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Centrafrique : À Ndachima, un artisan minier décrit le travail sous la menace permanente autour du site contrôlé par les Russes

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À Ndachima, un artisan minier décrit le travail sous la menace permanente autour du site contrôlé par les Russes

 

 

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Invité minier pour CNC à Ndachima bon. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 À Ndachima, village minier situé à une soixantaine de kilomètre de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, les jeunes centrafricains continuent de chercher de l’or dans une zone désormais sous contrôle russe, malgré plusieurs morts enregistrées chaque jour. Ibrahim, artisan minier né dans ce village, raconte pourquoi les habitants persistent à exploiter les déchets rejetés par les machines russes, au péril de leur vie.

Suivez ci-dessous son interview intégrale conduite par l’un des journalistes de Corbeau News Centrafrique (CNC).

 

CNC : Bonjour Monsieur Ibrahim. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

 

Ibrahim : Je m’appelle Ibrahim. Je suis artisan minier. Je suis né ici à Ndachima en 1991. Après mes études primaires à Ndachima, je suis allée au lycée de Bambari, j’ai abandonné en classe de seconde et je suis revenu au village.

 

CNC : Quelle est exactement votre activité aujourd’hui ?

Ibrahim : Comme la majorité des jeunes d’ici, je suis sur les chantiers miniers. Nous cherchons de l’or tous les jours.

 

CNC : Ndachima enregistre des morts quotidiennes autour du site minier. Pourquoi rester malgré ce danger constant ?

Ibrahim : Nous sommes nés ici, nous avons grandi ici. Nos grands-parents travaillaient déjà sur ces mines, nos parents aussi. C’est la seule activité possible dans ce village. Mais ce qui se passe aujourd’hui est complètement différent de ce que nous avons connu. Les terres que nos parents exploitaient ont été vendues. Maintenant, ce sont les Russes qui contrôlent tout.

 

CNC : Qu’est-ce qui a précisément changé depuis que les Russes ont pris le contrôle du site ?

Ibrahim : Ils ont tout verrouillé. Nous n’avons plus aucun accès. Lorsqu’ils creusent, ils enlèvent d’abord les couches de terre inutiles avant d’atteindre le gravier qui contient l’or. Ces déchets, ils les rejettent à environ trois kilomètres de leur base. Et nous, c’est sur ces tas rejetés que nous allons récupérer ce qui peut rester.

 

CNC : Combien de grammes pouvez-vous trouver dans une journée de travail ?

Ibrahim : Souvent rien. Tu peux transporter plusieurs sacs, les laver et ne rien obtenir. Mais parfois, tu peux trouver l’équivalent d’une petite tête d’allumette d’or. On vend ça entre 4000 et 5000 francs CFA. C’est ce qui permet de nourrir nos familles.

 

CNC : Pourquoi les Russes vous interdisent-ils de fouiller ces déchets alors qu’ils les ont déjà rejetés ?

Ibrahim : On ne sait pas. Si un Russe te voit, il tire. Directement. Ils tuent sans hésiter. On a connu ici des Français, des Sud-Africains, des Canadiens. Jamais on n’a vu autant de morts. Ici, les décès sont constants. Personne n’en parle, et les autorités ne viennent jamais.

 

CNC : Comment s’organise la surveillance autour du site ?

Ibrahim : À l’entrée, il y a ceux qu’on appelle les “Russes noirs”. Ce sont d’anciens combattants centrafricains formés par les Russes. Ils contrôlent le passage et confisquent parfois les sacs que nous transportons. Ils lavent eux-mêmes les déchets. Plus loin, quand les Wagner arrivent, ils tirent sur les gens ou renversent les camions de déchets sur ceux qui fouillent. Cela peut ensevelir dix ou quinze personnes d’un coup.

 

CNC : La jeunesse dit être la première cible des violences. Comment décrivez-vous ce que vivent aujourd’hui les jeunes dans cette zone ?

Ibrahim : Chaque fois, les jeunes répètent la même chose : les Russes nous tuent. Nous sommes l’avenir de ce pays, mais on nous élimine et personne ne réagit. Les autorités ne disent rien, comme si notre vie n’avait aucune valeur. Le nombre de morts dépasse tout ce que les habitants peuvent imaginer. Ici, la paix commençait à revenir. Des anciens rebelles, des braqueurs, des jeunes sans travail étaient venus pour changer de vie, prendre des outils, chercher de l’argent de façon honnête. Ils avaient laissé la violence derrière eux. Mais quand on tue comme ça, ces jeunes peuvent repartir dans le banditisme. Ceux qui étaient venus pour la paix se demandent pourquoi on les abat alors qu’ils essaient juste de vivre. Personne ne vient à leur secours, et cela détruit toute chance d’avenir.

 

CNC : Avez-vous été témoin d’un incident récemment ?

Ibrahim : Oui. Mardi, j’ai vu un homme se faire tuer. Le lendemain, ils ont encore tiré sur quelqu’un. Parfois, les déchets sont déversés directement sur les gens. C’est quotidien.

 

CNC : La population avait organisé une grève il y a quelques semaines. Y a-t-il eu un changement ?

Ibrahim : Aucun. Les habitants avaient protesté, les gendarmes et les soldats sont venus, mais rien n’a changé. Le danger reste le même.

 

CNC : Les autorités nationales se rendent-elles parfois sur le site ?

Ibrahim : Jamais. Le site est complètement fermé. Les Russes sont les seuls à y entrer.

 

CNC : Certains disent que des jeunes se rendent volontairement au camp russe en échange du riz ou de sardine pour être sodomisés par ses voyous de Wagner. Est-ce vrai ?

Ibrahim : Non. Par contre, il arrive que les Wagner arrêtent des gens, les enferment ou les agressent sexuellement. Mais personne ne s’y rend volontairement.

 

CNC : Merci Monsieur Ibrahim pour votre témoignage et votre disponibilité.

Ibrahim : C’est à moi de vous remercier. Merci CNC.

 

Propos recueillis par notre correspondant à Bambari.

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Quand les cellules deviennent des cimetières : la République Centrafricaine face à ses morts qui parlent dans les placards de Touadéra et de Wagner

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Quand les cellules deviennent des cimetières : la République Centrafricaine face à ses morts qui parlent dans les placards de Touadéra et de Wagner

 

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Image d’illustration de l’arrivée à Bangui d’un suspect arrêté par les Wagner en province

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En République Centrafricaine, des gens disparaissent en détention et leurs corps réapparaissent ailleurs. Le débat Patara sur Radio Ndékè Luka a mis des mots crus sur cette réalité.

 

C’est Arletta Mamboui Abiali qui a frappé le plus fort, avec une phrase que personne dans le studio n’a contestée : « Le Centrafrique actuellement est aux abattoirs. » Elle ne parlait pas au sens figuré. Elle décrivait un pays où l’on enlève des gens, où l’on tue, parfois simplement parce qu’une personne aurait dit quelque chose qui dérangeait. Cette jeune militante politique a posé une question que beaucoup évitent : que sont devenus ceux dont on n’a même pas retrouvé le corps ?

 

Cette question n’est pas née dans le vide. Elle est nourrie par un cas précis : celui d’un policier arrêté, présumé innocent, confié à la justice, et retrouvé sans vie après trois semaines de recherches désespérées par sa famille. Steve Bendo-Ndeni, acteur de la société civile, a dit l’essentiel avec une phrase qui glace : désormais, si quelqu’un est arrêté, ses proches feraient mieux d’aller vérifier directement à la morgue. Ce n’est pas une exagération de sa part, c’est une description de ce qui se passe.

 

Ce qui rend la chose encore plus troublante, c’est qu’il ne s’agit pas d’un premier cas. Elysée Nguémalé, coordonnateur de l’Observatoire pour la bonne gouvernance démocratique, a rappelé l’affaire Armel Sayo : disparu de sa cellule, puis réapparu. Deux cas, deux logiques différentes, mais le même trou noir au milieu : la détention devient un endroit d’où l’on peut sortir mort, ou ne jamais vraiment sortir du tout.

 

Ce que les débatteurs ont tous senti, chacun à sa manière, c’est que ces faits ne restent jamais sans lendemain judiciaire visible. Nguémalé l’a dit clairement : il n’y aura probablement pas de déclaration officielle forte, pas de réponse de l’État à la hauteur de ce que la situation réclame. Arletta, elle, a ajouté une autre couche : et si certains ne voulaient justement pas que la vérité sorte ? Et si des complicités internes rendaient la vérité dangereuse à connaître ?

 

La mort de ce policier en détention, dans un pays qui inscrit la dignité humaine et l’unité nationale parmi ses valeurs républicaines, est une contradiction que Nguémalé a nommée sans détour. Ce n’est pas digne, a-t-il dit. Et cette indignité ne touche pas seulement une famille en deuil, elle touche l’image entière du pays. Bendo-Ndeni l’a confirmé : cette situation ternit encore davantage une République déjà fragilisée.

 

Pendant ce temps, les enquêtes annoncées avancent, mais le principal concerné, lui, est déjà mort. Arletta a mis le doigt sur l’absurdité de la chose : comment instruire une enquête sérieuse quand celui au cœur de l’affaire ne peut plus ni témoigner, ni se défendre, ni réclamer justice ? Cette pratique, comme elle l’a dit, semble prendre de l’ampleur, et chaque nouveau cas rend le suivant un peu plus banal, un peu plus accepté dans les esprits.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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L’église UFEB bataillon  2 est sur le point de s’exploser: Le Pasteur Faki menace, lors d’un conseil d’église,  de balancer tout  ses complices

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L’église UFEB bataillon  2 est sur le point de s’exploser: Le Pasteur Faki menace, lors d’un conseil d’église,  de balancer tout  ses complices

 

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Le Pasteur controversé Faki Issene

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À l’église Baptiste Bataillon 2 de Bangui, le navire prend l’eau, les voiles sont déchirées, et le capitaine commence à mordre. Le samedi 21 février 2025 restera dans les annales non pas pour un miracle de guérison, mais pour un miracle de délation. Acculé par les soupçons de détournement des fonds offerts par le Président Touadéra, le Pasteur Faki Issene a troqué la Bible pour le carnet de comptes des complices.

 

 

Comme le dit l’adage : « Quand le navire coule, les rats se mordent pour savoir qui sautera le premier. » Et à Bataillon 2, les morsures sont profondes et les dents sont acérées.

 

 

Le Pasteur Faki en mode « Kamikaze » : « Si je coule, vous coulez avec moi ! »

L’ambiance était déjà électrique, mais elle a viré à l’orage quand la question des 500 000 FCFA manquants de l’enveloppe présidentielle a refait surface. On se souvient que le Président Touadéra, alias « Baba Kongoboro », avait généreusement offert 5 millions de FCFA au Pasteur pour la reconstruction de l’église UFEB de Bataillon 2. Mais entre les mains de pasteur Faki, l’argent semble avoir subi une cure d’amaigrissement miraculeuse. Une partie a disparu dans la nature.

 

Face aux murmures qui deviennent des clameurs sur CNC, le Pasteur Faki a choisi la tactique de la « terre brûlée  comme des Kamikazes». Devant le conseil de l’église médusé, en plein affrontement avec le diacre ancien Policier, il a lancé une menace qui sonne comme un aveu de culpabilité collective : « Vous dites que c’est moi qui ai volé ? Mais cet argent, je l’ai partagé avec certains diacres également ! ». Dans un élan de courage posthume, le pasteur Faki a cité un diacre de l’église, ancien secrétaire général de l’église, un gendarme aujourd’hui décédé qui se prénomme Paul-Clément. Pratique, non ? Les morts ne contredisent jamais les bergers en difficulté. Mais le pasteur Faki ne s’est pas arrêté là. Il a prévenu que si la pression continuait sur moi, je vais « balancer » la liste de tous les bénéficiaires vivants. C’est le chantage au bénitier : « Je suis peut-être un voleur, mais vous êtes mes complices ! ».

 

Le moment le plus spectaculaire fut l’altercation avec le diacre, ancien policier à la retraite. Ce dernier, habitué aux interrogatoires et aux malfrats, a eu le malheur de conseiller au Pasteur de « prendre de la hauteur » et d’arrêter de se chamailler avec les médias comme CNC.

 

La réponse fut une éruption volcanique. Le Pasteur, oubliant les fruits de l’Esprit (paix, douceur, tempérance), est devenu rouge de colère. Traiter un diacre de « sorcier » et d’« homme de ténèbres » devant tout le conseil ? On se croirait dans une cour de récréation mal fréquentée plutôt que dans une maison de prière.

 

Même le chant de louange entonné par un diacre gendarme pour calmer les esprits a été violemment interrompu. Faki ne voulait pas chanter, il voulait mordre. C’est là que l’adage prend tout son sens : « Celui qui a du sang sur les mains voit des démons partout. » En voyant des traîtres à chaque coin de banc, Faki confirme qu’il ne dirige plus une église, mais une cellule de crise paranoïaque.

 

Pendant que les fidèles s’interrogent sur les 600 millions de FCFA du projet de reconstruction (un devis gonflé au stéroïde pour assurer des rétrocommissions confortables), le Pasteur Faki, lui, voit ses propres chantiers fleurir.

 

Le miracle de Voudambala : Une école privée qui sort de terre.

Le miracle de Damara : Une ferme et du bétail qui se multiplient.

Le miracle de la Tunisie : Un fils envoyé en voyage d’études avec l’espoir d’un futur en France.

 

Les fidèles se demandent légitimement : par quelle opération du Saint-Esprit un pasteur d’une église en crise financière peut-il devenir un magnat de l’immobilier et de l’élevage en si peu de temps ? La réponse semble se trouver dans les 500 000 FCFA évaporés et les marges suspectes sur le ciment et les briques. Comme on dit chez nous : « On ne peut pas porter deux melons dans une seule main », à moins que l’une des mains ne soit celle de sa femme, Sylvie, propulsée gestionnaire de l’ombre.

 

Vous comprenez bien, l’article de CNC avait déjà révélé comment Faki a été imposé par ses parents, Maurice Gazayeke et Ambeka. Aujourd’hui, le système est verrouillé. Le cousin gère la caisse, la femme gère les matériaux, et les informateurs (comme le diacre Sakama, l’anthropologue devenu espion de sacristie) enregistrent les conversations des fidèles.

 

C’est un véritable « système mafieux sous la soutane ». On espionne, on menace, on exclut. Résultat ? L’église s’est vidée. De 1 000 fidèles, il n’en reste qu’une poignée de courageux ou de complices. Les autres ont fui le navire avant que les rats ne commencent à se dévorer entre eux.

 

Mais le diacre policier a fini par claquer la porte, jurant de ne plus remettre les pieds dans cette « arène ». C’est le début de la fin. Quand les hommes d’ordre partent, il ne reste que le chaos.

 

Le Pasteur Faki menace de « balancer » tout le monde ? Grand bien lui fasse ! Le peuple de Dieu attend de voir la liste. Car à force de vouloir faire peur aux autres, il oublie que « la vérité est comme l’huile, elle finit toujours par monter au-dessus de l’eau. » Que Faki continue de chercher Alain Nzilo derrière chaque poteau de l’église, qu’il continue de traiter ses diacres de sorciers, le fait demeure : les comptes de l’église Bataillon 2 ne sont pas écrits dans le Livre de Vie, mais dans un grand livre de cuisine où l’on prépare les détournements.

 

Le navire coule, les rats mordent… et CNC a déjà préparé les gilets de sauvetage pour la vérité. On n’est prêt pasteur Faki, balance nous tout tes complices. Amen!

 

Par Alain Nzilo

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Taley 2, commune de Bimbi : quand le Conseil constitutionnel efface le verdict des urnes, remplace le gagnant par des mafieux

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Taley 2, commune de Bimbi : quand le Conseil constitutionnel efface le verdict des urnes, remplace le gagnant par des mafieux

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans la préfecture de Lim-Pendé, la circonscription de Taley 2 vit depuis quelques jours une situation que les habitants refusent d’accepter en silence, et leur colère a déjà parcouru des kilomètres pour se faire entendre.

 

Tout part d’un résultat électoral que la population croyait acquis. Le candidat Charlot était sorti en tête du scrutin législatif, devant tous les autres. Son avance était nette, ses partisans fêtaient déjà. Puis le Conseil constitutionnel a rendu sa décision — et tout a basculé.

 

Le dossier de Charlot  a été invalidé. À sa place, deux candidats mafieux et surtout criminels qui se trouvaient loin derrière lui dans les résultats ont été retenus pour le second tour. Aucune explication solide n’a filtré pour justifier ce renversement aux yeux de la population. Juste une décision, tombée d’en haut, sans que personne ne comprenne vraiment pourquoi.

 

La réaction ne s’est pas fait attendre dans la sous-préfecture de Taley. Les habitants de la commune de Bimbi, dans la deuxième circonscription de Taley, ont décidé de ne pas rester assis sur leur mécontentement. Ils ont organisé une marche spontanée jusqu’à Paoua, chef-lieu de la préfecture, pour remettre un mémorandum au préfet et exprimer leur rejet de cette décision.

 

À leur arrivée, c’est le sous-préfet et le commandant de compagnie de la gendarmerie qui les ont accueillis — non pas pour les écouter, mais pour leur signifier que leur marche était illégale. Selon eux, manifester sans autorisation préalable de la préfecture expose les marcheurs à toutes sortes de risques, et les rendrait responsables de tout débordement éventuel.

 

Sauf que cette logique ne tient pas. Une grève d’élèves à Boali, à Sibut, une grève d’enseignants  du supérieur, personne ne dépose de dossier d’autorisation avant de descendre dans la rue quand la colère est là, immédiate, vive. La population de Bimbi n’a pas marché par caprice ou par calcul. Elle a marché parce qu’elle estime qu’on lui a volé son choix, et que ce choix méritait d’être défendu, même sous la menace.

 

Car il faut bien dire ce mot : la menace. Les forces de la milice Wagner, dont la présence pèse sur le pays tout entier, n’ont pas empêché ces hommes et ces femmes de se lever et de marcher. Ils ont bravé la peur, ils ont couvert des kilomètres, et ils ont remis leur mémorandum.

 

Le sous-préfet et le commandant de gendarmerie ont choisi ce moment pour rappeler les règles administratives relatives aux autorisations de manifestation. Pendant ce temps, la question de fond — pourquoi le candidat arrivé en tête a-t-il été écarté — restait entière, sans réponse, suspendue dans l’air comme une dette que personne ne semblait pressé de solder.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Fortuné Bobérang

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Pollution massive et ravages écologiques : l’exploitation aurifère chinoise de l’entreprise IMC dévaste la Nambéré

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Pollution massive et ravages écologiques : l’exploitation aurifère chinoise de l’entreprise IMC dévaste la Nambéré

 

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/sur-le-chantier-minier-de-rondi-dans-la-nana-mambere-avec-les-chinois-qui-devastent-massivement-la-foret.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/sur-le-chantier-minier-de-rondi-dans-la-nana-mambere-avec-les-chinois-qui-devastent-massivement-la-foret.jpg” alt=”Sur le chantier minier de Rondi, dans la Nana-Mambéré, avec les chinois qui dévastent massivement la forêt” width=”300″ height=”300″ />
Sur le chantier minier de Rondi, dans la Nana-Mambéré, avec les chinois qui dévastent massivement la forêt

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’extraction intensive d’or menée par la société chinoise IMC s’accompagne d’une destruction écologique inquiétant, combinant empoisonnement des rivières et déboisement massif sur l’ensemble de la préfecture de la Nambéré.

 

La sous-préfecture d’Aba connaît depuis plusieurs années une activité minière croissante portée par l’Industrie Minière de Centrafrique. Cette entreprise chinoise exploite de nombreux gisements aurifères répartis dans plusieurs localités, dont Gobolo, Rondji etc, employant des centaines de travailleurs et équipant ses sites d’installations imposantes. Les camions circulent quotidiennement entre les différentes bases, transportant matériel et production vers les site principaux dans la zone.

 

L’ampleur de cette exploitation nécessite l’utilisation de techniques industrielles sophistiquées pour extraire le précieux métal. Contrairement aux méthodes artisanales traditionnelles, les opérations menées par l’IMC font appel à des procédés chimiques complexes qui permettent d’accroître considérablement les rendements. Ces techniques modernes exigent toutefois l’emploi de substances hautement dangereuses pour parvenir à séparer l’or du minerai brut.

 

Le processus débute par l’arrosage de la terre ou de la roche concassée avec une solution de cyanure, un poison foudroyant capable de dissoudre l’or et de le transformer en liquide. Cette méthode appelée lixiviation représente le standard dans les grandes exploitations minières à travers le monde. Une fois l’or dissous dans cette mixture toxique, les mineurs ajoutent de la poussière de zinc selon le procédé Merrill-Crowe, permettant au métal précieux de redevenir solide et de précipiter au fond des récipients.

 

Parallèlement, certaines opérations de l’IMC font également usage de mercure pour former un amalgame grisâtre avec l’or. Les ouvriers chauffent ensuite cette pâte au chalumeau, provoquant l’évaporation du mercure qui retombe inexorablement dans l’environnement proche. Ces vapeurs toxiques contaminent l’air respiré par les travailleurs avant de se déposer sur les sols et dans les cours d’eau avoisinants.

Sur les sites miniers chinois en Centrafrique : les Centrafricains ont-ils encore le droit de travailler ?
Sur le chantier minier chinois à Rondi, dans la Nana-Mambéré, avec des machines prêtes à l’emploi

 

C’est précisément l’utilisation combinée de ces produits chimiques qui a provoqué la catastrophe survenue début janvier à Gobolo. Des milliers de poissons ont péri dans la rivière Mambéré suite au déversement massif de ces substances dans les eaux. Les résidus toxiques chargés de métaux lourds et de restes de cyanure se sont écoulés directement depuis les installations minières vers le fleuve qui irrigue toute la région.

 

Cette hécatombe aquatique montre l’ampleur démesurée des opérations menées par IMC sur place. Alors que l’entreprise ne déclare officiellement que 98 grammes d’or extraits chaque jour, les informations crédibles obtenues par la rédaction du CNC indiquent une production réelle atteignant 10 lingots de 10 kilogrammes quotidiennement, rien qu’à Gobolo. Un tel écart entre les chiffres annoncés et la réalité mesurée explique pourquoi les quantités de produits chimiques employés dépassent toute norme raisonnable.

 

La rivière Mambéré constitue pourtant l’artère vitale de nombreuses communautés établies sur ses berges. Des villages entiers dépendent de ce cours d’eau pour leur approvisionnement quotidien en eau potable, la pêche qui nourrit les familles, l’hygiène corporelle et l’ensemble des activités domestiques. Le pont de Mambéré relie Bouar à Béloko en enjambant ce fleuve au niveau de Gallo.

 

Malgré la gravité de l’empoisonnement de la rivière Mambéré par l’entreprise IMC, aucun avertissement n’a été diffusé auprès des populations vivant en aval. Les habitants perpétuent leurs habitudes sans savoir qu’ils manipulent désormais une eau contaminée par des poisons violents. Le mercure présente un danger particulièrement insidieux car il s’accumule dans la chair des poissons rescapés, créant une chaîne de contamination qui remonte jusqu’aux consommateurs humains.

 

Face à cette catastrophe, le chef de groupement de Gobolo a tenté d’interpeller les responsables de l’entreprise. Sa démarche a provoqué une réaction menaçante du commandant Lamtagué qui l’a intimidé violemment, le menaçant même d’un passage à tabac s’il persiste. Terrorisé par ces menaces de l’officier, le chef du groupe a préféré abandonner toute réclamation et regagner son village en silence.

 

L’impunité dont bénéficie l’entreprise lui permet également de bafouer les règles élémentaires de remise en état des sites exploités. Le cahier des charges impose pourtant le comblement de toutes les excavations avant l’abandon d’une zone d’extraction. Cette obligation fondamentale demeure systématiquement ignorée, comme en attestent les cratères béants visibles jusque autour de la base de l’IMC de Gobolo.

 

Ces trous gigantesques parsèment désormais une forêt autrefois luxuriante, transformée en paysage désolé. Les arbres abattus par centaines laissent place à des étendues stériles où la végétation peine à reprendre racine. La terre retournée et lessivée par les pluies charrie vers les rivières des sédiments contaminés qui prolongent la pollution bien au-delà des zones directement exploitées.

 

Cette dévastation rappelle étrangement les événements survenus entre 2018 et 2019 à Bozoum, dans l’Ouham-Pendé. À cette époque, une entreprise chinoise avait commis des dégradations environnementales qui avaient soulevé la colère des populations locales. L’ampleur du scandale avait finalement contraint l’Assemblée nationale à lancer une enquête parlementaire approfondie sur les agissements de la société.

 

Les conclusions de cette investigation avaient révélé des manquements graves et conduit à la fermeture pure et simple de la coopérative chinoise dans cette province. Pendant ce temps, les activités des autres sociétés chinoises continuent la dégradation de l’environnement a repris ailleurs avec une intensité décuplée, comme si les leçons de Bozoum n’avaient jamais existé. Les secteurs de Gomignon à Yaloké, Gobolo, Rondji subissent aujourd’hui des ravages qui éclipsent largement ce qui s’était produit à Bozoum.

 

Les observateurs estiment que les dommages actuels représentent cent fois, peut-être même davantage, l’ampleur des destructions constatées lors du précédent scandale à Bozoum. La contamination atteint des niveaux qui dépassent l’entendement, affectant simultanément les eaux, les sols et l’air que respirent les communautés locales. Le mercure demeurera dans les sédiments pendant des décennies, rendant la terre et les rivières impropres à tout usage pendant des générations.

 

Par Gervais Lenga depuis Bouar

 

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Enlevé, séquestré puis dépouillé de son argent, un jeune cultivateur d’Obo a vécu une nuit de terreur de sa vie aux mains des mercenaires russes et des soldats FACA  

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Enlevé, séquestré puis dépouillé de son argent, un jeune cultivateur d’Obo a vécu une nuit de terreur de sa vie aux mains des mercenaires russes et des soldats FACA  

 

 

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OBO vers le champ

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La ville d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, a été une nouvelle fois le cadre d’un incident grave impliquant des mercenaires russes du groupe Wagner et des soldats des forces armées.

 

Jinati, fils de Gbawe, était parti aux champs vers la localité de Dindiri avec deux camarades pour cultiver la terre. Munis de leurs coupe-coupes, houes et autres outils, les trois jeunes hommes avaient passé leur journée à travailler leur champ, avant de prendre le chemin du retour en longeant la route.

 

C’est à ce moment-là que les choses ont basculé. En voyant arriver un groupe de soldats FAKAR et de mercenaires russes, les deux compagnons de Jinati ont pris la fuite dans la brousse. Lui, resté seul, n’a pas eu le temps de fuir. Il a été saisi sur place.

 

Arrêté puis interrogé, le jeune a tenté d’expliquer qu’ils revenaient du champ. Malgré ses explications, les russes l’ont déshabillé pour chercher des armes sur lui. Ils n’ont rien finalement eu, seulement une somme d’argent qui s’élève à 30 000 francs CFA. Malgré cela, ils ont confisqué l’argent, puis l’ont ligoté les mains et les pieds avant de le jeter dans leur véhicule. Les soldats FACA et les mercenaires russes l’ont amené dans leur véhicule à une destination inconnue avant de le ramener à Obo que le lendemain, toujours les mains ligotée derrière et les pieds comme on attache du gibier.

 

Mais à leur retour à Obo, ils l’ont déposé directement à la gendarmerie. Après quelques heures, Jinati a été relâché sans charge retenue contre lui.

 

Libéré, il s’est rendu à la base militaire pour réclamer les 30 000 francs CFA qu’il portait dans sa poche au moment de son arrestation. Les soldats FAKAR ont nié avoir pris son argent, puis ont fini par lui remettre seulement 9 000 francs, sans aucune explication sur la différence.

 

Jinati a une femme et des enfants à nourrir. Cet argent, c’était le fruit de son labeur au champ de Dindiri, destiné à couvrir les besoins de sa famille. De retour chez lui, les mains vides ou presque, il n’a pas cherché à provoquer d’incident.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Pour les habitants d’Obo, aller maintenant aux champs est un risque total, du moment où les Wagner ne veulent plus voir les gens aller aux champs. Pour eux, aller aux champs est synonyme d’être en contact avec les miliciens Azandé. En plus, une trace de rasoir au corps est synonyme aussi d’appartenance à la milice Azandé. Si bien que les habitants d’Obo ont de difficulté à nourrir leur famille, pour la plus part des cultivateurs.

 

Par Éric Nzapa

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Kouki : Nugatoulom Arnaud alias Nigas a encore frappé, un homme abattu entre les chantiers de Balaka et de Zaranga

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Kouki : Nugatoulom Arnaud alias Nigas a encore frappé, un homme abattu entre les chantiers de Balaka et de Zaranga

 

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La victime tué dans la localité de Kouki par des bandits armés

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le samedi 28 février 2026, aux environs de 9 heures du matin, un homme a perdu la vie sur la piste reliant le chantier de Balaka au chantier de Zaranga, communément appelé en arabe Hourouf, dans la localité de Nana-Bakassa et Kouki. Un meurtre de plus signé par un groupe armé que la rédaction de CNC connaît bien.

 

L’auteur principal de ce crime abject est Nugatoulom Arnaud, alias Nigas, ancien caporal de l’armée nationale reconverti en hors-la-loi, passé tour à tour par la milice Anti-Balaka, membre de la Coalition des Patriotes pour le Changement, la CPC, avant d’atterrir au mouvement 3R. Sa tête n’est pas nouvelle dans nos pages : c’est lui et ses hommes qui avaient tué une  gendarme le mois dernier sur la route de Bossangoa et Nana Bakassa, un crime sur lequel CNC avait déjà publié un article.

 

Ce groupe prend racine dans plusieurs villages proches les uns des autres, administrativement séparés mais géographiquement imbriqués. Bodili, Bogore et Bodee relèvent de la préfecture de l’Ouham Fafa, tandis que Bowara appartient à la sous-préfecture de Nana Bakassa. Entre ces localités, parfois distantes d’un ou deux kilomètres seulement, Nugatoulom Arnaud et ses complices circulent librement, armés de trois à quatre Kalachnikov et de quelques armes artisanales.

 

Leur force, c’est précisément cette capacité à disparaître dans la vie ordinaire des villages après chaque attaque. Ils posent leurs armes, reprennent leur place parmi les habitants, saluent leurs voisins — et personne, ou presque, ne dit rien. C’est dans cet espace de silence que ce groupe continue de prospérer.

 

Ce samedi-là, la victime circulait sur une route que des dizaines de personnes empruntent chaque semaine pour rejoindre les chantiers ou rentrer chez elles. Elle a été abattue et ses affaires emportées. Les témoins présents dans les environs n’ont pas encore été entendus publiquement par les autorités.

 

Pendant ce temps, Nugatoulom Arnaud alias Nigas est toujours dans la nature, quelque part entre Bodili, Bogore, Bodee et Bowara.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Féimonazoui

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Louis Marie Kogrengbo interpelle l’Association Professionnelle des Banques sur les dérives du service client en Centrafrique

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Louis Marie Kogrengbo interpelle l’Association Professionnelle des Banques sur les dérives du service client en Centrafrique

 

Louis Marie Kogrengbo interpelle l’Association Professionnelle des Banques sur les dérives du service client en Centrafrique
Le syndicaliste Louis Marie Kogrengbo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le syndicaliste Louis Marie Kogrengbo tire la sonnette d’alarme sur les dysfonctionnements graves qui minent la relation entre banques et clients en RCA.

 

Pourtant, la réalité raconte une tout autre histoire. Dans sa lettre ouverte adressée à l’Association Professionnelle des Banques de République Centrafricaine, Kogrengbo s’appuie sur des expériences vécues par des milliers de citoyens, jour après jour, dans les agences du pays. Son constat reflète les frustrations accumulées depuis que la privatisation promettait modernité et performance.

 

Ce que l’activiste observe d’abord, c’est la froideur de l’accueil réservé aux usagers. Trop d’agents affichent une indifférence qui glace l’atmosphère dès l’entrée dans les locaux. Le sourire, l’écoute attentive et l’orientation claire semblent relever d’un luxe plutôt que d’une norme professionnelle élémentaire que réclame Louis Marie Kogrengbo.

 

Cette distance s’accompagne d’une lenteur qui exaspère les clients au quotidien. Les opérations les plus simples prennent un temps démesuré, sans que personne ne juge utile d’expliquer les raisons du retard. Quand un problème technique survient, le silence devient la seule réponse offerte aux usagers qui attendent, impuissants devant les guichets fermés.

 

L’acteur social déplore que le principe selon lequel chaque client mérite considération se soit évaporé. Beaucoup d’usagers ressentent qu’ils dérangent, qu’ils quémandent une faveur là où ils devraient simplement bénéficier d’un service normal. Cette inversion des rôles blesse profondément ceux qui confient leur argent à ces institutions bancaires centrafricaines.

 

La désorganisation atteint son paroxysme au niveau des caisses, selon Kogrengbo. Dans plusieurs établissements, les pauses ne font l’objet d’aucune coordination entre les agents. Résultat : tous les guichets ferment en même temps, abandonnant une foule de clients médusés dans le hall pendant de longues minutes.

 

Cette situation ne relève pas d’incidents occasionnels mais d’une pratique récurrente que dénonce l’acteur social. Les conséquences de ce dysfonctionnement pèsent lourd sur les usagers centrafricains. Des files d’attente s’étirent pendant des heures, obligeant des professionnels à prendre du retard sur leurs engagements personnels et commerciaux.

 

La tension monte alors dans les agences, les échanges deviennent tendus et l’énergie de chacun s’épuise inutilement. La présence des agents de sécurité privée ajoute encore à la difficulté, selon les observations de Louis Marie Kogrengbo. Certains d’entre eux adoptent des postures autoritaires qui transforment les espaces bancaires en zones de contrôle militaire plutôt qu’en lieux d’accueil.

 

Les clients subissent parfois des humiliations qui blessent leur dignité, alors qu’ils viennent simplement gérer leurs comptes. Cette confusion des rôles dérange profondément l’acteur social qui rappelle une évidence. Les usagers ne franchissent pas les portes d’une banque en intrus mais en partenaires légitimes dont l’argent fait tourner ces institutions.

 

Face à cette accumulation de griefs, Kogrengbo formule des pistes concrètes d’amélioration dans sa lettre. Il préconise d’abord une formation approfondie de tous les employés aux techniques d’accueil et de relation client. Un code de bonne conduite devrait s’afficher dans chaque agence, rappelant à tous les valeurs de courtoisie et de professionnalisme bancaire.

 

La planification des pauses exige une refonte complète, selon l’acteur de la vie sociale. Les établissements doivent garantir qu’au moins un guichet reste ouvert en permanence pendant les heures d’ouverture officielles. Des systèmes modernes de gestion des files permettraient de fluidifier le passage et d’informer les clients sur le temps d’attente réel.

 

L’écoute des réclamations nécessite également des outils adaptés, estime Louis Marie Kogrengbo. Des boîtes à suggestions accessibles et des services dédiés au suivi de la satisfaction permettraient de capter les signaux d’alerte. Chaque commentaire mérite une analyse et une réponse appropriée de la part de l’Association Professionnelle des Banques.

 

Quant aux agents de sécurité, leur mission doit retrouver sa dimension humaine selon l’activiste. Protéger les lieux n’implique aucunement de maltraiter ceux qui les fréquentent pour effectuer leurs opérations. Une redéfinition claire de leur périmètre d’action s’impose pour rétablir un climat serein dans les agences centrafricaines.

 

Le secteur bancaire porte une responsabilité majeure dans le développement du pays, rappelle Kogrengbo. Sans la confiance des citoyens, aucune croissance durable ne peut s’enraciner dans l’économie nationale. Les établissements qui négligent cette dimension scient la branche sur laquelle ils sont assis, prévient l’acteur social.

 

Cette lettre ouverte ne cherche pas à accabler mais à ouvrir un dialogue constructif avec les banques. Les usagers tendent la main aux banquiers pour bâtir ensemble un système qui honore ses promesses initiales de modernisation. La privatisation visait l’excellence, il reste à matérialiser cette ambition dans le quotidien des agences selon Louis Marie Kogrengbo.

 

L’Association Professionnelle des Banques détient les leviers nécessaires pour impulser ce changement attendu. Une réforme de la culture de service bénéficierait à tous : clients satisfaits, employés valorisés, institutions renforcées et économie dynamisée. Les ressources existent dans le secteur bancaire centrafricain, seule la volonté politique manque encore selon l’activiste.

 

Les Centrafricains observent et espèrent une amélioration rapide de la situation, conclut Kogrengbo. Ils ont besoin de banques qui les respectent, qui comprennent leurs besoins et qui répondent avec diligence. Cette exigence ne relève pas du caprice mais du droit le plus élémentaire de tout usager​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Ouanda-Djallé, les habitants demandent urgemment au ministère de la santé de leur envoyer un pèse-bébé dans leur hôpital. Incroyable pour ce régime

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Ouanda-Djallé, les habitants demandent urgemment au ministère de la santé de leur envoyer un pèse-bébé dans leur hôpital. Incroyable pour ce régime

 

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Hôpital secondaire de ouanda djalle voukouma. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Depuis qu’il a pris le pouvoir en 2020, le nouveau dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera n’a cessé de déclarer dans les médias et partout que le pays avance. Mais quand on regarde la réalité sur le terrain, c’est tout le contraire. La santé publique en est l’exemple le plus parlant. Et l’hôpital secondaire de Ouanda-Djallé en est la preuve parfaite de cette décadence.

 

L’équipe de la rédaction du CNC, de passage à Ouanda-Djallé, a visité l’hôpital secondaire de la localité la semaine dernière. Sur place, les problèmes sont nombreux. Mais un seul saute immédiatement aux yeux : le pèse-bébé.

Le pèse-bébé de l'hôpital de Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Vakaga. Photo CNC
Le pèse-bébé de l’hôpital de Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Vakaga. Photo CNC

 

Cet appareil a été offert par l’ONG internationale IMC en 2008 lorsque Faustin-Archange Touadera était encore premier ministre du Président François Bozizé. Depuis cette date, il n’a jamais été remplacé. Il est utilisé chaque jour, sans interruption, depuis maintenant 18 ans.

 

Aujourd’hui, le matériel est dans un état de délabrement total. Il est tombé en panne. Des guêpes ont construit leurs nids autour de la structure de l’appareil. Son usage est devenu difficile et peu hygiénique.

 

Pour obtenir une simple mesure de poids, le personnel soignant doit bricoler l’appareil tant bien que mal. La précision nécessaire au suivi médical des nourrissons n’est plus garantie.

 

La situation est d’autant plus frappante que des enfants pesés sur cette machine en 2008 sont aujourd’hui des adultes. Ces mêmes personnes ont maintenant leurs propres bébés. Et ces nourrissons sont pesés sur le même appareil défectueux que leurs parents avant eux.

 

Deux générations sur une seule machine en ruine. C’est la réalité de Ouanda-Djallé en 2026.

 

Devant cette situation, la population ne se tait plus. Les habitants interpellent directement le ministère de la Santé et celui de la Communication. Leur demande est claire et urgente : envoyer immédiatement un nouveau pèse-bébé.

 

L’hôpital secondaire de Ouanda-Djallé attend. Les bébés de Ouanda-Djallé attendent. Le ministère de la Santé entendra-t-il cet appel ? Affaire à suivre….

 

Par Serge Binguimalé

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URGENCE : Un cadre suisse de MSF-RDC arrêté à Zémio par des mercenaires de la milice russe Wagner

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URGENCE : Un cadre suisse de MSF-RDC arrêté à Zémio par des mercenaires de la milice russe Wagner

 

 

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Les mercenaires russes et les soldats FACA en patrouille à Zemio

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Des expatriés humanitaires continuent de tomber dans le collimateur des mercenaires du groupe Wagner déployés à Zémio, dans le Haut-Mbomou, au point que la sous-préfecture est en train de devenir une zone de non-droit pour les acteurs de l’aide internationale. Pourtant, la Minusca continue de produire des faux rapports aux nations-unies, vantant le retour de la paix, comme si la paix est synonyme d’absence des groupes armés.

 

En effet, depuis plusieurs semaines, l’ONG internationale MSF-suisse, dont le siège opérationnel est rattaché à la section suisse de l’organisation à Kinshasa, cherche à prendre en charge les milliers de déplacés centrafricains qui ont quitté le territoire national pour se réfugier dans le village de Nzapay, en République démocratique du Congo, de l’autre côté de la rivière Mbomou. Rejoindre Nzapay depuis Kinshasa ou depuis n’importe quelle grande ville congolaise représente des milliers de kilomètres de route, ce qui rend tout acheminement de matériel depuis le sol congolais extrêmement difficile, voire impraticable.

 

C’est pourquoi MSF-RDC a engagé des négociations avec les autorités centrafricaines pour faire transiter son équipement par Bangui, puis directement par voie terrestre vers Zémio, d’où il suffit de franchir la rivière Mbomou pour atteindre Nzapay. Ce couloir logistique, plus court et plus viable, permettrait à l’organisation d’approvisionner régulièrement le site où les réfugiés centrafricains sont estimés à plusieurs milliers. Dans ce même cadre, MSF-RDC étudie également la possibilité de reprendre une partie de la gestion de l’hôpital de Zémio pour en faire un établissement de référence, capable de recevoir les cas graves évacués depuis Nzapay.

 

C’est dans ce contexte que le cadre suisse de MSF-RDC effectuait deux fois une mission à Zémio. Lors de sa troisième visite dans la même ville, il a été interpellé au sein même de l’hôpital par des éléments du groupe Wagner et conduit de force dans leur base, où il se trouve retenu à l’heure où nous publions ces lignes.

 

Il est à noter que ce n’est pas la première fois que les mercenaires de la milice russe Wagner s’en prennent à un expatrié travaillant dans la région. Le 25 mai 2024, Martin Joseph Figueira, ressortissant belgo-portugais et consultant pour l’ONG américaine FHI 360, avait été arrêté dans les mêmes circonstances à Zémio. Accusé de complot contre l’État, de contacts avec des groupes armés et d’incitation à la haine, il avait été transféré à Bangui avant d’être incarcéré. Dix-huit mois après cette arrestation, il a finalement été condamné à dix ans de prison ferme pour espionnage et atteinte à la sûreté de l’État. Il reste à ce jour derrière les barreaux.

 

Le cadre suisse de MSF-RDC est donc le deuxième expatrié à subir ce type d’arrestation à Zémio en moins de deux ans. Sa situation exige une réaction rapide des autorités centrafricaines compétentes et de la communauté internationale, d’autant que son organisation menait une mission strictement humanitaire au bénéfice de populations déplacées particulièrement

 

Par Éric Nzapa

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Dans les coulisses de la bataille sans merci pour le perchoir de l’Assemblée nationale centrafricaine : Ngamana, Piri, Sarandji et d’autres se battent au conseil constitutionnel

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Dans les coulisses de la bataille sans merci pour le perchoir de l’Assemblée nationale centrafricaine : Ngamana, Piri, Sarandji et d’autres se battent au conseil constitutionnel

 

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De-gauche-a-droite-Simplice-Mathieu-Sarandji-president-de-lAssemblee-nationale-et-Evariste-Ngamana-1er-vice-president-de-lAssemblee-nationale – Touadera, Wagner et ses opposants.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le scrutin groupé du 28 décembre 2025 a à peine refermé ses urnes que la compétition pour diriger l’Assemblée nationale a déjà pris une tournure féroce, avec des manœuvres souterraines qui mettent à nu les rouages d’un pouvoir bâti sur la corruption et la criminalité.

 

Au cœur de cette offensive, un homme, un faussaire bien connu, monsieur Évariste Ngamana, ancien chef milicien, premier vice-président sortant de l’Assemblée nationale et titulaire de faux diplômes, nourrit depuis le début de la septième législature une ambition dévorante : s’emparer du perchoir. Faute d’avoir pu y accéder lors de son premier mandat, il a compensé son échec en achetant les suffrages de ses collègues pour se maintenir cinq années entières à son poste de vice-président, un poste qui, au fond, ne lui suffit pas.

 

Pour préparer sa conquête du fauteuil de président de l’Assemblée, Ngamana a commencé bien avant le jour du vote. Il a fait placer sa maîtresse, directrice des services informatiques, au sein de l’Autorité nationale des élections, transformant ainsi cet organe censé garantir la transparence en un instrument au service de ses propres desseins. Cette dame, dont les commissaires électoraux ont eux-mêmes demandé le limogeage après l’avoir prise en flagrant délit de manipulation des données, a gonflé les scores de candidats acquis à la cause de Ngamana, tandis qu’elle faisait disparaître les voix d’autres.

 

Installée à ce poste stratégique, Huguette Yolande Ndindy a fait ce pour quoi elle avait été placée là. Elle a gonflé les scores de candidats acquis à la cause de Ngamana, tandis qu’elle faisait disparaître les voix d’autres, le tout sans aucun fondement dans les procès-verbaux officiels. Les commissaires électoraux l’ont prise les mains dans le sac, et leur décision a été immédiate : ils ont réclamé à l’unanimité son limogeage sur-le-champ.

 

Le président de l’ANE avait d’abord validé cette révocation avec une célérité remarquable, non sans arrière-pensée. Car lui aussi avait jadis tenté d’approcher madame Ndindy, sans succès. La directrice avait préféré l’alliance avec Ngamana, et cette humiliation personnelle n’avait jamais été digérée. Le scandale électoral lui offrait donc une belle occasion de régler ses comptes. Mais le président Touadéra est intervenu pour bloquer la procédure et maintenir Huguette Yolande Ndindy en poste, sans même réaliser qu’il servait, ce faisant, les calculs personnels de Ngamana.

 

Car Ngamana manipule le chef de l’État avec une habileté redoutable, lui faisant croire qu’il agit dans l’intérêt général, alors qu’il construit patiemment sa propre ascension. Malgré ces montages, le nombre de députés favorables à Ngamana n’a pas atteint le seuil espéré à l’issue des élections. Il a donc fallu aller chercher des voix supplémentaires ailleurs, et le chemin naturel était celui du Conseil constitutionnel. Des appels répétés, insistants, ont alors déferlé sur le président de cette juridiction, le professeur Jean-Pierre Waboué que l’on pressait de valider des candidats rejetés ou d’invalider des candidats légitimes.

 

Malgré ces montages, le nombre de députés favorables à Ngamana n’a pas atteint le seuil espéré à l’issue des élections. Il a donc fallu aller chercher des voix supplémentaires ailleurs, et le chemin naturel était celui du Conseil constitutionnel. Des appels répétés, insistants, ont alors déferlé sur le président de cette juridiction, le professeur Jean-Pierre Waboué, que l’on pressait de valider des candidats rejetés ou d’invalider des candidats légitimes pour modifier la composition de l’Assemblée.

 

Jean-Pierre Waboué a d’abord tenu bon. Il a dit clairement que les manipulations déjà faites étaient suffisantes, qu’il ne pouvait plus aller au-delà. Il a même cessé de décrocher le téléphone lorsque Touadéra et Ngamana l’appelaient, préférant couper les ponts plutôt que de continuer à s’enfoncer. Devant ce blocage, Ngamana et Touadéra ont changé de méthode : plutôt que de convaincre le président du Conseil constitutionnel, ils ont travaillé les juges membres, les menaçant ou les achetant pour constituer une majorité interne qui passe outre la réserve du président.

 

Ce basculement au sein du Conseil constitutionnel a produit ses effets. Des candidats indépendants, certains n’ayant même pas franchi le cap du premier tour, ont été validés. D’autres, légitimement élus, ont été écartés. Le cas de Bouar 1, circonscription où Fleury Pabandji, très hostile à Sarandji,  a été propulsé par ce mécanisme, illustre à lui seul l’ampleur du détournement. La cible prioritaire de Ngamana dans cette opération, ce sont les candidats indépendants qui ont préféré ne pas rejoindre le MCU officiel, des profils qu’il juge plus malléables et moins attachés à Simplice Mathieu Sarandji, le président sortant de l’Assemblée.

 

Car Sarandji est bien l’un de ses adversaires dans cette bataille. Longtemps pressenti pour quitter l’Assemblée afin d’accéder à la vice-présidence de la République, il a finalement opéré un demi-tour et dit vouloir rester au perchoir. Cette volte-face a irrité Ngamana, qui a aussitôt déclaré qu’il allait l’écraser dans les urnes internes. L’autre compétiteur de poids est Bertrand Arthur Piri, ministre actuel de l’énergie et neveu du président, qui lorgne lui aussi le perchoir avec une détermination affichée.

 

À ce jour, Ngamana revendique le soutien de cinquante députés acquis à sa cause, et il espère encore en rallier jusqu’à cent avant le vote décisif, ce qui lui garantirait une victoire nette face aux quarante voix restantes. Mais la politique n’est pas un registre figé : les allégeances achetées hier peuvent se revendre demain, et les députés qu’il croit tenir fermement dans sa poche pourraient bien lui réserver des surprises.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Fari Tahéruka Shabazz  appelle la diaspora centrafricaine : mobilisez-vous  face au nettoyage ethnique en préparation  en cours dans le Haut-Mbomou

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Fari Tahéruka Shabazz  appelle la diaspora centrafricaine : mobilisez-vous  face au nettoyage ethnique en préparation  en cours dans le Haut-Mbomou

 

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Les pauvres jeunes centrafricains arrêtés par les mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par des gendarmes, policier et FACA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans sa déclaration du 24 février 2026, Fari Tahéruka Shabazz lance un appel urgent à toute la diaspora centrafricaine dispersée à travers le monde pour secourir des milliers de compatriotes abandonnés.

 

Ce que Fari Tahéruka Shabazz décrit sur le terrain est d’une gravité que les chiffres seuls ne peuvent pas contenir. Dix mille Centrafricains réfugiés à Bili, dans le Bas-Uélé en RDC, sans rien. D’autres qui fuient dans les forêts du Haut-Mbomou, vers le Soudan du Sud, vers la RDC, poussés dehors par les frappes et les incendies de villages que la Zatistka russe impose méthodiquement. Ces gens ne partent pas par choix — ils partent parce que rester signifie mourir.

 

Fari Tahéruka Shabazz est explicite sur un point que beaucoup préfèrent ne pas entendre : il ne faut pas attendre la MINUSCA, il ne faut pas attendre le CICR. Ces deux structures, dit-il, sont aujourd’hui en faillite financière et ne disposent plus des moyens d’intervenir. Mais au-delà de l’argent, Fari Tahéruka Shabazz va plus loin — il les désigne comme des acteurs qui ont choisi leur camp, celui de Touadéra et donc celui des Wagner. Compter sur eux pour protéger les populations qu’ils ont contribué à abandonner serait une erreur de calcul.

 

C’est pourquoi Fari Tahéruka Shabazz se retourne vers la diaspora, celle d’Europe, d’Asie, d’Amérique, d’Afrique. Il ne demande pas l’impossible. Il demande ce que chacun peut faire depuis son salon, depuis son quartier : chercher des vêtements, rassembler de la nourriture, mutualiser les efforts et organiser des envois concrets via le Soudan du Sud ou la RDC. Pas par les voies officielles saturées, mais par les couloirs humains qui existent encore et qui peuvent atteindre ceux qui sont dans la forêt.

 

Fari Tahéruka Shabazz ajoute une dimension que la seule logique humanitaire ne suffit pas à couvrir. En se mobilisant, la diaspora ne nourrit pas seulement des réfugiés — elle attire des regards. Elle produit du bruit médiatique. Elle empêche que ces visages disparaissent dans le silence que Wagner cherche précisément à installer. Le vide démographique que la Zatistka veut créer dans le Haut-Mbomou a besoin de l’indifférence du monde pour fonctionner. La mobilisation de la diaspora est donc aussi, en elle-même, un acte de résistance.

 

Fari Tahéruka Shabazz rappelle ce que Wagner veut réellement : vider le Haut-Mbomou de ses habitants. Que les Zandé fuient en RDC ou au Soudan, qu’ils se dispersent dans d’autres préfectures, qu’ils meurent — peu importe pour les mercenaires russes. L’essentiel est que la zone soit libre de toute présence humaine autochtone pour que la prédation minière puisse se déployer sans obstacle ni témoin.

 

Ce que Fari Tahéruka Shabazz demande à la diaspora n’est pas de prendre les armes. Il lui demande d’être présente, concrètement, matériellement, pour que ceux qui résistent encore dans la forêt ne se retrouvent pas seuls face à une machine de guerre qui a déjà appliqué cette même méthode au Caucase sans que le monde ne bouge vraiment. La question qui reste dans l’air, c’est de savoir combien de temps la diaspora centrafricaine attendra encore avant de​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzzilo

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Université de Bangui : le désordre s’intensifie à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines

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Université de Bangui : le désordre s’intensifie à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Jean-Claude-azoumaye.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Jean-Claude-azoumaye.jpg” alt=”Portrait de monsieur Jean-Claude Azoumaye , Le doyen de la faculté des lettres et des sciences humaines de l’université de Bangui.” width=”300″ height=”300″ />
Professeur Jean Claude azoumaye, Doyen de la faculté des letttres et des sciences humaines

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce n’est pas la première fois que la faculté des Lettres et Sciences Humaines est plongée dans le désordre. Depuis plus de 4 ans, c’est le même chaos. Le doyen Jean-Claude Azoumaye récidive à la FLSH de Bangui avec les mêmes pratiques désorganisatrices.

 

En effet, la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Bangui regroupe plusieurs départements dont la sociologie, l’anthropologie, la philosophie et bien d’autres. Depuis que le Pr Jean-Claude Azoumaye en tient les rênes, les choses ont pris une tournure que personne n’aurait imaginée. Les étudiants qui arrivent avec des rêves plein la tête repartent souvent les mains vides, sans comprendre ce qui leur est arrivé.

 

Pour comprendre les faits, il faut revenir à la réalité. Prenant l’exemple de cette année académique 2025-2026. Elle a démarré très tard, quelque part entre fin octobre et fin novembre 2025. Mais dès la rentrée universitaire, deux événements majeurs ont lourdement bousculé le calendrier : le Recensement Général de la Population et de l’Habitat, et les élections groupées du 28 décembre 2025.

 

Durant ces événements, certains enseignants, en majorité membres du parti au pouvoir ou de l’opposition,  ont purement et simplement sèché les cours à la faculté pour se consacré dans leurs activités politiques pendant des semaines entières.

 

Du coup, les heures de cours prévues n’ont pas été respectées. Des matières qui nécessitent trente-cinq heures de présence n’ont parfois bénéficié que de quelques séances éparses. Les travaux dirigés et les travaux pratiques, qui sont pourtant le cœur de certaines disciplines, n’ont jamais vu le jour cette année.

 

Pourtant, malgré tout cela, le doyen Jean-Claude Azoumaye, dans un spectacle digne de la comédie ivoirienne,  a annoncé dès janvier 2026 la fin des cours et le début des préparatifs des examens du premier semestre. Incroyable! Cette décision a laissé les étudiants dans un état de stupeur complet. Le doyen Azoumaye veut que On évalue ces pauvres étudiants sur des matières qu’ils n’ont pas eu le loisir d’étudier correctement.

 

Ce qui rend la chose encore plus difficile à digérer, c’est que les résultats des requêtes déposées l’année précédente par des étudiants de cette faculté, par exemple  des départements de sociologie et d’anthropologie, n’ont été rendus publics qu’en janvier 2026.  Dans ce contexte, certains étudiants, à l’issue de ces requêtes, ont été admis en classe supérieure. Imaginez! Seulement en janvier que la faculté rend sa décision sur les requêtes des étudiants. Et dès que la note est tombée, le doyen annonce quelques jours plus tard la fin des cours et le démarrage des examens de session.  Quel bordel ? Pendant combien de temps ces pauvres étudiants vont-ils prendre les cours et préparer les examens ?C’est de la malhonnêteté intellectuelle.

 

Par-dessus tout ça, une pratique souterraine ronge la faculté de l’intérieur. Certains enseignants convoquent discrètement les délégués de classe et leur font signer des cahiers de textes qui attestent des cours qui n’ont jamais eu lieu. C’est une forme de tromperie silencieuse qui brouille toute tentative de vérification honnête.

 

C’est justement pourquoi beaucoup de voix appellent le vice-recteur à descendre sur le terrain, à convoquer lui-même les délégués de classe, à comparer les heures déclarées avec ce que les étudiants ont réellement vécu dans les salles. Une vérification département par département permettrait de voir la réalité telle qu’elle est.

 

Mais les étudiants, eux, gardent la bouche fermée. Parler, c’est prendre le risque de se retrouver avec des notes qui ferment les portes plutôt que de les ouvrir. Des murmures parlent de menaces à peine voilées, de délibérations arrangées pour décourager ceux qui osent élever la voix. La peur s’est installée comme un locataire indésirable dans les couloirs de la faculté.

 

Derrière ce silence forcé se cache une réalité que certains décrivent comme un moyen détourné de vider les amphithéâtres. Réduire le nombre d’étudiants en les conduisant à l’échec, plutôt qu’en les aidant à réussir. Des jeunes qui méritent une chance se retrouvent renvoyés dans leurs quartiers, avec rien dans les mains.

 

Le vice-recteur de l’Université de Bangui ne peut pas continuer à regarder ailleurs. Les faits rapportés par Corbeau News Centrafrique depuis plusieurs années dessinent un tableau que l’administration universitaire connaît, mais sur lequel elle n’a toujours pas posé un acte concret. Pendant ce temps, une nouvelle promotion d’étudiants attend, entre l’espoir et la résignation.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Le chef du village de Ligoua traqué par les mercenaires russes après avoir réclamé ses panneaux solaires et des batteries volés

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Le chef du village de Ligoua traqué par les mercenaires russes après avoir réclamé ses panneaux solaires et des batteries volés

 

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Les mercenaires russes de la milice Wagner en opération à Mboki, dans le Haut-Mbomou

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans l’extrême sud-est de la République centrafricaine, un chef de village est aujourd’hui en fuite, recherché par des mercenaires russes du groupe Wagner pour avoir simplement osé dénoncer publiquement le pillage de sa communauté par des criminels de Touadéra et de Poutine.

 

Pour comprendre cette histoire, il faut bien situer cette localité martyrs du Haut-Mbomou. En effet, le village de Ligoua se trouve à 25 kilomètres de Obo, capitale provinciale du Haut-Mbomou, sur l’axe menant à Bambouti. En partant de Obo vers Bambouti, on parcourt 125 kilomètres au total : à 25 kilomètres, on arrive à Ligoua, et 100 kilomètres plus loin se trouve Bambouti, elle-même à 5 kilomètres seulement de la frontière avec le Soudan du Sud.

 

Depuis près d’un an, toute cette région du sud-est vit au rythme d’une crise profonde, nourrie par des tensions entre miliciens Azandé, mercenaires russes et soldats FACA. Des prises d’otages, des exactions et des fuites massives de population ont meurtri le quotidien des habitants du Haut-Mbomou, au point que la plateforme religieuse centrafricaine, réunissant catholiques, protestants et musulmans, a décidé de se rendre sur place pour tenter de rétablir un semblant de paix.

 

C’est ainsi que des évêques, pasteurs et imams ont fait le déplacement jusqu’à Obo pour y tenir une réunion avec le préfet, les autorités militaires et les représentants de la MINUSCA. C’est lors de cette rencontre que le chef du village de Ligoua a pris la parole. Il a raconté comment les mercenaires russes et les soldats FACA avaient débarqué dans son village, semant la panique jusqu’à pousser la majeure partie de ses habitants à fuir vers la République démocratique du Congo.

 

À l’issue de cette réunion, la MINUSCA a proposé d’organiser une mission sur le terrain, en passant d’abord par Ligoua avant de rejoindre Bambouti. Le samedi 21 février, la délégation composée de la MINUSCA, du préfet et de membres de la plateforme religieuse est arrivée au village. Les habitants restés sur place ont alors décrit ce qu’ils avaient vécu : les mercenaires russes étaient venus avec les soldats FACA, avaient semé la terreur, et la majorité de la population avait pris la fuite. Ceux qui étaient encore là ont prévenu : si les Wagner revenaient, ils partiraient tous sans exception.

 

Les villageois ont aussi expliqué qu’au moment de leur départ, les mercenaires avaient emporté des panneaux solaires, des torches, des batteries et d’autres équipements fournis par des organisations humanitaires. Le préfet, visiblement pris de court, a dit à la population présente qu’il n’est pas informé de cette affaire de vol. Il s’est tourné alors vers le chef du détachement militaire FACA présent à ses côtés pour lui demander d’expliquer à la population les raisons qui ont poussé les FACA et les russes à emporter ces panneaux solaires. Mais le chef des FACA, de son côté, a prétendu ne rien savoir de cette affaire, une réponse qui a aussitôt irrité le préfet : comment pouvait-il ignorer ce que ses propres hommes, envoyés avec les Russes, avaient fait ? Il lui a été demandé d’aller vérifier et de revenir avec des réponses.

 

La délégation est rentrée à Obo sans suite immédiate. Mais une semaine plus tard, dans la nuit du samedi 28 février 2026, des mercenaires russes accompagnés de soldats FACA se sont présentés au domicile du chef de village, dans le site des déplacés de Ligoua installé non loin de l’église catholique d’Obo. Ils ont frappé, fouillé, interrogé. Le chef n’était pas là.

 

Depuis cette nuit-là, l’homme est introuvable. Ce que le chef du détachement militaire est allé raconter aux mercenaires russes après la réunion reste inconnu, mais le résultat, lui, est clair : un homme qui a parlé devant les autorités pour réclamer la restitution de panneaux solaires et de batteries est aujourd’hui pourchassé dans sa propre ville.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Centrafrique : les ex-rebelles de 3R ont pris d’assaut les sites miniers de Gbabé et Carrefour, dans la circonscription de Yaloké 2

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Centrafrique : les ex-rebelles de 3R ont pris d’assaut les sites miniers de Gbabé et Carrefour, dans la circonscription de Yaloké 2

 

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Les rebelles du groupe 3R dans la ville de Koui, l’Ouham-Pendé.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce que beaucoup redoutaient est en train de se produire à Yaloké  2. Les ex-rebelles du 3R ont envahi les sites miniers aurifères de Gbabé et Carrefour, semant l’inquiétude  au sein des ouvriers.

 

En effet, pour comprendre cette histoire, il est important de remonter au début de l’année dernière avec la signature de l’accord de paix et de la cessation d’hostilité entre le gouvernement centrafricain et le mouvement 3R à Ndjamena, au Tchad.

 

Avant cette date, ces ex-rebelles faisaient face régulièrement aux caprices des mercenaires de la milice Wagner qui les pourchassent partout. Pour cette raison, ils étaient plus discrets quand à leurs présence sur des sites miniers.

 

Mais dès que cet accord de paix a été signé le 19 avril 2025, leur comportement a pris une autre tournure. Libérés de cette pression des Wagner, ils ont commencé à circuler plus librement, à parler plus fort, à avancer plus loin. Leur appétit pour le contrôle des zones minières a grandi au fil des semaines, comme une marée qui monte doucement sans que personne ne s’en aperçoive vraiment.

 

Ce regain d’audace les a également poussé à briser leurs anciennes alliances avec d’autres groupes armés. Pour rappel, le mouvement 3R faisait autrefois partie de la CPC, la Coalition des Patriotes pour le Changement, mais depuis leur ralliement au gouvernement, certains de leurs éléments se retournent contre leurs anciens frères de la CPC. Et ce n’est pas seulement contre la CPC qu’ils agissent, les populations civiles en subissent aussi les conséquences.

 

C’est dans ce climat tendu qu’ils ont commencé à déborder de leur zone d’influence. Après avoir d’abord posé la main sur plusieurs chantiers miniers du côté de Bossemptélé pour aller vers Bozoum, ils ont poussé leur avancée jusqu’aux sites miniers situés dans la deuxième circonscription de Yaloké , notamment vers Carrefour et Gbabé.

 

Sur place, leur façon de procéder ne laisse aucun doute sur leurs intentions. Ils se présentent aux chefs de chantier en affirmant qu’ils viennent surveiller, contrôler, sécuriser. Mais derrière ce mot de surveillance, les mineurs ont vite compris ce qui se cache réellement.

 

Car surveiller, dans leur langage, veut dire taxer. Des paiements sont exigés, des sommes imposées aux travailleurs , tout comme aux acheteurs qui n’ont d’autre choix que de se plier ou de partir. Pour des gens qui grattent la terre chaque jour pour nourrir leur famille, cette ponction devient un fardeau de trop.

 

Depuis que les ex-rebelles de 3R ont pris d’assaut ces sites miniers, les femmes, les hommes et même les jeunes qui vivaient de l’orpaillage hésitent à se rendre sur les sites. La peur a remplacé l’envie de travailler, et les chantiers qui bourdonnaient d’activité se vident peu à peu. Personne ne sait encore jusqu’où cette emprise va s’étendre dans les jours qui viennent.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Zato

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Ouanda-Djallé : le gouverneur arrive sur place après trois morts et 32 exactions des FACA dénoncées en une semaine

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Ouanda-Djallé : le gouverneur sur place après trois morts et 32 exactions des FACA dénoncées en une semaine

 

 

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La réunion du gouverneur avec la population de Ouanda-Djallé le lundi 2 mars dans la matinée. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Trois morts à Ouanda-Djallé ont conduit le gouverneur de la région du Ferti à se rendre sur place ce lundi 2 mars 2026 pour entendre les habitants.

 

Deux jours après les tirs causés par des soldats de l’armée centrafricaine, le responsable régional est arrivé dans la ville encore marquée par les enterrements. Il a convoqué une rencontre publique afin d’écouter les récits des habitants sur les faits survenus au marché central.

 

Les échanges ont rapidement dépassé la seule journée du 27 février. Plusieurs intervenants ont détaillé une série d’abus qu’ils imputent aux militaires installés dans un locale de l’OFCA en centre-ville, parlant d’un climat devenu irrespirable.

 

Au total, trente-deux exactions auraient été commises en l’espace d’une semaine, selon les témoignages recueillis. Les habitants évoquent des coups, des menaces, des saisies de biens et des paiements imposés aux commerçants comme aux cultivateurs.

Ouanda-Djallé : le gouverneur sur place après trois morts et 32 exactions des FACA dénoncées en une semaine
Réunion de gouverneur de Ferti avec les habitants de Ouanda-Djallé. Photo CNC

 

D’après eux, les contrôles improvisés sont fréquents. Au champ comme au marché, disent-ils, des soldats exigent de l’argent ou des produits, parfois sous la contrainte. Certains affirment ne plus distinguer les forces régulières de groupes armés actifs en brousse.

 

Cette comparaison revient avec insistance dans les prises de parole. Pour une partie de la population, les militaires se comportent comme des hommes sans commandement visible, agissant à leur guise, sans rendre compte à une hiérarchie identifiable.

 

Les critiques ont aussi visé l’état-major de forces armées à Bangui, accusé de ne pas sévir après les incidents répétés signalés ces derniers mois. Beaucoup estiment que l’absence de mesures fermes encourage la répétition des mêmes pratiques.

 

Le gouverneur a écouté, pris des notes, puis quitté la ville en promettant de transmettre les doléances. Aucune décision n’a été annoncée sur place, et les habitants disent attendre des actes concrets.

 

Depuis cette réunion, les relations restent tendues. Plusieurs commerçants expliquent éviter tout contact avec les soldats, préférant limiter leurs déplacements dans une ville où chacun observe désormais les mouvements de l’autre.

 

Par Moïse Banafio

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Incendies, pillage : les mercenaires russes de la milice Wagner se sont déchaînés sur le quartier AIM à Zemio

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Incendies, pillage : les mercenaires russes de la milice Wagner se sont déchaînés sur le quartier AIM à Zemio

 

 

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Les mercenaires russes et les soldats FACA en patrouille à Zemio

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Des habitations réduites en cendres, des portes arrachées, des tôles volées : le quartier AIM de Zemio a subi la furie des mercenaires russes de Wagner le 26 février 2026.

 

Zemio est une sous-préfecture du Haut-Mbomou, implantée au sud-est de la République centrafricaine. C’est dans cette localité que des mercenaires russes de la milice Wagner sont stationnés depuis 2024. Mais le jeudi 26 février 2026, ces hommes ont quitté leur base pour se diriger vers le quartier AIM, un secteur jadis occupé par des missionnaires, aujourd’hui peuplé de familles ordinaires.

 

Arrivés sur place, ils ont commencé par défoncer les portes des maisons une à une, avant de fouiller chaque habitation de fond en comble. Puis les flammes ont suivi. Les maisons ont brûlé les unes après les autres, pendant que les mercenaires chargeaient dans leurs véhicules les tôles arrachées des toitures et les portes brisées, comme si ces débris valaient la peine d’être récupérés.

 

Ce butin emporté sur des ruines encore chaudes laisse la population sans explication plausible. Personne à Zemio ne comprend ce qui pousse ces hommes à un tel acharnement. Voulaient-ils simplement récupérer des matériaux, ou s’agissait-il d’un message envoyé délibérément aux habitants pour les pousser à fuir définitivement ?

 

Il faut dire que beaucoup avaient déjà abandonné leurs maisons bien avant ce jour-là. Épuisées par une insécurité qui s’étire depuis des mois, de nombreuses familles avaient rejoint la localité congolaise de Nzapay, de l’autre côté de la rivière Mbomou. Certains quartiers de Zemio étaient donc quasiment vides quand les mercenaires y ont débarqué.

 

Et ce n’est pas tout! Trois jours après le saccage du quartier AIM, le dimanche 1er mars, une nouvelle opération a été menée dans le village de Bangassou-Zakara. Cette fois, ce sont des enfants et des femmes qui lavaient paisiblement le linge de leurs enfants qui ont été prises pour cibles. Les mercenaires les ont frappées, avant de mettre le feu aux vêtements et aux habitations environnantes.

 

Des enfants ont assisté à la scène, impuissants, pendant que leurs affaires partaient en fumée. Aucune justification n’a été donnée, aucun motif avancé. Les populations de la région se retrouvent ainsi à subir des actes dont elles ne saisissent ni la logique ni la finalité.

 

Ce qui se passe à Zemio et dans ses environs ressemble de plus en plus à une volonté d’écraser des communautés déjà fragilisées par des années de conflit. Frapper des femmes au bord de l’eau, brûler des habits d’enfants, voler des tôles sur des maisons abandonnées : rien de tout cela ne relève d’une opération militaire ordinaire.

 

Par Éric Nzapa

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Centrafrique : quand les urnes du 28 décembre racontent une tout autre histoire, et Bossembélé est un parfait exemple de ce chaos électoral

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Centrafrique : quand les urnes du 28 décembre racontent une tout autre histoire, et Bossembélé est un parfait exemple de ce chaos électoral

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Jean-Pierre-Waboue-et-Faustin-Archange-Touadera-au-palais-de-la-renaissance.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Jean-Pierre-Waboue-et-Faustin-Archange-Touadera-au-palais-de-la-renaissance.jpg” alt=”Centrafrique : quand les urnes du 28 décembre racontent une tout autre histoire, et Bossembélé est un parfait exemple de ce chaos électoral” width=”300″ height=”148″ />
le président du Conseil constitutionnel centrafricain, Jean-Pierre Waboué, salue Faustin-Archange Touadéra, au palais de la renaissance, comme un sujet devant son roi. Deux mains tendues, le dos courbé, les yeux baissés.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 En Centrafrique, les élections législatives du 28 décembre 2025, d’abord proclamées par l’Autorité nationale des élections, puis confirmées le 27 février par le Conseil constitutionnel, ont produit des résultats que beaucoup refusent d’avaler. Des chiffres officiels qui, dans plusieurs localités, ne collent pas avec ce que les électeurs ont vécu de leurs propres yeux. Mais c’est à Bossembélé que la fracture entre les urnes et la vérité du terrain est la plus visible, la plus difficile à digérer — un endroit où la proclamation finale a provoqué un dégoût total, un rejet viscéral d’une décision tombée comme un couperet.

 

Dans tous les pays du monde qui se réclament de la démocratie, une élection est censée être le moment où la parole du peuple prime sur tout le reste. C’est le principe fondateur, celui qu’on enseigne, celui qu’on affiche. Mais entre ce principe et ce qui s’est réellement déroulé en République centrafricaine lors de ce scrutin, il y a un fossé que les documents officiels ne suffisent pas à combler.

 

Ce fossé prend une dimension particulière quand on regarde de près le rôle joué par la MINUSCA, censée veiller à la régularité du processus.

 

En effet, la cheffe de la Minusca, madame Valentine Rugwabiza, entretient, par l’intermédiaire de son mari, des liens directs et assumés avec le dictateur Faustin-Archange Touadera , des liens que personne ne dissimule, des allées et venues constatées par tous, une proximité qui aurait dû, à elle seule, déclencher des questions sur la neutralité de la Minusca.

 

Or ces questions n’ont jamais vraiment émergé. Et pendant ce temps, les résultats de ce chaos électoral prenaient forme dans un environnement où l’impartialité était déjà mise à mal avant même que les bureaux de vote n’ouvrent leurs portes le 28 décembre dernier.

 

Le résultat de tout cela se lit aujourd’hui dans la composition de la nouvelle Assemblée nationale. La quasi-totalité des sièges est occupée par des membres du MCU ou des indépendants gravitant ouvertement dans l’orbite du parti. Comme si le bleu et le blanc du drapeau du MCU avait été directement apposé sur chaque fauteuil du parlement, sans laisser de place à autre chose.

 

Ce qui est frappant, c’est que même certains candidats du MCU ont été victimes de ce dérèglement. Ce n’est donc pas une simple affaire d’opposition contre pouvoir — c’est une mécanique électorale qui a broié tout le monde sur son passage, y compris ceux qu’elle était censée servir.

 

C’est là que Bossembélé entre dans le récit, comme une preuve concrète de ce qui s’est joué dans l’ombre. Lors des résultats provisoires, le candidat du parti au pouvoir était clairement en tête. Les chiffres étaient là, lisibles, vérifiables. Puis les résultats définitifs sont tombés — et c’est un candidat indépendant qui a été déclaré vainqueur.

 

La nouvelle a mis la ville en mouvement. Des habitants ont commencé à se regrouper, à préparer une marche, à canaliser leur colère en quelque chose de visible. C’est le Commissaire lui-même qui les a stoppés, invoquant l’absence de démarches administratives conformes. La mobilisation a été reportée au lendemain.

 

Ce soir-là, Bossembélé affichait une tranquillité de surface — rues désertes, commerces fermés, habitants enfermés chez eux avec leurs questions sans réponse. Une ville qui retenait son souffle, quelque part entre la résignation et ce qui pourrait venir ensuite.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Bambouti : les chefs de quartier et la présidente de l’OFCA, réfugiés au Soudan du Sud, demandent le départ des mercenaires Russes de leur ville

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Bambouti : les chefs de quartier et la présidente de l’OFCA, réfugiés au Soudan du Sud, demandent le départ des mercenaires Russes de leur ville

 

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Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les chefs de groupes et des quartiers de Bambouti, exilés à Source-Youbou, réclament à la MINUSCA le retrait des mercenaires du groupe Wagner et leur remplacement par des forces de police.

 

Les chefs de quartier de Bambouti, représentés par les chefs Boli Ngupena Félix et le chef de quartier Pino, accompagnés de la présidente de l’OFCA et de Florence, catéchiste à l’église locale, ont adressé une lettre au chef de bureau de la MINUSCA à Obo. Leur principale revendication porte sur le départ immédiat des mercenaires russes du groupe Wagner qui occupent leur ville depuis le premier janvier 2026.

 

Ces mercenaires russes ont causé d’importants dégâts et maltraité la population. Ainsi, ces chefs des quartiers demandent que ces forces étrangères quittent définitivement Bambouti et retournent chez elles. Ils souhaitent voir arriver à la place des soldats de forces armées centrafricaines, des gendarmes et des policiers pour assurer la sécurité.

 

Cette demande intervient après une série d’événements qui ont complètement bouleversé la vie des habitants. Le 28 décembre 2025, à quatre heures du matin, des miliciens Azandé ont attaqué la ville. En moins d’une heure, ils ont pris le contrôle de la zone. Deux ou trois soldats des FACA ont réussi à fuir vers la base de la Minusca, tandis que les autres, une dizaine, ont pris la direction du Soudan du sud pour se constituer refugiés.

 

Une semaine plus tard, le 1er janvier 2026, vers cinq heures du matin, des renforts militaires, composés principalement des mercenaires russes du groupe Wagner et de quelques soldats FACA,  sont arrivés depuis Obo, située à une centaine de kilomètres de là. Ces éléments de forces gouvernementales sont venus accompagnés d’avions de guerre qui ont commencé à bombarder la ville. Les tirs et les explosions visaient à déloger les miliciens Azandé qui ont occupé la ville depuis le 28 décembre 2025.

 

Le bruit et la violence des affrontements ont terrorisé les civils. La plupart des habitants ont quitté précipitamment leurs maisons pour échapper aux bombes et aux tirs. Ceux qui sont restés sur place ont été harcelés, arrêtés et tabassés par les militaires. Très vite, tout le monde a compris qu’il fallait partir.

 

Bambouti est une petite sous-préfecture du Haut-Mbomou d’environ 3000 personnes, située à la frontière du Soudan du Sud, à seulement 5 kilomètres de la localité de Kotobi. Sa proximité avec la frontière a facilité l’exode massif des habitants vers le territoire sud-soudanais. Les familles ont marché pendant des heures avant d’atteindre Source-Youbou, un village au Soudan du Sud où elles ont trouvé refuge.

 

Depuis leur arrivée là-bas dans cette ville sud-soudanaise, les réfugiés vivent dans des conditions extrêmement difficiles. Les enfants ne vont plus à l’école faute d’infrastructures éducatives. Les malades ne trouvent pas de médicaments ni de soins appropriés. La nourriture manque cruellement et toute activité économique a disparu du jour au lendemain.

 

Les personnes âgées passent leurs journées assises sous les manguiers et autres arbres, cherchant un peu d’ombre pour se protéger de la chaleur. Ces vieux papas et mamans qui vivaient paisiblement chez eux se retrouvent désormais dans une précarité totale. Ils dorment à la belle étoile, sans abri décent ni confort minimum.

 

Dans leur lettre adressée à la MINUSCA, les chefs de quartier et les responsables locaux supplient l’organisation des nations-unies d’intervenir pour améliorer leur sort. Ils demandent un soutien humanitaire urgent mais insistent surtout sur leur volonté de voir partir les mercenaires russes qui ont rendu leur vie impossible. Ils invitent également le gouvernement à venir directement auprès d’eux pour écouter leurs doléances et trouver des solutions durables​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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1xBet présélectionnée dans cinq catégories à SiGMA Africa 2026 : stratégie, connaissance du public et confiance au cœur de son activité

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1xBet présélectionnée dans cinq catégories à SiGMA Africa 2026 : stratégie, connaissance du public et confiance au cœur de son activité
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La marque d’envergure mondiale 1xBet maintient sa position parmi les fleurons de l’industrie africaine de l’iGaming. L’entreprise participera à SiGMA Africa 2026, qui se tiendra du 3 au 5 mars à la Grand Arena du GrandWest Casino and Entertainment World, au Cap.

 

L’Afrique est depuis longtemps une région prioritaire pour 1xBet : une réglementation dynamique, des normes de protection des joueurs en constante augmentation, des partenaires locaux professionnels et des solutions innovantes rendent ce marché unique. L’entreprise est reconnue pour son expertise des stratégies de marché et son écosystème de partenaires qui soutient des stratégies de croissance à long terme.

 

1xBet soutient activement le sport sur le continent, en tant que partenaire officiel de la Confédération africaine de football (CAF) et de tous les tournois organisés sous son égide. 1xBet collabore avec les principaux clubs et fédérations sportives d’Afrique, investit dans les tournois amateurs et aide les jeunes talents à atteindre leur plein potentiel. Parmi ses partenaires internationaux figurent le FC Barcelone, le Paris Saint-Germain, la FIBA ​​et d’autres organisations internationales, ce qui renforce la solide réputation de la société.

 

Cinq nominations témoignent de son leadership constant

 

En 2024, 1xBet a été désigné Best Sportsbook Operator in Africa, confirmant ainsi sa position de leader sur le continent.

En 2025, la marque a été nommée Best on Mobile, soulignant ses solutions mobiles innovantes et son approche centrée sur l’utilisateur sur les marchés africains.

En 2026, l’entreprise a été présélectionnée dans cinq catégories des SiGMA Africa Awards :

  • Best on Mobile 2026 (soutenu par ALEA)
  • Best Casino Operator 2026 (soutenu par ALEA)
  • Best Sportsbook Operator 2026 (soutenu par Velitech)
  • Best Marketing Campaign 2026 (Global FIBA Strategic Partnership)
  • Best Affiliate Program 2026 (1xPartners)

 

Chaque nomination témoigne des réalisations concrètes de l’entreprise, de l’innovation et du marketing aux stratégies d’affiliation et à la culture du jeu responsable. Les votes sont ouverts jusqu’au 23 février 2026, pour les délégués et le grand public.

 

1xBalance : jeu responsable et confiance

 

SiGMA Africa 2026 accueillera un panel d’experts en marketing responsable, au cours duquel des leaders du secteur débattront de l’intersection entre les pratiques marketing et la protection des joueurs. Parmi les intervenants, Nnanna Chigozie Ewuzie, responsable de la conformité chez 1xBet Nigeria, partagera son expérience pratique du marché africain. La table ronde abordera tous les aspects, de l’application des restrictions d’âge à la mise en œuvre d’outils de vérification et de contrôle efficaces, démontrant comment un marketing responsable soutient directement le jeu responsable.

 

« Le jeu responsable, c’est bien plus que des règles. C’est une question de confiance, de sensibilisation et de compréhension des joueurs. Nous souhaitons que chacun aborde les paris en toute connaissance de cause, comprenne ses actions et profite d’une expérience de jeu équitable et sécurisée », explique  Nnanna Chigozie Ewuzie, responsable de la conformité chez 1xBet Nigeria.

 

Nnanna Chigozie Ewuzie présentera également des études de cas pratiques sur le travail de la marque avec les jeunes, notamment le soutien aux sports locaux et l’organisation du tournoi de football 1xCup.

L’interaction entre les opérateurs et les régulateurs sera également au cœur des discussions, un facteur essentiel pour l’élaboration de normes sectorielles durables dans toute la région. Les intervenants partageront également les enseignements tirés de l’Indice de protection des joueurs récemment publié par 1xBet, révélant comment la fragmentation des réglementations sur les marchés africains représente à la fois des défis et des opportunités pour le secteur. Cette discussion met en lumière comment une approche réfléchie et centrée sur le joueur permet de créer un écosystème plus sûr et plus fiable, tout en assurant une croissance responsable du marché.

 

Un écosystème qui multiplie les opportunités

 

À SiGMA Africa 2026, le stand nᵒ 706 devient un véritable point d’attraction pour les partenaires, présentant des approches éprouvées et offrant une expérience immersive. Les visiteurs pourront profiter de :

  • Afro-Memo : un jeu de mémoire et d’attention avec des masques africains, jouable en solo ou en équipe.
  • Discussions et témoignages : des études de cas concrets sur le trafic, les modèles d’affiliation et les stratégies de fidélisation des joueurs, offrant aux partenaires l’opportunité d’échanger et de poser leurs questions.
  • Récompenses et ambiance : iPads, AirPods et une atmosphère dynamique pour une découverte mémorable et captivante de la marque.

 

Le stand nᵒ 706 est bien plus qu’un simple lieu de rencontre : c’est un carrefour où stratégie, partenariat et dialogue en direct se croisent, démontrant ce qui fonctionne réellement en Afrique et fournissant aux partenaires des solutions pratiques à appliquer sur leurs propres marchés.

Participer à SiGMA Africa 2026 permet à 1xBet d’échanger des points de vue, d’analyser les tendances du marché et de renforcer sa présence en Afrique.

Les cinq nominations aux prix confirment non seulement la stratégie innovante de l’entreprise, mais aussi la confiance et le respect qu’elle inspire à ses partenaires et à l’ensemble du secteur, faisant de la marque un pilier fiable pour toute société souhaitant se développer dans la région.

Ça y’est! Il est parti à Moscou pour signer l’accord de Poutine pour Afrikacor

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Ça y’est! Il est parti à Moscou pour signer l’accord de Poutine pour Afrikacor

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Fidele-Gouandjika-avec-deux-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-baptise-Africa-Corps-dans-son-quartier-Boye-Rabe-a-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Fidele-Gouandjika-avec-deux-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-baptise-Africa-Corps-dans-son-quartier-Boye-Rabe-a-Bangui.jpg” alt=”Ça y’est! Il est parti à Moscou pour signer l’accord de Poutine pour Afrikacor” width=”253″ height=”300″ />
Fidele Gouandjika avec deux mercenaires russes du groupe Wagner baptisé Africa Corps dans son quartier Boye-Rabe à Bangui

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La Centrafrique vient de franchir un cap décisif dans sa dépendance militaire envers la Russie, et ce mouvement s’est joué en coulisses depuis des mois.

 

En effet, Faustin Archange Touadéra vient de poser le pied en Russie pour rencontrer Vladimir Poutine. Ce déplacement, annoncé et reporté à plusieurs reprises sous pression de Moscou, avait une seule raison d’être : officialiser l’arrivée d’un nouveau corps de mercenaires russes baptisé Afrikacor. Le magazine Africa Intelligence avait déjà venté l’information bien avant que le voyage ne se concrétise.

 

Ce qu’il faut bien saisir, c’est qu’Afrikacor n’est pas un remplacement de Wagner, mais un ajout. Touadéra a refusé catégoriquement que Wagner quitte le territoire centrafricain. Les deux entités cohabiteront donc, même si elles appartiennent, dans les faits, à la même sphère d’intérêts criminels russes.

 

La différence entre les deux groupes réside dans leur mode de rémunération. Wagner continuera à se payer directement sur le sol, en exploitant les ressources naturelles du pays — mines, bois, brasseries, eau. Afrikacor, lui, rattaché au ministère russe de la Défense, exigera un paiement en argent sonnant et trébuchant : dix milliards par mois, versés en liquide à Poutine.

 

Ce montage financier assure à Moscou un double filet de captation des richesses centrafricaines. D’un côté, une exploitation directe des matières premières. De l’autre, un flux monétaire régulier tiré des caisses de l’État, déjà exsangues dans l’un des pays les plus appauvris du monde, la République centrafricaine.

 

Ce que cet accord entérine, au fond, c’est l’enracinement d’une architecture criminelle à deux têtes sur le territoire centrafricain. Deux groupes armés russes, aux méthodes décriées sur plusieurs continents, qui vont désormais partager le même espace, les mêmes intérêts, et le même silence complice d’un pouvoir qui les accueille à bras ouverts.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Nana-Gribizi, Mbrés : 2 mercenaires russes tués, un autre dans un état grave

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Nana-Gribizi, Mbrés : 2 mercenaires russes tués, un autre dans un état grave

 

 

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Les mercenaires russes et leurs supplétifs en patrouille. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Un convoi de mercenaires russes du groupe Wagner a été pris en embuscade samedi 28 février 2026 dans la préfecture de Nana-Gribizi, faisant deux morts et un blessé grave parmi les combattants criminels de Poutine et de Touadera.

 

Tout a commencé lorsqu’un groupe de mercenaires russes quittait Kaga-Bandoro pour rallier la ville de Ndélé à bord de leur véhicule. Après avoir traversé Mbrés, le convoi a repris sa route en direction de Ndélé. C’est peu après la sortie de Mbrés, au niveau d’un croisement, que des hommes armés non identifiés ont jailli du couvert végétal pour fondre sur les véhicules. L’attaque a été d’une violence telle que ces derniers ont été entièrement détruits sur place.

 

Au terme de l’assaut, deux mercenaires russes gisaient sans vie. Un troisième, grièvement atteint, a été immédiatement pris en charge et évacué en urgence vers Kaga-Bandoro, avant d’être acheminé vers la capitale Bangui pour y recevoir des soins. Les assaillants, eux, avaient déjà disparu dans la nature.

 

En réponse, dès les premières heures de la soirée vers 21 heures, deux véhicules de Wagner ont convergé vers le lieu de l’attaque, l’un venant de Kaga-Bandoro, l’autre de Ndélé, tous deux transportant des soldats FACA et des mercenaires russes de la milice Wagner. Les forces déployées ont ratissé la zone et multiplié les patrouilles tout au long de la nuit, sans parvenir à retrouver la moindre trace des hommes ayant mené l’opération.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Justin Nganayousou

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Ça y’est! Sa chute est confirmée. Firmin Ngrebada est jeté définitivement à la poubelle politique par Touadéra

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Ça y’est! Sa chute est confirmée. Firmin Ngrebada est jeté à la poubelle politique par Touadéra

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Firmin-Ngrebada-devant-sa-residence-a-la-citee-de-belle-vue-dans-le-septieme-arrondissement-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Firmin-Ngrebada-devant-sa-residence-a-la-citee-de-belle-vue-dans-le-septieme-arrondissement-de-Bangui.jpg” alt=”Firmin Ngrebada devant sa résidence à la citée de belle vue dans le septième arrondissement de Bangui, illustrant l’article sur La dérive éthique de la classe dirigeante centrafricaine : le faste au milieu de la misère” width=”171″ height=”300″ />
Firmin Ngrebada devant sa résidence à la citée de belle vue dans le septième arrondissement de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’ancien Premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada vient de vivre une chute politique que peu auraient imaginée il y a encore quelques mois.

 

Député du MCU dans la circonscription de Boali, il a perdu son siège lors des élections législatives du décembre  2025. Le 27 février 2026, le Conseil constitutionnel a officiellement entériné sa défaite face à un concurrent positionné par le MCU, le plaçant ainsi hors du jeu parlementaire de manière nette et définitive.

 

Mais ce revers électoral n’est pas tombé du ciel. Dans les cercles du pouvoir à Bangui, on murmure depuis un moment que Ngrebada nourrissait en silence une ambition présidentielle. Des liens réguliers qu’il aurait entretenus avec le ministre de l’Élevage et de la santé animale Hassan Bouba, ainsi que des rapprochements avec les éléments du Groupe Wagner, auraient fini par parvenir aux oreilles des proches de Toadera, qui ont très mal digéré la chose.

 

C’est dans ce contexte lourd que son éviction prend tout son sens. Pour les clans du pouvoir en place, laisser Ngrebada évoluer librement dans le paysage politique centrafricain représentait un danger trop grand. Sa mise à l’écart, loin d’être un simple accident électoral, ressemble davantage à une décision mûrement réfléchie par le clan des Ngbakamandja de Damara au pouvoir depuis 10 ans.

 

Le lendemain de la décision du Conseil constitutionnel, soit le 28 février 2026, Ngrebada a publié une déclaration sur sa page Facebook pour réagir à sa défaite. Il y parle de respect des institutions, de paix, d’unité nationale, et appelle ses partisans au calme. Des mots posés, presque sages, qui tranchent avec la réalité d’un homme que son propre camp vient de sortir de la circulation.

 

Dans ce texte, il écrit notamment vouloir « continuer à servir Boali autrement », une formule qui laisse entendre qu’il n’a pas dit son dernier mot. Il clôture sa publication avec les mots-clics paix, unité nationale, respect des institutions, démocratie, comme pour soigner une image que les événements récents ont sérieusement écornée.

 

Ce que cette déclaration ne dit pas, c’est la nature exacte des tractations qui auraient précipité sa chute. Les noms de Hassan Bouba et du Groupe Wagner planent toujours au-dessus de cette affaire, sans que Ngrebada n’y fasse la moindre allusion dans son texte.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Papy Bozizé à Touadéra : « Toi et tes Wagner, vous partirez tôt ou tard »

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Papy Bozizé à Touadéra : « Toi et tes Wagner, vous partirez tôt ou tard »

 

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Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le pays de Barthelemy Boganda, pays de zo kwé zo appelé  la République Centrafricaine vit une période de vives tensions politiques et militaires depuis des années, où chaque prise de parole des combattants de la CPC pèse lourd dans la balance.

 

C’est dans ce contexte tendu que l’officier Papy Bozizé, fils de l’ancien Président François Bozizé, membre actif de la Coalition Patriotique pour le Changement, a décidé de sortir de son silence. Sa déclaration fait suite à la diffusion d’un message mensonger sur les réseaux sociaux et groupes WhatsApp, attribué faussement à son nom par un certain Ludovic Yamessé, sous le pseudonyme de Zupana. Ce dernier affirmait que Papy Bozizé aurait abandonné la CPC pour rejoindre le camp du président Touadéra.

 

Face à cette intox qui circulait à grande vitesse, l’officier Papy Bozizé a tenu à remettre les pendules à l’heure devant tous ses frères d’armes. Il a été clair et direct : ni lui ni ses collègues n’ont tourné le dos à la coalition. « Nous sommes toujours sous le commandement de la CPC », a-t-il affirmé avec fermeté, appelant tous les combattants à ne prêter aucune oreille aux affabulations de Ludovic Yambesé.

 

Mais au-delà du démenti, Papy Bozizé en a profité pour rappeler à voix haute l’objectif central qui anime la CPC depuis ses débuts. Pour lui, la mission reste intacte : mettre fin au règne de Faustin-Archange Touadéra et chasser les mercenaires du groupe Wagner du sol centrafricain. Des mots forts, prononcés sans détour, qui montrent que la détermination des rebelles ne s’est pas effritée avec le temps.

 

L’officier a également tenu à souligner la dimension nationale de ce mouvement, qu’il décrit comme un rassemblement de toutes les ethnies de la RCA, uni autour d’une même vision. Il a invité les combattants à serrer les rangs, à préserver leur énergie collective et à avancer main dans la main vers leur but commun. Un appel à la cohésion interne, au moment où certains cherchent visiblement à semer le doute dans les rangs de la CPC.

 

Pour finir, Papy Bozizé a remis son combat entre les mains de Dieu, demandant aux populations restées à l’intérieur du pays de s’armer de prières. Quant à Ludovic Yamessé, il lui a réservé un avertissement sobre mais chargé de sens : « C’est Dieu seul au ciel qui va te juger. » Pendant ce temps, la question de l’avenir de Touadéra et des mercenaires russes continue de hanter les couloirs du pouvoir à Bangui, tandis que la CPC affûte ses armes et garde les yeux rivés sur son objectif.​​​​​​​​​​​​​​​​

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Par Gisèle MOLOMA

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Mboki : les mercenaires russes de la milice Wagner pillent totalement le centre de santé de Kadjema et emportent les matériels

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Mboki : les mercenaires russes de la milice Wagner pillent totalement le centre de santé de Kadjema et emportent les matériels

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/10/Lits-d’hôpital-de-Koui-dans-l’Ouham-Péndé-en-Centrafrique-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Mboki : les mercenaires russes de la milice Wagner pillent totalement le centre de santé de Kadjema et emportent les matériels
Image d’un lit d’hôpital pillé par les mercenaires russes de la milice Wagner. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le mercredi 24 février dernier, les habitants de Kadjema, petit village situé à trente-cinq kilomètres de Mboki, ont vécu une scène qui leur a donné l’impression que le monde marchait à l’envers.

 

En effet, dans le Haut-Mbomou, à l’est de la Centrafrique, les populations rurales vivent depuis des années sous la pression constante de la milice russe Wagner, dont les mercenaires circulent librement sur les axes reliant les grandes villes aux villages les plus reculés.

 

C’est dans ce contexte lourd que les faits du 24 février 2026 ont eu lieu. Aux environs de cinq heures du matin, des mercenaires russes de la milice Wagner ont quitté la ville de Mboki à bord de véhicules blindés, prenant ostensiblement la direction d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou. Mais leur véritable destination était ailleurs, et ce que personne ne savait encore allait laisser un village entier sans soins.

 

À trente-cinq kilomètres de Mboki, les véhicules se sont arrêtés à Kadjema. Les hommes se sont dirigés droit vers le centre de santé du village, ce petit dispensaire qui représentait pour toute la population de ce village le seul endroit où se faire soigner. Ce qui a suivi a duré toute la journée, sous les yeux des habitants, impuissants.

 

Les mercenaires ont commencé à charger méthodiquement tout ce qu’ils trouvaient à l’intérieur. Des lits en fer, ceux où les malades étaient couchés. Des chaises en fer, du mobilier solide et robuste que l’on retrouve dans tous les hôpitaux de la région depuis des décennies. Rien n’était trop petit, rien n’était trop lourd pour être épargné.

 

Au fil des heures, les matelas usés, les équipements de soin et les moindres objets utiles ont été hissés sur les véhicules blindés. Les habitants regardaient, sans pouvoir intervenir, leur dispensaire se vider pièce après pièce. Et quand le soleil a commencé à descendre, les mercenaires sont remontés dans leurs blindés et ont repris la route de Mboki, le chargement bien arrimé.

 

Ce butin soulève une question que tout le monde dans le village se pose à voix basse : à quoi ces hommes vont-ils servir des lits de malades et des chaises d’hôpital ? Pour dormir, pour soigner leurs propres blessés, pour installer leurs femmes en couches, personne ne le sait. Ce qui est certain, c’est que derrière eux, ils ont laissé quatre murs vides.

 

Ce matériel n’était pas tombé du ciel. Des organisations humanitaires internationales l’avaient acheminé jusqu’à Kadjema au prix d’efforts considérables, pour que ce village isolé puisse offrir des soins de base à ses habitants. En quelques heures, ce travail de longue haleine a été réduit à néant, et personne dans la communauté internationale ne semble pressé d’en parler.

 

Car c’est là que la situation devient encore plus difficile à comprendre. Ces mêmes organisations savent ce qui se passe. Elles ont les moyens de savoir, les relais sur le terrain, les informateurs dans les villages. Pourtant, aucune voix officielle ne s’élève, aucune déclaration ne vient nommer ce qui s’est passé à Kadjema ce mercredi matin. La peur, ou peut-être le calcul, retient les langues.

 

Et pendant ce temps, à Kadjema, si un enfant tombe malade cette nuit, si une femme entre en travail, si un homme est blessé sur son champ, il n’y a plus rien dans ce dispensaire pour les accueillir​​​​​​​​​​​​​​​​

Touadera et ses alliés russes sont des voyous criminels. Franchement!

 

Par Éric Nzapa

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Violence, incendie des maisons : les mercenaires de la milice russe Wagner sèment le chaos dans le village Bangassou-Nzakara

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Violence, incendie des maisons : les mercenaires de la milice russe Wagner sèment le chaos dans le village Bangassou-Nzakara

 

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Incendie du Mboula, dans la Nana-Mambéré, par les mercenaires russes. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans le Au Haut-Mbomou, sud-Est de la RCA, le village de Bangassou-Nzakara a subi de plein fouet la brutalité des hommes de Wagner. Entre bastonnades sauvage et incendies d’habitation, une communauté entière a été laissée dans le dénuement total.

 

Ce drame d’une autre époque s’est produit le dimanche 1er mars 2026, dans la localité de Bangassou-Nzakara, situé à vingt kilomètres de Zemio sur l’axe menant à Djema. Ce jour-là, les hommes du village étaient tous absents, partis en brousse pour chasser ou s’occuper d’autres travaux loin du village. Il ne restait sur place que des femmes, dont certaines enceintes, et leurs enfants, occupés à laver des habits près de l’eau.

 

C’est dans cette quiétude que les mercenaires de Wagner ont surgi, parcourant les champs et les abords du village pour traquer les habitants. Sans motif, ils ont commencé à frapper femmes et enfants un à un, avec une violence qui n’épargnait personne, ni les plus jeunes, ni les femmes enceintes. Les cris ont résonné dans le village sans que personne ne puisse intervenir.

 

Une fois les corps meurtris laissés au sol, les hommes de Poutine n’en ont pas fini pour autant. Ils ont mis le feu aux habitations du village, réduisant en cendres certaines maisons, les vêtements des enfants et tous les biens que les familles possédaient.

 

Malgré la violence des actes, aucun décès n’a été signalé à l’issue de cette descente meurtrière. Le lendemain, lundi 2 mars, les victimes ont rassemblé leurs forces et parcouru les vingt kilomètres qui les séparaient de Zemio, pour porter leur témoignage devant les autorités locales. C’est là qu’elles ont été reçues par des Casques bleus sénégalais de la MINUSCA, qui ont recueilli leurs déclarations.

 

Pourtant, cette démarche courageuse s’est heurtée à un obstacle de taille. Selon des observateurs centrafricains, la cheffe de la MINUSCA est pro-Wagner, ce qui paralyserait toute remontée fidèle des faits vers le Conseil de sécurité des Nations unies. Les rapports qui sont sommis régulièrement au conseil de sécurité sont souvent des rapports fabriqués, avec des fausses informations pour protéger l’image du dictateur Faustin-Archange Touadera et des mercenaires russes opérant en sol centrafricain.

 

Par Éric Nzapa

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Bangui : un élève sorcier, utilisant une feuille maléfique,  sème le trouble dans une école

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Bangui : un élève sorcier, utilisant une feuille maléfique,  sème le trouble dans une école

 

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Les élèves de la classe de CM2 entrain de faire cours de français dans l’arrondissement de Belou dans la commune de Mbata. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 À Bangui, capitale de la Centrafrique, dans le neuvième ᵉ arrondissement, l’école Providence de Gbagouma-Mala a vécu une journée difficile le 27 février 2026, quand des plantes à démangeaisons ont été répandues dans une salle de classe.

 

En effet, tout est parti d’une querelle de table-bancs. Le délégué de la sixième B et ses complices avaient tenté de voler des bancs appartenant aux élèves de la sixième A, mais ils en avaient été empêchés. En guise de représailles, le délégué a minutieusement planifié sa vengeance avant de passer à l’acte.

 

Pour y arriver, il s’est procuré des plantes sauvages connues pour provoquer de vives irritations cutanées, appelée souvent des kotto mo langö, puis les a introduites discrètement dans la salle de la sixième B. Ainsi, six élèves ont eu la peau touchée, et les cours ont dû être interrompus sur le champ.

 

Ce qui a davantage inquiété les parents, c’est qu’une des victimes a perdu connaissance. Le délégué lui-même était absent ce jour-là, comme s’il avait pris soin de ne pas être sur les lieux au moment des faits.

 

Depuis lors, les familles des élèves touchés réclament que les autorités scolaires et administratives viennent constater les dégâts par elles-mêmes. Leur mécontentement monte de jour en jour, et selon des informations qui circulent, ils envisageraient de mener des actions collectives dès le lundi 2 mars 2026.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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« Ce qui vient de Dieu ne peut être détruit par les hommes », et l’incendie de l’église apostolique de PK4 en est un parfait exemple

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« Ce qui vient de Dieu ne peut être détruit par les hommes », et l’incendie de l’église apostolique de PK4 en est un parfait exemple

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Les débrits de l’incendie de l’église apostolique du PK4 sur l’avenue Barthelemy Boganda à Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le 25 février 2026 à Bangui, l’église apostolique de PK4 a été touchée par un incendie vers 20h30, dans un contexte d’absence d’électricité. Le bâtiment et plusieurs biens matériels ont été détruits, mais les Bibles sont restées intactes. Citant l’Écriture — « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point », l’Apôtre Michel Gbégbé a appelé les fidèles à la prière et à la mobilisation pour la reconstruction.

 

C’est dans tout le quartier entièrement privé de courant électrique que le feu a pris naissance, aux premières heures de la soirée. Personne ne s’y attendait. En l’espace de quelques minutes, les flammes ont englouti le box de l’église, réduisant en cendres câbles, équipements et matériels de toute sorte. Notre équipe qui s’est déplacée sur le lieu, a vu des monceaux de ferraille brûlé par le flamme  , du métal torsadé par la chaleur, et des débris calcinés posés sur la terre.

 

Ce tableau de ruine aurait pu suffire à abattre une communauté entière. Pourtant, c’est précisément là que quelque chose d’inattendu est apparu. Au milieu de tout ce qui avait brûlé, les Bibles, elles, étaient demeurées intactes. Aucune page roussie, aucune couverture carbonisée. Un constat que les membres de l’église, en présence de notre équipe,  ont découvert avec stupeur au petit matin.

 

Le patriarche Michel Gbégbé n’a pas tardé à prendre la parole. Dans une déclaration rendue publique dès le 25 février, il a nommé ce fait sans détour : « Le feu s’est incliné devant la Parole de Dieu. » Pour lui, ce n’est pas un détail parmi d’autres — c’est le cœur même de ce que cette nuit a voulu dire. « Ceci n’est pas un simple fait, c’est un signe prophétique », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que Dieu, par ce geste, rappelle à son peuple que sa Parole est indestructible.

 

Partant de cette conviction, le patriarche Gbégbé a aussitôt retourné l’événement en appel. « Ce n’est pas le temps de pleurer, c’est le temps de se mettre dans la prière devant l’Éternel », a-t-il lancé à ses fidèles, refusant que la douleur de la perte prenne le dessus sur l’élan de la foi. Il a été ferme sur un point : ce que le feu a détruit sera rebâti, et « la gloire de cette maison sera plus grande que la première. » L’appel de Michel Gbégbé ne s’arrête pas aux mots. Il demande à chaque membre de la communauté de répondre par « la foi, la prière et l’action » — trois engagements qu’il place délibérément sur le même rang. Autrement dit, la reconstruction ne passera pas par la seule ferveur des cœurs, mais aussi par des bras levés et des mains ouvertes. La communauté de PK4, elle, commence déjà à mesurer l’ampleur de ce qu’il reste à relever.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Haut-Mbomou : les violences sur le genre prend de l’ampleur. Une jeune fille vient d’être gravement frappée par un soldat FACA à Obo  

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Haut-Mbomou : les violences sur le genre prend de l’ampleur. Une jeune fille vient d’être gravement frappée par un soldat FACA à Obo

 

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Deux soldats FACA dans leur véhicule lors d’une patrouille. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La préfecture du Haut-Mbomou vit depuis des années sous le poids d’une violence qui s’étend partout, touchant les civils, les femmes, les plus faibles, sans jamais vraiment reculer.

 

C’est dans ce contexte lourd que la ville de Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est du pays, a été le décor d’un incident qui s’est produit dans la nuit du jeudi au vendredi 27 février.

 

En effet, un militaire des Forces Armées Centrafricaines s’est rendu chez une jeune femme qu’il présentait comme sa copine. En arrivant, il aurait trouvé un autre homme sur place, ce qui, selon ses propres mots, aurait mis le feu à sa jalousie.

 

Ce qui s’est passé ensuite donne froid dans le dos. Le soldat a sorti son arme et tiré un coup en l’air, puis s’est jeté sur la jeune femme pour la frapper, la tabasser sans retenue, comme si la violence physique était pour lui une réponse normale à une situation personnelle.

 

Le bruit du tir a alerté d’autres militaires qui ont accouru. En voyant ce qui se passait, ils ont tenté de mettre fin à la scène, mais le soldat a tiré une deuxième fois en l’air, comme pour les tenir à distance. Ce n’est qu’au prix d’un effort collectif que ses collègues ont réussi à lui arracher son arme et à le ramener de force au camp.

 

Une femme a été battue par un homme en uniforme, armé, censé protéger la population. Et ses camarades n’ont même pas pu l’arrêter du premier coup. Pendant ce temps, les campagnes contre les violences faites aux femmes continuent de défiler dans les discours officiels, tandis que sur le terrain, les faits racontent une tout autre​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Des pluies dévastatrices laissent des centaines de familles à la rue dans le sud de Kaga-Bandoro

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Des pluies dévastatrices laissent des centaines de familles à la rue dans le sud de Kaga-Bandoro

 

 

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Les sinistrés de Kaga-Bandoro après la forte pluie sur la ville. Photo OCHA

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des averses violentes ont frappé le sud de Kaga-Bandoro la semaine dernière, semant la désolation dans plusieurs quartiers et laissant des centaines de personnes sans toit ni ressources pour tenir le coup.

 

À Kaga-Bandoro, dans la préfecture de la Nana-Gribizi, Plus de quatre cents personnes se retrouvent aujourd’hui sans abri, après que les pluies ont ravagé leurs habitations et détruit une bonne partie de ce qu’elles possédaient. Des blessés ont également été recensés parmi les habitants, victimes des effondrements et des débris emportés par les eaux.

 

Au-delà des corps meurtris, ce sont aussi les moyens de survie qui ont été anéantis. Les stocks alimentaires accumulés par les ménages ont disparu sous les décombres, et plusieurs écoles du secteur ont subi des dommages tels qu’elles ne peuvent plus accueillir les enfants.

 

Face à l’ampleur des dégâts, les équipes humanitaires ont pris le relais des autorités pour apporter une aide d’urgence aux sinistrés. Des médicaments ont été acheminés vers les zones touchées pour soigner les blessés et prévenir d’éventuelles maladies liées aux inondations.

 

Pourtant, malgré cet élan de solidarité, les besoins des populations restent bien au-delà de ce que les secours peuvent couvrir pour l’instant. La nourriture, les abris de fortune et les fournitures scolaires manquent encore cruellement, et les habitants attendent toujours des réponses concrètes à leur détresse.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Justin Nganayousou

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Après avoir raté sa mort en images, Wagner fabrique désormais la vidéo de l’ancien ministre Armel Sayo par intelligence artificielle pour lui faire dire ce qu’il n’a jamais dit

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Après avoir raté sa mort en images, Wagner fabrique désormais la vidéo de l’ancien ministre Armel Sayo par intelligence artificielle pour lui faire dire ce qu’il n’a jamais dit

 

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La capture d’écran de la vidéo de propagande forcée de l’ancien ministre Armel Sayo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Wagner et ses marionnette centrafricaines ont décidé de faire parler un homme qu’ils détiennent dans l’ombre, sans lui demander d’ouvrir la bouche, en prenant sa photo, clonant sa voix par intelligence artificielle pour en faire une vidéo propagandiste à la gloire du dictateur Touadéra et des criminels russes.

 

Ce n’est pas la première fois que le groupe Wagner tente de manipuler l’opinion publique centrafricaine autour d’Armel Sayo. Pour comprendre les faits, il faut remonter au début.

Pour comprendre ce qui a conduit à cette vidéo, il faut remonter au 17 janvier 2025, jour où Armel Sayo a été arrêté à l’aéroport international de Douala, au Cameroun. Retenu plusieurs semaines à Yaoundé dans des conditions opaques, il a ensuite été livré à Bangui dans une opération habillée du nom d’extradition, sans que jamais aucun mandat international public n’ait été produit. En acceptant de remettre cet homme sans base légale solide, le Cameroun s’est rendu complice d’une machination dont les ficelles remontent directement aux cercles du pouvoir centrafricain et de ses parrains russes.

À son arrivée à Bangui en mai 2025, Sayo a d’abord été enfermé à l’OCRB, l’Office Central pour la Répression du Banditisme, avant d’être transféré à la prison du Camp de Roux. Tout semblait suivre, en apparence, un cours judiciaire ordinaire. Mais ce calme de façade n’allait pas durer longtemps, car une opération bien plus trouble se préparait dans l’ombre.

 

Le 4 juillet 2025, Cédric Gbaka, conseiller en sécurité du Président Touadéra, s’est rendu à la prison du Camp de Roux accompagné de policiers en tenue noire. Dans la cellule de Sayo, il a annoncé avec emphase avoir découvert un téléphone portable et un document décrivant un supposé plan de coup d’État. Cette mise en scène de la fouille n’était qu’un prétexte fabriqué pour justifier ce qui allait suivre trois jours plus tard, et que rien dans le droit centrafricain ni dans le droit international ne pouvait autoriser.

 

Ainsi, l’ancien ministre centrafricain a été extrait de la prison du Camp de Roux le 7 juillet 2025 par le directeur de l’OCRB, avant de disparaître dans la nuit du 7 au 8 juillet, avalé par les geôles secrètes des mercenaires russes. Personne ne savait où il se trouvait, personne ne connaissait son sort, et c’est exactement ce que ses criminels russes voulaient.

 

Pendant plus de vingt jours, Armel Sayo a disparu dans le néant absolu. Le gouvernement centrafricain n’a rien communiqué officiellement sur la situation. Des images ont même circulé sur internet montrant ce qui ressemblait à un corps sans vie baignant dans le sang, alimentant des rumeurs d’assassinat extrajudiciaire que Bangui n’a jamais réellement réfutées avec des preuves tangibles.

 

Justement, c’était Wagner qui était à l’origine du montage de cette image pour montrer à l’opinion publique que l’ancien ministre Armel Sayo serait déjà mort. Mais leur première tentative de manipulation de l’image par intelligence artificielle n’a pas réussie. Cette manœuvre grossière n’avait convaincu personne, et le vacarme international qui avait suivi sa disparition, jusqu’à pousser le président Paul Biya à interpeller directement son homologue centrafricain, avait fini par contraindre Wagner à le présenter brièvement devant un juge. Puis il était retourné dans l’ombre, sans que quiconque sache où.

 

Six mois plus tard, en février 2026, une vidéo apparaît. On y voit ce qui ressemble à Armel Sayo, on y entend ce qui ressemble à sa voix, et on l’entend demander pardon, accuser la France, mettre en cause l’opposition centrafricaine, se déclarer prêt à déposer les armes. Mais cette voix n’est pas la sienne. Ce visage n’est qu’un masque numérique. Wagner a rédigé le texte, cloné la voix, monté l’image, et laissé l’intelligence artificielle faire le reste.

 

Chaque phrase de cette vidéo répond point par point aux besoins politiques du régime de Bangui. La France accusée, l’opposition désignée comme complice, le président encensé, les groupes armés condamnés par celui-là même qu’on détient illégalement depuis des mois. C’est un script écrit dans les bureaux de Wagner, mis dans la bouche d’un homme réduit à un fichier audio et une enveloppe numérique.

 

Les détails trahissent le montage à chaque seconde. La synchronisation des lèvres, la rigidité du regard, la mécanique des expressions, la cadence trop propre d’une voix clonée qui ne respire pas comme un homme qui parle librement. Un enfant habitué aux outils numériques d’aujourd’hui pourrait pointer ces anomalies les yeux fermés, tant elles sautent aux yeux de quiconque regarde avec un minimum d’attention. En plus, Wagner utilise le décor de l’infirmerie du de la prison du camp de Roux pour faire le montage.

 

Ce qui dépasse l’entendement, c’est l’aplomb avec lequel cette vidéo a été diffusée, comme si ses auteurs croyaient réellement pouvoir abuser des centrafricains avec un tel bricolage. Ils ont pris l’identité d’un homme vivant, sa voix, son visage, pour fabriquer des aveux qu’il n’a jamais prononcés, des accusations qu’il n’a jamais formulées, une capitulation qu’il n’a jamais choisie. C’est un degré de fourberie que même les régimes les plus retors de la planète n’affichent pas aussi ouvertement.

 

Armel Sayo reste à ce jour détenu dans un endroit que personne ne peut identifier, sous l’autorité de mercenaires qui ne répondent devant aucune institution centrafricaine. En plus, il est actuellement dans un état critique. C’est donc pour cette raison que Wagner veut faire croire que l’homme se porte bien, or non.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Après avoir échappé au pire, Les 12 Apôtres affrontent désormais la guerre sale de Touadéra

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Après avoir échappé au pire, Les 12 Apôtres affrontent désormais la guerre sale de Touadéra

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Rodrigue-Mayte.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Rodrigue-Mayte.jpg” alt=”Après les tentatives de sa capture manquée, Touadera recrute des tueurs en gage pour tuer Joseph Prudence Mayté alias Kérémbessè  ” width=”300″ height=”296″ />
Joseph Rodrigue Mayté

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après des tentatives d’élimination physique, l’Association Les 12 Apôtres se retrouve aujourd’hui ciblée par une campagne de dénigrement coordonnée, pilotée depuis Bangui pour étouffer ses actions devant la CPI.

 

Ce n’est pas la première fois que l’association paie le prix de son engagement. Depuis plusieurs jours, Les 12 Apôtres subissent une avalanche de propos diffamatoires et d’accusations sans fondement, relayés simultanément depuis la France, le Gabon et la République centrafricaine, comme si tout avait été minutieusement planifié.

 

Et le calendrier de ces attaques n’a rien d’accidentel. Elles ont redoublé d’intensité au moment précis où l’association annonçait la venue à Paris de Maître Philippe Larochelle, attendu pour un colloque sur les mercenaires de Wagner et une réunion de travail autour des poursuites engagées contre Faustin Archange Touadéra devant la Cour pénale internationale.

 

Derrière cette offensive, des visages commencent à émerger. Noëlla Reine Alhy et Hygien Pieby Sackanot, tous deux anciens alliés de l’association, sont désignés comme les premiers diffuseurs de ces accusations. Leurs déclarations ont été amplifiées par Didier Martial Pabandji, membre du Haut Conseil de la Communication centrafricain, identifié comme l’un des coordinateurs de la manœuvre, avec le concours de Henry Grothe et d’autres individus encore en cours d’identification.

 

Ce réseau bien huilé a un objectif précis. Il s’agit de détruire la réputation du président de l’association, Rodrigue Joseph Prudence Mayte, et de sa collaboratrice Adina Tomte Larissa, à travers des allégations d’une gravité rare diffusées sur les réseaux sociaux.

 

Les accusations accumulées contre eux donnent le vertige. Implication dans des assassinats dans un quartier populaire de Bangui, falsification de documents, détournement d’une cagnotte en mémoire d’un défunt, trahison envers une coalition d’opposition, ou encore complicité présumée dans la mort d’un commandant qui, selon l’association, est pourtant bien vivant et incarcéré au Camp de Roux.

 

Pourtant, un détail de taille manque à tout cela. Aucune pièce, aucun document, aucun élément concret n’a jamais été produit pour appuyer ces affirmations. L’association y voit une manœuvre téléguidée depuis Bangui, au bénéfice direct de Faustin Archange Touadéra, dont les procédures devant la CPI sont précisément celles que Les 12 Apôtres cherchent à faire aboutir.

 

Ce qui rend cette campagne encore plus lisible, c’est la cohérence de ses ramifications. Elle mobilise à la fois des relais en France, au Gabon et en République centrafricaine, comme si chaque maillon de cette chaîne avait reçu ses instructions d’une même source, clairement identifiée par l’association.

 

Face à cette guerre de l’ombre, Les 12 Apôtres choisissent le terrain judiciaire. L’association annonce son intention d’engager des poursuites dans les pays de résidence des auteurs présumés de ces attaques, les contraignant ainsi à produire devant un tribunal les preuves qu’ils prétendent détenir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Obo, Haut-Mbomou : les mercenaires russes de la milice Wagner tirent une arme de gros calibre depuis la ville en direction de la RDC, terrorisant les habitants de Zapay

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Obo, Haut-Mbomou : les mercenaires russes de la milice Wagner tirent une arme de gros calibre depuis la ville en direction de la RDC, terrorisant les habitants de Zapay

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/les-mercenaires-de-wagner-a-bambari-par-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/les-mercenaires-de-wagner-a-bambari-par-cnc.jpg” alt=”Obo, Haut-Mbomou : les mercenaires russes de la milice Wagner tirent une arme de gros calibre depuis la ville en direction de la RDC, terrorisant les habitants de Zapay” width=”300″ height=”232″ />
Les mercenaires de Wagner à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine . CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans la ville d’Obo, à la frontière entre la Centrafrique et la République démocratique du Congo, les mercenaires russes de la milice Wagner viennent de franchir un nouveau palier dans la terreur qu’ils font régner sur les populations des deux côtés de la frontière.

 

Pour comprendre cette histoire, il faut regarder sur la carte. La préfecture du Haut-Mbomou est une province qui partage une longue frontière avec la RDC. De l’autre côté de cette ligne, des villages congolais vivent au quotidien dans l’ombre de ce qui se passe en territoire centrafricain. Ce voisinage, autrefois ordinaire, est devenu depuis l’arrivée de la milice Wagner une source constante d’inquiétude pour les habitants des deux rives.

 

C’est dans ce climat déjà pesant que les faits de la soirée du jeudi 26 février ont éclaté. Les mercenaires russes de la milice Wagner se sont rendus sur le terrain de football de Obo, en pleine ville, sans se cacher. Ils ont installé une arme de gros calibre, un engin que les habitants du coin n’avaient jamais vu de leur vie, et ils ont ouvert le feu.

 

Le projectile a décollé dans un trait de flamme visible depuis plusieurs quartiers d’Obo. Il a survolé la ville, passant sur la ville de Mboki jusqu’à Zemio.  Et il ne s’arrête pas! Le projectile a franchi la frontière et a poursuivi sa course en territoire congolais, en direction de Zapay, localité située en RDC. L’engin est retombé à cinq kilomètres de Zapay, sur sol congolais, sans que l’on sache encore avec précision ce qu’il a touché à cet endroit.

 

La population d’Obo, qui a assisté à toute la scène depuis le sol, n’en revenait pas. Des témoins ont vu de leurs propres yeux les mercenaires russes de la milice Wagner manœuvrer cette arme sur le terrain de football, pointer en direction du Congo et tirer. Il n’y a donc aucune place pour le doute sur l’identité de ceux qui ont appuyé sur la gâchette.

 

Du côté de Zapay, en RDC, la nouvelle de l’impact a semé une peur vive parmi les habitants. Dans ce village congolais vivent également des réfugiés centrafricains qui ont fui les violences de la milice Wagner en RCA. Certains se demandent si c’est précisément eux que les mercenaires russes cherchaient à atteindre, pour leur faire comprendre qu’aucune frontière ne les met à l’abri.

 

D’autres pensent que la milice Wagner cherche autre chose : exporter l’instabilité qu’elle a semée en Centrafrique vers le territoire congolais voisin. Créer un trouble de l’autre côté, pousser les populations à fuir, déstabiliser une zone frontalière déjà traumatisée. Les intentions exactes restent floues, mais le geste, lui, était on ne peut plus délibéré.

 

Ce qui est certain, c’est que la milice Wagner est la seule force présente à Obo à disposer de ce type d’armement lourd. Personne d’autre dans cette ville, y compris les soldats FACA,  n’a les moyens de tirer un projectile qui franchit une frontière internationale et retombe à cinq kilomètres d’un village étranger. Le nier serait un mensonge que même la propagande habituelle de Wagner aurait du mal à faire avaler.

 

Car la milice Wagner excelle dans l’art de nier ce que tout le monde a vu. Demain, leurs porte-voix diront que ce n’est pas eux, que les images sont fausses, que les témoins mentent. C’est leur manière de fonctionner depuis qu’ils ont posé le pied en Afrique centrale, et cette fois-ci ne fera probablement pas exception à cette habitude bien connue.

 

Pendant ce temps, à Zapay, des familles congolaises ont passé la nuit à regarder le ciel, sans savoir si un autre projectile allait tomber​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Maître Nicolas Tiangaye soutient la revendication patriotique des populations du Haut-Mbomou et exige le retrait immédiat des mercenaires russes de la milice Wagner

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Maître Nicolas Tiangaye soutient la revendication patriotique des populations du Haut-Mbomou et exige le retrait immédiat des mercenaires russes de la milice Wagner

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/tiangaye.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/tiangaye.jpg” alt=”Maître Nicolas Tiangaye affirme que la nouvelle Constitution de 2023 est une copie intégrale russe imposée à la RCA” width=”300″ height=”224″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/tiangaye.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/tiangaye-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/tiangaye-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
Maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention Républicaine pour le progrès social (CRPS)

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans une déclaration sans langue de bois à l’émission « Actualité et nous » sur Radio Fréquence RJDH 100.5 FM, Maître Nicolas Tiangaye, ancien Premier ministre et président de la CRPS, a apporté un soutien total et sans équivoque à la juste revendication des populations du Haut-Mbomou face à l’occupation criminelle des mercenaires russes Wagner.

 

Face à la situation chaotique qui prévaut depuis plus d’un mois et demi dans le Haut-Mbomou – des milliers de civils contraints de fuir vers la RDC, des femmes, des enfants et des vieillards massacrés, torturés ou déplacés sur le site de l’église Saint-Jean-Baptiste de Zémiot –, Maître Tiangaye dénonce sans détour l’approche guerrière et irresponsable du régime Touadéra :

 

« La situation qui prévaut dans le Haut-Mbomou nous préoccupe tous parce que ce sont des Centrafricains qui souffrent là-bas, qui sont tués. Il y a des enfants, des femmes, des vieillards qui sont obligés de traverser de l’autre côté de la rive. Et la question qui se pose est de savoir si c’est par la violence qu’on peut régler ce problème-là. »

 

Le leader de la CRPS va plus loin en qualifiant la position des populations du Haut-Mbomou de **patriotique** et en exigeant clairement le retrait préalable des mercenaires étrangers comme condition sine qua non à toute négociation :

 

« Lorsque ce sont des Centrafricains qui font une revendication en disant nous ne voulons pas de mercenaires étrangers sur notre territoire, faut-il donner raison aux Centrafricains ou bien aux mercenaires ? Ce sont des mercenaires qui assassinent nos compatriotes là-bas… Il y a des innocents qu’on a arrêtés, qu’on a abattus, qui sont torturés par les mercenaires. »

 

Maître Nicolas Tiangaye accuse directement le pouvoir en place d’être à l’origine de ce chaos : ce sont les autorités actuelles qui ont recruté, formé et armé ces Wagner, et qui aujourd’hui se retrouvent piégées par leurs propres créatures :

 

« Aujourd’hui c’est le pouvoir qui est dans une posture, qui est dans l’impasse. Parce que c’est eux qui les ont recrutés, qui les ont fait former par les Wagner. Et aujourd’hui ils se retournent contre Wagner, ils se retournent aussi contre les FACA. »

 

Pour lui, la revendication des populations du Haut-Mbomou – retrait immédiat des mercenaires russes avant toute discussion – est non seulement légitime mais **patriotique** :

 

« Si les Alandais disent nous posons comme préalable le retrait des mercenaires étrangers, eh bien pourquoi on ne peut pas leur donner raison ? Il faut leur donner raison en disant : les mercenaires étrangers n’ont pas à se mêler des débats qu’il devait y avoir entre Centrafricains. C’est une position qui est patriotique. »

 

Maître Tiangaye fustige ainsi la trahison du régime qui préfère protéger des mercenaires étrangers assassins plutôt que ses propres citoyens, et appelle à ce que les discussions se fassent **uniquement entre Centrafricains**, sans la présence de ces forces d’occupation russes.

 

Ces propos constituent une charge d’une rare violence contre le pouvoir de Faustin-Archange Touadéra, accusé d’avoir vendu la souveraineté nationale à des mercenaires qui massacrent aujourd’hui le peuple centrafricain dans le Haut-Mbomou. Maître Nicolas Tiangaye se positionne clairement aux côtés des victimes et exige le départ sans délai des Wagner, seule condition pour ramener la paix dans cette préfecture martyre.

 

Par Alain Nzilo

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Dialogue avec les miliciens Azandé : Balalou Prône la Raison, Mais Refuse un Vrai Négociation, et brandit La Violence d’État comme l’unique solution

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Dialogue avec les miliciens Azandé : Balalou Prône la Raison, Mais Refuse un Vrai Négociation, et brandit La Violence d’État comme l’unique solution

 

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Les mercenaires russes de la milice Wagner en opération à Mboki, dans le Haut-Mbomou

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Clepto-mythomane Maxime Balalou salue l’initiative du Conseil épiscopal et de la plateforme religieuse qui se rendent à Zémio pour discuter avec les miliciens Azandé. Il trouve ça normal, pas une mauvaise chose que la société civile intervienne pour apaiser les cœurs. Il répète que le gouvernement n’est pas contre le dialogue et qu’il travaille de son côté pour ramener les gens à la raison. Il exhorte ses compatriotes à revenir à la raison, à préserver ce qui est essentiel, à éviter un terrain glissant qui les mènerait à des situations très difficiles.

 

Mais derrière ces mots doux, le clepto-mythomane Maxime Balalou ferme la porte à un vrai dialogue. Il qualifie les Azandé de groupe qui met le couteau sur la gorge de l’État, de gens dehors de la loi, qui ont pris les armes contre l’État. Pour lui, négocier avec eux équivaut à céder à la menace. Il maintient que l’État détient le monopole de la violence et qu’il a le devoir de protéger les citoyens. En clair : dialogue oui, mais seulement si les Azandé déposent les armes et reviennent la tête basse. Pas de table ronde équitable, pas de concessions mutuelles, juste une capitulation exigée.

 

Le clepto-mythomane Maxime Balalou observe les religieux qui essaient d’amener les Azandé à comprendre, mais il garde la main sur l’autorité de l’État. Il parle d’apaiser les cœurs, de ramener à la raison, tout en continuant les opérations militaires dans la zone. Les otages doivent être libérés totalement, la paix doit revenir dans l’est, mais sans que le gouvernement accepte de s’asseoir pour discuter des griefs profonds : marginalisation, accès aux ressources, abus des forces pro-régime. La violence d’État reste l’outil principal, masquée par des phrases sur la paix et la raison.

 

Il répète que la voie choisie par les Azandé n’est pas la bonne et qu’ils doivent revenir à la raison pour que le sang ne coule pas. Pourtant, c’est le régime qui envoie les troupes et les mercenaires russes de la milice Wagner pour mater la zone, créant les conditions de la peur et de la fuite. Le clepto-mythomane Maxime Balalou se réjouit des initiatives religieuses, mais refuse de profiter de l’occasion pour ouvrir un canal direct avec ceux qui sont aujourd’hui en armes. Pourquoi ne pas être ensemble avec les Azande, comme certains le demandent, pour parler sécurité et cohabitation ? Parce que le pouvoir préfère la soumission à la négociation.

 

Le clepto-mythomane Maxime Balalou conclut que le gouvernement travaille pour que la paix revienne dans la sous-région, que la population vaque librement à ses occupations. Mais cette paix promise passe par la force et non par le compromis. Les Azande reçoivent des conditions pour dialoguer, mais le régime n’en accepte aucune de leur part. C’est la violence d’État qui parle en premier, habillée en appel à la raison. Clepto-mythomane Maxime Balalou prône la paix d’un côté, mais maintient la répression de l’autre : un masque fin sur la vraie politique du pouvoir face aux Azande à Nipibé.

 

Par Alain Nzilo

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Site minier de Gobolo : encore de la violence, des soldats FACA s’acharnent sur un jeune ouvrier du village venu ramasser des sables aurifère

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Site minier de Gobolo : encore de la violence, des soldats FACA s’acharnent sur un jeune ouvrier du village venu ramasser des sables aurifère

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Un jeune ramasseur attrappé par les soldats FACA sur le site minier chinois de Gobolo, et frappé par ces même criminels pour avoir ramassé des sables aurifère. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Sur le site minier chinois de l’entreprise IMC de Gobolo, la violence des soldats FACA ne faiblit pas. Un jeune ouvrier du village, ramasseur des sables aurifère, en a fait les frais de manière spectaculaire.

 

À Gobolo, village situé dans la sous-préfecture d’Abba, Nana-Mambéré, les habitants vivent depuis longtemps sous la pression des militaires déployés sur le site minier de la société chinoise IMC. Ces soldats des Forces Armées Centrafricaines, officiellement chargés de sécuriser le chantier, ont fini par transformer leur présence en source de revenus personnels.

 

Pour comprendre ce qui se passe réellement sur ce terrain, il faut d’abord regarder comment fonctionne l’extraction minière à Gobolo. En effet, les machines chinoises creusent profondément la terre, rejettent le sable en surface avant d’atteindre le gravier aurifère. Ce sable rejeté, y compris des graviers déjà extraits mais nettoyés par la machine, les habitants le récupèrent, le lavent soigneusement à nouveau, espérant y trouver quelques petites pépites d’or revendues entre 2 000 et 4 000 francs pour nourrir leurs familles.

 

C’est précisément cette pratique que certains soldats FACA ont décidé d’exploiter à leur profit. Plutôt que d’interdire aux habitants de ramasser ce sable, ils ont mis en place leur propre circuit : ils envoient eux-mêmes des jeunes du village extraire le sable, récupèrent ensuite le résultat du lavage et empochent les bénéfices. Parfois, ils se contentent de percevoir un droit de passage, laissant les gens aller et venir moyennant paiement.

 

Ce jour-là pourtant, la situation a pris une tournure bien différente. Un jeune que les soldats avaient eux-mêmes autorisé à aller ramasser le sable ont été rattrapés au retour, jetés violemment à terre et frappés sans retenue, devant tout le monde qui ont tout vu sans pouvoir intervenir.

 

Ce qui rend les faits encore plus graves, c’est que ces jeunes n’avaient rien fait en dehors de ce qu’on leur avait demandé. Ils avaient reçu l’autorisation, accompli le travail, et c’est pourtant eux qui ont reçu les coups. Les mêmes mains qui avaient ouvert la porte l’ont refermée violemment sur eux.

 

Derrière ces actes, les habitants de Gobolo désignent un seul responsable : le commandant Lamtagué, chargé officiellement de la sécurisation du site IMC. Cet homme qui est le directeur de sécurité de l’entreprise IMC, et se déplace régulièrement entre Yaloké, Rondji, mais aussi à Gobolo, mais c’est sur ce dernier site qu’il concentre l’essentiel de ses activités. C’est lui, selon les témoins, qui donne les ordres à ses éléments, dont le chef de base, monsieur Kota Maboko.

 

Ce jour-là, les soldats placés sous ordre du commandant Lamtagué ont donc frappé le jeune ouvrier ramasseur des sables du village, le laissant à terre pendant qu’ils s’acharnent sur lui avec des coups partout. Des civils présents sur les lieux ont assisté à la scène, figés, sans qu’aucun d’eux n’ose élever la voix.

 

Ce que vivent les habitants de Gobolo sur ce site minier dépasse la simple question de sécurité. Des hommes en uniforme perçoivent de l’argent sur le dos des villageois, organisent un commerce parallèle avec leur complicité forcée, puis retournent leur violence contre ces mêmes personnes sans aucune raison valable.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Marien Georges Marambi

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Bakari : un soldat FACA tue un jeune par jalousie, l’armée centrafricaine dévoile son vrai visage criminel

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Bakari : un soldat FACA tue un jeune par jalousie, l’armée centrafricaine dévoile son vrai visage criminel

 

 

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Un soldat FACA basé à Paoua, dans lim-Pendé

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Au pays de Touadéra, pays des Wagner, pays des bras cassés, pays des criminels, certains soldats de forces armées ont depuis longtemps oublié pourquoi ils portent une arme. Et c’est le peuple qui en paie le prix de cette criminalité.

 

C’est à Bakari, une petite localité située à environ 78 kilomètres de Baboua, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, que les faits se sont déroulés. Ce mercredi 25 février 2026, personne dans ce coin du pays ne s’attendait à vivre une telle journée. Un jeune homme du nom de Yaya allait perdre la vie, non pas au détour d’un affrontement armé, mais à cause de la jalousie d’un homme en uniforme.

 

Tout est parti d’une accusation banale. Un soldat FACA reprochait à Yaya d’avoir dragué sa petite amie. Une histoire de cœur, comme il en existe partout, dans toutes les familles, dans tous les quartiers. Mais chez cet homme en uniforme, cette rancœur a couvé, a grandi, jusqu’à devenir incontrôlable.

 

Le jour où il a retrouvé Yaya, il n’a pas cherché à discuter. Emporté par sa jalousie, il a dégainé son arme et abattu le jeune homme froidement, en pleine journée, devant des témoins. Un acte d’une violence nue, commis comme si l’uniforme effaçait toute notion de loi et de responsabilité.

 

Ce drame de Bakari n’est pas tombé du ciel. Il prend racine dans un mal bien plus ancien qui ronge l’armée centrafricaine depuis près de 10 ans. Car cette institution, sur le papier, est censée défendre le territoire et protéger les civils. Mais dans les faits, son recrutement chaotique a ouvert la porte à des individus qui n’auraient jamais dû porter une arme.

 

Parmi ces soldats, on trouve d’anciens éléments de groupes armés, d’ex-miliciens, des recrues choisies non pas sur leurs compétences mais sur leurs liens ethniques, familiaux ou politiques. Cette façon de construire une armée a produit ce que l’on voit aujourd’hui sur le terrain : des hommes en uniforme qui agissent selon leurs humeurs, leurs intérêts personnels, parfois leurs passions, comme ce soldat de Bakari.

 

Pourtant, les discours officiels continuent de peindre une tout autre image. On parle d’une armée qui monte en puissance, soutenue par la Russie, encadrée par les instructeurs Wagner. Ces mots-là sonnent fort dans les salles de conférence. Mais à Bakari, à Baboua, dans les villages et villes de la Nana-Mambéré, y compris dans tout le pays, les populations entendent ces discours et regardent autour d’elles avec amertume.

 

Car la vérité que vivent ces populations est loin des tribunes officielles. Selon plusieurs observateurs proches du terrain, entre 60 et 80 % des effectifs des FACA, y compris certains officiers, se comportent davantage comme des individus au-dessus des lois que comme des militaires républicains. Il existe bien sûr des soldats honnêtes, rigoureux, attachés à leur mission. Mais ils semblent de plus en plus minoritaires dans une institution qui a perdu une grande partie de la crédibilité qu’elle avait autrefois.

 

Et pendant que cette déliquescence s’installe dans les rangs, c’est Yaya, un jeune homme de Bakari, qui en a payé le prix de sa vie.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Julien Mandazou

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L’agence Telecel de Berberati fermée pour loyers impayés : une société qui s’effondre en silence

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L’agence Telecel de Berberati fermée pour loyers impayés : une société qui s’effondre en silence

 

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Image d’illustration des portes de la Télécel fermées à Bangui la fois dernière. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La première entreprise de téléphonie mobile de Centrafrique, Telecel, est aujourd’hui incapable de payer ses loyers dans les villes du pays, signe d’une gestion qui s’est détériorée au fil des années.

 

À Berberati, chef-lieu de la préfecture de Mambéré-Kadéï, le propriétaire du bâtiment abritant l’agence locale de Telecel a pris une décision ferme  ce samedi 28 février 2026 : il a bloqué l’accès aux locaux. La raison est simple,  un loyer impayé qui s’élève à 1,5 million de francs CFA, malgré plusieurs mises en demeure envoyées depuis le mois de décembre dernier.

 

Il faut le rappeler. Ce n’est pas la première fois que Telecel se retrouve dans une telle situation. À Bangui, la capitale, l’agence principale sur l’avenue Barthelemy Boganda a déjà été fermée à plusieurs reprises pour non-paiement d’impôts, de taxes et de loyers. La crise qui touche maintenant Berberati montre que le problème n’est pas local, mais qu’il ronge l’ensemble de la structure de la Télécel.

 

Cette entreprise, autrefois solide, a changé de propriétaires plusieurs fois. Après avoir été dirigée par le centrafricain propriétaire Pismiss, puis passant aux investisseurs égyptiens reconnus pour leur rigueur, elle a été rachetée par des hommes d’affaires libanais dont la manière de gérer l’entreprise a conduit la société dans une impasse financière profonde.

 

Sur le terrain, les travailleurs et les clients paient le prix de cette désorganisation. Les agences ferment, les services se dégradent, et les obligations financières les plus élémentaires, comme le règlement des loyers, ne sont plus honorées dans les délais.

 

Le propriétaire du bâtiment de Berberati, lui, ne veut plus attendre. Après des mois de relances restées sans réponse, il exige que l’agence libère ses locaux sans délai supplémentaire.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Patrice Ngala

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Ouanda-Djallé : la ville morte au lendemain des coups de feu, tuant 3 personnes

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Ouanda-Djallé : la ville morte au lendemain des coups de feu, tuant 3 personnes

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La foule présente devant la base des soldats FACA à Ouanda-Djallé. Photo CNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le samedi 28 février 2026, la ville de Ouanda-Djallé s’est réveillée muette, vidée de toute activité, en réponse aux trois morts et neuf blessés de la veille, tués par les soldats FACA bandits.

 

Les commerces sont restés portes closes dès les premières heures du matin. Aucun étalage au marché, aucun mouvement dans les ruelles habituellement animées, aucun bruit de moto ni de voix d’enfants devant les boutiques. La population a décrété une ville morte, et la consigne a été respectée jusqu’au dernier habitant, dans un silence qui en disait plus long que n’importe quel discours.

 

Pour comprendre pourquoi Ouanda-Djallé en est arrivée là à cette ville morte, il faut revenir sur ce qui s’est passé la veille, ce vendredi 27 février 2026. Tout avait commencé au marché central, quand deux soldats des Forces Armées Centrafricaines avaient exigé de l’eau gratuitement auprès d’un jeune vendeur. Devant le refus du jeune homme, ils avaient commencé à frapper les civils présents, déclenchant la colère de tout un quartier qui avait marché jusqu’au campement des militaires, installé dans les locaux de la coopérative des femmes, l’OFCA, en plein centre-ville.

 

C’est là que les soldats avaient jailli de leurs positions et ouvert le feu sur la foule alors même que les Casques bleus et les autorités locales négociaient pour apaiser la situation. Douze personnes avaient été atteintes par des balles. Un homme était mort sur place, deux autres avaient rendu l’âme à l’hôpital dans les heures qui ont suivi, portant le bilan à trois morts.

 

Ce samedi, les habitants portent ce deuil collectif à leur façon, en refusant que la ville tourne comme si rien ne s’était produit. Derrière les volets fermés et les devantures abandonnées, la colère gronde sourdement contre des militaires que beaucoup accusent de se conduire en bandits armés hors de tout contrôle, sans jamais rendre de comptes à qui que ce soit.

 

La question de leur présence dans les locaux de l’OFCA, au cœur des quartiers résidentiels, reste entière. La population continue d’exiger leur retour à l’ancienne base, à l’entrée de la ville, pendant que les autorités locales tentent de gérer une situation qui dépasse largement le simple incident de marché.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

 

Par Serge Binguimalé

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Centrafrique : la PJLOD réclame des comptes sur les graves événements survenus à Boali et Ouanda-Djallé, où des gens ont été tués

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Centrafrique : la PJLOD réclame des comptes sur les graves événements survenus à Boali et Ouanda-Djallé, où des gens ont été tués

 

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Monsieur Arsène Élien, Coordinateur de la PJLOD. Photo de courtoisie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Des enfants sont morts. À Ouanda-Djallé et au Lycée moderne de Boali, des vies ont été brisées, et personne au sommet de l’État n’a encore daigné ouvrir la bouche pour expliquer ce qui s’est passé.

 

C’est dans ce vide pesant que la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique, la PJLOD, a décidé de prendre la parole. Dans un communiqué publié le 28 février 2026 à Bangui, le mouvement condamne ce qu’il considère comme des interventions des forces armées incompatibles avec la protection des civils et le respect des droits les plus élémentaires.

 

Ce qui choque peut-être autant que les faits eux-mêmes, c’est le mutisme persistant des autorités. Aucune déclaration, aucune explication, aucun geste en direction des familles endeuillées,  ce silence nourrit la peur et laisse les populations dans l’incertitude, sans réponse sur ce qui leur est arrivé et pourquoi.

 

La PJLOD ne s’arrête pas à la dénonciation. Elle interpelle directement les responsables de l’État, leur demandant de sortir de l’ombre, de parler publiquement et d’ouvrir des enquêtes indépendantes dont les conclusions devront être rendues accessibles à tous. Elle appelle également la population à ne pas céder à la violence, malgré la douleur, et à maintenir le cap du dialogue.

 

Plus largement, le mouvement plaide pour un dialogue national réunissant toutes les parties, convaincue que c’est par là, et seulement par là, que la Centrafrique pourra sortir de cette période difficile. La PJLOD appelle aussi la communauté internationale à ne pas détourner le regard et à accompagner les efforts de paix sur le terrain.

 

Par Brahim Sallé

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