À Ouadda-Maïkaga, l’État n’existe plus, et la population abandonnée dans un chaos total

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
À 204 km de Bria, dans la sous-préfecture de Ouadda-Maïkaga, Haute-Kotto, l’État centrafricain n’est qu’un mirage, une coquille vide qui laisse une population exsangue, et surtout sa jeunesse, crever dans un chaos indescriptible.
Ici, à Ouadda-Maïkaga, pas de routes, pas d’hôpitaux, pas d’eau potable, pas d’écoles, rien, sauf des soldats FACA qui rackettent et un gouvernement de menteurs qui ose prétendre contrôler 90 % du territoire. Bruno Yapandé, ministre de l’Administration du territoire, peut bien brailler ses propagandes sur la Radio Ndékè Luka, la réalité hurle plus fort : ce régime pourri a abandonné Ouadda-Maïkaga à la famine, aux groupes armés et à la désolation.
Dans cette ville fantôme de Ouadda-Maïkaga, , l’État se résume à une poignée de FACA déployés, mais ne vous y trompez pas : ils ne protègent rien, ni personne. Ces soi-disant soldats passent leurs journées à ériger des barrages routiers, à taxer les marchés, à extorquer 25 000 francs CFA par tête aux éleveurs qui osent encore s’approcher. Leur mission ? Remplir leurs poches, pas sécuriser la population. Le maire ? Un pauvre type sans bureau, cloîtré chez lui sous une paillote en paille, et qui griffonne des actes de naissance quand il a du papier, autant dire jamais. Le sous-préfet ? Relégué dans un taudis, et son bureau envahi par la forêt, c’est-à-dire que son “bâtiment” officiel n’est qu’une ruine avalée par les arbres. Gendarmerie, police ? Désertées, chaos total. Voilà l’État selon Touadéra : un décor en carton qui s’effondre sous le poids de son propre néant.

La population de Ouadda-Maïkaga, elle, paie le prix fort. Pas de travail, pas d’avenir, juste la misère et la peur. Les chasseurs ne chassent plus, tétanisés par les groupes armés qui règnent dès qu’on dépasse les 5 km autour de la ville : nord, sud, est, ouest, tout est à eux. Les éleveurs ont fui, écrasés par les taxes des FACA. Aller à Bria, Sam-Ouandja ou Ndélé pour acheter de quoi survivre ? Un pari mortel : les routes, ou ce qu’il en reste, sont des coupe-gorges, où les motos finissent broyées par des bandits armés. En saison des pluies, les herbes engloutissent tout, obligeant les véhicules à tailler des chemins dans la brousse ; en saison sèche, le sable paralyse ce qui reste. Le pont, n’en parle pas. À 10 km sur l’axe Bria ? Un pont en phase de céder, vestige inutile dans ce désert de désespoir.
Et les villages voisins, sur les axes de Ndélé, de Birao et même de Bria ? C’est pire encore. 4 ou 5 villages environ sur l’axe de Bria, comme Ayaba, Bringui, Chobo, Yangou Tambourou, un autre sur l’axe de Ndélé comme Boungous, et un sur l’axe de Birao comme Gbadé, ainsi qu’un autre sur l’axe de Sam-Ouandja comme Hounou. Ces villages environnants de Ouadda – Maïkaga sont tous oubliés : sans centres de santé, sans écoles, sans eau, rien, un vide absolu. Les jeunes grandissent dans la faim, entourés de groupes armés qui contrôlent 95 % du territoire, pendant que l’État se gargarise de “contrôler” une portion ridicule de 5 km autour de la ville. Contrôler quoi ? Des taxes illégales et des discours creux ? Yapandé et Touadéra osent parler de restauration de l’autorité, mais où est-elle ? Pas à Ouadda-Maïkaga, où la population vit dans un cauchemar permanent, où la famine guette parce que personne ne peut plus ni chasser, ni élever, ni circuler sans risquer sa peau.

Ce régime est une insulte vivante. Pendant que Touadéra s’empiffre à Bangui et que Yapandé débite ses fables sur une armée “montée en puissance”, les jeunes de Ouadda-Maïkaga crèvent à petit feu, pris entre les FACA racketteurs et les groupes armés qui pullulent. La sécurité ? Un mot vide quand les soldats préfèrent jouer les douaniers véreux plutôt que protéger. La démocratie ? Une farce quand le maire et le sous-préfet n’ont ni moyens ni pouvoir, quand les prisons de l’OCRB s’emplissent d’opposants sans mandat, comme en ce mois d’avril avec les cadets d’Henri Dondra ou la famille d’Armel Sayo. Ce n’est pas un État, c’est une mafia qui abandonne sa population à la mort.

Ouadda-Maïkaga n’est pas une exception, c’est le symbole d’un pays livré au néant par un gouvernement de charlatans. La souffrance ici est énorme, palpable, suffocante – et elle crie l’échec total de Touadéra et de ses sbires. Une crise postélectorale en 2025 ? Avec ce chaos, elle est déjà là, installée dans chaque ventre vide, chaque route barrée, chaque espoir brisé. La jeunesse de Ouadda-Maïkaga mérite mieux que ce régime minable qui la laisse pourrir….
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)