lundi, juin 8, 2026
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Centrafrique : quand des escrocs se disant parents de Touadéra ruinent et enferment un citoyen malien depuis 4 ans  à Ngaragba

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Centrafrique : quand des escrocs se disant parents de Touadéra ruinent et enferment un citoyen malien depuis 4 ans  à Ngaragba

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/escroc-parent-de-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : quand des escrocs se disant parents de Touadéra ruinent et enferment un citoyen malien depuis 4 ans  à Ngaragba
Christian Armel balegbaya, l’un des escrocs soi-disant parents du Président Touadera ayant arnaqué des millions entre les mains de l’entrepreneurs malien Ibrahim Traoré

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Deux hommes prétendant être proches du président Faustin-Archange Touadera extorquent un entrepreneur malien résident à Bangui avant de le faire emprisonner depuis plus de 4 ans à la prison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui.

 

En quelques mois, l’entrepreneur malien Ibrahim Traoré est passé du statut de partenaire économique à celui de détenu de Ngaragba. Après l’épisode de Bossangoa et des quarante sacs de ciment volés par l’ex-Président du tribunal de Bossangoa, un nouveau piège s’est refermé sur lui. Cette fois, il porte la signature d’un réseau se présentant comme proche du pouvoir présidentiel.

 

En effet, le 19 mai 2021, deux hommes, Armel Balegbaya et Fred Yagbanga, se présentent à l’entrepreneur malien Ibrahim Traoré comme des parents du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra. Sous prétexte de lui organiser une audience présidentielle, ils lui extorquent près de 10 millions de francs CFA. Lorsque la victime réclame justice, elle est arrêtée, incarcérée et accusée d’avoir détourné 15 millions appartenant au chef de l’État Faustin-Archange Touadera.

 

Quelques semaines plus tard, le 23 avril 2021, les mêmes individus reviennent à la charge. Cette fois, ils exigent 5 millions de francs CFA supplémentaires, toujours pour organiser la rencontre présidentielle. Au total, 9,2 millions de francs CFA disparaissent dans leurs poches. L’audience promise n’aura jamais lieu.

 

Devant cette escroquerie manifeste, Ibrahim Traoré décide de saisir la justice. Mais avant même que sa plainte n’aboutisse, Balegbaya et Yagbanga frappent les premiers. Avec la complicité de Thierry Ouedemona, ancien président du Tribunal de Bossangoa,  aujourd’hui muté comme Président du tribunal de Bimbo, une commune à la sortie sud-ouest de la capitale Bangui , les deux escrocs parent du Président font arrêter Ibrahim Traoré le 3 novembre 2021.

 

Il est d’abord enfermé deux mois et 19 jours à la Section des Recherches et d’Investigations de la gendarmerie, sans procès-verbal ni jugement. Les pressions sont fortes : il doit renoncer à poursuivre les escrocs en justice. Il refuse. Résultat : transfert immédiat à la prison centrale de Ngaragba. Pour couvrir l’affaire, un motif fallacieux est avancé : Traoré aurait détourné 15 millions de francs CFA appartenant au président Touadéra lui-même.

 

Depuis sa cellule, Ibrahim Traoré apprend que ses bourreaux ne s’arrêtent pas là. Balegbaya et Yagbanga viennent à Ngaragba accompagnés d’un faux huissier. Ils lui présentent un document à signer, en échange de sa liberté. Le texte exige qu’il abandonne toutes poursuites judiciaires concernant le ciment, les stocks de marchandises et les sommes qu’il a perdues. En arrière-plan, sa voiture est vendue par les mêmes individus.

 

La manœuvre est claire : transformer une victime d’escroquerie en coupable de détournement, puis profiter de son incarcération pour liquider ses biens. Cette méthode témoigne d’une organisation méthodique, capable de mobiliser à la fois des complices judiciaires et des faussaires pour parvenir à ses fins.

 

L’affaire Balegbaya-Yagbanga transcende la simple arnaque. Elle dévoile un schéma plus large où des escrocs se drapent dans des liens fictifs avec le président Touadéra pour soutirer de l’argent, puis utilisent la complicité de magistrats pour faire taire leurs victimes. Dans ce système, les voleurs deviennent intouchables et les innocents deviennent prisonniers.

 

Cette histoire pousse l’ensemble des centrafricains à s’interroger sur l’utilisation du nom présidentiel à des fins criminelles. Comment des individus peuvent-ils impunément se réclamer de la famille du chef de l’État pour commettre des escroqueries ? Comment la justice peut-elle se retourner contre les victimes au lieu de poursuivre les coupables ?

 

Quatre ans après, Ibrahim Traoré croupit toujours à Ngaragba, privé de liberté, ruiné et dépouillé de ses biens. Derrière lui, des hommes se réclamant de la famille présidentielle et un magistrat promu à la tête d’un nouveau tribunal poursuivent leur carrière, sans jamais être inquiétés. Cette impunité interroge sur la capacité des institutions centrafricaines à protéger les citoyens contre les prédateurs qui exploitent les failles du système judiciaire.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : quand les Wagner tirent sur des agriculteurs depuis des hélicoptères dans le village de Lakata, plusieurs morts et blessés

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quand les Wagner tirent sur des agriculteurs depuis des hélicoptères dans le village de Lakata, plusieurs morts et blessés

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/09/Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : quand les Wagner tirent sur des agriculteurs depuis des hélicoptères dans le village de Lakata, plusieurs morts et blessés
Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les mercenaires russes du groupe Wagner viennent de franchir un nouveau palier dans l’horreur. Lundi 29 septembre 2025, deux hélicoptères Wagner ont survolé le village de Lakata, situé à 69 kilomètres de Bouar dans la commune de Djotoua Banguerem, et ont ouvert le feu sur des civils sans défense. Bilan : quatre morts et neuf blessés graves.

 

Les victimes ? Des cultivateurs travaillant leurs champs, des ouvriers miniers sur leurs chantiers. Des hommes et des femmes qui gagnaient honnêtement leur vie, loin de tout conflit armé, loin de toute rébellion. Des citoyens centrafricains coupables uniquement d’exister dans un pays livré aux criminels mercenaires russes.

 

Vers midi, deux hélicoptères Wagner survolent le village. Les habitants lèvent les yeux, inquiets mais pas encore paniqués. Puis l’impensable se produit : les hélicoptères ouvrent le feu sur la population civile. Rafales d’armes lourdes sur des champs, sur des chantiers miniers artisanaux, sur des êtres humains sans défense.

 

La panique s’empare du village. Les cultivateurs abandonnent leurs outils et courent se mettre à l’abri. Les mineurs sortent précipitamment de leurs puits. Mais comment échapper à des tirs d’hélicoptère ? Comment se protéger quand la mort tombe du ciel  comme le véritable Satan qui arrive ?

 

Quatre personnes n’ont pas eu cette chance. Elles sont tombées sous les balles russes, fauchées dans leur quotidien, assassinées sans raison, sans procès, sans même savoir pourquoi elles mouraient. Neuf autres ont été grièvement blessées, leurs corps déchiquetés par des armes de guerre utilisées contre des populations civiles.

 

La question se pose avec une évidence douloureuse : pourquoi ? Quel objectif militaire justifie de tirer sur des cultivateurs et des mineurs artisanaux ? Quels “rebelles” Wagner prétend-il avoir neutralisés ? Quels “terroristes” ont été éliminés ?

 

Aucun. Parce qu’il n’y avait ni rebelles ni terroristes à Lakata ce jour-là. Juste des Centrafricains pauvres qui travaillaient pour survivre. Juste des vies centrafricaines que Wagner considère manifestement comme sans valeur.

 

Cette attaque aérienne contre des civils constitue un crime de guerre caractérisé selon le droit international humanitaire. L’utilisation d’hélicoptères de combat contre une population civile non armée viole toutes les conventions de Genève et tous les principes fondamentaux du droit de la guerre.

 

Ce massacre marque une escalade terrifiante dans les méthodes criminelles de Wagner. Jusqu’à présent, ces mercenaires opéraient principalement au sol, village par village, à moto, pour braquer et tuer. Cette approche “artisanale” du crime leur permettait de justifier leurs actes comme des opérations de maintien de l’ordre ou de lutte contre les groupes armés.

 

Mais tirer depuis des hélicoptères sur des civils travaillant dans leurs champs change complètement la nature de leurs opérations. Il ne s’agit plus de bavures, d’erreurs tactiques ou d’excès lors d’opérations anti-rébellion. Il s’agit de massacres délibérés, planifiés, exécutés avec des moyens militaires lourds.

 

Cette nouvelle tactique témoigne aussi d’une impunité totale. Wagner sait qu’il peut massacrer des Centrafricains en plein jour, depuis des hélicoptères visibles de tous, sans craindre aucune conséquence. Cette certitude de l’impunité encourage l’escalade dans l’horreur.

 

Après ce massacre, que fait le gouvernement centrafricain ? Rien. Silence radio. Comme si quatre morts et neuf blessés graves n’avaient aucune importance. Comme si la vie de ces Centrafricains ne valait rien.

 

Pire : si l’information sort, si les médias en parlent, la réaction officielle sera prévisible. Le gouvernement niera. On dira que c’est “de la désinformation”, que “ce sont des mensonges de l’opposition”, que “les rebelles manipulent l’opinion”. La machine à propagande du régime MCU se mettra en marche pour salir la mémoire des victimes et protéger leurs assassins russes.

 

Cette complicité active du gouvernement centrafricain dans les crimes de Wagner transforme le régime de Touadéra en complice direct de crimes de guerre. En refusant de condamner, en niant les faits, en protégeant les auteurs, Bangui devient co-responsable de chaque mort, de chaque blessé, de chaque massacre.

 

“On tue, à Bangui on dit c’est le mensonge, c’est le mensonge et c’est fini. On laisse tomber ces pauvres citoyens”. Cette phrase résume tragiquement la réalité centrafricaine sous le régime MCU : certaines vies ne comptent pas.

 

Les quatre morts de Lakata ne bénéficieront d’aucune enquête officielle, d’aucune justice, d’aucune réparation pour leurs familles. Leurs noms ne seront pas prononcés à la tribune de l’ONU par un président Touadéra qui préfère parler de “succès diplomatiques” et de “partenariats stratégiques”.

 

Les neuf blessés graves de Lakata ne recevront probablement aucune prise en charge médicale appropriée. Ils survivront s’ils le peuvent, avec leurs blessures, leurs traumatismes, leurs handicaps, abandonnés par un État qui a choisi les mercenaires russes plutôt que ses propres citoyens.

 

La communauté internationale reste étrangement silencieuse face à ces massacres répétés. La Minusca, présente dans le pays, semble incapable ou refusant de documenter ces crimes. Les organisations de défense des droits humains peinent à accéder aux zones concernées. Les médias internationaux ignorent largement ces tragédies qui se déroulent loin des caméras.

 

Cette indifférence encourage Wagner à poursuivre. Quand on peut massacrer des civils depuis des hélicoptères sans que cela ne déclenche la moindre réaction internationale, pourquoi s’arrêter ?

 

“Quel est ce système ? Incroyable, incroyable ce pays”. Ces mots expriment le désespoir d’un peuple livré à ses bourreaux, abandonné par son propre gouvernement, ignoré par la communauté internationale.

 

Ce système, c’est celui où les mercenaires étrangers ont le droit de tuer des citoyens centrafricains sans raison, sans conséquence, sans limite. C’est celui où un gouvernement protège les assassins de son peuple. C’est celui où la vie humaine n’a de valeur que si elle est utile au maintien du pouvoir.

 

Le massacre aérien de Lakata marque un tournant sinistre dans la présence de Wagner en République centrafricaine. En utilisant des hélicoptères de combat contre des populations civiles, ces mercenaires démontrent qu’ils se considèrent désormais en territoire conquis où tout est permis.

 

Les quatre morts et neuf blessés de Lakata s’ajoutent à la longue liste des victimes centrafricaines de Wagner. Cette liste s’allonge chaque jour, dans l’indifférence générale, sous la protection d’un gouvernement complice.

 

Jusqu’à quand le peuple centrafricain acceptera-t-il que ses enfants soient massacrés par des étrangers sous les applaudissements de son propre président ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La Banque Mondiale suspend le projet Maïngo après un viol : quand les 50 millions de dollars dans les égouts

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La Banque Mondiale suspend le projet Maïngo après un viol : quand les 50 millions de dollars dans les égouts

 

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Le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua devant les élus de la Nation, ce 24 août 2022. CopyrightprimatureRCA

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La Banque Mondiale suspend le projet Maïngo après un viol, laissant 25 milliards de francs CFA bloqués pendant que les enfants centrafricains croupissent dans l’ignorance.

 

Le 2  septembre 2025, le Premier ministre Félix Moloua recevait une délégation de la Banque Mondiale menée par Guido Rwanga dans un silence assourdissant. L’objet de cette rencontre ? Négocier la reprise d’un projet suspendu pour l’une des raisons les plus honteuses qui soit : un cas de viol commis dans le cadre du programme Maïngo, financé à hauteur de 50 millions de dollars.

 

Ce projet, lancé en grande pompe en 2021 pour “renforcer le capital humain” centrafricain, devait transformer l’éducation, la santé et l’emploi dans un pays où l’indice de développement humain plafonne à 0,32%. Mais au lieu de construire des écoles et de former des enseignants, le programme a enfanté un scandale sexuel qui paralyse aujourd’hui l’ensemble du dispositif.

 

La suspension du projet Maïngo constitue un camouflet retentissant pour un gouvernement qui multiplie les effets d’annonce sur l’amélioration du système éducatif. Comment expliquer aux parents centrafricains que 25 milliards de francs CFA destinés à l’éducation de leurs enfants restent bloqués à cause de l’incapacité des autorités à protéger les bénéficiaires du programme ?

 

Cette défaillance sécuritaire traduit un dysfonctionnement profond dans la supervision des projets de développement en Centrafrique. Comment un cas de viol a-t-il pu se produire dans un programme censé “autonomiser les femmes et les jeunes filles” ? Cette question reste sans réponse claire de la part des responsables centrafricains.

 

L’incident qui a provoqué la suspension s’inscrit dans un contexte plus large de défaillances gestionnaires du projet Maïngo. Dès octobre 2024, le ministre de l’Économie Richard Filakota pointait déjà des “insuffisances dans la gestion du projet”, conduisant au non-renouvellement du contrat de l’ex-coordonnatrice Irène Sabendo. Ces dysfonctionnements répétés interrogent sur la capacité réelle du gouvernement centrafricain à piloter des programmes d’envergure.

 

La promesse de reprise “dès octobre 2025” formulée par Guido Rwanga sonne comme un pansement sur une jambe de bois. Car au-delà de ce cas spécifique, c’est toute la crédibilité de la Centrafrique comme partenaire fiable qui se trouve entamée. Comment les bailleurs internationaux peuvent-ils avoir confiance dans un pays incapable de garantir la sécurité de base dans ses propres programmes de développement ?

 

Cette suspension intervient à un moment particulièrement critique pour l’éducation centrafricaine. Avec un taux de scolarisation primaire qui stagne autour de 60% et des infrastructures scolaires délabrées, chaque mois de retard dans la mise en œuvre du projet Maïngo condamne des milliers d’enfants à rester sur le carreau. Pendant que les bureaucrates négocient à Bangui, les salles de classe restent vides et les enseignants sans formation.

 

L’ironie de la situation atteint son comble quand on réalise que ce projet visait précisément à “renforcer la résilience des populations, en particulier des jeunes et des femmes”. Comment protéger les femmes centrafricaines quand les programmes censés les aider deviennent des lieux d’agression ? Cette contradiction décrédibilise totalement l’approche gouvernementale en matière de protection sociale.

 

Les 50 millions de dollars du projet Maïngo représentent une manne considérable pour un pays où le budget de l’éducation reste rachitique. Ce blocage prive non seulement les bénéficiaires directs de services essentiels, mais hypothèque également les chances de la Centrafrique de remonter dans les classements internationaux de développement humain.

 

La gestion calamiteuse de ce dossier s’inscrit dans une longue liste de projets de développement avortés ou détournés en Centrafrique. De la reconstruction post-conflit aux programmes d’urgence humanitaire, le pays accumule les échecs dans la mise en œuvre de l’aide internationale, alimentant la méfiance des partenaires techniques et financiers.

 

Cette affaire Maïngo pose également la question de la redevabilité des responsables centrafricains. Qui sera sanctionné pour ces dysfonctionnements ? Qui paiera pour l’incapacité à protéger les bénéficiaires du programme ? Le silence gouvernemental sur ces questions essentielles laisse présager une impunité qui encouragera la répétition de tels scandales.

 

Au-delà des aspects financiers, cette suspension porte un coup terrible à l’image de la Centrafrique sur la scène internationale. Comment prétendre à la respectabilité diplomatique quand les projets de développement se transforment en scandales sexuels ? Cette réputation sulfureuse complique davantage la mobilisation de nouveaux financements pour le développement du pays.

 

L’attitude de la Banque Mondiale, bien que compréhensible, explique également les limites de l’approche par projets dans des contextes fragiles. Suspendre un programme entier pour un incident, aussi grave soit-il, punit l’ensemble des bénéficiaires pour les fautes de quelques-uns. Cette logique punitive perpétue le cercle vicieux du sous-développement.

 

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ou sans passer les rapports hebdomadaires de la Minusca sur les droits de l’homme en Centrafrique?

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ou sans passer les rapports hebdomadaires de la Minusca sur les droits de l’homme en Centrafrique?

 

Centrafrique : nouvel acte criminel des soldats FACA appris chez les mercenaires russes
capture d’écran de la vidéo des soldats FACA menaçant à mort, peut être tué, un civil non armé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Pourquoi la MINUSCA a-t-elle arrêté ses rapports hebdomadaires sur les droits humains en Centrafrique, alors que les violations persistent dans le pays ?

 

En effet, depuis plusieurs mois, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a cessé de publier ses rapports hebdomadaires sur les violations des droits humains. Ces documents, qui offraient un suivi régulier des abus dans le pays, ont été remplacés par des rapports mensuels. Mais ce changement montre une modification troublante dans l’approche de la MINUSCA : alors que les exactions des mercenaires russes, souvent désignés comme « FIB » (Forces internationales bilatérale) dans les anciens rapports, et des Forces armées centrafricaines (FACA) se sont multipliées, la mission reste silencieuse à leur sujet. Cette absence de mention diffère de l’attention autrefois portée aux groupes armés, qui étaient la cible principale des rapports hebdomadaires.

 

Au départ, les rapports de la MINUSCA se concentraient presque exclusivement sur les exactions des groupes armés, comme la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) et la Coalition des patriotes pour le changement fondamental (CPCF). Ces groupes, actifs dans des régions comme le nord-ouest, le nord  ou le sud-est, étaient régulièrement pointés du doigt pour des attaques contre des civils, des enlèvements ou des violences sexuelles. À l’époque, les rapports mentionnaient à minima des abus commis par les forces de l’ordre ou les « FIB », un terme vague utilisé pour désigner les mercenaires russes, notamment ceux liés au groupe Wagner. Mais depuis que les activités des groupes armés ont diminué, avec une baisse estimée à 80 % de leurs exactions, la MINUSCA a non seulement abandonné ses rapports hebdomadaires, mais semble avoir cessé de documenter les violations commises par d’autres acteurs, notamment les mercenaires russes et les FACA.

 

Ce changement est d’autant plus inquiétant que les abus attribués aux mercenaires russes et aux FACA se sont intensifiés. Dans des localités comme Batangafo, Zémio, Ouadda-Maïkaga, Bria, Ouanda-Djallé, Bocaranga, Mboki, Djema, ou Nana-Bakassa, dans la province de l’Ouham, des habitants rapportent des incendies de villages, des assassinats, des enlèvements et des violences contre des civils. À 70 km de Bossangoa, deux villages ont été entièrement brûlés par des éléments de Wagner. Dans le nord, près de Ouadda-Maïkaga, ou Kaga-Bandoro, des témoignages font état de tueries et de disparitions forcées. Pourtant, les rapports mensuels de la MINUSCA n’en font aucune mention. Ce silence est complet, comme si ces violations n’existaient pas.

 

Cette omission pose des questions sur les priorités de la MINUSCA. Pourquoi une mission chargée de protéger les civils et de documenter impartialement les abus choisit-elle d’ignorer des violations aussi graves ? Il semble que la MINUSCA ait initialement conçu ses rapports pour cibler les groupes armés, un objectif qui arrangeait le gouvernement centrafricain et ses alliés russes, en détournant l’attention des exactions commises par les FACA et les mercenaires. Maintenant que les groupes armés ont réduit leurs activités, la mission semble avoir abandonné tout effort de documentation rigoureuse, plutôt que de commencer à nommer les autres responsables. Ce choix donne l’impression que la MINUSCA protège les intérêts du régime de Faustin-Archange Touadéra et de ses partenaires russes, au détriment des victimes.

 

La différence est nette avec les informations provenant d’autres sources. Des organisations indépendantes et des témoignages décrivent une multiplication par dix des abus commis par les mercenaires russes et les FACA, incluant des incendies d’habitations, des exécutions sommaires et des violences sexuelles. Pourtant, la MINUSCA, qui dispose d’une division des droits humains, ne rapporte rien de tout cela. Cette posture sélective compromet la crédibilité de la mission et son mandat de protection des civils. En refusant de documenter les exactions des FACA et des mercenaires russes, la MINUSCA risque de renforcer l’impunité et d’aggraver la méfiance des Centrafricains envers les Nations Unies….

 

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Le Lobby Séléka Contrôle-t-il le Pouvoir Centrafricain ?

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Le Lobby Séléka Contrôle-t-il le Pouvoir Centrafricain ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/arnaud-djoubaye-abazene.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/arnaud-djoubaye-abazene-450×254.jpg” alt=”Le Lobby Séléka Contrôle-t-il le Pouvoir Centrafricain ?” width=”450″ height=”254″ />
Le ministre centrafricain de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene Screenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Paul-Crescent Beninga dénonce l’emprise d’anciens rebelles de la coalition Séléka  sur le gouvernement de Bangui.

 

L’accord de paix signé le 19 avril 2025 à Ndjamena  au Tchad entre Bangui et les groupes armés UPC et 3R, facilité par N’Djamena, continue de provoquer des remous dans le pays. Paul-Crescent Beninga, enseignant-chercheur à l’Université de Bangui et porte-parole du GTSC, a exprimé ses inquiétudes lors de l’émission Patara sur la radio Ndékè Luka. Il accuse un “lobby Séléka” d’avoir pris le contrôle des institutions centrafricaines.

 

Selon Beninga, au moins cinq ministres issus de l’ancienne coalition Séléka siègent aujourd’hui au gouvernement. Cette présence massive leur permet d’influencer les grandes décisions politiques du pays. L’universitaire cite l’exemple de Hassan Bouba, membre du gouvernement actuel, qui bénéficie d’une immunité malgré des accusations de crimes graves. Cette protection accordée aux anciens rebelles témoigne, selon lui, de leur mainmise sur l’appareil d’État.

 

L’accord de Ndjamena cristallise ces tensions. Beninga reproche au gouvernement d’avoir préféré négocier avec Ali Darassa de l’UPC et Bobo du 3R plutôt que de les traduire en justice. Il qualifie ces leaders d’”étrangers” et de “mercenaires” qui n’ont pas leur place dans les négociations politiques centrafricaines. Cette approche privilégie, selon lui, les intérêts du lobby Séléka au détriment de la justice et de la réconciliation nationale.

 

Le porte-parole du GTSC dénonce également un traitement inéquitable entre les différentes forces politiques. Tandis que les leaders liés à la Séléka bénéficient d’arrangements favorables, les opposants démocratiques comme le BRDC sont assimilés à des rebelles. Cette discrimination fragilise l’équilibre politique et compromet les chances d’une paix durable.

Beninga s’inquiète des conséquences à long terme de cette situation. Il redoute que ce lobby ne perpétue son influence pendant des décennies, transmettant le pouvoir à ses descendants. Cette perspective menace la démocratisation du pays et maintient les Centrafricains dans l’instabilité chronique.

 

L’opacité qui entoure l’accord de Ndjamena renforce ces préoccupations. Les détails de l’accord n’ont pas été rendus publics, alimentant les soupçons sur les concessions accordées aux groupes armés. Cette méthode de négociation exclut la société civile et les partis politiques légitimes du processus de paix.

 

L’analyse de Paul-Crescent Beninga pose des questions fondamentales sur la gouvernance centrafricaine. Si ses accusations s’avèrent fondées, elles témoignent d’une capture de l’État par d’anciens rebelles. Cette situation compromet la légitimité du gouvernement et sa capacité à représenter l’ensemble des Centrafricains. La réconciliation nationale exige une rupture avec ces pratiques et un retour aux principes démocratiques….

 

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Martin Ziguelé : Nous lutterons jusqu’au dernier souffle pour la démocratie en Centrafrique

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Martin Ziguelé : Nous lutterons jusqu’au dernier souffle pour la démocratie en Centrafrique

 

Le Porte-parole du BRDC, Monsieur Martin ZIGUELÉ, lors de son interview avec les journalistes par Corbeaunews-Centrafrique
Le Porte-parole du BRDC, Monsieur Martin ZIGUELÉ, lors de son interview avec les journalistes. Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le porte-parole du BRDC Martin Ziguelé réaffirme l’engagement de la coalition face aux tensions politiques et dénonce les pratiques autoritaires du pouvoir.

 

L’Assemblée générale unitaire du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution s’est tenue samedi 26 juillet 2025 dans la matinée au siège de Patrie dans la capitale centrafricaine. Martin Ziguelé, porte-parole de cette coalition de 13 partis politiques et député de Bocaranga 3, située à 532 kilomètres de Bangui, a livré un message sans équivoque à l’issue de cette rencontre.

 

 

“Nous comptons nous battre jusqu’au dernier souffle pour que les acquis de la démocratie et de la république soient respectés”, a déclaré Ziguélé face à la presse. Cette position ferme s’inscrit dans un climat politique tendu où le BRDC dénonce les pratiques du Mouvement Cœurs Unis, formation présidentielle accusée de vouloir restreindre l’espace d’expression politique dans le pays.

 

L’ancien Premier ministre Martin Ziguelé a insisté sur la nécessité de maintenir un environnement où tous les partis, opposition comprise, peuvent exercer leurs activités sans contrainte. Il a exhorté les responsables des formations membres du BRDC à mobiliser leurs militants contre toute dérive autoritaire. “Nous ne voulons pas d’un retour de la dictature”, a-t-il martelé.

 

Cette intervention témoigne de la détermination du BRDC à préserver les institutions républicaines. La coalition entend poursuivre son combat pour la défense des principes démocratiques, estimant que l’avenir politique du pays en dépend. Les dirigeants du bloc appellent leurs sympathisants à rester vigilants face aux tentatives d’érosion des libertés publiques….

 

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Centrafrique : les États-Unis appuient les FACA avec du matériel de dépistage du VIH

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les États-Unis appuient les FACA avec du matériel de dépistage du VIH

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/photo-de-famille-usa-faca-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : les États-Unis appuient les FACA avec du matériel de dépistage du VIH
La photo de famille lors de la remise du don de l’ambassade des États-Unis au dispensaire militaire du camp Fidèle Obrou

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’Ambassade des États-Unis en République centrafricaine a remis, ce lundi, du matériel de dépistage du VIH destiné aux Forces armées centrafricaines (FACA). La cérémonie s’est tenue au centre de santé du camp Fidèle Obrou, en présence de la Chargée d’affaires américaine, Dr Mélanie Anne Zimmerman, et du major John Allred, officier de coopération en matière de sécurité de l’armée américaine.

 

Le directeur général du service de santé des FACA, le Dr Koulangdongui, a réceptionné le don et salué l’appui américain en matière de santé militaire.

 

Selon l’Ambassade, cette initiative s’inscrit dans le cadre du Programme de prévention du VIH/SIDA du Département de la Défense des États-Unis (DHAPP). Ce programme collabore avec les FACA et le Bureau d’Études et de Maintenance des Systèmes (BEMS), partenaire local chargé de la mise en œuvre. L’objectif est de renforcer les capacités de dépistage, de diagnostic et de prise en charge dans les structures sanitaires militaires.

 

En s’adressant aux soldats et au personnel de santé, Dr Zimmerman a réaffirmé l’engagement de Washington à poursuivre le partenariat de longue date avec Bangui, en particulier dans le domaine du renforcement des capacités militaires.

 

Le matériel remis vise à améliorer la préparation sanitaire individuelle des soldats, ainsi que l’efficacité des services destinés aux militaires et à leurs familles. Pour les responsables américains, une armée en bonne santé constitue un élément essentiel de la protection des communautés et de la lutte contre les menaces sécuritaires.

 

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Centrafrique : La jeunesse consciente de la Vakaga dénonce la version officielle du ministère de la Défense sur la situation sécuritaire dans le nord-Est

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Centrafrique : La jeunesse consciente de la Vakaga dénonce la version officielle du ministère de la Défense sur la situation sécuritaire dans le nord-Est

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/les-deplaces-interne-de-la-vakaga.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : La jeunesse consciente de la Vakaga dénonce la version officielle du ministère de la Défense sur la situation sécuritaire dans le nord-Est
Les déplacés internes fuyant leurs villages pour se regrouper devant la base de la Minusca à Amdafock, 60 kilomètres de Birao, dans la Vakaga. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La Jeunesse Consciente de la Vakaga a réagi ce 30 septembre 2025 au communiqué du ministère de la Défense sur les opérations de désarmement menées dans plusieurs régions du pays. Le mouvement rejette une partie des déclarations officielles, en particulier celles concernant la préfecture de la Vakaga.

 

Dans son communiqué, le ministère de la défense avait qualifié de simples rumeurs les informations diffusées sur les réseaux sociaux au sujet d’une attaque dans la zone de la Vakaga. La jeunesse consciente de ladite préfecture affirme au contraire qu’une attaque armée a bel et bien eu lieu à Amkouramaye, localité frontalière avec le Soudan, et que ses auteurs provenaient du territoire soudanais.

 

Le communiqué ministériel parlait aussi d’un retour au calme dans la Vakaga. Pour la jeunesse consciente, cette affirmation est déconnectée de la réalité : plus de sept villages ont été vidés de leurs habitants, aujourd’hui regroupés à Birao après avoir fui leurs localités.

 

La situation reste tendue le long de la frontière. Deux obus ont été tirés depuis le Soudan il y a quelques jours, faits confirmés par le journal en ligne CNC, par la radio Ndèkè -Luka et par des sources internes à la MINUSCA. Dans ces conditions, parler d’un calme général dans la Vakaga relève d’une présentation inexacte de ce qui se passe quotidiennement dans cette préfecture du nord-Est du pays.

 

La Jeunesse Consciente de la Vakaga rejette également les accusations du ministère contre ceux qu’il qualifie “d’ennemis de la paix”. Le mouvement souligne que le sous-préfet d’Amdafock et le préfet de la Vakaga sont eux-mêmes parfaitement informés de la gravité de la situation et ne sauraient être assimilés à de simples diffuseurs d’informations alarmistes.

 

Si la présence des Forces armées centrafricaines est reconnue, la jeunesse rappelle que la sécurité reste insuffisante. Elle demande un renforcement immédiat du dispositif militaire, en particulier dans les zones sensibles d’Amdafock et le long de la frontière soudanaise.

 

Enfin, le mouvement appelle le ministre de la Défense à travailler en étroite collaboration avec les autorités locales et le commandement militaire de zone avant toute communication publique. Pour lui, seule une prise en compte rigoureuse des réalités du terrain peut garantir la crédibilité des déclarations officielles et éviter une rupture entre Bangui et les populations de la Vakaga.

 

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Touadera assume ouvertement sa dictature  et convoque le corps électoral dans l’illégalité totale

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Touadera assume ouvertement sa dictature  et convoque le corps électoral dans l’illégalité totale

 

Touadera assume ouvertement sa dictature et convoque le corps électoral dans l’illégalité totale
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le président Faustin-Archange Touadéra ne se cache plus. En signant hier soir le décret de convocation du corps électoral pour les Élections du 28 décembre 2025, il vient de franchir un pas de plus dans l’installation d’une dictature assumée. Ce décret, dans sa forme comme dans son fond, constitue une violation caractérisée de toutes les normes légales qui régissent la République centrafricaine.

 

Maître Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a qualifié cet acte de “lourde responsabilité de jeter la nation hors de toute légalité”. Il n’exagère pas. Examinons les faits.

 

L’article premier du décret présidentiel fait référence au “premier tour des Élections présidentielle, législatives, régionales et municipales”. Or, les dispositions dérogatoires adoptées par l’Assemblée nationale pour permettre l’organisation simultanée de ces quatre scrutins n’ont pas encore été promulguées. Le Conseil constitutionnel doit encore travailler sur ces textes. Comment un décret présidentiel peut-il s’appuyer sur des lois qui n’existent pas encore juridiquement ?

 

Cette aberration montre le mépris total du régime pour la hiérarchie des normes. Comme l’a si bien dit Maître Crépin Mboli-Goumba, Un décret n’est pas au-dessus d’une loi. Cette vérité élémentaire du droit semble échapper à un président qui se croit tout permis.

 

De nouvelles préfectures ont été créées, avec des circonscriptions électorales modifiées. Comment organiser des Élections législatives quand les circonscriptions ne sont pas clairement établies ? Cette improvisation institutionnelle transforme le processus électoral en loterie administrative.

 

Le matériel électoral n’est même pas commandé au moment où ce décret est pris. Comment peut-on convoquer un corps électoral pour voter dans trois mois quand on ne dispose même pas des bulletins, des urnes et du matériel nécessaire ? Cette précipitation témoigne soit d’une incompétence crasse, soit d’une volonté délibérée d’organiser une comédie électorale.

 

Le plus grave reste l’inexistence du corps électoral lui-même. Les listes électorales définitives n’ont jamais fait l’objet d’un affichage public comme l’exige le code électoral. Comment convoquer des électeurs qui n’ont pas pu vérifier leur inscription ? Cette violation fondamentale prive des centaines de milliers de Centrafricains de leur droit de vote.

 

L’ANE prétend avoir publié ces listes sur internet, dans un pays où 95% de la population n’a pas accès à cette technologie. Cette excuse grotesque ne trompe personne : il s’agit d’une stratégie délibérée d’exclusion des électeurs.

 

Maître Mboli-Goumba enfonce le clou : “Le Président de la République le sait : il n’est pas éligible. Comme tous les autres. Le Peuple Centrafricain le sait. La Communauté internationale le sait”.

 

Cette vérité dérangeante plane sur tout le processus. La nouvelle Constitution adoptée par manipulation en 2023, après le limogeage de la présidente de la Cour constitutionnelle Danièle Darlan, contient des dispositions qui rendent techniquement inéligibles tous les candidats potentiels, y compris Touadéra lui-même.

 

Rappelons que cette Constitution de 2023 est elle-même le fruit d’un coup de force. En 2022, quand Touadéra avait tenté de modifier la Constitution de 2016, la Cour constitutionnelle présidée par Danièle Darlan avait rejeté ce projet. La réaction du président ? Limoger la présidente de la Cour et la remplacer par un homme docile qui a validé une nouvelle Constitution taillée sur mesure.

 

Ce précédent montre la méthode Touadéra : quand les institutions lui résistent, il les détruit et les remplace par des nouvelles structures à sa botte. Cette pratique systématique transforme progressivement toutes les institutions de contrôle en simples chambres d’enregistrement des volontés présidentielles.

 

En outre, le code électoral exige que les ministres candidats démissionnent trois mois avant le scrutin. Nous sommes à moins de trois mois du 28 décembre et tous les ministres candidats restent en poste. Cette violation supplémentaire témoigne du sentiment d’impunité totale qui anime ce régime.

 

Ces ministres utilisent les moyens de l’État pour leur campagne électorale, créant une inégalité manifeste avec les autres candidats. Cette pratique transforme les Élections en compétition truquée dès le départ.

 

Et voilà encore, la complicité de la MINUSCA. La Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) reste étrangement passive face à ces violations. Pire, elle semble cautionner cette parodie en continuant d’appuyer techniquement un processus électoral fondamentalement vicié.

 

Cette complicité passive de l’ONU restera dans l’histoire comme une tache indélébile. Comment une mission censée soutenir la démocratie peut-elle fermer les yeux sur des violations aussi grossières des principes électoraux ?

 

Maître Mboli-Goumba lance “un vibrant appel à tous ceux qui sont soucieux de la réputation de leur pays, devenu la risée du monde, de la nécessité de se battre, les mains nues, comme jadis, pour libérer leur pays.”

 

Cet appel à la résistance citoyenne confirme le désespoir d’une opposition légale qui voit toutes les voies légales bouchées par un régime qui se moque de la loi. Quand les institutions ne fonctionnent plus, quand la justice est aux ordres, quand les Élections sont truquées d’avance, que reste-t-il au peuple sinon la résistance ?

 

En un mot, le décret de convocation du corps électoral signé par Touadéra marque un point de non-retour. En affichant aussi ouvertement son mépris des lois et des institutions, le président centrafricain assume désormais pleinement sa dérive autoritaire.

 

“Croire que le Peuple Centrafricain, qui a vécu ces 9 dernières années comme une véritable calamité acceptera les bras croisés l’inscription de la dictature dans le marbre est une erreur que les autres Présidents avaient déjà commise”, avertit Mboli-Goumba.

 

L’histoire lui donnera-t-elle raison ? Les prochaines semaines nous le diront. Mais une chose est certaine : ce décret illégal restera comme un exemple parfait d’un régime qui a choisi la dictature plutôt que la démocratie, le mensonge plutôt que la transparence, la force plutôt que le droit.

 

Que les ancêtres nous guident dans cette épreuve que le régime MCU impose au peuple centrafricain.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Enquête exclusive : Loïc Ouangapou, des détournements de fonds étudiants à la mort tragique du soldat Derrick Agoma sur le front ukrainien en Russie

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Enquête exclusive : Loïc Ouangapou, des détournements de fonds étudiants à la mort tragique du soldat Derrick Agoma sur le front ukrainien en Russie

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/le-faux-loic.jpg” data-wpel-link=”internal”>C'est Mr Loïc Ouangapou Fortuné, conseiller consulaire et social au sein de l'ambassade de la RCA en Russie
C’est Mr Loïc Ouangapou Fortuné, conseiller consulaire et social au sein de l’ambassade de la RCA en Russie

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Moscou, une affaire d’une ampleur inédite éclabousse la communauté centrafricaine. Au cœur de l’affaire, Loïc-Junior-Fortuné Ouangapou, ancien étudiant devenu conseiller consulaire à l’ambassade de la République centrafricaine en Russie, aujourd’hui déchu, introuvable et convoqué par la justice russe. Son nom se retrouve lié à une série de manipulations, de détournements et de fraudes qui vont des fonds accordés aux étudiants par le président de la République jusqu’au recrutement clandestin d’un soldat centrafricain mort sur le front en Russie. Les documents officiels de l’ambassade, les notes de suspension et les convocations judiciaires russes  consultés par la rédaction du CNC confirment l’ampleur des faits.

 

Tout commence avec la visite du chef de l’État centrafricain Baba Kongoboro à Moscou, au cours de laquelle une enveloppe financière est remise pour soutenir les étudiants centrafricains. Cette aide, censée soulager les difficultés de jeunes vivant loin de leur pays, disparaît rapidement. Dans les couloirs de Moscou, un nom revient sans cesse : Loïc Ouangapou. Il s’autoproclame représentant des étudiants alors qu’aucun statut officiel ne prévoit une telle fonction. Ce poste fictif devient son sésame pour se rapprocher des autorités centrafricaines, notamment le ministre de l’Enseignement supérieur et celui des Affaires étrangères. Il flatte, promet et distribue des illusions. En manipulant son entourage, il parvient à se faire nommer conseiller consulaire et social à l’ambassade de RCA à Moscou.

 

Mais derrière ce parcours fulgurant se cache un système opaque. Loïc Ouangapou fait croire que la Russie a réservé des dizaines de bourses pour les étudiants centrafricains. Il descend à Bangui, rencontre le ministre de l’enseignement supérieur Maghalé, et organise une pseudo-sélection de candidats, monnayant les places auprès de familles crédules qui lui versent des sommes importantes. Dans ses discours, il promet que ses contacts avec les autorités russes garantiront leur admission. La réalité est tout autre : la sélection des boursiers pour la Russie se fait uniquement via le portail officiel en ligne, sans aucune intervention manuelle. En vérité, ces promesses n’étaient qu’une arnaque.

 

Les témoignages d’étudiants recueillis par la rédaction du CNC dénoncent une opération de racket organisée avec méthode. Les preuves s’accumulent. L’ambassadeur de RCA à Moscou finit par intervenir. Dans une note officielle datée du 24 septembre, il suspend Loïc Ouangapou pour malversations, fonctionnement parallèle, usage de faux et usurpation des fonctions de l’ambassadeur. À partir de ce moment, la façade tombe : ce que beaucoup soupçonnaient devient réalité. Le conseiller consulaire n’était qu’un imposteur qui a profité de son poste pour piller et manipuler.

 

Mais l’affaire prend un tournant plus dramatique encore. Dans les archives judiciaires russes, le nom de Loïc Ouangapou apparaît lié à un dossier pénal portant le numéro 124020077702000145. Il est convoqué par le département militaire du Comité d’enquête de la Fédération de Russie. Motif : il aurait enrôlé clandestinement un jeune soldat centrafricain, Agoma-Ngamana Derrick Just Blandin, envoyé sur le front russe où il a trouvé la mort. La famille du soldat, effondrée, attend toujours des explications. Les convocations envoyées par les enquêteurs russes restent sans réponse. Loïc Ouangapou, injoignable, disparaît dans la nature.

 

Un communiqué de la justice militaire russe diffuse même un appel public, en français et en sango, demandant à toute personne connaissant Loïc Ouangapou de l’informer de sa convocation. C’est un fait rarissime qui montre clairement la gravité de l’affaire : un haut fonctionnaire consulaire d’un État étranger recherché pour répondre d’un enrôlement clandestin ayant conduit à la mort d’un citoyen centrafricain.

 

À Bangui comme à Moscou, la colère monte. La famille Ngamana exige la vérité. Elle interpelle directement Loïc Ouangapou : « Votre silence prolongé nous plonge dans l’incompréhension et alimente nos soupçons sur les circonstances de sa mort. Nous méritons de savoir la vérité». Mais l’homme reste muet. Ce mutisme est perçu comme un aveu. Pour la famille, il ne fait plus de doute qu’un jeu trouble a été mené sur le dos de Derrick Agoma, recruté illégalement et sacrifié dans une guerre qui n’était pas la sienne.

 

Les révélations de l’ambassadeur en Russie apportent une lumière crue sur ces pratiques. Dans un enregistrement audio consulté par la rédaction du CNC, il décrit comment Loïc Ouangapou a détourné le processus officiel des bourses. L’ambassadeur parle d’anarchie, de dossiers traités dans des hôtels en dehors de tout contrôle institutionnel. Il accuse ouvertement son ancien conseiller consulaire d’avoir trahi la confiance de l’État et des étudiants.

 

Ce scandale dépasse la simple fraude. Il démontre une mécanique de prédation où un individu, protégé par ses relations avec des ministres, a pu détourner des fonds publics, manipuler des étudiants et même recruter clandestinement un soldat centrafricain pour une guerre étrangère. La mort de Derrick Agoma est la conséquence tragique d’un système où la cupidité et la trahison se mêlent.

 

Aujourd’hui, le nom de Loïc Ouangapou est devenu synonyme de honte et de trahison dans la diaspora centrafricaine en Russie. Sa fuite et son silence enfoncent davantage encore son image. Pour la communauté centrafricaine, il est celui qui a transformé l’ambassade en instrument de racket, celui qui a vendu de fausses bourses, et celui qui porte la responsabilité morale de la mort d’un jeune compatriote.

 

 

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Touadera, regarde ton administration  qui vire au fiasco : le ministère de l’administration donne un faux document à Stanislas Zoumbeti  pour reconnaître son BPRDC. Pourtant, c’est une plateforme fictive sortie de sa pure folie

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Touadera, regarde ton administration  qui vire au fiasco : le ministère de l’administration donne un faux document à Stanislas Zoumbeti  pour reconnaître son BPRDC. Pourtant, c’est une plateforme fictive sortie de sa pure folie

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/zoumbeti.jpg” data-wpel-link=”internal”>Monsieur Stanislas Samuel Zoumbeti, PDG de la plateforme Bloc des Partis Républicains pour la Défense de la Constitution du 30 août 2023, ancien membre du bureau politique du MLPC radié, ex-militant du parti MLPC
Stanislas Samuel Zoumbeti, PDG de la plateforme Bloc des Partis Républicains pour la Défense de la Constitution du 30 août 2023, ancien membre du bureau Politique du MLPC radié

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un document attribué au ministère de l’Administration du territoire reconnaît officiellement une « plateforme Politique » créée par Stanislas Samuel Zoumbeti, ancien cadre du MLPC. Baptisée Bloc des Partis Républicains pour la Défense de la Constitution du 30 août 2023 (BPRDC), cette structure est censée exister légalement. Mais en réalité, elle n’est que l’invention d’un homme malade mental, et qui ne dispose d’aucun parti politique sans base, et sans aucune légitimité d’ailleurs.

 

C’est la folie d’un homme malade seul face à la loi. Pourtant, la loi n°20.015 du 11 juin 2020 autorise tout citoyen à créer un parti politique, à condition de déposer statuts et règlement intérieur. Mais une plateforme n’a de sens que si plusieurs partis déjà agréés s’unissent. C’est ainsi que sont nées des coalitions comme la COD-2020 ou le BRDC. Or, Stanislas Samuel Zoumbeti  n’a ni parti, ni mandat, ni statut de chef politique. Il s’est contenté d’envoyer une demande en son nom propre, comme si un individu pouvait incarner à lui seul une coalition.

 

Et finalement, le ministère de l’administration du territoire devient de facto complice de la folie de Stanislas Samuel Zoumbeti. Au lieu de rejeter cette imposture, le ministère de l’Administration du territoire a signé un document lui donnant valeur officielle. On y lit noir sur blanc que le « BPRDC » est reconnu en République centrafricaine. C’est une faute grave. L’administration, censée être gardienne de la loi, s’abaisse à fabriquer des faux pour servir des calculs politiciens. Un ministère transformé en machine à entériner les caprices d’un ancien militant en rupture avec son parti d’origine.

 

C’est vraiment une maladie politique incurable. En effet, cette dérive fait penser à une maladie incurable  comme le sida qui attaque le cerveau et provoque des agitations incontrôlées. Ces sidéens du        MLPC, qui croient qu’ils vont finir bientôt, se tournent sans cesse à gauche puis à droite  pour agiter sans logique, incapable de distinguer le légal du fictif. On dirait que ces malades mentaux sont prêts à tout, même à vendre leur âme pour des miettes.

 

Il faut d’ailleurs comprendre que cette plateforme n’existe tout simplement pas. Le Bloc des Partis Républicains pour la Défense de la Constitution n’existe pas en droit. Il n’est que le produit de l’imagination de Stanislas Zoumbeti et de la complaisance d’un ministère qui trahit sa mission. Derrière cette comédie administrative, une vérité saute aux yeux : ceux qui gouvernent aujourd’hui ignorent volontairement la loi, et se comportent comme des malades refusant de reconnaître leur propre déchéance.

 

Pour aller un peu plus loin dans sa folie sidéenne, Stanislas Samuel Zoumbeti  accuse le BRDC de pratiquer « l’obscurantisme béant » et de mener des débats « hors délai » sur la Constitution. Mais qui est-il pour donner des leçons ? Un citoyen lambda qui s’autoproclame porte-parole d’un bloc inexistant. La loi centrafricaine de 2020 est pourtant sans ambiguïté : tout citoyen peut créer un parti politique, mais une plateforme ne peut naître que de l’alliance de plusieurs partis déjà agréés. En se déclarant chef d’un regroupement fantôme, Zoumbeti bafoue non seulement la logique, mais aussi la loi.

 

En plus de cela, Stanislas Samuel Zoumbeti  se félicite de la renonciation d’Anicet Georges Dologuelé à sa nationalité française, qu’il présente comme une reconnaissance implicite de la Constitution du 30 août. Un raccourci intellectuel qui en dit long sur la fragilité de son argumentaire. Un homme qui renonce à une nationalité pour des raisons électorales ne valide pas pour autant un texte constitutionnel. Mais quand on manque d’arguments solides, on s’accroche à ce qu’on peut.

 

Cette démarche montre clairement une stratégie d’ailleurs bien connue du régime : multiplier les fausses structures pour noyer le débat. Pendant qu’un MLPC reconverti agite son bloc fictif, les vraies questions restent sans réponse. Où sont les partis qui composent ce BPRDC ? Qui sont leurs responsables ? Combien de militants comptent-ils ? Le silence qui suit ces questions simples dit tout de la supercherie.

 

Le BRDC, qu’on l’approuve ou non, rassemble de vrais partis politiques avec des leaders identifiés et des militants sur le terrain. Stanislas Samuel Zoumbeti , lui, ne rassemble que du vent. Son BPRDC n’est qu’une réponse désespérée, un montage administratif pour contrer un adversaire politique gênant. Mais une copie reste une copie : sans substance, sans poids, sans avenir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Diaspora centrafricaine : écoutez ce que l’ex-escroc Maxime Balalou dit sur vous. Le Kitandaire vous insulte!

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Diaspora centrafricaine : écoutez ce que l’ex-escroc Maxime Balalou dit sur vous. Le Kitandaire vous insulte!

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Le-ministre-Maxime-Balalou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Diaspora centrafricaine : écoutez ce que l’ex-escroc Maxime Balalou dit sur vous. Le Kitandaire vous insulte!
Le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’ex-détenu et Kitandaire Maxime Balalou, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement centrafricain, a encore franchi un cap dans l’arrogance. Le 8 septembre 2025, il a traité la Diaspora centrafricaine  de “championne des insultes”, comme si ses compatriotes à l’étranger étaient responsables de tous les maux du pays. Pourtant, c’est bien lui, l’ex-détenu aux multiples casseroles judiciaires, qui incarne tout ce qui pourrit la Centrafrique : corruption, impunité et mépris du peuple.

 

Pourtant, son parcours lui parle déjà : après avoir longuement escroqué les gens, après avoir séjourné au cachot, il a été propulsé au gouvernement grâce à des connexions obscures, malgré son parcours rempli des actes criminels.

 

Quand il accuse la Diaspora centrafricaine  de ne pas investir, de ne faire que des “commentaires” et des “insultes”, il oublie un détail : c’est son gouvernement qui n’a jamais créé les conditions pour attirer les Centrafricains de l’extérieur. Aucune politique d’incitation, aucun fonds dédié, aucune sécurité juridique. Rien. Juste des discours creux et des attaques contre la Diaspora centrafricaine , contre ceux qui osent critiquer. Il demande même, avec un culot monstrueux : “Est-ce qu’il existe une organisation crédible de la Diaspora centrafricaine  ?” Comme si c’était à la diaspora de prouver sa légitimité, et non à son gouvernement de lui tendre la main.

 

Maxime Balalou est un maître dans l’art de la diversion. Plutôt que de répondre aux accusations de blanchiment liées aux crypto-monnaies, plutôt que d’expliquer où sont passés les milliards du RCPCA détournés, il préfère s’en prendre à ceux qui, malgré tout, continuent de croire en leur pays. Il persécute les journalistes, comme Aimé Christian Ndotah, qu’il traite de “charognard numérique” pour avoir osé dénoncer les dérives du régime. Il organise des conférences de presse où il multiplie les attaques, les mensonges et les théories conspirationnistes, comme si le peuple centrafricain était trop stupide pour voir la réalité en face.

 

Son mépris est d’autant plus insupportable qu’il connaît la valeur de l’argent et des opportunités : lui qui, après sa sortie de prison, a su se servir du système pour s’enrichir et se maintenir au pouvoir. Depuis 2016, il enchaîne les postes ministériels sans jamais rendre de comptes, comme si la Centrafrique lui appartenait. Aujourd’hui, il se croit tout permis : insulter, mentir, et jouer les victimes quand on lui rappelle d’où il vient.

 

La Diaspora centrafricaine  n’est pas responsable de l’échec de la Centrafrique. Elle n’est pas responsable des détournements, de la corruption, ni de l’absence de vision de ce gouvernement. Balalou, lui, en est l’un des exemples les plus criants. Un ancien détenu devenu ministre, qui préfère cracher sur ceux qui pourraient sauver le pays plutôt que de faire son travail. Un homme qui, au lieu de construire, divise. Qui, au lieu de proposer, insulte. Qui, au lieu de servir, vole.

 

La question n’est pas de savoir si la diaspora fera plus pour la Centrafrique. La question est de savoir jusqu’à quand des hommes comme Maxime Balalou continueront à la diriger vers le chaos.

 

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Un pro-russe, Héritier Doneng, ministre de la Jeunesse fracasse la langue française

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Un pro-russe, Héritier Doneng, ministre de la Jeunesse fracasse la langue française

 

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Héritier Doneng, le chef de la milice de Touadera devenu ministre de sports, devant les députés à l’assemblée nationale le 13 novembre 2024.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Héritier Doneng Wanzoumon, ministre centrafricain de la Jeunesse, des Sports et de l’Éducation Civique, a signé  le 27 mai 2025 un arrêté qui fait mal aux yeux. Ce document d’une seule page contient plus de 30 erreurs de français. Pour un ministre en charge de l’éducation civique, c’est un double zéro.

 

Le constat est sans appel : ce ministre écrit comme un écolier de primaire. “Arrête” au lieu d’”arrêté”, “palements” au lieu de “paiements”, “comment suit” au lieu de “comme suit”, les bases du français lui échappent totalement. Mais le plus grave, c’est que personne autour de lui n’a corrigé ces erreurs. Dans son ministère, les services qui auraient dû relire ce document avant publication ont le même niveau de formation déplorable. Résultat : un texte officiel qui ressemble à une dictée d’école primaire totalement ratée.

 

Pour mesurer l’ampleur du désastre, regardons de près ces erreurs monumentales. “Arrête” écrit partout au lieu d’”arrêté”, “palements” au lieu de “paiements”, “alimentetle” – un mot qui n’existe nulle part, “communique” et “publie” sans accents, “reparties” au lieu de “réparties”. Les fautes de grammaire suivent : “Délégation de Pourvoir” au lieu de “Délégation de Pouvoir”, “tarification application” au lieu de “tarification d’application”, “conformément à durée” au lieu de “conformément à la durée”, “partout ou besoin” au lieu de “partout où besoin”. Le ministre met aussi des majuscules partout : “Administratifs”, “Technique”, “Objectifs”. On dirait qu’il découvre les majuscules et qu’il s’amuse avec.

 

Cette accumulation d’erreurs montre l’effondrement du niveau de formation dans l’administration centrafricaine. Quand le ministre lui-même écrit comme un enfant de 8 ans, que peut-on attendre de ses services ? Le plus choquant, c’est l’absence totale de contrôle qualité. Normalement, un secrétaire tape le document, un chef de service le relit, un directeur le valide. Ici, tout le monde a validé un texte bourré de fautes. Soit ils ont tous le même niveau catastrophique, soit ils s’en fichent complètement.

 

L’ironie atteint son comble quand on réalise qu’un homme qui écrit “palements” et “alimentetle” dirige le ministère chargé de l’éducation civique des jeunes Centrafricains. Comment peut-il prétendre former la jeunesse quand il ne maîtrise pas le français de base ? Son niveau scolaire est si faible qu’il écrit comme un élève de CP. Mais même à ce niveau-là, des gens payés pour travailler dans son ministère auraient dû corriger ces erreurs monumentales.

 

Face à cette situation grotesque, la réaction de l’administration rend les choses encore plus révoltantes. Quand des citoyens font remarquer ces erreurs grossières, on leur répond : “C’est légal, c’est valide, c’est comme ça“. Cette attitude montre que l’administration centrafricaine assume totalement son incompétence. Elle refuse de reconnaître ses erreurs et se cache derrière un pseudo-légalisme pour justifier sa médiocrité.

 

Au final, un document officiel truffé de fautes, c’est du mépris pur et simple envers les citoyens. C’est dire : “Vous ne valez pas la peine qu’on fasse correctement notre travail“.

 

Le niveau est si bas que c’est devenu risible. Un ministre qui écrit “alimentetle” et signe “Rodelp nheur” (au lieu de Rodolphe) n’a rien à faire dans un gouvernement. Les citoyens centrafricains doivent exiger le départ de ces incompétents qui salissent l’image de leur pays.

 

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Bangui : Le directeur du DDR Abdoulaye Déya violemment agressé par ses anciens complices et se trouve dans un état critique

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Bangui : Le directeur du DDR Abdoulaye Déya violemment agressé par ses anciens complices et se trouve dans un état critique

 

Abdoulaye Déya, Directeur du DDRR au ministère du DDRR
Abdoulaye Déya, Directeur du DDRR au ministère du DDRR

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Abdoulaye Déya, frère du ministre délégué au DDR et directeur de cette institution, a été sauvagement tabassé par ses anciens associés au quartier PK5 pour des raisons qui demeurent toujours obscures.

 

Une agression particulièrement violente a touché le quartier PK5 de Bangui, plus précisément dans la zone de Koudoukou, où Abdoulaye Déa, directeur du Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR), a été sauvagement tabassé par un groupe d’individus bien identifiés. Cette attaque, qui a laissé la victime dans un état critique, découvre au passage les liens troubles entre certains soi-disant responsables et les milieux criminels de la capitale Bangui.

 

Abdoulaye Déya n’est pas un inconnu dans les cercles du régime actuel. Il est le frère cadet d’Albert Thoumou Déya, ministre délégué chargé du DDR dans le gouvernement actuel du premier ministre Félix Moloua. Cette relation familiale lui a ouvert les portes d’un poste ministériel qu’il occupe actuellement : la direction du DDR, institution chargée de la réintégration des anciens combattants.

 

L’incident s’est produit la semaine dernière dans un contexte qui en dit long sur le mode de vie du directeur du DDR. Abdoulaye Déya fréquentait régulièrement depuis des années un établissement du quartier Koudoukou où il avait l’habitude de fumer la chicha avec un groupe d’amis. Ces séances de consommation de narguilé, pratique courante dans certains milieux de la capitale, rassemblaient un groupe de personnes qui se connaissaient bien et entretenaient des relations de longue date.

 

Mais cette familiarité s’est soudain transformée en violence. Pour des raisons encore floues, les compagnons habituels d’Abdoulaye Déya l’ont accusé de trahison. Les détails de cette accusation restent mystérieux, mais elle a suffi à déclencher une agression d’une rare violence. Quatre à cinq individus se sont acharnés sur le directeur du DDR, le rouant de coups jusqu’à le laisser dans un état critique.

 

La victime souffre actuellement de blessures graves qui nécessitent des soins médicaux importants. L’ampleur des violences subies témoigne de la rage de ses agresseurs et de la gravité du différend qui les opposait. Cette agression entre anciens complices dévoile un aspect méconnu de la personnalité et des fréquentations du directeur du DDR.

 

Les tentatives d’enquête menées par la rédaction du CNC depuis trois jours se heurtent à la loi du silence qui règne dans le quartier Koudoukou. Cette zone de Bangui, également connue sous le nom de KM5 (Kilomètre 5), est réputée pour abriter des éléments peu recommandables qui vivent selon leurs propres codes. L’omerta qui caractérise ce milieu rend difficile l’obtention d’informations précises sur les circonstances exactes de l’agression.

 

Le profil d’Abdoulaye Déya lui-même pose des questions sur les critères de nomination aux postes de responsabilité dans l’administration centrafricaine. Selon plusieurs sources, le directeur du DDR ne serait pas étranger aux activités criminelles du quartier de la capitale. Son passé semble entaché par des accusations de participation à des troubles intercommunautaires qui ont secoué plusieurs localités centrafricaines du nord-Est du pays.

 

Ces accusations font notamment référence aux violents conflits intercommunautaires de 2020 qui ont opposé différents groupes ethniques, notamment les Kara, Rounga, Goula et Sara. Selon certaines versions, Abdoulaye Déa aurait joué un rôle dans le déclenchement de ces affrontements avant de fuir la région de Birao pour se réfugier à Bangui.

 

Une fois arrivé dans la capitale, il aurait poursuivi ses activités douteuses dans le quartier PK5, zone connue pour ses trafics en tout genre. Sa nomination au poste de directeur du DDR, obtenue grâce à l’influence de son frère ministre, ne l’aurait donc pas détourné de ses anciens réseaux ni de ses pratiques antérieures.

 

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Zemio : un convoi de la MINUSCA totalement dépouillé par des bandits armés

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Zemio : un convoi de la Minusca totalement dépouillé par des bandits armés

 

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Convoi des camions de la Minusca vers Zemio

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 28 septembre, à 73 kilomètres de Zemio, un convoi de la MINUSCA composé de camions-citernes, escorté par deux blindés et une quinzaine de Casques bleus armés, a été stoppé et dépouillé par un petit groupe de sept hommes armés.

 

Les faits se sont déroulés sur l’axe routier menant à Zemio. Le convoi de la mission onusienne, pourtant doté d’une escorte renforcée, n’a opposé aucune résistance lorsqu’un groupe des bandits armés composés seulement des sept individus a procédé à son interception.

 

Ces malfaiteurs, identifiés comme des jeunes miliciens Azandés, n’étaient pas lourdement équipés. Ils portaient des sandales et disposaient seulement de trois fusils d’assaut et de quatre fusils de chasse de type calibre 12. Malgré cette légèreté apparente, ils ont contraint les Casques bleus à rester passifs durant tout le déroulement de l’opération.

 

Le convoi a été entièrement fouillé et dépouillé. Les assaillants sont repartis avec 800 000 francs CFA, les téléphones ainsi que plusieurs effets personnels appartenant aux Casques bleus. Aucun coup de feu n’a été tiré, aucun affrontement n’a eu lieu.

 

Selon les témoins, les soldats onusiens, restés dans leurs véhicules blindés et camions d’escorte, ont assisté impuissants au pillage sans tenter la moindre réaction. Ce comportement provoque de vives critiques sur la capacité de la MINUSCA à assurer sa propre sécurité, et à plus forte raison celle des populations civiles qu’elle est censée protéger.

 

Au-delà de cet incident, la situation sécuritaire sur l’axe Zemio Mboki, Zemio Bangassou reste très inquiétante. Les routes reliant Zemio à Bangui via Bangassou sont infestées de groupes armés. Des miliciens Azandés y multiplient les barrages et bloquent la circulation. En outre, la semaine dernière, deux véhicules civils de transport ont été incendiés par des miliciens Azandé sur cet axe routier, contraignant leurs équipages à rebrousser chemin jusqu’à Abo.

 

Cet aventure vient accentuer le sentiment d’insécurité qui règne autour de Zemio. Pour les habitants comme pour les voyageurs, se déplacer sur ces routes est devenu un risque majeur. La passivité de la MINUSCA face à ces attaques ne fait qu’amplifier les critiques sur son efficacité en République centrafricaine. Pour beaucoup, la mission onusienne ne parvient plus à inspirer confiance et son rôle de protection des civils reste largement contesté.

 

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Les mercenaires de Touadéra organisent un congrès fictif du MLPC et désigne un SDF, Josephat Tagoto pour diriger leur mouvement

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Les mercenaires de Touadéra organisent un congrès fictif du MLPC et désigne un SDF, Josephat Tagoto pour diriger leur mouvement

 

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De gauche à droite : Mazette Jackson et Chantal Jean Édouard Koyambonou

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 

Une assemblée fantoche, réunissant des dissidents du MLPC et des militants du parti au pouvoir le 5 septembre, tente de créer la confusion autour du nom du véritable parti d’opposition, le MLPC, dirigé par l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé.

 

Les manœuvres de déstabilisation se poursuivent contre le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain. Un groupe de cinq dissidents, agissant sous l’influence du président Touadéra, a organisé une parodie de congrès dans les locaux de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) à Bangui, le 5 septembre. Cette assemblée, baptisée « congrès extraordinaire », manquait de toute légitimité légale, de la participation de militants authentiques et de l’aval de conseillers politiques légitimes. Elle avait pour dessein de forger un « MLPC miroir » dans l’intention de tromper l’opinion publique et la communauté internationale.

 

L’objectif de cette opération reste transparent : établir une structure parallèle portant le même nom que le parti historique dirigé par l’ancien Premier ministre Martin Ziguelé. Cette stratégie permettrait au pouvoir de neutraliser l’influence électorale du véritable MLPC en créant une formation concurrente sous contrôle gouvernemental.

 

Les participants à cette assemblée fictive se limitaient à une poignée d’individus, estimée entre cinq et six personnes militantes du MLPC. Tous les autres personnes sont des cœurs unis. Cette poignée des militants se sont auto-invités dans une salle pour tenir des discussions sans aucune légitimité représentative. Parmi les figures présentes, on note la participation de Josephat Tagoto, Gérard Déganandji et Chantal Gabriel Édouard Koyambounou, présentés comme dirigeants de cette structure parallèle.

 

La manipulation organisée depuis l’étranger ajoute une dimension particulière à cette affaire. Depuis son lit d’hôpital au Maroc, l’ancien cadre du parti, Jackson Mazette  aurait coordonné les actions de ses relais à Bangui. Plusieurs témoins rapportent que certains participants comme Gérard Déganandji commencent à prendre leurs distances face à l’illégalité de la démarche.

 

Un militant du MLPC authentique a exprimé son indignation face à cette instrumentalisation. Il dénonce l’insulte faite à la mémoire de son père, ancien militant décédé dans les rangs du parti, ainsi qu’à celle de sa mère, également engagée jusqu’à sa mort. Cette manipulation constitue selon lui une trahison des valeurs défendues par les fondateurs du mouvement.

 

Cette assemblée factice a abouti à la désignation de monsieur Josephat Tagoto, dont le profil soulève de nombreuses interrogations. L’homme, choisi pour diriger cette structure parallèle, n’a aucun domicile fixe au monde. “C’est un SDF, un sans domicile fixe”, a confié un de ses proches sous couvert d’anonymat à la rédaction.

 

« C’est un homme irresponsable avec un niveau d’instruction limité, il a dû arrêter ses études au collège si je ne me trompe pas. C’est un père sans foyer, car il a abandonné ses enfants. Avec une telle posture, comment pourrait-il diriger ce mouvement si la justice ne met pas un frein à leur élan ? », a-t-il ajouté

 

Les véritables cadres du MLPC dénoncent cette comédie pathétique comme une insulte à la mémoire des combattants de la démocratie centrafricaine. Des personnalités comme Hugues Dobozéndji, Luc Dondon, Jean-Luc Mandaba qui ont sacrifié leur vie pour l’avancement démocratique du pays, voient leur héritage bafoué par ces manœuvres opportunistes.

 

Cette tentative de création d’une opposition artificielle comme UFDO s’inscrit dans une stratégie plus large visant à affaiblir les forces d’opposition authentiques réunie au sein du BRDC. Le pouvoir cherche à multiplier les structures concurrentes pour diluer l’influence des partis historiques et maintenir son hégémonie politique.

 

Les observateurs de la scène politique centrafricaine soulignent le caractère inédit de cette situation. Jamais dans l’histoire du pays des militants d’un parti n’avaient organisé une telle opération de sabotage contre leur propre formation politique. Cette démarche témoigne de la dégradation du climat politique national et des méthodes employées pour neutraliser l’opposition.

 

Le MLPC authentique maintient sa position et refuse de cautionner cette instrumentalisation. Ses dirigeants appellent les militants à rester vigilants face à ces tentatives de confusion et à préserver l’intégrité du mouvement fondé sur des décennies de lutte politique.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Ndélé : le fugitif Mahamat Hassan qui a poignardé mortellement son épouse avant de fuir, a finalement été rattrapé

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Ndélé : le fugitif Mahamat Hassan qui a poignardé mortellement son épouse avant de fuir, a finalement été rattrapé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/le-suspect-criminel-de-ndele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le conducteur de taxi-moto suspectée d'avoir tué son épouse en arme blanche à Ndélé et a pris fuite
Le conducteur de taxi-moto suspectée d’avoir tué son épouse en arme blanche à Ndélé et a pris fuite

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un conducteur de taxi-moto, Mahamat Hassan,  a tué sa femme au couteau dans la nuit de samedi à dimanche au quartier Sara de Ndélé. Après deux jours de cavale, il a été retrouvé par les forces de l’ordre dans un village voisin.

 

La ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, a été frappée par un nouveau féminicide dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 septembre 2025. Mahamat Hassan, jeune conducteur de taxi-moto, a poignardé mortellement 3 fois son épouse au quartier Sara avant de prendre la fuite.

 

Le drame s’est produit au domicile du couple. Une dispute conjugale a dégénéré lorsque Mahamat Hassan a saisi un couteau pour porter plusieurs coups à son épouse. La victime est morte sur place, laissant le voisinage sous le choc.

 

Après son geste, l’homme a fermé la porte du domicile pour retarder la découverte du crime, puis a abandonné sa moto et s’est enfui. Le dimanche matin, les voisins, inquiets de ne pas voir le couple sortir comme d’habitude, ont forcé la porte et découvert le corps ensanglanté de la jeune femme. Les autorités ont immédiatement été alertées.

 

Les gendarmes et le médecin de l’hôpital de Ndélé sont intervenus pour constater le décès et transférer le corps à l’hôpital. Les recherches pour retrouver le fugitif ont été lancées dès le dimanche.

 

Ces investigations ont abouti lundi 29 septembre. Mahamat Hassan a été rattrapé au village de Djamassinda, situé à 25 kilomètres de Ndélé. Il est actuellement détenu à la gendarmerie de Ndélé, où il devra répondre de ses actes.

 

Rappelons que ce drame s’ajoute à la longue série de violences conjugales qui endeuillent la République centrafricaine. Le quartier Sarah de Ndélé restera marqué par cette tragédie qui a coûté la vie à une jeune femme et bouleversé une communauté entière.

 

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La fracture politique s’aggrave entre Touadéra et l’opposition

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La fracture politique s’aggrave entre Touadéra et l’opposition

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Seance-photo-du-president-Touadera-en-Coree-du-Sud.jpg” data-wpel-link=”internal”>La fracture politique s'aggrave entre Touadéra et l'opposition
Seance photo du president Touadera en Coree du Sud –

 

Le leader du BRDC dénonce vigoureusement l’attitude du président et sa stratégie de maintien au pouvoir.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Dans une déclaration faite sur la radio Ndékè Luka, Maître Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution, a livré une analyse cinglante de la situation politique centrafricaine. Le juriste accuse directement le président Faustin-Archange Touadéra et son Mouvement Cœurs Unis d’adopter une posture hautaine qui divise profondément le pays.

 

La Constitution de 2023, adoptée par référendum controversé, cristallise cette opposition. Mboli-Goumba la considère comme illégitime, fruit d’un “coup de force” qui permet au chef de l’État de briguer un troisième mandat. Pour le BRDC, seule la Constitution de 2016 conserve sa validité juridique. Cette position place l’organisation dans une opposition totale au cadre institutionnel actuel.

 

L’avocat fustige particulièrement les déclarations du congrès du MCU, où des Centrafricains auraient été “vilipendés”. Il y voit l’expression d’une arrogance qui aggrave les fractures sociales dans un pays meurtri par des années de crise. Cette attitude contraste avec l’ampleur des défis non résolus : absence d’électricité, pénurie d’eau potable, chômage massif, insécurité permanente et délabrement des infrastructures.

 

Après une décennie au pouvoir, Touadéra aurait dû, selon Mboli-Goumba, reconnaître ses échecs et céder la place. Le bilan présenté par le leader de l’opposition est sans appel : “dix ans de rien” avec des “conséquences sur des vies humaines”. Cette évaluation tranche avec le discours officiel du pouvoir sur ses réalisations.

 

La nouvelle Constitution pose également des questions d’égalité citoyenne. Mboli-Goumba dénonce la création de “deux catégories de citoyens”, une discrimination qui menace l’unité nationale. Il accuse ce texte de favoriser “les fausses élites” et ceux qui portent, selon ses termes, “le sang de tant de nos compatriotes”.

 

Le BRDC se présente comme le gardien des valeurs républicaines face à un pouvoir accusé d’exclusion et d’impunité. Cette opposition radicale dessine les contours d’un affrontement politique majeur, où deux visions de la République centrafricaine s’opposent frontalement.

 

L’intervention de Mboli-Goumba révèle l’ampleur de la césure politique qui traverse la République centrafricaine. Entre un pouvoir déterminé à se maintenir et une opposition qui conteste sa légitimité, le dialogue semble rompu, compromettant les perspectives d’apaisement dans un pays qui aspire à la stabilité.

 

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Centrafrique : des coupeurs de route armés braquent des commerçants sur l’axe Ngarba- Akrossoulbak

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des coupeurs de route armés braquent des commerçants sur l’axe Ngarba- Akrossoulbak

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/sergent-chef-FACA-capture-a-Ngarba.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/sergent-chef-FACA-capture-a-Ngarba-337×450.jpg” alt=”Centrafrique : des coupeurs de route armés braquent des commerçants sur l’axe Ngarba- Akrossoulbak” width=”337″ height=”450″ />
Image d’illustration d’un sergent-chef des Forces Armées Centrafricaines capturé par les rebelles lors de l’attaque de leur position à Ngarba , dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, le 8 octobre 2024.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À 120 kilomètres de Ndélé, des bandits armés ont attaqué le 28 septembre plusieurs commerçants circulant sur des motos entre Akrossoulbak et Ngarba.

 

Environ Seize hommes armés de fusils d’assaut AK-47 ont intercepté, dans la matinée, des civils empruntant la route reliant Akrossoulbak à Ngarba. Les assaillants, présentés par les témoins comme des coupeurs de route, ont ciblé des jeunes commerçants à moto qui transportaient du poisson destiné à la revente.

 

Les victimes ont été dépouillées totalement de leurs marchandises et de leurs biens personnels. Ce type d’attaque est devenu malheureusement récurrent sur cet axe, transformant les trajets commerciaux en véritable parcours à risque pour les habitants de la région nord du pays.

 

Les éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) sont pourtant stationnées à Akrossoulbak, mais leur absence de moyens de déplacement les empêche d’intervenir efficacement contre ces bandes armées qui se déplacent librement sur les routes.

 

Pour les commerçants, notamment les jeunes qui dépendent de ce petit commerce pour survivre, la menace des coupeurs de route sur cet axe routier vital constitue une insécurité permanente. L’axe Akrossoulbak–Ngarba, vital pour les échanges locaux, est désormais marqué par la peur et la violence de ces attaques répétées.

 

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Centrafrique : sur près de 4000 enfants sans acte de naissance à Samba, une ONG en sauve 600, pendant que le gouvernement vend ses projets de data center fantômes

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sur près de 4000 enfants sans acte de naissance à Samba, une ONG en sauve 600, pendant que le gouvernement vend ses projets de data center fantômes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/eleves-dans-la-salle-de-classe-ecole-de-belou-dans-la-commune-de-mbata.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : sur près de 4000 enfants sans acte de naissance à Samba, une ONG en sauve 600, pendant que le gouvernement vend ses projets de data center fantômes
Les élèves de la classe de CM2 entrain de faire cours de français dans l’arrondissement de Belou dans la commune de Mbata. Photo aCNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À quelques kilomètres seulement de la capitale centrafricaine Bangui, dans le village Samba, sur la route de Mbaïki,  Près de 4000 enfants n’ont pas leurs actes de naissance, et ce,  dans un seul village, sans compter l’ensemble du pays.

 

À Samba, un village centrafricain de l’Ombella-Mpoko, l’ONG Femmes Sans Frontières vient de délivrer 600 actes de naissance. Une bonne nouvelle, certes, mais qui cache une réalité plus sombre : sur les 4000 enfants recensés dans ce village, 2550 n’existent toujours pas administrativement. Ils sont nés, ils grandissent, mais l’État ignore leur existence.

 

Nancy Eri Deibona, de l’ONG Femmes Sans Frontières, le dit simplement : « Sans acte de naissance, un enfant ne peut pas aller à l’école, se faire soigner ou avoir des droits. C’est le premier document qui compte dans une vie. »

 

Pendant que cette association fait ce travail de base avec ses petits moyens, le gouvernement court les salons internationaux. À Casablanca, les ministres présentent aux investisseurs une Centrafrique moderne : datacenters, fibre optique, aéroports futuristes, des milliers des routes bitumées, construction des écoles…. Des projets sur papier qui s’ajoutent à une longue liste de promesses jamais tenues depuis 10 ans.

 

En 2020, Touadera annonçait la construction de 5000 forages. En 2021, un autre projet d’une cité moderne sur l’île des Singes. En mai 2025, un nouvel aéroport au PK-28. Aucun de ces projets n’a changé quoi que ce soit au quotidien des Centrafricains. Mais les annonces continuent, toujours plus spectaculaires.

 

Mais dans le village de Samba, les besoins sont simples  que le gouvernement n’arrive pas à satisfaire : que les enfants puissent avoir un nom, aller à l’école, se faire soigner quand ils sont malades. Que les familles mangent tous les jours. Que l’eau potable arrive dans les maisons. Ces problèmes de base n’intéressent visiblement pas un gouvernement obsédé par son image.

 

L’action de l’ONG prouve qu’avec peu de moyens, on peut obtenir des résultats concrets. 600 enfants qui avaient un nom mais pas d’existence légale peuvent maintenant prétendre à une vie normale. Mais les 2550 autres attendent toujours. Et Samba n’est qu’un village parmi tant d’autres où la même situation se répète.

 

Dans tout le pays, des milliers d’enfants grandissent sans papiers, condamnés à rester en marge. Leurs parents les élèvent comme ils peuvent, mais l’administration les ignore. Ces enfants ne comptent dans aucune statistique, n’apparaissent dans aucun recensement, n’existent dans aucun fichier.

 

Pendant ce temps, à Bangui, on planifie des systèmes numériques sophistiqués. On parle d’identité électronique pour un pays qui n’arrive même pas à délivrer des actes de naissance en papier. On rêve de gouvernement connecté alors que l’administration de base ne fonctionne pas.

 

Les Centrafricains ne demandent pas grand-chose. Ils veulent que leurs enfants aient une identité, qu’ils puissent apprendre à lire et à écrire, qu’un médecin les soigne quand ils tombent malades. Ces attentes basiques semblent pourtant insurmontables pour un État qui préfère vendre des rêves technologiques.

 

L’exemple de Samba montre un pays à deux vitesses. D’un côté, des ONG qui font le travail concret avec trois fois rien. De l’autre, un gouvernement qui accumule les projets grandioses sans jamais s’attaquer aux problèmes de fond.

 

600 actes de naissance distribués, c’est un début. Mais 2550 enfants qui attendent encore dans un seul village, ça dit tout sur les priorités d’un pouvoir qui préfère les paillettes aux réalités. Tant que cette logique persistera, ce sont les associations qui continueront à faire le travail que devrait accomplir l’État.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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À  Bossangoa, quand l’ancien président du Tribunal de Grande Instance, Thierry Ouedemona, aujourd’hui président du Tribunal de Grande Instance de Bimbo, détourne quarante sacs de ciment d’un malien et envoie sa victime vers l’enfer à Ngaragba

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À  Bossangoa, quand l’ancien président du Tribunal de Grande Instance, Thierry Ouedemona, aujourd’hui président du Tribunal de Grande Instance de Bimbo, détourne quarante sacs de ciment d’un malien et envoie sa victime vers l’enfer à Ngaragba

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ibrahim-traore.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'entrepreneur malien Ibrahim Traoré incarcéré à la prison de Ngaragba depuis près de 5 ans malgré que le Président du tribunal de Bossangoa vole ses 40 sac de ciments
L’entrepreneur malien Ibrahim Traoré incarcéré à la prison de Ngaragba depuis près de 5 ans malgré que le Président du tribunal de Bossangoa vole ses 40 sac de ciments

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 L’ancien Président du tribunal de Bossangoa, le magistrat Thierry Ouedemona   transforme un vol de ciment dans lequel il est le voleur en machination judiciaire contre un entrepreneur malien.

 

Le 17 mai 2020, à Bossangoa, l’ancien président du Tribunal de Grande Instance, Thierry Ouedemona, aujourd’hui président du Tribunal de Grande Instance de Bimbo, s’est emparé de quarante sacs de ciment appartenant à l’entrepreneur malien Ibrahim Traoré. Ce détournement, apparemment banal au départ, a ouvert la voie à un engrenage mafieux où justice et criminalité se confondent.

 

L’entrepreneur malien Ibrahim Traoré n’aurait jamais imaginé qu’une simple affaire de ciment pouvait l’envoyer en prison pour des années. Tout commence à Bossangoa, une ville située à 305 kilomètres de Bangui, dans l’Ouham, où il gère un dépôt de matériaux de construction. Le 17 mai 2020, Thierry Ouedemona, alors président du Tribunal de Grande Instance de Bossangoa, se présente pour se plaindre à monsieur Ibrahim Traoré afin d’obtenir dix sacs de ciment. Le magasinier, sur instruction de Traoré, lui accorde cette faveur. Mais le magistrat Thierry Ouedemona  n’en prend pas dix. Il repart avec quarante sacs.

 

Cette soustraction frauduleuse ne résulte pas d’une simple confusion du magistrat Thierry Ouedemona. Le lendemain, 18 mai 2020, Ibrahim Traoré saisit immédiatement le directeur de cabinet du ministre de la Justice, un certain Ghazialet, qui instruit formellement le magistrat Thierry Ouedemona de restituer les 30 sacs supémentaires. L’ordre est totalement ignoré. Le magistrat s’installe dans l’impunité, convaincu que sa fonction le protège.

 

Cette affaire, qui aurait dû se résoudre par une restitution immédiate des 30 sacs supplémentaires, se transforme rapidement en bras de fer. Ibrahim Traoré, loin de se douter du piège qui se referme sur lui, poursuit ses activités. Quelques jours plus tard, il se rend à Bangui pour préparer un chantier à Alindao. Mais derrière lui, ses ennemis s’activent.

 

De Bossangoa à Alindao, la traque est méthodiquement organisée, et c’est encore plus  criminel. Le 29 mai 2020, alors qu’il séjourne à Alindao, Ibrahim Traoré est arrêté dans son motel. Les hommes qui l’interpellent ne sont pas de simples gendarmes : ce sont des rebelles de l’UPC, Unité pour la paix en Centrafrique. Ce sont d’ailleurs des alliés de Thierry Ouedemona. Ils l’accusent d’espionnage pour le compte du gouvernement sous prétexte que sa femme est militaire.

 

Pendant plusieurs mois, Traoré et son épouse sont détenus, torturés et privés de tout contact avec leur famille. Pour sauver sa vie, il doit verser une rançon de 3,5 millions de francs CFA. L’affaire du ciment s’est muée en machinerie criminelle. Derrière le rideau judiciaire, une alliance douteuse entre magistrats, miliciens et fausses accusations se met en place.

 

Le 16 octobre 2020, une fois libéré, Ibrahim Traoré revient à Bossangoa. Son dépôt est vide. Les marchandises ont disparu. Quand il demande des comptes, le voleur magistrat Thierry Ouedemona lui rétorque qu’il n’est “pas chez lui” et lui promet la prison. La menace se concrétise : arrêté et poursuivi sur de faux motifs, Ibrahim Traoré est condamné à trois mois de prison. Même libéré, il est à nouveau qualifié d’“évadé” et renvoyé à nouveau en détention.

 

Dans ce processus, il perd deux téléphones, un ordinateur portable et plus de 1,6 million de francs CFA. Son activité est détruite. Sa réputation est brisée. Et pourtant, l’origine du calvaire reste la même : un magistrat voleur Thierry Ouedemona  qui a détourné quarante sacs de ciment et mobilisé son influence pour écraser celui qui osait réclamer justice.

 

Et ce n’est pas tout! L’affaire Ibrahim Traoré dépasse le cadre d’un simple abus de fonction. Elle explique un système où des magistrats utilisent leur robe rouge pour couvrir des détournements et réduire au silence leurs victimes. Comment un président de tribunal peut-il détourner des biens, collaborer avec des rebelles de l’UPC, et en même temps manipuler la justice pour emprisonner celui qui dénonce ses agissements ?

 

La question reste entière. Ibrahim Traoré, détenu à Ngaragba depuis près de cinq ans, continue de payer le prix de son audace. Derrière lui, une machine judiciaire corrompue a fabriqué des dossiers, multiplié les mensonges et brisé une vie.

 

La suite de l’enquête exclusive dans le prochain épisode sur CNC.

 

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Finalement, Maxime Balalou, on connaît l’origine des équipements électriques que tu as volé

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Finalement, on connaît l’origine des équipements électriques volés par le ministre de la Communication Maxime Balalou

 

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Le don du ministre Maxime Balalou, un bien public volé à l’ENERCA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les poteaux-lampadaires volé par l’ex-détenu et ministre de la communication Maxime Balalou proviennent d’un don du Fonds saoudien consacré à l’éclairage public. Le lot concernait 6 000 lampadaires solaires destinés aux voies de la capitale. L’exemplaire photographié par le journaliste Chritian Aimé Ndotah devant une maison privée présentée comme siège du MCU dans le IIᵉ arrondissement. Et ce poteau implanté devant cette résidence porte l’inscription : « Don de votre frère Maxime Balalou i ké ba ndo i ké mou ndo ».

Une maison dans le 2e arrondissement de la ville de Bangui érigée en siège du MCU par le candidat du parti au, Maxime Balalou
Une maison dans le 2e arrondissement de la ville de Bangui érigée en siège du MCU par le candidat du parti au, Maxime Balalou

 

L’élément nouveau  dans cette affaire criminelle tient à la provenance : ces équipements sont issus d’un financement extérieur fléché service public, et non d’une initiative personnelle du Kitandaire Maxime Balalou. Des riverains accusent le ministre de la Communication, auteur de ce vol, d’avoir soustrait un lampadaire du projet pour l’installer devant une concession louée et le présenter comme un « don » partisan. Les mêmes sources décrivent un déplacement nocturne de l’équipement et l’ajout de la mention personnalisée, alors que le matériel devait être affecté à la voirie.

La lampe solaire de l'État implantée dans la cour du siège du MCU et dite don de Maxime Balalou à la population du 2e arrondissement de Bangui
La lampe solaire de l’État implantée dans la cour du siège du MCU et dite don de Maxime Balalou à la population du 2e arrondissement de Bangui. Photo Christian Aimé Ndotah

 

Les marquages visibles sur le lampadaire et les informations opérationnelles du programme confirment l’affectation publique initiale : acquisition par financement saoudien, installation prévue sur la voie, usage collectif. Le repositionnement devant une adresse politique rompt cette chaîne d’affectation et alimente l’accusation de prévarication. Des messages largement partagés réclament des sanctions contre le « donateur » affiché et la vérification des circuits de pose.

 

Les demandes immédiates portent sur trois points : identifier l’ordre de retrait et de pose, publier la traçabilité du lot de 6 000 unités (emplacements, numéros, dates), et remettre sans délai tout matériel déplacé à l’usage public prévu. L’inscription personnelle, accolée à un bien financé par un partenaire étranger pour l’ensemble des habitants, reste au cœur du dossier : elle matérialise l’appropriation d’un don public transformé en mise en scène politique.

 

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Dialogue politique rompu avec le BRDC : Touadera ferme la porte, l’opposition le met au pied du mur

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Dialogue politique rompu avec le BRDC : Touadera ferme la porte, l’opposition le met au pied du mur

 

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Photo de famille des leaders du BRDC après la conférence de presse au siège du BRDC à Bangui. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Président Touadera, à travers son premier ministre Félix Moloua rejette la médiation internationale. Le BRDC répond par une lettre cinglante et refuse d’abandonner.

 

Le 26 septembre 2025, l’échange épistolaire entre le cabinet du Premier ministre Félix Moloua et le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a acté la rupture. Le Premier ministre a opposé une fin de non-recevoir à la demande du BRDC d’une médiation internationale indépendante. Le courrier, rendu public sur les réseaux avant d’être officiellement transmis, a déclenché une réponse immédiate et très dure du coordonnateur du BRDC, Maître Crépin Mboli-Goumba.

 

Dans sa lettre datée du 26 septembre, Moloua rappelle que « la République centrafricaine est un État souverain » et affirme que les institutions nationales sont « capables d’assurer des dialogues directs entre centrafricains ». Il conditionne toute reprise du dialogue au retrait par le BRDC de sa demande préalable sur le format et l’oblige à préciser les thèmes qu’il aurait dû exposer lors de la session inaugurale du 2 septembre. Le message est net : pas d’arbitre extérieur, pas de médiation internationale.

 

Le BRDC voit la posture du gouvernement autrement. Dans sa réplique, le mouvement dit avoir découvert le courrier du Premier ministre d’abord sur les réseaux sociaux, ce qu’il interprète comme un mépris institutionnel. Le texte du BRDC qualifie la réponse gouvernementale de « fin de non-recevoir » et juge le ton de Moloua « belliqueux ». Le coordonnateur rappelle que le pouvoir accuse désormais l’opposition de « logique de déstabilisation », alors même que le BRDC dénonce l’influence et la présence des forces étrangères dans les mécanismes de sécurité du pays.

 

Le BRDC va plus loin. Il accuse le gouvernement de s’asseoir « quotidiennement avec les bourreaux assumés et documentés de votre peuple », allusion explicite aux groupes armés signataires de l’accord de paix de Ndjamena avec le gouvernement, sous l’égide du Président tchadien Mahamat Idriss Déby. La lettre interpelle : comment traiter comme « pires terroristes » des compatriotes qui ont contribué à la montée au pouvoir du régime, tout en accueillant des forces étrangères suspectées d’exactions ? Le BRDC affirme rester « le dernier rempart capable de restaurer la démocratie » et promet de poursuivre sa lutte politique.

 

Les faits procéduraux sont simples et datés. Le BRDC a envoyé une demande de médiation le 14 septembre. Le gouvernement a répondu le 26 septembre en rejetant le format demandé. La divergence porte sur la garantie d’impartialité du dialogue. Le gouvernement invoque la souveraineté. L’opposition réclame un tiers neutre pour éviter tout conflit d’intérêts. À trois mois des Élections de décembre 2025, l’enjeu est politique et temporel : un dialogue sans garanties externes peut devenir un instrument de validation d’un processus jugé partial par l’opposition.

 

Sur le fond, la lettre du BRDC met en accusation la stratégie politique du pouvoir : museler la contestation, criminaliser l’opposition et verrouiller le processus électoral. La forme de la réponse gouvernementale — diffusée d’abord en ligne — nourrit le sentiment d’un dialogue instrumentalisé. Le BRDC transforme cette pratique en argument : si le pouvoir préfère la mise en scène aux échanges formels, c’est parce qu’il compte sur un rapport de force et non sur la négociation.

 

Cet affrontement épistolaire a des effets pratiques immédiats. Il réduit la marge de manœuvre pour toute médiation interne crédible. Il polarise l’espace politique et fragilise l’organisation d’Élections acceptées par tous. Il expose aussi le pays à des pressions extérieures : acteurs internationaux et organisations de défense des droits observent désormais de près l’évolution du processus.

 

Texte contre texte, le face-à-face est désormais public. D’un côté, la défense stricte de la souveraineté et la demande d’un dialogue « entre Centrafricains » portée par Félix Moloua. De l’autre, le BRDC qui refuse un dialogue qu’il juge inéquitable sans présence internationale et qui accuse le gouvernement de complaisance envers des forces étrangères. Le gouvernement affirme sa maîtrise des institutions. L’opposition revendique la garantie d’un arbitre indépendant pour protéger le déroulement libre des débats.

 

La situation ne laisse guère de place aux demi-mots. Le gouvernement verrouille un format. Le BRDC appelle à la surveillance et promet de garder la pression politique. Entre les deux, la population et le calendrier électoral restent les premières victimes d’un conflit institutionnel devenu publicité. Les prochains jours diront si l’un des camps cède ou si la confrontation s’enracine, avec toutes les conséquences pour la tenue d’un scrutin accepté par l’ensemble des acteurs.

 

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Ndélé : le jeune Mahamat Hassan poignarde mortellement son épouse et prend la fuite

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Ndélé : le jeune Mahamat Hassan poignarde mortellement son épouse et prend la fuite

 

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Le conducteur de taxi-moto suspectée d’avoir tué son épouse en arme blanche à Ndélé et a pris fuite

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Mahamat Hassan , un conducteur de taxi-moto dans la ville de Ndélé a tué sa femme au couteau dans la nuit de samedi à dimanche au quartier Sarah avant de disparaître dans la nature.

 

Un nouveau féminicide vient d’endeuiller la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. Dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 septembre 2025, Mahamat Hassan, jeune conducteur de taxi-moto, a poignardé mortellement son épouse au quartier Sarah avant de prendre la fuite.

 

Le drame s’est déroulé au domicile du couple dans des circonstances qui restent à éclaircir. Un différend a opposé le mari à sa femme durant la nuit, mais la nature exacte du conflit demeure inconnue. Ce qui est certain, c’est que cette dispute a basculé dans l’horreur quand Mahamat Hassan a saisi un couteau pour porter des coups mortels à son épouse.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/corps-sans-vie-de-la-femme-tuee-par-son-mari.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le corps sans vie de la femme tuée par son conjoint conducteur de taxi moto à Ndélé le 28 septembre 2025
Le corps sans vie de la femme tuée par son conjoint conducteur de taxi moto à Ndélé le 28 septembre 2025

 

Après son acte, le meurtrier présumé Mahamat Hassan  a adopté un comportement particulièrement troublant. Il a soigneusement fermé la porte du domicile comme si de rien n’était, tentant probablement de retarder la découverte du crime. Cette préméditation dans la dissimulation témoigne d’une conscience claire de la gravité de son acte.

 

Mahamat Hassan a ensuite pris la fuite, mais de manière précipitée. Il a abandonné sa moto, outil de travail essentiel pour un conducteur de taxi-moto, suggérant une fuite improvisée. Il est probablement parti à pied, peut-être en direction de la brousse pour échapper aux recherches.

 

La découverte du crime a eu lieu le dimanche matin grâce à la vigilance des voisins. Ces derniers s’inquiétaient de ne pas voir sortir ce jeune couple qui avait l’habitude de saluer le voisinage chaque matin. Cette routine brisée a éveillé leurs soupçons.

 

Face au silence inhabituel régnant dans la maison et à l’absence de réponse à leurs appels, les voisins ont décidé de pousser la porte d’entrée. Ne trouvant personne pour répondre malgré leurs coups frappés, ils ont fini par défoncer la porte pour vérifier ce qui se passait à l’intérieur.

 

La scène découverte était macabre : le corps ensanglanté de la jeune femme gisait au sol, témoignant de la violence de l’agression qu’elle avait subie. Les voisins ont immédiatement alerté les autorités compétentes pour signaler cette découverte tragique.

 

Les gendarmes et le médecin de l’hôpital de Ndélé se sont rapidement rendus sur les lieux pour procéder aux constatations d’usage. Le médecin a confirmé le décès de la victime avant que sa dépouille ne soit transportée à l’hôpital pour les formalités légales.

 

Les forces de gendarmerie ont lancé des recherches actives pour retrouver Mahamat Hassan, considéré comme l’auteur présumé de ce crime. Ces investigations se concentrent probablement sur les environs de Ndélé et les zones de brousse où le fugitif Mahamat Hassan  pourrait s’être réfugié.

 

Ce nouveau féminicide s’ajoute tristement à la liste des violences conjugales qui secouent régulièrement la République centrafricaine. Ces drames montre l’ampleur d’un phénomène qui touche toutes les couches sociales et toutes les régions du pays.

 

L’affaire de Ndélé pousse  des nombreux centrafricains à s’interroger sur la prévention de ces violences domestiques. Comment identifier et prendre en charge les couples en difficulté avant que les conflits ne dégénèrent en tragédie ? Cette réflexion devient urgente face à la multiplication de ces crimes.

 

La fuite du suspect Mahamat Hassan  interroge également sur l’efficacité du système judiciaire centrafricain. Trop souvent, les auteurs de violences conjugales disparaissent dans la nature après leurs crimes, échappant aux poursuites et laissant les familles des victimes sans justice.

 

Comme le rappelle un proverbe centrafricain: “Les deux montagnes ne se rencontrent jamais, mais les personnes finissent un jour à se rencontrer”. Cette sagesse populaire exprime l’espoir que la justice finira par rattraper Mahamat Hassan, où qu’il se cache.

 

En attendant, une famille pleure sa disparue et une communauté s’interroge sur ces violences qui frappent aveuglément. Le quartier Sara de Ndélé gardera longtemps en mémoire cette tragédie qui a brisé une vie et détruit une famille.

 

Ce crime aveugle rappelle l’urgence de sensibiliser les populations aux violences conjugales et de renforcer les mécanismes de protection des femmes dans un pays où ces crimes restent trop souvent impunis.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Zawa : Tentative de braquage ratée, trois voleurs arrêtés par la gendarmerie

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Zawa : Tentative de braquage ratée, trois voleurs arrêtés par la gendarmerie

 

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Les jeunes braqueurs de Zawa arrêtés par les forces de l’ordre en train de commettre leur forfait. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Trois malfaiteurs ont tenté de braquer un jeune homme dans la nuit du samedi à dimanche près du village  Zawa, dans la circonscription de Yaloké 2, mais les suspects ont été interpellés par les gendarmes.

 

La localité de Zawa, située à 245 kilomètres de Bangui, a été le lieu spectaculaire d’une tentative de braquage qui s’est soldée par l’arrestation de trois suspects dans la nuit du samedi à dimanche 28 septembre 2025. Cette affaire confirme l’insécurité croissante qui frappe les zones rurales centrafricaines.

 

Les faits se sont déroulés vers 21 heures au niveau de Ngbangozo  sur l’axe de Boy-Balé  quand un jeune homme Peul rentrait tranquillement chez lui.  Trois voleurs sur une moto ont surgit derrière lui pour lui arracher son téléphone portable des mains. Cette technique du vol à l’arraché, pratiquée par des malfaiteurs motorisés, se répand malheureusement dans tout le pays où les victimes constituent des proies faciles.

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La victime du braquage de Zawa dans la nuit du samedi a dimanche 28 septembre 2025. Photo CNC

 

La première tentative de vol a partiellement échoué. Dans la précipitation, les agresseurs ont fait tomber le téléphone au sol sans pouvoir le récupérer avant de repartir sur leur moto. La victime a alors ramassé son appareil et l’a mis dans sa poche, pensant l’incident terminé.

 

Mais les trois voleurs n’avaient pas renoncé. Ils ont roulé quelques mètres plus loin avant d’arrêter leur moto et d’éteindre les phares pour se dissimuler dans l’obscurité. Cette tactique montre clairement une certaine organisation et une connaissance des lieux qui leur permettait de tendre ce piège.

 

Le jeune homme, ne soupçonnant pas cette embuscade, a continué sa route tranquillement. C’est alors que les trois malfaiteurs ont resurgi, cette fois armés de couteaux et déterminés à passer à un niveau de violence supérieur. Ils ont tenté de poignarder leur victime pour s’emparer définitivement du téléphone.

 

Heureusement, le jeune homme a réussi à se défendre face à cette agression. Son courage et sa résistance lui ont probablement sauvé la vie dans une situation qui aurait pu tourner au drame. Cette légitime défense a créé suffisamment de bruit pour alerter le voisinage.

 

L’intervention rapide de la gendarmerie a permis d’interpeller les trois suspects sur le lieu même de l’agression. Cette réactivité des forces de l’ordre témoigne d’une présence effective sur ce secteur, même si elle n’a pas pu empêcher la tentative initiale de vol.

 

Les trois voleurs ont été conduits à la gendarmerie de Zawa dans un premier temps, puis transférés à Yaloké avant d’être probablement déférés à Bossembélé dans les prochains jours, chef-lieu de la circonscription judiciaire compétente de la zone. Cette procédure respecte le circuit judiciaire normal pour ce type d’infractions.

 

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large d’insécurité qui frappe la République centrafricaine. Le vol sous toutes ses formes : téléphones portables, motos, argent,  est devenu un fléau qui touche particulièrement tout le pays, de la capitale aux zones rurales où les moyens de protection sont limités.

 

Zawa, de par sa position géographique à 245 kilomètres de la capitale, illustre parfaitement la vulnérabilité de ces localités reculées. L’éloignement des centres urbains complique l’intervention des forces de sécurité et encourage les malfaiteurs à opérer dans ces zones.

 

La technique employée par ces voleurs – vol à l’arraché suivi d’une embuscade armée – montre une escalade dans les méthodes criminelles. De simples pickpockets, ces malfaiteurs n’hésitent plus à recourir aux armes blanches quand leur première tentative échoue.

 

Cette évolution inquiétante transforme de simples vols en tentatives d’homicide, mettant en danger la vie des victimes pour des biens de faible valeur. Un téléphone portable ne justifie certainement pas de risquer de tuer quelqu’un.

 

L’affaire de Zawa rappelle aussi l’importance de la vigilance citoyenne. C’est grâce aux cris de la victime qui se défendait que l’alerte a pu être donnée et les gendarmes prévenus. Cette solidarité de proximité reste un atout important face à l’insécurité.

 

La résistance courageuse de la victime mérite d’être soulignée. Face à trois agresseurs armés, il aurait pu céder et abandonner son téléphone. Mais sa détermination à se défendre a non seulement sauvé ses biens, mais aussi permis l’arrestation des malfaiteurs.

 

Cette arrestation devrait avoir un effet dissuasif sur d’autres tentatives similaires dans la région. Elle montre que même dans les zones reculées, la justice peut fonctionner quand les citoyens et les forces de l’ordre collaborent efficacement.

 

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Détails exclusifs sur le massacre des rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré, une véritable  embuscade lors d’un rendez-vous de désarmement

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Détails exclusifs sur le massacre des rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré, une véritable  embuscade lors d’un rendez-vous de désarmement

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Les-rebelles-de-la-CPC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Détails exclusifs sur le massacre des rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré, une véritable embuscade lors d’un rendez-vous de désarmement
Les-rebelles-de-la-CPC – Bambouti , violent affrontement entre la milice d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE et les rebelles de l’UPC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Contrairement à ce qu’a annoncé l’État-major des forces armées centrafricaines, une enquête de la rédaction du CNC confirme que l’attaque mortelle contre des éléments rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) et des civils s’est déroulée le samedi 27 septembre 2025, tôt le matin (vers 06h–07h), sur un champ agricole situé à environ 7 km de la sortie de la ville de Boire, près de la localité de Yolé. Le bilan relevé par nos reporters : 8 combattants tués et 9 civils abattus, soit  17 morts au total.

 

Cette tragédie trouve ses origines dans les négociations qui ont suivi l’accord de Ndjamena du 19 avril 2025. Pendant que le gouvernement négociait officiellement avec les 3R et l’UPC, d’autres groupes composant la CPC restaient exclus de ces pourparlers. Cette exclusion avait poussé certains éléments de la CPC à chercher individuellement des voies de réconciliation….

 

Les Mercenaires russes, agissant au nom du gouvernement, avaient alors contacté le général Marcel Ndalé pour tenter de le convaincre de déposer les armes. Méfiant, Ndalé avait posé ses conditions : il exigeait un appel téléphonique direct du président Touadéra pour discuter des modalités du désarmement. Cette demande témoignait de sa volonté de s’assurer de la sincérité du processus….

 

Face au refus du général Ndalé de négocier avec des intermédiaires, Wagner a changé de tactique. Les mercenaires se sont tournés vers ses combattants, tentant de les convaincre individuellement d’abandonner leur chef et de déposer leurs armes. Cette approche de division interne visait à affaiblir la CPC en détachant progressivement ses éléments….

 

Une dizaine de combattants de Ndalé ont finalement accepté ces propositions de désarmement. Convaincus par les promesses de réintégration, ils ont accepté de se rendre à un point de rendez-vous fixé par les négociateurs pour remettre officiellement leurs armes aux autorités….

 

Le rendez-vous est fixé pour le samedi 27 septembre à 9 heures du matin dans la localité de Guesset, situé à environ 2 kilomètres de Yolé, juste à 7 kilomètres de la ville de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré.

 

Mais ce qui devait être une cérémonie de désarmement s’est transformé en piège mortel pour ces pauvres combattants armés. Ces derniers, arrivés en toute confiance au lieu de rendez-vous à Guesset la veille, c’est-à-dire le vendredi dans la soirée, ont été accueillis par une opération militaires. Mais bien avant cette opération, il y’a un propriétaire du champ à côté offre un endroit calme aux combattants de dormir. Sur place, la population est venue aussi assisté à la cérémonie du désarmement de ces combattant de la CPC.

 

Or, bien avant, dans la soirée du vendredi 26 septembre, des éléments russes, accompagnés de soldats FACA, se sont approchés discrètement pendant la nuit du lieu indiqué. Au matin, vers 6 heures, ils ont surpris les combattants. Parmi les 10 combattants regroupés, 2 ont pu s’échapper, et 8 autres ont été massacrés. Plusieurs civils venus assister au rendez-vous,  voisins, paysans, le propriétaire du champ et des membres de sa famille,  ont été pris au piège et tués. Des récits concordants font état d’exécutions par égorgement pour certains des tués.

 

Le bilan de ce guet-apens est lourd : huit combattants de Ndalé ont été tués sur place. Neuf civils présents dans la zone ont également péri dans cette opération. Cette tuerie délibérée d’hommes venus se désarmer constitue une violation grave des lois de la guerre et des accords de désarmement….

 

Pour tenter de voiler cette exécution sommaire, l’état-major centrafricain des armées, sous la décision du groupe Wagner, a publié un communiqué mensonger sur les réseaux sociaux. Ce document de propagande présente l’incident comme une “opération des Forces armées centrafricaines” ayant “ciblé le campement des éléments du groupe armé CPC de Marcel Ndalé” qui “préparait une attaque contre un convoi humanitaire”….

 

La rédaction du CNC a joint plusieurs représentants et combattants issus de différentes tendances de la CPC   y compris des éléments de la CPCF et d’autres groupes centrafricains qui ne partagent pas tous la même structure. Ces interlocuteurs dénoncent unanimement une manœuvre préméditée. Ils affirment que la promesse de désarmement a servi de leurre pour attirer puis exécuter les combattants.

 

Un responsable de la CPC, joint par la rédaction, résume l’accusation : « Ce sont des criminels. Touadera veut pour sa part tuer les rebelles centrafricains, tout en protégeant les rebelles étrangers en leur déroulant des tapis rouges pour les accueillir en grande pompre dans la capitale. Mais les centrafricains, on les tue, on les forces à déposer les armes, pendant que les étrangers, on les baratine.

 

Ce massacre fragilise les processus de réintégration et de paix. Il crée un précédent dangereux : des combattants prêts à déposer les armes peuvent désormais être traités comme des cibles. Les acteurs humanitaires et partenaires internationaux doivent en tenir compte pour toute opération de sortie d’armes ou de démobilisation.

 

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Centrafrique : Wagner mobilise les ex-rebelles du MPC et de l’UPC pour traquer Florent Kema, chef d’État-major de la CMSPR

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Wagner mobilise les ex-rebelles du MPC et de l’UPC pour traquer Florent Kema, chef d’État-major de la CMSPR

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-elements-du-chef-rebelle-Armel-Sayo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Wagner mobilise les ex-rebelles du MPC et de l’UPC pour traquer Florent Kema, chef d’État-major de la CMSPR
Les éléments de la CMSPR du chef rebelle Florent Kema

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les Mercenaires russes du groupe Wagner sont en train d’organiser une vaste opération dans l’Ouham pour capturer le chef du CIEM-SPR, utilisant d’anciens combattants comme supplétifs dans cette chasse à l’homme.

 

Une opération d’envergure se dessine dans les forêts de l’Ouham où les mercenaires du groupe Wagner concentrent tous leurs efforts pour mettre la main sur Florent Kema, chef d’état-major du CIEM-SPR. Cette traque, qui dure depuis plusieurs mois, prend aujourd’hui une dimension nouvelle avec l’implication directe d’anciens rebelles du MPC et de l’UPC transformés en auxiliaires des forces russes communément appelés russes noirs.

 

La stratégie déployée par Wagner repose sur une manipulation savante des anciens combattants censés avoir été désarmés. Un ancien rebelle du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), récemment rallié au CIEM-SPR, a été approché par Mahamat Al-Khatim, chef du MPC, qui l’a convaincu de déposer ses armes auprès des mercenaires russes.

 

Cette reddition apparemment volontaire cachait en réalité un piège sophistiqué. L’ex-combattant du MPC a ensuite été présenté aux Russes comme un élément du CIEM-SPR disposant d’informations sur la localisation de Florent Kema dans la forêt. Cette mise en scène permet aux mercenaires d’obtenir des renseignements tout en gardant leurs mains apparemment propres.

 

Autour de cet ancien combattant utilisé comme appât, d’autres éléments du MPC, désormais intégrés dans la sphère d’influence russe depuis l’accord de leur mouvement avec le gouvernement, se préparent à participer activement à cette opération de traque. Ces hommes, qui combattaient hier contre l’État centrafricain, servent aujourd’hui d’auxiliaires aux mercenaires russes.

 

L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darassa n’est pas en reste dans cette collaboration avec Wagner. Des ex-rebelles de ce mouvement, officiellement désarmés et démobilisés, ont été discrètement réemployés par les mercenaires russes pour des missions de repérage en brousse. Ces hommes connaissent parfaitement le terrain et les habitudes des populations locales, ce qui en fait des auxiliaires précieux pour les opérations russes.

 

La promesse d’intégration dans l’armée nationale, brandie devant ces anciens combattants, s’efface progressivement devant la réalité d’une collaboration forcée avec les mercenaires. Au lieu de devenir des soldats centrafricains, ils se transforment en supplétifs d’une force étrangère poursuivant ses propres objectifs.

 

Cette instrumentalisation des ex-rebelles par Wagner s’inscrit dans une stratégie plus large d’effacement. En refusant d’apparaître directement dans ces opérations, les mercenaires russes utilisent le MPC et l’UPC comme façade pour avancer leurs pions. Cette méthode leur permet de nier toute implication directe tout en dirigeant effectivement les opérations.

 

L’objectif de cette vaste mobilisation est clair : capturer Florent Kema, ex-député centrafricain devenu chef militaire d’une coalition rebelle. Cet homme représente visiblement une menace suffisamment importante aux yeux des mercenaires pour justifier une opération de cette ampleur.

 

Depuis plusieurs mois, toutes les tentatives de capture de Florent Kema se sont soldées par des échecs retentissants. Ces opérations ratées ont pourtant laissé des traces douloureuses : incendies de villages, violences contre des civils dans l’Ouham, déplacements forcés de populations. Le coût humain de cette chasse à l’homme s’alourdit sans que l’objectif soit atteint.

 

Cette nouvelle offensive intervient dans un contexte particulièrement ironique. L’accord de Ndjamena du 19 avril 2025 prévoyait officiellement la dissolution des 3R et de l’UPC. Pourtant, les anciens combattants de ces groupes se retrouvent aujourd’hui enrôlés, sans statut légal ni protection, dans une guerre qui ne dit pas son nom.

 

Cette contradiction entre les accords officiels et la réalité sur le terrain démontre l’hypocrisie du processus de paix centrafricain. Pendant que les dirigeants signent des accords de désarmement à grand renfort de publicité, les mêmes combattants sont recyclés dans de nouvelles opérations militaires sous direction étrangère.

 

La transformation des ex-MPC et ex-UPC en simples supplétifs de Wagner constitue un détournement du processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration. Au lieu d’être réinsérés dans la société civile, ces hommes deviennent les instruments d’une puissance étrangère sur le territoire centrafricain.

 

Cette chasse à l’homme contre Florent Kema , menée avec la bénédiction de chefs rebelles devenus collaborateurs, met en péril le fragile processus de paix. Elle démontre que les accords signés ne valent que le papier sur lequel ils sont écrits quand les mercenaires russes ont d’autres priorités.

 

Cette situation confirme la dépendance totale du régime centrafricain aux mercenaires russes. Ces derniers ne se contentent plus de conseiller ou d’appuyer les forces gouvernementales, ils dirigent directement les opérations militaires en utilisant les ressources humaines locales comme chair à canon.

 

La mobilisation des ex-rebelles pour traquer Florent Kema démontre aussi l’échec du processus de réconciliation nationale. Au lieu de pacifier le pays en intégrant véritablement les anciens combattants, le gouvernement les utilise dans de nouveaux conflits armés sous direction étrangère.

 

Cette instrumentalisation des ex-rebelles par Wagner transforme la République centrafricaine en terrain de jeu pour les mercenaires russes qui manipulent les acteurs locaux selon leurs besoins. Le pays perd ainsi progressivement le contrôle de ses propres forces et de sa politique sécuritaire, devenant un simple théâtre d’opérations pour des intérêts étrangers.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Vakaga : Les mercenaires russes préparent une offensive massive contre les rebelles du PRNC à Sam-Ouandja

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Vakaga : Les Mercenaires russes préparent une offensive massive contre les rebelles du PRNC à Sam-Ouandja

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/les-mercenaires-russes-Wagner-mali.png” data-wpel-link=”internal”>Vakaga : Les mercenaires russes préparent une offensive massive contre les rebelles du PRNC à Sam-Ouandja
Les mercenaires russes du groupe Wagner . CopyrightDR

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les mercenaires russes du groupe Wagner sont arrivées en masse à Sam-Ouandja ce dimanche  28 septembre 2025 pour lancer des opérations d’envergure contre les rebelles du PRNC de Nourd Gregaza dans la Vakaga.

 

La préfecture de la Vakaga s’apprête à vivre de nouveaux affrontements d’envergure avec l’arrivée massive de mercenaires russes à Sam-Ouandja. Ce dimanche 28 septembre 2025, les forces Wagner ont déployé d’importants moyens militaires dans cette sous-préfecture pour mener une offensive contre les rebelles du PRNC.

 

Cette mobilisation militaire intervient dans un contexte stratégique particulier. La fin de la saison des pluies approche, ouvrant traditionnellement la période des grandes offensives militaires en République centrafricaine. Les conditions météorologiques difficiles de ces derniers mois avaient considérablement limité les mouvements des différentes forces en présence.

 

Les mercenaires russes préparent une opération d’envergure avec des moyens considérables. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, ils mobilisent des moyens aériens incluant des hélicoptères, des blindés, des motos tout-terrain et tout l’arsenal nécessaire à une campagne militaire de grande ampleur. Cette accumulation de matériel témoigne de l’importance accordée à cette offensive.

 

L’objectif de cette opération est clairement identifié : traquer et neutraliser les hommes de Nourd Gregaza, leader des rebelles du PRNC dans la région. Ce groupe rebelle maintient depuis des mois une présence significative dans plusieurs localités de la Vakaga, défiant l’autorité gouvernementale et la présence des forces russes.

 

Les rebelles du PRNC ne restent pas passifs face à cette mobilisation. Ils se renforcent également en prévision de l’affrontement à venir, mobilisant leurs combattants dispersés dans la région. Cette montée en puissance des deux camps laisse présager des combats particulièrement intenses.

 

La zone d’opération s’étend sur plusieurs sous-préfectures stratégiques. Les rebelles du PRNC sont principalement concentrés autour de Sam-Ouandja, Ouanda-Djallé et dans la région de Ouadda-Maïkaga. Ces trois localités constituent leur bastion principal dans l’extrême nord-est du pays.

 

Cette répartition géographique des forces rebelles complique considérablement la tâche des mercenaires russes qui devront mener des opérations sur plusieurs fronts simultanément. La connaissance du terrain par les rebelles constitue également un avantage tactique non négligeable.

 

La saison sèche qui se profile à l’horizon change complètement la donne militaire dans cette région. Les pistes deviennent praticables, les cours d’eau baissent, facilitant les déplacements de troupes et de matériel. Cette période est traditionnellement celle des grandes offensives dans cette partie du pays.

 

Les deux camps semblent conscients de ces enjeux saisonniers et se préparent en conséquence. L’offensive pourrait débuter dans les prochains jours, probablement entre lundi et mercredi, selon les préparatifs tactiques des mercenaires russes.

 

Cette mobilisation intervient dans un contexte plus large de tensions dans la Vakaga. La région connaît depuis plusieurs mois des incidents récurrents impliquant les mercenaires russes, les groupes soudanais et les populations civiles. Cette nouvelle offensive risque d’aggraver encore l’instabilité régionale.

 

La présence massive de rebelles du PRNC dans la brousse de la Vakaga témoigne de leur capacité de résistance face aux différentes opérations menées contre eux. Malgré les pressions militaires, ils maintiennent une structure organisée et une capacité opérationnelle significative.

 

L’implication directe des mercenaires Wagner dans cette offensive confirme leur rôle central dans la stratégie militaire du gouvernement centrafricain. Ces forces étrangères mènent désormais directement les opérations les plus importantes, reléguant les forces nationales au second plan.

 

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Gravement torturé par les soldats FACA, un père de famille se trouve à l’hôpital à Ouanda-Djallé dans un état grave

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Gravement torturé par les soldats FACA, un père de famille se trouve à l’hôpital à Ouanda-Djallé dans un état grave

 

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Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Djidou Théthé, un père de famille à Ouanda-Djallé  a été violemment battu par des soldats FACA qui l’ont confondu avec un homme violent, alors qu’il tentait de calmer son épouse malade mentale.

 

Vendredi dernier, un nouveau cas de violence militaire agite la préfecture de la Vakaga où les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) ont violemment agressé un père de famille innocent. Djidou Théthé, habitant de Ouanda-Djallé, a été hospitalisé après avoir été roué de coups par des militaires qui ont mal interprété la situation.

 

L’incident s’est déroulé vendredi dernier dans cette localité de l’extrême nord-est du pays. Djidou Théthé tentait de maîtriser son épouse qui traversait une crise liée à ses troubles mentaux. Cette situation n’était malheureusement pas nouvelle pour cette famille qui doit régulièrement gérer ces épisodes difficiles en l’absence totale de structures médicales spécialisées dans la région.

 

Selon les témoins présents et interrogés par la rédaction du CNC, l’épouse de Djidou Théthé connaissait un épisode de colère particulièrement violent. Face à cette crise récurrente, le mari tentait de la calmer et de la contenir pour éviter qu’elle ne se blesse ou ne blesse d’autres personnes. Cette intervention familiale, bien que nécessaire, allait tragiquement être mal comprise par les soldats FACA.

 

Ainsi, un groupe de soldats FACA qui effectuait une patrouille dans le quartier est arrivé sur les lieux au moment où Djidou Théthé tentait de maîtriser sa femme. Sans chercher à comprendre la situation ni à interroger les proches présents, les militaires ont immédiatement conclu qu’ils assistaient à des violences conjugales.

 

Cette interprétation hâtive et erronée a déclenché une réaction violente des soldats FACA. Ils se sont jetés sur Djidou Théthé, le frappant à coups répétés sans lui laisser l’occasion d’expliquer la situation. Cette agression s’est déroulée sous les yeux horrifiés de sa famille et des voisins qui tentaient vainement d’expliquer aux militaires leur méprise.

 

Les soldats FACA ont continué de frapper le père de famille malgré les protestations de l’entourage. Cette violence aveugle a causé de graves blessures à Djidou Théthé qui a dû être transporté d’urgence à l’hôpital où il reçoit actuellement des soins intensifs.

 

Dans la sous-préfecture de Ouanda-Djallé, cet incident a provoqué une vive émotion parmi les habitants qui dénoncent un climat de terreur instauré par les interventions militaires. Les villageois rapportent que ce n’est pas la première fois que des soldats FACA commettent des exactions dans la région, mais l’agression de Djidou Théthé a particulièrement choqué la communauté.

 

Les habitants soulignent que la victime est un homme respecté dans le quartier, père de plusieurs enfants et considéré comme un doyen de la communauté. Sa réputation d’homme paisible et responsable rend d’autant plus révoltante cette agression gratuite. Personne dans l’entourage ne comprend comment les soldats ont pu s’acharner sur un homme qui ne faisait que prendre soin de son épouse malade.

 

Cette affaire montre une nouvelle fois les dérives comportementales des soldats FACA. Au lieu de protéger les populations civiles, certains soldats deviennent eux-mêmes source de violence et d’insécurité. Cette inversion des rôles transforme ceux qui devraient être des protecteurs en agresseurs.

 

L’incident de Ouanda-Djallé pose aussi la question de la formation des soldats FACA. Comment ces militaires peuvent-ils intervenir dans des situations familiales complexes sans formation appropriée ? Leur réflexe de violence immédiate témoigne d’un manque évident de préparation à la gestion des conflits civils.

 

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Centrafrique : Le Collectif des victimes de Noureddine Adam rejette les accusations du FPRC

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Le Collectif des victimes de Noureddine Adam rejette les accusations du FPRC

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/antoine-tombet.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Le Collectif des victimes de Noureddine Adam rejette les accusations du FPRC
Monsieur Antoine Tombet, Président du collectif des Victimes de Noureddine Adam

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le collectif des victimes de crimes attribués à Noureddine Adam dénonce fermement les accusations de manipulation Politique portées contre lui par le FPRC.

 

Une polémique oppose actuellement le Collectif des victimes de Noureddine Adam aux responsables du Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC). Cette organisation de victimes vient de publier une mise au point ferme pour répondre aux accusations portées contre elle par des dirigeants du mouvement rebelle.

 

Le différend porte sur la nature et la légitimité des activités du collectif. Des responsables du FPRC ont récemment accusé cette organisation de victimes d’être manipulée par le pouvoir en place et de servir des intérêts politiques plutôt que de véritables préoccupations de justice.

 

Le collectif rejette catégoriquement ces allégations qu’il qualifie de “fausses, graves et profondément irrespectueuses”. Cette réaction témoigne de la sensibilité de ses membres face à ces accusations qui remettent en question la sincérité de leur engagement.

 

L’organisation rappelle qu’elle regroupe des victimes directes, des familles endeuillées, des survivants de torture, de traitements inhumains et dégradants, d’exécutions extrajudiciaires et d’attaques ciblées. Ces crimes auraient été commis sous la responsabilité directe ou indirecte de Noureddine Adam, notamment durant sa période de leadership au sein de la coalition Séléka.

 

Le collectif insiste sur l’ancienneté de son combat pour la justice. Selon ses responsables, cette lutte s’étend sur plus d’une décennie, bien avant l’installation des équilibres politiques actuels. Cette antériorité vise à démontrer l’indépendance de leur démarche par rapport aux enjeux politiques contemporains.

 

L’organisation affirme n’entretenir “aucun lien avec le pouvoir ni avec aucun parti politique”. Elle revendique une loyauté exclusive “envers la mémoire de nos morts, la souffrance des survivants et le droit des Centrafricains à vivre en paix”.

 

Cette controverse s’inscrit dans le contexte plus large des tensions qui entourent la question de la justice transitionnelle en République centrafricaine. La période Séléka, durant laquelle Noureddine Adam occupait des responsabilités importantes, reste marquée par de nombreuses accusations de violations graves des droits humains.

 

Les accusations du FPRC contre le collectif témoignent de la politisation de ces questions de justice. Chaque camp semble suspecter l’autre d’instrumentaliser les souffrances des victimes à des fins politiques.

 

Cette polémique interroge sur l’indépendance des organisations de victimes dans un contexte politique polarisé. Comment ces groupes peuvent-ils maintenir leur légitimité tout en évitant d’être récupérés par les différents acteurs politiques ?

 

Le collectif semble conscient de ces enjeux en insistant sur son indépendance politique et l’antériorité de son combat. Cette stratégie vise à préserver sa crédibilité face aux accusations d’instrumentalisation.

 

La réaction du collectif témoigne également de la persistance des divisions liées aux crimes du passé en République centrafricaine. Les blessures de la période Séléka restent vives et continuent d’alimenter les tensions politiques actuelles.

 

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Jeunes talents centrafricains à surveiller en 2025

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L’équipe de RED STAR de Bangui

 

Le sport centrafricain connaît un nouvel élan, porté par la détection de jeunes joueurs prometteurs et des performances inédites sur la scène continentale. En football notamment, les Fauves de Bas-Oubangui ont créé la surprise en décrochant, pour la première fois de leur histoire, une qualification pour le CHAN 2025 (Coupe d’Afrique des nations des joueurs locaux).

L’essor du football centrafricain

 

La qualification historique pour le CHAN 2025 atteste de la montée en puissance du football national. Encadrée par le sélectionneur Sébastien Ngato, l’équipe locale a surpris le Cameroun. La RCA a validé son billet pour ce tournoi pour la première fois de son histoire. Les observateurs ont particulièrement retenu la prestation de l’attaquant Bertillon Arnold Yangana (23 ans), du club Red Star de Bangui. Entré en seconde période lors du match retour contre le Cameroun, Yangana inscrit le but victorieux à la 87ᵉ minute, le plaçant d’emblée parmi les héros du football centrafricain. À ses côtés, le jeune gardien Saturnin Ngarsouma (20 ans) a multiplié les arrêts décisifs pour sceller la qualification des siens.

 

Ces succès collectifs montrent que le championnat local, longtemps méconnu, héberge aujourd’hui des joueurs capables de rivaliser avec les meilleures sélections africaines. Grâce à ces exploits sur le terrain, l’analyse statistique des rencontres gagne du terrain parmi les supporters. En effet, ils combinent désormais instinct et chiffres pour suivre les progrès de leurs équipes. Lors des grands matchs, beaucoup se tournent même vers les plateformes de pari sportif, utilisant les cotes en temps réel en complément des statistiques traditionnelles comme les buts, les passes et la possession.

Talents locaux et diaspora

 

La révélation de nouveaux talents centrafricains passe également par les clubs locaux et par la diaspora. Au niveau national, des clubs comme le Red Star de Bangui, champion 2024, fournissent des cadres expérimentés, mais la relève vient surtout des plus jeunes. Parmi eux, les attaquants Boris Gbenou (21 ans) et Ibrahim Dote-Betoua (21 ans) incarnent l’espoir offensif du pays. Boris Gbenou évolue comme attaquant et arbore déjà les couleurs de l’équipe nationale U20 de la RCA. Ibrahim Dote-Betoua, attaquant de même âge, représente le club Red Star et figure parmi les espoirs centrafricains. Ces deux joueurs forment une génération de jeunes footballeurs passés par les centres de formation de Bangui, prêts à faire la transition vers l’équipe A.

 

Parallèlement, la diaspora nourrit le vivier de talents. Certains footballeurs nés en Centrafrique mais formés à l’étranger sont régulièrement appelés en sélection. Par exemple, Noah Ato-Zandanga (22 ans) joue en Suisse et possède la nationalité centrafricaine. Bien que ces joueurs ne soient pas encore stars internationales, ils illustrent la volonté de l’encadrement fédéral de capitaliser sur la diaspora pour renforcer l’équipe. Le maillage des réseaux scouts et les compétitions de jeunes (notamment U17 et U20) permettent d’identifier ces jeunes diamants bruts, qu’ils soient locaux ou basés à l’étranger.

L’avenir par les équipes jeunes

 

Le vivier des équipes nationales de jeunes est particulièrement prometteur. Les Fauves U20, par exemple, ont montré qu’ils pouvaient rivaliser avec les meilleures sélections adolescentes d’Afrique. Le capitaine de cette génération, Bercier Eddy Jores Mbaigoto (18 ans, du club As Gbangre), s’est révélé lors du tournoi UNIFFAC 2024. Il a inscrit un but d’anthologie dans la victoire 2-1 contre le Gabon. De son côté, l’attaquant Serge Nestor Chérubin Kondja (19 ans, du FC SOS en RCA) est décrit comme le patron de l’attaque centrafricaine. À cet âge déjà canonique, Kondja se distingue par ses qualités techniques et son efficacité devant le but, ce qui en fait l’un des talents offensifs les plus observés par les recruteurs.

 

Ces deux joueurs, en plus de plusieurs autres U17 et U20, seront les fers de lance de la Centrafrique lors des grands rendez-vous prévus en 2025 (Coupe d’Afrique U20 en Égypte, CAN U17 au Maroc, etc.). Leur évolution sera un indicateur clé de la santé future du football centrafricain. Les récentes campagnes de détection (U15, U17) ont permis d’identifier de nombreux talents prometteurs même dans les catégories féminines. En parallèle, des programmes de formation intensifs ont été lancés dans les centres de Bangui, véritables pépinières de talents. Toutes compétitions confondues, l’année 2025 s’annonce donc riche en occasions de découverte de jeunes talents venus d’un pays d’à peine 5,5 millions d’habitants.

 

URGENT :  L’ancien ministre Armel Sayo n’est plus à l’OCRB depuis plusieurs jours

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URGENT :  L’ancien ministre Armel Sayo n’est plus à l’OCRB depuis plusieurs jours

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/sayo-menotte.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le colonel Armel Sayo menotté et présenté à un juge d'instruction au palais de justice à Bangui le 28 août 2025
Le colonel Armel Sayo menotté et présenté à un juge d’instruction au palais de justice à Bangui le 28 août 2025

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une information très inquiétante circule depuis quelques semaines au sein de l’office central pour la répression du banditisme (OCRB). L’ancien ministre Armel Sayo n’est plus détenu à l’OCRB comme le prétendent les autorités. Depuis plusieurs semaines, il se trouve aux mains des Mercenaires russes au camp de Roux.

 

Les faits parlent d’eux-mêmes. Le lundi 7 septembre 2025 vers 9 heures, Armel Sayo et Nourd Grégaza ont été extraits de leur cellule de la prison du camp de Roux par le directeur de l’OCRB et transférés dans les locaux de ladite unité policière. Mais dans la nuit même, c’est-à-dire vers 23 heures, l’ancien ministre Armel Sayo a disparu. Enlevé de sa cellule par les mercenaires russes, il a été porté disparu pendant près d’un mois, provoquant un tollé international.

 

Cette disparition a mobilisé jusqu’au président camerounais Paul Biya, qui a écrit directement à Faustin-Archange Touadéra pour exiger des explications. Le CICR, l’ambassade de France, la famille et les réseaux sociaux centrafricains ont réclamé des nouvelles. Armel Sayo avait été arrêté à l’aéroport de Douala puis extradé vers Bangui après les accords de Yaoundé.

 

Un mois plus tard, les Russes l’ont finalement “rendu”. Officiellement, il a retrouvé sa cellule à l’OCRB. Mais cette version cache une tout autre réalité. Depuis son retour, Armel Sayo n’est plus réellement détenu dans la prison centrafricaine. Il a été discrètement transféré dans les geôles souterraines du camp de Roux, sous contrôle exclusif des mercenaires russes du groupe Wagner.

 

La supercherie fonctionne parfaitement. Dès que la justice centrafricaine a besoin de l’entendre, les Russes sortent Sayo de son sous-sol et le ramènent temporairement à l’OCRB. Les caméras le filment, tout le monde le voit, l’illusion est parfaite. Puis, une fois les formalités terminées, retour express dans sa vraie cellule souterraine russe au camp de Roux. Un ballet cynique qui transforme la justice centrafricaine en simple figurante.

 

Cette prison secrète du camp de Roux n’est pas la seule. Les mercenaires russes disposent de deux centres de détention clandestins à Bangui : le premier au sous-sol du camp de Roux, le second à l’aéroport international de Bangui-Mpoko. Au camp de Roux, selon des informations recueillies auprès des ex-otages des russes, Des cellules sont très minuscules, d’un mètre sur un mètre, où les détenus vivent dans des conditions très inhumaines loin de tout contrôle judiciaire. Tandis qu’à l’aéroport, les détenus sont placés dans  un conteneur comme des bétails.

 

Cette affaire montre l’ampleur de la dérive autoritaire du régime Touadéra. Non content de confier nos ressources minières, notre sécurité, nos forêts aux mercenaires russes, le pouvoir leur abandonne désormais la justice centrafricaine. Armel Sayo n’est plus un prévenu sous contrôle judiciaire centrafricain, mais un prisonnier politique aux mains d’une milice étrangère.

 

Le plus grave reste cette tromperie permanente. Pendant que les autorités font croire que l’ancien ministre Armel Sayo est détenu à l’OCRB selon les règles légales, il subit en réalité un sort que nul ne connaît vraiment. Cette comédie judiciaire transforme la Centrafrique en État fantoche où les lois nationales s’appliquent uniquement aux opposants.

 

Dans ce pays où “ la loi n’existe plus, où c’est le bordel qui remplace tout, la dictature qui remplace tout”, l’affaire Armel Sayo montre parfaitement la dérive en cours. Un ancien ministre de la République, quelles que soient les accusations qui pèsent contre lui, mérite d’être jugé selon les lois de son pays, pas d’être livré aux geôliers russes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : L’ACFPE sombre dans le népotisme, le tribunal administratif saisi

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L’ACFPE sombre dans le népotisme, le tribunal administratif saisi

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/annie-michelle-mouanga-ministre-du-travail-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : L’ACFPE sombre dans le népotisme, le tribunal administratif saisi
La ministre centrafricaine du travail, Annie Michelle Mouanga. Photo gouvernement

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le personnel de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) dénonce un appel à candidature taillé sur mesure pour la sœur de la ministre du Travail Annie Michelle Mouanga.

 

L’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) traverse la plus grave crise de son histoire. Au cœur de l’affaire: un népotisme assumé entre la ministre du Travail Annie Michelle Mouanga et sa sœur cadette Renée Bimbo, actuelle directrice générale par intérim de l’agence.

 

L’histoire commence il y a un peu plus d’un an. Sans consultation ni transparence, la ministre du Travail nomme sa sœur directrice générale par intérim de l’ACFPE. Une décision qui surprend tout le monde, y compris les employés de l’agence. Renée Bimbo n’a qu’une licence en ressources humaines, mais elle bénéficie du soutien indéfectible de sa grande sœur ministre.

 

Après l’avoir placé directrice générale par intérim, le ministère du Travail lance un appel à candidature pour recruter un directeur général titulaire. Mais la lecture des termes de référence laisse pantois. L’appel est taillé sur mesure pour Renée Bimbo. Les critères écartent délibérément tous les autres candidats potentiels, y compris ceux qui travaillent déjà à l’ACFPE et les anciens directeurs de l’agence.

 

Cette manipulation grossière pousse les employés à bout. Ils constatent que même des cadres expérimentés de leur propre institution ne peuvent pas postuler à cause de critères discriminatoires. La ministre a verrouillé le processus pour que sa sœur soit la seule candidate viable.

 

Face à cette parodie, la délégation du personnel dépose une plainte auprès du tribunal administratif de Bangui. Dans leur requête, ils demandent “l’annulation pure et simple de cet appel à candidature” et dénoncent “une incohérence dans la rédaction du terme de référence au point 4 qui stipule l’expérience professionnelle du candidat par rapport à l’ancien termes de référence”.

 

Les employés pointent également “une mauvaise gestion Administrative et financier au sein de l’ACFPE” et remettent en cause “la légitimité du cabinet CIFOM à procéder au recrutement du nouveau Directeur Général”. Selon eux, ce recrutement n’est “pas compatible au présent Accord Collectif d’Établissement” car “l’ACFPE est une Institution de l’Etat dont le recrutement des Directeurs Généraux se font par le conseil d’Administration conformément à l’article 22 de l’Accord Collectif d’Établissement”.

 

Avant de saisir la justice, les employés avaient multiplié les recours. Ils ont interpellé le président de la République, monsieur Baba Kongoboro, le Premier ministre, le ministre contrôleur du secteur parapublic, l’Inspection générale d’État. Aucune de ces autorités n’a bougé le petit doigt. Face à cette indifférence généralisée, la justice reste leur dernier espoir.

 

Le tribunal administratif a programmé la délibération pour le 29 septembre prochain. Une date que les employés attendent avec impatience, espérant que la justice mettra fin à ce népotisme institutionnalisé.

 

Cette histoire familiale dépasse le simple cas de l’ACFPE. Elle témoigne de la banalisation du népotisme dans l’administration centrafricaine, où les liens familiaux comptent plus que les compétences. La ministre du Travail utilise son portefeuille ministériel pour caser sa sœur à la tête d’une agence publique, au détriment de toute procédure transparente.

 

Les employés de l’ACFPE vivent cette situation comme une humiliation. Voir leur institution transformée en affaire de famille les révolte. Ils dénoncent aussi “ le non-respect de l’accord collectif d’établissement”, “ le non-paiement des frais médicaux du personnel” et “ le non-paiement des heures supplémentaires des conseillers emploi”.

 

L’agence sombre dans la misère gestionnaire pendant que la guerre des sœurs Mouanga se joue. L’une utilise son pouvoir ministériel, l’autre profite de sa position d’intérimaire pour se maintenir. Entre elles, une institution publique qui devrait servir la formation professionnelle et l’emploi des Centrafricains.

 

Le 29 septembre, la justice dira si ce népotisme peut continuer ou si l’ACFPE retrouvera un semblant de gouvernance normale. En attendant, les employés espèrent que leur courage à défier ce système familial paiera. Car au-delà de leur cas personnel, c’est l’avenir des institutions publiques centrafricaines qui se joue devant le tribunal administratif.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : une vingtaine des personnes massacrées dans la Nana-Mambéré par les mercenaires russes  

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une vingtaine des personnes massacrées dans la Nana-Mambéré par les Mercenaires russes  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Les-elements-rebelles-de-la-CPC-dans-la-Nana-Mambere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : une vingtaine des personnes massacrées dans la Nana-Mambéré par les mercenaires russes
Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les mercenaires russes ont tendu un guet-apens mortel à une dizaine des combattants de la CPC qui acceptaient de déposer leurs armes, tuant neuf rebelles et plusieurs civils.

 

Un nouveau massacre vient d’endeuiller la préfecture de la Nana-Mambéré où les mercenaires du groupe Wagner ont organisé un guet-apens particulièrement cynique. Dans la nuit du 26 septembre 2025, neuf combattants de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), sous le commandement du général Marcel Ndalé, ont été tués alors qu’ils venaient pour déposer leurs armes dans le cadre du processus de désarmement.

 

Cette tragédie trouve ses origines dans les négociations qui ont suivi l’accord de Ndjamena du 19 avril 2025. Pendant que le gouvernement négociait officiellement avec les 3R et l’UPC, d’autres groupes composant la CPC restaient exclus de ces pourparlers. Cette exclusion avait poussé certains éléments de la CPC à chercher individuellement des voies de réconciliation.

 

Les mercenaires russes, agissant au nom du gouvernement, avaient alors contacté le général Marcel Ndalé pour tenter de le convaincre de déposer les armes. Méfiant, Ndalé avait posé ses conditions : il exigeait un appel téléphonique direct du président Touadéra pour discuter des modalités du désarmement. Cette demande témoignait de sa volonté de s’assurer de la sincérité du processus.

 

Face au refus du général Ndalé de négocier avec des intermédiaires, Wagner a changé de tactique. Les mercenaires se sont tournés vers ses combattants, tentant de les convaincre individuellement d’abandonner leur chef et de déposer leurs armes. Cette approche de division interne visait à affaiblir la CPC en détachant progressivement ses éléments.

 

Une dizaine de combattants de Ndaley ont finalement accepté ces propositions de désarmement. Convaincus par les promesses de réintégration, ils ont accepté de se rendre à un point de rendez-vous fixé par les négociateurs pour remettre officiellement leurs armes aux autorités.

 

Ce qui devait être une cérémonie de désarmement s’est transformé en piège mortel. Les combattants de la CPC, arrivés en toute confiance au lieu de rendez-vous, ont été accueillis par une opération de ratissage menée par Wagner. Au lieu de recevoir leurs armes, les mercenaires russes ont ouvert le feu sur ces hommes qui venaient se rendre.

 

Le bilan de ce guet-apens est lourd : neuf combattants de Ndalé ont été tués sur place. Plusieurs civils présents dans la zone ont également péri dans cette opération. Cette tuerie délibérée d’hommes venus se désarmer constitue une violation grave des lois de la guerre et des accords de désarmement.

 

Pour tenter de voiler cette exécution sommaire, l’état-major centrafricain des armées, sous la décision du groupe Wagner, a publié un communiqué mensonger sur les réseaux sociaux. Ce document de propagande présente l’incident comme une “opération des Forces armées centrafricaines” ayant “ciblé le campement des éléments du groupe armé CPC de Marcel Ndalé” qui “préparait une attaque contre un convoi humanitaire”.

 

Cette version officielle affirme que “tous les éléments, au nombre de dix-sept, ont été neutralisés, dont le général Ibrahim Ndalé et deux autres chefs rebelles de la CPC”. Cette désinformation grossière vise à justifier rétrospectivement le massacre en présentant les victimes comme des agresseurs potentiels.

 

La différence entre les faits réels et la version officielle est frappante. Le communiqué parle de dix-sept morts incluant des chefs rebelles, alors que la réalité montre neuf combattants de base venus se désarmer. Cette manipulation de l’information témoigne de la volonté de masquer la nature criminelle de cette opération.

 

Ce massacre par traquenard aura des conséquences dramatiques sur tous les futurs processus de désarmement. Comment convaincre d’autres combattants de déposer leurs armes quand ils voient leurs camarades tués après avoir fait confiance aux promesses gouvernementales ? Cette trahison détruit toute crédibilité des initiatives de réconciliation.

 

L’opération de Wagner révèle aussi leur stratégie de manipulation des processus de paix. Au lieu de faciliter le désarmement, ils utilisent ces processus pour attirer leurs ennemis dans des pièges mortels. Cette méthode transforme chaque négociation en potentiel guet-apens.

 

Cette tuerie pose également la question de la responsabilité du gouvernement centrafricain. En laissant Wagner agir en son nom, le régime de Touadéra devient complice de ces crimes de guerre. Le communiqué officiel signé par le ministère de la Défense officialise cette complicité.

 

Le général Marcel Ndalé  avait eu raison de se méfier des intermédiaires. Son exigence d’un contact direct avec le président Touadéra témoignait de sa compréhension des risques. Malheureusement, ses combattants ont payé de leur vie leur confiance dans les promesses de désarmement.

 

Cette affaire démontre l’impossibilité de négocier sérieusement avec un gouvernement qui sous-traite ses négociations à des mercenaires étrangers. Wagner ne cherche pas la paix mais l’élimination physique de ses adversaires par tous les moyens, y compris la tromperie.

 

Le massacre de la Nana-Mambéré s’ajoute à la longue liste des crimes commis par Wagner en République centrafricaine. Cette escalade dans l’horreur transforme chaque processus de paix en piège mortel pour ceux qui acceptent de faire confiance aux autorités.

 

Au final, ce nouveau massacre confirme que Wagner considère le désarmement non comme un processus de réconciliation mais comme une opportunité d’éliminer facilement ses ennemis en les attirant dans des traquenards mortels, détruisant ainsi toute perspective de paix durable en République centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Nouveau massacre de civils à Ndassima : les mercenaires russes ouvrent le feu sur une manifestation

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Nouveau massacre de civils à Ndassima : les mercenaires russes ouvrent le feu sur une manifestation

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/crime-des-mercenaires-russes-sur-le-site-minier-de-ndassima-ou-ndichima.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'une des victimes des mercenaires russes du massacre du vendredi 5 septembre 2025 sur le site minier de Ndassima, près de Bambari.
L’une des victimes des mercenaires russes du massacre du vendredi 5 septembre 2025 sur le site minier de Ndassima, près de Bambari.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Ndassima, dans la préfecture de la Ouaka,une dizaine de personnes tuées par des mercenaires russes du groupe Wagner, et le village est totalement vidé de ses habitants.

 

En effet, le samedi 27 septembre 2025, vers 13 heures, à Ndassima, localité située à 60 kilomètres de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, des mercenaires russes du groupe Wagner ont tué une dizaine de civils lors d’une manifestation. Ces criminels russes de Poutine du groupe Wagner  ont réprimé dans le sang une protestation déclenchée par l’arrestation injuste de jeunes orpailleurs sur le site minier.

 

Rappelons que quelques jours auparavant, une dizaine de mineurs artisanaux avaient été arrêtés et enfermés dans des conteneurs, accusés de vol de minerais. Leurs familles, soutenues par leurs amis, ont organisé ce samedi 27 septembre 2025 une marche pacifique pour exiger leur libération. Mais la réponse des mercenaires russes a été immédiate : un manifestant a été abattu d’une balle, déclenchant la colère des autres manifestants. Dans leur révolte, ils ont détruit un pont servant à l’approvisionnement en eau des mercenaires ainsi qu’une motopompe indispensable à l’exploitation du site aurifère des russes.

 

Cette action de défiance ouvre la voix aux mercenaires russes de commettre plus de crimes. En voulant punir les manifestants de leurs actes, les mercenaires ont lancé une vaste opération militaire de grande ampleur contre ces civils non armés, utilisant d’armes lourdes et légères en continue pour réprimer dans le sang les manifestants, provoquant la mort d’au moins dix civils. Les cadavres ont été transportés vers Bambari, tandis que les survivants fuyaient dans la brousse. Le village de Ndassima s’est retrouvé presque entièrement désert.

 

Il y’a lieu de rappeler que les violences de Ndassima s’ajoutent à une longue liste d’exactions commises par les mercenaires russes du groupe Wagner dans le pays. Le 5 septembre 2025, au même endroit, dix jeunes orpailleurs avaient été capturés puis exécutés après des sévices. En février de la même année, à Bodjomo, plusieurs civils avaient été égorgés et mutilés. Dans chaque cas, les mercenaires justifient leurs actes par la sécurisation des sites miniers, alors qu’il s’agit en réalité d’imposer leur contrôle sur l’or et d’asseoir leur domination par la peur.

 

Devant ces crimes répétés, l’attitude du gouvernement centrafricain  est toujours les même : silence total. On fait comme si on ne sait rien. On ne connait pas l’histoire, et on s’en fout.     Dans ce contexte, aucune condamnation n’a été formulée depuis Bangui, laissant la population conclure à une complicité. Dans les villages, une phrase circule désormais avec amertume : « Laisse Wagner tuer. » Les familles endeuillées savent qu’aucune justice ne viendra tant que le pouvoir se tait.

 

Ce silence, ajouté à l’absence d’enquêtes crédibles, alimente un sentiment d’impunité qui encourage la poursuite des massacres. Les organisations locales et internationales exigent que des enquêtes indépendantes soient ouvertes et que ces crimes soient reconnus pour ce qu’ils sont : des crimes de guerre. La Minusca, les ONG et la communauté internationale sont pressées d’agir pour protéger les populations, pendant que Ndassima se vide de ses habitants et reste marqué par la peur et le deuil.

 

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Routes chaotique, pas de panneaux de signalisation, Permis obtenus dans les quartiers, morts sur les routes, pourtant,  l’ex-détenu Maxime Balalou accuse les victimes

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Routes chaotique, pas de panneaux de signalisation, Permis obtenus dans les quartiers, morts sur les routes, pourtant,  l’ex-détenu Maxime Balalou accuse les victimes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/balalou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Maxime Balalou ivre de panafricanisme : quand le Tchad devient le nouveau sauveur de Bangui
Le ministre centrafricain de la communication, porte-parole du gouvernement,, l’ex-détenu Maxime Balalou

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Le ministre Maxime Balalou rejette la responsabilité gouvernementale sur l’hécatombe routière, préférant incriminer l’imprudence des conducteurs plutôt que l’abandon des infrastructures par l’État.

 

Interrogé par un journaliste de la radio Ndèkè – Luka sur la multiplication des accidents mortels à Bangui et en province, Maxime Balalou a livré une réponse aussi désinvolte qu’irresponsable. Face à un fléau qui décime quotidiennement les Centrafricains, le ministre préfère pointer du doigt l’imprudence des conducteurs plutôt que de questionner les carences abyssales de l’État en matière d’infrastructures routières et de formation.

 

“Encore vous parlez d’accidents, comme si les questions d’accidents, qu’est-ce que je peux vous dire madame ? Dans tous les pays du monde, vous avez les cas d’accidents”, lâche Balalou avec un agacement palpable. Cette réaction désinvolte face à un journaliste qui ose évoquer la mort de “beaucoup de citoyens” en dit long sur l’indifférence gouvernementale face à ce drame national.

 

Le ministre poursuit dans cette veine fataliste : “Il y a un travail qui se fait. Mais l’imprudence parfois de conducteurs et autres peut amener dans certaines circonstances. Nous avons vu avec notre collègue malheureusement ce qui s’est passé. Angélien Gondard, qui n’est plus”. Cette évocation d’un cas particulier lui permet d’esquiver habilement la question de fond sur les responsabilités systémiques de l’État.

 

Balalou enfonce le clou dans sa stratégie d’évitement : “Il y a des choses qui se passent, des imprudences de la conduite et autres qui peuvent amener, malgré les efforts du gouvernement, les cas d’accidents. Il s’est arrivé. Est-ce que cela peut poser vraiment un problème ?” Cette question rhétorique dévoile un cynisme confondant : comment un ministre peut-il minimiser ainsi l’hécatombe routière qui frappe quotidiennement son pays ?

 

Cette approche culpabilisante masque honteusement les véritables causes de cette tragédie nationale. En accusant systématiquement les conducteurs d’imprudence, Balalou fait l’impasse sur les carences monumentales de l’État centrafricain en matière de sécurité routière.

 

Que dire de l’état désastreux des routes centrafricaines, criblées de nids-de-poule et dépourvues de signalisation ? Comment rouler prudemment sur des axes défoncés où aucun panneau n’indique les virages dangereux, les passages à niveau ou les zones sensibles ? L’imprudence que dénonce Balalou n’est souvent que la conséquence directe de l’abandon de l’entretien routier par les pouvoirs publics.

 

Mais l’irresponsabilité gouvernementale va bien au-delà des infrastructures. Le système de délivrance des permis de conduire en Centrafrique constitue une véritable farce administrative. Ces précieux sésames s’obtiennent désormais dans les quartiers, moyennant quelques billets glissés dans la bonne poche. Cette corruption généralisée transforme l’obtention du permis en simple transaction commerciale, vidée de toute exigence de formation ou de compétence.

 

Comment s’étonner des accidents quand les conducteurs n’ont jamais appris le code de la route ? La plupart des Centrafricains au volant ignorent tout des règles de priorité, des distances de sécurité ou des limitations de vitesse. Ils conduisent à l’instinct, sans formation préalable, armés d’un permis acheté qui ne garantit aucune compétence réelle.

 

Cette absence totale de formation transforme les routes centrafricaines en terrain de tous les dangers. Quand personne ne connaît les règles de base de la circulation, l’accident devient inévitable. Mais cette réalité dérangeante, Balalou préfère l’ignorer pour se réfugier derrière la thèse commode de l’imprudence individuelle.

 

L’État centrafricain a tout simplement abandonné ses responsabilités régaliennes en matière de sécurité routière. Aucune auto-école digne de ce nom, aucun centre d’examen sérieux, aucune campagne de sensibilisation d’envergure. Cette démission collective des pouvoirs publics crée un environnement où l’accident devient statistiquement inéluctable.

 

Le ministre évoque mollement “un travail qui se fait” sans jamais préciser la nature de ces prétendus efforts gouvernementaux. Quelles mesures concrètes le gouvernement a-t-il prises pour améliorer la sécurité routière ? Quels investissements dans la signalisation, la formation des conducteurs ou l’entretien des routes ? Cette opacité délibérée trahit l’absence totale de politique publique cohérente en la matière.

 

Cette déresponsabilisation permanente de l’État explique parfaitement les dérives du régime Touadéra. Face à chaque problème public, la réaction gouvernementale consiste invariablement à rejeter la faute sur les citoyens eux-mêmes. Les routes tuent ? C’est la faute aux conducteurs imprudents. L’insécurité persiste ? C’est la faute aux “égarés” qui perturbent l’ordre public. Cette rhétorique de l’irresponsabilité systémique décrédibilise totalement l’action publique.

 

Le parallèle établi par Balalou avec les “pays du monde” où existent également des accidents routiers témoigne d’une malhonnêteté intellectuelle flagrante. Comparer les taux d’accidents centrafricains avec ceux des pays développés dotés d’infrastructures modernes et de systèmes de formation efficaces relève de la pure imposture statistique.

 

Cette attitude gouvernementale condamne les Centrafricains à subir indéfiniment cette hécatombe routière. Sans reconnaissance des responsabilités publiques, aucune amélioration n’est possible. Les citoyens continueront de mourir sur des routes abandonnées, au volant de véhicules conduits par des chauffeurs non formés, dans l’indifférence générale des autorités.

 

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Centrafrique : Mort mystérieuse d’un pasteur béninois à Bangui

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Centrafrique : Mort mystérieuse d’un pasteur béninois à Bangui

 

Dépouille du Pasteur béninois ROLAND OUEHOGBELO, décédé à Bangui dans une circonstance mystérieuse
Dépouille du Pasteur béninois ROLAND OUEHOGBELO, décédé à Bangui dans une circonstance mystérieuse. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un pasteur béninois de l’église UFEB retrouvé mort dans des circonstances encore inexpliquées à Bangui, loin de sa famille et de son pays.

 

Un pasteur béninois a été découvert mort dans la nuit du mercredi 25 septembre 2025 au quartier Miskine, dans le 5ᵉ arrondissement de Bangui. L’homme, arrivé en Centrafrique il y a quelques mois seulement, était hébergé par des confrères de l’église baptiste du même quartier.

 

Le défunt pasteur baptiste béninois avait quitté son pays d’origine il y a quelques mois. Son itinéraire l’avait conduit du Bénin au Nigeria, puis au Cameroun, avant de rejoindre la République centrafricaine par voie terrestre. À Bangui, il avait d’abord été accueilli par un pasteur centrafricain de l’église baptiste du quartier Miskine. Mais après un certain temps, il avait exprimé le souhait de rentrer chez lui. Mais son problème était financier : il n’avait plus d’argent pour assurer son transport retour.

 

Son logeur avait alors transmis sa requête au comité de l’église, qui avait répondu qu’il fallait attendre les offrandes du dimanche afin d’évaluer la possibilité de lui réunir la somme nécessaire à son voyage de retour. Le départ n’avait donc pas pu être organisé immédiatement.

 

Peu après, le premier pasteur qui l’hébergeait devait voyager en province. Une réunion avait été convoquée par l’église pour lui trouver un nouvel hébergement provisoire. Un autre pasteur avait accepté de l’accueillir dans sa maison du quartier Miskine.

 

Les premiers jours de cohabitation s’étaient déroulés normalement. Mais dans la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 septembre, la situation a basculé. Selon les témoignages recueillis par la rédaction du CNC, le pasteur béninois ne s’était pas levé le matin suivant. Vers 7 heures, l’enfant de la maison s’était étonné de ce long sommeil. Son père, le pasteur centrafricain qui l’hébergeait, avait d’abord pensé que son confrère était simplement fatigué.

 

Lorsque l’enfant a tenté de pousser la porte pour réveiller le béninois avant d’aller à l’école, il a constaté que la porte résistait. Prévenu, le père est intervenu. Après plusieurs tentatives, il a réussi à forcer l’ouverture.

 

La scène à l’intérieur de la chambre a marqué les témoins. Le pasteur béninois était nu. Son téléphone portable reposait à proximité, avec la lampe torche de son téléphone encore allumée. Le corps se trouvait dans une posture inhabituelle : la partie inférieure, du ventre aux jambes, était posée sur le lit, tandis que la tête et la poitrine se renverse vers le sol.

 

Alertée, la police criminelle s’est rendue immédiatement sur les lieux. Les enquêteurs ont procédé au constat d’usage avant de transporter le corps vers l’hôpital de l’Amitié de Bangui au quartier Fouh. Aucune information n’a encore été communiquée sur les causes exactes du décès.

 

Le pasteur béninois ne disposait pas de famille à Bangui. C’est la communauté béninoise de la capitale qui a été contactée pour confirmer l’identité du défunt et prendre en charge les formalités administratives liées au rapatriement de son corps.

 

Pour les fidèles de l’église baptiste de Miskine  , ce décès reste difficile à comprendre. Deux pasteurs avaient successivement offert l’hospitalité au visiteur. Le premier l’avait accueilli dès son arrivée, le second avait accepté de le loger provisoirement. Tous affirment que rien ne laissait présager un tel dénouement.

 

À ce stade, les circonstances entourant cette mort restent obscures. La police criminelle poursuit ses investigations. L’enquête devra déterminer ce qui s’est réellement passé dans la chambre du quartier Miskine, où un pasteur béninois en transit a perdu la vie dans des conditions qui interrogent encore.

 

Ce drame dévoile la précarité dans laquelle vivait ce religieux, arrivé à Bangui sans ressources suffisantes et dépendant de la solidarité de ses confrères. Son souhait était de repartir vers le Bénin, mais faute de moyens, il a attendu une aide qui n’est jamais arrivée à temps. C’est finalement dans un cercueil qu’il retournera dans son pays natal.

 

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Déclin économique de Nola : disparition de l’aérodrome et essor des entreprises minières chinoises

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Déclin économique de Nola : disparition de l’aérodrome et essor des entreprises minières chinoises

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Rondpoint-de-la-ville-de-Nola-en-Republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Déclin économique de Nola : disparition de l’aérodrome et essor des entreprises minières chinoises
Rondpoint de la ville de Nola, au sud-ouest de la RCA. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Nola, la  capitale de la Sangha-Mbaéré perd son aérodrome et voit ses richesses exploitées par des entreprises étrangères chinoises sans retombées locales.

 

La ville de Nola traverse la période la plus sombre de son histoire. Cette ville du sud-ouest centrafricain, chef-lieu de la préfecture de Sangha-Mbaéré, a perdu son aérodrome, infrastructure vitale désormais reconquise par la végétation. Cette disparition coupe définitivement Nola du reste du pays et accélère son déclin économique.

 

Les habitants parlent d’une “ville dans le coma “. L’expression n’a rien d’exagéré quand on observe l’état des lieux. Les entreprises forestières qui faisaient vivre la région il y’a dix ans ont disparu, emportant avec elles des centaines d’emplois. La production de café, autrefois florissante, appartient au passé. Même l’exploitation minière artisanale, pratiquée depuis des générations, ne suffit plus à nourrir les familles.

 

Cette désolation économique contraste avec l’intense activité des compagnies minières chinoises. Ces entreprises extraient or et diamants à une échelle industrielle, mais leurs profits ne profitent jamais à la communauté locale. Elles emploient peu de jeunes centrafricains, préférant faire venir leur propre main-d’œuvre du Cameroun ou de la Chine. Cette pratique viole pourtant les dispositions du code minier national, qui impose aux exploitants de contribuer au développement des zones d’extraction.

 

L’isolement de Nola s’aggrave chaque jour. Pour rejoindre la ville par avion, il faut atterrir à Bayanga, située à une centaine de kilomètres, ou à Berbérati, puis affronter des routes dans un état déplorable. Ces voies de communication, négligées depuis des années, deviennent impraticables durant la saison des pluies. Les habitants comparent leur situation à un retour plusieurs siècles en arrière.

Le gouvernement a tenté de réagir en nationalisant l’aérodrome de Bayanga le 17 avril 2025. Cette décision, officialisée par deux arrêtés du Conseil des ministres, vise à améliorer la connectivité régionale et à soutenir le tourisme vers le parc national de Dzanga-Sangha. Mais cette mesure ne résout pas le problème fondamental : l’absence de routes praticables entre Bayanga et Nola.

 

Les dégâts environnementaux aggravent la situation. Les rivières, polluées par les activités minières chinoises, ne permettent plus la pêche. L’agriculture, base de l’économie locale, souffre également de cette contamination à grande échelle. Les entreprises forestières étrangères continuent d’exporter des billes de bois vers Bangui et l’international sans investir un franc dans les infrastructures locales.

 

Cette situation reflète les maux profonds de la République centrafricaine. Depuis la crise de 2013 – 2015, l’exploitation illégale des ressources naturelles a fait chuter les recettes fiscales. Les richesses du sous-sol et de la forêt enrichissent les entreprises étrangères tandis que les populations locales s’appauvrissent.

 

Les habitants de Nola réclament des mesures urgentes. Ils exigent plus de transparence de la part des entreprises extractives, des emplois pour les jeunes et des investissements dans les infrastructures de base. Sans ces changements, Nola risque de devenir une ville fantôme, loin de son passé de centre économique dynamique….

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Centrafrique : Le BRDC dénonce l’incohérence du pouvoir face aux élections de décembre prochain

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Le BRDC dénonce l’incohérence du pouvoir face aux Élections de décembre prochain

 

 

Le BRDC dénonce l’incohérence du pouvoir face aux élections de décembre prochain
Les leaders du BRDC après la conférence de presse. Photo CNC

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’opposition centrafricaine réunie au sein du BRDC tire la sonnette d’alarme sur un processus électoral bâclé et des listes électorales fantômes.

 

Le Bloc républicain pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC) a organisé ce jeudi 25 septembre une conférence de presse pour dénoncer les contradictions du gouvernement dans la préparation des Élections de décembre. Leur porte-parole, Martin Ziguelé , n’a pas mâché ses mots face à ce qu’il considère comme une parodie électorale en préparation.

 

L’histoire commence le 2 septembre dernier. Le Premier ministre Félix Moloua invite l’ensemble du bloc républicain à une réunion de lancement du dialogue politique. Une rencontre qui se veut consensuelle, où toutes les parties prenantes discutent des conditions d’organisation des prochaines Élections. À l’issue de cette réunion, les participants se mettent d’accord sur un point : le BRDC va transmettre un document détaillant leurs conditions pour poursuivre le processus de dialogue.

 

Le 14 septembre, le BRDC respecte sa parole et envoie son cahier de charges au gouvernement. Tout semble sur de bons rails pour un dialogue constructif. Mais trois jours plus tard, le 17 septembre, c’est la douche froide. Les membres du BRDC apprennent par la presse que l’Autorité nationale des Élections (ANE) vient de convoquer le corps électoral pour les Élections de décembre. La convocation prend effet à partir du 29 septembre.

 

Cette annonce surprend d’autant plus que l’un des problèmes centraux de ces élections reste non résolu : le fonctionnement défaillant de l’ANE et surtout l’absence totale de listes électorales affichées. Ziguélé rappelle que même si la loi a été modifiée pour supprimer l’obligation d’affichage un an avant le scrutin, l’obligation d’affichage existe toujours. Logiquement, cet affichage devrait précéder toute convocation du corps électoral.

 

Le BRDC a vérifié sur le terrain. Résultat : dans aucune commune du pays, les listes électorales ne sont affichées à ce jour, comme l’exige pourtant la loi. Comment convoquer des électeurs sans leur dire qui peut voter et où ? Comment organiser des élections sans que les citoyens puissent vérifier leur inscription sur les listes ?

 

Face à cette situation, le BRDC interpelle la Minusca. La mission des Nations unies a reçu mandat d’assister et d’accompagner ce processus électoral. Martin Ziguelé demande à la MINUSCA de faire son travail “de manière courageuse”. Il ne s’agit pas de prendre position politiquement, précise-t-il, mais de s’assurer que le chronogramme électoral et les opérations respectent les normes techniques minimales imposées par le mandat du Conseil de sécurité de l’ONU.

 

L’opposition rappelle les leçons de 2020. Cette année-là, elle avait déjà alerté sur les dysfonctionnements du processus électoral et demandé un dialogue politique préalable. Le président burundais Sylvestre Ntibantunganya était même venu plaider pour ce dialogue. Il avait essuyé une fin de non-recevoir du pouvoir. La suite, tout le monde la connaît : des élections contestées, des violences post-electorales, une crise politique majeure.

 

“Nous ne voulons pas que l’histoire se répète”, insiste Martin Ziguelé. “On dit que lorsque l’histoire se répète, c’est une tragédie”. Le BRDC craint que le pouvoir ne reproduise les mêmes erreurs : organiser des élections dans la précipitation, sans respecter les procédures de base, sans dialogue préalable avec l’opposition.

 

La contradiction est claire. D’un côté, le gouvernement invite l’opposition au dialogue, fait mine de vouloir organiser un processus inclusif. De l’autre, il lance unilateralement la machine électorale sans attendre les conclusions de ce dialogue, sans même respecter les obligations légales d’affichage des listes.

 

Cette incohérence montre soit une incompétence totale du pouvoir dans la gestion des processus démocratiques, soit une stratégie délibérée pour organiser des élections sous contrôle, sans véritable débat ni transparence. Dans les deux cas, cela ne présage rien de bon pour la démocratie centrafricaine.

 

Le BRDC tire donc la sonnette d’alarme. Il rappelle que des élections bâclées ne règlent aucun problème et risquent au contraire d’aggraver les tensions. Mais le pouvoir écoutera-t-il ? L’expérience de 2020 laisse planer le doute sur la volonté réelle du gouvernement d’organiser un scrutin transparent et apaisé.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Amdafock : Tirs de roquettes soudanaises sur la ville, escalade majeure du conflit frontalier entre la RCA et le Soudan

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Amdafock : Tirs de roquettes soudanaises sur la ville, escalade majeure du conflit frontalier entre la RCA et le Soudan

 

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Les déplacés internes fuyant leurs villages pour se regrouper devant la base de la Minusca à Amdafock, 60 kilomètres de Birao, dans la Vakaga. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Des groupes armés rebelles soudanais du FSR ont tiré deux roquettes sur Amdafock depuis la frontière, ouvrant officiellement une escalade inquiétante dans le conflit que traverse la région nord du pays.

 

La crise frontalière entre la République centrafricaine et le Soudan vient de franchir un nouveau seuil avec les premiers tirs de roquettes sur le territoire centrafricain. La semaine dernière, plus précisément le vendredi vers 13 heures, deux roquettes ont été tirées sur la ville d’Amdafock depuis le côté soudanais de la frontière, ouvrant une escalade majeure dans ce conflit qui dure depuis l’attaque des mercenaires russes du 16 septembre dernier.

 

Ngabo Nibissi Herman, habitant d’Amdafock, joint au téléphone par la rédaction du CNC, a témoigné de cet événement qui a semé la panique parmi la population locale. Les deux projectiles lancés par des “bandes armées arabes soudanaises” depuis la frontière soudanaise ont atteint leur cible centrafricaine, transformant ce qui était jusqu’alors un conflit de basse intensité en affrontement militaire direct.

 

La première roquette a touché les environs de la sous-préfecture d’Amdafock, tandis que la seconde est tombée près d’une mosquée située à proximité du marché central de la ville. Cette précision dans les tirs confirme soit une connaissance approfondie des lieux, soit l’utilisation d’armes de guerre sophistiquées par les assaillants soudanais.

 

Heureusement, ces tirs n’ont fait aucun mort selon les premières informations. Mais au-delà du bilan humain provisoire, c’est la nature même de l’attaque qui constitue un tournant dans cette crise. L’utilisation de roquettes ouvre le passage d’actions de représailles locales à une forme de guerre transfrontalière.

 

Cette escalade était prévisible après les menaces explicites proférées récemment par un général des Forces de soutien rapide soudanaises. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, ce responsable militaire avait promis de “brûler” Birao et Amdafock pendant la saison sèche. Les tirs de roquettes du vendredi semblent être la mise en application anticipée de ces menaces.

 

L’attaque s’inscrit dans la continuité directe du cycle de violences déclenché par les mercenaires russes le 16 septembre. Ces derniers avaient tué quatre à cinq éleveurs arabes soudanais avant de se retirer à leur base, laissant les populations civiles centrafricaines face aux conséquences de leurs actes.

 

Les représailles soudanaises s’étaient d’abord limitées à des incursions terrestres contre des villages centrafricains. Aujourd’hui, le passage aux tirs de roquettes montre une montée en puissance inquiétante des moyens mis en œuvre par les groupes soudanais.

 

Cette escalade pose des questions fondamentales sur la capacité de réaction du gouvernement centrafricain. Comment répondre à des tirs d’artillerie transfrontaliers quand on dispose d’une armée nationale aux capacités limitées ? Cette situation expose cruellement la faiblesse militaire du pays face à des adversaires mieux équipés.

 

Le choix des cibles est également révélateur. Viser la sous-préfecture et une mosquée près du marché central montre une volonté d’atteindre les symboles du pouvoir étatique et les lieux de rassemblement de la population. Cette stratégie vise autant à terroriser les civils qu’à défier l’autorité centrafricaine.

 

L’appel de Ngabo Nibissi Herman au gouvernement pour “renforcer les effectifs des forces armées centrafricaines au niveau de la frontière” résonne comme un cri de détresse. Les populations frontalières réalisent qu’elles sont abandonnées face à des adversaires qui n’hésitent plus à utiliser des armes lourdes.

 

Cette demande de renforcement militaire pousse à s’interroger. Avec quels moyens le gouvernement centrafricain pourrait-il faire face à des tirs de roquettes ? Les FACA disposent-elles d’équipements de défense antiaérienne ou de riposte à distance ? La réponse semble négative.

 

Cette impuissance militaire place le gouvernement centrafricain dans une position délicate. Il ne peut ni protéger efficacement sa frontière ni riposter de manière proportionnée aux attaques soudanaises. Cette situation d’infériorité militaire encourage probablement les groupes soudanais à poursuivre leurs actions.

 

L’utilisation de roquettes transforme aussi la nature du conflit du point de vue du droit international. Ces tirs constituent des actes d’agression caractérisés contre le territoire centrafricain qui justifieraient normalement une réaction diplomatique ferme et une saisine des instances internationales.

 

Pour les populations d’Amdafock et des villages environnants, ces tirs ouvrent l’entrée dans une nouvelle phase de terreur. Après avoir fui leurs villages face aux incursions terrestres, elles découvrent qu’elles ne sont plus en sécurité même dans les centres urbains supposés protégés.

 

Cette escalade compromet également davantage les perspectives de retour des populations déplacées. Comment convaincre les habitants des villages vidés de regagner leurs foyers quand même les villes subissent des bombardements ? L’exode risque de s’amplifier et de devenir définitif.

 

L’incident d’aujourd’hui confirme que la stratégie des mercenaires russes a parfaitement fonctionné. En attaquant puis en se retirant, ils ont créé un conflit durable qui justifie maintenant leur présence “protectrice”. Cette escalade leur offre l’opportunité de revenir en force pour “sécuriser” une région qu’ils ont eux-mêmes déstabilisée.

 

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