Ndélé : la population de Mbollo Kpatta accuse Benjamin Mawada, Président sous-fédéral du MCU d’avoir détourné le dossier de candidature de leur candidat préféré, monsieur Ngouvla Dodo

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans la commune de Mbollo Kpatta, située à 12 kilomètres de Ndélé sur la route d’Ouanda-Djallé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, une affaire de candidature détournée provoque des tensions depuis l’ouverture du dépôt des candidatures pour les Élections municipales.
La population locale de Mbollo Kpatta avait choisi de porter la candidature de Ngouvla Dodo, un chef de groupement local, pour le poste de maire de la commune. Les habitants avaient constitué son dossier de candidature et l’avaient confié à Benjamin Mawada, président fédéral du MCU de Ndélé, pour qu’il le dépose à l’Autorité Nationale des Élections.
Après avoir confié le dossier à Benjamin Mawada, celui-ci s’est rendu à Bangui avec le dossier dans son sac. Mais la sur prise qu’à son retour quelques jours plus tard, il a annoncé à la population que le dossier de Ngouvla Dodo avait été refusé, mais que seul son dossier, celui de Benjamin Mawada lui-même qui avait été accepté comme candidat à la mairie de Mbollo Kpatta.
Cette annonce a provoqué la colère des habitants. “Comment le dossier du maire que nous avons choisi a été refusé alors que ton dossier à toi a été accepté?” ont demandé les villageois. Pour eux, Benjamin Mawada n’a jamais déposé le dossier de Ngouvla Dodo et a plutôt présenté le sien pour devenir maire de leur commune.
Les habitants de Mbollo Kpatta ont clairement manifesté leur refus. “Comme tu veux devenir maire pour nous commander ici, tu vas voir. Tu ne seras pas maire pour nous commander”, ont-ils dit à Benjamin Mawada. La population a catégoriquement rejeté sa candidature imposée.
Quelques heures après cette confrontation, Benjamin Mawada, de retour à Ndélé, a eu un accident sur la route. Alors qu’il circulait en moto, un gros cabri a surgi devant lui. En tentant de l’éviter, le cabri s’est déplacé dans la même direction et Benjamin a chuté avec sa moto. Les phares de l’engin ont été brisés et lui-même a subi des blessures, notamment aux côtes, aux bras et à la jambe.
Depuis dix jours, Benjamin Mawada est souffrant à domicile. Il se fait soigner par des guérisseurs traditionnels avec des médicaments traditionnels plutôt que de se rendre à l’hôpital.
Benjamin Mawada, depuis son accident, accuse directement les villageois de Mbollo Kpatta d’être responsables de son accident. Il affirme qu’ils auraient fait recours à des forces occultes pour l’attaquer et tenter de le tuer. Cette accusation aggrave les tensions déjà vives entre le responsable MCU et la population locale.
De leur côté, les habitants maintiennent leur position : ils ne veulent pas de Benjamin Mawada comme maire et l’accusent d’avoir détourné le dossier de leur candidat choisi, Ngouvla Dodo, pour présenter le sien.
Cette affaire de Mbollo Kpatta ressemble à d’autres situations dans le pays où des responsables du parti au pouvoir imposent leurs candidatures aux dépens de choix populaires locaux. Le MCU semble décider qui sera maire indépendamment de la volonté des populations.
À Amdafock dans la Vakaga, le candidat populaire Wouya Mocko Abel a été enlevé par des Mercenaires russes après des menaces du sous-préfet. À Mbollo Kpatta, le candidat choisi par la population voit son dossier mystérieusement refusé pendant que celui du responsable MCU est accepté.
Ces incidents montrent que les Élections municipales de décembre ne permettront pas aux populations de choisir librement leurs maires. Le parti au pouvoir impose ses candidats par tous les moyens : enlèvements, refus de dossiers, manipulations administratives.
La tension reste vive à Mbollo Kpatta. D’un côté, une population qui refuse catégoriquement Benjamin Mawada comme maire. De l’autre, un responsable MCU alité qui accuse les villageois de sorcellerie. Cette situation explosive risque de dégénérer si aucune solution n’est trouvée.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)