La COSCIPAC accuse Wagner et le régime Touadera d’exécutions sommaires de policiers
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La COSCIPAC dénonce publiquement l’implication de la compagnie militaire privée russe et du régime dans des meurtres ciblés de membres des forces de l’ordre centrafricains.
L’affaire débute dans la nuit du 14 au 15 décembre 2025, quand Nourd Gregaza s’échappe de l’Office Central pour la Répression du Banditisme, une prison réputée pour son niveau de sécurité maximal. Le Parquet de Bangui confirme l’évasion sans fournir la moindre explication convaincante. La COSCIPAC s’interroge sur les failles qui ont permis cette fuite, pointant du doigt d’éventuelles complicités au sein même de la direction de la Police Nationale.
Ce qui stupéfie davantage l’organisation, c’est l’absence totale d’information sur les commandos responsables de cette opération menée à vingt mètres du Palais de la Renaissance, en plein cœur de la capitale. Malgré les effectifs pléthoriques des services de renseignement et les budgets considérables qui leur sont versés chaque semaine, aucun élément concret n’a filtré. La COSCIPAC y voit la preuve de l’insécurité grandissante qui règne à Bangui et de la mainmise étrangère sur les rouages sécuritaires du pays.
Suite à cette évasion, plusieurs policiers ont été arrêtés dans des conditions obscures. Romaric Mokoboulou, Gazi Emmaüs et Apollinaire Adouma disparaissent sans qu’aucune autorité judiciaire ne soit saisie dans les délais prévus par la loi. Leurs familles ignorent où ils sont détenus, et aucune charge officielle n’est portée contre eux. Selon la COSCIPAC, ces arrestations arbitraires portent la signature des méthodes employées par Wagner sur le territoire centrafricain.
Le sort de Romaric Mokoboulou glace le sang. Son corps est découvert début février 2026 à la morgue de l’Hôpital général de Bangui, dans un état de décomposition avancé. Jamais il n’aura comparu devant un tribunal. Des témoignages recueillis par la COSCIPAC évoquent son enlèvement, les tortures qu’il aurait endurées, puis son exécution sommaire aux mains de mercenaires russes.
L’organisation rappelle que ces agissements violent les conventions internationales contre la torture auxquelles la République Centrafricaine a pourtant souscrit. Le droit international prévoit que ces crimes engagent la responsabilité pénale de leurs auteurs directs mais aussi celle des supérieurs hiérarchiques. La COSCIPAC nomme explicitement le Président Faustin Archange Touadera, chef suprême des armées, ainsi que les ministres de la Défense, de la Sécurité publique et de la Justice comme potentiels complices de ces exactions.
Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale établit ce principe de responsabilité du commandement. À ce titre, le Procureur de la République et les Directeurs Généraux de la Police et de la Gendarmerie pourraient également répondre devant l’histoire d’avoir ordonné, toléré ou laissé commettre ces crimes. La COSCIPAC exige que les autorités russes soient également tenues pour responsables des agissements de leurs mercenaires déployés en Centrafrique.
L’organisation observe que ces pratiques frappent principalement les civils, militaires et paramilitaires perçus comme éloignés du Mouvement Cœurs Unis. La torture et les exécutions sommaires servent d’outils pour étouffer toute opposition. Selon la COSCIPAC, Wagner et le régime gouvernent par la terreur et l’arbitraire, rappelant les heures les plus sombres de l’histoire africaine.
Trop de victimes sont tombées dans l’indifférence générale, trop de familles pleurent sans obtenir ni vérité ni réparation. La COSCIPAC en appelle au peuple centrafricain, d’un bout à l’autre du territoire, pour qu’il ouvre enfin les yeux. Le silence n’est plus envisageable devant l’ampleur des violations commises. Chacun doit refuser l’inacceptable et défendre collectivement la dignité humaine menacée par l’alliance entre le pouvoir local et les forces étrangères.
Les partenaires internationaux sont également interpellés par la COSCIPAC pour qu’ils conditionnent leur aide au respect effectif des droits fondamentaux. Aucun soutien financier ou technique ne devrait alimenter la machine répressive mise en place conjointement par Touadera et Wagner. L’organisation estime qu’il est temps pour la communauté internationale de choisir son camp entre les valeurs démocratiques qu’elle prétend défendre et la realpolitik qui ferme les yeux sur les crimes.
La COSCIPAC réclame l’ouverture immédiate d’enquêtes internationales indépendantes, l’identification des coupables à tous les échelons et l’arrêt définitif des exécutions extrajudiciaires. L’organisation compte sur la mobilisation citoyenne et sur la pression diplomatique pour que cesse l’impunité qui s’est installée dans le pays depuis l’arrivée des mercenaires russes en 2018
Par Anselme Mbata
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)