Wouya Mocko Abel, enlevé par les Mercenaires russes, reste introuvable, mais le sous-préfet d’Amdafock, Ramadan Abdelkader , est pointé du doigt

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Wouya Mocko Abel, candidat déclaré à la mairie d’Amdafok, ville frontalière avec le Soudan dans la préfecture de la Vakaga, a été enlevé à Bangui dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 octobre 2025 par des mercenaires russes. Sa famille et ses proches ignorent où il se trouve et les raisons de cet enlèvement.
Wouya Mocko Abel jouit d’une forte popularité dans sa localité d’Amdafock où il s’était déclaré candidat à la mairie pour les Élections municipales de décembre 2025. Alors que le 2 octobre dernier, l’Autorité Nationale des Élections avait ouvert le dépôt des candidatures pour les scrutins présidentiel, législatif et municipal, tout a basculer rapidement pour ce candidat qui se trouvait à Bangui.
Le candidat Wouya Mocko Abel s’apprêtait à se rendre à l’ANE pour déposer officiellement son dossier de candidature lorsqu’il a été enlevé par des mercenaires russes dans la nuit du mercredi à jeudi 2 octobre 2025. Depuis, il reste porté disparu. Aucune information n’a filtré sur le lieu où il est détenu ni sur les motifs de cet enlèvement.
Rappelons-le, cet enlèvement intervient quelques jours après une altercation verbale entre Wouya Mocko Abel et le sous-préfet d’Amdafock, Ramadan Abdelkader. Selon nos sources sur place, le sous-préfet a menacé directement le candidat par téléphone avec des propos criminels.
“Tout ce que je te dis au téléphone, tu peux enregistrer ma voix et fait tout ce que tu veux avec. Tu peux aller le déposer n’importe où, même au tribunal, je m’en fiche”, avait déclaré le sous-préfet à monsieur Wouya Mocko Abel . Ramadan Abdelkader a même ajouté : “Si tu étais sur place à Amdafock, tu verrais ce qui t’arriverait. Mais comme tu es à Bangui, je vais envoyer l’un des mes fils militaires pour te kidnapper”.
Le sous-préfet a même également tenté de lui coller une étiquette de “rebelle” au candidat Wouya Mocko Abel, affirmant qu’il serait “ rebelle lui-même ” et qu’il “collabore régulièrement avec des rebelles”. Nos sources indiquent que le sous-préfet a même menacé de faire tuer le candidat Wouya Mocko Abel, se vantant de pouvoir assumer publiquement ses propos devant n’importe quelle autorité.
Quelques jours après ces menaces explicites, Wouya Mocko Abel est effectivement enlevé à Bangui par des mercenaires russes.
Sur place à Amdafock, la tension monte. Les partisans du candidat Wouya Mocko Abel enlevé sont montés au créneau et pointent directement le sous-préfet Ramadan Abdelkader. Ils affirment que si quelque chose arrive à leur candidat, le sous-préfet et ses complices “vont finir mal”.
Cette mobilisation témoigne de la popularité de Wouya Mocko Abel dans sa localité et de la colère provoquée par son enlèvement.
Certains observateurs analysent cet enlèvement comme une stratégie pour disqualifier le candidat populaire. En le maintenant détenu jusqu’à la fin du délai de dépôt des candidatures, les auteurs de l’enlèvement l’empêcheraient de se présenter aux Élections municipales sans avoir à l’affronter dans les urnes.
Cette hypothèse expliquerait pourquoi l’enlèvement s’est produit précisément au moment où le candidat s’apprêtait à déposer son dossier à l’ANE. Si le délai expire pendant sa détention, il sera automatiquement exclu de la course à la mairie d’Amdafock.
Cette affaire s’ajoute pourtant à une longue série d’enlèvements, d’arrestations despotiques et de disparitions qui marquent la période pré-électorale en République centrafricaine. Le Dr Dominique Désiré Erenon, président du MDSP, a été arrêté à son arrivée à l’aéroport de Bangui. L’homme d’affaires Babanani croupit dans les cellules de l’OCRB après avoir été piégé.
Les mercenaires russes opèrent ouvertement sur le territoire national, enlevant des candidats politiques sans que les autorités centrafricaines ne réagissent. Cette situation transforme la période électorale en règne de la terreur où tout opposant ou candidat indépendant risque l’enlèvement.
Le lien direct entre les menaces du sous-préfet Ramadan Abdelkader et l’enlèvement de Wouya Mocko Abel interrogent sur la coordination entre l’administration territoriale et les forces étrangères opérant dans le pays. Un sous-préfet peut-il commander l’enlèvement d’un candidat politique par des mercenaires russes?
Cette affaire montre aussi l’impossibilité d’organiser des Élections libres et transparentes dans un pays où les candidats populaires sont enlevés avant même de pouvoir déposer leurs dossiers de candidature. Comment parler de démocratie quand les mercenaires russes kidnappent les candidats qui dérangent?
À Amdafock, ville frontalière éloignée de Bangui, les populations assistent impuissantes à l’enlèvement de leur candidat préféré, Wouya Mocko Abel. Cette situation montre l’abandon total des zones périphériques où les sous-préfets menacent ouvertement de faire tuer les candidats qui leur déplaisent, et où ces menaces se concrétisent quelques jours plus tard par des enlèvements.
La famille de Wouya Mocko Abel attend toujours des nouvelles. Ses partisans à Amdafock réclament sa libération immédiate. Mais dans la République centrafricaine de 2025, les enlèvements politiques se multiplient dans l’indifférence générale pendant que le régime prétend organiser des Élections démocratiques.
Aux dernières nouvelles, selon des informations du CNC, le candidat Wouya Mocko Abel serait maintenu dans le sous-sol du camp de Roux, devenu une prison sécrète des mercenaires russes à Bangui.
Affaire à suivre…
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)