Affaire des insultes aux femmes centrafricaines : après le fils, le père Fidèle Gouandjika entre en scène et attise la colère populaire

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
La polémique née des propos dégradants de Gilles Lionel Gouandjika contre les femmes centrafricaines ne retombe pas. Au contraire, elle s’amplifie de manière spectaculaire. Quelques jours après les insultes gratuites du fils (qualifiant les jeunes filles et mamans de Bangui de « sales », « malpropres » et dégageant de mauvaises odeurs), c’est au tour du père, Fidèle Gouandjika, conseiller du président Faustin-Archange Touadéra, de jeter de l’huile sur le feu.
Dans une publication sur les réseaux sociaux, Fidèle Gouandjika a publiquement défendu son fils en affichant un amour inconditionnel : « Mon fils Gilles Ionel Gouandjika, je t’aime tel que tu es. Papa ». Accompagnée d’une photo souriante prise dans un supermarché, cette déclaration a provoqué une vague d’indignation massive. Au lieu d’apaiser les esprits ou de condamner les dérapages verbaux de son fils, le père choisit la posture du soutien aveugle, transformant une affaire d’insultes sexistes en démonstration de solidarité familiale.
Les commentaires sous cette publication montrent l’ampleur du ras-le-bol des Centrafricains. Des milliers de réactions, likes, partages et réponses explosives montrent que la population ne digère plus ni les insultes, ni l’impunité qui semble protéger cette famille proche du pouvoir.
Des commentaires qui en disent long sur la colère collective
Parmi les centaines de réactions capturées :
Françoise Olofio De Borossei : « Aimer c’est aussi éduquer. La jeunesse centrafricaine fragilisée a plus besoin de langages soutenus venant des occupants d’un palais que de vulgarités !! Après vous êtes étonnés que le niveau intellectuel camerounais soit plus élevé que celui de votre population à l’abandon ! »
Médard Polisse-bébé (avec 5 likes) : « M. le ministre conseiller Fidèle Gouandjika, l’on ne vous reprochera jamais d’aimer votre fils tel qu’il est. Cependant, en tant que responsable de son éducation […], vous pouvez désapprouver ses sorties intempestives et surtout insultantes, notamment à l’égard des femmes. Car, non seulement ces sorties témoignent d’une mauvaise éducation, mais ternissent l’image de la haute fonction que vous occupez. […] on ne peut pas tout accepter et tout tolérer à ses proches sous prétexte qu’on les aime. »
Yaris Jean Louis : « Il n’y a pas un père qui n’aime pas son fils, mais nous sommes africains dotés d’une culture basée sur le respect de la femme. Il faut simplement lui inculquer ça […], on insulte les femmes en Roumanie mais pas en Centrafrique ».
Hocsene Ngbambou : « C’est le contraire étonnerait les gens. Dans tous les cas, il s’agit d’un comportement héréditaire. »
Elikia Yangbo : « Famille des Tintin, un père qui cautionne les bêtises de ses enfants, c’est vraiment malheureux. Aimer son enfant ne veut pas dire lui offrir une belle vie ni lui donner tout mais […] lui transmettre des bonnes valeurs. […] Parfois le silence est synonyme de sagesse […] Cette fois ci on est godogo sur cette affaire, la dignité ou la mort nous vaincrons ».
D’autres réactions ironiques ou proverbiales : « Tel père, tel fils », « Les oiseaux de même plume volent ensemble », « Un citronnier ne produit jamais d’oranges », « Les chiens aboient, la caravane passe », ou encore « parce qu’il a piétiné le kaka et tu vas le laver et protéger ».
Beaucoup soulignent le contraste avec la culture africaine traditionnelle qui place le respect de la femme (mère, sœur, éducatrice) au cœur des valeurs. D’autres rappellent que Gilles Lionel Gouandjika, approchant la quarantaine, n’est plus un enfant qu’on peut excuser par « l’amour paternel ».
Un père qui répète le schéma familial
Ce n’est pas la première fois que les Gouandjika sont au cœur de controverses impliquant le manque de respect envers les femmes centrafricaines. Il y a deux ans, Fidèle Gouandjika lui-même avait tenu des propos choquants en suggérant que l’on pouvait « donner » femmes et enfants aux Wagner comme s’il s’agissait de simples objets.
Aujourd’hui, en défendant sans nuance les insultes de son fils contre les « hôtesses camerounaises » préférées à celles du pays, il enfonce le clou : la famille semble considérer que le statut social protège de toute critique et de toute conséquence.
Le ministère de la Promotion du Genre, dirigé par la ministre Dr Marthe Augustine Kirimat, avait pourtant condamné fermement les propos du fils dans un communiqué daté du 3 avril 2026, rappelant le rôle essentiel des femmes centrafricaines dans la paix et le développement national. Mais cette condamnation reste lettre morte : aucune plainte, aucune auto-saisine du parquet, aucune sanction visible.
L’impunité promise par Touadéra mise à l’épreuve dès le lendemain de l’investiture Le 30 mars 2026, lors de son discours d’investiture au stade de 20 000 places, le président Touadéra a une nouvelle fois promis solennellement la fin de l’impunité. Quelques heures plus tard, le fils d’un de ses proches conseillers insulte publiquement les femmes du pays. Et maintenant, le père vient publiquement cautionner ces dérapages.
Les Centrafricains, particulièrement les femmes, exigent aujourd’hui plus qu’un simple communiqué :
Une enquête judiciaire immédiate ;Des plaintes collectives des associations de femmes ;Des sanctions exemplaires contre Gilles Lionel Gouandjika ;Une clarification de la part du pouvoir sur ce qu’il entend réellement par « fin de l’impunité » quand les auteurs sont issus de son entourage.Comme l’ont écrit plusieurs internautes : « Aimer son fils, oui. Mais éduquer, transmettre des valeurs et corriger quand il faut, c’est aussi cela être père. » Ou encore : « On ne lave pas le kaka en public en espérant que personne ne verra l’odeur. » Les femmes centrafricaines, qui portent quotidiennement le pays sur leurs épaules – mères, éducatrices, actrices de paix –, méritent mieux que des insultes gratuites et un soutien aveugle de la part de ceux qui devraient incarner l’exemple.
Il est temps que les mots se transforment en actes. Le silence ou la complaisance ne sont plus acceptables. La dignité des Centrafricaines n’est pas négociable.
Justice pour les femmes insultées. Sanctions pour les auteurs. Fin réelle de l’impunité.Corbeau News Centrafrique reste mobilisé pour suivre cette affaire jusqu’au bout. Vos témoignages et réactions sont les bienvenus.Contact : +236 75 72 18 21 Cet article intègre plusieurs commentaires réels pour montrer l’ampleur de l’indignation tout en restant factuel et ferme sur le fond : le respect dû aux femmes centrafricaines ne peut être sacrifié sur l’autel de l’amour parental ou du statut social. La bêtise du fils a été relayée par celle du père – la société civile et les femmes doivent maintenant exiger des conséquences concrètes.
Par Gisèle MOLOMA
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
