La folie du pouvoir : quand Touadéra reçoit au palais ses propres ministres déguisés en opposition, le clepto-mythomane Balalou parle d’un geste historique »
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le 9 février 2026, Maxime Balalou a annoncé un « acte politique fort » : Touadéra a reçu les « candidats malheureux » de la présidentielle. Selon lui, c’est un « geste historique » prouvant « l’esprit républicain » et « la volonté de consolider l’unité nationale ».
La réalité ? Touadéra a simplement reçu ses propres ministres et proches qu’il avait lui-même envoyés aux élections pour créer l’illusion d’une compétition démocratique.
Les “candidats malheureux” : tous des ministres de Touadéra
Serge Ghislain Djori: ex-ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Touadera . Caution payée par Touadéra.
Aristide-Briand Reboas : ex-ministre de la Jeunesse et des Sports de Touadera. Caution payée par Touadéra.
Henri-Marie Dondra : ancien Premier ministre (2021-2022), ministre des Finances pendant 4 ans. L’un des fondateurs du parti au pouvoir, le MCU.
Symphorien Kparekouti : Président d’un très minuscule parti, et chef de la coalition des partis satellites du régime dénommée UFDO : organisation fantoche créée et financée par Touadéra. Caution payée par Touadéra.
Voilà la vérité : Touadéra a payé les cautions de ses propres ministres pour créer l’illusion de compétition, puis les a reçus pour faire croire à un “dialogue”.
La vraie opposition ? Celle que Touadéra refuse de recevoir
Avant les élections, la vraie opposition (BRDC) exigeait :
- Un dialogue direct avec Touadéra sur la nouvelle constitution 1. La refonte de l’Autorité Nationale des Élections 1. Des garanties minimales de sécurité
Touadéra a refusé.
La constitution ? Le projet déjà invalidé dès le départ par la Cour constitutionnelle en 2022. Touadéra a limogé la présidente de la Cour d’alors, madame Danielle Darlan, et nomme son oncle, Jean-Pierre Waboué avant d’organiser un référendum bidon (95,3% de “oui”).
Face au refus de dialogue, l’opposition a boycotté. Seul Dologuélé a participé. Résultat : Touadéra “réélu” avec 76,15% par un coup d’État constitutionnel.
Et maintenant Balalou ose parler de “geste historique” parce que Touadéra reçoit ses propres ministres ?
Le scénario était écrit d’avance
- L’opposition exige un dialogue → Touadéra refuse 1. L’opposition boycotte → Touadéra envoie ses ministres se présenter 1. Touadéra “gagne” avec 76% → Les faux candidats reconnaissent sa victoire avant la proclamation 1. Touadéra les reçoit → Balalou crie au « geste historique »
C’est du théâtre de boulevard.
“Ils soutiennent les efforts” : évidemment, ce sont ses ministres !
Balalou déclare : « Les anciens candidats ont salué la démarche du Président et ont exprimé leur volonté de soutenir les efforts de reconstruction. »
Évidemment ! Ce sont ses ministres ! Djorie était son porte-parole. Reboas son ministre. Dondra son Premier ministre. Tous ont reconnu sa victoire avant la proclamation officielle.
C’est le retour à la normale : les ministres retrouvent leur patron après avoir joué leur rôle des comédiens.
“L’heure n’est plus à la division” : la vraie opposition est en prison
Balalou ose déclarer : « L’heure n’est plus à la division, l’heure est au rassemblement. Maintenant que tout est fini, qu’est-ce qu’on doit faire ? On continue à s’opposer ? »
Pendant que Balalou parle de “rassemblement”, voici la réalité :
– Docteur Dominique Désiré ERENON, Président de la MDSP, leader de l’opposition, emprisonné à la prison de Ngaragba.
– Les partis d’opposition interdits de tenir des rassemblements
– Les manifestations pacifiques interdites et réprimées
– Les journalistes arrêtés pour avoir critiqué le régime
– La presse muselée par une nouvelle loi liberticide
Voilà le vrai “rassemblement” de Touadéra : emprisonner la vraie opposition et recevoir ses ministres en prétendant dialoguer.
Personne n’est dupe de cette parodie
Maxime Balalou peut qualifier cette mise en scène de « geste historique » et d’« acte fort ». Il peut parler de « maturité démocratique » et d’« unité nationale ».
Nous savons tous que c’est du théâtre.
Touadéra n’a pas reçu l’opposition. Il a reçu ses propres ministres qu’il avait envoyés jouer aux candidats pour donner l’illusion d’élections compétitives.
La vraie opposition — celle qui exigeait un vrai dialogue, une vraie constitution, de vraies garanties — cette opposition-là est boycottée, ignorée, emprisonnée.
Ce n’est pas un “geste historique”. C’est une insulte à l’intelligence des Centrafricains.
Monsieur Balalou, vous pouvez continuer votre propagande. Mais sachez que personne n’est dupe. Absolument personne.
Par Alain Nzilo
CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC




![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)