QUAND DES MINISTRES CANDIDATS AUX ÉLECTIONS LÉGISLATIVES REFUSENT D’OBSERVER LA MISE EN DISPONIBILITÉ IMPOSÉE PAR LE CODE ÉLECTORAL.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans le concert des nations répertoriées au conseil de sécurité de l’ONU, tout État qui se réclame “démocratique” ou “État de droit” est régi par des textes qui organisent de façon cohérente la société, garantissent l’arbitraire et la sécurité juridique.
C’est ainsi que dans le cadre des élections législatives du 28 décembre 2025, certains ministres encore en fonction ont été investis candidats par leurs partis et mouvements politiques respectifs.
Ce cas d’espèce est très bien encadré par la loi N*24.007 du 02 juillet 2024 portant code électoral de la République centrafricaine.
En effet, l’article 141 alinéa 3 dispose que : “les membres du gouvernement en fonction ne peuvent faire acte de candidature qu’après leur mise en disponibilité au moins trois mois avant la date de l’élection.”
L’alinéa 5 du même article 141 du code électoral confirme que :” la mise en disponibilité cesse de plein droit dès la proclamation par le conseil constitutionnel du député élu de la circonscription.”
Par définition, la mise en disponibilité est la cessation d’activité professionnelle limitée dans le temps pour réaliser un projet personnel tout en conservant son statut initial.
Elle a pour effets juridiques, la suspension temporaire de la rémunération, des primes ainsi que les avantages et privilèges liés à la fonction.
Force est de constater avec amertume que parallèlement à cette injonction ou obligation légale non négociable, certains membres du gouvernement trouvent la parade de se soustraire aux exigences de l’article 141 du code électoral c’est-à-dire qu’ils refusent impunément de se soumettre à la prescription légale.
Ainsi il en ressort trois catégories de ministres contrevenants à la règle :
Il s’agit D’abord des membres du gouvernement qui ne se sont pas mis en disponibilité et ont conservé par voie de conséquence tous les avantages liés à la fonction c’est-à-dire l’usage des ressources publiques, des moyens logistiques de l’État comprenant les véhicules, la sécurité militaire, l’accès aux médias, l’image institutionnelle et l’influence qui ne peuvent se dissocier de la fonction.
Ensuite le cas des ministres qui se sont mis en disponibilité mais hors délais légaux c’est-à-dire moins de trois mois avant la date de l’élection législative.
Enfin, vient la catégorie de ministres contrevenants qui ont régulièrement observé la mise en disponibilité mais refusent sciemment d’attendre la fin de la disponibilité c’est-à-dire la proclamation des résultats définitifs par le conseil constitutionnel.
À ce stade, il apparaît important de souligner que ces trois catégories de ministres candidats contreviennent tous aux exigences de la loi électorale au même titre que ceux qui sont déclarés élus au premier tour car le conseil constitutionnel n’a pas encore vidé les contentieux électoraux.
Il faut noter que la situation des ministres qui contreviennent aux exigences de l’article 141 du code électoral et la reprise de fonctions avant l’échéance de la mise en disponibilité s’apparente à du travail au “noir” ou dissimulé c’est-à-dire sans base légale.
Cela s’appelle plus simplement de la désobéissance, de l’insubordination qui sont des attributs de la rébellion, de la résistance à l’autorité établie.
En conséquence, ils bénéficient indûment des salaires et des prérogatives de l’État.
Fort de ce qui précède et animé par la curiosité, le citoyen lambda s’interroge :
1- Les ministres candidats aux élections législatives sont-ils au dessus de la loi ?
2- Sachant qu’il y a une panoplie de lois dérogatoires au présent code électoral, existe t-il une loi muette qui exempte certains ministres candidats aux injonctions de l’article 141 du code électoral ?
3- Face à ce comportement belliqueux, le pouvoir de Bangui va t-il encore accuser des acteurs internationaux en brandissant sa souveraineté ?
En tout état de cause, les alinéas 3 et 5 de l’article 141 du code électoral ont clairement délimité le début et la fin de la mise en disponibilité.
Nous rappelons que ce qui est expressément interdit par la loi n’est pas autorisé.
Il est aussi très limpide de comprendre à travers cette présomption de connaissance que ce qui est prohibé par la loi ne peut se réaliser même à moitié.
Logiquement et dans une République normale où les autorités n’ont pas le temps de danser, l’inobservation de ces dispositions légales devrait entraîner l’invalidation des candidatures.
Convaincu que le comportement des ministres candidats est né de la faiblesse des institutions judiciaires, nous tatillons l’orgueil du conseil constitutionnel pour donner du contenu aux prescriptions de la loi et par voie de conséquence demandons l’annulation des résultats de l’ensemble des ministres candidats qui ont porté atteinte à l’equité, à la crédibilité, à l’intégrité et à la transparence du processus électoral.
Quant au ministre candidat qui a suspendu un agent de l’État par une note de service, nous lui signifions que la mise en disponibilité le prive de son pouvoir décisionnel et par voie de conséquence il est juridiquement incompétent à sanctionner car ses actes administratifs sont illégaux et entachés d’une nullité absolue.
Par ailleurs, un pouvoir qui ne peut respecter les règles établies alors qu’il est censé les garantir, confisque illégalement le pouvoir pour pérenniser le désordre corollaire du prolongement de la souffrance du peuple.
En attendant cette septième République des danseurs pour la consécration de l’illusion, de la chimère et de la satisfaction des calculs appetitaires, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signale que forcer un mandat supplémentaire illégal n’est pas la solution idoine aux maux centrafricains car il n’est qu’une aggravation des causes du problème c’est-à-dire qu’il ne fait que prolonger un pouvoir mais ne résout pas la crise qui à la longue risque de vous rattraper.
Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…
Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements, vos mépris envers le peuple sont légitimes et légaux.
Ce pays qui symbolise le sacrifice de vie et l’héritage du feu Président fondateur Barthélémy Boganda à connu de pires tyrans que vous mais qui ont fini leur mégalomanie dans la poubelle de l’histoire.
Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial où on negocie des mandats supplémentaires indéfiniment mais au contraire il s’agit d’une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir.
Attention Monsieur le tyran, nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.
Avant de finir et outre les affaires des frères Dondra, de la famille Sayo, du Docteur Erenon et autres, nous demandons justice avec force pour tous et plus particulièrement pour ce policier lâchement assassiné et mutilé par les mercenaires du groupe Wagners et qui symbolise à ce jour la goutte d’eau qui a débordé le vase.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.
Limassa le 14 Février 2026
Bernard SELEMBY DOUDOU.
Juriste, Environnementaliste.
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
