Pillage à Bambouti : les soldats FACA vident massivement les biens de la population réfugiée au Soudan du Sud

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Après les combats qui ont chassé les habitants vers le Soudan du Sud, Bambouti connaît une autre épreuve : le pillage organisé par les soldats FACA censés protéger la ville.
Bambouti se trouve dans la sous-préfecture du Haut-Mbomou, tout au sud-est de la République centrafricaine, à cinq kilomètres seulement de la frontière soudanaise. Cette localité a basculé dans le chaos le 28 décembre dernier, lorsque des miliciens Azandé ont lancé une offensive vers quatre heures du matin. Les assaillants ont pris d’assaut les positions occupées par les forces armées centrafricaines, semant la panique parmi les soldats déployés sur place.
La débandade des militaires gouvernementaux fut totale ce jour-là. La plupart d’entre eux ont fui vers le Soudan du Sud pour rejoindre des camps de réfugiés, abandonnant armes et positions sans véritable résistance. Seuls trois ou quatre éléments ont trouvé refuge à la base de la MINUSCA, la mission des Nations unies implantée dans la région. Durant cette offensive éclair, les miliciens ont capturé la sous-préfète, le commandant des brigades de gendarmerie et deux agents de l’autorité nationale des élections.
Cette prise de la ville par les miliciens Azandé n’a toutefois pas duré longtemps. Une semaine plus tard, le 1er janvier 2026 dans la matinée, les mercenaires russes du groupe Wagner ont lancé une contre-offensive depuis Obo, accompagnés de quelques soldats centrafricains. Les échanges de tirs ont duré plusieurs heures avant que les miliciens azandé ne se replient vers la brousse. Les Wagner et leurs alliés gouvernementaux ont ainsi repris le contrôle de Bambouti, mais à quel prix pour la population civile.
Les miliciens Azandé n’ont pas accepté cette défaite sans réagir. Ils sont revenus une seconde fois pour tenter de reconquérir le terrain perdu, déterminés à déloger les mercenaires russes et les soldats Faca. Malgré leur acharnement et la violence des assauts, ils ont échoué devant la résistance de leurs adversaires mieux armés. Les tirs et les explosions ont résonné pendant des heures dans toute la ville, terrorisant les derniers habitants encore présents.
L’intensité des affrontements a finalement eu raison de la population. Les civils, pris entre deux feux et craignant pour leur vie, ont massivement fui vers le Soudan du Sud voisin. En quelques jours seulement, la quasi-totalité des habitants a déserté la ville, emportant le strict minimum dans leur fuite précipitée. On estime qu’il ne reste aujourd’hui qu’une dizaine ou une quinzaine de personnes dans toute la localité, qui comptait pourtant plusieurs milliers d’âmes avant les événements.
Ces départs massifs ont laissé Bambouti dans un état d’abandon total. Les maisons, les boutiques et les biens personnels sont restés sur place, les portes parfois même ouvertes dans la hâte du départ. Les habitants n’ont eu le temps d’emporter que quelques vêtements et un peu de nourriture pour le voyage vers les camps soudanais. Tout le reste de leurs possessions, accumulées parfois durant des années, gît maintenant dans des habitations vides et silencieuses.
C’est précisément cette situation qui a attiré la convoitise des soldats FACA. Au lieu de sécuriser la ville et de protéger les biens abandonnés, les militaires des forces armées centrafricaines se sont lancés dans un pillage en règle. Ils fouillent méthodiquement chaque maison, chaque commerce, emportant tout ce qui présente une valeur marchande. Les objets les plus variés disparaissent ainsi quotidiennement sous les yeux impassibles de leurs collègues mercenaires.
L’ONG internationale COOPI avait récemment distribué des kits aux habitants dans le cadre de ses programmes d’aide au développement. Ces kits comprenaient notamment des équipements pour la fabrication de savon, des animaux d’élevage comme des cochons et des chèvres, ainsi que du matériel agricole. Des brouettes, des houes, des pioches et des vélos neufs avaient été remis aux familles pour leur permettre de développer de petites activités génératrices de revenus.
Le projet Londo avait également apporté sa contribution au développement local. Cette initiative dédiée aux travaux manuels avait acheminé des outils spécialisés et des équipements destinés aux artisans de la ville. La MINUSCA et le gouvernement centrafricain avaient de leur côté fourni des matériaux de construction pour réhabiliter la gendarmerie locale endommagée. Tous ces biens, financés par la communauté internationale et destinés à améliorer les conditions de vie des habitants, se retrouvent maintenant entre les mains des pillards.
Les soldats Faca ne font aucune distinction dans leur razzia. Des bottes aux râteaux, des pelles aux semences, des vélos aux ustensiles de cuisine, tout disparaît. Chaque jour apporte son lot de nouvelles découvertes et de nouveaux butins à écouler sur les marchés voisins. Les militaires agissent en toute impunité, sans qu’aucune autorité ne vienne mettre fin à ces agissements qui déshonorent l’uniforme qu’ils portent.
L’écoulement de ces marchandises volées suit un circuit bien établi. Au lieu de retourner à Obo, située à une centaine de kilomètres de là par des pistes difficiles, les soldats préfèrent traverser la frontière toute proche. Ils se rendent sur les marchés du Soudan du Sud où ils vendent leur butin à des prix dérisoires pour obtenir rapidement de l’argent liquide. Cette proximité géographique facilite grandement leurs opérations de revente et leur garantit un approvisionnement régulier en devises.
Les allers-retours entre Bambouti et les marchés soudanais se multiplient ainsi chaque semaine. Les soldats chargent leurs motos de marchandises volées et reviennent les poches pleines d’argent frais. Ce trafic fonctionne au vu et au su de tout le monde, sans que ni les autorités centrafricaines ni les forces onusiennes n’interviennent. La frontière poreuse et l’absence de contrôles permettent à ce commerce illicite de prospérer sans obstacle majeur.
Cette dérive des militaires ajoute une dimension supplémentaire au drame vécu par la population. Les habitants qui ont fui la guerre se retrouvent ainsi dépouillés une seconde fois, non plus par les combattants rebelles qu’ils redoutaient, mais par ceux-là mêmes qui sont censés les protéger. Dans les camps de réfugiés soudanais, les nouvelles de ce pillage généralisé parviennent régulièrement aux oreilles des exilés
Par Éric Nzapa
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
