Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l’offensive des rebelles centrafricains
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Par : la rédaction de ,
Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l’organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock.
Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d’Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s’appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d’attribuer l’assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d’envergure.
Cette précision factuelle de l’organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l’instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l’armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense.
Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d’un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d’une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l’incident en précisant qu’il s’agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d’une prise d’assaut de ses installations par les forces de l’opposition armée.
L’aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l’injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu’il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l’assistance humanitaire aux populations civiles d’Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l’État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité.
Enfin, l’absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d’ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l’organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l’institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l’État centrafricain, et la déroute des forces russes n’est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l’efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d’urgence immédiates.
Par Ibrahim Moussa
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Mathurin Bengué Bossin, Président du Front Populaire Zo-Kwé-Zo, dans l’une de ses publications hebdomadaires sur les réseaux sociaux, affirme que les recettes publiques de l’État centrafricain représentent à peine 8 % du produit intérieur brut. Il avance un montant annuel d’environ 142 milliards de francs CFA, qu’il juge révélateur de la fragilité budgétaire du pays après dix années de gouvernance de Faustin-Archange Touadéra.
Un chiffre qui, selon lui, situe immédiatement la République centrafricaine en marge des standards régionaux. Dans l’espace CEMAC, rappelle Mathurin Bengué Bossin, les recettes publiques dépassent généralement 20 % du PIB, parfois davantage. Cette différence structurelle serait le signe d’un État incapable de mobiliser ses propres ressources.
Comparer pour comprendre.
Mathurin Bengué Bossin oppose les 142 milliards de francs CFA de la RCA aux budgets publics de pays voisins. Il cite la Guinée équatoriale avec plus de 2 000 milliards, le Tchad autour de 2 300 milliards, le Congo-Brazzaville à plus de 2 600 milliards, le Gabon à environ 4 200 milliards et le Cameroun à près de 7 000 milliards de francs CFA.
Dans ce tableau, la RCA apparaît très loin derrière, y compris par rapport aux économies les plus modestes de la sous-région. Pour l’auteur de la déclaration, cet écart ne peut pas s’expliquer uniquement par la taille du pays ou par son enclavement géographique.
Un problème de structure.
Mathurin Bengué Bossin met en cause la faiblesse de l’appareil fiscal et la place dominante du secteur informel. Il estime que l’État ne parvient ni à élargir l’assiette fiscale ni à sécuriser les recettes existantes. La corruption et les détournements sont également cités comme des facteurs aggravants.
Il souligne que, sur dix ans, les ministres successifs des Finances n’ont pas réussi à inverser cette tendance. Selon lui, cette incapacité prive l’État des moyens nécessaires pour investir durablement dans les services publics.
Des effets en chaîne.
Avec un budget aussi réduit, Mathurin Bengué Bossin explique que l’État centrafricain fonctionne sous contrainte permanente. Les marges de manœuvre pour la santé, l’éducation, l’énergie ou les infrastructures resteraient très limitées. Cette situation contribuerait à maintenir le pays dans une dépendance financière chronique.
Il insiste sur le fait que des recettes publiques aussi faibles ne permettent ni planification sérieuse ni politiques de développement à moyen terme. L’État se contenterait de gérer l’urgence, sans capacité réelle d’anticipation.
Un État sans levier.
Mathurin Bengué Bossin lie cette faiblesse budgétaire à l’absence d’industrialisation et à la non-exploitation structurée des ressources nationales. Il rappelle que, contrairement à d’autres pays de la CEMAC, la RCA ne dispose ni de raffinerie, ni de cimenterie, ni d’un secteur extractif suffisamment encadré pour alimenter durablement le budget de l’État.
Dans ces conditions, ajoute-t-il, la RCA reste enfermée dans un cercle où la pauvreté budgétaire limite l’action publique, et où l’absence d’action publique empêche toute amélioration des recettes, laissant la situation évoluer sans véritable rupture.
Le régime dictatorial de Faustin-Archange Touadéra confirme qu’il est gouverné dans la précipitation et l’improvisation permanente. Quelques semaines seulement après un discours d’investiture où il attaquait frontalement les réseaux sociaux, qualifiés de relais des « ennemis de la République » qui « empoisonnent les esprits vulnérables », la réalité administrative vient de lui infliger un cinglant démenti.
Le 21 mai 2026, le décret n°26.146 portant composition du nouveau gouvernement Moloua 3 a été publié. Résultat : un exercice de gouvernance marqué par des oublis graves, des fautes ridicules et des choix politiques contestables.
L’oubli du ministère de la Culture et du Tourisme : une faute de débutant
Dans un pays où la culture peut servir d’outil d’unité nationale et le tourisme représenter un potentiel économique réel, les services de la Présidence et de la Primature, à leurs têtes Faustin-Archange Touadéra et Félix Moloua, ont purement et simplement oublié ce portefeuille dans le décret initial. Un secteur entier a disparu de l’organigramme gouvernemental.
Il a fallu la vive réaction des internautes centrafricains pour que le pouvoir, paniqué, publie le 22 mai le décret n°26.147 en catastrophe. Ce correctif de dernière minute crée désormais un imbroglio juridique : deux décrets pour un même gouvernement. Un casse-tête administratif inutile qui illustre le manque total de préparation et de méthode.
C’est la preuve qu’aucune check-list exhaustive des domaines stratégiques n’a été utilisée. Ni l’empereur-président Faustin-Archange Touadéra ni le Premier ministre Félix Moloua n’ont démontré une vision globale des missions de l’État.
La perle juridique : Monsieur Maxime Balalou devient « Madame »
La précipitation ne pardonne rien. Dans le décret du 21 mai 2026, au 15e rang protocolaire, on peut lire :
« Ministre chargé du Commerce et de l’Industrie : Madame Maxime BALALOU. »
D’un trait de plume, Monsieur Maxime Balalou, ministre sortant de l’Énergie, s’est vu changer de genre par décret présidentiel. Au-delà du ridicule, cette erreur pose un problème juridique concret : le décret est entaché d’irrégularité et expose son bénéficiaire, Maxime Balalou, à des contestations sur sa capacité à poser des actes administratifs ou à représenter le pays.
Clientélisme et impunité : le cas Hassan Bouba
Cet amateurisme s’inscrit dans un schéma plus large. Le gouvernement de 29 membres, dont une dizaine de nouveaux, privilégie clairement la loyauté et les équilibres claniques au détriment de la compétence et de l’intégrité.
Exemple emblématique : Hassan Bouba, Tchadien d’origine, ancien ministre de l’Élevage et de la Santé animale, ex-cadre de la rébellion UPC et inculpé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la Cour pénale spéciale. Évadé de prison en 2021 dans des conditions troubles, il demeure pourtant intouchable et redevient ministre de l’Urbanisme, de la Réforme foncière, de la Ville et de l’Habitat. Un parfait analphabète, ne parlant ni français ni sango.
Ce choix envoie un message clair : la protection des alliés et des réseaux d’influence, y compris russes, prime sur l’État de droit et la réconciliation nationale.
L’arroseur arrosé
Le contraste est saisissant. Dans son discours du 30 mars 2026, Touadéra promettait de défendre la République « avec une détermination absolue » contre ceux qui utilisent les réseaux sociaux pour créer le chaos. Pourtant, ce sont précisément ces mêmes réseaux qui ont forcé le pouvoir à corriger ses erreurs grossières.
En clair : le régime ne pilote pas, il réagit. Il dépend de la pression populaire en ligne qu’il dénonce par ailleurs. Après plus de dix ans au pouvoir, cette accumulation d’erreurs basiques — oubli d’un ministère, faute de genre dans un décret officiel, maintien de figures controversées — révèle un manque criant de rigueur, d’anticipation et de professionnalisme exécutif.
Ce n’est pas une question d’intelligence personnelle, mais de compétence d’État. Un exécutif qui forme son gouvernement dans la hâte, sans matrice exhaustive des secteurs prioritaires, et qui privilégie le clientélisme ne peut prétendre offrir une gouvernance sérieuse à un pays déjà fragilisé.
Centrafrique : le Collectif des Victimes pour la Justice exige le transfert de Noureddine Adam à la CPI
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Par : la rédaction de ,
À l’occasion de la commémoration universelle dédiée aux juridictions répressives mondiales, le Collectif des Victimes pour la Justice formule des requêtes pressantes afin de clore une longue période d’impunité.
Cette structure mémorielle lie directement ses aspirations actuelles à la genèse des institutions mondiales, rappelant que l’adoption du Statut de Rome en juillet 1998 visait prioritairement à soustraire les populations aux exactions de masse.
C’est sous le prisme de cette légitimité historique que le Collectif des Victimes pour la Justice interpelle la communauté internationale sur la situation de la République centrafricaine, exigeant la capture effective du suspect Noureddine Adam.
Un tel dénouement judiciaire soulagerait enfin les rescapés de la CEDAD, décrits par le Collectif des Victimes pour la Justice comme des « survivants des détentions arbitraires, des tortures, des exactions et des violences ».
Pour donner une voix concrète à ces requêtes, Antoine TOMBET, qui préside le Collectif des Victimes pour la Justice, exhorte solennellement l’Union africaine et les Nations unies à prêter leur concours actif à cette arrestation.
Les représentants du Collectif des Victimes pour la Justice martèlent qu’une stabilité pérenne demeure illusoire sans une reconnaissance pleine et entière des préjudices corporels et moraux subis par les plaignants.
Par Brahim Sallé
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Centrafrique : Le GTSC lance un ultimatum au gouvernement et menace de mobiliser la population face à l’insécurité
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Par : la rédaction de ,
La dignité et la vie des Centrafricains ne peuvent plus attendre la septième ou la huitième république des bras cassés. Le GTSC (Groupe de Travail de la Société Civile), par la voix de son porte-parole le Dr Paul Crescent BENINGA, s’insurge contre le manque d’anticipation et le secret entourant les drames de l’Est.
Un pouvoir accusé de passivité et d’abandon de souveraineté
Le Groupe de Travail de la Société Civile attaque l’inaction de l’exécutif face aux massacres commis à Zémio et Amdafock. Pour l’organisation, le constat est clair : les autorités centrafricaines ont délaissé leur commandement au profit de forces russes du groupe Wagner. Le GTSC qualifie cette attitude de démissionnaire. Dans son communiqué, l’auteur, le Dr Paul Crescent BENINGA dénonce vigoureusement ce manque d’autorité :
« [Le Gouvernement fait] peu de cas du devoir de vérité qu’il doit à la Nation, en tant que premier responsable de la situation politique et sécuritaire, au lieu d’abandonner le leadership aux alliés, qui ne doivent que l’accompagner. »
Cette absence de prise en main par l’État laisse les frontières et les citoyens sans protection face aux assauts venus de toute part.
La culture du secret et le mépris des alertes citoyennes
Le Groupe de Travail de la Société Civile s’indigne de la gestion de l’information par le pouvoir. À Zémio, l’assassinat de l’Abbé Crépin MONGA est enveloppé d’un mutisme d’État incompréhensible. À Amdafock, la situation est encore plus révoltante pour l’organisation. Le GTSC (Groupe de Travail de la Société Civile) affirme que les services officiels possédaient toutes les cartes en main, mais ont choisi l’inertie. Le texte du Dr Paul Crescent BENINGA met en évidence cette lourde négligence :
« Depuis plusieurs jours déjà, des rumeurs persistantes sur les réseaux sociaux annonçaient une attaque armée imminente sur la ville d’Amdafock. Or, aucune mesure concrète n’a été prise par le Gouvernement pour prévenir cette tragédie et protéger les populations exposées. »
Mensonges institutionnels et désaveu à l’Assemblée
Pour le GTSC (Groupe de Travail de la Société Civile), la réponse du pouvoir après le bain de sang d’Amdafock relève de la trahison de l’opinion publique. L’organisation pointe du doigt le communiqué officiel, jugé laconique et mensonger, qui cherche à dissimuler la vérité des faits.
Le GTSC (Groupe de Travail de la Société Civile) rappelle que le masque de l’exécutif est tombé au sein même de l’Assemblée Nationale. Le député de la circonscription d’Amdafock a publiquement contredit et contesté les déclarations du ministre de la Communication, Evariste NGAMANA. Le GTSC (Groupe de Travail de la Société Civile) souligne que cette discorde prouve que les bandes armées contrôlent toujours la zone, contrairement aux fables diffusées par le ministère.
L’ultimatum régalien : L’appel à la rue
Le GTSC (Groupe de Travail de la Société Civile) classe la sécurité des Centrafricains au rang de priorité absolue, loin devant les calculs politiques de Bangui. Face à ce que l’organisation considère comme une faillite morale, le GTSC (Groupe de Travail de la Société Civile) somme le gouvernement de reconquérir sa souveraineté. L’auteur de la déclaration conclut par une mise en garde historique :
« En conséquence, le GTSC se réserve le droit d’appeler la population à une mobilisation citoyenne pacifique, afin de porter à la connaissance des autorités le mécontentement général suscité par la dégradation continue de la situation sécuritaire du pays. »
Le message du GTSC est clair : si l’État n’agit pas immédiatement, c’est le peuple qui s’emparera de la rue pour exiger sa survie.
Par Brahim Sallé
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Fort de son passé de ministre et de son expérience du territoire en tant que préfet, Elie Oueifio tire les leçons des crises militaires successives. Il propose une issue politique globale pour extirper le pays de l’instabilité chronique.
Les décennies de conflits armés en République Centrafricaine n’ont pas permis d’instaurer une paix durable ni de sécuriser la population. Dans ses récentes réflexions sur la situation du pays, l’ancien membre du gouvernement Elie Oueifio dresse un bilan lucide de l’usage de la force. Selon ses observations de terrain, l’option militaire, qu’elle vienne des forces régulières ou des interventions étrangères, se confronte à une impasse stratégique globale.
L’ex-haut fonctionnaire soutient que la persistance des violences dans les provinces démontre l’incapacité des armes à résoudre des crises profondément politiques et sociales. Pour l’auteur, la reconstruction de l’État exige l’ouverture immédiate d’un espace de discussion authentique, regroupant l’ensemble des forces vives de la nation sans exclusion. Ce dialogue national inclusif doit permettre de poser sur la table les frustrations des différentes communautés et de redéfinir les règles de la cohabitation pacifique sur toute l’étendue du territoire.
Pour accompagner cette dynamique de réconciliation, l’écrivain préconise une mesure de pardon collectif à travers l’adoption d’une amnistie générale. Selon ses écrits, cette démarche juridique et politique est indispensable pour briser le cycle des vengeances et inciter les acteurs armés à déposer définitivement les fusils. Les initiatives de pacification partielles menées depuis la capitale ont échoué à instaurer la confiance, tandis que les chancelleries internationales et les populations civiles attendent désormais un signal fort de la part de la présidence, alors que de nouveaux rapports font état de tensions persistantes aux frontières…
Centrafrique : L’ancien Député Jean-Pierre MARA interpelle le dictateur Faustin Archange Touadera, la MINUSCA et l’Union Européenne sur la situation sécuritaire à Zemio et à Am-Dafok
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Par : la rédaction de ,
Dans une lettre ouverte adressée à l’Union Européenne, à la MINUSCA et au dictateur Faustin Archange Touadera, l’ancien Député Jean-Pierre MARA dénonce la dégradation sécuritaire à Zémio et Birao. Jean-Pierre MARA exige des actions immédiates.
Ce constat développé par l’ancien parlementaire Jean-Pierre MARA s’appuie sur des faits précis. D’après lui, les localités de Zémio, Am-Dafok et Birao subissent des désordres majeurs qui ne peuvent plus être ignorés par le pouvoir exécutif. L’ancien parlementaire Jean-Pierre MARA insiste sur le fait que l’affaiblissement de la sécurité dans ces régions spécifiques exige une intervention corrective prompte de la part des institutions et de leurs alliés.
Dans sa lettre ouverte, Jean-Pierre MARA introduit une dimension culturelle et patriotique forte en s’exprimant directement en langue nationale. Jean-Pierre MARA écrit notamment :
« Mbîyêtîtombêlanî na Président Touadera. Pîkasangö na kâmâporosô sô mo yekekângalêgë na âla sô a kin na kûrû bê ngôbotîsârângoporosôtî mo sô. » Par cette formule, Jean-Pierre MARA critique vertement les méthodes politiques actuelles et l’absence d’ouverture envers les forces vives de la nation.
Le regard que porte Jean-Pierre MARA sur le processus électoral récent se veut particulièrement critique. Jean-Pierre MARA soutient que les scrutins passés, activement soutenus par l’Union Européenne et la MINUSCA au profit du pouvoir en place et d’une contradiction de pure forme, s’avèrent inefficaces pour clore la crise qui perdure dans le pays depuis l’année 2013. Pour Jean-Pierre MARA, ces démarches électorales n’ont pas apporté les fondations nécessaires à la paix.
Afin de sortir de cette impasse, Jean-Pierre MARA exhorte les organisations internationales à agir de manière constructive. La démarche de Jean-Pierre MARA vise à pousser l’autorité à renouer avec la raison pratique en instaurant un échange véritable et sans intermédiaire avec les mouvements d’opposition. Selon l’argumentation de Jean-Pierre MARA, le statu quo actuel constitue un péril que la situation générale de la République Centrafricaine ne peut plus tolérer.
Joint directement au téléphone par la rédaction du CNC, l’auteur de la lettre, l’ancien Député Jean-Pierre MARA, a tenu à préciser sa pensée avec force.
Jean-Pierre MARA a déclaré :
« Les résultats des élections que vous avez voulu pour Touadera et son opposition fabriquée se révèlent n’être d’aucune utilité. Iles n’apportent pas la solution aux problèmes auxquels fait face la RCA depuis 2013. Aidez le Président à revenir à la raison et à entamer un dialogue franc avec l’opposition politique pour rechercher une solution adaptee au blocage politique qui n’a que trop duré. La situation sécuritaire du pays vous y oblige. »
Par Anselme Mbata
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Touadéra jette les Centrafricains en pâture à l’Ebola : vaccins arrivés en retard, centres de traitement vides et pourris par la corruption au ministère de la Santé !
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Dr.-Pierre-Somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé
Touadéra expose délibérément la population entière à un danger mortel. Ebola rôde déjà dans six pays voisins, avec des frontières grandes ouvertes et des flux incessants de voyageurs, mais le régime choisit de traîner les pieds. La campagne de vaccination préventive, lancée en janvier-février 2026 avec seulement 52 000 doses pour tout le pays, arrive bien trop tard pour protéger qui que ce soit efficacement. Priorité donnée aux gardes du corps, aux dignitaires et aux forces de sécurité proches du pouvoir, pendant que les habitants de Bangui, Bambari, Mbaiki, Bangassou ou Mbomou – zones les plus menacées – restent sans bouclier réel.
Les centres comme celui de PK 24 à l’hôpital des grandes endémies ? Une farce. Équipés au rabais, manquant de matériel de base, de médicaments et de personnel formé en nombre suffisant. Les médecins et infirmiers, mal payés et abandonnés, risquent leur vie tous les jours sans protection adéquate. Pendant ce temps, les fonds pour la santé publique disparaissent dans des poches privées, détournés par les proches du président et les réseaux de corruption qui gangrènent le ministère depuis des années.
Touadéra préfère parader et vanter des efforts imaginaires plutôt que d’investir massivement dans un vrai système de surveillance épidémiologique. Résultat : les viandes de brousse suspectes continuent d’être consommées partout, les chauves-souris restent un réservoir ignoré, et la population mange n’importe quoi sans contrôle. Le risque de propagation interhumaine explose, et le régime laisse faire.
Ce n’est pas de la négligence, c’est une trahison pure et simple. Le président se soigne à l’étranger avec l’argent public, tandis que les Centrafricains meurent chez eux d’épidémies évitables. Ebola peut tuer jusqu’à 90 % des infectés, mais pour Touadéra, la vie du peuple vaut moins que ses intérêts personnels et ceux de son clan.
Le régime Quadra condamne le pays à revivre les pires cauchemars sanitaires. Corruption endémique, mensonges d’État et abandon total : voilà le vrai virus qui ronge la Centrafrique sous Touadéra. Il est grand temps que la population ouvre les yeux et exige des comptes avant qu’il ne soit trop tard.
Après la chute d’Am-Dafok, Bangui relance le récit anti-français pour détourner l’attention des centrafricains sur la débâcle des mercenaires russes
Les rebelles qui patrouillent la ville d’Amdafok à 60km de Birao
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Par : la rédaction de ,
Dans la sinistre compagne de la désinformation qui s’est emparée d’une partie de la presse à Bangui, le site privé d’un haut responsable de la presse présidentielle vient de franchir un nouveau cap dans le ridicule. À la suite de la perte de la ville d’Am Dafok, ce canal officiel déguisé en média indépendant a cru bon de commettre un pamphlet accusant, sans l’ombre d’une preuve, la France de « former des rebelles » pour agresser la République centrafricaine. Une rhétorique usée jusqu’à la corde, instrumentée pour couvrir un échec militaire cuisant et faire oublier le parcours sinueux et opportuniste de son propre auteur.
Le roman de l’étudiant recalé devenu propagandiste
Pour comprendre la virulence et la mauvaise foi de ces accusations, il convient de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur. L’auteur de ces lignes délirantes n’a pas toujours détesté la France. Bien au contraire, il en a ardemment sollicité les faveurs. C’est grâce à une bourse d’études généreusement octroyée par le gouvernement français qu’il a pu poser ses valises dans l’Hexagone, nourrissant l’ambition d’y décrocher des diplômes.
Mais l’exigence académique ne s’achète pas. Faute de capacités et de travail, ses notes catastrophiques lors de sa première année ne lui auraient pas permis d’accéder à la seconde. Chassé par ses propres insuffisances intellectuelles, l’étudiant recalé est rentré à Bangui l’amertume en bandoulière. C’est là que le destin des opportunistes bascule : plutôt que de se remettre en question, il aurait trouvé dans les officines de désinformation de Wagner un employeur généreux pour quiconque accepte de cracher sur la main qui l’a nourri. Cette campagne de dénigrement lui aura finalement servi de marchepied pour obtenir sa nomination à la direction de la presse présidentielle. Une récompense politique pour services rendus à la manipulation.
Am Dafok est tombée : Les vérités que Bangui veut cacher
Si la presse présidentielle s’agite autant, c’est pour étouffer une réalité humiliante : malgré les frappes de l’aviation russe et l’utilisation de bombardiers, la ville stratégique d’Am Dafok est bel et bien tombée aux mains des rebelles ce mardi 30 juin.
Les déclarations du sous-préfet de la ville, joint par la radio Ndeke Luka, sont pourtant sans équivoque. Ce dernier désigne directement les assaillants sans les voir : il s’agirait d’une coalition entre les éléments de l’ex-Séléka et les rebelles soudanais des Forces de soutien rapide (FSR). On est donc bien loin des fantasmes d’une rébellion encadrée par Paris.
Plus grave encore, cette situation met en lumière le double jeu trouble du pouvoir de Bangui. Alors que la propagande officielle accuse la France, une partie de l’appareil d’État et des médias comme Radio Ndeke Luka semblent fermer les yeux, voire accréditer l’idée que le président Touadéra lui-même soutiendrait en sous-main la rébellion soudanaise des FSR. La Centrafrique servirait ainsi de plaque tournante logistique pour les partenaires étrangers de ces rebelles soudanais, notamment les Émirats arabes unis. Accuser la France permet donc de détourner l’attention des liaisons dangereuses de la présidence avec des groupes armés soudanais.
Pousser à la réponse : le piège de la légitimité
En multipliant les provocations grossières, ce propagandiste cherche manifestement à provoquer une réaction officielle de Paris pour s’acheter une légitimité internationale qu’il n’a pas. Il espère qu’en se faisant répondre par l’ambassade de France ou le Quai d’Orsay, son site de seconde zone obtiendra le statut d’interlocuteur crédible.
Mais la délation et le mensonge pathologique ne méritent que le mépris. Donner du crédit à de telles inventions en y répondant officiellement serait faire trop d’honneur à un outil de propagande low-cost. La population centrafricaine, fatiguée par des années de manipulations et de violences, n’est plus dupe de ces écrans de fumée. Ce ne sont pas les théories du complot fabriquées à Bangui qui ramèneront la sécurité à Am Dafok, mais bien une gouvernance responsable, la fin des alliances opaques avec les milices étrangères et une diplomatie sincère.
Affaire à suivre
Par Gisèle MOLOMA
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Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Alors que la nouvelle législature est installée et que le projet de loi organique sur la vice-présidence, mis en sommeil en 2023 sous pression extérieure, s’apprête à revenir sur la table de l’Assemblée nationale, les spéculations vont bon train sur le nom du futur occupant de ce poste stratégique. Parmi les prétendants, Sani Yalo, influent homme d’affaires et proche conseiller mystique du président Faustin-Archange Touadéra, fait figure de candidat sérieux aux yeux de certains courtisans. Pourtant, un examen froid des conditions d’éligibilité et de son lourd parcours criminel invite à une prudence absolue. Enquêtes.
Selon un député membre de la commission des lois contacté par la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC), les critères retenus pour accéder à la vice-présidence ne dérogeraient pas fondamentalement à ceux exigeant un casier judiciaire vierge, une bonne moralité et l’occupation antérieure de hautes fonctions de l’État. Des exigences logiques pour une fonction qui placerait son titulaire au cœur de la continuité de l’État.
Mais derrière les ambitions affichées de Sani Yalo se cache surtout un personnage dont les méthodes et les comportements inquiètent jusque dans les cercles du pouvoir.
De l’humiliation à l’arrogance : Les révélations d’un avocat du Barreau
Pour mesurer l’ambition démesurée du personnage, il faut plonger dans les coulisses du pouvoir de Bangui. Interrogé par la rédaction du CNC, un éminent avocat inscrit au barreau de Centrafrique, s’exprimant sous couvert d’un strict anonymat, livre un témoignage cinglant sur les méthodes de Sani Yalo :
« Pour tenter d’obtenir la primature, Sani Yalo était prêt à toutes les bassesses : il marchait littéralement sur ses genoux pour aller supplier Touadéra. Aujourd’hui, le voilà qui marche fièrement sur ses deux jambes, la poitrine bombée, comme si la vice-présidence lui revenait de droit historique. C’est comme si cette fonction revenait au premier contributeur financier de la réélection de Touadéra, rôle qu’il prétend avoir joué avec plus de 200 millions injectés dans la campagne. C’est le propre d’un usurpateur qui veut s’imposer par la force. »
Ce contraste saisissant résume à lui seul la métamorphose de l’homme : humble et rampant lorsqu’il s’agit de quémander un décret, arrogant et menaçant dès qu’il croit le pouvoir à portée de main.
Mais l’ambition seule ne suffit pas. Encore faut-il franchir l’obstacle politique et institutionnel qui se dresse déjà devant lui.
Sarandji en maître du jeu : Le piège législatif qui attend l’usurpateur
Dans ce processus législatif, un homme clé détient désormais les leviers du pouvoir : Simplice Mathieu Sarandji, l’actuel président de l’Assemblée nationale. Alors que le projet de loi organique n’a pas encore été voté et doit être examiné par les députés, Sarandji se retrouve en position de force.
Or, le contentieux personnel entre les deux hommes est de notoriété publique. Sani Yalo a toujours revendiqué haut et fort avoir porté Touadéra au pouvoir en 2016 via des groupes de soutien qu’il a lui-même financés, reléguant le MCU de Sarandji au rang d’allié de la dernière heure venu « pour bouffer ». Fort de cette prétendue légitimité, Sani Yalo s’est montré d’une arrogance sans bornes envers le patron du Parlement.
Mal lui en a pris : en réaction à ce mépris affiché, Sarandji et sa majorité parlementaire s’apprêtent à durcir drastiquement les conditions d’éligibilité lors de l’examen du texte. Une manœuvre d’une légalité imparable conçue sur mesure pour couper l’herbe sous le pied de son rival et lui barrer définitivement la route avant même que le poste ne devienne une réalité concrète.
Et si les rivalités politiques ne suffisaient pas à l’écarter, son propre parcours personnel pourrait achever de compromettre ses ambitions.
Du Km5 à l’imposture académique : Un CV qui est un roman
Le premier verrou que le camp de Sarandji compte actionner concerne le niveau d’instruction. Pour la présidence ou la vice-présidence, la République exige des garanties académiques minimales.
Sur ce terrain, le CV de Sani Yalo s’apparente à une vaste escroquerie. Pour masquer un parcours chaotique, l’homme s’est inventé un passé de séminariste, prétendant avoir étudié au petit séminaire de Bangassou. Un mensonge grossier : en réalité, Yalo aurait fui l’école coranique du quartier Km5 à Bangui. Ce cursus en dent de scie expliquerait pourquoi, aujourd’hui encore, il est incapable de présenter le moindre diplôme académique reconnu. Comment un homme qui a bâti sa vie sur un faux profil scolaire pourrait-il incarner la deuxième personnalité de l’État ?
Mais les zones d’ombre autour de Sani Yalo ne s’arrêtent pas à un simple CV contesté.
Un casier judiciaire international et du sang sur les mains
Au-delà de l’imposture intellectuelle, le parcours de Sani Yalo est jalonné de violences et de sang. L’homme est décrit par de nombreux observateurs comme un criminel capable de donner la mort à son prochain sans l’ombre d’un état d’âme. Son nom reste ainsi lourdement associé à l’affaire de l’enlèvement crapuleux de l’homme d’affaires Issa Manu, une tragédie qui illustre les méthodes mafieuses de son réseau.
Sur le plan purement judiciaire, le dossier est un champ de ruines :
En 2006, il a été condamné par le tribunal correctionnel de Bangui à huit ans de prisonferme pour escroquerie, faux et corruption de fonctionnaires dans l’affaire Zongo Oil, avec privation de ses droits civiques.
À l’international, sa condamnation par contumace à 59 ans de prison par la justice équato-guinéenne pour son implication directe dans le coup d’État déjoué de décembre 2017, où son frère Ahmed « Dada » Yalo était sur le terrain, reste une réalité. Le mandat d’arrêt international émis par Malabo lui pend toujours au nez.
Et pourtant, malgré ce passif explosif, d’autres accusations continuent encore d’alourdir le portrait déjà accablant du conseiller présidentiel.
Pillages, spoliations et terreur au BARC : Le portrait d’un prédateur public
La propension de Sani Yalo à confisquer illégalement les biens d’autrui et à abuser de son pouvoir est documentée de longue date. S’il accédait à la vice-présidence, c’est l’État tout entier qu’il mettrait en coupe réglée. Ses états de service parlent pour lui :
La spoliation immobilière : preuve de son mépris total des lois, Sani Yalo occupe illégalement et par la force la propriété privée de l’avocat et leader de l’opposition, Maître Crépin Mboli-Goumba, lançant un défi pathétique à la justice et au droit de propriété.
Le chaos et les abus au BARC : à la tête du Bureau d’Affrètement Centrafricain (BARC), Yalo a instauré un régime de terreur. Sa gestion s’est fait remarquer par des méthodes d’intimidation, des violences, ainsi que des accusations graves de viol et de harcèlement sexuel à l’encontre du personnel.
Le banditisme économique : à cela s’ajoutent les détournements de parcs de véhicules de CFAO Motors et de Gagoa-Civ, le pillage de l’ambassade de Libye, les scandales de l’hôtel Ledger, et le vol du groupe électrogène destiné au marché de Bimbo.
Mais c’est sans doute sa dernière sortie publique qui a définitivement achevé de braquer contre lui une partie de l’appareil d’État.
L’insulte aux Ngbaka-Mandja : La goutte d’eau qui fait déborder le vase
Dernièrement, acculé par les enquêtes sur ses dérives, Sani Yalo a commis l’erreur de trop. Excédé d’avoir dû répondre de ses actes lors d’une audition devant le procureur de la République, un homme d’ethnie Ngbaka-Mandja comme la mère à Touadera, le conseiller présidentiel a laissé exploser sa rage en qualifiant publiquement les Ngbaka-Mandja d’« ingrats ».
Cette sortie tribaliste et incendiaire a suscité une colère noire et unanime au sein de cette communauté. En s’attaquant à ce magistrat, Sani Yalo s’est mis à dos un pan entier de l’appareil d’État, consolidant un front commun bien décidé à bloquer définitivement ses ambitions politiques.
Que deviendrait la République centrafricaine si un tel homme accédait à la vice-présidence ?
La presse de connivence et les flatteurs doivent cesser de souffler sur les braises de cette folle rumeur. Entre un casier criminel international, des accusations de viol, d’enlèvement, de spoliations foncières, un faux CV et une guerre ouverte contre le président de l’Assemblée nationale, Sani Yalo apparaît politiquement et moralement carbonisé. Faustin-Archange Touadéra, déjà affaibli par les divisions de son camp, sait que nommer Sani Yalo à un tel poste équivaudrait à confier les clés de la République à un prédateur et à signer l’acte de décès de son propre régime.
Pour tenter de cacher le pillage industriel de la RCA par son clan et ses parrains russes, le dictateur Touadéra sacrifie les avocats et huissiers, érigés en boucs émissaires de la faillite nationale.
Le scénario est vieux mais le pouvoir de Bangui s’y accroche. Face à la colère d’une population exsangue, asphyxiée par la corruption au sommet, l’exécutif applique la stratégie de la dérivation. Le palais de la Renaissance a choisi sa nouvelle cible : les auxiliaires de justice, accusés de transformer l’application du droit en un business sauvage.
Le chef de l’État a ainsi fustigé la phase finale des procès :
« Mesdames et Messieurs, si le retard des juges paralyse la justice en amont, les dérives de certains auxiliaires de justice la corrompent et la discréditent totalement en aval. Je veux ici parler avec une gravité absolue de la phase de l’exécution des décisions de justice (…) l’exécution des décisions de justice est devenue le terrain de jeu d’intérêts privés où s’illustrent des abus intolérable commis par certains viciers de justice et avocats. »
Cette offensive verbale cherche à réécrire l’histoire du racket centrafricain. En pointant du doigt les dérives des saisies-ventes, le régime feint de défendre le citoyen spolié. C’est un contre-feu grossier. Les véritables saisies sauvages et les harcèlements financiers les plus destructeurs du pays ne se décident pas dans les cabinets d’avocats, mais au cœur des administrations financières et sur les axes routiers, là où les forces officielles et les paramilitaires de Moscou prélèvent leur dîme en toute illégalité.
En insistant sur l’argent détourné, Touadéra tente de capter le mécontentement populaire :
« Parfois des sommes d’argent saisies qui devraient revenir aux victimes sont indûment séquestrées ou indûment amputées des honneurs abusifs si elles ne sont pas simplement détournées (…) Désormais, la responsabilité pénale et disciplinaire de ces acteurs sera engagée avec la plus grande rigueur. »
Cette pseudo-rigueur est asymétrique. Elle traque l’huissier indélicat mais ferme les yeux sur le siphonnage à grande échelle des mines de Ndassima et des douanes par les réseaux criminels extérieurs associés au pouvoir. Promettre de briser l’impunité des professionnels du droit tout en maintenant à leur poste les cerveaux politiques de la prédation économique est une mystification totale. Ce chantage aux sanctions disciplinaires n’a qu’un but : terroriser le secteur privé de la justice pour qu’il ne vienne jamais interférer avec le pillage institutionnalisé qui définit la VIIe République.
le retour des vieux démons à l’assemblée nationale. Jean Symphorien Mapenzi en tête
Le-chef-de-lÉtat-Faustin-Archange-Touadera-à-gauche-et-le-premier-vice-Président-de-lAssemblée-nationale-Jean-Symphorien-Mapenzi-à-droite.-Photo-combinée-par-CNC-le-25-février-2020 – CENTRAFRIQUE : TOUT EXERCICE DU POUVOIR AU DELÀ DU MANDAT CONSTITUTIONNEL EST ILLÉGAL.
Le recyclage des élites du MCU s’opère au détriment du renouveau politique. Jean Symphorien Mapenzi retrouve son siège de vice-président pour garantir l’immunité et la pérennité d’un système à bout de souffle.
Le retour de Jean Symphorien Mapenzi au sommet de l’Assemblée nationale ne doit rien au hasard. Après une absence de cinq ans, cette réinstallation aux commandes de l’institution républicaine ressemble à une manœuvre de sécurisation du périmètre présidentiel. En reprenant sa place, Mapenzi s’assure que les rouages législatifs restent sous le contrôle étroit de sa famille politique. Son discours sur la « cohésion » et l’absence de concurrents pour son poste confirme le verrouillage d’un appareil d’État où les mêmes visages tournent en boucle pour préserver les mêmes privilèges.
L’élu ne cache pas sa proximité avec ceux qu’il remplace, évoquant des relations fraternelles au sein du parti. Cette connivence affichée entre les dirigeants sortants et entrants prouve que l’intérêt national passe après la solidarité de clan. Mapenzi ne vient pas pour transformer l’institution, mais pour stabiliser un édifice dont il connaît chaque recoin. Sa mission consiste à éviter tout grain de sable dans l’engrenage du pouvoir, garantissant que les projets de loi du gouvernement ne subissent aucun examen critique sérieux. Le perchoir devient ainsi un bouclier destiné à protéger le régime contre toute velléité de contrôle parlementaire réel.
Cette stratégie de maintien des anciens cadres illustre la peur du changement qui habite le sommet de l’État. En s’appuyant sur des figures rodées aux méthodes de domination du MCU, le pouvoir s’enferme dans une gestion autarcique. Mapenzi se présente comme le garant de la « régularité », un mot qui, dans sa bouche, signifie surtout la poursuite d’une politique unilatérale sans partage. En réoccupant cette fonction stratégique, il ferme la porte à toute émergence de nouvelles énergies et conforte une pratique du pouvoir où l’allégeance au chef reste l’unique critère de légitimité politique.
LIVREE A LA DEPORTATION : LE DEAL SECRET DE TOUADERA AVEC WASHINGTON VIOLE LA CONSTITUTION, IMMOLE LA SOUVERAINETE ET PIETINE LA DIGNITE HUMAINE, SELON THIERRY BENGUEWE DAMARAS
Image d’illustration des demandeurs d’asile aux États-Unis
Rédigé le [date_cnc] .
Par: la rédaction de ,
Il faut nommer les choses avec franchise. Ce qui se joue entre Washington et Bangui n’est pas une simple coopération migratoire, mais l’installation d’un mécanisme de déportation vers un pays tiers, négocié dans l’opacité, au mépris du peuple centrafricain, de la souveraineté nationale et des garanties les plus élémentaires du droit. La République centrafricaine n’a pas été choisie parce qu’elle serait un État stable et protecteur, mais parce qu’elle est politiquement vulnérable, économiquement dépendante et institutionnellement fragilisée. Des êtres humains, expulsés des États-Unis alors qu’ils n’ont ni nationalité centrafricaine, ni attaches, ni enracinement en Centrafrique, sont ainsi déplacés comme une matière administrative transférable.
La RCA, déjà brisée par les conflits, l’insécurité et plus d’un million de déplacés internes ou réfugiés, est aujourd’hui poussée à devenir un territoire de relégation pour les expulsés des autres. Dans un tel contexte, signer en secret un accord de réception de migrants expulsés par les États-Unis n’est pas un acte de gouvernement sérieux ; c’est une capitulation morale et politique. J’accuse Touadéra d’avoir engagé la Centrafrique, dans l’ombre et sans mandat populaire clair, dans un mécanisme de déportation étrangère qui piétine la souveraineté nationale.
Depuis plusieurs mois, les États-Unis étendent en Afrique le recours aux expulsions vers des « pays tiers » en signant des accords avec des États qui accueillent des migrants n’ayant aucun lien avec eux. La logique est limpide : Washington contourne les obstacles juridiques, diplomatiques et humanitaires liés aux renvois vers les pays d’origine, exporte le coût politique de sa politique migratoire et se donne l’image d’un pouvoir capable d’expulser vite et loin. Ce troc cynique profite d’abord à l’administration américaine, puis aux régimes qui l’acceptent en échange d’avantages politiques, diplomatiques ou financiers, tandis que les perdants sont les migrants et les peuples africains eux-mêmes. J’accuse l’administration américaine d’avoir fait de l’Afrique un prolongement disciplinaire de sa politique migratoire intérieure.
Dans le cas centrafricain, les informations connues montrent que Bangui a accepté d’accueillir des migrants expulsés par les États-Unis, et qu’un juge fédéral américain a même bloqué l’expulsion d’un ressortissant turc vers Bangui, preuve que le dispositif est réel et déjà contesté. Les personnes concernées incluraient des ressortissants de pays comme l’Iran, la Syrie, l’Afghanistan ou la Turquie, ce qui place l’affaire au cœur du droit d’asile, du principe de non-refoulement et de l’interdiction des traitements inhumains ou dégradants. Comment justifier de parachuter des populations vulnérables dans un État qui peine déjà à garantir les droits fondamentaux de sa propre population ? J’accuse ce pouvoir d’avoir transformé un État fragile, pauvre et déjà meurtri en territoire de relégation pour les expulsés des autres.
Le premier scandale est constitutionnel. Le préambule, les articles 1, 2 et 4 de la Constitution rappellent que la République centrafricaine est un État souverain et que la souveraineté appartient au peuple. En vendant de fait l’usage du territoire national comme exutoire migratoire à une puissance étrangère, sans mandat explicite du peuple ni de ses représentants, Touadéra s’est arrogé une part de souveraineté qui ne lui appartient pas. L’article 139 impose une autorisation du Parlement pour les accords touchant aux finances de l’État, à l’état des personnes et aux droits de l’homme, et l’article 114 place le statut des étrangers et de l’immigration dans le domaine de la loi. Si cet accord a été conclu sans autorisation de l’Assemblée nationale, alors le président a contourné le Parlement et violé la procédure constitutionnelle. J’accuse Touadéra d’avoir contourné le Parlement, violé la procédure constitutionnelle et traité la République comme un bien patrimonial personnel.
Le scandale est aussi humain. L’article 16 affirme que la personne humaine est sacrée et interdit tout traitement cruel, inhumain ou dégradant ; les articles 17 et 18 garantissent la liberté individuelle et les droits des personnes arrêtées. Déporter un être humain vers un pays qu’il ne connaît pas, dont il ignore les langues, les codes sociaux et les réseaux de solidarité, c’est le traiter comme un objet logistique et non comme un sujet de droit. Cette logique heurte de front l’esprit du préambule et le principe « Zo Kwe Zo », selon lequel chaque être humain est une personne. J’accuse ce deal de piétiner la dignité humaine, de profaner le principe “Zo Kwe Zo” et d’introduire dans notre ordre politique une barbarie administrative.
L’article 33 de la Constitution protège le droit d’asile et interdit d’acheminer une personne vers un État où elle risque torture ou traitements cruels, dégradants et inhumains. Or les critiques adressées à des accords analogues montrent qu’ils exposent les personnes transférées à la détention arbitraire, aux mauvais traitements et à de nouveaux renvois vers des pays où elles risquent des persécutions. Accepter un tel mécanisme sans garanties solides, publiques et opposables revient à faire de la Centrafrique un maillon d’un refoulement indirect. J’accuse Touadéra d’avoir accepté un système qui expose des personnes vulnérables à la détention arbitraire, aux mauvais traitements et à de nouvelles persécutions.
Le préambule réaffirme en outre l’attachement de la RCA à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, à la Charte africaine de la démocratie et aux grands textes internationaux relatifs aux droits humains. Or l’article 12, alinéa 5, de la Charte africaine interdit l’expulsion collective d’étrangers, et l’article 142 de la Constitution ne reconnaît la supériorité des accords internationaux qu’à condition qu’ils aient été régulièrement ratifiés. Un accord secret, sans débat public, sans autorisation parlementaire claire et sans garanties individuelles sérieuses, est donc juridiquement contestable et politiquement indéfendable. J’accuse ce régime d’avoir placé la Centrafrique en contradiction avec la Charte africaine et avec ses propres engagements constitutionnels.
Le président, en vertu des articles 65, 72 et 152, est le garant de l’indépendance nationale, de la souveraineté, du respect des traités et de la Constitution, et il peut être mis en cause pour haute trahison en cas de violation du serment ou d’action contraire aux intérêts supérieurs de la Nation. Les voies de recours existent : saisine du Conseil constitutionnel, recours devant le Conseil d’État, interpellation et enquête parlementaires, saisine des instances africaines compétentes, et, si les conditions sont réunies, mise en accusation devant la Haute Cour de justice. J’accuse ceux qui veulent couvrir cet accord d’avoir tenté d’enfermer la nation dans la résignation alors que le droit offre encore des armes pour le briser.
Au fond, cet accord révèle un pouvoir qui ne gouverne plus au nom du peuple, mais par arrangement vertical avec des puissances extérieures. Il envoie un message terrible : la souveraineté est négociable, la dignité est monnayable et la Constitution est contournable. L’heure n’est plus aux murmures indignés, mais à la riposte juridique, institutionnelle et populaire. L’accord doit être publié, contesté, suspendu, puis annulé. J’accuse enfin ce système d’avoir préféré l’opacité du pouvoir à la dignité du peuple, et d’avoir voulu faire de notre pays la terre d’accueil forcé des déportations des autres.
… et ils répondront de leurs actes, devant le peuple, devant le droit et devant l’Histoire.
Par Thierry BENGUEWE DAMARAS, contributeur actif
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Obo, Haut-Mbomou : les armes tirés par les mercenaires russes vers la RDC est un missile sol-sol américaines entreposés dans leur ancienne base abandonnée
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Deux-mercenaires-du-groupe-Wagner-sur-deux-motos-en-province.jpg” data-wpel-link=”internal”>Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos
Des mercenaires russes du groupe Wagner ont tiré la semaine dernière un missile sol-sol depuis la ville d’Obo, en Centrafrique, en direction de la République démocratique du Congo, semant la peur des deux côtés de la frontière.
Pour comprendre ce qui s’est passé dans la nuit du jeudi 26 février à Obo, il faut remonter l’histoire de cette ville du Haut-Mbomou jusqu’à une époque où des soldats d’élite américains y avaient établi une base pour traquer l’un des criminels de guerre les plus redoutés d’Afrique centrale.
L’Opération Observant Compass était une mission militaire multinationale conduite d’octobre 2011 à avril 2017, dont l’objectif était de neutraliser la Résistance de l’Armée du Seigneur (LRA) et son chef Joseph Kony en Afrique centrale. Cette opération, placée sous commandement américain, mobilisait environ cent conseillers militaires américains, en grande partie des Green Berets ayant servi en Afghanistan et au Pakistan, déployés en Ouganda, au Soudan du Sud et en République centrafricaine pour soutenir l’armée ougandaise dans sa campagne contre la LRA.
Les troupes américaines étaient réparties entre plusieurs camps, dont ceux d’Obo et de Djema en République centrafricaine. La base d’Obo était entourée de caméras de surveillance et de barbelés. C’est dans cette ville reculée du Haut-Mbomou, à la frontière avec la RDC, que les Forces spéciales américaines ont posé leurs équipements pendant plusieurs années.
La cible de leur mission : Joseph Kony, chef de la LRA, un groupe rebelle ougandais dont les combattants ont enlevé et tué des milliers de civils au nord de l’Ouganda, mutilant nombre d’entre eux et s’en prenant particulièrement aux enfants.
L’opération s’est officiellement conclue en avril 2017, avec le retrait des conseillers militaires américains de la région. Malgré leur départ, Joseph Kony n’avait toujours pas été capturé. À leur départ, des équipements militaires — véhicules, matériels divers et, selon nos sources locales, des armes dont au moins un missile sol-sol — ont été entreposés dans des conteneurs à Obo, abandonnés sur place.
Après le départ des Américains, la base a été occupée par les soldats des Forces armées centrafricaines, les FACA. Mais il y a quelques mois, les mercenaires russes du groupe Wagner, appelés en renfort par le préfet du Haut-Mbomou, sont arrivés à Obo. Ils ont chassé les soldats FACA de l’enceinte et se sont installés dans l’ancienne base américaine.
Une fois à l’intérieur, ils ont méthodiquement fouillé les conteneurs : récupération des armes, des panneaux solaires, des équipements divers. Selon les informations recueillies par la rédaction auprès de sources locales, le préfet avait lui-même annoncé publiquement, avant les faits, que les mercenaires russes allaient procéder à des tirs d’essai pour tester les armes découvertes sur place. Les bonnes pour être gardées, les défectueuses pour être jetées.
C’est dans ce contexte que s’est déroulée la soirée du jeudi 26 février. Les mercenaires Wagner se sont rendus sur le terrain de football d’Obo, en pleine ville, en pleine vue. Ils y ont installé une arme de gros calibre et ont mis le feu. Le projectile a décollé comme une flamme dans la nuit, visible depuis plusieurs quartiers d’Obo. Il a survolé la ville de Mboki, puis Zemio, avant de franchir la frontière et de pénétrer en territoire congolais.
L’engin s’est abattu à cinq kilomètres du village de Zapay, en RDC, sans faire de victimes connues à ce stade.
Le choix de la direction n’était pas un Hazare. En pointant vers la RDC plutôt que vers le nord, les mercenaires s’assuraient que le projectile ne retomberait pas sur Bambouti, à seulement 125 kilomètres environ. Zapay, à plusieurs centaines de kilomètres, offrait une marge suffisante pour éviter des dégâts immédiats côté centrafricain. La forêt congolaise servait, selon nos sources, de zone de chute délibérée.
À Zapay, la nouvelle de l’impact a plongé les habitants dans la peur. Ce village congolais abrite également des réfugiés centrafricains qui ont fui les exactions de Wagner en RCA. Certains se demandent si le tir n’était pas un message à leur intention : aucune frontière ne les met hors de portée.
Ce qui est établi avec certitude, c’est que la milice Wagner est la seule force présente à Obo capable de manipuler ce type d’armement lourd. Personne d’autre dans cette ville, ni les FACA ni aucune autre force, n’a les moyens de tirer un projectile qui franchit une frontière internationale et retombe à des centaines de kilomètres de son point de départ.
Les témoins ont vu les mercenaires manœuvrer l’arme sur le terrain de football, pointer en direction du Congo et tirer. Il n’y a aucun doute sur l’identité de ceux qui ont appuyé sur la gâchette.
À Zapay, des familles congolaises ont passé la nuit à scruter le ciel, sans savoir si un autre projectile allait tomber.
Le siège des Caisses Mutuelles de Centrafrique (CMCA) est devenu depuis quelques semaines un ring de box, pour ne pas dire un terrain d’une confrontation ouverte. D’un côté, une partie du personnel, poussée vers la sortie, réclame la tête de la direction. De l’autre, Jacob Mbaïtadim, l’administrateur provisoire, dénonce un système de corruption qu’il tente de démanteler. Immersion au cœur d’une crise où se jouent la survie d’une institution et l’épargne de milliers de Centrafricains.
Le personnel dans la rue
La tension a franchi un nouveau palier mardi dernier. Une partie des employés des CMCA, officiellement placés en chômage technique, a manifesté bruyamment pour exiger leur réintégration immédiate. Pour ces agents, la mesure de chômage technique n’est qu’un écran de fumée masquant une mauvaise gestion de la part de l’actuelle administration. Ils pointent du doigt Jacob Mbaïtadim, demandant purement et simplement son départ pour « incapacité à redresser la barre ».
La riposte de Jacob Mbaïtadim
Loin de reculer, l’administrateur provisoire oppose une version des faits radicalement différente. Selon lui, le mouvement de protestation est orchestré par ceux que les réformes dérangent. Jacob Mbaïtadim affirme avoir hérité d’une « situation catastrophique » où l’incompétence et le vol étaient érigés en système.
Le chômage technique : Une mesure de survie, validée par le ministère du Travail pour une période de trois mois renouvelable, visant à réduire les charges d’une structure qui frôlait la liquidation.
Les accusations de vol : L’administrateur révèle que certains manifestants sont eux-mêmes impliqués dans des dossiers de « faux crédits » et de détournements de fonds. Des procédures judiciaires sont d’ailleurs en cours au tribunal de grande instance de Bangui.
« L’ancienne culture » contre les réformes
Pour Jacob Mbaïtadim, le conflit actuel est le résultat d’un choc des cultures. Il dénonce une « ancienne culture » où les dirigeants et certains agents considéraient l’épargne des sociétaires comme leur propriété personnelle. Il cite des exemples de sabotage interne, où des agents informaient les débiteurs de fuir pour ne pas rembourser leurs dettes.
« Ils se mobilisent parce que je n’ai pas accepté de travailler avec l’ancienne culture, celle où chacun se sert comme il veut », a-t-il déclaré, soulignant que malgré les tensions, les dépôts commencent à remonter et la confiance revient progressivement chez les épargnants.
L’heure des comptes
Pour trancher ce bras de fer, la transparence sera de mise. L’administrateur a annoncé l’arrivée prochaine d’un cabinet d’audit international. Cette mission aura pour but d’éplucher la gestion de l’institution de 2021 à 2025. Cet audit devra déterminer si les accusations du personnel sont fondées ou si, au contraire, elles ne sont qu’une tentative désespérée de bloquer le nettoyage des écuries d’Augias entrepris par Mbaïtadim.
En attendant, la crise aux CMCA reste le symbole des difficultés de restructuration du secteur financier centrafricain, où la lutte contre les intérêts établis s’avère aussi périlleuse qu’indispensable.
Selon le Rassemblement Unitaire : « L’heure du sursaut national et de la Renaissance Centrafricaine a sonné »
Professeur Jean-François Akandji-Kombé, Coordinateur du rassemblement unitaire
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Le Rassemblement Unitaire brise le silence et lance un appel solennel à l’ensemble de la population. Dans un message vigoureux diffusé depuis Paris, l’organisation politique, sous la plume de son Coordonnateur Général, le Pr Jean-François Akandji-Kombé, invite chaque citoyen à s’engager activement pour redéfinir l’avenir du pays. Pour ce mouvement, la situation actuelle exige une réaction collective immédiate afin de redonner à la nation sa dignité et sa force.
Une responsabilité historique partagée
Le Pr Jean-François Akandji-Kombé rappelle avec insistance que la République Centrafricaine constitue le patrimoine commun et le bien le plus précieux de ses habitants. Selon l’organisation, le salut du pays repose désormais uniquement entre les mains de ses propres enfants. Le Rassemblement Unitaire estime que les générations actuelles portent le devoir moral de redresser la patrie devant l’Histoire et le monde, mais aussi pour le bien-être des descendants. Cet engagement est présenté non comme une option, mais comme une obligation patriotique absolue.
L’union contre la division et la dépendance
Au cœur de cette démarche se trouve le projet des « Consultations Citoyennes Centrafricaines ». Le Rassemblement Unitaire précise que cette initiative est inclusive et ouverte à tous, sans aucune distinction. À travers ce projet, le mouvement affirme vouloir faire échec aux manœuvres de division. Le Pr Jean-François Akandji-Kombé soutient fermement qu’il n’existe qu’une seule nationalité et une seule dignité centrafricaine, rejetant ainsi les barrières imposées par le pouvoir de Bangui.
De plus, l’organisation dénonce l’abandon de la souveraineté nationale au profit de forces étrangères et prédatrices. Les Consultations Citoyennes sont ainsi définies comme le moyen d’imposer la voix du peuple dans la gouvernance et de reprendre en main propre le destin collectif, conformément à l’idéal de respect et de vie légué par le père fondateur, Barthélémy Boganda.
Un plan d’action imminent
Le Rassemblement Unitaire ne se contente pas de mots et annonce la publication, sous quarante-huit heures, du document-cadre officiel de cette initiative. Ce texte, qui sera disponible gratuitement en français et en anglais sur le site de l’organisation, détaillera l’organisation pratique, les principes directeurs et les buts de ces consultations.
Le Pr Jean-François Akandji-Kombé et ses équipes se disent prêts à recueillir les propositions de la population, affirmant que le moment est venu d’agir exclusivement pour et avec le peuple centrafricain.
Par Anselme Mbata
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Centrafrique : La PJLOD et Arsène Elien dénoncent la spirale de violence qui s’étend
Monsieur Arsène Élien, administrateur d’assurance
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
La PJLOD et son coordonnateur Arsène Elien dénoncent la flambée de violences qui frappe le pays en 24 heures seulement et exigent du gouvernement des actions immédiates pour ramener la sécurité sur le territoire.
Le coordonnateur national, Arsène Elien, exprime la profonde indignation de la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique devant les événements malheureux qui frappent durement la République Centrafricaine. Les rapports font état d’une insécurité grandissante et d’exactions quotidiennes commises contre les citoyens centrafricains sur une large portion du territoire national. Pour la PJLOD, ces actes portent directement atteinte à l’unité du pays et nécessitent un engagement collectif immédiat de la part de toutes les forces vives de la nation.
La liste des exactions récentes rapportées par l’organisation civile dresse un tableau noir de la situation sécuritaire courante. Parmi les faits rapportés, on note l’enlèvement du préfet de Zemio ainsi que d’une collaboratrice en mission officielle pour l’organisation des prochaines élections. Dans le même temps, la communauté religieuse pleure l’assassinat de l’abbé Crépin Martial Mongai. La PJLOD fait aussi état de violents affrontements armés qui opposent directement les forces armées centrafricaines et leurs partenaires du groupe Wagner à des groupes hostiles dans plusieurs localités.
Les violences touchent également les forces de l’ordre de manière directe. À Am-Dafock, une attaque ciblée a coûté la vie à un policier, gardien de la paix, mort en service. Lors de cette même offensive, le commandant de la brigade de gendarmerie locale a été capturé et emmené par les assaillants. Arsène Elien précise que de nombreuses sources locales font mention de la capture de plusieurs militaires centrafricains, une information dont la vérification complète reste difficile en ce moment précis car les communications téléphoniques et internet sont coupées dans cette région.
Face à cette dérive, le responsable de l’organisation politique demande aux autorités de Bangui d’agir sans délai pour ramener l’ordre public. La plateforme de l’opposition préconise l’ouverture d’un processus de réconciliation qui donnerait la parole à l’ensemble des Centrafricains pour rebâtir la paix civile. De plus, Arsène Elien lance un appel pressant aux institutions internationales afin qu’elles apportent un appui concret pour sauvegarder les droits des populations civiles.
Contacté par la rédaction du CMC pour donner sa position définitive, le Coordonnateur National de la Plateforme des Jeunes Leaders de l’opposition Démocratique, Arsène Elien, répond : En cette période de crise, nous devons faire preuve de solidarité et de résilience. La PJLOD se tient aux côtés de tous ceux qui aspirent à une République Centrafricaine unie, pacifique et prospère. Ensemble, nous pouvons surmonter les défis qui se dressent devant nous et bâtir un pays de paix, de démocratie et de prospérité pour les générations futures.
Par Brahim Sallé
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24 heures après la prise d’Am-Dafock par les rebelles, la ville reste sous le contrôle des assaillants, et le bilan s’alourdi
Les rebelles contrôlant la ville de Amdafok située à environ 60 km de Birao
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Vingt-quatre heures après la prise d’Am-Dafok, la réalité offre un spectacle militaire qui s’éloigne grandement des communiqués du gouvernement et de l’État-major des armées. Les rebelles tiennent fermement la ville, tandis que la stratégie aérienne des mercenaires russes a produit des effets pour le moins inattendus.
Les forces de l’ordre et leurs alliés russes du groupe Wagner croyaient visiblement qu’un simple tour d’hélicoptère suffirait à faire tous les rebelles en un clin d’œil. Manque de chance, les frappes de l’hélicoptère ont surtout donné le top départ d’une kermesse du pillage à ciel ouvert. Pendant que les projectiles tombent, l’infrastructure de l’opérateur Orange se fait désosser : panneaux solaires et antennes s’envolent, mais pas par la voie des airs.
La logistique moderne à dos d’âne
La scène urbaine actuelle relève du génie tactique local. Ce sont des cortèges d’ânes qui assurent désormais le transport des biens pillés. Une caravane d’animaux lourdement chargés prend calmement la direction du Soudan avec les biens abandonnés par les habitants partis s’abriter vers la base de la Minusca. Les pilleurs, arrivés d’on ne sait où, nettoient chaque maison laissée vide.
Pour l’instant, le bilan actuel affiche 13 corps retrouvés, sans compter ceux qui reposent encore dans la brousse environnante.
La retraite tactique version « camping »
Malgré ce chaos, l’état-major des forces armées centrafricaines a tenté de publier un communiqué affirmant que la ville était déjà reprise par les forces gouvernementales. Un mensonge grossier qui se heurte à une vérité piquante : non seulement la ville n’est pas reprise, mais les fameux mercenaires de Wagner ont inauguré une nouvelle technique de repli.
Plusieurs d’entre eux ont été tués, et le reste des troupes russes s’est empressé de demander l’asile à la base de la Minusca. Les voilà donc installés côte à côte avec les populations locales, partageant le statut de déplacés. Une belle réussite pour les hommes de Touadéra.
Par Ibrahim Moussa
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L’intelligence artificielle peut-elle améliorer les prédictions sportives
En Côte d’Ivoire, le football occupe une place centrale dans les discussions entre supporters, les analyses avant les grands matchs et les débats autour des grandes compétitions africaines. Dans ce contexte, l’intelligence artificielle ajoute une méthode plus structurée à ces échanges. Elle ne remplace pas le regard humain, mais elle aide à repérer les écarts de forme, les signaux faibles et les profils de rencontre. Sur un site comme 888STARZ, cette évolution donne aussi plus de poids à l’étude des statistiques, surtout pour les lecteurs qui suivent les affiches avec méthode.
Comment l’intelligence artificielle analyse les données sportives
Au départ, l’intelligence artificielle et sport reposent sur une idée simple : lire plus d’informations qu’un analyste humain ne peut traiter seul. Les modèles parcourent de grands volumes de données, puis ils repèrent des régularités dans les résultats, les tirs, les fautes, les cartons, la possession, les blessures, le calendrier et la forme récente. Cette approche ne donne pas une vérité fixe. Elle produit une estimation, souvent exprimée en probabilité, avec une marge d’erreur.
Dans le football, cette analyse gagne en intérêt dès que les chiffres dépassent le score final. Les algorithmes étudient la qualité des occasions, la pression défensive, la position des joueurs, la fatigue probable et le style de jeu. Pour un lecteur ivoirien qui suit l’ASEC, le championnat local, la Ligue des Champions CAF ou les grandes affiches européennes, cette méthode aide à distinguer la réputation d’une équipe de son niveau réel du moment.
Pourquoi les statistiques jouent un rôle de plus en plus important
Dans une analyse sérieuse, les statistiques apportent une base plus stable aux prédictions sportives IA. Un pronostic fondé sur le nom d’un club reste fragile. Un pronostic fondé sur les tirs cadrés, les occasions nettes, les buts attendus, la forme à domicile et la solidité défensive gagne en cohérence. Cette logique aide surtout dans les duels serrés, où le score brut cache souvent la vraie dynamique du jeu.
Dans la pratique, l’intérêt des chiffres dépend aussi de leur interprétation :
Élément analysé
Apport de l’IA
Lecture humaine utile
Forme récente
Repère les séries, les écarts de buts et les tendances de performance
Replace les résultats dans leur cadre sportif
Qualité des occasions
Mesure la dangerosité réelle d’une équipe
Vérifie la nature des occasions et le niveau de l’adversaire
Absences
Ajuste la force théorique d’un groupe
Évalue le poids réel du joueur absent dans le système
Calendrier
Signale la fatigue possible
Relie cette fatigue au style de jeu et aux voyages
Style de jeu
Compare les profils tactiques
Analyse les duels clés et les zones sensibles
Les limites de l’IA face à l’imprévisibilité du sport
Sur le terrain, l’IA résultats football rencontre vite ses limites. Un carton rouge, une blessure rapide, un penalty contesté ou une erreur du gardien peut casser le scénario prévu. Le football compte peu de buts, ce qui augmente le poids de chaque détail. Une équipe dominée pendant 80 minutes peut marquer sur un corner et changer toute l’analyse.
Cette part d’incertitude reste difficile à mesurer. L’IA ne lit pas toujours la tension d’un derby, la peur de perdre, la gestion d’un vestiaire ou l’effet d’un stade plein. Elle mesure des traces visibles, pas toute la réalité humaine. Un modèle peut aussi surestimer une équipe forte dans les chiffres, mais moins solide dans les moments durs. À l’inverse, il peut sous-estimer une formation disciplinée, compacte et dangereuse sur quelques attaques rapides.
De là vient une règle simple. L’IA doit servir d’outil d’aide, pas de verdict. Un bon analyste étudie les chiffres, puis il les confronte au terrain. Cette combinaison garde toute sa valeur en Côte d’Ivoire, où les supporters connaissent souvent les réalités locales mieux qu’un modèle alimenté surtout par des bases internationales.
Comment les supporters et les analystes utilisent ces nouvelles technologies
Dans les usages quotidiens, la technologie dans le sport change déjà la manière de préparer une analyse de match. Les supporters consultent les formes récentes, les compositions probables, les historiques et les moyennes de buts. Les analystes vont plus loin. Ils comparent les zones fortes, les séquences de pression, la qualité des transitions et la capacité d’une équipe à finir ses actions.
Pour un usage sérieux, il faut garder quelques réflexes :
Comparer plusieurs indicateurs au lieu de suivre un seul chiffre ;
Regarder la forme récente sur plusieurs matchs ;
Intégrer les absences majeures et le calendrier ;
Éviter de confondre probabilité élevée et certitude ;
Vérifier la cohérence entre les statistiques et le style de jeu.
L’avenir des prédictions sportives à l’ère de l’intelligence artificielle
À moyen terme, l’avenir des prédictions sportives ne repose pas sur une machine qui annonce le score exact de chaque match. Il repose sur des modèles plus lisibles, capables d’expliquer leurs choix. Les meilleurs outils vont montrer les facteurs clés : force offensive, solidité défensive, rythme, fatigue, blessures et adaptation tactique. Cette transparence donnera plus de valeur aux prévisions.
Pour la Côte d’Ivoire, cette évolution peut aider les supporters à mieux suivre le football africain et international. Les données locales gagneront aussi en importance. Plus les championnats africains produiront des statistiques fiables, plus les analyses deviendront précises. L’innovation utile ne viendra pas d’un discours vague sur l’IA, mais d’une meilleure qualité des données.
Dans cette logique, les lecteurs qui suivent les matchs sur mobile peuvent aussi consulter la 888STARZ app pour comparer rapidement les informations disponibles. L’enjeu reste le même : lire les signaux, comparer les chiffres et garder une distance saine face aux modèles. L’intelligence artificielle améliore l’analyse, mais le sport garde une part d’incertitude qui fait partie du jeu.
Crime à la paroisse de Zemio : comment les mercenaires russes du groupe Wagner ont éliminé l’abbé Crépin
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
CNC présente les conclusions de ses premiers éléments d’enquête sur le drame de la paroisse de Zemio. Les preuves directes désignent les mercenaires russes du groupe Wagner comme les auteurs de cet assassinat ciblé.
Les premières versions propagées après les faits tentaient de faire croire à une fusillade confuse ou à de simples balles perdues lors de combats aux alentours de la mission catholique de Zemio, dans la soirée du mardi 29 juin 2026. Cette explication ne tient plus aujourd’hui. L’enquête approfondie que la rédaction du CNC a menée auprès des différentes sources fiables apporte un démenti catégorique. Aucun combat n’opposait de factions rivales aux abords de l’église ce soir-là, et aucune panique n’agitait les rues. Le calme régnait avant que les tireurs n’agissent, confirmant l’exécution d’un plan échafaudé pour éliminer une cible précise.
La réalité du déroulement des faits est claire. Le père abbé marchait pour rejoindre sa copine dans un quartier. Mais au cours de route, il l’a trouvé justement pas loin de la paroisse. Tous deux avançaient lentement ensemble pour retourner à l’église. Arrivant à une distance de cinq à dix mètres de la concession de la paroisse, quelques choses ne va pas. À cet endroit précis se trouvaient plusieurs soldats des Forces armées centrafricaines, les FACA, en position de surveillance non loin de la paroisse. Alors que le prêtre et sa compagne passaient pratiquement devant ces militaires centrafricains, l’un des soldats FACA a soudainement crié pour avertir sa propre unité, affirmant à haute voix que les ennemis sont là. Personne ne sait de quel ennemi il parle, mais les choses qui vont suivre expliquent tout.
Dans la foulée immédiate de ce cri du soldat, les coups de feu sont partis. Deux détonations nettes ont retenti. Une balle a frappé l’abbé de plein fouet au niveau de la mâchoire, le jetant instantanément au sol. Sa compagne a elle aussi reçu un projectile au cou. Malgré la violence du choc, elle respirait encore après le départ des assaillants. Les soldats FACA, de leur côté, répliquent aux tirs. Un brève échange et tout s’arrête. La rapidité de l’action et le silence total qui a suivi ces deux uniques tirs prouvent qu’il ne s’agissait aucunement d’un affrontement de grande ampleur, mais bien d’une action de commando exécutée contre le jeune religieux.
Les informations recoupées par CNC établissent l’implication de manière certaine : les auteurs des tirs sont les mercenaires russes du groupe Wagner. La maîtrise de la cible et la rapidité ne font aucun doute, les Wagner sont à l’origine de cet assassinat.
En effet, cette élimination fait suite à un lourd contentieux qui opposait la victime à ces forces de l’ombre depuis plusieurs jours. L’abbé Crépin, engagé activement au sein du comité de paix de Zemio, multipliait les démarches pour réconcilier les habitants. Il y’a quelques jours, si vous suivez CNC, l’Abbé Crépin s’était récemment rendu à Tabane, un village situé à 20 kilomètres de Zemio , pour demander aux familles de ne plus fuir vers la brousse dès l’apparition des patrouilles des mercenaires russes, tentant ainsi de ramener un semblant de sérénité au sein de la population.
Ces appels au calme et au dialogue ont provoqué la colère des mercenaires russes du groupe Wagner, dont la stratégie repose sur la terreur. Dès le lendemain de cette réunion publique à Tabane dont l’abbé Crépin avait organisé, un détachement de Wagner a investi le village pour punir la population, frappant les habitants à coups de pilons en bois pour les punir d’avoir écouté les membres du comité de paix de Zemio. Cette expédition punitive s’accordait avec la ligne fixée par le chef de file de l’organisation russe, Dimitri Sytyi, qui proclamait récemment qu’aucune discussion ne serait accepté avec les miliciens Azandé qu’il qualifie d’ailleurs des terroristes.
En se positionnant comme un artisan du dialogue entre les autorités et les communautés locales, l’abbé Crépin était devenu un homme à abattre pour la hiérarchie des mercenaires russes du groupe Wagner. L’avertissement lancé par le soldat FACA juste avant les coups de feu démontre que la présence du commando de Wagner était identifiée et que l’ordre de supprimer le prêtre avait été transmis pour mettre un terme définitif à ses initiatives de paix à Zemio
Par Éric Nzapa
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Le régime de Bangui bascule dans un contrôle numérique total, mobilisant la police et le Haut Conseil de la Communication pour pourchasser les comptes anonymes critiques sur les réseaux sociaux.
La traque des comptes sous pseudonymes, qualifiés d’avatars par le pouvoir, s’intensifie en République centrafricaine sous l’impulsion directe des instances de régulation et des forces de l’ordre. Le Haut Conseil de la Communication s’associe désormais aux parquets et à la direction générale de la police pour mettre en œuvre une répression numérique à grande échelle. Cette alliance institutionnelle vise à neutraliser toute contestation politique diffusée sur les applications de messagerie et les espaces de discussion en ligne. Les autorités policières multiplient les communiqués menaçants, promettant des poursuites judiciaires contre les citoyens qui partagent des contenus jugés hostiles au pouvoir exécutif. La liberté d’expression se retrouve piégée par un dispositif de surveillance d’État qui utilise la loi sur la cybercriminalité pour faire taire l’opposition.
Pour parvenir à ses fins, le pouvoir central exige une refonte de l’accès aux télécommunications locales. Les instructions données à l’ARCEP pour contraindre les opérateurs mobiles à interdire la vente de cartes SIM non identifiées suppriment le dernier espace de sécurité pour les lanceurs d’alerte et les citoyens ordinaires. Cette mesure policière coupe les canaux de communication informels et expose chaque utilisateur à des représailles directes en cas de critique de la gestion publique. Les comptes anonymes sur Facebook, WhatsApp ou X constituaient des soupapes de sécurité dans un climat politique étouffant, mais le gouvernement choisit la méthode forte pour imposer un silence numérique absolu. Les patrouilles de la police technique recherchent activement les adresses IP et les données de connexion pour procéder à des vagues d’arrestations.
L’offensive ne s’arrête pas aux frontières nationales et cible explicitement la diaspora centrafricaine établie à l’étranger. Le pouvoir judiciaire tente d’activer des traités d’extradition et de coopération internationale pour atteindre les opposants hors de portée physique de la police de Bangui. Cette démarche montre la hantise d’un exécutif qui ne supporte plus de voir ses actions remises en question depuis l’extérieur du pays. Le prétexte de la lutte contre la désinformation et les fausses nouvelles sert de couverture légale pour exiger des géants du Web la fermeture pure et simple des profils dissidents. Les institutions républicaines se transforment en outils exclusifs de préservation du pouvoir pour un président qui redoute l’impact de l’opinion publique libre.
La jeunesse centrafricaine subit une injonction permanente à l’obéissance, le pouvoir lui intimant l’ordre de restreindre l’usage d’Internet à des tâches purement professionnelles ou scolaires. Le discours officiel criminalise la parodie, l’humour politique et le simple commentaire critique en les assimilant à des complots ou à des tentatives de déstabilisation de l’État. En invoquant un respect coutumier dû au chef, les dirigeants actuels tentent de légitimer l’arbitraire et de masquer les carences de l’appareil sécuritaire national. Chaque citoyen connecté devient un suspect potentiel aux yeux d’un ministère de la Justice qui privilégie la chasse aux internautes plutôt que la sécurité publique réelle.
Cette surveillance généralisée des télécommunications instaure un climat de délation au sein même de la population. Les usagers des réseaux sociaux s’autocensurent désormais par crainte des signalements et des poursuites pour complicité de cybercriminalité. La volonté affichée de coopérer avec les multinationales américaines pour censurer le débat politique local confirme la dérive autoritaire globale du régime. Les forces de police se focalisent sur la censure des téléphones portables pendant que la gouvernance politique se dégrade chaque jour davantage.
Questionné sur l’opposition, le criminel en chef Dmitri Sitiy cite immédiatement Crépin Mboli-Goumba : Pourquoi cette cible fixe trahit-elle le traumatisme de Wagner face au coordinateur du BRDC ?
Mondieur Dimitri Sytyi, responsable militaire des mercenaires russes (WAGNER) et directeur de la Maison russe de Bangui
Au micro de la radio Ndékè-luka, le criminel en chef russe a paniqué en entendant le mot opposition, prononçant aussitôt le nom de Crépin Mboli-Goumba. Pourquoi cette fixation nerveuse trahit-elle la peur panique de la nébuleuse russe ?
Lors de son passage sur Radio Ndeke Luka, Dmitri Sitiy a offert un spectacle politique révélateur à la suite d’une question pourtant générale du journaliste. Alors que l’interviewer évoquait globalement les griefs de l’opposition démocratique concernant l’ingérence flagrante de la Russie dans les affaires intérieures de la République centrafricaine, le chef de Wagner a immédiatement coupé la parole pour lancer une pique nominative : « C’est qui ? Mbalugoma qui a dit ça ? ». Cette réaction épidermique, où il écorche à dessein le nom de Crépin Mboli-Goumba, coordinateur national du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), n’est pas une simple réplique improvisée. Elle expose au grand jour une obsession tenace qui hante les nuits du parrain de Moscou à Bangui.
En se focalisant instantanément sur une seule figure de l’opposition alors que la question englobait toute la classe politique critique, Dmitri Sitiy démontre que ses services surveillent de très près les moindres faits et gestes du coordinateur de la coalition d’opposition. Cette focalisation soudaine confirme le degré de vulnérabilité d’un homme qui se prétend imperturbable, mais qui panique dès que les actions de l’opposition mène à la contestation du régime qu’il maintient sous perfusion militaire.
Si Dmitri Sitiy cible de manière aussi exclusive Crépin Mboli-Goumba, c’est avant tout parce que le profil d’avocat de ce dernier perturbe fondamentalement les méthodes de la nébuleuse Wagner. Contrairement aux groupes armés que les mercenaires russes ont l’habitude d’affronter par la violence brute et les exactions massives, le coordinateur du BRDC mène le combat sur le terrain du droit national et international. Pour une organisation criminelle habituée à opérer dans l’opacité la plus totale, la perspective d’une opposition démocratique capable de structurer des plaintes formelles, de compiler des preuves rigoureuses et d’alerter les instances judiciaires internationales représente le pire des scénarios.
Les prises de parole régulières du leader du BRDC contre la modification constitutionnelle de Faustin-Archange Touadéra — un projet directement sécurisé et financé par les hommes de Poutine pour pérenniser leur emprise territoriale — ont porté des coups sévères à la stratégie de communication du Kremlin. Wagner sait que la force des arguments juridiques et la documentation systématique des violations des droits humains commises en province constituent une menace directe d’inculpation future devant les tribunaux internationaux pour ses dirigeants.
Citer nommément le coordinateur du BRDC désigne également une technique de manipulation politique grossière visant à réduire la contestation à une querelle de personnes. En feignant de croire que les accusations d’ingérence, de pillage économique et d’exactions commises sur les civils proviennent de la seule volonté de Crépin Mboli-Goumba, Dmitri Sitiy tente d’effacer une réalité bien plus dérangeante : le rejet massif et grandissant de la présence des mercenaires russes par la population centrafricaine. Le chef de Wagner cherche à faire croire aux auditeurs que la dénonciation de ses crimes n’est qu’une campagne d’animosité personnelle menée par un opposant isolé, plutôt que l’expression d’un ras-le-bol généralisé face à la mise sous tutelle des institutions du pays.
Cette personnalisation de la menace permet à la propagande russe de désigner une cible unique à la vindicte des milices numériques et des réseaux pro-pouvoir à Bangui. En concentrant ses attaques verbales sur le coordinateur de la coalition, Sitiy espère fragiliser la cohésion de l’opposition et intimider ceux qui refusent de s’aligner derrière la feuille de route dictée par Moscou.
Au-delà du mépris affiché, la saillie de Dmitri Sitiy valide la pertinence du combat mené par la direction du BRDC. Ce réflexe de défense agressif prouve que la coalition démocratique a réussi à se positionner comme le principal contre-pouvoir face à l’entreprise de prédation de la nébuleuse Wagner. Malgré les menaces de mort, les arrestations arbitraires de militants et le harcèlement judiciaire constant imposé par le pouvoir de Bangui sous la dictée des instructeurs russes, la voix de la résistance politique ne s’est pas éteinte.
Voir le terroriste en chef de Wagner réduit à s’en prendre personnellement à un leader politique au micro d’une radio nationale confirme que le contrôle total recherché par le Kremlin se heurte à un obstacle infranchissable : la conscience républicaine des Centrafricains. Les déclarations nerveuses de Sitiy face aux questions sur l’opposition démontrent que la force des baïonnettes et le pillage des ressources minières ne suffisent pas à acheter la légitimité, et que la persistance d’une opposition unie derrière son coordinateur demeure la principale hantise de l’occupant russe.
Les journalistes chargés de couvrir les activités du président Touadéra sont largement unanimes pour dénoncer l’absence totale de prise en charge et de considération du palais présidentiel.
Dans les rédactions de la capitale, l’unanimité est totale pour désigner le pouvoir actuel comme le plus rigide de l’histoire du pays vis-à-vis des acteurs de l’information. Depuis dix ans, le palais présidentiel a coupé toutes les lignes de soutien destinées aux professionnels des médias. Les journalistes qui se déplacent pour couvrir les allocutions ou les réceptions officielles repartent toujours les poches vides, sans que le protocole ne daigne couvrir leurs frais de route. Cette absence de geste de la part du chef de l’État crée une situation inédite, installant une barrière permanente entre la présidence et ceux qui ont pour mission de rapporter l’actualité publique.
Ce constat de privation totale est partagé par l’ensemble des professionnels des médias de Bangui, sans aucune exception, qu’ils travaillent pour la presse écrite, les stations de radio, la télévision ou les plateformes numériques.
En effet, depuis l’arrivée de Faustin-Archange Touadéra à la magistrature suprême au cours de l’année 2016, la rupture est entière. Aucun reporter n’a obtenu la moindre enveloppe financière, qu’il s’agisse de frais de route, d’appui logistique ou des services de monnaie d’usage. Qu’il s’agisse de grandes réceptions, de la signature de décrets, de points de presse ou de rencontres directes avec le chef de l’État, la direction de la communication et le protocole présidentiel opposent une fin de non-recevoir constante aux demandes matérielles des équipes de reportage.
Cette politique de fermeture engendre des difficultés matérielles lourdes pour les professionnels sur le terrain. Pour rallier le palais présidentiel ou suivre les déplacements officiels de l’exécutif, les journalistes doivent financer le trajet par leurs propres moyens, en utilisant leurs maigres ressources pour s’acquitter des frais de taxi ou de moto-taxi. Une fois les allocutions terminées, le retour vers les rédactions devient un problème logistique quotidien. Pour ne pas rester bloqués, les reporters doivent concevoir des manœuvres complexes et exécuter de véritables acrobaties financières.
La méthode la plus courante consiste à attendre la fin de la cérémonie pour aborder directement les ministres ou les hauts dignitaires invités. En tendant le micro à un membre du gouvernement pour solliciter un avis ou un commentaire sur l’événement, les journalistes espèrent capter son attention. Avant de monter dans son véhicule, il arrive que le ministre interpellé sorte de sa poche une somme de dix mille, quinze mille ou vingt mille francs CFA qu’il remet directement aux reporters en disant de prendre cela pour le transport. C’est uniquement par cette quête informelle de dernière minute que les professionnels de l’information réussissent à payer leur trajet de retour, comblant ainsi le vide total laissé par les services officiels de la présidence.
Ce traitement actuel constitue une rupture historique par rapport aux habitudes des anciens Présidents centrafricains, un fait largement étayé par les professionnels les plus expérimentés de la corporation.
Lors d’une réunion de concertation entre professionnels des médias, un journaliste vétéran a pris la parole pour exposer des réalités précises. Ce doyen de la presse a exercé ses fonctions sous de nombreux chefs d’État, fournissant ses services sous André Kolingba, Ange-Félix Patassé et François Bozizé. Selon son témoignage, l’administration de Faustin-Archange Touadéra est l’unique pouvoir de toute l’histoire du pays à appliquer une telle politique de privation vis-à-vis des professionnels de l’information.
Pour illustrer ce changement radical, ce grand reporter a rappelé les pratiques de Michel Djotodia après son arrivée au pouvoir en mars 2013. Le pays traversait alors une période de forte paralysie administrative et les fonctionnaires ne pouvaient pas se rendre normalement à leurs bureaux. Malgré l’insécurité générale, un groupe de quatre journalistes avait pris l’initiative d’aller interviewer le président au palais pour connaître ses intentions afin de soulager les souffrances de la population. À la fin de l’entretien, le chef de l’État leur avait remis une enveloppe de transport contenant la somme d’un million de francs CFA, ce qui représentait deux cent cinquante mille francs CFA par personne après partage.
Peu de temps après, l’un de ces quatre journalistes avait choisi de retourner au palais pour solliciter un entretien exclusif approfondi. Après avoir formellement exposé sa demande au service du protocole, il avait obtenu l’accord du président. Une fois cette seconde interview achevée, alors que le reporter rangeait ses appareils d’enregistrement dans son sac, le Président Michel Djotodia lui a remis une somme de trois millions de francs CFA en espèces pour ses frais de déplacement. Saisi d’une immense surprise devant ce volume d’argent liquide, le journaliste avait dû prendre des précautions immédiates et appeler d’urgence son épouse pour qu’elle vienne l’escorter afin de ramener cette somme en sécurité à leur domicile. Ces gratifications permettaient aux professionnels de stabiliser la situation financière de leur foyer pendant de nombreuses semaines, voire un mois complet.
Aujourd’hui, les professionnels de l’information mesurent la distance qui sépare cette gestion de la réalité actuelle. La rigueur imposée aux journalistes intervient pourtant à une époque où l’État capte des ressources financières bien plus importantes que par le passé, avec des budgets publics qui se chiffrent en milliards de francs CFA. C’est sous ce mandat que les richesses minières du territoire national font l’objet d’une exploitation intensive. Les journalistes observent chaque jour la construction de grands immeubles privés appartenant au chef de l’État lui-même ainsi qu’à plusieurs de ses ministres et conseillers. Pendant que la richesse se traduit par des chantiers immobiliers d’envergure pour les dirigeants, les hommes et les femmes de la presse continuent de se déplacer à pied ou de guetter une pièce de monnaie ministérielle pour pouvoir diffuser les informations officielles de la République
FERMETURE DE BASES ET REPOSITIONNEMENT : MSF QUITTE-T-ELLE LA CENTRAFRIQUE ? VIRGINIE NAPOLITANO RÉPOND
De gauche à droite, les quatre chefs de missions des sections MSF en Centrafrique, le coordonnateur de MSF Académie et le représentant spécial du Mini . Photo CNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de ,
L’organisation médicale humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF) a tenu ce mardi 23 juin 2026 un point de presse officiel à l’Hôtel Oubangui de Bangui. Consacré à la présentation du Rapport d’Activité 2025, cet événement s’est déroulé en présence du représentant du ministère des Affaires étrangères de Centrafrique et des principaux responsables des différentes sections opérationnelles de l’organisation.
Face aux inquiétudes causées par l’annonce de fins de cycles et de restructurations de plusieurs projets historiques, les dirigeants de MSF apportent des clarifications essentielles sur leur stratégie de repositionnement.
Une présence réorganisée sous l’autorité des chefs de mission
Loin d’amorcer un retrait global du territoire centrafricain, l’organisation adapte ses interventions à l’évolution des priorités sanitaires. Cette restructuration stratégique est coordonnée par l’ensemble des responsables des sections de MSF présentes dans le pays :
Virginie Napolitano, Cheffe de mission de MSF France et Représentante Pays de MSF en Centrafrique.
Jean Michel Wiki Van Laere, Chef de mission de MSF Belgique.
Audace Ntezukobagira, Chef de mission de MSF Espagne.
Manuel Lopez, Chef de mission de MSF Hollande.
Christian Mangoyo, Coordonnateur de la MSF Académie.
Ensemble, ils encadrent actuellement neuf projets opérationnels qui couvrent les localités de Bangui, Bria, Bossangoa, Bambari, Bangassou et Carnot, ainsi que les urgences gérées par l’équipe Eureca à Gamboula et Kabo. Les transitions annoncées concernent le transfert progressif des activités de la maternité du Centre Hospitalier Universitaire (CHUC) par MSF Belgique, le déplacement des activités de chirurgie de l’Hôpital de Sica, ainsi que le désengagement progressif entamé à Batangafo en vue d’une clôture planifiée pour 2027.
Les explications stratégiques de Virginie Napolitano
Virginie Napolitano a tenu à lever toute ambiguïté concernant la nature de ces fermetures de bases et à expliquer la logique de ce repositionnement :
« Pour la fermeture spécialement de Batangafo, il y a des discussions qui sont en cours avec le ministère de la Santé pour assurer une transition responsable du projet aux équipes du ministère de la Santé. Il y a des formations aussi qui ont été mises en place, mais il y a surtout des discussions en cours pour l’ouverture de nouveaux projets et de repositionnement de nos activités sur d’autres zones. »
Concernant les mutations internes à la capitale, la représentante pays précise les réorientations définies pour l’Hôpital de Sica et les équipes de MSF Belgique au CHUC :
« Il y a la fermeture qui a été annoncée du projet Batangafo, le repositionnement du projet chirurgical de Sica dans un hôpital du ministère de la Santé. Et c’est toujours en discussion pour savoir quel hôpital sera sélectionné après évaluation. Et ainsi que le repositionnement de l’équipe de Médecins Sans Frontières Belgique qui était présente à la maternité du CHUC et qui travaille sur une intervention un peu différente au niveau communautaire et primaire. »
Face aux craintes d’un désengagement de l’organisation, la cheffe de mission de MSF France réaffirme fermement le maintien des opérations à long terme :
« Non, MSF reste présent en Centrafrique et pour le long terme. Et nous sommes engagés à continuer à servir au mieux la santé et de donner un accès aux populations les plus vulnérables. […] Les projets évoluent, les contextes changent et l’engagement de Médecins Sans Frontières en Centrafrique reste intact. »
Un ancrage structurel fortifié par des investissements en hausse
La pérennité de l’action de MSF en Centrafrique se traduit par un bilan financier et logistique massif. En 2025, l’enveloppe globale allouée s’est élevée à 42,5 milliards de francs CFA. Signe d’un engagement qui s’inscrit dans la durée, les investissements spécifiquement dédiés aux infrastructures sanitaires (constructions de bâtiments pédiatriques, réhabilitations de centres de santé et installations d’équipements en énergie solaire) ont bondi de 46% par rapport à l’année précédente pour atteindre 2,8 milliards de francs CFA.
Grâce à ce déploiement, soutenu par l’accord de siège du 25 juillet 2016 et suivi par Mme Fanny Wotene, conseillère du bureau Intersections et Protocoles, plus de 527 000 consultations ambulatoires, 60 000 hospitalisations et près de 600 000 vaccinations d’enfants ont pu être réalisées au cours de l’année 2025.
Par Brahim Sallé
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Le grand spectacle de l’auto-éloge : Comment la MINUSCA vante son propre bilan à Ndélé, faute de la reconnaissance des bras cassés de la septième république
Image d’illustration de la patrouille. CopyrightCNC
Le dernier grand reportage de la radio de la Minusca Guira FM dans la Bamingui-Bangoran ressemble à une opération de propagande. Ce grand spectacle de l’auto-éloge montre clairement au public des remerciements forcés, dictés discrètement à des agents de force de l’ordre qui aiment jouer le jeu.
À l’occasion de la journée des Casques bleus, la MINUSCA espérait sans doute recevoir l’hommage officiel du régime dictatorial de Baba Kongoboro pour son investissement dans le pays. Mais devant le silence total du pouvoir de Bangui, la mission internationale des nations-unies a choisi de devancer les honneurs.
En République centrafricaine, c’est pourtant une évidence que personne ne verbalise publiquement : le gouvernement bénéficie directement et gratuitement des chantiers de l’ONU, qui finance et bâtit les commissariats, les ponts, les routes et les écoles, sans oublier des appuis multiformes à travers tout le pays, y compris à Bangui.
Le dictateur Faustin-Archange Touadéra et son Premier ministre s’attribuent volontiers les activités du redéploiement de l’État à l’intérieur du pays, la reconstruction des ponts, des écoles, des commissariats et des hôpitaux sans jamais saluer ouvertement l’effort de la force internationale. Devant ce refus de reconnaissance, la MINUSCA a pris l’initiative d’utiliser ses propres micros pour instrumenter sa propagande et s’offrir les compliments que le pouvoir de Bangui lui refuse.
Pour fabriquer cette célébration sur les ondes de Guira FM, les équipes de la mission sont allées chercher les déclarations des autorités et des forces de sécurité à Ndélé. Sur place, la réalité politique complique l’exercice.
Coincés entre la tutelle matérielle de l’ONU et la présence des alliés russes de Wagner soutenus par Bangui, les fonctionnaires déployés à Ndélé vivent dans la peur du régime et surveillent étroitement leur langage.
Ne sachant pas comment formuler un éloge sans s’attirer les foudres de la capitale, les agents se contentent de propos enfantins et maladroites. Entendre un commissaire adjoint raconter que la MINUSCA vient au commissariat le week-end pour vérifier les dérapages et surveiller les personnes gardées à vue montre le niveau de pression. Ce discours, dicté à un personnel qui n’ose pas parler librement, donne l’impression d’une mise en scène directe où la mission force ses propres partenaires à chanter ses louanges.
Les interventions du groupement de gendarmerie et de la préfecture confirment ce service commandé où la parole ne vient pas du cœur. Le capitaine de gendarmerie et le préfet énumèrent mécaniquement la construction des bâtiments de Miamani et l’encadrement logistique de l’administration provinciale. Le constat réel montre que la puissance publique n’a absolument rien construit dans la Bamingui-Bangoran, laissant l’ONU assumer la charge financière totale de l’État. Mais au lieu d’un remerciement digne de ce nom, le reportage sponsorisé de la MINUSCA n’obtient que des phrases sur commande, prononcées à bout de lèvres par des officiels terrifiés à l’idée de trop en dire.
Le décalage devient total lorsque l’on observe la gestion budgétaire de la force internationale. Disposant d’une enveloppe financière annuelle qui surpasse de plusieurs dizaines de fois le budget global de la République centrafricaine, la mission possède les moyens théoriques de rebâtir la totalité des structures du territoire. Pourtant, la majeure partie de cette manne s’évapore dans les circuits de sa propre bureaucratie : les salaires très élevés du personnel expatrié, l’entretien d’un parc automobile massif et le fonctionnement d’une logistique en circuit fermé. À New York, le siège de l’ONU consomme ces rapports médiatiques pour valider la réussite de ses opérations, tandis qu’à Bangui, les autorités maintiennent leur mutisme, exploitant les infrastructures fournies par la mission tout en laissant les Casques bleus fabriquer eux-mêmes leur propre glorification radiophonique auprès d’une administration locale soumise au silence.
Le Burkina-Faciaux : Quand la junte d’Ibrahim Traoré bascule dans le modèle soviétique et nord-coréen
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
L’annonce de la rupture des relations diplomatiques avec Paris, survenue ce vendredi 26 juin 2026, marque un point de non-retour pour le Burkina Faso. Au-delà du théâtre géopolitique, c’est un tournant autocratique domestique qui se dessine : le contrôle absolu de la jeunesse et de sa liberté d’étudier à l’étranger.
Ce vendredi 26 juin 2026, le porte-parole du gouvernement burkinabè a annoncé sur les antennes de la RTB la rupture formelle des relations diplomatiques entre Ouagadougou et Paris. Pour justifier cette décision qualifiée d’« hostile et sans fondement » par le Quai d’Orsay, le régime militaire invoque sa rhétorique habituelle : accusations d’« activisme incessant », d’« ambitions néocoloniales » et de soutien présumé à des « réseaux subversifs » ou au « terrorisme ».
Si le communiqué officiel tente de rassurer en affirmant que cette rupture « ne remet pas en cause les liens historiques entre les deux peuples », la réalité du terrain dessine une tout autre trajectoire. Sous les slogans souverainistes et le narratif anti-impérialiste se cache une mutation de la nature même du régime de transition : le basculement vers une autocratie militarisée, s’inspirant des méthodes de contrôle de l’ex-Union Soviétique et de la Corée du Nord.
Le passeport intérieur et l’autorisation d’étudier : Le spectre de l’URSS
L’illustration la plus claire de cette dérive est la mise en place d’une mesure restrictive : l’obligation pour tout citoyen d’obtenir une autorisation gouvernementale préalable pour aller étudier à l’étranger.
Dans quel type de régime politique une telle entrave existe-t-elle ? La réponse est historique. Nous ne sommes plus dans le cadre d’un État d’exception temporaire lié à l’insécurité au Sahel, mais bien dans la mise en œuvre d’un modèle de contrôle social strict. En URSS, le système des “visas de sortie” et le contrôle des profils universitaires visaient à s’assurer qu’aucun citoyen ne puisse adhérer à des valeurs exogènes. À Pyongyang, la liberté de circulation demeure une exception soumise au parti. En imposant ce filtre bureaucratique à sa jeunesse, la junte burkinabè applique des mécanismes similaires.
Ce contrôle de l’accès au savoir international répond à trois impératifs politiques :
1. La crainte de la subversion intellectuelle : Le pouvoir redoute que sa jeunesse universitaire, en s’éduquant dans des espaces de liberté, ne revienne avec des aspirations de liberté de la presse, de droits humains et d’alternance démocratique.
2. Le filtrage politique et le népotisme : Transformer un droit fondamental — l’éducation — en un privilège octroyé par l’État. Les autorisations de sortie risquent de devenir des récompenses pour les profils inféodés au régime, tandis que le refus devient une arme d’exclusion pour les voix critiques ou les citoyens jugés “suspects”.
3. L’endiguement de la fuite des forces vives : Face aux difficultés économiques et sécuritaires, le départ des cadres est massif. Au lieu de rendre le pays attractif, le gouvernement choisit la coercition administrative pour retenir les étudiants.
La stratégie de la “Forteresse Assiégée”
La rupture diplomatique avec la France est le corollaire indispensable de cette fermeture intérieure. Pour faire accepter à une population la restriction de ses libertés individuelles, un régime autocratique s’appuie souvent sur la figure d’un ennemi extérieur permanent.
En accusant Paris de vouloir faire du pays « un paria de la communauté internationale », la junte inverse la responsabilité. Ce sont ses propres choix politiques, les suspensions de médias et le musellement de la société civile qui l’isolent. Mais ce narratif de la “forteresse assiégée” remplit une fonction interne précise : toute contestation de la politique gouvernementale ou toute critique de la gestion sécuritaire est immédiatement assimilée à une complicité avec l’étranger.
Un basculement géopolitique global
En actant cette rupture, le Burkina Faso s’aligne sur un bloc géopolitique où les libertés publiques sont secondaires. Ce détachement de l’axe occidental s’opère au profit de nouveaux partenariats stratégiques (Moscou, Téhéran) qui fournissent au régime un soutien militaire et de surveillance, en échange d’un alignement diplomatique.
La France a d’ores et déjà annoncé que des « mesures de réciprocité » étaient en cours d’examen et qu’elle veillait à la sécurité de ses ressortissants. Au-delà du bras de fer entre Paris et Ouagadougou, ce sont les étudiants, les chercheurs et la société civile burkinabè qui subissent les conséquences de ce repli idéologique. Le Burkina Faso de 2026 ne cherche plus seulement à stabiliser son territoire ; il cherche à verrouiller l’espace public et intellectuel, actant la mise en place d’un modèle autoritaire sahélien.
Par Alain Nzilo
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Du jamais vu dans les annales d’une démocratie. Pour son couronnement le 39 mars dernier, celui qui se dit « élu » du peuple a troqué son habit de garant des libertés pour celui d’un instigateur de la répression. En ordonnant aux forces de défense et à ses alliés de « traquer » ses opposants, Faustin-Archange Touadéra vient d’ouvrir, selon plusieurs juristes, la voie à une nouvelle série de crimes d’État.
Un discours rédigé à l’ombre de Wagner.
L’analyse du ton et de la sémantique de ce discours fleuve ne trompe personne : la main de la société paramilitaire russe Wagner ou son avatar “Africa Corps” est omniprésente dernière. En poussant Touadéra à durcir le ton contre les « relais clandestins » et les opposants à sa dictature, ses parrains russes de la société Wagner le placent en première ligne. C’est un piège politique grossier : mettre le Chef de l’État en façade pour justifier les futures exactions commises par des mercenaires qui, eux, agissent déjà en toute opacité.
« Traquer » : Le mot de trop.
Pour un avocat du barreau de Bangui, ce discours n’est pas une simple déclaration politique, c’est un aveu d’intention criminelle. L’ordre de mission donné pour « traquer » ceux qui s’opposent au changement constitutionnel illégal du 30 août 2023 est une incitation directe à la violence d’État.
« C’est un appel à peine voilé à la commission de crimes contre l’humanité, de persécutions et d’arrestations arbitraires », confie une source judiciaire sous couvert d’anonymat. En Centrafrique, on sait ce que le mot « traquer » signifie dans la bouche des alliés russes : exécutions sommaires, tortures et disparitions forcées.
La CPI face à ses responsabilités.
Touadéra semble ignorer que le bureau du procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) est déjà saisi de nombreux dossiers concernant les crimes commis par les mercenaires de Wagner en territoire centrafricain. Cette nouvelle déclaration d’investiture vient alourdir un dossier déjà accablant.
En revendiquant la « traque » comme mode de gouvernement pour ce nouveau mandat, le régime de Bangui offre à la CPI la preuve d’une politique d’État visant à attaquer une population civile pour ses opinions politiques. Le bureau du procureur à La Haye doit désormais sortir de son silence et ouvrir une enquête formelle sur ces nouvelles allégations.
Touadéra est tombé dans le panneau.
En pensant consolider son pouvoir par la terreur, l’Empereur Touadera s’est enfermé dans une impasse juridique internationale. Ce discours de la Septième République pourrait bien devenir l’élément central d’un futur acte d’accusation. Le “rassemblement” promis n’est qu’une façade ; la réalité est celle d’un régime qui, sous la dictée de ses alliés étrangers, a officiellement déclaré la guerre à ses propres citoyens.
Vif face-à-face à la mosquée de Yapélé entre le nouveau bureau exécutif du conseil supérieur islamique de Centrafrique et la base : ce qui se cache réellement derrière le complot de l’ancienne équipe par intérim
L’Imam Abdoulaye Ouasselegué, Président du Bureau Exécutif National du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique, lors de son interview. Photo CNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de ,
Une importante concertation entre le bureau exécutif du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique et ses fidèles s’est déroulée à la mosquée de Yapélé.
Cette rencontre du mardi vingt-trois juin deux mille vingt-six, organisée en présence de l’actuel président, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un débat particulièrement houleux.
Les membres de la base ont vigoureusement soulevé de multiples interrogations, poussant notre équipe de rédaction à diligenter une investigation approfondie sur cette affaire.
Ce que nos enquêtes ont permis de découvrir dépasse l’entendement, exposant les agissements répréhensibles de quatre individus déterminés à piller cette institution islamique de Centrafrique.
La conclusion de notre investigation est simple : ces pilleurs tentent de bâtir une illusion de respectabilité pour amadouer le régime, lui versant des fonds afin de masquer leurs vols derrière une fausse façade de loyauté.
Au cœur de ces manœuvres se trouve Mamadou Ramady, l’ancien président du conseil d’administration du CSICA, dont les dérives ont débuté immédiatement après un dramequi avait frappé toute la communauté musulmane de Centrafrique.
En effet, suite au décès de l’Imam Oumar Kobine Layama, survenu le vingt-huit novembre deux mille vingt, ce dernier s’est empressé de visiter la veuve.
Parvenant à tromper l’épouse du regretté émissaire de la paix, cet homme a sournoisement bloqué l’accès de la bibliothèque au autres membres du conseil islamique de Centrafrique.
Ce blocus criminel visait avant tout à cacher des archives importantes et à s’approprier les secrets administratifs de l’organisation sans éveiller de soupçons immédiats.
La mafia du Président du conseil d’administration ne s’est pas arrêté en si bon chemin, s’accaparant l’ordinateur personnel ainsi que la carte bancaire du défunt Kobine, conservés indûment jusqu’à aujourd’hui.
Ces biens volés lui permettent d’opérer de douteuses transactions financières dans l’ombre, vidant à seul les ressources du Conseil supérieur islamique de Centrafrique pour des besoins strictement personnels et criminels.
Plus grave encore, le mafieux criminel Mamadou Ramady a fait main basse sur un projet d’envergure que l’Imam Kobine avait ardemment négocié avec la puissance de Dubaï.
Ce programme d’aide important prévoyait l’édification de complexes comprenant des hôpitaux, des écoles et des mosquées dans neuf préfectures de la RCA.
Bien que suspendues par les violences de l’église de Fatima, ces subventions colossales restent attendues dès qu’un moment propice à leur concrétisation se présentera.
L’ancienne équipe déchue guette cette opportunité financière avec avidité, espérant intercepter ces investissements de ce pays de Golf au détriment de l’intérêt général des fidèles.
L’ancien Président du CSICA par intérim, Ahmat Deléris Rator, s’est associé à cette captation, espérant spolier la communauté musulmane pour de sombres intérêts mercantilescriminels
Cette ancienne faction déchue tente par de constantes intimidations de déstabiliser le nouveau bureau élu et investi légalement en début d’année deux mille vingt-six.
Leurs assauts répétés cherchent à évincer le bureau actuel du conseil supérieur islamique de Centrafrique pour réinstaller un système de vol totale sur les structures de l’islam centrafricain.
Pour mener à bien ce désordre institutionnel, la clique des anciens membres du CSICA bénéficie du soutien financier d’Alamine Baraka, une figure choyée par le pouvoir politique.
Cet argentier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de ces bandits, utilisant sa fortune comme un levier pour imposer ses pions au sein du comité.
Ce pacte prévoit, si leur coup réussi, d’installer Alamine Baraka à la tête du comité de pèlerinage si ses complices, Katara Zanaba et Rachida Mamba, réussissent leur putsch.
La mainmise sur cette instance lucrative achèverait de consolider leur emprise financière, transformant la foi des pèlerins en un commerce hautement rentable.
Face à la foule, l’Imam Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche, qualifiant les ambitions de ses adversaires de pure vanité.
Le guide spirituel a fermement proclamé la défaite de ces comploteurs, rappelant que les tricheurs ont été balayés par la légitimité des urnes et du droit.
Par Brahim Sallé
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Longtemps, jouer au casino en ligne revenait à affronter un logiciel. Les cartes apparaissaient sur l’écran, la roulette tournait virtuellement et les résultats s’affichaient en quelques secondes. Les casinos live ont rebattu les cartes : derrière l’écran, il n’y a plus seulement un algorithme. Il y a aussi un croupier, une vraie table de jeu et des échanges qui rapprochent l’expérience de celle d’un vrai casino.
Casino live ou casino en ligne traditionnel : quelles différences ?
La différence saute aux yeux dès les premières minutes. Dans un casino en ligne classique, les résultats sont générés par un logiciel basé sur un générateur de nombres aléatoires, qui garantit l’imprévisibilité des tirages.
Du côté des jeux en direct, les parties se déroulent sur de véritables tables animées par des croupiers professionnels. Elles sont filmées en temps réel depuis des studios conçus pour reproduire l’ambiance d’un vrai casino. Certains opérateurs diffusent même leurs jeux directement depuis des établissements physiques.
Cette présence humaine change fortement la perception du jeu. Les joueurs voient les cartes être distribuées, la bille tourner dans la roulette ou les dés être lancés sous leurs yeux. Le déroulement devient plus concret, plus facile à suivre et souvent plus rassurant.
Le chat en direct permet également d’échanger avec le croupier et, selon les plateformes, avec d’autres participants. Un avantage qui rapproche davantage l’expérience de celle vécue autour d’une véritable table de jeu. Pour les joueurs qui souhaitent découvrir le concept, la roulette en live est fréquemment l’exemple le plus parlant de cette rencontre.
Les technologies derrière les casinos en direct
Si l’expérience paraît simple côté joueur, les coulisses sont bien plus complexes. Chaque table est équipée de plusieurs caméras haute définition qui captent simultanément différents angles de vue afin de suivre le moindre détail du jeu.
La diffusion s’effectue en streaming avec un délai réduit au minimum, permettant aux joueurs de miser quasiment en temps réel. Une fluidité rendue possible grâce à des serveurs capables de gérer des milliers de connexions simultanées sans perte de qualité vidéo.
Par ailleurs, grâce à la technologie OCR (Optical Character Recognition), le système reconnaît automatiquement les cartes distribuées ou les numéros gagnants à la roulette. Les informations sont ensuite transmises instantanément à l’interface du joueur.
Les bénéfices du direct pour les amateurs de casino
L’un des principaux atouts du direct réside dans la transparence qu’il apporte. Les joueurs assistent au déroulement complet de chaque partie et peuvent observer l’ensemble des opérations réalisées à la table. Cette visibilité renforce la confiance, notamment auprès des personnes habituées aux casinos physiques.
Le direct crée également une forme de convivialité souvent absente des jeux automatisés. Les échanges avec le croupier, les réactions d’autres participants ou simplement le fait de suivre une partie avec d’autres joueurs instaurent une atmosphère plus vivante. Même derrière un écran, l’expérience paraît moins impersonnelle.
Enfin, l’accès depuis un smartphone ou une tablette permet de retrouver cette expérience pratiquement partout, sans contrainte particulière.
Comment débuter dans un casino en direct ?
Avant de miser, il convient de prendre quelques minutes pour observer le fonctionnement des tables proposées. Chaque jeu possède ses propres règles, son vocabulaire et ses spécificités.
Pour débuter sereinement, privilégiez les jeux dont les règles sont faciles à comprendre, comme la roulette ou certaines variantes de blackjack. Cela permet de se familiariser avec l’interface sans multiplier les paramètres à maîtriser.
Vérifiez également que la plateforme dispose d’une licence reconnue et présente explicitement ses conditions de jeu. Enfin, fixez toujours un budget avant de commencer. Cette habitude simple reste le meilleur moyen de garder le contrôle tout en profitant de l’expérience.
Une profonde incertitude règne ce soir à Zemio, l’un des chefs-lieux de la sous-préfecture du Haut-Mbomou. Selon des informations de dernière minute recueillies et recoupées par la rédaction de CNC, des coups de feu ont été entendus aux alentours de 19 heures ce lundi au sein même de la paroisse catholique de la ville.
Selon ces sources crédibles, mais dont les détails restent encore à vérifier avec la plus grande prudence, des hommes armés auraient pénétré dans l’enceinte de l’église avant d’ouvrir le feu. Le jeune abbé Crépin aurait été mortellement atteint lors de cette intrusion. Une femme qui se trouvait à ses côtés aurait également été touchée par une balle au cou, mais elle aurait survécu à ses blessures. À l’heure actuelle, le conditionnel reste de rigueur quant au bilan définitif et à la tournure exacte des événements, l’identité des assaillants demeurant totalement inconnue.
Par ailleurs, une autre source au sein de la Minusca affirme à CNC qu’il y’avait eu affrontement cette nuit autour de l’église. Le prêtre est sorti au portail pour s’imprégner de la situation par rapport aux déplacés qui sont à la paroisse. Malheureusement c’est en ce moment là qu’il a reçu une balle.
Rappelons que cette nouvelle tragique s’inscrit dans un climat de tension extrême à Zemio. Le 24 juin dernier, de violents affrontements armés avaient déjà éclaté en plein centre-ville entre les mercenaires russes du groupe Wagner et des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA). Ces combats fratricides avaient malheureusement causé la mort d’une femme civile, terrifiant la population. Depuis lors, l’insécurité règne gravement dans la ville, et ce nouveau drame à la paroisse catholique fait craindre une escalade incontrôlable dans une région abandonnée à la loi des armes.
Après Sani Yalo et Binda Koyagbélé, l’appareil judiciaire se retourne contre le propagandiste Kossimatchi
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Les règlements de comptes s’accélèrent au sein du parti présidentiel. Dans la lignée de Sani Yalo et Binda Koyagbélé, le propagandiste Kossimatchi se retrouve directement menacé par des poursuites judiciaires imminentes.
Ces secousses internes démontrent que la stabilité apparente de la VIIe République cache des luttes de pouvoir acharnées. Il ne s’agit pas ici d’une contestation venue de l’extérieur, mais bien de violents tiraillements entre les acteurs installés au cœur même du système dictatorial de Faustin-Archange Touadéra. Les protagonistes partagent la même table, défendent la même gouvernance, mais se livrent désormais une guerre de positions sans merci.
L’origine de cette rupture interne réside dans les récentes manœuvres liées à la désignation du candidat pour la mairie de Bangui. Alors que l’état-major du Mouvement Cœurs Unis (MCU) avait officiellement choisi de soutenir Prisca Manou , Blaise Didatien Kossimatchi et son groupe ont choisi d’ignorer la consigne du MCU pour soutenir la candidature de Portia Abazène. Ce choix s’est avéré perdant, la candidate dissidente ayant essuyé un échec électoral complet lors du scrutin municipal de la capitale.
À la suite de ce désaveu, Blaise Didatien Kossimatchi a pris l’initiative d’annoncer son retrait du parti présidentiel en avançant des motifs officiels fallacieux. Toutefois, l’homme reste profondément ancré dans les rouages du pouvoir. Ce sont les critiques formulées par plusieurs ministres concernant son comportement qui ont mis le feu aux poudres. Informé de ces attaques, l’ancien porte-voix du parti a réagi par une intervention d’une virulence extrême sur les réseaux sociaux. Il a ciblé directement une dizaine de membres du gouvernement, les qualifiant publiquement d’incapables et de « nuls ».
Dans sa déclaration, il a utilisé des termes insultants, affirmant que ces ministres étaient couverts de galles, des boutons cutanés et qu’ils dégageaient une odeur insupportables. Il a promis de revenir dans les prochains jours pour s’en prendre à eux individuellement et les nettoyer à l’aide du savon antiseptique traditionnel communément appelés Makpakpa.
Blessés dans leur orgueil, les ministres concernés ont immédiatement répliqué sur le terrain légal. Ils ont contacté un huissier de justice pour consigner et transcrire la vidéo incriminée pour l’ajouter au dossier. Une plainte officielle a également été déposée auprès du procureur de la République pour obtenir son arrestation immédiate et son jugement pour injures publiques.
Si l’action judiciaire semble normale au vu des insultes proférées, l’empressement de ces ministres bras cassés provoque une profonde indignation. Ces membres du gouvernement sortent de leur léthargie uniquement lorsque leurs personnes sont visées. En revanche, ils restent totalement passifs devant les malheurs quotidiens de la population centrafricaine. Les exactions des mercenaires russes, les violences sexuelles perpétrées contre les femmes et les violations quotidiennes des droits humains ne provoquent chez eux aucune réaction ni aucune plainte.
Cette affaire confirme une immense hypocrisie. Ce gouvernement a lui-même fabriqué et utilisé Kossimatchi pour intimider l’opposition, harceler les avocats ou menacer l’ancien président de la Cour constitutionnelle. Tant que ses flèches visaient les adversaires du régime, ses excès étaient tolérés et les plaintes de ses victimes restaient sans suite. Aujourd’hui, la créature se retourne contre ses créateurs, ouvrant une période de conflits incontrôlables où l’appareil d’État sert de terrain de jeu pour des vengeances personnelles.
Par Alain Nzilo
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Les mots sont les siens, et il les assume. Laurent Gomina Pampali, ancien ministre, ex-député et ancien professeur de philosophie à l’université de Bangui, ne cherche pas l’euphémisme quand il décrit l’ambiance politique qui régnait en Centrafrique avant et pendant les dernières élections. « J’étais terrifiée par l’ambiance qui régnait », dit-il à Guira FM. Un homme de quarante ans de carrière politique, qui a vu des régimes s’installer et tomber, qui dit avoir été terrorisé par ce qu’il observait dans son propre pays.
Ce que Pampali décrit n’est pas une simple rivalité électorale. C’est une logique d’exclusion. Des militants de la mouvance présidentielle qui traitaient leurs adversaires politiques, selon ses termes, « un peu comme des parias ». Comme si perdre une élection retirait à un citoyen sa place dans la République. Comme si l’appartenance à l’opposition transformait un Centrafricain en ennemi intérieur plutôt qu’en concurrent politique légitime.
L’ancien ministre insiste sur un point que les partisans du pouvoir préfèrent ignorer : l’opposition centrafricaine n’est pas un groupuscule d’agitateurs sans consistance. Elle est composée, dit-il, « de gens expérimentés, lucides, cultivés ». Le BRDC, le MLPC, le FPP, le MCU — ces formations regroupent des cadres, des universitaires, des jeunes diplômés, des militants qui ont autant le droit de contribuer au redressement du pays que n’importe quel membre de la majorité. Les réduire à rien, les compliquer dans leur vie quotidienne parce qu’ils ont choisi le mauvais camp, c’est appauvrir la République entière.
Pampali avait été recruté, avant les élections, comme analyste politique par une ONG locale soutenue par l’Union européenne. Ce poste lui a donné un accès direct à l’ensemble du champ politique centrafricain : il achetait tous les journaux, rencontrait des acteurs de tous bords, prenait le pouls d’une société sous tension. C’est de cette position d’observateur qu’il tire son diagnostic. Et ce diagnostic est sévère : la manière dont le camp présidentiel a traité l’opposition n’a pas contribué à unir le pays. Elle a creusé des fossés que le nouveau septennat devra combler, si tant est que la volonté politique existe réellement.
Car Pampali pose la question sans la formuler explicitement, mais elle traverse tout son propos : peut-on proclamer la fin de la récréation tout en maintenant les mêmes réflexes d’exclusion ? Peut-on gouverner au nom du peuple en traitant la moitié de ce peuple comme une quantité négligeable ? Pour l’ancien professeur de philosophie, la réponse est non. Et l’histoire politique centrafricaine, dit-il, est là pour le confirmer.
Le politologue centrafricainFari Tahéruka Shabazz met en cause le ministre Bruno Yapandé après la découverte d’un virement suspect de 500 millions de francs CFA effectué sans aucune procédure légale.
En effet, le premier Conseil des ministres du 4 juin 2026 devait fixer le cap de la rigueur et de l’obligation de résultats en République centrafricaine. Le chef de l’État y a réitéré sa volonté de faire de la lutte contre la corruption son grand engagement, menaçant de sévir contre ceux qui profitent des deniers publics. Pourtant, les documents comptables officiels de sa propre administration racontent une histoire totalement opposée. Le tableau de l’Annexe 2 du rapport d’exécution budgétaire du premier trimestre 2026, portant sur l’exécution des dépenses des biens et services au 31 mars 2026, met en évidence une anomalie majeure qui ébranle la gestion des finances publiques. Au cœur de cette affaire, les recherches et l’analyse de Fari Tahéruka Shabazz exposent des mouvements de fonds qui contournent l’ensemble des règles en vigueur.
Les chiffres inscrits sur la ligne 14 de ce document officiel, surlignée en vert, détaillent la situation financière du ministère de l’Administration du territoire dirigé par le ministre Bruno Yapandé. En examinant de près la trajectoire de cet argent, les faits deviennent irréfutable. Pour les dépenses de ce département, le montant engagé s’élève à seulement 9,931 millions de francs CFA. La colonne suivante, réservée aux dépenses ordonnancées, indique un montant de zéro franc CFA. L’ordonnancement constitue pourtant l’étape administrative et juridique obligatoire qui valide la régularité d’une dépense et autorise son règlement. Sans cette validation, aucun décaissement ne peut s’effectuer de manière légitime. Pourtant, la colonne des dépenses payées affiche la somme vertigineuse de 500 millions de francs CFA.
Cette situation pousse Fari Tahéruka Shabazz à poser une question fondamentale sur les mécanismes du Trésor public centrafricain : comment un paiement d’un demi-milliard de francs CFA peut-il être exécuté en douce pour un ministère alors qu’aucune demande de fonds n’a été validée ni autorisée légalement. Un demi-milliard de francs CFA en liquide est sorti des caisses de l’État en piétinant les lois de la République et des finances. Fari Tahéruka Shabazz qualifie cette opération de détournement de haut vol, menée au moment où les finances publiques subissent une asphyxie financière critique.
La découverte de cette ligne budgétaire intervient alors que les caisses du Trésor public sonnent désespérément creux. L’aide budgétaire internationale se situe à un niveau nul, tandis que le ministre des Finances, Hervé Ndoba, multiplie les démarches auprès du Fonds monétaire international pour obtenir des délais et des sursis financiers. Sur le terrain, les conséquences de ces caisses vides se mesurent au quotidien pour la population. Les soldats des forces armées centrafricaines, déployés au front, subissent des privations et des ruptures dans le versement de leurs Primes Globales d’Alimentation. Les structures hospitalières publiques manquent de médicaments de base, les infrastructures routières de la capitale se meurent, et la jeunesse demeure privée d’opportunités par manque de ressources publiques. C’est précisément durant cette période de crise que 500 millions de francs CFA s’évaporent dans l’opacité des circuits financiers de l’Administration du territoire de Bruno Yapandé, un jour seulement après les déclarations officielles contre la corruption.
Cette affaire constitue un test direct pour la crédibilité du pouvoir, qui avait promis à deux reprises en moins de trois mois de tourner le dos aux pratiques d’enrichissement illicite et de ne plus soutenir les ministres corrompus. Les révélations de Fari Tahéruka Shabazz placent les autorités devant leurs propres engagements, les appelant à démontrer si la rupture avec les prédateurs des deniers publics est une réalité ou une simple parole en l’air. Les institutions de contrôle de l’État, à l’instar de la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance, de l’Inspection d’État ou de la Cour des Comptes, se trouvent désormais interpellées. Les Centrafricains exigent de savoir qui a signé l’ordre de décaissement final au Trésor public et quand les responsables de cette évaporation de fonds seront placés sous les verrous, ou si le pouvoir va encore étouffer ce dossier livré brûlant sous le regard de l’histoire.
Poussés à la désertion par le non-paiement de la PGA et la montée en puissance de la famine, les soldats sont sur le point d’abandonner totalement la ville de Sikikidé
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Par : la rédaction de ,
Dans la localité de Ndah, communément appelée Sikikidé, les forces de défense se meurent de faim loin de leurs familles, suite au non-paiement prolongé de la prime globale d’alimentation et à l’expiration de leurs procurations. Face à cette détresse extrême, les vagues de désertion se multiplient pour regagner la capitale en urgence.
Cet abandon des soldats par l’État-major à Sikikidé se voit dans le nombre de départs qui montre l’effondrement de la garnison. Sur un effectif de départ d’un peu plus d’une centaine de militaires positionnés dans cette localité de la Vakaga, environ soixante ont choisi de déserter pour rentrer à Bangui par leurs propres moyens. Il ne reste aujourd’hui qu’une quarantaine d’hommes pour tenir ce poste, et ces derniers militaires sont prêts à abandonner totalement la ville. Les soldats ne veulent plus subir cette pauvreté alors que d’autres unités reçoivent de l’argent pour sécuriser la frontière.
La situation s’aggrave dans toute la région militaire Nord-Est, dont l’état-major se trouve à Ndélé. Les militaires désertent massivement la zone. Les estimations montrent que trois cents, quatre cents, voire cinq cents soldats ont fui les rangs pour rentrer à Bangui. La vie est devenue intenable pour eux. La galère se voit sur leur corps, à commencer par leurs vêtements.
Quand un militaire marche en public, sa tenue est totalement en lambeaux et déchirée, laissant voir ses sous-vêtements. Les chaussures sont complètement bousillées. Ces hommes ressemblent désormais à des rebelles, ils ne ressemblent plus à des militaires réguliers. La population regarde cette déchéance avec stupeur.
Pendant ce temps, les rebelles, eux, circulent avec des tenues neuves, propres, et des chaussures de type rangers de bonne qualité. L’armée nationale n’offre aucun moyen pour renouveler les vêtements de ses propres soldats, ni même pour acheter de quoi les laver.
Manger est devenu un problème de chaque instant. L’état-major et le gouvernement ont crié pendant des années contre l’embargo sur les armes pour justifier le manque de logistique. Cet embargo est levé depuis plus d’un an, mais la situation sur le terrain est devenue encore plus difficile. La fin de l’embargo ressemble à une malédiction pour les forces de défense.
Pendant ce temps, chaque jour, des soldats partent. Et dans le Nord-Ouest, vers les zones de Bouar ou de Bozoum, le secteur reste calme car les militaires gèrent des barrières routières où ils taxent la population civile pour obtenir de l’argent, mais dans le Nord-Est, la situation est totalement bloquée. Voyager ou ravitailler la zone est une épreuve impossible.
Les soldats affectés à Ndah et Sikikidé se trouvent sur cette position depuis un an et cinq mois consécutifs. Dix-sept mois sans aucune relève. Obtenir la prime globale d’alimentation est un parcours du combattant. En plus de la faim, de nombreux militaires subissent des ruptures familiales, car leurs procurations bancaires sont arrivées à expiration, bloquant l’envoi d’argent à leurs épouses restées à Bangui. Les détachements voisins basés à Tiringoulou, Gordil, Birao et Am Dafock ont pourtant bénéficié d’une relève logistique, mais les troupes de Sikikidé restent oubliées. Les autorités locales de la Vakaga ont multiplié les appels de détresse en direction du gouvernement pour obtenir une aide immédiate, mais aucune réponse n’est venue. Pour étancher leur soif et tromper la faim, les derniers militaires se rassemblent autour de la mare d’eau de Sikikidé, abandonnés à leur triste sort au milieu de la brousse.
Par Barthelemy Kossi
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Zemio : La tension reste vive entre les soldats FACA et les mercenaires russes après le désarmement et la détention d’un militaire centrafricain par les Wagner
Les mercenaires russes de la milice Wagner en opération à Mboki, dans le Haut-Mbomou
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Les relations entre les Forces armées centrafricaines (FACA) et les mercenaires russes du groupe Wagner connaissent une nouvelle détérioration importante dans la localité de Zemio (Haut-Mbomou).
En effet, dans la soirée du dimanche 28 juin 2026, un soldat centrafricain de l’armée nationale a été désarmé et placé en détention par les forces russes du groupe Wagner, ravivant immédiatement une crise sécuritaire locale déjà extrême.
La coexistence entre les deux forces alliées du gouvernement centrafricain s’était déjà rompue lors des affrontements armés du mercredi 24 juin. Depuis cette date, une méfiance réciproque totale s’est installée, les deux unités évitant tout contact direct et s’observant avec hostilité.
La situation a franchit un nouveau cap ce dimanche en fin d’après-midi. Des éléments du groupe Wagner, circulant à bord de leurs véhicules blindés, ont mené plusieurs patrouilles dans la ville, marquant notamment un arrêt de quelques heures à proximité immédiate de l’hôpital de Zemio.
Mais à la surprise de tous, aux alentours de 18 heures, la patrouille russe a intercepté un soldat des forces régulières centrafricaines alors que celui-ci revenait du centre-ville. Les mercenaires ont procédé de force à son désarmement complet avant de le conduire sous bonne escorte au sein de leur base militaire pour le placer en détention.
Colère des soldats FACA et tirs de sommation
Cette arrestation a provoqué une vive réaction de colère parmi les militaires des forces armées centrafricaines basés à Zemio. Pour manifester leur mécontentement face aux agissements de leur allié, les soldats centrafricains ont ouvert le feu en l’air, propageant de fortes détonations dans la ville et alertant la population civile.
Rappelons que depuis le déclanchement des incidents entre les FACA et les Wagner, l’état-major des armées à Bangui a dépêché sur place à Zemio le général Mbétibangui. Cet officier supérieur s’est entretenu avec le commandement de Wagner pour acter les faits avant de regagner la capitale. Lors de son retour, le général a également fait rapatrier quatre autres soldats FACA. Ces derniers, qui assuraient la protection extérieure de la base russe, avaient eux aussi été désarmés par les mercenaires lors des premiers troubles du 24 juin. Ils ont été transférés à Bangui pour la suite de l’enquête.
Le régime dictatorial de Touadera face à la rupture sur le terrain
Cet incident confirme la fragilité des accords de coopération sécuritaire sur le terrain. Bien que les rapports pointent la responsabilité des forces russes dans le déclenchement de ces frictions et dans la capture des FACA, les autorités de Bangui maintiennent une position de conciliation vis-à-vis de Moscou, dont l’appui reste jugé indispensable à la stabilité du pouvoir. Cette position officielle engendre de lourdes frustrations au sein des rangs de l’armée centrafricaine à Zemio, où la situation demeure sous haute surveillance.
Par Éric Azoumi
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Entendre Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale s’émouvoir à la tribune d’un colloque sur le déclin du système éducatif centrafricain relève de l’hypocrisie pure et simple. Après dix ans passés au cœur de la machine d’État, voir l’un des piliers du régime Touadéra sortir de sa coquille pour déplorer que « les enfants n’ont pas le niveau » est une insulte insupportable pour le peuple.
Le paradoxe des « enseignants » au pouvoir : Plus de diplômes, moins de résultats
Le constat est d’une amoralité absolue. La République Centrafricaine est dirigée au plus haut sommet par des hommes issus du monde académique :
Simplice Mathieu Sarandji : lui-même enseignant à l’université.
On pourrait s’attendre à ce qu’un pouvoir mené par des universitaires fasse de l’école le sanctuaire de la nation. C’est tout le contraire. En une décennie, sous leur gouvernance, l’éducation a reculé à un niveau chaotique. Ces Responsables, pourtant prompts à brandir leurs titres académiques, se révèlent incapables de gérer les fondamentaux du pays. La corruption dans le milieu scolaire a été multipliée par dix ou par vingt sous leur magistère. Le seul objectif qui les anime n’est pas l’élévation intellectuelle de la jeunesse, mais la conservation du pouvoir à vie et par tous les moyens.
Des centaines de milliards pour Wagner, zéro table-banc pour les enfants
Comment Sarandji peut-il parler de « former une élite » ou d’un « peuple unique » quand les choix budgétaires de son régime sacrifient délibérément l’avenir des enfants centrafricains ? Les priorités financières de la clique au pouvoir sont claires et révoltantes :
| Secteur de dépense | Situation réelle sous le régime |
|—|—|
| Sécurité du régime (Wagner & Africa Corps) | Plus de 200
| milliards de francs CFA par an offerts aux mercenaires russes de
| Poutine pour sécuriser le pouvoir et piller les mines d’or et de
| diamant. | Infrastructures Scolaires Nationales | Rien. Pas de
| tables, pas de bancs, pas de manuels. Les écoles tombent en ruine. |
Si quelques salles de classe tiennent encore debout ou reçoivent un coup de peinture, c’est uniquement grâce aux interventions de la MINUSCA et des organisations internationales. L’État centrafricain, lui, a totalement démissionné de ses obligations. Les milliards du pays servent à engraisser des milices étrangères et à massacrer les populations civiles, pas à construire l’avenir.
Premier ministre, Président de l’Assemblée : Sarandji, le complice en chef
La ficelle est trop grosse. Simplice Mathieu Sarandji n’est pas un observateur neutre qui découvre la situation. Il a été Premier ministre, il est président de l’Assemblée nationale pour la deuxième fois, et il navigue main dans la main avec son ami, le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadéra.
Venir faire des constats malheureux après dix ans de co-pilotage de l’État est une farce. Qu’a-t-il fait de ses budgets ? Qu’a-t-il fait de ses lois ? Rien, si ce n’est voter les projets d’un régime autoritaire qui s’est octroyé un troisième mandat illégitime et se comporte désormais comme une monarchie.
Le message du peuple est simple : Si c’est pour raconter de telles bêtises, M. Sarandji, restez tranquillement assis sur votre perchoir à l’Assemblée nationale, continuez à toucher vos millions et vos privilèges, mais épargnez vos leçons de morale aux Centrafricains. Les mains du régime sont trop sales pour prétendre porter le flambeau de l’éducation.
CENTRAFRIQUE : QUAND LA FRANCE SACRIFIE LA DEMOCRATIE SUR L’AUTEL DE SES INTERETS
Rédigé le [date_cnc] .
Par: la rédaction de ,
Les puissances occidentales, au premier rang desquelles les États‑Unis, la France et plusieurs États européens, se sont érigées en maîtres de la leçon démocratique, distribuant sanctions et brevets de respectabilité au nom des droits de l’homme et de l’État de droit. Mais derrière ce vernis moral, la pratique raconte une autre histoire : celle de puissances qui parlent de principes tout en nouant des accords avec des régimes autoritaires dès lors que leurs intérêts stratégiques ou économiques sont en jeu.
La relation de la France avec le régime Touadéra en Centrafrique incarne cette schizophrénie : Paris proclame la démocratie à la tribune, mais ferme les yeux sur l’autoritarisme lorsqu’il sert son retour en influence. J’accuse la France de parler le langage des droits de l’homme à New York et Genève, tout en s’acoquinant, à Bangui, avec un pouvoir qui verrouille le jeu démocratique et réécrit la constitution à son avantage.
Touadéra est au pouvoir depuis 2016, réélu dans des conditions contestées et désormais adossé à une constitution de 2023 taillée pour lui ouvrir la voie d’un maintien prolongé à la tête de l’État. Des opposants comme Anicet‑Georges Dologuélé dénoncent un chef d’État qui « a l’intention d’être président à vie » et des élections où « tout est fait pour que le scrutin ne soit pas transparent », au point que des plateformes comme le BRDC ont choisi le boycott.
La trajectoire est connue : concentration des pouvoirs, affaiblissement des contre‑pouvoirs, intimidation des voix critiques, instrumentalisation de la justice et alliances sécuritaires opaques avec des acteurs étrangers accusés d’exactions. J’accuse le régime de Bangui d’avoir braqué les élections, torturé la constitution et confisqué la souveraineté populaire, en contradiction frontale avec les principes que la France prétend défendre.
En 2021, Paris suspend son aide budgétaire (environ 10 millions d’euros) et gèle sa coopération militaire avec Bangui, invoquant l’hostilité des autorités, l’influence du groupe Wagner et la campagne antifrançaise.
La France se drape alors dans la fermeté : sans respect des règles du jeu, la relation « ne peut plus être comme avant ». Mais en 2024, elle annonce la reprise de la même aide, à nouveau 10 millions d’euros via l’AFD, versée directement au Trésor centrafricain, en parlant de « nouvelle page » et de « feuille de route » commune, pendant que Touadéra multiplie les visites à Paris et à l’Élysée. J’accuse la France d’avoir agité la bannière des principes pour mieux revenir à une relation « normale » avec le même régime, sans exiger un véritable retour aux standards démocratiques qu’elle proclame.
Officiellement, cette aide vise à « soutenir la gouvernance économique », résorber des arriérés, financer des dépenses sociales et contribuer à l’organisation des élections. Mais dans un système où l’exécutif tient l’appareil d’État d’une main de fer et où les scrutins sont décrits comme verrouillés, l’argent public devient un instrument politique. C’est le pouvoir en place qui arbitre et capitalise sur l’injection de ressources, dans un contexte post‑électoral taillé à son profit. J’accuse la France de financer, sous couvert d’aide budgétaire et d’appui électoral, la consolidation d’un régime contesté, lui offrant une légitimité internationale qu’il brandira comme certificat de normalité démocratique.
Dans les enceintes multilatérales, Paris ne cesse d’afficher son attachement « indéfectible » aux droits de l’homme, à l’État de droit et aux élections pluralistes. Pourtant, la logique de son retour en Centrafrique tient moins à la défense d’un idéal qu’à la reconquête d’une influence érodée par la Russie et d’autres acteurs. Dans cette perspective, Touadéra n’est plus d’abord un président autoritaire contesté, mais un interlocuteur qu’il faut ménager pour ne pas laisser le terrain à Moscou. J’accuse la France d’avoir substitué à l’exigence de démocratie un calcul d’influence : mieux vaut un allié autoritaire docile qu’un partenaire réellement souverain et comptable devant son peuple.
La Centrafrique n’est pas un cas isolé, mais le symptôme d’un mal plus profond : la démocratie mondialisée comme instrument, non comme principe. On invoque l’État de droit pour sanctionner certains régimes et on ferme les yeux sur les mêmes pratiques chez des alliés. Ces doubles standards nourrissent un ressentiment profond dans les opinions publiques du Sud, renforcent la rhétorique anti‑occidentale et décrédibilisent la parole démocratique. J’accuse la France et ses partenaires européens de vider la démocratie de sa substance en la traitant comme un outil diplomatique flexible, et non comme un socle de normes non négociables.
Dans ce contexte, le soutien n’est plus neutre : il devient complicité. Continuer à financer un État qui verrouille ses élections, intimide l’opposition et manipule la constitution, c’est accepter que l’« illibéralisme », devienne fréquentable tant qu’il sert certains intérêts. Pendant ce temps, les Centrafricains restent pris en étau entre dettes, mercenaires, dépendance aux bailleurs et confiscation du pouvoir par une élite politique. J’accuse la France, l’Union européenne et les autres partenaires de participer, par leurs financements et leurs silences, à la perpétuation d’un système qui enchaîne les Centrafricains par la dette, la force et la peur.
Ce qui se joue en Centrafrique engage le crédit moral même de l’idée démocratique. En continuant à valider un régime qui manipule les urnes et réécrit la constitution pour se maintenir, Paris envoie le message que les valeurs sont négociables et les droits des peuples subordonnés aux calculs d’influence. Rompre avec cette entreprise infamante ne signifierait pas abandonner le peuple centrafricain, mais refuser d’être complice de sa mise sous tutelle politique.
J’accuse ceux qui, par leurs signatures, leurs financements ou leurs silences, participent à cette trahison de la démocratie, de la liberté et de la dignité des Centrafricains.
Par T BENGUEWE DAMARAS, contributeur actif
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Le pouvoir de Touadéra enchaîne les catastrophes sanitaires sans jamais assumer. Après l’épisode Mpox qui a ravagé plusieurs zones sans réaction sérieuse, voilà maintenant Ebola qui frappe à la porte, avec six pays voisins en pleine alerte. Mais à Bangui, le régime continue de vendre du rêve : des centres de traitement soi-disant « prêts », des stocks de vaccins suffisants, une surveillance épidémiologique au top. Pure fiction.
Le centre de PK 24, présenté comme le joyau de la lutte contre les grandes endémies, n’est qu’une coquille vide. Matériel obsolète, lits insuffisants, manque cruel de combinaisons de protection, de tests rapides et de médicaments de soutien. Les soignants, eux, sont envoyés au front avec des masques périmés et des salaires qui traînent de plusieurs mois. Touadéra ose parler de « préparation » alors que ses propres équipes hurlent au manque de moyens depuis des années.
La campagne de vaccination Ebola ? Une opération de façade. Quelques dizaines de milliers de doses pour un pays entier, distribuées en priorité aux cercles rapprochés du pouvoir, aux militaires et aux VIP. Les habitants des zones frontalières les plus exposées – Bangassou, Mbomou, Mbaiki, les régions de l’Est – attendent toujours. Pendant ce temps, les frontières restent grandes ouvertes, les viandes de brousse circulent sans aucun contrôle vétérinaire sérieux, et les chauves-souris, réservoir naturel du virus, continuent d’être chassées et consommées.
Le régime Quadra ment effrontément sur l’état réel des infrastructures sanitaires pour masquer son incurie. Pas de renforcement massif des laboratoires, pas d’investissement dans la formation, pas de stocks stratégiques. À la place : des communiqués triomphalistes et des selfies avec des seringues vides. Les Centrafricains paient le prix fort : exposés à des virus qui tuent entre 25 % et 90 % des cas, sans filet de sécurité digne de ce nom.
Touadéra et son entourage se font soigner à l’étranger avec l’argent du contribuable, tandis que le peuple est laissé pour compte. Mpox hier, Ebola demain : le même scénario d’abandon, de corruption et de désinformation se répète. Le régime ne protège pas, il protège seulement ses intérêts. La Centrafrique mérite mieux que ce mépris permanent pour la vie de ses citoyens. Il est urgent de mettre fin à cette mascarade avant que les cimetières ne débordent à nouveau.
Dans un contexte de tensions au Moyen-Orient, la République Centrafricaine (RCA) doit se préparer à une possible hausse des prix du carburant. Invité sur les ondes pour examiner les conséquences de cette situation sur les marchés mondiaux de l’énergie, Lorenzo Ganazoui, président de Constellations Internationale, a présenté une analyse détaillée des risques pour l’économie nationale.
Selon lui, les effets de la crise ne se manifestent pas encore de façon immédiate en RCA, car la consommation d’énergie du pays reste limitée par rapport à celle des grandes nations industrialisées. Pourtant, la Centrafrique connaît déjà des niveaux élevés de prix du carburant. Le pays figure parmi ceux où le litre de pétrole à la pompe atteint des montants importants, avec des tarifs qui tournent actuellement autour de 1 050 FCFA pour le super et 1 250 FCFA pour le diesel.
Lorenzo Ganazoui indique que si le conflit se poursuit et conduit à un blocage du Détroit d’Ormuz, par lequel passe plus de 67 % du pétrole mondial, les prix du carburant vont augmenter de manière durable. Cette évolution touchera en premier le secteur du transport, puis les importations dont l’économie centrafricaine dépend fortement. Avec la faiblesse des capacités d’achat de l’État et des ménages, une inflation importante pourrait s’installer.
L’invité explique que le choc risque d’avoir un caractère large : sans énergie à un coût accessible, les activités économiques ralentissent, le coût de la vie monte et l’économie nationale, déjà très fragile, pourrait subir des dommages importants. Il note que ce risque lié au pétrole se fera sentir à moyen terme, même si les conséquences n’apparaissent pas tout de suite. Les domaines comme le transport routier, l’agriculture et les petites entreprises seront touchés en premier, ce qui aggravera les difficultés pour les Centrafricains au quotidien.
Lorenzo Ganazoui rappelle que la RCA paie déjà le prix de sa dépendance aux importations de produits pétroliers. Toute perturbation supplémentaire sur les marchés mondiaux de l’énergie ne fera qu’augmenter cette vulnérabilité. Dans un pays où l’accès à l’électricité demeure limité et où le carburant représente une dépense majeure, une telle hausse pourrait peser sur la reprise économique et sur le pouvoir d’achat des populations.
L’invité appelle à une prise de conscience rapide. Selon lui, il devient nécessaire de diversifier les sources d’énergie et de diminuer la dépendance aux hydrocarbures importés, tout en continuant les démarches diplomatiques pour une résolution pacifique du conflit au Moyen-Orient.
Cet entretien avec Lorenzo Ganazoui sur la RNL confirme une réalité importante : dans un monde interconnecté, une crise lointaine peut rapidement produire des effets locaux sur des économies fragiles comme celle de la RCA. La question reste de savoir comment le pays pourra anticiper et réduire les conséquences d’une hausse durable des prix du carburant.
Des nouvelles détonations d’armes à 18 km d’Am-Dafoc ont fait vibrer à nouveau cette ville ce week-end
Les déplacés internes fuyant leurs villages pour se regrouper devant la base de la Minusca à Amdafock, 60 kilomètres de Birao, dans la Vakaga. Photo CNC
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Par : la rédaction de ,
La détonation d’une arme ce dimanche a brusquement replongé Am-Dafok dans l’angoisse, rompant le calme précaire qui s’était installé après les fortes inquiétudes des jours précédents.
Depuis 24 heures, à Am-Dafok tout comme à Birao, , la situation semblait pourtant s’apaiser, après des journées de lourde inquiétude en fin de semaine dernière, notamment du côté de Birao où la pression était maximale depuis jeudi. Vendredi et samedi, les habitants de ces localités avaient pu reprendre le cours normal de leur vie, circulant librement et vaquant à leurs occupations quotidiennes sans craindre une attaque immédiate. Cette accalmie laissait espérer un répit durable pour les communautés locales.
C’est dans ce contexte de soulagement temporaire que l’événement de ce dimanche 28 juin 2026 est survenu, brisant net cet élan de sérénité. Des tirs de fusil ont retenti au village de Guila, une localité située à dix-huit kilomètres d’Am-Dafok et à cinquante-sept kilomètres de Birao. Les auteurs de ces tirs sont des bandits non identifiés qui ont agi avant de s’évanouir dans la nature, laissant derrière eux un climat de suspicion générale.
Ce simple bruit de poudre a suffi pour raviver instantanément la panique au sein de la population d’Am-Dafok. Les habitants, qui gardent en mémoire la présence récente d’hommes lourdement armés sur des motos et des véhicules à quinze kilomètres de là, redoutent maintenant que ces tirs isolés ne soient le prélude d’une action de plus grande envergure. Les familles se retrouvent à nouveau sur le qui-vive, guettant le moindre mouvement suspect aux abords de la ville alors que les rumeurs d’une nouvelle approche de ces éléments incontrôlés commencent à circuler de bouche à oreille, provoquant les premiers rassemblements de citoyens inquiets pour leur sécurité immédiate
Par Ibrahim Moussa
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