Centrafrique : Faustin Archange Touadera, UN INTRUS EN POLITIQUE !

Publié le 30 juin 2022 , 8:10
Mis à jour le: 1 juillet 2022 1:21

 

Rédigé par Ernest Lakouéténé-Yalet

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 1 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Aujourd’hui, la cause est entendue, définitivement. La RCA, petite nation d’Afrique centrale, est en totale déliquescence. On le dit, on le sent; on voit ce pays et son peuple s’enfoncer, inexorablement, jour après jour, sans pouvoir stopper la gangrène politique qui les emporte.

Faustin-Archange Touadéra, à Paris, le 25 septembre 2017. © Christophe Morin/IP3/MAX PPP
Faustin-Archange Touadéra, à Paris, le 25 septembre 2017. © Christophe Morin/IP3/MAX PPP

 

Seule une infime et insignifiante poignée d’inconscients, d’illuminés, applaudisseurs invétérés et inconditionnels du régime d’incompétents de Bangui (du moins ce qu’il en reste), font encore, de temps à autres, semblant de croire qu’il existe un homme et une équipe aux commandes de ce pays… Mais le temps n’est pas loin qui nous débarrassera (souhaitons et espérons-le) de cette valetaille, en lui faisant ôter ses oeillères.

La tragédie qui se déroule dans ce pays porte un nom : Touadéra ! Le « président » le moins président qui soit, l’archétype de l’irresponsabilité en politique !

Nous autres avions, dès 2016, perçu les signes avant-coureurs de son échec politique programmé, et n’avons jamais cessé d’alerter, puis de le dénoncer. Au fil des mois et des années, rien, ni personne n’a pu démentir la justesse de nos analyses. Parce que les évidences ne se démentent pas; elles se constatent…

Le temps s’applique à révéler à la face du pays et du monde, dans toute sa nudité et cruauté, qui est réellement l’homme qui fait office ou qui « joue le rôle » de chef d’État à Bangui, sans incarner la noble fonction de PR, Touadéra. La seule évocation de son nom, la simple vue de son image suscitent chez les Centrafricains un mélange de gêne, de malaise, de dégoût, de honte, de révolte, de fureur…

Après s’être octroyé au forceps, selon les méthodes gangstériennes et dans les conditions que l’on sait son toujours très contesté 2ème mandat, depuis 15 mois, le voilà qui va d’échecs en échecs dans tout ce qu’il pense, fait, déclare ou touche.

L’un des tout récents moments les plus forts de l’humiliation qu’ait jamais subi un chef d’État, reste l’épisode mémorable du traitement méthodique et impitoyable que lui a réservé le journaliste camerounais Rémy Ngono, qui l’a ravalé au simple rang forr biennmérité de bandit, de grand voyou international, doublé d’une tête de proue, cerveau et protecteur de grands criminels, de « feymens », de fugitifs en rupture de ban, de repris de justice, etc, auxquels Touadéra s’amuse à accorder à tours de bras et en bon tyran la nationalité centrafricaine, en leur distribuant des passeports diplomatiques comme des petits jouets de Noël !

Ce coup-ci est tellement rude et inattendu qu’il laisse sans voix même ses supporters les plus zélés…

 

TOUADERA, COMME UN CADEAU EMPOISONNÉ DE BOZIZÉ…

 

Comment en est-on arrivé là? Comment a-t-il été possible qu’entre 1958 et 2022, sur une dizaine de chefs d’Etat (en incluant B. Boganda), la RCA soit en train de subir le PIRE chef d’Etat qui soit; celui-là même qu’on nous annonçait comme le plus « éclairé » ?

La vérité est qu’en 6 ans de présidence de Touadéra, notre peuple joue présentement sa survie en tant que Nation.

Nous n’hésitons pas une seconde à le dire :

La responsabilité politique et historique de cette originelle « faute de casting » incombe à une seule personne : François BOZIZÉ, PR entre 2003 et 2013.

En effet, quoi que l’on puisse penser, c’est lui et lui seul qui, devant tous les choix (sensés, pertinents, judicieux) possibles pour le poste de premier ministre, chef du gouvernement, poste hautement POLITIQUE, qui nécessitait une personnalité absolument POLITIQUE, si possible EXPERIMENTÉE, Bozizé est allé nous sortir de son chapeau Touadéra, un parfait inconnu, la personne la moins politique qui soit pour Le poste Le plus POLITIQUE.

Le journal « Jeune Afrique » dans son édition du 28 janvier 2008 titrait : « Un inconnu à la primature« . Ce qui n’était guère un compliment!!

Mais pourquoi ce type-là? Bozizé a dû avoir de bonnes raisons pour croire avoir déniché, ce 22 janvier 2008, la « perle rare ». Quelle perle? Voici quelques commentaires de l’époque: « C’est un illustre inconnu que le Président Bozizé a nommé au poste de PM. », « sans étiquette politique, il n’a jamais occupé de fonctions ministérielles », « on ne lui connaît pas d’engagement particulier dans la sphère politique », « personnage sans relief apparent, sa discrétion suscite déjà les critiques de l’opposition, qui qualifie son caractère de ‘taciturne’, à la limite du pathologique ». Mais Bozizé avait fait son choix!

S’il avait laissé ce bonhomme continuer de dérouler sa carrière enseignante, sans le précipiter dans une arène politique où il n’avait que faire, ainsi qu’il le montre dramatiquement depuis déjà 11 ans (5 ans comme PM, 6 ans comme PR), rien de grave ne serait arrivé. Or là, Bozizé avait pris une lourde et terrible responsabilité, un gros risque, pour lui-même, pour son gouvernement et pour le pays, en faisant porter à Touadéra un costume POLITIQUE, donc qui lui est étranger, et qui n’est pas de sa taille…

En ce sens, Touadéra n’a pas été, ni ne sera jamais un cadeau fait à notre pays.

 

BOZIZÉ MYSTIFIÉ ?

 

A l’instar de beaucoup de ses compatriotes, Bozizé n’a sûrement pas été insensible aux mythes qui chargent certains termes (« Professeur », « Docteur », « Mathématiques », « Universitaire », « Recteur »); l’association de ces termes peut avoir suscité dans le subconscient du Général des effets singuliers, la sensation de se trouver devant un surhomme, une créature exceptionnelle, susceptible de tout savoir, de tout pouvoir, de tout réussir, y compris en politique où il n’entend goutte. Après tout, n’est-il pas « professeur »?

Ainsi, naïvement mais de bonne foi, Bozizé pensait avoir fait le meilleur choix imaginable. Je doute fort qu’il puisse toujours le penser, a posteriori, 14 ans après.

En 2008, Touadéra fut certes une trouvaille, probablement une loterie politique. A présent, il n’a pas porté chance à son propulseur et mentor, il est même devenu un boulet cruellement encombrant, voire nuisible pour le pays et le peuple, qui ne rêvent que d’une chose: en être debarrassés, au plus vite et définitivement.

 

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