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Le dictateur de Bangui commence à frapper : le directeur général de la presse présidentielle , le directeur général de la télévision Bienvenu Bissayo  ainsi que trois autres cadres de la télévision arrêtés à Bangui

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Le dictateur de Bangui commence à frapper : le directeur général de la presse présidentielle , le directeur général de la télévision Bienvenu Bissayo ainsi que trois autres cadres de la télévision arrêtés à Bangui

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Bienvenu Bissayo DG télé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC….
Bienvenu Bissayo, Directeur général de la télévision, Hyppolite Marboua, directeur général de la presse présidentielle et trois collègues ont été arrêtés mardi 20 janvier après l’interruption technique qui a perturbé la retransmission du discours du dictateur Faustin Archange Touadéra la veille.

Le mardi vers 7 heures du matin , les cinq responsables ont d’abord été convoqués à la direction des renseignements à la présidence avant d’être transférés au Service de Renseignements et d’Investigations. Parmi eux figurent également le directeur des services techniques Vivien M’poko, le réalisateur Toussaint Mpongo et le directeur des programmes Luce Bomongo.

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Hyppolite marboua DG présidentielle

L’incident s’est produit lundi 19 janvier dernier peu après 20 heures, heure prévue pour la diffusion du message présidentiel. La transmission a démarré normalement mais s’est interrompue après quelques minutes de diffusion.

Les équipes techniques ont alors basculé sur une autre machine pour rétablir l’antenne. Cette opération de secours a nécessité une dizaine de minutes avant que le discours ne reprenne.

Le matériel à l’origine de la panne fonctionne depuis plus de dix ans sans interruption. Ces équipements vétustes tombent fréquemment en panne et obligent les techniciens à improviser des réparations avec les moyens disponibles.

L’arrestation intervient moins de 24 heures après la validation des résultats du coup d’État électoral par le Conseil constitutionnel. La télévision publique ne touche pourtant qu’une audience limitée à environ 30 000 à 40 000 téléspectateurs concentrés dans la capitale, seule zone du pays disposant d’électricité pour capter le signal.

Toussaint mpongo réalisateur télé
Toussaint mpongo réalisateur télé
Vivien M'poko Directeur technique télé
Vivien M’poko Directeur technique télé

Aucun investissement majeur n’a été consenti depuis des années pour moderniser ces installations. Les cinq responsables ont été maintenus de 7 heures du matin jusqu’à 19 heures avant d’être libérés.
Plus des détail dans nos prochains articles sur CNC.

Lyce Raymond bomongo directeur de programme télé
Lyce Raymond bomongo directeur de programme télé

 

Par Alain Nzilo
CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE….
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Voyages abordables en 2026 : stratégies pour maximiser chaque euro

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Astuces de voyage économiques Comment planifier des vacances abordables en 2026

 

Les tarifs aériens ajustés à l’inflation atteignent leurs niveaux les plus bas jamais enregistrés. Les données de juin 2025 confirment cette tendance favorable aux voyageurs. Cette réalité change les règles du jeu pour ceux qui cherchent à partir sans vider leur compte bancaire. Pour les voyageurs en escale, les temps d’attente s’accompagnent de plus en plus d’usages numériques variés, qu’il s’agisse de suivre l’actualité, de consulter des services locaux ou d’utiliser des plateformes en ligne comme 1xbet djibouti, sans lien direct avec l’organisation du voyage lui-même.

Destinations émergentes et alternatives méconnues

San Salvador se présente comme la destination internationale offrant le meilleur rapport qualité-prix avec des tarifs moyens de 198 dollars. La Bolivie supprime son obligation de visa de 160 dollars pour les Américains à partir de janvier 2026, rendant cette destination sud-américaine beaucoup plus accessible. Les voyageurs avisés regardent au-delà des circuits touristiques traditionnels.

Stratégies clés pour les voyages économiques :

  • Réserver les vols domestiques une à deux semaines avant le départ
  • Privilégier les départs en milieu de semaine pour économiser jusqu’à 20%
  • Voyager pendant la saison intermédiaire entre mars et mai ou septembre et novembre
  • Sélectionner des hébergements légèrement en dehors des zones touristiques principales
  • Utiliser les transports publics au lieu des taxis ou services de voiture

Timing stratégique et réservations intelligentes

La réservation des vols de Thanksgiving début ou mi-octobre et des billets de Noël avant Halloween représente la stratégie optimale pour les voyages de fin d’année. Les algorithmes de tarification des compagnies aériennes ajustent constamment leurs prix. Surveiller ces fluctuations devient un avantage considérable. Les plateformes de comparaison offrent des alertes de prix qui notifient immédiatement les baisses tarifaires. Pendant ces périodes d’attente et de suivi, certains voyageurs utilisent leur smartphone pour des usages numériques variés, allant de la consultation d’actualités à l’accès à des services en ligne, comme télécharger 1xbet, sans lien direct avec la planification du trajet.

La règle d’annulation de 24 heures permet aux voyageurs de réserver rapidement une bonne offre puis de l’annuler sans frais s’ils trouvent mieux. Cette flexibilité protège contre les hausses soudaines de prix tout en permettant l’optimisation continue. Les vols de nuit et les premiers départs matinaux coûtent souvent 15 à 25% moins cher que les horaires de mi-journée.

Hébergement économique et expériences locales

Les auberges, pensions et hébergements chez l’habitant coûtent seulement 10 à 20 dollars par nuit dans de nombreuses destinations économiques. La Roumanie propose des auberges à 14 dollars la nuit, tandis que la Thaïlande offre des dortoirs à 7 dollars. Ces prix permettent des séjours prolongés sans stress financier.

L’Indonésie illustre parfaitement ce principe avec des maisons d’hôtes dans des villes comme Yogyakarta ou Malang facturées entre 15 et 36 dollars. La nourriture locale reste remarquablement abordable. Les repas de rue au Vietnam coûtent entre 1,25 et 3 dollars. Les tacos de rue au Mexique se vendent à moins d’un dollar.

Technologies et outils de planification

Les applications de comparaison de vols transforment la recherche de billets abordables. Ces plateformes analysent simultanément des centaines de combinaisons de vols. Les programmes de fidélité permettent d’accumuler des points qui se convertissent en vols gratuits ou en surclassements. L’utilisation stratégique de cartes de crédit liées aux compagnies aériennes accélère cette accumulation.

Les tendances virales sur les réseaux sociaux peuvent faire exploser les prix dans certaines destinations. Barcelone atteint sa capacité maximale tandis que le Pays basque reste largement accessible. Tokyo affiche complet mais Taipei propose une meilleure disponibilité de restaurants et des hôtels moins chers. La Sicile connaît son moment de gloire mais Malte offre des tarifs plus avantageux toute l’année.

Les voyageurs intelligents reconnaissent ces patterns et ajustent leurs plans. Visiter une destination pendant sa saison creuse réduit considérablement les coûts. Les prix des hôtels peuvent baisser de 40 à 60% hors saison. Les attractions touristiques deviennent plus accessibles avec moins de files d’attente.

Activités gratuites et expériences authentiques

Chaque destination majeure propose des dizaines d’activités gratuites ou à faible coût. Les musées offrent souvent des jours d’entrée gratuite. Les parcs publics, marchés locaux et quartiers historiques ne coûtent rien à visiter. Les randonnées et activités de plein air restent largement gratuites dans la plupart des destinations.

La recherche de “choses gratuites à faire à [destination]” génère toujours des résultats pertinents. Les auberges de jeunesse fournissent d’excellentes informations sur les activités économiques, même si vous n’y séjournez pas. Leur clientèle sensible au budget garantit qu’elles connaissent toutes les bonnes astuces.

Les offices de tourisme locaux disposent de documentation complète sur les événements gratuits et les attractions sans frais d’entrée. Les festivals culturels, concerts en plein air et événements communautaires enrichissent l’expérience de voyage sans coût supplémentaire.

L’année 2026 s’annonce particulièrement favorable aux voyageurs économiques. La combinaison de tarifs aériens historiquement bas, de destinations émergentes accessibles et d’outils technologiques sophistiqués crée un environnement optimal. La planification stratégique transforme les rêves de voyage en réalité tangible sans compromettre la qualité de l’expérience ni la stabilité financière.

 

Centrafrique : quand l’oncle Jean-Pierre Waboué, à la tête du conseil constitutionnel,  valide le coup d’État électoral de son neveu Faustin Archange Touadera

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Centrafrique : quand l’oncle Jean-Pierre Waboué, à la tête du conseil constitutionnel,  valide le coup d’État électoral de son neveu Faustin Archange Touadera

 

Centrafrique : quand l’oncle Jean-Pierre Waboué, à la tête du conseil constitutionnel,  valide le coup d’État électoral de son neveu Faustin Archange Touadera
Jean-Pierre Waboué, Président de la conseil constitutionnel centrafricain

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Jean-Pierre Waboué vient d’apposer son tampon sur la plus grande arnaque électorale de l’histoire de la Centrafrique. Son neveu Touadera obtient miraculeusement 77% avec la bénédiction constitutionnelle.

 

Le verdict est tombé ce lundi 19 janvier 2026 à Bangui, deux semaines après la proclamation des résultats par l’Autorité nationale des Élections. Le Conseil constitutionnel a attendu quatorze jours avant d’annoncer un score encore plus gonflé que celui de l’ANE. Cette patience calculée cache mal la fabrication artisanale des chiffres.

 

L’Autorité Nationale des Élections  avait proclamé ses résultats le 5 janvier avec 76% pour Touadera après seulement une semaine de dépouillement. Le pays a voté le 28 décembre et en sept jours, l’institution a prétendu compiler les procès-verbaux d’un territoire vaste, sans routes praticables ni infrastructures aériennes suffisantes. Cette rapidité défie toute logique dans un pays où certaines localités restent inaccessibles pendant des mois.

 

Mais Jean-Pierre Waboué a jugé ce pourcentage insuffisant pour son neveu. Le président du Conseil constitutionnel, cousin maternel de Faustin Archange Touadera, est donc parti chercher des procès-verbaux supplémentaires dans les quartiers de Bangui. Cette chasse aux bulletins fantômes a permis d’ajouter un point précieux au score initial.

 

Le patronyme Touadera signifie “cadeau de cousin” dans la langue locale. Sa mère l’a fait élever par la famille après la disparition de son père nigérien. Cette histoire familiale explique les liens étroits entre le président et Jean-Pierre Waboué, transformant le Conseil constitutionnel en entreprise familiale de validation électorale.

 

Sur le terrain, le scrutin s’est déroulé dans un chaos total que personne ne peut nier. Les Mercenaires russes de Wagner se sont installés comme responsables de bureaux de vote dans plusieurs localités. Ces hommes armés, officiellement alliés au régime de Bangui, ont supervisé le vote avec leurs méthodes expéditives.

 

Les ex-rebelles signataires des accords de paix ont également participé à cette comédie. Ils ont forcé les électeurs à voter sous la menace, transformant les bureaux de vote en zones de non-droit. Les urnes ont été remplies de bulletins préfabriqués pendant que les observateurs détournaient le regard.

 

L’Union africaine a envoyé sa mission d’observation qui s’est contentée d’applaudir. Ces experts internationaux ont validé un processus dont la crédibilité était déjà morte avant le jour du scrutin. Leur complaisance encourage la dérive autoritaire du régime centrafricain.

 

Le contraste avec les Élections de 2020 montre l’ampleur de la manipulation. À l’époque, seulement 30% du territoire national avait pu voter à cause de l’insécurité. Cette année, la quasi-totalité du pays a participé grâce à la présence des forces Wagner qui ont “sécurisé” le scrutin à leur manière.

 

Les Centrafricains appellent désormais Touadera “le candidat de Wagner” sur les réseaux sociaux. Cette milice russe contrôle les ressources minières du pays et impose ses hommes dans l’appareil sécuritaire. Le président sortant leur doit sa réélection et tout le monde le sait.

 

Dans les rues de Bangui comme dans les provinces, les témoignages affluent sur les intimidations massives. Les habitants racontent comment le vote s’est transformé en pantomime où chacun connaissait le résultat avant l’ouverture des bureaux. Les réseaux sociaux centrafricains débordent de vidéos montrant des irrégularités criantes.

 

La communauté internationale fait semblant de ne rien voir. Les capitales africaines qui prétendaient accompagner la sortie de crise depuis 2015 se taisent devant cette mascarade. Le silence complice des organisations régionales encourage la consolidation d’un régime qui ne respecte plus aucune règle démocratique.

 

Les observateurs étrangers qui pensent que tout se passe normalement en République centrafricaine vivent dans une bulle. Ils ne voient que les façades que le régime leur présente lors de visites guidées. La réalité du terrain leur échappe complètement ou ils choisissent de l’ignorer.

 

Le fossé se creuse entre ce que vivent les Centrafricains et l’image officielle du scrutin. Jean-Pierre Waboué a certifié un hold-up électoral en bonne et due forme. Son institution censée garantir la régularité du processus s’est transformée en machine à fabriquer des pourcentages sur mesure pour le pouvoir en place.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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L’ex-détenu Maxime Balalou salue les gardiens de la dictature en Centrafrique

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L’ex-détenu Maxime Balalou salue les gardiens de la dictature en Centrafrique

 

L’ex-détenu Maxime Balalou salue les gardiens de la dictature en Centrafrique
Le voleur des poteaux électriques, Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement lors de sa conférence de presse hebdomadaire du lundi 14 juillet 2025 à Bangui. Photo CNCScreenshot

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Maxime Balalou a tenu ce mardi à remercier chaleureusement les soutiens internationaux du régime dictatorial en Centrafrique. Dans une déclaration sans retenue, le clepto-mythomane a salué la Minusca, le Rwanda et la Russie pour leur contribution aux Élections législatives et présidentielle du 28 décembre dernier.

 

« Cette proclamation, il faut le noter, marque une étape majeure du processus électoral et témoigne aussi de l’engagement constant de l’autorité nationale des Élections en faveur de la transparence, de la crédibilité, du respect du calendrier électoral et aussi de l’organisation dans les conditions que nous connaissons où les efforts ont été faits grâce à l’appui aussi de la communauté internationale que je salue au nom du gouvernement », a déclaré le porte-parole avec une reconnaissance appuyée.

 

Maxime Balalou n’a pas hésité à nommer explicitement les forces qui ont permis au pouvoir de maintenir son emprise sur le pays. « Je veux parler ici du programme de l’Association pour le développement, je vais parler de la MINUSCA, je vais parler de tous les partenaires qui ont contribué, y compris aussi les amis de la RCA qui ont apporté leur contribution pour sécuriser le processus électoral l’effet allusion au Rwanda, la Russie aussi, tous ces partenaires qui ont fait de ces Élections une élection crédible, inclusive, reconnue par la communauté internationale ».

 

Cette reconnaissance publique des mercenaires russes et des troupes rwandaises comme garants de la « crédibilité » du scrutin en dit long sur la nature du régime. Les mercenaires du groupe Wagner, rebaptisés Africa Corps, quadrillent le territoire centrafricain depuis plusieurs années et assurent la protection rapprochée du président. Le Rwanda de Paul Kagame, lui aussi, a déployé des forces militaires qui verrouillent les zones stratégiques du pays.

 

Pour Maxime Balalou, ces présences armées étrangères constituent une contribution positive au processus démocratique. Le mythomane va même jusqu’à affirmer que « les rapports des observateurs prouvent à suffisance que rien ne peut être dit sur ces Élections dans la mesure où notre pays a relevé un défi majeur dès l’organisation du Catus Clutin, ce qui est une première d’un autre pays ».

 

Cette assertion contredit pourtant les nombreux témoignages d’irrégularités et les réserves émises par plusieurs organisations de surveillance électorale. Des bureaux de vote fermés, des électeurs empêchés de voter, des mercenaires russes devenus des responsables des bureaux de vote, les ex-rebelles font leur loi, le bourrage des urnes et des résultats annoncés avant même le décompte complet des bulletins : autant d’anomalies balayées d’un revers de main par le porte-parole.

 

La MINUSCA, mission onusienne présente en Centrafrique depuis 2014, se retrouve ainsi associée aux mercenaires russes et aux forces rwandaises dans les remerciements de Balalou. Cette mise sur le même plan de la mission de l’ONU et des troupes étrangères qui servent les intérêts du régime ne manque pas de cynisme.

 

Le Rwanda, dont les troupes ont été accusées à maintes reprises d’exactions et d’ingérence dans les affaires intérieures centrafricaines, reçoit les félicitations du gouvernement pour avoir « sécurisé » les Élections. Cette sécurisation s’apparente davantage à une surveillance militaire qui a permis d’écarter toute contestation sérieuse du pouvoir en place.

 

Quant à la Russie, sa présence massive via les mercenaires du groupe Wagner transforme la Centrafrique en zone d’influence privilégiée de Moscou. Ces hommes armés contrôlent les mines, les axes routiers et les sites stratégiques. Leur rôle dans le maintien au pouvoir du régime actuel ne fait plus aucun doute. Balalou les remercie aujourd’hui pour avoir garanti des élections qu’il qualifie de « crédibles et inclusives ».

 

L’opposition centrafricaine, elle, dénonce depuis des semaines une parodie électorale organisée avec la complicité de ces forces étrangères. Le BRDC refuse de reconnaître la légitimité d’un scrutin organisé sous surveillance militaire étrangère, dont les fraudes dépassent les normes. Mais pour Maxime Balalou, ancien détenu devenu porte-parole puis probable député, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

 

Le clepto-mythomane poursuit sa campagne de désinformation avec une audace qui ne connaît plus de limites. Remercier publiquement les mercenaires russes et les troupes rwandaises pour avoir garanti la « crédibilité » d’élections contestées montre à quel point le régime assume désormais sa dépendance vis-à-vis de ces soutiens militaires étrangers. La souveraineté nationale devient un mot vide de sens quand ce sont des forces extérieures qui décident du résultat des urnes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Intimidation et menaces : le préfet de Obo Léonard Mbélé franchit toutes les lignes rouges comme un grand bandit pour aller terroriser une famille près du marché Lakouanga

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Intimidation et menaces : le préfet de Obo Léonard Mbélé  franchit toutes les lignes rouges comme un grand bandit pour aller terroriser une famille près du marché Lakouanga

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/leprefet-du-haut-mbomou-le-colonel-mbele.webp” data-wpel-link=”internal”>LePréfet du Haut-Mbomou, le colonel Mbélé
LePréfet du Haut-Mbomou, le colonel Mbélé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Au quartier Yagba, près du marché Lakouanga, le préfet du Haut-Mbomou Léonard Mbéllé a franchi le Rubicon. Léonard Mbélé s’est comporté comme un chef de gang mercredi dernier.

 

En pleine journée, le colonel Léonard Mbélé, préfet du Haut-Mbomou, a débarqué au quartier Yagba avec ses gardes du corps lourdement armés. Son convoi s’est arrêté devant une maison située non loin de l’antenne Orange, derrière le marché Lakouanga, à proximité de l’église MCP communément appelée église Ti-A-Zandé. La scène qui allait suivre ressemblait davantage à une descente de malfrats.

 

Le préfet est descendu de son véhicule et s’est dirigé vers la porte de la maison. Là, il a interpellé la femme présente en lui demandant d’un ton sec où se trouvait son mari. La dame, visiblement intimidée par cette visite inattendue, a répondu que son époux venait de sortir quelques minutes auparavant. Cette réponse n’a nullement découragé le haut représentant de l’État.

 

Sans attendre, Mbélé est entré dans la maison comme un vulgaire cambrioleur. Accompagné de ses hommes, il a commencé à fouiller les lieux de fond en comble, retournant les affaires, inspectant les coins et recoins. Aucun mandat de perquisition, aucune procédure légale, aucun respect du domicile privé. Le préfet agissait en terrain conquis, piétinant allègrement les droits les plus élémentaires des citoyens.

 

Après avoir tout retourné sans rien trouver de compromettant, le colonel n’a pas présenté d’excuses. Au contraire, il s’est tourné vers la femme terrorisée et lui a ordonné de transmettre un message à son mari. “Dis à ton mari qu’il doit arrêter de fumer de la drogue. C’est trop dangereux, il faut qu’il cesse immédiatement”, a-t-il lancé d’un ton menaçant. Ces accusations sortaient de nulle part, pures inventions destinées à justifier l’injustifiable.

 

Le préfet ne s’est pas arrêté là dans son numéro de voyou en uniforme. Il a continué à menacer la dame, l’avertissant des conséquences si son mari ne changeait pas de comportement. Puis, satisfait de son œuvre d’intimidation, il est reparti avec ses gardes du corps, laissant derrière lui une femme choquée et des voisins médusés par ce qu’ils venaient d’observer.

 

La nouvelle de cette intrusion s’est rapidement répandue dans le quartier Yagba. Les voisins, alertés par l’agitation, sont venus demander à la dame ce qui s’était passé. Elle leur a raconté dans les moindres détails la visite du préfet : ses questions insistantes, la fouille minutieuse de sa maison, et les menaces gratuites concernant une prétendue consommation de drogue. Le récit a laissé tout le monde sans voix.

 

Les habitants du secteur n’en revenaient pas de ce qu’ils entendaient. C’était la première fois qu’ils assistaient à pareille démonstration de force de la part d’un préfet. Certains se demandaient si les autorités cherchaient des armes ou des tenues militaires dans cette maison ordinaire. D’autres s’interrogeaient sur les véritables motivations de cette opération qui ressemblait plus à du banditisme d’État qu’à du maintien de l’ordre.

 

Rien n’avait été découvert lors de la fouille, absolument rien qui puisse justifier une telle intervention. Pourtant, le préfet avait jugé bon d’inventer cette histoire rocambolesque de drogue pour continuer à harceler cette famille. Cette tactique d’intimidation gratuite témoigne d’un abus de pouvoir caractérisé qui n’a plus rien à voir avec l’exercice normal des fonctions préfectorales.

 

Pour mieux comprendre la gravité de la situation, il faut imaginer le président Touadéra descendant personnellement dans un quartier de Bangui pour fouiller des maisons. Ou encore le ministre de la Sécurité publique ou de la Défense débarquant chez des particuliers pour effectuer des perquisitions sauvages. L’absurdité de ces scénarios montre bien à quel point le comportement du préfet Mbélé sort du cadre légal et institutionnel.

 

Le préfet représente l’État dans sa préfecture, il incarne l’autorité administrative et doit faire respecter la loi. Il n’a absolument pas vocation à se transformer en justicier solitaire qui fait irruption chez les gens sans mandat, sans raison valable, sans respect des procédures. Son rôle n’est pas de terroriser les familles, de fouiller les maisons comme un bandit, ni d’inventer des accusations pour couvrir ses dérapages.

 

Cette affaire du quartier Yagba démontre que Léonard Mbélé a complètement perdu de vue sa mission. Il se conduit comme un chef de bande qui règne par la peur et l’arbitraire. Ses méthodes rappellent celles des régimes autoritaires où les représentants du pouvoir se croient tout permis. Dans un État de droit, un tel comportement devrait entraîner des sanctions immédiates et une révocation pure et simple.

 

Les habitants d’Obo se posent désormais une question légitime : qui va protéger les citoyens quand c’est celui qui est censé incarner l’autorité qui se transforme en oppresseur ? Le préfet du Haut-Mbomou franchit les bornes avec une arrogance déconcertante. Son attitude montre que dans certaines régions du pays, la loi de la jungle a remplacé​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Jean-Pierre Mara, dans une interview exclusive accordée à CNC, affirme que « Starlink signe la mort de la fibre optique et l’incompétence de Justin Gourna-Zacko

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Jean-Pierre Mara, dans une interview exclusive accordée à CNC, affirme que « Starlink signe la mort de la fibre optique et l’incompétence de Justin Gourna-Zacko

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/l-ancien-depute-jean-pierre-mara-a-Bangui-au-sein-de-l-assemblee-nationale-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Jean-Pierre Mara, dans une interview exclusive accordée à CNC, affirme que « Starlink signe la mort de la fibre optique et l’incompétence de Justin Gourna-Zacko
L’ancien député Jean-Pierre Mara, à Bangui, au sein de l’assemblée nationale centrafricaine

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Starlink en Centrafrique : une opportunité ou une catastrophe nationale ? Pour Jean-Pierre Mara, ancien député et ingénieur télécoms, la réponse est claire dans cette interview exclusive à CNC. Il accuse le ministre Justin Gourna-Zacko de sacrifier délibérément la fibre optique et les revenus futurs de l’État au profit d’intérêts particuliers, condamnant ainsi l’indépendance technologique centrafricaine.

Suivez ci-dessous l’interview réalisée par Alain Nzilo, Directeur de publication de CNC

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Monsieur Mara, bonjour. Comment analysez-vous l’accord signé entre le gouvernement centrafricain et Starlink ?

 

Jean-Pierre Mara : Bonjour et merci de me donner la parole. Il faut présenter ce contrat avec StarLink dans son contexte géopolitique : c’est indéniablement un succès de la diplomatie avec l’Occident, au grand dam de la Russie et de la propagande panafricaine. On aura beau crier sur l’Occident, critiquer la France, l’Europe ou les États-Unis, la réalité demeure : nous revenons toujours vers ces pays technologiquement avancés. Comme quoi, le Centrafricain doit avoir du recul dans son jugement de la colonisation et reconnaître certaines réalités objectives.

 

Mais en même temps, j’exprime un profond regret concernant le manque de levier de développement des compétences en République Centrafricaine. Nous allons à l’école, nous devenons ingénieurs, mais il nous manque cruellement le levier politique et managérial pour évoluer et faire évoluer notre environnement. Nous n’arrivons pas à exploiter nos connaissances pour nous épanouir et nous développer comme les Japonais et les Chinois l’ont fait avec brio. Cette histoire de StarLink comporte plusieurs facettes troublantes, et le vrai problème reste : qui gagne réellement et qui perd dans ce partenariat ?

 

CNC : Vous établissez un parallèle avec d’autres expériences passées dans le secteur des télécommunications. Pouvez-vous développer ?

 

Jean-Pierre Mara : Absolument. Les Centrafricains ont-ils déjà oublié l’histoire de SartTimes et Telecentrafrique dans le secteur Internet ? Ces projets n’ont jamais fonctionné correctement, et cela n’a pas marché à cause notamment de Canal Plus. En fait, tout ce que la colonisation nous a légué comme infrastructures, nous l’avons systématiquement détruit ou laissé mourir. Les PTT sont mortes, la SOCATI nous l’avons tuée, la SOCATEL nous l’avons tuée, la Télé Centrafrique nous l’avons arrêtée à Bangui seulement. Radio Centrafrique est devenue simplement Radio Bangui, perdant ainsi sa vocation nationale.

 

Aujourd’hui, Canal Plus est présent partout dans le pays, et cela ne nous inspire pas positivement, bien que Canal Plus n’apporte strictement rien à la culture centrafricaine. Si une télévision est censée être le vecteur de la culture d’un pays, qu’est-ce que Canal Plus nous a réellement apporté en matière de culture ? Strictement rien. Nous reproduisons exactement le même schéma destructeur avec StarLink, mais cette fois-ci, les conséquences seront encore plus graves et définitives.

 

CNC : Voyez-vous néanmoins des aspects positifs dans cette technologie satellitaire ?

 

Jean-Pierre Mara : Bon, restons optimistes malgré tout. Je reconnais que StarLink représente une opportunité technique intéressante pour certains projets nécessitant un accès Internet, particulièrement pour contourner les licences gouvernementales excessivement chères imposées par l’État. Je me demande sincèrement si le ministre Gourna-Zacko et le gouvernement en sont réellement conscients, car ils sont tellement fixés sur les miettes reçues comme dessous de table qu’ils sacrifient complètement ce que devrait être le projet stratégique de “Construire la Fibre Optique en RCA”. En fait, le projet de fibre optique pouvait générer des revenus substantiels et récurrents pour l’État centrafricain sur le long terme.

 

CNC : Que pensez-vous de l’impact de cet accord sur les projets de fibre optique et sur l’accessibilité d’Internet ?

 

Jean-Pierre Mara : Soyons clairs et francs : la fibre optique est définitivement morte en République Centrafricaine. StarLink l’a enterrée, et c’est bien uniquement pour ceux qui ont les moyens financiers de s’offrir l’équipement, car cela coûte cher : équipement plus frais d’accès mensuels. Ce n’est absolument pas gratuit contrairement à ce que certains naïfs pourraient croire. La RCA a été incapable pour telle ou telle raison depuis 1997 de développer sa propre infrastructure, alors elle a préféré déléguer lâchement cette responsabilité stratégique à StarLink.

 

Permettez-moi de rappeler un fait historique important : depuis 1997, il existait un projet ambitieux appelé CAB, Central African Backbone, visant à connecter le pays par fibre optique. Mais la mémoire collective étant très, très courte en République Centrafricaine, tout le monde avait complètement oublié cette initiative. Le projet de fibre optique datait donc de 1997 pour être finalement enterré définitivement par StarLink près de trente ans plus tard, sans que personne ne bronche.

 

CNC : Quelles sont selon vous les conséquences économiques et stratégiques de ce choix pour l’avenir du pays ?

 

Jean-Pierre Mara : Les conséquences sont catastrophiques à tous les niveaux. Désormais, la connexion vers l’international se fera exclusivement par StarLink, sans aucun besoin de fibre optique nationale et sans passer par les opérateurs locaux historiques ou commerciaux comme SOCATEL, Orange ou Telecel. Ces entreprises perdent un marché considérable, et l’État perd des revenus fiscaux importants.

 

Voilà où nous en sommes : des gens à qui le peuple confie naïvement sa destinée, des gens qui ne savent absolument pas où se trouve l’intérêt national, où se situe le bénéfice collectif, ni où l’on doit investir stratégiquement pour récupérer des revenus au niveau national. La fibre optique est morte en RCA, vive StarLink, mais au détriment flagrant de passer par SOCATEL, par Orange ou Telecel. C’est une perte économique monumentale pour le gouvernement centrafricain, mais manifestement, nos dirigeants s’en fichent éperdument. Ils préfèrent brader notre souveraineté numérique et hypothéquer notre avenir technologique contre des avantages immédiats dérisoires et des dessous de table.

 

CNC : Quel message adressez-vous au gouvernement et au ministre des Télécommunications ?

 

Jean-Pierre Mara : Mon message est simple mais ferme : ce gouvernement et particulièrement le ministre Gourna-Zacko portent la lourde responsabilité historique d’avoir abandonné la souveraineté numérique de notre pays. Ils ont choisi la facilité et les intérêts particuliers au détriment de la construction patiente d’infrastructures nationales durables et rentables. L’histoire jugera sévèrement cette trahison manifeste des intérêts du peuple centrafricain. Nous assistons impuissants à la mort programmée de notre indépendance technologique, et cela devrait tous nous révolter profondément.

 

CNC : Merci pour votre franchise et vos analyses sans complaisance, Monsieur Mara.

 

Jean-Pierre Mara : Je vous remercie également de permettre à ces vérités d’être entendues publiquement. Le peuple centrafricain mérite infiniment mieux que cette gestion calamiteuse et cette incompétence criminelle.

 

Interview recueillie par Alain Nzilo

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Ndachima : un jeune ouvrier centrafricain grièvement blessé par balle par un gendarme centrafricain

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Ndachima : un jeune ouvrier centrafricain grièvement blessé par balle par un gendarme centrafricain

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-blesse-de-ndachima-tire-par-des-gendarmes-centrafricains.webp” data-wpel-link=”internal”>Ndachima : un jeune ouvrier centrafricain grièvement blessé par balle par un gendarme centrafricain
Le blessé de Ndachima, tiré par des gendarmes centrafricains

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Ce mercredi 21 janvier 2026 vers 12 heures, un ouvrier minier centrafricain a été blessé par balle à Ndachima pour avoir tenté de récupérer de minuscules pépites dans les tas de sable jetés par les Russes de la milice Wagner.

 

L’incident s’est déroulé à Ndachima, localité située à 60 kilomètres de Bambari dans la préfecture de la Ouaka, sur un site minier exploité par le groupe Wagner. Le jeune ouvrier faisait partie d’un groupe qui fouillait les résidus d’exploitation aurifère abandonnés par les mercenaires russes.

 

Ces résidus constituent ce que la population appelle les “poubelles minières”. Lorsque les Russes exploitent les gisements d’or, ils extraient d’abord plusieurs couches de sable et de terre avant d’atteindre le gravier contenant le précieux métal. Les premières couches retirées sont ensuite déversées dans des zones d’évacuation autour du site, généralement à 5 kilomètres de l’endroit où les gisements sont extraits.

 

Malgré ce rejet, ces tas contiennent encore parfois de minuscules morceaux d’or. Les ouvriers centrafricains viennent laver ces débris dans l’espoir de trouver de petites pépites qu’ils peuvent revendre entre 2 000 et 3 000 francs CFA. Cette somme leur permet d’assurer leur survie quotidienne dans une région frappée par l’extrême pauvreté.

 

Mais les mercenaires russes interdisent formellement à quiconque de toucher à ces déchets miniers. Pour faire respecter cette interdiction, ils donnent des ordres stricts aux gendarmes et aux soldats des Forces armées centrafricaines déployés sur place. Ces militaires centrafricains reçoivent la mission de surveiller les sites et d’empêcher toute récupération.

 

C’est ainsi que ce mercredi 21 janvier, les gendarmes sont arrivés pendant que plusieurs jeunes fouillaient justement ces tas de résidus. Face à l’arrivée des forces de l’ordre, la plupart des ouvriers ont immédiatement pris la fuite pour échapper aux attaques. Le jeune homme blessé n’a pas réagi assez rapidement.

 

Alors qu’il tentait de se relever pour s’enfuir à son tour, un gendarme a ouvert le feu. La balle l’a atteint à la jambe et il s’est effondré au sol, incapable de poursuivre sa course. Les gendarmes l’ont ensuite récupéré sur place.

 

Des habitants sont venus questionner les forces de l’ordre sur les raisons de cette violence gratuite. Les gendarmes ont répondu qu’ils ne faisaient qu’appliquer les consignes transmises par les mercenaires russes. Selon eux, personne n’a le droit d’approcher ces zones de déversement.

 

Cette obéissance stricte aux ordres russes s’explique par un système de sanctions particulièrement dur. Quand un soldat ou un gendarme centrafricain refuse d’exécuter une directive donnée par Wagner, les mercenaires confisquent son arme et l’enferment dans un conteneur métallique. Durant deux ou trois jours, le militaire sanctionné ne reçoit que de l’eau, sans aucune nourriture.

 

Cette méthode pousse les soldats FACA à obéir sans discuter aux instructions des Russes. Au lieu de tirer en l’air pour disperser la foule, comme le recommanderait une intervention mesurée, les gendarmes tirent directement sur les personnes. Le jeune ouvrier a eu la chance que le projectile n’atteigne que sa jambe.

 

L’exploitation de Ndachima par Wagner dure depuis plusieurs années maintenant. Cette présence résulte de l’accord signé entre le groupe de mercenaires et le président Faustin-Archange Touadéra qui les a fait venir en République centrafricaine. Les habitants de la zone vivent sous cette pression permanente, pris entre leur besoin de survivre et l’interdiction de toucher aux restes d’une richesse extraite de leur propre terre​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Opération Hibou sur le site de déplacés de Ngouli à Obo : tortures, tabassages et incendies d’habitations

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Opération Hibou sur le site de déplacés de Ngouli à Obo : tortures, tabassages et incendies d’habitations

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/les-habitations-incendies-a-obo-par-les-forces-de-l-ordre-sur-decision-du-commandant-de-compagnie-de-la-gendarmerie.webp” data-wpel-link=”internal”>Opération Hibou sur le site de déplacés de Ngouli à Obo : tortures, tabassages et incendies d’habitations
Les habitations incendiés à Obo par les forces de l’ordre sur décision du commandant de compagnie de la gendarmerie

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une force mixte dirigée par le commandant de compagnie de la gendarmerie a semé la terreur à Obo, sur le site des déplacés de Ngouli mardi soir, brûlant des habitations et tabassant femmes, enfants et vieillards.

 

Pour comprendre l’histoire, il faut remonter un peu en arrière. À Obo, le site des déplacés de Ngouli porte le nom du village Ngouli, dont sont originaires ses occupants. Dans le village Ngouli, il y’a quelques années, les habitants avaient fui les rebelles de la LRA il y a plusieurs années pour trouver refuge au centre d’Obo. Mais une fois à Obo, ils se sont regroupés sur un site qu’ils baptisent: Ngouli. Plusieurs années, plus tard, Ce lieu de refuge allait devenir le théâtre d’une violence qu’ils n’auraient jamais imaginée venir de leurs propres forces de sécurité.

 

Ainsi, dans la nuit du mardi 20 au mercredi 21 juin, vers 23 heures, une opération d’envergure s’est abattue sur le camp. Des gendarmes, des policiers et des soldats centrafricains ont mené une opération hibou sur le site. Ils investi les lieux sous les ordres du commandant de compagnie de la gendarmerie de Obo. Cet officier avait déjà fait parler de lui deux semaines auparavant en menaçant publiquement sur les réseaux sociaux de “finir avec la race” des miliciens azandés. C’est un véritable au génocide des Zandé.

 

Les éléments armés ont procédé méthodiquement, fouillant chaque habitation l’une après l’autre. Dès leur arrivée, ils ont commencé à frapper tout le monde sans distinction : hommes, femmes, personnes âgées et même les enfants. La violence déployée cette nuit-là dépassait tout ce que le camp avait connu depuis des jours.

 

Des habitations ont été incendiées par ces criminels. Une femme avec ses enfants a vu sa maison partir en fumée après le passage des militaires. Les soldats ont d’abord fouillé son logement, puis y ont mis le feu sans lui laisser le temps de récupérer quoi que ce soit. Elle n’avait même pas de tente pour se réfugier après l’incendie, se retrouvant à la rue avec sa progéniture en pleine nuit.

 

Le dentiste de la ville d’Obo, qui se trouvait sur le site avec son épouse et ses enfants, a particulièrement souffert. Toute sa famille a été violemment battue sans ménagement. Lui-même a reçu un coup violent à la tête avec un objet contondant qui l’a grièvement blessé, nécessitant son transfert d’urgence à l’hôpital où il se trouve toujours.

 

Même un bébé d’un an n’a pas été épargné par la fureur des assaillants. L’enfant pleurait après avoir été frappé. Au contraire, ils ont continué leurs exactions comme s’ils étaient devenus sourds aux cris de détresse, agissant avec une froideur qui a choqué tous les témoins de la scène.

 

Ces hommes censés protéger la population se sont transformés en véritables bandits de grand chemin. Leur comportement cette nuit-là n’avait plus rien à voir avec une opération de maintien de l’ordre. Ils répétaient ouvertement qu’ils voulaient “finir avec la race Zandé”, reprenant les mots de leur commandant diffusés sur les réseaux sociaux.

 

Plutôt que d’affronter les miliciens azandés retranchés dans la brousse à Bambouti, les forces de sécurité préfèrent s’en prendre aux civils sans défense à Obo. Ils craignent visiblement les combattants armés et reportent leur frustration sur la population du camp. Cette lâcheté explique pourquoi des femmes, des vieillards et des enfants deviennent les cibles d’une violence aussi disproportionnée.

 

Le chef du village de Ngouli, également chef du site de déplacés, a dû prendre la fuite avant l’opération. Les forces de l’ordre l’accusent de soutenir les miliciens azandés, ce qui a fait de lui un homme recherché. Il a traversé le fleuve Mbomou pour se réfugier en République démocratique du Congo, abandonnant malgré lui la population restée sur place.

 

Son départ n’explique pourtant en rien la violence exercée contre les autres habitants du camp. Si les forces de sécurité pensent vraiment que ce chef soutient la milice, pourquoi punir des femmes, des enfants et des personnes âgées qui n’ont aucun lien avec les combattants? Cette logique collective de punition vise manifestement toute une communauté pour les actions supposées de quelques-uns.

 

Les miliciens azandés en question se trouvent à plus de mille kilomètres de Bangui, dans des zones reculées. Ils ont pris les armes en réaction aux exactions commises par les rebelles et les Mercenaires russes contre les populations locales. Leur mouvement d’autodéfense s’oppose certes aux autorités, mais cela ne justifie en rien de massacrer des civils innocents installés dans un camp de réfugiés.

 

Les propos tenus il y a deux ans par Fidèle Gouandjika , ministre conseiller du président, résonnent aujourd’hui d’une manière glaçante. Il avait déclaré sur Facebook être prêt à armer pour commettre un génocide en cas de tentative de coup d’État. Ces mots, largement diffusés et documentés par les organisations de défense des droits humains, semblent trouver un écho dans ce qui se passe actuellement à Obo.

 

La situation dans la préfecture du Haut-Mbomou empire de jour en jour sans que personne ne réagisse. Les casques bleus de la Minusca, pourtant présents dans la zone, observent sans intervenir. Leur passivité rappelle celle qui avait précédé le génocide rwandais, quand les signes avant-coureurs étaient déjà visibles mais ignorés par la communauté internationale.

 

Aucun média n’a jusqu’ici relayé ces événements qui se déroulent pourtant sous les yeux de tous. Les organisations humanitaires gardent le silence face à ce qui ressemble de plus en plus à une préparation de nettoyage ethnique. Les habitants de Ngouli, déjà déplacés une première fois par la violence de la LRA, subissent aujourd’hui celle de leur propre armée dans une indifférence presque complète. Ils se préparent désormais à quitter le site pour un autre, pourvu qu’ils trouvent la paix.

 

La population de Obo est en colère. Elle demande aux autorités si elle doit quitter la ville pour laisser que les forces des voyous sur place ?

 

Par Éric Nzapa

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Les femmes doivent rentrer, mais pas les hommes : étrange appel des autorités de Bambouti aux réfugiés centrafricains au Soudan du Sud

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Les femmes doivent rentrer, mais pas les hommes : étrange appel des autorités de Bambouti aux réfugiés centrafricains au Soudan du Sud

 

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Les soldats FACA en fuite au Soudan du sud dans le camp des réfugiés.

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Trois semaines après les combats de Bambouti mené par les miliciens d’autodéfense Azandé, les autorités de Bambouti lancent un appel inhabituel aux réfugiés centrafricains qui ont fuit pour rejoindre le Soudan du sud : les femmes peuvent rentrer à Bambouti, les hommes, non.

 

Le 28 décembre 2025 aux environs de quatre heures du matin, des miliciens azandés ont pris d’assaut Bambouti, ville frontalière du Haut-Mbomou avec le Soudan du sud. Lors de cette ataque, les soldats des forces armées centrafricaines ont quitté leurs positions quinze minutes après les premiers coups de feu. Cette débandade rapide a permis aux assaillants de capturer le sous-préfet et son garde du corps gendarme et récupérer la ville en moins de 30 minutes.

 

Ces deux responsables se trouvent toujours entre les mains des miliciens. Une semaine plus tard, le 1er janvier 2026 entre cinq heures et quinze heures, les mercenaires du Groupe Wagner ont lancé une contre-attaque. Les affrontements ont coûté la vie à six Mercenaires russes et blessé un septième avant que la ville ne repasse sous leur contrôle.

 

Le lendemain 2 janvier, les miliciens azandés ont tenté sans succès de reprendre Bambouti. Depuis lors, les Mercenaires russes et les soldats de forces armées centrafricaines occupent la ville de Bambouti ensemble. Des milliers d’habitants ont fui vers le Soudan du Sud durant ces événements violents.

 

Pendant ce temps, le mercredi 21 janvier 2026, une délégation composée de soldats et d’autorités locales s’est rendue dans les camps de réfugiés au Soudan du sud. Ils tentent de persuader les déplacés centrafricains à rentrer dans leur pays. Mais contre toute attente, leur message a étonné les déplacés : seules les femmes peuvent regagner Bambouti, les hommes doivent rester en exil. Selon les autorités, ce sont les hommes qui ont causé les problèmes dans la ville de Bambouti.

 

Cet appel discriminatoire des autorités de Bambouti pousse les réfugiés à s’interroger sur sa base légale. Aucune loi connue n’autorise pareille séparation des familles selon le sexe des personnes déplacées. Comment peut-on condamner tous les hommes à l’exil collectif.

 

Les réfugiés se demandent quelle logique guide une telle mesure. Les femmes devraient abandonner leurs époux au Soudan du Sud pour rentrer seules à Bambouti avec leurs enfants. Personne ne comprend comment des autorités peuvent imaginer qu’une mère acceptera de laisser le père de ses enfants en exil.

 

Les familles restent dans l’expectative face à cette annonce. Certaines femmes refusent catégoriquement de partir sans leurs conjoints malgré les difficultés de la vie dans les camps. D’autres s’interrogent sur les véritables intentions derrière cet appel au retour sélectif des autorités de Bambouti.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Peut-être ils veulent les femmes pour aller constituer leurs esclaves sexuelles ? Affaire à suivre.

 

Par Éric Nzapa

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Une pluie meurtrière frappe Bossemptélé : des morts, des habitations détruites

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Une pluie meurtrière frappe Bossemptélé : des morts, des habitations détruites

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une violente pluie s’est déchainée mercredi 21 janvier 2026 vers les après-midi vers 16 heures sur Bossemptélé, causant des destructions considérables dans plusieurs quartiers de cette sous-préfecture de l’Ouham-Pendé, située à 307 kilomètres de Bangui sur l’axe menant vers Béloko, à la frontière camerounaise.

 

Les précipitations ont emporté plusieurs habitations, dont celle d’une famille peule qui a payé le prix le plus lourd. Deux enfants ont péri dans l’effondrement de leur maison. D’autres membres de la famille ont été transportés au centre de santé local avec diverses blessures.

 

Après quelques heures, les nuages se sont dispersés, laissant derrière eux un paysage dévasté dans plusieurs quartiers de Bossemptélé, notamment le quartier Vallé,  quartier Gardien mais également le quartier Galilée. De nombreuses constructions ont été entièrement détruites, forçant leurs occupants à chercher refuge chez des proches ou des voisins.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/une-partie-des-habitations-detruites-lors-de-la-pluie-du-mercredi-21-janvier-2026.webp” data-wpel-link=”internal”>Une partie des habitations détruites lors de la pluie du mercredi 21 janvier 2026
Une partie des habitations détruites lors de la pluie du mercredi 21 janvier 2026

 

Les familles touchées se retrouvent aujourd’hui sans toit, contraintes de recommencer à zéro. Certaines ont perdu l’ensemble de leurs biens dans cette catastrophe qui a frappé la localité en plein milieu de semaine. Le personnel médical continue de s’occuper des personnes admises suite à l’incident, pendant que les rescapés tentent de récupérer ce qui peut encore l’être parmi les décombres.​​​​​​​​​​​​​​​​

Dans un quartier de Bossemptélé après la pluie dévastatrice de la veille, mercredi 21 janvier 2026. Photo CNC
Dans un quartier de Bossemptélé après la pluie dévastatrice de la veille, mercredi 21 janvier 2026. Photo CNC

 

Par Simplice Mbaïré

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Agriculture en RCA : l’ex-détenu Maxime Balalou poursuit son délire propagandiste

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Agriculture en RCA : l’ex-détenu Maxime Balalou poursuit son délire propagandiste

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/balalou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le clepto-mythomane Maxime Balalou est de retour
Le ministre centrafricain de la communication, porte-parole du gouvernement,, l’ex-détenu Maxime Balalou

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors de sa conférence de presse, l’ex-détenu devenu porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, s’est encore illustré dans ce qu’il sait faire de mieux : transformer un discours creux en propagande grossière. Cette fois, il a tenté de convaincre que l’agriculture et l’agro-industrie seraient devenues les piliers stratégiques du Plan national de développement (PND). Un récit délirant, écrit par d’autres mais placé dans sa bouche, qui ne fait que confirmer l’écart abyssal entre les annonces officielles et la réalité vécue par les Centrafricains.


 

 

Maxime Balalou a d’abord rappelé que l’agriculture faisait partie des secteurs dits stratégiques, aux côtés des infrastructures et de l’éducation. Il a ensuite sorti des chiffres spectaculaires, évoquant un partenariat avec un groupe indien à hauteur de 800 milliards de francs CFA pour développer la culture industrielle du manioc et de la canne à sucre. Selon lui, ce projet permettrait d’installer des machines, d’augmenter les surfaces cultivables sur des milliers d’hectares et de transformer les produits localement pour créer une véritable « chaîne de valeur ». Dans son récit, le manioc ne serait plus vendu brut mais transformé, générant une valeur ajoutée et ouvrant la voie à un « vecteur de développement ».

 

Ces annonces relèvent du délire pur et simple. Parler de 800 milliards pour le manioc dans un pays où les paysans travaillent encore à la houe, sans routes praticables ni énergie stable pour alimenter une seule usine, c’est se moquer ouvertement de la population. Le ministre Maxime Balalou a même évoqué des « zones économiques spéciales » et des usines de transformation, alors que dans de nombreuses provinces, les champs sont abandonnés faute de sécurité, et que la plupart des récoltes périssent faute de moyens de conservation ou de transport.

 

Le porte-parole Maxime Balalou a également insisté sur le rôle de l’énergie, présentée comme indispensable pour soutenir cette révolution agricole. Mais chacun sait que l’électricité est un luxe rare en RCA, même à Bangui. Comment peut-on sérieusement prétendre alimenter des usines de transformation alors que des quartiers entiers restent plongés dans le noir ? La logique est absente, et l’écart entre la rhétorique officielle et la vie réelle saute aux yeux.

 

Derrière cette mise en scène, c’est tout un gouvernement qui instrumentalise l’agriculture comme vitrine électorale. Les Centrafricains connaissent bien ce scénario : on a déjà entendu parler de 5 000 forages jamais réalisés, d’un aéroport moderne au PK-28 jamais construit, ou encore d’une cité futuriste sur l’île des Singes, sans mentionner les différentes, comme banque des tourougou, banque des waligara, banque des boubanguéré…. Aujourd’hui, c’est le manioc et la canne à sucre qui sont brandis comme symboles d’un avenir radieux, alors que la misère rurale continue de s’aggraver.

 

En présentant ce projet comme une priorité absolue du PND, Maxime Balalou ne fait que poursuivre un délire Politique qui frise l’obsession. Ce discours n’a rien d’un programme agricole crédible : c’est une fiction électorale, un décor fabriqué pour masquer l’échec du régime sur tous les plans. À force de multiplier les promesses irréalistes, le pouvoir ne récolte qu’une chose : le ridicule.

 

La vérité, les Centrafricains la connaissent déjà. L’agriculture reste une activité de survie, soutenue uniquement par les efforts des paysans eux-mêmes, sans infrastructures, sans crédits agricoles, sans appui technique réel. Et ce ne sont pas les envolées délirantes d’un ex-détenu Maxime Balalou recyclé en porte-parole qui changeront cette réalité.

 

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Les marchés de paris football : au-delà des résultats traditionnels

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Image d’illustration

 

Les statistiques récentes montrent une évolution marquante. Soixante-dix pourcent des amateurs prévoient de parier sur la Coupe du Monde 2026, mais seulement 7% se sentent vraiment confiants. Cette réalité révèle un décalage intéressant entre l’enthousiasme et la compréhension réelle des marchés disponibles. Pour naviguer dans cet univers complexe, de nombreux parieurs se tournent vers des plateformes établies comme 1xBet officiel, qui proposent une gamme étendue de marchés et d’outils pour mieux comprendre les options de paris.

L’essor des marchés alternatifs dans le football moderne

Les paris sportifs ont connu une transformation significative depuis 2020. Les données du secteur indiquent que 27% des paris dans les grands marchés concernent maintenant des combinaisons complexes. L’analyse des tendances de paris football montre que les parieurs recherchent des options offrant un meilleur équilibre risque-récompense que les simples pronostics vainqueur.

Les marchés principaux qui dominent actuellement le secteur:

  • Les deux équipes marquent (BTTS) avec des côtes généralement supérieures à 1,50
  • Le total de buts avec différentes lignes de 1,5 à 4,5
  • Les corners avec des prédictions sur des lignes de 4,5 à 11,5
  • Les cartons jaunes et rouges basés sur l’historique des arbitres
  • Les combinaisons de marchés via les constructeurs de paris
  • Les paris en direct avec ajustements en temps réel
  • Les statistiques de joueurs individuels

Comprendre les marchés de buts

Le marché “les deux équipes marquent” représente l’un des paris les plus populaires après le résultat final. Les chiffres de la Premier League 2024-2025 révèlent que les trois scores les plus fréquents – 1-1, 2-1, et 2-2 – représentent respectivement 11,85%, 9,63%, et 7,78% des matchs. Ces scores satisfont tous les critères BTTS.

Les données historiques montrent qu’environ 50% des matchs se terminent avec les deux équipes au score. Cette proportion varie selon les ligues et les équipes spécifiques. Liverpool, par exemple, concédait 1,50 buts par match à l’extérieur en 2017-2018 tout en marquant 2,17 buts, créant des opportunités intéressantes pour les paris BTTS.

Les marchés de corners et leur potentiel

Les corners constituent un marché de niche apprécié pour son imprévisibilité relative. Les prédictions de corners dans le football montrent que les écarts entre les probabilités des modèles mathématiques et les cotes des bookmakers créent des opportunités de valeur. Les paris sur les corners offrent des alternatives aux marchés traditionnels de résultats ou de buts.

Le calcul de la probabilité implicite à partir des côtes suit la formule: (100 / cotes). Par exemple, des cotes de 1,90 pour plus de 10,5 corners impliquent une probabilité de 52,63%. Les parieurs peuvent identifier des opportunités lorsque leurs modèles suggèrent une probabilité différente.

Les facteurs influençant le nombre de corners incluent le style de jeu des équipes, leur position au classement, et l’importance du match. Les équipes attaquantes génèrent généralement plus de corners, particulièrement lorsqu’elles affrontent des adversaires défensifs qui privilégient le jeu en contre-attaque. Des plateformes comme 1xbet Mauritanie permettent aux parieurs d’accéder à ces marchés spécialisés, notamment ceux liés aux corners, selon les options proposées.

Les statistiques montrent que certaines ligues présentent des moyennes de corners plus élevées que d’autres. La Bundesliga et la Premier League enregistrent souvent des moyennes supérieures aux championnats plus tactiques comme la Serie A italienne.

L’évolution technologique des paris en direct

Les paris en direct ont transformé l’expérience des parieurs. Les plateformes modernes offrent des mises à jour de cotes en temps réel, permettant aux parieurs de réagir aux événements du match. Un carton rouge, un changement tactique, ou une pression intense en fin de match créent souvent des lignes mal évaluées pendant quelques secondes ou minutes.

Les données de 2026 indiquent que plus de 80% des paris se placent maintenant via mobile, avec les paris en direct représentant une part croissante de cette activité. L’intégration des médias et des analyses générées par intelligence artificielle transforme la manière dont les parieurs évaluent les performances en temps réel.

Les marchés de joueurs individuels

Les paris sur les performances individuelles connaissent une popularité croissante. Les bookmakers proposent maintenant des marchés détaillés sur les buteurs, les passeurs, les tirs cadrés, et même la vitesse de course des joueurs. Ces marchés permettent aux parieurs de capitaliser sur leur connaissance spécifique des joueurs plutôt que des équipes.

Les statistiques avancées comme les expected goals (xG) influencent maintenant les décisions. Les équipes générant un xG élevé mais ne concrétisant pas peuvent représenter des opportunités, tandis que celles sur-performant leur xG pourraient être surévaluées par le marché.

La recherche montre que les parieurs spécialisés dans une ou deux ligues obtiennent de meilleurs résultats que ceux diversifiant excessivement. La compréhension des tendances tactiques, des effets de déplacement, et des styles d’arbitrage spécifiques apporte des avantages mesurables.

Les marchés de paris football en 2026 offrent une diversité sans précédent. Les parieurs informés qui traitent cette activité comme un investissement plutôt qu’un simple pari bénéficient d’outils analytiques sophistiqués et de multiples options stratégiques pour maximiser leurs chances de succès.

 

Centrafrique : La fermeture de la clinique MSF de Bonga-Bonga annonce une hécatombe sanitaire pour la septième république des voyous  

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La fermeture de la clinique MSF de Bonga-Bonga annonce une hécatombe sanitaire pour la septième république des voyous  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/accident-avenue-david-dacko.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : La fermeture de la clinique MSF de Bonga-Bonga annonce une hécatombe sanitaire pour la septième république des voyous  
Les victimes de l’accident sur l’avnue David Dacko transportées à la clinique du MSF à Bongabonga. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après dix ans de pouvoir marqués par le chaos et l’abandon de la population, la Centrafrique s’apprête à vivre une catastrophe sanitaire totale. L’annonce de la fermeture de la clinique MSF de Bonga-Bonga, dans le quartier Sica à Bangui, sonne comme un arrêt de mort pour des milliers de Centrafricains. Dans un pays où l’État ne parvient même pas à faire fonctionner les hôpitaux de la capitale, où chaque jour des dizaines d’accidents de moto, de blessés et de malades affluent vers cette unique structure fiable, la disparition de MSF laisse présager le pire. Le chaos sanitaire qui se profile n’est que le reflet d’une décennie de gestion catastrophique.

 

Chaque jour à Bangui, capitale de la République centrafricaine, ce sont des dizaines d’accidents de taxi-moto et de véhicules qui se produisent dans la capitale et ses environs. Les victimes affluent même depuis les villes de l’intérieur du pays, cherchant désespérément des soins à Bangui. Blessés graves, mourants, accidentés de la route : tous convergent vers la clinique MSF de Bonga-Bonga dans le quartier Sica. Cette structure est devenue, au fil des années, le dernier recours pour une population abandonnée par son propre État.

 

Mais l’ONG Médecins sans frontières (MSF) doit fermer dans le courant de l’année cette clinique spécialisée en traumatologie et en chirurgie orthopédique et viscérale. Pour les familles centrafricaines qui comptent leurs morts et leurs blessés quotidiennement, cette fermeture représente bien plus qu’une simple réorganisation humanitaire. C’est la fin de leur seul espoir de survie dans un système de santé totalement effondré.

 

« Nous continuons à nous substituer à l’Etat dans des domaines basiques », souligne Peter Orr, responsable de MSF en Centrafrique. Ses mots résonnent comme un constat d’échec pour un régime qui, après dix ans au pouvoir, n’a toujours pas été capable de garantir les services les plus élémentaires. « Le ministère de la santé a du mal à faire fonctionner des hôpitaux, même dans la capitale, explique l’humanitaire. Il manque de tout : médecins, médicaments, routes… » Les chiffres parlent d’eux-mêmes et dressent le portrait d’une nation au bord du gouffre. Le pays dispose au total de deux lits de réanimation, tous tenus par la Minusca, la mission des Nations unies. L’espérance de vie à la naissance s’établit à 53 ans, tandis que la mortalité infantile oscille entre 8 et 10 %. La mortalité maternelle atteint 700 pour 100 000 naissances, un niveau parmi les plus élevés au monde.

 

Ces statistiques catastrophiques placent la Centrafrique à la 191e place sur 193 au classement mondial de l’indice de développement humain. 66 % de la population centrafricaine vit sous le seuil de pauvreté, avec moins de 2,15 dollars par jour. Après une décennie au pouvoir, le bilan est accablant et la souffrance de la population ne fait que s’aggraver.

 

Et pourtant, au terme d’une élection totalement verrouillé en décembre 2025, le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadéra s’est octroyé un troisième mandat. Sept années supplémentaires s’annoncent, portant à dix-sept ans la durée totale de son règne. Pour une population déjà exsangue, cette perspective sonne comme une condamnation à poursuivre dans le chaos et l’abandon.

 

Mais la catastrophe ne s’arrête pas à la fermeture de MSF à Bonga-Bonga. Le retour au pouvoir de Donald Trump aux États-Unis a déclenché une vague de retraits massifs. L’Usaid, l’agence de développement américaine, a cessé toutes ses activités en Centrafrique dès janvier 2025. Le Programme alimentaire mondial (PAM), la FAO, l’Unicef : tous ces organismes internationaux réduisent drastiquement leur présence ou se retirent complètement.

 

Cette hémorragie d’acteurs humanitaires intervient au pire moment pour la Centrafrique. Les ONG internationales ont vu leurs budgets amputés d’environ 40 % en 2025, après un premier recul en 2024. Cinq ONG ont déjà dû plier bagage, et 1 100 salariés locaux ont été licenciés. Le Programme alimentaire mondial a perdu 56 % de ses financements pour la Centrafrique, laissant un million de personnes sans aide.

 

Dans ce contexte d’effondrement généralisé, la fermeture de la clinique MSF de Bonga-Bonga à Sica prend des allures d’apocalypse sanitaire. Quand les portes de cette structure se fermeront définitivement, les dizaines d’accidentés quotidiens n’auront plus nulle part où aller. Les familles en deuil se multiplieront, les blessés mourront faute de soins, et le chaos déjà insupportable atteindra des sommets jamais vus.

 

Après dix ans de pouvoir catastrophique et face à sept années supplémentaires qui s’annoncent, la Centrafrique sombre dans un désastre humanitaire total. La fermeture de MSF Bonga-Bonga n’est que le symbole le plus visible d’un abandon généralisé. Pour le peuple centrafricain, c’est une sentence de mort collective qui se profile à l’horizon.

 

Par Alain Nzilo

 

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Comment l’ex-chef rebelle Kalite Abdoulaye Amar, condamné à perpétuité pour crimes, dirige actuellement la sécurité du PK5 grâce au général Paraba de l’OCRB

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Comment l’ex-chef rebelle Kalite Abdoulaye Amar, condamné à perpétuité pour crimes, dirige actuellement la sécurité du PK5 grâce au général Paraba de l’OCRB

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-chef-rebelle-kalite-abdoulaye-amar.webp” data-wpel-link=”internal”>Le chef rebelle Kalite Abdoulaye Amar
Le chef rebelle Kalite Abdoulaye Amar

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Recherché pour braquages des ONG à Bria puis à Kaga-Bandoro, l’ex-chef rebelle Kalite Abdoulaye Amar circule actuellement armé dans la capitale. Sa condamnation à perpétuité ne l’empêche pas de travailler pour l’office central pour la répression du banditisme (OCRB ).

 

 

Le parcours de monsieur Kalite Abdoulaye Amar  est impressionnant. Kalite Abdoulaye Amar  est jonché des crimes de différentes catégories. Kalite Abdoulaye Amar  débute sa carrière en 2013 avec la coalition Séléka. Après la chute du régime de la Séléka en 2014, il fuit vers Bria et s’enrôle auprès du général rebelle Yaya Scout. Cette association ne dure pas longtemps.

 

À la mort de Scout, Kalite et ses compagnons changent de méthode. Ils se lancent dans le vol de bétail chez les éleveurs Peuls de la Haute-Kotto. Mais cette activité ne rapporte visiblement pas assez. Il rejoint alors les rangs du général Aba Tom, ex-comezone du FPRC à Bria.

 

C’est en 2018 que les choses prennent une tournure plus grave. Kalite s’implique dans une série d’attaques contre des agences humanitaires à Bria. MSF France subit deux assauts, le premier en avril, le second début juillet. Entre ces deux raids, Oxfam se fait aussi dévaliser fin juin.

 

Les attaques suivent toujours le même schéma. Les assaillants débarquent en pleine nuit, neutralisent les gardiens et emportent matériel et argent liquide. Pour MSF, l’opération se déroule vers deux heures du matin.

 

Ces agressions répétées fragilisent le travail des humanitaires. Plusieurs ONG commencent à douter de leur capacité à rester dans cette zone déjà compliquée. Aider les populations devient carrément périlleux quand les bases elles-mêmes sont attaquées.

 

Rappelons qu’avant d’arriver à Bria, Kalite Abdoulaye Amar  a déjà fait sa preuve dans les braquages à Kaga-Bandoro. Les ONG dans cette ville de la Nana-Gribizi tremblent dès que son nom est prononcé. Finalement, La Minusca finit par le chasser de Kaga- Bandoro pour ses activités criminelles. C’est en ce moment qu’il retournait à Bria pour mener à nouveau ses principales activités que tout le monde le sait : le braquage des ONG. Dans cette ville de la Haute-Kotto, Kalite Abdoulaye Amar monte une véritable équipe de braqueurs. Mais son ambition ne s’arrête pas là. En janvier 2021, il tente l’aventure avec la Coalition des Patriotes pour le Changement lors de l’offensive contre Bangui.

 

L’assaut échoue et Kalite prend la route du retour. Il est blessé à Grimari pendant sa fuite mais parvient quand même à regagner Bria. Une fois sur place, il accepte le désarmement et rentre finalement dans la capitale. Ce retour marque le début d’une nouvelle vie.

 

Aujourd’hui, cet homme condamné par contumace à la réclusion à perpétuité vit sans être inquiété à Bangui. Il dirige la sécurité du marché de Kilomètre 5, dans le troisième arrondissement. C’est lui le chef des gardiens des boutiques. Mais son dans toutes ces histoires, l’homme a son principal protecteur  en Betton : le directeur de l’OCRB, le général de police Armel Paraba.

 

Dans son entente avec le général Paraba, ce dernier lui fournit une arme de service et lui verse 200 000 francs CFA chaque mois. En échange, Kalite Abdoulaye Amar joue un nouveau rôle. Il devient le dénonciateur en chef au PK5. C’est lui qui montre au général Paraba qui il doit arrêter, qui il ne doit pas arrêter. Tous les gros bonnets du quartier qui tombent passent d’abord par ses dénonciations.

 

Une fois arrêté par l’OCRB, ces pauvres commerçants vont devoir sortir des millions avant de se détacher de l’étau de la police.

 

Normalement, si la CPS fait bien son travail, Kalite Abdoulaye Amar devrait être arrêté  depuis pour crime de guerre et crime contre l’humanité. Mais hélas, l’homme continue de circuler librement, et surtout avec une arme à sa possession.

 

Par Gisèle  MOLOMA

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Kidnappées par des criminels Russes : deux jeunes filles agressées sexuellement par les miliciens du groupe Wagner après la finale de la CAN projetée à Ndélé

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Kidnappées par des criminels Russes : deux jeunes filles agressées sexuellement par les miliciens du groupe Wagner après la finale de la CAN projetée à Ndélé

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/des_soldats_russes_a_sibut_corbeaunews_alain_nzilo-450×208-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Kidnappées par des criminels Russes : deux jeunes filles agressées sexuellement par les miliciens du groupe Wagner après la finale de la CAN projetée à Ndélé
Des mercenaires russes à Sibut, dans la Kemo . Photo CNC

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La finale de la coupe d’Afrique des nations opposant le Maroc au Sénégal s’est terminée dans l’horreur à Ndélé. Deux jeunes filles ont été enlevées par des mercenaires de la milice russe Wagner au moment de la dispersion de la foule. Elles ont subi des viols avant d’être libérées aux premières lueurs du jour.

 

La soirée du dimanche 18 janvier dernier devait rester gravée dans les mémoires pour des raisons sportives. Des centaines de personnes s’étaient rassemblées dans les lieux publics de Ndélé pour suivre le match décisif de la compétition continentale, avec une projection publique organisée par la Minusca.

 

C’est précisément à cause de cette initiative de la mission onusienne qui a poussé les jeunes dans les espaces publics de Ndélé pour suivre cette finale. Après la victoire du Sénégal sur le Maroc,  la foule se dispersait immédiatement après le coup de sifflet final. Ce que les téléspectateurs ne savaient pas, les mercenaires du groupe Wagner ont tendu un guet-apens dans un coin noir pour kidnapper des jeunes filles.

 

Malheureusement, leur stratégie s’avère efficace. Pendant qu’ils attendaient dans un recoin, les miliciens russes ont subitement repéré deux jeunes filles qui prennent leur direction afin de rentrer chez elles. Sans aucune hésitation, ils ont procédé à leur arrestation avant de les emmener de force vers une destination inconnue. Au même moment, les deux jeunes criaient, continuent de crier à haute voix, mais personne n’a osé intervenir face à ces hommes lourdement armés.

 

Finalement, les miliciens russes les ont amené pour une destination inconnue jusqu’au petit matin du lundi 19 janvier 2026, vers 4 heures que les deux jeunes filles sont libérées et rentrer à la maison. La rédaction du CNC a pu les rencontrer, mais les jeunes filles sont encore traumatisées, et ne veulent pas faire plus de témoignages.

 

Pour l’heure, un silence pesant entoure désormais ces agressions sexuelles d’une gravité exceptionnelle. Les victimes ne savent pas vers qui se tourner pour obtenir justice dans un pays où les mercenaires russes opèrent en toute impunité.

 

Par Barthelemy Kossi

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Site minier chinois de Yaloké : quand les soldats FACA transforment des pères de famille en serpents

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Site minier chinois de Yaloké : quand les soldats FACA transforment des pères de famille en serpents

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-superviseur-chinois-en-gilet-des-travaux-parle-aux-deux-conducteurs-chinois-sur-le-chantier-des-travaux-routiers-de-corridor-13-vers-mbaiki-photo-c.jpg” data-wpel-link=”internal”>Des-camions-sur-le-site-minier-chinois-de-Gaga-dans-lOmbella-Mpoko - Centrafrique : Touadéra et la SOPANCA, une alliance dans la quête mafieuse de l'or
Le superviseur chinois en gilet des travaux parle aux deux conducteurs chinois sur le chantier des travaux routiers de Corridor 13 vers Mbaïki. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Sur le site minier chinois de Yaloké, à 245 kilomètres de Bangui, les soldats des Forces Armées Centrafricaines ont franchi dans la nuit du dimanche à lundi 19 janvier 2026 une ligne que personne n’imaginait voir traversée. Des travailleurs centrafricains ont vécu l’humiliation de leur vie.

 

L’histoire commence simplement sur la base centrale minière chinoise de Yaloké. Quelques ouvriers quittent leur poste sans explication particulière. Le patron chinois constate que la production ralentit. Il demande alors aux conducteurs d’engins présents s’ils connaissent d’autres Centrafricains disponibles pour venir travailler comme manœuvres. Les conducteurs de machines appellent leurs frères, leurs amis du quartier. Une dizaine de personnes arrivent rapidement, prêtes à gagner leur pain quotidien.

 

C’est là que le cauchemar débute. Le sous-lieutenant, chef de sécurité de la base  centrale débarque sur la base. Il aperçoit ces nouveaux venus et entre dans une colère inexplicable. “Qui vous a autorisés à venir ici ? Pourquoi personne ne m’a demandé la permission ?”. Les travailleurs expliquent que c’est le propriétaire chinois qui les a fait venir pour compenser les absences. Rien n’y fait.

 

Le militaire exige que tous ces hommes sortent immédiatement du site. Mais avant de partir, ils doivent subir une punition dégradante. Près des conteneurs d’eau, là où le liquide s’écoule et forme des flaques boueuses, l’officier donne son ordre : “Roulez-vous par terre ! Rampez dans la boue comme des serpents !”

 

Des pères de famille, venus chercher du travail honnête, se retrouvent à plat ventre dans la saleté. Ils rampent, s’enfoncent dans la vase, avancent sur le ventre tandis que le militaire les surveille. Certains ont des enfants qui les attendent à la maison. D’autres ont quitté leur repos pour répondre à l’appel d’un employeur. Tous subissent cette dégradation collective sous le regard satisfait d’un voyou en uniforme.

 

La question reste entière : depuis quand un soldat chargé de la sécurité d’un site se prend-il pour le propriétaire des lieux ? Le patron chinois cherche des employés pour faire tourner son exploitation, et voilà qu’un lieutenant s’arroge le droit de décider qui travaille ou non. Pire encore, il invente des châtiments dignes d’une autre époque.

 

Ces FACA qui se croient tout permis oublient leur rôle. Ils sont là pour protéger, pas pour régner. Leur mission consiste à assurer la sécurité, pas à jouer aux petits chefs. Faire ramper des civils dans la boue parce qu’ils cherchent du travail dépasse l’entendement.

 

L’armée nationale devrait former des protecteurs, pas des tortionnaires. Ces hommes portent l’uniforme de la République centrafricaine, censé inspirer le respect et la confiance. Au lieu de cela, ils sèment la terreur et l’humiliation parmi leur propre peuple. Un père de famille qui rampe dans la boue pour avoir accepté un emploi, voilà où nous en sommes.

 

Les témoins racontent que le lieutenant semblait même prendre plaisir à ce spectacle dégradant. Il regardait ces hommes se traîner à terre avec une satisfaction visible. Aucune menace réelle ne justifiait cette réaction. Aucun danger n’était présent. Juste des Centrafricains venus travailler pour nourrir leurs familles.

 

Cette affaire de Yaloké montre jusqu’où certains militaires sont prêts à aller. Ils confondent autorité et tyrannie. Ils pensent que porter une arme leur donne tous les droits sur les civils. Ils oublient que sans ces mêmes civils, leur fonction n’aurait aucun sens.

 

Les travailleurs sont rentrés chez eux sales, épuisés, détruits psychologiquement. Leurs vêtements gardent encore les traces de cette nuit absurde. Leurs corps portent les marques de la boue. Mais c’est surtout leur dignité qui a pris un coup dont certains ne se remettront peut-être jamais. Tout ça parce qu’un officier a décidé qu’ils n’avaient pas demandé sa bénédiction avant de chercher du travail.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Zato

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Vous changez juste le nom des pays, c’est le même texte” : Martin Ziguelé égratigne le rapport de l’Union africaine sur les élections groupées du 28 décembre 2025 en RCA

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Vous changez juste le nom des pays, c’est le même texte” : Martin Ziguelé égratigne le rapport de l’Union africaine sur les Élections groupées du 28 décembre 2025 en RCA

 

“Vous changez juste le nom des pays, c’est le même texte” : Martin Ziguelé égratigne le rapport de l’Union africaine sur les élections groupées du 28 décembre 2025 en RCA
Le porte-parole du BRDC, le député de Bocaranga 3 Martin Ziguelé lors de la conférence de presse de l’opposition démocratique à Bangui le 25 septembre 2025. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après les Élections du 28 décembre, Martin Ziguelé attaque violemment l’Union africaine. L’ancien Premier ministre dénonce des rapports identiques recyclés d’un pays à l’autre sans discernement.

 

Le responsable politique ne cache pas son amertume face aux conclusions de la mission d’observation de l’Union africaine. Selon lui, l’organisation panafricaine reproduit mécaniquement les mêmes constats d’un pays à l’autre, se limitant à modifier uniquement le nom de l’État concerné. Cette pratique vide les rapports de toute crédibilité et réduit l’exercice d’observation à une simple formalité administrative sans portée réelle.

 

Pourtant, l’Union africaine devrait jouer un rôle préventif dans les crises politiques du continent. En tant que panafricaniste convaincu, Ziguelé déplore que l’organisation cautionnement par complaisance des processus électoraux contestables. Les échéances électorales constituent précisément les moments où naissent et se développent les tensions politiques majeures. L’UA rate ainsi l’occasion d’intervenir avant que les situations ne dégénèrent en conflits ouverts.

 

Au-delà de l’Union africaine, d’autres structures inconnues du public centrafricain ont prétendu observer le scrutin. Certaines officines dont personne n’avait entendu parler en dehors de la République centrafricaine ont fait leur apparition. Des usurpateurs sont même allés jusqu’à se réclamer faussement de l’Union européenne pour se donner une légitimité factice auprès de l’opinion.

 

Heureusement, la vigilance de l’UE a permis de démasquer cette supercherie. L’Union européenne, qui avait déjà refusé de financer ces Élections jugées opaques, a rapidement dénoncé cette tentative d’usurpation de son identité. Cette réactivité a évité que l’opinion publique ne soit complètement bernée par ces manœuvres douteuses visant à donner une apparence de transparence à un processus biaisé.

 

Cette agitation traduit l’inquiétude d’un pouvoir conscient de mener une opération contestable. Les autorités ont multiplié les observateurs de circonstance pour créer l’illusion d’un scrutin transparent et régulier. Cette fébrilité démontre que le régime connaît parfaitement la nature problématique de l’opération qu’il conduit et cherche désespérément à la masquer derrière des façades d’observation internationale.

 

Néanmoins, ces artifices ne règlent pas le problème central qui mine la Centrafrique. Les citoyens se retrouvent une fois de plus face à un pouvoir personnel qui s’installe durablement sans respecter l’alternance démocratique. Cette tendance à la personnalisation du pouvoir et à sa confiscation constitue la préoccupation majeure du BRDC et des forces démocratiques du pays.

 

La Minusca n’échappe pas aux critiques acerbes du porte-parole du Bloc Républicain. Cette mission onusienne mandatée pour accompagner le pays porte une lourde responsabilité dans le chaos observé durant le processus électoral. Des procès-verbaux ont mystérieusement disparu, des résultats sont parvenus à l’Autorité Électorale Nationale trois jours après la clôture du scrutin, tout cela sous le regard de la force internationale.

 

En effet, la MINUSCA représente l’État aux yeux des populations locales qui lui accordent leur confiance. Comment expliquer qu’en sa présence, des urnes aient été emportées par des particuliers et que des résultats se soient volatilisés ? La proclamation des résultats avant la fin du dépouillement, sans préciser le caractère partiel de celui-ci, constitue une anomalie que la mission aurait dû empêcher fermement.

 

Quant à la participation de certaines figures d’opposition au scrutin, elle ne change rien à la position du BRDC. Le Bloc maintient qu’il ne prendra part à aucune élection sans dialogue politique préalable. Cette décision vise uniquement à garantir que le choix des Centrafricains soit authentiquement respecté lors des échéances électorales, contrairement à ce qui s’est produit le 28 décembre dernier.

 

Lorsque les électeurs constatent que leur vote compte réellement, l’élu se sent responsable devant eux. En revanche, quand quelqu’un accède au pouvoir sans avoir besoin du soutien populaire, il considère sa fonction comme une propriété personnelle au service d’intérêts claniques ou familiaux. Le BRDC ne réclame aucun privilège particulier mais défend simplement la souveraineté populaire bafouée par ces Élections contestées.

 

Interrogé sur les recours juridiques envisageables, Ziguelé rappelle que son organisation n’a pas participé aux Élections. Le BRDC ne peut donc contester officiellement les résultats devant les instances compétentes. Toutefois, le Bloc reste composé de citoyens centrafricains qui conservent leur droit constitutionnel de s’exprimer sur les événements politiques traversant leur pays et d’alerter sur les dérives constatées.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Les voyous du MPC adressent leurs louanges au dictateur de Bangui, Baba Kongoboro

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Les voyous du MPC adressent leurs louanges au dictateur de Bangui, Baba Kongoboro

 

Les voyous du MPC adressent leurs louanges au dictateur de Bangui, Baba Kongoboro
Mahamat Al-Khatim, ancien leader du MPC, reduit à un état d’un gamin, actuellement de retour en Centrafrique, dans le village Ndelé, près de Markounda.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique a publié une lettre pathétique de félicitations au dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera suite à son hold-up électoral à 77,90% des suffrages.

Derrière cette correspondance flatteuse se cache l’histoire peu reluisante d’un groupe armé fondé par Mahamat Al-Khatim, un Tchadien qui vendait du thé à Bangui avant de rejoindre la rébellion. Ce personnage atypique tenait une petite échoppe de thé à la menthe, avec ses tasses et son attirail traditionnel, comme on en trouve partout dans les pays arabes. Mais l’arrivée au pouvoir de François Bozizé en 2013 a changé sa trajectoire.

 

Al-Khatim a profité du chaos pour intégrer les rangs rebelles. Il s’est ensuite rallié à la Séléka quand celle-ci a pris Bangui. Après le départ de Michel Djotodia du pouvoir, chaque faction a pris son chemin. L’UPC d’un côté, le FPRC de l’autre, et Al-Khatim a créé le MPC en 2014.

 

Ce mouvement a participé à la Coalition des Patriotes pour le Changement avant de se retrouver exsangue, vidé de ses troupes. Les démissions se sont multipliées et le groupe s’est réduit à quelques éléments fidèles. C’est à ce moment que le gouvernement centrafricain, par l’intermédiaire de l’organisation italienne Sant’Egidio, a négocié un accord avec Al-Khatim.

 

Le MPC s’est depuis rallié au groupe Wagner. Ensemble, ils mènent des opérations de renseignement et diverses missions dont la nature exacte reste floue. Cette alliance avec les mercenaires russes garantit au mouvement une protection et des ressources qu’il n’aurait jamais eues seul.

 

L’histoire du pick-up de l’ancien premier ministre Nicolas Tiangaye volé reste gravé dans les mémoires. En 2020, les hommes d’Al-Khatim avaient intercepté le véhicule de l’homme politique, Nicolas Tiangaye, alors que celui-ci transportait du matériel électoral pour l’une des candidats de CRPS aux législatives du décembre 2020. Le pick-up a été volé vers Kaga-Bandoro où les éléments du MPC l’ont récupéré avant de l’écouler au Tchad voisin.

 

Cette bande de malfaiteurs se permet aujourd’hui de congratuler Touadéra pour son troisième mandat. La lettre déborde de formules creuses sur le leadership et la vision du président. On y lit des passages sur la paix durable, la cohésion sociale et le bien-être des populations. Des mots qui sonnent faux dans la bouche d’un groupe qui a passé des années à piller et terroriser les civils.

 

Le MPC affirme sa disponibilité à accompagner les initiatives présidentielles. Cette déclaration prend une tournure grotesque quand on connaît le passé du mouvement. Comment des bandits notoires peuvent-ils prétendre contribuer à la stabilité d’un pays qu’ils ont contribué à déstabiliser ?

 

La chronologie parle d’elle-même. Création en 2014, participation à la CPC, déliquescence du groupe, signature d’un accord avec Bangui via Sant’Egidio, rapprochement avec Wagner, puis cette lettre obséquieuse à Touadéra. Chaque étape montre un opportunisme sans faille.

 

Al-Khatim a transformé son commerce de thé en entreprise militaro-politique. Du vendeur ambulant au chef de faction armée, le parcours impressionne par son cynisme. Il incarne parfaitement cette catégorie d’acteurs qui naviguent entre rébellion et compromission avec le pouvoir, au gré des circonstances.

 

La République centrafricaine compte désormais parmi les soutiens officiels du dictateur Faustin-Archange Touadera un groupe qui a volé, rançonné et semé la terreur pendant des années. Le MPC prétend vouloir la prospérité du pays alors que ses éléments ont enrichi leur chef en détroussant les populations.

 

Cette lettre de félicitations n’est qu’un document de plus dans la longue liste des arrangements douteux qui caractérisent la gouvernance en Centrafrique. Les voyous d’hier deviennent les alliés d’aujourd’hui, pourvu qu’ils acceptent de servir les intérêts du régime. Al-Khatim l’a bien compris et joue le jeu avec application.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Obo : la population exige à nouveau le retrait des mercenaires russes pour retrouver la paix

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Obo : la population exige à nouveau le retrait des Mercenaires russes pour retrouver la paix

 

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Image d’illustration

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Obo, chef-lieu du Haut-Mbomou, les autorités préfectorales convoquent régulièrement depuis 10 jours les chefs de quartiers. Ces réunions, tenues devant les Russes, abordent les conditions nécessaires au retour de la stabilité dans la région.

 

La rencontre du samedi 10 et 17 rassemblent également des éléments des forces armées centrafricaines, des gendarmes et des policiers. Les chefs des quartiers et des villages y transmettent les doléances de leurs administrés. Mais les sons ne sont pas changés tout de même. Le message reste identique d’une réunion à l’autre : les habitants souhaitent des négociations pour la paix, mais posent une condition ferme.

 

Cette exigence concerne directement la présence russe dans la préfecture. La population réclame le départ immédiat des mercenaires russes du Haut-Mbomou. Selon les chefs coutumiers, ce retrait permettrait à la région de retrouver rapidement sa sérénité d’antan. Les habitants estiment que sans ces combattants criminels venus d’ailleurs, la tranquillité reviendrait naturellement.

 

Face à cette demande répétée, les mercenaires russes justifient leur maintien sur le terrain. Ils rappellent lors de chaque réunion qu’ils n’agissent pas de leur propre initiative. Leur déploiement à Obo, Bambouti, Zémio, Djema et dans d’autres localités résulte d’une décision présidentielle. C’est Touadéra lui-même qui les a envoyés dans le Haut-Mbomou en raison des troubles que connaît la zone.

 

Leur position demeure donc inflexible sur ce point précis. Les mercenaires affirment qu’ils ne peuvent quitter les lieux sans instruction officielle du président centrafricain. Tant que Touadéra ne formule pas expressément cette demande de départ, ils resteront déployés dans la préfecture.

 

Parallèlement à ces échanges tendus, le préfet traverse lui aussi une période délicate. Après avoir menacé et même frappé le maire de Obo, membre de l’ethnie Zandé majoritaire dans la région, il a modifié son discours. Il présente désormais des excuses à la population et se dit incompris dans ses actions.

 

Cette tentative d’apaisement ne convainc guère les habitants d’Obo. La majorité de la population le désigne comme le responsable principal de la situation actuelle. Les gens l’accusent d’avoir lui-même fait venir les mercenaires russes dans leur ville. Cette perception alimente la méfiance envers l’administration préfectorale et complique les discussions en cours.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Centrafrique : deux soldats radiés illégalement pour avoir tiré au réveillon du Nouvel An

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Centrafrique : deux soldats radiés illégalement pour avoir tiré au réveillon du Nouvel An

 

Bangui-Mpoko-par-CNC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : deux soldats radiés illégalement pour avoir tiré au réveillon du Nouvel An
des-soldats-FACA-en-patrouille-au-qkuartier-derriere-laeroport-de-Bangui-Mpoko-par-CNC – RCA : couvre-feu dans la capitale, trois jeunes interpellés par les forces de l’ordre et déposés à Bimbo

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’état-major des Forces armées centrafricaines a radié deux militaires pour avoir tiré des coups de feu lors du réveillon du Nouvel An 2026 à Bangui. Cette sanction intervient alors que des centaines de soldats ont fait de même partout dans le pays sans être inquiétés.

 

Depuis trois décennies de troubles en Centrafrique, chaque passage à la nouvelle année s’accompagne de tirs nourris dans tous les quartiers. Les militaires perpétuent cette habitude malgré les interdictions répétées de la hiérarchie. L’état-major émet régulièrement des notes menaçant de sanctions tout soldat qui ne respecterait pas cette règle. Personne n’en tient compte.

Le réveillon 2026 n’a pas dérogé à cette coutume bien ancrée. Dans les provinces comme à Bangui, les détonations ont retenti toute la nuit. À Ouanda-Djallé par exemple, les tirs ont commencé dès 19 heures pour ne cesser qu’à 4 heures du matin. Des dizaines de militaires ont vidé leurs chargeurs sans retenue, créant un vacarme ininterrompu.

 

Les Mercenaires russes ont également participé aux festivités. Ils ont lancé des feux d’artifice et tiré en l’air sans qu’aucune remarque ne leur soit adressée. Pour eux, aucune restriction ne semble s’appliquer. Ils jouissent d’une liberté totale dans leurs agissements, y compris lorsqu’il s’agit de décharger leurs armes en pleine ville.

 

Plusieurs semaines après le réveillon, l’état-major a pris une décision surprenante. Deux soldats basés à Bangui ont été radiés des Forces armées centrafricaines. Parmi la foule de militaires ayant tiré cette nuit-là dans la capitale, seuls ces deux hommes ont été punis. Les raisons de ce choix restent floues.

 

À Ouanda-Djallé, où les tirs ont duré neuf heures d’affilée avec la participation massive de l’ensemble des soldats, aucune sanction n’a été prise. Les soldats de province continuent leur service comme si de rien n’était. Cette différence de traitement entre Bangui et les autres villes laisse perplexe quant aux critères employés par l’état-major.

 

La radiation de deux soldats sur des centaines ayant enfreint la même règle donne l’impression d’une action symbolique. L’état-major cherche peut-être à démontrer qu’il applique sa discipline, même si cela ne concerne qu’une infime portion des contrevenants. Pendant ce temps, les mercenaires russes échappent à toute forme de contrôle et les garnisons provinciales ignorent tranquillement les directives venues de la capitale.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Cardinal Nzapalaïnga : “Les gens qui sont là sont les plus oubliés au bout du monde”

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Cardinal Nzapalaïnga : “Les gens qui sont là sont les plus oubliés au bout du monde”

Cardinal Nzapalaïnga : “Les gens qui sont là sont les plus oubliés au bout du monde”
Le cardinal Nzapalainga Dieudonné lors de sa conférence de presse le 4 décembre 2019 à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Cardinal Dieudonné Nzapalaïnga, archevêque métropolitain de Bangui, a effectué du 29 au 31 août dernier une mission pastorale dans plusieurs villages de la préfecture de l’Ombella-Mpoko : Bokassi, Manduli et Nzimba. De retour de cette visite, il a livré un témoignage accablant sur les conditions de vie des populations riveraines du fleuve Oubangui.

 

“Les gens qui sont là sont les plus oubliés au bout du monde”, déclare d’emblée le Cardinal. Cette phrase résume à elle seule la situation de ces villages situés pourtant à seulement 40-45 kilomètres de Bangui, mais qui semblent abandonnés par l’État.

 

Le prélat décrit des conditions de vie qu’il qualifie lui-même de “dégradantes, inhumaines, à la limite de l’abandon”. Trouver des enseignants est difficile dans ces zones. Les postes de santé existent mais manquent de médicaments. Les populations sont contraintes de s’approvisionner auprès de vendeurs ambulants dont personne ne connaît l’origine des produits.

 

Sur l’accès à l’eau potable, le Cardinal Dieudonné Nzapalaïnga dresse un tableau particulièrement inquiétant : “On a des patients qui tirent de l’eau du fleuve. Les gens vont au fleuve pour chercher de l’eau, boire. Avec l’eau on lave les habits, avec l’eau on se baigne, tout se passe là”.

 

Cette absence de forages d’eau potable provoque des maladies diarrhéiques, des infections, des problèmes oculaires. “On s’attend que les gens puissent avoir la diarrhée, que les gens puissent tomber malades, qu’ils aient des problèmes aux yeux et autres, parce qu’il n’y a pas d’autres alternatives”, constate-t-il.

 

Le Cardinal Dieudonné Nzapalaïnga a également découvert une pratique de racket particulièrement choquante. De nombreux jeunes de ces villages viennent étudier à Bangui ou Bimbo. Pendant les vacances, ils retournent dans leurs villages pour couper du bois qu’ils vendent ensuite pour payer leur scolarité et leur logement.

 

“J’étais vraiment surpris d’apprendre que ces jeunes qui font des efforts énormes sur les pirogues pour venir, eh bien, vous avez les militaires le long du fleuve qui imposent ce qu’ils appellent la formalité. Il faut donner à chaque fois soit 500 francs et 6 branches de bois”, explique Nzapalaïnga.

 

Selon ses calculs, un jeune qui part de Manduli doit se préparer à dépenser 35 000 francs CFA en “formalités” diverses avant d’arriver à Bangui. “Finalement, quand il arrive, la moitié de l’argent est parti déjà à payer ces gens qui sont normalement payés par l’État et qui devaient faciliter et aider les gens à circuler.”

 

Cette dénonciation du racket pratiqué par des militaires sur des jeunes qui tentent simplement de financer leurs études constitue un témoignage rare de la part d’une autorité religieuse de si haut rang.

 

Sur l’état des routes, le Cardinal Dieudonné Nzapalaïnga n’est pas plus rassurant : “Si vous arrivez à Botembi, il y a un tronçon très dangereux et nous-mêmes, à l’aller comme au retour, notre véhicule est resté dedans. On a traversé des difficultés pour sortir de ce tronçon-là”.

 

Interrogé sur l’attitude des autorités face à cette situation, Dieudonné Nzapalaïnga reste diplomatique mais ferme : “J’attire l’attention de ceux qui sont à la tête de ce pays en disant, si nous avons des moyens, pensons à orienter aussi vers ces gens-là au niveau de santé, au niveau scolaire”.

 

Le prélat refuse de dire que les autorités ont “oublié” ces populations, préférant formuler un appel : “Si hier les autorités n’ont pas entendu, aujourd’hui les autorités viennent d’entendre qu’il y a des villages qui existent le long du fleuve”.

 

Cette formulation diplomatique cache mal la réalité : ces villages sont bel et bien abandonnés par un État qui concentre ses maigres ressources sur Bangui et quelques autres centres urbains.

 

La principale préoccupation de ces populations, selon le Cardinal, reste l’éducation : “Ils ont envie que leurs enfants, même si beaucoup n’ont pas été à l’école, puissent étudier et sortir de ces situations”.

 

Ce témoignage du Cardinal Dieudonné Nzapalaïnga sur les conditions de vie dans des villages situés à moins d’une heure de route de la capitale devrait provoquer une réaction des autorités. Absence d’eau potable, manque de médicaments, écoles sans enseignants, racket des militaires sur des jeunes qui tentent de s’en sortir,  la liste des dysfonctionnements est longue.

 

Ces villages du secteur fleuve appartiennent administrativement à l’archidiocèse de Bangui. Géographiquement, ils sont proches de la capitale. Mais dans les faits, ils vivent comme s’ils se trouvaient à l’autre bout du pays comme dans le Haut-Mbomou ou la Vakaga, coupés de tout, abandonnés à leur sort.

 

Le Cardinal Dieudonné Nzapalaïnga conclut son appel par ces mots : “Je voudrais bien qu’ils puissent vivre dignement”. Cette aspiration minimale – vivre dignement – semble hors de portée pour ces Centrafricains qui tirent leur eau du fleuve, achètent des médicaments de provenance douteuse à des vendeurs ambulants, et voient leurs enfants rackettés par des militaires censés les protéger.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Enlèvement de Koumba Ndiaye, sous-préfète de Bambouti : les miliciens azandés réclament la libération de Bakoyoko Célestin et Ngoéngué Elie

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Enlèvement de Koumba Ndiaye, sous-préfète de Bambouti : les miliciens azandés réclament la libération de Bakoyoko Célestin et Ngoéngué Elie d’abord

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-sous-prefete-de-bambouti-madame-koumba-ndiaye.webp” data-wpel-link=”internal”>Enlèvement de Koumba Ndiaye, sous-préfète de Bambouti : les miliciens azandés réclament la libération de Bakoyoko Célestin et Ngoéngué Elie d’abord
La sous-préfète de Bambouti, madame Koumba Ndiaye

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Bakoyoko Célestin et Ngoéngué Elie doivent être libérés sans condition, réclament les miliciens azandés qui détiennent la sous-préfète et son garde du corps depuis le 28 décembre 2025.

 

La milice azandé qui retient Koumba Ndiaye et son gendarme a formulé ses exigences auprès de la rédaction de CNC. Les ravisseurs ne demandent ni argent ni compensation quelconque. Leur unique requête porte sur le sort de deux de leurs commandants, Bakoyoko Célestin et Ngoéngué Elie, enlevés par des Mercenaires russes du groupe Wagner à Bangui en janvier 2025 et portés disparus depuis ce jour sans nouvelle.

 

Cette revendication intervient alors que les rumeurs les plus folles circulent sur l’état des otages. Interrogés par CNC, les miliciens ont d’ailleurs démenti avec vigueur les informations faisant état du décès du gendarme. « Ils mangent bien, ils dorment bien. Aucune torture, rien. Ils sont bien protégés », ont-ils assuré.

 

Les ravisseurs vont même plus loin dans leurs déclarations. Selon eux, leurs prisonniers bénéficient d’une nourriture abondante : poulet, cabri, bananes. « Ils mangent vraiment mieux que nous », ont-ils précisé, ajoutant que cette alimentation surpasse celle dont ils disposent eux-mêmes pour survivre dans la brousse.

 

Mais au-delà de ces assurances, c’est bien le dossier Bakoyoko-Ngoéngué qui empoisonne toute tentative de résolution. Les deux hommes figuraient parmi la centaine de jeunes Azandés formés par des instructeurs russes du groupe Wagner en avril 2024. Intégrés dans les rangs de l’armée nationale, ils avaient participé aux opérations de reconquête contre les rebelles de l’UPC dans le Haut-Mbomou et contre les rebelles de 3R dans l’Ouham-Pendé et l’Ouham.

 

Leur collaboration avec Wagner s’était pourtant rapidement dégradée. Des tensions avaient éclaté sur plusieurs théâtres d’opération, notamment dans la forêt de Bocaranga où un milicien azandé avait trouvé la mort lors d’une mission conjointe. À Bozoum également, sur un chantier minier, les relations s’étaient envenimées au point que les miliciens avaient abandonné les Russes pour se replier vers Bossangoa.

 

C’est dans ce contexte tendu que Bakoyoko Célestin et Ngoéngué Elie ont été appréhendés fin janvier 2025. Présents à Bangui pour des démarches administratives, ils avaient été attirés dans un guet-apens sous prétexte d’une réunion avec les chefs des Wagner. Transférés à la Section de Recherche et d’Investigation de la gendarmerie, ils y sont restés quelques jours avant de connaitre un nouveau sort.

 

Selon des informations crédibles obtenues par la rédaction du CNC, c’était au cours d’une opération nocturne que  des éléments russes se sont présentés à la SRI et ont enlevé Bakoyoko Célestin et Ngoéngué Elie  sous les yeux du commandant de la SRI. Ce dernier s’est contenté de consigner l’incident dans son registre sans pouvoir s’y opposer. Depuis cette nuit-là, aucune trace de Bakoyoko et Ngoéngué. Leurs familles ignorent s’ils sont encore en vie.

 

Cette disparition avait déjà provoqué la colère dans le Haut-Mbomou. Le député local Bessiguié avait publié un communiqué accusant le gouvernement de complicité avec Wagner. Des manifestations avaient éclaté à Obo, Mboki, Rafaï et Zémio. Dix autres miliciens azandés, arrêtés le même jour que Bakoyoko et Ngoéngué, croupissent toujours sous les barreaux.

 

Aujourd’hui, l’enlèvement de Koumba Ndiaye et de son garde du corps vient relancer ce dossier dormant. Les miliciens azandés affirment qu’ils ne libéreront pas leurs otages tant que leurs deux chefs ne seront pas retrouvés et rendus à leurs familles. Ils annoncent la publication prochaine d’un document officiel détaillant leurs revendications.

 

En attendant, ils promettent également de diffuser une vidéo montrant Koumba Ndiaye et son gendarme dans les jours à venir. Cette annonce vise à rassurer les proches des otages sur leur état de santé. Par ailleurs, plusieurs ressortissants centrafricains de l’ethnie zandée ont également été capturés sans motif apparent selon les miliciens, alimentant leur détermination à obtenir des réponses sur leurs compatriotes disparus​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Le clepto-mythomane Maxime Balalou, lors de sa conférence de presse, condamne les “gesticulations inutiles” du BRDC et les tentatives de perturbation des vaincus : “

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Le clepto-mythomane Maxime Balalou condamne les “gesticulations inutiles” du BRDC et les tentatives de perturbation des vaincus : “

 

Le clepto-mythomane Maxime Balalou condamne les “gesticulations inutiles” du BRDC et les tentatives de perturbation des vaincus : “
L’ex-détenu Maxime Balalou, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le porte-parole du gouvernement a repris son bâton de pèlerin lundi dernier pour sa première conférence de presse après trois mois d’absence. Maxime Balalou s’en prend violemment aux opposants et au BRDC, accusés de vouloir saboter le processus électoral en cours.

 

« Nous disons toujours que le compte de vaincu par la défaite cuisante ne cesse de chercher par tous les moyens à perturber le processus. C’est pour cette raison que nous disons non », a lancé Balalou d’entrée de jeu. Le clepto-mythomane ne mâche pas ses mots et accuse directement les perdants des Élections législatives  et présidentielle de multiplier les manœuvres pour entacher la crédibilité du scrutin.

 

Selon lui, le gouvernement « travaille sereinement et soutient ce processus qui doit aboutir à la proclamation définitive de tous les résultats ». Balalou affirme vouloir « condamner avec la plus grande fermeté les agissements des perdants des uns et des autres, ceux qui sont tombés de leur propre piège en cherchant dans un premier temps à discuter les scrutins et eux-mêmes sans revenu à la raison pour rentrer dans la République, à la fois en participant aux Élections et en critiquant les structures qui organisaient les Élections ».

 

Cette attaque frontale cache mal l’embarras du pouvoir face aux critiques qui s’accumulent sur la régularité du vote. Pour Balalou, cette « contradiction prouve insuffisance que ceux-là étaient mal préparés, ils n’ont pas pris la mesure de la réaction de la population ». Le porte-parole estime que « la population a posé des actes de souveraineté en choisissant ceux et celles qui vont conduire demain au destiné de notre pays ».

 

Le BRDC, principale formation d’opposition, n’échappe pas aux foudres du mythomane. « Nous voulons rappeler aussi à nos amis d’en face du BRDC qui continuent dans leur gesticulation inutile pour mettre en doute, accuser même la communauté internationale parce que tout simplement les résultats sont très défavorables à eux, à leurs amis », assène Balalou avec une assurance qui confine à l’arrogance.

 

Le ton se durcit encore lorsqu’il prévient : « Nous voulons ici clairement dire que le gouvernement ne se laissera pas faire et que nous allons continuer ce processus en soutenant toutes les institutions qui travaillent pour que ces Élections inclusives aillent jusqu’au bout ».

 

Le porte-parole brandit ensuite l’épouvantail de la stabilité nationale : « Nous tenons à rappeler que notre pays a besoin de paix, de cohésion et à cet effet nous n’accepterons pas le désordre et nous ne permettons pas à qui que ce soit de remettre en cause la légitimité populaire ».

 

Ces déclarations tombent alors que le Conseil constitutionnel n’a toujours pas validé les résultats du premier tour. L’Autorité des Élections a certes proclamé 140 élus, dont Maxime Balalou lui-même, mais l’opposition conteste la sincérité du scrutin. Les organisations internationales de surveillance électorale ont déjà émis plusieurs réserves sur le déroulement du vote, notamment concernant l’accès aux bureaux de vote et le décompte des bulletins dans certaines circonscriptions.

 

La violence verbale de Balalou contraste avec la fragilité juridique de sa propre situation. Son élection au premier tour reste suspendue à la décision des juges constitutionnels. Pourtant, le clepto-mythomane parle déjà en élu confirmé et menace quiconque oserait contester sa victoire annoncée. Cette posture agressive cache probablement une nervosité bien compréhensible chez un homme dont le passé judiciaire et les mensonges répétés ont déjà causé sa première éviction du gouvernement il y a quelques mois.

 

Par Alain Nzilo

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Place Marabéna : le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadéra découvre enfin son impopularité

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Place Marabéna : le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadéra découvre enfin son impopularité

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Le-President-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime.jpg” data-wpel-link=”internal”>Place Marabéna : le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadéra découvre enfin son impopularité
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Ce lundi 19 janvier 2026, le conseil constitutionnel a validé le hold-up électoral du dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadéra. Mais la manifestation organisée pour célébrer ce troisième mandat a viré au cauchemar : une place quasi vide et un président humilié.

 

La décision était attendue, prévisible même. Personne ne doutait que les résultats vont changer. Mais ce qui s’est passé après a pris tout le monde de court, y compris le principal intéressé, Baba Kongoboro.

 

Car les partisans du régime avaient tout planifié depuis plusieurs jours. Sur les réseaux sociaux, les griots et miliciens du pouvoir avaient annoncé une caravane gigantesque dans les rues de la capitale. Ils promettaient une marée humaine pour acclamer leur champion. Chaque participant devait toucher entre mille et deux mille francs pour gonfler les rangs.

 

Sauf que l’argent n’a pas suffi cette fois. À la place Marabéna, dans le cinquième arrondissement de Bangui,  où devait se tenir le grand rassemblement populaire, c’est le désert qui attendait Faustin-Archange Touadéra. On pouvait compter les présents au doigt. Même cette place, pourtant moins grande que le stade 20 000 places, paraissait immense tant elle était vide.

 

Le spectacle a viré à l’humiliation publique. Le dictateur Faustin-Archange Touadera est arrivé à l’heure convenue, certainement persuadé qu’une foule en délire l’accueillerait. Au lieu de ça, quelques dizaines de personnes tout au plus, un silence pesant, aucune effervescence. Pas de marmites frappées en cadence, pas de chants spontanés, rien qui ressemble de près ou de loin à une liesse populaire.

 

Touadéra n’a pas traîné sur place. Trois ou quatre minutes montre en main. Un bref discours bâclé devant ce public rachitique, puis il a regagné sa voiture. Même lui semblait comprendre qu’il valait mieux ne pas s’éterniser face à pareille débâcle. Son visage devait en dire long sur sa déconvenue.

 

Les quelques participants restés sur place ne savaient plus quoi faire. Ils ont fini par se diriger vers les kermesses installées aux alentours de la place Marabéna, où nourriture et boissons étaient servies. Après s’être restaurés aux frais du régime, ils ont pris place dans les camions pour tenter une caravane de la dernière chance. Mais le ridicule de la situation sautait aux yeux de tous.

 

Cette journée restera comme un aveu d’échec monumental. Un président qui prétend avoir raflé plus de 70% des suffrages devrait normalement déclencher un mouvement spontané dans les rues. Les gens devraient sortir d’eux-mêmes, sans qu’on ait besoin de les payer. Or là, même avec l’argent, personne ne s’est déplacé.

 

Les chiffres officiels parlent d’une victoire écrasante pour Touadéra. La réalité du terrain raconte une tout autre histoire. Les observateurs estiment qu’il ne dépasse probablement pas 15% d’adhésion réelle dans le pays. Le reste n’est que manipulation, bourrage d’urnes et falsification des résultats. Une fraude tellement énorme qu’elle finit par se voir.

 

Mais le dictateur Faustin-Archange Touadera vit dans une bulle dorée. Son entourage proche, ce petit clan vénal qui profite du système, lui raconte ce qu’il veut entendre. Ces conseillers lui servent des rapports mensongers sur sa popularité. Ils lui font croire que le peuple l’adore alors que ce même peuple le déteste de toutes ses forces.

 

La modification constitutionnelle d’août 2023 reste en travers de la gorge des Centrafricains. Touadéra a supprimé la limitation à deux mandats de cinq ans. Il a porté la durée à sept ans et s’est offert un troisième mandat. Une manipulation juridique qui lui permet de rester au pouvoir jusqu’en 2032 au minimum. Certains murmurent qu’il voulait carrément des mandats de dix ans, mais qu’on l’a convaincu d’y aller plus doucement.

 

La communauté internationale regarde ailleurs pendant ce temps. Les Nations unies et l’Union africaine cautionnent cette dérive autoritaire. Elles ne semblent pas mesurer l’ampleur du rejet populaire dont fait l’objet Faustin-Archange Touadéra. Ou alors elles s’en fichent royalement, pourvu que leurs intérêts soient préservés.

 

Le régime ne tient plus que par la force. La coercition, les milices, l’appui de puissances extérieures qui y trouvent leur compte. Certainement pas grâce à un quelconque soutien populaire. La journée du 19 janvier l’a démontré de façon spectaculaire.

 

Les Centrafricains qui ont suivi ces événements n’en reviennent toujours pas. Ils se demandent comment on peut organiser pareille pantomime en plein jour. Mieux valait rester discret que d’exposer ainsi sa faiblesse. Le régime pensait faire une démonstration de force, il a offert la preuve de son isolement total.

 

Touadéra s’installe donc pour sept nouvelles années, sourd au rejet qu’il vient de constater de ses propres yeux. Son cercle rapproché continuera de lui servir les mêmes mensonges. Lui continuera de faire semblant d’y croire, ou peut-être y croit-il vraiment. Pendant ce temps, la Centrafrique s’enfonce dans une impasse dont personne ne voit l’issue​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : le cri d’alarme des Azande dans un mémorandum aux Nations Unies

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le cri d’alarme des Azande dans un mémorandum aux Nations Unies

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/faca-azande.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le cri d’alarme des Azande dans un mémorandum aux Nations Unies
Le soldat de deuxième classe Gouengue Élie, arrêté par les mercenaires russes et porté disparu à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La communauté Azande du Haut-Mbomou interpelle New York via un mémorandum circonstancié. Sept griefs majeurs décrivent des décennies de délaissement étatique et d’exactions armées dans le Haut-Mbomou.

 

Le document adressé au Secrétaire Général des Nations Unies commence par un constat réel. Depuis l’accession de la République Centrafricaine à l’indépendance jusqu’à aujourd’hui, la préfecture du Haut-Mbomou demeure abandonnée par l’État. Cette situation figure comme le premier point du mémorandum qui détaille l’absence totale d’infrastructures fonctionnelles.

 

Aucune route praticable n’existe sur ce territoire. Les hôpitaux équipés restent inexistants tandis que les écoles manquent cruellement d’enseignants qualifiés. Les forces régulières de sécurité brillent par leur absence effective et l’autorité étatique devient quasi inexistante dans certaines localités, selon les termes précis du mémorandum.

 

Cet abandon volontaire a engendré des conséquences terribles pour la population civile. Le mémorandum précise que cette désertion administrative a exposé les habitants à toutes formes d’exactions et d’insécurités. Cette réalité amène naturellement le deuxième point du document qui recense les violences armées successives.

 

La multiplication des agressions constitue le grief numéro deux du mémorandum. Depuis 1981 jusqu’à ce jour, la communauté Azande a successivement subi les atrocités de plusieurs groupes armés. Les braconniers armés ont ouvert cette longue série de violences avant que la LRA de Joseph Kony ne prenne le relais.

 

Les groupes armés UPC ont ensuite pris leur tour dans cette succession macabre. Aujourd’hui, les mercenaires russes de la milice Wagner opèrent sur le territoire avec l’assistance directe ou indirecte de certaines unités des FACA. Le mémorandum souligne que ces opérations se déroulent sous le regard complice de la Minusca, censée protéger les populations civiles.

 

Cette chronologie des violences cache selon le mémorandum une intention plus sombre. L’État centrafricain aurait, de facto, laissé s’installer une politique visant à faire disparaître progressivement la communauté Azande du Haut-Mbomou. Les rédacteurs du document affirment que leurs terres ancestrales sont destinées à des groupes armés étrangers.

 

Les principaux bénéficiaires de ce transfert forcé seraient des Peuhls éleveurs lourdement armés. Le mémorandum établit un lien entre l’abandon administratif décrit au point un et les violences énumérées au point deux. Cette combinaison créerait les conditions d’un génocide planifié de la population Azande.

 

Les sept points annoncés dans le préambule du mémorandum visent à documenter méthodiquement cette accusation. Chaque grief s’appuie sur des faits vérifiables et des périodes clairement identifiées. La période 1981-2026 revient comme référence temporelle pour mesurer l’ampleur du phénomène dénoncé.

 

L’absence d’infrastructures routières empêche tout développement économique viable. Sans hôpitaux équipés, les malades meurent de pathologies banales. L’inexistence d’écoles condamne les jeunes générations à l’analphabétisme tandis que l’absence de forces de sécurité livre le territoire aux prédateurs armés.

 

Le mémorandum utilise une terminologie juridique précise en parlant de tentative manifeste de génocide et d’extermination. Ces qualifications apparaissent dès l’introduction du document adressé au Secrétaire Général. La population civile du Haut-Mbomou, majoritairement issue de la communauté Azande, revendique cette caractérisation pour décrire sa situation.

 

L’accumulation des faits sur plusieurs décennies renforce la thèse défendue par les rédacteurs. Depuis l’indépendance, aucun changement substantiel n’a amélioré les conditions de vie dans cette préfecture. Le mémorandum insiste sur le caractère continu et persistant de cet abandon qui ne peut résulter du hasard.

 

Les groupes armés se succèdent mais la vulnérabilité de la population demeure constante. Braconniers, LRA, UPC, les éléments de la milice russe Wagner : chaque vague apporte son lot de souffrances sans que l’État n’intervienne efficacement. Cette passivité étatique alimente selon le mémorandum la conviction d’une politique délibérée.

 

Les Peuhls éleveurs lourdement armés mentionnés dans le point deux incarnent cette substitution démographique redoutée. Leur installation progressive sur les terres ancestrales Azande s’accompagnerait de violences et d’intimidations. Le mémorandum suggère que cette dynamique bénéficie d’une tolérance voire d’un encouragement tacite des autorités.

 

La complicité de la MINUSCA ajoute une dimension internationale au dossier. Cette force censée protéger les civils observerait sans agir face aux exactions des miliciens du groupe Wagner et de certaines unités FACA. Le mémorandum questionne ainsi l’efficacité réelle des mécanismes onusiens de protection déployés en Centrafrique.

 

Les sept points du mémorandum construisent une argumentation progressive et cohérente. Chaque élément renforce le précédent pour bâtir un réquisitoire complet contre l’État centrafricain. Les Azande du Haut-Mbomou ne se contentent pas de dénoncer : ils documentent, datent et qualifient juridiquement les faits reprochés.

 

L’appel au Secrétaire Général des Nations Unies représente un recours ultime après des décennies d’ignorance. Les autorités centrafricaines n’ayant jamais répondu aux besoins basiques de cette population, celle-ci se tourne vers l’instance internationale suprême. Le mémorandum devient ainsi un cri de détresse formalisé et structuré selon les codes diplomatiques​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Obo : quatre suspects transférés à Bangui parmi les onze personnes arrêtées sur le site des déplacés, loin des combats de Bambouti

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Obo : quatre suspects transférés à Bangui parmi les onze personnes arrêtées sur le site des déplacés, loin des combats de Bambouti

 

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Image d’illustration de l’arrivée à Bangui d’un suspect arrêté par les Wagner en province

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Loin du théâtre des hostilités de Bambouti et de Zémio, Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou  connaît une vague d’arrestations. Onze détenus au total, quatre maintenant transférés vers la Section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui.

 

Les combats ont éclaté le dimanche 28 décembre 2025 à Bambouti, localité située à plus de cent kilomètres d’Obo à la frontière avec le Soudan du sud. Des miliciens autodéfense Azandé ont pris d’assaut la ville, capturant au passage la sous-préfète et son garde du corps gendarme.

 

Le 1er janvier 2026, les mercenaires du groupe Wagner, alliés protecteurs du régime, ont contre attaqué et récupèrent la ville entre les mains des miliciens Azandé. Pendant ce temps, à Zémio, dans la soirée du 1er janvier, un autre groupe des miliciens Azandé ont pris d’assaut un checkpoint de l’armée nationale, faisant un mort parmi les soldats FACA.

 

Dans la matinée du lundi 2 janvier, les même miliciens ont attaqué les positions des Mercenaires russes à Bambouti dans un affrontement violent, sans parvenir à récupérer la ville tombée aux mains des mercenaires russes.

 

Pourtant, c’est à Obo que les forces de l’ordre ont décidé de frapper. Cette ville paisible n’a connu aucun accrochage, aucune incursion armée, aucun trouble à l’ordre public. Les habitants vaquaient tranquillement à leurs occupations quotidiennes quand les gendarmes, policiers et soldats ont lancé leurs opérations.

 

Les premières arrestations ont visé le site des déplacés de Nguili Nguili où sept personnes ont été raflées sans ménagement. Ces cultivateurs vivaient là avec leurs familles, travaillant aux champs pour survivre. Aucun d’eux ne portait d’arme ni ne présentait le moindre signe de participation aux combats lointains de Bambouti.

 

Quelques jours plus tard, une deuxième vague d’interpellations a touché d’autres quartiers de la ville. Trois nouvelles personnes ont été embarquées, dont deux anciens combattants démobilisés et un civil. Ces ex-miliciens avaient pourtant suivi scrupuleusement le processus officiel de réinsertion imposé par l’État.

 

Une onzième arrestation est venue compléter cette rafle généralisée. Les familles des détenus se sont d’abord vu promettre une libération rapide. Les autorités leur ont laissé entendre que tout cela n’était qu’un malentendu passager qui se réglerait dans les heures suivantes.

 

Ces assurances rassurantes se sont évaporées brutalement quand l’annonce du transfert est tombée. Quatre des onze prisonniers ont été transférés samedi 17 janvier 2026 vers la Section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui. Leurs proches ignorent totalement les charges retenues contre eux et n’ont reçu aucune notification officielle.

 

Le commandant de compagnie de la gendarmerie d’Obo a tenu des propos pour le moins bouleversants dans cette affaire. Vingt-quatre heures après l’enlèvement de la sous-préfète et du gendarme à Bambouti, il a diffusé un message incendiaire sur WhatsApp. Dans ce texte, il menace les ravisseurs, exige la libération immédiate des otages, promet des représailles terribles.

 

Mais au lieu d’organiser une intervention à Bambouti pour libérer les captifs, ce commandant de compagnie a préféré lancer des arrestations massives à Obo. Il accuse les détenus d’avoir participé aux combats puis d’être revenus tranquillement chez eux comme si de rien n’était. Cette version des faits défie toute logique élémentaire.

 

Comment expliquer qu’un combattant puisse mener un assaut armé à plus de cent kilomètres de son domicile puis rentrer paisiblement le lendemain ?

 

Les deux anciens miliciens démobilisés se trouvent dans une situation particulièrement absurde. Ils avaient déposé leurs armes, suivi une formation dispensée par des mercenaires de la milice Wagner en 2024, puis été incorporés dans l’armée nationale. Après leur désarmement, ils vivaient dans leur quartier en attendant qu’une décision de l’état-major clarifie leur statut définitif.

 

Aujourd’hui, ces mêmes autorités qui les avaient désarmés les présentent comme des insurgés dangereux. On les accuse d’avoir attaqué Bambouti sans apporter le moindre commencement de preuve. Leur passé de combattants repentis ne leur offre aucune protection face à cet arbitraire déchaîné.

 

Les sept autres détenus croupissent toujours dans les geôles d’Obo sans savoir de quoi on les accuse.

 

Que va faire maintenant la justice une fois les quatre transférés arrivés à Bangui ? Comment les magistrats pourront-ils établir leur participation à des combats survenus à des dizaines de kilomètres de leur lieu de résidence ? La réponse semble évidente pour quiconque connaît le fonctionnement du système judiciaire centrafricain.

 

On va probablement inventer des témoignages, fabriquer des accusations, monter un dossier fictif pour justifier rétroactivement leur détention. Des déclarations seront extorquées, des aveux forcés obtenus, des preuves fabriquées de toutes pièces. La machine judiciaire se mettra en branle pour donner une apparence de légalité à ce qui n’est qu’un enlèvement d’État.

 

Pendant ce temps, à Bambouti, la sous-préfète et son garde du corps demeurent aux mains de leurs ravisseurs. L’énergie considérable déployée pour arrêter des innocents à Obo aurait pu servir à organiser leur libération. Mais il est manifestement plus facile de s’en prendre à des cultivateurs désarmés qu’à des miliciens retranchés dans la brousse.

 

Le commandant qui a lancé ces opérations continue de tenir des propos belliqueux sur les réseaux sociaux. Il fanfaronne, menace, promet monts et merveilles alors que les otages risquent leur vie à chaque instant. Au lieu de privilégier la négociation ou une intervention ciblée, il choisit la gesticulation et la répression aveugle.

 

Cette affaire concentre toutes les dérives d’un système où l’uniforme confère une impunité totale. Les forces de l’ordre agissent selon leur bon vouloir, arrêtent qui bon leur semble, inventent des accusations au gré de leurs humeurs. Les victimes n’ont aucun recours, aucune possibilité de faire valoir leurs droits face à cette machine arbitraire qui broie tout sur son passage​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Bangui : le syndicat des travailleurs dénonce la vague de crimes commis contre les conducteurs de moto-taxis

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Bangui : le syndicat des travailleurs dénonce la vague de crimes commis contre les conducteurs de moto-taxis

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Un-moto-taximan-a-Bangui-devant-un-vehicule-de-la-gendarmerie-et-pret-a-depasser-un-policier-au-controle.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bangui : le syndicat des travailleurs dénonce la vague de crimes commis contre les conducteurs de moto-taxis
Un moto taximan à Bangui devant un véhicule de la gendarmerie et prêt à dépasser un policier au contrôle

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Chaque nuit continue d’apporter son cortège de violences à Bangui. Les conducteurs de moto-taxis paient désormais un prix insoutenable à l’insécurité grandissante dans la capitale.

 

Dans un communiqué rendu public ce jeudi 16 janvier, l’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs de Centrafrique exprime “sa vive indignation et sa profonde inquiétude face à la recrudescence des braquages, agressions et assassinats” dont sont victimes les moto-taximen. Louis Marie Kogrengbo, à la tête de cette structure syndicale, n’a pas mâché ses mots.

 

D’ailleurs, la fréquence de ces attaques alarme particulièrement. Selon l’ODSTC, “presque quotidiennement, ces travailleurs courageux, acteurs incontournables du transport urbain et soutiens essentiels de milliers de familles centrafricaines, sont attaqués, dépouillés, blessés, voire tués, alors qu’ils exercent honnêtement leur activité”. La routine du crime s’installe progressivement dans la capitale.

 

Par ailleurs, le syndicat tient à repositionner le débat. Ces professionnels “ne sont pas des criminels, mais des travailleurs dignes, majoritairement jeunes, qui contribuent activement à la survie de l’économie nationale et à la stabilité sociale”, précise le texte. Leur apport à la vie économique centrafricaine reste indéniable.

 

En outre, les conséquences dépassent le cadre individuel des victimes. L’ODSTC avertit que “l’insécurité dont ils sont victimes fragilise la paix sociale, nourrit la peur et expose dangereusement la capitale à des tensions incontrôlées”. Le risque d’embrasement social grandit de jour en jour.

 

Toutefois, l’organisation syndicale déplore “l’inaction prolongée et l’absence de mesures dissuasives efficaces” des pouvoirs publics. Cette passivité a poussé l’ODSTC à formuler quatre revendications concrètes adressées directement aux autorités compétentes.

 

Premièrement, le syndicat exige “le déploiement immédiat, visible et permanent des forces de défense et de sécurité dans les zones à risque, notamment en période nocturne”. La présence policière devrait dissuader les agresseurs potentiels.

 

Deuxièmement, l’ODSTC réclame “l’identification, l’arrestation et le démantèlement sans complaisance des réseaux criminels responsables de ces actes barbares”. La fermeté judiciaire devient une nécessité absolue selon les représentants des travailleurs.

 

Troisièmement, l’organisation demande “la mise en place urgente de mécanismes spécifiques de protection des conducteurs de moto-taxis”. Des dispositifs adaptés à leur situation professionnelle particulière s’imposent désormais.

 

Enfin, le syndicat attend “des mesures concrètes et vérifiables permettant de restaurer la confiance des travailleurs et de la population”. Les promesses ne suffisent plus, seuls les actes comptent maintenant.

 

De surcroît, Louis Marie Kogrengbo hausse le ton dans son communiqué. “Le silence, l’inaction ou les demi-mesures ne sauraient être tolérés plus longtemps”, prévient-il avec fermeté. La patience syndicale a atteint ses limites face à cette hécatombe quotidienne.

 

Aussi, le secrétaire général exécutif rappelle un principe fondamental : “protéger les conducteurs de moto-taxis, c’est protéger l’économie nationale, la jeunesse et la paix sociale.” L’enjeu dépasse largement la seule sécurité d’une corporation professionnelle.

 

Du reste, la formule finale du communiqué résume toute l’exaspération accumulée. “Trop, c’est trop. L’ODSTC exige des actes, maintenant”, conclut le document officiel. Le syndicat attend désormais une réponse gouvernementale à la hauteur de la gravité de la situation qui gangrène quotidiennement les rues de la capitale centrafricaine et menace directement la survie économique de centaines de familles qui dépendent de cette activité de transport urbain devenue périlleuse.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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RCA : Héritier Doneng, chef de la milice Requin devenu ministre de Touadera, vise désormais l’opposant Anicet Georges Dologuélé

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RCA : Héritier Doneng, chef de la milice Requin devenu ministre de Touadera, vise désormais l’opposant Anicet Georges Dologuélé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Heritier-Doneng-le-chef-de-la-milice-de-Touadera-devenu-ministre-de-sports-devant-les-deputes-a-lassemblee-nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>RCA : Héritier Doneng, chef de la milice Requin devenu ministre de Touadera, vise désormais l’opposant Anicet Georges Dologuélé
Héritier Doneng, le chef de la milice de Touadera devenu ministre de sports, devant les députés à l’assemblée nationale le 13 novembre 2024.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

De la tête de la milice Requin au ministère de la Jeunesse et des sports, le sulfureux Héritier Doneng continue ses méthodes criminelles. Après l’assassinat de la Présidente de l’association des femmes juristes de Centrafrique, madame  Nadia Carine Fornel Poutou et de ses trois enfants en juin 2021 et des nombreux compatriotes centrafricains, Cette fois, Héritier Doneng vise l’ancien Premier ministre Anicet-Georges Dologuelé.

 

Le ministre criminel centrafricain de la Jeunesse et des Sports se retrouve au cœur d’une affaire qui agite la scène Politique du pays. Anicet Georges Dologuélé, Président du parti URCA, et figure de l’opposition et candidat spolié à la présidentielle, vient d’adresser une lettre cinglante au Premier ministre pour dénoncer les agissements de ce membre du gouvernement. Cette démarche intervient après la multiplication de communiqués menaçants signés par un obscur « Front Républicain ».

 

Le nom d’Héritier Doneng apparaît en bas de ces textes qui ciblent directement l’opposant avec une virulence inhabituelle. L’ancien Premier ministre y dénonce des accusations mensongères et des appels à la violence physique contre sa personne.

 

Dans sa missive, il rappelle une incompatibilité qu’il formule ainsi : « On ne peut pas être membre d’un Gouvernement et diriger sans complexe une milice, tenir publiquement des propos diffamatoires, haineux et appeler à la privation de liberté et au lynchage physique d’un candidat à l’élection présidentielle ».

 

Cette situation trouve ses racines dans le passé récent du ministre. Héritier Doneng dirigeait effectivement la milice Requin du régime, une formation paramilitaire créée en 2020  pour lutter contre l’opposition démocratique, et responsable de nombreuses morts dans le pays.

 

Sa nomination au gouvernement par le président Touadéra pour le remercier de ses soutiens criminels au régime n’a jamais effacé cette réalité connue de tous les Centrafricains. Le passage des armes aux ors de la République n’a manifestement pas modifié ses pratiques.

 

L’affaire prend également racine dans la contestation des résultats de l’élection présidentielle. Selon les chiffres avancés par la rédaction du CNC, Anicet-Georges Dologuelé a obtenu 49% des suffrages contre seulement 17% pour le président Faustin-Archange Touadéra. L’opposition crie à la fraude massive et dénonce un scrutin truqué qui a privé le pays d’une alternance démocratique.

 

Dologuélé interpelle maintenant le gouvernement sur sa responsabilité dans cette escalade. Il se demande ouvertement si l’exécutif cautionne ces dérapages en écrivant : « J’ose espérer que le Gouvernement centrafricain n’est pas l’ordonnateur de cette grave dérive ! » Cette interrogation laisse planer un doute sur l’implication directe du pouvoir dans les menaces proférées. Le candidat spolié réclame des sanctions immédiates et une mise au pas du ministre récalcitrant.

 

Les organisations internationales, dont l’ONU et l’Union européenne, sont taguées dans sa publication. Cette mention suggère un appel à la vigilance de la communauté internationale face à ce qu’il considère comme une dérive autoritaire. Les médias locaux et internationaux suivent de près cette confrontation qui risque d’envenimer davantage le climat politique centrafricain.

 

La MINUSCA et plusieurs acteurs diplomatiques sont désormais au courant de la situation. Le dossier circule dans les chancelleries et les organisations de défense des droits humains. Donning n’a pas encore réagi publiquement à ces accusations qui ternissent l’image d’un gouvernement déjà contesté​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Bangui : nouveau braquage d’un véhicule humanitaire

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Bangui : nouveau braquage d’un véhicule humanitaire

 

 

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Pour illustration, véhicules braqués par les rebelles de la CPC à Bakouma il y’a quelques années. CopyrightCNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la nuit de lundi à mardi 20 janvier 2026, vers 21 heures, des individus armés ont détourné un véhicule appartenant à une organisation non gouvernementale dans les rues de Bangui. Le 4×4 demeure introuvable à cette heure.

 

Cette attaque intervient quelques semaines après le vol spectaculaire de deux Land Cruiser du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, survenu dans la nuit du 16 décembre dernier. À l’époque, des malfaiteurs cagoulés et lourdement armés avaient emporté les deux pick-up d’une valeur de 80 millions de francs CFA chacun. Les voleurs avaient caché leur butin dans un motel du quartier Galabadja 4, dans le 8ème arrondissement, non loin de l’ancienne résidence de Mama Doyo, députée décédée il y a quelques années.

 

L’affaire avait connu un rebondissement inattendu lorsque les gérants du motel, alertés par le comportement excessivement aviné d’un client, avaient découvert des kalachnikovs et des machettes dans les véhicules stationnés. Leur signalement à l’Office central pour la répression du banditisme avait permis l’interpellation d’un caporal en service actif dans les forces armées centrafricaines, rattaché au bataillon du colonel Patassé. L’homme, retrouvé complètement ivre dans sa chambre, il a été embarqué.

 

Les agents de l’OCRB avaient saisi les armes et les deux pick-up, transférés dans leurs locaux du centre-ville. Des représentants du HCR s’étaient rendus sur place le mardi suivant pour constater officiellement le vol. Le caporal arrêté avait été placé en garde à vue, mais ses complices avaient réussi à prendre la fuite quelques heures avant l’intervention des forces de l’ordre.

 

Le caporal demeure actuellement en détention. Ses complices, également membres des forces armées selon les informations recueillies durant l’enquête, continuent manifestement leurs activités. Ce dernier braquage de la nuit du lundi à mardi en serait une nouvelle illustration. Les organisations humanitaires présentes à Bangui voient leurs véhicules ciblés de façon récurrente, les 4×4 tout-terrain représentant un butin particulièrement prisé.

 

Au-delà des véhicules, les motos et les personnes elles-mêmes sont devenues des cibles des criminels dans une ville où la sécurité semble s’être évaporée malgré les discours officiels.

 

Par Brahim Sallé

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Centrafrique : des jeunes d’autodéfense de Ngarba   capturent deux bandits tchadiens et réclament l’aide de l’armée

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des jeunes d’autodéfense de Ngarba   capturent deux bandits tchadiens et réclament l’aide de l’armée

 

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Image d’illustration de la milice autodéfense Anti-Balaka

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Jeudi dernier, dans la matinée, à Ngarba, dans la Bamingui-Bangoran, une cinquantaine des jeunes volontaires ont intercepté deux bandits armés venus du Tchad. Ces malfaiteurs franchissent régulièrement la frontière aux premières heures pour dévaliser les habitants, les conducteurs de motos-taxis, les pêcheurs et les vendeurs ambulants.

 

Les jeunes d’autodéfense ont saisi deux armes lors de l’arrestation  de ces voyous malfaiteurs : un fusil DKM et un lance-roquettes RPG. Ce groupe d’autodéfense s’est formé à Ngarba après que les autorités ont cessé depuis plusieurs années de s’occuper de la sécurité dans cette zone frontalière.

 

À Ngarba, les braquages se répètent presque quotidiennement. Les bandits installent des barrières improvisées sur les axes de passage et rançonnent tous ceux qui tentent de vaquer à leurs occupations. Les habitants vivent dans la peur constante de ces incursions qui les privent de leurs maigres revenus.

 

Face à cette situation, une cinquantaine des jeunes de Ngarba ont décidé de prendre les choses en main pour protéger leurs familles. Ils patrouillent désormais dans le secteur et surveillent les mouvements suspects aux abords du village.

 

Après la capture des deux hommes armés, les volontaires ont demandé au commandant des Forces armées centrafricaines stationné à Ndélé de leur envoyer des renforts. Ils espèrent obtenir un appui militaire pour mieux contrôler cette portion de territoire et empêcher de nouvelles incursions depuis le Tchad voisin. Les jeunes attendent toujours une réponse à leur demande d’assistance​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Barthelemy Kossi

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L’Économie des Plateformes de Paris Entre Pairs

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L’Économie des Plateformes de Paris Entre Pairs Comprendre le Modèle Peer-to-Peer

 

Les marchés financiers ont leur Bourse. Les paris sportifs ont maintenant leurs propres échanges. Cette transformation ne s’est pas faite du jour au lendemau, mais elle redistribue les cartes d’une industrie habituée à contrôler chaque aspect de la transaction. En 2026, les volumes d’échanges dépassent plusieurs milliards d’euros annuellement. Pourtant, la plupart des parieurs occasionnels ne savent même pas que ces plateformes existent.

Le principe semble contre-intuitif au premier abord. Pourquoi parier contre un autre parieur plutôt que contre une maison établie? La réponse tient dans les chiffres. Quand vous éliminez l’intermédiaire traditionnel, vous éliminez aussi sa marge. Les côtes deviennent plus justes, les opportunités plus nombreuses. Cela dit, les bookmakers traditionnels comme le site de pari tunisien continuent d’attirer massivement grâce à leur simplicité d’utilisation et leurs offres promotionnelles généreuses, prouvant que le modèle classique garde ses avantages pour de nombreux parieurs. C’est simple, mais ça change tout.

Les mécanismes fondamentaux des échanges de paris

Imaginez un marché boursier, mais pour les événements sportifs. Vous pouvez acheter ou vendre une position sur un résultat. Les utilisateurs proposent des cotes. D’autres les acceptent. Pas de bookmaker pour fixer les prix. Pas d’algorithme opaque pour ajuster les marges. Juste l’offre et la demande, dans leur forme la plus pure.

Les recherches récentes sur les mécanismes des marchés prédictifs révèlent quelque chose de fascinant. Ces marchés prédisent les résultats avec une précision troublante. Mieux que les bookmakers traditionnels. Mieux que les analystes sportifs. L’intelligence collective fonctionne.

La mécanique est élégante. Un utilisateur veut parier 100€ sur Manchester United à la cote de 2.50. Un autre pense que United va perdre et accepte de prendre l’autre côté. La transaction se fait instantanément. La plateforme se contente de faciliter l’échange et prend une petite commission sur le gagnant. Rien de plus.

Les éléments qui rendent ce système viable:

  • Des cotes déterminées par consensus plutôt que par calcul algorithmique
  • Une liquidité générée organiquement par les participants eux-mêmes
  • Des commissions transparentes appliquées uniquement aux gains nets
  • La liberté de parier pour ou contre n’importe quel résultat
  • Des ajustements de prix instantanés selon la demande réelle

Les données de 2026 montrent des marges de marché inférieures à 2%. Comparez ça aux 5-10% des bookmakers classiques. Sur le long terme, ces quelques points de pourcentage font une différence considérable.

Structures de commission et rentabilité des plateformes

Les plateformes d’échange ne gagnent pas d’argent quand vous perdez. Elles ne perdent pas d’argent quand vous gagnez. Leur revenu provient d’une commission fixe sur vos gains nets. C’est un modèle radicalement différent du bookmaker traditionnel qui prie pour que vous perdiez.

Les taux varient. Matchbook prélève 0,75% si vous proposez une cote, 1,5% si vous l’acceptez. Cette distinction n’est pas anodine — elle encourage les utilisateurs à alimenter le marché en liquidité. D’autres plateformes appliquent des taux fixes de 2%. Quelques-unes montent jusqu’à 5%, mais elles perdent du terrain face à la concurrence. Bien que les bookmakers traditionnels fonctionnent différemment, des plateformes comme connexion 1xbet compensent leurs marges intégrées par une profondeur de marché inégalée et des milliers d’événements disponibles quotidiennement, offrant aux parieurs un choix que peu d’échanges peuvent égaler.

Les recherches sur l’économie des plateformes d’échange montrent que ce modèle génère des marges opérationnelles supérieures à 40%. Pas mal pour une entreprise qui n’assume aucun risque lié aux résultats. Les coûts se limitent à la technologie, au marketing, et à la conformité réglementaire.

Prenons un exemple concret. Vous pariez sur trois matchs lors d’une soirée de Champions League. Vous gagnez 200€ sur deux paris, perdez 150€ sur le troisième. Votre profit net: 50€. La commission s’applique sur ces 50€, pas sur les 200€ gagnés. À 2%, vous payez 1€. Chez un bookmaker traditionnel, la marge était déjà intégrée dans chaque cote proposée — vous avez probablement laissé 10-15€ sur la table sans même le savoir.

La dynamique de liquidité et la formation des prix

La liquidité détermine tout. Sans elle, vous ne pouvez pas exécuter vos paris. Avec elle, le marché fonctionne comme une machine bien huilée. Les volumes sur les matchs de Premier League dépassent régulièrement 1 million d’euros. Sur des événements mineurs? Parfois quelques milliers seulement.

Cette disparité crée des opportunités. Les marchés à faible liquidité présentent des inefficiences que les traders avisés peuvent exploiter. Mais ils comportent aussi des risques — votre mise peut rester non appariée pendant des heures. C’est le compromis.

Les teneurs de marché professionnels maintiennent le système en vie. Ces acteurs utilisent des algorithmes sophistiqués pour proposer continuellement des cotes sur des centaines d’événements. Ils gagnent de l’argent sur le volume, pas sur la marge. Les statistiques indiquent que 60-70% de la liquidité totale provient de ces professionnels.

La formation des prix fascine les économistes. Chaque transaction déplace légèrement les cotes disponibles. Le marché s’auto-corrige en permanence. Si trop de gens parient sur une équipe, les cotes s’ajustent automatiquement. Pas besoin de trader humain pour gérer le risque. Le système le fait lui-même.

Les analyses montrent que ces marchés prédisent les résultats avec 8% plus de précision que les bookmakers traditionnels. Ce n’est pas magique. C’est simplement l’intelligence collective en action. Des milliers de personnes, chacune avec ses propres informations et analyses, créant collectivement un prix qui reflète la véritable probabilité.

 

 

Enquête exclusive : dans les rouages de la mafia politico-judiciaire. Chronique de l’affaire Ibrahim Traoré

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Enquête exclusive : dans les rouages de la mafia politico-judiciaire. Chronique de l’affaire Ibrahim Traoré

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ibrahim-traore.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'entrepreneur malien Ibrahim Traoré incarcéré à la prison de Ngaragba depuis près de 5 ans malgré que le Président du tribunal de Bossangoa vole ses 40 sac de ciments
L’entrepreneur malien Ibrahim Traoré incarcéré à la prison de Ngaragba depuis près de 5 ans malgré que le Président du tribunal de Bossangoa vole ses 40 sac de ciments

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une enquête exclusive de la rédaction du CNC sur un système de corruption institutionnalisé qui transforme la justice en instrument de spoliation

 

Depuis plus de quatre ans, Ibrahim Traoré, entrepreneur malien établi en République centrafricaine, traverse un véritable calvaire judiciaire. Son histoire, qui débute par un simple litige commercial, dévoile progressivement les contours d’un système mafieux où magistrats corrompus, faux dignitaires et officiers militaires s’associent dans un seul objectif : s’enrichir aux dépens des citoyens.

 

Cette affaire, qui s’étend de Bossangoa à Bangui en passant par Bambari et Boda, montre de manière saisissante comment certaines institutions centrafricaines ont été détournées de leur mission première pour devenir des instruments de prédation économique et de répression politique.

 

Le cauchemar d’Ibrahim Traoré commence le 17 mai 2020 dans la préfecture de l’Ouham. Ce jour-là, Thierry Ouedemona, alors président du Tribunal de Grande Instance de Bossangoa,  aujourd’hui promu à des fonctions supérieures au Tribunal de Bimbo – commet un acte qui va déclencher une longue série d’abus.

 

Le Président du tribunal de Bossangoa avait sollicité auprès de l’entrepreneur malien une autorisation pour retirer seulement dix sacs de ciment de son stock. Une demande administrative banale qui se transforme rapidement en vol crapuleux pur et simple. Sans aucune justification légale, le magistrat s’approprie illégalement de quarante sacs de ciment, soit quatre fois la quantité initialement demandée.

 

Face à cette spoliation manifeste, Ibrahim Traoré saisit immédiatement les autorités compétentes. Le cabinet du ministre de la Justice, alerté de ces pratiques irrégulières, ordonne formellement la restitution des biens détournés. Pourtant, cet ordre ministériel reste totalement ignoré par Thierry Ouedemona, qui fait preuve d’un mépris caractérisé envers sa hiérarchie.

 

La situation prend une tournure criminelle le 29 mai 2020, soit douze jours après le détournement initial. Les complices d’Ouedemona, membres de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), procèdent à l’arrestation d’Ibrahim Traoré dans la ville d’Alindao. Cette arrestation, dépourvue de tout fondement légal, ouvre une période de détention arbitraire qui durera trois mois complets.

 

Durant cette période, l’entrepreneur malien subit des traitements inhumains et dégradants. Les conditions de sa détention s’apparentent à de véritables tortures physiques et psychologiques. Ses ravisseurs exigent le paiement d’une rançon de 3,5 millions de francs CFA pour sa libération, transformant ainsi une procédure judiciaire en vulgaire racket.

 

Pendant que Ibrahim Traoré croupit en détention, ses biens subissent un pillage méthodique. Son dépôt commercial de Bossangoa est entièrement vidé par les complices du magistrat véreux. Lorsqu’il retrouve finalement la liberté et tente de protester contre ces spoliations, le magistrat Thierry Ouedemona lui oppose une menace explicite d’emprisonnement.

 

Cette menace n’est pas vaine. Le magistrat corrompu met rapidement ses menaces à exécution en organisant une procédure judiciaire totalement frauduleuse. Des accusations fallacieuses sont montées de toutes pièces, conduisant à une condamnation expéditive prononcée sans respect des droits de la défense. Le résultat de cette parodie judiciaire est dramatique : Ibrahim Traoré perd non seulement sa liberté mais également l’ensemble de ses biens professionnels et personnels. Le système judiciaire, censé protéger les citoyens et leurs droits, devient l’instrument de leur spoliation.

 

Le 19 mai 2021, alors qu’Ibrahim Traoré tente encore de récupérer ses biens spoliés, deux individus font leur apparition dans cette sombre affaire. Armel Balegbaya et Fred Yagbanga se présentent avec une audace remarquable comme étant des membres de la famille du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Cette prétendue proximité avec le chef de l’État leur sert immédiatement d’instrument d’extorsion. Ils exigent d’Ibrahim Traoré la somme considérable de 4,2 millions de francs CFA, prétextant l’organisation d’une audience présidentielle qui permettrait à l’entrepreneur de présenter directement son cas au président de la République.

 

L’appétit des deux escrocs ne se limite pas à cette première somme. Quelques semaines après avoir encaissé les 4,2 millions de francs CFA, ils reviennent à la charge avec de nouvelles exigences. Cette fois, ils réclament un complément de cinq millions de francs CFA, toujours sous le même prétexte fallacieux.

 

Au total, ces faux dignitaires parviennent à soutirer 9,2 millions de francs CFA à leur victime, soit une somme représentant plusieurs années de revenus pour un entrepreneur moyen en République centrafricaine. Cette escroquerie d’envergure montre clairement l’existence d’un véritable marché noir de l’influence présidentielle, où des individus sans scrupules exploitent la détresse des citoyens en se réclamant faussement du pouvoir suprême.

 

Lorsqu’Ibrahim Traoré réalise qu’il a été dupé et tente d’engager des poursuites judiciaires contre ses escroqueurs, il découvre l’étendue de leur protection. Le 3 novembre 2021, c’est lui qui est arrêté, avec la complicité active de Thierry Ouedemona, le magistrat véreux de Bossangoa.

 

Cette arrestation représente un tournant dramatique dans l’affaire. L’entrepreneur malien est d’abord incarcéré pendant deux mois et dix-neuf jours dans les locaux de la Section de Recherches et d’Investigations (SRI), avant d’être transféré à la maison centrale de Ngaragba, la principale prison de Bangui.

 

Le chef d’accusation retenu contre lui révèle le cynisme absolu du système : Ibrahim Traoré est accusé d’avoir détourné quinze millions de francs CFA appartenant au président de la République. Une inversion totale de la réalité où les véritables escrocs deviennent intouchables tandis que leur victime se retrouve derrière les barreaux.

 

L’incarcération d’Ibrahim Traoré à Ngaragba ne termine pas son calvaire, bien au contraire. La prison, qui devrait normalement le protéger des prédateurs extérieurs, devient le lieu d’une nouvelle phase du racket organisé.

 

Armel Balegbaya et Fred Yagbanga, les faux parents du président, n’hésitent pas à se rendre régulièrement dans l’enceinte carcérale. Ils sont accompagnés d’un complice supplémentaire : un faux huissier de justice qui apporte une caution d’officialité à leurs manœuvres frauduleuses.

 

L’objectif de ces visites répétées est clairement établi : contraindre Ibrahim Traoré à signer un document par lequel il s’engagerait à renoncer définitivement à toute poursuite judiciaire contre ses bourreaux. Cette signature, obtenue sous la contrainte, permettrait aux escrocs de se protéger définitivement de toute action en justice.

 

Parallèlement à ces pressions psychologiques, la spoliation des biens d’Ibrahim Traoré se poursuit méthodiquement. Sa voiture personnelle est vendue sans son consentement, les revenus de cette vente disparaissant naturellement dans les poches de ses persécuteurs.

 

Plus grave encore, l’intégralité de ses stocks commerciaux, évalués à plus de 82 millions de francs CFA, fait l’objet d’un pillage organisé. Cette somme représente le fruit de plusieurs années de travail et d’investissement de l’entrepreneur malien en République centrafricaine. La maison centrale de Ngaragba, censée incarner l’autorité de l’État et la justice punitive, se transforme ainsi en plaque tournante d’un trafic sordide où les biens des détenus servent à enrichir un réseau de criminels bénéficiant de protections politiques et judiciaires.

 

Le 28 juillet 2021, l’affaire Ibrahim Traoré connaît un nouveau développement préoccupant qui implique cette fois les forces armées centrafricaines. L’entrepreneur malien se rendant à Boda quand il reçoit une convocation pour se rendre à la gendarmerie, ville stratégique de la préfecture de la Lobaye.

 

Cette convocation présente plusieurs irrégularités majeures. Tout d’abord, elle émane d’un simple appel téléphonique du premier substitut du procureur de Bangui, un certain Dama, sans qu’aucun mandat écrit ne soit établi. Cette procédure informelle constitue une violation des règles de droit qui exigent des actes écrits pour toute convocation judiciaire.

 

À son arrivée à Boda, Ibrahim Traoré est immédiatement placé en détention pendant trois jours consécutifs. Cette privation de liberté, dépourvue de tout fondement légal, s’inscrit dans la continuité des pratiques arbitraires dont il est victime depuis le début de cette affaire. La détention se déroule dans des conditions précaires, l’entrepreneur étant maintenu dans l’ignorance des motifs réels de sa convocation et de la durée prévisible de sa détention.

 

Le troisième jour de sa détention, Ibrahim Traoré est confronté au lieutenant-colonel Kondro, chef du détachement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) stationné à Boda. Cette rencontre dévoile une dimension nouvelle et particulièrement inquiétante de l’affaire.

 

L’officier supérieur, abusant de son autorité militaire et de sa position de force, pose un ultimatum d’une brutalité inouïe à l’entrepreneur désarmé. Les termes de cet ultimatum sont d’une clarté glaçante : Ibrahim Traoré doit verser immédiatement la somme de cinq millions de francs CFA, faute de quoi il risque la mort.

 

Cette menace directe sur la vie d’un citoyen, proférée par un officier de l’armée nationale, constitue un crime d’une gravité extrême. Elle montre comment certains membres des forces armées ont perverti leur mission de protection des citoyens pour participer à des activités criminelles.

 

Face à cette situation d’extrême danger, l’intervention de l’avocat d’Ibrahim Traoré permet d’éviter le pire. Grâce aux pressions exercées par le conseil légal, l’entrepreneur est finalement transféré à Bangui, échappant ainsi aux menaces directes du lieutenant-colonel Kondro. Cette affaire démontre de manière éclatante que le système de prédation mis en place fonctionne à tous les niveaux de l’État centrafricain. Après les magistrats corrompus et les faux dignitaires, ce sont désormais les forces armées qui participent activement au racket organisé.

 

L’affaire Ibrahim Traoré ne peut pas être réduite à une simple succession d’escroqueries individuelles. Elle dévoile l’existence d’un véritable système mafieux qui a gangrené plusieurs institutions centrales de l’État centrafricain.

 

Ce système présente toutes les caractéristiques d’une organisation criminelle structurée : division du travail entre les différents acteurs, protection mutuelle des membres du réseau, recyclement des profits illicites, et surtout, utilisation de l’appareil d’État à des fins privées.

 

Au cœur de ce système, les magistrats corrompus jouent un rôle central. Ils détournent leur fonction première de garants de la justice pour devenir des instruments d’oppression et de spoliation. Le cas de Thierry Ouedemona montre parfaitement cette perversion : non content de voler les biens des justiciables, il utilise son pouvoir judiciaire pour protéger ses complices et persécuter ses victimes.

 

Cette corruption du système judiciaire est particulièrement grave car elle prive les citoyens de tout recours légal. Quand la justice elle-même devient criminelle, où peuvent se tourner les victimes ?

 

Les faux proches du président Touadéra représentent une catégorie particulièrement pernicieuse de ce système mafieux. En se réclamant faussement de liens familiaux avec le chef de l’État, ils exploitent la vénération traditionnelle que portent les citoyens à l’institution présidentielle.

 

Cette usurpation d’identité institutionnelle leur permet d’extorquer des sommes considérables à leurs victimes, tout en bénéficiant d’une impunité quasi-totale. Leur protection semble provenir de leur capacité à compromettre d’autres personnalités en cas de poursuites.

 

L’implication de membres des Forces Armées Centrafricaines dans ce système de prédation constitue peut-être l’aspect le plus préoccupant de cette affaire. L’armée, censée protéger les citoyens et défendre l’intégrité territoriale, devient un instrument de terreur au service d’intérêts privés.

 

Le cas du lieutenant-colonel Kondro montre cette dérive : un officier supérieur qui menace directement de mort un citoyen pour obtenir de l’argent. Cette militarisation du crime organisé transforme la République centrafricaine en État-voyou où la force prime sur le droit.

 

Aujourd’hui, Ibrahim Traoré croupit toujours dans les geôles de la maison centrale de Ngaragba, après près de cinq années d’une détention qui s’apparente de plus en plus à un emprisonnement politique. Son seul crime véritable : avoir osé dénoncer les abus d’un magistrat corrompu et avoir refusé de céder face à un réseau d’escrocs protégés par leur proximité supposée avec le pouvoir.

 

Cette durée d’incarcération, disproportionnée par rapport aux faits qui lui sont reprochés, révèle la dimension politique de cette affaire. Ibrahim Traoré est devenu un exemple destiné à dissuader d’autres citoyens de s’opposer au système de prédation mis en place.

 

Depuis son incarcération, Ibrahim Traoré n’a jamais bénéficié d’un procès équitable respectant les standards internationaux de justice. Les accusations portées contre lui reposent sur des témoignages manifestement montés de toutes pièces par ses persécuteurs.

 

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Bangui : les truands du pouvoir ont fêté leur hold-up électoral avant l’heure

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Bangui : les truands du pouvoir ont fêté leur hold-up électoral avant l’heure

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bangui : les truands du pouvoir ont fêté leur hold-up électoral avant l’heure
Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les sbires de Touadéra n’ont même pas attendu le verdict officiel. Leur programme de festivités circulait déjà sur les réseaux sociaux, prouvant que tout était ficelé d’avance.

 

Cette impudence exceptionnelle dans l’histoire du pays montre à quel point les voyous du régime se moquent des apparences démocratiques. Dès le lundi 19 janvier à 8 heures du matin, les militants du MCU et leurs complices avaient convergé vers leurs points de rassemblement. Animations musicales, banderoles et sono étaient déjà installées pendant que le monde entier attendait soi-disant le verdict du Conseil constitutionnel.

 

À 10 heures, le clepto-voleur Évariste Ngamana et ses camarades faisaient leur entrée comme dans un spectacle répété mille fois. Trente minutes après, les représentants des commissions prenaient place au QG. Chaque détail du programme publié sur internet correspondait exactement au déroulement réel des événements. Aucun régime mafieux n’avait jamais affiché son truquage avec une telle arrogance.

 

La proclamation était programmée pour 11 heures précises, confiée à l’oncle maternel direct du dictateur Faustin-Archange Touadera, Jean-Pierre Waboué. Le dictateur criminel Faustin Archange Touadéra allait être déclaré vainqueur par son propre parent qui préside le Conseil constitutionnel. Ce divertissement familial ne choquait personne parmi les voyous du pouvoir qui avaient déjà commandé leurs bières et leurs t-shirts de victoire.

 

Le Grand Frère Uni arrivait à midi pour le bain de foule prévu de longue date. Point de presse, rafraîchissements, tout se déroulait selon le script diffusé avant même que les juges constitutionnels ne rendent leur arrêt bidon. À 12h45, la caravane s’ébranlait à travers Bangui, suivant l’itinéraire publié plusieurs jours auparavant sur les réseaux sociaux.

 

Cette procession de la honte traversait le rond-point Marabena, l’avenue Kou Nkoukou, Kpis Fatima, Pétévo et le CIOT. Les miliciens paradaient comme après un braquage réussi. Les mercenaires de Wagner assuraient la sécurité du convoi pendant que les Centrafricains observaient ce cirque avec dégoût.

 

À 17 heures, suspension des manifestations selon le planning établi. L’adresse à la Nation était calée pour 20 heures, comme si tout cela relevait d’un programme télévisé dont on connaît le scénario. Le lendemain mardi 20 janvier, une conférence de presse au QG mettait fin aux célébrations dès 9h30, toujours conformément au document qui circulait depuis des jours.

 

Bertrand Arthur Piri, directeur national de campagne numéro 2, supervisait l’événement final. Chargé des stratégies et opérations électorales, président de la Commission mobilisation, cet homme orchestrait la validation publique d’une fraude que personne ne cachait plus. Les communiqués des chancelleries occidentales tomberaient quelques heures après, hypocrites et prévisibles.

 

Ce qui venait de se passer à Bangui n’avait jamais été observé sur la planète. Un régime dévoilait son propre scénario de fraude avant même de l’exécuter, comptant sur l’indifférence internationale et les baïonnettes russes. Le bourrage des urnes, la falsification des procès-verbaux, la transformation des bureaux de vote en décors de cinéma, tout avait été planifié avec la bénédiction des mercenaires de Poutine.

 

Les observateurs des groupes Wagner devenus inspecteurs de vote avaient supervisé le trucage massif du 28 décembre. Maintenant, leurs protégés célébraient ouvertement ce qui ressemblait moins à une élection qu’à un hold-up en plein jour. Les chiffres annoncés par le Conseil constitutionnel ne correspondaient à aucune réalité terrain, juste aux besoins de légitimation d’un pouvoir installé par la force étrangère.

 

Dans les quartiers de Bangui, les habitants regardaient passer les convois de la honte. Certains filmaient discrètement avec leurs téléphones, d’autres détournaient simplement le regard. Les fonctionnaires qui attendaient leurs salaires depuis des mois voyaient défiler les pick-up chargés de militants payés pour hurler des slogans de victoire.

 

Les réseaux sociaux centrafricains débordaient de captures d’écran du programme diffusé avant l’heure. Les internautes comparaient les horaires prévus avec les images des festivités réelles. Chaque minute correspondait, chaque étape se déroulait comme prévu. La preuve du complot s’étalait sous les yeux de millions de témoins numériques impuissants.

 

L’Union africaine préparait déjà son communiqué embarrassé qui appellerait au dialogue inclusif. Les organisations internationales réviseraient leurs fiches projet pour justifier la poursuite de l’aide budgétaire. Quelques députés européens tweeteraient leur indignation avant de passer au dossier suivant. Pendant ce temps, les miliciens du régime comptaient leurs billets et rangeaient leurs sono.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Azoumi

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Depuis leur retour à Obo,  les mercenaires Russes prennent possession de l’ancienne base américaine et chassent les soldats FAKA

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Depuis leur retour à Obo,  les Mercenaires russes prennent possession de l’ancienne base américaine et chassent les soldats FAKA

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Le-pillage-des-pieces-des-vehicules-de-larmee-nationale-dans-la-base-des-FACA-a-Obo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Depuis leur retour à Obo, les mercenaires Russes prennent possession de l’ancienne base américaine et chassent les soldats FAKA
Le-pillage-des-pieces-des-vehicules-de-larmee-nationale-dans-la-base-des-FACA-a-Obo – Obo : Les soldats FACA commencent à piller Leur Propre Base

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis leur retour à Obo il y a quelques jours, après avoir été appelés en renfort par le préfet du Haut-Mbomou, les mercenaires russes du Groupe Wagner ont immédiatement récupéré l’ancienne base américaine en chassant les soldats FAKA qui l’occupaient depuis plusieurs années.

 

Cette base avait été construite par les forces américaines déployées dans le Haut-Mbomou pour traquer Joseph Kony et les rebelles ougandais de la LRA. Après plusieurs années de présence dans le Haut-Mbomou, les Américains ont quitté le territoire centrafricain en abandonnant leurs installations militaires sur place. Ils ont laissé derrière eux des bâtiments, des véhicules et de nombreux containers fermés remplis d’équipements.

 

À leur départ, les soldats de forces armées centrafricaines avaient pris possession des lieux et récupéré quelques véhicules, mais les containers étaient restés scellés et intacts. Personne n’avait touché à ces réserves américaines pendant tout le temps où les militaires centrafricains occupaient la base. Cette situation a changé avec l’arrivée des mercenaires russes il y’a quelques semaines qui ont rapidement expulsé les FAKA pour s’installer à leur place.

 

Une fois maîtres des lieux, les Wagner ont entrepris d’ouvrir tous les containers abandonnés par les Américains un par un. Ils ont brisé les cadenas et vidé le contenu de chaque container sans qu’aucun témoin ne puisse vérifier la nature exacte du matériel récupéré. Certains habitants parlent de groupes électrogènes, d’autres évoquent des armes, mais aucune confirmation n’a pu être obtenue.

 

Depuis lors, les hélicoptères russes du groupe Wagner enchaînent les rotations au-dessus d’Obo pour transporter le butin vers une destination inconnue. Ce ballet aérien incessant intrigue les habitants qui observent impuissants le pillage méthodique de l’ancienne infrastructure américaine. Les mercenaires ont même parcouru les ateliers de soudure mardi dernier pour acheter des pousse-pousse, laissant penser qu’ils cherchent des moyens supplémentaires pour déplacer les équipements restants.

 

Au-delà de cette récupération de matériel, la présence des Wagner à Obo créé une inquiétude palpable dans la ville. Les habitants connaissent leur réputation, du moment où  leur seule autorité découle de leurs armes et de la protection que leur accorde le Dictateur centrafricain Baba Kongoboro qui les a fait venir dans le pays.

 

Cette ambiance pesante a des répercussions immédiates sur la vie quotidienne, notamment sur la scolarité des enfants. Les écoles d’Obo sont quasiment vides depuis l’installation des mercenaires russes dans l’ancienne base américaine. Les prêtres catholiques ont beau encourager les parents à envoyer leurs enfants en classe après les vacances de janvier, ces derniers hésitent à franchir le pas.

 

Seuls quelques lycéens ont timidement repris le chemin de l’établissement secondaire durant la semaine du 12 janvier. Les élèves du primaire, eux, restent confinés chez eux car leurs parents redoutent qu’un incident n’éclate à tout moment avec les mercenaires russes. Le temps nécessaire pour aller récupérer les enfants à l’école en cas de coup de feu constitue également une source d’angoisse pour les parents.

 

Par Cédric Nzapa

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Pendant que la ville de Bambouti et de Zemio sont sous la menace des miliciens d’autodéfense, à Obo, le commandant de compagnie de la gendarmerie, loin du théâtre d’affrontement, se permet d’arrêter illégalement des civils qu’il accuse d’être des miliciens Azandé

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Pendant que la ville de Bambouti et de Zemio sont sous la menace des miliciens d’autodéfense, à Obo, le commandant de compagnie de la gendarmerie, loin du théâtre d’affrontement, se permet d’arrêter illégalement des civils qu’il accuse d’être des miliciens Azandé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/milicien-azande-forme-par-les-Wagner.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pendant que la ville de Bambouti et de Zemio sont sous la menace des miliciens d’autodéfense, à Obo, le commandant de compagnie de la gendarmerie, loin du théâtre d’affrontement, se permet d’arrêter illégalement des civils qu’il accuse d’être des miliciens Azandé
Un milicien Azandé Ani Kpi Gbé incorporé dans l’armée nationale centrafricaine ici salué par un Chef militaire de Wagner lors de leur présentation sous les drapeaux à Obo.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Au moins 10 civils sont arrêtés et détenus illégalement à Obo depuis plus d’une semaine par la gendarmerie. Le commandant de compagnie évite les zones d’affrontement de Bambouti et Zemio pour s’acharner sur des innocents.

 

Le 28 décembre 2025, vers 4 heures du matin, les miliciens d’autodéfense Azandé ont pris d’assaut la ville de Bambouti, dans la préfecture du Haut-Mbomou. Lors de cette attaque, les miliciens azandés ont enlevé un gendarme ainsi que la sous-préfète lors de l’affrontement avec les forces de l’ordre. Plus de deux semaines plus tard, ces otages demeurent toujours introuvables, quelque part entre les mains de leurs ravisseurs.

 

Pendant ce temps, le commandant de compagnie de la gendarmerie installé confortablement à Obo, loin de la zone de guerre,  multiplie les déclarations incendiaires et pathétique sur les réseaux sociaux depuis son bureau. Sur un groupe WhatsApp, cet officier a promis de “finir avec leur race”. Il affirme connaître les miliciens azandés un par un et exige la libération immédiate de se gendarme capturé.

 

Plutôt que de mobiliser ses troupes pour une opération de secours à Bambouti, ce commandant de compagnie peureux préfère lancer une vague d’arrestations contre la population civile sur des sites des déplacés à Obo. D’abord, il commence sur le camp des déplacés de Nguili-Nguili, où sept civils innocents ont d’abord été embarqués il y a près de dix jours. Ces hommes demeurent enfermés dans des conditions effroyables malgré les promesses de leur libération.

 

Comme si ça ne lui suffisait pas, il a mobilisé de nouveau une dizaine des éléments de forces de l’ordre pour aller mettre la main sur 3 personnes, dont un jeune qui n’a rien à voir dans cette situation, et 2 ex-miliciens Azandé ayant déposé leur arme et formés par les Wagner, puis intégrés dans l’armée nationale.

 

Ces deux militaires sont chez eux quand les gendarmes sont arrivés et les embarquent pour rien. Le commandant de compagnie les ont accusé d’avoir participé aux attaques de Bambouti le 28 décembre 2025, puis le 2 janvier 2026.

 

Ces deux ex-miliciens Azandé, il faut le rappeler, l’état-major leur a retiré leur armes mais sans jamais les radier officiellement du rang de l’armée nationale. Donc ce sont des soldats FACA. Ils vivent normalement à Obo et circulent librement en ville. Les forces de sécurité les ont néanmoins embarqués malgré leur incorporation dans les rangs nationaux, les accusant d’avoir participé aux combats de Bambouti.

 

En effet, ces 10 personnes illégalement arrêtés et détenus à la gendarmerie, sont écroués dans des conditions difficiles. Le respect de droit de l’homme n’existe pas pour eux. Ils ne quittent jamais leurs cellules. Ils urinent et font de kaka dans des récipients qui restent à côté d’eux en permanence. Les repas leur parviennent dans cet environnement saturé des saletés où l’atmosphère devient irrespirable pour un humain.

 

À Obo, les familles des 10 détenus ne comprennent rien également. Elles réclament la libération de leurs proches emprisonnés sans motif. Le commandant de compagnie formule des menaces d’anéantissement collectif sur les réseaux sociaux pendant que ses hommes disparaissent dans la brousse​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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À Sam-Ouandja, les soldats FACA  deviennent des trafiquants de drogue

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À Sam-Ouandja, les soldats FACA  deviennent des trafiquants de drogue

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/trois-soldats-faca-sur-une-moto-en-province.jpg” data-wpel-link=”internal”>À Sam-Ouandja, les soldats FACA deviennent des trafiquants de drogue
Trois soldats FACA sur une moto en province

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la localité de Sam-Ouandja, le trafic de substances illicites s’est transformé en commerce ouvert pour certains membres des forces armées centrafricaines. Cette activité, menée sans discrétion aucune, échappe à toute sanction pendant que les citoyens ordinaires subissent une répression sévère pour des faits similaires.

 

La situation à Sam-Ouandja déroute par son caractère public. Les soldats de l’armée centrafricaine ont trouvé dans le négoce de drogues et d’alcools frelatés une manne financière qu’ils exploitent sans retenue. Chaque arrivée d’hélicoptère ou d’avion ainsi que des camions  dans cette zone apporte son lot de marchandises prohibées.

 

Les colis qui débarquent des appareils de Wagner ou des camions en provenance de la capitale contiennent invariablement des sachets d’alcool frelaté et du Tramadol. Ces petits sachets d’alcool frelaté vendus entre 100 et 200 francs CFA, normalement sont interdits par un arrêté ministériel, circulent pourtant librement dans le pays. Le groupe Wagner fabrique légalement ces alcools dans ses installations et trouve parmi les militaires centrafricains ses meilleurs distributeurs.

 

Le Tramadol et ses dérivés synthétiques remplissent ces envois réguliers. Les militaires récupèrent leurs colis et organisent la revente au vu et au su de tous. Personne ne se cache, aucune précaution n’est prise. La vente s’effectue en plein jour, dans les rues, dans le marché, sans que quiconque n’intervienne.

 

Cette impunité contraste avec le sort réservé aux civils. Si un habitant achète ces mêmes produits pour les revendre à petite échelle, les autorités le poursuivent avec rigueur. La gendarmerie l’arrête, les amendes tombent, les sanctions pleuvent, tandis que les militaires qui approvisionnent tout le marché de Sam-Ouandja ne craignent rien.

 

Sam-Ouandja est devenue une zone où le droit ne s’applique plus de manière égale. Les grossistes en uniforme prospèrent tandis que les petits revendeurs civils paient le prix fort. Les forces qui devraient protéger la population se sont reconverties dans un commerce qui détruit le tissu social. Les arrivages continuent, les ventes se multiplient, et l’activité se poursuit sans obstacle. Les habitants observent ce renversement des rôles où ceux qui portent les armes de l’État alimentent un trafic qui ronge leur propre communauté​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio….

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Après le coup d’état électoral du 28 décembre 2025, l’autorité nationale des élections est dans la tourmente et tente de se justifier avec des messages pathétiques via les opérateurs

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Après le coup d’état électoral du 28 décembre 2025, l’autorité nationale des Élections est dans la tourmente et tente de se justifier avec des messages pathétiques via les opérateurs

 

Après le coup d’état électoral du 28 décembre 2025, l’autorité nationale des élections est dans la tourmente et tente de se justifier avec des messages pathétiques via les opérateurs
La vice – présidente de l’autorité nationale des Élections en Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les téléphones des citoyens centrafricains croulent sous les SMS de l’autorité nationale des Élections  depuis le scrutin frauduleux du 28 décembre 2025. L’institution électorale préfère inonder les citoyens de messages rassurants plutôt que d’expliquer les nombreuses fraudes filmées et publiées sur les réseaux sociaux.

 

L’Autorité nationale des Élections est l’institution chargée d’organiser les scrutins en République centrafricaine. Mais les Élections groupées, pour ne pas dire un fiasco généralisé du 28 décembre a connu des bourrages massifs des urnes, filmées dans plusieurs bureaux et diffusées sur les réseaux. Ces vidéos circulent encore et montrent des irrégularités que personne ne peut nier.

 

Face à cette situation, l’ANE a choisi une réponse inattendue. Depuis le scrutin, les citoyens reçoivent quotidiennement des SMS identiques via l’opérateur Orange, Télécel et Moov. Certains en comptent jusqu’à vingt par jour, tous porteurs du même discours apaisant.

 

Les messages alternent entre le sango et le français. La version en langue nationale affirme que “la Centrafrique est unie” et que “les résultats sont connus”. Le texte francophone insiste sur le respect du verdict, les recours légaux et la nécessité de préserver la paix dans le pays.

Ce choix communicationnel dépasse largement les attributions d’une autorité électorale. L’ANE doit compter les bulletins, vérifier leur authenticité et publier des chiffres vérifiables. Les appels au calme et à l’unité appartiennent au vocabulaire gouvernemental, pas à celui d’un organisme technique chargé de garantir la sincérité du vote.

 

En bombardant les téléphones de ces appels répétitifs, l’institution adopte un rôle qui n’est pas le sien. Aucun de ces messages n’apporte d’éclaircissement sur les anomalies constatées. Aucun ne fournit de données précises, aucun ne répond aux questions soulevées par les vidéos de fraudes.

 

Le timing de cette campagne mérite attention. Les résultats ont été proclamés malgré les preuves visuelles de manipulations. Au lieu de publier des procès-verbaux détaillés ou d’expliquer ce qui s’est réellement passé dans les bureaux filmés, l’ANE préfère saturer l’espace téléphonique avec un discours uniforme.

 

L’utilisation d’un opérateur mobile pour cette opération intrigue. Une autorité électorale dispose normalement de communiqués officiels, de conférences de presse, de rapports circonstanciés. Passer par des SMS en masse relève d’une autre démarche, plus proche de la propagande que de la transparence administrative.

 

Les citoyens se retrouvent destinataires forcés d’une communication qu’ils n’ont jamais sollicitée. Les captures d’écran montrent des envois espacés de quelques heures seulement, une répétition qui confine au harcèlement téléphonique. Cette méthode ne leur apprend rien sur le déroulement réel du scrutin ni sur les irrégularités constatées.

 

L’énergie et les moyens mobilisés pour cette diffusion massive interpellent. L’ANE aurait pu consacrer ces ressources à rendre le processus électoral transparent, à expliquer les incohérences ou à publier des données vérifiables bureau par bureau. Elle a préféré investir dans une opération de communication téléphonique répétitive qui évite soigneusement d’aborder le fond du problème​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : un soldat FACA pris en flagrant délit de vol de téléphone au marché de Ouanda-Djallé

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un Soldat FACA pris en flagrant délit de vol de téléphone au marché de Ouanda-Djallé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/des-soldats-FACA-en-patrouille-a-pieds-au-quartier-derriere-laeroport-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : un soldat FACA pris en flagrant délit de vol de téléphone au marché de Ouanda-Djallé
des soldats FACA en patrouille à pieds au quartier derrière l’aéroport de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les habitants de Ouanda-Djallé demandent impérativement au général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major des armées centrafricaines, pour qu’il vienne chercher ses hommes. Les soldats déployés dans cette localité agissent désormais comme des véritables bandits de grand chemin.

 

Le samedi 17 janvier 2026, en plein jour au marché central, un militaire des Forces armées centrafricaines s’est fait prendre en train de dérober un téléphone mobile. L’appareil était encore neuf, emballé dans son carton d’origine, exposé sur l’étal d’un commerçant.

 

Pour comprendre les faits, il faut remonter au début. Dans la matinée du samedi 17 janvier, au plein marché, un soldat FACA est arrivée. Cet homme faisait semblant de venir acheter des marchandises. Or, son calcul est ailleurs.

 

Le soldat s’est approché discrètement du stand commercial, regardant comme un gros serpent venimeux  qui vise sa proie.

 

Alors que le vendeur était en train de s’occuper d’autres clients, les badauds présents ont remarqué les manœuvres suspecte du soldat qui est en train de guetter sa proie. Chacun observait discrètement, se demandant ce que l’homme en uniforme cherchait exactement. Personne n’osait intervenir ouvertement.

 

Profitant d’un moment d’inattention du marchand, le militaire a tendu la main tout doucement, saisi le téléphone dans son emballage et l’a glissé dans sa poche. Il est resté quelques instants sur place, affichant un calme trompeur, avant de s’éloigner lentement, croyant que personne le regardait.

 

Le commerçant, qui avait remarqué le geste du soldat, l’a suivi doucement et lui a demandé discrètement de régler son achat avant de partir. Le soldat a répondu au commerçant qu’il n’a rien acheté. Il disait qu’il attend en vain avant de partir. Le commerçant lui dit mais le téléphone qu’il a pris et déposé dans la poche. Le soldat nie. Il a complètement nié avoir pris quoi que ce soit. Une discussion s’est engagée, le vendeur insistant, l’homme en treillis refusant d’admettre les faits. Il a tenté de rejoindre rapidement ses collègues militaires stationnés non loin.

Le marchand n’a pas lâché prise et a continué à réclamer son bien. D’autres soldats, témoins de l’altercation, sont intervenus. Certains ont proposé de fouiller leur camarade pour régler le différend. Leur intention semblait double : si rien n’était trouvé, le commerçant aurait payé cher son accusation.

 

Mais la fouille a tourné court. Le téléphone était bel et bien dans la poche de l’uniforme. Les militaires l’ont sorti et rendu au vendeur sans un mot. Le voleur est reparti penaud, humilié devant tout le monde.

 

Cette affaire n’est qu’un aperçu du comportement quotidien de certains éléments des forces armées centrafricaines dans les villes de provinces. Les vols se répètent, la discipline semble absente, et l’impunité règne. Les soldats savent qu’aucune punition ne viendra sanctionner leurs actes. L’armée nationale donne l’impression de fonctionner comme une bande organisée plutôt qu’une institution de défense.

 

Pour la quasi-totalité des habitants de Ouanda-Djallé, le chef d’État-major, le général Zéphirin Mamadou doit venir à Ouanda-Djallé ramassé ces voleurs et repartir avec eux à Bangui. Vivre avec les rebelles est 10 fois mieux que de vivre avec ces clepto-mythomane  et voleurs.

 

Par Moïse Banafio

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Les centrafricains vivant aux États-Unis manifestent devant le Pentagone pour faire appel à Trump pour une intervention façon Maduro

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Les centrafricains des États-Unis manifestent devant le Pentagone pour faire appel à Trump pour une intervention façon Maduro

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/devant-la-maison-blanche-aux-etats-unis-le-17-janvier-2026-manifestation-des-centrafricains-contre-la-mascarade-electorale-du-28-decembre-2025.webp” data-wpel-link=”internal”>Les centrafricains des États-Unis manifestent devant le Pentagone pour faire appel à Trump pour une intervention façon Maduro
Devant la maison blanche aux États-Unis le 17 Janvier 2026, manifestation des centrafricains contre la mascarade electorale du 28 Décembre 2025

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 17 janvier dernier, une centaine des Centrafricains a manifesté aux abords du Pentagone pour alerter Washington sur la dérive autocratique de leur pays. Leur message au président américain : reproduire face à Faustin-Archange Touadéra la stratégie employée contre le dirigeant vénézuélien.

 

Ces manifestants venus de plusieurs coins des États-Unis dénoncent la parodie électorale du 28 décembre 2025 à Bangui qu’ils considèrent comme un véritable coup d’État-électoral. Selon eux, le Conseil constitutionnel s’apprête à valider frauduleusement le 19 janvier dans la capitale la victoire du dictateur sortant.

Cette mobilisation vise à briser le silence qui entoure la situation centrafricaine sur la scène internationale. Les participants réclament que Donald Trump refuse toute légitimité au pouvoir actuel, exactement comme Washington l’a fait avec Nicolás Maduro. Mais surtout le capturer vivant pour le ramener ici en prison aux États-Unis.

 

Leur grief majeur concerne également la présence russe dans leur nation d’origine. Les éléments du groupe Wagner y mènent des opérations controversées depuis des années sans que Bangui ne bronche.

 

Les centrafricains rassemblés devant le Pentagone estiment que leur pays subit une occupation déguisée. Ils reprochent à Touadéra de fermer les yeux sur les agissements de ces mercenaires pendant que la population endure les conséquences.

 

Leur appel au nouveau président américain s’articule autour d’une demande précise : “maduroïser” le dossier centrafricain. Capturer Baba Kongoboro comme le Président Vénézuélien. Concrètement, ils souhaitent que Washington reconnaisse une alternative au régime en place.

 

Cette stratégie fait référence à la position américaine sur le Venezuela où l’opposition a reçu un soutien officiel. Les manifestants espèrent obtenir un traitement similaire pour sortir leur pays de l’impasse actuelle.

 

La marche du 17 janvier témoigne d’une volonté de placer enfin Bangui sous les radars diplomatiques américains. Ces Centrafricain installés en Amérique comptent multiplier les actions pour maintenir la pression sur l’administration Trump et forcer une réaction concrète de Washington dans les semaines à venir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Création de la Caisse nationale d’assurance maladie : Touadera, comment peut-on créer une assurance maladie sans d’abord évaluer l’état du système de santé ?

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Création de la Caisse nationale d’assurance maladie : Touadera, comment peut-on créer une assurance maladie sans d’abord évaluer l’état du système de santé ?

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Dr.-Pierre-Somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population.jpg” data-wpel-link=”internal”>Cinq mois sans salaire : 350 agents contractuels de santé du Fonds mondial menacent de cesser le travail dans les prochains jours
Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Conseil des ministres du 2 octobre 2025 a validé la note relative à la mise en place de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM). Présentée comme une étape vers la couverture sanitaire universelle, cette réforme ne couvre pourtant, dans sa première phase, qu’une minorité privilégiée : les fonctionnaires et salariés du secteur formel. Le reste de la population, soit plus de 98% des Centrafricains, devra attendre une hypothétique seconde phase. Autrement dit, la couverture dite “universelle” commencera par tout sauf l’universel.

 

La ministre du Travail, parlant au nom de son homologue de la Santé, a rappelé que la mortalité et la morbidité restent élevées dans le pays, avec la persistance des maladies transmissibles et la montée des pathologies chroniques. L’accès aux soins demeure hors de portée pour la majorité, faute de programmes publics solides.

 

Mais plutôt que de répondre à cette urgence, le gouvernement se félicite d’un plan limité à ceux qui touchent un salaire régulier. Les travailleurs du secteur informel, les agriculteurs, les vendeuses de marché, les déplacés et les sans-emplois n’entrent dans aucun des calculs financiers présentés. Ces Centrafricains qui représentent plus de 80% de la population et qui ont le plus besoin d’une assurance maladie sont exclus dès le départ.

 

Entre 2016 et 2024, le ministère du Travail affirme avoir réalisé plusieurs études de faisabilité. Les chiffres avancés sont précis : 40 463 cotisants, plus de deux millions d’ayants droit estimés, un taux de croissance annuel de 2%, des recettes projetées sur cinq ans à plus de 48 milliards de francs CFA pour 38 milliards de dépenses.

 

Ces prévisions, rigoureuses sur le papier, ne s’appuient sur aucune évaluation réelle de l’offre de soins existante. Le Conseil reconnaît lui-même que ni la demande globale ni la capacité des hôpitaux n’ont été étudiées. Il n’existe pas non plus d’analyse des écarts entre besoins et services disponibles. Autrement dit, le gouvernement veut assurer la population sans même savoir si le système de santé peut soigner.

 

Comment peut-on créer une assurance maladie sans d’abord évaluer l’état du système de santé ? Comment peut-on promettre des soins quand on ne sait même pas si les hôpitaux ont les moyens de les fournir ? Cette approche met la charrue avant les bœufs et condamne la CNAM à l’échec avant même son lancement.

 

Les orientations fixées pour 2025 prévoient un déploiement en deux étapes : d’abord les salariés, ensuite les “vulnérables”. Mais l’histoire des politiques publiques en Centrafrique a déjà montré que la seconde étape ne vient jamais. Les écoles publiques, les routes, les projets agricoles et les réformes sociales suivent la même logique : on commence par les privilégiés, et on oublie les autres. Rien n’indique que la CNAM fera exception.

 

Cette stratégie en deux phases est une escroquerie. Le gouvernement sait parfaitement que la deuxième phase, celle qui devrait couvrir les plus pauvres, ne verra jamais le jour. Mais en annonçant cette phase hypothétique, il peut prétendre œuvrer pour la “couverture universelle” tout en ne couvrant qu’une minorité.

 

Les fonctionnaires et les salariés du secteur formel qui bénéficieront de cette première phase ont déjà accès à des soins. Ils ont des revenus réguliers qui leur permettent de payer les consultations et les médicaments. Ce ne sont pas eux qui meurent faute d’accès aux soins.

 

Ceux qui meurent, ce sont les paysans dans les villages, les vendeuses de marché qui n’ont pas d’épargne, les déplacés dans les camps, les chômeurs qui n’ont aucun revenu. Ces Centrafricains vulnérables qui ont désespérément besoin d’une assurance maladie resteront exclus pendant des années, peut-être pour toujours.

 

Le plan prévoit un comité de pilotage, un fonds de financement, une série d’études à “actualiser” et un suivi de la mise en œuvre. En réalité, ces comités et fonds ne font qu’ajouter des structures administratives supplémentaires, souvent dirigées par les mêmes responsables qui bloquent depuis des années toute réforme efficace du système de santé.

 

Ces structures bureaucratiques vont absorber une partie importante des ressources destinées à la santé. Les membres des comités toucheront des indemnités, les consultants seront payés pour leurs études, les administrateurs du fonds recevront leurs salaires. Au final, moins d’argent ira aux soins et plus d’argent alimentera la machine administrative.

 

La CNAM risque donc de devenir un nouveau guichet à financement, où circuleront davantage de primes et d’indemnités que de soins réels. Ce sera une structure de plus qui enrichit quelques privilégiés sans améliorer l’accès aux soins pour la majorité.

 

Le Conseil des ministres a validé la note sans débat de fond sur le financement à long terme ni sur la qualité des soins. Les chiffres présentés ne disent rien des hôpitaux en ruine, des centres de santé sans médicaments ni personnel, ni de la fuite des cadres médicaux.

 

Cette validation rapide sans débat sérieux montre que la CNAM est plus un projet Politique qu’une réforme sanitaire. Le gouvernement veut pouvoir annoncer aux bailleurs de fonds et à la communauté internationale qu’il a créé une assurance maladie nationale. Peu importe que cette assurance n’assure presque personne et que le système de santé reste en ruine.

 

La “couverture sanitaire universelle” restera donc un slogan destiné à rassurer les bailleurs de fonds, pendant que les Centrafricains continueront de payer leurs soins de leur poche ou de mourir faute d’argent. Le gouvernement promet la santé pour tous, mais commence par soigner ceux qui en ont le moins besoin.

 

Cette CNAM est emblématique de la gouvernance Touadéra : des annonces ronflantes, des structures bureaucratiques coûteuses, et aucun impact réel sur la vie des Centrafricains les plus vulnérables. On crée une assurance maladie qui exclut les malades, on parle de couverture universelle en ne couvrant qu’une minorité, on promet l’accès aux soins sans vérifier que les hôpitaux peuvent soigner.

 

Pendant que le gouvernement dépense 10 milliards par mois pour Wagner, il crée une assurance maladie qui ne couvrira que 20% de la population. Pendant que les Mercenaires russes protègent le pouvoir, les Centrafricains continuent de mourir faute d’accès aux soins. Les priorités du régime sont claires : sa survie d’abord, la santé de la population ensuite, si jamais.

 

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