Bangui : débandade générale à Gobongo, les Wagner fouillent porte par porte
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/a-gobongo-ce-vendredi-20-fevrier-2020-les-mercenaires-russes-de-la-milice-wagner-arrivent-et-font-operation-porte-par-porte-pour-les-pieces-d-identite-photo-cnc.webp” data-wpel-link=”internal”>À Gobongo ce vendredi 20 février 2020, les mercenaires russes de la milice Wagner arrivent et font opération porte par porte pour les pièces d’identité. Photo CNC
Ce vendredi 20 février 2026, les quartiers Gobongo et Kaga Maagoulou, dans le quatrième arrondissement de Bangui, ont vécu une journée de pression et d’intimidation aux mains des mercenaires russes de la milice Wagner.
Ce n’était pas la première fois. La semaine d’avant, ces mêmes hommes de la milice Wagner avaient déjà mené une opération du même genre au quartier PK5, Mamadou Mbaîki, dans le troisième arrondissement. Forts de cette précédente sortie, ils ont récidivé, cette fois à la sortie nord de la capitale.
Les Wagner dans le qartier Gobongo, débandade générale de la population. Photo CNC
Le mode opératoire était simple et rappelle les pires histoires du pays: fouiller maison par maison, arrêter les passants, exiger des pièces d’identité. Dès qu’une personne ne pouvait pas produire sa carte nationale, la transaction était immédiate, sans quittance, sans reçu, sans trace. On paie, et c’est plié.
Les jeunes conducteurs de taxi-moto ont été particulièrement pris en tenaille. Chacun d’eux s’est vu réclamer 15 000 francs cash, sur le champ. Ceux qui n’avaient pas la somme ont été embarqués direction gendarmerie.
Mais ce qui s’est passé ce vendredi n’est qu’une mise en bouche. Derrière le prétexte du contrôle d’identité se profile quelque chose de bien plus lourd : le retour de l’impôt de capitation, cet ancien prélèvement forcé que tout le monde croyait enterré depuis des décennies.
C’est le président Ange-Félix Patassé qui avait mis fin à cet impôt dans les années 1995-1996, après avoir vu de ses propres yeux comment il écrasait les populations les plus vulnérables. Les gens étaient embarqués de force dans des camions, torse nu, pour n’avoir pas pu payer. La cruauté de la chose avait fini par convaincre le pouvoir d’abolir cette pratique.
Or Touadéra, avec sa nouvelle constitution taillée pour un troisième mandat, a remis cet impôt dans les textes. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, une fois le serment prêté d’ici mars ou juillet, les opérations de recouvrement reprendront à grande échelle dans les rues de Bangui.
Pour l’instant, les habitants courent pour une simple carte d’identité. Mais quand l’impôt de capitation entrera en vigueur pour de bon, ce sera le marathon : koli a kpè.
Elie Oueifio démasque l’humanitaire en Centrafrique : un secours sincère ou une industrie exploitant les crises ?
Dans Entre un programme de développement qui procure la paix et assure la stabilité et un projet humanitaire qui favorise l’oisiveté, instaure et entretient les crises, publié en juillet 2025, Elie Oueifio, coordonnateur du Cercle des Écrivains, livre une critique acérée de l’aide humanitaire en République centrafricaine. Il pose une question: l’humanitaire est-il un soutien véritable ou une entreprise prospérant sur le chaos ? Oueifio soutient que, loin de résoudre les crises, les interventions humanitaires les prolongent, transformant la RCA en un laboratoire de dépendance où les populations sont piégées dans l’assistanat.
Oueifio dénonce l’institutionnalisation de l’humanitaire, incarnée par un ministère dédié qui, selon lui, parasite les secteurs vitaux comme la santé ou les affaires sociales. Dans son ouvrage, il décrit comment les produits du Programme alimentaire mondial (PAM), distribués massivement, détournent les Centrafricains de l’agriculture, les réduisant à une quête humiliante de rations. Il évoque une rencontre marquante en 2009 à Bossangoa, où des sœurs religieuses rejetaient les denrées importées, préférant cultiver localement pour préserver l’autonomie des communautés. Pour Oueifio, cette dépendance imposée par l’humanitaire engendre une culture de l’oisiveté, éloignant les Centrafricains de leurs traditions de travail et de dignité.
L’auteur qualifie l’humanitaire d’« industrie » qui tire profit des crises. Il cite l’exemple de l’ONG OCHA, dont le coordonnateur, en 2025, déplorait la perte de « 1000 emplois humanitaires » après la suspension de l’aide américaine par Donald Trump. Oueifio y voit une hypocrisie : ces emplois, aux salaires démesurés pour les cadres étrangers, enrichissent davantage les ONG que les populations. Dans son texte, il argue que cette industrie a besoin de crises pour exister, maintenant un statu quo où la RCA reste un terrain d’opportunités économiques pour des acteurs extérieurs.
Dans son analyse, Oueifio déplore les conséquences sociales de cette industrie. Les produits PAM, disputés parfois violemment, favorisent la circulation d’armes et de drogues, corrompant les mœurs autrefois louées de la RCA. Il décrit un « néo-esclavage » où les Centrafricains, privés de leur souveraineté, deviennent dépendants d’une aide qui profite à une minorité. Les richesses nationales, comme l’or ou le diamant, sont pillées sous couvert de crises, tandis que les ONG opèrent comme des entités quasi souveraines, échappant au contrôle de l’État.
Pour briser ce cycle, Oueifio propose de limiter l’humanitaire à des interventions temporaires, en recentrant les efforts sur le développement. Il s’appuie sur les constats du président Touadéra, qui, en mars 2023, dénonçait la corruption alimentant ce système. Oueifio insiste sur le rôle des médias, appelés à sensibiliser les populations, mais souligne qu’ils doivent être soutenus pour éviter de propager des intoxications. Il plaide pour une gouvernance ancrée dans la justice, capable de restaurer la confiance et de redonner aux Centrafricains les moyens de leur autonomie….
Le MLPC se prépare à célébrer son 47ème anniversaire le 22 février prochain à Bangui
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/martin-ziguele-president-du-parti-mlpc-photo-cnc.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/martin-ziguele-president-du-parti-mlpc-photo-cnc.webp” alt=”Le MLPC se prépare à célébrer son 47ème anniversaire le 22 février prochain à Bangui” width=”428″ height=”500″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/martin-ziguele-president-du-parti-mlpc-photo-cnc.webp 428w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/martin-ziguele-president-du-parti-mlpc-photo-cnc-360×420.webp 360w” sizes=”auto, (max-width: 428px) 100vw, 428px” />Martin Ziguelé, président du parti MLPC, et porte-parole du BRDC. Photo CNC
Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain arrive à ses 47 ans d’existence ce dimanche 22 février 2026, malgré des décennies de résistance, de persécutions et de tentatives répétées de le réduire au silence.
C’est le 22 février 1979, dans la plus stricte clandestinité, sous l’Empire de Bokassa, qu’un groupe de cinq militants pose les fondations du MLPC à Bangui. Ce jour-là, Paul Pamadou Pamoto, Jacquesson Mazette, Francis Albert Ouakanga, Denis Kossi Bella et Abdelaziz Balezou décident de porter leur résistance dans une structure politique, au péril de leurs vies. Le pays était alors plongé dans l’obscurité d’un pouvoir impérial qui écrasait toute liberté d’expression et toute aspiration citoyenne.
Contraint à l’exil au Togo à partir de 1982, Ange-Félix Patassé, qui avait pris la direction du parti, laisse les rênes à Hughes Dobozendi, lequel conduira le MLPC jusqu’à la victoire électorale historique de septembre 1993. Cette victoire fut une première dans l’histoire centrafricaine : un parti né hors du pouvoir, structuré dans l’ombre, accédait à la présidence de la République par les urnes. Patassé gouverna jusqu’en 2003, avant d’être renversé par le coup d’État mené par son propre chef d’état-major, François Bozizé.
Bozizé remporta les élections de 2005, battant le candidat du MLPC Martin Ziguélé au second tour de la présidentielle. Depuis ce retournement de situation, le parti accumule les épreuves. Aux élections de décembre 2015, Ziguélé contesta les résultats du premier tour, dénonçant des irrégularités et réclamant un recomptage manuel des voix auprès de la Cour constitutionnelle. Ses requêtes, comme celles d’autres candidats, furent rejetées sans examen de fond.
Plus récemment, les tentatives de déstabilisation du parti ont pris une forme encore plus agressive. En août 2025, Martin Ziguélé alertait ses militants sur les agissements du régime de Touadéra, accusé d’avoir financé une faction dissidente baptisée « MLPC Courant Originel », dont la mission était d’organiser un congrès illégal pour investir le président sortant comme candidat du parti à la prochaine présidentielle. Un comble pour un parti qui n’a jamais eu Touadéra dans ses rangs.
Face à ce contexte, en octobre 2025, le MLPC avait décidé de ne présenter aucun candidat aux élections tant qu’un dialogue politique inclusif n’aurait pas eu lieu, afin d’éviter ce que son président qualifiait de hold-up électoral. C’est donc dans cette atmosphère de lutte permanente que le mouvement aborde ce 47ème anniversaire, prévu ce dimanche au siège provisoire du parti, en face du Centre de Santé Urbain de Malemaka à Bangui.
La journée débutera à 9h00 par la mise en place des dispositifs, suivie de l’arrivée progressive des militants, des responsables fédéraux, des membres du Bureau Politique puis des invités et présidents de partis politiques alliés. À 11h10, Martin Ziguélé prendra la parole pour le discours principal, devant une assemblée qui incarne 47 ans d’histoire politique centrafricaine, de sacrifices et d’une conviction tenace que la démocratie finit toujours par reprendre ses droits.
Affaire Nourd Gregaza : interview de Bernard Pilo, juriste, sur une disparition sous contrôle de Wagner
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/bernard-pilo-juriste-professeur-de-droit-et-enseignant-centrafricain-photo-de-courtoisie.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/bernard-pilo-juriste-professeur-de-droit-et-enseignant-centrafricain-photo-de-courtoisie.png” alt=”Affaire Nourd Gregaza : interview de Bernard Pilo, juriste, sur une disparition sous contrôle de Wagner” width=”400″ height=”400″ />Bernard Pilo, juriste, professeur de droit et enseignant centrafricain. Photo de courtoisie
Depuis plusieurs jours, l’annonce de la disparition de Nourd Gregaza, présentée comme une évasion par des sources officielles, provoque une vive inquiétude au sein de l’opinion publique centrafricaine. La famille du détenu rejette cette version et évoque un enlèvement organisé, dans un contexte où l’intervention répétée des mercenaires russes du groupe Wagner est d’autant plus régulière dans les lieux de détention dans le pays.
Pour analyser les faits, leurs incohérences et les responsabilités juridiques en jeu, Corbeau News Centrafrique a interrogé Bernard Pilo, juriste, professeur de droit et enseignant centrafricain.
CNC : Avant d’entrer dans le fond, je rappelle brièvement le contexte pour nos lecteurs. Nourd Gregaza a été annoncé comme évadé alors qu’il était détenu à l’OCRB, un office présenté comme hautement sécurisé. Sa famille rejette cette version et parle d’un enlèvement.
Sur le plan strictement juridique, comment analysez-vous cette annonce d’évasion ?
Bernard Pilo : Sur le plan juridique, cette version pose un sérieux problème. Lorsqu’un détenu disparaît d’un lieu de détention fermé, la première responsabilité incombe à l’administration pénitentiaire et aux forces de sécurité présentes. Une évasion ne peut être retenue que si des éléments matériels précis sont établis et si des procédures immédiates sont engagées contre les agents en service. Or, à ce stade, rien de tel n’a été constaté publiquement.
CNC : dans une autre version pathétique des faits propagés par Wagner, on parle d’un tunnel creusé sous la prison du camp de Roux. En tant que juriste, mais aussi en tant qu’observateur du terrain, ce scénario vous paraît-il crédible ?
Bernard Pilo : Non. Ce récit ne résiste pas à une analyse factuelle élémentaire. Le camp de Roux est situé sur une colline rocheuse. Creuser un passage souterrain dans ces conditions, sans moyens lourds, sans traces visibles et sans complicités internes, n’est pas réaliste. Le droit pénal s’appuie sur des faits vérifiables, pas sur des hypothèses invérifiables.
CNC : Autre élément important : selon plusieurs sources, Nourd Gregaza ne se trouvait même pas au camp de Roux au moment de sa supposée fuite, mais à l’OCRB, dans une cellule fermée par plusieurs dispositifs de sécurité. Qu’est-ce que cela implique juridiquement ?
Bernard Pilo : Cela implique que la responsabilité de l’État est pleinement engagée. Une cellule à double verrouillage, sous surveillance permanente, exclut toute sortie autonome. En droit, lorsque les conditions matérielles rendent un événement impossible, on doit envisager d’autres hypothèses, notamment celle d’une extraction organisée.
CNC : Permettez-moi de rappeler un autre fait. Le 7 juillet, Nourd Gregaza et l’ancien ministre Armel Sayo ont été extraits de leurs cellules. Ils étaient détenus ensemble dans une même cellule, après avoir été rapatriés, l’un depuis la France, l’autre depuis le Cameroun. Les autorités les accusaient de préparer une tentative de coup d’État depuis leur lieu de détention au camp de Roux. Quelques heures plus tard, dans la nuit du 7 au 8 juillet, Armel Sayo a été enlevé par des mercenaires russes. Que vous inspire cette chronologie ?
Bernard Pilo : Cette chronologie est centrale. Elle montre une répétition des méthodes. Une extraction sans transparence, suivie d’une disparition, puis d’une communication confuse. Dans le cas d’Armel Sayo, la réaction internationale avait été immédiate, ce qui avait contraint les autorités à le présenter devant un juge. Cela démontre que ces opérations ne relèvent pas d’un cadre judiciaire normal.
CNC : Selon vous, observe-t-on un changement de méthode dans la gestion de ces détenus sensibles ?
Bernard Pilo : Oui. On constate une évolution. Au lieu d’assumer des extractions visibles, on annonce désormais des fuites. Cela permet de diluer les responsabilités, de créer une confusion durable et de laisser le temps jouer contre l’intérêt public. Juridiquement, cela reste une disparition sous contrôle de l’autorité.
CNC : Quel rôle attribuez-vous au groupe Wagner dans ce type d’affaires ?
Bernard Pilo : Wagner agit en dehors de tout cadre légal reconnu. Ce groupe intervient dans des lieux de détention, participe à des transferts de prisonniers et opère sans mandat judiciaire. Cela n’est possible que parce que le pouvoir politique l’accepte ou le tolère. En droit, cette tolérance engage directement la responsabilité de l’État.
CNC : La famille réclame des informations claires et, le cas échéant, la restitution du corps. Cette demande est-elle fondée juridiquement ?
Bernard Pilo : Elle est pleinement fondée. Le droit à la vérité et le droit des familles à savoir ce qu’il est advenu d’un proche sont des principes fondamentaux. Le silence des autorités ne peut être une réponse acceptable.
CNC : Un dernier mot, Monsieur Pilo.
Bernard Pilo : Tant que la lumière n’est pas faite sur ces disparitions, elles resteront une accusation lourde contre le régime en place et contre ceux qui exercent un pouvoir réel sur les lieux de détention. Le droit ne disparaît pas parce qu’on le tait.
Évasion au commissariat de Ndélé : sept fuient, un rattrapé, un auxiliaire de police s’acharne sur le malheureux
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/un-taxi-moto-sur-une-route-boueuse.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/un-taxi-moto-sur-une-route-boueuse.jpg” alt=”Évasion au commissariat de Ndélé : sept fuient, un rattrapé, un auxiliaire de police s’acharne sur le malheureux” width=”279″ height=”300″ />un taxi moto sur une route boueuse
Sept détenus se sont évadés du commissariat de Ndélé dans la nuit du 19 février. Un seul a été rattrapé, et ce qu’il a subi ensuite dépasse tout entendement.
C’est dans l’obscurité de cette nuit du jeudi au vendredi 19 février 2026 que sept hommes ont réussi à forcer leur sortie de la cellule du commissariat de police de Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Personne ne les attendait dehors, personne ne les guettait, ils ont simplement saisi l’occasion et disparu dans la nuit.
Six d’entre eux ont réussi à s’éloigner sans être repris et courent toujours. Mais le septième n’a pas eu cette chance. Il a été rattrapé dans les quartiers alentour par des éléments de la police et ramené de force au commissariat, les mains vides et sans échappatoire.
C’est là que les choses ont basculé. Un auxiliaire de police du nom de Ramadan alias Cheko, en raison de son état physique très vilain, s’est emparé du jeune homme et l’a roué de coups à l’aide de gros bâtons, sans retenue et sans que personne n’intervienne pour arrêter ce déchainement. Le détenu a été laissé dans un état physique très grave, toujours retenu dans les locaux du commissariat, sans avoir été conduit à l’hôpital.
Ce qui rend cette affaire encore plus lourde, c’est que ces sept hommes faisaient partie d’un groupe de onze détenus placés en garde à vue au commissariat de Ndélé. Ces onze jeunes transporteurs ambulants avaient été arrêtés par les écogardes de WCS aux abords de Gounda, alors qu’ils rentraient de la sous-préfecture de Birao, chargés de viande boucannée achetée dans les villages de Ndiffa, Madao, Tiri Goulou, Boldja et Ouandjia.
Les écogardes avaient exigé de chaque conducteur une somme de cent cinquante mille francs. Six des dix-sept avaient pu payer et repartir librement. Les onze autres, faute de moyens, avaient été embarqués et conduits au commissariat, où ils ont été enfermés sans qu’aucune procédure claire ne leur soit expliquée.
Des jours ont passé, dans le silence et l’attente, sans jugement, sans information transmise à leurs proches. C’est dans ce vide total que sept d’entre eux ont décidé, cette nuit du 19 février, de ne plus attendre ce qui ne venait pas.
Naïveté, Bonté, Idiotie ? : Jean-Pierre Mara fracasse les modèles électoraux importés de l’extérieur en Afrique
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/le-depute-de-mala-jean-pierre-mara.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/le-depute-de-mala-jean-pierre-mara.jpg” alt=”Naïveté, Bonté, Idiotie ? : Jean-Pierre Mara fracasse les modèles électoraux importés de l’extérieur en Afrique” width=”300″ height=”265″ />Le député de Mala, Jean-Pierre Mara
Présence des Wagner, bourrage d’urnes, trafic de procès-verbaux : ces fraudes électorales massives du 28 décembre en Centrafrique poussent Jean-Pierre Marat à exiger un nouveau modèle électoral pensé par et pour l’Afrique.
Les élections du 28 décembre en République Centrafricaine ont laissé des traces indélébiles. Des miliciens russes et syriens du groupe Wagner sont devenus des responsables de bureaux de vote, des urnes remplies sans pudeur, des résultats manipulés au grand jour. L’ancien député de Mala, Jean-Pierre Marat, a regardé ce cirque avant de rompre son silence.
Sa prise de parole va bien au-delà des simples accusations de tricheries. Jean-Pierre Mara attaque directement les fondations du système importé de l’étranger. “Le combat d’avenir pour notre nation doit inclure les notions de choix des Dirigeants”, lance-t-il sans détour. Pour lui, copier les modèles venus d’ailleurs constitue l’erreur principale.
L’ancien parlementaire rejette aussi bien les systèmes occidentaux que soviétiques. “Nous devons nous demander si l’organisation des élections sur le format actuel est approprié. Même en France où dans les pays Nantis, ce modèle montre des limites”, affirme-t-il. Ses mots ciblent tous les modèles étrangers sans exception.
Marat refuse de continuer sur cette voie sans interroger les bases mêmes du processus. “Nous n’allons pas continuer à accepter des modèles sans remettre en cause leur pertinence”, déclare-t-il avec une détermination notable. Cette remise en question concerne autant Paris que Moscou ou Pékin.
L’ancien député formule alors une interrogation cinglante qui résume son analyse. “Comment accepter l’organisation de scrutins Tant que celui qui l’organise aura le monopole de manipuler les résultats. Naïveté, Bonté, Idiotie?”, lance-t-il à ceux qui persistent dans le système actuel. Ces trois mots frappent comme des coups de massue.
Son raisonnement prend une tournure encore plus radicale quand il évoque les procédures électorales. “Les campagnes électorales, le vote, les scrutins, les décomptes des résultats, la compilation, etc ne correspondent pas au mental voleur de l’homme Noir”, affirme Marat sans ménagement. Cette expression crue traduit sa conviction que les modèles importés favorisent les manipulations.
Les preuves de cet échec s’accumulent sur le continent selon lui. “Les élections au Cameroun et en RCA ont démontré que ce modèle n’est pas adapté à l’Afrique”, constate l’ancien député. Ces deux pays lui offrent des exemples concrets du fiasco des systèmes venus d’ailleurs.
Marat anticipe les critiques et précise aussitôt sa pensée pour éviter les malentendus. “Attention, je ne suis pas en train de faire que la démocratie n’est pas adapté au mental africain”, insiste-t-il fermement. Son discours ne rejette pas la démocratie comme principe mais les méthodes copiées de l’extérieur.
Sa vision appelle à créer quelque chose de neuf et d’authentique. “Je dis que l’organisation des votes au modèle occidental ou soviétique renforce les dictatures donc il nous faut un autre modèle de choix démocratique”, explique-t-il clairement. Cette phrase résume son refus des importations et son appel à l’innovation.
L’ancien député considère les scrutins du 28 décembre 2025 en RCA comme de simples façades trompeuses. Les expériences électorales pluralistes en Afrique deviennent des “procédures trompe-œil” dans sa bouche. Derrière les apparences démocratiques se cachent des systèmes qui maintiennent les autocraties au pouvoir.
Marat exige donc une rupture complète avec les modèles venus de France, de Russie ou d’ailleurs. Il réclame “une conception africaine d’organisation électorale, un modèle de choix des dirigeants” qui correspondrait aux réalités du terrain. Cette approche nécessiterait d’inventer plutôt que de copier.
Les fraudes constatées le 28 décembre ne représentent qu’une manifestation visible d’un problème plus large. Le bourrage d’urnes, la présence des mercenaires Wagner, les menaces dans les bureaux de vote montrent simplement que les systèmes importés ne peuvent pas fonctionner. Tant que l’Afrique continuera d’emprunter ses modèles à l’étranger, les mêmes dérives se répéteront
Deux sociétés cohabitent en RCA” : Jean-Pierre Mara décrit la fracture entre Bangui et l’arrière-pays
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/le-depute-de-mala-jean-pierre-mara.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/le-depute-de-mala-jean-pierre-mara-450×397.jpg” alt=”“Nous sommes culturellement perdus” : l’ancien député de Mala Jean-Pierre Mara démonte l’héritage politique centrafricain” width=”450″ height=”397″ />Le député de Mala, Jean-Pierre Mara
L’ancien député Jean-Pierre Mara souligne une division profonde du territoire centrafricain. Il décrit une fracture qui dépasse la simple inégalité économique. Selon lui, deux sociétés évoluent côte à côte sans se rejoindre.
À en croire à monsieur Jean-Pierre Mara, dans les centres urbains, on retrouve l’électricité, les téléphones, les voitures, l’eau courante, les panneaux solaires. Dans l’arrière-pays, la vie repose sur des pratiques traditionnelles, sans infrastructures modernes. Ce contraste ne serait pas seulement matériel : il traduirait l’existence de deux cultures, deux manières de percevoir la société, deux systèmes d’organisation.
Cette séparation empêche la création d’une identité collective. Les décisions politiques sont conçues depuis des bureaux, avec des normes inspirées d’ailleurs, sans prise en compte des réalités rurales. Les autorités ne disposent pas de lois adaptées aux modes de vie traditionnels : construction des habitations, production agricole locale, organisation communautaire, métiers informels ou rites sociaux.
Marat affirme que cette fracture crée une incompréhension mutuelle. Les populations rurales ne se reconnaissent pas dans les institutions. Les dirigeants, quant à eux, ne perçoivent pas les besoins réels de ces populations. Au final, aucune cohésion n’émerge, et la culture nationale ne trouve aucun terrain commun.
Il estime qu’une politique culturelle sérieuse doit commencer par la reconnaissance de ces deux réalités, puis par leur rapprochement progressif. Tant que le fossé restera intact, toute tentative de construction culturelle restera incomplète.
Kitessa : une pluie ravage une trentaine de maisons et laisse des familles à la merci de la nature
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/l-image-d-illustration-du-village-kitessa-ravage-par-la-pluie-destructrice-du-mois-de-fevrier-2026.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/l-image-d-illustration-du-village-kitessa-ravage-par-la-pluie-destructrice-du-mois-de-fevrier-2026.webp” alt=”Kitessa : une pluie ravage une trentaine de maisons et laisse des familles à la merci de la nature” width=”400″ height=”400″ />l’image d’illustration du village Kitessa ravagé par la pluie destructrice du mois de février 2026
Le village de Kitessa, situé à 50 kilomètres de Zémio sur l’axe de Mboki, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République Centrafricaine, vient d’être durement frappé la semaine dernière. Les habitants ont subit malheureusement des heures particulièrement douloureuses que personne ne souhaitait.
En effet, dans la journée du mercredi 18 février 2026, une pluie d’une rare puissance s’est abattue sur ce village, créant un grande désordre sur son passage. En quelques heures, environ vingt-neuf habitations ont été réduites à néant, laissant derrière elles des murs effondrés et des toits arrachés.
Les dommages ne se limitent pas aux seules constructions. Plus de huit enfants ont été blessés lors de cet épisode météorologique, et ils reçoivent aujourd’hui des soins, ce qui représente un soulagement partiel pour leurs proches. Mais les familles qui ont tout perdu n’ont plus d’endroit où poser la tête, et c’est chez leurs voisins qu’elles cherchent provisoirement refuge.
Ce qui aggrave encore davantage la situation, c’est le contexte dans lequel vit déjà cette préfecture du Haut-Mbomou depuis un certain temps. La région est le théâtre d’affrontements armés entre les forces gouvernementales, appuyées par les mercenaires du groupe Wagner, et les miliciens Azandés, rendant l’accès à ces populations particulièrement périlleux pour les organisations humanitaires.
Dans un tel environnement, les secours peinent à atteindre les villages les plus reculés, et Kitessa ne fait pas exception à cette réalité. Les familles sinistrées se retrouvent ainsi prises entre deux feux : celui de l’insécurité qui règne dans la zone, et celui d’une nature qui n’a épargné ni leurs murs, ni leurs toits, ni même leurs enfants.
Dieudonné Ngoumbango et Karl Blague fustigent le bilan de Touadéra : dix ans de promesses, zéro résultat pour les centrafricains
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/taxis-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/taxis-de-Bangui-450×301.jpg” alt=”Dieudonné Ngoumbango et Karl Blague fustigent le bilan de Touadéra : dix ans de promesses, zéro résultat pour les centrafricains” width=”450″ height=”301″ />Taxi de Bangui en circulation. CopyrightCNC
Dieudonné Ngoumbango et Karl Blague dénoncent l’échec total du pouvoirde Faustin Archange Touadera en 10 années.
Lors de l’émission Patara, Dieudonné Ngoumbango, coordinateur de la plateforme des partis du centre, et Karl Blague, sociologue et coordinateur du collectif citoyen G16, ont livré un réquisitoire implacable contre le bilan de Faustin-Archange Touadéra. Alors que le Mouvement Cœurs Unis (MCU) a investi le 26 juillet dernier le président sortant pour un troisième mandat, ces deux figures de l’opposition politique et civile dressent le portrait d’un homme d’État qui a abandonné son peuple aux ténèbres et à la soif.
L’électricité demeure un luxe inaccessible pour l’immense majorité des Centrafricains. Dieudonné Ngoumbango pointe du doigt cette défaillance fondamentale : “Est-ce que vous allez nous dire qu’on a un bon plateau technique en termes de soins ? Est-ce qu’on a des écoles qui reçoivent nos enfants qui s’asseyent normalement pour travailler ?”. Ces questions rhétoriques de Dieudonné Ngoumbango exposent une réalité cruelle. Comment dispenser des soins de qualité ou offrir un enseignement décent sans énergie électrique ? Même Bangui, la capitale, subit des délestages récurrents. Dans les provinces, l’obscurité règne en maître. Butili, située à 55 kilomètres de la capitale, fait figure d’exception selon les partisans du régime, mais cette réalisation isolée ne saurait masquer l’ampleur du désastre national que dénonce Dieudonné Ngoumbango.
L’accès à l’eau potable constitue l’autre grande catastrophe du régime selon Blague. Le sociologue martèle cette évidence : “Regardez comment les Centrafricains vivent… au niveau de l’accès à l’eau et l’électricité“. Avec 71% de la population vivant sous le seuil de pauvreté de 2,15 dollars par jour, l’eau courante relève du privilège. Les familles s’approvisionnent dans des sources douteuses, alimentant les maladies hydriques qui déciment les communautés. Cette pénurie frappe aussi bien Bangui que les villes de l’intérieur comme Bambari, située à 385 kilomètres de la capitale, ou Bossangoa, distante de 305 kilomètres.
Le gaspillage des ressources financières internationales indigne les deux personnalités. Dieudonné Ngoumbango s’interroge : “Qu’est-ce qu’on fait de tout ce qu’on nous donne comme aide de la communauté internationale ?” Le Plan de relèvement et de consolidation de la paix (RCPCA) a mobilisé 1 500 milliards de dollars. La Banque africaine de développement a débloqué 365 milliards supplémentaires. Ces sommes colossales n’ont produit aucun changement visible dans la vie quotidienne des citoyens, observe le coordinateur des partis du centre. La République centrafricaine stagne au dernier rang de la CEMAC en termes de PIB, témoignage éloquent de cette mauvaise gestion chronique.
Les richesses naturelles du pays auraient dû financer ces infrastructures vitales selon Blague. L’or, les diamants et autres minerais précieux continuent de s’écouler vers l’étranger sans bénéficier aux populations locales. Le sociologue dénonce cette gabegie qui enrichit quelques privilégiés tandis que la masse populaire croupit dans le dénuement. À Bria, à 595 kilomètres de Bangui, ou à Bangassou, située à 750 kilomètres de la capitale, les habitants assistent impuissants à l’exploitation de leurs ressources sans contrepartie.
La perspective d’un troisième mandat de Touadéra provoque l’indignation des deux critiques. Blague lance un avertissement solennel : “Il ne faut pas se moquer du peuple centrafricain.” Ngoumbago enfonce le clou : “Le président Touadéra a fait ses deux mandats, il n’a qu’à partir.” Cette candidature annoncée par le MCU comme l’expression d’une “volonté populaire” insulte l’intelligence des Centrafricains qui vivent au quotidien les conséquences de cette gouvernance défaillante, estiment les deux invités.
L’échec de Touadéra transcende les clivages politiques traditionnels selon Dieudonné Ngoumbango et Blague. Un président qui, après dix années au pouvoir, laisse son peuple sans électricité ni eau potable a définitivement perdu sa légitimité. L’année 2025 approche avec son cortège d’élections. Les Centrafricains ont désormais les cartes en main pour sanctionner celui qui a transformé leurs besoins essentiels en chimères inaccessibles.
Mohamed Bazoum au Niger : un collectif international lance un appel pour exiger la fin immédiate de sa détention sans fondement
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/IMG_3833.jpeg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/IMG_3833.jpeg” alt=”Mohamed Bazoum au Niger : un collectif international lance un appel pour exiger la fin immédiate de sa détention sans fondement” width=”300″ height=”169″ />L’ancien Président nigérien Mohamed Bazoum, déchu par un coup d’État violent
Depuis plus de deux ans, le président élu du Niger, Mohamed Bazoum, reste enfermé avec son épouse dans des conditions qui défient les règles les plus élémentaires du droit.
À Dakar, le 11 décembre 2025, un collectif international a lancé un appel pressant aux plus hautes instances mondiales : l’ONU, l’Union africaine, la CEDEAO, l’Union européenne. L’objet est clair : exiger la fin immédiate d’une détention sans fondement légal, sans accusation précise, sans procès. Le texte rappelle que cette privation de liberté viole la Constitution nigérienne, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Charte africaine des droits de l’homme, et même des décisions de justice rendues par la Cour de la CEDEAO en décembre 2023. Un avis du Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire, publié en février 2025, a déjà qualifié la situation d’illégale et réclamé la libération sans délai du couple présidentiel.
Les signataires, plus de 2 900 à ce jour, comprennent d’anciens chefs de gouvernement, des juristes, des universitaires, des médecins, des citoyens ordinaires. Ils dénoncent un isolement prolongé, un accès restreint aux soins, un contact quasi nul avec l’extérieur. Ces conditions, insistent-ils, peuvent aisément basculer dans des traitements dégradants, voire inhumains, au regard des normes internationales.
La captivité d’un chef d’État démocratiquement élu ne touche pas seulement un homme : elle ébranle l’idée même que les urnes comptent plus que les armes. Dans une région où les putschs se succèdent et où les promesses de transition se transforment en prolongations indéfinies, l’exemple nigérien devient une référence. Chaque jour supplémentaire de silence diplomatique risque d’encourager d’autres officiers à croire que renverser un gouvernement légitime ne coûte presque rien.
Le collectif insiste : aucune reconnaissance d’un quelconque arrangement politique au Niger ne doit intervenir tant que Mohamed Bazoum restera derrière les murs. Il appelle à des démarches fermes, publiques, coordonnées, et, si besoin, à des mesures ciblées contre ceux qui maintiennent cette situation. L’accès humanitaire immédiat au président et à son épouse est également exigé sans détour.
Parmi les noms figurant sur la liste, on trouve Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre français, Pascal Affi N’Guessan, ancien Premier ministre ivoirien, Martin Ziguelé, ancien premier ministre centrafricain, ou encore des figures comme Cellou Dalein Diallo, Rhissa Ag Boula, Tieman Coulibaly. Leur diversité géographique, politique et professionnelle souligne l’ampleur du rassemblement.
Derrière cette initiative, une conviction simple : défendre Mohamed Bazoum, c’est défendre le droit contre la force, la légitimité contre l’arbitraire, la règle contre le coup de poing. L’histoire retiendra ce que les institutions auront fait — ou omis de faire — face à une telle rupture.
Des voix continuent d’exiger que justice soit rendue, non pas en réclamant vengeance, mais en rappelant sans cesse que personne, pas même celui qui tient les clés d’une prison, n’est au-dessus des lois communes.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/nine-casino-avis-jeux-en-ligne-bonus-et-depots-expliques.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/nine-casino-avis-jeux-en-ligne-bonus-et-depots-expliques.webp” alt=”Comment les machines à sous modernes utilisent un langage visuel compréhensible dans les online casino” width=”400″ height=”399″ />Image d’illustration de Casino en ligne
Les machines à sous sont populaires. Onlyspins et d’autres online casino sites proposent une large gamme de machines à sous avec une grande variété de thèmes. Une attention particulière est accordée au langage visuel. Il rend le divertissement compréhensible à un niveau intuitif. Grâce aux éléments de l’interface, aux symboles, aux animations et à la palette de couleurs, il est possible de s’orienter rapidement sans avoir à apprendre des règles complexes. L’implication est accrue.
Le processus de jeu est aussi confortable que possible. Parmi les principales techniques du langage visuel, on trouve des symboles reconnaissables, des icônes associées à une fonction. L’animation et le rétroéclairage aident à comprendre instantanément le résultat. Le contraste permet de rester concentré sur l’essentiel. Les éléments importants sont mis en évidence. Les éléments secondaires sont atténués.
Les symboles comme vecteurs de sens
Les symboles aident à comprendre les mécanismes du jeu, les bonus actifs et les récompenses potentielles. Ce sont des vecteurs de sens. Grâce à une présentation visuelle adaptée, le gameplay est intuitif et captivant. Dans les online casino, on trouve des machines à sous classiques et modernes. Parmi les principales fonctions clés des symboles, on trouve :
Identification des gains. Les fruits classiques et les pierres précieuses indiquent la valeur des combinaisons.
Création d’une atmosphère. Les icônes visuelles transmettent le thème de la machine à sous. Il peut s’agir d’une aventure, de la mythologie, du cinéma.
Navigation dans le jeu. Les symboles permettent de s’orienter facilement et de comprendre quelles lignes sont actives, où attendre un bonus, quelles actions entreprendre.
Les symboles wild spéciaux peuvent remplacer d’autres icônes pour créer des combinaisons gagnantes. Les symboles dans les machines à sous sont un outil efficace pour transmettre du sens. Le gameplay devient compréhensible et captivant. La structure visuelle bien pensée permet de se plonger rapidement dans le jeu. Vous vous orienterez facilement dans les mécanismes et profiterez au maximum de chaque session.
Un minimum de texte, un maximum de symboles
La vitesse de perception de l’information joue un rôle important. Dans les online casino modernes, les symboles, ces simples signes, peuvent remplacer de longues explications. L’interface est intuitive. Vous pouvez voir les récompenses, les bonus et les fonctions spéciales sans être distrait par de longues instructions. L’implication est accrue. Les divertissements deviennent passionnants et intuitifs. Auto spin, Spin pour lancer le rouleau, multiplicateurs x2, x3.
Polyvalence pour un public international
Les machines à sous modernes sont accessibles aux utilisateurs du monde entier. Dans les online casino populaires, il est facile de comprendre les mécanismes du jeu, indépendamment de la langue et de la culture. Cela est possible grâce à la polyvalence de l’interface et des symboles.
L’implication des joueurs s’en trouve renforcée. L’expérience de jeu devient aussi confortable que possible pour un public international. L’interface minimaliste et la structure logique permettent de comprendre comment parier et activer les bonus. Des images simples et reconnaissables.
Le langage visuel rassemble les joueurs
Le langage visuel aide à s’orienter rapidement et à comprendre les mécanismes du jeu. C’est un facteur fédérateur. Les symboles universels, les animations, les effets lumineux, les codes couleur, la logique de l’interface, le thème, l’intrigue, tout cela rend le divertissement compréhensible, riche en émotions et accessible à un public international.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/nine-casino-avis-jeux-en-ligne-bonus-et-depots-expliques.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/nine-casino-avis-jeux-en-ligne-bonus-et-depots-expliques.webp” alt=”Nine Casino Avis – Jeux en ligne, bonus et dépôts expliqués” width=”400″ height=”399″ />Nine Casino Avis – Jeux en ligne, bonus et dépôts expliqués
Nine Casino est une plateforme de jeu en ligne qui se positionne comme un espace moderne, structuré et orienté vers une expérience utilisateur fluide. Le casino cherche à combiner une présentation claire avec des fonctionnalités essentielles, afin de proposer un environnement où les joueurs peuvent se concentrer sur le divertissement sans être distraits par des éléments superflus. L’approche générale repose sur la simplicité, tout en respectant les standards actuels de l’industrie iGaming.
En tant que casino en ligne, Nine Casino offre un format classique repensé pour répondre aux attentes des joueurs d’aujourd’hui. La plateforme regroupe les principales catégories de jeux, des outils de gestion de compte accessibles et une organisation logique des sections. Cette conception permet une prise en main rapide, aussi bien pour les utilisateurs qui découvrent le casino que pour ceux ayant déjà de l’expérience dans le jeu en ligne.
La concept et le format de Nine Casino s’articulent autour d’une idée centrale : proposer une expérience équilibrée et cohérente. Le site met en avant une navigation intuitive, une structure lisible et une continuité dans le parcours joueur. L’objectif n’est pas de multiplier les fonctionnalités complexes, mais de créer un cadre stable où chaque élément a une fonction précise et compréhensible.
Nine Casino s’adresse à une audience variée. Les joueurs débutants apprécieront la clarté de la plateforme et la facilité d’accès aux différentes sections, tandis que les joueurs plus expérimentés trouveront un environnement adapté à des sessions régulières. Grâce à cette polyvalence, Nine Casino se présente comme un casino en ligne capable de répondre à différents profils, en mettant l’accent sur le confort d’utilisation et la compréhension globale de l’expérience de jeu.
Inscription sur Nine Casino
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Lors de la création du compte, Nine Casino demande certaines informations essentielles permettant d’identifier correctement le joueur et de sécuriser son profil. Ces données sont utilisées pour assurer le bon fonctionnement du compte, la protection des transactions et le respect des exigences réglementaires. Le volume d’informations reste raisonnable, ce qui permet de compléter l’inscription sans démarches longues ou complexes.
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Catalogue de jeux de Nine Casino
L’offre de jeux de Nine Casino est organisée de manière à répondre aux attentes d’un public varié, en regroupant les principaux formats de divertissement en ligne. Les catégories sont clairement définies, ce qui permet aux joueurs de naviguer facilement entre les différents types de jeux et de choisir rapidement ceux qui correspondent à leurs préférences. Cette structuration contribue à une expérience fluide et agréable, sans surcharge d’informations.
Les machines à sous et les jeux automatiques occupent une place centrale dans le catalogue. Nine Casino propose une sélection de slots aux mécaniques variées, allant des formats simples et classiques aux jeux plus élaborés intégrant des fonctionnalités interactives. La diversité des thèmes et des styles permet de renouveler l’expérience de jeu et d’attirer aussi bien les amateurs de simplicité que les joueurs en quête de dynamisme.
Les jeux de table constituent une autre composante essentielle de l’assortiment. Des versions numériques des grands classiques du casino sont disponibles, offrant une expérience plus stratégique et réfléchie. Ces jeux séduisent les joueurs qui apprécient un rythme de jeu plus posé, où les décisions prises influencent directement le déroulement des parties.
Le live-casino avec de véritables croupiers vient compléter l’offre en apportant une dimension immersive. Grâce aux jeux diffusés en direct, les joueurs peuvent participer à des sessions animées par des professionnels, recréant l’atmosphère d’un casino traditionnel. Cette interaction en temps réel renforce le réalisme et fait du catalogue de Nine Casino une offre complète, capable de satisfaire différents styles et habitudes de jeu.
Bonus et promotions chez Nine Casino
Le système de bonus et de promotions de Nine Casino est pensé pour accompagner les joueurs tout au long de leur parcours sur la plateforme. Les offres sont intégrées de manière progressive et structurée, afin d’apporter des avantages concrets sans compliquer l’expérience de jeu. Cette approche permet aux joueurs de comprendre facilement les opportunités disponibles et d’utiliser les bonus de façon réfléchie.
Le bonus de bienvenue constitue le premier contact avec la politique promotionnelle de Nine Casino. Destiné aux nouveaux joueurs, il vise à faciliter les premières sessions et à offrir une marge de jeu plus confortable lors de la découverte du casino. Cette offre initiale permet de se familiariser avec les jeux et les fonctionnalités dans un cadre plus flexible.
Les bonus de dépôt s’adressent aux joueurs qui alimentent régulièrement leur compte. Ils sont proposés à différents moments et peuvent varier selon l’activité ou les périodes promotionnelles. Ces bonus encouragent la continuité de jeu tout en offrant un soutien supplémentaire lors des sessions suivantes, sans modifier brusquement les habitudes des utilisateurs.
Les free spins ajoutent une dimension dynamique aux promotions. Généralement associés à des machines à sous spécifiques, ils permettent d’explorer certains jeux sans utiliser directement le solde principal. Cette forme de bonus favorise la découverte de nouveaux titres et apporte de la variété à l’expérience globale.
En parallèle, Nine Casino propose des promotions permanentes ainsi que des campagnes temporaires. Les offres continues assurent une certaine stabilité, tandis que les actions limitées dans le temps renouvellent l’intérêt des joueurs. Cette combinaison crée un environnement promotionnel équilibré, conçu pour maintenir l’engagement sur le long terme sans surcharge excessive.
Méthodes de dépôt sur Nine Casino
Nine Casino met à disposition plusieurs méthodes de dépôt afin de rendre le processus de financement du compte simple et accessible pour différents profils de joueurs. La plateforme cherche à offrir des solutions pratiques, adaptées aux habitudes modernes, tout en conservant un cadre sécurisé pour chaque transaction. Cette diversité permet aux utilisateurs de choisir le moyen de paiement qui correspond le mieux à leurs préférences personnelles.
Les options de dépôt disponibles couvrent les méthodes les plus courantes du secteur des casinos en ligne. Elles sont intégrées directement dans l’interface du compte joueur, ce qui facilite l’exécution des transactions sans étapes inutiles. Chaque méthode suit un processus clair, permettant aux joueurs de savoir exactement comment procéder pour créditer leur solde.
Nine Casino applique des montants minimums et maximums pour les dépôts afin de structurer les opérations financières. Le dépôt minimum est pensé pour rester accessible, permettant de commencer à jouer sans engagement élevé. Les limites maximales, quant à elles, servent à encadrer les transactions et à encourager une gestion plus responsable du budget de jeu. Ces seuils offrent un équilibre entre flexibilité et contrôle.
La vitesse de crédit des fonds dépend principalement de la méthode de paiement choisie. Dans de nombreux cas, les dépôts sont traités rapidement, ce qui permet aux joueurs de commencer leurs sessions sans attendre. Des délais peuvent toutefois apparaître selon le prestataire ou des vérifications spécifiques. En privilégiant la transparence et la clarté des procédures, Nine Casino propose un système de dépôt conçu pour offrir une expérience fluide et fiable.
Conclusion générale sur Nine Casino
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Grâce à une approche équilibrée entre simplicité et fonctionnalités essentielles, Nine Casino convient aussi bien aux joueurs débutants qu’aux utilisateurs plus expérimentés. La plateforme met l’accent sur une expérience fluide, sans complexité inutile, ce qui renforce la confiance et le confort de jeu. Dans son ensemble, Nine Casino apparaît comme un casino en ligne fiable, pensé pour une utilisation durable et maîtrisée.
Entre le dossier Larochelle et le soutien aux rebelles soudanais, Touadéra sur la route de La Haye
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Un-tete-a-tete-entre-le-president-centrafricain-Faustin-Touadera-et-le-president-de-transition-du-Tchad-Mahamat-Itno-lours-du-sommet-UE-Afrique-a-Bruxelles-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Un-tete-a-tete-entre-le-president-centrafricain-Faustin-Touadera-et-le-president-de-transition-du-Tchad-Mahamat-Itno-lours-du-sommet-UE-Afrique-a-Bruxelles-1.jpg” alt=”Entre le dossier Larochelle et le soutien aux rebelles soudanais, Touadéra sur la route de La Haye” width=”300″ height=”224″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Un-tete-a-tete-entre-le-president-centrafricain-Faustin-Touadera-et-le-president-de-transition-du-Tchad-Mahamat-Itno-lours-du-sommet-UE-Afrique-a-Bruxelles-1.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Un-tete-a-tete-entre-le-president-centrafricain-Faustin-Touadera-et-le-president-de-transition-du-Tchad-Mahamat-Itno-lours-du-sommet-UE-Afrique-a-Bruxelles-1-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Un-tete-a-tete-entre-le-president-centrafricain-Faustin-Touadera-et-le-president-de-transition-du-Tchad-Mahamat-Itno-lours-du-sommet-UE-Afrique-a-Bruxelles-1-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />DéDéby et Touadera, un tête à tête à Paris
L’affaire tchadienne vient d’ouvrir une brèche que Bangui ne pourra plus ignorer longtemps, car les mécanismes sont désormais en marche.
Le 19 janvier 2026, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a entendu Nazhat Shameem Khan, procureure adjointe de la CPI, exposer les preuves accumulées sur les crimes commis au Darfour. Images satellites, vidéos, témoignages : tout indique que les Rapid Support Forces ont reçu un appui logistique régional, et plusieurs États voisins apparaissent dans les documents.
Mahamat Idriss Déby, président du Tchad, figure parmi les personnalités citées dans la plainte déposée par l’ONG Priority Peace Sudan. Les accusations portent sur l’acheminement d’équipements militaires depuis les Émirats arabes unis vers les RSF, avec le Tchad comme point de transit.
L’aéroport d’Amdjarass, situé à quelques kilomètres de la frontière soudanaise, aurait servi de plateforme pour ces opérations. Plusieurs généraux et conseillers présidentiels tchadiens sont nommés dans le dossier, accusés d’avoir facilité cette chaîne d’approvisionnement.
Les Émirats, pour leur part, nient toute livraison d’armes et tentent de prendre leurs distances avec N’Djamena, malgré les promesses d’investissements annoncés dans le cadre du plan “Tchad Connexion 2030”.
Cette prudence émiratie intervient alors que la pression judiciaire internationale s’intensifie.
Quelques jours après la médiatisation de cette plainte, Mahamat Idriss Déby s’est rendu à Paris pour une visite qualifiée d’officielle. Le calendrier intrigue, car la plainte a été déposée par une ONG enregistrée en France et défendue par un cabinet d’avocats parisien. Rien ne prouve formellement une tentative d’influence, mais le contexte politique alimente les interrogations. La France joue un rôle majeur dans les équilibres diplomatiques régionaux, et cette visite intervient à un moment où chaque geste compte.
La condamnation d’Ali Kushayb en octobre 2025 a changé la donne. Pour la première fois, la CPI a jugé un chef janjaouid responsable de crimes au Darfour, et cette décision ouvre la voie à des poursuites plus larges. Les enquêtes ne se limitent plus aux auteurs directs : elles englobent désormais ceux qui ont fourni les moyens matériels, financiers ou logistiques permettant la poursuite des atrocités. La procureure adjointe l’a rappelé devant le Conseil de Sécurité : tous les acteurs, y compris les États voisins, entrent dans le périmètre des investigations.
Or, la République centrafricaine partage avec le Tchad une caractéristique commune : celle d’avoir servi de corridor pour les RSF. L’aéroport de Bangui M’Poko a lui aussi fonctionné comme plateforme de réception d’équipements militaires destinés aux mercenaires du groupe Wagner, puis acheminés vers les rebelles soudanais des RSF. Les RSF comptent d’ailleurs dans leurs rangs des éléments issus de la milice russe noire formés par les Wagner, ce qui établit une continuité opérationnelle entre ces deux entités.
Maître Philippe Larochelle a déposé une communication juridique concernant des dossiers centrafricains, et les éléments qu’il a rassemblés pointent vers des connexions entre le régime centrafricain et des nombreux groupes rebelles, dont les RSF. Les preuves existent, et elles sont déjà archivées dans les instances internationales.
Ce qui se passe à N’Djamena aujourd’hui pourrait bien préfigurer ce qui attend Bangui demain. La plainte contre le Tchad montre que la CPI examine désormais le rôle des États qui ont permis, par leur inaction ou leur complicité active, la perpétuation de crimes de masse. Le président Touadéra, mis en cause pour ses liens avec les mercenaires étrangers et son implication dans le soutien logistique aux rebelles soudanais, se trouve dans une situation comparable à celle de son homologue tchadien. Les circuits d’approvisionnement militaire, les alliances régionales douteuses, les témoignages de victimes : tous ces éléments tissent une trame qui ressemble étrangement à celle qui vient de piéger Mahamat Idriss Déby.
Les Émirats arabes unis ont choisi de s’éloigner discrètement du dossier tchadien, conscients que leur exposition juridique pourrait devenir incontrôlable. Cette même prudence pourrait bientôt s’appliquer aux partenaires de la Centrafrique, si les enquêtes internationales commencent à remonter les filières. La dynamique judiciaire a changé de nature : elle ne vise plus seulement les chefs de guerre isolés, mais les réseaux entiers qui les maintiennent en activité. Et dans ces réseaux, les capitales africaines occupent une place centrale.
Le dossier tchadien montre que les alliances diplomatiques ne suffisent plus à protéger un chef d’État lorsque les preuves s’accumulent. Mahamat Idriss Déby peut multiplier les voyages à Paris ou ailleurs, cela ne change rien au fait que son nom apparaît dans une procédure formelle devant la CPI. Pour Faustin-Archange Touadéra, la leçon est claire : le temps de l’impunité touche à sa fin, et les dossiers régionaux sont en train de converger vers La Haye. Les documents existent, les témoignages sont recueillis, et les enquêteurs internationaux ne manquent ni de moyens ni de détermination
Baïpo-Temon, la ‘chef de boutique’ qui menace les diplomates : Les révélations explosives de son allié Koï, docteur en insulte publique !
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Sylvie-Baipo-Temon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Sylvie-Baipo-Temon.jpg” alt=”Baïpo-Temon, la ‘chef de boutique’ qui menace les diplomates : Les révélations explosives de son allié Koï, docteur en insulte publique !” width=”300″ height=”205″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Sylvie-Baipo-Temon.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Sylvie-Baipo-Temon-218×150.jpg 218w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
Sylvie Baïpo-Temon transforme le ministère des Affaires étrangères en boutique familiale. Son ex-allié Euloge Koï balance tout : menaces, intimidations, placardisation des diplomates. Le griot mord encore la main qui le nourrit !
Le live d’Euloge Doctrouvé Koï sur Facebook est une bombe : l’ancien griot servile du régime, celui qui a écrit un livre entier pour encenser Touadéra comme un dieu vivant, se retourne maintenant contre Sylvie Baïpo-Temon, ministre des Affaires étrangères et fidèle du même pouvoir. Koï, qui se présentait hier comme le « sanctuaire de sécurité » du régime, le « représentant valable de son excellence », balance aujourd’hui des révélations qui sentent le règlement de comptes interne.
Il accuse Baïpo-Temon d’avoir fait du département des Affaires étrangères sa « boutique personnelle » :
– Menaces permanentes de licenciement et de révocation contre les diplomates et cadres de carrière.
– Chasse à l’homme systématique : « C’est la chasse à l’homme », répète-t-il, comme si le ministère était son entreprise privée et non une institution de l’État.
– Placardisation massive des vrais professionnels : des cadres avec 10, 15 ans d’expérience relégués au placard pendant que des stagiaires ou des agents fraîchement intégrés (4-5 mois de service !) sont propulsés à des postes stratégiques et de direction.
– Violation flagrante des règles statutaires et du principe d’ancienneté : « On ne va pas insulter l’expérience », tonne Koï, qui dénonce un népotisme devenu « règle » au sein du département.
– Climat de terreur : les diplomates en poste à l’extérieur « vivent l’enfer », menacés, intimidés, obligés de se taire ou de partir. Résultat ? Une hémorragie des cerveaux sans précédent, des démissions en cascade parce que « les cadres préfèrent partir plutôt que d’accepter l’inacceptable ».
Koï va jusqu’à dire que le ministère n’est plus une institution de la République, mais « une boutique familiale », un « champ de la famille » où la ministre agit comme si elle avait hérité d’un bien privé. Elle menace, elle chasse, elle nomme ses proches ou ses affidés sans aucun égard pour la compétence ou les textes. « Ce n’est pas sa boutique », hurle Koï, oubliant commodément qu’il a passé des années à défendre ce même régime qui permet ces dérives.
Le plus savoureux dans cette affaire ? Koï était l’allié zélé de Baïpo-Temon et du clan Touadéra. Il chantait leurs louanges, il insultait leurs adversaires, il se faisait le porte-voix officiel. Et aujourd’hui, il crache sur elle, expose ses turpitudes, appelle les agents à rédiger un memorandum au Premier ministre et au président pour dénoncer cette « gestion caractérisée par l’arbitraire » et les « persécutions administratives ». Il exige même l’arrêt des menaces et le rétablissement de la légalité dans les nominations.
C’est la preuve éclatante que le régime se dévore de l’intérieur : un griot opportuniste qui mord la main qui le nourrit, une ministre qui gère la diplomatie comme un commerce familial, et un pouvoir qui laisse faire jusqu’à ce que les rats commencent à se sauter à la gorge. Baïpo-Temon, « chef de boutique » autoproclamée, menace et humilie les diplomates ; Koï, son ancien allié, balance tout pour sauver sa peau ou se repositionner.
Corbeau News le dit sans détour : ces deux-là se méritent. L’un a servi le régime en insulteur patenté, l’autre le sabote en incompétente autoritaire. Ensemble, ils illustrent le naufrage : un État où les fidèles d’hier deviennent les traîtres d’aujourd’hui, où les diplomates sont traités comme des ennemis intérieurs.
Dmitri Podolsky, le « général Robot » de Wagner : des massacres en RCA aux propagandes sur la télévision russe
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/dmitri-podolsky-conseiller-russe-du-president-touadera-sur-la-television-de-propagande-russe-rt.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/dmitri-podolsky-conseiller-russe-du-president-touadera-sur-la-television-de-propagande-russe-rt.webp” alt=”Dmitri Podolsky, conseiller russe du président Touadéra, sur la télévision de propagande russe RT” width=”400″ height=”225″ />Dmitri Podolsky, conseiller russe du président Touadéra, sur la télévision de propagande russe RT
Un mercenaire russe mutilé en Ukraine, surnommé le général Robot, s’est présenté il y’a quelques jours sur la télévision russe RT comme un conseiller bienveillant venu aider la République Centrafricaine. Mais ce qu’il a dit est un véritable tissu de mensonge
Dans les cercles très fermé au tour du dictateur de Bangui qui connaissent Wagner de près, on ne l’appelle pas Dmitri Podolsky. On l’appelle le général Robot. Un homme sans jambes, sans un bras, maintenu debout par des prothèses et par la volonté de Moscou de le garder utile en Centrafrique.
C’est cet homme-là qui s’est installé devant les caméras de la télévision russe RT en février 2026 pour raconter sa version des faits. Et cette version ne ressemble en rien à ce que les habitants de la RCA ont vécu depuis l’arrivée de Wagner sur leur sol.
Podolsky a présenté son parcours avec minutie. Il a évoqué une école militaire, des postes de commandement, des missions en Syrie et dans le Caucase du Nord. Puis il a glissé discrètement : « j’ai commencé à travailler dans une société militaire privée. » Cette société, c’est Wagner. Il n’a pas prononcé ce nom une seule fois.
Il a ensuite admis avoir été blessé en 2023 pendant l’invasion russe de l’Ukraine, qu’il appelle pudiquement « opération militaire spéciale ». Puis il a ajouté, avec une légèreté déconcertante : « je me suis rétabli et je suis revenu en RCA ». Un seul mot pour couvrir une réalité que son corps porte pourtant au grand jour.
Car Podolsky n’est pas rétabli au sens ordinaire du terme. Il a perdu ses deux jambes et un bras lors de cette guerre. C’est précisément pour cela qu’on l’appelle le Robot, parce qu’il continue d’avancer mécaniquement, porté par des prothèses et des directives venues de Moscou, comme si rien ne s’était passé.
Sur le plateau de RT, ce passé n’existait pas. À la place, Podolsky a décrit ses méthodes avec une franchise qui aurait dû interpeller. « D’abord le combat, ensuite la négociation », a-t-il déclaré, comme si cette philosophie était parfaitement acceptable. Comme si des villages entiers n’avaient pas payé ce principe de leur sang.
Les enquêtes menées sur le terrain et confirmées par des rapports des Nations Unies et de Human Rights Watch ont établi ce que Wagner a réellement fait en RCA. À Aïgbado, 65 civils ont été exécutés par des éléments de Wagner et des soldats des FACA. Ces faits sont écrits, archivés, vérifiés par des institutions indépendantes.
Podolsky, lui, a parlé d’opérations conduites « sans subir aucune perte ». Il a énuméré des ennemis éliminés avec la froideur d’un rapport administratif. Mais dans ces bilans nets et propres, les civils tués n’apparaissent nulle part. Effacés avant même que la caméra s’allume.
Pour parachever le tableau, il a évoqué un « travail humanitaire » conduit en parallèle des opérations militaires. Wagner, humanitaire. Le groupe qui a pillé les mines d’or et de diamants centrafricains, qui a semé la peur dans des dizaines de localités, se présente désormais comme une main tendue sur la télévision d’État russe.
Aujourd’hui, Podolsky occupe un bureau de conseiller à la présidence centrafricaine, aux côtés de vingt à trente autres ressortissants russes portant le même titre. Vingt à trente hommes qui orientent les décisions d’un président africain au nom de Moscou, dans un pays dont Wagner capte les richesses minières depuis des années.
Le Robot de Wagner s’est donc fabriqué une nouvelle existence en costume de conseiller. Il parle à la télévision. Il trie ses mots. Il enterre ce qu’il faut enterrer. Mais les villages dévastés, eux, n’ont pas accès aux plateaux de RT pour
“La MINUSCA doit lever le voile sur l’attaque de Kisangani” : Fari Tahéruka Shabazz appelle à la transparence dans une interview accordée à CNC
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/fari-taheruka-shabazz.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/fari-taheruka-shabazz.jpg” alt=”“La MINUSCA doit lever le voile sur l’attaque de Kisangani” : Fari Tahéruka Shabazz appelle à la transparence dans une interview accordée à CNC” width=”300″ height=”297″ />Monsieur Fari Tahéruka Shabazz
Alors que les tensions diplomatiques s’intensifient après l’attaque de drones à Kisangani, République démocratique du Congo, Fari Tahéruka Shabazz, président de l’ICMA, exige une enquête transparente de la MINUSCA. Il redoute une escalade régionale similaire à l’incident Wagner-Tchad de mai 2021.
Voici l’interview intégrale ci-dessous :
Corbeau News Centrafrique (CNC) : Monsieur Shabazz, pouvez-vous nous expliquer les raisons pour lesquelles l’ICMA a décidé d’écrire à la cheffe de la MINUSCA concernant l’attaque de drones à Kisangani ?
Fari Tahéruka Shabazz (FTS) : La situation sécuritaire en République centrafricaine et, plus généralement, dans la sous-région, se caractérise par une extrême tension, susceptible de dégénérer en un conflit global à la moindre étincelle. Il est donc impératif que les dirigeants fassent preuve d’une grande prudence et que les citoyens exercent une vigilance accrue dans le contrôle de l’action gouvernementale. C’est dans cet esprit de tempérance, voire de précaution, que nous avons abordé cette question, au-delà de l’inquiétude que nous partageons.
Par ailleurs, il convient de rappeler que les événements du 30 mai 2021 à la frontière entre le Tchad et la République centrafricaine ont failli plonger ces deux pays frères dans un conflit armé. En effet, une force étrangère, en l’occurrence les mercenaires russes de Wagner, a franchi la frontière pour, comme l’a dénoncé le ministre tchadien des Affaires étrangères, Chérif Mahamat Zene, dans un communiqué, où il est expliqué que ces mercenaires russes de Wagner avaient “attaqué le poste avancé de Sourou, en territoire tchadien (…) tué un soldat tchadien, en a blessé cinq (…); cinq autres ayant été enlevés pour être ensuite exécutés à Mbang, du côté centrafricain”. Le risque que ce qui s’est produit avec les Wagner puisse également se produire avec des troupes rwandaises stationnées en Centrafrique sous l’égide de la MINUSCA, à la frontière avec la RDC, constitue une réelle source d’inquiétude pour notre organisation.
CNC : Selon votre lettre, le contingent rwandais de la MINUSCA serait impliqué dans l’attaque de drones à Kisangani. Quels sont les éléments qui vous ont amenés à cette conclusion ?
FTS : Tout d’abord, précisons que nous avons pris connaissance d’informations parues dans la presse congolaise qui suggèrent une possible implication du contingent rwandais de la MINUSCA dans l’attaque de drones à Kisangani. Nous souhaitons obtenir plus d’informations pour comprendre les circonstances exactes de cette attaque et les éventuelles responsabilités. L’ICMA est préoccupée par ces allégations et souhaite que la vérité soit établie sur cette affaire, dans le but de garantir la stabilité et la sécurité dans la région. Nous appelons donc à une enquête approfondie et transparente pour faire toute la lumière sur ces événements et déterminer les responsabilités, le cas échéant. La transparence et la coopération internationale sont essentielles pour prévenir de tels incidents et renforcer la confiance entre les pays de la sous-région.
CNC : Quelles sont les conséquences potentielles de cette attaque de drones sur la sécurité et la stabilité dans la sous-région, selon l’ICMA ?
FTS : Rappelons que jusqu’à présent, la MINUSCA n’a pas encore apporté de clarifications sur la situation qui exige des certitudes, des données fiables. Mais évidemment, si les accusations proférées contre le contingent rwandais de la MINUSCA et, par ricochet, contre Mme Valentine Rugwabiza, par une partie de la presse congolaise et une forte et significative partie de leur opinion publique, étaient avérées, les conséquences seraient désastreuses pour l’image de la MINUSCA et pourraient amener à la révocation du mandat du contingent rwandais de la MINUSCA.
Par ailleurs, Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union Africaine, s’est exprimé sur la question le 6 février dernier en argumentant qu’”au regard des instruments pertinents de l’Union africaine, en particulier la Convention de l’OUA de 1999 sur la prévention et la lutte contre le terrorisme et son Protocole de 2004, il considère que, cette attaque est susceptible de relever de la qualification d’acte terroriste (…) de nature à engager la responsabilité pénale individuelle de leurs auteurs et commanditaires, conformément au droit international applicable”. Le président Mahmoud Ali Youssouf de souligner que “cette attaque, dirigée contre une infrastructure aéroportuaire située dans un centre urbain majeur et exposant gravement les populations civiles, constitue une violation grave du droit international humanitaire, notamment des principes de distinction, de proportionnalité et de précaution”. C’est dire que cette question est diplomatiquement épineuse.
CNC : Quelles mesures l’ICMA exige-t-elle de la MINUSCA pour faire toute la lumière sur cette situation et garantir la paix et la stabilité dans la région ?
FTS : Nous appelons la MINUSCA à mener une enquête approfondie et transparente pour établir les faits et les responsabilités dans cette affaire. Il est important que la MINUSCA prenne des mesures pour rassurer la communauté nationale et internationale sur l’impartialité des troupes constituant les casques bleus, précisément les contingents rwandais, afin de prévenir tout risque de rupture de confiance et donc de défiance à l’égard de la cheffe de la MINUSCA, Mme Valentine Rugwabiza, des contingents rwandais et des contingents rwandais. L’ICMA souhaite que la MINUSCA travaille en collaboration avec les autorités locales et l’ambassade de la République Démocratique du Congo en Centrafrique pour rétablir la confiance et la stabilité dans la région.
CNC : Comment envisagez-vous les retombées de cette affaire sur la crédibilité et la souveraineté de la République Centrafricaine, ainsi que sur les relations entre la MINUSCA et les pays de la sous-région ?
FTS : L’ICMA est consciente des risques potentiels que cette affaire pourrait avoir sur la crédibilité et la souveraineté de la République Centrafricaine, ainsi que sur les relations entre la MINUSCA et les populations centrafricaines qui pourraient se sentir trahies. Il est essentiel que les parties prenantes travaillent ensemble pour rétablir la confiance et la stabilité dans la région. Nous sommes convaincus que la transparence et la coopération internationale sont essentielles pour prévenir de tels incidents et renforcer la confiance entre les pays de la sous-région. L’ICMA est profondément préoccupée par les conséquences potentielles de cette attaque de drones sur la sécurité et la stabilité dans la sous-région. Une telle attaque pourrait exacerber les tensions existantes et compromettre les efforts de paix et de réconciliation en cours. Il est essentiel que les parties prenantes prennent des mesures pour prévenir toute escalade et garantir la sécurité des populations civiles.
Ce n’est pas ma volonté, c’est celle du peuple : la leçon juridique de Professeure Danielle Darlan à son successeur Jean-Pierre Waboué
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Madame-Danielle-Darlan-de-la-cour-constitutionnelle-CNC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Madame-Danielle-Darlan-de-la-cour-constitutionnelle-CNC.jpg” alt=”Ce n’est pas ma volonté, c’est celle du peuple : la leçon juridique de Professeure Danielle Darlan à son successeur Jean-Pierre Waboué” width=”300″ height=”277″ />Professeur Danielle Darlan, ancien Président de la Cour constitutionnelle
L’ancienne présidente de la Cour constitutionnelle explique comment elle a toujours placé la volonté populaire au-dessus de tout, même de ses propres convictions
Danielle Darlan a une conception simple de son rôle de juge : respecter la volonté du peuple centrafricain, pas la sienne, pas celle du président, pas celle de qui que ce soit d’autre. Cette ancienne présidente de la Cour constitutionnelle le dit sans détour : à chaque décision rendue par son institution, la question était toujours la même. Quelle est la portée de cette décision pour le peuple ? Est-ce que nous respectons ce qu’il veut vraiment ?
« C’est sa volonté que nous devions respecter », insiste-t-elle. Pas celle d’un homme seul qui décide pour tout un pays. Pas celle d’un pouvoir qui confond ses désirs avec l’intérêt national. La volonté du peuple, point final.
Cette position peut sembler évidente. Après tout, dans une démocratie, les institutions sont censées servir les citoyens, pas un individu. Mais en Centrafrique, comme Darlan le sait bien, cette évidence s’est transformée en exception. Le régime actuel fonctionne selon un principe inverse : la volonté d’une seule personne tient lieu de volonté populaire. Ce que veut le président devient automatiquement ce que veut le pays, comme si les deux étaient interchangeables.
Professeure Danielle Darlan refuse cette confusion. Elle explique qu’elle a essayé de maintenir une ligne claire pendant son mandat : même quand une disposition constitutionnelle ne lui plaisait pas personnellement, elle devait l’appliquer. Parce que son travail n’était pas d’imposer ses préférences, mais de faire respecter ce que le peuple avait décidé à travers la Constitution.
« Ce n’est pas ma volonté que je dois appliquer, ni la volonté de quelqu’un d’autre, c’est la volonté du peuple », répète-t-elle. Cette phrase résume toute la différence entre un État de droit et un régime personnel. Dans le premier, les règles s’imposent à tous, y compris aux juges qui doivent parfois appliquer des textes qui ne correspondent pas à leurs opinions. Dans le second, les règles se plient aux caprices d’un seul.
Le contraste avec la situation actuelle est frappant. Aujourd’hui en Centrafrique, le peuple est devenu une abstraction. Sa volonté se résume à celle du président. Quand Touadéra veut vendre la nationalité en ligne, c’est présenté comme la volonté du peuple. Quand il modifie la Constitution pour supprimer la limitation des mandats, c’est encore la volonté du peuple. Quand il cède des terres pour un siècle à des investisseurs étrangers via la cryptomonnaie, c’est toujours la volonté du peuple.
Mais qui a vraiment demandé tout cela ? Qui a réclamé qu’on vende le pays sur internet ? Qui a supplié qu’on abandonne les terres de Bossangoa pour cent ans ? Personne. C’est la volonté d’un homme qui s’est substituée à celle de millions de Centrafricains.
Danielle Darlan a tenté de résister à cette dérive pendant son mandat. Elle a annulé la vente de la nationalité. Elle a rappelé que certaines décisions doivent passer par le Parlement, pas par les envies présidentielles. Elle a essayé de maintenir cette distinction entre la volonté légitime du peuple et les projets personnels du pouvoir.
Cette résistance lui a coûté cher. Des pressions, des menaces à peine voilées, des tentatives pour la faire « rentrer dans le rang ». Parce qu’un juge qui rappelle que le président n’est pas le peuple devient vite un problème pour ceux qui confondent les deux.
Son message reste d’une actualité brûlante. Tant que la Centrafrique n’aura pas compris que la volonté d’un seul homme n’est pas la volonté d’une nation, le pays continuera à tourner en rond. Les institutions ne retrouveront leur sens que le jour où elles cesseront de servir un individu pour redevenir ce qu’elles doivent être : des outils au service du peuple.
En attendant, les mots de Danielle Darlan résonnent comme un reproche et un espoir. Un reproche à ceux qui ont transformé la République en monarchie déguisée. Un espoir que d’autres, un jour, reprendront le flambeau et rappelleront cette vérité simple : dans une démocratie, personne ne peut prétendre incarner à lui seul la volonté de tout un peuple.
Zemio : le village Tabane incendié, des civils tués
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-soldats-faca-dans-le-village-de-koumboli-a-5-kilometres-de-zemio-au-sud-east-de-la-rca.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-soldats-faca-dans-le-village-de-koumboli-a-5-kilometres-de-zemio-au-sud-east-de-la-rca.jpg” alt=”Zemio : le village Tabane incendié, des civils tués” width=”300″ height=”172″ />Les soldats FACA dans le village de Koumboli, à 5 kilomètres de Zémio, au sud-EAst de la RCA
Pendant que les membres de la plateforme religieuse cherchent des voies de sortie à la crise en cours, les mercenaires russes du groupe Wagner et les Forces armées centrafricaines (FACA) auraient, ce jeudi, mis le feu à des villages et tué des civils dans la préfecture du Haut-Mbomou.
Les faits rapportés concernent notamment les villages de Tabane, situés au pk 20 de l’axe Zemio-Rafaï, ainsi que la localité de Kpabou sur l’axe Mboki.
Ces actes, commis sur des populations civiles dans une région déjà meurtrie par des années d’instabilité, alimentent une colère profonde au sein des communautés locales. Des habitants et des observateurs s’interrogent ouvertement sur ce qu’ils décrivent comme un agenda du gouvernement centrafricain contre la préfecture du Haut-Mbomou.
Dans un message diffusé publiquement sur les réseaux sociaux, des voix locales ont exprimé leur refus de se laisser tromper ou manipuler : « Nous ne sommes pas des cons, nous observons tout et nous avons le dernier mot.Que personne ne vous trompe. » Une déclaration qui traduit une exaspération croissante face à des violences qui frappent des civils sans défense.
Cette situation remet sur la table la question de la responsabilité des forces déployées sur le terrain. Le partenariat entre Bangui et Wagner, régulièrement dénoncé par des organisations de défense des droits humains, continue de faire des victimes parmi les populations civiles en dehors des grands centres urbains.
La rédaction a pu confirmer ces informations. Une enquête approfondie reste nécessaire pour établir avec précision le bilan humain et les circonstances exactes de ces événements.
À Kaga-Bandoro , une mère empoisonne son fils de treize ans par jalousie
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/police-sur-un-vehicule.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/police-sur-un-vehicule.jpg” alt=”À Kaga-Bandoro , une mère empoisonne son fils de treize ans par jalousie” width=”300″ height=”168″ />CopyrightCNC
Dans la préfecture de la Nana-Gribizi, en République centrafricaine, un enfant de treize ans a perdu la vie de la main même de sa propre mère, dans des circonstances qui ont bouleversé toute la communauté.
Tout a commencé lundi dernier, quand la femme a reçu une information qui l’a profondément meurtrie : son mari aurait sorti avec une autre femme. Cette nouvelle, vraie ou non, a suffi à faire basculer quelque chose en elle. Ça tête commence à chauffer, et chauffe très grave.
Traumatisée par la colère et la douleur suite à cette nouvelle, elle n’a pas cherché à régler la situation avec son époux. Au lieu de cela, elle s’est retournée contre son propre enfant. Elle a récupéré du poison habituellement utilisé pour éliminer les rats dans la maison.
Elle a mêlé ce produit à un plat qu’elle a préparé elle-même, puis elle l’a servi à son enfant. Ce dernier a mangé sans se douter de rien. Peu de temps après, il s’est effondré et a rendu l’âme sur place.
Les autorités ont agi rapidement. La femme a été interpellée et conduite au commissariat de police de Kaga-Bandoro , où elle est actuellement gardée à vue en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Ce qui rend l’affaire encore plus difficile à comprendre, c’est qu’elle porte encore dans ses bras un nourrisson de neuf mois, un bébé qu’elle allaite et dont elle a la charge.
Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC, avant de commettre le crime, cette femme a déclaré à son entourage qu’elle ne peut pas voir son enfant maltraité par une autre femme que son mari décide d’épouser. En plus, elle explique que pour un seul mari, elle ne peut pas faire de la rivalité avec une autre femme dans une même maison.
Alors que la situation devient très critique à l’université de Bangui, le recteur, lui, prend son temps pour critiquer les universités privées. Quel délire ?
Le recteur de l’Université de Bangui, Gérard Grezéngué, admet que son institution ne parvient pas à contrôler les établissements privés d’enseignement supérieur. Cette reconnaissance arrive au moment où l’université publique elle-même traverse une crise de gouvernance avec les mêmes problèmes qu’il dénonce chez les autres.
Grezéngué pointe du doigt les instituts privés qui se multiplient sans supervision. Il parle de programmes non vérifiés, d’encadrants non qualifiés, de conditions d’enseignement non contrôlées. Mais ces mêmes situations existent à l’Université de Bangui. Dans tous les départements, le désordre règne. Les mémoires sont soutenus sans véritable encadrement ni contrôle de qualité. Avec le développement de l’intelligence artificielle, des étudiants rendent des travaux entièrement générés par des outils en ligne, sans que personne ne puisse ou ne veuille vérifier quoi que ce soit.
Le recteur dénonce les “frais de chambre” de 100 000 francs CFA dans les établissements privés, après quoi des enseignants rédigent eux-mêmes les mémoires pour les étudiants. Cette pratique, qu’il qualifie de scandaleuse chez les autres, existe pourtant dans sa propre université. Des enseignants vendent leurs services d’encadrement, rédigent des chapitres entiers pour des étudiants qui paient, et personne n’intervient. La différence, c’est que dans le privé on appelle cela des “frais de chambre”, et à l’université publique cela se fait de manière plus discrète, mais le résultat reste le même : l’argent remplace le travail académique.
Interrogé sur sa capacité à inspecter les établissements privés, le recteur invoque le manque de moyens. Il affirme que la direction académique ne dispose ni de la logistique, ni du personnel pour assurer cette mission. Cette excuse interroge quand on connaît les dépenses de l’université.
Chaque mois, des dizaines de millions de francs CFA partent en indemnités pour le rectorat : 800 000 francs pour le recteur, 600 000 pour le vice-recteur, 400 000 pour le secrétaire général, plus de 900 000 pour le contrôleur financier. À cela s’ajoutent les frais de repas, d’entretien des résidences, les salaires des chauffeurs, des domestiques et des gardiens personnels. Sur une année, ces dépenses dépassent plusieurs dizaines de millions de francs CFA, uniquement pour les avantages des dirigeants.
Mais pour contrôler une salle de soutenance, vérifier un mémoire, inspecter un établissement, le recteur dit qu’il n’y a pas de moyens. Il dépense des millions pour son propre confort et celui de ses collaborateurs, mais prétend ne pas pouvoir financer une simple mission de contrôle qui relève pourtant de sa responsabilité première.
Grezéngué admet qu’il ne dispose d’aucune statistique sur la fréquence des fraudes académiques. Il reconnaît qu’il n’existe pas de base de données sur le fonctionnement des établissements privés, ni même sur ce qui se passe dans son propre campus. Aucun rapport annuel, aucun plan de contrôle, aucun mécanisme de suivi. Cette absence de système ne concerne pas que les universités privées. À l’Université de Bangui, personne ne sait combien de mémoires ont été soutenus l’année dernière, combien ont été réellement encadrés, combien ont été plagiés, combien ont été achetés.
Cette situation montre une incompétence administrative profonde. Un recteur qui dirige une université depuis des années et qui ne dispose d’aucun outil pour mesurer, vérifier ou superviser quoi que ce soit. Il critique les dérives du secteur privé alors qu’il est incapable de dire ce qui se passe dans les amphithéâtres qu’il est censé diriger.
Le recteur annonce un renforcement des inspections en 2025. Aucun budget n’est précisé, aucun calendrier n’est donné, aucune feuille de route n’est présentée. Juste une promesse de plus dans une institution où les déclarations d’intention tiennent lieu de politique depuis des années.
L’Université de Bangui continue de fonctionner dans le désordre, sans contrôle interne, sans transparence, sans capacité de vérification. Avant de donner des leçons aux universités privées, le recteur devrait peut-être commencer par instaurer un minimum d’ordre dans sa propre maison. Mais cela supposerait de renoncer aux millions de francs CFA d’indemnités mensuelles pour financer des inspections réelles, des formations pour les enseignants, et un système de contrôle digne de ce nom.
Bangui refuse de renouveler le passeport d’Anicet Georges Dologuélé malgré une décision de justice, Arsène Elien et la PJLOD crient au scandale
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/monsieur-arsene-elien-coordinateur-de-la-pjlod-photo-de-courtoisie.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/monsieur-arsene-elien-coordinateur-de-la-pjlod-photo-de-courtoisie.webp” alt=”Centrafrique : Bangui refuse de renouveler le passeport d’Anicet Georges Dologuélé malgré une décision de justice, Arsène Elien et la PJLOD crient au scandale Monsieur Arsène Élien, Coordinateur de la PJLOD. Photo de courtoisie” width=”400″ height=”450″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/monsieur-arsene-elien-coordinateur-de-la-pjlod-photo-de-courtoisie.webp 400w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/monsieur-arsene-elien-coordinateur-de-la-pjlod-photo-de-courtoisie-373×420.webp 373w” sizes=”auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px” />Monsieur Arsène Élien, Coordinateur de la PJLOD. Photo de courtoisie
Dans un communiqué publié le 18 février 2026 à Bangui, Arsène Elien, Coordonnateur de la PJLOD, dénonce le refus du gouvernement de renouveler le passeport d’Anicet Georges Dologuélé.
Souvent, en Afrique, les rapports entre le pouvoir et l’opposition ont toujours emprunté des chemins difficiles. Mais ce qui vient de se produire en République Centrafricaine dépasse ce que l’on pouvait attendre d’un État qui se réclame de la démocratie et du respect des lois.
C’est dans ce contexte tendu qu’Arsène Elien, Coordonnateur de la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique, la PJLOD, a pris la plume le 18 février 2026 depuis Bangui. Dans un communiqué sans détour, il dénonce une décision des autorités centrafricaines qui, selon lui, bafoue à la fois la justice et les droits fondamentaux d’Anicet Georges Dologuélé.
Le fait reproché au gouvernement est simple dans sa forme, mais lourd dans ses conséquences : les autorités de Bangui ont refusé de renouveler le passeport d’Anicet Georges Dologuélé, et ce, en dépit d’une décision de justice ordonnant le contraire. Pour Arsène Elien, ce refus n’a rien d’un simple retard administratif, c’est un acte politique posé en pleine conscience.
Ce qui aggrave la situation aux yeux du Coordonnateur de la PJLOD, c’est que le pouvoir en place a choisi de passer outre une décision rendue par ses propres tribunaux. En agissant ainsi, Bangui envoie un message troublant : la justice centrafricaine ne vaut que lorsqu’elle sert les intérêts du gouvernement, et pas un jour de plus.
Arsène Elien rappelle dans son texte que le droit de circuler librement et de disposer de documents de voyage valides n’est pas une faveur accordée par les gouvernants. C’est un droit humain reconnu et protégé, que nul régime ne peut retirer à un citoyen au seul motif qu’il appartient à l’opposition.
En privant Anicet Georges Dologuélé de son passeport, le pouvoir centrafricain ne s’attaque pas seulement à un homme, estime le Coordonnateur de la PJLOD. Il s’attaque à un principe : celui selon lequel tous les citoyens sont égaux devant la loi, quelle que soit leur couleur politique ou leur position vis-à-vis du gouvernement en place.
Arsène Elien va plus loin en qualifiant cette décision de manœuvre visant à réduire au silence les voix discordantes et à limiter la capacité de l’opposition à s’exprimer et à se mouvoir librement. La PJLOD y voit une tentative de confiner Anicet Georges Dologuélé dans un espace où son influence serait mécaniquement réduite.
Face à cette situation, le Coordonnateur de la PJLOD appelle les autorités compétentes à se conformer sans délai aux décisions rendues par la justice centrafricaine. Arsène Elien insiste sur le fait que l’État de droit n’est pas un slogan que l’on sort lors des discours officiels, c’est une obligation quotidienne que le pouvoir doit honorer envers chaque citoyen.
Quand les Centrafricains sont exclus des bénéfices de leur propre mission de paix
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Valentine-Rugwabiza.jpg” data-wpel-link=”internal”>Madame Valentine Rugwabiza, Représentante du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, cheffe de la Minusca
La MINUSCA enrichit ses réseaux internes pendant que la population centrafricaine reste marginalisée.
Une mission de
stabilisation de plusieurs milliards de dollars opère depuis plus de 11 ans en République centrafricaine. Les Centrafricains attendent toujours de voir les premiers bénéfices de cette présence massive. Pendant ce temps, un système bien structuré et discret redistribue ces ressources vers des circuits parallèles qui échappent totalement à la population centrafricaine.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes dans cette économie à deux vitesses. Un expatrié de la MINUSCA gagne vingt fois plus qu’un journalier centrafricain pour le même nombre d’heures de travail. Cette disproportion ne relève pas du hasard mais d’une politique délibérée qui maintient les centrafricains dans des positions subalternes. Les postes à responsabilité restent fermés aux Centrafricains, même les plus qualifiés.
Le système de rémunération des journaliers dévoile l’ampleur du détournement. Sur un salaire officiel de 36 250 francs CFA, le travailleur ne touche que 20 000 francs. Les 16 250 francs restants disparaissent dans les poches d’intermédiaires qui n’ont jamais tenu une pelle ou porté un sac de ciment. Multiplié par des centaines d’employés sur plusieurs années, ce mécanisme génère des fortunes considérables.
Ces travailleurs évoluent dans une précarité organisée. Aucun contrat stable, aucune protection sociale, aucune prise en charge médicale en cas d’accident. Quand ils protestent contre leurs conditions, ils sont licenciés sous prétexte de restrictions budgétaires fictives. Les plaintes déposées depuis 2023 s’accumulent dans les tiroirs sans jamais aboutir à des sanctions.
La logistique suit la même logique prédatrice. Les matériaux de construction destinés aux projets communautaires : ciment, tôles, générateurs, alimentent discrètement les marchés informels de Bangui. Ces biens, introuvables dans les bases de données officielles, financent des projets privés au lieu de servir la reconstruction. Des responsables créent leurs propres entreprises pour capter les marchés de la mission, en violation des règles onusiennes.
Cette économie parallèle prospère sur la misère centrafricaine. Pendant que les populations manquent d’infrastructures de base, les ressources censées les aider enrichissent un petit cercle de privilégiés. Les bénéfices de la stabilisation profitent à tous sauf aux principaux intéressés : les Centrafricains eux-mêmes.
L’ironie de la situation frappe par sa brutalité. Une mission financée internationalement pour sortir le pays de la crise devient un facteur d’appauvrissement supplémentaire. Les Centrafricains financent indirectement, par leurs impôts et taxes, une structure qui les exclut systématiquement des retombées économiques.
Cette captation des bénéfices dépasse la simple corruption. Elle transforme une mission humanitaire en entreprise d’extraction de richesses. Les Centrafricains assistent, impuissants, à cette spoliation organisée de leurs propres ressources de développement.
Seule une refonte complète des mécanismes de recrutement et de gestion pourrait inverser cette tendance. La MINUSCA doit redevenir ce qu’elle prétend être : un instrument au service des Centrafricains, pas une machine à enrichir ceux qui détournent sa mission première….
Dmitri Podolsky, conseiller russe du président Touadéra, attaque Corbeau News à la télévision de propagande russe RT
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un mercenaire russe devenu conseiller du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra vient de citer nommément Corbeau News sur RT, la chaîne de propagande officielle de Moscou.
Personne ne s’attendait à entendre le nom de Corbeau News-Centrafrique sortir de la bouche d’un conseiller russe à la présidence centrafricaine, sur une chaîne diffusée depuis Moscou. Et pourtant, c’est exactement ce qui s’est produit il y’a quelques jours, quand Dmitri Podolsky a accordé une interview à RT, devant des millions de téléspectateurs russes.
Ce jour-là, interrogé sur les critiques venant de l’extérieur, Podolsky n’a pas hésité. Il a cité Corbeau News nommément, en l’associant au Canada et à la France, comme si ce journal centrafricain était un outil fabriqué quelque part en Occident pour nuire à la Russie.
Or Corbeau News n’a jamais été une publication étrangère. C’est un journal centrafricain, nourri de témoignages nationaux, de voix ramassées sur le terrain en République Centrafricaine. En le collant à une étiquette occidentale, Podolsky espérait couper ce média de sa propre communauté des lecteurs, sans jamais contredire un seul fait publié.
Et c’est là que son discours se retourne contre lui. Car dans la propagande, quand on ne peut pas prouver qu’une information est fausse, on attaque celui qui la publie. Podolsky a utilisé le mot « daube » pour qualifier les articles de Corbeau News, un terme argotique signifiant quelque chose de nul, sans valeur aucune.
Mais si Corbeau News était vraiment sans importance, pourquoi le nommer devant la caméra la plus puissante et la plus vue de Russie ? Cette question reste sans réponse logique, et c’est précisément cette absence de logique qui dit tout. Un homme qui méprise un journal n’a pas besoin de le mentionner en public.
Corbeau News a documenté pendant des années les activités du groupe Wagner en RCA, ses massacres dans des villages comme Kpabou, Zemio, Bambouti, Bossangoa et Aïgbado, ses pillages dans les zones minières, ses violences contre des populations civiles que personne d’autre ne regardait. Ces enquêtes ont été confirmées par des rapports des Nations Unies et de Human Rights Watch.
Podolsky, lui, n’a jamais produit un seul document pour contredire ces faits. Il a seulement produit du mépris verbal, depuis un plateau de télévision moscovite, à des milliers de kilomètres des villages centrafricains où ses hommes ont opéré.
Ce qui aggrave encore la situation, c’est le poste qu’il occupe aujourd’hui. Nommé conseiller à la présidence centrafricaine, Podolsky rejoint une cohorte de vingt à trente ressortissants russes gravitant autour du pouvoir à Bangui sous le même titre de « conseiller ». Vingt à trente hommes qui conseillent un président africain depuis Moscou.
C’est dans ce cadre précis qu’il faut replacer l’attaque contre Corbeau News. Ce n’est pas un individu irrité qui parle sous le coup de l’émotion. C’est un maillon d’un dispositif construit, qui a reçu pour mission de discréditer toute voix capable de documenter ce que Wagner fait sur le sol centrafricain.
Nommer Corbeau News sur RT, c’est lui offrir malgré tout une reconnaissance que toute la machine russe voulait lui refuser. Car les médias qu’on ne craint pas, on ne les cite pas sur une chaîne d’État devant des millions de personnes.
Podolsky a été blessé en Ukraine avant d’arriver en Centrafrique. Il a troqué les armes de guerre contre les mots de la propagande, mais le but reste le même : occuper un territoire, en écarter ceux qui dérangent, et maintenir un récit favorable à Moscou sur tout ce qui se passe en RCA.
Ce que Podolsky n’a visiblement pas mesuré ce soir-là, c’est qu’en prononçant le nom de Corbeau News devant RT, il a fait exactement le contraire de ce qu’il cherchait.
« Le Président Touadéra redore le blason de la RCA » : Balalou nous prend pour des fous
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/l-un-des-chefs-de-wagner-en-Centrafrique-monsieur-denis-conseiller-de-touadera-conseiller-a-la-presidence-iici-a-l-aeroport-avec-le-dictateur-de-bangui.webp” data-wpel-link=”internal”>L’un des chefs de Wagner en Centrafrique, monsieur Denis, conseiller de Touadera, conseiller à la Présidence. Iici, à l’aéroport avec le dictateur de Bangui
Le 9 février 2026, Maxime Balalou a encore frappé. Selon lui, « le Président de la République a redoré le blason de notre pays » et la RCA est devenue un « acteur crédible et fréquentable sur la scène internationale ». Il affirme que « notre pays assume désormais une place importante dans la construction des solutions globales ».
Vraiment ? Un pays qui dépend des mercenaires russes, emprisonne ses opposants, truque ses élections et ne peut même pas alimenter sa capitale en électricité serait devenu « crédible » ?
C’est du délire. Ou plutôt, c’est du Balalou : le grand maître de la mythomanie d’État.
Un “acteur crédible” ? La réalité des violations des droits humains
Le Secrétaire général de l’ONU a dénoncé une augmentation de 28% des violations des droits de l’homme au cours des quatre derniers mois. Human Rights Watch a documenté des interdictions de manifestations pacifiques et l’arrestation de défenseurs des droits humains le 26 juin 2025.
Les faits que Balalou “oublie” :
– Un journaliste arrêté en mai 2025 pour un article sur Bozizé
– Des manifestations pacifiques interdites et réprimées
– Une loi sur la presse visant à museler les médias
– L’emprisonnement de leaders d’opposition malgré leur immunité parlementaire
Le référendum truqué de 2023 : Touadéra a supprimé les limites de mandats après avoir remplacé la chef de la Cour constitutionnelle qui jugeait l’opération illégale. Résultat : 95,3% de “oui” grâce à la sécurité assurée par Wagner.
Les élections frauduleuses du 28 décembre 2025 : Touadéra “réélu” avec 76,15%, l’opposition dénonce des fraudes massives. Contexte : opposants emprisonnés, rassemblements interdits, presse muselée.
Voilà l’“acteur crédible” : un régime qui arrête, musèle et truque.
La vraie “diplomatie” : 60% du budget national pour les mercenaires russes
En 2025, la Russie exige 15 millions de dollars par mois (180 millions $ par an) en cash pour Africa Corps.
Le calcul qui tue :
– Budget national RCA : 300 millions $
– Coût Africa Corps : 180 millions $ /an
– = 60% du budget part à Moscou
Pendant ce temps : salaires d’enseignants contractuels de la banque mondiale impayés, dispensaires sans médicaments, routes en ruine, population dans la misère.
Le contrat officialise la perte de souveraineté. Les décisions militaires émanent du ministère russe de la Défense, pas de Bangui. L’exploitation minière échappe au contrôle de l’État. Les mines d’or alimentent directement les circuits russes.
Voilà la vraie “diplomatie d’influence” : transformer la RCA en protectorat russe où Bangui n’a plus aucun pouvoir.
Le Caucus Africain de Bangui : une vitrine d’une semaine
Oui, Bangui a accueilli le Caucus Africain du FMI en juillet 2025. Environ 300 participants, ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales.
Et alors ?
– Cela a changé quoi pour les Centrafricains ? Rien.
– Fin des coupures d’électricité ? Non.
– Retour des bailleurs de fonds ? Non.
– Fin de la répression ? Non.
Une vitrine de quelques jours ne fait pas d’un État autoritaire un “hub africain”. La Corée du Nord organise bien des sommets. Cela n’en fait pas un État démocratique.
La RCA, “arbitre africain” ? La blague du siècle
Balalou affirme que « notre pays a retrouvé sa lettre de noblesse et de plus en plus la voix de l’arbitre africain ».
Un pays qui :
– Est classé parmi les plus pauvres au monde
– A 54 ans d’espérance de vie
– Ne peut alimenter sa capitale en électricité
– Dépend à 60% de l’aide humanitaire
– Tout le territoire contrôlé par des mercenaires russes
– Truque ses élections (95% aux référendums)
– Emprisonne ses opposants
– Musèle sa presse
Ce pays serait un “arbitre africain” ?
C’est la blague du siècle.
Balalou insulte toute l’Afrique centrale
Balalou déclare : « Aujourd’hui, l’Afrique centrale est fréquentable. »
Pardon ? Cette phrase insinue que l’Afrique centrale ne l’était pas avant Touadéra.
C’est une insulte au Cameroun, au Gabon, au Congo-Brazzaville, au Tchad, à la RDC.
Et c’est la RCA de Touadéra — le pays le plus pauvre, le plus instable, le plus dépendant — qui rendrait la région “fréquentable” ?
Balalou ne vit pas sur la même planète.
Personne n’est dupe
Balalou peut continuer ses conférences de presse. Il peut débiter ses mensonges sur le “blason redoré” et la “diplomatie d’influence”.
Nous ne sommes pas dupes.
La RCA n’est pas un “hub africain”. Elle n’est pas un “acteur crédible”. Elle n’a pas “retrouvé sa lettre de noblesse”.
La RCA est un État failli, sous tutelle russe, dirigé par un régime qui truque ses élections, emprisonne ses opposants, musèle sa presse, et livre ses ressources à des mercenaires.
Touadéra n’a pas “redoré le blason” de la RCA. Il l’a définitivement sali.
Maxime Balalou n’est pas un porte-parole. C’est un mythomane professionnel payé pour mentir.
Monsieur Balalou, vous pouvez continuer à raconter vos histoires. Mais sachez une chose : personne ne vous croit. Plus personne.
Le roi est nu. Et votre propagande ne peut plus masquer cette vérité.
Fidel Gouandjika : l’ingénieur de la fraude électorale raconte ses méthodes de trucage en direct sur Facebook
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Fidele-Gouandjika-haut-cadre-de-KNK-reconverti-en-MCU-apres-la-chute-de-Bozize.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Fidele-Gouandjika-haut-cadre-de-KNK-reconverti-en-MCU-apres-la-chute-de-Bozize.jpg” alt=”Fidel Gouandjika : l’ingénieur de la fraude électorale raconte ses méthodes de trucage en direct sur Facebook” width=”300″ height=”197″ />Fidele Gouandjika, haut cadre de KNK reconverti en MCU apres la chute de Bozize
Fidel Gouandjika, actuel ministre conseiller à la présidence de la République au côté du dictateur Faustin-Archange Touadera, raconte, sans gêne sur Facebook, comment il truquait les élections à l’époque sous François Bozizé, démontrant involontairement point par point les techniques qu’il vient de réutiliser en décembre 2025 pour Touadéra afin d’instaurer une nouvelle dictature au pays de Boganda.
Le conseiller à la présidence s’est livré à une confession stupéfiante lors d’un direct Facebook. Cet homme, qui gravite dans les cercles du pouvoir depuis 2005, a raconté avec une franchise désarmante les mécanismes de manipulation électorale qu’il a lui-même mis en place. Son récit détaille comment, sous le régime de François Bozizé, l’équipe présidentielle a organisé le vol des scrutins de 2011.
Ce qui rend ces aveux inquiétant, c’est leur ressemblance frappante avec les événements actuels. Gouandjika explique d’emblée l’objectif recherché à l’époque : obtenir une assemblée monocolore pour modifier la constitution. “Nous voulons que tous les députés à l’Assemblée nationale soient des députés du parti KNK”, affirme-t-il, décrivant exactement le résultat obtenu par Touadéra en décembre 2025.
La stratégie s’appuyait alors sur une disposition légale qui bloque les transfuges. Tout député élu sous une étiquette politique et qui rejoint ensuite le camp présidentiel perd automatiquement son mandat. Cette règle empêchait le pouvoir de bâtir une majorité par ralliements successifs, obligeant à truquer directement le scrutin.
Gouandjika raconte alors comment l’équipe présidentielle a décidé de manipuler le scrutin de 2011 pour s’assurer une victoire écrasante. L’opposition boycotte ces élections, ce qui facilite grandement la manœuvre, exactement comme elle vient de le faire en décembre 2025. Le parallèle devient troublant lorsqu’on compare les deux situations.
Le conseiller décrit ensuite une opération de nominations familiales grotesque. “C’était les députés que nous avons nommés seulement”, dit-il en évoquant les épouses, les enfants, les belles-mères du président François Bozizé. Tous deviennent députés du jour au lendemain, transformant l’assemblée en réunion de famille présidentielle.
Malgré ce verrouillage, quelques partis d’opposition acceptent de participer au scrutin, moyennant rémunération. Gouandjika cite notamment Tola du parti RDC dans le troisième arrondissement. “Nous lui avons donné des moyens pour qu’il gagne là-bas et puis qu’il soit député de l’opposition à l’Assemblée nationale”, raconte-t-il avec une désinvolture glaçante.
La même tentative avec Boukanga à Yaloké échoue, mais Tola parvient à décrocher un siège. Ce député d’opposition acheté sert de caution démocratique à une manipulation électorale de grande ampleur. L’apparence d’un pluralisme politique masque ainsi une prise de contrôle totale du parlement.
Le résultat final dépasse toutes les espérances de l’équipe présidentielle. Sur 109 députés, 105 appartiennent au parti KNK. Gouandjika mentionne Gon Baba , élu sous l’étiquette de son parti minuscule PAD, et quelques autres satellites rachetés après coup pour compléter le tableau.
“Tout était orange à l’image du parti KNK”, se félicite-t-il. Ce parlement monocolore ouvre la voie à la modification constitutionnelle tant désirée par Bozizé. L’assemblée devient un simple instrument aux mains du président, incapable de jouer son rôle de contre-pouvoir.
Le conseiller énumère ensuite les acteurs de cette opération frauduleuse. Le président Bozizé, Gaoumbalé qui présidait l’assemblée, le ministre de la justice Firmin Feindiro, et lui-même. “Même moi là, moi également j’étais dedans. Mais c’est pas un secret”, lance-t-il avec une franchise troublante.
Cette transparence contraste avec l’habitude des responsables politiques de nier toute irrégularité. Gouandjika assume pleinement son rôle dans la mise en place d’un système antidémocratique. Il décrit ensuite la campagne de communication qui accompagne la réforme constitutionnelle envisagée.
L’équipe présidentielle prépare l’opinion publique par une propagande radio intensive. “Nous avons commencé à dire que non, la constitution n’est pas une Bible”, explique-t-il. Le message martelé vise à installer l’idée qu’une constitution peut être modifiée à volonté selon les besoins du pouvoir.
Cette propagande repose sur des arguments mensongers, comme l’admet Gouandjika lui-même. “Nous avons dit des mensonges, pour que nous, vraiment c’était terrible”, confie-t-il avant de mentionner une rencontre avec un dénommé Sam, un Chinois dont le rôle reste flou. La manipulation de l’opinion publique complète le dispositif de fraude électorale.
Le parcours de Gouandjika éclaire sa position actuelle auprès du président Touadéra. En 2005, il devient directeur de campagne de Bozizé au second tour des élections présidentielles. Ce changement de fonction entre les deux tours intrigue et révèle déjà ses compétences particulières.
Gouandjika apporte alors son expertise en informatique pour truquer les résultats. La substitution d’urnes et l’utilisation de faux logiciels font partie de son arsenal technique. Cette compétence lui vaut d’être rappelé en 2011 pour organiser la fraude à grande échelle dont il vient de se vanter.
Bozizé le garde précieusement pour ses talents de faussaire électoral. Après la parenthèse Démafouth durant la transition de 2014-2016, Gouandjika refait surface en 2020. Touadéra, qui a besoin des mêmes services, le récupère comme conseiller à la présidence pour reproduire les méthodes éprouvées.
La réapparition de Gouandjika en 2025 s’inscrit dans cette logique implacable. Ingénieur en télécommunications et informatique, il possède les connaissances nécessaires pour manipuler les systèmes de vote électronique. Ses déclarations publiques sur sa volonté de rester à la présidence jusqu’à la vieillesse prennent alors un sens particulier.
Il se projette dans la durée parce qu’il sait comment garantir la victoire électorale de son camp. Les résultats de décembre 2025 confirment que ses méthodes fonctionnent toujours aussi bien. L’assemblée monocolore obtenue par Touadéra ressemble trait pour trait à celle obtenue par Bozizé en 2011.
Ce criminel électoral revient toujours sur les lieux de ses méfaits. Attiré par l’opportunité de répéter ses exploits passés, il reproduit les mêmes schémas avec une régularité de métronome. Les journalistes centrafricains devraient s’intéresser davantage à ce personnage qui incarne le problème démocratique du pays.
Gouandjika représente mieux que n’importe quel autre acteur politique les dérives du système. Ses aveux publics fournissent une matière première exceptionnelle pour documenter ces dérives. Pourtant, rares sont les médias qui creusent vraiment ce sujet, préférant se concentrer sur des questions moins compromettantes.
Le conseiller décrit publiquement les techniques qu’il vient manifestement de réutiliser. Sans jamais mentionner explicitement le régime Touadéra, il dévoile un mode opératoire qui correspond exactement aux résultats récents. L’opposition boycotte, le parti présidentiel rafle tous les sièges, l’assemblée devient monocolore.
Gouandjika raconte 2011 mais tout le monde reconnaît 2025 dans son récit. Cette similitude parfaite entre les deux situations n’est évidemment pas le fruit du hasard. Elle témoigne de l’application méthodique des mêmes recettes frauduleuses à quinze ans d’intervalle
CENTRAFRIQUE : Le “Fonds minier”, créé par Touadera, est la nouvelle machine à cash pour financer Africa corp en RCA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ruffin-benam-beltoungou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ruffin-benam-beltoungou.jpg” alt=”CENTRAFRIQUE : Le “Fonds minier”, créé par Touadera, est la nouvelle machine à cash pour financer Africa corp en RCA” width=”300″ height=”200″ />Rufin Benam Beltoungou, ministre centrafricain des Mines et de la géologie
Un nouveau fonds, une nouvelle promesse, mais toujours la même destination des milliards : le financement des milices russes en Centrafrique. Le Conseil des ministres a officialisé jeudi la création du Fonds minier, présenté comme un outil de développement, mais qui pourrait n’être qu’un énième mécanisme de pompage pour satisfaire l’appétit financier de Moscou.
De Wagner à Africa corp : une facture qui explose
Le changement de nom n’a rien changé à la réalité : les mercenaires russes coûtent une fortune au Trésor centrafricain. Avec Wagner, c’était déjà 400 millions de francs CFA par semaine rien que pour le carburant et la logistique quotidienne. Mais depuis que Vladimir Poutine a imposé le remplacement de Wagner par Africa corp, la facture a explosé : 10 milliards de francs CFA par mois, soit 120 milliards par an.
Une somme astronomique confirmée par plusieurs médias internationaux, dont Africa intelligence et la RFI et d’autres organes de presse qui ont révélé l’ampleur de cet accord. Le dictateur Faustin-Archange Touadera, coincé entre sa dépendance à Moscou et les exigences financières impossibles à tenir, a même été contraint de quémander des fonds auprès de pays arabes du Golfe pour boucler cette facture.
Quand les taxes “de développement” financent les Russes
La taxe sur les transactions financières numériques ? Prétendument destinée à “réhabiliter et équiper les hôpitaux”. Résultat, près de deux ans après : aucun hôpital réhabilité, aucun équipement visible. Les milliards ont tout simplement servi à payer Wagner.
La taxe sur la téléphonie mobile? Même scénario. Les recharges téléphoniques ? Idem. À chaque fois, le discours officiel parle de développement, d’industrialisation, de services publics. Mais dans les faits, ces taxes ont toutes le même objectif : remplir les caisses pour honorer le contrat russe.
Lorsque le FMI et la Banque mondiale ont découvert le pot aux roses et commencé à poser des questions embarrassantes sur la destination réelle de ces fonds, le gouvernement a changé de tactique. Exit la transparence, place aux fonds “autonomes” aux contours flous.
Le Fonds minier : une nouvelle porte dérobée
C’est là qu’intervient ce nouveau Fonds minier. Officiellement : “recherche géologique, formation, développement local, fermeture de sites artisanaux”. Dans les faits : une nouvelle structure opaque, placée sous tutelle du ministère des Mines, avec un conseil d’administration restreint et aucun mécanisme de contrôle transparent précisé.
Ce fonds ouvre plusieurs portes pour récupérer de l’argent : prélèvements sur la production minière, taxes déguisées, redevances diverses. Autant de canaux qui permettront de collecter des milliards supplémentaires, loin des radars de la Banque mondiale et du FMI, pour continuer à financer Africa corp.
Poutine veut Africa corp, Touadéra veut garder Wagner
Le paradoxe est total : Vladimir Poutine pousse pour qu’Africa corp remplace définitivement Wagner, mais le président Touadéra hésite, attaché à ses “partenaires” historiques. Résultat : les deux structures coexistent sur le terrain, et la facture double.
Les Centrafricains, eux, paient. Ils paient des taxes sur tout, voient leurs services publics se dégrader, leurs hôpitaux rester dans l’état, leurs routes se détériorer. Pendant ce temps, les milliards s’envolent vers Moscou, mois après mois.
Un peuple otage d’un deal dont il ne voit pas la couleur
Le Fonds minier attend désormais la signature présidentielle pour entrer en vigueur. Mais les Centrafricains savent déjà ce qui les attend : encore des prélèvements, encore des promesses creuses, et toujours aucune trace des “milliards du développement” dans leur quotidien.
La question n’est plus de savoir si ce fonds servira à autre chose qu’à financer les Russes. La question est de savoir combien de temps encore le peuple centrafricain acceptera de payer pour un accord qui ne profite qu’à une poignée de dirigeants et à des mercenaires étrangers.
Le clepto-mythomane Balalou qualifie de “rebelles” les miliciens que Wagner a formés et armés et intégrer dans l’armée nationale
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/les-miliciens-azande-en-formation-a-obo-en-avril-2024.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/les-miliciens-azande-en-formation-a-obo-en-avril-2024.jpg” alt=”Le clepto-mythomane Balalou qualifie de “rebelles” les miliciens que Wagner a formés et armés et intégrer dans l’armée nationale” width=”300″ height=”174″ />Les miliciens Azandé pendant leur formation par les mercenaires russes de la société Wagner
Le 9 février 2026, le clepto-mythomane Maxime Balalou a franchi un nouveau cap dans la propagande d’État. Selon lui, les miliciens Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG) sont désormais « une rébellion contre l’État » et doivent « déposer les armes ». Il les accuse d’avoir « pris un mauvais chemin » et menace : « Ils sont dehors de la loi et vous connaissez le sort de ceux qui sont dehors de la loi. »
La réalité ? Ces mêmes miliciens ont été recrutés, formés et armés par le régime de Touadéra et Wagner en 2024 pour combattre les rebelles de l’UPC. C’est Wagner qui les a ensuite trahis, désarmés de force et poussés à la révolte.
Cette guerre est une création du régime et de ses maîtres russes. Et maintenant, ils accusent leurs propres créatures d’être des “rebelles”.
2024 : Wagner et Touadéra recrutent les AAKG
En 2023, de jeunes Azandé créent la milice AAKG pour se défendre contre l’UPC. Le régime et Wagner y voient une opportunité.
Mai 2024 : 200 combattants AAKG intégrés dans l’armée. Formés par Wagner, armés par Wagner, déployés sous commandement russe contre l’UPC, le 3R, le FPRC, le PRNC.
Dimitri Sytyi, chef de Wagner, obtient l’accord de Touadéra pour les former et les intégrer.
Pendant des mois, ces miliciens sont les héros du régime.
2025 : Wagner les trahit et tente de les désarmer
Début 2025 : Wagner arrête trois chefs AAKG après une attaque contre des Peul. Les relations se dégradent : maltraitances, arrestations arbitraires, stigmatisation ethnique.
3 avril 2025 : Wagner tente de désarmer de force les AAKG à Zémio. Affrontement.
4 mai 2025 : Les AAKG contre-attaquent. Ils tuent deux soldats FACA, un policier, un gendarme et des mercenaires. La guerre commence.
Mai 2025 : Wagner désarme les AAKG intégrés dans l’armée.
Le 10 mai 2025, pendant que Zémio brûle, Touadéra danse à Bangui sur des rythmes azandé.
Le clepto-mythomane Balalou inverse tout
Maintenant que la situation a dégénéré en guerre ouverte, le clepto-mythomane Balalou ose qualifier les AAKG de « rébellion » et les accuser d’avoir « pris un mauvais chemin ».
C’est une inversion totale de la réalité.
Qui a recruté les AAKG ? → Touadéra et Wagner.
Qui les a formés ? → Wagner.
Qui les a armés ? → Wagner.
Qui les a utilisés contre l’UPC ? → Touadéra et Wagner.
Qui les a ensuite trahis ? → Wagner.
Qui a tenté de les désarmer de force ? → Wagner.
Qui a déclenché les affrontements du 30 avril ? → Wagner.
Et maintenant, c’est le régime qui les traite de “rebelles” et exige qu’ils “déposent les armes” ?
C’est de la criminalité politique pure. C’est de la sauvagerie.
Un régime poupée russe
Le clepto-mythomane Balalou parle de « gouvernement ». Quel gouvernement ?
Wagner a recruté les AAKG → Touadéra a obéi Wagner les a formés → Touadéra a obéi Wagner les a trahis → Touadéra a obéi Wagner a voulu les désarmer → Touadéra a obéi
Selon l’ONU, 10 000 personnes ont fui. Des villages vidés. Des massacres documentés.
Pendant ce temps, le clepto-mythomane parle de “retour à la raison”.
Le clepto-mythomane Balalou s’est trahi : « Si les Alliés russes les empêchent de dormir, c’est parce qu’eux-mêmes empêchent leurs compatriotes de dormir. »
Wagner fait ce qu’il veut en RCA, et le régime justifie tout. C’est de la vassalisation pure.
Balalou devrait avoir honte
Le clepto-mythomane Maxime Balalou peut continuer à débiter sa propagande. Il peut qualifier les AAKG de « rebelles ». Il peut exiger qu’ils « déposent les armes ». Il peut menacer de les « libérer du joug ».
Mais nous connaissons la vérité :
Ces miliciens ont été recrutés, formés et armés par Wagner et Touadéra 1. Ils ont combattu pour le régime contre l’UPC pendant des mois 1. Wagner les a trahis, maltraités et tenté de les désarmer de force 1. Ils se sont défendus contre une agression russe 1. Le régime les traite maintenant de “rebelles” pour masquer sa propre responsabilité
C’est de la criminalité politique. C’est de la sauvagerie. C’est de la pure propagande.
Le peuple azandé souffre. 10 000 personnes ont fui. Des villages sont détruits. Des civils sont massacrés. Et pendant ce temps, le clepto-mythomane Balalou joue avec les mots pour dédouaner Wagner et Touadéra.
Monsieur Balalou, vous devriez avoir honte. Profondément honte.
IMC est une entreprise chinoise, c’est à moi de décider qui je dois employer ou non, affirme un patron chinois du site de Gomon aux employés centrafricains
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/l-exploitant-chinois-avec-son-arme-de-guerre-sur-lui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/l-exploitant-chinois-avec-son-arme-de-guerre-sur-lui.jpg” alt=”IMC est une entreprise chinoise, c’est à moi de décider qui je dois employer ou non, affirme un patron chinois du site de Gomon aux employés centrafricains” width=”133″ height=”300″ />L’exploitant chinois avec son arme de guerre sur lui
Les employés centrafricains du site minier chinois de l’IMC de Gomon expriment leur indignation après le licenciement de plusieurs compatriotes, aussitôt remplacés par des travailleurs illégaux camerounais.
L’affaire a éclaté il y a quelques jours sur le site minier de Gomon, situé à vingt kilomètres de Yaloké, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko. Des dizaines de Camerounais sont arrivés pour travailler au sein d’IMC, l’Industrie Minière Centrafricaine, une entreprise détenue par des intérêts chinois. Cette arrivée massive a immédiatement déclenché une vague de protestations parmi les ouvriers centrafricains.
De nombreux travailleurs centrafricains ont été licenciés sans explication valable, puis remplacés par ces nouveaux venus. La préférence des dirigeants chinois pour la main-d’œuvre camerounaise ne date pas d’hier, mais cette fois, l’ampleur du phénomène choque profondément. Les employés centrafricains se demandent pourquoi ils sont ainsi écartés de leur propre territoire.
Cette situation devient d’autant plus incompréhensible que des Centrafricains demandent du travail depuis des semaines, parfois des mois. Pourtant, l’entreprise continue de recruter ailleurs, au-delà des frontières, ignorant complètement les candidatures nationales. Aujourd’hui, plus de trois quarts des employés du site sont camerounais, une proportion qui provoque l’indignation des populations riveraines.
Les travailleurs centrafricains expriment leur colère ouvertement, ne comprenant pas cette logique de recrutement. Ils constatent que leurs compatriotes sont méthodiquement écartés alors que des étrangers arrivent sans même posséder les autorisations de travail nécessaires. Beaucoup de ces Camerounais opèrent dans l’illégalité, sans papiers en règle, ce qui aggrave le sentiment d’injustice.
Face à ces protestations grandissantes, l’adjoint au chef de l’entreprise, un responsable chinois, a décidé de répondre. Selon lui, IMC demeure une société chinoise et il revendique le droit d’embaucher qui bon lui semble, sans contrainte ni pression. Les Centrafricains, dit-il clairement, n’ont pas à lui dicter sa politique de recrutement ni à s’immiscer dans ses choix.
Cette déclaration a provoqué une onde de choc parmi les employés centrafricains. Ils se demandent désormais s’ils sont encore chez eux, dans leur propre pays, ou si les règles ont changé sans qu’ils en soient informés. Certains s’interrogent sur l’engagement réel de la septième République à défendre leurs intérêts économiques face aux entreprises étrangères.
La situation devient encore plus trouble lorsque l’inspection du travail annonce sa venue sur le site. À chaque contrôle prévu, les Camerounais disparaissent subitement, cachés quelque part dans les environs par des complices de l’armée nationale. Les inspecteurs ne trouvent alors que les employés en règle, donnant l’impression trompeuse que tout fonctionne normalement.
Ce stratagème ne s’arrête pas aux ouvriers camerounais. Une vingtaine de Chinois travaillent également sur le site, la plupart arrivés via le Cameroun sans passer par les procédures officielles. Lors des inspections, ces derniers prétendent avoir oublié leurs documents à Bangui, alors qu’ils n’ont jamais mis les pieds dans la capitale centrafricaine.
Cette comédie administrative fonctionne grâce à des complicités centrafricaines solidement établies. Des militaires centrafricains participent activement à ces manœuvres, cachant les travailleurs clandestins dès qu’un contrôle se profile à l’horizon. Ils conduisent même parfois les Chinois depuis la frontière, leur évitant ainsi tous les postes de vérification habituels.
Les soldats escortent les véhicules, facilitent les passages aux barrières et garantissent une circulation sans encombre ni questionnement. Personne n’ose interroger ces convois officiels protégés par l’uniforme militaire. L’autorité de l’armée suffit à écarter toute suspicion, toute vérification, toute enquête approfondie sur ces mouvements suspects.
Les employés centrafricains du site parlent ouvertement de trafic des travailleurs clandestins. Ils estiment que leurs propres forces armées travaillent contre eux, favorisant les intérêts étrangers au détriment de la population centrafricaine qui souffre du chômage. Cette complicité militaire rendrait impossible toute régulation du secteur minier, pourtant censé profiter aux Centrafricains.
Certains évoquent même l’hypothèse d’instructions venues d’en haut, ordonnant aux soldats de faciliter les opérations chinoises et camerounaises. Les travailleurs centrafricains auraient ainsi pour consigne implicite de céder la place, de se taire, d’accepter leur marginalisation sans broncher. Cette théorie circule largement parmi les ouvriers licenciés qui cherchent à comprendre ce qui leur arrive.
Réunis à Source Youbou, Soudan du sud, par la Plateforme Religieuse, les déplacés de Bambouti ont entendu des mots du préfet Léonard Mbélé qui ont choqué tous les participants
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/reunion-de-la-plateforme-religieuse-aux-refugies-de-bambouti-a-source-youbou-au-soudan-du-sud-photo-eglise-catholique.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/reunion-de-la-plateforme-religieuse-aux-refugies-de-bambouti-a-source-youbou-au-soudan-du-sud-photo-eglise-catholique.webp” alt=”Réunis à Source Youbou, Soudan du sud, par la Plateforme Religieuse, les déplacés de Bambouti ont entendu des mots du préfet Léonard Mbélé qui ont choqué tous les participants” width=”400″ height=”180″ />Réunion de la plateforme réligieuse aux réfugiés de Bambouti à Source Youbou au Soudan du sud. Photo église catholique
À Source Youbou, une localité frontalière du Soudan du sud, une réunion censée redonner espoir aux déplacés de Bambouti a pris une tournure inattendue, quand le préfet Léonard Mbélé a pris la parole devant tous.
La ville centrafricaine de Bambouti, petite ville d’environ 3 000 habitants située à l’extrême sud-est de la République Centrafricaine, est aujourd’hui complètement vide.
En effet, tout a basculé le 28 décembre 2025 dans la matinée, quand des miliciens azandés attaquent les positions des Forces Armées Centrafricaines. Les soldats, débordés, abandonnent leurs postes et se réfugient pour certains dans la base de la MINUSCA. La ville se vide dans la panique.
Ce départ précipité des soldats n’est pourtant que le début du cauchemar. Le 1er janvier 2026, à 5 heures du matin, les mercenaires russes venus de la ville d’Obo, à une centaine de kilomètres, lancent une contre-offensive avec des frappes aériennes et des bombardements qui durent jusqu’à 15 heures. Les miliciens azandés finissent par se replier, mais la population civile, prise en étau, s’enfuit en masse. Des familles entières traversent la frontière pour se réfugier dans le village de Source Youbou, au Soudan du Sud.
Depuis lors, plusieurs missions se succèdent pour convaincre ces déplacés de rentrer chez eux. Mais les habitants refusent, et leurs raisons sont concrètes et lourdes. Les soldats FACA et les mercenaires russes posent des conditions qui rendent tout retour impossible : ils interdisent l’entrée à quiconque porte des traces de lame sur le corps, ces marques culturelles traditionnelles gravées dans la chair que portent pourtant la quasi-totalité des hommes et femmes de la région. En clair, selon cette logique, presque personne ne peut rentrer.
Et ce n’est pas tout. Des hommes qui tentent malgré tout de retourner à Bambouti pour récupérer leurs affaires sont arrêtés sur place, frappés et torturés par les soldats FACA, parfois par les mercenaires du groupe Wagner. La nouvelle se répand rapidement à Source Youbou et renforce la peur de ceux qui hésitaient encore. Rentrer, dans ces conditions, c’est risquer sa vie.
C’est dans ce climat tendu que la Plateforme des Confessions Religieuses, dont fait partie l’archevêque catholique Aurelio Gazzera, se rend à Source Youbou le 17 février 2026 pour rencontrer les déplacés. Le préfet du Haut-Mbomou, le colonel Léonard Mbélé, se joint à la délégation escortée par la MINUSCA. L’espoir est là, les déplacés attendent des paroles qui pourraient changer la donne.
Mais ce que le préfet dit ce jour-là dépasse l’entendement. Face aux témoignages de la population sur les violences subies, les humiliations et les conditions imposées pour rentrer, Léonard Mbélé répond que le retour à Bambouti dépend uniquement des habitants eux-mêmes. Il affirme que ce ne sont pas les militaires qui sont allés provoquer la population, mais bien les Azandés qui ont attaqué l’armée en premier. Ceux qui veulent rentrer peuvent rentrer, ceux qui ne veulent pas peuvent rester, dit-il, comme si la décision était libre et sans danger.
En tenant ces propos, le préfet fait quelque chose de particulièrement grave : il met dans le même sac les miliciens azandés qui ont pris les armes et les simples civils qui vivaient à Bambouti. Pour lui, la population et les combattants ne forment qu’un seul groupe. Cette confusion, dans le contexte centrafricain, n’est pas une simple maladresse de langage, c’est une manière de justifier les violences contre des personnes qui n’ont rien à voir avec les affrontements armés.
Ce que Léonard Mbélé refuse également de voir, c’est que la colère dans cette région ne vient pas de nulle part. Avant même l’attaque de décembre, les soldats FACA avaient semé le ressentiment au sein de la population par des comportements devenus insupportables au fil du temps. Ils confisquaient les marchandises des enfants qui allaient vendre des bananes aux Casques bleus népalais, buvaient l’alcool des habitants sans jamais payer, et répondaient par des insultes à quiconque osait réclamer son dû.
À ces humiliations s’ajoutait quelque chose de plus douloureux encore. Des anciens miliciens azandés, désarmés et officiellement intégrés dans l’armée nationale, avaient quitté leurs familles pour rejoindre les rangs. Pendant leur absence, des soldats s’introduisaient chez eux et draguent leur épouse restées seules. Ces actes, répétés et jamais sanctionnés, ont nourri une rage sourde chez les hommes encore dans la brousse et contribué à rendre l’explosion de décembre inévitable.
Le colonel Léonard Mbélé, qui a déjà exercé la fonction de préfet dans la Vakaga, une autre région reculée et agitée du nord-est centrafricain, connaît la réalité de ces territoires où l’État n’existe souvent qu’à travers le fusil d’un soldat. Malgré cela, devant des milliers de personnes qui ont tout perdu et qui cherchaient un signe sincère pour rentrer chez elles, il a choisi de défendre l’armée plutôt que de protéger les civils qui relevaient pourtant de sa responsabilité directe.
À Bimbo, les agents municipaux décident de croiser les bras et rien faire après onze mois sans salaire
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/l-hotel-de-ville-et-marche-de-bimbo-a-la-sortie-sud-ouest-de-la-republique-centrafricaine-photo-gouvernement-centrafricain.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/l-hotel-de-ville-et-marche-de-bimbo-a-la-sortie-sud-ouest-de-la-republique-centrafricaine-photo-gouvernement-centrafricain.webp” alt=”À Bimbo, les agents municipaux décident de croiser les bras et rien faire après onze mois sans salaire” width=”400″ height=”266″ />L’hôtel de ville et marché de Bimbo, à la sortie sud-ouest de la République centrafricaine. Photo gouvernement centrafricain
À la sortie sud-ouest de Bangui, la commune de Bimbo vit depuis ce lundi au ralenti. Les agents de sa mairie ont décidé de hausser le ton après trois jours d’arrêt de travail restés lettre morte.
Ce n’est pas une décision prise à la légère. Onze mois de salaires impayés, c’est le poids que ces travailleurs portent depuis trop longtemps, et leur patience a fini par s’épuiser. Faute d’avoir reçu le moindre signe de leur hiérarchie, ils ont franchi un cap en déclenchant une grève de huit jours ferme.
Les conséquences se font sentir immédiatement dans les couloirs de la mairie, devenus vides et silencieux. Les usagers qui s’y rendent pour régler leurs affaires administratives repartent bredouilles, sans pouvoir accomplir les démarches qui les ont amenés là. Pour des habitants d’une commune aussi peuplée que Bimbo, cette paralysie tombe au plus mauvais moment.
Du côté des grévistes, aucun signe de recul n’est perceptible pour l’heure. Ils réclament simplement ce qui leur est dû, et les huit jours annoncés pourraient bien se prolonger si aucune réponse concrète ne leur parvient. Les usagers, eux, n’ont d’autre choix que d’attendre, les yeux tournés vers les autorités compétentes pour dénouer cette situation.
Le malaise dépasse pourtant les seuls murs de la mairie. C’est toute une chaîne de services publics locaux qui se retrouve bloquée, et les répercussions commencent à se faire sentir dans le quotidien des habitants de Bimbo. Pendant ce temps, les jours défilent et les onze mois de salaires impayés restent, eux, toujours au cœur du bras de fer.
Le drapeau centrafricain en lambeaux : symbole parfait de la septième république des criminels de Touadéra et Wagner
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/le-symbole-de-la-7e-republique-de-touadera-et-wagner.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/le-symbole-de-la-7e-republique-de-touadera-et-wagner.webp” alt=”Le drapeau centrafricain en lambeaux : symbole parfait de la septième république des criminels de Touadéra et Wagner” width=”424″ height=”500″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/le-symbole-de-la-7e-republique-de-touadera-et-wagner.webp 424w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/le-symbole-de-la-7e-republique-de-touadera-et-wagner-356×420.webp 356w” sizes=”auto, (max-width: 424px) 100vw, 424px” />Le symbole de la 7e République de Touadera et Wagner. Photo Christian Aimé Ndota
Le drapeau centrafricain, réduit à quelques morceaux de tissu délavés, incarne la déchéance d’un pays livré aux mains criminelles de Touadéra et de ses partenaires de Wagner.
L’image parle d’elle-même. Le bleu, le blanc, le vert et le jaune du drapeau centrafricain ne forment plus qu’un amas de tissus séparés, battant au vent sans dignité. L’étoile dorée, censée briller dans le ciel de la République, pend misérablement avec les restes de l’emblème. Chaque morceau qui flotte indépendamment raconte des mois d’abandon, de soleil brûlant et de pluies qui ont achevé ce qui restait de fierté nationale.
Pourtant, l’argent coule à flots dans certaines poches. Deux cents millions de francs pour un nouveau Nissan Patrol blindé pour Baba Kongoboro , ce n’est visiblement pas un problème. Des milliards sortent des caisses pour payer les mercenaires russes qui tuent les centrafricains. Les comptes en banque se remplissent, les convois de véhicules neufs circulent, mais cinq mille francs pour remplacer un drapeau national semblent introuvables dans le budget de l’État.
Cette négligence n’est pas un simple oubli administratif. Elle montre comment ceux qui dirigent le pays considèrent réellement les symboles qui devraient unir les Centrafricains. Quand on investit des fortunes dans sa propre protection et dans des forces étrangères, mais qu’on laisse pourrir le drapeau national sur son mât, on envoie un message clair sur ses priorités.
Le tissu délavé et déchiqueté du drapeau reflète exactement l’état général du pays. Partout, les infrastructures tombent en ruine. Les routes se creusent de nids-de-poule que personne ne répare. Les bâtiments publics perdent leurs façades. Les hôpitaux manquent de tout. Cette photo d’un drapeau abandonné à son sort résume une gestion nationale où tout part à la dérive.
Pendant ce temps, les drames humains s’accumulent sans que les autorités ne bougent. Des policiers sont tués par les mercenaires russes. Des militaires meurent dans l’indifférence également. Des civils disparaissent ou sont assassinés par ces criminels de Touadera. Les familles pleurent leurs morts tandis que ceux qui devraient garantir la sécurité regardent ailleurs ou participent aux exactions.
Les criminels ont pris le contrôle. Ils agissent en toute impunité, sachant que personne ne lèvera la main pour les arrêter. Le silence des institutions encourage leur audace. Chaque crime non puni renforce leur certitude qu’ils peuvent continuer sans crainte. La justice, comme le drapeau sur son mât, pend mollement, incapable de remplir son rôle.
Les bras cassés qui prétendent gouverner ont transformé la République Centrafricaine en terrain de jeu pour leurs affaires personnelles. Leur incompétence n’a d’égale que leur cynisme. Ils signent des contrats juteux, organisent des cérémonies avec des drapeaux neufs pour les photos officielles, puis retournent à leurs bureaux climatisés en laissant les symboles nationaux se décomposer sous le soleil.
Ce drapeau déchiré ne se trouve pas dans un village reculé, oublié des services de l’État. Il flotte dans une zone urbaine, visible de tous, le long d’une route fréquentée. Des dizaines, peut-être des centaines de personnes passent devant chaque jour. Des fonctionnaires, des ministres peut-être, roulent sous ce lambeau national sans que cela ne les gêne apparemment.
Le Chef du cantonnement forestier de Ouadda-Maïkaga, Robert, ancien rebelle, est devenu cauchemar des commerçants de charmoutes dans la Haute-Kotto
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Des-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-Keye-a-10-kilometres-de-Ouanda-Djalle.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Des-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-Keye-a-10-kilometres-de-Ouanda-Djalle.jpg” alt=”Le Chef du cantonnement forestier de Ouadda-Maïkaga, Robert, ancien rebelle, est devenu cauchemar des commerçants de charmoutes dans la Haute-Kotto” width=”300″ height=”135″ />Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga
À Ouadda-Maïkaga, Robert, chef du cantonnement forestier et ancien rebelle, applique les méthodes apprises durant sa vie de combattant pour soumettre les commerçants de charmoutes de la Haute-Kotto dans la terreur.
Pour bien comprendre cette histoire, il faut revenir quelques années en arrière. Monsieur Robert, actuel roi de Maïkaga, est un ancien commandant rebelle qui a bénéficié du programme de désarmement et de réinsertion mis en place. Après avoir quitté la rébellion, il a été désigné chef du cantonnement forestier de Ouadda-Maïkaga. Pour assoir son empire, Dès sa prise de fonction, il s’est empressé de recruter des auxiliaires parmi ses anciens compagnons d’armes de la rébellion qui avaient également déposé les armes.
Ces auxiliaires, tous d’anciens rebelles comme leur chef, forment désormais une équipe qui sème la terreur parmi les chasseurs et les commerçants de la zone. Leur mission officielle consiste à surveiller l’exploitation forestière mais leurs méthodes rappellent davantage les pratiques de la rébellion que le travail administratif. Robert a ainsi reconstitué une structure de commandement similaire à celle qu’il dirigeait durant ses années dans la rébellion.
À titre d’exemple, il y a quelques jours, Robert a lancé une série d’opérations dans les villages environnants de Ouadda-Maïkaga pour traquer les commerçants de charmoutes. Il était parti accompagné de ses auxiliaires dans le village Boungou, situé à 45 kilomètres de Ouadda-Maïkaga. Pendant que lui reste en ville à coordonner les actions, ses auxiliaires sillonnent la brousse pour débusquer les chasseurs et tous ceux qui préparent ou achètent de la viande séchée. C’était une confusion totale. Le chef du cantonnement forestier, monsieur Robert exige de chacun une somme à payer peu importe les autorisations présentées. Même ceux qui arrivent de Bria avec des documents en règle doivent repayer car il refuse de reconnaître les papiers délivrés ailleurs que dans son service de cantonnement.
Cette pratique oblige les commerçants à débourser plusieurs fois pour la même activité. Après avoir rançonné les gens à Boungou, Robert et ses auxiliaires se sont dirigés vers Gbali, un village situé à 60 kilomètres de Ouadda. Là encore, ils ont envoyé leurs hommes dans la forêt pour débusquer les chasseurs et tous ceux impliqués dans le commerce de la viande séchée.
Sur place, parmi les commerçants capturés, figure un chasseur. Mais son cas est terrible. Les auxiliaires de Robert lui ont tout pris : colgate, savon de toilettes, argent et tout ce qu’ils peuvent confisquer sur lui.
Le malheureux chasseur a dû marcher pendant des kilomètres pour rejoindre Ouadda-Maïkaga afin de s’expliquer devant le sous-préfet qui semble pourtant au courant des agissements de Robert.
Les descentes répétées de Robert dans les villages ont créé un climat de peur parmi les chasseurs et commerçants de la zone. Beaucoup ont renoncé à exercer leur activité préférant rester en ville plutôt que de risquer une rencontre avec les auxiliaires de Robert. Les forêts autrefois fréquentées par les professionnels de la chasse sont maintenant désertées.
Les conséquences économiques de cette situation se font rapidement sentir sur les marchés locaux. Le prix du pot de charmoutes a grimpé jusqu’à 3 000 francs CFA en raison de la raréfaction du produit. Cette viande séchée au soleil reste pourtant indispensable dans les foyers car elle se conserve pendant des années sans réfrigération. Dans les villages où l’électricité demeure un luxe inaccessible, les charmoutes représentent la principale source de protéines animales stockables.
Les familles qui comptaient sur ce commerce pour subsister voient leurs revenus disparaître du jour au lendemain. Les chasseurs n’osent plus s’aventurer dans la brousse de peur de tomber sur les auxiliaires qui patrouillent désormais partout. Les éleveurs qui transformaient une partie de leur production en viande séchée hésitent maintenant à poursuivre cette activité devenue trop périlleuse.
La méthode de Robert repose sur une division claire des tâches où ses anciens compagnons d’armes servent d’agents de terrain pendant qu’il coordonne les opérations depuis son bureau. Cette organisation rappelle les structures de commandement qu’il maîtrisait durant sa période de rébellion. La reconversion administrative n’a modifié que le cadre formel sans transformer les pratiques d’intimidation et d’extorsion.
URGENT : Michel Bello vient d’être kidnappé par les Wagner
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/06/Deux-mercenaires-russes-de-Wagner-occupant-lEtat-major-des-rebelles-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Deux mercenaires russes de Wagner occupant l’Etat-major des rebelles
Dans la nuit du mardi au mercredi 18 février 2026, les mercenaires de la milice Wagner ont Kidnappé Michel Bello dans son village de Bata, le torturant gravement avant de l’amener vers une destination inconnue.
Michel Bello n’était pourtant plus un élément de groupe armé. Ancien coordinateur adjoint de la milice anti-Balaka au sein du mouvement El Mokome, il avait également milité au sein de la CPC, la Coalition Patriotique pour le Changement.
En 2023, il avait décidé de déposer les armes avec tous ses éléments et tourné le dos aux activités des groupes armés pour rentrer chez lui à Bata, un village situé à 35 kilomètres de Bouar, sur l’axe de Bozoum.
Depuis son désarmement, Michel Bello menait une vie tranquille dans son village loin des activités des groupes armés. Rien dans son quotidien ne laissait présager ce qui allait lui tomber dessus cette nuit-là.
Aux environs de 0h30, ce mercredi 18 février 2026, des éléments du groupe Wagner ont fait irruption chez lui, terrorisant toute sa famille. Ils l’ont plaqué au sol avant de fouiller minutieusement sa maison. Sans dire un mot à sa famille, ils l’ont embarqué dans leur base située à Bouar avant d’être torturé gravement.
Mais une fois kidnappé et ramené à Bouar, personne ne sait ce qui lui a été fait concrètement. Pour l’heure, personne ne sait où Michel Bello est détenu. Sa famille multiplie les tentatives pour obtenir la moindre information, sans succès.
Sani Yalo, parrain des parrains mafieux centrafricains, l’homme de tous les braquages, veut devenir premier ministre et c’est inédit dans l’histoire de la RCA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/le-parrain-des-parrains-mafieux-sani-yalo-president-du-barc-et-conseiller-mystique-du-dictateur-de-bangui.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/le-parrain-des-parrains-mafieux-sani-yalo-president-du-barc-et-conseiller-mystique-du-dictateur-de-bangui.webp” alt=”Sani Yalo, parrain des parrains mafieux centrafricains, l’homme de tous les braquages, veut devenir premier ministre et c’est inédit dans l’histoire de la RCA” width=”400″ height=”297″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/le-parrain-des-parrains-mafieux-sani-yalo-president-du-barc-et-conseiller-mystique-du-dictateur-de-bangui.webp 400w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/le-parrain-des-parrains-mafieux-sani-yalo-president-du-barc-et-conseiller-mystique-du-dictateur-de-bangui-80×60.webp 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/le-parrain-des-parrains-mafieux-sani-yalo-president-du-barc-et-conseiller-mystique-du-dictateur-de-bangui-265×198.webp 265w” sizes=”auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px” />Le parrain des parrains mafieux Sani Yalo, Président du BARC, et conseiller mystique du dictateur de Bangui
Après le coup d’État constitutionnel de 2023, suivi du coup d’État électoral du 28 décembre 2025, la bataille pour le poste de Premier ministre est désormais ouverte et s’intensifie de jour en jour. Tous ceux qui ont contribué à ces bouleversements politiques réclament aujourd’hui leur part du gâteau.
Dans ce contexte de bagarre générale, tous azimuts confondus, le sulfureux mafieux Sani Yalo , l’homme de tous les dangers, entre en scène. Son passé parle de lui-même : braqueur, criminel, voyou… tout ce que le pays compte de redoutable se retrouve dans son parcours. Actuellement président du BARC (Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain) et officieusement conseiller mystique de Touadéra à la présidence, Sani Yalo a financé massivement la campagne par des trafics divers, des braquages et même l’argent du BARC.
Maintenant, il réclame sa récompense. Ses chargés de communication commencent à publier sur internet, annonçant que la coalition Touadéra soutient la candidature de Sani Yalo à la primature. C’est incroyable dans l’histoire du pays : un vendeur de pétrole de quartier qui, du jour au lendemain, à travers des braquages, aspire à devenir Premier ministre.
Une compétition acharnée
Sani Yalo n’est pas seul dans cette course. Arnaud Dubey Abazin, ancien chef rebelle et actuel ministre d’État de la Justice, veut également le poste. John Abba, ministre des Transports et ancien chef rebelle du RPRC, participe aussi à cette bataille féroce.
Tous attendent la mise en place de l’Assemblée nationale, où la bataille fait rage également. Un faux diplômé, Évariste Ngamana, risque de devenir président de l’Assemblée nationale. Arthur Piri, un autre mafieux aussi veut devenir Président de l’assemblée nationale. Tout est calculé, tout est confondu en ce moment.
La lettre de soutien
Les prétendus agents de communication de Sani Yalo ont commencé à publier sur les réseaux sociaux une lettre de soutien adressée au président Touadéra. Dans ce document, les associations et comités de soutien au président demandent la nomination de “M. Sany YALO” (orthographe utilisée dans leur lettre) au poste de Premier ministre.
Ils affirment que Sani Yalo , en tant que Coordonnateur Général des Associations et Comités de Soutien, a joué un rôle clé dans la mobilisation pour les élections du 28 décembre 2025. Ils réclament sa nomination comme “reconnaissance” et pour permettre de “servir la République” et “soutenir les leaders qui n’ont pas encore été nommés et intégrés dans la fonction publique”.
Une situation inédite
Cette ambition d’un homme au passé aussi trouble marque un tournant dans l’histoire politique centrafricaine. Jamais le pays n’a connu une telle situation où des personnages aux antécédents criminels revendiquent ouvertement les plus hautes fonctions de l’État.
La question reste posée : jusqu’où ira cette dérive où l’argent sale, les trafics et la violence deviennent des tremplins vers le pouvoir suprême ?
Faustin Archange Touadera s’offre un Nissan Patrol V8 blindé à 200 millions pendant que les Centrafricains fouillent les poubelles pour chercher à manger
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/le-nouveau-vehicule-4×4-de-baba-kongoboro-apres-son-coup-d-etat-electoral-du-19-janvier-2026.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/le-nouveau-vehicule-4×4-de-baba-kongoboro-apres-son-coup-d-etat-electoral-du-19-janvier-2026.webp” alt=”Le nouveau véhicule 4×4 de Baba Kongoboro après son coup d’État électoral du 19 janvier 2026″ width=”500″ height=”289″ />Le nouveau véhicule 4×4 de Baba Kongoboro après son coup d’État électoral du 19 janvier 2026
Faustin Archange Touadera vient d’acquérir un Nissan Patrol V8 blindé de 200 millions de francs alors que ses compatriotes creusent les déchets pour trouver de quoi subsister quotidiennement.
Au lendemain d’un coup d’État électoral validé par son oncle Jean-Pierre Waboué, président du conseil constitutionnel, le dictateur de Bangui vient de recevoir son nouveau jouet. Le Nissan Patrol V8 blindé, d’un blanc immaculé, a débarqué par cargo aérien pour éviter les regards indiscrets du port de Doila. Personne n’avait vu venir ce mastodonte qui trône maintenant dans le garage présidentiel.
Ce véhicule de guerre rutilant choque dans une ville où règne la pauvreté absolue. Les Centrafricains n’en croient pas leurs yeux quand le bolide passe devant eux, soulevant des nuages de poussière sur les routes défoncées. Comment un tel achat devient-il possible quand les hôpitaux manquent de médicaments et les écoles de craie pour écrire au tableau.
La réponse se trouve dans le pillage des ressources nationales mené par le clan Touadera depuis des années. L’argent volé au peuple affamé finance désormais les caprices d’un homme qui se croit au-dessus des lois et des hommes. Ce Nissan Patrol V8 représente des mois de salaires impayés pour les fonctionnaires, des dispensaires jamais construits, des bourses étudiantes détournées vers les comptes à l’étranger.
Pendant que le dictateur exhibe son nouveau trophée mécanique, des familles entières fouillent les déchets derrière les marchés de Bangui. Ils cherchent des aliments expirés que les commerçants ont jetés, espérant trouver quelque chose de mangeable pour leurs enfants affamés. Cette scène quotidienne devenue banale ne trouble nullement le sommeil de Faustin Archange Touadera qui dort probablement sur des draps de soie importés.
Le blindage épais du Nissan Patrol V8 protège son propriétaire non seulement des balles mais surtout des regards accusateurs de son peuple. Derrière l’acier renforcé et les vitres teintées, le chef d’État peut circuler sans croiser les yeux de ceux qu’il affame délibérément. Cette forteresse mobile devient le reflet parfait d’un pouvoir coupé de toute réalité, enfermé dans sa bulle de luxe volé.
Les 200 millions de francs engloutis dans ce caprice auraient pu transformer des vies, réparer des infrastructures, sauver des malades condamnés faute de soins. Mais Touadera a choisi d’investir dans sa sécurité personnelle plutôt que dans l’avenir de sa nation. Ce choix budgétaire montre la vraie nature d’un régime bâti sur le népotisme, la corruption et le mépris total du peuple.
L’oncle Jean-Pierre Waboué, gardien supposé de la constitution, a ouvert toutes les portes à son neveu en validant une fraude électorale monumentale. Grâce à cette complicité familiale, Faustin Archange Touadera règne sans partage ni contrôle sur un pays exsangue. Le conseil constitutionnel censé protéger la démocratie s’est transformé en instrument docile au service d’une dynastie prédatrice.
Le Nissan Patrol V8 roule maintenant sur les chemins chaotiques de Bangui comme si les nids-de-poule n’existaient pas. Sa suspension renforcée et ses huit cylindres avalent les obstacles sans sourciller pendant que les citoyens ordinaires se cassent le dos sur ces mêmes routes abandonnées. Le confort du dictateur prime sur tout, même sur la dignité humaine de millions de Centrafricains.
Les badauds s’arrêtent médusés quand le monstre blanc défile dans les artères poussiéreuses de la ville. Certains murmurent des insultes à peine audibles, d’autres baissent simplement la tête, résignés devant tant d’arrogance et d’impunité. Personne n’ose protester ouvertement car la répression guette ceux qui oseraient critiquer le pouvoir en place.
Cette acquisition scandaleuse intervient alors que les caisses de l’État sont vides et que les salaires des enseignants accusent six mois de retard. Les fonctionnaires survivent avec des créances chez les petits commerçants qui eux-mêmes peinent à joindre les deux bouts. Pendant ce temps, Touadera accumule les biens de luxe comme un collectionneur obsessionnel détaché de toute conscience morale.
Le blindage du véhicule témoigne également de la paranoïa croissante d’un homme qui sait pertinemment qu’il a volé son pouvoir. Cette protection démesurée trahit la peur d’un dictateur conscient que sa légitimité repose uniquement sur la force et la manipulation des institutions. Chaque tôle renforcée rappelle que ce régime ne tient que par la coercition et la fraude.
Les réseaux sociaux centrafricains bouillonnent depuis l’apparition du Nissan Patrol V8 dans les rues de la capitale. Les photos circulent accompagnées de commentaires amers et de calculs montrant que ce prix équivaut au budget annuel de plusieurs communes rurales. Cette colère virtuelle reste pour l’instant confinée aux écrans car la rue demeure dangereuse pour les contestataires.
L’acheminement par voie aérienne confirme la volonté de discrétion qui a finalement échoué devant l’énormité du scandale. Impossible de cacher un tel affront dans une ville où la pauvreté crève les yeux à chaque intersection. Le blanc éclatant de la machine rutilante face aux corps émaciés des passants crée une image insoutenable de l’injustice régnante.
Faustin Archange Touadera continue pourtant sa parade quotidienne, insensible aux murmures et aux regards chargés de reproches. Son indifférence affichée aggrave encore la blessure infligée à un peuple qui espérait des jours meilleurs après chaque scrutin truqué. Ce Nissan Patrol V8 incarne finalement toutes les promesses trahies, tous les espoirs piétinés, toute la dignité volée
INTERVIEW EXCLUSIVE : Sylvain Mamboko, ex-diplomate centrafricain, revient sur le cas des 880 casques bleus congolais de la RDC non payés jusqu’à ce jour, 10 ans après la fin de leur mission en Centrafrique
Ils ont risqué leur vie pour venir pacifier la Centrafrique. Aujourd’hui, ces 880 casques bleus congolais n’ont que des médailles des nations-unies sur leurs épaules. Sylvain Mamboko, ex-diplomate centrafricain, brise le silence sur ce dossier explosif où 14,5 millions de dollars se sont évaporés dans la nature congolaise. Une interview sans concession qui pointe du doigt les responsabilités de Kinshasa et de l’ONU.
Corbeau News Centrafrique : Bonjour Monsieur Sylvain Mamboko. Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Sylvain Mamboko : Bonjour. Je m’appelle Sylvain Mamboko , ancien fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères de la République centrafricaine. Pendant plusieurs années, j’ai suivi de près les opérations de maintien de la paix dans notre pays, particulièrement celles impliquant les contingents étrangers venus nous aider pendant la crise. J’ai été témoin direct de l’arrivée, du travail et du départ de nombreux casques bleus, notamment ceux venus de la République démocratique du Congo.
CNC : Monsieur Mamboko , vous souhaitez nous parler aujourd’hui d’une affaire qui vous tient particulièrement à cœur. De quoi s’agit-il ?
S.N. : Oui, effectivement. Il s’agit d’une histoire qui me hante depuis des années maintenant. Une histoire d’injustice, d’oubli et de trahison. Vous savez, quand on travaille dans la diplomatie, on voit beaucoup de choses, on apprend à garder le silence sur certains dossiers. Mais là, je ne peux plus me taire. Il y a des limites à ne pas dépasser, et ce qui est arrivé aux casques bleus congolais dépasse l’entendement.
CNC : Pouvez-vous nous raconter cette histoire depuis le début ? Comment tout a commencé ?
S.N. : Tout commence en décembre 2013. La Centrafrique traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire. Le chaos règne, la violence est partout. C’est dans ce contexte que le 13 décembre 2013, un contingent de la République démocratique du Congo arrive à Bangui. Ces hommes, 880 au total – 740 militaires et 140 policiers – viennent pour nous aider à rétablir la paix. Je me souviens très bien de leur arrivée. C’étaient des hommes déterminés, professionnels, prêts à risquer leur vie pour un pays qui n’était même pas le leur.
CNC : Sous quelle bannière servaient-ils exactement ?
S.N. : Leur mission s’est déroulée en deux phases bien distinctes. D’abord, ils ont servi sous la MISCA, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique, qui était une opération de l’Union Africaine. Cette première phase a duré du 19 décembre 2013 au 15 septembre 2014. Ensuite, quand les Nations Unies ont pris le relais avec la création de la MINUSCA en septembre 2014, ces mêmes soldats ont été intégrés dans cette nouvelle mission onusienne. Ils sont restés sous le drapeau de l’ONU jusqu’au 16 janvier 2016, soit 16 mois de service.
CNC : Quel était leur rôle concret sur le terrain ?
S.N. : Ces hommes ont fait un travail remarquable. Ils assuraient la sécurité dans plusieurs quartiers de Bangui, ils protégeaient les civils, ils patrouillaient dans des zones extrêmement dangereuses. Certains ont été blessés, d’autres ont frôlé la mort à plusieurs reprises. C’étaient de vrais professionnels qui prenaient leur mission très au sérieux. Les populations locales où ils étaient déployés les appréciaient beaucoup.
CNC : Et pour ce service, quelle était la compensation prévue ?
S.N. : Selon les standards des Nations Unies, chaque casque bleu devait recevoir 1025 dollars américains par mois. C’est le tarif normal pour les missions de maintien de la paix. Pour la période où ils servaient sous l’Union Africaine avec la MISCA, ils ont effectivement reçu des paiements, même si c’était partiel et avec des retards. Mais voilà où le problème commence : pour les 16 mois passés sous la MINUSCA, sous le drapeau de l’ONU donc, ils n’ont absolument rien touché. Pas un seul centime.
CNC : Attendez, vous êtes en train de nous dire que ces hommes ont travaillé gratuitement pendant 16 mois ?
S.N. : Exactement ! C’est incroyable, mais c’est la pure vérité. Faites le calcul avec moi : 880 hommes, multipliés par 1025 dollars par mois, multipliés par 16 mois. Cela fait environ 14,5 millions de dollars américains. Une somme colossale qui n’est jamais arrivée dans les poches de ces soldats. Et nous parlons là d’hommes qui ont quitté leurs familles, qui ont risqué leur vie quotidiennement, qui ont vu des collègues mourir à leurs côtés.
CNC : Comment une telle situation a-t-elle pu se produire ? Où est passé cet argent ?
S.N. : Voilà la question à plusieurs millions de dollars, au sens littéral du terme ! C’est là que tout devient trouble. Selon ce que nous savons, les Nations Unies auraient versé les fonds au gouvernement de la République démocratique du Congo. Mais à Kinshasa, sous l’administration de Joseph Kabila qui était président à l’époque, cet argent n’est jamais parvenu aux soldats. Il a disparu quelque part dans les méandres de l’administration congolaise.
CNC : Le gouvernement actuel de la RDC a-t-il réagi à cette situation ?
S.N. : C’est le plus frustrant dans toute cette affaire. Le président Félix Tshisekedi, qui est pourtant arrivé au pouvoir avec une promesse de rupture et de lutte contre la corruption, maintient un silence total sur ce dossier. Aucune enquête n’a été ouverte, aucune explication n’a été donnée. C’est comme si ces 880 hommes n’avaient jamais existé. Personne à Kinshasa ne veut toucher à ce dossier parce que cela révélerait forcément des détournements massifs et des complicités à très haut niveau.
CNC : Et du côté de la MINUSCA, quelle est leur position ?
S.N. : Le silence absolu également ! Nous avons essayé à plusieurs reprises de les contacter, de leur poser des questions. Rien. Ils se cachent derrière des procédures bureaucratiques, ils renvoient systématiquement vers le gouvernement congolais. C’est un jeu de ping-pong où chacun rejette la responsabilité sur l’autre. Entre New York et Kinshasa, personne ne veut assumer. Pendant ce temps, des familles entières souffrent.
CNC : Vous parlez de familles qui souffrent. Pouvez-vous nous en dire plus ?
S.N. : Bien sûr. Imaginez un soldat qui part en mission en se disant qu’il va pouvoir mettre de l’argent de côté pour construire une maison, pour payer les études de ses enfants, pour assurer un avenir à sa famille. Cet homme risque sa vie pendant 16 mois, il vit dans des conditions difficiles, loin des siens, il fait face au danger quotidiennement. Et quand il rentre, il n’a rien. Ses enfants continuent d’aller à l’école dans des conditions misérables, sa femme continue de se battre pour nourrir la famille. Certains de ces soldats vivent aujourd’hui dans une pauvreté absolue.
CNC : Vous avez mentionné que certains soldats sont même décédés ?
S.N. : Oui, et c’est la partie la plus tragique de toute cette histoire. Des hommes qui ont donné leur vie pour cette mission, qui sont morts en service, n’ont jamais pu toucher un seul dollar de ce qui leur était dû. Leurs familles n’ont rien reçu non plus. Un ancien officier du contingent m’a confié un jour : “Des collègues nous ont quittés sans avoir pu bénéficier de ce qu’ils avaient mérité au péril de leur vie.” Pouvez-vous imaginer mourir en sachant que votre gouvernement et l’ONU vous ont trahi ?
CNC : Comment ces soldats ont-ils réagi à leur retour en RDC ?
S.N. : Justement, c’est là qu’on voit toute la stratégie mise en place pour les faire taire. Le 16 janvier 2016, un avion de Kenya Airways affrété par la MINUSCA a décollé de Bangui avec les derniers éléments du contingent. À leur arrivée à Kinshasa, aucune cérémonie officielle ne les attendait. Pas de discours, pas de remerciements, rien. On les a fait descendre de l’avion et, immédiatement, ils ont été dispersés.
CNC : Dispersés ? Que voulez-vous dire ?
S.N. : Les autorités congolaises ont délibérément séparé ces hommes et les ont affectés dans des régions reculées du pays, dans des coins perdus. Un ancien casque bleu m’a confié : “On nous a délibérément séparés et affectés dans des zones reculées pour nous empêcher de nous organiser.” C’est la vieille tactique du “diviser pour mieux régner”. En les éparpillant aux quatre coins du pays, le gouvernement s’assurait qu’ils ne pourraient pas se regrouper, qu’ils ne pourraient pas s’organiser collectivement pour réclamer leur dû.
CNC : Ont-ils quand même tenté de réclamer leur argent ?
S.N. : Bien sûr ! Ces hommes ne sont pas idiots. Ils savent ce qui leur est dû. Mais isolés comme ils le sont, dispersés dans des régions où la communication est difficile, sans moyens financiers pour se déplacer ou pour engager des avocats, que peuvent-ils faire ? Certains ont essayé d’écrire des lettres, de saisir leurs supérieurs hiérarchiques, mais toutes leurs démarches se sont heurtées à un mur de silence.
CNC : Vous avez évoqué des comptes bancaires qui auraient été ouverts pour recevoir ces paiements ?
S.N. : Oui, c’est un détail technique mais il est très révélateur. Quand les soldats sont arrivés en Centrafrique et qu’ils sont passés sous la bannière de la MINUSCA, on leur a demandé d’ouvrir des comptes à l’ECOBANK ici à Bangui. C’était la procédure normale : les salaires devaient être versés directement sur ces comptes. Chaque soldat a donc ouvert son compte, a fourni tous les documents nécessaires. Mais voilà, dix ans plus tard, ces comptes n’ont jamais été alimentés. Ils sont restés à zéro franc depuis le premier jour.
CNC : Qu’est-ce que cela prouve exactement ?
S.N. : Cela prouve que l’argent n’a jamais quitté les circuits administratifs de haut niveau. Si la MINUSCA avait vraiment voulu payer ces soldats, l’argent serait arrivé sur ces comptes. Le fait que les comptes soient restés vides pendant dix ans montre clairement que quelque part, entre les bureaux de l’ONU à New York, les services administratifs de la MINUSCA à Bangui, et le gouvernement congolais à Kinshasa, l’argent a été détourné. Quelqu’un, quelque part, a décidé de garder cet argent.
CNC : Et les médailles alors ? On nous parle souvent de médailles remises aux casques bleus…
S.N. : Ah, les médailles ! Parlons-en justement. Quelle ironie cruelle ! L’Union Africaine et les Nations Unies ont effectivement décerné des médailles à ces soldats pour leur bravoure, pour leur dévouement, pour leurs services rendus. De belles cérémonies ont été organisées, des photos ont été prises, des rapports officiels ont été rédigés vantant le courage de ces hommes. Mais au final, qu’est-ce qu’une médaille quand on ne peut pas nourrir ses enfants ? C’est un morceau de métal qui ne vaut rien quand on vit dans la misère.
CNC : C’est donc une reconnaissance purement symbolique ?
S.N. : Pire que ça ! C’est une insulte. On donne des médailles pour la photo, pour faire bonne figure dans les rapports internationaux, pour montrer que l’ONU reconnaît le sacrifice de ses soldats. Mais derrière, on leur vole leur salaire. C’est du mépris institutionnalisé. Ces hommes ne veulent pas de médailles, ils veulent ce qu’on leur doit. Ils veulent pouvoir vivre dignement avec leur famille.
CNC : Quelles sont les principales questions qui restent sans réponse dans ce dossier ?
S.N. : Les questions sont nombreuses et elles sont fondamentales. Premièrement : est-ce que l’ONU a réellement versé les 14,5 millions de dollars au gouvernement congolais ? Si oui, qui exactement a reçu cet argent à Kinshasa ? Sur quels comptes bancaires a-t-il été versé ? Qui a autorisé le détournement, car c’est bien de détournement qu’il s’agit ? Pourquoi le gouvernement actuel refuse-t-il d’ouvrir une enquête sur ce qui s’est passé sous l’administration Kabila ? Toutes ces questions méritent des réponses claires et publiques.
CNC : Que réclament concrètement ces anciens casques bleus aujourd’hui ?
S.N. : Leurs revendications sont parfaitement légitimes et très claires. Premièrement, ils exigent une enquête transparente et indépendante pour savoir exactement où est passé leur argent. Deuxièmement, ils demandent l’intervention personnelle du président Félix Tshisekedi pour débloquer ce dossier. Troisièmement, ils veulent des éclaircissements officiels de la part de la MINUSCA et de l’ONU sur le sort des fonds. Et évidemment, ils réclament le versement immédiat de tous les arriérés qui leur sont dus, avec les intérêts accumulés sur dix ans.
CNC : Pensez-vous que cette affaire puisse avoir des conséquences sur les futures missions de maintien de la paix ?
S.N. : Absolument ! C’est même l’un des aspects les plus préoccupants de toute cette histoire. Comment voulez-vous qu’un pays africain accepte d’envoyer ses soldats dans une mission onusienne après ce qui est arrivé au contingent congolais ? Le message envoyé est catastrophique : l’ONU et les gouvernements peuvent vous utiliser, vous exposer au danger, et ensuite vous oublier complètement. C’est un signal d’alarme pour tous les pays contributeurs de troupes. Cette situation pose de sérieuses questions sur la crédibilité du système de maintien de la paix en Afrique.
CNC : Que représentent concrètement ces 14,5 millions de dollars pour ces 880 familles ?
S.N. : Ce ne sont pas des chiffres abstraits qu’on manipule dans des bureaux climatisés ! Chaque dollar de ces 14,5 millions représente un repas pour un enfant, une année scolaire payée, des soins médicaux accessibles, un toit décent au-dessus de la tête d’une famille. Pour beaucoup de ces soldats, cet argent devait être l’opportunité de sortir leur famille de la pauvreté, de construire une maison, d’assurer un avenir à leurs enfants. Dix ans plus tard, ces mêmes enfants ont grandi dans la misère alors que leur père a risqué sa vie pour la paix. C’est absolument inacceptable.
CNC : Nous arrivons maintenant au 16 janvier 2026, exactement onze ans après le départ de ce contingent. Pensez-vous que cette date symbolique puisse changer quelque chose ?
S.N. : J’aimerais être optimiste, mais je suis réaliste. Pendant dix ans, toutes les institutions concernées ont démontré qu’elles préfèrent l’oubli et le silence. Cependant, cette date anniversaire doit servir de rappel brutal à tout le monde : on ne peut pas traiter des êtres humains, des soldats qui ont servi avec honneur, comme du bétail qu’on utilise et qu’on abandonne ensuite. Si aucune action concrète n’est prise maintenant, ce sera la confirmation définitive que le système onusien et les gouvernements africains sont corrompus jusqu’à la moelle.
CNC : Monsieur Mamboko , quel message souhaitez-vous adresser aux différentes autorités concernées ?
S.N. : J’ai plusieurs messages très clairs à faire passer. Au président Félix Tshisekedi : Monsieur le Président, vous ne pouvez plus continuer à ignorer ce scandale. Ces 880 hommes ont servi votre pays et l’Afrique avec honneur et dignité. Ils méritent mieux que le silence et l’oubli. Ouvrez une enquête immédiatement, faites la lumière sur ce dossier. Si l’argent a été détourné sous l’ancien régime, que les coupables soient traduits en justice.
À la MINUSCA et aux Nations Unies : cessez de vous cacher derrière des procédures bureaucratiques et des renvois de responsabilité. Vous avez une obligation morale et légale envers ces soldats qui ont servi sous votre drapeau. Assumez vos responsabilités, dites la vérité sur ce qui s’est passé avec ces fonds.
Et au gouvernement centrafricain : nous avons été témoins directs du sacrifice de ces hommes sur notre sol. Ils sont venus nous aider dans nos moments les plus difficiles. Nous avons le devoir moral de soutenir leurs revendications et de faire pression sur les instances concernées.
CNC : Avez-vous un message particulier pour ces 880 soldats oubliés ?
S.N. : Oui, absolument. À tous ces soldats et à leurs familles, je veux dire ceci : ne baissez jamais les bras. Votre combat est juste, il est légitime, il est noble. Vous avez servi avec honneur, vous avez risqué vos vies, certains de vos camarades sont morts pour cette mission. Vous méritez justice et vous l’aurez. Continuez à vous organiser, continuez à parler, continuez à témoigner. L’opinion publique doit savoir ce qui vous est arrivé. La vérité finit toujours par éclater.
Et à tous les Africains qui nous écoutent ou qui nous lisent : cette affaire nous concerne tous. Si nous laissons faire ça aujourd’hui, demain ce seront d’autres soldats, d’autres fonctionnaires, d’autres citoyens ordinaires qu’on trahira de la même manière. Il faut dire non, collectivement, à ce système mafieux qui broie les honnêtes gens et qui enrichit quelques corrompus.
CNC : En conclusion, comment qualifieriez-vous cette situation ?
S.N. : C’est une situation sans précédent dans l’histoire des opérations de maintien de la paix. Dix ans après la fin de leur mission, le mystère reste entier sur le sort des compensations dues à ces casques bleus congolais. Cette affaire montre clairement les dysfonctionnements profonds, systémiques, dans la gestion des missions de maintien de la paix en Afrique. Elle pose brutalement la question de la responsabilité des différents acteurs impliqués : l’ONU, le gouvernement congolais, la MINUSCA. Tant que nous n’aurons pas de réponses claires, tant que justice ne sera pas rendue, cette affaire restera une tache indélébile sur la conscience de tous ceux qui sont restés silencieux.
CNC : Monsieur Mamboko , nous vous remercions pour cet éclairage sans concession sur cette affaire qui a trop duré.
S.N. : C’est moi qui vous remercie de me donner la parole, de donner une voix à ces hommes oubliés. C’est le devoir du journalisme de faire la lumière sur ces injustices, et c’est essentiel pour que la vérité éclate enfin. J’espère sincèrement que cette interview contribuera à faire bouger les choses.
Koï, griot servile qui a glorifié Touadéra avec son livre, trahit maintenant la ministre Baïpou, la cheffe mafieuse du clan du régime
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Eulogue-Doctrouve-Koi-dans-la-brigade-de-lOCRB-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Eulogue-Doctrouve-Koi-dans-la-brigade-de-lOCRB-de-Bangui.jpg” alt=”Koï, griot servile qui a glorifié Touadéra avec son livre, trahit maintenant la ministre Baïpou, la cheffe mafieuse du clan du régime” width=”300″ height=”226″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Eulogue-Doctrouve-Koi-dans-la-brigade-de-lOCRB-de-Bangui.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Eulogue-Doctrouve-Koi-dans-la-brigade-de-lOCRB-de-Bangui-80×60.jpg 80w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />Eulogue-Doctrouve-Koi-dans-la-brigade-de-lOCRB-de-Bangui – Violations des droits et intimidation politique : le pouvoir de Bangui franchit une nouvelle ligne rouge
Guerre des rats au sommet : Euloge Doctrouvé Koï, griot qui mord la main qui le nourrit, plante un couteau dans le dos de Sylvie Baïpo-Temon. Le régime Touadéra se dévore de l’intérieur !
Le live Facebook d’Euloge Doctrouvé Koï – alias le “griot insulteur public” du régime, alias l’auteur du livre pathétique “Pr Faustin Archange Touadéra, figure emblématique à l’opposé des antivaleurs”, est un chef-d’œuvre d’hypocrisie.
Ce mec qui se pose en “sanctuaire de sécurité” du pouvoir, en “représentant valable de son excellence”, en “cœur de Mama Sonda”, commence par s’auto-glorifier comme un fidèle absolu : “Honorable Éloge Koï, le représentant valable de son excellence à Satéma ” répété en boucle comme un mantra de courtisan. Et deux minutes après ? Il crache son venin sur Sylvie Baïpo-Temon, ministre des Affaires étrangères du même gouvernement Touadéra !
Koï accuse la ministre de transformer le département en “boutique familiale vide” : asphyxie financière totale (pas de papier, pas de stylo, agents obligés de payer de leur poche pour imprimer des documents diplomatiques), népotisme pur (stagiaires et proches catapultés à des postes stratégiques pendant que les cadres chevronnés de 10-15 ans d’expérience sont mis au placard), détournement des véhicules de l’État pour sa vie privée, menaces de licenciement aux diplomates, hémorragie des cerveaux avec des démissions en cascade. Il parle même d’un “mépris des biens de l’État” qui atteint “son paroxysme”, d’une “paralysie opérationnelle totale”, et d’un “incident diplomatique majeur” avec Air France provoqué par les “sorties scabreuses” de Baïpo-Temon – ce qui isole le pays et fragilise les liaisons stratégiques.
Le clou du spectacle ? Koï appelle à un audit indépendant, à un memorandum des agents au Premier ministre et au président, à stopper les “persécutions administratives” et le “règne de l’arbitraire”. Lui, le même qui a pondu un bouquin pour diviniser Touadéra, qui se vante d’être le “défenseur des intérêts de la République” tout en léchant les bottes du régime depuis des années ! Aujourd’hui, il mord la main qui le nourrit : il attaque une ministre nommée par Touadéra, expose le naufrage du département des Affaires étrangères (visage de la RCA à l’international), et révèle que la diplomatie est en péril à cause de l’incompétence et des intérêts personnels.
C’est la bataille des voyous et des criminels au cœur du pouvoir : d’un côté, Koï le traître opportuniste, “docteur en insulte” qui change de camp dès que le vent tourne ; de l’autre, Baïpo-Temon, la “chef de boutique” qui gère le ministère comme un champ familial, note 0,5/20 en efficacité (selon Koï lui-même !), et provoque des crises inutiles avec des partenaires historiques comme Air France.
Résultat ? Le régime Touadéra se bouffe de l’intérieur. Koï, qui hier chantait les louanges du “sauveur”, balance aujourd’hui tout le linge sale pour se repositionner. Baïpo-Temon, qui devrait protéger la souveraineté, la sabote par amateurisme et népotisme. Deux cons qui se dévorent mutuellement pendant que le pays coule.
Ouanda-Djallé : Un soldat ivre sème la panique et menace le sous-préfet avec son arme
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Les-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-dune-intervention-sur-un-chantier-minier-vers-Ouanda-Djalle.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Les-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-dune-intervention-sur-un-chantier-minier-vers-Ouanda-Djalle.jpg” alt=”Ouanda-Djallé : Un soldat ivre sème la panique et menace le sous-préfet avec son arme” width=”300″ height=”135″ />Les soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour d’une intervention sur le chantier minier de Keye vers Ouanda-Djallé le 30 avril 2025
Un militaire des forces armées centrafricaines en poste à Ouanda-Djallé a provoqué un incident grave dimanche avant-dernier en menaçant le sous-préfet avec son arme.
Dimanche avant-dernier, la journée semblait ordinaire à Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Vakaga. Les militaires déployés dans la ville vaquaient à leurs occupations habituelles, sans laisser présager les événements qui allaient suivre.
Depuis quelques mois, leur base se trouve désormais dans l’enceinte de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA), près de la mairie. Les éléments de forces armées occupent cet espace depuis quelque temps, après avoir quitté leur base principale à l’entrée de la ville.
Ce déplacement fait suite à des informations selon lesquelles les rebelles du PRNC de Nourd Gregaza pourraient lancer une attaque contre leur position. Par peur selon la population locale, et par mesure de sécurité d’après eux-même, les soldats FACA ont choisi de s’installer au cœur de Ouanda-Djallé, pensant y être mieux protégés.
C’est dans ce contexte qu’un des soldats a passé son dimanche dernier à consommer de l’alcool traditionnel. Au fil des heures, sa consommation s’est intensifiée jusqu’à ce qu’il perde complètement le contrôle de lui-même.
En fin de journée, complètement ivre, il est rentré à la base. Son comportement a rapidement inquiété ses camarades qui ont remarqué son état d’ébriété avancé.
Une fois arrivé, le soldat a commencé à pointer son arme sur ses camarades. Ces derniers lui ont fait remarquer que son comportement était dangereux et ont décidé de s’éloigner pour leur propre sécurité.
Quatre ou cinq militaires sont partis, laissant seulement un collègue qui tentait de le raisonner. Malgré les appels au calme, le militaire ivre a tiré deux à trois coups en l’air.
Son collègue resté à ses côtés a également tiré en l’air, comme dans un échange absurde. C’est alors que le soldat ivre a déclaré vouloir se rendre chez le sous-préfet pour le chercher.
Son camarade a essayé de le retenir, mais rien n’y faisait. Vers dix-huit heures, le militaire a quitté la base et s’est dirigé vers la résidence du sous-préfet, arme en main.
Il s’est posté devant la clôture de la maison de l’autorité sous-préfectorale. Son collègue l’a rejoint pour tenter encore de le convaincre de rentrer, mais le soldat refusait obstinément.
La situation a duré jusqu’à dix-neuf heures environ, maintenant le sous-préfet prisonnier dans sa propre maison. L’inquiétude grandissait à mesure que les minutes passaient sans que le militaire ne bouge de sa position.
Le sous-préfet est finalement sorti de sa résidence et a découvert le soldat armé devant chez lui. Il lui a demandé s’il s’agissait bien de Schengen, le militaire a confirmé d’une voix pâteuse.
Le sous-préfet a voulu savoir pourquoi il venait le menacer et s’ils avaient un différend quelconque. Le soldat a répondu par la négative, incapable d’expliquer clairement les raisons de sa présence. Le soldat a tenté de fournir une explication disant qu’il est de passage, mais il a entendu son nom ici chez le sous-préfet.
Le sous-préfet lui a alors ordonné de quitter les lieux immédiatement. Le militaire a fini par obtempérer et est retourné à la base avec son arme, mettant fin à plusieurs heures de tension.
Le lendemain matin, l’atmosphère était différente à la base. Ses collègues lui ont reproché son comportement de la veille, conscients de la gravité de la situation qu’il avait créée.
Le soldat est allé présenter ses excuses au sous-préfet, reconnaissant la gravité de ses actes. Ce dernier a accepté les excuses mais a exigé qu’on lui retire son arme jusqu’à ce qu’il retrouve un comportement normal.
Cette affaire montre les difficultés de commandement dans les garnisons des soldats FACA à l’intérieur du pays.
Souvent, les chefs du détachement présents préfèrent éviter les confrontations. Ce qui laisse certains éléments agir à leur guise sans véritable encadrement ni discipline
Privé de passeport pour candidater, déclaré apatride puis autorisé à concourir le 28 décembre 2025 : Dologuele vit un paradoxe juridique instrumenté par un pouvoir aux pratiques dictatorial.
La déclaration publiée ce 16 février par Anicet Georges Dologuele jette la lumière sur les pratiques administratives et politique du régime criminel de Touadéra. Celui qui a brigué la présidence de la République centrafricaine se heurte à un refus obstiné du ministère de l’intérieur de lui délivrer un document de voyage. Cette obstruction remonte à bien avant le scrutin présidentiel et perdure encore aujourd’hui dans une logique implacable.
Avant même les élections du 28 décembre 2025, le gouvernement avait déjà déclaré Dologuele apatride lorsqu’il a voulu déposer sa demande de passeport nécessaire pour formaliser sa candidature. Malgré cette qualification humiliante, le conseil constitutionnel, après la réunion de Damara entre les caciques du pouvoir, à finalement accepter sa participation au scrutin. Le Conseil constitutionnel avait validé sa candidature en reconnaissant indirectement sa nationalité centrafricaine, créant ainsi un premier paradoxe administratif.
Le scrutin du 28 décembre 2025 a donné lieu à ce que beaucoup observateurs qualifient de hold-up électoral. Alors que Dologuele était en tête selon de nombreux témoignages, les résultats officiels l’ont relégué à la deuxième place avec seulement 17% des voix. Cette manipulation des chiffres par le régime en place a permis au pouvoir actuel de se maintenir malgré l’aspiration au changement exprimée dans les urnes.
Depuis cette élection contestée, la situation de l’ancien candidat n’a fait que se dégrader. Le Conseil constitutionnel a rendu le 14 novembre 2025 une décision formelle confirmant que sa nationalité centrafricaine n’avait jamais été perdue. Pourtant, cette reconnaissance judiciaire reste lettre morte face à l’inertie calculée de l’administration qui refuse d’en tirer les conséquences pratiques.
C'est confirmé, le Gouvernement de mon pays me considère toujours comme APATRIDE! Malgré la décision du Conseil Constitutionnel du 14 novembre 2025 relative à ma nationalité centrafricaine jamais perdue, malgré ma correspondance du 2 décembre 2025 au Ministre de l'Intérieur…
Une correspondance adressée le 2 décembre 2025 au ministère de l’Intérieur n’a reçu aucune réponse. Sa saisine du président de l’Assemblée nationale, datée du 3 février 2026, est également restée sans suite. Le silence des institutions face à un député élu devient alors une forme d’exclusion politique déguisée en problème administratif.
Respectant les procédures malgré tout, Dologuele a récemment fait déposer un nouveau dossier complet de demande de passeport dans les services compétents. La réponse des fonctionnaires fut immédiate et révélatrice : refus de recevoir la demande “sur instructions de la hiérarchie”. Ces quelques mots trahissent l’existence d’un ordre politique clair visant à maintenir l’ancien candidat dans un vide juridique permanent.
Cette affaire dépasse largement le cas personnel d’un opposant. Elle confirme le fonctionnement d’un régime qui utilise l’appareil administratif comme instrument de répression. Les décisions de justice peuvent être ignorées quand elles dérangent, les résultats électoraux peuvent être inversés quand ils menacent le pouvoir en place.
Les termes employés par Dologuele dans sa déclaration publique résonnent comme un acte d’accusation. Il se qualifie d’apatride malgré sa qualité de député et malgré une décision judiciaire favorable. Cette privation de documents officiels constitue une forme d’assignation à résidence qui empêche tout déplacement international et toute participation normale à la vie politique.
Dans les annales politiques mondiales, aucun précédent comparable n’existe. Jamais un candidat à la présidence n’a été maintenu dans un tel vide juridique par son propre État. La Centrafrique écrit là une page sombre de son histoire contemporaine sous la conduite d’un régime qui cumule manipulation électorale et persécution administrative.
Le recours à des “instructions de la hiérarchie” pour justifier l’inaction administrative trahit une chaîne de commandement qui court-circuite le droit. Les agents publics, censés appliquer les lois et respecter les décisions de justice, deviennent les exécutants d’une politique d’exclusion. Leur refus de recevoir un dossier pourtant conforme aux exigences réglementaires démontre l’emprise totale du politique sur l’administratif.
Dologuele maintient une posture de légalisme dans cette épreuve. En se présentant comme un “citoyen discipliné”, il cherche à montrer que son combat se mène sur le terrain du droit et non sur celui de la confrontation. Cette stratégie vise à exposer l’arbitraire gouvernemental tout en conservant une image de responsable politique respectueux des institutions, même quand celles-ci le bafouent.
Les partenaires internationaux de la Centrafrique observent ces développements avec une attention croissante. Un élu du peuple, reconnu comme citoyen par la plus haute juridiction du pays, se voit refuser les attributs élémentaires de cette citoyenneté. Dans un pays largement dépendant de l’aide extérieure, ces pratiques alimentent des questionnements sur la qualité de la gouvernance et le respect de l’État de droit.
Le cas Dologuele devient ainsi un révélateur des méthodes employées par le régime de Bangui. Confiscation des résultats électoraux, instrumentalisation de l’administration, mépris des décisions de justice : tous les ingrédients d’un système autoritaire sont réunis. L’ancien candidat présidentiel paie le prix de son audace d’avoir voulu incarner une alternative démocratique dans un pays où le pouvoir refuse de se soumettre au verdict des urnes.
Obo : quand les soldats FACA rêvent d’attaquer les positions des miliciens du groupe Wagner… avant de reculer et abandonner leur projet
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/Des-FACA-à-côté-d’un-avion-en-province.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/Des-FACA-à-côté-d’un-avion-en-province.jpg” alt=”Obo : quand les soldats FACA rêvent d’attaquer les positions des miliciens du groupe Wagner… avant de reculer et abandonner leur projet” width=”300″ height=”225″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/Des-FACA-à-côté-d’un-avion-en-province.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/Des-FACA-à-côté-d’un-avion-en-province-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/Des-FACA-à-côté-d’un-avion-en-province-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
À Obo, capitale du Haut-Mbomou, un projet d’offensive des forces armées centrafricaines contre les mercenaires russes a viré au fiasco total.
Depuis quelques jours, la colère gronde chez les militaires centrafricains déployés à Obo. Excédés par les exactions répétées de ces miliciens russes sur leurs chefs, plusieurs soldats FACA ont envisagé de passer à l’action. Ainsi, trois groupes se sont formés, déterminés à en découdre avec ces hommes qui jouissent d’une protection absolue auprès du pouvoir de Bangui.
Mais rapidement, le deuxième groupe formé a fait machine arrière. Les soldats FACA qui sont dans ce groupe ont commencé à calculer les risques. Attaquer Wagner à plus de 1300 kilomètres de la capitale, dans une zone où les issues de secours sont inexistantes, relevait du suicide. Le troisième groupe a fini par arriver à la même conclusion, suivi du premier. Le projet s’est effondré avant même d’avoir commencé.
Les habitants d’Obo ont accueilli cette débandade avec de moquerie. Beaucoup ont rigolé ouvertement en voyant les soldats FACA renoncer si vite de leur projet. « Ils cherchent quoi exactement ? », se demandaient les citoyens dans les ruelles de la ville. Certains ont même lancé des moqueries, estimant que ces militaires n’avaient pas mesuré dans quoi ils s’engageaient.
Car la réalité dans la ville de Obo est implacable. Si les FACA avaient lancé leur attaque et perdu la bataille, où auraient-ils pu se réfugier ? Dans la forêt environnante, ils auraient trouvé des miliciens azandés hostiles qui n’attendent qu’une occasion de régler leurs comptes avec l’armée régulière. En ville, les Russes contrôlent tout. Aucune échappatoire possible.
Et puis il y a la question logistique transport. Obo se trouve à 1300 kilomètres de Bangui. Les hélicoptères russes assurent les rotations principales, réduisant le trajet à quelques heures de vol. Sans l’appui de Wagner, rejoindre la capitale à pied équivaut à une condamnation. Entre les bandes armées, les zones de non-droit et la distance, c’est une marche vers la mort assurée.
Le deuxième groupe a été le premier à comprendre l’absurdité de la situation. En analysant froidement les options, ces soldats ont compris qu’ils n’avaient aucune marge de manœuvre. Leur retrait a entraîné celui des autres, comme un château de cartes qui s’effondre. Personne ne voulait finir encerclé dans un piège dont ils ne sortiraient jamais.
À Bangui, le dictateur Faustin-Archange Touadera et son état-major accordent aux Russes un statut privilégié. Wagner n’est plus un simple partenaire militaire : c’est devenu une entité intouchable dont les décisions priment sur tout le reste. Quand les mercenaires parlent, le gouvernement écoute. Quand ils exigent, le pouvoir s’exécute. Cette dépendance place les soldats centrafricains dans une position subordonnée humiliante.
Les FACA d’Obo ont mesuré toute l’étendue de leur impuissance. Ils peuvent nourrir de la rancœur, murmurer leur mécontentement, mais aller plus loin relève de l’impossible. Le rapport de force leur est tellement défavorable qu’ils n’ont d’autre choix que de ravaler leur frustration. Dans les casernes, l’atmosphère reste lourde, mais personne ne parle plus d’offensive.
Les citoyens continuent de commenter l’affaire avec ironie. Pour eux, ce cafouillage militaire en dit long sur l’état du pays. Des soldats qui menacent puis capitulent sans tirer un coup de feu, c’est une image qui restera longtemps dans les esprits. Obo a assisté à une comédie involontaire dont les acteurs principaux ont perdu toute crédibilité.