L’hypocrisie de Touadéra face au départ d’Air France : quand Sylvie Baïpo-Temon est à l’origine du départ de cette compagnie de la RCA

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera feint l’indignation après l’annonce du retrait d’Air France, mais refuse de reconnaître les vraies raisons de cette rupture.
Celui-là même qui a ouvert grand les portes aux mercenaires russes de Wagner, ces mêmes miliciens qui terrorisent jusqu’aux compagnies aériennes et qui n’hésitent pas à siphonner le carburant des avions, ose aujourd’hui jouer les victimes. Les transporteurs ferment les yeux sur ces agissements et continuent pourtant de desservir Bangui, malgré l’insécurité permanente qui règne autour de leurs opérations. Mais le dictateur de Bangui préfère ignorer cette réalité dérangeante.
Au cœur du scandale se trouve Sylvie Baïpo-Thémaud, sa ministre des affaires étrangères, véritable responsable de la débâcle. C’est bien à cause d’elle qu’Air France a décidé de claquer la porte, un fait que Touadéra s’obstine à ne pas mentionner dans ses discours. Cette femme se comporte comme si son portefeuille ministériel faisait d’elle la cheffe de la diplomatie mondiale, alors qu’elle ne gère qu’un pays marginalisé et abandonné par la communauté internationale.
L’incident remonte à un vol Paris-Bangui durant lequel la ministre s’est crue autorisée à tous les caprices. Convaincue que son statut lui accordait des privilèges extraordinaires, elle a rendu le voyage insupportable pour l’équipage et les passagers. Le commandant de bord a même envisagé de la débarquer avant le décollage, tant son agitation perturbait la sécurité du vol.
Une fois arrivée à Bangui, la situation a basculé dans l’absurde. Humiliée par ce qu’elle percevait comme un affront, Baïpo-Thémaud a dépêché les forces de sécurité centrafricaines directement à l’agence Air France. Le directeur local s’est retrouvé menacé de garde à vue, accusé sans fondement de participer à une prétendue déstabilisation du pays. Cette réaction démesurée a stupéfié jusqu’aux cercles diplomatiques français.
Le Quai d’Orsay peine encore à comprendre comment un simple désaccord à bord d’un avion commercial a pu dégénérer en crise diplomatique. Air France, de son côté, refuse désormais d’exposer son personnel à de nouveaux dangers et a confirmé l’arrêt définitif de la liaison directe au 1er février. Touadéra peut bien multiplier les appels à Emmanuel Macron, la décision est irrévocable.
Le parcours personnel de Sylvie Baïpo-Thémaud ajoute une dimension supplémentaire au scandale. Arrivée en France enfant grâce à sa mère qui est mariée à un français, elle a bénéficié de l’aide sociale française et du système éducatif public avant de décrocher un emploi et un logement HLM. Devenue ministre et fortunée, elle n’a jamais rendu son appartement social, normalement réservé aux foyers modestes. Plusieurs sources affirment qu’elle l’aurait même sous-loué illégalement, ce qui lui vaudrait un redressement fiscal de 18 000 euros.
Plus grave encore, elle aurait dissimulé ses revenus ministériels aux services fiscaux français, une fraude caractérisée pour quelqu’un qui prétend représenter son pays à l’international. Sa double nationalité pose également problème puisque la constitution centrafricaine du 30 août 2023 interdit formellement aux binationaux d’occuper des postes supérieurs dans l’administration. Cette disposition semble avoir été commodément oubliée dans son cas.
Mais Touadéra, occupé avec ses multiples maîtresses, n’est visiblement pas en mesure de recadrer sa ministre. Il préfère accuser uniquement Air France d’abandonner son pays, sans jamais évoquer les dysfonctionnements de son propre gouvernement. La compagnie française a pourtant subi de nombreux incidents avant de prendre cette décision radicale, et a toujours maintenu sa desserte malgré les difficultés.
La réalité est que Bangui est déjà délaissé par de nombreuses compagnies aériennes telle que Kenyan Airways , signe que seuls quelques fonctionnaires et rares particuliers voyagent encore depuis la capitale centrafricaine. Les transporteurs perdent de l’argent sur cette destination, entre le coût du carburant et les taxes d’atterrissage, sans jamais parvenir à rentabiliser leurs vols. Selon Africa Intelligence, qui a révélé la colère du président, le taux de remplissage de l’unique vol hebdomadaire dépassait rarement 60%.
La solution proposée par Air France, un itinéraire indirect via Yaoundé opéré par la compagnie gabonaise Afrijet, ne convainc pas les officiels de Bangui. Plusieurs membres du gouvernement se plaignent des contraintes opérationnelles des appareils d’Afrijet, certains ne permettant pas de transporter plusieurs bagages par passager. D’autres critiquent le niveau de confort de la classe affaires, jugé insuffisant comparé à celui d’Air France, comme si le luxe était leur priorité dans un pays où la population manque de tout.
L’éventualité qu’Afrijet déploie un Airbus A320 pour répondre à ces exigences a été brièvement discutée, mais l’appareil exploité par Global Airways n’a pas été positionné. L’opérateur sud-africain hésite à engager un avion de cette capacité en Centrafrique, notamment pour des questions d’assurance liées à l’insécurité ambiante. Les autorités centrafricaines brandissent également un argument politique, estimant que cette solution contrevient à la feuille de route aérienne signée avec Paris en avril 2024.
Elles mettent en avant les améliorations des infrastructures de l’aéroport de Bangui, avec des pistes désormais éclairées et entretenues par la société rwando-centrafricaine Core Aviation Services. Mais ces arguments techniques masquent mal l’essentiel : le problème n’est pas l’infrastructure, mais bien le comportement inacceptable d’une ministre qui se croit au-dessus des lois et un président incapable de faire respecter la moindre discipline au sein de son gouvernement.
Par Alain Nzilo
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
