Bagarre entre les soldats FAKA au Soudan du Sud après une réunion organisée avec les autorités de Source Youbou
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le 11 février dernier, des mercenaires russes de la milice Wagner et des soldats FAKA se sont déplacés à Source Youbou, au Soudan du Sud, pour discuter avec les autorités locales du retour des réfugiés centrafricains.
Le déplacement de ces forces du désordre centrafricain vers le village de Source Youbou avait un objectif précis. Ils venaient rencontrer les chefs locaux pour évoquer la situation des Centrafricains réfugiés depuis fin décembre et début janvier. Ces populations avaient fui la ville de Bambouti après les affrontements qui ont déchiré la ville.
Pour comprendre cet exode, il faut revenir au dimanche 28 décembre, vers 4 heures du matin. Ce jour-là, des miliciens azandés ont lancé une attaque sur Bambouti. Les soldats FAKA ont abandonné leurs positions, laissant la ville aux mains des assaillants pendant une semaine entière. La population, traumatisée par cette nième attaque, assistait impuissante à la prise de contrôle de leur ville.
Le 1er janvier, la riposte est venue d’Obo, chef-lieu de la préfecture, situé à une centaine de kilomètres. Les mercenaires russes, appuyés de quelques soldats FACA, ont convergé vers Bambouti pour reprendre la ville, qui compte environ 3000 habitants. Les combats ont duré plusieurs heures, accompagnés de bombardements aériens qui ont terrorisé les civils. Face aux avions qui survolaient la zone et aux tirs incessants, près de la moitié des résidents ont préféré fuir vers le Soudan du Sud.
Depuis lors, les mercenaires russes et les soldats FAKA contrôlent Bambouti. Les déplacés campent toujours à Source Youbou, attendant des nouvelles de leur ville. C’est dans ce contexte que la délégation militaire s’est déplacée le 11 février pour annoncer les conditions d’un éventuel retour.
Lors de la réunion avec les autorités locales, les mercenaires russes ont fixé des règles inattendues. Tous les réfugiés peuvent rentrer, ont-ils annoncé, sauf ceux portant des traces de rasoir sur le corps. Ces marques, selon eux, désignent immédiatement leur porteur comme un milicien potentiel. Quiconque présente ces cicatrices s’exposerait à des problèmes graves en rentrant à Bambouti.
Après cette rencontre, les Russes ont enfourché leurs motos pour circuler dans le village. Ils ont parcouru les quartiers, s’enfonçant loin dans les zones résidentielles, comme s’ils effectuaient un repérage. Leur présence prolongée dans les rues a intrigué les habitants, qui observaient leurs déplacements sans oser dire un mot.
Pendant ce temps, les soldats FAKA avaient d’autres priorités. Ils se sont dirigés vers les points de vente d’alcool pour se désaltérer. La consommation a commencé et l’ambiance s’est rapidement détendue au sein du groupe militaire. Personne ne surveillait vraiment les allées et venues de chacun.
C’est à ce moment qu’un des soldats a commis l’imprudence de prendre la moto de son supérieur hiérarchique. Il est parti avec la moto sans demander l’autorisation, puis est revenu quelques instants plus tard. Le chef, découvrant la prise de la moto non autorisée, a immédiatement interpellé son subordonné. La question était simple : pourquoi avoir pris la moto sans permission ?
La réponse du soldat a été agressive. Au lieu de s’excuser ou de justifier son geste, il a montré de la colère envers son chef. Les mots ont rapidement laissé place aux gestes. Une dispute violente a éclaté entre les deux hommes, sous les yeux ébahis des villageois sud-soudanais qui commençaient à s’attrouper.
La bagarre a pris de l’ampleur. Les deux militaires en sont venus aux mains, sans retenue, malgré leur statut et leurs uniformes. Les habitants de Source Youbou se sont rassemblés autour de la scène, assistant à cet affrontement surréaliste entre les éléments d’une même armée. Le spectacle était d’autant plus choquant que ces hommes portaient leurs armes sur eux, même à l’intérieur du Soudan du sud.
Les forces de sécurité sud-soudanaises sont finalement intervenues pour séparer les combattants. Elles ont dû s’interposer physiquement pour calmer les esprits et empêcher que la situation ne dégénère davantage. Leur intervention a permis d’éviter le pire, mais le mal était fait. L’image des soldats FAKA venait d’être sérieusement écornée en territoire étranger.
Le plus choquant dans cette affaire reste le fait que les soldats centrafricains avaient conservé leurs armes en entrant au Soudan du Sud. Ils n’avaient laissé aucun équipement militaire à la frontière, comme l’exigerait normalement toute mission sur un territoire étranger. Cette transgression des règles élémentaires ajoute à la gravité de l’incident.
La scène de ce soldat se bagarrant avec son chef de détachement témoigne d’un manque total de discipline au sein de l’armée nationale. Les règles hiérarchiques semblaient complètement abolies durant cet épisode. Aucun respect des grades, aucune retenue, aucune conscience de représenter leur pays à l’étranger.
Par Éric Nzapa
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
