Violence dans le 9e arrondissement de Bangui: trois morts et un blessé selon le sous-préfet de Bangui rapide
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le 9e arrondissement de la capitale Bangui connaît des tensions meurtrières après que des jeunes de la localité, soupçonnés de vol de bœufs par des éleveurs, ont été tués lors de règlements de compte.
Comme vous le savez, la saison sèche accentue chaque année les difficultés liées à la transhumance dans cette partie de Bangui. Les troupeaux descendent vers le sud à la recherche de pâturages, ce qui provoque régulièrement des frictions entre éleveurs et agriculteurs dont les cultures sont parfois piétinées ou broutées par le bétail.
Dans cette atmosphère tendue, les éleveurs accusent régulièrement des jeunes des villages de voler leurs bœufs. De leur côté, les jeunes reprochent aux éleveurs de laisser leurs troupeaux divaguer dans les champs, détruisant les récoltes sans aucune compensation pour les dégâts causés aux cultivateurs.
Or, le sous-préfet de Bangui Rapide, Michel Fernand Gondou, interrogé par la radio Centrafrique, explique que tout a commencé dans la région de Madafou, près de Yasi-Fouret, non loin de la ville de Damara. Des jeunes auraient volé plusieurs bœufs appartenant à des éleveurs peuls entre Madafou et Sokombili. Les animaux auraient été dépecés sur place avant d’être vendus à Bangui.
Dans les explications du sous-préfet, il a affirmé que les éleveurs ont mené leurs propres recherches et ont retrouvé le lieu présumé de l’abattage. Un éleveur peul a attendu sur place le retour des suspects. Lorsque ces derniers sont arrivés, il les a d’abord salués avant de disparaître brièvement dans la brousse.
Il est revenu avec une arme et a ouvert le feu sur le groupe, blessant grièvement un jeune nommé Alain à la poitrine. Les deux autres jeunes n’ont pas survécu à cette attaque, portant le bilan à deux morts dans ce premier incident.
Alain, malgré sa blessure, a réussi à ramper jusqu’à la forêt pendant que l’éleveur s’occupait de ses compagnons. Il a ensuite trouvé une moto et s’est enfui jusqu’à la clinique MSF de Bonga-Bonga où la balle a été retirée. L’auteur des tirs, pris de peur après son acte, s’est enfui vers Damara.
Selon le sous-Préfet, quelques jours plus tard, un nouvel incident a éclaté à Seine, dans la zone de Pindau, où sept bœufs ont disparu en deux jours seulement. Les éleveurs, excédés par ces vols à répétition, se sont rendus au village pour exiger qu’on leur livre les coupables.
Ils ont menacé de brûler les habitations en cas de refus et ont réclamé un dialogue avec les autorités locales. La situation a basculé dans le drame lorsqu’un éleveur peul sans lien avec ces affaires a été tué à Sakoussa, portant le nombre total de morts à trois.
Cet homme, venu de Bata 2 pour passer simplement la journée au village, a été abattu en plein jour par des habitants. Cette mort injustifiée a déclenché des menaces de représailles de la part de la famille de la victime.
Par crainte de vengeances, les habitants de Sakoussa ont fui massivement leur village pour se réfugier à Boko, près de l’école construite par les Russes. Ce mouvement de panique a alimenté diverses spéculations dans la capitale, certains évoquant même une attaque rebelle dans la zone.
Le sous-préfet affirme que les autorités politico-administratives ont réagi rapidement dès l’annonce de ces événements. Le commissaire du 9e arrondissement s’est rendu sur les lieux accompagné de la gendarmerie de l’Unité et d’autres forces de sécurité.
L’armée centrafricaine a patrouillé pendant deux jours dans la zone avant de se retirer, laissant la population dans l’inquiétude. Le samedi suivant, Michel Fernand Gondou s’est rendu chez le candidat à la députation et au poste de maire, Dolé Dobia, pour trouver une solution.
Ensemble, ils ont visité les personnes déplacées pour évaluer la situation. Dolé Dobia a contacté les autorités militaires qui ont accepté de renvoyer des éléments des FACA pour sécuriser le quartier Sakoussa et permettre aux villageois de regagner leurs habitations.
Le responsable administratif déplore les commentaires infondés qui circulent et qui créent une psychose collective. Il invite les Centrafricains à se méfier des informations non vérifiées
Par Anselme Mbata
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC



![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
