Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le parti Kwa Na Kwa exprime ses réserves quant aux résultats du scrutin présidentiel annoncés par le Conseil Constitutionnel centrafricain.
Le 9 janvier dernier, la formation politique avait déjà fait part de ses inquiétudes concernant le déroulement du vote organisé le 28 décembre 2025. Selon Kwa Na Kwa, de nombreuses anomalies auraient pu compromettre la fiabilité des chiffres officiels. Le parti avait alors demandé l’intervention des partenaires internationaux, notamment la Minusca, pour rectifier les données et préserver l’authenticité du choix citoyen. Cette démarche visait à garantir que les institutions nationales chargées de superviser le processus électoral puissent accomplir leur mission dans des conditions optimales.
Malgré l’incertitude planant sur l’issue du scrutin, le Kwa Na Kwa avait formulé une exigence claire envers le futur dirigeant. La paix, la cohésion entre les communautés et l’unité du pays devaient constituer les axes prioritaires de son action gouvernementale. Cette demande s’inscrivait dans une vision apaisée de l’après-élection, quelle que soit l’identité du vainqueur désigné par les urnes.
Le parti constate aujourd’hui que ses requêtes n’ont reçu aucune écoute favorable de la part des autorités. Kwa Na Kwa rappelle avoir proposé l’organisation d’un dialogue national avant même la tenue des Élections, suggestion formulée lors d’une rencontre avec Monsieur Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les opérations de maintien de la paix. Cette initiative préventive n’a jamais été prise en considération par les instances décisionnaires.
Le mouvement politique avait également réclamé l’ouverture d’une enquête indépendante sur les accusations graves de manipulation électorale rapportées pendant le scrutin. Cette demande est restée lettre morte, selon les représentants du Kwa Na Kwa. Les observateurs internationaux ont noté une participation globalement modeste lors de cette consultation électorale, loin des taux habituellement enregistrés dans des scrutins jugés mobilisateurs.
D’après l’analyse du Kwa Na Kwa, le résultat de cette présidentielle n’a pas dépendu de l’adhésion populaire aux différents candidats. Le parti estime que la victoire s’est jouée sur le contrôle exercé par celui qui disposait des leviers étatiques, gouvernementaux, médiatiques et du soutien de la communauté internationale. Cette lecture des événements suggère un déséquilibre profond dans les conditions de compétition entre les différents prétendants au pouvoir suprême.
La formation politique souligne ainsi que l’accès aux ressources institutionnelles a créé une asymétrie déterminante dans la campagne. Le Kwa Na Kwa maintient que cette configuration a faussé la nature même de la compétition démocratique, transformant ce qui devait être un choix libre en un exercice influencé par des facteurs extérieurs à la volonté des électeurs centrafricains.
Bossembélé : François Bozizé et trois ex-militaires renvoyés devant la Cour pénale spéciale
Lancien-President-centrafricain-Francois-Bozize – Rassemblement et coordination des forces : l’appel du général François Bozizé pour une lutte militaire unifiée en Centrafrique
La Cour pénale spéciale s’apprête à juger l’ancien président et trois hauts responsables militaires pour des actes remontant à son régime.
En effet, la Chambre d’assises de la Cour pénale spéciale a reçu mercredi 21 janvier 2026 le dossier dit « Bossembélé » opposant le Parquet spécial et les parties civiles à François Bozizé Yangouvonda et trois de ses anciens collaborateurs. L’ordonnance de renvoi du 9 septembre 2024, confirmée partiellement par un arrêt du 29 décembre 2025, établit les charges retenues contre chacun des prévenus.
L’ancien chef d’État doit répondre d’accusations de meurtres, d’emprisonnements arbitraires, de tortures et de disparitions forcées commis à Bangui, Bouar et Bossembélé. Ces faits auraient eu lieu notamment au Centre d’instruction militaire et à la maison d’arrêt entre février 2009 et le 23 mars 2013, période marquant la fin de son pouvoir.
Eugène Barret Ngaïkosset apparaît dans le dossier pour des accusations portant sur des meurtres, des détentions illégales et des actes de torture. Les lieux mentionnés incluent Bangui, Bossembélé et le Centre d’instruction militaire durant la même période que celle de l’ancien président.
Vianney Semndiro devra s’expliquer sur des faits allégués de privation de liberté, de torture et de disparitions forcées ayant causé de lourdes souffrances physiques et mentales. Son dossier couvre la période du 4 mai 2009 à mars 2011 dans les mêmes zones géographiques que ses coaccusés.
Firmin Junior Danboy, quatrième prévenu, voit son nom associé à des meurtres, des emprisonnements contraires au droit international et des tortures. Les accusations le concernant portent sur la période du 28 juillet 2011 au 23 mars 2013, principalement à Bangui et Bossembélé.
Un mandat d’arrêt international vise actuellement François Bozizé Yangouvonda, ce qui complique sa comparution devant la juridiction centrafricaine. Les autres prévenus devront prochainement participer aux conférences de mise en état, étape préparatoire aux débats judiciaires proprement dits.
La Cour pénale spéciale rappelle que tous les accusés bénéficient de la présomption d’innocence à ce stade de la procédure. Cette juridiction hybride, créée par la loi organique du 3 juin 2015, détient le mandat d’examiner les crimes de droit international perpétrés en République Centrafricaine depuis 2003.
Par ailleurs, l’action de la Cour pénale spéciale mérite reconnaissance pour avoir ouvert ce dossier sensible visant l’ancien régime. Toutefois, de nombreuses voix s’élèvent pour demander une équité judiciaire réelle et complète sur l’ensemble du territoire centrafricain. Plusieurs membres du gouvernement actuel, dont le ministre de la Justice lui-même, font l’objet d’accusations graves de crimes qu’il conviendrait d’examiner avec la même rigueur.
Les Mercenaires russes du groupe Wagner, présents sur le sol centrafricain, sont également auteurs de multiples exactions qui demeurent impunies à ce jour. L’affaire Hassan Bouba demeure dans tous les esprits : cet homme, placé sous la juridiction de la Cour, a été libéré de force par ces mêmes mercenaires sans que cela ne déclenche de réaction judiciaire appropriée.
La crédibilité de la Cour pénale spéciale dépendra de sa capacité à poursuivre tous les auteurs présumés de crimes, quelle que soit leur affiliation politique ou leur proximité avec le pouvoir en place. L’institution ne peut se limiter à examiner uniquement les dossiers concernant les opposants au régime actuel sous peine de perdre toute légitimité aux yeux de la population centrafricaine
Zemio : le sous-préfet échappe de justesse à un convoi russe
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/convoi-des-vehicule-zemio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Convoi des camions de la Minusca vers Zemio
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À Zemio, un incident routier a failli coûter cher au sous-préfet, contraint d’esquiver en urgence les mercenaires russes du groupe Wagner.
Le convoi russe venait de quitter Bangui, escortant des soldats FACA et plusieurs camions de carburant à destination de Zemio. Après avoir franchi Rafaï, les véhicules militaires sont entrés dans la ville où circulait justement le sous-préfet à moto. En voyant arriver le cortège à vive allure, l’autorité locale a dû réagir promptement et se rabattre sur le bas-côté pour éviter l’accident. Ses réflexes lui ont permis d’échapper au pire, mais l’aventure confirme d’une réalité désormais banale dans cette région de l’Est du pays.
Il faut rappeler que les mercenaires russes, même dans la capitale, circulent en effet selon leurs propres règles, sans égard pour les autres usagers ni pour les représentants de l’État. Sur les routes, ils occupent la chaussée en son centre, refusant de céder le passage ou de ralentir. Les conducteurs doivent s’écarter d’eux-mêmes sous peine d’être percutés, voire abattus. Cette attitude vaut partout où ils opèrent, y compris dans la capitale où ils ne montrent aucune déférence envers quiconque.
Un jour, en plein centre de Bangui sur l’avenue Barthélémy-Boganda, leur convoi a ainsi stoppé net celui de la MINUSCA en pleine circulation vers le quartier Lakouanga. Un mercenaire de la milice Wagner, sortant devant le convoi de la Minusca, a fait signe à la main aux caques bleus d’arrêter en attendant le passage du convoi russe, et les véhicules russes ont défilé devant eux sans ménagement avant de les laisser repartir.
À Zemio comme ailleurs, leur présence impose la même logique. Lorsqu’un mercenaire gare sa moto, il la laisse en pleine rue, jamais sur le côté. Les passants doivent la contourner avec prudence, car toucher l’engin peut valoir la mort. Cette domination par l’intimidation s’applique en toutes circonstances et ne souffre aucune exception. Les habitants ont appris à composer avec cette réalité quotidienne, sachant que contester revient à prendre un risque mortel.
Pendant ce temps, la vie reprend doucement à Zemio grâce aux chantiers Timo, ces travaux routiers manuels financés par la Banque mondiale. L’argent versé aux ouvriers ranime le marché local et pousse les déplacés à quitter progressivement les camps installés près de l’église catholique. Les familles reviennent faire leurs emplettes, les étals se garnissent à nouveau et l’activité économique redémarre peu à peu. Cette embellie demeure toutefois fragile et dépend largement de la continuité des programmes d’aide.
En outre, l’Église catholique a d’ailleurs acheminé des vivres vers Zemio avec l’appui de plusieurs organisations humanitaires. Ces distributions permettent de soulager les familles encore fragilisées par les mois de troubles qu’a connus la ville. Les denrées alimentaires arrivent par camions et sont réparties entre les habitants qui en ont le plus besoin. Le retour des activités commerciales et l’assistance alimentaire offrent un répit bienvenu à une population éprouvée par l’insécurité et les déplacements forcés.
Bangui : les hôpitaux demandent aux familles de récupérer leurs morts à cause des coupures électriques
Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Devant la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui, le seul corbillard de la mairie trône comme un symbole de racket institutionnalisé. Ce vieux véhicule bleu, marqué du logo municipal, est imposé à toutes les familles endeuillées, qu’elles aient besoin ou non de ses services. Pour récupérer un corps, chaque parent doit verser 15 000 francs CFA, une somme encaissée sans justificatif officiel. Même ceux qui habitent à quelques centaines de mètres et souhaitent transporter eux-mêmes leur défunt sont contraints de payer. Ce système, mis en place par les agents de la mairie et de la morgue, transforme chaque sortie de corps en une véritable taxe illégale, faisant du deuil des familles un marché lucratif. Photo Anselme Mbata / CNC
Les difficultés d’approvisionnement en courant qui touchent la capitale centrafricaine atteignent désormais les établissements de santé, empêchant le bon fonctionnement des morgues.
La situation énergétique qui frappe Bangui depuis plusieurs semaines vient de franchir un cap critique. Les établissements hospitaliers, pourtant censés disposer de générateurs de secours, subissent eux aussi les conséquences du délabrement du réseau électrique. L’Hôpital Communautaire, la clinique de MSF croulent déjà sous l’afflux de patients, mais voici qu’un nouveau danger émerge : l’impossibilité de conserver correctement les dépouilles.
Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, les directeurs des hôpitaux de la capitale ont lancé un appel urgent aux familles. Le message est direct : venez récupérer vos morts rapidement. Les coupures répétées de courant rendent impossible la réfrigération des corps entreposés dans les morgues. Sans électricité pour alimenter les chambres froides, la décomposition des cadavres devient inévitable.
Cette annonce confirme l’ampleur du naufrage du système de santé centrafricain. Les hôpitaux, censés représenter des îlots de sécurité même dans les pires crises, se retrouvent paralysés par un problème aussi basique que l’accès à l’électricité. Les équipements médicaux essentiels, les blocs opératoires, les couveuses pour nouveau-nés, tout dépend du courant. Quand celui-ci manque, c’est l’ensemble de la chaîne de soins qui s’effondre.
Les familles endeuillées se retrouvent maintenant dans une course contre la montre. Beaucoup n’ont peut-être pas les moyens d’organiser des obsèques dans l’urgence, d’autres vivent loin de la capitale. Certaines attendent l’arrivée de proches pour procéder aux rites funéraires selon leurs traditions. Mais la réalité technique ne laisse plus de choix : il faut agir vite, avant que les corps ne se dégradent.
Cette crise sanitaire s’ajoute à une longue liste de dysfonctionnements. Les infrastructures vieillissantes n’ont jamais été vraiment rénovées. Les décisions politiques tardent, les investissements manquent, et pendant ce temps, ce sont les citoyens ordinaires qui payent le prix fort. Les malades s’entassent dans des établissements surchargés, et maintenant, même les défunts ne trouvent plus de repos décent dans l’attente de leurs funérailles.
Les autorités n’ont pour l’instant communiqué aucun calendrier de rétablissement du courant. Les générateurs, quand ils existent, nécessitent du carburant que les hôpitaux peinent à se procurer régulièrement. Le cercle vicieux se poursuit : pas d’électricité, pas de soins appropriés, pas de conservation des corps. Dans un pays déjà fragilisé par des années d’instabilité, cette nouvelle défaillance vient rappeler combien les services publics les plus élémentaires restent précaires pour la population de Bangui
À Dakar, le 20 janvier 2026, une marée verte et jaune a submergé la capitale sénégalaise. Des dizaines de milliers de Sénégalais, du nourrisson porté sur les épaules au grand-père drapé dans le drapeau national, ont envahi les artères de la ville pour célébrer une victoire aussi intense qu’inattendue. Deux jours après avoir remporté la CAN au Maroc dans une finale polémique, les Lions de la Teranga sont rentrés en héros.
L’onde de choc festive sur l’économie et l’unité nationale
L’explosion de joie qui a suivi la victoire a été immédiate, massive et économiquement significative. Dès l’annonce du résultat, les rues de Dakar se sont remplies d’un flot humain ininterrompu pendant plus de 48 heures. Les estimations des forces de l’ordre et des médias locaux font état de près de 500 000 personnes alignées sur le parcours de la parade du 20 janvier. Cette ferveur a même dépassé les frontières sénégalaises. À travers toute l’Afrique centrale et de l’Ouest, des scènes de liesse ont été observées, notamment au Cameroun, où la finale a captivé des millions de téléspectateurs.
Bars, quartiers populaires et plateformes de divertissement, y compris celles liées au loto cameroun, ont enregistré une affluence exceptionnelle. Une preuve que les grandes affiches de la CAN dépassent largement le cadre sportif pour devenir de véritables événements sociaux. Les ventes de produits dérivés (maillots, drapeaux, accessoires aux couleurs nationales) ont connu un pic estimé à +300% par rapport à une semaine normale. Les commerces de restauration et les vendeurs ambulants le long du parcours ont réalisé des chiffres d’affaires record.
Une conquête titanesque lors d’une finale historique
L’équipe sénégalaise a su résister à une pression offensive marocaine conséquente, avec seulement 42% de possession en moyenne sur le tournoi. Leur défense, pilotée par un Kalidou Koulibaly impérial, a été la plus solide de la compétition, pour seulement 3 buts encaissés en 7 matchs, soit une moyenne de 0,43 but par match. À la 93e minute, l’arbitre Jean-Jacques Ndala, sur intervention de la VAR, a sifflé un penalty contestable en faveur du Maroc.
Dans un mouvement de colère rarement vu à ce niveau, l’ensemble de l’équipe sénégalaise, estimant avoir été lésée par l’annulation d’un but légitime quelques minutes plus tôt, a quitté le terrain. Le gardien Édouard Mendy, resté impassible, a finalement repoussé la tentative de Brahim Diaz, offrant une seconde chance à ses coéquipiers, ramenés sur la pelouse par l’inflexible Sadio Mané. En prolongation, ils ont dominé les duels (58% de duels gagnés) et ont créé les occasions les plus claires avant de trouver la faille.
Des héros salués par la nation
La route vers la gloire a été semée d’embûches. En finale face au Maroc, pays hôte et grand favori, le Sénégal a livré un match d’une intensité tactique remarquable. La statistique la plus parlante reste le score final, arraché à la 112e minute par Pape Gueye, mais elle cache une bataille acharnée. L’avion spécial des champions a été accueilli par le président Bassirou Diomaye Faye et le premier ministre Ousmane Sonko.
La présence du président de la République à l’aéroport, puis au palais présidentiel pour une réception solennelle, inscrit cette victoire dans le récit national. Dans son discours, le président Faye a salué « l’abnégation, la discipline et le mental d’acier » d’une équipe qui « a porté haut les couleurs du Sénégal et de toute l’Afrique ». Au cœur de cette glorification, la figure de Sadio Mané a atteint un statut de légende vivante. À 33 ans, celui qui a remporté tous les trophées majeurs en club a enfin offert à son pays le titre continental tant désiré.
Face à l’effondrement total des infrastructures routières, la population envisage sérieusement l’achat d’ânes et de chameaux pour se déplacer. Une régression historique sans précédent dans l’histoire moderne mondiale.
Jamais dans l’histoire contemporaine du monde un pays n’a connu une telle régression. Jamais une nation n’a consciemment préparé son retour vers une époque révolue depuis plus d’un siècle. Pourtant, c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui en République Centrafricaine sous la “septième république” que le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro tente d’imposer au pays.
Les Centrafricains se préparent, non pas à construire l’avenir, mais à replonger dans le passé. Un passé lointain, celui de l’époque pré-coloniale, celui des premières civilisations, celui où le véhicule automobile n’existait pas encore. Cette perspective, qui pourrait sembler surréaliste ou relever de la simple métaphore, est devenue une réalité concrète dont discutent sérieusement les populations à travers tout le territoire national.
Pont de Nana, situé à 30 kilomètres de Paoua sur la route de Bossangoa, en Centrafrique
De Bangui aux villes de province, les conversations tournent autour d’une même question: comment continuer à se déplacer quand les routes ne seront plus praticables ? La réponse qui émerge collectivement est aussi simple qu’inédite dans le monde moderne : il faudra retourner aux modes de transport d’il y a 150 ans. Des Centrafricains déclarent ouvertement se préparer à acheter des ânes et des chameaux au Tchad et au Soudan pour les ramener au pays, anticipant le jour où ces animaux de bât deviendront la seule option réaliste pour relier la capitale aux villes de l’intérieur.
Ce scénario, digne d’un récit de science-fiction inversée où l’humanité retournerait dans son passé, n’a rien d’une fantaisie. Il découle d’une décennie d’abandon méthodique et total des infrastructures routières par le régime Touadéra. Depuis dix ans que cet homme est arrivé au pouvoir, les travaux d’entretien et de réfection des routes et ponts du pays ont purement et simplement cessé. Le gouvernement se fiche éperdument de l’état des infrastructures qui permettent pourtant au pays de fonctionner.
Partout sur le territoire national, c’est la même catastrophe qui se déroule au ralenti mais inexorablement. Les ponts se dégradent, se fissurent, perdent leurs éléments structurels. Les routes disparaissent sous la végétation, deviennent des bourbiers pendant la saison des pluies, se creusent de nids-de-poule profonds comme des cratères. Et quand une réparation devient absolument indispensable pour éviter l’effondrement total, le gouvernement se contente de bricolages sommaires qui tiennent quelques mois avant de céder à nouveau.
Face à cette démission de l’État, ce sont les populations elles-mêmes qui tentent désespérément de maintenir en état les ouvrages dont elles dépendent pour leurs activités quotidiennes. Les agriculteurs qui doivent accéder à leurs champs, les commerçants qui doivent acheminer leurs marchandises, tous se retrouvent contraints de bricoler des réparations de fortune, d’organiser des cotisations villageoises pour acheter quelques planches ou barres de fer, en attendant vainement qu’un hypothétique partenaire étranger vienne peut-être un jour à leur secours.
Pont de Loumi, dans la Mambéré-Kadéi
Le pont de Loumi, sur la route de Batouri, dans la préfecture de Mambéré-Kadéï, offre l’illustration parfaite de cette descente aux enfers. Long de deux à trois kilomètres, cet ouvrage en bois qui enjambe un cours d’eau est devenu un piège mortel. Les planches se descellent, pourrissent, sautent. Les usagers qui doivent le traverser pour aller cultiver leurs terres avancent avec une prudence extrême, testant chaque pas, sachant qu’un faux mouvement pourrait leur être fatal. Personne n’intervient pour réparer sérieusement cet ouvrage vital. Il continue de se dégrader, jour après jour, jusqu’au moment où il s’effondrera complètement.
Des camions bloqués sur la route entre Sibut et Damara, dans le village Kangamoté, situé à 10 kilomètres de Sibut après l’effondrement d’un pont
Entre Damara, le village présidentiel situé à 75 kilomètres de Bangui, et Sibut, à 185 kilomètres de la capitale, un autre pont stratégique s’est partiellement effondré le mois dernier. L’embouteillage provoqué a bloqué des dizaines de gros camions de transport. La solution trouvée par le gouvernement atteint des sommets de cynisme : demander aux transporteurs de cotiser entre eux pour acheter des barres de fer et effectuer eux-mêmes une réparation provisoire. Une fois ce bricolage réalisé aux frais des victimes, la circulation a repris, sans aucune garantie ni engagement de l’État.
Pont de Nana, situé à 30 kilomètres de Paoua sur la route de Bossangoa, en Centrafrique
Le pont de Nana, situé à une trentaine de kilomètres de Paoua sur la route de Bossangoa, connaît le même sort. Et des dizaines d’autres à travers le pays. Partout, la même logique d’abandon, la même démission, le même délabrement programmé. Résultat : dans certaines régions, parcourir cent kilomètres nécessite désormais trois à cinq jours de voyage périlleux.
D’ici quelques années, disent les Centrafricains, il sera tout simplement impossible de circuler en véhicule entre Bangui et les villes de province comme Bambari, Bria, Paoua, Bozoum, Bocaranga, Nola, Boda, Obo, Bambouti ou Birao. Les routes seront devenues totalement impraticables. Il faudra alors charger ses bagages sur un chameau ou un âne, progresser lentement, s’arrêter régulièrement pour faire paître et abreuver l’animal, puis reprendre la route. Un mois, deux mois pour atteindre sa destination. Mais au moins, on arrivera.
La moto restera une option pour ceux qui peuvent se payer le carburant et accepter les risques sur des pistes défoncées. Certains évoquent même les moutons comme alternative. Nous sommes bien en 2025, mais les Centrafricains planifient sérieusement leur retour au 19ème siècle, à l’époque où leurs ancêtres se déplaçaient exactement de cette manière, avant l’arrivée des colonisateurs et de leurs routes.
Cette perspective d’une régression sans équivalent dans l’histoire moderne s’inscrit dans le contexte plus large de la “septième république” que Touadéra veut imposer au pays à l’approche des Élections de décembre 2025. Pendant que le régime se concentre sur ses manœuvres constitutionnelles pour permettre un troisième mandat illégal, pendant que les ministres accumulent scandales de corruption et détournements de fonds publics, le pays tout entier sombre dans un sous-développement qui dépasse l’entendement.
Les images du pont de Loumi, avec ses planches vermoulues s’étendant sur des kilomètres, resteront comme un exemple de cette décennie de destruction méthodique des infrastructures centrafricaines. Elles témoignent d’un phénomène unique au monde : un pays du 21ème siècle qui replonge volontairement, par la négligence criminelle de ses dirigeants, dans les conditions de vie du 19ème siècle. Une nation qui se prépare à abandonner la modernité pour retourner aux ânes et aux chameaux.
L’histoire retiendra que sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra, la République Centrafricaine est devenue le premier pays au monde à planifier consciemment son retour 150 ans en arrière. Un record mondial dont personne ne voudrait.
Gomon: un simple bonjour à une jeune fille lui coûte son emploi, la jalousie chinoise frappe encore sur un site minier
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/sur-le-site-minier-de-gomon-vers-gaga-dans-la-commune-de-yaloke-2.jpg” data-wpel-link=”internal”>Sur le site minier de Gomon, vers Gaga, dans la commune de Yaloké 2. Photo CNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Sur le site de l’Industrie Minière Centrafricaine (IMC) à Gomon, situé à 20 kilomètres de Yaloké, la jalousie d’un responsable chinois transforme un banal échange entre connaissances en cauchemar professionnel pour un conducteur des camions.
Le site de Gomon n’en est pas à sa première polémique. Géré par l’Industrie Minière Centrafricaine (IMC) qui exploite plusieurs sites dans le pays , notamment dans l’Ombella-Mpoko et la Nana-Mambéré , ce lieu est devenu tristement célèbre ces derniers mois.
On se souvient encore de l’incident au cours duquel des soldats chargés de la sécurisation du site avaient violemment frappé des civils, hommes et femmes, coupables d’avoir récupéré dans les poubelles des résidus de sable aurifère jetés par les exploitants chinois. Les images de ces tortures avaient largement circulé sur les réseaux sociaux, provoquant une vague d’indignation au sein de la population centrafricaine, au déla de Gomon.
C’est dans ce climat déjà tendu qu’une nouvelle affaire vient éclabousser le site minier de Gomon. La semaine dernière, le chef du site étant parti en congé, c’est son adjoint chinois qui assurait l’intérim. Cet homme aurait jeté son dévolu sur une jeune Centrafricaine récemment embauchée comme domestique sur la base pour laver les vêtements des employés chinois.
Mais ce que le responsable chinois ignorait, c’est que cette jeune femme connaissait déjà un conducteur des camions de l’entreprise, employé depuis trois ans au sein d’IMC à Gomon. Ils se côtoyaient dans le même quartier, dans le même village, sans pour autant être liés par une relation amoureuse. De simples connaissances de voisinage, rien de plus.
Lors de son passage sur le site, le conducteur croisa par hasard la jeune femme. Ils échangèrent quelques mots, un simple bonjour accompagné de nouvelles du quartier. Rien de plus banal entre voisins qui se retrouvent sur un lieu de travail commun.
Pourtant, cet échange simple fut observé par le responsable chinois, qui ne tarda pas à montrer des signes de jalousie exacerbée. Interprétant mal cette rencontre fortuite, il imagina une relation qui n’existait pas et décida de se venger du conducteur qu’il percevait désormais comme un rival.
Le responsable chinois se rendit aussitôt auprès du sous-lieutenant en charge de la sécurité du site de Gomon. Sans la moindre preuve, il affirma que le conducteur avait volé du carburant et exigea même que le soldat arrête l’employé et le frappe durement.
Bien que les soldats présents sur ces sites obéissent souvent aveuglement aux directives des responsables chinois, le sous-lieutenant, cette fois, fit preuve de discernement. Il se rendit sur le lieu de travail du conducteur et interrogea le responsable chinois local, qui affirma n’être au courant d’aucun vol.
Une fouille du domicile du conducteur fut également menée, sans qu’aucun carburant ne soit retrouvé. Face à ces éléments, le sous-lieutenant refusa de frapper l’employé, estimant qu’il n’y avait aucune preuve justifiant une telle violence.
Cette décision mit le responsable chinois dans une colère noire. Il insista lourdement, exigeant que le soldat passe outre les faits et frappe quand même le conducteur, mais le militaire tint bon.
Après avoir retenu l’employé depuis 8 heures du matin, il le libéra finalement vers 15 heures. Le sous-lieutenant estimait qu’il n’y avait aucune raison valable de maintenir cet homme en détention pour une accusation manifestement infondée.
Humilié par ce refus et incapable de se venger physiquement, le responsable chinois opta pour une autre forme de punition. Le licenciement immédiat du conducteur fut prononcé sans ménagement, balayant d’un revers de main trois années de service, de loyauté et de travail sur le site de Gomon.
Aucun préavis ne fut accordé, aucun motif légitime ne fut invoqué. Pire encore, le conducteur ne disposait même pas d’un contrat de travail en bonne et due forme qui aurait pu le protéger contre un tel abus.
Cette situation pousse les observateurs à s’interroger : comment un travailleur peut-il être licencié aussi facilement après trois ans de service, sans même disposer d’un contrat écrit ? La réponse se trouve dans les carences graves du système de contrôle du travail en Centrafrique.
L’Inspection du travail et le ministère en charge de ce secteur semblent totalement absents du terrain. Aucune vérification sérieuse n’est effectuée pour s’assurer que les entreprises, qu’elles soient chinoises ou autres, respectent le droit du travail centrafricain.
Cette absence de contrôle laisse libre cours à tous les abus. Les travailleurs centrafricains sur les sites miniers chinois sont ainsi livrés à eux-mêmes, sans protection juridique ni recours effectif.
Les responsables chinois font ce qu’ils veulent, bénéficiant d’une totale impunité. Et lorsque des voix s’élèvent pour dénoncer ces dérives, l’ambassade de Chine intervient, non pas pour corriger les comportements de ses ressortissants, mais pour faire taire les critiques.
Des pressions sont exercées, notamment sur le Haut Conseil de la Communication, afin de discréditer les témoignages et les dénonciations. Pourtant, ni l’ambassade de Chine ni le Haut Conseil ne se sont déplacés sur le terrain pour constater par eux-mêmes la réalité des faits.
Ils préfèrent se contenter de déclarations officielles et de communiqués, loin des réalités vécues quotidiennement par les travailleurs centrafricains. Cette attitude confirme un problème plus vaste : celui de la complicité passive, voire active, de certaines autorités nationales et locales qui perçoivent chaque mois de salaires versés par ces chinois.
En effet, les sommes d’argent versées par les entreprises chinoises aux autorités locales et nationales achètent leur silence. Ces montants permettent de fermer les yeux sur les violations des droits des travailleurs, sur les conditions de travail indignes, et sur les humiliations quotidiennes subies par les Centrafricains.
Tant que cet argent continuera de circuler, les autorités resteront les bras croisés. Elles laisseront leurs compatriotes souffrir en silence, sans jamais intervenir pour faire respecter les lois du pays.
Le cas de ce conducteur licencié pour un simple bonjour échangé avec une connaissance de quartier n’est donc pas une exception. Il est l’exemple parfait d’un système défaillant où les droits des travailleurs sont bafoués, où la dignité humaine est méprisée, et où l’argent dicte la loi.
Tant que les institutions centrafricaines ne reprendront pas leur rôle de régulation et de protection, ces abus continueront. Les travailleurs resteront à la merci de dirigeants étrangers qui ne répondent de leurs actes devant personne, et l’injustice perpétuera son règne sur les sites miniers du pays.
Le clepto-mythomane Maxime Balalou glorifie les FACA après leur débâcle de Bambouti
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-clepto-mythomane-maxime-balalou-porte-parole-du-gouvernement-centrafricain.webp” data-wpel-link=”internal”>Le clepto-mythomane Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement centrafricain
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le mythomane Maxime Balalou a tenté ce mardi de redorer le blason des Forces armées centrafricaines après leur déroute humiliante du 28 décembre dernier à Bambouti. Le clepto-mythomane a profité de sa conférence de presse pour transformer une fuite honteuse en victoire militaire.
« Je voudrais rapidement pour terminer, évoquer en passant la session sécuritaire du Haut-Mbomou comme vous le savez. Le gouvernement suit de près ce qui se passe dans cette préfecture, quelques perturbations due à des éléments égarés qui persistent dans l’heure », a commencé Balalou, mêlant approximations géographiques et minimisation des faits.
Ce que le porte-parole appelle pudiquement « quelques perturbations » cache une réalité autrement plus embarrassante pour le régime. Lors des affrontements du 28 décembre à Bambouti, les soldats FACA ont pris leurs jambes à leur cou en moins de quinze à vingt minutes. Certains ont abandonné leurs armes sur place, d’autres se sont précipités vers la base des casques bleus pour se réfugier, tandis que les plus dégourdis ont carrément déserté vers le Soudan du Sud, pays voisin situé au sud-est de la Centrafrique.
Le mythomane Balalou poursuit son récit alternatif : « Mais le gouvernement va prendre toutes les dispositions nécessaires à travers ces désinformations, ces manipulations et l’amplification par les ennemis de la paix de ces événements n’empêchera pas le gouvernement de remplir sa mission sous la très haute autorité du président de la république, chef de l’État. » Parler de « désinformation » quand les faits sont attestés par de nombreux témoins relève du culot habituel de Balalou. Les soldats centrafricains ont bel et bien fui le combat, laissant les Mercenaires russes du groupe Wagner venir ramasser les pots cassés. Ce n’est que vendredi dernier que les Wagner se sont déplacés au Soudan du sud pour rapatrier les fuyards et tenter de restaurer un semblant d’ordre. Entre-temps, le sous-préfet de Bambouti et son garde du corps ont été capturés lors des affrontements. Ils demeurent en captivité à ce jour, un détail que tout le monde connaît parfaitement mais que le mythomane préfère passer sous silence.
« Le gouvernement tient à rassurer tous les compatriotes du haut Oubangui que ces bandits de grands chemins seront rattrapés par la justice », déclare ensuite le porte-parole, écorchant au passage le nom de la préfecture du Haut-Mbomou qu’il semble découvrir.
Vient alors le morceau de bravoure du mythomane : « Au moment où je vous parle, les FACA sur le terrain font un travail remarquable et nous allons réduire définitivement cette cohorte de bandits de grands chemins qui n’ont pas compris que l’RCA a tourné le dos définitivement à l’aviance ». Un travail remarquable ? Les mêmes FACA qui ont abandonné leurs positions en un quart d’heure à Bambouti ? Les mêmes qui ont couru se réfugier chez les Russes comme des enfants apeurés ou qui ont fui jusqu’au Soudan du Sud ? Le mythomane Balalou ne recule devant aucun mensonge pour maquiller cette débandade militaire en opération couronnée de succès.
La vérité, c’est que sans les mercenaires russes, les forces gouvernementales ne tiendraient pas une journée face aux groupes armés. La fuite pathétique du 28 décembre le prouve une fois de plus. Mais au lieu de reconnaître cette dépendance totale vis-à-vis de Moscou, le porte-parole préfère chanter les louanges de soldats qui ont déserté leur poste et laissé le sous-préfet se faire capturer.
« Le gouvernement rassure nos compatriotes du retour dans un bref délai de la sécurité de cette région afin que, là où les Élections n’ont pas pu être organisées, tout cela repris pour que notre pays continue de s’enraciner dans cette démocratie chèrement acquise », conclut le mythomane Balalou dans un charabia qui trahit son embarras.
Cette « démocratie chèrement acquise » dont il parle s’appuie donc sur des mercenaires russes et des soldats centrafricains incapables de tenir une position plus de vingt minutes. Le Haut-Mbomou, où les Élections n’ont effectivement pas pu se tenir, demeure une zone hors contrôle malgré les rodomontades du mythomane.
Les habitants de Bambouti, eux, savent très bien ce qui s’est passé le 28 décembre. Ils ont vu les FACA déguerpir à toute vitesse. Ils ont vu leur sous-préfet et son garde du corps se faire capturer. Ils ont vu les Russes arriver ensuite pour colmater la brèche. Aucune propagande de Maxime Balalou ne pourra effacer ces images de la mémoire collective. Le clepto-mythomane peut bien qualifier ce fiasco de « travail remarquable », personne n’est dupe. Les mercenaires russes font le vrai boulot pendant que les forces gouvernementales jouent les figurants apeurés.
Les miliciens Azandé demandent à la CPS d’ouvrir des enquêtes sur les appuis militaires du gouvernement centrafricain et des Mercenaires russes à leur mouvement
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/les-miliciens-azande-en-formation-a-obo-en-avril-2024.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les miliciens Azandé pendant leur formation par les mercenaires russes de la société Wagner
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le régime de Faustin-Archange Touadéra vient de franchir un cap dans l’absurde. Alors que la tension grimpe dans le pays, voilà que des médias proches du pouvoir tentent d’impliquer des figures de l’opposition dans la création et l’armement des milices Azandé.
La manipulation grotesque du régime
C’est à n’y rien comprendre. Ce sont eux qui ont encouragé ces miliciens. Ce sont eux, avec les mercenaires russes, qui les ont formés pour les intégrer dans l’armée nationale. Ce sont eux qui en ont incorporé une partie dans les rangs des forces armées centrafricaines. Ce sont eux qui ont arrêté les chefs de ces mêmes miliciens à Bangui. Ce sont eux qui ont créé les problèmes et fait monter la tension. Ce sont eux qui ont provoqué l’affrontement avec les miliciens autodéfense Azandé. Et aujourd’hui, ils manipulent des journaux à leur solde pour faire croire que des personnalités politiques originaires de ladite région du Haut-Mbomou seraient derrière ces milices, qu’elles les auraient formées et armées.
C’est de la folie pure. Les mercenaires russes eux-mêmes, en janvier 2025, ont mis la main sur six chefs de miliciens Azandé déjà incorporés dans l’armée nationale. Ils les ont placés dans un premier temps à la section de recherche et d’investigation de la Gendarmerie. Ensuite, ils sont revenus le soir et en ont enlevé deux. Presque un an après, ces deux hommes demeurent introuvables. C’est précisément cela qui a mis le feu aux poudres et énervé les miliciens Azandé contre les forces russes et gouvernementales dans le Haut-Mbomou.
Le gouvernement sait parfaitement qui est à l’origine de ce chaos. C’est lui-même, c’est l’État, c’est le président Touadéra avec ses mercenaires russes. Et maintenant, ils essaient d’accuser les autres. Accuser de quoi exactement ? Qui a enlevé ces deux chefs de miliciens Azandé à Bangui ? Jusqu’à présent, ils sont introuvables. Qui les a enlevés ? Il faut dire la vérité.
Depuis cet événement, tout le monde, députés inclus, réclame que ces anciens miliciens enlevés soient retrouvés. Ils sont actuellement introuvables. Et le pouvoir ose prétendre que si la tension monte, c’est parce que d’autres personnes manipulent les miliciens autodéfense Azandé? Il faut être sérieux.
Face à cet article mensonger publié par ces griots du régime, les miliciens autodéfense Azandé ont décidé de répliquer.
La réponse cinglante des Azandé
Dans un communiqué publié le 11 janvier 2026, le New Azande Aakg Force exprime sa stupéfaction. “Quelle surprise en RCA !”, lancent-ils d’emblée.
Ils rappellent les faits sans détour : “Ils nous ont créé, armé jusqu’aux dents, formé 200 combattants, incorporés en partie sur 5000 combattants, mettant en réserve 4800 AAKG.” Leur déploiement en juin 2024 à Bossangoa, Paoua, Nana-Bakassa, Bozoum, Bouar, Yalinga, Batangafo et Sam-ouandja visait à chasser les rebelles du 3R et de l’UPC de tous les chantiers miniers. C’est grâce à ces opérations que l’embargo sur les diamants et l’or a pu être levé. “Est-ce que c’est dans le compte de Mboli-Goumba et Doubane que ce travail a été réalisé ?” interrogent-ils.
Dans le Haut-Mbomou, ils ont mené des opérations pour libérer Mboki, Zemio, Dembia et Banangui aux côtés des forces gouvernementales et russes. “Est-ce dans le compte des opposants qu’on commettait ces crimes ? Soyons sérieux un peu.”
Les armes récupérées sur les fronts leur ont été confiées, et c’est avec cet arsenal que le mouvement a acquis sa supériorité militaire. Pour eux, c’est une honte nationale de nier cette réalité.
La milice demande à la Cour Pénale Spéciale d’ouvrir des enquêtes sur les contributions du gouvernement centrafricain et des mercenaires russes Wagner dans la mise en place du mouvement, sa formation, son incorporation dans l’armée, ainsi que sur les financements en matériel logistique et carburant. “C’est comme si le gouvernement centrafricain et les mercenaires russes Wagner ont oublié cet aspect.”
Leur message se termine par un avertissement : “Dans la vie il ne faut pas sciemment nuire à la vie d’autrui. Il faut avoir le courage d’assumer les conséquences de nos irresponsabilités sans jeter l’éponge sur l’autre.“
Les coulisses du scrutin de décembre 2025 ont désormais un nom, celui d’un ancien mécanicien devenu stratège de l’ombre.
Personne n’avait vu venir le coup. En juillet 2025, lorsque les premières tendances des Élections du 28 décembre 2025 sont tombées, l’entourage présidentiel a réalisé que Touadera risquait une défaite retentissante. La panique s’est installée au sein du MCU, car les chiffres réels des urnes montraient un rejet massif du président sortant, Baba Kongoboro.
C’est alors qu’un homme a surgi avec une solution inattenée. Joseph Binguimalé, ancien chauffeur-mécanicien qui avait déjà présidé la Commission Electorale Indépendante sous Bozizé entre 2010 et 2011, a proposé une manœuvre simple mais redoutable. Son idée : empêcher la remise des procès-verbaux aux délégués de l’opposition dans les bureaux de vote.
Fort de son expérience passée à la tête de la CEI, cet homme connaissait tous les rouages du système électoral centrafricain. Il savait exactement où frapper pour neutraliser toute contestation crédible. Son parcours atypique, du garage d’ambassade à la présidence d’une commission électorale, lui avait appris comment manipuler les mécanismes administratifs.
Sans ces documents, impossible pour les candidats rivaux de contester les chiffres annoncés par l’ANE. Le stratagème a fonctionné à merveille, permettant au président sortant d’éviter la déroute redoutée. Recruté en urgence comme conseiller technique de la direction de campagne, Binguimalé a ainsi déployé son savoir-faire acquis au fil des années.
La manigance n’aurait jamais pu réussir sans la complicité active du dispositif électoral. L’Autorité nationale des Élections a appliqué le plan à la lettre, tandis que le gouvernement fermait les yeux sur cette entorse aux règles. Les représentants de l’opposition se sont retrouvés les mains vides, incapables de prouver les irrégularités qu’ils dénonçaient.
Le résultat a été proclamé au premier tour avec 76,15% des suffrages pour Touadera, malgré les protestations. Dologuélé et Dondra ont immédiatement crié à la fraude, dénonçant les pratiques de l’ANE. Mais leurs recours semblent voués à l’échec devant une Cour constitutionnelle désormais acquise au pouvoir.
Ce conseil justement avait été remanié quelques années plus tôt. Parmi ses membres figure désormais Jean-Pierre Ouaboué, oncle maternel du président, nommé Président du nouveau conseil constitutionnel. Cette nomination a facilité l’aval juridique du processus du coup d’État électoral, transformant ce qui aurait pu être un camouflet politique en victoire officielle.
L’opération s’inscrit dans la continuité du coup d’état constitutionnel de 2023. Ce référendum avait supprimé la limitation des mandats présidentiels, ouvrant la voie à un troisième mandat de Touadera. Le coup d’état constitutionnel s’est ainsi parachevé en coup d’état électoral grâce à l’ingéniosité de Binguimalé.
Aujourd’hui, l’architecte de cette prouesse attend sa récompense. Des cotisations circulent au sein du pouvoir pour rémunérer Binguimalé à la hauteur de son intervention décisive. Le poste d’ambassadeur en Allemagne est évoqué, bien que d’autres options soient à l’étude pour cet ancien mécanicien devenu stratège électoral.
L’homme qui réparait jadis les voitures de l’ambassade et qui présida brièvement la CEI sous Bozizé pourrait bientôt diriger une mission diplomatique. Son parcours affirme une réalité centrafricaine où les loyautés anciennes et les services rendus au bon moment ouvrent toutes les portes.
Binguimalé rentre donc avec son magot, en attendant sa nomination. Le MCU et ses alliés peuvent souffler, la menace d’une défaite électorale ayant été écartée grâce à cette ruse administrative. Les deniers publics coulent désormais librement vers ceux qui ont permis de conserver le pouvoir, comme si le pays leur appartenait en propre.
Le colonel Léonard Mbélé anticipe-t-il un conflit armé à Obo ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Antenne-de-la-radio-zereda.jpg” data-wpel-link=”internal”>Antenne de la radio zereda à Obo. copyright CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un déploiement militaire inhabituel dans la ville d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, provoque l’incompréhension des habitants depuis lundi dernier.
En effet, le préfet du Haut-Mbomou, l
e colonel Léonard Mbélé, a pris lundi une décision qui alimente toutes les conversations dans la ville. Il a ordonné la mise en place d’un dispositif des forces armées centrafricaines sur plusieurs sites jugés stratégiques. Cette initiative arrive alors que la localité ne connaît aucune tension particulière, ce qui alimente naturellement les interrogations.
Les habitants d’Obo cherchent à comprendre ce qui motive réellement ce renforcement sécuritaire. Depuis des mois, la ville vit dans un calme relatif malgré la présence des Mercenaires russes dans l’ancienne base américaine. Aucun affrontement n’a été signalé entre groupes armés et aucune menace précise ne pèse apparemment sur la population civile.
Pourtant, les soldats FACA ont investi plusieurs endroits de la ville avec leurs armes et leur équipement. Parmi les sites concernés, l’antenne d’Orange Mobile située près du quartier Lakouanga offre un exemple clair de cette nouvelle configuration.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/antenne-orange-a-obo-photo-cnc.webp” data-wpel-link=”internal”>Antenne Orange à Obo. Photo CNC
Rappelons que le pylône de l’opérateur téléphonique Orange Télécom Centrafrique fonctionne grâce à des groupes électrogènes et des panneaux solaires installés dans un espace clos comprenant un petit bâtiment technique.
Mais lundi 26 janvier 2026, les jeunes gardiens du site ont eu la surprise de découvrir cinq soldats postés devant le portail d’entrée. Face à cette présence inattendue, les jeunes employés ont d’abord réfléchit à rebrousser chemin dans la tranquillité. Mais les soldats FACA, qui les ont vu d’ailleurs en train de repartir, les ont intimé l’ordre de revenir. Ils leur ont expliqué la situation.
Les soldats ont demandé aux gardiens d’ouvrir le portail en précisant que le préfet leur avait ordonné de s’installer sur place. Déconcertés par cette information, les employés ont fini par ouvrir l’accès et les cinq hommes en armes ont pris possession du bâtiment. Depuis, ils y ont établi une position permanente sans donner davantage de précisions sur la durée de leur présence.
Ce scénario ne constitue pas un cas unique dans la ville d’ailleurs. La radio Zéréda, une station communautaire appréciée des habitants, a également reçu la visite d’un détachement militaire identique. Les journalistes ont vu débarquer cinq soldats lourdement armés qui leur ont tenu exactement le même discours concernant les ordres du préfet Mbélé.
L’équipe de la radio n’avait reçu aucun avertissement préalable de cette installation forcée dans leurs locaux. Les journalistes ont dû accepter cette nouvelle réalité sans vraiment avoir leur mot à dire. D’autres secteurs de la ville auraient également été investis par les forces de sécurité selon plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants.
Cette multiplication des positions militaires intrigue d’autant plus que la menace reste floue aux yeux de la population. Les véritables dangers auxquels sont exposés les citoyens d’Obo ne proviennent pas de groupes armés extérieurs mais plutôt des forces censées assurer leur protection. Les mercenaires russes de Wagner multiplient les tirs intempestifs depuis leur base tandis que les soldats centrafricains occupent désormais des sites civils.
D’ailleurs, quelques heures avant le déploiement ordonné par le préfet, les mercenaires installés dans l’ancienne base américaine ont justement procédé à un exercice de tir prolongé. Les salves ont débuté vers neuf heures du matin et se sont poursuivies durant plusieurs heures. Même les soldats centrafricains n’avaient pas été informés de cette opération et ont ressenti une vive inquiétude en entendant les détonations.
Ces démonstrations de force font partie des habitudes récurrentes des mercenaires russes qui semblent vouloir rappeler leur présence à la population. Ils tirent régulièrement en l’air sans raison apparente, créant un climat d’insécurité permanent dans la ville. Les habitants subissent ces manifestations bruyantes qui n’ont d’autre but que d’intimider et de maintenir la peur.
La population d’Obo se retrouve ainsi coincée entre deux sources d’angoisse. D’un côté, les mercenaires russes terrorisent par leurs tirs aléatoires et leur comportement imprévisible. De l’autre, les forces nationales occupent maintenant des positions fixes dans des lieux civils sans justification compréhensible pour les habitants.
Le colonel Léonard Mbélé n’a fourni aucune explication publique sur les raisons profondes de ce redéploiement massif. Les habitants continuent leurs activités quotidiennes tout en essayant de décrypter les intentions réelles du préfet. L’ambiance dans les rues reste chargée et les discussions tournent inévitablement autour de ce dispositif militaire dont personne ne saisit la finalité
Ouanda-Djallé : un serpent caché dans un puits tue un élève de 13 ans après sa chute dans le trou
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/la-population-de-ouanda-djalle-se-reunissent-autour-de-helicoptere-de-la-Minusca.jpg” data-wpel-link=”internal”>La population de Ouanda-Djallé vient regarder l’hélicoptère de la Minusca
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un jeune garçon de 13 ans a trouvé la mort vendredi à Ouanda-Djallé après un accident survenu sur le chemin de l’école coranique. L’élève est tombé dans une fosse septique en construction, déclenchant une série d’événements aux conséquences dramatiques pour le pauvre garçon.
Les accidents domestiques continuent d’endeuiller les familles centrafricaines, particulièrement dans les zones où les infrastructures de sécurité font défaut.
Vendredi 23 janvier 2026en soirée, un groupe d’adolescents se dirigeait vers l’école coranique à Ouanda-Djallé, appelée école de guirail, pour y suivre leur enseignement habituel. Le trajet, qu’ils empruntaient régulièrement, passait par plusieurs concessions privées du quartier. Dans l’une de ces concessions, un habitant avait récemment creusé un trou destinée à la construction d’une fosse septique.
Alors que les jeunes marchaient en file, l’un d’entre eux, âgé de 13 ans, suivait légèrement en retrait du groupe. Dans l’obscurité du soir, le garçon n’a pas aperçu le puits et y est tombé brutalement. Ses camarades, qui marchaient devant lui, n’ont rien remarqué et ont poursuivi leur chemin vers l’école, ignorant totalement l’accident qui venait de se produire.
Au fond de la fosse, l’adolescent s’est mis à crier de toutes ses forces pour alerter les passants. Ses appels à l’aide ont fini par attirer l’attention d’une vieille dame qui habitait à proximité du lieu de l’accident. Malgré son âge avancé, elle s’est rendue à l’école de guirail pour signaler l’incident aux enseignants.
Les maîtres ont immédiatement interrompu leurs cours et se sont rendus sur place. Arrivés au bord du puits, ils ont reconnu l’un de leurs élèves au fond de la fosse. Ils l’ont saisi par les bras et l’ont extrait. À leur grande surprise, le jeune garçon semblait en parfaite santé et ne présentait aucune blessure apparente. Son comportement était tout à fait normal, ce qui a rassuré ses sauveteurs. Il a pu rentrer chez lui par ses propres moyens et a rejoint sa famille sans assistance.
Quelques heures plus tard, l’état du garçon a commencé à se dégrader de manière inquiétante. Il s’est plaint à ses parents de malaises persistants et d’une gêne croissante dans tout le corps. Face à l’aggravation rapide des symptômes, la famille l’a transporté d’urgence à l’hôpital local. Malgré les soins prodigués, l’adolescent est décédé peu de temps après son admission, plongeant ses proches dans la stupeur.
Les parents ne parvenaient pas à expliquer comment leur fils, qui paraissait intact après sa chute, avait pu mourir si soudainement. Poussés par le besoin de comprendre, ils sont retournés inspecter le puits dans lequel l’accident s’était produit. Lors de cette vérification, ils ont fait une découverte macabre : un gros serpent se trouvait au fond de la fosse. Le reptile a été immédiatement tué par les membres de la famille et les voisins présents.
Cette découverte a apporté une explication tragique à la mort du jeune garçon. Les parents ont compris que leur fils avait été mordu par le serpent lors de sa chute, mais que ni lui ni ses sauveteurs n’avaient remarqué la morsure dans l’obscurité et la confusion du moment. Le venin s’était ensuite propagé progressivement dans son organisme, provoquant les malaises constatés et conduisant au décès de l’adolescent.
Le corps de la victime a depuis été inhumé selon les rites funéraires musulmans. Cette tragédie rappelle les dangers que représentent les travaux non sécurisés dans les zones résidentielles, particulièrement pour les enfants qui circulent dans l’obscurité. L’absence de signalisation ou de protection autour des fosses en construction constitue un risque mortel qui aurait pu être évité avec de simples mesures de précaution.
24 heures après l’embuscade meurtrière qui a coûté la vie à la gendarme Félicité Tenda, les Mercenaires russes commencent à agresser les villages aux alentours de Bossangoa
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-mercenaires-russes-en-operation-vers-le-site-minier-de-balaka-en-republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires russes en opération vers le site minier de Balaka, en République centrafricaine
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dimanche dernier, Bokine a reçu la visite des mercenaires russes de la milice Wagner. Ces derniers ont molesté plusieurs habitants du village situé à 21 kilomètres de Bossangoa, les soupçonnant d’avoir aidé les assassins de la gendarme Félicité Tenda.
Cette descente musclée intervient deux jours après l’embuscade qui a coûté la vie à Félicité Tenda sur la route de Nana-Bakassa. Les mercenaires russes de Wagner estiment que les villageois sont de mèche avec les coupeurs de route et ont décidé de leur faire payer.
Plus d’une vingtaine de personnes ont été frappées et menacées par ces éléments de la milice Wagner. Ils ont parcouru le village en cherchant à obtenir des informations sur les bandits qui ont tendu l’embuscade. Les habitants ont été accusés de cacher des détails importants sur l’identité et la localisation des assaillants.
Les mercenaires russes de Wagner n’ont fait aucune distinction dans leurs actions. Hommes et femmes ont été pris à partie sans que personne ne puisse apporter de réponses satisfaisantes aux questions posées. La population de Bokine se retrouve ainsi prise entre deux dangers : les bandits sur les routes et les exactions des mercenaires de la milice Wagner.
Par ailleurs, une nouvelle tension dans cette zone surgit. L’arrivée d’éleveurs transhumants sur les axes Bossangoa-Gbangayanga, Bossangoa-Ouham-Bac et Nana-Bakassa a créé des frictions importantes entre communautés. Les troupeaux détruisent les champs et les cultures, ce qui provoque des affrontements récurrents entre agriculteurs et bergers.
Les habitants de Bokine font face désormais à une situation encore plus compliquée. D’un côté, les bandits qui opèrent sur la route et attaquent les voyageurs. De l’autre, les mercenaires russes de Wagner qui viennent les accuser de collaboration et les maltraiter sans preuve.
Ouanda-Djallé : le cri de détresse des réfugiés soudanais et retournés centrafricains abandonnés à leur triste sort
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/dans-le-camp-des-retournees-centrafricains-et-des-refugise-soudanais-a-ouanda-djalle-dans-la-vakaga-photo-cnc.webp” data-wpel-link=”internal”>Dans le camp des retournèes centrafricains et des refugisé soudanais à Ouanda-Djallé, dans la Vakaga. Photo CNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le site de Gbougou -Bénga à Ouanda-Djallé abrite des réfugiés soudanais et des retournés centrafricains dans des conditions difficiles. Leur délégué, Grébaï Jean-Baptiste, dénonce l’absence d’eau potable et d’assistance médicale.
La situation humanitaire dans certains camps de réfugiés soudanais en Centrafrique demeure inquiétante, particulièrement dans les zones frontalières où convergent déplacés et retournés.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/ousme-ibrahim-yacoub-responsable-des-retournes-et-refugies-soudanais-a-ouanda-djalle.webp” data-wpel-link=”internal”>OUSME IBRAHIM YACOUB., responsable des retournés et refugiés soudanais à Ouanda-Djallé
OUSME IBRAHIM YACOUB, délégué des réfugiés soudanais et des retournés centrafricains installés dans le camp des refugiés soudanais de Gbougou -Bénga, dans la ville de Ouanda-Djallé, a accepté de briser le silence sur le quotidien difficile de ses compatriotes. Son témoignage montre une réalité que beaucoup ignorent encore dans le pays.
une femme refugiée soudanais dans le camp à Ouanda-Djallé, dans la Vakaga. Photo CNC
L’accès à l’eau potable constitue le premier défi majeur pour les occupants du camp de Gbougou -Bénga. Les femmes doivent parcourir entre un et deux kilomètres à pied pour atteindre la forêt. Une fois sur place, elles descendent dans des trous creusés pour puiser l’eau nécessaire aux besoins quotidiens de leurs familles. Cette corvée épuisante se répète chaque jour pour la cuisson, la boisson et la lessive.
Au-delà de l’eau, la question alimentaire aggrave davantage la situation des réfugiés. Les denrées de base manquent cruellement dans le camp, laissant des centaines de personnes dans l’incertitude alimentaire. Cette pénurie touche particulièrement les groupes les plus fragiles de la communauté.
La santé représente un autre sujet de grave inquiétude pour le délégué OUSME IBRAHIM YACOUB. Le camp abrite de nombreuses personnes âgées, des femmes du troisième et quatrième âge, ainsi que des centaines de mineurs. Ces populations vulnérables ne bénéficient d’aucune assistance médicale adéquate. Certains malades décèdent sans avoir reçu le moindre soin, faute de structures sanitaires fonctionnelles.
En effet, pour comprendre la présence de ces réfugiés à Ouanda-Djallé, il faut remonter aux événements de 2013-2014. Les affrontements entre la Séléka et les Anti-Balaka avaient contraint des milliers de Centrafricains à fuir vers le Soudan voisin. Accueillis à la frontière, ils avaient obtenu le statut de réfugiés et vécu plusieurs années dans des camps soudanais.
La situation a basculé en 2023 lorsque de violents combats ont éclaté au Soudan entre l’armée régulière et les groupes rebelles. Les réfugiés centrafricains installés depuis une décennie ont alors décidé de rentrer au pays. Des Soudanais fuyant également les violences ont choisi de les accompagner vers la Centrafrique, espérant y trouver la sécurité.
Arrivés ensemble à Ouanda-Djallé, ces deux groupes se sont installés dans le camp de Gbougou -Bénga. Mais leurs conditions de vie se sont progressivement détériorées au fil des mois. L’absence d’aide humanitaire régulière a transformé leur refuge en un lieu de souffrance quotidienne.
Devant cette situation catastrophique, Jean-Baptiste Grébaï lance un appel solennel aux autorités centrafricaines. Il sollicite également l’intervention des organisations humanitaires nationales et internationales comme le HCR. Son message insiste sur l’urgence d’assister les personnes âgées et les enfants qui représentent la majorité des occupants du camp.
Le délégué espère que son témoignage sensibilisera les décideurs et les partenaires humanitaires. Selon lui, une visite sur place suffirait à constater l’ampleur de la détresse qui frappe ces populations oubliées de Ouanda-Djallé.
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Le spectacle du ministère des Mines sur le chantier minier chinois de Gobolo: débandade générale, sortie des armes, tentative d’attaque des agents par les soldats FACA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/sur-le-chantiers-miniers-chinois-de-gobolo-dans-la-nana-mambere-apres-le-passage-des-inspecteurs-du-ministere-des-mines-photo-cnc.webp” data-wpel-link=”internal”>Sur le chantiers miniers chinois de Gobolo, dans la Nana-Mambéré après le passage des inspecteurs du ministère des mines . Photo CNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Une mission de routine des inspecteurs du ministère des mines sur le chantier minier de Gobolo bascule dans un scénario digne de la mafia colombienne. Dans cette sous-préfecture de Aba, ces agents de l’État ont failli se faire tirer dessus par des militaires censés protéger l’État. Leur crime ? Vouloir ouvrir le coffre-fort d’or des Chinois et compter les travailleurs illégaux du site.
Tout à commencé comme une surprise générale. Treize heures pile, ce samedi 24 janvier 2026. Deux pick-up BJ-75 soulèvent des nuages de poussière sur la piste menant au camp minier de Goubolo, dans la sous-préfecture d’Aba, Nana-Mambéré. Personne ne les attend. À bord, des agents du ministère des Mines venus contrôler les activités d’extraction aurifère menées par les Chinois.
Arrivée à Gobolo, les véhicules des inspecteurs s’arrêtent devant la base minière chinoise. Le sergent chef, responsable de la sécurité du camp, sort à leur rencontre. Les salutations sont brèves, les présentations rapides. L’homme connaît déjà la raison de cette visite surprise.
Il les conduit directement vers le bâtiment principal où se trouve le patron chinois. La tension monte déjà dans la base. Les inspecteurs entrent dans le bureau du patron chinois.
Les camions à l’arrêt sur le chantier minier chinois de Gobolo, dans la sous-préfecure de Aba, au nord-ouest de la Centrafrique. Photo CNC
Les agents du ministère se présentent très rapidement, exhibent leurs ordres de mission. Ils viennent vérifier la conformité des opérations minières. Contrôle de routine. Le patron chinois les écoute à peine. Dans sa tête, une seule autorité compte en Centrafrique : le président Touadéra. Personne d’autre n’a le droit de venir l’ennuyer.
Il se lève brusquement et commence à crier. Sa voix monte, agressive, cassante. Qui leur a donné l’autorisation de venir ici ? Pourquoi personne ne l’a prévenu ? Il tape du poing sur la table. Les inspecteurs restent calmes, imperturbables. Ils ont l’habitude de ces démonstrations.
Après plusieurs minutes de protestations, le Chinois comprend que ces hommes ne repartiront pas sans avoir fait leur travail. Il change de tactique, accepte maintenant de leur montrer la carrière d’extraction.
Le groupe se met en marche immédiatement vers la zone d’exploitation. Le patron chinois ouvre la voie, suivi des inspecteurs. En marchant, le chinois lance quelques phrases rapides en mandarin à ses compatriotes restés en arrière. Les mots sont brefs, codés, mais le message passe. Cachez les Camerounais et autres choses importantes. Vite. Maintenant.
Dès que le groupe s’éloigne, les Chinois demeurés sur la base s’activent et se précipitent vers le commandant Lamtagué. Cet officier FACA est le directeur du service de sécurité de l’IMC, industrie minière de Centrafrique. Les chinois lui disent quelques choses rapides, et il comprend immédiatement ce qu’on attend de lui.
Le commandant Lamtagué
En quelques minutes, l’opération de camouflage se met en place. Le commandant Lamtagué rassemble une quarantaine d’ouvriers camerounais qui travaillent clandestinement sur le chantier. Il leur ordonne de le suivre rapidement. Suivez-moi. Il les conduit vers la forêt qui borde le camp, leur montre des zones où se cacher.
Pendant que le patron chinois fait visiter la carrière aux inspecteurs, montrant les engins, expliquant les techniques d’extraction, ses compatriotes effacent toute trace de présence camerounaise. Les hommes disparaissent entre les arbres. Le camp change de visage en moins de 5 minutes.
Quand les inspecteurs reviennent de la zone d’exploitation, ils décident de passer aux vérifications concrètes. Ils veulent fouiller les bâtiments, voir les dortoirs, contrôler les papiers. Le patron chinois ne peut refuser sans éveiller davantage les soupçons. Il accepte du bout des lèvres.
Les agents procèdent méthodiquement, porte après porte. Dans les baraquements, ils découvrent 16 Chinois. Présentez vos documents. Mais la surprise est de taille. Seulement deux parmi ces 16 chinois qui ont produit leur papier en règle. Les 14 autres prétendent avoir laissé leurs papiers à Bangui.
Le mensonge est tellement grossier qu’il en devient insultant. Tout le monde sait que la plupart de ces chinois viennent du Cameroun voisin, franchissent la frontière sans autorisation, travaillent sans permis. Mais les inspecteurs n’insistent pas pour l’instant. Ils prennent des notes.
La fouille continue pour retrouver les autres travailleurs sans papiers. Mais les camerounais sans papier sont tous partis, personne se trouvent dans la base, laissant un seul qui a été surpris.
Mais les inspecteurs sont loin de terminer leur travail. Ils interrogent maintenant le patron sur la production. Combien de grammes d’or récupérez-vous par jour ? La réponse tombe, précise, préparée d’avance. Quatre-vingt-dix-huit grammes quotidiens. Un chiffre dérisoire pour un site de cette envergure. Les inspecteurs se regardent. Personne n’y croit.
Montrez-nous la quantité produite. Le Chinois reste silencieux. Il refuse de répondre. Les agents insistent. Où stockez-vous l’or extrait ? Ils commencent à fouiller les bureaux, ouvrent des tiroirs, inspectent les armoires métalliques. Au fond d’une pièce, ils tombent sur un coffre-fort massif.
Voilà donc où se cache la vérité. Ouvrez ce coffre immédiatement. Nous devons filmer son contenu. Le patron chinois refuse, et maintient sa position.
La tension grimpe d’un cran. Les chinois comprennent que ça commence à devenir dur. Ils font appel discrètement au commandant Lamtagué pour intervenir et menacer les inspecteurs.
Voilà que le commandant Lamtagué décide d’intervenir, mais d’une stratégie digne des parrains mafieux. Mais comme il a reçu ses instructions depuis longtemps, il connait la stratégie. Son rôle est simple : créer le chaos, perturber l’inspection, empêcher l’ouverture du coffre à tout prix. Maintenant, le commandant Lamtagué fait un signe discret à ses hommes. Les soldats FACA savent ce qu’ils ont à faire.
Plusieurs soldats armés surgissent soudainement, fusils à la main. Ils encerclent les inspecteurs, pointent leurs armes vers eux.
La bousculade commence. Les soldats crient, font mine de charger leurs armes. Le bruit du sélecteur résonne. Tout est fait pour terroriser, désorienter, briser la détermination des inspecteurs. L’un d’eux sort son téléphone, compose le numéro du ministère à Bangui. La communication passe rapidement.
À l’autre bout de la ligne, l’alerte est donnée. Le ministère des mines contacte immédiatement l’état-major des forces armées. Que se passe-t-il à Gobolo? Pourquoi des soldats menacent-ils des agents de l’État en mission officielle ? Les téléphones s’agitent entre Bangui et Gobolo. Des ordres contradictoires fusent.
Progressivement, la situation se désamorce. Les soldats abaissent leurs armes, reculent de quelques pas. Le commandant Lamtagué a atteint son objectif. Les inspecteurs sont secoués, leur concentration brisée. Ils ne parlent plus du coffre-fort. L’histoire du contenu est passée au second plan. La diversion a fonctionné à merveille.
Pendant ce temps d’agitation, d’autres choses ont été cachées, déplacées, effacées.
Après des heures de confrontation, les agents du ministère comprennent qu’ils ne pourront pas aller plus loin aujourd’hui. Le commandant Lamtagué et ses soldats ont réussi leur mission. Le travail des inspecteurs est paralysé, leur détermination ébranlée. L’objectif des militaires complices est atteint.
Mais les inspecteurs ne repartent pas les mains vides. Ils ont vu assez pour prendre une décision ferme. Au niveau de la carrière d’exploitation, ils bloquent immédiatement toute activité. Le permis d’exploitation est suspendu avec effet immédiat. Plus aucune machine ne doit fonctionner jusqu’à régularisation complète de la situation.
Le soir tombe sur Gobolo. Les inspecteurs passent la nuit sur place, dans des conditions difficiles. Ils ne font confiance à personne. Le lendemain, dimanche, ils quittent Gobolo pour Rondji, un autre site minier situé à 18 kilomètres d’Aba. Là aussi, l’IMC exploite de l’or avec des méthodes douteuses.
Mais pendant la nuit, les téléphones fonctionnent. Les Chinois de Gobolo appellent leurs compatriotes de Rondji. Les inspecteurs arrivent demain. Préparez-vous. Cachez tout ce qui doit l’être. Le même scénario va pouvoir se rejouer. Le réseau se mobilise, se protège, se camoufle.
À Rondji, comme à Yaloké, comme à Gomon, partout où l’or attire les aventuriers sans scrupules chinois, la mafia fonctionne à plein régime. Et ceux qui protègent cette mafia portent l’uniforme de l’armée centrafricaine. Pour quelques dizaines de milliers de francs CFA glissés dans la poche, ils vendent leur pays, trahissent leur mission.
Quand les Chinois donnent un ordre, les soldats FACA exécutent sans poser de questions. Peu importe que ce soit légal ou non. Peu importe que des agents de l’État soient menacés. L’argent parle plus fort que le devoir. Cette réalité empoisonne l’exploitation minière en Centrafrique depuis des années.
Le commandant Lamtagué n’est qu’un pion dans ce système. Au-dessus de lui, d’autres tirent les ficelles. Des officiers supérieurs qui touchent des enveloppes plus grosses. Des responsables politiques qui ferment les yeux contre des avantages juteux. Un réseau entier qui prospère sur le dos du pays.
Mais ce qui est sur, à Gobolo, tout s’est arrêté sur le chantier minier chinois. Les machines sont silencieuses, les pelleteuses immobiles. Les inspecteurs ont retiré provisoirement le permis d’exploitation aux Chinois et bloqué toutes les activités.
D’ailleurs, sans les travailleurs camerounais cachés dans la forêt, le site ne peut de toute façon plus fonctionner.
Soixante-quinze pourcent de la main-d’œuvre qui sont des camerounais clandestins a disparu dans la nature. Le camp ressemble à une ville fantôme. Le ministère des Mines a remporté une victoire, mais le travail reste colossal face au nombre de sites clandestins de l’IMC qui parsèment le pays
Au ministère des mines, CNC vous tire le chapeau d’or, Félicitation, mais il y’a des erreurs à corriger prochainement.
Ça commence à devenir fou dans ce pays. Voilà comment un agent de l’aéroport international Bangui Mpoko intimide un voyageur muni d’un visa espagnol qui devait passer par Paris
Bangui-Mpoko-excellent.jpg” data-wpel-link=”internal”>aéroport international de Bangui Mpoko
Un agent de l’aéroport international de Bangui M’Poko, visiblement ignorant, a remis en question le parcours d’un voyageur centrafricain qui devait transiter par Paris avant de descendre à Barcelone en Espagne. Ignorance totale transformée en harcèlement administratif.
Il est important de souligner que le passager avait quitté Bangui quelques semaines plus tôt pour se rendre à Yaoundé au Cameroun par la voie terrestre. Son objectif était simple : obtenir son visa Schengen auprès de l’ambassade d’Espagne à Yaoundé. Les démarches aboutissent et le visa lui est délivré sans difficulté, sur la base des documents qu’il a fourni, vu qu’ici à Bangui, l’ambassade de France fait régulièrement le gros dos pour un simple visa Schengen.
De retour à Bangui, il ne fait qu’une courte escale. Le temps de récupérer ses bagages, de saluer sa famille et de leur dire au revoir avant le grand départ. Il a déjà acheté son billet pour l’Europe : un vol Air France avec transit par Paris, puis correspondance vers Barcelone en l’Espagne par le bus qui est généralement moins chère.
Arrivé à l’aéroport international Bangui M’Poko pour son embarquement, il se présente au contrôle avec ses documents en règle. C’est là qu’un agent l’intercepte et commence à examiner son itinéraire d’un œil suspicieux. La question tombe sèchement : pourquoi tu as un visa espagnol et tu achète un billet d’avion de France ? Pourquoi ce jeu ? Tu n’as pas droit d’aller à Paris. Ton visa est pour l’Espagne.
L’interrogation laisse le voyageur sans mot. Incroyable! L’agent semble ignorer totalement le fonctionnement de l’espace Schengen, pourtant connu de millions de voyageurs à travers le monde. Un visa délivré par n’importe quel État membre autorise le transit et la circulation dans l’ensemble des pays de la zone. Passer par Paris avec un document espagnol ne viole aucune disposition réglementaire. Mais l’agent refuse d’entendre raison.
Face à l’absence d’arguments juridiques solides, il adopte une autre stratégie. Il sort son téléphone portable et mime un appel vers un hypothétique supérieur hiérarchique ou un service compétent. Quelques instants passent dans un silence calculé, puis il revient vers le passager avec un air entendu. Comme s’il venait de recevoir une confirmation que lui seul pouvait comprendre, il affiche une posture d’expertise qui vise à intimider plutôt qu’à informer.
Ce petit théâtre à l’ivoirienne n’a rien d’exceptionnel dans cet aéroport. Il s’inscrit dans une pratique courante où certains agents cherchent moins à appliquer les règles qu’à impressionner les voyageurs. L’intimidation devient un outil de travail, une manière d’affirmer une autorité qui ne repose sur aucune base légale ni aucune connaissance réelle des textes internationaux.
Voilà maintenant la RCA fonctionne. Comme personne ne dirige ce pays, chacun dans son petit coin fait sa propre loi. Le pays est livré à des incompétents, des voyous, des criminels, des chercher à manger de tout genre.
Création d’une nouvelle base arrière des rebelles soudanais du FSR au nord de la Centrafrique
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-officiers-rebelles-du-FSR-soudanais-en-conclave-dans-la-ville-soudanaise-dAmdafock.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le général soudanais Gazouli en train de prendre parole en face de ses collègues officiers rebelles soudanais du FSR réunis en conclave à Amdafock.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
De la ville D’Amdafock à Saraïbo, le territoire centrafricain accueille une nouvelle base des rebelles du FSR soudanais. Cette implantation se réalise grâce aux Mercenaires russes et à un réseau de complicités soigneusement tissé.
Les Forces de soutien rapide soudanaises utilisent désormais cette zone frontalière centrafricaine comme sanctuaire opérationnel. Depuis cette base arrière, les combattants se replient du Soudan, reçoivent armement et entraînement, puis retournent au front au gré des affrontements. Ce va-et-vient s’effectue sans aucune autorisation des autorités municipales de la Vakaga.
La milice Wagner joue un rôle déterminant dans ce dispositif. Les mercenaires russes assurent la formation militaire, fournissent les équipements et supervisent l’organisation logistique de cette base clandestine. Leur présence permet aux rebelles soudanais d’opérer en toute tranquillité sur le sol centrafricain.
Cette installation couvre un vaste espace qui s’étend d’Amdafock jusqu’à Sarayebo, puis de Saraïbo vers Birao, et de Boromata à Saraïbo. Le tout, sans accord du sultan-maire de Birao, autorité locale pourtant légitime. Face à la puissance de Wagner, les autorités centrafricaines demeurent impuissants et ne peuvent intervenir.
Les Arabes soudanais et tchadiens impliqués dans cette opération ont désigné leurs propres chefs de village et de quartier. Ces nominations se font sans validation officielle des autorités centrafricaines. Ils s’imposent ainsi sur le territoire en créant une administration parallèle.
La liste des responsables désignés par ce réseau comprend plusieurs noms. Abdoulaye Ouassaloum dirige le village d’Amgalo, Abdoulaye Mamidoulet contrôle Cercollo Rascecuo, tandis qu’Issa Krittah et Abdoulaye Akiloer supervisent Katali Atim. S’ajoutent Assir Rissen, Hamat Wadi, Adam Tamal et Ramdane Temeye.
D’autres figures complètent cette structure de commandement. Issa Kreen, Hamide Assen, Lias Carf Mahamat Rabaarite, Achauatt Chailout Nauretine, Rissu Tatani et Treef Naim occupent des positions stratégiques. Alkhale Bagata, Oumar Ideben, Malidsa Hamidi Bleieu et Atata Gatosksi renforcent ce maillage territorial.
La liste se prolonge avec Kalifa Idriss Salet, Yatoni Tamo, Farya Mahana (ou Karane), Ale Dago, Ali Ahamat et Carato. Tous ces individus ont été choisis et positionnés par le réseau pour exercer une autorité de facto sur les villages et quartiers de cette zone septentrionale.
Mahamat Al-Khatim, chef du Mouvement patriotique pour la Centrafrique, facilite cette entreprise. Ce Tchadien d’origine arabe salamata maintient des liens étroits avec les rebelles soudanais du FSR par le biais d’affinités ethniques. Son représentant militaire Garwa et son représentant civil Abdallah Garambota coordonnent les activités depuis 2013.
Abdallah Garambota se présente comme maire de cette zone avec Adam Tambale comme adjoint. Tous deux entretiennent des contacts réguliers avec Amdockoune et Amdiradile au Soudan. Leur projet dépasse le cadre militaire et vise l’exploitation commerciale et agricole des terres occupées.
Les récoltes issues de ces territoires seraient acheminées vers le Soudan et le Tchad. Aucun droit foncier n’est reconnu par le sultanat local ni par l’administration centrafricaine. Cette appropriation territoriale s’opère au mépris total de la souveraineté nationale.
Abdallah Garambota entretient des liens de parenté avec Mahamat Al-Khatim. Ensemble, ils tentent d’imposer une nationalité étrangère sur des portions du territoire centrafricain. Le général Andadaglo, qui dirige les opérations du FSR soudanais, bénéficie ainsi d’un refuge sécurisé.
L’accord signé entre Al-Khatim et le gouvernement centrafricain n’a produit aucun résultat tangible. La collaboration maintenue avec Wagner permet au contraire de perpétuer l’instabilité. Les Soudanais et Tchadiens impliqués agissent librement dans une zone où l’État centrafricain semble absent.
Cette enclave échappe désormais à tout contrôle national. Elle fonctionne simultanément comme base militaire pour les rebelles du FSR et comme zone d’exploitation économique. Les intérêts étrangers s’y déploient sans entrave pendant que les autorités locales, paralysées par la présence de Wagner, assistent impuissantes à cette partition rampante du territoire.
Interview exclusive : Maître Martin Mbério dénonce l’impunité de la Minusca dans l’affaire des quatre employés licenciés
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/invite-inconnu-pour-interview.png” data-wpel-link=”internal”>Maître Martin Mbério
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Juriste et avocat reconnu en droit du travail, Maître Martin Mbério a accepté de nous livrer son analyse sur le dossier des quatre employés licenciés par la MINUSCA en octobre 2023. Sans langue de bois, il décortique cette affaire qui traîne depuis plus d’un an et dénonce les manœuvres d’obstruction qui empêchent la justice de suivre son cours.
Corbeau News Centrafrique : Bonjour Maître Martin Mbério. Merci d’avoir accepté notre invitation. Vous avez suivi de près l’affaire des quatre employés licenciés par la MINUSCA. Quel regard portez-vous sur cette situation qui traine jusqu’à ce jour ?
Martin Mbério : Bonjour. Écoutez, quand j’ai pris connaissance de ce dossier, j’ai été franchement choqué. On parle de quatre hommes qui ont été jetés dehors comme des malpropres, sans aucune forme de procès, sans respecter la moindre règle du droit du travail centrafricain. Ce qui me frappe d’emblée, c’est l’arrogance avec laquelle tout ça s’est passé. Ces gens ont été convoqués à une réunion le 3 octobre 2023, et on leur a annoncé leur renvoi comme on annoncerait la météo.
CNC : vous parlez d’une violation du droit du travail. Pouvez-vous préciser ?
Martin Mbério : C’est même un cas d’école de ce qu’il ne faut pas faire. Le Code du travail centrafricain est très clair : tout licenciement doit être motivé par une faute grave ou par des raisons économiques valables. L’employé doit recevoir une notification écrite, un préavis, des indemnités compensatoires. Rien de tout ça n’a été respecté. Ces hommes ont été suspendus oralement lors d’une réunion, sans aucun document officiel. On leur a simplement dit de partir et de ne plus revenir. C’est une violation manifeste de la loi.
CNC : Le motif invoqué par la MINUSCA serait un message WhatsApp jugé menaçant.
Martin Mbério : justement, parlons-en de ce fameux message. D’après ce que j’ai pu comprendre, l’un des employés, Géhu Gouandjia, a envoyé un message à son supérieur Tony Mushimbete. Dans ce message, il exprime sa frustration face au blocage d’un dossier qui traîne depuis décembre 2022. Il dit clairement que si l’affaire n’est pas réglée à l’amiable, il saisira la justice. Où est la menace là-dedans ? C’est au contraire l’expression d’un droit fondamental. Tout citoyen peut saisir les tribunaux quand il estime que ses droits ont été bafoués.
CNC : Pourtant, les responsables de la MINUSCA ont considéré ce message comme une menace de mort. Vous, de votre côté, vous pensez quoi ?
Martin Mbério : C’est soit de la mauvaise foi, soit de l’incompétence totale. Dire “si vous ne réglez pas ce problème, j’irai au tribunal”, ce n’est pas menacer quelqu’un de mort. C’est annoncer qu’on va utiliser les voies légales. Si on commence à licencier les gens parce qu’ils menacent de saisir la justice, on ne vit plus dans un État de droit. Et ce qui est encore plus révélateur, c’est que lors de la réunion du 3 octobre, Mushimbete a dit texto : “Que vous ayez participé à la rédaction de ce message ou pas, la décision est prise.” Donc même l’implication individuelle n’a pas été examinée. C’est un licenciement collectif arbitraire.
CNC : en plus, des propos très graves auraient été tenus lors de cette réunion.
Martin Mbério : Oui, et ça montre bien le mépris de certains expatriés pour les Centrafricains. Ali Lumanisha, un Congolais de la RDC qui était présent, s’est permis de traiter ces employés de “féticheurs et sorciers”. Ce sont des insultes racistes qui n’ont rien à faire dans un cadre professionnel, encore moins au sein d’une institution des Nations Unies. Et apparemment, personne n’a réagi. Les autres responsables présents ont laissé passer ça sans broncher. C’est révélateur d’une culture de l’impunité.
CNC : L’Accord de Siège entre la RCA et l’ONU ne donne-t-il pas une certaine marge de manœuvre à la MINUSCA ?
Martin Mbério : l’Accord de Siège est très clair sur ce point. Il stipule que les employés centrafricains de la MINUSCA sont soumis au droit du travail centrafricain. Ce n’est pas négociable. La MINUSCA doit respecter le Code du travail comme n’importe quel employeur opérant en République centrafricaine. Elle n’a aucun droit de s’affranchir de nos lois. Les immunités diplomatiques protègent les fonctionnaires internationaux dans l’exercice de leurs missions, pas dans la violation des droits des travailleurs locaux.
CNC : Il y aurait un autre problème lié au statut même de ces employés.
Martin Mbério : Absolument, et c’est peut-être encore plus scandaleux que le licenciement lui-même. Ces quatre hommes étaient embauchés comme journaliers, c’est-à-dire avec des contrats à la journée renouvelés quotidiennement. Or le Code du travail limite ce type de contrat à deux ans maximum. Passé ce délai, l’employé doit automatiquement basculer en contrat à durée indéterminée avec tous les droits qui vont avec : primes, congés payés, couverture médicale, cotisations retraite.
CNC : Et combien de temps ces hommes ont-ils travaillé comme journaliers ?
Martin Mbério : d’après les informations disponibles à ma possession, certains ont cumulé jusqu’à huit ans sous ce statut. Huit ans à être payés à la journée, sans aucune garantie, sans droits sociaux. C’est une fraude massive. La MINUSCA a délibérément maintenu ces employés dans la précarité pour éviter de leur donner de vrais contrats. Et ils ne sont probablement pas les seuls dans ce cas. Il y a certainement des dizaines, voire des centaines d’employés locaux de la MINUSCA qui subissent le même sort.
CNC : que s’est-il passé après le licenciement de ces quatre hommes ?
Martin Mbério : c’est là que l’affaire devient vraiment suspecte. Apparemment, des dossiers ont été déposés auprès de l’inspection du travail, du ministère du Travail et du ministère des Affaires étrangères. La MINUSCA a été convoquée à trois reprises par le ministère des Affaires étrangères pour s’expliquer. Et à chaque fois, les représentants de la mission ont refusé de se présenter. Vous imaginez un employeur privé qui ferait ça ? Il serait sanctionné immédiatement. Mais la MINUSCA se croit au-dessus des lois.
CNC : Les dossiers déposés auraient mystérieusement disparu.
Martin Mbério : oui, et c’est incroyable. Des dossiers officiels déposés dans des ministères ne disparaissent pas comme ça par magie. Au ministère des Affaires étrangères, impossible de les retrouver. Au ministère du Travail, même constat. Il y a forcément quelqu’un qui a fait en sorte que ces documents s’égarent. Et quand on voit les moyens dont dispose la MINUSCA, on peut légitimement se poser des questions.
CNC : Des noms circulent concernant d’éventuelles manœuvres d’obstruction. Mais qui est alors derrière cette manœuvre ?
Martin Mbério : effectivement, plusieurs sources concordantes évoquent le nom du DMS, le numéro deux de la MINUSCA, qui se serait déplacé en personne auprès de la ministre du Travail, Annie-Michelle Mouanga. Pourquoi le DMS interviendrait-il personnellement pour une affaire de licenciement de quatre journaliers ? Ça n’a aucun sens, sauf si la MINUSCA sait qu’elle est en tort et cherche à étouffer le scandale.
CNC : Le nom de l’ancien ministre et ancien procureur Firmin Findiro est également évoqué dans ce dossier. Mais il s’agit de quoi ?
Martin Mbério : Oui, et c’est probablement l’élément le plus bouleversant de toute cette histoire. Firmin Findiro , qui était procureur de la République, agirait désormais comme intermédiaire pour le compte de la MINUSCA. Plusieurs témoignages le situent dans différents services administratifs, au ministère du Travail, au ministère des Affaires étrangères. Il rencontrerait des responsables en privé, et curieusement, après ses passages, les dossiers se bloquent ou disparaissent.
CNC : Vous pensez qu’il y a eu corruption ?
Martin Mbério : Je ne peux pas l’affirmer formellement, mais tous les indices convergent dans ce sens. Un magistrat qui circule dans les ministères au moment même où des dossiers disparaissent, c’est pour le moins étrange. Et quand on sait que la MINUSCA brasse des milliards, on peut imaginer qu’elle a les moyens de graisser des pattes pour faire disparaître les problèmes gênants. Findiro connaît parfaitement le système judiciaire et administratif centrafricain. Il sait où appuyer, qui voir, comment bloquer une procédure.
CNC : cette affaire confirme -t-elle un problème plus large concernant la MINUSCA ?
Martin Mbério : Sans aucun doute. Ce qui arrive à ces quatre employés n’est que la partie visible d’un système. La MINUSCA emploie des centaines de Centrafricains dans des conditions précaires, en violation du droit du travail. Ces employés n’osent pas se plaindre parce qu’ils ont besoin de leur salaire pour nourrir leur famille. Et quand certains osent réclamer leurs droits, on les écrase sans pitié.
CNC : vous parlez d’un sentiment d’impunité chez certains expatriés.
Martin Mbério : Ce n’est pas un sentiment, c’est un fait. Ces gens bénéficient d’immunités diplomatiques qui les mettent à l’abri de toute poursuite en Centrafrique. Ils le savent et certains en abusent. Mushimbete l’a dit clairement lors de la réunion : “Nous n’avons pas peur de vous.” C’est une déclaration de mépris total pour les Centrafricains et pour la justice centrafricaine. Ces expatriés se comportent comme des petits colons qui peuvent faire ce qu’ils veulent sans jamais rendre de comptes.
CNC : quelle est la responsabilité du gouvernement centrafricain dans cette affaire ?
Martin Mbério : le gouvernement est dans une position inconfortable, je le comprends. D’un côté, il doit protéger ses citoyens et faire respecter le droit du travail national. De l’autre, il ne peut pas se permettre de froisser la MINUSCA, dont la présence reste importante pour le pays. Mais cette équation ne peut pas justifier qu’on abandonne quatre travailleurs qui ont été traités comme des chiens. Si le gouvernement cède aux pressions, il renonce à sa souveraineté.
CNC : pensez-vous que certaines autorités ont été corrompues ?
Martin Mbério : je pense que certaines ont subi des pressions, et que d’autres ont peut-être cédé à des propositions financières. Quand vous voyez des dossiers qui disparaissent, des convocations qui restent sans réponse, un ancien procureur qui circule partout, vous êtes en droit de vous interroger. La ministre du Travail a reçu le DMS. Que se sont-ils dit ? Pourquoi le dossier est-il bloqué depuis au ministère ? Ce sont des questions légitimes.
CNC : les immunités diplomatiques justifient-elles ce genre de comportement ?
Martin Mbério : Absolument pas. Les immunités existent pour protéger les fonctionnaires internationaux dans l’exercice de leurs missions, pas pour leur permettre de violer les droits fondamentaux. L’ONU a des mécanismes internes de contrôle et de sanction. Mais visiblement, ces mécanismes ne fonctionnent pas ou ne sont pas activés. Résultat : des expatriés se comportent comme s’ils étaient au-dessus des lois.
CNC : que peuvent faire ces quatre employés aujourd’hui ?
Martin Mbério : juridiquement, leur cas est solide. Le licenciement est manifestement abusif. Ils ont droit à réintégration, à de vrais contrats, à des indemnités pour le préjudice subi. Mais le problème n’est pas juridique, il est politique. Tant que les autorités centrafricaines ne feront pas pression sur la MINUSCA, tant que les dossiers resteront bloqués dans les tiroirs, ces hommes continueront d’attendre. Et pendant ce temps, leur situation financière se dégrade.
CNC : vous pensez que la justice centrafricaine va trancher ?
Martin Mbério :si elle est indépendante et qu’elle applique la loi, elle devrait trancher en faveur de ces employés. Le droit est clairement de leur côté. Mais l’indépendance de la justice est justement ce qui est en question ici. Quand vous avez le numéro deux de la MINUSCA qui fait pression sur les ministres, quand vous avez un ancien procureur qui circule avec probablement des moyens financiers pour corrompre, l’indépendance est mise à rude épreuve.
CNC : cette affaire va-t-elle avoir des répercussions plus larges ?
Martin Mbério : elle devrait. Si on laisse passer ça, on envoie un message catastrophique à tous les employés centrafricains de la MINUSCA : vous n’avez aucun droit, vous pouvez être licenciés du jour au lendemain sans raison, et la justice ne vous protégera pas. C’est inacceptable. Cette affaire doit servir d’électrochoc. Les autorités doivent réagir, la justice doit faire son travail, et la MINUSCA doit comprendre qu’elle n’est pas au-dessus des lois centrafricaines.
CNC : que diriez-vous aux autres employés de la MINUSCA qui vivent des situations similaires ?
Martin Mbério : je leur dirais de documenter tout ce qui leur arrive. Gardez des traces écrites, des témoignages, des preuves. Ne restez pas isolés, parlez-en autour de vous. Et surtout, n’acceptez pas l’inacceptable. Vous avez des droits. Le Code du travail centrafricain vous protège, même si vous travaillez pour l’ONU. Si vous êtes journalier depuis plus de deux ans, vous devez être basculé en contrat à durée indéterminée. Si on vous licencie sans respecter la procédure, c’est un licenciement abusif.
CNC : pensez-vous que la MINUSCA va changer ses pratiques ?
Martin Mbério : pas spontanément. Une institution ne change que quand elle y est contrainte. Tant qu’il n’y aura pas de pression forte des autorités centrafricaines, tant que ces licenciements abusifs ne coûteront rien à la MINUSCA, elle continuera. C’est pour ça qu’il est crucial que cette affaire ne soit pas étouffée. Il faut que ça sorte, que les médias en parlent, que l’opinion publique s’empare du sujet.
CNC : un dernier mot sur cette affaire ?
Martin Mbério : oui. Cette histoire montre que l’impunité a des limites. On ne peut pas laisser des expatriés humilier des Centrafricains, les insulter, les licencier arbitrairement et s’en tirer sans conséquences. La MINUSCA doit respecter le droit centrafricain. Les autorités doivent faire leur travail malgré les pressions. Et les responsables de ces agissements doivent répondre de leurs actes. C’est une question de dignité nationale.
CNC : maître Martin Mbério, je vous remercie pour cet éclairage et pour votre franchise.
Martin Mbério : c’est à moi de vous remercier madame la journaliste.
Le syndicat ODSTC s’en prend à l’ENERCA et réclame des comptes sur les pannes à répétition dans la capitale
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-syndicaliste-louis-marie-kogrengbo.webp” data-wpel-link=”internal”>Le syndicaliste Louis Marie Kogrengbo
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le syndicat des travailleurs centrafricains tape du poing sur la table après des semaines de coupures électriques et demande aux autorités de trancher dans le vif.
L’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (ODSTC) sort de ses gonds. Dans un texte diffusé ce jeudi 22 janvier 2026, la centrale syndicale dit son « indignation » après « les perturbations prolongées et répétitives de la fourniture de l’électricité par l’ENERCA ».
Les choses ont changé de nature selon Louis Marie Kogrengbo, Secrétaire Général Exécutif de l’ODSTC. Pour lui, « il ne s’agit plus d’incidents ponctuels, mais d’une défaillance structurelle de la gouvernance, de la maintenance et de la gestion opérationnelle du service public de l’électricité ».
L’organisation syndicale identifie plusieurs ratés dans le fonctionnement de l’entreprise publique. Elle regrette « les délais excessifs observés dans le remplacement d’équipements stratégiques » et y voit « une absence d’anticipation, de stocks de sécurité et de procédures d’urgence ».
Ces lacunes « mettent en péril la continuité du service public et exposent les travailleurs et les populations à des conditions de vie indignes », selon le document signé par Louis Marie Kogrengbo. Le syndicat rappelle que « l’électricité est un facteur de travail décent, de sécurité et de productivité ».
Les dégâts vont bien au-delà des simples désagréments quotidiens. « Sa rupture prolongée affecte gravement les services de santé, l’éducation, l’économie nationale et la stabilité sociale », prévient l’ODSTC dans son communiqué.
L’organisation place le débat sur le terrain des conventions internationales. Elle rappelle que « pour les travailleurs, l’électricité est une condition minimale de travail décent, au sens des normes de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) ».
Le secrétaire général exécutif détaille les victimes de cette crise énergétique. Il cite « les travailleurs du secteur public et privé, dont la productivité est compromise » ainsi que « les établissements hospitaliers et sanitaires, exposés à des risques majeurs ».
La liste des secteurs touchés s’allonge avec « le système éducatif et universitaire » puis « les petites et moyennes entreprises, déjà fragilisées ». S’ajoute à cela un problème de « sécurité des personnes et des biens, particulièrement dans les zones urbaines non éclairées ».
L’ODSTC passe maintenant à l’offensive contre les décideurs. Elle « interpelle fermement les autorités de tutelle » et exige que « des mesures d’urgence immédiates soient prises pour rétablir la continuité du service ».
Le syndicat veut aussi qu’on identifie les coupables. Il demande que « la responsabilité des gestionnaires soit clairement établie » et avertit qu’« une réforme profonde du secteur de l’électricité ne peut plus être différée ».
Louis Marie Kogrengbo inscrit sa démarche dans une vision plus large. « L’électricité n’est pas un luxe, c’est un droit collectif », écrit-il dans le texte daté de Bangui ce mercredi.
Le responsable syndical termine sur une note politique. « L’électricité n’est ni un privilège ni une faveur : c’est un facteur de stabilité sociale et un levier indispensable du développement économique et du travail décent », indique le communiqué de l’ODSTC.
Martin Ziguélé dénonce « l’aboutissement d’un coup d’État constitutionnel devenu hold-up électoral » par le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Le-president-du-MLPC-Martin-Ziguele-repond-aux-questions-des-journalistes.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le Président du parti MLPC Martin Ziguelé lors de son entretien avec des journalistes au siège de son parti le 22 février 2022. Photo CNC
L’ancien Premier ministre centrafricain Martin Ziguélé a réagi mardi 20 janvier dernier sur les ondes de la radio RJDH à la décision du Conseil constitutionnel qui a validé lundi 19 janvier le hold-up électoral du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera avec 70% des voix.
Face au journaliste Romain Silvestre Sokambi, le leader de l’opposition n’a pas mâché ses mots. « Ce qui s’est passé hier, c’est l’aboutissement d’un coup d’État constitutionnel qui s’est soldé par un hold-up électoral », a-t-il martelé au micro de la station. Cette sortie intervient alors que l’Autorité nationale des Élections avait annoncé un score de 76% avant que les juges constitutionnels ne le révisent à 70%, déclenchant une vague d’incompréhension dans les rangs de l’opposition.
Interrogé par Sokambi sur son refus apparent de reconnaître la victoire tout en appelant au dialogue avec le pouvoir, Ziguélé a tracé une ligne de démarcation nette. « Sur le plan juridique et sur le plan politique, il y a une différence entre reconnaître et prendre acte de l’existence d’un président de la République », a-t-il expliqué. L’ancien chef du gouvernement a insisté sur le fait que son expérience des rouages de l’État lui permet de déceler quand un dysfonctionnement des organes électoraux cache une volonté délibérée.
« Nous qui avons été aux affaires et que nous savons comment l’État fonctionne, nous savons qu’on ne peut pas arriver à ce degré de dysfonctionnement des organes qui concourent à la gouvernance électorale sans que ça soit la manifestation de la volonté de pouvoir », a poursuivi Martin Ziguélé. Pour lui, les preuves ne manquent plus et le constat s’impose de lui-même. « En l’occurrence, il n’y a même plus de démonstrations à faire », a-t-il ajouté, laissant entendre que la manipulation est désormais trop visible pour être niée.
Le ton de l’ancien Premier ministre a gagné en gravité lorsqu’il a abordé l’avenir du pays. « Ce qui est important aujourd’hui, c’est de savoir comment on fait pour sauver notre pays de cette catastrophe », a-t-il déclaré, mettant l’accent sur l’urgence de la situation plutôt que sur les querelles de légitimité. Cette approche pragmatique contraste avec la fermeté de son diagnostic sur le scrutin.
Revenant sur le fond de sa pensée, Ziguélé a répété sa formule qui résume sa lecture des événements. « Et je reviens encore là-dessus. Ce qui s’est passé hier, c’est l’aboutissement d’un coup d’État constitutionnel qui s’est soldé par un hold-up électoral. » Il a ensuite tiré les conséquences de cette analyse en affirmant que « le problème pour nous au pays, il n’y a pas eu d’Élections. Donc le problème de la légitimité est entier. »
Braquage à main armée à l’entrée de Ngaoundaye : des commerçants dépouillés par des bandits
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/09/commissariat-de-police-de-ngaoundaye-le-25-mars-2020-par-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le commissariat de police de Ngaoundaye. CopyrightaCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Des bandits armés ont attaqué plusieurs vendeurs ce dimanche matin près de Ngaoundaye. Les victimes se rendaient au marché hebdomadaire de Ngoï, au Tchad.
Les trajets entre villages frontaliers font partie du quotidien des petits vendeurs qui cherchent à écouler leurs marchandises. Ces déplacements hebdomadaires représentent souvent l’unique source de revenus pour des familles entières. La route vers Ngoï ne fait pas exception et voit chaque dimanche défiler des dizaines de commerçants attirés par l’animation du marché local.
C’est justement ce trajet habituel qui a tourné au cauchemar pour plusieurs d’entre eux. Aux premières heures de cette journée, plusieurs vendeurs avaient quitté leurs villages respectifs avec leurs marchandises et leur capital. Parmi eux, au moins quatre commerçants venus de Ndim avaient préparé leur voyage depuis la veille.
Leur destination, le marché dominical de Ngoï, attire régulièrement une clientèle nombreuse, ce qui en fait un rendez-vous prisé pour quiconque veut faire du commerce transfrontalier. Mais à leur arrivée aux abords de Ngaoundaye, le groupe a été stoppé par des hommes en armes.
L’intervention a été rapide et les commerçants n’ont pu opposer aucune résistance. Les agresseurs ont récupéré les sommes transportées, destinées aux achats et aux ventes prévus dans la journée. Ils ont également saisi les téléphones portables, devenus des objets convoités lors de ce type d’agressions.
Une fois dépouillées, les victimes ont été laissées sur place, démunies. Certaines ont dû rebrousser chemin tandis que d’autres ont tenté de poursuivre leur route malgré les pertes subies. L’ampleur exacte du préjudice reste difficile à chiffrer, mais chaque commerçant touché devra composer avec ce manque à gagner dans les jours qui viennent.
Cet incident vient s’ajouter à une série d’attaques similaires sur les axes routiers de la région. Les commerçants voyagent souvent sans escorte ni protection particulière, ce qui facilite l’action de groupes criminels. Plusieurs agressions du même type ont déjà eu lieu sur d’autres tronçons, sans que des mesures concrètes n’aient été déployées pour y remédier.
Malgré ces risques grandissants, les populations locales continuent leurs activités commerciales. Pour beaucoup, ces échanges transfrontaliers représentent la seule alternative économique viable
Zémio : incendie d’une dizaine d’habitations par un interprète de la milice Wagner à Kinikoumba
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/village-koumboli-zemio-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Village Koumboli, situé à 3km de Zemio, après son incendie par les Mercenaires russes du groupe Wagner, appuyé par les soldats FACA en juin 2025
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Jeudi dernier, une dizaine d’habitations ont été incendiées à Kinikoumba par un interprète russe. Le convoi de la milice Wagner comptait dix véhicules lors de sa traversée du village.
Kinikoumba se trouve à 70 kilomètres de Zémio, sur l’axe menant vers Rafaï. Ce village vient s’ajouter à la longue liste des localités incendiées par les Wagner dans le Haut-Mbomou. Les habitants ont vu leurs maisons partir en fumées sans pouvoir intervenir.
Cette destruction s’inscrit dans une série d’événements similaires qui frappent la préfecture depuis près d’un an. Les mercenaires de la milice russe Wagner mènent régulièrement des opérations punitives dans la région. Chaque passage de ces criminels de Wagner laisse derrière lui des traces de violence et de dévastation.
Il est important de rappeler que le Haut-Mbomou connaît cette situation depuis le début du mois d’avril 2024. Les affrontements entre les miliciens azandés et les forces de la milice Wagner se sont déclenchés le 4 avril dernier. Neuf mois plus tard, les combats se poursuivent sans perspective de fin.
Les Azandés refusent catégoriquement la présence des mercenaires russes sur leur territoire. Ils exigent leur départ immédiat et ont organisé une résistance armée pour défendre leurs villages. Cette détermination alimente quotidiennement les tensions entre les deux camps.
Les autorités centrafricaines qui ont fait venir la milice Wagner sur le territoire national considèrent cette résistance comme une rébellion. Selon la position officielle, combattre les mercenaires russes revient à s’opposer au gouvernement lui-même. Cette vision complique toute possibilité de dialogue.
Le pouvoir en place traite tous les habitants de la zone comme des combattants potentiels. Qu’une personne participe réellement aux affrontements ou mène simplement sa vie quotidienne importe peu aux yeux des forces gouvernementales. Chacun devient automatiquement suspect, chaque maison peut être visée à tout moment.
Cette confusion volontaire entre civils et miliciens justifie les destructions arbitraires. Quand un convoi traverse un village et que l’envie prend aux mercenaires de brûler des habitations, rien ne les retient. Les villageois vivent dans l’angoisse permanente du prochain passage.
La milice d’autodéfense azandée recrute ses membres au sein même des communautés qu’elle protège. Ces hommes connaissent chaque sentier, chaque cache, chaque recoin de leur région. Cette connaissance du terrain leur donne un avantage face aux mercenaires étrangers.
Embuscade de Bossangoa : CNC identifie les assaillants de la gendarme Félicité Tenda
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/la-gendarme-tuee-a-bossangoa-dans-la-prefecture-de-l-ouham.webp” data-wpel-link=”internal”>La gendarme tuée à Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’enquête de CNC a permis d’identifier les auteurs de l’attaque contre la gendarme Félicité Tenda. Deux anciens éléments de la CPC ont mené cette embuscade qui a tourné différemment que prévu.
Les assaillants ne sont pas des inconnus. Il s’agit d’anciens combattants de la CPC qui opéraient autrefois sous les ordres de Dekabona.
Après l’échec de la tentative de prise de Bangui en 2021 et la mort de leur chef, ces hommes se sont reconvertis dans le banditisme de grand chemin. Ils ont abandonné toute prétention Politique pour se consacrer uniquement aux braquages et aux embuscades le long des axes routiers.
Leur zone d’action habituelle se situe du côté de Benzambé , d’où ils viennent régulièrement pour mener leurs coups. Ce vendredi 23 janvier, ils étaient deux à attendre le passage de voyageurs sur la route entre Bossangoa et Nana-Bakassa.
Lorsque la moto transportant la gendarme et son mari est apparue, les bandits ont ouvert le feu sans hésitation. Félicité Tenda, assise à l’arrière avec son arme, a été touchée mortellement.
Les assaillants pensaient que l’affaire était réglée et ne s’attendaient à aucune résistance. Mais le mari de la victime a eu un réflexe rapide.
Il a saisi l’arme de son épouse et a riposté immédiatement en tirant une rafale vers les deux hommes. La surprise a été totale du côté des bandits qui ne s’imaginaient pas une telle réaction.
L’un d’eux, identifié sous le nom de Gaïsse, a été tué sur place. Son complice, pris de panique, a abandonné son arme et s’est enfui dans la brousse sans demander son reste.
Le mari est resté seul avec le corps de sa femme et celui du bandit qu’il venait d’abattre. CNC a pu établir l’identité de Gaïsse et confirmer son appartenance aux anciens éléments du groupe de Dekabona grâce à ses propres investigations menées sur le terrain
Les en dessous de la campagne présidentielle de 2025 : diarrhée, pipi dans le pantalon, malaise dans l’avion, que se passe-t-il au sein du parti au pouvoir MCU ?
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Premier chapitre des révélations sur la campagne électorale. Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée et directeur de campagne du MCU, s’est effondré deux fois dans des conditions humiliantes dans l’hélicoptère des Wagner qui les transportait pour aller à l’intérieur du pays.
La campagne présidentielle centrafricaine s’est tenue du 13 au 26 décembre 2025. Comme lors de chaque échéance électorale, les membres du parti au pouvoir ont sillonné le pays pour mobiliser leurs partisans. Cette fois, les déplacements ont pris une tournure inattendue.
Simplice Mathieu Sarandji, 74 ans, occupe la présidence de l’Assemblée nationale depuis plusieurs années. Pour cette campagne, il endosse également le rôle de directeur de campagne du président sortant. Un double mandat qui exige une présence constante sur le terrain et une résistance physique à toute épreuve.
Le premier déplacement devait mener l’équipe de campagne à Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham. Pour gagner du temps, les organisateurs ont opté pour un transport en hélicoptère. Les appareils utilisés appartiennent à Wagner, cette société russe devenue omniprésente en Centrafrique ces dernières années.
Quiconque a déjà volé dans ces hélicoptères connaît l’épreuve. Le bruit y est assourdissant, les vibrations permanentes secouent le corps entier. Une heure de vol suffit pour en sortir étourdi, les jambes flageolantes. Pour un homme de l’âge de Sarandji, le calvaire commence dès le décollage à l’aéroport international de Bangui Mpoko.
Durant le trajet vers Bossangoa, le président de l’Assemblée nationale n’a pas tenu. Son corps a lâché progressivement. D’abord la nausée, puis les vertiges, enfin la perte totale de contrôle. Il a uriné dans son pantalon, puis des kaka , avant de s’effondrer sur le plancher de l’appareil.
L’atterrissage à Bossangoa a donné lieu à une scène étrange. Pendant que le président descendait pour rejoindre la foule venue l’accueillir, des membres de l’équipe s’affairaient à ranimer Sarandji à l’écart. Le meeting s’est déroulé comme prévu, sans que personne dans l’assistance ne sache ce qui venait de se passer.
Une fois les discours terminés, tout le monde est remonté dans l’hélicoptère pour rentrer à Bangui. Sarandji, encore affaibli, a fait le voyage retour dans un état second. À l’arrivée dans la capitale, aucune communication officielle n’a filtré sur l’incident. Le silence a recouvert l’affaire.
Quelques jours plus tard, le calendrier de campagne prévoyait un déplacement à Berbérati, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï. Le président a tenté de dissuader son directeur de campagne d’y participer. Sarandji a refusé d’écouter. Il voulait absolument faire ce déplacement, malgré les avertissements.
Le scénario s’est répété à l’identique. Nouveau vol en hélicoptère Wagner, mêmes vibrations insupportables, même vacarme. Le corps de Sarandji a de nouveau cédé. Incontinence urinaire, défécation involontaire, perte de connaissance.
Ces deux incidents consécutifs n’ont jamais été mentionnés dans les médias officiels. Le parti MCU n’a publié aucun communiqué. Le gouvernement est resté muet. Seules quelques personnes présentes lors de ces vols connaissent la vérité sur ce qui s’est passé.
Simplice Mathieu Sarandji voyage régulièrement en France pour des raisons médicales. Au mois de juillet dernier, il a passé plusieurs jours dans un hôpital français. La nature exacte de ses problèmes de santé n’a jamais été rendue publique. Les soins qu’il reçoit restent confidentiels.
À 74 ans, occuper simultanément la présidence de l’Assemblée nationale et la direction d’une campagne présidentielle représente un défi considérable. Les journées commencent tôt, se terminent tard. Les trajets s’enchaînent, les meetings se succèdent. Le rythme broie même les organismes les plus résistants.
Le MCU fait face depuis quelque temps au vieillissement de ses cadres dirigeants. La plupart des responsables qui tiennent les rênes du parti ont largement dépassé les cinquante ans. Leurs corps montrent des signes de fatigue que les fonctions officielles ne peuvent plus masquer indéfiniment.
Les hélicoptères des Wagner utilisés pour ces déplacements ajoutent une contrainte supplémentaire. Leur conception privilégie la robustesse au confort. Les sièges offrent peu d’amorti, l’isolation phonique est quasi inexistante. Chaque minute passée à bord devient une torture pour les passagers.
Sarandji n’est pas le seul dirigeant du MCU à connaître des difficultés de santé. D’autres membres du bureau politique ont été hospitalisés ces derniers mois. Certains ont dû réduire leurs activités publiques. Le parti peine à trouver une relève capable de prendre le relais.
La campagne de décembre 2025 aura été marquée par ces incidents que personne n’a voulu commenter. Les équipes présentes lors des vols ont reçu des consignes strictes de confidentialité. Les témoins directs gardent le silence. L’omerta fonctionne à plein régime.
Pendant ce temps, Sarandji continue d’assurer ses fonctions à l’Assemblée nationale. Il préside les séances, reçoit les délégations, participe aux cérémonies officielles. Son agenda public ne laisse transparaître aucune faiblesse. L’image doit rester intacte, quoi qu’il en coûte
Bangui, Nairobi, Dubaï. Les lieux changent, les victimes aussi, mais le scénario reste le même : promesses d’or, documents tamponnés, paiements en cascade, puis disparition. Depuis près de 10 ans, un réseau d’escroquerie à l’or et au diamant sévit en Centrafrique, laissant derrière lui des millions perdus et une traînée d’impunité. Dans cette interview exclusive, Ibrahim Sallé, expert africain en or et diamant, revient sur les mécanismes de cette arnaque structurée, ses ramifications transnationales, et pose une question dérangeante : pourquoi l’État ne parvient-il pas à couper la chaîne ?
Suivez l’intégralité de l’interview ci-dessous :
CNC : Bonjour Monsieur Ibrahim Salé.
Ibrahim Salé : Bonjour. Merci de me recevoir.
CNC : Pour que tout le monde comprenne, on va revenir sur les escroquerie en or et diamant qui se multiplient dans le pays. Reprenons depuis le début. Comment ce type d’arnaque démarre, concrètement ?
Ibrahim Salé : Ça démarre presque toujours par un rabatteur. Il approche un investisseur avec une offre très “propre” : or disponible, diamant disponible, profits rapides, sortie vers Dubaï, procédures “déjà validées”. Il parle vite, rassure, montre des photos, promet une audience, un contact “haut placé”, une coopérative, un ministère, un service technique. La victime a l’impression d’entrer dans un circuit encadré.
CNC : Ensuite, la victime reçoit des papiers, des tampons, des signatures. En août 2024, notre enquête décrivait déjà des documents fabriqués pour donner une apparence légale. Pourquoi ces papiers suffisent à tromper ?
Ibrahim Salé : Parce que beaucoup de gens confondent “papier” et “preuve”. On peut imprimer une facture, inventer une coopérative, coller des cachets. Mais ça ne prouve ni l’existence de la marchandise, ni le droit de l’exporter. Dans ces dossiers, on met la victime dans une mise en scène administrative : formulaires, analyses, bordereaux, lettres, références. Elle se dit : “Si c’est tamponné, c’est vrai.” C’est exactement le piège.
CNC : Dans l’affaire plus récente, la plainte à Bangui est datée du 26 novembre 2025, et la perte annoncée atteint 46 millions FCFA. On voit une montée progressive des demandes d’argent. C’est une technique ?
Ibrahim Salé : Oui. On commence par des montants “supportables” : frais, formalités, transport, logistique. Puis, quand la victime a déjà payé, on annonce un blocage : douane, taxes, BECDOR, fret. Le chiffre grimpe d’un coup. La victime paie pour ne pas perdre ce qu’elle a déjà payé. C’est calculé.
CNC : Vous dites que le schéma est connu. Pourtant, il se répète : 2024, puis Kenya, puis Bangui–Dubaï. Pourquoi ça ne s’arrête pas ?
Ibrahim Salé : Parce que les réseaux sentent l’impunité. Quand un nom revient dans plusieurs dossiers, quand les mêmes méthodes reviennent d’un pays à l’autre, et qu’on ne voit pas de suites claires, la conclusion est simple pour eux : “On peut continuer.” Et ce sentiment d’impunité devient un carburant.
CNC : Dans le dossier Kenya évoqué, le montage est similaire : promesse d’or, documents, paiements, puis disparition. Le fait que ça sorte des frontières change quoi ?
Ibrahim Salé : Ça montre que ce n’est pas une arnaque locale improvisée. C’est un circuit qui s’adapte : un relais recrute, un relais “administratif” produit les papiers, un relais encaisse, puis un autre relais disparaît. La victime, elle, se retrouve à courir entre Bangui, Nairobi, Yaoundé, Dubaï, avec des procédures longues et coûteuses.
CNC : Dans ces affaires, on voit aussi des emails qui ne répondent pas, des sites qui ne fonctionnent pas, des numéros inactifs, des transporteurs introuvables. C’est fait exprès ?
Ibrahim Salé : Oui. L’objectif n’est pas de livrer. L’objectif est de rendre les pistes fragiles, de casser la traçabilité, et de fatiguer la victime.
CNC : Vous êtes expert centrafricain de l’or et du diamant. Si vous deviez donner un signal d’alerte simple à un investisseur, ce serait lequel ?
Ibrahim Salé : Si on vous demande de payer des “taxes” ou des “frais de sortie” en espèces ou en crypto à des particuliers, stop. Si on vous pousse à voyager vite pour “finaliser”, stop. Si les structures changent de nom au fil des jours, stop. Et si la preuve principale, c’est un tampon, stop.
CNC : Beaucoup d’auditeurs retiennent une chose : on “vole au nom de l’État” et parfois on “rassure au nom de Dieu”. Vous maintenez ce constat ?
Ibrahim Salé : Oui, et je le répète calmement : Dieu n’a rien à voir avec ça. Ce sont des hommes qui utilisent le nom de Dieu pour endormir, exactement comme ils utilisent des cachets pour endormir. Les deux sont des outils de manipulation.
CNC : Si vous aviez une question à poser aux autorités, en lien direct avec nos enquêtes de 2024, avec le relais kenyan, et avec le dossier Bangui–Dubaï, ce serait laquelle ?
Ibrahim Salé : Où sont les procédures visibles qui cassent la chaîne ? Qui est entendu, qui est poursuivi, quels comptes sont gelés, quelles demandes d’entraide sont envoyées, quelles arrestations sont annoncées quand les faits sont établis ? Tant qu’on ne voit rien, les réseaux vont continuer, et les mêmes noms vont réapparaître.
CNC : Un dernier mot, pour boucler la boucle : de l’enquête CNC du 13 août 2024 à l’affaire Kenya, puis à la plainte de novembre 2025, qu’est-ce que ça raconte sur le pays ?
Ibrahim Salé : Ça raconte qu’un système a pris de l’avance sur l’État. Pas parce que c’est plus intelligent, mais parce que l’État laisse faire, ou n’arrive pas à frapper. Tant que cette impunité tient, l’arnaque va traverser les frontières, salir la réputation du pays, et attirer d’autres victimes. La répétition n’est pas un hasard, c’est un signal.
CNC : Monsieur Ibrahim Salé, je vous remercie.
Ibrahim Salé : Merci à vous.
Propos recueillis par Alain Nzilo, directeur de publications.
Gbate Benjamin, proviseur du lycée de Bossangoa, et plusieurs de ses enseignants croupissent désormais dans les geôles de la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui. Leur faute : avoir rapporté sur les procès-verbaux le nombre réel des voix obtenues par le MCU lors du scrutin du 28 décembre.
L’enseignement secondaire est en crise à Bossangoa depuis que les autorités ont décidé de punir tous les enseignants qui ont supervisé les Élections présidentielles. Ce qui devait être un exercice démocratique ordinaire s’est transformé en cauchemar pour des fonctionnaires qui pensaient simplement accomplir leur devoir.
En effet, il y’a quelques jours, les gendarmes centrafricains ont procédé à l’arrestation de tous les membres du bureau de vote à Bossangoa après la transmission des résultats. Dans chaque bureau supervisé par ces enseignants, le candidat du pouvoir, Faustin-Archange Touadera, n’a obtenu qu’une poignée de voix. Après dépouillement, les scores tournaient autour de 3 à 4 % tout au plus, loin des attentes du régime.
Ces chiffres ont déclenché une colère venue directement de la présidence de la République. Les responsables du bureau ont pourtant suivi la procédure habituelle : décompte des bulletins, calcul des pourcentages, remplissage des formulaires officiels. Mais leur honnêteté dans la retranscription des voix obtenues par chaque candidat leur vaut aujourd’hui d’être traités comme des conspirateurs.
Guenero, Betourou Armel et d’autres collègues ont rejoint le proviseur dans les cellules de la SRI à Bangui, acheminés par la gendarmerie. Seule Ganazoui Nina a échappé temporairement à cet engrenage grâce à l’intervention de la Minusca qui l’a évacuée vers la capitale avant qu’elle ne se fonde dans un quartier de Bangui.
Le pouvoir accuse ces fonctionnaires d’avoir trahi le parti MC qui les aurait placés dans ces bureaux. Selon la version officielle, ils auraient été recrutés et payés spécifiquement pour gonfler les résultats en faveur du président sortant. Leur refus d’arranger les statistiques est désormais considéré comme une trahison calculée.
Le gouverneur de la préfecture a autorisé ces arrestations qui ont frappé l’ensemble du personnel électoral. Les “grosses têtes” ont été envoyées à la section de recherche de la gendarmerie nationale à Bangui, tandis que d’autres membres jugés moins importants demeurent détenus à la gendarmerie de Bossangoa. Quelques-uns ont obtenu leur liberté après que leurs familles aient négocié, profitant de l’absence de plainte formelle.
Les accusations restent vagues malgré les semaines d’incarcération. On parle de malhonnêteté envers le parti, de sabotage délibéré, de comportement suspect, sans jamais préciser quelle loi aurait été violée. Les détenus attendent dans le flou le plus complet, ignorant ce qu’on leur reproche exactement sur le plan juridique.
Depuis la reprise des cours en janvier, le lycée reste fermé. Les salles de classe demeurent vides, les élèves attendent chez eux le retour de leurs professeurs. Sans proviseur ni une grande partie du corps enseignant, l’établissement ne peut tout simplement pas reprendre ses activités normales.
Les familles des enseignants emprisonnés multiplient les démarches entre la gendarmerie et leurs domiciles. L’angoisse grandit à mesure que les jours s’écoulent sans information officielle sur le sort réservé aux détenus. Certains parlent à voix basse d’une volonté d’intimider tous ceux qui pourraient être tentés de rapporter la vérité lors des prochains scrutins.
Les autres villes de la région auraient “respecté les consignes” selon les termes employés par les autorités. Seul Bossangoa aurait failli en rapportant des scores considérés comme une offense au régime. Le message adressé aux futurs agents électoraux devient transparent : superviser un bureau de vote nécessite d’afficher des résultats d’au moins 80 ou 90 % en faveur du pouvoir.
Plusieurs enseignants toujours détenus localement attendent de savoir ce qu’il adviendra d’eux. Leurs collègues libérés n’osent pas retourner au lycée, redoutant une nouvelle vague d’interpellations. L’année scolaire de centaines d’élèves se trouve compromise par cette affaire qui perdure sans perspective de résolution rapide.
Les va-et-vient entre les différents lieux de détention continuent sans qu’aucune échéance ne se dessine. Personne ne sait combien de temps durera cette épreuve ni quand les enseignants pourront retrouver leurs classes. L’éducation reste figée dans cette ville du nord pendant que les autorités maintiennent leur position
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Cinquante élus pour Cœurs Unis, aucun pour l’opposition structurée. Le clepto-mythomane Balalou présente ce résultat grotesque comme une victoire démocratique exemplaire ce mardi.
« Sur le plan politique il est remarquable de souligner que 50 candidats du mouvement Cœurs Unies ont été proclamés élus dans les résultats provisoires au premier tour. A ces résultats s’ajoutent 24 autres candidats issus des indépendants et d’autres partis politiques également élus à l’issue du premier tour », a déclaré Balalou avec la satisfaction du tricheur qui exhibe son butin.
Ces chiffres à eux seuls racontent toute l’histoire d’une parodie électorale. Cinquante sièges pour Cœurs Unis. Vingt-quatre pour quelques partis satellites et prétendus indépendants qui gravitent dans l’orbite du pouvoir. Et pour les vraies formations d’opposition, celles qui représentent une alternative crédible au régime ? Rien. Le néant absolu. Pas un seul élu au premier tour.
Cette répartition aberrante frappe d’abord les grandes formations politiques du pays. L’URCA d’Anicet Georges Dologuélé, pourtant l’un des partis majeurs du paysage politique centrafricain, n’a obtenu aucun siège. Zéro député élu dès la première étape du scrutin. Unir, le parti de l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra ? Même punition. Zéro élu au premier tour.
Toutes les grandes formations qui osent critiquer le pouvoir se retrouvent ainsi éliminées du jeu parlementaire dès le départ. Cette configuration absurde ne choque apparemment pas le porte-parole gouvernemental. Pour lui, il s’agit d’Élections « crédibles et inclusives », d’un processus « transparent » qui témoigne de la « volonté populaire ».
Selon la version officielle du mythomane, la population aurait donc massivement plébiscité Cœurs Unis et quelques groupuscules périphériques. Dans le même temps, elle aurait unanimement rejeté l’ensemble des partis d’opposition structurés. Dans quel pays observe-t-on pareil écrasement de la diversité politique ? Dans quelle démocratie fonctionnelle l’Assemblée nationale se compose-t-elle exclusivement de députés issus du camp présidentiel et de ses alliés microscopiques ?
La réponse est simple : nulle part. Ce genre de configuration électorale appartient au registre des régimes autoritaires qui maquillent leur mainmise sur le pouvoir derrière des scrutins truqués. Balalou qualifie pourtant ces résultats de « remarquables ».
Remarquables, ils le sont effectivement, mais pas dans le sens qu’il voudrait leur donner. Ils confirme la manipulation électorale à grande échelle, d’un verrouillage complet du processus démocratique, d’une confiscation pure et simple de la représentation nationale. Comment peut-on sérieusement prétendre que cinquante élus pour le parti au pouvoir et zéro pour les grands partis d’opposition constitue le reflet fidèle de l’opinion publique centrafricaine ?
Cette question mérite d’être reposée autrement : comment peut-on affirmer sans rire que ce résultat découle d’un scrutin libre et équitable ?Seul un mythomane patenté comme Balalou peut tenir pareille position sans sourciller. L’ancien détenu devenu porte-parole puis probable député exhibe ces chiffres grotesques comme s’il s’agissait d’une victoire légitime.
Il ne voit aucun problème dans cette Assemblée monochrome où seule la couleur du pouvoir sera représentée. Il ne comprend pas, ou fait semblant de ne pas comprendre, que cette absence totale de pluralisme signe l’échec de toute prétention démocratique. Les partis satellites qu’il mentionne ne trompent d’ailleurs personne.
Ces formations groupusculaires sans base populaire réelle servent uniquement à créer une apparence de diversité. Elles valident les décisions du pouvoir, applaudissent ses initiatives, votent ses lois sans discuter. Leur présence au Parlement ne change rien à la nature profondément autocratique du système.
Quant aux « indépendants » dont parle Balalou, leur indépendance reste sujette à caution. Dans un contexte où toute opposition véritable se voit méthodiquement éliminée du processus électoral, ces candidats prétendument sans étiquette ont généralement des liens plus ou moins assumés avec la mouvance présidentielle. Le mythomane présente donc ces résultats comme une grande avancée démocratique.
Cinquante élus pour Cœurs Unis, deux douzaines pour des micro-formations dociles, et une opposition structurée réduite au silence avant même le second tour. Voilà ce qu’il appelle des Élections inclusives. L’URCA de Dologuélé, qui représente pourtant une partie significative de l’électorat centrafricain, n’aura aucune voix au Parlement issu du premier tour.
Le parti de Dondra, ancien chef du gouvernement qui connaît parfaitement les rouages de l’État, se retrouve lui aussi exclu de la représentation nationale. Toutes les forces politiques capables de formuler une critique construite du pouvoir disparaissent du paysage parlementaire. Cette éradication de la pluralité politique ne dérange nullement Maxime Balalou.
Il continue de sourire, de mentir, de transformer chaque anomalie en normalité, chaque aberration en réussite. Son talent pour le déni de réalité atteint des sommets vertigineux. Annoncer qu’un seul parti et ses satellites remportent la quasi-totalité des sièges tout en parlant d’Élections démocratiques requiert une capacité de dissociation mentale hors norme.
Les observateurs internationaux qui ont cautionné ce simulacre électoral portent une lourde responsabilité. En validant ces résultats grotesques, ils légitiment un processus qui ne respecte aucun standard démocratique minimal. La MINUSCA, le Rwanda, la Russie, tous ces acteurs que Balalou a chaleureusement remerciés ont contribué à installer cette Assemblée fantoche où seule la voix du pouvoir résonnera.
Le clepto-mythomane peut bien aligner ses chiffres et ses formules creuses sur la transparence et la crédibilité. Les faits parlent d’eux-mêmes. Cinquante élus pour le parti présidentiel, zéro pour les grandes formations d’opposition. Ce ratio ne ment pas.
Nzako : deux personnes froidement abattues par un homme lourdement armé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-tireur-de-nzako-qui-a-tue-deux-personnes-sur-un-chantier-minier-le-vendredi-23-janvier-2026.webp” data-wpel-link=”internal”>Le tireur de Nzako qui a tué deux personnes sur un chantier minier le vendredi 23 janvier 2026
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Deux victimes, un suspect capturé : tel est le bilan du drame survenu vendredi à Nzako. L’auteur présumé a été maîtrisé par d’autres ex-rebelles après son geste meurtrier.
Les faits se sont produits sur un chantier situé dans le quartier Yangou Uda de cette localité de la préfecture du Mbomou, à l’est de la République centrafricaine. Depuis plusieurs mois, d’anciens combattants rebelles attendent que le gouvernement débloque les fonds nécessaires pour poursuivre leur désarmement. En attendant, ils vivent normalement parmi la population et certains gagnent leur vie en travaillant sur différents chantiers miniers de la ville.
Ainsi, le vendredi 23 janvier 2026, l’un de ces ex-rebelles travaillant sur le chantier a entamé une discussion avec un jeune homme prénommé Ali, originaire de Bria, chef-lieu de la Haute-Kotto. L’échange paraissait banal au départ, une simple conversation entre deux personnes. Rien ne laissait présager qu’elle allait dégénérer aussi rapidement.
Sans transition, l’ex-rebelle a sorti son arme et tiré à bout portant sur Ali. Le projectile a fracassé le crâne de la victime avec une violence inouïe. La balle a poursuivi sa course après avoir perforé la tête du jeune homme.
Elle a atteint mortellement un autre ancien combattant qui se trouvait juste à côté Ali. Cet homme n’était pas la cible initiale de l’agresseur. Il a été fauché accidentellement par le même projectile qui venait de tuer son interlocuteur.
La scène s’est déroulée sous les yeux de nombreux témoins présents sur le chantier. Étrangement, personne n’a réagi immédiatement pour stopper le tireur ou secourir les victimes. Le silence et la stupeur ont figé tout le monde pendant quelques instants.
Ce sont finalement d’autres ex-rebelles travaillant sur le site qui ont repris leurs esprits. Ils se sont saisis de leur collègue meurtrier et l’ont maîtrisé par la force. Les hommes l’ont entravé solidement en lui attachant les jambes pour l’empêcher de s’enfuir.
Les dépouilles des deux victimes ont été mises en terre peu après. L’agresseur capturé par ses anciens compagnons d’armes attend son sort. Les autorités n’ont toujours pas communiqué sur les suites judiciaires de cette affaire ni sur les raisons exactes qui ont déclenché cette furie meurtrière.
Cette tuerie vient grossir une statistique déjà inquiétante dans le pays. Chaque jour apporte son lot de victimes, parfois une dizaine, parfois davantage. Les discours rassurants sur l’amélioration de la situation contrastent avec cette réalité qui perdure.
Les habitants de Nzako vivent désormais avec la peur au ventre. Un homme peut basculer n’importe où, n’importe quand, et faire feu sans raison apparente
Adame Mbori-Oundo, chef adjoint du site des déplacés de Ngouli, enlevé, torturé et assassiné par les forces de l’ordre à Obo
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-très-bon-dans-une-rue-de-bangassou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Photo d’illustration d’une patrouille des soldats FACA à Bangassou. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Monsieur Adame Mbori-Oundo, chef adjoint du site des déplacés de déplacés de Ngouli, a été enlevé par des soldats, gendarmes et policiers. Quarante-huit heures plus tard, son corps en décomposition a été découvert par des élèves près de l’école Bon Cemac.
L’enlèvement s’est produit le même jour que l’opération sanglante menée dans la nuit du 21 janvier dernier sur le camp des déplacés de Ngouli. Alors que les forces de sécurité fouillaient les habitations, tabassaient les habitants et incendiaient des maisons, elles ont également procédé à l’arrestation d’Adame Mbori-Oundo. Cet homme occupait la fonction de chef adjoint du site de déplacés, un rôle qui faisait de lui une figure reconnue au sein de la communauté réfugiée.
Le site de Ngouli accueille depuis 2017 des familles venues du village du même nom. Ces habitants avaient fui les attaques des rebelles de la LRA pour se réfugier au centre d’Obo, créant un camp qui porte le nom de leur localité d’origine. Ce lieu devait leur offrir la sécurité, mais il est devenu le théâtre d’une violence qu’ils n’auraient jamais imaginée venir de leurs propres forces de défense.
Personne ne l’a revu vivant après cette nuit-là. Sa famille et les habitants du camp ont passé deux jours dans l’angoisse, sans nouvelles de lui. Les autorités n’ont fourni aucune information sur son sort, ni confirmé ni infirmé sa détention quelque part. Le silence des forces de l’ordre laissait craindre le pire pour cet homme dont la seule faute semblait être son appartenance à l’ethnie Zandé du Haut-Mbomou.
La découverte macabre est venue deux jours plus tard, dans des circonstances particulièrement choquantes. Des élèves de l’école Bon Cemac, située à environ un kilomètre du marché de Lakouanga, sont sortis en récréation pour s’amuser comme à leur habitude. En jouant, ils ont senti une odeur nauséabonde qui les a intrigués. Curieux, ils se sont approchés de l’endroit d’où provenait cette puanteur.
C’est là qu’ils ont aperçu le corps sans vie d’un homme, déjà en état de décomposition avancée. Les enfants, terrorisés par cette vision d’horreur, ont immédiatement alerté les adultes. Rapidement, des habitants du quartier se sont rendus sur place pour constater de leurs propres yeux la réalité de cette découverte. La dépouille gisait près de l’établissement scolaire, abandonnée comme un déchet.
L’identification n’a pas tardé. Il s’agissait bien d’Adame Mbori-Oundo, le chef adjoint du site de Ngouli disparu depuis 48 heures. Son corps portait des marques de torture, témoignant des sévices qu’il avait endurés avant de mourir. Les habitants ont récupéré la dépouille pour lui offrir une sépulture digne, le soustrayant ainsi à l’humiliation supplémentaire de pourrir à l’air libre comme un animal.
Les circonstances de sa mort ne laissent aucun doute sur l’identité des responsables. Les forces de l’ordre qui l’ont enlevé sont les seules à avoir eu la possibilité de le torturer et de le tuer. Aucun groupe armé n’opère dans le centre d’Obo où l’enlèvement a eu lieu. Les miliciens azandés se trouvent dans la brousse, loin de la ville, et n’auraient eu ni l’occasion ni l’intérêt de s’en prendre à un chef adjoint de camp de déplacés.
Les raisons de cet assassinat demeurent obscures. Adame Mbori-Oundo n’était qu’un responsable administratif du camp, chargé d’assister le chef principal dans la gestion quotidienne du site. Il n’avait aucun lien connu avec les milices, aucune activité politique particulière, rien qui puisse justifier un traitement aussi extrême. Sa mort ressemble davantage à un acte destiné à terroriser toute la communauté du camp qu’à l’élimination d’une menace réelle.
Cette exécution extrajudiciaire montre jusqu’où peuvent aller les forces censées protéger la population. Des soldats de l’armée centrafricaine, des gendarmes et des policiers ont arraché un homme à sa famille, l’ont torturé pendant des heures, puis ont tué et jeté son corps près d’une école. Le choix de cet endroit n’est probablement pas innocent : abandonner un cadavre là où des enfants jouent chaque jour constitue un message clair adressé à toute la population.
Les forces de sécurité agissent désormais en toute impunité dans la région d’Obo. Elles enlèvent, torturent et tuent sans craindre la moindre sanction. Le meurtre d’Adame Mbori-Oundo s’ajoute à la longue liste des exactions commises contre les habitants du site de Ngouli. Après les tabassages, les incendies de maisons et les violences contre les femmes et les enfants, voici maintenant l’assassinat pur et simple d’un responsable communautaire.
Ce pays connaît une dérive sans précédent. Des forces de la République se comportent comme des criminels de droit commun, kidnappant et assassinant des citoyens en pleine nuit. L’histoire de la Centrafrique a connu bien des périodes sombres, mais voir des uniformes officiels commettre de tels actes constitue une première. Ces hommes ne défendent plus rien, ils terrorisent et tuent méthodiquement une partie de la population.
Les habitants de Ngouli vivent dans la terreur permanente depuis cette nuit maudite. Après l’opération qui a semé le chaos dans le camp, après les maisons brûlées et les familles tabassées, voici maintenant un meurtre qui confirme que plus personne n’est en sécurité. Si un chef adjoint de site peut être enlevé et tué sans raison apparente, n’importe qui peut subir le même sort à tout moment.
La communauté internationale continue d’ignorer ce qui se passe dans cette région reculée de Centrafrique. Les casques bleus de la Minusca n’ont pas réagi à l’opération sanglante sur le camp, ils ne réagiront probablement pas davantage à cet assassinat. Les organisations humanitaires gardent le silence, les médias ne relaient rien. Adame Mbori-Oundo rejoint ainsi la longue liste des victimes oubliées, de ceux qui meurent loin des caméras et des consciences.
Abattue par des homme armés, Félicité Tenda , une gendarme affectée à Nana-Bakassa , est morte de ses blessures
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/la-gendarme-tuee-a-Bossangoa-dans-la-prefecture-de-l-ouham.webp” data-wpel-link=”internal”>Bossangoa-dans-la-prefecture-de-l-ouham.webp” alt=”La gendarme tuée à Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham” width=”220″ height=”500″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/la-gendarme-tuee-a-bossangoa-dans-la-prefecture-de-l-ouham.webp 220w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/la-gendarme-tuee-a-bossangoa-dans-la-prefecture-de-l-ouham-185×420.webp 185w” sizes=”auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px” />La gendarme tuée à Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Félicité Tenda, gendarme affectée à Nana-Bakassa, a été tuée par balles ce vendredi à une dizaine de kilomètres au nord de Bossangoa. Elle voyageait avec son époux, un civil, sur une moto que ce dernier conduisait.
Le couple avait passé quatre jours de travail à Bossangoa avant de reprendre la route vers Nana-Bakassa. La gendarme se trouvait à l’arrière de la moto, son arme avec elle, tandis que son mari pilotait l’engin. C’est durant ce trajet de retour que des hommes armés ont surgi.
Les assaillants ont tiré uniquement sur Félicité Tenda avant de disparaître aussi vite qu’ils étaient apparus. Son mari, indemne, n’a pas été pris pour cible. Il a dû ramasser le corps de sa femme et l’emmener rapidement vers Bossangoa.
Les premières constatations de l’enquête laissent penser à une action préparée. La gendarme aurait été visée de manière délibérée par les tireurs. Les raisons de ce ciblage restent à déterminer par les enquêteurs qui examinent différentes pistes.
L’épisode a jeté la consternation parmi les collègues de la victime à Nana-Bakassa. Beaucoup s’interrogent sur les risques qu’ils prennent quotidiennement dans cette partie de la préfecture de l’Ouham où les déplacements deviennent de plus en plus hasardeux
Mbaïki : Le procureur Anicet Parfait Kaoue Bétel incarcère Lorenzo Ganazoui sur fond de litige locatif avec la directrice régionale de l’agriculture
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/lorenzo-nganazoui-yandoka-coordonnateur-de-l-ong-constellations-international.webp” data-wpel-link=”internal”>Lorenzo Nganazoui Yandoka, coordonnateur de l’ONG Constellations International,
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À Mbaïki, un différend ordinaire entre locataire et propriétaire a basculé dans l’arbitraire judiciaire. Lorenzo Ganazoui, porteur de projet sous contrat de bail, se retrouve en détention après l’intervention du procureur de la République.
En effet, les faits débutent par un accord de location signé le 6 mai 2024 entre Lorenzo Ganazoui et la directrice régionale de l’agriculture. Plusieurs mois durant, l’homme occupe les lieux pour mener ses activités au sein de son organisation non gouvernementale axée sur l’accompagnement social des communautés. La situation bascule exactement un an après, au début mai 2025, lorsque la propriétaire entreprend des travaux pour transformer l’édifice en auberge.
Aucune notification préalable n’est adressée au locataire. Lorenzo découvre la situation par hasard lors d’une rencontre en ville avec la directrice. Celle-ci lui confirme alors sa volonté de convertir le bureau en établissement hôtelier.Pour une structure recevant des victimes de violences basées sur le genre et nécessitant un cadre confidentiel, cette transformation rend les lieux inadaptés.
Face à cette initiative unilatérale compromettant la mission de son organisation, Lorenzo rapatrie son équipe à Bangui pour poursuivre le travail dans des conditions appropriées. Ce départ se veut provisoire, le temps que la propriétaire clarifie ses intentions. Pourtant, depuis mai 2025, elle réclame le paiement du loyer avec une constance qui ignore le contexte.
La facture s’élève désormais à 1 080 000 francs CFA. Cette somme couvre une période durant laquelle les locaux sont devenus inutilisables pour l’activité contractuellement prévue. Lorenzo maintient qu’il s’agit d’une rupture unilatérale du bail par la propriétaire, non d’un abandon de sa part.
Neuf mois après le départ de l’équipe, une convocation du procureur de Mbaïki lui réclame le règlement intégral. Lorenzo, confronté à un problème ophtalmologique et ayant égaré ses lunettes, choisit de se rendre à Bangui pour s’équiper avant de répondre à la convocation. Il mandate son avocat pour le représenter, démarche légalement recevable.
Le procureur Anicet Parfait Kaoue Bétel refuse cette procédure et exige la présence physique de l’intéressé. L’absence de Lorenzo est alors qualifiée de manque de respect. Sur instruction du magistrat, les forces de sécurité intérieure procèdent à l’arrestation.
L’homme se retrouve placé en cellule aux côtés de détenus de droit commun, une mesure disproportionnée pour un différend civil. Derrière les barreaux, on lui réclame plus d’un million de francs séance tenante. Lorenzo ne dispose que de 200 000 francs.
Le procureur demeure inflexible malgré les circonstances. La moto du détenu est confisquée et la somme sera complétée à 400 000 francs sous la contrainte. Cette sanction financière intervient avant toute audience contradictoire, transformant la justice en service de recouvrement des gangsters.
L’affaire prend une dimension supplémentaire avec un second dossier. Lorenzo avait remis un chèque à la directrice pour régler l’achat d’un terrain auprès d’un tiers. La dame n’a jamais honoré ce paiement, conservant la somme tandis que le vendeur attend toujours son dû.
Protégée par le procureur, elle maintient sa position sans craindre de poursuites. Le magistrat garantit qu’elle s’acquittera de sa dette, engagement dont le créancier n’a jamais vu la trace écrite. Ce traitement préférentiel alimente les interrogations sur les motivations réelles du procureur.
Après 48 heures de privation de liberté, le préfet de Mbaïki intervient auprès de Lorenzo pour comprendre les tenants de l’affaire. La population locale exprime sa colère face aux méthodes employées, mais Lorenzo s’oppose à toute manifestation pour préserver l’ordre public. Il préfère laisser le procureur assumer pleinement ses choix.
La présidente du tribunal se saisit du dossier, étonnée qu’une affaire relevant du droit civil mobilise ainsi le parquet. Elle dénonce la désinformation qui entoure ce cas et questionne la procédure suivie. Son intervention témoigne d’un malaise au sein même de l’institution judiciaire.
Lors d’une rencontre avec le procureur, Lorenzo lui adresse ces mots : « As-tu besoin de m’humilier pour plaire à cette dame ?Saches que tu as touché à un innocent et Dieu est un Dieu de justice et il ne laissera pas impuni l’injustice vécue ». Ces propos résument la perception d’un acharnement motivé par des considérations étrangères au droit.
Le procureur Kaoue Bétel n’en est pas à sa première controverse. Son comportement dans cette affaire alimente les griefs formulés contre lui par les habitants de Mbaïki. La défense acharnée de la directrice régionale contraste avec la rigueur manifestée envers Lorenzo.
Cette séquence judiciaire interroge le fonctionnement des institutions sous la septième République. Un litige de bail ordinaire ne devrait pas conduire à l’emprisonnement préventif ni à la confiscation de biens. Les garanties élémentaires du justiciable semblent avoir été écartées au profit d’une logique d’autorité.
Le rôle du procureur, gardien de l’intérêt général, se trouve ici détourné au service d’intérêts particuliers. La confusion entre relations personnelles et exercice de la fonction publique fragilise la confiance dans l’appareil judiciaire. Ces pratiques ternissent l’image de magistrats qui, pour la plupart, exercent avec probité.
L’affaire Lorenzo Ganazoui contre la directrice régionale de l’agriculture, arbitrée de facto par le procureur Anicet Parfait Kaoue Bétel, demeure emblématique d’un dysfonctionnement institutionnel.
Braquage violent à Ngarba : 2 millions de francs CFA emportés lors d’un hold-up d’un commerçant tchadien
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/trois-faca-vers-Bambari.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bambari.jpg” alt=”Braquage violent à Ngarba : 2 millions de francs CFA emportés lors d’un hold-up d’un commerçant tchadien” width=”300″ height=”225″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/trois-faca-vers-bambari.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/trois-faca-vers-bambari-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/trois-faca-vers-bambari-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />Image d’illustration d’un groupe des trois-faca-vers-bambari – RCA : une patrouille des soldats FACA tombée dans une embuscade des rebelles du CPC à gallo
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les forces censées ramener la paix à Ngarba viennent de basculer dans le banditisme. Dans la nuit du jeudi 23 au vendredi 24 janvier 2025, vers 23 heures, Deux soldats FACA accompagnés de trois miliciens d’autodéfense de Ngarba ont dévalisé un commerçant tchadien.
Quelques jours auparavant, jeudi 16 janvier, cette localité de la préfecture de Bamingui-Bangoran avait connu une série d’attaques menées par des bandits venus du Tchad. Une cinquantaine de jeunes s’étaient alors regroupés pour former un dispositif d’autodéfense et avaient réussi à capturer deux assaillants présumés. Ces malfaiteurs franchissaient régulièrement la frontière aux premières heures pour dévaliser les habitants, les conducteurs de motos-taxis, les pêcheurs et les vendeurs ambulants.
Les volontaires avaient saisi deux armes lors de cette arrestation : un fusil DKM et un lance-roquettes RPG. Ce groupe s’était formé après que les autorités ont cessé depuis plusieurs années de s’occuper de la sécurité dans cette zone frontalière. Les braquages se répétaient presque quotidiennement. Les bandits installaient des barrières improvisées sur les axes de passage et rançonnaient tous ceux qui tentaient de vaquer à leurs occupations.
Face à cette situation, les jeunes avaient réclamé l’intervention de l’armée régulière pour renforcer la surveillance du secteur. Ils avaient demandé au commandant des Forces armées centrafricaines stationné à Ndélé de leur envoyer des renforts. Les FACA ont effectivement répondu à cet appel et ont déployé des éléments dans la zone. Personne n’imaginait alors que ces mêmes défenseurs deviendraient à leur tour des bandits armés.
Le braquage nocturne du 22 janvier vers 23 heures a rapporté aux assaillants plus de deux millions de francs CFA. Le commerçant tchadien, installé légalement dans la localité pour ses activités, s’est retrouvé dépouillé par ceux qui étaient venus garantir sa sécurité. Les auteurs ont pris la fuite avec le butin dans la nature.
Cette affaire jette un éclairage inquiétant sur la situation sécuritaire dans cette région frontalière. Les habitants de Ngarba se retrouvent coincés entre les raids transfrontaliers et les exactions de leurs propres protecteurs. Le commerce risque de péricliter si les marchands étrangers fuient la zone par crainte de nouveaux pillages
Quelques heures après la proclamation des résultats définitifs des Élections présidentielles par le conseil constitutionnel, le Président de la République a adressé un message solennel à la nation qui salue ses résultats électoraux mécaniquement fabriqués et connu d’avance par l’opinion à hauteur de 78%, consacre par la même occasion le troisième mandat présidentiel et l’avènement de la septième République tant programmé.
Cette adresse à la nation fait l’éloge de la stabilité retrouvée, de la paix garantie par des forces non conventionnelles et étrangères ainsi que du bilan que la cohorte du pouvoir de Bangui juge positif.
Ce message a insisté à maintes reprises sur la notion de “main tendue” à la véritable opposition démocratique comme si le dire une fois ne le rendait pas audible.
S’appuyant sur des faits réels et non des opinions, l’on remarque que le pouvoir de Bangui a organisé des Élections groupées à l’image de la finale de la coupe d’afrique des nations Maroc 2025 qui a dégouté le monde entier parce que contestées par un peuple terrorisé par l’hégémonie du nébuleux groupe paramilitaire des Wagner sans oublier la milice privée du pouvoir qui excelle dans la traque des citoyens.
Il apparaît important de souligner à ce stade que le mutisme de la population et l’absence de liesse populaire dans les quartiers qui s’apparente à un silence qui précède la tempête contraste avec les ecrasants résultats électoraux proclamés par le conseil constitutionnel.
C’est sans évidence la prise de conscience de ce constat honteux qui justifie l’inondation des boîtes de messagerie des centrafricains par des messages anxiogènes teintés de campagne de promotion de la paix en provenance de l’Autorité Nationale des Élections…chose inédite.
Il faut également noter que cette victoire non légitime décriée par tout un peuple qui contraste avec cette main tendue à l’opposition démocratique ne peut decrisper le climat politique actuel car en deux mandats soit une décennie de gouvernance, le pouvoir de Bangui n’a daigné dialoguer ou discuter avec l’opposition démocratique sur des questions sensibles qui engagent la vie socio-politique des centrafricains.
On en déduit en conséquence de ce constat que l’avenir de la démocratie en République centrafricaine est sombre avec un présidentialisme très fort assorti de la concentration de pouvoirs, de l’inexistence de la notion de séparation de pouvoirs, d’une justice politisée, d’une armée nationale aux ordres, d’un parti-État avec une prochaine assemblée nationale monocolore.
À cela s’ajoutent l’avenir de la mission onusienne en Centrafrique qui interroge et la décision du pouvoir américain de retirer des financements aux organismes partenaires au développement degraderont d’avantage le lendemain sécuritaire et socio-économique.
Il est évident que le pouvoir de Bangui qui passe son temps à danser ne veut entendre raison mais la résultante de la vérité des urnes le rattrapera.
Devant cette croisade illusoire qui discorde avec une victoire écrasante couronnée de près de 78% voix et la non adhésion de la majorité du peuple, le citoyen lambda s’interroge :
1- Après trois années d’autisme et de surdité, pourquoi le pouvoir de Bangui tend la main aujourd’hui à l’opposition démocratique ?
2- Cette adhésion massive de la population au projet de société du pouvoir de Bangui qui s’est confirmée par les résultats électoraux proclamés par le conseil constitutionnel n’est-elle pas suffisante pour entrer dans la septième République ?
3- En quoi cette victoire à la soviétique non légitime et décriée par le peuple changera t-elle le quotidien des centrafricains ?
4- L’Autorité Nationale des Élections et le Conseil constitutionnel ont-ils caché la vérité des urnes aux centrafricains ?
En tout état de cause, l’opposition démocratique est consciente et avertie que le pouvoir de Bangui propose mecaniquement et de façon amnésique un dialogue politique qui a valeur de formalisme sans une réelle volonté de changement.
A l’image de son ministre conseiller spécial qui se targue d’être ministre de la République depuis 2005 sans pour autant s’interroger sur son utilité pour la Centrafrique ou les retombés de son magistère, le mandat supplémentaire illégal imposé par les muscles aux centrafricains n’est que le prolongement de la souffrance du peuple et du temps perdu pour la République.
En attendant, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signale que forcer un mandat supplémentaire illégal n’est pas la solution idoine aux maux centrafricains car il n’est qu’une aggravation des causes du problème c’est-à-dire qu’il ne fait que prolonger un pouvoir mais ne résout pas la crise qui à la longue risque de vous rattraper.
Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…
Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements, vos mépris envers le peuple sont légitimes et légaux.
Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial où on negocie des mandats supplémentaires indéfiniment mais au contraire il s’agit d’une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir.
Attention Monsieur le tyran, nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.
Transféré à Bangui le 17 janvier dernier par les Mercenaires russes depuis Obo, il a été enlevé à sa descente d’avion à l’aéroport et porté disparu
Bangui-Mpoko-du-prisonnier-special-un-haut-grade-de-larmee-nationale-habille-en-bleu-arrete-par-les-mercenaires-russes-et-Syriens.jpg” data-wpel-link=”internal”>Image d’illustration de l’arrivée à Bangui d’un suspect arrêté par les Wagner en province
Les quatre suspects arrêtés à Obo et transférés le 17 janvier sont arrivés à Bangui. Trois ont rejoint la gendarmerie. Le quatrième a été enlevé par les miliciens russes du groupe Wagner dès la descente d’avion. Depuis, plus aucune trace de lui, aucune nouvelle, et c’est le silence total.
L’hélicoptère qui transportait les quatre détenus depuis la ville de Obo s’est posé à l’aéroport international de Bangui Mpoko en fin d’après-midi le même jour. Les familles des soi-disant suspects attendaient des nouvelles de leurs proches depuis plusieurs heures sans savoir exactement quand ils arriveraient dans la capitale. Personne ne pouvait imaginer ce qui allait se passer à la sortie de l’appareil.
Ce qui s’est passé ensuite ressemble étrangement à une autre affaire récente. Quelques jours auparavant, dix personnes arrêtées à Zémio avaient emprunté le même chemin vers Bangui. Leur histoire allait connaître une fin tragique que personne n’a oubliée dans le pays.
Ces dix personnes avaient été raflées sur le site des déplacés de l’église catholique à Zémio sans raison apparente. Les mercenaires russes les avaient embarquées dans leur hélicoptère direction la capitale. L’un d’eux s’appelait Irogodja et tenait un commerce de viande au marché de Zemio.
À l’atterrissage de cet hélicoptère, neuf détenus ont pris la direction de la section de recherche et d’investigation. Le dixième, justement Irogodja le boucher, a été séparé du groupe par les mercenaires qui l’ont emmené ailleurs. Ses compagnons ne comprenaient pas pourquoi on le traitait différemment puisqu’ils étaient tous accusés des mêmes faits supposés.
Le boucher n’est jamais réapparu vivant après cette séparation. Sa famille a cherché partout pendant des jours en multipliant les démarches auprès des autorités sans obtenir la moindre information.
Les parents de la victime à Bangui ont visité différents lieux de détention avant de se rendre à la morgue de l’hôpital général. C’est là qu’ils ont découvert le corps d’Irogodja portant les marques de violences terribles. Les mercenaires l’avaient conduit dans leur base secrète de l’aéroport où ils l’ont interrogé jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Cette découverte sinistre a jeté l’effroi parmi les familles qui avaient des proches arrêtés par Wagner. Chacun redoutait maintenant que son parent ne subisse le même sort si jamais les mercenaires décidaient de le séparer des autres détenus. Les craintes se sont malheureusement confirmées avec l’arrivée des quatre suspects d’Obo.
Dès la descente d’avion à Bangui, les mercenaires ont répété exactement le même scénario. Trois détenus ont été conduits vers la gendarmerie tandis que le quatrième montait dans un véhicule russe qui filait dans une autre direction. Les trois compagnons ne pouvaient rien voir ni rien faire car ils avaient tous des cagoules sur la tête.
Cet homme qui a disparu faisait partie des anciens combattants azandé désarmés puis formés par Wagner à Obo en 2024. Après sa formation, il avait intégré l’armée nationale comme des dizaines d’autres miliciens démobilisés dans la préfecture du Haut-Mbomou. Son statut officiel d’élément des forces armées restait valable malgré son désarmement récent.
Rien ne justifiait son arrestation à Obo où il vivait paisiblement dans son quartier. Les gendarmes sont venus le chercher avec trois autres civils sans leur expliquer les motifs de leur interpellation.
À Obo, sept autres personnes arrêtées en même temps croupissent toujours en prison. Le commandant de compagnie de la gendarmerie qui a ordonné ces rafles continue d’envoyer des messages vengeurs sur WhatsApp. Il menace les miliciens de Bambouti tout en restant bien à l’abri dans son bureau.
Les combats avaient éclaté à Bambouti fin décembre quand des miliciens azandé ont pris d’assaut cette localité située à plus de cent kilomètres d’Obo. Ils ont capturé la sous-préfète et son garde du corps gendarme lors de cette attaque. Les deux otages restent aux mains de leurs ravisseurs depuis bientôt un mois.
Au lieu d’organiser une opération pour libérer ces otages, le commandant a préféré arrêter des cultivateurs paisibles à Obo. Ces personnes vivaient tranquillement sur le site des déplacés de Nguili Nguili quand les forces de l’ordre ont débarqué. Aucune d’elles ne portait d’arme ni ne présentait le moindre signe de participation aux combats lointains.
Le lien entre ces arrestations à Obo et les affrontements de Bambouti reste impossible à établir. Comment un combattant pourrait-il mener un assaut armé à plus de cent kilomètres puis rentrer tranquillement chez lui le lendemain comme si de rien n’était. Cette version défie toute logique élémentaire.
Après la première tentative de son braquage par des hommes armés, Gildas MOKI , un travailleur humanitaire à Obo a été grièvement blessé par balles 3 jours plus tard par les même agresseurs
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/La-ville-de-Obo-dans-la-prefecture-du-Haut-Mbomou.jpg” data-wpel-link=”internal”>La ville de Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou. CopyrightMinusca
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Gildas MOKI, employé de l’ONG Coopi, se trouve hospitalisé suite à une attaque armée survenue dans la nuit de vendredi à samedi 24 janvier 2026. L’homme a reçu une balle dans la main après que des individus armés ont tenté de pénétrer chez lui.
En effet, les faits remontent à la nuit du mardi 20 janvier 2026 lorsque des hommes armés ont tenté une première fois de s’introduire au domicile de l’humanitaire à Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou. Grâce à l’intervention de ses voisins, la victime avait pu échapper à ses agresseurs. Interrogés par la rédaction du CNC, de nombreux témoins affirment reconnaître dans ces assaillants des soldats des Forces armées centrafricaines, même si aucune identification officielle n’a été établie.
Quelques heures après cette première tentative, l’agression de l’humanitaire Gildas MOKI a été publié par la radio de la Minusca, Guira FM. Cette information aurait provoqué la colère des auteurs de la tentative de braquage. Les voisins, dans leur témoignage, maintiennent leur propos et continuent d’identifier ces braqueurs criminels comme des éléments de forces armées centrafricaines.
Cette fois, la chose prend une autre tournure. Dans la nuit du vendredi 23 à samedi 24 janvier, vers 3 heures du matin, soit trois jours après la première tentative du braquage, les mêmes individus sont revenus au domicile de monsieur Gildas Moki, l’agent humanitaire. Ils ont alors tenté de forcer l’entrée de sa résidence. L’homme a essayé de bloquer la porte de l’intérieur en s’appuyant dessus avec ses mains. Face à cette résistance, les assaillants ont ouvert le feu à travers la porte. La balle a traversé le panneau de bois et atteint la main de la victime, lui causant une blessure sérieuse.
Transféré d’urgence à l’hôpital, Gildas MOKI reçoit actuellement des soins à l’hôpital de Obo.
Il y’a lieu de préciser que les activités de braquage impliquant des éléments des forces armées se multiplient dans plusieurs villes de province ces dernières années. L’absence de sanctions visibles encouragerait ce type d’agissements. Le recrutement au sein des FACA, effectué sans vérification approfondie des antécédents, permettrait à des individus aux comportements criminels d’intégrer les rangs de l’armée. Ces personnes profiteraient ensuite de leur statut pour commettre des exactions dans la capitale comme en province.
Faustin-Archange Touadera déclare sur France 24 qu’il n’est pas Dieu pour savoir ce qui va se passer dans 7 ans. Mais il l’a préparé de rester au delà de 30 ans au pouvoir
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Interrogé par le journaliste de la chaine française France 24 sur la suppression de la limitation des mandats présidentiels, Faustin-Archange Touadéra a éludé la question avec désinvolture.
« Je ne suis pas Dieu pour savoir ce qui se passera dans sept ans », a répondu le Président Faustin-Archange Touadera lorsqu’on lui a demandé s’il comptait briguer un pouvoir sans fin. Ce refus de répondre, présenté comme de l’humilité, cache une stratégie Politique limpide : se réserver la possibilité de rester président aussi longtemps qu’il le souhaite.
La réforme constitutionnelle de 2023, qu’il a lui-même initiée, a aboli la clause limitant à deux le nombre de mandats présidentiels. Depuis, la République centrafricaine a rejoint le cercle fermé des régimes où la continuité du chef d’État devient une règle tacite. Face à une question directe sur cette dérive, Touadéra se réfugie pourtant derrière une pirouette : il prétend ne pas savoir de quoi demain sera fait, alors même qu’il a modifié la loi pour rendre ce “demain” illimité.
Sa réponse témoigne d’un double langage. D’un côté, Faustin-Archange Touadera affirme ne pas vouloir se projeter ; de l’autre, il s’est octroyé par la Constitution la possibilité de se maintenir au pouvoir à vie. Le ton de l’entretien trahit une volonté d’éviter le mot “troisième mandat”, devenu tabou sur le continent. En refusant de dire s’il se représentera encore, Touadéra entretient volontairement une ambiguïté qui sert son ambition.
Ce “je ne suis pas Dieu” n’est pas une formule d’humilité, mais un écran de fumée. En l’utilisant, le président Faustin-Archange Touadera feint la modestie tout en verrouillant le système électoral à son avantage. Son discours transforme une manœuvre autoritaire en geste d’incertitude, comme si l’avenir dépendait du destin plutôt que de sa propre volonté Politique. Derrière l’apparente sagesse de la phrase se cache la certitude d’un homme qui ne compte pas quitter le pouvoir de sitôt.
FAUX PASTEURS ET APÔTRES : Michel Gbegbé dénonce leur exploitation financière et morale des fidèles
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/michel-gbegbe-president-de-la-plateforme-des-patriarches-centrafricains.webp” data-wpel-link=”internal”>Michel Gbegbé Président de la Plateforme des Patriarches Centrafricains
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Une déclaration retentissante de Michel Gbegbé, Président de la Plateforme des Patriarches Centrafricains, vise directement les faux leaders religieux qui profitent de leur position pour manipuler les croyants et s’enrichir au nom de Dieu sans aucune légitimité.
Pour rappel, Michel Gbegbé est le Premier Apôtre Centrafricain. L’homme a publié la semaine dernière un texte qui secoue toute l’Église évangélique de la République Centrafricaine. Dans cette déclaration publiée sur les réseaux sociaux, il cible les faux pasteurs, apôtres et évangélistes qui ont transformé les lieux de culte en espaces de commerce et de manipulation des consciences.
Ce cri d’alarme du Président de la Plateforme des Patriarches Centrafricains s’appuie sur un constat réel. Selon Michel Gbegbé, l’Église évangélique traverse une crise profonde qui touche tous les domaines : spirituel, moral, doctrinal et organisationnel, affaiblissant gravement son témoignage auprès de la société centrafricaine.
Cette situation découle notamment des pratiques de soi-disant certains responsables religieux en quête de pouvoir. Michel Gbegbé observe que ces leaders autoproclamés n’hésitent pas à s’agenouiller devant les célébrités et les puissants uniquement pour bénéficier d’une visibilité médiatique, transformant ainsi la prière en spectacle public.
Ces manipulations spirituelles cachent en réalité une recherche effrénée de reconnaissance personnelle. Le Premier Apôtre Centrafricain dénonce particulièrement ces responsables qui utilisent la religion comme tremplin vers le pouvoir, organisant des cérémonies spectaculaires auprès des stars pour attirer l’attention des médias et des masses.
L’exploitation financière des fidèles constitue l’une des dérives majeures pointées par Michel Gbegbé. Dans sa déclaration, le Président du Conseil des Sages de l’Alliance des Évangéliques en Centrafrique mentionne explicitement la vente d’objets prétendument spirituels, le commerce des prophéties et les promesses mensongères de miracles en échange d’argent.
Ces pratiques commerciales s’accompagnent d’une exploitation émotionnelle tout aussi grave. Michel Gbegbé explique que certains responsables spirituels profitent de la vulnérabilité des croyants pour les maintenir sous emprise, confondant l’autorité pastorale avec la domination, l’intimidation et la manipulation des consciences.
La faillite morale de ces faux leaders religieux se manifeste également dans leur vie privée. Le Premier Apôtre Centrafricain évoque des scandales sexuels, des divorces injustifiés, des vies doubles et un refus catégorique de toute forme de correction ou de remise en question de leurs comportements.
Cette absence totale de redevabilité aggrave la situation dans le paysage religieux centrafricain. Michel Gbegbé constate que de nombreux serviteurs se placent au-dessus de toute autorité spirituelle, en totale contradiction avec les enseignements bibliques qui exigent humilité et soumission mutuelle.
L’autoproclamation ministérielle représente un autre fléau majeur identifié par le Président de la Plateforme des Patriarches Centrafricains. Selon Michel Gbegbé, de nombreux individus s’attribuent des titres pompeux comme apôtre, prophète ou évangéliste sans aucun appel reconnu, sans formation biblique sérieuse et sans reconnaissance ecclésiale légitime.
Cette anarchie spirituelle génère confusion et abus au sein des communautés chrétiennes. Michel Gbegbé observe que ces autoproclamations permettent à n’importe qui de créer son propre ministère et d’exercer une autorité spirituelle sur des personnes sans aucune compétence ni légitimité véritable.
La perte de la crainte de Dieu constitue la racine profonde de toutes ces dérives. Le Premier Apôtre Centrafricain dénonce la banalisation du péché et la promotion d’une grâce déformée qui permet à ces faux responsables de justifier tous leurs comportements immoraux sans jamais ressentir le besoin de se repentir.
Cette déformation de l’Évangile autorise toutes les déviances possibles. Michel Gbegbé explique que certains responsables religieux enseignent une doctrine accommodante qui leur permet de vivre dans le péché tout en continuant à exercer leur ministère comme si de rien n’était.
Le culte de la personnalité remplace progressivement l’adoration du Christ dans de nombreuses assemblées. Le Président du Conseil des Sages de l’Alliance des Évangéliques en Centrafrique constate que la recherche de la gloire personnelle et la conformité aux valeurs du monde ont pris le dessus sur l’identité chrétienne authentique.
Ces pratiques mondaines touchent particulièrement les relations avec les personnalités publiques. Michel Gbegbé critique ces responsables religieux qui recherchent la compagnie des stars, des politiciens et des riches uniquement pour accroître leur propre notoriété et leur influence sociale.
La violence et la jalousie entre responsables religieux aggravent encore davantage cette crise spirituelle. Le Premier Apôtre Centrafricain mentionne que certains conflits religieux sont associés à des œuvres de la chair totalement incompatibles avec le message d’amour et de paix de l’Évangile.
Ces comportements destructeurs affectent non seulement l’Église mais aussi la société centrafricaine dans son ensemble. Michel Gbegbé souligne que cette situation trouble les consciences et affaiblit considérablement le témoignage chrétien auprès de la population.
Face à ce tableau noir, le Président de la Plateforme des Patriarches Centrafricains précise toutefois que sa démarche n’est pas motivée par la haine. Michel Gbegbé insiste sur le fait que sa déclaration constitue un cri d’amour né d’une profonde douleur spirituelle face à la dérive de l’Église qu’il aime.
Cette interpellation vise la restauration plutôt que la condamnation collective. Le Premier Apôtre Centrafricain adresse son message à tous les responsables religieux, des apôtres aux diacres, en passant par les prophètes, évangélistes, pasteurs, docteurs, bishops, révérends, anciens, missionnaires et aumôniers.
Michel Gbegbé appelle ces responsables à un examen de conscience profond et sincère. Le Président du Conseil des Sages de l’Alliance des Évangéliques en Centrafrique les invite à s’interroger eux-mêmes pour savoir s’ils sont véritablement dans la foi ou s’ils ont dévié du chemin.
Cet appel à la repentance concerne aussi bien les comportements individuels que les pratiques collectives. Michel Gbegbé demande un retour urgent à la discipline biblique, à la redevabilité spirituelle et à la restauration de l’éthique qui doit caractériser tout serviteur de Dieu.
La restauration de la sainteté et de l’intégrité morale reste au cœur des préoccupations du Premier Apôtre Centrafricain. Michel Gbegbé estime que sans un changement radical dans les mentalités et les pratiques, l’Église centrafricaine continuera sa descente vers la confusion et la perte totale de crédibilité.
Cette responsabilisation des leaders religieux constitue selon lui l’unique chemin vers le renouveau spirituel. Le Président de la Plateforme des Patriarches Centrafricains martèle que le jugement commence par la maison de Dieu et que les responsables doivent donner l’exemple avant d’exiger quoi que ce soit des simples fidèles.
un mandat d’arrêt international lancé contre un liveur Facebook critique du régime Touadéra
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/le-magistrat-et-ancien-procureur-de-la-republique-benoit-narcisse-foukpio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le magistrat et ancien Procureur de la République, Bénoît Narcisse Foukpiole-magistrat-et-ancien-procureur-de-la-republique-benoit-narcisse-foukpio
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un mandat d’arrêt international vise Serge Mathurin Mbaïkassi, animateur de lives Facebook accusé pathétiquement d’attaques contre les autorités centrafricaines.
En effet, le Tribunal de grande instance de Bangui, manipulé par le Président Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro, a émis, le 1er juillet 2025, un mandat d’arrêt international contre Serge Mathurin Mbaïkassi, figure connue des réseaux sociaux centrafricains. Le document officiel, signé par le doyen des juges d’instruction Mathieu Nana Bibi et approuvé par le procureur de la République, retient contre lui plusieurs chefs d’accusation : diffamation, injures, incitation à la haine contre les autorités étatiques et association de malfaiteurs. Les articles 132, 133, 134, 148, 292, 411 et 412 du Code pénal centrafricain constituent la base juridique de ces poursuites.
Le mandat présente toutefois des lacunes notables, avec plusieurs champs relatifs à la description physique du suspect. L’affaire trouve son origine, selon cette manipulation, dans une plainte déposée par Laeticia Murielle Bandoba, qui accuse Mbaïkassi d’avoir falsifié et diffusé ses photos en ligne. La plaignante soutient que ces publications visaient aussi la plus haute autorité de l’État, encourageant la rébellion et appelant à un coup d’État avant fin décembre.
Établi à l’étranger, Serge Mathurin Mbaïkassi compte parmi les centrafricains les plus actifs sur les plateformes numériques. Ses interventions portent sur la corruption, la gouvernance défaillante et les détournements attribués aux dirigeants. Malgré plusieurs convocations judiciaires, il ne s’est jamais présenté devant la justice centrafricaine, selon la justice centrafricaine.
Cette procédure témoigne de la fermeté avec laquelle les autorités de Bangui entendent museler la contestation numérique. Paradoxalement, le porte-parole gouvernemental, l’ex-détenu Maxime Balalou multiplie les sorties virulentes sur les mêmes réseaux sociaux, répondant aux opposants avec un vocabulaire parfois insultant. Cette disparité de traitement nourrit les accusations d’instrumentalisation judiciaire et de restriction des libertés d’expression en Centrafrique .
Le cas Mbaïkassi s’inscrit dans une logique répressive désormais bien établie : tout critique du pouvoir s’expose à des poursuites lourdes, assorties de menaces d’incarcération. Cette méthode cherche-t-elle à intimidé la diaspora et les jeunes internautes tentés de s’opposer au président Touadera alias Baba Kongoboro et à son équipe gouvernementale ? La question mérite d’être posée alors que l’espace démocratique centrafricain continue de se rétrécir.
Euloge Doctrouvé Koï, griot servile, glorifie un Touadéra qui a anéanti la Centrafrique, son livre criminel cache un désastre national impardonnable.
Dans une Centrafrique ravagée par la misère, l’insécurité et le désespoir, Euloge Doctrouvé Koï ose publier un torchon indécent, « Pr Faustin Archange Touadéra, une figure emblématique à l’opposé des antivaleurs ». Ce livre n’est qu’un délire criminel, un tissu de mensonges éhontés pour sanctifier un président qui, loin d’être un sauveur, a complètement détruit la nation. Euloge Doctrouvé Koï, autoproclamé “fils de la République”, n’est qu’un laquais servile, un propagandiste abject dont l’apologie obscène de Faustin Archange Touadéra aggrave la souffrance d’un peuple trahi, abandonné et réduit à la ruine par un régime en déroute.
Euloge Doctrouvé Koï dépeint Touadéra comme un “rassembleur”, un bâtisseur ayant posé les “fondements” d’un avenir radieux. Quelle imposture grotesque ! Neuf ans après son arrivée au pouvoir, la Centrafrique est un cimetière d’espoirs, un pays annihilé par l’incompétence de Touadéra. Les routes, comme celle du pont Jackson à l’hôpital, vantées par Koï comme des exploits, ne sont que des miettes dérisoires sur un réseau infrastructurel en ruines. Les hôpitaux, qualifiés de “mouroirs” par un peuple à bout, sont des tombeaux où les Centrafricains meurent faute de soins, d’équipements ou de médicaments. Koï ose présenter l’hôpital des grandes endémies comme une prouesse, mais cette façade vide est une insulte à ceux qui succombent dans un système sanitaire en décomposition.
Les “cinq verbes” : nourrir, vêtir, soigner, instruire, loger, que Euloge Doctrouvé Koï brandit comme des trophées, sont une farce macabre. Les marchés regorgent de denrées inabordables, les écoles s’effondrent sous le poids de l’abandon, les logements décents restent un mirage. La flambée des prix des carburants étrangle les ménages, et Koï, dans son zèle pathétique, demande au peuple de “patienter” pendant que Touadéra achève de détruire ce qui reste de la nation. La sécurité ? Koï admet des “poches d’insécurité” mais compare la Centrafrique à la France pour minimiser un chaos endémique. Ce cynisme est une trahison, une preuve que Touadéra n’a pas restauré la paix, mais plongé le pays dans un abîme de violence et de désespoir.
Euloge Doctrouvé Koï, le griot d’un désastre national
Euloge Doctrouvé Koï accuse les opposants de Touadéra d’être des “champions du chaos”, des manipulateurs semant la discorde. Mais le véritable criminel, c’est lui ! Son livre est une offense nationale, une tentative abjecte de réécrire l’histoire pour glorifier un président qui a réduit la Centrafrique à néant. En qualifiant les organisations féminines et l’opposition d’”insulteurs publics”, Koï dévoile son rôle : un valet prêt à calomnier quiconque ose révéler la vérité. Son prétendu patriotisme, son auto-proclamation comme “fils de la République” défendant les “institutions”, n’est qu’un voile pour masquer sa complicité dans un régime destructeur. Koï ne défend pas la Centrafrique, mais un homme, Touadéra, dont le bilan est une catastrophe : un pays en ruines, un peuple abandonné, une nation brisée.
Le livre de Koï n’est pas un hommage, mais un acte criminel. En glorifiant un Touadéra qui a complètement détruit la Centrafrique, il alimente une illusion mortifère, prolongeant la souffrance d’un peuple trahi. Touadéra, loin d’être le “fondement” vanté par Koï, est l’architecte d’un désastre : un pays où l’insécurité est omniprésente, où la misère explose, où les promesses s’effondrent en poussière. Koï, en chantre de cette imposture, est le complice d’un génocide silencieux de l’espoir centrafricain. Son appel à la “patience” est une insulte, une invitation à accepter l’inacceptable pendant que Touadéra et ses acolytes achèvent de piller une nation agonisante. La Centrafrique mérite la vérité, pas les mensonges pathétiques d’un griot et les promesses vides d’un président qui l’a conduite à la ruine….