggrave les tensions déjà vives entre le responsable MCU et la population locale.

 

De leur côté, les habitants maintiennent leur position : ils ne veulent pas de Benjamin Mawada comme maire et l’accusent d’avoir détourné le dossier de leur candidat choisi, Ngouvla Dodo, pour présenter le sien.

 

Cette affaire de Mbollo Kpatta ressemble à d’autres situations dans le pays où des responsables du parti au pouvoir imposent leurs candidatures aux dépens de choix populaires locaux. Le MCU semble décider qui sera maire indépendamment de la volonté des populations.

 

À Amdafock dans la Vakaga, le candidat populaire Wouya Mocko Abel a été enlevé par des Mercenaires russes après des menaces du sous-préfet. À Mbollo Kpatta, le candidat choisi par la population voit son dossier mystérieusement refusé pendant que celui du responsable MCU est accepté.

 

Ces incidents montrent que les Élections municipales de décembre ne permettront pas aux populations de choisir librement leurs maires. Le parti au pouvoir impose ses candidats par tous les moyens : enlèvements, refus de dossiers, manipulations administratives.

 

La tension reste vive à Mbollo Kpatta. D’un côté, une population qui refuse catégoriquement Benjamin Mawada comme maire. De l’autre, un responsable MCU alité qui accuse les villageois de sorcellerie. Cette situation explosive risque de dégénérer si aucune solution n’est trouvée.

 

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Ngaragba : pillage massif lors d’une fouille dans la prison centrale

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Ngaragba : pillage massif lors d’une fouille dans la prison centrale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/match_de_football_a_la_prison_de_ngaragba.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ngaragba : pillage massif lors d’une fouille dans la prison centrale
Détenus de la prison de Ngaragba célébrant avec un trophée après un match de football organisé par la Minusca pour la journée de Mandela. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une fouille d’une violence surprenante s’est déroulée ce jeudi 2  octobre 2025 à la maison centrale de Ngaragba dans le 7ème arrondissement de Bangui. L’opération menée par le régisseur  en personne, un capitaine de la gendarmerie, appuyé par  son adjoint et les chefs de couloir, a tourné au pillage de grande ampleur des biens des détenus.

 

Lors de cette opération, tout a été confisqué : réserves alimentaires (tomates, sardines, riz), savons, téléphones et sommes d’argent. Les détenus qui pratiquent de petits commerces pour survivre – souvent grâce aux provisions apportées par leurs familles venues des provinces – ont tout perdu.

 

Certaines sources évoquent près de 2 millions de francs CFA collectés lors de cette opération, bien qu’il soit difficile de vérifier ce montant. L’ampleur de la fouille et la quantité de biens saisis rendent cette estimation plausible.

 

Cette confiscation totale s’apparente à un pillage plutôt qu’à une fouille réglementaire. Les détenus, qui avaient pourtant bien accueilli l’arrivée du nouveau régisseur, sont désormais révoltés par ces méthodes.

 

Cette affaire pousse tout le monde à s’interroger sur les conditions de détention à Ngaragba et sur les pratiques de l’administration pénitentiaire. Les détenus qui tentent de subvenir à leurs besoins par de petites activités commerciales se retrouvent dépouillés de tout, aggravant encore leurs conditions de vie déjà difficiles.

 

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Le Ministère des PME Centrafricain en Difficulté : Neuf Ans Après sa Création, pas des Moyens, pas des véhicules

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Le Ministère des PME Centrafricain en Difficulté : Neuf Ans Après sa Création, pas des Moyens, pas des véhicules

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/le-ministre-ngatte-dormant-dans-assemblee-nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le ministre centrafricain des PME et de la Promotion du Secteur Privé Hyppolite J.P Ngate-Robard ici entouré dormant dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale
Le ministre centrafricain des PME et de la Promotion du Secteur Privé Hyppolite J.P Ngate-Robard ici entouré dormant dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Neuf ans après sa création en 2016, le ministère centrafricain des PME se trouve dans une situation difficile, manquant des ressources les plus élémentaires pour accomplir sa mission auprès des entrepreneurs du pays.

 

Le 21 juin 2025, lors de l’émission Patara sur la radio Ndékè Luka, une révélation surprenante a été faite par Jean-Paul Ninguia, chargé de mission au ministère des petites et moyennes entreprises. Face aux questions d’Armando Yanguendji, l’animateur, et aux reproches formulés par les invités sur l’inefficacité gouvernementale, M. Ninguia a admis une réalité embarrassante : son ministère ne dispose même pas de véhicules pour se rendre sur le terrain rencontrer les entrepreneurs.

 

Cette confession intervient alors que Dieubeni Antiga, secrétaire général du collectif des jeunes entrepreneurs centrafricains, et Dieudonné Ngoumbango, économiste et entrepreneur, pointaient du doigt l’inaction du gouvernement face aux difficultés des PME nationales. Ils reprochaient notamment aux autorités de laisser les entreprises centrafricaines sans protection face à la concurrence étrangère et sans solutions pour leurs problèmes de financement et de formation.

 

La réponse de M. Ninguia a révélé l’ampleur du problème. Comment un ministère peut-il remplir sa mission s’il ne peut pas se déplacer pour rencontrer ceux qu’il est censé aider ? Cette situation explique en partie pourquoi les textes comme le Code de commerce de 2016 restent méconnus des entrepreneurs, et pourquoi des projets comme le fonds national de garantie ou la relance du CAPMEA (Centre d’appui aux petites et moyennes entreprises africaines) peinent à voir le jour.

 

Les conséquences de ce manque de moyens se ressentent directement dans l’économie. Les entrepreneurs centrafricains se plaignent de ne pas obtenir de réponses à leurs demandes d’exonérations fiscales ou d’aide pour certifier leurs états financiers. Pendant ce temps, les entreprises étrangères continuent de remporter les marchés publics et échappent souvent à leurs obligations fiscales, créant une concurrence déloyale qui affaiblit l’économie nationale.

 

Cette situation montre un paradoxe troublant : la République centrafricaine a créé un ministère pour développer son secteur privé, mais ne lui donne pas les moyens de fonctionner. Le manque de véhicules n’est qu’un exemple parmi d’autres de cette administration sous-équipée, qui reste enfermée dans ses bureaux alors qu’elle devrait être sur le terrain.

 

Le débat a aussi montré le fossé qui existe entre les intentions du gouvernement et la réalité. Des événements comme la Journée nationale de la culture entrepreneuriale sont organisés, mais leur portée reste limitée sans un accompagnement concret et régulier des entrepreneurs. Cette déconnexion empêche le ministère d’être le moteur du développement économique qu’il devrait être.

 

Les participants à l’émission ont souligné que cette faiblesse institutionnelle a des répercussions directes sur l’économie du pays. Les PME centrafricaines, qui pourraient créer des emplois et générer des revenus, restent fragiles et isolées. Elles ne bénéficient pas de l’accompagnement nécessaire pour se développer et faire face aux défis d’un marché de plus en plus compétitif.

 

Il y’a lieu de rappeler que neuf ans après sa création, le ministère des PME centrafricain reste paralysé par le manque de ressources. Cette situation prive les entrepreneurs nationaux du soutien dont ils ont besoin et compromet le développement économique du pays. Sans changement rapide, les ambitions de développement du secteur privé centrafricain risquent de rester lettre morte….

 

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Le cancer peut-il  être transmis par un simple contact ? Alors, qui a peur de qui ? Touadéra et Valentine Rugwabiza : le mystère du flacon de gel au Palais de la renaissance

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Le cancer peut-il  être transmis par un simple contact ? Alors, qui a peur de qui ? Touadéra et Valentine Rugwabiza : le mystère du flacon de gel au Palais de la renaissance

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/valentine-rugwabiza.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/valentine-rugwabiza-450×300.jpg” alt=”Madame Valentine Rugwabiza, représentante du Secrétaire général des nations-unies en Centrafrique, assise sur un canapé en cuir marron au palais de la renaissance en face du Président Touadera, avec un châle clair sur l’épaule. Elle porte des lunettes et une tunique blanche ornée de motifs floraux gris et noirs. Elle a les mains croisées sur les genoux et regarde légèrement sur le côté. À droite, on peut regarder aisément une bouteille de gel désinfectant vert sur une table.” width=”450″ height=”300″ />
Madame Valentine Rugwabiza, représentante du Secrétaire général des nations-unies en Centrafrique, assise sur un canapé en cuir marron au palais de la renaissance en face du Président Touadera, avec un châle clair sur l’épaule. Elle porte des lunettes et une tunique blanche ornée de motifs floraux gris et noirs. Elle a les mains croisées sur les genoux et regarde légèrement sur le côté. À droite, on peut regarder aisément une bouteille de gel désinfectant vert sur une table.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les photos officielles d’une rencontre entre le président Faustin-Archange Touadéra et Valentine Rugwabiza, représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU, auraient dû immortaliser un moment diplomatique solennel au Palais de la Renaissance. Au lieu de cela, elles ont livré aux Centrafricains et au monde une scène surréaliste : un flacon vert de gel hydroalcoolique trônant fièrement sur la table présidentielle, bien visible, impossible à rater.

Madame Valentine Rugwabiza à gauche, et le Président Touadera à droite, lors de leur rencontre au palais de la renaissance de Bangui
Madame Valentine Rugwabiza à gauche, et le Président Touadera à droite, lors de leur rencontre au palais de la renaissance de Bangui

 

Pourtant, dans la plupart des chancelleries du monde, chaque détail d’une photo officielle fait l’objet d’une attention méticuleuse. L’équipe protocolaire vérifie l’angle des drapeaux, l’éclairage, le placement des protagonistes, l’élégance du mobilier. Tout doit refléter la dignité de l’État et la solennité du moment. Au Palais de la Renaissance, visiblement, personne n’a jugé utile de retirer ce flacon de gel avant la séance photo.

 

Le résultat est embarrassant : un objet que l’on trouve habituellement dans les salles d’attente des hôpitaux s’impose comme la vedette inattendue d’une rencontre diplomatique de haut niveau. Ce flacon pose une question simple : qui a peur de qui dans cette rencontre ? Est-ce Valentine Rugwabiza qui redoute une contamination au contact du chef de l’État centrafricain ? Une telle demande constituerait un affront diplomatique majeur, confirmant que la représentante de l’ONU considère le président comme un risque sanitaire.

 

L’autre possibilité est tout aussi dérangeante. Touadéra lui-même a peut-être insisté pour avoir ce gel à portée de main, conscient des rumeurs persistantes sur son état de santé. Cette hypothèse transformerait le flacon en aveu involontaire de vulnérabilité, le président se protégeant de ses propres invités par précaution médicale. Les spéculations sur la santé du président circulent depuis des mois, alimentées par ses absences répétées et ses voyages médicaux à l’étranger.

 

Mais la troisième explication reste la plus probable et la plus accablante. Il s’agit simplement d’une équipe de communication tellement amateure qu’elle laisse traîner dans le cadre des accessoires qui n’ont rien à faire sur une photo présidentielle. Cette incompétence témoigne d’un niveau de professionnalisme dérisoire au sommet de l’État. Ce flacon de gel devient malgré lui la métaphore parfaite du régime MCU.

 

La présidence reste obsédée par la désinfection de son image publique, mais se montre maladroite dans toutes ses mises en scène. Un pouvoir qui croit contrôler sa communication mais laisse échapper les détails révélateurs de son amateurisme permanent. Comme des enfants qui tentent de cacher leurs bêtises derrière un rideau transparent, l’équipe présidentielle s’efforce de présenter une façade de grandeur tout en laissant visibles les preuves de son improvisation.

 

Le flacon surgit dans le cadre comme un intrus qui dit la vérité : ici, le protocole n’existe pas, le professionnalisme est un concept étranger, et personne ne vérifie rien avant de diffuser les images officielles. Dans la plupart des pays, une telle bourde aurait entraîné des réprimandes sévères pour l’équipe protocolaire responsable. Des têtes auraient roulé, des procédures auraient été revues, des formations organisées.

 

Mais en République centrafricaine sous le régime MCU, l’incompétence est devenue si banale qu’un flacon de gel sur une photo présidentielle ne choquera probablement personne au Palais. Cette banalisation de l’amateurisme au sommet de l’État témoigne d’une décomposition plus profonde. Quand même les apparences ne sont plus soignées, quand même la mise en scène minimale n’est plus maîtrisée, c’est que le système tout entier a renoncé à maintenir le moindre standard.

 

Sur cette image, on cherche la majesté de l’État, on ne trouve qu’un meuble quelconque, un rideau froissé, et ce flacon vert qui s’impose comme le troisième invité de marque. La représentante de l’ONU et le président passent au second plan, éclipsés par cet accessoire sanitaire devenu star involontaire de la rencontre. Cette photo restera comme un exemple d’un régime qui rate même ses mises en scène les plus basiques.

 

Un pouvoir qui veut projeter l’image de la grandeur mais ne parvient qu’à exhiber son improvisation permanente et son mépris des détails. Le Palais de la Renaissance voulait montrer au monde la dignité de l’État centrafricain recevant une haute représentante des Nations Unies. Il a offert la photo d’un flacon de gel hydroalcoolique, banal, ridicule, et devenu malgré lui la seule chose authentique dans un décor trop mal pensé.

 

Ce flacon restera dans les annales comme la preuve photographique que même au plus haut niveau de l’État, l’amateurisme règne en maître. Une petite chose insignifiante qui révèle une vérité plus large : dans la République centrafricaine du régime MCU, personne ne fait attention aux détails parce que personne n’est tenu responsable de rien. Et pendant que l’équipe présidentielle laisse traîner des flacons de gel dans les photos officielles, le pays s’enfonce chaque jour davantage dans le chaos, la corruption et l’incompétence généralisée.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Ndachima : un mercenaire russe tué par un chasseur près du village Lougba après une tentative de viol  

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Ndachima : un mercenaire russe tué par un chasseur près du village Lougba après une tentative de viol  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/10/les-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-en-mouvement-a-linterieur-du-pays.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ndachima : un mercenaire russe tué par un chasseur près du village Lougba après une tentative de viol
Les Mercenaires russes du groupe Wagner en mouvement dans l’arrière pays

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un incident grave s’est produit vendredi 3 octobre 2025 vers 9 heures du matin à Lougba, petit village proche de Ndachima dans la préfecture de la Ouaka, zone d’exploitation aurifère contrôlée par les mercenaires russes.

 

Le vendredi dernier, vers 9 heures du matin, un jeune chasseur qui rentrait chez lui après une nuit de chasse a été intercepté par trois mercenaires russes en patrouille dans la zone. Après l’avoir interrogé sur ses activités, les mercenaires ont commencer à lui proférer des menaces explicites : soit il acceptait de subir une agression sexuelle que les mercenaires russes appellent Yoba, soit ils le tueraient tout simplement.

 

Face à cette menace de mort, le jeune homme a fait semblant d’accepter que les russes lui frottent l’anus avec leur sexe. Aussitôt, l’un des mercenaires l’a emmené dans la forêt. Les deux hommes se déshabillent. Le chasseur descend son pantalon, le russe également. Au moment de l’agression sexuelle, le chasseur a vite fait attrapé le sexe du mercenaire.  Il commence à appuyer fort jusqu’à ce que le mercenaire pleure à fond. Malgré le cri du mercenaire, le chasseur maintient la pression forte. Le russe ne pouvait plus. Il tombe au sol. Le chasseur sort son couteau et coupe le sexe pour lui montrer sa colère avant de prendre la fuite.

 

De retour au village Lougba, le jeune homme a alerté la population du danger imminent. Les habitants de Lougba, qui ont compris finalement le danger,  ont immédiatement évacué le village, craignant l’arrivée des mercenaire russe.

 

Justement, quelques heures après, les mercenaires russes sont effectivement arrivés à Lougba. Ils ont retrouvé personne, mais les traces de précipitation des habitants. En colère, ils ont ouvert le feu dans le village désormais vide, tirant dans toutes les directions sans trouver personne. Cette réaction violente confirme les craintes de la population qui avait fui à temps.

 

Cet incident s’ajoute à une longue liste d’exactions commises par les mercenaires russes dans les zones d’exploitation minière. À Ndachima et ses environs, l’extraction massive d’or par Wagner s’accompagne d’une terreur quotidienne imposée aux populations locales.

 

Les mercenaires russes opèrent en toute impunité, n’hésitant pas à menacer, agresser et tuer les civils sans que les autorités centrafricaines n’interviennent. Cette tentative d’agression sexuelle sur un chasseur qui rentrait simplement chez lui montre le niveau de violence auquel sont exposées les populations des zones minières.

 

La réaction des habitants de Lougba,  évacuation immédiate du village,  témoigne de la peur permanente dans laquelle vivent ces populations. Ils savent que les mercenaires russes vengent toute résistance par des massacres collectifs.

 

Les zones d’exploitation aurifère contrôlées par Wagner sont devenues des zones de non-droit où la vie des Centrafricains ne vaut rien. L’or extrait massivement enrichit les mercenaires russes pendant que les populations locales subissent violences sexuelles, menaces de mort et destructions.

 

À Lougba, le village reste désert 24 heures plus tard. Les habitants ne savent pas quand ils pourront rentrer chez eux sans risquer d’être massacrés par les mercenaires russes. Le jeune chasseur qui a osé se défendre contre une agression sexuelle vit probablement caché, sachant que Wagner le cherche pour le tuer.

 

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Centrafrique : Wouya Mocko Abel,  enlevé par les mercenaires russes, reste introuvable, mais le sous-préfet d’Amdafock, Ramadan Abdelkader , est pointé du doigt

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Wouya Mocko Abel,  enlevé par les Mercenaires russes, reste introuvable, mais le sous-préfet d’Amdafock, Ramadan Abdelkader , est pointé du doigt

 

Centrafrique : Wouya Mocko Abel,  enlevé par les mercenaires russes, reste introuvable, mais le sous-préfet d’Amdafock, Ramadan Abdelkader , est pointé du doigt
Le candidat Wouya Mocko Abel,  enlevé par les mercenaires russes à Bangui,

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Wouya Mocko Abel, candidat déclaré à la mairie d’Amdafok, ville frontalière avec le Soudan dans la préfecture de la Vakaga, a été enlevé à Bangui dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 octobre 2025 par des mercenaires russes. Sa famille et ses proches ignorent où il se trouve et les raisons de cet enlèvement.

 

Wouya Mocko Abel jouit d’une forte popularité dans sa localité d’Amdafock où il s’était déclaré candidat à la mairie pour les Élections municipales de décembre 2025. Alors que le 2 octobre dernier, l’Autorité Nationale des Élections avait ouvert le dépôt des candidatures pour les scrutins présidentiel, législatif et municipal, tout a basculer rapidement pour ce candidat qui se trouvait à Bangui.

 

Le candidat Wouya Mocko Abel  s’apprêtait à se rendre à l’ANE pour déposer officiellement son dossier de candidature lorsqu’il a été enlevé par des mercenaires russes dans la nuit du mercredi à jeudi 2 octobre 2025. Depuis, il reste porté disparu. Aucune information n’a filtré sur le lieu où il est détenu ni sur les motifs de cet enlèvement.

 

Rappelons-le, cet enlèvement intervient quelques jours après une altercation verbale entre Wouya Mocko Abel et le sous-préfet d’Amdafock, Ramadan Abdelkader. Selon nos sources sur place, le sous-préfet a menacé directement le candidat par téléphone avec des propos criminels.

 

“Tout ce que je te dis au téléphone, tu peux enregistrer ma voix et fait tout ce que tu veux avec. Tu peux aller le déposer n’importe où, même au tribunal, je m’en fiche”, avait déclaré le sous-préfet à monsieur Wouya Mocko Abel  . Ramadan Abdelkader a même ajouté : “Si tu étais sur place à Amdafock, tu verrais ce qui t’arriverait. Mais comme tu es à Bangui, je vais envoyer l’un des mes fils militaires pour te kidnapper”.

 

Le sous-préfet a même également tenté de lui coller une étiquette de “rebelle” au candidat Wouya Mocko Abel, affirmant qu’il serait “ rebelle  lui-même  ” et qu’il “collabore régulièrement avec des rebelles”. Nos sources indiquent que le sous-préfet a même menacé de faire tuer le candidat Wouya Mocko Abel, se vantant de pouvoir assumer publiquement ses propos devant n’importe quelle autorité.

 

Quelques jours après ces menaces explicites, Wouya Mocko Abel est effectivement enlevé à Bangui par des mercenaires russes.

 

Sur place à Amdafock, la tension monte. Les partisans du candidat Wouya Mocko Abel  enlevé sont montés au créneau et pointent directement le sous-préfet Ramadan Abdelkader. Ils affirment que si quelque chose arrive à leur candidat, le sous-préfet et ses complices “vont finir mal”.

 

Cette mobilisation témoigne de la popularité de Wouya Mocko Abel dans sa localité et de la colère provoquée par son enlèvement.

 

Certains observateurs analysent cet enlèvement comme une stratégie pour disqualifier le candidat populaire. En le maintenant détenu jusqu’à la fin du délai de dépôt des candidatures, les auteurs de l’enlèvement l’empêcheraient de se présenter aux Élections municipales sans avoir à l’affronter dans les urnes.

 

Cette hypothèse expliquerait pourquoi l’enlèvement s’est produit précisément au moment où le candidat s’apprêtait à déposer son dossier à l’ANE. Si le délai expire pendant sa détention, il sera automatiquement exclu de la course à la mairie d’Amdafock.

 

Cette affaire s’ajoute pourtant à une longue série d’enlèvements, d’arrestations despotiques et de disparitions qui marquent la période pré-électorale en République centrafricaine. Le Dr Dominique Désiré Erenon, président du MDSP, a été arrêté à son arrivée à l’aéroport de Bangui. L’homme d’affaires Babanani croupit dans les cellules de l’OCRB après avoir été piégé.

 

Les mercenaires russes opèrent ouvertement sur le territoire national, enlevant des candidats politiques sans que les autorités centrafricaines ne réagissent. Cette situation transforme la période électorale en règne de la terreur où tout opposant ou candidat indépendant risque l’enlèvement.

 

Le lien direct entre les menaces du sous-préfet Ramadan Abdelkader et l’enlèvement de Wouya Mocko Abel interrogent  sur la coordination entre l’administration territoriale et les forces étrangères opérant dans le pays. Un sous-préfet peut-il commander l’enlèvement d’un candidat politique par des mercenaires russes?

 

Cette affaire montre aussi l’impossibilité d’organiser des Élections libres et transparentes dans un pays où les candidats populaires sont enlevés avant même de pouvoir déposer leurs dossiers de candidature. Comment parler de démocratie quand les mercenaires russes kidnappent les candidats qui dérangent?

 

À Amdafock, ville frontalière éloignée de Bangui, les populations assistent impuissantes à l’enlèvement de leur candidat préféré, Wouya Mocko Abel. Cette situation montre l’abandon total des zones périphériques où les sous-préfets menacent ouvertement de faire tuer les candidats qui leur déplaisent, et où ces menaces se concrétisent quelques jours plus tard par des enlèvements.

 

La famille de Wouya Mocko Abel attend toujours des nouvelles. Ses partisans à Amdafock réclament sa libération immédiate. Mais dans la République centrafricaine de 2025, les enlèvements politiques se multiplient dans l’indifférence générale pendant que le régime prétend organiser des Élections démocratiques.​​​​​​​​​​​​​​​​

Aux dernières nouvelles, selon des informations du CNC, le candidat Wouya Mocko Abel serait maintenu dans le sous-sol du camp de Roux, devenu une prison sécrète des mercenaires russes à Bangui.

Affaire à suivre…

 

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Le PCS condamne l’arrestation du Dr Dominique Désiré Erenon à l’aéroport de Bangui Mpoko

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Le PCS condamne l’arrestation du Dr Dominique Désiré Erenon à l’aéroport de Bangui Mpoko

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/erenon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : la MDSP plaide pour un dialogue politique élargi avant les élections de 2025
Le constitutionaliste centrafricain, Dr Dominique Désiré ERENON, Président de la MDSP

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Parti du Changement Social (PCS) a publié ce 3 octobre 2025 un communiqué condamnant fermement l’arrestation du Dr Dominique Désiré Erenon, président du parti Marche pour la Démocratie et le Salut du Peuple (MDSP), interpellé le matin même à son arrivée à l’aéroport international de Bangui M’Poko.

 

Le constitutionnaliste reconnu, Dr Dominique Désiré Erenon,  arrivait de Paris en réponse à l’appel du chef de l’État invitant la diaspora centrafricaine à regagner le pays. À sa descente d’avion, il a été conduit d’abord à l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB), puis à la Section de Recherche et d’Investigation (SRI), sans qu’aucun motif légal ne soit communiqué.

 

Dans son communiqué signé par son président Chancel Sekodé-Ndéugbayi, le PCS “exprime sa plus vive indignation” face à cette arrestation qu’il qualifie d’“inacceptable” et qui “constitue une atteinte aux droits fondamentaux, à la liberté d’opinion et au pluralisme démocratique à quelques mois seulement des Élections de décembre”.

 

Le parti rappelle le parcours du Dr Dominique Désiré Erenon , “ancien fonctionnaire de l’Union africaine injustement écarté sous pression politique” qui “a toujours défendu la démocratie et l’État de droit en Centrafrique.” Pour le PCS, cette interpellation “ne peut être interprétée autrement que comme une manœuvre d’intimidation visant à museler l’opposition et à priver le peuple centrafricain d’un débat électoral libre et équitable.”

 

Face à cette situation, le Parti du Changement Social formule trois exigences:

 

  • La libération immédiate et sans condition du Dr Dominique Désiré Erenon

 

  • La prise à témoin de l’opinion nationale et internationale ainsi que des organisations régionales et internationales sur “les violations répétées des libertés fondamentales en Centrafrique”

 

  • Un appel aux forces vives de la Nation, à la société civile et aux défenseurs de la démocratie à “rester mobilisés pour exiger le respect de la Constitution, de la loi et des droits humains”

 

Le communiqué conclut en réaffirmant “la détermination [du PCS] à lutter contre ces pratiques et à œuvrer pour une Centrafrique où règnent la justice, l’égalité et la liberté.”

 

Cette arrestation du Dr Dominique Désiré Erenon  s’inscrit dans une série d’interpellations d’opposants et de candidats politiques en cette période pré-électorale. Elle intervient au moment où l’Autorité Nationale des Élections a ouvert le dépôt des candidatures pour les scrutins de décembre 2025.

 

La situation présente une contradiction notable : un opposant politique répond à l’appel présidentiel demandant à la diaspora de rentrer au pays et se retrouve immédiatement arrêté à sa descente d’avion. Cette différence entre le discours officiel et la pratique sur le terrain témoigne du climat de tensions qui entoure la période électorale.

 

Le Dr Dominique Désiré Erenon  avait quitté la Centrafrique après son limogeage de son poste du directeur de cabinet à la primature. Son retour volontaire au pays devait marquer sa participation au processus électoral en tant que président de parti politique.

 

Au moment de la publication de ce communiqué, le Dr Dominique Désiré Erenon  reste détenu à la SRI sans que les motifs de son arrestation aient été officiellement communiqués ni à sa famille, ni à ses avocats, ni au public.

 

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Ndélé : foudroyée par la foudre, une femme enceinte de 5 mois est décédée sur place

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Ndélé : foudroyée par la foudre, une femme enceinte de 5 mois est décédée sur place

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Deux-femmes-qui-reviennent-du-champs-a-Bria-par-Banaf-depuis-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ndélé : foudroyée par la foudre, une femme enceinte de 5 mois est décédée sur place
Deux femmes qui reviennent du champ à Bria. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une tragédie a endeuillé la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, ce samedi 4 octobre 2025 vers 13 heures. Une femme enceinte de cinq mois a été foudroyée par la foudre lors d’un orage qui s’est abattu sur la ville.

 

La victime est décédée sur le coup avec son enfant à naître. Une ambulance a transporté le corps à l’hôpital. Cette perte plonge sa famille dans une douleur immense.

 

En République centrafricaine, Les orages violents constituent un danger réel pendant la saison des pluies. Les ainés recommandent toujours à la population de se mettre à l’abri dès les premiers signes d’orage et d’éviter de rester en plein air lorsque des éclairs apparaissent.

 

Corbo News Centrafrique présente ses condoléances à la famille de la victime et à ses proches endeuillés par cette tragédie.

 

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Route nationale Bangui-Sibut : l’effondrement d’un pont à 10 km de Sibut paralyse les circulations

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Route nationale Bangui-Sibut : l’effondrement d’un pont à 10 km de Sibut paralyse les circulations

 

Route nationale Bangui-Sibut : l’effondrement d’un pont à 10 km de Sibut paralyse les circulations
Pk3-entree-Sibut

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un pont s’est effondré vendredi dernier sur la route nationale reliant Bangui à Sibut, dans la localité de Kangamoté située à 10 kilomètres de Sibut. Cette infrastructure coupée en deux paralyse totalement la circulation sur cet axe vital qui relie la capitale aux provinces du nord et du nord-est du pays.

 

Cette route nationale,  que certaines sources identifient comme la RN2,  constitue l’artère principale vers Bambari, Bria, Birao, Obo, et les localités frontalières avec le Tchad et le Soudan. Des centaines de véhicules,  camions de transport, véhicules légers, des Woroworo, ainsi que des bus de passagers  se retrouvent bloqués des deux côtés du pont effondré.

 

Les petites voitures et les camions ne peuvent absolument pas franchir la brèche. Seuls quelques véhicules 4×4 parviennent à contourner l’obstacle en empruntant des pistes de fortune dans la brousse. Mais cette option reste inaccessible à la majorité des usagers.

 

La situation affecte toutes les localités du nord et du nord-est : Kaga-Bandoro, Batangafo, Bouca, Bambari, Bria, Yalinga, Sam-Ouandja, Ouanda-Djallé, Alindao, Kembé, Bangassou, Obo, Birao. Les voyageurs venus de ces villes se retrouvent coincés à Kangamoté sans possibilité d’atteindre Bangui. Inversement, ceux qui partent de la capitale vers ces destinations sont bloqués à 75 kilomètres de Bangui, contraints de faire demi-tour ou de chercher un hébergement à Damara en attendant une hypothétique réparation.

 

Ce blocage a créé une concentration inhabituelle de personnes dans la zone. Les jeunes de Damara et des villages environnants ont immédiatement saisi cette opportunité commerciale. Des jeunes filles se sont rendues au marché abattoir de Bouboui, situé à 45 kilomètres de Bangui sur la route de Boali, pour acheter de la viande de bœufs qu’elles préparent sur place et vendent aux passagers bloqués. Des restaurants improvisés ont ainsi surgi le long de la route, transformant temporairement la zone en lieu de commerce juteux pour les jeunes de Damara.

 

Si cette situation profite à certains jeunes commerçants de Sibut et de Damara, elle représente un désastre pour l’économie nationale et pour les milliers de voyageurs et transporteurs immobilisés. Les marchandises ne circulent plus, les passagers perdent leur temps et leur argent, les activités économiques sont gelées.

 

Face à cette coupure, une seule voie principale reste praticable pour sortir de Bangui vers le nord : l’axe Boali-Yaloké-Bossemptélé -Bouar-Béloko vers le Cameroun. L’autre alternative passerait par Mbaïki, mais cette route ne mène pas loin,  soit vers Mongoumba au Congo par une piste difficile, soit vers Berbérati en direction du Cameroun, itinéraire également compliqué.

 

Cet effondrement de pont n’est pas une surprise. Il témoigne de l’état catastrophique des infrastructures routières centrafricaines après près de dix ans de négligence totale. Pendant que le régime Touadéra verse 10 milliards de francs CFA par mois aux Président russe Vladimir Poutine pour ses mercenaires , les ponts s’effondrent, les routes se dégradent, le pays se délite.

 

Pas d’eau potable dans les villes, pas d’électricité régulière, pas d’écoles fonctionnelles, pas d’hôpitaux équipés,  mais des cérémonies pompeuses pour inaugurer des projets fantômes et 10 milliards mensuels pour Wagner. Les priorités du régime apparaissent clairement : maintenir le pouvoir par la force étrangère plutôt qu’investir dans les infrastructures de base.

 

Ce pont effondré symbolise l’effondrement général d’un pays abandonné par ses dirigeants. Pendant que Touadéra prépare son troisième mandat inconstitutionnel, les citoyens centrafricains se demandent ce qu’ils ont fait pour mériter une telle punition de la part de Dieu.

 

La réparation de ce pont nécessitera probablement des semaines, voire des mois, dans un pays où les travaux publics avancent au ralenti faute de moyens et de volonté politique. En attendant, des milliers de personnes resteront bloquées, l’économie continuera de suffoquer, et le pays s’enfoncera un peu plus dans le chaos infrastructurel.

 

Cette coupure de la route nationale vers le nord intervient au pire moment, en pleine période pré-électorale où la circulation des personnes et des biens devrait être facilitée. Mais en République centrafricaine de 2025, même les infrastructures les plus vitales s’effondrent pendant que le régime dépense des milliards pour des mercenaires étrangers.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : Touadéra ne nous ramène pas de succès de Londres, mais une humiliation de plus

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Touadéra ne nous ramène pas de succès de Londres, mais une humiliation de plus

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/touadera-et-waboue.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le président du Conseil constitutionnel, M. Jean-Pierre WABOUE accueillant le président de la République M. <a href=Faustin-Archange Touadera de son retour de New York au États-Unis” width=”450″ height=”300″ />
Le président du Conseil constitutionnel, M. Jean-Pierre WABOUE accueillant le président de la République M. Faustin-Archange TOUADERA de son retour de New York au États-Unis. Photo la Renaissance

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Trois semaines hors du pays, des millions dépensés en voyages, en hôtels et en cortèges diplomatiques. Le président Faustin-Archange Touadéra est revenu de Londres les mains vides. Pas de contrat signé, pas de projet concret, rien de réel pour le peuple centrafricain. Seulement un discours pathétique où il tente, encore une fois, de transformer l’échec en victoire.

 

Depuis dix ans, le scénario ne change pas. À chaque déplacement officiel, Touadéra revient avec des annonces grandiloquentes et des phrases répétées. Mais dans les faits, aucune transformation. Pas de routes construites, pas d’usines, pas d’emplois créés. La population reste dans la pauvreté tandis que le chef de l’État multiplie les tournées à l’étranger, absorbant des sommes colossales pour nourrir sa propagande.

 

Le président Baba Kongoboro affirme que Londres représente une “étape historique” et que des “projets bouleversants” seraient en préparation. Mais aucun détail, aucune preuve, aucune avancée. Dix ans de pouvoir ont montré la mécanique : un voyage, un discours, une promesse, puis le silence et l’oubli. Le pays s’enfonce, mais lui continue d’annoncer des victoires imaginaires.

 

Cette fois, le mensonge ne peut plus être attribué à Wagner ou à ses ministres chargés de manipuler l’opinion. C’est Touadéra lui-même qui se ridiculise. Devant le monde, il s’accroche à une propagande vide, transformant son incapacité en prétendue réussite. Ce n’est pas une diplomatie constructive, c’est une humiliation assumée.

 

Dix ans d’échecs maquillés en triomphes. Dix ans d’annonces sans résultats. Dix ans d’un président qui dépense des fortunes pour voyager et qui, de retour, n’apporte rien à son peuple. La Centrafrique n’avance pas, elle piétine. Et le chef de l’État continue d’imposer ses mensonges comme unique horizon Politique.

 

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Fiasco de Kwa Ti Kodro à Bambari : Quand les 5 milliards s’évaporent dans les herbes folles

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Fiasco de Kwa Ti Kodro à Bambari : Quand les 5 milliards s’évaporent dans les herbes folles

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/La-place-du-defile-a-Bambari-par-Corbeaunews.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/La-place-du-defile-a-Bambari-par-Corbeaunews-450×253.jpg” alt=”Fiasco de Kwa Ti Kodro à Bambari : Quand les 5 milliards s’évaporent dans les herbes folles” width=”450″ height=”253″ />
La place du défilé à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. Photo par Corbeaunews

 

Entre promesses présidentielles et réalité du terrain, l’opération de nettoyage citoyenne Kwa ti Kodro montre clairement -t-elle l’incompétence chronique ou la corruption du régime Touadéra ?

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Abel Matchipata, maire de Bambari, tente tant bien que mal de sauver les apparences d’une opération “Kwa Ti Kodro” qui sombre dans le ridicule le plus total. Derrière ses déclarations diplomatiques se cache une vérité glaçante : l’une des initiatives phares du président Touadéra, financée à plus de 60% par la Banque mondiale et l’Union européenne pour un coût pharaonique de 5 milliards de francs CFA, n’est qu’un échec retentissant de plus à ajouter au bilan désastreux de ce régime criminel.

 

Pourtant, les promesses étaient belles au départ. “Il est question que la population puisse prendre son temps, au moins deux heures chaque samedi matin pour désherber les axes”, expliquait le maire avec un optimisme qui fait aujourd’hui sourire. Deux heures par semaine pour nettoyer une ville avec 5 milliards de francs CFA ! Même les calculatrices de Touadéra auraient dû s’affoler devant une telle équation. Mais non, l’argent des bailleurs internationaux coule à flots et personne ne semble s’interroger sur la rentabilité d’une opération qui consiste à faire travailler gratuitement des citoyens déjà à bout du souffle.

 

Toutefois, la réalité a rapidement rattrapé les rêveurs du Palais de la Renaissance. “L’effectif a commencé par se réduire du fait que les gens pensaient qu’après les travaux de nettoyage, il devait y avoir quelque chose”, avoue candidement le maire. Quelle surprise ! Des citoyens qui peinent à joindre les deux bouts s’attendaient à être rémunérés pour nettoyer leur ville. Mais dans le monde merveilleux de Touadéra, les Centrafricains doivent travailler gratis pour la gloire du régime pendant que 5 milliards disparaissent mystérieusement dans les détours de l’administration.

 

D’ailleurs, où sont passés ces 5 milliards exactement ? Le maire de Bambari, dans sa grande honnêteté, reconnaît être “dans l’impossibilité de pouvoir payer les gens”. Alors que la Banque mondiale et l’Union européenne ont débloqué des fonds colossaux, les citoyens qui acceptent de participer à cette comédie le font bénévolement. L’argent s’est-il volatilisé dans les comptes offshore de quelques dignitaires ? A-t-il servi à financer les Mercedes de la présidence ? Mystère et boule de gomme, comme dirait l’autre.

 

Mais le plus grotesque reste à venir avec les “succès” revendiqués par l’équipe municipale. “Le samedi passé, un groupe est allé travailler dans l’enceinte de l’hôpital et le deuxième groupe au niveau du rond-point”, se félicite Abel Matchipata. Un hôpital et un rond-point nettoyés avec 5 milliards de francs CFA ! À ce rythme-là, il faudra un siècle et le PIB de plusieurs pays pour rendre Bambari propre. Mais peu importe, l’essentiel est de montrer aux bailleurs internationaux que l’argent “travaille” sur le terrain.

 

Pourtant, face à ce naufrage annoncé, le maire continue ses appels pathétiques à la mobilisation citoyenne. “Il y a des bâtiments administratifs occupés par des fonctionnaires, et la devanture est envahie par de hautes herbes”, observe-t-il avec une lucidité tardive. Génial ! Après avoir dilapidé 5 milliards, on découvre que même les fonctionnaires ne nettoient pas devant leurs propre domicile. Quelle vision stratégique ! Il propose même de “copier l’exemple de l’ENI ” où “un personnel nettoie régulièrement”. Un personnel payé, probablement, contrairement à l’opération “Kwa Ti Kodro” où tout le monde travaille pour les beaux yeux du président.

 

Finalement, cette débâcle de Bambari résume parfaitement dix années de gouvernance Touadéra. Des milliards engloutis, des promesses non tenues, des citoyens abandonnés et des responsables qui continuent à faire semblant que tout va bien. “On ne peut pas tout faire à la fois”, concède le maire avec une modestie qui confine à l’absurde. Effectivement, avec seulement 5 milliards, on ne peut pas espérer nettoyer plus d’un hôpital et d’un rond-point !

 

L’opération “Kwa Ti Kodro” de Bambari n’est pas qu’un échec, c’est un symbole. Le symbole d’un régime qui transforme l’or en plomb, qui dilapide les financements internationaux et qui demande aux plus pauvres de travailler gratuitement pour voiler son incompétence. Pendant que les bailleurs se demandent où sont passés leurs milliards, les herbes folles de Bambari continuent de pousser, témoins silencieux d’une gouvernance qui a fait de l’échec un art de vivre. Et Abel Matchipata de conclure avec un optimisme déconcertant qu’il faut “raviver l’enthousiasme des citoyens”. Avec quoi ? Avec les 5 milliards qui ont disparu dans la nature ?

 

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Bangui : Décès mystérieux d’un jeune détenu à la brigade de Landjia-Mboko, la population en colère, la tensions monte

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Bangui : Décès mystérieux d’un jeune détenu à la brigade de Landjia-Mboko, la population en colère, la tensions monte

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Deux-gendarmes-centrafricains-en-poste-a-Yaloke.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bangui : Décès mystérieux d’un jeune détenu à la brigade de Landjia-Mboko, la population en colère, la tensions monte
Deux gendarmes centrafricains. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un homme de 35 ans détenu depuis le 25 septembre 2025 à la brigade territoriale de gendarmerie de Landjia dans le 7ème arrondissement de Bangui est décédé ce matin après avoir fait un malaise dans sa cellule.

 

Le détenu, gardé à vue pour des faits présumés d’abus de confiance, a été pris de malaise samedi matin. Il a été transporté à l’hôpital où il est décédé peu après son admission.

 

Ce décès a provoqué la colère des habitants du 7ème arrondissement qui ont manifesté leur mécontentement contre les éléments de la gendarmerie basés dans cette brigade. Les circonstances exactes du décès ne sont pas encore établies, mais la population semble imputer une responsabilité aux gendarmes.

 

Face aux tensions, une équipe de la gendarmerie est venue en renfort pour rétablir l’ordre dans le secteur.

 

La détention provisoire prolongée dans des conditions souvent difficiles reste un problème récurrent dans les brigades de gendarmerie centrafricaines. Les cellules surpeuplées, le manque de soins médicaux et les conditions sanitaires déplorables contribuent à des incidents tragiques comme celui de Landjia.

 

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Problème d’insécurité en Centrafrique : Germain  Nadjibe, Président de  la « Conquête inclusive du bonheur »  a une solution toute faite pour les centrafricains. Découvrez la !

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Problème d’insécurité en Centrafrique : Germain  Nadjibe, Président de  la « Conquête inclusive du bonheur »  a une solution toute faite pour les centrafricains. Découvrez la !

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/upc-rebelles.jpg” data-wpel-link=”internal”>Problème d’insécurité en Centrafrique : Germain  Nadjibe, Président de  la « Conquête inclusive du bonheur »  a une solution toute faite pour les centrafricains. Découvrez la !
Les ex-rebelles de l’UPC, membree de la CPC-F

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Germain Nadjibe s’attaque désormais au dossier le plus sensible de la République centrafricaine : l’insécurité. Avec la même désinvolture que pour ses autres promesses, le leader de la « Conquête inclusive du bonheur » prétend détenir les clés pour résoudre un problème qui défie les autorités depuis des décennies.

 

Monsieur Nadjibe découvre que « le problème de sécurité en Centrafrique est multiple » et évoque la sécurité alimentaire, juridique et judiciaire. Quelle révélation ! Tout Centrafricain sait déjà que l’insécurité touche tous les aspects de la vie quotidienne. Constater que les groupes armés « sont partout dans le pays » et « commettent des violences » relève de l’évidence. Où était-il ces dernières années pour ne découvrir ces réalités qu’aujourd’hui ?

 

Le plus spectaculaire reste le flou total sur ses prétendues solutions. Nadjibe promet des « réponses précises » pour chaque type d’insécurité, mais ne donne aucun détail concret. Comment compte-t-il démanteler les groupes armés qui terrorisent les populations rurales ? Quel budget pour renforcer les forces de sécurité ? Quels partenaires internationaux mobiliser ? Encore les Wagner ? Encore les Africa Corps ?Silence radio.

 

Sa solution miracle ? Éliminer la pauvreté et la famine. Encore une fois, Nadjibe enfonce des portes ouvertes. Tous les politiciens centrafricains tiennent ce discours depuis l’indépendance. Mais comment y parvenir concrètement ? Quels programmes économiques ? Quelles réformes structurelles ? Aucune proposition tangible.

 

Mais prétendre que l’insécurité disparaîtra en « déracinant » la pauvreté révèle une méconnaissance profonde des enjeux sécuritaires du pays. Les groupes armés ne sont pas tous composés d’affamés contraints par la nécessité. Certains sont motivés par des intérêts politiques, ethniques ou économiques bien plus complexes. Cette vision réductrice inquiète sur sa capacité à appréhender la réalité du terrain.

 

Comment un homme sans expérience militaire, sécuritaire ou gouvernementale peut-il prétendre résoudre l’insécurité là où des présidents successifs, soutenus par des forces internationales, ont échoué ? Sur quelles compétences s’appuie-t-il ? Son passé d’enseignant et de sportif suffit-il pour élaborer une stratégie de sécurité nationale ?

 

Cette sortie sur la sécurité ressemble davantage à un exercice de communication qu’à une véritable réflexion stratégique. Nadjibe semble découvrir les enjeux sécuritaires au moment où il se lance en politique, comme si ces problèmes n’existaient pas avant sa « révélation ».

 

Pourquoi ne pas avoir agi plus tôt s’il détient vraiment des solutions ? Quels sont ses conseillers en matière de défense et de sécurité ? A-t-il rencontré les victimes de l’insécurité pour comprendre leurs besoins réels ? Ses promesses ne risquent-elles pas de créer de faux espoirs chez des populations déjà éprouvées ?

 

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CENTRAFRIQUE : LES DÉFIS ET ENJEUX POLITIQUES D’UNE CANDIDATURE ILLÉGALE SUR UN PROCESSUS ÉLECTORAL BIAISÉ

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CENTRAFRIQUE : LES DÉFIS ET ENJEUX POLITIQUES D’UNE CANDIDATURE ILLÉGALE SUR UN PROCESSUS ÉLECTORAL BIAISÉ

 

CENTRAFRIQUE : LES DÉFIS ET ENJEUX POLITIQUES D'UNE CANDIDATURE ILLÉGALE SUR UN PROCESSUS ÉLECTORAL BIAISÉ
Marche de soutien des frères peuhls à Touadera réunis au sein de l’association 100% Touadera

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les velléités de confiscation illimitée du pouvoir qui se traduisaient dans les faits et gestes des autorités de Bangui a pris véritablement corps par le dépôt dès le premier jour d’ouverture de la candidature du président de la République à un troisième mandat.

 

À titre de genèse, le président de la République avait prêté serment par deux fois sur la constitution du 30 mars 2016 de ne pas modifier le nombre ni la durée du mandat présidentiel.

 

Entre temps en 2023, des manœuvres politiques machiavéliques ont abouti à un référendum constitutionnel imposé à un score stalinien de 95% que l’opposition démocratique et une bonne partie de la société civile contestent la légalité et la légitimité.

 

À ce jour, le manque de leadership, de vision globale et de gouvernance démocratique derive à une difficulté majeure qui est celle de prédire l’issue de cette élection inédite car elle regroupe quatre scrutins.

 

À cela s’ajoutent le doute sur la capacité opérationnelle de l’Autorité Nationale des Élections qui visiblement ne maîtrise pas le jumelage de la loi électorale aux différentes étapes organisationnelles telles la liste électorale, la cartographie électorale d’où des innombrables amendements au code électoral à quelques mois des échéances électorales.

 

Par ailleurs, les démarches du pouvoir de Bangui contrastent ostentatoirement aux réalités du terrain alors que ce dernier avait ouvert un dialogue politique avec l’opposition démocratique mais convoque parallèlement le corps électoral à un scrutin où les éléments de transparence, de crédibilité devraient être définis par cette rencontre patriotique.

 

S’agissant de la candidature du président de la République qui s’apparente à une provocation, un pied de nez à la communauté nationale et internationale, le pouvoir de Bangui est lucidement conscient de son caractère illégal non seulement par le mode opératoire de la modification de la constitution mais parce que cette nouvelle constitution taillée sur mesures inaugure la notion de “centrafricanité”qui viole le principe de l’égalité des citoyens devant la loi.

 

Au delà du problème de la réduction drastique d’espace politique, civique, médiatique ajouté à celui d’independance de l’organe de gestion des opérations électorales et du conseil constitutionnel, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Le pouvoir de Bangui pourra t-il endiguer les tensions socio-politiques qui découleront d’un processus électoral imposé aux forceps ?

 

2- Comment les autorités établies entendent compenser les incapacités de l’Autorité Nationale des Élections à gérer ce quadruple scrutin ?

 

3- Était-il trop tard de sauver les meubles au lieu s’ériger en pompiers après l’incendie ?

 

Visiblement la présence des Mercenaires russes de Wagner et des forces étrangères qui bravent notre souveraineté rend autistes nos autorités au point de se muer en assurance-vie.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut en cacher un autre.

 

L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre toujours que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire qui de nos jours évite de pertes en vies humaines.

 

En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.

 

On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique et nous exhorterons le nouveau souverain pontife qui prônait la paix dans sa première homélie papale de rappeler à ce pasteur devenu tyran le caractère sacré du serment, de la parole politique donnée et le scrupuleux respect des textes établis.

 

Les chants des sirènes, le culte de personnalité et le piétinement du tapis rouge logoté de l’emblème national ne vous placeront jamais au dessus de la République.

 

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…

 

Alors Monsieur le président, il faut savoir partir dignement du pouvoir car un troisième larron dénommé “maladie” s’est invité dans l’arène politique compliquant au passage votre situation déjà fragile et chaotique.

 

Abdiquer, renoncer en échange d’une stabilité politique au projet mortifere et crisogene de troisième mandat, choisissez-vous un dauphin politique avant qu’il ne soit trop tard et cela avec honneur au lieu de capituler honteusement sous la pression populaire laissant derrière vous votre fauteuil présidentiel tant aimé.

 

Monsieur le président, nous avons le flair de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

 

Monsieur le tyran, si vous semez de l’injustice en temps de paix, vous moissonnerez très certainement le désordre corollaire de troubles.

 

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

 

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.

 

Pour finir, nous exhortons tous les résistants à avoir une pensée patriotique pour le Docteur Dominique Désiré ERENON qui a été arrêté à sa descente d’avion en provenance de Paris pour des faits qu’ on ignore encore.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

 

Limassa le 04 octobre 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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Calendrier électoral : Ziguélé dénonce l’imposture constitutionnelle et défie le conseil constitutionnelle

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Calendrier électoral : Ziguélé dénonce l’imposture constitutionnelle et défie le conseil constitutionnelle

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/12/un-bureau-de-vote-dans-la-foret-vers-Paoua-en-Centrafrique-le-27-decembre-2020-par-CNC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Calendrier électoral : Ziguélé dénonce l’imposture constitutionnelle et défie le conseil constitutionnelle
Un bureau de vote installé dans la forêt par les agents électoraux le 27 décembre 2020 dans la commune de Bimbi, vers Paoua, en République centrafricaine. Photo CNC

 

L’ancien Premier ministre Martin Ziguélé vient de porter un coup sévère au processus électoral en cours en dénonçant publiquement l’illégalité flagrante du calendrier proposé par l’Autorité Nationale des Élections. Dans une déclaration sans concession, le président du MLPC démonte méthodiquement les incohérences constitutionnelles du régime en utilisant ses propres textes contre lui. Une offensive juridique redoutable qui met en lumière les manipulations électorales du pouvoir et interpelle directement la Cour constitutionnelle sur ses responsabilités.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’ancien premier ministre Martin Ziguelé frappe fort en s’appuyant sur des calculs mathématiques implacables pour exposer la supercherie électorale en cours. Selon l’article constitutionnel que le régime a lui-même adopté, le scrutin présidentiel doit être achevé et le président élu “au plus tard 45 jours avant la fin du mandat présidentiel”. Cette exigence constitutionnelle ramène mathématiquement la date limite au 12 février 2026, sans discussion possible. L’ancien chef de gouvernement assène cette vérité avec une précision chirurgicale : “Toute opération de désignation du président de la République qui se passe après le 12 février est illégale et anticonstitutionnelle”. Cette démonstration imparable transforme le calendrier de l’ANE en violation caractérisée de la loi fondamentale.

 

L’attaque de Martin Ziguelé devient particulièrement cinglante quand il utilise ce qu’il appelle ironiquement “leur propre constitution” pour démasquer les contradictions du pouvoir. Cette formule assassine révèle toute la stratégie de l’opposant : retourner les textes du régime contre lui-même pour prouver son incohérence juridique. “Nous sommes en train d’utiliser leur propre constitution pour leur démontrer les contradictions qu’il y a dans leur propre constitution”, explique-t-il avec un malin plaisir évident. Cette approche tactique place le régime dans une position intenable : soit il respecte sa propre constitution et modifie son calendrier, soit il assume ouvertement sa volonté de violer ses propres règles.

 

L’ancien Premier ministre Martin Ziguelé enfonce le clou en énumérant précisément les articles constitutionnels violés par ce calendrier fantaisiste. Les articles 67, 68, 71 et 185 de la constitution de 2016 interdisent formellement toute opération électorale au-delà du 12 février 2026. Cette énumération technique transforme la critique politique en argumentaire juridique bétonné, difficile à contester devant les tribunaux. Ziguélé répète d’ailleurs avec insistance cette date butoir, martelant quatre fois dans son intervention que “toute opération au-delà du 12 février est illégale”, comme pour graver cette échéance dans les mémoires et prévenir toute tentative d’oubli opportun.

 

Plus grave encore, l’analyse du calendrier électoral montre selon Ziguélé une intention dissimulée du pouvoir d’éliminer purement et simplement le second tour présidentiel. “Lorsque vous faites une lecture attentive du chronogramme qui a été publié par l’ANE, vous voyez de manière claire qu’en réalité, le gouvernement et l’ANE n’envisagent pas de second tour”, dénonce-t-il sans détour. Cette accusation sous-entend une manipulation électorale programmée : organiser un scrutin truqué pour assurer une victoire dès le premier tour, évitant ainsi les complications d’un second tour démocratique. Une stratégie qui transformerait l’élection en simple formalité de confirmation du pouvoir sortant.

 

Devant cette dérive autoritaire, Ziguélé lance un défi direct au conseil constitutionnel en interpellant publiquement ses compétences juridiques. “Je sais que la Cour constitutionnelle est constituée de praticiens du droit, de magistrats, de grands professeurs de droit. Et ils savent très bien que ce chronogramme-là est illégal et anticonstitutionnel”, déclare-t-il avec une assurance déconcertante. Cette mise en demeure publique place les juges constitutionnels devant leurs responsabilités : soit ils valident un calendrier qu’ils savent illégal et perdent leur crédibilité juridique, soit ils sanctionnent le pouvoir et s’exposent à ses représailles. Un piège redoutable qui transforme chaque juge en arbitre de sa propre intégrité professionnelle.

 

Cette offensive constitutionnelle de Ziguélé démontre une stratégie politique particulièrement sophistiquée : utiliser le droit comme arme de combat politique pour décrédibiliser un régime habitué à contourner ses propres règles. En s’appuyant sur des arguments juridiques incontestables plutôt que sur des critiques politiques classiques, l’ancien Premier ministre place le débat sur un terrain où le pouvoir ne peut pas tricher avec les faits. Les mathématiques et le droit ne se négocient pas, contrairement aux promesses électorales.

 

Le calendrier électoral de l’ANE devient ainsi le symbole parfait des dérives du régime Touadéra : incapable de respecter ses propres règles, prompt à violer sa propre constitution, déterminé à truquer même les échéances électorales pour se maintenir au pouvoir. L’intervention de Ziguélé transforme ce qui aurait pu passer pour un simple retard administratif en violation caractérisée de la loi fondamentale, exposant au grand jour les intentions antidémocratiques du pouvoir en place.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Touadéra dans l’impasse : l’opposition centrafricaine hausse le ton

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Touadéra dans l’impasse : l’opposition centrafricaine hausse le ton

 

Les leaders du BRDC après leur conférence de presse du vendredi 4 juillet 2025 à Bangui
Photo de famille des leaders du BRDC après leur conférence de presse du vendredi 4 juillet 2025 à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Martin Ziguélé et le BRDC sonnent l’alarme sur la dérive du régime et exigent un dialogue politique d’urgence.

 

La patience a des limites. Après des mois de silence relatif, l’opposition centrafricaine sort de sa réserve avec une charge exceptionnelle contre le régime de Faustin-Archange Touadéra.

 

La mort de jeunes candidats au baccalauréat le 25 juin dernier a été la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Martin Ziguélé, Président du parti MLPC et porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a choisi ce moment pour dénoncer ce qu’il considère comme une faillite généralisée du système.

Entre Élections reportées, institutions discréditées et répression accrue, la Centrafrique semble s’enfoncer dans une crise dont l’issue reste incertaine.

 

En effet, le drame du 25 juin 2025 au Lycée Barthélémy Boganda, où des jeunes ont perdu la vie pendant les épreuves du baccalauréat, a révélé l’incapacité du régime à assumer ses responsabilités. La réponse du gouvernement, caractérisée par un manque de compassion et d’action, a été qualifiée par le BRDC de « cynisme criminel ». Martin Ziguélé, porte-parole du  BRDC, a dénoncé cette gestion problématique, en précisant que le pouvoir a trahi la confiance des citoyens. La demande de démission immédiate du gouvernement, formulée par le BRDC, apparaît comme une exigence justifiée face à une telle défaillance.

 

Les arrestations violentes de leaders de la société civile, menottés et maltraités pour avoir exercé leur droit d’expression, témoignent d’une dérive autoritaire assumée. Martin Ziguélé a critiqué ces actes, les présentant comme une tentative délibérée d’étouffer toute voix dissidente. Le BRDC précise que ce régime, loin de protéger les libertés, s’acharne à consolider son emprise par la peur. Cette répression s’inscrit dans une stratégie de confiscation du pouvoir, au mépris des valeurs démocratiques chères au peuple centrafricain.

 

Autorité nationale des Élections, une institution en faillite

 

L’Autorité Nationale des Élections, pilier supposé de la démocratie, est devenue une institution au service du troisième mandat du président Touadéra. Le BRDC, relayé par Ziguélé, dresse un constat sans appel : l’ANE est incapable d’organiser des Élections crédibles. Plus de cinq reports du calendrier électoral, l’absence de listes électorales malgré un budget de 6 milliards de francs CFA, et l’exclusion de 717 centres de recensement témoignent de cette défaillance. Ziguélé insiste sur la nécessité d’une refonte structurelle, non pas seulement des hommes, mais des méthodes de fonctionnement, pour restaurer la crédibilité du processus électoral.

 

Ce diagnostic, porté depuis longtemps par le BRDC, est désormais confirmé par la communauté internationale. La mission électorale des Nations Unies du 5 juin 2025, l’expert indépendant Yao Agbetsé, et les États-Unis, via le conseiller Andrew Curiel lors du briefing du Conseil de Sécurité du 30 juin 2025, ont confirmé l’incompétence de l’ANE. Des notes internes d’institutions, diffusées dans la presse, convergent vers le même verdict : l’ANE, dans sa forme actuelle, constitue un obstacle à la démocratie.

 

L’incapacité d’organiser les Élections générales de décembre 2025 menace de plonger le pays dans un vide constitutionnel. Le BRDC, par la voix de Ziguélé, met en garde contre cette dérive, en violation de la Constitution de 2016, fondement des institutions actuelles. Même la tentative du régime de s’appuyer sur la Constitution du MCU de 2023 pour prolonger le mandat de Touadéra est juridiquement irrecevable, les défaillances techniques ne constituant pas un cas de force majeure. Ziguélé qualifie cette situation d’« impasse totale », un avertissement qui reflète la gravité de la crise et l’urgence d’agir.

 

Pour sortir de cette situation, le BRDC, par la voix de son porte-parole Martin Ziguélé appellent à un dialogue politique inclusif, préalable indispensable à toute élection. Ce dialogue, loin d’être une formalité, doit permettre de restructurer l’ANE et le Conseil Constitutionnel, en s’attaquant aux dysfonctionnements systémiques. Ziguélé a demandé au président de rencontrer l’opposition pour trouver des solutions consensuelles, une démarche soutenue par la MINUSCA, qui a échangé avec le BRDC le 5 juin 2025. Cette proposition, ancrée dans les attentes du peuple, vise à restaurer la confiance dans les institutions et à garantir des scrutins transparents.

 

Face à un régime gangréné par la corruption, le pillage des ressources naturelles et le bradage de la souveraineté nationale, le BRDC annonce une mobilisation massive le 26 juillet 2025. Martin Ziguélé, dénonçant le « jeu dangereux » du pouvoir, appelle les militants à se dresser contre cette dérive….

 

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Centrafrique : L’Union européenne et la France face à un dilemme de financement des élections en Centrafrique

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L’Union européenne et la France face à un dilemme de financement des élections en Centrafrique

 

Centrafrique : L'Union européenne et la France face à un dilemme de financement des élections en Centrafrique
Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020

 

L’opposant Dologuélé révèle l’absence totale de budget national pour organiser les élections de décembre 2025.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Anicet Georges Dologuélé dénonce la dépendance financière totale de la République centrafricaine envers ses partenaires internationaux pour les élections.

 

La République centrafricaine se retrouve dans une situation paradoxale à quatre mois des élections générales. Anicet Georges Dologuélé, chef de file de l’opposition et membre de la commission des finances à l’Assemblée nationale, a levé le voile sur une réalité inquiétante : “Il y a zéro centime dans le budget pour financer les élections à venir”.

 

Cette révélation place l’Union européenne et la France dans une position délicate. Depuis 1993, la République centrafricaine n’a jamais organisé seule ses consultations électorales, s’appuyant systématiquement sur le soutien financier de l’UE, de Paris et de la MINUSCA. Cette fois encore, ces partenaires devront financer un scrutin qui combine quatre élections simultanées : présidentielle, législatives, municipales et régionales.

 

Le président de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) exprime de sérieuses réserves sur la capacité de l’Autorité Nationale des Élections à mener cette mission. “L’ANE n’a pas de COPEC, elle ne parvient pas à gérer le fichier électoral, et la révision des listes traîne depuis un an”, observe-t-il. Confier quatre élections simultanées à une institution qui peine déjà avec ses missions de base paraît irréaliste aux yeux de l’opposition comme des observateurs internationaux.

 

Cette défaillance institutionnelle s’accompagne d’une crise politique persistante. Malgré les déclarations de “main tendue” du président Faustin-Archange Touadéra lors de la fête nationale du 12 août, l’opposition continue d’être présentée comme “ennemie de la paix”. Face à cette contradiction, Dologuélé maintient sa proposition d’une médiation régionale par un chef d’État d’Afrique centrale pour relancer le dialogue.

 

L’enjeu dépasse la seule organisation électorale. L’opposition brandit désormais la menace d’un boycott si les conditions d’un scrutin transparent ne sont pas réunies. Cette perspective place les bailleurs internationaux devant un choix cornélien : financer des élections potentiellement contestées ou suspendre leur soutien au risque d’aggraver l’instabilité.

 

“Sans compétiteurs, pourquoi l’UE sortirait-elle l’argent des contribuables pour faire de Touadéra un empereur ?”, interroge Dologuélé, qui mise sur cette logique pour faire pression sur le pouvoir. La position de la MINUSCA, qui s’était abstenue de participer au référendum constitutionnel de 2023 en raison de violations démocratiques, renforce cette approche.

 

L’opposition espère que les “problèmes graves” constatés à Bangui inciteront les partenaires internationaux à conditionner leur aide financière à des réformes préalables. Cette stratégie vise particulièrement la révision de la Constitution de 2023, dont certaines dispositions comme l’interdiction faite aux binationaux de briguer la présidence restent controversées.

 

L’Union européenne et la France se trouvent ainsi confrontées à un dilemme politique majeur. Continuer à financer un processus électoral entaché de dysfonctionnements ou exercer une pression accrue en faveur de réformes démocratiques ? Leur décision pourrait redéfinir l’avenir institutionnel de la République centrafricaine et l’équilibre des forces politiques dans le pays.

 

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Budget électoral : à quatre mois du scrutin du décembre, le gouvernement ne sait toujours pas comment débloquer les 14 milliards

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Budget électoral : à quatre mois du scrutin du décembre, le gouvernement ne sait toujours pas comment débloquer les 14 milliards

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/La-vice-presidente-de-lautorite-nationale-des-elections-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Budget électoral : à quatre mois du scrutin du décembre, le gouvernement ne sait toujours pas comment débloquer les 14 milliards
La vice – présidente de l’autorité nationale des élections en Centrafrique

 

À quatre mois des élections, le gouvernement ne sait toujours pas comment financer le scrutin du décembre prochain. Le ministre de la Communication a livré lundi dernier une réponse vide face aux inquiétudes sur le budget électoral de 14 milliards de francs CFA.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La question était pourtant simple  posée par le journaliste du RJDH lors du point de presse hebdomadaire du lundi 18 août : le gouvernement va-t-il débloquer l’argent nécessaire évalué à 14 milliards par l’ANE pour organiser les élections  du décembre prochain ? La réponse de Maxime Balalou ressemble à un cours de rattrapage pour journalistes distraits : “Le RGDH nous parle du budget que tout le monde connaît”. Merci Balalou pour cette précision révolutionnaire.

 

Ensuite, le porte-parole Maxime Balalou s’embourbe dans ses explications. Ce budget de 14 milliards, c’est “le budget de la campagne, de ce processus”, précise-t-il sans qu’on comprenne vraiment ce qu’il veut dire. Campagne électorale ou organisation du scrutin ? La confusion règne au sommet de l’État.

 

La solution miracle  du gouvernement ? Un mélange peu rassurant : “Le gouvernement va apporter sa contribution aussi. Les partenaires vont apporter leur contribution“. Autrement dit, personne ne sait encore qui paie quoi. À quatre mois du scrutin, cette improvisation donne déjà le ton.

 

Maxime Balalou évoque ensuite mystérieusement un “basket de fonds géré par le PNUD”. Cette formulation bancale traduit soit une méconnaissance du dossier, soit une volonté délibérée de rester dans le flou. Dans les deux cas, c’est inquiétant.

 

“Nous allons boucler ce budget, ne vous en faites pas”, assure-t-il avec une désinvolture qui frise l’irresponsabilité. Cette phrase répétée deux fois sonne comme un mantra destiné à rassurer, mais elle démontre surtout l’absence de plan concret.

 

Le gouvernement demande aux Centrafricains de faire confiance sans rien expliquer. Aucun détail sur la contribution de l’État, aucune précision sur les engagements des partenaires, aucun calendrier de déblocage des fonds. Juste des promesses creuses servies avec aplomb.

 

Cette légèreté face à un enjeu aussi déterminant prouve clairement l’amateurisme qui caractérise la gestion de ce dossier électoral. Comment croire que le gouvernement organisera des élections transparentes quand il ne peut même pas expliquer clairement leur financement ?

 

Rappelons que l’Autorité nationale des élections a déposé un budget détaillé de 14 milliards de francs CFA sur la table du gouvernement. Elle attend maintenant que l’exécutif fasse le sien. Mais au lieu de réponses précises, Maxime Balalou livre des généralités et des approximations qui ne trompent personne.

 

À quatre mois du scrutin, cette improvisation budgétaire fait peser une menace sérieuse sur la crédibilité du processus électoral.

 

 

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Centrafrique : l’opposition boycotte les élections du décembre 2025

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l’opposition maintient sa menace de boycott électoral

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Martin-Ziguele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Martin-Ziguele-450×264.jpg” alt=”Centrafrique : l’opposition maintient sa menace de boycott électoral” width=”450″ height=”264″ />
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, membre de la commission finances à l’assemblée nationale centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le BRDC, coalition de l’opposition démocratique centrafricaine,  conditionne sa participation aux élections de décembre 2025 à un dialogue politique inclusif.

 

Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) confirme sa position face au gouvernement centrafricain. Martin Ziguélé, porte-parole de cette coalition d’opposition et ancien Premier ministre, a réaffirmé sur Vue d’Afrique la menace de boycott des élections du 27 décembre 2025. Cette décision dépend de l’organisation d’un dialogue politique que le BRDC juge nécessaire pour garantir la transparence du processus électoral.

 

L’opposition formule plusieurs exigences. Elle demande d’abord une restructuration complète de l’Autorité Nationale des Élections (ANE). Selon Ziguélé, cette institution a démontré son incapacité à gérer efficacement la révision des listes électorales. “Onze mois après le début de cette révision, nous attendons encore les listes provisoires malgré un budget de 6 milliards de francs CFA”, a-t-il déclaré.

 

Le BRDC conteste également la Constitution adoptée le 30 août 2023. Cette nouvelle loi fondamentale introduit une restriction qui exclut les Centrafricains binationaux des candidatures, au nom d’une notion de “Centrafricains d’origine” que l’opposition juge discriminatoire. Cette mesure affecte directement l’inclusivité du processus démocratique et prive certains citoyens de leurs droits constitutionnels.

 

La question du dialogue politique reste au centre des préoccupations de l’opposition. Ziguélé a exprimé son incompréhension face à l’attitude du président Faustin-Archange Touadéra. “Nous qui avons soutenu Touadéra en 2015 sommes ignorés, tandis que des chefs rebelles comme Ali Darassa ou Mahamat Al-Khatim sont reçus au palais”, a-t-il observé. Cette priorité accordée aux négociations avec les groupes armés au détriment des formations politiques légales alimente les tensions.

 

Le BRDC refuse de cautionner ce qu’il considère comme un processus électoral biaisé. Les rapports internationaux, notamment ceux de la MINUSCA et de la Commission des Nations Unies, confirment selon l’opposition les dysfonctionnements de l’ANE. La composition du Conseil constitutionnel, majoritairement favorable au pouvoir en place, renforce cette méfiance.

 

Malgré ces réserves, le BRDC encourage les Centrafricains à s’inscrire sur les listes électorales. Ziguélé considère le fichier électoral comme un “patrimoine national” dont l’établissement transcende les clivages politiques. Cette position nuancée témoigne d’une volonté de préserver les acquis démocratiques tout en maintenant la pression sur le gouvernement.

 

La coalition d’opposition maintient donc sa ligne de conduite. Sans réformes substantielles de l’ANE, sans révision des dispositions constitutionnelles discriminatoires et sans ouverture d’un véritable dialogue politique, le BRDC ne participera pas aux scrutins de décembre. Cette position, exprimée à plusieurs reprises depuis 2023, risque d’aggraver la crise de confiance entre les acteurs politiques centrafricains.

 

L’enjeu dépasse la simple participation électorale. Dans un pays qui combine pour la première fois élections locales, législatives et présidentielle, l’absence d’une partie significative de l’opposition pourrait compromettre la légitimité des résultats. Les défis logistiques et financiers de cette triple échéance rendent d’autant plus nécessaire un consensus minimal entre les forces politiques pour garantir la stabilité du processus démocratique….

 

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FLASH INFO :  Enlèvement d’un candidat aux élections municipales à Amdafock par les mercenaires russes

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FLASH INFO :  Enlèvement d’un candidat aux Élections municipales à Amdafock par les Mercenaires russes

 

FLASH INFO : Enlèvement d’un candidat aux élections municipales à Amdafock par les mercenaires russes
Les mercenaires russes lourdement armés dans les rues de la capitale Bangui. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Wouya Mocko Abel, candidat déclaré à la mairie d’Amdafock (préfecture de la Vakaga), a été enlevé par des mercenaires russes dans la nuit du mercredi 1 au jeudi 2 octobre 2025 à Bangui.

 

Le candidat, très populaire dans sa localité frontalière avec le Soudan, s’apprêtait à se rendre à l’Autorité Nationale des Élections pour déposer officiellement son dossier de candidature aux Élections municipales de décembre 2025 quand il a été enlevé par les mercenaires russes quelques heures plutôt.

 

Depuis son enlèvement, Wouya Mocko Abel reste porté disparu. Sa famille et ses proches ignorent où il se trouve et n’ont reçu aucune information sur les motifs de cet enlèvement. Aucune destination n’a été communiquée.

 

À Amdafock, la tension monte. Les partisans du candidat enlevé réclament sa libération immédiate et exigent des explications sur cette disparition qui intervient en pleine période de dépôt des candidatures.

 

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URGENT : Arrestation à l’aéroport de Bangui du Dr Dominique Désiré Erenon, président de la  MDSP

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URGENT : Arrestation à l’aéroport de Bangui du Dr Dominique Désiré Erenon, président de la  MDSP

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/dominique-desire-erenon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Le parti MDSP annonce le retour imminent de son président Dr Dominique Désiré ERENON
Dr Dominique Désiré ERENON, Président du parti MDSP. Photo de courrtoisie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Dr Dominique Désiré Erenon, opposant politique et constitutionnaliste, président du parti, marche pour la démocratie et le salut du peuple (MDSP), a été arrêté ce matin à l’aéroport international de Bangui M’Poko à son arrivée de Paris.

 

Suite à la déclaration de son bureau politique qui souhaitait son retour, le Dr Erenon avait quitté hier la France où il séjournait depuis plusieurs années pour rentrer à Bangui. À son arrivée ce matin, il a été conduit dans la salle d’honneur de l’aéroport où le commissaire lui a notifié que le procureur voulait le voir.

 

L’opposant a d’abord été transféré à l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) pour interrogation, avant d’être conduit à la Section de Recherche et d’Investigation (SRI) de la gendarmerie nationale où il se trouve actuellement. Officiellement, il attendrait l’arrivée du procureur pour sa libération.

 

Cette arrestation intervient alors que le président Touadéra avait publiquement appelé tous les Centrafricains de la diaspora à rentrer au pays. Le Dr Erenon a répondu à cet appel et se retrouve immédiatement en détention.

 

Il faut rappeler que Dominique Désiré Erenon travaillait à l’Union africaine avant que le président Touadéra ne fasse pression sur cette organisation pour obtenir son limogeage. Après son départ de l’UA, l’opposant s’était installé en France.

 

Les motifs de cette arrestation n’ont pas été officiellement communiqués. L’opposition y voit une manœuvre d’intimidation à trois mois des Élections de décembre, le régime cherchant à écarter les voix critiques du processus électoral.

 

 

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Nous sommes un pays souverains, même si personne ne nous donne d’argent pour organiser les élections, nous les organiserons nous-mêmes : Touadéra impose sa dictature

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Nous sommes un pays souverains, même si personne ne nous donne d’argent pour organiser les Élections, nous les organiserons nous-mêmes : Touadéra impose sa dictature

 

 

Nous sommes un pays souverains, même si personne ne nous donne d’argent pour organiser les élections, nous les organiserons nous-mêmes : Touadéra impose sa dictature
Le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua devant les élus de la Nation, ce 24 août 2022. CopyrightprimatureRCA

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le premier ministre centrafricain Félix Moloua vient de prononcer une phrase qui résume toute la stratégie du régime : “Nous sommes un pays souverain. Même si personne ne nous donne d’argent pour organiser les Élections, nous les organiserons nous-mêmes.” Cette déclaration confirme ce que beaucoup soupçonnaient déjà : Touadéra a décidé d’imposer sa dictature au mépris de la communauté internationale et des règles démocratiques.

 

Après avoir échoué à obtenir des financements des Occidentaux pour des Élections du décembre prochain, le régime de Bangui passe à la vitesse supérieure. Plus question de dialogue avec l’opposition, plus question de respecter les conditions posées par les bailleurs de fonds. Le président a choisi la confrontation directe et assume ouvertement son projet autoritaire.

 

La manœuvre était pourtant calculée au départ. Les autorités centrafricaines ont d’abord tenté de manipuler les Occidentaux en laissant entendre que la Russie allait financer les Élections. Cette stratégie visait à provoquer une réaction de jalousie : les pays occidentaux se précipiteraient pour financer le scrutin afin d’éviter une mainmise russe totale sur le processus.

 

Cette manipulation grossière n’a trompé personne. Les Occidentaux ont compris le jeu et ont refusé d’entrer dans cette logique. Leur position reste inchangée : pas de financement sans dialogue inclusif avec l’opposition, pas d’Élections crédibles sans respect des standards démocratiques minimaux.

 

Devant ce refus, Touadéra a choisi son camp. L’opposition ne participera pas au processus parce qu’il ne le souhaite pas. Il organisera son élection selon ses propres règles, se déclarera vainqueur avec les scores qu’il fabriquera, et imposera sa victoire au pays. Que la communauté internationale le veuille ou non, il restera au pouvoir et consolidera son régime pour les sept prochaines années.

 

Cette stratégie place le pays dans une situation d’illégalité totale. L’Autorité Nationale des Élections ne respecte pas le code électoral. Le décret de convocation viole la Constitution. Le processus lui-même bafoue toutes les normes légales. Touadéra agit en violation directe de la Constitution du 30 mars 2016 qu’il avait pourtant juré de respecter, y compris sa nouvelle constitution de 2023.

 

Le président a clairement affiché sa position : la loi ne s’applique pas à lui. Il gouverne au nom du “peuple centrafricain”,  formule commode qui signifie en réalité qu’il fait ce qu’il veut puisqu’il prétend incarner ce peuple. Aucune loi n’est au-dessus de lui puisqu’il est le peuple. Cette logique dissout toute notion d’État de droit.

 

La loi existe pour les autres :  pour l’opposition, pour les citoyens ordinaires, pour ceux qui contestent,  mais pas pour Touadéra qui s’en affranchit au nom d’une légitimité populaire auto-proclamée.

 

Rappelons-le, cette dérive a commencé avec la nouvelle Constitution imposée en 2023. Danièle Darlan, alors présidente de la Cour constitutionnelle, avait déclaré ce projet illégal. Dans un pays normal, ce jugement aurait clôturé le débat. La Cour constitutionnelle a le dernier mot sur ces questions.

 

Mais Touadéra n’accepte pas qu’une institution le limite. Sa réaction a été brutale : limoger Danièle Darlan, installer son parent à la tête de la Cour, puis imposer sa nouvelle Constitution à tout le monde. Le texte s’applique maintenant sans que personne n’ait pu vraiment donner son avis.

 

Cette Constitution contient des dispositions contradictoires qui rendent techniquement inéligibles tous les candidats potentiels selon les articles 10 et 67, y compris Touadéra lui-même. Mais ces contradictions juridiques ne comptent pas pour un président qui se place au-dessus des lois.

 

L’opposition a demandé un dialogue pour résoudre ces problèmes constitutionnels, pour réformer l’ANE qui dysfonctionne, pour rendre le Conseil constitutionnel indépendant. Ces demandes visaient simplement à créer les conditions d’élections un minimum crédibles.

 

Sous la pression de la communauté internationale qui a conditionné son financement à l’organisation d’un dialogue, Touadéra a accepté mollement d’engager un pré-dialogue. L’opposition a préparé ses mémorandums détaillant ses exigences et les a remis au premier ministre. Elle a notamment demandé que ce dialogue se déroule sous l’égide d’un médiateur neutre, idéalement un chef d’État africain reconnu.

 

La réponse de Touadéra a été nette : non. Pas de médiateur extérieur, pas de dialogue inclusif. On passe directement aux élections. Même si l’opposition refuse de participer, même si la communauté internationale ne finance pas, le scrutin aura lieu.

 

Le régime s’inspire du référendum constitutionnel organisé précédemment. Même avec une participation dérisoire, le gouvernement a fabriqué des scores impressionnants et imposé les résultats. La même méthode s’appliquera en décembre prochain.

 

Touadéra convoquera le corps électoral dans l’illégalité, organisera un scrutin sans listes électorales vérifiables, fabriquera les résultats qu’il souhaite, et se déclarera réélu pour sept ans. Le monde devra accepter ce hold-up électoral parce que le régime considère que personne ne peut l’en empêcher.

 

La déclaration du premier ministre Félix Moloua sur la souveraineté nationale résume cette stratégie. Nous sommes souverains, donc nous faisons ce que nous voulons. Personne ne peut nous imposer le respect de nos propres lois. La communauté internationale peut garder son argent, nous avons Wagner pour nous protéger.

 

Cette alliance avec les Mercenaires russes constitue le fondement de la stratégie présidentielle. Wagner garantit le maintien du régime par la force, peu importe l’opposition interne ou la pression internationale. Le coût de cette protection,  bientôt dix milliards par mois quand Wagner deviendra officiellement Africa Corps – sera prélevé directement sur les ressources naturelles du pays.

 

Touadéra et son entourage se comportent maintenant comme des gens qui ont décidé de tout ignorer. Ils violent ouvertement la Constitution, organisent des élections truquées, répriment l’opposition, et affichent leur mépris total pour la légalité et les normes démocratiques.

 

Cette dérive se déroule sous les yeux de la communauté internationale qui reste largement passive. Les condamnations verbales se multiplient dans les capitales occidentales, mais aucune sanction concrète ne vient punir cette destruction méthodique de l’État de droit.

 

Le peuple centrafricain se retrouve pris au piège d’un régime qui n’a plus aucune limite. La loi n’existe plus pour les dirigeants, la Constitution ne compte pas quand elle les gêne, les institutions obéissent aux ordres, et la répression attend ceux qui osent protester.

 

Les élections de décembre 2025 ne seront pas des élections au sens démocratique du terme. Ce sera une opération de légitimation d’un pouvoir qui s’installe définitivement par la force. Touadéra a choisi la dictature assumée plutôt que le compromis démocratique.

 

Sa déclaration de souveraineté cache mal la réalité : un président qui a perdu toute légitimité s’accroche au pouvoir par tous les moyens, soutenu par des mercenaires étrangers et protégé par l’impunité que lui garantit la passivité de la communauté internationale.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo.

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UNOPS-Centrafrique : Six ans de fraude sur les salaires, la MINUSCA légalise maintenant le vol

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UNOPS-Centrafrique : Six ans de fraude sur les salaires, la Minusca légalise maintenant le vol

 

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Madame Valentine Rugwabiza, Représentante du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, cheffe de la Minusca

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après des années de prélèvements frauduleux sur 600 000 contractuels, l’UNOPS modifie discrètement les bulletins de paie pour officialiser la baisse des salaires sans explication.

 

Un scandale financier d’une ampleur considérable secoue l’Office des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS) en République centrafricaine. Pendant plus de six années, cette institution onusienne a méthodiquement prélevé des sommes frauduleuses sur les salaires de ses contractuels individuels, les privant de 16 000 francs CFA par jour de travail.

 

Le système frauduleux était simple mais efficace : les bulletins de paie mentionnaient un salaire journalier de 36 000 francs CFA, mais les employés ne recevaient physiquement que 20 000 francs. Cette différence de 16 000 francs par jour et par travailleur, multipliée par 600 000 contractuels répartis sur les sept régions et vingt préfectures du pays, représente des centaines de millions de francs CFA détournés.

 

Cette fraude organisée a perduré pendant six longues années sans qu’aucun mécanisme de contrôle interne ne la détecte ou ne l’arrête. Les employés centrafricains, souvent dans le besoin, acceptaient cette situation faute d’alternatives, ignorant parfois qu’ils étaient victimes d’un vol caractérisé de la part de leur employeur onusien.

 

La découverte de cette fraude massive a déclenché une série d’enquêtes journalistiques de la rédaction du CNC qui ont mis au jour l’ampleur du détournement. Face à ces révélations embarrassantes, l’UNOPS et la MINUSCA ont opté pour une stratégie de fuite en avant particulièrement cynique : légaliser rétroactivement leur fraude.

 

Au lieu de reconnaître leurs torts et de procéder aux remboursements dus, les responsables onusiens ont simplement modifié les nouveaux bulletins de paie. Désormais, au lieu d’afficher 36 000 francs et de payer 20 000 francs, ils affichent officiellement 20 000 francs et paient 20 000 francs. Cette manipulation comptable vise à faire disparaître toute trace de la fraude passée.

 

Cette manœuvre constitue une légalisation a posteriori du vol commis pendant six années. En modifiant unilatéralement les références salariales, l’UNOPS tente de transformer rétroactivement une fraude en situation normale, privant les victimes de tout recours légal basé sur la différence entre salaire affiché et salaire versé.

 

En plus de cela, aucune communication officielle n’a été faite aux 600 000 victimes de cette fraude. Les employés centrafricains découvrent cette modification par eux-mêmes, sans explication de la part de leur employeur onusien. Cette absence totale de transparence témoigne du mépris affiché par l’institution internationale envers ses employés centrafricains.

 

Les victimes se trouvent dans un flou total concernant leur situation. Elles ne savent pas si les sommes frauduleusement prélevées pendant six années leur seront remboursées, ni selon quelles modalités. Cette incertitude maintient les employés dans une situation de stress permanent et d’insécurité financière.

 

Des rumeurs circulent à Bangui évoquant un éventuel remboursement partiel sur deux années seulement. Cette information, si elle se confirmait, constituerait un nouveau vol puisque la fraude a duré six années complètes. Mais même ces rumeurs restent non confirmées par les autorités onusiennes qui maintiennent leur silence.

 

L’intervention d’auditeurs pour examiner cette affaire n’a donné lieu à aucune communication publique sur leurs conclusions. Cette opacité totale laisse supposer soit une volonté de dissimuler l’ampleur de la fraude, soit une complicité des instances de contrôle dans ce détournement massif.

 

Le comportement de l’UNOPS contrevient aux principes les plus élémentaires du droit du travail. Même dans un quartier populaire, un tel comportement serait intolérable. À plus forte raison venant d’une grande institution internationale dotée d’instruments de protection des droits humains et censée garantir aux salariés la jouissance intégrale de leurs revenus.

 

La modification unilatérale des bulletins de paie sans explication constitue une violation caractérisée du contrat de travail. Les employés ont signé pour un salaire, ils en reçoivent un autre, et maintenant on modifie rétroactivement les documents pour légaliser cette différence. Cette pratique relève de l’escroquerie en bande organisée.

 

Cette affaire pose aussi des questions sur le rôle de l’inspection du travail centrafricaine. Malgré la saisine officielle de cette institution par les avocats des victimes, aucune convocation n’a été adressée aux parties concernées. Cette inaction confirme soit des pressions exercées sur l’inspection, soit une complicité passive de l’administration centrafricaine.

 

Le ministre de l’Emploi semble particulièrement passif dans cette affaire qui concerne pourtant 600 000 travailleurs centrafricains. Cette absence de réaction de la part des autorités nationales face à une fraude d’une telle ampleur interroge sur les rapports de force entre le gouvernement centrafricain et les institutions onusiennes.

 

L’affaire de l’UNOPS démontre comment certaines institutions internationales traitent leurs employés centrafricains avec un mépris total. Ces pratiques néocoloniales transforment l’aide internationale en instrument d’exploitation des populations qu’elle prétend assister.

 

La stratégie de légalisation rétroactive de la fraude adoptée par l’UNOPS constitue un précédent dangereux. Elle montre qu’une institution internationale peut voler ses employés pendant des années puis modifier unilatéralement les documents pour effacer ses crimes, le tout dans l’impunité la plus totale. Mais cela ne doit pas se passer sans conséquences pénales.

 

Cette affaire de l’UNOPS prouve finalement que les institutions onusiennes peuvent se comporter comme de vulgaires escrocs quand il s’agit d’exploiter des travailleurs centrafricains, transformant l’aide internationale en machine à enrichissement personnel sur le dos des plus vulnérables.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : le BRDC déclare désormais la guerre au hold-up électoral de Touadéra

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le BRDC déclare désormais la guerre au hold-up électoral de Touadéra

 

3 leaders du BRDC, à gauche M. Anicet Georges DOLOGUÉLÉ président du parti URCA, au milieu M. Martin ZIGUELÉ président du parti MLPC et à droite M. Mahamat KAMOUN président du BTK lors de la conférence de presse du jeudi 25 septembre 2025 au siège du BRDC.
3 leaders du BRDC, à gauche M. Anicet Georges Dologuélé président du parti URCA, au milieu M. Martin ZIGUELÉ président du parti MLPC et à droite M. Mahamat KAMOUN président du BTK lors de la conférence de presse du jeudi 25 septembre 2025 au siège du BRDC. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) vient de tenir sa plénière ce lundi 29 septembre 2025 et a adopté des résolutions qui constituent un réquisitoire accablant contre le régime Touadéra. Ces résolutions démontent méthodiquement l’illégalité du processus électoral en cours et appellent les Centrafricains à la résistance contre ce que l’opposition qualifie de “grossier hold-up électoral”.

 

Le BRDC qualifie la convocation du corps électoral par décret présidentiel d’acte “non seulement illégal, mais rejetant tout dialogue”. Cette décision unilatérale du président Touadéra alias Baba Kongoboro confirme ce que nous dénonçons depuis des mois : le régime MCU a choisi la confrontation plutôt que la concertation, l’autoritarisme plutôt que le dialogue démocratique.

 

L’absence de liste électorale définitive affichée un an avant l’organisation des scrutins, comme l’exige l’article 19 du code électoral, rend cette convocation totalement illégale. Cette violation claire de la loi n’est pas accidentelle. Elle est le signe de la volonté délibérée du régime d’organiser des Élections dans des conditions qui lui permettent de manipuler les résultats à sa volonté.

 

Le BRDC constate que cette décision constitue également “un défi lancé au peuple centrafricain ainsi qu’à la communauté internationale qui a fait de l’organisation du dialogue le préalable à l’organisation d’Élections libres, transparentes, inclusives et acceptables”. En ignorant cette exigence de la communauté internationale, Touadéra confirme qu’il se moque totalement de l’opinion mondiale et qu’il est déterminé à organiser ses Élections truquées coûte que coûte.

 

L’opposition note que le gouvernement a “décidé de fermer la porte à la résolution des points de divergence par le dialogue et de préférer la confrontation, avec des menaces claires émanant du Premier ministre lors de sa conférence de presse”. Cette attitude belliqueuse contraste violemment avec le traitement réservé aux chefs de groupes armés à qui “le gouvernement avait déroulé le tapis rouge”.

 

Cette différence de traitement est scandaleuse. Le régime MCU négocie avec les rebelles, leur offre des postes ministériels, leur garantit l’impunité, mais menace l’opposition démocratique et refuse tout dialogue. Cette inversion des priorités transforme la violence armée en voie royale vers le pouvoir tandis que l’opposition légale se voit traitée en ennemie.

 

Le BRDC constate que “le pouvoir MCU a décidé d’aller à des parodies d’Élections sans fichier électoral affiché dans des lieux publics”. Cette expression – “parodies d’Élections” – résume parfaitement ce qui se prépare. Des scrutins sans listes électorales vérifiables, sans transparence, sans possibilité pour les citoyens de contrôler leur inscription, ne sont pas des élections mais des parodies destinées à légitimer un hold-up démocratique.

 

L’opposition demande à l’ANE “d’arrêter cette fuite en avant dangereuse dans la conduite hasardeuse des opérations électorales et de rendre publique la liste des nombreux défis auxquels elle fait face”. Cette demande légitime appelle l’institution électorale à la responsabilité et à l’honnêteté. Si l’ANE ne peut pas organiser des élections correctes dans les délais impartis, qu’elle le dise officiellement et sollicite un report plutôt que de précipiter le pays dans une crise électorale majeure.

 

Le BRDC identifie une contradiction juridique majeure : “Le code électoral est en conflit ouvert avec la Constitution du 30 août 2023, donc inapplicable”. Cette observation technique cache une bombe politique. Selon les articles 10 et 67 de la nouvelle Constitution, aucun candidat potentiel, y compris Touadéra lui-même, ne pourrait se prévaloir de la qualité de “centrafricain d’origine”.

 

Cette disposition constitutionnelle transforme tous les candidats potentiels en inéligibles, y compris le président sortant. La seule solution pour contourner cet obstacle serait de modifier à nouveau la Constitution ou de trouver une solution politique par le dialogue. Mais Touadéra refuse le dialogue. Il s’enferme ainsi dans une impasse juridique dont il ne pourra sortir que par la force ou la manipulation.

 

Si le Conseil Constitutionnel “dit le droit”, l’élection présidentielle ne pourrait tout simplement pas avoir lieu faute de candidats éligibles. L’enregistrement des candidatures prévu à partir du 2 octobre “n’est tout simplement pas possible” juridiquement. Cette situation absurde témoigne de l’improvisation institutionnelle qui caractérise le régime MCU.

 

Face à ce “grossier hold-up électoral en préparation”, le BRDC “appelle tous les Centrafricains à se sentir concernés et à s’inspirer de leur propre histoire de lutte politique pour refuser collectivement que leur avenir leur soit volé”. Cet appel à la résistance citoyenne marque un tournant dans la stratégie de l’opposition qui demande aux Centrafricains “de se tenir prêts, le moment venu, pour manifester leur désapprobation”.

 

L’opposition demande également “à tous les partis politiques de l’opposition démocratique, ainsi qu’aux associations de la société civile de mobiliser leurs militants et adhérents afin de se tenir prêts pour la lutte de la sauvegarde de notre démocratie chèrement acquise, que Monsieur Touadéra et le MCU sont en train de détruire”. Cette mobilisation générale témoigne de la gravité de la situation et de la détermination de l’opposition à ne pas laisser passer ce hold-up sans réaction.

 

Le BRDC félicite “la communauté internationale pour son refus de financer des élections illégales” et attire “l’attention de la MINUSCA quant à un quelconque soutien logistique, matériel ou financier, sous le prétexte que cela ferait partie de son mandat”. Ce message sans ambiguïté met en garde les Nations Unies contre toute complicité passive dans l’organisation d’élections truquées.

 

Ces résolutions du BRDC constituent un document politique majeur qui démonte méthodiquement l’illégalité du processus électoral en cours. Elles confirment que le régime Touadéra a choisi de transformer la République centrafricaine en sa propriété personnelle, organisant des élections sur mesure dans le mépris total de la loi, de l’opposition et de l’opinion internationale.

 

La question n’est plus de savoir si ces élections seront légales – elles ne le sont déjà pas. La question est de savoir si le peuple centrafricain acceptera passivement ce hold-up ou si, comme le demande le BRDC, il se mobilisera pour défendre ce qu’il reste de démocratie dans ce pays.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Zémio : 4 civils arrêtés, dont un commerçant, transférés à Bangui sans raison

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Zémio : 4 civils arrêtés, dont un commerçant, transférés à Bangui sans raison

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/Deux-jeunes-miliciens-Azandes-interpelles-par-les-mercenaires-russes-a-Zemio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Zémio : 4 civils arrêtés, dont un commerçant, transférés à Bangui sans raison
Image pour illustration de deux jeunes arrêtés à Zemio par les Mercenaires russes du groupe Wagner. CopyrightCNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 septembre 2025, les mercenaires russes du groupe Wagner, accompagnés de soldats FACA et de gendarmes, ont procédé à l’arrestation de Monsieur Sirou, un jeune commerçant de Zémio. Ce jeune homme d’affaires, héritier d’une activité familiale de commerce transfrontalier, a été menotté à son domicile, détenu plusieurs heures à la gendarmerie, puis transféré à Bangui par hélicoptère où il croupit actuellement à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie.

 

Son crime ? Avoir réussi à faire du commerce dans une zone où règne l’insécurité. Une accusation aussi absurde que révélatrice de l’arbitraire qui caractérise désormais la justice centrafricaine sous domination russe.

 

Monsieur Sirou exerce une activité commerciale héritée de son défunt père, grand commerçant qui possédait plusieurs camions. Il achète des produits au Soudan et en Ouganda – sacs d’arachides et autres marchandises – qu’il transporte vers Mboki pour les revendre. Cette activité permet de nourrir sa famille et fait vivre plusieurs personnes dans une région économiquement sinistrée.

 

La semaine précédant son arrestation, trois véhicules en provenance d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, ont été interceptés par des miliciens Azandés sur la route de Mboki. Deux de ces trois véhicules ont été incendiés, leurs occupants rapatriés à Obo. Cette attaque tragique n’avait aucun lien avec Monsieur Sirou qui, quelques jours plus tard, a emprunté cette même route avec son camion pour effectuer ses livraisons habituelles à Mboki avant de rentrer tranquillement à Zémio.

 

C’est précisément cette normalité qui va le condamner. Les forces de l’ordre, incapables de sécuriser les routes et d’arrêter les véritables miliciens, trouvent plus facile d’accuser un commerçant innocent. Leur raisonnement défie toute logique : puisque Monsieur Sirou peut circuler sans être attaqué sur une route dangereuse, c’est forcément qu’il est complice des miliciens Azandés. Cette logique absurde transforme l’absence de victimisation en preuve de culpabilité.

 

Ainsi, dans la nuit du 28 au 29 septembre, Wagner frappe. Les mercenaires russes, accompagnés de leurs supplétifs centrafricains, débarquent au domicile de Monsieur Sirou pour l’arrêter sans mandat, sans explication claire, sans respect d’aucune procédure légale. Dans cette série d’arrestation qui frappe cette localité, Trois autres personnes sont également embarquées : deux jeunes hommes accusés sans preuve de “donner des informations aux miliciens Azandés”, et une jeune femme dont le seul tort semble être d’avoir voyagé dans le camion du commerçant.

 

L’arrestation de cette femme montre particulièrement l’arbitraire de l’opération. Était-elle la “copine” du commerçant ? Simple passagère ? Personne ne le sait, personne ne s’en soucie. Wagner arrête, la justice centrafricaine obéit.

 

Le lendemain, profitant de l’arrivée d’un ministre à Obo par hélicoptère Wagner, les quatre prisonniers sont menottés et embarqués dans l’appareil pour être transférés à Bangui. Depuis le 29 septembre, ils sont détenus à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie nationale, sans que les motifs précis de leur arrestation ne soient clairement établis.

 

Pendant ce temps, le commerce de Monsieur Sirou a été pillé à Zémio. Les forces de l’ordre , ou ceux qui agissent en leur nom – ont vidé sa boutique, confisqué ses marchandises, détruit en quelques heures ce qu’une famille avait construit sur plusieurs générations. Ce pillage organisé transforme l’arrestation en spoliation pure et simple.

 

Cette affaire démontre une fois de plus que Wagner décide désormais de tout en République centrafricaine. Les mercenaires russes arrêtent qui ils veulent, quand ils veulent, pour les raisons qu’ils inventent. La justice centrafricaine, transformée en simple chambre d’enregistrement des décisions russes, exécute sans questionnement.

 

Cette logique perverse établit un principe terrifiant : si vous n’êtes pas victime de violence, c’est que vous êtes complice des auteurs de violence. Si les miliciens ne vous attaquent pas, c’est forcément que vous travaillez pour eux. Cette présomption de culpabilité généralisée rend toute activité économique suspecte, tout succès commercial louche, toute normalité criminelle.

 

Comment développer une économie dans ces conditions ? Comment encourager l’entrepreneuriat quand tout commerçant qui réussit risque l’arrestation arbitraire et le pillage de ses biens ? Comment attirer des investisseurs dans un pays où la justice n’existe plus, où Wagner décide seul qui va en prison et qui reste libre ?

 

La ministre du Tourisme se plaint régulièrement que la République centrafricaine soit classée “pays à risque” par diverses organisations internationales. Elle y voit une injustice, une stigmatisation infondée. Mais comment qualifier autrement un pays où un commerçant peut être arrêté sans raison, transféré à la capitale par hélicoptère militaire, et voir son commerce pillé pendant qu’il croupit en prison ?

 

Ce pays est effectivement à risque. À risque pour quiconque tente d’y exercer une activité économique honnête. À risque pour quiconque réussit sans appartenir au bon réseau. À risque pour quiconque déplaît à Wagner ou à ses collaborateurs locaux.

 

L’affaire Sirou résume tout ce qui dysfonctionne en République centrafricaine : une justice aux ordres des mercenaires étrangers, des arrestations arbitraires basées sur des accusations farfelues, des pillages organisés sous couvert de “saisies”, et une impunité totale pour les véritables auteurs de crimes.

 

Quatre personnes innocentes souffrent actuellement dans les geôles de la SRI à Bangui. Une famille a perdu son gagne-pain. Un commerce construit sur plusieurs générations a été détruit en une nuit. Et tout cela pourquoi ? Parce qu’un commerçant a eu le tort de réussir à circuler sur une route que l’État est incapable de sécuriser.

 

Voilà la République centrafricaine de Touadéra et Wagner : un pays où l’innocence devient suspecte, où le succès commercial est criminalisé, où la justice obéit aux mercenaires russes, et où le pillage organisé remplace l’État de droit.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Touadera, regarde, tes ouvriers ont blessé cette jeune fille  à l’Aéroport de Bangui Mpoko : qui va s’occuper d’elle ?

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Touadera, regarde, tes ouvriers ont blessé cette jeune fille  à l’Aéroport de Bangui Mpoko : qui va s’occuper d’elle ?

 

La jeune fille blessée accidentellement à l'aéroport de Bangui Mpoko lors des travaux d'amenagement le 1 octobre 2025. Photo CNC
La jeune fille blessée accidentellement à l’aéroport international de Bangui Mpoko lors des travaux d’amenagement le 1 octobre 2025. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Mercredi 1er octobre 2025, une jeune femme attendait tranquillement l’arrivée d’un vol en provenance de France à l’aéroport international de Bangui Mpoko. Pendant des travaux de démolition de l’ancienne clôture du parking, une machine a renversé un poteau qui est tombé sur sa jambe. Elle s’est effondrée au sol avant d’être transportée d’urgence vers un hôpital de la capitale.

 

La première question qui vient à l’esprit est simple : comment peut-on faire des travaux de démolition avec des engins lourds dans une zone où les voyageurs et leur famille circulent librement ? Les gens se promenaient à quelques mètres de machines capables de renverser des structures métalliques sur eux.

 

Cette négligence pose un problème évident de responsabilité. L’aéroport international de Bangui Mpoko reste la principale porte d’entrée du pays. Des milliers de personnes y passent chaque semaine. Organiser des travaux dangereux sans les précautions de base constitue une faute professionnelle grave.

 

Maintenant que l’accident s’est produit, la question devient : qui va payer ? L’entreprise en charge des travaux doit-elle assumer les conséquences ? La direction de l’aéroport peut-elle se dégager de ses obligations alors qu’elle a autorisé ces travaux au milieu du public ? Qui prendra en charge les soins médicaux ? Qui indemnisera cette femme pour ses blessures ? Qui assurera sa réhabilitation si elle garde des séquelles ?

 

Dans un pays qui fonctionne normalement, la réponse serait automatique. L’entreprise de construction devrait immédiatement couvrir tous les frais médicaux et verser une indemnisation à la victime. La direction de l’aéroport devrait aussi assumer sa part pour avoir laissé faire des travaux dangereux sans sécuriser la zone.

 

Mais en République centrafricaine, rien ne garantit que cette logique s’appliquera. La gestion de ce type d’incident dépend souvent de la volonté politique et de la capacité de la victime à faire pression. Si l’affaire s’étouffe, si elle sort des médias, si la famille n’a pas les moyens de se battre, cette femme risque de ne jamais voir le moindre franc d’indemnisation.

 

Cette possibilité devrait nous choquer. Une personne a été gravement blessée par la faute d’une entreprise et l’incurie de l’administration aéroportuaire. Elle ne peut pas se retrouver seule face à ses frais médicaux pendant que les responsables continuent leurs activités normalement.

 

L’accident de Mpoko pose aussi une question plus large : combien de chantiers se déroulent actuellement dans Bangui sans aucune protection pour les passants ? Combien de gens marchent chaque jour près de zones dangereuses sans même le savoir ?

 

Cette habitude de négliger les normes de sécurité finit toujours par causer des accidents. Aujourd’hui, c’est une femme blessée à l’aéroport. Demain, ce sera peut-être un ouvrier tué sur un chantier sans équipement. Après-demain, un passant écrasé par une machine circulant sans précaution.

 

Les autorités aéroportuaires doivent expliquer pourquoi elles ont autorisé ces travaux sans évacuer la zone. Pourquoi aucune barrière n’a été installée ? Pourquoi les passagers pouvaient circuler librement à côté de machines en activité ? Qui a validé ce plan de travail manifestement dangereux ?

 

L’entreprise en charge du chantier doit aussi rendre des comptes. Quelles mesures de sécurité figuraient dans son plan ? Ses ouvriers avaient-ils reçu des consignes pour protéger le public ? L’opérateur de la machine était-il qualifié ? L’entreprise a-t-elle une assurance responsabilité civile comme l’exige la loi ?

 

Ces questions méritent des réponses rapides. Mais l’expérience nous enseigne la prudence. Combien d’accidents similaires se sont déjà produits sans que personne ne soit jamais inquiété ? Combien de victimes ont dû assumer seules les conséquences de la négligence des autres ?

 

La famille de cette jeune femme va probablement devoir se battre pour obtenir la prise en charge des soins, puis pour obtenir une indemnisation, puis pour faire reconnaître la responsabilité des auteurs. Ce parcours épuise souvent les victimes qui abandonnent face à l’inertie administrative.

 

Cette impunité ne peut pas continuer. Chaque accident causé par une négligence doit donner lieu à une enquête, à l’établissement des responsabilités, et à une réparation du préjudice. Sans cette exigence minimale, les normes de sécurité resteront du papier et les accidents continueront.

 

L’aéroport international de Bangui Mpoko représente la vitrine du pays pour tous les visiteurs. Quelle image donnons-nous quand on y voit un chantier dangereux où les gens peuvent être blessés ? Cette négligence visible dès l’arrivée annonce le reste : un pays où les normes comptent peu, où la sécurité des gens passe après, où personne ne répond de rien.

 

La jeune femme blessée mercredi attend de savoir qui va payer ses soins. Sa famille attend de savoir si justice sera rendue. Mais en République centrafricaine de 2025, obtenir des comptes de quelqu’un relève souvent de l’impossible. L’impunité reste la règle, la responsabilité l’exception. Cette femme blessée par un poteau rejoindra probablement la liste des victimes oubliées d’un système où personne ne répond jamais de rien.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Diplomatie en déclin : les États-Unis rétrogradent leur représentation en Centrafrique pendant que Bangui joue au guide touristique….

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Diplomatie en déclin : les États-Unis rétrogradent leur représentation en Centrafrique pendant que Bangui joue au guide touristique….

 

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La rencontre du ministre centrafricain de la communication avec la chargée d’affaires de l’ambassade des États-Unis, Mélanie ZimmermanScreenshot

 

Par la rédaction de Corbo News Centrafrique, CNC…….

 

  Les États-Unis n’ont pas renouvelé le poste d’ambassadeur en Centrafrique. À la place, une chargée d’affaires, Mélanie Zimmerman, dirige désormais la mission diplomatique à Bangui. Ce choix, signe d’un recul du niveau de représentation, a été marqué dès sa première audience par une proposition inattendue du ministre de la Communication, Maxime Balalou, qui a surpris par l’improvisation de son discours….

 

L’absence d’ambassadeur américain à Bangui depuis plusieurs mois traduit une réalité diplomatique que le gouvernement centrafricain peine à saisir. Washington a nommé Mélanie Zimmerman au poste de chargée d’affaires, un rang inférieur qui signale un net recul dans les relations bilatérales. Cette rétrogradation protocolaire, loin d’être anodine, s’accompagne d’une démonstration involontaire d’incompétence de la part des autorités centrafricaines….

 

Le changement de statut de la représentation américaine obéit à une logique diplomatique précise. Un chargé d’affaires assure la continuité administrative des relations sans porter le poids politique d’un ambassadeur. Cette nomination constitue un message clair : les États-Unis maintiennent une présence minimale tout en prenant leurs distances avec le régime de Bangui. Dans la hiérarchie diplomatique, cette mesure équivaut à un avertissement sans rupture totale….

 

Arrivée dans la capitale centrafricaine, la diplomate américaine a accordé l’une de ses premières audiences au ministre de la Communication, Maxime Balalou. Les déclarations qui ont suivi cette rencontre expliquent l’ampleur du décalage entre les deux parties….

 

“Je suis diplomate, donc il est important de venir me présenter pour commencer un dialogue. Nous avons fait le point sur l’état des relations bilatérales et exploré comment diversifier et approfondir ces relations, notamment dans le domaine commercial“, a déclaré Mélanie Zimmerman, adoptant le langage mesuré qui caractérise sa profession….

 

La suite de ses propos dévoile cependant une proposition inattendue de son interlocuteur centrafricain  Maxime Balalou : “M. le Ministre m’a suggéré d’apprendre à connaître la Centrafrique, de voyager, d’aller au contact, d’avoir une appréciation plus subtile de la Centrafrique pour mieux connaître les préoccupations des Centrafricains“….

 

Cette recommandation, formulée par un ministre de la République à une diplomate étrangère, témoigne d’une méconnaissance profonde des usages diplomatiques. Au lieu d’aborder les dossiers stratégiques de coopération économique, sécuritaire ou politique, Maxime Balalou s’est contenté de jouer les guides touristiques face à une représentante des États-Unis….

 

L’épisode traduit l’incapacité du gouvernement centrafricain à comprendre les codes de la diplomatie internationale. Pendant que Washington envoie un signal politique en abaissant le niveau de sa représentation, Bangui répond par des conseils de voyage, ignorant les véritables enjeux qui structurent les relations entre les deux pays….

 

Cette séquence diplomatique démontre l’amateurisme persistant des autorités centrafricaines face aux partenaires internationaux. Entre un ministre incapable de tenir un discours à la hauteur des enjeux et une diplomatie américaine qui prend ses distances, l’écart se creuse dangereusement. La Centrafrique s’enfonce dans l’isolement diplomatique, privée d’interlocuteurs crédibles capables de défendre ses intérêts sur la scène internationale….

 

Le déclassement américain combiné à l’improvisation centrafricaine dessine les contours d’une diplomatie affaiblie, symptôme d’un État qui a perdu sa capacité à dialoguer d’égal à égal avec ses partenaires….

 

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José Richard Pouamby : le président du HCC qui s’autorise ce qu’il interdit aux autres

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José Richard Pouamby : le président du HCC qui s’autorise ce qu’il interdit aux autres

 

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José Richard Pouamby

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  José Richard Pouamby , le chef du Haut Conseil de Communication prêche la neutralité pour Pabandji tout en ayant lui-même affiché publiquement son appartenance au parti au pouvoir lors de son précédent mandat.

 

José Richard Pouamby vient de donner une leçon de morale d’une hypocrisie déconcertante. En sanctionnant Didier Martial Pabandji pour ses prises de position publiques, le président du Haut Conseil de la Communication (HCC) oublie commodément ses propres écarts passés, quand il proclamait haut et fort son militantisme pour le MCU, parti au pouvoir.

 

“Un haut conseiller n’est pas un simple citoyen de la République”, déclare solennellement José Richard Pouamby dans son interview sur la radio Ndèkè – Luka. Cette phrase sonne particulièrement creux dans la bouche d’un homme qui, lors de son mandat précédent, avait publiquement affiché son rattachement politique sans que cela pose le moindre problème à sa conscience d’alors.

 

Quand CNC avait souligné cette contradiction il y’a quelques mois, José Richard Pouamby s’était défendu en invoquant précisément son statut de “Centrafricain ordinaire” ayant le droit de faire de la politique. “Je suis d’abord Centrafricain avant d’être président du HCC”, argumentait-il alors pour justifier ses positions partisanes. Cette défense d’hier contredit exactement les reproches d’aujourd’hui contre Pabandji.

 

L’amnésie sélective de Pouamby atteint des sommets quand il explique que “le conseiller n’a pas le droit de prendre des positions publiques sur les affaires de la cité”. Cette règle d’or qu’il brandit aujourd’hui, où était-elle quand lui-même violait allègrement ce principe de neutralité ? Cette double mesure témoigne d’une conception très personnelle de la déontologie institutionnelle.

 

Sa déclaration selon laquelle Pabandji a commis un “parjure” prête à sourire quand on connaît son propre parcours. Car enfin, qui a trahi son serment le premier ? Celui qui répond à des attaques personnelles ou celui qui transforme sa fonction en tribune politique partisane ? Cette question mérite d’être posée avec la même véhémence que José Richard Pouamby  met à poursuivre son collègue.

 

Mais c’est son interview sur la radio Ndèkè – Luka, particulièrement une partie en langue nationale  qui dévoile le fond de sa pensée avec une franchise involontaire. Le président du HCC a fini par avouer ce qui le dérange vraiment chez Pabandji : non pas ses prises de position en tant que telles, mais le fait qu’il ait osé critiquer “nos autorités” en les qualifiant de personnes “qui ne comprennent rien ”, allant jusqu’à les traiter de “Boubourou”.

 

Cette révélation tardive éclaire d’un jour nouveau la sanction infligée à Pabandji. Il ne s’agit plus d’une application neutre du règlement intérieur, mais d’une réaction épidermique face à des critiques qui touchent au pouvoir. Pouamby se dévoile ainsi comme le gardien zélé d’un régime qu’il refuse de voir attaqué, même légitimement.

 

L’ironie de la situation atteint son comble quand on réalise que ce même homme avait pris des positions publiques bien plus compromettantes lors de son précédent mandat. Ses déclarations d’appartenance au parti au pouvoir n’avaient provoqué aucune sanction de sa part contre lui-même. Mais dès que Pabandji s’en prend aux “autorités”, les sanctions pleuvent avec une rapidité suspecte.

 

Cette sélectivité dans l’indignation trahit la véritable nature du problème. Pouamby ne sanctionne pas l’expression publique d’opinions politiques en général, il sanctionne spécifiquement les critiques dirigées contre le gouvernement qu’il sert officieusement. Cette distinction fondamentale transforme le HCC en organe de protection du pouvoir plutôt qu’en institution de régulation impartiale.

 

L’expression “nos autorités sont des boubourou ” utilisée par Pouamby mérite également attention. Ce possessif trahit une identification personnelle au pouvoir qui explique sa réaction disproportionnée. Pour lui, critiquer le gouvernement revient à l’attaquer personnellement, d’où cette colère qui transperce son masque de neutralité institutionnelle.

 

L’aveu involontaire du président du HCC sur la radio Ndèkè – Luka constitue une confession publique de partialité. En expliquant que c’est spécifiquement la critique des “autorités” qui l’a poussé à réagir, il reconnaît implicitement que sa fonction de régulateur passe après sa loyauté politique. Cette confusion des rôles discrédite totalement l’institution qu’il dirige.

 

Cette approche sélective de la déontologie transforme le HCC en tribunal d’exception où les sanctions dépendent moins de la nature des fautes que de leur cible politique. Pabandji découvre ainsi que certains sujets restent tabous, non en vertu du règlement intérieur, mais en raison des affinités politiques de son président.

 

L’attitude de Pouamby témoigne d’une conception autoritaire de la direction institutionnelle où les règles s’appliquent selon le bon vouloir du chef. Cette dérive managériale transforme le HCC en tribunal d’exception où la justice dépend plus des humeurs présidentielles que de l’application équitable des textes.

 

Cette affaire dépasse largement les querelles personnelles pour interroger le fonctionnement démocratique des institutions de régulation. Comment une autorité peut-elle crédiblement sanctionner des comportements qu’elle a elle-même adoptés ? Cette question fondamentale mérite une réponse claire et publique.

 

L’institution souffre de cette gestion à deux vitesses où les mêmes fautes sont tantôt tolérées, tantôt sanctionnées selon l’identité de leurs auteurs. Cette incohérence sape la crédibilité du HCC et transforme ses décisions en règlements de comptes déguisés.

 

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SODIAC : Mais au fait, cette société sert à quoi exactement  en Centrafrique ?

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SODIAC : Mais au fait, cette société sert à quoi exactement  en Centrafrique ?

 

Guy Roger Nelo, Directeur général de la SODIAC dans son bureau à Bangui
Guy Roger Nelo, Directeur général de la SODIAC dans son bureau à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis 2012, le gouvernement centrafricain a créé une société mystérieuse appelée SODIAC. Officiellement, elle a pour mission le développement des infrastructures aéroportuaires. Dans les faits, personne ne sait vraiment ce qu’elle fait depuis sa création. Ni les Centrafricains, ni même les bailleurs de fonds qui commencent à se poser de sérieuses questions. Alors, treize ans après sa création, une interrogation légitime se pose : la SODIAC existe-t-elle pour autre chose que nourrir le parti au pouvoir ?

 

Quand on regarde la Société de Développement des Infrastructures Aéroportuaires de Centrafrique de loin, on se dit qu’elle a un beau nom. La loi n°12.009 qui l’a créée lui donnait une mission noble : moderniser l’aéroport de Bangui M’poko, développer le transport aérien, gérer les redevances aéroportuaires. Sur le papier, tout paraissait logique.

 

Mais voilà, treize ans ont passé. L’aéroport de Bangui ressemble toujours à ce qu’il était en 2012. Pas une amélioration notable, pas un projet abouti. Quand il a vraiment fallu moderniser les infrastructures, c’est l’ANAC qui s’en est chargée avec un financement de la Banque Africaine de Développement. Alors, on se demande : que fait la SODIAC pendant ce temps ?

 

Guy Roger Nelo dirige cette société depuis sa création. Proche du pouvoir, il brasse chaque année 1,2 milliard de FCFA qui arrivent en deux tranches de 600 millions. Une partie de ces fonds vient de partenaires basés à Genève. La SODIAC est placée sous la tutelle technique de l’IATA (Association internationale du transport aérien) et de l’ARMF basée à Genève en Suisse, pour garantir la conformité financière et lutter contre le blanchiment d’argent. Cette supervision est liée à la gestion des ressources, notamment celles issues de la redevance RDIA, afin d’assurer la transparence et la traçabilité des flux financiers.

 

Mais quand on cherche les réalisations concrètes, on trouve le vide. Pas de chantiers, pas de projets visibles, pas de comptes rendus publics. Juste des millions qui entrent et qui ressortent on ne sait où.

 

Les questions s’accumulent quand on creuse un peu. Pourquoi Nelo impose-t-il à ses employés de cotiser chaque mois pour le Mouvement Cœurs Unis ? Pourquoi lui-même verse-t-il 7 millions de FCFA au parti alors que son salaire officiel n’est que de 5 millions ? D’où viennent ces 2 millions supplémentaires ? Comment une société qui ne produit rien peut-elle générer autant d’argent ?

 

Les employés de la SODIAC, eux, ne touchent plus leurs salaires depuis deux mois. Bientôt trois. Ils continuent de venir au bureau, mais pour faire quoi exactement ? Pendant ce temps, leur patron empoche plus de 5 millions mensuels entre salaire et primes diverses. Cette différence de traitement interroge : sur quoi repose cette hiérarchie des revenus dans une société qui ne semble rien produire ?

 

Les partenaires internationaux commencent à se lasser. Certains ont gelé les financements, d’autres ont carrément interdit à Nelo d’accéder aux fonds. Leur patience a des limites : ils financent depuis des années une société qui ne leur montre aucun résultat concret. Leur réaction est compréhensible, mais elle révèle l’ampleur du problème : comment expliquer à des bailleurs sérieux que 1,2 milliard de FCFA par an ne produisent rien de tangible ?

 

Cette situation pose des interrogations plus larges sur le fonctionnement des institutions centrafricaines. Comment une société publique peut-elle exister treize ans sans mission claire ? Comment des fonds publics peuvent-ils être gérés sans contrôle apparent ? Comment des employés peuvent-ils être obligés de financer un parti politique pour conserver leur emploi ?

 

Les liens entre la SODIAC et le pouvoir politique posent d’autres questions. Nelo entretient des relations étroites avec les ministres successifs des Transports. La société fonctionne-t-elle comme un instrument de financement du MCU ? Les cotisations forcées des employés alimentent-elles les caisses du parti ? Ces pratiques sont-elles légales ?

 

Au final, la SODIAC ressemble plus à une énigme qu’à une société. Elle existe, elle dépense, mais personne ne sait vraiment pourquoi. Les Centrafricains paient pour une structure dont ils ne voient jamais les résultats. L’aéroport reste dans son état d’origine, les infrastructures ne bougent pas, mais les millions continuent de circuler.

 

Treize ans après sa création, la SODIAC reste une boîte noire. Les Centrafricains ont le droit de comprendre ce qu’elle fait de leur argent. Ils ont le droit de savoir si cette société travaille pour eux ou pour d’autres intérêts. Tant que ces questions resteront sans réponse, le mystère SODIAC continuera d’alimenter les interrogations sur la gestion des deniers publics en République centrafricaine….​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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CEMAC : quand le régime de Touadera transforme un sommet des chefs d’État à Bangui en propagande nationale

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quand le régime de Touadera transforme un sommet des chefs d’État à Bangui en propagande nationale

 

Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Croissance imaginaire, diplomatie fantôme : le show Balalou sur le bilan de la présidence de Touadéra à la tête de la CEMAC
Les chefs d’État de la CEMAC après leur sommet à Bangui, le 9 et 10 septembre 2025

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le gouvernement s’est une nouvelle fois glorifié d’un événement qui, ailleurs, passerait pour une simple formalité diplomatique. Lors de la conférence de presse de lundi, le porte-parole Maxime Balalou a présenté la 16e Conférence des Chefs d’État de la CEMAC, tenue à Bangui les 9 et 10 septembre, comme un triomphe historique. Dans son récit, le sommet aurait redonné une « fierté nationale » et redoré « le blason » du pays. Mais derrière ce discours triomphaliste se cache une manipulation grossière qui montre la dérive propagandiste du régime.

 

Maxime Balalou a rappelé que ce sommet s’inscrivait dans le cadre des « grands défis économiques, sécuritaires et institutionnels » de la sous-région, évoquant des objectifs connus de longue date : harmoniser les politiques fiscales, relancer le marché commun, renforcer la libre circulation des biens et des personnes, et améliorer la coopération sécuritaire. Autrement dit, rien de nouveau, rien d’exceptionnel. Ce sont les mêmes résolutions répétées d’année en année dans toutes les capitales de la CEMAC. Mais à Bangui, le pouvoir a choisi d’en faire un événement hors norme, un exploit unique qui « marquerait un tournant historique ».

 

La passation de la présidence tournante de la CEMAC, un mécanisme automatique qui suit l’ordre alphabétique, a également été présentée comme une victoire. Touadéra cède le flambeau à Denis Sassou Nguesso, et le gouvernement y voit une réussite éclatante. Dans les faits, il ne s’agit que d’une procédure normale, prévue par les textes communautaires. D’autres pays accueillent régulièrement ces sommets sans en faire une célébration démesurée. Mais à Bangui, la communication officielle a transformé ce rendez-vous standard en « moment de gloire » pour cacher l’absence totale de résultats concrets du régime.

 

Le discours du ministre a multiplié les superlatifs : « organisation impeccable », « surprise des observateurs », « fierté retrouvée », « génie du gouvernement ». Pourtant, la capitale a été brièvement repeinte et nettoyée pour l’occasion, sans que cela ne change rien à la réalité quotidienne des habitants : routes dégradées, quartiers plongés dans le noir, chômage endémique et insécurité persistante. Le contraste est saisissant entre la mise en scène d’un sommet de deux jours et la vie réelle des Centrafricains.

 

Balalou a même affirmé que ce sommet prouvait que « notre pays a changé ». Une déclaration qui révèle l’obsession du régime à transformer chaque événement protocolaire en preuve fictive de progrès. Organiser une conférence internationale dans un hôtel sécurisé de Bangui ne change rien au sort des millions de citoyens privés d’eau potable, de soins de santé ou d’écoles dignes de ce nom.

 

La réalité est simple : la 16e Conférence des Chefs d’État de la CEMAC est un rendez-vous tournant, qui aurait eu lieu ailleurs si ce n’était pas à Bangui cette année. Le gouvernement n’a rien inventé, rien créé, rien produit. Mais il a choisi d’exploiter cet événement régional pour fabriquer un récit nationaliste, destiné à convaincre que le régime maîtrise la scène internationale et « redore le blason » du pays. En vérité, cette récupération relève d’une propagande maladroite, qui frôle la folie.

 

Alors que d’autres pays organisent ce type de rencontres sans tambour ni trompette, la Centrafrique en fait une vitrine pour masquer son immobilisme. Cette glorification excessive d’une formalité diplomatique montre jusqu’où le régime est prêt à aller pour fabriquer des illusions. À force de transformer la routine en triomphe, Touadéra et son entourage prouvent une chose : ils n’ont plus rien de concret à offrir, sinon le spectacle d’une propagande à hauteur de leur folie.

 

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Centrafrique :  Des gendarmes formés pour finir vigiles de magasins libanais,  la faillite d’un système

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Des gendarmes formés pour finir vigiles de magasins libanais,  la faillite d’un système

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/04/les-élèves-gendarmes-à-Kolongo-à-Bangui-le-7-mars-2020..jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Des gendarmes formés pour finir vigiles de magasins libanais, la faillite d’un système
Les élèves gendarmes en formation à Kolongo, dans le sixième arrondissement de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La semaine dernière, le gouvernement a célébré en grande pompe la fin de formation d’une nouvelle promotion de gendarmes, présentée comme un pas décisif vers la modernisation des forces de sécurité. Mais la réalité que vivent les Centrafricains est tout autre : ces uniformes flambant neufs ne servent pas à sécuriser les routes, protéger les populations ou rétablir l’autorité de l’État. Ils finissent postés devant les magasins des libanais, transformés en vigiles privés, dans un business honteux instrumenté par les autorités elles-mêmes.

 

Derrière les discours sur la « professionnalisation » de la gendarmerie, le ministre de la défense, le directeur général et les responsables de l’État-major ont monté un système où les gendarmes sont loués aux commerçants libanais. Contre rémunération, ces hommes en uniforme deviennent les gardiens de caisses et de vitrines, une tâche qui relève d’agences privées de gardiennage, et non d’une force républicaine.

 

Cette dérive est vécue comme une humiliation nationale. La gendarmerie, autrefois respectée pour sa discipline et son intelligence, n’est plus qu’une force dévoyée. Les jeunes qui devraient incarner l’autorité de l’État se transforment en racketteurs et en exécutants d’intérêts privés. Pire encore, certains sombrent dans la criminalité, multipliant les abus et dégradant chaque jour un peu plus l’image de l’institution.

 

Pendant que le gouvernement met en scène ses cérémonies de formation, la population constate l’abandon total de sa mission première : protéger les citoyens. Les routes nationales restent livrées aux coupeurs de route, les villages sont attaqués par des groupes armés, et les humanitaires sont agressés chaque mois. Mais à Bangui, les gendarmes montent la garde devant les magasins libanais.

 

Ce système, présenté comme une « montée en puissance des forces », n’est en réalité qu’une déchéance organisée. Les gendarmes sont devenus des vigiles, réduits à une main-d’œuvre louée pour enrichir quelques responsables. Une institution jadis pilier de l’État s’effondre sous les yeux des Centrafricains, trahissant sa mission et son honneur.

 

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Touadéra : Profitez bien de votre dernier voyage, la CPI vous attend silencieusement

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Touadéra : Profitez bien de votre dernier voyage, la CPI vous attend silencieusement

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/09/Touadera-suce-langue-IMG_4190-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadéra : Profitez bien de votre dernier voyage, la CPI vous attend silencieusement
Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le président Faustin-Archange Touadéra vient de regagner Bangui après trois semaines de “longue tournée diplomatique ” à travers le monde. Abu Dhabi, Casablanca, Londres, New York, Rome… Un périple présenté par la propagande présidentielle comme un “succès total pour la nation centrafricaine”. La réalité ? Un voyage financé sur fonds publics pendant que le pays s’enfonce dans le chaos, et surtout, possiblement son dernier déplacement international en homme libre.

 

L’information circule discrètement mais elle est explosive : selon Maître La Rochelle, avocat canadien spécialisé en droit pénal international, le dépôt officiel d’une plainte contre Faustin-Archange Touadéra devant la Cour Pénale Internationale (CPI) pourrait intervenir dès le 8 octobre 2025. Tous les faits sont réunis, tous les dossiers sont compilés, toutes les preuves sont documentées.

 

Contrairement aux procédures bruyantes et médiatisées, cette fois l’approche sera différente. Le mandat d’arrêt, s’il est délivré, sera silencieux. Pas d’annonce préalable, pas de fanfare, pas d’avertissement. Juste une arrestation rapide et efficace lors d’un prochain déplacement international.

 

Le peuple centrafricain souhaite ardemment que cette stratégie silencieuse fonctionne. Que Touadéra soit attrapé “vite fait” comme on dit chez nous, sans possibilité de fuite, sans possibilité de négociation préalable. Qu’il réponde enfin de ses actes devant une vraie justice, pas celle qu’il a transformée en instrument à sa botte en République centrafricaine.

 

Pendant ce temps, la propagande présidentielle nous sert son habituel storytelling mensonger. Cette tournée serait un triomphe ? Examinons les faits.

 

À Abu Dhabi, Touadéra remercie les Émirats pour un champ solaire de 60 mégawatts inauguré en août. Magnifique. Pendant ce temps, 95% du pays vit dans le noir total chaque soir. Ce champ solaire ne profite qu’à quelques quartiers de Bangui et probablement aux résidences des dignitaires du régime.

 

À Casablanca au Maroc, le président se gargarise de “9 milliards d’euros d’annonces d’investissements”. Des annonces ! Pas des engagements fermes, pas des décaissements effectifs, mais des annonces. Le régime MCU maîtrise l’art de transformer les promesses vagues en “succès retentissants”. Combien de ces milliards se matérialiseront réellement ? L’histoire des relations entre la Centrafrique et ses “partenaires” nous enseigne le scepticisme.

 

À Londres, des “projets importants qui vont bouleverser l’économie” dont on ne peut rien dire pour le moment. Cette opacité calculée permet au régime de vendre du rêve sans contenu, sachant que les Centrafricains oublieront ces promesses pathétique dans quelques semaines.

 

À New York, le clou du spectacle : Touadéra propose un “Fonds mondial de prévention des conflits” pour “réparer les injustices infligées à l’Afrique”. L’ironie est savoureuse. Un président qui a livré son pays aux Mercenaires russes, qui organise des Élections illégales, qui viole méthodiquement sa propre constitution, qui laisse massacrer ses citoyens, vient donner des leçons de justice à l’ONU.

 

Le régime MCU possède un talent particulier : transformer systématiquement l’échec en réussite par la magie de la manipulation médiatique. Le pays sombre ? On célèbre un champ solaire. L’ANE est incapable d’afficher les listes électorales ? On organise une conférence de presse pour parler de “transparence”. Les mercenaires russes massacrent les populations ? On les présente comme des “partenaires pour la paix”.

 

Cette capacité à réécrire la réalité atteint des sommets avec cette tournée présentée comme triomphale. Touadéra rentre à Bangui “sous les ovations” d’une “foule enthousiaste affiliée au MCU”. Notez bien : affiliée au MCU. Pas des Centrafricains ordinaires, mais des militants payés ou contraints de venir applaudir.

 

Mais cette fois, la manipulation pourrait ne plus suffire. Si les informations de Maître La Rochelle se confirment, si le dossier CPI aboutit comme prévu, cette tournée restera dans l’histoire comme le dernier voyage international de Touadéra en homme libre.

 

Les Centrafricains qui souffrent depuis neuf ans sous ce régime calamiteux espèrent que justice sera enfin rendue. Pas la justice centrafricaine que Touadéra a transformée en farce, mais la vraie justice internationale qui ne se laisse pas manipuler par les petits dictateurs africains.

 

Le silence qui entoure actuellement la préparation de ce dossier CPI est stratégique et bienvenu. Contrairement aux procédures bruyantes qui permettent aux cibles de s’organiser pour échapper à la justice, cette approche discrète maximise les chances d’arrestation effective.

 

Profitez bien, Monsieur le Président. Alors oui, Monsieur Touadéra, profitez bien de vos voyages à l’étranger. Savourez les tapis rouges, les photos protocolaires, les discours creux devant des audiences qui s’en fichent. Dépensez allègrement l’argent public dans vos déplacements somptueux pendant que vos concitoyens crèvent de faim.

 

Mais sachez qu’à chaque voyage, vous prenez le risque d’être le dernier. À chaque escale internationale, vous pourriez être celui où un mandat d’arrêt silencieux vous attend. À chaque conférence internationale où vous venez donner des leçons de démocratie, vous pourriez être celle où la CPI décide de frapper.

 

Les dictateurs africains ont souvent cru qu’ils pouvaient échapper indéfiniment à la justice internationale. Certains ont effectivement fini leurs jours dans leurs palais, entourés de leurs richesses volées. D’autres ont fini à La Haye, dans une cellule de la CPI, face à leurs victimes.

 

L’histoire jugera cette “tournée diplomatique triomphale” pour ce qu’elle est vraiment : le dernier baroud d’honneur d’un régime aux abois qui tente de se donner une légitimité internationale qu’il n’a plus sur son propre territoire.

 

Le peuple centrafricain attend le 8 octobre avec espoir. Pas pour voir une nouvelle manipulation médiatique du régime, mais pour voir enfin la justice internationale prendre ses responsabilités face à un président qui a transformé son pays en cauchemar.

 

Que les ancêtres guident la CPI dans sa mission de rendre justice aux victimes du régime MCU.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publication

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Gypsiane Aguené, la secrétaire de l’ANE qui fait trembler les réseaux sociaux centrafricains en piétinant la loi électorale en direct à la radio, tout en signant l’acte de décès de sa crédibilité

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Gypsiane Aguené, la secrétaire de l’ANE qui fait trembler les réseaux sociaux centrafricains en piétinant la loi électorale en direct à la radio, tout en signant l’acte de décès de sa crédibilité

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/La-vice-presidente-de-lautorite-nationale-des-elections-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Gypsiane Aguené, la secrétaire de l’ANE qui fait trembler les réseaux sociaux centrafricains en piétinant la loi électorale en direct à la radio, tout en signant l’acte de décès de sa crédibilitéOn est champions en adoption des lois, mais aussi en violation des lois : la députée Gomina-Pampali démonte l’ANE sur l’affaire des listes électorales
La vice – présidente de l’autorité nationale des Élections en Centrafrique

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Gypsiane Aguené, secrétaire permanente de l’Autorité Nationale des Élections, a réussi l’impensable : faire croire aux Centrafricains que l’institution censée garantir la transparence électorale ne connaît même pas ses propres lois. Invitée dans l’émission Patara sur la radio Ndèkè -Luka le 27 septembre 2025, elle a déclaré sans la honte, sans trembler  d’ailleurs : « Ce n’est pas une obligation légale pour l’ANE d’afficher la liste définitive ».

 

Si un tel mensonge n’est pas seulement une faute politique, il est par contre une fraude institutionnelle, une insulte à l’intelligence collective, un aveu d’incompétence d’une gravité extrême.

 

Le code électoral centrafricain est clair comme du l’eau pure des Wagner. L’article 19 stipule : « Les listes électorales font l’objet d’un affichage public pour être consultées par tout intéressé ». L’article 11, alinéa 3 ajoute : « La liste électorale de la commune est affichée au chef-lieu de cette unité administrative ». Le mot est écrit noir sur blanc : affichée. Pas “suggérée”, pas “mise en ligne si possible”, pas “conditionnée par le budget”. Affichée, point final. En niant cette obligation, Gypsiane Aguené démontre que l’ANE n’est plus un arbitre électoral, mais une arme de propagande du régime MCU.

 

Prise au piège de son propre mensonge, Aguené a tenté une justification grotesque : « L’ANE n’a pas publié sur toute l’étendue du territoire par manque de moyens ». Une absurdité. L’affichage des listes nécessite du papier, de l’encre et un mur. Si l’ANE n’est pas capable d’accomplir cette tâche élémentaire, comment pourrait-elle organiser quatre scrutins simultanés, imprimer des millions de bulletins et former des milliers d’agents électoraux ? La réalité est simple : l’ANE refuse d’afficher les listes parce qu’un affichage public mettrait à nu les fraudes, les doublons, les radiations arbitraires. Ce silence organisé est une stratégie de manipulation, pas une difficulté budgétaire.

 

Avec cette déclaration, l’ANE vient d’ajouter une preuve supplémentaire de son alignement total sur le régime. Elle nie l’existence des lois qu’elle est censée appliquer, ment publiquement à la radio et tente de justifier l’illégalité par des prétextes ridicules. Comment croire à des Élections libres et équitables quand la garante du processus viole elle-même le code électoral ?

 

Ce comportement ne surprend plus dans un pays où la loi est utilisée comme un chiffon jetable. La Constitution a été modifiée de force après le limogeage de la présidente de la Cour constitutionnelle, le code électoral a été révisé à la hâte et appliqué avant même sa promulgation, les délais constitutionnels ont été foulés aux pieds. Aujourd’hui, l’ANE suit le même chemin en piétinant l’obligation d’affichage.

 

La communauté internationale, qui finance à coups de millions ce processus, doit ouvrir les yeux. Soutenir l’ANE dans ces conditions, c’est financer une parodie électorale. Accepter le mensonge de Gypsiane Aguené, c’est cautionner la fraude à grande échelle.

 

En osant affirmer que l’affichage des listes n’est pas une obligation, Gypsiane Aguené a signé l’acte de décès de sa crédibilité. Une responsable électorale qui nie la loi n’est plus une fonctionnaire, mais une complice. Une institution qui viole ses propres textes n’est plus une autorité, mais une officine au service d’un clan. Les Centrafricains le voient, l’opposition le dénonce, les observateurs le savent. La question reste entière : jusqu’à quand la communauté internationale acceptera-t-elle de financer cette farce électorale organisée par des menteurs institutionnels ?

 

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Maxime Balalou ivre de panafricanisme : quand le Tchad devient le nouveau sauveur de Bangui

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Maxime Balalou ivre de panafricanisme : quand le Tchad devient le nouveau sauveur de Bangui

 

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Le ministre centrafricain de la communication, porte-parole du gouvernement,, l’ex-détenu Maxime Balalou

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le ministre Maxime Balalou transforme N’Djamena en bienfaiteur de la paix centrafricaine après des années d’accusations mutuelles, dévoilant les contradictions d’un régime à la dérive diplomatique.

 

Le 1er septembre 2025, l’ex-détenu et Kitandaire Maxime Balalou a livré une performance digne des grands moments de l’opportunisme politique africain. Interrogé par l’un des journalistes présents à la conférence de presse sur les critiques de Jean-François Akandji Kombé concernant le soutien tchadien à l’accord de paix, le ministre s’est lancé dans une apologie du Tchad qui confine au ridicule tant elle contraste avec l’historique conflictuel entre Bangui et N’Djamena.

 

“Hier, on accusait le Tchad. Par-ci, par-là, que le Tchad est derrière, le Tchad déstabilise notre pays”, reconnaît candidement Balalou avant d’opérer un revirement spectaculaire. Cette franchise involontaire mérite d’être soulignée : le ministre admet que son propre gouvernement accusait hier le Tchad de déstabilisation. Mais les temps changent, les alliances aussi, et l’amnésie diplomatique fait des miracles.

 

Le voilà qui découvre soudainement les “liens séculiers” avec le voisin tchadien : “Nous avons des liens séculiers avec le Tchad. On est liés par l’histoire. Vous savez, à la frontière, on est à une frontière de milliers de kilomètres où les gens pratiquement ne parlent d’autre part la même langue”. Cette géopolitique approximative, où la proximité linguistique justifierait l’intervention étrangère, dévoile une conception pour le moins fantaisiste de la souveraineté nationale.

 

Maxime Balalou pousse l’effronterie jusqu’à transformer le Tchad en chevalier blanc de la paix centrafricaine : “Et si aujourd’hui, le gouvernement tchadien participe pour régler les questions sécuritaires dans notre pays, soutient. Mais c’est une très bonne chose pour les Centrafricains”. Cette métamorphose subite du “déstabilisateur” d’hier en “pacificateur” d’aujourd’hui illustre parfaitement l’opportunisme du régime Touadéra.

 

Le ministre Maxime Balalou monte ensuite sur ses grands chevaux pour fustiger les critiques du Professeur Jean-François Akandji-Kombé: “Quel est ce compatriote qui va causer comme une ingérence intérieure le fait que le Tchad participe à consolider la paix dans notre pays en apportant ce soutien ? Vous imaginez un peu comment peut-on regarder ces types de réactions ?”. Cette indignation de commande masque mal l’embarras gouvernemental face aux questions légitimes sur les contreparties de ce soutien tchadien providentiel.

 

Mais c’est dans sa tirade panafricaniste que Maxime Balalou atteint des sommets de grandiloquence creuse. “C’est terminé. Nous ne sommes plus à la colonisation, vous le savez bien. C’est terminé. Aujourd’hui, les peuples africains sont debout, sont réveillés. Nous voulons disposer de nous-mêmes”, proclame-t-il avec une conviction touchante.

 

Cette rhétorique de l’émancipation africaine sonne particulièrement faux dans la bouche d’un ministre dont le gouvernement survit grâce aux Mercenaires russes et au soutien militaire rwandais . Prétendre à l’autodétermination quand on dépend entièrement des béquilles étrangères pour se maintenir au pouvoir relève de la pure comédie politique.

 

Le porte-parole gouvernemental persiste dans cette voie : “Et maintenant, beaucoup de pays africains ont compris que leur destin était eux-mêmes. Nos destins ne dépendent plus d’un pays ou d’un leader étranger, non. Nous affirmons notre destinée nous-mêmes”. Cette déclaration d’indépendance tardive prête à sourire quand on mesure la dépendance abyssale de la Centrafrique vis-à-vis de ses “partenaires” stratégiques successifs.

 

Le ministre Maxime Balalou conclut sa charge par un verdict sans appel contre les détracteurs du soutien tchadien : “Et c’est pour cette raison que regardez ce qui se passe en Afrique. Et aujourd’hui, si certaines personnes considèrent que l’action que le Tchad a mené pour amener la paix dans nos pays est une ingérence intérieure, ces personnes se trompent diamétralement”.

 

Cette formule péremptoire traduit l’incapacité chronique du régime Touadéra à accepter la moindre critique sur ses alliances de circonstance. Plutôt que de reconnaître les zones d’ombre de cette coopération tchadienne, Balalou préfère disqualifier d’emblée ses détracteurs comme des esprits rétrogrades incapables de saisir les subtilités géopolitiques africaines.

 

Cette métamorphose du Tchad en sauveur de la Centrafrique interroge sur les véritables motivations de ce revirement spectaculaire. Hier accusé de tous les maux par Bangui, N’Djamena devient aujourd’hui l’artisan providentiel de la paix centrafricaine. Quels engagements secrets le gouvernement Touadéra a-t-il pris pour bénéficier de ce précieux soutien dans la signature de l’accord avec l’UPC et les 3R ?

 

Cette question centrale reste soigneusement évitée par Balalou, trop occupé à chanter les louanges de la “coopération fraternelle” tchadienne. Cette omission délibérée des contreparties de l’aide étrangère traduit une conception particulièrement opaque de la gouvernance démocratique.

 

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