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Centrafrique : Sylvain Patassé va-t-il rejoindre Armel Sayo en prison ?

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Centrafrique : Sylvain Patassé va-t-il rejoindre Armel Sayo en prison ?

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Sylvain Patassé

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dans une interview exclusive publiée ce 12 mars 2026 sur Centrafrica.com, le député sortant Sylvain Patassé, fils de l’ancien président Ange-Félix Patassé et candidat de son parti, le Parti Centrafrique Nouvel Élan (CANE), allié pourtant de la majorité présidentielle, sort de son silence pour parler de sa victoire volée par des juges constitutionnels.

 

Réélu dès le premier tour le 28 décembre 2025 dans la 2e circonscription de Nana-Bakassa avec 54 % des voix selon les résultats de l’Autorité Nationale des Élections, il voit son succès balayé d’un revers de plume par le Conseil constitutionnel de Jean Pierre Waboué et consorts le 27 février 2026. Motif invoqué : Une accusation portée par son principal challenger, candidat et membre du parti au pouvoir le Mouvement Cœurs Unis. D’après ce farfelu motif, Patassé Sylvain aurait  financé à hauteur de 20 millions un groupe armé rebelle pour lui empêcher de battre campagne.

 

L’annulation du scrutin est donc motivée par des faits d’une « extrême gravité », comme l’admet lui-même Patassé dans l’interview : « On m’accuse d’avoir financé un groupe rebelle, ce qui est une affirmation extrêmement sérieuse, mais à ce jour aucune preuve concrète n’a été rendue publique pour étayer ces allégations ».

 

Le Conseil constitutionnel, juge unique des contentieux électoraux dans le pays, a donc tranché sur la base d’une simple requête électorale, d’une parole, sans que les éléments de preuve ne soient soumis à une instruction contradictoire.

 

C’est là que le bât blesse, et Sylvain Patassé le pointe du doigt avec une lucidité rare bien qu’il n’a que le niveau baccalauréat littéraire : « Dans un cas aussi grave, la démarche normale aurait été que le Ministère public s’autosaisisse afin de faire toute la lumière sur de tels faits, plutôt que de se limiter à une annulation du scrutin. »

 

Pourquoi le parquet n’a-t-il pas été saisi ? Pourquoi aucune enquête pénale n’a-t-elle été ouverte sur un délit qui relève du Code pénal, soutien à un groupe armé, potentiellement qualifiable de financement du terrorisme ou de rébellion ? Par ce que cette accusation ne vient pas de Wagner?

 

Le challenger de Patassé n’a déposé qu’une requête en annulation électorale ; aucun dépôt de plainte pénale n’a été rendu public. Le procureur général, pourtant habilité à l’auto-saisine en matière de crimes graves touchant à la sécurité de l’État, est resté muet comme une carpe dans l’eau dans une bassine de Baba Kongoboro. Conséquence : les juges constitutionnels décident et rendent une décision constitutionnelle qui fait office de verdict pénal sans jamais avoir franchi la porte d’un juge d’instruction.

 

Ce vide judiciaire n’est pas une anodin. En Centrafrique, où les groupes armés ont longtemps fragmenté le territoire, une telle accusation devrait déclencher une cascade pénale immédiate : perquisitions, auditions, saisie des avoirs comme à l’accoutumée . Rien de tout cela. On reste dans le registre électoral, circonscrit à Nana-Bakassa.

 

Patassé, lucide malgré son état dépressif, menace et annonce de défoncer : « Si les autorités judiciaires ne se saisissent pas de cette affaire, je me réserve le droit de les saisir moi-même afin qu’une procédure permette d’établir la vérité. » Il respecte la décision du Conseil mais refuse le déshonneur sans preuves.

 

Le contexte politique rend le silence du parquet encore plus suspect. Le challenger de Patassé appartient au MCU, parti du pouvoir. Patassé, via son parti le CANE, est un allié de la majorité mais incarne une figure historique (fils d’un ex-président) et un enracinement local fort. L’annulation permet une reprise du scrutin où le candidat du MCU pourrait, cette fois, l’emporter grâce aux actions de Ngamana. Une rivalité intra-majorité qui se règle par le Conseil constitutionnel plutôt que par les urnes ou les tribunaux ordinaires ? Le soupçon de manipulation plane.

 

Cette affaire s’inscrit en réalité dans une guéguerre plus large au sein du MCU et de la majorité présidentielle, centrée sur la course au perchoir de l’Assemblée nationale.

 

Simplice Mathieu Sarandji, président sortant de l’Assemblée et proche historique du président Touadéra, fait face à l’ambition dévorante d’Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée, porte-parole du MCU et député Anti-Balaka de Carnot. Ngamana, ancien chef milicien Anti-Balaka à Carnot, nourrit depuis des années l’objectif de s’emparer du fauteuil de président de l’Assemblée. Selon nos informations concordantes issues de la scène politique Bangui et relayées dans les coulisses du pouvoir que la Rédaction du CNC a pu obtenir, Sylvain Patassé est perçu par le clan Ngamana comme un proche ou un pro-Sarandji. L’annulation de son élection via le Conseil constitutionnel, sur requête de son challenger MCU, viserait ainsi à affaiblir l’influence sarandjiste en installant un député loyal à Ngamana, ce dernier ayant juré allégeance à ce dernier et promis son vote pour lui comme futur président de l’Assemblée.

 

Ironie du sort : Évariste Ngamana lui-même est un ancien chef de milice Anti-Balaka à Carnot, un passé trouble souvent évoqué dans la presse centrafricaine, sans que le Conseil constitutionnel n’ait jamais invalidé son élection ou ouvert d’enquête approfondie sur d’éventuels liens armés. Le même Conseil qui a annulé le scrutin de Patassé pour une accusation similaire ferme les yeux sur le cas Ngamana, illustrant un deux poids, deux mesures flagrant au sein de la majorité. Cette sélectivité renforce le soupçon d’instrumentalisation institutionnelle dans la lutte pour le contrôle de l’Assemblée, où Sarandji et Ngamana se disputent âprement le leadership, avec des alliances et des règlements de comptes qui passent par les urnes, les contentieux électoraux et les tractations internes au MCU.

 

Et la question du titre n’est pas gratuite.

Armel Sayo, neveu de l’ancien président Ange-Félix Patassé, ancien chef du mouvement rebelle Révolution et Justice (RJ) et ex-ministre, croupit depuis son extradition du Cameroun en janvier 2025 à la prison militaire du camp Roux, poursuivi pour crimes de guerre présumés. Deux figures de la famille Patassé, deux accusations liées aux groupes armés, deux trajectoires qui pourraient converger vers les mêmes geôles. Sylvain Patassé risque-t-il le même sort ?

 

Pour l’heure, rien ne le prouve : aucune poursuite pénale n’est engagée contre lui, et le groupe armé visé n’est même pas nommé dans la décision. Mais le précédent Sayo montre que, en Centrafrique, une accusation de lien avec les rebelles peut suffire à briser une carrière politique sans que la justice ordinaire ait toujours le dernier mot.

 

Sylvain Patassé se dit serein pour le scrutin de reprise : « Mon engagement auprès des populations de ma circonscription est ancien, constant et connu de tous. » Il n’a pas tort de miser sur son ancrage. Mais le vrai test pour la démocratie centrafricaine n’est pas là. Il est dans cette question restée sans réponse : pourquoi le parquet reste-t-il aux abonnés absents face à une accusation de financement d’un groupe armé ? Tant que cette faille persistera, et tant que des figures comme Ngamana bénéficieront d’une impunité sélective, l’annulation électorale ressemblera moins à une victoire de l’État de droit qu’à un coup de force institutionnel habillé de légalité, au service des ambitions personnelles au sein du pouvoir. Et Patassé, comme Sayo avant lui, pourrait bien découvrir que, en Centrafrique, la présomption d’innocence s’arrête aux portes du Conseil constitutionnel de Waboué.

 

Il est fortement conseiller de rappeler que ce n’est pas aujourd’hui que la Cour constitutionnelle et les tribunaux du régime se comportent de cette manière. Si le régime veut faire chuter un candidat, il fabrique des raisons bidon, souvent sans preuves tangibles ni instruction contradictoire. Cela ne concerne pas seulement Sylvain Patassé. Dans la localité de Boire, un ex-chef rebelle devenu candidat du parti au pouvoir a déposé un recours devant le tribunal administratif qui a miraculeusement invalidé son concurrent ; le Conseil constitutionnel a ensuite validé cette décision sans sourciller. C’est incroyable, mais cela se passe bel et bien ainsi.

 

Les faits graves devraient normalement pousser le tribunal de grande instance à se saisir du dossier pour enquêter sérieusement. Or, même en l’absence totale de preuves solides, on avance sans poursuites contre l’accusateur ni contre l’accusé. L’un devrait produire des éléments concrets pour étayer ses dires, l’autre devrait pouvoir se défendre devant une juridiction pénale ordinaire. Au lieu de cela, silence radio, invalidation rapide, et on passe à autre chose. Quelle est cette histoire ? Vraiment, ces pratiques répétées montrent que les institutions judiciaires servent trop souvent des intérêts politiques plutôt que la justice elle-même.

 

Affaires à suivre !

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Les mercenaires russes sèment la terreur et la panique à Obo

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Centrafrique : Les mercenaires russes sèment la terreur et la panique à Obo

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Les mercenaires russes de la milice Wagner en opération à Mboki, dans le Haut-Mbomou

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Obo, capitale provinciale du Haut-Mbomou, un dimanche ordinaire a viré au cauchemar quand les mercenaires de la milice russe Wagner ont ouvert le feu avec des armes lourdes sur la ville.

 

Ce 15 mars 2026, la population d’Obo vivait son dimanche comme à l’accoutumée. Les uns se rendaient à l’église, les autres au marché ou dans leurs champs, chacun à ses occupations du matin, sans rien pressentir de ce qui allait survenir.

 

Aux environs de 10h15, sans avertissement ni signal d’aucune sorte, les mercenaires de la milice russe Wagner ont déclenché depuis leur base des tirs nourris d’armes lourdes en pleine ville. Pendant près d’une heure, de 10h15 jusqu’à 11h24, les détonations se sont enchaînées sans interruption, assourdissantes, affolantes.

 

L’effet a été immédiat. Les fidèles ont déserté l’église en courant, le marché s’est vidé en quelques minutes, et les habitants ont regagné leurs maisons en hâte, terrés chez eux, attendant de comprendre ce qui se passait. Ce n’est que vers midi qu’il est devenu clair que ces tirs venaient bien des mercenaires de la milice russe Wagner qui sont basés dans l’ancienne base des militaires américains à Obo.

 

Ces armes ne sont pas tombées du ciel. Elles proviennent des stocks laissés sur place dans cette base par les militaires américains à leur départ en 2017, quand Washington avait rappelé ses troupes après des années d’opérations dans le Haut-Mbomou aux côtés des soldats ougandais, dans la traque infructueuse du chef rebelle Ougandais Joseph Kony.

 

En partant, les Américains avaient cadenassé leurs containers remplis d’équipements militaires, munitions comprises, sans les emporter. Ce sont ces mêmes stocks que les mercenaires de la milice russe Wagner ont depuis mis la main dessus et qu’ils puisent à leur guise.

 

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois. Quelques semaines plus tôt, un missile tiré par ces mêmes Wagner depuis Obo était allé s’écraser en République démocratique du Congo, à cinq kilomètres du village de Nzapay, semant l’effroi parmi les populations congolaises de l’autre côté de la frontière. Les débris avaient été récupérés par les militaires congolais et acheminés à Kinshasa pour identification, mais aucune réponse officielle n’a filtré depuis.

 

Ce dimanche, les tirs ont été dirigés en direction de Djema. Personne ne sait où les projectiles sont retombés, si c’est dans la forêt, sur un champ, ou près d’un village. Les cultivateurs, les chasseurs, tous ceux qui se trouvaient dans ces zones ce matin-là​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Affaire à suivre

 

Par Éric Nzapa

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FACA, reconnaissez-vous le dernier officier de l’armée nationale centrafricaine ? Il s’appelle Denis, chef du détachement militaire à Ouanda-Djallé

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FACA, reconnaissez-vous le dernier officier de l’armée nationale centrafricaine ? Il s’appelle Denis, chef du détachement militaire à Ouanda-Djallé

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Des soldats FACA détachés à Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dans l’armée nationale centrafricaine, on trouve de tout : des militaires compétents et valeureux, mais aussi des médiocres, y compris les plus têtus. Et au fond de ce  lot de ces médiocres, se trouve un certain lieutenant nommé Denis, chef du détachement de Ouanda-Djallé.

 

En effet, l’armée nationale centrafricaine rassemble toutes sortes d’hommes en uniforme. Parmi eux, certains font honte au rang qu’ils occupent, et Denis en est l’exemple le plus criant.

 

Pour comprendre sa cupidité, il faut remonter au jeudi 26 février 2026. Ce jour là,  un camion appartenant à des commerçants tchadiens a quitté Sam-Ouandja en direction de Ouanda-Djallé. À plus de soixante kilomètres de la ville, le véhicule est tombé en panne en pleine brousse. Après de longues heures d’efforts acharnés, le propriétaire et les chauffeurs ont réussi à remettre le camion en marche et à atteindre la barrière d’entrée de Ouanda-Djallé.

 

C’est là qu’a commencé une tout autre épreuve. Le lieutenant Denis, chef du détachement militaire du poste, a interpellé l’équipage et accusé sans explication le propriétaire et ses chauffeurs d’être complices de coupeurs de route soudanais.

 

Pourqoi il a di ceci? Au fait, il y’a une semaine, des braqueurs soudanais avaient attaqué des voyageurs au même endroit où ce camion était tombé en panne. Pour lui, cette coïncidence suffisait à établir la culpabilité de tout l’équipage.

 

Sur cette base, il a exigé le paiement de cinq cent mille francs CFA avant de laisser repartir le véhicule. Le propriétaire a tenté de lui expliquer qu’il était lui-même victime régulière de ces mêmes coupeurs de route, que ses biens avaient été emportés plus d’une fois sur ce même axe. Rien n’y a fait, le lieutenant a maintenu sa position avec entêtement.

 

Ce qui a le plus frappé les témoins, c’est que les propres soldats de Denis ont jugé son raisonnement sans aucun fondement. Ils ont d’abord laissé partir le camion, estimant que les accusations ne reposaient sur rien de concret. Mais leur chef les a rappelés à l’ordre et a fait revenir de force le véhicule à la barrière, en maintenant l’exigence des cinq cent mille francs.

 

Les habitants de Ouanda-Djallé qui ont suivi l’affaire parlent d’un homme en uniforme qui n’a aucune prise réelle sur ses propres éléments, qui passerait ses journées dans l’alcool et qui chercherait à soutirer de l’argent aux commerçants sous n’importe quel prétexte fabriqué. Certains vont jusqu’à dire que sa présence dans cette localité ressemble davantage à une punition venue de l’état-major qu’à une véritable mission de commandement.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio

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Jean-Pierre Mara : “La relation RCA-France reste indivisible, quoi qu’on fasse à Moscou”

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Jean-Pierre Mara : “La relation RCA-France reste indivisible, quoi qu’on fasse à Moscou”

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L’ancien député Jean-Pierre Mara, à Bangui, au sein de l’assemblée nationale centrafricaine

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dans une déclaration signée à Paris le 15 mars 2026, l’ancien député centrafricain Jean-Pierre Mara livre son regard sur la visite du ministre français des affaires étrangères Barrot à Bangui.

 

Jean-Noël Barrot, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, a posé les pieds à Bangui les 12 et 13 mars 2026 avec un mandat précis : renouer des fils diplomatiques que plusieurs années de présence Wagner avaient méthodiquement défaits. Jean-Pierre Mara, ancien député de la circonscription de Mala pour la législature 2016-2021, a suivi ce déplacement depuis Paris avec attention. Il note que la visite avait un programme dense : mesurer l’état réel des relations bilatérales, avancer sur la feuille de route signée en avril 2024, et examiner des projets de développement portés par l’Agence française de développement.

Mais Mara ne s’arrête pas aux points cochés sur l’agenda officiel. Il relève avec netteté ce que personne n’a mis sur la table : le sort des binationaux franco-centrafricains. Il cite nommément Akandji-Kombet, Nguerekata Mandata, Erenon, Dologuélé, Nguendet, Yandoka, et derrière eux, des milliers d’exilés et de voix dissidentes sur les réseaux sociaux que le pouvoir de Bangui traite en ennemis. Pour l’ancien député, passer sous silence ces noms dans une visite diplomatique de cette envergure n’est pas un oubli, c’est un choix.

Il y a pourtant un point sur lequel Mara ne retient pas sa satisfaction : la libération des deux humanitaires français arrêtés en RCA. Il rappelle que le ministre Maxime Balalou , porte-parole du gouvernement centrafricain, avait ouvertement cherché à criminaliser ces travailleurs humanitaires. Mara juge cette posture d’autant plus inacceptable que la République centrafricaine ne peut pas, seule, garantir l’accès aux populations les plus vulnérables de son propre territoire. Leur libération, dit-il, méritait d’être saluée sans ambiguïté.

L’ancien député réserve aussi une mention explicite à l’ambassadeur français Bruno Daniel Jean-Michel Foucher. Il le décrit comme un homme de ténacité, nommé à un moment où les relations franco-centrafricaines touchaient un plancher. C’est en grande partie grâce à sa pugnacité, estime Mara, que ce réchauffement progressif a pu prendre corps, dans un environnement où l’influence russe travaillait activement à marginaliser la France.

Jean-Pierre Mara pose enfin la question qui dépasse la visite elle-même. Il observe que Moscou exerce des pressions croissantes sur Bangui : sortir de la CEMAC, trancher la question Wagner/Afrika Corps, et rompre avec les liens historiques qui unissent la RCA à la France depuis l’indépendance. Dans ce contexte, il dit espérer que le président Touadéra a su tenir un langage clair devant ses interlocuteurs. Et il le rappelle avec une ironie tranquille : beaucoup de ceux qui exercent le pouvoir à Bangui aujourd’hui sont eux-mêmes binationaux, nés avant décembre 1960, et ne peuvent pas effacer cette réalité par décret.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Ci-dessous, l’intégralité de son texte :

 

Déclaration de l’ancien député de Centrafrique, Jean-Pierre MARA, ancien député de Mala, législature 2016-2021

A l’occasion de la visite officielle en République centrafricaine, du Ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, du jeudi 12 au  vendredi 13 mars 2026.

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, était en visite  à Bangui pour relancer les relations bilatérales entre la France et le Centrafrique, relations dégradées ces dernières années en raison du renforcement de l’influence du mercenariat Russe du groupe Wagner. Ce groupe fut un Temps  soit peu soutenu mais depuis la mort de son chef Pregojin,  une figure  occultée par le gouvernement Russe, reste vénérée par l’actuel gouvernement centrafricain particulièrement les MCU.

Ce séjour avait permis de :

– Évaluer l’état des relations entre les deux pays

– Examiner les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la feuille de route bilatérale adoptée en avril 2024

– Discuter de projets de développement soutenus par l’Agence française de développement

– Renforcer la coopération au développement et l’accompagnement de projets structurants dans le pays

Toute fois cette visite n’avais pas permis d’evoquer la questions des binationaux Franco—Centrafricains, le sort des Akandji- Kombet, Nguerekata Mandata, Erenon, Dologuélé,  Nguendet,  Yandoka, et milles autres exilés et Liveurs des réseaux sociaux farouchement opposés à la politique actuellement en vigueur en RCA.

Toute fois, je note que cette visite marque une étape importante dans le réchauffement progressif des relations bilatérales entre la France et le Centrafrique, après plusieurs années de tensions diplomatiques, grâce à la pugnacité et aux ardeurs de son excellence monsieur Bruno Daniel Jean-Michel FOUCHER, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française en République centrafricaine,  un  ambassadeur nommé à une période très difficile des relations entre les deux pays

Nous ne pouvons pas laisser passer sous silence le poids de l’enlèvement de deux humanitaires français que monsieur Maxime Balzlou en sa qualité de ministre Chargé de la Communication et des Médias Porte-parole du Gouvernement avait sciemment voulu criminalisé alors que la RCA ne peut pas s’en sortir sans contribution de l’action  humanitaire en Centrafrique.

Ancien député d’une circonscription de l’arrière-pays, je suis attaché à la vie des citoyens particulièrement ceux en dehors du fonctionnariat, et à ce titre, je salue la libération des acteurs qui avaient éte incriminé alors qu’ils ont voulu contribué par la voie de l’humanitaire à travailler pour amélioration de la sécurité et l’accès aux population vunerable.

Cette visite permettra  sûrement au Président Touadera de reformuler, ou de trouver si besoin était, les réponses appropriées aux exigences formulées par la Russie à savoir sortir de la CEMAC, trouver une issue  Wagner/Africa Corp et envisager ou pas la fin des relations France-Centrafrique datant de l’indépendance.

J’espère que le président Touadera a su dire exactement à qui de droit que la relation RCA-France RESTE une et indivisible. Beaucoup d’entre nous, même ceux actuellement au pouvoir, resteront binationaux toute leur vie, car nés avant décembre 1960.

Jean-Pierre MARA

Ingénieur centrafricain

Franco-Centrafricain

Ancien député de RCA

Fait à Paris le 15 mars 2026

 

Elysée Nguimalé : “La Constitution de 2023 blanchit les auteurs de crimes économiques”….

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Elysée Nguimalé : “La Constitution de 2023 blanchit les auteurs de crimes économiques”….

 

 

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Élysée Nguemalet en pleine conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique

n de Corbeau News Centrafrique, CNC….

 

Lors de l’émission débat Patara diffusée sur la radio Ndèkè -Luka, Elysée Nguimalé de l’Observatoire pour la gouvernance démocratique a livré une analyse accablante de la Constitution centrafricaine du 30 août 2023. Selon lui, ce texte n’est pas une réforme institutionnelle au service du peuple, mais “un instrument d’enrichissement du président Touadéra et son clan” et surtout “un instrument qui vise à blanchir les auteurs des crimes économiques”….

 

Elysée Nguimalé  commence par rappeler une disposition capitale de la Constitution de 2016 : “L’article 60, au deuxième alinéa, dit ceci : le gouvernement a l’obligation de recueillir préalablement l’autorisation de l’Assemblée nationale avant la signature de tout contrat relatif aux ressources naturelles, ainsi que des conventions financières. Il est tenu de publier les contrats dans les huit jours francs suivant la signature”. Cette disposition imposait transparence et contrôle parlementaire sur l’exploitation des ressources naturelles. La Constitution de 2023 l’a purement et simplement supprimée….

 

Les conséquences sont immédiates selon Elysée Nguimalé : “Le président Touadéra, lui seul, peut octroyer les permis d’exploitation à des agents économiques sans que le peuple centrafricain le sache. Et c’est ce qui fait qu’aujourd’hui, on exploite nos ressources comme si c’était le bien personnel du président Touadéra”. Cette suppression transforme la gestion des ressources nationales en affaire privée présidentielle. Sans autorisation parlementaire, sans publication obligatoire des contrats, le président peut distribuer les richesses du pays à qui bon lui semble, sans rendre de comptes….

 

Mais la manipulation la plus grave concerne les clauses d’inéligibilité. Elysée Nguimalé  rappelle que le Code électoral de 2019 stipulait clairement : “Sont inéligibles aux fonctions de députés les personnes condamnées à une peine d’emprisonnement pour vol, escroquerie, abus de confiance, détournements de deniers publics, faux et usage de faux”. Sur cette base, plusieurs candidats avaient été disqualifiés aux élections de 2020….

 

Elysée Nguimalé  lâche alors une bombe : “Ces disqualifiés-là, ils font partie des rédacteurs de la Constitution du 30 août 2023, et ils ont supprimé cette disposition. Ça n’existe plus dans la nouvelle constitution, ça n’existe plus dans le nouveau Code électoral”. Cette accusation est d’une gravité extrême. Des personnes disqualifiées pour crimes économiques auraient participé à la rédaction d’une Constitution qui supprime justement les clauses qui les empêchaient de se présenter aux élections. Un blanchiment constitutionnel en bonne et due forme….

 

Elysée Nguimalé  oppose ensuite cette Constitution à la volonté populaire exprimée lors des forums de Bangui : “Le peuple centrafricain ne veut pas que ceux qui volent l’argent du pays puissent accéder à la haute fonction de la République. Mais vous avez fait le contraire”. Il rappelle les aspirations populaires : “Impunité zéro. Plus jamais ceux qui ont pris les armes ou volé l’argent d’accéder aux hautes fonctions publiques. Tout ça était mentionné, mais ce n’est pas ce qui s’applique aujourd’hui.” Les forums populaires avaient clairement exprimé le rejet de l’impunité. La Constitution de 2023 fait exactement l’inverse : elle protège les criminels économiques en supprimant les mécanismes qui les empêchaient d’accéder au pouvoir….

 

Cette architecture constitutionnelle favorisant l’impunité produit des résultats concrets. Elysée Nguimalé  décrit : “Le pouvoir que vous avez accordé au chef de l’État dans la nouvelle constitution lui a permis de brader toutes nos ressources au détriment des citoyens centrafricains. Aujourd’hui, quand vous arrivez à Berbérati, à Carnot, Nola, Grimari, Bria, partout, il y a tellement de pauvres. Pourquoi? Parce que les ressources naturelles sont toutes bradées aux étrangers, aux Chinois qui les exploitent”. L’absence de contrôle parlementaire, combinée à la réhabilitation des criminels économiques, crée les conditions parfaites pour une exploitation sauvage des richesses nationales. Les populations s’appauvrissent pendant qu’une élite protégée par la Constitution s’enrichit….

 

La Constitution de 2023 apparaît ainsi comme un montage juridique sophistiqué destiné à servir des intérêts particuliers. Elle supprime le contrôle parlementaire sur les contrats de ressources naturelles, élimine les clauses d’inéligibilité pour crimes économiques, permet aux condamnés pour détournement de fonds de revenir en politique, et concentre le pouvoir entre les mains du président sans mécanismes de contrôle. Cette combinaison crée un système d’impunité institutionnalisée où les crimes économiques ne sont plus sanctionnés mais protégés par le texte fondamental du pays….

 

Dans ce débat, William Ndjapou défendait la Constitution. Mais selon la transcription, il ne répond pas aux accusations précises de Nguimalé sur la suppression des garde-fous anti-corruption et la réhabilitation des criminels économiques. Il se concentre sur d’autres aspects – décentralisation, révision du code minier – sans jamais justifier pourquoi ces dispositions protectrices ont été supprimées. Ce silence est révélateur. Comment défendre une Constitution qui supprime l’obligation de transparence sur les contrats de ressources naturelles? Comment justifier la réhabilitation de personnes condamnées pour détournement de fonds publics…?

 

Au-delà des vices juridiques, cette Constitution souffre d’un défaut de légitimité démocratique. Elle a été adoptée lors d’un référendum boycotté par l’opposition et marqué par des irrégularités massives. Un texte censé protéger les criminels économiques ne pouvait être adopté que dans ces conditions….

 

L’analyse de Elysée Nguimalé  montre clairement une vérité dérangeante : la République centrafricaine fonctionne désormais avec une Constitution conçue par et pour des criminels économiques. Les mécanismes de contrôle ont été démantelés, les sanctions supprimées, l’impunité garantie au plus haut niveau juridique….

 

Cette situation pose une question fondamentale : peut-on construire un État de droit sur une Constitution qui protège institutionnellement les voleurs de deniers publics? La réponse semble évidente. Tant que ce texte restera en vigueur, la République centrafricaine ne pourra prétendre lutter contre la corruption et les crimes économiques….

 

La Constitution de 2023 n’est pas seulement un mauvais texte juridique. C’est un acte de trahison envers le peuple centrafricain qui aspire à voir les criminels sanctionnés et non protégés par la loi fondamentale de leur pays….​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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L’Université de Bangui manque cruellement des tables-bancs et contrainte de récupérer les chaises du restaurant pour équiper ses salles de classe

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L’Université de Bangui manque cruellement des tables-bancs et contrainte de récupérer les chaises du restaurant pour équiper ses salles de classe

 

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Dans une salle de classe de l’université de Bangui avec des chaises du restaurant universitaire

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis sa création en 1969, l’Université de Bangui constitue le principal établissement d’enseignement supérieur du pays. Plus d’un demi-siècle après son ouverture, cette institution qui a formé plusieurs générations de cadres centrafricains traverse aujourd’hui une crise matérielle du jamais vue de son histoire.

 

La situation devient particulièrement inquiétante lorsqu’on observe les conditions dans lesquelles les étudiants suivent leurs cours. Dans les amphithéâtres comme dans les salles de classe ordinaires, les tables-bancs manquent cruellement. Face à cette pénurie, les étudiants et l’administration universitaire n’ont trouvé d’autre solution que de récupérer les chaises du restaurant universitaire pour permettre aux étudiants de s’asseoir pendant les cours. Ces chaises, normalement destinées à la restauration, se retrouvent ainsi transportées d’un bâtiment à l’autre au gré des besoins pédagogiques.

 

Cette réalité contraste fortement avec le parcours du président Faustin Archange Touadéra, lui-même enseignant de mathématiques et ancien recteur de cette même université. Avant d’accéder à la magistrature suprême, il a occupé le poste de recteur puis celui de Premier ministre. Depuis plus de quinze ans, il participe à la direction du pays, d’abord comme chef du gouvernement, puis comme président de la République depuis 2016.

 

Le délabrement de l’université de Bangui ne se limite pas aux simples chaises. Les tables-bancs font également défaut, tout comme les tableaux dans certaines salles. Cette situation affecte non seulement l’enseignement supérieur mais également les lycées et les écoles primaires à travers le territoire, où les élèves peinent à trouver des conditions minimales d’apprentissage.

 

Le paradoxe devient encore plus frappant quand on considère les ressources forestières du pays. La Centrafrique dispose de vastes réserves de bois massif de qualité. Ces essences précieuses font l’objet d’une exploitation intensive, principalement tournée vers l’exportation par les sociétés liées au groupe Wagner. Pendant ce temps, le système éducatif national ne parvient même pas à se procurer les tables-bancs nécessaires à la scolarisation des enfants centrafricains.

 

Les finances publiques semblent pourtant permettre d’autres dépenses. Le gouvernement verse régulièrement des sommes considérables à ses partenaires russes, des montants qui se chiffrent en milliards de francs CFA mensuellement. Ces versements destinés aux forces de sécurité privées et aux conseillers militaires russes contrastent avec l’absence totale d’investissement dans les infrastructures éducatives de base.

 

L’université qui a formé celui qui dirige aujourd’hui le pays se trouve ainsi abandonnée à son sort. Les étudiants centrafricains du supérieur, censés représenter l’élite intellectuelle de demain, suivent leurs cours assis sur des chaises de cantine, dans des bâtiments où le matériel pédagogique élémentaire fait défaut.

 

Par Alain Nzilo….

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Centrafrique : Le choléra, la mpox et la rougeole explosent, et personne ne semble s’en soucier

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Le choléra, la mpox et la rougeole explosent — et personne ne semble s’en soucier

 

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Ambulance sur l’avenue des martyrs à Bangui

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis près de dix ans, les épidémies s’enchaînent au pays de Barthelemy Boganda, pays de Zo Kwé Zo,. Les discours changent, les promesses aussi, mais rien ne bouge vraiment sur le terrain.


 

 

En Centrafrique , les épidémies reviennent comme un mauvais rêve, et chaque année, c’est la même répétition. Le choléra menace aux portes du pays, la mpox s’étend dans près de la moitié des districts sanitaires, et la rougeole refait surface avec une violence qui rappelle les pires années. Pourtant, quand le ministre de la Santé Pierre Somsé prend la parole pour annoncer ces chiffres, on a l’impression d’écouter un disque rayé. Les mots sont là, les alertes aussi, mais l’action, elle, reste introuvable.

 

Le choléra, d’abord, est un danger qui plane sur toute la région. Les pays voisins sont déjà touchés, avec des milliers de morts, et la RCA, miraculeusement épargnée pour l’instant, se prépare… ou du moins, c’est ce qu’on nous dit. Des kits d’urgence ont été placés ici et là, un plan a été élaboré, des réunions ont eu lieu. Mais quand on sait que l’eau potable est une denrée rare, que les systèmes d’assainissement sont quasi inexistants et que les hôpitaux manquent de tout, on se demande bien comment ces préparatifs pourraient suffire. La question n’est pas de savoir si le choléra frappera, mais quand — et combien de vies il emportera avant qu’on ne se décide enfin à agir.

 

Pendant ce temps, la mpox continue sa progression silencieuse. Les chiffres officiels parlent de 116 cas confirmés et de quatre morts, mais tout le monde sait que la réalité est bien plus lourde. Dans des districts comme Mbaïki ou Nola, les cas s’accumulent, les contacts se multiplient, et les moyens de lutte restent dérisoires. On parle de sensibilisation, de suivi des malades, mais où sont les vaccins en quantité suffisante ? Où sont les campagnes massives qui pourraient endiguer l’épidémie ? Les réponses sont toujours les mêmes : les ressources manquent, les partenariats internationaux traînent, et les populations, elles, attendent.

 

La rougeole, elle, est un scandale à elle seule. Près de 2 000 cas suspects, 139 confirmés, et un mort officiellement recensé. Un seul, vraiment ? Dans un pays où les registres de santé sont souvent tenus à la va-vite, où les zones rurales sont abandonnées à leur sort, et où les campagnes de vaccination ressemblent à des opérations bricolées, il est difficile de croire que ce bilan reflète la vérité. Les enfants, les premiers touchés, paient le prix fort d’un système qui les oublie. On parle d’intensifier les efforts, mais comment vacciner quand les routes sont impraticables, quand les frigos pour conserver les doses sont à l’arrêt à cause de l’électricité, et quand les équipes médicales sont débordées, sous-payées, voire inexistantes ?

 

Le gouvernement, lui, se réfugie derrière des annonces creuses. On nous parle de coordination renforcée, de mobilisation des partenaires, de plans d’urgence. Mais dans les faits, rien ne change. Les hôpitaux restent des coquilles vides, les médicaments arrivent au compte-gouttes, et les soignants, quand ils sont là, travaillent dans des conditions indignes. Les promesses des bailleurs de fonds s’évaporent dans les méandres de l’administration, et les populations, elles, continuent de mourir de maladies qu’on sait pourtant prévenir et soigner.

 

La République centrafricaine n’est pas seule dans cette situation. En République démocratique du Congo, les mêmes épidémies font rage, avec les mêmes difficultés à vacciner, à soigner, à protéger. Les mêmes discours aussi, les mêmes appels à l’aide, les mêmes constats d’échec. Mais au lieu de tirer les leçons de ces crises répétées, on recommence les mêmes erreurs, année après année. Les dirigeants parlent, les experts analysent, les ONG interviennent ponctuellement, et puis tout rentre dans l’ordre… jusqu’à la prochaine épidémie.

 

Alors, que faire ? Attendre encore, espérer que les choses s’arrangent toutes seules ? Ou enfin exiger des comptes, réclamer des actes concrets, refuser que des vies soient sacrifiées sur l’autel de l’incompétence et de l’indifférence ? La santé n’est pas une question de chance, mais de volonté. Et pour l’instant, cette volonté, personne ne semble l’avoir. Les épidémies, elles, ne font pas de pause. Elles progressent, tuent, et laissent derrière elles des familles brisées et des communautés exsangues.

 

Le pire, dans cette histoire, c’est que tout le monde sait ce qu’il faudrait faire. Il faudrait des hôpitaux équipés, des routes praticables, des vaccins en quantité, des soignants formés et motivés. Il faudrait une vraie politique de santé publique, pas des rustines et des effets d’annonce. Mais pour ça, il faudrait que ceux qui dirigent ce pays — et ceux qui les soutiennent — décident enfin que la vie de leurs concitoyens vaut plus que des discours et des promesses en l’air.

 

En attendant, les épidémies, elles, ne font pas de pause. Et les morts, non plus.

 

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Shabazz a lâché une bombe atomique politique. Voici les munitions brutes qu’il a tiré sur Touadéra et ses tintin

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Shabazz a lâché une bombe atomique politique. Voici les munitions brutes qu’il a tiré sur Touadéra et ses tintin

 

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Fari-Taheruka-Shabazz – LE BRDC, L’UA, L’ONU ET L’OBLIGATION HISTORIQUES DES SANCTIONS INTERNATIONALES CONTRE LE RÉGIME DE BANGUI

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Fari Tahéruka  n’a pas fait une simple causerie du mercredi. Il a livré une autopsie en direct du régime Touadéra, avec scalpel, IRM et chronomètre. C’est du lourd. Du très lourd. Du genre qui reste collé aux doigts et qui explose quand on l’allume.

 

On ne va pas édulcorer. On va transformer chaque cartouche qu’il a tirée en munitions prêtes à l’emploi pour tous ceux qui veulent comprendre pourquoi le château de cartes est déjà en train de pencher dangereusement, et pourquoi les quatre à six prochains mois (février-juillet 2026) risquent d’être les plus chauds de l’histoire récente de la Centrafrique.

 

Le boycott n’était pas de la lâcheté : c’était l’arme nucléaire qu’on a sabotée

De Gaulle a fait la chaise vide à l’OTAN pendant des décennies. Cyril Ramaphosa snobe Trump et le G20 américain pour ne pas se faire humilier. La chaise vide, quand le jeu est truqué dès le départ, c’est de la haute stratégie, pas de la peur.

 

Selon l’analyste Shabazz, Dologuélé et ses 15 % ont saboté la seule stratégie qui pouvait tuer le régime dans l’œuf : 51 % d’abstention + 15 % boycott = 66 % de rejet massif. Avec 66 % d’abstention, plus personne n’aurait pu parler de « scrutin calme » ou de « normalisation ». Touadéra aurait été nu devant les bailleurs, les think tanks suédois, les investisseurs. Dologuélé a offert 15 % de vernis de légitimité au régime. C’est un sabotage objectif.

 

Le triangle du pouvoir est en train de se briser en direct

– Vitrine : MCU (fanatiques Balalou-Piri-Birro-Baipo qui mentent même à eux-mêmes, réalistes qui avouent l’échec, silencieux qui préparent déjà leur parachute).

– Moteur : MINUSCA (en train de s’effondrer sous la faillite ONU – déficit 1,6 milliard 2025, 2,2 milliards 2026, menace bankruptcy juillet 2026, retraits de bases stratégiques déjà actés : Awaka, Ouham, Dilapoco).

– Baïonnettes : Wagner (devenus plus intéressés par les mines que par la défense du régime) + Rwandais (financements US/ONU/UK en train de s’évaporer sous Trump, Kagame en mode sortie de piste).

 

Personne ne remplace la MINUSCA. Personne. Ni FACA, ni UA, ni bilatéraux, ni Chinois. Vide sécuritaire + vide humanitaire + vide budgétaire = effondrement structurel.

 

Tout ce que Touadéra touche se transforme en kaka   

CEMAC en faillite officielle (février 2026).

BEAC vidée de ses réserves (1,5 mois d’importation restante).

Yvon Sana Bangui accusé de harcèlement et viol au sein même de la banque.

Bangui sans eau ni électricité dans des quartiers entiers (aveu Albayar).

Invasion de moustiques en pleine saison sèche malgré « Kwa ti kodro» et pelle à la main du président.

Opérations chirurgicales à la torche de téléphone à l’hôpital universitaire.

Épidémies (fièvre hémorragique Mbaiki, rougeole, coma collectif lycées).

Pénurie de viande bovine historique.

50+ évadés de Ngaragba (trois filets de sécurité sautés : gardiens, FACA, MINUSCA).

 

Dix ans de Sisyphus : il pousse, ça retombe, il recommence. Zéro résultat. Absurde total.

 

4. Les porteurs de tenue sont passés de la loyauté à la rage explosive

Les Officier de police judiciaire (Corbeau News, 6 février) :

« Nous sommes très très très très en colère. » (quatre fois).

 

Wagner tue des policiers devant l’OCRB, jette les corps comme des ordures, les embarque dans leur « coin » Serbais pour exécution sommaire.

Même traitement sur militaires en province, civils PK-5 (12 tués), maintenant policiers dans leurs propres locaux.

« Toutes les institutions sont sous la botte de Wagner. Aucune n’est indépendante. »

 

Les FACA, gendarmes, policiers – socle dur du toadérisme – sont prêts à basculer. C’est le signal le plus dangereux pour le régime.

 

Calendrier de la fin : février → juillet 2026

– 30 mars : investiture (rien ne se passe avant).

– Mi-avril : nouveau gouvernement (Touadéra met 10-15 jours pour nommer).

– Mai-juin : nouveau gouvernement essaie de prendre ses marques.

– Juillet : faillite ONU / MINUSCA shutdown probable.

→ Quatre à six mois pour tout faire basculer.

 

Touadéra n’a plus de marge de manœuvre. Il choisira la sécurité du régime (Wagner/Rwandais) plutôt que la population → frustration sociale + colère des porteurs de tenue = bombe à retardement.

 

munitions prêtes

Shabazz n’a pas raconté d’histoires. Il a décrit la tectonique des plaques en temps réel.

Le régime n’est plus soutenu par un pilier qui faiblit : il est en train de perdre les trois piliers en même temps.

Et personne ne vient les remplacer.

 

Pour l’opposition et la société civile :

– Lobbying dur pour bloquer tout parachute de dernière minute (FMI, Banque mondiale, France).

– Travail de sape auprès des think tanks et investisseurs pour isoler totalement Bangui.

– Surveillance des basculements internes (porteurs de tenue, silencieux du MCU).

 

Les mois qui viennent ne seront pas ordinaires.

Ils seront décisifs.

 

Corbeau News suit, décrypte, et ne lâche rien.

 

Shabazz a fait du très lourd.

On en a fait des munitions.

À vous de jouer.

 

Par Alain Nzilo

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David Gbeti dénonce Emile Gros-Rémond Nacombo : “Il vend le patrimoine municipal en cachette”

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David Gbeti dénonce Emile Gros-Rémond Nacombo : “Il vend le patrimoine municipal en cachette”

 

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Reception-du-paquet-de-gants-par-le-President-de-la-delegation-de-la-ville-de-Bangui-Emile-Gros-Nakombo – RCA : quand un don d’un Libanais de Skaïky à la mairie de Bangui fait rire les réseaux sociaux

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Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le secrétaire général de la mairie de Bangui, David Gbeti , dans une interview sur les antennes de la radio Ndèkè-Luka, accuse le président de la délégation de brader les biens publics sans autorisation.

 

David Gbeti a sorti les dossiers les plus sensibles. Derrière les murs de la mairie, le secrétaire général accumule depuis des mois les plaintes de citoyens dépossédés. Emile Gros-Rémond Nacombo, premier responsable de la commune, signerait des contrats de vente sans passer par les instances légales. Les terrains municipaux changent de mains dans l’opacité la plus totale.

 

La place des contenaires et l’unité au Rwandais ont été vendues. Personne au conseil municipal n’a été informé de ces transactions. Gbeti affirme recevoir régulièrement des réclamations de particuliers qui découvrent ces opérations après coup. Certaines personnes morales se manifestent également, mais leurs protestations restent sans réponse.

 

L’affaire du garage de l’Akuanga a particulièrement enflammé les esprits. Les jeunes du quartier sont descendus dans les rues pour exprimer leur colère. Ce bien public aurait été cédé dans les mêmes conditions troubles. Le conseil municipal, pourtant seul organe habilité à délibérer sur ces questions, n’a jamais été convoqué pour valider cette vente.

 

Les contrats signés sur l’axe Ucatex suivent le même schéma. Nacombo appose sa signature sur des documents engageant la commune sans consulter quiconque. Le département de tutelle ignore ces transactions. Le ministère des Finances lui-même n’est pas au courant. Gbeti, en tant que patron de l’administration, cherche en vain les traces de ces accords dans les archives officielles.

 

Cette absence de contrôle démocratique ne date pas d’hier. Depuis plus de trois ans, le conseil municipal ne se réunit plus. Les élus qui devraient valider les grandes décisions sont tenus à l’écart. La mairie fonctionne sans budget voté, ce qui permet à Nacombo d’agir à sa guise.

 

Les biens mobiliers disparaissent également. Lors du passage des inspecteurs centraux de l’Administration du territoire, Gbeti a découvert un entrepôt rempli de dons coréens. Ces équipements dorment là depuis cinq années entières. À l’intérieur, des panneaux de signalisation routière s’empilent avec des feux tricolores jamais installés.

 

Des râteaux destinés au nettoyage des rues rouillent aux côtés de tenues de travail et de bottes encore emballées. Tout ce matériel, offert gracieusement pour améliorer l’assainissement de Bangui, subit une dégradation avancée. Personne ne peut expliquer pourquoi ces équipements n’ont jamais été distribués aux services municipaux qui en ont pourtant cruellement besoin.

 

Onze bennes à ordures ont également disparu. Ces véhicules, donnés par des partenaires techniques et financiers, ne figurent plus nulle part dans l’inventaire de la mairie. Gbeti parle ouvertement de leur disparition sans pouvoir localiser leur destination finale. Les services d’assainissement continuent de manquer de moyens pendant que ces engins s’évaporent.

 

L’Union européenne avait offert des tracteurs à la commune. La Corée, la Chine et plusieurs ambassades ont également fait des dons de camions et d’engins. Aucun de ces véhicules ne se trouve actuellement dans le parc automobile municipal. Gbeti constate que ce parc est désormais inexistant malgré la générosité des donateurs.

 

Les partenaires internationaux qui ont financé ces équipements ignorent probablement leur sort. Certains dons comprenaient du matériel spécialisé pour la gestion des déchets urbains. D’autres concernaient l’entretien des routes et des espaces publics. Tous ont disparu dans la nature sans laisser de traces exploitables.

 

Le secrétaire général pointe la responsabilité directe de Nacombo dans cette hémorragie. En l’absence de tout contrôle, le président de la délégation dispose d’une liberté totale. Les organes de surveillance qui ont inspecté la mairie ont tous produit des rapports accablants sur cette gestion opaque.

 

Les citoyens qui se plaignent auprès de Gbeti repartent souvent les mains vides. Le secrétaire général ne peut rien faire sans l’accord du premier responsable. Or celui-ci refuse toute transparence sur ses agissements. Les contrats se multiplient, les biens s’envolent, et personne n’a accès aux documents justifiant ces mouvements.

 

La population réclame des comptes. Le ministre conseiller spécial du chef de l’État a même demandé publiquement le départ de Nacombo. Mais tant que le conseil municipal reste paralysé, rien ne peut changer. Les décisions continuent de se prendre dans le cabinet du maire, loin des regards et des procédures légales​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Un soldat FACA blessé, un autre tué : c’est le bilan d’une tentative de braquage des éleveurs près de Miamani

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Un soldat FACA blessé, un autre tué :  c’est le bilan d’une tentative de braquage des éleveurs près de Miamani

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Un troupeau de bœuf en pâturage à Baoro en Centrafrique. CopyrightCNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Des soldats des Forces armées centrafricaines basés dans la localité de à Miamani, à 120 kilomètres de Ndélé, ont tenté de braquer des éleveurs peuls dans la zone de Gaské, situé à une quarantaine de kilomètres de Miamani, jeudi 12 mars 2026, et la mésaventure a coûté la vie à l’un d’eux.

 

Ce jour-là, les militaires braqueurs ont quitté leur base pour aller braqué des éleveurs dans les alentours de Gaské. Les bergers, loin de se laisser faire, ont repoussé l’agression et abattu l’un des soldats, en blessant un autre. Avant de se disperser dans la brousse, ils ont récupéré l’arme du militaire tué et sont repartis avec.

 

Le soldat blessé est rentré seul à Miamani pour donner l’alerte. Ses camarades ont alors rebroussé chemin vers Gaské afin de ramener le corps de leur collègue tombé. La dépouille a finalement été acheminée à Ndélé le vendredi, avant d’être expédiée à Bangui avec le blessé.

 

Ce n’est pourtant pas la première entorse de ce genre dans cette zone. Il y a quelques semaines déjà, des militaires avaient intercepté des éleveurs à Ndélé et leur avaient extorqué quatre millions de francs CFA. Ces épisodes répétés ont fini par pousser les bergers à s’éloigner de plus en plus de la ville, en s’enfonçant vers les confins de la frontière soudanaise.

 

Conséquence directe de cet éloignement, la viande se fait rare dans la capitale provinciale. Ndélé, une ville où les bouchers abattaient couramment quatre à cinq bœufs par jour, peine désormais à en trouver un seul. Sur le marché, la pesée au kilogramme a disparu : les bouchers découpent en petits morceaux qu’ils disposent en tas, et les clients achètent ce qu’ils peuvent.

 

La saison sèche aggrave encore la situation, car le poisson est lui aussi difficile à trouver en cette période. Les habitants se rabattent sur ce qu’ils trouvent, feuilles de manioc ou autres denrées de fortune. Et pendant ce temps, certains soldats ont quand même choisi d’aller chercher les éleveurs jusque dans leurs campements reculés.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Barthelemy Kossi

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À Boali, des fous tabassent un fou et crient victoire sur les réseaux sociaux

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À Boali, des fous tabassent un fou et crient victoire sur les réseaux sociaux

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Des fous, considérés par les centrafricains comme des soldats des forces armées centrafricaines,  ont, dans leur folie,  tabassé un homme fou comme eux près de Boali, filmé la scène et diffusé la vidéo en ligne, se félicitant d’avoir neutralisé un rebelle.

 

Les faits se sont produits la semaine dernière sur la route de Boali, à 45 kilomètres de Bangui, précisément dans la ferme privée du chef d’état-major Zéphirin Mamadou. Une ferme privée où ces soldats du désordre sont déployés, non pas pour des missions militaires, mais pour effectuer des travaux agricoles au profit de leur chef d’État-major, qui utilise l’armée nationale comme sa propre entreprise personnelle.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/l-homme-fou-arrete-par-les-forces-armees-centrafricaines-et-presente-comme-un-rebelle.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/l-homme-fou-arrete-par-les-forces-armees-centrafricaines-et-presente-comme-un-rebelle.webp” alt=”L’homme fou arrêté par les forces armées centrafricaines et présenté comme un rebelle.” width=”400″ height=”557″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/l-homme-fou-arrete-par-les-forces-armees-centrafricaines-et-presente-comme-un-rebelle.webp 400w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/l-homme-fou-arrete-par-les-forces-armees-centrafricaines-et-presente-comme-un-rebelle-302×420.webp 302w” sizes=”auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px” />
L’homme fou arrêté par les forces armées centrafricaines et présenté comme un rebelle.

C’est dans ce cadre que ces soldats du désordre ont mis la main sur un homme visiblement dérangé mentalement, avec des vêtements  sales, baladant sans but précis dans les parages. Sans chercher à vérifier quoi que ce soit, ces fous de Touadera se sont acharnés sur lui à coups de poings et de pieds, devant les habitants du village médusés, qui observaient la scène sans comprendre ce que cet homme aurait bien pu faire de répréhensible.

 

Pourtant, rien sur lui ne permettait d’accréditer la thèse d’un combattant  rebelle : des vêtements souillés, des chaussures en lambeaux, une allure de quelqu’un abandonné à lui-même depuis longtemps. Mais les fous de Touadera ont maintenu leur version, affirmant avoir capturé un rebelle de la CPC qui voulait, selon leurs propres mots, faire courir de nouveau la population. L’un d’eux a même déclaré dans la même vidéo publiée en ligne qu’ils avaient assez couru, et que désormais, c’était terminé.

Les effets de guerre( marmite, vieux habits, sachets, bidons), de l'homme fou arrêté
Les effets de guerre( marmite, vieux habits, sachets, bidons), de l’homme fou arrêté

La vidéo a circulé rapidement sur les réseaux sociaux, présentée comme la preuve d’un exploit militaire. Ces hommes en uniforme attendaient visiblement une récompense, peut-être même une promotion en grade, pour avoir maîtrisé un fou sans défense.

 

D’ailleurs ce n’est pas la première fois qu’un fou devient la cible de violences de la part de porteurs d’armes en Centrafrique : à Zémio, des mercenaires russes avaient tué un fou, convaincu qu’il s’agissait d’un milicien azandé déguisé.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Touadéra, Président voleur , mais très radin. Les jeunes de Miskine se souviennent

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Touadéra, Président pilleur, mais très radin. Les jeunes de Miskine se souviennent

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Touadera-a-la-mosquee-Ali-Babolo-KM5 – Touadera, souvenez-vous de votre promesse dans la mosquée centrale de Bangui en 2016?

 

À Bangui, une scène vécue lors du Ramadan 2023 reste gravée dans les mémoires : un geste présidentiel de Touadera, jugé humiliant par les habitants du quartier Miskine.

 

En avril 2023, jour de la fête de l’Aïd el-Fitr, le président Faustin-Archange Touadéra s’est rendu à la mosquée centrale du PK5, dans le troisième arrondissement de Bangui, située sur l’avenue Koudoukou. Comme le veut la tradition, plusieurs membres du gouvernement, hauts responsables et fidèles musulmans s’étaient réunis pour marquer l’événement.

 

À la fin de la cérémonie, le cortège présidentiel a repris la route du retour en empruntant l’avenue Koudoukou. En passant devant le marché Miskine, dans le cinquième arrondissement, quelques mètres plus loin, un homme de religion chrétienne vêtu d’un grand boubou, habillé comme les fidèles musulmans, se tenait au bord de la route. Lorsque le cortège est arrivé à sa hauteur, il a salué respectueusement le président. Le convoi s’est alors arrêté, et l’homme s’est approché du véhicule présidentiel. Le président lui parle et demande sa santé, puis lui remet une enveloppe, sous le regard de ses gardes et de nombreux témoins. Puis le Président démarre son véhicule et quitte le lieu.

 

L’instant, d’abord vécu comme un honneur, a vite tourné en désillusion. Près de cents jeunes du quartier, rassemblés autour de l’homme, l’ont contraint à ouvrir l’enveloppe sur place. Tous s’attendaient à découvrir une somme importante, comme c’est souvent le cas lors de gestes présidentiels en public. Mais à l’intérieur, il n’y avait que deux billets de 10 000 francs CFA.

 

La réaction fut immédiate. Les jeunes, furieux, ont récupéré l’enveloppe, gardé une partie de l’argent pour eux et laissé seulement 10 000 francs CFA au vieil homme. Ils ont ensuite affirmé vouloir utiliser leur part pour boire du vin de palme. Très vite, les insultes ont fusé contre le président, accusé de manquer de considération et de se montrer « radin » malgré les immenses ressources qu’il détournerait du pays.

 

Depuis, cet épisode est resté dans la mémoire collective des habitants du quartier Miskine. Pour beaucoup, il incarne le contraste entre l’image d’un chef d’État accusé de piller les richesses nationales et la réalité d’un homme qui, face à un citoyen ordinaire, se montre incapable d’un véritable geste de générosité.

 

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Septième République ou septième arnaque ? Quand NDOKOULA Clarisse, professeure d’histoire au lycée de Miskine, frappe dur pour arnaquer ses élèves : 5 000 francs ou 0 sur 20

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Septième République ou septième arnaque ? Quand NDOKOULA Clarisse, professeure d’histoire au lycée de Miskine, frappe dur pour arnaquer ses élèves : 5 000 francs ou 0 sur 20

 

 

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Le lycée de Miskine de Bangui. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Au lycée de Miskine, dans le cinquième arrondissement de Bangui, NDOKOULA Clarisse, professeure d’histoire-géographie, a trouvé sa propre définition de la septième République : payer 5 000 francs CFA ou recevoir zéro sur vingt au devoir.

 

Pour comprendre ce phénomène, l’essentiel est de savoir que dans les établissements scolaires de Bangui et de certaines villes de province, l’école publique n’a plus rien de gratuit. Depuis plusieurs années, une logique commerciale, une mafia digne des parrains colombiens  s’est glissée dans les salles de classe, dans les bureaux des proviseurs, jusque dans les couloirs des administrations scolaires. Tout se paie, tout se monnaye, et personne ne semble s’en gêner.

 

Rappelons que ce mouvement a pris racine il y a une vingtaine d’années, mais c’est aujourd’hui, depuis 2018  qu’il atteint un degré que l’on n’aurait pas imaginé.

 

Dans les lycées de la capitale, les enseignants font payer les cours, l’administration fait payer les examens, et les proviseurs gonflent les frais de scolarité à leur guise. Un professeur imprime un quart de feuille A4, y inscrit ses questions, et réclame 100 francs CFA par élève pour ce bout de papier. Sur une seule feuille complète découpée en six morceaux, il encaisse 600 francs pour une dépense de 50 francs..

 

Mais au lycée de Miskine, situé sur l’avenue des Martyrs en direction de l’aéroport, la situation a dépassé ce que vivent les autres établissements de la capitale. Ici, c’est le chaos dans toute sa forme.

 

C’est dans ce contexte déjà pesant que le cas de NDOKOULA Clarisse  s’impose comme l’exemple le plus parlant de cette dérive. Professeure d’histoire-géographie au lycée de Miskine, cette enseignante a instauré dans ses classes un système de paiement obligatoire pour tout. Composer un examen coûte de l’argent. Faire un exposé coûte encore plus.

 

Pour les exposés de groupe, NDOKOULA Clarisse a fixé un tarif précis : 5 000 francs CFA minimum par groupe, à remettre en enveloppe avant de prendre la parole. Peu importe le nombre d’élèves dans le groupe, peu importe la situation des familles. Le montant est non négociable, et quiconque ne s’y plie pas en subit les conséquences directement sur sa note.

 

C’est dans ce contexte là que la semaine dernière, un groupe, le sixième groupe pour être précis,  a glissé dans l’enveloppe un billet de 2 000 francs CFA. Quand l’enseignante a ouvert l’enveloppe et constaté le montant, elle a immédiatement stoppé l’exposé. Devant toute la classe, elle a prononcé des mots qui ne laissent aucune place au doute : si ce n’est pas 5 000 francs, le groupe repart avec un double zéro, sans discussion.

 

Ce qui frappe davantage, c’est la manière dont elle a justifié cette exigence. NDOKOULA Clarisse a déclaré ouvertement, devant ses élèves : « Nous sommes à la septième République. Pas de pitié, pas de pardon, tout est payant. » Elle s’est approprié le discours officiel du président Touadéra pour en faire le bouclier de ses propres pratiques.

 

Cette référence à la septième République ne vient pas de nulle part. Lorsque le président Touadéra a modifié la constitution et instauré cette nouvelle ère, il avait promis développement, lutte contre la corruption et prospérité pour tous. Aujourd’hui, dans les classes du lycée de Miskine, ces mots servent à légitimer le racket des élèves et des familles déjà à bout de souffle.

 

Le lycée de Miskine n’est pourtant pas un cas unique dans ce tableau. Il y a quelques mois, au lycée de Gbaloko, vers PK15 à la sortie nord de Bangui, les élèves ont déclenché une grève après que le proviseur avait doublé les frais d’examen.

 

Les élèves en colère étaient descendus dans la rue, et les forces de l’ordre avaient dû intervenir pour disperser le mouvement. Malgré cet épisode, rien n’a changé dans les pratiques. Dans d’autres établissements, le même système continue de s’étendre, tranquillement, comme si la grève de Baloko n’avait jamais eu lieu.

 

Pendant ce temps, le président de la République, lui-même ancien enseignant, continue de tenir des discours sur la grandeur de l’éducation centrafricaine et sur les progrès accomplis sous sa gouvernance. À Miskine, les élèves qui n’ont pas 5 000 francs dans leur poche rentrent chez eux avec un double zéro, et Touadéra trouve cela normal.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Touadéra et Wagner préparent une guerre ethnique contre les Gbaya autour de Bossangoa

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Touadéra et Wagner préparent une guerre ethnique contre les Gbaya autour de Bossangoa

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-elements-du-chef-rebelle-Armel-Sayo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-elements-du-chef-rebelle-Armel-Sayo.jpg” alt=”Florent Kema, chef d’État-major de CMSPR  alerte sur une possible guerre ethnique dans l’Ouham : Gbaya contre Peuls et musulmans, avec Touadéra et Wagner en cause” width=”263″ height=”300″ />
Les éléments de la CMSPR du chef rebelle Florent Kema

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le général Florent Kema, chef d’état-major de la Coalition Militaire de Salut du Peuple et de Redressement (CMSPR), a diffusé un message vocal ce samedi 14 mars 2026 sur les réseaux sociaux. Il s’adresse à tous les Centrafricains, à la diaspora en Europe, aux États-Unis, en Russie, en Chine et ailleurs, ainsi qu’aux réfugiés dans les pays voisins comme le Cameroun, le Congo-Brazzaville et la RDC.

 

Dans ce message, Florent Kema explique qu’il parle pour informer la population centrafricaine, les défenseurs des droits de l’homme, la justice nationale et la communauté internationale. Il pointe une politique de guerre ethnique dans la préfecture de l’Ouham, particulièrement autour de la ville de Bossangoa et dans les villages Gbaya voisins.

 

Selon lui, le président Faustin-Archange Touadéra et les mercenaires russes du groupe Wagner, qu’il décrit comme supérieurs au pouvoir en place, ont mis en place cette stratégie. Il accuse ces forces de pousser les conflits entre les Gbaya d’un côté, et les Peuls et musulmans de l’autre, pour créer des divisions ethniques et confessionnelles.

 

Florent Kema cite des faits récents : il y a quelques jours, le gouvernement et les Wagner ont regroupé des ex-rebelles de l’UPC (dirigée par Ali Darassa) et du MPC (dirigée par Mahamat Al-Khatim). Ces ex-rebelles ont reçu l’ordre d’attaquer village par village les zones Gbaya autour de Bossangoa. La raison donnée : la présence supposée d’éléments du général Kema et d’anciens militaires FACA de l’époque de l’ancien président François Bozizé dans ces localités.

 

Dès le 4 mars 2026, ces groupes ont attaqué cinq villages : Baudili, Baudé, Boro, Boala et d’autres. Les habitants ont été chassés, les maisons incendiées, quatre personnes tuées et huit blessées. Les villages sont restés vides, occupés maintenant par des ex-rebelles UPC et MPC, avec des Peuls et des Arabes parmi eux.

 

Une semaine plus tard, le 11 mars, les attaques ont continué. Dans un village, les assaillants sont tombés sur une position de la CMSPR. Un affrontement a eu lieu de 5 heures du matin à 6 heures. Les éléments de Kema se sont repliés sur plus de 30 km, vers le village Bowei. Les Wagner, venus en renfort depuis Bossangoa, Nana-Bakassa et Batangafo, ont alors pris le village Bowei. Ils ont capturé 15 jeunes, les ont attachés à des arbres, torturés et mutilés (dont des découpages de pénis). Trois femmes ont été blessées, un hôpital saccagé et pillé porte par porte, deux maisons brûlées, un vieil homme tué, et des biens volés.

 

Florent Kema affirme que ce plan vise à continuer les violences dans tous les villages Gbaya de l’Ouham. Il accuse Touadéra de refuser le dialogue inclusif que la CMSPR attend depuis février 2026 (date à laquelle le groupe a suspendu ses opérations militaires). À la place, le pouvoir préfère des accords limités avec Ali Darassa (UPC), Bobo Sambé (3R) et Mahamat Al-Khatim (MPC), avec l’appui des mercenaires russes, pour mener ces actions contre les civils.

 

Il lance un appel clair : les Centrafricains doivent refuser la guerre ethnique et confessionnelle. Il dit aux musulmans centrafricains et à tous les civils musulmans qu’ils n’ont rien à voir avec ce conflit et qu’il ne faut pas porter la main sur eux. Il appelle aussi les Centrafricains du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest à ne pas attaquer les civils musulmans ou d’autres ethnies. Il insiste sur le fait que le gouvernement pousse à ces divisions, mais que les Gbaya et d’autres ethnies ont toujours vécu en bonne relation avec les musulmans centrafricains.

 

Florent Kema termine en remerciant ses alliés qui ont apporté des renforts et appelle à l’union des groupes armés et des Centrafricains pour faire face à cette situation. Il répète que le pays a besoin d’un dialogue inclusif pour la paix, et non de cette voie choisie par le pouvoir avec les étrangers.

 

Ce message vise à informer le monde entier de ce qui se passe dans l’Ouham et à empêcher que le risque de génocide ethnique ne devienne réalité.

 

Par Arsène Féimonazoui

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L’AMBASSADE OU L’ACADÉMIE DE LA FAUTE ? LE MYSTÈRE DU COMMUNIQUÉ « CRÉATIF » DE L’AMBASSADE DE LA RCA AU CONGO

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L’AMBASSADE OU L’ACADÉMIE DE LA FAUTE ? LE MYSTÈRE DU COMMUNIQUÉ « CRÉATIF » DE L’AMBASSADE DE LA RCA AU CONGO

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/sylvie-Baipou-Temon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/sylvie-Baipou-Temon.jpg” alt=”L’hypocrisie de Touadéra face au départ d’Air France : quand Sylvie Baïpo-Temon est à l’origine du départ de cette compagnie de la RCA” width=”300″ height=”169″ />
Sylvie Baïpou-Temon, ministre des affaires étrangères, originaire de Grimari

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En lisant le communiqué de l’ambassade de la RCA au Congo, on sent que la forme ne rend pas justice à l’importance du message. Pour un communiqué officiel d’une ambassade, la rigueur grammaticale et la précision administrative sont essentielles pour garder toute sa crédibilité. Mais voilà! Ce n’est pas leur faute, c’est d’ailleurs toute l’administration centrafricaine sous la dictature de Baba Kongoboro qui est devenue une académie DE LA FAUTE.

 

On dit souvent que l’habit ne fait pas le moine, mais en diplomatie, le Bescherelle devrait au moins faire l’ambassadeur. Imaginez la scène : un bureau officiel, un sceau doré, une signature prestigieuse, et au milieu de tout ça… un texte qui semble avoir été rédigé par un stagiaire fâché avec la langue française (et avec la géographie). Bienvenue dans les coulisses de la communication de la République Centrafricaine au Congo. Un document qui nous prouve qu’entre « administrer » et « martyriser la grammaire », il n’y a qu’un pas… ou une faute de frappe.

 

Sans plus tarder, entrons rapidement dans le vif du sujet. Voici pourquoi ce communiqué mérite une médaille d’or dans la catégorie « Humour À l’ivoirienne» :

 

Le Nouveau Pays : « Le Congo Brazzaville »

Apparemment, l’Ambassade a décidé de rebaptiser son pays d’accueil. Pourquoi s’en tenir à « République du Congo » quand on peut ajouter le nom de la ville pour être sûr que personne ne se perde ? C’est un peu comme si on écrivait « La France Paris » ou « Les USA Washington ». C’est original, mais c’est surtout un bel incident diplomatique cartographique.

 

La Virgule Mystique

« …que, l’équipe de la mission… » Pourquoi cette virgule après le « que » ? Personne ne sait. C’est sans doute une pause dramatique pour nous préparer au choc de la suite. On respire, on attend, et on prie (ou on « pris », selon l’Ambassade).

 

Le Verbe « Pris » : La Conjugaison de l’Impossible «

L’Ambassade pris… » À ce stade, on ne sait plus si l’Ambassade a « pris » un café ou si elle « prie » pour que personne ne remarque la faute. Spoiler : c’est le verbe prier. Mais au présent, c’est mieux. Sauf si l’Ambassade vit dans un passé composé très personnel.

 

Le Voyage Temporel du Verbe « Arriver »

L’équipe de mission « arrivera » du 17 au 22 mars. C’est techniquement un exploit physique. En général, on arrive une fois, et après, on séjourne. Mais ici, apparemment, l’équipe prévoit d’arriver en boucle pendant cinq jours. Un record de ponctualité répétitive !

 

Le Casse-tête des « Ceux qui ce sont en enregistrer »

C’est ici que le cerveau de l’ambassade commence à craqué. Entre le « ce » (démonstratif) au lieu de « se » (réfléchi) et le « en enregistrer » qui ressemble à un message codé de la résistance, on comprend que le rédacteur a jeté l’éponge. On espère que pour les passeports, ils sont plus précis que pour leurs participes passés.

 

L’Énumération « Devine si tu peux »

« Copie d’acte de naissance », « Copie certificat de nationalité ». Combien ? Une ? Dix ? Une douzaine pour tapisser le bureau ? Dans le doute, ramenez toute votre bibliothèque administrative, car la précision semble être une option payante non incluse dans les 80 000 FCFA de frais.

 

En réalité, si vous avez besoin d’un passeport, armez-vous de patience et d’un correcteur automatique. Ce communiqué nous rappelle que dans certaines administrations, on ne manque pas de sérieux, on manque juste de dictionnaires.

 

Par Alain Nzilo

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À Zemio, des malades du VIH sans médicaments et sans personnel pour les soigner

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À Zemio, des malades du VIH sans médicaments et sans personnel pour les soigner

 

 

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Fuite des habitants de Zemio vers la RDC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis 2017, la région de Zemio vit sous la pression d’une crise armée qui a forcé des milliers de personnes à fuir vers Zapay, en République démocratique du Congo. Parmi ces déplacés figurent des patients sous traitement antirétroviral à vie, dont la survie dépend d’une prise régulière et ininterrompue de leurs médicaments.

 

Le temps qui passe aggrave leur situation. Plus les mois s’écoulent, plus il devient difficile pour ces malades de retrouver leurs ARV dans les conditions d’exil où ils vivent. La reprise des affrontements en mai 2024, à partir de Koumboli, entre les FACA, la police, les forces russes de la milice Wagner et les milices de l’AAKG, a rendu le retour vers les structures de soins pratiquement impossible pour la plupart d’entre eux.

 

À l’hôpital secondaire de Zemio, le personnel soignant qui est resté porte lui-même des blessures invisibles. Les agents du bureau de rendez-vous ont vécu des épisodes difficiles qui les ont marqués durablement, au point que leur capacité à tenir le service dans des conditions normales est aujourd’hui sérieusement compromise.

 

C’est dans ce contexte qu’une décision a été prise de renvoyer l’assistante chargée de la dispensation des médicaments à son lieu d’affectation d’origine, sans qu’elle ait été au préalable consultée ni entendue. Une telle démarche soulève une question pratique immédiate : comment assurer la continuité du service quand une seule personne en avait la charge, et qu’elle part sans passation ?

 

Le poste de dispensation des ARV ne peut fonctionner avec un seul agent, surtout dans un environnement aussi tendu. Il aurait fallu renforcer cette assistante avec au moins un ou deux soignants formés à la prise en charge des pathologies liées au VIH/SIDA, avant même d’envisager quelque réorganisation que ce soit.

 

Le renvoi d’un agent sans remplacement préparé ni transfert de responsabilités crée un vide que les malades paient de leur santé. Dans une structure qui dessert des patients dont chaque jour sans traitement peut avoir des conséquences irréversibles, les décisions administratives ne peuvent pas être prises à la légère, sans évaluation préalable des difficultés réelles du terrain.

 

Les tensions entre membres du personnel soignant, dans un tel contexte, ne sont ni une surprise ni une fatalité. Elles résultent d’une organisation qui ne tient pas compte des conditions humaines dans lesquelles ces agents travaillent. La violence, quelle que soit sa forme, n’a jamais produit de soins de qualité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Délégation gouvernementale à Ouanda-Djallé : le ministre de la Défense promet justice, sanctions et relèvement total des unités impliquées

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Délégation gouvernementale à Ouanda-Djallé : le ministre de la Défense promet justice, sanctions et relèvement total des unités impliquées

 

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La foule et la délégation ministérielle venue de Bangui réunies à Ouanda-Djallé. Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Trois semaines après la fusillade qui a coûté la vie à trois civils dont deux adolescents, le gouvernement a dépêché une délégation de haut niveau pour tenter de refermer une plaie ouverte. Claude Rameaux Bireau, ministre de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’Armée, accompagné de Bruno Yapandé, ministre de l’Administration du territoire, s’est rendu sur place pour affronter directement la colère accumulée.

 

Dès sa descente d’hélicoptère, le ministre Bireau a été accueilli par des enfants en rang, mais aussi par des regards lourds et des questions qui fusent. Dans la salle de réunion publique, il a pris la parole en premier, le ton grave, presque personnel :

 

« J’ai vraiment mal au cœur. Les militaires ont pour mission de protéger la population, de garder ses biens. Pas de se lever et de tirer sur elle. C’est grave, ce n’est pas acceptable. »

 

Il a réaffirmé que l’incident du 27 février – une altercation au marché devenue carnage – touche « tout le monde » et a présenté, au nom du président Faustin-Archange Touadéra, condoléances et excuses officielles aux familles endeuillées et aux blessés toujours soignés.

 

Mais le cœur de son intervention résidait dans les engagements concrets annoncés :

 

  1. Une enquête approfondie, déjà en cours, supervisée par le général de corps d’armée Isamo, inspecteur des armées, présent à ses côtés pour « écouter et prendre les choses en main ».
  2. Des sanctions disciplinaires immédiates dès réception des conclusions.
  3. Des poursuites judiciaires contre les auteurs présumés : « Couler le sang de quelqu’un, ce n’est pas une mince affaire. Ça ne restera pas comme ça. » 4. Le relèvement intégral et sans délai de toutes les unités FACA actuellement déployées à Ouanda-Djallé. « J’ai déjà fait la liste. Nous allons relever tout le monde ici et ramener d’autres soldats. »

 

Le ministre a insisté : la logistique (avion, distance) retarde légèrement l’opération, mais la décision est prise et irréversible.

 

Bruno Yapandé a complété en transmettant un message direct du président : « Il m’a dit : “Dis-leur que je pense à eux, que mes yeux sont rivés sur Ouanda-Djallé.” » Il a reconnu les souffrances accumulées (école, hôpital, routes, insécurité) et présenté l’envoi exceptionnel de deux ministres comme une preuve rare d’attention présidentielle.

 

La population a écouté. Certains ont applaudi poliment. Mais la méfiance reste palpable. Le sultan-maire et le sous-préfet, dans leurs interventions précédentes, avaient déjà exposé l’ampleur des griefs : absence d’État, occupation de la coopérative OFCA par les militaires, abus quotidiens, école paralysée depuis le drame. Les promesses de justice et de rotation des troupes sont accueillies avec un prudent « on verra ».

 

À Ouanda-Djallé, on ne demande plus seulement des mots ou des changements de visage. On attend les premiers camions qui emporteront les unités accusées, les premiers gendarmes qui patrouilleront sans arme lourde, les premières audiences judiciaires. La délégation est repartie, mais la ville reste en attente – vigilante, blessée, et déterminée à ne plus se contenter de paroles.

 

Par Serge Binguimalé

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CENTRAFRIQUE : ANALYSE DES ENJEUX GÉOPOLITIQUES DU DERNIER VOYAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EN RUSSIE ET LES CONSÉQUENCES D’UN PARTENARIAT STRATÉGIQUE CONTROVERSÉ.

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CENTRAFRIQUE : ANALYSE DES ENJEUX GÉOPOLITIQUES DU DERNIER VOYAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EN RUSSIE ET LES CONSÉQUENCES D’UN PARTENARIAT STRATÉGIQUE CONTROVERSÉ.

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Poutine et Touadera à Moscou, le 15 janvier 2025

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Au lendemain de la proclamation des résultats définitifs des élections présidentielles du 28 décembre 2025 à l’issue desquelles le chef de l’État sortant s’est imposé gagnant avec un score soviétique, le pouvoir de Bangui est en quête permanente de repères.

 

C’est dans cette optique qu’en marge des préparatifs de la cérémonie d’investiture, de la prestation de serment qui sera violé au gré de son humeur, le Président de la République a effectué un énième voyage en Russie.

 

Cette visite diplomatique qui s’inscrit dans le prolongement du partenariat d’antan a une saveur particulière.

 

Décriés par les conventions internationales paraphées ou ratifiées par la République centrafricaine et qualifiés de groupes terroristes par les Nations Unies, le pouvoir de Bangui a décidé unilatéralement d’interrompre les effets juridiques du lugubre contrat non rendu public qui le lie aux Wagners au bénéfice d’Africa corps qui est placé sous la tutelle du ministère russe de la défense.

 

Cette situation au demeurant banale qui peut impacter négativement l’avenir de notre chère nation a généré un climat de tension voire de psychose au sein de la paisible population.

 

Comme il est de tradition que le grand amour finit toujours par la haine, les mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner réclament en dédommagement de la violation abusive du contrat une somme de 900 milliards de francs CFA pour se désengager totalement de la République centrafricaine.

Parallèlement à cette facture que le pouvoir de Bangui ne peut honorer, la fédération de Russie réclame le versement d’une certaine somme pour rendre opérationnel le début du déploiement de Africa corps afin de sécuriser le fauteuil présidentiel et de contribuer à la stabilité du pays.

Fort de ce constat plus que inextricable et filandreux, ce voyage diplomatique répété qui s’apparentait de prime abord à la consolidation de l’alliance, le renforcement de la coopération bilatérale entre les deux nations ou un laboratoire d’expérience pour se projeter en Afrique se transforme graduellement en une équation où le seul inconnu est égal à la derivée d’une fonction constante.

Ainsi, le pouvoir de Bangui se retrouve dans une situation équivalente à la traversée du désert, de la mer à boire au risque de troquer son pouvoir confisqué aux forceps au détriment des standards démocratiques.

À ce stade, il apparaît important de souligner que la dépendance sécuritaire totale à la Russie au détriment de l’armée nationale forte de 33 milles hommes qui paraissait monter en puissance soulève la problématique du bradage de notre souveraineté où la terre de nos aïeux s’est s’érigée en champ d’affrontements géopolitiques et de rivalités d’influences des grandes puissances mondiales.

Incertain sur l’avenir immédiat de notre nation, le citoyen lambda s’interroge :

1- Quels sont les apports ainsi que les impacts des innombrables visites diplomatiques des autorités établies en Russie ?

2- En d’autres termes, quels sont les reflets de ces différents voyages pour L’État centrafricain ?

3- S’ils en existent, sont-ils bénéfiques à la population ou au pouvoir de Bangui ?

4- Le pouvoir de Bangui saura t-il endiguer les tensions électrostatiques qui se baladent dans la stratosphère suite au retrait des Wagners au profit d’Africa corps placé sous l’autorité du ministère russe de la défense ?

5- Quid du sort du pouvoir de Bangui si la facture exorbitante des Wagners liée à la rupture prématurée et unilatérale du contrat n’est pas honorée ?

6- Le pouvoir de Bangui va t-il enfin improviser sans vergogne un voyage à Paris pour tenter de sauver le soldat putschiste ?

En tout état de cause, le pouvoir sous perfusion, agonisant de Bangui réunit tous les ingrédients symptomatiques dignes de fin de règne et qu’aucun pays au monde ne peut être sécurisé durablement par une force étrangère à plus forte raison des mercenaires.

En conséquence de ce qui précède, nous invitons les forces vives de la nation pour mutualiser leurs efforts afin de préparer l’après Touadera en ergotant sur la renaissance centrafricaine, slogan de résistance du Rassemblement Unitaire.

En attendant cette investiture où le peuple ne va plus croire au serment d’hypocrites, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signale que forcer un mandat supplémentaire illégal n’est pas la solution idoine aux maux centrafricains car il n’est qu’une aggravation des causes du problème c’est-à-dire qu’il ne fait que prolonger un pouvoir mais ne résout pas la crise qui à la longue risque de vous éclabousser.

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…

Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements, vos mépris envers le peuple sont légitimes et légaux.

Ce pays qui symbolise le sacrifice de vie et l’héritage du feu Président fondateur Barthélémy Boganda à connu de pires despotes que vous mais qui ont fini leur mégalomanie exacerbée dans la poubelle non recyclable de l’histoire.

Au delà de votre insatiable soif de pouvoir, le sage du village disait que ce dernier n’était pas un patrimoine familial et/ou dynastique où on pouvait négocier par des manœuvres dolosives des mandats supplémentaires indéfiniment mais au contraire il s’agissait d’une responsabilité limitée dans le temps et qui pouvait être assumée en conformité au principe de continuité du service public par un autre centrafricain plus compétent et visionnaire que vous…

Alors n’attendez pas que la huée et la clameur de la rue vous poursuivent pour comprendre que c’est le moment de partir.

Attention Monsieur le tyran, nous ne cessons de vous rappeler puisque la répétition est pédagogique que nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’étonnent du résultat produit…

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande même avec insistance ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 14 Mars 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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Sani Yalo, encore Sani Yalo :  ce criminel mafieux qui bloque un immeuble de maître Crépin Mboli-Goumba depuis 2017

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Sani Yalo, encore Sani Yalo :  ce criminel mafieux qui bloque un immeuble de maître Crépin Mboli-Goumba depuis 2017…

 

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Le parrain des parrains mafieux Sani Yalo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Bangui, sur le boulevard Charles de Gaulle, juste en face de l’ancien Bangui Plage et à côté de Sunu Assurance, se dresse un immeuble au cœur d’un litige qui dure depuis maintenant sept années entières.

 

Cet immeuble abrite aujourd’hui la société O’Rachida, propriété de Sani Yalo, un terrible mafieux criminel. Surnommé “le gourou de Touadera ” dans les cercles où son nom circule, cet homme occupe les lieux sans aucun titre de propriété, sans bail, sans autorisation. Il s’y est installé et refuse catégoriquement de partir, malgré les réclamations du propriétaire légitime, Maître Crépin Mboli-Goumba.

 

L’histoire de cet immeuble remonte à plusieurs années. Il appartenait initialement à un certain Lombilo, qui avait contracté une hypothèque auprès de la BNCD. Après le décès de Lombilo, un dénommé Baba Bako s’est arrangé pour fabriquer un faux titre foncier, avec la complicité d’un membre de la famille du défunt. Cette falsification lui a permis de s’installer dans l’immeuble, alors que le titre foncier original restait entre les mains de l’État.

 

Quand les autorités ont découvert cette arnaque, Baba Bako a pris la fuite. Il n’a plus jamais remis les pieds à Bangui jusqu’à sa mort. L’État a alors récupéré le titre foncier authentique et vendu l’immeuble pour se rembourser. C’est Maître Crépin Mboli-Goumba qui l’a acheté, devenant ainsi le propriétaire en bonne et due forme.

 

Mais voilà que Sani Yalo refuse de reconnaître cette réalité juridique. Il continue d’exploiter l’immeuble comme si de rien n’était, installant sa société dans les locaux sans verser le moindre loyer.

 

Le liver Mbaikassi,jadis très proche de Sani Yalo ,à déclaré dans un de ses live que Sani Yalo lui avait dit en se vantant qu’il est au pouvoir, donc, il va occuper gratuitement la propriété de Mboli-Goumba, parce que c’est un opposant.

 

Cette déclaration en dit long sur le personnage. Sani Yalo semble fonctionner selon ses propres règles, considérant que sa proximité avec le Président Baba Kongoboro lui donne tous les droits. Une mentalité de caïd, de mafieux qui estime que la loi ne s’applique pas à lui.

 

Aujourd’hui, l’affaire traîne devant les tribunaux. Maître Mboli-Goumba réclame à Sani Yalo la somme colossale de 450 millions de francs CFA pour les sept années d’occupation illégale, plus l’expulsion immédiate des lieux. Le dossier avance, certes lentement, mais il avance. Le propriétaire légitime attend d’obtenir une décision exécutoire à Bangui avant de porter l’affaire devant la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA) à Abidjan. Une fois cette étape franchie, les saisies sur les biens de Sani Yalo pourront commencer.

 

Car il faut bien comprendre une chose : Sani Yalo n’a absolument aucun document légal justifiant sa présence dans cet immeuble. Pas de titre foncier, pas de contrat de location, rien. Il squatte, purement et simplement. Et pendant ce temps, il continue de mener ses affaires tranquillement, comme si cette situation était parfaitement normale.

 

Sept ans d’occupation sans payer, cela représente une somme astronomique. Les 450 millions réclamés ne sont pas un chiffre lancé au hasard. C’est le montant des loyers impayés, calculés sur toutes ces années où Sani Yalo a profité gratuitement d’un bien qui ne lui appartient pas. Un véritable hold-up immobilier en plein centre de Bangui.

 

Le plus choquant dans cette affaire, c’est l’impunité apparente dont jouit ce personnage. Comment peut-on occuper illégalement un immeuble pendant sept longues années sans être inquiété? Comment une personne sans aucun droit peut-elle continuer à exploiter un bâtiment en toute tranquillité? La réponse se trouve probablement dans les réseaux d’influence que Sani Yalo a su tisser au fil des années, ces connexions avec le pouvoir dont il se vantait jadis auprès du Pasteur Mbaikassi.

 

Mais les choses semblent enfin bouger. La justice, même si elle prend son temps, finit toujours par rendre ses verdicts. Et cette fois, Maître Mboli-Goumba semble déterminé à aller jusqu’au bout. L’affaire qui dort depuis trop longtemps va bientôt connaître son dénouement. Les procédures sont lancées, les demandes sont formulées, les preuves sont rassemblées.

 

Le dossier attend maintenant que la justice centrafricaine statue définitivement. Une fois la décision rendue et l’exécution ordonnée, Sani Yalo n’aura plus d’autre choix que de libérer les lieux et de payer ce qu’il doit. À moins qu’il ne préfère fuir comme l’avait fait Baba Bako avant lui, quand les murs ont commencé à se refermer sur ses propres magouilles. Mais cette fois, avec la CCJA dans la boucle, les options de fuite se réduisent considérablement​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Il y’a lieu de rappeler que Sani Yalo n’est pas à son premier coup. C’est un multirécidiviste criminel. Il a d’ailleurs essayé de détourner la propriété de Banguetandé, au quartier Castors, pe dans des années alors qu’il était locataire. La Cour de Cassation avait réussi à le débouter.

 

En plus, il avait braqué deux fois la CFAO avait son frère Daz, en 2003, quand Bozize a pris le pouvoir en 2012, quand la Seleka a pris le pouvoir. Et par deux il avait été arrêté, avant de s’évader.

 

C’est donc un évadé officiel car le dossier est encire devant la justice.

 

Comme si ça ne lui suffisait pas, il veut, sans la moindre honte, veut devenir premier ministre  ou Vice Présidentde la République.

 

 

 

Par Alain Nzilo…

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Ça y est Balalou, ça y est : MSF t’a frontalement démenti avec ta propagande imposée par les Wagner

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Ça y est Balalou, ça y est : MSF t’a frontalement démenti avec ta propagande imposée par les Wagner

 

 

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François Zampareni, cadre de MSF-RDC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

MSF a publié le 10 mars 2026 un communiqué qui réduit à néant, en une seule phrase, toute la construction propagandiste déversée depuis plusieurs jours par les relais de Wagner au sein du gouvernement centrafricain.

 

L’organisation humanitaire internationale MSF précise noir sur blanc que ses deux collaborateurs se sont rendus à Zémio sur invitation des autorités civiles locales, dans le cadre d’une mission d’évaluation des besoins humanitaires à Zapay, au nord de la République démocratique du Congo. Cette seule précision balaie d’un revers de main les déclarations pathétiques du kleptomythomane Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement et, dans les faits, porte-parole de Wagner.

 

Car c’est bien Balalou qui avait affirmé, avec aplomb et caméra allumée, que le nom de l’humanitaire français ne figurerait sur aucune liste officielle du personnel de MSF. On se demande encore comment un ministre de la Communication centrafricain aurait accès aux registres internes de MSF Suisse, et encore moins comment il pourrait prétendre connaître mieux que l’organisation elle-même qui travaille pour elle. MSF vient de lui répondre sans avoir besoin de hausser le ton.

 

Ce démenti ne surgit pas de nulle part. Comme nous l’avions documenté dès les premières heures de cette affaire, l’humanitaire arrêté était connu des autorités de Zémio et y était venu à plusieurs reprises pour des réunions officielles. C’est d’ailleurs le sous-préfet lui-même qui l’avait appelé par téléphone ce mercredi-là pour l’inviter à rejoindre la table des négociations. Il a traversé la frontière en pirogue, participé à la réunion, puis s’est rendu à l’hôpital. C’est là que Wagner est venu l’arrêter.

 

La mécanique de propagande s’est ensuite enclenchée avec une précision mécanique. D’abord, des textes rédigés avec l’assistance de l’intelligence artificielle ont inondé les réseaux sociaux pour installer une version des faits favorable à Wagner, avant même toute déclaration officielle. Ensuite, le ministère de la Défense, qui fonctionne davantage comme un bureau de communication de Wagner que comme une institution d’État, a sorti une première déclaration accusant l’humanitaire d’être entré en RCA en infraction et de comploter avec des groupes armés. Et pour couronner le tout, Wagner a glissé un texte copié-collé entre les mains de son kleptomythomane attitré Maxime Balalou, qui en a fait une déclaration vidéo avec accusations détaillées, faux dossier à l’appui.

 

Il y’a lieu de rappeler que le MSF est présente en Centrafrique depuis 1997. En 2025 seulement, ses équipes ont réalisé plus de 400 000 consultations médicales, près de 10 000 interventions chirurgicales et pris en charge plus de 235 000 cas de paludisme. L’organisation emploie plus de 3 400 personnes dans le pays, dont plus de 90 % sont des Centrafricains. C’est cette organisation-là que Balalou a choisi de calomnier publiquement, au nom d’un groupe armé étranger qui n’a aucun compte à rendre​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Diacre, serviteur ou figurant ? Ce qui se passe dans l’Église de Bataillon 2 dépasse l’entendement

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Diacre, serviteur ou figurant ? Ce qui se passe dans  l’Église de Bataillon 2 dépasse l’entendement

 

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Le Pasteur controversé Faki Issene

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans l’Église protestante, le diacre n’est pas un titre honorifique. C’est une charge, un appel, une responsabilité devant Dieu et devant les hommes.

 

Les chrétiens et chrétiennes de Centrafrique, il faut savoir une chose : le mot « diacre » vient du grec diakonos, qui signifie tout simplement serviteur. C’est la première vérité que beaucoup de croyants semblent avoir oubliée : on ne devient pas diacre pour occuper une chaise au premier rang, ni pour paraître dans l’assemblée avec un badge de reconnaissance. La Bible est nette là-dessus, en Actes 6, versets 1 à 6, les tout premiers diacres ont été choisis non pas pour gouverner, mais pour servir les veuves, les oubliés, ceux que la communauté risquait de laisser de côté pendant que les anciens priaient et prêchaient.

 

Cette vocation de service n’était pas symbolique. Elle exigeait des hommes de caractère, que l’apôtre Paul décrit avec précision dans sa première lettre à Timothée, au chapitre 3 : honnêtes, loin de la duplicité, étrangers à tout gain malhonnête. Ces mots ne sont pas des conseils de bonne conduite. Ils décrivent un profil moral exigeant, une ligne de vie que le diacre ne peut pas abandonner dès qu’il entre dans la salle du conseil paroissial. Et Paul va plus loin encore, au verset 13 : celui qui remplit convenablement ce ministère s’acquiert un rang honorable et une grande assurance dans la foi en Jésus-Christ. L’honneur vient du service accompli, pas du poste décroché.

 

C’est ici que la réalité de l’Église UFEB de Bataillon 2, à Bangui, prend une tout autre couleur. Le pasteur Issène Faki y a progressivement installé un mode de fonctionnement où sa seule voix compte, où les décisions tombent d’en haut sans débat, sans concertation, sans que personne n’ose lever la main. Et dans ce contexte, les diacres de cette église font quelque chose que leur charge leur interdit formellement : ils se taisent.

 

Ce silence n’est pas sans conséquence pour une congrégation. Le diacre, dans la tradition protestante, est précisément la personne qui sert de pont entre le peuple de l’église et sa direction. L’apôtre Paul, dans sa lettre aux Philippiens, chapitre 1, verset 1, salue ensemble les évêques et les diacres, non pas parce qu’ils font la même chose, mais parce qu’ils forment un équilibre nécessaire à la vie saine d’une communauté. Retirer un diacre de ce rôle d’équilibre, ou le laisser se retirer lui-même par peur, c’est rompre cet équilibre voulu par les textes fondateurs.

 

La peur, justement, semble avoir pris la place que la foi devrait occuper chez ces hommes. Pourtant, la lettre de Jacques, au chapitre 4, verset 17, dit sans détour : celui qui sait faire ce qui est bien et qui ne le fait pas, commet un péché. Ne pas ouvrir la bouche face à une dérive de gouvernance dans sa propre église, c’est donc une faute, pas une prudence. Ce n’est pas de l’humilité, c’est une démission déguisée en soumission.

 

Le problème de l’UFEB de Bataillon 2 n’est donc pas seulement le comportement du pasteur Faki. Il y a un deuxième niveau de responsabilité, celui des diacres qui auraient pu parler, qui auraient dû agir, et qui ont choisi de regarder ailleurs. La première lettre de Pierre, au chapitre 5, verset 2, appelle les responsables d’une église à paître le troupeau de Dieu, non par contrainte ni par ambition de gain, mais de bon cœur, en étant des exemples pour le troupeau. Un diacre qui couvre une dictature pastorale par son silence ne paît rien du tout.

 

Il faut dire aussi que le diaconat protestant n’a jamais été pensé comme une chambre d’enregistrement des décisions du pasteur. Historiquement, c’est même l’inverse : dans la réforme calviniste du XVIe siècle, le diacre avait un rôle explicitement social et de surveillance morale de la communauté, y compris de ses dirigeants. Jean Calvin, à Genève, voyait dans les diacres des gardiens du bien commun de l’Église, pas des auxiliaires du chef. Cette mémoire-là a visiblement été perdue à Bataillon 2.

 

Ce que vivent les fidèles de cette paroisse, c’est donc quelque chose que les textes bibliques eux-mêmes n’autorisent pas. L’Évangile de Marc, au chapitre 10, verset 43, rapporte cette parole de Jésus : celui qui veut être grand parmi vous sera votre serviteur. Si un pasteur retourne cette logique pour asseoir sa propre autorité au détriment de la communauté, les diacres ont non seulement le droit de le dire, mais l’obligation devant Dieu de le faire entendre.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Bozoum : un éboulement au chantier minier de Sangnan fait plusieurs morts

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Bozoum : un éboulement au chantier minier de Sangnan fait plusieurs morts

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La cérémonie funeraire du décès du jeune tué sur le site minier de 5 Kilos, dans la Vakaga, le lundi 15 septembre 2025

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Un éboulement survenu sur un chantier minier près de Sangnan, à Bozoum, a coûté la vie à plusieurs personnes ce matin, selon des habitants de la localité.

 

L’information, d’abord parcellaire, a été confirmée dans la matinée du vendredi 12 mars 2026 à la rédaction du CNC par des sources concordantes. Le bilan exact des victimes demeure pour l’heure impossible à établir, tant le nombre de corps retrouvés sous les décombres de terre et de roche s’annonce lourd.

 

Bozoum, capitale provinciale de la préfecture de l’Ouham-Pendé, n’est pas étrangère à ce genre de drame. Les chantiers miniers artisanaux qui parsèment cette zone sont depuis longtemps le décor de pareilles tragédies, où des hommes s’enfoncent dans des galeries précaires au péril de leur vie, sans filet de sécurité ni encadrement technique digne de ce nom.

 

Ce qui s’est produit à Sangnan ce vendredi matin n’est pas un fait rare dans le temps. Il y a quelques semaines à peine, un drame du même ordre avait endeuillé Gamboula, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï, avant que le même sort ne frappe Tiringoulou puis Sikikidi, deux localités de la Vakaga.

 

Ces effondrements se répètent avec une régularité qui glace, particulièrement en saison sèche, période durant laquelle les sols, privés d’humidité, perdent leur cohésion et cèdent sous le poids des galeries creusées à la main. C’est dans ces conditions que des mineurs, souvent sans équipement, descendent chaque jour chercher leur subsistance.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Julien Bambou

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Communauté économique sans économie : la CEMAC découvre qu’on ne peut pas payer ses factures avec de beaux discours sur l’intégration africaine

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Communauté économique sans économie : la CEMAC découvre qu’on ne peut pas payer ses factures avec de beaux discours sur l’intégration africaine

 

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Les chefs d’État de la CEMAC après leur sommet à Bangui, le 9 et 10 septembre 2025

 

Bangui, Centrafrique – Dans un épisode qui pourrait faire sourire s’il n’était pas si révélateur, la Communauté Économique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) vient de suspendre provisoirement les activités de sa commission. La raison ? Un problème de trésorerie. Autrement dit, cette institution censée organiser l’intégration économique régionale n’a tout simplement plus d’argent pour fonctionner.

 

Ironie du sort, c’est depuis Bangui, capitale d’un pays déchiré par des années de guerre et dirigé par des mafieux de tout genre, que cette structure basée en République Centrafricaine tente tant bien que mal de survivre. Et quand on dit “tant bien que mal”, on devrait plutôt dire “grâce à la charité camerounaise”.

 

Le Cameroun, éternel pigeon solidaire

 

Désiré Avom, professeur d’économie et doyen de la Faculté des sciences économiques de l’université de Yaoundé 2, ne mâche pas ses mots : “Aujourd’hui, c’est le Cameroun qui essaie de soutenir la CEMAC”. Traduction libre : pendant que certains États membres brillent par leur absence au moment de régler la note, Yaoundé sort le chéquier pour éviter que toute la baraque ne s’effondre.

 

Avant, c’était la Guinée-Équatoriale qui jouait les bons Samaritains pétroliers. Aujourd’hui, c’est au tour du Cameroun d’assumer le rôle peu enviable de banquier de secours d’une communauté où la “solidarité” semble être un concept à géométrie très variable.

 

Une taxe d’intégration… qui ne s’intègre jamais dans les caisses

 

L’histoire est presque comique. En 1994, pour éviter de dépendre des contributions directes des États (qui ne payaient déjà pas), on a créé une “taxe communautaire d’intégration”. Belle idée sur le papier : les trésors nationaux collectent l’argent et le transfèrent à la CEMAC.

 

Sauf que voilà, entre la collecte et le transfert, il se passe quelque chose de mystérieux. L’argent disparaît, se perd, s’évapore. Les difficultés financières de certains pays – comprendre : leur incapacité ou leur refus de payer – font que la CEMAC se retrouve à sec.

 

Un coup de com’ bien organisé ?

 

Le président de la Commission de la CEMAC a donc décidé de frapper un grand coup médiatique en annonçant la suspension des activités. Désiré Avom y voit “peut-être une stratégie de communication”, “une interpellation”, “une pression douce”. En clair : un appel au secours déguisé en décision administrative.

 

Le vice-président aurait même été dépêché dans les différents pays membres pour présenter la situation catastrophique. Visiblement, le retour de mission n’a pas été concluant. Les caisses restent vides, les promesses de paiement restent… des promesses.

 

L’intégration africaine, cette noble chimère Voilà donc où en est l’intégration économique en Afrique centrale : une communauté de pays majoritairement pauvres qui n’arrivent même pas à financer leur propre structure d’intégration. Une institution “majeure” – pour reprendre le qualificatif officiel – qui doit mendier auprès de ses membres pour continuer à exister.

 

Pendant ce temps, les sommets se succèdent, les discours sur l’unité africaine et la solidarité régionale se multiplient, les communiqués enthousiastes sur l’intégration économique s’empilent. Mais quand vient le moment de payer la facture, curieusement, tout le monde regarde ailleurs.

 

Sauf le Cameroun, bien sûr, qui continue à jouer les bons élèves pendant que d’autres brillent par leur désinvolture financière.

 

Désiré Avom se veut rassurant : “Ce n’est pas envisageable” que la CEMAC disparaisse. L’institution est “importante” et “la situation va rentrer dans l’ordre”. On veut bien le croire. Mais en attendant ce retour miraculeux à la normale, la CEMAC vit sous perfusion camerounaise, prouvant une fois de plus qu’en Afrique centrale, l’intégration économique reste un concept magnifique… tant qu’on n’a pas à sortir le portefeuille.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moussa Basile

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Quand le dictateur Faustin-Archange Touadéra invoque Barthélémy Boganda pour légitimer le hold-up électoral qui assassine l’héritage du père fondateur

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Quand le dictateur Faustin-Archange Touadéra invoque Barthélémy Boganda pour légitimer le hold-up électoral qui assassine l’héritage du père fondateur

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-dictateur-faustin-archange-touadera.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-dictateur-faustin-archange-touadera.webp” alt=”Le dictateur Faustin Archange Touadera” width=”500″ height=”346″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-dictateur-faustin-archange-touadera.webp 500w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-dictateur-faustin-archange-touadera-218×150.webp 218w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-dictateur-faustin-archange-touadera-100×70.webp 100w” sizes=”auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px” />
Le dictateur Faustin Archange Touadera

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Invoquer Boganda pour légitimer un hold-up électoral représente le sommet du cynisme politique dans l’histoire du monde. Ce hold-up constitutionnel transforme le rêve démocratique centrafricain en cauchemar organisé par Faustin-Archange Touadéra.

 

Le 28 décembre 2025 restera gravé dans la mémoire collective comme le jour où la Centrafrique a franchi la ligne rouge de l’imposture démocratique. Faustin-Archange Touadéra annonce fièrement dans son discours à la nation du 19 janvier 2026 : « Le Conseil constitutionnel vient de me proclamer élu président de la République centrafricaine au premier tour de l’élection présidentielle à la majorité absolue des suffrages valablement exprimés soit 77,9% ».

 

Ce chiffre démentiel ne peut convaincre quiconque de la sincérité du scrutin. Les mathématiques de la fraude ont leurs limites, et ces scores dignes des pires autocrates africains sonnent comme un aveu plutôt qu’une victoire.

 

Cette arrogance numérique trouve son prolongement dans un discours soigneusement calibré pour endormir les consciences. Touadéra déclare : « Je tiens en premier lieu à rendre grâce à Dieu tout puissant et miséricordieux qui a préservé notre pays de tout mal pendant cette période cruciale de notre vie nationale ». Il oublie commodément que le véritable mal ronge justement les institutions qu’il prétend défendre. Sa piété affichée cache mal la réalité d’un processus électoral dévoyé dès son origine, où chaque étape a été verrouillée pour garantir le résultat escompté.

 

Le dictateur parle de transparence en affirmant que le Conseil constitutionnel a confirmé « de manière ineffragable et péremptoire les résultats annoncés par l’autorité nationale des élections » et que cela « consacre l’aboutissement d’un processus électoral libre, juste, transparent et ouvert à tous ».

 

Pendant ce temps, les observateurs indépendants relèvent des fraudes du jamais vu dans le pays avant lui. Dans les préfectures, les scores dépassent parfois les 95%, confirmant les soupçons de manipulation des résultats. Ces anomalies statistiques crient la vérité que Touadéra s’évertue à enfouir sous des montagnes de rhétorique apaisante et de formules creuses sur l’unité nationale.

 

La référence à Barthélémy Boganda constitue le moment le plus choquant de cette parodie de discours. Touadéra déclare sans honte : « Il est donc temps d’oublier les dissensions créées pendant cette période de compétition électorale et de nous rassembler autour des idéaux que nous a légués le président fondateur Barthélémy Boganda, à savoir unité, dignité, travail ». Le père fondateur qui rêvait d’une nation libre et prospère se retournerait dans sa tombe s’il voyait comment son héritage est détourné. Touadéra ose invoquer les idéaux de dignité et de travail pendant qu’il piétine méthodiquement tout ce que Boganda a bâti avec ses compagnons de lutte pour l’indépendance.

 

Cette instrumentalisation des symboles nationaux ne s’arrête pas là et contamine l’ensemble du discours présidentiel. Le Conseil constitutionnel, présenté comme « la plus haute juridiction chargée de veiller à la régularité de l’élection présidentielle », n’est plus qu’une chambre d’enregistrement aux ordres du pouvoir, dirigée par son oncle maternel Jean-Pierre Waboué. Les juges qui ont validé ces résultats fantaisistes connaissent parfaitement le prix de la désobéissance dans un régime où la loyauté prime sur la compétence et l’intégrité.

 

L’invention de cette « septième république » relève du tour de passe-passe constitutionnel destiné à brouiller les cartes. Touadéra annonce : « Au-delà de leur portée immédiate, ces élections s’inscrivent dans une dynamique institutionnelle plus large. Ce processus ouvre également la voie à l’entrée pleine et entière de notre pays dans la septième république ». Il habille son maintien au pouvoir dans des atours juridiques sophistiqués, espérant ainsi tromper la vigilance de la communauté internationale. Cette construction artificielle ne vise qu’à contourner les limitations de mandats et à installer durablement un homme qui refuse de lâcher les rênes du pouvoir.

 

Les appels répétés au rassemblement sonnent creux dans la bouche d’un dictateur qui a passé des années à diviser pour mieux régner. Il affirme : « Je tiens à réaffirmer avec clarté et responsabilité, ce soir, il n’y a dans la République ni gagnants ni perdants. Il y a un seul gagnant, le peuple centrafricain ». Touadéra tend la main à une opposition qu’il a méthodiquement affaiblie, domestiquée et marginalisée jusqu’à la rendre inoffensive. Son dialogue national ressemble davantage à un monologue où seules les voix serviles trouvent droit de cité dans l’espace public centrafricain.

 

La mention des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle trahit son obsession du contrôle informationnel. Il déclare : « Je vous exhorte tous à cesser les discours belliqueux, les discours haineux, la désinformation, la démagogie et l’utilisation malveillante de l’intelligence artificielle, devenue virale sur les réseaux sociaux ». Derrière ces préoccupations apparemment légitimes se profile la volonté d’étouffer toute critique et de museler les dernières voix dissidentes. Le régime prépare déjà l’arsenal législatif qui permettra de criminaliser l’expression libre et de transformer chaque citoyen en suspect potentiel dès qu’il ouvrira la bouche.

 

Les remerciements appuyés aux forces russes et rwandaises dévoilent la véritable nature de ce pouvoir adossé aux baïonnettes étrangères. Touadéra affirme : « Je tiens également à féliciter et à encourager nos forces de défense et de sécurité, ainsi que leurs alliés bilatéraux, russes et rwandais, pour le formidable travail de sécurisation accompli pendant cette période sensible ». Ces mercenaires qui quadrillent le territoire ne protègent pas la démocratie mais garantissent la survie d’un régime contesté. Touadéra doit son fauteuil davantage à Moscou et Kigali qu’au peuple centrafricain dont il prétend incarner la volonté souveraine.

 

Cette dépendance vis-à-vis des puissances extérieures transforme la Centrafrique en protectorat moderne où les décisions importantes échappent totalement aux nationaux. La souveraineté tant célébrée dans les discours officiels n’existe que sur le papier pendant que les ressources du pays partent alimenter les coffres étrangers. Le pillage organisé des richesses minières finance la présence de ces forces qui maintiennent Touadéra au pouvoir contre la volonté populaire.

 

Le passage où il se présente comme président de tous les Centrafricains atteint des sommets d’hypocrisie rarement égalés. Il annonce : « Je veux dire avec clarté et gravité : à compter de ce jour, je ne suis plus le président élu par une partie des Centrafricains. Je suis le président de tous les Centrafricains, sans distinction, sans exclusivité et sans esprit de revanche ». Comment prétendre représenter une nation entière quand la moitié du pays vit sous contrôle de groupes armés incontrôlés ? Les populations déplacées qui survivent dans des camps de fortune apprécieront cette sollicitude tardive d’un dirigeant qui les a abandonnées à leur sort tragique.

 

L’évocation émue de sa famille vise manifestement à humaniser un personnage qui a perdu tout crédit aux yeux de ses compatriotes lucides. Touadéra confie : « Ce soir, je m’adresse aussi à vous comme un homme. Je pense à ma famille qui a partagé les silences, les absences, les inquiétudes, mais aussi l’espérance ». Il joue sur la corde sensible pendant que des milliers de familles centrafricaines pleurent leurs disparus et leurs morts. Cette tentative maladroite d’apitoiement ne peut masquer la faillite morale d’un homme qui a sacrifié son pays sur l’autel de son ambition personnelle.

 

Les partenaires internationaux qui ont financé cette comédie électorale portent une responsabilité accablante dans cette dérive autoritaire. Touadéra remercie « le programme des Nations unies pour le développement, de la MINUSCA, de l’Union européenne ainsi que celui des pays et partenaires bilatéraux ». L’argent européen et onusien a servi à acheter une façade de légitimité démocratique à un processus truqué dès le départ. Ces organisations savaient pertinemment que les conditions d’un scrutin libre n’étaient pas réunies mais ont préféré fermer les yeux sur les violations.

 

Cette complaisance coupable de la communauté internationale encourage les autocrates africains à persévérer dans leur dérive autoritaire. Touadéra a compris qu’il suffit d’organiser un semblant d’élection pour obtenir le blanc-seing des chancelleries occidentales. Les principes démocratiques s’effacent devant les intérêts stratégiques et économiques dans un continent où les discours vertueux masquent mal le cynisme des politiques réelles.

 

Le taux de participation annoncé relève de la fiction statistique quand on connaît la réalité du terrain centrafricain. Touadéra se félicite : « Votre participation massive à cette élection, soit plus de 64,42%, est pour moi un socle de confiance renouvelé, de légitimité et plus encore de responsabilité ». Des régions entières n’ont pas pu voter, leurs populations terrorisées ou déplacées par les violences endémiques qui ravagent le pays. Mais ces détails embarrassants disparaissent commodément dans la version officielle qui transforme la débâcle en triomphe démocratique digne d’être célébré.

 

La rhétorique de Touadéra multiplie les formules grandiloquentes sur la stabilité et le développement. Il promet : « Je m’engage à exercer dans un esprit de rassemblement un mandat placé sous le signe de l’unité nationale, de la continuité de l’État et de la transformation patiente mais résolue de notre pays ». Le pays s’enfonce dans la misère pendant que le président distribue les postes lucratifs à ses affidés et entretient une cour dispendieuse. Les infrastructures continuent de se délabrer, les hôpitaux manquent de tout, les écoles ferment faute de moyens, mais le palais présidentiel rayonne de tous ses ors mal acquis.

 

Cette déconnexion totale entre le discours et la réalité atteint des proportions surréalistes qui défieraient l’imagination. Touadéra parle de cohésion sociale dans un pays fragmenté où les communautés s’entre-déchirent faute de vision unificatrice. Son gouvernement attise les tensions ethniques et régionales pour diviser une opposition qui pourrait menacer son emprise si elle parvenait à s’unir contre la tyrannie.

 

Les jeunes générations centrafricaines assistent impuissantes à la confiscation de leur avenir par une gérontocratie qui refuse de passer la main. Leur frustration grandit face à un système verrouillé qui bloque toute possibilité d’alternance démocratique et de changement véritable. Cette jeunesse éduquée et connectée au monde ne se laissera pas indéfiniment berner par les artifices d’un pouvoir à bout de souffle.

 

L’insistance maladive sur la légalité constitutionnelle du processus trahit une conscience coupable qui sait que sa légitimité repose sur du sable. Touadéra répète : « Je m’engage à exercer dans un esprit de rassemblement un mandat placé sous le signe de l’unité nationale, de la continuité de l’État ». Un dirigeant véritablement élu par son peuple n’aurait pas besoin de marteler sans cesse la validité de son élection. Cette défensive permanente révèle les failles d’un édifice construit sur le mensonge et maintenu par la force brute des armes.

 

Le discours de Touadéra ressemble davantage à une tentative désespérée de convaincre la galerie internationale qu’à une célébration sincère. Chaque phrase sonne faux, chaque promesse résonne comme une moquerie aux oreilles de Centrafricains qui ont appris à ne plus croire les belles paroles. La répétition mécanique des formules sur l’unité et le rassemblement ne peut masquer le vide abyssal d’un projet politique réduit à sa plus simple expression.

 

Les mois à venir révéleront le vrai visage de ce régime une fois retombée la pression internationale liée aux élections. La répression reprendra son cours normal contre tous ceux qui osent encore contester la version officielle des événements. Les rares espaces de liberté qui subsistent se refermeront progressivement sous les coups de boutoir d’un pouvoir paranoïaque qui voit des ennemis partout.

 

Cette élection truquée marque une étape supplémentaire dans la longue descente aux enfers d’un pays qui méritait tellement mieux. Faustin-Archange Touadéra aura réussi l’exploit de salir définitivement l’héritage de Boganda en transformant son rêve d’émancipation en cauchemar autocratique. Les générations futures jugeront sévèrement ceux qui ont laissé faire ce hold-up sans broncher ni réagir face à l’évidence de la manipulation

 

Par Alain Nzilo

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Vive tension à Bangui : les mercenaires russes du groupe Wagner sont en colère et réclament 900 milliards à Touadéra avant de quitter le pays

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Vive tension à Bangui : les mercenaires russes du groupe Wagner sont en colère et réclament 900 milliards à Touadéra avant de quitter le pays

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Les mercenaires russes du groupe Wagner ici au camp de Roux à Bangui. CopyrightCNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le groupe Wagner et le président Touadéra sont au bord de l’affrontement. Les mercenaires russes, très en colère contre le dictateur de Bangui,  se sont eux-mêmes regroupés dans leur base à M’Poko pour exiger officiellement  le paiement de 900 milliards de francs CFA, leur dû, avant tout départ du pays.

 

En effet, pour comprendre cette histoire, il faut remonter au début. Tout commence en 2017 par un accord conclu dans la discrétion entre Faustin-Archange Touadéra et le groupe Wagner, dont la durée exacte n’a jamais été rendue publique. Mais pour mettre en exécution ce contrat, Wagner a déployé sur le territoire centrafricain des chars, des avions de combat et des équipements lourds, assurant ainsi son implantation durable dans le pays.

 

Au fil du temps, le groupe a étendu ses tentacules bien au-delà du seul domaine sécuritaire. Wagner a obtenu des concessions pour l’exploitation aurifère et diamantifère, pris le contrôle partiel de la douane, créé des entreprises privées actives dans le forage, la production d’alcool, de bière et d’eau minérale. Le groupe a également érigé des prisons de haute sécurité au camp de Roux, au camp Mpoko, et ce, dans le seul objectif : la détention, la torture et l’élimination de Centrafricains.

 

Ce fragile équilibre a volé en éclats le 23 août 2023, quand un avion privé s’est écrasé en Russie, tuant Evgueni Viktorovitch Prigojine, cofondateur du groupe Wagner, ainsi que son adjoint Dmitri Outkine. Vladimir Poutine a aussitôt engagé la dissolution du groupe et ordonné la création d’une nouvelle structure, l’Africa Corps, placée directement sous l’autorité du ministère russe de la Défense.

 

Le président russe a alors entrepris de remplacer Wagner dans tous ses théâtres d’opération africains,  Mali, Burkina Faso, Niger,  et a fixé son regard sur la RCA, cœur historique du dispositif Wagner sur le continent. Mais Poutine, très gourmant financièrement,  a exigé de Touadéra un paiement en cash de dix milliards de francs CFA par mois pour toute poursuite de la coopération avec sa milice armée Africorp, une somme que le chef de l’État centrafricain n’était pas en mesure d’honorer.

 

Sous pression de Poutine, Touadera a tenté de fuir, mais la pression est énorme sur lui. Finalement, il s’est rendu à Moscou il y’a près de deux semaines et a signé un nouvel accord avec l’Africa Corps pour son déploiement en RCA. Publiquement, il a continué d’affirmer que Wagner resterait dans le pays. Mais les mercenaires sur le terrain ont vite cerné la réalité : ils étaient en train d’être mis dehors, en dépit d’un contrat de trente ans signé avec Touadéra.

 

C’est ce point précis qui a mis le feu aux poudres. Wagner estime que la rupture unilatérale de cet engagement trentenaire oblige l’État centrafricain à rembourser l’intégralité de leurs dépenses engagées sur le sol national. Le montant réclamé est colossal : 900 milliards de francs CFA, payables en cash, avant le moindre mouvement de départ.

 

À ce contentieux financier s’ajoute un litige sur les équipements. Wagner revendique la pleine propriété de tous les matériels déployés en RCA,  chars, aéronefs et autres engins,  et refuse que l’Africa Corps en hérite sans contrepartie. Selon les mercenaires, si l’État centrafricain acquitte les 900 milliards, ces équipements deviendront propriété nationale. L’Africa Corps pourra ensuite en négocier l’usage avec Bangui, mais pas autrement.

 

Poutine, de son côté, entend récupérer ces matériels pour les réaffecter à l’Africa Corps sans débourser le moindre franc. Les deux camps sont donc à couteaux tirés, et c’est Touadéra qui se retrouve coincé entre les deux.

 

Depuis une semaine, les mercenaires russes,  qu’ils soient conseillers à la présidence, gardes du corps de Touadéra ou éléments disséminés dans la capitale,  ont tous quitté leurs postes et se sont volontairement regroupés dans leur base de l’aéroport international de Bangui M’Poko. C’est depuis ce point de ralliement qu’ils font pression sur le président.

 

Touadéra, lui, est actuellement en Russie depuis deux semaines. Son entourage lui déconseille formellement de rentrer à Bangui dans l’immédiat, Wagner l’attendant de pied ferme à M’Poko. Paniqué, le président cherche à obtenir de Poutine un appui pour organiser son retour en sécurité, mais le maître du Kremlin tarde à se prononcer.

 

On ignore si l’Africa Corps sera déployé avant le retour de Touadéra, ou si Poutine attendra que la situation se décante. L’État centrafricain, aux finances exsangues, est dans l’incapacité manifeste de réunir 900 milliards de francs CFA.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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MSF sort tout son gabari et détruit totalement Wagner et son réseau de propagande au sein du gouvernement centrafricain

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MSF sort tout  son gabari et détruit totalement Wagner et son réseau de propagande au sein du gouvernement centrafricain

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/francois-zampareni-cadre-de-msf-rdc.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/francois-zampareni-cadre-de-msf-rdc.webp” alt=”Moins de trois semaines après la visite avortée de Marcelo Rebelo de Sousa à Bangui, c’est au tour de Macron d’envoyer son ministre des Affaires étrangères en RCA  pour discuter avec Touadera le problème d’un autre français arrêté par les  Wagner” width=”400″ height=”888″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/francois-zampareni-cadre-de-msf-rdc.webp 400w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/francois-zampareni-cadre-de-msf-rdc-189×420.webp 189w” sizes=”auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px” />
François Zampareni, cadre de MSF-RDC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Il suffit parfois d’un seul dossier bien tenu pour faire tomber un appareil de propagande entier. MSF vient d’en apporter la démonstration éclatante en Centrafrique face aux réseaux criminels et propagandistes de Wagner.

 

Une arrestation illégale, une propagande cousue de fil blanc, un porte-parole gouvernemental pris en flagrant mensonge : MSF a démantelé le scénario de Wagner pièce par pièce.

 

En effet, tout a commencé à Zémio, ville frontalière du Haut-Mbomou, quand des éléments de Wagner ont mis la main sur François Antoine Zamparini Roux, un ressortissant français déployé par MSF depuis la République démocratique du Congo.

 

Ce n’était ni une démarche clandestine, ni une première visite. C’était sa troisième venue à Zémio, chaque fois avec la connaissance pleine des autorités locales — sous-préfet, préfet, maire. Le jour de son arrestation, c’est le sous-préfet lui-même qui l’avait convoqué par téléphone à une réunion de sécurité en cours.

 

Il a traversé la rivière Mbomou en pirogue, assisté à la réunion, puis rejoint les équipes médicales à l’hôpital. Sa présence avait un objet précis et documenté : négocier l’usage de l’aérodrome local pour acheminer des secours vers le village congolais de Zapay, où vivent des réfugiés centrafricains que seul MSF parvient à atteindre.

 

Mais toutes ces démarches, les mercenaires russes ne comprennent rien. Pour eux, c’est leur propagande qui les intéresse. Ainsi, ils sont allés mettre la main sur ce monsieur illégalement au sein de l’hôpital de Zemio. Mais À peine l’arrestation consommée, la machine de Wagner s’est mise en branle. Des publications fabriquées par intelligence artificielle ont inondé les réseaux sociaux, diffusant sa pièce d’identité, son visa, ses données personnelles, pour habiller en menace sécuritaire ce qui n’était qu’une capture arbitraire d’un agent humanitaire en mission officielle.

 

Pour accentuer la propagande, Wagner active ses réseaux dans le gouvernement centrafricain. Ainsi, le ministère de la Défense a repris le récit de Wagner mot pour mot, sans ajout ni retrait. Puis le clepto-mythomane Maxime Balalou, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement,  dans les faits porte-parole de Wagner,  a monté à la tribune pour sortir un chapelet d’accusations : séjour illégal en 2014, formation présumée dispensée aux rebelles du mouvement Révolution et Justice, et surtout l’affirmation que le nom de Zamparini Roux ne figurerait sur aucune liste du personnel de MSF.

 

MSF n’a pas répondu par des communiqués enflammés. L’organisation a envoyé ses juristes, et MSF Suisse a confirmé en quelques secondes ce que Balalou niait publiquement : l’homme travaille bien pour eux, il est dûment enregistré, son déploiement est officiel. La contrevérité du porte-parole s’est effondrée d’elle-même, avec la froideur d’un fait établi.

 

Le poids de MSF en Centrafrique n’est pas un détail dans cette affaire. L’organisation investit des milliards dans le système sanitaire du pays, là où l’État peine à financer ses propres structures hospitalières. S’en prendre à ses agents, c’est s’attaquer à la survie de milliers de patients qui n’ont qu’elle comme dernier recours.

 

Zamparini Roux a été libéré. Il doit retourner à Zémio, reprendre son travail, continuer les négociations pour l’aérodrome. Balalou, lui, devra vivre avec sa déclaration télévisée, désavouée point par point par l’organisation qu’il prétendait démasquer.

 

Par Éric Nzapa

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La radio Lengo Songo fabrique un dossier contre Babanani, l’homme d’affaires qui a osé porter plainte contre Wagner

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La radio Lengo Songo fabrique un dossier contre Babanani, l’homme d’affaires qui a osé porter plainte contre Wagner

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L’homme d’affaire centrafricain Babanani

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La radio Lengo Songo, instrument de communication des mercenaires russes déployés en Centrafrique, a publié le 3 mars 2026 un texte signé Saint-Cyr Gbégbé-Ngaïna qui prétend exposer un réseau de déstabilisation impliquant l’homme d’affaires Babanani Mahamat Djamil. Ce texte est un mensonge, fabriqué dans le seul but de neutraliser un homme qui a eu le tort d’exiger ses droits.

 

Pour comprendre pourquoi Wagner s’acharne sur Babanani, il faut remonter au 27 octobre 2023. Ce jour-là, des éléments de l’OCRB accompagnés de mercenaires russes ont fait irruption à son domicile du quartier KM5 à Bangui, sans mandat du parquet. Ils ont saccagé le salon, fouillé la chambre, vandalisé la douche, emporté près de six millions de francs CFA, ses documents d’identité, ses équipements informatiques et ses effets personnels.

 

Un procès-verbal dressé le 30 octobre 2023 par l’huissier de justice Bienvenu Saouya a consigné l’étendue des dégâts pièce par pièce. Sur la base de ce document, son avocat Maître Albert Panda Gbianimbi a déposé une plainte formelle auprès du Procureur de la République, enregistrée sous le numéro 23/LVM. Cette plainte a mystérieusement disparu des archives judiciaires. Pendant ce temps, les mercenaires russes, auteurs de cet acte criminel, ont conservé tout ce qu’ils avaient pris au domicile de l’homme d’affaire.

 

Babanani a alors quitté le pays pour le Cameroun, où il possède également des intérêts commerciaux. C’est là que le piège suivant s’est mis en place. Le ministre de l’Élevage Hassan Bouba l’a contacté à plusieurs reprises pour lui promettre des commandes officielles de l’État, le rassurant qu’il pouvait rentrer sans risque. Babanani est rentré. Un bureau lui a été aménagé au sein du ministère, avec ordinateurs et matériel professionnel.

 

Des documents lui ont été remis : bons de commande, cahiers des charges, autorisations. Quand il s’est présenté à l’aéroport de Bangui pour se rendre au Cameroun effectuer les achats correspondants, il a été arrêté sur le champ. Les fonds qu’il transportait ont été saisis. Il a été transféré à l’OCRB, où il est détenu depuis lors, sans que les motifs précis de son arrestation n’aient jamais été rendus publics.

 

C’est dans ce contexte que Lengo Songo publie son article. Babanani a finalement été libéré par la justice et a quitté la Centrafrique pour regagner le Cameroun, où ses activités commerciales l’attendaient. C’est ce départ qui a manifestement déclenché la réaction de Wagner : ne pouvant plus le tenir en cellule, il fallait le rattraper autrement, par le papier et la diffamation.

 

L’article prétend qu’il aurait participé à un réseau de renseignement piloté depuis Paris, en lien avec son oncle Abdou Karim Méckassoua, ancien président de l’Assemblée nationale. Pas un seul fait daté, pas un seul document consultable, pas une seule source identifiable.

 

La mention d’une “correspondance” censée prouver sa complicité avec des groupes armés repose sur le même vide. Wagner a déjà produit de faux documents en Centrafrique, notamment dans l’affaire Armel Sayo, où des éléments trafiqués ont servi à justifier une détention arbitraire. La méthode est identique : fabriquer une pièce, l’agiter, construire un récit pénal autour d’elle.

 

L’insertion dans l’article d’un “ancien attaché militaire français” nommément cité obéit à la même logique. Il s’agit d’accrocher le récit à une figure occidentale fictive pour accréditer l’idée d’une ingérence étrangère, thème central de la propagande Wagner en Afrique centrale depuis des années. Babanani devient ainsi, sur papier, le maillon d’un complot franco-centrafricain. La réalité, elle, est ailleurs.

 

Ce que Lengo Songo ne dit pas, c’est que Babanani est la victime d’un système de prédation documenté. Les généraux Bienvenu Zokoué et Armel Baraba, dont les constructions immobilières et le train de vie dépassent de loin leurs salaires officiels, ont déjà procédé de la même façon contre l’entrepreneur malien Traoré, contre l’homme d’affaires Abdel Karim Dobo, et contre d’autres encore. Le schéma est toujours le même : cibler un entrepreneur prospère, le dévaliser, faire disparaître sa plainte, puis l’arrêter quand il tente de reconstituer ce qu’on lui a pris.

 

Lengo Songo n’est pas une rédaction. C’est un service de communication au service d’une milice étrangère dont les membres tuent, rançonnent et emprisonnent des Centrafricains. Ses auteurs sont des employés rémunérés pour produire ce type de contenu sur commande, à intervalles réguliers, selon les besoins opérationnels de leurs commanditaires. Saint-Cyr Gbégbé-Ngaïna a signé un article de commande, pas un travail journalistique.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Le ministre conseiller Pascal Bida Koyagbele  accuse  les déplacés de Mbongossoua de simuler pour un troisième dédommagement : « Ils font malin pour dormir sous les bâches » pour demander de l’argent

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Le ministre conseiller Pascal Bida Koyagbele  accuse  les déplacés de Mbongossoua de simuler pour un troisième dédommagement : « Ils font malin pour dormir sous les bâches » pour demander de l’argent

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Près de 2 000 personnes vivent sous des bâches depuis les inondations de 2023. L’île Mbongossoua, village doré du projet avorté de Crypto-Island, les a vus partir sans espoir de retour.

 

Pascal Bida Koyagbele parle. Le ministre conseiller chargé des Grands Travaux à la présidence de la République ne mâche pas ses mots. Face aux caméras, il défend la version officielle avec une assurance des fous . Les habitants ? Déjà indemnisés. Deux fois même. En 2010 d’abord. Puis en 2017. « On leur a même trouvé un espace pour qu’ils puissent se reloger », affirme-t-il dans sa folie.

 

Mais voilà. Ces gens refusent de partir. Ils s’accrochent à leurs bâches, dorment dans la boue, supportent la pluie et le soleil. Pourquoi ? Koyagbele a son explication. « Ils font malin pour dormir sous les bâches ». La phrase tombe comme un couperet. Le conseiller suggère que ces familles jouent un jeu. Un calcul froid. Rester dans la misère pour décrocher un troisième dédommagement.

 

Il va encore plus loin. Évoque des « revenus mensuels » liés à leur statut de déplacés. Une aide qui, selon lui, transforme leur malheur en stratégie financière. Certains préfèreraient rester là, volontairement, depuis deux ans maintenant. Attendre. Calculer. Encaisser.

 

Siopathis Mbassi vit sous une bâche. Elle témoigne d’un abandon total. « On a l’impression d’avoir été oubliés par le gouvernement, comme si on n’était pas des Centrafricains. » Sa voix porte la fatigue de mois d’attente. Les familles ne peuvent retourner sur l’île que pour prier à l’église Sauvé des Eaux. Rien de plus.

 

Le conseiller compare ensuite la Centrafrique à ses voisins. « Autour des pays là, elles sont malades. » Une phrase énigmatique qui laisse entendre que la RCA gère mieux ses crises. Que d’autres nations sombrent tandis que Bangui tient bon. Et que certains, ici, chercheraient à profiter du système en prolongeant artificiellement leur détresse.

 

Dans les milieux banguissois, on murmurent. Beaucoup considèrent Koyagbele comme mentalement troublé. Ses propos contre des gens qui dorment dehors choquent même ses pairs. « ce type est vraiment malade », murmurent certains dans la capitale. D’autres parlent de déconnexion totale avec la réalité du terrain.

 

Selon le dictateur Faustin-Archange Touadera, le projet Crypto-Island devait transformer l’île en paradis fiscal pour cryptomonnaies. Il ne reste aujourd’hui que des promesses mortes et des familles coincées entre deux rives. Le gouvernement annonce une relance des travaux en juin 2026. Les déplacés continuent d’attendre sous leurs bâches tandis que le conseiller à la présidence les accuse de comédie​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Enquête exclusive : pourquoi le directeur général de l’ONASPORT, Hervé Sévérin Lidamon a -t-il été sanctionné? Ce qu’il a réellement fait à l’ONASPORT, et pourquoi l’un de ses gardes du corps a-t-il été arrêté ?

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Enquête exclusive : pourquoi le directeur général de l’ONASPORT, Hervé Sévérin Lidamon a -t-il été sanctionné?  Ce qu’il a réellement fait à l’ONASPORT, et pourquoi l’un de ses gardes du corps a-t-il été arrêté ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/directeur-general-de-lONASPORT-Lidamon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/directeur-general-de-lONASPORT-Lidamon.jpg” alt=”Enquête exclusive : pourquoi le directeur général de l’ONASPORT, Hervé Sévérin Lidamon a -t-il été sanctionné?  Ce qu’il a réellement fait à l’ONASPORT, et pourquoi l’un de ses gardes du corps a-t-il été arrêté ?” width=”300″ height=”225″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/directeur-general-de-lONASPORT-Lidamon.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/directeur-general-de-lONASPORT-Lidamon-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/directeur-general-de-lONASPORT-Lidamon-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
Le directeur de l’ONASPORT, monsieur Sévérin Lidamon

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Derrière la suspension du directeur général de l’ONASPORT Hervé Sévérin Lidamon,  se cache une réalité bien plus lourde que ce que l’arrêté ministériel du 9 mars 2026 laissait entrevoir, une réalité découverte en présence des plus hautes autorités de tutelle.

 

Quand le ministre Rodolphe Héritier Bonheur Doneng Wanzoumon et ses équipes se sont rendus sur les sites gérés par l’ONASPORT, ce qu’ils ont trouvé a visiblement dépassé leurs attentes. D’abord, au niveau des gradins du stade 20 000 places, un local jadis occupé par une ressortissante marocaine, avait été récupéré, pour ne pas dire confisqué  par Hervé Sévérin Lidamon et transformé en une géante chambre froide. Lisez-bien ceci, cette chambre froide,  Hervé Sévérin Lidamon  l’a équipée de 187 congélateurs.  Plus grave, ces appareils électroménagers provenaient en grande partie de clients qui n’ont pas payé leur loyer d’espace dans le stade. Et en plus, ces biens saisis, stockés là par les prédécesseurs de monsieur Hervé Sévérin Lidamon. Mais dès que ce type est nommé à ce poste, il récupère immédiatement ces congélateurs pour mettre à son service commercial personnelle, montée dans un bâtiment public.

 

Le plus dangereux reste à venir. Lisez bien ceci! Pour alimenter cette installation, Hervé Sévérin Lidamon  a bricoler des câbles électriques de toute part sur le réseau de l’ENERCA. Un véritable voleur si on peut le dire, d’autant plus qu’il a fait cela sans contrat avec l’ÉNERCAA : l’infrastructure de l’État portait les charges d’un commerce privé.

 

Et ce n’était pas tout. Hervé Sévérin Lidamon  continue son dégât. Du côté du complexe Omnisport, il a bâti des petits restaurants, pour ne pas dire des zougoulou, l’un à côté de l’autre. Six en tout.  Ces zougoulou ont été remis et occupés par ses maîtresses. Incroyable!

 

Et ça continue! Au niveau du stade Barthélemy Boganda, Hervé Sévérin Lidamon  a installé une deuxième géante chambre froide, avec vente d’eau glacée et de glace à l’entrée de l’enceinte.

 

Devant ces constats dressés en sa présence, le ministre et ses supérieurs hiérarchiques ont voulu en parler à Hervé Sévérin Lidamon. Mais sa réponse a stupéfait tout le monde : il leur a rétorqué qu’il avait été nommé par décret comme eux, et que chacun devait s’occuper de ses affaires. Ce mépris affiché envers le premier ministre et le ministre de tutelle a fini de sceller son sort.

 

L’arrêté de suspension signé le 9 mars 2026 a donc suivi. Mais l’affaire ne s’est pas arrêtée là. Le lendemain, lors de la passation de service prévue entre Lidamon et son successeur par intérim, l’ancien directeur général ne s’est pas présenté. La cérémonie a échoué. Et ce n’est que le mercredi 11 mars, à l’arrivée du directeur général par intérim dans le bureau, qu’une kalachnikov AK-47, chargeur plein, a été découverte posée dans un coin de la pièce. La gendarmerie a été aussitôt appelée pour constater les faits.

 

La veille pourtant, un élément des Forces armées centrafricaines attaché à la garde de Lidamon avait déjà tenté d’empêcher l’équipe de l’Inspection d’État et les huissiers de procéder à la passation, en engageant des munitions à canon sur son arme. Les gendarmes sont intervenus, ont maîtrisé le militaire, et l’ont conduit à la Section de recherches et d’investigation, où il était encore retenu au moment de la rédaction de cet article.

 

Par Gisèle MOLOMA

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L’AAKG dément formellement la propagande de Wagner reprise textuellement par le ministère de la Défense et le ministère de la Communication

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L’AAKG dément formellement la propagande de Wagner reprise textuellement par le ministère de la Défense et le ministère de la Communication

 

 

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Les miliciens Azandé pendant leur formation par les mercenaires russes de la société Wagner

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Quelques heures avant la libération de Zamparini Roux François Antoine, la Coordination du groupe Azande Ani Kpi Gbé avait rendu public un communiqué pour démonter les allégations fabriquées par Wagner, reprises mot pour mot par le ministère de la Défense nationale et le ministère de la Communication, porte-parole du gouvernement centrafricain.

 

La Coordination du groupe AAKG a rejeté catégoriquement toute idée de lien entre ses combattants et Zamparini Roux François Antoine, travailleur humanitaire de Médecins Sans Frontières-RDC, arrêté à Zémio par des éléments Wagner et des soldats des FACA. L’organisation a été nette : cet homme n’a jamais eu le moindre contact avec ses structures dans le Haut-Mbomou, et son travail se limitait au secours des populations civiles de Zémio ainsi qu’aux déplacés centrafricains réfugiés à Zappay, en République démocratique du Congo.

 

En retournant les accusations dans leur sens, l’AAKG a pointé la responsabilité directe de Bangui dans la dégradation de la situation dans cette préfecture du Sud-Est. Le groupe soutient que le désengagement de l’État centrafricain de ses fonctions régaliennes a ouvert la voie à Wagner, auquel la gestion sécuritaire de plusieurs zones a été confiée, laissant la communauté Azande exposée à des violences, des disparitions et ce que l’organisation décrit comme des tentatives d’extermination.

 

L’AAKG a également mis en cause l’ouverture d’un couloir de transhumance décidé par la MINUSCA avec l’aval du gouvernement centrafricain, que la communauté Azande refuse au motif qu’il ignore les réalités locales et menace les terres ancestrales. La coordination affirme que les opérations menées par Wagner pour imposer ce passage par la force ne sont que la réponse aux résistances que le groupe oppose au nom des civils du Haut-Mbomou.

 

Face à cette situation, l’AAKG a exigé la libération immédiate de Zamparini et de tous les personnels humanitaires retenus dans la région, le respect du droit humanitaire international, et la cessation des accusations portées contre les organisations œuvrant dans le Haut-Mbomou. Le groupe a par ailleurs averti que pointer des humanitaires, des opposants ou de simples civils comme financiers ou alliés de l’AAKG relève d’une manœuvre sans fondement, et que le conflit dans le Haut-Mbomou ne trouve pas sa source dans les calculs du pouvoir en place à Bangui.

 

Par Éric Nzapa

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Le Mouvement Ikoué Gui Oko interpelle Touadéra après les déclarations télévisée de monsieur Dmitri Podolsky , un mercenaire de la milice Wagner sur la sécurité centrafricaine

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Le Mouvement Ikoué Gui Oko interpelle Touadéra après les déclarations télévisée de monsieur Dmitri Podolsky , un mercenaire de la milice Wagner sur la sécurité centrafricaine

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Régis Sikangba

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dmitri Podolsky , un officier du Groupe Wagner s’est exprimé publiquement sur la politique sécuritaire de la République Centrafricaine, et le Mouvement Ikoué Gui Oko n’entend pas laisser passer cela sans réponse.

 

Dans une déclaration officielle signée de Régis Sikangba, Membre de la Ligue Internationale des Droits de l’Homme et Président de Mouvement Ikoué Gui Oko, le mouvement dit avoir suivi avec une attention particulière l’interview accordée le 3 février 2026 sur la chaîne RT par Dmitri Podolsky, présenté comme conseiller du président Touadéra en matière de sécurité. Ce que cet officier mercenaire a dit lors de cet entretien touche, selon le mouvement, à des questions qui n’appartiennent qu’aux institutions centrafricaines : la souveraineté nationale, la gouvernance sécuritaire et l’organisation de l’appareil d’État.

 

Pour le Mouvement Ikoué Gui Oko, il existe une ligne que nul accord de coopération militaire ne peut franchir : celle qui sépare l’assistance étrangère des responsabilités régaliennes de l’État. Toute prise de parole engageant la politique sécuritaire nationale relève, par définition, des seules autorités centrafricaines légalement établies, et non d’un ressortissant étranger sous contrat.

 

C’est pourquoi le mouvement formule trois demandes officielles, adressées chacune à un échelon précis du pouvoir. Il demande d’abord au conseiller militaire du président d’informer la Nation sur sa connaissance de cette interview et sur l’appréciation qu’il en fait. Il demande ensuite aux officiers supérieurs et généraux des FACA d’éclairer l’opinion sur la chaîne de commandement et sur la manière dont l’autorité nationale y est préservée.

 

La troisième demande, et non la moindre, est adressée directement à la Présidence de la République : que Son Excellence Faustin-Archange Touadéra dise clairement si les déclarations de Dmitri Podolsky engagent ou non la position officielle de l’État centrafricain.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Il y’a lieu de rappeler que le Mouvement Ikoué Gui Oko est une organisation de la société civile centrafricaine. Cette organisation est axée sur l’Idéaux de la démocratie, Responsabilité, Justice, Transparence, défense des droits humains,…

 

Par Anselme Mbata

 

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Déséquilibres monétaires : Martin Ziguelé  appelle à une discipline stricte dans la conduite des affaires publiques en RCA

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Déséquilibres monétaires : Martin Ziguelé  appelle à une discipline stricte dans la conduite des affaires publiques en RCA

 

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Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, membre de la commission finances à l’assemblée nationale centrafricaine

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3 et membre de la Commission des finances à l’Assemblée nationale, appelle à une discipline stricte dans la conduite des affaires publiques. Dans son intervention à Tribune de l’économie sur Guira FM, il insiste sur la nécessité de traiter les ressources de l’État comme un bon père de famille gère son foyer : dépenser seulement ce que l’on a, honorer ses engagements et éviter de vivre à crédit.

 

Le cœur du message : arrêter l’indiscipline budgétaire

Selon Martin Ziguelé, le problème principal réside dans la mauvaise gestion des ressources rares du pays. Il explique que les déficits budgétaires répétés, financés par un endettement bancaire lourd, créent des déséquilibres monétaires. L’État puise massivement dans les banques locales pour couvrir ses dépenses, ce qui réduit les disponibilités pour les entreprises et les particuliers. Cet effet d’éviction freine l’investissement privé et maintient une pression sur l’économie réelle.

 

Il rappelle que la République centrafricaine fait partie de l’UMAC (Union Monétaire d’Afrique Centrale), où le franc CFA reste arrimé à l’euro via un accord politique. Cet arrimage garantit la convertibilité, mais il repose sur des réserves de change solides, notamment via le compte d’opérations auprès du Trésor français. Quand ce compte s’affaiblit – par manque de rapatriement des recettes d’exportations (bois, or, diamant) ou par des déficits non corrigés –, le risque d’ajustement monétaire augmente.

 

Les couches vulnérables paient le prix le plus élevé

Martin Ziguelé met en garde contre les conséquences d’une éventuelle dévaluation : ce sont les salariés, les paysans, les agriculteurs et les personnes à revenus modestes qui en subiraient le choc le plus fort. Il cite l’exemple de 1994, où la dévaluation a touché durement les plus fragiles. Pour lui, l’indiscipline budgétaire, financière et monétaire des dirigeants place ces populations en première ligne.

 

Les solutions concrètes proposées

Pour écarter ce risque, il liste plusieurs mesures essentielles :

– Accroître les ressources internes par une lutte réelle contre la corruption, grande et petite.

– Renforcer le compte unique du Trésor pour centraliser toutes les recettes prélevées au nom de l’État.

– Réduire les déficits budgétaires en limitant le recours à l’endettement onéreux.

– Faire transiter toutes les recettes des industries extractives (pétrole, mines, or, diamant, fer) par les circuits bancaires formels pour garnir le compte d’opérations et assurer une couverture des importations sur plusieurs mois.

 

Il souligne que la CEMAC forme un bloc : une dévaluation, si elle survenait, toucherait les six pays ensemble. Chacun doit respecter les critères de convergence, mais l’application reste individuelle. Sans discipline collective, les signaux actuels persistent.

 

Martin Ziguelé conclut en rappelant que la stabilité monétaire se gagne par une gestion responsable. Les ressources de l’État ne sont pas infinies : il faut les administrer avec prudence pour protéger le pouvoir d’achat et l’avenir des Centrafricains.

 

Par Alain Nzilo

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Ouadda-Maïkaga : un commerce illicite de munitions de chasse met le détachement FACA et les eaux et forêts au bord de l’affrontement

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Ouadda-Maïkaga : un commerce illicite de munitions de chasse met le détachement FACA et les eaux et forêts au bord de l’affrontement

 

 

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Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 À Ouadda-Maïkaga, située à 204 kilomètres de Bria, dans la Haute-Kotto, ce sont des cartouches de chasse vendues illégalement à ciel ouvert par un homme de mains du capitaine, chef du détachement  des FACA qui ont mis le feu aux poudres entre les militaires de l’armée nationale et les eaux et forêts.

 

En effet, le capitaine chef du détachement de l’armée nationale à Ouadda-Maïkaga avait pris l’habitude de confier des munitions de chasse, cartouches double zéro et autres calibres — à un jeune homme du coin, chargé de les vendre sans discrétion sur le marché local. Un commerce qui ne cachait même plus son existence.

 

Mais la semaine dernière, tout a basculé. Un auxiliaire des eaux et forêts, Ali, est allé au marché, et a repéré la vente illicite de ces minutions. Il a aussitôt alerté son supérieur, le chef du cantonnement forestier, monsieur Robert. Ce dernier lui a aussitôt donné l’ordre de saisir la marchandise, conformément à ses attributions.

 

Mais le vendeur, de son côté, a fait de la résistance. Il  a refusé d’obtempérer. Sachant que les munitions appartenaient au capitaine, il a cherché l’affrontement avec Ali, l’auxiliaire des eaux et forêt, déclenchant un violent affrontement entre les deux protagonistes.

 

Pendant ce temps, des soldats FACA, présents dans le marché, ont rapidement intervenu. Ils ont pris fait et cause pour leur chef : ils ont récupéré les munitions et renvoyé l’auxiliaire les mains vides.

 

Pendant ce temps, le capitaine était alors absent. Il est  parti à Boungous, à 45 kilomètres de là, pour une opération contre des éleveurs.

 

À son retour, le vendeur lui a rapporté l’incident. Le capitaine a immédiatement ordonné l’arrestation d’Ali et envoyé ses hommes le chercher chez lui à trois reprises, sans succès.

 

À la troisième tentative, il a conduit lui-même une patrouille de cinq éléments jusqu’au domicile de l’auxiliaire. Ali n’y était pas. Les militaires l’ont finalement localisé chez Robert, et ont exigé qu’on le leur remette sur-le-champ.

 

Robert a refusé net. Il a rappelé aux soldats que c’est lui, et lui seul, qui avait ordonné la saisie — et qu’il en portait l’entière responsabilité. Les militaires sont repartis bredouilles informer leur capitaine que Robert a refusé de leur remettre Ali.  Aussitôt, le capitaine ordonnent à ses éléments d’aller dire à Robert de venir vite le voir. Les militaires sont repartis chez Robert, lui dire de venir à la base des FACA, le capitaine a voulu le voir. Une fois de plus, Robert refus, et dire à ces militaires d’aller dire à leur capitaine qu’il ne peut pas se déplacer.

 

Entre le chef du détachement FACA et le chef de service des eaux et forêts, la tension reste suspendue, sans que l’une ou l’autre des deux parties n’ait encore bougé.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio

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À Ouanda-Djallé, les chefs des quartiers demandent aux soldats FACA de regagner leur base à l’entrée de la ville

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À Ouanda-Djallé, les chefs des quartiers demandent aux soldats FACA de regagner leur base à l’entrée de la ville

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/des-soldats-faca-detaches-a-sam-ouandja-dans-la-prefecture-de-la-haute-kotto.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/des-soldats-faca-detaches-a-sam-ouandja-dans-la-prefecture-de-la-haute-kotto.webp” alt=”À Ouanda-Djallé, les chefs des quartiers demandent aux soldats FACA de regagner leur base à l’entrée de la ville” width=”500″ height=”457″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/des-soldats-faca-detaches-a-sam-ouandja-dans-la-prefecture-de-la-haute-kotto.webp 500w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/des-soldats-faca-detaches-a-sam-ouandja-dans-la-prefecture-de-la-haute-kotto-460×420.webp 460w” sizes=”auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px” />
Des soldats FACA détachés à Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans le nord-est de la République centrafricaine, à près de 900 kilomètres de Bangui, la ville d’Ouanda-Djallé vit au rythme des abus répétés des soldats des Forces armées centrafricaines.

 

Ce qui se passe là-bas n’est plus un secret pour personne. Les habitants ont fini par mettre des mots clairs sur ce qu’ils endurent au quotidien : les militaires censés les protéger sont devenus leur première source d’inquiétude.

 

Parmi les faits récents qui ont mis le feu aux poudres, un soldat du nom de Florent, ivre, s’est rendu au domicile du sous-préfet, arme à la main, pour le menacer. Cette scène, à elle seule, dit beaucoup sur le niveau de dérèglement auquel on en est arrivé.

 

Dans la même semaine, un autre militaire, du nom d’Abakar, visiblement sous l’effet du tramadol, a bloqué un groupe de jeunes dans un coin du marché, prétextant la disparition de son téléphone. Ne pouvant désigner aucun coupable, il a simplement contraint chacun d’eux à lui remettre dix mille francs CFA.

 

Ces comportements ne tombent pas du ciel. Beaucoup de Centrafricains pointent du doigt les conditions dans lesquelles l’armée a été reconstituée depuis 2018, avec des recrutements menés à la va-vite, sans critères sérieux, intégrant d’anciens combattants de groupes armés sans véritable tri.

 

La formation dispensée par les instructeurs russes du groupe Wagner n’aurait fait qu’aggraver les choses. D’après les habitants, ces soldats ont appris à manier les armes, mais personne ne leur a jamais expliqué ce que signifie servir et respecter une population civile.

 

Résultat, ceux qui sont déployés en province arrivent dans les villes comme des hommes sans repères, sans discipline intérieure, et sans aucune notion des règles qui encadrent le comportement militaire en temps de paix.

 

À Ouanda-Djallé, les soldats ont quitté leur base située à l’entrée de la ville, sous prétexte d’une menace rebelle imminente, pour s’installer en plein centre, dans l’enceinte de l’Organisation des femmes centrafricaines, juste à côté de la mairie.

 

Depuis lors, les tirs intempestifs, les vols au marché et les intimidations se sont multipliés dans les quartiers résidentiels. Une partie des militaires loue même des maison dans les différents quartiers, ce qui les plonge au cœur de la ville, sans aucune distance.

 

Face à cette situation qui dure, les chefs de quartier se sont réunis et ont adressé une demande formelle au chef du détachement militaire dans la ville : que les soldats quittent le centre-ville et retournent dans leur base, à cinq kilomètres de là, à l’entrée de la localité.

 

De leur côté, les jeunes de la ville ont pris leur propre décision. Ils ont fait savoir qu’à partir de maintenant, tout soldat qui viendrait au marché pour provoquer ou rançonner les gens ne repartirait plus sans réponse. Le ton a changé, et la tension entre la population et les militaires​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Serge Binguimalé

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8 mars 2026 : le chef du bureau de la MINUSCA du Haut-Mbomou appelle les femmes à prier pour la libération de la sous-préfète de Bambouti

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8 mars 2026 : le chef du bureau de la MINUSCA du Haut-Mbomou appelle les femmes à prier pour la libération de la sous-préfète de Bambouti

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-sous-prefete-de-bambouti-madame-koumba-ndiaye.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-sous-prefete-de-bambouti-madame-koumba-ndiaye.webp” alt=”8 mars 2026 : le chef du bureau de la MINUSCA du Haut-Mbomou appelle les femmes à prier pour la libération de la sous-préfète de Bambouti” width=”240″ height=”500″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-sous-prefete-de-bambouti-madame-koumba-ndiaye.webp 240w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-sous-prefete-de-bambouti-madame-koumba-ndiaye-202×420.webp 202w” sizes=”auto, (max-width: 240px) 100vw, 240px” />
La sous-préfète de Bambouti, madame Koumba Ndiaye

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le chef du bureau de la MINUSCA du Haut-Mbomou a profité de la journée internationale des droits des femmes pour lancer un appel vibrant à toutes les femmes de ladite préfecture, réclamant la libération immédiate des deux otages féminines détenues par les miliciens azandés depuis Bambouti.

 

Le 28 décembre 2025, des miliciens azandés ont enlevé quatre personnes à Bambouti : la sous-préfète de la localité, le commandant de la brigade de gendarmerie, un agent de l’Autorité nationale des élections et un jeune employé du même service. Depuis ce jour, les quatre captifs sont retenus quelque part dans la brousse frontalière, et leurs familles vivent dans l’ignorance totale de leur sort.

 

Quatre mois plus tard, alors que les cérémonies du 8 mars se tenaient partout en République centrafricaine, personne parmi les autorités réunies à Bangui n’a jugé utile d’évoquer le cas de ces deux femmes toujours aux mains de leurs ravisseurs. Les discours officiels ont célébré la dignité féminine, l’égalité, le progrès, sans qu’un seul mot ne soit dit sur elles.

 

C’est le responsable du bureau onusien du Haut-Mbomou qui a comblé ce silence, en demandant aux femmes présentes à la cérémonie d’Obo de prier avec ferveur pour la libération sans conditions de la sous-préfète et de l’agente électorale. Un geste sobre, mais qui a pesé bien plus lourd que tous les discours du jour.

 

Car pendant que les tables étaient dressées et les tenues soignées pour marquer la journée, deux femmes centrafricaines attendaient toujours, dans une forêt que personne ne contrôle vraiment, que quelqu’un pense enfin à elles.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Moins de trois semaines après la visite avortée de Marcelo Rebelo de Sousa à Bangui, c’est au tour de Macron d’envoyer son ministre des Affaires étrangères en RCA pour discuter avec Touadera concernant l’arrestation d’un français à Zemio

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Moins de trois semaines après la visite avortée de Marcelo Rebelo de Sousa à Bangui, c’est au tour de Macron d’envoyer son ministre des Affaires étrangères en RCA  pour discuter avec Touadera le problème d’un autre français arrêté par les  Wagner

 

 

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François Zampareni, cadre de MSF-RDC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La République centrafricaine a cessé d’être un État au sens propre du terme. Ce que Wagner y impose depuis des années dépasse ce que n’importe quel observateur du monde peut imaginer. En réalité, c’est un territoire d’Outre-Mer de la Russie.

 

Pour ceux qui ne le savent pas encore, en RCA, c’est le groupe Wagner qui décide de tout, et personne ne dit le contraire. Aucune autorité, aucune institution, aucune voix ne s’y oppose. Ce que Wagner ordonne est exécuté, ce que Wagner interdit reste interdit. C’est dans ce contexte verrouillé de toutes parts que François Zampareni, cadre français de MSF-Suisse basé en RDC, vient d’être arrêté à Zémio.

 

Pour illustrer cette histoire, il faut remonter en 2024 à Zemio. En mai 2024, le chercheur belgo-portugais Joseph Figueira Martin avait été pris dans la même stratégie des Wagner à Zémio, condamné à dix ans de travaux forcés pour espionnage au terme d’une procédure fabriquée de toutes pièces par Wagner.

 

Pour tenter d’obtenir sa libération, le président portugais sortant Marcelo Rebelo de Sousa avait fait le voyage à Bangui le 24 février dernier. Lisbonne avait même affrété un avion pour le rapatrier. Mais le Président portugais est retourné dans son pays les mains vides, furieux, repartant sans même s’asseoir au dîner officiel prévu en son honneur. Touadéra n’avait rien livré, parce que Touadéra ne peut rien livrer : ce n’est pas lui qui tranche, ce sont les russes qui décident.

 

Devant ce mur, Marcelo Rebelo de Sousa a perdu patience. Il a menacé de retirer ses soldats de la MINUSCA, de couper la coopération bilatérale et de peser de tout son poids à l’Union européenne pour déclencher des sanctions ciblées contre Bangui. Il est reparti sans même s’asseoir au dîner officiel prévu en son honneur. Ce que le président portugais a compris ce jour-là, Emmanuel Macron le répète depuis longtemps : Touadéra est lui-même otage de Wagner dans son propre pays.

 

Moins de trois semaines après cette visite avortée, le même engrenage s’est remis en marche. Le 4 mars, Corbeau News Centrafrique lançait une alerte sur l’arrestation de François Zampareni, cadre français de MSF-Suisse basé en RDC, interpellé à Zémio par des éléments Wagner. Ce n’était pas une arrestation au hasard : c’est le sous-préfet de Zémio en personne qui l’avait convié à une réunion officielle sur les modalités logistiques de MSF. Zampareni avait franchi la rivière Mbomou en réponse à cette invitation des autorités locales.

 

C’est dans ce contexte que Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, doit se rendre à Bangui le 12 mars prochain pour rencontrer Touadéra. Ce sera la première visite officielle d’un ministre français des Affaires étrangères en RCA depuis près de sept ans. Macron, qui avait lui-même qualifié Zampareni d’otage de Wagner, envoie donc son ministre négocier avec un homme qui n’a aucun pouvoir de négocier quoi que ce soit. Le président portugais en est revenu avec une certitude amère et un avion vide. La France arrive avec les mêmes espoirs, face au même mur.

 

Mais ce que Jean-Noël Barrot ignore peut-être, c’est que Sylvie Baïpo-Témon, ministre des Affaires étrangères de la RCA, a déjà annoncé qu’elle ne se déplacera pas à l’aéroport pour l’accueillir. Elle a dit clairement que ceux qui ont invité le ministre français peuvent aller l’accueillir eux-mêmes, l’ambassade de France ou qui que ce soit d’autre, mais pas elle. Et ce n’est pas tout : Baïpo-Témon a prévenu qu’elle a des quatre vérités à dire au ministre français lors de leur rencontre, parce que la France l’a, selon elle, trop longtemps malmenée.

 

Les griefs de Baïpo-Témon envers la France ne datent pas d’hier. À chaque fois qu’elle se rend en France, elle dit avoir été maltraitée, rabaissée, mal reçue. Mais ce qui a mis le feu aux poudres récemment, c’est son comportement à bord d’un vol Air France en direction de Bangui. Selon les informations disponibles, le commandant de bord avait envisagé de la décharger de l’avion, estimant qu’elle avait trop perturbé le vol. La compagnie Air France a d’ailleurs cessé sa liaison vers Bangui depuis le 1er février. Baïpo-Témon voit donc dans la venue de Barrot l’occasion rêvée de régler ses comptes avec Paris, pendant que Zampareni attend dans une cellule ce que Wagner décidera de son sort.

 

Pendant ce temps, Wagner continue sa propagande sur ;les réseaux sociaux et dans les médias sous son contrôle. En effet, pour tenter d’habiller cette arrestation d’un vernis de légitimité, Wagner a inondé les réseaux sociaux de textes générés par intelligence artificielle, dépeignant Zampareni comme un agent de Paris chargé de déstabiliser le régime de Touadéra. Le ministère de la Défense centrafricain a publié le 9 mars 2026 un communiqué reprenant mot pour mot ce récit fabriqué, avec simplement l’armoirie de la RCA collée en haut de page. Ce n’est pas un ministère qui parle : c’est une cellule de propagande de Wagner qui se déguise en institution d’État. La seule différence entre le texte de Wagner et le communiqué officiel, c’est ce logo imprimé.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Ça y est, ça y est : Wagner a activé ses marionnettes et ses roulés de propagande au gouvernement pour justifier l’arrestation du cadre français de MSF

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Ça y est, ça y est : Wagner a activé ses marionnettes et ses roulés de propagande au gouvernement pour justifier l’arrestation du cadre français de MSF

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le gouvernement centrafricain vient de produire l’un de ses communiqués les plus idiot et pathétique depuis longtemps, un récit fabriqué de toutes pièces pour habiller en opération sécuritaire ce qui n’est, au fond, qu’une arrestation totalement illégale instrumentée par Wagner contre un humanitaire en mission officielle.

 

Le clepto-mythomane Maxime Balalou, officiellement ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, mais dans les faits porte-parole attitré de Wagner, a pris la parole pour noyer l’opinion sous un flot d’accusations sans fondement. Son discours mêle un prétendu séjour illégal en 2014, une soi-disant formation dispensée à des rebelles du mouvement Révolution et Justice, et une conclusion toute faite : le nommé François Antoine Zamparini Roux serait un mercenaire déguisé en humanitaire.

 

Le tout sans produire la moindre preuve, sans citer Wagner une seule fois, alors que c’est précisément Wagner qui a procédé à l’arrestation à Zémio.

 

Ce qui rend ce récit encore plus grossier, c’est que les vérifications auprès de MSF Suisse ont confirmé que l’homme travaille bel et bien pour cette organisation, déployé en République démocratique du Congo. Balalou a pourtant affirmé devant les caméras que son nom ne figurerait sur aucune liste officielle du personnel de MSF, une contrevérité que les instances de l’organisation humanitaire peuvent démentir en quelques secondes.

 

François Antoine Zamparini Roux n’était pas à Zémio par hasard, ni pour la première fois. C’était sa troisième visite dans cette ville frontalière, chaque venue ayant fait l’objet de réunions officielles avec les autorités sous-préfectorales, le maire, le préfet et le sous-préfet. L’objet de ces démarches était précis et documenté : négocier l’utilisation de l’aérodrome de Zémio pour les rotations des avions de MSF, afin de desservir le village congolais de Zapay, situé à quelques kilomètres de l’autre côté de la rivière Mbomu. Ce village abrite une communauté de réfugiés centrafricains, et pour les atteindre depuis Angor en RDC, il faut parcourir 152 kilomètres sur des pistes dégradées. Zémio offrait un raccourci humanitaire évident.

 

Ce vendredi -là, c’est le sous-préfet de Zémio lui-même qui a appelé l’humanitaire par téléphone pour lui demander de rejoindre d’urgence la réunion de sécurité déjà entamée. L’homme a traversé la frontière en pirogue, participé à la réunion en présence des autorités locales, puis s’est rendu à l’hôpital pour y retrouver les équipes de MSF. C’est dans ce contexte parfaitement connu et balisé que Wagner est venu l’arrêter, avant que Balalou ne monte à la tribune pour raconter autre chose.

 

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

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Après “J’ai le copie dans ma bureau”, Tanza Saint-Cyr revient avec “la dossier du guerre” en Iran

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Après “J’ai le copie dans ma bureau”, Tanza Saint-Cyr revient avec “la dossier du guerre” en Iran

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Le candidat à la présidentielle qui fait rire tout le momde, monsieur Saint Cyr TANZA

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les Centrafricains commençaient à peine à digérer le “J’ai le copie dans ma bureau” que Tanza Saint-Cyr leur a servi un nouveau cadeau. Ce mardi 10 mars 2026, l’ancien candidat déclaré à la présidentielle du 28 décembre 2025 a publié sur sa page Facebook une annonce au fond rouge vif : il serait ce soir-là l’invité de la Voix d’Amérique pour débattre de la situation internationale de l’Iran, rendez-vous fixé à 21h15.

 

La publication a aussitôt circulé dans tous les groupes WhatsApp du pays, avec la même vitesse que ses sorties précédentes. Ce n’est pas tant le sujet qui a déclenché les rires,  après tout, n’importe qui peut être invité à parler de géopolitique,  mais la façon dont le texte était écrit, truffé de fautes graves, et surtout le choix de l’Iran comme terrain d’expertise pour un homme que ses propres voisins du quartier Ramandji décrivent comme n’ayant pas dépassé le CM2.

 

Les commentaires ont fusé dans la foulée. Certains ont simplement demandé sur quelle chaîne exactement, d’autres ont réclamé qu’on laisse l’affaire iranienne en paix. Mais c’est un internaute qui a tout résumé avec une formule lapidaire, reprise et partagée partout :

 

Tanza était invité pour parler de “la dossier du guerre” en Iran. Cette petite phrase, construite sur le même registre que son célèbre “J’ai le copie dans ma bureau”, a suffi à transformer la publication en objet de dérision collective.

 

Ce qui frappe dans ce nouveau cycle, c’est sa régularité presque mécanique. Depuis le débat de la radio Ndèkè-Luka où il avait confondu le Conseil constitutionnel avec un “conseil consultatif”, chaque sortie de Tanza Saint-Cyr suit le même parcours : publication, capture d’écran, diffusion massive, puis déferlée de commentaires hilares.

 

Un internaute a même glissé qu’il se demandait parfois si c’était bien lui qui écrivait, ou quelqu’un d’autre tapi derrière son nom pour “faire le malin.”

La publication arrive aussi quelques jours après qu’une jeune femme, rapidement surnommée “l’épouse de Tanza” dite Tanzanie  par les internautes, avait elle-même alimenté la chronique en prenant publiquement position sur les affaires du pays. Le fait que les deux épisodes se soient enchaînés aussi vite n’a pas échappé aux observateurs des réseaux, qui y ont vu la confirmation que le personnage est désormais entré dans une sorte de feuilleton dont personne, pas même lui, ne semble vouloir arrêter les épisodes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Air France fuit la RCA à cause de Baïpo-Temon : Koï, le griot, confirme l’amateurisme mortel du régime !

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Air France fuit la RCA à cause de Baïpo-Temon : Koï, le griot, confirme l’amateurisme mortel du régime !

 

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Retour de Touadera de voyage

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

En décembre dernier, la compagnie Air France a menacé de couper les ponts avec Bangui en janvier, en tout cas à la fin du mois en question à cause de l’incident majeur provoqué par Sylvie Baïpo-Temon. Koï, griot du régime, confirme les informations publiées par la rédaction du CNC et balance tout…. Mais l’homme oublie qu’il est complice du chaos qu’il dénonce !

 

L’affaire Air France est devenue l’exemple parfait du naufrage diplomatique sous Faustin Archange Touadéra : une compagnie aérienne historique, partenaire stratégique pour les liaisons Paris-Bangui, qui menace de suspendre ses vols (et finit par le faire selon plusieurs sources récentes) à cause des « sorties scabreuses » et des « débordements » de la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon. Euloge Doctrouvé Koï, dans son live explosif, confirme sans détour : c’est « un incident diplomatique majeur », provoqué par une « action unilatérale » et des « déclarations » maladroites de la ministre. Il parle d’« amateurisme qui a franchi les murs du département », de « tensions inutiles » créées par l’humeur de Baïpo-Temon, et d’un impact qui « fragilise nos liaisons stratégiques » et accentue l’« isolement international » de la Centrafrique.

 

Koï décrit l’événement comme un coup de poignard porté à l’image du pays : Air France, déjà sous pression pour des raisons de rentabilité et de sécurité, a vu ses équipages et passagers poussés à bout par le comportement de la ministre lors d’un vol Paris-Bangui. Des sources sur le terrain parlent d’« agitation constante », d’arrogance liée à un supposé « hors-statut », rendant le voyage insupportable. Résultat ? La compagnie envisage sérieusement d’abandonner la destination au 31 janvier (selon des articles de janvier 2026), puis officialise un départ progressif. C’est plus qu’un vol annulé : c’est une perte vitale pour les Centrafricains (voyages, affaires, diaspora), un signal clair que la diplomatie centrafricaine est devenue toxique pour les partenaires historiques.

 

Mais le vrai scandale, c’est Koï lui-même. Ce « griot insulteur public », qui a passé des années à lécher les bottes de Touadéra, à écrire des livres pour le diviniser, à insulter tous les critiques du régime, se pose aujourd’hui en justicier. Il confirme l’amateurisme mortel, appelle à négocier avec Air France via l’ANAC (Agence nationale de l’aviation civile), espère un retour sur de bonnes bases… tout en oubliant commodément qu’il est complice. Il a défendu ce régime jour après jour, encensé ses ministres, fermé les yeux sur les dérives. Aujourd’hui, il balance pour se repositionner, pour mordre la main qui le nourrit, pendant que le pays paie le prix de cet amateurisme : isolement croissant, perte de connectivité aérienne, image ternie à l’international.

 

Baïpo-Temon apparaît comme l’architecte du désastre : une cheffe de diplomatie qui, au lieu de dialoguer et de négocier (essence même de la diplomatie, comme le rappelle Koï), provoque des crises par ego et incompétence. Koï le dit crûment : « On ne fait pas une diplomatie de la sorte », « ce n’est pas parce que vous avez raison qu’il faut sauter sur la toile et crier ». Pourtant, c’est exactement ce que le régime fait depuis des années, et Koï en était le porte-voix principal !

 

Preuve que Corbeau News a été parmi les premiers à révéler cette affaire explosive : dès janvier 2026, nos articles titraient « Air France menace de couper les ponts avec Bangui après les débordements de la ministre Sylvie Baïpo-Thémaud », bien avant que d’autres ne reprennent l’info. On a alerté sur les conséquences : un partenaire historique qui fuit à cause d’une ministre qui traite l’État comme sa propriété privée. Koï arrive après la bataille pour confirmer… et pour se blanchir.

 

Conséquences dramatiques : la RCA perd une liaison essentielle, la diaspora souffre, les affaires s’effondrent, et l’isolement s’accélère. C’est l’amateurisme mortel du régime en action : un pouvoir qui sabote ses propres intérêts par incompétence et arrogance. Koï le griot balance tout, mais son silence complice d’hier le rend co-responsable.

 

Ce n’est pas juste un vol qui part, c’est la souveraineté aérienne et diplomatique qui s’envole. Aux autorités : assumez, négociez vraiment, et cessez les provocations inutiles. Au peuple : voyez clair dans ce cirque où les griots d’hier deviennent les dénonciateurs d’aujourd’hui, pendant que le pays coule.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Haut-Mbomou : un interprète de Wagner tué à Kadjéma

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Haut-Mbomou : un interprète de Wagner tué à Kadjéma

 

 

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Deux-mercenaires-du-groupe-Wagner-sur-deux-motos – Droits de l’Homme : en RCA, un mal nommé « Wagner »

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce mardi 10 mars 2026, la localité de Kadjéma a été agitée par des tirs nourris pendant de longues heures, avant que les mercenaires russes n’annoncent la mort de leur interprète, un centrafricain originaire de Batangafo.

 

La mort des interprètes des Wagner en RCA n’est plus une nouvelle qui surprend grand monde en République centrafricaine. Tous les deux ou trois mois, une annonce de ce genre tombe quelque part sur le territoire national, comme si ces mercenaires cherchaient méthodiquement à effacer ceux qui ont trop vu, trop entendu. C’est devenu une sorte de rituel silencieux, presque attendu.

 

C’est dans ce contexte que Kadjéma, petite localité située sur l’axe Mboki-Obo dans la sous-préfecture d’Obo, a vécu une matinée hors du commun ce mardi. Peu avant midi, des détonations d’une rare densité ont éclaté dans la zone, semant la stupeur parmi les habitants. Les tirs, dit-on, venaient d’une seule direction.

 

Ce détail n’a pas échappé à la population locale. Dans un échange de tirs entre deux camps, les détonations viennent de part et d’autre. Là, tout indiquait une seule source. Quelques minutes après ce vacarme, les mercenaires russes ont annoncé qu’ils venaient de subir une attaque de miliciens Azandés, au cours de laquelle leur interprète avait perdu la vie.

 

Mais à Kadjéma, personne n’a avalé cette version. Les habitants connaissent leur village, ils savent qui circule, qui est présent, qui ne l’est pas. L’idée d’une attaque surprise de miliciens Azandés dans ce secteur ce jour-là ne tient pas debout pour ceux qui vivent là. Le doute s’est installé rapidement, et il est lourd.

Ce qui renforce la méfiance, c’est que ce scénario a déjà été joué ailleurs. À Zémio, il y a quelques mois, un interprète de Wagner, originaire de Bocaranga  avait été tué dans des conditions tout aussi nébuleuses. Les mercenaires avaient alors avancé que l’homme avait malencontreusement déclenché son propre fusil en montant sur un véhicule blindé, et que la balle l’avait atteint. Une explication que beaucoup avaient jugée cousue de fil blanc. Dans la région de Bouar, un autre interprète avait connu le même sort l’année précédente.

 

Le corps de l’interprète tué à Kadjéma a déjà été rapatrié vers Bangui dans la journée de ce mardi. La précipitation avec laquelle ce transfert a été organisé n’a pas non plus manqué d’être remarquée par les populations du coin. Les interprètes de Wagner sont des hommes du terrain, ils parlent les langues locales, ils entendent ce que les mercenaires russes ne peuvent pas entendre directement.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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