Bambouti : un vieux papa de 65 ans, revenu du Soudan du Sud, grièvement tabassé par les soldats FACA
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Après la rencontre organisée par les soldats FACA et leurs alliés de la milice Wagner avec les autorités du village Source Youbou au Soudan du Sud, un vieil homme de Bambouti, réfugié dans ce village, est revenu dans sa ville centrafricaine pour vérifier l’accalmie et prendre ses affaires. Malheureusement pour lui, il a été torturé gravement par les soldats FACA.
Pour comprendre l’histoire, il faut remonter au début. En effet, la vie à Source Youbou reste insupportable pour les déplacés de Bambouti. Ce village sud-soudanais, situé à cinq kilomètres de la frontière, n’offre aucun confort aux familles qui y ont trouvé refuge.
Ainsi, un papa, originaire de Bambouti, vivait aussi dans un camp des réfugiés à Source Youbou. Mais les conditions humanitaires dans ce village sud soudanais sont terribles. Sans toit digne de ce nom pour abriter sa famille, il a choisi de revenir à Bambouti chercher des bâches dans sa maison abandonnée. Ces bâches devaient lui permettre de monter une habitation de fortune à Source Youbou. C’est ce besoin urgent qui l’a poussé à tenter le retour malgré les dangers.
Mais sur le chemin, le vieux a croisé un groupe des soldats FACA. Les militaires centrafricains l’ont arrêté. Ils lui ont demandé ce qu’il venait faire dans la zone. L’homme a expliqué calmement qu’il venait juste pour récupérer simplement ses bâches pour construire un abri pour sa famille réfugiée. Cette réponse n’a fait qu’attiser les rages de ces forces de désordre.
Aussitôt, plusieurs soldats FACA se sont jetés sur lui. Ils l’ont roué de coups sans ménagement malgré son âge avancé. Pendant qu’il gisait au sol, l’un d’eux fumait tranquillement une cigarette. Il a ensuite enfoncé le mégot incandescent sur la peau du vieil homme à plusieurs reprises.
Ces marques de feu ont couvert son corps comme des taches de cendre. Le père de famille a enduré cette torture pendant de longues minutes. Aucun des jeunes soldats n’a eu la moindre pitié pour cet homme qui pourrait être leur propre père.
Après l’avoir laissé partir, le sexagénaire a regagné Source Youbou dans un état déplorable. Il a fallu l’emmener d’urgence à l’hôpital du village. Les blessures nécessitaient des soins immédiats pour éviter toute infection.
Cette violence fait suite à la réunion tenue trois jours plus tôt. Les soldats centrafricains accompagnés de mercenaires russes s’étaient rendus à Source Youbou. Ils avaient rencontré le chef du village et les militaires sud-soudanais stationnés sur place.
Durant cette réunion, ils avaient encouragé les réfugiés à regagner Bambouti. Une seule condition leur avait été donnée : les personnes portant des scarifications rituelles ne devaient pas revenir. Ceux qui tenteraient de franchir cette ligne seraient exécutés sur place.
Le vieil homme voulait simplement évaluer la température avant de ramener toute sa famille. Il pensait que cette réunion annonçait un retour possible à la normale. Au lieu de cela, il a servi de cobaye et payé le prix fort.
Les faits démontrent que cette invitation constituait un guet-apens. Les militaires attendent que les gens rentrent pour les massacrer tranquillement. Le sort réservé à ce sexagénaire en dit long sur leurs véritables intentions envers la population réfugiée.
Par Éric Nzapa
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC




![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)