Centrafrique : Les familles de réfugiés de longue date interpellent l’UNHCR dans une lettre ouverte cinglante

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
« C’en est trop » : plus de 190 chefs de famille dénoncent la négligence totale sur les droits des enfants et exigent la démission de responsables.
Dans une lettre ouverte adressée directement au bureau de l’UNHCR à Bangui, les chefs de famille des réfugiés de très longue durée (plus de 26 ans en terre d’asile à Bangui) lancent un cri d’alarme sans précédent. Ils accusent l’agence onusienne d’une négligence totale sur les droits des enfants réfugiés qui fréquentent les établissements scolaires de la capitale centrafricaine.
Les signataires, réunis sous le titre « Les Chefs de Famille des Réfugiés de très longue durée », ne mâchent pas leurs mots. Ils affirment noir sur blanc : « Une négligence totale sur les droits des enfants réfugiés qui se trouvent dans la Zone Urbaine à Bangui » et dénoncent « la situation catastrophique à Bangui aux enfants réfugiés qui sont entrain de fréquenter dans les différentes établissements scolaire dans la ville de Bangui ».
Selon le document que CNC a obtenu une copie, l’UNHCR « n’a pas respecté ses devoirs qui sont établis dans les énoncés définition conventionnel comme voie à suivre ». Les familles exigent que, « avant de jeter le crachat dans les sacs écoliers, chercher d’abord de connaître quels sont ses intérêts supérieurs en matière de l’éducation l’espoir de demain ».
Une chronologie accablante de promesses non tenues
Les faits rapportés dans la lettre sont précis et datés :
Vendredi 14 mars 2025 : M. Jean-Yanbolesso et son collaborateur M. Youba-Goundourou, Coordonnateur du Service de l’Éducation (partenaire UNHCR), informent tous les parents d’élèves et étudiants d’apporter les bulletins de notes de l’année scolaire 2024-2025 « c’était pour insérer les noms des présences dans la liste définitive pour l’assistance scolaire de 2025 à chacun ».Lundi 13 octobre 2025 : Le Ministre de l’Éducation Nationale lance officiellement l’année scolaire 2025 sur toute l’étendue de la République.Vendredi 20 février 2026, vers 10 h 30 : Mme Coco-Élisabeth, responsable chargée de l’éducation/UNHCR, convoque une réunion et déclare ouvertement que « désormais pour l’école primaire les élèves en classe de CM1, et CM2, seront pris en compte pas les autres élèves de l’école primaire ».
Les élèves du secondaire sont « confinés pour une prise en charge ». Résultat : jusqu’à aujourd’hui, les enfants réfugiés restent sans école et sans solution.Les familles rappellent pourtant que « le budget de l’année 2025 était en place pour la situation très urgente et le programme important ». Elles dénoncent également les contradictions de parole : Mme Émilie Charpentier avait promis des « solutions durables en 2026 pour mettre fin à la vie de réfugié », tandis que MM. Youba-Goundourou et Jean-Yanbolesso avaient assuré qu’ils paieraient directement les frais scolaires pour l’année académique 2026-2027.
Accusations graves de détournement et d’opérations « fantômes »
La lettre ne s’arrête pas là. Les réfugiés évoquent des faits plus lourds :
L’opération des solutions durables 2017 est restée « inachevée sans aucune bonne suite pour quelle Raison l’argent est terminé ».
Ils dénoncent la réinstallation fantôme de 42 dossiers traités par le Bureau Régional de Dakar, « marchandés à Bangui » avec la complicité de l’ancien Représentant UNHCR, M. Attazah-Donkdo-Fafa-Olivier (qui a perdu son poste en décembre 2024).Deux évacuations fantômes vers le Canada : vendredi 8 novembre 2024 et vendredi 15 novembre 2024 à l’aéroport Bangui-M’poko.Face à ces éléments, les chefs de famille exigent la démission immédiate de M. Yacouba-Séré, Responsable chargé de programme du UNHCR, « pour les raisons suivantes : les solutions durables qui étaient proposées aux Réfugiés de très longue durée en 2017, Monsieur YACOUBA-seré été coupable pour organiser le détournement de budget qui été mis en place pour essouffler d’aider les Réfugiés ».
Ils ajoutent : « Nous avons jugé bon qu’il démissionne tranquillement parce que ils nous a beaucoup fait du mal, ennemis de la convention ».
Plus de 190 signatures
La lettre est accompagnée de plusieurs pages de tableaux remplis de noms et de signatures manuscrites. Plus de 190 chefs de famille ont signé.
Par Alain Nzilo
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