Le cancer peut-il être transmis par un simple contact ? Alors, qui a peur de qui ? Touadéra et Valentine Rugwabiza : le mystère du flacon de gel au Palais de la renaissance
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les photos officielles d’une rencontre entre le président Faustin-Archange Touadéra et Valentine Rugwabiza, représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU, auraient dû immortaliser un moment diplomatique solennel au Palais de la Renaissance. Au lieu de cela, elles ont livré aux Centrafricains et au monde une scène surréaliste : un flacon vert de gel hydroalcoolique trônant fièrement sur la table présidentielle, bien visible, impossible à rater.

Pourtant, dans la plupart des chancelleries du monde, chaque détail d’une photo officielle fait l’objet d’une attention méticuleuse. L’équipe protocolaire vérifie l’angle des drapeaux, l’éclairage, le placement des protagonistes, l’élégance du mobilier. Tout doit refléter la dignité de l’État et la solennité du moment. Au Palais de la Renaissance, visiblement, personne n’a jugé utile de retirer ce flacon de gel avant la séance photo.
Le résultat est embarrassant : un objet que l’on trouve habituellement dans les salles d’attente des hôpitaux s’impose comme la vedette inattendue d’une rencontre diplomatique de haut niveau. Ce flacon pose une question simple : qui a peur de qui dans cette rencontre ? Est-ce Valentine Rugwabiza qui redoute une contamination au contact du chef de l’État centrafricain ? Une telle demande constituerait un affront diplomatique majeur, confirmant que la représentante de l’ONU considère le président comme un risque sanitaire.
L’autre possibilité est tout aussi dérangeante. Touadéra lui-même a peut-être insisté pour avoir ce gel à portée de main, conscient des rumeurs persistantes sur son état de santé. Cette hypothèse transformerait le flacon en aveu involontaire de vulnérabilité, le président se protégeant de ses propres invités par précaution médicale. Les spéculations sur la santé du président circulent depuis des mois, alimentées par ses absences répétées et ses voyages médicaux à l’étranger.
Mais la troisième explication reste la plus probable et la plus accablante. Il s’agit simplement d’une équipe de communication tellement amateure qu’elle laisse traîner dans le cadre des accessoires qui n’ont rien à faire sur une photo présidentielle. Cette incompétence témoigne d’un niveau de professionnalisme dérisoire au sommet de l’État. Ce flacon de gel devient malgré lui la métaphore parfaite du régime MCU.
La présidence reste obsédée par la désinfection de son image publique, mais se montre maladroite dans toutes ses mises en scène. Un pouvoir qui croit contrôler sa communication mais laisse échapper les détails révélateurs de son amateurisme permanent. Comme des enfants qui tentent de cacher leurs bêtises derrière un rideau transparent, l’équipe présidentielle s’efforce de présenter une façade de grandeur tout en laissant visibles les preuves de son improvisation.
Le flacon surgit dans le cadre comme un intrus qui dit la vérité : ici, le protocole n’existe pas, le professionnalisme est un concept étranger, et personne ne vérifie rien avant de diffuser les images officielles. Dans la plupart des pays, une telle bourde aurait entraîné des réprimandes sévères pour l’équipe protocolaire responsable. Des têtes auraient roulé, des procédures auraient été revues, des formations organisées.
Mais en République centrafricaine sous le régime MCU, l’incompétence est devenue si banale qu’un flacon de gel sur une photo présidentielle ne choquera probablement personne au Palais. Cette banalisation de l’amateurisme au sommet de l’État témoigne d’une décomposition plus profonde. Quand même les apparences ne sont plus soignées, quand même la mise en scène minimale n’est plus maîtrisée, c’est que le système tout entier a renoncé à maintenir le moindre standard.
Sur cette image, on cherche la majesté de l’État, on ne trouve qu’un meuble quelconque, un rideau froissé, et ce flacon vert qui s’impose comme le troisième invité de marque. La représentante de l’ONU et le président passent au second plan, éclipsés par cet accessoire sanitaire devenu star involontaire de la rencontre. Cette photo restera comme un exemple d’un régime qui rate même ses mises en scène les plus basiques.
Un pouvoir qui veut projeter l’image de la grandeur mais ne parvient qu’à exhiber son improvisation permanente et son mépris des détails. Le Palais de la Renaissance voulait montrer au monde la dignité de l’État centrafricain recevant une haute représentante des Nations Unies. Il a offert la photo d’un flacon de gel hydroalcoolique, banal, ridicule, et devenu malgré lui la seule chose authentique dans un décor trop mal pensé.
Ce flacon restera dans les annales comme la preuve photographique que même au plus haut niveau de l’État, l’amateurisme règne en maître. Une petite chose insignifiante qui révèle une vérité plus large : dans la République centrafricaine du régime MCU, personne ne fait attention aux détails parce que personne n’est tenu responsable de rien. Et pendant que l’équipe présidentielle laisse traîner des flacons de gel dans les photos officielles, le pays s’enfonce chaque jour davantage dans le chaos, la corruption et l’incompétence généralisée.
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Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)