Budget 2026 : où sont partis les 5000 milliards du PND? Le gouvernement présente déjà le budget 2026 au conseil des ministres, mais celui – ci tourne autour de 300 milliards de francs CFA. Alors, que se passe-t-il ?
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le projet de loi de finances 2026 présenté au dernier Conseil des ministres affiche une anomalie grave. Le gouvernement invoque le Programme national de développement 2024-2028, dont le coût complet s’établit à environ 7000 milliards de francs CFA sur cinq ans. Mais l’enveloppe budgétaire adoptée pour 2026 atteint à peine 367,34 milliards de francs CFA. Sur ce montant, 160,57 milliards proviennent de sources extérieures. Le différentiel entre les engagements du PND et la capacité budgétaire réelle dépasse 6600 milliards. Cette disproportion pose une question élémentaire de soutenabilité macroéconomique.
L’État prétend avoir calibré le budget 2026 sur les « cinq axes stratégiques » du PND. Aucune ventilation sectorielle n’accompagne cette affirmation. Aucun schéma de financement pluriannuel n’est proposé. Les ressources domestiques stagnent à des niveaux insuffisants, alors que le PND suppose des injections massives dans l’énergie, les infrastructures de transport, la gouvernance institutionnelle, les secteurs sociaux et la diversification productive. Le document budgétaire ne contient pas un seul instrument de mobilisation fiscale, ni une seule réforme structurelle capable de combler le fossé entre les moyens disponibles et les objectifs annoncés. On assiste à une déconnexion complète entre la planification stratégique et la programmation budgétaire.
La table ronde de Rabat sur le financement du PND avait généré des annonces d’engagements théoriques de l’ordre de 5000 milliards de francs CFA sur quatre ans. Ces promesses prenaient la forme d’appuis budgétaires, de subventions, de financements concessionnels et de projets sectoriels. Le budget 2026 ne fournit aucune actualisation de ces engagements. Aucun calendrier de décaissement n’est publié. Aucune convention signée n’est référencée. Les agrégats budgétaires présentés indiquent que l’État continue d’opérer dans un cadre financier annuel étroit, fortement conditionné par l’extérieur, et dépourvu de corrélation tangible avec le schéma de développement affiché.
Les prévisions de recettes demeurent modestes. Les dépenses totales s’élèvent à 395,26 milliards, un niveau manifestement inadéquat pour enclencher une transformation structurelle. Le solde budgétaire accuse un déficit de 27,42 milliards, soit environ –1,2 % du PIB. Le gouvernement justifie cette compression des dépenses par la nécessité de respecter le plafond de déficit convenu dans le cadre de la cinquième revue du Fonds élargi de crédit. L’arbitrage budgétaire obéit donc à la discipline imposée par le FMI, non à la logique d’un programme de développement chiffré en milliers de milliards. Cette subordination interroge la hiérarchie des priorités de l’État.
Le discours officiel attribue le redressement du PIB à l’amélioration de l’accès à l’électricité, à la disponibilité des produits pétroliers et au déploiement de la 4G. Ces variables, bien que pertinentes, ne constituent pas des réponses aux défis structurels identifiés dans le PND. Le document stratégique place au premier plan les infrastructures lourdes, la réforme du corridor économique, la productivité agricole, l’industrialisation, la gouvernance fiscale, l’eau et l’énergie. Aucun de ces secteurs ne bénéficie d’une allocation budgétaire visible dans le projet de loi de finances 2026. L’écart entre les narratifs macroéconomiques et les investissements sectoriels effectifs ampute le budget de toute cohérence programmatique.
L’absence de statistiques nationales sur la croissance compromet la fiabilité des projections budgétaires. Le gouvernement évoque une reprise « progressive » du PIB, sans publier de taux de croissance 2025 ni de prévision quantifiée pour 2026. Le budget passe sous silence la dynamique des recettes minières, l’ampleur des pertes liées à la contrebande, l’évolution de la masse salariale, le stock de dette publique et les arriérés intérieurs. Ces paramètres déterminent pourtant la marge de manœuvre budgétaire réelle et la capacité de l’État à mobiliser des ressources endogènes. L’opacité statistique empêche toute évaluation rigoureuse de la soutenabilité fiscale.
La moitié de l’enveloppe budgétaire étant d’origine extérieure, l’exécution dépendra de la célérité des décaissements internationaux. Le document ne comporte aucune analyse des risques de financement, aucun état des engagements fermes, aucune mention des retards potentiels. Or, le PND suppose un flux continu de ressources sur plusieurs exercices. L’absence de dispositif de sécurisation financière expose le budget à des chocs de liquidité prévisibles.
Le projet de loi de finances 2026 se présente comme l’expression budgétaire de la stratégie nationale de développement. Les chiffres racontent une histoire différente. Le cadre financier annuel reste extrêmement contraint. Les ambitions du PND, évaluées en milliers de milliards, ne trouvent aucune traduction dans les allocations budgétaires. Les engagements internationaux annoncés à Rabat ne sont intégrés dans aucun cadre de dépenses à moyen terme vérifiable. La dépendance extérieure conditionne l’ensemble des choix budgétaires et limite structurellement la capacité de l’État à piloter son propre développement. Ce budget n’est pas un outil de transformation économique. C’est un exercice comptable de conformité aux conditionnalités externes.
Par Alain Nzilo….
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
