samedi, septembre 12, 2026
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Madame Ousna Sabé apporte son soutien total à la jeune dame Samantha Olivia Imanga , licenciée abusivement par Mercure Logistique

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Madame Ousna Sabé apporte son soutien total à la jeune dame Samantha Olivia Imanga , licenciée abusivement par Mercure Logistique 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Suite à la vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux dans laquelle Samantha Olivia Imanga, ancienne employée de la société Mercure Logistique, dénonce son licenciement abusif après avoir refusé les avances du directeur technique, madame Ousna a réagi avec force et solidarité.

 

Dans sa déclaration diffusée sur son profil Facebook, madame Ousna Sabé exprime un soutien sans faille à la jeune dame et appelle tous les Centrafricains à briser le silence face aux injustices répétées sur les lieux de travail, particulièrement celles infligées par certains employeurs libanais.

 

« Bonjour la population, j’espère que vous allez bien. Garder le silence face à l’injustice n’est pas une solution. Ça ne l’a jamais été et ça ne le sera jamais. Au contraire, en vous taisant, vous devenez complices de votre propre maltraitance », a-t-elle déclaré.

 

Madame Ousna insiste sur le fait que la peur ne protège personne : « Si vous pensez qu’en vous taisant vous serez épargnés, c’est faux. Quand vous subissez de l’injustice dans votre lieu de travail, dans votre famille, dans vos lieux de prière ou dans les associations, apprenez à libérer la parole et à dénoncer. La peur ne va pas changer votre situation. Ce qui peut la changer, c’est quand vous ouvrez la bouche. »

 

Elle dénonce également l’habitude de taxer immédiatement les dénonciateurs d’opposants politiques ou d’ennemis de la paix : « Il n’y a aucune loi qui interdit d’être opposant politique. Il n’y a aucune loi qui oblige à aimer le régime ou le Président de la République. On lui doit respect en tant que Président de tous les Centrafricains, même ceux de l’opposition, mais l’aimer, rien ne nous y oblige. Arrêtez avec cette peur. »

 

Revenant directement sur le cas de Samantha Olivia Imanga, madame Ousna invite la population à visionner la vidéo de la jeune dame sur la page Tube Centre : « Ce qu’elle dénonce est grave, extrêmement grave. Mais je peux vous assurer qu’il y a encore des cas beaucoup plus graves que le sien. Les gens qui travaillent chez les Libanais sont maltraités tout le temps. »

 

Forte de son expérience personnelle, elle témoigne : « Pendant presque 15 ans, dans la société où je travaillais, nous étions logés dans un immeuble avec des Libanais en haut et nous en bas. Nous savons comment ces gens traitent leurs employés : licenciements abusifs à répétition, maltraitance morale, psychologique et même physique. »

 

Madame Ousna Sabé encourage les victimes à prendre la parole pour permettre un soutien collectif : « Je ne suis personne pour aller imposer quoi que ce soit aux Libanais. La seule chose que je peux faire, c’est d’en parler. Mais pour en parler, il faut que vous-mêmes, les victimes, vous dénonciez afin que nous puissions vous appuyer. »

 

Elle critique fermement ceux qui découragent les lanceurs d’alerte en leur disant « si tu parles, tu ne vas plus avoir de travail » : « Laissez ceux qui ont le courage de parler le faire. Le monde n’est pas détruit seulement par ceux qui font le mal, mais aussi et surtout par ceux qui les regardent faire sans réagir. »

 

Fière du geste de Samantha Olivia Imanga, elle lui adresse un message direct : « Ma sœur, beaucoup de courage ! Si tu veux, on peut en parler en privé. »

 

Madame Ousna Sabé termine son intervention par un appel pressant à la population et aux institutions : « N’ayez plus peur. La peur ne vous protège pas. Il faut en parler pour que tout le monde le sache et pour espérer que les choses changent. Nous voulons une République qui respecte tout le monde et chacun de ses enfants. Trop, c’est trop ! »

 

À l’adresse des femmes juristes, de l’inspection du travail et des structures chargées de protéger les travailleurs, elle lance : « Les Centrafricains se plaignent trop de vous. Aidez ceux qui n’ont pas de relations, ceux qui n’ont personne. S’il vous plaît, aidez-les. »

 

Cette réaction de madame Ousna intervient dans un contexte où plusieurs voix s’élèvent contre les conditions de travail dénoncées au sein de sociétés gérées par des employeurs libanais en Centrafrique.

 

Par Alain Nzilo

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Avec Starlink et le Wi-Fi public, quels formats numériques vont gagner du terrain en RCA en 2026 ?

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Pylone-reseau-telephonique-mobile-GSM.jpg” data-wpel-link=”internal”>Avec Starlink et le Wi-Fi public, quels formats numériques vont gagner du terrain en RCA en 2026 ?
Pylone de réseau téléphonique mobile GSM

 

 

Mi-mars, la filiale de SpaceX a démarré la commercialisation de Starlink en République centrafricaine, trois mois après la signature de l’accord avec le gouvernement, le 18 décembre à Bangui. Un peu plus d’un mois plus tard, le 24 avril, Faustin-Archange Touadéra inaugurait à Bocaranga, sous-préfecture de l’Ouham-Pendé, le premier point Wi-Fi public gratuit du pays. Ces deux faits rapprochés redessinent le paysage des usages numériques accessibles, la couverture 4G étant encore faible (0,3 % fin 2023 selon l’IUT). Reste à voir quels formats vont en tirer le plus de parti.

Ce qui passe déjà sur le mobile

Avant ces deux nouvelles, la consommation numérique centrafricaine s’était construite, par la force des choses, autour de ce que la connexion supportait. À Bangui, à Bambari ou à Berbérati, WhatsApp tient lieu d’infrastructure. Les échanges privés y passent autant que les conversations professionnelles ou la vente informelle, sans jamais mobiliser beaucoup de bande passante.

Les vidéos courtes (les « Reels ») diffusées sur Facebook et TikTok, dans des formats de 30 secondes à une minute, ont façonné les habitudes de la jeunesse banguissoise. Le streaming musical, plus économe en données que la vidéo, s’est installé pour les mêmes raisons techniques.

La SVOD à abonnement, plus exigeante en débit, est restée jusqu’ici confidentielle. Showmax, présent dans une quarantaine de pays africains, a d’ailleurs fermé fin avril après le rachat de sa maison mère MultiChoice par Canal+, six semaines à peine après l’arrivée de Starlink en RCA.

Ce que la bande passante rend praticable

Cette part d’usage que la bande passante mobile ne supportait pas, la nouvelle donne commence à l’élargir. Le streaming en direct du sport en haute définition, d’abord : Canal+ Afrique conserve les droits français de la Liga jusqu’à fin 2027 sur une liste de territoires qui inclut la RCA. Le togolais New World TV diffuse aussi l’UEFA Champions League dans 26 pays subsahariens depuis la saison 2024-25, à raison de plusieurs centaines de rencontres en direct par saison.

Le live casino fait partie de cette même famille. Le suédois Evolution, coté à Stockholm, produit l’essentiel des tables en direct jouées dans le monde depuis ses studios de Riga, Bucarest, Malte et Tbilissi. Il est arrivé en Afrique en février 2024 grâce à un partenariat avec le sud-africain Kiron Interactive, qui couvre désormais une trentaine de pays.

La mécanique repose sur des ingrédients clés : un croupier humain filmé en studio, des cartes physiques distribuées en temps réel, un chat avec le dealer, et plusieurs joueurs qui partagent la même table sans contrainte de sièges. Les titres de poker en « live » comme Casino Hold’em ou Extreme Texas Hold’em fonctionnent entièrement sur ce schéma.

Une fenêtre qui s’élargit, à des prix encore élevés

Le mouvement est donc tangible, même si tous les usages ne se débloquent pas du jour au lendemain.

Du côté de Starlink, les premiers utilisateurs centrafricains viennent surtout des organisations (ONG, entreprises, missions diplomatiques) et des ménages aisés des grandes villes, compte tenu du ticket d’entrée d’environ 600 dollars de matériel et d’un abonnement mensuel compris entre 50 et 100 dollars.

Le service avait déjà été lancé chez plusieurs voisins (Cameroun, RDC, Tchad), où l’adoption a suivi un schéma comparable : d’abord les usagers professionnels, puis une frange croissante de particuliers urbains.

Du côté du mobile, la connexion s’étend par d’autres canaux. Moov Africa Centrafrique a renouvelé sa licence pour y inclure la 4G en janvier 2025, et le réseau de fibre optique inauguré en février 2024 connecte désormais la RCA au Cameroun et au Congo-Brazzaville, et via eux aux câbles atlantiques.

Retour de l’ancien ministre Armel Sayo à la prison du Camp de Roux : un corps déformé , l’homme devenu méconnaissable par des mois de détention secrète à la prison russe

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Retour de l’ancien ministre Armel Sayo à la prison du Camp de Roux : un corps déformé , l’homme devenu méconnaissable  par des mois de détention secrète à la prison russe

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’ancien ministre Armel Sayo a été réincarcéré à la maison d’arrêt du Camp de Roux ce mardi 12 mai 2026. Son état physique témoigne des sévices subis durant sa longue disparition.

 

Une réapparition dans un état de délabrement physique

Après avoir passé près d’un an entre les mains des mercenaires russes du groupe Wagner, Armel Sayo est revenu à la prison du Camp de Roux, également appelée Guantánamo de Touadéra. L’homme qui a franchi les grilles de l’établissement ce mardi n’est plus que l’ombre de lui-même. Selon des témoins oculaires, l’ancien ministre est devenu méconnaissable : ses cheveux sont longs et hirsutes, sa démarche est chancelante et son corps semble avoir subi des traumatismes structurels, notamment au niveau des côtes.

 

Actuellement, son état de santé est jugé si critique qu’il a été immédiatement transféré à l’infirmerie de la prison. Cette situation confirme les alertes lancées depuis des mois par son avocate, Maître Arlette Sombo-Dibele, qui dénonçait déjà en octobre 2025 des conditions de détention s’apparentant à celles d’un camp de concentration.

 

Chronologie d’une extraction extrajudiciaire

L’épreuve d’Armel Sayo débute le 7 juillet 2025. Alors qu’il est officiellement détenu sous mandat de dépôt à la prison du camp de Roux, il est extrait de sa cellule par le directeur de l’OCRB, officiellement sous mandat du Procureur de la République.  Sauf que durant la nuit de ce lundi 7 au mardi 8 juillet, il est remis aux mercenaires russes. Ce transfert, réalisé sans aucun cadre légal et sous la pression de Touadéra en personne, marque le début d’un cycle de disparitions et de brèves réapparitions instrumentées pour tromper la communauté internationale.

 

Malgré les demandes d’explications du CICR, de l’ambassade de France et même du président camerounais Paul Biya, le pouvoir de Bangui a maintenu une opacité totale sur son sort. Les autorités utilisaient un stratagème rodé : ramener Sayo temporairement à l’OCRB pour des auditions judiciaires filmées, avant de le renvoyer dans les geôles souterraines russes du Camp de Roux ou dans des conteneurs à l’aéroport de Bangui-Mpoko.

 

L’échec des garanties judiciaires

Cette affaire met à nu l’effacement de l’autorité judiciaire centrafricaine devant les milices étrangères. Pendant que le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, tentait de justifier cette situation par de prétendus complots, l’ancien ministre subissait des interrogatoires hors de toute présence d’avocat. Des techniques de manipulation numérique, incluant le clonage de voix par intelligence artificielle, ont même été employées pour diffuser de faux aveux de la victime.

 

Le retour d’Armel Sayo à l’infirmerie de la prison du Camp de Roux met fin à une disparition forcée, mais ouvre le chapitre des responsabilités quant aux tortures qu’il a manifestement endurées sur le sol national sous le regard du régime.

 

Par Alain Nzilo

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Le Professeur camerounais Franklin Nyamsi met en garde Faustin Archange Touadéra contre les achats nombreux de terrains et de villas par son clan

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Le Professeur camerounais Franklin Nyamsi met en garde Faustin Archange Touadéra contre les achats nombreux de terrains et de villas par son clan

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Professeur camerounais Franklin Nyamsi s’adresse directement depuis l’Europe au Président Faustin Archange Touadéra dans un message d’alerte fraternelle. Il informe le peuple centrafricain que, selon plusieurs témoignages fiables, le chef de l’État et son entourage proche seraient caractérisés par des achats nombreux de terrains, de villas et d’immeubles à Bangui.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/maison-deux-de-sarandji.jpg”>Le Professeur camerounais Franklin Nyamsi met en garde Faustin Archange Touadéra contre les achats nombreux de terrains et de villas par son clan
La deuxième villa de monsieur Sarandji dans la cité de Golf, en face de la première. Photo CNC

 

Ces acquisitions concerneraient des biens immobiliers, y compris des propriétés qui ne sont même pas mises en vente. Le Professeur Franklin Nyamsi dit clairement qu’il aimerait que ces informations soient fausses. Mais s’il y a la moindre part de vérité, il demande à Touadéra de mettre fin rapidement à ces pratiques.

 

 

Franklin Nyamsi rappelle qu’un Président peut aider sa famille, mais il met en garde contre la confusion entre le pouvoir politique et les affaires personnelles ou familiales. Il invite le Président à arrêter cette spirale d’acquisitions qui se développe à la tête de l’État.

 

Le Professeur Franklin Nyamsi parle en tant que cadet en âge et collègue académique qui conserve beaucoup de respect et d’admiration pour le Président. Il le fait pour la vie du chef de l’État, pour la survie du régime et pour le peuple centrafricain.

 

Par Alain Nzilo

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Le retour des criminels russes d’Africa Corps au PK5 : la traque des commerçants reprend dans le secteur de l’Étoile

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 Le retour des criminels russes d’Africa Corps au PK5 : la traque des commerçants reprend dans le secteur de l’Étoile

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Les mercenaires russes, désormais sous l’étiquette Africa Corps   , ont investi le secteur de l’Étoile au PK5 ce mercredi, multipliant les arrestations et les extorsions d’argent contre les commerçants et civils.

 

En effet, le quartier PK5, poumon économique de la capitale centrafricaine, communément appelé KM5, subit à nouveau la loi des hommes de main du régime criminel de Touadéra. Après avoir sévi il y a quelques mois , notamment au mois de février 2026, puis s’être déplacés vers la sortie nord au quartier Gobongo, ces criminels russes sont revenus sur leurs pas. Ce mercredi 13 mai 2026, le secteur de l’Étoile est devenu leur terrain de chasse privilégié.

 

 Une opération de racket à ciel ouvert

Dès les premières heures de la journée, les patrouilles ont ciblé les boutiques. La méthode reste identique à celle de leurs précédentes incursions : ils entrent dans les commerces, exigent les pièces d’identité et ramassent systématiquement les personnes présentes. Ce ne sont pas des contrôles de sécurité, mais une véritable opération de collecte de fonds forcée.

 

Le mécanisme est bien connu. Les individus interpellés sont emmenés pour être libérés plus tard contre le paiement de sommes allant de 20 000 à 50 000 francs CFA. Cet argent finit directement dans les poches de ces mercenaires, sans passer par aucune caisse officielle de l’État.

 

De Wagner à Africa Corps    : le nom change, le crime reste. Si le nom de Wagner s’efface au profit d’Africa Corps   , les pratiques de ces hommes ne connaissent aucune évolution positive. Ce changement d’étiquette ne trompe personne au PK5. La population voit en eux des voyous au service du pouvoir, des criminels de haut rang qui utilisent l’uniforme pour piller les citoyens.

 

Le marché du KM5, d’ordinaire bouillonnant d’activité, vit désormais dans la peur de ces descentes imprévisibles. Ces hommes reviennent tous les deux ou trois mois, une fois que les économies des habitants se sont reconstituées, pour vider à nouveau les poches des commerçants. C’est un cycle de banditisme pur et simple, une stratégie de survie financière pour ces miliciens qui agissent en terrain conquis, avec la bénédiction silencieuse des autorités de Bangui.

 

Le secteur de l’Étoile, point névralgique du quartier, se retrouve aujourd’hui paralysé par cette prédation qui ne dit pas son nom, transformant un simple contrôle administratif en une véritable razzia financière sur le dos des plus démunis.

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : quand les mercenaires russes instaurent la torture sur la croix comme à l’époque de Jesus dans le Haut-Mbomou

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Centrafrique : quand les mercenaires russes instaurent la torture sur la croix comme à l’époque de Jesus dans le Haut-Mbomou

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Zemio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, les forces russes de l’Africa corps viennent de franchir le seuil de l’inhumain. Un jeune centrafricain, captivé dans la ville, a été placardé sur la croix, les bras liés, sous le regard de ces mercenaires russes installés dans la ville.

 

Il y a une semaine, ces hommes en uniforme ont arrêté un jeune Centrafricain dans les rues de la ville de Zemio. Ils l’accusent sans l’ombre d’une moindre preuve d’intelligence avec des groupes armés avant de l’embarquer.

 

Arrivés à leur base, les mercenaires ont fabriqué une croix en bois pour y fixer leur prisonnier. Ils ont attaché l’homme fermement, les bras tendus vers le ciel, imitant une scène de crucifixion antique de Jesus Christ.

 

Cela fait maintenant trois jours que ce malheureux reste bloqué sur ce bois sous les yeux de ses geôliers. Les cordes scient ses membres tandis que son corps s’épuise sous le poids de la torture.

 

Cette méthode s’ajoute aux prisons secrètes déjà identifiées par la rédaction du CNC au niveau de l’aéroport international de Bangui M’Poko. Les sous-sol du camp de Roux abritent aussi des cellules où la survie reste très incertaine.

 

À Zemio, la peur se lit sur les visages devant cette mise en scène barbare et inédite dans la région. Le jeune homme attend la mort sur son perchoir de douleur, victime d’une haine sans limite.

 

Par Éric Nzapa depuis Mboki

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Plongée dans le coma depuis plus de 12 ans, la Radio Centrafrique est sur le point de mourir complètement

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Plongée dans le coma depuis plus de 12 ans, la Radio Centrafrique est sur le point de mourir complètement

 

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un seul ordinateur de 500 giga, un seul dictaphone, et des journalistes qui empruntent du matériel à la MINUSCA. Voilà ce que 36 milliards de francs CFA ont produit à la Radio Centrafrique.

 

Fondée il y a 68 ans, la Radio Centrafrique a longtemps été la seule voix qui reliait le pays à lui-même. Des forêts du sud-ouest aux savanes du nord-est, ses émissions accompagnaient des générations entières de Centrafricains. Des nagras aux magnétophones à bandes, puis aux premiers ordinateurs numériques introduits en 2005, la radio avait su évoluer avec son temps, fidèle à sa mission de service public.

 

Mais cette époque appartient désormais au passé. Depuis plus d’une décennie, l’institution s’effondre lentement, vidée de ses forces par des années de crises armées et de mauvaise gestion. Les émetteurs du site de Ronde-Cours, vandalisés lors des mutineries puis pillés par les groupes armés, ne fonctionnent plus. Ce site stratégique, autrefois cœur technique de la radio, est aujourd’hui occupé par des civils.

 

Pour continuer à émettre malgré tout, la direction a multiplié les arrangements de fortune. Elle a négocié avec les compagnies de téléphonie mobile pour poser des relais sur leurs antennes, avec des résultats décevants. Ces compagnies ont rapidement signalé des problèmes de surcharge sur leurs installations, rendant la cohabitation difficile. La radio s’est alors tournée vers la MINUSCA, dont les bases acceptent d’héberger les équipements de diffusion à Ndélé, Paoua et Bria.

 

C’est là que l’absurdité de la situation saute aux yeux. Une radio nationale, patrimoine d’un État souverain, dépend des antennes d’une force militaire des nations-unies pour atteindre ses propres citoyens.

 

Car l’argent, lui, était bien là. En 2017, l’État centrafricain avait lancé un projet officiel de réhabilitation de la radio, de la télévision nationale et de l’agence de presse ACAP. Deux sociétés étaient candidates : une entreprise italienne du secteur audiovisuel avec un devis de 38 milliards de francs CFA, et une société malienne nettement moins-disante à 17 milliards. La proposition malienne était attirante et raisonnable. Bangui l’a écartée sans explication sérieuse.

 

Le marché a été attribué au Camerounais Jean-Pierre Amougou Belinga, patron du groupe Vision 4 et du groupe Anecdote, pour la somme de 36 milliards de francs CFA. En juin 2019, il était reçu en grande cérémonie au palais de la Renaissance par le président Touadera, en présence du ministre de la Communication Maxime Kazagui et du ministre des Finances Henri Marie Dondra. Ces fonds provenaient du RCPCA, mécanisme international débloqué pour reconstruire le pays après des années de guerre.

 

Amougou Belinga n’avait jamais caché sa philosophie. Il avait déclaré publiquement qu’il n’était pas catéchiste et que quand il travaillait, il attendait quelque chose en retour. Ce retour, il l’a effectivement obtenu : une nomination comme conseiller à la présidence de la République centrafricaine et un passeport diplomatique centrafricain. Le contrat signé, les honneurs distribués, les travaux ont suivi, mais pas comme on pouvait l’espérer.

 

Ce que les Centrafricains ont découvert à la livraison des travaux ressemble à une mauvaise plaisanterie. Les murs ont été repeints, quelques équipements de surface ont été posés, la télévision a été connectée à Canal+ pour donner une apparence de modernité. Mais les problèmes de fond, eux, n’ont pas bougé d’un millimètre. Les pannes continuent, les coupures s’enchaînent, et les journalistes travaillent dans des conditions qui feraient honte à une radio communautaire de village.

 

La réalité du quotidien à la Radio Centrafrique est celle-là : toute la rédaction partage un seul ordinateur de 500 gigaoctets. Un seul dictaphone existe dans la maison, et il est réservé aux cérémonies officielles du gouvernement. Dès qu’un journaliste doit couvrir un événement hors protocole, il n’a rien dans les mains. Les correspondants en province, eux, empruntent carrément le matériel des journalistes de GUIRA FM, la radio de la MINUSCA, pour faire leur travail.

 

À cela s’ajoute la question de l’électricité, qui empoisonne chaque journée de travail. Le groupe électrogène de la radio est vieux et tombe en panne régulièrement. Même quand il fonctionne, il n’y a pas toujours de budget pour acheter le carburant nécessaire à son fonctionnement. À Bangui, les coupures d’Enerca peuvent priver la radio d’antenne de 7 heures du matin jusqu’à 13 ou 14 heures. Certains matins, le silence s’installe dès 5 heures et dure jusqu’à 9 heures sans que personne n’intervienne.

 

Le régime de Touadera connaît chacun de ces détails. Aucun de ces problèmes n’est un secret pour les autorités. Pourtant, face à la communauté internationale, Bangui continue de présenter des bilans flatteurs, des accords signés, des photos de studios fraîchement repeints comme preuves d’un travail accompli. Les 36 milliards versés à Amougou Belinga servent de bouclier contre toute remise en question, comme si dépenser de l’argent suffisait à prouver qu’on a bien travaillé.

 

Entre-temps, la radio nationale centrafricaine continue d’émettre par intermittence, accrochée aux antennes de la MINUSCA, avec un seul dictaphone pour toute une rédaction et des décodeurs en province que personne ne remplace quand la foudre les détruit. La direction reconnaît elle-même que ces équipements doivent être renouvelés tous les six mois à un an, mais aucune ligne budgétaire ne couvre cette nécessité. Amougou Belinga, lui, a depuis été interpellé par la justice camerounaise pour d’autres affaires, pendant que la radio qu’il était censé sauver continue de sombrer dans le chaos.

 

Par Alain Nzilo

 

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17 ans après la mort de l’ancien premier ministre Abel Goumba : Faustin Zaméto analyse l’héritage d’une boussole morale de la RCA

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17 ans après la mort de l’ancien premier ministre Abel Goumba : Faustin Zaméto analyse l’héritage d’une boussole morale de la RCA

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le 11 mai 2026 marque le 17ème anniversaire du décès d’Abel Goumba. Dans ce document transmis à la rédaction, Faustin Zaméto analyse l’héritage moral laissé par ce grand homme d’État.

 

Ancien Premier ministre et père fondateur du Front Patriotique pour le Progrès, le Professeur Abel Goumba s’est éteint à Bangui il y a 17 ans. Médecin de formation, il fut l’un des piliers du multipartisme centrafricain, portant un idéal de rigueur et de probité constante. Son parcours politique ne visait pas la longévité au pouvoir, mais la défense acharnée des intérêts de la nation centrafricaine.

Face aux régimes successifs et aux dérives autoritaires, l’homme a souvent privilégié la prison ou l’exil intérieur plutôt que de céder à la compromission. Son diagnostic pour le pays reposait sur trois piliers fondamentaux : le patriotisme, le progrès et la probité absolue dans la gestion. Il prônait une école de formation des citoyens, refusant de transformer la politique en une simple distribution de privilèges.

En 2026, relire ses principes permet de mesurer les lacunes de la classe politique actuelle où la calomnie remplace souvent les programmes réels. Le « goumbisme » demeure une école du refus catégorique de la corruption, du tribalisme et de la paresse qui entravent le développement. Pour lui, la parole publique est sacrée et ne doit pas être ruinée par des accusations sans preuve ou des mensonges rassurants.

Cet héritage commande aujourd’hui aux militants et aux élus un devoir de vigilance pour éviter que ce nom ne serve de simple caution politique. La démocratie centrafricaine s’est arrachée au prix de nombreux sacrifices que les jeunes générations doivent impérativement intégrer pour la suite du combat. L’exemplarité dans les institutions reste la seule preuve tangible que l’on peut servir le peuple sans jamais chercher à se servir soi-même.

Contacté par la rédaction de CNC, l’auteur a déclaré ceci : « Le meilleur hommage est un engagement. Professeur, 17 ans après, nous ne déposons pas seulement des gerbes. Nous prenons un serment. Le serment de ne pas laisser votre combat confisqué par la médiocrité. Le serment de former, comme vous, des cadres intègres pour la République. Le serment de préférer, toujours, la Centrafrique aux postes, la Nation aux clans, le peuple aux courtisans. Abel Goumba est mort. Le goumbisme vivra ».

Cette exigence de vérité et de justice rappelée par Faustin Zaméto résonne avec force alors que le pays cherche encore sa voie vers une réconciliation réelle. Les principes de Boganda et de Goumba demeurent les seuls socles capables de soutenir une nation unie et debout face aux pressions extérieures et intérieures. La mémoire politique des citoyens centrafricains reste vive et attentive aux comportements de ceux qui prétendent aujourd’hui diriger la destinée du pays…

 

Par Gisèle MOLOMA

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Bangui : LES IMAGES des GENDARMES, BIÈRES À LA MAIN EN TRAIN DE DANSER DANS LEUR BRIGADE PROVOQUENT LE DÉBAT SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX DEPUIS UNE SEMAINE

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Bangui : LES IMAGES des GENDARMES, BIÈRES À LA MAIN EN TRAIN DE DANSER  DANS LEUR BRIGADE PROVOQUENT LE DÉBAT SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX DEPUIS UNE SEMAINE

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une séquence vidéo montrant des éléments de la gendarmerie nationale en pleine danse  au sein d’une unité de la capitale circule actuellement sur Internet. Ces images, où l’on observe des agents en tenue consommant de l’alcool, et surtout en pleine danse, pousse les banguissois à se poser des questions sur le respect du règlement militaire.

 

Le document audiovisuel, largement relayé sur les plateformes numériques, expose des scènes inhabitueuses pour un lieu de service public. On y voit des forces de l’ordre, censées être en période d’activité, s’adonner à des danses et à la consommation de boissons alcoolisées à l’intérieur même des locaux de la brigade. Ces militaires, vêtus de leurs attributs officiels, ont choisi de filmer ces instants de détente pour les diffuser ensuite dans l’espace public virtuel.

 

Cette situation survient dans un contexte politique particulier, alors que les bras cassés de la septième république célèbrent l’avènement de la nouvelle République. Le comportement de ces agents, censés représenter l’autorité de l’État et assurer la protection des citoyens, tranche avec les attentes de la population en matière de discipline et de déontologie. La présence de bouteilles de bière sur les bureaux de travail et l’ambiance festive qui règne dans les bureaux administratifs jettent un flou sur la disponibilité réelle de ces unités pour intervenir en cas de besoin.

 

L’opinion publique exprime une certaine inquiétude quant à la gestion du personnel sous la direction du ministère actuel. Pour beaucoup d’observateurs, la diffusion volontaire de ces comportements par les agents eux-mêmes témoigne d’un relâchement dans la chaîne de commandement. La question de la sobriété et de l’éthique professionnelle au sein des casernes se trouve désormais au centre des discussions, mettant en cause la capacité des responsables à maintenir une rigueur constante.

 

Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été communiquée par la hiérarchie sécuritaire concernant d’éventuelles sanctions ou une enquête interne. Les citoyens attendent des clarifications sur les mesures qui seront prises pour garantir que les lieux de mission restent dédiés exclusivement au service de la nation, loin des distractions festives filmées.

 

Par Brahim Sallé

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Le nouveau chef d’état-major du MPC Ahmat Chaltout, après sa nomination, somme tous les combattants de rentrer dans le rang ou d’en subir les conséquences

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Le nouveau chef d’état-major du MPC Ahmat Chaltout, après sa nomination,  somme tous les combattants de rentrer dans le rang ou d’en subir les conséquences

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique traverse une période de crise interne, surtout après le limogeage du général Dido Ali à la tête de l’État – major du mouvement la semaine dernière. Le nouveau chef d’état-major général du MPC, le général de division Ahmat Chaltout, a publié un communiqué officiel depuis Markounda pour couper court aux spéculations entretenu par ce groupe des officiers sur sa loyauté envers l’accord de paix signé à Ndjamena avec le gouvernement.

 

Nommé à la tête de l’état-major général du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique, le général de division Ahmat Chaltout a publié depuis Markounda son premier communiqué officiel. Un texte parfaitement clair qui fixe désormais les règles et rappelle qui commande.

 

Contacté par la rédaction de CNC, un membre du MPC a confirmé que ce communiqué fait suite à cette note des officiers dissidents, lesquels accusaient le président fondateur du mouvement, Mahamat Al-Khatim, d’avoir engagé des discussions avec des personnalités de l’opposition politique en vue de quitter l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation signé à Ndjamena.

 

Face à cette fronde, le nouveau chef d’état-major a choisi de monter au créneau. Dans son communiqué, le général Chaltout déclare : « Je réaffirme mon engagement total pour l’unité, la discipline et le renforcement du MPC. Les portes du commandement demeurent ouvertes à tous les combattants désireux de réintégrer les rangs du mouvement dans un esprit de loyauté, de responsabilité et de cohésion. »

 

Le nouveau chef d’état-major va plus loin. Il exige le strict respect de la hiérarchie et des principes du mouvement, et prévient qu’aucun acte de division, d’indiscipline ou de trouble ne sera toléré.

 

Chaltout réaffirme également son soutien aux accords de paix signés à Ndjamena, au nom de la stabilité et de la sécurité durable en Centrafrique.

 

Un positionnement qui coupe court aux rumeurs alimentées par les généraux dissidents, dans un contexte de recomposition tendue au sein des groupes armés signataires de l’APPR.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Fémonazoui

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Hommage de Louis-Marie KOGRENGBO, Secrétaire Général de l’ODSTC, aux infirmiers centrafricains

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 Hommage de Louis-Marie KOGRENGBO, Secrétaire Général de l’ODSTC, aux infirmiers centrafricains

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En ce 12 mai, la République Centrafricaine célèbre ses soignants. Ces hommes et femmes portent à bout de bras un système de santé fragile avec un dévouement qui force l’admiration nationale.

 

Dans les villes et les villages les plus reculés de la RCA, les infirmières et infirmiers centrafricains sauvent des vies malgré des conditions difficiles. Ils travaillent dans des centres de santé manquant de tout, au sein de maternités ou de zones d’insécurité. Ces professionnels demeurent au chevet des malades, ignorant les faibles rémunérations et l’absence de matériels médicaux essentiels pour privilégier l’humanité de leur mission.

 

La nation reconnaît aujourd’hui que ces agents constituent la colonne vertébrale des soins de santé primaires. Sans leur présence, souvent unique recours médical pour les populations, l’édifice sanitaire s’écroulerait totalement. Cette journée de réflexion impose donc de regarder la réalité des structures sanitaires où le déficit de personnel et le manque de médicaments freinent l’accès aux soins pour tous.

 

Le Syndicat ODSTC dénonce les risques professionnels et les inégalités dans l’affectation du personnel médical sur le territoire. L’appel est clair : le gouvernement doit renforcer les recrutements et assurer une protection réelle des agents de santé. La valorisation de cette profession nécessite une politique sanitaire durable et une amélioration concrète des conditions de vie de ceux qui portent la blouse blanche.

 

Contacté par la rédaction de CNC, Louis-Marie KOGRENGBO a précisé sa pensée :

« Que cette Journée Internationale des Infirmières soit pour la

 République Centrafricaine un appel à reconstruire un système de santé

 plus humain, plus juste et plus performant. Hommage aux héroïnes et

 héros de nos hôpitaux ! »

 

Les citoyens sont invités à encourager ces praticiens qui accomplissent une mission patriotique dans des contextes parfois décourageants. Le combat pour la vie se joue chaque minute dans les couloirs des hôpitaux de province…

 

Par Martial Bimbi

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Le Vieux Crocodile frappe fort : Sarandji humilie Ngamana et verrouille l’Assemblée

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 Le  Vieux Crocodile  frappe fort : Sarandji humilie Ngamana et verrouille l’Assemblée

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le duel au sommet de l’Assemblée finit en humiliation pour Évariste Ngamana. Sarandji reprend le contrôle total de l’institution, ne laissant que des miettes à ses anciens détracteurs ambitieux.

 

Eh! Quel verrouillage ? En tout cas, l’honorable Évariste Ngamana sort chaos  de la rentrée parlementaire de cette huitième législature. Privé de son luxueux poste de vice-présidence par un Sarandji plus puissant que jamais, son avenir au sein du pouvoir semble désormais totalement compromis.

 

 

L’art de la guerre politique

La réélection de Simplice Mathieu Sarandji pour cette huitième législature marque l’aboutissement d’une stratégie implacable. Pendant cinq ans, au sein de la septième législature, son adjoint Évariste Ngamana a multiplié les offensives pour s’emparer du perchoir. Prévoyant, le « Vieux Crocodile » Simplice Mathieu Sarandji a simulé un départ vers la vice-présidence de la République, allant jusqu’à désigner sa propre épouse comme suppléante à Baoro. Ce double jeu a poussé Ngamana à se découvrir, croyant la voie libre pour sa propre ascension.

 

Au dernier moment, Sarandji a opéré un revirement total. En s’assurant le soutien direct de Faustin-Archange Touadéra, il a obtenu que toute candidature dissidente soit bannie. Acculé par les menaces de la présidence, Ngamana a dû battre en retraite, assistant impuissant au triomphe de son rival par acclamation.

 

 Un discours aux accents mystiques

Loin de savourer sa victoire en silence, Simplice Mathieu Sarandji a profité de son investiture pour écraser publiquement son adversaire. Ses mots, d’une dureté extrême, ont dénoncé les coulisses sombres de cette lutte de pouvoir :

« Beaucoup se complaisent dans le fétichisme, dans le maraboutage et dans la sorcellerie, je le sais. Pourtant, je gagne toujours. .. La haine et la jalousie ne nous feront pas avancer. »En évoquant des rituels nocturnes et des pratiques ésotériques, le président réélu a jeté le discrédit sur l’intégrité de ses opposants internes, les renvoyant à leur échec face à sa propre résilience.

 

 Le nouveau bureau : l’effacement définitif d’Évariste Ngamana  

Le coup de grâce a été porté ce lundi 11 mai avec la mise en place du nouveau bureau complet de l’assemblée nationale. Les nouveaux membres du bureau élus  avec l’appui de Simplice Mathieu Sarandji ne compte plus le nom de Ngamana.

 

La nouvelle architecture du pouvoir législatif :

Présidence : Simplice Mathieu SARANDJI.

Vice-Présidences : Jean Symphorien MAPENZI (1er VP), Loïc HEYE ISSAKA (2ème VP), Josiane Prisca NDENGUILO (3ème VP) et Guy Samuel NGANATOUA (4ème VP).

Questeurs : Maxime BONDJO, Christ-Eric GALLOT et Teffal KOULOU.

Secrétariat : Armand Maurice BAZAMBO et Dorothée TIYANGOU.

Membres : Max-Sylvain BALENDA, Virginie BANDEKO, Mollet ASSAFI et Omer DOLE DOBIA.

 

En clair, l’éviction est totale. Évariste Ngamana, autrefois dauphin présumé, se retrouve simple député, dépossédé de son influence et de ses réseaux. Alors que les rumeurs le projetaient à la Primature ou à la vice-présidence de la République, cette déroute parlementaire semble fermer ces portes. Sarandji a prouvé qu’attaquer un « vieux crocodile » sans des dents assez solides mène irrémédiablement à un suicide politique. Désormais, Évariste Ngamana pense à démissionner de son poste de porte parole du MCU pour se retirer, en tout cas pour l’instant, de la vie politique du pouvoir.

 

Par Alain Nzilo

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Acculé par Dido Ali et lâché par Wagner, Mahamat Alkhatim menace de mort et perd le contrôle de son propre mouvement

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Acculé par Dido Ali et lâché par Wagner, Mahamat Alkhatim menace de mort et perd le contrôle de son propre mouvement

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Au sein du Mouvement patriotique pour la Centrafrique, la crise a désormais un nouveau visage : celui de mort. Le président fondateur Mahamat Alkhatim, dos au mur après la déclaration collective de ses  officiers au sein du MPC menée par le général Djido Ali, a publié un message audio en langue arabe sur WhatsApp, largement partagé sur les réseaux sociaux et dont la rédaction de CNC a obtenu une copie.

 

Dans cet enregistrement, Alkhatim est clair et franc. Il affirme que si Djido Ali, qu’il a limogé, tente de remettre les pieds à la base du MPC, c’est sa tête qui va ressortir. Il sera tué. Quiconque lève la tête contre lui s’expose à la mort. Des mots graves, proférés par un chef de mouvement armé qui se retrouve pourtant dans une position de faiblesse réelle sur le terrain.

 

Car derrière cette violence verbale, les informations recueillies par la rédaction de CNC dressent un tableau bien différent. Les hommes fidèles à Alkhatim sont peu nombreux. Beaucoup ont rejoint le camp de Djido Ali, et ce n’est pas une mince affaire. Djido Ali était, avant tout, un élément d’Alkhatim à Kaga-Bandoro. Quand il était mercenaire au sein du FSR au Soudan, c’est lui qui l’avait rappelé pour le nommer chef d’État-Major. À son retour du Soudan, où il avait servi comme mercenaire, Djido Ali a ramené avec lui un nombre important de combattants soudanais. Ce sont aujourd’hui ces hommes qui forment l’essentiel des forces actives du MPC sur le terrain.

 

Djido Ali ne s’est pas contenté de résister. Il s’est suréquipé. Il a acquis des armes en quantité et verse des sommes généreuses aux mercenaires russes, ce qu’Alkhatim n’est plus en mesure de faire. Car c’est Djido Ali qui a coupé le circuit financier. En verrouillant les sites aurifères et diamantifères de l’Ouham, il a privé Alkhatim de ses principales rentrées d’argent. Alkhatim, retranché à Ndjamena, se retrouve les mains vides face à un adversaire qui, lui, dispose des ressources, des hommes et d’un soutien de poids.

 

Ce soutien, c’est celui des russes d’Africa Corps. Les mercenaires russes entretiennent une relation directe avec Djido Ali, qui les rémunère régulièrement grâce aux revenus des mines qu’il contrôle. Africa Corps suit l’argent. Et l’argent est du côté de Djido. Alkhatim, lui, n’a plus rien à leur offrir. Il n’est donc pas exclu que les Russes demandent simplement à Alkhatim de quitter la zone minière. Si cela se produit, c’est terminé pour lui. Contraint de se replier ailleurs, sans accès aux gisements, sans financement, il ne pourra plus peser sur rien.

 

La situation est d’autant plus difficile pour Alkhatim que ceux qui ont rejoint Djido Ali ne sont pas de simples soldats. Ce sont pour la plupart des co-fondateurs du MPC, des figures historiques du mouvement. Ils sont passés dans le camp adverse. Son nouveau chef d’État-Major nommé pour remplacer Djido est bien présent sur le terrain, mais sans les hommes ni les moyens nécessaires pour changer le rapport de force.

 

Les menaces de mort qu’Alkhatim profère sur WhatsApp ressemblent ainsi davantage à des gesticulations qu’à une démonstration de puissance. Même un accord avec le gouvernement centrafricain ne suffirait pas à renverser la donne si Wagner lui ordonne de vider les lieux. Alkhatim est au bord d’être éjecté de l’organisation qu’il a lui-même fondée. Et sur le terrain, c’est une tout autre réalité qui commande.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Où sont-ils ? Morts ou vivants ? L’inquiétude grimpe après la déportation depuis Zemio de Mboliloungoule et Zogonimbou vers Bangui par les mercenaires russes

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Où sont-ils ? Morts ou vivants ? L’inquiétude grimpe après la déportation depuis Zemio   de Mboliloungoule et Zogonimbou vers Bangui par les mercenaires russes

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le Haut-Mbomou subit une nouvelle vague d’enlèvements organisés par les paramilitaires russes d’Africa Corps, laissant les familles de Zemio   sans aucune nouvelle de leurs proches déportés vers la capitale.

 

En effet, on croyait déjà terminé, mais les criminels russes ne veulent pas. En réalité, la terreur s’enracine définitivement à Zemio  , chef-lieu de la sous-préfecture du Haut-Mbomou.

 

Le 25 avril 2026, les mercenaires russes à la solde du régime ont procédé à l’arrestation de deux figures de ladite préfecture,  Mboliloungoule, candidat aux élections régionales, et Zogonimbou Antoine, ancien conseiller municipal. Depuis ce jour, ces hommes ont littéralement disparu de la circulation.

 

Officiellement, les miliciens de Poutine prétendent les avoir transférés à Bangui. Pourtant, la réalité sur le terrain dément ces affirmations. Les recherches effectuées auprès du commissariat, de la Section de Recherche et d’Investigation de la Gendarmerie ainsi que de l’Office Central de la Répression du Banditisme (OCRB) n’ont rien donné. Aucune trace administrative, aucun registre d’écrou.

 

L’inquiétude grandit autour des zones d’ombre de la capitale. Beaucoup redoutent que ces prisonniers soient jetés dans les cellules opaques de l’aéroport de Bangui-Poko, une prison clandestine des mercenaires russes, où la torture est monnaie courante. D’autres craignent qu’ils ne croupissent dans les sous-sols de la base russe au Camp de Roux. Dans ce système, entrer dans ces geôles signifie souvent n’en ressortir que pour rejoindre la morgue de l’Hôpital Général.

 

Ces méthodes s’inscrivent dans une stratégie d’épuration évidente. En accusant faussement les ressortissants de l’ethnie Zandé de complicité avec des milices locales, les mercenaires russes cherchent à briser toute structure sociale et politique dans le Haut-Mbomou. C’est un plan visant à éliminer les cadres et les représentants de cette communauté pour laisser le champ libre à une domination totale.

 

Le sort de Mboliloungoule et de Zogonimbou Antoine demeure une énigme totale. À Zemio  , le silence imposé par les armes ne cache plus la colère des habitants qui voient leurs leaders se faire enlever en toute discrétion, pendant que le pouvoir central continue de soutenir ces exactions russes. Le Haut-Mbomou compte désormais ses disparus par dizaines, victimes d’une machine de mort qui opère en toute impunité.

 

Par Éric Nzapa

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Birao : désertions massives dans les rangs des soldats des forces armées centrafricaines

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Birao : désertions massives dans les rangs des soldats des forces armées centrafricaines

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Birao, située à l’extrême nord-est du pays près de la frontière soudanaise, les soldats des forces armées centrafricaines partent les uns après les autres vers Bangui.

 

En effet, depuis plusieurs mois, la quasi-totalité des éléments de forces armées centrafricaines déployés dans cette ville du nord-Est du pays ont quitté leurs positions. La plupart rejoignent d’abord Ndélé, chef-lieu de la Bamingui-Bangoran, avant de regagner la capitale. Ces départs interviennent souvent sous prétexte de maladie ou de deuil familial.

 

La raison principale de cette situation est le non-paiement de la prime globale d’alimentation (PGA). Cette allocation mensuelle, destinée à couvrir les besoins quotidiens des soldats en nourriture et en entretien de leurs uniformes, n’est plus versée depuis sept ans. Au moment de leur arrivée à Birao, certains ont reçu une somme unique de 5 000 francs CFA pour s’installer. Depuis plus d’un an et demi, aucun versement supplémentaire n’a été effectué.

 

Pourtant, les salaires sont régulièrement crédités sur leurs comptes bancaires à Bangui. Le problème réside dans l’absence d’infrastructures bancaires dans la région : les soldats ne peuvent pas accéder à cet argent depuis Birao.

 

Privés de ressources sur place, les militaires se trouvent dans une grande précarité. Dans cette zone reculée où les mouvements de véhicules restent limités, les taxes perçues aux barrières routières rapportent très peu. Ces maigres recettes sont partagées entre le chef de détachement et les hommes, sans permettre de couvrir les besoins alimentaires de tous.

 

Les casques bleus de la MINUSCA fournissent parfois une aide ponctuelle sous forme de riz ou de poisson, mais celle-ci demeure irrégulière et insuffisante. Habitués à des repas consistants à base de manioc, les soldats doivent se contenter de rations limitées qui ne répondent pas à leurs besoins.

 

Initialement déployés pour des missions de six mois au maximum, la plupart d’entre eux se retrouvent sur le terrain depuis un an, un an et demi, voire deux ou trois ans. Cette prolongation des séjours, combinée au manque de soutien alimentaire, explique en grande partie les départs massifs observés à Birao.

 

Par Ibrahim Moussa

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Terreur à Yabouni, dans la Nana-Mambéré: Des ex-rebelles des 3R sèment la panique sur un chantier minier

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Terreur à Yabouni, dans la Nana-Mambéré: Des ex-rebelles des 3R sèment la panique sur un chantier minier

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Malgré les accords de paix signé avec le gouvernement centrafricain le 19 février 2025, les ex-rebelles des 3R maintiennent leur emprise sur la Nana-Mambéré. Dimanche dernier, une tentative de rapt collectif a visé les filles et femmes vendeuses sur le site minier.

 

 Un dimanche d’effroi à Yabouni

Le village de Yabouni, localisé dans la commune de Zotoua, à environ 40 km de Bouar, a vécu une agression d’une grande violence le dimanche 10 mai 2026. Des ex-éléments du groupe armé 3R, dirigés par le général auto-proclamé Bobo, ont fait irruption sur un chantier minier local.

 

Munis de leurs armes, ces individus ont tenté de capturer des jeunes filles et des femmes pour les violer. Cette intervention a provoqué une débandade totale. Les victimes ont fui en désordre pour échapper à leurs poursuivants, illustrant la vulnérabilité des populations civiles dans cette zone de la Nana-Mambéré.

 

 L’échec du désarmement et l’arrogance des ex-rebelles Cet événement met en évidence les lacunes du processus de paix. Bien que des engagements aient été pris pour leur cantonnement et leur intégration, ces ex-combattants circulent sans aucune contrainte. Si certains intègrent les rangs officiels, une grande partie reste libre et utilise sa force contre les habitants.

Dans les préfectures de l’Ouham-Pendé ou de la Mambéré-Kadéï, l’influence des 3R demeure entière. Ces hommes affichent une assurance nouvelle, se prétendant intouchables en raison de liens supposés avec le pouvoir central. Cette situation entretient un climat de peur où les agresseurs se sentent autorisés à multiplier les violences, au mépris des autorités et du repos des populations.

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Par Martial Passi

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Baccalauréat 2003 et 2013 : le risque d’une dévalorisation internationale des diplômes de la RCA est réel, selon Docteur MBOE Dédé-Vianney

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Baccalauréat 2003 et 2013 : le risque d’une dévalorisation internationale des diplômes de la RCA est réel, selon Docteur MBOE Dédé-Vianney

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’usage d’arrêtés ministériels pour proclamer des admissions au baccalauréat, des décennies après les faits, installe une insécurité juridique majeure au sein du système éducatif centrafricain.

 

Selon le Docteur MBOE Dédé-Vianney, le gouvernement ne peut, en aucun cas, recourir à de tels actes pour se substituer à la compétence exclusive d’un jury d’examen. Cette pratique crée des titres académiques dépourvus de base légale, puisque le baccalauréat est un diplôme national qui s’attribue uniquement par une délibération souveraine et non par un acte réglementaire révocable.

 

En agissant ainsi, l’exécutif fragilise les candidats de bonne foi, car un diplôme entaché par un tel doute devient difficilement opposable devant les autorités universitaires à l’étranger. Le juriste souligne que cette méprise administrative constitue une faute politique collective, engageant la responsabilité du Conseil des ministres qui a autorisé une mesure qu’il n’avait juridiquement ni le pouvoir ni la compétence d’ordonner.

 

Pour l’auteur, cette dérive institutionnelle nuit gravement à la crédibilité de l’école centrafricaine et expose chaque arrêté à une annulation certaine devant le juge administratif. Au lieu de privilégier des solutions légales comme l’organisation d’une session de rattrapage ou la constitution d’un jury qualifié pour examiner l’authenticité des parcours, le pouvoir a choisi une voie qui accentue le déclin de l’état de droit dans le pays.

 

Cette confusion entre pouvoir politique et compétence juridique porte une atteinte profonde à la valeur réelle des parchemins délivrés par la République centrafricaine sur la scène internationale.

 

Par Alain Nzilo

 

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Un ouvrage de référence qui élève la science africaine : la seconde édition du livre du professeur Gaston M. N’Guérékata

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Un ouvrage de référence qui élève la science africaine : la seconde édition du livre du professeur Gaston M. N’Guérékata

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’imminent professeur Gaston Mandata N’Guérékata, mathématicien centrafricain de renommée internationale et Professor à la Morgan State University (États-Unis), continue de marquer l’histoire des mathématiques pures et appliquées. Reconnu parmi les 2 % des meilleurs chercheurs mondiaux par l’Université Stanford en 2020 et 2021, il vient de mettre en avant son ouvrage majeur : la seconde édition de Almost Periodic and Almost Automorphic Functions in Abstract Spaces, publié chez Springer (New York, 2021).

 

Ce livre constitue une référence incontournable pour les chercheurs du monde entier. Il pose les fondements de la théorie des fonctions presque automorphes dans les espaces abstraits et développe celle des fonctions presque périodiques dans les espaces localement convexes et non localement convexes. Il explore également leurs applications concrètes aux équations différentielles.

 

Depuis la première édition parue en 2001, le domaine a connu un essor remarquable, notamment grâce aux avancées dans les équations d’évolution. La seconde édition renforce considérablement la théorie des fonctions presque automorphes dans les espaces de Banach. Elle clarifie les propriétés fondamentales de ces fonctions, leurs généralisations, et met en évidence le lien profond qui unit l’almost automorphy et l’almost periodicity. Le professeur N’Guérékata y démontre notamment que les fonctions presque périodiques forment un ensemble de première catégorie (c’est-à-dire « petit » au sens de Baire) au sein de l’ensemble beaucoup plus vaste des fonctions presque automorphes.

 

L’ouvrage aborde également des questions avancées encore peu explorées, comme l’intégration des fonctions continues dans les espaces non localement convexes. Il propose enfin plusieurs problèmes ouverts qui stimulent la recherche future. Avec 134 pages d’une grande rigueur, ce volume s’adresse aux chercheurs, doctorants et enseignants en analyse fonctionnelle, théorie des systèmes dynamiques et équations différentielles abstraites.

 

En partageant cet ouvrage avec ses collègues chercheurs, le professeur N’Guérékata rappelle que la science progresse par le partage et la collaboration. Ce livre, déjà cité des dizaines de fois depuis sa parution, témoigne de la vitalité de la recherche mathématique africaine sur la scène mondiale.

 

Du lycée des Rapides à Bangui jusqu’aux laboratoires les plus prestigieux des États-Unis, en passant par un doctorat obtenu à l’Université de Montréal en 1980, le parcours du professeur N’Guérékata incarne l’excellence et la résilience. Ancien Fulbright Scholar et post-doctorant à Berkeley, il reste profondément attaché à ses racines centrafricaines.

 

Cette seconde édition n’est pas seulement un livre : c’est une contribution majeure qui élève le niveau des mathématiques contemporaines tout en portant haut les couleurs de l’Afrique.

 

Pour découvrir l’ouvrage :Disponible chez Springer et sur Amazon.

 

Par Alain Nzilo

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La PJLOD, coordonnée par Arsène Élien fustigent le travail opaque de la Commission d’enquête spéciale mixte chargée de l’examen et de la poursuite judiciaire contre les candidats aux faux diplômes

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La PJLOD, coordonnée par Arsène Élien  fustigent le travail opaque de la Commission d’enquête spéciale mixte chargée de l’examen et de la poursuite judiciaire contre les candidats aux faux diplômes

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD) et son coordonnateur Arsène ELIEN dénoncent vigoureusement le travail suspect de la Commission d’enquête sur l’intégration des jeunes dans la fonction publique.

 

Dans son communiqué, l’organisation politique affirme que la gestion de ce dossier par les autorités prouve un manque total de sérieux. La PJLOD précise qu’il apparaît clairement que cette structure, qui devait faire la lumière sur les fraudes massives, contredit aujourd’hui ses propres conclusions. Le texte souligne que le comité de contrôle a totalement échoué dans sa mission. La plateforme demande pourquoi ce groupe existe encore s’il sert uniquement à couvrir des réseaux de corruption ou à donner l’illusion d’une action.

 

Arsène ELIEN soutient avec force que la jeunesse centrafricaine mérite la vérité. Contacté par la rédaction du CNC, le jeune politicien a déclaré : « nous dénonçons avec la plus grande indignation le travail bâclé, partial et suspect de la Commission d’enquête spéciale mixte mise en place pour traiter le dossier ».

 

Cette prise de position de la PJLOD montre la volonté de ne plus accepter des décisions injustes qui nuisent aux citoyens honnêtes.

 

L’organisation exige, via son coordonnateur, la dissolution immédiate de cette entité qui n’inspire plus aucune confiance. La PJLOD appelle à une nouvelle vérification indépendante pour identifier les responsables de cette situation. Le mouvement insiste sur l’importance de rendre publics les rapports sur les sommes d’argent perçues de manière illégale durant les opérations d’intégration passées. La justice et la transparence doivent devenir les priorités pour l’avenir des jeunes diplômés du pays.

 

Par Brahim Sallé

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L’UNICEF lance un plan ambitieux pour connecter 500 000 écoles africaines à Internet

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L’UNICEF lance un plan ambitieux pour connecter 500 000 écoles africaines à Internet

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Une initiative continentale inédite pour réduire la fracture numérique et garantir le droit à l’éducation des enfants africains

 

L’organisation onusienne vient d’annoncer le lancement d’une initiative de connectivité à l’échelle du continent africain. Objectif : relier à Internet jusqu’à 500 000 écoles, centres de santé et autres établissements essentiels dans 54 pays, pour que chaque enfant puisse bénéficier des ressources numériques indispensables à son avenir.

Le 2 mars 2026, l’UNICEF a officiellement lancé un appel à manifestation d’intérêt (AMI) destiné aux fournisseurs d’accès à Internet du monde entier. L’ambition est claire : couvrir l’ensemble des 54 pays africains avec des solutions de connectivité gérées, fiables et durables. Terrestres, sans fil, satellitaires ou hybrides — toutes les technologies sont les bienvenues, à condition de répondre aux exigences de performance et de continuité de service définies par l’organisation.

 

Ce plan marque une rupture avec les approches passées. Plutôt que de multiplier des appels d’offres pays par pays, l’UNICEF adopte une logique de mutualisation : en agrégeant la demande des gouvernements participants, l’organisation entend créer un levier de négociation inédit face aux opérateurs télécoms et rendre le marché africain de la connectivité scolaire plus attractif et prévisible.

Pourquoi l’Afrique, pourquoi maintenant ? En effet, le constat est alarmant : 2,6 milliards de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à Internet. Les enfants des zones rurales et des communautés à faibles revenus du continent africain figurent parmi les plus touchés par cette fracture numérique. Dans un monde où l’intelligence artificielle et les outils numériques transforment en profondeur les systèmes éducatifs et les marchés du travail, cette exclusion est lourde de conséquences.

 

“La connectivité n’est plus une infrastructure optionnelle — elle est fondamentale”, affirme l’UNICEF dans son communiqué. Sans accès à Internet, des millions d’enfants sont privés de leur droit à l’éducation, à l’information et à la participation à la société numérique de demain. L’organisation onusienne entend mettre fin à cette injustice structurelle.

Un modèle de procurement innovant. L’UNICEF s’appuie sur son expertise reconnue en matière d’achats groupés — l’organisation gère chaque année plus de 5,2 milliards de dollars d’achats de vaccins dans 162 pays — pour bâtir un véhicule d’approvisionnement en connectivité à l’échelle continentale. Le modèle repose sur trois piliers : des standards de service définis en amont (disponibilité, performance), un suivi par les données pour garantir la responsabilité des prestataires, et des contrats à plus long terme pour réduire l’incertitude.

 

“En définissant les attentes de service dès le départ et en alignant la demande entre les pays, nous pouvons passer d’une procurement fragmentée à une connectivité gérée, fiable, mesurable et durable”, a déclaré Kaan Çentintürk, Directeur des systèmes d’information de l’UNICEF.

Pour mener à bien ce chantier, l’UNICEF s’est entouré de partenaires stratégiques. La Banque mondiale, Smart Africa et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA) sont associés à l’initiative pour coordonner les financements et le soutien à la mise en œuvre. L’organisation agira en tant qu’agent de procurement pour le compte des gouvernements participants.

La première phase, l’appel à manifestation d’intérêt, est ouverte jusqu’au 27 mars 2026. Elle vise à identifier et préqualifier les prestataires capables de délivrer des solutions clé en main, en assurant notamment la continuité électrique et en intégrant des mesures de cybersécurité adaptées aux enfants.

 

Un appel d’offres compétitif (RFP) est ensuite prévu pour le deuxième trimestre 2026. Les fournisseurs intéressés peuvent accéder à l’AMI complet et aux modalités de soumission sur le site giga.global/connectivity-reoi/.

 

Par Alain Nzilo

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Menacé par Touadéra, Évariste Ngamana, en plus de perdre ses 100 millions, mais se retrouve complètement roulé dans la farine. Suivez nos regards dans les coulisses du baiser de Judas au Palais du Peuple

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Menacé par Touadéra, Évariste Ngamana, en plus de perdre ses 100 millions, mais se retrouve complètement roulé dans la farine. Suivez nos regards dans les coulisses  du baiser de Judas au Palais du Peuple

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’ouverture de la huitième législature au palais du peuple à Bangui ce lundi 4 mai dernier restera gravée comme le moment où les calculs les plus sophistiqués se sont brisés contre la volonté d’un seul homme, le dictateur de Bangui Baba Kongoboro. Entre trahisons et billets de banque, récit d’un naufrage politique.

 

Le décor était planté pour ce qui devait être le grand soir d’Évariste Ngamana. Depuis cinq ans, l’homme ne cache plus son appétit pour le fauteuil de Simplice Mathieu Sarandji. Pour lui, le perchoir n’est pas une possibilité, c’est une destination finale. Pour y parvenir, il a bâti une véritable armée de l’ombre au sein même du MCU.

 

Pendant que Sarandji, en tant que secrétaire exécutif, validait certains candidats aux investitures officielles du parti, Ngamana, le porte-parole, jouait une partition beaucoup plus fine. Il a parrainé et fait élire une multitude de candidats dits « indépendants », mais en réalité totalement acquis à sa cause. Le résultat du premier tour des législatives est clairs : alors que Sarandji ne peut compter que sur une vingtaine de fidèles, Ngamana dispose d’un bloc de cinquante députés prêts à basculer en sa faveur.

 

Fort de cette supériorité numérique, Ngamana s’était mis d’accord avec Faustin Archange Touadéra pour accélérer le calendrier et pousser Sarandji vers la sortie. La stratégie était claire : bousculer le vieux lion pour installer la nouvelle garde. Pour garantir ce hold-up, Ngamana n’a pas lésiné sur les moyens. Lors d’une réunion secrète avec les élus, il a distribué deux millions de francs CFA à chaque député en échange de leur vote. Plus de cent millions de francs investis pour s’offrir le perchoir.

 

Pourtant, le jour J, le vent a tourné de manière spectaculaire. Faustin Archange Touadéra a montré une facette que Ngamana n’avait pas anticipée. Prenant la parole devant une salle médusée, le chef de l’État a sifflé la fin de la récréation. Pas de compétition, pas de duel fratricide. L’ordre est tombé : Sarandji doit être maintenu, et voté par acclamation.

 

D’un coup, les cent millions de francs investis par Ngamana se sont évaporés dans l’air climatisé de l’Assemblée. Celui qui se voyait déjà calife à la place du calife a dû faire volte-face en quelques secondes, se rangeant derrière l’ordre présidentiel pour éviter le suicide politique immédiat. Voir Sarandji reconduit sans même avoir à se battre a littéralement rendu Ngamana malade de rage et d’incompréhension.

 

La gifle ne s’est pas arrêtée là. Une fois réinstallé au perchoir, Sarandji n’a pas joué la carte de la réconciliation. Sa première déclaration a pris la forme d’un missile à tête chercheuse. Sans nommer son adjoint, il a dénoncé ceux qui veulent sa mort, ceux qui complotent dans l’ombre pour l’éliminer physiquement et politiquement. Le message est arrivé à destination.

 

Celui qui croyait avoir piégé Sarandji s’est retrouvé, en quelques secondes, le dindon d’une farce très coûteuse. Non seulement il a perdu sa fortune dans cette opération, mais il a dû assister, impuissant, au sacre de son rival.

 

Aujourd’hui, Ngamana bout de rage. Rester premier vice-président sonne pour lui comme une défaite totale. De son côté, Touadéra a fait son choix : il a compris que l’ambition dévorante de son jeune poulain représentait, à terme, un danger pour son propre fauteuil. En coulisses, la guerre est désormais déclarée, et le président préfère garder un Sarandji prévisible plutôt qu’un Ngamana trop pressé de prendre le pouvoir.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : la tension au sein du MPC atteint un niveau record et risque de capoter à un affrontement militaire

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Centrafrique : la tension au sein du MPC atteint un niveau record et risque de capoter à un affrontement militaire

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La tension qui ronge le Mouvement patriotique pour la Centrafrique depuis des semaines vient de prendre une dimension nouvelle. Une déclaration collective signée ce 7 mai 2026 à Fiessa par neuf officiers généraux du MPC marque une rupture formelle et documentée avec le président fondateur Mahamat Alkhatim, au moment où les mercenaires russes d’Africa Corps semblent tirer les cordes de cette déchirure pour allumer le feu.

 

Le général Djido Ali, chef d’État-Major du MPC déchu, et son adjoint Alhafis Ali dit « Libanais », ainsi que le coordinateur militaire Abdelkader Hassane, les généraux Albakir Hassane, Ahamat Birema, Abdramane Mahamat, Seyd Adam, Moizal Danah ainsi que le conseiller politique Mahamat Ahmat ont tous signé un texte qui conteste formellement la décision N°0028/05/06. Cette décision portait nomination d’Ahamat Chaltout comme nouveau chef d’État-Major général intérimaire du MPC en remplacement du général Ali Dido. Pour le clan de ce dernier, cette manœuvre visait à vider le commandement du MPC de ses hommes clés et à préparer une sortie unilatérale de l’accord de Ndjamena.

 

Le document, signé officiellement au cachet du mouvement avec la mention « Chef d’État-Major Général des Armées » et la signature du général de division Djido Ali Ahmat, ne laisse désormais aucune place à l’ambiguïté. Les signataires affirment rester fidèles à l’accord de Ndjamena et maintenir leur collaboration avec le gouvernement centrafricain et les alliés russes. Ce dernier point mérite attention. En brandissant publiquement leur ancrage du côté d’Africa Corps, ces généraux envoient un message propagandiste  des russes : Alkhatim serait désormais du mauvais côté de la ligne.

 

Mais à lire ce communiqué avec attention, quelque chose ne tient pas. Le document accuse Mahamat Alkhatim d’avoir rencontré des opposants politiques, comme si cet argument bidon suffisait à justifier une rébellion interne. C’est un argument creux et pathétique. D’ailleurs, même si Al-Khatim discute avec des acteurs politiques dans le cadre d’un processus de paix ne commet aucune faute. Présenter cela comme une trahison est pathétique. Cela ressemble moins à une vraie contestation qu’à une manœuvre venue de loin, sentant la manipulation à plein nez venue des éléments d’Africa Corps.

 

Le clan Djido, que CNC avait déjà désigné comme les « Russes noirs » en raison de leur proximité avec les mercenaires d’Africa Corps, utilise cette alliance comme un levier pour noyer Alkhatim. Ces généraux ne travaillent pas pour rien avec Wagner. Ils contrôlent les sites aurifères et diamantifères de l’Ouham, coupent les circuits financiers vers le commandement de Ndjamena et revendiquent ouvertement leur rôle dans les opérations menées pour le compte des Russes.

 

La déclaration du 7 mai transforme ce qui ressemblait à un conflit de personnes en une guerre de positionnement dans laquelle Wagner joue un rôle de fond. Alkhatim, en cherchant à reprendre la main sur son mouvement, s’est heurté à une coalition de généraux qui ont choisi leur camp depuis longtemps. La question n’est plus de savoir si le MPC va éclater. Elle est de savoir si Mahamat Alkhatim peut survivre politiquement à une offensive menée depuis l’intérieur, avec la caution implicite des mercenaires russes.

 

Par Anselme Mbata

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Pour l’opposant Anicet-Georges Dologuelé , la septième République est née dans la dictature pure et simple

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Pour l’opposant Anicet-Georges Dologuelé , la septième République est née dans la dictature pure et simple

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après un silence de cinq mois, Anicet Georges Dologuélé dénonce avec virulence la trajectoire actuelle du pays lors de sa conférence de presse du mercredi 6 mai 2026 à Bangui.

Le président de l’URCA Anicet-Georges Dologuelé ne passe plus par le dos de cuillère pour critiquer une gestion du pouvoir qui piétine les lois républicaines au profit d’une volonté clanique des Ngbakamandja.

Le sacre du dictateur Faustin-Archange Touadera le 30 mars 2026 au stade 20 000 places n’a pas apporté l’apaisement promis par l’empereur Touadéra,  mais a instauré au contraire une ère d’autoritarisme assumé. Anicet Georges Dologuélé affirme que la justice et l’administration sont désormais aux ordres d’un seul clan.

Son propre cas, celui d’un ancien Premier ministre empêché de voyager et privé de passeport malgré une décision du Conseil constitutionnel, prouve cet effondrement du droit. Le régime traite la compétition démocratique comme une offense personnelle et transforme les institutions en outils de répression.

L’utilisation des ressources publiques pour combattre des adversaires politiques dans leurs propres circonscriptions montre que les règles électorales n’existent plus. Le pays délaisse les procédures légales pour se soumettre à des ordres verbaux arbitraires.

Cette nouvelle République s’éloigne des principes de la démocratie pour s’enfoncer dans une gestion où le mépris des textes officiels devient la règle. Les citoyens observent aujourd’hui un gouvernement démissionnaire qui continue d’agir hors de tout cadre constitutionnel, validant l’idée d’un régime qui ne rend plus de comptes.

La confiscation des documents de voyage et l’interdiction de sortie du territoire pour un chef de file de l’opposition indiquent que la liberté de mouvement est désormais un souvenir. Pour le président de l’URCA, le pouvoir a choisi la force plutôt que le droit, signant ainsi l’acte de naissance d’un système oppressif.

Par Éric Azoumi

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Haut-Mbomou : 4 jeunes de Koumboli et de Zemio enlevés par les mercenaires russes d’Africa Corps

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 Haut-Mbomou : 4 jeunes de Koumboli et de Zemio enlevés par les Mercenaires russes d’Africa Corps

 

 

Le sort de quatre jeunes hommes, capturés par les paramilitaires russes d’Africa Corps dans la préfecture du Haut-Mbomou, plonge leur famille dans une attente insupportable.

 

Capturés depuis Koumboli et centre Zémio la semaine dernière par les mercenaires russes de la milice Africa Corps, ces jeunes pauvres Zandé restent introuvables depuis leur kidnapping. Parmi eux se trouve le jeune Mezac, dont le nom circule désormais comme le martyrs de ces disparitions inexpliquées.

 

Un transfert aérien vers l’inconnu

Il y a quatre jours, un hélicoptère des forces russes a décollé avec les quatre pauvres innocents à son bord. La destination officielle était Bangui, mais aucune trace des captifs n’a été signalée dans les centres de détention habituels de la capitale. Cette absence de nouvelles après 72 heures fait craindre le pire aux habitants. Les témoignages locaux insistent sur le fait qu’aucune preuve n’a été fournie pour justifier ces arrestations musclées.

 

Des méthodes qui glacent d’effroi

Dans les quartiers de Zémio et de Koumboli, une rumeur persistante gagne du terrain. Les populations évoquent des actes commis en plein vol, où des prisonniers seraient jetés de l’appareil avant même l’atterrissage. Cette pratique, souvent décrite par les survivants de précédentes opérations, expliquerait pourquoi certains détenus n’atteignent jamais la ville. Le vide laissé par l’absence d’informations sur leur sort renforce l’idée d’une exécution sommaire en altitude.

 

Le silence des prisons privées

Pour ceux qui arrivent jusqu’à Bangui, le calvaire continue généralement derrière les murs du camp situé à l’aéroport de Mpoko. Dans cette base fermée, les Russes gèrent leurs propres cellules, loin de tout contrôle judiciaire centrafricain. Les familles savent que, trop souvent, le seul signe de vie qui leur parvient est un appel pour récupérer un corps à la morgue de l’Hôpital Général. C’est cette réalité qui pèse aujourd’hui sur les proches de Mezac et de ses compagnons, abandonnés à une attente qui ressemble chaque jour davantage à un deuil.

 

Par Éric Nzapa, correspondant du CNC dans le Haut-Mbomou

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Drame de la jalousie à 5 Kilos, dans la Vakaga : un homme découpe son rival supposé à la machette

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Drame de la jalousie à 5 Kilos, dans la Vakaga  : un homme découpe son rival supposé à la machette

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Samedi 9 mai 2026, dans la journée, l’atmosphère des mines de 5 Kilos, situé à environ 60 kilomètres de Boromata,  a viré au carnage. Un homme, visiblement débordé par la jalousie, a préféré agresser à la mort son supposé rival.

 

 

La mine de 5 Kilos a connu une fin de journée sanglante après une violente dispute conjugale. Un homme a succombé à ses blessures suite à une attaque.

 

En effet, dans le village de 5 Kilos, dans la préfecture de la Vakaga, un ouvrier mineur a retrouvé celui qu’il soupçonnait d’être l’amant de sa femme. La colère a vite pris le dessus.

L’agresseur, dont sa colère lui semble déborder jusqu’au cout,  a utilisé une machette pour frapper son adversaire avec force. Il a tranché net le bras droit de l’autre homme devant les témoins.

 

Transportée d’urgence vers l’hôpital, la victime a perdu énormément de sang durant le trajet. Elle est décédée peu de temps après son admission aux soins.

 

Il faut le noter que Dans les chantiers miniers du nord-est, la loi de l’État ne parvient plus jusqu’aux habitants. Les gens préfèrent désormais se venger eux-mêmes sans appeler la police.

 

Chacun fait sa propre justice en privé, surtout pour les histoires de cœur. Ces règlements de comptes finissent presque toujours par un mort ou un blessé.

 

Le coupable a agi en sachant que les tribunaux sont absents de la région. À 5 Kilos, la vie humaine semble peser bien peu face aux rancœurs.

 

Par Ibrahim Moussa

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CENTRAFRIQUE – RDC : URGENCE SANITAIRE CRITIQUE POUR LES RÉFUGIÉS CENTRAFRICAINS À ZAPAY

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CENTRAFRIQUE –  RDC :  URGENCE SANITAIRE CRITIQUE POUR LES RÉFUGIÉS CENTRAFRICAINS À ZAPAY

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La localité frontalière de Zapay,  à l’extrême nord-Est de la République démocratique du Congo devient le siège d’une crise sanitaire majeure où des dizaines de réfugiés centrafricains perdent la vie suite à une pathologie non identifiée.

 

En effet, sans passer par 4 chemins, on peut dire que la situation dans le village de Zapay est désormais au point de rupture totale.

 

Le président du comité des réfugiés, Jean Louis Mbolifole, vient de lancer un cri de détresse officiel vers les autorités sanitaires et les organisations internationales. Les chiffres communiqués dans sa correspondance manuscrite témoignent de la violence de l’affection qui frappe la communauté : vingt-deux décès enregistrés en seulement dix-huit jours et quatre-vingt-trois personnes actuellement hospitalisées.

 

Les malades présentent un tableau clinique associant une forte fièvre, des épisodes de diarrhée sévère et des difficultés respiratoires graves menant à l’étouffement.

 

L’impuissance des acteurs locaux est totale puisque les deux structures de santé disponibles sur place se trouvent en rupture complète de stocks de médicaments. Les rares traitements administrés jusqu’ici ne parviennent pas à freiner la progression de ce mal dont l’origine reste un mystère pour les soignants de la zone.

 

Cette population, déjà vulnérable après avoir fui les violences aux alentours de Zemio, Ob et Mboki en République centrafricaine, se retrouve prise au piège d’une contagion qui progresse sans aucun obstacle médical.

 

Les appels vers le médecin de zone, le CNR et le HCR insistent sur la nécessité d’un kit complet d’intervention pour stopper la mortalité infantile qui vide les foyers de leurs enfants. Sur le terrain, l’attente d’une mission d’intervention devient une question d’heures alors que les réserves de produits de base sont épuisées et que le nombre de lits occupés ne cesse de croître dans une indifférence logistique complète.

 

Par Éric Nzapa

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Sarandji, ton discours accusatoire arrive finalement à Carnot, et une partie de la jeunesse locale s’indigne contre tes déclarations insultantes envers les élites et la population locale

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Sarandji, ton discours accusatoire arrive à Carnot, et une partie de la jeunesse locale s’indigne contre tes déclarations insultantes envers les élites et la population locale

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Un Collectif qui se réclame de la jeunesse de la Mambéré dénonce avec vigueur les déclarations accusatoires du Professeur Simplice Mathieu Sarandji, jugeant ses propos insultants envers les élites et la population locale.

 

En effet, le 7 mai 2026, lors de son intronisation à la présidence du Parlement national, Simplice Mathieu Sarandji a tenu un discours qui a provoqué une onde de choc immédiate dans la ville de Carnot.

 

Le désormais Président de la huitième législature a évoqué l’existence d’un individu nommé Modibo, vivant à 15 km de la ville de Carnot, qui l’aurait informé d’un projet d’élimination mystique émanant d’un député de la région. Cette version des faits est catégoriquement rejetée par ce Collectif des jeunes ressortissants de la Mambère, qui y voit une tentative de ternir la réputation des cadres de la zone.

 

Interrogé par la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC), Cédric Trésor Possele, signataire de la prise de position, a tenu à clarifier l’indignation des habitants. Il a déclaré : « Nous condamnons avec dernière énergie ces allégations incendiaires et imaginaires, tendant à discréditer et à ternir la notoriété des vaillants Fils de Carnot ». Selon lui, de telles paroles au sommet de l’État ne visent qu’à créer une haine viscérale entre les citoyens.

 

La jeunesse souligne des incohérences géographiques majeures dans le récit du président de l’Assemblée nationale. Les localités mentionnées, telles que Zanou-Ngbèdè ou Gbengari, sont habitées par des populations autochtones agricoles et ne comptent aucune communauté musulmane correspondant au profil décrit. Pour les signataires du communiqué, ces allégations relèvent de la pure distraction et d’une volonté de diviser l’opinion publique au détriment de l’unité nationale.

 

Cédric Trésor Possele exige désormais des responsables politiques une gestion plus rigoureuse de leur communication officielle. Tout en réaffirmant leur soutien à la vision du Chef de l’État, Faustin Archange Touadéra, les jeunes dénoncent une stigmatisation qu’ils jugent inacceptable pour la reconstruction du pays. Ils appellent à la fin de la manipulation et à un respect strict des institutions républicaines sans porter atteinte à l’honneur des citoyens.

 

Par Ghislain Mboro

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Pris en étau par 3 coupeurs de route, un homme a perdu sa nouvelle moto, récupérée par les assaillants dans le village Boulkigna, dans la Bamingui-Bangoran

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Pris en étau par 3 coupeurs de route, un homme a perdu sa nouvelle moto, récupérée par les assaillants dans le village Boulkigna, dans la Bamingui-Bangoran  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Vendredi 8 mai, la route entre Ndele et Ngarba a encore frappé. Un voyageur s’est fait dépouiller de sa moto neuve par des braqueurs surgis de la brousse au village Boulkigna.

 

En effet, l’insécurité continue de dicter sa loi dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Vers 16 heures, vendredi 8 mais 2026, le calme du village Boulkigna, situé à 95 kilomètres  de Ndélé, a volé en éclats. Un homme revenait de Ngarba avec l’engin de ses rêves.

 

Cette moto, il venait de l’acheter. Elle brillait encore de sa peinture d’usine. Le propriétaire pensait regagner Ndélé tranquillement. C’était sans compter sur les coupeurs de route tapis dans l’ombre.

 

Les malfaiteurs ont surgi des fourrés avec une précision chirurgicale. Ils ont immobilisé l’homme en un instant. Aucun doute ne subsiste sur la préparation de l’assaut. L’action semble avoir été planifiée avec minutie.

 

Sous la menace, la victime a dû abandonner son bien. Les braqueurs ont disparu dans la végétation avec la machine neuve. Le monsieur se retrouve seul, à pied, sur une piste déserte.

 

Le choc est immense pour cet habitant dépouillé. Il a dû faire demi-tour, bredouille, la mort dans l’âme. La répétition de ces actes prive les citoyens de leurs investissements. La circulation sur cet axe devient un pari risqué.

 

Les habitants de Ndele s’interrogent sur cette impunité totale. Chaque voyage se transforme en une loterie dangereuse. La brousse recèle des dangers qui ruinent des vies en quelques secondes.

 

On se demande qui sera la prochaine cible de ces bandits. La route Ndele-Ngarba ressemble désormais à un piège permanent. La moto a disparu, le silence est revenu sur la piste ensablée.

 

Par Barthelemy Kossi

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« Nous félicitons la France qui est revenue sur ses pieds » : le griot pro-Wagner Didatien Kossimatchi chante maintenant la réconciliation gagnant-gagnant avec la France

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« Nous félicitons la France qui est revenue sur ses pieds » : le griot pro-Wagner Didatien Kossimatchi chante maintenant la réconciliation gagnant-gagnant avec la France

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le ministre des Affaires étrangères de la France a passé 48 heures sur le sol centrafricain dans le cadre de venir discuter encore du nouveau partenariat gagnant-gagnant avec notre pays, la République centrafricaine.

 

Selon Blaise Didatien Kossimatchi, la France, en tant que partenaire historique, a bien vu l’enjeu que prend actuellement la RCA grâce à la victoire éclatante du président Faustin Archange Touadéra aux élections de décembre 2025. Il affirme que le président a été porté par le peuple centrafricain et que nos anciens partenaires ont constaté que le peuple est massivement derrière lui.

 

C’est donc pour cette raison, poursuit le griot, que la France a décidé de revenir pour réviser les accords. Il assure que ces nouveaux accords seront connus du peuple centrafricain pour une bonne lecture. Et pour couronner le tout, il conclut en déclarant : « Nous félicitons la France qui est revenue sur ses pieds pour essayer de venir discuter avec nos autorités. »

 

Celui qui, il y a encore quelques années, se tenait en première ligne pour exiger le départ immédiat des Français, celui qui menaçait publiquement de broyer le cigare des opposants avec des bâtons et des bases-balles, celui qui paradait fièrement aux côtés des Wagner en criant la fin de la Françafrique… ce même Blaise Didatien Kossimatchi chante aujourd’hui une tout autre chanson.

 

Hier porte-voix des insultes et des menaces anti-françaises, aujourd’hui il déroule le tapis rouge, parle de révision des accords et félicite Paris d’être « revenue sur ses pieds ». La volte-face est complète. Le griot officiel du régime adapte simplement son discours au vent qui tourne et à celui qui tient encore le carnet de chèques.

 

Le peuple centrafricain regarde ce spectacle avec attention. Hier on chassait la France à grands cris, aujourd’hui on l’accueille pour un partenariat gagnant-gagnant. Demain ? On verra bien qui portera le micro et qui signera les prochains accords.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : Duel à mort au perchoir, Sarandji accuse, Ngamana enrage, Touadera arbitre les éternels chaos

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Duel à mort au perchoir, Sarandji accuse, Ngamana enrage, Touadera arbitre les éternels chaos

Rédigé le 11 mai 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’ambiance était électrique au Palais du Peuple, sur l’avenue de l’Indépendance. Pour son premier discours en tant que Président de l’Assemblée nationale de la huitième législature de la septième République, l’historien Simplice Mathieu Sarandji a ouvert une véritable boîte de Pandore. Entre deux caprices de toux, le « vieux » de PK 11 a jeté un pavé dans la mare : des élus auraient tenté d’attenter à sa vie via les services d’un marabout basé à Carnot.

Si dans son discours Simplice Mathieu Sarandji n’a cité aucun nom, l’accusation est désormais claire. Dans les couloirs de l’hémicycle, tous les regards se sont tournés vers un homme présent dans les tribunes le jour de l’installation des députés : le propre frère aîné d’Évariste Ngamana.

​Le frère de Ngamana au cœur du scandale

​Selon des informations exclusives confirmées à la rédaction de CNC, le marabout indexé par Simplice Mathieu Sarandji n’est autre que le grand frère biologique de Ngamana. Ce dernier, grand maître sorcier et marabout de maître à Carnot et au service exclusif de son frère cadet depuis des années, avait fait le déplacement à Bangui spécialement pour assister à la prise de fonction de Ngamana. En dénonçant ce “marabout de Carnot” qui se trouvait physiquement dans l’hémicycle lors de l’installation des députés, Sarandji a visé le cœur même du clan Ngamana.

​Entre Bible et fétiches : La guerre des ondes mystiques

​Fidèle reconverti au christianisme, après un parcours qui l’a mené de l’animisme à l’orthodoxie au sein de l’Église Christ-Roi, Simplice Mathieu Sarandji invoque désormais son Dieu pour le « venger ». Mais derrière les prières se cacherait une contre-offensive mystique. Ce ne serait pas par l’Esprit Saint que le président de l’Assemblée aurait été alerté, mais par son propre voyant, un féticheur réputé sur l’axe Baoro-Carnot. C’est ce dernier qui aurait révélé à son épouse que le frère de Ngamana était à Bangui pour « travailler » contre lui.

​La trahison de l’Empereur-président

​Face à ces accusations publiques, Évariste Ngamana est aujourd’hui dans une colère noire, tant contre Sarandji que contre son beau-père, Faustin-Archange Touadera. L’ambitieux dauphin se sent trahi. Il rappelle en privé l’accord secret signé avant le référendum constitutionnel : le perchoir devait lui revenir. Obligé de rester 1er vice-président sous les ordres d’un homme qui accuse son propre frère de sorcellerie, Ngamana ne décolère pas. « Touadera n’est pas sérieux », fulmine-t-il, constatant que le Président laisse Sarandji l’humilier publiquement.

Cette guerre spirituelle, loin de rester confinée aux discours, se traduit désormais par une reprise en main sans précédent de l’appareil législatif, transformant le perchoir en une forteresse imprenable.

Mais le psychodrame a franchi un nouveau palier. Après son discours offensif, Simplice Mathieu Sarandji a pris la décision radicale de reporter à ce lundi l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale. Mais au-delà du calendrier, c’est surtout la méthode qui change : les processus électifs habituels sont balayés, verrouillant ainsi le sort de Ngamana et de son clan.

Vers une présidence absolue : Sarandji verrouille le Bureau

Le patriarche Simplice Mathieu Sarandji, tout-puissant président de la 8e législature, a clairement fait savoir que c’est désormais lui-même qui composera son équipe, choisissant seul ceux qu’il souhaite voir à ses côtés, avant de les faire valider par l’Assemblée sans recours au vote secret.

Cette reprise en main brutale est motivée par une volonté affichée d’épurer l’institution de toute influence mystique. Dans une charge virulente, le « patriarche » a déclaré ne plus vouloir tolérer au sein du bureau la présence de « sorciers », de « marabouts » ou de leurs frères.

Visant sans détour les pratiques qu’il attribue au clan adverse, il a fustigé ceux qui feraient venir des praticiens de la Lobaye jusqu’à Bangui, décrivant avec mépris des scènes où certains élus dormiraient dehors, sur des feuilles de bananier, dans leurs propres cours, pour des rites de pouvoir.

En imposant ses choix à travers une liste soumise à un vote par acclamation, Sarandji s’octroie un contrôle total sur l’identité de ceux qui dirigeront l’institution à ses côtés, verrouillant ainsi toute velléité de contestation interne.

​Un testament politique sous haute tension

​Conscient que son âme se prépare pour « le grand et long voyage », Sarandji verrouille sa sortie. En liant sa survie physique aux activités du clan Ngamana, il place son ancien vice-président dans une impasse totale : si le patriarche s’éteint durant ce mandat de 7 ans, le pays entier pointera du doigt Ngamana et son frère marabout comme les responsables.

​Le régime de Bangui offre aujourd’hui le spectacle d’une fin de règne où les incantations remplacent les débats législatifs. Entre un patriarche qui refuse de céder la place et un héritier qui voit son propre frère traité d’assassin mystique, le perchoir ressemble plus que jamais à un trône piégé.

​Du moment où personne n’est dans le secret de Dieu pour connaître l’avenir, une question reste entière : qui du marabout de Carnot ou de la constitution aura le dernier mot sur l’avenir de Sarandji à la tête de cette 8e législature ?

​Affaire à suivre sur CNC.

Par Gisèle MOLOMA

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Bangui sous tension : Pourquoi l’Empereur de Damara muscle-t-il sa sécurité et envoie-t-il des alertes SMS sur les mobiles des centrafricains ?

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Bangui sous tension : Pourquoi l’Empereur de Damara muscle-t-il sa sécurité et envoie-t-il des alertes SMS sur les mobiles des centrafricains  ?

 

 

Rédigé le 11 mai 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 La République s’efface désormais devant l’Empire, mais un Empire qui tremble. À Bangui, le dispositif sécuritaire de Touadéra devient féroce. Entre surveillance aérienne constante et messages d’alerte sur les téléphones, le régime s’enferme dans une bulle de peur inavouée.

Il y a quelque chose qui se passe discrètement dans le pays mais le régime semble vouloir cacher ça à la population. Il y a un truc, une guerre qui se prépare quelque part mais le pouvoir cache la réalité. Mais par ses faits et gestes, par cette fébrilité nouvelle, on sait qu’il y a quelque chose qui se trame dans l’ombre du palais présidentiel.

L’ombre de l’Empire

D’abord, l’essentiel, c’est que depuis son couronnement comme empereur le 30 mars dernier, les Centrafricains appellent désormais Faustin-Archange Touadéra “l’Empereur de Damara”. Il reconstruit son propre empire sans en porter officiellement le titre. Physiquement, il est empereur mais le pays reste officiellement la République ; c’est une manière claire pour le peuple de se moquer de ses ambitions. Depuis sa réélection totalement illégale, basée sur une constitution qu’il a tripatouillée en 2023, le masque est tombé.

La Cour constitutionnelle de l’époque avait totalement rejeté l’idée de cette modification, mais Touadéra a limogé la présidente Danielle Darlan pour placer son oncle, Jean-Pierre Wabouè. Son oncle préside désormais ce “Conseil constitutionnel”, un nom changé pour marquer le passage à un nouvel ordre où la famille contrôle la loi. C’est ce verrouillage institutionnel qui permet aujourd’hui au régime de régner sans partage, mais non sans crainte.

L’escorte aérienne : La paranoïa au-dessus des têtes

Depuis son élection illégale et ce troisième mandat forcé, Touadéra fait quelque chose qui étonne tout le monde. Avant, il roulait avec son escorte légère pour aller chaque week-end à Damara, à 75 km de la capitale, le village de sa mère. Ils étaient deux ou trois véhicules et il faisait la route sans problème. Mais aujourd’hui, il y a maintenant un hélicoptère sur son escorte.

Dès qu’il prend la route, l’hélicoptère de l’Afrika Corps (les mercenaires de Wagner) est en l’air, juste au-dessus de sa tête, volant au ras du sol pour l’escorter. Même pour faire 100 mètres, l’hélicoptère est là. Dès qu’ils arrivent à Damara, l’engin fait des tours de reconnaissance. À Bangui, il tourne sans cesse au-dessus du Palais. On l’a vu à la mosquée du KM5 après le Ramadan ou encore à Béréngo la semaine dernière : Touadéra ne se déplace plus sans ce parapluie aérien féroce. Les gens se demandent : pourquoi un tel renforcement si la paix est vraiment là ?

La psychose par les ondes : Les SMS de la méfiance

La deuxième chose qui frappe, c’est l’apparition de SMS bizarres sur les téléphones des usagers. Le gouvernement fait passer des messages par les opérateurs comme Orange ou Telecel pour dire aux citoyens d’être vigilants. “Si vous voyez des choses suspectes, appelez le service de sécurité, signalez-les”, disent ces messages.

C’est une incitation à la délation qui montre que le pouvoir ne dort plus que d’un œil. Ils disent qu’il y a la paix, mais ils continuent de bombarder les gens avec cette histoire de dangers imminents. Si la paix est revenue, pourquoi transformer chaque téléphone en outil de surveillance ? Ces messages prouvent que le régime cherche à débusquer une menace qu’il sait réelle mais qu’il refuse de nommer publiquement.

Un pouvoir qui se muscle face à la colère

Ces deux éléments,  l’hélicoptère omniprésent et les SMS d’alerte,  montrent que la situation est loin d’être stable. Malgré les discours officiels, la paix n’est pas revenue. Touadéra a compris que le peuple est en colère et il muscle son escorte pour faire peur aux gens. C’est l’image d’un régime qui s’isole derrière ses mercenaires russes et ses dispositifs de surveillance, craignant que le sol ne se dérobe sous ses pieds à tout moment.

Par Alain Nzilo

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Bras de fer au sein du MPC : Le chef d’état-major déchu Djido Ali et ses lieutenants jurent sur le Coran de bloquer la nomination d’Ahamat Chaltout

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Bras de fer au sein du MPC :  Le chef d’état-major déchu Djido Ali et ses lieutenants jurent sur le Coran de bloquer la nomination d’Ahamat Chaltout

Rédigé le 11 mai 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’autoproclamé général Mahamat Alkhatim, patron du MPC, fait face désormais à une mutinerie ouverte au sein de son mouvement, le MPC,  après avoir nommé Ahamat Chaltout comme nouveau chef d’état-major par intérim. Si la décision de Mahamat Alkhatim visait à écarter le général Djido Ali de la tête du MPC, ce dernier, loin de se plier, a engagé un bras de fer intense avec sa hiérarchie.

Accompagné de son second, Alhafiz Ali alias « Libanais », et de ses conseillers Abdramane MHT (dit Ab Fiyesse) et Said Adam, Djido Ali refuse de céder son poste. Ce groupe de “Russes noirs”, désormais alliés aux mercenaires de Wagner et d’Africa Corps, a juré sur le Coran il y’a quelques jours de s’opposer par la force à l’installation du nouveau promu.

Alors qu’il menaçait initialement de faire défection pour rejoindre les forces supplétives russes, le clan Djido a changé de stratégie : ils occupent désormais le terrain pour bloquer toute passation de service.

La guerre du business de l’or

Au cœur de cette crise se cache le contrôle des ressources minières de la préfecture de l’Ouham. En verrouillant les sites aurifères et diamantifères, Djido Ali a coupé les circuits financiers vers le commandement du MPC à Ndjamena. Aucun transfert d’argent ne parvient plus à Mahamat Alkhatim, qui perd ainsi sa visibilité et son influence sur le terrain.

Fort de ses combattants soudanais recrutés lors de son passage dans la rébellion du FSR, Djido Ali se dit lourdement armé et prêt à l’affrontement. En revendiquant son rôle dans les “basses besognes” opérées pour le compte d’Africa Corps, le chef déchu défie ouvertement l’autorité d’Alkhatim. Le MPC est aujourd’hui une organisation fracturée où la tension est à son sommet, laissant craindre une bataille sanglante pour le contrôle définitif du mouvement.

Par Arsène Féimonazoui

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AFFAIRE MARIAME FOTOR, L’ÉPOUSE DE L’ANCIEN MINISTRE HASSAN COME : DU REVERS ÉLECTORAL À LA PERSÉCUTION POLICIÈRE CONTRE LA JEUNESSE DE OUANDA-DJALLÉ

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AFFAIRE MARIAME FOTOR, L’ÉPOUSE DE L’ANCIEN MINISTRE HASSAN COME : DU REVERS ÉLECTORAL À LA PERSÉCUTION POLICIÈRE CONTRE LA JEUNESSE DE OUANDA-DJALLÉ

Rédigé le 11 mai 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Hassan Come, ancien ministre du Commerce et magistrat de formation, a transformé une simple querelle en machine répressive contre un jeune lycéen originaire de Ouanda-Djallé, après sa cuisante défaite aux législatives du 26 avril 2025.

En effet, tout part du comportement de son épouse, Mariame Fotor. Quelques heures après le verdict des urnes, l’épouse de l’ancien ministre du commerce a contacté par téléphone Aladjaba Torab, un élève de terminale à Bangui, né en 2004, connu pour ses sympathies envers le député sortant qui a battu son mari.

Au téléphone, Elle lui fixe un rendez-vous au croisement Marabéna pour se battre physiquement à deux. Mais le jeune était prudent. Pendant ce temps, l’épouse de l’ancien ministre était accompagnée comme toujours de sa maman et de ses frères pour venir au croisement Marabéna attendre le jeune lycéenne. Mais  le jeune homme, qui n’a pas voulu tomber dans le piège, préfère dépose une plainte au commissariat du 5e arrondissement de Bangui pour menace et harcèlement.

Plus étonnant dans cette histoire, madame Mariame Fotor a alors ignoré les deux convocations successives des enquêteurs.

C’est là que son épouse Hassan Come est entré en scène. En lieu et place de son épouse Mariame Fotor, c’est lui qui s’est présenté à la Compagnie Nationale de Sécurité pour porter plainte contre sa propre victime. La hiérarchie de la CNS a suivi, dessaisissant le commissaire du cinquième arrondissement du dossier. Le jeune n’a pas peur et accepte de se présenter à la CNS pour répondre à la convocation.

Mais le 6 mai 2026, à la CNS, le Sous-Lieutenant Pazounda Freddy Jonathan a auditionné Aladjaba Torab sur ses opinions politiques, son appartenance à la plateforme « Carrefour Politique » et ses relations avec l’adversaire de Hassan Come. Un procès-verbal d’interrogatoire politique pour une affaire d’insultes présumées sur les réseaux sociaux.

La question est simple : comment un ancien ministre, et surtout un magistrat  peut-il mobiliser les forces de sécurité de la République pour couvrir les provocations de son épouse et punir un jeune lycéen dont le seul tort est d’avoir voté du mauvais côté ?

Heureusement, un autre mafieux, le procureur, lui, a fini par ordonner la relaxe d’Aladjaba Torab. Mais les deux convocations ignorées par Mariame Fotor au 5e arrondissement, elles, restent sans suite.

Quelle folie? Grace aux réseaux sociaux, on connait les vrais visages des gens qu’on croyait intellectuel et respectueux. Hors, ce sont des bras cassés.

Par Gisèle MOLOMA

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Véhicules de l’investiture de Touadéra : les propriétaires sont enfin payés, mais pas en totalité

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Véhicules de l’investiture de Touadéra : les propriétaires sont enfin payés, mais pas en totalité

Rédigé le 11 mai 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Selon les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, les propriétaires des véhicules loués pour l’investiture du dictateur Faustin-Archange Touadéra ont finalement été payés ce samedi 9 mai 2026 au ministère des Transports. L’affaire, qui aura duré plus d’un mois, est officiellement close. Mais pas sans un dernier coup bas.

Le paiement a été calculé sur six jours, alors que les propriétaires avaient mis leurs véhicules à disposition pendant huit jours. Deux jours effacés d’un trait de plume. Aucune explication officielle. À la présidence, , des sources interrogées par la rédaction de Corbeau News Centrafrique évoquent une punition délibérée : le gouvernement, irrité par la couverture médiatique de l’affaire, aurait retenu deux jours de location pour se venger de ceux qui ont osé trop parler les bla-bla-bla à la presse.

Ce n’est pas une hypothèse fantaisiste. C’est le seul calcul qui tient.

Rappelons les faits. Le 30 mars 2026, des centaines de pick-up, bus et voitures particulières sont mobilisés pour l’investiture au stade 20 000 places de Bangui. Les propriétaires attendent leur dû. Ce qui suit, c’est cinq semaines de renvois, de portes closes, de téléphones coupés et de promesses qui ne valent rien. Touadéra lui-même les reçoit à Damara le 19 avril et promet un règlement rapide. Rien ne vient. Deux grèves au ministère des Transports, des gendarmes déployés pour intimider des gens qui n’ont fait que louer leurs véhicules à l’État.

L’affaire a aussi révélé autre chose : l’investiture a été financée en partie par la communauté libanaise de Centrafrique, à hauteur de plus de 700 millions de Francs CFA, et par des commerçants tchadiens, qui auraient versé 200 millions. Un régime qui organise une cérémonie d’État avec l’argent des autres, et qui ne parvient même pas à payer ses propres créanciers.

La septième République. Voilà ce que ça donne.

 

Par Alain Nzilo 

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L’ONM TENTE UN PASSAGE EN FORCE POUR LA REPRISE DES TRAVAUX SUR L’AXE Ndélé ET OUADDA-MAÏKAGA

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L’ONM TENTE UN PASSAGE EN FORCE POUR LA REPRISE DES TRAVAUX SUR L’AXE Ndélé  ET OUADDA-MAÏKAGA

Rédigé le 11 mai 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 La paralysie des chantiers routiers dans la préfecture de Bamingui-Bangoran connaît un nouveau développement suite à une concertation tendue entre les bailleurs, les autorités locales et les responsables étatiques. Alors que les engins ont été rapatriés au chef-lieu depuis plusieurs jours, la pression s’accentue sur les ouvriers pour une reprise immédiate de l’activité dès ce lundi 11 mai 2026, malgré des revendications salariales non satisfaites.

Le blocage actuel concerne le tronçon stratégique reliant Ndélé à Ouadda-Maïkaga, un axe de près de 200 kilomètres où le génie civil s’est interrompu brusquement à seulement quinze kilomètres du village de Boungou. Ce projet, dont le financement dépend directement de la Banque mondiale, subit les conséquences d’un mouvement de contestation massif déclenché par le personnel de terrain. Ces travailleurs, lassés par l’absence de versement de leurs émoluments depuis deux mois, ont choisi de cesser toute activité et de ramener le matériel lourd à Ndélé. Cette décision a plongé le projet dans une stagnation totale, provoquant une inquiétude majeure chez les partenaires internationaux, notamment l’UNOPS, détenteur du marché sur cette portion spécifique de la route.

Pour tenter de débloquer la situation, une conférence conjointe a réuni le représentant résident de la Banque mondiale, le directeur général de l’Office National du Matériel (ONM), ainsi que des délégués de l’UNOPS et de la MINUSCA. Cette rencontre, qui s’est tenue ce vendredi 8 mai 2026 sous forme de téléconférence pour certains participants, a également associé des figures locales d’importance, au premier rang desquelles le Sultan-Maire de Ndélé. L’objectif affiché par les instances décisionnelles était clair : obtenir le retour des équipes sur le chantier pour ne pas compromettre davantage les délais de livraison des infrastructures, vitales pour le désenclavement de la région et l’accès humanitaire vers Wandadjali.

Toutefois, la teneur des échanges a révélé un fossé profond entre les propositions de la hiérarchie et les réalités vécues par les employés. Le directeur général de l’ONM a formulé une offre consistant à demander aux ouvriers de retourner à leurs postes dès lundi, avec la promesse d’un versement global des deux mois d’arriérés seulement à la fin du mois en cours. Cette proposition, perçue par beaucoup comme une manœuvre dilatoire, a provoqué des discussions extrêmement vives. Les travailleurs, restés fermes sur leur position initiale, exigent la régularisation intégrale de leur situation financière avant tout mouvement vers le village de Boungou ou les zones de travaux situées à quarante-cinq kilomètres de Ouadda-Maïkaga.

La tension est montée d’un cran lorsque l’organisation de la parole durant la conférence a été restreinte. Afin d’éviter une saturation des débats et de garder le contrôle sur l’issue de la réunion, seuls quelques représentants des autorités locales et le Sultan-Maire ont pu s’exprimer longuement. Cette méthode de médiation dirigée a permis aux responsables de l’ONM de conclure unilatéralement à une reprise du travail pour ce lundi, sans pour autant avoir obtenu l’aval formel de la base des travailleurs. Ces derniers se sentent exclus du processus de décision alors qu’ils sont les premiers impactés par ce que certains qualifient de gestion opaque des ressources financières.

Au cœur de cette crise, la responsabilité de l’Office National du Matériel est directement pointée du doigt par les grévistes. Les employés soutiennent que les fonds nécessaires au paiement des salaires ont été décaissés par le partenaire financier international dans les délais impartis. Ils dirigent leurs accusations vers la direction générale de l’ONM, soupçonnée de malversations internes ayant entraîné la rétention des salaires. Pour les ouvriers, le fait que les budgets soient disponibles au niveau des bailleurs mais bloqués au niveau de l’administration nationale constitue la preuve d’un dysfonctionnement grave dont ils refusent de faire les frais.

Le malaise est d’autant plus perceptible que le directeur général de l’ONM semble manifester un agacement croissant face à la persistance de la grève. En tant qu’autorité décisionnaire sur le déploiement du personnel, il insiste sur l’obligation de reprendre les opérations pour ne pas froisser la Banque mondiale et l’UNOPS, qui surveillent de près l’avancement de la portion Ndélé et Ouadda-Maïkaga. Cependant, la confiance est rompue. Les familles des travailleurs à Ndélé subissent de plein fouet cet arrêt de revenus, et l’idée de retourner travailler un mois supplémentaire sans garantie tangible de paiement immédiat passe mal auprès des syndicats de fait qui se sont formés sur le tas.

Pendant ce temps, sur le terrain, le paysage reste figé. Le village de Boungou, qui espérait voir la route arriver à ses portes, voit les engins s’éloigner vers le chef-lieu de la Bamingui-Bangoran. La réussite de ce chantier est pourtant primordiale pour l’économie locale. Mais au-delà de la technique et de la poussière des routes, c’est une crise de gouvernance qui se joue. La volonté de l’ONM de forcer la reprise ce lundi apparaît comme un pari risqué, car sans la motivation des hommes qui conduisent les machines et stabilisent la chaussée, les promesses de fin de mois risquent de ne pas suffire à relancer durablement la machine de construction. La journée de lundi sera donc un test de force entre une administration pressée de rassurer ses bailleurs et une masse salariale déterminée à obtenir justice pour son labeur.

Par Barthelemy Kossi

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En RCA, des victimes de la Seleka réclament l’arrestation de Noureddine Adam et la fin de l’impunité

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En RCA, des victimes de la Seleka réclament l’arrestation de Noureddine Adam et la fin de l’impunité

 

Rédigé le 11 mai 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Antoine Tombet, président du Collectif des Victimes pour la Justice, a publié ce 11 mai un manifeste exigeant que les responsables de crimes graves répondent de leurs actes devant la justice.

À l’occasion de la Journée des victimes du 11 mai, Antoine Tombet, survivant de la CEDAD et victime de Noureddine Adam, a pris la parole au nom de milliers de Centrafricains qui refusent que les atrocités du conflit tombent dans l’oubli. Dans un manifeste rendu public ce dimanche, il demande l’arrestation immédiate de Noureddine Adam, sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale délivré le 7 janvier 2019.

«Je suis Antoine Tombet, victime de Noureddine Adam et survivant de la CEDAD», écrit-il dans le document. Son témoignage, dit-il, rejoint celui de milliers d’autres voix qui «refusent le silence, l’oubli et l’impunité».

Le texte énumère les crimes pour lesquels des victimes attendent toujours justice : détentions arbitraires, tortures, disparitions forcées, exécutions extrajudiciaires. Tombet exige que les procédures judiciaires, nationales comme internationales, soient accélérées et respectent les normes du droit international. Il demande aussi la protection des témoins et survivants, dont la sécurité reste précaire dans un pays où les auteurs présumés de ces crimes circulent librement.

La démarche se veut explicitement judiciaire, pas vindicative. «Notre demande n’est pas celle de la vengeance. Elle est celle de la justice», précise le manifeste. Tombet soutient que l’impunité alimente directement la répétition des violences et bloque toute réconciliation nationale durable.

Le Collectif des Victimes pour la Justice adresse ses demandes aux autorités centrafricaines comme à la communauté internationale, rappelant que chaque crime non jugé «envoie un message dangereux aux générations futures».

Par Brahim Sallé

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Entre Wagner et Africa Corps, que choisir pour la Centrafrique ?

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Entre Wagner et Africa Corps, que choisir pour la Centrafrique ?

Rédigé le 11 mai 2026

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des réfugiés maliens installés en Mauritanie racontent leur fuite devant les paramilitaires russes de l’Africa Corps. Leurs témoignages donnent un aperçu de ce qui attend peut-être la population centrafricaine si le groupe remplace définitivement Wagner.

En Centrafrique, le président Touadéra souhaite garder Wagner. Moscou préfère imposer l’Africa Corps. Avec Wagner, le paiement se fait par le pillage massif des ressources du pays. Avec l’Africa Corps, Poutine réclame 10 milliards de francs CFA par mois. Pour la population centrafricaine, le choix se résume à une équation sinistre : même niveau de violence, même niveau des crimes, même niveau des massacres, seul le mode de rémunération change. Alors, que choisir ?

Après la mort d’Evguéni Prigojine en juin 2025, l’Africa Corps a pris la succession de Wagner au Mali. Les civils espéraient un changement. Ils ont vite déchanté. “Ce sont les mêmes hommes, payés par le gouvernement, et ils poursuivent les massacres. Il n’y a aucune différence entre Wagner et Africa Corps”, assure un chef de village malien ayant fui.

La principale différence tient à la structure de commandement. L’Africa Corps dépend directement du ministère russe de la Défense, contrairement à Wagner qui fonctionnait de manière plus autonome. Tout crime de guerre commis par l’Africa Corps engage donc en principe la responsabilité du gouvernement russe, selon un expert interrogé par Associated Press.

L’Africa Corps reste une entité opaque. Les analystes estiment leurs effectifs à environ 2000 hommes au Mali. Tous les combattants ne viennent pas de Russie. Plusieurs réfugiés ont signalé la présence d’hommes noirs parlant des langues étrangères. D’après un rapport du Conseil européen en relations internationales, l’Africa Corps recrute en Russie, en Biélorussie et dans plusieurs États africains.

Les témoignages venus du Mali laissent entrevoir ce qui attend les civils centrafricains si l’Africa Corps s’installe durablement dans leur pays. Trente-quatre réfugiés maliens ont accepté de témoigner près de la frontière mauritanienne auprès de l’agence Associated Press. La plupart gardent l’anonymat, redoutant des représailles même depuis leur refuge. Leurs récits décrivent des assassinats sans distinction, des enlèvements, des viols répétés.

Fatma fixe la photo de sa fille morte. Dans son village de Kurmare, les “hommes blancs” ont tout pris. Ils entraient dans les maisons, arrachaient les bijoux des femmes, abattaient les hommes. Son fils a péri sous leurs balles. Sa fille de 18 ans, déjà inconsciente à cause d’une crise, n’a pas survécu. “Je suis simplement quelqu’un qui est vivant d’apparence comme avant, mais qui n’est pas, en réalité, vivante”, confie-t-elle.

Mougaloa, éleveuse peule, cherche toujours sa fille disparue. Elle a vu son fils Koubadi, âgé de 20 ans, battu puis égorgé devant elle. Les Peuls paient un lourd tribut. Cette ethnie est soupçonnée d’avoir rejoint les djihadistes. Quand l’Africa Corps débarque avec l’armée malienne pour traquer les militants, personne ne fait de tri.

“Si vous ne dites pas à l’armée que vous avez vu des djihadistes, l’armée vous tuera”, explique Mougaloa. “Mais si tu leur dis, les djihadistes te trouveront et te tueront.” Un chef de village malien ayant fui décrit une “politique de terre brûlée”. Les soldats n’adressent la parole à personne. Toute personne aperçue devient une cible. Pas d’interrogatoire, pas d’avertissement. “Les gens ne savent même pas pourquoi ils sont tués”, dit-il.

Deux réfugiés ont montré des vidéos de villages incendiés. D’autres ont découvert des corps de proches auxquels manquaient le foie et les reins. Sur les réseaux sociaux, des membres de Wagner partageaient déjà des vidéos où ils découpaient des organes sur des cadavres de civils maliens.

Les chiffres des morts civils attribués aux Russes ont baissé cette année : 447 contre 911 l’an dernier. Mais ces données pourraient ne pas refléter la réalité complète. La peur des représailles réduit beaucoup de gens au silence. “Il y a beaucoup de gens violés, attaqués, tués. Les familles sont séparées, il n’y a aucun doute là-dessus”, indique Sukru Cansizoglu, représentant en Mauritanie de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés. Mais “il est parfois difficile de vraiment identifier qui en sont les auteurs”​​​​​​​​​​​​​​​​

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À Ndélé, les mines d’or de Barbatouma passent sous le contrôle des Chinois d’Issaka Loïc

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À Ndélé, les mines d’or de Barbatouma passent sous le contrôle des Chinois d’Issaka Loïc

Rédigé le 11 mai 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans le nord-est de la République centrafricaine, la préfecture de Bamingui-Bangoran abrite des gisements aurifères que des populations locales exploitent à la main depuis des années. Ces orpailleurs travaillent dans des conditions rudimentaires, mais ils vivent de cette activité. La mine d’or de Barbatouma, située à une vingtaine de kilomètres de Ndélé, est l’un de ces sites. Elle vient de changer de maître.

L’homme derrière cette prise de contrôle s’appelle Issaka Loïc. Né d’un père centrafricain originaire de Ndélé et d’une mère chinoise, ce jeune métis a présenté sa candidature aux élections législatives du 25 décembre 2025 dans la première circonscription de Ndélé. Avant même que les résultats du premier tour soient proclamés, il avait déjà commencé à acheminer des engins lourds, des camions et du matériel minier vers la région.

À son arrivée, il avait mis en avant la construction de routes pour justifier le déploiement de ses machines. L’axe Ndélé-Tiri-Miaméré-Miamani-Ndjoko jusqu’à Diki Gaskaye était effectivement impraticable : la végétation avait envahi le passage depuis des années, rendant l’accès aux sites quasiment impossible. Les engins ont donc ouvert la voie en déboisant et en nivelant le terrain.

C’est au cours de ces travaux qu’un incident inattendu a failli tout compromettre. En forçant leur passage dans cette zone boisée, les machines ont bousculé des nids d’abeilles. Les insectes ont réagi en attaquant les conducteurs chinois avec une virulence qui a pris tout le monde de court. Deux travailleurs ont été gravement atteints et hospitalisés d’urgence à Ndélé, où ils ont reçu des soins.

L’incident n’a pas arrêté l’avancée du chantier. Après une courte interruption, les équipes ont repris les travaux et finalement atteint les sites miniers visés. Une fois sur place, la direction du chantier a transmis un message sans équivoque aux orpailleurs qui occupaient les lieux : il faut partir. Les travailleurs qui exploitaient manuellement la mine de Barbatouma ont reçu l’ordre de céder la place aux machines de Ndocka, la société d’Issaka Loïc.​​​​​​​​​​​​​​​​

Par Barthelemy Kossi

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Centrafrique : Les dérives dictatoriales du pouvoir de Bangui confirment le déficit de légitimité politique et démocratique mais opte à intimider que de convaincre.

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Centrafrique : Les dérives dictatoriales du pouvoir de Bangui confirment le déficit de légitimité politique et démocratique mais opte à intimider que de convaincre.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Baba-Kongoboro-devant-les-deputes-le-samedi-28-decembre-lors-de-son-discours.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Les dérives dictatoriales du pouvoir de Bangui confirment le déficit de légitimité politique et démocratique mais opte à intimider que de convaincre.
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À plus d’un mois de l’avènement de la septième République, une incompréhension digne d’un quiproquo politique s’installe au sommet de l’État.

 

En effet, les pratiques autoritaires, les frasques dictatoriales du pouvoir de Bangui ne cessent d’alimenter les doutes sur la légitimité politique et démocratique de la septième République d’ailleurs contestée par la classe politique centrafricaine et accusée d’d’être illégale.

 

Des déviations progressives et incontrôlées ainsi que des entorses épisodiques au droit positif se succèdent pendant que le pouvoir exécutif toujours en veilleuse en attendant la formation du nouveau gouvernement est demis de façon insipide par une simple instruction d’un ministre démissionnaire au mépris du principe du parallélisme des formes qui veut qu’un décret soit abrogé par un autre décret.

 

À cela s’ajoutent l’interdiction de voyager et la confiscation du passeport diplomatique du président de l’URCA en l’occurrence Monsieur Anicet Georges DOLOGUÉLÉ qui indigne une bonne partie de l’opinion nationale et internationale.

 

Il faut noter que le degré de haine et d’acharnement contre le président de l’URCA qui n’a commis que le seul crime de renoncer à sa nationalité française et de se présenter aux élections présidentielles de décembre 2025 me rappelle la crapuleuse mort de l’ancien président du Liberia Samuel DOE capturé en 1990 par les rebelle de Charles TAYLOR et qui les suppliait alors qu’ils lui administraient des sévices et amputations atroces.

 

Il ne s’agit nullement de faire la promotion de la vengeance mais nous rappelons seulement que la roue tourne et que le pouvoir n’est jamais éternel d’où l’essence de la maxime biblique qui enonce “qu’il ne faut pas faire aux autres ce que vous ne souhaitez pas qu’on vous fasse”.

 

Ce pouvoir qui n’a plus de limites s’en prend également aux professionnels des médias publics et privés.

 

C’est ainsi que le correspondant de RFI à Bangui a été interpellé et auditionné pendant de longues heures dans les locaux de l’office centrafricain de répression du banditisme suite à un reportage lié à la conférence de presse du président de l’URCA.

 

Comme la bêtise a l’habitude d’insister, le président de l’assemblée nationale qui est l’incarnation de la calamité du marchandage de vote l’assemblée nationale a été reconduit dans ses fonctions par un vote téléguidé par le président de la République.

 

Il apparaît important de souligner qu’un seul candidat à un poste aussi important et voté par acclamations est constitutif d’un manque de sérieux et que par voie de conséquence, son âge avancé ne peut construire l’avenir.

 

Inquiet de ce qui précède, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Pourquoi le pouvoir de Bangui peine à legitimer la septième République ?

 

2- Pourquoi la septième République opte t-elle pour l’intimidation des citoyens que de les convaincre ?

 

3- Concernant le dossier du président DOLOGUÉLÉ, qu’est-ce qui peut légitimement justifier cet acharnement devenu viral ?

 

4- Concernant la reconduction du président de l’assemblée nationale qui jouit de la nationalité française et qui ne laisse aucune place aux jeunes ni au changement, légiférer par ordonnance n’est-il pas mieux que de parler d’une assemblée nationale qui n’est qu’une caisse de raisonnance pour l’exécutif ?

 

En tout état de cause, il est visible que le pouvoir de Bangui en panne de légitimité a choisi d’intimider les forces vives de la nation ainsi que toutes voix discordantes au lieu de les convaincre sur un projet qui répond aux attentes du peuple.

 

Il faut noter que la révision constitutionnelle controversée, la militarisation de la vie politique, la restriction de l’espace politique, civique et médiatique, la contestation des élections organisées avec une faible participation citoyenne conjuguée avec la difficulté de consolider l’État de droit ont créée une beante fracture non seulement entre la population et les autorités établies mais également avec les institutions républicaines.

 

En attendant la formation du nouveau gouvernement, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signalent que l’épisode calamiteux de l’affreuse statue du président de la République associé au chapitre du gâteau d’anniversaire penché qui viole le code d’élégance et d’esthétique sont des signes avant-coureurs de déclin, de fin de règne, et de l’effondrement d’un régime construit sur de mensonges et de manipulations.

 

Monsieur le président, n’attendez pas que la huée populaire et la clameur de la rue vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé.

 

Alors, en conséquence de ce qui précède, il apparaît judicieux et dès maintenant de démissionner avec honneur Monsieur le Président afin de donner une chance à la nation de se reconstruire non sur des ruines mais sur de bases saines.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 09 Mai 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

 

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Centrafrique : Le soi-disant Professeur Touadéra ou le matraquage juridique pour humilier Anicet-Georges Dologuélé

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Le soi-disant  Professeur  Touadéra ou le matraquage juridique pour humilier Anicet-Georges Dologuélé

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Alors qu’il s’époumone à donner des leçons de droit aux Centrafricains et à la communauté internationale, le désormais Empereur-président de Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra, vient de tomber le masque. Entre mauvaise foi manifeste et dérives autocratiques, l’Empereur-président centrafricain s’embourbe dans une rhétorique villageoise et déshonorante pour justifier l’injustifiable : l’exclusion politique et administrative d’Anicet-Georges Dologuélé.

 

C’est une scène qui confine au ridicule. Devant un parterre de journalistes et de partisans acquis à sa cause, celui qui se fait appeler « le mathématicien » a tenté une démonstration dont le résultat est, dès le départ, faussé. En s’attaquant frontalement à la nationalité d’Anicet-Georges Dologuélé pour justifier le refus de lui délivrer un passeport centrafricain, Touadéra ne fait pas seulement de la politique : il piétine sa propre Constitution, les lois et les traités internationaux, tout en bafouant les institutions qu’il est censé garantir.

 

Une rhétorique villageoise indigne d’un docteur

Faustin-Archange Touadéra fait aujourd’hui la honte nationale. Comment un chef d’État peut-il convoquer la presse pour se livrer à une rhétorique aussi simpliste, digne d’une palabre de village ? On en vient à se demander si son doctorat en mathématiques ne lui a pas été attribué par complaisance, sans qu’il n’ait jamais mis les pieds dans une université.

​En convoquant les médias et ses partisans pour justifier gauchement des instructions arbitraires qu’il a lui-même ordonné à ce qu’elles s’appliquent à Dologuélé, c’est lui-même qu’il ridiculise, et non Dologuélé. Cette mise en scène vise en réalité à condamner son opposant à une mort civile à ciel ouvert, cloîtré dans son domicile à Bangui. Une méthode qui rappelle étrangement le sort réservé autrefois à l’ancien président Ange-Félix Patassé.

 

L’amnésie sélective d’un président au-dessus des lois

Comment le pouvoir de Bangui peut-il, sans trembler, affirmer aujourd’hui qu’Anicet-Georges Dologuélé n’est plus centrafricain, alors que ce même pouvoir a validé sa candidature à l’élection présidentielle ? Touadéra avoue-t-il, à demi-mot, avoir instrumentalisé son Conseil constitutionnel pour offrir un vernis démocratique à un scrutin dont il avait besoin pour sa survie politique ? Si Dologuélé était assez centrafricain pour être l’adversaire de Touadéra dans les urnes et pour être élu député de Bocaranga, par quel miracle administratif deviendrait-il apatride lorsqu’il s’agit d’obtenir un document de voyage ?

 

La manœuvre est grossière. En brandissant le Code de la nationalité de 1961, le locuteur de la Renaissance oublie volontairement un détail juridique de taille : la déchéance de nationalité ne se présume pas, elle se décrète en Conseil des ministres. Or, aucun décret n’a jamais été signé. Lui-même le sait. Ce n’est donc pas le droit que Touadéra applique, mais sa propre volonté, dictée par une hostilité politique qui semble désormais primer sur la raison d’État.

 

Le chantage à l’humiliation : « Écris-moi, …même sans politesse »

Le summum du grotesque est atteint lorsque Touadéra exige que son « frère » lui écrive pour demander une réintégration. Cette exigence n’a aucun fondement légal ; elle relève du pur caprice narcissique. En demandant à Dologuélé de s’abaisser à une telle requête, Touadéra cherche une image : celle d’un opposant contraint de quémander sa propre identité auprès d’un monarque qui se croit tout-puissant.

 

C’est le propre des dictatures en gestation : transformer un droit constitutionnel en faveur princière. Sous l’aile des mercenaires russes et armé d’une Constitution taillée sur mesure pour un pouvoir à vie, Faustin-Archange Touadéra troque sa toge de professeur contre l’uniforme de l’autocrate qui foule aux pieds les traités internationaux et la jurisprudence de son propre pays.

 

L’indignation sélective : pourquoi Dologuélé et pas les autres ?

Le matraquage juridique contre Anicet-Georges Dologuélé est d’autant plus insultant qu’il s’exerce au milieu d’un océan de binationaux occupant les plus hautes sphères de l’État. Pourquoi s’acharner sur un opposant alors que l’entourage immédiat du « Professeur », son gouvernement et même l’état-major des armées regorgent de personnalités aux passeports multiples ?

 

Si Touadéra souhaite réellement être le garant de la loi de 1961, pourquoi ne commence-t-il pas par ses propres alliés ? On pense notamment à Simplice Mathieu Sarandji, dont la nationalité française ne semble gêner personne au sommet de l’État, ou encore au cas d’Hassan Bouba, ressortissant tchadien siégeant au Conseil des ministres centrafricain tout en détenant un passeport diplomatique centrafricain.

 

En tirant à boulets rouges sur Dologuélé tout en protégeant ses lieutenants, Touadéra se ridiculise. S’il veut être cohérent, il devrait prendre des décrets pour déchoir également Sarandji et les autres binationaux de son propre camp. À défaut, il ne fait que confirmer que cette prétendue « légalité » n’est qu’une vulgaire chasse aux sorcières.

 

Un ridicule qui ne tue plus à Bangui

Penser que de telles explications de comptoir puissent convaincre les diplomates de la MINUSCA ou les ambassadeurs étrangers relève de l’insulte à l’intelligence. En se livrant à ce spectacle de victimisation inversée, l’Empereur-président Touadéra ne fait que confirmer une réalité inquiétante : en Centrafrique, la loi n’est plus un bouclier pour le citoyen, mais une arme entre les mains d’un clan prêt à tout pour neutraliser ses rivaux.

 

Le message envoyé au peuple est clair : si vous dérangez le pouvoir, votre identité même devient négociable. Une dérive dangereuse qui fragilise davantage un pays déjà meurtri par des années d’instabilité. En voulant humilier Dologuélé, Touadéra n’a finalement réussi qu’une chose : ridiculiser davantage la fonction présidentielle aux yeux du monde.

Par Gisèle MOLOMA

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