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Décryptage de l’article mensonger du journal “Oubangui Média” au sujet du pseudo référendum constitutionnel du 30 Juillet à Bangui…

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Décryptage de l’article mensonger du journal “Oubangui Média” au sujet du pseudo référendum constitutionnel du 30 Juillet à Bangui…

 

Centrafrique.org/referendum-de-la-honte-les-electeurs-ont-boude-les-urnes/le-premier-ministre-felix-moloua-apres-son-vote-a-la-mairie-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-67471″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Le-Premier-ministre-Felix-Moloua-apres-son-vote-a-la-mairie-de-Bangui-450×266.jpg” alt=”Le Premier ministre Félix Moloua après son vote à la mairie de Bangui” width=”450″ height=”266″ />
Le Premier ministre Félix Moloua après son vote à la mairie de Bangui

 

 

Bangui, 01 août 2023 (CNC) –  Très tard dans la soirée du 30 Juillet 2023 suite à ce que tous les observateurs qualifient de “fiasco référendaire”, paraît un article ostentatoirement mensonger du journal “Oubangui Média”, réputé pour sa proximité avec le régime du Président Touadera . L’article est titré : “Centrafrique : Vote référendaire, un succès pour le pouvoir, un fiasco pour l’opposition”. Rien que pour le titre maladroitement tendancieux de cet article, il lui est ôté toute crédibilité. Mais qu’à cela ne tienne…

 

À l’entame de l’article pré-commandé pour donner désespérément une certaine légitimité au discret putsch constitutionnel qui a eu lieu en Centrafrique, Oubangui Média écrit : “le pari est gagné pour le pouvoir qui a réussi le vote du référendum constitutionnel ce dimanche 30 juillet 2023. Plus de 1.800.000 de centrafricains étaient convoqués aux urnes pour se prononcer sur le projet de la nouvelle constitution”. Jugez-vous de ces contre-vérités colportées par Oubangui Média. 1.800.000 électeurs, c’est le nombre de personnes inscrites en 2020. Après 3 ans passés, logiquement on ne saurait s’attendre aux mêmes statistiques. “Notre journal” a donc menti.

 

Plus loin, le rédacteur de Oubangui Média dont le registre linguistique laisse à désirer, poursuit : “…Mais, les électeurs étaient nombreux à prendre part à ce vote, même si l’on ne peut pas comparer avec la dernière élection présidentielle de 2020 où le taux de participation avoisinait 35%…” Encore là, un grossier mensonge, car les observateurs ont unanimement relevé le faible engouement de la population lors de ce scrutin référendaire qui n’en est pas un.

 

Cependant, ne vous hâtez pas de rire, Oubangui Média a toujours de quoi nous régaler. C’est ainsi que son rédacteur écrira plus loin : “…des observateurs nationaux et internationaux saluent la tenue dans la sérénité de ce vote référendaire, malgré quelques irrégularités notamment liées au déploiement des matériels et à l’organisation…” Ce que dit ce journal dans ce paragraphe cité n’est que pur mensonge, car, jusqu’à ce que nous mettions sous presse, aucun observateur national ou international n’a publié un communiqué pour aborder les tendances de ces élections. Pour peu que ce journal est encore crédible, qu’il plaise à son rédacteur de publier les communiqués des observateurs dont il est question dans son article commandé.

 

Vous n’avez pas fini d’être surpris. Notre journal afiirme encore : “les centrafricains ont été convoqués aux urnes pour se prononcer sur le projet de nouvelle constitution qui marquera le début de la 7e République”. Oubangui Média qui se donne la mission aussi bien de L’ANE et de la Cour constitutionnelle, affirme clairement que le vote du 30 Juillet va marquer le début de la 7e République, refusant d’attendre les résultats définitifs qui doivent être proclamés par les institutions habilitées. Si ce n’est pas la preuve de la dangereuse partialité de ce journal, c’est sûrement un fait indéniable que son rédacteur n’a aucun respect pour les institutions de la République chargées de proclamer les résultats des élections.

 

Pour finir, Oubangui Média donne sa couleur, confirme à qui veut qu’il n’est qu’un instrument de relai de la propagande mensongère du pouvoir. “…Le président Faustin Archange Touadéra a finalement cédé pour convoquer les électeurs centrafricains aux urnes dont les résultats seront très bientôt connus…” Comme pour reprendre sous une autre forme la thèse du MCU selon laquelle c’est le Peuple qui a demandé le changement de la Constitution, et Touadera n’a fait qu’obéïr.

 

Voyez-vous ? Le métier de journaliste demande beaucoup de rigueur intellectuelle pour qu’on le confie aux incultes. La presse est un des puissants leviers de la démocratie. À l’heure de la reconstruction de la RCA demain, investissez dans la formation intellectuelle et civique des journalistes. Rappelez-leur la notion de probité et de responsabilité afin qu’ils soient au service du Peuple que d’être aux bottes des tyrans.

 

 

Par Ben Wilson Ngassan

Journaliste, activiste de la société civile

 

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Monsieur Eddy Symphorien Kparekouti : Un leader sans scrupules assoiffé de pouvoir

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Monsieur Eddy Symphorien Kparekouti : Un leader sans scrupules assoiffé de pouvoir

 

Le Président du parti PUR Eddy Symphorien Kparkouti. Credit photo : Eric Ngaba, CopyrightCNC.
Le Président du parti PUR Eddy Symphorien Kparkouti. Credit photo : Eric Ngaba, CopyrightCNC.

 

 

Bangui, 01 août 2023 (CNC) –  Il est triste de constater à quel point Monsieur Eddy Symphorien Kparekouti, Président de l’Union des Forces démocratiques d’opposition (UFDO), est prêt à sacrifier les principes démocratiques pour ses intérêts personnels. Son soutien aveugle à l’initiative d’une nouvelle constitution, portée par le Président Touadera  pour la République centrafricaine, dévoile son manque total de conviction et sa soif de pouvoir.

 

En qualifiant le référendum du 30 juillet 2023 de “crédibles et transparentes” contrairement à ce qui s’est passé sur le terrain, il montre son mépris pour le processus démocratique et le peuple centrafricain. Ses éloges précipités envers l’Autorité nationale des élections (ANE) semblent être une tentative flagrante de légitimer un référendum controversé et contesté.

 

Il est clair que Monsieur Eddy Symphorien Kparekouti est aveuglé par son désir d’obtenir une position politique plus élevée. Ses commentaires sur l’engouement du peuple centrafricain dans certains quartiers de Bangui montrent qu’il cherche désespérément à plaire aux masses pour gagner leur soutien en vue de ses ambitions personnelles.

 

Pire encore, son insistance sur la “volonté du peuple” comme justification pour soutenir cette constitution est un affront à l’intelligence des citoyens centrafricains. Cette rhétorique vide de sens ne peut cacher le fait que le référendum lui-même est suspect, avec des allégations d’intimidation et de manipulation des votes.

 

En qualifiant les élections de “positive et qualitative”, Monsieur Kparekouti semble nier les multiples rapports d’irrégularités et de violences signalées pendant le processus référendaire. Cela montre à quel point il est déconnecté de la réalité et prêt à se voiler la face pour promouvoir ses propres intérêts.

 

Il est inconcevable qu’un homme politique, qui devrait être un défenseur de la démocratie, se laisse entraîner dans une telle mascarade politique pour satisfaire ses ambitions personnelles. Monsieur Eddy Symphorien Kparekouti est un opportuniste qui trahit le peuple centrafricain en sacrifiant les valeurs démocratiques sur l’autel de ses propres désirs.

 

En soutenant un référendum constitutionnel illégal et controversé initié par le Président de la République, Faustin Archange Touadera , il montre son mépris flagrant pour l’État de droit et la stabilité de la République centrafricaine. Ses actions égoïstes mettent en danger la paix et la stabilité du pays, tout cela dans l’espoir de s’accrocher au pouvoir et d’obtenir des avantages personnels.

 

Il est temps que le peuple centrafricain reconnaisse la vraie nature de Monsieur Eddy Symphorien Kparekouti et rejette ses manœuvres politiques éhontées. La République centrafricaine mérite des dirigeants qui mettent l’intérêt du pays et de son peuple avant leurs ambitions personnelles. Monsieur Kparekouti a montré son vrai visage, et il est grand temps que le peuple centrafricain le condamne pour sa trahison envers la démocratie et la nation.

 

Par Prisca VICKOS

 

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L’ambassadeur Jean Marc Grosgurin victime de calomnies

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L’ambassadeur Jean Marc Grosgurin victime de calomnies

 

L'ancien ambassadeur de France en Centrafrique, Jean Marc Grosgurin
L’ancien ambassadeur de France en Centrafrique, Jean Marc Grosgurin

 

 

Bangui, 01 août 2023 (CNC) –  récemment, une publication a circulé sur les réseaux sociaux, mettant en cause l’ancien ambassadeur de France en Centrafrique, Jean Marc GROSGURIN. Cette publication prétendait que l’ambassadeur aurait quitté le pays discrètement, le qualifiant même de “fugitif”. Cependant, une vérification du CNC révèle que cette publication est non seulement mensongère et calomnieuse, mais aussi dépourvue de toute preuve vérifiable.

 

L’article en question a fait des allégations sensationnalistes et sans fondement concernant le départ de l’ambassadeur Jean Marc GROSGURIN. Tout d’abord, il est important de noter que les ambassadeurs en fin de mission ont le droit de quitter discrètement le pays s’ils le souhaitent, sans qu’une cérémonie de départ soit nécessaire. Cela est une pratique courante et ne devrait pas être utilisée pour alimenter des accusations diffamatoires.

 

Par ailleurs, qualifier l’ambassadeur GROSGURIN de “fugitif” est totalement injustifié et infondé. De telles accusations graves doivent être étayées par des preuves solides, ce qui n’est clairement pas le cas dans cette publication. Accuser publiquement un diplomate sans preuves sérieuses est irresponsable et peut gravement nuire à sa réputation.

 

De plus, l’article mentionne que l’ambassadeur aurait tenté de quitter le pays le 30 juillet 2023, mais des journalistes du CNC ont rapidement vérifié ces informations et ont confirmé que l’ambassadeur était toujours à Bangui et prévoyait de partir pour Paris le 1er août 2023, conformément à son calendrier de départ prévu. Cette contradiction flagrante démontre le manque de fiabilité de la source utilisée par l’auteur.

 

Enfin, l’article laisse entendre une supposée “manigance” de la part de l’ambassadeur GROSGURIN, mais aucune preuve concrète n’est fournie pour étayer cette accusation diffamatoire. Ce type d’insinuations sans fondement nuit gravement à la réputation de l’ambassadeur sans aucune raison valable.

 

Il est essentiel de condamner fermement cette publication mensongère et calomnieuse qui porte atteinte à l’intégrité de l’ancien ambassadeur de France en Centrafrique, Jean Marc GROSGURIN. Les lecteurs doivent être conscients des dangers des informations non vérifiées et doivent rechercher des sources crédibles avant de se faire une opinion. Le journalisme responsable repose sur la recherche de la vérité et la précision, et cet article en est malheureusement dépourvu. L’ambassadeur GROSGURIN mérite le respect en tant que diplomate et individu, et il est important de ne pas se laisser manipuler par des allégations sans preuve. Restons vigilants et exigeons des informations vérifiées et crédibles pour préserver l’intégrité de notre débat public.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Afrique en crise : Niger où et quand la ceinture de sécurité devient la pire menace 

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Afrique en crise : Niger où et quand la ceinture de sécurité devient la pire menace 

 

Centrafrique.org/militaires-nigeriens-qui-soutiennent-le-coup-detat/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/militaires-nigeriens-qui-soutiennent-le-coup-dEtat-450×287.png” alt=”militaires nigériens qui soutiennent le coup d’État” width=”450″ height=”287″ />

Bangui, 31 juillet 2023 (CNC) – Au sommet de l’État en Afrique francophone, une alarmante réalité émerge : les gardes présidentielles, censées assurer la sécurité des chefs d’État, deviennent parfois la source du pire danger. Dernier exemple en date : le Niger, où l’expérience récente a une fois de plus rappelé que la crise sécuritaire menace non seulement la vie des dirigeants mais aussi la stabilité des institutions politiques. Ces actes criminels perpétrés au sein même des dispositifs de sécurité, au-delà d’insulter la fonction présidentielle, soulèvent une question cruciale : comment rétablir la confiance dans le jeu politique et retrouver la fiabilité des acteurs de la vie publique ?

Cette expérience vient une fois de plus avertir, rappeler que le pire danger qui menace nos États dans la tourmente de la crise sécuritaire, ce sont les gardes présidentielles prétoriennes dont s’entourent nos chefs d’Etat. Peut-on être aussi peu en sécurité au sommet de l’Etat ?

Il faut absolument réinventer la confiance dans le jeu politique, retrouver la fiabilité, la crédibilité et donc le professionnalisme des acteurs de la vie politique en Afrique francophone. Un président de la République doit pouvoir avoir la sérénité nécessaire pour se consacrer à son devoir de conduire le pays vers plus de bien-être et ne pas devoir travailler dans la hantise permanente d’être menacé, pris en otage, destitué ou tué par ceux qui sont commis (et grassement payés) à sa sécurité.

Non seulement cet acte criminel témoigne d’un grave manque de respect au peuple nigérien, mais il représente une injure à la fonction présidentielle. C’est dévaloriser la fonction de chef de l’Etat et ce qu’est l’Etat que d’abuser de son poste de responsable de la sécurité d’un président pour régler des comptes personnels, résoudre des conflits à la limite purement intersubjectifs. Il nous faut refaire de l’Etat en Afrique une question sérieuse, au-dessus des querelles byzantines des chapelles politiques, confessionnelles, ethniques.

La maturité politique signifie qu’un peuple devienne capable à un moment donné, d’agir dans le sens du bien commun, par des lois respectées par tous et non par la force brutale. Mettre fin aux coups d’Etat devrait permettre de responsabiliser les autorités politiques pour qu’elles œuvrent sans la peur au ventre, sans l’obsession de la destitution illégale qui pourrait développer des velléités tyranniques, dictatoriales.

La violence doit absolument quitter l’arène politique africaine pour que nos autorités, conscientes de leur mission historique, prennent au sérieux leur responsabilité régalienne qui est de travailler corps et âme au service de la communauté nationale. A quoi bon une ceinture de sécurité si au lieu de protéger le conducteur de l’automobile, elle devient la pire menace contre la stabilité des institutions politiques ?

Africain ( francophone), encore un effort !

Par : Chrislain Gauthier INOUSSA

Un amoureux de la démocratie en Afrique.

 

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Un Triste Spectacle de Banditisme au Sommet de l’État : La Honteuse Bagarre entre Deux Conseillers du Président

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Un Triste Spectacle de Banditisme au Sommet de l’État : La Honteuse Bagarre entre Deux Conseillers du Président

 

L'altercation entre Jules et Wilfried poussant le chef de l’État a quitter le lieu
L’altercation entre Jules et Wilfried poussant le chef de l’État a quitter le lieu

 

 

Bangui, 31 juillet 2023 (CNC) – La politique centrafricaine a atteint de nouveaux sommets de décadence alors que deux ministres conseillers du Président de la République se sont livrés à une bagarre inexcusable, mettant en évidence un banditisme au sein même du gouvernement. L’incident, qui a eu lieu au centre du bureau de vote du lycée Barthélemy Boganda à Bangui, a été une scène de la honte dont on se souviendra longtemps. Plus déplorable encore, c’est le conseiller présidentiel camerounais, Jules NJAWE, qui a initié les hostilités en portant le premier coup à monsieur Wilfried Sebiro, conseiller en communication du Président Faustin Archange Touadera. Tout cela s’est produit sous les yeux du Président Touadera  lui-même, qui, au lieu d’intervenir, a préféré de s’enfuir en toute vitesse, croyant à un coup d’Etat par la boxe.

 

Il est difficile de trouver les mots pour exprimer à quel point cet événement est humiliant et dramatique pour le condamner. Comment de tels comportements peuvent-ils être tolérés au plus haut sommet de l’État ? La présence des éléments de la garde présidentielle lors de cette altercation ne fait qu’aggraver la déception ressentie par le peuple centrafricain, qui voit la folie s’emparer du pouvoir à Bangui.

 

La question qui brûle les lèvres de chaque citoyen est : quelles peuvent être les raisons qui ont poussé ces deux conseillers du Président Faustin Archange Touadera à en arriver aux mains ? Jusqu’à présent, aucune réponse valable n’a été donnée, et cela renforce le sentiment d’incompétence et d’irresponsabilité qui entoure l’administration en place.

 

Le Président Touadera doit assumer la responsabilité de cet épisode honteux. En tant que chef de l’État, il est censé être le garant de l’ordre et du respect des institutions. Au lieu de cela, il a laissé son bureau de vote se transformer en un ring de boxe et de karaté, exposant ainsi l’image de la République à des critiques nationales et internationales.

 

En plus du discrédit causé à la République centrafricaine, cette bagarre au sommet de l’État risque de détourner l’attention des véritables problèmes auxquels le pays est confronté. Alors que la population lutte pour surmonter les défis économiques, sociaux et sécuritaires, la classe dirigeante donne l’impression d’être complètement déconnectée des réalités du peuple.

 

Il est essentiel que des mesures immédiates soient prises pour restaurer la dignité et l’intégrité de la fonction présidentielle. Les deux conseillers impliqués dans cette bagarre doivent être relevés de leurs fonctions et faire l’objet d’une enquête approfondie pour comprendre les motifs de leur comportement inacceptable. De plus, le Président Touadera doit présenter des excuses publiques au peuple centrafricain pour cette triste démonstration de chaos au sommet de l’État.

 

Cette bagarre entre deux conseillers du Président de la République est une tache indélébile sur l’image de la Centrafrique. Le banditisme au sommet de l’État ne peut être toléré dans un pays qui aspire à la stabilité et au progrès. Il est temps pour les dirigeants centrafricains de faire preuve de maturité, de responsabilité et de respect envers leur nation et de se concentrer sur les véritables défis qui nécessitent une attention urgente. Le peuple mérite mieux que ce triste spectacle de violence et de désordre.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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La Tragédie Politique en Centrafrique: Samba-Panza et Démafouth devraient être en prison

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La Tragédie Politique en Centrafrique: Samba-Panza et Démafouth devraient être en prison

 

l'ex-chef d'État de transition catherine samba-panza et le chef de l'État faustin archange touadera au palais de la renaissance le 17 janvier 2020
L’ex-chef d’État de transition Catherine Samba-Panza et le chef de l’État faustin archange touadera au palais de la renaissance le 17 janvier 2020

 

 

Bangui, 31 juillet 2023 (CNC) – En 2016, la République centrafricaine a été le théâtre d’un événement politique dévastateur qui a eu des conséquences désastreuses pour le peuple centrafricain. Le pouvoir de l’État a été conféré gratuitement à un individu controversé, mettant ainsi en lumière les failles du système politique du pays. Cette décision a engendré une série de problèmes qui ont affecté profondément les citoyens et ont eu un impact négatif sur les relations internationales du pays.

 

À l’époque, Madame Catherine Samba-Panza, Présidente de transition, a pris une décision qui a profondément marqué l’histoire politique de la nation. Sous la pression de l’histoire de Q, elle a remis frauduleusement le pouvoir à Monsieur Faustin Archange Touadera , son beau-frère, alléguant qu’il avait remporté les élections présidentielles de 2016. Cependant, la légitimité de cette affirmation a été largement remise en question par de nombreux Centrafricains et la communauté internationale.

 

Nombreux sont ceux qui ont exprimé leur désapprobation quant à cette décision politique, qualifiant Monsieur Touadera d’aventurier politique sans préparation pour gouverner le pays. En effet, il est apparu clairement qu’il n’avait pas de projet de société concret pour diriger le pays lorsqu’il a pris les rênes du pouvoir en 2016. Cette lacune a laissé le peuple centrafricain dans une situation précaire, payant les frais d’une aventure politique qui ne semblait pas avoir été bien planifiée.

 

La métaphore d’un conducteur inexpérimenté se voyant remettre les clés d’une voiture est utilisée pour illustrer la situation politique de l’époque. Tout comme un chauffard qui ne connaît pas le volant ni le code de la route, Monsieur Touadera semblait naviguer sans boussole dans les affaires de l’État. Les conséquences de cette situation ont été désastreuses, plongeant le pays dans une crise politique et économique sans précédent.

 

Le peuple centrafricain, ainsi que la communauté internationale, ont payé un lourd tribut pour cette décision politique mal avisée. La République Centrafricaine est devenue le théâtre d’une véritable descente aux enfers, une tragédie collective orchestrée par Catherine Samba-Panza, Jean-Jacques Démafouth, et soutenue par la France et la Minusca. La légitimité de cette action a été mise en doute, et de nombreux citoyens ont exprimé leur indignation face à cette gouvernance chaotique.

 

Certains demandent des comptes, allant jusqu’à réclamer la prison à perpétuité pour Catherine Samba-Panza et Jean-Jacques Démafouth. De même, le diplomate français de l’époque, qui a cautionné cette transition politique controversée, est aujourd’hui traîné devant la justice dans son pays. Cela montre à quel point cette décision a eu des conséquences internationales majeures et a nui aux relations diplomatiques de la République centrafricaine avec d’autres nations.

 

L’événement politique de 2016 en République centrafricaine a été un véritable désastre, mettant en évidence les faiblesses du système politique du pays et les conséquences désastreuses d’une décision malavisée. Le pouvoir donné gratuitement à un individu sans projet de société solide a eu des conséquences dévastatrices sur le peuple centrafricain et a entraîné des répercussions au niveau international. Il est temps que le pays apprenne de cette tragédie politique et œuvre pour construire un avenir plus stable et prospère pour tous ses citoyens.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Référendum de la Honte : les électeurs ont boudé les urnes

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Référendum de la Honte : les électeurs ont boudé les urnes

 

Le Premier ministre Félix Moloua après son vote à la mairie de Bangui
Le Premier ministre Félix Moloua après son vote à la mairie de Bangui

 

 

Bangui, 31juillet 2023 (CNC) – Ce dimanche 30 juillet 2023 restera gravé dans les annales de l’histoire de la République centrafricaine. Le Président Faustin Archange Touadera a convoqué près de 2 millions de citoyens centrafricains pour se prononcer sur le projet de sa nouvelle constitution. Toutefois, dès l’annonce du référendum, l’opposition a dénoncé cette initiative, la considérant comme une manœuvre grossière visant à le maintenir indéfiniment au pouvoir au-delà des limites fixées par la constitution actuelle de 2016. Les voix de l’opposition se sont unies pour appeler au boycott, s’opposant fermement à la volonté du parti au pouvoir.

 

Le jour du scrutin, le constat est sans appel : les bureaux de vote sont désespérément vides, et les membres des bureaux sont devenus à la fois organisateurs et votants, remplissant frauduleusement les urnes de bulletins en faveur du “Oui” à la nouvelle constitution. Un triste spectacle qui révèle l’ampleur de la manipulation en cours.

 

Derrière cette manœuvre politique douteuse, les influences étrangères semblent se faire sentir. En effet, le Président Touadera  semble être poussé par les intérêts russes de Vladimir Poutine, cherchant à étendre son pouvoir de façon illégitime. Pour ce faire, le contournement des verrous constitutionnels est inévitable, et c’est précisément ce que le président actuel a tenté de faire, au mépris des principes démocratiques les plus élémentaires. Cette démarche ne fait que jeter le discrédit sur les institutions démocratiques et les fondements de l’État de droit.

Centre de vote lycée Barthélémy Boganda
Centre de vote lycée Barthélémy Boganda

 

Dès le début, le processus du référendum était entaché d’irrégularités massives, mettant en lumière des violations flagrantes de la constitution et des droits de l’homme. Il est navrant de constater que le pouvoir en place a préféré employer des méthodes brutales et illégales plutôt que de faire preuve de transparence et de respect envers la volonté du peuple.

 

Le jour du référendum, nos équipes se sont déployées sur le terrain pour observer la situation. Le constat est alarmant : en plus de l’absence quasi-totale des électeurs, des scènes de trucage des résultats ont été largement documentées. Dans les bureaux de vote de Bangui et de certaines villes provinciales telles que Paoua, Bouar, Baoro, Carnot, Bozoum et Bocaranga, il était difficile de rassembler ne serait-ce que 5 électeurs. Cela a permis aux membres des bureaux de vote de prendre le relais et de voter à la place des électeurs absents, faussant ainsi totalement le résultat attendu.

 

Le summum du déshonneur a été atteint à Bocaranga et Kabo, où les autorités locales ont déployé les forces armées pour traquer individuellement les électeurs et les contraindre à se rendre aux urnes. Ces méthodes coercitives et antidémocratiques suscitent l’indignation et l’opprobre.

 

Face à cette mascarade, l’opposition a remporté une victoire morale indéniable en appelant au boycott et en refusant de cautionner ce simulacre de démocratie. La crédibilité du régime en place en sort gravement entachée, compromettant davantage la confiance des citoyens dans leurs institutions.

 

Rappelons que ce référendum de la honte aura été un fiasco pour le gouvernement actuel, révélant l’étendue de la crise politique et démocratique qui secoue la République centrafricaine. Les responsables de cette manœuvre douteuse devront rendre des comptes devant le peuple et la communauté internationale. Il est grand temps de restaurer l’intégrité et la dignité de la démocratie en République centrafricaine et de laisser la volonté populaire s’exprimer librement, sans manipulation ni ingérence étrangère.

 

Dans nos prochains articles sur CNC, nous continuerons d’analyser en profondeur les conséquences de cette journée sombre pour la nation centrafricaine et ses perspectives d’avenir.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Référendum chaotique en Centrafrique : Un processus miné par les trucages et les irrégularités

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Référendum chaotique en Centrafrique : Un processus miné par les trucages et les irrégularités

 

 

Centre de vote lycée Barthélémy Boganda
Centre de vote lycée Barthélémy Boganda

 

Bangui, 3101 juillet 2023 (CNC) – Le référendum tant attendu en Centrafrique a été le théâtre de scandales flagrants, laissant place à des manipulations éhontées et à des irrégularités qui ont terni l’intégrité du processus. À travers une visite de plusieurs bureaux de vote dans la capitale, Bangui, nous avons été témoins de graves défaillances qui ont sapé la transparence et l’équité du scrutin.

 

Dès le début, la situation s’est révélée désolante. Les bureaux de vote, malgré un début paisible et sans incidents majeurs, ont rapidement montré des signes de dysfonctionnement. Le manque criant de bulletins de vote a été l’un des premiers problèmes à émerger. Dans de nombreux bureaux, les bulletins étaient fabriqués à la main par certains agents sur place, soulevant ainsi de sérieuses questions quant à l’intégrité du processus électoral.

 

Un autre aspect inquiétant a été l’insuffisance d’enveloppes pour garantir le caractère secret du vote. Les citoyens étaient confrontés à la perspective d’un vote non confidentiel, car à chaque bulletin glissé dans l’urne, celui-ci se dépliait, révélant clairement le choix du votant (blanc pour “oui” ou rouge pour “non”). Cette situation a provoqué des réactions de méfiance et de peur chez de nombreux électeurs, qui ont soit préféré se retirer des bureaux, craignant pour leur sécurité, soit été contraints de voter “oui” pour éviter d’attirer l’attention sur eux en votant “non”.

 

Plus inquiétant encore, certains bureaux de vote, tels que ceux situés à l’UCATEX, Gobongo, Galabadja et Combattant, ont été dépourvus de bulletins “non” (rouges) en fin de journée. Cette carence a découragé de nombreux citoyens, certains étant même témoins d’enfants, trop jeunes pour voter, glissant des bulletins dans l’urne.

 

Un autre problème majeur qui a suscité l’indignation est la non-reconnaissance des actes de naissance comme pièce d’identité valable pour voter, malgré les directives claires de l’autorité nationale des élections (ANE) diffusées à la radio lors de la sensibilisation. Cette mesure a laissé de nombreux citoyens incapables de participer au scrutin, ce qui soulève des interrogations quant à l’équité du processus.

 

Enfin, des allégations de corruption ont circulé sur les réseaux sociaux, faisant état de primes de déplacement allouées aux ressortissants centrafricains résidant au Maroc venus voter à Rabat, ainsi que du remboursement de leurs frais de voyage. Ces pratiques douteuses, si elles se confirmaient, pourraient fausser le taux de participation et influencer le vote en faveur du “oui”.

 

Dans l’ensemble, le référendum en Centrafrique a été entaché par des irrégularités choquantes qui ont sapé la crédibilité et la légitimité du processus.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Menace et intimidation : Des civils arrêtés et torturés par les forces de l’ordre à la veille du référendum

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Menace et intimidation : Des civils arrêtés et torturés par les forces de l’ordre en Centrafrique

 

La lettre police sur leur pick-up
CopyrightCNC

 

 

Bangui, 31 juillet 2023 (CNC) – – À la veille du référendum constitutionnel controversé en République centrafricaine, une atmosphère tendue et inquiétante règne sur l’ensemble du pays. Des informations non vérifiées circulent au sommet de l’État, pointant du doigt les groupes armés qui auraient l’intention de déclencher un coup de force le jour du scrutin, alimentant ainsi la peur et la méfiance. Face à cette situation, les forces de l’ordre ont été placées en état d’alerte, mais certains de leurs agissements suscitent de sérieuses préoccupations concernant les droits et la sécurité des citoyens.

 

La nuit précédant le référendum, plusieurs citoyens centrafricains ont été arrêtés de manière arbitraire, faisant écho à des pratiques alarmantes qui semblent se répandre dans tout le pays. À Bouar, par exemple, l’angoisse des groupes armés se ressent dans les autorités locales. Un conducteur dévoué de l’ONG internationale Mercy Corps, du nom de Mathieu alias Mathou, revenu à Bouar après la suspension des activités de son organisation en raison des rumeurs de coup d’État, a vécu une expérience traumatisante.

 

Samedi soir, vers 21 heures, tandis qu’il parlait en patois avec l’un de ses contacts au téléphone, les forces de l’ordre ont fait irruption sans préavis, l’arrêtant brusquement sous le soupçon d’avoir eu des contacts téléphonique avec des groupes armés. Son arrestation sans ménagement et son transfert à la police soulèvent des interrogations sur la mise en place d’un État policier où les droits individuels sont bafoués au nom de la sécurité nationale.

 

Pendant ce temps, à Bangui, dans le quartier KM5, un jeune membre d’une organisation de la société civile a également été victime d’une arrestation brutale la même nuit. Arrêté chez sa sœur, il a été soumis à des violences inouïes et torturé avant d’être jeté dans le véhicule du septième bataillon territorial (BIT 7), qui est considéré comme une milice affiliée au régime en place. Ces actes de violence et d’intimidation jettent une lumière sombre sur la situation des droits de l’homme dans le pays.

 

Dans la nuit du samedi au dimanche, d’autres cas d’arrestations arbitraires ont été signalés, accompagnés de témoignages faisant état de tortures et même de disparitions inquiétantes. Ces événements suscitent l’inquiétude quant à la trajectoire que souhaite emprunter le Président Faustin Archange Touadera pour la République centrafricaine.

 

Au-delà du contexte tendu du référendum, la sécurité des civils doit rester une priorité absolue. L’usage excessif de la force par les forces de l’ordre et les milices pro-gouvernementales est inacceptable et doit être dénoncé par la communauté internationale. Les violations des droits de l’homme ne peuvent être tolérées sous aucun prétexte.

 

En cette période cruciale, il est essentiel que les autorités centrafricaines garantissent un environnement sûr et respectueux des droits fondamentaux de chaque citoyen. L’établissement d’un dialogue inclusif et constructif est nécessaire pour résoudre les tensions politiques et sociales qui secouent actuellement le pays.

 

La République centrafricaine doit se tourner vers un avenir où la démocratie, les droits de l’homme et la paix prévalent sur la violence et l’oppression. Il est du devoir de tous les acteurs nationaux et internationaux d’œuvrer en faveur de cet objectif et de soutenir le peuple centrafricain dans sa quête d’une société libre, juste et pacifique.

 

Par Anselme Mbata

 

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Référendum spectaculaire en RCA, le Oui remporte partout, selon le MCU

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Référendum spectaculaire en RCA, le Oui remporte partout, selon le MCU

 

Un centre des bureaux de vote du référendum constitutionnel a 9h 50mn
Un centre des bureaux de vote du référendum constitutionnel a 9h 50mn

 

 

Bangui, 31 juillet 2023 (CNC) – Hier dimanche 30 juillet, un référendum spectaculaire a eu lieu en République centrafricaine (RCA) et dès 18 heures, heure de fermeture des bureaux de vote, une jubilation a envahi le gouvernement et le parti au pouvoir, le Mouvement des Cœurs Unis (MCU). Ils ont proclamé le référendum comme un succès indéniable, avec une écrasante victoire du vote “Oui” dans tous les centres de vote.

 

Cependant, au milieu des festivités, certains observateurs centrafricains restent sceptiques, remettant en question la sincérité de ce référendum orchestré par le régime en place. Ils soutiennent que ce qui importe réellement n’est pas la déclaration de victoire, mais plutôt la date même choisie pour ce référendum – le 30 juillet 2023. La signification de cette date réside dans le fait que l’issue du référendum semble prédéterminée, et que le parti au pouvoir semble jouer un rôle préétabli.

 

Comme l’a déclaré Fidèle Gouandjika, le ministre conseiller du Président Faustin Archange Touadera , il semble que le succès du référendum ait été préordonné. Il a plaisanté en disant que tout ce qu’il fallait pour déclarer la victoire était que lui-même, ses enfants et le Président Touadéra glissent leur bulletin dans l’urne. Selon lui, le nombre de votants importe peu ; même une maigre participation de 100 électeurs suffirait à valider le triomphe du référendum.

 

Il devient évident que l’issue de ce référendum a été orchestrée en coulisses. Peu importe les votes réels exprimés, un chiffre virtuel préétabli, convenant aux désirs de la Présidence, sera annoncé. Ce sentiment généralisé amène les observateurs à remettre en question la sincérité des célébrations jubilatoires affichées par le MCU.

 

Ceci dit, les affirmations du ministre conseiller Fidèle Gouandjika soulèvent des inquiétudes légitimes quant à l’authenticité du résultat du référendum. Les citoyens centrafricains méritent la transparence et la confiance dans leurs processus démocratiques. Au lieu de feindre la joie, l’accent devrait être mis sur la création d’un environnement démocratique inclusif et véritable. Ce n’est qu’à travers des pratiques justes et transparentes que la RCA pourra avancer et atteindre le progrès que son peuple mérite.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Les Trois Principales Cibles du Président Touadera dans le MCU : Sarandji, Ngrebada et Dondra

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Les Trois Principales Cibles du Président Touadera  dans le MCU : Sarandji, Ngrebada et Dondra

 

Au milieu, le premier ministre Henri Mari Dondra, à gauche le président de l'assmblée nationale, à droite l'ancien premier ministre Firmin Ngrebada
Au milieu, l’ancien premier ministre Henri Mari Dondra, à gauche le président de l’assmblée nationale, à droite l’ancien premier ministre Firmin Ngrebada

 

 

Bangui, 31 juillet 2023 (CNC) – Dans une révélation troublante, le Dr. Orphée Douaclé Ketté a mis en lumière les intentions réelles de la nouvelle constitution du Président Touadera  , qui vise non seulement les leaders de l’opposition mais aussi certains caciques du pouvoir, en particulier les trois anciens Premiers ministres : Simplice Mathieu Sarandji, actuel Président de l’Assemblée nationale, Monsieur Firmin Ngrebada et Monsieur Henri-Mari Dondra, tous deux députés de la majorité présidentielle.

 

Ces trois anciens Premiers ministres du Président Faustin Archange Touadera ont été implicitement sanctionnés par la nouvelle constitution en raison de leurs ambitions politiques. Au départ, tous trois s’étaient lancés dans une course effrénée pour la succession du Président de la République, Faustin Archange Touadera. Initialement, la bataille se jouait entre Simplice Mathieu Sarandji et Firmin Ngrebada pour le poste de Président de l’Assemblée nationale, la deuxième personnalité de la République. C’est finalement monsieur Simplice Mathieu Sarandji qui remporta cette bataille.

 

Par la suite, Monsieur Henri-Mari Dondra fit son entrée dans la course, succédant à Monsieur Firmin Ngrebada au poste de Premier ministre, suscitant ainsi le spectre du dauphin présidentiel. Les affrontements entre ces trois figures politiques étaient vifs et tendus.

 

Entre-temps, Simplice Mathieu Sarandji, de nationalité franco-centrafricaine, fut écarté du système politique. De même pour Firmin Ngrebada, qui avait audacieusement pris la nationalité russe pour bénéficier du soutien de la Russie et des mercenaires de Wagner dans son ambition présidentielle. Tous deux furent ainsi écartés du jeu politique selon les dispositions de la nouvelle constitution de Touadera. Restant dans le trio, Henri-Mari Dondra, de mère congolaise de la RDC, fut également écarté de la course présidentielle.

 

Cependant, outre les trois anciens Premiers ministres, certains membres du gouvernement sont également visés par cette nouvelle constitution, notamment Thierry Kamach, Pierre Somsé, Sylvie Baïpo-Temon et bien d’autres.

 

Cette évolution politique laisse entrevoir une stratégie de verrouillage du pouvoir et de consolidation de l’autorité présidentielle dans le pays. La démarche de neutraliser les figures politiques ambitieuses pourrait être perçue comme une tentative du Président Touadera de maintenir son emprise sur le pouvoir et de minimiser toute contestation interne.

 

Il est crucial de noter que ces décisions politiques auront probablement des répercussions significatives sur le paysage politique de la République centrafricaine. Les partisans des anciens Premiers ministres pourraient se sentir frustrés et exclus du processus politique, ce qui pourrait aggraver les tensions au sein de la nation déjà fragilisée par des années de conflits.

 

Rappelons que la nouvelle constitution du Président Touadera cible principalement les ambitions politiques des leaders de l’opposition et des anciens Premiers ministres de Touadera , ainsi que certains membres du gouvernement. Cette démarche pourrait avoir des conséquences importantes pour l’avenir politique de la République centrafricaine, et il reste à voir comment la situation évoluera dans les mois à venir. L’attention de la communauté internationale pourrait également se porter sur cette évolution, afin de préserver la stabilité et la démocratie dans le pays.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Le BRDC salue le rejet massif de la nouvelle Constitution  du Président Touadera par les centrafricains  

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Le BRDC salue le rejet massif de la nouvelle Constitution  du Président Touadera

 

Un centre des bureaux de vote du référendum constitutionnel a 9h 50mn
Un centre des bureaux de vote du référendum constitutionnel a 9h 50mn

 

 

Bangui, 31 juillet 2023 (CNC) – Dans un communiqué de presse daté du 30 juillet 2023, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC) exprime ses remerciements au peuple centrafricain pour sa participation unie et pacifique lors du récent référendum constitutionnel. Le BRDC salue le rejet massif de la nouvelle Constitution qu’il considère comme anticonstitutionnelle et porteuse de division et de dictature.

 

La fermeture des bureaux de vote sur tout le territoire national a été marquée par un événement exceptionnel : une participation unanime du peuple centrafricain qui a décidé de suivre le mot d’ordre du BRDC en boycottant le référendum. Cette action témoigne d’un rejet massif de la nouvelle Constitution proposée par le gouvernement.

 

Selon le BRDC, cette nouvelle Constitution menace l’unité du peuple centrafricain et porte en elle les risques d’une dictature. Les citoyens ont compris la gravité de la situation politique et ont clairement exprimé leur opposition en boudant les urnes. Les images des bureaux de vote vides à Bangui et dans l’arrière-pays illustrent la force de ce mouvement de contestation populaire.

École Ngola, un centre de bureau de vote référendaire à 15h 05mn
École Ngola, un centre de bureau de vote référendaire à 15h 05mn

 

Cependant, le BRDC craint que malgré le rejet massif, le pouvoir en place ne manipule les résultats pour proclamer un soutien écrasant à la nouvelle Constitution. Cette crainte est renforcée par l’annonce du pouvoir d’une victoire à 99,99 % en faveur du “oui”. Une telle affirmation risque d’accroître les tensions et de compromettre davantage la confiance entre le gouvernement et le peuple.

 

Face à cette situation, le BRDC appelle le peuple centrafricain à rester mobilisé dans sa lutte pour une démocratie véritable et pour la préservation d’une République unie et solidaire. Cette lutte politique et démocratique est cruciale pour l’avenir du pays et la préservation des droits fondamentaux des citoyens.

 

Rappelons que le référendum constitutionnel qui s’est déroulé dimanche 30 juillet 2023 en République Centrafricaine a été marqué par une participation unanime et pacifique du peuple centrafricain, qui a choisi de suivre le mot d’ordre du BRDC en rejetant massivement la nouvelle Constitution du Président de la République, Faustin Archange Touadera. Les craintes du BRDC quant à une proclamation des résultats à la soviétique pourraient alimenter les tensions politiques.

 

Dans ce contexte, il est essentiel que le peuple centrafricain reste mobilisé pour défendre ses droits et l’avenir démocratique du pays. Le BRDC appelle à une lutte politique continue afin d’établir une République unie, solidaire et démocratique pour le bien-être de tous les citoyens centrafricains.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Le projet de la nouvelle constitution de Touadera: une vendetta politique dénoncée par Dr. Orphée Douaclé Ketté

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Le projet de la nouvelle constitution de Touadera: une vendetta politique dénoncée par Dr. Orphée Douaclé Ketté

 

Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l'hémicycle de l'assemblée
Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l’hémicycle de l’assemblée

 

Bangui, 29 juillet 2023 (CNC) – Dans une entrevue exclusive accordée à l’émission “Trois questions pour mieux comprendre”, le Dr. Orphée Douaclé Ketté, un éminent observateur civil centrafricain, a lancé un appel vibrant à tous les citoyens centrafricains pour boycotter le référendum constitutionnel prévu le 30 juillet prochain. Cette nouvelle constitution, selon lui, suscite de vives inquiétudes quant à son impact sur l’unité nationale et les droits fondamentaux des citoyens.

 

Dans une récente tribune publiée dans Corbeaunews, le titre “La nouvelle constitution pour la vendetta de Touadera contre le Centrafrique” a suscité beaucoup d’interrogations. Interrogé sur ce choix de titre fort, Monsieur Orphée Douaclé Ketté explique qu’il aurait pu opter pour des termes plus nuancés, mais il préfère mettre en lumière la dimension politique de la nouvelle constitution proposée par le Président Touadera .

 

Selon l’observateur centrafricain, cette nouvelle constitution serait utilisée comme un moyen pour le président Faustin Archange Touadera  de se débarrasser de certains de ses proches, notamment Monsieur Simplice Mathieu Sarandji, son dauphin constitutionnel actuel, qui ne peut plus prétendre à cette position dans le projet de la nouvelle constitution. De même, Monsieur Firmin Ngrebada et Monsieur Henri-Mari Dondra seraient également affectés par des dispositions concernant leur nationalité étrangère et celle de leur parent.

 

Le projet de nouvelle constitution prévoit en effet la suppression de la double nationalité, ce qui soulève de vives inquiétudes chez Monsieur Douaclé Ketté. Il rappelle que la question de la nationalité est essentielle en Centrafrique, où l’appartenance à une lignée bantoue est au cœur de l’identité nationale. Pour lui, cette disposition rompt avec le principe d’égalité défendu par Barthélemy Boganda, le père fondateur de la République centrafricaine.

 

L’observateur souligne que le projet de constitution a été rejeté par la Cour constitutionnelle, conformément à la loi en vigueur, qui dispose que les décisions de la Cour s’imposent à tous, y compris au président de la République, et sont irrévocables. Malgré cela, la direction de campagne du parti au pouvoir persiste et rédige un projet de la nouvelle constitution, et à l’amender, violant ainsi les règles démocratiques et bafouant les principes juridiques.

 

Au terme de cette interview, il apparaît clairement que la nouvelle constitution proposée en Centrafrique suscite de vives controverses et soulève des inquiétudes quant à ses implications politiques. Selon l’observateur Orphée Douaclé Ketté, ce projet masquerait en réalité une vendetta politique de la part du président Touadera à l’encontre de certains de ses proches.

 

La question de la nationalité, notamment la suppression de la double nationalité, est au cœur des débats et suscite des réactions passionnées au sein de la population centrafricaine. L’observateur appelle à la vigilance et à la résistance face à ce projet, considérant qu’il va à l’encontre des principes d’égalité et de justice sociale prônés par le père fondateur du pays.

 

Alors que la date du référendum approche, Monsieur Douaclé Ketté exhorte les citoyens centrafricains à s’abstenir de voter en signe de protestation et de résistance face à cette constitution controversée. Il estime que l’avenir du pays repose sur l’unité et l’unicité de tous les centrafricains, et que c’est en restant unis et mobilisés que le peuple pourra défendre ses droits et ses valeurs démocratiques.

 

Il est donc essentiel pour la République centrafricaine de prendre en compte les inquiétudes et les critiques émises par ses citoyens et de favoriser un dialogue ouvert et inclusif pour construire un avenir démocratique et prospère.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Le Procès Controversé, L’ONG ‘The Sentry’ dans le Collimateur du Ministre de la justice Abazène  

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Le Procès Controversé, L’ONG ‘The Sentry’ dans le Collimateur du Ministre de la justice Abazène  

 

Le ministre d'État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC

 

 

Bangui, 29 juillet 2023 (CNC) – L’audience au Tribunal de Grande Instance de Bangui, qui s’est déroulée jeudi, a dévoilé un épisode troublant de la justice centrafricaine : le ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène a intenté une procédure de citation directe contre l’ONG américaine “The Sentry” pour diffamation, suite à la publication d’un rapport intitulé “Architecture de terreur: comment le groupe Wagner renforce son empire sur l’État Centrafricain”. Cette action en justice a abouti à une requête de 500.000 FCFA d’amende de la part du procureur, une demande aussi absurde qu’inquiétante.

 

Le rapport de “The Sentry” avait dépeint une réalité dérangeante, exposant le rôle présumé du groupe Wagner dans des atrocités et des crimes de masse perpétrés en Centrafrique. Au lieu de se concentrer sur les accusations portées par le rapport et d’ouvrir une enquête approfondie sur ces allégations, le ministre d’État a préféré adopter une approche répressive pour réduire au silence les voix critiques. En poursuivant “The Sentry” pour diffamation, le ministre semble essayer d’étouffer la liberté d’expression et le droit des organisations de défense des droits de l’homme à enquêter et à rapporter sur des questions importantes.

 

Il est crucial de souligner que les organisations comme “The Sentry” jouent un rôle essentiel dans la dénonciation des violations des droits de l’homme et de la corruption. Leurs rapports rigoureux et documentés contribuent à sensibiliser le public et à inciter les gouvernements à agir pour protéger les droits des citoyens. En entravant leur travail, le ministre centrafricain de la justice envoie un message alarmant : les voix dissidentes seront muselées, et la vérité sera étouffée.

 

Les accusations portées par l’avocat du ministre d’État semblent fragiles et conçues pour détourner l’attention des problèmes fondamentaux soulevés dans le rapport de “The Sentry”. Demander à l’ONG de fournir des preuves d’incrimination dans les atrocités et les crimes de masse est un piège habilement tendu. Ces organisations n’ont pas le pouvoir d’effectuer des enquêtes criminelles approfondies, et c’est précisément le rôle des autorités judiciaires et policières de le faire. En utilisant cette tactique, le ministre cherche à discréditer l’ONG et à se dérober aux questions difficiles qu’il devrait affronter en tant que représentant du gouvernement.

 

Ce procès révèle également une dérive inquiétante vers l’intimidation et la censure dans le pays. La liberté d’expression est un pilier fondamental de toute société démocratique, et sa protection est cruciale pour permettre aux citoyens de s’exprimer librement et d’exiger des comptes aux dirigeants. En s’en prenant à “The Sentry”, le ministre d’État envoie un message désastreux à tous ceux qui oseraient remettre en question le pouvoir en place.

 

Rappelons que le procès contre “The Sentry” est un triste exemple de l’utilisation abusive du système judiciaire pour étouffer les critiques et dissimuler la vérité. Au lieu de se concentrer sur les allégations graves portées par le rapport, le gouvernement centrafricain devrait prendre ces accusations au sérieux et mener une enquête indépendante et impartiale. La poursuite en diffamation doit être abandonnée, et la liberté d’expression et le droit des organisations de défense des droits de l’homme à enquêter et à informer doivent être protégés.

 

Le délibéré prévu pour le 10 août 2023 offre une opportunité cruciale au tribunal de montrer son indépendance et son engagement envers la justice. Le monde surveille attentivement cette affaire et espère que la sagesse prévaudra, car il en va de la crédibilité et de la légitimité du système judiciaire centrafricain.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Campagne de la honte: Le meeting du parti au pouvoir noyé par la pluie

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Campagne de la honte: Le meeting du parti au pouvoir noyé par la pluie

 

Centrafrique.org/meeting-mcu-au-stade-20-000-places-a-b/” data-wpel-link=”internal”>Le dernier meeting du MCU au stade 20 000 places à Bangui avec le Président Touadera
Le dernier meeting du MCU au stade 20 000 places à Bangui avec le Président Touadera

 

 

Bangui, 29 juillet 2023 (CNC) –  Le dernier meeting tant attendu du parti au pouvoir, dirigé par le Président Touadera , a viré au fiasco vendredi après-midi au stade 20 mille places de Bangui. La pluie diluvienne qui s’est abattue sur la capitale et ses environs a transformé cet événement politique en une démonstration de l’imprévisibilité des éléments naturels.

 

Le message de Dieu aux hommes reste inaudible, comme l’a souligné le président du MLPC Martin Ziguelé. Cependant, malgré les préparatifs minutieux et les attentes élevées des partisans du pouvoir, les éléments extérieurs ont joué les trouble-fêtes en submergeant tout Bangui sous une pluie torrentielle.

 

Au-delà de la météo capricieuse, certains observateurs n’ont pas manqué de pointer du doigt l’incapacité du parti au pouvoir à remplir le stade lors de ce rassemblement. Ces critiques remettent en question la légitimité de la demande de référendum, affirmant que le peuple n’a pas réclamé une telle consultation.

 

“C’est une honte pour un parti qui tente d’imposer sa vision politique sans véritable soutien populaire. Si le pouvoir en place peine à rassembler quelques milliers de personnes dans une simple enceinte, comment peut-on prétendre qu’il représente la volonté du peuple ?”, s’interroge maître Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du BRDC, Président du PATRIE.

 

Ce fiasco du meeting soulève des interrogations quant à la capacité du parti au pouvoir à mobiliser le soutien nécessaire pour approuver une nouvelle constitution lors du référendum prévu ce dimanche 30 juillet 2023. La crainte de certains est que le pouvoir en place utilise cette consultation comme un moyen d’imposer son agenda politique sans réellement considérer les aspirations de la population.

 

Pourtant, malgré ce revers, le président Touadera a affirmé que le gouvernement maintiendrait le référendum. Il a souligné que la pluie n’était qu’un obstacle passager et qu’il restait déterminé à faire soi-disant entendre la voix du peuple à travers cette consultation.

 

Les opposants au régime, quant à eux, appellent au boycott du référendum, arguant qu’il est nécessaire de garantir des conditions équitables et un véritable débat démocratique. Selon eux, le processus électoral doit refléter la volonté de l’ensemble de la population, et non pas uniquement celle du parti au pouvoir.

 

Alors que le pays se prépare à ce moment clé de son histoire, la tension monte, et la météo incertaine semble être le reflet des enjeux politiques à l’œuvre. Le pouvoir devra faire face à la résistance d’une partie de la population, exigeant davantage de transparence et de représentativité dans ce processus référendaire.

 

Au-delà des vicissitudes météorologiques, la question fondamentale qui persiste est celle de la démocratie et de l’écoute véritable des aspirations du peuple centrafricain. Le rendez-vous du 30 juillet sera décisif pour l’avenir du pays et la stabilité de son système politique. Le pouvoir en place devra convaincre les sceptiques et prouver que ce référendum est véritablement le fruit d’une demande populaire, et non pas simplement une tentative de consolider sa mainmise sur le pouvoir.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Les relations énigmatiques entre la Minusca et la milice Wagner en Centrafrique

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Les relations énigmatiques entre la Minusca et la milice Wagner en Centrafrique

Les avions de Wagner garé sur l’aire de la Minusca comme deux alliés de circonstances qu’ils sont
Les avions de Wagner garé sur l’aire de la Minusca à l’aéroport internationale de Bangui Mpoko comme deux alliés de circonstances qu’ils sont

 

 

 

Bangui, 29 juillet 2023 (CNC) – Depuis quelques mois maintenant, les avions de la milice russe Wagner trouvent un étonnant refuge sur l’aire de stationnement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), à l’aéroport de Bangui Mpoko. Cette proximité intrigue et soulève des questions quant à la nature de leur relation. Les spéculations vont bon train sur l’origine de cette entente, poussant beaucoup à se demander si les Nations Unies financent l’occupation de l’espace aérien par les avions de la milice Wagner, ou si la Minusca agit par pure complaisance envers les autorités centrafricaines.

 

La présence des avions de la milice russe Wagner aux côtés des troupes de la Minusca donne l’impression d’une alliance de circonstances, teintée de mystère et d’ambiguïté. Ces deux entités aux intérêts divergents se retrouvent ainsi, côte à côte, sur cette aire de stationnement comme des partenaires improbables dans un jeu aux règles énigmatiques.

 

La question des finances soulève des interrogations légitimes. Est-ce que les Nations Unies, par le biais de la Minusca, allouent des fonds pour permettre à la milice Wagner de maintenir ses avions à l’aéroport de Bangui Mpoko ? Si tel est le cas, cela soulèverait de sérieuses préoccupations quant à la transparence et à l’utilisation des ressources internationales destinées à soutenir la stabilité de la République centrafricaine.

 

D’un autre côté, l’hypothèse d’une faveur inexplicable de la Minusca envers la milice Wagner pose également question. Pourquoi la mission de maintien de la paix faciliterait-elle indirectement les activités d’une milice russe, dont les motivations peuvent sembler contradictoires avec ses propres objectifs ? Cette approche risquerait de compromettre la crédibilité et l’intégrité de la Minusca, laissant planer le doute sur ses réelles intentions en République centrafricaine.

 

Pour mieux comprendre ce jeu complexe, il est essentiel de scruter de près les intérêts en jeu. La présence de la milice Wagner en Centrafrique est connue pour son soutien au gouvernement centrafricain et ses activités impliquées dans le secteur des ressources naturelles. De son côté, la Minusca s’efforce de stabiliser le pays et d’assurer la protection des civils tout en favorisant la démocratie et les droits de l’homme.

 

Cependant, cette cohabitation inattendue pourrait être le résultat de réalités politiques et géopolitiques complexes auxquelles les observateurs externes n’ont pas accès. La République centrafricaine est en proie à des tensions régionales et à des enjeux internationaux qui dépassent parfois la compréhension publique. Des tractations diplomatiques discrètes pourraient être à l’œuvre, menant à des arrangements inhabituels pour maintenir un certain équilibre de pouvoir.

 

Pour apaiser les inquiétudes, il est impératif que la Minusca clarifie publiquement la nature de sa relation avec la milice Wagner et explique le rôle joué par cette dernière dans le contexte centrafricain. La transparence est essentielle pour préserver la confiance du public envers les missions de maintien de la paix des Nations Unies et pour garantir que les ressources destinées à la stabilité de la République centrafricaine soient utilisées de manière responsable et éthique.

 

Ceci dit, les liens entre la Minusca et la milice Wagner en République centrafricaine demeurent obscurs et suscitent des interrogations légitimes. Pour saisir pleinement l’enjeu de cette étrange alliance, il est crucial de considérer les intérêts en jeu ainsi que les réalités politiques et géopolitiques complexes de la région. Seule une transparence accrue permettra de dissiper les doutes et de restaurer la confiance dans les efforts internationaux visant à stabiliser ce pays meurtri par les conflits.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Dictature à Bangui : Le régime corrompu menace violemment ses détracteurs

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Dictature à Bangui : Le régime corrompu menace violemment ses détracteurs

 

Prestation de serment du Président Touadera le 30 mars 2021 à l'assemblée nationale à Bangui. Copyright
Prestation de serment du Président Touadera le 30 mars 2021 à l’assemblée nationale à Bangui. Copyright

 

 

Bangui, 29 juillet 2023 (CNC) – Dans une campagne référendaire honteusement illégale et controversée, le pouvoir de Bangui révèle une fois de plus son vrai visage autoritaire et corrompu. Toute personne osant émettre une critique contre cette mascarade démocratique est immédiatement ciblée, intimidée et menacée par les partisans du régime, tels que le sinistre Albert Nzate.

 

Le référendum constitutionnel en cours à Bangui est un cirque démocratique monté par le Président Touadera  pour perpétuer son règne ininterrompu sur le peuple, sans se soucier des principes fondamentaux de la légalité et du respect des droits humains. Mais voilà qu’un éminent intellectuel, Monsieur Patriarche Marx Ngouyombo, a eu l’audace de dénoncer cette farce sans précédent et de critiquer ouvertement ce qui est clairement une atteinte à la souveraineté populaire.

 

Au lieu de répondre avec des arguments ouverts à la discussion, le régime banguien choisit une voie plus sombre et révélatrice de son vrai caractère : la menace et l’intimidation. Albert Nzate, un partisan du pouvoir, s’est permis de proférer des menaces abominables envers Monsieur Ngouyombo et sa famille. Ce genre de comportement est une preuve indéniable de la faiblesse intellectuelle du régime et de son incapacité à accepter la critique constructive.

 

Il est choquant de voir à quel point le Président Faustin Archange Touadera est prêt à tout pour préserver son pouvoir illégitime. La répression brutale des voix dissidentes témoigne de la peur panique qui s’empare du gouvernement face à une population de plus en plus consciente de ses droits et désireuse de mettre fin à cette dictature rampante.

 

Il est temps que la communauté internationale ouvre les yeux sur la réalité de la situation à Bangui. Les droits fondamentaux des citoyens sont bafoués, la liberté d’expression est foulée aux pieds, et la justice est devenue une marionnette aux mains de dirigeants corrompus. Le monde ne peut pas rester silencieux face à ces atrocités.

 

Frédéric, un activiste de la société civile centrafricaine : « Nous lançons un appel à tous les défenseurs des droits humains, aux organisations internationales et aux pays engagés dans la promotion de la démocratie : il est temps d’agir. Exigez des comptes au pouvoir de Bangui, condamnez fermement ces pratiques dictatoriales et soutenez le peuple qui aspire à vivre dans la liberté et la dignité ».

 

Sylvie, étudiante à l’université de Bangui : ‘Monsieur Patriarche Marx Ngouyombo, malgré les menaces ignobles, vous n’êtes pas seul. Votre courage et votre détermination inspirent un grand nombre de personnes à travers le monde. Nous sommes solidaires de votre cause et déterminés à faire entendre votre voix opprimée ».

 

Tanza Saint-Cyr, Coordonnateur de la plateforme des jeunes leaders de l’opposition :Le pouvoir de Bangui peut tenter de bâillonner ses critiques, mais il ne pourra jamais étouffer la vérité. La lutte pour la démocratie et les droits humains à Bangui est loin d’être terminée, et nous serons toujours là pour rappeler au monde que le régime banguien ne représente pas la volonté du peuple, mais une poignée d’individus avides de pouvoir et de privilèges ».

 

Souleymane, un commerçant du quartier KM5 : Avec chaque menace proférée par le régime, notre détermination à dénoncer cette tyrannie grandit. Nous continuerons de répandre la vérité, de dénoncer l’injustice et de soutenir les voix opprimées jusqu’à ce que la liberté règne enfin à Bangui ».

 

La balle est désormais dans le camp de la communauté internationale. Le monde doit agir pour mettre fin à cette oppression insoutenable et accorder au peuple de Bangui le droit de vivre dans un pays véritablement démocratique, respectueux des droits de l’homme et des principes fondamentaux de la justice.

 

Que la honte retombe sur le régime de Bangui et que la lumière de la justice éclaire enfin ce pays longtemps plongé dans les ténèbres de la dictature. La vérité finira par triompher, et ceux qui ont menacé et opprimé le peuple seront jugés par l’Histoire pour leurs crimes odieux.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Bangui sous l’emprise des braquages : Le fiasco des comités de surveillance mise en place par le gouvernement

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Bangui sous l’emprise des braquages : Le fiasco des comités de surveillance mise en place par le gouvernement

 

Des motos en circulation en Centrafrique
Des motos en circulation en Centrafrique

 

 

Bangui, 29juillet 2023 (CNC) – Depuis la mise en place des comités de surveillance dans les quartiers de la capitale Bangui par le gouvernement centrafricain, les espoirs de voir diminuer les actes de braquages et de garantir une certaine sécurité aux citoyens semblaient légitimes. Malheureusement, la réalité est tout autre : les centrafricains sont confrontés à une recrudescence inquiétante d’agressions violentes, mettant en lumière l’échec cuisant des mesures prises jusqu’à présent.

 

Les arrondissements du huitième, septième, cinquième, troisième et quatrième de Bangui, ainsi que le Bimbo, se sont transformés en terrains de chasse pour des malfaiteurs impitoyables. Chaque jour apporte son lot de nouvelles tragiques, où les braquages suivis d’assassinats deviennent monnaie courante. Un exemple particulièrement poignant est celui qui s’est déroulé au quartier Avicom, derrière Cattin et Boeing, dans la nuit du jeudi au vendredi.

 

Un jeune homme, paisiblement rentrant chez lui sur sa moto vers 21 heures, a été confronté à un groupe de malfaiteurs dont les visages restaient masqués dans l’ombre. Ce qui aurait pu être un simple vol s’est rapidement transformé en un acte de barbarie sans nom. Plutôt que de se contenter de dérober ses biens et de le laisser indemne, les criminels ont préféré lui ôter la vie avant de s’approprier de sa moto. La cruauté de cet incident révèle l’ampleur du désespoir et de l’impunité qui règnent dans la capitale.

 

La présence de comités de surveillance aurait dû dissuader les criminels de sévir impunément. Malheureusement, il apparaît évident que ces dispositifs se sont avérés inefficaces, voire inexistants, face à la détermination des délinquants. Le résultat est sans appel : les citoyens vivent désormais dans la peur et l’insécurité, contraints de s’enfermer chez eux dès 18 heures.

 

Face à cette réalité cauchemardesque, une question lancinante hante les esprits des centrafricains : comment peuvent-ils espérer vivre dignement dans leur propre pays ? La confiance envers les autorités, déjà chancelante, s’est érodée davantage au fil du temps, tandis que le fossé entre le peuple et ceux qui sont censés le protéger continue de se creuser.

 

Le fléau des braquages à Bangui ne peut être éradiqué par des solutions superficielles. Il est impératif que les autorités prennent des mesures fermes et concrètes pour restaurer l’ordre et protéger la population. Cela nécessite une action coordonnée, impliquant la police, l’armée et les communautés locales, afin de contrer l’impunité qui permet à ces malfaiteurs de semer la terreur en toute impunité.

 

De plus, il est essentiel d’investir dans la formation et l’équipement adéquat des forces de l’ordre, ainsi que dans la mise en place de mécanismes de surveillance modernes pour détecter et prévenir les actes criminels. La sensibilisation de la population à la nécessité de signaler tout comportement suspect est également cruciale pour renforcer la sécurité collective.

 

Enfin, une réflexion approfondie sur les causes sous-jacentes de la montée de la criminalité est essentielle. La pauvreté, le chômage et l’exclusion sociale jouent un rôle majeur dans le désespoir qui pousse certains à s’engager dans la délinquance. Ainsi, des programmes de développement économique et social doivent être mis en place pour offrir des alternatives viables et éviter que d’autres ne basculent dans la violence.

 

La situation sécuritaire à Bangui est critique et nécessite une prise de conscience urgente et des actions décisives. Les centrafricains méritent de vivre dans la sécurité et la dignité dans leur propre pays. Le temps est venu pour les autorités de placer la protection de leurs citoyens au cœur de leurs priorités et de mettre fin à ce cycle infernal de violence et d’insécurité.

 

Par Anselme Mbata

 

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LES NON-DITS D’UNE CONSTITUTION DYNASTIQUE ET DISCRIMINATOIRE DU POUVOIR SOUS-TRAITÉ DE BANGUI

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CENTRAFRIQUE : LES NON-DITS D’UNE CONSTITUTION DYNASTIQUE ET DISCRIMINATOIRE DU POUVOIR SOUS-TRAITÉ DE BANGUI

 

Centrafrique.org/Centrafrique-quand-le-pouvoir-judiciaire-perd-sa-boussole-a-la-frontiere-du-droit-de-greve-et-de-la-liberte-de-manifester/doudou/” rel=”attachment wp-att-63368″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article. Photo courtoisie.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

 

 

 

Bangui, 29  juillet 2023 (CNC) – Depuis la convocation du corps électoral par le président de la république en vue de se prononcer sur le projet de la nouvelle constitution, des inquiétudes, interrogations et débats contradictoires se multiplient au sein de la société centrafricaine.

 

Il est évident que ces différentes tergiversations se focalisent sur le corpus du projet de constitution surtout les questions de « binationalité » et de « centrafricanité », beaucoup ignore que la matière sur laquelle le peuple est convoqué à se prononcer comporte une panoplie de non-dits.

Les non-dits par définition désignent quelque chose qui n’est pas expressément exprimé, qui est caché ou implicite dans un discours.

C’est ainsi qu’au demeurant, ce projet de constitution vise à régler des comptes personnels.

L’on se souvient qu’à une certaine époque de l’histoire, le président de l’assemblée nationale a voulu se démarquer du président de la république appelant à respecter les prescriptions constitutionnelles au sujet du troisième mandat. L’analyse politique étant l’interprétation des faits et gestes politiques, nous estimons que la création du poste de vice président de la république définit par l’article 83 vise à priver le président de l’assemblée nationale de son statut de dauphin constitutionnel alors que ce dernier tire sa légitimité non seulement du fait qu’il est un élu local mais en plus choisi par l’ensemble des parlementaires.

En conséquence de ce qui précède, et à défaut de définir le critère de désignation, le vice-président de la république peut potentiellement être sa femme, sa maîtresse, son cousin ou neveu…bref un sujet de droit choisi par ses soins.

Nul n’est sensé ignorer que le principal but recherché par les tenants du pouvoir de Bangui est la disqualification sans ambage de potentiels adversaires à la compétition présidentielle particulièrement les pensionnaires du Bloc Républicain pour la Defense de la Constitution (BDRC).

Si l’on s’en tient au contenu de l’article 183 du projet de constitution, les binationaux et les centrafricains qui ne sont pas d’origine qui occupent de hautes fonctions politiques et militaires seront simplement radiés des registres de la fonction publique. Par voie de conséquence, ceux ou celles qui ont des entreprises se verront opposer des impôts réservés aux entreprises étrangères.

Les centrafricains d’antan qui vont perdre leur centrafricanité seront assujettis aux titres de séjour ainsi que tous frais et taxes réservés aux étrangers…pathétique.

À la lecture linéaire de ce projet de constitution, l’on remarque que ce dernier fait souvent des renvois aux lois pour déterminer les conditions d’application…ces renvois correspondent aux domaines réservés au gré des forces d’occupation qui dicteront leur macabre volonté.

Enfin, s’agissant des dispositions de l’article 62 du projet de constitution qui restaure l’impôt de capitation…ce dernier ne fait pas de distinction de sexe ni d’âge c’est à dire que dès l’acquisition de la personnalité juridique…on est imposable.

Cette nouvelle constitution crée plus de problèmes qu’elle n’en résout.

Ce qui est sûr et faute d’adversaire, le oui sera victorieux au référendum du 30 juillet 2023 mais l’avenir du pouvoir sera très incertain.

N’oublions surtout pas qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…malheur à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.

Mais attention ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 27 juillet 2023.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

 

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Référendum en Centrafrique : Le Rassemblement Pour la République appelle au boycott pour sauver la démocratie

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Référendum en Centrafrique : Le Rassemblement Pour la République appelle au boycott pour sauver la démocratie

 

Le Président par intérim du parti RPR, monsieur Djello Ngandjio lors de sa conférence de presse mardi 16 mai à Bangui
Le Président par intérim du parti RPR, monsieur Djello Ngandjio lors de sa conférence de presse mardi 16 mai à Bangui

 

 

Bangui, 29 juillet 2023 (CNC) – Le Rassemblement Pour la République (RPR), dans un communiqué en date du 28 Juillet 2023, a lancé un appel fort aux citoyens centrafricains pour boycotter le référendum du 30 Juillet 2023. Cette déclaration fait suite à la tentative du Président de la République, Faustin Archange Touadera,  de changer la Constitution et de s’octroyer un pouvoir à vie. Le RPR dénonce le caractère illégitime et illégal de ce référendum et exhorte la population à rester chez elle pour s’opposer à cette forfaiture et préserver la démocratie en Centrafrique.

 

Le Rassemblement Pour la République (RPR), l’un des principaux partis d’opposition en Centrafrique, a pris position contre le référendum prévu pour le 30 Juillet 2023, initié par le pouvoir clanique du Mouvement Coeurs Unis (MCU). Selon le RPR, ce référendum vise à imposer au peuple une nouvelle Constitution taillée sur mesure pour permettre au Président de la République, Chef de l’État, Faustin Archange Touadera, de s’octroyer un pouvoir à vie.

 

La Constitution actuelle de la République centrafricaine a été adoptée par une écrasante majorité de 94% de la population lors des consultations populaires à la base, à la suite de la Transition de 2013-2016. Le RPR dénonce le manque de consultation du peuple dans l’élaboration de cette nouvelle Constitution, qui a été rédigée par un comité de personnes aux antécédents douteux et qui ignorent l’histoire du pays et de son peuple.

 

La déclaration du RPR rappelle que la Cour suprême de la Nation, sous la présidence de Mme Danièle Darlan, avait déjà rejeté ce projet de nouvelle Constitution en septembre 2022, car il violait manifestement les lois en vigueur. Malgré cela, les artisans de cette Constitution ont effectué des amendements unilatéraux, faisant fi des objections de la communauté musulmane, ce qui soulève des questions sur la légitimité et la démocratie de ce processus.

 

Le RPR appelle ainsi tous les citoyens centrafricains à boycotter le référendum du 30 Juillet en restant chez eux. Selon le parti, le boycott est le seul moyen de s’opposer au putsch constitutionnel du Président Touadera et de son régime. En participant au référendum, le peuple risquerait d’enterrer définitivement la démocratie et de permettre la patrimonialisation du pouvoir par une élite oligarchique.

 

La nouvelle Constitution proposée par le MCU accorde au Président de la République un pouvoir quasi-absolu, y compris le droit de vie et de mort sur le peuple. Elle contient également des dispositions discriminatoires, excluant plus de la moitié de la population sous le concept de “centrafricain d’origine”. De plus, cette Constitution ouvre la voie au bradage des ressources nationales pour consolider le pouvoir d’un seul homme.

 

Le RPR appelle à la mobilisation de tous les acteurs de la société centrafricaine, y compris les partis politiques, les syndicats, la société civile, les journalistes, les activistes et les citoyens ordinaires. Le parti estime que le Président Touadera perd toute légitimité en ignorant les divisions créées par son projet référendaire sectaire. Le RPR exhorte donc chaque citoyen à s’organiser pacifiquement pour résister à cette tentative de déstabilisation de la démocratie et pour sauver le pays de cette dérive autoritaire.

 

Face à la tentative du pouvoir en Centrafrique de changer la Constitution pour s’octroyer un pouvoir à vie, le Rassemblement Pour la République (RPR) appelle à un boycott massif du référendum du 30 Juillet 2023. Le parti d’opposition dénonce le caractère illégitime et illégal de ce processus et exhorte tous les citoyens centrafricains à rester chez eux pour s’opposer à cette forfaiture. Le RPR considère qu’il est de la responsabilité de chaque citoyen de résister pacifiquement à cette dérive autoritaire afin de préserver la démocratie, la liberté, la dignité et l’unité de la République centrafricaine. L’heure est grave, et le peuple centrafricain doit se lever ensemble pour dire NON à cette atteinte à ses droits fondamentaux.

 

Par Alain Nzilo

 

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La cryptomonnaie en tant que classe d’actifs émergente : Perspectives des investisseurs institutionnels

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La cryptomonnaie, représentée par des pionnières telles que Bitcoin, Ethereum et bien d’autres, a connu une croissance explosive au cours de la dernière décennie. Ce marché dynamique a attiré l’attention des investisseurs institutionnels du monde entier, qui commencent à considérer les cryptomonnaies comme une classe d’actifs émergente avec un potentiel de rendement intéressant. Quelles sont les perspectives des investisseurs institutionnels sur la cryptomonnaie en tant que classe d’actifs émergente ? Nous allons y répondre et analyser les facteurs qui façonnent leur approche vis-à-vis de ce nouvel univers financier.

La montée en puissance des investisseurs institutionnels

 

Au début, les cryptomonnaies étaient principalement dominées par des particuliers et des enthousiastes de la technologie. Cependant, au fil du temps, les investisseurs institutionnels ont commencé à s’intéresser à ce marché en plein essor. Les raisons de cet intérêt croissant sont multiples. Tout d’abord, la performance exceptionnelle de certains actifs numériques a attiré l’attention des gestionnaires de fonds en quête de diversification. Deuxièmement, l’évolution de la réglementation a apporté une certaine légitimité au secteur, rassurant ainsi les acteurs traditionnels.

La diversification du portefeuille : un atout majeur

 

Les investisseurs institutionnels considèrent les cryptomonnaies comme une opportunité de diversification de leurs portefeuilles. Alors que les marchés financiers traditionnels peuvent être volatils et corrélés, les cryptomonnaies présentent une indépendance relative. Cette non-corrélation avec les autres classes d’actifs offre un potentiel de protection contre les chocs du marché et peut aider à réduire le risque global du portefeuille d’investissement.

Nouvelles frontières en matière de rendement

 

La nature naissante de la cryptomonnaie implique également un potentiel de rendement élevé. Les actifs numériques bien établis comme le Bitcoin ont connu des augmentations spectaculaires de valeur sur le long terme. Vous pouvez investir sur ces actifs sur quantum code. Cette performance supérieure à celle des marchés traditionnels a suscité un grand intérêt chez les investisseurs institutionnels, qui cherchent à obtenir des rendements supérieurs pour leurs clients et leurs fonds.

Cadre réglementaire : la clé de l’acceptation institutionnelle

 

L’acceptation généralisée de la cryptomonnaie en tant que classe d’actifs émergente dépend également de l’évolution du cadre réglementaire. Les investisseurs institutionnels recherchent des environnements réglementaires clairs et stables pour se sentir à l’aise d’investir dans des actifs numériques. Une réglementation cohérente peut aider à dissiper les incertitudes et les craintes liées à la sécurité et à la conformité, ce qui constitue une étape cruciale pour encourager l’adoption institutionnelle généralisée.

Les défis de la sécurité et de la gestion des risques

 

Bien que le potentiel de rendement des cryptomonnaies soit attrayant, les investisseurs institutionnels sont conscients des défis liés à la sécurité et à la gestion des risques. Les actifs numériques sont sujets à la cybercriminalité et aux piratages, ce qui peut entraîner des pertes importantes pour les détenteurs. Par conséquent, les investisseurs institutionnels accordent une grande importance aux protocoles de sécurité et aux mesures de gestion des risques mises en place par les plateformes d’échange et les fonds de cryptomonnaies.

La voie vers l’adoption institutionnelle

 

Malgré les défis, de plus en plus d’investisseurs institutionnels franchissent le pas vers la cryptomonnaie. Certaines grandes entreprises et fonds d’investissement ont déjà alloué une partie de leurs actifs à des actifs numériques. Cette adoption progressive ouvre la voie à une plus grande acceptation de la cryptomonnaie en tant que classe d’actifs émergente dans le secteur financier mondial.

Que retenir ?

 

La cryptomonnaie émerge comme une classe d’actifs prometteuse pour les investisseurs institutionnels en quête de diversification et de rendements élevés. Alors que le marché continue de mûrir et que la réglementation évolue, de plus en plus d’institutions financières franchissent le pas vers ce nouvel univers financier. Toutefois, la prudence reste de mise, car les défis liés à la sécurité et à la gestion des risques doivent être soigneusement abordés pour garantir une adoption institutionnelle réussie. En fin de compte, l’avenir de la cryptomonnaie en tant que classe d’actifs émergente dépendra de la capacité de l’industrie à répondre aux attentes et aux exigences des investisseurs institutionnels.

Autres informations sur la cryptomonnaie en tant que classe d’actifs émergente pour les investisseurs institutionnels

 

La cryptomonnaie est devenue une classe d’actifs émergente qui attire l’attention des investisseurs institutionnels à la recherche de nouvelles opportunités de diversification et de rendements potentiels. Dans cette FAQ, nous abordons quelques-unes des questions les plus fréquemment posées par les investisseurs institutionnels concernant la cryptomonnaie en tant que nouvel actif financier.

Pourquoi les investisseurs institutionnels s’intéressent-ils à la cryptomonnaie en tant que classe d’actifs émergente ?

 

Les investisseurs institutionnels s’intéressent à la cryptomonnaie pour plusieurs raisons. Premièrement, elle offre une diversification potentielle pour les portefeuilles d’investissement, car les cryptomonnaies ont une faible corrélation avec les autres classes d’actifs traditionnelles telles que les actions et les obligations. Deuxièmement, la performance exceptionnelle de certains actifs numériques, comme le Bitcoin, a attiré l’attention en offrant des rendements attractifs sur le long terme. Enfin, l’évolution des réglementations a apporté une certaine légitimité au secteur, rassurant ainsi les investisseurs institutionnels sur la viabilité à long terme de cette classe d’actifs.

Quels sont les principaux défis et risques associés à l’investissement dans la cryptomonnaie pour les investisseurs institutionnels ?

 

Bien que la cryptomonnaie présente des opportunités intéressantes, elle comporte également des défis et des risques importants. Les principaux défis incluent la volatilité du marché, les fluctuations soudaines des prix et la liquidité limitée sur certaines plateformes d’échange. De plus, les investisseurs institutionnels doivent faire face aux questions de sécurité liées à la garde et au stockage des actifs numériques. Les piratages et les cyberattaques contre les plateformes d’échange sont des risques majeurs à prendre en compte. La réglementation fluctuante dans certains pays peut également influencer les décisions d’investissement.

Comment les investisseurs institutionnels abordent-ils la gestion des risques dans leurs investissements en cryptomonnaie ?

 

La gestion des risques est essentielle pour les investisseurs institutionnels qui s’aventurent dans l’investissement en cryptomonnaie. Pour atténuer la volatilité du marché, ils peuvent adopter une approche de diversification en investissant dans plusieurs actifs numériques plutôt que de se concentrer sur un seul. Ils peuvent également allouer une partie de leur portefeuille à des stratégies de couverture pour se protéger contre les variations soudaines des prix. En ce qui concerne la sécurité, les investisseurs institutionnels recherchent des plateformes d’échange réputées et fiables, ainsi que des solutions de stockage à froid (hors ligne) pour protéger leurs actifs numériques des risques de piratage.

 

 

 

Le scandale de surveillance téléphonique orchestré par Hervé Péndéro et le Président Touadera avec Wagner à Télécel

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Le scandale de surveillance téléphonique orchestré par Hervé Péndéro et le Président Touadera avec Wagner à Télécel

 

Centrafrique.org/covid-19-inquietude-du-personnel-de-telecel-apres-la-contamination-de-2-agents/siege-social-telecel-centrafrique-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-38529″ data-wpel-link=”internal”>siège social de la Télécel à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
siège social de la Télécel à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

 

Bangui, 28  juillet 2023 (CNC) – Depuis plusieurs mois voir des années, la République centrafricaine est le théâtre d’une étroite surveillance téléphonique illégale et abusive orchestrée par Monsieur Hervé Péndéro, bras droit du Président Faustin Archange Touadera, en collaboration étroite avec les redoutables Mercenaires russes de Wagner. Cette effroyable machination, mise en place au sein de la société de téléphonie mobile Télécel, ne laisse aucun répit aux citoyens centrafricains visés par le régime, en particulier les membres de l’opposition démocratique ainsi que ceux de la majorité présidentielle.

 

Hervé Péndéro : Un agent sans scrupules

 

Hervé Péndéro, connu pour être le protégé de son père et ancien ministre, a obtenu un poste au sein de Télécel après avoir obtenu son BTS en commerce et marketing. Malheureusement, ses compétences sont limitées, mais il a été promu rapidement grâce à l’influence de son père, proche de l’ancien PDG de Télécel, monsieur Pysmis. Avec une progression fulgurante dans l’entreprise, Péndéro a finalement accédé au poste de directeur commercial.

 

L’alliance insidieuse

 

Tout a basculé lorsque le Président Touadera est arrivé au pouvoir en 2016, notamment à partir des années 2020-2021. Hervé Péndéro, surnommé “monsieur tout-puissant” à Télécel, est devenu l’artisan zélé de l’espionnage au service du Président et des mercenaires russes de Wagner. Son rôle consiste à surveiller les appels téléphoniques de tout citoyen ciblé par le régime, que ce soit des membres de l’opposition démocratique ou même de la majorité présidentielle.

 

Espionnage sans limites

 

Hervé Péndéro ne s’est pas arrêté à la simple interception de messages texte ou de SMS, pourtant déjà attentatoires à la vie privée des individus. Non, son zèle va plus loin : il imprime également chaque matin la liste complète des appels effectués par les personnes ciblées, qu’il remet ensuite au bureau de Wagner à Bangui. Cette violation flagrante de la vie privée des citoyens, orchestrée par le pouvoir en place et exécutée par Péndéro, est inacceptable dans une société démocratique.

 

Conséquences sur la démocratie

 

L’implication d’Hervé Péndéro et du Président Touadera avec les mercenaires de Wagner représente un danger imminent pour la vie des centrafricains, mais également pour la démocratie en République centrafricaine. La surveillance illégale des citoyens, qu’ils soient opposants politiques ou simples individus, constitue une atteinte grave aux droits fondamentaux et aux principes démocratiques. Cette intrusion sans scrupules dans la vie privée des citoyens, uniquement pour préserver le pouvoir en place, est un affront à la liberté d’expression et à la protection des droits de l’homme.

 

Rappelons que l’alliance entre Hervé Péndéro, directeur commercial à Télécel, le Président Touadera et la milice russe Wagner, orchestrant une surveillance téléphonique illégale au sein de Télécel, est un sombre chapitre dans l’histoire de la République centrafricaine. Cette collusion remet en question les fondements mêmes de la démocratie et des droits individuels dans le pays. Il est impératif que la communauté internationale se mobilise pour dénoncer ces agissements et exiger que les responsables soient traduits en justice. La République centrafricaine mérite un avenir où les libertés individuelles sont respectées, et cela passe par la condamnation sans équivoque de ces pratiques inacceptables.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Le cancer de la corruption au sein de la direction de l’immigration et de l’émigration

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Centrafrique : Le cancer de la corruption au sein de la direction de l’immigration et de l’émigration

 

Le général de la police centrafricaine, Bienvenu Zokoué DG de la police nationale
Le général de la police centrafricaine, Bienvenu Zokoué DG de la police nationale

 

 

 

Bangui, 28  juillet 2023 (CNC) – La République centrafricaine, un pays aux richesses naturelles et culturelles exceptionnelles, est malheureusement gangrenée par un fléau qui met en péril son avenir : la corruption au sein du service de l’immigration et de l’émigration. Depuis des années, ce système vicié s’est insidieusement installé à Bangui, capitale du pays, affectant profondément la vie des citoyens centrafricains et des étrangers souhaitant séjourner dans le pays. Cette situation, dénoncée par de nombreux acteurs de la société civile, est une véritable atteinte à la dignité et à l’intégrité de la République centrafricaine.

 

Le passeport et le laisser-passer, une aubaine pour les agents corrompus

 

Le gouvernement centrafricain, dans le but de permettre à ses citoyens d’obtenir un passeport, avait fixé un tarif officiel de 50 000 francs CFA. Cependant, une fois la somme réglée à la banque, il est tristement devenu coutume de devoir payer un pot-de-vin supplémentaire aux agents de l’immigration et de l’émigration pour finaliser la procédure. Cette pratique illégale, allant de 5000 à 25 000 francs CFA, s’apparente à une véritable extorsion d’argent. Pire encore, certains individus, notamment les musulmans centrafricains, font l’objet d’une évaluation financière plus lourde et injustifiée, rendant le processus de demande encore plus difficile pour eux.

 

Une corruption généralisée

 

Ce système de corruption ne se limite pas seulement à l’obtention de passeports et de laisser-passer. Même pour les simples documents d’immigration, les mêmes pratiques sont à l’œuvre. Des frais officiels sont imposés aux usagers, mais une fois de plus, une somme supplémentaire doit être versée pour s’assurer de l’obtention rapide et sans tracas des documents nécessaires. Cette situation met à mal l’accès aux services publics pour les citoyens centrafricains et les étrangers qui souhaitent respecter les lois du pays.

 

L’impunité au cœur du problème

 

Ce qui est le plus préoccupant dans cette situation, c’est l’impunité dont jouissent les agents corrompus au sein de la direction de l’immigration et de l’émigration. Malgré la prise de conscience de ce système de corruption par le gouvernement depuis des années, aucune mesure concrète n’a été prise pour y mettre un terme. Les milliers de francs CFA illégalement amassés par ces agents corrompus sont autant d’argent qui aurait pu être investi dans des projets de développement pour le bien du pays.

 

Conséquences sur la société centrafricaine

 

Cette culture de la corruption a des répercussions profondes sur la société centrafricaine. D’une part, elle renforce le sentiment d’injustice et de méfiance envers les institutions gouvernementales, minant ainsi la confiance des citoyens dans leur propre pays. D’autre part, elle entrave le développement économique en décourageant les investisseurs étrangers, qui hésitent à s’implanter dans un environnement où la corruption est omniprésente.

 

Il y’a lieu de rappeler que la République centrafricaine mérite un avenir meilleur, où la transparence, l’éthique et la justice règnent en maîtres. Pour cela, il est impératif que des mesures fermes soient prises pour éradiquer la corruption au sein du service de l’immigration et de l’émigration. La mise en place d’un système de contrôle indépendant et la formation des agents pour promouvoir l’intégrité sont des étapes essentielles vers un avenir plus juste et prospère pour le pays et ses citoyens. Il est temps que la République centrafricaine se débarrasse de ce fléau qui gangrène son avenir.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Évariste Ngamana : Le nouveau Gardien des Intérêts du Président Touadera

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Évariste Ngamana : Le nouveau Gardien des Intérêts du Président Touadera

 

L'honorable Évariste Ngamana
L’honorable Évariste Ngamana

 

 

 

Bangui, 28 juillet 2023 (CNC) –  Lors de sa prise de parole à sa conférence de presse organisée à Bangui ce jeudi 27 juillet 2023, Évariste Ngamana a catégoriquement rejeté l’idée de limiter les mandats présidentiels, affirmant que le peuple devrait pouvoir renouveler sa confiance envers un dirigeant autant de fois qu’il le souhaite. Cette déclaration valide une perpétuation du pouvoir en place et a ravivé les tensions politiques dans le pays.

 

Premièrement, son soutien à l’absence de limitation des mandats présidentiels dans le projet de la nouvelle constitution est une véritable insulte à l’intelligence du peuple. La limitation des mandats est un élément crucial pour garantir la stabilité et la responsabilité des dirigeants. En refusant de l’inclure, Monsieur Ngamana et ses acolytes dévoilent leur véritable intention : permettre au Président Touadera de se maintenir au pouvoir indéfiniment, bafouant ainsi les aspirations démocratiques de la nation.

 

Sa justification selon laquelle le peuple devrait décider s’il souhaite renouveler sa confiance à un dirigeant est tout simplement absurde. Une telle logique ouvre la voie à l’autocratie et à la corruption. Les dictateurs ont souvent invoqué des mandats populaires pour justifier leurs abus de pouvoir, et il est inacceptable que Monsieur Ngamana essaie de normaliser cette dangereuse approche.

 

En ce qui concerne la question de la centrafricanité, ses propos sont tout aussi choquants. Sa tentative de minimiser l’importance de ce débat crucial en se réfugiant derrière des sophismes est déconcertante. La double nationalité est un problème légitime et réel qui nécessite une réponse claire et équitable. Mais au lieu de faire preuve de transparence, Monsieur Ngamana préfère dissimuler la vérité et rejeter toute critique légitime en la qualifiant de “manipulation de l’opinion”.

 

Sa condescendance envers le peuple centrafricain est particulièrement révélatrice de son arrogance et de son mépris envers ceux qu’il prétend représenter. Le fait de prétendre que “tout le monde” est d’accord avec sa vision est une insulte à l’intelligence collective des citoyens qui aspirent à un avenir démocratique et équitable pour leur pays.

 

Il est temps que le peuple centrafricain se réveille face à de tels agissements de la part de leurs dirigeants. Monsieur Ngamana et ses semblables cherchent clairement à préserver leur pouvoir et leurs privilèges au détriment du bien-être du peuple. Leur manque de respect envers les principes démocratiques, leur refus de la limitation des mandats et leur mépris envers les questions de nationalité sont inacceptables.

 

Il est impératif que les citoyens centrafricains se mobilisent pour défendre leurs droits et leurs aspirations démocratiques. La démocratie ne peut prospérer que si elle est entretenue par un engagement actif et une vigilance constante de la part du peuple. Il est grand temps de rejeter fermement les idées toxiques propagées par Monsieur Ngamana et de réaffirmer les valeurs fondamentales d’une société juste, équitable et démocratique pour la République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Touadera et la milice russe Wagner : Un jeu dangereux pour la Centrafrique

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Touadera et la milice russe Wagner : Un jeu dangereux pour la Centrafrique

 

 

 

Bangui, 28juillet 2023 (CNC) – Depuis son élection à la tête de la Centrafrique, le Président Faustin Archange Touadera semble jouer un jeu dangereux en établissant une proximité inquiétante avec la milice russe Wagner. Lors du Sommet Russie-Afrique à Saint-Pétersbourg ce juillet 2023, Touadera a été vu s’entretenant longuement avec le sulfureux chef de cette milice, Prigozin. Malgré les preuves de la rencontre, le Président tente de nier toute connivence avec cette organisation controversée. Cette attitude soulève de sérieuses interrogations parmi les citoyens centrafricains, qui ne peuvent s’empêcher de se demander quelles sont les véritables motivations du Président Touadera.

 

La milice russe Wagner est tristement connue pour ses actions violentes en République centrafricaine, qui ont eu des conséquences désastreuses sur la population civile. Depuis son implantation dans le pays, cette milice a été impliquée dans de nombreux cas de violations des droits de l’homme, de meurtres, d’enlèvements et de viols, semant ainsi la terreur et l’insécurité. Malgré ces actions barbares, le Président Touadera semble fermer les yeux sur les agissements de ce groupe, suscitant l’indignation de la population centrafricaine.

 

Les rencontres entre Touadera et Prigozin jettent le doute sur l’intégrité du Président et soulèvent des inquiétudes quant à sa loyauté envers le peuple qu’il est censé représenter. En niant sa relation avec le chef de la milice Wagner, il semble tromper délibérément les citoyens centrafricains, renforçant ainsi l’image d’un dirigeant peu fiable et manipulé par des intérêts étrangers.

 

La question qui se pose alors est de savoir quels sont les véritables motifs qui poussent Touadera à s’associer à une milice impliquée dans de graves violations des droits de l’homme. Certains analystes politiques craignent que cette proximité ne serve les intérêts économiques de la Russie dans la région, au détriment du peuple centrafricain. En établissant un partenariat avec une organisation aussi controversée, Touadera risque de compromettre la souveraineté de son pays et de saper les efforts pour instaurer la paix et la stabilité en République centrafricaine.

 

Il est essentiel que les dirigeants politiques du continent africain mettent en avant l’intérêt supérieur de leurs peuples et ne permettent pas que des groupes étrangers, comme la milice Wagner, influencent leurs décisions politiques. Le peuple centrafricain mérite un leadership transparent, responsable et soucieux de son bien-être, et non un Président qui entretient des liens douteux avec des milices violentes.

 

Rappelons que la proximité du Président Touadera avec la milice russe Wagner soulève des questions inquiétantes quant à ses véritables motivations et son engagement envers la sécurité et le bien-être du peuple centrafricain. Les violences perpétrées par cette milice ne peuvent être tolérées, et il est temps que Président Touadera  prend des mesures fermes pour protéger leurs populations et préserver l’avenir de leur pays. La République centrafricaine mérite un avenir meilleur, et cela ne pourra se réaliser qu’avec des dirigeants intègres, déterminés à servir les intérêts de leur nation plutôt que ceux d’organisations étrangères aux agissements controversés.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Centrafricanité : Un cri du cœur pour la RCA par Clotaire Saulet Surungba

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Centrafricanité : Un cri du cœur pour la République centrafricaine par Clotaire Saulet Surungba

 

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Monsieur Surungba Saulet, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

Bangui, 28 01 juillet 2023 (CNC) –  Dans son livre “Centrafricanité”, Clotaire Saulet Surungba offre un vibrant hommage à son pays natal, la République centrafricaine. Cet ouvrage, préfacé par Adolphe Pakoua, est bien plus qu’une simple rétrospective nostalgique. Il propose une réflexion profonde sur l’identité centrafricaine, les valeurs culturelles, les défis et les aspirations du peuple centrafricain. À travers une combinaison poétique de souvenirs d’enfance, d’hommages à la terre des ancêtres et de préceptes moraux, l’auteur transmet un message essentiel pour l’avenir de son pays.

 

Le cri du cœur pour la République centrafricaine:

 

Contrairement à l’idée fachiste du Président de la République, Faustin Archange Touadera, la “Centrafricanité”, selon monsieur Surungba,  est bien plus qu’un simple mot. C’est l’essence même de l’identité centrafricaine que Clotaire Saulet Surungba cherche à explorer et à célébrer dans son livre. À travers des images évocatrices et des anecdotes de sa propre vie, l’auteur révèle son profond amour pour la terre qui l’a vu naître. Il peint un tableau vibrant de la vie quotidienne en Centrafrique, mettant en lumière le travail, la musique, les contes et la danse qui façonnent la culture du pays.

 

Mais au-delà des souvenirs nostalgiques, l’ouvrage soulève également des questions fondamentales sur l’avenir de la République centrafricaine. L’auteur dénonce avec clairvoyance les maux tels que le régionalisme, le tribalisme et le fanatisme religieux qui peuvent entraver l’unité nationale. Il appelle à une réflexion profonde sur la centrafricanité, un concept qui transcende les frontières géographiques, les origines ethniques et les croyances religieuses pour forger une identité commune forte.

 

La promotion de l’éducation scientifique en Centrafrique:

 

Dans “Centrafricanité”, l’auteur aborde également des questions essentielles concernant le système éducatif centrafricain. À travers un dialogue entre deux jeunes protagonistes, Clotaire Saulet Surungba souligne l’importance de l’enseignement des sciences et de la technologie. Il appelle à une promotion et un renforcement de ces domaines pour permettre à la nouvelle génération de s’épanouir et de contribuer au développement du pays.

 

Il y’a lieu de noter que la “Centrafricanité” est un livre empreint d’amour, de poésie et de réflexion. Clotaire Saulet Surungba y offre un hommage vibrant à la République centrafricaine tout en soulevant des questions cruciales pour l’avenir du pays. À travers son écriture évocatrice, il appelle à l’unité, à la préservation des racines culturelles et à l’essor de l’éducation scientifique. L’ouvrage se présente comme un appel à l’action pour que la nouvelle génération centrafricaine soit consciente de son identité et s’engage pleinement dans la construction d’un avenir meilleur pour le Centrafrique.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Rappel : le livre « Centrafricanité »  a été édité par le GROUPE L’HARMATTAN

Une Forfaiture Anticonstitutionnelle et de la Démocratie

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Une Forfaiture Anticonstitutionnelle et de la Démocratie

Centrafrique.org/le-projet-de-la-nouvelle-constitution-de-touadera-un-Festival-de-fautes-dorthographe/remise-du-projet-de-la-nouvelle-constitution-par-le-president-touadera-a-son-directeur-national-de-campagne-evariste-ngamana-dans-lhemicycle-de-lassemblee/” rel=”attachment wp-att-66933″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Remise-du-projet-de-la-nouvelle-constitution-par-le-President-Touadera-a-son-directeur-national-de-campagne-Evariste-Ngamana-dans-lhemicycle-de-lassemblee-450×300.jpg” alt=”Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l’hémicycle de l’assemblée” width=”450″ height=”300″ />
Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l’hémicycle de l’assemblée

 

 

Bangui, 28  juillet 2023 (CNC) –  « Nous marchons sur la tête en République Centrafrique » : Le bâillonnement de tout un peuple » sur un Retour de l’Impôt de Capitalisation.
Tous ces agissements à l’inverses et à l’encontre du bon sens inversé…, de la mauvaise foi, des manières de gouverner, surtout de façon irraisonnée ne peut qu’être préjudiciable pour l’avenir de la République Centrafricaine* ; surtout sous prétexte d’une stratégie politique scéniquement erronée dans la proposition de cette nouvelle constitution éhontée, malgré les appels à la raison aux fondements Républicains, Démocratiques.

 

En écoutant le célèbre conseillé spécial du président de la République qui prétend prévaloir des titres fallacieux ironiquement du grand maître politique de tout le temps, dans les sphères politiques Centrafricaines…qui s’Accommoder son discours aux circonstances, le Doyen des Doyens de la politique Centrafricaine de manière ostentatoire…dixit, l’homme de tous les dossiers, le faiseur du Roi, au passage méprisant tout une population, les générations confondues…Admirativement maltraitée, mais admirative quand-même de l’exploit dans l’art de diffamer ces amis(es) et collègues d’hier sous les applaudissements parfois… et c’est pas tout , en expectateur admirative voyeur et, baveur… ces adeptes devant une bonne gueuleton en directe, pourtant la plupart affamer, ayant de difficultés de faire au moins un repas la journée, soit un défilé de sappologie montrant le bienêtre et opulence sans pudeur.

Sacré « Chégué »…le dispersement est assuré ! Une Tournure Idiomatique comme dit les Américains et ça marche bien.

En Centrafrique, il ne faut pas, vraiment prendre les enfants de bon Dieu pour des Canards Sauvages.
Cette nouvelle constitution, ne dégage aucunement une stratégie politique d’apaisement, ni concerne aucune mesure prétendument élaborée pour réaliser une vision politique objective de développement de notre Pays, sans avancer…masquer maintenant le peuple découvre la super-chérie, tout sauf un intérêt général, ni pour une recherche et la politique de tolérance envers la population et de l’union sacré nationale.
Ces soi-disant rédacteurs constitutionalistes, s’auto-stratège suffisants et spécialiste proclamé se contredisent dans leurs élans réactionnaires, s’auto-flagelles, mais bien œuvrer dans une organisation qui se concentre sur les actions uniquement pour les intérêts mercantiles, claniques, ethniques, pour mettre en oeuvre une nouvelle constitution sans le consentement du peuple qui n’est pas d’ailleurs consultés, afin…de se mieux servir, desservir les richesses du Pays avec leurs alliés au détriment du peuple Centrafricain, en bafouillant les sacrés seins des institutions de la Républicaine et notre jeune Démocratie qui n’est qu’embryonnaire. La Constitution de 30 Mars 2016 …bien qu’aucun oeuvre ne soit parfait…, mais à bien le mérite d’exister et de fait servir le régime en place dans sa mise en place…De jeter une base de consolidation des Institutions de la République, malheureusement qui n’était pas respectée, ne serais-que des process institutionnels. La République n’a point besoin d’une crise supplémentaire. Encore moins d’une stratégie politique hasardeuse plein de mauvaise intention et de division de la Nation Centrafricaine.

Le sentiment aujourd’hui, de penser que le régime en place confond tout et son contraire, c’est-à-dire : être mêlé au point de ne plus se distinguer, dans leurs alliances à quelque chose au point d’en devenir indistinct ou indigeste cette nouvelle constitution. Ne savoir la différence entre la politique et la stratégie, la loi fondamentale régissante par des règles et les fondements institutionnels souverains. De fait, la stratégie est un ensemble d’intentions visant à atteindre un but à long terme. Les politiques sont des choix de facteurs clés de succès permettant de contribuer à atteindre ledit but, l’intérêt générale. Qui sont dans un premier temps pour notre chère Patrie, la République Centrafricaine à l’endroit de l’Unité Nationale et LA PAIX !
Grosse déception, pour cette pratique irrationnelle du régime de la manière de faire la politique, de promouvoir que de la médiocrité, en excluant toutes démarches d’excellences pour la jeunesse Centrafricaine, pour certain qui sont complètement perdue n’ont aucun repère par aggravations et sur le plan sociologique. Un grand travail à faire pour l’avenir de la République a des fins de relèvement future, redoré l’importance de la politique et sa mission pour un intérêt général.
Pourquoi redorées les missions politiques sont importantes dans un avenir proche ?
Les politiques apportent orientations, cohérence, obligation de rendre des comptes, efficacité et clarté sur le fonctionnement d’une organisation, de l’Etat. Qui résume à la responsabilité, l’éthique, l’intégrité complétement absent de cette mandature.
Quel est le but de la stratégie ?
Faut-il rappeler, une stratégie politique en soit est une manière d’élaborer, de diriger et de coordonner des plans d’actions afin d’aboutir à un objectif déterminé, programmé sur le court ou le long terme. Le but principal étant d’éviter le pilotage à vue, une stratégie doit être appliquée et apporter des résultats positifs. Loin d’être le cas en République Centrafricaine.
Quel est le but de mes observations et l’analyse politique par définition ?
Analyser les politiques publiques vise à comprendre pourquoi le gouvernement ou le Parlement agissent d’une certaine façon dans ce qu’ils considèrent être l’intérêt de la nation. Le but est également de comprendre comment le gouvernement met en place ses politiques publiques et quels en sont les effets sur la société, la Nation.
De surcroit l’impact des politiques dans un Etat Nation, les politiques et les lois publiques sont importantes parce qu’elles : – Guident l’Intervention du Gouvernement ; – Influencent les bonnes marches dans un Pays, ce qu’on appelle communément la Bonne Gouvernance ; – Touchent les décisions immédiates aux services rendus, aux citoyens ; – Ont un impact important sur le plan sociologique, en effet la notion de la Responsabilité, d’éthiques, d’intégrités.
Que Dieu bénisse la Centrafrique !

 

Fait à Lyon le 26-07-2023

Diaspora,
Mr. KOMOTO Aubin-Roger

 

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L’incongruité des autorités centrafricaines face à la montée des groupes d’autodéfense à Bangui

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L’incongruité des autorités centrafricaines face à la montée des groupes d’autodéfense à Bangui

 

Centrafrique.org/bangui-faits-divers-un-voleur-pris-en-flagrant-delit-et-frappe-par-une-foule-dans-le-huitieme-arrondissement/le-voleur-sur-seul-sur-une-moto-poursuivi-par-une-foule/” rel=”attachment wp-att-39161″ data-wpel-link=”internal”>Le présumé voleur derrière la moto et poursuivi par une foule qui voudrait le lynché. Scène survenue au quartier Galabadja 3 dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata.
Le présumé voleur derrière la moto et poursuivi par une foule qui voudrait le lynché. Scène survenue au quartier Galabadja 3 dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

 

Bangui, 28 juillet 2023 (CNC) – La capitale centrafricaine, Bangui, fait face à une situation préoccupante avec la montée en puissance de groupes d’autodéfense, également connus sous le nom de comités de veille ou milices du pouvoir, dans certains quartiers. Ces groupes, majoritairement composés de jeunes soi-disant volontaires, prétendent œuvrer pour rétablir la sécurité dans leurs secteurs respectifs. Cependant, cette démarche soulève de sérieuses inquiétudes quant à leur efficacité réelle et à l’absence de moyens de défense face à des situations potentiellement dangereuses.

 

Des jeunes engagés mais sans moyens de défense :

 

Dans plusieurs quartiers de Bangui, nous rencontrons des jeunes comme Christopher du quartier Nguito et Josephi du quartier Ouham, qui font partie de ces groupes d’autodéfense. Ils affirment agir par volonté pour sécuriser leur quartier en l’absence d’une protection adéquate des forces de sécurité nationales. Cependant, ils ne disposent que de bâtons comme moyen de défense, ce qui les place en situation de vulnérabilité face à d’éventuelles attaques armées.

 

L’approbation des autorités :

 

Tandis que certains jeunes affirment agir de leur propre initiative, d’autres déclarent travailler avec l’autorisation des autorités du pays. Ces groupes seraient donc reconnus par les chefs de quartier et auraient même été instaurés par le gouvernement lui-même. Cette approbation soulève des questions sur la légitimité de telles actions et leur conformité avec les principes d’un État démocratique et responsable.

 

La réaction de la société civile :

 

Face à cette situation, la société civile de Bangui réagit avec inquiétude. Le coordonnateur du groupe de travail de la société civile (GTSC), Gervais Lakosso, exprime son désaccord en soulignant que la sécurité de proximité devrait être assurée par les forces de sécurité professionnelles telles que les militaires, les policiers et les gendarmes. L’utilisation de jeunes volontaires non formés pour faire face aux problèmes de sécurité publique pourrait entraîner des risques supplémentaires et des débordements.

 

L’absence d’efficacité malgré la mise en place des groupes d’autodéfense :

 

Malgré l’existence de ces comités de veille, des cas de vol à main armée continuent d’être enregistrés dans certains quartiers de Bangui. Cette situation soulève des interrogations quant à l’efficacité réelle de ces groupes et remet en question leur capacité à faire face aux défis sécuritaires de manière adéquate.

 

Rappelons que la mise en place de groupes d’autodéfense dans certains quartiers de Bangui avant le référendum du 30 juillet 2023 suscite de nombreuses critiques. Alors que ces jeunes volontaires font preuve de détermination pour protéger leur communauté, ils ne disposent que de moyens de défense limités et sont confrontés à des risques potentiels considérables. Les autorités centrafricaines devraient prendre en compte les inquiétudes de la société civile et envisager des mesures plus efficaces pour garantir la sécurité des citoyens, en mettant notamment à contribution les forces de sécurité professionnelles. L’enjeu de la sécurité publique est crucial pour la stabilité et le développement du pays, et il est essentiel que les autorités agissent de manière réfléchie et responsable dans cette perspective.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Colère des étudiants de l’université de Bangui, le gouvernement sous le feu de critique  

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Colère des étudiants de l’université de Bangui, le gouvernement sous le feu de critique  

 

Grève des Étudiants de l'Université de Bangui reclamant le paiement des arriérés de leur bourse d'études, le 3 avril 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
Grève des Étudiants de l’Université de Bangui reclamant le paiement des arriérés de leur bourse d’études. Photo CNC

 

Bangui, 28 juillet 2023 (CNC) –  Une vague de mécontentement déferle sur l’université de Bangui alors que des étudiants se mobilisent pour réclamer le paiement de leurs bourses pour l’année 2021-2022. Avec sept mois d’arriérés accumulés, les étudiants expriment leur frustration face à l’absence de transparence concernant l’utilisation du budget alloué à leurs bourses.

 

La détresse des étudiants :

 

Au sein du campus de l’université de Bangui, les visages crispés d’une centaine d’étudiants témoignent de leur ras-le-bol face à la situation préoccupante. Ces étudiants expriment leur désarroi après sept longs mois sans percevoir le moindre centime de leur bourse. Ils s’interrogent sur le destin du budget qui était destiné à leur soutien financier. La détérioration des conditions d’études est manifeste, et les étudiants en appellent au gouvernement centrafricain pour régler sans délai cette situation intolérable.

 

Des demandes restées lettre morte :

 

Malgré les préavis de grève déposés auprès des responsables universitaires il y a de cela sept mois, le gouvernement n’a pas répondu à l’appel des étudiants. Ces bourses sont cruciales pour leur permettre de poursuivre leurs études dans des conditions adéquates. Les étudiants ont opté pour une démarche pacifique en adressant plusieurs requêtes au rectorat, mais malheureusement, l’administration n’a pas pris en compte leurs revendications légitimes. Face à ce silence assourdissant, les étudiants se sont mobilisés pour exiger fermement le paiement de leurs arriérés de bourse avant le samedi suivant.

 

L’absence de transparence :

 

Le gouvernement est resté muet face à cette situation préoccupante qui perdure depuis près de sept mois. Les étudiants de l’université de Bangui ne demandent pas l’impossible ; ils souhaitent simplement recevoir le soutien financier qui leur permettra de se consacrer pleinement à leurs études. Le fait que l’administration n’ait pas encore apporté de solution à ce problème suscite légitimement des interrogations quant à la gestion du budget dédié aux bourses étudiantes.

 

Les appels au calme et l’espoir d’une résolution imminente :

 

Les enseignants à l’université de Bangui appellent les étudiants manifestants à la patience et au calme. Ils reconnaissent leur droit à manifester mais encouragent toutefois à maintenir la sérénité en attendant une issue favorable. L’administration universitaire se montre solidaire des étudiants et les encourage à se rendre au trésor pour obtenir des informations concernant l’état d’avancement de la situation. Les responsables universitaires se veulent quant à eux rassurants en affirmant que le problème sera résolu dans les jours qui viennent.

 

Signalons que le gouvernement de Bangui est vivement critiqué pour son inaction dans le paiement des bourses des étudiants de l’université de Bangui. Les étudiants, qui souffrent des conséquences de sept mois d’arriérés de bourse, ont fait preuve de patience et de demande pacifique, mais leurs appels sont restés sans réponse. L’absence de transparence quant à l’utilisation du budget alloué aux bourses soulève des interrogations légitimes. Les étudiants méritent un accès équitable à l’éducation, et il est du devoir du gouvernement de s’assurer qu’ils puissent étudier dans des conditions adéquates. Il est temps que le gouvernement agisse de manière responsable en résolvant cette situation préoccupante et en répondant aux besoins légitimes des étudiants de l’université de Bangui.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Projet de la nouvelle Constitution de Touadera: la PJLOD remet en question sa légitimité ?

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Projet de la nouvelle Constitution de Touadera: la PJLOD remet en question sa légitimité ?

 

Saint Cyr TANZA
Saint Cyr TANZA, Cordonnateur de la plateforme

 

 

Bangui, 28 juillet 2023 (CNC) – Dans le contexte politique centrafricain, le Projet de la nouvelle Constitution initié et rédigé par le Président de la République, Faustin Archange Touadera, suscite des débats et des interrogations quant à son origine et à sa légitimité. Selon Monsieur Tanza SAINT-CYR, coordonnateur de la Plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique (PJLOD), ce projet semble être un pur acte politique visant à consolider le pouvoir du président Touadéra tout en écartant ses adversaires politiques de la course à la présidence.

 

Le “pouvoir constituant originaire” et la Constitution de 2016

 

Lorsque la Constitution de la République Centrafricaine a été adoptée le 30 mars 2016, elle a été le fruit du travail d’un organe appelé le “pouvoir constituant originaire”. Cette appellation lui confère une grande légitimité, car elle implique que la norme fondamentale du pays a été élaborée directement par le peuple, exprimant ainsi la souveraineté nationale. Cette Constitution a été un pas vers la normalisation du pays après une période d’exception marquée par des instabilités politiques. Elle a établi les bases institutionnelles pour la consolidation de l’État de droit en République Centrafricaine.

 

Le Projet de nouvelle Constitution : une remise en question de la légitimité ?

 

Cependant, le Projet de la nouvelle Constitution initié et rédigé par le Président Touadera  suscite des inquiétudes quant à sa genèse et à son contenu. Selon Tanza SAINT-CYR, le coordonnateur de la PJLOD, ce projet ne serait qu’un prétexte pour maintenir le président Touadéra au pouvoir et pour évincer ses adversaires politiques de la course à la présidence. Il critique également les compétences des personnes responsables de la rédaction du texte, les qualifiant de dépourvues d’habilité constitutionnelle.

Il est crucial de noter que toute modification ou révision d’une norme juridique, en particulier une Constitution, doit respecter les procédures d’adoption initiales pour garantir sa légitimité. Les accusations de Tanza SAINT-CYR  pourrait soulever des questions quant à la démocratie et à la stabilité politique en République Centrafricaine.

 

Conséquences potentielles sur l’ordonnancement juridique

 

L’adoption d’une nouvelle Constitution, surtout si elle est remise en question quant à sa légitimité, pourrait avoir des conséquences majeures sur l’ordonnancement juridique du pays. Une Constitution est censée être la loi fondamentale qui régit la nation et garantit les droits et devoirs des citoyens, ainsi que la séparation des pouvoirs et la protection des institutions démocratiques.

 

Un texte constitutionnel controversé pourrait être source de tensions sociales et politiques, pouvant compromettre la stabilité du pays et la confiance envers les institutions. Cela pourrait également susciter des contestations juridiques et politiques, entraînant une polarisation accrue de la société centrafricaine.

 

Notons que la déclaration de Monsieur Tanza SAINT-CYR, coordonnateur de la PJLOD, met en lumière les inquiétudes entourant le Projet de nouvelle Constitution en République Centrafricaine. Alors que la Constitution de 2016, élaborée par le “pouvoir constituant originaire”, bénéficiait d’une légitimité importante, le processus et le contenu du nouveau projet suscitent des critiques et des doutes quant à sa validité démocratique.

 

Il est essentiel que tout processus constitutionnel soit transparent, inclusif et respecte les normes démocratiques afin de préserver la stabilité et la légitimité du pays. La République Centrafricaine se trouve à un carrefour critique, où les décisions prises en matière constitutionnelle auront un impact durable sur l’avenir politique et juridique du pays. Il est donc primordial que le débat autour du Projet de nouvelle Constitution soit mené avec ouverture, responsabilité et souci du bien-être de la nation tout entière.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Le pathétique droit de réponse de Maxime Balalou  à Corbeaunews: un déni de réalité inquiétant

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Le pathétique droit de réponse de Maxime Balalou  à Corbeaunews: un déni de réalité inquiétant

 

Le ministre Maxime Balalou
Le ministre Maxime Balalou

 

 

Bangui, 27 juillet 2023 (CNC) – Dans un exercice aussi vain que désespéré, le ministre Maxime Balalou tente, à travers son prétendu droit de réponse, de dissiper les vérités dérangeantes révélées par le journal en ligne Corbeaunews. Malheureusement pour lui, cette tentative d’attaque à la crédibilité du média ne fait que mettre en évidence la fragilité de sa position et son refus obstiné de reconnaître la réalité.

 

Le ministre Maxime Balalou semble déterminé à ignorer les questions légitimes soulevées par l’article de Corbeaunews, préférant se draper dans une rhétorique d’auto-glorification et de dénigrement envers les journalistes responsables de leur devoir d’informer la population. Les tentatives de l’article de dépeindre Corbeaunews comme un agent de destruction de cohésion et un “écrivassier à la solde d’intérêts étrangers” ne sont que des tentatives vraiment pathétiques de détourner l’attention du véritable sujet : les erreurs importantes identifiées dans le projet de la nouvelle constitution du Président Touadera .

 

Le ministre Balalou, se présentant comme un “homme d’état expérimenté” mais sans expérience et un “ami du Président de la République” sans la preuve, tente de se draper dans un voile d’intouchabilité pour échapper aux critiques légitimes. Cependant, nul ne devrait être au-dessus de la critique, surtout lorsqu’il s’agit de questions aussi cruciales que la centrafricanité et l’inclusion des musulmans dans les postes de responsabilité et dans la course présidentielle.

 

En tentant de discréditer le journal Corbeaunews en le qualifiant de “média mainstream qui milite pour l’asservissement de notre pays”, le ministre Balalou fait montre d’une paranoïa inquiétante qui cherche à étouffer toute voix dissidente et à museler la presse indépendante.

 

Le pays a le droit d’obtenir des réponses claires et honnêtes de la part de ses dirigeants, et c’est précisément le rôle de la presse de poser les questions difficiles et de veiller à ce que les détenteurs du pouvoir soient comptables de leurs actions.

 

Ceci dit, le droit de réponse du ministre Maxime Balalou est un exemple lamentable de déni de réalité et de diversion. Plutôt que de faire face aux critiques justifiées, il préfère se réfugier derrière des déclarations grandiloquentes et des attaques ad hominem. Cependant, les Centrafricains ne seront pas dupes et continueront à exiger des réponses claires et responsables de la part de leurs dirigeants.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Référendum de la honte, Un acte de coercition inacceptable se déroule à Bambari

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Référendum de la honte, Un acte de coercition inacceptable se déroule à Bambari

 

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Les commerçants sont assis devant leurs magasins à Bambari, en République centrafricaine, le 18 novembre 2020. Photo AFP

 

 

Bangui, 27  juillet 2023 (CNC) – La République centrafricaine, en particulier la ville de Bambari, est actuellement le théâtre d’événements inquiétants. Les autorités locales tentent d’imposer de force le vote à la communauté Peule bien avant la date officielle du référendum fixée au 30 juillet 2023. Cette pratique antidémocratique, associée à des intimidations et à des manœuvres visant à cibler spécifiquement la communauté musulmane, est un affront aux principes fondamentaux de la démocratie et des droits de l’homme.

 

La pression exercée sur la communauté Peule

 

À Bambari, le député de la quatrième circonscription, membre de la famille Maloum, s’est livré à des tactiques inacceptables digne de la grande mafia pour influencer le vote de la communauté Peule. Lors d’une réunion qu’il a organisé samedi dernier, le député a distribué des bulletins de vote de la couleur blanche estampillés « OUI » à plusieurs dizaines d’éleveurs Peuls, leur donnant des consignes de vote spécifiques pour le référendum. Ce geste est non seulement une violation flagrante de l’intégrité du processus électoral, mais il s’agit également d’une atteinte aux droits des individus à exercer leur droit de vote en toute liberté.

 

La résistance de la communauté

 

Bien que le député ait tenté d’organiser une deuxième réunion forcé dimanche pour rallier la communauté Peule à sa cause, la plupart des membres de cette communauté ont courageusement refusé de céder à la pression. En réponse, les autorités locales ont fermé lundi tous les magasins de Bambari, espérant ainsi contraindre les musulmans à participer au meeting du parti au pouvoir, le MCU. Cette tentative coercitive montre clairement que les autorités sont prêtes à violer les droits fondamentaux de leurs citoyens pour obtenir le résultat qu’elles désirent.

 

Violation des principes démocratiques

 

L’organisation d’un référendum exclusif à Bambari pour la communauté Peule et musulmane avant la date officielle fixée par la loi, selon le souhait du gouvernement,  est un abus de pouvoir manifeste. Un tel acte va à l’encontre de la nature inclusive de la démocratie, qui vise à donner une voix égale à chaque citoyen, indépendamment de son appartenance ethnique ou religieuse. Cette approche sélective discrédite la légitimité du processus électoral et jette l’ombre d’une triste réalité sur le pays.

 

L’appel à la communauté internationale

 

Face à ces actes répréhensibles, il est impératif que la communauté internationale prenne position et prenne des mesures concrètes pour soutenir le respect des droits de l’homme et de la démocratie en République centrafricaine. Les institutions régionales et internationales doivent condamner fermement ces pratiques antidémocratiques et exiger des autorités centrafricaines qu’elles respectent les principes fondamentaux de la liberté d’expression, de l’égalité et du droit de vote.

 

Rappelons que la situation à Bambari, en République centrafricaine, est alarmante et constitue une grave menace pour les droits de l’homme et la démocratie. Le recours à la coercition, à l’intimidation et à la discrimination envers la communauté Peule et musulmane est une atteinte à la dignité humaine et aux valeurs démocratiques. Il est temps pour la communauté internationale de se mobiliser et de protéger les droits des citoyens centrafricains, en exigeant la fin de ces pratiques répressives et en soutenant un processus électoral libre et équitable pour tous. La République centrafricaine mérite mieux que cette “référendum de la honte”, et il est de notre devoir collectif de faire en sorte que la justice et la démocratie prévalent.

 

Par Bertrand Yékoua

 

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Campagne référendaire à Bangui : Le député Ernest KONGUERE humilié lors de son meeting

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Campagne référendaire à Bangui : Le député Ernest KONGUERE humilié lors de son meeting

 

Centrafrique.org/meeting-du-depute-ernest-konguere-dans-le-cinquieme-arrondissement-de-bangui/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Meeting-du-depute-Ernest-KONGUERE-dans-le-cinquieme-arrondissement-de-Bangui-450×293.jpg” alt=”Meeting du député Ernest KONGUERE dans le cinquième arrondissement de Bangui” width=”450″ height=”293″ />
Meeting du député Ernest KONGUERE dans le cinquième arrondissement de Bangui

 

 

 

Bangui, 27 juillet 2023 (CNC) – La campagne référendaire pour le Oui au référendum constitutionnel initié par le Président de la République, Faustin Archange Touadera, prend une tournure humiliante pour le député de la deuxième circonscription du cinquième arrondissement, monsieur Ernest KONGUERE. Autrefois élu avec un soutien populaire, le député s’est retrouvé confronté à une situation déconcertante lors d’un meeting organisé ce mercredi, où seules quelques personnes ont répondu à l’appel.

 

Ancien député de l’URCA, monsieur KONGUERE avait rallié le mouvement des cœurs unis au pouvoir lors de la sixième législature, lui permettant ainsi d’accéder à la position de premier secrétaire du bureau de l’assemblée nationale le mois dernier. Depuis, il s’est fortement engagé dans la promotion du référendum controversé, faisant fi du mécontentement de sa circonscription qui rejette majoritairement cette initiative prévue pour le 30 juillet prochain.

 

Lors de son meeting dans son quartier ce mercredi, le député a été escorté par des forces de l’ordre, une démonstration de sécurité démesurée pour un rassemblement qui ne comptait que quelques personnes. La population locale, ulcérée par le manque d’écoute de leur député, a exprimé son désaccord avec cette mascarade politique en boudant massivement l’événement.

 

Pour l’ancien ressortissant de l’école de l’agriculture à Mbaïki et enseignant de mathématiques au lycée CARON, cette journée s’est révélée être un véritable fiasco, marquée par l’humiliation publique. Même les policiers qui l’accompagnaient semblaient éviter tout contact avec lui, soulignant ainsi l’ampleur de la débâcle.

 

Le Président Touadera et son régime persistent à croire que le référendum est soutenu par le peuple centrafricain, en dépit du rejet clair et net exprimé par une grande partie de la population. Cette déconnexion avec les réalités locales continue d’accentuer les tensions et d’entraîner des frictions entre les dirigeants et les citoyens.

 

La campagne référendaire, censée être un moyen de rapprocher le gouvernement et le peuple dans un dialogue démocratique, s’est plutôt muée en une démonstration de mépris pour la volonté des citoyens. Le député KONGUERE, en particulier, paie le prix de son soutien inconditionnel à un référendum controversé, mettant ainsi en péril sa réputation et son avenir politique.

 

Au-delà de l’échec personnel de monsieur KONGUERE, cette situation met en lumière un problème plus profond dans la manière dont le gouvernement traite les désaccords et les opinions divergentes au sein de la population. Une approche plus inclusive et respectueuse des attentes des citoyens est essentielle pour préserver l’intégrité du système démocratique de la République centrafricaine.

 

Alors que la date du référendum approche, il est temps pour le gouvernement de prendre conscience des inquiétudes et des objections légitimes émanant de la population. Seul un dialogue ouvert et constructif peut permettre de rétablir la confiance et de tracer une voie vers un avenir politique stable et prospère pour le pays.

 

Il y’a lieu de noter que  le député Ernest KONGUERE se retrouve plongé dans une situation embarrassante lors de cette campagne référendaire. Son manque de considération envers les préoccupations de sa circonscription lui a coûté la confiance de ses électeurs et terni sa réputation. Cette situation doit servir de rappel aux dirigeants de l’importance d’écouter la voix du peuple et de s’engager dans un dialogue inclusif pour forger un avenir meilleur pour la République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Vers la Liberté et la Démocratie : Le Cri de Révolte de Ben Wilson Ngassan

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Vers la Liberté et la Démocratie : Le Cri de Révolte de Ben Wilson Ngassan

 

Ben Wilson Ngassan
Ben Wilson Ngassan

 

 

Bangui, 27  juillet 2023 (CNC) – Au cœur de l’Afrique, un cri de révolte retentit contre l’imposture des parrains du dictateur de Bangui. Ben Wilson Ngassan, figure éminente de la société civile, dénonce avec véhémence la nomination de Mme Marie-Madeleine KALALA au sein du Comité de sages de la CEEAC, chargé de superviser le scrutin référendaire du 30 Juillet 2023. Dans un texte empreint de passion et de professionnalisme, il met en lumière les manœuvres illégales et antidémocratiques qui menacent le peuple centrafricain.

 

L’activiste commence par soulever l’ironie flagrante qui émane de cette nomination. Alors que le projet de rédaction de la nouvelle Constitution avait été rejeté par la véritable Cour constitutionnelle de la République centrafricaine pour vice de procédure, la CEEAC s’apprête à cautionner le putsch constitutionnel orchestré par le dictateur de Bangui, Faustin Archange Touadera. Cette désignation, aux yeux de Ngassan, ne fait que légitimer les ambitions autocratiques de Faustin Archange Touadera, et sa volonté de s’accrocher au pouvoir indéfiniment, foulant aux pieds les principes démocratiques les plus élémentaires.

 

L’activiste se désole de la situation en comparant le traitement réservé par la CEEAC aux autres pays membres. Au Tchad, face à une crise politique, un médiateur a été désigné en la personne du Président Félix Tshisekedi Tshilombo de la RDC pour faciliter le retour à la légalité constitutionnelle et organiser des élections libres. Pourtant, en République centrafricaine, le peuple est sommé d’avaler l’autocratie de Touadera, de participer à un référendum bafouant les lois fondamentales du pays.

 

Ngassan ne ménage pas les critiques envers ces puissances étrangères et organisations internationales qui semblent fermer les yeux sur la souffrance du peuple centrafricain. Il dénonce leur soutien tacite au régime en place et appelle les citoyens à se libérer du joug imposé par le dictateur et ses soutiens étrangers.

 

En évoquant l’exemple de Nelson Mandela, Ngassan rappelle que la lutte pour la liberté et la démocratie peut parfois nécessiter des moyens plus radicaux. Il invite son peuple à s’unir et à se préparer à toutes les éventualités pour sauvegarder l’avenir de la nation.

 

Dans un style enflammé et percutant, Ben Wilson Ngassan délivre un appel poignant à la résistance et à la prise en main de son propre destin. Son cri de révolte résonne comme une ode à la liberté et à la dignité humaine, exhortant le peuple centrafricain à se soulever contre l’injustice et à défendre la démocratie.

 

Au-delà des mots, l’activiste nous rappelle que la lutte pour la liberté et la démocratie est un combat universel, qu’elle exige du courage, de la persévérance et la détermination. Le récit de Ben Wilson Ngassan nous interpelle et nous encourage à soutenir tous ceux qui, comme lui, luttent inlassablement pour un avenir meilleur, où règnent justice, démocratie et liberté.

 

Cet appel à la mobilisation est un rappel puissant de l’importance de défendre les valeurs démocratiques et de résister à toute forme d’oppression. Espérons que cet appel résonnera bien au-delà des frontières de la République centrafricaine, inspirant les cœurs des hommes et des femmes de tous les horizons à se battre pour un monde plus juste et équitable.

 

Par Alain  Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : Les Risques d’une Présence Trop Prégnante des Mercenaires de Wagner

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Centrafrique : Les Risques d’une Présence Trop Prégnante des Mercenaires de Wagner

 

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Le Préfet de la Ouaka, monsieur Victore Bissekoin décore les mercenaires de Wagner à Ndachima

 

 

Bangui, 27  juillet 2023 (CNC) – Dans une interview accordée à un média russe ce mercredi 26 juillet 2023, l’ambassadeur russe en République centrafricaine, Alexander Bikantov, a confirmé la présence de 1890 mercenaires de Wagner dans le pays, marquant une augmentation inquiétante de leur nombre. Ces “instructeurs russes”, comme ils sont communément appelés par les autorités centrafricaines, suscitent des préoccupations croissantes tant au niveau national qu’international.

 

Selon les déclarations de l’ambassadeur, les autorités centrafricaines ont manifesté leur volonté d’accroître davantage la présence de ces mercenaires sur leur territoire, exprimant ainsi leur dépendance vis-à-vis de la Russie pour la formation et la structuration de leurs forces armées et de sécurité. Cependant, une telle dépendance suscite des interrogations sur la souveraineté nationale du pays et soulève des inquiétudes quant à l’influence russe excessive sur les affaires internes de la République centrafricaine.

 

Cette déclaration survient au moment où le pays traverse une période délicate avec un référendum sur une nouvelle constitution en cours. L’arrivée d’un nouveau groupe de Mercenaires russes, présentée comme étant fortement sollicitée, soulève des questions sur les motivations sous-jacentes de cette présence accrue et de cette rotation récente. De plus, la communauté internationale observe attentivement la situation, et les récentes sanctions annoncées par le Royaume-Uni contre les commandants de Wagner PMC en République centrafricaine et au Mali soulignent l’inquiétude mondiale concernant les activités de ce groupe de mercenaires.

 

Le développement rapide de l’influence de Wagner en Afrique, en particulier en République centrafricaine, doit être traité avec sérieux et vigilance. Le fait que certains appellent à classer cette entreprise comme une organisation terroriste est révélateur de la gravité de la situation. Une expansion incontrôlée de cette présence risque de déstabiliser davantage une région déjà fragile, mettant en péril la sécurité et la stabilité non seulement de la République centrafricaine mais aussi de ses voisins.

 

Il est essentiel que les autorités centrafricaines prennent en compte les implications à long terme d’une dépendance excessive à l’égard des mercenaires de Wagner. Il est également impératif que la communauté internationale, en particulier les grandes puissances comme les États-Unis, la France, La Grande Bretagne et l’Allemagne  s’engagent dans un dialogue constructif avec le gouvernement centrafricain pour promouvoir des alternatives viables et durables pour la formation et la structuration de ses forces de sécurité.

 

Il y’a lieu de rappeler que  la présence grandissante des mercenaires de Wagner en République centrafricaine, comme le confirme l’ambassadeur russe lui-même, est un développement alarmant qui soulève de sérieuses préoccupations quant à la souveraineté nationale et à la stabilité régionale. La question des PMC de Wagner ne peut être prise à la légère, et des mesures concertées doivent être prises pour éviter une escalade dangereuse de la situation. Le monde observe désormais de près l’évolution de cette situation complexe, et il est primordial d’agir de manière responsable et éclairée pour prévenir toute issue dévastatrice pour la République centrafricaine et ses habitants.

 

Par Alain Nzilo

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Le Retour de l’Impôt de Capitation et l’Acharnement Injustifié de Touadera envers les Centrafricains

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Le Retour de l’Impôt de Capitation et l’Acharnement Injustifié de Touadera envers les Centrafricains

 

Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE
Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE

 

 

 

Bangui, 27  juillet 2023 (CNC) – Le paysage politique centrafricain est marqué par des débats et des controverses continus concernant la nouvelle Constitution proposée par le Mouvement des cœurs unies, le MCU. L’un des sujets brûlants est le rétablissement de l’impôt de capitation, une mesure fiscale qui soulève des inquiétudes parmi les citoyens. Le juriste, Président de PATRIE et coordinateur du BRDC, Crépin Mboli-Goumba, a fait part de ses préoccupations face à cette proposition dans un tweet récent.

 

Dans son tweet du 25 juillet 2023, Crépin Mboli-Goumba soulève le débat sur le retour de l’impôt de capitation dans la nouvelle Constitution du MCU. Ce type d’impôt, qui consiste en une taxe uniforme imposée à chaque individu, suscite des réactions mitigées au sein de la population centrafricaine. Alors que certains considèrent cela comme un moyen de renforcer les recettes publiques pour financer des services essentiels, d’autres craignent que cela ne pèse lourdement sur les plus démunis.

 

L’impôt de capitation a une histoire tumultueuse en République centrafricaine, avec des précédents qui remontent à l’époque coloniale. Son rétablissement soulève des souvenirs douloureux de l’oppression et de l’injustice, ce qui explique peut-être les réserves exprimées par Mboli-Goumba et d’autres voix dissidentes. En évoquant les “images déshumanisantes de camions militaires bourrés d’hommes jetés les uns sur les autres, arrachés à leurs lits”, le juriste appelle à la mémoire collective et rappelle les conséquences tragiques de politiques similaires par le passé.

 

L’appel de Crépin Mboli-Goumba à examiner de près cette proposition fiscale et à la considérer sous un angle psychanalytique est une invitation à la réflexion. Il soulève des questions essentielles sur les motifs et les conséquences d’une telle mesure sur la population centrafricaine. L’acharnement sur les citoyens, comme l’exprime Mboli-Goumba, peut être perçu comme une intrusion injustifiée dans leur vie quotidienne, risquant ainsi de susciter des sentiments d’injustice et d’exclusion.

 

Il est crucial que les décideurs politiques du MCU et du gouvernement prennent en compte ces préoccupations légitimes et tiennent compte des implications sociales et économiques d’une telle décision. Une approche plus équilibrée de la réforme fiscale, qui tienne compte des inégalités socio-économiques existantes et qui assure une répartition équitable du fardeau fiscal, pourrait être une solution plus viable pour renforcer les finances publiques sans imposer un poids excessif aux plus vulnérables.

 

En résumé, le tweet de Crépin Mboli-Goumba soulève des questions pertinentes sur le retour de l’impôt de capitation dans la nouvelle Constitution du Président Touadera . Cela incite les citoyens, les politiciens et les spécialistes à s’engager dans un dialogue constructif pour trouver des solutions équitables et durables pour le bien de la République centrafricaine. En évaluant soigneusement les politiques fiscales proposées, le pays peut avancer vers un avenir plus juste et prospère pour tous ses citoyens.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Au cœur de la saleté : L’état lamentable de l’hôpital de l’Amitié à Bangui

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Au cœur de la saleté : L’état lamentable de l’hôpital de l’Amitié à Bangui

 

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Bangui, 27  juillet 2023 (CNC) – Au cœur du quartier Fouh, dans le quatrième arrondissement de Bangui, se trouve le Centre Hospitalier Universitaire de l’Amitié. Malheureusement, cet établissement de santé, censé prodiguer des soins de qualité, est actuellement plongé dans une situation alarmante d’insalubrité.

 

Les usagers qui franchissent les portes de cet hôpital délabré sont confrontés à un environnement inquiétant. Des flaques d’eau croupies et chargées de déchets jonchent le sol, provoquant une odeur nauséabonde qui embaume l’air. Les canaux d’évacuation, notamment près du service de radiologie, sont obstrués par des montagnes d’ordures.

 

La saleté n’est pas le seul problème rencontré par les patients et leurs accompagnants. Des toiles d’araignées ornent les coins des pièces, et une épaisse couche de poussière semble avoir élu domicile sur les portes et fenêtres, témoignant d’un manque d’entretien flagrant.

 

Les témoignages recueillis auprès de certains accompagnants de malades sont accablants. Ils racontent leur expérience désolante, passant la nuit dans des conditions insupportables, subissant les attaques incessantes de moustiques. Ces visiteurs affligés soulignent que l’hôpital, censé être un lieu de guérison, est devenu un terrain propice à la propagation des maladies.

 

Face à cette situation critique, les usagers pointent du doigt les responsables de l’établissement, exigeant des mesures concrètes pour remédier à cette situation intolérable. Pourtant, les responsables de l’hôpital rejettent une partie de la faute sur les accompagnants des malades, affirmant que ces derniers contribuent également à la saleté en jetant leurs déchets n’importe où.

 

Il est indéniable que la situation est le résultat d’une responsabilité partagée, où la prise de conscience collective et l’adoption de comportements responsables sont essentielles pour restaurer la salubrité de l’établissement. Les usagers doivent faire preuve de civisme en utilisant les poubelles mises à leur disposition pour déposer leurs déchets.

 

Néanmoins, il est du devoir des responsables de cet hôpital de prendre des mesures immédiates pour éradiquer l’insalubrité qui règne en ses murs. Un programme d’entretien régulier et rigoureux devrait être instauré pour assurer un environnement sain et sécurisé pour les patients, leurs accompagnants et le personnel médical.

 

Par ailleurs, une sensibilisation accrue à l’importance de la propreté et de l’hygiène est nécessaire pour tous ceux qui fréquentent l’établissement. Des campagnes éducatives peuvent être mises en place pour informer sur les conséquences néfastes de l’insalubrité et encourager l’adoption de pratiques respectueuses de l’environnement.

 

Enfin, il est crucial que les autorités sanitaires compétentes s’impliquent activement dans la résolution de cette situation. Des ressources supplémentaires doivent être allouées pour améliorer les infrastructures délabrées de l’hôpital et garantir un fonctionnement optimal de ses installations.

 

Il est grand temps que le Centre Hospitalier Universitaire de l’Amitié reprenne son rôle de garant de la santé et du bien-être de la population de Bangui. Un environnement salubre et hygiénique est essentiel pour offrir des soins médicaux de qualité et pour que les patients se rétablissent dans des conditions optimales. La balle est désormais dans le camp des responsables et de la communauté pour restaurer la dignité de cet établissement de santé crucial. L’avenir de la santé de la population dépend de leur action collective et immédiate.

 

Par D. Y Ibrahim

 

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Des Fonctionnaires Absents, une Nation Impactée: Les Ravages de la Campagne référendaire

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Des Fonctionnaires Absents, une Nation Impactée: Les Ravages de la Campagne référendaire

 

 

 

Bangui, 27  juillet 2023 (CNC) – En République centrafricaine, le système politique en place, où les fonctionnaires de l’État et leurs ministres sont systématiquement mobilisés pour battre campagne lors des élections, a des conséquences désastreuses sur le fonctionnement de l’administration publique. Ces derniers temps, les activités de l’administration tournent au ralenti, voire sont complètement paralysées, en raison de l’absence massive des ministres, des directeurs de cabinet et d’autres fonctionnaires partis faire campagne référendaire pour le OUI. Cette situation engendre une perturbation considérable de l’appareil étatique, ce qui pénalise directement les citoyens et met en évidence les dysfonctionnements profonds de ce système politique.

 

Le manque de présence des ministres et directeurs de cabinet

 

Dans la plupart des ministères, la quasi-totalité des ministres et de leurs directeurs de cabinet sont absents de leur bureau, car ils sont mobilisés pour soutenir la campagne référendaire du parti au pouvoir. Cette situation laisse les départements ministériels sans direction et conduit à une paralysie complète du fonctionnement de l’administration publique. Des ministères importants tels que les transports et l’aviation civile, les travaux publics, l’environnement, la culture, la santé, l’élevage etc.  sont laissés sans supervision, ce qui entraîne inévitablement des retards dans la prise de décisions critiques et la mise en œuvre de projets essentiels pour le pays.

 

Les conséquences pour les citoyens

 

Les conséquences de cette absence massive des fonctionnaires de l’État et de leurs ministres se font sentir dans tout le pays. Les projets de développement stagnent, les services publics essentiels tels que les transports et les travaux publics sont affectés, ce qui entraîne une dégradation de la qualité de vie des citoyens. L’assemblée nationale elle-même est touchée, avec des membres du bureau absents et une participation minimale des parlementaires. Dans l’ensemble, c’est le peuple qui subit les conséquences de cette campagne référendaire menée au détriment de la bonne gestion de l’État.

 

Des dérogations préjudiciables à l’administration publique

 

Bien que certains responsables du département des arts et de la culture et leur ministre aient obtenu des autorisations avant de partir en campagne, ces dérogations perturbent encore plus le fonctionnement de l’administration publique. Les citoyens ont le droit de bénéficier d’une administration efficace et fonctionnelle en tout temps, et ces exceptions accordées ne font qu’aggraver la situation en créant des déséquilibres et des incohérences au sein de l’appareil étatique.

 

Notons que le dysfonctionnement actuel de l’administration publique est le résultat direct d’un système politique défaillant, où les fonctionnaires de l’État et leurs ministres sont systématiquement mobilisés pour faire campagne en faveur du parti au pouvoir. Cette situation nuit gravement au bon fonctionnement de l’État et pénalise lourdement les citoyens qui dépendent des services publics pour leur bien-être.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Embargo sur les armes, le plaidoyer ambigu de Sylvie Baïpo- Temon, ministre des Affaires étrangères

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Embargo sur les armes, le plaidoyer ambigu de Sylvie Baïpo- Temon, ministre des Affaires étrangères

 

La ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo TémonImage : Pressedienst
La ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo TémonImage : Pressedienst

 

 

Bangui, 27  juillet 2023 (CNC) – La ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, a fait au début de cette semaine une déclaration publique appelant à la levée totale de l’embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine (RCA). Selon elle, cette mesure n’a plus sa raison d’être et favorise les groupes armés au détriment des forces armées centrafricaines. Cependant, un examen attentif de ses arguments soulève des questions sérieuses quant à la pertinence de cette demande.

 

Tout d’abord, la ministre évoque un texte existant sur l’embargo sur la RCA, affirmant qu’il ne limite plus l’accès aux armes pour les forces régulières, sous réserve d’une notification au comité des sanctions. Cette interprétation est sujette à controverse, car les raisons pour lesquelles l’embargo a été imposé en 2013 n’ont pas été dissipées complètement. La question cruciale demeure de savoir si les forces régulières ont réellement démontré une capacité et une volonté d’utiliser les armes de manière responsable.

 

En outre, la ministre semble faire preuve d’un certain relativisme en suggérant que la levée de l’embargo serait une reconnaissance des efforts du gouvernement. Cependant, les actions passées du gouvernement centrafricain ont soulevé des inquiétudes quant à sa capacité à gérer adéquatement ses stocks d’armes et à empêcher qu’elles ne tombent entre de mauvaises mains. Un tel encouragement sans garanties solides pourrait avoir des conséquences désastreuses pour la stabilité du pays.

 

La ministre attribue également la justification de l’embargo à des États souhaitant empêcher la RCA de s’équiper en armes pour éviter qu’elles ne tombent entre les mains de groupes armés. Cependant, elle écarte le fait que des mercenaires de Wagner opérant sur le terrain utilisent des armes spécifiquement interdites par le conseil de sécurité des Nations Unies. Cette contradiction soulève des doutes quant à la crédibilité de la demande de levée de l’embargo.

 

Par ailleurs, la ministre met l’accent sur le ravitaillement des groupes armés par des achats et l’exploitation des ressources du pays. Cela soulève la question de la capacité du gouvernement à contrôler efficacement la circulation et le commerce illégal d’armes sur son territoire. La levée de l’embargo pourrait ouvrir la voie à une augmentation de l’armement non réglementé et aggraver la situation déjà précaire de la RCA.

 

Enfin, la déclaration de la ministre semble omettre de prendre en compte les préoccupations légitimes de la communauté internationale concernant la situation sécuritaire en RCA. En se focalisant uniquement sur les intérêts nationaux, elle ignore les conséquences potentielles pour la stabilité régionale et la protection des civils.

 

En réalité, la déclaration de la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, en faveur de la levée totale de l’embargo sur les armes à destination de la RCA, appelle à une critique grave. Les arguments présentés semblent être sélectifs et insuffisants pour justifier une telle mesure qui pourrait entraîner des conséquences néfastes.

 

Anselme Mbata

 

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AU NOM DE LA DÉMOCRATIE , L’URCA BOYCOTTE LE RÉFÉRENDUM DU dimanche et appelle à éviter les bureaux de vote

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AU NOM DE LA DÉMOCRATIE , L’URCA BOYCOTTE LE RÉFÉRENDUM DU dimanche et appelle à éviter les bureaux de vote

 

Anicet Georges Dologuelé lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2020 par cyrille jefferson yapendé
Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC

 

 

Bangui, 27 juillet 2023 (CNC) – – L’Union pour le Renouveau centrafricain (URCA), un parti politique engagé en faveur des principes d’unité, de paix et de développement, a publié un communiqué de presse pour réaffirmer sa décision de boycotter le référendum constitutionnel prévu pour le dimanche 30 juillet 2023. Le parti se tient fermement aux côtés du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) et a appelé tous les citoyens, partisans et sympathisants à s’abstenir de participer à ce vote crucial.

 

La décision du Bureau Politique de l’URCA de boycotter le référendum est basée sur une position réfléchie et fondée sur des principes. Le parti s’est associé au BRDC pour exprimer ses inquiétudes concernant certains aspects des changements constitutionnels proposés. Ils estiment que ces amendements pourraient compromettre les valeurs et les principes démocratiques qui sont essentiels pour le progrès et la stabilité de la République Centrafricaine.

 

Dans cette situation critique, l’URCA en appelle avec insistance à l’ensemble de la population centrafricaine pour qu’elle s’abstienne de participer à ce qu’ils considèrent comme une vaste tromperie. Le parti affirme qu’en boycottant le référendum et en évitant les bureaux de vote, les citoyens peuvent exprimer fermement leur opposition à toute manipulation perçue du processus constitutionnel.

 

Le Président Anicet G. DÓLOGUELE, éminent leader de l’URCA, a souligné l’importance de préserver la démocratie en République Centrafricaine. Il a déclaré : “Notre décision de boycotter le référendum constitutionnel n’est pas prise à la légère. C’est un acte de citoyenneté responsable pour défendre les valeurs qui nous sont chères – l’unité, la paix et le développement. Nous croyons fermement que le progrès significatif ne peut être réalisé que par un processus démocratique reflétant véritablement la volonté du peuple.”

 

Alors que l’URCA se tient unie au côté du BRDC sur cette question, elle encourage tous les citoyens à participer à des discussions et des débats pacifiques concernant les changements constitutionnels. En favorisant un dialogue ouvert, le parti espère créer un environnement où chaque voix est entendue et où les préoccupations de tous les citoyens sont prises en compte.

 

Le siège social de l’URCA, situé à l’Avenue Conjugo, SICA II – Bangui, demeure ouvert pour répondre à toutes les questions ou clarifications que le public pourrait souhaiter concernant cette décision. Les citoyens sont encouragés à visiter le site web du parti, www.urca-parti.org, pour plus d’informations et de mises à jour sur leur position et leurs initiatives.

 

Alors que la date du référendum approche, la République Centrafricaine se trouve à un carrefour crucial. La décision de boycotter le vote représente l’engagement de l’URCA à défendre les principes démocratiques et à garantir que la voix du peuple reste intacte et protégée. Le parti est convaincu que seule une citoyenneté unie et informée peut permettre d’atteindre une paix, une prospérité et un développement durables pour la nation.

 

Par la rédaction du CNC

 

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