Agressé à cause de son épouse par un soldat FACA, un homme, habitant de Mann, est devenu handicapé à vie
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
À Mann, un homme a perdu l’usage de ses jambes après qu’un militaire de l’armée nationale FACA l’a agressé pour s’en prendre à son épouse.
Il y a quelques mois, dans la commune de Mann, située à 12 kilomètres de Bang, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, un drame a bouleversé la vie d’un homme et de sa famille. Cet habitant, père et époux, vivait tranquillement avec sa femme dans leur maison. Une nuit, alors qu’ils dormaient, un bruit violent a retenti. Quelqu’un cognait à leur porte avec force. Inquiet, l’homme s’est levé, a ouvert et s’est retrouvé face à un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA), lourdement armé.
Le militaire, sans hésiter, a déclaré : « J’ai besoin de ta femme ». Stupéfait, l’homme a tenté de comprendre. « Ma femme ? Pour quoi faire ? », a-t-il répondu, refusant de se plier à une telle exigence. Le soldat, agacé, a insisté : « Je dois partir avec elle, je veux coucher avec elle ». Ces paroles, prononcées avec un mépris révoltant, ont mis l’homme en colère. « Hors de question », a-t-il répliqué, cherchant à refermer la porte pour protéger son foyer.
Mais le militaire n’a pas accepté ce refus. Dans un accès de violence, il a sorti son arme et tiré sur l’homme, visant ses jambes. La victime s’est effondrée, terrassée par la douleur, tandis que le soldat disparaissait dans la nuit. Les voisins, alertés par la détonation, se sont précipités. Face à l’état grave de l’homme, ils l’ont conduit au centre de santé de Mann, puis à Bocaranga. Les moyens sur place étant limités, Médecins Sans Frontières (MSF) a pris en charge son transfert à Bangui, où il a reçu des soins intensifs.
Malgré les efforts des médecins, le diagnostic est sans appel : ses deux jambes, gravement touchées, sont désormais inutilisables. De retour à Mann, cet homme, autrefois actif, est condamné à une vie de dépendance, incapable de travailler ou de subvenir aux besoins de sa famille. Son existence a été brisée par un acte de brutalité, simplement parce qu’il a voulu protéger sa femme.
Et qu’est devenu le soldat responsable ? Rien de sérieux. Il a été muté dans une autre base, à Bang ou ailleurs, sans véritable conséquence. Pas d’enquête approfondie, pas de jugement, pas de sanction digne de ce nom. Ce cas révèle une réalité glaçante au sein de l’armée centrafricaine. Comment une institution censée défendre les citoyens peut-elle fermer les yeux sur de tels actes ? Où est la justice pour les victimes ?
Ce drame n’est pas seulement celui d’un homme rendu handicapé. Il expose les failles d’un système où l’impunité est la norme. Les discours sur la discipline et les sanctions restent des mots vides. Les soldats, forts de leur autorité, intimident et détruisent des vies sans rendre de comptes. Cet habitant de Mann, puni pour avoir défendu sa femme, est une victime de plus d’une armée qui trahit sa mission.
Il faut se poser les questions qui dérangent. Quelle armée tolère que ses hommes s’attaquent aux civils qu’ils devraient protéger ? Quelle justice abandonne les victimes à leur sort ? La Centrafrique ne peut continuer ainsi. Ses habitants, comme cet homme de Mann, méritent respect et sécurité. Sans une réforme profonde, ces injustices continueront de marquer les mémoires et de briser des vies….
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)