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Kidnappé par les mercenaires russes du groupe Wagner depuis plus d’un mois , son corps vient d’être retrouvé à la morgue. Le chef de poste de l’OCRB n’est plus en vie

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Kidnappé par les Mercenaires russes du groupe Wagner depuis trois semaines, son corps vient d’être retrouvé à la morgue. Le chef de poste de l’OCRB n’est plus en vie

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/La-prison-de-lOCRB-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-Crepin-Mboli-Goumba-coordonnateur-du-BRDC-450×299-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Kidnappé par les mercenaires russes du groupe Wagner depuis trois semaines, son corps vient d’être retrouvé à la morgue. Le chef de poste de l’OCRB n’est plus en vie
La principale entrée de l’OCRB du centre-ville

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le chef de poste de l’OCRB, promotion Persévérance, a été retrouvé mort à la morgue après trois semaines de kidnapping par les mercenaires russes.

 

Les faits remontent à début janvier, lorsque trois policiers ont été arrêtés suite à la disparition de Nour Gregaza des locaux de l’Office central pour la répression du banditisme il y’a quelques semaines plutôt. Parmi eux figurait ce chef de poste, emmené vers une destination inconnue avec ses deux collègues. Les jours ont passé sans qu’aucune information ne filtre sur leur sort.

 

La famille a multiplié les démarches pour obtenir des nouvelles. Chaque tentative s’est heurtée au silence des autorités et à l’opacité du système. Mais à la surprise de sa famille, le samedi 31 janvier dernier, c’est son corps sans vie qui a été découvert à la morgue, plus de trois semaines après son enlèvement par Wagner.

 

Les mercenaires russes les avaient détenu dans leurs prisons secrètes situées à l’aéroport. Durant ces trois semaines de torture, l’un des trois policiers, le chef de poste de l’OCRB, n’a pas pu supporter les sévices  corporelles qui ont fini par lui ôter la vie. Son corps porte les stigmates de ces sévices avant d’être discrètement déposé à la morgue.

 

L’accès aux lieux reste interdit à la famille du défunt. Même les frères du policier décédé, pourtant militaires de profession, se voient refuser l’entrée. Cette interdiction ajoute à la douleur des proches qui réclament simplement de pouvoir récupérer la dépouille de leur parent.

 

L’affaire s’inscrit dans un contexte plus large d’arrestations arbitraires menées par Wagner depuis l’annonce spectaculaire de cette évasion. Les sœurs de Nour Gregaza, le détenu qui aurait quitté l’OCRB, ont également été arrêtées par les Russes. Portées disparues pendant plusieurs jours, elles ont finalement été ramenées au commissariat, contrairement au policier qui n’a jamais refait surface vivant.

 

Le corps du policier retrouvé à la morgue vient alimenter les craintes des autres familles. Les deux collègues arrêtés en même temps que le chef de poste demeurent portés disparus depuis trois semaines. Leurs proches redoutent de découvrir bientôt leurs corps dans les mêmes conditions, après avoir subi le même sort entre les mains de Wagner.

 

La République centrafricaine se retrouve aux mains des mercenaires qui torturent et tuent des citoyens sans que la justice ne puisse intervenir. Les familles réclament que les corps leur soient rendus et que la vérité soit établie sur ces disparitions et ces meurtres. Nour Gregaza a été rapatrié de France vers Bangui alors que tout le monde connaît la situation dans ce pays où les assassinats se commettent en toute impunité.

 

Rappelons que Wagner poursuit ses opérations d’enlèvement et d’élimination sur le territoire centrafricain en toute impunité, et avec le feu vert des autorités centrafricaines. Les prisons secrètes de l’aéroport, du camp de Roux et de Berengo continuent d’accueillir des détenus qui disparaissent sans laisser de traces. Le chef de poste de la promotion Persévérance rejoint la longue liste des victimes de ces pratiques qui bafouent tous les principes du droit​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Comment le régime du Président Touadéra transforme l’État centrafricain en entreprise criminelle. Interview exclusive avec monsieur Igor Ngala, économiste centrafricain,  sur le pillage du secteur du carburant en Centrafrique

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Comment le régime du Président Touadéra transforme l’État centrafricain en entreprise criminelle. Interview exclusive avec monsieur Igor Ngala, économiste centrafricain,  sur le pillage du secteur du carburant en Centrafrique

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/le-president-faustin-archange-touadera-en-costume-et-chapeau-americain-a-Bangui-en-republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Comment le régime du Président Touadéra transforme l’État centrafricain en entreprise criminelle. Interview exclusive avec monsieur Igor Ngala, économiste centrafricain, sur le pillage du secteur du carburant en Centrafrique
Le Président Faustin Archange Touadera, en costume et chapeau américain, à Bangui, en République centrafricaine

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Interview exclusive avec Igor Ngala, expert économiste centrafricain, qui analyse le rapport explosif de la Global Initiative Against Transnational Organized Crime sur le détournement massif des recettes du carburant en République centrafricaine. Des chiffres accablants, des révélations fracassantes et une conclusion sans appel sur la criminalisation de l’État sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra.

 

Propos recueillis par Alain Nzilo, directeur de rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Alain Nzilo : Bonjour Monsieur Igor Ngala.

 

Igor Ngala : Bonjour Alain, merci de me recevoir.

 

Alain Nzilo : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

 

IGOR Ngala : Je suis Igor Ngala, économiste de formation. J’ai obtenu mon doctorat en sciences économiques à l’Université de Sherbrooke au Canada, avec une spécialisation en économie des ressources naturelles et gouvernance financière. J’ai travaillé pendant quinze ans comme consultant pour plusieurs institutions internationales, dont la Banque mondiale et le FMI, sur des questions de transparence budgétaire et de lutte contre la corruption dans les pays en développement.

 

ALAIN Nzilo  : La Global Initiative Against Transnational Organized Crime vient de publier un rapport intitulé “Parti en fumée : Comment le carburant en RCA est devenu une arme de guerre et une source d’enrichissement criminel”. Vous avez lu ce document de 28 pages. Quelle est votre première réaction ?

 

IGOR Ngala : Oui monsieur Alain, ce rapport confirme ce que beaucoup d’observateurs avertis savaient déjà, mais avec une précision et une documentation qui ne laissent aucune place au doute. Nous sommes face à une criminalisation organisé de l’État centrafricain. Le président Touadéra n’est pas un chef d’État qui lutte contre la corruption, il dirige une organisation criminelle qui a capturé l’appareil étatique pour le transformer en machine à piller les ressources du pays. Les chiffres sont accablants : entre 17,5 et 30 millions de dollars de profits excédentaires générés en 2024 par un système pyramidal de corruption. C’est l’équivalent de 15 à 25% du budget national de la République centrafricaine qui disparaît dans les poches d’un cercle restreint de prédateurs.

 

ALAIN Nzilo : Le rapport pointe du doigt Neptune Oil, l’entreprise camerounaise d’Antoine Ndzengue qui détient le monopole d’importation depuis septembre 2023. Comment expliquez-vous qu’une entreprise étrangère non enregistrée légalement puisse obtenir un tel monopole ?

 

IGOR Ngala : C’est justement parce qu’elle n’est pas enregistrée que Neptune Oil a obtenu ce monopole. Une entreprise non enregistrée échappe à la plupart des obligations fiscales et comptables. Elle ne publie aucun compte, ne paie pas d’impôt sur les sociétés au taux normal, et surtout, elle permet de voiler l’identité des véritables bénéficiaires du système. Le ministre de l’Énergie Arthur Bertrand Piri déclarait en octobre 2024 que l’entreprise était “en cours d’enregistrement”. Nous sommes en novembre 2025, plus d’un an après, et toujours rien. Cette absence d’enregistrement n’est pas un dysfonctionnement administratif, c’est une stratégie délibérée pour maintenir l’opacité totale sur les flux financiers.

 

ALAIN Nzilo : Le rapport montre que Neptune Oil bénéficie de prix gonflés artificiellement. Pouvez-vous nous expliquer ce mécanisme ?

 

IGOR Ngala : Les enquêteurs de la GI-TOC ont comparé les structures de prix officielles entre la République centrafricaine et le Cameroun. Neptune Oil et les importateurs camerounais opèrent sur le même marché international, achètent auprès des mêmes négociants, utilisent les mêmes infrastructures à Douala. Pourtant, les coûts appliqués en RCA sont systématiquement plus élevés. L’écart atteint 160 francs CFA par litre d’essence et 185 francs CFA par litre de gazole. Cet écart ne correspond à aucun coût réel. Il existe notamment une catégorie appelée “différentiel” dans les calculs centrafricains qui n’apparaît nulle part dans les structures camerounaises et qui ne correspond à aucune dépense identifiable. Sur les volumes importés en 2024, ces coûts injustifiés ont généré au moins 17,5 millions de dollars de profits excédentaires pour Neptune Oil, uniquement sur ses importations routières.

 

ALAIN Nzilo : Le rapport mentionne également des exonérations fiscales massives. Comment fonctionnent-elles ?

 

IGOR Ngala : Des volumes importants de carburant entrent en République centrafricaine sans payer les droits et taxes à l’importation, soit environ 200 francs CFA par litre. Le prétexte invoqué est que ce carburant serait destiné à des missions diplomatiques ou à de l’aide bilatérale. En réalité, ce carburant commercial est revendu au prix fort dans les stations-service. Ces exonérations sont accordées avec la complicité d’agents douaniers centrafricains à Douala et aux postes-frontières. Les procédures de dédouanement sont détournées pour permettre l’entrée en franchise de carburant qui devrait normalement être taxé. L’État perd ainsi plusieurs millions de dollars par an. Les recettes fiscales sur le carburant sont passées de 41,6 millions de dollars en 2021 à seulement 29,5 millions en 2024, malgré une reprise quasi complète des volumes d’importation. Une chute de 12 millions de dollars en trois ans.

 

ALAIN Nzilo : Parlons du groupe Wagner. Le rapport expose comment cette organisation criminelle sanctionnée internationalement a créé ses propres sociétés écrans pour s’approvisionner en carburant. Que vous inspire cette situation ?

 

IGOR Ngala : Wagner opère en République centrafricaine comme dans un État conquis. Les sociétés Petrolex et Capex, créées début 2021, ne sont que des façades légales pour des activités criminelles. Ces entreprises importent du carburant d’origine russe en violation des sanctions internationales. Elles approvisionnent les opérations militaires de Wagner, incluant les frappes aériennes et les massacres de civils documentés par les Nations unies. Elles fournissent aussi la mine d’or de Ndassima qui rapporte plus de 100 millions de dollars par an sans aucune production officielle. Le plus scandaleux, c’est que Petrolex approvisionne désormais également les Forces armées centrafricaines. L’armée nationale dépend d’une société écran d’une organisation criminelle russe pour son carburant. C’est une perte totale de souveraineté.

 

ALAIN Nzilo : Wagner maintient aussi une présence permanente au poste douanier de Béloko, selon le rapport…

 

IGOR Ngala : Absolument. Le contrat de coopération douanière entre la Russie et la RCA a été résilié en octobre 2021, mais Wagner n’a jamais quitté les postes douaniers. Les Mercenaires russes supervisent les importations, vérifient les documents, prélèvent leur part sur les recettes. Cette présence illégale permet à Wagner de contrôler physiquement les flux de carburant. L’attaque du 3R contre Béloko le 21 janvier 2023, qui a détruit 23 camions et tué 2 soldats FACA et 1 mercenaire Wagner, visait justement ce dispositif de contrôle. Les 500 millions de francs CFA partis en fumée ce jour-là témoignent des enjeux financiers colossaux autour de ce poste-frontière.

 

ALAIN Nzilo : Le rapport révèle également que l’épouse du chef d’état-major, madame Prisca Mamadou,  contrôle, à elle seule,  quatre des stations-service confisquées à TAMOIL. Comment analysez-vous cette situation ?

 

IGOR Ngala : oui, c’est une véritable mafia. C’est la première femme mafieuse de la RCA. Prisca Rosaline Mamadou, épouse du général Zéphir Mamadou, chef d’état-major des FACA, incarne la fusion totale des sphères militaire, politique et économique. Chaque camion-citerne revendu dans ces stations rapporte 25 000 dollars de profit. Si la moitié des importations de Neptune Oil transite par les stations confisquées, nous parlons de plus de 30 millions de dollars de bénéfices excédentaires en 2024. Une partie de cet argent finance directement le MCU, le parti du président Touadéra. Le général Mamadou est identifié comme l’un des principaux bailleurs de fonds du parti au pouvoir. Nous avons ici la preuve que l’armée nationale finance le parti présidentiel avec de l’argent volé aux Centrafricains qui paient le carburant deux fois plus cher qu’ils ne le devraient.

 

ALAIN Nzilo : Le rapport documente aussi un système de bons d’essence qui permet de convertir le carburant en liquidités…

 

IGOR Ngala : C’est un mécanisme est d’une perversité remarquable. Des agences publiques délivrent des bons d’essence aux forces de sécurité pour leurs besoins opérationnels. Ces bons sont ensuite échangés contre de l’argent liquide dans les stations confisquées. Les stations versent les espèces aux détenteurs de bons, puis se font rembourser par l’État. Entre les deux, une partie de l’argent est prélevée et redistribuée à de hauts fonctionnaires du ministère de l’Énergie et à des membres du MCU. L’État paie deux fois : une première fois en délivrant les bons, une seconde fois en remboursant les stations. Les militaires reçoivent leur part pour garantir leur loyauté. Le carburant devient un outil de patronage politique qui permet d’acheter les fidélités au pouvoir.

 

ALAIN Nzilo : en Janvier 2025,  un navire russe sanctionné livre 30 000 tonnes de carburant à la Centrafrique, présentées par le Président Vladimir Poutine comme un don. Le rapport qualifie cette opération de fraude. Pourquoi ?

 

IGOR Ngala : Le navire Serenade appartient à la flotte fantôme russe, sanctionnée par l’UE, les États-Unis et le Royaume-Uni. Ce bateau sert à exporter du pétrole russe malgré l’embargo. Présenter cette cargaison comme un don humanitaire est un mensonge éhonté. Neptune Oil apparaît dans les registres comme importatrice, ce qui révèle qu’elle sert d’agent maritime du gouvernement pour des transactions qui ne peuvent pas être menées officiellement. Le gouvernement prétend que les recettes de vente financeront le transport fluvial. C’est absurde. Kinshasa ne laissera jamais passer des cargaisons liées à des navires sanctionnés. Cette opération n’a qu’un but : permettre au régime Touadéra d’importer du carburant russe à prix cassé en violation des sanctions, tout en empochant des profits considérables.

 

ALAIN Nzilo : Vous évoquiez le transport fluvial. Le rapport montre que le régime a inversé la répartition historique pour privilégier la route camerounaise. Pourquoi ?

 

IGOR Ngala : Pendant des décennies, 80% du carburant arrivait par voie fluviale, solution la moins chère. Sous Neptune Oil, 70% arrive par la route camerounaise, solution la plus coûteuse. Cette inversion ne répond à aucune logique économique. Elle répond à une logique de prédation. Le transport fluvial est trop transparent, trop difficile à manipuler. La route camerounaise offre de multiples points de contrôle où chacun peut prélever sa part : Douala, le transit, Béloko contrôlé par Wagner. Chaque litre qui arrive par camion plutôt que par barge coûte 100 francs CFA de plus. Sur les 87 millions de litres importés par route en 2024, cela représente 15 millions de dollars de surcoût qui ne correspondent à aucune valeur ajoutée réelle. C’est une rente de situation captée par Neptune Oil, les transporteurs, les douaniers corrompus et Wagner.

 

ALAIN Nzilo : Le rapport documente aussi l’éviction de TotalEnergies. Peut-on parler d’une stratégie délibérée ?

 

IGOR Ngala : Absolument. Le président Touadéra a mené une campagne systématique pour chasser les entreprises françaises du secteur énergétique. SOCATRAF, filiale de Bolloré, perd son contrat en avril 2022. TotalEnergies subit des campagnes de désinformation organisée par Wagner et la présidence entre avril et juin 2022. L’incident de l’aéroport M’Poko où l’employé de Total est arrêté et 110 000 litres de Jet A-1 détournés vers Wagner n’est pas un fait exceptionnel. C’est le point culminant d’un harcèlement délibéré. TotalEnergies quitte en septembre 2022. Ses actifs passent à TAMOIL qui sera à son tour confisquée en juin-juillet 2024. Le cycle est bouclé en deux ans : les intérêts français éliminés, le secteur livré à Wagner et à un réseau de prédateurs centrafricains.

 

ALAIN Nzilo : Certains pourraient dire que ce rapport émane d’organisations occidentales hostiles au régime Touadéra. Que répondez-vous ?

 

IGOR Ngala : Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La GI-TOC a travaillé à partir de données officielles : registres d’importation, structures de prix publiées par le ministère de l’Énergie, données douanières. Le rapport cite des dizaines de sources vérifiables : communiqués officiels, décisions ministérielles, registres du commerce, bases de données commerciales internationales. Les enquêteurs ont interrogé des dizaines d’acteurs du secteur en RCA et au Cameroun entre novembre 2024 et juillet  2025. Ils ont recoupé chaque information avec plusieurs sources. Ce n’est pas de la propagande anti-Touadéra, c’est du journalisme d’investigation rigoureux qui expose des faits documentés. D’ailleurs, le FMI arrive aux mêmes conclusions dans ses rapports sur la République centrafricaine, même s’il utilise un langage plus diplomatique.

 

ALAIN Nzilo : Le comité anti-fraude du ministère de l’Énergie, censé lutter contre la contrebande, participe lui-même au système de détournement selon le rapport…

 

IGOR Ngala : C’est une illustration parfaite de la perversion du système. Le comité anti-fraude ne lutte pas contre la fraude, il l’organise et en tire profit. Les saisies officielles ne représentent qu’une fraction des volumes réellement confisqués. Le reste est revendu au marché noir et l’argent est empoché par les membres du comité et des hauts fonctionnaires du ministère. Sur les 2 000 barils saisis chez le baron de la contrebande Laouali en mars 2023, seulement 427 ont été enregistrés officiellement. Les 1 573 autres ont disparu. Le comité opère dans une zone grise juridique : sur 90 agents recensés, moins de la moitié sont actifs et aucun n’est sous contrat officiel. Cette absence de cadre légal permet toutes les dérives.

 

ALAIN Nzilo : Le rapport évalue les pertes fiscales à 12 millions de dollars par an. Comment arrive-t-on à un tel montant ?

 

IGOR Ngala : Ce chiffre est même probablement sous-estimé. Il se décompose ainsi : Neptune Oil échappe à l’impôt sur le chiffre d’affaires grâce à son statut de non-résident, plusieurs millions de dollars par an. Les exonérations frauduleuses sur les droits d’importation : plusieurs millions supplémentaires. Le trafic nigérian qui entre via Béloko sans payer les taxes : encore des millions. Les saisies du comité anti-fraude dont l’argent ne parvient jamais au Trésor : des centaines de milliers de dollars. Les pots-de-vin versés aux douaniers qui remplacent les taxes légales : des millions. Additionnez tout cela et vous obtenez facilement 12 millions de dollars de pertes annuelles. Dans un pays où le budget national tourne autour de 120 millions de dollars, perdre 12 millions par an dans un seul secteur représente 10% du budget total.

 

ALAIN Nzilo : Qui sont les véritables bénéficiaires de ce système ?

 

IGOR Ngala : Il y a une pyramide clairement identifiable. Au sommet, le président Touadéra et son entourage immédiat. Juste en dessous, le ministre Bertrand Arthur Piri et les autres membres du gouvernement impliqués. Puis les hauts fonctionnaires des ministères de l’Énergie, des Finances et des Douanes. Les officiers supérieurs des forces de sécurité, avec en tête le général Mamadou. Les opérateurs économiques : Neptune Oil, Prisca Mamadou, Souleymane Bassou, Laouali. Et bien sûr Wagner qui prélève sa part à chaque étage. Chacun reçoit selon son rang et son importance dans la machine. Le rapport parle d’un système pyramidal de rétrocommissions bien organisé. C’est exactement ça : une structure mafieuse qui fonctionne comme un cartel.

 

ALAIN Nzilo : Les Centrafricains paient 2,17 dollars le litre de gazole. Est-ce justifié économiquement ?

 

IGOR Ngala : Absolument pas. Les prix internationaux du pétrole ont fortement baissé en 2023-2024. Cette baisse aurait dû se traduire par une réduction significative des prix à la pompe. Mais les Centrafricains paient toujours des prix parmi les plus élevés d’Afrique. Cette rigidité à la baisse prouve que les prix ne reflètent pas les coûts réels mais les besoins de financement du système de corruption. Dans un pays où 70% de la population vit avec moins de 1,90 dollar par jour, payer 2,17 dollars le litre de gazole est tout simplement inabordable. Les gens font la queue pendant des heures, achètent le carburant au compte-gouttes, rationnent leurs déplacements. Pendant ce temps, l’épouse du chef d’état-major s’enrichit en revendant le carburant volé.

 

ALAIN Nzilo : Le FMI a imposé la publication mensuelle des structures de prix depuis juillet 2024. Cette transparence a-t-elle changé quelque chose ?

 

IGOR Ngala : Cette mesure visait à renforcer la transparence, mais elle a surtout exposé l’ampleur de la fraude sans rien changer au système. Le gouvernement publie uniquement les prix officiels et les marges théoriques, jamais les exonérations accordées, les volumes bénéficiant de ces exonérations, ou l’identité des bénéficiaires. C’est une transparence de façade. Les experts du FMI savent parfaitement ce qui se passe. Ils ont les données, ils ont calculé que les recettes devraient être 12 millions de dollars plus élevées. Mais ils ne peuvent rien faire tant que Touadéra refuse de démanteler le système qu’il a créé. Les missions se succèdent, les rapports s’accumulent, les recommandations sont ignorées.

 

ALAIN Nzilo : Que préconisez-vous pour sortir de cette situation ?

 

IGOR Ngala : Le rapport de la GI-TOC formule des recommandations claires que je partage entièrement. D’abord, un audit indépendant de toute la structure d’approvisionnement en carburant, incluant la divulgation complète des accords d’importation et des exonérations fiscales. Ensuite, des enquêtes judiciaires en RCA et au Cameroun sur la contrebande, l’évasion fiscale et l’enrichissement illégal. Le renforcement des autorités douanières et anti-fraude avec des moyens réels et une professionnalisation. La relance du transport fluvial pour réduire la dépendance à la route camerounaise. Et surtout, des sanctions internationales contre les opérateurs qui travaillent avec Wagner et les entités russes sanctionnées. Mais soyons réalistes : rien de tout cela n’arrivera tant que Touadéra sera au pouvoir. Ce système, c’est lui. Le démanteler reviendrait à se couper de ses sources de financement et à exposer ses crimes.

 

ALAIN Nzilo : Vous parlez de crimes. C’est un terme fort…

 

IGOR Ngala : C’est le terme approprié. Nous parlons de détournement de fonds publics à hauteur de dizaines de millions de dollars. De violation des sanctions internationales contre une organisation criminelle. De collaboration avec des mercenaires responsables de massacres de civils. D’évasion fiscale organisée. De corruption de fonctionnaires. De confiscation illégale de biens privés. Tout cela constitue des infractions pénales graves dans n’importe quel système juridique fonctionnel. Le problème en République centrafricaine, c’est que les auteurs de ces crimes contrôlent la justice. Les procureurs reçoivent leurs instructions du sommet de l’État. Les juges qui oseraient enquêter seraient écartés ou menacés. L’impunité est totale.

 

ALAIN Nzilo : Quel message souhaitez-vous adresser aux Centrafricains ?

 

IGOR Ngala : Le message est simple.  Vous êtes victimes d’un vol organisé par ceux qui sont censés vous gouverner. Chaque fois que vous faites le plein, vous financez l’enrichissement du président, de ses ministres, de ses généraux et de mercenaires russes qui tuent des civils centrafricains. Les 12 millions de dollars volés chaque année pourraient construire des hôpitaux, des écoles, des routes. Ils pourraient payer les enseignants contractuels et autres agents de santé qui ne reçoivent pas leurs salaires depuis des mois. Mais ils finissent dans les comptes offshore de Touadéra et de son clan. Ce rapport de la GI-TOC doit circuler, être traduit en sango, être expliqué dans tous les quartiers. Les Centrafricains doivent comprendre qu’ils ne sont pas pauvres parce que le pays est pauvre, mais parce qu’ils sont méthodiquement pillés par des prédateurs qui ont capturé l’État.

 

ALAIN Nzilo : Un dernier mot ?

 

IGOR Ngala : La République centrafricaine ne sortira de cette situation que par un changement radical de régime. Touadéra doit partir, et avec lui tous ceux qui ont participé à ce système criminel. Il faut des poursuites judiciaires, des confiscations d’avoirs mal acquis, des sanctions exemplaires. Il faut reconstruire un État de droit où les voleurs vont en prison au lieu de diriger le pays. Tant que les Centrafricains accepteront d’être gouvernés par des mafieux, rien ne changera. Le rapport de la GI-TOC est un outil précieux pour la prise de conscience. Maintenant, il faut passer à l’action.

 

ALAIN Nzilo : Merci Monsieur Igor Ngala pour cet éclairage sans concession.

 

IGOR Ngala : Merci à vous Alain, et merci à Corbeau News Centrafrique de donner la parole à ceux qui dénoncent la criminalisation de l’État. Le journalisme indépendant est notre dernière ligne de défense contre la dictature et la corruption.

 

Par Dr Alain Nzilo, directeur de publication du CNC….

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Les coulisses agitées du Conseil constitutionnel avant le verdict électoral des législatives

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Les coulisses agitées du Conseil constitutionnel avant le verdict électoral des législatives

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Professeur-Jean-Pierre-Waboue-President-de-la-cour-constitutionnelle-de-la-Republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les coulisses agitées du Conseil constitutionnel avant le verdict électoral des législatives
Jean-Pierre Waboué, Président de la conseil constitutionnel centrafricain

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À quelques jours du prononcé définitif sur les résultats législatifs, les manœuvres d’influence battent leur plein auprès des juges du Conseil constitutionnel.

 

Exactement comme lors de l’élection présidentielle du 19 janvier dernier, validée par cette même institution dans des circonstances frauduleuse, c’est maintenant au tour du scrutin législatif de passer sous l’examen de ses juges. Quelques jours après que l’autorité nationale des Élections a rendu ses premières conclusions, le Conseil s’apprête à entériner la liste des députés élus dès le premier tour et à désigner ceux qui s’affronteront au second. Pendant ce temps, l’argent circule et les pressions s’intensifient dans l’ombre.

 

Avant d’aller plus loin, précisons qu’il s’agit là du premier volet d’une enquête qui en comptera deux. Dans cet épisode initial, nous dévoilons l’identité du principal acteur de ces tractations, celui qui tire les ficelles en personne. Malgré l’annonce par l’autorité électorale de cinquante sièges remportés au premier tour par le parti gouvernemental, auxquels s’ajoutent une dizaine d’élus issus de formations satellites alliées, l’appétit du pouvoir demeure inassouvi.

 

L’objectif affiché consiste à obtenir une Assemblée nationale monochrome dans sa totalité. Certes, la domination actuelle est déjà écrasante, mais il s’agit d’aller jusqu’au bout, d’éliminer toute trace d’opposition. C’est dans cette optique que le président en personne a décroché son téléphone pour joindre le patron du Conseil constitutionnel, qui n’est autre que son oncle, monsieur Jean-Pierre Wabouhi.

 

Lors de cet échange téléphonique, le dictateur de Bangui a exposé son problème : tous les candidats du parti MCU. risquent d’être écartés, ainsi que leurs alliés, ce qui compliquerait son action future. Comment gouverner efficacement sans une majorité écrasante à l’Assemblée, a-t-il expliqué à son parent ? Le message était limpide : il fallait valider massivement les victoires du camp présidentiel.

 

Pour y parvenir, certains bureaux de vote devront être invalidés, notamment ceux où des candidats indépendants considérés de l’opposition ont obtenu de bons résultats. L’annulation ciblée de ces scrutins permettrait de basculer plusieurs circonscriptions en faveur des candidats du pouvoir. Telle est la stratégie que le président a développée auprès du Conseil constitutionnel, par l’intermédiaire de son oncle.

 

Parallèlement à ces démarches présidentielles, d’autres offensives se déploient dans les bureaux du conseil constitutionnel. Des émissaires vont et viennent, porteurs de propositions variées destinées à influencer les décisions à venir. Ces batailles parallèles feront l’objet de notre prochain article sur CNC​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Braquage meurtrier à Sikikédé : un soldat FACA et un chauffeur perdent la vie dans la fusillade

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braquage meurtrier à Sikikédé : un Soldat FACA et un chauffeur perdent la vie dans la fusillade

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/le-soldat-faca-tue-lors-d-un-braquage-a-20-kilometres-de-sikikede-dans-la-vakaga.webp” data-wpel-link=”internal”>Braquage meurtrier à Sikikédé : un soldat FACA et un chauffeur perdent la vie dans la fusillade
Le soldat FACA tué lors d’un braquage à 20 kilomètres de Sikikédé, dans la Vakaga

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un échange de tirs a coûté la vie à deux personnes samedi 31 janvier 2025 sur la route du Tchad, impliquant un soldat devenu bandit et des éléments d’autodéfense de Sikikédé.

 

Le militaire braqueur en question avait été déployé à Sikikédé il y a neuf mois dans le cadre des opérations de sécurisation de la zone. Depuis 9 mois, il galère ensemble avec ses collègues militaires ainsi que son chef. Mais arrivée ce samedi 31 janvier 2026 aux environs de 10 heures, il a demandé à son supérieur l’autorisation de se rendre en ville pour acheter des médicaments, prétextant des douleurs qui nécessitaient un traitement. Son chef lui a accordé cette permission sans se douter de ce qui allait suivre.

 

Au lieu de se diriger vers une pharmacie, le soldat s’est rendu à 20 km de Sikikédé accompagné de ses complices. Ensemble, ils ont tendu un guet-apens pour bloquer la circulation aux usagers qui veulent se rendre au Tchad. Leur plan était simple : rançonner les véhicules qui passeraient par là et s’enrichir rapidement avec de l’argent sale.

 

Ce jours là, les premiers automobilistes tombés dans le piège de ces bandits ont été dépouillés de leurs biens. Heureusement, ces victimes ont réussi à alerter leurs compatriotes restés au village avant que la situation n’empire davantage. L’information est remontée jusqu’aux forces d’autodéfense qui ont immédiatement organisé une intervention.

 

Les autodéfenseurs se sont mis en route sur des motos, suivant discrètement un pick-up qui servait d’appât. Leur stratégie consistait à laisser le véhicule avancer en première ligne pendant qu’ils restaient en retrait pour surprendre les bandits. Le piège fonctionnait dans les deux sens, chacun croyant avoir l’avantage sur l’autre.

 

Lorsque le pick-up est arrivé au niveau du filet des bandits, le soldat de deuxième classe l’a arrêté et a entamé une discussion avec le conducteur. Il a exigé la somme de 300 000 francs CFA pour laisser passer le véhicule. Pendant que le chauffeur tentait de négocier, refusant de céder à ce racket, la tension montait dangereusement.

 

Sans crier gare, le militaire a dégainé son arme et a abattu froidement le conducteur qui s’est effondré dans son siège. Les autodéfenseurs ont alors surgi et ont ouvert le feu immédiatement sur le groupe de bandits. Le soldat félon a riposté et a réussi à blesser l’un des autodéfenseurs avant d’être finalement abattu. Les complices du soldat ont pris la fuite, laissant le soldat seul au sol.

 

Après la fusillade, les forces d’autodéfense ont fouillé le corps du militaire tué. Ils ont retrouvé sur lui toutes ses pièces d’identité militaire confirmant qu’il s’agissait bien d’un soldat FACA déployé à Sikikédé.

 

Ils ont décidé alors d’informer son chef à Sikikédé qui a finalement ordonné le rapatriement du corps à Sikikédé. Vers la nuit, un convoi militaire est allé sur le lieu et récupérer le cadavre du militaire.

 

Selon certaines sources, le non-versement des primes globales d’alimentation depuis neuf mois pourrait expliquer ce basculement dans la criminalité. Les soldats déployés à Sikikédé n’ont pas reçu leurs PGA depuis leur arrivée, créant des conditions de vie difficiles qui poussent certains éléments à chercher des moyens illégaux de survie​​​​​​​​​​​​​​​​

 

 

Par Barthelemy Kossi

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Extermination des Azande : le clepto-mythomane Maxime Balalou refuse l’enquête internationale, la communauté Azandé lui répond sèchement  

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Extermination des Azande : le clepto-mythomane Maxime Balalou refuse l’enquête internationale, la communauté Azandé lui répond sèchement  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/les-pauvres-jeunes-centrafricains-arretes-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner-appuyes-par-des-gendarmes-policier-et-faca.webp” data-wpel-link=”internal”>Extermination des Azande : le clepto-mythomane Maxime Balalou refuse l’enquête internationale, la communauté Azandé lui répond sèchement  
Les pauvres jeunes centrafricains arrêtés par les mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par des gendarmes, policier et FACA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les représentants Azande répondent au clepto-mythomane Maxime Balalou en exigeant des explications concrètes sur les citoyens enlevés plutôt que des accusations de manipulation politique.

 

Suite au mémorandum de la communauté Azandé adressé au Secrétaire général des nations-unies, le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, a décidé, le lundi dernier, de répondre par une déclaration officielle. Dans ce document, il rejette fermement toute accusation de génocide ou de crimes contre l’humanité dans la préfecture du Haut-Mbomou. Le clepto-mythomane Maxime Balalou affirme que ces allégations sont dénuées de preuves et relèvent d’une tentative de déstabilisation menée depuis Bangui par des instigateurs qui seront bientôt démasqués. Cette position officielle provoque une riposte immédiate de la part de ceux qui ont rédigé le mémorandum initial adressé aux Nations Unies.

 

Pourtant, cette version gouvernementale ne tient pas debout quand on examine les faits sur le terrain. Depuis janvier 2025, les arrestations injustes et les disparitions forcées se comptent par dizaines dans la région du Haut-Mbomou. Les représentants de la population azande rappellent plusieurs cas précis qui demeurent sans réponse de la part des autorités centrafricaines.

 

Bakoyogo Célestin Lemane et Gouengue Elie ont été enlevés par les mercenaires russes à la section de recherche et d’investigation (SRI ) les 24 et 25 janvier 2025 en présence du commandant de cette unité de la gendarmerie. Un  an plus tard, aucune information n’a été fournie sur leur localisation actuelle ni sur les conditions de leur détention éventuelle. Le clepto-mythomane Balalou reste muet sur le sort de ces deux hommes malgré les questions précises qui lui sont adressées.

 

Ces cas ne constituent que la partie visible d’une entreprise bien plus vaste. Actuellement, au moins cinquante personnes de la communauté azande croupissent dans les prisons de Bangui sous des accusations inventées de toutes pièces. Ceux qui ont cette “chance” d’être emprisonnés peuvent au moins espérer survivre, contrairement à tous les autres.

 

Car beaucoup n’arrivent jamais jusqu’aux cellules de détention. Les arrestations se terminent fréquemment par des exécutions sommaires sur place, sans jugement ni même interrogatoire formel. Le clepto-mythomane Maxime Balalou soutient que les Forces russes du groupe Wagner et leurs alliés de forces Armées Centrafricaines agissent uniquement dans le cadre de leur mission régalienne de protection des populations, mais les faits démontrent exactement le contraire.

 

L’exécution de Tisso René est aussi un exemple parfait de cette réalité. Conseiller municipal et unique professeur d’histoire-géographie au collège de Zemio, cet homme a été abattu par les forces gouvernementales et les mercenaires russes de la milice Wagner. Son statut d’enseignant et d’élu local ne lui a offert aucune protection contre la barbarie qui s’abat sur sa communauté.

 

D’autres noms s’ajoutent à cette liste macabre qui ne cesse de s’allonger. Des chefs de quartier et des autorités locales qui n’avaient jamais porté d’arme ont péri dans des conditions similaires. L’adjoint du chef de quartier Ngouli à Obo compte parmi les victimes, son exécution remontant à quelques semaines seulement.

 

La présence des mercenaires russes de la milice Wagner dans la zone amplifie considérablement les violences. Les témoignages recueillis localement pointent leur implication directe dans plusieurs opérations qui ciblent spécifiquement les membres de la communauté azande. Ces affirmations contredisent la version du clepto-mythomane Balalou selon laquelle aucune opération militaire n’aurait été conduite sur des bases ethniques ou communautaires.

 

Le gouvernement évoque l’existence de groupes armés et de trafics transfrontaliers pour justifier le déploiement militaire. Cette explication ne convainc personne quand on constate que les victimes sont des enseignants, des conseillers municipaux, des chefs de quartier, bref des civils sans armes. Des prisonniers civils auraient perdu la vie dans les gendarmeries de Zemio et Mboki sans avoir été jugés ni même formellement accusés.

 

Bangui annonce une enquête pour identifier ce qu’elle nomme un vaste réseau de complices politiques et intellectuels. Cette démarche apparaît comme une manœuvre dilatoire visant à éviter une investigation internationale indépendante. Les auteurs du mémorandum demandent précisément l’ouverture d’une telle enquête, estimant que les mécanismes nationaux ne peuvent garantir l’impartialité nécessaire dans un contexte où l’État lui-même est accusé.

 

Le clepto-mythomane Balalou n’a aucune crédibilité pour nier ces accusations. Comment peut-il expliquer la disparition de dizaines de citoyens azande arrêtés par ses propres forces en présence de commandants de gendarmerie ? Comment justifie-t-il que cinquante personnes au moins sont détenues actuellement sans procès ni charges légales claires ?

 

La Minusca se trouve également mentionnée dans ce dossier sensible. Le gouvernement réfute toute complicité de la mission onusienne dans des exactions contre les civils, rappelant que sa coopération s’inscrit dans le cadre du mandat défini par le Conseil de sécurité. Néanmoins, des voix s’élèvent pour réclamer une clarification du rôle exact joué par les Casques bleus dans les événements qui se déroulent depuis janvier 2025.

 

Les médiations en cours pour libérer des otages détenus par des miliciens Azandé armés sont présentées par Bangui comme une priorité. Cette initiative apparaît toutefois déconnectée des préoccupations principales exprimées dans le mémorandum, qui porte sur des disparitions forcées attribuées non pas à des groupes armés rebelles mais aux forces gouvernementales elles-mêmes et à leurs alliés russes. Le ministre tente ainsi de détourner l’attention du véritable problème.

 

L’accumulation de témoignages convergents et de cas documentés constitue une preuve largement suffisante pour justifier une intervention internationale. Le clepto-mythomane Balalou prétend que les accusations sont dénuées de preuves, mais il est incapable de dire où se trouvent Bakoyogo Célestin Lemane et Gouengue Elie. Il ne peut pas expliquer pourquoi Tisso René a été exécuté ni pourquoi l’adjoint du chef de quartier Ngouli a connu le même sort.

 

Le ministre met en garde contre l’ethnicisation des tensions sécuritaires, un argument que ses contradicteurs retournent contre lui. Ils estiment que les faits parlent d’eux-mêmes et démontrent un ciblage délibéré de leur communauté. Depuis janvier 2025, seuls des Azande sont arrêtés en masse, seuls des Azande disparaissent dans les gendarmeries, seuls des Azande sont exécutés par Wagner et les FACA.

 

Le gouvernement affirme sa détermination à résoudre rapidement la crise par tous les moyens politiques et militaires disponibles. Cette déclaration d’intention ne précise pas comment sera garantie la sécurité des civils azande ni quelles mesures concrètes sont envisagées pour mettre fin aux violences. L’absence de détails opérationnels renforce les doutes sur la volonté réelle de traiter le problème à sa racine, d’autant que l’État est lui-même l’auteur présumé de ces crimes.

 

La souveraineté territoriale centrafricaine est brandie comme un rempart contre toute ingérence extérieure. Pourtant, la République Centrafricaine a ratifié plusieurs conventions internationales relatives aux droits humains et à la prévention du génocide. Ces engagements impliquent théoriquement l’acceptation de mécanismes de surveillance et d’intervention dans des situations exceptionnelles, précisément comme celle qui se déroule actuellement dans le Haut-Mbomou.

 

Les preuves qualifiées d’accablantes par les signataires du mémorandum incluent des témoignages directs et des documents que le clepto-mythomane Balalou juge insuffisants. Cette divergence d’appréciation révèle un fossé profond entre la perception des événements sur le terrain et l’analyse qu’en font les autorités nationales. Le ministre refuse de voir ce qui crève les yeux : une entreprise d’extermination planifiée et exécutée contre une communauté entière.

 

Aucun dialogue constructif ne semble possible tant que persiste ce désaccord fondamental sur la nature même des faits reprochés. Le clepto-mythomane Balalou continuera probablement à nier l’évidence pendant que les arrestations se poursuivent et que le nombre de disparus augmente. Les cinquante prisonniers actuellement détenus ne représentent qu’une fraction de tous ceux qui ont été enlevés depuis janvier 2025, les autres ayant déjà payé de leur vie leur appartenance à la communauté azande​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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À Gomon, il a été Licencié pour jalousie, réintégré par l’inspection  du travail : un responsable chinois l’envoie casser des pierres sur le chantier minier chinois de l’IMC

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À Gomon, il a été Licencié pour jalousie, réintégré par l’inspection  du travail : un responsable chinois l’envoie casser des pierres sur le chantier minier

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Des-camions-sur-le-site-minier-chinois-de-Gaga-dans-lOmbella-Mpoko.jpg” data-wpel-link=”internal”>À Gomon, il a été Licencié pour jalousie, réintégré par l’inspection  du travail : un responsable chinois l’envoie casser des pierres sur le chantier minier
Les camions sur le site minier de de l’IMC de Gomon, 20 kilomètres de Yaloké, dans l’Ombella-Mpoko. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un employé centrafricain du chantier minier chinois de l’IMC de Gomon retrouve son poste après l’intervention de l’inspection du travail, mais son calvaire est loin d’être terminé sur le site minier de l’industrie minière de Centrafrique.

 

L’affaire semblait close. Après son renvoi injustifié du site minier chinois de Gomont, le conducteur avait pris la route de Bangui pour déposer plainte auprès de l’inspection du travail. Les responsables ont rapidement contacté la direction de l’IMC à Gomont, exigeant la réintégration immédiate de l’employé et le paiement de ses droits bafoués.

 

La société minière n’a eu d’autre choix que de plier. L’homme est revenu, a repris sa place derrière le volant et travaillé toute la nuit comme si de rien n’était. Mais dès le lendemain matin, le responsable chinois à l’origine du licenciement à cause de la jalousie l’attendait au tournant.

 

« Ce poste est déjà occupé, tu n’as plus rien à faire ici », lui a-t-il lancé avant de l’expédier à la carrière. Là-bas, plus question de conduire : le voilà affecté au concassage des pierres, un travail éreintant généralement réservé aux manœuvres durs et forts. De chauffeur qualifié, il devient casseur de cailloux du jour au lendemain. Voilà ce que les chinois font en toute impunité sur leur chantier.

 

Cette mutation ne trompe personne sur le site. Les collègues centrafricains y voient une punition déguisée, une vengeance mesquine d’un patron qui n’a jamais digéré l’intervention de l’inspection du travail. Le responsable chinois garde visiblement rancune, incapable d’accepter qu’on ait osé défendre ses droits.

 

Les employés centrafricains commencent à perdre patience. « Les Chinois sont venus chercher l’or ou les femmes ? », s’interrogent-ils ouvertement. Cette obsession maladive pour les jeunes filles centrafricaines et cette hostilité envers leurs compatriotes qui leur parlent finissent par agacer profondément les travailleurs centrafricains.

 

Le conducteur se retrouve donc à casser des roches sous le soleil, loin de son volant et de ses compétences. Chaque coup de masse semble être le prix à payer pour avoir simplement salué une jeune femme quelques semaines plus tôt. L’inspection du travail a beau avoir fait son travail, sur le terrain, la rancœur chinoise garde toute sa force.

 

Les journées s’enchaînent désormais à la carrière, dans la poussière et le bruit des pierres qui éclatent. L’homme continue de venir travailler chaque matin, conscient que partir signifierait abandonner définitivement ses droits. Autour de lui, ses collègues observent cette humiliation quotidienne en se demandant jusqu’où ira cette guerre d’usure.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Zato depuis Yaloké

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Dilapoko : lutte contre la désinformation ou propagande,  le sens réel de la distribution de radios par la MINUSCA

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Dilapoko : lutte contre la désinformation ou propagande,  le sens réel de la distribution de radios par la Minusca

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/distribution-des-postes-radios-par-la-minusca-dans-la-mambere-kadei.webp” data-wpel-link=”internal”>Dilapoko : lutte contre la désinformation ou propagande,  le sens réel de la distribution de radios par la MINUSCA
Distribution des postes radios par la Minusca à Dilapoko, dans la Mambéré-Kadéi

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Présentée comme un outil contre les rumeurs, la distribution de radios solaires à Dilapoko par la MINUSCA impose en réalité à la population un outil de propagande du régime dictatorial du clepto-crimino-mythomane Faustin-Archange Touadera .

 

La semaine dernière, plus de 150 habitants de Dilapoko, localité située dans l’ouest du pays, ont reçu des postes radio solaires remis par le bureau de la MINUSCA à Berbérati. L’initiative est officiellement destinée à garantir l’accès à l’information dans une zone enclavée, éloignée des réseaux numériques et des médias privés.

 

Dans les faits, ces radios donnent surtout accès à un nombre limité de stations connues pour relayer exclusivement des propagandes du régime dictatorial de Touadera. La radio Ndèkè-Luka, Guira FM, Radio Centrafrique : toutes relayent le même contenu édité, surveillé, aseptisé. Aucune ne parle des exactions des mercenaires russes du groupe Wagner, des soldats des forces armées centrafricaines, ni des abus quotidiens du pouvoir.

 

La radio Guira FM de la Minusca se limite à glorifier les Casques bleus. Paix, cohésion sociale, discours validés par les autorités partenaires : le programme tourne en boucle. Jamais un mot sur ce que vivent réellement les Centrafricains sous occupation militaire étrangère.

 

Depuis des années, ce silence organisé étouffe la vérité. Les opérations militaires russes, les violences autour de l’exploitation minière, les abus rapportés par les villageois : tout disparaît des ondes. L’antenne diffuse un mensonge permanent par omission.

 

À Dilapoko comme partout ailleurs, les populations entendent un récit étranger à leur réalité. Déplacements forcés, pressions armées, restrictions imposées autour des sites miniers : rien ne filtre. Les bulletins d’information racontent un pays imaginaire pendant que le vrai saigne en silence.

 

Lors de la remise, plusieurs bénéficiaires ont docilement remercié la MINUSCA. Ces remerciements enregistrés et diffusés servent de caution médiatique à l’opération. L’adhésion forcée devient preuve de légitimité pour ceux qui contrôlent le micro.

 

Les autorités locales complices ont vanté l’utilité de ces radios pour la paix sociale. Écoute, vigilance, alignement sur les sources dites fiables : le vocabulaire reste celui du contrôle. La paix qu’on impose par le silence n’est que la continuation de l’oppression par d’autres moyens.

 

Dans ce dispositif, la radio n’informe plus. Elle formate, elle conditionne, elle soumet. L’accès à l’information existe techniquement, mais l’information elle-même est verrouillée par ceux qui tiennent l’antenne et dictent ce qui peut ou non être dit.

 

La MINUSCA prétend lutter contre la désinformation en distribuant des postes radio. En réalité, elle installe des outils de propagande directement dans les foyers. Chaque appareil devient un relais du mensonge officiel, une arme de guerre informationnelle contre les populations qu’elle prétend protéger.

 

Pendant ce temps, les vraies voix centrafricaines restent étouffées. Celles qui témoignent des massacres, des pillages, des humiliations quotidiennes. Celles qui disent la vérité que ni la MINUSCA, ni ses radios complices, ni le gouvernement fantoche ne veulent laisser entendre.

 

 

Le masque est tombé. La distribution de radios à Dilapoko n’est pas un geste humanitaire : c’est l’installation méthodique d’un système de contrôle de l’information au service des occupants.

 

 

Par Sylvain Passi

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TROISIÈME MANDAT VOLÉ, EAU ET ELECTRICITE EN RUINE : l’insulte faite au peuple par Gouandjika et le cynisme glaçant du régime Touadéra, tandis que la société civile tente un périlleux équilibrisme

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TROISIÈME MANDAT VOLÉ, EAU ET ELECTRICITE EN RUINE : l’insulte faite au peuple par Gouandjika et le cynisme glaçant du régime Touadéra, tandis que la société civile tente un périlleux équilibrisme

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/troisieme-mandat-vole-eau-et-electricite-en-ruine-l-insulte-faite-au-peuple-par-gouandjika-et-le-cynisme-glacant-du-regime-touadera-tandis-que-la-societe-civile-tente-un-peri.webp” data-wpel-link=”internal”>TROISIÈME MANDAT VOLÉ, EAU ET ELECTRICITE EN RUINE l’insulte faite au peuple par Gouandjika et le cynisme glaçant du régime Touadéra, tandis que la société civile tente un péri
TROISIÈME MANDAT VOLÉ, EAU ET ELECTRICITE EN RUINE l’insulte faite au peuple par Gouandjika et le cynisme glaçant du régime Touadéra, tandis que la société civile tente un péri

 

Rédigé le .

Par : le service de communication du candidat Anicet-Georges Dologuelé

Le samedi 24 janvier 2026, nous avons pris part au débat Patara sur les ondes de la radio Ndéké Luka, qui a révélé le visage abject du pouvoir en place à travers M. le ministre conseiller spécial du président, Fidel Gouandjika.

 

Ce débat, centré sur les questions d’eau et d’électricité, a mis en lumière un cynisme révoltant et un mépris total pour le peuple, illustré par des mensonges éhontés et des promesses creuses.

 

Depuis la réélection illégale de M. Faustin-Archange Touadéra pour un troisième mandat, les Banguissois souffrent d’un manque flagrant d’eau potable et d’électricité.

 

Les invités de ce débat comprenaient M. Fidel Gouandjika, M. Quentin Ngbouando de l’organisation de la société civile « I Gwé », et M. Raymond Adouma, ancien ministre, représentant du BRDC.

 

Au lieu d’aborder ces enjeux cruciaux, M. Gouandjika a détourné le débat en une tribune de propagande, niant les irrégularités de l’élection et minimisant la souffrance des Centrafricains, tout en qualifiant de « victoire de la démocratie » un hold-up électoral orchestré. Tandis qu’une partie de l’opposition tentait de contredire ses affirmations, la société civile, représentée par M. Ngbouando, semblait glisser vers une attitude de « partenaire raisonnable » d’un régime illégitime, plutôt que de défendre clairement les aspirations du peuple.

 

Notre analyse…

  1. Les mensonges et incohérences de M. Gouandjika sur l’holdup électoral

Dès le début, Gouandjika martèle que l’élection a été « transparente, inclusive, démocratique et acceptée par tout le monde », ne concédant qu’une contestation marginale d’« une frange de l’opposition dite démocratique ». C’est une contre-vérité flagrante : l’opposition regroupée au sein du BRDC n’a pas participé au scrutin précisément parce que les conditions étaient truquées, que les listes électorales définitives n’existaient pas et que l’ANE et la Conseil constitutionnel étaient acquises à la cause du pouvoir, comme le rappelle Raymond Adouma. Parler alors de « premier mandat d’une nouvelle République » et non de troisième mandat (pourtant déguisé, reconnait-il) n’est qu’un tour de passe-passe juridique, un maquillage politique d’un tripatouillage constitutionnel explicitement interdit par la Constitution de 2016 sur laquelle Touadéra a juré à deux reprises de respecter la limitation des mandats.

Gouandjika ose présenter la validation par le Conseil constitutionnel comme « le droit dit » par une institution indépendante, alors même qu’on le sait, ce Conseil est entièrement inféodé au MCU, nommé par le pouvoir, et même encadré physiquement par des mercenaires de Wagner lors de la proclamation nocturne des résultats provisoires. Comment parler d’élection crédible lorsque l’ANE proclame des résultats avant même que les urnes de l’arrière-pays et de certains bureaux de Bangui soient arrivées, comme au quartier des 100 logements où les urnes ont mis trois jours à être acheminées ? Gouandjika tente de couvrir ce scandale en répétant que « l’ANE n’a jamais dit que c’est à 100% » et en transformant un abus de pouvoir grossier en soi-disant méthode « normale » en France : proclamation des résultats le soir même du vote.

La comparaison avec la France est intellectuellement malhonnête : en France, les listes électorales sont à jour, les procès-verbaux remontent dans les délais, la logistique est maîtrisée, et les résultats communiqués à 20h sont des estimations irréversibles basées sur un échantillonnage robuste, pas une proclamation sortie d’urnes incomplètes dans un pays en insécurité (pour ne pas dire guerre) et sans acheminement fiable. En Centrafrique, Gouandjika veut faire croire qu’on peut « déclarer vainqueur » un candidat sur la base de 80% de procès-verbaux biaisés, dans un contexte où les deux institutions clés – ANE et Conseil constitutionnel – sont verrouillées par le pouvoir et où la présence armée autour de l’ANE au moment de la proclamation est attestée. Quand il raille ceux qui demandent que « tous les résultats soient récoltés » avant proclamation et traite la Constitution de 2016 comme un « disque rayé », il avoue en réalité son mépris total de la légalité constitutionnelle, de la transparence et de la notion même de souveraineté populaire.

  1. Le refus du dialogue et le mépris des forces vives de la nation

Sur la question du dialogue, la duplicité de Gouandjika est totale : il affirme qu’« il n’y a aucune crispation » politique, que le dialogue est « permanent » et qu’on ne le « force pas », tout en rejetant l’idée même d’un dialogue politique inclusif pourtant réclamé en amont des Élections par l’opposition, la société civile et même des partenaires internationaux. Sa conception du dialogue se résume à dire : l’Assemblée nationale sera installée, la majorité gouvernera, l’opposition parlera dans l’hémicycle, et il n’y a « pas le temps » de réunir les forces vives de la nation. C’est un aveu clair : le régime ne veut ni discussion, ni remise à plat, ni consensus national sur le tripatouillage de la Constitution et le hold-up électoral.

Lorsqu’il explique qu’« on élit toujours quelqu’un d’après son projet de société » et affirme que le peuple a choisi le MCU, il se garde bien de rappeler que ce « choix » s’est fait en dehors de la Constitution de 2016, sans bilan sérieux des deux premiers mandats, et dans un contexte où l’opposition a été délibérément empêchée de concourir dans des conditions équitables. Il balaie d’un revers de main l’exigence de dialogue du BRDC et de la société civile, en transformant la demande de décrispation en caprice d’une opposition qu’il accuse de « fuir les Élections ». Quand un ministre conseiller spécial d’un régime qui se maintient par un référendum contesté et une présidentielle viciée, irrégulière explique que « le consensus n’est pas synonyme de démocratie », cela signifie simplement que le pouvoir entend gouverner seul, sans dialogue réel, en s’abritant derrière une façade électorale fabriquée.

  1. Une logorrhée mensongère sur l’eau et l’électricité

Sur le cœur du débat – l’eau et l’électricité – Gouandjika n’a ni plan, ni chiffres sérieux, ni compassion pour la souffrance quotidienne des Banguisois : il n’a que des comparaisons hors sujet, des promesses fumeuses et un cynisme glaçant. À la description précise faite par le journaliste : quartiers entiers sans eau, puits à sec, files interminables, coupures d’électricité qui paralysent les pompes et les petits commerces, il répond d’abord par la fuite : « c’est vous qui dites que le problème est récurrent », puis par la banalisation – « depuis Boganda jusqu’à Touadéra, il y a des puits doutingu » – comme si le fait que le pays souffre de ce problème depuis l’indépendance justifiait l’inaction actuelle.

Il va jusqu’à poser une question scandaleuse : « Quand les puits tarissent, c’est Touadéra qui a fait tarir ces puits-là ? Quand la rivière Oubangui sèche, c’est Touadéra qui a séché la rivière ? », s’exonérant ainsi de toute responsabilité politique dans la planification, les investissements, la maintenance des infrastructures, la gouvernance de la SODECA et de l’ENERCA. Dire « le Centrafricain ne meurt pas de soif, il y a de l’eau » alors que les témoignages de Nzangoya, Damala, Fatima, Galabadjia, Boy-Rabe montrent des femmes, des enfants et des familles parcourant des kilomètres, payant cher, faisant la queue à 3 h du matin pour un bidon d’eau, relève d’un mépris absolu pour la dignité des citoyens.

Devant les reportages de Jeff Daou et Ludovic Malikata qui documentent des quartiers privés d’eau de la SODECA depuis 5 ans ou 2004, des bornes-fontaines hors service, des files interminables, des ménages qui payent 500 francs CFA la journée pour quelques bidons, Gouandjika n’a qu’une réponse : « à la fin, chacun rentre chez soi avec un bidon d’eau », comme si ce calvaire quotidien était acceptable en 2026 dans la capitale d’un État prétendument en voie de « développement ». Il ose ensuite parler de « problème saisonnier », comparer Bangui à New York pour relativiser les coupures de courant, et promettre tranquillement qu’« avec la nouvelle constitution » et l’exploitation future du pétrole, du gaz et de l’uranium, on pourra construire « d’ici 10 à 15 ans » une centrale nucléaire pour fournir de l’électricité à 100%. C’est du pur enfumage : aucune planification, aucun calendrier, aucun financement crédible, juste des promesses lointaines pendant que les Banguissois se battent aujourd’hui pour un seau d’eau et subissent des coupures d’électricité qui paralysent hôpitaux, écoles et services de base.

Quand Adouma rappelle que le MCU avait promis 5 000 châteaux d’eau et des pompes à motricité humaine, qu’à Bimbo même un seul château d’eau inachevé peine à voir le jour, et que la crypto-monnaie vantée par le régime n’a rien changé à la vie de la population, Gouandjika ne répond pas sur le fond. Il se réfugie derrière des pseudo-statistiques non sourcées – « la courbe est montante » pour l’eau et l’électricité, « le nombre de mégawatts a augmenté énormément » – sans jamais donner un chiffre concret ni un indicateur d’accès réel au service public, alors que la population continue de crier sa détresse. C’est une stratégie classique : parler de mégawatts et de « courbes » sans se soucier du vécu des habitants de Nzangoya, Damala, Fatima, Galabadjia ou Boy-Rabe qui n’ont tout simplement pas d’eau au robinet.

  1. Les contradictions de Gouandjika sur son parcours et son utilité

Gouandjika est le même homme qui, dans une vidéo devenue virale, fanfaronnait : « Je suis ministre depuis 2005, on vient d’avoir un mandat de 7 ans, je vais vieillir et mourir au palais de la Renaissance comme ministre. » Cette phrase résume sa mentalité : pour lui, le pouvoir est un statut personnel, une rente, non une responsabilité au service du peuple. Ses différentes fonctions – ministre de l’Agriculture, ministre des Télécommunications, aujourd’hui ministre conseiller sans portefeuille – n’ont laissé aucune trace significative en termes de lois structurantes, de politiques publiques durables ou de projets concrets qui améliorent la vie des Centrafricains.

Dans le débat, lorsqu’on lui pose des questions précises : où sont les 5 000 châteaux d’eau ? combien de nouvelles pompes ont été installées, combien sont tombées en panne ? quel est l’impact réel des milliards injectés par les partenaires dans le secteur eau-électricité ? – Gouandjika est incapable de répondre. Il préfère attaquer l’opposition, se moquer des statistiques d’Adouma, ironiser sur son « internet » et sa « montre Rolex », détourner la conversation sur les accords avec la France ou sur des promesses minières hypothétiques. Un ministre conseiller qui, après plus de quinze ans de présence au sommet de l’État, n’est pas capable d’exposer un bilan chiffré et vérifiable de son action et de celle du régime sur l’eau, l’électricité, la pauvreté, l’espérance de vie ou les infrastructures de base, confirme lui-même qu’il est un poids mort pour la nation et un propagandiste, pas un responsable d’État.

Pire : lorsqu’Adouma démonte la fable de la nouvelle Constitution « du développement » en expliquant que le secteur minier ne contribue qu’à 4% du budget de l’État malgré l’or de Ndassima exploité par Wagner, les concessions données aux Rwandais et aux Chinois, et que les 250 milliards attendus à l’époque n’ont jamais été captés par le Trésor, Gouandjika n’a là encore aucun argument. Il continue  d’accuser la Constitution de 2016 d’être contrôlée par « 11 accords secrets avec la France », sans être capable de citer un seul article attribuant le sous-sol centrafricain à la France, alors même qu’on lui rappelle que ces accords de défense ont déjà été révisés en 2010. Ce décalage entre slogans anti-français et soumission économique à d’autres puissances montre le niveau de manipulation idéologique auquel il se livre.

  1. La dérive de la société civile de Quentin Ngbouando

Face à ce cynisme gouvernemental, on pourrait attendre de la société civile une position claire, radicale, alignée sur la souffrance du peuple et la dénonciation sans détour de l’illégitimité du pouvoir. Or, Quentin Ngbouando adopte une posture ambiguë, prudente, qui flirte dangereusement avec la logique du compromis avec un régime issu d’un hold-up électoral. Certes, il reconnaît des « irrégularités graves orchestrées par l’incompétence de l’ANE » et admet que la société civile a suivi de près le processus, constatant des failles sur la démocratie et l’égalité des chances. Mais au lieu de qualifier clairement ces irrégularités pour ce qu’elles sont – une fraude massive, un déni de souveraineté populaire – il se contente de dire que la société civile « prend acte » de la décision du Conseil constitutionnel et appelle au dialogue avec la « nouvelle équipe dirigeante » qu’il traite comme une autorité légitime.

Plus grave encore, Quentin insiste pour que l’opposition soit « constructive », qu’il y ait une « ligne d’entente » entre pouvoir et opposition, et refuse l’idée que le dialogue soit un « partage de gâteau », comme si le problème central était la mentalité des acteurs et non la nature même d’un pouvoir arraché au peuple par la force et la fraude. En parlant de « 7e République qui commence », en se projetant déjà dans la gestion du mandat de 7 ans au lieu de contester son fondement illégal, il entérine de fait le troisième mandat de Touadéra. Quand il interpelle le gouvernement sur l’eau et l’électricité, il le fait en suppliant presque : « nous interpellons le gouvernement, nous interpellons le ministre conseiller afin de prendre des mesures sérieuses », sans jamais remettre frontalement en cause la légitimité politique d’un régime qui a déjà montré, depuis dix ans, qu’il se moque de la population.

En qualifiant l’opposition de manière implicite d’« opposition non constructive » – puisqu’il souligne qu’il faut qu’elle devienne constructive et formule des propositions, suggérant qu’elle ne le serait pas – Quentin se rapproche dangereusement du discours du pouvoir qui caricature le BRDC en groupe de « boycotteurs » crispés. Cette prudence, cette volonté de rester « au centre » pour ne pas « faire le jeu du parti pris », cette obsession du consensus avec un pouvoir illégitime, donnent le sentiment qu’une partie de la société civile cherche déjà sa place à la table du futur « dialogue » sous contrôle du régime, c’est-à-dire dans le partage du gâteau et des postes, plutôt que dans l’affrontement politique au service du peuple.

Quand, sur la question de l’eau, Quentin souligne à juste titre que beaucoup d’argent a été injecté par la Banque mondiale et la BAD sans résultats visibles, qu’il faut augmenter l’investissement direct de l’État, élaborer un plan d’action et rendre ce plan public, il reste dans un registre technocratique. Il ne franchit jamais le pas de dire que l’échec persistant de l’État à assurer l’eau et l’électricité, malgré l’aide internationale, malgré dix ans de pouvoir, malgré les promesses, est la preuve que ce régime a perdu tout mandat moral pour diriger le pays. En évitant ce constat, en se limitant à des interpellations polies et à des appels à « corriger » la situation « l’année prochaine », il envoie le message que l’élection truquée est désormais actée et que l’on doit cohabiter avec ce pouvoir, plutôt que le combattre jusqu’à l’obtention d’un véritable changement.

  1. Eau, électricité, pauvreté : un système à l’agonie

Au milieu des mensonges de Gouandjika et des prudences de Quentin, la seule chose qui ne ment pas, ce sont les faits : l’espérance de vie qui chute de 60 à 53 ans depuis l’arrivée de Touadéra au pouvoir, la pauvreté qui stagne à 68% et menace d’atteindre 80%, les files interminables pour un seau d’eau, les quartiers privés d’eau de la SODECA depuis des années, les hôpitaux contraints de renvoyer des malades et se débarrasser des cadavres, faute d’eau, les écoles paralysées. L’opposition rappelle que ces chiffres sont le produit direct d’une politique qui n’a jamais mis la population au centre de ses priorités, mais s’est concentrée sur la conservation du pouvoir, les arrangements miniers opaques et les révisions constitutionnelles.

Quand Adouma explique que la contribution du secteur minier au budget de l’État est de 4%, malgré l’or accaparé par Wagner et d’autres partenaires, il montre que la nouvelle Constitution censée « libérer la main » sur le sous-sol n’a servi qu’à légitimer le pillage sans bénéfice pour la population. Quand Quentin décrit un système où le DG de la SODECA ne peut pas venir s’expliquer, de peur d’être sanctionné par son ministre, et où le ministre lui-même refuse de s’exposer parce que cela nuirait à l’image du chef de l’État, il décrit un pouvoir enfermé dans sa bulle, incapable d’assumer ses responsabilités, même les plus élémentaires, devant le peuple. Pendant ce temps, les habitants des 4e, 6e, 7e et 8e arrondissements, de Nzangoya à Galabadjia, continuent à vivre un calvaire quotidien pour avoir de l’eau, au XXIe siècle, dans la capitale d’un pays riche en eau de surface.

Somme toute : un régime de mépris et des élites à la croisée des chemins

Ce débat radiophonique révèle crûment ce que beaucoup de Centrafricains savent déjà : nous ne sommes pas face à des « difficultés techniques » ou des « problèmes saisonniers », mais à un régime qui a confisqué le pouvoir par un holdup électoral, capte les ressources du pays, méprise la souffrance du peuple et se paye de mots quand il s’agit d’eau, d’électricité, de santé et d’éducation. Fidel Gouandjika en est la caricature : ministre conseiller sans bilan, propagandiste arrogant qui revendique presque son statut de « ministre à vie », récitant des comparaisons absurdes avec la France ou New York, promettant un nucléaire imaginaire tout en expliquant aux pauvres qu’« ils ne meurent pas de soif » puisqu’ils finissent par rentrer avec un bidon.

Face à cela, l’opposition a le mérite de démonter certaines de ses énormités, mais elle doit transformer cette dénonciation en stratégie politique capable de rompre réellement avec ce système. Quant à la société civile, elle est à la croisée des chemins : soit elle continue à « prendre acte » des décisions d’institutions inféodées, à réclamer un « dialogue » avec un pouvoir illégitime et à exiger de l’opposition qu’elle soit « constructive », au risque de devenir complice objective du régime ; soit elle se réenracine du côté des quartiers sans eau, des familles sans électricité, des enfants renvoyés des écoles et des centres de santé, et assume un rôle de contre-pouvoir intransigeant. Tant que des responsables comme Gouandjika pourront se permettre de déclarer qu’ils vieilliront et mourront ministres au palais de la Renaissance sans être mis face à leur bilan inexistant et à la colère du peuple, la RCA restera prisonnière de ce cycle de mépris, de mensonges et de misère.

 

Article rédigé par A T BENGUEWE DAMARAS

 

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Haut-Mbomou : nouveaux incendies à Kinikoumba et Bogou sur le chemin du retour des Wagner

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Haut-Mbomou : nouveaux incendies à Kinikoumba et Bogou sur le chemin du retour des Wagner

 

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Image d’illustration des habitations incendiés à Kinikoumba et Bogou

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le convoi de retour d’Obo a incendié des habitations à Kinikoumba et Bogou lundi dernier. Les Mercenaires russes récidive après leur mission d’escorte vers l’est.

 

Il y a quelques jours, un convoi mixte avait quitté la capitale Bangui en direction de Zémio, puis d’Obo. Les mercenaires de la milice Wagner escortaient les soldats des forces armées centrafricaines  ainsi que des camions qui transportaient du carburant et du matériel vers ces localités. Le déplacement vers l’est s’était effectué sans incident majeur.

 

Sauf que jeudi dernier, lors de leur passage à Kinikoumba sur le trajet aller, les choses ont basculé. Un interprète russe attaché à la milice Wagner a mis le feu à une dizaine de maisons dans ce village situé à 70 kilomètres de Zémio. Les habitants ont vu leurs habitations partir en fumée pendant que le convoi poursuivait sa route.

 

Le convoi a accompli sa mission à Obo et Zimyo avant d’entamer le trajet de retour vers Zémio. Les véhicules ont repris la route en sens inverse, repassant par les villages qui jalonnent l’axe Rafaï. Les populations espéraient que le retour se ferait sans nouvel incident après les destructions du jeudi.

 

Lundi 26 janvier, leurs craintes se sont confirmées de la pire des manières. Les mercenaires russes ont choisi de s’arrêter dans deux localités pour y commettre de nouvelles destructions. Kinikoumba, déjà touché jeudi par l’interprète russe, allait subir une deuxième vague d’incendies en quelques jours.

 

Les hommes armés ont mis le feu à plusieurs habitations dans ce village meurtri. Les propriétaires qui avaient vu partir en fumée la première série de maisons jeudi dernier assistent impuissants à cette récidive. Leur village paie un tribut particulièrement lourd à cette campagne de terreur qui semble les viser spécifiquement.

 

Bogou, situé à 30 kilomètres de Zémio sur le même axe, a également été visé lundi. Les mercenaires ont incendié des maisons dans cette localité qui n’avait pas été touchée lors du trajet aller. Les flammes ont consumé les habitations pendant que le convoi stationnait dans le village.

 

Cette double frappe lors du retour montre que les destructions ne résultent pas d’affrontements ou de provocations. Les mercenaires agissent selon leur bon vouloir, choisissant leurs cibles au hasard de leurs déplacements. Aucune logique militaire ne justifie ces actes contre des populations civiles désarmées.

 

Les dizaines des familles de Kinikoumba et Bogou se retrouvent sans toit après le passage du convoi de retour. À Kinikoumba, certaines d’entre elles avaient déjà tout perdu jeudi lors des premiers incendies. Les nouvelles destructions de lundi anéantissent tout espoir de stabilité pour ces villageois frappés deux fois.

 

Le comportement de ces mercenaires russes déroute les habitants de la région. Comment comprendre cette violence gratuite qui frappe des villages paisibles? Les gens se posent cette question sans trouver de réponse satisfaisante à cette succession d’incendies en moins d’une semaine.

 

L’impunité totale dont jouissent ces hommes leur permet d’agir sans retenue. Ni jeudi à l’aller ni lundi au retour, aucune autorité ne les a empêchés de détruire des habitations. Cette absence de sanction encourage la répétition des exactions à chaque nouveau déplacement de convoi sur cet axe.

 

Les populations du Haut-Mbomou vivent désormais dans la crainte permanente de voir passer des véhicules militaires. Chaque convoi peut s’arrêter n’importe où et mettre le feu à n’importe quelle maison. Cette incertitude pèse lourdement sur le quotidien des villageois qui guettent le bruit des moteurs.

 

Kinikoumba compte maintenant deux vagues d’incendies en quatre jours seulement. Le village qui avait vu brûler une dizaine de maisons jeudi lors du passage vers Obo vient d’en perdre d’autres lundi lors du retour. Les ruines s’accumulent dans cette localité doublement frappée en moins d’une semaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Touadéra capturé, ses testicules déchirés : au cœur du rêve prémonitoire d’un jeune Gbaka qui annonce une chute spectaculaire du dictateur de Bangui

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Touadéra capturé, ses testicules déchirés : au cœur du rêve prémonitoire d’un jeune Gbaka qui annonce une chute spectaculaire du dictateur de Bangui

 

 

Touadéra capturé, ses testicules déchirés : au cœur du rêve prémonitoire d’un jeune Gbaka qui annonce une chute spectaculaire du dictateur de Bangui
Le jeune rêveur sur la chute spectaculaire du dictateur Bozizé

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Entre mystique et politique, un fils de la forêt de la Lobaye livre un récit spectaculaire et glaçant. Son rêve nocturnes annoncent la capture spectaculaire du dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera par les hommes de Bozizé le téméraire.

 

L’homme qui a raconté cette histoire revendique d’emblée son identité profonde de la Lobaye. Il appartient à l’ethnie Gbaka et insiste longuement sur l’authenticité de ses origines, loin des Centrafricains urbanisés ou occidentalisés. Cette précision est importante pour comprendre son récit puisqu’il légitime selon lui la nature sacrée de ses visions.

 

Sa jeunesse explique en partie cette connexion spirituelle. Né quand son père était encore très jeune, il a grandi dans une configuration familiale inhabituelle où les générations se confondaient presque. Son grand-père ressemblait à un père tandis que son géniteur passait pour un grand frère aux yeux des autres.

 

Cette proximité générationnelle lui a permis de vivre des rituels que nombreux centrafricains n’ont pas eu malheureusement dans leur vie. D’après lui, chaque nuit, à Bobangui, ses grands parents partaient dans la forêt chercher des tiges d’arbres spécifiques. Ils revenaient vers minuit ou une heure du matin pour réveiller les enfants et les plonger dans des marmites d’eau bouillante, comme on prépare de la viande.

 

Ces cérémonies initiatiques nocturnes forgent selon lui sa capacité à recevoir des messages ancestraux de ses grands parents. Il distingue d’ailleurs trois types de Gbaka : ceux complètement déracinés qu’il qualifie sans détour de “abroutis ”, ceux qui imitent les Occidentaux, et les authentiques restés au village. Lui appartient à cette dernière catégorie, celle des vrais gardiens de la tradition.

 

C’est précisément cette filiation spirituelle qui donne du poids à ses rêves. Cette nuit là, il dormais tranquillement sur son lit, puis subitement il fait un rêve. Dans cette rêve, la première vision qu’il obtient surgit brutalement dans son sommeil : l’opposant Anicet-Georges Dologuelé est déclaré Président de la République. Cette image le réveille instantanément, le laissant dans un état de confusion totale entre rêve et message prophétique.

 

Il se réveille. Il reste sans bouger sur son lit, puis il sort au salon et marche pour retrouver ses esprits. Un moment, il revient sur son lit  pour se coucher. Puis, lentement, le sommeil l’a pris. Aussitôt, le second rêve arrive rapidement et s’avère beaucoup plus violent que le premier. Des coups de feu retentissent partout dans la capitale et les habitants du quartier s’écrient que François Bozizé est de retour à Bangui.

 

Dans ce chaos à Bangui, les rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement ont très vite capturé au quartier Boy-Rabe le ministre conseiller à la Présidence Fidèle Gouandjika. Le ministre conseiller à la présidence tombe entre leurs mains sans que le rêveur ne précise les circonstances exactes de son arrestation. Mais l’essentiel de la vision concerne le chef de l’État lui-même.

 

Les combattants de la CPC se dirigent ensuite vers la résidence présidentielle de Boy-Rabe. Faustin Archange Touadéra comprend que la situation lui échappe complètement et tente de fuir par-dessus le portail de sa propre clôture. Malheureusement pour lui, des barres métalliques installées au sommet  de son portail accrochent son pantalon pendant qu’il escalade.

 

Dans sa tentative désespérée de se libérer rapidement, l’une de ces files de fer lui déchire profondément les testicules. Le président Baba Kongoboro se met à hurler de douleur tandis que les rebelles approchent dangereusement de sa position. Les mercenaires russes censés assurer sa protection disparaissent mystérieusement du secteur, l’abandonnant complètement à son sort.

 

Les combattants de la CPC finissent par mettre la main sur lui alors qu’il saigne abondamment. Constatant la gravité de sa blessure au niveau de testicule, ils décident de le transporter dans un établissement de soins. C’est dans cette salle médicale que la scène prend une tournure encore plus étrange.

 

Deux personnalités inattendues se trouvent déjà sur place : Alfred Yekatom, surnommé Rambo, et Patrice-Édouard Ngaïssona. Ces deux hommes sont pourtant incarcérés à la Cour Pénale Internationale depuis plusieurs années, mais ils apparaissent néanmoins dans ce rêve comme s’ils étaient libres. Leur présence simultanée défie toute logique rationnelle mais renforce le caractère symbolique de la vision.

 

Ngaïssona et Rambo éclatent de rire en voyant Touadéra dans cet état pitoyable. Ils le narguent en répétant que cette humiliation est amplement méritée et qu’il récolte simplement ce qu’il a semé pendant ses années au pouvoir. Leurs moqueries résonnent dans la salle tandis que le blessé gémit sur son lit.

 

Ce double rêves ébranle profondément le rêveur qui se réveille complètement désorienté. Il reste un long moment à se demander s’il vient vraiment de vivre un simple cauchemar ou si ses ancêtres lui ont transmis un avertissement concernant l’avenir politique du pays. Après mûre réflexion, il penche clairement pour la seconde hypothèse.

 

Convaincu d’avoir reçu un message qu’il doit absolument partager, il décide de publier son témoignage sur les réseaux sociaux. Selon son interprétation, le président Touadéra finira tôt ou tard capturé exactement comme il l’a vu pendant son sommeil. Cette certitude ne repose sur aucune analyse politique rationnelle mais uniquement sur sa conviction d’avoir été choisi comme messager par les esprits de ses ancêtres. Le jeune Gbaka termine son récit en remerciant ceux qui ont pris le temps de l’écouter, persuadé d’avoir accompli un devoir spirituel envers ses compatriotes centrafricains qui doivent connaître ce que l’avenir leur réserve.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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L’hypocrisie de Touadéra face au départ d’Air France : quand Sylvie Baïpo-Temon est à l’origine du départ de cette compagnie de la RCA

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L’hypocrisie de Touadéra face au départ d’Air France : quand Sylvie Baïpo-Temon est à l’origine du départ de cette compagnie de la RCA

L’hypocrisie de Touadéra face au départ d’Air France : quand Sylvie Baïpo-Temon est à l’origine du départ de cette compagnie de la RCA
Sylvie Baïpou-Temon, ministre des affaires étrangères, originaire de Grimari

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera feint l’indignation après l’annonce du retrait d’Air France, mais refuse de reconnaître les vraies raisons de cette rupture.

 

Celui-là même qui a ouvert grand les portes aux mercenaires russes de Wagner, ces mêmes miliciens qui terrorisent jusqu’aux compagnies aériennes et qui n’hésitent pas à siphonner le carburant des avions, ose aujourd’hui jouer les victimes. Les transporteurs ferment les yeux sur ces agissements et continuent pourtant de desservir Bangui, malgré l’insécurité permanente qui règne autour de leurs opérations. Mais le dictateur de Bangui préfère ignorer cette réalité dérangeante.

 

Au cœur du scandale se trouve Sylvie Baïpo-Thémaud, sa ministre des affaires étrangères, véritable responsable de la débâcle. C’est bien à cause d’elle qu’Air France a décidé de claquer la porte, un fait que Touadéra s’obstine à ne pas mentionner dans ses discours. Cette femme se comporte comme si son portefeuille ministériel faisait d’elle la cheffe de la diplomatie mondiale, alors qu’elle ne gère qu’un pays marginalisé et abandonné par la communauté internationale.

 

L’incident remonte à un vol Paris-Bangui durant lequel la ministre s’est crue autorisée à tous les caprices. Convaincue que son statut lui accordait des privilèges extraordinaires, elle a rendu le voyage insupportable pour l’équipage et les passagers. Le commandant de bord a même envisagé de la débarquer avant le décollage, tant son agitation perturbait la sécurité du vol.

 

Une fois arrivée à Bangui, la situation a basculé dans l’absurde. Humiliée par ce qu’elle percevait comme un affront, Baïpo-Thémaud a dépêché les forces de sécurité centrafricaines directement à l’agence Air France. Le directeur local s’est retrouvé menacé de garde à vue, accusé sans fondement de participer à une prétendue déstabilisation du pays. Cette réaction démesurée a stupéfié jusqu’aux cercles diplomatiques français.

 

Le Quai d’Orsay peine encore à comprendre comment un simple désaccord à bord d’un avion commercial a pu dégénérer en crise diplomatique. Air France, de son côté, refuse désormais d’exposer son personnel à de nouveaux dangers et a confirmé l’arrêt définitif de la liaison directe au 1er février. Touadéra peut bien multiplier les appels à Emmanuel Macron, la décision est irrévocable.

 

Le parcours personnel de Sylvie Baïpo-Thémaud ajoute une dimension supplémentaire au scandale. Arrivée en France enfant grâce à sa mère qui est mariée à un français, elle a bénéficié de l’aide sociale française et du système éducatif public avant de décrocher un emploi et un logement HLM. Devenue ministre et fortunée, elle n’a jamais rendu son appartement social, normalement réservé aux foyers modestes. Plusieurs sources affirment qu’elle l’aurait même sous-loué illégalement, ce qui lui vaudrait un redressement fiscal de 18 000 euros.

 

Plus grave encore, elle aurait dissimulé ses revenus ministériels aux services fiscaux français, une fraude caractérisée pour quelqu’un qui prétend représenter son pays à l’international. Sa double nationalité pose également problème puisque la constitution centrafricaine du 30 août 2023 interdit formellement aux binationaux d’occuper des postes supérieurs dans l’administration. Cette disposition semble avoir été commodément oubliée dans son cas.

 

Mais Touadéra, occupé avec ses multiples maîtresses, n’est visiblement pas en mesure de recadrer sa ministre. Il préfère accuser uniquement Air France d’abandonner son pays, sans jamais évoquer les dysfonctionnements de son propre gouvernement. La compagnie française a pourtant subi de nombreux incidents avant de prendre cette décision radicale, et a toujours maintenu sa desserte malgré les difficultés.

 

La réalité est que Bangui est déjà délaissé par de nombreuses compagnies aériennes telle que Kenyan Airways , signe que seuls quelques fonctionnaires et rares particuliers voyagent encore depuis la capitale centrafricaine. Les transporteurs perdent de l’argent sur cette destination, entre le coût du carburant et les taxes d’atterrissage, sans jamais parvenir à rentabiliser leurs vols. Selon Africa Intelligence, qui a révélé la colère du président, le taux de remplissage de l’unique vol hebdomadaire dépassait rarement 60%.

 

La solution proposée par Air France, un itinéraire indirect via Yaoundé opéré par la compagnie gabonaise Afrijet, ne convainc pas les officiels de Bangui. Plusieurs membres du gouvernement se plaignent des contraintes opérationnelles des appareils d’Afrijet, certains ne permettant pas de transporter plusieurs bagages par passager. D’autres critiquent le niveau de confort de la classe affaires, jugé insuffisant comparé à celui d’Air France, comme si le luxe était leur priorité dans un pays où la population manque de tout.

 

L’éventualité qu’Afrijet déploie un Airbus A320 pour répondre à ces exigences a été brièvement discutée, mais l’appareil exploité par Global Airways n’a pas été positionné. L’opérateur sud-africain hésite à engager un avion de cette capacité en Centrafrique, notamment pour des questions d’assurance liées à l’insécurité ambiante. Les autorités centrafricaines brandissent également un argument politique, estimant que cette solution contrevient à la feuille de route aérienne signée avec Paris en avril 2024.

 

Elles mettent en avant les améliorations des infrastructures de l’aéroport de Bangui, avec des pistes désormais éclairées et entretenues par la société rwando-centrafricaine Core Aviation Services. Mais ces arguments techniques masquent mal l’essentiel : le problème n’est pas l’infrastructure, mais bien le comportement inacceptable d’une ministre qui se croit au-dessus des lois et un président incapable de faire respecter la moindre discipline au sein de son gouvernement.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Parodie d’élection  en Centrafrique : Simplice Mathieu Sarandji élu député avec 100% des voix à Baoro,  une première dans l’histoire électorale centrafricaine

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Parodie d’élection  en Centrafrique : Simplice Mathieu Sarandji élu député avec 100% des voix à Baoro,  une première dans l’histoire électorale centrafricaine

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Des-casquettes-et-echarpes-a-leffigie-de-Touadera-portees-par-le-meme-linterdicteur-Simplice-Mathieu-Sarandji.jpg” data-wpel-link=”internal”>Parodie d’élection  en Centrafrique : Simplice Mathieu Sarandji élu député avec 100% des voix à Baoro,  une première dans l’histoire électorale centrafricaine
Des casquettes et écharpes a l’effigie de Touadera portées par le même l’interdicteur Simplice Mathieu Sarandji

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le président sortant de l’Assemblée nationale devient le premier candidat du pays à obtenir la totalité des suffrages exprimés. Son épouse figure comme suppléante sur le même bulletin.

 

L’Autorité nationale des Élections vient de confirmer une situation inédite en Centrafrique. Simplice Mathieu Sarandji a remporté le scrutin législatif dans la circonscription de Baoro avec un score jamais atteint auparavant : 100% des voix. Aucun candidat dans l’histoire du pays n’avait réussi pareil exploit.

 

La préfecture de la Nana-Mambéré a donc produit ce résultat exceptionnel. Baoro, chef-lieu de cette circonscription, compte plusieurs milliers d’électeurs inscrits. Tous ceux qui se sont déplacés pour voter ont choisi le même nom. Pas une seule voix dissidente, pas un seul bulletin nul ou blanc significatif.

 

Cette performance s’explique par une configuration électorale particulière où le régime est décidé à assoir sa dictature, et Simplice-Mathieu Sarandji  est le symbole de cette dérive. Sarandji était l’unique candidat en lice. Aucun adversaire ne s’est présenté face à lui. La liste qu’il conduisait n’a rencontré aucune opposition, aucune concurrence, aucune alternative proposée aux électeurs.

 

Le président sortant de l’Assemblée nationale n’a donc pas eu à mener campagne contre qui que ce soit. Les électeurs se sont retrouvés devant un choix unique, comme au temps de la vieille dictature à la poutine: voter pour Sarandji ou s’abstenir. Ceux qui ont glissé un bulletin dans l’urne n’avaient qu’un seul nom à disposition.

 

La composition du ticket électoral ajoute une dimension familiale à cette affaire. L’épouse de Simplice Mathieu Sarandji figure comme suppléante sur la même liste. Si le député principal venait à quitter son siège pour quelque raison que ce soit, sa propre femme le remplacerait automatiquement à l’Assemblée.

 

Cette configuration conjugale dans la vie politique n’est pas totalement nouvelle en Centrafrique. D’autres couples ont déjà occupé des fonctions électives, mais rarement de manière aussi directe. Le tandem Sarandji marque néanmoins un précédent dans l’imbrication famille-politique au sommet de l’État.

 

L’Autorité nationale des Élections a validé ces résultats sans émettre de réserve particulière. Les chiffres ont été proclamés, les pourcentages publiés. Le score de 100% figure désormais dans les archives électorales officielles du pays, gravé dans les registres pour l’éternité.

 

Reste maintenant l’étape du Conseil constitutionnel. Cette institution doit examiner tous les résultats proclamés et donner son aval définitif. Pour un membre éminent du parti au pouvoir comme Sarandji, cette validation apparaît comme une simple formalité administrative. Personne n’envisage sérieusement un refus ou une contestation.

 

Le président sortant de l’Assemblée nationale cumule donc plusieurs particularités. Il détient le record absolu de score électoral jamais obtenu en Centrafrique. Il partage son mandat avec son épouse dans une configuration familiale inédite. Il a été élu sans adversaire, sans débat contradictoire, sans campagne réellement compétitive.

 

Baoro restera dans les mémoires comme la circonscription qui a offert ce résultat historique. Les habitants de cette localité ont participé à un moment unique de la vie démocratique centrafricaine. Leurs bulletins de vote ont créé une statistique que les analystes politiques étudieront pendant longtemps.

 

D’autres circonscriptions ont connu des victoires écrasantes lors de ce scrutin législatif comme à Bangui, dans le premier arrondissement, où la femme du chef d’État-major a obtenu d’une manière frauduleuse plus de 90% des voix.

 

Des candidats du MCU ont obtenu des scores supérieurs à 90% dans plusieurs localités. Mais aucun n’a atteint la perfection mathématique réalisée à Baoro. Le 100% reste l’apanage exclusif de Sarandji.

 

La suite logique de ce parcours électoral conduit Sarandji vers un nouveau mandat à la présidence de l’Assemblée nationale. Les députés élus devront choisir leur président lors de la session inaugurale. Avec son score historique et son poids politique, le député de Baoro part largement favori pour conserver son perchoir.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Le clepto-mythomane contre-attaque : Balalou accuse le BRDC de “stratégie trompeuille” après un hold-up électoral

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Le clepto-mythomane contre-attaque : Balalou accuse le BRDC de “stratégie trompeuille” après un hold-up électoral

 

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Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE, coordinateur du BRDC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Maxime Balalou a donné ce mercredi une leçon de cohérence politique. Le mythomane accuse le BRDC de duplicité tout en défendant un coup d’État électoral qui a permis à Cœurs Unis de rafler cinquante sièges et permettre au dictateur de Bangui de poursuivre sa dictature.

 

« C’est un droit de réponse à la confusion politique au sein de nos amis qui constituent le BRDC. Il ressort de ses propos un peu catholiques, il faut le dire, et un peu tendancieux », a déclaré le clepto-mythomane en ouverture. Voir Balalou donner des leçons de cohérence dépasse l’entendement. Cet homme ment comme il respire mais se permet de juger la ligne politique de l’opposition.

 

Le porte-parole des voleurs et criminels enfonce le clou avec une assurance déconcertante. « Le gouvernement, je le répète encore, ne peut pas continuer à faire les frais d’un marché de dupes au sein du BRDC », affirme-t-il sans sourciller. Un marché de dupes venant d’un pouvoir qui vient d’organiser un hold-up électoral où les grands partis d’opposition n’obtiennent rien, l’accusation prend une dimension comique.

 

Balalou développe ensuite sa théorie du complot contre le BRDC. « Comment comprendre un seul instant que ce groupement ayant refusé de participer au processus électoral vient en même temps s’ériger en d’un adolescent dans un processus inclusif, démocratique et transparent reconnu par la communauté internationale, comment ? » Cette question cache mal la gêne du pouvoir face aux critiques qui s’accumulent sur ce coup d’État constitutionnel.

 

Le mythomane exige que l’opposition reste cohérente dans son boycott. « Nos amis du BRDC ont décidé volontairement de boycotter le processus électoral, c’est vrai, mais ceux-ci doivent garder leur ligne, c’est à dire leur cohérence politique », déclare-t-il avec le sérieux d’un professeur de morale. Lui qui transforme chaque défaite militaire en victoire ose parler de cohérence.

 

Puis vient l’accusation centrale contre Martin Ziguélé et le MLPC. « Ce qui est curieux, c’est que beaucoup de membres du BRDC ont bel et bien participé au processus électoral », affirme Balalou avant de dérouler sa liste. « Lorsqu’on écoute leur porte-parole, la personne de M. Martin Ziguélé, on a le droit de se demander finalement ce mot du peuple centrafricain, et c’est obligé de vous présenter mathématiquement dans le devant de l’opinion publique, la supercherie politique, tendant à contourner maïsieusement les engagements politiques de boycott du processus électoral à travers une stratégie trompeuille ».

 

Le clepto-mythomane énumère alors ses preuves de cette prétendue duplicité. « Le MLPC de Martin Ziguélé a bel et bien participé au processus électoral. Deux membres du MLPC déguisés en indépendant ont été élus au premier tour. Vous avez M. D. Bernard, M. Senor O. Bruno. » Il poursuit : « Trois membres du MLPC déguisés en indépendant du président Ziguélé sont retenus pour le second tour encore. Vous aurez M. Ligée Lamboutou-Serge-Alain, M. Andia Mandoudou-Sébastien, M. Ndengza Tonon-Gislain. » Cette accusation de candidatures déguisées permet à Balalou d’éviter le vrai débat sur la légitimité du scrutin. Au lieu de répondre aux questions sur les irrégularités, le trucage des résultats, l’exclusion de larges pans de l’électorat, il préfère attaquer l’opposition sur des candidatures individuelles. Même si certains membres du MLPC ont concouru comme indépendants, cela ne valide en rien ce hold-up électoral.

 

Le mythomane conclut son réquisitoire avec une formule assassine. « Le problème pour moi au sein du BRDC ne concerne ni le gouvernement, ni le président de la République, ni la communauté internationale. Ces incohérences politiques sont liées à une duplicité pour contourner les autres ». Balalou renvoie donc l’opposition à ses contradictions pendant que le régime continue de verrouiller le système politique.

 

Après avoir attaqué le BRDC, le porte-parole enchaîne sur la défense du hold-up électoral. « Un processus inclusif, démocratique et transparent reconnu par la communauté internationale », martèle-t-il comme un mantra. Inclusif quand les grands partis n’obtiennent aucun siège ? Démocratique quand un seul parti rafle cinquante sièges ? Transparent quand des témoignages de fraudes arrivent de partout ?

 

Balalou tente ensuite de diviser l’opposition en valorisant ceux qui ont participé. « Nos frères de l’URCA, son maître de la République, ils ont participé ouvertement au processus. Mais les autres qui disent le contraire, participent de manière déguisée, ce qui n’est pas cohérent ». Cette stratégie grossière vise à isoler le BRDC et à présenter l’URCA comme plus raisonnable, même si ce parti n’a obtenu aucun élu.

 

Le clepto-mythomane mobilise ensuite le discours présidentiel pour légitimer sa propagande. « Le président de la République a donné le temps, à travers un discours, assembleur, de paix, de fraternité et d’engagement à construire la nouvelle République Centrafricaine avec tout le monde. Personne ne se l’a mis de côté ». Ce vocabulaire de l’unité nationale sert à masquer la confiscation du pouvoir. Personne n’est mis de côté, affirme Balalou, alors même que l’opposition structurée se retrouve exclue du Parlement.

 

Le porte-parole poursuit dans cette veine. « Il a clairement affirmé. Aujourd’hui, nous allons tous, derrière le nouveau président de la République, reconstruire notre pays en partage. Chacun aura sa place en fonction de ses qualités et ses compétences ». Cette promesse d’inclusion sonne creux au vu des résultats. Quelle place pour Dologuélé ? Quelle place pour Dondra ? Aucune, visiblement.

 

Balalou multiplie les appels à l’unité pour mieux noyer les critiques. « Il a appelé la diaspora à jouer un rôle plus actif dans la réconciliation de notre pays. Il a demandé, il nous a demandé à nous tous un dépassement de soi. Il va au-delà des clivages politiques ». Le dépassement de soi consiste apparemment à accepter sans broncher ce coup d’État constitutionnel et à applaudir la victoire du parti présidentiel.

 

Le mythomane insiste sur cette nouvelle politique d’ouverture. « Sa nouvelle politique n’est pas la facture, non, c’est l’unité comme il l’a toujours caractérisée. Ensemble, travaillons ensemble. » Travailler ensemble sous la direction d’un pouvoir qui contrôle désormais totalement le Parlement grâce à un scrutin manipulé. Voilà ce que Balalou appelle l’unité nationale.

 

Le porte-parole cite même le président sur l’absence de gagnants et de perdants. « Il n’y a pas de gaillant ni de perdant. Il a dit que le seul gaillant c’est le peuple centrafricain. » Cette rhétorique consensuelle contraste avec la réalité où Cœurs Unis a tout raflé. Le peuple centrafricain gagnant ? Lequel ? Celui qui a voté pour l’opposition et se retrouve sans représentation ?

 

Balalou enfonce le clou de la réconciliation forcée. « Il a réaffirmé encore, il t’en a mis à ses frères, même de l’opposition. Il a même dit qu’il est prêt à travailler avec tout le monde. Ceux qui n’ont pas voté pour lui, qu’ils sachent qu’il est leur président. » Prêt à travailler avec l’opposition à condition qu’elle accepte sa marginalisation politique et qu’elle valide le hold-up.

 

Le mythomane termine sur une note d’apaisement imposé. « La place n’est plus au querelle, la place n’est plus à la haine, la place n’est plus aux insultes, ni à la division, la place est à l’amour, la place est à l’union, ensemble, derrière le président de la République. » Autrement dit : taisez-vous, acceptez le résultat truqué, et ralliez-vous au pouvoir.

 

Pour parfaire sa défense du scrutin, Balalou cite un haut fonctionnaire de l’ONU. « Il n’y a pas d’Élections cinq étoiles dans le monde. Ce qui s’est passé en Centrafrique peut être évalué à 4,5 étoiles. Il faut donc saluer le génie centrafricain. » Cette caution internationale permet au mythomane de balayer toutes les critiques du coup d’État électoral.

 

Le clepto-mythomane termine en remerciant tous les partenaires qui ont cautionné ce hold-up. « Nos fonds de fonds de sécurité, nos partenaires dans la MINUSCA, nos allées traditionnelles, les Russes et les Rwandais, tous nos partenaires, l’Union Européenne, le PNUD. » La MINUSCA, les mercenaires russes, les troupes rwandaises, tous mis sur le même plan comme garants de la démocratie centrafricaine.

 

Cette conférence résume parfaitement la duplicité du régime. D’un côté, Balalou accuse le BRDC d’incohérence et de participation déguisée. De l’autre, il défend un coup d’État constitutionnel où son propre parti a tout raflé. Il parle d’unité nationale tout en excluant la moitié du spectre politique de la représentation parlementaire​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Un violeur en série, adjudant-chef des FACA, sème la terreur à Sam-Ouandja

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Un violeur en série, adjudant-chef des FACA, sème la terreur à Sam-Ouandja

 

 

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Trois soldats FACA détachés à Sam-Ouandja, dans la Haute-Kotto

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 À Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto, au nord-est centrafricain, un adjudant-chef des FACA, un violeur en série,  terrorise la population par des agressions sexuelle des mineure répétées que ni gendarmerie ni sa hiérarchie militaire n’arrivent à freiner.

 

L’homme, connu par son prénom Sammuel, ou « sous-off», est arrivé à Sam-Ouandja il y a quelques mois avec un groupe de militaires en mission de détachement. Dès ses premières semaines, il a commencé à repérer des jeunes adolescentes qu’il agressait une à une ensuite la nuit, planifiant minutieusement chacune de ses attaques. Au moins cinq victimes ont déjà subi ses assauts, et certaines ont même eu le courage d’aller déposer plainte à la gendarmerie, mais rien n’y fait.

 

Le dossier traîne quelque part dans les bureaux sans qu’aucune mesure ne soit prise contre lui. Les victimes, désespérées, ont également tenté d’alerter le capitaine qui commande le détachement militaire, espérant que la hiérarchie interviendrait enfin. Mais là encore, l’officier supérieur n’a rien fait de substantiel, laissant Sammuel continuer ses exactions en toute tranquillité.

 

Le sous-officier se comporte comme un homme au-dessus des lois, convaincu que son statut militaire le rend intouchable. Cette certitude l’a rendu de plus en plus audacieux au fil des semaines, jusqu’à ce lundi 26 janvier où il a franchi un nouveau cap dans la violence. Ce soir-là, Sammuel cherchait une jeune femme avec qui il entretenait une relation, mais celle-ci avait quitté Sam-Ouandja sans prévenir personne de sa destination après une mésentente entre le couple.

 

Ne trouvant pas trace de cette fille, le militaire s’est mis en tête d’interroger ses voisins. Il s’est d’abord rendu en début de soirée chez la voisine de la jeune femme, une mère de sept enfants qui vivait juste à côté. Quand il lui a demandé si elle savait où se trouvait sa copine, la dame a répondu qu’elle ne l’avait pas vue depuis plusieurs jours déjà.

 

Cette réponse n’a visiblement pas satisfait l’adjudant-chef qui est reparti, mais seulement pour mieux revenir. Vers 22 heures, il est retourné chez la même femme, cette fois dans un état de fureur évident. Il s’est mis à frapper violemment contre la porte en hurlant, exigeant que la propriétaire sorte immédiatement de sa maison.

 

La mère de famille, déjà déshabillée pour la nuit, a refusé en expliquant qu’il était trop tard et qu’elle ne pouvait pas se montrer ainsi. Henri a alors élevé la voix davantage, menaçant la femme de représailles si elle n’obéissait pas tout de suite. « Si c’est moi qui entre dans cette maison, tu vas voir ce qui va t’arriver », a-t-il lancé avec une agressivité qui ne laissait aucun doute sur ses intentions.

 

Malgré la peur, la dame a tenu bon et est restée à l’intérieur avec ses enfants autour d’elle. Le militaire n’a pas supporté ce refus et a forcé l’entrée, poussant la porte jusqu’à ce qu’elle cède sous la pression. Une fois dans la maison, il a commencé à fouiller partout, renversant des affaires, ouvrant les pièces une à une, cherchant frénétiquement sa compagne disparue.

 

Ne la trouvant évidemment pas, il s’est retourné contre la propriétaire des lieux qu’il s’est mis à insulter copieusement. Les insultes ont duré plusieurs minutes, ponctuées de menaces et de cris qui ont alerté tout le voisinage. Une vieille dame habitant juste à côté a alors tenté de s’interposer, espérant calmer le soldat par la raison et le respect dû à son âge.

 

Mais au lieu de se ressaisir, Sammuel s’en est pris à cette ancienne également, criant sur elle comme si elle était responsable de sa frustration. Son comportement devenait de plus en plus désordonné, ses gestes saccadés, ses paroles incohérentes, tout indiquait qu’il avait probablement consommé de la drogue avant de venir. La situation devenait tellement dangereuse que la mère de famille a décidé de fuir avec ses sept enfants.

 

Ils ont quitté leur propre maison en pleine nuit, laissant derrière eux toutes leurs affaires pour se mettre à l’abri ailleurs. Sammuel, resté seul dans la demeure abandonnée, n’en est pourtant pas resté là dans sa quête obsessionnelle. Il est ensuite reparti sur sa moto en direction de la maison de la grand-mère de sa compagne, déterminé à la retrouver coûte que coûte.

 

Arrivé devant la porte de la vieille dame, il n’a même pas pris la peine de frapper ou d’annoncer sa présence. Il a foncé directement avec son engin contre l’entrée, arrachant littéralement la porte de ses gonds dans un fracas épouvantable. Pénétrant dans la maison comme un forcené, il a recommencé ses fouilles désordonnées et ses insultes contre la grand-mère terrifiée.

 

Là encore, il n’a pas trouvé celle qu’il cherchait et a finalement quitté les lieux pour rentrer se reposer. Le lendemain matin, la jeune maman de sept enfants qui avait été chassée de chez elle la veille a pris son courage à deux mains. Elle s’est rendue auprès du capitaine qui commande le détachement militaire pour lui raconter en détail ce qui s’était passé.

 

L’officier supérieur, après avoir écouté son récit, a reconnu que son subordonné était allé beaucoup trop loin cette fois. Il a toutefois renvoyé la plaignante vers la gendarmerie, estimant que c’était la seule voie possible pour obtenir justice. La femme est donc repartie avec cette recommandation, espérant qu’un dépôt de plainte officiel changerait enfin les choses.

 

Mais quand Sammuel a été informé de cette démarche, il est entré dans une nouvelle colère. Il a directement confronté la femme, se moquant ouvertement de sa tentative de recours à la justice. « Va déposer ta plainte si tu veux, personne ne fera rien », lui a-t-il lancé avec un sourire méprisant.

 

Il a ensuite martelé son statut de militaire comme un bouclier infranchissable contre toute forme de sanction. « Je suis militaire, tu comprends ? Même le chef d’état-major ne peut rien contre nous », a-t-il ajouté en haussant le ton. Puis il est allé encore plus loin dans ses déclarations, affirmant qu’un soldat pouvait même tuer quelqu’un sans jamais être condamné ou emprisonné.

 

Ces paroles n’étaient pas de simples fanfaronnades mais une analyse lucide du fonctionnement réel du système. Sammuel a ensuite menacé directement la plaignante de mort si elle persistait dans sa démarche. « Je vais te tuer, tu vas voir », a-t-il répété plusieurs fois pour bien faire comprendre qu’il ne s’agissait pas de paroles en l’air.

 

Puis il a ajouté un élément qui montrait qu’il avait bien préparé son intimidation. « Je sais que tu es la sœur du député de Sam-Ouandja », a-t-il dit, prouvant qu’il s’était renseigné sur l’identité et les connexions de sa victime. « On vous connaît bien, vous et votre famille, on va vous tuer », a-t-il poursuivi, étendant ses menaces à tout l’entourage de la femme.

 

L’impunité qui règne au sein des forces armées a atteint un niveau rarement observé ailleurs dans le monde. Il semble exister une règle tacite qui protège les militaires de toute sanction, quelle que soit la gravité de leurs actes. La seule exception à cette règle concerne apparemment ceux qui oseraient contester le pouvoir en place ou qui appartiennent à l’ethnie de l’ancien président François Bozizé.

 

Pour tous les autres, la liberté d’action paraît illimitée, comme si un accord secret les mettait à l’abri de la justice ordinaire. À Sam-Ouandja, les habitants observent cette situation avec un mélange de résignation et de colère rentrée. Ils attendent de voir si cette fois, face aux multiples agressions d’Henri et à ses menaces publiques, les autorités décideront enfin d’agir autrement qu’à leur habitude​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Nana-Mambéré : braquage spectaculaire des mercenaires russes de la milice Wagner sur un site minier à Yéléwa

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Nana-Mambéré : braquage spectaculaire des Mercenaires russes de la milice Wagner sur un site minier à Yéléwa

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/04/la-mine-de-banegbele-à-boda.jpg” data-wpel-link=”internal”>Nana-Mambéré : braquage spectaculaire des mercenaires russes de la milice Wagner sur un site minier à Yéléwa
la-mine-de-banegbele-à-boda – Centrafrique : l’exploitation minière chinoise dans la Nana-Mambéré, les habitants de la ville de Aba plongés dans la consternation.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les chercheurs d’or d’un chantier situé à sept kilomètres de Yéléwa ont vécu une matinée cauchemardesque après l’arrivée des mercenaires russes de la milice Wagner le mercredi 28 janvier dernier.

 

Le mercredi 29 janvier 2026 aux environs de 10 heures, des mercenaires russes de la milice Wagner ont surgi sur le chantier d’exploitation aurifère. Leur intervention, brusque et inattendue, a pris de court la dizaine d’orpailleurs qui s’activaient paisiblement. Les hommes armés ont immédiatement confisqué les téléphones portables de toutes les personnes présentes.

 

Cette première action a rapidement été suivie par la fouille complète des affaires personnelles des ouvriers. Sous couvert de vérifier les documents d’identité et les papiers des motocyclettes garées aux alentours, les mercenaires russes de la milice Wagner ont obligé les ouvriers à remettre l’argent qu’ils portaient sur eux. Plusieurs victimes ont ainsi perdu leurs économies du jour, voire de la semaine entière.

 

La manœuvre a duré une trentaine de minutes, durant lesquelles personne n’a osé protester ni tenter de fuir. Les témoins racontent que les soldats des Forces armées centrafricaines stationnés dans le secteur n’ont pas réagi à cet incident. Leur silence étonne d’autant plus que le site minier se trouve dans leur périmètre habituel de surveillance.

 

Certains travailleurs affirment même que les FACA semblaient éviter soigneusement tout contact avec les mercenaires russes de la milice Wagner, restant en retrait pendant toute l’opération. Cette affaire laisse les habitants du coin dans une incompréhension totale.

 

Wagner, toujours Wagner, les centrafricains vont tout perdre à cause de ces criminels de Poutine et Touadera.

 

Par Arsène Maya

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La justice sous contrôle de Wagner gonfle ses muscles à Bouar pour sa première session criminelle 2026

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La justice sous contrôle de Wagner gonfle ses muscles à Bouar pour sa première session criminelle 2026

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/salle-d-audience-du-tribunal-de-grande-instance-de-la-ville-de-bouar-dans-la-nana-mambere.webp” data-wpel-link=”internal”>Salle d'audience du tribunal de grande instance de la ville de Bouar, dans la Nana-Mambéré
Salle d’audience du tribunal de grande instance de la ville de Bouar, dans la Nana-Mambéré

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La Cour d’appel de Bouar s’apprête à ouvrir sa première session criminelle de l’année 2026 avec vingt-sept dossiers au programme. Les préparatifs battent leur plein sous la houlette du procureur général Laurent Ouambita, qui coordonne le transfert des détenus depuis Berberati.

 

Les rouages de la machine judiciaire des Wagner tournent déjà à plein régime dans la capitale de la Nana-Mambéré. Le rôle définitif de cette prochaine session criminelle compile vingt-sept affaires impliquant vingt-neuf prévenus, dont la plupart proviennent de la juridiction de Berberati. Cette mobilisation confirme l’activité intense du parquet et du tribunal de cette ville frontalière.

 

La logistique du transfert des accusés repose essentiellement sur l’appui de la Minusca. Neuf détenus ont déjà rejoint Bouar le lundi 12 janvier, tandis qu’une dizaine d’autres feront le voyage le 19 janvier. Ces mouvements carcéraux s’inscrivent dans un calendrier serré qui vise le tirage au sort des jurés prévu pour le 21 janvier.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/la-minusca-transporte-les-detenus-vers-la-cour-d-appel-de-bouar-photo-minusca.webp” data-wpel-link=”internal”>La Minusca transporte les détenus vers la cour d'Appel de Bouar. Photo Minusca
La Minusca transporte les détenus vers la cour d’Appel de Bouar. Photo Minusca

 

Le comité préparatoire planche sur l’organisation depuis trois semaines déjà. La multiplication des dossiers par trois exige un travail de copie colossal pour garantir que chaque acteur du procès dispose de son exemplaire. Magistrats du siège, parquet général, avocats de la défense et représentants des parties civiles doivent tous recevoir leur documentation complète.

 

L’appareil judiciaire affiche une composition quasi complète malgré quelques absences. Le premier président et les conseillers occupent leurs postes, tout comme le parquet général. Seul l’avocat général manque à l’appel pour raisons médicales, un vide que comblera un procureur spécialement désigné. La Cour prendra sa forme définitive après la sélection des jurés citoyens qui viendront épauler les magistrats professionnels.

 

L’éventail des accusations couvre un spectre large de la criminalité. Assassinats, coups mortels, homicides volontaires, viols et coups ayant entraîné la mort figurent parmi les chefs d’inculpation retenus. Cette diversité témoigne du volume d’affaires graves accumulées dans le ressort de la juridiction.

 

Le partenariat avec la MINUSCA s’affirme comme l’épine dorsale de cette session. Sans cet accompagnement logistique, le rapatriement des prévenus depuis Berberati resterait un défi insurmontable. Le pilote de la justice a également apporté sa contribution financière et technique aux travaux préparatoires.

 

Les besoins matériels demeurent néanmoins criants. La photocopie des milliers de pages que contiennent les vingt-sept dossiers nécessite des fournitures qui manquent cruellement. Laurent Ouambita lance un appel pressant aux partenaires pour combler ce déficit avant l’ouverture des audiences publiques.

 

La salle d’audience exiguë ne pourra accueillir qu’une partie du public intéressé par ces procès. Une installation de sonorisation extérieure permettra néanmoins aux habitants de suivre les débats depuis l’extérieur du palais de justice. Les portes resteront grandes ouvertes pour qui voudra assister à ces audiences qui promettent d’attirer la curiosité​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Wangué

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La PJLOD condamne l’agression d’Élisée Nguémalé et exige des poursuites judiciaires contre Doctrouvé

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La PJLOD condamne l’agression d’Élisée Nguémalé et exige des poursuites judiciaires contre Doctrouvé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Conference-de-presse-Nguimale.jpg” data-wpel-link=”internal”>La PJLOD condamne l’agression d’Élisée Nguémalé et exige des poursuites judiciaires contre Doctrouvé
Élysée Nguimalé en pleine conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique dénonce l’attaque survenue au conseil constitutionnel et réclame l’ouverture d’une enquête approfondie contre l’agresseur affilié au pouvoir.

 

La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique a publié un communiqué de presse ce lundi pour dénoncer l’agression dont a été victime Élisée Nguémalé. Le coordonnateur de l’Observatoire pour la bonne gouvernance démocratique en RCA a été attaqué samedi dernier par Doctrouvé, affilié au parti au pouvoir.

 

L’attaque s’est produite alors que Nguémalé effectuait une démarche de vérification d’informations au conseil constitutionnel. Le candidat malheureux aux Élections législatives venait simplement consulter l’état de ses requêtes lorsqu’il a été pris à partie violemment.

 

La PJLOD considère cet acte comme une grave atteinte aux principes démocratiques et aux libertés fondamentales. L’organisation estime que la liberté d’expression et le droit à l’information ont été bafoués par cette agression en plein cœur d’une institution de la République.

 

Selon le communiqué signé par Eric Guizaoutou, coordonnateur adjoint chargé des relations avec le public, il est inacceptable que des citoyens soient agressés pour avoir exercé leurs droits. La plateforme rappelle que chercher à s’informer dans le cadre de ses activités est un droit légitime qui ne saurait justifier quelque violence que ce soit.

 

L’organisation rappelle fermement que la Centrafrique se doit d’être un État de droit. Un pays où la justice est impartiale et où les citoyens peuvent s’exprimer et agir librement, sans crainte de représailles ou de violence physique.

 

Les actes de barbarie et d’intimidation n’ont pas leur place dans une société démocratique, martèle le communiqué. La PJLOD insiste sur le fait que de telles pratiques sont incompatibles avec les valeurs républicaines que le pays est censé défendre.

 

Dans sa prise de position, la plateforme condamne avec la plus grande fermeté cette agression qualifiée de lâche et d’inqualifiable. Les termes employés ne laissent aucune ambiguïté sur le degré d’indignation de l’organisation face à cet événement.

 

La PJLOD exprime également sa pleine solidarité avec Nguémalé et la plateforme de la société civile. Cette solidarité s’inscrit dans une démarche de défense des acteurs qui œuvrent pour la démocratie et la bonne gouvernance en Centrafrique.

 

L’organisation appelle les autorités compétentes à ouvrir une enquête approfondie et à traduire en justice les responsables de cette agression. La plateforme insiste sur la nécessité d’une action rapide et déterminée des institutions judiciaires pour établir les responsabilités.

 

La justice doit être rendue de manière rapide et transparente pour que de tels actes ne restent pas impunis, précise le communiqué. Cette exigence de célérité vise à éviter que l’impunité ne s’installe et n’encourage d’autres agressions similaires à l’avenir.

 

La PJLOD invite tous les citoyens et les organisations de la société civile à se mobiliser pour défendre les valeurs démocratiques. L’appel à la mobilisation collective démontre que l’organisation considère cette agression comme un test pour la démocratie centrafricaine dans son ensemble.

 

Nous devons ensemble garantir que notre pays reste un espace de dialogue, de respect et de liberté, peut-on lire dans le document. Cette vision collective de la défense des libertés constitue le fil rouge du positionnement de la plateforme.

 

La PJLOD réaffirme son engagement à défendre les droits et libertés de tous les citoyens. L’organisation promet de lutter contre toute forme d’atteinte à la démocratie, quel que soit l’auteur de ces atteintes.

 

Cette prise de position intervient quelques jours seulement après l’agression du conseil constitutionnel. Elle fait suite à une première attaque dont Nguémalé avait été victime le 24 novembre dernier dans un restaurant de Bangui, également orchestrée par Doctrouvé.

 

À l’époque, cinq hommes musclés avaient roué de coups le défenseur de la bonne gouvernance pendant plus de dix minutes. Un capitaine de l’armée présent sur place n’était pas intervenu, laissant l’agression se poursuivre sous ses yeux.

 

Quelques jours après cette première attaque, Doctrouvé avait reçu une médaille de reconnaissance lors de la fête nationale du 1er décembre. Cette décoration avait suscité de nombreuses interrogations quant au message envoyé par les autorités concernant ce type de comportement.

 

Le communiqué de la PJLOD s’inscrit dans un contexte politique tendu où les candidats de l’opposition dénoncent régulièrement des intimidations. Les organisations de la société civile documentent depuis plusieurs mois la montée des violences politiques dans la capitale.

 

Doctrouvé dirige une milice recrutant d’anciens membres des Requins, le groupe de Doneng Héritier devenu ministre. Certains de ces hommes ont été intégrés dans l’armée, la gendarmerie ou la garde présidentielle avant de rejoindre cette nouvelle structure.

 

Le 18 novembre dernier, un pasteur apôtre avait été assassiné dans le quatrième arrondissement de Bangui. Les témoignages recueillis pointaient déjà vers le groupe de Doctrouvé, alimentant les craintes d’une escalade de la violence.

 

Nguémalé avait déposé une requête au conseil constitutionnel contre la candidature de Doctrouvé aux législatives. Il estimait qu’un chef de milice responsable d’agressions ne pouvait prétendre représenter le peuple centrafricain à l’Assemblée nationale.

 

C’est précisément cette requête qui aurait motivé les deux agressions successives contre Nguémalé. Le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapandé, avait d’ailleurs menacé publiquement Nguémalé et lui avait interdit de s’exprimer dans les médias.

 

Le président du conseil constitutionnel et un huissier de justice ont établi un procès-verbal de l’agression du 31 janvier. Les constats sont officiels, les témoignages consignés, mais Doctrouvé a pu quitter librement les lieux sous le regard des militaires en faction​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Haut-Mbomou : les évêques de Centrafrique appellent au dialogue pour sortir de la crise

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Haut-Mbomou : les évêques de Centrafrique appellent au dialogue pour sortir de la crise

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Photos-de-la-cloture-de-lassemblee-pleniere-des-eveques-de-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Haut-Mbomou : les évêques de Centrafrique appellent au dialogue pour sortir de la crise
Photos de la cloture de l’assemblée plénière des éveques de-Centrafrique

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les populations du Sud-Est centrafricain endurent depuis des dizaines d’années les exactions de divers mouvements armés.

 

Les évêques de Centrafrique ont publié ce 31 janvier un communiqué dans lequel ils expriment leur profonde inquiétude pour la situation qui prévaut dans le Haut-Mbomou. Cette région du pays subit depuis longtemps les assauts répétés de groupes armés, d’abord la LRA, ensuite la Seleka, et aujourd’hui les Azande Ani Kpi Gbe. Les hommes d’Église rappellent que ces derniers ont pris les armes à un moment où ni l’État ni la Minusca n’étaient en capacité de protéger les civils contre la Seleka et l’UPC.

 

Les prélats affirment leur conviction que le recours aux armes ne saurait constituer une réponse durable à cette crise. Les récents affrontements entre les AAKG et les Forces des Armées Centrafricaines, accompagnés des ripostes des Forces de Sécurité Intérieure et de leurs alliés russes, ont entraîné arrestations, disparitions et meurtres. Cette escalade menace d’embraser l’ensemble de la zone, déjà marquée par des tensions considérables.

 

Dans ce climat explosif, les évêques invitent le gouvernement à privilégier l’écoute et la discussion plutôt que la contrainte. Ils demandent aux autorités de choisir la voie du dialogue au lieu de celle du conflit, et d’opter pour le respect plutôt que pour la méfiance. Cette démarche pacifique apparaît comme l’unique voie susceptible d’apaiser les esprits et de restaurer la confiance entre les différentes parties.

 

Les responsables religieux exhortent également les membres des AAKG à libérer les personnes qu’ils retiennent et à accepter de négocier. Ils les encouragent à exprimer leurs griefs et leurs revendications autour d’une table, tout en faisant preuve d’ouverture aux arguments des autres protagonistes. Cette rencontre permettrait d’identifier des solutions acceptables pour chacun.

 

L’appel s’adresse aussi bien aux FACA qu’aux alliés et au groupe AAKG. Les évêques les conjurent d’éviter tout acte qui risquerait de déclencher une riposte violente du camp adverse. Chaque geste compte dans cette période où la moindre provocation peut avoir des conséquences désastreuses pour des milliers de personnes déjà éprouvées par des années de violence.

 

Les prélats insistent sur la nécessité de ne pas abandonner l’Est du pays à son sort. Ils réclament que cette partie du territoire retrouve sa place au sein de la nation, non seulement par le biais du dialogue mais aussi grâce au développement. L’absence d’infrastructures routières constitue selon eux un facteur majeur de tensions économiques et sociales dans cette zone reculée.

 

Les évêques demandent à l’ensemble de la communauté centrafricaine de veiller à ce qu’aucune région ne soit stigmatisée sans motif légitime. Ils appellent tous les acteurs à œuvrer ensemble pour le retour de la paix dans le Haut-Mbomou. L’Église catholique affirme sa présence constante auprès des populations de Zemio, Obo, Mboki et Bambouti, à la fois par l’engagement de ses pasteurs et de ses fidèles laïcs.

 

Cette présence se manifeste concrètement par l’aide matérielle apportée aux déplacés à Zemio. L’institution religieuse se positionne comme un espace de rencontre où tous peuvent se retrouver pour chercher un accord permettant la paix et le développement régional​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Ce que les évêques ont délibérément  de citer les miliciens du groupe russe Wagner. En plus de cela, ils oublient que l’origine de tout ce problème est l’arrestation à Bangui des deux chefs de la milice autodéfense Azandé à Bangui par les mercenaires russes. Depuis un an déjà, leur famille n’ont aucune nouvelle d’eux. Alors, les évêques doivent également demander au gouvernement de faire pression sur les Wagner de ramener ces deux individus à leur famille respective.

 

Par Éric Nzapa

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Une agression en plein conseil constitutionnel : Euloge Doctrouvé récidive contre Élisée Nguémalé

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Une agression en plein conseil constitutionnel : Euloge Doctrouvé récidive contre Élisée Nguémalé

 

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Élisée Nguémalé, déjà victime d’un tabassage en novembre, subit une nouvelle attaque de Doctrouvé samedi dernier, en plein cœur de l’institution chargée de superviser les Élections.

 

Les faits se sont déroulés ce samedi 31 janvier 2025, en pleine journée, devant témoins et les forces de l’ordre. Le conseil constitutionnel de Bangui a été le cadre d’une violence publique qui a nécessité l’intervention du président de l’institution et d’un huissier de justice.

 

Élisée Nguémalé, candidat aux législatives dans la Sangha-Mbaéré, était venu chercher des informations sur l’état de ses requêtes. Il sortait de la bibliothèque de l’Alliance française et avait décidé de faire un détour par le conseil constitutionnel avant de rentrer chez lui.

 

Un autre candidat de la Sangha-Mbaéré lui avait également demandé de vérifier le statut de son dossier. C’est dans ce contexte que Nguémalé s’est rendu au conseil constitutionnel, sans se douter de ce qui l’attendait sur place.

 

À peine descendu de sa moto sur le parking de l’institution, il tombe sur Euloge Doctrouvé. Ce dernier, candidat dans la Basse-Kotto, l’interpelle immédiatement avec agressivité.

 

« C’est toi Élisée Nguémalé ? », lance Doctrouvé d’un ton menaçant. La simple réponse affirmative de Nguémalé déclenche une réaction violente et inattendue de la part de son interlocuteur.

 

Doctrouvé se jette alors sur lui en hurlant des menaces de mort. L’agression se déroule en plein cœur de l’enceinte de la justice électorale, là où justement les candidats devraient trouver protection et équité.

 

Les militaires en faction interviennent rapidement pour séparer les deux hommes. Ils retiennent Nguémalé sur place et l’empêchent de quitter les lieux dans l’immédiat.

 

Un appel est aussitôt passé au président du conseil constitutionnel qui arrive rapidement sur les lieux. Après avoir entendu les témoignages des personnes présentes, il ordonne la venue d’un huissier de justice pour officialiser les constats.

 

L’huissier établit alors un procès-verbal de constat détaillé. Tout est consigné noir sur blanc : l’agression, le lieu, les circonstances exactes et les témoignages recueillis sur place.

 

Pendant ce temps, contre toute attente, Doctrouvé quitte tranquillement l’enceinte du conseil. Les militaires le laissent partir sans opposition ni interpellation, alors même que l’agression vient de se produire sous leurs yeux.

 

L’agresseur sort donc librement tandis que sa victime reste pour les formalités administratives. Cette scène interroge sur le traitement différencié réservé aux deux protagonistes de l’incident par les forces de sécurité présentes.

 

Il est important de signaler que cette violence trouve son origine dans une requête déposée par Nguémalé quelques semaines auparavant. Le leader de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique avait saisi le conseil constitutionnel contre la candidature de Doctrouvé aux législatives.

 

La raison invoquée dans cette requête était claire : Doctrouvé dirige une milice armée qui terrorise les habitants de Bangui. Nguémalé lui-même en avait déjà été victime par le passé, ce qui donnait du poids à sa démarche juridique.

 

Rappelons que le 24 novembre dernier, Nguémalé avait été tabassé dans un restaurant situé avenue des Martyrs, dans le cinquième arrondissement. L’agression avait duré plus de dix minutes, devant des témoins médusés et impuissants.

 

Cinq hommes musclés l’avaient roué de coups pendant qu’un capitaine de l’armée, présent dans le restaurant, regardait sans intervenir. Doctrouvé avait organisé l’opération après être venu repérer sa cible quelques minutes plus tôt, comme l’ont confirmé plusieurs témoins interrogés par la rédaction du CNC.

 

Cette première attaque avait suivi les menaces publiques du ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapandé. Le ministre avait interdit à Nguémalé de s’exprimer dans les médias après que celui-ci eut déposé une requête contestant la candidature du président Touadéra.

 

Quelques jours seulement après le passage à tabac de novembre, Doctrouvé recevait une médaille de reconnaissance lors de la fête nationale du 1er décembre. Le timing de cette décoration n’a échappé à personne et a provoqué de nombreuses interrogations dans l’opinion publique.

 

Le parcours de Doctrouvé démontre les mécanismes du pouvoir actuel et ses contradictions. Entre 2018 et 2019, il critiquait violemment le régime depuis son exil au Congo-Brazzaville, tenant des propos particulièrement durs contre les autorités.

 

Il insultait le président de l’Assemblée nationale et dénonçait ce qu’il appelait un gouvernement criminel. Son retour au pays a coïncidé avec un changement radical de positionnement politique qui a surpris bon nombre d’observateurs.

 

Depuis 2019, Doctrouvé s’est transformé en défenseur acharné du régime en place. Il multiplie les attaques contre les opposants et les voix critiques, adoptant une posture diamétralement opposée à celle de ses années d’exil.

 

Sa milice recrute d’anciens membres des Requins, le groupe paramilitaire de Doneng Héritier, aujourd’hui ministre de la Jeunesse et des Sports. Certains de ces hommes ont été intégrés dans l’armée, la gendarmerie ou la garde présidentielle avant de rejoindre la nouvelle structure dirigée par Doctrouvé.

 

Le lundi 18 novembre, un pasteur apôtre avait été assassiné dans le quatrième arrondissement de Bangui. Les témoignages recueillis sur le terrain pointaient déjà vers le groupe de Doctrouvé, selon les informations circulant dans les quartiers.

 

L’information avait largement circulé sur Facebook et WhatsApp, alimentant les discussions et les inquiétudes. Puis était venue l’agression de Nguémalé dans le restaurant, suivie maintenant de celle du conseil constitutionnel, établissant un schéma répétitif de violence.

 

Deux agressions du même homme contre la même victime, à quelques semaines d’intervalle seulement. La première devant un officier

de l’armée qui n’intervient pas, la seconde devant les militaires du conseil constitutionnel qui laissent partir l’agresseur.

 

Entre les deux agressions, une médaille présidentielle vient récompenser Doctrouvé. Le président du conseil constitutionnel et l’huissier ont établi les constats officiels, les preuves sont là, consignées dans les procès-verbaux​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Battu sèchement dès le premier tour à Bria 1, Ernest Mada refuse sa défaite et harcèle le Conseil constitutionnel pour tenter d’invalider le vainqueur, Max Balénda  

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Battu sèchement dès le premier tour à Bria 1, Ernest Mada refuse sa défaite et harcèle le Conseil constitutionnel pour tenter d’invalider le vainqueur, Max Balénda  

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ernest-mada.jpg” data-wpel-link=”internal”>Battu sèchement dès le premier tour à Bria 1, Ernest Mada refuse sa défaite et harcèle le Conseil constitutionnel pour tenter d’invalider le vainqueur, Max Balénda  
Ernest Mada, ministre en charge du secrétariat du gouvernementScreenshot, pris en flagrant délit du vol au ministère de l’éducation

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après son revers cuisant à Bria 1, le ministre Ernest Mada concentre tous ses efforts sur le Conseil constitutionnel pour tenter d’invalider son redoutable rival Max Balénda, déclaré vainqueur par l’autorité nationale des Élections dès le premier tour avec plus de 60% des suffrages.

 

Ernest Mada occupe actuellement le poste de ministre chargé du secrétariat général du gouvernement. Mais ce titre prestigieux ne suffit visiblement pas à apaiser sa frustration électorale dans la circonscription de Bria 1, où il ambitionnait de représenter le parti au pouvoir, le MCU.

 

L’histoire de cette bataille commence bien avant le scrutin général, lors des primaires du MCU. À cette étape importante, Ernest Mada s’était déjà heurté à la popularité de Max Balénda, le député sortant qui l’avait largement devancé. Ce premier revers aurait dû lui servir d’avertissement sur la difficulté de sa mission.

 

Refusant d’admettre cette première défaite, Ernest Mada avait alors choisi la voie juridique. Il s’était tourné vers le tribunal administratif avec une requête visant à disqualifier purement et simplement Max Balénda de la course électorale. Cette tentative de contourner le verdict des urnes s’était soldée par un échec retentissant.

 

Les magistrats du tribunal administratif lui avaient donné tort sans ambiguïté, estimant sa demande infondée. Mais loin de se décourager, Ernest Mada était revenu à la charge avec une nouvelle requête devant la même juridiction. Il espérait ainsi obtenir l’annulation de la candidature de son adversaire avant même le scrutin général.

 

Cette seconde offensive juridique connut le même sort que la première : un rejet catégorique. Le tribunal administratif maintint sa position initiale, ouvrant ainsi la voie au déroulement normal du scrutin. Les deux hommes allaient donc s’affronter devant les électeurs de Bria 1, qui auraient le dernier mot.

 

Le jour du vote arriva et le verdict des urnes fut sans appel. Max Balénda récolta initialement 15 000 voix, un chiffre ramené à 12 000 par l’Autorité nationale des Élections après vérification. Face à lui, Ernest Mada n’obtint qu’un millier de suffrages, soit un écart de plus de dix contre un.

 

Cette disproportion signifiait une victoire écrasante dès le premier tour pour le député sortant, qui dépassait largement les 60 % requis. Pourtant, même confronté à cette réalité arithmétique implacable, Ernest Mada refusa d’accepter sa défaite. Il décida alors de porter son combat devant une nouvelle instance : le Conseil constitutionnel.

 

Depuis plusieurs jours maintenant, toute son énergie se concentre sur cette institution suprême. Ernest Mada multiplie les démarches auprès des juges constitutionnels, espérant les convaincre d’invalider l’élection de Max Balénda malgré l’évidence des chiffres. Mais cette bataille s’annonce ardue, car plusieurs magistrats se montrent réticents à soutenir une cause aussi fragile.

 

Devant ces résistances, Ernest Mada a choisi de concentrer ses efforts sur une cible précise. Il s’agit de la juge Sylvie Naïssem, vice-présidente du Conseil constitutionnel, qu’il tente de rallier à sa cause par divers moyens. Le 17 janvier dernier, vers 19 heures, une première rencontre a eu lieu entre le ministre et la juge constitutionnelle.

 

Lors de cet entretien, madame Naïssem lui aurait fait comprendre la difficulté de sa démarche. L’écart considérable entre les deux candidats rendait toute contestation difficilement défendable sur le plan juridique. Mais Ernest Mada, loin de se laisser décourager par cet avis, a décidé de persévérer dans sa stratégie.

 

Il affirme d’ailleurs publiquement avoir déjà rallié trois juges à sa cause. Selon ses propres déclarations, il ne lui manquerait plus qu’un quatrième juge pour obtenir la majorité nécessaire au sein du Conseil constitutionnel. Cette recherche active d’un soutien supplémentaire l’a conduit à intensifier ses démarches auprès de madame Naïsem.

 

Le 28 janvier, soit onze jours après leur première entrevue, Ernest Mada a renouvelé son approche. Cette fois, il a préféré envoyer des émissaires plutôt que de se présenter lui-même devant la vice-présidente. La nature exacte de cette mission reste floue, alimentant diverses spéculations dans les milieux politiques de Bangui.

 

Certaines voix évoquent des tentatives de corruption, d’autres parlent simplement de pressions politiques classiques. Quoi qu’il en soit, la détermination d’Ernest Mada ne faiblit pas, malgré les obstacles juridiques et l’opposition de plusieurs juges. Cette obstination s’explique peut-être par les multiples casquettes qu’il porte au sein de l’appareil du MCU.

 

En plus de son portefeuille ministériel, il exerce les fonctions de directeur de cabinet du directeur national des campagnes du parti au pouvoir. Ce directeur national n’est autre que le président de l’Assemblée nationale, lui-même premier secrétaire du MCU. Ernest Mada dispose donc d’un réseau étendu et d’influences qu’il compte bien mobiliser dans cette bataille.

 

Durant la campagne électorale, il n’avait d’ailleurs pas caché ses intentions devant les habitants de Bria 1. Sur le terrain, devant témoins, il répétait à qui voulait l’entendre qu’il changerait le cours des choses au niveau du Conseil constitutionnel. Même si une seule personne votait pour lui, voire aucune, il promettait de mobiliser tout son poids politique.

 

Aujourd’hui, ces déclarations prennent tout leur sens et ne ressemblent plus à de simples paroles en l’air. Ernest Mada agit exactement comme il l’avait annoncé, perturbant le processus électoral et tentant d’influencer les membres du Conseil constitutionnel. Reste à savoir si ses manœuvres répétées auprès de madame Sylvie Naïsem aboutiront ou si la justice constitutionnelle résistera à ces pressions​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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CENTRAFRIQUE : LA CRISE ÉNERGÉTIQUE, SYMPTÔME D’UNE FAILLITE DE GOUVERNANCE À L’AUBE DE LA SEPTIÈME RÉPUBLIQUE.

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LA CRISE ÉNERGÉTIQUE, SYMPTÔME D’UNE FAILLITE DE GOUVERNANCE À L’AUBE DE LA SEPTIÈME RÉPUBLIQUE.

 

Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : LA CRISE ÉNERGÉTIQUE, SYMPTÔME D'UNE FAILLITE DE GOUVERNANCE À L'AUBE DE LA SEPTIÈME RÉPUBLIQUE.
Entrée du rondpoint zero du centre ville de la capitale centrafricaine Bangui. CopyrightCNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis plus d’une dizaine de jours, la capitale centrafricaine traverse une période très sombre de son histoire.

 

Il s’agit d’une crise énergétique récurrente plus particulièrement d’une peinerie aiguë de distribution d’électricité et d’eau potable aux consommateurs.

 

Les établissements publics et privés, les entreprises, les commerces ainsi que la population banguissoise agonisent sous le poids du dysfonctionnement de ces deux entreprises de souveraineté qui distribuent l’électricité et l’eau potable.

 

Ce phénomène qui n’est pas nouveau aux consommateurs freine d’une part la croissance économique en fragilisant la production et d’autre part dégrade les conditions de vie des centrafricains et impacte la vie sociale, les secteurs de l’éducation, de la santé etc…

 

Ce fléau qui s’est accentué graduellement sous le magistère de ce régime despotique est la derivée du manque chronique de planification, de budget d’investissement ou d’extension, de maintenance ou de modernisation des infrastructures, de l’absence d’une réforme efficace ainsi que de sérieux problème de gouvernance.

 

Cette crise énergétique récurrente qui n’est une surprise ni une fatalité dépasse un simple effondrement technique ou structurel mais elle est le reflet ou la révélation d’un échec de gouvernance basé sur l’improvisation devenue la règle, la corruption, la prédation, les détournements des fonds alloués aux investissements ou à la modernisation des infrastructures vetustes.

 

Par ailleurs, cette crise énergétique devenue familière où le peuple s’efforce à s’adapter au phénomène interroge ou fait réfléchir sur la capacité du pouvoir de Bangui à répondre favorablement aux besoins vitaux de la population ainsi qu’à sa capacité à impulser une réforme efficace et ses limites à s’inscrire dans la dynamique d’un développement durable.

 

L’on constate avec stupeur que le discours du Président de la République à la nation après la proclamation des résultats définitifs des Élections présidentielles par le conseil constitutionnel contraste avec ce constat car mensonger et creux de contenus.

 

L’on en déduit au final que ce pouvoir tyrannique se préoccupe beaucoup plus pour sa survie que de s’occuper des intérêts de la population qui n’aspire qu’au minimum.

 

Face à ce désarroi, le citoyen lambda abandonné à son propre sort s’interroge :

 

1- Les besoins primaires de ce peuple sont-ils réellement des priorités pour ce pouvoir ?

 

2- La récurrence des problèmes d’eau et d’électricité en Centrafrique relève-t-elle de la négligence, de sabotage, du mépris envers les besoins fondamentaux du peuple, de l’incompétence ou de l’incapacité du pouvoir à satisfaire une de ses responsabilités régaliennes ?

 

3- En conséquence de ce qui précède, pourquoi forcer de manière illégale un mandat supplémentaire si ce n’est pour prolonger la souffrance d’un peuple déjà martyrisé et agonisant ?

 

4- En d’autres termes, à quoi servira cette septième République si le pouvoir de Bangui peine à fournir le minimum de besoins vitaux à la population ?

 

5- Face à cette incapacité de gestion et au manque d’idées novatrices devenuent virales, pourquoi le pouvoir de Bangui ne privatise t-il pas les deux sociétés de distribution d’électricité et d’eau potable ?

 

N’oublions pas que la fourniture adaptée de l’électricité est un levier indispensable au développement tous azimuts d’un pays et que la distribution d’eau potable à la population contribue à l’amélioration de la santé et réduit sensiblement l’espérance de vie qui est lui aussi un indicateur de croissance économique.

 

En attendant cette septième République pour la consécration de l’illusion, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signale que forcer un mandat supplémentaire illégal n’est pas la solution idoine aux maux centrafricains car il n’est qu’une aggravation des causes du problème c’est-à-dire qu’il ne fait que prolonger un pouvoir mais ne résout pas la crise qui à la longue risque de vous rattraper.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…

 

Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements, vos mépris envers le peuple sont légitimes et légaux.

 

Ce pays qui symbolise le sacrifice de vie et l’héritage du feu Président fondateur Barthélémy Boganda à connu de pires tyrans que vous mais qui ont fini leur mégalomanie dans la poubelle de l’histoire.

 

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial où on negocie des mandats supplémentaires indéfiniment mais au contraire il s’agit d’une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir.

 

Attention Monsieur le tyran, nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

 

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

 

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

 

Limassa le 31Janvier 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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RCA : L’Autorité nationale des élections affole les Centrafricains avec des SMS pathétiques à répétition sur la paix

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RCA : L’Autorité nationale des Élections affole les Centrafricains avec des SMS pathétiques à répétition sur la paix

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/debandade-au-quartier-PK12-lors-des-affrontements-opposant-les-rebelles-de-la-CPC-et-les-forces-de-lors-le-13-janvier-2021-photo-CNC.png” data-wpel-link=”internal”>RCA : L’Autorité nationale des élections affole les Centrafricains avec des SMS pathétiques à répétition sur la paix
Image d’illustration du quartier PK12, débandade de la population à l’annonce de l’arrivée des rebelles de la CPC.

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis le scrutin du 28 décembre 2025 qui a regroupé la présidentielle, les législatives, les régionales et les municipales, l’Autorité nationale des Élections (ANE) multiplie les messages téléphoniques auprès de la population. Une campagne qui provoque l’inquiétude des citoyens.

 

Les opérateurs de téléphonie mobile bombardent quotidiennement les Centrafricains de SMS commandés par l’ANE. Entre 10 et 15 messages par jour arrivent sur les téléphones portables, tous centrés sur un même thème : la paix. « Attendez l’Autorité nationale des Élections », « Préservez la paix », « Cultivez la paix »,  les formulations varient peu mais la cadence reste effrénée.

 

Cette avalanche de communications commence à agacer sérieusement les destinataires. Sur les réseaux sociaux, les réactions se multiplient avec une question qui revient sans cesse : pourquoi tant d’insistance sur la paix si tout va bien ? Des internautes ironisent déjà en disant qu’on leur demande de « nourrir la paix, habiller la paix, coucher la paix ». D’autres, plus inquiets, se demandent s’ils devront bientôt se réfugier dans la forêt.

 

Le décalage entre le discours officiel et cette campagne massive dérange. Pendant plus de dix ans, le gouvernement a martelé que la paix était revenue, que le territoire était sous contrôle, que la normalité avait repris ses droits. Alors pourquoi cette urgence soudaine à rappeler aux citoyens qu’ils doivent chérir la paix ?

 

Les Centrafricains ne sont pas dupes. Quand une institution se met à répéter un message avec autant d’acharnement, c’est généralement que la réalité dit autre chose. Si la paix régnait vraiment, personne n’aurait besoin de recevoir quinze SMS par jour pour s’en souvenir. Les gens sentent bien qu’on leur cache quelque chose, qu’une menace plane sans qu’on ose la nommer clairement.

 

L’élection du 28 décembre a déjà laissé un goût amer. Les observateurs ont rapporté des bourrage d’urnes, des falsifications de procès-verbaux, une organisation défaillante. L’ANE a annoncé un taux de participation de 50%, alors que les estimations indépendantes tournent plutôt entre 30 et 40%. Le processus électoral était déjà fragilisé, et voilà maintenant que l’institution chargée de gérer ce scrutin se lance dans une opération de communication qui ressemble davantage à une tentative de contrôle psychologique qu’à de l’information civique.

 

En saturant les téléphones de la population avec ces appels incessants à la paix, l’ANE et le gouvernement obtiennent exactement l’effet inverse de celui recherché. Au lieu de rassurer, ils alimentent la panique. Au lieu de calmer les esprits, ils réveillent les peurs. Les Centrafricains se mettent à imaginer le pire : une violence imminente, des troubles à venir, une catastrophe qu’on leur prépare en douce.

 

Cette stratégie de communication montre surtout que les autorités ont perdu le contact avec la population. Elles croient bien faire en multipliant les messages, alors qu’elles ne font qu’aggraver la méfiance. Après le hold-up électoral, après les manipulations du processus démocratique, voici maintenant qu’elles s’attaquent au moral des citoyens en les inondant de mises en garde anxiogènes.

 

Les réseaux sociaux bouillonnent désormais de commentaires sarcastiques et de vraies interrogations. Certains se demandent si les dirigeants eux-mêmes ne préparent pas leurs valises pour partir se cacher quelque part. D’autres veulent savoir ce que le gouvernement sait et qu’il refuse de partager avec le peuple. Beaucoup exigent qu’on leur dise enfin la vérité au lieu de les noyer sous des slogans creux.

 

L’ANE pensait peut-être apaiser la situation en rappelant aux Centrafricains l’importance de la paix. Elle a surtout réussi à les convaincre que quelque chose de grave se tramait dans l’ombre. Quand on vous répète quinze fois par jour de rester calme, vous finissez par comprendre qu’on vous prépare à un choc. Et quand ce message vient d’une institution qui vient d’organiser une élection contestée, la confiance n’est déjà plus au rendez-vous.

 

La population centrafricaine n’est pas composée d’enfants qu’on endort avec des berceuses. Les citoyens ont une mémoire, une capacité d’analyse, et surtout une expérience douloureuse des moments où les autorités leur ont menti. Ils savent reconnaître quand on les manipule, quand on les infantilise, quand on leur fait perdre leurs repères pour mieux les contrôler.

 

Cette opération de SMS massifs restera comme un exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire en communication de crise. Au lieu de construire la confiance, elle la détruit. Au lieu d’informer, elle désinforme. Au lieu de rassembler, elle divise. Et pendant ce temps, les vraies questions restent sans réponse : que se passe-t-il réellement dans le pays, quelles menaces pèsent sur la population, et pourquoi les autorités ont-elles décidé de cacher la vérité derrière un rideau de fumée fait de messages téléphoniques répétitifs​​​​​​​​​​​​​​​​

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : sanctions contre des soldats ayant refusé de mourir à Bambouti

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sanctions contre des soldats ayant refusé de mourir à Bambouti

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-soldats-faca-dans-le-village-de-koumboli-a-5-kilometres-de-zemio-au-sud-east-de-la-rca.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : sanctions contre des soldats ayant refusé de mourir à Bambouti
Les soldats FACA dans le village de Koumboli, à 5 kilomètres de Zémio, au sud-EAst de la RCA

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’état-major a sanctionné des soldats qui se sont enfuis au Soudan du Sud lors de l’assaut de Bambouti, ville frontalière prise par les miliciens Azandé fin décembre.

 

Bambouti se trouve dans l’extrême sud-est du pays, à quelque 1300 kilomètres de Bangui. Cette localité frontalière avec le Soudan du Sud reste l’une des zones les plus délaissées du territoire centrafricain. Les militaires qui y sont déployés manquent de tout, depuis l’équipement jusqu’aux munitions.

 

Le 28 décembre dernier, des miliciens Azandé ont lancé leur offensive contre la ville. L’attaque a pris par surprise la petite garnison locale, mal préparée et insuffisamment armée. En moins d’une heure, les assaillants contrôlaient entièrement Bambouti.

 

Face à cette situation, la plupart des soldats ont quitté leurs positions en catastrophe. Deux ou trois d’entre eux se sont réfugiés auprès de la Minusca. D’autres ont franchi la frontière vers le Soudan du Sud pour demander l’asile temporaire, espérant échapper au danger immédiat.

 

Pendant ce temps, aucune riposte n’est venue de Bangui. Les mercenaires russes n’ont repris la ville que dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2026, soit une semaine complète après la débâcle. Leur contre-offensive a coûté six vies parmi leurs rangs et fait un blessé, démontrant l’intensité des combats.

 

Malgré ces faits, l’état-major à Bangui a choisi de rétrograder une dizaine de militaires qui s’étaient réfugiés au Soudan du Sud. Cette décision intervient alors que les conditions de défense étaient manifestement précaires. Les hommes isolés, démunis de matériel convenable, ont préféré la survie à une mort certaine.

 

La rigueur de cette sanction apparaît décalée. Même les forces russes mieux équipées ont subi des pertes lors de la reconquête. Comment reprocher à des soldats abandonnés dans un coin reculé d’avoir refusé de mourir inutilement ? L’état-major semble ignorer les conditions réelles sur le terrain.

 

Peut-être cherche-t-il à montrer au monde qu’il applique des sanctions disciplinaires, histoire de sauver les apparences. Les soldats dégradés avaient simplement refusé de périr dans une bataille perdue d’avance, sans soutien ni munitions suffisantes face à un ennemi déterminé.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

 

Par Éric Nzapa

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Bangui : le quartier KM5 s’apprête à descendre dans la rue contre les coupures d’électricité et d’eau

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Bangui : le quartier KM5 s’apprête à descendre dans la rue contre les coupures d’électricité et d’eau

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/Carrefour-Km5.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bangui : le quartier KM5 s’apprête à descendre dans la rue contre les coupures d’électricité et d’eau
Image d’illustration du Carrefour Km5, dans le troisième arrondissement de Bangui. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis plus d’une décennie, la capitale centrafricaine subit des pénuries récurrentes d’eau et d’électricité. Ces privations s’aggravent progressivement et affectent tous les quartiers de la ville de Bangui.

 

Depuis quelques semaines, une tension particulière règne au quartier KM5. Selon nos observations, les habitants et les commerçants du secteur manifesteraient leur mécontentement face aux privations qui paralysent leurs activités. Des informations font état de la confection de pancartes en carton, sur lesquelles seraient inscrits des messages relatifs au « manque d’eau et d’électricité au KM5 ».

 

Cette situation n’épargne aucun secteur de la capitale. Tous les quartiers subissent quotidiennement les conséquences de ces défaillances qui durent maintenant depuis plus de dix ans. Les robinets restent secs pendant des semaines entières tandis que les ampoules s’éteignent de leur côté.

 

Dans ce contexte, les commerçants  du marché enregistrent des pertes considérables. Dans les quartiers, au sein des familles, les réserves se gâtent faute de réfrigération. L’éclairage insuffisant complique les transactions en soirée et l’eau manque pour la consommation propre et les activités domestiques.

Devant ces difficultés, l’intention d’organiser une marche de protestation commence à circuler doucement dans la capitale, et le quartier KM5 prend le devant. Les habitants en auraient assez d’adapter leur vie à ces contraintes permanentes.

 

Par Brahim Sallé

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Drame à Batangafo : un éleveur peul tué dans des affrontements liés à la transhumance

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Drame à Batangafo : un éleveur peul tué dans des affrontements liés à la transhumance

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/troupeau-de-boeufs.jpg” data-wpel-link=”internal”>Drame à Batangafo : un éleveur peul tué dans des affrontements liés à la transhumance
Un troupeau de bœuf en pâturage à Baoro en Centrafrique. CopyrightCNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Comme chaque année, l’arrivée de la saison sèche ravive les frictions entre éleveurs et cultivateurs dans plusieurs régions centrafricaines, et cette fois-ci, le sang a coulé.

 

À une vingtaine de kilomètres de Batangafo entre Bouca et Damaya, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, la période de transhumance du bétail coïncide avec l’assèchement progressif des terres. Cette combinaison crée un terrain propice aux heurts entre les communautés qui partagent le même espace depuis des décennies.

 

Après des incidents signalés dans Lim-Pendé, la Mambéré, l’Ouham-Pendé, la Nana-Mambéré et la Mambéré-Kadéï, c’est désormais l’Ouham-Fafa qui enregistre le plus grave dérapage. Il y a environ une semaine, un berger peul a perdu la vie près de Batangafo, et son troupeau a disparu entre les mains de ses agresseurs.

 

D’après les informations rassemblées par la rédaction de CNC, les paysans du coin reprochaient aux éleveurs de laisser délibérément leurs bêtes divaguer dans les plantations. Excédés, les jeunes villageois se sont emportés et ont pris à partie le berger, qui n’a pas survécu à l’agression. Ses animaux se sont évanouis dans la nature.

 

Cette spirale de violence se répète chaque année sans qu’aucune solution durable ne soit mise en place. Le problème perdure depuis de nombreuses saisons et les autorités actuelles semblent davantage préoccupées par des révisions constitutionnelles et la prolongation de leur mandat.

 

Les questions de sécurité et de bien-être des populations restent au second plan alors que les communautés rurales continuent de régler leurs différends dans la douleur​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Justin Manza

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Les otages de Bambouti donnent signe de vie depuis leur captivité et sollicite l’appui du cardinal Nzapalaïnga pour leur libération

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Les otages de Bambouti donnent signe de vie depuis leur captivité et sollicite l’appui du Cardinal Nzapalaïnga pour leur libération

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Près d’un mois après l’enlèvement des autorités de Bambouti par des miliciens Azandé le  28 décembre 2025, les assaillants ont diffusé un enregistrement sonore prouvant que leurs prisonniers sont toujours en vie.

 

Finalement, les miliciens Azandé ont tenu leur engagement en publiant un message audio dans lequel le commandant de brigade de la gendarmerie de Bambouti s’exprime directement. Dans cet enregistrement obtenu par CNC, l’officier assure que lui-même, la sous-préfète et les deux agents de l’Autorité nationale des Élections capturés le 28 décembre dernier se portent bien et reçoivent de la nourriture.

 

Toutefois, le ton change lorsque le commandant évoque les raids aériens menés par les forces de la milice Wagner. Il déplore ces bombardements aveugles qui frappent la forêt sans distinction. Selon lui, ces attaques s’expliquent peut-être par l’ignorance des autorités quant au sort réel des otages.

 

Maintenant que la preuve de leur survie est établie, le commandant lance un appel aux responsables pour qu’ils cessent immédiatement ces frappes aériennes. Il juge ces opérations dangereuses pour la sécurité des captifs et plaide pour une autre approche.

 

La solution passe désormais par le dialogue, insiste l’officier dans son message. Il propose explicitement que le cardinal Nzapalaïnga serve de médiateur dans les pourparlers en vue de leur libération.

 

Les miliciens azandés avaient promis de fournir prochainement des témoignages visuels et sonores de l’ensemble des personnes détenues. Ils ont commencé à honorer cette promesse en transmettant cet enregistrement vocal. CNC a reçu une copie de cet audio et prévoit de le mettre à disposition du public dans les heures qui viennent.​

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Par Éric Nzapa

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Poutine attendu en 2026  en Centrafrique ? À Ndélé, les Wagner prépare déjà son arrivée

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Poutine attendu en 2026  en Centrafrique  :  Wagner prépare-t-il déjà sa villa à Ndélé ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Poutine-et-Touadera-a-Moscou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Poutine attendu en 2026 en Centrafrique ? Wagner prépare-t-il déjà sa villa à Ndélé ? le faux don russe de carburant en Centrafrique : comment les 30 000 tonnes de litres transportées par un navire de la mafia russe pour un régime criminel de Bangui
Poutine et Touadera à Moscou, le 15 janvier 2025

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le bruit propagé par l’équipe de communication de Touadera sur les réseaux sociaux court que Poutine viendra en Centrafrique en 2026, invité par Touadéra lui-même. Pendant ce temps, Wagner transforme sa base de Ndélé en véritable forteresse ultra-sécurisée, comme s’ils préparaient l’accueil du président russe Vladimir Poutine dans cette ville de Bamingui-Bangoran.

 

Les réseaux sociaux bruissent depuis plusieurs semaines de cette information : Vladimir Poutine foulerait le sol centrafricain dans les mois à venir, à l’invitation du dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra. Personne ne peut confirmer cette venue avec certitude, mais à Ndélé, les mercenaires russes du groupe Wagner agissent comme si l’événement était déjà acté. Leur base militaire subit une transformation spectaculaire, digne d’un site destiné à héberger une personnalité de premier plan.

 

Les habitants de la ville observent avec stupéfaction les travaux entrepris par Wagner autour de leur base. Des tranchées entaillent le sol, des barricades surgissent à chaque intersection stratégique, des ralentisseurs massifs déforment la chaussée avec des dos d’ânes, des gendarmes couchés. Tout le périmètre prend des allures de zone militaire hautement sécurisée, comme si les Russes anticipaient une menace de guerre imminente ou ils préparent la réception d’un invité exceptionnel.

 

Mais voilà le paradoxe spectaculaire : de quel ennemi Wagner cherche-t-il à se protéger avec une telle préparation ? Le groupe se présente pourtant comme une force dure et invincible, capable de repousser n’importe quelle attaque. Alors pourquoi ce déploiement défensif aussi exagéré ? Contre qui fabriquent-ils ces barrages ? Les fantômes ? Cette débauche de moyens laisse sans voix. Si aucune menace sérieuse ne pèse sur eux, ces aménagements ressemblent davantage aux préparatifs d’une installation durable et prestigieuse qu’à des mesures de protection militaire classique.

 

Le plus choquant reste le sort réservé à la route principale de Ndélé. Cette voie, rénovée récemment par l’UNOPS via la Minusca, devait relier la ville de Ndélé, en passant par la gendarmerie vers la ville de Bamingui sur une route propre et fluide pour les usagers. Des millions ont été dépensés dans ce chantier financé par les nations-unies. La route était neuve, la circulation enfin apaisée. Aujourd’hui, ce tronçon ressemble à un champ de bataille crée par Wagner.

 

Ce groupe criminel russe a sciemment déchiré cette infrastructure routière. Les mercenaires ont creusé la chaussée à plusieurs endroits, installé des obstacles métalliques et poser des dos d’ânes  pour façonner des ralentisseurs démesurés à tous les passants. La route qui longe leur base est devenue impraticable pour les véhicules. Les camions, les pick-up, les tricycles et même les motos-taxis évitent désormais ce passage. Tout le monde préfère rallonger son trajet en contournant par le quartier Mare Vie Clair plutôt que d’affronter ce parcours du combattant.

 

Comment expliquer qu’une force des mercenaires s’arroge le droit de saccager une réalisation de l’ONU sans que personne ne lève le doigt? La Minusca a dépensé des sommes colossales pour désenclaver cette région. L’UNOPS a mobilisé des experts, du matériel, des équipes entières pour mener à bien ce projet. Et quelques mois après la livraison, Wagner détruit méthodiquement le fruit de ces efforts. Les autorités centrafricaines restent muettes. Le silence règne pendant que les Wagner déchirent le sols.

 

Pendant ce temps, à Ndélé, la population s’interroge ouvertement sur les véritables intentions de Wagner. Si vraiment Poutine doit venir, ces aménagements prendraient un sens. Une visite présidentielle exige des mesures de sécurité drastiques, un périmètre verrouillé, des accès contrôlés. Mais pour une simple base militaire opérationnelle ? Ces précautions paraissent démesurées, plutôt de la folie. À moins que Wagner ne transforme progressivement ce site en résidence permanente du dictateur Faustin-Archange Touadera, la poupée des russes.

 

Alors, quel financement russe investi dans le développement du pays? Ou les russes sont en RCA pour détruire ce pays et protéger leur dictateur Faustin-Archange Touadera? C Vraiment le contraire de ce qu’on entend à la longueur de la journée et la réalité de ce qui se passe. Pour le dictateur Faustin-Archange Touadera, Moscou et Bangui vantent un partenariat basé sur le respect mutuel et le développement. Pourtant, à Ndélé, les Russes piétinent allègrement les investissements internationaux destinés aux Centrafricains. Ils remodèlent l’espace public selon leur bon vouloir, sans consultation ni compensation. Cette attitude rappelle davantage celle d’une puissance occupante que celle d’un allié respectueux de la souveraineté de son hôte.

 

Par Barthelemy Kossi

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Vive tension à la frontière du Soudan du sud avec la Centrafrique après l’arrestation d’un soldat sud-soudanais  à Bambouti

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Vive tension à la frontière du Soudan du sud avec la Centrafrique après l’arrestation d’un soldat sud-soudanais  à Bambouti

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/la-remise-du-soldat-sud-soudanais-aux-autorites-sud-soudanaise-ce-mercredi-28-janvier-2026-photo-cnc.webp” data-wpel-link=”internal”>Vive tension à la frontière du Soudan du sud avec la Centrafrique après l’arrestation d’un soldat sud-soudanais à Bambouti
La remise du soldat sud-soudanais aux autorités sud-soudanaise ce mercredi 28 janvier 2026. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Mardi 27 janvier 2025, un militaire sud-soudanais a été interpellé par des Mercenaires russes et des éléments des forces armées centrafricaines près de Bambouti, déclenchant des frictions majeures entre les deux pays voisins.

 

L’incident trouve son origine dans les tactiques de construction du baraquement des troupes sud-soudanaises stationnées à la frontière. Privés de véritables infrastructures, ces militaires doivent bâtir leurs abris de fortune avec les moyens du bord, récupérant du bois et de la végétation dans les environs. C’est justement en quête de ces matériaux que le soldat en question a franchi la ligne de démarcation sans s’en apercevoir.

 

Occupé à rassembler branches et herbes pour ériger son campement de fortune, l’homme ne s’attendait pas à tomber nez à nez avec une patrouille mixte russo-centrafricaine. Les mercenaires russes, accompagnés de soldats FACA, l’ont aussitôt appréhendé et conduit au centre de Bambouti. Après un premier interrogatoire mené par les Russes, la décision fut prise de le transférer par avion vers Bangui, la capitale centrafricaine.

 

Mais la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre jusqu’à Juba. Dès l’arrivée du prisonnier à Obo, la colère a enflé du côté sud-soudanais. Les autorités militaires ont fait monter la pression par tous les canaux disponibles, diplomatiques comme tactiques. La situation devenait explosive, chaque heure qui passait ajoutant à l’inquiétude générale.

Vive tension à la frontière du Soudan du sud avec la Centrafrique après l’arrestation d’un soldat sud-soudanais à Bambouti
La remise du soldat sud-soudanais par les soldats FACA aux autorités sud-soudanaise ce mercredi 28 janvier 2026 vers 17 heures. Photo CNC

 

Devant l’ampleur de la crise naissante, les responsables centrafricains ont rapidement changé leur fusil d’épaule. Plutôt que de poursuivre l’acheminement vers Bangui, ils ont opté pour un retour immédiat du détenu à ses compatriotes. Un hélicoptère des Wagner a ramené le soldat de Obo jusqu’à Bambouti dans l’après – midi du mercredi 28 janvier 2026, avant qu’il ne soit officiellement remis aux autorités militaires sud-soudanaises quelques heures plus tard.

 

Cette restitution rapide a permis d’apaiser les esprits après vingt-quatre heures d’anxiété palpable dans la zone frontalière, où les autorités sud-soudanaises menacent de fermer leur frontière avec la RCA.

 

Cette affaire intervient quelques semaines seulement après une visite officielle du ministre centrafricain de la Défense au Soudan du Sud. Cette mission visait à négocier une éventuelle intervention du Groupe Wagner aux côtés du gouvernement de Juba, mais les discussions semblaient encore en cours au moment de l’incident. La libération du militaire a finalement permis de ramener la température à un niveau acceptable, bien que les questions de fond concernant la sécurité frontalière et la coopération militaire régionale demeurent​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Huit femmes élues sur 140 députés : l’ex-détenu Maxime Balalou transforme l’échec en “victoire”

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Huit femmes élues sur 140 députés : l’ex-détenu Maxime Balalou transforme l’échec en “victoire”

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Madame-Beatrice-Epaye-deputee-de-Markounda.jpg” data-wpel-link=”internal”>Huit femmes élues sur 140 députés : l’ex-détenu Maxime Balalou transforme l’échec en “victoire”
Madame Béatrice Épaye, députée de Markounda, membre du bureau des femmes parlementaires de Centrafrique

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’ex-détenu Maxime Balalou a l’art de transformer les désastres en triomphes. Lors de sa conférence de presse de reprise, le clepto-mythomane s’est félicité d’une “avancée notable” qui en dit long sur l’état déplorable de la représentativité féminine dans les institutions du pays.

 

« Il faut aussi à cet effet noter que huit femmes ont été élues dès la première étape marquant ici une avancée notable en matière de représentativité féminine dans les institutions issues de ce processus électoral », a déclaré Balalou avec un aplomb déconcertant.

 

Huit femmes. Sur 140 députés élus au premier tour. Soit à peine 5,7% de représentation féminine. Et le porte-parole du gouvernement ose parler d’“avancée notable” !

 

Le cerveau pathétique de ce gouvernement

Cette déclaration montre toute la perversité rhétorique de cet ex-détenu Maxime Balalou et, par extension, du gouvernement qu’il représente. Comment peut-on sérieusement qualifier d’“avancée” un tel échec? Comment peut-on se glorifier d’un résultat aussi catastrophique pour la parité ?

 

Dans un pays normal, où la population féminine représente environ la moitié des citoyens, avoir seulement huit femmes élues sur 140 sièges n’est pas une victoire. C’est un désastre. C’est une preuve claire de l’exclusion des femmes de la vie Politique nationale.

 

La novlangue du mythomane

Mais pour Balalou, passé maître dans l’art du mensonge et de la manipulation, il suffit d’ajouter les mots “avancée notable” pour que le public avale la pilule. Cette technique pathétique de transformer chaque échec en pseudo-victoire est devenue la marque de fabrique de ce gouvernement.

 

On ne comprend plus rien. Tout tourne très mal dans ce pays, très très mal. Et au lieu de reconnaître les problèmes structurels qui empêchent les femmes d’accéder aux responsabilités politiques, le porte-parole préfère nous servir une propagande grotesque qui insulte l’intelligence.

 

Un bilan désastre maquillé en progrès

Aucun nom n’a été cité. Aucune circonscription n’a été mentionnée. Aucune analyse n’a été proposée sur les raisons de cette sous-représentation dramatique. Juste une phrase creuse, prononcée du bout des lèvres, pour faire croire que le gouvernement se soucie de la parité.

 

La réalité est toute autre : avec seulement 5,7% de femmes élues au premier tour, le pays reste l’un des plus rétrogrades en matière de représentativité féminine. Et pendant que Maxime Balalou se congratule pour cette “avancée”, des dizaines de millions de femmes restent exclues des décisions qui concernent leur avenir.

 

Le cerveau détraqué d’un régime en déroute

Cette déclaration choquante résume à elle seule l’état d’esprit d’un gouvernement totalement déconnecté des réalités. Un gouvernement où le mensonge est érigé en système, où les échecs sont rebaptisés victoires, où un mythomane notoire peut impunément réécrire la réalité devant les caméras.

 

Huit femmes sur 140 députés. Une “avancée notable” selon Maxime Balalou. On se demande ce que serait pour lui un recul catastrophique.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Haut-Mbomou : les mercenaires russes de la milice Wagner sèment la terreur à Kobo

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Haut-Mbomou : les Mercenaires russes de la milice Wagner sèment la terreur à Kobo

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Wagner-ti-azande.jpg” data-wpel-link=”internal”>Haut-Mbomou : les mercenaires russes de la milice Wagner sèment la terreur à Kobo
Instructeur du groupe Wagner patrouillant avec des miliciens de la milice Azandé sur une route en terre battue

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lundi dernier, une patrouille de mercenaires russes de la milice Wagner a provoqué un vent de panique dans le village de Kobo, localité située à douze kilomètres d’Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou.

 

Les éléments de la milice russe Wagner, lourdement armés, ont quitté la ville d’Obo à bord de huit motos et d’un véhicule 4×4. Leur progression s’est faite lentement sur l’axe menant vers Bambouti, ville située à une centaine de kilomètres plus loin. Cette zone reste particulièrement exposée aux incursions de ces combattants russes, puisque Bambouti se trouve à seulement cinq kilomètres de la frontière avec le Soudan du Sud.

 

Sur leur trajet, le convoi a semé le désordre et la fuite généralisée parmi les populations des villages environnants d’Obo. Les paysans qui sont en route vers ladite ville pour aller vendre leurs récoltes ont subitement paniqué et jeter leurs marchandises au sol et fuient dans la brousse dès qu’ils ont aperçu les véhicules des mercenaires russes en provenance.

 

Comme vous le savez, la réputation meurtrière de ces mercenaires fait que dès leur présence, ou même la nouvelle de leur arrivée crée la panique au sein de la population. Ces criminels de Wagner n’hésitent jamais à abattre les civils qu’ils croisent sur les route, et ce, sans même dire un mot.

 

C’est ainsi que la nouvelle de leur arrivée a devancé leur arrivée à Kobo sème la panique au sein des habitants du village Kobo. À deux kilomètres, la population commence à se préparer. Dès que les habitants ont appris que les Wagner roulaient dans leur direction, l’alerte s’est propagée comme une traînée de poudre. Les familles ont rassemblé leurs enfants dans l’urgence, abandonnant tout sur leur passage pour gagner la forêt au plus vite.

 

Certains villageois ont même laissé leurs marmites sur le feu, tant la précipitation était intense. Personne ne voulait se trouver sur le chemin de ces hommes armés, connus pour leur absence totale de compassion envers les populations civiles. Les récits qui circulent dans la région racontent des exécutions sommaires et des tortures sauvages qui alimentent une peur permanente.

 

En quelques minutes à peine, Kobo s’est vidé entièrement de ses habitants. Les rues sont devenues désertes, les portes claquées à la hâte dans la course effrénée vers les abris naturels. Quand les mercenaires sont finalement entrés dans le village, ils n’ont trouvé qu’un décor abandonné, privé de toute présence humaine.

 

Leur présence sur place a duré exactement trente minutes. Durant ce laps de temps, ils ont patrouillé dans les allées vides du village avant de faire demi-tour vers Obo d’où ils étaient venus. L’objectif réel de cette incursion reste inconnu des habitants qui se posent encore de nombreuses questions sur les intentions de ces combattants.

 

S’agissait-il d’une simple opération destinée à terroriser la population, ou bien cherchaient-ils quelque chose de précis dans ce village ? Huit motos et un véhicule, tous remplis d’hommes armés jusqu’aux dents, pour une mission qui n’a duré qu’une demi-heure et qui s’est achevée par un retour immédiat à leur base.

 

Par Éric Nzapa

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Bocaranga : un soldat FACA, déployé à Ngoutéré, prête son arme et sa tenue à un marabout pour aller tuer une dame, l’opération tourne au fiasco, la population demande le départ des FACA

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Bocaranga : un Soldat FACA, déployé à Ngoutéré, prête son arme et sa tenue à un marabout pour aller tuer une dame, l’opération tourne au fiaco, la population demande le départ des FACA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bocaranga : un soldat FACA, déployé à Ngoutéré, prête son arme et sa tenue à un marabout pour aller tuer une dame, l’opération tourne au fiaco, la population demande le départ des FACA
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un événement hors du commun vient de bousculer la tranquillité du village Ngoutéré, situé à 45 kilomètres de Bocaranga sur l’axe de Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé.

 

Tout débute le mardi 20 janvier 2026 lorsqu’un enfant tombe gravement malade. Inquiets, ses parents décident de consulter un marabout pour comprendre l’origine du mal. Arrivée chez le marabout, celui-ci commence immédiatement ses pratiques sataniques pour tenter de savoir ce qui s’est passé. Après avoir effectué ses rites divinatoires, le marabout désigne une mère de famille du village comme responsable de la souffrance de l’enfant. Selon lui, cette femme aurait ensorcelé l’enfant.

 

La nouvelle se répand rapidement dans le village et les parents de l’enfant malade arrivent chez la dame accusée. Ils entament des palabres animées devant sa concession. La femme, refusant catégoriquement ces accusations mensongères, se déshabille complètement pour prouver son innocence. Elle frappe le sol avec ses deux mains, et  lève les deux bras vers le ciel et jure n’avoir jamais pratiqué la sorcellerie de sa vie.

 

Ses cris et sa détresse touchent plusieurs villageois. Beaucoup de gens présents prennent sa défense et affirment que ce type qui se prend pour marabout se trompe largement.

 

Beaucoup de gens trouvent cette accusation injuste et destinée uniquement à salir la réputation d’une honnête mère de famille. Mais après cette confrontation, le marabout crée un problème au sein de cette communauté. D’un côté, les parents de l’enfant malade accuse la mère, de l’autre, la famille de la mère accusée et certains habitants du village sont en colère contre le prétendu marabout.

 

Entre temps, la dame, après ce problème, retourne vaquer à ses occupations et part travailler aux champs avec des membres de sa famille.

 

Le marabout, furieux de voir son diagnostic remis en cause publiquement et constate qu’il est désormais vomi par une partie importante des villageois, décide de passer à l’action.

 

Il se rend chez un soldat des Forces Armées Centrafricaines en poste à Ngoutéré. Il lui propose une somme d’argent en échange de son arme et de sa tenue militaire. Le militaire accepte le marché après que le marabout lui explique vouloir simplement effrayer la dame et sa famille en tirant quelques coups en l’air.

 

Le soldat accepte finalement le deal. Il décide de fournir à ce marabout ce qu’il demande. Désormais équipé de l’uniforme et du fusil du soldat FACA, le marabout se dirige vers le champ où travaille la femme. Une fois sur place, il ouvre le feu. Les détonations provoquent la panique générale et tous les cultivateurs présents s’enfuient dans la brousse environnante, laissant derrière eux leur moto et quelques effets.

 

Le marabout tireur estime avoir atteint son objectif et décide alors de quitter définitivement le village à moto. Il récupère la moto des villageois qui ont pris la fuite, le marabout s’apprête à partir.

 

Mais au moment de démarrer l’engin, il baisse sa vigilance. Quelques jeunes qui s’étaient cachés dans les environs profitent de cet instant pour surgir par derrière et le tire avec un arc. Le marabout touché, s’effondre au sol et décède.  Les villageois récupèrent l’arme et la tenue militaire avant de se rendre auprès des autorités.

 

Les villageois présentent l’armement au colonel commandant le détachement de Ngoutéré. Ce dernier veut immédiatement savoir à qui appartient cette arme. Le lendemain, il organise un rassemblement de tous ses hommes et demande à chacun de présenter son fusil. Finalement, l’arme d’un militaire manque à l’appel et l’arme récupérée correspond bien à celle d’un de ses éléments.

 

Confronté par son supérieur, le soldat avoue avoir prêté son équipement au marabout contre de l’argent. Il reconnaît sa faute et explique les circonstances de cette transaction. La confirmation que l’arme provient bel et bien d’un soldat FACA se répand comme une traînée de poudre dans tout Ngoutéré.

 

La colère monte rapidement parmi les habitants. Comment l’armée nationale censée les protéger peut-elle mettre une arme entre les mains d’un civil pour terroriser et potentiellement tuer des citoyens innocents ? Les villageois déclarent ouvertement préférer encore vivre sous la présence des rebelles plutôt qu’avec des soldats capables de telles dérives.

 

Les habitants exigent maintenant le départ immédiat du contingent FACA de leur localité. Le commandement de l’armée nationale a décidé de relever tous les soldats détachés à Ngoutéré et depuis quelques jours, ce le nouveau contingent qui arrive à Ngoutéré.

 

Malgré tout, la tension reste vive et palpable entre les habitants et les soldats FACA depuis plusieurs jours.

 

Les autorités locales se sont déplacées sur place pour tenter d’apaiser la situation. La préfète de l’Ouham-Pendé décide également de se rendre à Ngoutéré ce mardi 27 janvier 2026 pour rencontrer les villageois et les militaires afin de trouver une issue à cette crise de confiance.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Fortuné Boberang

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CICR en Centrafrique : Philippe Beauverd dresse le bilan de son mandat et passe le témoin à Kelnor Panglung

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CICR en Centrafrique : Philippe Beauverd dresse le bilan de son mandat et passe le témoin à Kelnor Panglung

 

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M. Philippe Beauverd le chef sortant de la délégation du CICR en République centrafricaine.a

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le chef sortant de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge en République centrafricaine a animé une conférence de presse avant son départ.

 

Philippe Beauverd, qui s’apprête à quitter ses fonctions après quatre ans et demi à la tête de la délégation du CICR en Centrafrique, a présenté mardi dernier à Bangui le bilan des activités de l’organisation pour l’année écoulée. Accompagné de Cyrille Jean Noël Gbate, coordonnateur communication, et de Kelnor Panglung qui lui succède, le responsable sortant s’est montré satisfait des résultats obtenus malgré les contraintes.

 

L’organisation a réalisé 90% de l’ensemble de ses programmes prévus, un taux que Philippe Beauverd qualifie de remarquable au regard des difficultés rencontrées. Cette performance mérite d’autant plus d’être saluée que les équipes ont travaillé dans l’incertitude quant à leur avenir professionnel, certaines structures ayant été fermées en cours d’année.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes et témoignent de l’ampleur du travail accompli sur le terrain. Environ 3 000 porteurs d’armes, incluant militaires, gendarmes et policiers, ont reçu une formation sur le droit international humanitaire. Près de 5 000 familles ont bénéficié de rations alimentaires d’urgence dans différentes régions du pays.

 

Du côté de l’assistance matérielle, quelque 2 700 foyers ont obtenu des colis contenant couvertures, bâches et ustensiles de cuisine. 1 800 familles supplémentaires ont touché des liquidités d’urgence pour répondre à leurs besoins immédiats. Le CICR a également distribué du manioc et des semences d’arachides et de niébé à 6 800 ménages, accompagnés d’argent liquide pour éviter que ces semences ne soient consommées.

A gauche M. Cyrille Jean Noël Gbate, coordonnateur communication du CICR, au milieu M. Philippe Beauverd, chef sortant de la délégation du CICR ne République centrafricaine et à
A gauche M. Cyrille Jean Noël Gbate, coordonnateur communication du CICR, au milieu M. Philippe Beauverd, chef sortant de la délégation du CICR ne République centrafricaine et. Photo CNC

 

L’accès aux soins de santé demeure une priorité constante pour l’organisation humanitaire. Les centres de santé soutenus par le CICR à Sido et Sangami ont accueilli 9 900 patients au cours de l’année. L’approvisionnement en eau potable a concerné approximativement 164 000 personnes, un chiffre considérable qui démontre l’étendue du déploiement.

 

La collaboration avec la Croix-Rouge centrafricaine s’est intensifiée à travers la redynamisation d’une dizaine de comités locaux. Cette coopération n’a pratiquement pas subi de réductions, contrairement à d’autres volets d’activité, car le CICR estime capital que la société nationale renforce ses capacités d’intervention.

 

La réorganisation imposée par les contraintes budgétaires a conduit à la fermeture de trois sous-délégations situées à Ndélé, Kaga-Bandoro et Boire. Néanmoins, une nouvelle structure a ouvert ses portes à Bossangoa depuis novembre dernier. Cette redistribution vise à maintenir la même couverture géographique avec des moyens réduits.

 

Les zones auparavant desservies depuis Ndélé relèvent désormais de la sous-délégation de Bambari, tandis que Bossangoa récupère les secteurs couverts depuis Kaga-Bandoro et Boire. La réparation récente du bac facilite d’ailleurs les déplacements vers des localités comme Boca Ranga ou Moyenne-Sido, désormais plus accessibles depuis cette base.

 

Au sud-est du pays, la situation demeure particulièrement préoccupante depuis plusieurs semaines. Les équipes du CICR se sont déployées rapidement à Zémio où des milliers de personnes ont trouvé refuge, notamment dans l’enceinte de l’église catholique. Environ 2 000 déplacés s’y entassent, tandis que d’autres se regroupent près de la mosquée et dans le quartier Paule.

 

L’organisation a installé un bladder, grand réservoir d’eau, sur le site de l’église grâce au concours de la Croix-Rouge centrafricaine. Des latrines ont également été aménagées pour améliorer les conditions sanitaires. Des médicaments ont été acheminés vers l’hôpital et distribués dans les centres de santé couvrant ces populations déplacées.

 

L’acheminement de l’eau à Zémio nécessite l’intervention du bataillon népalais de la Minusca, les puits locaux ne produisant pas suffisamment. Cette collaboration pragmatique n’implique aucune escorte ni déplacement conjoint, le CICR maintenant son indépendance opérationnelle. L’organisation ne fait pas partie du système onusien et ne dépend pas des décisions du Conseil de sécurité.

 

L’approvisionnement en nourriture représente un défi majeur dans cette zone reculée. Le petit avion du CICR ne peut transporter les quantités nécessaires pour nourrir tous les déplacés. Les magasins sont fermés, les routes coupées, et les populations rassemblées manquent de l’essentiel. La distribution de semences maraîchères reste envisageable, mais leur culture demande du temps.

 

Philippe Beauverd souligne que le CICR reste probablement l’organisation capable d’atteindre les coins les plus inaccessibles de Centrafrique. Cette capacité repose sur les contacts maintenus avec toutes les parties, y compris les groupes armés, permettant de notifier les mouvements et de garantir la sécurité des déplacements.

 

Concernant les otages détenus à Zémio et Bambouti, le CICR n’a pas été formellement saisi par les parties pour intervenir. L’organisation se tient prête à faciliter l’évacuation des personnes séquestrées dès qu’un accord sera trouvé entre les AKG et le gouvernement, comme elle l’a déjà fait en 2023 lorsque l’UPC avait remis 20 FACA.

 

Les contacts avec les familles des otages se poursuivent, certains proches étant venus récemment solliciter l’aide de l’organisation. Philippe Beauverd rappelle que les épouses et parents sont parfois oubliés dans ces situations et que le CICR veille à les tenir informés, même si la décision finale ne leur appartient pas.

 

Les réductions budgétaires ont touché plusieurs programmes, les donateurs contribuant moins qu’auparavant. Le volet nutritionnel en détention à Ngaragba a été supprimé après discussion avec les autorités, l’État devant assumer ses responsabilités. Un petit programme nutritionnel subsiste uniquement pour les détenus tuberculeux, leur survie dépendant de cet apport.

 

Les donations de médicaments au centre de santé de la prison se maintiennent, et le CICR reste prêt à intervenir en cas d’urgence sanitaire. Philippe Beauverd affirme n’avoir reçu aucun signalement de problème majeur depuis l’arrêt du programme nutritionnel général, mais la vigilance demeure.

 

Interrogé par la rédaction de CNC, le chef sortant de la délégation a détaillé ses perspectives pour 2026. Il espère que la stabilisation du pays va se poursuivre, reconnaissant que la signature des accords de Djamena en avril dernier a apporté une amélioration notable. Depuis son arrivée en 2021, il constate une diminution significative de la violence, même si des poches d’insécurité persistent.

 

Philippe Beauverd garde une pensée particulière pour les membres du personnel contraints de quitter l’organisation suite aux fermetures de structures. Ceux qui sont restés comme ceux qui sont partis n’ont jamais baissé les bras, continuant leurs missions jusqu’au bout malgré l’incertitude. Cette détermination collective a permis d’atteindre les objectifs fixés.

 

Le responsable sortant compte sur les médias nationaux et internationaux pour maintenir l’attention sur la Centrafrique. Il appelle à ne pas laisser ce pays sombrer dans l’oubli, les besoins humanitaires demeurant importants dans de nombreuses zones. Kelnor Panglung, son successeur, reprend le flambeau dans un contexte qui reste exigeant mais où des améliorations se dessinent progressivement.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Le BRDC réagit à un communiqué attribué au Parti Patri et appelle à l’unité de l’opposition

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Le BRDC réagit à un communiqué attribué au Parti Patri et appelle à l’unité de l’opposition

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/maitre-crepin-mboli-goumba-president-du-patrie-coordinateur-du-brdc.webp” data-wpel-link=”internal”>Le clepto-mythomane contre-attaque : Balalou accuse le BRDC de “stratégie trompeuille” après un hold-up électoral
Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE, coordinateur du BRDC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Bloc Républicain pour la défense de la constitution dément toute division interne après la diffusion d’un document non signé circulant sur les réseaux sociaux.

 

Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution a publié une mise au point ce 28 janvier suite à la circulation d’un communiqué daté du 22 janvier. Ce texte, diffusé sur les réseaux sociaux et attribué au Parti Patri, membre du BRDC, avait provoqué des interrogations parmi les militants et sympathisants de l’opposition. L’absence de signature officielle sur ce document a alimenté les spéculations quant à son origine réelle et à ses intentions.

 

La diffusion de ce communiqué anonyme a généré des inquiétudes chez de nombreux partisans du camp démocratique. Certains y ont vu les prémices d’une éventuelle fragmentation au sein de l’opposition, qui doit justement présenter un front uni dans le contexte Politique actuel. Le BRDC a jugé nécessaire de réagir rapidement pour clarifier la situation et apaiser les craintes exprimées par sa base militante et ses observateurs.

 

Le document en question évoquait une possible tension entre Me Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du BRDC actuellement éloigné de Bangui pour raisons médicales, et Anicet Georges Dologuélé, président de l’URCA. Cette présentation des faits avait laissé planer le doute sur la solidité des relations entre ces deux personnalités importantes de l’opposition centrafricaine. Le BRDC tient à préciser que ces supposées frictions appartiennent déjà au passé et que la question a été réglée entre les intéressés.

 

L’organisation affirme avec fermeté qu’aucun élément, quelle qu’en soit la nature, ne viendra ébranler la cohésion de l’opposition démocratique. Le porte-parole Martin Ziguélé insiste sur le fait que le véritable adversaire politique reste le président Touadéra, son parti le MCU ainsi que leurs alliés. Cette prise de position vise à recentrer les énergies sur l’essentiel plutôt que sur des polémiques alimentées par des documents dont la provenance demeure floue.

 

Le BRDC exhorte les militants et sympathisants des différentes formations à garder leur calme et à éviter toute surenchère. L’appel s’adresse également aux démocrates et patriotes centrafricains, qu’ils vivent au pays ou à l’étranger, pour qu’ils renforcent leur collaboration. L’objectif affiché demeure la restauration de la démocratie en République centrafricaine, un combat qui nécessite l’engagement de tous sans dispersion ni querelles intestines​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Nouveau report pour le procès du directeur du Quotidien de Bangui, monsieur Landry Ulrich Nguema-Ngokpele

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Nouveau report pour le procès du directeur du Quotidien de Bangui, monsieur Landry Ulrich Nguema-Ngokpele

 

Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Nouveau report pour le procès du directeur du Quotidien de Bangui, monsieur Landry Ulrich Nguema-Ngokpele
landry-ulrich-du-journal-le-quotidien-de-Bangui – RCA : le Directeur de publications du quotidien de Bangui, Monsieur Landry Ulrich Nguema- Ngokpele  a été arrêté et transféré à Ngaragba

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le procès de Landry Ulrich Nguema-Ngokpele, patron du Quotidien de Bangui, a été renvoyé au 19 février prochain sur demande de son conseil.

 

C’est le maître Roger Junior Loutomo qui a plaidé ce report devant le tribunal correctionnel de Bangui. Le journaliste devait répondre ce 22 janvier des accusations de diffamation portées par Laetitia Murielle Koko-Mica, épouse Bandoa. Mais l’audience n’a finalement pas eu lieu.

 

Cette affaire remonte à un article publié en décembre 2025 dans le Quotidien de Bangui. Le journal avait enquêté sur cette compatriote installée en France, liée au dossier des frères de l’ancien Premier ministre Henri Marie Dondra. Ces derniers croupissent en prison depuis mars 2025 dans une histoire de romance qui aurait mal tourné.

 

Le texte incriminé évoquait le passé judiciaire de Madame Bandoa en France. Il mentionnait une condamnation pour escroquerie, un passage au centre pénitentiaire parisien, des accusations de vol d’identité. L’article la qualifiait de « dévergondée » et parlait d’une grossesse de six mois lors des événements liés à l’affaire Dondra.

 

La plaignante réclame aujourd’hui 65 millions de francs CFA au total. Soit 7,5 millions pour préjudice matériel, 50 millions pour préjudice moral et 7,5 millions de frais divers. Ses trois avocats, dont un inscrit au barreau de Bordeaux, invoquent le Code pénal centrafricain et la loi française de 1881 sur la presse.

 

Plusieurs observateurs à Bangui estiment que Madame Bandoa bénéficie de protections au sommet de l’État. Des personnalités influentes la soutiendraient, lui accordant une certaine immunité dans cette bataille judiciaire. Cette configuration complique la défense du journaliste, même s’il affirme détenir des éléments pour se justifier.

 

Landry Ulrich Nguema-Ngokpele cumule par ailleurs d’autres démêlés avec la justice. Il répond régulièrement aux convocations du doyen des juges d’instruction dans une procédure parallèle. Le directeur du Quotidien enchaîne les comparutions depuis plusieurs mois, sans que son journal cesse de paraître.

 

L’homme connaît bien la maison d’arrêt de Ngaragba où il a séjourné à plusieurs reprises. Sa dernière sortie remonte à quelques semaines seulement avant la publication de l’article litigieux sur Madame Bandoa. Une libération qui n’a donc pas mis fin à ses ennuis judiciaires.

 

Le Quotidien de Bangui, immatriculé sous le numéro P 341305P001, a son siège à Bimbo. Ce média se présente comme un journal d’investigation spécialisé dans l’analyse des dossiers sensibles. Ses publications lui valent régulièrement des poursuites devant les tribunaux centrafricains.

 

D’ailleurs, le climat pour la presse d’investigation s’est considérablement durci en Centrafrique. Le gouvernement a récemment interdit la reproduction des articles de journaux d’investigation. Ceux qui reprennent ces contenus s’exposent désormais à des poursuites judiciaires.

 

Cette interdiction vise notamment les médias en ligne comme Corbeau News Centrafrique qui publie régulièrement des enquêtes approfondies. La loi bloque toute diffusion numérique de ces contenus au risque de sanctions pénales. Le pouvoir multiplie ainsi les barrières pour freiner le journalisme d’investigation en RCA.

 

Beaucoup de confrères centrafricains ont désormais peur de mener des enquêtes approfondies. Certains ont renoncé purement et simplement à ce type de journalisme. D’autres évitent soigneusement de reprendre les articles d’investigation publiés ailleurs pour ne pas avoir de problèmes.

 

Cette frilosité gagne du terrain dans les rédactions à Bangui et dans tout le pays. Les journalistes hésitent à creuser les dossiers politiques ou économiques sensibles. Chacun garde en mémoire les déboires judiciaires de Landry Ulrich Nguema-Ngokpele et d’autres reporters ayant payé cher leur curiosité professionnelle.

 

Dans ce contexte, le journalisme d’investigation est souvent perçu comme un aller simple vers la détention. Les professionnels des médias calculent désormais le rapport entre l’intérêt d’un sujet et les risques encourus. Beaucoup préfèrent s’abstenir plutôt que de finir derrière les barreaux.

 

Le procès reporté au 19 février dira si Landry Ulrich Nguema-Ngokpele a franchi la ligne rouge ou exercé simplement son métier. En attendant, l’huissier Jean-Paul Togo a remis la nouvelle convocation en main propre au journaliste​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Chaos et débandade de bœufs dans les rues de Bangui

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Chaos et débandade de bœufs dans les rues de Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/debandade-des-boeufs-a-Bangui-photo-ndota.webp” data-wpel-link=”internal”>Débandade des boeufs à Bangui. Photo Ndota
Débandade des boeufs à Bangui. Photo Ndota

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un camion transportant du bétail a basculé dimanche dernier au carrefour du lycée des Martyrs, libérant des dizaines de bovins qui ont semé la panique dans les rues de la capitale.

 

L’incident s’est produit en plein après-midi lorsque le camion de transport a perdu le contrôle. Les sangles qui maintenaient les animaux ont cédé sous le choc, permettant à une partie du troupeau de s’échapper dans plusieurs directions. La scène a rapidement pris des allures de désordre total dans cette zone habituellement fréquentée de la capitale.

 

Plusieurs bêtes ont foncé droit devant elles sur l’avenue Conjugo, tandis que d’autres ont trouvé refuge dans l’enceinte de la direction générale de la société centrafricaine de télécommunications, ajoutant à la confusion ambiante. Les cornes pointées vers l’avant, ces animaux affolés couraient sans discernement, bousculant tout ce qui se trouvait sur leur passage.

 

Les passants ont dû détaler à toute vitesse en voyant arriver les bœufs lancés à vive allure. Certains piétons se sont réfugiés précipitamment dans des commerces, d’autres ont escaladé des murets pour échapper aux bêtes déchaînées. La pagaille s’est amplifiée au fur et à mesure que la nouvelle se répandait dans le quartier, chacun cherchant à éviter une collision avec le bétail en fuite.

 

Des jeunes et les propriétaires du bétail ont finalement pris l’initiative de rassembler les animaux dispersés. Armés de cordes et de bâtons, ces personnes ont entrepris de canaliser le troupeau égaré. Leur intervention s’est avérée déterminante pour ramener progressivement le calme dans les artères concernées, même si l’opération a demandé plusieurs heures d’efforts soutenus.

 

Les bœufs récupérés ont été acheminés vers la Société de gestion des abattoirs, la Sega, située dans le sixième arrondissement. Le convoi improvisé a remonté lentement les rues encore encombrées, sous le regard amusé ou inquiet des habitants du quartier. Cette journée du dimanche 25 janvier 2026 restera gravée dans la mémoire des Banguissois qui ont assisté à cette scène inhabituelle dans leur ville​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Touadera, pourquoi sa peau commence-t-elle  à dépigmentée? Pourquoi porte-t-il une couche médicale à tout moment ?La santé de Touadera interrogent

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Touadera, pourquoi sa peau commence-t-elle  à dépigmentée? Pourquoi porte-t-il une couche médicale à tout moment ?La santé de Touadera interrogent

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-dictateur-faustin-archange-touadera.webp” data-wpel-link=”internal”>Le dictateur Faustin Archange Touadera
Le dictateur Faustin Archange Touadera

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Au lendemain de la validation par le Conseil constitutionnel de son hold-up électoral, l’état de santé de Faustin-Archange Touadéra continue d’alimenter de nombreuses interrogations. Depuis plusieurs mois, des signes visibles et des incidents répétés ont été observés lors de ses apparitions publiques et de ses déplacements officiels.

 

Tous ceux qui l’ont rencontré disent la même chose! Touadera commence à devenir albinos par sa peau qui se dégrade. Ils relèvent une évolution rapide de l’aspect de la peau du dictateur de Bangui, avec une dépigmentation progressive, particulièrement perceptible au niveau des lèvres, du visage et du cuir chevelu ainsi que de ses mains. Cette transformation, difficile à cacher malgré le recours apparent à des fonds de teint, s’est accentuée sur une période courte et tranche nettement avec son apparence antérieure.

 

Au-delà de ces modifications physiques de sa peau, plusieurs incidents sanitaires ont eu lieu. Durant la campagne électorale, le dictateur s’est rendu à Berbérati, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré-Kadéï, dans l’ouest du territoire. Là-bas, il a été pris d’un malaise et s’est effondré.

 

Des proches évoquent également une fatigue importante, des vertiges et des troubles digestifs chroniques, notamment des diarrhées répétées. Ce qui le pousse à porter constamment une couche médicale. Ces éléments, observés sur la durée, ont contribué à accroître les inquiétudes au sein de sa famille politique.

 

Il y’a lieu de rappeler que l’année dernière, vers le mois de juillet, l’homme de Damara avait été évacué vers la Belgique en urgence dans un état critique.

Pendant ce temps, la version officielle, durant plusieurs jours, niaient les faits, avant de parler de simples examens de santé. Mais des sources médicales contactées par la rédaction du CNC  avait évoqué un cancer du côlon détecté par des praticiens européens, information jamais confirmée par un document médical officiel ni démentie formellement.

 

Sur le plan médical général, des spécialistes rappellent que l’association de troubles digestifs persistants, de malaises à répétition, d’un épuisement marqué et de modifications cutanées rapides peut correspondre à des pathologies lourdes, telles que des cancers digestifs évolutifs, des déséquilibres hormonaux sévères ou certaines maladies auto-immunes. Ces éléments relèvent d’analyses générales et ne constituent pas un diagnostic concernant le président.

 

L’accumulation de ces signes, observés dans le temps et lors d’événements publics, continue de poser question quant à la capacité physique du dictateur de Bangui, le mytho  Baba Kongoboro à exercer pleinement un nouveau mandat.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Nourredine Adam promet : je reviendrai libérer le peuple centrafricain

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Nourredine Adam promet : je reviendrai libérer le peuple centrafricain

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-general-nourredine-adam-chef-du-fprc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le général Nourredine Adam. Chef du FPRC
Le général Nourredine Adam. Chef du FPRC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le général d’armées chef rebelle Nourredine Adam, Patron du FPRC, a brisé le silence. Dans une vidéo de 18 secondes diffusée sur les réseaux sociaux en langue arabe la semaine dernière, l’homme a tenu à rassurer ses partisans sur son état de santé avant de délivrer un message sans équivoque au président Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro.

 

Le ton est posé, la voix ferme. Nourredine Adam demande aux Centrafricains de garder leur calme. Mais derrière cet appel au sang-froid se cache une promesse qui ressemble davantage à une annonce de guerre : celui de rentrer au pays pour arracher le peuple à ce qu’il qualifie de dictature. Le chef rebelle ne mâche pas ses mots. Il accuse directement Touadéra, qu’il appelle le salop de Boy-Rabe, de régner en seigneur de guerre. Pour lui, le régime en place ne tient que grâce au soutien du groupe Wagner et des Mercenaires russes qui ont transformé la République centrafricaine en territoire sous influence russe, pour ne pas dire la colonisation russe en Afrique.

 

La brièveté du message n’enlève rien à sa charge électrique. En moins de vingt secondes, Nourredine Adam a posé les jalons de son discours : libération du peuple centrafricain, retour inévitable, fin d’un système qu’il juge oppressif. Le « tôt ou tard » qu’il emploie laisse planer une menace diffuse, celle d’un homme qui se dit prêt à attendre le moment propice pour agir.

 

Cette prise de parole intervient alors que le FPRC reste l’un des groupes armés les plus actifs dans le nord du pays. Malgré les accords de paix signés ces dernières années, les tensions demeurent vives dans le pays avec certains groupes armés centrafricains.

 

Nourredine Adam a choisi l’arabe pour s’exprimer, une langue qui parle à une partie de sa base, notamment dans les zones où les populations sont proches des pays sahéliens voisins

 

Par Gisèle MOLOMA…

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Nouveau scandale à l’Autorité nationale des élections : la directrice du service informatique au cœur d’un géant trafic et place l’ANE dans une situation terrible

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Nouveau scandale à l’Autorité nationale des Élections : la directrice du service informatique au cœur d’un géant trafic et place l’ANE dans une situation terrible

 

 

Nouveau scandale à l’Autorité nationale des élections : la directrice du service informatique au cœur d’un géant trafic et place l’ANE dans une situation terrible
Madame Huguette Yolande Ndindy, Directrice de l’informatique à l’ANE (Autorité Nationale des Élections)

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 L’Autorité nationale des Élections connaît une crise inédite. La directrice du service informatique, déjà impliquée dans des affaires douteuses il y’a quelques mois, se retrouve cette fois accusée de manipulations massives lors du scrutin du 28 décembre dernier.

Les faits sont d’une gravité exceptionnelle. Selon les commissaires électoraux qui ont pris la dame les mains dans le sac, Cette responsable informatique de l’ANE aurait attribué frauduleusement des voix à plusieurs candidats aux législatives, gonflant artificiellement leurs scores sans aucun fondement dans les procès-verbaux. Des candidats ayant obtenu peu de suffrages se sont ainsi retrouvés élus dès le premier tour, alors que les documents détenus par les commissaires électoraux contredisent formellement les résultats informatiques.

 

Devant cette dérive, l’ensemble des commissaires s’est réuni en urgence. Leur décision a été unanime et ferme : la directrice de l’informatique devait être révoquée immédiatement. Le président de l’ANE a d’abord accueilli favorablement cette recommandation et validé le licenciement avec une rapidité inhabituelle.

 

Pourtant, un retournement inattendu s’est produit. Le dictateur de Bangui Baba Kongoboro en personne a contacté le président de l’ANE pour bloquer cette révocation. La directrice incriminée conserve aujourd’hui son poste, malgré la gravité des accusations et la volonté unanime des commissaires électoraux.

 

Cette protection présidentielle trouve son explication dans des relations personnelles équivoques. La directrice de l’informatique, bien que mariée, entretient une liaison avec Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale. Ce ex-chef milicien Anti-balaka Évariste Ngamana  lui loue même une maison à Bimbo, dans la périphérie sud-ouest de la capitale.

 

Or, auparavant, le président de l’ANE avait lui-même tenté de draguer cette femme, sans succès. La directrice a préféré l’alliance avec Ngamana, créant ainsi une rivalité avec l’ex-milicien Anti-Balaka. Et lorsque le scandale électoral a éclaté, le président de l’ANE y a vu l’occasion de régler ses comptes personnels en approuvant rapidement la radiation de la directrice.

 

Mais le dictateur de Bangui Baba Kongoboro a déjoué cette manœuvre. Son intervention protège la directrice malgré les preuves de fraude accumulées contre elle.

 

Les partenaires internationaux, notamment la Minusca et le PNUD, connaissent parfaitement la situation.

 

Ces organisations choisissent néanmoins le silence. Leur stratégie consiste à maintenir leur présence dans le pays pour continuer à percevoir les millions de francs CFA de salaires  versés mensuellement par les Nations Unies. Elles ferment les yeux sur la corruption généralisée et cautionnent tacitement un régime aux pratiques contestables afin de produire un faux rapports aux nations-unies que tout va bien.

 

La directrice de l’informatique, quant à elle,  demeure donc en fonction. Les résultats truqués du 28 décembre restent en vigueur. Les candidats illégitimement élus vont devoir affronter le conseil constitutionnel, tandis que les véritables gagnants, de leur côté, tentent de saisir le conseil.

 

Par Brahim Sallé

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Dimanche dernier, une fusillade nocturne à Sam-Ouandja  crée une débandade générale

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Dimanche dernier, une fusillade nocturne à Sam-Ouandja  crée une débandade générale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/des-soldats-faca-detaches-a-Sam-Ouandja-dans-la-prefecture-de-la-haute-kotto.webp” data-wpel-link=”internal”>Des soldats FACA détachés à Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto
Des soldats FACA détachés à Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le dimanche 25 janvier en soirée, vers 19 heures, des tirs nourris entre forces de sécurité ont plongé Sam-Ouandja dans un chaos total, provoquant la fuite désordonnée des habitants.

 

Tout a commencé avec l’arrivée d’un exploitant minier artisanal venant de Mandjam, communément appelé site de Manou, situé dans la localité de Ouandja, préfecture de la Vakaga. Cet homme d’affaires se rendait à Sam-Ouandja pour évaluer les possibilités d’exploitation sur un autre site minier localisé à douze kilomètres de la ville. Pour assurer sa sécurité durant le trajet, il avait pris soin de se faire escorter par deux soldats des forces armées centrafricaines.

 

Avant même d’atteindre sa destination, l’exploitant avait contacté la gendarmerie de Sam-Ouandja pour annoncer son arrivée prochaine. Il avait précisé qu’il voyageait en compagnie de deux militaires pour éviter tout malentendu à son arrivée. Cette précaution semblait raisonnable compte tenu de la situation sécuritaire dans la région.

 

Vers 19 heures ce dimanche soir, le trio est effectivement arrivé à Sam-Ouandja et s’est dirigé directement vers le poste de gendarmerie. Ils y ont rencontré le commandant de brigade ainsi que plusieurs gendarmes de service. L’exploitant a expliqué le but de sa visite tandis que les deux soldats présentaient leurs documents d’identification.

 

Pendant ce temps, le capitaine commandant le détachement militaire des FACA basé à Sam-Ouandja a été informé de cette arrivée. Il a immédiatement envoyé deux de ses hommes à la gendarmerie avec des instructions claires pour le commandant de brigade. Après vérification des identités des deux soldats escorteurs, ceux-ci devaient être libérés pour rejoindre la base militaire où ils passeraient la nuit, tandis que l’exploitant serait logé chez le sous-préfet.

 

Cette demande du capitaine semblait logique sur le plan hiérarchique et organisationnel, chaque corps de sécurité accueillant ses propres membres. Mais le commandant de brigade n’a visiblement pas apprécié ce qu’il a perçu comme une ingérence dans ses prérogatives. Sa réaction a été cinglante et immédiate.

 

« C’est moi qui dois prendre la décision, pas le capitaine », a-t-il répondu aux deux émissaires du commandant militaire. Il a insisté sur le fait que cette affaire relevait de son autorité puisqu’elle se déroulait dans son périmètre de compétence. Les deux soldats envoyés par le capitaine ont tenté d’argumenter, mais le commandant de brigade est resté sur sa position.

 

L’atmosphère s’est rapidement tendue entre les gendarmes présents et les émissaires militaires venus transmettre le message de leur supérieur. Quelques minutes plus tard, alors que les discussions continuaient dans une ambiance de plus en plus électrique, un gendarme qui se tenait à proximité a soudainement tiré un coup de feu en l’air.

 

Cette détonation a déclenché une réaction en chaîne immédiate. L’un des soldats envoyés par le capitaine a répliqué aussitôt en tirant également un coup en l’air, comme pour ne pas se laisser impressionner. Ce qui aurait pu s’arrêter là s’est transformé en véritable cacophonie de tirs, comme si ce premier échange avait donné le signal d’un jeu dangereux.

 

Un troisième coup a retenti, puis un quatrième, et rapidement toute la ville s’est retrouvée sous un déluge de balles tirées vers le ciel. Gendarmes et militaires participaient tous à cette fusillade absurde, chacun vidant son chargeur sans aucune raison apparente. Le vacarme était assourdissant, les détonations se succédaient sans interruption comme une partition de folie.

 

À cette heure de la soirée, de nombreux habitants se trouvaient encore dehors, profitant de la fraîcheur après la chaleur de la journée. Les rues étaient animées, des commerces ouverts, des gens discutant par petits groupes. Quand les premiers coups de feu ont éclaté, personne n’a immédiatement compris ce qui se passait.

 

Puis la panique s’est emparée de tout le monde simultanément. Les habitants ont commencé à courir dans tous les sens, convaincus qu’une attaque rebelle venait de débuter. Les femmes avec leurs enfants fuyaient en hurlant, les commerçants abandonnaient leurs étals, les passants se bousculaient pour trouver un abri.

 

Ce dimanche soir à 19 heures, Sam-Ouandja a basculé dans un chaos indescriptible uniquement à cause de l’irresponsabilité de ces forces de sécurité. La débandade était totale, les cris se mêlaient aux tirs, personne ne savait vraiment où aller pour se mettre à l’abri. Des familles entières se sont retrouvées séparées dans la confusion générale.

 

Il faut préciser que le commandant de brigade de la gendarmerie de Sam-Ouandja est connu dans toute la localité comme un buveur invétéré. Cet « alcoolot résistant », pour reprendre l’expression locale, passe le plus clair de son temps dans un état d’ébriété avancé. Son comportement erratique ne surprend plus personne à Sam-Ouandja, mais cette fois il a entraîné toute sa brigade dans sa folie.

 

Quant aux soldats, leur propension à créer du désordre n’est malheureusement pas une nouveauté non plus. Ils aiment visiblement la pagaille et ne manquent jamais une occasion de tirer en l’air pour impressionner ou simplement par amusement. Cette manie des tirs intempestifs est devenue leur marque de fabrique dans plusieurs villes du pays.

 

Ce qui frappe dans cet incident, c’est l’inconscience totale de ces hommes censés protéger la population. Ils ne semblent pas réaliser que les munitions qu’ils gaspillent ainsi ont été achetées avec l’argent des contribuables centrafricains. Chaque balle tirée en l’air représente une dépense inutile pour un État déjà exsangue financièrement.

 

Plus grave encore, ils ne mesurent pas le traumatisme qu’ils infligent aux habitants en tirant ainsi sans raison. Dans une région où les attaques rebelles sont une menace réelle et constante, simuler involontairement une telle attaque par des tirs nourris relève de la pure irresponsabilité. Les enfants qui ont vécu cette panique garderont longtemps en mémoire cette peur terrible.

 

Par Alain Nzilo

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Accusé de ne pas leur avoir cédé le passage, un homme tabassé et poignardé à mort par des combattants du 3R à Carnot

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Accusé de ne pas leur avoir cédé le passage, un homme tabassé et poignardé à mort par des combattants du 3R à Carnot

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/les-rebelles-de-3r-venus-a-moto-a-niem-yelewa-en-train-de-menacer-les-chefs-des-quartiers-le-jour-meme-des-elections-photo-cnc.webp” data-wpel-link=”internal”>Accusé de ne pas leur avoir cédé le passage, un homme tabassé et poignardé à mort par des combattants du 3R à Carnot
Les rebelles de 3R, venus à moto à Nièm-Yéléwa en train de menacer les chefs des quartiers le jour même des Élections. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 23 janvier dernier, un homme rentrant chez lui a trouvé la mort sous les coups d’ex-rebelles du mouvement 3R pour une question de priorité routière.

 

Les faits se sont déroulés à Dinguiri, un village situé à environ 60 kilomètres de Carnot, dans la préfecture de la Mambéré. La victime revenait chez elle après avoir consommé de l’alcool ce vendredi-là. Son état d’ébriété allait malheureusement contribuer au déroulement tragique des événements qui allaient suivre.

 

Sur le chemin du retour, l’homme a croisé un groupe d’éléments du mouvement 3R circulant sur des motos. Il faut rappeler que ce mouvement rebelle a récemment signé un accord de paix avec le gouvernement le 19 avril 2025 à Ndjamena, au Tchad. Depuis lors, certains combattants ont rejoint l’armée nationale tandis que d’autres attendent leur désarmement, ce qui les place désormais sous l’autorité gouvernementale.

 

Lorsque les ex-rebelles de 3R sur leurs motos ont aperçu l’homme, ils se sont arrêtés brusquement devant lui. Ils lui ont reproché de ne pas avoir libéré le passage malgré leur présence visible. Cette simple question de priorité routière allait dégénérer en violence extrême contre le pauvre homme.

 

L’état d’intoxication de la victime n’a probablement pas facilité le dialogue avec les ex-combattants. Les anciens rebelles ont alors commencé à frapper l’homme de manière répétée sans que personne n’intervienne. Les coups pleuvaient sur le corps de la victime qui ne pouvait plus se défendre correctement.

 

Puis l’un des ex-rebelles a sorti un couteau et a porté un coup fatal à l’homme. La victime s’est effondrée sur place, son décès survenant immédiatement après cette agression au couteau. Les agresseurs sont alors remontés sur leurs motos et ont quitté les lieux rapidement sans se retourner.

 

Il faut noter que bien que le mouvement 3R compte majoritairement des ex-rebelles de la communauté peule, les auteurs de cette agression appartiennent à la composante chrétienne du groupe. Cette précision s’avère importante car l’amalgame est souvent fait entre le mouvement et une seule communauté religieuse ou ethnique dans l’opinion publique centrafricaine.

 

La présence de combattants chrétiens au sein du 3R reste méconnue du grand public dans le pays. Pourtant, cette diversité existe bel et bien dans la composition du mouvement armé depuis sa création. L’acte commis ce vendredi ne peut donc être attribué à une communauté spécifique mais relève de la responsabilité individuelle de ses auteurs.

 

 

Par Henri Mandazou

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