Martin Ziguelé détruit méthodiquement les mensonges du pouvoir sur l’ANE
L’ancien Premier ministre Martin Ziguelé pulvérise méthodiquement la propagande gouvernementale sur l’indépendance électorale en Centrafrique.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Martin Ziguélé vient d’asséner une vérité cinglante au régime de Touadéra. Ses propos, d’une précision chirurgicale, démontent méticuleusement l’imposture gouvernementale sur l’indépendance de l’ANE. Face aux déclarations hypocrites du ministre de l’Administration du territoire, l’ancien chef du gouvernement livre une leçon magistrale de lucidité politique.
“Je lui rappelle qu’au moment où je suis en train de parler, le gouvernement est en train de préparer une énième révision de la loi électorale. Les centrafricains peuvent compter le nombre de fois où, depuis 2019, le code électoral a été changé dans tous les sens. Pourquoi le code électoral doit être changé et pourquoi ce qui en découle, c’est-à-dire l’autorité nationale des élections, ne peut pas changer?”, lance-t-il avec une logique imparable.
Le constat est implacable : le pouvoir manipule le code électoral à sa guise depuis 2019 tout en prétendant respecter la loi pour l’ANE. Cette schizophrénie administrative révèle la vraie nature du régime Touadéra, capable de toutes les contorsions pour préserver ses intérêts. Ziguélé expose cette hypocrisie avec une efficacité redoutable.
L’ancien Premier ministre Martin Ziguelé n’épargne pas non plus la Constitution violée : “Si on était respectueux de la loi, la constitution du 30 mars 2016 ne devrait pas être changée parce que la constitution, les grandes lignes ont été définies dans le forum de Bangui. Et combien de personnes se sont réunies pour décider de changer de conseil?”
L’analyse linguistique de l’ancien Premier ministre frappe dans le mille. Quand le ministre Bruno Yapandé dit “nous” en parlant de l’ANE, il dévoile involontairement la supercherie. “J’ai remarqué que dans l’intervention du ministre, chaque fois qu’il parle de l’ANE, il dit « nous ». Nous avons déjà préparé la liste territoriale. C’est la preuve que l’ANE est un appendice du pouvoir et du ministre de l’administration du territoire et qu’elle n’a donc pas d’indépendance”, assène Ziguélé.
Cette autorité prétendument indépendante n’est qu’une marionnette entre les mains du pouvoir. Martin Ziguelé transforme cette faute de langage en révélation politique majeure : “Lorsqu’il s’approprie les attributions du ministre de l’administration du territoire, il est en train de dire la même chose que le BRDC, à savoir que le processus est mené de bout en bout par le pouvoir politique par le président de la République.”
L’homme d’État ne s’arrête pas là et enfonce le clou avec une comparaison saisissante : “Mais lorsqu’il dit que l’ANE fait partie des institutions de l’État… C’est une institution constitutionnelle, c’est-à-dire elle est inscrite dans la constitution. Elle est une institution indépendante. C’est comme si vous acceptez que le ministre de l’administration du territoire dit que l’Assemblée nationale dépend du ministre de l’administration du territoire”.
Il rappelle avec pertinence les engagements du Forum de Bangui, piétinés par un régime qui modifie la Constitution selon ses besoins. Cette trahison des consensus nationaux montre parfaitement la dérive autoritaire en cours. Touadéra et ses sbires foulent aux pieds les accords qui avaient réconcilié les Centrafricains.
La métaphore religieuse utilisée par Ziguélé résonne comme un avertissement prophétique : “Il faut faire très attention parce que je suis un ancien civiliste et les prêtres disent que le diable est dans le détail. C’est dans le détail des expressions que tout ce qui est caché, comme un éclair dans la nuit, révèle les visages des uns et des autres qui sont cachés dans l’ombre”.
Les masques tombent, les vraies intentions se dévoilent. Ce gouvernement, pris la main dans le sac, ne peut plus cacher sa nature antidémocratique derrière de beaux discours. L’ancien Premier ministre Martin Ziguelé démontre avec brio comment les mots trahissent les intentions cachées du pouvoir.
L’intervention de Martin Ziguélé sonne comme un électrochoc salvateur. Dans un paysage politique anesthésié par la propagande officielle, sa parole tranchante réveille les consciences. Il démontre qu’une opposition digne et compétente peut encore démasquer les mensonges du pouvoir avec une précision d’orfèvre.
Le régime Touadéra se trouve nu, dépouillé de ses artifices par la rigueur intellectuelle de l’ancien Premier ministre. Cette leçon de vérité politique devrait inspirer tous ceux qui refusent la comédie électorale organisée par un pouvoir aux abois. Martin Ziguelé vient de porter un coup magistral à l’imposture gouvernementale, révélant au grand jour les ficelles de la manipulation institutionnelle.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)